Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.

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yanis la chouette



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MessageSujet: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 9:59

De l’allemand Eulenspiegel, nom d’origine de Till l’Espiègle, saltimbanque malicieux et farceur de la littérature populaire allemande, dont les attributs sont la chouette (Eulen) pour la sagesse, et le miroir (Spiegel) pour la farce. Combattant l’envahisseur espagnol, il a constitué l’armée des gueux. Ces aventures ont été publiées en 1515 et traduites en français au XVIe siècle.

Adjectif
Singulier Pluriel
Masculin
et féminin espiègle espiègles
\ɛs.pjɛɡl\
Une jeune fille à l’air espiègle.

espiègle \ɛs.pjɛɡl\

Qui est vif et malicieux mais sans méchanceté.
Mon oncle avait lui aussi l’œil sur Margarida, qui laissait voir des seins hauts et blancs, avec un visage d’enfant espiègle. — (Jean-Paul Sartre, Les Temps modernes nº 104 à 108, 1954)
Une jeune fille espiègle.
Caractère, humeur espiègle.

Quasi-synonymes

arsouille
comique
ratoureux (Québec)
rusé
snoreau (Québec)
sournois
tannant (Québec)
vlimeux (Québec)

Vocabulaire apparenté par le sens

→ voir garnement

Traductions
[Enrouler ▲]±Espiègle

Allemand : neckisch (de)
Anglais : impish (en), mischievous (en)
Danois : kåd (da)
Espagnol : travieso (es) masculin, traviesa (es) féminin
Espéranto : petolema (eo)
Italien : malizioso (it), birichino (it), sveglio (it)
Néerlandais : ondeugend (nl)
Same du Nord : hilbat (*)
Tchèque : šibalský (cs), nezbedný (cs), rozpustilý (cs)
Turc : fesat (tr)

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Plus

Nom commun
Singulier Pluriel
Masculin
et féminin espiègle espiègles
\ɛs.pjɛɡl\

Till l'Espiègle est un personnage de fiction, saltimbanque malicieux et farceur de la littérature populaire du Sud de l'Allemagne. Son nom a la forme Till Eulenspiegel en allemand, Dyl Ulenspegel en bas-allemand, Tijl Uilenspiegel en néerlandais, sans compter des variantes orthographiques : Thyl, Thijl...

Ce nom est à l'origine de l'adjectif espiègle : il fut emprunté en français dès le XVIe siècle sous la forme Till Ulespiegle, puis altéré par aphérèse, l'initiale du nom étant prise pour l'article défini1.

espiègle \ɛs.pjɛɡl\

Celui, celle qui est vif et malicieux, sans méchanceté.
Caradou, le clairon, incorrigible espiègle, lance sur un ton de commandement :
— « L’ennemi est en fuite. […] »
— (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, pp. 32-33)

Traductions
[Enrouler ▲]±Espiègle

Anglais : imp (en)
Espéranto : petolulo (eo) ; petolulino (eo)
Ido : malicemo (io)
Italien : malizioso (it)

Histoire

La version la plus ancienne de son histoire fut publiée anonymement en 1510/1511 sous le titre Ein kurtzweilig Lesen von Dyl Ulenspiegel, geboren uß dem Land zu Brunßwick, wie er sein leben volbracht hat... (Un ouvrage amusant sur Till l'Espiègle, né dans le pays de Brunswick, comment il a mené sa vie). La composition en fut attribuée à Hermann Bote, mais ce point est aujourd'hui très contesté.

D'après cette version, Till Eulenspiegel naquit en 1300 à Kneitlingen am Elm (Saxe) et mourut en 1350 à Mölln (Holstein). Il n'existe toutefois pas de preuve exacte de l'existence historique de ce personnage. Ses farces consistent souvent à prendre une expression figurée au pied de la lettre, afin de moquer les travers de ses contemporains et les abus de son temps. L'histoire d'origine, emblématique de la Basse-Saxe, fut traduite en plusieurs langues dès le XVIe siècle. Plus tard, de nouvelles versions la modifièrent en rendant le bouffon toujours plus sympathique.

Le nom allemand d’Eulenspiegel évoque la chouette et le miroir, objets fétiches du personnage. Par ces symboles il s'inscrit dans une tradition critique fréquente au Moyen Âge, à travers le personnage du fou ou du bouffon détenteurs de sagesse. La chouette est l'animal associé à Athena dans la mythologie grecque. Le thème du miroir renvoie à l'inversion, ainsi qu'à celui du portrait des contemporains. Ainsi, à travers ses aventures ou ses propos, le bouffon révèle une vérité sociale, mais renverse aussi, littérairement, l'ordre établi par la moquerie des puissants.

L’étymologie est cependant beaucoup plus triviale : le nom vient du moyen bas-allemand ulen « essuyer » et spegel « miroir, derrière », et l'expression ul'n spegel veut dire « je t'emm... ».

Le personnage de Till l'Espiègle a inspiré divers auteurs comme :

l'écrivain belge Charles De Coster dans La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays des Flandres, où il fait de Till une figure de la résistance flamande contre l'occupation espagnole au XVIe siècle (1867)
le compositeur allemand Richard Strauss en 1894-1895 dans son poème symphonique Till Eulenspiegels lustige Streiche (1894-1895)
le réalisateur hollandais Joris Ivens dans le film Les Aventures de Till l'Espiègle, coréalisé avec Gérard Philipe qui interprète le rôle-titre (1956).

Till Eulenspiegel (Mölln)

Des auteurs comme Carl Gustav Jung dans la création de son concept d'enfant intérieur et Paul Radin dans son étude du trickster furent interpellés par la figure d'Eulenspiegel ou celle du renard dans Le Roman de Renart, entre autres figures, de ce qu'ils nommaient le « fripon divin » un être espiègle, malicieux et facétieux. Till joue le rôle d'un gros bouffon dans son film et il est originaire de Hamburg où il est fait une statue en son honneur
Bibliographie

Titres classés par ordre de parution

Les Joyeuses adventures et faicts merveilleux de Thiel Ulespiegle. Avec les cautelles facetieuses et subtiles desquelles il usoit en toutes compagnies là où il se trouvoit. Lyon : A. Olyer, 1613.
Histoire joyeuse et récréative de Till l'Espiègle... Nouvelle édition, avec une étude littéraire sur Tiel l'Espiègle, par Pr. van Duyse. - L'Histoire joyeuse et récréative de Till Ulespiegle... Nouvellement reveu et traduit du flameng en françois. À Orléans, par Eloy Gibier. Gand : Duquesne, 1858, XXXV-166 p.
La Vie joyeuse et récréative de Thiel Ulespiègle qui, par aucune ruse ne se laissa tromper.... Douai : Deregnaucourt, [s. d.]. 48 p.
Les Aventures de Til Ulespiègle. Traduction faite sur l'original allemand. Notice et notes par M. Pierre Jannet. Paris : Flammarion, 1910, XVI-212 p.
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs / Charles De Coster. Anvers : Éd. du Dauphin, 1922 (Les Maîtres belges ; 2).
Les Aventures de Til Ulespiègle, traduit de l'allemand par Pierre Jannet ; illustré par A. F. Cosÿns. Paris : À l'enseigne du Pot cassé, 1929, 253 p. (Scripta manent / collection publiée sous la direction de Constantin Castéra ; no 44).
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs / Charles De Coster ; étude de Romain Rolland. Paris : Éd. sociales internationales, 1936, XXX-573 p. (Les Classiques de la littérature mondiale).
Till l'Espiègle. Épinal : Pellerin, 1960, 12 p. (Collection Tante Laura. Contes).
Till l'Espiègle éclate / Didier Arnaudet. Paris : J. Millas-Martin, 1977, 30 p. (Collection Périmètre).
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs / Charles De Coster. Genève : Famot ; [La Seyne-sur-Mer] : diffusion F. Beauval, 1978-1979. - 2 vol. (Les Grands romans historiques).
Till Ulenspiegel / adaptation d'André Massepain ; illustrations de Daniel Maja. Paris : Bordas, 1979, 125 p. (Contes gais de tous les temps).
Till Eulenspiegel : 40 histoires tirées du "Volksbuch" / d'Hermann Bote ; choisies et adaptées par Alain Royer ; ill. par Pierre Dubois. Paris : Hachette, 1981, 123 p. (Tapis volant).
Till l'Espiègle / d'après Charles De Coster ; adapté par François Johan. [Paris] : Casterman, 1982, 148 p. (L'Ami de poche ; 34).
Till Eulenspiegel : 40 histoires tirées du Volksbuch / d'Hermann Bote ; choisies et adaptées par Alain Royer ; ill. par Évelyne Drouhin. Paris : Librairie générale française, 1985, 184 p. (Le Livre de poche. Jeunesse ; 210).
Till l'Espiègle / [adapt. de Catherine Chicandard ; ill. par] Giannini. [Paris] : Gautier-Languereau, 1985, 30 p.
Till l'Espiègle / adapt. par Gisela Fischer ; [ill. par] J.-P. Barthe. Aartselaar (Belgique) ; [Louvres] : Chantecler, 1987, 19 p.
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs / Charles De Coster ; préf. de Jean-Pierre Verheggen ; lecture de Jean-Marie Klinkenberg. Bruxelles : Labor, 1987-1988. 2 vol. (279, 415 p.). (Espace Nord ; 5,15).
Ulenspiegel, de sa vie de ses œuvres : édition critique du plus ancien Ulespiègle français du XVIe siècle / Jelle Koopmans & Paul Verhuyck. Antwerpen : C. De Vries-Brouwers, 1988, 327 p.
Till Ulenspiegel / Charles De Coster ; préf. de Romain Rolland. Paris : Messidor, 1990, 545 p. (Les Grands romans de la liberté ; 3).
Til l'Espiègle / ill. par Lisbeth Zwerger ; [textes français adapt. par I. Grévisse et A. de La Croix]. Paris ; Louvain-la-Neuve : Duculot, 1990, [23] p. (Les Albums Duculot).
Till Eulenspiegel : la vie de l'illustre fou, jongleur de mots et fin connaisseur de la condition humaine / nouvellement racontée par Karlhans Frank ; dessinée et peinte par Renate Seelig ; et trad. de l'allemand par François Mathieu. Paris : Éd. du Sorbier, 1992, 72 p.
Till l'Espiègle / Charles De Coster ; adapt. de François Johan ; ill. de Danielhénon. [Paris] : Casterman, 1992, 141 p. (Épopée ; 17).
Till Eulenspiegel / adapté par Jean Sadyn ; [d'après Charles De Coster]. Steenvoorde : Houtland éd., 1998, 78-9 p.
Till l'Espiègle / adapté par Heinz Janisch ; ill. par Lisbeth Zwerger ; trad. de Karine Leclerc. [Saint-Germain-en-Laye] : Éd. Nord-Sud, 2000, [22] p. (Un livre Michael Neugebauer).
Till l'Espiègle / texte Karel Čvančara ; ill. Hedvika Vilgusová ; adapt. française Didier Debord. Paris : Gründ, 2000, [77] p. (Contes et fables de toujours).
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs / Charles De Coster ; présentation de Patrick Roegiers. Paris : la Différence, 2002, 603 p. (Minos ; 16).
Les dits de Till. Mémorable Geste d'Eulenspiegel ou Miroir d'un Gueux, de Worr Berstein : Éditions Robert-Weis, 2013, 317 p.

Adaptation en bande dessinée

Thyl Ulenspiegel, série de bande dessinée sur ce personnage, créée par Willy Vandersteen pour le Journal de Tintin, où elle est publiée de 1951 à 1953. Elle paraît ensuite en albums au Lombard à partir de 1954, puis est rééditée par d'autres éditeurs.

Adaptations théâtrales

Thyl Ulenspiegel, / Adaptation scénique, décor et mise en scène: Michel Guillou, représenté dans le cadre de l'été théâtral de Villers-la-Ville.

Voir aussi
Notes

↑ Trésor de la Langue française informatisé [archive], entrée espiègle

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Till l'espiègle, sur Wikimedia Commons Till l'Espiègle, sur Wikisource

Littérature allemande
Folklore
Uylenspiegel

Liens externes

(de) Till Eulenspiegel, Wie er sein Leben verbrachte [archive] Version en allemand de l'ouvrage attribué à Hermann Bote, proposée dans le cadre du Projekt Gutenberg-DE.

L'Uylenspiegel...

Naufrages accidentels
XIIe siècle

25 novembre 1120 : naufrage du navire normand la Blanche-Nef, avec à son bord l'héritier du trône d'Angleterre Guillaume Adelin (fils de Mathilde d'Écosse et Henri Ier), son frère Richard de Lincoln (fils de Ansfride et Henri Ier) et 300 nobles anglo-normands. Une conséquence indirecte sera l'anarchie anglaise, une guerre civile qui opposa le camp du roi Étienne au prétendant Henri Plantagenêt.

XVIe siècle

L'Invincible Armada espagnole, après sa tentative avortée d'invasion de l'Angleterre qui se solda par la perte de deux navires, rejoint l'Espagne en contournant l’Angleterre par le Nord. Du fait d'un ouragan, pas moins de 24 vaisseaux s'échouent sur les côtes irlandaises: Parmi ceux-ci, le 30 octobre 1588, La Girona, à Lacada Point au large de la côte d'Antrim non loin de la Chaussée des Géants, épave retrouvée par la suite par Robert Sténuit.
Article détaillé : Armada espagnole en Irlande.
XVIIe siècle

4 septembre 1622: le Nuestra Señora de Atocha, le Santa Margarita, le Nuestra Señora del Rosario et deux petits vaisseaux, faisant partie de la flotte des Indes, coulent dans une tempête, en face des côtes de la Floride, alors qu'ils font route vers l'Espagne.
10 août 1628 : lors du lancement officiel du navire suédois le Vasa, ce voilier tout neuf a chaviré par la conjonction d'une rafale de vent imprévue, d'un poids excessif et des sabords de batterie basse ouverts. Le Vasa devait être la pièce maîtresse de la marine de guerre de Gustave II Adolphe. Il fut renfloué en 1961 et constitue aujourd'hui une attraction touristique de Stockholm.
4 juin 1629 : naufrage du Batavia de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie ou VOC) au large des côtes australiennes. Des 300 survivants, 125 furent massacrés par leurs camarades mutins.
1er juillet 1642 : dans la bataille de Barcelone, les bateaux amiral de l'armée de France, le Galion de Guise (1620) et Notre-Dame-de-la-Victoire et de l'armée d'Espagne, galion La Magdalena, sont incendiés par le brûlot Le Marsay. Les trois bateaux sombrent devant la côte de Sitges. Des 540 hommes du Guise, seulement 40 ont survécu.
octobre 1664 : La Lune, revenant de l'expédition de Djidjelli, coule au large des îles d'Hyères en faisant près de 800 morts. Le navire, qui faisait beaucoup d'eau, se délie soudainement et sombre « comme du marbre ».
24 juillet 1669 : La Thérèse, une vaisseau de guerre français de 58 canons explose et sombre lors du bombardement des positions turques à Candie (aujourd'hui Héraklion, en Crète). L'épave a été retrouvée en 1976.
11 mai 1678 : naufrage des îles Avès. Le vice-amiral d'Estrées, qui veut attaquer la possession de Curaçao à la fin de la guerre de Hollande, échoue les deux-tiers de son escadre sur les récifs des Avès (actuellement sur la côte du Venezuela). Sept vaisseaux de ligne, un flûte, trois transports et trois navires flibustiers sont perdus. Cinq cents hommes périssent, dont quatre-vingts à bord du vaisseau amiral le Terrible. La faute en revient à d'Estrées qui a négligé les conseils de ses capitaines et de ses pilotes.
1686 : naufrage de la barque longue la Belle dans la baie de Matagorda à cause d'un ouragan. Le navire faisait partie de l'expédition de Cavelier de La Salle visant à établir une colonie française à l'embouchure du Mississippi. L'épave, retrouvée en 1995, a été fouillée et renflouée.
7 septembre 1697 : le vaisseau de ligne français le Pélican, après un très dur combat contre trois vaisseaux anglais, s'échoue à cause d'une tempête et sombre dans la baie d'Hudson. Son capitaine, Pierre Le Moyne d'Iberville réussit cependant à sauver la plus grande partie de l'équipage.

XVIIIe siècle
Le naufrage de quatre vaisseaux de ligne anglais aux Sorlingues en 1707.
Le naufrage du Thésée en novembre 1759.
Le naufrage du Ville de Paris en septembre 1782.

22 octobre 1707 : l'escadre anglaise de Cloudesley Shovell, qui rentre de Méditerranée (quinze vaisseaux de ligne) se perd dans les récifs des Sorlingues suite à une erreur de navigation. Quatre vaisseaux sombrent, dont celui de Shovell qui se noie avec plus de 1 400 hommes.
12 janvier 1712 : naufrage du Magnanime et du Fidèle au large des Acores dans une tempête. Il y a 1 128 marins disparus. Les deux vaisseaux de guerre rentraient de l'expédition contre Rio. Le Magnanime transportait une grosse partie du butin en or.
1er septembre 1729 : naufrage de l'Éléphant à proximité de l'Isle-aux-Grues proche de la ville de Québec; Ce navire amenait à Québec des personnages importants comme Mgr Pierre-Herman Dosquet, quatrième évêque de Québec, l’Intendant Gilles Hocquart et le lieutenant de vaisseau Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, fils aîné de l’ancien gouverneur de la Nouvelle-France. L’équipage et les passagers ont survécu.
20 novembre 1729 : naufrage du navire marchand Saint Louis sur le pont d'Yeu2.
27 septembre 1738 : naufrage de la Princess Augusta à proximité de l'île de Block Island près de New York ; le drame a inspiré un poème de John Greenleaf Whittier intitulé The Palantine ; il a aussi suscité de nombreuses légendes locales sur le thème du vaisseau fantôme.
3 janvier 1739 : naufrage de l’Oliver au large de Lynnhaven Bay, Virginie.
12 avril 1741 : naufrage du vaisseau de guerre le Bourbon au large d'Ouessant, au retour d'une mission dans les Antilles. Se rendant compte que le navire qui fait beaucoup d'eau est perdu, le commandant fait mettre le canot et la chaloupe à la mer, mais seules 23 personnes réussissent à embarquer.
8 janvier 1749 : naufrage de l’Amsterdam près d’Hastings en Angleterre, à la suite d'une tempête lors de son premier voyage.
10 décembre 1758 : naufrage du Duke William ou 296 Acadiens sur les 400 meurent durant le naufrage, s'ajoutant aux 100 autres morts de maladie durant la traversée, pour un total de 396 morts sur 400 passagers.
12 décembre 1758 : naufrage du Violet ou 270 Acadiens sur les 360 meurent durant le naufrage, s'ajoutant aux 90 autres morts de maladie durant la traversée, pour un total de 360 morts sur 360 passagers.
16 décembre 1758 : naufrage du Ruby ou 113 Acadiens sur les 310 meurent durant le naufrage, s'ajoutant aux 77 autres morts de maladie durant la traversée, pour un total de 190 morts sur 310 passagers.
20 novembre 1759 : naufrage du vaisseau de 74 canons le Thésée en pleine bataille des Cardinaux. Le bâtiment sombre à la suite d'un virement de bord trop serré opéré sabords ouverts dans la houle. On ne compte que 22 survivants sur les 650 membres d'équipage.
1er août 1761 : naufrage de L'Utile, un navire négrier, qui se brise sur les récifs de l'île Tromelin. Son naufrage a donné lieu à l'abandon pendant 15 ans d'une soixantaine d'esclaves sur l'île.
28 octobre 1761 : naufrage de l’Auguste, un navire français qui fut naufragé au large du Cap-Breton, lorsqu'il transportait les exilés après la chute de la Nouvelle-France. Seulement 7 des 121 personnes à bord ont pu regagner le sol vivants. Des naufragés qui ont survécu, il y avait le capitaine, le marchand Luc de la Corne, deux soldats, deux servants, et un soldat retraité. Plusieurs Canadiens notables périrent durant le naufrage, incluant Charles-René Dejordy de Villebon, Louis-Joseph Gaultier de La Vérendrye, François-Josué de la Corne Dubreuil et Louis de La Corne.
7 septembre 1782 : naufrage du vaisseau de 74 canons L'Orient près de Trinquemalay, suite à une erreur de l'officier de quart. L'équipage et une partie du matériel est cependant sauvé.
septembre 1782 : naufrage du vaisseau de 104 canons le Ville de Paris dans l'Atlantique. Le navire, qui avait été capturé cinq mois plus tôt à la bataille des Saintes, sombre dans une tempête alors qu'il était remorqué vers l'Angleterre.
4 octobre 1782 : naufrage du vaisseau de 64 canons le Bizarre sur la côte de Coromandel. Le navire s'est approché trop près du rivage et a été happé par la barre des brisants. L'équipage et une partie du matériel est cependant sauvé.
19 octobre 1782 : naufrage du vaisseau de 74 canons le Scipion qui heurte un récif en baie de Samaná (dans l'actuelle République dominicaine) alors qu'il est poursuivi par des bâtiments anglais. L'équipage réussit à évacuer le navire, mais il est capturé.
Juin 1788 : les frégates françaises la Boussole et l'Astrolabe, qui font un voyage d'exploration dans l'océan Pacifique depuis plus de deux ans, se fracassent sur les récifs de Vanikoro à cause d'une tempête. Le site du naufrage est identifié en 1827. Les équipages sont portés disparus.
Janvier 1795 : les vaisseaux de ligne français Neptune, Neuf Thermidor, Scipion et Superbe sombrent dans l'Atlantique (sur la côte pour le premier, en haute mer pour les autres) après une campagne d'hiver ratée contre le commerce et la marine de guerre anglaise.
novembre 1795 : naufragés de Calais (émigrés)
10 octobre 1796 : le navire américain Ophir, provenant de Charleston et se dirigeant vers Amsterdam, fait naufrage près du port d'Egmond aan Zee. Il avait à son bord le botaniste français André Michaux. Tous les passagers et l'équipage sont rescapés.

XIXe siècle
Le naufrage de La Méduse, sur le banc d'Arguin. C'est l'un des plus célèbre naufrage du début du XIXe siècle, autant pour l'incompétence de son commandant et les actes de cannibalisme commis par l'équipage pour survivre que pour le célèbre tableau qui en a été tiré par Géricault.

2 juillet 1816 : naufrage de la frégate française La Méduse. Célèbre pour son radeau, illustré par une toile de Théodore Géricault intitulée Le Radeau de La Méduse.
17 mars 1821 : naufrage dans les îles Crozet du chasseur de phoques, le Princess of Wales, un cotre anglais de 75 tonneaux.
31 août 1833 : naufrage du navire-prison L'Amphitrite. Commandé par le capitaine Hunter, le bateau appareille le 26 à Woolwich (Angleterre) pour Port-Jackson (Australie). Son équipage est composé de 16 hommes et transporte à son bord 108 femmes déportées et 12 enfants. Dès le 29, il fut assailli par une violente tempête et le 31 il s'échoua sur la côte française, en vue du port de Boulogne. À cause de l'entêtement du capitaine qui refusa l'aide des Français et de mettre des prisonnières dans des chaloupes, tous périrent noyés hormis 3 hommes d'équipage. (documentation : le journal Détective du 8 février 1934 et l'ouvrage : La Mer, naufrages modernes)
16 décembre 1833 : le Superbe, navire de l’escadre du Levant au large de Paros.
octobre 1838 : le navire anglais « La Béatrice » se dirigeant vers le Royaume-Uni avec, à son bord, le sarcophage du pharaon Mykérinos sombre au large de l'Espagne.
3 décembre 1838 : naufrage de la frégate française Herminie aux Bermudes, un seul tué.
28 août 1842: le Waterloo, le Abercrombie Robinson sombrent dans une tempête à la Baie de la Table.
27 février 1845 : le brick aviso Colibri fait naufrage au cours d'une tempête au nord-ouest de Madagascar
28 avril 1847 : le Carrick fait naufrage près de Cap-des-Rosiers, en Gaspésie, et noie près de 130 immigrants irlandais.
15 février 1855 : la Sémillante, transport de troupes français lors de la guerre de Crimée, coule au large des îles Lavezzi, dans les bouches de Bonifacio, entraînant la mort de 700 personnes. Alphonse Daudet écrivit une nouvelle sur cet événement, intitulée L'Agonie de la Sémillante.
7 mars 1861 : naufrage du trois mâts goélette Rimac sur le pont d'Yeu3.
3 janvier 1864 : la goélette Grafton est drossée contre les rochers de l'île Auckland à plus de 400 km au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les cinq naufragés, tous de nationalités différentes (américaine, française, anglaise, portugaise et norvégienne), survivent pendant 20 mois avant de réussir à quitter l'île par leurs propres moyens. Plusieurs ouvrages relatent le naufrage et la survie des marins. Citons François Édouard Raynal en 1870, le capitaine Musgrave en 1866, et Jules Verne en 1874, qui s'est inspiré de l'aventure pour son roman L'Île mystérieuse.
11 mai 1864 : l’Invercauld s'échoue sur les rochers de la pointe nord-est de la même île Auckland (voir ci-dessus). Des vingt-cinq membres de l'expédition, six se noyèrent. Des dix-neuf naufragés, trois furent recueillis vivants le 20 mai 1865 par le navire portugais Julian. Malgré les 12 mois passés en commun sur la même île, les deux groupes de naufragés n'établirent aucun contact entre eux, alors qu'ils étaient séparés d'à peine une vingtaine de kilomètres.
18 décembre 1865 : le Amiral Magon de Saint-Servan, parti de Swansea pour Lisbonne, est abordé, dans la nuit et le mauvais temps, par un navire anglais ; les avaries sont si graves que tout l'équipage est obligé de se réfugier à bord de ce nouveau bâtiment. Le Amiral Magon disparait à l'horizon avant de surement sombrer dans l'océan quand le capitaine se rend compte qu'ils y ont oublié le novice Michel Saint-Julien. Après de vaines recherches, plus de trace du navire qui a vraisemblablement coulé. Quand le jeune s'aperçut qu'il était seul à bord, il tenta de se faire remarquer mais sans résultat, il prit son courage à deux mains, se mit aux pompes, alluma un fanal et sonna la cloche, luttant toute la nuit contre les éléments et tant bien que mal, maintint le bateau à flot. Trois jours durant il va dériver, croiser d'autres bâtiments trop éloignés pour le repérer. Le novice partage son frugal repas avec les trois chats et le chien laissés à bord sans pour autant relâcher les manœuvres aux pompes et les signaux de détresse jusqu'à ce qu'enfin un brick anglais vint les secourir, juste avant que sombre, dans la tempête, le Amiral Magon. Le Courrier de la Drôme et de l'Ardèche du 22 janvier 1866

22 novembre 1873 : le Ville du Havre est abordé par le Loch Earn et coule, faisant 226 victimes.
30 juin 1875 : le Strathmore lors de son voyage inaugural Londres-Nouvelle-Zélande, sur les récifs des Apôtres (îles Crozet, océan Indien austral). 44 morts sur 88 personnes embarquées4.
5 juillet 1884 : le navire La Mignonette fait naufrage. Quatre hommes purent se réfugier sur un canot de sauvetage et trois survécurent en mangeant le quatrième. Sauvés par un autre navire, ils furent jugés et condamnés5.
3 juin 1885 : naufrage de l'aviso Le Renard, sous les ordres du commandant Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat, pris dans un cyclone dans le golfe d'Aden6.
24 octobre 1886 : le navire Normanton, cargo marchand britannique fait naufrage au large du Japon. Un scandale s'ensuivit car seuls les passagers et membres d'équipage européens trouvèrent place dans les canots de sauvetage.
9 mars 1887 : le trois-mâts barque Tamaris armement Bordes de Bordeaux, capitaine Majou, en route pour la Nouvelle-Calédonie, coule sur les brisants des Pingouins îles Crozet dans l'océan Indien austral. Réfugiés sur l'île aux Cochons, les 14 naufragés attachent un message au cou d'un albatros qui atteindra la côte australienne7.
16 avril 1887 : le paquebot Tasmania, de la compagnie britannique Peninsular & Oriental, heurte les écueils des Moines, au sud-ouest de la Corse, et coule.
16 juin 1896 : le naufrage du paquebot Drummond Castle près de l'île d'Ouessant fait 358 victimes. Il n'y a que 3 survivants.
4 juillet 1898 : le naufrage par collision du paquebot La Bourgogne de la Compagnie générale transatlantique fait 500 morts.

XXe siècle

1902 : le SS Huronian, cargo de la Allan Line, disparu en mer en 1902 lors d'un voyage de Liverpool à Halifax.
15 mai 1903 : naufrage de la Sibille.
6 juillet 1905: le sous-marin français Farfadet coule dans la lagune de Bizerte faisant 14 morts (2 survivants).
Dans la nuit du 22 décembre 1905 au 23 décembre 1905 le vapeur norvégien Martha donc l'épave est toujours visible en extrémité du Pont d'Yeu8.
16 octobre 1906: le sous-marin français Lutin coule dans la lagune de Bizerte faisant 16 morts.
11 mars 1903 : le SS Colne dont la cargaison de charbon s'est déplacée au cours d'une tempête coule. Douze membres de l'équipage se sont noyés et aussi quinze chevaux.
5 septembre 1909 : naufrage de l’Eduard Bohlen à Conception Bay en Namibie lors d'un voyage vers Le Cap.
26 mai 1910 : le sous-marins le Pluviôse est heurté par le paquebot Pas-de-Calais et coule. Tout l'équipage périt.
15 juillet 1910 : naufrage de la chaloupe-canonnière La Grandière9 dans les rapides du Mékong au Laos : 4 morts dont le général Léon de Beylié.
23 mars 1911 : naufrage du SS Yongala, au sud de Townsville, Australie, 122 morts, aucun survivant.

Illustration du naufrage du Titanic.

14 avril 1912 : naufrage du Titanic environ 1 500 morts; et 700 survivants. Il coula après avoir heurté un iceberg au large de Terre Neuve à 2h20 du matin.
21 juillet 1913: naufrage du trois-mâts barque Ville de Dijon dans la baie de Papudo (Chili); 19 des 22 hommes d'équipage sauvés.
26 mars 1914 : naufrage du trois-mâts Achille entre Paimpol et Terre-Neuve. Déclaré perdu corps et biens.28 membres d'équipage, aucun survivants.
29 mai 1914 : naufrage de l’Empress of Ireland dans le Saint-Laurent (1 012 morts).

L’Eastland lors des opérations de renflouage.

24 juillet 1915 : naufrage du Eastland dans le port de Chicago. Environ 810 morts parmi l'équipage et les passagers, des employés de Western Electric et leurs familles se rendant à un pique-nique organisé par l'entreprise.
21 novembre 1915 : l’Endurance, en expédition dans l'Antarctique (expédition Endurance) sous les ordres de Ernest Shackleton, est pris par les glaces à compter du 24 janvier 1915 avec 28 hommes à bord. Le bateau finit broyé. Tous les membres de l'équipage survivent aux 22 mois d'isolement qui suivent.
6 décembre 1917 : en pleine Première Guerre mondiale, l'explosion de Halifax se produisit dans le port d'Halifax, en Nouvelle-Écosse au Canada, lorsqu'un navire français transportant des munitions, le Mont-Blanc, entra en collision avec un navire norvégien, l’Imo, qui se rendait en Belgique. L'explosion des munitions du Mont-Blanc se produisit 19 minutes 1/2 plus tard : elle rasa 2,5 km2 de la ville, tua 2 000 personnes et en blessa des milliers d'autres. Un raz-de-marée de 18 m de haut déclenché par l'explosion fut si puissant qu'il cassa des arbres, plia des rails de chemin de fer et démolit des édifices, transportant les fragments sur des centaines de mètres.
12 janvier 1920 : naufrage du paquebot Afrique au large des Sables-d'Olonne causant 568 morts.
20 mai 1922 : naufrage du paquebot SS Egypt au large d'Ouessant causant 86 morts.
26 août 1922 : le cuirassé France heurte une roche inconnue dans la baie de Quiberon et coule en quelques heures.
31 décembre 1925 : naufrage du cargo SS Cotopaxi dans le Triangle des Bermudes causant 32 morts.
14 juin 1931 : naufrage du Saint-Philibert à l'embouchure de la Loire faisant 450 victimes.
16 mai 1932 : naufrage du paquebot Georges Philippar dans le golfe d'Aden, au large de l'actuel Yémen, causant la mort de 54 personnes dont le célèbre journaliste Albert Londres.
7 juillet 1932 : naufrage du sous-marin Prométhée au large du cap Lévi, près de Cherbourg, causant la mort de 62 personnes.
1939 : naufrage du Breton sur le pont d'Yeu10.
9 janvier 1942 : naufrage du Lamoricière, paquebot de la Compagnie générale transatlantique entre Alger et Marseille, causant la mort de 301 personnes.
20 février 1942 : naufrage du Kurtuluş, cargo turc connu pour son rôle humanitaire lors de la Grande Famine en Grèce durant la Seconde Guerre mondiale.
22 décembre 1952 : naufrage du Champollion, paquebot des Messageries maritimes au large de Beyrouth, au Liban causant la mort de 16 personnes.
26 septembre 1954 : naufrage du Toya Maru (洞爺丸) à la sortie du port d'Hakodate, en route pour Aomori. Environ 1 150 morts. Le naufrage incita à la construction du tunnel du Seikan sous le détroit de Tsugaru.
26 juillet 1956 : l’Andrea Doria, après sa collision avec le Stockholm dans l'Atlantique, causant la mort de 51 personnes.
21 septembre 1957 : le quatre-mâts barque Pamir fut pris dans l'ouragan Carrie, chavira à 13h03 heure locale et coula en trente minutes au milieu de l’Atlantique.
13 novembre 1965 : le SS Yarmouth Castle affrété par la Chadade Steamship Company pour des croisières entre Miami et les Bahamas prend feu vers 1h du matin. Le feu ne peut être circonscrit en raison de problèmes techniques. On dénombre 91 morts dont 2 membres d'équipage.
18 mars 1967 : le pétrolier libérien Torrey Canyon de 120 000 tonnes s'échoue sur les îles Scilly. Sa cargaison pollue gravement les côtes anglaises et françaises. C'est la première catastrophe de cette ampleur et le début de prise de conscience par les autorités des risques écologiques créés par la taille croissante des pétroliers.
27 janvier 1968 : naufrage au large de Toulon du sous-marin français, la Minerve, causant la mort de 52 sous-mariniers. L'épave n'a jamais été retrouvée11.
4 mars 1970 : naufrage au large du cap Camarat du sous-marin français Eurydice, avec 57 sous-mariniers à son bord. L'épave fut retrouvée le 22 avril de la même année par 750 mètres de fond12.
9 novembre 1971 : naufrage en Atlantique du cargo français Maori avec 39 hommes d'équipage. 1 survivant, 38 morts (33 disparus).
15 octobre 1976 : naufrage du pétrolier Boehlen, au large de l'île de Sein, en Bretagne.
16 mars 1978 : naufrage du pétrolier Amoco Cadiz au large de Portsall, en Bretagne.
8 janvier 1979 : naufrage du pétrolier Bételgeuse dans la baie de Bantry, en Irlande, causant la mort de 49 personnes.
7 mars 1980 : naufrage du pétrolier Tanio, au large de la Bretagne.
31 août 1986 : naufrage du navire de croisière Amiral Nakhimov en mer Noire causant la mort de 423 personnes.
6 mars 1987 : naufrage du ferry-boat Herald of Free Enterprise après son départ du port de Zeebruges, faisant 193 morts.
20 décembre 1987 : le ferry-boat philippin Doña Paz prend feu et sombre après une collision avec le pétrolier Vector. Officiellement : 1 586 morts, le navire était autorisé à un maximum de 1 518 personnes mais était en surcharge. Officieusement : 4 375 victimes et 26 survivants ce qui en fait le désastre maritime le plus tragique en temps de paix.
24 mars 1989 : naufrage de l’Exxon Valdez, pétrolier, à proximité de l'Alaska.
10 avril 1991 : le ferry-boat Moby Prince en route pour la Sardaigne, après avoir heurté violemment de sa proue le pétrolier Agip Abruzzo ancré au large du port de Livourne (Italie), s'embrasa et 140 personnes à son bord périrent carbonisées. Le seul survivant fut un membre de l'équipage qui se jeta à l'eau.
14 décembre 1991 : le Salam Express ex-Fred Scamaroni coule en mer Rouge au large de Safaga après avoir heurté un récif corallien, causant officiellement la mort de 473 personnes.
5 août 1991 : naufrage de l'Oceanos, un navire de croisière de luxe. Il ne fit aucune victime.
5 janvier 1993 : naufrage du pétrolier Braer, au large des îles Shetland.
27 septembre 1994 : naufrage du ferry-boat Estonia dans la mer Baltique. 852 morts.
2 décembre 1994 : naufrage du navire de croisière transatlantique Achille Lauro au large de la Somalie, dans l'océan Indien, après un incendie13.
12 décembre 1999 : naufrage de l’Erika, pétrolier, au large de la Bretagne.
12 août 2000 : naufrage du Koursk, sous-marin russe, en mer de Barents, causant la mort de 118 sous-mariniers.
31 octobre 2000 : naufrage du Ievoli Sun, chimiquier italien, au large des Casquets.
26 septembre 2000 : naufrage du ferry-boat grec Express Samina au large de Paros (Grèce), faisant 82 morts. La coque du navire se déchira en deux endroit contre un îlot rocheux. Le navire coula en une heure uniquement du fait que 9 portes étanches sur 11 n'étaient pas fermées au niveau des salles de machines et des soutes. À la suite de ce naufrage, l'enregistreur VDR (sorte de boîte noire) deviendra obligatoire à bord de tous les navires transporteurs de passagers.

XXIe siècle
Naufrage de la réplique du trois-mâts HMS Bounty, le 29 octobre 2012.
Le naufrage du paquebot Costa Concordia en Méditerranée en 2012.

26 septembre 2002 : naufrage du traversier sénégalais le Joola au large des côtes de Gambie, faisant officiellement 1 863 morts et disparus, et officieusement plus de 2 000 victimes. Capacité légale 550 personnes14.
13 novembre 2002 : naufrage en Espagne du pétrolier Prestige au large du cap Finisterre.
2 février 2006 : naufrage du ferry-boat Al-Salam Boccaccio 98 en mer Rouge, causant la mort d'environ 1 000 personnes.
6 avril 2007 : naufrage du bateau de croisière Sea Diamond près des côtes de l'île de Santorin, dans les Cyclades.
23 novembre 2007 : naufrage du bateau de croisière l'Explorer après avoir touché un objet submergé non identifié dans le détroit de Bransfield près de l'île du Roi-George lors d'une croisière dans l’Antarctique, ne faisant aucune victime.
21 juin 2008 : naufrage du ferry-boat Princess Of The Stars, de la compagnie Sulpicio Lunes faisant 828 morts, le navire a sombré en raison d'énormes vagues provoquées par le typhon Fengshen aux Philippines.
11 septembre 2008 : naufrage du brick-goélette irlandais Asgard II au large de Belle-Île-en-Mer à la suite d'une voie d'eau.
23 mai 2009 : naufrage d'un ferry-boat de la compagnie Ilagan Shipping Lines faisant 12 morts, le Commando 6 assurait a liaison entre Batangas et Puerto Galera - Philippines.
5 août 2009 : naufrage du ferry-boat tongien MV Princess Ashika alors qu'il faisait route de Nuku'alofa vers les Ha'apai, causant la mort de 74 personnes15.
17 décembre 2009 : naufrage du MV Danny F II faisant 9 morts.
5 octobre 2011 : le porte-conteneurs MV Rena s'échoue sur un récif de Nouvelle-Zélande. Il se brise en deux entre le 1er janvier 2012 et le 13 janvier 2012, la partie arrière du bateau coule. De grandes caisses de marchandises sont retrouvées sur une plage voisine.
16 décembre 2011 : le cargo TK Bremen s'échoue à Erdeven dans le Morbihan à la suite de la tempête Joachim.
13 janvier 2012 : le navire de croisière Costa Concordia, après avoir déchiré sa coque contre des rochers immergés, manœuvre pour aller s'échouer contre l'île Isola del Giglio en Italie, faisant 32 morts parmi les 4 231 passagers et membres d'équipage.
2 février 2012 : naufrage du ferry-boat papou-néo-guinéen MV Rabaul Queen lors de la traversée entre les villes de Kimbe et Lae. Il y a 350 passagers et douze membres d'équipage à bord. Au cours des heures qui suivent, 246 personnes sont rescapées et décrivent de hautes vagues qui ont frappé le bateau16.
29 octobre 2012 : La réplique du trois-mâts HMS Bounty sombre au large de la Caroline du Nord pendant l'ouragan Sandy. Ce naufrage fait un mort et un disparu17.
3 octobre 2013 : naufrage d’une embarcation transportant 500 migrants clandestins faisant 366 morts près de Lampedusa dans la mer Méditerranée.
16 avril 2014 : naufrage du ferry-boat sud-coréen Sewol lors de la traversée entre Incheon et l'île de Jeju. 477 personnes étaient à bord.
12 avril 2015 : naufrage d’une embarcation de fortune transportant des migrants en mer Méditerranée, faisant plus de 400 morts avec 150 survivants18.
19 avril 2015 : naufrage d’une embarcation transportant des migrants clandestins à environ 110 km des côtes libyennes, faisant près de 700 morts avec 28 survivants.
12 juillet 2017 : le porte-conteneurs Kea Trader, lancé à pleine vitesse, s’échoue sur un récif en Nouvelle-Calédonie, sans causer de blessé. L’épave, brisée en deux le 12 novembre, doit être démolie sur place19.

Naufrages évités ou maîtrisés

En janvier et février 2016 le Modern Express est remorqué vers Bilbao avec une forte gîte
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Naufrages en temps de guerre
XVIe siècle

19 juillet 1545 : le navire de guerre Mary Rose, vaisseau amiral de la flotte anglaise, coule dans la rade de Portsmouth sous les yeux du roi Henri VIII lors d'un combat avec les Français. On attribue son naufrage à un coup de vent brusque ou à un virement de bord brutal, qui auraient fait tanguer et déséquilibré le navire. Surchargé d'hommes en armures et de canons retenus sur le pont et dans la cale par des filets de protection, il se serait alors renversé. Le navire a été retrouvé au XVIIIe siècle échoué sur le flanc et partiellement enfoncé dans le fond marin. Une théorie plus récente évoque la possibilité d'une brèche dans la coque sous la ligne de flottaison à la suite du tir d'un navire français.

XVIIIe siècle

22 octobre 1707 : Désastre naval de Sorlingues, naufrage de la flotte anglaise au large des Sorlingues, en anglais : îles Scilly. Avec quatre vaisseaux de ligne et plus de 1 400 marins perdus en raison du mauvais temps, il s'agit d'un des plus importants désastres maritimes dans l'Histoire des îles britanniques.
19 mai 1780 : la frégate française le Sartine, ayant subi les tirs britanniques, s'échoue dans l'entrée du Vieux-Port à Marseille, origine de la fameuse plaisanterie sur la sardine qui boucha le port de Marseille20.
23 avril 1795 : la frégate La Galathée (36 canons), capitaine Labutte, se brise sur les rochers de Penmarch (Bretagne) alors qu'elle essayait de rejoindre Brest et d'échapper aux croisières anglaises ; elle était de retour de Norvège après une campagne en compagnie de La Seine. Il n'y eut qu'une trentaine de rescapés.

XXe siècle
Première Guerre mondiale
Le torpillage du paquebot Lusitania en 1915 par un sous-marin allemand.

18 mars 1915 : le cuirassé français Bouvet, est coulé aux Dardanelles par une mine, 648 disparus, 75 rescapés.
27 avril 1915 : le croiseur cuirassé français Léon Gambetta est coulé par un sous-marin allemand à l'entrée du canal d'Otrante 684 disparus, 137 rescapés.
7 mai 1915 : le paquebot britannique Lusitania est coulé par un sous-marin allemand, faisant 1 198 morts. Par son retentissement aux États-Unis, ce naufrage sera une des raisons de l'entrée en guerre, deux ans plus tard, de ce pays.
9 novembre 1915 : le cargo Californian est pris pour cible par un sous-marin allemand et coule, faisant deux victimes.
26 février 1916 : le paquebot français Provence II, est coulé par un sous-marin allemand U-35, au cap Matapan ; 930 morts.
21 novembre 1916 : le paquebot britannique Britannic heurte une mine en mer Égée et coule en 55 minutes, faisant 33 morts. Paquebot jumeau du Titanic, c'est la plus grande épave de bateau du monde (275m).
26 novembre 1916 : le Suffren, cuirassé français torpillé par un sous-marin allemand U-52. Il coula en quelques secondes avec ses 648 membres d'équipage au large de Lisbonne.
16 avril 1917 à midi : torpillage du Sontay, paquebot mixte de la compagnie des Messageries maritimes par un sous-marin U-33. En provenance de Salonique et après avoir fait escale à Milos, il faisait route vers Marseille, escorté par les canonnières Moqueuse et Capricieuse.
17 juillet 1918 : le Carpathia est coulé (en 2h30) par un sous-marin allemand. Cinq mécaniciens sont tués et seront les seules victimes. Les 11 embarcations mises à l'eau sont vite secourues. Il y a eu 215 survivants dont 57 passagers.

Seconde Guerre mondiale

8 juin 1940 : le porte-avions HMS Glorious est coulé avec ses deux escorteurs, l’Ardent et l’Acasta, par les croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et le Gneisenau, faisant près de 1 500 morts.
17 juin 1940 : le paquebot britannique Lancastria coule, bombardé par l'aviation allemande au large de Saint-Nazaire, causant plus de 4000 morts.
3 juillet 1940 : lors de la bataille de Mers el Kébir, le cuirassé français Bretagne explose emportant avec lui 997 marins.
24 juillet 1940 : torpillage du Meknès (ancien Puerto Rico). Ancien paquebot de la Compagnie générale transatlantique. Réquisitionné, il appareille de Southampton pour Toulon avec 1 300 soldats et marins à bord. Vers 23 h, au large de Portland il est attaqué par une vedette allemande S-27. 420 hommes périrent en mer. Les corps ont été retrouvés sur les plages autour de Dieppe. Une stèle à la mémoire des disparus a été placée sur la plage des communes de Berneval-le-Grand et Saint-Martin-en-Campagne, inaugurée le jour du 70e anniversaire du naufrage21.
16 août 1940 : arraisonnement et destruction du Notou (minéralier) transportant du charbon pour la SLN entre l'Australie et la Nouvelle-Calédonie par l’Orion, un croiseur auxiliaire allemand croisant au large Nouméa.
24 mai 1941 : le HMS Hood engagé lors de la bataille du détroit de Danemark contre le cuirassé allemand Bismarck, explose et coule, causant la mort de la quasi-totalité de ses 1 400 marins. Il n'y aura que 3 survivants.
27 mai 1941 : le cuirassé allemand Bismarck, est mis hors de combat par les cuirassés HMS King George V et HMS Rodney. Il est achevé à la torpille par le croiseur lourd HMS Dorsetshire. 2 000 marins trouvent la mort. Il y aura moins de 125 survivants repêchés.
19 février 1942 : le sous-marin français le Surcouf disparait en haute mer au nord du canal de Panama. Il n'y a aucun survivant. L’enquête de l'époque conclut à un naufrage suite à une collision avec le cargo américain Thomson Lykes. Une seconde enquête, menée par une commission française, conclue à une méprise d'un hydravion américain qui aurait bombardé le Surcouf en le prenant pour un sous-marin allemand ou japonais.
24 février 1942 : le paquebot Struma, battant pavillon panaméen, appartenant à la compagnie grecque Singro, quitte le port roumain de Constanța pour Istanbul le 12 décembre 1941. Les autorités turques, après soixante-trois jours d’une terrible attente, refusent de laisser débarquer ses passagers juifs ayant fui le nazisme. Le Struma en panne, sera refoulé et remorqué en haute mer par la marine turque. Il y sera torpillé en mer Noire le lendemain par le sous-marin soviétique SC 213. Les 768 passagers et membres d'équipage du Struma y trouveront la mort.
5 juin 1942 : pendant la bataille de Midway, la marine japonaise perd 4 porte-avions (Akagi, Kaga, Sōryū et Hiryū) et un croiseur lourd (Mikuma). Cette défaite donna un coup d'arrêt définitif à l'expansion nippone dans le Pacifique.
14 octobre 1942 : dans la bataille du Saint-Laurent, le ferry-boat canadien SS Caribou (en) qui effectuait la liaison entre Sydney (Nouvelle-Écosse) et Port-aux-Basques (Terre-Neuve), fut coulé par le U-Boot allemand U-69. 137 passagers et membres de l'équipage trouvèrent la mort.
29 novembre 1942 : le cargo Argo, battant pavillon grec, parti le 5 novembre et faisant route de Buenos Aires vers Le Cap est coulé par le sous-marin italien Ammiraglio Cagni. 156 volontaires d’Amérique latine rejoignant les Forces françaises libres y trouvèrent la mort.
20 avril 1943 : le Sidi Bel Abbès transportant des troupes de tirailleurs sénégalais, est torpillé au large d'Oran.
26 décembre 1943 : le croiseur de bataille allemand Scharnhorst est torpillé lors de la bataille du cap Nord, après avoir été mis hors de combat par le cuirassé HMS Duke of York. 1 900 marins perdent la vie.
29 juin 1944 : le Toyama Maru est torpillé par le sous-marin américain USS Sturgeon, causant la mort de 5 600 soldats de la 44e brigade.
22 août 1944 : le Tsushima Maru (en), japonais, fut coulé par le sous-marin américain USS Bowfin, entraînant la mort de 1 484 personnes, dont 767 enfants.
18 septembre 1944 : le cargo Junyō Maru, japonais, est coulé par un sous-marin britannique, le HMS Tradewind, causant la mort de 5 620 personnes, dont 2 300 prisonniers de guerre néerlandais, américains, britanniques et australiens.
12 novembre 1944 : le cuirassé allemand Tirpitz chavire après avoir été touché par des bombes perforante de 6 tonnes largués par les bombardiers du Royal Air Force Bomber Command. Près de 1 000 marins trouvent la mort.

29 novembre 1944 : le porte-avions Shinano de la marine impériale japonaise est coulé par le sous-marin américain USS Archerfish. C'est à ce jour le plus grand bâtiment de guerre à avoir été coulé par un sous-marin.
24 décembre 1944 : le Léopoldville est coulé au large de Cherbourg, causant la mort de plus de 1 000 soldats.
30 janvier 1945 : le paquebot allemand Wilhelm Gustloff, torpillé en mer Baltique par le sous-marin soviétique S-13, coule avec plus de 10 000 passagers. Le nombre de victimes est estimé entre 5 400 et 9 300. Il s'agit peut-être de la plus grande catastrophe maritime de tous les temps.
10 février 1945 : le paquebot allemand General von Steuben est torpillé par le même sous-marin soviétique qui a coulé le Wilhelm Gustloff, causant la mort de 3 000 personnes.
7 avril 1945 : le cuirassé japonais Yamato, alors le plus grand cuirassé du monde, partit au combat comme les kamikazes, sans intention de retour. Il fut coulé au large de Kagoshima par l'aviation américaine, entraînant la mort de plus de 3 000 marins.
16 avril 1945 : le cargo allemand Goya est coulé par le sous-marin soviétique L-3, faisant au moins 6 100 morts.
3 mai 1945 : les paquebots allemands Cap Arcona et Deutschland IV et le cargo allemand Thielbek sont bombardés par l'aviation britannique, faisant environ 8 000 morts, dont environ 7 500 déportés.
30 juillet 1945 : le croiseur lourd américain USS Indianapolis est coulé par le sous-marin japonais I-58. Des 1197 membres d'équipage, seuls 317 survivront. Cette catastrophe est considérée comme le naufrage le plus meurtrier de l'histoire maritime militaire américaine.
22 août 1945 : le navire de transport japonais Ukishima Maru transportant à son bord environ 4 000 Coréens en cours de rapatriement coule, est dynamité par les Japonais, causant la mort de 550 personnes.

Notes et références

↑ GONSSEAUME Christian, Naufrages et Fortunes de mer côtes de Picardie, Boulonnais et Calaisis, Musée de la Marine Etaples, Tomes 1 - 2 - 3
↑ Sur le site Épaves [archive]
↑ Sur le site Épaves [archive]
↑ Trois naufrages pour trois îles, 1998
↑ (en) Alfred William Brian Simpson, Cannibalism and the Common Law : The Story of the Tragic Last Voyage of the Mignonette and the Strange Legal Proceedings to Which It Gave Rise, University of Chicago Press, 1984
↑ Le naufrage du Renard [archive]
↑ Jacques Nougier, L'Albatros et le Tamaris, Airelle-Éditions, 2013, 140 p.
↑ 2 images de l'épave du vapeur norvégien Martha [archive]
↑ Chaloupe canonnière La Grandière : 1893-1910 [archive]
↑ Référence naufrages et noyades [archive]
↑ Historique [archive]
↑ Historique [archive]
↑ (en) « Achille Lauro Sinks Off Coast of Somalia » [archive], The New York Times, 3 décembre 1994 (consulté le 16 juin 2011)
↑ Le dernier voyage du Joola [archive]
↑ Royal commission of inquiry into the sinking of the MV Princess Ashika in Tonga - Transcript of hearing - Day 1 - 27th October 2009 [archive]
↑ (en) « Papua New Guinea ferry: Fears grow for 100 missing » [archive], BBC, 3 février 2012
↑ « Ouragan Sandy : un disparu dans le naufrage du Bounty », Le Parisien,‎ 29 octobre 2012 (lire en ligne [archive])
↑ Maryline Baumard, « Au moins 400 migrants disparus dans un naufrage en Méditerranée », Le Monde.fr,‎ 14 avril 2015 (lire en ligne [archive])
↑ « Nouvelle-Calédonie: un porte-conteneurs échoué depuis 4 mois s'est brisé en deux », Ŀe Point,‎ 13 novembre 2017 (lire en ligne [archive])
↑ L'odyssée de la frégate Le Sarine [archive]
↑ La revue de presse d'une page personnelle sur le Meknès [archive] cite par exemple les quotidiens Ouest-France du 24 juillet 2010 et La Voix du Nord du 29 juillet 2010.

Annexes
Bibliographie

Guy Le Moing, ...et l'océan fut leur tombe. Naufrages et Catastrophes maritimes du XXe siècle., Marines éditions, 2005, 319 p. (ISBN 2915379289)
Alexandre Dumas, Les Drames de la mer, Éditions du Sonneur, 272 p. (ISBN 9782916136059) Publiés en 1852, lors de l’exil bruxellois d’Alexandre Dumas, Les Drames de la mer sont un recueil de nouvelles inspirées d’histoires maritimes véritables, toutes plus saisissantes les unes que les autres.
Fortunes de mer sur les bancs de Flandres de Jean-Luc Porhel ; peut être lu aux Archives municipales de Dunkerque ; contient le récit de tous les naufrages documentés survenus au large de cette ville
Patrick Macquaire. Le naufrage du Saint-Philibert et ses conséquences sur l'abandon de l'île d'hoëdic par les pêcheurs et leurs familles : Le cercle des homards. Hoëdic, une île entre rumeur et naufrage. Ethnographie d'une catastrophe maritime. Prix essai 2013, Salon du livre insulaire d'Ouessant. Éditions Petra, Paris 2013. 226 p. (ISBN 978-2-84743-066-0)
Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d’Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0).

Articles connexes

Listes des catastrophes maritimes de la Seconde Guerre mondiale
Naufrage
Fortune de mer
Sécurité en mer
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PAR Y'BECCA.


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 10:11

LES PRÉS D’EUGÉNIE ET L’UNIVERSITÉ.
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Charles De Coster, La Légende et les aventures héroïque

L'Uylenspiegel, le Journal des ébats artistiques et littéraires, est un hebdomadaire belge qui paraît à Bruxelles de 1856 à 1863. Sa création bouscula le conformisme de l'époque.

Vivez des vacances inoubliables au coeur des divines maisons d’Eugénie ! Les jardins embaument et l’air est doux … une atmosphère joyeuse pour des vacances réussies.
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Contexte

Des cénacles - comme la Société des « Joyeux » animée par Charles De Coster à partir de 1850 - existaient déjà, sous le signe de la zwanze bruxelloise (truculence). Ils constituèrent le vivier de l'équipe rédactionnelle de l'Uylenspiegel. Ces jeunes, qui fréquentaient pour la plupart la nouvelle Université libre de Bruxelles, avaient en commun la fantaisie, l'esprit critique, le goût des mystifications et des pseudonymes. Ils étaient unis dans la volonté de combattre l'esprit bourgeois et de fustiger le cléricalisme. Ils voulaient aussi laisser une trace de leurs productions et de leurs activités. C'est ainsi que sous couvert de fantaisie, l'Uylenspiegel allait synthétiser leurs idées sur l'existence, l'art et la littérature, réalisant « le réveil des esprits et des goûts littéraires en Belgique » (Revue Nouvelle, 1852).
De Coster, qui fréquentait autant les tavernes que l'université, rencontra Félicien Rops qu'il accueillit dans le cercle des « Joyeux » en 1851.
Création
Uylenspiegel, journal des ébats artistiques et littéraires.jpg

Félicien Rops, jeune dessinateur et illustrateur, se voulait déjà « peintre de la vie moderne ». Les historiens des lettres belges pensent qu'il est le fondateur principal de l'Uylenspiegel. Soucieux surtout d'entraîner une élite intellectuelle à partager ses idées, Rops s'entoura de Karski, Hallaux et Scaron ; puis, de De Coster, Léon Weber et Léon Jouvet. C'est le 3 février 1856 que le premier numéro d'Uylenspiegel sortit en annonçant une intention critique tournée vers le domaine culturel. Contrairement aux autres journaux estudiantins anarchistes de l'époque, celui-ci se veut libertaire: ni l'organe d'un parti ou d'un homme, le journal affirme son indépendance. La figure légendaire d'Uylenspiegel servira de modèle à Rops lui-même : « Aujourd'hui je viens passer quelques éclats de rire à l'exposition de peinture; demain je rirai ailleurs, mais je rirai, le rire est mon essence; jadis, je suis mort de rire, et si je renais, c'est pour rire encore. » (Uylenspiegel au Salon, 1857)

Le journal sera avant tout celui du plaisir de vivre et de la « résistance », celle de Till Ulenspiegel qui incarne, avec une intensité frondeuse, l'idéal flamand contre l'ordre espagnol. Le héros éponyme dépasse la figure nationaliste pour devenir le modèle du libre examen; il s'affirme « populaire », rappelant ainsi les figures rondes de Pieter Brueghel l'Ancien.
Contenu

Outre l'esprit du journal qui marque l'éveil des lettres belges, on retiendra les illustrations de Rops, qui en fait souvent des tirages à part. De Coster collaborera à l'Uylenspiegel durant les sept premières années de sa parution: écrits politiques et réflexions littéraires. Ce fut surtout pour lui la possibilité de présenter des textes préfigurant La Légende d'Ulenspiegel et des nouvelles qui constitueront le recueil des Légendes flamandes.

Témoin de son temps, le journal prend le parti du réalisme et défend les peintres comme Gustave Courbet, Charles de Groux ou Louis Dubois. Dans ses caricatures des Salons de Bruxelles, Rops stigmatise le conformisme du public.

Les chroniques musicales prennent pour cible la gestion et le fonctionnement du Théâtre de la Monnaie. Léon Jouret, dans une démarche neuve pour l'époque, y défend la chanson populaire. En politique, devant les visées impérialistes de Napoléon III, le journal s'anime d'une fibre patriotique.

En résumé, l'Uylenspiegel témoigne des polémiques littéraires et artistiques auxquelles l'esprit facétieux ajoute l'humour des caricatures. Il est surtout le reflet de la recherche identitaire d'un pays en pleine formation. Il servira de tremplin à la génération suivante, celle de La Jeune Belgique et de la Société libre des Beaux-Arts, celle de Camille Lemonnier, Georges Eekhoud, Maurice Maeterlinck, Georges Rodenbach, Émile Verhaeren.
Voir aussi

Till Ulenspiegel

Ferme Impériale aux enclos de fruits et de fleurs …
Une retraite médicinale aquatique, coulée hors du temps, où confier son corps à des sources chaudes, à des mains avisées et des sourires angéliques. En ce « garden spa » édénique, le bonheur se cueille dès le bain.
http://www.michelguerard.com/spa-cures/

Charles De Coster (27 août 1827, Munich - 7 mai 1879, Ixelles) est un écrivain belge francophone.

Biographie

Né à Munich d'un père flamand et d'une mère wallonne, Charles De Coster étudie à l'Université libre de Bruxelles où, formé à l'esprit du libre examen, il acquiert des convictions démocrates et anti-cléricales. Franc-maçon, il est membre de la Loge Les Vrais Amis de l'union et du progrès réunis.

D'abord journaliste, il est ensuite employé aux Archives du Royaume et occupe notamment de 1860 à 1864 le poste de secrétaire à la Commission royale pour la publication des anciennes lois et ordonnance. Il en tire une large connaissance des procès de sorcellerie, mise à profit dans certaines de ses œuvres romanesques (et également à disposition d'Auguste Blanqui qui, par l'intermédiaire de son lieutenant le docteur Louis Watteau, lui demande vers 1864 des notes relatives aux diverses manifestations du fanatisme religieux dans l'histoire1). En 1870, il devient répétiteur à l'École royale militaire, poste pour lequel il avait déjà postulé une douzaine d'années auparavant.

Le 16 septembre 1847, alors qu'il est âgé d'à peine vingt ans, De Coster participe avec des amis à la fondation de la société littéraire Les Joyeux.

Entre 1857 et 1864, De Coster doit, côté privé, défendre l'honneur de sa famille contre les entreprises de André Van Sprang, officier militaire et escroc au mariage ayant pris pour cible sa sœur Caroline, de quatre ans sa cadette. L'affaire faillit se régler par un duel (De Coster avait, pour lui servir de témoins, fait appel au peintre danois Paul Hagelstein et au journaliste de L'Indépendance Camille Berru — par la suite remplacé par le peintre Edmond De Schampheleer (nl), ami de De Coster qui contribuera, quelques années plus tard à l'illustration de son Ulenspiegel), qui fut cependant annulé à la suite d'un désaccord sur le choix des armes (les témoins de Van Sprang proposaient le sabre d'infanterie tandis que la préférence de De Coster allait au pistolet, arme convenant davantage à sa condition de bourgeois et de civil) et à l'espoir d'un dénouement à l'amiable. Une commission militaire se saisit finalement de l'affaire : son verdict étant favorable aux De Coster, le capitaine Van Sprang est écarté de l'armée2.

En 1878 De Coster demande à Xavier Mellery de réaliser des illustrations de l'île de Marken pour le magazine Tour du Monde.

Charles De Coster est inhumé au cimetière d'Ixelles, à Bruxelles.

Postérité

Les Légendes flamandes, publiées dans la revue Uylenspiegel à laquelle il collabore, connaissent un certain succès mais le reste de son œuvre a dû attendre la génération de La Jeune Belgique, celle de Camille Lemonnier, de Georges Eekhoud par exemple, pour être reconnu.

Le chef-d'œuvre de De Coster, La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs, déplut aux milieux conformistes belges. Connu dans le monde entier, traduit dans toutes les langues européennes, il est pendant longtemps ignoré dans son propre pays.

La Légende d'Ulenspiegel incarne le cœur et l'esprit de la Flandre dont elle évoque le folklore, le climat et les traditions. Elle mêle l'histoire et le mythe, l'aventure d'une famille à celle d'un peuple. De Coster, écrivain francophone, reconstitue une époque en poète visionnaire et crée une langue nouvelle dans la grande tradition rabelaisienne. Till Ulenspiegel (voir Till l'espiègle) est surtout le défenseur de la Liberté, celui qui a lutté contre l'oppression de Philippe II et du duc d'Albe, le héros qui s'est dressé contre toutes les formes d'oppression. Il y a plus de 70 ans, Abel Lefranc, du Collège de France, demandait « que la France, en particulier, songe qu'Ulenspiegel honore sa langue » et qu'elle se décide enfin à l'installer « fraternellement dans son Panthéon littéraire ». L'œuvre connaîtra un succès universel. Gérard Philipe a adapté son œuvre à l’écran mais la meilleure adaptation cinématographique restera celle des réalisateurs soviétiques Alov et Naoumov produite en 1977.
Œuvres
Frontispice de La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au Pays de Flandres et ailleurs par le dessinateur belge Hippolyte Boulenger (1837-1874).

Notices d'autorité

: Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque universitaire de Pologne • Bibliothèque nationale de Suède • Bibliothèque apostolique vaticane • Id RKDartists • WorldCat


Légendes flamandes, par Charles De Coster, précédées d’une préface par Émile Deschanel, Collection Hetzel, Paris, Michel Lévy frères, Bruxelles, Méline, Cans et comp., (1858). Deuxième édition : Bruxelles, Ve Parent et fils, Paris, Michel Lévy frères, Leipzig, Ch. Mucquardt, (1861). Édition moderne : Édition critique établie et présentée par Joseph Hanse, Bruxelles, Labor, coll. « Archives du futur », 1990 (réédité 2017 dans la collection « Espace Nord », Bruxelles, Les Impressions nouvelles, avec une postface de Jean-Marie Klinkenberg).
Contes brabançons (1861). Édition moderne : Contes Brabançons suivi de Le voyage de noce, Édition présentée par Raymond Trousson, Bruxelles, Labor, coll. « Archives du futur », (1997).
La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au Pays de Flandres et ailleurs (1867). Éditions modernes : Charles De Coster, La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs, édition définitive établie et présentée par Joseph Hanse, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1959 ; deuxième édition, revue, avec de nouvelles notes et variantes. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966. Charles De Coster, La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs, nouvelle édition définitive par Jean-Marie Klinkenberg, Bruxelles, collection espace Nord, 2017. Nombreuses rééditions du texte. Entre autres Bruxelles, Labor, collection "Espace Nord", avec une lecture de Jean-Marie Klinkenberg, 1983 et 1984 (réunis en un seul volume en 1996) ; Éditions La Différence, collection Minos (préface de Patrick Roegiers), 2003. Nombreuses adaptations du texte, dont Tyl Ulenspiegel, avec des illustrations de Nicolas Eekman, 1946, Till Eulenspiegel / adapté par Jean Sadyn ; d'après Charles De Coster. Steenvoorde : Houtland éd., 1998, 78-9 p.
Le Voyage de noce (publié en 1870, daté 1872).
Lettres à Élisa, Texte établi, présenté et annoté par Raymond Trousson, Bruxelles, Labor, coll. « Archives du futur », 1994.
Charles De Coster journaliste à l’Uylenspiegel, Textes réunis et annotés par Raymond Trousson, Bruxelles, Espace de Libertés, 2007.


Notes et références

↑ Bartier, J., « Le docteur Watteau, Charles De Coster et quelques autres » in Libéralisme et socialisme au XIXe siècle, Bruxelles, éditions de l'Université libre de Bruxelles, 1981, pp. 389-398.
↑ Au sujet de cette affaire, lire L'Affaire De Coster - Van Sprang de Raymond Trousson (Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, coll. « Histoire littéraire », 1990) qui reproduit l'intégralité du procès verbal de la commission d'enquête ainsi que de nombreuses lettres relatives à celle-ci.

Articles connexes

Les Vrais Amis de l'union et du progrès réunis

Annexes
Bibliographie

Charles De Coster, Joseph Hanse, Bruxelles, Palais des Académies, 1928 (réédité en 1990, avec une préface inédite de Raymond Trousson).
Style et archaïsme dans 'La Légende d'Ulenspiegel' de Charles De Coster, Jean-Marie Klinkenberg, Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, 1973. Réédité en 2017, Académie royale de langue et de littérature française de Belgique et Éditions SAMSA, avec deux études inédites et une préface inédite de Rainier Grutman.
Charles De Coster, Jean-Marie Klinkenberg, Bruxelles, Labor, coll "Un livre, une œuvre" 1985.
Charles De Coster ou la vie est un songe, Raymond Trousson, Bruxelles, Labor, 1990,
Éric Lysøe, « Sacralisation et Profanation dans La Légende d’Ulenspiegel », in Licia Reggiani (éd.), Massoneria e cultura, Bologne, Clueb, 2000, p. 201-225.
Charles De Coster, journaliste à l'Uylenspiegel, Raymond Trousson, Bruxelles, Espace de Libertés, coll. Laïcité, 2007, 335 p. (ISBN 2-930001-76-3)
La Légende de Thyl Ulenspiegel de Charles De Coster. Actes du troisième séminaire international du Centre d’Études sur la littérature belge de langue française, publiés par Ana Soncini Fratta, Bologne, CLUEB, 1991.
Draguet, Michel (dir.), Rops-De Coster : une jeunesse à l’Université libre de Bruxelles, Université libre de Bruxelles, Cahiers du GRAM, 1996.

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La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs [archive] : texte intégral et recherche d'occurrences sur ABU
(en) « Charles De Coster » [archive], sur Find a Grave
L’auteur de Till l’espiègle à la banque - Biographie sur Source d'Histoire de BNP Paribas [archive]



La Guerre dans les airs (The War in the Air) est un roman de science-fiction britannique écrit par H. G. Wells en 1907 et publié en feuilleton en 1908.

Il fut traduit en français par Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, et fut publié dans la revue Mercure de France en 1910.
Résumé

L´histoire écrite à l'aube de l'histoire de l'aviation décrit une guerre aérienne qui s'étend à l'échelle mondiale.
Plan

Le roman contient 11 chapitres :

Où il est question du progrès et de la famille Smallways
Où Bert Smallways est assailli de difficultés
Le ballon
La flotte aérienne allemande
La bataille de l’Atlantique
Les hostilités à New-York
Le « Vaterland » est désemparé
Guerre mondiale
Dans l’île de la Chèvre
Le monde pendant la guerre
L’effondrement

et un épilogue.
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v · m
H. G. Wells
Essais Anticipations (en) · Certain Personal Matters (en) · Crux Ansata (en) · The Discovery of the Future (en) · An Englishman Looks at the World (en) (titre américain Social Forces in England and America) · The Fate of Man (en) · First and Last Things (en) · Floor Games (en) · The Future in America: A Search After Realities (en) · God the Invisible King (en) · In the Fourth Year (en) · Little Wars (en) · Mankind in the Making (en) · Mind at the End of Its Tether (en) · The New America: The New World (en) · The New World Order (Wells) (en) · New Worlds for Old (H. G. Wells) (en) · La Conspiration au grand jour · The Outline of History (en) · Russia in the Shadows (en) · The Science of Life (en) · A Short History of the World (H. G. Wells) (en) · Une tentative d'autobiographie · The Story of a Great Schoolmaster (en) · This Misery of Boots (en) · Travels of a Republican Radical in Search of Hot Water (en) · La Guerre et l'Avenir (en) (titre américain : Italy, France and Britain at War) · The Work, Wealth and Happiness of Mankind (en) · World Brain · A Year of Prophesying (en) Portrait de H.G. Wells en 1922
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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 10:23

Félicien Rops est un artiste belge, peintre, dessinateur, illustrateur, aquafortiste et graveur, né à Namur le 7 juillet 1833 et mort à Essonnes (aujourd'hui Corbeil-Essonnes) le 23 août 1898 (à 65 ans).

Biographie
Enfance et jeunesse à Namur
Façade de la maison natale de Rops, 33 rue du Président à Namur.

Félicien Rops est le fils unique de l'industriel Nicolas-Joseph Rops (1782-1849) et de Sophie Maubille (1794-1872). Son père produit et commercialise des tissus imprimés, il est passionné de musique et d'horticulture (Félicien hérite de ce goût pour l'horticulture, à laquelle il se consacrera, notamment, à la fin de sa vie, dans sa propriété d'Essonnes). En 1837, alors que le jeune Félicien a quatre ans, la famille quitte le quartier du Vieux Namur où il est né et s'installe dans un hôtel de maître qu'a fait construire son père dans une autre partie de la ville correspondant mieux à leur statut de bourgeois aisé (la rue Neuve, actuellement nommée rue Pépin).

Dès 1838, Rops est scolarisé chez les Jésuites, au Collège Notre-Dame de la Paix. Il reçoit également un enseignement de précepteurs privés, à domicile. Au collège, il rencontre notamment le futur écrivain Octave Pirmez, d'un an son aîné, dont l'amitié se prolongera par une longue relation épistolaire. Il est bon élève et se voit récompenser en 1844 par le premier prix d'excellence. Il quitte cet établissement en 1849 et poursuit ses études à l'Athénée royal de Namur. Parallèlement, il suit des cours de peintures à l'académie, auprès de Ferdinand Marinus.

Nicolas-Joseph, son père, meurt le 7 février 1849. Félicien, alors âgé de quinze ans, est placé sous la tutelle de son cousin Alphonse Rops. Ses relations avec son parent, échevin de la ville de Namur, sont difficiles : dans ses lettres, Félicien décrit celui-ci comme intransigeant et sermonnaire, ce qui ne fait qu'accroître sa soif de liberté et d'évasion. De plus, il se sent étouffé dans cette ville qu'il estime envahie par la pensée bourgeoise1.
Carrière bruxelloise
Portrait de Félicien Rops par Paul Mathey, 1888.

Rops quitte Namur en 1851. Inscrit à l'Université libre de Bruxelles, pour une candidature en philosophie préparatoire au droit, il rejoint le cercle littéraire Les Joyeux, fondé en 1847 par une vingtaine d'amis dont l'écrivain Charles De Coster. Si Félicien apprécie tout particulièrement l'effervescence créative et audacieuse de ce milieu estudiantin (en témoignent les efforts qu'il déploie pour créer l'hebdomadaire Uylenspiegel, sous-titré Journal des ébats artistiques et littéraires, qui parait dès février 1856 et jusqu'en 1863, faisant date dans l'histoire littéraire belge), il ne cherche nullement à décrocher un diplôme. Il continue en revanche à se former à la peinture par sa participation à l'Atelier Saint-Luc, animé par Ernest Slingeneyer et rassemblant des artistes d'avant-garde.

Ses premières œuvres publiées (notamment dans le journal Le Crocodile) sont principalement des caricatures. Parmi celles-ci, La Médaille de Waterloo (1858), charge contre les Belges arborant la médaille de Sainte-Hélène (créée l'année précédente)2, choque véritablement l'opinion publique et lui vaut une provocation en duel de la part du fils d'un officier de l'Empire3,note 1.

Après ces débuts de caricaturiste, Rops entame une carrière d'illustrateur. Il contribue notamment à l'édition des œuvres de son ami Charles De Coster (dont La Légende et les aventures d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs, parue en 1867) et — son succès l'ayant amené à Paris — de celles de Jules Barbey d'Aurevilly, de Joséphin Peladan, de Félicien Champsaur ou de Stéphane Mallarmé.

À Bruxelles, Rops est membre de la Société des agathopèdes et de la Société libre des beaux-arts dont il devient vice-président en 1868. Il y fonde également la Société internationale des Aquafortistes, dont les statuts sont rédigés le 4 décembre 18694. Cette entreprise, rapidement interrompue par la guerre franco-prussienne qui paralyse l'Europe, n'aboutit cependant pas, faute de parvenir à réunir des artistes issus d'autres nations que la France, les Pays-Bas et la Belgique. Malgré une relance après la fin du conflit, le départ de Belgique de Rops, puis celui de l'imprimeur François Nys, son plus important collaborateur, provoquent la fin d'activité de cet embryon de société internationale, en octobre 1877.

En mars 1885, Rops, au même titre qu'Anna Boch, est admis comme membre du Groupe des XX en remplacement de Frans Simons et de Théodore Verstraete, tous deux démissionnaires. Rops avait participé au premier salon annuel des XX en 1884 en tant qu'artiste invité où il avait présenté sa Tentation de saint Antoine.

Féru de botanique, il s'y adonne en compagnie de l'éditeur français Auguste Poulet-Malassis, exilé à Bruxelles de septembre 1863 à mai 1871. Pour celui-ci, il réalise les frontispices des Bas-fonds de la société d'Henry Monnier (1864), du Diable au corps d'Andrea de Nerciat (1865), des Épaves de Charles Baudelaire (1866), des Jeunes France de Théophile Gautier (1866), de Gamiani d'Alfred de Musset (1866) ou encore de Point de lendemain de Vivant Denon (1867).

Il devient membre de la loge maçonnique namuroise "La Bonne Amitié", le 1er juillet 1861. Pierre-Joseph Proudhon assistera à son initiation. Il y aurait même prononcé un discours5.
Vie de famille à Thozée

Le 28 juin 1857, Rops épouse Charlotte Polet de Faveaux, fille d'un juge au Tribunal de Namur, qu'il connait depuis l'université. Les époux vivent successivement à Namur (rue Neuve, numéro 13), à Bruxelles où ils se font construire une maison au rond-point de l'avenue Louise et au château de Thozée, près de Mettet, gentilhommière dont Charlotte a hérité après le décès d'un de ses oncles. Rops profite de ce grand domaine pour inviter chez lui de nombreux artistes et amis, Charles Baudelaire notamment.

De son union avec Charlotte naissent un fils, Paul, le 7 novembre 1858, et une fille, Juliette. Celle-ci, née le 18 octobre 1859, meurt d'une méningite à l'âge de cinq ans (le 15 août 1865), causant à Rops un grand chagrin.

Passionné de canotage, Rops collabore en 1862 à la fondation du Cercle nautique de Sambre-et-Meuse, dont il est le premier président jusqu'en 1869. À la suite des démarches effectuées par le graveur et ses comparses, le cercle obtient le titre de « société royale » dès 1865.
Carrière parisienne
La Dame au pantin, 1877.

Les contacts de Félicien Rops avec la vie parisienne remontent à sa rencontre avec le journaliste et écrivain Alfred Delvau. Après avoir fait son éloge en lui consacrant une critique dans le journal Rabelais6, Delvau le charge de réaliser les frontispices de plusieurs de ses ouvrages : Histoire anecdotique des Cafés et Cabarets de Paris (1862), Les Cythères parisiennes, histoire anecdotique des bals de Paris (1864) et Dictionnaire érotique moderne (1864). Ce sont ces commandes qui amènent Rops à accompagner le journaliste dans les bas-fonds parisiens pour se documenter. Les « cocottes » parisiennes (Manette Salomon ou Parisine, 1867 ; La Buveuse d'absinthe, 1869 ; La Dèche, 1882…) et les débits de boissons (Le Gandin ivre, date inconnue ; Le Bouge à matelots, 1875 ; Le Quatrième Verre de cognac, vers 1880…) font alors massivement leur entrée dans son œuvre.

C'est également Delvau qui présente Rops à l'éditeur Auguste Poulet-Malassis, à Paris en 1863. Celui-ci confie de nombreux projets au graveur, surtout après son exil à Bruxelles. Il s'agit principalement d'illustrations d'ouvrages licencieux (les deux hommes ont travaillé ensemble sur trente-quatre titres entre 1864 et 1870), qui lui valent encore aujourd'hui une réputation sulfureuse, obérant sa reconnaissance publique.

À Paris, tout comme à Bruxelles, Rops se pique de journalisme. Dans la seconde moitié des années 1860, il y collabore notamment à la Chronique des arts et de la curiosité, un supplément de la Gazette des beaux-arts. Dès 1868, il a également le projet d'éditer à Paris et en collaboration avec Armand Gouzien un journal, qu'il désigne dans sa correspondance sous des titres divers : La Vie moderne, Rops-Magazine7, Feuilles Volantes... Il est proche de le faire en 1871, mais se heurte à une interdiction de Ernest Courtot de Cissey, alors ministre de la guerre8. Même chose en 1873, où Rops écrit à Auguste Poulet-Malassis que la Vie Moderne est « fondée et payée »9, avant que le projet soit à nouveau avorté, sans doute en raison de l'interdiction de toute création de journal dans la capitale, promulguée par le cabinet de Broglie le 31 juillet. L'année suivante, il est à nouveau prêt de le lancer, cette fois à Bruxelles et sous le titre de Feuilles Volantes, mais s'en trouve empêché par la séparation de biens que lui impose son épouse et qui lui crée des difficultés financières. En fin de compte, un journal intitulé La Vie Moderne est bien fondé à Paris, mais par Georges Charpentier qui en confie la direction à Émile Bergerat. Rops participa néanmoins à cette publication, comme en atteste les mémoires de Bergerat10.

Les infidélités de Félicien (et notamment sa relation avec la jeune Alice Renaud, qui fut la goutte faisant déborder le vase) ont raison de son mariage avec Charlotte Polet de Faveauxnote 2. Par souci des convenances, Charlotte renonce au divorce mais réclame la séparation des biens. Chassé de Thozée, Rops quitte définitivement la Belgique et s'installe à Paris. Il y partage un temps l'atelier de son compatriote Louis Artan de Saint-Martin, puis s'installe dès 1876 chez les sœurs Léontine (1849-1915) et Aurélie (1852-1924) Duluc, créatrices d'une maison de couture, qui sont ses maîtresses depuis 1869. En 1870, Léontine donne déjà naissance à une fille, Claire. Rops lui offre une instruction sérieuse, l'envoyant notamment étudier en Angleterre avant de la marier, à vingt-cinq ans, à l'écrivain belge Eugène Demoldernote 3. Aurélie met quant à elle au monde un garçon, prénommé Jacques, qui, âgé de quelques jours, meurt subitement d'une embolie.

À Paris, Rops fréquente les milieux artistes du Café Guerbois et du Café Larochefoucauld, il est reçu par Victor Hugo… Il impressionne ainsi nombre de ses contemporains par son importante culture et sa mémoire prodigieuse11.
Voyages
La Buveuse d'absinthe, 1877.

Ami de l'archéologue Maurice Hagemans, il voyage avec lui en Suède en août 1874, dans le but d'assister à un congrès international sur la préhistoire. L'artiste tient à cette occasion une chronique dans le journal L'Indépendance belge, constituant à la fois un compte-rendu des conférences et un récit de voyage. En 1879, c'est accompagné de son ami Armand Gouzien, alors inspecteur des Beaux-Arts, et d'une délégation officielle qu'il part cette fois en Hongrie, pays dont il estime ses ancêtres originairesnote 4,note 5. Il y retourne du 7 au 20 août 1885, accompagnant quelque trente-cinq artistes et écrivains parisiens à l'Exposition internationale de Budapest.

Rops effectue aussi plusieurs voyages (en 1874, 1876 et 1877) à Monte-Carlo où il rend visite à son ami Camille Blanc. En 1887, il visite New York avec les sœurs Duluc qui y exportent leurs créations de mode. Il dessine ou peint en outre sur les bords de la Meuse, du Danube, à Barbizon, en Espagne ou en Algérie.
Fin de vie à Corbeil-Essonnes

En 1884, Rops acquiert une propriété à trente kilomètres au sud de Paris, à Corbeil-Essonnes. C'est dans cette habitation nommée La Demi-Lune qu'il passe sa retraite, se consacrant notamment à la botanique. Il s'éloigne ainsi de la ville mais pas vraiment du milieu artistique ou du cercle de ses proches, car se sont installés dans la même région certaines de ses relations comme Alphonse Daudet, Nadar ou Octave Uzanne. Il reçoit de plus chez lui nombre de vieilles connaissances.

Rops est désormais un artiste reconnu et consacré. En 1889, il se voit décerner la Légion d'honneur. En 1896, une rétrospective de ses œuvres est organisée à Paris par l'hôtel Drouot, tandis que la revue La Plume lui consacre un numéro spécial.

À la fin du mois d'avril 1892, alors qu'il est occupé à graver, Rops s'envoie du bichlorate de potasse dans l'œil. Il en aurait sans doute perdu la vue sans l'intervention du médecin ophtalmologiste Georges Camuset, connaissance de Rops pour qui l'artiste a réalisé en 1884 une eau-forte, destinée à l'édition des sonnets qu'écrit celui-ci12. En dépit de cet accident, qui le handicapa vraisemblablement, Rops reste actif jusqu'à son décès en 1898.

Les funérailles de Rops ont lieu dans la simplicité à l'église Saint-Étienne d'Essonnes et il est inhumé au cimetière de cette même ville. Cependant, en 1906, son fils Paul fait exhumer ses restes. Rops est alors inhumé successivement à Namur, au cimetière dit « de Belgrade », et à Mettet où il repose désormais dans le caveau familial des Polet de Faveaux. Son épouse Charlotte l'y rejoint le 22 mars 1929.

Une rue à Corbeil-Essonnes porte toutefois toujours son nom.

Caveau familial des Polet de Faveaux au cimetière de Mettet.

Pierre tombale de Félicien Rops.

Œuvre
La Dame au cochon - Pornokrates
1879.

Félicien Rops est avant tout un dessinateur ; il utilise à sa façon différentes techniques toutes ensemble, les crayons (dont de couleurs), le pastel, la détrempe, la gomme ; les dessins les plus prestigieux sont : L'Attrapade, Le Bouge à Matelots, La Tentation de saint Antoine, La Dame au cochon - Pornokrates (1879). Il écrit à propos de cette œuvre :

« Ma Pornocratie est faite. Ce dessin me ravit. Je voudrais te faire voir cette belle fille nue chaussée, gantée et coiffée de noir, soie, peau et velours, et, les yeux bandés, se promenant sur une frise de marbre, conduite par un cochon à "queue d'or" à travers un ciel bleu. Trois amours — les amours anciens — disparaissent en pleurant […] J'ai fait cela en quatre jours dans un salon de satin bleu, dans un appartement surchauffé, plein d'odeurs, où l'opopanax et le cyclamen me donnaient une petite fièvre salutaire à la production et même à la reproduction. »

— Lettre de Félicien Rops à H. Liesse, 187913

Quelques commentaires parmi d'autres suivent l'exposition de l'œuvre :

« Certains voient en ce cochon à la queue dorée l'image de la luxure et du lucre pilotant la femme, qui n'a pour seule excuse que son aveuglement ; d'autres y perçoivent l'image de l'homme, bestial et stupide, mené en laisse par la femme. Cette image du cochon, comme celle du pantin ou du pierrot, est partagée par bien des contemporains de Rops13. »

« Avec Pornokrates, nous assistons à l'avènement en art d'une femme contemporaine, arrogante, parée, impitoyable que glorifie Rops13. »

Félicien Rops est également un graveur de talent utilisant les techniques telles que la gravure à plat (la lithographie), la gravure en creux (l'eau-forte, la pointe sèche et l'aquatinte) et la gravure de reproduction (l'héliogravure). Parmi ses gravures les plus connues figurent La Peine de mort, L'ordre règne à Varsovie, La Médaille de Waterloo, La Buveuse d'absinthe, La Grève, Pornokrates ou Mors syphilitica.

Rops définit ainsi sa démarche artistique, en maître de la Femme et du Désir :

« Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois avec mes yeux, c'est là toute ma théorie artistique. J'ai encore un autre entêtement, c'est celui de vouloir peindre des scènes et des types de ce XIXe siècle, que je trouve très curieux et très intéressant ; les femmes y sont aussi belles qu'à n'importe quelle époque, et les hommes sont toujours les mêmes. De plus, l'amour des jouissances brutales, les préoccupations d'argent, les intérêts mesquins, ont collé sur la plupart des faces de nos contemporains un masque sinistre où l'instinct de la perversité, dont parle Edgar Poe, se lit en lettres majuscules ; tout cela me semble assez amusant et assez caractérisé pour que les artistes de bonne volonté tâchent de rendre la physionomie de leur temps14. »

La cavorite est un matériau imaginaire conçu par H. G. Wells dans son roman Les Premiers Hommes dans la Lune, paru en 1901. Le mot est forgé d'après le héros du roman, Cavor.

H.G. Wells eut des précurseurs : Jonathan Swift (soutenant dès 1726 son île volante de Laputa par antigravitation, dans Les voyages de Gulliver) et George Tucker (Un voyage dans la Lune, 1827).

Une telle substance aurait la propriété singulière de se comporter comme un « écran à pesanteur », à la manière d'une cage de Faraday pour les ondes électromagnétiques. Elle serait donc opaque à la gravitation. Mais une brisure d’analogie interdit l'existence de ce matériau fabuleux. Bien qu’il existe des corps opaques à la lumière (maints solides), aux ondes électromagnétiques (cages de Faraday), ou aux radiations ionisantes (plomb), on montre l'impossibilité de tout matériau opaque à la gravitation, car cela équivaudrait à une création paradoxale d’énergie ex nihilo, d’où un mouvement perpétuel. En plaçant un tel écran de cavorite sous la moitié d’une roue, celle-ci se mettrait aussitôt à tourner sans application d’une force extérieure, du seul fait de l’annulation de son poids apparent du côté masqué à la pesanteur par l’écran-miracle1!
Notes et références

↑ Philippe Boulanger et Alain Cohen, Trésor des paradoxes, Éditions Belin, 2007, (ISBN 2701146755), page 452

Articles connexes

Antigravité
Paradoxe
Unobtainium

Hirondelle qui viens de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts
Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

Chansons d’oiseaux, I
avril 1861
La Légende républicaine (1861-1870)

* * *

MANIFESTATION DE LA PAIX

C’est le soir, on s’en va marchant en longues files,
Le long des boulevards, disant : la paix ! la paix !
Dans l’ombre on est guetté par les meutes serviles.
O liberté ! ton jour viendra-t-il jamais ?
Et les pavés, frappés par les lourds coups de canne,
Résonnent sourdement, le bandit veut durer ;
Pour rafraîchir de sang son laurier qui se fane,
Il lui faut des combats, dût la France sombrer.
Maudit ! de ton palais, sens-tu passer ces hommes ?
C’est ta fin ! Les vois-tu, dans un songe effrayant,
S’en aller dans Paris, pareils à des fantômes ?
Entends-tu ? dans Paris dont tu boiras le sang.
Et la marche, scandée avec son rythme étrange,
A travers l’assommade, ainsi qu’un grand troupeau,
Passe ; et César brandit, centuple, sa phalange
Et pour frapper la France il fourbit son couteau.
Puisqu’il faut des combats, puisque l’on veut la guerre,
Peuples, le front courbé, plus tristes que la mort,
C’est contre les tyrans qu’ensemble il faut la faire :
Bonaparte et Guillaume auront le même sort.

(1870)

* * *

Quand la foule aujourd’hui muette,
Comme l’Océan grondera,
Qu’à mourir elle sera prête,
La Commune se lèvera.
Nous reviendrons foule sans nombre,
Nous viendrons par tous les chemins,
Spectres vengeurs sortant de l’ombre,
Nous viendrons nous serrant les mains.
La mort portera la bannière ;
Le drapeau noir crêpe de sang ;
Et pourpre fleurira la terre,
Libre sous le ciel flamboyant.

(Chanson des prisons, mai 71)

* * *

Chanson de cirque

Corrida de Muerte

Les hauts barons blasonnés d'or,
Les duchesses de similor,
Les viveuses toutes hagardes,
Les crevés aux faces blafardes,
Vont s'égayer. Ah ! oui, vraiment,
Jacques Bonhomme est bon enfant.

C'est du sang vermeil qu'ils vont voir.
Jadis, comme un rouge abattoir,
Paris ne fut pour eux qu'un drame
Et ce souvenir les affame ;
Ils en ont soif. Ah ! oui, vraiment,
Jacques Bonhomme est bon enfant.

Peut-être qu'ils visent plus haut :
Après le cirque, l'échafaud ;
La morgue corsera la fête.
Aujourd'hui seulement la bête,
Et demain l'homme. Ah ! oui, vraiment
Jacques Bonhomme est bon enfant.

Les repus ont le rouge aux yeux.
Et cela fait songer les gueux,
Les gueux expirants de misère.
Tant mieux ! Aux fainéants la guerre ;
Ils ne diront plus si longtemps :
Jacques Bonhomme est bon enfant.

* * *

À CEUX QUI VEULENT RESTER ESCLAVES

Puisque le peuple veut que l’aigle impériale

Plane sur son abjection,

Puisqu’il dort, écrasé sous la froide rafale

De l’éternelle oppression ;

Puisqu’ils veulent toujours, eux tous que l’on égorge,

Tendre la poitrine au couteau,

Forçons, ô mes amis, l’horrible coupe-gorge,

Nous délivrerons le troupeau !

Un seul est légion quand il donne sa vie,

Quand à tous il a dit adieu :

Seul à seul nous irons, l’audace terrifie,

Nous avons le fer et le feu !

Assez de lâchetés, les lâches sont des traîtres ;

Foule vile, bois, mange et dors ;

Puisque tu veux attendre, attends, léchant tes maîtres.

N’as-tu donc pas assez de morts ?

Le sang de tes enfants fait la terre vermeille,

Dors dans le charnier aux murs sourds.

Dors, voici s’amasser, abeille par abeille,

L’héroïque essaim des faubourgs !

Montmartre, Belleville, ô légions vaillantes,

Venez, c’est l’heure d’en finir.

Debout ! la honte est lourde et pesantes les chaînes,
Debout ! il est beau de mourir !

* * *

SOUVENIRS DE CALÉDONIE - CHANT DES CAPTIFS

Ici l'hiver n'a pas de prise,
Ici les bois sont toujours verts ;

De l'Océan, la fraîche brise

Souffle sur les mornes déserts,

Et si profond est le silence
Que l'insecte qui se balance
Trouble seul le calme des airs.

Le soir, sur ces lointaines plages,
S'élève parfois un doux chant :
Ce sont de pauvres coquillages
Qui le murmurent en s'ouvrant.
Dans la forêt, les lauriers-roses,
Les fleurs nouvellement écloses
Frissonnent d'amour sous le vent.

Voyez, des vagues aux étoiles,
Poindre ces errantes blancheurs !
Des flottes sont à pleines voiles
Dans les immenses profondeurs.
Dans la nuit qu'éclairent les mondes,
Voyez sortir du sein des ondes
Ces phosphorescentes lueurs !

Viens en sauveur, léger navire,
Hisser le captif à ton bord !

Ici, dans les fers il expire :
Le bagne est pire que la mort.
En nos coeurs survit l'espérance,
Et si nous revoyons la France,
Ce sera pour combattre encor !

Voici la lutte universelle :
Dans l'air plane la Liberté !
À la bataille nous appelle
La clameur du déshérité !...
... L'aurore a chassé l'ombre épaisse,
Et le Monde nouveau se dresse
À l'horizon ensanglanté !

* * *


Du mur des fusillés de mai 71, j’aurais voulu saluer les morts des hécatombes nouvelles, les martyrs de Montjuich, les égorgés d’Arménie, les foules écrasées d’Espagne, les multitudes fauchées à Milan et ailleurs, la Grèce vaincue, Cuba se relevant sans cesse, le généreux peuple des États-Unis qui, pour aider à la délivrance de l’île héroïque, fait la guerre de liberté.
Puisqu’il n’est plus permis d’y parler hautement, c’est ce livre que je leur dédie ; de chaque feuillet soulevé comme la pierre d’une tombe s’échappe le souvenir des mords.

(Paris, le 10 juin 1898)



PENSÉE DERNIÈRE

En plongeant dans le passé, on le voit se joindre à l'avenir comme les deux extrémités d'un arc de cercle, et ce cercle, pareil aux ondes sonores, en éveille d'autres à l'infini.

Émiettées de par le monde ( de l'Inde antique jusqu'à nous ), les sciences perdues vont-elles germer ou sont-elles mortes dans la fleur ?

Faut-il attendre d'effluves nouvelles d'autres recommencements ? Suffira-t-il de retourner le sol pour donner aux germes du renouveau les conditions propres à l'existence ?

Combien de civilisations ont sombré, combien d'hypothèses scientifiques se sont renversées devant d'autres hypothèses !
Pourtant, allons, allons toujours ! N'a-t-on pas de quoi éteindre la lutte pour la vie ? de quoi remplacer l'anxiété des estomacs, la misère générale par le bien-être général ?

D'ailleurs, les cerveaux devenant plus que jamais avides, il faudra bien pour les satisfaire que brille l'Ère nouvelle.

Si l'amour de l'humanité est impuissant à faire sonner l'heure libératrice à l'Horloge fraternitaire -- heure où le crime n'aura plus de place -- l'indignation s'en chargera.

Là haine est pure comme l'acier, forte comme la hache ; et si l'amour est stérile, vive la haine !

ILS ONT ÉCRIT POUR LOUISE MICHEL :

- PAUL VERLAINE (1844-1896) : Ballade en l’honneur de Louise Michel·
- Victor Hugo (1802-1885)
- Henri Rochefort (1831-1913) : À ma voisine de tribord arrière



Paul Verlaine (1844-1896)


BALLADE EN L'HONNEUR

de Louise Michel

Madame et Pauline Roland, Charlotte.
Théroigne, Lucoile.
Presque Jeanne d'Arc, étoilant
Lo front de la foule imbécile,
Nom des cieux, coeur divin qu'exile :
Cette espèce de moins que rien
France bourgeoise au dos facile
Louise Michel est très bien.

Elle aime le Pauvre âpre et, franc
Ou timide, elle est ta faucille
Dans Ie blé mûr pour le pain blanc
Du Pauvre, et la sainte Cécile,
Et la Muse rauque et gracile
Du Pauvre et son ange gardien
A ce simple ; à cet imbécile.
Louise Michel est très bien.

Gouvernements et maltalent,
Mégathérium ou bacille,
Soldat brut, robin insolent,
Ou quelque compromis fragile.
Tout cela son courroux chrétien
L'écrase d'un mépris agile.
Louise Michel est très bien.


Envoi

Citoyenne ! Votre évangile
On meurt pour ! c'est l'Honneur! et bien
Loin des Taxil et des Bazile.
Louise Michel est très bien.



Victor Hugo (1802-1885)

pour Louise Michel

Ayant vu le massacre immense, le combat
le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat,
La pitié formidable était dans tes paroles.
Tu faisais ce que font, les grandes âmes folles
Et, lasse de lutter, de rêver, de souffrir,
Tu disais : « J'ai tué ! » car tu voulais mourir.

Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine.
Judith la sombre Juive, Aria la Romaine
Eussent battu des mains pendant que tu parlais.
Tu disais aux greniers : « J'ai br0lé les palais ! »
Tu glorifiais ceux qu'on écrase et qu'on foule.
Tu criais : « J'ai tué! Qu'on me tue! - Et la foule
Écoutait cette femme altière s'accuser.
Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ;
Ton oeil fixe pesait sur les juges livides :
Et tu songeais, pareille aux graves Euménides.

La pâle mort était debout derrière toi.
Toute la vaste salle était pleine d'effroi.
Car le peuple saignant hait la guerre civile.
Dehors on entendait la rumeur de la ville.
Cette femme écoutait la vie aux bruits confus
D'en haut. dans l'attitude austère du refus.
Elle n'avait pas l'air de comprendre autre chose
Qu'un pilori dressé pour une apothéose :
Et, trouvant l'affront noble et le supplice beau
Sinistre, elle hâtait le pas vers le tombeau
Les juges murmuraient : « Qu'elle meure! C'est juste
Elle est infâme. À moins qu'elle ne soit auguste »
Disait leur conscience. Et les juges, pensifs
Devant oui, devant non, comme entre deux récifs
Hésitaient, regardant la sévère coupable.

Et ceux qui, comme moi, te savent incapable
De tout ce qui n'est pas héroïsme et vertu.
Qui savent que si l'on te disait: « D'où viens-tu ? »
Tu répondrais : « Je viens de la nuit où l'on souffre ;
Oui, je sors du devoir dont vous faites un gouffre!
Ceux qui savent tes vers mystérieux et doux,
Tes jours, tes nuits, tes soins, tes pleurs donnés à tous.
Ton oubli de toi-même à secourir les autres
Ta parole semblable aux flammes des apôtres ;
Ceux qui savent le toit sans feu, sans air, sans pain
Le lit de sangle avec la table de sapin
Ta bonté, ta fierté de femme populaire.
L'âpre attendrissement qui dort sous ta colère.

Ton long regard de haine à tous les inhumains
Et les pieds des enfants réchauffés dans tes mains :
Ceux-là, femme, devant ta majesté farouche
Méditaient, et malgré l'amer pli de ta bouche
Malgré le maudisseur qui, s'acharnant sur toi
Te jetait tous les cris indignés le la loi
Malgré ta voix fatale et haute qui t'accuse
Voyaient resplendir l'ange à travers la méduse.

Tu fus haute, et semblas étrange en ces débats :
Car, chétifs comme sont les vivants d'ici-bas.
Rien ne les trouble plus que deux âmes mêlées
Que le divin chaos des choses étoilées
Aperçu tout au fond d'un grand coeur inclément
Et qu'un rayonnement vu dans un flamboiement.

Ayant vu le massacre immense, le combat
le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat,
La pitié formidable était dans tes paroles.
Tu faisais ce que font, les grandes âmes folles
Et, lasse de lutter, de rêver, de souffrir,
Tu disais : « J'ai tué ! » car tu voulais mourir.

Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine.
Judith la sombre Juive, Aria la Romaine
Eussent battu des mains pendant que tu parlais.
Tu disais aux greniers : « J'ai brûlé les palais ! »
Tu glorifiais ceux qu'on écrase et qu'on foule.
Tu criais : « J'ai tué! Qu'on me tue! - Et la foule
Écoutait cette femme altière s'accuser.
Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ;
Ton oeil fixe pesait sur les juges livides :
Et tu songeais, pareille aux graves Euménides.




Henri Rochefort (1831-1913)

À MA VOISINE DE TRIBORD ARRIÈRE

J'ai dit à Louise Michel :
Nous traversons pluie et soleil
Sous le cap de Bonne-Espérance.
Nous serons bientôt tout là-bas,
Eh bien, je ne m'aperçois pas
Que nous ayons quitté la France !

Avant d'entrer au gouffre amer,
Avions-nous moins le mal de mer
Même effets sous d'autres causes.
Quand mon coeur saute, à chaque bond,
J'entends le pays qui répond :
Et moi, suis-je donc sur des roses ?

Non loin du pôle où nous passons,
Nous nous frottons à des glaçons,
Poussés par la vitesse acquise.
Je songe alors à nos vainqueurs :
Ne savons-nous point que leurs cours
Sont plus dures que la banquise ?

Le phoque entrevu ce matin
M'a rappelé dans le lointain
Le chauve Rouher aux mains grasses ;
Et les requins qu'on a pêchés
Semblaient des membres détachés
De la commission des grâces.

Le jour, jour de grandes chaleurs,
Où l'on déploya les couleurs
De l'artimon à la misaine,
Je crus dois-je m'en excuser ?
Voir Versailles se pavoiser
Pour l'acquittement de Bazaine !

MOSAÏQUE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 10:38

Jonathan Swift, né le 30 novembre 1667 à Dublin, en Irlande, et mort le 19 octobre 1745 dans la même ville est un écrivain, satiriste, essayiste, pamphlétaire politique anglo-irlandais. Il est aussi poète et clerc et à ce titre il a été doyen de la Cathédrale Saint-Patrick de Dublin.

Il est célèbre pour avoir écrit Les Voyages de Gulliver. Swift est probablement le plus grand satiriste en prose de la langue anglaise1. Il publie ses œuvres en usant de pseudonymes comme Lemuel Gulliver, Isaac Bickerstaff et M. B. Drapier, ou même anonymement. Il est connu enfin pour deux styles de satire, la satire horacienne et la satire juvénalienne. Il fut membre du Scriblerus Club.

Biographie
Les premières années

Jonathan Swift a un père anglican et sera élevé, assez modestement, par ses oncles issus de la bourgeoisie anglicane. De 1681 à 1688, il effectue ses études à Trinity College de Dublin .

En 1689, il quitte Dublin, et ses tensions entre protestants et catholiques, pour se rendre en Angleterre, où il rejoint sa mère, établie dans le comté de Leicester. Il sert alors de secrétaire au diplomate Sir William Temple, un homme d'État, parent très éloigné de sa mère.
Début de carrière

Il devient précepteur d'Esther Johnson, probablement la fille illégitime de Temple, qu'il surnomme Stella et qui lui inspire une longue passion. Il poursuit ses études de théologie qui s'achèvent en 1692 par un doctorat. En 1694, il est nommé pasteur à Kilroot (en), près de Belfast, mais ne reste que quelques mois sur place. Sa qualité de membre de l'Ordre maçonnique2 reste douteuse3.
Premières œuvres

Il revient à Moor Park, là où habite Temple. Il écrit alors la Bataille des livres pour défendre Temple dans la querelle des Anciens et des Modernes et en 1704, Le Conte du tonneau, œuvre critique de ses contemporains et qui déplaît à la reine Anne. En 1701, il publie anonymement son premier pamphlet politique, A Discourse on the Contests and Dissentions in Athens and Rome, où il prend parti pour les Whigs.

En 1702, trois ans après la mort de Temple, il rentre en Irlande avec Esther Johnson (désormais âgée de 20 ans). Il obtient rapidement le bénéfice de Laracor dans le Comté de Mealth et une prébende à la cathédrale Saint-Patrick de Dublin.

Lors de l'arrivée au pouvoir des tories en 1710, Swift les soutient au travers des articles qu'il écrit pour l'Examiner de 1711 à 1714, un journal dont il est le rédacteur en chef. En 1711, Swift publie le pamphlet politique The Conduct of the Allies attaquant le gouvernement whig pour son incapacité à mettre fin à la guerre avec la France. Il se charge ainsi de préparer l'opinion publique à la paix. C'est à cette époque que le gouvernement tory mène des négociations secrètes avec la France qui aboutissent aux Traités d'Utrecht en 1713, ce qui contribue à mettre fin à la guerre de Succession d'Espagne.

Parvenu à l'état de doyen de sa cathédrale, Swift n'accède pas à l'évêché, la reine Anne lui tenant toujours rigueur de son virulent Conte du tonneau.

Jonathan Swift s'engage dans quelques batailles littéraires de son époque, notamment la Querelle des Anciens et des Modernes, du côté des Anciens.

En 1714, la chute des Tories rend définitif son exil en Irlande. Il publie un nombre important d'ouvrages politiques.
Les Voyages de Gulliver

Il publie en 1726, Les Voyages de Gulliver, satire considérée comme l'une de ses deux œuvres majeures (l'autre étant le Conte du tonneau).

On tient souvent cet ouvrage pour un « conte pour enfants » (sans doute parce que de nombreuses éditions très édulcorées ont rapidement paru dans les bibliothèques spécialisées en littérature enfantine). Il s'agit en fait, au-delà de la satire, d'un conte philosophique4.
Vie familiale

De plus en plus seul après la mort de Stella en 1728 (qu'il avait peut-être épousée en secret en 1716) qui suivait celle de Vanessa (Esther Vanhomrigh (en), une femme qui aimait Swift, et dont la réciprocité des sentiments est possible) survenue en 1723.
Dernières années

Swift a souffert toute sa vie d'une maladie associant vertiges, acouphènes et nausées, maintenant connus sous le nom de maladie de Menière, jusqu'à sa mort, le 19 octobre 1745. L'argent qu'il laissa fut employé à la fondation d'un hôpital soignant les maladies mentales, le St. Patrick’s Hospital for Imbeciles (en), créé en 1757.

Jonathan Swift est enterré dans l'enceinte de sa propre cathédrale, près du cercueil de sa supposée femme Stella. Sur la pierre tombale, on peut toujours lire l'épitaphe qu'il avait lui-même écrite en latin : « Ici repose la dépouille de Jonathan Swift, D.D., doyen de cette cathédrale, qui désormais n'aura plus le cœur déchiré par l'indignation farouche. Va ton chemin, voyageur, et imite si tu le peux l'homme qui défendit la liberté envers et contre tout. »
Astronomie

Dans son roman Voyage à Laputa (1727), Swift indique l'existence de deux satellites de Mars, il donne leur période de rotation et leur distance par rapport à la planète. En 1877, l'astronome Asaph Hall découvre ces satellites et leur donne le nom des deux fils de Mars, l'Arès des Grecs, « Phobos » et « Deimos », mentionnés dans le chant XV de l'Iliade5. En hommage à cette prédiction de Swift, l'un des cratères de Deimos a été nommé Swift.
Œuvres

Pamphlets et Satires (1703-1735)
La Bataille des livres (en) (1704)
Le Conte du tonneau (en) (1704)
Méditation sur un balai (1710)
Les Lettres du drapier (en) (1724)
Cadenus et Vanessa (en) (1726)
Les Voyages de Gulliver (1726)
Modeste Proposition (1729)
La Conversation polie (1738)
Instructions aux domestiques (en) (1745), traduction et postface par Charles Le Blanc, Paris, Mille et une nuits, 1998.
Journal à Stella (en) (1762-1766)
Journal de Holyhead, tenu du 22 au 29 septembre 1727 et publié pour la première fois en 1882, traduit de l'anglais par David Bosc, 2002, Éditions Sulliver
Œuvres (éd. La Pléiade 1965)
L'Art du mensonge politique, attribué à Jonathan Swift (1733)

Ouvrages inspirés par Jonathan Swift

Manuel de Diéguez, La Caverne, Gallimard, Bibliothèque des Idées, 1974.

Bibliographie

Augustin Cabanès, Grands névropathes, t. 3, Paris, Albin Michel, 1935, 382 p. (lire en ligne [archive]), « Jonathan Swift », p. 73-97

Références

↑ Encyclopaedia Britannica : « Anglo-Irish author, who was the foremost prose satirist in the English language ».
↑ Biographie [archive] sur le site de Grand Lodge of British Columbia and Yukon
↑ [PDF]Lettre de la Grande-maîtresse des francs-maçonnes à M. Harding imprimeur [archive], attribuée à Jonathan SWIFT (1724)
↑ Hippolyte Taine, La Littérature anglaise (T. 4/5) d’, Paris, Éd. Hachette et Cie, 1878, p. 5.
↑ (en) A. Hall, « Names of the Satellites of Mars », Astronomische Nachrichten, vol. 92, no 2187,‎ 14 mars 1878, p. 11-14 (lire en ligne [archive]).

Voir aussi

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Histoire de la littérature anglaise par Hippolyte Taine, Hachette, (1905) T. IV Livre III L'âge classique Chapitre V Swift disponible [archive] sur Internet Archive

ENGENDRE

Ernest Slingeneyer (également Ernst Slingeneyer), né à Lochristi le 29 mai 1820 et mort à Bruxelles le 27 avril 1894, est un peintre belge, défenseur de l'académisme dans la peinture romantique.

Biographie
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Slingeneyer étudie auprès de Gustave Wappers, un portraitiste, également peintre de scènes historiques. Il entreprend plusieurs voyages en France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Algérie et Égypte. À Paris, il fréquente les ateliers de Delaroche, Robert-Fleury et Scheffer1. Plus tard, il enseigne à l'Atelier libre Saint-Luc à Bruxelles. En 1894, il est membre du comité d'admission pour l'exposition d'art à l'Exposition universelle de 1894 à Anvers.

Il est député de Bruxelles de 1884 à 1892.
Principales œuvres

Slingeneyer peint surtout des scènes historiques, le genre le plus populaire du XIXe siècle. En 1848, il peint son œuvre la plus célèbre La Bataille de Lépante. D'autres peintures connues de principales œuvres sont Le Vengeur, La mort de Nelson et Héroïsme et dévouement des marins du navire français Le Feu (1795).
Le premier cri d'indépendance (1881), par Ernest Slingeneyer.
Thomas Braun Sr (1814-1906), par Ernest Slingeneyer.
Références

↑ « Dictionnaire des Peintres belges: 4785 SLINGENEYER, Ernest » [archive], sur balat.kikirpa.be (consulté le 3 juin 2017)

Liens externes

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 10:46

George Tucker (August 20, 1775 – April 10, 1861) was an American attorney, politician, historian, author, and educator. His literary works include the first fiction of colonial life in Virginia and another which is among the nation's earliest science fictions. Tucker also published the first comprehensive biography of Thomas Jefferson, as well as a history of the United States.

Tucker was the son of the first mayor of Hamilton, Bermuda. He immigrated to Virginia at age 20, was educated at the College of William and Mary, and was admitted to the bar. His first marriage ended with the death of his childless wife Mary Farley in 1799; he remarried and had six children with wife Maria Carter, who died at age 38 in 1823. His third wife, of 30 years, was Louisa Thompson who died in 1858.

Aside from his law practice, Tucker wrote distinctive monologues for various publications. His topics ranged widely from the conceptual to the technical—from slavery, suffrage, and morality to intracoastal navigation, wages, and banking. He was elected in 1816 to the Virginia House of Delegates for one term, and served in the United States House of Representatives from 1819 to 1825. From his youth until early middle age, Tucker's lofty social lifestyle was often profligate, and occasionally scandalous. Nevertheless, upon completion of his congressional term, his eloquent publications led Thomas Jefferson and James Madison to extend to him an appointment to serve as Professor of Moral Philosophy at the newly founded University of Virginia; he accepted and held that post until 1845.

After retiring, Tucker relocated to Philadelphia and continued to research, and expound upon, a variety of subjects including monetary policy and socio-economics until his death in Virginia at the age of 86.

Member of the U.S. House of Representatives
from Virginia's 6th district
In office
March 4, 1823 – March 3, 1825
Preceded by Alexander Smyth
Succeeded by Thomas Davenport
Member of the U.S. House of Representatives
from Virginia's 15th district
In office
March 4, 1819 – March 3, 1823
Preceded by William J. Lewis
Succeeded by John S. Barbour
Member of the Virginia House of Delegates from Pittsylvania County
In office
1815–1816
Alongside Thomas Wooding
Personal details
Born August 20, 1775
St. George's Island, Bermuda
Died April 10, 1861 (aged 85)
Albemarle County, Virginia, United States
Resting place University of Virginia Cemetery, Charlottesville, Virginia
Political party Democratic-Republican
Spouse(s) Mary Byrd Farley, Maria Carter Tucker, Louisa Thompson
Alma mater College of William and Mary
Profession author, lawyer, professor, politician


Works of fiction

Tucker's premier literary work was The Valley of Shenandoah (1824), the first fictional tale of life in Virginia. In relating the downfall of an aristocratic family in the Commonwealth's valley, it drew upon his personal witness of the financial ruin of his in-laws, the family of Charles Carter, and described the inability of an estate owner to manage his monetary affairs, such as he had personally experienced. Tucker further used the novel's characters, again reflecting personal experience, to emphasize that happiness in love and life resulted from the moderation of one's passions. The Valley stressed Tucker's professorial objective, that history must inform the reader with "the progress of society and the arts of civilization; with the advancement and decline of literature, laws, manners and commerce." He also conveyed through the fiction his view that gentility was independent of wealth, that the relationship between masters and slaves was imbued with mutual trust and happiness, and that the strong currents of socio-economic change were on the whole beneficent.[42]

Using the pseudonym Joseph Atterley, in 1827 he wrote the satire A Voyage to the Moon: With Some Account of the Manners and Customs, Science and Philosophy, of the People of Morosofia, and Other Lunarians.[43] It is one of the earliest American works of science fiction, and was relatively successful, earning Tucker $100 from the sale of 1000 copies. It received positive reviews from the American Quarterly Review and the Western Monthly Review. Tucker uses The Voyage to ridicule the social manners, religion and professions of some of his colleagues, and to criticize some erroneous scientific methods and results apparent to him at the time.[44]
First biography of Jefferson

In 1836, Tucker completed his manuscript of a comprehensive biography, The Life of Thomas Jefferson, Third President of the United States.[45] He sent his composition to James Madison for his approval, as the latter had assisted in its formation. Tucker included for his sanction a proposed dedication to the recipient. Madison replied with his full approbation and signature on June 26, 1836, just hours before his death the following day.[46]

This premier study of the life of Jefferson was published in two volumes the following year, and received complimentary assessment in the Edinburgh Review from Lord Brougham, as "a very valuable addition to the stock of our political and historical knowledge. In it, Professor Tucker does not always accord with the illustrious subject of his biography. The work, indeed, manifests a laudable desire to do justice, and to decide impartially on contested topics; and hence, perhaps, it failed to give satisfaction to the ardent supporters, as well as to the bitter opponents, of Mr. Jefferson."[47]

Works (by year)
Letters on the Conspiracy of Slaves in Virginia (Richmond, 1800)
Letters on the Roanoke Navigation (1811)
Recollections of Eleanor Rosalie Tucker (Lynchburg, 1819)
Essays on Subjects of Taste, Morals, and National Policy, under the pen-name "A Citizen of Virginia" (Georgetown, 1822)
Tucker, George (1824). The Valley of Shenandoah; or, Memoirs of the Graysons. With an introd. by Donald R. Noble, Jr (1970 Reprint of the 1824 ed.). Chapel Hill: University of North Carolina Press. ISBN 0-8078-4055-6. LCCN 70123106. This was reprinted in England and translated into German.
Tucker, George (1827). A Voyage to the Moon. New York: E. Bliss. LCCN 03002392.
Principles of Rent, Wages, and Profits (Philadelphia, 1837)
Public Discourse on the Literature of the United States (Charlottesville, 1837)
Tucker, George (1837). The Life of Thomas Jefferson, Third President of the United States. Philadelphia: Carey, Lea & Blanchard.
The Theory of Money and Banks Investigated (Boston, 1839)
Essay on Cause and Effect (Philadelphia, 1842)
Essay on the Association of Ideas (1843)
Public Discourse on the Dangers most Threatening to the United States (Washington, 1843)
Progress of the United, States in Population and Wealth in Fifty Years (New York, 1843)
Memoir of the Life and Character of Dr. John P. Emmet (Philadelphia, 1845)
Correspondence with Alexander H. Everett on Political Economy (1845)
Tucker, George (1856). The History of the United States. Philadelphia: J. B. Lippincott & Co. LCCN 02002948.
Banks or No Banks (New York, 1857)
Autobiography (1858)
Tucker, George (1859). Political Economy for the People. Philadelphia: C. Sherman & Son. LCCN 05021928.
Essays, Moral and Philosophical (1860)
Autobiography, Bermuda Historical Quarterly (1961), vol. 18, nos. 3 and 4
Tucker, George (1977). A Century Hence: or, A Romance of 1941; edited with an introd. by Donald R. Noble. Charlottesville: University of Virginia Press. LCCN 76041223.

AND

George Loane Tucker (June 12, 1872[1] – June 20, 1921) was an American actor, silent film director, screenwriter, producer, and editor.

Career

Tucker was born George S. Loane in Chicago to George Loane and stage actress Ethel Tucker.[2][3] After graduating from the University of Chicago, he got a job as a railroad clerk. He was chief clerk for the Maintenance of Way. Tucker was later the youngest man to be promoted to Contracting Freight Agent. After his first wife died while giving birth to the couple's son, Tucker quit his job. On the advice of friends, he began acting in stage productions.[2]

By the mid-1910s, films were becoming a more popular draw for audiences which led Tucker to film acting and scenario writing. In 1911, he wrote a script for the short drama film Their First Misunderstanding. The film, which starred Mary Pickford, was a surprise hit.[2] Over the course of his career, Tucker would direct 69 films, 19 of which he also wrote. In 1913 he directed Traffic in Souls, which concerned the topic of white slavery. The film was an enormous hit (it made over a million dollars in profit) and remains an early influential example of realism in early cinema. Traffic in Souls served to establish Tucker has a respected director and writer.[4] Shortly after the film was released, he moved to England where he hired as the Director-general for the London Film Company. It was there that Tucker met and married his second wife, British actress Elisabeth Risdon.[5] While living in England, Tucker directed and produced several films for London Film including The Manxman (1917). An adaptation of the 1894 novel of the same name, it was one of the few British films that was distributed in the United States and would go on to become a financial and critical success.[6]

In late 1916, Tucker returned to the United States in where he was hired as the Director-general for Goldwyn Pictures.[5] That year, he wrote and directed The Cinderella Man which became that year's most profitable film. The following year, Tucker wrote and directed another hit, Virtuous Wives, starring Anita Stewart.[5] In 1919, Tucker wrote, produced and directed what became his most well known and financially successful film, The Miracle Man. The film featured Lon Chaney in a breakout role as a man who pretends to be handicapped. The Miracle Man was a critical and financial success (some critics called it "the greatest picture ever made")[7] and made the film's stars, Chaney and Thomas Meighan, established stars.[8] Shortly before his death, Tucker completed direction on the drama Ladies Must Live.[9] The film was released in October 1921, approximately four months after his death.[10]
Death

On June 20, 1921, Tucker died after a year long illness at his home in Los Angeles at the age of 41.[11][12] He was survived by his wife, actress Elisabeth Risdon. Tucker is buried at Hollywood Forever Cemetery.[13]
Selected filmography
Short subject Year Title Role Notes
1909 The Awakening of Bess The Heavy
1911 The Fair Dentist Dental Patient Alternative title: Mary's Patients
1911 Their First Misunderstanding

Writer, director
1912 Does Your Wife Love You? George Credited as George Tucker
1912 The Closed Bible The Convict's Daughter's Husband Credited as George Tucker
1913 The Whole Truth George Truthtell
1913 The Temptation of Jane Harry Charlton
1914 The Third String

Director
1914 The Revenge of Mr. Thomas Atkins

Director
1915 His Lordship

Director
1915 Her Uncle


1916 The Game of Liberty

Director
Alternative title: Under Suspicion
1917 Homeless

Director
Features Year Title Role Notes
1913 Traffic in Souls Wireless operator Writer, director
1915 The Prisoner of Zenda

Director
1915 The Sons of Satan

Director
1916 Arsène Lupin

Director
1916 The Manxman

Director
Lost film[14]
1917 The Mother of Dartmoor

Director
1917 The Cinderella Man

Writer, director
1918 Dodging a Million

Writer, director
1918 Joan of Plattsburg

Writer, director
1919 The Miracle Man

Writer, producer, director
1921 Ladies Must Live

Writer, director
References

Blake, Michael F. (1997). A Thousand Faces: Lon Chaney's Unique Artistry in Motion Pictures. Vestal Press. ISBN 1-461-73076-7.
Bodeen, DeWitt (1976). From Hollywood: The Careers of 15 Great American Stars. A. S. Barnes. ISBN 0-498-01346-4.
Jacobs, Lea (2008). The Decline of Sentiment: American Film in the 1920s. University of California Press. ISBN 0-520-23701-3.
McCaffrey, Donald W.; Jacobs, Christopher P. (1999). Guide to the Silent Years of American Cinema. Greenwood Publishing Group. ISBN 0-313-30345-2.
Palmer, R. Barton (2011). Palmer, R. Barton; Boyd, David, eds. Hitchcock at the Source: The Auteur as Adapter. SUNY Press. ISBN 1-438-43750-1.
Soister, John T. (2012). American Silent Horror, Science Fiction and Fantasy Feature Films, 1913-1929. McFarland. ISBN 0-786-48790-9.
Thompson, Frank T. (1996). Lost Films: Important Movies that Disappeared. Carol Publishing Group. ISBN 0-806-51604-6.
Vazzana, Eugene Michael (2001). Silent Film Necrology (2 ed.). McFarland. ISBN 0-786-41059-0.

References

"The Evening News - Google News Archive Search". News.google.com. Retrieved October 2, 2017.
(Thompson 1996, p. 99)
(Bodeen 1976, p. 239)
(Soister 2012, p. 395)
(Thompson 1996, p. 100)
National Board of Review (1951). "Book Reviews". Films in Review. National Board of Review of Motion Pictures. 2: 55. ISSN 0015-1688.
(Blake 1997, p. 44)
(McCaffrey, Jacobs 1999, p. 189)
"Screen: A Loss - An Obstacle". The New York Times. June 26, 1921. Retrieved May 6, 2015.
(Jacobs 2008, p. 333)
(Vazzana 2001, p. 529)
"Famed Movie Director Dead". The Evening News. San Jose, California. June 20, 1921. p. 1. Retrieved May 6, 2015.
Ellenberger, Allan R. (2001). Celebrities in Los Angeles Cemeteries: A Directory. McFarland & Company Incorporated Pub. p. 154. ISBN 0-786-40983-5.

(Palmer 2011, p. 62)

External links
Wikimedia Commons has media related to George Loane Tucker.

George Loane Tucker at the Internet Broadway Database Edit this at Wikidata
George Loane Tucker on IMDb
Portrait of Tucker on lantern slide of Ladies Must Live (1921)
George Loane Tucker at Find a Grave

[hide]

v t e

Films directed by George Loane Tucker

Their First Misunderstanding (1911)*short The Scarlet Letter (1911)*short Behind the Stockade (1911) *short Traffic in Souls (1913) The Third String (1914) Rupert of Hentzau (1915) The Folly of Desire (1915) Arsène Lupin (1916) The Mother of Dartmoor (1917) Dodging a Million (1918) Joan of Plattsburg (1918) Virtuous Wives (1918) The Miracle Man (1919) Ladies Must Live (1921)

---------------

George Tucker may refer to:

George Tucker (politician) (1775–1861), U.S. Representative and author
George Tucker (musician) (1927–1965), jazz bassist
George Tucker (luger) (born 1947), Puerto Rican physicist and former Olympic luger
George Loane Tucker (1880–1921), American film director and screenwriter
George Tucker (priest) (1835–1908), Archdeacon of Bermuda
George Tucker (American football) (1929–2013), American football coach.
George Tucker, a character portrayed by Scott Porter on the TV show Hart of Dixie

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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Lun 19 Mar à 10:50

Elisabeth Risdon (26 April 1887 – 20 December 1958) was an English film actress. She appeared in over 140 films between 1913 and 1952. A beauty in her youth, she usually played in society parts. In later years in films she switched to playing character parts.

Born Elizabeth Evans in London, England, she graduated from the Royal Academy of Arts in 1918 with high honours. She attracted the attention of George Bernard Shaw and was cast as the lead in his biggest plays. Besides her performances for Shaw, she was leading lady for actors including George Arliss, Otis Skinner, and William Faversham. She was also under contract to the Theatre Guild for many years.

In later years, she taught drama to patients at a veterans administration hospital near her Brentwood home. She was married to the prolific silent film director George Loane Tucker who left her a widow in 1921. She later married actor Brandon Evans, who died in April 1958. She was the great-aunt of actress Wendy Barrie-Wilson.

Risdon died in December 1958 in St Johns Hospital in Santa Monica, California from a cerebral haemorrhage. Her body was donated to medical science.
Partial filmography
Mother (1917)

Maria Marten (1913)
The Loss of the Birkenhead (1914)
The Idol of Paris (1914)
The Suicide Club (1914)
Charity Ann (1915)
Home (1915)
Love in a Wood (1915)
Florence Nightingale (1915)
A Will of Her Own (1915)
Gilbert Gets Tiger-It is (1915)
Esther (1916)
Driven (1916)
The Mother of Dartmoor (1916)
Mother Love (1916)
Meg the Lady (1916)
Crime and Punishment (1935)
Guard That Girl (1935)
Craig's Wife (1936)
Theodora Goes Wild (1936)
The King Steps Out (1936)
The Final Hour (1936)
Mannequin (1937)
The Woman I Love (1937)
Make Way for Tomorrow (1937)
They Won't Forget (1937)
Dead End (1937)
Mad About Music (1938)
My Bill (1938)
The Affairs of Annabel (1938)
Girls on Probation (1938)
The Great Man Votes (1939)
The Girl from Mexico (1939)
The Adventures of Huckleberry Finn (1939)
Five Came Back (1939)
The Roaring Twenties (1939)
The Howards of Virginia (1940)
The Man Who Wouldn't Talk (1940)
High Sierra (1941)
Let's Make Music (1941)
Nice Girl? (1941)
Reap the Wild Wind (1942)
The Amazing Mrs. Holliday (1943)
Weird Woman (1944)
The Canterville Ghost (1944)
Tall in the Saddle (1944)
The Unseen (1945)
The Fighting Guardsman (1945)
They Made Me a Killer (1946)
Roll on Texas Moon (1946)
The Walls Came Tumbling Down (1946)
The Egg and I (1947)
The Romance of Rosy Ridge (1947)
The Shocking Miss Pilgrim (1947)
Life with Father (1947)
Bodyguard (1948)
Sealed Verdict (1948)
The Bride Goes Wild (1948)
Every Girl Should Be Married (1948)
The Milkman (1950)
Guilty of Treason (1950)
Sierra (1950)
Bannerline (1951)
Scaramouche (1952)

References

Elizabeth Risdon - North American Theatre Online site offered to most colleges and universities for free

External links

Elisabeth Risdon on IMDb
Elisabeth Risdon at Find a Grave
Elisabeth Risdon at the Internet Broadway Database

AINSI,

Démon de Maxwell

Le démon de Maxwell est une expérience de pensée imaginée par James Clerk Maxwell en 18671, pour suggérer que la seconde loi de la thermodynamique n'est vraie que de manière statistique. Cette loi établit l'irréversibilité de phénomènes de physique statistique et notamment des transferts thermiques, se traduisant par une augmentation continue de l'entropie. Par exemple, si on laisse ouverte la porte d'un réfrigérateur éteint, la température du réfrigérateur et de la pièce vont s'équilibrer, et cela de manière irréversible sans apport d'énergie. Or, l'expérience du démon de Maxwell propose un processus permettant de revenir à un état de température inégal, sans dépenser d'énergie, et en diminuant l'entropie, ce qui est en principe impossible selon la seconde loi de la thermodynamique.

Ce paradoxe a suscité, et suscite encore, un grand nombre d'études et de débats depuis son énoncé en 1871. Pendant soixante-deux ans, son étude n'a pas tellement progressé, jusqu'à ce que Leó Szilárd propose en 1929 un modèle physique du démon de Maxwell permettant d'étudier précisément et formellement le processus.

Vingt ans plus tard, en 1949, Léon Brillouin propose une solution du paradoxe mettant l'accent sur la nécessité pour le démon d'acquérir de l'information, et mettant en évidence que cette acquisition augmente l'entropie du système et sauve la seconde loi. Après avoir été adoptée par la plus grande partie de la communauté scientifique, cette solution a de plus en plus été remise en question, notamment par l'établissement de modèles de "démons" automatiques, où l'acquisition d'information ne joue pas un rôle déterminant. Le lien fait par Brillouin entre l'entropie et la théorie de l'information a également été critiqué.

Un nouveau tournant a lieu en 1961, quand Rolf Landauer — suivi de Charles Bennett — met en évidence l'importance de la mémorisation de l'information et surtout de la nécessité d'effacer cette mémoire pour réaliser un cycle thermodynamique complet. L'effacement de la mémoire ayant un coût en entropie, cela rétablit le second principe de la thermodynamique.

Des études plus modernes mettant en jeu des versions quantiques du démon de Maxwell, effectuées notamment par Wojciech Hubert Zurek dans les années 1980 confirment le principe de Landauer. Toutefois, de nouveaux modèles d'expériences de pensée remettant en cause le second principe continuent à être proposés dans les années 2000, soit ne nécessitant pas d'effacement d'information, soit n'utilisant pas du tout le concept d'information, ni même de démon, mais tirant parti de conditions spécifiques comme des géométries non euclidiennes, l'intrication quantique ou des champs de force2.

Sommaire

1 Description
1.1 Levée du paradoxe
1.2 Critiques de la solution de Brillouin, et analyses modernes
2 Références et bibliographie
2.1 Références
2.2 Bibliographie
3 Voir aussi
3.1 Articles connexes
3.2 Liens externes

Description
Schéma du démon de Maxwell

L'expérience du démon de Maxwell consiste en une boîte contenant un gaz, à deux compartiments (A et B) séparés par une porte P à l'échelle moléculaire ; un « démon » commande la porte. Le fonctionnement de la porte ne dépense pas d'énergie. Maxwell suppose, comme on commençait à l'admettre à l'époque, que le gaz est constitué de molécules en mouvement. Le démon est capable de déterminer la vitesse des molécules, et commande l'ouverture ou la fermeture de la porte en fonction de l'état des molécules.

À partir de là, l'expérience a plusieurs variantes.

Dans sa version originale, la température est supérieure dans le compartiment B à ce qu'elle est dans le compartiment A. Or la température est proportionnelle à la vitesse quadratique moyenne des molécules. Le démon laisse passer du compartiment B au compartiment A les molécules de B plus lentes que la vitesse moyenne des molécules du compartiment A, et laisse passer de A à B les molécules de A plus rapides que la vitesse moyenne des molécules dans B. Résultat : la température dans B a augmenté tandis que celle de A est réduite : on a donc refroidi une source froide à partir d'une source chaude, ce que la seconde loi de la thermodynamique a justement pour objet d'interdire. On diminue donc l'entropie totale du système.

Dans une variante, le démon ouvre la porte aux molécules qui veulent entrer dans le premier compartiment (A), mais il ferme la porte à celles qui veulent sortir. Ainsi, les molécules passent spontanément, sans travail, de B vers A. Le démon augmente l'énergie à l'intérieur du compartiment A et la diminue dans le compartiment B : il serait dès lors possible en utilisant l'information que possède le démon (la reconnaissance des molécules et le tri sur cette base) de transformer de l'énergie cinétique d'agitation thermique en travail.

Les deux situations sont équivalentes, puisque le passage de la situation finale de la première expérience à celle de la deuxième est aisé.
Levée du paradoxe

Selon un point de vue largement majoritaire[réf. nécessaire], cette levée a été effectuée par le physicien Léon Brillouin.

Le démon, pour prendre les décisions de laisser passer ou de renvoyer une particule, est obligé de l'observer, donc d'utiliser l'information dont il dispose. La quantité d'information que cela représente est minime, mais si on passe au niveau microscopique, avec 1023 fois plus de molécules, l'information ainsi utilisée par le démon de Maxwell, que l'on suppose non disponible par l'observateur macroscopique, est importante. La baisse d'entropie découlant de l'exploitation des informations accessibles au démon correspond alors exactement à la différence entre information accessible à l'observateur macroscopique et information accessible au démon. L'impossibilité, pour l'observateur macroscopique, de faire de même que le démon passe donc par l'hypothèse selon laquelle prélever l'information accessible au démon exigerait, pour un observateur macroscopique, de dégrader de l'énergie mécanique en chaleur pour un montant faisant perdre au moins autant d'information (chiffrée par l'entropie macroscopique) que ce que l'opération d'acquisition d'information est censée en faire gagner.

Léon Brillouin lève de façon similaire un paradoxe du même ordre, où le démon est remplacé par une simple roue à rochet.

Par une argumentation similaire, on trouve une augmentation de l'entropie et la seconde loi de la thermodynamique est bien respectée.

Il est toutefois intéressant de résumer l'argumentation. Le respect du second principe de la thermodynamique (en gros, l'impossibilité de transformer de la chaleur en travail au cours d'un cycle monotherme) repose sur le fait que la quantité maximale d'information dont peut disposer un observateur sur un système isolé (dont il fait partie) est forcément inférieure à la quantité d'information nécessaire pour caractériser complètement l'état microphysique du système moins celle qui lui est inaccessible à condition de rajouter l'hypothèse selon laquelle cette quantité d'information inaccessible à l'observateur est obligatoirement supérieure ou égale à l'entropie macroscopique du système isolé considéré. On peut s'interroger sur le caractère de principe physique ou le caractère au contraire technologique de cette limitation.
Critiques de la solution de Brillouin, et analyses modernes
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Références et bibliographie
Références

↑ (en) CARGILL GILSTON KNOTT, LIFE AND SCIENTIFIC WORK OF PETER GUTHRIE TAIT : supplementing the two volumes, of scientific... papers published in 1898 and 1900., FORGOTTEN BOOKS, 2015 (ISBN 1331990793, OCLC 983142500, lire en ligne [archive]), p. 213-214
↑ Leff et Rex (2003), p. 34.

Bibliographie

Léon Brillouin, La science et la théorie de l'information, Masson (1959), réédité par Gabay (1988)
Jacques Monod, Le Hasard et la Nécessité (1970)
Harvey S Leff et Andrew F Rex, Maxwell's Demon 2 : Entropy, Classical and Quantum Information Computing, Institute of Physics Publishing 2003

Voir aussi
Articles connexes

Thermodynamique : Principes de la thermodynamique, Paradoxe de Gibbs, Effet Joule-Thomson
Autres expériences de pensée : Démon de Laplace, Malin génie du doute cartésien

Liens externes

Uzan, P. (2007). Physique, information statistique et complexité algorithmique [archive]. Philosophia Scientiæ. Travaux d'histoire et de philosophie des sciences, vol. 11-2, p. 121-162

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MessageSujet: Re: TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.   Sam 24 Mar à 11:29

In Your Eyes (Secret World Live).
https://www.youtube.com/watch?v=evN6DIGPIJM

Peter Gabriel, Solsbury Hill Live
https://www.youtube.com/watch?v=WeYqJxlSv-Y
DES SENTIMENTS NOUS TRAVERSENT DANS L’ADVERSITÉ; FAISONS EN SORTE QU'ILS RESTENT NAÏFS ET SUR LE THÈME PLUTÔT QUE DANS LE % ET LE SANG:
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Y'BECCA.
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TAY LA CHOUETTE EFFRAIE, TILL L'Espiégle ET LE RENARD.
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