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 La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas

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yanis la chouette



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MessageSujet: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Ven 19 Aoû à 9:07

Dihya (en berbère : ⴷⵉⵀⵢⴰ Dihya, en arabe : ديهيا) ou Damya, surnommée Dihya Tadmut, aussi connue sous le nom de Kahina ou Kahena est un personnage historique, une reine guerrière berbère zénète des Aurès qui a combattu les Arabes Omeyyades lors de l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle, morte en 701.

Plusieurs femmes ont écrit des romans sur Dihya au XXe siècle et plusieurs penseurs la considèrent comme une des premières féministes bien avant le Moyen Âge4 et une des premières reines guerrières de l'Histoire.

Cette icône de la berbérité est la fille de Thabet, le chef de la tribu des Djerawa.

Dans un contexte général de guerres arabo-byzantines, la conquête de l'Afrique du Nord est décidée par le chef de la dynastie ommeyade, Muawiya Ier (602-680), premier calife omeyade (661-680), et continuée par son fils, le second calife omeyade (680-683), Yazīd Ier (645-683).

Oqba Ibn Nafi Al Fihri (622-683) est le général arabe désigné pour conquérir la totalité de l'Afrique du Nord et y propager l'islam. Il gouverne l'Ifriqiya de 663 à 675, puis de 682 à sa mort. Vers 670, les Arabes musulmans fondent le poste militaire de Kairouan, dans le but d'en faire un point d'appui dans leur campagne de conquête de l'Afrique du Nord.

La conquête musulmane du Maghreb se heurte à la résistance des populations locales et des puissances installées : l'Empire byzantin (chrétien), implanté essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, et les Berbères.

L'Exarchat de Carthage (585-698) est une province excentrée de l'Empire byzantin, affaibli depuis la Bataille du Yarmouk (636).

Au début de la conquête musulmane du Maghreb, l'unité politique et administrative de la Berbérie orientale et centrale (les Aurès, l'est de l'Algérie) est en grande partie réalisée par Koceila10. Ce chef de la tribu berbère Aouraba et de la confédération des Sanhadja prend la tête de la résistance berbéro-byzantine , de 660 à 686, à la Conquête musulmane du Maghreb. Soucieux d'une relative indépendance, allié des Carthaginois byzantins, il s'oppose aux armées des Omeyades, particulièrement au général Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Koceila se serait converti à l'Islam en 675, après sa défaite à la bataille d’Al Alurit, et aurait eu des relations apaisées avec le successeur d'Oqba, Abû al Muhadjîr Dinâr, général en chef arabe de 675 à 681.

En 682, Oqba Ibn Nafi Al Fihri, rappelé en Ifriqiya, dirige ses troupes vers l'ouest, gagnant plusieurs batailles face à l'Empire byzantin. Avec le soutien de quelques tribus berbères, il mène un raid contre Tanger (Tingis) où il est vaincu. Au retour, il quitte la côte, pénètre dans les terres montagneuses, vers le Moyen Atlas, mais il meurt près de Biskra avec trois cents cavaliers, en 683, lors d'une embuscade tendue par les Berbères et les Byzantins menés par Koceila (Aksil en berbère), chef berbère qui cherche ainsi à lui faire expier les massacres de tribus entières et les affronts subis.

Les Omeyyades perdent alors temporairement plusieurs points côtiers, ce qui leur vaut la perte de la suprématie maritime et l'abandon de Rhodes et de la Crète.

Koceila prend Kairouan. De 683 à 686, Koceila dirige tout le Maghreb central, et sans doute davantage. Il meurt en 686 à la bataille de Mems, près de Kairouan, qui redevient arabe.

À Constantinople, à Constantin IV (668-685) succède Justinien II (685-695, puis 705-711). À Damas, les califes se succèdent : Muʿawiya II (683-684), Marwān Ier (6684-685), ʿAbd Al-Malik (685-705). Le gouverneur de l'Ifriqiya est désormais Hassan Ibn Numan, au moins de 692 à sa mort, vers 700.

Au décès de Koceila, en 686, Dihya prend la tête de la résistance (à l'âge de 22 ans). Elle est issue de la tribu des Djerawa, une tribu zénète de Numidie, selon les chroniqueurs en langue arabe au Moyen Âge. Fille unique, elle aurait été élue ou nommée par sa tribu après la mort de son père, Thabet11.

Dihya procède à l'appel de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud pour remporter la guerre contre les Omeyades. La tribu berbère des Banou Ifren Zénète est la première à défendre les territoires aux côtés de la Kahina12.

Elle dirige de fait la résistance sur la (presque) totalité de l'Ifriqiya, hors côtes, pendant cinq ans, de 688 à 693.

Hassan Ibn en N'uman obtient des renforts musulmans, et en 693, les troupes berbères commandées par Dihya.

L'empereur Leonitos (Léonce), empereur byzantin de 695 à 698, grâce à la flotte des Carabisiens, reprend une certaine maîtrise de Carthage, pour trois ans.

En 698, Ibn Numan reporte ses efforts sur Carthage. Par la bataille de Carthage (698), les armées arabes reprennent la ville, mais surtout la maîtrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. La route de l'Europe est ouverte.

Il demande alors un supplément d'hommes au calife Ibn Marwan pour s'attaquer aux Aurès qui constituent l'ultime bastion. Sachant sa défaite imminente, Dihya fait pratiquer la politique de la terre brûlée pour dissuader l'envahisseur de s'approprier les terres, s'aliénant par là une partie de son peuple : citadins berbères sédentaires, nomades des campagnes. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 698 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d'Ifriqiya.

Elle défait par deux fois les Omeyyades en s'alliant aux tribus des Aït Ifren (en berbère : (ⴰⵢⵜ ⵉⴼⵔⴰⵏ)), en 695 près de Tabarqa.

En 697, Dihya remporte une victoire sur les troupes d'Hassan Ibn Numan à Meskiana ou Oued Nini (entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la Wilaya d'Oum El Bouaghi de l'actuelle Algérie). Dans la vallée déserte et asséchée, Dihya dissimule son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d'Ibn Numan. Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Une fois les Arabes écrasés, les Aurésiens les poursuivent jusqu’à Gabès. Cette prestigieuse victoire, appelée aussi bataille des chameaux, permet de repousser les troupes du calife jusqu'en Tripolitaine. Les Arabes surnommèrent le lieu de la bataille Nahr Al Bala (Rivière des souffrances).

Dihya s'engage une dernière fois dans la bataille en 701 à Tabarka. Elle est vaincue par les armées arabes de l'émir Moussa Ibn Noçaïr. La défaite de ses troupes est en partie due à la trahison de Khalid, jeune Arabe que la reine a épargné à la bataille d'Oued Nini et adopté selon la coutume de l'anaïa (protection) en vigueur chez les anciens Berbères.

Constatant que tout est perdu, continuant de combattre, elle envoie ses deux fils, Ifran et Yezdia, auprès d'Hassan.

Elle se réfugie dans l'Amphithéâtre d'El Jem. Elle est capturée, emprisonnée, puis décapitée au lieu dit Bir El Kahinan, le 2 ramadan 82 de l'Hégire (9 octobre 701). Les chefs de l'armée Omeyyades envoient sa tête en trophée au calife Abd al-Malik en Syrie. Qu'ils soient maudit par l’Éternel et Le Courage de la Vraie, Dina...

À la suite de cette victoire, Hassan réclame aux Berbères 12 000 cavaliers, pour conquérir l'Andalousie, sous le commandement des deux fils de Dihya. L'intervention de Musa ben Nusayr règle le problème avec les Berbères en nommant Tariq ibn Ziyad à la tête de l'armée zénète et des autres Berbères. Son fils devient gouverneur de la région des Aurès et par la suite sa tribu a un pouvoir lors des dynasties Zirides dans les Aurès.

La perte de la province d'Afrique est lourde pour l'Empire byzantin. Après la perte de l'Égypte en 642, il perd son second grenier de blé.

La question de la religion (dyhia) de Yemma al Kahina (notre mère Kahina)21 a été traitée par plusieurs historiens du Moyen Âge ou contemporains. Plusieurs hypothèses ont été émises, selon lesquelles elle aurait été juive ou chrétienne, mais une autre hypothèse consiste à dire qu'elle pratiquait uniquement les rituels de l'époque, relatifs aux croyances berbères.

Selon l'historien Gabriel Camps, spécialiste du Maghreb, les tribus zénètes n'étaient pas juives mais chrétiennes. Toutefois, pour Paul Sebag « c'est aller à l'encontre des textes, difficilement récusables », la Kahena serait juive, et plus exactement membre d'une tribu berbère judaïsée. Plusieurs auteurs la considèrent comme juive, d'autres la considère comme chrétienne,

Ibn Khaldoun ne cite nullement la religion de Dihya et réfute les thèses selon lesquelles les Zénètes descendent de Goliath (en arabe Djallut). En citant ses sources[Lesquelles ?], il approuve la version d'Ibn Hazm, qui lui semble la plus logique. Selon celle-ci, Dihya descend des Zénètes et a comme ancêtre Medghassen. Ibn Khaldoun ajoute, en citant les propos des Zénètes, qu'ils avaient un prophète du nom de Moussa Ibn Salih.

Cependant, au moment de l'époque romaine et byzantine, certains Zénètes étaient chrétiens. Certains (comme Gabriel Camps, dans son livre Berbères - Aux marges de l'histoire) pensent que Dihya était chrétienne, parce qu'elle était la fille de Matya lui-même fils de Tifan. Ces noms seraient les déformations de Matthieu (comme l'Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Le christianisme était en outre largement répandu, une grande partie des populations berbères du nord ayant été christianisés sous l'empire romain.

Les Zénètes et le reste des Berbères (plusieurs tribus non Zénètes comme les Houaras ou les Awraba)27 ont fait partie des troupes de la Kahina qui ont combattu les musulmans. Ibn Khaldoun nomme pour source Hani b. Bakur Ad Darisi. Celui-ci donne les renseignements sur la vie de Dihya, affirmant notamment qu'elle avait des démons qui lui dictaient des prédictions.

La Kahina était considérée comme sorcière ou possédée.

Selon l'historien et géographe français Émile-Félix Gautier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Strabon avait déjà témoigné à l'époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Selon [Qui ?], certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les Phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d'autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.[réf. nécessaire]

D'autres [Qui ?] laissent entendre que Dihya aurait pu être animiste, sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s'agirait, les Berbères ayant été païens avant l'arrivée du christianisme. La signification prêtresse et être pur du nom Kahena correspondrait ainsi à une tradition animiste d'Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subissaient un rituel de purification. (La reine touareg Tin Hinan, que l'on supposait, de la même manière, chrétienne, était sans doute animiste, comme le laisse penser son tombeau récemment découvert31.

Selon certains historiens[Lesquels ?], elle aurait été juive, issue de la tribu des Djerawa. Selon les dernières recherches[citation nécessaire] effectuées notamment à l'université de Cambridge autour des manuscrits découverts à la Guenizah du Caire (découverts au début du XXe siècle et analysés depuis l'an 2000), le père de la reine Kahena s'appelait Maatia, dérivatif de Mattathias, nom du prêtre juif, père de Judas Macchabée, qui avait expulsé les Séleucides de Judée en -165.

Il convient de considérer les diverses hypothèses en se référant au contexte historique. Avant l'expansion islamique en Afrique du Nord, l'Ifriqiya n'est pas musulmane. Après la fondation du camp fortifié de Kairouan et de la préfiguration de la Grande Mosquée de Kairouan, en 670, l'Islam s'installe durablement en Ifriqiya. L'expansion de l'islam, à cette époque, n'est pas seulement militaire, l'étape suivant l'islamisation du Maghreb, Al-Andalus (711-1492), en est le meilleur témoignage. Kairouan est devenue alors, progressivement, un foyer de haute culture, qui commence par la décision califale d'y faire venir d'Égypte un nombre important de coptes et ou de juifs, réputés pour leurs savoirs techniques. Ainsi débute la longue histoire des Juifs à Kairouan (670-1270).

Entre l'antique Thevest romaine (aujourd'hui Tebessa) et l'agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme les ruines du « palais de la Kahina ».

Le nom de la rivière Meskian, où Kahina remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu'elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».

Certains berbères chaouis des Aurès disent qu'ils ont le « nez de la Kahina », un nez particulier d'une grande beauté, un peu comme celui de Cléopâtre. le nez dont il est question, veut dire le Khanchouch, c'est-à-dire la fierté.

Dans toute la région des Aurès, le nom Diyya est assez courant chez les chaouis. Aussi, le personnage historique de Dihya est devenu de nos jours un symbole, aux côtés de Massinissa et de Jugurtha, etc.

La tradition orale des chaouis ne donne pas beaucoup de renseignements précis sur tout le parcours historique de la Kahina. Mais elle reste et demeura la reine des chaouis dans le coeur de
La République du Sahara et des territoires libres de l’expression Laïque.

Ecrit de
TAY
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Dernière édition par yanis la chouette le Ven 19 Aoû à 9:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Ven 19 Aoû à 9:11

Koceila, Kusaila ou Kasila, nommé aussi Agssila, Aksil, Aksel ou Caecilius, est un chef de la tribu berbère Aouraba et de la confédération des Sanhadja au VIIe siècle. Il est chef de la résistance berbéro-byzantine à la conquête arabe de l'Ifriqiya. Ensuite il se convertit à l'islam puis s'oppose à Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Il réussit à prendre le contrôle de Kairouan, la base militaire des Omeyyades en Ifriqiya. Il est tué en 686 lors d'une bataille contre les Omeyyades. À sa mort, une femme, Dihya, dite La Kahina, reprend la lutte contre les Omeyyades.

En berbère, son nom est le plus communément orthographié Agssila. En revanche son nom est orthographié de différentes façons par les auteurs musulmans : KWSYLT (Kûsîla(h)), Kosayla, Qosayla, Uksayl, Kusila. On l'a rapproché du nom latin Caecilius, cognomen très répandu en Afrique Romaine et à Volubilis, prononcé Kaïkilyus en latin classique et évolution du ci (ki) en ci (si) en latin tardif et dans les langues romanes (cf. en français Caecilia : Cécile) et entendu par les Arabes « Kacilia ». C'est une hypothèse vraisemblable si on admet que Koceila était chrétien, mais son nom peut aussi provenir du berbère. Les différents dialectes berbères de l'Aurès, dont est issu Koceila, connaissent de nos jours une racine KSL dont dériverait aksel (guépard). Un autre nom berbère du guépard, (a)ghilas, est aussi employé comme nom propre au mont Chenoua, à l'ouest d'Alger et dans le grand Sud signifiant « lionceau ».

Koceila, s'opposant à la progression des Omeyyades, est décrit comme le chef de la puissante tribu des Aouraba des Aurès en Algérie.

À la suite de la défaite à la bataille d'Al Alurit, aux sources de Tlemcen, Koceila se convertit à l'islam (675). Il aurait gagné la confiance du chef musulman Abû al Muhadjîr Dinâr et serait devenu même l'un de ses proches collaborateurs.

En 681, Oqba Ibn Nafi Al Fihri, conquérant de l'Afrique du Nord rappelé quelques années plus tôt en Orient, revient au Maghreb. Il se serait vengé de son successeur Abû Dinâr et aurait traité avec dureté Koceila1. Il l'aurait fait couvrir de chaînes et l'aurait traîné comme un trophée vivant tout au long de sa chevauchée à travers le Maghreb.

« Parmi les traits insultants qu'il se serait permis envers lui, on raconte le récit suivant : il venait de recevoir des moutons et, voulant en faire égorger un, il ordonna à Koceila de l'écorcher"
« Que Dieu dirige l'émir vers le bien ! dit le chef berbère, j'ai ici mes jeunes gens et mes serviteurs qui pourront m'éviter cette peine »
Uqba lui répondit par des paroles offensantes et lui ordonna de sortir : Koceila se retira avec colère et ayant égorgé le mouton, il essuya sa main encore sanglante sur sa barbe.
Quelques Arabes s'approchèrent alors et lui dirent : « Que fais-tu berbère ? »
À quoi il répondit: « Cela est bon pour les poils »
Mais un vieillard d'entre les Arabes passa et s'écria : « Ce n'est pas la raison, c'est une menace que ce berbère vous lance ! »
Alors, Abu Muhadjir Dinar s'adressa à Uqba et lui dit : « Que viens-tu de faire ! Voilà un homme des plus distingués parmi son peuple, un homme qui était encore polythéiste il y a peu de temps et tu prends à tâche de faire naître la rancune dans son cœur ! Je te conseille maintenant de lui faire lier les mains derrière le dos, autrement tu seras victime de sa perfidie. »» (D'après Al-Nowaïri.)2

Koceila aurait réussi à s'enfuir et à rejoindre ses hommes. Il aurait selon les auteurs arabes abjuré l'islam et, s'alliant aux Byzantins musulmans, repris la guerre contre les Omeyyades, à la tête d'une importante armée.

Il aurait surpris Oqba près de Tehuda, non loin de Biskra et, après une terrible bataille, il l'aurait tué ainsi que la plupart de ses hommes en 6832.

À la suite de sa marche et de sa prise de Kairouan, la place forte des Omeyyades, il aurait berbérisé son nom en « Taqirwant » et en aurait fait sa capitale. Il aurait régné pendant trois ans, de 683 à 686, c'est-à-dire jusqu'à sa mort à la bataille de Mems, près de Kairouan. Son autorité aurait été reconnue selon l'avis même de certains auteurs musulmans, comme quelqu'un qui traitait avec justice ses sujets berbères et arabes. Il aurait laissé chacun pratiquer librement sa religion.

Cependant, Koceila réussit à regrouper les Berbères et à créer un état à Kairouan uniquement de 683 à 686. En 686, le calife Abd al-Malek envoie des renforts avec pour mission de reprendre Kairouan. Le chef berbère, devant l'importance des forces ennemies, se replie, appelant à l'aide diverses tribus des Aurès et les Byzantins, mais il ne reçoit pas les renforts attendus. Les Musulmans, plus nombreux, remportent finalement la victoire. Koceila est tué et son armée est dispersée.

Quelques années plus tard, la région s'enflamme de nouveau, avec cette fois-ci, une femme à la tête de la résistance, la Kahina. Selon Ibn Khaldoun, elle venge la mort de Koceila en ordonnant de tuer Oqba Ibn Nafi Al Fihri après la victoire de Oued Nini.
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MessageSujet: Re: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Ven 19 Aoû à 9:22

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

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MessageSujet: Re: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Sam 20 Aoû à 3:23

Le pain est l'aliment de base traditionnel de nombreuses cultures. Il est fabriqué à partir des ingrédients qui sont la farine et l'eau. Il contient généralement du sel. D'autres ingrédients s'ajoutent selon le type de pain et la manière dont il est préparé culturellement. Lorsqu'on ajoute le levain ou la levure, la pâte du pain est soumise à un gonflement dû à la fermentation.

Le pain est obtenu par cuisson de la pâte, au four traditionnel ou four à pain ou par d'autres méthodes (pierres chaudes par exemple). Une personne dont le métier est de fabriquer le pain (panification) est un boulanger. Le pain est commercialisé dans une boulangerie.

La farine provient principalement de céréales panifiables — blé (froment), épeautre ou seigle —. On peut y adjoindre, en quantité modérée, des farines d'autres denrées non panifiables tels que le sarrasin, l'orge, le maïs, la châtaigne, la noix… Les céréales panifiables se caractérisent par la présence de gluten, ensemble de protéines aux propriétés élastiques, qui permettent d'emprisonner les bulles de dioxyde de carbone dégagées par la fermentation qui permet la montée de la pâte, dite « pâte levée », et crée la mie.

Cette fermentation, dite fermentation alcoolique, produit outre le dioxyde de carbone, de l'éthanol, qui est vaporisé lors de la cuisson. Sans ajout de levain ou levure, le pain est dit « azyme ».

Le pain que nous consommons aujourd’hui résulte d’un long cheminement agricole, technologique et gastronomique.

L’histoire du pain commence dès le Paléolithique supérieur. Des traces de pain sans levain ont été trouvées sur plusieurs sites datant de 30 000 av. J.-C. : des grains d'amidon provenant de rhizome de roseau à massette et de fougères ont été identifiés sur des pierres assimilées à des pilons et des mortiers. Ces rhizomes étant toxiques, l'étude suggère que ces racines étaient pelées, broyées, puis cuites1.

Avec le début de l’agriculture en 8000 av. J.-C. dans la région du Croissant fertile, la source d'amidon provient essentiellement de grains de céréales. Au cours de l’Antiquité avec l’avènement des civilisations méditerranéennes (sumérienne, égyptienne, grecque et romaine), l'histoire du pain devient intimement mêlée à l'évolution des outils, comme la meule à grains.

Égypte
On attribue généralement l'invention du pain à levain aux Égyptiens alors que des siècles plus tard les Romains se nourrissaient encore de bouillie2. Grands observateurs de la nature, les Égyptiens avaient compris qu'ils pouvaient fabriquer du pain en mélangeant du grain écrasé ou moulu à l'eau du Nil, particulièrement riche en limons, ceux-ci renfermant des agents de fermentation utilisés encore trois millénaires plus tard. Cette découverte - laisser la pâte en attente, livrée à l'action des germes, puis oser la cuire - donna aux habitants de la vallée du Nil un ascendant considérable sur les peuples mangeurs de bouillie et de galette (Florence Quentin2, 2010).

Les vestiges les plus reculés de pain remontent à l'époque prédynastique. Tout au long de l'histoire, les anciens Égyptiens ont placé des provisions dans les tombes pour assurer au mort sa subsistance dans l'au-delà. Les nécropoles de l'époque gerzéenne (-3650, -3400) ont conservé des restes de pain levé (Peters-Destéract3, 2005). Un repas funéraire, bien conservé dans la tombe Saqqarah 3477 de la deuxième dynastie (-2850, -2647), contenait une miche de pain triangulaire faite de blé emmer4. Dans la tombe de Kha, à Deir el-Médineh (XVIIIe dynastie, -1550, -1292), on a trouvé un échantillonnage presque complet des pains utilisés à l'époque. « Ils sont de forme ovale, rebondis, à la croute luisante comme s'ils étaient sortis hier du four... Sont présents ceux de forme circulaire plus ou moins aplatis comme les pains actuellement en usage en Égypte et d'autres formes variées imitant aussi des éventails, des vases et des animaux comme le petit pain représentant une gazelle les pattes liées »N 1.

Si ces vestiges sont des témoignages directs précieux du savoir-faire égyptien, les bas reliefs et les fresques nous apprennent beaucoup plus sur les techniques de broyage du grain, du tamisage, de la préparation de la pâte au levain et de sa cuisson3. Par exemple, la légende d'une scène de boulangerie appartenant à un mastaba de Giza dans laquelle la boulangère interpelle son compagnon, préposé au chauffage des fours, en ces mots « Fais que ça chauffe bien, car la pâte a reçu le heza ». Il semble que heza après s'être appliqué au levain ait désigné par la suite la pâte levée.

Mésopotamie
En Mésopotamie, les galettes d'une pâte non levée sont cuites en les appliquant sur les parois brûlantes du four. L'épopée de Gilgamesh évoque la figure du boulanger qui pétrit pour la déesse « le pain cuit cuit sous la cendre ». Le pain au levain ne fait son apparition qu'au cours du premier millénaire avant notre ère5. Sa préparation plus longue et plus délicate en fait un mets réservé pour certaines occasions.

Les Sumériens consommaient une variété impressionnante de biscuits (ni.har.ra) et de galettes, à base de pâte à pain levé. Prêtresses et scribes faisaient des libations et des sacrifices en offrant du pain à la divinité6. Plus de 200 variétés de « pains » ont été enregistrées dans un recueil de tablettes (Benno Lansberger) - selon les farines, les modes de pétrissage, les ingrédients (avec pistaches et figues sèches, raisins secs etc.) cuissons et présentations.

Grèce
Les Grecs développent le métier de boulanger et confectionnent plus de 70 variétés de pain, en utilisant pour faire lever la pâte des levures issues du vin et conservées en petites amphores. Vers le début du ve siècle av. J.-C., ils inventent le moulin à trémie d'Olynthe qui soulage le travail des meuniers.

Article détaillé : Industrie du grain en Grèce antique.
Selon les époques, le pain de froment est réservé ou non aux jours de fêtes.

Article détaillé : Alimentation en Grèce antique#Pain.
Rome
Article détaillé : Pain sous la Rome antique.

Pain de Pompéi.
Pour les Romains aussi, le pain est, avec la bouillie de céréales, l'aliment de base. Ils reprennent le mode de fabrication grec à base de levure provenant de moût de vendange et améliorent le pétrissage. Pour faire croire aux Gaulois assiégeant la ville qu'ils ne pourraient la réduire par la famine, les Romains jettent du pain sur les assiégeants.

Ils créent à Rome, sous Trajan, un collège de meuniers-boulangers et à divers endroits de grandes meuneries-boulangeries. Les plus riches mangent des pains de farine blanche en forme de lyres, d'oiseaux, d'étoiles ou d'anneaux entrelacés, les pauvres un pain de farine et de son, ou du pain d'orge. Le pain, à certaines époques, est distribué gratuitement à la population pauvre de Rome pour éviter les émeutes.

Les pains entiers retrouvés à Pompéi sont entaillés en rayons selon l'habitude grecque, ce qui permet un partage aisé.

Pline l'Ancien écrit que les Gaulois ajoutent à la pâte l'écume de boissons céréalières, et que leur pain, plus léger, est fort apprécié. Sous le règne d'Auguste, on compte 329 boulangeries à Rome.

Le pain prend ensuite un caractère sacré avec l'expansion du christianisme. Il restera pendant longtemps l'aliment de base des pauvres. Le pain est alors composé d'un mélange de méteil, d'orge et d'épeautre.

La panification recule pendant les invasions normandes, notamment à cause du non-entretien ou de la destruction des moulins à eau gallo-romains. En l'an mille, le feu de Saint-Antoine fait des ravages. À partir de 1050, les paysans sont soumis à l'impôt du ban, moulent leur farine au moulin banal et cuisent le pain dans le four banal tenu par le fournier. Les églises doivent aussi un impôt constitué d'un pain et d'une mesure de vin, le « droit du pain de chapitre », au seigneur du fief sur lequel elles sont bâties. Dans les villes, les talmeliers s'occupent de toute la filière de fabrication, depuis l'achat des céréales jusqu'à la vente à l'ouvroir (fenêtre-comptoir de la boutique représentée ci-contre). Mais un four banal, selon la taille de la population qu'il dessert, peut employer jusqu'à trois personnes : le fournier, chargé d'allumer le four et d'enfourner les pâtes ; le poustier, chargé d'aller chercher les pâtes et de ramener les pains cuits ; et le lenandier, chargé de l'approvisionnement en bois.

La place du pain dans l'alimentation prend encore plus d'importance et sa qualité, son prix, son contrôle et la répression des fraudes sont soumis à de multiples règles édictées par l'État. La profession de boulanger est surveillée. Il leur est interdit de vendre du pain rassis, brûlé, trop petit ou entamé par les souris. Les riches ont droit au pain de froment, tandis que les pauvres se contentent de pain noir, souvent moisi et cause du « mal des ardents », maladie provoquée par l'ergot de seigle.

Le pain sert d'aliment mais aussi d'assiette pour les gens riches ; on le nomme dans ce cas « tranchoir » ou « tailloir ». Imbibé de sauce, le tranchoir finit par être mangé lui-même ou est donné aux pauvres.

Dans les abbayes, certains laïcs présentés par des empereurs, rois ou seigneurs, ont droit au logement, au vêtement et à la nourriture d'un frère convers, le « pain d'abbaye ». Lorsque les récoltes sont insuffisantes, les pauvres se nourrissent avec du « pain de disette », fade et gris à cause de la prédominance de méteil ou farine de seigle, ou du « pain de famine » noir fait de paille, d'argile, d'écorce d'arbre ou de farine de gland8. Le « pain de fougère9 », un des pains de disette, est utilisé en France jusqu'au xixe siècle10.

Dès la Renaissance, le développement des sciences profite à la technologie meunière et boulangère : les premiers travaux scientifiques applicables à la levure bénéficient de l’invention du microscope par le Hollandais Antonie van Leeuwenhoek (1677) ; la fermentation par la levure de bière se développe ; le pain se diversifie et les pains grossiers (de pois, de fèves ou de glands) n’apparaissent plus qu’en période de disette.

La France du xvie siècle connaît une pénurie en farine aggravée car la deuxième mouture des sons est interdite, les médecins la jugeant impropre à la consommation. En Principauté de Liège nait l'habitude de donner au nécessiteux des méreaux, ou jetons alimentaires, donnant généralement droit à du pain.

En 1793, la banalité (taxation) des moulins et des fours est abolie en France.

Au xixe siècle, les pétrins mécaniques apparaissent et les machines à mouture se perfectionnent. La farine blanche produite sera alors dépourvue du germe et de l'écorce (ou son). Cette farine blanche est appauvrie en fibres, vitamines et minéraux, mais se conserve mieux.

En 1838 (ou 1839), August Zang, un officier autrichien, commence à produire avec succès à Paris les petits pains à la fine croûte dorée que fabriquent les Autrichiens avec un ensemencement à la levure de bière. Le règne de la viennoiserie commence.

À Paris, la première boulangerie industrielle est créée en 1836. La même décennie voit également l'apparition de la baguette. La consommation de pain frais se démocratise alors que le peuple avait l'habitude de manger jusque-là du pain rassis12.

En 1860, Louis Pasteur identifie la levure comme le micro-organisme responsable de la fermentation alcoolique, et montre qu’elle peut vivre aussi bien en présence qu’en l’absence d’oxygène. Elle se multiplie dans le premier cas et réalise une fermentation dans le second. Les levures de distillerie d’alcool de céréales remplacent les levures de bière. À partir de 1867, la fabrication industrielle de la levure se développe.

Lors de la Première Guerre mondiale, les « pains noirs » et pains de guerre (longue conservation) sont utilisés par les armées et sur le front. Ces pains se conservaient bien.

En France, Charles Heudebert invente un pain longue conservation en 1903, dont la recette servira durant la guerre. Les civils sont rationnés et doivent acheter le pain ou la farine avec des tickets de rationnement.

Au xxe siècle, la mécanisation des opérations de panification s’accentue. Les fermentations sont de mieux en mieux maîtrisées, soutenues notamment par une recherche active qui touche une meilleure connaissance du métabolisme des levures, la sélection des souches et l’amélioration des techniques de leur fabrication. Cependant, la qualité du pain consommé quotidiennement a, en moyenne, beaucoup diminué au cours de l'époque moderne. La plupart des boulangeries ne proposent plus que du pain de qualité industrielle. Pour le philosophe Guy Debord, le « vrai pain » a disparu, et a été remplacé dans les boulangeries par une imitation de pain :


Baguettes de pain
« Dans la période qui précéda immédiatement la Révolution de 1789, on se souvient combien d’émeutes populaires ont été déchaînées par suite de tentatives alors modérées de falsification du pain, et combien de hardis expérimentateurs ont été traînés tout de suite à la lanterne avant d’avoir pu expliquer leurs raisons, sûrement très fortes. À cette époque, et pendant tout le xixe siècle, la falsification, marginale et artisanale, était pratiquée au niveau du détaillant : elle n’était pas encore remontée à la source même de la fabrication des aliments, comme elle allait le faire, avec tous les moyens de l’industrie moderne, à partir de la guerre de 1914, qui devait enfanter l’ersatz. Mais elle suscitait une juste colère. Autre temps, autres mœurs ; ou, pour le mieux dire, les bénéfices que la société de classes tire de son lourd équipement spectaculaire, en appareillage et en personnel, paient largement les frais inévitables pour accompagner l’ersatz de son indispensable complément, le bourrage de crânes. C’est ainsi que lorsqu’on a vu, il y a bientôt dix ans, le pain disparaître en France, presque partout remplacé par un pseudo-pain (farines non-panifiables, levures chimiques, fours électriques), non seulement cet événement traumatisant n’a pas déclenché quelque mouvement de protestation et de défense comme il s’en est récemment produit un en faveur de l’école dite libre, mais littéralement personne n’en a parlé. »

— Guy Debord, Encyclopédie des nuisances, tome I, fascicule 5, 1985
Le pain blanc n'est plus un sucre lent, mais bel et bien un sucre rapide, avec un index glycémique élevé, qui provoque une forte décharge d'insuline et une hypoglycémie réactionnelle.
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MessageSujet: Re: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Ven 23 Sep à 9:26

23 Σεπτεμβρίου 2016

Όπως κάθε χρόνο έτσι και φέτος σας περιμένουμε όλους στη Βραδιά του Ερευνητή, στις 30 Σεπτεμβρίου, για να ανακαλύψετε τι μπορεί να κάνει η επιστήμη και η έρευνα για ένα καλύτερο μέλλον.

H Βραδιά του Ερευνητή, η μεγαλύτερη γιορτή για την επιστήμη και την έρευνα που διοργανώνεται κάθε χρόνο σε περισσότερες από 300 πόλεις σε όλη την Ευρώπη, κλείνει φέτος τα 11 της χρόνια. Στην Ελλάδα διοργανώνονται εκδηλώσεις σε δέκα πόλεις από δύο επιστημονικές κοινοπραξίες:

Η κοινοπραξία RENA οργανώνει βραδιές στις πόλεις: Αθήνα (ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος) – Κόρινθος – Πύλος – Ξάνθη – Ηράκλειο (Θαλασσόκοσμος)
Η κοινοπραξία IRENE οργανώνει βραδιές στις πόλεις: Αθήνα (ΕΜΠ) – Θεσσαλονίκη – Λάρισα – Πάτρα – Ηράκλειο (ΙΤΕ) – Ρέθυμνο (ΙΤΕ)

Μέσα από παρουσιάσεις, πειράματα, δρώμενα ειδικά σχεδιασμένα για μαθητές, εργαστήρια για εκπαιδευτικούς, διαγωνισμούς και ποικίλες πρωτότυπες εκδηλώσεις, η έρευνα ανοίγει τις πόρτες της στον χώρο της εκπαίδευσης αλλά και στο ευρύτερο κοινό, δίνοντας του την ευκαιρία μιας άμεσης προσέγγισης με τους ανθρώπους της επιστήμης.

Πριν την κεντρική εκδήλωση, έξι μικρότερες εκδηλώσεις θα προηγηθούν για την καλύτερη γνωριμία του κοινού με τους στόχους και τους επιστημονικούς φορείς της διοργάνωσης: το ΕΚΕΦΕ «Δημόκριτος», το Εθνικό Αστεροσκοπείο Αθηνών, το Ερευνητικό Κέντρο «Αθηνά», το Εθνικό Ίδρυμα Ερευνών, το Ινστιτούτο Παστέρ και το ΕΛΚΕΘΕ στην Ανάβυσσο!

Συγκεκριμένα στην Αθήνα στο ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος (Αγία Παρασκευή), στην Αίθουσα Θέμις Παραδέλλης (Κτήριο 6) 1ος όροφος, από τις έξι το απόγευμα μέχρι τα μεσάνυχτα, το κοινό θα έχει την ευκαιρία να γνωρίσει από κοντά τους ερευνητές, να ενημερωθεί για το ερευνητικό έργο τους, να πάρει μία γεύση από την καθημερινότητά τους και να χαρεί τη μαγεία των επιστημών. Το παρών θα δώσει και φέτος ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος, ESA, με μια ποικιλία δράσεων και παρουσιάσεων. Πληροφορίες ΕΔΩ.

Στον καταπράσινο εξωτερικό χώρο του Δημόκριτου, ανάμεσα στα δέντρα, αλλά και σε κατάλληλα διαμορφωμένες αίθουσες, θα έχουν στηθεί πειραματικές επιδείξεις και διαδραστικά παιχνίδια από τα μεγαλύτερα ερευνητικά κέντρα και φορείς της χώρας για μικρούς και μεγάλους

Μέσα από παρουσιάσεις, πειράματα, συζητήσεις, προβολές, παιχνίδια, ειδικά σχεδιασμένα για το ευρύ κοινό, παιδιά και γονείς έρχονται σε επαφή με τον άγνωστο κόσμο του ερευνητή, τον τρόπο δουλειάς του και τους χώρους που κινείται.

Ποιος είναι ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος;

Η Δρ. Γεωργία Δοξάνη, ειδική σε θέματα τηλεπισκόπησης και ερευνήτρια στο Επίγειο Τμήμα Λειτουργίας των Αποστολών στον τομέα προγραμμάτων Παρατήρησης της Γης στο ESRIN, ESA, θα παρουσιάσει στο κοινό τον Οργανισμό και τις δραστηριότητες του.

Η ομιλία θα πραγματοποιηθεί στο κεντρικό αμφιθέατρο με τίτλο: «Ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος: Επιτεύγματα και Προοπτικές».
Μαθαίνοντας για την παρατήρηση της Γης

Ο δικός μας πλανήτης

Ο πλανήτης μας, η Γη, είναι μοναδικός στο ηλιακό μας σύστημα, καθώς σφύζει από ζωή και είναι γεμάτος θαυμάσια τοπία. Είναι άλλωστε και το δικό μας σπίτι. Παρατηρώντας τον με μια διαφορετική ματιά, μέσα από μια πληθώρα δορυφόρων μπορούμε να τον προστατεύσουμε, να βοηθήσουμε στη τη διατήρηση της μοναδικότητας του αλλά και να διευκολύνουμε πολλές καθημερινές μας δραστηριότητες. Μέσα από το παιχνίδι με τις εικόνες της Γης από το διάστημα, θα ανακαλύψετε παρέα με τους ερευνητές μας, τη σημασία παρατήρησης της Γης από τους διάφορους δορυφόρους.

Ταξίδι στον Κόκκινο Πλανήτη

Επίσης,στο φετινό μας ταξίδι θα πατήσουμε στον Άρη, ακολουθώντας την φιλόδοξη αποστολή ExoMars, η οποία θα εξερευνήσει την ύπαρξη ζωής στον κόκκινο πλανήτη.

Το κοινό μέσα στην Αίθουσα παρακολουθεί τις παρουσιάσεις της ESA

Μαγειρεύοντας έναν ... κομήτη

Έπειτα οι μικροί μας φίλοι θα γίνουν για λίγο διαστημικοί μάγειρες, μαγειρεύοντας με απλά υλικά έναν κομήτη, ενώ παράλληλα θα ακούσουν την συναρπαστική ιστορία της Rosetta και των κατορθωμάτων αυτής και του μικρού ρομπότ που προσεδαφίστηκε στον κομήτη 67P, Philae.

Μία βόλτα στον Διαστημικό Σταθμό

Θα πάμε, επίσης, μια βόλτα από το διαστημικό σταθμό, για να παρατηρήσουμε την έρευνα και την ζωή των αστροναυτών εκεί και θα γνωρίσουμε πώς δουλεύουν οι αστροναύτες σε συνθήκες έλλειψης βαρύτητας τόσο μακριά από το σπίτι μας, τη Γη.

Το πρόγραμμα της εκδήλωσης έχει ως ακολούθως:

17:30-18:00 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

18:15-18:45 "Η Γη από το διάστημα" Διαδραστικό παιχνίδι (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

19:00-19:20 "ExoMars - Προς Αναζήτηση Ζωής στον Κόκκινο Πλανήτη" παρουσίαση (διάρκεια 20min)

19:30-19:50 "Μαγειρεύοντας έναν κομήτη" παρουσίαση/εργαστήριο (διάρκεια 20min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

20:00-20:20 "Μαγειρεύοντας έναν κομήτη" παρουσίαση/εργαστήριο (διάρκεια 20min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

20:30-20:50 "ExoMars - Προς Αναζήτηση Ζωής στον Κόκκινο Πλανήτη" παρουσίαση (διάρκεια 20min)

21:00-21:30 "Η Γη από το διάστημα" Διαδραστικό παιχνίδι (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

21:45-22:15 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

22:30-23:00 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

*μπορεί να γίνουν μικρές αλλαγές στο πρόγραμμα. Μπορείτε να ενημερώνεστε απευθείας από την ιστοσελίδα των διοργανωτών.

** Για τις προκρατήσεις και οποιαδήποτε άλλες πληροφορίες, μπορείτε να απευθυνθείτε στο τμήμα Οργάνωσης και Παραγωγικότητας του ΕΚΕΦΕ «ΔΗΜΟΚΡΙΤΟΣ» , e-mail : communications@central.demokritos.gr, τηλ. 210-650 3079, 210-650 3015, 210-650 3002.

Σας περιμένουμε όλους για μια υπέροχη Βραδιά του Ερευνητή, γεμάτη εκπληκτικές εικόνες, συναρπαστικές περιγραφές και πολλή διαστημική επιστήμη!

Ακολουθήστε μας στο Twitter @ESA_Hellas για όλες τις τελευταίες ενημερώσεις στο πρόγραμμα αλλά και εξελίξεις ζωντανά κατά τη διάρκεια της Βραδιάς. Μπορείτε κι εσείς να συμμετέχετε κάνοντας tweet στο hashtag #rengreece.

Σημείωση: Οι πολίτες με τις οικογένειες και τα παιδιά τους θα μπορούν να επισκέπονται μεμονωμένα το ΕΚΕΦΕ «ΔΗΜΟΚΡΙΤΟΣ» στις 30 Σεπτεμβρίου από τις 18.00 έως τα μεσάνυχτα. Απαραίτητη προϋπόθεση είναι να κάνουν εγγραφή μέσω της φόρμας ΕΔΩ, αν επιθυμούν ξενάγηση στα εργαστήρια.
Για τις υπόλοιπες δραστηριότητες που θα λάβουν χώρα, δεν χρειάζεται εγγραφή.

Σημαντικές πληροφορίες

Χώρος Διεξαγωγής: ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος (Αγία Παρασκευή), Αίθουσα Θέμις Παραδέλλης (Κτήριο 6) 1ος όροφος

Ώρα: 18:00 - 00:00

Είσοδος: Ελεύθερη για όλους

Ενημέρωση μέσω της ιστοσελίδας Βραδιά του Ερευνητή και στο www.facebook.com/rengreece
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MessageSujet: Re: La République de l'Algérie, les Berbères et l'Atlas   Jeu 12 Jan à 8:19

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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