Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.

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yanis la chouette



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MessageSujet: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:14

SENTIMENT, NATURE, CITATION, LA POÉSIE ET SECOURISME.

L'hippocampe feuille ou dragon de mer feuillu (Phycodurus eques) est une espèce de poisson marin apparenté à l'hippocampe, originaire du sud des côtes australiennes où il est protégé. C'est le seul représentant du genre Phycodurus.

Une citation est la reproduction d'un court extrait d'un propos ou d'un écrit antérieur dans la rédaction d'un texte ou dans une forme d'expression orale. Elle peut s'inscrire dans une référence.

Selon Olivier Millet, une citation est « un fait de parole (d'écriture), par définition individuel et unique, qui est repris comme tel — cité — par un autre locuteur ou une infinité de locuteurs » (Dictionnaire des citations, 1992, p. V).
La citation est, avec le plagiat, l'allusion, le lien hypertexte et la référence, une des formes du phénomène d'intertextualité.

La notion de citation contient d'après Antoine Compagnon, cinq « structures élémentaires » : un texte 1 « où l'énoncé apparaît pour la première fois et où il est pris », un texte 2 « où le même énoncé figure une seconde fois, en reprise », « l'énoncé lui-même », un auteur 1 (celui qui est cité) et un auteur 2 (celui qui cite) (La seconde main, 1979, p. 56). En réalité, les choses sont plus complexes. Par exemple, l'auteur de la parole ou du texte cité est généralement différent de celui qui fait la citation, mais un auteur peut être amené à se citer lui-même ; le texte 2 (la reprise) peut différer plus ou moins du texte 1 (l'original).

La citation est ponctuée par des guillemets ; parfois elle est donnée en caractères italiques.

Le propre d'une citation étant d'être un extrait. Elle se distingue donc des maximes ou proverbes, des devises et autres formules, dictons, mots d'ordre, etc. qui sont, eux, plus généralement anonymes. Mais, ce mot peut servir de terme générique pour toute forme d'expression brève, en particulier dans des recueils de citations.

Des auteurs tels que Blaise Pascal et certains genres ou styles se prêtent davantage à devenir sources de citations : dialogues théâtre classique, aphorismes, poésie, etc.

Ravisante, participe présent, Adjectif et Substantif.
I. − Part. prés. de ravir*.
II. − Adjectif
A. − Vx ou littér. Qui enlève de force. Synon. ravisseur.Toute la ville connut sa honte; elle la confia au grand saint Nicolas, qui (...) dit: − Seigneur, n'avez-vous tiré celui-ci du saloir que comme un loup ravissant pour dévorer ma brebis? (A. France, Mir. Gd St Nic., 1909, p. 110).V. gueule ex. 1.
− HÉRALD. Qui tient une proie. Faucon ravissant. [En parlant du loup, du renard] Dressé sur les pattes arrières, celles de devant levées. Clément Chardin des Lupeaulx dont le père (...) portait écartelé au premier d'argent au loup ravissant de sable emportant un agneau de gueules (Balzac, Employés, 1837, p. 278).
B. − Au fig.
1. Littér. Qui charme le cœur, l'esprit, les sens; qui procure un plaisir, une joie intenses.
a) [En parlant d'une chose] Ravissante fraîcheur. L'air qu'on respirait était ravissant; il pénétrait l'âme d'un sentiment de joie qui animait tous ceux qui étaient là (Staël, Corinne, t. 2, 1807, p. 323):
1. ... comment (...) le moindre élan de vie, chez la plante et chez l'animal, et dans tout le monde organique, trouve-t-il des expressions si ravissantes (et j'entends ravissantes par rapport à l'homme, c'est-à-dire susceptibles de ravir nos sens)... Gide, Journal, 1935, p. 1240.
♦ [En parlant d'une manifestation, d'une production de la pers.] [Victor Hugo] a la plus ravissante conversation, un peu à la Humboldt, mais supérieure et admettant un peu plus le dialogue (Balzac, Lettres Étr., t. 1, 1840, p. 544).Les femmes si distinguées qui dans leurs ravissantes lettres citent avec tant de savoir et d'à-propos Sophocle, Schiller et l'Imitation (Proust, Guermantes 2, 1921, p. 492).
− En partic. [Qualifie un sentiment] Qui met hors de son état ordinaire. Une incroyable expression d'étonnement et de joie rayonnait sur son front... Il était plongé dans une ravissante béatitude (Sue, Atar-Gull, 1831, p. 11).Mon tourment, mon désir insatisfait m'étaient une joie subtile et ravissante (Rivière, Corresp.[avec Alain-Fournier], 1906, p. 352).
− P. méton. [Qualifie un espace de temps] Où l'on éprouve une grande joie. Quelques ravissantes semaines de bonheur parfait s'écoulèrent (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 611).Des déceptions, des méprises, des contretemps nous chagrinaient souvent et des heures ravissantes survenaient, inattendues toujours (Chardonne, Claire, 1931, p. 130).
b) [En parlant d'une pers.] Revu (...) le portrait de Joséphine de Prud'hon. Ravissant, ravissant génie! Cette poitrine avec ses incorrections, ces bras, cette tête, cette robe parsemée de petits points d'or, tout cela est divin (Delacroix, Journal, 1847, p. 218).
c) [À propos d'une caractéristique, d'un trait partic. de qqc. ou de qqn, qui est indiqué]
− [par un compl. de nom] La chaire est un petit édifice du quinzième siècle, gothique fleuri, d'un dessin et d'un style ravissants (Hugo, Rhin, 1842, p. 355).
− [par un compl. de l'adj.]
♦ Ravissant de.Elle fut ravissante de bonne humeur et de muette tendresse (Michelet, Journal, 1849, p. 7).
♦ Ravissant en.C'est, en effet, une ravissante créature en beauté, en qualités et vertus (E. de Guérin, Lettres, 1840, p. 374).
2. Cour. [Sens affaibli] Qui est très joli, très agréable à voir, à entendre.
a) [En parlant d'une pers. (surtout d'une femme, d'un enfant), d'un (petit) animal] Je vous trouve ravissante, ma chère; vous avez des bras, un teint, des épaules... (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Bord du lit, 1883, p. 898).[Le petit chat] sera donc beau, il est déjà ravissant (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 240).
− [En parlant d'un attribut, du comportement de la pers.] Cheveux, mains, yeux ravissants; profil, visage ravissant; attitude ravissante. Ravissant nez de Sarah Bernhardt, bref, avec sa courte et léonine cloison des narines! (Colette, Jumelle, 1938, p. 139).Un ravissant sourire le transfigura dès qu'il aperçut d'Arrast (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1660).
b) [En parlant d'une chose] Elle (...) se tourna vers le chevalet, ferma les yeux à moitié, plaça son binocle et s'écria: − Charmant! adorable! ravissant! (Balzac, Œuvres div., t. 2, 1830, p. 7):
2. L'astuce des hommes de lettres sera donc de faire passer le génie d'un artiste pour du talent. La plus grande merveille peut sortir de ses mains, ils la décréteront « ravissante ». Cocteau, Poés. crit. II, 1960, p. 215.
− Ravissant + compl. indiquant le sens intéressé.Ravissant à la vue, à voir. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature (Hugo, Chans. rues et bois, 1865, p. 210).
III. − Substantif
A. − Subst. masc. sing. à valeur de neutre. Nous la suivrons (...) en tâchant de dessiner en toute vérité un portrait singulier, où il entre à la fois du ravissant et, vers la fin, du bizarre (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 6, 1852, p. 184).
B. − Personne ravissante. [Mmede Sévigné] la rieuse à belles dents, la malicieuse enjouée, la ravissante et la légère! (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 1, 1861, p. 289).J'entrai sans frapper dans le salon à l'épinette. Ma très ravissante était là (Milosz, Amour. init., 1910, p. 239).
REM.
Ravissamment, adv.D'une manière ravissante. Des épaules délicieusement modelées et ravissamment blanches (Goncourt, Journal, 1859, p. 666).Dans son jeu [de Chopin] dit-il [Liszt], le grand artiste rendait ravissamment cette sorte de trépidation émue, timide ou haletante, qui vient au cœur quand on se croit dans le voisinage des êtres surnaturels (Vuillermoz, Vie amour. Chopin, 1927, p. 15).
Prononc. et Orth.: [ʀavisɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1350 « qui enlève de force » Lÿon ravissant (Brun de la Montagne, 1137 ds T.-L.); 2. 1667 « qui provoque un vif sentiment de joie » (Molière, Melicerte, p. 128). Part. prés. adj. de ravir*. Fréq. abs. littér.: 1 200. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 392, b) 1 857; xxes.: a) 756, b) 1 612. Bbg. Duch. Beauté 1960, pp. 79-80; p. 81 (s.v. ravissamment). − Dumonceaux (P.). Lang. et sensibilité au XVIIes. Genève, 1975, pp. 100-103.

Usage rédactionnel de la citation

Le but d'une citation est de renforcer l'impact d'un texte par une forme de réquisition de l'expression d'un auteur de quelque notoriété. La citation soutient l'argumentaire ou l'illustre par une formulation autre ; elle peut aussi faciliter l'introduction à la question débattue.

L'extrait est généralement choisi pour sa représentativité du texte ou même plus directement des conceptions de son auteur. La citation est donc à la fois une forme de caractérisation et de substitution. En plus du respect de l'auteur, l'indication précise de la source (œuvre, discours) donne la possibilité de connaitre le contexte, de vérifier son exactitude matérielle, sa pertinence, et d'approfondir la connaissance de la problématique originelle.

L'emploi de la citation est délicat par sa nature même, puisque le propos cité est - d'une part - plus ou moins bien découpé dans un ensemble et isolé de ce contexte et d'autre part intégré à un autre contexte qui peut n'avoir que de vagues rapports avec le premier puisque rien n'y oblige le rédacteur.
Aspect légal
Article détaillé : droit de citation.

Ce transfert d'un contexte à un autre justifie que l'emploi de citations soit assujetti au droit d'auteur. En respect du droit moral de tout auteur sur son œuvre, il est important de citer l'auteur de l'extrait reproduit, d'éviter toute forme d'altération, de donner autant que possible la source précise d'où a été tiré l'extrait. Si cette source n'est pas dans le domaine public et si l'extrait reproduit est de quelque importance, il est prudent de demander l'autorisation de l'auteur ou de ses ayants droit, démarche a fortiori requise s'il est fait usage de plusieurs citations d'un même ouvrage.
Citations opportunes et importunes

La citation pose le problème de l'appropriation des idées et inventions d'autrui.

Deux situations peuvent déjà se concevoir relativement à la proportion de citations. D'une part, plusieurs types d'études peuvent reposer sur l'exploitation judicieuse d'un grand nombre de citations et tout le talent de l'auteur peut ne consister légitimement qu'en la justesse de leur choix et articulation. À l'inverse, d'autres essais peuvent se développer dans l'exploration critique des perspectives ouvertes par un seul extrait, considéré comme représentatif d'une époque, d'une œuvre, d'une école, etc. Un très grand nombre de proportions intermédiaires sont envisageables, sans qu'aucune règle théorique ne garantisse une valeur minimale à ces diverses compositions.
Dans le domaine scientifique des citations adéquates et bien sourçées améliorent la rigueur scientifique et permet de remonter à l'origine d'une théorie ou d'une information.

Dans ses plus mauvais emplois, la citation peut aisément faire illusion ; au risque d'affaiblir la crédibilité du propos au lieu d'en soutenir la trame. Le rapport de la citation à son contexte est à cet égard essentiel : celle-ci ne doit pas apparaître comme « plaquée » sur un exposé inconsistant, ni être une paraphrase dénuée d'intérêt, travers ainsi épinglés par Émile Fournier : « Citer est parfois une ostentation de savoir ».

La méconnaissance du texte-source n'interdit pas la citation, donc par réemploi de citations faites par d'autres. Mais ce réemploi risque d'indisposer le lecteur en lui suggérant que l'auteur cherche à lui en imposer sur ses lectures et son érudition, ou pire, risque le contresens ou un faux-sens (qui démontrerait en outre sans ambiguïté l'ignorance du texte initial). Le réemploi irréfléchi renforce de la même façon les risques d'anachronisme et autres formes de dénaturation des idées originales.
Genèse et fonctions substitutives des citations

En raison de sa nature de substitution à une formulation complète et originelle, l'abondance et les vocations des citations suivent l'évolution des moyens d'expres​sion(invention et diffusion du papier, évolution de l'imprimerie, archives, sténographie, presse écrite, informatique). Cette évolution parallèle suit deux plans, d'abord celui de la facilité même d'expression écrite apportée par tel ou tel moyen, mais aussi par les possibilités de conservation des documents créés. Avant même l'écrit, la citation est parfois le seul vestige du discours, de la harangue martiale, de l'invective emportée par le vent. Elle seule reste aussi pour donner corps à une rencontre de personnages retenus par l'histoire. Ensuite, le recours à la citation plutôt qu'à la copie partielle ou intégrale dépendra de l'existence primaire de document original (condition d'une copie) et de la conservation de ce document, voire de sa reproduction et de son ample diffusion (condition d'un accès direct) ; copie ou accès direct reléguant la citation à des fins plus spécialisées où son caractère de conservation-substitution n'est plus centrale (érudition).

Ainsi, la mémoire collective ne connaît-elle de nombreux auteurs que par les citations que d'autres ont fait de leurs propos ou même de leurs écrits avant qu'ils ne disparaissent. L'exemple-type de ce phénomène, ce sont les Fragments des philosophes pré-socratiques.

La mémoire collective n'a retenu parfois qu'une ou deux citations emblématiques du discours d'un tribun ou tout autre personnage de premier plan. Ne pouvant s'appuyer que sur les seules ressources de leur propre mémoire, les témoins n'ont retenu et transmis que ces mots devenus des raretés historiques. En de meilleures circonstances, la rédaction de journaux personnels et de chroniques a permis une première forme d'enregistrement moins réductrice et sans doute plus fiable.

Avec le développement exponentiel des moyens — et sans doute des sujets — de communication, la citation est toujours employée comme substitution, mais par un nouveau raffinement, celui de la réduction. À l'évocateur « Alea jacta est » du témoignage exceptionnel de Jules César sur la Gaule, fait écho un « Ich bin ein Berliner ! » (John F. Kennedy) ou un « Vive le Québec libre ! » (Charles de Gaulle) recueillis par des centaines de journalistes, photographes, caméramans et autres témoins immédiats. Les péripéties d'un voyage officiel et les discours de circonstance sont « réduits » par l'actualité en quelques formules percutantes ; formules dans lesquelles ensuite les diverses communautés opèrent encore des tris selon leurs particularités.

Le journaliste confronté à une masse croissante d'information cherche des raccourcis ; il est demandeur et même solliciteur de petite phrase, citation parfois bien arbitrairement choisie au sein d'un exposé, d'un débat parlementaire ou débat télévisé. Sortie de son contexte et de la chaleur des échanges, son auteur pourra parfois se demander s'il a bien dit cela, mais la mémoire collective en a jugé ainsi pour au moins un moment, pendant que d'autres hommes publics apprennent à retourner à leur profit cette obligation de faire court et percutant parfois au détriment du fond.

D'une manière générale, la nécessité de parvenir ou de se maintenir sur le devant de la scène publique et en particulier politique, d'obtenir la une dans la presse, favorise la tentation du trait d'esprit, du bon mot.

La mémoire collective s'adapte à la relative absence ou à la profusion des informations disponibles et se sert de la citation pour baliser le patrimoine qu'elle gère. Ainsi « Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité » plante pour toujours le drapeau de l'humanité de 1969 dans le territoire des grandes aventures de l'espèce.
Citations apocryphes
Article détaillé : Citation apocryphe.

L'absence de document probant – sources fiables – est la cause principale des citations apocryphes, c'est-à-dire dont l'auteur n'est pas certain ou généralement objet d'interrogations sur sa production ou sa formulation. Il peut aussi s'agir de manipulations délibérées, ou de privilège d'une forme emphatique.
Emplois particuliers de citations

Comme d'autres expressions brèves, généralement d'origine populaire, les citations sont parfois employées privées de contexte au sens strict :

   Propos hors-texte : citations d'en-tête de chapitre ou d'entrée en matière (épigraphe) ; dédicaces manuscrites.
   Devise familiale, de corporation, d'organisation, de nation, etc.
   Épitaphes, frontons gravés et autres participations à l'art scripturaire ;
   Légendes :

           Images pieuses, essentiellement catholiques ;
           Cartes postales, cartes d'anniversaire, etc ;
           Objets décoratifs et autres bibelots ;
           Affiches et films publicitaires ;
           Dessins humoristiques.

Des bases de données de citations sont également établies, généralement classées par thème et/ou par auteur. Présentées comme des dictionnaires, elles sont vendues ou consultables sous la forme de livres ou de sites web. Il existe aussi des recueils axés sur un thème en particulier.
Usage des citations dans les sciences humaines

Les diverses sciences humaines font un grand usage des citations dans les publications scientifiques. Contribuant beaucoup à la qualité d'un article, il est nécessaire de se former à l'art de la citation... des auteurs antiques, sources de références reconnues ou des auteurs plus contemporains fournissant un état des lieux du sujet traité.

Le droit est un grand producteur et un grand consommateur de citations, sans parler des citations à comparaître et autres éléments de procédure. De nombreux ouvrages juridiques sont composés de citations de divers types : textes législatifs, codes, coutumes, extraits de jugement, etc.
Voir aussi

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Bibliographie
Théorie

   Antoine Compagnon, La Seconde main ou le travail de la citation, Seuil, 1979, 415 p. (Savant).
   Othon Guerlac, Les citations françaises (1931), Armand Colin, 1954, avant-propos (p. 1-11).
   Olivier Millet, Dictionnaire des citations, LGF, 1992, préface, p. V-XXXIV.

Dictionnaires des citations

   Florence Montreynaud, Jeanne Matignon, Dictionnaire des citations du monde entier, Le Robert, "Les Usuels", 1993, 506 p. (Par pays).
   Pierre Oster, Dictionnaire des citations françaises, Le Robert, "Les Usuels", 2006, 944 p. (Chronologique)
   Gilbert Pons, Dictionnaire des citations, Ellipses, 2010, 740 p. (Avec les références précises).

Articles connexes

   Intertextualité
   Wikiquote
   Crossref
   Apparat savant

Liens externes

   Recueil de citations, proverbes et pensées positives [archive]
   Code de rédaction interinstitutionnel [archive]
   La base de citations et de proverbes d'evene [archive]

Titre : Rages de Césars
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Poésies (1870-1871).

Sonnet.

L'homme pâle, le long des pelouses fleuries,
Chemine, en habit noir, et le cigare aux dents :
L'Homme pâle repense aux fleurs des Tuileries
- Et parfois son oeil terne a des regards ardents...

Car l'Empereur est soûl de ses vingt ans d'orgie !
Il s'était dit : "Je vais souffler la liberté
Bien délicatement, ainsi qu'une bougie !"
La liberté revit ! Il se sent éreinté !

Il est pris. - Oh ! quel nom sur ses lèvres muettes
Tressaille ? Quel regret implacable le mord ?
On ne le saura pas. L'Empereur a l'oeil mort.

Il repense peut-être au Compère en lunettes...
- Et regarde filer de son cigare en feu,
Comme aux soirs de Saint-Cloud, un fin nuage bleu.

Arthur Rimbaud.

C'est la vie - Emerson, Lake & Palmer.
https://www.youtube.com/watch?v=xKvGVVpj9jQ

La nébuleuse de la Tête de Cheval, officiellement connue sous le nom de Barnard 33 (IC 434 désigne la nébuleuse émissive à l'arrière-plan), est une nébuleuse obscure dans la constellation d'Orion. La nébuleuse est située juste en dessous d'Alnitak (ζ Ori), l'étoile la plus à l'est de la ceinture d'Orion.

Sonny & Cher - Little Man 1966
https://www.youtube.com/watch?v=TMaW9xmuhg0

Arthur Rimbaud (1854-1891)

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
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MessageSujet: Re: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:20

Développement

En février 1968, La Planète des singes sort aux États-Unis et connait un succès critique et public assez surprenant, étant donné que les films de science-fiction avaient été quelque peu délaissés par les studios depuis le début des années 19603. Richard D. Zanuck, de 20th Century Fox, passait chaque jour en voiture devant les files d'attente des cinémas. L'idée d'une suite vint alors aux producteurs, bien que cela ne fût pas encore une habitude à cette époque3. De plus, la Fox connaissait à cette époque de nombreux problèmes financiers en raison de l'échec des films Star!, Tora ! Tora ! Tora ! et Hello, Dolly! au box-office. Ainsi, le studio comptait rentabiliser au maximum ce second film, en économisant beaucoup d'argent grâce à la réutilisation des décors du premier film3.

Les producteurs Arthur P. Jacobs et Mort Abrahams se tournèrent alors vers l'équipe du premier film. Cependant, les idées du scénariste Rod Serling ne firent pas l’unanimité chez les producteurs et le studio3. Arthur P. Jacobs contacta donc Pierre Boulle. Ce dernier élabora alors un scénario intitulé Planet of the Men (« la planète des hommes »), dans lequel Taylor et Nova rencontrent des humains vivant dans la jungle et fondent une colonie pour les faire évoluer. De son côté, le général-gorille Ursus prépare une guerre pour exterminer les humains. Sirius, le fils de Taylor et Nova, soulève ensuite une armée pour tuer les singes. À la fin du scénario, après la victoire des Hommes, un singe est exposé dans un cirque et doit amuser les humains. À des spectateurs qui lui demandent son nom, il répond péniblement : « Zaïus... »3. Mais le studio et les producteurs n'avaient pas l'impression de retrouver le « choc visuel » du premier film. Mort Abrahams, producteur associé, imagine alors quelques idées scénaristiques.

L'écrivain-scénariste-essayiste-poète anglais Paul Dehn est ensuite engagé, peu de temps après le succès de Goldfinger, coécrit avec Richard Maibaum. Très marqué par les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, Paul Dehn insère alors l'idée d'une guerre nucléaire dans l'histoire3. Il travaille alors avec Mort Abrahams à un scénario intitulé Planet of the Apes Revisited. Ils ont notamment l'idée d'un enfant mi-homme mi-singe et des tests filmés sont même réalisés. L'idée est cependant rapidement abandonnée3. En parallèle, Richard D. Zanuck sait que le personnage de Charlton Heston doit à tout prix être présent. Par amitié pour Zanuck et Arthur P. Jacobs, l'acteur accepte de revenir mais insiste pour que son rôle soit très limité et que son personnage meure3.

Le réalisateur du premier film Franklin Schaffner était pris par le film Patton. Le studio contacte alors Ted Post, qui avait réalisé de nombreuses séries télévisées. Ce dernier a d'abord refusé l'offre, trouvant le scénario trop éloigné du premier film3. Il accepte finalement de revoir quelques éléments du script avant de s'engager sur le projet3. Il demande ensuite que le coscénariste du premier film Michael Wilson intègre l'équipe, mais le budget du film passe de 5 à 2,5 millions de dollars en raison des problèmes financiers de la Fox3.

Durant la production, Richard D. Zanuck est renvoyé de la Fox par son père Darryl F. Zanuck3. Très frustré par cela, Ted Post raconte que Richard D. Zanuck aurait alors dit à l'équipe que la Terre devait exploser à la fin du film3. La fin du film est alors tournée, bien qu'elle déplaise à beaucoup de personnes, dont le réalisateur Ted Post3.
Distribution des rôles

Charlton Heston avait à l'origine refusé de participer au projet, qu'il trouvait ridicule. Il accepte cependant d'y apparaître à condition que son personnage meure, lui évitant ainsi d'apparaître dans d'éventuelles suites. L'acteur reverse ensuite son salaire à l'école de son fils4.

Dans ce deuxième épisode, le rôle de Cornelius est repris par David Watson, Roddy McDowall étant pris par un autre projet. Mais ce dernier reprendra le rôle dans le 3e volet, Les Évadés de la planète des singes.

Le rôle du général Ursus a été proposé à Orson Welles, mais il décline l'offre en raison de la contrainte du maquillage1. Quant à Burt Reynolds, il a été envisagé pour incarner John Brent1. James Franciscus, qui s'était fait connaitre grâce à la série télévisée Mr. Novak, est engagé notamment pour sa ressemblance avec Charlton Heston3. James Franciscus insiste pour étoffer son personnage et le rendre plus héroïque en procédant à plusieurs réécritures avec le réalisateur Ted Post3.

Le rôle du prêtre avait été proposé à Marlon Brando, mais à l'époque, il demandait que son nom soit au haut de l'affiche, alors que ceui-ci ne concernait une prestation de moins de dix minutes, et de plus, il demandait un pourcentage sur les recettes du film, avec un cachet mirobolant. Finalement, c'est un acteur beaucoup moins connu qui sera retenu : Thomas Gomez.

Le producteur Arthur P. Jacobs était un ancien publicitaire. Il avait eu l'idée d'inviter l'influent journaliste-chroniqueur James Bacon pour lui offrir des petits caméos dans plusieurs films de la saga. Non crédité aux génériques, ce dernier incarne brièvement un singe dans le premier film, celui-ci ainsi que dans La Conquête de la planète des singes et La Bataille de la planète des singes. Il joue également le Général Faulkner dans Les Évadés de la planète des singes3,5.

Shocking Blue- California here I come...
https://www.youtube.com/watch?v=eOKGUWjHWHA

Synopsis

Ayant perdu le contact avec l'équipage du vaisseau Icare du Capitaine Taylor, la NASA lance une mission de secours, composée de deux astronautes : le capitaine Donovan Maddox et le lieutenant John Brent. Suivant le même itinéraire que George Taylor et son équipage, les deux hommes s'écrasent à leur tour sur la planète des singes. Unique survivant du crash, Brent découvre avec l'aide de Nova que ce monde, en plus d'être gouverné par les singes, abrite également une communauté de mutants humains télépathes. Ces derniers, qui vouent un culte à la bombe atomique, ont élu domicile dans ce que les singes nomment la "zone interdite", qui n'est autre que New York en ruines. Or, le belliqueux général gorille Ursus, désireux d'étancher sa soif de conquêtes, projette de l'envahir…

Finalement, on apprend que dans le passé, les singes se sont révolté contre les humains, après que ceux-ci les aient pris comme animaux de compagnie après qu'un virus ait éliminé les chiens et les chats, et ont pus ainsi prendre le pouvoir sur terre. Brent retrouve Taylor, qui avait été fait prisonniers par les humains mutants, et le duo parvient a s'enfuir. Les humains mutants, voyant que les singes investissent la cité malgré leur pouvoir télépathique qui les avaient toujours maintenus a distance, décide de faire exploser la bombe qu'ils ont en leur possession. Alors que le duo est écrasé par les singes, Taylor utilise ses dernières forces pour activé la bombe, qui explose, anéantissant la planète.

Sonny & Cher ~ I Got You Babe (1965)
https://www.youtube.com/watch?v=80QHRTQ3Kmw

Poésie : Soleil et chair
Titre : Soleil et chair
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Poésies (1870-1871).

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !

- Ô Vénus, ô Déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.

Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !

II

Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son cors Olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être courtisane !
- C'est une bonne farce ! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

III

Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte !
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

- Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.

Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...

Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !...

Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...

IV

Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallipyge la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ;
- Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon !

Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairière sombre où la mousse s'étoile,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les Dieux écoutent l'Homme et le Monde infini !

Le 29 avril 1870.
Arthur Rimbaud.
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MessageSujet: Re: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:26

L'hippocampe feuille ou dragon de mer feuillu (Phycodurus eques) est une espèce de poisson marin apparenté à l'hippocampe, originaire du sud des côtes australiennes où il est protégé. C'est le seul représentant du genre Phycodurus.

La nébuleuse de la Tête de Cheval, officiellement connue sous le nom de Barnard 33 (IC 434 désigne la nébuleuse émissive à l'arrière-plan), est une nébuleuse obscure dans la constellation d'Orion. La nébuleuse est située juste en dessous d'Alnitak (ζ Ori), l'étoile la plus à l'est de la ceinture d'Orion.

Répartition géographique
Le dragon de mer feuillu est présent près des côtes du sud et de l'ouest de l'Australie, généralement dans des eaux tempérées peu profondes.

Découverte
Cette nébuleuse, située à 1600 années-lumière a été découverte pour la première fois en 1888 par Williamina Fleming sur une plaque photographique prise à l'observatoire du Harvard College et observée depuis par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel.

Morphologie
Détail de la tête.

Son nom provient de son apparence, il possède de longues protubérances en forme de feuilles présentes sur tout le corps. Ces protubérances ne servent pas à la propulsion et ne sont qu'un camouflage. Le dragon des mers feuillu se propulse au moyen d'une nageoire pectorale, sur le dessus de son cou, et d'une nageoire dorsale, plus près de l'extrémité de sa queue. Ces petites nageoires sont presque entièrement transparentes et difficiles à voir tant elles ondulent minutieusement pour mouvoir la créature tranquillement dans l'eau, participant à l'illusion d'une algue ondoyante. Pour se camoufler, il possède des appendices imitant les feuilles des sargasses, des algues brunes fréquentes dans leur milieu. Il peut également changer de couleur pour se fondre dans son environnement, mais cette capacité s'appuie sur l'alimentation du dragon des mers, l'âge, le lieu et le niveau de stress. Il peut être de couleur verte, jaune ou même rouge1.

Tout comme l'hippocampe, le nom du dragon des mers feuillu est dérivé de sa ressemblance avec une autre créature (dans ce cas, une créature mythique). Il est légèrement plus grand que la plupart des hippocampes, les plus gros spécimens observés avoisinant les 45 centimètres. Le dragon des mers feuillu a un long bec et de petites nageoires qui en font une proie facile pour ses prédateurs.

Le dragon de mer feuillu est lié aux syngnathes et appartient à la famille des Syngnathidés, comprenant les hippocampes. Il diffère de l'hippocampe dans l'apparence, la forme de locomotion, et son incapacité à saisir les choses avec sa queue. Une espèce parente est le dragon de mer phylloptère, qui est multicolore et imite des algues avec ses nageoires, mais est plus petit que le dragon des mers feuillu.


Birch Aquarium16.jpg
DSC28212, Leafy Sea Dragon, Monterey Bay Aquarium, Monterey, California, USA (8315353423).jpg

Description

Elle est facilement reconnaissable par la forme en tête de cheval qui lui a donné son nom et qui se découpe dans la nébuleuse. En effet, derrière la nébuleuse se trouve de l'hydrogène qui, ionisé par l'étoile brillante proche Sigma Orionis, donne une couleur rouge. L'obscurité de la tête de cheval est causée par la présence d'un nuage dense de gaz et de poussière. Cette dernière absorbe fortement le rayonnement visible émis par le gaz ionisé d'arrière-plan (rouge sur la photo).

À la base de la tête, on trouve de jeunes étoiles en cours de formation.

Elle fait partie d'un grand nuage moléculaire sombre qui est aussi connu sous le nom de Barnard 33. La luminosité rougeâtre qui l'environne provient de l'hydrogène ionisé par la proche étoile σ Orionis, qui est située à l'arrière de la Nébuleuse de la Tête de cheval.

Comportement

Il aime les bouquets d'algues où, à l'abri des prédateurs, il guette ses proies ; il se nourrit principalement de plancton et de crustacés, y compris des mysidacés, mais son régime alimentaire comprend également des crevettes et des petits poissons. Grâce à son aspect foliacé vert et jaune, il se fond entre le varech et le sable. Ainsi, vigilant et invisible, il peut vivre jusqu'à l'âge de 8 ans. Curieusement les dragons des mers feuillus n'ont pas de dents, ce qui est rare chez les animaux qui se nourrissent de petits poissons
Reproduction
Un couple en captivité.

Comme pour les hippocampes, le dragon des mers feuillu mâle s'occupe des œufs. La femelle produit jusqu'à 250 œufs rose vif, puis les dépose dans la queue du mâle via un long tube. Les œufs s'attachent alors à une plaque incubatrice, qui leur fournit de l'oxygène. Il faut un total de neuf semaines pour que les œufs éclosent, selon les conditions de l'eau. Les œufs virent couleur pourpre ou orange au cours de cette période, après quoi le mâle agite sa queue jusqu'à ce que les nourrissons sortent, un processus qui se déroule dans les 24-48 heures suivantes. Le mâle aide les bébés à sortir en agitant sa queue, et en la frottant contre des algues et des rochers. Une fois né, le nourrisson du dragon des mers est totalement indépendant, il s'alimente du petit zooplancton jusqu'à ce qu'il soit suffisamment grand pour chasser des mysidacés. Seulement 5 % des œufs survivent. Il faut environ 28 mois au dragon des mers feuillu pour atteindre sa maturité sexuelle.
Mouvements

Le dragon de mer feuillu utilise les ailettes sur le côté de sa tête pour s'orienter et pour tourner. Toutefois, sa peau est épaisse, ce qui limite sa mobilité.

Des dragons de mer feuillus seuls ont été observés au même emplacement durant de longues périodes (jusqu'à 68 heures). Mais il arrive qu'ils se déplacent sans s'arrêter pendant plusieurs heures, atteignant une vitesse allant jusqu'à 150 mètres par heure.
Menaces

Les dragons de mer feuillus sont soumis à de nombreuses menaces, à la fois naturelles et anthropiques. Ils sont capturés par les collectionneurs et utilisés en médecine alternative. Ils sont vulnérables dans la période qui suit leur naissance car ce sont des nageurs très lents, ce qui réduit leur chance d'échapper à un prédateur. Les dragons des mers se perdent souvent après les tempêtes, se retrouvant éloignés de leur parent car ils ne peuvent pas enrouler leur queue autour d'un support et sont donc à la merci des courants forts.

Comme les récifs coralliens d'Australie, les dragons des mers feuillus sont menacés par la pollution industrielle et le ruissellement des pesticides, ainsi que la collecte par les plongeurs irrespectueux, fascinés par leur aspect unique. En réponse à ces dangers, ils ont été officiellement protégés par le gouvernement fédéral d'Australie.
Habitat
Aire de répartition.

Le dragon de mer feuillu se trouve principalement dans les eaux de l'Australie de l'Île Kangourou, sur la rive sud de la baie Jurien et sur la rive occidentale. On pensait qu'ils étaient sédentaires, cependant, des recherches plus approfondies ont montré que le dragon des mers voyage en fait à plusieurs centaines de mètres de son habitat, pour retourner au même endroit à l'aide d'un fort sens de l'orientation. On les trouve principalement autour des massifs de sable dans les eaux jusqu'à 50 m de profondeur, en se cachant parmi les rochers et les herbes marines.
En captivité
Un dragon des mers feuillu à l'Aquarium de la baie de Monterey.

En raison de sa protection par la loi, l'obtention de dragons de mer est souvent un processus coûteux et difficile car les individus doivent provenir d'élevages et les exportateurs doivent prouver que leurs géniteurs ont été capturés avant la mise en place des restrictions ou qu'ils ont un permis de collecte. À ce jour, aucun programme d'élevage en captivité n'est parvenu à les reproduire (en récupérant une génération de dragons des mers maintenu en captivité pour se reproduire). Les dragons des mers ont un niveau spécifique de protection en vertu de la législation fédérale de la pêche, ainsi que dans la plupart des États d'Australie où ils habitent.

Ils sont très fragiles et instables en dehors de leur habitat naturel. La réussite de leur maintien en captivité relève en grande partie du secteur public, nécessitant un financement et des connaissances qui ne sont pas disponibles pour les aquariophiles amateurs.
Dans la culture

Le dragon de mer feuillu est l'emblème marin officiel de l'État d'Australie-Méridionale. Le festival Leafy Sea Dragon est organisé par le Conseil du district de Yankalilla. C'est un festival de l'environnement, des arts et de la culture du sud de la péninsule Fleurieu, avec le thème de la célébration du dragon des mers feuillu. La fête inaugurale, en 2005, a attiré plus de 7 000 participants et visiteurs.


Leafydragon.jpg
Ocean Park sea dragon.jpg
Phycodurus eques P2023149.JPG
Phycodurus eques P2023171.JPG
Phycodurus eques, Toba Acuario.jpg
Seadragon @ Oceanário de Lisboa.jpg


Références taxinomiques

Sur les autres projets Wikimedia :

Phycodurus eques, sur Wikimedia Commons Phycodurus eques, sur Wikispecies

Genre Phycodurus

Référence FishBase : liste des espèces du genre Phycodurus [archive] (en) (site miroir [archive])
Référence ITIS : Phycodurus Gill, 1896 [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Animal Diversity Web : Phycodurus [archive] (en)

Espèce Phycodurus eques

Référence Catalogue of Life : Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en)
Référence FishBase : espèce Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en) (+ traduction [archive] (fr)) (+ noms vernaculaires 1 [archive] & 2 [archive])
Référence ITIS : Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Animal Diversity Web : Phycodurus eques [archive] (en)
Référence UICN : espèce Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en) (consulté le 29 mai 2015)
Référence Fonds documentaire ARKive [archive] : Phycodurus eques [archive] (en)

Documents

(en) [vidéo] Dragon des mers feuillu en captivité [archive]
Fan-club Longue Vie à l'Hippocampe Feuille [archive]

Source

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leafy seadragon » (voir la liste des auteurs).

↑ Dinosoria [archive] consulté le 15 mai 2010

Voir aussi
Articles connexes

Nébuleuse d'Orion
Listes de nébuleuses

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Nébuleuse de la Tête de Cheval, sur Wikimedia Commons

Portraits croisés d’un destrier céleste - Science et Vie [archive]
La nébuleuse de la Tête de Cheval @ The Electronic Sky [archive]
Hubble observe la nébuleuse de la Tête de Cheval [archive]
(en) Nébuleuse de la Tête de Cheval [archive] sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

AINSI,

Nébuleuse de la Tête de Cheval
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Orion
Ascension droite (α) 05h 40m 59,0s
Déclinaison (δ) −02° 27′ 30,0″
Distance 1 600 al
(490,6 pc)
Dimensions apparentes (V) 8' × 6'

Localisation dans la constellation : Orion
(Voir situation dans la constellation : Orion)
Orion IAU.svg

Caractéristiques physiques
Type d'objet Nébuleuse obscure
Découverte
Désignation(s) Barnard 33, LDN 1630

et


Phycodurus eques
Hippocampe feuille
Classification Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Gasterosteiformes selon ITIS
Syngnathiformes selon FishBase
Sous-ordre Syngnathoidei selon ITIS
Famille Syngnathidae
Sous-famille Syngnathinae

Genre
Phycodurus
(Gill, 1896)

Nom binominal
Phycodurus eques
(Günther, 1865)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC : Préoccupation mineure

Titre : Mouvement
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Les Illuminations (1886).

Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l'étambot,
La célérité de la rampe,
L'énorme passade du courant,
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.

Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle ;
Le sport et le confort voyagent avec eux ;
Ils emmènent l'éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau.
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d'étude.

Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
- On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s'éclairant sans fin, - leur stock d'études ;
Eux chassés dans l'extase harmonique,
Et l'héroïsme de la découverte.
Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse s'isole sur l'arche,
- Est-ce ancienne sauvagerie qu'on pardonne ? -
Et chante et se poste.

Arthur Rimbaud.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:32

Les chutes d'Iguazú (en espagnol : cataratas del Iguazú), chutes d'Iguaçu (en portugais : cataratas do Iguaçu) ou encore chutes d'Iguassu, situées au milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre l'Argentine (80 %) et le Brésil (20 %), sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984. Le premier Européen à la contempler est Álvar Núñez Cabeza de Vaca au XVIe siècle. Des deux côtés des chutes, les gouvernements brésilien et argentin ont créé des parcs nationaux, le parc national de l'Iguaçu au Brésil et le parc national d'Iguazú en Argentine.

Toponymie

Iguazu vient du guarani : y (« eau ») et guasu (« grand »), littéralement « les grandes eaux ».
Géographie

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 3,0 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 80 m de hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo en espagnol ou Garganta do Diabo en portugais (« gorge du Diable »). L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau (soit six mille tonnes) par seconde.

Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine de Misiones. Elles comptent parmi les plus impressionnantes au monde, dans une géographie en favorisant la création. La cascade des Sept Chutes voisine était sans doute aussi phénoménale mais a disparu en 1982 à la suite de la mise en eau du réservoir du barrage d'Itaipu.
Parcs nationaux
Articles détaillés : Parc national d'Iguazú et Parc national d'Iguaçu.

De chaque côté de la frontière, les chutes font partie d'une réserve naturelle : le parc national d'Iguazú (Argentine) et le Parc national de l'Iguaçu (Brésil). Ces parcs ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984 et 1986, respectivement.

La majorité des chutes sont sur le territoire Argentin. En Argentine, plusieurs circuits de visites ont été aménagés au milieu de la forêt et au-dessus des différentes branches du fleuve, via différentes passerelles. Il est possible de s'approcher à quelques mètres seulement des chutes. Le train écologique de la jungle mène aux différents points de départ des visites, dont la cascade la plus impressionnante, la Garganta del Diablo (en forme de U ; 700 m de long, 150 m de large et 82 m de hauteur).
Image panoramique
Garganta del Diablo
Villes environnantes

Les villes les plus importantes et les plus proches des chutes sont à 18 km en aval du fleuve à sa confluence avec le Rio Paraná. Il s'agit des agglomérations de :

Foz do Iguaçu, au Brésil, dans le Paraná,
Puerto Iguazú, en Argentine, dans la province de Misiones.

Chutes d'Iguazú
Iguacu-004.jpg

Vue des chutes d'Iguazú.
Autres noms
Chutes d'Iguaçu
Identifiant WWD
109
Localisation Adresse
Paraná
Drapeau de l'Argentine Argentine (80 %)
Drapeau du Brésil Brésil (20 %)
Aires protégées
Parc national d'Iguazú, parc national de l'Iguaçu
Altitude
175 m
Coordonnées
25° 41′ 45″ S, 54° 26′ 13″ O
Caractéristiques Sauts
275
Plus grand saut
82 m
Largeur
2 700 m
Hydrographie Débit
1 756 m3/s
Cours d'eau
Rio Iguaçu
Bassin versant
Bassin de la Plata

Iguazu National Park *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Coordonnées 25° 41′ 43″ sud, 54° 26′ 12″ ouest
Critères (vii) (x) [archive]
Numéro
d’identification 303 [archive]
Année d’inscription 1984 (8e session)

et

Le parc national de Bryce Canyon (en anglais : Bryce Canyon National Park) est un parc national américain situé dans le Sud de l'Utah.

D'une superficie de 145 km2, le parc est renommé pour ses formations géologiques composées de roches colorées aux formes coniques et âgées de dizaines de millions d'années. Le parc est constitué de zones élevées et semi-arides, et présente un ensemble d'immenses amphithéâtres naturels parsemés de nombreux hoodoos produits par l'érosion du plateau de Paunsaugunt.

L'occupation humaine de la région remonte à une dizaine de milliers d'années mais aucune preuve archéologique n'indique pourtant que l'Homme y vit en permanence. Les régions environnantes du parc sont habitées par des peuplades précolombiennes entre le IIe siècle et le XIIe siècle, puis par des Amérindiens Païutes qui y limitent leurs activités à la chasse et la cueillette.

Les premiers explorateurs européens parviennent au sud de l'Utah à la fin du XVIIIe siècle et les premiers colons, des mormons, s'y installent à la fin du XIXe siècle. À la suite du travail que le charpentier Ebenezer Bryce effectue dans la région, cette petite communauté nomme le lieu Bryce Canyon. Il s'agit cependant d'un amphithéâtre naturel et non d'un canyon. En 1928, Bryce Canyon et sa région environnante deviennent un parc national. Les membres du personnel du National Park Service ont depuis pour mission de protéger les richesses du parc tout en accueillant et en sensibilisant le million de touristes qui visitent le parc chaque année.

Géographie
Carte du parc national de Bryce Canyon.

Situé au sud-ouest de l'État de l'Utah, le parc s'étend sur les territoires des comtés de Garfield et de Kane. Les métropoles les plus proches sont Las Vegas à 350 km au sud-ouest, Salt Lake City à 400 km au nord, et Denver à plus de 800 km au nord-est. Malgré son isolement, le parc est toutefois facilement accessible grâce à la route touristique américaine Utah State Route 12. D’une superficie totale de 145 km21, le parc s’étend sur environ 30 km du nord au sud, alors que sa largeur varie entre 2 et 10 km.
Relief

Le parc se situe en altitude, son point culminant étant à 2 778 mètres et le plus bas, au niveau du ruisseau Yellow Creek, à 2 018 mètres d'altitude2,3.

Toute la région appartient à la partie occidentale du plateau du Colorado, célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l’érosion, et présentes dans tous les parcs nationaux des environs. Bryce Canyon appartient plus particulièrement au sous-plateau de Paunsaugunt4, qui s'étend sur une région de 40 km sur 16 km. Plusieurs amphithéâtres naturels y sont creusés par l'érosion. Le plus grand d'entre eux, Bryce Canyon, mesure près de 20 km de long sur 5 km de large, pour une profondeur maximale d'environ 250 m2. Un chemin longe le bord supérieur de l'amphithéâtre et plusieurs postes d'observation, dénommés Sunrise Point, Sunset Point, Inspiration Point et Bryce Point, y sont présents5.
Climat

La région est sous l'influence d'un mélange de climats continental et montagnard. Le climat présente des hivers assez rigoureux et froids, et des étés relativement chauds. Le record de température minimale est de −34,4 °C, alors que le record de température maximale est de 36,1 °C. Des gelées peuvent se produire tout au long de l'année bien que celles-ci soient habituellement absentes de juin à septembre6.

Les précipitations, bien que régulières toute l'année, sont peu importantes dans le parc bien que celles-ci soient supérieures à celles des régions basses environnantes. L’humidité provenant surtout de l’océan Pacifique est stoppée au niveau de la chaîne montagneuse de la Sierra Nevada située plus à l’ouest. Les zones de faible altitude comprises entre la Sierra Nevada et le parc, qui font partie du Grand Bassin, présentent les conditions d'un désert d’abri. L'altitude plus élevée du plateau sur lequel se trouve le parc permet à la zone de recevoir plus de précipitations que les basses plaines désertiques. Les mois de mai et de juin sont les moins pluvieux, alors que le mois d'août est le plus arrosé. L'été est marqué par la mousson nord-américaine présente dans les régions désertiques du centre des États-Unis, qui se distingue du phénomène asiatique du même nom. Les pluies sont bien moins abondantes mais sont régulières les après-midis durant le mois d'août. Les petits canyons peuvent ainsi être très rapidement inondés par d'intenses coulées de boues7. En raison des basses températures, une grande partie des précipitations peut prendre la forme de neige6.
Nuvola apps kweather.png Relevés météorologiques de Bryce Canyon6 Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Record des températures maximales (°C) 16,7 18,9 24,4 27,8 31,6 35,5 36,1 34,4 32,8 29,4 23,8 19,4 36,1
Températures maximales moyennes (°C) 3,9 5,0 7,8 13,3 18,8 24,4 28,3 26,6 23,3 17,2 10,5 5,6 15,4
Températures minimales moyennes (°C) -12,8 -10,5 -8,3 -3,9 -0,6 3,3 8,3 7,2 2,8 -1,7 -7,2 -11,7 -2,9
Record de température minimale (°C) -34,4 -33,9 -25,0 -20,6 -15,0 -6,7 -3,9 -8,3 -8,3 -18,9 -28,9 -30,6 -34,4
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 43,2 35,6 35,6 30,5 20,3 15,2 35,6 55,9 35,6 35,6 30,5 40,6 414,2
Hydrographie
La rivière Paria à l'est du parc.

Le côté occidental du parc appartient au bassin hydrographique de la rivière Sevier. Celle-ci s'écoule en bordure du parc avant de se jeter plus au nord dans le lac Sevier qui est endoréique (les eaux qui entrent dans le lac n'en ressortent que par évaporation). Ce dernier, comme le Grand Lac Salé d'ailleurs, sont des vestiges de l'immense lac Bonneville8. Cela signifie également que la partie occidentale du parc appartient au Grand Bassin9.

La rivière Paria et les ruisseaux de l'est du parc appartiennent quant à eux au bassin du fleuve Colorado. Les eaux sortent du parc à l'est, traversent la forêt nationale de Dixie avant de rejoindre ce fleuve. Ce dernier, qui prend sa source dans les montagnes Rocheuses, s'écoule en direction du sud-ouest pour terminer sa course dans le golfe de Californie au Mexique, après avoir parcouru près de 2 250 km9,10,11.
Géologie
Article détaillé : Géologie de la région de Bryce Canyon.
Vue sur l'amphithéâtre naturel de Bryce Canyon.

L'histoire géologique de la région est marquée par de nombreux dépôts de sédiments du début du Crétacé jusqu'à la fin du Paléogène (c'est-à-dire de 130 à 40 Ma12). L'érosion de ces dépôts a ensuite créé au fil des années des hoodoos et d'autres structures géologiques.

Les roches de Bryce Canyon sont plus jeunes que celles du parc national de Zion, elles-mêmes plus jeunes que celles du Grand Canyon. La formation géologique de Bryce Canyon est ainsi la plus récente formation géologique de ce que l'on nomme le Grand Staircase, une immense suite de strates sédimentaires qui va jusqu'au Grand Canyon.

À la fin du Crétacé, la région aujourd'hui aride est recouverte par une mer intérieure peu profonde reliant le golfe du Mexique à l'océan Arctique13,14. Au fil du temps, le niveau de la mer varie et la région est tantôt immergée et tantôt émergée. Les couches géologiques de la région sont ainsi une succession de couches de dépôts sédimentaires marins et de dépôts de poussières14,2. Bien plus tard, la mer se retire totalement et laisse place à des plaines régulièrement inondées. Les plaines sont traversées par des rivières et parsemées de lacs qui recouvrent à nouveau le sol de dépôts qui sont à l'origine de la création de nombreuses formations géologiques14.
Orogenèse
Roches colorées dans le parc. La coloration rouge provient de l'hématite, un oxyde de fer.

L'orogenèse du Laramide, qui est à l'origine de la formation des montagnes Rocheuses, se déroule en parallèle de la fin du Crétacé au début du Paléocène (75 à 45 millions d'années15). Durant cette période, les couches de dépôts précédemment accumulées sous les eaux sont soulevées14. L'orogenèse s'arrête un moment durant l'Éocène14. De nombreuses inondations importantes ont lieu à cette époque, laissant d'énormes dépôts de nouveaux sédiments14. Les dépôts d'oxyde de fer ont créé une hématite de coloration rougeâtre, bien visible dans les roches de la région. Ces boues sont à l'origine de la formation de Claron dans laquelle se sont constitués les hoodoos colorés présents dans le parc14. En plus de l'hématite, on trouve des limonites de coloration jaunâtre2.

Finalement, un dernier mouvement tectonique est à l'origine du soulèvement de la partie occidentale du plateau du Colorado. Cette partie est ainsi découpée en neuf sous-plateaux dont le plateau de Paunsaugunt qui englobe le parc national de Bryce Canyon2,16. Ce soulèvement pousse le plateau à plus de 600 mètres au-dessus des vallées qui bordent son flanc occidental et son flanc oriental, tout en mettant à nu par érosion les roches de la formation de Claron. Ces vallées sont depuis drainées par la rivière Sevier à l'ouest et la rivière Paria à l'est16. Le plateau sépare depuis lors les bassins hydrographiques du Grand Bassin à l'ouest et du fleuve Colorado à l'est16.
Érosion
Hoodoos.

Dans le parc, l'érosion du plateau de Paunsaugunt entraîne la formation de différentes structures géologiques appelées murailles, arches et hoodoos. La couche géologique qui constitue la partie supérieure du plateau, la formation de Claron, est composée de roches sédimentaires et calcaires assez friables17.

Les bords du plateau s'érodent au fil du temps et forment des avancées de plus en plus étroites en forme de murs. Ces murs naturels commencent alors à se perforer au niveau de leurs points les plus faibles et des arches apparaissent. Avec le temps, elles s'agrandissent avant de se briser. Il ne reste plus alors que des piliers que l'on appelle hoodoos17.

Dans le parc, les arches peuvent avoir un diamètre variant entre 1 et 19 mètres. Ce type d'ouverture se forme dans la roche lorsque les précipitations y entrent, occupent davantage de volume lorsque l'eau se transforme en glace en cas de gel, et font ainsi exploser la roche par endroits. Dans le parc, ce phénomène de gel et de dégel peut se produire jusqu'à 200 fois chaque année17.

Les hoodoos ont des hauteurs variant de 1,5 à 45 mètres, ce qui reste toutefois bien inférieur à l'arche du Rainbow Bridge également située dans la région. La variation de l'épaisseur des hoodoos sur toute leur hauteur est très fluctuante, ce qui les différencie d'une simple colonne et leur donne des formes très variées. Certains d'entre eux ont été baptisés comme le « Marteau de Thor », la « Reine Victoria », ou « E.T.18 ». Les roches de la formation de Claron, dans lesquelles se forment les hoodoos, datent du Paléocène ou de l'Éocène (40 à 60 millions d'années). Elles sont essentiellement composées de calcaires mais aussi d'un peu de sables et d'argiles, car elles sont issues de dépôts de sédiments qui se sont accumulés au fond de lacs peu profonds et aujourd'hui disparus. Leurs colorations proviennent des différents minéraux inclus dans ceux-ci. La roche, en grande partie calcaire, est également érodée par l'acidité des eaux pluviales. Les hoodoos ont une meilleure résistance à l'érosion par rapport à la roche qui les entoure parce qu'ils disposent d'une fine couche supérieure de protection contenant du magnésium plus résistant aux intempéries. On estime que l'érosion du plateau se fait à un rythme de 0,6 à 1,3 mètre tous les 100 ans, ce qui signifie que de nouveaux hoodoos pourraient encore se former pendant environ trois millions d’années18.

L'érosion fait apparaître des arches, puis des hoodoos.

Arche dans le parc.

Hoodoo, le marteau de Thor.

Hoodoo, la reine Victoria.

Milieu naturel

Le parc national se trouve à l'ouest du plateau du Colorado, à la limite des déserts froids d'Amérique du Nord et de la cordillère occidentale des montagnes boisées du nord-ouest qui forment deux écorégions distinctes selon l'Agence de protection de l'environnement des États-UnisN 1, le Colorado Plateaus et la Wasatch and Uinta Mountains, plus humide, qui permet une flore plus verte et haute19,20,21. Les écorégions du WWF sont plus vastes et moins précises : il situe le parc dans l'écorégion Plateau de broussailles du Colorado22.

Selon le National Park Service, le parc national est un véritable laboratoire à ciel ouvert pour les scientifiques. Grâce à une dénivellation de près de 700 mètres, il présente trois types de couverture forestière distinctes dépendant du climat. Cette variété de biotopes permet une riche biodiversité composée de plus de 100 espèces d'oiseaux, de dizaines de mammifères et de milliers de plantes23. À Bryce Canyon vivent trois espèces d'animaux répertoriées comme espèces menacées. Il s'agit du Chien de prairie de l'Utah, du Condor de Californie et du Moucherolle des saules24.
Faune

Le parc abrite 59 espèces de mammifères dont le Cerf hémione, le Puma, l'Écureuil terrestre doré, le Tamia mineur, le Bassarys rusé, la Souris sylvestre, le Coyote et le Chien de Prairie de l'Utah. Ce dernier n'est présent que dans le sud-ouest de l'Utah. L'Ours noir, bien que très rare dans le parc, est toutefois présent25.

Parmi les 175 espèces d'oiseaux présentes, on trouve le Condor de Californie, le Grand Corbeau, le Faucon pèlerin, la Buse à queue rousse, le Colibri à queue large, le Colibri à gorge noire, le Moucherolle à ventre roux, l'Hirondelle à face blanche, la Mésange de Gambel, la Sittelle à poitrine blanche, le Cassenoix d'Amérique et le Geai de Steller. Certaines espèces ne font que passer dans le parc, d'autres y nichent seulement à la belle saison tandis que d'autres peu nombreux y restent toute l'année24.

Le climat relativement froid et sec de Bryce Canyon, n'est pas idéal pour les tétrapodes à sang froid. On y trouve cependant onze espèces de reptiles et quatre espèces d'amphibiens. Le Crotale de l'Ouest, un serpent venimeux, en fait partie. Le parc accueille également le Grand Iguane à petites cornes, la Grenouille léopard, le Crapaud du Grand Bassin, le Lézard de Sagebrush et la Salamandre tigrée26.

Selon les services du parc, des découvertes sont encore possibles concernant les insectes. 45 espèces de papillons et plus de 1 000 espèces d'insectes y ont toutefois été déjà répertoriées27.

Chien de prairie de l'Utah, menacé il se rencontre essentiellement au sud de l'Utah.

Écureuil terrestre doré, trouve sa nourriture dans les cônes des pins de la région.

Cerf hémione.

Grand Corbeau.

Cassenoix d'Amérique, apprécie les pignons présents dans les pins.

Condor de Californie, espèce réintroduite dans la zone du parc.

Lézard de Sagebrush, apprécie les zones recouvertes de buissons protecteurs.

Crotale de l'Ouest, un serpent venimeux.

Flore
La forêt de la région est essentiellement composées de pins.

Grâce à son altitude élevée, le plateau reçoit bien plus d'eau que les plaines désertiques environnantes. Son climat est en outre plus frais et une flore très spécifique peut ainsi s'y développer28.

Les sommets du parc sont recouverts par le Sapin du Colorado, l'Épicéa d'Engelmann et le Pin de Bristlecone. Le pin jaune et l'Épicéa bleu dominent la forêt de moyenne altitude. La forêt des zones les plus basses du parc est composée de Pins à Pignons et de Genévriers des Rocheuses. Cette zone accueille également le Chêne gambelii, des cactus et des yuccas29.

Parmi les autres espèces représentatives, on trouve le Sapin de Douglas, le Pin flexible, le Peuplier faux-tremble et la Potentille frutescente29. Des incendies sont parfois allumés par les services du parc afin de régénérer la biodiversité des écosystèmes29.

De nombreuses fleurs, parfois endémiques, peuplent le parc : le Pinceau indien de Bryce Canyon (Castilleja revealii), le lin de Lewis (Linum lewisii), le penstemon (Penstemon bracteatus), l'Iris du Missouri (Iris missouriensis), le Zigadène élégant (Zigadenus elegans), l'ancolie (Aquilegia scopulorum), et le vélar (Erysimum capitatum). Présent dans le parc, le « pinceau indien du Wyoming » (Castilleja linariifolia) est la fleur emblème de l'État du Wyoming depuis le 31 janvier 191730,31.
Histoire
Les pétroglyphes et d'autres vestiges découverts indiquent que l'homme est présent dans la région depuis des milliers d'années.

Les recherches archéologiques sur le territoire du parc et les environs indiquent que l'arrivée des premiers hommes dans la région remonte à près de 12 000 ans. Ces premières populations ne font probablement que le traverser, sans l'occuper en permanence32. Le parc présentant des conditions climatiques très rudes en hiver, il est difficile d'y vivre tout au long de l'année.

Au Paléolithique, à la fin de la dernière glaciation, le territoire sert de zone de chasse aux tribus Amérindiennes. Plus tard, des peuplades précolombiennes viennent chasser dans les zones forestières. Au moment de l'arrivée des premiers Européens, la tribu des Païutes se rend sur les hauts plateaux pour récolter les pignons des cônes des pins et pour y chasser le gibier32.

Les mormons arrivent dans la région au cours du XIXe siècle, et détournent les cours d’eau des hauteurs pour irriguer les cultures des plaines en contrebas. Cette maîtrise de l’eau leur permet de transformer les terres jusque-là arides en champs fertiles32.

En 1924, le parc obtient le statut de Monument national et en 1928 le statut de parc national, ce qui fait mieux connaître la région au public. Grâce à la compagnie de chemins de fer Union Pacific Railroad et aux travaux du Civilian Conservation Corps, le canyon devient alors plus facilement accessible. Le parc accueille au début du XXIe siècle plus d'un million de visiteurs chaque année32.
Amérindiens
Amérindien de la tribu des Païutes.

Les premiers Amérindiens occupent le proche plateau du Colorado il y a environ 12 000 ans, mais aucun vestige n'a pour le moment été découvert sur le plateau de Paunsaugunt33.

De culture précolombienne, les Fremonts et les Anasazis s'installent dans la région voisine du plateau du Colorado à partir du IIe siècle, et jusqu'aux environs du XIIe siècle. Les premiers occupent le nord et l'ouest de la région, tandis que les seconds s'installent au sud et à l'est du plateau. Une expédition de l'université Harvard étudie entre 1928 et 1929 les Fremonts et les Anasazis dans l'Utah sur différents sites archéologiques. Noel Morss, un membre de l'expédition, découvre des indices établissant un lien possible entre ces deux cultures. De telles découvertes sont ainsi faites au niveau du plateau de Kaiparowits tout proche du parc. Des vestiges de poteries et de mocassins indiquent bien que ces deux cultures sont différentes même si de nombreux objets se ressemblent par ailleurs. Par exemple, les mocassins des Anasazis sont réalisés avec des feuilles tissées de Yuccas tandis que ceux des Fremonts sont réalisés avec des jarrets de cerfs33,34,35.

Les Amérindiens païutes occupent la région du parc à partir du XIIe siècle. Le plateau de Paunsaugunt leur sert alors de lieu de chasse et de cueillette, mais aucun élément n'indique d'établissement permanent.

En 1936, un Païute vivant dans la réserve amérindienne de Kaibab rapporte une des légendes de sa tribu concernant le canyon33. Selon ce récit, les Païutes racontaient qu'avant l'arrivée des Amérindiens, un peuple légendaire habitait les lieux. Appelés To-when-an-ung-wa, ces êtres étaient des animaux de forme humaine. Ayant commis de mauvaises actionsN 2, ils sont punis par les coyotes qui les transforment tous en rochers. C'est une des interprétations légendaire véhiculée par la culture païute, présentant une explication à la présence sur le pourtour du canyon de rochers de formes et couleurs particulières. Les tribus Amérindiennes riveraines ont donné le nom de Angka-ku-wass-a-wits à ce lieu, ce qui signifie « Figures peintes en rouge33,34 ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_de_Bryce_Canyon

Parc national de Bryce Canyon
(en) Bryce Canyon National Park
USA 10654 Bryce Canyon Luca Galuzzi 2007.jpg
Nom local
(en) Bryce Canyon National ParkVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Parc national des États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Catégorie UICN
II (parc national)
Identifiant
1000
Adresse
Utah
Flag of the United States.svg États-Unis
Ville proche
350 km au nord-est de Las Vegas
Coordonnées
37° 38′ 20″ N, 112° 10′ 12″ O
Superficie
145 km21
Création
25 février 1928
Visiteurs par an
1 296 0001
Administration
National Park Service
Site web
Bryce Canyon National Park

AINSI,

Titre : Mémoire
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Derniers vers (1872).

I

L'eau claire ; comme le sel des larmes d'enfance,
L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ;
la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes
sous les murs dont quelque pucelle eut la défense ;

L'ébat des anges ; - Non... le courant d'or en marche,
meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle
sombre, ayant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle
pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche.

II

Eh ! l'humide carreau tend ses bouillons limpides !
L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes.
Les robes vertes et déteintes des fillettes
font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides.

Plus pure qu'un louis, jaune et chaude paupière
le souci d'eau - ta foi conjugale, ô l'Épouse ! -
au midi prompt, de son terne miroir, jalouse
au ciel gris de chaleur la Sphère rose et chère.

III

Madame se tient trop debout dans la prairie
prochaine où neigent les fils du travail ; l'ombrelle
aux doigts ; foulant l'ombelle ; trop fière pour elle ;
des enfants lisant dans la verdure fleurie

leur livre de maroquin rouge ! Hélas, Lui, comme
mille anges blancs qui se séparent sur la route,
s'éloigne par delà la montagne ! Elle, toute
froide, et noire, court ! après le départ de l'homme !

IV

Regret des bras épais et jeunes d'herbe pure !
Or des lunes d'avril au coeur du saint lit ! Joie
des chantiers riverains à l'abandon, en proie
aux soirs d'août qui faisaient germer ces pourritures !

Qu'elle pleure à présent sous les remparts ! l'haleine
des peupliers d'en haut est pour la seule brise.
Puis, c'est la nappe, sans reflets, sans source, grise :
un vieux, dragueur, dans sa barque immobile, peine.

V

Jouet de cet oeil d'eau morne, je n'y puis prendre,
ô canot immobile ! oh ! bras trop courts ! ni l'une
ni l'autre fleur : ni la jaune qui m'importune,
là ; ni la bleue, amie à l'eau couleur de cendre.

Ah ! la poudre des saules qu'une aile secoue !
Les roses des roseaux dès longtemps dévorées !
Mon canot, toujours fixe ; et sa chaîne tirée
Au fond de cet oeil d'eau sans bords, - à quelle boue ?

Arthur Rimbaud.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:37

La République et Canton du Jura (JU), plus souvent appelée canton du Jura ou Jura, désignée comme État démocratique et social fondé sur la fraternité en tant que République jurassienne dans le texte de l'article 1er de sa constitution originelle, est le vingt-sixième et le plus récent canton de Suisse. Delémont en est le chef-lieu. Il se situe dans le nord-ouest de la Suisse dans le massif du Jura et est intégré à la grande région suisse dénommée sur un mode double linguistique français et allemand Espace Mittelland. Son point le plus élevé se situe au mont Raimeux, à 1 302 m à la frontière entre le canton du Jura et le canton de Berne ; son point le plus bas est situé au passage de l'Allaine entre la frontière suisse, et la frontière française à Boncourt.

Le canton du Jura est le vingtième canton le plus peuplé de Suisse10, mais actuellement le moins riche de la Confédération Suisse11, avec 73 106 habitants12 en 2016. Ses habitants se nomment les Jurassiens et Jurassiennes. La majeure partie de la population se situe dans le district de Delémont, avec 37 912 habitants12 soit 52,08 % de la population totale du canton du Jura. La plus grande commune est Delémont avec 12 583 habitants12. La ville de Moutier, qui a accepté de rejoindre le canton le 18 juin 2017, sera la 2e commune dès son entrée qui sera effective en 2021. La langue nationale et officielle de la République jurassienne est le français.

Forêts jurassiennes

L'importance de la forêt et du pâturage boisé dans le Canton du Jura est indéniable. Près de 46% de la superficie du canton est occupée par la forêt (y compris le pâturage boisé), si bien que le Jura est le deuxième canton suisse le plus boisé après le Tessin.


La surface forestière s’établit à environ 37'000 ha, dont environ 4'600 ha de pâturages boisés. Cette surface représente un patrimoine public et privé, un lieu de travail décentralisé et un écosystème précieux proche de l'état naturel. La forêt modèle de manière déterminante le paysage tout en soulignant positivement les différentes entités paysagères présentes dans le canton (Jura plissé, plaine d'Ajoie, plateau des Franches-Montagnes).

72% des forêts appartiennent à des collectivités publiques (communes, bourgeoisies, Etat et Confédération). Le solde appartient à un grand nombre de propriétaires privés (environ 5'000), souvent sous la forme de petites surfaces difficiles à gérer de manière efficiente.

Sans tenir compte des pâturages boisés et des zones inaccessibles, la forêt jurassienne contient plus de 11 millions de m3 de bois sur pied. 36% du volume de bois présent en forêt est constitué de hêtre, suivi du sapin blanc (25%), de l'épicéa (18%) et du frêne (5%). Plus de 13 millions d'arbres d'un diamètre supérieur à 12 cm à hauteur de poitrine peuplent la forêt jurassienne. L'inventaire forestier cantonal a mis en évidence un rajeunissement suffisant et constitué d'essences adaptées, une répartition des classes d'âges déséquilibrée au profit des forêts âgées, un bon équilibre entre la forêt et le gibier, une faible proportion de bois mort en forêt et un état de santé correct des arbres présents.

Différents inventaires réalisés au cours des décennies permettent de mieux connaître la composition et l'état de la forêt jurassienne.

Histoire

Le canton du Jura trouve ses racines en 999, lorsque le dernier roi de Bourgogne donne à l'évêque de Bâle l'abbaye de Moutier-Grandval et ses dépendances. À partir de 1032, l'évêché de Bâle est rattaché au Saint-Empire romain germanique. Au début du XVIe siècle, l'évêque est progressivement écarté du pouvoir et doit quitter la ville de Bâle lorsque la Réforme y est adoptée. Il s'installera alors à Porrentruy, ville située en Ajoie et dépendant à cette époque du diocèse de Besançon. Le territoire restant, sur lequel il régnera jusqu'à l'éclatement de la Révolution française, correspond plus ou moins à ce qui est appelé aujourd'hui le « Jura historique » (composé du canton du Jura, du Jura bernois et de Laufon). Après 1648 et les traités de Westphalie, le Jura, séparé du reste du Saint-Empire, accroît ses liens avec la Confédération des XIII cantons.

La situation perdure jusqu'en 1792, quand le dernier prince-évêque de Bâle est chassé de sa résidence de Porrentruy par le vent de la Révolution française. Le 19 décembre est proclamée la République rauracienne, première république « sœur » de la République française. En mars 1793, elle est annexée de fait par la France et devient un département sous le nom de Mont-Terrible avec pour chef-lieu Porrentruy. La région de Montbéliard y est rattachée le 1er mars 1797 (11 ventôse an V). Par la volonté du Consulat, le département du Mont-Terrible est supprimé le 17 février 1800 par la loi du 28 pluviôse an VIII et est rattaché au Haut-Rhin, formant deux nouveaux arrondissements.

En 1815, par décision du Congrès de Vienne, ce qui, extrait du Jura francophone épiscopal, deviendra près de 164 années plus tard le canton du Jura fut attribué à la Suisse et en particulier au canton de Berne pour compenser la perte par ce dernier du Pays de Vaud et de la Haute-Argovie, quittant tous les deux le statut de bailliage commun, forme de colonie, pour être érigés en cantons de la Confédération.
La question jurassienne
Article détaillé : Question jurassienne.
Le cortège des pro-jurassiens lors du résultat du vote communaliste du 18 juin 2017 à Moutier, qui est favorable au canton du Jura.

Au cours du XIXe siècle, le Jura parvient, malgré le centralisme bernois, à conserver sa langue et sa culture françaises à travers la Société jurassienne d'émulation créée en 1847.

Dès lors, les tensions entre le Jura bernois et le reste du canton de Berne s'intensifient et aboutissent en 1917 à la constitution du « Comité pour la création d'un canton du Jura ».

En 1947, à la suite de l'éviction du conseiller d'État jurassien Georges Moeckli de la direction cantonale des travaux publics, pour des raisons de langue (un département aussi important ne pouvant décemment pas être dirigé par un francophone aux yeux de la majorité alémanique), le « Comité de Moutier » est créé puis, en 1949, le « Mouvement séparatiste jurassien » (MSJ).

En 1951, le MSJ se transforme en « Rassemblement jurassien » et, en réaction, une association anti-séparatiste, l'« Union des patriotes jurassiens » (UPJ), est créée.

En 1963, est fondé le « Groupe Bélier » qui va lancer des opérations spectaculaires bientôt dépassées par celles du « Front de libération jurassien » (FLJ), allant jusqu'aux actions à l'explosif.

La lutte aboutit à l'organisation d'un plébiscite. Le 23 juin 1974, un référendum sur la création du canton du Jura recueille 51,93 % de oui, mais seuls trois districts sur sept votent favorablement.

Le 16 mars 1975, le canton de Berne organise un vote dit « en cascade », et trois districts du sud restent attachés au canton de Berne, le district de Laufon — qui avait d'abord opté pour Berne — demandant son rattachement au demi-canton de Bâle-Campagne. Mais les mouvements de lutte, notamment le Groupe Bélier, le Mouvement autonomiste jurassien et le Mouvement indépendantiste jurassien poursuivent l'idéal d'une réunification du « peuple jurassien francophone ». Seules quelques communes du district de Moutier décident de rejoindre le canton du Jura. Comme leurs frontières sont communes à l'un des trois districts du nord, elles peuvent être rattachées au district concerné. Seule la commune de Vellerat, qui a décidé de rejoindre le canton du Jura, ne peut être rattachée à ce dernier qu'en 1994, puisqu'elle ne possède pas de frontières communes avec une commune d'un des trois districts du nord.

En 1976, le peuple jurassien (c'est-à-dire les habitants des trois districts septentrionaux francophones du canton de Berne) nomme les députés à la Constituante, dont la tâche est d'élaborer la constitution (loi fondamentale) du nouvel État cantonal.

La nouvelle constitution cantonale est approuvée par le peuple jurassien en date du 20 mars 1977. Cette constitution comporte 138 articles, dont le dernier n'a pas obtenu la garantie fédérale.

Bien que né à la suite du plébiscite, c'est le 24 septembre 1978 que le canton est officiellement créé par le vote positif des cantons suisses. La République et Canton du Jura entre en souveraineté le 1er janvier 1979.

En 1993, une commission indépendante est chargée de trouver une solution à la Question jurassienne, et conclut en faveur des séparatistes jurassiens : à savoir la réunification des citoyens et ex-citoyens bernois francophones au sein d'une même entité. Après la signature de l'accord du 25 mars 1994 entre Berne, le Jura et la Confédération, une Assemblée interjurassienne est créée dans ce but la même année. En septembre 2004, cette Assemblée entame les travaux en vue d'étudier la faisabilité d'une telle entité à six districts.

En février 2008, l'Assemblée interjurassienne publie son rapport intermédiaire qui prévoit la réunification jurassienne en un seul canton, dont le nombre de communes serait réduit de 132 à 6, pour 130 000 habitants, avec Moutier pour chef-lieu.

Le 12 février 2012, les gouvernements bernois et jurassiens signent une déclaration d'intention (accord) prévoyant que les populations du Jura et du Jura bernois devront se prononcer sur leur volonté de créer un nouveau canton ensemble.

Cette consultation se tient le 24 novembre 2013, sous la forme de deux référendums qui se déroulent simultanément dans le canton du Jura au nord et dans le Jura bernois au sud.

Dans le canton du Jura, 64,2 % de la population jurassienne se déplace aux urnes et le oui l'emporte à 76,6 %13.
À l'inverse, dans l'arrondissement administratif du Jura bernois, si la participation atteint 72,5 % avec un taux de 97,1 % à Rebévelier14, la population vote majoritairement non15 par 18 769 voix, soit 71,85 %, contre 7 352 oui, soit 28,15 %16.

Le 18 juin 2017, le corps électoral de la ville de Moutier s'est prononcé en faveur de l'adhésion au canton du Jura à 51,72 %, soit 2 067 voix contre 1 930 avec un taux de participation de 89,72 %17. Le changement de canton de la ville de Moutier ne devrait être effectif qu'au 1er janvier 202118.
Géographie
Géographie physique
Carte de l'Espace Mittelland
L'Espace Mittelland

Le canton du Jura se situe dans le massif du Jura au nord-ouest de la Suisse et fait partie de l'espace Mittelland. Au sud-ouest se trouve le canton de Neuchâtel, au sud celui de Berne, à l'est ceux de Soleure et de Bâle-Campagne. À l'ouest et au nord, se trouve la frontière française et les départements français du Doubs, du Territoire de Belfort (région Bourgogne-Franche-Comté) et du Haut-Rhin (région Grand Est).

Le point le plus élevé du canton du Jura se trouve juste en dessous du mont Raimeux, culminant à 1 302 m dans le canton de Berne; son point le plus bas est l'Allaine à 364 m ; sa superficie est de 838,55 km2.

Le canton fait partie de la région touristique Jura et Trois-Lacs et une partie du parc naturel régional du Doubs se trouve son territoire.
Monts
Relief du canton du Jura
Vue depuis le mont Raimeux.

Mont Raimeux 1 302 m
Les Sommêtres 1 079 m
Les Ordons 995 m
Montgremay 940 m
Faux d'Enson 927 m
Hasenschell 870 m
Roc de Courroux 837 m
Mont Terri 804 m
Roc au Corbeau 751 m

Montchaibeux 627 m

Cols

Col de la Croix (Jura)
Col des Rangiers

Rivières et lacs19
Bassin versant de l'Allaine

L'Allaine
La Coeuvatte
La Cornoline
Le Creugenat
L'Erveratte
Le Jonc
La Vendline

Bassin versant de la Birse
Étang de Lucelle.

La Birse
La Chèvre
Le Folpotat
La Gabiare
La Lucelle
La Scheulte
La Sorne
Le Tabeillon

Bassin versant du Doubs

Le Doubs

Étangs

Étang de la Gruère
Étang des Royes

Démographie

Le Jura comptait 73 106 habitants12 le 31 décembre 2016 appelés Jurassiens et Jurassiennes. Seules les personnes originaires de chacune des communes du canton du Jura en portent les citoyennetés communales et cantonale, ainsi toutes ensemble elles en constituent le Peuple « national ».
Langue

La quasi totalité de la population de la République jurassienne parle le français, l'ayant reçu comme langue parentale. Ainsi le Jura, en tant que canton suisse, fait donc naturellement partie intégrante de la Suisse romande que l'élite littéraire autonomiste n'hésitait pas à toujours nommer Suisse française déjà dans les années précédant la création du canton du Jura20 en dépit des usages de la presse suisse depuis la fin de la Première Guerre mondiale21. Au-delà des seuls cercles de l'intelligentsia jurassienne, l'expression Suisse française, reste en usage dans la population jurassienne aux côtés de Suisse romande. Le canton du Jura est aussi membre de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

La République jurassienne, à l'article 42-2 de sa constitution, attribue à son patois une forme de reconnaissance et de protection en lui donnant un statut officiel de patrimoine culturel jurassien. Le patois jurassien est composé de trois dialectes du franc-comtois ou langue comtoise et est à ce titre le seul patois francophone suisse de langue d'oïl. Il représente donc en Suisse une originalité linguistique, unique, toujours vivante, qui influence directement et en profondeur au quotidien toute la langue française parlée et écrite par les habitants et les ressortissants du canton du Jura. Les trois variantes dialectales sont l'ajoulot, le taignon et le vadais.

En patois jurassien, à savoir le franc-comtois, canton du Jura se dit Cainton di Jura.
Religion

La majeure partie des habitants du canton du Jura se revendiquent catholiques.

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 201322 :
Religion Pourcentage
Catholique romaine 69,3 %
Sans appartenance religieuse 12,0 %
Protestants 10,0 %
Autres chrétiens 3,9 %
Musulmans 2,4 %
Autres 2,4 %
Territoire
Districts
Article connexe : Districts du canton du Jura.
Carte des districts du canton du Jura

Le canton du Jura est découpé en trois districts depuis sa création, ces districts sont restés inchangés en termes de découpage lors de la création du canton en 1979 :
Nom Chef-lieu
Delémont Delémont
Franches-Montagnes Saignelégier
Porrentruy Porrentruy
Communes
Article détaillé : Communes du canton du Jura.

Le canton du Jura regroupe 55 communes23 au 1er janvier 2018 réparties en 3 districts. Le canton du Jura ne compte statistiquement qu'une seule ville avec Delémont, mais comporte deux autres cités qui, du temps de l'Évêché de Bâle, furent élevées au rang de ville. Il s'agit de Porrentruy et de Saint-Ursanne. En 2004, les communes de Delémont, Courtételle, Courrendlin, Courroux et Develier forment une agglomération au sens où l'entend la législation fédérale en vigueur.
Mobilité et transports
Réseau routier
L'A16 au niveau de Porrentruy.

Le canton du Jura possède une route nationale, l'autoroute A16 surnommée la « Transjurane », qui fait elle-même partie de la route européenne 27 (E27) reliant Belfort (France) à Aoste (Italie), longue de 48 km et entièrement ouverte depuis le 3 avril 201724. Le reste du réseau routier du canton du Jura est composé de 445 km de routes cantonales parmi lesquels on compte la route principale 18 (H 18) reliant La Chaux-de-Fonds à Bâle. Les routes communales, sauf celles bénéficiant d'un entretien cantonal ou bénéficiant de subventionss, ne font pas partie du réseau cantonal25.

Le Col des Rangiers et le Col de la Croix sont les deux cols du canton du Jura. Le Col des Rangiers est connu de par sa course de côte internationale Saint-Ursanne - Les Rangiers.
Réseau des transports publics
Une automotrice ABt des CJ en gare du Noirmoint.

Le canton du Jura dispose de 115 km de réseau ferré distribués sur cinq lignes26. La ligne RER (Porrentruy - Delémont - Bâle - Olten), le RE (Delle (F) - Boncourt - Porrentruy - Delémont - Bienne) et trois lignes des Chemins de fer du Jura (CJ) : Porrentruy-Bonfol, Glovelier - Le Noirmont - La Chaux-de-Fonds et Le Noirmont - Tramelan - Tavannes.

Il dispose aussi de 343 km de lignes de bus régionales sur 27 lignes desservies par CarPostal et les Chemins de fer du Jura, ainsi qu'une ligne urbaine à Porrentruy et deux lignes urbaines à Delémont, ce dernier réseau comprenant le service de bus sur appel PubliCar26. Ce réseau de jour est complété par 13 lignes de bus de nuit Noctambus circulant tous les samedis26.

Le canton du Jura possède un système d'abonnements (mensuel et annuel) de transport unique, le « Vagabond », qui permet de circuler librement dans une ou plusieurs des 15 zones géographiques couvrant le canton26 ; en revanche les autres titres (cartes pour un trajet ou à la journée par exemple) restent spécifiques à chaque réseau. En 2015, 5 529 personnes possédaient un abonnement « vagabond ».
Politique
Article détaillé : Politique du canton du Jura.

Dans le canton du Jura, le pouvoir législatif s'exerce dans un cadre de démocratie semi-directe et est conjointement détenu par le corps électoral et par Parlement du canton du Jura. La période de la législature est de 5 ans au bout desquels on réélit à la proportionnelle tous les députés parlementaires pour un nouveau quinquennat.
Institutions
Articles connexes : Parlement jurassien, Gouvernement jurassien et Liste des membres du gouvernement jurassien.

Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement jurassien qui est constitué de 60 membres (députés) élus au scrutin proportionnel par le corps électoral dans l'une des trois circonscriptions électorales (correspondant aux districts). Le Parlement est reconduit entièrement tous les 5 ans.

Le pouvoir exécutif est détenu par le Gouvernement jurassien, équivalent de chacun des conseils d'États dans les autres cantons suisses. Il est composé de 5 membres qui portent le titre de ministres, selon la tradition historique depuis l'indépendance de la République Jurassienne. Les 5 Ministres sont élus au suffrage majoritaire par le corps électoral.

Les ministres actuels sont :

Nathalie Barthoulot, PS ;
Jacques Gerber, PLR ;
David Eray, PCSI ;
Charles Juillard, PDC ;
Martial Courtet, PDC.

La représentation du canton du Jura aux Chambres fédérales est assurée :

Au Conseil national (Chambre du peuple) par Jean-Paul Gschwind (PDC) et Pierre-Alain Fridez (PS) ;
Au Conseil des États (Chambre des cantons) par Claude Hêche (PS) et Anne Seydoux-Christe (PDC).

Hymne officiel

Depuis 1990, l'hymne officiel du canton est La Nouvelle Rauracienne, chanson crée en 1950 sur la base de La Rauracienne dans le cadre du Mouvement autonomiste jurassien.
Institutions internationales

Le canton du Jura fait partie de l'Assemblée parlementaire de la francophonie et de la Conférence Transjurassienne, une institution de coopération transfrontalière.[réf. nécessaire]
Culture

Association pour la promotion de la lecture
FARB (Fondation Anne et Robert Bloch)
Société jurassienne d'Émulation

Châteaux, monuments
Article détaillé : Liste des biens culturels d'importance nationale dans le canton du Jura.
carte des châteaux du canton du Jura
Emplacement des châteaux du canton du Jura

Château du Vorbourg
Château d'Asuel
Château de Pleujouse
Château du Löwenburg
Château de Raymontpierre
Château de Porrentruy
Château de Delémont
Château du Domont
Château de Saint-Ursanne
Château de Coeuve

Musées

Le Jura possède plusieurs musées :

le Musée jurassien d’art et d’histoire (MJAH) à Delémont (histoire régionale et artistes régionaux)
le Musée de l'Hôtel-Dieu à Porrentruy (trésor de l'église Saint-Pierre, pharmacie du 19e, horlogerie, atelier de pierres fines, estampes de l'évêché de Bâle)
le Musée jurassien des sciences naturelles à Porrentruy (minéraux, fossiles, géologie, champignons, dioramas thématiques, l'histoire de l'évolution)

Certains sont moins importants :

Musée de la poterie à Bonfol
Musée rural jurassien aux Genevez (Habitat rural ancien, toit de bardeaux, fours, voûtes, outillage, 600 objets)
Musée Chappuis-Fähndrich à Develier (plusieurs milliers d'objet de la vie quotidienne du Jura de 1700 à 1950)
Musée de la Balance à Asuel (iconographie, maquette et objets archéologiques du château d'Asuel + présentation des châteaux médiévaux du Jura)
Musée du Mont-Repais située dans la chapelle de la Caquerelle à Asuel (pérenniser l'histoire de la région des Rangiers)
Musée du Löwenburg (objets archéologiques du Néandertal à l'époque moderne)
Musée des métiers d'antan à Fahy
Musée des vieilles traditions à Grandfontaine (Musée agricole et des Vieilles Traditions)
Musée lapidaire à Saint-Ursanne (tombeaux carolingiens et mérovingiens)
L'Arche de Noé à Vicques (Plus de 2000 animaux naturalisés).
Le POPA à Porrentruy (musée d'art optique).

Gastronomie

La damassine est le nom d'une eau-de-vie régionale produite principalement en Ajoie à partir de la sorte de prune appelée damassine, issue d'une des variétés du prunier de Damas: le damassinier.

Les cochonnailles confectionnées en Ajoie à l'occasion de la Saint-Martin et de ses ripailles ont une inégalable réputation.
Personnalités

Saint Fromond, VIIe siècle
Jules Thurmann (1804-1855), géologue et botaniste et phytosociologue.
Joseph Constantin Kaiser, (1886-1955), sculpteur, on lui doit la création et les rénovations de nombreuses œuvres dans le Jura.
Alfred Comte (1895-1965), pionnier de l’aviation suisse, d'abord comme pilote puis comme constructeur.
Gilberte de Courgenay, (1896-1957)
Jeanne Bueche (1912-2000), architecte spécialisée dans les réalisations religieuses.
Joseph Robert Kaiser, (1920-2009), sculpteur, on lui doit la création et les rénovations de plusieurs œuvres dans le Jura.
Roland Béguelin (1921-1993)
Christophe Lovis (1977-), astrophysicien né à Delémont

Littérature et poésie

Auguste Viatte, (1901-1993), homme de lettres.
Bernard Comment
Jean Cuttat
Nicolas Kury
Tristan Solier
Pierre-André Marchand
Rose-Marie Pagnard
Jean-Paul Pellaton
Ferenc Rákóczy
Alexandre Voisard
Pierre-Olivier Walzer
Georges Pélégry
Henri-Dominique Paratte

Santé
Articles connexes : Assurance maladie en Suisse et Santé en Suisse.

Le canton du Jura possédait 477 lits stationnaires27 dont 198 en EMS et UVP28 répartis sur les quatre sites de l'hôpital du Jura à Delémont, Porrentruy et Saignelégier29 qui ont permis un total de 162 597 journées de patients en 2015. Le gouvernement jurassien dicte la politique hospitalière du canton en suivant la loi cantonale jurassienne sur les établissements hospitaliers du 26 octobre 201130 et celui-ci est appliqué par le Service de la santé publique (SSA) jurassien31. Le canton bénéficie d'un médecin cantonal qui est responsable médical des domaines comportant une responsabilité de santé publique. Il est également le correspondant direct avec l'Office fédéral de la Santé public (OFSP) et surveille l'activité des professionnels de la santé entre autres32. Aussi, le canton du Jura dispose d'un pharamacien cantonal, chargé du contrôle des médicaments et qui travaille en relation avec le médecin cantonal33.

Les jeunes jurassiens sont suivis tout au long de leur scolarité obligatoire par la clinique dentaire scolaire, ainsi que par les infirmières scolaires elles-mêmes supervisées par les médecins scolaires34. Ce dispositif géré par le Service de santé scolaire (SSS) permet la prévention des pathologies bucco-dentaires d'un côté et d'assurer la bonne santé physiques et psychologiques de l'autre34. En parallèle, la Ligue pulmonaire jurassienne s'occupe de vacciner les écoliers35 et l'association jurassienne des animatrices en éducation sexuelle sont chargées de les pourvoir d'une éducation sexuelle au terme de cinq cours tout au long de la scolarité obligatoire36.

Quant aux statistiques, en 2015, le canton du Jura possédait 103 médecins et parmi eux 39 généralistes27. Ceci représente un taux de respectivement 1,42 et 0.54 médecins pour 1000 habitants27. Aussi, le canton dispose de 16 dentistes et 19 pharmacies, ce qui représente un taux de 0.22 et 0.26 établissements pour 1000 habitants27.
Éducation
Article détaillé : Système éducatif suisse.
Vue aérienne du Lycée cantonal de Porrentruy.

La scolarité obligatoire se déroule sur une période de onze années et commence à l'âge de 4-5 ans37. Le canton du Jura possède 34 cercles scolaires38 dans lesquels on retrouve 66 lieux scolaires qui pourvoient aux enfants une éducation primaire en huit ans37. Au terme de ces huit ans, l'enfant est inscrit dans l'un des dix collèges du canton du Jura dans lequel il passe trois ans39. Les résultats obtenus au terme de la onzième année sont déterminants quant à la voie que pourra prendre l'adolescent par la suite. Certains jeunes font parfois une douzième voire une treizième année soit quand ils n'ont pas les conditions requises pour être admis dans une autre école, soit quand ils ont redoublé et désirent achever le programme de la scolarité obligatoire40. Ensuite, les jeunes entrent dans une des divisions du CEJEF. La plupart des jeunes du canton du Jura se dirigent vers l'accomplissement d'un CFC. Une autre majorité se dirige vers l'accomplissement d'une maturité gymnasiale. Une minorité effectue une école de culture générale ou la réalisation d'une AFP41.

Le 17 décembre 2014, le Parlement jurassien a adopté les mesures du programme d'économies OPTI-MA42. Le but de ce programme est de réduire drastiquement les dépenses du gouvernement, notamment au niveau de l'éducation.
Notes et références

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↑ « Le pouvoir législatif partagé par 60 députés »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur jura.ch (consulté le 10 décembre 2008)
↑ « Liste des conseillers aux Etats par canton »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
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↑ « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance » [archive], sur Office fédéral de la Statistique.
↑ Art. 3 de la Constitution cantonale
↑ [xls] « Les points culminants des cantons suisses »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
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↑ Canton suisse
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↑ « Suisse française, Suisse romande : le virage de 14-18 ? », Geopolitis, un magazine de la RTS et de TV5 Monde,‎ 8 décembre 2013 (lire en ligne [archive] [[vidéo]])
« Comment est née l’appellation de Suisse romande ? Quels étaient alors les territoires concernés ? Geopolitis revient sur ce moment de l’histoire suisse au cœur de la Première Guerre mondiale dont on célèbre en ce moment le centenaire. À partir du minutage 07:13, l’émission se poursuit par une interview du professeur Georges Andrey, historien et enseignant émérite de l’université de Fribourg. Présentation : Xavier Colin. »
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↑ Lungenliga Schweiz, 3007 Bern, « Page d'accueil - Ligue pulmonaire Jurassienne » [archive], sur www.liguepulmonaire.ch (consulté le 27 juin 2017)
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www.jura.ch, République et Canton du Jura, « L'école secondaire - République et Canton du Jura » [archive], sur www.jura.ch (consulté le 30 juin 2017)
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↑ « Le gouvernement jurassien accepte les mesures d'économies du programme optima » [archive], sur www.arcinfo.ch (consulté le 30 juin 2017)

Petula Clark ~ Downtown (1964)
https://www.youtube.com/watch?v=z_m4Qb0iW-o

Jeanette - Porque Te Vas 1974 (1977)
https://www.youtube.com/watch?v=uWYTTQFyt74

Marie Laforet - Viens Viens.
https://www.youtube.com/watch?v=i5QAQFdZgYU

Titre : Tête de faune
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Poésies (1870-1871).

Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,
Dans la feuillée incertaine et fleurie
De fleurs splendides où le baiser dort,
Vif et crevant l'exquise broderie,

Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

Et quand il a fui - tel qu'un écureuil -
Son rire tremble encore à chaque feuille,
Et l'on voit épeuré par un bouvreuil
Le Baiser d'or du Bois, qui se recueille.

Arthur Rimbaud.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.   Lun 26 Fév à 10:44

Désert en Mauritanie...

S

Sahara‎ – 66 P • 9 C
Sahel‎ – 7 P • 1 C

La Mauritanie possède des frontières avec le Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc, mais dont la souveraineté n'est pas reconnue), l'Algérie, le Mali et le Sénégal.
Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français et espagnols ce qui explique la droiture des lignes.

La Mauritanie se divise en 4 régions naturelles :

le long de la côte atlantique s’étend un grand désert sablonneux, le Sahara ;
la région centrale est parsemée de plateaux escarpés ;
à l’est s’ouvrent de larges cuvettes dunaires ;
le fleuve Sénégal a creusé une vallée le long de la frontière sud du pays.

La Mauritanie est également traversée par le Karakoro.

Son climat est extrêmement aride, d'où une très faible densité de population : à peine 2 millions d'habitants en 1992 répartis sur une surface d'un peu plus de 1 million de kilomètres carrés. Entre Atlantique et Sahara, la Mauritanie doit s'accommoder de sa singulière géographie en subissant à la fois les rafales de l'océan et les tornades de sable venues du grand désert.

La Structure de Richat est une structure géologique située près de Ouadane en plein désert du Sahara.

Géographie physique
Topographie

La république Islamique de Mauritanie est située en Afrique de l’ouest entre le 15 et le 27 degrés de latitude nord et les 5 et 17 degrés de longitude ouest, avec une superficie de 1 030 700 km2.
Localisation de la Mauritanie

La Mauritanie est limitée au nord-ouest par le Sahara Occidental, au nord-est par l'Algérie, au sud-est par le Mali, et par le Sénégal au sud. À l’ouest, le pays est limité par l’Océan Atlantique et ses côtes s’étendent sur près de 754 km.
Géologie

Au centre et au nord du pays, le relief est constitué par les massifs montagneux de l’Assaba, du Tagant et de l’Adrar qui culminent à 400 et 500 mètres. Les parties les plus hautes sont, en général, constituées de roches dures qui forment des falaises abruptes. À l’exception de la plaine alluviale du Sénégal, appelée Chemama, large de 10 à 25 kilomètres, le reste du pays est constitué en grande partie d’alignements dunaires tels ceux de la grande région de sable qui s’étend à l’Est du Tagant et de l’Adrar.
Climat

Le climat est généralement très chaud et très sec, la majeure partie du pays étant désertique car occupée par le Sahara, le plus grand désert chaud du monde. À l'extrême sud, le climat devient semi-désertique car on transite vers le Sahel. Partout, les étés sont torrides. Il est doux en bordure de l’Océan Atlantique et connaît quatre mois de saison de pluies (de juin à septembre).

Le nord-est du pays composé de l'Erg Iguidi et de la dépression du Djouf est une des régions les plus chaudes du monde en été, entre juin et août, avec des températures maximales moyennes mensuelles avoisinant 50 °C. Au fort de Chegga, le long de la frontière avec l'Algérie, le thermomètre s'élève à une moyenne de près de 46 - 49 °C aux heures les plus chaudes des journées d'été1.

Les températures moyennes annuelles s'établissent sur l'ensemble du pays entre 26 °C et 32 °C, et partout à l'exception du littoral atlantique, la température maximale moyenne du mois le plus chaud dépasse nettement 40 °C. Les précipitations moyennes annuelles sont partout inférieures à 250 mm, et ne dépassent même pas 100 - 150 mm dans la majeure partie du pays. À l'extrême nord et nord-est, elles deviennent quasiment nulles.

Étant donné la grande sécheresse du climat sur l'ensemble du pays, la durée moyenne annuelle de l'insolation est très élevée. Le soleil brille pendant plus des trois quarts de l'année au sud, tandis que ce dernier brûle le sol quasiment en permanence dans le désert.

Il y a deux saisons principales au Sahara mauritanien :

de novembre à avril : chaleur et sécheresse absolue
de mai à octobre : canicule et grande sécheresse, quelques pluies éparses dans le sud du désert en juillet - août

Il y trois saisons principales au Sahel mauritanien :

de novembre à février : forte chaleur, sécheresse absolue, quelques vents de sable
de mars à juillet : canicule et grande sécheresse
d'août à octobre : chaleur, humidité, pluies

Géographie humaine
Armature urbaine
Article détaillé : Villes de Mauritanie.

En 2014, 59.3 % de la population mauritanienne était urbaine2. La ville principale est Nouakchott, avec ses 945,000 habitants.
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Réseaux de transport
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Notes et références

http://traveltips.usatoday.com/things-chegga-mauritania-102097.html [archive]
↑ « The World Factbook » [archive], sur www.cia.gov (consulté le 3 mai 2015)

Annexes

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Géographie de la Mauritanie, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Guelb

Bibliographie

Koïta Mohamed Lemine, Espaces, hommes et santé : géographie médicale de la Mauritanie, Université de Poitiers, 1998, 2 vol., 442 p. (Thèse de doctorat de Géographie)
Charles Toupet, Georges Laclavère et Théodore Monod (dir.), Atlas de la République islamique de Mauritanie, Éditions Jeune Afrique, Paris, 1977, 64 p. (ISBN 2-85258-084-5)

Continent Afrique
Région Afrique de l'Ouest
Coordonnées 20° 00' N 12° 00' O
Superficie

28e rang mondial
1 030 700 km2
Terres : 100 %
Eau : 0 %

Côtes 754 km
Frontières Total: 5 074 km
Mali 2 237 km, Maroc 1 561 km, Sénégal 813 km, Algérie 463 km
Altitude maximale 910 m (Kediet Ijill)
Altitude minimale -3 m (Sebkha de Ndrhamcha)
Plus long cours d’eau ?
Plus importante étendue d’eau ?

La structure de Richat (ou dôme de Richat), surnommée « l’œil de l'Afrique » ou traditionnellement Guelb er Richât, est une structure géologique située dans le Sahara en Mauritanie près de Ouadane1. Longtemps considérée comme une « énigme scientifique », elle mesure environ 50 km de diamètre et ne s'observe pleinement que depuis l'espace. Révélée dans toute son étendue en 1965 par une mission spatiale américaine, elle serait, d'après les dernières interprétations scientifiques géologiques2, le résultat d'un phénomène volcanique géant, vieux de 100 millions d'années (Crétacé), totalement effondré à la suite d'une longue érosion différentielle.

Elle est à 30 kilomètres au sud de la source d'un ancien cours d'eau appelé oued Saguiet el Hanura3.

Découverte et localisation

Cette structure avait été décrite dès 1916, avec de fortes approximations, par les militaires français, puis évoquée par Ernest Psichari dans son livre Les voix qui crient dans le désert (il y décrit la dépression qui borde le Richat à l'ouest, entre l'enceinte extérieure de la formation et la falaise bordière du plateau de Chinguetti). Le Guelb er Richat apparait pour la première fois sur une carte en 1922 (Service géographique de l'Afrique occidentale française). En 1934, Théodore Monod est le tout premier explorateur et scientifique à visiter cette étrange formation (le fac simile de son carnet d'exploration pour la journée du 7 juillet 1934 a été publié dans B. Lecoquierre, 2008, Parcourir la Terre, L'Harmattan4, p. 113). Il y retournera à de très nombreuses reprises, publiera un ouvrage scientifique sur la question en 1973 (avec Charles Pomerol) et y effectuera sa toute dernière mission en décembre 1998, à l'âge de 96 ans.

Le Guelb er Richat a attiré l'attention des premières missions spatiales à cause de sa forme caractéristique en oculus dans un paysage désertique assez monotone.

Décrite de façon imagée comme une ammonite gigantesque dans le désert, la structure, qui a un diamètre de près de 50 kilomètres et des dénivelés de 30 à 40 m, est devenue un point de repère pour les équipages des navettes spatiales5.

Elle se situe dans le désert de Maur Adrar, aux confins du massif de l’Adrar et de l’erg de la Maqteir ou Majâbat Al Koubra.

Le terme pluriel de Richat ou Richât (Rich au singulier), proviendrait d'un mot assanya (langue arabe parlée en Mauritanie) signifiant « les plumes »6 ou « les bras de plumes »7, faisant allusion aux formes de mini-cuestas circulaires. Semsiyyât, autre mot local signifiant « les enfants », désignerait des formes plus petites de ces reliefs6.
Interprétation scientifique

Après l'avoir interprétée comme une structure d'impact de météorite à cause de sa forte circularité, les géologues pensèrent à un soulèvement symétrique de type anticlinal circulaire.

Théodore Monod qui étudia ce phénomène avec ses collègues, publia dès 1973 des hypothèses proches de l'explication communément acceptée aujourd'hui6.

Depuis les années 2000, il est acquis que la structure de Richat est issue d'une forme rare de volcanisme géant, vieux de 100 millions d'années (Crétacé), qui a créé un dôme magmatique associé à des remontées hydrothermales. Il ne s'agit cependant pas d'un volcan car aucune lave n'est jamais parvenue en surface. Selon certains scientifiques, le terrain en place situé au-dessus du dôme, composé de sédiments déformés par la poussée, se serait effondré à la suite d'une longue et lente érosion karstique2, ce qui expliquerait la présente importante de brèches au centre de la formation.

Les quartzites du paléozoïque, qui composaient les couches de la structure alternant avec le calcaire, ont mieux résisté à l'érosion et forment aujourd'hui les anneaux résiduels concentriques de la structure.

D'autres phénomènes semblables, quoique moins spectaculaires, sont maintenant reconnus notamment en Algérie, au Tchad et au Mali8.
Tourisme

La large diffusion des images et des explications relatives à ce phénomène insolite a favorisé la venue de visiteurs, touristes ou scientifiques, vers ce lieu reculé de la planète. Cette fréquentation a nécessité la création sur place d'une installation d'accueil sommaire9.
Notes et références

↑ « La structure de Richat, une étonnante formation en plein cœur du Sahara » [archive] (consulté le 6 novembre 2014)
↑ a et b Archive vidéo de l'émission « Découverte » de Radio-Canada en septembre 2006 [archive] disponible plus facilement sur Youtube [archive] (visité le 29 novembre 2010).
↑ « Carte d'État-Major d'Algérie 1870 » [archive] (consulté le 6 janvier 2016)
↑ Bruno Lecoquierre, Parcourir la Terre, Paris, L'Harmattan, 2008, 273 p. (ISBN 978-2-296-04922-2), .
↑ « NASA - Richat Structure, Mauritania » [archive], sur Nasa (consulté le 9 novembre 2014)
↑ a, b et c www.annales.org [archive] : 'Travaux du Comité français d'histoire de la géologie, deuxième série, Tome 4, 1986 - "Théodore MONOD Souvenirs sahariens d'un vieux géologue amateur".
↑ La Mauritanie [archive] d'après Jean Finore
↑ « Structures of probably magmatic doming origin in North-Africa » (version du 29 août 2011 sur l'Internet Archive) (également sur l'archive Wikiwix, Norbert Brügge, Germany [mis à jour le 4 septembre 2010 - visité le 29 novembre 2010]
www.lexicorient.com [archive] Hotel au centre de la structure.

Voir aussi
Articles connexes

Guelb
Échelle des temps géologiques

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Structure de Richat, sur Wikimedia Commons

(fr) Archive documentaire vidéo de Radio Canada [archive] Émission "Découverte", septembre 2006.
(fr) Vivaville [archive] : L'œil de l'Afrique (synthèse documentaire et vocale).
(en) Astronomy Picture of the Day (APOD) [archive] : 28 octobre 2002.
(en) Astronomy Picture of the Day (APOD) [archive] : 19 mai 2013.
(fr) Ciel des Hommes [archive] (version française officielle de l'APOD) : 28 octobre 2002.
(en) NASA Earth Observatory (EO) [archive] : Image of the Day - 26 juin 2006.
(en) JSC Digital Image Collection [archive] : STS058-88-017.
(en) Google Maps [archive] 21.125978,-11.400204.
(fr) http://rosalielebel75.franceserv.com/armee-afrique/carte-algerie-1870-vue-d-ensemble.jpg [archive] Carte d'etat major
(en) http://www.b14643.de/Sahara/Mauritania_Craters/index.htm [archive]

[masquer]
v · m
Relief de la Terre
Colline · Dune · Montagne · Plage · Plaine · Plateau
La Terre : structure interne · Hydrosphère · Relief · Atmosphère

Titre : Le loup criait
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Derniers vers (1872).

Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.

Les salades, les fruits
N'attendent que la cueillette ;
Mais l'araignée de la haie
Ne mange que des violettes.

Que je dorme ! que je bouille
Aux autels de Salomon.
Le bouillon court sur la rouille,
Et se mêle au Cédron.

Arthur Rimbaud.

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La chouette effraie
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