Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü et mògāo kū

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yanis la chouette



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MessageSujet: Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü et mògāo kū   Ven 16 Mar à 10:15

Grottes de Mogao, Préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba, Green Island Human Rights Culture Park et Beijing.
莫高窟, རྔ་བ་བོད་རིགས་ཆ་བ༹ང་རིགས་རང་སྐྱོང་ཁུལ, , 綠島人權文化園區 et 北京市...

Les grottes de Mogao (chinois : 莫高窟 ; pinyin : mògāo kū ; littéralement : « grottes d'une hauteur inégalée »), ouvertes au public depuis 1980 (seules quarante grottes restent ouvertes au public, par roulement, dont dix en permanence), forment un système de 492 chapelles bouddhistes près de Dunhuang, dans la province de Gansu en Chine, en marge du désert de Gobi. Ces temples ont été élaborés dans 492 grottes1, creusées dans la paroi rocheuse par des moines à partir du IVe siècle. Les premières grottes n'étaient pas plus grandes que des cercueils[réf. nécessaire]. Des communautés monastiques commencèrent vite à percer des cavités plus grandes pour des actes de dévotion publique, et à orner les sanctuaires d'effigies de Bouddha. C'est de ces premières grottes que vient le nom de grottes des mille Bouddhas, ou grottes de Dunhuang. Certaines de ces grottes abritent des statues de Bouddha de très grande dimension. Les moines bouddhistes placèrent des dizaines de milliers de manuscrits et de peintures dans une petite salle attenante à l'une des grottes.

Ces grottes constituaient des lieux de culte d'une grande importance, sur la route de la soie. Leur réalisation s'est étalée sur une longue période allant du IVe au XIVe siècle, avec un point culminant sous la dynastie des Tang, entre le VIIe et le Xe siècle. C'est d'ailleurs de cette époque que datent les plus belles grottes. Ce sont probablement les plus anciennes grottes recouvertes de peintures murales de Chine, depuis l'antiquité, après les Grottes de Kizil.

Au cours de l'année 1900, une petite grotte murée fut découverte de façon accidentelle ; elle s'avéra contenir plusieurs dizaines de milliers de documents, de statuettes et d'objets divers, souvent vieux de plus de 1 000 ans. Une grande partie de ces trésors culturels ont été achetés par les explorateurs occidentaux, en particulier Sir Aurel Stein et Paul Pelliot.

Histoire
Historique du site

Une légende locale affirme qu'en 366 apr. J.-C., le moine bouddhiste Lie Zun (Lo-tsun) eut une vision de mille Bouddhas, et convainquit un pèlerin de la route de la soie de bâtir les premiers temples.
Les temples se multiplièrent, pour arriver à plus d'un millier, accompagnant le développement de la route de la soie. Du IVe au XIVe siècle, les moines de Dunhuang rassemblèrent des manuscrits venant de l'Occident, et des pèlerins commencèrent à orner les murs des grottes de peintures. Celles-ci couvrent 42 000 m2. L'essentiel des aménagements datent cependant de la dynastie Tang entre le VIIe et le Xe siècle. Les grottes furent abandonnées au XIVe siècle.

L'importance du développement du bouddhisme en cet endroit s'explique par la faveur dont jouit cette religion sous l dynastie Tang (618 – 690, puis 705 – 907), au moment où ceux-ci développaient largement la route de la soie, tout au long de laquelle se perpétue le souvenir du moine bouddhiste Xuanzang. De 786 à 848, la région est occupée par l'Empire tibétain, au moment où il découvre le bouddhisme sous le règne de son fondateur, Songtsen Gampo2, pendant l'expansion de l'Empire du Tibet (629 – 877). Enfin, à partir de 960, la dynastie des Song passe elle-même par une période très favorable au bouddhisme, qui continuera sous la Dynastie Yuan, mongole la dynastie Ming et enfin la dynastie Qing, mandchoue. Le bouddhiste reste influent sous la République de Chine et la République populaire de Chine.

Les moines bouddhistes menaient dans ces grottes une vie austère à la poursuite de l'illumination.[réf. nécessaire] Les peintures, aides à la méditation, servaient aussi à l'instruction des analphabètes en matière de légendes et de croyances bouddhistes.

Les peintures décrivent la vie et l'œuvre de Siddhartha Gautama dit Sakyamuni, le Bouddha historique. Mais ce lieu de piété montre également des scènes où se mêlent plusieurs cultures orientales, notamment hindouistes.

Les grottes firent l'objet de plusieurs vagues de dégradation : les musulmans détériorèrent la statuaire. Les cavités servirent de refuges aux russes blancs au début du XXe siècle. Par contre, la Révolution culturelle épargna le site, probablement grâce à l'intervention de Zhou Enlai.
Découverte par les explorateurs
Premiers contacts et mise au jour de la « bibliothèque murée »

Les premiers étrangers à visiter Mogao furent l'explorateur russe Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski lors de sa grande expédition tibétaine, en 1879, ainsi qu'une expédition géologique hongroise, la même année.

Au cours de l'année 1900, un prêtre taoïste chinois du nom de Wáng Yuánlù, dit l'« abbé Wang », se fit gardien de ces temples où il découvrit un ensemble considérable de manuscrits antérieurs au XIe siècle, dans l'une des grottes, appelée ensuite la « bibliothèque murée ». Des rumeurs les concernant attirèrent des explorateurs européens, qui traversèrent l'Asie pour tenter de les voir et de les obtenir.

Wang commença une ambitieuse rénovation des temples, avec l'aide de donations issues des villes voisines, mais surtout avec les fonds provenant de la vente de manuscrits à des explorateurs européens, tels que l'anglais Sir Aurel Stein en 1907, et le français Paul Pelliot en 1908.

La quantité et la variété des textes qui se trouvaient là défie l'entendement : il s'y trouvait de l'ordre de 50 000 documents, peintures et objets bouddhistes, dont des manuscrits, écrits en chinois, en tibétain, en ouïghour, en sogdien, en sanscrit, ainsi qu'une version imprimée du Soutra du Diamant, datant de 868 (ce qui en fait un des plus anciens livres imprimés du monde, aujourd'hui au British Museum). Un autre texte célèbre est le compte-rendu du pèlerinage en Inde de Hyecho, un moine bouddhiste coréen.
On dit que le prix payé par Pelliot s'éleva à 90 livres, et celui payé par Stein à 220 livres.
Sir Aurel Stein, l'explorateur anglais

Sir Aurel Stein vint explorer les grottes de Mogao pour la première fois en 1907. Avec l'aide de son interprète chinois Jiang Xiaowan, il négocia avec Wáng Yuánlù l'achat à bas prix de 24 boîtes de manuscrits et 5 boîtes de peintures sur soie et d'autres objets. Plus tard, en 1913-1915, il revint à Mogao, où il acheta 570 autres manuscrits à Wáng Yuánlù. À lui seul, il emporta au total peut-être 20 000 documents et peintures3, qui furent dispersés entre le British Museum, la British Library, la Library of Indian Affairs et le Musée national de New Delhi.
Paul Pelliot, le sinologue français
Pelliot examinant des manuscrits dans les grottes de Mogao

Paul Pelliot, quant à lui, arriva aux grottes de Mogao le 25 février 1908. Venant après Sir Aurel Stein, il s'appuya pour analyser les documents restant sur sa formation de sinologue, ancien élève de l'Institut des Langues Orientales, et membre de l'École française d'Extrême-Orient, parlant et lisant couramment le chinois : avec l'autorisation de Wáng Yuánlù, il passa donc plusieurs semaines dans la bibliothèque murée, pour sélectionner les documents et peintures les plus précieux qu'il put trouver, et en particulier de nombreux documents non chinois, tels qu'une version nestorienne de l'Évangile selon Saint-Jean4, une hymne chinoise à la Trinité et une croix nestorienne dessinée sur un document tibétain, qui datent du VIe et du IXe siècle. Il a également trouvé des offices religieux dits en chinois, composés par Adam-Jingjing, auteur du texte de la Stèle nestorienne5. Les documents d'inspiration chrétienne sont communément designés sous le nom de Sutras de Jésus6,7. Cette collection, estimée à environ 10 000 objets, se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France et au Musée Guimet.

Outre ces manuscrits et peintures, Paul Pelliot ramena également un certain nombre de statues ; les petites effigies cultuelles proviennent en général également de la bibliothèque murée2.

Il est à noter qu'à l'automne de l'année 1909, Paul Peillot emmena quelques manuscrits à Pékin pour les présenter à des lettrés chinois. L'attention de ceux-ci fut ainsi attirée sur l'importance des manuscrits de Dunhuang : ils télégraphièrent aussitôt au gouverneur de la région pour lui demander de sceller la grotte, avant d'organiser en 1910 le transport à Pékin d'une grande partie des textes chinois restants, abandonnant sur place les pothi (manuscrits) tibétains. Cependant, quelques fonctionnaires chinois malhonnêtes profitèrent de l'occasion pour en dérober un nombre substantiel8.
Le comte Ōtani Kōzui, le moine japonais

Le comte Ōtani Kōzui fils aîné du vingt-et-unième patriarche de l'école Jōdo shinshū (« École véritable de la Terre pure ») du bouddhisme japonais, envoya vers la fin de 1911 deux émissaires japonais aux grottes de Mogao, où ils restèrent 8 semaines, prenant de nombreuses photos des grottes, et gravant au passage leur nom dans les grottes 428 et 4449.
Ils achetèrent quelque 400 documents auprès de Wáng Yuánlù, qui se trouvent aujourd'hui à l'université de Ryūkoku et à l'université Ōtani.
Sergei Oldenburg, le Russe

À son tour, le Russe Sergei Feodorovitch Oldenburg monta une expédition à Dunhuang en 1914, au cours de laquelle il releva les plans de 443 grottes. Il négocia auprès de divers résidents de Dunhuang l'achat de plus de 300 manuscrits, qui se trouvent aujourd'hui à l'Institut oriental de l'Académie des sciences de Saint-Petersbourg9.
Langdon Warner, l'Américain

Enfin, en 1924, arriva à Dunhuang Langdon Warner, à la tête d'une expédition montée par l'université de Harvard, aux États-Unis. Son intervention s'avéra la plus désastreuse pour les trésors artistiques des grottes de Mogao, car faute de pouvoir obtenir de précieux manuscrits — puisque la bibliothèque murée était désormais pratiquement vide — il refusa de s'en aller les mains vides et chercha à décoller les peintures murales des grottes 335, 321, 329, 323 et 320 au moyen de bandes enduites de colle. Malheureusement, les peintures murales ainsi décollées ne survécurent pas à l'opération10.

Lors de sa deuxième expédition à Dunhuang en 1925, les autorités locales s'opposèrent à toute intervention de sa part.
Découvertes plus récentes

Les premiers dessins de ces grottes auraient initiés par un artiste syrien11[réf. insuffisante].

Des recherches plus récentes ont permis de découvrir une bible chrétienne écrite en syrien et datant de la dynastie Yuan (1271-1368)12
Description des grottes
Le voyage de Zhang Qian vers l'ouest, grottes de Mogao, 618-712 PC

Les grottes de Mogao sont les mieux connues parmi les grottes bouddhistes chinoises, et sont avec Longmen et Yungang l'un des trois sites chinois notoires pour leurs sculptures et leurs peintures.

Les peintures murales, notamment des tempera (jusqu'à la dynastie Yuan où apparaissent des fresques véritables), sont à thématique religieuse (vies antérieures jātaka du Bouddha), mais retracent également la vie quotidienne des moines. Les grottes sont de tailles très diverses et ont été creusées dans une falaise en grès. Seules une trentaine de cavités sont visitables par le public.

La plupart des grottes sont rectangulaires et communiquent entre elles par des passerelles ou des couloirs.
Les grottes des dynasties successives

   Les grottes de la dynastie Wei (386-581) : ce sont les plus anciennes, et représentent des personnages bouddhiques dans un style marqué par l'influence gréco-indienne.

   Les grottes de la dynastie Sui (581-618) : elles sont décorées de scènes mythologiques chinoises; les peintures bouddhiques ne montrent plus trace de l'influence de l'art gréco-indien du Gandhâra.

   Les grottes de la dynastie Tang (618-907) : la décoration est plus riche, et on voit apparaître les apsara volants, sorte d'anges qui ont rendu Dunhuang célèbre. Peintures comme sculptures sont de très grande qualité.

   Les grottes des Cinq Dynasties (907-960), et surtout, des dynasties Song (960-1279) : pour ces grottes, il a fallu réutiliser d'anciennes grottes et les agrandir, car il ne restait plus assez de place sur la falaise.

   Les grottes de la dynastie mongole des Yuan (1279-1368) : Elles consistent en grottes restaurées, et peintes avec de véritables fresques, selon une technique importée d'Occident, alors que les peintures des autres grottes sont en fait des tempera13.

Quelques-unes des grottes les plus connues

   La grotte 16 est une double grotte de grande taille, et très haute dans sa deuxième partie (la plus éloignée de l'entrée), où se trouve un Sakyamuni entouré de quatre Arhats mal restaurés. Elle date de l'époque Tang. Dans le mur droit du large passage reliant les deux parties de cette grotte est creusée une toute petite grotte, de 3 mètres sur 3 environ. Cette petite grotte est la grotte 17, aujourd'hui mondialement connue.
   La grotte 17 est la renommée « bibliothèque murée » découverte par le taoïste Wáng Yuánlù, et dont les quelque 50 000 documents, manuscrits, peintures et objets bouddhistes furent vendus pour la plus grande part aux explorateurs occidentaux venus chasser le trésor à Dunhuang au début du XXe siècle.
   Cette petite grotte fut creusée à la fin de la dynastie Tang en l'honneur du « donateur » de la grotte 16, Hongbian, abbé des moines de la région de Hexi. Elle servit ultérieurement de bibliothèque, ou plutôt d'entrepôt, pour de précieux manuscrits et autres objets bouddhistes, pour être finalement murée. De nombreuses théories existent sur les raisons qui poussèrent, aux alentours du XIe siècle, à condamner cette grotte, mais aucune n'est totalement convaincante. Quoi qu'il en soit, la porte de la grotte fut alors recouverte de plâtre, puis peinte, en dissimulant complètement l'entrée pendant près de 1 000 ans.
   Le Projet international Dunhuang, qui implique le musée Guimet et la BnF, numérise les manuscrits épars de la grotte et les rend disponibles sur internet.
   La bibliothèque murée ne fut découverte accidentellement que le 22 juin 1900, par Wáng Yuánlù, alors qu'il travaillait à rénover les statues de ce qui sera appelé plus tard la grotte 16, et que des ouvriers furent amenés à enlever le sable accumulé dans le large passage reliant les deux parties de la grotte 16.

   Dans la grotte 46, un bouddha allongé occupe une niche entourée de milliers d'effigies de Bouddha.

   Grotte 96 : datant de l'époque Tang, elle contient un gigantesque Maitreya, le Bouddha du futur, de 35 mètres de haut, du VIIe siècle. Cette statue, la plus grande des grottes de Mogao, construite à l'aide d'échafaudages dont on voit encore l'emplacement, produit une impression spectaculaire par le contraste entre son impressionnante hauteur et le peu de recul dont on dispose pour la découvrir dans cette grotte étroite, ce qui oblige à chercher très haut en l'air le visage du Bouddha.
   On dit que cette statue serait une représentation de l'impératrice Tang Wu Zetian. Les registres indiquent que sa construction, au début de la dynastie des Tang, a duré 12 ans et coûté 12 000 taels14.

   Grotte 130 : elle date aussi de l'époque Tang, et recèle également une grande statue de Maitreya, de 26 mètres de haut, remontant au VIIIe siècle. Aux plafonds, des motifs très élaborés sont censés imiter du linge suspendu, comme dans une tente.

   Grotte 148 : elle contient un très grand Bouddha couché, datant du VIIIe siècle (dynastie Tang), ainsi que les statues de 72 Arhats qui se tiennent derrière lui. La grotte a la forme d'un long cercueil rectangulaire, à la voûte bombée.

   Grotte 158 : datant du milieu de la dynastie Tang, elle mesure 18,1 mètres de long, 7,2 mètres de large, et 6,80 mètres de haut. Elle abrite un Bouddha couché, entouré à gauche du Bouddha du passé, et à droite du Bouddha du futur, Maitreya.

   Dans la grotte 217, une fresque murale représente une ville imaginaire, conçue par le guide d'un pèlerinage pour que ceux qui le suivent puissent récupérer.

   Des figures indiennes et chinoises tournoient autour d'un démon sur le plafond de la grotte 249. Ce joyau du VIe siècle montrent comment d'autres divinités étaient incorporées dans le panthéon bouddhiste

   Dans la grotte 273 se trouve une représentation du Ruru jātaka (Le futuru Bouddha, incarné sous la forme d'une gazelle dorée fuyant des chasseurs, est sauvé de la noyade par un homme qui livre la gazelle au roi, malgré sa promesse. Ce dernier punit alors l'homme et épargne la gazelle, qu'il chassait). Les couleurs, limitées au rouge, brun, blanc et vert, sont posées en aplat, sans véritable volume donné, qui n'est évoqué que par des traits de contours épais. L'influence de l'Asie centrale est claire.

   Grotte 259 : elle date des Wei du Nord, et contient une peinture murale affichant un sourire rappelant l'art du Gandhara, que Paul Pelliot avait surnommé la « Joconde orientale ».

   La grotte 260, qui date du VIe siècle, sert de « laboratoire » au Courtauld Institute of Art, de l'université de Londres.

   Dans la grotte 273 se trouve une représentation de la jātaka du roi de Shivi, qui illustre le don de soi (une des qualités essentielles du bodhisattva). Les traits de contours cernent des volumes très ronds, caractéristiques de l'époque Tang, et il y a un grand usage de riches bijoux et de guirlandes de fleurs, souvenir d'une influence du monde indien

   Dans la grotte 427, les vêtements à fleurs portés par des statues du VIe siècle reflètent l'influence de la Perse et témoignent de la circulation des idées et des modes le long de la route de la Soie.

   Dans la grotte 465, les fresques tantriques du XIIIe siècle comptent parmi les dernières qui furent créées à Mogao et les plus imprégnées de sexualité.

De nos jours, le site est une importante attraction touristique, et l'objet de recherches archéologiques. La conservation des lieux pose cependant de nombreux problèmes dont celui d'un ensablement progressif auquel l'installation de portes pour accéder aux grottes tente de remédier.

Les grottes de Mogao sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.

The city's history dates back three millennia. As the last of the Four Great Ancient Capitals of China, Beijing has been the political center of the country for much of the past eight centuries.[15] With mountains surrounding the inland city on three sides, in addition to the old inner and outer city walls, Beijing was strategically poised and developed to be the residence of the emperor and thus was the perfect location for the imperial capital. Beijing was the largest city in the world by population for much of the second millennium A.D.[16] The city is renowned for its opulent palaces, temples, parks, gardens, tombs, walls and gates.[17] Its art treasures and universities have made it center of culture and art in China.[17] Encyclopædia Britannica notes that "few cities in the world have served for so long as the political headquarters and cultural centre of an area as immense as China."[18] Beijing has seven UNESCO World Heritage Sites – the Forbidden City, Temple of Heaven, Summer Palace, Ming Tombs, Zhoukoudian, as well as parts of the Great Wall and the Grand Canal, all popular locations for tourism.[19] Siheyuans, the city's traditional housing style, and hutongs, the narrow alleys between siheyuans, are major tourist attractions and are common in urban Beijing. The city hosted the 2008 Summer Olympics and was chosen to host the 2022 Winter Olympics, making it the first city to ever host both Winter and Summer Olympics.[20]

Les manuscrits de Dunhuang sont des documents datant du Ve siècle au XIe siècle découverts au tout début du XXe siècle dans les grottes de Mogao, dans le nord-ouest de la Chine.

La plupart de ces documents concernent le bouddhisme, mais d'autres religions sont présentes comme le taoïsme, le nestorianisme et le manichéisme.

Ils sont une source majeure pour les études des religions, de la linguistique, de la calligraphie et de l'histoire.

北京市

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MessageSujet: Re: Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü et mògāo kū   Ven 16 Mar à 10:22

La préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba (ou Ngawa ou Ngaba, rNga-ba) (chinois : 阿坝藏族羌族自治州 ; pinyin : Ābà zàngzú qiāngzú zìzhìzhōu, tibétain : རྔ་བ་བོད་རིགས་ཆ་བ༹ང་རིགས་རང་སྐྱོང་ཁུལ, Wylie : nga ba bod rigs dang ch'ang rigs rang skyong khul, pinyin tibétain : Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü) est une division administrative du nord de la province du Sichuan en Chine. Son chef-lieu est le Xian de Barkam. Le tibétain est une langue parlée par plusieurs millions de locuteurs (de 3 à 7 millions selon les sources)1 dans l'ancien Tibet (c'est-à-dire la Région autonome du Tibet, les zones à population tibétaine du Qinghai (Amdo), du Gansu, du Sichuan et du Yunnan (Kham) et plus sporadiquement dans d'autres régions de la République populaire de Chine, et dans certaines régions de pays environnants, de l'Himalaya et de l'Asie centrale, comme le Ladakh et le Sikkim en Inde, le Baltistan pakistanais, le Bhoutan et le nord du Népal. Cette langue s'écrit principalement à l'aide de l'alphasyllabaire tibétain et comporte différentes romanisations, le wylie, la plus ancienne, THL, développé aux États-Unis, utilisé généralement pour les noms propres et zangwen pinyin (ou pinyin tibétain), développé en Chine, prenant compte des particularités tonales des langues tibétaines.

The Green Island Human Rights Culture Park (Chinese: 綠島人權文化園區; pinyin: Lǜdǎo Rénquán Wénhuà Yuánqū) is a memorial park in Green Island, Taitung County, Taiwan to commemorate the victims of the White Terror.[1]

Francois Lemonnier a dit :
Le Christianisme EST une idéologie, et on sais que TOUTES les idéologies, quelles qu'elles fussent, ont TOUJOURS été un frein aux progrès des civilisations. TOUTES LES IDÉOLOGIES RELIGIEUSES DOIVENT ETRE ANEANTIES !!!!

Marie-catherine Krantz a répondu à Francois Lemonnier:
Bonjour. Le Christianisme est une Religion, dont le catholicisme fait partie... Le communisme est une idéologie.

Francois Lemonnier a répondu Marie-catherine Krantz:
En effet, le Christianisme est une religion, ce qui ne l'empêche nullement d'être de nature idéologique ! L'un n'exclut pas l'autre.

Yanis Tignard réponds à Francois Lemonnier et Marie-catherine Krantz:
La croyance est un terme trop fréquemment confondu avec la Religion. Je peux croire en Jésus, Mohammed et autres sans être dans un aspect religieux. Je grandit tel Bouddha aux milieux des Dieux et des religions cherchant plus à m'inclure qu'à détruire... Le concept de détruire implique un aspect de négation sur un ensemble et cela me fait penser à Sodome et Gomore: Où finalement? celui qui ne sait pas distinguer à entrainer des milliers des gens dans la mort alors que je suis sur que le chiffre de juste existaient dans ces villes. Vous me direz qui es tu pour dire que celui là est plus juste que celui là et je vous dirai qui etes vous pour ainsi détruire un ensemble qui certes à certaines fautes sur son paillasson mais qui comportent aussi un nombre de personnes anxieuse de donner du bien etre que de donner des morales sans appliquer ces mots à leurs propres existences... Je ne m'insurge pas contre vous mais je pense que vous dirai que je fais partie de ces irréalistes du genre humain: Je préfère tailler un arbre plutôt que de l'abattre par plaisir où alors j'en recueille les graines et les glands pour faire vivre ce patrimoine qui est le terme même du principe de la vie ! S'affirmer devant la cruauté et être dans le contexte de l'existence... Dans une secte, il y a des crédules et il y a des manipulateurs ! Sans me prendre pour une robe, j'affirme la Justice ou La Justice du Peuple contre le fanatisme...! Voilà mon sentiment sur votre conception de la destruction, Cher Francois Lemonnier...

Accord sino-tibétain de 640
Statue représentant le mariage de Songtsen Gampo, empereur tibétain et de la princesse Wencheng

Lors de l'extension de l'Empire du Tibet sous Songtsen Gampo, roi du Tibet, qui transforme le royaume en Empire, un accord est scellé sur le Xian de Songpan (Songzhou à cette époque), territoire Qiang, dernière limite de l'Empire chinois, avec l'Empereur de Chine Tang Taizong vers 640. Ce dernier offre en mariage la princesse Wencheng à Gampo en échange de la paix. Elle sera, selon les récits chinois et tibétains, avec la princesse Bhrikuti, népalaise, la source de l'apport du bouddhisme au Tibet.

History

During the martial law in Taiwan in early 1949, many political dissidents were imprisoned on Green Island at Taiwan Lyudao Prison by the Taiwan government. There were two prisons in the island which were built in 1951 and 1970 respectively. The prisons had become the symbol of political suppression during those times in Taiwan. In 2001, the Taiwan government opened the Green Island Human Rights Culture Park to commemorate those who had fought for Taiwan's freedom, democracy and human rights.[2]
Architecture

The 25 hectares park consists of the Human Rights Monument, Taiwan Lyudao Prison, and the Oasis Village, which has been converted into an exhibition hall showing historical films and displays.

Manifestations de mars 2008

Lors des troubles au Tibet en mars 2008 des manifestations se sont produites dans la préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba, où des tirs des forces de l’ordre auraient fait des victimes le 15 mars2.

Dans le mensuel Géo de février 2009 : Tibet Voyage à l'intérieur d'un pays confisqué la photographe française d'origine chinoise Élisa Haberer décrit la situation au Tibet oriental en novembre 2008. Ainsi elle rapporte ses entretiens avec des tibétains qui restent anonymes par peur des représailles de la part des Chinois : « Ici à Aba, soixante dix personnes sont mortes, trois cents sont portées disparues, huit mille moines ont été arrêtés3 ».
Séisme de 2008
Vue panoramique du centre urbain de Wenchuan après sa reconstruction.

L'épicentre du Séisme de 2008 au Sichuan c'est situé sur le Xian de Wenchuan, situé sur cette préfecture autonome. Elle fit de nombreux morts et disparus.

Le financement de la reconstruction du Xian est majoritairement due à l'aide de personnes de la province du Guangdong, au Sud de la Chine.
Manifestations de 2011
Article détaillé : Immolation de Tibétains en 2011.

La journaliste Ursula Gauthier indique qu'un jeune moine, Rigzin Puntsog, s'est immolé par le feu le 16 mars 2011 pour « protester contre l'occupation chinoise4 ».

Géographie
Nature
Étang de la vallée de Jiuzhaigou

Les Sanctuaires du grand panda du Sichuan et la réserve naturelle de Wolong sont situés dans le Xian de Wenchuan placé sous la juridiction de la préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba, à 130 km de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. La réserve a été fondée en 1963 avant de devenir une réserve de biosphère en 1979. Elle est connue pour son Centre de recherche des pandas géants de Wolong, qui dirige la reproduction et la protection des pandas géants. La réserve couvre une superficie d'environ 7 000 km2. Le site abrite environ 300 pandas géants, la moitié d'entre eux est à l'état sauvage, alors que l'on ne recense, en 2007, qu'environ 1 600 pandas géants dans le monde.

La vallée de Jiuzhaigou, dépassant les 3 000 mètres, comporte différents étangs aux couleurs variées.
Subdivisions administratives

La préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba exerce sa juridiction sur treize xian :

le xian d'Aba - 阿坝县 Ābà Xiàn - rNga-ba ;
le xian de Barkam - 马尔康县 Mǎ'ěrkāng Xiàn - 'Bar-khams ;
le xian de Wenchuan - 汶川县 Wènchuān Xiàn ;
le xian de Li - 理县 Lǐ Xiàn ;
le xian de Mao - 茂县 Mào Xiàn ;
le xian de Songpan - 松潘县 Sōngpān Xiàn - Zung-chu ;
le xian de Jiuzhaigou - 九寨沟县 Jiǔzhàigōu Xiàn ;
le xian de Jinchuan - 金川县 Jīnchuān Xiàn - Chu-chen ;
le xian de Xiaojin - 小金县 Xiǎojīn Xiàn - bTsan-lha ;
le xian de Heishui - 黑水县 Hēishuǐ Xiàn ;
le xian de Zamtang - 壤塘县 Rǎngtáng Xiàn - 'Dzam-thang ;
le xian de Zoigê - 若尔盖县 Ruò'ěrgài Xiàn - mDzod-dge ;
le xian de Hongyuan - 红原县 Hóngyuán Xiàn.

Démographie
Une des mosquées de Songpan

En 2000, la préfecture comptait 847 468 habitants (densité de 10,19 hab / km2) :
Groupe ethnique Population Proportion
du total
Tibétains 455,238 53.72%
Hans 209,270 24.69%
Qiang 154,905 18.28%
Hui 26,353 3.11%
Mandchous 373 0.04%
Miao 266 0.03%
Yi 205 0.02%
Mongols 202 0.02%
Tujia 182 0.02%
Bai 101 0.01%
Zhuang 95 0.01%
autres 278 0.03%

La minorité Qiang est principalement située dans les xian de Mao, Wenchuan, Li, Beichuan et Heishui. Cette population a été fortement touchée par le séisme de 2008 au Sichuan, dont l'épicentre était situé dans le xian de Wenchuan5.
Bibliographie

Andreas Gruschke: The Cultural Monuments of Tibet’s Outer Provinces: Amdo - Volume 2. The Gansu and Sichuan Parts of Amdo, White Lotus Press, Bangkok 2001.
Tsering Shakya : The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, London 1999, (ISBN 0-14-019615-3)

Notes et références

↑ (en) Codes postaux et téléphoniques du Sichuan [archive], (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel [archive]
↑ Xinhua, « Plus de 200 blessés suite aux émeutes dans la préfecture d'Aba » [archive], sur french.xinhuanet.com, 23 mars 2008 (consulté le 11 juillet 2008)
↑ Ma traversée risquée du Tibet par Elisa Haberer [archive]
↑ "Chine : la grande répression." par Ursula Gauthier Le Nouvel Observateu du 28 avril au 4 mai 2011.
↑ (en) « http://www.latimes.com/news/printedition/front/la-fg-qiang21-2008may21,0,5261400.story »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)

Voir aussi

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Article connexe

Séisme du Sichuan de 2008

Liens externes

(zh) « 阿坝州 » [archive] (Site gouvernemental)
(zh) « Page descriptive »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 7 avril 2013)


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Subdivisions de niveau district de la préfecture d'Aba
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Subdivisions de niveau préfecture du Sichuan
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Subdivisions administratives autonomes tibétaines (Drapeau de la République populaire de Chine république populaire de Chine)

དོན་ཚན་དང་པོ།

འགྲོ་བ་མིའི་རིགས་རྒྱུད་ཡོངས་ལ་སྐྱེས་ཙམ་ཉིད་ནས་ཆེ་མཐོངས་དང༌། ཐོབ་ཐངགི་རང་དབང་འདྲ་མཉམ་དུ་ཡོད་ལ། ཁོང་ཚོར་རང་བྱུང་གི་བློ་རྩལ་དང་བསམ་ཚུལ་བཟང་པོ་འདོན་པའི་འོས་བབས་ཀྱང་ཡོད། དེ་བཞིན་ཕན་ཚུན་གཅིག་གིས་གཅིག་ལ་བུ་སྤུན་གྱི་འདུ་ཤེས་འཛིན་པའི་བྱ་སྤྱོད་ཀྱང་ལག་ལེན་བསྟར་དགོས་པ་ཡིན༎

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MessageSujet: Re: Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü et mògāo kū   Ven 16 Mar à 10:26

Beijing (/beɪˈdʒɪŋ/;[9] Mandarin: [pèi.tɕíŋ] (About this sound listen)), formerly romanized as Peking,[10] is the capital of the People's Republic of China, the world's second most populous city proper, and most populous capital city. The city, located in northern China, is governed as a direct-controlled municipality under the national government with 16 urban, suburban, and rural districts.[11] Beijing Municipality is surrounded by Hebei Province with the exception of neighboring Tianjin Municipality to the southeast; together the three divisions form the Jingjinji metropolitan region and the national capital region of China.[12]

As a city combining both modern and traditional architecture, Beijing is a megacity rich in history, exemplified in its global influence in politics, economy, education, history, culture, and technology. Beijing is the second largest Chinese city by urban population after Shanghai and is the nation's political, cultural, and educational center.[13] It is home to the headquarters of most of China's largest state-owned companies and is a major hub for the national highway, expressway, railway, and high-speed rail networks. The Beijing Capital International Airport has been the second busiest in the world by passenger traffic since 2010,[14] and, as of 2016, the city's subway network is the busiest and second longest in the world, after Shanghai's subway system.

The city's history dates back three millennia. As the last of the Four Great Ancient Capitals of China, Beijing has been the political center of the country for much of the past eight centuries.[15] With mountains surrounding the inland city on three sides, in addition to the old inner and outer city walls, Beijing was strategically poised and developed to be the residence of the emperor and thus was the perfect location for the imperial capital. Beijing was the largest city in the world by population for much of the second millennium A.D.[16] The city is renowned for its opulent palaces, temples, parks, gardens, tombs, walls and gates.[17] Its art treasures and universities have made it center of culture and art in China.[17] Encyclopædia Britannica notes that "few cities in the world have served for so long as the political headquarters and cultural centre of an area as immense as China."[18] Beijing has seven UNESCO World Heritage Sites – the Forbidden City, Temple of Heaven, Summer Palace, Ming Tombs, Zhoukoudian, as well as parts of the Great Wall and the Grand Canal, all popular locations for tourism.[19] Siheyuans, the city's traditional housing style, and hutongs, the narrow alleys between siheyuans, are major tourist attractions and are common in urban Beijing. The city hosted the 2008 Summer Olympics and was chosen to host the 2022 Winter Olympics, making it the first city to ever host both Winter and Summer Olympics.[20]

Many of Beijing's 91 universities[21] consistently rank among the best in China, of which Peking University and Tsinghua University are ranked in the top 60 universities of the world.[22] In 2015, 52 companies of the Fortune Global 500 company headquarters were located in Beijing, more than any other city in the world,[23] including state-owned enterprises State Grid, China National Petroleum, and Sinopec Group, ranked 2nd, 3rd, and 4th, respectively.[24] Beijing CBD is quickly becoming the center for Beijing's economic expansion, rapid modernization, and radically changing skyline, with the ongoing or recently completed construction of multiple skyscrapers. Beijing's Zhongguancun area is also known as China's Silicon Valley and China's center of innovation and technology entrepreneurship.[25] According to the 2016 InterNations Expat Insider Survey, Beijing ranked first in Asia in the subcategory "Personal Finance Index," a measure of expats' salaries versus cost of living in the city.[26] Expats live primarily in urban districts such as Dongcheng and Chaoyang in the east, or in suburban districts such as Shunyi.[27]

La réserve naturelle nationale de Wolong, située dans le Xian de Wenchuan placé sous la juridiction de la préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba, à 130 km de Chengdu, capitale de la province du Sichuan en République populaire de Chine.

La réserve naturelle de Wolong a été fondée en 1963 avant de devenir une réserve de biosphère en 19791. Elle est connue pour son Centre de recherche des pandas géants de Wolong, qui dirige la reproduction et la protection des pandas géants. Elle couvre une superficie d'environ 7 000 km2. Le site abrite environ 300 pandas géants, la moitié d'entre eux est à l'état sauvage, alors que l'on ne recense, en 2007, qu'environ 1 600 pandas géants dans le monde.

En 2004, la réserve et différents centres de recherche ont été couverts par un réseau de télécommunication sans fil qui permet de suivre jour et nuit l'activité des pandas. Cette avancée technique est d'un grand secours pour les chercheurs qui peuvent ainsi éviter de nombreux déplacements et assurer une surveillance discrète des animaux. La réserve a été ajoutée à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO le 12 juillet 20062.

La chasse au panda géant, l'une des espèces les plus menacées au monde, a été interdite officiellement en 1962 en Chine. Wolong a donc été fondée dès 1963, et est devenue la plus grande réserve de pandas géants parmi les 31 de ce type en Chine avec 200 000 hectares consacrés aux animaux. Elle abrite en 2006 154 pandas géants sauvages, soit 10 % du total du pays.

Type
Réserve naturelle
Identifiant
95695
Adresse
Xian de Wenchuan
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Coordonnées
30° 51′ 00″ N, 102° 53′ 24″ E
Superficie
2 000 km2
Création
1963
Statut patrimonial
Réserve de biosphère (1979, Wolong)
Site web
www.chinawolong.com

Introduction

Le tibétain (en tibétain : peugué pour la langue parlée et peuyi pour la langue écrite ; tibétain : བོད་ཡིག, Wylie : bod yig, THL : böyik) est une langue appartenant à la famille des langues tibéto-birmanes.

Le tibétain se subdivise en un grand nombre de dialectes. Leur classification varie selon les sources. Christopher I. Beckwith par exemple2 distingue cinq groupes géographiques : tibétain du Nord-est, de l'Est, du Sud, du Centre, de l'Ouest3.

Parmi le groupe du Centre, le dialecte de Lhassa, qui sert de lingua franca parmi les Tibétains, est une langue à tons. Toutefois, certains autres dialectes, comme le ladakhi et le tibétain de l'Amdo, n'ont pas de tons et ont des groupes de consonnes initiaux, qui reflètent ceux qui sont marqués dans l'orthographe. Le dzongkha, un autre dialecte tibétain, est la langue officielle du Bhoutan. Le balti est parlé dans le nord du district de Kargil, dans la région du Jammu et Cachemire indien.

Le tibétain est noté au moyen d'un alphasyllabaire qui, selon la tradition, aurait été créé au VIIe siècle par Thonmi Sambhota, un ministre du roi Songtsen Gampo, à partir du brahmi, écriture qui donna naissance à plusieurs langues en Inde. L'écriture tibétaine comprend trente lettres qui se combinent avec quatre signes diacritiques servant à noter les voyelles i, u, e, o. À cela s'ajoutent trois consonnes suscrites, qui permettent de changer de ton ou de supprimer une aspiration, et 4 consonnes souscrites pour noter des palatales ou des rétroflexes. Il est classé dans les écritures brahmiques

Parmi les langues tibéto-birmanes, le tibétain est l'une des plus anciennement attestées, avec le tangoute, le birman, le néware et le meitei.

Le vocabulaire tibétain classique comprend des emprunts de nombreux langagues, principalement l'ouïghour, le mongol, le chinois et les langues indiques, mais également d'autres langues telles que le persan, l'arabe, le turc ou le mandchou4.

Le fondateur des études tibétaines en Europe est le savant hongrois Alexandre Csoma de Körös, auteur d'un dictionnaire et d'une grammaire du tibétain classique. Son œuvre fut poursuivie par le premier tibétologue français, Philippe-Édouard Foucaux (1811-1894).

Langue classique du bouddhisme de la Haute-Asie, le tibétain véhicule depuis le VIIIe siècle une riche littérature.
Enseignement et usage
Les cinq langues de la dynastie Qing (palais d'été à Chengde) : de gauche à droite, le mongol bitchig, l'ouïghour, le chinois han, le tibétain et le mandchou, témoin de l'importance passée du tibétain dans l'Empire chinois, dans cette ville abritant aussi le Petit Potala. La traduction de 麗正門 est Porte de la Beauté et de la Droiture.

Dans une bonne partie du Tibet, l'enseignement dans le primaire se fait principalement ou entièrement en tibétain, l'enseignement bilingue commençant rarement avant que les élèves atteignent le secondaire. Toutefois, le chinois est la langue d'enseignement de la plupart des écoles secondaires tibétaines. Les élèves qui continuent ensuite dans le supérieur ont la possibilité d'étudier les disciplines relatives aux sciences humaines dans une des facultés pour les minorités d'autres provinces5. En revanche, dans les écoles tibétaines de Dharamsala en Inde, les directives du Ministère du développement des ressources humaines exigent que les matières soient enseignées en anglais à partir du secondaire[citation nécessaire]6.

Afin de renforcer la présence des enfants à l'école et d'élever leur niveau d'éducation et de réduire ainsi l'illettrisme, il a été permis aux familles de conserver un enfant par foyer pour le travail des champs. De la même façon, cela permet d'en envoyer tout de même trois à l'école pour une famille de quatre enfants7, les études monastiques ont été interdites aux enfants, avant qu'ils n'aient passés l'enseignement de base, même si cela n'a pas été strictement appliqué. Afin de réduire les frais de scolarité, des aliments sont donnés aux enfants pour les élèves devant parcourir plus de 2 km pour rejoindre leur foyer. Des vêtements scolaires et couvertures sont également donnés aux enfants en pension8.

Selon le linguiste et tibétologue Nicolas Tournadre, l'usage de la langue tibétaine écrite a régressé durant la révolution culturelle au Tibet où elle était interdite. Elle a pris un nouvel essor dans les années 1980 mais régresse de nouveau depuis le milieu des années 1990 en raison de la prédominance du chinois dans l'éducation. Un nouveau règlement pour protéger la langue tibétaine est adopté le 22 mai 2002, sans toutefois obtenir le résultat escompté. Les jeunes dans les zones urbaines parlent le plus souvent un mélange tibéto-chinois9.

Nicolas Tournadre écrit qu'« en moins de cinquante ans, la langue tibétaine est devenue une langue menacée, condamnée à un déclin irréversible, voire à la disparition en deux générations si la politique linguistique actuelle est maintenue. La responsabilité du gouvernement régional et du gouvernement central est, dans ce domaine, évidente. »10. Comme l'indique le linguiste Claude Hagège : « C'est ainsi que les langues meurent. »11. De même le linguiste Jacques Leclerc considère aussi que la langue tibétaine est en voie de régression constante du fait qu'elle n'est plus valorisée, au contraire, et qu'elle est devenue inutile sur le marché du travail12.

De même, en 2003, le professeur de l'université des Sciences et Techniques de Hong Kong Barry Sautman, affirme qu'aucune des études récentes sur les langues en péril ne donne le tibétain comme langue en danger. Pour lui, le maintien de la langue chez les Tibétains tranche avec l'érosion des langues dans les régions marginales des états occidentaux réputés pour leur politique tolérante. Les affirmations selon lesquelles les écoles primaires de la RAT enseignent le mandarin standard sont erronées. En 1996, Le tibétain était la principale langue d'enseignement dans 98 % des écoles primaires, et actuellement le mandarin standard est introduit dans les premières années uniquement dans les écoles urbaines13.

Le tibétologue Elliot Sperling est d'avis, pour sa part, que « Dans certaines limites, la République populaire de Chine fait quelques efforts pour laisser s'exprimer une expression culturelle tibétaine » et « l'activité culturelle qui a lieu sur l'ensemble du plateau tibétain ne peut être ignorée14. ». En 2012, Katia Buffetrille fait partie des « 80 spécialistes mondiaux du Tibet » qui demandent à Xi Jinping d'intervenir pour sauver la langue tibétaine15.

Selon Stéphane de Tapia, directeur de recherche au CNRS16, le tibétain n'est parlé que par environ 1 million de Tibétains sur les près de 5 millions que compte la Chine et la langue tibétaine centrale, langue classique et littéraire, mais aussi langue religieuse, est devenue la langue d'usage pour la diaspora tibétaine17.
Alphasyllabaire
écritures mongole, tibétaine, ouïghour et zhuang en haut à gauche et chinois han, en haut au centre, d'un billet de 1 yuan de 1980.
Article détaillé : alphasyllabaire tibétain.

Sous Unicode, les caractères tibétains sont codés de 0F00 à 0F7F. Voici l'alphasyllabaire tibétain, en dbu can (caractères d'imprimerie), dbu med (écriture cursive) et en translittération Wylie.


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v · d · m

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

A

B

C

D

E

F
0F0


























NB






0F1

















ཀ༘

ཀ༙












0F2
































0F3











ཀ༵



ཀ༷



ཀ༹









ཀ༾

ཀ༿
0F4






























0F5
































0F6



























0F7

ཀཱ

ཀི

ཀཱི

ཀུ

ཀཱུ

ཀྲྀ

ཀཷ

ཀླྀ

ཀཹ

ཀེ

ཀཻ

ཀོ

ཀཽ

ཀཾ

ཀཿ
0F8

ཀྀ

ཀཱྀ

ཀྂ

ཀྃ

ཀ྄



ཀ྆

ཀ྇











ཀྍ

ཀྎ

ཀྏ
0F9

ཀྐ

ཀྑ

ཀྒ

ཀྒྷ

ཀྔ

ཀྕ

ཀྖ

ཀྗ

ཀྙ

ཀྚ

ཀྛ

ཀྜ

ཀྜྷ

ཀྞ

ཀྟ
0FA

ཀྠ

ཀྡ

ཀྡྷ

ཀྣ

ཀྤ

ཀྥ

ཀྦ

ཀྦྷ

ཀྨ

ཀྩ

ཀྪ

ཀྫ

ཀྫྷ

ཀྭ

ཀྮ

ཀྯ
0FB

ཀྰ

ཀྱ

ཀྲ

ཀླ

ཀྴ

ཀྵ

ཀྶ

ཀྷ

ཀྸ

ཀྐྵ

ཀྺ

ཀྻ

ཀྼ



྿
0FC













ཀ࿆
















0FD























0FE

0FF
L'écriture Phagspa

L'écriture Phagspa, alphasyllabaire, fut créée par le lama tibétain Phagspa à la demande du khagan Kubilai Khan au début de la dynastie Yuan en Chine impériale, comme écriture unifiée pour toutes les langues de l'Empire mongol. Phagspa la dériva de son écriture natale, l'écriture tibétaine, elle est surtout utilisée pour écrire les langues mongoles durant cette période et tomba en désuétude quand la dynastie Yuan fut réduite à la dynastie Yuan du Nord par la dynastie Ming.
Lexique
Cardinaux

Le tableau ci-après donne les nombres cardinaux en tibétain, en japonais (langue non sino-tibétaine, mais dont une partie des nombres sont importés de Chine), en birman, en cantonais, en shanghaïen, en mandarin, et leur traduction en français :
Tibétain Japonais Birman Cantonais Shanghaïen Mandarin Français
གཙིག་ gcig いち [ichi] ထိ thi/ထာ tha 一 jat 一 iq 一 yī un
གཉིས་ gnyis に [ni] ဟနိ hni 二 i 二 gnî 二 èr deux
གསུམ་ gsum さん [san] ထဩုန thoun 三 sam 三 se 三 sān trois
བཞི་ bzhi し [shi]; よん [yon] လေိ lei 四 sei 四 sŷ 四 sì quatre
ལྔ་ lnga ご [go] င nga 五 ng 五 nĝ 五 wǔ cinq
དྲུག drug ろく [roku] ဆဩ chao 六 lok 六 loq 六 liù six
བདུན་ bdun しち [shichi]; なな [nana] ကုန ဟနိ kun hni 七 tsat 七 tsiq 七 qī sept
བརྒྱད་ brgyad はち [hachi] သဟိတ shit 八 pat 八 paq 八 bā huit
དགུ་ dgu く [ku]; きゅう [kyû] ကဩ ko 九 kau 九 cioê 九 jiǔ neuf
བཅུ་ bcu じゅう [jû] သေ se 十 sap 十 zaq 十 shí dix
Notes et références

↑ (en) UCLA Language Materials Project (en), Tibetan [archive] : « Tibetan - Number of speakers: According to different accounts, from 3 to 7 million speakers. »
↑ (en) Christopher I. Beckwith, « Tibetan », in Facts about the World’s Languages: An Encyclopaedia of the World’s Major Languages, Past and Present (sous la direction de Jane Garry and Carl Rubino), The H. N. Wilson Company, New York and Dublin, 2001.
↑ UCLA Language Materials Project, op. cit. : « The numerous dialects of Tibetan have been classified in different ways by different scholars. According to Beckwith, the Tibetan dialects fall into five groups based on their geographical location: Northeastern, Eastern, Southern, Central, Western. »
↑ The Classical Tibetan Language, Stephan V. Beyer, Suny Press, 1992, pages 140-142
↑ (en) Gerard A Postiglione, Ben Jiao et Sonam Gyatso, « Education in Rural Tibet: Development, Problems and Adaptations », China: An International Journal, vol. 3, no 1,‎ mars 2005, p. 1-23 (lire en ligne [archive]) « Each class was about 45 minutes. Primary school children were taught Tibetan with some Chinese in the morning, followed by mathematics in the afternoon. Most children had school books in Tibetan script, except for the subject of Chinese language. » « Graduates of the xiang central school may go on to attend junior secondary school in the county seat, or designated secondary schools for Tibetans in Chinese cities across the country. »
↑ (en) Mary Ann Maslak, « School as a site of Tibetan ethnic identity construction in India », China: An International Journal, vol. 60, no 1,‎ février 2008, p. 85-106 (DOI 10.1080/00131910701794671)
↑ La politique de l'enfant unique chinoise n'est pas appliquée aux minorités
↑ Postiglione, Jiao et Gyatso 2005, p. 11,12.
↑ Le bilinguisme tibétain-chinois : situation et enjeux, Nicolas Tournadre [archive].
↑ Le bilinguisme tibétain-chinois : situation et enjeux, op. cit.
↑ Analyse de Claude Hagège [archive].
↑ Jacques Leclerc Université Laval (Canada). [archive]
↑ (en) Barry Sautman, "Cultural genocide" and Tibet [archive], in Texas International Law Journal, 1er avril 2003 : « […] none of the many recent studies of endangered languages deems Tibetan to be imperiled, and language maintenance among Tibetans contrasts with language loss even in the remote areas of Western states renowned for liberal policies ». « […] claims that primary schools in Tibet teach putonghua are in error. Tibetan was the main language of instruction in 98% of TAR primary schools in 1986 ; today putonghua is introduced in early grades only in urban schools ».
↑ (en) Elliot Sperling, Exile and Dissent: The Historical and Cultural Context, dans TIBET SINCE 1950: SILENCE, PRISON, OR EXILE, pp. 31-36 (sous la dir. de Melissa Harris & Sydney Jones, 2000), voir The Historical and Cultural Context par Elliot Sperling [archive].
↑ Sarah Halifa-Legrand Tibet. "Une langue et une culture menacées de disparition" [archive] L'Obs, 7 décembre 2012
↑ Stéphane de Tapia - autour de l'ouvrage La Turquie, géographie d'une puissance émergente - 15/04/2013 [archive]
↑ Stéphane de Tapia, Kazakhs, Kalmouks et Tibétains en France : minorités discrètes, diasporas en devenir ? [archive], éditions L'Harmattan, 2007, 273 p., en part. p. 63.

Apprendre le tibétain

Parlons tibétain, Gilbert Buéso. Éditions L'Harmattan, 1998, (ISBN 978-2-7384-7245-Cool.
Manuel de tibétain standard : Langue et civilisation (+ 2 CD), Nicolas Tournadre et Sangda Dorjé, éditions L'Asiathèque, 2003, (ISBN 2-911053-67-2).
L'écriture du tibétain classique; Les cahiers de tib'études (en 3 volumes), Dominique Thomas, Éditions Dzambala, 1997, (ISBN 2-90 6940-16-X)

Barcilona

Aeruportu du Barcilona…
Eru di passaghju
Cù una barba di trè ghjorna
È a pena à u cori.

I ramblas ùn li vidisti mai
Ma mancu avia vodda.
Eru postu à pusà, postu à aspittà
L’ori è l’ori, un aviò tricaticciu.

Ci fù ‘ssa donna bella è bruna
Un mantu subra ad idda
U so capeddu in manu
Chì si missi accantu à mè
È mi surusi.

T’aghju sempri in l’aeruporti
‘Ssa tencia d’addispiratu,
‘Ssi scarpona à i peda
È u mo saccu in coghju.
Una tirata chì mi faria passà
– par quidda ch’ùn sà –
Pà un avvinturieri.

Piacciu à i donni
In l’aeruporti.

Era taliana, o era spagnola
Una latina in partanza
Pà Vienna è u Centrauropa,
In partanza com’è tutti ‘ssi donni
Scruchjati trà dui avviò
Sempri in partanza.

Quattru paroli, dui surisa,
Mancu u tempu di sapè nudda
For’ di u disideriu
Putenti è fughjittivu
Chì duvia passà
Pà una stunda intesa
À traversu à i so ochja neri
È i mei senza culori.

A so bucca fù una chjama
In un filmu chì no fecimu
Cinqui minuti
U me corpu in u soiu
U smènticu di tuttu
I viti trà parèntesi
U tempu di coddaci
Quissa stodia difesa.

U disideriu palisatu
A verità sìmplicia
Pà u pocu tempu à sparta
Pà l’eternità à vena
Senza pudella sprima.

S’arrizzeti è partisti
I so anchi lighjeri
Troscia è si sintia :
Un ùltimu surisu
Unu sguardu finali
Fù tutti i donni à tempu
Innanzi di spariscia
Trà un addiu è l’altru.

——————–

Barcelone

Aéroport de Barcelone…
J’étais en transit
Avec une barbe de trois jours
Et le coeur lourd.

Je n’ai pas vu les Ramblas,
Je n’en avais même pas envie.
J’étais assis et j’attendais
Des heures entières un avion en retard.

Il y eut cette femme belle et brune
Elle avait un manteau
À la main un chapeau
Elle s’assit à côté de moi
Et me sourit.

Dans les aéroports j’ai toujours
Cette gueule de désespéré
Ces souliers aux pieds,
Et mon sac de cuir.
Une allure qui me ferait passer
– aux yeux d’une ignorante –
Pour un aventurier.

Je plais aux femmes
Dans les aéroports.

Etait-elle italienne ? Espagnole ?
Une latine en partance
Pour Vienne et l’Europe centrale.
En partance comme toutes ces femmes
Croisées entre deux avions
Toujours en partance.

Quelques mots, quelques sourires,
Pas le temps de savoir
Autre chose que le désir
Violent et fugitif
Qui devait passer
Une seconde intense
Dans ses yeux noirs
Et les miens sans couleur.

Sa bouche fut un appel.
Dans le film de cinq minutes
Qui se déroula dans nos têtes,
Mon corps dans le sien.
L’oubli de tout,
Nos vies entre parenthèse,
Le temps de recueillir
Cette histoire interdite.

Le désir mis à nu
La simple vérité,
Rien qu’un instant à partager
L’éternité à venir
Sans pouvoir l’exprimer.

Elle se leva et je partis,
Ses jambes étaient légères,
On la sentait humide
Un ultime sourire,
Un dernier regard,
Et elle fut toutes les femmes en une
Avant de disparaître
Entre deux adieux.

Parechji dimonia (Divers démons), Marcu Biancarelli (Albiana, 2002), traduction de FM Durazzo

Il s’agit d’un poème narratif au lyrisme personnel comportant plusieurs strophes. Un poème qui s’épanche, lui, comme un «filmu chi no fecimu cinqui minuti» et dont le sujet semble la vie amoureuse du poète, joies et peines données par une femme ou par les femmes, par «tutti i donni à tempu», réelles ou rêvées, venant du ciel ou de l’enfer, le héros ayant sans doute à lutter contre ses contradictions et ses propres démons (en référence au titre du recueil Parechii dimonia dont est tiré ce poème, et que, je le précise, je n’ai pas lu)…
Notre poète narrateur semble bien mal en point au début du texte avec «’Ssa tencia d’addispiratu», plutôt looser pathétique retournant chez lui «a pena à u cori» que «avvinturieri », pas vraiment un Don Juan car il a visiblement quelques problèmes pour plaire aux femmes:
«Piacciu à i donni
In l’aeruporti.»
et pour les retenir :
«In partanza com’è tutti ‘ssi donni /…Sempri in partanza».
C’est une rencontre à la fois réaliste et irréelle avec une femme dont le regard semble le faire renaître et qui, même si le poète semble se satisfaire de ce moment bref mais intense qui lui est donné, n’exclut pas le désir de savoir autre chose que «…u disideriu /Putenti è fughjittivu»…

Et pour terminer, revenons sur la fascination des deux poètes pour ces belles inconnues, en citant Baudelaire :

A une passante


La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douleur qui fascine et le plaisir qui tue.



Un éclair…puis la nuit ! – Fugitive beauté,
Dont le regard m’a fait soudain(ement) renaître, 

Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?



Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

Ô toi que j’eusse aimé, ô toi qui le savais !

Baudelaire (1860, « Tableaux parisiens » 1861)

(Les Fleurs du mal)

Auteur du billet : Emmanuelle Caminade, animatrice du blog « L’or des livres ».

(Note de l’animateur du blog : Vous trouverez d’autres billets sur la poésie de Jean-François Agostini sur ce blog ainsi que sur « L’or des livres », ainsi que sur les livres de Marcu Biancarelli.)

北京市

དོན་ཚན་དང་པོ།

འགྲོ་བ་མིའི་རིགས་རྒྱུད་ཡོངས་ལ་སྐྱེས་ཙམ་ཉིད་ནས་ཆེ་མཐོངས་དང༌། ཐོབ་ཐངགི་རང་དབང་འདྲ་མཉམ་དུ་ཡོད་ལ། ཁོང་ཚོར་རང་བྱུང་གི་བློ་རྩལ་དང་བསམ་ཚུལ་བཟང་པོ་འདོན་པའི་འོས་བབས་ཀྱང་ཡོད། དེ་བཞིན་ཕན་ཚུན་གཅིག་གིས་གཅིག་ལ་བུ་སྤུན་གྱི་འདུ་ཤེས་འཛིན་པའི་བྱ་སྤྱོད་ཀྱང་ལག་ལེན་བསྟར་དགོས་པ་ཡིན༎

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Ngawa Poirig Qangrig Ranggyong Kü et mògāo kū   Ven 16 Mar à 10:38

དོན་ཚན་དང་པོ།

འགྲོ་བ་མིའི་རིགས་རྒྱུད་ཡོངས་ལ་སྐྱེས་ཙམ་ཉིད་ནས་ཆེ་མཐོངས་དང༌། ཐོབ་ཐངགི་རང་དབང་འདྲ་མཉམ་དུ་ཡོད་ལ། ཁོང་ཚོར་རང་བྱུང་གི་བློ་རྩལ་དང་བསམ་ཚུལ་བཟང་པོ་འདོན་པའི་འོས་བབས་ཀྱང་ཡོད། དེ་བཞིན་ཕན་ཚུན་གཅིག་གིས་གཅིག་ལ་བུ་སྤུན་གྱི་འདུ་ཤེས་འཛིན་པའི་བྱ་སྤྱོད་ཀྱང་ལག་ལེན་བསྟར་དགོས་པ་ཡིན༎

윤동주
Sky, Wind, Star and Poem (1955), p.6 image.jpg
Born December 30, 1917
Myeongdongchon(명동촌), Longjing, Jilin, China
Died February 16, 1945 (aged 27)
Fukuoka Prison, Fukuoka, Japan
Occupation Poet
Language Korean
Education Yonsei University
Alma mater Rikkyo University English Literature
Doshisha University Literature
Genre Poem
Notable works 《하늘과 바람과 별과 시》(Sky, Wind, Star and Poem)

In Taiwan, the White Terror (Chinese: 白色恐怖; pinyin: báisè kǒngbù) was the suppression of political dissidents following the February 28 Incident.

The period of martial law lasted for 38 years and 57 days from 19 May 1949 to 15 July 1987.[2] Taiwan's period of martial law had been the longest period of martial law in the world at the time it was lifted, but has since been surpassed by the Syrian half-century martial law, which lasted from 1963 to 2011.[3]

The Green Island Human Rights Culture Park (Chinese: 綠島人權文化園區; pinyin: Lǜdǎo Rénquán Wénhuà Yuánqū) is a memorial park in Green Island, Taitung County, Taiwan to commemorate the victims of the White Terror.[

Patrimoine mondial en Chine
Culturel

La Grande Muraille (1987) · Grottes de Mogao (1987) · Mausolée du premier empereur Qin (1987) · Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang (1987) · Site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian (1987) · Ensemble de bâtiments anciens des montagnes de Wudang (1994) · Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa (1994) · Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde (1994) · Temple et cimetière de Confucius et résidence de la famille Kong à Qufu (1994) · Parc national de Lushan (1996) · Jardins classiques de Suzhou (1997) · Vieille ville de Lijiang (1997) · Vieille ville de Ping Yao (1997) · Palais d'Été, Jardin impérial de Pékin (1998) · Temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Pékin (1998) · Sculptures rupestres de Dazu (1999) · Anciens villages du sud du Anhui – Xidi et Hongcun (2000) · Mont Qingcheng et système d'irrigation de Dujiangyan (2000) · Grottes de Longmen (2000) · Tombes impériales des dynasties Ming et Qing (2000) · Grottes de Yungang (2001) · Capitales et tombes de l'ancien royaume de Koguryo (2004) · Centre historique de Macao (2005) · Yin Xu (2006) · Diaolou et villages de Kaiping (2007) · Tulou du Fujian (2008) · Mont Wutai (2009) · Monuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre » (2010) · Paysage culturel du lac de l'Ouest de Hangzhou (2011) · Site de Xanadu (2012) · Paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe (2013) · Le Grand Canal (2014) · Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan (avec le Kazakhstan et le Kirghizistan) (2014) · Sites du tusi (2015) · Paysage culturel de l’art rupestre de Zuojiang Huashan (2016) · Kulangsu, un établissement historique international (2017)
Naturel

Région d'intérêt panoramique et historique de Huanglong (1992) · Région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou (1992) · Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan (1992) · Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan (2003) · Sanctuaires du grand panda du Sichuan - Wolong, Mont Siguniang et Montagnes de Jiajin (2006) · Karst de Chine du Sud (2007) · Parc national du mont Sanqingshan (2008) · Danxia de Chine (2010) · Site fossilifère de Chengjiang (2012) · Tianshan au Xinjiang (2013) · Shennongjia au Hubei (2016) · Qinghai Hoh Xil (2017)
Mixte

Mont Taishan (1987) · Mont Huangshan (1990) · Paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan (1996) · Mont Wuyi (1999)

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CIEL, VENT, ÉTOILES ET POÈMES

Le poète coréen YUN Tong-ju a grandi dans une famille chrétienne, dans un pays occupé par les Japonais où sa langue maternelle était interdite, ainsi que son écriture, avec l'accord d'une grande partie de l'intelligentsia coréenne qui collaborait avec l'occupant.

Le fait qu'il composa toute son oeuvre en coréen et que, pour cela, il mourut très jeune en prison, en 1945, pour crime d'indépendantisme, confirme que dans cette période noire pour l'histoire et la culture coréenne sa vie et son écriture brillèrent comme une étoile dans la nuit.

Il s'agit, dans cet ouvrage de la première traduction française de l'oeuvre poétique complète de YUN Tong-ju qui porte dans le monde, depuis près d'une vingtaine d'années, son message de paix, d'amour et de liberté.

Sky, Wind, Star and Poem

In January 1948, 31 of his poems were published by Jeongeumsa, together with an introduction by fellow poet Chong Ji-yong; this work was also titled Sky, Wind, Star, and Poem (하늘과 바람과 별과 시). His poetry had a huge impact. In 1976, Yun's relatives collected his other poems and added them to a third edition of the book. The poems that are in this edition (116 in total) are considered to be most of Yun's works.

In a 1986 survey, he was selected as 'the most popular poet amongst the youth'[3] and his popularity continues to this day.

The following is a Korean-English translation of the Foreword to his collection, dated November 20, 1941.

서시(序詩):

죽는 날까지 하늘을 우러러
한 점 부끄럼이 없기를

잎새에 이는 바람에도
나는 괴로워했다

별을 노래하는 마음으로
모든 죽어가는 것을 사랑해야지

그리고 나한테 주어진 길을
걸어가야겠다

오늘 밤에도 별이 바람에 스치운다


"Foreword"

Wishing not to have
so much as a speck of shame

toward heaven until the day I die,
I suffered, even when the wind stirred the leaves.

With my heart singing to the stars,
I shall love all things that are dying.

And I must walk the road
that has been given to me.

Tonight, again, the stars are
brushed by the wind.
—Translated by Kyungnyun K. Richards & Steffen F. Richards[4]

SENTIMENTS
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
RÉVÉLATIONS DE
TAY
LA
Chouette effraie
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