Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Lia Fàil, Y'becca, L'oreiller de Jacob et Pierre de Tanist.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Lia Fàil, Y'becca, L'oreiller de Jacob et Pierre de Tanist.   Sam 4 Aoû à 3:55

The Royal Family Compte certifié @RoyalFamily 3 août
King George V inspects the Guard of Honour at the opening of Australia House - which took place #OTD in 1918.
@AusHouseLondon is Australia's first diplomatic mission & the longest continuously occupied diplomatic mission in the UK.

Happy Birthday to HRH The Duchess of Sussex! #HappyBirthdayHRH

100 years later @AusHouseLondon hosted the Commonwealth
Fashion Exchange Exhibition following a reception at Buckingham Palace.

The fashion exchange showcased creative talent from across the 53 Commonwealth
Countries ahead of #CHOGM2018:
https://www.royal.uk/duchess-cambridge-and-countess-wessex-host-commonwealth-fashion-exchange-reception

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 24 min il y a 24 minutes
En réponse à @RoyalFamily @AusHouseLondon
DIEU. SOUVERAIN DE GRANDE-BRETAGNE DOIT ÊTRE COURONNÉ ROI D’ÉCOSSE
AVANT DE REVENDIQUER LA GRANDE-BRETAGNE.
CETTE CÉRÉMONIE SERAI LA TENUE DE DEUIL BLANC EN HOMMAGE
POUR LA SOUVERAINE MARIE STUART DE LA PART DU FUTUR GARDIEN DE LA BRETAGNE.
https://www.poesie-francaise.fr/alphonse-de-lamartine/poeme-dieu.php
Y'BECCA.
TAY

Pink Floyd - Another Brick In The WalL.
https://www.youtube.com/watch?v=YR5ApYxkU-U
Oui, mon âme se plaît à secouer ses chaînes :
Déposant le fardeau des misères humaines,
Laissant errer mes sens dans ce monde des corps,
Au monde des esprits je monte sans efforts.
Alphonse de Lamartine, Dieu.
TAY

SENS DE DIEU ET ÉTHIQUE DE LA LAÏCITÉ.
DROITS DES MOTS :
LA RÉPUBLIQUE EST LE PRINCIPE DU PEUPLE LE DÉBAT EST LE TERME DE LA DÉMOCRATIE.
LA CONSCIENCE EST UN LIBRE ARBITRE.
LA LIBERTÉ N'A PAS DE COULEUR ET D’ÉTIQUETTE.
Y'BECCA.
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY La chouette effraie


Titre : Dieu
Poète : Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Recueil : Méditations poétiques (1820).

(À M. de la Mennais)

Oui, mon âme se plaît à secouer ses chaînes :
Déposant le fardeau des misères humaines,
Laissant errer mes sens dans ce monde des corps,
Au monde des esprits je monte sans efforts.
Là, foulant à mes pieds cet univers visible,
Je plane en liberté dans les champs du possible,
Mon âme est à l'étroit dans sa vaste prison :

Il me faut un séjour qui n'ait pas d'horizon.
Comme une goutte d'eau dans l'Océan versée,
L'infini dans son sein absorbe ma pensée ;
Là, reine de l'espace et de l'éternité,
Elle ose mesurer le temps, l'immensité,
Aborder le néant, parcourir l'existence,
Et concevoir de Dieu l'inconcevable essence.
Mais sitôt que je veux peindre ce que je sens,
Toute parole expire en efforts impuissants.
Mon âme croit parler, ma langue embarrassée
Frappe l'air de vingt sons, ombre de ma pensée.
Dieu fit pour les esprits deux langages divers :
En sons articulés l'un vole dans les airs ;
Ce langage borné s'apprend parmi les hommes,
Il suffit aux besoins de l'exil où nous sommes,
Et, suivant des mortels les destins inconstants
Change avec les climats ou passe avec les temps.
L'autre, éternel, sublime, universel, immense,
Est le langage inné de toute intelligence :
Ce n'est point un son mort dans les airs répandu,
C'est un verbe vivant dans le coeur entendu ;
On l'entend, on l'explique, on le parle avec l'âme ;
Ce langage senti touche, illumine, enflamme ;
De ce que l'âme éprouve interprètes brûlants,
Il n'a que des soupirs, des ardeurs, des élans ;
C'est la langue du ciel que parle la prière,
Et que le tendre amour comprend seul sur la terre.
Aux pures régions où j'aime à m'envoler,
L'enthousiasme aussi vient me la révéler.
Lui seul est mon flambeau dans cette nuit profonde,
Et mieux que la raison il m'explique le monde.
Viens donc ! Il est mon guide, et je veux t'en servir.
A ses ailes de feu, viens, laisse-toi ravir !
Déjà l'ombre du monde à nos regards s'efface,
Nous échappons au temps, nous franchissons l'espace.
Et dans l'ordre éternel de la réalité,
Nous voilà face à face avec la vérité !
Cet astre universel, sans déclin, sans aurore,
C'est Dieu, c'est ce grand tout, qui soi-même s'adore !
Il est ; tout est en lui : l'immensité, les temps,
De son être infini sont les purs éléments ;
L'espace est son séjour, l'éternité son âge ;
Le jour est son regard, le monde est son image ;
Tout l'univers subsiste à l'ombre de sa main ;
L'être à flots éternels découlant de son sein,
Comme un fleuve nourri par cette source immense,
S'en échappe, et revient finir où tout commence.
Sans bornes comme lui ses ouvrages parfaits
Bénissent en naissant la main qui les a faits !
Il peuple l'infini chaque fois qu'il respire ;
Pour lui, vouloir c'est faire, exister c'est produire !
Tirant tout de soi seul, rapportant tout à soi,
Sa volonté suprême est sa suprême loi !
Mais cette volonté, sans ombre et sans faiblesse,
Est à la fois puissance, ordre, équité, sagesse.
Sur tout ce qui peut être il l'exerce à son gré ;
Le néant jusqu'à lui s'élève par degré :
Intelligence, amour, force, beauté, jeunesse,
Sans s'épuiser jamais, il peut donner sans cesse,
Et comblant le néant de ses dons précieux,
Des derniers rangs de l'être il peut tirer des dieux !
Mais ces dieux de sa main, ces fils de sa puissance,
Mesurent d'eux à lui l'éternelle distance,
Tendant par leur nature à l'être qui les fit ;
Il est leur fin à tous, et lui seul se suffit !
Voilà, voilà le Dieu que tout esprit adore,
Qu'Abraham a servi, que rêvait Pythagore,
Que Socrate annonçait, qu'entrevoyait Platon ;
Ce Dieu que l'univers révèle à la raison,
Que la justice attend, que l'infortune espère,
Et que le Christ enfin vint montrer à la terre !
Ce n'est plus là ce Dieu par l'homme fabriqué,
Ce Dieu par l'imposture à l'erreur expliqué,
Ce Dieu défiguré par la main des faux prêtres,
Qu'adoraient en tremblant nos crédules ancêtres.
Il est seul, il est un, il est juste, il est bon ;
La terre voit son oeuvre, et le ciel sait son nom !
Heureux qui le connaît ! plus heureux qui l'adore !
Qui, tandis que le monde ou l'outrage ou l'ignore,
Seul, aux rayons pieux des lampes de la nuit,
S'élève au sanctuaire où la foi l'introduit
Et, consumé d'amour et de reconnaissance,
Brûle comme l'encens son âme en sa présence !
Mais pour monter à lui notre esprit abattu
Doit emprunter d'en haut sa force et sa vertu.
Il faut voler au ciel sur des ailes de flamme :
Le désir et l'amour sont les ailes de l'âme.
Ah ! que ne suis-je né dans l'âge où les humains,
Jeunes, à peine encore échappés de ses mains,
Près de Dieu par le temps, plus près par l'innocence,
Conversaient avec lui, marchaient en sa présence ?
Que n'ai-je vu le monde à son premier soleil ?
Que n'ai-je entendu l'homme à son premier réveil ?
Tout lui parlait de toi, tu lui parlais toi-même ;
L'univers respirait ta majesté suprême ;
La nature, sortant des mains du Créateur,
Etalait en tous sens le nom de son auteur ;
Ce nom, caché depuis sous la rouille des âges,
En traits plus éclatants brillait sur tes Ouvrages ;
L'homme dans le passé ne remontait qu'à toi ;
Il invoquait son père, et tu disais : C'est moi.
Longtemps comme un enfant ta voix daigna l'instruire,
Et par la main longtemps tu voulus le conduire.
Que de fois dans ta gloire à lui tu t'es montré,
Aux vallons de Sennar, aux chênes de Membré,
Dans le buisson d'Horeb, ou sur l'auguste cime
Où Moïse aux Hébreux dictait sa loi sublime !
Ces enfants de Jacob, premiers-nés des humains,
Reçurent quarante ans la manne de tes mains
Tu frappais leur esprit par tes vivants oracles !
Tu parlais à leurs yeux par la voix des miracles !
Et lorsqu'ils t'oubliaient, tes anges descendus
Rappelaient ta mémoire à leurs coeurs éperdus !
Mais enfin, comme un fleuve éloigné de sa source,
Ce souvenir si pur s'altéra dans sa course !
De cet astre vieilli la sombre nuit des temps
Eclipsa par degrés les rayons éclatants ;
Tu cessas de parler ; l'oubli, la main des âges,
Usèrent ce grand nom empreint dans tes ouvrages ;
Les siècles en passant firent pâlir la foi ;
L'homme plaça le doute entre le monde et toi.
Oui, ce monde, Seigneur, est vieilli pour ta gloire ;
Il a perdu ton nom, ta trace et ta mémoire
Et pour les retrouver il nous faut, dans son cours,
Remonter flots à flots le long fleuve des jours !
Nature ! firmament ! l'oeil en vain vous contemple ;
Hélas ! sans voir le Dieu, l'homme admire le temple,
Il voit, il suit en vain, dans les déserts des cieux,
De leurs mille soleils le cours mystérieux !
Il ne reconnaît plus la main qui les dirige !
Un prodige éternel cesse d'être un prodige !
Comme ils brillaient hier, ils brilleront demain !
Qui sait où commença leur glorieux chemin ?
Qui sait si ce flambeau, qui luit et qui féconde,
Une première fois s'est levé sur le monde ?
Nos pères n'ont point vu briller son premier tour
Et les jours éternels n'ont point de premier jour.
Sur le monde moral, en vain ta providence,
Dans ces grands changements révèle ta présence !
C'est en vain qu'en tes jeux l'empire des humains
Passe d'un sceptre à l'autre, errant de mains en mains ;
Nos yeux accoutumés à sa vicissitude
Se sont fait de ta gloire une froide habitude ;
Les siècles ont tant vu de ces grands coups du sort :
Le spectacle est usé, l'homme engourdi s'endort.
Réveille-nous, grand Dieu ! parle et change le monde ;
Fais entendre au néant ta parole féconde.
Il est temps ! lève-toi ! sors de ce long repos ;
Tire un autre univers de cet autre chaos.
A nos yeux assoupis il faut d'autres spectacles !
A nos esprits flottants il faut d'autres miracles !
Change l'ordre des cieux qui ne nous parle plus !
Lance un nouveau soleil à nos yeux éperdus !
Détruis ce vieux palais, indigne de ta gloire ;
Viens ! montre-toi toi-même et force-nous de croire !
Mais peut-être, avant l'heure où dans les cieux déserts
Le soleil cessera d'éclairer l'univers,
De ce soleil moral la lumière éclipsée
Cessera par degrés d'éclairer la pensée ;
Et le jour qui verra ce grand flambeau détruit
Plongera l'univers dans l'éternelle nuit.
Alors tu briseras ton inutile ouvrage :
Ses débris foudroyés rediront d'âge en âge :
Seul je suis ! hors de moi rien ne peut subsister !
L'homme cessa de croire, il cessa d'exister !

LA RÉPUBLIQUE EST LE PRINCIPE DU PEUPLE LE DÉBAT EST LE TERME DE LA DÉMOCRATIE.
LA CONSCIENCE EST UN LIBRE ARBITRE.
LA LIBERTÉ N'A PAS DE COULEUR ET D’ÉTIQUETTE.
TAY

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS
4 min il y a 4 minutes
King Crimson - Larks' Tongues In Aspic Part I
https://www.youtube.com/watch?v=CVb2tnFN5AA
Robert Fripp guitar & Mellotron,
John Wetton bass & vocals,
Bill Bruford, drums & percussion,
David Cross violin, Mellotron,electric piano,
Jamie Muir percussion & allsorts.
Larks' Tongues In Aspic (1973)

Le dernier roi d'Écosse à être couronné sur la pierre de Scone fut John Balliol,
le 30 novembre 1292. Ce dernier avait dû, pour triompher de ses compétiteurs,
prêter au roi d'Angleterre Édouard Ier un serment d'allégeance
qui en faisait son suzerain. Légende de la rivière Tay.
Y

Le Lia Fàil. Il y a un doute sur l'authenticité de la pierre prise par Édouard :
on a suggéré que les moines du palais de Scone auraient caché l'originale
dans la rivière Tay ou l'auraient enterrée sur la colline Dunsiane.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_du_destin
Sean Connery, Édimbourg.
TAY

Déclaration d'Arbroath. Cette déclaration revêt la forme d'une lettre,
datée du 6 avril 1320, qui fut envoyée au Pape Jean XXII.
https://www.youtube.com/watch?v=BYOE_b4aYD0
Jacques devient roi d'Écosse, après que sa mère, Marie Ire, a été contrainte d'abdiquer
en sa faveur en 29 juillet 1567.
TAY

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 24 min il y a 24 minutes
En réponse à @RoyalFamily @AusHouseLondon
DIEU. SOUVERAIN DE GRANDE-BRETAGNE DOIT ÊTRE COURONNÉ ROI D’ÉCOSSE
AVANT DE REVENDIQUER LA GRANDE-BRETAGNE.
CETTE CÉRÉMONIE SERAI LA TENUE DE DEUIL BLANC EN HOMMAGE
POUR LA SOUVERAINE MARIE STUART DE LA PART DU FUTUR GARDIEN DE LA BRETAGNE.
https://www.poesie-francaise.fr/alphonse-de-lamartine/poeme-dieu.php
Y'BECCA.
TAY

Pink Floyd - Another Brick In The WalL.
https://www.youtube.com/watch?v=YR5ApYxkU-U
Oui, mon âme se plaît à secouer ses chaînes :
Déposant le fardeau des misères humaines,
Laissant errer mes sens dans ce monde des corps,
Au monde des esprits je monte sans efforts.
Alphonse de Lamartine, Dieu.
TAY

SENS DE DIEU ET ÉTHIQUE DE LA LAÏCITÉ.
DROITS DES MOTS :
LA RÉPUBLIQUE EST LE PRINCIPE DU PEUPLE LE DÉBAT EST LE TERME DE LA DÉMOCRATIE.
LA CONSCIENCE EST UN LIBRE ARBITRE.
LA LIBERTÉ N'A PAS DE COULEUR ET D’ÉTIQUETTE.
Y'BECCA.
CITOYEN TIGNARD YANIS

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MOSAÏQUE ET
SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Lia Fàil, Y'becca, L'oreiller de Jacob et Pierre de Tanist.   Sam 4 Aoû à 3:57

Le château d’Édimbourg est une ancienne forteresse sur un rocher d’origine volcanique dans le centre de la ville d’Édimbourg. Il a été utilisé dans un but militaire depuis près de 3000 ans et n’a été transféré à un usage civil que récemment. Il se trouve au sommet de la rue High Street, aussi appelée le Royal Mile. Le Palais de Holyrood s’étend au bas.


Titre : Désir
Poète : Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830).

Ah ! si j'avais des paroles,
Des images, des symboles,
Pour peindre ce que je sens !
Si ma langue, embarrassée
Pour révéler ma pensée,
Pouvait créer des accents !

Loi sainte et mystérieuse !
Une âme mélodieuse
Anime tout l'univers ;
Chaque être a son harmonie,
Chaque étoile son génie,
Chaque élément ses concerts.

Ils n'ont qu'une voix, mais pure,
Forte comme la nature,
Sublime comme son Dieu ;
Et, quoique toujours la même,
Seigneur, cette voix suprême
Se fait entendre en tout lieu.

Quand les vents sifflent sur l'onde,
Quand la mer gémit ou gronde,
Quand la foudre retentit,
Tout ignorants que nous sommes,
Qui de nous, enfants des hommes,
Demande ce qu'ils ont dit ?

L'un a dit : « Magnificence ! »
L'autre : « Immensité ! puissance ! »
L'autre : « Terreur et courroux ! »
L'un a fui devant sa face,
L'autre a dit : « Son ombre passe :
Cieux et terre, taisez-vous ! »

Mais l'homme, ta créature,
Lui qui comprend la nature,
Pour parler n'a que des mots,
Des mots sans vie et sans aile,
De sa pensée immortelle
Trop périssables échos !

Son âme est comme l'orage
Qui gronde dans le nuage
Et qui ne peut éclater,
Comme la vague captive
Qui bat et blanchit sa rive
Et ne peut la surmonter.

Elle s'use et se consume
Comme un aiglon dont la plume
N'aurait pas encor grandi,
Dont l'œil aspire à sa sphère,
Et qui rampe sur la terre
Comme un reptile engourdi.

Ah ! ce qu'aux anges j'envie
N'est pas l'éternelle vie,
Ni leur glorieux destin :
C'est la lyre, c'est l'organe
Par qui même un cœur profane
Peut chanter l'hymne sans fin !

Quelque chose en moi soupire,
Aussi doux que le zéphyr
Que la nuit laisse exhaler,
Aussi sublime que l'onde,
Ou que la foudre qui gronde ;
Et mon cœur ne peut parler !

Océan, qui sur tes rives
Épands tes vagues plaintives,
Rameaux murmurants des bois,
Foudre dont la nue est pleine,
Ruisseaux à la molle haleine,
Ah ! si j'avais votre voix !

Si seulement, ô mon âme,
Ce Dieu dont l'amour t'enflamme
Comme le feu, l'aquilon,
Au zèle ardent qui t'embrase
Accordait, dans une extase,
Un mot pour dire son nom !

Son nom, tel que la nature
Sans parole le murmure,
Tel que le savent les deux ;
Ce nom que J'aurore voile,
Et dont l'étoile à l'étoile
Est l'écho mélodieux ;

Les ouragans, le tonnerre,
Les mers, les feux et la terre,
Se tairaient pour l'écouter ;
Les airs, ravis de l'entendre,
S'arrêteraient pour l'apprendre,
Les deux pour le répéter.

Ce nom seul, redit sans cesse,
Soulèverait ma tristesse
Dans ce vallon de douleurs ;
Et je dirais sans me plaindre :
« Mon dernier jour peut s'éteindre,
J'ai dit sa gloire, et je meurs ! »

VIRGULE,


Titre : À un enfant, fille du poète
Poète : Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Recueil : Méditations poétiques (1820).

Céleste fille du poète,
La vie est un hymne à deux voix.
Son front sur le tien se reflète,
Sa lyre chante sous tes doigts.

Sur tes yeux quand sa bouche pose
Le baiser calme et sans frisson,
Sur ta paupière blanche et rose
Le doux baiser à plus de son.

Dans ses bras quand il te soulève
Pour te montrer au ciel jaloux,
On croit voir son plus divin rêve
Qu'il caresse sur ses genoux !

Quand son doigt te permet de lire
Les vers qu'il vient de soupirer,
On dirait l'âme de sa lyre
Qui se penche pour l'inspirer.

Il récite ; une larme brille
Dans tes yeux attachés sur lui.
Dans cette larme de sa fille
Son cœur nage ; sa gloire a lui !

Du chant que ta bouche répète
Son cœur ému jouit deux fois.
Céleste fille du poète,
La vie est une hymne à deux voix.

et

Titre : Adieux à la mer
Poète : Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Recueil : Nouvelles méditations poétiques (1823).

Murmure autour de ma nacelle,
Douce mer dont les flots chéris,
Ainsi qu'une amante fidèle,
Jettent une plainte éternelle
Sur ces poétiques débris.

Que j'aime à flotter sur ton onde.
A l'heure où du haut du rocher
L'oranger, la vigne féconde,
Versent sur ta vague profonde
Une ombre propice au nocher !

Souvent, dans ma barque sans rame,
Me confiant à ton amour,
Comme pour assoupir mon âme,
Je ferme au branle de ta lame
Mes regards fatigués du jour.

Comme un coursier souple et docile
Dont on laisse flotter le mors,
Toujours, vers quelque frais asile,
Tu pousses ma barque fragile
Avec l'écume de tes bords.

Ah ! berce, berce, berce encore,
Berce pour la dernière fois,
Berce cet enfant qui t'adore,
Et qui depuis sa tendre aurore
N'a rêvé que l'onde et les bois !

Le Dieu qui décora le monde
De ton élément gracieux,
Afin qu'ici tout se réponde,
Fit les cieux pour briller sur l'onde,
L'onde pour réfléchir les cieux.

Aussi pur que dans ma paupière,
Le jour pénètre ton flot pur,
Et dans ta brillante carrière
Tu sembles rouler la lumière
Avec tes flots d'or et d'azur.

Aussi libre que la pensée,
Tu brises le vaisseau des rois,
Et dans ta colère insensée,
Fidèle au Dieu qui t'a lancée,
Tu ne t'arrêtes qu'à sa voix.

De l'infini sublime image,
De flots en flots l'oeil emporté
Te suit en vain de plage en plage,
L'esprit cherche en vain ton rivage,
Comme ceux de l'éternité.

Ta voix majestueuse et douce
Fait trembler l'écho de tes bords,
Ou sur l'herbe qui te repousse,
Comme le zéphyr dans la mousse,
Murmure de mourants accords.

Que je t'aime, ô vague assouplie,
Quand, sous mon timide vaisseau,
Comme un géant qui s'humilie,
Sous ce vain poids l'onde qui plie
Me creuse un liquide berceau.

Que je t'aime quand, le zéphire
Endormi dans tes antres frais,
Ton rivage semble sourire
De voir dans ton sein qu'il admire
Flotter l'ombre de ses forêts !

Que je t'aime quand sur ma poupe
Des festons de mille couleurs,
Pendant au vent qui les découpe,
Te couronnent comme une coupe
Dont les bords sont voilés de fleurs !

Qu'il est doux, quand le vent caresse
Ton sein mollement agité,
De voir, sous ma main qui la presse,
Ta vague, qui s'enfle et s'abaisse
Comme le sein de la beauté !

Viens, à ma barque fugitive
Viens donner le baiser d'adieux ;
Roule autour une voix plaintive,
Et de l'écume de ta rive
Mouille encor mon front et mes yeux.

Laisse sur ta plaine mobile
Flotter ma nacelle à son gré,
Ou sous l'antre de la sibylle,
Ou sur le tombeau de Virgile :
Chacun de tes flots m'est sacré.

Partout, sur ta rive chérie,
Où l'amour éveilla mon coeur,
Mon âme, à sa vue attendrie,
Trouve un asile, une patrie,
Et des débris de son bonheur,

Flotte au hasard : sur quelque plage
Que tu me fasses dériver,
Chaque flot m'apporte une image ;
Chaque rocher de ton rivage
Me fait souvenir ou rêver...

AINSI,

Les origines du site sont tellement anciennes et méconnues qu'il est difficile d'en établir la véritable date sans spéculation ou contradiction. Toutefois, plusieurs études archéologiques suggèrent qu'il y aurait eu une présence humaine aussi loin que l'âge du bronze. Plus concrètement, les archéologues ont trouvé des signes d'une occupation romaine, créant ainsi un lien avec la théorie de Ptolémée qui suppose que cet endroit fut le théâtre de la capitulation des Votadini face aux Romains au IIe siècle av. J.-C..

La première référence documentée connue du Château d'Édimbourg se trouve dans un livre écrit par John of Fordun au XIVe siècle, en faisant allusion à la mort du roi Malcolm III d'Écosse en 1093. C'est par contre le roi David Ier d'Écosse qui apporta les plus importants changements au château.
Histoire
Le château vu de Princes Street de nuit

Lors de la mort du roi Alexandre III d'Écosse en 1286, le trône d'Écosse redevint libre. Le roi Édouard Ier d'Angleterre s'empara du trône et envahit l'Écosse, créant ainsi la première guerre d'indépendance écossaise. La ville d'Édimbourg rendit les armes après trois jours de bombardement. À la mort du roi Édouard en 1307, le pouvoir anglais sur l'Écosse s'affaiblit considérablement. Les défenses du château furent détruites le 14 mars 1314 sur l'ordre de Robert Ier d'Écosse, à la suite d'une invasion surprise anglaise de Thomas Randolph afin d'éviter une nouvelle occupation anglaise du château.

Le roi Édouard III d'Angleterre envahit l'Écosse en 1333, marquant le début de la deuxième guerre d'indépendance de l'Écosse. Les forces anglaises ont donc fortifié le château d'Édimbourg qu'ils ont occupé jusqu'en 1341. L'ultime attaque écossaise fut menée par William Douglas. L'opération fut un succès et le château revint aux Écossais.

Le traité de Berwick conclut les deux guerres d'indépendance et donna la chance au roi David II de démarrer un vaste projet de reconstruction du château d'Édimbourg. Plusieurs séries de travaux s'échelonnèrent jusqu'au XVe siècle. À ce moment, le château vit sa fonction première lentement dériver vers un entrepôt d'armes et de matériel de guerre. Le roi Jacques IV d'Écosse fit construire le Palais de Holyrood, de l'autre côté du Royal Mile, en en faisant sa résidence principale. La tradition s'est perpétuée depuis.

À la suite des déboires de la reine Marie Ire d'Écosse en 1567, elle fut emprisonnée dans un château en dehors de la ville mais elle s'en échappa et revint à Édimbourg. Elle y fut en sécurité jusqu'à ce que le gardien du château, William Kirkcaldy, qui lui était favorable, mourut. Lorsque le nouveau gardien, James Douglas, entra en fonction en 1573, il demanda l'aide de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre pour enfin capturer la reine Marie. Le château fut donc bombardé à nouveau.[réf. nécessaire]

La majeure partie du château fut rebâtie par la suite. Peu de dommages y furent causés entre cette époque et aujourd'hui, malgré un bon nombre d'occupations. Pendant les années 1720, des constructions majeures s'ajoutèrent au château, dont les bastions Nord et Ouest. Par la suite, plusieurs autres édifices furent ajoutés à la structure pour y détenir les prisonniers de différentes guerres dans le monde, dont ceux de la Guerre de Sept Ans et de la Guerre d'indépendance des États-Unis.

En 1822, Walter Scott partit à la recherche de la Couronne Écossaise. Il ramena également les Honours of Scotland. Il les fit exposer au château en 1830. Aujourd'hui, plusieurs bureaux militaires y occupent des bureaux administratifs.

King Crimson "Ladies Of The Road" (1971.8.10) Marquee, London, UK
https://www.youtube.com/watch?v=vhRPDJWo5WY&list=PL3PhWT10BW3Uc25rc8iivdgj1smiowPeS&index=4

RAPPORT DE SENTIMENTS
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: Lia Fàil, Y'becca, L'oreiller de Jacob et Pierre de Tanist.   Sam 4 Aoû à 4:13

Camille Anastacia Kendal et Rodin. Son art de la sculpture à la fois réaliste et expressionniste est à l'Art Nouveau par son utilisation savante des courbes et des méandres. Dans sa jalousie, Rodin dressa sa famille contre elle, la terrorisa afin de mieux de l'interner.
TAY
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