Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.

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yanis la chouette



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MessageSujet: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Mer 23 Mai à 10:27

Percy Bysshe Shelley
1792 - 1822

Mort jeune, comme la plupart des poètes romantiques anglais, il mène une vie frénétique parsemée d'écrits révolutionnaires qui attirent l'attention du gouvernement et lui valent quelques ennuis. Aussi voyage-t-il beaucoup. Sa renommée se mêle à celle de son ami John Keats, mort un an seulement avant lui. En 1816, il épouse Mary Godwin, future auteure du très célèbre Frankenstein ou le Prométhée moderne. Il meurt en 1822 dans une tempête en mer avec deux livres sur lui : une tragédie d'Eschyle et un recueil de Keats.

Gordon Pacha, le Chinois.
Siège de Khartoum dura du 13 mars 1884 au 26 janvier 1885.
Dalida - Salma ya salama...
https://www.youtube.com/watch?v=Gp6hZa6JKC8
Edward Elgar : Symphony No. 1 in A-flat major, Op. 55.
https://www.youtube.com/watch?v=K4iX-KODqak
LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.
TAY

Percy Bysshe Shelley, Le coucher du soleil.

Il y avait autrefois un être dont l’existence subtile,
Telle la lumière et le vent dans un délicat nuage
Qui disparait dans le ciel brulant d’un midi bleu,
Est disputée par le génie et la mort. Personne ne connaîtra
La douceur et la joie qui lui ont fait
Perdre souffle, comme les transes de l’air d’été,
Quand, avec l’élue de son cœur, qui pour
La première fois connut la liberté d’une telle union,
Il marcha le long d’un sentier champêtre
Qui à l’est par une forêt fanée était ombragé
Mais à l’ouest était à ciel ouvert.
Le soleil était descendu, mais des lignes d’or
Pendaient des nuages cendrés, et sur les pointes
Des herbes distantes et fleurs aux têtes baissées,
Et de la barbe blanchie du vieux pissenlit,
Et, entrelacée avec les ombres du crépuscule, posées
Sur l’épaisse forêt brune – et à l’est
Une large et brûlante lune se leva tranquillement
Entre les tronc noirs des arbres serrés,
Tandis que de faibles étoiles en haut se rassemblaient.
« N’est-ce pas étrange, Isabel », dit le jeune,
« que je n’aie jamais vu le soleil ? Nous marcherons ici
Demain ; tu le regarderas avec moi. »

Cette nuit-là le jeune et la dame se reposèrent enlacés
Dans l’amour et le sommeil – mais lorsque vint le matin
La dame retrouva son amant mort et froid.
Que personne ne croie que Dieu par pitié eût donné
Ce coup. La dame n’en mourut pas, ni n’en perdit raison,
Mais année après année survécut – en vérité je crois
Que sa gentillesse, patience et tristes sourires,
Et qu’elle ne mourût pas, mais vécut pour soigner
Son vieux père, étaient une sorte de folie,
Si la folie est d’être différente du monde.
Que de la voir était de lire son histoire
Tissée par un quelconque barde subtile pour faire fondre
Les cœurs durs par une peine emmenant la sagesse ;
Ses yeux étaient noirs, sans éclat et blêmes :
Ses cils étaient usés par les larmes,
Ses lèvres et ses joues étaient des choses inanimées – si pâles ;
Et ses mains étaient minces, et leurs veines errantes et
Faibles jointures laissaient transparaître
La lumière vermeille du jour. Le tombeau de ta propre dépouille,
Habité nuit et jour d’un fantôme contrarié,
Est tout, enfant perdu, ce qui reste de toi !

« Sois l’héritier de plus que la terre ne peut donner,
Calme sans passion et silence irréprochable,
Là où le mort trouve, oh, non pas le sommeil ! mais le
Repos, et sont ces choses imperturbables,...
Ou vis, ou tombe dans les mers profondes de l’Amour ;
Ah, tout comme la tienne, mon épitaphe est – Paix ! »
Ce fut le seul soupir qu’elle eût fait.



Hellas, poème de Percy Bysshe Shelley (1792 - 1822), anglais et traduit en français.

The world's great age begins anew,
The golden years return,
The earth doth like a snake renew
Her winter weeds outworn;
Heaven smiles, and faiths and empires gleam
Like wrecks of a dissolving dream.

A brighter Hellas rears its mountains
From waves serener far;
A new Peneus rolls his fountains
Against the morning star;
Where fairer Tempes bloom, there sleep
Young Cyclads on a sunnier deep.

A loftier Argo cleaves the main,
Fraught with a later prize;
Another Orpheus sings again,
And loves, and weeps, and dies;
A new Ulysses leaves once more
Calypso for his native shore.

O write no more the tale of Troy,
If earth Death's scroll must be—
Nor mix with Laian rage the joy
Which dawns upon the free,
Although a subtler Sphinx renew
Riddles of death Thebes never knew.

Another Athens shall arise,
And to remoter time
Bequeath, like sunset to the skies,
The splendour of its prime;
And leave, if naught so bright may live,
All earth can take or Heaven can give.

Saturn and Love their long repose
Shall burst, more bright and good
Than all who fell, than One who rose,
Than many unsubdued:
Not gold, not blood, their altar dowers,
But votive tears and symbol flowers.

O cease! must hate and death return?
Cease! must men kill and die?
Cease! drain not to its dregs the urn
Of bitter prophecy!
The world is weary of the past -
O might it die or rest at last!

Hellade

L'immensurable ère du monde recommence,
L'âge d'or revient,
La terre, comme le reptile, régénère
Ses mauvaises herbes flétries de l'hiver ;
Le ciel sourit, et les croyances et empires brillent
Comme les épaves d'un rêve qui se défait.

Une plus lumineuse Hellade dresse ses montagnes
Au-dessus de paisibles vagues lointaines ;
Un nouveau Pénée ouvre ses sources
Face à l'étoile du matin ;
Là où le Tempé débouche, là reposent
Les Cyclades juvéniles sur les bas-fonds plus ensoleillés.

Un « Argo » plus altier fend le flot,
Alourdi de son dernier butin ;
Un autre Orphée chante à nouveau,
Et aime, et pleure, et meurt ;
Un nouvel Ulysse quitte, une fois de plus,
Calypso, pour son rivage natal.

Oh, ne plus composer la légende de Troie,
Si le sol de la Mort doit s'ébouler -
Ni mêler à la fureur de Laïos la joie
Qui se lève sur ce qui est libre,
Bien qu'une Sphinge, plus subtile, renouvelle
Des énigmes de mort, que Thèbes jamais ne connut.

Un autre Athènes s'élèvera,
Et pour les temps les plus lointains à venir
Elle léguera, comme le coucher du soleil pour les cieux,
La splendeur de ses prémices;
Et laissera, si rien de si brillant peut vivre,
Tout ce que la terre peut recevoir ou que le Ciel peut donner.

Saturne et Éros vont rompre
Leur long repos, plus lumineux et meilleur
Que tout ce qui a chut, et que Celui qui s'est levé,
Que beaucoup n'ont pas subjugué :
Ni or, ni sang, douaires de leur autel,
Mais des larmes votives et des fleurs de symboles.

Oh, arrêtez! La haine et la mort doivent-elles revenir ?
Arrêtez! Les hommes doivent-ils tuer et mourir?
Arrêtez! Ne videz pas, jusqu'à la lie l'urne
De l'amère prophétie !
Le monde est fourbu du passé -
Puisse-t-il mourir, ou, reposer en fin !

MOSAÏQUE DU
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Mer 23 Mai à 10:33

Mary Wollstonecraft Godwin naît au crépuscule du XVIIIe siècle, dans une Angleterre déjà sombre. Dès le départ, ça commence mal. Prémices d’une existence somme toute malheureuse et hors du temps. Sa mère, une des premières philosophes féministes britanniques, meurt onze jours après sa venue au monde. Son père, romancier et journaliste, publie alors une biographie de son épouse intitulée Mémoires de l’auteur de Défense des droits des femmes (1798). Ce témoignage d’amour n’a pas l’effet escompté sur le public. Dans son livre, il révèle l’existence de la demi-sœur de Mary, Fanny Imlay, née d’une précédente union hors-mariage. À l’époque, ce n’est pas signe de bonne conduite.

Le père de Mary la pousse à s’instruire. Il l’emmène, avec Fanny, à la bibliothèque. Lui parle politique. Lui fait l’école à la maison, où des amis intellectuels viennent régulièrement leur rendre visite. Parmi eux, le jeune Percy Bysshe Shelley.

Quand elle le rencontre à 17 ans, Percy n’est pas du genre à se laisser mettre la corde au cou. Le poète de 22 ans butine les roses anglaises comme s’il n’y avait pas de lendemain. Il tente d’embarquer Mary dans sa vision de l’amour libre, mais à vrai dire, la jeune fille ne voit que lui. Il est marié. Sa femme met au monde un fils et, deux mois plus tard, Mary accouche d’une fille. Prématurée, le bébé ne survit pas. Un an plus tard, elle a un deuxième enfant, un garçon, William. À partir de là, les choses s’accélèrent.
Suicides et succès

L’éruption d’un volcan Indonésien perturbe la météo –ce sera l’année sans été–, Mary se fait appeler «Madame Shelley» lors de ses vacances en Suisse avec Percy et son copain Lord Byron, elle commence à écrire son œuvre ultra-culte Frankenstein ou le Prométhée moderne –elle a alors 18 ans–, sa demi-sœur Fanny se suicide, la femme de Percy se suicide, Percy et elle se marient enfin sous le ciel hivernal. Nous sommes en décembre 1816.

Lorsqu’il sort en 1818, Frankenstein est d’abord publié anonymement. Le roman gothique –genre pourtant rejeté par la critique littéraire de l’époque– connaît les éloges. Deux indices laissent à penser que l’auteur, cependant, est Percy Shelley. D’abord, il en a signé la préface. Ensuite, le livre est dédié à William Godwin, qui est certes le père de Mary, mais aussi une sorte de mentor pour Percy. Une fois le pot aux roses découvert, des critiques déclarent qu’il est bien dommage qu’une femme puisse être derrière l’histoire de Frankenstein, effaçant par-là de sa plume «la douceur inhérente à son sexe». Ce qu’ils ne savent pas, c’est que peut-être seule une femme ayant perdu un enfant pouvait pousser aussi loin les thèmes de la résurrection et de l’immortalité.

La même année, le couple s’installe en Italie. Percy, hypocondriaque, n’a déjà pas la grande forme. Le soleil ausonien devrait aussi l’aider à faire oublier ses mésaventures financières et familiales laissées en Grande-Bretagne.

Les dix-huit mois qui suivent sont les plus cruels pour Mary Shelley. Elle accouche d’une fille qui meurt l’année suivante, quelques mois avant que son fils ne décède de la malaria. Elle aura un quatrième et dernier enfant, Percy Florence, en 1819, mais la romancière est trop consumée par le chagrin. Percy Bysshe fréquente d’autres femmes –ce qui fait partie du contrat de départ– mais plus irritant, il écrit des poèmes pour d’autres femmes. Il les aime de toutes les façons qu’il soit, et les maîtresses importent peu (elle devient même amie avec l’une d’entre elles, Jane Williams) mais leur mariage a connu des jours meilleurs. Percy tente de la soutenir, mais son besoin d’aventures se fait toujours sentir. En 1822, voilà qu’il décide d’acheter avec ses copains un voilier, qu’ils baptisent «Don Juan».
Calcification

Au mois de juillet 1822, il embarque avec ses amis à bord de son bateau, direction la Toscane. Ils n’arriveront jamais à destination. Percy ne sait pas nager. Pris dans une tempête, les hommes périssent en mer, qui les ramènera sur la plage dix jours plus tard. Le corps du poète n’est reconnaissable qu’à ses vêtements et au petit recueil de poèmes de John Keats enfoui dans sa poche.

Dans ce cas, la loi italienne impose une crémation à même la plage. Les restes peuvent ensuite reposer dans le carré protestant du cimetière de Rome. Leigh Hunt, un ami écrivain de Percy, assiste à la crémation. Il remarque alors que le cœur de Shelley ne brûle pas. Médecins et scientifiques évoqueront un siècle plus tard qu’une possible tuberculose a pu entraîner une calcification du cœur de Shelley. Hunt le récupère, jusqu’à ce que Jane Williams ne le convainque de le donner à Mary.

À la mort de l’écrivaine en 1851, son fils Percy Florence décide de ranger ses affaires. Il ouvre son bureau et tombe sur un carnet tenu par Mary et Percy l’année de leur rencontre. À côté, un objet enveloppé dans un poème de Percy, Adonaïs. Lorsqu’il déplie le papier, il découvre le cœur de son père, que Mary avait pris soin de garder toutes ces années auprès d’elle.

Percy Florence Shelley fut enterré en 1889 auprès de sa mère. À sa demande, il prit le cœur de Percy avec eux.

AINSI,

Percy Bysshe Shelley, Le nuage...

Des ruisseaux et des mers
J’apporte un bain de pleurs à la fleur embaumée ;
De mes hauts belvéders
Je porte une ombre douce à la feuille pâmée.
J’éveille le bouton
Quand dans le molleton
Sur le sein de sa mère il berce sa pensée,
En tombant goutte à goutte en humide rosée.
Je fouette la grêle et par monts et par vaux,
Et soudain je blanchis la terre,
Et puis me ravisant, j’en forme des ruisseaux
Et lui rends sa verdure... en dépit du tonnerre.


II.

Bien au-dessus de moi
Je tamise la neige, et les hauts pins gémissent ;
Et la nuit, comme un Roi
Sur cet oreiller blanc mes membres s’assoupissent.
Dans les castels de l’air
Mon pilote, l’éclair,
Se tient, muet sublime, observant le tonnerre
Qui s’agite en dessous comme un foudre de guerre ;
Lors à travers la terre, à travers l’océan
Bien doucement mon pilote me guide,
Prenant quelquefois son élan,
Soit vers les rocs aigus, soit vers quelqu’Atlantide,
En quête où les Esprits assemblent leur divan,
Où plane leur fluide ;
Jusqu’à ce qu’il soit sûr, sous un torrent, un mont,
D’avoir trouvé l’Esprit qu’il aime ;
Et moi, pendant ce temps, je me chauffe au plafond
Du ciel bleu ; – cependant qu’il se dissout lui-même !


III.

Le lever du soleil
Avec ses réseaux d’or, ses yeux de météore,
M’arrache à mon sommeil,
Quand l’étoile au matin dans l’azur s’évapore.
Tel sans craindre aucun choc
L’aigle peut sur un roc
Ébranlé par la terre, asseoir son envergure,
Et de son œil de feu visager la nature.
Et lorsque fatigué de sa course du jour
Le soleil radieux dans l’océan se plonge,
Exhalant ses ardeurs de repos et d’amour,
Et que le soir vient et s’allonge,
Moi, faisant de mon aile un suave abat-jour,
Je dors comme un oiseau bercé par un doux songe.


IV.

Cette vierge aux feux blancs
Que l’homme, en son jargon, appelle ainsi – la lune,
Se glissant sur mes flancs
En tapinois, parcourt ma transparente dune ;
Et partout où bruît
De ses pas le doux bruit,
De mon toit de vapeurs brisant la contexture
Les étoiles soudain de montrer leur figure ;
Et je ris de les voir chacune cligner l’œil
Comme feraient franches coquettes,
Et pour les exciter j’élargis mon linceul,
Et laisse passer les pauvrettes,
Jusqu’à ce que les lacs, et la mer, et l’écueil,
Tout soit enfin pavé de brillantes facettes.


V.

Avec chaînons d’or pur
J’attache le soleil à la zone brûlante,
Et la lune à l’azur
En roulant en anneaux la perle éblouissante ;
Les volcans sont blafards,
Les étoiles brouillards,
Lorsque les tourbillons déployant ma bannière,
Comme un soudain typhon je voile l’atmosphère.
Oh ! quand je marche ainsi, j’ai pour char triomphal
Les Puissances de l’air, Neige, Grêle, Tonnerre,
De mon fougueux coursier l’univers est vassal ;
Mais bientôt renaît la lumière,
L’arc aux mille couleurs allumant son fanal
Vient éblouir le ciel et rajeunir la terre.


VI.

De la terre et de l’eau
Je suis fils ; – mais au ciel j’ai fixé ma demeure ;
Et semblable à l’oiseau
Dans les couches de l’air je me baigne à toute heure.
Je change à chaque instant
Et sans mourir pourtant,
Car alors que, brillant, le ciel après la pluie
S’empresse de sécher mes larmes qu’il essuie,
Et qu’il bâtit soudain le dôme bleu de l’air,
Soudain aussi comme un vampire
Je sors de mon tombeau. – Puis plus prompt que l’éclair,
Je jette à bas le dôme... au milieu d’un fou rire !

ET,

Percy Bysshe Shelley, L'automne.

Le chaud soleil n’est plus ; froide gémit la bise,
La fleur pâle se meurt, et la branche agonise ;
Le vieil An
Enfonce en son linceuil sa tête déjà grise,
Et sous la feuille morte, en dernière analyse,
Se laisse ensevelir au souffle de l’autan.
Oh ! Mois venez-vous en,
Et Novembre et Décembre,
Janvier, Février, Mars, Avril jusques à Mai,
Venez, et vous couvrant de cendre,
Sur le corps du défunt chantez un triste lai :
Des ombres de vos jours faites triple hécatombe,
Et que leurs spectres froids veillent près de sa tombe.

Le vent froid souffle, souffle, et le ver en rampant
Se traîne sur le sol, et va clopin, clopant.
Le Tonnerre
Pour le vieil An défunt s’en va partout frappant
Son glas funèbre, et court galopant, galopant
Éveiller, effrayer les échos de la terre,
En sursaut les happant.
Plus aucune hirondelle,
Plus de gentils lézards ; venez Mois, tous les Six
Au deuil que chacun soit fidèle,
Sur le corps du vieil An chanter De profundis ;
Vous rendrez verts, de pleurs si votre œil n’est pas sobre,
Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre et même Octobre !

Edward Elgar...

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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Mer 23 Mai à 10:36

Trois roses et un cognac, l'étrange cadeau déposé sur la tombe d'Edgar Allan Poe pendant 70 ans

Elise Costa — 28 septembre 2016 à 15h29 — mis à jour le 29 septembre 2016 à 9h10
À Baltimore, Maryland, derrière l’église de Westminster, se trouve la tombe d’Edgar Allan Poe. Après son mystérieux décès, le romancier fantastique y fut enterré en 1849. Moins d’un siècle plus tard, par une nuit glacée de janvier, une silhouette noire entre dans le cimetière, dépose une bouteille de cognac sur la pierre tombale et s’évanouit dans l’aube glacée. Un rituel qui perdurera pendant soixante-dix ans. Qui est l’insaisissable trinqueur d’Edgar Allan Poe ?

Comme souvent, la fin ne se passe pas bien. Edgar Allan Poe meurt dans des circonstances troubles. Baltimore, réputée pour son taux de criminalité, s’apprête à élire en 1849 un nouveau shérif. Alors que les esprits s’échauffent pour oublier la froideur du bitume, le père du roman policier est retrouvé après quatre jours d’errance dans la ville, des vêtements qui ne semblent pas être les siens sur le dos (qui peut imaginer Edgar Poe portant un chapeau en feuilles de palmier?). Le pauvre hère a l’air désorienté, prononce des phrases sans queue ni tête. Il s’éteint quelques jours plus tard à l’hôpital de Baltimore, officiellement d’une congestion cérébrale. Il a 40 ans.

Dans les diverses biographies publiées après sa mort, l’hypothèse suivante est évoquée: Edgar Allan Poe a été retrouvé le jour même de l’élection du shérif près d’un bureau de vote, dans les habits de quelqu’un d’autre. Or, il n’était pas rare, dans le contexte de l’époque, que des mafieux de Baltimore kidnappent, battent et droguent des quidams trouvés dans la rue dans le but de les faire voter plusieurs fois afin de privilégier tel ou tel candidat. Ce qui expliquerait le changement de tenue, les propos incohérents, et le décès brutal. Le romancier n’aurait pas supporté l’agression.
Un hommage digne de ce nom

Une mort mystérieuse peut-elle se prolonger jusqu’à la sépulture? Sa pierre tombale, ne portant aucune inscription, se retrouve vite envahie par les herbes hautes. Sa famille économise pour lui offrir un hommage digne de ce nom, une pierre en marbre blanc qui sera finalement détruite. Maudit jusqu’à six pieds sous terre, Edgar Allan Poe ne se voit pas jouir de sa nouvelle notoriété. De nombreux auteurs américains tels que Walt Whitman, Lovecraft ou encore Flannery O’Connor, reconnaissent que son style (romantique ou macabre, selon certains) a influencé leur propre écriture. Charles Baudelaire lui offre une reconnaissance internationale en traduisant ses textes en français. Une jeune voyante du nom de Lizzie Doten publie un recueil de poèmes intitulé: Poèmes d’une vie intérieure, vers qui lui auraient été transmis par l’esprit de Poe. En 1913, un petit monument de granit, gravé d’une strophe de son célèbre poème Le Corbeau («Le Corbeau dit “jamais plus!”»), est enfin érigé sur sa tombe d’origine, derrière l’église presbytérienne de Westminster.

Il y a une Première Guerre mondiale. Puis une seconde. En 1949, dans le journal du soir local –The Evening Sun–, un article paraît à propos de la restauration de l’église de Westminster. Le journaliste parle alors d’un «citoyen anonyme» qui est venu déposer, dans la nuit du 19 janvier, trois roses et une bouteille de cognac d’un excellent cru sur la tombe d’Edgar Allan Poe.

La description physique de l’individu semble tout droit sortie d’un roman fantastique: une figure drapée d’un long manteau noir, d’un chapeau à bords larges, d’une écharpe blanche et d’une cane argentée, qui s’engouffre dans la brume vespérale du cimetière pour rendre hommage à l’écrivain. Le 19 janvier 1949 marque le centième anniversaire de la mort d’Edgar Allan Poe.

Par la suite, l’étrange silhouette n’est plus mentionnée dans les journaux. Jusqu’à l’arrivée de Jeff Jerome. En 1976, le jeune homme de 24 ans, ancien photographe culinaire, rencontre Sam Porpora. Sam Porpora, la soixantaine passée, est un fan d’Edgar Allan Poe qui consacre tout son temps à la préservation de l’église de Westminster. Pour ce faire, il a eu l’idée de proposer des visites de la bâtisse et du cimetière. Il embauche Jeff Jerome comme guide. Une routine s’installe.

Au matin du 19 janvier 1977, Jerome se promène dans les petites allées du jardin, marchant le long des tombes. Il remarque alors quelque chose d’inhabituel. Au pied de la stèle d’Edgar Allan Poe sont déposées trois roses rouges et une bouteille de cognac entamée. Après quelques recherches, il met la main sur le vieil article de The Evening Sun. Le concierge lui avoue que ça fait un moment, qu’il finit toujours par embarquer le cognac chez lui. Jerome n’a plus qu’un an à patienter.
Trois roses rouge et la bouteille, le retour

Le 19 janvier suivant, Jeff Jerome se poste dans sa voiture face au cimetière. Il attend une heure, puis deux, puis trois. Il se tortille sur son siège. Une terrible envie de faire pipi l’empêche de tenir plus longtemps. Il se précipite dans le bâtiment d’à côté. À son retour, il voit sur la tombe de Poe, trois roses rouges et une bouteille de cognac. «J’étais très en colère contre moi-même», déclara-t-il à propos de l’incident. Sa vessie ne l’y reprendra plus.

Enfin, il la voit. La silhouette se penche au-dessus de la tombe, se verse un verre de cognac, trinque avec l’esprit de Poe, et quitte les lieux. Elle porte un long manteau noir, un chapeau à bords larges et une écharpe blanche. Quand il raconte l’histoire du trinqueur mystérieux, Jeff Jerome se heurte à l’incrédulité. Alors il demande à ses amis de l’accompagner par une nuit de 19 janvier. À travers les fenêtres des catacombes, tous voient la silhouette se pencher pour se verser une larme de cognac, trinquer et repartir.

À l’allure et la démarche, ils en déduisent qu’il s’agit d’un homme, incapables de l’identifier plus ni même de lui donner un âge. L’histoire commence à circuler. Les trois roses, placées d’une façon particulière, représenteraient chaque personne reposant là: Edgar Allan Poe, sa femme Virginia et sa belle-mère Maria Clemm. Le cognac, en revanche, ne semble pas avoir de signification particulière si ce n’est pour le trinqueur lui-même.

Au fil des années, le rituel s’agrémente parfois de petits messages. «Edgar, je ne t’oublie pas», peut-on lire sur l’une. Jeff Jerome consigne chaque lettre et bouteille pour le musée d’Edgar Allan Poe qui a ouvert à quelques pâtés de maison du cimetière. De fait, la silhouette acquiert une renommée nationale. Il arrive qu’une centaine de personnes attendent dans le froid de janvier pour l’observer, telle une éclipse lunaire. En 1990, un photographe de Life Magazine est dépêché au cimetière de Baltimore et parvient à prendre l’homme en photo. Personne ne sait qui il est, mais personne ne l’arrête pour le lui demander non plus. Peut-être par courtoisie ou estime, les curieux n’osent le déranger. Jeff Jerome émet une requête, toutefois, dans les pages du Life Magazine: que le trinqueur lui montre qu’il s’agit bien toujours de lui, et non d’un imposteur. Ce qu’il fera, de manière si subtile que le guide mettra plusieurs années à comprendre ses indices. Une relation de bienveillance se noue de manière tacite entre les deux hommes. Jerome, face à l’afflux du public, facilite ainsi l’entrée de la silhouette en lui ouvrant discrètement d’autres portes du cimetière. Il garde certains mots secrets. En 1993, il dévoile tout de même la dernière lettre reçue: «Le flambeau sera repris». Il comprend que le trinqueur, qui se déplace désormais avec une canne, a prévu un successeur après sa mort.
Une tradition

En 1999, le trinqueur est au rendez-vous. Il semble, cette fois, plus jeune. À son tour, il laisse un mot précisant qu’il est «un fils» à qui l’on a transmis la tâche de venir se recueillir sur la tombe d’Edgar Allan Poe. C’est alors que la tradition prend une autre tournure. «Je crois, dira Jeff Jerome, que le successeur s’est lassé du rituel.» En 2001, juste avant le SuperBowl, évènement sportif majeur du pays, le trinqueur promet que l’équipe de Baltimore (nommées «Les Corbeaux de Baltimore» en hommage à Poe!) perdra. Elle l’emporte, mais Jeff Jerome se surprend à être agacé. L’homme débarque désormais en doudoune et casquette. En 2004, son message stipule que «la mémoire sacrée et le lieu où repose Poe sont incompatibles avec le cognac français». Nous venons de refuser la guerre en Irak. Jeff Jerome se promet à lui-même que si ce genre de mots continue, il arrêtera d’aider le trinqueur. Entre temps, sans que l’on sache bien pourquoi, le vieux Sam Porpora déclare depuis sa maison de retraite que les roses, le cognac et tout le tralala, c’est lui. Ce qui est vite démenti.

2009 marque les 200 ans de la naissance d’Edgar Allan Poe. C’est la dernière fois que la silhouette apparaîtra. Le trinqueur laisse un mot qui chagrine tant Jeff Jerome qu’il prétend dans un premier temps qu’il n’a rien trouvé. En 2012, le guide décide de proclamer la fin officielle du trinqueur de la tombe d’Edgar Allan Poe.

Face à la demande du public, qui ne savait plus quoi faire ses nuits de 19 janvier, le Maryland Historical Society obtempère et lance un casting pour dénicher le nouveau trinqueur. Il vint pour la première fois cette année, vêtu d’un manteau noir et d’une écharpe blanche. Son identité reste, bien sûr inconnue. C’est important. Car si la tradition est morte, l’attraction, elle, se doit de perdurer.

DONC,

Oscar Wilde, Impression du matin.

Le nocturne bleu et or de la Tamise a fait place à une symphonie en gris. Une barque chargée de foin couleur d'ocre s'est détachée du quai. Glacial dans sa froideur, le brouillard jaune est descendu suivant les ponts, si bien que les murs des maisons ont pris l'air d'ombres, et que saint Paul plane comme une bulle au-dessus de la ville.
Puis soudain s'est éveillé le tapage de la ville, les rues se sont remplies de charrettes campagnardes et un oiseau s'est envolé vers les toits luisants et a chanté.
Mais une femme pâle, et toute seule, dont le jour baise la chevelure décolorée, allait et venait sous la clarté crue des becs de gaz, la flamme aux lèvres et le cœur pétrifié.

Edward Elgar...

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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Mer 23 Mai à 10:43

L'incroyable légende de l'histoire en six petits mots d'Hemingway

Elise Costa — 14 septembre 2016 à 15h13 — mis à jour le 15 septembre 2016 à 10h39
Il était une fois un grand écrivain qui aurait, quelque part dans la première moitié du XXe siècle, écrit une histoire tragique en seulement six mots. Le récit est si fort qu’il en devient la référence en matière de nanofiction. Comment s’est créée cette légende de la littérature ?

L’histoire se déroule, selon les versions, dans les années 1920 ou 1930, lors d’un déjeuner ou d’un dîner à Paris ou à New York, on ne sait plus trop. Ernest Hemingway est dans sa vingtaine ou sa trentaine, allez savoir. Dans tous les cas, Hemingway est là. C’est ce qui compte.

Il gribouilla quelques mots

Donc Ernest Hemingway est là, et plusieurs autres écrivains l’entourent. À un moment, le bourbon aidant (ma propre version contient ce détail), Hemingway déclare qu’il peut écrire toute une histoire en six mots. Les autres écrivains se gaussent et lui prennent la bouteille des mains pour boire à leur tour au goulot. Il leur propose alors le pari suivant: chacun met 10 dollars dans le pot. S’il n’arrive pas à relever le défi, il doublera la mise; s’il réussit, il repartira avec le pot. Puis il se penche sur sa serviette de table et y gribouille six mots. La serviette passe de mains en mains. Dessus, ils déchiffrent:
«À vendre : souliers de bébé, jamais portés».
En anglais: «For Sale, Baby Shoes, Never Worn».

Ernest Hemingway remporte le pari. Sa toute petite histoire contient bien un début, un milieu et une fin. Le texte est depuis devenu une référence en matière de structure narrative, servant d’exercices dans les cours de creative writing et autres bouquins d’écriture. Parfois la légende est accompagnée de l’affirmation qu’Hemingway y voyait là son œuvre majeure.
Hemingway, une évidence

L’anecdote n’est pas trop belle pour être vraie, mais elle est louche. D’abord parce qu’Hemingway a passé l’arme à gauche en 1961 et qu’il n’en a jamais été fait mention nulle part avant 1991, dans un livre de Peter Miller intitulé Auteur! Scénariste! Comment réussir en tant qu’écrivain à New York et Hollywood (p. 166). À l’époque, il la place au restaurant Luchow à New-York, mais dans la réédition de 2006 il la situe à la Table Ronde de l’Aldonquin. Peter Miller, président d’une firme d’imprésarios, tiendrait son anecdote d’un grand patron de syndicat de presse. En 1996, elle est à nouveau racontée dans la pièce de John deGroot, Papa.

Son style concis et son amour de la litote font qu’il est le candidat idéal, le plus susceptible de l’avoir fait

Il n’en faut pas plus pour que la paternité de l’histoire en six mots soit attribuée, dans l’inconscient collectif, à Hemingway. Le site Snopes commence à émettre des doutes sur l’origine de l'histoire en 2008. En 2013, l’excellent Quote Investigator (Détective de la Citation) finit par y consacrer une longue enquête.

Avec l’aide de bibliothécaires et documentalistes du pays, les détectives de Quote Investigator parviennent à retrouver une première trace du texte dans les petites annonces d’un journal du Michigan. Le journal local date de 1906 –Hemingway avait sept ans à l’époque. Un autre article publié en 1910 contient une annonce similaire. En 1917, l’auteur William R. Kane parle pour la première fois de la structure narrative puissante des histoires courtes dans un magazine littéraire. Le titre? «Petites chaussures. Jamais portées». En 1921, le chroniqueur Roy K. Moulton parle d’une petite annonce qui ferait une merveilleuse intrigue de film: «Poussette à vendre. Jamais servie.»

À partir de 1921, «For Sale. Baby Shoes. Never Worn» commence à faire son chemin. Quote Investigator la retrouve dans une bande dessinée, dans une lettre d’Arthur C. Clarke, dans le New York Times. Jusqu’au livre de Peter Miller, soixante-dix ans plus tard.
Hemingway n’a pas volé son histoire. Il ne l’a pas écrite. Il n’y a jamais eu de pari, d’écrivains qui gloussent, ni même de serviette de table.
Ce qui compte, c'est l'histoire

Mais Hemingway aurait pu l’écrire. Son style concis et son amour de la litote font qu’il est le candidat idéal, le plus susceptible de l’avoir fait. Il a remporté le prix Nobel de littérature, bon sang, qui d’autre que lui aurait pu écrire une histoire aussi forte en six mots ? Jean-Luc Godard, avant d’avoir piqué la fameuse phrase «Tout ce qu’il faut pour faire un film, c’est une fille et un flingue», disait «Ce n’est pas d’où vous prenez les choses qui importent, mais jusqu’où vous les emmenez».

Ce qui compte ici –désolée de vous avoir menti– ce n’est pas Hemingway. Ce n’est pas même l’auteur de l’annonce originale. Ce qui compte, c’est l’histoire. Celle, poignante, d’un parent qui n’a jamais pu mettre à son bébé les souliers qu’il lui avait achetés. D’un strict point de vue littéraire, il s’agit d’une structure narrative sans faute. L’exemple parfait de la force de la puissance de la litote, dont Hemingway était le parfait représentant. Le désigner comme source du texte est peut-être un simple hommage, mais plus encore, cela facilite sa compréhension. Hemingway a gagné son pari. Voilà qui donne du poids à l’anecdote, lui confère une sorte d’authenticité.

Et Godard avait raison. «For Sale, Baby Shoes, Never Worn» est une idée qui fut emmenée loin, jusqu’au concept. La micronouvelle est aujourd’hui considérée comme un sous-genre à part entière. Des autobiographies en six mots sont publiées et des auteurs contemporains se prêtent volontiers à l’exercice. En six mots: c’est une histoire qui finit bien.

La légende dit,

For sale: baby shoes, never worn.
Un roman en six mot au sujet de chaussures pour bébé

For sale: baby shoes, never worn (A vendre: chaussures bébé, jamais portées) est la totalité d'un roman en six mots, faisant un excellent exemple de ce qu'on appelle la micronouvelle. Bien qu'il soit souvent associé à Ernest Hemingway, cela n'est pas prouvé et des récits similaires l'ont précédé. Contexte

Dans une lettre de 1992 adressée à John Robert Colombo, l'écrivain de science fiction Arthur C. Clarke rapportait cette anecdote : Pendant un repas entre amis au restaurant (parfois identifié comme étant le Luchow's, d'autres fois le The Algonquin), Hemingway propose une mise de dix dollars à chacun et parie qu'il peut écrire un roman en six mots. Après avoir constitué la cagnotte, Hemingway nota "For sale: baby shoes, never worn" (A vendre: chaussures bébé, jamais portées) sur un bout de papier, le fit passer autour de la table et récolta ses gains.

Histoire

16 mai 1910, The Spokane Press relate une annonce particulièrement tragique.

Le 16 mai 1910, dans une édition de "The Spokane Press" un fait divers est titré: "La tragédie de la mort d'un bébé révélée dans une vente de vêtements". À l'époque, Hemingway est âgé de dix ans, loin encore de commencer sa carrière d'écrivain.

En 1917, William R. Kane publie un article dans The Editor où il évoque une femme en deuil ayant perdu son enfant et suggère même la formule Little Shoes, Never Worn2. Dans sa version de l'histoire, les chaussures sont néanmoins données et non vendues. Il suggère que cela apporterait une maigre consolation au vendeur, et qu'un autre enfant pourrait en bénéficier directement.

En 1921, l'histoire est déjà parodiée: le numéro de juillet du magazine Judge publie une histoire où il s'agit d'un landau à la place des chaussures; le narrateur de l'histoire contacte le vendeur pour lui présenter ses condoléances et se voit répondre que la vente est due à la naissance de jumeaux au lieu d'un seul enfant.

La première association de l'histoire à Hemingway date de 1991, trente ans après la mort de l'auteur1. Elle est faite par Peter Miller dans son ouvrage Get Published! Get Produced!: A literary Agent's Tips on How to Sell Your Writing4. Il dit avoir eu connaissance de l'histoire par un sérieux journal syndical en 1974. En 1992, John Robert Colombo publie une lettre d'Arthur C. Clarke qui répète l'histoire, en ajoutant qu'Hemingway a gagné dix dollars par participant1.

La paternité d'Hemingway est renforcée par le spectacle "Papa" de John deGroot en 1996. Dans Playbill, de Groot défend son interprétation d'Hemingway en disant « Tout dans le rôle est basé sur des faits décrits par Ernest Hemingway, ou que nous connaissons bien. Que ces faits soient ou non avérés, nous ne le saurons jamais. Mais Hemingway et d'autres l'attestent. ».
Inspirations
À présent, l'expérience littéraire qui consiste à raconter une histoire avec le minimum de mots est connue sous le nom de micronouvelle. La limite des "six mots" a même donné naissance au concept des Six-Word Memoirs7, comprenant une collection publiée en 2008 par Smith Magazine, et deux suites en 2009.

DONC,

Oscar Wilde, Impression de voyage.

La mer avait la couleur du saphir, et le ciel, dans
l'air, brûlait comme une opale chauffée: nous
hissâmes la voile; le vent soufflait avec force du
côté des pays bleus qui s'étendent vers l'Orient.
De la proue escarpée, je remarquai, avec, une attention
plus vive, Zacynthos, et chaque bois d'olivier,
et chaque baie, les falaises d'Ithaque, et le
pic neigeux de Lycaon, et toutes les collines de
l'Arcadie avec leur parure de fleurs.
Le battement de la voile contre le mât, et les
ondulations qui se faisaient dans l'eau sur les côtés,
et les ondulations dans le rire des jeunes filles, à
l'avant,
pas d'autres bruits. Quand l'Occident s'embrasa
et un rouge soleil se balança sur les mers, j'étais,
enfin, sur le sol de la Grèce.

ET DANS UN RAPPEL DU SOUPIR, JE VOUS DONNE CETTE LECTURE:

Titre : À M. Antony Bruno
Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Poésies diverses.

Vous avez, compagnon dont le cœur est poète,
Passé dans quelque bourg tout paré, tout vermeil,
Quand le ciel et la terre ont un bel air de fête,
Un dimanche éclairé par un joyeux soleil ;

Quand le clocher s'agite et qu'il chante à tue-tête,
Et tient dès le matin le village en éveil,
Quand tous pour entonner l'office qui s'apprête,
S'en vont, jeunes et vieux, en pimpant appareil ;

Lors, s'élevant au fond de votre âme mondaine,
Des tons d'orgue mourant et de cloche lointaine
Vous ont-ils pas tiré malgré vous un soupir ?

Cette dévotion des champs, joyeuse et franche,
Ne vous a-t-elle pas, triste et doux souvenir,
Rappelé qu'autrefois vous aimiez le dimanche ?

Edward Elgar...

MOSAÏQUE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Mer 23 Mai à 10:49

SIGNALÉTIQUE DU TEMPS

Le mois de janvier : " Calme et claire nuit de l'an, à bonne année donne l'élan. "
Le mois de février : " Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois. "
Le mois de mars : " Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés. "
Le mois d'avril : " En avril, ne te découvre pas d'un fil ; En mai, fais ce qu'il te plaît. "
Le mois de mai : " Au premier mai, fleurit le bon muguet. "
Le mois de juin : " Beau mois de juin, change l'herbe en beau foin. "
Le mois de juillet : " Premier juillet pluvieux, les jours suivants douteux. "
Le mois d'août : " Qui se marie le 1er août, la corde il se met au cou. "
Le mois de septembre : " Septembre se nomme, le mai de l'automne. "
Le mois d'octobre : " Octobre à moitié pluvieux, rend le laboureur joyeux. "
Le mois de novembre : " Tonnerre en novembre fait prospérer le blé, et remplit le grenier. "
Le mois de décembre : " Décembre aux pieds blancs s'en vient ; An de neige est an de bien. "

Les dictons français : " Avril fait la fleur, Mai en a l'honneur. "
Les anciens dictons français : " Chose prohibée, et d'autant plus désirée. "
Les dictons d'amour : " Amour et mariage, font rarement bon ménage. "
Les dictons drôles : " À femme têtue, tu y laisses la peau du cul. "
Les dictons météo : " Arc-en-ciel du soir, du beau temps espoir. "

DANS LES RIRES DE L’ASSEMBLÉE, JE VOUS ADRESSE CE TON:

Oscar Wilde, Hélas.

Être entraîné à la dérive de toute passion jusqu'à
ce que mon âme devienne un luth aux cordes
tendues dont peuvent jouer tous les vents, c'est pour
cela que j'ai renoncé à mon antique sagesse, à l'austère
maîtrise de moi-même.
A ce qu'il me semble, ma vie est un parchemin
sur lequel on aurait écrit deux fois, où en quelque
jour de vacances, une main enfantine aurait griffonné
de vaines chansons pour la flûte ou le virelai,
sans autre effet que de profaner tout le mystère.
Sûrement il fut un temps où j'aurais pu fouler
les hauteurs ensoleillées, où parmi les dissonances
de la vie, j'aurais pu faire vibrer une corde assez
sonore pour monter jusqu'à l'oreille de Dieu!
Ce temps-là est-il mort? Hélas! faut-il que pour
avoir seulemeut effleuré d'une baguette légère le
miel de la romance, je perde tout le patrimoine dû
à une âme.

ET DANS UN TOURBILLON DE PASSION, JE PORTE CES MOTS VERS CE PUBLIC...

Titre : Épître à Sainte-Beuve
Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Épîtres à Sainte-Beuve (1845).

Tous imberbes alors, sur les vieux bancs de chêne
Plus polis et luisants que des anneaux de chaîne,
Que, jour à jour, la peau des hommes a fourbis,
Nous traînions tristement nos ennuis, accroupis
Et voûtés sous le ciel carré des solitudes,
Où l'enfant boit, dix ans, l'âpre lait des études.
C'était dans ce vieux temps, mémorable et marquant,
Où forcés d'élargir le classique carcan,
Les professeurs, encor rebelles à vos rimes,
Succombaient sous l'effort de nos folles escrimes
Et laissaient l'écolier, triomphant et mutin,
Faire à l'aise hurler Triboulet en latin. -
Qui de nous en ces temps d'adolescences pâles,
N'a connu la torpeur des fatigues claustrales,
- L'oeil perdu dans l'azur morne d'un ciel d'été,
Ou l'éblouissement de la neige, - guetté,
L'oreille avide et droite, - et bu, comme une meute,
L'écho lointain d'un livre, ou le cri d'une émeute ?

C'était surtout l'été, quand les plombs se fondaient,
Que ces grands murs noircis en tristesse abondaient,
Lorsque la canicule ou le fumeux automne
Irradiait les cieux de son feu monotone,
Et faisait sommeiller, dans les sveltes donjons,
Les tiercelets criards, effroi des blancs pigeons ;
Saison de rêverie, où la Muse s'accroche
Pendant un jour entier au battant d'une cloche ;
Où la Mélancolie, à midi, quand tout dort,
Le menton dans la main, au fond du corridor, -
L'oeil plus noir et plus bleu que la Religieuse
Dont chacun sait l'histoire obscène et douloureuse,
- Traîne un pied alourdi de précoces ennuis,
Et son front moite encore des langueurs de ses nuits.
- Et puis venaient les soirs malsains, les nuits fiévreuses,
Qui rendent de leurs corps les filles amoureuses,
Et les font, aux miroirs, - stérile volupté, -
Contempler les fruits mûrs de leur nubilité, -
Les soirs italiens, de molle insouciance,
- Qui des plaisirs menteurs révèlent la science,
- Quand la sombre Vénus, du haut des balcons noirs,
Verse des flots de musc de ses frais encensoirs. -

Ce fut dans ce conflit de molles circonstances,
Mûri par vos sonnets, préparés par vos stances,
Qu'un soir, ayant flairé le livre et son esprit,
J'emportai sur mon coeur l'histoire d'Amaury.
Tout abîme mystique est à deux pas du doute. -
Le breuvage infiltré lentement, goutte à goutte,
En moi qui, dès quinze ans, vers le gouffre entraîné,
Déchiffrais couramment les soupirs de René,
Et que de l'inconnu la soif bizarre alterre,
- A travaillé le fond de la plus mince artère. -
J'en ai tout absorbé, les miasmes, les parfums,
Le doux chuchotement des souvenirs défunts,
Les longs enlacements des phrases symboliques,
- Chapelets murmurants de madrigaux mystiques ;
- Livre voluptueux, si jamais il en fut. -

Et depuis, soit au fond d'un asile touffu,
Soit que, sous les soleils des zones différentes,
L'éternel bercement des houles enivrantes,
Et l'aspect renaissant des horizons sans fin
Ramenassent ce coeur vers le songe divin, -
Soit dans les lourds loisirs d'un jour caniculaire,
Ou dans l'oisiveté frileuse de frimaire, -
Sous les flots du tabac qui masque le plafond,
J'ai partout feuilleté le mystère profond
De ce livre si cher aux âmes engourdies
Que leur destin marqua des mêmes maladies,
Et, devant le miroir, j'ai perfectionné
L'art cruel qu'un démon, en naissant, m'a donné,
- De la douleur pour faire une volupté vraie, -
D'ensanglanter un mal et de gratter sa plaie.

Poète, est-ce une injure ou bien un compliment ?
Car je suis vis à vis de vous comme un amant
En face du fantôme, au geste plein d'amorces,
Dont la main et dont l'oeil ont, pour pomper les forces,
Des charmes inconnus. - Tous les êtres aimés
Sont des vases de fiel qu'on boit, les yeux fermés,
Et le coeur transpercé, que la douleur allèche,
Expire chaque jour en bénissant sa flèche.

Edward Elgar...

MOSAÏQUE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Jeu 24 Mai à 9:30

Δαίδαλος, Antoine van Dyck et l'eau-forte.

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS
5 min il y a 5 minutes
En réponse à @SenatoStampa @Corriere et 7 autres
Au chant VI de l’Énéide, Virgile dit:
Dédale (en grec ancien Δαίδαλος/Daídalos) est un homme de la mythologie grecque. Il est connu pour être un inventeur, un sculpteur, un architecte, un forgeron dont le talent était exceptionnel: la scie et le compas
de Perdrix.
Y'BECCA.
TAY

Antoine van Dyck (prononcé en néerlandais : [vɑn ˈdɛˑɪ̯k]), né le 22 mars 1599 à Anvers et mort le 9 décembre 1641 à Blackfriars, près de Londres, est un peintre et graveur baroque flamand, surtout portraitiste, qui a été le principal peintre de cour en Angleterre, après avoir connu un grand succès en Italie et en Flandre.

Il est notamment réputé pour les portraits qu'il réalisa du roi Charles Ier d'Angleterre, de sa famille et de la cour, peints avec une élégance décontractée qui influencera notablement les portraitistes anglais pendant près d'un siècle et demi.

Il peignait également des sujets religieux et mythologiques, et était aussi un maître de la gravure à l'eau-forte.


Senato Repubblica Compte certifié @SenatoStampa
56 min il y a 56 minutes
#MinervaEventi. #GiovanniSartori: «Grazie per aver accolto la mia biblioteca. Spero che serva ad “uomini vedenti” che sanno leggere». In diretta da #BibliotecaSenato, convegno in sua memoria → http://webtv.senato.it/webtv_live?canale=webtv2

Séjour en Italie

Toutefois, après quatre mois de séjour à Londres, il retourne en Flandres avant de partir, fin 1621, pour l'Italie où il s'installe pendant six ans, étudiant les maîtres italiens tels que Titien et Véronèse, tout en commençant sa carrière de portraitiste à succès. Bien qu'il se soit rendu à Palerme en Sicile, et dans d'autres villes italiennes, il est surtout resté à Gênes où il décora les palais somptueux des nobles génois de tableaux religieux et de portraits dans lesquels il mettait toujours en valeur la position sociale importante de ses modèles. Il a alors développé un style de portrait de plain-pied, en s'appuyant sur le style de Paul Véronèse, du Titien ainsi que de toiles que Rubens réalisa lorsqu'il vécut lui-même à Gênes.

En 1627, il retourna à Anvers pendant cinq ans où il peignit une grande quantité de chefs-d’œuvre. Personnage charmant, van Dyck savait charmer ses commanditaires et, comme Rubens, il était capable de se mêler aux milieux aristocratiques ce qui lui facilitait l'obtention de nouvelles commandes. Il réalisa des portraits plus affables et élégants encore que ceux de ses maîtres flamands, comme le portrait taille réelle d'un groupe de vingt-quatre conseillers municipaux de Bruxelles qui orna la chambre du conseil mais qui fut détruit en 16958. En outre, au cours de cette période, il commença également à produire de nombreuses œuvres religieuses, notamment de grands retables, et il se lança aussi dans la gravure.

Sa réputation parvint aux oreilles de Charles Ier d’Angleterre qui le rappela.

Œuvres imprimées
Article détaillé : Icones Principum Virorum.
Pieter Brueghel le Jeune, gravure de van Dyck, The Frick Collection

C'est sans doute après être revenu à Anvers de retour d'Italie que van Dyck a commencé son Iconographie, un ouvrage rassemblant des portraits d'éminents contemporains (hommes d'état, savants, artistes). Pour ce projet, Van Dyck a produit de nombreux dessins. Dix-huit portraits ont été gravé à l'eau-forte par Van-Dyck lui-même, tandis que la majorité des planches sont de la main de graveurs professionnels qui ont interprété les dessins du maître. Les planches de la main de Van-Dyck semblent avoir été mises dans le commerce qu'après sa mort, et les tirages des premiers états sont très rares18. Il a continué à compléter la série au moins jusqu'à son départ pour l'Angleterre, mais c'est sans doute à Londres qu'il fit réaliser celle d'Inigo Jones.

L'Iconologie fut un grand succès, mais c'est la seule fois que Van Dyck s'aventura dans la gravure car la réalisation de portraits peint payait sans doute mieux et qu'il était en outre très demandé. La grande qualité de l'ensemble est reconnue des historiens de l'art « La gravure de portraits existait à peine avant lui, et elle est soudainement apparue dans son travail au plus haut point qu'elle a jamais atteint dans l'art »19.

À sa mort, il existait quatre-vingt planches réalisées par d'autres, dont cinquante deux faites par des artistes, outre les dix-huit réalisées par van Dyck lui-même. Ces planches furent achetées par un éditeur et ont été utilisées pendant des siècles de sorte qu'elles finissaient par s'user ce qui impliquait d'en refaire périodiquement, ce qui explique que, à la fin du XVIIIe siècle, il y avait plus de deux cents planches de portraits qui ont d'ailleurs été rachetées par le musée du Louvre18.

L'iconographie de van Dyck fut assez influente comme modèle commercial de la reproduction de gravures. Sa collection de planches de dessins, maintenant oubliée, fut très populaire jusqu'à l'avènement de la photographie. Le style des gravures van Dyck, avec des lignes ouvertes et des points, contrastait remarquablement de celui d'autres grands graveurs de portraits de l'époque, comme Rembrandt, et eut un faible impact stylistique jusqu'à la fin du XIXe siècle, où il influença des artistes telles que James Whistler. L'historien d'art Hyatt Mayor écrivit à ce sujet :

« Les graveurs ont par conséquent étudié van Dyck car ils peuvent espérer se rapprocher de sa brillante authenticité, alors que personne ne peut espérer approcher la complexité des portraits de Rembrandt. »

JE RÉPONDS QUE TOUTE MATIÈRE POSSÈDE UN DOUBLE MAIS SON EMPREINTE DEMEURE UNIQUE: CES PROPOS SONT VALABLE POUR REMBRANDT ET VAN DYCK. NOTRE REGARD ET NOTRE OBSCURANTISME FASCINENT UNE TOILE COMME UNE FOI SE MUE DANS LA PENSÉE. CES MOTS QUI PORTENT LE POÈTE ET L'IMAGINAIRE DES COULEURS DANS CETTE RÉALITÉ QUE LE VIDE N'EST PAS LE RIEN.
TAY

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordant1 chimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique. « Cette appellation elle-même est celle de l’acide nitrique étendu d’eau : l’aqua-fortis des anciens alchimistes »2. Aujourd’hui, l’acide nitrique est remplacé par des mordants moins toxiques, tels le perchlorure de fer.

L’eau-forte est un procédé de taille indirecte (par morsure du métal par un acide), par opposition à la taille directe (à l’aide d’outils, tels burin ou pointe sèche). « En un sens général, l’eau-forte, qui est à la fois le procédé, la gravure sur métal et l’estampe obtenue par cette gravure, s’oppose aux autres procédés de taille-douce (ou gravure en creux), exécutés aux outils (burin, pointe sèche, manière noire). »

Parmi les différents procédés d’eaux-fortes, on trouve l’aquatinte, la gravure au lavis ou la manière de crayon. Toutes désignent une technique de gravure où l’image est creusée sur une plaque de métal à l’aide d’un acide. Elles diffèrent en revanche par les outils ou vernis à graver utilisés. Le principe est simple : sur la plaque de métal préalablement recouverte d’un vernis à graver, l’artiste dessine son motif à la pointe métallique. La plaque est ensuite placée dans un bain d’acide qui « mord » les zones à découvert et laisse intactes les parties protégées. Après nettoyage du vernis, la plaque est encrée et mise sous presse.

« Eau forte » désignait originellement l'acide nitrique, alors employé par les graveurs dans la réalisation des plaques de cuivre gravées, ou plutôt oxydées par cette substance. Par la suite, la technique, de même que les œuvres produites par cette technique, sont appelées du même nom. Aujourd'hui, le terme d'eau-forte ne désigne plus que la technique de gravure et les œuvres produites.

Elle est rapidement employée dès le Moyen Âge par les orfèvres arabes, en Espagne et à Damas. Dès le début du XVe siècle, Daniel Hopfer, armurier, aurait été celui qui a appliqué cette technique dans le domaine de l’image imprimée.
Femme baignant ses pieds (1513), considérée comme la première eau-forte datée de l'histoire4.

De grands graveurs, comme Urs Graf (1485-1527, actif à Zurich et à Bâle) dès 1513, et Albrecht Dürer (Nuremberg, 1471-1528), en 1515, sont parmi les premiers à exploiter cette technique pour ses caractéristiques propres.

« À partir des années 1530, elle trouve sa véritable voie avec Francesco Mazzola (Parme, 1503-Casal Maggiore, 1540) dit Parmigianino ou Le Parmesan, qui s’empare de cette technique et en use avec un brio extraordinaire2. » L’eau-forte devient très rapidement le moyen d’expression favori des « peintres-graveurs ».

C'est grâce à Antonio da Trento que la technique fut utilisée par l’école de Fontainebleau[réf. nécessaire].

À l’origine, l’outil employé est une simple pointe, qui permet des effets graphiques proches de ceux de la plume. Cependant, cette technique connaît une importante transformation au début du XVIIe siècle, grâce à trois innovations majeures dues à Jacques Callot (Nancy, 1592-1635), graveur lorrain formé en Italie. Celui-ci découvre la possibilité d’utiliser l’« échoppe », outil proche du burin, présentant un profil triangulaire, qui permet des effets de variation dans la grosseur du trait et, donc, l’usage des pleins et des déliés. Les possibilités graphiques s’en trouvent multipliées. Il abandonne également le vernis mou, utilisé jusque-là, qui ne permettait pas au graveur de poser la main sur la plaque. Il lui substitue un vernis dur, utilisé par les luthiers, qui donne ainsi une facilité d’exécution réellement analogue à celle du dessin. De plus, il met au point un procédé de morsure dite « à bains multiples », c'est-à-dire qu’il a l’idée de protéger certaines parties de la plaque après une première morsure, avant de la plonger à nouveau dans le bain corrosif. Cela lui permet de jouer sur l’épaisseur et la profondeur des tailles et de varier ainsi la ligne avec une grande précision.

Il ouvre ainsi la voie à un nouveau terrain d’expérimentation : Abraham Bosse (Tours, 1602-Paris, 1676), grâce à l’emploi d’un vernis plus mou, permet à l’eau-forte de rivaliser avec le travail des burinistes. Celui-ci est tout d’abord l’auteur du Traité des manières de graver en taille douce sur l’airain par le moyen des eaux fortes et des vernis durs et mols, publié en 1645, premier manuel pratique et théorique sur l’eau-forte. Il tente par ce biais de faire admettre la gravure comme art majeur, au même titre que la peinture, la sculpture ou l’architecture. Quelques années plus tard, en 1648, lorsque l’Académie royale de peinture et de sculpture est créée en France, il est le premier graveur à y être accepté et à y dispenser des cours au même titre que l’enseignement du dessin, de l’anatomie et de la théorie de l'art. Sous son impulsion, l’Édit de Saint-Jean de Luz, en 1660, consacre la gravure comme art libre. L’eau-forte et toutes les autres techniques de l’estampe sont désormais considérées comme un art à part entière, propre à rivaliser avec la peinture de chevalet et les autres arts figuratifs.

Rembrandt (Leyde, 1606-Amsterdam, 1669) exploite la technique de l’eau-forte au maximum de ses possibilités, en adoptant la technique des bains multiples. Il s’intéresse au processus d’impression en testant divers types de papiers, d’encre et de techniques d’encrage. Au XVIIe siècle, Claude Gellée, Ruysdael et Van Ostade utilisent l’eau-forte pour leurs gravures de paysages. Au siècle suivant, Gabriel de Saint-Aubin pousse la technique au paroxysme de ses moyens. Le Piranèse, dans ses Prisons, utilise l’eau-forte pour renforcer l’atmosphère étrange des bâtiments. N’oublions pas Watteau, Boucher et Lorenzo Tiepolo.

Au XVIe siècle, Hercules Seghers, des Pays-Bas, grave surtout des paysages montagneux désolés. Anne Claude Philippe de Tubières, comte de Caylus, au XVIIe siècle, en France, est un archéologue et un graveur de talent, membre honoraire de l’Académie royale de peinture et de sculpture. En Espagne, au XVIIIe siècle, Goya offre la première réalisation d'une série d'estampes de caricatures avec Los Caprichos.

Aux XIXe et XXe siècles, de grands noms de la peinture se sont adonnés aux plaisirs de l’eau-forte : Pissarro, Degas, Paul Renouard, Besnard, Matisse, Picasso et Gabriel Belgeonne.

Gravure de peintre par excellence, l’eau-forte a contribué à donner à l’estampe ses lettres de noblesse.
Technique
Matrice préparée à l’eau-forte par Albrecht Dürer au XVIe siècle.

Dans ce procédé de gravure en taille-douce (comme la gravure au burin ou à la pointe sèche), le motif est gravé en creux et l'encre va au fond des tailles.

La plaque de métal, généralement du cuivre, plus résistante aux nombreuses impressions, ou de zinc, plus malléable, est recouverte sur la face qui sera gravée, d’un vernis à graver (dur ou mou) résistant à la solution utilisée pour mordre et recouverte sur son dos, soit également d'un vernis, soit d'un film protecteur également résistant à cette solution.

Le graveur exécute son dessin à l’aide de différents outils, avec lesquels il retire le vernis aux endroits qui contiendront l'encre lors de l'impression. Le vernis doit être retiré en fines striures afin d'éviter les « crevés », des grandes zones sans vernis qui ne pourront pas retenir efficacement l'encre, lors de l'encrage de la plaque.

La plaque est ensuite plongée dans la solution mordante, adaptée au métal, comme un acide, de façon à creuser les zones dégagées. Le bain utilisé est plus ou moins dilué et le temps de morsure plus ou moins long, selon la profondeur de taille que l’on veut obtenir. On peut également jouer sur le choix du « mordant », afin d’obtenir des attaques plus ou moins franches, voire parvenir à certains effets : l’utilisation de fleur de soufre en suspension permet par exemple d’obtenir, par une attaque diffuse et peu profonde (punctiforme), des effets de brume.

Le vernis est ensuite retiré avec un solvant de type white spirit et la plaque encrée. L'encre doit être étalée sur l'ensemble de la plaque, et bien pénétrer dans les fentes. L’excès d'encre est soigneusement retiré en frottant délicatement et parallèlement à la plaque avec de la tarlatane, afin de laisser de l'encre dans les entailles, mais de dégager celle présente sur les surfaces planes, non creusées, de la plaque. Certains utilisent également du papier journal, puis du papier de soie. La plaque est recouverte d'une feuille de papier gravure préalablement humidifiée, recouverte de langes et passée sous presse. Les rouleaux de la presse à taille-douce vont appuyer fermement sur la feuille et permettre ainsi le transfert de l’encre. Le résultat final est inversé par rapport à l’image gravée sur la plaque.

Le procédé à l'eau-forte n’est donc pas seulement mécanique, mais aussi chimique. Le geste le rapproche de la technique du dessin, ce qui n’est pas le cas des techniques sèches. L’eau-forte a l’avantage d’être bien plus facile à mettre en œuvre que le burin, qui nécessite une formation longue. Surtout, elle permet une plus grande rapidité d’exécution.

La plaque peut être également retravaillée au burin ou à la pointe sèche, mêlant ainsi plusieurs techniques.

En cas de repentir, le graveur peut repolir sa plaque, ou la gratter, à l’aide du grattoir, du brunissoir ou d’abrasifs (acide).
Notes et références

↑ Substance attaquant le métal.
↑ a, b et c André Béguin, Dictionnaire technique de l’estampe, op. cit.
↑ « Technique de gravure à l'eau forte », vidéo explicative sur le site henry-biabaud.guidarts.com [archive].
↑ Hors texte 26, dans E. S. Lumsden, The Art of Etching, Courier Corporation, 2012, p. 169.

Bibliographie

A. Béguin, Dictionnaire technique de l'estampe, Bruxelles (1977), 2e édition 1998, 346 p. (ISBN 978-2903319021).
A. Bosse, Traité des manières de gravure en taille-douce, Paris, 1645.
M. Lalane, Traité de la gravure à l’eau-forte, Paris, 1866.
Maria Cristina Paoluzzi, La Gravure, Solar, 2004, 191 p. (ISBN 978-2263037290).
S. Renouard de Bussière, « Les subtilités de Rembrandt aquafortiste », Dossier de l’art, no 129, 2006, p. 40-51.
K. Robert, Traité pratique de la gravure à l’eau-forte, Paris, 1928.
R. Savoie, L’Eau-forte en couleurs, Montréal, 1972.
Michel Terrapon, L’Eau-forte, Genève, Bonvent, coll. « Les métiers de l’art », 1975.

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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Jeu 31 Mai à 3:38

Fabienne Keller
‏Compte certifié @fabienne_keller
1 h il y a 1 heure
J'ai fait adopter cette nuit au @Senat un amendement pour garantir
le maintien des 230 dessertes #TGV actuelles.
L'Etat doit respecter les engagements pris auprès des collectivités
territoriales lors de la construction des #LGV
#AmenagementduTerritoire #ReformeFerroviaire


TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS
1 min il y a 1 minute
En réponse à @fabienne_keller @Senat
Bien votre rôle de rapporteur: Un nous nous aurait fait plaisir et mettre la cohésion
de notre groupe dans l'ampleur de la démocratie en la République Française.
L'éclaireur a autan de mérite qu'un général :
en l'armée, c'est l'esprit de l'idée qui l'emporte plus que le sang.
TAY

POUR NINA DE MADAME CÉCILE DU MARCHÉ SAINT CYPRIEN DE TOULOUSE, LE 31 MAI 2018.

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS
12 hil y a 12 heures
NE JOUONS PAS SUR LES MOTS : CERTAINS S'ATTRIBUENT LA STABILITÉ
EN REJETANT LEURS ÉCHECS SUR UN MANQUE DE DÉMOCRATIE À UNE PARTIE DE L'ÉLECTORAT.
AINSI, LES PARTIS TRADITIONNELS ET LES RADICAUX EXIGENT LA NOTE SUR L'ÉVOLUTION :
CELA S'APPELLE DU PIRATAGE ÉCONOMIQUE POLITIQUE.
TAY

LA POLITIQUE N'EST PAS ÊTRE TOUJOURS EN OPPOSITION ET CELA IMPLIQUE
LE FAIT QU'UN GOUVERNEMENT NE S'ATTRIBUE PAS DES LAURIERS PAR NARCISSISME
DE SA VICTOIRE: DEPUIS L'ORIGINE, L'ÉPOQUE ET L'ÂGE; LA CONSCIENCE ÉVOLUE
VERS L'EXISTENCE. AINSI, L'HUMANITÉ A MARCHÉ SUR LA LUNE.
TAY

CERTAINS POLITIQUES FRANÇAIS VOUS DIRONT QUE LA LUNE N'EST PAS
UNE DEUXIÈME TERRE. CELA MONTRENT LEUR MANQUE DE PERSPECTIVE
ET D’ÉVOLUTION : LA TERRE EST UNE TEMPÊTE ET NOUS AVONS VOULU
LA SOUMETTRE À NOTRE BON SOUHAIT. LA LUNE EST UN PHARE DE MÉTÉORITE.
TAY

LE BON SOUHAIT VOILÀ QUI RYTHME ET QUI DIVISE LA POLITIQUE, DES SEXES
ET DES GOUVERNEMENTS : LE BON SOUHAIT EST MUNI D'UNE CONVICTION
ET DE MANIÈRE ADAPTÉE POUR IMPOSER SA DÉCISION. UN PARADOXE
DEVANT UN MIROIR ET UNE ZIZANIE DE GROUPES,
QUAND LE BON SOUHAIT SE FAIT PLURIELS.
TAY

UN SIMULACRE D'ASSASSINAT ORGANISÉ PAR UN JOURNALISTE RUSSE
ET LE GOUVERNEMENT UKRAINIEN POUR DÉBUSQUER UN TUEUR: RIEN À REDIRE.
MAIS, QU'IL Y EST EU DES APPELS À MANIFESTER EN METTANT EN PÉRIL
LA VIE DE PERSONNES POUR UNE FAKE NEWS: MINABLE.
TAY

CES QUERELLES MOYENÂGEUSE, ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE,
NE SONT PLUS DIGNE DE L'ÉPOQUE SPATIALE ET DE L'ÉVOLUTION ÉCOLOGIQUE :
UNE LASSITUDE PROFONDE DE CES PASSIONS ET DE CES MASSACRES
SOUS FORME D'UN HONNEUR ANCESTRAL PERDU DANS LES CIRRHOSES
DE VODKA.
TAY

LA RESPONSABILITÉ DE L'ÉTAT LIBYEN EST QUE CES DIFFÉRENTES FACTIONS
PUISSENT ACCEPTER DES ACTES DE VIES ET DES MŒURS PRÉHISTORIQUES ANTÉRIEUR
À L'ORDRE PATRIARCAL : DES RESPONSABILITÉS ET DES RÉVOLUTIONS
ONT FAIT NAÎTRE LA RÊVERIE FÉMININE EN LA NATURE.
TAY

IL Y A LE APOLLON GRECQUE ET IL Y A LE APOLLON ROMAIN :
L'UN EST L'USURPATEUR DE LA LYRE ET L'AUTRE EST LE PONCE PILATE DE L'OLYMPE.
DANS CES ESTAMPES D'ANTHROPOLOGIE, L'ARCHÉOLOGIE A DÉCHIFFRÉ DES ÉCRITURES
MAIS LES POLITIQUES EN ONT DÉCHIRÉ LES FAITS.
TAY

LE APOLLON GREC ET LE APOLLON GRECQUE. LE GREC S'EST LE FILS DE LÉTO
ET CELUI QU'ON SURNOMME LE APOLLON GRECQUE OU ACHILLE EST CELUI QUI S'EST DÉGUISÉ
EN FEMME POUR NE PAS FAIRE LA GUERRE DE TROIE ET COMBATTRE POUR AGAMEMNON.
TAY

LE APOLLON GREC ET LE APOLLON GRECQUE. LE GREC S'EST LE FILS DE LÉTO
ET CELUI QU'ON SURNOMME LE APOLLON GRECQUE EST CELUI QUI S'EST DÉGUISÉ
EN FEMME POUR NE PAS FAIRE LA GUERRE DE TROIE ET COMBATTRE POUR AGAMEMNON
OU ACHILLE.
TAY

MÉDITATION. L'UNIVERS EST PEUPLÉ DE MENSONGES ET DE VÉRITÉS : IL Y A CEUX AUSSI
QUI CONFONDENT LES NOTES ET LES MOTS. L'ANTHROPOLOGIE EST UNE SCIENCE
ET LA PSYCHANALYSE EST PEUPLÉE DE NOTIONS DANS DES PEUT-ÊTRE :
IL EST FACILE DE DÉSIGNER SANS CONNAÎTRE SON VISAGE.
TAY

CONNAÎTRE SON PROPRE VISAGE, PEUT IL RENDRE EMPATHIQUE ?
L'ALLÉGORIE PEUT RENDRE L'ALLUSION INACCESSIBLE SI ELLE VIENT D'UN CONFIRMÉ
ET INADMISSIBLE SI ELLE SOUMISE PAR UN SOT.
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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Jeu 31 Mai à 10:19

ART 12 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :
La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
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La Déclaration est un des trois textes visés par le préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958. Sa valeur constitutionnelle est reconnue par le Conseil constitutionnel français depuis 1971.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789
Police française.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Police_fran%C3%A7aise
TAY

The Very Best of Bundy
https://www.youtube.com/watch?v=PRADQI0vr8E
Tropic Thunder (6/10) Movie CLIP - What Do You Mean, You People ?
https://www.youtube.com/watch?v=xPxs0Qh72kY
La star américaine a salué le travail des forces de l'ordre, dimanche.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-jour-ou-la-police-a-planque-les-braqueurs-de-kim-kardashian-18-08-2017-7198545.php
DE LÉGERS DOUTE... DE TRÈS GROS DOUTES.
TAY

Toute la semaine, nous revenons sur des faits divers qui ont marqué l'année.
États-Unis, manifestation sans précédent contre les armes à feu
https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Etats-Unis-manifestation-sans-precedent-contre-armes-feu-2018-03-25-1200926442
Washington, manifestation historique pour mettre fin à la libre circulation des armes.
https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/03/24/aux-etats-unis-les-jeunes-americains-defilent-pour-mettre-fin-a-la-libre-circulation-des-armes-a-feu_5276005_3222.html
TAY

Cour européenne des droits de l'homme.
Un « racisme de la police française » est évoqué par certains.
une opération du guillaumisme, la saisie du mouvement psycholinguistique du discours.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9tisme
La saisie de la chronogénèse.
Le temps in posse.
TAY

MÉDITATIONS DU
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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Jeu 31 Mai à 10:34

Zinédine Zidane laisse un Real Madrid choqué, orphelin et en reconstruction. L'élève a bien appris de Madrid: on ne célèbre la défaite que dans la victoire : Un entraîneur est désiré dans la victoire mais très facilement licencié dans la défaite. Zidane a agit pour son bien.
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MessageSujet: Re: LA LIBERTÉ NE JUGE PAS LE SANG CAR LA JUSTICE JUGE L'ACTE.   Ven 1 Juin à 3:10

Genesis, The Fountain Of Salmacis...
https://www.youtube.com/watch?v=In2fRySroH8
Y'BECCA ET LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVER. CE VIEILLARD, LE SURRÉALISME D'UN JUGE, Y'BECCA ET L'OMBRE. http://leclandesmouettes.bbflash.net/t732-ce-vieillard-le-surrealisme-d-un-juge-y-becca-et-l-ombre
JÉRUSALEM EST LES RÉPUBLIQUES D’ISRAËL ET DE LA PALESTINE DONC LEUR CAPITALE MUTUELLE.
TAY

YAHVÉ EST UN PRÉNOM LAÏC MÊME SI BIBLIQUE CAR J'ESTIME QUE SI JE VEUX APPELER
MON FILS PAR CE PRÉNOM : IL NE MÉRITE AUCUNE MOQUERIE ET JE NE L'APPELLE PAS
AINSI PAR PROVOCATION TOUT COMME CAMILLE, SAMUEL ET AUTRES, CE PRÉNOM MÉRITE
D’ÊTRE ENTENDU POUR SA BEAUTÉ ET SON CHARME.
TAY

Twin Spacecraft Launch to Track Earth's Water Movement...
A joint U.S./German space mission to track the continuous movement of water and other changes in Earth's mass on and beneath the planet's surface.
https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7136&utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=NASAJPL&utm_content=gracefo20180522-1
יהוה

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7141&utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=NASAJPL&utm_content=earth20180524-1

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ExoMars/Red_Planet_rover_set_for_extreme_environment_workout

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7144&utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=NASAJPL&utm_content=dawn20180531-1

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/06/Italian_Alps_and_plains

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7145&utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=NASAJPL&utm_content=oco20180531-1
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