Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Bertha von Suttner, Oslo et Joseph François Oscar Bernadotte

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yanis la chouette



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MessageSujet: Bertha von Suttner, Oslo et Joseph François Oscar Bernadotte   Lun 14 Mai à 10:30

Bertha Sophie Felicitas comtesse Kinský von Chinic und Tettau, baronne von Suttner, née le 9 juin 1843 à Prague, morte le 21 juin 1914 à Vienne, fut une pacifiste autrichienne radicale, lauréate en 1905 du prix Nobel de la paix. Issue de la haute aristocratie austro-hongroise, elle reçut une éducation assez cosmopolite due à son milieu et apprit dès son plus jeune âge à parler plusieurs langues. Elle a été vice-présidente du Bureau international de la paix de sa création en 1892 à sa mort en 19141.

Elle fut un temps la secrétaire d'Alfred Nobel en 1876 quand celui-ci résida à Paris. Bien que cette période fût très courte, elle est restée une grande amie de Nobel, avec qui elle a continué à correspondre jusqu'au décès du scientifique en 1896. Leur correspondance montre son insistance à promouvoir la cause de la paix, tant et si bien qu'elle est considérée comme ayant pu influencer la décision de Nobel de demander la création d'un prix de la paix.

Elle fut l'auteur en 1889 de Die Waffen nieder! (Bas les armes !), que l'on peut considérer comme l'équivalent de La Case de l'oncle Tom pour la cause pacifiste. Elle mourut à Vienne à peine une semaine avant l'attentat de Sarajevo qui, provoquant la mort de l'archiduc-héritier d'Autriche-Hongrie, allait plonger l'Europe dans la Première Guerre mondiale.

Jeunesse

En tant que comtesse Kinsky von Wchinitz und Tettau, Bertha von Suttner descend d'une famille noble de Bohême. Son père Franz Michael Graf Kinsky, mort avant la naissance de sa fille à l'âge de 75 ans2, était général, et son grand-père était capitaine dans la cavalerie. Bertha von Suttner grandit auprès de sa mère Sophie Wilhelmine (née von Körner, une parente éloignée du poète Theodor Körner3) dans un environnement aristocratique au sein du militarisme de la monarchie austro-hongroise.

Elle assiste dans sa prime jeunesse aux horreurs de la guerre en 1866 dans les environs du château de ses ancêtres en Bohême4. Enfant et adolescente, elle apprend à parler, en plus de l'allemand, le français, l'italien et l'anglais2, voyage beaucoup et fait de la musique.

Après la dilapidation de la fortune héritée de son père, en partie à cause de la passion de sa mère pour le jeu2, Bertha occupe le poste de gouvernante à partir de 1873 chez un industriel de Vienne, le baron Karl von Suttner. Sa mère voulait qu'elle fasse un mariage d'argent mais Bertha s'y est refusée en annulant ses fiançailles avec le baron Gustav von Heine-Geldern2. Elle donne aux quatre filles von Suttner des cours de musique et de langues. À cette époque, elle tombe amoureuse du plus jeune fils de la famille, Arthur Gundaccar von Suttner, plus jeune qu'elle de sept ans. En 1876, elle voyage à Paris où elle devient la secrétaire privée d'Alfred Nobel mais pour deux semaines. La mère d'Arthur von Suttner a renvoyé Bertha afin de mettre un terme à la relation de cette dernière avec son fils mais lui a trouvé, pour ne pas la laisser sans moyen, la place chez Nobel, qui fut cependant rappelé en Suède par le roi. Toutefois se développe une forte relation d'amitié qui perdure dans leurs échanges épistolaires5.

Bertha rentre à Vienne où elle épouse secrètement Arthur Gundaccar le 12 juin 1876 à Gumpendorf contre la volonté des parents de ce dernier. Arthur est alors déshérité et le couple part pour plus de huit ans dans le Caucase, en Géorgie auprès de la princesse Ekatarina Dadiani de Mingrélie. Ils y vivent, en grande partie à Tbilissi, difficilement, de petits travaux comme l'écriture de romans de divertissement ou de traductions.

Avec le début de la guerre russo-turque de 1877-1878, Arthur commence avec succès à publier des récits sur la guerre, le pays et les gens dans des hebdomadaires allemands. La même année, en 1877, Bertha von Suttner commence ses activités de journaliste et obtient sous le pseudonyme de B. Oulet de grands succès, tout comme son mari. Elle écrit alors pour des journaux autrichiens des histoires courtes et des essais et son mari des récits de guerre et de voyage. En 1885, ils rentrent à Vienne, se réconcilient avec la famille6 et emménagent dans le château familial à Harmannsdorf en Basse-Autriche.
Journaliste et écrivain
Timbre émis pour le centenaire du Prix Nobel remis à Bertha von Suttner représentant son livre Die Waffen nieder !

Après son retour, Bertha von Suttner continue à écrire en privilégiant le thème du pacifisme. C'est ainsi qu'elle écrit en 1886 le livre High Life dans lequel elle aborde le respect de l'homme et son libre arbitre. Peu de temps après, elle apprend grâce à une table ronde avec le philosophe français Ernest Renan l'existence de l'International Arbitration and Peace Association fondée par le britannique Hodgson Pratt en 1880. Bertha von Suttner va être influencée dans sa conception du pacifisme par des personnalités telles que Henry Thomas Buckle, Herbert Spencer ou Charles Darwin et sa théorie de l'évolution7. Le pacifisme de Suttner est un pacifisme éthique fondé sur la capacité morale de l'homme à comprendre que la guerre ne doit plus être employée. Elle s'inscrit dans son époque qui porte l'idée d'une foi libérale sans faille dans le progrès de l'homme, se révélant profondément humaniste.

En 1889, à l'âge de 46 ans, elle publie le roman pacifiste Die Waffen nieder! (le titre de l'édition anglaise publiée en 1892 étant Lay Down Your Arms ! et le titre français Bas les armes !). Le roman a beaucoup de succès et Bertha von Suttner devient l'une des représentantes principales du mouvement pacifiste8. Elle y décrit les horreurs de la guerre du point de vue d'une femme et touche ainsi le cœur de la société où de nombreux débats ont alors lieu sur le militarisme et la guerre. Avec 37 éditions et une traduction en douze langues dont le tchèque en 1896, le livre de Bertha von Suttner remporte un grand succès littéraire. Le livre sera adapté au cinéma en 1914 par Holger-Madsen et Carl Theodor Dreyer.

À l'hiver 1890-1891, le couple von Suttner habite à Venise. Bertha von Suttner impulse la création d'une « société de la paix de Venise » (Friedensgesellschaft Venedig). Elle fait la connaissance du marquis Benjamino Pandolfi grâce auquel elle rencontre d'autres représentants des « conférences interparlementaires ». Les Conférences interparlementaires prennent le nom d'Union interparlementaire à partir de 1910.

Le 3 septembre 1891, Bertha von Suttner annonce la fondation d'une société pacifiste autrichienne, la Österreichische Gesellschaft der Friedensfreunde, dans un article de la Neue Freie Presse. Le succès de cette annonce est immense. Bertha von Suttner en est nommée présidente, poste qu'elle occupera jusqu'à sa mort en 19149. En novembre 1891, à l'occasion du congrès mondial pour la paix à Rome, elle est élue vice-présidente du Bureau international de la paix et fonde conjointement avec Alfred Hermann Fried en 1892 la Deutsche Friedensgesellschaft. L'association compte environ 2 0008 membres en très peu de temps. Par la suite, Berthe von Suttner prend part à plusieurs congrès de paix internationaux comme celui de Berne en 1892, d'Anvers en 1894 ou de Hambourg en 1897. Le 3 juin 1897, elle envoie à l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche une pétition rassemblant des signatures en faveur d'un tribunal d'arbitrage international. En 1899, elle prend ainsi part à la préparation de la première conférence de La Haye au cours de laquelle sont abordées des questions portant sur la sécurité nationale et internationale, sur le désarmement et sur l'instauration d'un tribunal d'arbitrage international. Les initiateurs de la conférence n'obtiennent cependant pas les résultats escomptés. Les conflits militaires peuvent certes être arrangés mais l'idée de mettre fin à toutes les actions militaires, de réduire l'armement ou d'instituer des tribunaux d'arbitrage internationaux ne s'impose pas.

Son mari étant malade et ne pouvant voyager, Bertha von Suttner se rend seule en 1902 au congrès de paix de Monaco. Par la suite, elle se rend avec lui en Bohême pour se reposer. Le 10 décembre 1902, Artur Gundaccar von Suttner meurt à Harmannsdorf. Endettée, Bertha von Suttner doit mettre aux enchères la propriété du couple et part s'installer à Vienne où elle continue à publier, entre autres dans le journal hongrois de langue allemande Pester Lloyd. En 1903, elle se rend de nouveau à Monaco et participe à l'ouverture de l'Institut international de la paix fondé par le prince Albert Ier.
Urne de Bertha von Suttner à Gotha

En juin 1904, Bertha von Suttner est l'une des participantes les plus importantes de la Conférence internationale des femmes à Berlin. Cette conférence se termine par une manifestation pour la paix à la Philharmonie de Berlin où Bertha von Suttner tient un exposé. La même année, elle part aux États-Unis en raison du congrès mondial pour la paix qui se tient à Boston. Elle voyage alors de ville en ville et tient jusqu'à trois exposés par jour. Sa réputation la précède, et elle est invitée à la Maison Blanche pour s'entretenir avec le président Theodore Roosevelt. La Friedens-Bertha10, comme on l'appelle péjorativement dans les cercles nationalistes allemands, rentre pleine d'enthousiasme des États-Unis. Son voyage de sept mois a été un triomphe, et elle a pu constater que le mouvement pacifiste était bien plus en avance qu'en Europe et était même étonnée de l'effort pour transmettre les idées pacifistes dans les écoles.

Le 10 décembre 1905, Bertha von Suttner est la première femme à obtenir le Prix Nobel de la paix11 qu'elle reçoit le 18 avril 1906 à Oslo. Même si Alfred Nobel avait tout de suite pensé à Bertha von Suttner en instituant son prix pour la paix, elle ne l'obtient qu'à la cinquième édition. En 1907, elle est absente lors de la seconde conférence de La Haye qui cette fois est davantage axée sur le droit de la guerre que sur une pacification stable. Par la suite, elle essaie à plusieurs reprises d'informer sur les dangers du réarmement international et sur les intérêts de l'industrie de l'armement. À partir de 1912, elle met également en garde contre le danger de la guerre d'anéantissement internationale et se rend de nouveau aux États-Unis où elle discourt de la côte Est jusqu'à la côte Ouest dans plus de cinquante villes.

Bertha von Suttner meurt d'un cancer le 21 juin 1914, quelques semaines avant le début de la Première Guerre mondiale dont elle avait prévenu des dangers. Le congrès international pour la paix suivant, prévu pour l'automne 1914, devait se tenir à Vienne.

Elle était membre de l'association autrichienne Die Flamme qui militait pour l'incinération. Elle avait soutenu la construction du premier crématorium allemand à Gotha et avait inscrit dans son testament que son corps devait être amené à Gotha pour y être incinéré12. L'urne qui contient ses cendres est toujours conservée dans le colombarium.
Hommages
Bertha von Suttner sur le billet de 1 000 schilling (1966)

Stefan Zweig honore sa mémoire en 1917 lors du Congrès international des femmes pour la compréhension entre les peuples à Berne.

De nombreuses villes d'Autriche et d'Allemagne ont baptisé des écoles, des places ou des rues du nom de Bertha von Suttner. La pacifiste apparaît également sur le billet de 1 000 schilling en 1966 ainsi que sur la pièce de 2 euros autrichienne.

Un astéroïde, le (12799) von Suttner, a été nommé ainsi à sa mémoire.
Œuvres

   Ein schlechter Mensch, Munich 1885
   Daniela Dormes, Munich 1886
   Das Maschinenalter entsteht, 1889
   Die Waffen nieder!, 1889
   Die Waffen nieder! (Éd.), Monatszeitschrift 1892-1899, En ligne [archive]
   Vor dem Gewitter, Vienne 1894
   Einsam und arm, Dresde 1896
   Die Haager Friedenskonferenz, Leipzig 1900
   Marthas Kinder (Die Waffen nieder -Partie II ) 1902
   Franzl und Mirzl, Leipzig 1905
   Die Entwicklung der Friedensbewegung, Leipzig 1907
   Randglossen zur Zeitgeschichte, 1892-1900 et 1907-1914
   Rüstung und Überrüstung, Berlin 1909
   Der Menschheit Hochgedanken, Berlin 1911
   Die Barbarisierung der Luft, Berlin 1912
   Chère Baronne et Amie, cher monsieur et ami : der Briefwechsel zwischen Alfred Nobel und Bertha von Suttner, herausgegeben, eingeleitet und kommentiert von Edelgard, Hildesheim, 2001

Traductions françaises

   Bas les armes !, préface de Gaston Moch, Paris, Fasquelle, 1899
   Souvenirs de guerre suivi de Une ville où l'on s'amuse, nouvelles, Paris, Giard et Brière, 1904
   Armements et surarmements, traduction par Edmond Duméril, Toulouse, E. Privat, 1910
   Bertha Von Suttner- Une vie pour la paix. Brigitte Hamann, traduction par Jean-Paul Vienne, éditions Turquoise, Levallois-Perret, 2014, (ISBN 978-2-918823-09-4)
   Bas les armes. Avant-propos Marie-Antoinette Marteil, préface Gaston Moch, éditions Turquoise Levallois-Perret, 2015, (ISBN 978-2-918823-08-7)
   Correspondance entre Alfred Nobel et Bertha von Suttner, Chère Baronne et Amie, Cher monsieur et ami. Traduction par Claudine Layre, éditions Turquoise, Levallois-Perret, 2015, (ISBN 978-2-918823-07-0)

Notes et références

   ↑ « Quand Freud et Einstein imaginaient l’ONU [archive] », Le Monde diplomatique, septembre 2009. Bonnes feuilles de Romuald Sciora et Annick Stevenson (sous la dir. de), Planète ONU. Les Nations unies face aux défis du XXIe siècle, éd. du Tricorne, Genève, 2009. .
   ↑ a, b, c et d (de) Edelgard Biedermann (Éd.), Chère baronne et amie, cher monsieur et ami, Georg Olms Verlag, 2001, p. 23.
   ↑ Erika Tunner, Carrefours de rencontres, Éditions L'Harmattan, 2004, p. 81.
   ↑ Le monde d'hier, Les rayons et les ombres sur l'Europe. Stefan Zweig. Les belles lettres (ISBN 9782251200347).
   ↑ Voir : (de) Edelgard Biedermann (Éd.), Chère baronne et amie, cher monsieur et ami, Georg Olms Verlag, 2001.
   ↑ (de) Edelgard Biedermann (Éd.), op.cit., p. 34.
   ↑ (de) Edelgard Biedermann (Éd.), op. cit., p.32-33.
   ↑ a et b (de) Karl Holl, Pazifismus in Deutschland, Francfort-sur-le-Main, 1988, p. 43.
   ↑ (de) Edelgard Biedermann (Éd.), Chère baronne et amie, cher monsieur et ami, Georg Olms Verlag, 2001, p. 36.
   ↑ Voir ce document pour les caricatures la représentant [archive].
   ↑ Marie-Antoinette Marteil, Bertha Von Suttner (1843 - 1914), militante laïque, féministe, pacifiste : L'œuvre d'une aristocrate autrichienne en rupture avec la tradition, L'Harmattan, 2014 (ISBN 9782336337432, lire en ligne [archive]), p. 19.
   ↑ (en) Lewis H. Mates, Encyclopedia of cremation, Ashgate Publishing, Ltd., 2005, p. 74.


9 juin 1843

Prague
Décès
21 juin 1914
(à 71 ans)
Vienne
Sépulture
Cimetière de Gotha (d)
Nom de naissance
Gräfin Kinsky von Wchinitz und Tettau
Nationalité
Autrichienne
Activités
Écrivaine, romancière, traductrice, journaliste, pacifiste
Famille
Kinský
Père
Franz Joseph Kinsky (d)
Autres informations Distinction
Prix Nobel de la paix (1905)

et

Per Daniel Amadeus Atterbom (Åsbo, Östergötland, 1790 - Stockholm, 1855) était un universitaire et homme de lettres suédois du XIXe siècle.
Biographie

Per Daniel Amadeus Atterbom fonda en 1807 la Société de l'Aurore, qui se proposait d'affranchir la littérature suédoise de l'influence française. Il publia dans ce but de 1810 à 1813 une revue littéraire, le Phosporos, et devint le chef d'une école qu'on appela de ce fait « l'école phosporite. »

Professeur à l'Université d'Uppsala, il y enseigna successivement l'histoire, la philosophie et l'esthétique.

Il est surtout connu par un recueil de romances, Blommorna ("Les fleurs"), par ses poèmes de Lycksalighetens ö ("l'Île du bonheur"), et les six volumes de Svenska siare och skalder ("Bardes et prophètes suédois"), ce dernier étant son chef-d'œuvre.
Notes et références

   Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Biographie Naissance
19 janvier 1790

Boxholm
Décès
21 juillet 1855
(à 65 ans)
Uppsala ou municipalité de la ville de Stockholm (d)
Sépulture
Vieux cimetière d'Uppsala (en)
Nationalité
Suédois
Formation
Université d'Uppsala
Activités
Écrivain, poète, professeur d'université, philosophe, Q46996371
Autres informations Membre de
Académie suédoise
Académie royale suédoise des belles-lettres, d'histoire et des antiquités

Monarques de Norvège
Royaume de Norvège
(872-1397) Harald Ier · Éric Ier · Haakon Ier · Harald II · Harald Ier de Danemark (Håkon Sigurdsson) · Olav Ier · Sven Ier de Danemark (Éric et Svein Håkonsson) · Olav II · Knut II de Danemark et Sven Knutsson (Håkon Eiriksson) · Magnus Ier · Harald III · Magnus II · Olav III · Haakon (II) · Magnus III · Olav (IV) · Eystein Ier · Sigurd Ier · Magnus IV · Harald IV · Sigurd II · Inge Ier · Eystein II · Magnus (V) · Haakon II · Sigurd Markusfostre · Magnus V · Sverre Sigurdsson · Haakon III · Guttorm Sigurdsson · Inge II · Haakon IV · Haakon le Jeune · Magnus VI · Éric II · Haakon V · Magnus VII · Haakon VI · Olav IV
Union de Kalmar
(1387-1523) Marguerite Ire · Éric de Poméranie · Christophe de Bavière · Charles Ier · Christian Ier · Jean Ier · Christian II
Union avec le Danemark
(1523-1814) Frédéric Ier · Christian III · Frédéric II · Christian IV · Frédéric III · Christian V · Frédéric IV · Christian VI · Frédéric V · Christian VII · Frédéric VI
Royaume de Norvège
(1814) Christian-Frédéric
Union avec la Suède
(1814-1905) Charles II · Charles III Jean · Oscar Ier · Charles IV · Oscar II
Royaume de Norvège
(Depuis 1905) Haakon VII · Olav V · Harald V

VIVE LA FRANCE, VIVE LA RÉPUBLIQUE ET VIVE LE PEUPLE

histoire et héritage de Oscar Ier de Suède et de Norvège (en suédois : Oscar I av Sverige och Norge), né le 4 juillet 1799 à Paris et mort le 8 juillet 1859 à Stockholm. Il fut roi du Royaume de Suède et de Norvège du 8 mars 1844 jusqu'à sa mort le 8 juillet 1859
par
Le Citoyen Tignard Yanis
Alias
TAY
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MessageSujet: Re: Bertha von Suttner, Oslo et Joseph François Oscar Bernadotte   Lun 14 Mai à 10:44

Oscar Ier de Suède et de Norvège (en suédois : Oscar I av Sverige och Norge), né le 4 juillet 1799 à Paris et mort le 8 juillet 1859 à Stockholm. Il fut roi du Royaume de Suède et de Norvège du 8 mars 1844 jusqu'à sa mort le 8 juillet 1859.

" Celui qui veut tromper les hommes doit avant tout rendre l'absurde plausible. "
Citation de Johann Wolfgang von Goethe ; Les maximes et réflexions (1749-1832)

" Il y a sur la terre au moins quatorze à quinze pour cent de résignés d'avance, qui s'imaginent que tous les emmerdements leur sont dus... ce qui est une manière absurde d'égoïsme. "
Citation de Sacha Guitry ; Une petite main qui se place (1922)

" Aucun exemple ne peut justifier ce qui est absurde. "
Citation de Samuel Johnson ; La vie de Milton (1770)

" Il est encore plus absurde de nier ce que l'on entend pas que de le croire. "
Citation de Mademoiselle de Sommery ; Les doutes sur différentes opinions reçues (1782)

" Il est dans la nature humaine de penser sagement et d'agir d'une façon absurde. "
Citation de Anatole France ; Le livre de mon ami (1885)

" Ah ! que les parents sont donc absurdes ! Il n'y a que les célibataires, je l'ai souvent remarqué, qui sauraient élever convenablement les enfants. "
Citation de Jean Dutourd ; Pluche ou l'amour de l'art (1967)

" Absurde. (Subst. masc.) Vieux, mais toujours à la mode. Découverte de 1945 : Dieu n'existe pas, rien n'a de sens, l'homme ne sait d'où il vient ni où il va, etc. Le philosophe de l'absurde est obligatoirement « lucide et désespéré », ce qui le conduit à avoir des idées de gauche. "
Citation de Jean Dutourd ; L'école des jocrisses (1970)

" La seule arme contre ce monstre qu'est le fanatisme, c'est la raison. La seule manière d'empêcher les hommes d'être absurdes et méchants, c'est de les éclairer. Pour rendre le fanatisme exécrable, il ne faut que le peindre. "
Citation de Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

" Plus on est absurde, plus on est intolérant et cruel : l'absurdité a élevé plus d'échafauds qu'il n'y a eu de criminels. "
Citation de Voltaire ; Les Guèbres ou La tolérance (1768)

" Pourquoi combattre ce qu'on ne peut vaincre, pourquoi se ruer dans l'absurde, quand on le voit absurde et qu'on n'a pas d'entraînement pour excuse ? L'âme ne procède que par zigzags et oscillations. La vie intérieure n'est que la résultante de contradictions infinies. "
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 3 juillet 1877.

" Vouloir sans raison paraît absurde, et il est cependant salutaire de le faire au besoin. Il faut dans l'aliment le plus sain un peu de poison pour le rendre excellent, comme dans tout bonbon sucré, il faut un grain de sel. L'absurde n'est donc pas si absurde. "
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 juillet 1877.

" En mathématique, le contraire du faux est indubitablement vrai ; mais, en fait de passions, de politique, de conduite, l'opposé du faux et de l'absurde se trouve le plus souvent faux et absurde. "
Citation de Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

" Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette. "
Citation de Pierre Desproges ; Vivons heureux en attendant la mort (1983)

" Le monde est peuplé d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde. "
Citation de Jean Yanne ; Pensées, répliques, textes et anecdotes (1999)

" L'absurde absolu pour un humain, c'est de se trouver vivant sans raison de vivre. "
Citation de Abbé Pierre ; Les pensées (1912-2007)

" La vie est une gestation absurde, une grossesse vaine, une fausse-couche perpétuelle. "
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 16 novembre 1869.

" Plus la vie est exaltante et plus absurde est l'idée de la perdre. "
Citation de Albert Camus ; Le mythe de Sisyphe (1942)

" II faut l'oubli des choses absurdes lorsque la nuit notre raison s'absente. "
Citation de Robert Sabatier ; Diogène (2001)

" Il est beaucoup plus intelligent de dire des choses absurdes que d'en écouter. "
Citation de Oscar Wilde ; L'importance d'être constant (1895)

" L'absurde, représenté sous une forme élégante, excite à la fois la répugnance et l'admiration. "
Citation de Johann Wolfgang von Goethe ; Les maximes et réflexions (1749-1832)

" L'enfer, c'est la solitude de celui qui s'est voulu absurdement suffisant. "
Citation de Abbé Pierre ; Testament (1994)

" Toute jalousie, quelle qu'elle soit, est complètement absurde. "
Citation de Paul Bourget ; La physiologie de l'amour moderne (1889)

" Un écrivain qui hait les métaphores, c'est aussi absurde qu'un banquier qui haïrait l'argent. "
Citation de Amélie Nothomb ; Hygiène de l'assassin (1992)

" Le milieu du show-biz est absurde : il faut avoir du succès pour qu'on te donne une chance d'avoir du succès. "
Citation de Coluche ; L'almanach (2015)

" L'acte absurde est l'expression la plus haute de la liberté. "
Citation de Emil Michel Cioran ; Le livre des leurres (1936)

Biographie
Famille

Oscar Ier est le fils unique de Charles XIV Jean de Suède et de Désirée Clary.

Le 21 août 1810 son père, Jean-Baptiste Bernadotte est élu prince héritier de Suède par une Diète réunie à Örebro. Le nouvel héritier quitte la France en octobre, tandis que sa femme et Oscar le rejoignent en janvier 1811 à Stockholm.

Le 19 juin 1823, il épouse la princesse Joséphine de Leuchtenberg, fille d'Eugène de Beauharnais, duc de Leuchtenberg, et petite-fille de l'impératrice Joséphine. Cinq enfants sont nés de cette union :

le prince Charles (1826-1872), duc de Scanie devint roi du Royaume de Suède et de Norvège en 1859 ;
le prince Gustave (1827-1852), duc d'Uppland ;
le prince Oscar (1829-1907), duc d'Östergötland devint roi du Royaume de Suède et de Norvège en 1872 ;
la princesse Eugénie (1830-1889) ;
le prince Auguste (1831-1873), duc de Dalécarlie.

Le roi Oscar a également deux enfants de l'actrice Emilie Högquist :

Hjalmar Högquist, né le 18 juin 1839 à Hambourg ;
Max Högquist, né le 12 août 1840 à Stockholm.

Ils sont connus (de façon plus ou moins parodique) sous le nom de Princes de Laponie.

Avec sa maîtresse, Jaquette Löwenhielm (née Gyldenstolpe) :

Oscaria Löwenhielm (1819).

Avec une autre maîtresse, Ida de Brunhoff DE MALMOË1 :

Ida de Brunhoff (1836-1906), et descendance, notamment Jean de Brunhoff (1899-1937), le créateur de Babar.

Éducation

Il reçut le titre de duc de Södermanland du roi Charles XIII, lui-même duc de Södermanland.

De nombreuses figures importantes firent partie de son équipe pédagogique:

- le Baron de Cederhielm fut nommé gouverneur

- Per Adam Wallmark, bibliothécaire à la Bibliothèque royale (Suède), lui enseigna le suédois.

- Adolf Fredrik Lindblad comme professeur de piano

- le peintre Fredrik Westin

- le poète Per Daniel Amadeus Atterboom

- Johan Olof Wallin pour l'éducation religieuse

A l'automne 1819 il devint étudiant à l'université d'Uppsala. Il fut le premier prince de suédois à étudier à l'université. Ses enfants suivirent son modèle, et cela devint une tradition, encore appliquée de nos jours.
Publications

En 1839, il rédige une série d'articles sur l'éducation de masse et, en 1841, un texte anonyme, Om Straff och straffanstalter, défendant l'idée d'une réforme du système carcéral.
Politique

En 1824 et en 1833, le prince héritier est brièvement vice-roi de Norvège. En 1838, le roi commence à soupçonner son héritier de comploter avec le Parti libéral afin d'entraîner un changement de ministère, voire son abdication. Si Oscar n'aide pas concrètement l'opposition à cette occasion, sa désapprobation du comportement despotique de son père est de notoriété publique, bien qu'il ait toujours évité une réelle rupture. Encore que son libéralisme soit des plus prudents et des plus modérés, comme l'opposition le découvre à son grand regret peu après son accession au trône le 8 mars 1844. Il refuse d'entendre parler de la moindre réforme radicale de la Constitution de 1809. L'une de ses premières mesures est toutefois d'établir la liberté de la presse. Il met en place une égalité formelle entre ses deux royaumes en introduisant de nouveaux drapeaux. L'essentiel de la législation édictée pendant le règne d'Oscar Ier a comme objectif d'améliorer les positions économiques de la Suède et le Riksdag, dans la déclaration qu'il lui adresse en 1857, déclare qu'il a plus amélioré la prospérité matérielle du royaume que n'importe lequel de ses prédécesseurs.
Dans le domaine des affaires étrangères, Oscar Ier est un partisan de la défense des nationalités. En 1848, il soutient le Danemark contre la Prusse lors de la première guerre de Schleswig; il positionne des troupes suédoises et norvégiennes en Fionie et au nord du Schleswig (1849-1850) ; il négocie la trêve de Malmö du 26 août 1848. Il est également l'un des garants de l'intégrité du Danemark (traité de Londres, 8 mai 1852). Dès 1850, Oscar Ier conçoit un plan d'union dynastique des trois royaumes scandinaves, mais les difficultés qui surgissent l'obligent à abandonner ce plan. Il réussit toutefois à renverser la politique obséquieuse de son père envers la Russie. Sa crainte que celle-ci ne réclame une partie de la côte le long du Varangerfjord le conduit à rester neutre durant la guerre de Crimée et, en conséquence, à conclure une alliance avec le Royaume-Uni et la France le 25 novembre 1855 dans le but de préserver l'intégrité territoriale de la Scandinavie2.
Lieu d’inhumation

Le roi Oscar 1er fut inhumé dans la crypte située sous la chapelle Bernadotte de l’église de Riddarholmen de Stockholm.
Article connexe : Église de Riddarholmen#Chapelle Bernadotte.
Titres et honneurs
Titulature

04 juillet 1799 — 26 septembre 1810 : Monsieur Joseph François Oscar Bernadotte.
26 septembre 1810 — 04 novembre 1814 : Son altesse royale le prince Oscar de Suède, duc de Södermanland.
04 novembre 1814 — 05 février 1818 : Son altesse royale le prince Oscar de Suède et de Norvège, duc de Södermanland.
05 février 1818 — 08 mars 1844 : Son Altesse royale le Prince héritier de Suède et de Norvège, duc de Södermanland.
08 mars 1844 — 08 juillet 1859 : Sa Majesté le roi de Suède et de Norvège.


Prince de Suède, Duc de Södermanland (1810).
Prince héritier, Duc de Södermanland (1818-1826).
Prince héritier, Duc de Södermanland (1826-1844).
Monogramme du roi
Oscar Ier de Suède.


Armes
Article connexe : Armorial de la Suède.

Le roi Oscar 1er était le Grand maitre de l’ordre du Séraphin et ses armoiries (erronées3) sont exposées dans l’église de Riddarholmen :
Blason Blasonnement :
Parti, en 1 coupé d'or, cantonné en chef d'azur, à trois couronnes d'or (de Suède moderne) et d'azur, à trois barres ondées d'argent, au lion couronné d'or, brochant sur le tout (de Suède ancien), en 2 de gueules, au lion couronné d'or, tenant dans ses pattes une hache danoise d'argent, emmanchée du second (de Norvège ancien) à la demi-croix de Saint-Eric, sur-le-tout parti de Vasa (tiercé en bande d'azur, d'argent et de gueules à la gerbe d'or brochant) et de Pontecorvo (d'azur, au pont à trois arches d'argent, sur une rivière de même, ombrée d'azur, et supportant deux tours du second, le tout surmonté d'une aigle contournée d'or au vol abaissé, empiétant d'un foudre du même (de Bernadotte)).

Titre
Roi de Suède
8 mars 1844 – 8 juillet 1859
(15 ans et 4 mois)
Couronnement 28 septembre 1844 à Stockholm
Prédécesseur Charles XIV Jean
Successeur Charles XV
Roi de Norvège
8 mars 1844 – 8 juillet 1859
(15 ans et 4 mois)
Prédécesseur Charles III Jean
Successeur Charles IV
Vice-roi de Norvège
17 juin 1833 – 2 décembre 1833
(5 mois et 15 jours)
Prédécesseur Lui-même
Successeur Prince Charles
1er février 1824 – 11 octobre 1824
(8 mois et 10 jours)
Prédécesseur Prince Charles Jean
Successeur Lui-même
Prince héritier de Suède et de Norvège
(Duc de Södermanland)
5 février 1818 – 8 mars 1844
(26 ans, 1 mois et 3 jours)
Prédécesseur Prince Jean-Baptiste
Successeur Prince Charles
Biographie
Dynastie Maison Bernadotte
Nom de naissance Joseph François Oscar Bernadotte
Date de naissance 4 juillet 1799
Lieu de naissance Paris (Consulat français)
Date de décès 8 juillet 1859 (à 60 ans)
Lieu de décès Stockholm (Suède-Norvège)
Sépulture Église de Riddarholmen (Stockholm)
Nationalité Drapeau de France Français
Union Jack of Sweden and Norway (1844-1905).svg Suédo-norvégienne
Père Charles XIV Jean de Suède
Mère Désirée Clary
Conjoint Joséphine de Leuchtenberg
Enfants Charles Red crown.png
Gustave
Oscar Red crown.png
Eugénie
Auguste
Diplômé de Université d'Uppsala
Religion Luthéranisme suédois
Résidence Palais royal de Stockholm

Monarques de Norvège
Royaume de Norvège
(872-1397) Harald Ier · Éric Ier · Haakon Ier · Harald II · Harald Ier de Danemark (Håkon Sigurdsson) · Olav Ier · Sven Ier de Danemark (Éric et Svein Håkonsson) · Olav II · Knut II de Danemark et Sven Knutsson (Håkon Eiriksson) · Magnus Ier · Harald III · Magnus II · Olav III · Haakon (II) · Magnus III · Olav (IV) · Eystein Ier · Sigurd Ier · Magnus IV · Harald IV · Sigurd II · Inge Ier · Eystein II · Magnus (V) · Haakon II · Sigurd Markusfostre · Magnus V · Sverre Sigurdsson · Haakon III · Guttorm Sigurdsson · Inge II · Haakon IV · Haakon le Jeune · Magnus VI · Éric II · Haakon V · Magnus VII · Haakon VI · Olav IV
Union de Kalmar
(1387-1523) Marguerite Ire · Éric de Poméranie · Christophe de Bavière · Charles Ier · Christian Ier · Jean Ier · Christian II
Union avec le Danemark
(1523-1814) Frédéric Ier · Christian III · Frédéric II · Christian IV · Frédéric III · Christian V · Frédéric IV · Christian VI · Frédéric V · Christian VII · Frédéric VI
Royaume de Norvège
(1814) Christian-Frédéric
Union avec la Suède
(1814-1905) Charles II · Charles III Jean · Oscar Ier · Charles IV · Oscar II
Royaume de Norvège
(Depuis 1905) Haakon VII · Olav V · Harald V

Stéphane Bern, né le 14 novembre 1963 à Lyon, est un journaliste, animateur de radio, présentateur de télévision et écrivain franco-luxembourgeois1.

Spécialiste des familles royales et régnantes en Europe, ses émissions consacrées à l'histoire et au patrimoine français ont contribué à partir des années 2000 à en faire une figure emblématique du paysage audiovisuel français. Diane Françoise Maria da Gloria d’Orléans, parfois appelée « Diane de France » dans la littérature orléaniste, duchesse de Wurtemberg par mariage, est née le 24 mars 1940 à Petrópolis, au Brésil. Membre de la maison capétienne d’Orléans, elle est aussi un écrivain et une artiste française et allemande.

Diane d’Orléans est la quatrième fille et le sixième enfant d'Henri d’Orléans (1908-1999), comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France, et de son épouse la princesse franco-brésilienne Isabelle d’Orléans et Bragance (1911-2003).

Le 18 juillet 1960, Diane d'Orléans épouse, au château d'Altshausen, Carl de Wurtemberg (1936), qui devient, en 1975, chef de la maison royale de Wurtemberg ». Comme Diane, le duc Carl est un descendant du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) dans la mesure où il est l’arrière-arrière-petit-fils de Marie d’Orléans (1813-1839), duchesse de Wurtemberg.

De cette union naissent six enfants :

Friedrich, duc héritier de Wurtemberg (1961-2018), qui épouse en 1993 la princesse Wilhelmine Marie de Wied (1973) d’où : Wilhelm Friedrich (1994), Marie Amelie (1996) et Sophie Dorothee (1997) ;
Mathilde de Wurtemberg (1962), qui épouse en 1988 le comte héritier Erich von Waldburg zu Zeil und Trauchburg (1962), d’où : Maria Teresa (1989), Elisabeth (1990), Marie Charlotte (1992), Helene (1993) et Marie Gabrielle (1996) ;
Eberhard de Wurtemberg (1963), qui épouse en 2011 Désiree Copf, d'où Alexander (2010) ;
Philipp de Wurtemberg (1964), qui épouse en 1991 la princesse Maria-Carolina de Bavière, duchesse en Bavière, d’où Sophie (1994), Pauline (1997), Carl-Theodor (1999) et Anna (2007) ;
Michael de Wurtemberg (1965), qui épouse en 2006 Julia Ricarda Storz (1965) ;
Eleonore Fleur de Wurtemberg (1977), qui épouse en 2003 le comte Moritz von Goëss (1966), d'où : Zeno (2004), Flaminia (2006) et Livia (2010).

Biographie

Comme son frère Henri d’Orléans (1933), actuel comte de Paris, Diane épouse le duc Carl de Wurtemberg dans un contexte de réconciliation franco-allemande et ses fiançailles ont été largement préparées par son père et son beau-père. Pourtant, le mariage de Diane ne se fait pas sous les mêmes contraintes. Le duc et la duchesse de Wurtemberg auraient en effet préféré que leur fils épouse l’une des sœurs aînées de Diane. Mais Carl est très rapidement tombé amoureux de la jeune fille, dont la réputation de sauvageonne ne l’a pas effrayé.

Depuis 1971, la duchesse de Wurtemberg se consacre essentiellement à l’art et pratique longuement la peinture et la sculpture. Elle a d'ailleurs réalisé plusieurs expositions en Allemagne, en France, en Espagne et en Belgique (entre 1971 et 2007). Tous les deux ans, la « princesse » organise également dans les jardins de son château d'Altshausen une exposition de trente jeunes artistes inconnus.

Enfin, Diane d'Orléans est à la tête d’une association caritative, « Les Enfants de la Vie », qui s'est notamment illustrée par l'octroi d'une subvention au service d'ophtalmologie de l'hôpital des Quinze-Vingts, à Paris, pour lutter contre la rétinite pigmentaire, maladie qui frappe de nombreux enfants.
Titulature de courtoisie

24 mars 1940-18 juillet 1960 : Son Altesse royale la princesse Diane d'Orléans
18 juillet 1960-17 avril 1975 : Son Altesse royale la duchesse héritière de Wurtemberg
depuis le 17 avril 1975 : Son Altesse royale la duchesse de Wurtemberg

Décorations
Décorations françaises
Ordre national de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d’honneur - décret du 31 décembre 2009.

Biographie Naissance
24 mars 1940
(78 ans)
Petrópolis
Nationalités
Française, Brésilienne
Activité
Peintre
Famille
Maison d'Orléans
Père
Henri d’Orléans
Mère
Isabelle d'Orléans-Bragance
Fratrie
Anne d'Orléans
Michel d'Orléans
Thibaut d'Orléans
Jacques d'Orléans
Claude d'Orléans
Henri d'Orléans
Conjoint
Charles Marie de Wurtemberg
Enfants
Frédéric de Wurtemberg
Filip Albert Wirtemberski (d )

VIVE LA FRANCE, VIVE LA RÉPUBLIQUE ET VIVE LE PEUPLE

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MessageSujet: Re: Bertha von Suttner, Oslo et Joseph François Oscar Bernadotte   Lun 14 Mai à 10:48

Håkon V de Norvège
Haakon Magnusson (Stavanger cathedral).jpg.

Håkon V de Norvège Halleg (Longues jambes) (né à Tønsberg le 10 avril 1270 - mort le 8 mai 1319 à Tønsberg) est roi de Norvège de 1299 à 1319.

Représentation contemporaine de Håkon, alors duc,
dans la cathédrale de Stavanger, datée de la décennie 1280.
Fonction Monarchie norvégienne
Biographie Naissance
10 avril 1270

Règne

Second fils de Magnus VI de Norvège et d'Ingeborg Eriksdotter, il fut nommé duc par son père dès 1280. Conformément à la loi de succession désormais acceptée par tous il succède naturellement en 1299 à son frère Éric II de Norvège décédé sans descendance masculine.

Étant lui-même sans héritier masculin, il fiance tout d'abord, vers 1302, sa fille unique Ingeborg au duc Erik Magnusson de Suède. Après la révolte du duc et de son frère Valdemar Magnusson contre leur frère le roi Birger de Suède, il soutient provisoirement ce dernier et fiance sa fille entre 1308 et 1312 à son héritier Magnus Birgersson.

Finalement, à la suite d'un nouveau changement d'alliance d'Håkon V de Norvège dans la guerre civile suédoise le 29 septembre 1312, sa fille Ingeborg épouse Erik Magnusson. Le même jour, sa nièce Ingeborg Eriksdatter, seule fille d'Éric II de Norvège et seconde dans l'ordre de succession au trône de Norvège, épouse Valdemar Magnusson duc de Finlande et frère d'Erik Magnusson.

Håkon V de Norvège meurt le 8 mai 1319 à Tonsberg. Il a comme successeur son petit-fils Magnus fils d'Ingeborg et d'Erik Magnusson qui est couronné roi de Norvège sous le nom de « Magnus VII » le 28 juin 1319.
Union et postérité

Vers fin 1295, il se maria avec Isabelle de Joigny, fille de Jean Ier, comte de Joigny et de Marie de Mercœur, mais ils n'ont pas de postérité. Isabelle de Joigny meurt peu après leur mariage (avant 1297).
Lieu de l'inhumation d'Håkon V à Oslo

Håkon V de Norvège épousa ensuite en 1299 Euphémie de Rügen, fille du prince Wisław II de Rügen, morte le 1er mai 1312. Une fille, Ingeborg Hakonsdatter, est née de ce mariage2

Il laisse également une fille illégitime d'Agnes Håkonsdatter (née vers 1302–12) qui épouse Havtore Jonsson (vers 1275–1320). Ils sont les arrière-grands-parents de Sigurd Jonsson
Notes et références

↑ Lillehammer, Grete, et al. (1995) Museoteket ved Arkeologisk museum i Stavanger: Rogalandsfunn fra istid til middelalder, p. 108
↑ (de) Europäische Stammtafeln Vittorio Klostermann, Gmbh Frankfurt am Main, 2004 (ISBN 3-465-03292-6), Die Nachkommen von König Harald Schönhaar von Norvegen. Volume III Tafel 111.

Voir aussi
Bibliographie

(no) Knut Helle, « Håkon 5 Magnusson » [archive], Norsk biografisk leksikon, consulté le 5 octobre 2013.
(en) Knut Gjerset History of the Norwegian People The Macmillan Company New york 1915. « Haakon Magnusson the Elder. The change of Norway's foreign policy » p. 483-492
Lucien Musset, Les Peuples scandinaves au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, 1951, 342 p. (OCLC 3005644)

Liens externes
Notices d'autorité
: Fichier d’autorité international virtuel

Tønsberg
Décès
8 mai 1319
(à 49 ans)
Tønsberg
Sépulture
St Mary's Church (en)
Famille
Maison de Sverre
Père
Magnus VI de Norvège
Mère
Ingeborg Eriksdatter
Fratrie
Éric II de Norvège
Conjoint
Euphémie de Rügen
Enfants
Ingeborg Hakonsdatter
Agnes Haakonsdatter (en)

Gumpendorf est un quartier de la ville de Vienne situé dans le sixième arrondissement de Vienne, Mariahilf.
Histoire

Gumpendorf est un village établi sur la rivière Vienne qui a été acheté en 1798 par la municipalité de Vienne.

En 1850, il a été intégré, avec quatre autres quartiers de banlieue (Laimgrube, Magdalenengrund, Mariahilf et Windmühle), à Mariahilf afin de former le sixième arrondissement de Vienne.

ainsi,

Le Caucase (en russe : Кавказ, Kavkaz ; en géorgien : კავკასია, Kawkasia ; en arménien : Կովկաս, Kovkas ; en azerbaidjanais : Qafqaz ; en turc : Kafkas ; en persan : کوه قاف) est une région d'Eurasie constituée de montagnes qui s'allongent sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la péninsule d'Apchéron (mer Caspienne).

Le Caucase est partagé entre le Caucase du Sud, aussi appelé Transcaucasie, englobant la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la région de Kars (Turquie), et le Caucase du Nord, appelé Ciscaucasie, situé en Russie (incluant les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie, d'Ossétie du Nord, d'Ingouchie, de Tchétchénie et du Daghestan). Administrativement, la Ciscaucasie inclut aussi la République d'Adyguée, le kraï de Stavropol et le kraï de Krasnodar.

La géographie européenne considère traditionnellement le Caucase comme marquant la séparation entre l'Europe (au nord) et l'Asie (au sud), mais la géographie géorgienne et arménienne le considère comme entièrement européen et place la limite de l'Europe sur l'Araxe et la frontière turque. Si on le considère européen, c'est le massif montagneux le plus élevé d'Europe.

La chaîne, rectiligne, ne prend une certaine hauteur qu'à environ 300 km du détroit de Kertch et culmine, dans sa partie centrale, avec de vastes massifs volcaniques englacés :

l'Elbrouz, 5 642 m (Russie), le plus haut sommet de la Russie et d'Europe ;
le Dykh-Taou, 5 203 m (Russie) ;
le Chkhara, 5 201 m (Géorgie/Russie), le plus haut sommet de la Géorgie ;
le Kochtan-Taou, 5 150 m (Russie) ;
le Kazbek, 5 047 m (Géorgie) ;
le pic Tetnouldi, 4 858 m (Géorgie) ;
l'Ousba, 4 695 m (Géorgie) ;
l'Ouipata, 4 638 m (Géorgie) ;
le Bazardüzü, 4 466 m (Azerbaïdjan/Russie), le plus haut sommet d'Azerbaïdjan.

Alors que le Caucase central est couvert de nombreux glaciers, le Caucase occidental est le domaine de la forêt et le Caucase oriental, plus bas et plus sec, est une région presque désertique. Le contraste est moins visible entre le versant nord et le flanc sud. Le Caucase ne comporte pas de vallées longitudinales susceptibles de le compartimenter et d'atténuer son rôle d'obstacle. Au centre, il est franchi par plusieurs routes, celle de la vallée du Terek menant au col de la Croix (2 388 m) par le défilé de Darial. Entre le Grand Caucase et le Petit Caucase, la Transcaucasie s'étend sur 700 km de long, entre la mer Caspienne et la mer Noire. C'est une région complexe qui associe des bassins d'effondrement bien développés : la Colchide à l'ouest et la plaine d'Azerbaïdjan à l'est. Au centre, les couloirs parallèles de la Koura moyenne, du Iori et de l'Alazani, ainsi que la plaine de Gori s'étagent entre 150 et 700 m. Au sud, les montagnes de Turquie, de Géorgie et d'Arménie constituent le troisième secteur du Caucase, le Petit Caucase, dont l'altitude moyenne avoisine 2 000 m. La chaîne est toutefois interrompue par de vastes massifs volcaniques qui font alterner coulées massives et tufs ; à l'ouest du lac Sevan, l'Aragats (80 km de largeur) constitue la partie la plus élevée du massif volcanique de l'Alaghez (4 095 m), point culminant du Petit Caucase, en Arménie. De nombreux bassins intérieurs sont dominés par des sommets qui restent enneigés jusqu'en été.

Le Caucase possède des gisements de métaux non ferreux et des réserves de pétrole (Azerbaïdjan et les régions de Maïkop et de Grozny).

Les trois grands lacs de la Transcaucasie (lac d'Ourmia, lac de Van, lac Sevan) ont permis à diverses cultures de se développer.
Populations
Extension urbaine dans le Caucase.
Articles détaillés : Langues dans les pays caucasiens et Peuples du Caucase.

Les peuples qui vivent dans le Caucase parlent encore une bonne centaine de langues et dialectes différents appartenant surtout à la très ancienne famille linguistique des langues caucasiennes (60 à 70 langues), mais aussi aux familles indo-européenne, turco-mongole et sémitique.

Le Caucase est une des régions les plus composites du monde sur le plan ethnique. Des dizaines de peuples y cohabitent, les uns présents depuis des milliers d'années, d'autres depuis quelques siècles comme les Russes. Il ne s’agit pas ici de faire une étude ethnologique détaillée, mais la diversité extrême des populations qui vivent dans le Caucase conditionne une partie des crises que rencontre la région à l’heure actuelle et représente pour cette raison une « véritable grille de lecture » de ses tensions géopolitiques. D’un point de vue ethnologique, les populations peuvent être classées en trois familles principales : le groupe caucasique, présent depuis la préhistoire, comprend les Géorgiens, les Tchétchènes, les Abkhazes, les Ingouches, les Tcherkesses et la plupart des peuples du Daghestan (Avars, Lesghiens…).
Carte ethnolinguistique du Caucase réalisée par la CIA en 2009.

Les peuples indo-européens sont les Arméniens, les Russes (arrivés dès le XVIIIe siècle, d’abord des Cosaques, puis des agriculteurs et ouvriers), et les peuples iraniens (Kurdes et Ossètes), sans oublier quelques Grecs. Enfin, le Caucase rassemble de nombreux peuples turciques, aux langues proches du turc. Ils sont issus de Turquie ou d’Asie centrale. Ce sont principalement les Azéris, les Koumyks, les Karatchaïs ou les Balkars. La carte ci-contre plante ce décor d’une extrême diversité, dont on comprend qu’elle est potentiellement génératrice de problématiques infinies.

Sur le plan religieux, le Caucase compte au moins cinq religions : juive, orthodoxe, monophysite (christianisme professant que le Christ n'a qu'une nature divine), musulmane (sunnite, chiite) et bouddhiste. Si on fait abstraction des minorités juive et bouddhiste, le Caucase peut être sommairement divisé en une moitié musulmane et une moitié chrétienne. Si on se place dans la perspective du « choc des civilisations » énoncé par Samuel Huntington, on peut alors considérer qu'il s'agit d’une ligne de fracture particulièrement forte entre ces deux grandes religions. Les musulmans sunnites résident en Ciscaucasie, au nord et à l’ouest de la Transcaucasie, tandis que l’Azerbaïdjan est majoritairement chiite en raison de son ancienne appartenance à l'Empire perse. Les Arméniens sont chrétiens monophysites, tandis que les Russes, les Géorgiens et une partie des Abkhazes sont orthodoxes ; quelques communautés juives ancestrales subsistent. Cette répartition explique par exemple l’exode de centaines de milliers de musulmans vers l’Empire ottoman lors de l'avancée russe dans la région au XIXe siècle. À l’inverse, la Géorgie orthodoxe a été rattachée à l’Empire russe à la suite de sa demande de protection à la fin du XVIIIe siècle devant l’avancée des Ottomans.
Mythologie

Dans la mythologie grecque, Prométhée (en grec ancien Προμηθεύς / Promêtheús) fut attaché sur le mont Caucase par Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús) pour le punir d'avoir donné le feu aux hommes. L'aigle du Caucase venait chaque jour ronger le foie de Prométhée, enchaîné à un rocher. Comme ce dernier était immortel, l'organe repoussait aussitôt, et le dieu subissait un véritable supplice. L'aigle du Caucase (aussi appelé « chien ailé de Zeus », considéré comme le fils de Typhon et d'Échidna) fut tué par Héraclès qui délivra Prométhée.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Caucase.

Atteint par les navigateurs grecs de Milet, au VIIIe siècle av. J.-C., le littoral de la mer Noire est jalonné de nombreuses colonies grecques. Le Caucase est alors peuplé de non indo-européens (Ibérie du Caucase) et d'indo-européens (Albanie du Caucase, Cimmériens, Alains), qui subissent les influences mèdes, perses, parthes et romaines, et qui sont partiellement christianisés au IVe siècle. Point de contact entre les civilisations byzantine et arabe pendant le haut Moyen Âge, le Caucase est conquis à partir du XIe siècle par les Seldjoukides, qui établissent leur domination sur la région pendant un siècle avant que, au XIIIe siècle, les invasions mongoles la remettent en cause. Entre le XIe et le milieu du XIIIe siècle, une brillante civilisation s'épanouit pourtant dans les royaumes chrétiens d'Arménie et de Géorgie. Après la conquête de Constantinople (1453), ces royaumes, isolés du monde chrétien, se replient sur eux-mêmes et passent au XVIe siècle sous domination ottomane à l'ouest et perse à l'est, tandis que les Circassiens et les Nogays tiennent le versant nord.
Exploration
Article détaillé : Liste de voyageurs au Caucase.

Il reste bien peu de textes anciens (autres que religieux ou poétiques), aussi bien de résidents que d'étrangers de passage. Cependant, parmi les témoignages (généralement) de première main, les descriptions ou récits de voyageurs sont historiquement encore dignes d'intérêt.
Pénétration russe
Article détaillé : Guerre du Caucase.

La pénétration russe au Caucase débute au XVIIe siècle, mais la russification n'est effectivement entreprise qu'à la fin du XVIIIe siècle ; après l'annexion de la Géorgie centrale en 1801, la guerre contre la Perse et l'Empire ottoman (1805-1829) permet aux Russes de s'emparer de la région d'Erevan. Si les chrétiens du Caucase accueillent plutôt bien l'arrivée des Russes, la farouche résistance des montagnards musulmans ne prend fin qu'avec la reddition, en 1859, de l'émir Chamil.
La construction de la route militaire géorgienne fut un facteur-clé de la conquête russe du Caucase.

L'intérêt stratégique de la Russie pour le Caucase, entre mer Noire et mer Caspienne, a été décisif dans sa politique d'expansion du XVIIIe au XIXe siècle. La Russie, avec sa population en croissance rapide, s'est agrandie dans toutes les directions depuis le XVIe siècle (Finlande, mer Baltique, Oural, Sibérie, bouches du Danube, Caucase, Caspienne, Turkestan). Les Cosaques russes s'installent dans la plaine tchétchène à la fin du XVIe siècle. À la fin du XVIIIe siècle, la Géorgie et l'Arménie s'adressent à la Russie pour lui demander sa protection contre les incursions musulmanes. Le 21 mai 1864, la guerre russo-caucasienne s'achève et le pouvoir russe s'installe définitivement1.

Parmi les peuples musulmans submergés par l'avancée militaire, territoriale et démographique de l'Empire russe à cette époque, en direction de la région de la mer Noire et du Caucase, on trouve les Tcherkesses (ou Adyguéens), dont il ne reste plus grand-chose aujourd'hui dans la région, les Tatars de Crimée et les Tchétchènes, qui forment tous les trois encore de nos jours, plus de deux cents ans après, de grosses diasporas (surtout en Turquie). L'histoire de ces diasporas est méconnue en Europe, au contraire de celles des Arméniens ou des Assyriens chrétiens. Ce recul des populations locales, dont celle des Tchétchènes, face à l'avancée militaro-coloniale russe et de son avant-garde cosaque, a permis aux colons slaves et chrétiens (russes, biélorusses et ukrainiens) envoyés par le gouvernement russe de repeupler la région de la mer Noire jusqu'aux contreforts septentrionaux de Transcaucasie. Les meilleures terres occupées furent confisquées et données aux Cosaques, les autochtones étant poussés vers les hautes vallées peu fertiles des montagnes du Caucase septentrional.
Période soviétique

À la suite de la Révolution russe, les territoires caucasiens se regroupent dans la République démocratique fédérative de Transcaucasie, qui proclame son indépendance le 24 février 1918 mais éclate rapidement, avec l'indépendance de la République démocratique de Géorgie le 26 mai et celles de la République démocratique d'Arménie et de la République démocratique d'Azerbaïdjan le 28 mai. Ces républiques ne sont indépendantes que quelques années avant d'être soviétisées : la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan est proclamée le 28 avril 1920, la République socialiste soviétique d'Arménie le 29 novembre de la même année, et la République socialiste soviétique de Géorgie le 25 février 1921. Du 12 mars 1922 au 5 décembre 1936, elles sont regroupées au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, membre de l'Union soviétique.

À la fin de l'année 1936, la Transcaucasie est dissoute, laissant à nouveau place aux trois républiques. Celles-ci sont, de juillet 1942 à janvier 1943, le théâtre d'une vaste offensive allemande dont le pétrole de Bakou est un des objectifs. Adolf Hitler, ayant envahi l’Union soviétique en 1941, essaie alors de se frayer un chemin vers les champs pétrolifères de Bakou, pour alimenter son appareil de guerre proche de la pénurie. Ses services secrets réussissent à infiltrer de façon superficielle certains peuples du Caucase du Nord, prêts à collaborer avec l’Allemagne pour s’émanciper du joug russe. La réaction de Staline, effrayé par la perspective d’une révolte musulmane manipulée en Ciscaucasie, est immédiate et radicale : un million et demi d’hommes sont déportés en masse vers les steppes de l’Asie centrale. Ces « peuples punis » n’ont été réhabilités qu’en 1956 par Khrouchtchev, qui les autorise à rentrer au pays, dans des régions alors désertifiées ou peuplées par d’autres ethnies qui ont entre-temps repris les terres.
Articles détaillés : Bataille du Caucase et Opération Fall Blau.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'effondrement de l'empire soviétique, les pays du Caucase suivent l'histoire de l'URSS. Entre la mort de Staline et la chute de l'URSS, la région connut un calme relatif ponctué de courtes crises qui venaient rappeler à chaque décennie l’équilibre précaire de la région. Des émeutes eurent lieu en Tchétchénie en 1957, à la suite de l’opposition de la population aux installations pétrolières qui dégradaient la qualité de l’environnement. Ce mouvement cachait mal l’hostilité grandissante de la population à l'égard de la présence soviétique et le peu de bénéfice que les Tchétchènes tiraient de la production et du transit d’hydrocarbures sur leur territoire. En 1978, la Géorgie fut secouée par des manifestations massives d’étudiants et de citoyens qui contestaient le projet de Brejnev de priver le géorgien de son statut de langue d’État de la république de Géorgie : cette réforme maladroite avait alors enflammé les passions identitaires, et ce feu ne s’éteindra plus jusqu’à l’indépendance de la Géorgie, une décennie plus tard. L'Abkhazie demanda également pendant cette période post-stalinienne son rattachement à la République socialiste fédérative soviétique de Russie pour faire la jonction avec les Abkhazes de Transcaucasie. Le terrain était préparé pour une rupture : en filigrane s’exprimait l’appel, de plus en plus pressant, des nationalismes et des revendications identitaires. La chute de l'URSS allait leur permettre de s’exprimer.
Indépendances et conflits
Carte géopolitique du Caucase.
Articles détaillés : Conflit en Ossétie du Nord de 1992, Première guerre de Tchétchénie, Seconde guerre de Tchétchénie, Insurrection dans la vallée du Pankissi, Guerre du Haut-Karabagh et Guerre d'Ossétie du Sud de 2008.

Après 1989, la disparition de l'URSS a permis la création de trois nouveaux États (l'Arménie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan), anciennes républiques soviétiques, alors que les six républiques dites « autonomes » de Ciscaucasie sont restées au sein de la Fédération de Russie. Les trois nouveaux États indépendants ont été confrontés à de graves difficultés économiques et déchirés par de multiples conflits : l'Arménie et l'Azerbaïdjan se disputent le Haut-Karabagh, alors que la Géorgie doit faire face au séparatisme en Abkhazie, ainsi qu'en Ossétie du Sud et en Adjarie.

Peu de temps avant la dislocation de l'Union soviétique en 1991, un mouvement d'indépendance se forme en Tchétchénie, alors que la Russie refuse d'accepter toute sécession. Le général Djohar Doudaev, ancien pilote de chasse de l’Armée rouge, prend le pouvoir à la suite d'un coup d'État mené le 5 septembre par un « Comité exécutif du Congrès national tchétchène ». Le discours anti-communiste, nationaliste et social de Doudaev s'oriente vite vers un discours de libération nationale et religieuse avec une référence historique forte, ce qui enflamme les masses. L'indépendance est déclarée le 2 novembre 1991. Doudaev devient vite le symbole de la lutte pour l’émancipation visée par les insurrections de Chamil au XIXe siècle. L'Ingouchie se sépare de la Tchétchénie rebelle le 4 juin 1992, en affirmant son attachement au centre fédéral.

Sous différents prétextes, deux guerres sanglantes et destructrices entre la Tchétchénie et la Russie éclatent en 1994-1995 et en 1999-2000.

La guerre d'Ossétie du Sud de 2008 a opposé la Géorgie et sa province séparatiste d'Ossétie du Sud depuis le 7 août 2008. La province a été soutenue militairement par des forces de l'armée russe et par une autre province séparatiste géorgienne, l'Abkhazie. Le conflit a envenimé les relations russo-géorgiennes, déjà très tendues, et a abouti à la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par la Russie le 26 août 2008, suivie par quelques autres pays.

Dans ce contexte d'instabilité, Vladimir Poutine souhaite depuis son accession au pouvoir développer dans les républiques autonomes du Caucase du Nord un grand pôle de tourisme qui comprendrait sept stations de ski avec 1 100 km de pistes et un complexe balnéaire d'ici 2020. Moscou espère ainsi normaliser l'environnement sécuritaire et offrir aux populations locales de ces « républiques dotées » des perspectives d'emploi2.
Un échiquier politique
Carte des ressources naturelles dans le Caucase.

Malgré les oppositions de Moscou, Aslan Maskhadov est reçu à Tbilissi en août 1997 et à deux reprises à Bakou pour discuter d'une coopération pancaucasienne.

La région acquiert vite une plus grande importance dans la pensée stratégique américaine[réf. nécessaire]. Le politologue américain Zbigniew Brzezinski met l'accent sur l'Azerbaïdjan et l'Ukraine comme « verrous » du continent eurasien. Dans la même veine, des programmes de coopération européens visent à désenclaver le Caucase et l'Asie centrale et à les relier aux marchés européens. Le TRACECA est un vaste programme institutionnalisé par plus de trente-deux États et treize organisations internationales, qui vise au rétablissement de la route de la soie. Le GUAM, une alliance souvent présentée comme une CEI alternative regroupant la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et la Moldavie, est fondée en 1997 sous les auspices des États-Unis.

Cet engagement accru des Américains et des Européens et le reflux russe ont des implications sur les orientations politiques des États du Sud caucasien. L'Azerbaïdjan envisage, en janvier 1999, d'abriter des bases de l'OTAN. En Géorgie, les accords sur la présence militaire russe sont progressivement dénoncés alors que les accords de coopération militaire avec les pays de l'OTAN se multiplient. Forte de ce soutien, la position géorgienne face au conflit tchétchène évolue rapidement : c'est aujourd'hui le seul pays de la région à avoir accordé le statut de réfugiés aux civils fuyant les combats.
Voir aussi
Articles connexes

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Géographie physique :
Transcaucasie (Caucase du Sud)
Ciscaucasie (Caucase du Nord)
Grand Caucase
Petit Caucase
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Géographie humaine
Caucasien
Peuples du Caucase
Culture de Shulaveri-Shomu
Aoul, type de village fortifié caucasien
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vêtements : Bourka, Tcherkeska, Bachlyk
Histoire
Histoire du Caucase
Scythes, Sarmates, Alains, Khazars
Liste de voyageurs au Caucase
Émirat du Caucase
République soviétique nord-caucasienne (1918)
Confédération des Peuples des Montagnes du Nord-Caucase (1990-2000)
Races animales
chevaux : Kabardin, Touchine, Karachai, Karabakh (Akhal-Teke, Jmoud),
autres : Berger du Caucase Tarti
Tourisme
sud : Tourisme en Arménie, Tourisme en Géorgie, Tourisme en Azerbaïdjan, Tourisme en Abkhazie
nord : Tourisme en Russie

Monarques de Norvège
Royaume de Norvège
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