Le clans des mouettes

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 George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.

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yanis la chouette



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MessageSujet: George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.   Lun 8 Jan à 10:21

George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876.

Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.

À l'image de son arrière-grand-mère, qu'elle admire2, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice.

George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode3, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly5, George Sand contribue activement à la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac6, Gustave Flaubert7, Eugène Delacroix, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amitié avec Victor Hugo par correspondance mais ces deux grandes personnalités ne se sont jamais rencontrées.

Elle s'est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l'Éclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l'œuvre et dont elle a tenté d'obtenir la grâce5 après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman.

Son œuvre est très abondante8 et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l'époque et qui divisa aussi bien l'opinion publique que l'élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classes et sans conflit (Mauprat, 1837 - Le Meunier d'Angibault, 1845).

Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La Mare au diable (1846), François le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853).

George Sand a abordé d'autres genres comme l'autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d'une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIIIe siècle, ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII. Vers la fin de sa vie, elle écrit une abondante œuvre théâtrale, restée largement inédite de son vivant.

Nom de naissance Amantine Aurore Lucile Dupin
Naissance 1er juillet 1804
Paris
Décès 8 juin 1876 (à 71 ans)
Château de Nohant-Vic
Activité principale
Romancière
Auteur Langue d’écriture Français
Mouvement Romantisme
Genres
Roman

Œuvres Baroques

   Indiana
   Lélia
   Mauprat
   Consuelo
   La Mare au diable
   La Petite Fadette
   Les Maîtres sonneurs
   Le Meunier d'Angibault
   Un hiver à Majorque
   Histoire de ma vie

Dans la mythologie grecque, Hésione est une princesse troyenne, fille de Laomédon et de la nymphe Strymo.

Elle apparaît dans la version apollodorienne de la « première guerre de Troie » entre son père et Héraclès. Elle fut offerte en sacrifice pour apaiser un monstre marin envoyé par Poséidon pour ravager Troie, après que son père, le roi de Troie Laomédon, l’eut floué. Héraclès proposa de tuer le monstre en échange des chevaux immortels que reçut Tros, le grand-père de Laomédon, à la suite de l’enlèvement de Ganymède. Héraclès sauva Hésione, mais, encore une fois, Laomédon ne s’acquitta pas de sa dette. Pour se venger, Héraclès, en compagnie de Télamon, monta une expédition punitive de dix-huit navires contre Troie. À la suite de sa victoire, il tua Laomédon et ses fils, offrit Hésione à Télamon et lui permit de sauver un de ses frères. Celle-ci choisit Priam. De Télamon, Hésione enfanta Teucros.

Plus tard, lorsque son neveu Pâris, fils de Priam, se rend en Grèce pour enlever Hélène, c'est avec le prétexte de rendre visite à Hésione.

Analyse

On a signalé les similitudes entre cet épisode mythologique et celui de Persée délivrant Andromède : « On croit voir deux éditions d'un même récit1. » Cette histoire sera recyclée dans la littérature médiévale dans la légende de Saint Georges terrassant le dragon.
Sources

   Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 5, 9 ; II, 6, 4 ; III, 12, 7).

Références

   ↑ P. Mérimée, « Des mythes primitifs », Revue contemporaine, 1855, 22, p. 8. (En ligne [archive])

Bibliographie

   Robert Graves, Les Mythes grecs [détail des éditions] (137)

Raoul Lefèvre ou Raoul Le Fèvre est un écrivain français de la deuxième moitié du XVe siècle1.

Prêtre et probablement chapelain de Philippe le Bon, Raoul Lefèvre est l'auteur de deux ouvrages, une Histoire de Jason en 1460 et un Recueil des histoires de Troyes en 1464. Ces deux titres, touchant à la mythologie antique, sont dédiés à Philippe le Bon, et sont largement diffusés à la cour de Bourgogne. Le deuxième est l'un des rares titres de la littérature bourguignonne à connaître un succès s'étendant au-delà du cercle ducal2. On en conserve 25 manuscrits, et pas moins de cinq éditions imprimées avant 15003.

Histoire de Jason

L'Histoire de Jason était importante pour la cour de Philippe le Bon, créateur de l'ordre de la Toison d'or en 1430. Le texte est basé sur l'histoire classique de Jason. Le manuscrit de l'Arsenal4, de 155 feuillets, comporte dix miniatures5.

L’Histoire de Jason a été imprimée, en 1474, par William Caxton. On connaît de l’Histoire de Jason de nombreux manuscrits et éditions imprimées6. Elle a été traduite en anglais en 1477 par William Caxton, et en néerlandais en 1485.
Recueil des histoires de Troie
Mariage de Jupiter avec sa sœur Junon devant le temple de Cybèle. Miniature du Maître de la Chronique d'Angleterre, Bruges, vers 1470-1480. BnF ms. 59, fol. 34.

Le Recueil des histoires de Troie, largement romancé, donne une interprétation de la légende antique en la traitant à la façon des romans de chevalerie et en s'inspirant de Guido delle Colonne et de Boccace. Ces œuvres ont suscité la diffusion des thèmes troyens dans l'iconographie et, par le mythe de la Toison d'or, ont reflété les préoccupations de la cour de Bourgogne1. Il est l'un des rares titres de la littérature bourguignonne à connaître un succès s'étendant au-delà du cercle ducal2. On en connaît 25 manuscrits, et pas moins de cinq éditions imprimées avant 15003.

Le Recueil des histoires de Troie, où Jason réapparaît, mais cette fois comme un personnage secondaire, compagnon d’Hercule, devait être composé de quatre livres selon l’intention que l’auteur affiche dans son prologue, chacun consacré à l'une des destructions de Troie. La version remise au duc en 1464, n'en comporte que les deux premiers; il avait pour ambition de valoriser la figure d'Hercule qui aurait détruit deux fois Troie dans un conflit qui l’opposait au roi Laomédon2. Un troisième livre, apocryphe et posthume, ajouté quelques années plus tard, est une traduction de l’Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne. Cet ajout répondait pour partie au projet initial. Vingt-cinq exemplaires du manuscrit sont conservés. La plupart contiennent la version en trois livres2.

La bibliothèque royale de Belgique possède quatre manuscrits7. L'un d'eux (KBR, ms. 9262) est formé des deux premiers livres, et figure dans l’inventaire de la bibliothèque de Philippe le Bon dressé après sa mort. Il est composé de 188 folios de grande taille (398 × 270 mm) et comporte trois grandes miniatures, en tête du prologue et des deux livres, réalisées par le Maître d'Antoine de Bourgogne. La miniature du livre I (folio 7) décrit un épisode qui n’est pas mentionné dans les premiers chapitres : le choc des armées de Titan et de Jupiter8. Un autre (KBR, ms. 9254) contient trois enluminures, du Maître de la Chronique d'Angleterre, et notamment un Hercule combattant les lions de Némée2.

La bibliothèque nationale de France possède trois exemplaires9 dont le deuxième porte le titre De la premiere destruction de Troye. Le premier manuscrit (BnF français 59) est composé de 325 folios et contient 46 miniatures, dont trente-neuf, en particulier le frontispice, sont du Maître de la Chronique d'Angleterre, les cinq premières sont du Maître du Hiéron10 et les deux dernières de Philippe de Mazerolles2. La structure du volume confirme le caractère quasi autonome de chaque partie. Le manuscrit BnF 22552 est de la main de Pierre Gousset; il comporte 293 folios et est illustré par le Maître d'Antoine Rolin et ses assistants, de 3 miniatures d'une page, 111 miniatures de demi page et 6 miniatures sur une colonne3. C'est la version la plus complète puis qu'il contient les trois livres, y compris les Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne.

D'autres exemplaires existent, l'un à l'université Yale11 et deux autres à la Bibliothèque apostolique vaticane12,13.
Traduction anglaise du Recueil
William Caxton remettant l'ouvrage à Margaret of York (1473-1474). Frontispice du Recueil traduit par William Caxton, bibliothèque Huntington.

L'édition en anglais du Recueil, traduite par William Caxton, et imprimée par lui sous le titre Recuyell of the Historyes of Troye, probablement avec Colard Mansion et Johann Veldener, en 1473 ou 1474 à Bruges, est le premier livre imprimé en langue anglaise3. La British Library en possède un exemplaire 14. Dix-huit autres exemplaires de cette première édition existent15, plus ou moins incomplets14. La bibliothèque Huntington, de San Marino en Californie, possède un exemplaire particulier16 avec un frontispice gravé montrant Caxton présentant le Recueil à Margaret de York3. Un des dix-huit exemplaires a été vendu par Ralph Percy, 12e Duc de Northumberland en 2014 pour plus d'un million de livres15. Une version plus tardive est aussi numérisée sur la bibliothèque du Congrès.
Autres éditions

Sous le titre Le Livre du fort Hercules existe un ouvrage commandité par Jacques d'Armagnac, duc de Nemours (1433-1477), et réalisé vers de 1470 environ. Ce manuscrit est un remaniement d'un peu plus de la moitié du Recueil des histoires de Troye, soit les six derniers chapitres du livre I et le livre II en entier. Un exemplaire est conservé à la Österreichische Nationalbibliothek à Vienne17. Un autre exemplaire figure, sous le titre Raoul Lefèvre, Le recoeil des histoires de Troyes (Le livre nomme Hercules), à la British Library18, et contient trois grandes et une soixantaine de petites miniatures, réalisées par le Maître aux inscriptions blanches.

   Hercule combat les lions de Némée

   KBR Ms. 9254, fol. 79.

   Cognac Ms. 252, fol. 99.

   BnF Ms. français 59, fol. 137.

   British Library Ms. Royal 17 E II, fol. 148.

Notes

   ↑ a et b « Raoul Lefèvre » [archive], Encyclopédie Larousse, Larousse (consulté le 10 août 2012)
   ↑ a, b, c, d, e et f Bernard Bousmanne et Thierry Delcourt (dir.), Miniatures flamandes : 1440-1520, Bibliothèque nationale de France et Bibliothèque royale de Belgique, 2011, 464 p. (ISBN 978-2-7177-2499-8 et 978-2-87093-169-1), p. 327-329, n°s 83 et 84.
   ↑ a, b, c, d et e Thomas Kren et Scot McKendrick (éditeurs), Illuminating the Renaissance, Getty Museum - Royal Academy of Arts, 2003 (ISBN 1-903973-28-7, lire en ligne [archive]), p. 408-409
   ↑ Cote Ars Rés ms. 5067, Histoire de Jason sur Gallica [archive]
   ↑ Elles sont reproduites en couleur dans la banque d'images de la BnF (Banque d'images interrogation Raoul Lefèvre [archive]).
   ↑ Arlima : Raoul Le Fèvre [archive] mentionne six manuscrits.
   ↑ Le livre I (Bruxelles, KBR, ms. 9261), le livre II (Bruxelles, KBR, ms. 9262), les livres I et II (Bruxelles, KBR, ms. 9263) et un autre exemplaire complet (Bruxelles, KBR, ms. 9254).
   ↑ * Le Maître d'Antoine de Bourgogne, « Titan défait par Jupiter » [archive]. Miniature dans : Raoul Lefèvre, Recueil des histoires de Troie, Bruxelles, KBR, ms. 9263, fol. 7.
   ↑ Notice BnF français 59 [archive], Notice BnF français 1414 [archive] et Notice BnF français 22552 [archive] sur arlima.
   ↑ Le Maître du Hiéron, « Assassinat d’Iasion [archive], BnF, Ms. fr. 59, fol. 12v.
   ↑ Beinecke Library, 216.
   ↑ Cotes Palatini latini, 1962 et Reginensi latini, 967.
   ↑ Raoul Lefèvre [archive] sur Arlima.
   ↑ a et b Notice de la British Library [archive], Cote C.11.c.1=IB.49431.
   ↑ a et b « First printed book in English sold for over £1m » [archive], BBC News Entertainment & Arts, BBC, 17 juillet 2014 (consulté le 24 juillet 2014).
   ↑ Notice [archive] de la bibliothèque Huntington.
   ↑ Notice ÖNB 2586 [archive] sur Arlima.
   ↑ Cote Royal 17 E II. Notice [archive] de la British Library.

Sur les autres projets Wikimedia :

   Histoires de Troie, sur Wikimedia Commons

Liens externes

   Recoeil des histoires de Troyes [archive]. Illustrations de quelques manuscrits sur la base iconographique de l'Institut Warburg (en noir et blanc).
   The recuyles or gaderige to gyder of ye hystoryes of Troye [archive]. Version numérisée de la Bibliothèque du Congrès, Londres, 1503.
   Raoul Le Fèvre [archive] sur Arlima (archives de littérature du Moyen-Âge)

Pink Floyd - Fearless.
https://www.youtube.com/watch?v=TeyHPAdxuy0

«Beaux Rivages» de Nina Bouraoui fait l'autopsie d'une relation après les attentats de Paris

ROMAN Prenez deux minutes pour savoir si «Beaux Rivages» de Nina Bouraoui est le livre qu'il vous faut...

Tous les jours de la semaine, la rédaction de 20 Minutes ou ses lecteurs vous proposent une idée de roman à dévorer ou à offrir. Aujourd’hui, Beaux Rivages de Nina Bouraoui chez JC Lattès (252 pages, 19€).
Une citation:

   «Je ne reçus, n’identifiai aucun signe annonçant notre rupture. Il m’arrivait d’y penser, l’amour est imprévisible. Il survient quand on ne l’espère plus, disparaît alors qu’on le jugeait acquis.»

Pourquoi choisir ce livre:

   Parce que j’avais lu Garçon manqué et Mes mauvaises pensées de la même auteure, et que tout le monde a vécu au moins une fois, si ce n’est plus, une rupture douloureuse. Je cherchais à voir ce que nous, au sens large, c’est-à-dire elle, vous et moi, pouvions avoir de commun dans le processus de cicatrisation. Processus long au cours duquel vous vous retrouverez, croyez-moi!
   Parce que Nina Bouraoui nous fait passer par toutes les phases du deuil amoureux: le choc, le déni, la colère, l’acceptation et la reconstruction. Que celui qui n’a jamais tenté, dans un ultime élan de désespoir (même s’il aura fallu faire preuve de quelques bassesses), de reconquérir l’être aimé jette la première pierre !

>> A lire aussi : Laurence Tardieu évoque le bonheur malgré le terrorisme dans le roman «A la fin le silence»
L'essentiel en 2 minutes:

L’intrigue. Une rupture amoureuse comme il en existe beaucoup. Rien d’exceptionnel en somme, si ce n’est le contexte: l’histoire s’inscrit dans un Paris post-attentats. A., dévastée par l’annonce de cette rupture, tente de faire face. «Nous étions le 14 janvier 2015, une semaine après l’attentat. Paris était noire, non encore lavée de son sang. On devrait fragmenter le malheur selon sa nature – petit, moyen, grand –, et le chaos amoureux devrait, lui, s’incliner devant la mort qui survient […]»

Les personnages. A., l’amoureuse éconduite. On ne connaît pas son prénom, juste qu’il se marie «à merveille» avec celui de l’être aimé, Adrian. Adrian, justement, celui qui a trahi. La Rivale, aussi affublée de quelques noms d’oiseaux. Elle tient un blog sur lequel elle poste régulièrement des photos mettant en scène son histoire d’amour avec Adrian. A. y guette de manière quasi pathologique ses faits et gestes, semblant oublier qu’Internet n’est qu’une vitrine où les gens ne postent que des produits d’appel et se perdent dans cette sorte de réalité virtuelle. Sacha, l’homme providentiel qui sera pour A. «la lumière au bout du tunnel».

Les lieux. Entre Paris et Zurich. Paris où réside A., dans une atmosphère étrange et particulière. Le temps y est suspendu. L’héroïne évolue dans une sorte de pesanteur et semble parfois suffoquer. Zurich, lieu de résidence d’Adrian où tout semble plus léger, mais on est toujours plus léger quand on est celui qui s’en va… Enfin, Cargèse, sorte de parenthèse enchantée où A. reprend goût à la vie.

L’époque. L’histoire débute en janvier 2015, quelques jours après la marche républicaine du 11 janvier en hommage aux victimes des attaques terroristes, pour s’achever avec les attentats du 13 novembre 2015.

>> A lire aussi : Avec son second roman «Chanson douce», Leïla Slimani nous confie à une nounou d'enfer

L’auteur. Prix du Livre Inter 1991 pour La Voyeuse interdite et prix Renaudot 2005 pour Mes mauvaises pensées, Nina Bouraoui est Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et ses livres sont traduits dans une quinzaine de langues.

MOSAÏQUE
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS


Dernière édition par yanis la chouette le Lun 8 Jan à 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.   Lun 8 Jan à 10:31

LE DÉPART DU ROYAUME UNI DE L'EUROPE EST POUR MOI LA PLUS GRANDE DES DÉFAITES ÉLECTORALES ET POURTANT, JE SUIS CAPABLE DE RECONNAITRE QUAND L'ADVERSAIRE EST HONORABLE: TRAHI PAR LES MIENS QUI VOULAIENT LES VOIR PARTIR COMME IL N'ONT JAMAIS VOULU FAIRE ENTRER LA TURQUIE.
TAY

William Caxton (v. 1415~1422 dans le comté de Kent - v. mars 1492), est un négociant, diplomate, traducteur et imprimeur anglais. Il est connu pour avoir été le premier à introduire une presse typographique dans son pays.

Biographie

Les origines de William Caxton demeurent incertaines : il indique lui-même le comté de Kent comme étant son lieu de naissance1. En 1438, peut-être âgé de 14 ans selon certaines sources, il entre en apprentissage à Londres chez un riche négociant-drapier, Robert Large, et membre de la ligue commerçante The Worshipful Company of Mercers. Caxton demeure au service de Large jusqu'à la mort de celui-ci en 1441, puis parvient à s'émanciper en dépit d'un faible pécule.

Jusqu'en 1453, il effectue de nombreux séjours à Bruges, alors l'un des centres d'échanges commerciaux les plus actifs du nord de l'Europe. Il réussit fort bien, au point d'être nommé en 1462 gouverneur de la Company of Merchant Adventurers of London, représentant la nation anglaise dans les Flandres. Proche intermédiaire de la cour de Bourgogne et chargé de mission par Édouard IV, il effectue les années suivantes de nombreux voyages, visitant Cologne où l'imprimerie vient d'éclore. Caxton semble avoir très tôt porté un intérêt sur le commerce des manuscrits2. Il revient à Bruges vers 1471-1472 avec une presse et s'associe entre autres à Johan Veldener et Colard Mansion dans le but d'imprimer des ouvrages en langue anglaise. Vers 1473, sort de ses presses le Recuyell of the Historyes of Troye de Raoul Lefèvre, traduit en anglais par Caxton lui-même : il s'agit du premier ouvrage imprimé dans cette langue. Caxton publiera cinq autres livres à Bruges dont une version anglaise du De ludo scaccorum de Jacques de Cessoles adaptée du manuscrit français de Jean de Vignay qui avait été publiée sous le titre Le Jeu des échecs moralisé3.

Rentré à Londres en 1476, il installe une presse typographique à caractère mobile, la première en Angleterre, dans les locaux de l’aumônerie de l'abbaye de Westminster. L'aristocratie encourage son travail en se portant acquéreur de ses ouvrages, qui comprennent de nombreux titres relevant du domaine profane : Les Contes de Canterbury (1477 ?), Dictes or Sayengis of the Philosophres (novembre 1477, d'après un manuscrit français intitulé Les Ditz moraulx des Philosophes de Thionville), The Golden Legende (1483), The Book of the Knight of the Tower de Geoffroy de La Tour-Landry4 (juin 1483), les Métamorphoses d'Ovide (première traduction anglaise), et quelques romans de chevalerie comme Le Morte d'Arthur, d'après le manuscrit de Thomas Malory, et publié en 1485. Il donne également en 1477 une version en anglais des Quattres choses derrenieres de Jean Miélot, et en 1481 le Miroir du Monde (traduction du Speculum maius de Vincent de Beauvais), avec gravures.

Aucun livre ne portant plus sa marque après l'année 1491, la date de sa mort semble être 1492. Son assistant, Wynkyn de Worde (Jan van Wynkyn dit, mort en 1534), reprit sa succession.

Sur 108 ouvrages répertoriés5 publiés par Caxton, 80 % le sont en anglais. Il aurait traduit 26 ouvrages lui-même, sans compter ses travaux de révision, ses préfaces et postfaces.

Ses éditions, des incunables bien entendu d'une très grande valeur, appartiennent pour la plupart à des bibliothèques publiques et sont accessibles aux chercheurs grâce aux procédés de numérisation.

En 2002, la chaîne BBC le consacre comme l'un des 100 Britanniques les plus importants6.
Quelques éditions célèbres

1481 : De senectute, De amicitia de Cicéron, tr. de John Tiptoft.
1482 : Polycronicon de Ranulph Higden, tr. de John Trevisa.
1483 : Confessio amantis de John Gower.
1484 : Booke of the subtle storyes and fables of Aesop, tr. de Caxton d'après le texte français de Julien Macho.
1484 : The booke of the order of chivalry7 de Raymond Lulle, tr. de Caxton d'après une version française.
1489 : Faytes of arms and chivalry8 de Christine de Pisan.
1490 : The booke of Eneydos d'après Virgile.

Notes et références

↑ Dans la préface de son premier ouvrage imprimé, Recuyell of the Historyes of Troye.
↑ A. Mairey (2010).
↑ The game and playe of the chesse, achevé d'imprimé le 31 mars 1475.
↑ Traduit du Livre pour l'enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry, manuscrit rédigé en moyen français vers 1371-1372.
↑ Certaines sources indiquent 90, voire moins.
↑ (en)Liste de la BBC [archive], en ligne.
↑ Le Livre de l'ordre de chevalerie (1281).
↑ Le Livre des Faits d'armes et de chevalerie (1410).

Annexes

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William Caxton, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

William Blades, The Life and Typography of William Caxton, England's First Printer, with Evidence of his Typographical Connection with Colard Mansion, the Printer at Bruges. Compiled from Original Sources, Londres, Lilly, 1861-1863, 2 tomes.
The Prologues and Epilogues of William Caxton, éd. W. J. B. Crotch, Londres, 1929.
George D. Painter, William Caxton: A Quincentenary Biography of England's First Printer, Londres, Chatto & Windus, 1976.
Jean-Philippe Genet, La genèse de l’État moderne, Culture et société politique en Angleterre, Paris, PUF, 2003, p. 205 et suivantes.
« William Caxton : auteur, éditeur, imprimeur » par Aude Mairey in Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 19, 2010, p. 123-142 en ligne [archive].
Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Liens externes

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MessageSujet: Re: George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.   Lun 8 Jan à 10:34

Par fables d’Ésope on désigne un ensemble de fables en prose attribuées à Ésope, écrivain grec qui a vécu vers la fin du VIIe siècle av. J.-C. et le début du VIe siècle av. J.-C.. Il était probablement originaire de la Phrygie. Les fables mettant en scène des animaux et dont on peut tirer une morale de l'histoire pré-existaient déjà à Sumer [archive] près de 3000 ans avant Ésope. Ces fables auraient été ensuite apportées en Assyrie lors d'échanges culturels, de là les Hittites les auraient transmises en Phrygie.

Il faut entendre par fables d'Ésope celles qui lui sont attribuées et toute sorte de récits qui circulaient avant lui de façon orale et aux mêmes caractéristiques1.

Le premier recueil de fables d'Ésope historiquement attesté a été constitué par Démétrios de Phalère au IVe siècle av. J.-C., plus de deux cents ans après la mort d'Ésope. Ce recueil est perdu, mais il a donné naissance à d'innombrables versions. La plus importante est le recueil appelé Augustana, qui compte plus de 500 fables, toutes en prose. Dans son édition critique de ce recueil, Chambry a retenu 358 fables. Certaines sont toujours très populaires, telles :

Le Loup et l’Agneau
La Tortue et le Lièvre
Le Loup et le Chien
Le Loup et le Héron
Le Rat des Champs et le Rat de Ville
Le Corbeau et le Renard
Le Renard et les Raisins2.

Un succès durable
Article détaillé : Fable.
Aesopus moralisatus, 1485

Les fables d'Ésope ont inspiré de nombreux auteurs, qui ont perfectionné le genre durant 2 500 ans, notamment :

Phèdre, fabuliste latin du Ier siècle
Babrius, fabuliste romain de langue grecque du IIe siècle-IIIe siècle
Avianus, poète latin du IVe siècle
Djalâl ad-Dîn Rûmî, mystique et poète persan du XIIIe siècle
Marie de France, poétesse du XIIe siècle
Jean de La Fontaine au XVIIe siècle
Fables d'Isoho est une traduction en japonais des fables d'Ésope réalisée au XVIIe siècle

Effet d'Ésope

De même que dans la fable d'Ésope, les gens crient facilement au loup (notamment les donneurs d'alerte), les croyants écoutent trop complaisants ceux qui le font. Cette manipulabilité des croyances est appelée « effet d'Ésope » par le sociologue Gérald Bronner3.
Notes et références

↑ Karl Canvat et Christian Vandendorpe, La fable : Vade-mecum du professeur de français, Bruxelles-Paris, Didier Hatier, coll. « Séquences », 1993, p. 10.
↑ On peut lire la traduction intégrale de ce recueil par Émile Chambry sur Wikisource.
↑ Gérald Bronner, La Démocratie des Crédules, Presses universitaires de France, 2013 (lire en ligne [archive]), p. 257.

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Fables d'Ésope, sur Wikiversity Fables d'Ésope, sur Wikisource

(fr) Fables d'Ésope (traduites par Emile Chambry) sur le site archive.org [archive]
(fr) Ses fables sur Ebooks libres et gratuites [archive]
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Alexandre-Auguste Ledru-Rollin, né le 2 février 1807 à Paris et mort le 31 décembre 1874 à Fontenay-aux-Roses (Seine, actuellement Hauts-de-Seine), est un avocat et homme politique français.

Républicain progressiste, il est l'un des chefs de file de la campagne des Banquets qui aboutit à la révolution de 1848 et à la Deuxième République. Comme Ministre de l'intérieur du gouvernement provisoire alors institué, il fait adopter par décret le suffrage universel masculin. Il n'obtient que 5 % des suffrages lors de l'élection présidentielle française de 1848.

Biographie

Alexandre Ledru-Rollin est issu de la bourgeoisie républicaine. Son grand-père Ledru, dit Comus, était physicien du Roi (vivant à Fontenay-aux-Roses) et son oncle Jacques-Philippe Ledru, médecin, était membre de l'Académie de médecine. Son père, Paul-Jérôme-Alexandre Ledru, est commissionnaire au mont-de-piété, sa mère la fille d'un menuisier appelé Gay1. Rollin est le nom de jeune fille de sa grand-mère maternelle ; Ledru-Rollin l'a adopté afin de n'être pas confondu avec un collègue avocat2.

Alexandre naît à Paris, au no 10 de la rue François-Miron, aujourd'hui dans le 4e arrondissement de Paris, à proximité de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais.
L'opposant à la Monarchie de Juillet

À 22 ans, il devient avocat au barreau de Paris, et se signale par ses plaidoyers en faveur des journalistes républicains. Élu député radical du Mans en 1841 en remplacement d'un des chefs républicains, Étienne Garnier-Pagès, il siège à l’extrême gauche. Sa campagne électorale de 1841 marque la naissance du radicalisme en France3. Il publie en 1846 un manifeste dans lequel il réclame le suffrage universel ce qui lui vaut un procès retentissant.

Ledru-Rollin veut des « réformes de structures économiques et sociales » pour faire face à la misère du peuple français, et ses principes républicains sont ceux de la république sociale. Il est un opposant à la Monarchie de Juillet et se joint à Alphonse de Lamartine pour dénoncer les « féodalités de l'argent ». Rapidement, il devient une figure radicale très importante de la Chambre, voulant changer les institutions à leurs racines même (en particulier l'adoption du suffrage universel).

À cet effet, en juin 1843, il fonde le journal La Réforme qui devient l'organe de ceux qui soutiennent un programme républicain et radical. De nombreuses personnalités y participent, qu'il s'agisse de Louis Blanc, Godefroi Cavaignac, Ferdinand Flocon ou encore François Arago. Pour eux, la réforme politique doit être sociale.

À une période où la répression contre les républicains est sanglante, la campagne des Banquets (1847-1848) se révèle un outil de contestation et de revendication précieux. En effet, c'est un moyen de contourner la loi interdisant sous peine de mort les réunions politiques. Ledru-Rollin y prend part activement. La campagne des Banquets mène à la révolution de février 1848, qui renverse le roi Louis-Philippe Ier et met fin à cette Monarchie de Juillet.
Un des chefs de la Deuxième République

Le Gouvernement provisoire de 1848 est présidé par Dupont de l'Eure, ancien député du Directoire, et composé de républicains modérés (Alphonse de Lamartine, Garnier-Pagès, Arago, Crémieux, Marie), de démocrates sociaux (Louis Blanc et Albert, un ouvrier) et de radicaux (Ledru-Rollin, Marrast et Flocon). Réuni à l'Hôtel de ville de Paris, le gouvernement mène un travail remarquable et efficace en très peu de temps.

Il devient ministre de l'Intérieur le 25 février. Pour installer la République, il épure l'administration de ses éléments orléanistes en remplaçant les préfets par des « commissaires du gouvernement » et les « sous-préfets » par des « sous-commissaires » de tendance républicaine. Dans un deuxième temps, le nouveau ministre de l'Intérieur cherche à affirmer la force de sa tendance au sein du gouvernement par le durcissement de ton de ses deux circulaires, les 8 et 12 mars 1848 ; ainsi, on observe un renforcement des pouvoirs des commissaires pour les mesures d'ordre et de salut public. Le ministre désigne aussi des commissaires généraux qui sont chargés de surveiller les commissaires « ordinaux ».

Alexandre Ledru-Rollin prend la direction des Beaux-arts et des Musées. En effet, pour lui, la République avait besoin de culture. Ainsi dès le 15 mars, grâce à son initiative, l'exposition annuelle de peinture, de sculpture et d'architecture commence. En 1848, il engage, avec le gouvernement provisoire, la commande de la décoration du Panthéon auprès de Paul Chenavard . La Palingénésie sociale ou La Philosophie de l'histoire, projet très controversé qui fut annulé par le décret de 1852 , rendant le Panthéon au culte catholique.
no 10, rue François-Miron, maison natale de Ledru-Rollin (plaque au-dessus du no 10)

Il tente maladroitement d'organiser la campagne électorale des « républicains de la veille » pour les élections d'avril 1848 à l'Assemblée nationale. Mais, le 16 avril, il combat la manifestation de l'extrême gauche républicaine qui tente de repousser les élections jugées trop rapides. Il est élu à Paris, mais les républicains et surtout les socialistes sont très nettement mis en minorité par le Parti de l'Ordre. Grâce à l'appui de Lamartine, il est néanmoins, mais difficilement, élu membre de la Commission exécutive qui dirige la France. Pendant la manifestation du 15 mai 1848, en faveur de la Pologne, et en fait contre la politique de la Commission exécutive, il organise la lutte contre les manifestants parisiens. Après les massacres des Journées de juin auxquelles il ne prend pas part, il est exclu du pouvoir dans le nouveau gouvernement du général Cavaignac. Il est poursuivi par l'Assemblée pour sa gestion du ministère de l'Intérieur (en particulier la gestion des fonds secrets), mais se disculpe.

Ledru-Rollin défend le « double » droit à l'assistance et au travail en septembre 18484. Il est le candidat des républicains radicaux à l'élection de la présidence de la République ; il devient alors le porte-parole du troisième pôle politique de l'époque, qui formait une tendance bien connue mais assez obscure pour l'opinion publique5. Dans ces élections, il obtient 381 026 voix (soit environ 5 % des suffrages) en se classant en troisième position derrière Louis-Napoléon Bonaparte (environ 5 500 000 voix), triomphalement élu, et le général Cavaignac (environ 1 400 000 voix), candidat des républicains modérés. Son électorat était composé principalement d'urbains, et de la moyenne et petite bourgeoisie. Malgré la victoire triomphante du Parti de l'Ordre (1848), ces résultats ne correspondent pas à la force numérique réelle de la gauche dans le pays. Le rôle de Ledru-Rollin sera très sous-estimé à cause de ce désastre électoral. Il reste pourtant celui qui a formé le premier noyau du parti républicain et qui a donné une cohérence politique ainsi qu'une dimension populaire à une gauche radical-socialiste.
L’opposant à la république conservatrice

À l'approche des élections législatives de mai 1849, Ledru-Rollin organise la promotion des idées républicaines en province. Quelques mois plus tôt, en novembre 1848, les républicains démocrates-socialistes ont fondé la Solidarité républicaine, qui a soutenu sa candidature à la présidentielle. Sa campagne est un succès, il est élu député à l'Assemblée législative. Ledru-Rollin devient alors le chef d'un groupe de plus de 200 députés, la Montagne.

Il s'oppose violemment à la politique réactionnaire de l'Assemblée, en particulier à l'envoi d'une expédition militaire à Rome qui vise à étrangler la jeune république romaine pour rétablir le pouvoir absolu du pape Pie IX.

Il tente d’organiser le renversement du gouvernement d'Odilon Barrot et de la majorité conservatrice de l'Assemblée, le 13 juin 1849. Mais la répression menée par le général Nicolas Changarnier et ses troupes le déchoit de son mandat de représentant de la nation. Il parvient à s’enfuir en Angleterre et à échapper ainsi aux déportations d'opposants. La Haute Cour de justice de Versailles le condamne par contumace.

De Londres, il soutient la nouvelle Montagne. Cependant, il est très affecté par son échec et son exil. En 1851, il publie une brochure (« Plus de président, plus de représentants ») où il rejette l'idée même de gouvernement. Il ne rentre en France qu’en 1871, après la proclamation de la Troisième République, et, bien que réélu député en 1871 et 1874, n’exerça plus aucune notable influence.

Franc-maçon et grand républicain, il a appartenu à la Grande Loge de France6.
Buste par David d'Angers au cimetière du Père-Lachaise.

Alexandre-Auguste Ledru-Rollin meurt en 1874, à l'âge de 67 ans, à Fontenay-aux-Roses, où la famille Ledru possédait depuis plusieurs générations une propriété au numéro 2 de la rue de Bagneux (actuel numéro 44 rue Lombard). Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 4). Le buste en bronze (1877) qui surmonte sa tombe est du au sculpteur Pierre-Jean David, dit David d'Angers.

Sa veuve, née Harriet Sharpe, morte en 1884, légua par testament leur propriété de Fontenay-aux-Roses à la Ville de Paris qui l'affectera, selon sa volonté, à la création de l'asile pour femmes en couches dit Asile Ledru-Rollin7.
Hommages

Une statue en honneur d'Alexandre Ledru-Rollin, réalisée par le sculpteur Clément-Léopold Steiner est solennellement inaugurée le 24 février 1885, place Voltaire (actuellement place Léon-Blum) devant la mairie du 11e arrondissement de Paris. Le bronze, élevé sur un socle de granit montre l'homme politique en pied, main droite appuyée sur une urne électorale portant l'inscription Vox populi8. Cette statue sera enlevée de son socle pendant l'Occupation pour être refondue.

Une avenue et une station de métro à Paris portent le nom de Ledru-Rollin, ainsi qu'un boulevard à Montpellier et une rue à Agen, Dijon, Avignon, Châteauroux, Tours, Bellac, Argenton-sur-Creuse, Marseille, La Ciotat, Moulins , Pertuis, Hellemmes, Reims, Rueil-Malmaison, Suresnes, Mauguio, Rochefort-sur-Mer, à Sotteville-lès-Rouen, à Houilles, à Choisy-le-Roi, et à Fontenay-aux-Roses où il est mort. Il existe aussi au Mans un quai Ledru-Rollin. À Pézenas, c'est une place qui est nommée Ledru-Rollin ; à La Ferté-Bernard (72), une école élémentaire porte son nom.

Participant à la révolution de 1848, il aurait déclaré à un groupe de manifestants : « Laissez-moi passer, il faut que je suive les autres, je suis leur chef », ce qui est sans doute à l'origine de l'expression contemporaine « Je suis votre chef donc je vous suis »9.
Notes et références

↑ Eugène de Mirecourt, Ledru-Rollin, Paris, Gustave Havard, 1857, 92 p. (lire en ligne [archive]), p. 13,Sykvie Aprile, La révolution inachevée. 1815-1870, Paris=, Belin, 2015 (ISBN 9782701189062).
↑ Stéphane Baumont et Alexandre Dorna, Les grandes figures du radicalisme : Les radicaux dans le siècle, 1901-2001, Privat, 2001, 286 p. (ISBN 9782708956018), p. 19.
↑ Serge Berstein, Histoire du Parti radical, 2 vol., Presses de la FNSP, Paris, 1982
↑ Alexandre Ledru-Rollin, Débat sur le droit au travail. Discours à l'Assemblée nationale constituante : 11 septembre 1848 [archive], site de l'Assemblée nationale.
↑ ANDRIANOPOULOS Christos, « La couleur rouge du drapeau tricolore », Paris, Éditions Universitaires Européennes, 2012. p. 26
↑ Emission du mois de février 1998 : "Le sens de l’Initiation : Donner un sens à sa vie (II)" [archive] sur le site de la Grande Loge de France, 17 juillet 2007.
↑ L'Asile Ledru-Rollin: bilan en 1900, rapport conservé dans les fonds des Archives municipales de la ville de Fontenay-aux-Roses disponible sur le site www.fontenay-aux-roses [archive]
↑ La Chronique des Arts et de la Curiosité, supplément à la Gazette des Beaux-Arts, no 9, 28 février 1885, p. 65.
↑ Frntz-Olivier Giesbert, Jacques Chirac, Seuil, Saint-Amand (Cher), 1987, p. 444.

Bibliographie

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale de Catalogne • WorldCat
Inès Murat, La Deuxième République, Paris, Fayard, 1987
L. Louvet, « Ledru-Rollin (Alexandre-Auguste) », in Jean-Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Firmin Didot frères, tome 29, 1862, p. 271-280 [archive]
Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 4, de Lecointre-Puyraveau à Ledru-Rollin [archive], p. 39-40, et de Ledru-Rollin à Lefebvre du Prey [archive], p. 41-46

Articles connexes

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MessageSujet: Re: George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.   Lun 8 Jan à 10:50

Démétrios de Phalère (en grec ancien Δημήτριος ὀ Φαληρεύς), né vers 360 av. J.-C. et mort en 282 av. J.-C., fut un orateur et homme d'État athénien. Philosophe péripatéticien et écrivain fécond, il fut élève d'Aristote et de Théophraste, et ami de Ménandre. C'est l’un des fondateurs de la bibliothèque d'Alexandrie.

Vie

Né à Phalère, en Attique, vers 360, il était le fils d'un certain Phanostratos, peut-être apparenté aux généraux Timothée et Conon. Il reçut sa formation au Lycée auprès d'Aristote et de son successeur Théophraste, dont il devint par la suite le protecteur1.

Proche de Phocion, il participa en 322 à l'ambassade envoyée auprès d'Antipatros pour négocier la fin de la guerre Lamiaque ; au moment de la chute de Phocion en 318 il se réfugia auprès de Nicanor, représentant de Cassandre à Athènes2. Après la reprise en main de la ville, il fut nommé gouverneur d'Athènes par Cassandre en 317. En philosophe péripatéticien, ses mesures portent clairement la marque de l'enseignement de l'école d'Aristote, qui l'avait nommé curateur de ses possessions ; les liturgies furent abolies sous son gouvernement. Athènes connut une certaine prospérité et une certaine stabilité, sa politique extérieure étant subordonnée à celle de Cassandre.

Athénée rapporte que Démétrios vivait dans le luxe. D'après Diogène Laërce3, il avait une concubine du nom de Lamia, Athénienne de haute naissance, alors qu'il prescrivait l'austérité à ses concitoyens.

Exilé à Alexandrie après la prise d'Athènes par Démétrios Poliorcète en -307, il fonde la bibliothèque et le Mouseîon avec le soutien de Ptolémée Ier4. Il fut, selon la lettre d'Aristée, à l'initiative de la Septante auprès de Ptolémée II. Il voulut persuader ce dernier de choisir comme héritier un fils de son premier lit (probablement Ptolémée Kéraunos). Néanmoins, le roi choisit finalement le futur Ptolémée II Philadelphe, qui l'exila en Haute-Égypte. Héraclide Lembos raconte dans l’Abrégé des Successions de Sotion, que Ptolémée avait songé à se démettre de la royauté en faveur de Ptolémée Philadelphe, mais que Démétrios l’en avait détourné en lui disant : « Si tu la donnes, tu ne l’auras plus ».
Œuvre littéraire

Des œuvres qu'il avait composées ne nous sont parvenus que des fragments. Dans le chapitre qu'il dédie à Démétrios, Diogène Laërce cite une liste de ses ouvrages, dont le premier recueil connu de Fables5 et un traité sur la Tyché, cité par Polybe. Il nous reste sous son nom un Traité de l'élocution [Du Style], dont il n'est cependant pas l'auteur, et qui est l'œuvre du grammairien Démétrios d'Alexandrie. Un autre traité sur les Types épistolaires, plus tardif, lui a encore été attribué.

Comme orateur, celui qu’Adolphe Hatzfeld qualifia de « dilettante opportuniste » a été jugé par Cicéron représentatif du genre tempéré, intermédiaire entre le style sublime et le style simple : « Démétrios fut le premier qui abaissa le ton de l'éloquence ; il lui ôta son nerf et sa vigueur ; il aima mieux paraître agréable que puissant, et il le fut en effet »6. À l'époque de Démétrios de Phalère, au moment où Athènes a perdu son indépendance, la grande éloquence était déjà finie.
Notes et références

↑ Habicht 2000, p. 71-72.
↑ Habicht 2000, p. 72.
↑ Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], V, 76.
↑ Édouard Will, Claude Mossé et Paul Goukowsky, Le Monde grec et l'Orient, tome II, Le IVe siècle et l'époque hellénistique, PUF. 1975, p. 569-570.
↑ Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, Livre V.
↑ Cicéron, Brutus, 38.

Bibliographie

Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1248 p. (ISBN 9782221109021).
Christian Habicht (dir.) (trad. Denis Knoepfler), Athènes hellénistique. : Histoire de la cité d'Alexandre le Grand à Marc Antoine [« Athen. Die Geschichte der Stadt in hellenistischer Zeit »], Les Belles Lettres, coll. « Histoire » (1re éd. 2006), 608 p. (ISBN 978-2-251-38077-3).

Fragments

F. Wehrli, Die Schule des Aristoteles, t. IV : Demetrios von Phaleron, Bâle et Stuttgart, 2° éd. 1968.
Fortenbaugh, W., Eckart Schütrumpf, (1999), Demetrius of Phalerum, Text Translation and Discussion. Transaction Publishers, (ISBN 0-7658-0017-9) .
Philalete.net

Éditions modernes

[réf. incomplète]

Du style, éd. P. Chiron, Paris, Les Belles Lettres, 1993 (Collection des Universités de France).
Types épistolaires dans P.-L. Malosse, Lettres pour toutes circonstances, Paris, Les Belles Lettres, 2004 (traduction commentée seulement).

Études

P. Chiron, « Introduction », dans l'édition de 1993 Du style.
Raphaële Mouren, « Le photocopillage au temps de l’imprimerie artisanale : Piero Vettori, Bernardo Giunti et le traité Du style », dans F. Barbier, dir., Le Berceau du livre : autour des incunables. Études et essais offerts au professeur Pierre Aquilon par ses élèves, ses collègues et ses amis, Revue française d’histoire du livre, 118-121, 2003, p. 409-420.
Lara O'Sullivan, The Regime of Demetrius of Phalerum in Athens, 317-307 BCE: A Philosopher in Politics, Leiden, Brill, 2009, 344 p.
Peter Green, D’Alexandre à Actium : Du partage de l’Empire au triomphe de Rome, 1997, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1997, chapitre III : « Démétrios de Phalère », p. 39 à 57.

Ménandre (en grec ancien Μένανδρος / Ménandros) est un auteur comique grec, disciple du philosophe Théophraste2. Considéré comme le plus grand représentant de la Nouvelle Comédie, il fleurit dans le dernier quart du IVe siècle av. J.-C..

Biographie

Neveu du comique Alexis, il vécut sous la protection de son condisciple Démétrios de Phalère2 et connut huit triomphes aux concours comiques3. Il mourut de noyade accidentelle3.
Postérité
Antiquité et époque moderne

Dans l'Antiquité, Ménandre fut un véritable modèle culturel. Des documents archéologiques montrent un bon nombre d'affiches de ses comédies. Il était étudié dans les écoles, spécialement pour sa rhétorique et pour ses sentences morales, qu'on détachait de ses œuvres et dont on composa, en les mêlant à des vers tirés d'autres auteurs, un recueil gnomique à l'usage des classes4.

Il devint un modèle de la comédie latine en influençant Plaute et Térence qui, en grande partie, imitèrent et adaptèrent ses intrigues. Térence — que Jules César appela un « demi-Ménandre »5 — se rendit en Grèce essentiellement, semble-t-il, pour se procurer les comédies de Ménandre qu'il ne possédait pas, et serait mort dans un naufrage en regagnant l'Italie avec la traduction de 108 de ses pièces6.

Aristophane de Byzance, qui dirigeait la Bibliothèque d'Alexandrie, rangea Ménandre à la suite d'Homère — alors qu'à l'époque, le classement des bibliothèques se faisait par ordre hiérarchique. L'admiration d'Aristophane de Byzance pour le maître de la Néa s'exprime dans la question célèbre : « Ô Ménandre, ô vie, lequel de vous deux a imité l'autre ? »7.

Plutarque, dans sa Comparaison d'Aristophane et de Ménandre (Traité 56 des Œuvres morales) chap. X, déclare : « Ménandre, en plus de son charme, donne toujours entière satisfaction, que ce soit au théâtre, dans les entretiens ou dans les banquets : pour la lecture, l'éducation, les concours dramatiques, sa poésie constitue le sujet le mieux accepté parmi tout ce que la Grèce a produit de beau […]. Quelle est en effet la raison qui justifie vraiment qu'un homme cultivé aille au théâtre, sinon le désir d'entendre Ménandre ? » (traduction de G. Lachenaud).

Ménandre exerça une influence sur le théâtre classique, bien que ses textes fussent déjà inaccessibles. Boileau le mentionne dans son Art poétique :

« Le théâtre perdit son antique fureur ;

La comédie apprit à rire sans aigreur,
Sans fiel et sans venin sut instruire et reprendre,
Et plus innocemment dans les vers de Ménandre.
Chacun, peint avec art dans ce nouveau miroir,
S'y vit avec plaisir, ou crut ne s'y point voir :
L'avare, des premiers, rit du tableau fidèle
D'un avare souvent tracé sur son modèle ;
Et, mille fois, un fat finement exprimé
Méconnut le portrait sur lui-même formé. »

— Art poétique, III, 349-358

Racine évoque dans la Préface de sa pièce Bérénice la simplicité créatrice de Ménandre, avec lequel il se sent une affinité. Goethe et Goldoni s'inspirent également de son théâtre. En grande partie, le théâtre improvisé italien ressemble aux mises en scène de la Nouvelle Comédie dont Ménandre est le plus important représentant.
Redécouverte de Ménandre au XXe siècle

Malgré la publication des travaux de Guillaume Guizot en 18558, Ménandre n’était connu, à la fin du XIXe siècle, que par de nombreuses citations plus ou moins brèves et disparates, par quelques anecdotes d’authenticité douteuse et par les adaptations latines fort libres du poète comique Térence. Le XXe siècle fut le siècle de Ménandre, devenu l'un des fleurons de la papyrologie littéraire. En effet, les papyrus d'Oxyrhynque nous ont rendu, à partir de 1907, six comédies complètes ou largement conservées : Le Dyscolos (Ὁ δύσκολος) ou Le Bourru, dont la publication en 1959 a relancé les études ménandriennes, L'Arbitrage (Οἱ ἐπιτρέποντες), La Samienne (Ἡ Σαμία), La Tondue (Ἡ περικειρομένη), Le Bouclier (Ἡ ἀσπίς) et les Sicyoniens (Οἱ Σικυώνιοι). Des fragments papyrologiques moindres appartiennent à d’autres comédies perdues (Le Fantôme, La Femme possédée par la divinité, etc.).
Œuvres connues

De ces œuvres connues, il n'existe que de courts fragments pour la plupart, et le contenu des autres ne se laisse conjecturer qu'à partir des adaptations romaines. Les titres sont donnés ici par ordre alphabétique de leur translittération du grec. Certains titres chez Ménandre correspondent à des types psychologiques décrits par Théophraste, dans son ouvrage Les Caractères.

Adelphoi (« Les Frères »)
Adelphoi (id., deuxième version)
Andria (« L'Andrienne »)
Androgynos ou Krès (« L'Androgyne ou Le Crétois »)
Apistos (« Le Méfiant »)9
Aspis (« Le Bouclier », pièce presque complète)
Dis exapatôn (« La Double tromperie »)
Dyscolos (« Le Bourru », pièce complète)10
Épitrépontes (« L'Arbitrage », pièce presque complète)
Eunouchos (« L'Eunuque »)
Geôrgos (« Le Laboureur »)
Heautontimôroumenos (« Le Bourreau de soi-même »)
Hèrôs (« Le Héros »)
Hiereia (« La Prêtresse »)
Misoumenos (« Le Détesté »)
Perikeiromenè (« La Tondue » ou « La Femme à la boucle coupée » ; fragments importants)
Phasma (« Le Fantôme »)
Plokion (« La Bouclette », ou peut-être « Le Petit collier »)
Samia (« La Samienne » ; pièce presque complète)
Sikyônioi (« Les Sicyoniens » ; fragments importants)
Synaristôsai (« Celles qui dînent ensemble »)

Bibliographie

Les Caractères (trad. Nicolas Waquet, préf. Nicolas Waquet), Paris, Payot & Rivages, coll. « La Petite Bibliothèque », 2010, 112 p. (ISBN 978-2743621384).
Les Caractères (trad. Xavier bordes, préf. Xavier bordes), Paris, Mille et Une Nuits, 1996, 72 p. (ISBN 2-84205-044-4).
Histoire sommaire illustrée de la littérature grecque, Paris, J. de Gigord, 1934, 176 p.
Marguerite Yourcenar, La Couronne et la Lyre : Anthologie de poèmes traduits du grec ancien, Éditions Gallimard, 2015 (1re éd. 1979), 502 p. (ISBN 978-2081218109), p.292-300. .

Éditions

A. Körte et A. Thierfelder, Menandri quae supersunt, t. II, Leipzig, 1959.
Ménandre (trad., notes et présentation Alain Blanchard), Théâtre. Paris, Librairie Générale Française, coll. "Le Livre de Poche classique", 2000.
(en) Menander, Volume I: Aspis to Epitrepontes. Volume II: Heros to Perinthia. Volume III: Samia to Phasma, édité et traduit par W. Geoffrey Arnott, Harvard (Mass.), The Loeb Classical Library, vol. 132.459.460, 1979–1996–2000.

Études

Alain Blanchard[Lequel ?] :
Essai sur la composition des comédies de Ménandre. Paris, Les Belles Lettres, coll. "Études anciennes", 1983.
La comédie de Ménandre : politique, éthique, esthétique. Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2007.
Claire Préaux :
« Ménandre et la société athénienne », dans Chronique d’Égypte, 32 (1957), p. 84-100.
« Les fonctions du droit dans la comédie nouvelle. À propos du Dyscolos de Ménandre », dans Chronique d’Égypte, 35 (1960), p. 222-239.
Jean Bingen, « Ménandre ou jouer Athènes à Athènes », dans Théâtre de toujours d'Aristote à Kalisky. Hommages à Paul Delsemme. Bruxelles, 1983, p. 75-87.
Ménandre. Entretiens préparés et présidés par Eric G. Turner, Entretiens sur l'Antiquité classique, volume 16, Vandœuvres-Genève, Fondation Hardt, 1970.
Victor Martin, Papyrus Bodmer IV. Ménandre. Le Dyscolos. Cologny-Genève, Bibliotheca Bodmeriana, 1958.

Notes et références

↑ dite également Néa
↑ a et b Marguerite Yourcenar 2015, p. 292
↑ a et b Marguerite Yourcenar 2015, p. 293
↑ Les « Sentences monostiques (Γνῶμαι μονόστιχοι) de Ménandre » servirent à l'enseignement du Grec depuis l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance au moins : P. Boulhol, « Grec langaige n'est pas doulz au françois ». L'étude et l'enseignement du grec dans la France ancienne (IVe siècle – 1530). Aix en Provence, Presses Universitaires de Provence, 2014, p. 19, 158, 315 et 325.
↑ Suétone, Vita Terentii, 5 : « O dimidiate Menander ... ! ».
↑ Cf. Suétone, Vita Terentii, 5 : « Q. Cosconius redeuntem e Graecia perisse in mari dicit cum C. et VIII. fabulis conversis a Menandro ».
↑ Rapporté par Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique, X, 3, 12.
↑ Guillaume Guizot, Ménandre, étude historique et littéraire sur la comédie et la société grecques. Paris, Didier, 1855, 457 p.
↑ Théophraste, Caractère XVIII.
↑ Théophraste, Caractère IV.

Voir aussi

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Le Dyscolos
Plaute
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MessageSujet: Re: George Sand, Hésione, Y'becca et Raoul Lefèvre.   Mar 9 Jan à 3:42


TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS · 8 hil y a 8 heures
LA SÉRÉNITÉ OBSERVE LE SOMMEIL ET LE PEUPLE DEMEURE DANS UN SILENCE SUR LE SINGULIER DE L'AVENIR: LA CONSCIENCE LIT LE SAVOIR ET LE SECOURISME SUBIT DES MORTS DANS L'INTERVENTION DES ACTIONS: LES ACCIDENTS. LES ENQUÊTES SUIVENT SON COURS EN ÉTHIQUE ET RÉALITÉ: LA JUSTICE. TAY

PEUPLE, LA MÉMOIRE ACCENTUE LE PRÉSAGE ET LES NUAGES MESURENT L'INTENSITÉ DU MESSAGE. LA NATURE DISTINGUE DIEU DANS L'INSTANT AFIN DE SE FAIRE UNE IDÉE DU PLAISIR ET DE LA RESPONSABILITÉ CIVILE DANS LA RÉALITÉ: L'INFINI, L'IMPORTANCE ET L'ÉVOLUTION. TAY

LE CONCEPT DU DISTINGUER APPARTIENT AUX CONCEPTS; LES CONDITIONS AMÈNENT AUX CIRCONSTANCES: AINSI SONT LES YEUX DES VICTIMES LORSQUE IL S'AGIT D'UN ACCIDENT MAIS DEVANT LE CRIME, LA BLESSURE DEMANDE UNE EXPLICATION AUX GLAIVES DE L'ÉTAT. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS · 26 sil y a 26 secondes
CLARTÉ, subst. fém.CLARTÉ, subst. fém.A.− 1. Réverbération ou lumière irradiée d'un corps céleste (soleil, lune, etc.), d'un feu, ou de tout moyen artificiel d'éclairage permettant de distinguer nettement les objets. La clarté du jour, des étoiles, du soleil, de la lampe.
TAY

Selon son auteur, L'Illusion comique est un « étrange monstre » qui mêle plusieurs genres dramatiques (comédie, tragégie-comédie, tragédie) pour offrir une sorte de démonstration sur les pouvoirs du théâtre à une époque où celui-ci s'affirmait comme un art majeur et respectable.

Contexte de la création

L'action concertée du cardinal de Richelieu (qui vient de créer l'Académie française en 1635) et d'un groupe d'auteurs dramatiques permet en effet d'envisager une renaissance du théâtre qui souffre alors d'une réputation de barbarie et de mauvaises mœurs. Ce mouvement ne renie pourtant pas le passé, puisqu'il prend pour modèles à peine déguisés des traditions reconnues: la pastorale et la commedia dell'arte, venues d'Italie, ou encore la comédie romanesque et la tragi comédie, particulièrement développées en Espagne.
Corneille déploie dans sa pièce tout un arsenal de moyens qui à la fois démontrent la richesse des possibilités d'expression du genre, et suggèrent que l'« illusion » de la scène, loin d'être corruptrice et dangereuse (comme le soutiennent nombre de gens d'Église), permet de mieux saisir les complexités de la condition humaine, et apporte des plaisirs tout à fait dignes de la meilleure société.
Lorsqu'il compose L'Illusion comique, il a déjà fait jouer plusieurs comédies (Mélite, La Suivante, La Veuve, La Galerie du Palais, La Place Royale), une tragi-comédie (Clitandre) et une tragédie (Médée), qui font déjà de lui le chef de file de la dramaturgie nouvelle qu'on nommera bien plus tard « classique ». Pourtant, cette pièce éminemment baroque bouscule à peu près tous les principes selon lesquels on identifie le classicisme, comme les unités de lieu, de temps et d'action, ou la bienséance qui interdit de montrer un crime sur scène, sans parler du mélange des tons entre le sérieux et le comique. Par la suite, Corneille s'efforcera de montrer qu'il sait se montrer respectueux des règles néo-aristotéliciennes, même s'il défendra toujours la nécessité de les adapter aux besoins de la représentation.

Une pièce sur le théâtre

Le véritable sujet de L'Illusion comique, indépendamment de l'intrigue amoureuse et romanesque, c'est le théâtre lui-même, et ce qu'il nous apprend sur notre rapport à la réalité. Ainsi la structure de la pièce propose-t-elle un double enchâssement, puisque nous, spectacteurs, assistons à l'histoire de Pridamant qui recherche son fils Clindor (Acte I), et qui lui-même assiste à un spectacle de «spectres parlants» (Acte II-IV) lui exposant les aventures du jeune homme. Alors que l'Acte V, après un autre changement de scène, semble montrer la suite de l'histoire de Clindor, il s'avère finalement d'un autre niveau de fiction, puisque c'est une pièce jouée par les héros qui s'étaient faits comédiens. Pridamant, emporté par le pouvoir de la représentation, a pris pour la réalité ce qu'il savait pourtant n'être qu'un leurre ; mais cette méprise lui a fait découvrir l'histoire de son fils et surtout comprendre le pouvoir du théâtre et son honorabilité. Corneille termine donc sa comédie par un satisfecit d'Alcandre (magicien-metteur et scène) et une apologie de l'art dramatique qui a recouvré tout son éclat.

Les courants qui composent L'Illusion comique

Si, contrairement à beaucoup d'autres oeuvres françaises de l'époque, L'Illusion comique n'imite pas une pièce antérieure en particulier, elle rassemble en revanche une pluralité de courants esthétiques et thématiques alors privilégiés:

•Le «théâtre dans le théâtre» est considéré comme l'un des traits distinctifs de l'art dramaturgique baroque qui veut signaler au spectateur le statut fictionnel de l'œuvre, alors que néo-aristotélisme (le « classicisme » français) voudra au contraire effacer les marques de la fiction pour produire une illusion de réalité aussi convaincante que possible. Avant Corneille, Gougenot et Georges de Scudéry firent jouer presque en même temps (1631-1632) deux pièces portant le même titre de Comédie des comédiens, alors que Rotrou reprendra le même principe métathéâtral dans son Véritable Saint-Genest, en poursuivant la réflexion dans le sens du merveilleux chrétien. C'est pourtant L'Illusion comique qui reste la démonstration la plus virtuose du jeu entre la représentation et la réalité, en multipliant les registres pour tromper la vigilance du spectateur—qui comme Pridamant se perd dans les niveaux fictionnels pour s'être laissé prendre à la continuité de l'intrigue. Dans un ultime effet de miroir, le spectateur se voit finalement désabuser par l'auteur, tout comme Pridamant par Alcandre

•Le romanesque pastoral et tragi-comique caractérise à la fois la marche de l'intrigue avec ses multiples rebondissements, le décor et les personnages eux-mêmes. La pastorale représente une tentative de créer un genre raffiné dont les personnages seraient de qualité—même si leur identité se dissimule sous celle de bergers et bergères—sans pour autant impliquer les préoccupations politiques propres à la tragédie, ni un dénouement catastrophique, bien que les héros s'y trouvent mis en péril.

•La pastorale exige d'abord un décor, celui d'une nature idéalisée selon le modèle antique de l'Arcadie, réactualisé aux XVe et XVIe siècles en Italie dans des œuvres qui connaissent une diffusion internationale, comme le Pastor Fido de Guarani et L'Aminta du Tasse, et qui trouveront un prolongement en France dans le roman précieux, dont la célèbre Astrée d'Honoré d'Urfé. Le genre repose sur de complexes relations sentimentales que ponctuent des mises à l'épreuve, des disparitions, des fausses morts, des retrouvailles inattendues, et l'intervention de forces surnaturelles (comme celle du magicien Alcandre). Dans la deuxième moitié du siècle, la pastorale, loin de décliner comme on le croit trop souvent, passera dans le domaine de l'art lyrique—tous les premiers opéras véritablement français s'y rattachent.

•La tragi-comédie emploie des personnages de qualité plus proches de la réalité quotidienne, confrontés à des situations où les sentiments peuvent se mêler aux affaires d'Etat—Le Cid de Corneille, parangon du genre, en fournit un bon exemple—, sans pour autant comporter d'aspect comiques. Elle aussi finira par disparaître en tant que forme indépendante vers le milieu du siècle.

•La commedia del'arte constitue la source principale du renouveau dramatique au XVIIe siècle, en synthétisant à la fois la tradition populaire et les recherches esthétiques menées dans les académies de la Renaissance en Italie. La commedia se fonde sur la virtuosité verbale et physique de l'acteur, sans passer par un texte commun à tous; chacun compose son rôle à partir de fragments (de la phrase à une scène entière) propre à son personnage, qui garde ses caractéristiques d'une pièce à l'autre—les «types fixes» comme Arlequin, Colombine, Pantalone, le Docteur, dont certains portent un masque et un costume distinctif. Le personnage de Matamore et ses « rodomontades » sont directement empruntés à cette tradition (ils remontent d'ailleurs au théâtre antique), de même que, plus fondamentalement, la juxtaposition de personnages galants et grotesques.

L'Illusion comique offre donc un impressionnant catalogue de thèmes, de courants et de lieux communs qui pouvaient en 1636 définir l'art du théâtre en train de devenir la forme d'expression la plus prestigieuse du siècle. Remarquons tout de même que Corneille prend le contrepied de la vision du monde comme théâtre qui avait dominé la fin de la Renaissance—« All the world's a stage » chez Shakespeare (As You Like It, vers 1600), El Gran teatro del mundo de l'Espagnol Calderon (vers 1633)—en démontrant que le théâtre recèle en lui un monde intérieur capable de rivaliser avec l'univers environnant...

ACTEURS

ALCANDRE, magicien
PRIDAMANT, père de Clindor
DORANTE, ami de Pridamant
MATAMORE, capitan gascon, amoureux d'Isabelle
CLINDOR, suivant du capitan, et amant d'Isabelle
ADRASTE, gentilhomme, amoureux d'Isabelle
GÉRONTE, père d'Isabelle
ISABELLE, fille de Géronte
LYSE, servante d'Isabelle
GEÔLIER de Bordeaux
PAGE du capitan

CLINDOR représentant THÉAGÈNE, seigneur anglais
ISABELLE représentatnt HIPPOLYTE, femme de Théagène
LYSE représentant CLARINE, suivante d'Hippolyte
ERASTE, écuyer de Florilame
TROUPE des domestiques d'Adraste
TROUPE des domestiques de Florilame

La scène est en Touraine, et en une campagne proche de la grotte de magicien.

Synopsis de l'intrigue

ACTE I

(1) Désespéré de ne pouvoir retrouver son fils Clindor, qui avait quitté la demeure familiale sur un coup de tête, Pridamant demande conseil à son ami Dorante qui lui suggère de consulter un magicien, Alcandre. (2) Celui-ci propose au vieil homme de lui faire voir les aventures de son fils sous forme de «spectres animés». (3) On découvre donc que Clindor, aprés de nombreuses errances, est entré au service du capitaine Matamore, et a su charmer une jeune fille de bonne famille, Isabelle, que son patron cherche en vain à séduire.

ACTE II

(1) Sous les yeux de Pridamant et d'Alcandre, (2) Isabelle est également courtisée par un jeune gentilhomme, Adraste, qui effraye Matamore (3) et se dit bien déterminé à demander sa main à son père Géronte en dépit de la froideur de l'accueil qu'il a reçu. (4) Alors que Matamore ne se rend pas compte de l'ironie d'Isabelle à son sujet, (6) Clindor peut lui faire la cour en se sachant préféré, (7) même si Adraste n'entend pas céder la place et (Cool s'allie avec Lyse, suivante d'Isabelle qui aime Clindor, pour empêcher les amours des deux jeunes gens.

ACTE III

(1) Isabelle refuse d'obéir à son père qui lui intime d'épouser Adraste (2) et qui a bien l'intention de la forcer contre son gré, (3-4) et fait fuir Matamore venu faire sa demande. (5) Clindor explique a Lyse que son coeur balance entre elle et sa maîtresse, (6) ce qui ne dissuade pas la suivante de vouloir poursuivre son complot avec Adraste. (7-Cool Matamore, caché par peur de la bastonnade, découvre avec stupeur les projets de Clindor et d'Isabelle, résolue à désobéir à l'autorité paternelle; (9-10) mais lorsqu'il veut s'interposer, son valet réussit à l'effrayer et à le convraincre de lui abandonner la partie. (11) Géronte et ses sbires font irruption en compagnie d'Adraste, qui agresse Clindor mais se fait blesser. (12) Alcandre indique à Pridamant, très inquiet, que son fils est bien vivant.

ACTE IV

(1) Isabelle vient annoncer que Clindor n'a été que légèrement atteint, mais qu'il a tué son rival et attend en prison son exécution prochaine ; elle promet de ne pas lui survivre, et de revenir sous forme de fantôme pour torturer son père, qu'elle tient responsable. (2) Lyse lui révèle alors qu'elle a séduit le geôlier de Clindor, qui pourra s'évader le soir même, (3) et exprime son regret d'avoir provoqué cette crise par sa jalousie. (4) Sur ces entrefaites, on retrouve Matamore, qui s'était caché dans un grenier quatre jours durant par peur des valets de Géronte. (6) Alors que le geôlier confirme sa participation dans l'évasion pour l'amour de Lyse, (7) Clindor s'attend à être exécuté et se rend compte que c'est bien Isabelle qu'il aime; (8-9) après un ultime moment de désespoir, il se voit pourtant sauvé en voyant les deux jeunes femmes. (10) Alcandre prévient Pridamant que les aventures de son fils ne sont pas terminées pour autant.

ACTE V

(1) A la suite d'un changement de scène, Isabelle—apparemment devenue princesse—se plaint à Lyse de l'infidélité de son mari, qui s'apprête à la tromper avec Rosine, épouse de son bienfaiteur, le prince Florilame. (2) Clindor, trompé par la demi-pénombre, se déclare à celle qu'il croit être Rosine avant de découvrir qu'il s'agit d'Isabelle, laquelle le couvre de reproches et menace de se donner la mort; (3) ébranlé, l'inconstant la supplie de lui pardonner. (4) L'officier Eraste, qui surveillait le couple adultère pour le compte de Florilame, fait irruption avec une troupe d'homme de mains, poignarde Clindor et fait enlever Isabelle pour la livrer à son maître qui la convoite. (5) Alors que Pridamant est définitivement convaincu de la mort de son fils, il découvre que cet épisode n'était qu'une tragédie jouée par Clindor et Isabelle qui ont entrepris le métier de comédien ; Alcandre lui vante alors les vertus du théâtre et fait ressortir le bien-fondé du choix des jeunes gens, emportant l'adhésion du vieux père enfin rasséréné.

King Crimson - Asbury Park.
https://www.youtube.com/watch?v=LJ3UnGQCT1E

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