Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.

Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 8174
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.   Ven 2 Fév à 3:31

LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.

@EmmanuelMacron
L’ÉTHIQUE EST QU'UN MINISTRE DOIT SE TAIRE MAIS IL EST DUR DE RIEN DIRE QUAND ON PARLE D'UNE VICTIME COMME D'UNE MARIONNETTE PARCE QUE DES PSYCHIATRES VONT TROUVER DES CIRCONSTANCES SUR DES ACTES INQUALIFIABLES, IL EST DIFFICILE DE NE PAS S'INSURGER.
Y'BECCA.
TAY

-------------------------

Egalité FH Compte certifié @Egal_FH 20 h il y a 20 heures
[#ArrêtonsLes] Dans 45 % des cas de viols sur majeures, le conjoint ou l’ex-conjoint est l'auteur des faits.
➡ En savoir plus : http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/arretons-les-02/


TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 7 min il y a 7 minutes
En réponse à @Egal_FH @MarleneSchiappa

MADAME LA MINISTRE, L’ÉTHIQUE EST QU'UN MINISTRE DOIT SE TAIRE MAIS IL EST DUR DE RIEN DIRE QUAND ON PARLE D'UNE VICTIME COMME D'UNE MARIONNETTE PARCE QUE DES PSYCHIATRES VONT TROUVER DES CIRCONSTANCES SUR DES ACTES INQUALIFIABLES, IL EST DIFFICILE DE NE PAS S'INSURGER.
TAY

------------------------

Valérie Boyer‏Compte certifié @valerieboyer13
Comme bcp de Français je suis choquée par ce drame, mais est-ce normal qu'une Ministre en exercice commente une affaire judiciaire ? La lutte contre les violences conjugales mérite une grande loi et non simplement des tweets ou de vagues discours #Schiappa

Castaner à Schiappa sur l'affaire Daval: "un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire"
http://www.bfmtv.com/politique/castaner-a-schiappa-sur-l-affaire-daval-un-ministre-n-a-pas-a-commenter-une-affaire-judiciaire-1363373.html


TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 11 min il y a 11 minutes
En réponse à @valerieboyer13

MADAME BOYER VALERIE, L’ÉTHIQUE EST QU'UN MINISTRE DOIT SE TAIRE MAIS IL EST DUR DE RIEN DIRE QUAND ON PARLE D'UNE VICTIME COMME D'UNE MARIONNETTE PARCE QUE DES PSYCHIATRES VONT TROUVER DES CIRCONSTANCES SUR DES ACTES INQUALIFIABLES, IL EST DIFFICILE DE NE PAS S'INSURGER.
Y'BECCA

-------------------------

MarleneSchiappa
‏Compte certifié @MarleneSchiappa
28 déc. 2017
🔵⚪️🔴 #25novembre historique Pour la 1ère fois un Président de la République porte depuis l' @Elysee en présence des asso, personnalités engagées, déléguées droits des femmes, une parole forte et des politiques publiques ambitieuses #NeRienLaisserPasser Merci @EmmanuelMacron

#En2018 nous mettrons en œuvre avec le @gouvernementFR les engagements ambitieux du Président @EmmanuelMacron pour éradiquer les violences sexistes et sexuelles, dans le cadre de la grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes lancée à l’ @Elysee le 25novembre.

En réponse à @MarleneSchiappa @gouvernementFR et 2 autres.

@ EmmanuelMacron
L’ÉTHIQUE EST QU'UN MINISTRE DOIT SE TAIRE MAIS IL EST DUR DE RIEN DIRE QUAND ON PARLE D'UNE VICTIME COMME D'UNE MARIONNETTE PARCE QUE DES PSYCHIATRES VONT TROUVER DES CIRCONSTANCES SUR DES ACTES INQUALIFIABLES, IL EST DIFFICILE DE NE PAS S'INSURGER.
Y'BECCA.
TAY

L’éthique et le regard
Du grec ηθική [επιστήμη], « la science morale », de ήθος « ethos », « lieu de vie ; habitude, mœurs ; caractère, état de l'âme, disposition psychique » via le mot latin ethicus, la morale.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique
Le Serment de Protection et de Soi.
Y'BECCA

--------------------

L’éthique (du grec ethos « caractère, coutume, mœurs »1) est une discipline philosophique portant sur les jugements de valeur. L'éthique se définit telle une réflexion fondamentale2 sur laquelle la morale établira ses normes, ses limites et ses devoirs3. Sa formulation se caractérise par des énoncés normatifs, prescriptifs ou encore évaluatifs parmi lesquels on trouve des impératifs catégoriques. La démarche éthique se distingue donc de la démarche scientifique qui elle se base sur des jugements de fait formulés dans des énoncés descriptifs, parmi lesquels on trouve des impératifs hypothétiques4. En absence d'impératif catégorique une formulation éthique relève d'une faute de logique intitulée paralogisme naturaliste. Pour des philosophes tel que Aristote et Kant, l'éthique a pour but de définir ce qui doit être5.

Le champ d'application de l’éthique peut s'articuler selon son degré de généralité. Dans cette perspective, l'éthique normative ou générale, s'intéressera principalement aux concepts du bien et du bon véhiculés dans les théories de justice sociale, que l'on retrouve entre autres dans les doctrines utilitariste, égalitariste et libertarianiste, alors que, au départ de ces théories, l’éthique appliquée s'intéresse plus particulièrement à des applications pratiques tels que le déontologisme.

Une autre approche du champ de l'éthique peut se faire en fonction de fondements, soit culturels, liés par exemple à la religion ou les traditions propres à un pays, un groupe social ou un système idéologique (on parlera dans ce cas d'éthique descriptive), soit conceptuels et épistémologiques (on parlera dans ce cas de méta-éthique).

La réflexion éthique peut se porter sur le passé mais aussi sur le présent (éthique de la vertu) et l'avenir (conséquentialisme). Elle n'est pas un ensemble de concepts abstraits et a les deux pieds dans le réel. En éthique rien n’est noir ni blanc, il faut donc nuancer les couleurs6. Dans la pratique, la démarche éthique consiste donc selon John Rawls à rechercher un équilibre réfléchi7.

Étymologie

Du grec ηθική [επιστήμη], « la science morale », de ήθος « ethos », « lieu de vie ; habitude, mœurs ; caractère, état de l'âme, disposition psychique » via le mot latin ethicus, la morale8.
Contextualisation

L'éthique regroupe un ensemble de règles qui se différencient et complètent les règles juridiques.
Manifestation pour abolir le travail des enfants, New York, 1er mai 1909.

Parce qu'elles intègrent le motif, le mobile des activités humaines et trouvent leur fondement dans l'intériorité de l'être9, les règles éthiques ont un champ d'action différent de celui des règles juridiques : un acte pourra être légal mais non conforme à l'éthique (par exemple l'achat d'un objet fabriqué par un esclave) ; un acte pourra être illégal mais conforme à l'éthique (par exemple l'assistance à un réfugié politique).

L'éthique inspire et précède souvent les règles juridiques : les règles morales sont souvent érigées en loi. Le temps de l'éthique permet la création du consensus social nécessaire à l'établissement de la règle de droit (par exemple, la défense de la cause animale est essentiellement traitée par l'éthique jusqu'au XVIIIe siècle mais tend à devenir juridique avec l'apparition de quelques lois de défense contre les mauvais traitements aux XXe et XXIe siècles).
Loi de Hume et quête de cohérence

En 1751, David Hume mettait en évidence le fait qu'il est impossible d'inférer une conclusion normative à partir d'un ensemble de prémices descriptives (loi de Hume). Face à ce constat logique, le raisonnement éthique doit donc nécessairement puiser ses prémices normatives, soit dans le registre de la théologie morale, soit dans les théories spéculatives issues de l'anthropologie philosophique. Mais dans le cas de nos sociétés modernes caractérisées par un mélange de religions et de cultures, la recherche d'un fondement absolu partagé par tous est devenue impossible. Pour cette raison, la pratique de l'éthique contemporaine se concentre aujourd'hui sur la quête de cohérences normatives établies sur base de discussions argumentées et non dogmatique, une pratique déjà observée au sein de la tradition socratique 10.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'éthique.

L’éthique a connu de nombreuses et importantes transformations au cours de son histoire. Concernant l’éthique occidentale il est ainsi possible d'établir certaines grandes périodes.

Dans l’Antiquité, l’éthique était dominée par le concept de « vertu » aussi bien chez Socrate que chez Platon, Aristote, les Stoïciens et Épicure. Ainsi, l’homme bon est celui qui réalise bien sa fonction, son télos. Il s’agit donc de réaliser pleinement la nature et ce qui constitue la nature humaine, afin d’atteindre le bonheur.

Au Moyen Âge l'éthique antique, celle de Platon puis d’Aristote, est intégrée à la tradition biblique.

Au début du XVIIe siècle, Descartes fut le premier philosophe à prendre nettement ses distances avec l’éthique antique qu’il jugeait trop « spéculative11 ». S’appuyant sur une nouvelle métaphysique, il fonde une morale dans un sens beaucoup plus individuel.

À ma fin du XVIIIe siècle, le développement de l'éthique moderne se poursuit avec la pensée Kant et la naissance de l’éthique déontologique : une réflexion critique sur les conditions de possibilité de la morale mettant l’accent sur le devoir.

Fin du XIXe siècle, avec Heidegger, l’éthique quitte toute dimension morale pour prendre les traits de la vérité de l'Être, voir La Lettre sur l'humanisme où il n'y a plus contradiction entre éthique et ontologie comme le craignait Lévinas.

À l'apogée du XXe siècle et à l'aube du XXIe siècle se développe l'éthique appliquée en rapport avec de nouvelles préoccupations environnementales et sociétales. C'est à travers la déontologie que s'établissent les codes de comportements au sein des gouvernances et des activités professionnelles.
Éthique et morale
Article détaillé : Philosophie morale.

Les rapports entre morale et éthique sont délicats, car la distinction entre ces deux termes eux-mêmes est différente selon les penseurs. Dans un sens « ordinaire», le terme éthique est synonyme de morale, et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière conforme de vivre dans un habitat en correspondant aux fins ou aux rôles de la vie de l'être humain (exemple : recherche du bonheur ou de la vertu).

Toutefois, si le terme « éthique » est synonyme de morale dans un sens « ordinaire », pourquoi le mot « morale » ne se rencontre-t-il pas une seule fois dans l'Éthique de Spinoza ? La raison en est que la morale consiste en un ensemble de règles « relatives » fictivement érigées en Bien et Mal absolus, comme le confirme sa définition dans le paragraphe suivant, alors que l'éthique est précisément la morale débarrassée de ses croyances superstitieuses absolutisant le relatif et de ses condamnations moralisatrices utilisées comme une arme contre les Autres, dixit Constantin Brunner (en), philosophe juif allemand (1862-1937), héritier spirituel de Spinoza.

La dichotomie Morale/Éthique sera explicitée par le philosophe Stéphane Sangral, dans "Fatras du Soi, fracas de l'Autre", comme, pour la morale, un ensemble de valeurs et de règles arbitraires et propres à chaque groupe, "un linceul crasseux qui recouvre le vivre-ensemble", et comme, pour l'éthique, un ensemble de valeurs et de règles universelles (duquel la morale parfois s'inspire, mais parfois seulement) liées à l'empathie, "un drap blanc sur lequel repose la cohérence du vivre-ensemble". La notion d'éthique personnelle ne qualifiant alors que le degré d’appropriation personnelle de l'éthique universelle.[réf. nécessaire]

Une distinction courante consiste à entendre par « morale » l’ensemble des normes propres à un individu, à un groupe social ou à un peuple, à un moment précis de son histoire et à appeler éthique la recherche du bien par un raisonnement conscient. Durant l'époque moderne, le terme « éthique » est généralement employé pour qualifier des réflexions théoriques portant sur la valeur des pratiques et sur les conditions de ces pratiques ; l’éthique est aussi un raisonnement critique sur la moralité des actions. Il est, par exemple, question de « comité d’éthique » au sein d’institutions scientifiques ou d’hôpitaux. L’éthique aurait donc ses fondements dans une décision dite rationnelle prise à partir d’un libre dialogue entre des individus conscients des savoirs et de cultures parfois riches de traditions et de codes idéologiques assimilés.

Une autre distinction est proposée par certains philosophes contemporains (Deleuze, Ricœur, Comte-Sponville, Robert Misrahi, etc.) pour définir la morale comme un ensemble de devoirs (impératifs catégoriques qui commandent de faire Le Bien posé comme valeur absolue, par exemple « tu ne tueras pas ») et l’éthique comme la réalisation raisonnable des besoins (tendance naturelle à chercher le bon comme valeur relative - la recherche de son bonheur, qui peut par exemple légitimer certains actes médicaux généralement considérés « immoraux » comme l’euthanasie, l'avortement, le don d'organe, etc.).

La morale est ainsi généralement rattachée à une tradition historique et parfois idéaliste (de type kantienne) qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, selon le dogme. Alors que l’éthique est liée à une tradition contemporaine et parfois matérialiste (de type spinoziste) qui cherche seulement à améliorer la perception de la réalité par une attitude « raisonnable » dans la recherche du bonheur pour tous. Ainsi, le droit se distingue de la morale et de l’éthique, dans le sens qu'il ne définit pas la valeur des actes, le bien/mal, le bon ou le mauvais. Il définit toutefois ce qui est permis et défendu par les pouvoirs d'une culture, dans une société humaine. La déontologie professionnelle est, pour sa part, l’ensemble des obligations que les professionnels s’engagent à respecter pour garantir une pratique conforme au code d’éthique de la profession, d'où le concept intermédiaire d'éthique déontologique.
Déontologie

Les morales du devoir fondent le caractère moral de nos actions par le concept d’obligation. Ce type de morale se conçoit indépendamment de toute conséquence qui pourrait résulter de nos actions. Par exemple, selon Kant, l'homme ne doit pas mentir pour éviter un meurtre, car l’obligation de dire la vérité est absolue et ne tolère aucune condition particulière12.

Un ensemble de règles appliquées a priori et ayant le statut d’obligations morales. Par exemple, le décalogue et la règle d’or ou l’éthique de réciprocité.

L'éthique des droits provient des droits de l'homme. Cette invention moderne est attribuée originellement à Rousseau et établit pour la première fois pour l’homme un ordre moral indépendant du cosmos, de la nature. Dorénavant, l’homme ne se distingue plus comme étant un animal doté de la raison comme chez Aristote, mais comme être ayant la liberté de s’arracher à la nature et d’instaurer une autre légalité que celle naturelle, c’est-à-dire celle de l’homme. Ce principe d’égalité est uniquement un droit juridique et non naturel.
Procéduralisme

Cette éthique se réfère à John Rawls et est fondée sur le pluralisme. Rawls affirme qu’il n'est plus possible de se baser sur une seule notion commune, le bien. Cela implique alors l’établissement de règles plutôt abstraites afin d’admettre une généralité de différences.

Jürgen Habermas considère qu’une solution à un conflit est légitime si et seulement si ceux qui sont concernés par ce conflit sont d’accord sur cette solution dans des conditions de paroles et de communication satisfaisantes. C’est pourquoi il est question d’éthique de la discussion ou de morale communicationnelle. Ainsi, c’est la procédure qui fait que la solution est ou n’est pas légitime.
Téléologie

L’éthique téléologique met l’accent sur les buts et les finalités d’une décision. Elle s’oppose à l’éthique déontologique. Dans cette optique, toute réflexion éthique se fonde sur les effets d’une action ; en effet toute action ne peut être jugée bonne ou mauvaise qu’en raison de ses conséquences. ex : Aristote développa une éthique téléologique du bonheur car pour lui « le bonheur est ce qui caractérise le bien être parfait et le fait qu’il doit toujours être possédé pour soi et non pour une autre raison ». Elle donna notamment naissance à l’utilitarisme chez les anglo-saxons.
Conséquentialisme

Dans les actions, l'humain prend souvent en compte les conséquences de ses actes. Ces conséquences peuvent donc être considérées comme des critères possibles de notre comportement, ce qui fait de ce type de morale, un type normatif. Pour une morale de ce genre, une conduite est morale si les conséquences d’un acte sont plutôt bénéfiques que défavorables. L’évaluation de la moralité d’une conduite se fait donc sur la base de ce qui est observable, plutôt que sur l’intention qui a un caractère privé et difficile à appréhender.

Plusieurs types de conséquentialisme peuvent être distingués, selon le critère choisi pour déterminer ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible :

l’altruisme, qui cherche à maximiser le bénéfice d'autrui, sans considération des avantages ou désavantages pour l'auteur,
l’égoïsme, qui cherche à maximiser le bénéfice de l'auteur,
l’utilitarisme, qui vise le bien de la majorité des parties prenantes.

Valeurs

En éthique, il est communément question de valeurs — qui sont de l'ordre de l'Être et du Bien, qui indiquent des idéaux à poursuivre (Autonomie, vie et santé, justice) — des principes — qui donnent des grandes orientations à l'action, qui fixent des attitudes (Autodétermination, respect de la vie, rendre à chacun son dû) — de normes et de règles — qui déterminent l'action, qui encadrent la décision (Consentement libre et éclairé, prendre les « moyens proportionnés », respect des contrats). Le mot « valeur » est le plus général et le plus dynamique ; il a d'abord une évocation philosophique avant d'avoir une retombée éthique. Le mot « principe » désigne une orientation fondamentale, inspiratrice d'action. Le mot « règle » évoque quelque chose de plus concret, plus proche de l'action. Le principe est souvent indéterminé, et admet des applications diverses. La règle a un contenu précis.

Les grands principes sont relativement peu nombreux et stables ; les règles peuvent être nombreuses et variables. Ainsi Durand13 souligne la difficulté de présenter l’éthique (ou la morale) selon trois points :

elle vient du fait qu'elle n'est pas un secteur séparé de la vie, mais une dimension permanente de tout comportement. Des valeurs, en effet, sont mises en œuvre plus ou moins explicitement dans tous les comportements et toutes les décisions. Ainsi la pratique de la médecine, des sciences infirmières, du travail social, du droit, par exemple, implique inévitablement des choix éthiques, des choix de valeurs morales ;
elle tient au vocabulaire qui varie selon les auteurs. Les mots comportent, d'un milieu à l'autre, des connotations ou des sens divers ;
elle tient au fait que celle-ci renvoie finalement à une réflexion philosophique, laquelle a donné naissance à une multitude de théories éthiques plus ou moins contradictoires.

Selon Durand13, trois mots reviennent fréquemment dans le discours sur l'action humaine : éthique, morale, déontologie ; et ceux-ci sont parfois pris comme synonymes. D’ailleurs historiquement pour les deux premiers, ils ont été employés très souvent l'un pour l'autre. Étymologiquement, les mots éthique (d'origine grecque) et morale (d'origine latine) renvoient aux mœurs, à l’analyse des mœurs, aux réflexions sur la conduite humaine. Le mot déontologie (du grec : deon-deonlos) désigne lui aussi des règles, devoirs et obligations. Les trois mots renvoient au comportement, à l'action humaine, à la prise de décision. Ils concernent ce qu'il faut faire, ce qui doit être fait (le devoir, les valeurs), par opposition à ce qui se fait (les mœurs).

Droz14 définit l’éthique comme un ensemble rationnellement structuré de valeurs explicites qui définissent le bien, le juste et le beau, par lequel quelqu’un rend compte de lui-même, de ce qui le fait exister et agir. Elle est la manière de dire comment l'individu se doit de vivre et à partir de quoi il doit juger et décider. Il s’agit en conséquence, d’un système explicite et argumenté de valeurs qui induisent des comportements ou des pratiques sociales. Il y a donc des éthiques universelles (droit de l’homme) ou des éthiques propres à une culture. Bob Jickling (1996) propose deux façons de concevoir l’éthique : l’éthique comme un code, qui tend à reproduire des rôles dans la vie sociale. Les prescriptions et les valeurs qui les informent, ont tendance à être prises pour acquis, faisant ainsi autorité, et applicables dans un large éventail de contextes ; et si l'éthique est pensée, associée à un processus pour étudier et évaluer un système de valeurs. Alors dans ce sens, éthique implique de chercher des principes pour guider le comportement moral et les évaluer. Il faut tout d’abord identifier les valeurs, qui peuvent être contestées, existant au sein d’une communauté.

L'organisation des valeurs entre elles, sous forme de système, correspond à une éthique ; celle-ci donne sens et cohérence aux valeurs qui s'y rattachent15. Une valeur (comme la démocratie ou le développement durable) ne prend son sens qu’en fonction du champ éthique dans lequel elle s’inscrit. Parmi les valeurs sont retrouvées les valeurs d'ordre fondamental, correspondant à des buts à atteindre (par exemple, l'équilibre écologique), et des valeurs d'ordre instrumental destinées à l'atteinte de ces buts (comme la responsabilité). Il y a également les valeurs abstraites (la solidarité) et les valeurs correspondant à des objets, et également des valeurs qui sont intrinsèques (la nature ou le patrimoine architectural). Une valeur est une croyance durable16, un mode spécifique de conduite ou d’état final d'existence, qui est personnellement ou socialement préférable à un autre mode de comportement ou but de l’existence opposé ou convergent. Un système de valeurs est une organisation durable de croyances concernant les modes souhaitables de conduite et les conceptions de l'existence.

Traditionnellement, le concept de valeur est utilisé de deux manières distinctes16, soit il est question de valeur que possèdent les objets, soit ce sont celles que possèdent les personnes. Les valeurs diffèrent des attitudes (aussi bien que d’autres concepts tels que les besoins, les normes, les intérêts) et sont d’ailleurs moins nombreuses que ces dernières, elles dépassent les conceptions spécifiques d’attitudes d’objets et de situations et sont dynamiquement plus près des besoins et plus centrales aux personnes identifiées comme individus16. Se rapportant aux propos d’Audigier17, il est inutile de s’attacher à déterminer une liste bien établie et cohérente de valeurs, puisque dans toute situation, dès qu’il faut prendre une décision, l'individu est aux prises avec des valeurs en contradiction les unes avec les autres. Mais elles définissent comme un point de vue à partir duquel l'individu évalue, au sens fort du terme évaluer, les actions sociales, les comportements, voire les opinions.
Vertus

L'éthique des vertus est ancienne. Elle naît de la rencontre entre morale antique, notamment aristotélicienne et stoïcienne, et de la sagesse biblique. C'est au cours de la « patristique » (première théologie chrétienne), puis dans la philosophie médiévale, notamment scolastique, qu'elle atteint son achèvement. Au XVIIIe siècle, les vertus prennent une place considérable dans l'imaginaire révolutionnaire (Robespierre). Aujourd'hui, un certain nombre de philosophes la reprennent à leur compte, comme en France André Comte-Sponville. Il ne faut pas comprendre la « vertu » au sens d'une dame habillée de noir et vitupérant contre les excès et les défauts, au nom d'une morale bien-pensante. La « vertu », du latin virtus s'apparente plus à la « virtuosité » des artistes. Elle mobilise un entraînement et un équilibre des contraires qui s'appuie sur la sagesse. Mais il ne s'agit pas pour autant de mortification ou d'ascétisme.

La théorie s'articule autour de quatre vertus autrefois dites « cardinales ». La « prudence », la « force » (ou le « courage »), la « justice » et la « tempérance ». Cette formulation définitive se produit au XIIIe siècle, sous l'influence des ordres chrétiens franciscains et dominicains.

La prudence est la vertu principale : c'est elle qui guide la décision et qui la pèse, en fonction de la responsabilité, de la situation contextuelle, des conséquences. Elle n'est pas contraire au risque, contrairement à l'image qu'on[Qui ?] peut s'en faire. Il est des décisions audacieuses qui sont des décisions de prudence.
La force ou le « courage » est la capacité de tenir bon face à l'adversité. C'est aussi elle qui donne l'énergie pour se lancer dans des entreprises.
La tempérance est la vertu qui canalise les dérèglements. Elle n'est pas opposition aux passions, mais modération des passions.
La justice est la prise en considération du comportement avec autrui. Elle comporte une dimension économique (le sens du partage), une dimension sociale (respect du droit) et politique (égalité de tous). Mais elle possède aussi une fonction critique, quand l'apparente justice s'oppose à l'éthique.

La tradition chrétienne y a ajouté trois vertus dites « théologales » :

La foi, qui est participation à la connaissance que Dieu a de lui-même.
L'espérance, qui est la confiance dans l'achèvement de l'histoire dans une transformation et recréation du monde et des personnes, par delà la mort (voir Jürgen Moltmann)
La charité, qui est l'amour du prochain, à commencer par les plus petits et les laissés pour compte.

Aujourd'hui, la vertu est considérée comme une qualité qui pousse l'homme et la femme à aller jusqu'à l'excellence, au meilleur de soi.
Méta-éthique
Article détaillé : Méta-éthique.

La méta-éthique désigne l’analyse des concepts éthiques de base, de leurs présupposés épistémologiques et de leur signification, sous l’angle de la philosophie. Elle est « au-dessus » de l’éthique (meta en grec) car elle a pour objet non pas de poser des normes éthiques mais de les analyser. Elle s’intéresse par exemple à la nature des normes éthiques en tant que normes, aux fondements de ces normes, à la structure des arguments éthiques, aux caractéristiques des propositions éthiques, etc. La méta-éthique est en réalité aussi ancienne que l’éthique, même s’il est vrai que ce n’est que depuis le XXe siècle qu’elle est devenue une discipline indépendante qui se consacre de façon toute particulière à l’aspect linguistique de l’éthique. Un bon exemple de méta-éthique est le petit article que Paul Ricœur avait rédigé dès 1985 pour l’Encyclopædia Universalis : « Avant la loi morale : l’éthique ».
Éthique appliquée
Article détaillé : Éthique appliquée.

L’éthique appliquée est un terme générique pour désigner l’ensemble des questions éthiques relatives à un domaine de l’activité humaine comme la santé, le monde du travail, l’économie, les sciences, la gouvernance ou la culture. L'éthique appliquée à une profession conduit à définir une déontologie. L'éthique déontologique conduit à définir des déontologies professionnelles (déontologie médicale, code de déontologie des avocats, code de déontologie des architectes, pour ne prendre que quelques exemples).
Dans la santé
Article détaillé : Bioéthique.

Des domaines aussi divers que la biologie appliquée à la médecine, l’avortement, l’euthanasie, le génie génétique, le végétarisme, la vaccination, les soins, le décryptage du génome humain, la sécurité alimentaire, la psychologie culturelle, la santé reproductive, le traitement des troubles mentaux et du handicap, la chirurgie, le brevetage des découvertes médicales ou pharmaceutiques, les conflits d'intérêts chez les rédacteurs de normes de bonnes pratiques, ou encore la gestion du risque épidémique (ex VIH/SIDA) ou un Plan de crise pour une pandémie ou la préparation individuelle et collective à une éventuelle pandémie grippale (de type grippe aviaire ou H1N1) posent de nombreuses questions d’éthique18.

Les lignes de distinction entre la méta-éthique, l’éthique normative et l’éthique appliquée sont souvent floues. Par exemple, le problème de l’avortement concerne l'éthique appliquée puisqu'il implique un type de comportement controversé. Néanmoins, il dépend de principes normatifs plus généraux, comme le droit d’auto-conduite et le droit de vivre, selon lesquels on peut interpréter la moralité de cette procédure. Le problème repose aussi sur des questions méta-éthiques comme « d’où viennent les droits ? » et « quelles sortes d'individus ont des droits ? ».

L'exemple de l'avortement est révélateur du fait que l'application de certaines lois peut heurter les convictions éthiques ou religieuses des professionnels de la santé, d'où la nécessité de reconnaître la liberté de conscience comme droit fondamental, qui s'exprime par l'objection de conscience et se met en pratique dans le droit (en France) par des clauses de conscience19.
Dans la consommation
Article détaillé : Commerce équitable.

Les premières questions éthiques qui se posent en ce qui concerne la consommation de biens et de services relèvent de la provenance et de la confection des produits. La division internationale du travail et la rationalisation des coûts de production poussés à leur extrême dans le cadre de la mondialisation ont mené à des situations condamnables d’un point de vue éthique (travail d’enfants, production de résidus contaminants, vente de produits nocifs pour la santé et l'environnement, conditions de travail déplorables des employés, etc.). Or, il est incontestable que l’acte d’achat d'un bien ou d'un service correspond à un soutien plus ou moins volontaire et plus ou moins conscient à une organisation, à une société commerciale ou un secteur industriel ainsi que de ses méthodes de production. S’interroger sur la provenance et la confection de ses achats peut donc s’inscrire dans une démarche éthique et humaniste. Cette approche trouve écho aujourd’hui avec le développement du commerce équitable.

Les questions générales d’éthique dans la consommation (mode de sélection, de production, traitement des employés, etc.) s’appliquent également au choix des aliments, mais la question spécifique et récurrente dans ce domaine concerne l'exploitation animale. C'est-à-dire l'exploitation de créatures sensibles et intelligentes pour satisfaire les besoins (justifiés ou pas) des humains. Ainsi, au nom de l’éthique, se sont développés des mouvements de protection animale, de bien-être animal et plus spécifiquement des mouvements prônant le végétarisme, le veganisme ou l’antispécisme (terme popularisé par Peter Singer, auteur de l’article sur l’éthique de l’Encyclopædia Universalis). Cette réflexion n’est pas nouvelle, au long de son histoire la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenu par de très nombreux philosophes et penseurs comme Plutarque, Pythagore, Léonard de Vinci, Lamartine, Schopenhauer, Léon Tolstoï, Albert Einstein, ou Gandhi.
Dans l’économie et la finance
Article détaillé : Déontologie financière.

Les échanges financiers dans le contexte de la mondialisation économique révèlent des situations où l'éthique a des applications. L'appât du gain comme la corruption et les risques de manipulations boursières sont des caractéristiques déstabilisantes de l'investissement.

L’éthique est aussi l’un des onze facteurs à appliquer dans le modèle d’intelligence économique produit par l’AFDIE (Association française d’intelligence économique) :

Protéger la vie privée et les données individuelles,
Appliquer une déontologie exigeante dans le recueil d’information et les pratiques d’influence
Appliquer la même rigueur déontologique lors de la sous-traitance de l’information et de l’influence.

Du commerce et des activités des entreprises
Article détaillé : Éthique des affaires.

Éthique ergonomique : ensemble de règles de travail en équipe, semi formalisées par un groupe de travail pour lui-même, afin de faciliter l’atteinte d’objectifs a priori opposés (exemples : conformité des comportements et liberté des initiatives, performance des résultats et respect des personnes, confiance et contrôle, etc.) mais indispensables à l’agilité et à la pérennité des organisations. (Source : R. Engelbrecht in Faire la Trace, Éditions Pearson)
Dans le droit et les activités judiciaires

Plusieurs code de déontologie professionnels sont en vigueur, notamment pour :

les magistrats
les avocats

Article détaillé : Code de déontologie des avocats.

les notaires
les huissier de justice

Informatique
Article détaillé : Éthique de l'informatique.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Développement durable
Article détaillé : Développement durable.

Les impacts négatifs de l'application de connaissances, ainsi que les avancements technologiques et scientifiques posent aujourd’hui la question de l’éthique sous l’angle de la responsabilité individuelle et sociale par rapport à l'habitat des espèces, aux pollutions humaines et à la pérennité des générations futures. Ces impacts incluent les risques industriels, dans les secteurs de la bio-ingénierie, de la chimie, de l’industrie pétrolière, de l’énergie nucléaire, de l’alimentation, des transports et l'usage des technologies de l'information, développement des réseaux et sécurisation de l’information.

La philosophie de Hans Jonas est à la base des principes de développement durable : un mode de développement qui satisfait les besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs. Il s’agit également d’adopter une attitude de prudence par rapport aux impacts des techniques. En l’absence de certitude scientifique, il s’agit donc d’appliquer le principe de précaution. Pour René Dubos, faire face à ces enjeux globaux nécessite de « penser global, et d’agir local » (d’où le néologisme « glocal »). Sous l’angle général de l'environnement l'éthique est appliquée. Sous l'angle de l’environnement humain, il est question de développement durable et sous l’angle des entreprises, il est question de responsabilité sociétale des entreprises. De façon métaphorique, il est question de l'organisation d'un système de gouvernance éthique qui repose sur trois piliers. Cette gouvernance de l'environnement humain repose alors sur le pilier économique, le pilier écologique et le pilier social.
Sociale

L'éthique sociale est la branche de l'éthique qui s'intéresse non pas aux actions individuelles mais aux ensembles sociaux en général. En matière d’éthique sociale et politique, le monde anglo-saxon, suivi des Québécois, a placé au cœur de sa réflexion la notion de conflit d’intérêt.

En France, l'éthique sociale est placé au cœur de la loi 2002-2 avec « la charte des droits et libertés de la personne accueillie » qui garantit à la personne accueillie l’usage de son pouvoir de citoyen (valeur informative) Cette charte est remise au moment de l’accueil, c’est un acte symbolique.

Les 12 droits essentiels :

Le principe de même discrimination ;
Le droit à une prise en charge, à un accompagnement adapté ;
Le droit à l’information ;
Le principe du libre choix, du consentement éclairé et de la participation de sa personne ;
Le droit à la renonciation (dire non) ;
Le droit aux respects des droits familiaux ;
Le droit à la protection ;
Le droit à l’autonomie ;
Principe du soutien ;
Droit à l’exercice des droits civiques ;
Droit à une participation religieuse ;
Droit au respect, à la dignité et à l’intimité.

Ethnoéthique20
Environnement
Article détaillé : Éthique de l'environnement.
 Cette section a besoin d'être recyclée (novembre 2011).
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Améliorez-le ou discutez des points à améliorer.

Traduites par l’éthique environnementale et associées aux trois piliers du développement durable, les nombreuses études d’évaluation des impacts environnementaux servent à une compréhension et à l'orientation d'activités humaines. Non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays en développement, les traditionnels modèles de fonctionnement locaux évoluent vers une perception éthique et globalisée de l'environnement. C'est dans une perspective d'adaptation que les activités industrielles et culturelles polluantes reconnaissent l'éthique de l'environnement. Ainsi, dans son contexte civil et sociétal, la compréhension des enjeux de la mondialisation est employée pour expliquer et identifier les activités humaines éthiques avec l’environnement biophysique.

Gosseries (1998) associe le concept d’éthique de l'environnement à celui de protection de l'environnement. Or, ce dernier pris au sens large, a plusieurs objectifs, comme : la sauvegarde d’un environnement non pollué (protection de l’environnement au sens strict), naturel (conservation de la nature) et diversifié (sauvegarde de la biodiversité). De plus cet auteur assigne une triple tâche à l’éthique de l’environnement :

D’une part, interroger la légitimité de ce qui est nommé — au sens large — la protection de l’environnement ;
Ensuite, la crise écologique a été l’occasion d’un renouveau de la remise en cause des systèmes. La question du statut moral des animaux, des plantes, des virus, ou des écosystèmes n’ont pas reçu à ce jour de réponse satisfaisante, alors que c’est pourtant la question éthique sans doute la plus radicale qu’a réactivé la crise environnementale ;
Enfin la protection de l’environnement met à jour des questions d'inégalités écologiques et donc de justice et d'équité intergénérationnelle, sociale et géographique.

Godard (1999) est plus critique, et selon ce dernier la mise en forme d’une éthique ne présente pas d’avantages décisifs, dans le domaine de l’environnement, du point de vue de la capacité à soutenir l’accord sur des normes de comportement ou des orientations pratiques définies. L’origine viendrait des défaillances des connaissances relatives au monde des choses (incertitudes et controverses scientifiques) et des hésitations quant aux repères normatifs. Par ailleurs, le monde des objets, la nature, l’environnement, ne fournissent pas un appui solide pour définir des repères fiables ayant une valeur universelle ni pour formuler des normes éthiques et politiques qui pourraient s’imposer d’elles-mêmes à tous et aux yeux de tous. Ainsi, il propose (Godard, 1999) une réflexion éthique qui devrait se faire plus humble et soucieuse de sa validation effective par des communautés humaines concrètes, sans céder la place à l’économisme, car les préférences économiques et les choix éthiques ne se déterminent pas de la même manière. Par l’analyse de plusieurs travaux d’auteurs — Sachs ; Edelman, & Hermitte ; Brown-Weiss ; Rèmond-Gouilloud ; Larrère ; Gosseries ; Godard (1999) — rappelle historiquement que c’est dans un contexte de critique sociale et de controverse scientifique fondamentale que la dimension éthique des problèmes d’environnement a été introduite. Ce travail le mène à classer les auteurs travaillant sur la question de l’environnement en deux camps : d’une part il y a ceux qui abordent la question à partir des concepts et outils méthodologiques disponibles dans leurs disciplines et rabattent l’environnement sur des problématiques classiques comme la gestion rationnelle de ressources rares, la lutte des classes et les contradictions du capitalisme, ou le développement technique ; d’autre part il y a ceux qui y voient un enjeu intellectuel et un défi pour la société, appelant un traitement inédit. Parmi cette dernière catégorie il existe, entre autres, Lucie Sauvé et Carine Villemagne (2006) qui ont réalisé une catégorisation des principaux courants en éthique. Ce travail donne des repères relatifs à leur fondement, à savoir, égocentriques (centré sur soi), anthropocentriques — centré sur l’espèce humaine — sociocentriques — centré sur le groupe social — biocentriques — centré sur chacune des espèces vivantes et sur l'ensemble d'entre elles-, écocentriques — centré sur l’ensemble des êtres vivants et non-vivants en interrelation au sein des écosystèmes ou milieux de vie — ou une combinaison de ceux-ci. Sans que la liste soit exhaustive, onze courants différents sont repérés :

La Deep Ecology ou l’éthique de l’écologie profonde ;
Le Land Ethic ou l’éthique de la communauté biotique ;
L'écologie sociale ;
L'écoféminisme ;
L’éthique de la responsabilité environnementale ;
L'éthique du développement durable ;
L’écocivisme et l’écocitoyenneté ;
L'éthique du dialogue social ;
L'éthique environnementale de type critique ;
La bioéthique ;
L'éthique de la justice environnementale.

Parmi les éthiques repérons celle du développement durable. Précisons que ce courant fait partie des éthiques anthropocentriques (Sauvé, & Villemagne, 2006), dans lesquelles l’être humain y est le centre de la moralité, correspondant à la vision habituellement reçue de la morale, les êtres humains (parce qu’ils sont raisonnables, libres et conscients de l’être) sont considérés comme des fins en soi : le champ de la moralité et celui de l’humanité sont coextensifs (Larrère, 2006). L’éthique de l'environnement et du développement durable est fondé sur quatre principes (Prades, 1995) :

Les êtres humains constituent la centralité de la planète ; cela se traduit par une responsabilité de sauvegarde et de développement de la vie sur la planète ;
Les êtres humains visent la progression de l'humanité et ainsi « à gérer leur rapport au monde comme bons administrateurs » ;
Les êtres humains doivent remplir trois devoirs essentiels : l'autonomie, la solidarité et la gestion du monde ;
Le principe du développement durable doit « orienter le devoir et l'idéal de gestion humaine de la planète ».

Selon cette approche l’humain domine la nature dont il utilise rationnellement les ressources afin de ne pas entraver la croissance économique, vue comme une condition essentielle du bien-être humain (Sauvé, & Villemagne, 2006). Pour Droz (Droz et al., 2006) une éthique qui garantit une perspective à long terme – pour la planète et ses habitants – ne peut être durable que si elle est basée sur un éthos global fondé sur le consensus. Cette éthique, dites globale, se nourrit du processus de mondialisation, qui impose la constitution d’une société planétaire, et conduit à réduire les différences entre les multiples visions du monde et exige de convenir d’un système de valeurs communes. L’éthos résulte de quatre prises de conscience :

une conscience anthropologique — découverte de l’unité dans la diversité ;
une conscience écologique — découverte des êtres humains comme habitant, avec d’autres mortels, une même sphère vivante ;
une conscience civique — responsabilité et solidarité avec les autres êtres humains et avec la Terre ;
une conscience spirituelle de la condition humaine – place essentielle dans le travail de la pensée, de la compréhension. L’éthique doit inspirer, à tous les niveaux, l’éducation à l’environnement par notre relation avec la Terre, avec les autres êtres humains et avec tous les êtres vivants. C’est donc une éthique de la solidarité, de la participation démocratique, de la reconnaissance de l’altérité et des différences, du pluralisme, du respect des droits des minorités et de la diversité des traditions, des cultures et des environnements naturels.

Éthique animale

De nombreux mouvements contemporains revendiquent, à la suite de Jeremy Bentham et d'Arthur Schopenhauer, une éthique à l'égard des animaux. Les deux principales approches sont l'approche déontologique21, qui revendique la légitimité de droits des animaux, et l'approche conséquentialiste, à laquelle se rattache le mouvement initié par Peter Singer de « libération animale22 ». Sur le plan pratique, on distingue23,24 des mouvements abolitionnistes (qui réclament le respect absolu de la vie animale) et des mouvements réformistes (qui n'excluent pas l'utilisation de l'animal par l'homme, mais réclament que les animaux soient traités avec davantage de respect).
Expérimentation et essais cliniques sur les humains
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Dans le métier d’historien

D’une manière générale, les métiers d’historien et de journaliste nécessitent une certaine éthique. Plusieurs personnalités ont abordé cette question, comme l’historien Marc Bloch et le philosophe Paul Ricœur (sur le plan de la refondation de la mémoire). L’éthique est une des deux idées centrales de Marc Bloch sur le métier d’historien25.

L’éthique professionnelle de l’historien a des conséquences sur le plan de la méthodologie historique et de l’approche de la vérité historique. Dans le cas de la Seconde Guerre mondiale, cette exigence d’éthique est particulière. Cette interrogation ne vient pas de ceux qui écrivent l’Histoire, des historiens, mais de la société, car la demande d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale est une demande sociale26.

Il est effet constaté que plusieurs manifestations du devoir de mémoire : instauration de la journée de la déportation, concours de la résistance et de la déportation et instauration récente par le Conseil de l’Europe d’une Journée européenne dans les établissements d’enseignement - pour commémorer la Shoah et prévenir les crimes contre l’humanité.
Domaines liés à l'éthique

L’éthique est inséparable de l'histoire et de la philosophie, à tel point qu’il est encore courant de la confondre avec la philosophie morale et la religion. En effet, il est parfois considéré que l’éthique est une des branches principales de la philosophie, et plus particulièrement de la philosophie morale. L'éthique, dans ses applications contemporaines est maintenant indissociable de la science.

L’éthique est en outre intimement liée à la méta-éthique, même si c’est surtout dans le débat contemporain que la distinction est aussi nettement faite. La méta-éthique en effet a pour objet d’analyser la nature des énoncés, des normes et des procédés de l’éthique. Elle constitue la discipline qui permet à l’éthique un retour réflexif sur elle-même.

Un autre grand domaine inséparable est (au moins aux yeux de la tradition philosophique occidentale) la politique ou plus précisément la philosophie politique. Il est traditionnel en philosophie de considérer la gouvernance de la cité comme un cadre naturel et comme un prolongement des commandements éthiques. À une échelle plus vaste, les domaines de l'environnement contribuent au développement de l'éthique sur des bases réelles.

Par ailleurs, dans une moindre mesure, il est traditionnel de lier éthique et philosophie de l'action et ce depuis Aristote, dans la mesure où la théorie de l’action s’intéresse à certains problèmes fondamentaux pour l’éthique comme le jugement de la responsabilité de l’agent, de l’intentionnalité d’une action ou de la définition de ce qui est nommé un agent.

L'éthique est aussi mentionnée comme sédiment social. Albert Camus en fait une allégorie éloquente, notamment, dans sa pièce Les justes : il y met en scène cinq personnes intégrées à l'Organisation, entité sociale révolutionnaire qui s'emploie à renverser le pouvoir du grand-duc.
Notes et références

↑ « ITHOS : Définition de ITHOS » [archive], sur www.cnrtl.fr (consulté le 14 juin 2016)
↑ « éthique » [archive], sur Larousse (consulté le 14 juin 2016)
↑ Depré 1999, p. 11
↑ Arnsperger et Van Parijs 2003, p. 4 & 5
↑ Depré 1999, p. 12-13
↑ Pierre Guénette, Enjeu tolérance, Montréal, Novalis, 2004, 100 pages
↑ Arnsperger et Van Parijs 2003, p. 9
↑ Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « éthique » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
↑ Kant, Introduction générale à la métaphysique des mœurs.
↑ Arnsperger et Van Parijs 2003, p. 8 & 9
↑ Voir sur ce point le Discours de la méthode, sixième partie
↑ cf. controverse avec Benjamin Constant, Du prétendu droit de mentir par humanité
↑ a et b 1994
↑ Droz et al., 2006
↑ Sauvé, Villemagne, 2006
↑ a, b et c Rokeach, 1979
↑ 1999
↑ The 2009 Influenza A(H1N1) Outbreak: Selected Legal Issues [archive], Congressional Research Service, PDF, 34 pages (en)
↑ Réseau Hippocrate, l'objection de conscience [archive]
↑ Massé, R. (2000). Les limites d'une approche essentialiste des ethnoéthiques: pour un relativisme éthique critique [archive]. Anthropologie et sociétés, 24(2), 13-33.
↑ Georges Chapouthier, Nouët JC., The universal declaration of animal rights, comments and intentions. Ligue Française des droits de l'animal: Paris, 1998
↑ P. Singer, Animal liberation. Avon Books Publisher: New York, 1977
↑ Georges Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal. Denoël: Paris, 1990
↑ Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale. Presses Universitaires de France: Paris, 2008
↑ Voir Le statut de l’histoire dans Apologie de l’histoire [archive], Gérard Noiriel, tiré de Cahiers Marc Bloch, 1997, no 5, p. 7-21
↑ Voir sur le site de l’académie d’Orléans-Tours : Histoire, éthique et seconde guerre mondiale [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Éthique, sur Wikimedia Commons éthique, sur le Wiktionnaire Éthique, sur Wikibooks Éthique, sur Wikisource Éthique, sur Wikiquote

Bibliographie

Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs, Éthique économique et sociale, La Découverte, 2003 (ISBN 978-2-7071-3944-3)
L’Éthique à Nicomaque (Aristote)
Éthique, Spinoza (1677)
Soi-même comme un autre, Paul Ricœur, Le Seuil, Collection l’ordre philosophique, 1990.
Contre la peur. De la science à l’éthique une aventure infinie, 1990, Dominique Lecourt, rééd. PUF, collection Quadrige, 1999.
Éthique et responsabilité, Paul Ricœur, La Baconnière, 1995.
Anthologie sur l’éthique. Recueil de textes d’Octave Gélinier. Édité par le Cercle d’éthique des affaires.
Fondements de l’éthique chrétienne. Sous la direction de Jean-Louis Leuba. Les Éditions du Cerf. 1995. (ISBN 2-204-06793-Cool
Éthique comme philosophie première. Emmanuel Lévinas. Éditions Payot & Rivages. 1998. (ISBN 2-7436-0404-2)
La génération future a-t-elle un avenir ? Développement durable et mondialisation. Christian de Perthuis. Belin. Collection Ulysse. 2003.
Bioéthique et liberté, Axel Kahn & Dominique Lecourt, PUF, collection Quadrige essai, 2004.
La Méthode 6. Éthique, Edgar Morin, Éd. du Seuil, 2004.
La Signification de l’éthique, pour une application de l’éthique aux problèmes de la vie et de la santé, Robert Misrahi, Synthélabo, Les Empêcheurs de penser en rond, 1995.
Qu’est-ce que l’éthique ? Robert Misrahi, Armand Colin, 1997
Politique de la fragilité. Éthique, dignité et luttes sociales, Fred Poché, Paris, Cerf, 2004.
Archéologie du pacte social. Des fondements éthiques et sociopolitiques de la société moderne, Francis Farrugia, L’Harmattan, collection Logiques sociales, Paris, 1994.
Guillaume de Tanoüarn, Michel d'Urance, Dieu ou l'éthique ? Dialogue sur l'essentiel, L'Harmattan, Paris 2012, 278 p.
La Construction de l’homme social. Essai sur la démocratie disciplinaire, Francis Farrugia, Syllepse, Paris, 2005.
Qu’est-ce que l’éthique ?, René Villemure, Bulletins réflexifs de l’Institut québécois d'éthique appliquée.
La délibération éthique.Contribution du dialogisme et de la logique des questions. Florence Quinche, Paris, Kimé, 2005, coll. philosophie contemporaine
Éthique animale, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, 2008, Coll. Éthique et philosophie morale, Presses universitaires de France.
Kant et le chimpanzé - Essai sur l'être humain, la morale et l'art, Georges Chapouthier, Belin, Paris, 2009.
La constitution de l'être, Marie-Claude Defores, Yvan Piedimonte, Paris, Bréal, 2009.
Éthique et ordre économique, Anne Salmon, Paris, CNRS Éditions, 2002.
Jalons pour une éthique rebelle, Michel d'Urance, Aléthéia, Paris, 2005.
Jean-Marc Rouvière, L'homme surpris, vers une phénoménologie de la morale, Collection Ouverture philosophique, Ed. L'Harmattan, octobre 2013.

Articles connexes

Éthique
Militaire
Appliquée
des affaires
de l'environnement
de l'informatique
histoire militaire
de la psychologie
Bioéthique
Roboéthique
Bien commun
Code de déontologie
Développement durable
Déontologie financière
Écocitoyenneté (éco-civisme)
Netiquette
Principe de précaution
Éthique en recherche clinique et expérimentation humaine (en)

Liens externes

(fr) Centre de recherche en éthique de l’université de Montréal [archive]
(fr) Institut québécois d’éthique appliquée [archive]
(fr) Le Comité Consultatif National d'Éthique [archive]
(fr) Axiologie.org : Éthique et philosophie des valeurs [archive]
Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France [archive]

La passion fatigue,
Le vivre demeure
et
L'instant présent.
Réalité de
l'existence
dans l'infini.
Ecrit du
Citoyen Tignard Yanis
Alias
TAY La chouette effraie.

Les oies blanches de la Garonne.

S'est progressivement lorsque
le Soleil décline Lentement
que les oies du Capitole comprennent
que l'heure du noir et des chouettes approchent.

Alors, elles rentrent dans l'ombre pour se préparer
à la baisse des températures qu'entraine le Soir,
la Rotation et le Soleil; Alors, elle Navigue avec son Jar
paisiblement en compagnie des canards voyant
le crépuscule et en quête d'un valeureux moustique
ou d'une fameuse mouche

--------------------------------------------------------

Le Canari et le Corbeau

-"C'est au cœur d'une foret que j'ai établi mon nid"
chante le canari;

-"Croaw Croaw." fait le corbeau...

-"She is a hot day, today."siffle le canari

-"Croaw Croaw." fait le corbeau.

-"Siège de grosse variation d'éclat !" entonne le canari.

-"Croaw Croaw Croaw." fait le corbeau.

-"Nue comme dans des actes pour rejoindre son univers !" Balance le canari

-"Jaune... Croaw... Anthologie... Croaw... L'Homme, la fronde et l'arche."
dit le corbeau d'un esprit très Irlandais.

-"Les fleurs s'évaporent tout comme les parfums d'étoiles dont les arômes issus
égarent l'âme des chimères." s'esclaffe le pacifique et diplomatique canari.

Alors le canari et le corbeau se comprirent par ce chant... Par l’atmosphère, les secrets
des taches solaires nous dévoilent l'excroissance de la matière et la production de l'apesanteur
par le vide.
------------------------------------------------------------------------------
Ecrits de
TAY
La chouette effraie.

Les Femmes et la douane.

La Femme n'est pas un jouet...
Il est détestable de frapper sa femme
quand celle-ci refuse d'agréer à une union
entre l'homme et sa servante.

La Femme n'est pas un jouet...
La situation reste malheureusement préoccupante.
Les Citoyens se mobilisent pour les grandes causes, et
il est vrai que pour une autre part de la population, cela est
un fait acquis. La population ne doit étouffer le parole
de la Citoyenne et des son Vote.

La Femmes n'est pas un jouet...
Le Régime de Séjour ou d'utilisation temporaires
sous formes de marchandises de nos Citoyennes...
Qui de plus qu'il s'agit d’entrepôt de stockage
où l'importation et l'exportation s'affrontent
dans l'échange de la durée, nous est insupportable
car il s'agit d'Esclavage. Nos lois répriment de telles faits
envers les citoyennes.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

LE DIX NEUF JANVIER DEUX MILLE DIX HUIT, JE RAJOUTE CE NOUVEAU TEXTE:

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

" PEUPLES DE JÉRUSALEM CE QU'IL Y A, C'EST LE DIRE SUR LE DISCOURS.
LE DÉVELOPPEMENT EST UN POUMON DU DESTIN CAR LE TEMPS DOIT ÊTRE
POUR PERMETTRE LA SITUATION DE CONSCIENCE DANS L'HANDICAP.
L'HABITUDE ET L'HARMONIE DOIVENT ÊTRE ROMPUES QUAND LA HAINE
S'ENRICHIT DE LA GUERRE.

AUX ENTITÉS HUMAINES, ANIMALES ET ROBOTIQUES:
NON AUX SACRIFICES D’ÊTRE VIVANT, DE CONSCIENCE, D'ESPRIT
POUR UN DIEU OU DES DIEUX Y COMPRIS AUX DÉITÉS FÉMININES.
TU ES, ELLE EST ET NOUS SOMMES...

PEUPLES DE JÉRUSALEM, MACHU PICCHU ET PÉKIN SONT DES CITÉS CONSTRUITES
SUR LA FOI, LA CONVICTION, LA CONNAISSANCE ET LA SURVIE DE POLITIQUES
DANS L'HISTOIRE: UNE AMBASSADE N'EST PAS UN GOUVERNEMENT
ET LA CITOYENNETÉ N'EST PAS L'HUMANITÉ:
NON AUX ESCLAVAGES, CÉLESTE JÉRUSALEM.

Je suis Y'becca".

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

L’éthique (du grec ethos « caractère, coutume, mœurs ») est une discipline philosophique portant sur les jugements de valeur. L'éthique se définit telle une réflexion fondamentale sur laquelle la morale établira ses normes, ses limites et ses devoirs.

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 8174
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.   Ven 2 Fév à 3:35

Liberté, Égalité, Fraternité

Responsabilité

La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d'en assumer l'énonciation, l'effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l'attendu n'est pas obtenu.

Origine

À propos des origines de la devise, l'historienne Mona Ozouf explique :

« Sans doute a-t-on pu retracer l'histoire pré-révolutionnaire de la formule, et faire remarquer que les trois mots magiques de nos frontons étaient déjà parmi ceux qu'affectionnaient, au XVIIIe siècle, les sociétés de pensée. Mais ils figuraient au milieu de beaucoup d'autres, Amitié, Charité, Sincérité, Union. Les francs-maçons usaient surtout d’Égalité, un peu moins volontiers de Fraternité, montraient plus de tiédeur encore à Liberté, et une franche indifférence à l'arrangement : Liberté-Égalité-Fraternité, alors même que les enchantaient par ailleurs les cadences ternaires (Salut, Force, Union, par exemple). Les longues collectes entreprises dans le lexique des Lumières se sont révélées également décevantes. On voit sans doute souvent briller les trois mots dans le tamis des orpailleurs du lexique, mais ce sont des paillettes isolées, qui ne s'agrègent que fort rarement en triade organisée (…)6. »

La liberté et l'égalité sont posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte qui fait partie du préambule de la Constitution de la Cinquième République française (bloc de constitutionnalité5[réf. insuffisante]) : « Article Premier. - Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits », puis dans l'article 2e de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 qui en propose deux autres « Article 2. - Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. ». La fraternité arrive le 14 juillet 1790 sur les drapeaux des fédérés lors de la fête de la Fédération au Champ-de-Mars7

Liberté, Égalité, Fraternité est la devise de la République française et de la République d’Haïti1,2. Elle est également la devise de diverses obédiences maçonniques françaises3,4. Elle figure dans l'article 2 de la Constitution française de 1958.

La liberté et l'égalité sont posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte qui fait partie du préambule de la Constitution de la Cinquième République française (bloc de constitutionnalité5) : « Article Premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits », texte repris en 1948 comme article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'homme en ajoutant l'obligation de fraternité : « Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Ces trois mots apparaissent, parmi de nombreuses autres formules, pendant la Révolution française, la première fois dans le Discours sur l'organisation des gardes nationales de Robespierre, imprimé et diffusé mi-décembre 1790, mais jamais prononcé. En 1793, la commune de Paris impose d'inscrire « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort » sur la façade de l'hôtel de ville, sur tous les édifices publics de la ville et aussi sur des monuments aux morts.

Cette devise est adoptée officiellement en France une première fois le 27 février 1848 par la Deuxième République, et surtout après 1879 par la Troisième République, inscrite aux frontons des édifices publics à l'occasion de la célébration du 14 juillet 1880.

Considérations historiographiques
Tympan de l'église d'Aups, dans le Var, avec une inscription datant de 1905 à la suite de la loi sur la séparation des Églises et de l'État en 1905.

Toujours selon Mona Ozouf, « la naissance de la devise manque d'éclat et de netteté (...) ». Aulard suggère que la fabrication de la devise s'est échelonnée en trois mouvements, chacun d'eux correspondant à une époque distincte du processus révolutionnaire. Voici d'abord la Liberté, concept le plus populaire des premiers jours de la Révolution. Puis le 10 août ouvre la carrière de l'Égalité.

Il faut attendre la fin de la période montagnarde pour voir donner sa chance à la Fraternité. Le rythme ternaire de la devise est donc un rythme de succession temporelle. Mathiez, d'accord en cela avec Aulard, suggérait que la Fraternité avait été un apport plus tardif encore, d'origine maçonnique, qui avait dû, pour s'imposer, attendre 1848. Au moulin de ces hypothèses historiennes, l'organisation calendaire des révolutions vient, du reste, apporter de l'eau : on avait distingué un an I de la Liberté, inauguré le 14 juillet 1789, et un an I de l'Égalité, ouvert le 10 août 1792.
Premiers usages
Enseigne alsacienne de la période révolutionnaire, 1792.
Freiheit Gleichheit Brüderlichk(eit) od(er) Tod (Liberté Égalité Fraternité ou la Mort)
Tod den Tyrannen (Mort aux Tyrans)
Heil den Völkern (Vivent les Peuples).

Camille Desmoulins associe les trois termes dans cet ordre en 1790, dans son journal Les révolutions de France et de Brabant, à propos de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 : « après le serment surtout, ce fut un spectacle touchant de voir les soldats citoyens se précipiter dans les bras l'un de l'autre en se promettant, liberté, égalité, fraternité »8.

Le premier à avoir formulé cette devise en tant que telle est Maximilien de Robespierre8,9 dans son Discours sur l'organisation des gardes nationales, imprimé mi-décembre 1790 et diffusé largement dans toute la France par les Sociétés populaires10, même s'il ne fut jamais prononcé, ni le 5 décembre 1790, ni les 27 et 28 avril 1791, jours où l'Assemblée constituante discuta des gardes nationales. Son projet de décret prévoyait leur tenue : « Article XVI. Elles porteront sur leur poitrine ces mots gravés : LE PEUPLE FRANÇAIS, et au-dessous : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux, qui porteront les trois couleurs de la nation. »11.

On retrouve cette devise dans la bouche de l'Anglais Lord Stanhope et de Momoro12. Ce dernier la reprend au club des Cordeliers le 29 mai 179111. Elle est mise en avant le 15 avril 1792 lors de la « fête de la liberté » donnée pour soutenir les 138 Suisses de Châteauvieux, tous condamnés à mort pour rébellions à cause du retard de paiement des soldes.

Le Grand Orient de France a créé fin 1792 une loge militaire portant le titre distinctif « Liberté, Égalité, Fraternité » sise à l’orient de la légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 4 mars 1793 par la Respectable Loge « L’Amitié et Fraternité » (Orient de Dunkerque)13.

C'est la Commune de Paris qui adoptera officiellement en premier la formule lorsque son maire, Jean-Nicolas Pache, ordonnera le 21 juin 1793 de faire peindre sur les murs de la maison commune, la formule : « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ». Mais lors de la Fête de la loi, célébrée le 3 juin 1793, en l'honneur de Simoneau, maire d'Étampes, la devise mise en avant était : Liberté, Égalité, Propriété14.

La devise est progressivement abandonnée avec la fin de la Révolution, le Directoire de l'an V à l'an VII préconisant notamment le « serment de haine envers les monarchistes et les anarchistes », en lieu et place du « serment de fraternité »15.

Une légende attribue à Jean-Baptiste Belley, premier député noir français, l'idée d'ajouter le mot fraternité à la devise Liberté, Égalité16.
Postérité
La devise sur l'entrée du porche de l'École nationale d'administration (ENA).

La devise disparaît sous l'Empire et la Restauration avant de resurgir avec la révolution de 1830. Elle est ensuite régulièrement revendiquée par différents révolutionnaires, en particulier le socialiste Pierre Leroux, qui participe largement à sa reconnaissance comme principe de la République, mais aussi Alexandre Ledru-Rollin, Lamennais ou Philippe Buchez ; elle est également agréée par les participants au premier banquet communiste de Belleville, autour de Théodore Dézamy et de Jean-Jacques Pillot, en 1840, à condition que la fraternité contribue à étayer l'instauration de la « communauté »17.

Avec la révolution de 1848, la IIe République l’adopte comme devise officielle le 27 février 1848, grâce à Louis Blanc. Elle est « empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsqu’est rédigée la Constitution de 1848, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » est définie comme un « principe » de la République : l'article IV précise en effet que la République « a pour principe la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. Elle a pour base la Famille, le Travail, la Propriété et l'Ordre public »18.

Parallèlement, le Grand Orient de France en fait sa devise officielle dans la rédaction de sa Constitution en 1849 et l'introduit même dans son rituel en 188719.

Cependant encore une fois, la République se divise : la répression du soulèvement ouvrier de juin 1848 et le retour de l'Empire remettent en question la philosophie et la portée de cette triade.

Ce n'est que le 14 juillet 188020 qu'elle apparaît sur les frontons de toutes les institutions publiques : sous la IIIe République, la devise est adoptée comme symbole officiel de la République21 malgré « quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité »18.

Le régime de Vichy la remplace par la devise Travail, Famille, Patrie, qu’on retrouve sur les pièces de monnaie de l’époque, encore en cours dans les années 1960 (avant le passage complet au nouveau franc). Au sein de la France libre, la devise est évitée pendant près d'un an comme « politique », pour des motifs d'opportunité22, avant d'être revendiquée, à partir de l'automne 194123.
Le logotype du gouvernement français, adopté en 1999.
Logotype du gouvernement français, adopté en 1999.
Emblème officiel, mais non inscrit dans la constitution actuelle.

Au milieu du XXe siècle, elle s'inscrit durablement dans l'histoire de la République française, avec la constitution de 1946.
Autres usages

L'article 4 de la constitution haïtienne de 1987 dispose : « La devise nationale est : Liberté – Égalité – Fraternité24. »

Richard Stallman, militant du logiciel libre, s'y réfère pour expliquer les principes de ce mouvement25,26 : « Je puis expliquer la base philosophique du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Liberté, parce que les utilisateurs sont libres. Égalité, parce qu'ils disposent tous des mêmes libertés. Fraternité, parce que nous encourageons chacun à coopérer dans la communauté25 ».

L'anneau Adams de Neptune, détecté sur Terre en même temps que sa structure en arcs lors d'occultations d'étoiles en 1984 par André Brahic, Bruno Sicardy et William Hubbard, est justement constitués de cinq arcs baptisés « Liberté », « Égalité 1 », « Égalité 2 », « Fraternité » et « Courage », les premiers en référence à la devise de la République française. Ils ont été nommés ainsi notamment du fait de la participation d'André Brahic à cette découverte.
Signification des éléments de la devise
Génie de la Liberté, place de la Bastille à Paris.
Statue de l'Égalité, place de la République à Paris.
Liberté
Article détaillé : Liberté.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 définit ainsi la liberté :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. » (article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme)

« La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas. »

— article 5 de la Déclaration des Droits de l'Homme

En cela, la liberté dans la devise nationale n'est bornée que par la loi, laquelle est la même pour tous, et tout ce qui n'est pas interdit par cette même loi est autorisé.
Égalité
Article détaillé : Égalité devant la loi.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, sur laquelle s'appuie la Constitution française, définit ainsi l'égalité : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » (article premier)

Ainsi, le mot « égalité » signifie que la loi doit être la même pour tous, sans distinction de naissance ou de condition. L'égalité est un principe du droit selon lequel le législateur a le devoir d'assurer l'égalité des droits entre citoyens. Il s'agit du principe d'isonomie défini par Clisthène au VIe siècle av. J.-C., et qui constituait l'un des fondements de la démocratie athénienne.

Le Conseil constitutionnel a néanmoins assoupli ce principe « en admettant des modulations lorsque celles-ci reposent sur des critères objectifs et rationnels au regard de l'objectif recherché par le législateur et que cet objectif n'est lui-même ni contraire à la Constitution, ni entaché d'une erreur manifeste d'appréciation »27.
Fraternité
Article détaillé : Fraternité.
Serment du Jeu de Paume - Jacques-Louis David, musée Carnavalet.

Ce fut le plus délicat à intégrer du triptyque ; appartenant à la sphère des obligations morales plutôt que du droit, des relations plutôt que du statut, de l’harmonie plutôt que du contrat, et de la communauté plutôt que de l’individu6.

Il en existe d'ailleurs plusieurs interprétations : la première, d’après Mona Ozouf6, étant la « fraternité de rébellion », incarnée, lors du serment du Jeu de paume, en juin 1789, par l’union des députés qui décidèrent de braver l’ordre de dispersion du roi Louis XVI : « Nous faisons serment solennel de ne jamais nous séparer, et de nous rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides28[réf. insuffisante]. » Et Mirabeau de lancer aux gardes du roi la fameuse phrase : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes29[réf. insuffisante] ! »

En effet, l’article II30[réf. insuffisante] de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 178931[réf. insuffisante] (prononcée dans la foulée de cet événement) mentionne le droit de résistance à l’oppression comme l’un des quatre droits fondamentaux (avec la liberté, la propriété, et la sûreté).

La fraternité était donc née de l'aspiration à la liberté, et dirigée par une cause commune.

Une autre forme de fraternité était celle qui fut professée par l'Église, mêlant le lien très humain au religieux, par la fraternité chrétienne (« aime ton prochain comme toi-même ! »32[réf. insuffisante]). Dans ce second sens, la fraternité précédait à la fois la liberté et l’égalité, au lieu de les suivre comme dans le premier sens. Ainsi deux sens pouvaient être donnés au mot fraternité : l’un, suivant les notions de liberté et d’égalité, était l’objet d’un pacte libre ; alors que l’autre précédait ces deux notions comme la marque du divin (Mona Ozouf)6.

Par ailleurs, la fraternité fut aussi définie dans la Déclaration des droits et des devoirs de l'homme et du citoyen de 1795, figurant en tête de la Constitution de l'an III (mais non retenue par la constitution actuelle) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir. » Également, selon Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit33, « Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui. C'est donc un mot d'ordre moral. » Pour certains[Qui ?], la fraternité républicaine s'approche du concept de capital social de Robert Putnam, une forme d'entraide entre citoyens visant un monde meilleur34.

Pendant la Révolution française, « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français mais aussi étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité »35.

Fraternité apparaît clairement en 1848 constituant cette trilogie républicaine.
Interprétations postérieures
« Liberté, Égalité, Fraternité ou la Mort ». Exemple de devise sous la Terreur.

La Révolution française a vu plusieurs « déclarations des droits de l'homme et du citoyen » successives. Plusieurs versions, postérieures à la déclaration de 1789, présentent certaines nuances. Néanmoins, la Constitution française actuelle s'appuyant sur la déclaration de 1789, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » n'en relève pas.

Ainsi, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, rédigée pendant la Terreur, dispose : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. » De même, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 modifia la définition de la liberté par : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait » (éthique de réciprocité). Vivre libre ou mourir fut une grande devise républicaine.

Selon la déclaration des droits de l'homme de 1795, « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. »

Selon certains penseurs, l'exigence juridique de l'égalité peut aussi avoir une dimension sociale. Rousseau définissait l'égalité, consubstantielle à la liberté, comme le fait que « nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. » Selon Robespierre, elle résulte de l'amour de la patrie et de la République, qui ne tolère pas l'extrême disproportion des richesses. Elle demande donc, pour le fondateur de la République, que l'héritage soit aboli[réf. nécessaire], que chacun ait un travail et que l'impôt soit progressif : en somme, l'égalité des sans-culottes n'est pas celle des brissotins[pas clair].

L'Église catholique a été longtemps très réticente à accepter les acquis de la Révolution française. Cependant, le pape Jean-Paul II a souligné lors de son homélie au Bourget pendant son premier voyage en France, en 198036 :

« Que n’ont pas fait les fils et les filles de votre nation pour la connaissance de l’homme, pour exprimer l’homme par la formulation de ses droits inaliénables ! On sait la place que l’idée de liberté, d’égalité et de fraternité tient dans votre culture, dans votre histoire. Au fond, ce sont là des idées chrétiennes. Je le dis tout en ayant bien conscience que ceux qui ont formulé ainsi, les premiers, cet idéal, ne se référaient pas à l’alliance de l’homme avec la sagesse éternelle. Mais ils voulaient agir pour l’homme ».

Notes et références

↑ Article 4 de la Constitution de la République d’Haïti [archive] : « La devise nationale est : liberté, égalité, fraternité ».
↑ Armes et devise d'Haïti [archive] « L'union fait la force » est la devise qui apparaît sur les armoiries d'Haïti.
↑ T.D, « Liberté Égalité Fraternité, la devise républicaine de la Franc-Maçonnerie - Hauts Grades » [archive] (consulté le 14 septembre 2016).
↑ « La Devise maçonnique "Liberté Egalité Fraternité" - PORSET Charles - Scribe Villard de Honnecourt Franc-Maçonnerie » [archive], sur www.scribe.fr (consulté le 14 septembre 2016).
↑ a et b http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#preambule [archive].
↑ a, b, c et d Mona Ozouf, « Liberté, égalité, fraternité », dans Pierre Nora (dir.), Lieux de Mémoire, vol. III : Les France. De l'archive à l'emblème, Gallimard, coll. « Quarto », 1997, p. 4353-4389.
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/histoire-1789.asp [archive].
↑ a et b Yannick Bosc, « Sur le principe de fraternité » [archive], 19 janvier 2010 (consulté le 9 septembre 2015).
↑ Florence Gauthier, « Fraternité », dans Les Droits de l'Homme et la conquête des libertés. Des Lumières aux révolutions de 1848. Actes du colloque de Grenoble-Vizille (1986), Presses Universitaires de Grenoble, 1988, p. 88. Cité dans Jean-Claude Caron, « La fraternité face à la question sociale dans la France des années 1830 », dans Frédéric Brahami et Odile Reynette, La Fraternité, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2006 (lire en ligne [archive]), p. 135-157.
↑ Le Discours sur l'organisation des gardes nationales est paru à Paris, chez Buisson, libraire, rue Hautefeuille, no 20 (1790, in-8° de 78 p.), et dans les numéros 656, 657 et 660 du Point du Jour, ou Résultat de ce qui s’est passé la veille à l’Assemblée Nationale de Barère, avant d'être réédité en province, notamment à Besançon chez Simard (in-8° de 61 p.). Voir Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille, les sources originales et des documents entièrement inédits, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1865, tome I : « la Constituante », p. 429 [archive], note 1.
↑ a et b Michel Borgetto, La Devise : « Liberté, Égalité, Fraternité », PUF, 1997, p. 32. Le texte est disponible en ligne : Discours sur l'organisation des gardes nationales [archive].
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 235 [archive].
↑ Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes, étude sur la symbolique de l'État français depuis La Révolution de 1789, Paris, Sainte-Radegonde, 1998.
↑ Voir Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille, les sources originales et des documents entièrement inédits, Paris, Chez l'auteur, 1866, tome II : « les Girondins », p. 278 [archive].
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 238.
↑ Gérard Bouchet, Chantal Forestal, La laïcité par les textes, documents fondamentaux et matériaux d'enseignement, Éditions L'Harmattan, 2013, p. 47.
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 239-240.
↑ a et b http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/la-france/institutions-vie-politique/symboles-de-la-republique-et-14/article/liberte-egalite-fraternite [archive].
↑ André Combes, Le Grand Orient de France au XIXe siècle : 1865-1914, Éd. maçonniques de France, 2001, p. 43.
↑ Bertrand Pauvert, Xavier Latour, Libertés publiques et droits fondamentaux, Studyrama, 2006, p. 270.
↑ Philippe Roger, « La Révolution française et la Justice ou le second exil d’Astrée », dans Justice, Liberté, Égalité, Fraternité, Sur quelques valeurs fondamentales de la démocratie européenne [archive] (sous la direction d'Olga Inkova), institut européen de l’université de Genève.
↑ Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 Juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 195-197. Le colonel de Larminat obtient son remplacement par « Honneur et patrie » dans l'émission de Maurice Schumann à la BBC en juillet 1940. En revanche, malgré diverses interventions d'officiers, notamment Larminat et Fontaine, le quotidien France et la revue La France Libre conservent leur sous-titre. Dans un télégramme du 8 juillet 1941, le général de Gaulle explique : « Si nous proclamions simplement que nous nous battons pour la démocratie, nous obtiendrions peut-être des éloges du côté américain, mais nous perdrions beaucoup sur le tableau français qui est le principal. La masse française confond pour le moment le mot démocratie avec le régime parlementaire tel qu'il fonctionnait chez nous avant cette guerre. Nos propres partisans, quelle que soit leur origine politique et surtout nos combattants, en sont convaincus dans l'immense majorité. Ce régime est condamné par les faits et dans l'opinion publique. D'autre part, nous sommes les ennemis acharnés du système hitléro-fasciste. La preuve en est que nous le combattons partout et d'abord en France et que pour le briser et le chasser, nous ne reculons même pas devant la guerre civile. »
↑ Charles de Gaulle, Discours et messages, tome I : Pendant la guerre, juin 1940-janvier 1946, Paris, Plon, 1970, p. 137-138 : « Nous disons Liberté-Égalité-Fraternité parce que notre volonté est de demeurer fidèles aux principes démocratiques que nos ancêtres ont tirés du génie de notre race et qui sont l'enjeu de cette guerre pour la vie et la mort. » (Discours du 15 novembre 1941). Voir Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 Juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 209-210.
↑ Constitution de la République d'Haïti, 29 mars 1987 [archive], Port-au-Prince, Éditions Henri Deschamps, 1991.
↑ a et b Richard Stallman, « Liberté, égalité, fraternité » [archive], entretien dans Programmez!, no 95.
↑ Richard Stallman, « Liberté, Égalité, Fraternité » [archive] à La Cantine, 23 février 2008.
↑ Le principe d'égalité, sur le site du Conseil constitutionnel [archive].
http://www.chateauversailles.fr/l-histoire/grandes-dates/chronologie/1789--serment-du-jeu-de-paume [archive].
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/mirabeau.asp [archive].
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#declaration [archive].
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html [archive].
http://viechretienne.catholique.org/cec/6483-preambule [archive].
↑ « Il était le bon côté du christianisme », Libération, 23 janvier 2007.
↑ (en) Robert Putnam, Bowling Alone : The collapse and revival of american community, Simon & Schuster, 2000 (ISBN 978-0-7432-0304-3), p. 361.
↑ Michel Borgetto, La Devise : « Liberté, Égalité, Fraternité », PUF, 1997, p. 34.
↑ Voyage apostolique à Paris et Lisieux (30 mai-2 juin 1980, homélie du Saint-Père Jean-Paul II, Le Bourget, dimanche 1er juin 1980).

Titre : La Mémoire
Poète : René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

Recueil : Stances et poèmes (1865).

I.

Ô Mémoire, qui joins à l'heure
La chaîne des temps révolus,
Je t'admire, étrange demeure
Des formes qui n'existent plus !

En vain tombèrent les grands hommes
Aux fronts pensifs ou belliqueux :
Ils se lèvent quand tu les nommes,
Et nous conversons avec eux ;

Et, si tu permets ce colloque
Avec les plus altiers esprits,
Tu permets aussi qu'on évoque
Les cœurs humbles qu'on a chéris.

Le présent n'est qu'un feu de joie
Qui s'écroule à peine amassé,
Mais tu peux faire qu'il flamboie
Des mille fêtes du passé ;

Le présent n'est qu'un cri d'angoisse
Qui s'éteint à peine poussé,
Mais tu peux faire qu'il s'accroisse
Ce tous les sanglots du passé ;

L'être des morts n'est plus visible,
Mais tu donnes au trépassé
Une vie incompréhensible,
Présent que tu fais d'un passé !

Quelle existence ai-je rendue
À mon père en me souvenant ?
Quelle est donc en moi l'étendue
Où s'agite ce revenant ?

Un sort différent nous sépare :
Comment peux-tu nous réunir,
À travers le mur qui nous barre
Le passé comme l'avenir ?

Qui des deux force la barrière ?
Me rejoint-il, ou vais-je à lui ?
Je ne peux pas vivre en arrière,
Il ne peut revivre aujourd'hui !

II.

Ô souvenir, l'âme renonce,
Effrayée, à te concevoir ;
Mais, jusqu'où ton regard s'enfonce,
Au chaos des ans j'irai voir ;

Parmi les gisantes ruines,
Les bibles au feuillet noirci,
Je m'instruirai des origines,
Des pas que j'ai faits jusqu'ici.

Devant moi la vie inquiète
Marche en levant sa lampe d'or,
Et j'avance en tournant la tête
Le long d'un sombre corridor.

D'où vient cette folle ? où va-t-elle ?
Son tremblant et pâle flambeau
N'éclaire ma route éternelle
Que du berceau vide au tombeau.

Mais j'étais autrefois ! Mon être
Ne peut commencer ni finir.
Ce que j'étais avant de naître,
N'en sais-tu rien, ô souvenir ?

Rassemble bien toutes tes forces
Et demande aux âges confus
Combien j'ai dépouillé d'écorces
Et combien de soleils j'ai vus !

Ah ! tu t'obstines à te taire,
Ton œil rêveur, clos à demi,
Ne suit point par delà la terre
Ma racine dans l'infini.

Cherchant en vain mes destinées,
Mon origine qui me fuit,
De la chaîne de mes années
Je sens les deux bouts dans la nuit.

L'histoire, passante oublieuse,
Ne m'a pas appris d'où je sors,
Et la terre silencieuse
N'a jamais dit où vont les morts.

René-François Sully Prudhomme.

la Conscience et la Responsabilité devant l’événement...

Définitions

Cette notion s’applique à différents domaines incluant notamment :

responsabilité sociétale, en particulier la responsabilité sociale des entreprises ;
responsabilité environnementale ;
responsabilité civile (conventionnelle ou quasi-délictuelle) ;
responsabilité pénale (ou délictuelle) ;
responsabilité administrative ;
responsabilité morale qui consiste en une capacité pour un sujet volontaire et conscient de prendre une décision sans en référer au préalable à une autorité supérieure, à pouvoir donner les motifs de ses actes, et à être jugé sur eux ;
responsabilité politique, en particulier du gouvernement devant le parlement (motion de censure ou vote de confiance) ou des élus devant leurs électeurs (maires, Président de la République) ;
responsabilité ministérielle, désigne la redevabilité du gouvernement envers les élus dans plusieurs pays de monarchie constitutionnelle ;
responsabilité élargie du producteur ;
responsabilité numérique ou e-responsabilité.

Responsabilité et conscience
Public/privé, va-et-vient

La responsabilité n’est pas seulement un fait, mais aussi une valeur. En tant que valeur sociale, suivant la perspective adoptée, elle peut prendre des significations diverses : elle renvoie donc inévitablement à des valeurs éthiques (ou morales), et est, pour une part, dépendante des idéaux d’une époque, de leur vivacité et de leur configuration sociale, – en un mot : de la volonté de croire de cette époque, et d’être obéie. Aussi, l'injonction sociale à être responsable, à être l’auteur d’une vie bien réglée, s’applique notamment à la question de la manière dont nous nous rapportons chacun à nous-mêmes, entre risque et transgression. Supports de la responsabilité, un individu serait « naturellement » tenu à un ensemble de devoirs ou d'obligations, y compris la toute première, l'obligation virtuellement coupable d'être «autonome », par quoi la société entend notre responsabilisation dans un système de compétition sociale1.

Pour autant, l’individu anti-conformisme ne dissocie pas forcément l'exigence sociale d'autonomie et la responsabilité morale envers lui-même. Cette inflexion individualiste de l'exigence de responsabilité, au sens fort, de la problématisation du rapport du privé et du public hante notamment la littérature américaine sur la désobéissance civile, comme chez Ralph Waldo Emerson :

« Affrontons, réprimandons la lisse médiocrité et le misérable contentement du temps, clamons plutôt, à la face des coutumes, du commerce, des affaires publiques, ce fait qui se déduit de l’histoire elle-même : il y a un grand Penseur et Acteur responsable qui agit chaque fois qu’un homme agit ; un homme vrai n’appartient ni à une époque ni à un lieu donnés, mais il est le centre des choses. Là où il est, la nature est aussi.[...] il faut avoir en soi quelque chose de divin quand on s’est défait des normes communes de l’humanité pour s’aventurer à compter sur soi-même comme maître. Le cœur doit être haut, la volonté fidèle et la vue claire, pour pouvoir sérieusement se tenir à soi-même lieu de doctrine, de société et de loi, pour qu’un simple but soit aussi pressant qu’une nécessité implacable chez les autres ! »

— « Confiance et autonomie », Essais, Michel Houdiard Éditeur, 1997, p.37,45
Passage à l'acte

Être l’auteur de ses actes ne signifie pas maîtriser la détermination de son destin personnel : être homme, c'est être parmi les hommes, et, selon Hannah Arendt, les affaires humaines sont marquées du sceau de la fragilité, du fait de l'imprévu logé au cœur de toute action comme sa condition de possibilité2. C'est la capacité d'inaugurer du neuf qui marque le singulier d'une vie humaine. Pour Theodor Adorno, cette condition d’incertitude et de fragilité, de « faillabilité3 » apparaît comme le fondement de la capacité d’agir et de la responsabilité morale, dès lors que le sujet y est engagé dans une enquête sur la genèse et les significations sociales des normes morales auxquelles son existence est d’emblée confrontée.
Décisions

Sortir du cercle reviendrait à apprécier le milieu relationnel dans lequel s'enracine l'existence humaine, du microcosme au macrocosme. Ainsi l'« éthique de l'intégrité » défendue par l'américaine Starhawk répond au souci pragmatique d'évaluer les effets que l'acte provoque, ses conséquences inhérentes, mais encore les raisons qui le déterminent, sa cohérence interne. Dans cette perspective, les choix « ne sont pas fondés sur des absolus imposés à une nature chaotique, mais sur les principes d’ordonnancement inhérents à la nature. Ils ne sont pas fondés non plus sur des règles qui peuvent être définies hors du contexte. Ils reconnaissent qu’il n’y a pas de choses séparées de leur contexte. [...] L’immanence est un contexte, de telle sorte que le soi individuel ne peut jamais être vu comme un objet séparé et isolé. C’est un nœud de relations enchevêtrées, constamment transformé par les relations qu’il forme. L’intégrité signifie aussi l’intégration – être une part intégrale et inséparable de la communauté humaine et biologique4. »

Aussi Toni Negri met-il l'accent sur une certaine qualité de l'exister de l'individu et de la communauté : « La conception matérialiste de l’éternité, c’est celle qui consiste à ne renvoyer les actions qu’à la responsabilité de ceux qui les accomplissent. Chaque action est singulière, elle n’influe donc que sur elle-même, et ne renvoie à rien d’autre qu’aux relations qu’elle détermine et à la continuité des rapports qu’elle entretient avec les autres. Chaque fois que l’on fait quelque chose, on en accepte la responsabilité : cette action vit pour toujours, dans l’éternité. Il ne s’agit pas d’immortalité de l’âme mais d’éternité des actions accomplies. C’est l’éternité du présent vécu à chaque instant qui passe : une plénitude complète, sans transcendance possible, fût-elle logique ou morale. [...] Il n’y a pas de renvoi de la responsabilité : chacun de nous est responsable de sa singularité, de son présent, de l’intensité de la vie, de la jeunesse et de la vieillesse qu’il y investit. Et c’est l’unique moyen d’éviter la mort : il faut saisir le temps, le tenir, le remplir de responsabilité5. »

LES TABLES DE LA LOI ET LA PROPHÉTIE
DE
TAY La chouette effraie

Le clans des mouettes

AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t612-airavata-lane-benjamin-d-orwell-et-la-republique

La.cinquieme.République
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/f1-la-cinquieme-republique
De la politique pure et affaires étrangères

ainsi est la force.

RAPPORT DE
Y'BECCA ET DE SON ÉGIDE
SOUS LES MURMURES ET LE REGARD
DU CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 8174
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.   Ven 2 Fév à 3:40

LA BRUTALITÉ, LA BÉATITUDE, LE MOUVEMENT ET L'ÊTRE

DANS LE TERME, L'ANIMATION EST LE PRINCIPE DE MOUVEMENT; J'AI TOUJOURS PENSÉE QUE LE PRINCIPE
D’ÂME VENAIT DE LA CHAIR MAIS SI CE PRINCIPE VENAIT DE L'ASPECT DU MOUVEMENT... L’ÂME EST LE
PROLONGEMENT DE L'ESPRIT QUI VIENT DU PHÉNOMÈNE DE CHAIR OU DE CORPS: TOUT CELA EST UN MOUVEMENT...

L'ASPECT LAÏC EST LA RAISON DU FAIT QU'IL FAUT QUE LE SOI PRENNE CONSCIENCE DE SA SURVIE
TOUT EN AYANT LE RESPECT DU PEUPLE... CERTAINS DANS LA SOCIÉTÉ DIRONT
QUE LE CHOIX DE SURVIE SE RÉSUMENT DANS LA BRUTALITÉ ET LA BÉATITUDE : L’ENSEIGNEMENT DES PHILOSOPHES
ET DES GUERRIERS... TOUT COMME DANS LA NATURE, UN ÉQUILIBRE SE CRÉA EN LA BÉATITUDE ET LA BRUTALITÉ.

LE RESPECT NAQUIT SOUS FORME DE PRIÈRES OU D'OBSERVATIONS DES PHÉNOMÈNES
QUI ENTOURAIT L’ENVIRONNEMENT... CHACUN VOULU FAIRE ENTENDRE SA PAROLE
MAIS LA DISCORDE NE DIVISA PAS LA BRUTALITÉ DE LA BÉATITUDE. C'EST JUSTE LES SAVOIRS ET LES LANGUES QUI
SE SONT ENTRECHOQUÉS SOUS FORME D'AMOUR, DE DIVISION ET DE MORTS; LES SOCIÉTÉS ÉVOLUENT.
POURTANT MALGRÉ NOS DIVERSITÉS ET NOS OPPOSITIONS DANS L’ÉQUILIBRE: NOUS ÉVOLUONS DANS LA DIVERSITÉ QUI FINALEMENT NOUS RENDS SI PROCHE DE CET UNIVERS QUI TOUT COMME LA NATURE EST L'ATTRAIT D’ÉQUILIBRE, DE SURVIE ET DE BRÈVES RENCONTRE ENTRE LE BIEN ET LE MAL...

LE MONDE DE LA NUIT N'EST PAS LE MAL ET L'ON CROIT POUVOIR MIEUX S'Y DÉROBER: CELA EST FAUX CAR LE MONDE DE LA NUIT POSSÈDE UNE JUSTICE BIEN PLUS GRANDE QUE CELUI QUI VEUT ÉBLOUIR ET JE NE DÉSIGNE PAS DU SOLEIL MAIS DU PLUS PRÉCIEUX DE MÉTAUX: L’ORGUEIL ET L'AVARICE DEVANT L'OR SERONT MON IMAGE MAIS IL Y EN A UNE INFINITÉ.
SI AIMER LA NUIT SIGNIFIE APPARTENIR AU COTE OBSCUR ET AUX BRUTALITÉS: ALORS JE SUIS DU COTE OBSCUR...
POURTANT J'AIME LE JOUR...

EN CELA, SI IL EXISTE UN CLIVAGE DE MOUVEMENT ENTRE LA DROITE ET LA GAUCHE AU SUJET DE LA GRAVITATION EN TERME DE NUIT ET DE JOUR LES PRINCIPES RESTENT ÉTERNELS, IMMORTELS ET CONCRETS TOUT COMME LES PILIERS DE L’ÉQUILIBRE DE LA NATURE... CELUI QUI CHERCHE DES RUSES AU DESTIN FINIT PAR ÊTRE DÉVORER PAR LE PEUPLE, PRINCIPE DE LA DÉMOCRATIE.

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE

LA VIERGE N'EST PAS UNE CARTE OU MANCHE; ELLE EST LA LIONNE QUI ACCEPTE LE CHOIX ET SOULÈVE SA VALEUR DÉFIANT LE TEMPS ET DIEU LUI-MÊME.
TAY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.   

Revenir en haut Aller en bas
 
LA JUSTICE, LE REGARD DU SECOURISTE ET L’ÉTHIQUE DE PROCÈS.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La justice de Raphael [Terminé]
» HAITI-Justice : Un Système Judiciaire Qui Pirouette.
» Les oubliés de la Justice haitienne...
» Haïti : La justice américaine émet un mandat international contre l’ex-président
» VOTE DE CENSURE POUR JEA !HAUTE COUR DE JUSTICE POUR RENE PREVAL !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le clans des mouettes :: Le clans des mouettes-
Sauter vers: