Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:41

Dans le contexte de la vie, viens et rejoins moi autour d'un feu. Un homme a réussi à créer une étincelle. Certains sont heureux, envieux, craintif et d'autres dérobeurs. Une nouvelle notion s'introduit donc de nouveaux échelons, de nouvelles théoriques ou théories. Cela peut conduire à l'exil ou à la reconnaissance par le conseil des sages. Ainsi né le caractère. Zarathoustra fut exilé de ses études et il se met à méditer: " Mozart ou Wagner, dans quelles catégories peut on me dévoiler." Le Vent alors se mets à gronder : " Et Beethoven et Strauss." Mais Lequel Seigneur." S'écrit Zarathoustra. Le ciel s'éclaircit et le vent murmure : "L'EXISTENCE." . Zarathoustra alors se construit une caverne où il nourrit les animaux et raconte des fables qu'il colle sur les murs. Le Patrimoine Jacques et le Pire Nicolas représente ses actions en des formes de banquets et de satyre conduisant le peuple dans une euphorie. Zarathoustra tomba malade et ces animaux furent chassés de sa caverne. Ils étaient dans des fermes et furent tués à cause de la grippe aviaire. Il pleura ses animaux de la prairie des filtre, une fois qu'il fut remis sur les pieds. Il regarde Toulouse et La France d'un autre regard. Il se rappelle du message du Vent: "L'EXISTENCE.". Il aurait pu crier sa colère mais certains porte l'empreinte et la générosité de l'existence. Il recommence sa caverne et s'appelle par son prénom, Moi. Il reparle de secourisme et ne se dérobe aux critiques et critères de ses ennemis envieux même accompagné de leurs fanatiques et bacchantes. Le Secourisme est la première protection envers l'existence. Je m'appelle Yanis.

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TAY
La chouette effraie


Dernière édition par yanis la chouette le Lun 29 Aoû à 3:45, édité 1 fois
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:42

La puissance subversive de la thèse développée dans le Discours ne s’est jamais démentie. Même s’il serait anachronique de la qualifier d’anarchiste, cette thèse résonne encore aujourd’hui dans la réflexion libertaire sur le principe d’autorité. Le jeune humaniste sarladais recherchait une explication à l’étonnant et tragique succès que connaissent les tyrannies de son époque. S’écartant de la voie traditionnelle, La Boétie porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? » Si pour éviter la censure, les exemples sont tirés de l’Antiquité, la réflexion porte bien sur son époque, dans un pays où le poids du pouvoir monarchique se renforce.

L’originalité de la thèse de La Boétie est contenue tout entière dans l’association paradoxale des termes « servitude » et « volontaire ». Il établit ainsi un modèle de la servitude, des causes de son apparition à celles de son maintien qu’il s’agit d’établir ici.

Un point de vue : La Boétie, en énonçant son discours, ne se positionne pas comme maître à penser, ni comme détenteur de la vérité : ceux qui affirment détenir la vérité sont en vérité ceux qui détiennent la maîtrise. Ce qui est vrai, c'est la compréhension singulière qu'on a du texte ; pour accéder à la liberté, il faut n'être ni maître ni esclave. C'est à un relativisme sceptique que le Discours invite à penser[réf. souhaitée] ; question de point de vue.

Le Malencontre : origine de la dénaturation

La Boétie découvre, par glissement hors de l'Histoire, que la société où le peuple veut servir le tyran est historique, qu'elle n'est pas éternelle et n'a pas toujours existé, qu'elle a une date de naissance et que quelque chose a dû nécessairement se passer, pour que les hommes tombent de la liberté dans la servitude : « quel malencontre a été cela, qui a pu tant dénaturer l’homme, seul né de vrai pour vivre franchement [librement] ; et lui faire perdre la souvenance de son premier être, et le désir de le reprendre ? »

Le Malencontre est un accident tragique, une malchance inaugurale dont les effets ne cessent de s'amplifier au point que s'abolit la mémoire de l'avant, au point que l'amour de la servitude s'est substitué au désir de liberté. La Boétie considère donc le passage de la liberté à la servitude « sans nécessité » et affirme que la division de la société entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent est « accidentelle ». Ce qui est désigné ici, c'est bien ce moment historique de la naissance de l'Histoire, cette rupture fatale que constitue dans l’histoire de l’humanité la naissance de l’État. Or, celle-ci est contingente, et non pas inévitable.

Cette chute de la société dans la servitude volontaire de presque tous à un seul fait apparaître un homme nouveau, qui n'est plus un homme, pas même un animal, puisque « les bêtes… ne se peuvent accoutumer à servir, qu’avec protestation d’un désir contraire… », cet être difficile à nommer est dénaturé. Car la servitude est contraire à l’état de nature : « Ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous, et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, […] nous a tous créés et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. »

L’état de nature voudrait donc que les sociétés soient « égalitaires » où personne ne pourrait détenir du pouvoir sur les autres. C’est-à-dire le contraire de la servitude que connaissent les peuples. La première cause de la servitude est donc l'oubli de la liberté, et la coutume de vivre dans une société hiérarchisée où règne la domination des uns sur les autres. « La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude » ; « la première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c'est qu'ils naissent serfs et qu'ils sont élevés dans la servitude ».

La liberté délaissée

C’est bien le peuple qui délaisse la liberté, et non pas le tyran qui la lui prend. En effet, comment expliquer que les hommes non seulement se résignent à la soumission mais, bien plus, servent avec leur plein consentement ? Ainsi certains hommes seraient même prêts à perdre leur vie pour le tyran. Seule la servitude de l’homme permet au tyran de rester au pouvoir, l’obéissance est un préalable à la violence.

Face à l’individu qui s’est soumis, La Boétie refuse d’opposer les bons princes aux mauvais tyrans. Qu'importe en effet que le prince soit d'un naturel aimable ou cruel : n'est-il pas, de toute manière, le prince que le peuple sert ? « S’ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même. Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d’esclaves qui leur appartient par nature. »

Aux questions pourquoi le Malencontre est-il advenu ? – pourquoi la dénaturation de l'homme a-t-elle eu lieu ? – pourquoi la division s'est-elle installée dans la société ?, La Boétie ne répond pas. Elle concerne, énoncée en termes modernes, l'origine de l’État. Mais rien ne permet à l’auteur de comprendre pour quelles raisons les hommes renoncèrent à la liberté. Il tente en revanche d'apporter une réponse à la seconde question : comment le renoncement à la liberté peut-il être durable, comment l'inégalité se reproduit-elle constamment ?
De la pérennité de la tyrannie comme modèle de domination
La volonté de soumission

L’une des raisons de ce maintien de la servitude est que les tyrans usent de plusieurs stratagèmes pour affaiblir le peuple. D'abord, le peuple est engourdi par le théâtre et les passe-temps ludiques. La Boétie condamne ainsi ces « drogueries » : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. » Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Il accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c’est avec l’argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés. Ils font parfois, avant de commettre leurs crimes, de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l’ordre public. D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition. La Boétie, dans un siècle pourtant marqué par les guerres de religion, distingue Dieu du pouvoir. Le pouvoir n’est pas d’origine divine, mais vient bien de la servitude des hommes.

Mais l'idéologie, les passe-temps ludiques et les diverses superstitions ne peuvent endormir que le « gros populas », et non pas les « hommes bien nés » et cultivés. « Toujours en est-il certains qui, plus fiers et mieux inspirés que les autres, sentent le poids du joug et ne peuvent s’empêcher de le secouer ; qui ne se soumettent jamais à la sujétion […] Ceux-là ayant l’entendement net et l’esprit clairvoyant, ne se contentent pas, comme les ignorants encroûtés, de voir ce qui est à leurs pieds, sans regarder ni derrière, ni devant ; ils rappellent au contraire les choses passées pour juger plus sainement le présent et prévoir l’avenir. Ce sont ceux qui ayant d’eux-mêmes l’esprit droit, l’ont encore rectifié par l’étude et le savoir. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce monde, l’y ramèneraient ; car la sentant vivement, l’ayant savourée et conservant son germe en leur esprit, la servitude ne pourrait jamais les séduire, pour si bien qu’on l’accoutrât. » Ainsi, même sous un régime autoritaire, il y en aura toujours pour résister.

Mais la principale raison est qu'une partie de la population se met au service de la tyrannie par cupidité et désir d'honneurs. « Ce que j’ai dit jusqu’ici sur les moyens employés par les tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d’obéir, l’idéologie, les jeux ou les superstitions], n’est guère mis en usage par eux que sur la partie ignorante et grossière du peuple. » Ainsi, si le tyran veut maintenir sa domination, il doit trouver un autre stratagème pour les gens instruits. C'est là « le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie » : rendre ces gens « complices » des « cruautés » du tyran, les asservir en leur donnant l'occasion de dominer d'autres à leur tour. Ce sont donc les courtisans qui se font les complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d’« asservir les sujets les uns par le moyen des autres ». La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».

La tyrannie s’assimile à une pyramide fondée sur le contrôle social: « cinq ou six ont eu l’oreille du tyran […]. Ces six ont six cents qui profitent sous eux, et qui font de leurs six cents ce que les six font au tyran […] ces six cents en maintiennent sous eux six mille… ». Une majorité a alors intérêt à la tyrannie. La structure hiérarchique du pouvoir permet d’enfermer la majorité dominée en différents sous-groupes intermédiaires. Marcel Conche résume cette pyramide des intérêts en une formule : « le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute, mais tyrannisant à leur tour »1.

Or, ces courtisans sont encore moins libres que le peuple opprimé : « Le laboureur et l’artisan, pour tant asservis qu’ils soient, en sont quittes en obéissant ; mais le tyran voit ceux qui l’entourent, coquinant et mendiant sa faveur. Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent aussi ses propres désirs. Ce n’est pas tout de lui obéir, il faut lui complaire, il faut qu’ils se rompent, se tourmentent, se tuent à traiter ses affaires et puisqu’ils ne se plaisent que de son plaisir, qu’ils sacrifient leur goût au sien, forcent leur tempérament et le dépouillant de leur naturel […] Est-ce là vivre heureusement ? Est-ce même vivre ? […] Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi n’ayant rien à soi et tenant d’un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie ! »
Comment sortir de cette servitude ?

Pour sortir de cette domination il faut sortir de l'habitude. L'homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Mais ceux qui n'ont jamais connu la liberté « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n’auraient fait que par contrainte. La première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c’est qu’ils naissent serfs et qu’ils sont élevés comme tels. » Comme le précise La Boétie, « on ne regrette jamais ce que l’on n’a jamais eu ».

Ce n'est pas que l'homme nouveau ait perdu sa volonté, c'est qu'il la dirige vers la servitude : le peuple, comme s'il était victime d'un sort, d'un enchantement, veut servir le tyran. En effet, pour l’auteur du Discours, la domination du tyran ne tient que par le consentement des individus. Sans ce consentement, la domination ne serait rien : « soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres ». Les hommes sont responsables de leur assujettissement au pouvoir. En un mot, la tyrannie repose moins sur la répression que sur la dépossession volontaire de la liberté.

Pour La Boétie, la liberté n'est pas l'objet de la volonté, mais désir (volonté) et liberté sont confondus : désirez et vous êtes libre, car un désir qui n'est pas libre n'est pas concevable, n'est pas un désir. La liberté c'est ce que nous sommes, et si vous n'êtes pas libre, c'est que vous avez renoncé à votre désir. Le point central de la domination est ainsi le refus par le moi, le je, de s'assumer comme liberté.

C’est le principe de la désobéissance civile qui sera ensuite repris d’Henry David Thoreau à Gandhi. La Boétie est un de ces premiers théoriciens d’un mode d’action qu’il faut distinguer de la rébellion, qui elle est active. Sans le soutien actif du peuple, les tyrans n’auraient aucun pouvoir. La désobéissance passive suffit à briser les chaînes de la domination.

Comment ne pas rentrer dans la servitude ? En gardant l'esprit libre. Un tyran peut-il régner sur un peuple d'Hommes Libres ? (Inspiration de saint Augustin).
Histoire d'une œuvre

Ce sont les monarchomaques protestants qui les premiers, face aux persécutions, décidèrent de le publier en 1574 sous le nom de Contr’un. Cet ouvrage constitue une excellente préfiguration de la pensée anti-absolutiste qui commence à se diffuser dans le royaume. Et après le massacre de la Saint-Barthélemy se posait légitimement pour eux la question de leur relation au tyran et de la nécessité de s’en libérer. Mais cette édition hâtée empêcha Montaigne (grand ami de La Boétie) de l’inclure dans ses Essais qu'il avait écrits comme « écrin » pour ce discours, de peur de passer pour un calviniste et de discréditer l’œuvre.

La Boétie a élaboré une réflexion très originale pour son époque. La virulence du texte (même si cela est atténué par l’emploi d’exemples uniquement tirés de l’Antiquité afin de protéger son auteur), le peu d’occurrence de Dieu dans la réflexion sur le pouvoir, la notion de désobéissance civile, sont des problématiques qui ne seront reprises que bien après.

Toutefois, la réflexion de La Boétie a été oubliée pendant plusieurs siècles, réapparaissant sporadiquement. Il fut même plagié sous la Révolution française par Marat dans Les Chaînes de l’esclavage. Ce n’est qu’au XIXe siècle avec Lamennais que Le Discours de la servitude volontaire est enfin reconnu comme une œuvre majeure. Il fut ensuite repris par des auteurs comme Henri Bergson ou Simone Weil ou Pierre Clastres, anthropologue qui a étudié des sociétés sans pouvoir étatique, inspirant tous ceux qui n’ont pas fini de s’étonner que « dans la balance sociale, le gramme l’emportait sur le kilo ». Plus tard, Wilhelm Reich, Gilles Deleuze et Félix Guattari font de la question de la servitude volontaire l'énigme centrale de la philosophie politique, notamment dans L'Anti-Œdipe.

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé en 1549[réf. nécessaire] par Étienne de La Boétie à l'âge de dix-huit ans. Sa première publication date de 1576.

Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l'absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur, alors qu'il a été rédigé par un jeune homme d'à peine dix-huit ans. Ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaie d'analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport « domination-servitude »).

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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:42

Dans le contexte de la vie, viens et rejoins moi autour d'un feu. Un homme a réussi à créer une étincelle. Certains sont heureux, envieux, craintif et d'autres dérobeurs. Une nouvelle notion s'introduit donc de nouveaux échelons, de nouvelles théoriques ou théories. Cela peut conduire à l'exil ou à la reconnaissance par le conseil des sages. Ainsi né le caractère. Zarathoustra fut exilé de ses études et il se met à méditer: " Mozart ou Wagner, dans quelles catégories peut on me dévoiler." Le Vent alors se mets à gronder : " Et Beethoven et Strauss." Mais Lequel Seigneur." S'écrit Zarathoustra. Le ciel s'éclaircit et le vent murmure : "L'EXISTENCE." . Zarathoustra alors se construit une caverne où il nourrit les animaux et raconte des fables qu'il colle sur les murs. Le Patrimoine Jacques et le Pire Nicolas représente ses actions en des formes de banquets et de satyre conduisant le peuple dans une euphorie. Zarathoustra tomba malade et ces animaux furent chassés de sa caverne. Ils étaient dans des fermes et furent tués à cause de la grippe aviaire. Il pleura ses animaux de la prairie des filtre, une fois qu'il fut remis sur les pieds. Il regarde Toulouse et La France d'un autre regard. Il se rappelle du message du Vent: "L'EXISTENCE.". Il aurait pu crier sa colère mais certains porte l'empreinte et la générosité de l'existence. Il recommence sa caverne et s'appelle par son prénom, Moi. Il reparle de secourisme et ne se dérobe aux critiques et critères de ses ennemis envieux même accompagné de leurs fanatiques et bacchantes. Le Secourisme est la première protection envers l'existence. Je m'appelle Yanis.

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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:44

La République de France est une Amie pour Y'becca qui respecte ses pompiers et sa sécurité civile... Certains ministres et députés malgré leur enthousiasmes oublie la tendresse et l'harmonie qu'ils doivent apporter au peuple et à ses nouveaux nés. Oui, il y aura le terme de nationalité... Mais en faisant mourir les agriculteurs, nous tuons le peuple et donc ses enfants.
Cette manière d'amoindrir les effectifs de l'esclavages est inadmissible. C'est vrai la France lutte contre le chômage et je remarque qu'en créant ce chômage, certaines entreprises créait l'esclavage en dehors de nos frontières, pour se remplir les poches. Oui, j'estime porter une manière de penser, la mafia est une responsable mais moins grande que l'avare, le profiteur et autres fléaux. Chômage et esclavage sont plus liés que jamais et qui en parle ? Oui, la nationalité, c'est vrai le chômage et le prix ! Je me sens prêt à dire qui pourrai s’entourer à l'heure actuelle d'une équipe et d'un programme prêt à enrayer le fléau et non plus se protéger en perdant du terrain...! Eux sont organiser et nous, nous nous sommes soudoyer dans l'image d'un président bienfaiteur et d'un mea-culpa gouvernemental; Nous voulons détruire ce qui n'est pas à notre image tel ces pharaons qui effacer les écritures des anciens pharaons pour se glorifier de leur prestiges. Et bien moi, je ne suis pas de ce pain là... La République de France est une Amie pour Y'becca qui respecte ses pompiers et sa protection-sécurité dites civile... Certains ministres et députés malgré leur enthousiasmes oublie la tendresse et l'harmonie qu'ils doivent apporter au peuple et à ses nouveaux nés. Oui, il y aura le terme de nationalité... Mais en faisant mourir les agriculteurs, nous tuons le peuple et donc ses enfants.
Cette manière d'amoindrir les effectifs de l'esclavages est inadmissible. C'est vrai la France lutte contre le chômage et je remarque qu'en créant ce chômage, certaines entreprises créait l'esclavage en dehors de nos frontières, pour se remplir les poches. Oui, j'estime porter une manière de penser, la mafia est une responsable mais mois grande que l'avare, le profiteur et autres fléaux. Chômage et esclavage sont plus liés que jamais et qui en parle ? Oui, la nationalité, c'est vrai le chômage et le prix ! Je me sens prêt à dire qui pourrai s’entourer à l'heure actuelle d'une équipe et d'un programme prêt à enrayer le fléau et non plus se protéger en perdant du terrain...! Nous sommes le Clans des Mouettes et Y'becca...! Sans être une grande terreur, certains doivent comprendre leur implication dans l'augmentation du chômage et des tortures et viols crée par l'esclavage.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:44

Message sur la publication de la ville de KIEV.

L'Existence devant les tribunaux... Gagner sa manière de parler malgré les courroux des grands seigneurs. Oui, votre République du Peuple ne peut plus être gérer par l'image et la guerre. Vous êtes citoyennes et citoyens, les seigneurs ne peuvent plus voler vos mariages et vos joies. Ne courber pas l'échine devant un portefeuille sauf si c'est le votre qui n'as plus de quoi s'offrir des pommes de terres. Et pour ceux qui n'ont jamais gouter de pommes et de terre alors que certains se construisent des mausolées. Oui, Peuples, entendez le cri... Pas celui de détruire les palais mais de savonnez ces bourgeois qui se prétendent être philosophe de vos vies car ils s'en nourrissent et qui s'attribuent des auréoles de Saint car offrants l'aumône de la sueurs des esclaves et la clairvoyance humaine. Peuples d'Ukraine comme dans toutes Républiques, des autoproclamées ont souillée nos valeurs et l'espérance d'un monde sans fin pour finalement nous inscrire dans leurs registres de fossoyeur. Levez vous...

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:45

Message écrit sur la publication de Moscow, Russia.

Je suis TAY La chouette effraie... Je te salue O douce bien aimée du parcours tumultueux similaire à Michel Strogoff. Hum, j'entends les chants de vieilles femmes se lamenter d'une mer noire asséché de joie tel les mers Caspienne et de l'Oublié, celle d'Aral... O Éternel, recommencement de nos peuples où nous voulûmes dresser une tour dans l'orgueil démesuré de Babel. O Éternel ramène le Cœur dans l'âme des peuples et L'esprit d'une langue d'amour: L'EXISTENCE DE L'ESPÉRANCE : Tout comme les vikings accompagné d'une manière, portons notre Olivier dans la main devant l'immensité de la Création de L'Éternel.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mer 24 Aoû à 3:48

De la servitude volontaire ou le contr'un écrit par De la Boétie... Il décrit un aspect du caractère du tyran, de ceux qui le servent et de la manière comment se prends le pouvoir, comment le diriger mais surtout comment une "certaines élites" se laissent envouter par la vanité, l'ignorance et l'intérêt. La France voilà comment certains hommes politiques se réfugient pour la décrire et se autoproclame de l'investiture divine du Destin. Pas toutes et tous, mais il se réfugie de l'aspect de Sauveur ou de protecteur de l'intérêt de la veuve et l'orphelin. Moi, j'ai l'audace de dire que je suis un "Impitoyable Charon", je mène une barque et je remarque ceux que j'ai du laisser sur la rive faute de paiement. Je vois la zizanie créer par le monde des sociétés, des parfaits et des augmentations. Certains peuvent s'offrir des pyramides ou mausolées alors que certaines et certains finissent dans la fosse commune ou l'oubli tel le célèbre Mozart ou le pauvre lépreux. On peut croire en sa bonne étoile.... Oui, debout... Je ne suis pas Charon mais juste moi et je perçois Cette liberté bâillonner apercevant ces âmes errantes alors que le tyran et ses serviteurs festoie sur les vestiges de l'espérance et de la... , Sur les vestiges de l'espérance et de l'égalité.
Non à L'Esclavage, aux tortures morales et physiques ainsi que le viols morales et physiques...
Le respect de la loi dans un pays démocratique sans jouer sur les mots du droit international et morale car cela peut entrainer une peine sévère.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:00

Je découvre Nietzsche à travers des lettres envoyé à divers amies et amis. Je vous ferez partage de ces lettres et mots... Il a un côté chevaleresque envers les femmes et brutal envers certains hommes. Il se moque du cynique et peut être cruel envers soi. Pourtant, l'amitié même lointaine des yeux, n'est jamais loin de son Coeur. Il recherche l'immortalité des mots sans vouloir s'attribuer un mausolée uniquement porté sur son art. Il est guidé par une dites croyance de l'amour, de la romance et de soi. Un peu comme lui, je ne sais pourquoi je vous écris cela. Je dirais qu'une force m'y conduit. Comme situation, je la savoure car il est innocente enfin presque, est ce une manière de faire savoir cette quête qui guide ma volonté. L'immortalité est souvenir et l'histoire est maigre. Si le paradis n'a pas de parler, je ne puis croire qu'on ne puisse aimer sans partager le rêve de son réveil et du reflet de sa réflexion. Miséricorde pour Y'becca, la République de l'Olivier et le clans des mouettes. Voilà ce que Nietzsche serait heureux d'entendre sur notre volonté de survie devant l'hostilité et l'espérance d'amour.

Ecrit et discution de
TAY la chouette effraie vers Imane altare au sujet de Nietzsche.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:01

Dans l’univers de pensée nietzschéen, les notions de surhomme et de volonté de puissance sont presque indissociables. En effet, le surhomme est le type d’être vivant qui actualise en lui le mieux la volonté de puissance. Définir ce qu’est le surhomme revient à définir ce qu’est la volonté de puissance dans le domaine du vivant. Mais il est cependant possible de définir la volonté de puissance sans référence aucune au surhomme puisqu’elle est un concept ontologique qui recouvre une réalité dont les effets s’observent en fait partout dans la nature. La volonté de puissance qualifie l’être du Devenir. A ce titre, elle inscrit sa dynamique dans toutes les couches de ce qui est, de la matière inanimée aux productions les plus subtiles de l’esprit. On pourrait l’envisager dans les termes de la thermodynamique comme désignant la flèche ascendante néguentropique de l’énergie. C’est-à-dire comme tout ce qui, dans le monde, est créateur de formes, de nouvelles synthèses, tout ce qui s’arrache à l’entropie naturelle de l’énergie comme perte d’information, tout ce qui contredit les processus de dégradation morbide de l’énergie et la dissolution analytique des formes. La volonté de puissance est l’autre nom de la vie dans ce qu’elle a de néguentropique, d’organisateur, de structurant, de constructif, face aux tendances spontanées de l’énergie à la croissance entropique qui signifient ultimement désagrégation, déstructuration, nivellement, anéantissement et mort.
2

Comme toute chose dans l’univers, l’être vivant, n’étant rien d’autre que de la matière organisée, est traversé par les principes de la thermodynamique. Il est donc lui aussi travaillé de l’intérieur par ces deux tendances énergétiques : l’entropie morcelante et dissolvante qui l’emportera à la fin lorsque son corps retournera au Multiple pur du cadavre, et la néguentropie formatrice qui le pousse à vouloir s’affirmer dans l’Unité d’un projet créateur, rêve de synthèse et de maîtrise énergétique de l’existence visant à conjurer la mort. L’humain passe sa vie tiraillé entre ces deux polarités énergétiques contradictoires dont l’imbrication paradoxale engendre le mouvement immobile du Devenir. Tout l’instinct de vie créateur de l’humain consistera donc à contrebalancer les tendances entropiques centrifuges de l’énergie par un effort structurant néguentropique centripète, afin de regrouper sous une unité de synthèse informatrice les structures et les formes que l’entropie désunit et dégrade perpétuellement dans son mouvement analytique. La néguentropie est ainsi synonyme de créativité et l’entropie de dégradation. Ces deux flèches énergétiques opposées sont empiriquement observables dans tous les processus d’altération physique de la matière. Et la volonté de puissance n’est en fait rien d’autre que la tendance néguentropique de l’énergie telle qu’elle est ressentie par les humains et les autres animaux, comme un instinct vital créateur poussant l’individu à un effort toujours répété de maîtrise du chaos et, asymptotiquement, de la mort.
La volonté de puissance comme « domestication de l’Être »
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Maintenant, qu’est-ce que le surhumain sinon l’être qui assume cette volonté de puissance, ce désir vital créateur, à une puissance encore supérieure à l’humain ? Pour reprendre le mot de Maurice G. Dantec, l’humain est un sursinge. C’est-à-dire que l’humain actualise la volonté de puissance à une puissance (au sens mathématique du terme) supérieure à celle du singe, notamment dans le développement écrasant de sa culture. La culture, comme espace du symbolique, n’est pas le propre de l’humain. En effet, des éléments de culture simples sont déjà observables chez les singes, et leur permettent une maîtrise accrue de leur environnement, autrement dit une unification néguentropique symbolique du multiple environnemental matériel. Pour tel chimpanzé, ce cailloux ne sera pas seulement un objet inerte mais encore un outil lui permettant de casser une noix de coco. Le cailloux comme objet inerte a-signifiant prend alors une signification derrière laquelle il disparaît dans sa singularité : il n’est plus ce cailloux, il est un outil. Et dans le même geste, la multitude des objets cailloux a-signifiants peuvent ainsi être regroupés sous un seul signifiant : l’outil. De simples objets éparpillés, les cailloux deviennent des objets regroupés sous un symbole, un signifiant. A l’origine, il y a une valeur pragmatique de la culture, une expression par le vivant du besoin de structurer son monde-de-vie, de le façonner par le symbole afin de mieux l’exploiter, d’y vivre ou survivre selon ses propres exigences.
4

La culture et le symbolique sont ainsi les marques du pouvoir créateur néguentropique de l’être vivant sur son environnement, les preuves de sa capacité à agir dans le monde qui l’entoure et à le maîtriser, lui imposer une forme. Il s’agit bien là d’un processus de domestication de l’Etre au sens de Peter Sloterdijk [1]
[1] Peter Sloterdijk, La domestication de l’Etre, Mille...
, c’est-à-dire un apprivoisement du monde et un auto-apprivoisement du vivant par lui-même, une rationalisation sécurisante de l’existence par sa réification symbolique et son quadrillage culturel technologique, voire biotechnologique.
La volonté de puissance comme Selbstüberwindung symbolique
5

Cette domestication du monde et de soi s’identifie à une montée en puissance de la faculté de symbolisation, qui n’est rien d’autre que le processus d’hominisation se poursuivant dans la surhominisation. Toujours plus de culture, de civilisation, de Bildung et d’activité symbolisante. On peut ainsi dire avec Dantec que « (…) l’homme est précisément ce moment où la nature décide de se retourner contre elle-même. (…) l’homme semble être là pour détruire l’ordre naturel, pour disséquer, dissoudre, corrompre, contaminer le monde phénoménal de ses propres expériences. » [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
Ce que l’humain, le sursinge, réalise à la puissance deux par rapport au singe, le surhumain l’accomplit également dans les mêmes proportions par rapport à l’humain. Du point de vue de la volonté de puissance comme faculté de symbolisation, l’humain est un singe [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
, donc le surhumain est un humain [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
. La volonté de puissance peut donc aussi s’interpréter comme volonté de puissance au sens mathématique, c’est-à-dire désir de l’individu de passer à un exposant supérieur dans la capacité à exprimer son propre pouvoir créateur néguentropique. C’est là tout le sens du concept de Selbstüberwindung comme auto-dépassement, ou acte de se surmonter soi-même. Le surhumain est donc un humain auto-surmonté, un humain [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
qui se retrouve lui-même mais néanmoins transformé dans la capacité à exprimer sa volonté créatrice symbolique à la puissance supérieure.
6

La volonté de puissance, comprise comme désir d’auto-dépassement, autotransformation néguentropique, maîtrise créative du Multiple chaotique interne ou environnemental, est susceptible d’être rationalisée en méthode. Une formalisation méthodologique de la volonté de puissance est possible, permettant d’expliquer les procédures par lesquelles créer un humain [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
, un humain dont la volonté de puissance créatrice, la faculté de symbolisation, s’exprimera à une puissance supérieure à celle des autres humains. L’époque est mûre pour un nouveau Discours de la méthode, basé sur une conception rénovée de la subjectivité et de la connaissance. Ce Discours de la méthode du surhomme, ou Discours de la surméthode, ou méthode [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
formalisera la volonté de puissance comme méthode de créativité et d’auto-créativité, il expliquera les moyens dont dispose la subjectivité pour transformer son environnement et s’auto-transformer selon une flèche énergétique néguentropique. La définition de cette surméthode nous permettra aussi d’établir un principe scientifique de hiérarchisation entre les êtres. Au sein de l’espèce humaine, une hiérarchie entre les Maîtres et les Esclaves, les humains [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
et les humains simples, pourra ainsi être objectivement définie en fonction de leur puissance de symbolisation et de Selbstüberwindung dans cette puissance de symbolisation. Comme le dit Montaigne dans son Apologie de Raimond Sebond, « Il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme. » [3]
[3] Michel de Montaigne, Essais (livre II, chapitre 12...
Ebauchons maintenant l’écriture de ce Discours de la méthode [2]
[2] Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, Gallimard,...
.
Méthodologie de la volonté de puissance
7

Je suis arrivé à ma vérité par bien des chemins et de bien des manières : je ne suis pas monté par une seule échelle à la hauteur d’où mon œil se perd dans le lointain.

Et c’est toujours à contre-cœur que j’ai demandé mon chemin, - cela m’a toujours été contraire ! J’ai toujours préféré interroger et essayer les chemins eux-mêmes.

Essayer et interroger, ce fut là ma démarche : - et, en vérité, il faut aussi apprendre à répondre à de telles questions ! Car ainsi est mon goût :

- ce n’est ni un bon ni un mauvais goût, mais c’est mon goût, dont je n’ai ni à rougir ni à me cacher.

« Voilà quel est à présent mon chemin, - où est le vôtre ? » répondais-je à ceux qui me demandaient « le chemin ». Car le chemin n’existe pas.
Ainsi parlait Zarathoustra. [4]
[4] Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Le...

8

Dans cet extrait de son chef-d’œuvre, Nietzsche exprime de façon ramassée mais particulièrement claire et brillante ce que pourrait être une méthode d’existence surhumaine. En termes moins poétiques et plus conceptuels, cette méthode, qui consiste à « interroger et essayer les chemins eux-mêmes » au lieu de chercher LE chemin, s’identifie à une pragmatique du Multiple. En effet, cette méthode n’est pas un chemin en particulier, c’est-à-dire qu’elle ne possède aucun contenu propre, elle n’est rien d’autre que la pure possibilité d’explorer pratiquement des chemins multiples et divers. Elle est donc un pur mouvement qui reçoit tout son contenu des voies et chemins qu’elle emprunte et dont elle prend la couleur comme un caméléon. Cette méthode ou pragmatique existentielle du Multiple peut trouver également à s’appliquer en esthétique, et notamment dans le domaine de l’écriture. Si l’inconscient est effectivement structuré comme un langage, c’est-à-dire comme un système symbolique de signifiants, ce que l’on dira de la vie psychique pourra se dire également de l’écriture. Une méthode d’existence surhumaine peut donc être également une méthode d’écriture surhumaine. La volonté de puissance s’applique indifféremment dans les deux domaines, selon les mêmes structures symboliques générales.
9

Dans les termes de Deleuze et Guattari, le surhomme peut être qualifié de nomade. Par définition, le nomade est bien celui qui n’a pas un chemin défini mais qui les emprunte tous. Le nomade est celui qui délire, au sens de sortir du sillon, du chemin prédéfini. Le chemin du nomade consiste entièrement dans la pratique de la multitude infinie des chemins. Son seul territoire est un mouvement de déterritorialisation continuelle et sans cesse répétée. [5]
[5] Voir à ce sujet l’article que nous y avons consacré :...
S’il écrit, sa méthode d’écriture sera également nomadique et déterritorialisée, c’est-à-dire un mouvement pur sans contenu à l’image de son mode d’existence et de son vécu psycho-affectif. Essayons maintenant de décrire et d’analyser ce que peut être ce pur mouvement sans contenu qui agit conjointement l’existence et l’écriture du surhomme nomade.
« Par-delà l’Académisme et l’Avant-garde »
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:02

Le terme éblouir, chère Imane Altares, j'avais une amie qui s'appelle Magali Attou dites Mag'2... L'Homme cherche à eblouir mais doit on pour cela le surmontait. Elle aimait Nietzsche et je pense qu'elle doit encore l'aimer. J'ai chercher à surmonter Nietzsche pour ses beaux yeux. Alors, je lui parlait de 2001, l'odyssée de l'espace. Tu es fou me disait elle et pourtant je chercher juste à créer un lien entre elle, moi et l'homme. Beaucoup cherchent à accabler l'esclave ou la citoyenne. L'Homme a créer des synthèses juste et mauvaise. Il est un édifice d'un aspect de la nature. La vraie Nature de l'existence, celle qui est l'essence de l'essentiel et bien, je crois que c'est une aspiration.... Un trou d'air et l'homme par sa connaissance y est dépassé. Il veut l'ignorer mais dans ces prières, l'instinct le ramène à la réalité. Il est devant son soi et certaines ou certains du bon au mauvais finissent dans la folie et le suicide. Tout ça parce que les mots sont flous et précaires sur le sens de l'éventualité du cri que peut produire la peur de l'homme et de la mort. Demain

Ecrit
de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:02

Friedrich Nietzsche, le bouddhisme et l'homme supérieur.
L'homme est quelque chose qui doit être surmonté.

< (5/Cool >

Donc ceci est la grande vision avec laquelle nous sommes concernés ; c'est le grand éclair de lumière en quelque sorte, que Zarathoustra enseigne le surhomme, enseigne que l'homme est quelque chose qui doit être surmonté, et demande : qu'avez-vous fait pour le surmonter ? Ce qui signifie, bien sur, pour vous surpasser. D'autres, de plus petits éclairs suivent, et les autres éclairs nous montrent comment Nietzsche est arrivé au concept du surhomme et nous voyons, peut-être sans surprise, qu'il y soit arrivé au concept de l'évolution supérieure, au concept de l'homme nouveau. Nietzsche assez clairement, assez explicitement, arrive au concept du surhomme en considérant la nature générale du processus de l'évolution. Zarathoustra, dans ce prologue, ou plutôt Nietzsche, souligne que jusqu'à présent dans l'histoire, tous les êtres ont créé quelque chose au-delà d'eux-mêmes. Ils ne se sont jamais arrêtés. Ils ne sont jamais arrivés à une halte. Tout être, toute sorte d'être, a créé quelque chose au-delà de lui-même, a donné naissance à quelque chose de supérieur à lui-même dans l'échelle évolutionniste. Et Nietzsche, à travers la bouche de Zarathoustra, dit qu'il n'y a pas de raison de supposer que ce processus s'arrêtera avec l'homme. Il dit, clairement, explicitement : le singe a créé l'homme. Et de la même façon, d'une façon même supérieure, d'une façon même meilleure, une façon plus glorieuse, l'homme lui-même doit maintenant créer le surhomme ; et comment l'homme crée-t-il le surhomme ? L'homme doit créer le surhomme en se surpassant lui-même. Et ceci signifie, continue Nietzsche, qu'il doit apprendre à se mépriser lui-même, à être insatisfait et mécontent de lui-même ; parce que c'est seulement quand il commence à se mépriser lui-même qu'il commence à s'élever au-dessus de lui-même, à être parfois supérieur, plus grand, plus noble qu'il était.

Mais il est important de clarifier, il est important de faire remarquer que Nietzsche n'était pas un Darwinien dans le sens populaire du terme. Pour Nietzsche, le surhomme n'est pas seulement, ou ne sera pas seulement le dernier, le dernier produit du processus évolutionniste. Ce n'est pas que le processus évolutionniste avance, avance, avance, et puis hop ! vient le surhomme. En d'autres mots, le surhomme ne sera pas produit automatiquement, ne sera pas produit en résultat de la fonction générale aveugle du processus évolutionniste. En fait, nous trouvons dans ses écrits, dans ses œuvres, que Nietzsche distingue nettement ce qu'il nomme le dernier homme d'un côté, et le surhomme de l'autre. Et le dernier homme est simplement le dernier produit du processus général collectif évolutionniste de l'humanité. Le dernier homme n'est pas un homme supérieur. C'est à dire que le surhomme sera le produit de l'effort individuel de l'homme pour se surpasser, pour s'élever, pour planer, si vous voulez, au-dessus de lui-même. Et c'est en tenant compte de cette distinction, cette distinction qu'il fait entre le dernier homme d'un côté et le surhomme de l'autre, que Nietzsche est capable de se dissocier des idées superficielles du 19eme siècle sur le progrès humain ; les idées que le progrès continue indéfiniment et que l'homme devient de plus en plus meilleur, et de plus en plus supérieur. Nietzsche n'accepte pas cela. En d'autres mots, l'homme ne devient pas meilleur automatiquement simplement en vertu du passage du temps. Nous devons faire quelque chose à ce propos. L'homme ne devient pas meilleur automatiquement en vertu du passage du temps mais il peut se faire meilleur s'il le choisit.

On doit avouer que Nietzsche n'est pas très clair parfois sur ce point, ou au moins, pas toujours très explicite, mais il semble dit quelque chose à savoir que tandis que l'évolution inférieure est collective, l'évolution supérieure est individuelle. Nietzsche en fait a une sorte de vision de l'homme, une sorte d'image de l'homme, dans son esprit. Nietzsche dit qu'il voit l'homme comme une corde, une corde, dit-il, étirée entre la bête d'un côté, et le surhomme de l'autre.

Et Nietzsche, qui n'est rien sinon suggestif, rien sinon imaginatif, dit que cette corde qui est étirée entre la bête et le surhomme est étirée au-dessus d'un abysse. Il est dangereux en d'autres mots d'être un homme, ou tout au moins cela devrait être dangereux. L'homme, précise-t-il, est quelque chose de transitionnel. Il n'est pas seulement une corde, il est aussi un pont. Il est un pont et pas une fin ; et étant une corde, étant un pont, et n'étant pas une fin, il doit vivre pour quelque chose d'autre que lui-même. Et ce quelque chose d'autre, pour lequel chaque homme, chaque individu, devrait et doit vivre, est le « surhomme ». Nietzsche, en fait, ne fait pas seulement la distinction entre la bête et le surhomme, il fait aussi la distinction entre l'homme et le surhomme. Il distingue aussi l'homme comme animal de l'homme comme être humain ; et la distinction pour Nietzsche, est vraiment très marquée. Il dit, en fait, que la majorité des hommes ne sont pas des hommes, que la majorité des hommes sont des animaux. Comme nous l'avons déjà indiqué la plupart des gens n'ont pas encore atteint l'humanité. D'après Nietzsche, le point décisif, le grand tournant de l'évolution, du processus de l'évolution, n'est pas comme entre l'animal et l'homme, il est entre l'homme qui est toujours un animal, et l'homme qui n'est plus un animal, l'homme qui est véritablement humain. Ce point décisif est le point de l'émergence de la conscience de soi, de la prise de conscience, le point auquel débute l'évolution supérieure.

Kaufmann, exposant Nietzsche, dit de lui : « il soutient, en effet, que le gouffre qui sépare Platon de l'homme moyen est plus grand que la crevasse entre l'homme et le chimpanzé ». Ceci est la pensée de Nietzsche. Et ce n'est pas une vue qui est très flatteuse pour l'homme moyen. L'homme moyen n'aime pas vraiment entendre qu'il s'élève de très peu, sinon pas du tout, au-dessus du niveau animal, qu'il est à court d'une véritable humanité. Ce n'est pas le genre d'image de lui-même qu'il se donne la peine de voir, et ce n'est pas surprenant que quand Zarathoustra, dans le prologue, parle au peuple sur la place du marché à propos du surhomme, ils rient de lui. Cela les intéressait beaucoup plus de regarder le funambule.

Nous pouvons dire que Nietzsche distingue 3 catégories :

il y a la catégorie de l'animal, comprenant l'homme-animal, qui est la majorité des ainsi-nommés êtres humains, êtres humains honoraires, pourrions-nous dire ;
la catégorie de l'homme, de l'homme véritable ;
la catégorie du surhomme.

Nietzsche parle aussi de ce qu'il nomme les « hommes préliminaires » et, bien qu'il ne soit pas clair sur ce point, ceux-ci semblent être des intermédiaires entre l'homme véritable d'un côté, et le surhomme de l'autre ; et Nietzsche décrit ces « hommes préliminaires » avec un penchant pour rechercher dans toutes choses cet aspect qui doit être dépassé. Ceci est la caractéristique des hommes préliminaires ; et il exhorte ces hommes préliminaires à vivre dangereusement, pas en sécurité, pas douillettement, pas confortablement, mais de façon incertaine, même dangereuse. Et Nietzsche dit entre autres choses, que les hommes véritables, ceux qui ne sont plus des animaux, sont seulement les philosophes, les artistes et les saints. Dans un sens, il les considère comme étant réellement et véritablement humain, ce qui va considérablement plus loin que là où nous sommes allés. Et le surhomme, apparemment, est quelque chose d'encore plus élevé, de supérieur aux philosophes, aux artistes et aux saints. Mais il est aussi très clair, dans la pensée de Nietzsche que les philosophes, les artistes et les saints, se dépassent eux-mêmes, et que de cette façon, dans un sens, sont aussi des surhommes.

‘The Higher Evolution’ © Sangharakshita, 1969, traduction © Centre Bouddhiste Triratna, 2002.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:04

Je mets à part avec un profond respect le nom d' Héraclite. Si le peuple des autres philosophes rejetait le témoignage des sens parce que les sens sont multiples et variables, il en rejetait le témoignage parce qu'ils présentent les choses comme si elles avaient de la durée et de l'unité. Héraclite, lui aussi, fit tort aux sens. Ceux-ci ne mentent ni à la façon qu'imaginent les Eléates ni comme il se le figurait, lui, - en général ils ne mentent pas. C'est ce que nous faisons de leur témoignage qui y met le mensonge, par exemple le mensonge de l'unité, le mensonge de la réalité, de la substance, de la durée...
Si nous faussons le témoignage des sens, c'est la « raison » qui en est la cause. Les sens ne mentent pas en tant qu'ils montrent le devenir, la disparition, le changement... Mais dans son affirmation que l'être est une fiction Héraclite gardera éternellement raison. Le « monde des apparences » est le seul réel : le « monde-vérité » est seulement ajouté par le mensonge... Nietzsche <3 (Crépuscule des Idoles)

Par Imane Altares et Magalie Attou dites Mag'2.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:07

Alexis de Tocqueville : un notre monde est-il possible ?

Courageux de porter acte de ces pensées... Tu pourrai te faire traiter de facho... C'est un sujet tabou... Une omerta du silence... La virginité dans les religions, surtout pour les femmes ne sont pas toujours heureuse même en France.

Un autre notre tout au prochain peut être.. faute de pouvoir subir le notre actuel...

Le libre arbitre des pseudos citoyens... Ca me révolte... Il existe des citoyens, certains violents et très convaincu de leurs pensées et qui prendrez très mal ce terme de pseudo. Dans l'utopie anarchiste et république, il y a l'inclus... Avant on traitait les positions autres de la cité ou de la tribut de barbare maintenant pour être soft, c'est pseudo. Ah, l'autogestion a encore du chemin à parcourir. Je vois que certains luttent pour leurs survies et prennent des armes devant ces notions de barbares ou pseudo et comme toujours il y a du mauvais et du bon dans tous les angles de pensée auquel tu te situe. C'est la zizanie démocratique et je pense que nos actions doivent se situer contre l'esclavage, le viol et la tortures autan dans les notions physiques et morales. Amitié Louise Michel... Je sais que tu peux te défendre mais voilà sans le traiter de pseudo, je le remets en place... Pour le hasta siempre, mexicain et le no pasaran, espagnol.

Oui, Citrik... Si nous menions lutte de rue d'accord j'aurai rien dit ou alors une petite remarque. Là maintenant c'est une lutte juridique et c'est encore plus sournoi que l'orthographe. Chère Louise Michel, La Belgique et ses divisions, oui, pourtant je me rappelle de Octobre 1995 à Bruxelles. Oui, c'est différent de la France. C'est comme 68 à Paris qui est tout à fait un autre contexte que 68 de Prague. Il y a eu lieu dans la rue et quelques années plus tard, la cicatrice est encore plus béante surtout en Belgique. Mais n'oubli pas l'assassinat du réalisateur hollandais qui était de la famille de Van Gogh. C'est triste. Au lieu d'assister à un dialogue même de sourd, une guerre juridique s'est déclenchée ou chacun compte blessés et morts et réclame justice auprès du droit pénal international ou de la cour européenne des droits de l'homme. Le plat pays qui est le mien voilà comment les douces paroles de Jacques Brel sont devenues souiller par la hantise du j'ai.

Ecrit de
TAY
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Partagé sur des page facebook dont Louise M....L
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:15

Et vous, Imane Altares.... Souviens-toi d'oublier. A certains hommes tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte. Et je veux que ta patte ait aussi des griffes. Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. Médecin, guéris-toi toi-même; tu guériras ton malade par surcroît. Ta meilleure cure sera de lui montrer un homme qui s'est guéri lui-même. L'un va auprès de son prochain, parce qu'il se cherche lui-même, et un autre parce qu'il aimerait se perdre. Votre mauvais amour pour vous-même fait pour vous de la solitude une prison. et pour finir sur ce paragraphe, L'art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité. Citations de Friedrich Nietzsche (1739) par Mr yanistignard.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:23

2016, La révolution transhumaniste. Comment la technomédecine et l'ubérisation du monde vont bouleverser nos vies, Plon, avril 2016... Il est vrai que les politiques Francais sont en retrait et sont porter sur l'humanitaire... Pourtant des idées progressistes et généralisés outre atlantique et voir asiatique sur le robotique font leur entrer dans les sphères de la République Française. Le Monde se dirige t'il sur la Prophétie de Franck Herbert et de ses bene-gueserits...

Luc Ferry, né le 3 janvier 1951 à Colombes (Hauts-de-Seine), est un essayiste français, ancien professeur de philosophie et ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche dans les gouvernements I et II de Jean-Pierre Raffarin. Luc Ferry déplore que le système éducatif français fabrique de l'échec sans parvenir à y porter remède. Suivant l'exemple finlandais, Luc Ferry pense qu’il faut intervenir dès l'identification des difficultés scolaires. Sa proposition consiste à dédoubler la classe de cours préparatoire avec deux enseignants par classe en cas de besoin.

Le 2 décembre 2013, il déclare à la télévision : « J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15 % des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15 % d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa » (Programme PISA : Programme international pour le suivi des acquis des élèves).

Fils d'un préparateur et constructeur de voitures automobiles sportives, Pierre Ferry, inventeur de voitures de course et d'une mère au foyer, Luc Ferry a trois frères (dont le philosophe Jean-Marc Ferry).

Il suit ses études secondaires au lycée Saint-Exupéry de Mantes (Yvelines), puis à la maison avec le CNED4. Il suit ensuite des études supérieures à l'université Paris-Sorbonne et à l'université de Heidelberg.

Il devient professeur agrégé de philosophie en 19756 et commence sa carrière d'enseignant au lycée des Mureaux (Yvelines). Il est notamment affecté à l’École normale d'Arras de 1977 à 1979 puis en détachement au CNRS comme attaché de recherche de 1980 à 1982 et enfin chargé de cours à l'université de Reims, puis à l'École normale supérieure, aux universités de Paris X et de Paris I[réf. nécessaire].

En 1980, il obtient un doctorat d'État en science politique à l'université de Reims7. Il obtient l'agrégation de science politique en 1982 et devient ainsi professeur des universités. Il est successivement nommé à l'Institut d'études politiques de Lyon de 1982 à 1988 puis professeur de philosophie à l'université de Caen Basse-Normandie de 1989 à 1996 et à l'université Paris VII-Denis-Diderot depuis 1996[réf. nécessaire].

Il accède à la notoriété en publiant avec Alain Renaut La Pensée 68 (1985) dans lequel il critique des penseurs de l'après Mai 68 : Pierre Bourdieu, Jacques Lacan, Jacques Derrida et Michel Foucault2,3.

En 1987, il devient chroniqueur à L'Express 3. En 1992, il publie Le Nouvel Ordre écologique.

En 1994, François Bayrou, alors ministre de l'Éducation nationale, le nomme président du Conseil national des programmes au ministère de l'Éducation nationale. Il occupe le poste jusqu'en 20028.

En janvier 1997, il est nommé à la Commission de réforme de la justice

Son livre a le mérite de mettre un coup de pied à ceux qui croit qu'en fermant les yeux mais voilà, il y a eu cette histoire qui a tous changé outre manche, atlantique et mondialement:

L’Affaire Stallings
Ariel Fenster, le 4 avril 2011, 14h20

Les techniques analytiques sont telles qu’il est désormais possible de détecter et d’identifier des quantités infimes d’une substance. Malgré cela, le résultat d’une investigation demeure à la merci du facteur humain. L’Affaire Stallings démontre que cela peut avoir des conséquences tragiques.
Patricia Stallings
Cliquer sur la photo pour agrandir

Le 7 juillet 1989, la vie de Patricia Stallings prend un tournant tragique. Après avoir donné le biberon à son bébé de trois mois, Ryan, ce dernier en vomit immédiatement le contenu. Pendant deux jours, il est incapable de garder toute nourriture. Léthargique, le bambin respire difficilement. Admis d’urgence à l’hôpital, il est soumis à des tests à l’issue desquels on dénote la présence sanguine de glycol d’éthylène, principale composante de l’antigel. Incapable d’expliquer l’origine du poison, Patricia Stallings est alors soupçonnée de souffrir du syndrome de Munchausen et d’avoir empoisonné son fils. Ce dernier lui est alors retiré et confié à une famille d’accueil. La mère est autorisée à nourrir son fils, sous supervision.

Huit semaines plus tard, après que Patricia Stallings ait donné le biberon à son fils, l’état de ce dernier, qui s’était jusqu’alors amélioré, se dégrade de nouveau. Ryan est amené d’urgence à l’hôpital, mais, en dépit de tous les efforts déployés pour le sauver, il meurt. Les tests de deux laboratoires révèlent la présence de glycol d’éthylène dans le sang du bambin et dans le biberon ayant servi à le nourrir. Patricia Stallings est arrêtée et accusée du meurtre de son fils.

Enceinte au moment de son arrestation, Patricia Stallings donne naissance à un deuxième fils, David. Alors emprisonnée, elle est forcée de confier l’enfant à une famille d’accueil. Très rapidement, ce dernier développe les mêmes symptômes que ceux affligeant son frère. David est alors soumis à des examens plus approfondis. Au lieu d’empoisonnement au glycol d’éthylène, les tests démontrent que David souffre d’une rare maladie génétique, l’acidémie méthylmalonique (AMM).

Touchant environ un nouveau-né sur 50 000, l’AMM découle d’une carence au niveau de l’enzyme qui dégrade l’acide méthylmalonique, un métabolite de différents acides aminés. L’accumulation d’acide qui en résulte donne lieu à une variété de symptômes similaires à ceux de l’empoisonnement au glycol d’éthylène. Malgré cela, le juge au procès de Patricia Stallings refuse que son avocat justifie le décès de Ryan par l’AMM. Selon lui, même s’il est possible que l’enfant ait été atteint de maladie, les tests ont néanmoins détecté la présence d’antigel. En janvier 1991, Patricia Stallings est condamnée à la prison à vie pour le meurtre de son enfant.

La série télévisée américaine Unsolved Mysteries en fait le sujet de l’une de ses émissions, que visionnent deux chercheurs du Département de génétique de l’Université de St Louis, les professeurs Shoemaker et Sky. Ces derniers s’étonnent que Patricia Stallings donne naissance à un deuxième enfant présentant les mêmes symptômes. Après avoir communiqué avec les autorités, on leur accorde la permission d’offrir une contre-expertise sur un échantillon du sang de Ryan.

Coup de théâtre! Les analystes ayant mené les tests sanguins permettant de croire à la « culpabilité » de Patricia Stallings avaient commis une erreur impardonnable en n’utilisant pour seule technique celle de la séparation de chromatographie en phase gazeuse, et assignant au glycol d’éthylène les pics observés sur les graphes obtenus. En fait, ceux-ci étaient causés par l’acide propionique, un des produits de dégradation de l’acide méthylmalonique. Les professeurs Shoemaker et Sly ont quant à eux utilisé la technique recommandée, soit la spectrométrie de masse. À l’issue de ce test, qui précise la composition exacte d’un mélange, on confirma l’absence d’éthylène glycol et, du même coup, la présence d’acide propionique.

Le 20 septembre 1991, les accusations portées contre Patricia Stallings sont retirées dans leur totalité. Le calvaire de la jeune femme aura donc duré plus de deux ans. Bien que son séjour en prison ait indiscutablement été une véritable injustice, la plus grande tragédie que cette femme ait dû endurer est le décès de son fils, lequel aurait pu être évité si les laboratoires n’avaient pas commis cette erreur impardonnable. Diagnostiquée à temps, l’AMM peut être contrôlée grâce à un régime alimentaire qui limite l’apport de certains acides aminés. Dès sa sortie de prison, Patricia Stallings a poursuivi les deux laboratoires ainsi que l’hôpital. L’on rapporte que l’entente à l’amiable lui donna droit à une compensation de six millions de dollars. S’il est vrai que la justice a triomphé, la chance et le hasard, dans ce cas, ont tous deux joué un rôle important. Patricia Stallings donna naissance à un deuxième enfant à son tour atteint d’AMM; au sein d’une même famille, les probabilités que deux enfants soient atteints de la maladie s’élèvent à une sur quatre. Et deux experts en dépistage génétique ont regardé la télévision au bon moment.
_______________________________________________________________________________________________________
LES MANCHETTES SCIENTIFIQUES d’Ariel Fenster
L’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill présente des capsules sur des sujets défrayant l’actualité scientifique. Plus de renseignements sur ces sujets, ou d’autres d’intérêt général, sont disponibles en communiquant avec Ariel Fenster.

Professeur Ariel Fenster
Organisation pour la science et la société de l’Université McGill
514 398-2618

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Dernière édition par yanis la chouette le Mar 30 Aoû à 9:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:27

Aladin et la lampe magique... Si tu as trois voeux, trouveras tu la force ? Il y a cette autre histoire, celle de La peau de chagrin... Si tout ce que tu desires se réalise, ressendira tu la peur du bonheur... Bonne réflexion... Grain de sable devenant etoile et etoile devenant désert ou le charme de l'eternel poussière.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:40

Maire de Londres à Paris: Voilà notre image bien secoué par un manque de respect. le conseil d'état doit faire face à une ingérence.

L'opinion publique: Le scaphandre est un outil de respiration.Il y a le plaisir du bien d'être. Il y a un savoir vivre du corps.

Il était une fois, une dame qui racontait un texte de loi. Les gens s'amusait car c'était l'harmonie. Et puis, le temps tomba malade et je.

Je voulait devenir nous et refusait d'entendre lui. Lui n'était pas mieux car il se voulait Lui. Alors à quel temps conjugué le verbe.

En ayant du respect pour la reine Élisabeth. Je trouverai normal de signaler un état de fait du maire de Londres au parlement britannique.

Je trouve le blocus subit par Gibraltar inadmissible et je soutient mon aide aux britannique, espagnols et marocains. Gibraltar est une Âme.

Même moi, je ravale ma langue lorsque il y a moyen d'éviter des tortures, des esclaves et des viols. J'évite de jeter l'huile sur le feu.

Une décision doit être rendu par le conseil d'état. La maire de Paris qui prétends au savoir vivre tout comme le maire de Londres. SILENCE.

La pensée indonésienne et du débat qui a lieu dans cette république soumise à des attentats montre la force de loi et pensée : La tradition.

Confirmation que le président de la République française a proposé un soutien logistique et humanitaire au peuple italien.

Si Sarkozy Nicolas gagne les primaires et échoue à la présidentielle, c'est la fin d'une vision bien autres que la sienne. À méditer.

Avec Sarkozy en jeu, je ne crois plus en la présence du fn au deuxième tour car Les socialistes exilés retourneront dans les urnes.

Dès le départ, la machine de guerre est déclarée mais pointe d'elle son canon dans la bonne direction, Mr Sarkozy. À méditer, citoyen'ne's.

Record de chaleur sur la France. Alarmant pour le pôle Nord... La Cop21 se révèle être une relation sérieuse pour l'avenir. Remise en Cause.

La République doit vivre dans l'éventualité d'une modification des saisons. De nouvelles mesures agricole doivent être prise en compte.
Ecrits de
TAY
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Burkini : le Conseil d'Etat suspend l'arrêté de Villeneuve-Loubet (link: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160826.OBS6931/burkini-le-conseil-d-etat-suspend-l-arrete-de-villeneuve-loubet.html) tempsreel.nouvelobs.com/societe/201608… via @LObs
TAY

European Parliament / News, 29 August – 04 September 2016
(link: http://www.europarl.europa.eu/news/en/news-room/agenda/2016-W35/) europarl.europa.eu/news/en/news-r…
Dorota KOLINSKA
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25 Αυγούστου 2016, Ο αστροναύτης της ESA Τιμ Πικ
(link: http://www.esa.int/ell/ESA_in_your_country/Greece/O_Tim_sas_proskalehi_na_symmethechete_sten_prhote_syzhetese_Eyropahion_polithon_gia_to_dihastema) esa.int/ell/ESA_in_you…
ESA_Hellas
(link: https://twitter.com/ESA_Hellas) twitter.com/ESA_Hellas
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SOS Bambi, notre petit chevreuil
Auteur : Ferme du Buissonet - Famille MICHEL
(link: http://www.mesopinions.com/petition/animaux/sos-bambi-petit-chevreuil/24468) mesopinions.com/petition/anima…
TAY

Clinique spécialisée en Hémodialyse, Dialyse péritonéale, Néphrologie à Toulouse (link: http://www.clinique-saint-exupery.com/) clinique-saint-exupery.com
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Sainte Nina (en géorgien: წმინდა ნინო=ts'minda nino), apôtre de la Géorgie.
Cathédrale de Svétitskhovéli à Mtskheta;

je parle de Nina car les femmes sont toujours reconnu comme sainte mais là le terme d'apotre est employé: Femme Rare.

La « Wahdat al Wujûd » et L'Imagination créatrice.
(al-hadarat al-jâm'iyah)
Tarjumân al-Ashwâq, recueils
Théophanie

Concubinage en France
(link: https://fr.wikipedia.org/wiki/Concubinage_en_France) fr.wikipedia.org/wiki/Concubina…
Étymologiquement, concubin signifie « celui qui couche avec ».
TAY

Distinction entre concubinage et union libre
L'union libre n'est pas une notion présente dans le droit français.
TAY

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Lun 29 Aoû à 3:41

[21 mars 1882]

Très chère Mademoiselle,

Nous nous sommes en fait dit notre dernier adieu — et ce fut la crainte de tels mots ultimes qui m’a rendu muet à votre égard si longtemps. Entre-temps, la force vitale et toutes sortes de forces sont en moi agissantes : je vis donc une deuxième existence, et c’est avec ravissement que j’apprends que vous n’aviez jamais complètement renié cette croyance en une deuxième vie chez moi. Je vous en prie aujourd’hui, vivez longtemps, très longtemps : ainsi, je pourrai encore vous procurer quelques joies. Mais je ne dois rien précipiter – l’arc selon lequel court mon existence est grand, et, en chacun de ses points, il me faut avoir vécu tout aussi profondément et avec autant d’énergie : il me faut être jeune longtemps, longtemps encore bien que je m’approche déjà de la quarantaine.

Que tout le monde me laisse actuellement seul, je ne m’en plains pas — je trouve, au contraire, que c’est, premièrement, utile et, deuxièmement, naturel. C’est et ce fut toujours la règle. Même l’attitude de Wagner à mon égard fait partie de cette banalité de la règle. En outre, c’est l’homme de son propre parti, et le hasard de son existence lui en a donné une image si arbitraire et si incomplète qu’il ne peut pas comprendre la gravité et la nécessité de mon genre de passions. L’idée que Wagner ait pu un jour croire que je partageais ses vues me fait aujourd’hui rougir. Finalement, si je ne me trompe pas tout à fait sur mon avenir, c’est dans l’influence que j’exercerai que survivra la meilleure part du wagnérisme — et c’est pour ainsi dire ce qu’il y a de drôle dans l’affaire…

Envoyez-moi, je vous en prie, votre article sur Pieve di Cadore : c’est volontiers que je mettrai mes pas dans les vôtres. Il y a deux ans, c’est justement vers cet endroit que se tournaient avec envie mes regards.

Ne croyez pas ce que Rée vous dit de moi — il a trop bonne opinion de moi —, ou plutôt : je suis la victime de son instinct idéaliste.

À vous de tout coeur, je reste le vieux, même si c’est le nouveau,

Friedrich Nietzsche.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 30 Aoû à 8:35

Qu’est-ce qui, en nous, prend vraiment nos décisions ? Pouvons-nous nous estimer libres alors que nous ne maîtrisons pas complètement ce qui se produit dans les tréfonds de notre esprit ? Si le libre arbitre n’est qu’une illusion, sommes-nous vraiment responsables de nos actes ?

Grâce aux apports des neurosciences et de la psychologie de pointe, un auteur phare éclaire d’un jour nouveau un débat philosophique qui a aussi des implications morales et juridiques pour chacun de nous.

-------------------------------------

Michael S. Gazzaniga est directeur du SAGE Center for the Study of the Mind, à l’Université de Californie, à Santa Barbara et président de l’Institut de neuroscience cognitive. Il a notamment publié Le Cerveau social.

Le libre arbitre et la science du cerveau
Michael S. Gazzaniga
Le libre arbitre et la science du cerveau
Trad. de l’anglais (États-Unis) par P. Kaldy.
Odile Jacob, 2013, 264 pages, 28,90 €.
Les connaissances récentes sur le cerveau mettent en question la conception habituelle du libre arbitre humain. Issu des « Conférences Gifford », prononcées par le directeur du SAGE Center for the Study of the Mind de l’Université de Santa Barbara, cet ouvrage défend une ligne que l’on pourrait qualifier d’« humaniste ». Il est difficile de penser aujourd’hui que l’agir humain serait entièrement piloté par une instance centrale. Actions et pensées sont déclenchées par un cerveau qui se compose de différents modules en interaction, comme le montrent les techniques d’imagerie. L’origine des actions est souvent inconsciente, la prise de conscience survenant après coup. Mais l’auteur récuse l’idée d’un déterminisme universel. Il y a bien un « esprit » qui « émerge » du fonctionnement cérébral. Il existerait ainsi un module « interprète » de ce qui survient. Par ailleurs, ce sont les interactions qui importent : l’esprit s’élabore au gré de relations entre les individus (la « théorie de l’esprit », ouverte par la découverte des « neurones miroirs »). Le dernier chapitre traite des applications judiciaires des neurosciences. L’auteur se méfie d’un usage trop immédiat de données qui nécessiteront toujours une interprétation. L’ouvrage, écrit dans un style très vivant, est illustré par un grand nombre d’exemples, souvent tirés des propres recherches de l’auteur.

François Euvé
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 30 Aoû à 9:15

L'origine métaphysique de l'existence.

Dans cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l'être au détriment de l'existence, ce qui se traduit par la formulation d'Aristote : L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? Revient à demander qu'est-ce que la substance ?(Métaphysique, Z, 1, 1028 b 5) À la suite de Platon, la recherche d'Aristote se porte donc sur l'essence, et non sur l'existence, et l'existence serait ainsi occultée : l'existence doit toujours métaphysiquement se penser par rapport à l'essence ; l'essence est la condition d'intelligibilité de l'existence.

De ce point de vue essentialiste, il découle plusieurs conséquences importantes :

l'essence est l'être possible, et l'existence l'être réel ;
l'existence d'un être est fonction de son essence ;
l'existence est donc définie par son essence, et c'est la notion d'essence qui exprime le mieux l'existence ;
l'existence est subordonnée aux lois de l'essence, qui lui donne donc ses limites et sa perfection ;
la différence entre les essences produit une hiérarchie des existences i.e. une hiérarchie de la réalité : il y a de l'ordre ;
plus une essence est parfaite, plus l'existence qui en découle est parfaite ;
Dieu (ou le Bien, l'acte pur, etc.) -étant la souveraine essence, est ce dont procède toute existence ; il serait d'ailleurs également la seule véritable essence, dont l'existence découle nécessairement, ce qui ferait de toute métaphysique et de toute science, une théologie (Philosophie première chez Aristote).

Or, cette métaphysique pose un problème très simple : si l'existence dépend à ce point de l'essence (définition, intelligibilité, structure de l'être, raison d'être, etc.) alors pourquoi quelque chose existe-t-il en dehors de l'essence ?
Une réponse est que Dieu a créé les essences et accomplit ce passage du possible au réel que la raison humaine ne parvient pas à penser (voir aussi Platon, Timée). Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d'elle quelque chose de contingent et d'inférieur, l'existence ?


Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l'existence d'une manière autonome, indépendamment de l'essence. C'est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d'exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. C'est l'existence sans essence, i.e. sans raison et sans hiérarchie.

L'existence, dans la métaphysique occidentale, est en dehors du concept : en ce sens, on ne peut lui reprocher d'avoir ignoré l'existence, puisque l'existence est simplement ce qui échappe à l'essence : l'existence ne se déduit pas du concept, elle n'est pas un prédicat mais une position -ce qui est posé ici et maintenant (cf. Kant).
Mais l'existence est aussi ce qui est individuel, et par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. C'est donc l'individu qui est l'existant, et la connaissance de sa réalité passe par sa conscience et par ses actes (sa volonté). Or, c'est cet aspect de l'existence qu'ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s'opposent les philosophies qui partent de l'individu, de sa liberté et de ses choix de vie.

La réalité de l'existence peut être appréhendée de manière affective (cf. la sensibilité chez Rousseau), indépendamment de la raison, i.e. que ce qui en est saisi ne se déduit pas de l'essence, n'est pas démontrable, est irréfutable (Nietzsche) et semble donc surtout un phénomène irrationnel. Mais cette conscience affective peut être conçue comme une « humeur » (Stimmung, cf. Heidegger) a priori, i.e. une tonalité de l'existence qui précède la saisie des choses dans leur particularité. Cette tonalité est alors contemporaine de ce qui est appelé « ouverture au monde. »

nausée, chez Sartre, les choses perdant leur sens utilitaire ne peuvent plus être nommées ; c'est alors leur existence pure qui devient envahissante, incontrôlable. La conscience hésite entre la fusion sujet/objet et le rejet.
angoisse : pour Heidegger, l'angoisse, à la différence de la peur, n'a pas d'objet réel identifiable dans l'expérience. La peur peut être combattue par l'emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L'angoisse, au contraire, n'ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l'existant lui-même qui a à être de manière authentique.
bonheur : au contraire des philosophies contemporaines de l'existence qui placent au cœur de l'existent, dans sa structure même, des sentiments plutôt négatifs, un philosophe comme Rousseau pense trouver sous la fausseté de la vie sociale le pur plaisir de l'exister qui est l'épanouissement naturel de la sensibilité : cette sensibilité est pour lui le point de départ de l'existence.

Dans les philosophies [Lesquelles ?] de l'existence, la liberté est un absolu, l'essence indépassable de l'existence. Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. La liberté est néanmoins l'homme même, son existence et elle définit la condition humaine : nous sommes condamnés à la liberté, nous y sommes jétés, exactement comme nous sommes jetés-là dans le monde.
---------------------------------
L'existence en métaphysique

Être c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.

En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate [Laquelle ?]. De ce point de vue :

Être et pensée sont identiques comme peut le témoigner le cogito "Je pense donc je suis" de René Descartes;
L'existence est immédiatement connue, car l'existence précède l'essence.

La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :

Si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
L'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
L'existence est-elle un objet de connaissance ?

Existence du passé
"Le passé n'existe que par les traces qu'il a laissées dans le présent" (Paul Valéry)

La symphonie oubliée

On sait que, vers la fin de sa vie, Mozart a écrit une symphonie qui n'a jamais été jouée et dont le manuscrit a été perdu. Cette symphonie existe-elle encore aujourd'hui "quelque part", ou est-elle néant absolu ?
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 30 Aoû à 9:18

Nature de l'existence des objets

On appelle idéalisme toute théorie philosophique qui considère que la nature ultime de la réalité repose sur l'esprit, sur des formes abstraites ou sur des représentations mentales.

Du point de vue de la philosophie de la connaissance, l'idéalisme (la réalité est abstraite, mentale,..) s'oppose au réalisme, qui affirme que le monde externe a une existence indépendante de la conscience et de la connaissance qu'on peut en avoir.
Du point de vue de la philosophie de l'esprit, l'idéalisme (la réalité est esprit) s'oppose au matérialisme, qui affirme que la réalité ultime est la matière.

Dans le langage courant, l'idéalisme est l'attitude de quelqu'un qui oriente sa pensée et ses actions d'après un idéal.

Un concept multiple

Ce schéma très général se décompose en autant d'espèces d'idéalisme qu'il y a de manières de relativiser la réalité au bénéfice d'un quelconque monde conceptualisé ou de la conceptualisation elle-même :

L'idéalisme peut d'abord consister à retirer à la réalité toute apparence, les phénomènes étant en réalité des représentations de l'esprit ;
L'idéalisme peut consister à affirmer que la pensée est la seule réalité certaine ; toute autre étant du domaine de la conjecture ;
Le monde lui-même assimilé analogiquement à un être pensant (point 2), l'idéalisme consiste encore à supposer la dérivation des êtres et de la réalité à partir d'un principe spirituel (pensée, conscience, concept, etc). Cette définition est à la base de la séparation du domaine global de la philosophie en deux branches fondamentales : les philosophies idéalistes (Platon, Anaxagore surtout, Hegel, Teilhard de Chardin, etc.) qui posent que « L'esprit est le substrat de la matière », et les philosophies matérialistes (Diogène, Démocrite, Marx, Bertrand Russell, etc.) qui posent, à l'inverse, que « La matière est le substrat de l'esprit ». En logique formelle, ces deux approches de la « réalité ultime » ne sont pas conciliables : on ne peut être à la fois idéaliste et matérialiste.
Au degré suivant, l'idéalisme affirme l'existence véritable d'un monde conceptuel (réalisme de l'intelligible) ; avec de multiples variantes selon la prégnance ou emprise de cet univers sur le monde sensible si celui-ci demeure ;
Enfin, toute forme possible de réalité sensible étant devenue insignifiante, un autre idéalisme se résume à ramener l'essentiel de l'être à la pensée ou à la conscience.

Ne s'appliquant pas au même objet et pour cause, les postulats de ces idéalismes peuvent être plus ou moins contradictoires. Il apparaît difficile par exemple de poser la pensée comme seule réalité fiable et d'avancer en même temps l'hypothèse d'une réalité plus transcendantale.

L'idéalisme dans l'antiquité et L'idéalisme moderne
Article détaillé : Théorie des idées.

Pour Platon, la réalité ne se divise pas en deux espaces, mais il n'existe qu'une réalité de type intelligible (improprement appelée « monde intelligible ») dont le monde dit visible participe et tient sa réalité.

Dans le monde visible il faut distinguer ce qui est de l'ordre :

des êtres vivants, plantes et objets de fabrication humaine ;
de l'image ;
les ombres (c'est à partir d'une ombre qu'a été réalisée la première image, comme l'établit le mythe de Dibutade (Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, livre 25, chapitre 152)[réf. nécessaire] ;
les fantômes : reflets (ex. Narcisse) ou surfaces polies (exemple : le bouclier de Persée) et autres représentations dues à la main de l'homme.

Les images sont des imitations de la première catégorie (modèles), mais les images n'imitent que l'apparence du modèle. Elles ne peuvent donc pas nous rapprocher de la connaissance de l'objet.

Dans le monde intelligible on distinguera :

la « connaissance discursive », celle qui se fonde sur des hypothèses ou sur l'observation des modèles. Ici on classerait l'ensemble des sciences, aussi bien humaines qu'expérimentales.
« l'intelligence dialectique », celle qui s'intéresse aux principes qui régissent toutes choses sans passer par l'exemple ou la « modélisation ».

Aux dernières limites de l'intelligible, seul le philosophe peut apercevoir l'idée du bien. Autrement dit, les idées sont d'un ordre supérieur et c'est à l'homme de s'élever vers elles. Ainsi Platon fait de la philosophie l'outil de la connaissance véritable.

À l'idéalisme de Platon, on oppose parfois le réalisme d'Aristote. Mais les Idées ont une existence indépendante de nous : Platon est donc bien un réaliste, mais un réaliste de l'intelligible. L'aristotélisme est alors considéré comme une variante du platonisme qui s'en distingue essentiellement par l'immanence de ces principes.

Une autre opposition à l'idéalisme de Platon se trouve dans l'atomisme de Leucippe et Démocrite, dont les théories sont purement matérialistes. Pour eux, l'Univers est uniquement constitué de vide et d'atomes.

Quand l'idéalisme antique se contentait de valoriser d'une façon ou d'une autre l'intelligible du monde, les penseurs de l'époque moderne ont poussé parfois très loin la logique de cette relativisation de la réalité sensible. Au cours du temps, d'idéalisation en renforcement de la subjectivité, le crédit en l'extériorité du monde s'est réduit comme une peau de chagrin et l'idéalisme moderne résiste faiblement à la tentation de nier l'« altérité » de la réalité, qui est réduite dans sa totalité à de l'intelligible.

Descartes, idéalisme « problématique » (idéalisme « empirique », selon Kant) : la pensée est la réalité la plus évidente, la réalité du monde extérieur est problématique. Seul Dieu peut nous la garantir.
Leibniz, idéalisme « monadique »[réf. nécessaire] : les substances sont spirituelles, et Dieu établit une harmonie entre elles.
Berkeley, idéalisme « immatérialiste » : la matière est une fiction ontologique. Berkeley considère que la conscience attribue par erreur une objectivité à ce qui n'est qu'une production idéale. Cette doctrine nie donc que l'on puisse connaître le monde extérieur tel qu'il est puisqu'il n'existe pas en soi mais seulement dans la pensée. Une formule célèbre la résume : Esse est percipi aut percipere (« Être, c'est être perçu ou percevoir. ») (Principes de la connaissance humaine, 1710).
Kant et Husserl, idéalisme « transcendantal » : L’héritage de Kant apparaît comme le besoin de trouver et de construire un système dans lequel l’homme, Dieu et le monde peuvent être compris dans une unité synthétique, comme un discours sur la totalité des étants au sein desquels l’homme se tient en tant que leur plus haute articulation selon Hans Huin2. Là encore, il n'y a pas d'idéalisme au sens strict, la position de Kant étant plus nuancée (Kant s'opposant par ailleurs à l'idéalisme pur) : la seule réalité connaissable est phénoménale, donnée dans le cadre transcendantal de l'espace et du temps (idéalisme transcendantal), mais seule l'expérience fournit un matériau valide pour la connaissance (réalisme empirique).
Schopenhauer, idéalisme « volontariste »[réf. nécessaire] : le monde est à la fois ma représentation, et un principe non rationnel dépourvu de connaissance, la Volonté, qui parvient à se connaître par la représentation dans le monde phénoménal.
Hegel, idéalisme absolu : la seule réalité est l'Esprit absolu, l'esprit est tout et tout est esprit. L'Esprit absolu est aussi Raison universelle : « Ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel » (Philosophie du droit, préface).


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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 30 Aoû à 9:19

En philosophie, le réalisme désigne la position qui affirme l’existence d’une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Le réalisme affirme à la fois l’existence et l’indépendance du monde1. L’existence signifie qu’il y a un monde extérieur au sujet, et l’indépendance, que ce monde n’a pas besoin d’être relié à un sujet pour exister. Le réalisme affirme que le monde est une chose et que nos représentations en sont une autre.

Ainsi conçu, le réalisme s'oppose au subjectivisme, lequel soutient que le monde n’est qu’une représentation et n’a pas d'existence autonome. Lorsque l’on adopte une position réaliste, on soutient au contraire que l’existence du monde précède l’existence de notre esprit et que le monde continue d’exister sans lui.

Une personne peut être réaliste quant à l’existence et l’indépendance de certaines choses et être antiréaliste à propos d'autres choses. Le réaliste à propos des universaux, par exemple, considère que les universaux sont des entités qui existent dans le monde, mais il peut considérer, comme les platoniciens, que les êtres individuels qui les exemplifient n'ont pas d'existence en tant que tels.

Les différentes versions du réalisme

Le réalisme peut désigner des positions philosophiques diverses en fonction des entités ou caractéristiques dont la réalité est postulée ou en fonction des domaines où cette position est revendiquée. Le réalisme philosophique comprend au moins quatre volets : ontologique ou métaphysique, gnoséologique ou épistémologique, sémantique et éthique2.

On parle de réalisme métaphysique lorsque la position réaliste s’applique aux entités dont l’existence est postulée par une théorie ou une doctrine philosophique. Cette thèse n’est pas censée pouvoir être vérifiée mais elle est présupposée chaque fois que l’on prétend explorer un monde préexistant à sa découverte.

La thèse du réalisme gnoséologique est qu’il est possible de parvenir à la connaissance de la réalité, au moins partiellement et graduellement. Cette thèse inclut le réalisme scientifique et elle est tacitement admise par tous ceux qui estiment que la connaissance nous offre une représentation fidèle de la façon dont le monde est indépendamment de l’esprit.

Le réalisme sémantique soutient que les propositions ou les expressions articulées dans un langage désignent, lorsqu’elles sont vraies, des faits ou des états de choses se réalisant dans le monde. Un énoncé est vrai lorsque ce qu’il décrit est la description de certaines choses ou événements qui existent ou se réalisent dans le monde indépendamment du langage. Le réalisme sémantique implique une conception métaphysique de la référence des mots ou des expressions linguistiques.

Enfin, le réalisme éthique soutient qu’il y a des vérités morales qui correspondent à des faits moraux. On parle aussi de naturalisme moral pour qualifier cette position.

Historique

Le réalisme a constitué une réponse à des questions philosophiques posées en des termes différents selon les époques. On peut alors distinguer trois périodes importantes dans l’histoire du réalisme philosophique, correspondant à trois types de débats :

Antiquité et Moyen Âge : querelle des universaux, de Platon à Ockham. Les questions sur la réalité ne sont posées que pour un domaine particulier du discours et de la pensée, celui des universaux (catégories ou concepts généraux)
Période moderne : questions liées au réalisme scientifique opposé au réalisme naïf, de Descartes à Kant. Cette période est marquée par un débat entre réalisme et anti-réalisme sur les sciences (Copernic, Galilée, Descartes) et sur le sens commun (cartésiens, Locke, Berkeley, Hume, Kant) concernant leur portée métaphysique.
Période contemporaine : débat autonome sur le réalisme scientifique, de Comte à aujourd'hui. Le débat concernant la portée ontologique de la pensée a lieu en philosophie des sciences et en épistémologie indépendamment des spéculations métaphysiques et des grands systèmes philosophiques.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 30 Aoû à 9:21

Le matérialisme est une conception philosophique qui soutient que la seule chose pouvant être considérée comme existante est la matière ; que fondamentalement, toute chose est composée de matière et que tout phénomène est le résultat d'interactions matérielles.

Le matérialisme est aujourd'hui étroitement lié au physicalisme, qui postule que tout ce qui existe est une manifestation physique. Le physicalisme philosophique est une évolution du matérialisme qui se base sur les découvertes en sciences physiques, afin d'inclure des notions plus sophistiquées que celle de "matière", telles que : l'espace-temps, l'énergie, les champs de forces, etc. Ainsi, le terme "physicalisme" est-il souvent préféré à celui de "matérialisme", tandis que d'autres les utilisent comme synonymes.

Les conceptions philosophiques qui s'opposent au matérialisme incluent l'idéalisme, certaines formes de pluralisme philosophique, le dualisme, ou encore le spiritualisme.

En tant que système philosophique, le matérialisme appartient à la classe des ontologies monistes. Cette conception remonte aux penseurs présocratiques, bien qu'elle n'ait jamais été revendiquée comme telle avant le XVIIe siècle. Elle admet de multiples interprétations, tant naturalistes qu'historiques. Tantôt associée au réductionnisme, tantôt au réalisme, elle est utilisée comme une arme argumentative par les philosophes qui se sont opposés à l'idéalisme, encore dominant en philosophie jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Définition et origine de la notion

En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière. Il s'oppose donc au dualisme qui admet l'existence de deux substances distinctes : l'esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour désigner les philosophies qui nient l'existence de substances spirituelles (les « âmes ») et ne reconnaissent que celle des substances corporelles. Le matérialisme s'oppose tant au dualisme qu'au spiritualisme, pour lequel l'esprit constitue la substance de toute réalité.

Le sens philosophique du mot « matérialisme » est historiquement premier. Si l'on excepte un sens ancien tombé en désuétude, bien que conservé dans son usage anglophone (« matérialiste », au XVIe siècle, désignait l'apothicaire ou le chimiste : celui qui s'occupait des « matières »), l'adjectif « matérialiste » n’apparaît en français qu'à la fin du XIXe siècle, et désigne les philosophes qui affirment l'existence exclusive des entités matérielles. Ce n'est donc que rétrospectivement que nous qualifions de matérialistes certaines doctrines antérieures à l'usage du mot, doctrines dont les plus anciennes semblent remonter à l'Antiquité Grecque, voire à l'Inde ancienne.

La première définition explicite du matérialisme philosophique semble avoir été formulée tardivement par Christian Wolff dans un ouvrage datant de 1734 :

« On appelle matérialistes les philosophes qui affirment qu'il n'existe que des êtres matériels ou corps [...] Le matérialisme n'admet qu'une seule sorte de substance. »1.

Le matérialisme est donc d'abord défini comme un monisme de la matière, ou monisme physique, qui affirme l'unité du monde aussi bien que son caractère matériel. Le monisme matérialiste s'oppose ainsi ouvertement au dualisme de l'esprit et du corps, mais non au pluralisme, puisque la matière est constituée d'une multiplicité de corps.

Une conséquence problématique de cette définition concerne le statut de la pensée. Le matérialisme est en effet avant tout une position concernant la nature de l'esprit, compris dans sa relation avec le corps. Il considère notamment que l'existence et la nature des corps ne dépendent pas de la pensée. Mais la question se pose de savoir si la pensée existe comme une propriété matérielle du corps, notamment du cerveau, [non neutre] ce qui revient à en nier la spécificité, ou si elle existe comme une propriété spécifique attribuée à la matière.

Le matérialisme est une doctrine ontologique, sur la nature de l'être ; il ne doit pas être confondu avec le réalisme scientifique ou l'empirisme, qui sont des doctrines gnoséologiques, sur le fondement de la connaissance. D'une façon générale, le matérialisme rejette l'existence de l'âme, de l'Au-delà et de Dieu. Quant à l'esprit (ou psychisme), il en fait une propriété de la matière, ou considère qu'il n'a pas de réalité propre, qu'il renvoie à une conception erronée de l'homme et du vivant ( voir le matérialisme éliminativiste).

Au cours des siècles, le matérialisme est apparu sous diverses formes. Il existe notamment une forme naïve et spontanée de matérialisme et une forme mécaniste plus conforme au réalisme scientifique. Il existe également des formes réductionnistes de matérialisme, qui ne reconnaissent pas de spécificité aux sciences humaines (ex.: le physicalisme, le biologisme), et des formes non réductionnistes, qui reconnaissent cette spécificité (ex.: le matérialisme historique, le fonctionnalisme).

La position ontologique commune aux diverses formes de matérialisme a des conséquences sur le plan éthique : si tout est matière, c'est le corps et non pas quelque substance spirituelle telle que l'âme ou Dieu qui doit être privilégié 2. De là cette constance du matérialisme philosophique à déboucher sur une éthique associée au corps - une éthique du plaisir et du bonheur - [non neutre] à moins que ce ne soit justement cette éthique qui justifie l'adhésion à une ontologie matérialiste.

La définition matérialiste de la matière

En tant qu'option philosophique, le matérialisme repose sur une définition philosophique minimale de la matière qui ne dépend pas directement de celle qu'en donnent les sciences physiques, définition qui, elle, s'est modifiée en profondeur au cours de l'histoire.

Les matérialistes définissent la matière le plus souvent négativement et de façon relationnelle, en lien avec les notions d'esprit ou de pensée. La matière est ainsi définie comme :

une réalité universelle qui ne dépend pas de la pensée, et notamment de la représentation que l'on en a ;
un principe fondamental qui est la cause ou la raison de l'émergence de l'esprit.

Quant aux caractéristiques positives de la matière, c'est aux sciences physiques qu'il revient la tâche de les définir.

Antiquité grecque et époque moderne : apparition et résurgence du mécanisme

Le matérialisme s'est développé sous une forme mécaniste dès l'Antiquité.

Les philosophes ioniens de l'école de Milet – Thalès, Anaximène, Anaximandre – semblent être les premiers philosophes matérialistes de l'Antiquité grecque. Ils cherchaient à rendre compte de l'ensemble des phénomènes par un principe unique, de nature matérielle : l'eau avec Thalès, l'air avec Anaximène, la matière, c'est-à-dire ce qui est indéfini, avec Anaximandre. À la suite de ces conceptions matérialistes, un matérialisme mécaniste, ou du moins atomiste, s'est constitué avec Leucippe, Démocrite, Épicure, Lucrèce. Pour ces philosophes, tous les phénomènes naturels et les différents corps eux-mêmes sont dus aux mouvements et aux combinaisons d'atomes matériels se déplaçant dans le vide. L'âme est alors également une chose matérielle périssable qui ne se distingue du corps que par les propriétés particulières de ses atomes (plus légers).

Bien plus tard, au XVIIe siècle, ce matérialisme mécaniste sera épuré en langage mathématique, plus spécialement géométrique, par Galilée, Gassendi, Hobbes. Le premier tout occupé de physique ne s'occupera pas de métaphysique, sinon pour ridiculiser le dogmatisme ; Gassendi, phénoméniste sera plus préoccupé de comprendre comment les atomes et le vide pourraient rendre compte de l'imagination3 ; le dernier, Hobbes, contribuera à l'avancement des idées matérialistes tant par sa philosophie morale que par son opposition à Descartes. La conception de l'animal machine qu'il proposera relève indéniablement du matérialisme. Descartes adoptera une position originale, utilisant une forme d'atomisme méthodologique dès ses premiers écrits4, atomisme qu'il se gardera de confondre avec des conceptions matérialistes. Il éliminera la notion de matière de façon à concevoir une physique compatible avec le mécanisme, sans risquer d'être soupçonné de faire référence aux théories matérialistes. Le mécanisme de Descartes ne vaut toutefois que pour sa physique, c'est-à-dire pour ce qui concerne le monde matériel, et non pour ce qui concerne le monde spirituel, dont les constituants - les « pensées » - sont immatériels. L'ontologie de Descartes étant dualiste (il considère l'être comme fait de deux substances, la matière ou, plus exactement l'étendue, et l'esprit), elle ne saurait être qualifiée de « matérialiste ». Gassendi, pour qui la matière, définie par l'impénétrabilité, est active, proposera une conception qu'on a pu appeler un matérialisme dynamique ou dynamiste5. Le XVIIe siècle voit se mettre en place les concepts qui conduiront au matérialisme, bien que plusieurs de ses protagonistes ne puissent qu'à grand peine être qualifiés de matérialistes. Le matérialisme, en germe, se dessine d'une part comme un prolongement possible de la mathématisation de la physique, ramenée plus spécialement à l'atomisme et au mécanisme, d'autre part, et conjointement, comme la conception portant en son sein le vitalisme, voire l'animisme.
Siècle des Lumières : développement des doctrines matérialistes

Au XVIIIe siècle, qualifié de siècle des Lumières, le matérialisme mécaniste, nourri des résultats des sciences, s'est répandu parmi les savants et les philosophes du temps et il est utilisé comme une arme dans la lutte idéologique contre le dogmatisme religieux et l'emprise de l'Église sur tous les aspects de la vie en société. Les auteurs philosophiques qui se sont engagés dans ce sens sont notamment : La Mettrie (le premier philosophe à avoir généralisé à l'homme la thèse cartésienne de l'animal-machine, dans son ouvrage L'Homme Machine, 1747), Diderot, d'Holbach, Helvétius, Cabanis.

Du point de vue métaphysique et cosmologique, ces auteurs insistent sur l'unité du monde, qui est une unité matérielle, et sur la constance de la quantité de mouvement à l'échelle de l'univers (cf. Maupertuis ou Lavoisier), constance qui est au principe de l'explication mécaniste du monde.

Du point de vue psychologique, la thèse majeure du matérialisme du XVIIIe siècle est que la matière elle-même est susceptible de penser, lorsque du moins elle est organisée et structurée à cet effet. Cette thèse se réfère notamment à Locke, tel que l'avait popularisé Voltaire, à partir de passages où Locke mettait en cause le dualisme cartésien au nom de la toute-puissance de Dieu, qui aurait très bien pu doter la matière de la propriété de penser. De cette hypothèse théologique, ouvrant une simple possibilité théorique, on est passé au cours du XVIIIe siècle à une conception empiriste de la pensée, destinée à justifier le fait que nos prétendus « états d'âme » ne sont rien d'autre que des états de notre cerveau. En effet, les observations médicales tendent à établir la corrélation rigoureuse des phénomènes mentaux et des processus organiques, ceux du cerveau en particulier.
XIXe siècle : matérialisme naturaliste et matérialisme historique

Au cours du XVIIIe siècle, le mécanisme de type cartésien – le vivant modélisé par une machine – a rencontré de nombreuses objections qui ont montré les limites de ce modèle. L'âge du mécanisme était en effet celui des horloges et des automates, machines caractérisées essentiellement par leur capacité à effectuer des mouvements de façon autonome. Or, les organismes vivants et les êtres humains possèdent bien d'autres caractéristiques dont il a fallu rendre compte.

D'une part, le matérialisme du XIXe siècle a poursuivi l’œuvre des matérialistes du XVIIIe siècle à la lumière des progrès de la science de l'époque, avec pour figure de proue Charles Darwin et Claude Bernard. D'autre part, il s'est exprimé sous une forme inédite qui prenait appui sur une théorie de l'histoire et de la société. Le marxisme en a été l'aboutissement.

C'est ainsi que l'on peut parler d'un double mouvement ou de deux courants du matérialisme du XIXe siècle : l'un naturaliste et mécaniste, l'autre historique et dialectique. Ces deux courants de pensée ont en commun de fonder l'unité de la matière et de l'esprit sur la question de l'origine (matérielle) de ce que nous désignons comme l'esprit ou la pensée.
Matérialisme naturaliste
Article connexe : Naturalisme (philosophie).

L'ensemble des avancées des sciences de la nature concourt à justifier une conviction primordiale du matérialisme naturaliste : le passage gradué et nécessaire de l'inerte au vivant. Alors qu'elle n'est qu'un principe indéterminé chez Diderot ou La Mettrie, elle devient pour ces matérialistes une évidence empirique.
L'évolutionnisme

La théorie darwinienne de l'évolution apporte à la thèse matérialiste de l'unité physique du monde trois arguments de poids :

L'unité du vivant n'est plus un mystère qui nécessiterait de présupposer quelque intelligence supérieure afin d'en penser l'ordre. Il suffit de comprendre que les êtres vivants ont tous des ancêtres communs ;
L'adaptation physique des organismes vivants apparaît comme le résultat non intentionnel d'une causalité purement physique ;
L'homme n'est qu'un des produits de l'évolution et non une création divine. Il doit être intégré au règne animal et non pas identifié à l'image de Dieu.

La théorie darwinienne de l'évolution donne ainsi le cadre d'ensemble de la naissance et de l'évolution du vivant, homme inclus, pendant que la physiologie ou la biologie doivent permettre d'élucider le mécanisme conduisant à l'apparition des organismes (mécanismes de la reproduction, de la variation du génotype, etc.).

Le concept d'évolution devient pour le matérialisme naturaliste un concept essentiel qui donne sa validité au monisme (l'une des thèses principales du matérialisme) en montrant l'unité de l'homme et du vivant ainsi que celle du vivant et de l'inorganique. Cette unité est un continuum qui doit être pensé sur une longue échelle de temps. Ludwig Büchner (1869) résume cela ainsi : « […] Tout le grand mystère de l'être, et surtout de l'être organisé, consiste dans un développement lent et graduel »6.
La physiologie matérialiste de Claude Bernard

C'est au médecin et physiologiste Claude Bernard que l'on doit la première conception matérialiste du vivant reposant sur des données expérimentales, qu'il présente dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale. Claude Bernard a tenté de penser scientifiquement la spécificité du vivant en récusant le recours à un principe vital, comme cela était en vogue à son époque. Pour lui, la distinction entre les corps vivants et les corps « inertes » est un processus physique qui aboutit à la séparation entre un « milieu intérieur » et le « milieu extérieur », ou environnement 7. Ce processus implique une forme de continuité entre l'inorganique et l'organique, mais le milieu organique se spécialise et s'isole de plus en plus pour finir par s'affranchir apparemment de l'influence directe de l'environnement. Le vivant semble ainsi s'autonomiser par rapport à la matière dont il est issu :

« Le corps inerte subordonné à toutes les conditions cosmiques se trouve enchaîné à toutes leurs variations tandis que le corps vivant reste au contraire indépendant et libre dans ses manifestations » 8.

Les organismes vivants semblent ainsi acquérir une certaine spontanéité et échapper en partie au déterminisme qui régit la matière. Mais cette spécificité du vivant par rapport à matière n'est qu'apparente, comme le précise plus loin Claude Bernard :

« Mais si on y réfléchit bien, on verra bientôt que cette spontanéité des corps vivants n'est qu'une simple apparence et la conséquence de certains mécanismes de milieux parfaitement déterminés » 9.

Claude Bernard inaugure ainsi une forme réductionniste de matérialisme qui s'inscrit dans le prolongement du mécanisme cartésien mais qui tente, contrairement à lui, de se justifier sur le plan expérimental en observant les mécanismes sous-jacents à l'activité du vivant. Le « secret » de la vie résiderait ainsi dans les propriétés constitutives des organismes, là où se produisent les causes qui expliquent l'apparition et l'activité de cette machine complexe qu'est l'organisme. Ainsi, l'être vivant, homme inclus, n'est-il pas autre chose qu'« une machine qui fonctionne nécessairement en vertu des propriétés physico-chimiques de ses éléments constituants » 9.

Forts des résultats du darwinisme et de la physiologie expérimentale, les matérialistes justifient leur conception de l'unité matérielle du monde sur le mouvement continu qui unit le monde organique à l'inorganique.
Matérialisme historique
Articles détaillés : matérialisme historique et matérialisme dialectique.
XXe siècle
Le tournant scientifique du matérialisme
Article détaillé : matérialisme scientifique.

Selon le physicien Arthur Eddington (1929), la nouvelle conception scientifique du monde, fondée sur la physique atomique, remet en cause notre conception ordinaire du monde 10. Nous devons donc opter pour une nouvelle forme de matérialisme, plus conforme aux données scientifiques actuelles. Pour Eddington, notre concept ordinaire de « table », par exemple – selon lequel la table est un objet stable et plein – est incompatible avec son équivalent scientifique, qui décrit un ensemble de particules mobiles dans un espace essentiellement vide. Aussi, les concepts ordinaires et les concepts scientifiques ne peuvent-ils être conjointement vrais du même objet. Il faut choisir : Eddington choisit les concepts scientifiques et renonce aux concepts ordinaires.

C'est ce choix ontologique qui va être fait dans les pays « anglo-saxons » (on parlera alors après Quine d' « engagement ontologique ») et qui va distinguer le matérialisme de ces pays des formes plus traditionnelles de matérialisme présentes sur le continent européen.
La renaissance du matérialisme réductionniste
Articles détaillés : réductionnisme et physicalisme.

Le matérialisme a connu aux États-Unis et dans les pays anglophones un développement particulier depuis les année 1950. La thèse réductionniste de l' « esprit-cerveau », qui affirme l'identité de nature entre les états psychologiques (« subjectifs ») et les états ou processus cérébraux (identité psychophysique), est au centre des débats en philosophie de l'esprit, et a fait ressurgir le lien entre matérialisme et scientisme.

Durant la première moitié du XXe siècle l'empirisme logique, très critique à l'égard des thèses métaphysiques du matérialisme, avait réussi à s'imposer dans les pays de tradition empiriste pour devenir une sorte de paradigme à l'intérieur duquel s'inscrivaient la plupart des réflexions sur la relation entre le corps et l'esprit. C'est dans ce contexte que le béhaviorisme s'est développé.

À la suite de l'échec du programme béhavioriste d'explication de la notion d'esprit 11, le problème du corps et de l'esprit s'est posé en des termes nouveaux dans le cadre d'une tentative de « naturalisation » de l'esprit, inspirée du modèle des sciences de la nature. La théorie de l'identité esprit-cerveau, ou « matérialisme de l'état central », s'est constituée alors comme une première alternative au béhaviorisme. Cette théorie a été défendue au départ par des philosophes de l'« école australienne » de philosophie – Ullin Place, Herbert Feigl, John Smart et David Armstrong notamment. Smart, en particulier a rédigé un article intitulé « Sensations and Brain Processes » publié en 1959 dans la Philosophical Review et qui en constitue une des formulations les plus claires. Pour ces philosophes matérialistes, l'esprit, c'est le cerveau (d'où le qualificatif de matérialisme de l'« état central » pour le distinguer des théories associant l'esprit à l'ensemble du système nerveux). Plus précisément, les états psychologiques sont des états neurologiques.

Ce matérialisme s'inspire du modèle des réductions scientifiques conduisant à de nombreuses assertions d'identité. Selon ce modèle, l'eau est identifiée à ses propriétés moléculaires (eau = H2O), les gènes à des séquences de l'ADN (gène = ADN), etc. À l'instar de ces identités scientifiques, la réduction des états mentaux à des états cérébraux n'établit pas une équivalence logique entre eux (comme entre le mot « gène » et sa définition classique de « facteur biologique de l'hérédité ») : elle postule plutôt une identité ontologique (ou métaphysique), qui explique le lien étroit observé entre eux. Cette théorie de l'identité fait donc le pari qu'il peut y avoir une traduction réussie du discours psychologique ordinaire dans celui de la physique ou de la biologie. Il doit être possible de traduire des termes comme « désir », « croyance », « douleur » etc. dans le vocabulaire de la science, qui ne fait référence qu'à des entités physiques. Le problème du corps et de l'esprit trouverait ainsi une solution matérialiste dans cette traduction ou réduction inter-théorique qui doit permettre d' « expliquer » les états psychologiques par des états physiques.
Le matérialisme « éliminativiste »
Article détaillé : éliminativisme.

Face à la difficulté qu'il y a à opérer de telles identifications ou réductions, dans la pratique scientifique comme à un niveau plus conceptuel (les états mentaux ne « collent » pas avec les états cérébraux), une forme radicale de matérialisme a été défendue à partir des années 1960 par des auteurs comme Paul Feyerabend, Richard Rorty, Paul et Patricia Churchland : c'est le matérialisme éliminativiste (ou « éliminativisme »). Selon les tenants de ce scientisme assumé et revendiqué, le vocabulaire psychologique ainsi que les concepts et les généralisations élaborés à partir de ce vocabulaire sont destinés, non pas à être identifiés ou réduits selon le modèle scientifique, mais à être purement et simplement remplacés (ou éliminés). Ils constitueraient en effet une forme naïve de psychologie (la folk psychology) qui, comme l'ancienne cosmologie naïve (astrologique) ou l'ancienne biologie naïve (animiste ou vitaliste), est une théorie défaillante qui finira par céder la place à une théorie scientifique viable.

Aux yeux des Churchland notamment, ce sont les neurosciences qui peuvent fournir le cadre théorique approprié à l'explication du comportement.
Le matérialisme et le modèle de l'ordinateur
Article détaillé : computationnalisme.

C'est aussi pour éviter les difficultés de la théorie de l'identité esprit-cerveau que Hilary Putnam et Jerry Fodor ont proposé la théorie fonctionnaliste de l'esprit (ou « computationnalisme »). Mais, contrairement à l'approche éliminativiste de l'esprit, cette nouvelle théorie des états mentaux reconnaît leur réalité, et, à la différence du matérialisme réductionniste, il reconnaît également leur spécificité. Cette théorie s'inspire du modèle informatique : l'esprit peut être envisagé par analogie avec le logiciel ou programme d'un ordinateur. Autrement dit, l'esprit serait au cerveau ce que le software (logiciel) est au hardware (matériel informatique).

Un programme informatique n'est pas composé d'atomes, mais il a pourtant bien une existence physique. Il correspond à un niveau de description particulier du fonctionnement de l'ordinateur qui doit être décrit formellement en termes de symboles et de fonctions plutôt qu'en termes de câblage ou de circuits électriques. De même, il y a deux types de descriptions possibles associés au comportement humain : la description physique des états internes du cerveau (ce qui se passe du point de vue neurologique lorsque nous faisons telle ou telle chose) et la description des processus mentaux en termes de symboles et de fonctions.

Le fonctionnaliste est donc un matérialiste : pour lui, une pensée humaine n'est au fond rien d'autre que l'activation électro-chimique d'un réseau de neurones. Mais, de même que l'on peut concevoir un programme informatique sans mentionner la circuiterie électronique qui l'exécute, on peut décrire la psychologie humaine sans mentionner ce qui se passe dans le cerveau, en ayant recours seulement au vocabulaire et aux concepts courants de la psychologie. Celle-ci peut être traduite et développée dans un langage formel : le « langage de la pensée ».

La différence entre l'esprit et le cerveau correspondrait ainsi à une différence dans la façon de décrire un même phénomène physique, et non à une différence entre deux types de choses.
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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Jeu 29 Déc à 3:58

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MessageSujet: Re: Zarathoustra, Luc Ferry et L'Exode.   Mar 10 Jan à 10:08

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

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Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
La chouette effraie

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