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ainsi est la force.
 
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 Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:05

Au Ghana, les mangroves sont très limitées aussi bien en
terme de superficie qu'en terme de distribution dans
l'espace. Elles se développent rarement au-delà du stade
de fourré [FA0, sous presse]. Les mangroves les plus
développées se trouvent à l'ouest du pays, le long de la
ceinture côtière à basse altitude entre la Côte d'Ivoire et le
Cape Three Points. Elles sont associées aux vastes lagunes
sur la côte ouest du pays. Ces lagunes, qui représentent
environ 10 % de la superficie totale du pays (Ramsar,
2006b], sont obstruées par des sédiments durant la saison
plus sèche alors que l'apport en eau douce n'est pas
suffisant pour contrebalancer l'effet de l'océan ISackey et
al. 19931.

Les mangroves bordent également les berges inférieures
et le delta de la rivière Volta. En 1992, le Ghana a perdu 70 %
de ses mangroves (MED. 1992, Macintosh et Ashton, 2003].

Le Ghana a ratifié la Convention de Ramsar le 22 juin
1998 et comprend cinq sites de mangroves :

Lagune de Muni, classée site Ramsar le 14 août 1992

186.7 km 2 [5°22'N 000°40'W) ;

Delta de Densu, classé site Ramsar le 14 août 1992,

46.2 kmM05°33'N000°18'W] ;

Lagune de Sakumo, classée site Ramsar le 14 août 1992,

couvrant 13,4 km 2 [05°40'N 000°10'W] ;

Lagune de Songor, classée site Ramsar le 14 août 1992.

287,4 km 2 [05°45'N 000°30'E) :

Complexe lagunaire d'Anlo-Keta, classé site Ramsar le

14 août 1992, Volta, 1 277,8 krrr[05°55'N 000°50'E).



En plus des engagements internationaux du Ghana, de fortes
traditions protègent les mangroves par le biais de systèmes
autochtones de gestion. La plupart des zones humides et
leurs ressources ont été protégées et réglées dans le passé
par diverses pratiques traditionnelles qui, selon les croyances
de la communauté locale, en revendiquent la propriété. Ces
pratiques traditionnelles impliquent des droits coutumiers ou
des tabous, qui déterminent les droits fonciers et l'utilisation
des ressources naturelles. Ces pratiques impliquent aussi .
en cas de violation, l'application de sanctions par les autorités
responsables IRamsar, 2006b]

BIODIVERSITÉ

Il existe six espèces de mangroves au Ghana :
Acrostichum aureum
Avicennia germinans
Conocarpus erectus
Laguncularia racemosa
Rhizophora harrisonii
Rhizophora racemosa

Les lagunes ouvertes sont souvent dominées par
Rhizophora racemosa, tandis que les lagunes fermées,
compte tenu de leur salinité élevée, abritent Avicennia
germinans, Conocarpus 'erectus, Laguncularia racemosa et
Acrostichum aureum. Laguncularia racemosa et
Rhizophora racemosa se retrouvent dans des lagunes de
condition saline adjacentes à la mer. Avicennia germinans
Isyn A. nitida] pousse sur les parties terrestres des marais
de mangrove (PAO, sous presse].

Les mangroves du Ghana caractérisées par leur
biodiversité associée qui procurent de véritables aires de
repos et de nidification à des milliers d'oiseaux migrateurs
[Macintosh et Ashton. 2003].

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT
Facteurs clés de changement accroissement

démographique, occupation du sol et pollution marine
d'origine tellurique.

Menaces à travers le pays:

Accroissement démographigue menant à une surexploitation
et une utilisation illégale de la mangrove el des ressources
et services forestiers pour mettre en place des étangs à
poissons, des sites d'extraction de sels, la production de
canne à sucre, la construction de bâtiments, le carburant, le
traitement de poisson. La mangrove est une forêt secondaire
en raison de la dégradation de l'habitat lié à l'utilisation
intensive du bois. L'écorce à'Avicennia germinans est utilisée
pour la teinture des filets de pêche et aussi pour le bois de feu
et le fumage de poisson (Armah, 2006).

L accroissement démographique - a également entraîné la
conversion des terres, le changement des modèles de
drainage, le développement de l'industrie et de centres
urbains. Cette évolution a provoqué des conflits dans
l'utilisation des terres et aggravé la pollution (Ramsar, 2001 1.
La décharge de déchets domestiques et industriels menace
aussi le caractère durable des mangroves. La récupération
de terres pour l'agriculture, l'urbanisation et l'extraction de
sel ont provoqué les pertes de mangroves. La conversion de
mangrove pour l'extraction de sels et l'urbanisation sont les
principales menaces au Ghana (Armah, 2006).

Artificialisation des rivières et des côtes - la construction de
barrages, d'ouvrages de protection et de digues pour la
gestion de l'approvisionnement en eau réduit les régimes
hydriques normaux de nombreux marécages situés en aval
du pays. La construction du Barrage d'Akosombo 11964) sur
la Volta a diminué la disponibilité en eau pour les
communautés situées en aval. L'exploitation de la mangrove
s'est intensifiée en raison du déplacement de la population et
de la perte d'activités économiques traditionnelles dans la
région (Ramsar, 2001; Macintosh and Ashton. 2003). Avec la
perte des moyens de subsistance, la gestion traditionnelle
des mangroves semble s'effondrer dans le delta de la Volta,
où la culture et la vente des produits issus de la mangrove
sont importantes pour l'économie des communautés
riveraines. Au début des années 1 960, des zones dépourvues
de mangrove ont été reboisées ou mises en jachère, avant
d'être moissonnées 12 ou 1 5 ans plus tard. Cela a permis aux
plantes de germer et de se régénérer. Ces dernières années
cependant, les mangroves sont exploitées tous les cinq à huit
ans, mettant en danger le caractère durable de la pratique
traditionnelle de gestion (Armah, 2006).

Diverses menaces sont aussi répertoriées au niveau des
aires protégées, tant directement dans le site qu'
indirectement par le biais de changements hydrologiques au
niveau des bassins versants. Dans les zones protégées, les
menaces incluent l'agriculture pastorale permanente, la
pêche commerciale, l'extraction de sable/gravier et la
production de sel. Les impacts négatifs dans les zones de
captage d'eau incluent : la sédimentation et l'envasement ;
l'érosion ; le surpâturage par le bétail domestique ; la perte
de végétation naturelle liée à l'agriculture itinérante sur
brûlis, la pollution par les eaux domestiques usées et les
déchets solides, le braconnage ; le développement



industriel ; l'expansion des établissement humains ; la
pollution liée aux pesticides et herbicides ; les impacts des
barrages, qui peuvent changer le régime de eaux et les
impacts liés à l'extraction minières (Ramsar, ndl.

Il n'existe aucun organisme centralisé ni aucune législation
complète traitant des questions de l'utilisation durable de la
mangrove. Cette responsabilité est partagée par différentes
structures gouvernementales et d'autres organisations.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE

Il y a une forte utilisation traditionnelle de produits de
mangrove, y compris l'exploitation du bois, des poissons, des
crabes et des huîtres. D'autres activités incluent la production
de sel, l'utilisation de bois pour le traitement de poisson, la
production de vin local, le bois de chauffage domestique et
la construction (Macintosh et Ashton, 2003).

Au Ghana, les sites Ramsar abritant des mangroves ont
des vocations variées : la recherche scientifique, l'éducation
environnementale et l'ornithologie, mais aussi des utilisations
traditionnelles/culturelles, la pêche de subsistance, la récolte
de coquillage et les activités de récréation (Ramsar, n.d.).

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

L'expansion de la ville d'Accra a conduit au déboisement de
la moitié des zones antérieurement occupées par la
mangrove et d'importantes zones de marais (GIWA, 2006).

Avicennia germinans


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:06

Superficie totale occupée par la mangro ve [km 2 ]
% de c ouverture des mangroves en Afrique

Changement estimé 1980-2006 Augm entatio n

Zones de mangroves au sein des aires protégées [%]

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 10 10 * 10 10 11

* pas de donnée

Au Togo, la zone côtière est caractérisée par des lagunes
qui se forment dans des dépressions côtières derrière le
littoral sablonneux, et qui sont principalement colonisées
par la mangrove (Johnson et al., 2001). Les mangroves du
Togo sont bien préservées le long de la rivière Mono et de
ses tributaires aussi bien que le long de la Rivière Gbaga et
de ses tributaires. Des îlots isolés de mangroves se
retrouvent à l'embouchure de la lagune d'Aheno IFA0, sous
presse), Cependant, les mangroves sont menacées dans
quelques zones [Kodjo, 2006b). Elles atteignent
généralement des hauteurs de 10 m, parfois même 20 m
IFAO, sous presse).

BIODIVERSITÉ

Selon une Étude thématique de la FAO en 2005 [sous
presse), deux des huit espèces de mangroves de l'Afrique
occidentale se retrouvent au Togo : Rhizophora racemosa et
Avicennia germinans. Un récent inventaire national a
cependant identifié, au niveau des villages de Séko et
Agouégan, une troisième espèce de mangrove : Conocarpus
erectus [ANCE, 2005).

L'inventaire indique que la mangrove togolaise est
composée de quatre espèces caractéristiques et
dominantes, et aussi de 13 espèces associées dans trois
groupements : espèces ligneuses, espèces de lianes et
hydrophytes (Stratégie nationale togolaise pour la
conservation des mangroves, 2005).



Cinq espèces retrouvées dans les mangroves du Togo
sont considérées comme menacées d'extinction (Stratégie
nationale togolaise pour la conservation des mangroves,
2005] :

Avicennia germinans

Conocarpus erectus

Chrysobalanus icaco subspp. icaco

Ficus trichopoda

Rhizophora racemosa

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT
Les principaux facteurs de changement au Togo sont
l'accroissement démographique et l'instabilité politique.
Augmentation de la population : entre 1960 et 2000, la
population du Togo a quadruplé. La région maritime est la
région la plus peuplée du Togo [Johnson et al. 2001), avec
45 % de la population vivant sur 10 % du territoire. Le Togo
est classée parmi les pays les plus pauvres par la Banque
mondiale et le Fonds monétaire international. La pauvreté
s'élève à 72 % de la population et le taux de chômage parmi
les populations rurales est de 70 % avec une forte proportion
de femmes [ANCE, 2005).

Déboisement de la mangrove : lié à l'exploitation illégale et
non durable du bois de mangrove pour la construction
[Johnson et al. 2001).

L'impact des barrages sur le transit sédimentaire le long de
la côte et au niveau des bassins versants : la construction du
barrage hydroélectrique sur la rivière Mono a, par exemple,
un impact sur le régime des crues et le transport des
sédiments et la construction du barrage d' Akassombo sur
la Volta a affecté l'apport de sédiments au niveau des côtes
du Togo et du Bénin causant l'érosion du littoral sablonneux.

L'extraction de phosphate est une activité majeure dans la
zone côtière, qui pourrait affecter les mangroves par le biais
de la pollution et du déboisement pour la construction
d'infrastructures [Johnson et al., 20011.

Pollution de la zone côtière par les déchets industriels et
urbains Ihôtel et domestique), les détritus, l'infiltration de
produits chimiques et d'engrais issus de l'agriculture, en
particuliers les polluants organiques persistants (Johnson
et al., 2001. Kodp, 2006a).



53



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



Étude de cas : Plan d'Action National pour la Conservation de la Mangrove au Togo
Ebeh Adayade Kodjo



Plus de 80 % de la surface totale des mangroves du
Togo a déjà disparu. Les autorités gouvernementales
et les Organisations Non Gouvernementales IONGI du
Togo ont reconnu le besoin urgent d'actions
concrètes pour assurer la gestion durable de la
mangrove. Le Togo a développé une approche
intégrée visant à freiner le déclin de la mangrove. Les
principales composantes sont :

1 Inventaire complet de la mangrove restante, y
compris la détermination des zones humides et
des mangroves qui doivent être conservées ;

2 Promotion de la restauration des mangroves
dégradées par un important programme de
reboisement ;

3 Conservation ex-situ des espèces en danger qui
sont associées à la mangrove, comme le
lamantin ;

& Mise en œuvre d'une approche d'utilisation



durable multisectorielle et intégrée, basée sur
des activités génératrices de revenus telles que
l'ostréiculture ;

5 Développement de l'écotourisme dans les zones
de mangroves ;

6 Renforcement de la coopération régionale et
internationale pour la gestion de la mangrove
entre le Togo et le Bénin au niveau du canal de
Gbaga;

7 Promotion de l'agriculture organique dans les
zones de mangroves pour réduire la pollution
sur ces sites.

IANCE. 2005. Bref résumé des activités menées pour
la conservation de la mangrove au Togo. Alliance
nationale des Consommateurs et de l'Environnement
du Togo / Ministère de la Sécurité du Togo.
www.ancetogo.globalink.org. accès le 8 août 2006.)



ACTIVITES ECONOMIQUES LIEES A LA MANGROVE
L'agriculture de subsistance et le commerce sont les
principales activités économiques au Togo (US Department
of State, 2006aJ. Le bois de Mangrove est utilisé pour
l'exploitation commerciale et la subsistance, et pour le bois
de chauffage, la charpentene et l'équipement de pêche.



EVENEMENTS RECENTS

La mort du président Gnassingbe Eyadema, en 2005 a
augmenté l'instabilité politique au Togo. Son fils et
successeur, Faure Gnassingbe a été élu Président en avril
2005 dans un contexte de crise économique et de longue
instabilité politique IUS Department of State, 2006].


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:06

Changement estimé 1980-2006



Augmentation



Zones de mangroves au sein des aires protégées [%] 0^

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 21 16,5 17 13,5 11.5 66




La zone littorale du Bénin s'étale sur 120 km de côte
sablonneuse rectiligne sans estuaire développé ni delta. Le
climat est sous-équatonal avec deux saisons sèches et deux
saisons humides. La population, à 64 % originaire des zones
rurales, est principalement concentrée dans le sud du pays.

La mangrove du Bénin a tendance à être limitée au bord
du réseau vaste de lagunes côtières saumâtres au sud du
pays. Macintosh et Ashton (2003] considèrent que la
mangrove du Bénin est dans un état avancé de dégradation,
malgré les efforts de reboisement et de conscientisation des
communautés locales.

La forte influence de la culture traditionnelle, de la
religion [70 % de la population est animiste), le recours à des
formes traditionnelles de gestion, les tabous et l'érection de
sites sacrés, etc. participent à la gestion des ressources
aquatiques, y compris celle des mangroves. D'après la FAO
Isous presse], les croyances religieuses de nombreuses
populations locales vivant dans ces zones contribuent
souvent à la conservation des mangroves.

Le gouvernement du Bénin a établi deux sites Ramsar :
la Basse Vallée de Couffo, englobant la lagune côtière, le
canal d'Aho et le lac Ahémé, sur une superfie de 475 km !
[06"30'N 002°00'EI et la basse vallée de l'Ouémé, couvrant
la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué, sur 916 km'
[06°39'N 002°32'E|.

BIODIVERSITÉ

On retrouve six espèces de mangroves au Bénin [FAO,



sous pressel :
Acrostichum aureum
Avicennia germinans,
Conocarpus erectus,
Lagunculana racemosa,
Rhizophora harnsonii, et
Rhizophora racemosa.

Rhizophora n'est pas significatif, probablement en raison du
caractère hyposalin irrégulier des lagunes ; Lagunculana et
Rhizophora harrisonn sont aussi rares. En certains endroits,
bien que la majorité de la mangrove devienne assez basse et
en forme d'arbrisseau, on retrouve toujours des mangroves
atteignant des hauteurs de 22 m [FAO, sous presse).

Adite 12002] a identifié 51 espèces de poissons
provenant de 26 familles et qui sont associées aux habitats
des mangroves du Bénin. La diversité en espèces varie
considérablement en fonction de la dégradation des sites.
Saretherodon melanotheron [tilapia] est l'espèce de
poisson dominante représentant approximativement 47 %
de la biomasse.

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT
Facteurs clés de changement au Bénin : augmentation de la
population au niveau de la zone côtière ; changements dans
l'utilisation des terres en amont.

La construction de barrages hydroélectriques sur la rivière



55



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:07

Bénin



Mono a changé les caractéristiques en aval et a affecté tes
écosystèmes de la mangrove du Bénin et du Togo IFAO. sous
presse). Cela a pour conséquence en particulier la réduction
des périodes d'inondation, la modification de la composition
des stocks de poisson qui est désormais dominée par les
poissons d'origine manne/estuanne 180 %) par rapport aux
espèces d'eau douce (20 % ] et la modification potentielle de
la composition des espèces de mangrove lAdite, 20021.

Exploitation des mangroves . parce qu'elles constituent les
seuls arbres forestiers poussant dans les lagunes côtières
(Macintosh et Ashton, 2003), les mangroves sont
intensivement exploitées ou abattues pour :

• l'exploitation de sel ;

• le bois de chauffage : Rhizophora racemosa et
Avicennia africana sont sélectivement coupés comme
sources préférées de bois de chauffe (Adite, 2002) .

• la construction de maisons et de bateaux ;

• la mise en place d' « Acadja » (vaste aquaculture
traditionnelle dans les lagunes côtières, basée sur
l'édification d'enclos en bois de mangrove pour attirer
et élever les poissons).

La dégradation des mangroves a abouti à l'augmentation de
la charge de sédiments dans l'eau et à une diminution de la
profondeur de la lagune.

Ces modifications ont des conséquences sur la composition
écologique et mettent en cause la durabilité d'exploitation
économique actuelle des mangroves restantes et des
systèmes lagunaires lourdement exploités.

L'accroissement urbain, te tourisme et le développement
industriel dans la zone côtière ont contribué à une
augmentation de la superficie des habitats naturels perdus
en raison du développement, et à l'accroissement du stress
sur les habitats restants en raison des dépôts d'ordures
ménagères et des décharges agricoles dans les lagunes
(Macintosh et Ashton, 2003).

Dans les sites Ramsar incluant des zones de mangroves,
des menaces comme la coupe de végétation pour une
utilisation domestique à petite échelle, ou la pêche de
subsistance, la pêche commerciale, ou même l'agriculture
permanente ont été documentées (Ramsar 2006b).



ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE

La majorité des activités économiques liées à la mangrove
sont des activités de subsistance à petite échelle et incluent :

• la pêche (activité dominée par les hommes) : les
mangroves du Bénin ont été décrites comme une
pêcherie à espèces multiples, où plus de 90 % des 51
espèces de poissons sont exploités commercialement
lAdite, 2002). Les espèces plus abondantes sont :
Sarotherodon melanotheron, Kribia nana, Gerres
melanopterus et Ethamalosa fimbriata, Liza
falcipinus, Mugil sp. et Chrysichthys nigrodigitatus ;

• la cueillette d'huîtres (souvent effectuée par les
femmes) ;

• les herbiers (situés entre les mangroves et la mer)
sont moissonnés pour le tissage de natte (activité
dominée par les femmes) ;

• l'extraction de sel : il a été établi que pour chaque
mètre cube de bois de mangrove, on peut produire
100 kg de sel [FAO, sous presse).

Malgré les fortes dégradations, les forêts de mangroves
restantes sont exploitées, principalement par les
communautés locales, mais aussi par des sociétés faisant
des transactions avec des produits en bois de mangrove,
particulièrement dans la zone d'Azizahoué (Macintosh et
Ashton, 2003).

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Des tentatives ont été faites entre 1998 et 1999 pour
restaurer la mangrove du Bénin. Deux cent mille plantules
de Rhizophora racemosa et Avicennia africanna ont été
plantées avec un taux de survie de 62 % au bout de 12 mois
(Macintosh et Ashton. 2003). Plus tard en 1999.
470 000 nouvelles plantules ont été ajoutées, mais il n'existe
pas d'indication sur le taux de survie. Les activités
d'accompagnement, notamment de sensibilisation et
d'information destinées aux communautés locales, ont
participé au succès de ces programmes.

Ayant tiré des leçons de l'expérience de l'ouragan
Katrina dans La Nouvelle-Orléans, le gouvernement du
Bénin cherche US$ 60 millions pour ériger des barrières
de protection et de défense côtières le long des parties les
plus stratégiques de la côte pour protéger la capitale
économique Cotonou de l'invasion marine. Cela soulève
un certain nombre de questions quant à l'impact
environnemental potentiel d'un tel projet sur les
écosystèmes côtiers lOkanla, 2005).



57



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:08

Changement estimé 1980-2006 Déclin modéré


Zones de mangroves au sein des aires protégées [%] 3.4



STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 9 990 9 980 1 1 134 9 970 9 970 7 386

Les forêts de mangroves du Nigeria sont les plus
importantes d'Afrique et sont les troisièmes dans le monde
en terme de superficie, après l'Inde et l'Indonésie
[Macintosh et Ashton, 2003], Toutefois, selon les évaluations,
la superficie des mangroves serait en déclin et aurait
diminué de 26 % depuis 1980. Certains auteurs suggèrent
que le déclin des mangroves a commencé avec le boom
pétrolier du début des années 1 970 (Ohimain, 2006a).

Les marais à mangroves du Nigeria s'étendent tout le
long de la côte et se retrouvent dans 9 des 36 états. La plus
grande superficie de mangroves est localisée dans le delta
du Niger entre la région du fleuve Benoué à l'ouest, le
Calabar et l'estuaire Rio del Rey à l'est. Une largeur
maximale de 30 à 40 km de mangroves se retrouve sur les
rives du delta du Niger, qui est un système très dynamique.
Les lagunes du Lagos et de Lekki dominent les systèmes
côtiers à l'ouest. Les deux lagunes sont bordées par la
mangrove et des forêts marécageuses. Dans la partie est du
pays, on retrouve un deuxième système de delta/estuaire
majeur associé au Cross River qui dispose d'une zone de
mangrove considérable s'étendant sur une bande de 7-8 km
des deux côtés de l'estuaire, et sur 26 km dans la zone
deltaïque en aval de l'estuaire [FAO, sous presse].

BIODIVERSITÉ

Il existe huit espèces de mangroves ouest-africaines
au Nigeria :
Acrostichum aureum



Avicennia germinans
Conocarpus erectus
Laguncularia racemosa
Rhizophora mangle
Rhizophora harrisonii
Rhizophora racemosa
Nypa fruticans

Dans les lagunes et les deltas, R. racemosa est l'espèce
dominante et pionnière au niveau des marais alluviaux
salés. R. hamsonn 'domine dans la zone intermédiaire et R.
mangle est le plus commun sur les bords intérieurs, tandis
qu'A germinans est surtout limité aux zones à salinité plus
élevée, surtout au niveau des embouchures sur l'océan et
des forêts de mangroves au bord des plages côtières de
l'Atlantique [Ohimain, 2006b]. Dans les estuaires, la
composition spécifique diffère. Ici, Nypa fruticans - espèce
introduite - est plus abondante. La hauteur des mangroves
du Nigeria n'excède généralement pas 10-12 m, mais
certains spécimens peuvent atteindre plus de 40 m, en
particulier au bord des ruisseaux et d'autres zones où des
alluvions se sont récemment déposées [Ohimain, 2006b).
Conocarpus erectus et d'autres espèces ligneuses qui
grandissent au bord des marais peuvent être associés aux
espèces principales qui prédominent près de la mer [FAO,
sous presse].

On estime que plus de 60 % des poissons péchés entre
le golfe de Guinée et l'Angola se reproduisent dans la
ceinture de mangrove du delta du Niger.

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Facteurs clés de changement au Nigeria . la croissance

démographique et le développement économique.

La fragmentation elle-même affecte peu la biodiversité
au niveau des zones de mangroves. La plus grande menace
provient des pertes de mangroves liées à l'urbanisation,
l'industrialisation et l'agriculture, ainsi qu'aux impacts de
l'exploitation forestière et pétrolière [Diop, 1993).

L'exploration et la production de pétrole et de gaz :
l'exportation de pétrole provenant de la zone côtière est une
activité économique importante au Nigeria. Cependant, les
menaces environnementales qui y sont associées sont
significatives. Il s'agit de risques de fuite de pétrole,
d'ignition de gaz et d'installation d'infrastructures [Isebor et



59



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



Étude de cas : Nypa fruticans, espèce étrangère
envahissante

Nypa fruticans Ile palmier nipal, une espèce de
mangrove native d'Asie du Sud-Est, a été importée de
Singapour en 1 906. Elle a été introduite le long des côtes
de Calabar et d'Oron dans l'est du Nigeria pour contrôler
l'érosion. Cependant, le palmier nipa s'est étendu vers
l'ouest dans l'État d'Ondo où il a envahi de vastes régions
et déplacé de précieuses espèces de mangroves
indigènes, tel le Rhizophora et un important palmier le
raphia. Il a aussi posé des menaces écologiques et
socio-économiques en envahissant des frayères et des
nourriceries de poissons. Contrairement à la situation
en Asie du Sud-Est, le palmier nipa n'est pas utilisé par
les populations locales du Nigeria. Le ministère fédéral
de l'Environnement a créé le « Programme de Contrôle
du palmier nipa » pour contrôler l'étendue de cette
espèce. Sous ce programme, le palmier nipa est enlevé
et les espaces réhabilités avec une espèce de mangrove
locale. Les populations locales ont aussi pris conscience
de certains usages du palmier nipa, dont la couverture
de chaume, le sucre, le vinaigre et l'alcool IISME, 2003).



Awosika, 1993; NDES, 1997). Des installations pétrolières et
de gaz ont été implantées dans toutes les parties centrales
et occidentales du delta du Niger et il existe quatre ports de
navires-citernes au niveau du delta IFAO, sous presse].
Pendant les 30 dernières années, des lignes sismiques ont
été placées dans les forêts à mangrove du delta du Niger
lOhimain, 2001]. D'autres activités inhérentes au
développement des infrastructures pétrolières dans les
zones de mangroves du delta du Niger, telles que des
opérations de dragage et/ou de déboisement, la création de
canaux pour permettre des voies navigables ainsi que le
remplissage de sable, affectent les habitats de mangroves.
Pendant le dragage, le sol, les sédiments et la végétation
situés le long de la voie du site proposé sont enlevés et
disposés sur la berge, souvent sur les mangroves
environnantes, pour y être ensuite abandonnés. L'abandon
du matériel résultant du dragage a eu un certain nombre
d'effets, y compris l'étouffement des mangroves situées en
bordure de chantiers, la modification de la topographie et
de l'hydrologie, l'acidification et la contamination de l'eau
qui endommagent la végétation et les populations de
poissons. D'anciennes zones de mangroves ont ainsi été
converties en terres nues, prairies ou forêts d'eau douce
après plusieurs années d'hydratation naturelle. Les
impacts du dragage sur la mangrove affectent presque tous
les composants des écosystèmes y compris la végétation



de la mangrove, les invertébrés benthiques, la pêche, le
plancton, la faune et la flore, le sol, les sédiments, la qualité
de l'eau et enfin, les populations pauvres qui dépendent de
la riche biodiversité de l'écosystème de la mangrove pour
leur survie lOhimain, 2001 ; 2003 ; 2004 , Ohimain et al.,
2002 ; 20051. L'un des enjeux clés est la réhabilitation des
carrières abandonnées. La décharge des résidus
sulfuriques issus du dragage le long des berges entraîne
des problèmes environnementaux menant à l'acidification
extrême, la pollution par les métaux lourds et la
dégradation générale des habitats empêchant la
recolonisation des sites par des espèces locales. Ces terres
issues des carrières restent infertiles pendant plusieurs
années avant d'être colonisées par des espèces
envahissantes. Plus tard, elles peuvent présenter un intérêt
pour les populations locales, qui s'en servent comme sites
d'habitation, campements de pêche et jardins domestiques.
Ces formes d'occupation pourraient avoir un impact positif,
bien qu'elles favorisent un voisinage dangereux pour les
communautés locales qui vivent près d'infrastructures
pétrolières et d'exploitation de gaz (Ohimain et al. 2004).

Déboisement : lié à l'érosion côtière et au commerce de bois
de construction et à son utilisation à des fins de subsistance
pour le bois de feu, la transformation du poisson et le bois
de construction.

Développement urbain la décharge de déchets
municipaux solides dans les voies navigables menace les
mangroves perturbâmes, particulièrement dans villes
majeures comme Lagos, Port Harcourt, Warn et Yenagoa.
Les déchets non-biodégradables, en particulier le plastique
et le nylon, qui sont transportés dans les mangroves
pendant les hautes marées, contribuent à asphyxier les
racines pneumatophores des mangroves quand ta marée
recule lOhimain, 2006b).

D'autres menaces citées incluent :

• le manque de données et d'information, la mauvaise
coordination des responsables des départements
gouvernementaux et la faible collaboration entre
parties prenantes (Macintosh and Ashton, 2003).

• l'utilisation de poison et de dynamite pour la pêche,
la sédimentation, l'érosion, la construction de quais
et la pression démographique au niveau de la zone
côtière (Isebor and Awosika, 1993).

• l'invasion d'une espèce de palmier, Nypa fruticans.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE
Le pétrole : pendant les 15 dernières années, 90 % des
revenus extérieurs ont été issus du pétrole (Macintosh and
Ashton, 2003) et du gaz naturel.



60



Nigeria




Rhizophora racemosa, Nigeria

Sable et gravier: extraits à un taux de 60-100 tonnes par jour
à partir des lagunes, estuaires et plages.

Pêche : une importante activité dans la plupart des zones de
mangrove IFAO, sous presse). Les habitants des villages du
delta du Niger dépendent du poisson (jusqu'à 100 % de leur
apport en protéine diététique! IMacintosh et Ashton, 2003).

Exploitation industrielle de la crevette : c'est une industrie
en croissance au Nigeria. Sous l'égide de la Société de
Finance Internationale ISFI), une branche de la Banque
mondiale, la Société de Pétrole de Shell Nigeria recevra
des fonds pour développer cette activité avec l'appui du
Président nigérian ICarrere, 2002). Toutefois, es
caractéristiques des sols de mangrove ne sont pas
appropriées pour l'aquaculture, à cause de la forte acidité
IMacintosh and Ashton, 2003).

Sois .-en 1988, l'exploitation de bois pour les poutres, la pulpe
et le papier a été évaluée entre 10 et 750 millions de m D
IMacintosh and Ashton, 2003). Au niveau local, le bois de
mangrove est utilisé pour les pièges à poisson, la
construction de bateaux, de pagaies, de pieux de soutien
pour la culture d'igname, de clôture, pour le bois de
construction et te carburant ICarrere, 2002).

Tourisme : secteur encore peu développé, mais la mangrove
est parfois abattue au profit du développement
d'infrastructures touristiques IMacintosh and Ashton. 20031.



D'autres utilisations : le défrichement de la mangrove pour la
mise en place de cultures de rente [huile de palme, noix de
coco, l'utilisation des sols tourbeux des mangroves pour
remblayer les berges érodées des littoraux, et l'utilisation de
coquillages sous forme de gravillons pour la production de
béton. L'utilisation d'huîtres pour la production de craie et de
chaux pour atténuer l'acidité des sols de mangrove en vue
d'une production agricole lOhimain, 2006a).

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Le manque d'équité dans la distribution des bénéfices tirés
de l'exploitation pétrolière crée une tension croissante entre
les communautés du delta du Niger et les compagnies de
pétrole. Cette situation est aggravée par l'extrême
insécurité alimentaire et la pauvreté dans ces
communautés lOhimain, 2006b). Les fuites de pétrole
contaminent les sources locales d'eau entraînant maladies
et décès parmi les populations. Les nappes de pétrole
asphyxient les racines pneumatophores des mangroves,
dégradant l'habitat et réduisant ainsi les ressources
halieutiques IMAP, 2000). Dans le Document de Stratégie
de Réduction de la Pauvreté 12004) le Nigeria a inscrit
les mangroves comme étant des « Habitats uniques pour
la Conservation » décrivant l'importance que ces
écosystèmes jouent pour les populations et la stratégie à
mettre en œuvre pour freiner les menaces qui pèsent sur
ces ressources, par le contrôle des activités industrielles, la
conduite d'études d'impact et l'application de la loi
ICommission Nigériane de Planification Nationale, 2004).

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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:08

Taux annuel de croiss ance démographique [%]



1,60



Nombre d 'espèces de mangro ves dans le pays 6^

Sup erficie totale occu pée pa r la mangrov e [km 2 ] 1 957

% de couv erture des mangroves en Afrique 6

Chan gement estimé 1980-2006 Décli n modéré



Zone de mangroves au sein des aires protégé es [%]



7,1



STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 2 720 2 563 2 494 2 515 2 500 1957

Les mangroves sont très bien représentées au Cameroun et
principalement dans trois régions :

1 à la frontière avec le Nigeria dans le « Cirque »
[fleuves Akwayafe, Ndian et Même] ;

2 au niveau de l'estuaire du Cameroun, aux
embouchures des fleuves Bimbia, Mungo, Wouri,
Dibamba et Sanga ;

3 à l'embouchure du Sanaga Nyong, Lokoundje et
Ntem où elles sont plus petites.

Le tableau d'estimation des superficies couvertes par la
mangrove montre cependant un important déclin depuis
1980. Les mangroves camerounaises commencent à faire
l'objet d'une gestion collaborative avec les Organisations
Intergouvernementales, les Organisations Non
Gouvernementales et les autorités locales. On peut citer
l'exemple du travail de conscientisation mené parla FAO et
la Société de Conservation de Faune et Flore du Cameroun
[FAO, 2006).

BIODIVERSITÉ

Il y a six espèces de mangroves au Cameroun. L'espèce
dominante est la mangrove rouge Rhizophora racemosa qui
représente plus de 90 % de toutes les mangroves, suivie par
Avicennia germinans. Rhizophora racemosa atteint 40-60
mètres de haut sur la zone côtière tandis qu'à l'intérieur des
terres, il ne dépasse guère 4-8 mètres de haut [FAO, sous
presse]. Les autres espèces de mangroves sont mal



représentées, toutefois il s'agit de :
Conocarpus erectus
Languncutana racemosa
Rhizophora mangle
Rhizophora harrisonni.

Deux modèles clés de zonation de la mangrove ont été
observés (Fomete Nembot and Tchanou, 1998] :

1 Dans la région du Cirque, la succession d'espèces
de la mer à la terre ferme se présente comme suit :
Rhizophora racemosa - Avicennia germinans -
Pandanus candelabrum - Acrosticum aureum -
Pandanus candelabrum - Rhizophora racemosa.

2 Dans l'Estuaire du Cameroun, autour de Doala,
l'ordre est le suivant : Rhizophora racemosa -
Rhizophora harrisonni - Rhizophora mangle -
Avicennia germinans - Avicennia associé à
Lagunculana.

Malgré la pauvreté en espèces de mangroves, la faune, elle,
est très diversifiée incluant des insectes, des crabes, des
mollusques, des amphibies, des reptiles et de grands
mammifères comme les singes, le lamantin de l'Afrique
Occidentale [Trichechus senegalensis] et des dauphins à
bosse de l'Atlantique [Ajonina. 2006). On trouve également
d'autres espèces importantes de faune comme le crocodile
nain, le crocodile svelte et les tortues d'eau douce. Les
vastes plages sont de remarquables sites de nidification
pour cinq espèces de tortues mannes. Les mangroves
servent de nourriceries aux organismes marins, aux
oiseaux aquatiques et aux oiseaux migrateurs. En avril
2004, des enquêtes menées par le « Cameroon Wildlife
Conservation Society », en collaboration avec Wetlands
International [Ajonina et al., 2003a ; Ajonina et al., 2004) ont
recensé plus de 30 000 espèces oiseaux aquatiques.

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT
Facteurs clés de changement au Cameroun : Croissance
démographique et développement urbain ; pression
économique liée à l'exploration du pétrole.

La majorité des menaces auxquelles sont confrontées
les mangroves résulte des facteurs ci-dessus et incluent :
Infrastructure urbaine et développement agricole -
aboutissant à la perte de mangrove par défrichement.



63



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



Même si les avis divergent quant à l'échelle de l'impact des
activités de développement sur la mangrove, il est clair qu'il
existe bien un impact associé au défrichement IFAO, sous
presse : Dm, 20061. D'autres répercussions incluent la
pollution industrielle, particulièrement des industries
pétrolières ; le dragage des canaux et des rivières pour
permettre le transport, en particulier celui de l'exploitation
forestière, et l'assèchement des marais.



de la mangrove, il n'existe pas encore de législation
adéquate IFAO, sous pressel.

Espèces envahissantes - le palmier nipa est une espèce
introduite qui a colonisé plusieurs zones et rivalise de
manière significative avec les mangroves locales comme
Rhizophora spp. IFAO, sous presse] ; la jacinthe d'eau
{Echorhina crassipes) est aussi abondante.



Eutrophisation et développement des algues - les
écoulements de pesticides et d'engrais issus des grandes
plantations (caoutchouc, huile de palme, banane] dans la
région côtière du Cameroun bloquent l'aération des racines
de mangrove.

Le manque de cadre légal protégeant les mangroves - de
récents rapports de terrain indiquent que de grandes
étendues de forêts de mangroves restent non protégées, à
l'exception du Parc national Ndongoro nouvellement créé à
la frontière avec le Nigeria, du Bois des Singes, du Parc
national de Douala-Edea et du Parc national de Campo
Ma'an à la frontière avec la Guinée équatonale. À l'extérieur
de ces zones, la mangrove est menacée par l'exploration à
grande échelle du pétrole et du gaz et les activités
d'exploitation lAjonina, 2006]. Malgré l'utilisation abondante
de bois de construction et d'autres produits forestiers issus

Fours de fumage modernes développés par la CWCS



La plupart des menaces identifiées sont bien connues, mais
ne sont pas correctement quantifiées et documentées pour
l'application de mesures de gestion (Ajonina, 2006].

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE
Les principales utilisations de la mangrove et de ses
ressources sont :

• La construction de ponts ;

• La fabrication d'engins de pêche traditionnelle ;

• la production de charbon de bois len particulier
Rhizophora] ;

• le Tanin ;

• La fabrication de vins et d'autres boissons distillées
à base de palmier nipa ;

• L'utilisation pour les charpentes et la décoration ;

• L'alimentation et l'utilisation à des fins médicinales :

• La pêche dans et autour des mangroves, aussi bien




64



Cameroun



qu'au-delà de la mangrove vers le large : il y a
d'importantes nournceries pour les poissons et les
crevettes, cruciales pour la pèche IFomete Nembot
andTchanou. 1998] ;
• La transformation du poisson par fumage avec le
bois de mangrove IFomete Nembot and Tchanou,
1998 ; Ajonina and Usongo. 2001].

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Un programme de formation a été développé pour aider
des pêcheurs migrants du Nigeria à gérer leurs ressources
et pour développer des fours améliorés. Le CWCS a
développé des fours qui réduisent le temps de fumage de
2-3 jours à 4-8 heures, diminuant aussi la quantité de bois
utilisé. Ces fours ont été construits à grande échelle sur la
base de modèles fournis par le Mangrove Action Project



(MAPI aux États-Unis, utilisant des matériaux localement
disponibles du type adobe, briques en terre cuite, sable,
pierres écrasées, gravier, chevrons en bois et poteaux,
ciment, sel, tiges de fer, des treillis métalliques et des
tôles de fer ondulées

Cette technologie est une variation quelque peu
modernisée du four, qui peut être adaptée selon les besoins
locaux et les ressources disponibles. Elle a servi de base à
l'atelier sur les approches communautaires à la pêche et la
gestion des mangroves organisé à Edea {&-9 mai 2003) au
profit des pêcheurs de la région Ouest et centrale lAjonina et
al., 2003b) avec la création du Réseau africain pour la
Mangrove lwww.mangroveafrica.net], organisé par le
ministère de l'Environnement et des Forêts et de la CWCS
sous les auspices de MAP (Ajonina, 2006).



65



Mangroves de L'Afrique de l'Ouest et centrale




Vr~'~ '""-w-^



%



GUINEE
EQUATORIALE




^



'***














66



Guinée équatoriate



Guinée équatoriale



Superficie [km 2 ]


28 050


Littoral [km]


602,6


Population [000]


504


Densité de population [par km 2 ]
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:09

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 267 260 277 253 250 258

La mangrove la plus développée se retrouve au niveau des
deltas du Mbini, Muni et Ntem. L'estuaire du Muni est large
de 2 km et reçoit des apports de plusieurs rivières
secondaires. Les mangroves sont localisées le long de
l'estuaire |usqu'a 17 km à l'intérieur des terres et sont
dominées par Rhizophora racemosa. Avicennia germinans se
retrouve plus au niveau des zones côtières [FA0, sous presse].
Il y a un site Ramsar abritant une mangrove ; il s'agit de
la réserve naturelle de l'estuaire du Muni qui a été classée le
2 juin 2003 et qui couvre 800 km' [1°13'S 9°45'E).

BIODIVERSITÉ

On retrouve deux seules espèces de mangroves en Guinée
équatoriale : Avicennia germinans et Rhizophora
racemosa IFAO, sous presse).

La réserve naturelle de l'estuaire du Muni abrite une
jeune forêt secondaire et une mangrove situées aux
embouchures des fleuves, avec aussi bien la mangrove
rouge {Rhizophora sp] que la mangrove noire [Avicenia
sp.). Les arbres Aucoumea klaineana de la famille des
Burseraceae abritent au moins 20 000 oiseaux aquatiques.
La réserve est une source importante d'alimentation pour



les poissons. C'est une zone de frayère et de nourncene
ainsi qu'un couloir de migration pour les poissons. La faune
comprend des lamantins, des éléphants, des mandrills et
des oiseaux migrateurs [Ramsar, 2006c).

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Facteurs clés de changement en Guinée équatoriale :

développement rapide du secteur pétrolier et de l'industrie

gazière.

La menace la plus pressante pour la mangrove semble
être l'exploration et la production des dépôts de pétrole et de
gaz découverts dans les années 1990. Bien que les forêts de
mangroves soient exploitées par les communautés côtières,
l'échelle d'exploitation pourrait être durable aux niveaux
actuels d'exploitation ; toutefois, cette situation pourrait
changer là où les mangroves sont menacées par les
activités pétrolières. Dans le site Ramsar, la réserve
naturelle de l'estuaire du Muni, les perturbations causées
par les activités humaines comme la chasse intensive, la
surpêche, et l'exploitation forestière générale menacent le
site [Ramsar, 2006c].

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE

Ces activités peuvent, en général, être catégorisées
comme industrielles et de subsistance. L'utilisation locale
de la forêt et de produits forestiers par les communautés
inclut la pêche, la chasse, l'agriculture de subsistance et la
collecte de bois pour le carburant et la construction [FAO,
sous presse ; Ramsar, 2006c). Depuis les années 1 990, les
activités industrielles centrées sur le pétrole et l'industrie
du gaz ont permis à la Guinée équatoriale d'avoir la
croissance économique la plus rapide du monde en 2004
(BBC, 2006a).

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

On a découvert de grands gisements de pétrole et de gaz au
large de Bioko au milieu des années 1 990 et leur exploitation
a permis une croissance économique spectaculaire pour le
pays [BBC, 2006a).



67



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale

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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:10

% de couvertur e des mangroves en Afrique <0,1

Changement estimé 1980-2006 Pas de données



Zones d e mangroves au sein des aires protég ées [%]

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] « « » ' * 1,40

pas de données

Le groupe d'îles de Sao Tome et Principe consiste en deux
îles principales d'origine volcanique et en un certain nombre
d'îlots plus petits [BBC, 2006b]. Les îles sont séparées du
continent africain par une mer d'une profondeur de 1800 m
et n'ont jamais été reliées au continent [World Bank, 1993].
La FAO n'a actuellement aucune information quantitative
disponible pour ce pays. Cependant, le Plan national
d'Action pour la Biodiversité indique la présence de petites
formations de mangroves dans les estuaires de Shell Beach,
Tamarinos Beach, Pantufo, Izé, dans la lagune de Malanza
et à Lapa, dans l'île de Sao Tome [Mmisterio de Recrusos
Naturais y Meio Ambiente, n.d.].

BIODIVERSITÉ

Dans toutes les îles du golfe de Guinée, l'espèce de
mangrove dominante est Rhizophora spp. L'une des zones



de mangroves est appelée Mangrove de Pantufo [FAO,
sous presse].

Il y a une zone appelée Mangrove de Malanza à l'extrême
sud de Sao Tome, qui est caractérisée par Acrostichum
aureum ; Cyperaceaes ISIena depressallEC, 1999].

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Les fadeurs clés de changement à Sao Tome et Principe :

le développement côtier.

Les menaces identifiées [Mmisterio de Recrusos
Naturais y Meio Ambiente, n.d.l incluent :

• l'érosion côtière et le développement d'infrastructures ;

• les méthodes inappropriées de pêche ;7

• les résidus pétroliers qui polluent l'environnement
côtier et la haute mer ;

• la décharge de résidus d'essence dans l'estuaire de
la River Grande.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES LIÉES À LA MANGROVE
Sao Tome et Principe essaye de réduire sa dépendance au
cacao ; les chutes de la production et la baisse des prix ont
installé cet état insulaire dans une lourde dépendance par
rapport à l'aide étrangère. Le gouvernement encourage la
diversification économique et explore actuellement la
possibilité d'exploiter le pétrole qui serait au niveau de la
fange côtière du pays. L'exploration est en cours et la phase
d'exploitation commerciale pourrait commencer dans
quelques années IBBC, 2006b],

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Les données sur le statut des mangroves de Sao Tome et
Principe sont rares, mais il y a des indications qui montrent
que beaucoup de forêts de mangroves côtières ont été
détruites juste avant 1990IUNEP, 19901.



69



Mangroves de L'Afrique de l'Ouest et centrale




,05 °* GUINEE

EQUATORIALE j



+




O 33 40 80 «I 100




GABON




70



Gabon



Gabon



Superficie [km?]


257 670


Littoral [km]


2019,1


Population [000]


1384


Densité de population [par km 2 ]

Taux annuel de croissance démographique [%]


5
1,58


Nombre d'espèces de mangroves dans le pays


7



1606



Superficie to tale o ccupée parla mangrove [km 2 ]

% de couve rture des mangroves en Afrique 5_

Changem ent estimé 1980-2006 Baiss e modérée



Zones de mangroves au sein des aires protégées [%] 42,9

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 2 185 1858 1759 1529.4 1500 1 606~

Le Gabon est considéré comme l'un des pays d'Afrique les
plus stables. Son président, Omar Bongo est au pouvoir
depuis 1967 et sa position en faveur de l'environnement
aurait un impact positif sur les mangroves du pays
[Quammen, 2003).

Au Gabon, les courants dominants proviennent des
ouvertures des fleuves vers le nord, et les mangroves se
développent ainsi le long des marges côtières, en direction
du nord. Les forêts de mangroves se retrouvent, dans une
certaine mesure, dans tous les estuaires, les baies et les
lagunes le long de la côte et sont généralement tocalisées
sur les rives gauches. La formation principale de mangrove
se situe à l'embouchure de Como et couvre une superficie
de 850 km ! IVande weghe, 2006] - avec Libreville sur la rive
droite de l'estuaire - près d'Ogooué [FAO, sous presse]. Une
autre zone significative de mangrove est la Baie de Mono qui
couvre 350 km 2 de mangrove [Vande weghe, 2006).

Le Gabon dispose de trois sites Ramsar (classés le
30 décembre 1986] comprenant des zones de mangroves. Il
s'agit de :

Wongha-Wonghé qui couvre 3 800 km 2 |00°45'S 009°25'E] ;
avec très peu de mangroves [Vande weghe, 2006].

Petit Loango. d'une supeficie de 4 800 km ! |02°15'S
009°45'E], mais maintenant inclus dans le Parc National de
Loango [Vande weghe, 2006] et,

Setté Cama qui s'étend sur 2200 km2 (02°40'S 010°05'E|.



maintenant intégré au Parc National de Loango IVande
weghe, 2006],

BIODIVERSITÉ

On retrouve 7 espèces de mangroves au Gabon :

Acrostichum aureum

Avicennia germinans

Conocarpus erectus

Laguncutaria racemosa

Rhizophora harrisonii

Rhizophora mangle

Rhizophora racemosa

Rhizophora racemosa. R. harrisonii, R. mangrove ont
tendance à dominer le front de mer, tandis qu'Avicennia
germinans, Acrostichum aureum, Conocarpus erectus et
Lagunculana racemosa dominent les zones moins inondées
et les bords secs dans la zone de transition vers les forêts
terrestres [Vande weghe, 2006]. Dans le Parc National
d'Akanda et le Parc National de Pongara occidental, les
mangroves constituent les formations mannes, avec surtout
de basses Rhizophora. Les Rhizophora de grande taille se
retrouvent sur d'étroites bandes le long des fleuves et des
vastes étendues couvertes de sol nu hypersalin [tannes]. Les
mangroves orientales de Pongara, qui grandissent dans de
l'eau saumâtre avec beaucoup de sédiment, sont beaucoup
plus grandes et peuvent atteindre plus de 30 m. Les
palmiers Raphia et le Phénix se retrouvent dans la zone de
transition avec les forêts terrestres.

Dans la baie de Lopez. les mangroves sont de taille
moyenne. On trouve également, sur un espace réduit, des
pieds de grands Rhizophora le long des fleuves, mais dans
une ceinture plus large que dans le parc national d'Akanda.
Dans la partie Fernan-Vaz du delta, de grands Rhizophora
abondent, comme dans la partie orientale de l'estuaire du
Como. Au niveau de Sette Cama, les mangroves poussant le
long de l'embouchure de la lagune Ndugu, sont composées
d'Avicennia [Vande weghe, 2006].

Le delta de l'Ogooué abrite l'une des plus importantes et
des plus intactes mangroves - néanmoins peu connue - en
Afrique sub-sahanenne avec également un important
réseau de marais d'eau douce. On y trouve un ensemble
unique de plantes et d'animaux, y compris des populations
de mammifères aquatiques tels les hippopotames et les
lamantins, ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux



71



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale




Légende

Aire protégée pré-existante
Nouveaux parcs nationaux
Autre aire protégée
Protocole de concession



Carte 3 : réseau des parcs nationaux du Gabon IQuammen, 2003)



aquatiques lUNEP/Nasi. 2001]. D'autres espèces habitant
les mangroves du Gabon incluent :

• plus de 40 000 échassiers paléarctiques comptés en
janvier 1983 IVandeweghe, 2006] ;

• deux espèces de tortues d'eau douce Iparc national
de Loango ] IGBP. 2003] ;

• des aigrettes [Bubulcus ibis) IGBP, 2003) ;

• Anstogeitonia gabonica \Picrodendraceae) :

• la fauvette Apalis flavida, qui se trouve seulement
dans les mangroves et buissons côtiers IVande
weghe, 2006] ;



• le chimpanzé Pan troglodytes, les gorilles Gorilla
gorilla, l'éléphant Loxodonta africana et le pélican
blanc Pelecanus onocrotatus IRamsar, 2006b).

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Facteurs clés de changement au Gabon : développement
associé à l'exploration et à la production de pétrole et de gaz.
Selon les informations actuelles, les mangroves du Gabon
ne sont pas commercialement exploitées et sont
seulement utilisées pour les besoins de subsistance IFAO,
sous presse ; Vande weghe, 2006).



72



Gabon



Deux sources de menaces ont été identifiées pour les
écosystèmes de mangroves au Gabon :

1 les pratiques non durables des pêcheurs migrants
provenant du Nigeria IVande weghe, 2006] ;

2 les impacts, intentionnels ou accidentels, liés à
l'exploration du pétrole (Ramsar, 2006b|.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE

L'industrie pétrolière gabonaise est la principale ressource
économique du pays. Le pétrole est considéré comme
étant la ressource naturelle la plus importante parce que
c'est la source principale de devise et qu'elle constitue la
majorité des exportations. L'industrie pétrolière située en
aval est également bien développée avec une raffinerie de
pétrole à Port-Gentil et un certain nombre de compagnies
pétrolières internationales actives dans la distribution et le
marketing des produits pétroliers. Le Gabon a également
une active industrie minière basée sur l'extraction du
manganèse (Mbendi, 2003].

Eco-tourisme : on s'attend à une augmentation
significative de l'importance de l'éco-tounsme dans les
années futures tandis que les réserves de pétrole du pays
s'épuisent IQuammen, 2003].



Des parties de chasse pour les invités du Président sont
entreprises dans la réserve de Wonga-Wongué. L'accès est
strictement limité et des mesures anti-braconnage sont
entreprises (Ramsar, 2006b],

Aucune information n'a été trouvée concernant l'utilisation
traditionnelle de subsistance des palétuviers par les
communautés côtières ; cependant, il est supposé que de
telles activités sont effectuées, mais à un niveau trop faible
pour constituer une menace.

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Un système étendu de parcs nationaux, y compris en zones
côtières, a été mis en place en 2002 (voir carte 3]. Ce
classement est salué par certains comme étant une des
actions de conservation les plus significatives depuis
l'établissement du premier parc national en 1872. Ce
système inclut des mangroves dans l'extrême sud-ouest du
parc national de Mayumba, qui est classé catégorie II des
Aires protégées de l'IUCN IQuammen, 2003].



73



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



GABON




GABON /



CONGO



JL



4S



iS



o « ir ta Mad 30



4WS






./



ANGOLA



^



74



Congo



Congo



Superficie [km 2 ]
Littoral [km]



341500



205,1



Population [000]

Densité de population [par km 2 ]



3 999



12



Taux annu el de croissance démographique [%]



2,94



Nombre d'espèces de mangroves dans le pays



17



<0,1



Baisse sévère



Superficie totale occupée par la mangrove [k m 2 ]

% de couverture des mangroves en Afri que

Changement estimé 1980-2006

Zones de mangroves a u sein des aires protégées [%] 1 ,1

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 200 120 188 83.5 80 17~

L'ampleur des mangroves au Congo est limitée et, selon
les données disponibles, elle diminue rapidement. Les
mangroves se trouvent le long des estuaires et des
lagunes côtières [FAO, sous presse], en particulier dans
les estuaires de Kouilou, de Noumbi et de Loémé ; dans le
parc national de Conkouati-Douli le long des lagunes de
Conkouati, de Mékoundji, de Mvassa, de Malondo, de
Yombo et de Bouloumouka ; et le long des rivages rocheux
de Mvassa. Elles deviennent de plus en plus réduites et
fragmentées, avec une couverture d'environ un km' dans
les lagunes les plus petites (FAO, sous presse).

Les forêts de mangroves du Congo peuvent être
séparées en quatre groupes [FAO, sous presse] :

1 les hautes forêts avec des canopées atteignant 20-
25 m [fleuves de Kouilou et de Noumbi, lagune de
Conkouati] ;

2 les forêts fermées qui atteignent 8-15 m de haut
[Mékundji, Yombo, Malonda et Loémé] ;

3 les mosaïques de forêts de palétuviers, entremêlées
avec d'autres arbres qui ne sont pas des mangroves,
atteignent un maximum de 10 m de haut IMvassa,
Loya, Bulumuka, Vandji et autres petites lagunes] ;

4 les pieds dégradés de mangroves qui atteignent 3-5
m [Songolo et Loubi). La marée atteint 30 km en
amont au niveau de plusieurs fleuves congolais.

La croissance des mangroves au Congo est ralentie par la
longue saison sèche, de juin à septembre, et la présence



de courants froids qui passent non loin des côtes
congolaises [FAO, sous presse).

BIODIVERSITÉ

Six des huit espèces de palétuviers africains occidentaux

sont présentes au Congo :

Acrostichum aureum

Avicennia germinans

Conocarpus erectus

Laguncutaria racemosa

Rhizophora harrisonii

Rhizophora racemosa

L'espèce dominante est Rhizophora racemosa, bien qu'elle
soit plus rare dans te haut du fleuve et qu'elle finisse par
fusionner avec le palmier des eaux douces Phoenix
reclinata, les papyrus ou les forêts marécageuses des eaux
douces [FAO, sous presse]. On remarque un petit bosquet
& Avicennia germinans le long du rivage rocheux.

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Fadeur clés de changement au Congo : croissance

démographique et instabilité civile.

La réduction de la superficie et de la qualité des
écosystèmes de mangroves du Congo est due
principalement à l'urbanisation non contrôlée de la côte
dans le sud-est du pays, qui abrite 70 % de la population.
L'autre cause est liée à l'exploitation non contrôlée des
ressources de palétuviers pour le bois de chauffe et la
pêche. Dans certaines zones du pays, telles que la lagune
de Songolo et les forêts de Loya et de Mvassa, où les
palétuviers sont maintenant des reliques de forêt, la
construction d'habitations est la cause principale de cette
dégradation. La pollution provoquée par l'exploitation
d'hydrocarbures menace ces écosystèmes, et certaines
des lagunes côtières sont également polluées [FAO, sous
presse ; WCS, 2006]. Les mangroves près de Pointe-Noire
[Loya, Songolo, Mvassa et Loubi) sont sérieusement
dégradées par des fuites de pétrole. Les lagunes de Loubi,
de Loya et de Songolo ont également été affectées par la
pollution chimique.

Bien que les forêts du Congo soient protégées du
point de vue légal, leur gestion reste insatisfaisante [FAO,
sous presse). L'instabilité civile dans le pays pendant les
années 90 a sérieusement affecté les activités



75



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



industrielles et commerciales et a miné la gestion des
ressources naturelles.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES AUX MANGROVES

Produits pétrochimiques : l'économie du Congo est basée
principalement sur le secteur du pétrole, qui est de loin la
principale source de revenu du pays. Les abondantes forêts
tropicales du pays sont source de bois de construction.
La sylviculture commerciale, qui était la locomotive des
exportations congolaises avant la découverte du pétrole,
génère maintenant moins de 7 % des recettes d'exportation.
La production de bois a connu un coup d'arrêt pendant la
guerre, mais a recommencé et de nouvelles concessions ont
été louées en 2001 lUnited States Department of State,
2006b).

Activités de subsistance : les communautés locales
dépendent fortement des mangroves ce qui conduit à leur
surexploitation. Cela a des impacts négatifs sur la santé et
le fonctionnement des écosystèmes de mangroves dans
certaines zones. Cependant, il reste des forêts intactes



telles que celles de Mékundji, Vandji et Noumbi, et plusieurs
initiatives ont été lancées pour conscientiser les populations
dépendantes de l'importance de l'utilisation durable de ces
ressources qui réduit l'insécurité alimentaire.

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

En mars 2006, Ramsar a signé un mémorandum de
coopération avec la Commission Internationale du Bassin
Congo-Oubangui-Sangha ICICOS). La CICOS a été créée en
1999 par les chefs d'État du Cameroun, de la République
centrafricaine, de la république du Congo, et de la
République démocratique du Congo, comme une
organisation intergouvernementale chargée de gérer
durablement les cours d'eau de la région et de favoriser la
gestion intégrée des ressources en eau au niveau du bassin
du Congo-Oubangui-Sangha. La gestion des mangroves
tombe sous le mandat de la CICOS, ce qui offre un
mécanisme de conservation de la mangrove dans la région
IRamsar. 2006b).



76



République démocratique du Congo



République démocratique
du Congo



Superficie [km 2 ]


2 267 050


Littoral [km]


176,8


Population [000]


57 549


Densité de population [par km 2 ]


25



Taux annuel d e croissance démographique [%]



3,08



Nombre d'espèces de mangroves dans le pays



201



0,7



Superficie totale occupée par la mangrove [km 2 ]

% de couverture des mangroves en Afrique

Changement estimé 1980-2006 Baisse sévère

Zones de mang roves au sein des aires protégées [%1 25

STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 606 353 374 220 220 201

La République démocratique du Congo est un vaste pays
situé au niveau de l'équateur. Le bassin de la rivière du
Congo couvre une zone de presque un million de km' [CIA,
2006]. Malgré la taille du pays, la longueur de sa côte
maritime n'est que de 40 km, y compris le cours inférieur du
fleuve Congo, son seul débouché sur l'océan Atlantique (CIA,
2006 : FAO. sous presse]. La côte est caractérisée par des
récifs élevés, et des mangroves qui occupent les entailles de
la falaise et forment l'une des plus importantes zones de
mangrove dans le delta du Congo (FAO, sous presse).

En 1994. les forêts de mangrov
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:10

En 1994. les forêts de mangrove ont été estimées par le
Service d'Inventaire Permanent et d'Aménagement
Forestiers à 555,57 km 2 , soit 0,04 % des forêts de la RDC et
0,02 % de la surface terrestre. C'est significativement plus
élevé que les évaluations faites depuis 1980 présentées plus
haut. Cela relève probablement d'une divergence
d'appréciation dans la définition des forêts à mangrove. Sur
la base des informations présentées dans ce rapport, la
superficie occupée par les mangroves a diminué de deux
tiers depuis 1980.

D'après le World Resources Institute IWRI) aucune
mangrove dans le pays n'était protégée dans les années
1990 IWRI, 2003b). Cependant, la RDC a annoncé lors de la
T Conférence des Parties à la Convention [C0P1 de Ramsar,
l'établissement d'un site Ramsar créé conformément à
l'arrêté ministériel N° 44/CM/ECN/92 [2 mai 2002] par le
ministère de l'Environnement, de la Conservation de la
Nature et du Tourisme (Tshibasu, n.d.l. La réserve a été



désignée particulièrement pour protéger les mangroves
[http: //www. ramsar.org/cop7/cop7_nr_congo_dr.htm).

Le parc marin des Mangroves a été désigné comme site
Ramsar le 18 janvier 1996 et couvre une superfice de
660 km 2 105°45'S 012°45'EI. Le site est protégé au niveau
national sous la loi numéro 75-023 122 juillet 1975). modifiée
par l'ordonnance numéro 78-190 [5 mai 1978] selon le
statut de l'institut. L'objectif est d'assurer la protection de
la flore et de la faune dans les réserves de la RDC, et
permettre la recherche scientifique et le tourisme dans le
respect des principes fondamentaux de la conservation de
la nature et de la gestion des ressources naturelles
[Tshibasu, aucune date).



BIODIVERSITE

Six espèces de mangroves sont présentes en RDC :

Acrostichum aureum

Avicennia germinans

Conocarpus erectus

Laguncutaria racemosa

Rhizophora mangle

Rhizophora racemosa

Les forêts intertidales sont dominées par Rhizophora
racemosa, Rhizophora harrisonii et Rhizophora mangle dans
la zone intermédiaire. Les deux premières espèces peuvent
atteindre 25-30 mètres de hauteur [FAO, sous presse). Neuf
espèces de mammifères rares ou en danger [y compris le
lamantin), six espèces d'oiseaux et huit espèces de reptiles
[y compris la tortue manne) voient leurs habitats menacés
de destruction dans le parc maritime principalement suite à
une utilisation irrationnelle des ressources.

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Facteurs clés de changement en RDC : développement

économique [pétrochimique) et modification des habitats.

Le delta fluvial est à faible densité et la mangrove n'est
pas aussi dégradée.Trois facteurs menacent la mangrove
dans cette région :

• le déboisement ;

• le braconnage endémique, principalement pour les
tortues et les lamantins ;

• la pollution par les hydrocarbures provenant



77



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



■+



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o



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5
o




78



République démocratique du Congo



principalement de la région Cabmda en Angola
IFAO, sous presse], mais aussi des navires-citernes
(Tshibasu, n.d].

Dans le parc national des Mangroves, les menaces à
l'habitat proviennent de :

• l'utilisation de subsistance - cueillette de plantes
médicinales, coupe pour le bois de chauffe et
l'agriculture de subsistance ;

• la pollution liée au raffinage du pétrole:

• le développement urbain et industriel au niveau de
l'estuaire du Congo et de la région Moanda, le
développement par la Régie des Voies Maritimes
d'infrastructures de transport et le développement du
port en eau profonde de Banana IRamsar, 2006b]



ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET INDUSTRIELLES
L'activité industrielle est actuellement faible dans les zones
de mangroves. Le site du parc national des Mangroves est
un domaine de l'État et constitue une importante réserve de
poissons et de crustacés pour les pêcheries locales. Dans
les zones environnantes, une agriculture de subsistance se
développe à côté de la chasse et de la récolte des produits
alimentaires sauvages. Ceux-ci sont principalement utilisés
à des fins médicinales IRamsar, 2006b].

La RDC a entrepris une analyse des coûts et bénéfices
pour comprendre et démontrer les valeurs qui sont attachées
par les communautés locales à certaines zones côtières
humides. Cette méthode s'est avérée un outil puissant pour
aider les décideurs quand ils ont choisi d'établir le parc
national de Mangroves comme site Ramsar IRamsar, 1999).



79



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



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ANGOLA

20 « 00 50 100



80



Angola



Angola



Superficie [km?]


1 246 700


Littoral [km]


2 251.8


Population [000]


15 941



Densité de population [par km : ]

Taux annuel de croissance démographiqu e [%]

Nombre d'espèces de mangroves dans le pays



13



2,79



Superficie totale occupée par la mangrove [km 2 ] 333
% de couverture des mangroves en Afriq ue 1_



Changement estimé 1980-2006 [%]



Baisse modérée



Zones de mangroves au sein des aires protégées [%]



11



STATUT

Tableau d'estimation des superficies couvertes par la

mangrove

Année source 1980 1990 1997 2000 2005 2006

Superficie [km 2 ] 530 433 607 336 330 333

Les mangroves sont situées le long des fleuves de l'Angola.
Les pieds de mangroves les plus significatifs se trouvent au
niveau de l'estuaire de Lubinda, autour de l'enclave de
Cabinda et sur l'estuaire du Congo, bordant la RDC. Les
mangroves s'étendent ensuite vers le sud avec une diversité
plus faible. D'autres pieds de mangroves se trouvent à
l'embouchure des fleuves Chiluango, Bambongo, Longa et
Cuanza. Les mangroves ne dépassent pas Benguela car la
côte devient plus aride et la température de surface de l'océan
diminue, entraînant un changement brusque de la végétation
qui passe de tropicale à tempérée à Santa Maria IFAO, sous
presse). Il n'existe aucun site Ramsar bien qu'il y ait deux
aires nationales protégées abritant des mangroves : le parc
national de Kisama et la réserve naturelle intégrale des îles
Passaros (Great Barrier Reef Marine Park Authority/The
World Bank/The World Conservation Union, 19951.

BI0DIVERSITÉ

La diversité spécifique des mangroves diminue du nord au
sud. La taille des espèces baisse au fur et à mesure que l'on
approche du sud. Au nord de l'Angola, Rhizophora racemosa
et R. mangte atteignent des hauteurs de 30 m tandis que
dans le sud elles ne dépassent pas 1 m ; de même, la
végétation d'Avicennia germmans du sud est souvent plus
rabougrie [FAO, sous presse]. Les écosystèmes de mangroves
en Angola sont des habitats uniques qui accueillent des
espèces rares, y compris des primates comme la guenon



bleue [Cercopithecus mitis) ; le talapom [Miopithecus
talapoin] ; le potto de Bosman {Perodicticus potto] et le bush
babies [Galago spp). Sur les cours inférieurs des fleuves à
galeries de mangroves, on trouve le lamantin africain
\Trichechus senegalensis), ainsi que la tortue épluchée
douce \Trionyx triunguis] IMANGAIS EC0-TURISM0, n.dl.

Le parc ornithologique de Quiçama IIBAI s'étend sur
1 10 km le long de la côte angolaise. Il comporte une diversité
d'habitats pour les oiseaux, de même que la partie la plus au
sud de la vaste forêt de mangroves en Angola, dans l'estuaire
Cuanza IBirdLife International, 2005). Le parc ornithologique
de Mussulo IBA est dominé par les mangroves. On y trouve
les espèces suivantes : Rhizophora mangle, Laguncularia
racemosa etAvicennia germinans. Le site est important pour
les oiseaux aquatiques, avec 61 espèces d'oiseaux
aquatiques enregistrées 142 % de la liste angolaise) IBirdLife
International, 2005). L'écosystème mangrove de Mussulo
n'est pas représenté dans les communautés de mangroves
ailleurs sur la côte angolaise, et seul son intérêt botanique a
été utilisé pour justifier sa conservation IHuntley, 1 974).

MENACES ET FACTEURS DE CHANGEMENT

Facteurs clés de changement en Angola : instabilité

politique; développement économique.

La collecte de bois de feu constitue une importante
menace pour la mangrove. Cette pratique nuit à de nombreux
écosystèmes. Dans le secteur de Cabinda, la prospection
d'hydrocarbures a perturbé les formations de mangroves
[FAO, sous presse). Les forêts de mangroves de Mussulo sont
abattues pour le logement et seront probablement totalement
détruites dans un futur proche IBirdLife International, 2005).

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ASSOCIÉES À LA MANGROVE

L'Angola est l'un des grands producteurs de pétrole d'Afrique
avec des exportations vers les États-Unis et la Chine.
D'autres activités de subsistance incluent l'utilisation du bois
de mangrove pour la construction et le bois de chauffage.

ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Les 27 ans de guerre civile en Angola ont pris fin en 2002. La
richesse pétrolière de l'Angola se trouve surtout dans la
province de Cabinda, où persiste encore un conflit
séparatiste vieux d'une décennie.s et où il reste des zones de
mangroves [BBC, 2006c).



81



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



Annexe 1: Références



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WRI. 2003a. Armed Conflict. Refugees,
and the Environment. World Resources
2002-2004 (Box 2.1, pp.25-27). Voir
http://earthtrends.wri.org/
pdf_library/features/gov_fea„conflict.
pdf (consulté le 18 juillet 2006).

WRI. 2003b. Earthtrends Country Profiles
Coastal and Manne Ecosystems - Dem.
Rep. of the Congo. Voir
http://earthtrends.wri.org/
pdf_library/country_profiles/coa_cou_1
80.pdf (consulté le 25 mai 2007).

WWF. 2001. Terrestrial Eco-regions: East
African Mangroves. Voir
http://www.worldwildlife.org/wildworld/
profiles/terrestrial/at/at U02_full.html
(consulté le 21 juillet 2006).

Yansane, A. 1998. Le schéma directeur
d'aménagement de la mangrove de
Guinée. Bulletin du centre de Rogbané
12:210-223.



86



Annexe 2



Annexe 2 : les espèces de mangroves en Afrique de l'Ouest



Rhizophora mangte (mangrove rouge]

Rhizophora mangte est un arbre de taille petite à moyenne allant
de 10 à 20 m de hauteur et de 10 à 30 cm de diamètre à hauteur
de poitrine. Cependant, il peut dépasser 10 m de hauteur et
70 cm de diamètre à hauteur de poitrine sur les sites productifs
(Jimenez, 19851. Il pousse généralement au bord de l'eau et est
facilement identifiable à ses racines enchevêtrées, rougeâtres.
Méthode de propagation : les graines poussent alors qu'elles
sont encore sur les arbres puis tombent dans le fond meuble
autour de la base des arbres. Les courants et marées peuvent
aussi les transporter dans d'autres zones adaptées où elles
s'établissent dans le fond meuble avant de pousser
IFlorida Keys NMS, 2006; Law, FRC-431.

Avicennia germinans mangrove noire]

Avicennia germinans se caractérise par ses nombreuses
excroissances appelées pneumatophores, qui ressemblent à
des doigts et qui sortent du sol autour du tronc de l'arbre ; un
Avicennia de 3 m de haut peut avoir 10 000 pneumatophores
ITan, 20011. Ces espèces ont tendance à occuper des terrains
légèrement plus élevées à l'intérieur des terres que la
mangrove rouge.

Méthode de propagation : les graines poussent alors qu'elles
sont encore sur les arbres puis tombent dans le fond meuble
autour de la base des arbres. Les courants et marées peuvent
aussi les transporter dans d'autres zones adaptées où elles
s'établissent dans le fond meuble avant de pousser IFlorida
Keys NMS. 2006; Law, FRC-431.

Laguncularia racemosa Imangrove blanche]

Laguncularia racemosa n'a pas de racines aériennes visibles et
est plus facilement identifiable par ses feuilles. Celles-ci sont
de forme elliptique, jaune-vert clair, et ont deux glandes
caractéristiques à la base de la feuille sur la jointure de la tige.
Cette espèce occupe des zones plus élevées sur les plateaux
intérieures que les mangroves rouges ou noires.
Méthode de propagation : les graines poussent sur les arbres puis
tombent dans le fond meuble autour de la base des arbres. Les
courants et marées peuvent aussi les transporter dans d'autres
zones adaptées où elles s'établissent dans le fond meuble avant
de pousser IIFIorida Keys NMS. 2006; Law, FRC-43).

Conocarpus erectus IBouton de boisl
Conocarpus erectus appartient à la famille de la mangrove
blanche. Cette espèce tient son nom de ses fleurs denses et
arrondies qui poussent en grappes et ressemblent à des boutons ;
le fruit est vert violacé et arrondi en forme de cône ILaw, FRC-431.

Acrostichum aureum (Fougère en cuir d'or)
Une fougère droite, poussant jusqu'à 1,5 m de haut, avec une
petite apparence broussailleuse. Elle a des racines fibreuses
typiques comme celles des fougères sans aucune racine
aérienne. La fronde est simple, jusqu'à 1 m de long et
4 cm de large, iso bilatérale, mi veine distincte et veine
réticulée, fine entière, émoussée, vert et jaune à maturité avec
une limbe glabre, coriace et nervure saillante d'un cote. Les
frondes mûres deviennent des sporophyllous, les spoprangia
diffus à abaxial font surface, sporangia mélange sur les deux
côtés de la tige mi-veinée, sporangia brun, globose supérieur
pédoncule, IMangroves of India, 19981.

Nypa fruticans IMangrove/Nypa Palm]

Un palmier qui pousse dans la boue meuble, habituellement où

l'eau est plus calme, mais où il y a un afflux régulier de limon



d'eau douce et de nutritiment. On le trouve à l'intérieur des
terres, aussi loin que la marée peut déposer les graines
flottantes du palmier. Il tolère une inondation peu fréquente, du
moment que le sol ne reste pas sec trop longtemps. Les tiges
rampantes horizontales stabilisent les berges et empêchent
l'érosion du sol (Tan, 2001 ; Missouri Botanical Garden, 19961.

Rhizophora racemosa (Mangrove rougel

Rhizophora racemosa est plus rare que R. mangte. La
distribution semble moins étendue, principalement aux
estuaires équatoriaux des plus grands systèmes de fleuve avec
des courants d'eau douce plus continus [Duke, 2006]. C'est te
colon principal dans les réseaux de lagunes ouvertes le long
du littoral du Ghana, du Nigeria, du Cameroun, de la Guinée
équatoriale, du Gabon, de la République démocratique du
Congo et de l'Angola (WWF, 20011.

Rhizophora harrisonii (Mangrove rouge]

Le taxon est considéré comme l'hybride putatif de R. mangte et
R. racemosa. Rhizophora harrisonii comme l'hybride apparent
de R. mangte et de R. racemosa, d'après ses caractéristiques
morphologiques intermédiaires et partagées. D'autres
recherches sont nécessaires pour avoir une image plus précise
des Rhizophora taxa et de leur distribution à travers la région
pacifique de l'Est atlantique IDuke, 2006]. La FAO reconnaît
Rhizophora harrisonii comme une espèce distincte [FAO, sous
presse]. La distribution serait d'une façon générale restreinte
aux estuaires équatoriaux des réseaux des plus grands fleuves
avec des courants d'eau douce plus continus (Duke, 2006].

Références:

Duke, N. 2006. Rhizophora mangte. R. samoensis. R. racemosa.

R. harrisonii [Atlantic-East Pacific red mangroves], ver. 2.1. In:

Elevitch, C.R. (éd.). Species Profiles for Pacific Island

Agroforestry. Permanent Agriculture Resources (PARI.

Hylualoa. Hawai'i. http://vww.traditionaltree.org. Consulté le

08 août 2006.
Jimenez, J. 1985. Rhizophora mangte - Red Mangrove. SO-ITF-

SM-2. US Government Pnntmg Office, Washington, D.C.
Law, B. and N. Pyrell. Mangroves - Ftorida's Coastat Trees.

Forest Resources and Conservation Fact Sheet. FRC-43

University of Flonda/Cooperative Extension Service/lnstitute

of Food and Agricultural Sciences

http://www.sfrc.ufl.edu/Extension/pubtxt/for43.htm. Consulté

le 07 août 2006.
Mangroves of India. 1998. Acrostichum aurem: Linnaeus.

http://www.indian-ocean.org/bioinformatics/mangrove/

mangcd/indo/p1 .htm. Consulté le 07 août 2006.
Missouri Botanical Garden. 2005. Historia naturalis palmarum:

opus tripartium / Carol. Frid. Phil. de Martius. Lipsiae: T.0.

Weigel. [1823-501 http://www.illustratedgarden.org/mobot/

rarebooks/page.asp'>relation=QK495F21M34182350V3&identif

ier=0349. Consulté le 07 août 2006.
Florida Keys National Marine Sanctuary. 2006. Sanctuary

Resources: Florida's mangroves, http://floridakeys.noaa.gov/

sanctuary_resources/moremangrove.html. Consulté le 07

août 2006.
Tan, R. 2001. Nipah Palm: Nypa Fruticans. http://www.naturia.

per.sg/buloh/plants/palm_nipah. htm. Consulté le 07 août 2006.
WWF. 2001 .Central Afncan mangroves IAT1 401 ]. WildWortd WWF

Full Report, http://www.vvorldwildlife.org/wildworld/

prt>files/terrestnal/at/at1401_full.htmL Consulté le 07 août 2006.



87



Mangroves de l'Afrique de l'Ouest et centrale



Annexe 3 : Experts en mangroves qui ont contribué
Pays Nom E-mail



Titre/Affiliation



Cameroun



Ndongo Din

Gordon Ajonina
Jean Nke



ndongodinHyahoo.com

cwcsmkoHyahoo.fr
jean_nkeHyahoo.com



Chef du départment de Botanle ; Faculté des
Sciences ; Université de Douala, Cameroun
Cameroon Wildlife Conservation Society (CWCS)
Défense de l'Environnement Camerounais



Côte d'Ivoire


Abou Barnba


bambaflramsar.orq


Conseiller Ramsar pour l'Afrique


Guiné équatoriale


Gait W. Hearn


HearnqHarcadia.edu


Professeur de Bioloqie, Université d'Arcadie


Gabon


Jean Pierre Vande weghe


jpvandeweqheHhotmail.com


Scientiste pour Wildlife Conservation Society



Ghana



Joana Akrofo
A.K. Armah



Chris Gordon



Joana.akrofiBunep.org
akarmahHug.edu.gh

cgordonHug.edu. gh



Division for Early Warning and Assessment, UNEP

Dpmt d'Océanographie & Pêches, Université de

Ghana

Coordinateur de Projet : GLOMIS/ Université de

Ghana



Nigeria



Elijah Ohimain
Ayobamî T. Salami



eohimamHyahoo.com
ayobasalamiHyahoo.com



Environmental/petroleum microbiologist
Head, Space Applications and Environmental
Science Laboratory, Institute of Ecology &
Environmental Studies.Obafemi Awolowo
Un iv ersity. Ilelfe, Nigeria



Togo



Ebeh Adayade Kodjo ebehHcooperation.net



Abilio R. Said



Directeur général: Association nationale des

Consommateurs et de l'Environnement

[ANCE-T0G01

Review at the request of the Secrétariat of the

Abijan Convention



Régional



Salit Diop



Salif.diopHunep.org



Division for Early Warning and Assessment, UNEP



Annexe 4 : boîte à outils économique pour déterminer la valeur des produits et services de mangrove



Produit/Service




Méthodes d'évaluation


Produits forestiers




• Analyse de l'offre et de la demande


• Prix du marché


• Prix de marché de remplacement


Produits de pêche sur place (crabes, poissonsl


• Approche de la fonction de production


Pêcheries hors sites acceptées [poisson


crevette)


• Approche de la fonction de production


Produits de l'aquaculture (poisson, crevette)


• Analyse de l'offre et de la demande

• Prix du marché


Séquestration de carbone




• Réduction du coût des prévisions de dégâts
futurs liés au changement climatique


Plantes médicinales traditionnelles




• Prix de substitut

• Évaluation incertaine


Conservation de biodiversité




• Potentiel médicinal des plantes

• Prévision de la valeur des plantes comme
source de médicaments


• Ecotourisme




• Méthode du coût de voyaqe


• Valeurs de non usaqe




• Évaluation incertaine


Autres bénéfices relatifs de non usage




• Évaluation incertaine



Source. Spaninks. F. and van Beukering, P. 1997. Economie Valuation of Mangrove Ecosystems: Polential and Limitations. CREED Working Paper
Séries 14. IIED.



88




Mangroves de l'Afrique de
l'Ouest et centrale



La biodiversité rend possibles toutes formes d'activité économique. Les
dommages subits par les composantes de la biodiversité ont des conséquences
économiques dont les impacts sont le plus durement ressentis par les pauvres.
Nul autre domaine n'illustre mieux cet état de choses que les écosystèmes de
mangroves et les populations humaines qui en sont tributaires. Les mangroves
soutiennent les moyens d'existence puisqu'elles servent d'habitat aux espèces
alimentaires, sont source de bois pour la construction d'habitations, la cuisine et
le chauffage, et sont indispensables à de nombreuses autres activités
commerciales et de subsistance. Les mangroves protègent également les zones
côtières de l'érosion et des ondes de tempêtes. À l'heure où la tendance générale
est au déclin des mangroves, on commence à réaliser pleinement le rôle de cet
habitat si précieux.

Le présent rapport fait le bilan de la situation des mangroves de 19 pays d'Afrique
occidentale et centrale - statut, répartition géographique, biodiversité,
utilisations, menaces et facteurs de changement. Bien que de nombreuses études
nationales, régionales et mondiales de cet habitat soient en cours, il reste des
lacunes considérables qui soulignent la nécessité de poursuivre les évaluations
dans ces régions.

Le rapport conclut qu'il y a eu un déclin des étendues de mangroves dans la région
au cours des 25 dernières années, et que ce déclin aura des conséquences.



UNEP World Conservation
Monitoring Centre
219 Huntingdon Road, Cambridge
CB3 0DL. Royaume-Uni
Téi. :+MI0] 1223 2773U
Fax :+« (01 1223 277136
E-mail: info@unep-wcmc.org
Site Web : www.unep-wcmc.org



e des Nations U
i environnement [PNl
3 .0. Box 30552, Nairobi 0010
Tél.: +254(01 20 7621;
Fax : +254 (0) 20 7623?
E-mail: uneppub@unep
Site Web : www.unep.c



UNEP-WCMC Biodiversity Séries No 26
ISBN : 978-92-807-2793-7
Janvier 2009 DEW/09K/CA



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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:13

Les Pygmées BAKA du Cameroun
http://www.lebatondeparole.com/pages/general/index-peuple-du-monde/peuples-du-monde-en-voie-de-disparition-ou-en-danger/les-pygmees-baka-du-cameroun.html
L'Afrique compte une très grande partie de la population autochtone mondiale, qui se situe entre 300 millions et 500 millions de personnes. Des Imazighen (Berbères) vivant dans le désert du Nord aux peuples des forêts (Pygmées) de l'Afrique centrale en passant par les San (Bochimans) du Sud, les peuples autochtones d'Afrique mènent une lutte commune pour la reconnaissance et la protection de leur culture. Plusieurs pays africains ont entrepris un vrai dialogue sur les questions autochtones.

Aux Nations Unies, la représentation des Autochtones d'Afrique est égale et même supérieure à celle des autres continents, et ce, malgré qu'ils ne soient présents sur la scène des Nations Unies que depuis dix ans. Leurs efforts dans tous les domaines sont marqués par des progrès notables, comme la décision prise par la Commission africaine des droits de l'homme, il y a deux ans, d'initier des discussions sur les questions autochtones.

Les écosystèmes forestiers sont essentiels à l'équilibre écologique de la planète et de l'ensemble de sa population. Les forêts tropicales sont les plus grands réservoirs de diversité biologique et fixent le gaz carbonique en excès dans l'atmosphère.

Près de 300 millions de personnes dépendent des forêts pour leur alimentation, leur médecine ou leurs traditions culturelles.

Les forêts se dégradent du fait de la consommation trop importante de bois et de la conquête de terres agricoles, favorisant la désertification et les incenduies. Dans le Bassin du Congo, l'exploitation du pétrole, des minerais et des guerres aggravent ces phénomènes.


La France est le premier importateur européen de bois d'Afrique





Agonie des civilisations

Les Pygmées Baka, face à la dégradation de leur environnement, se sont réfugiés dans les dernières forêts du Cameroun, aujourd'hui menacées. D'autres ont émigré vers les villes où ils perdent toutes leurs valeurs culturelles et sont victimes de l'alcoolisme et de la pauvreté.

Disparition des ressources

Les cultures d'exportation (café, cacao) dont les prix restent faibles sur le marché mondial ont peu à peu empiété sur les forêts d'Afrique. Les aliments (fruits, noix, gibier, poisson, huile) que les pygmées échangeaient avec les bantous, petits agriculteurs sédentaires, créant un système d'échange social et économique, disparaissent avec les forêts.

Extinctiondes espèces

Des animaux en voie de disparition (singe à queue rouge, antilope...) sont vendus sur les marchés à proximité des concessions forestières.La chasse intensive et le braconnage sont facilités par l'ouverture des pistes d'abattage d'arbres.




La gestion durable*
de la forêt implique de :




respecter les peuples autochtones :

Pygmées d'Afrique, Penans de Malaisie, Indiens d'Amazonie dépendent des écosystèmes forestiers pour leur survie. L'exploitation irraisonnée de la forêt les prive de leurs sources d'alimentation, de leur lieu de vie et de leurs références culturelles.

« Au Congo, les Pygmées valorisent les produits de la forêt tels que le miel, le rotin, les plantes médicinales afin d'arrêter la coupe des arbres. »



préserver les richesses de la forêt :

Les milliers de plantes et d'animaux et les importantes ressources en eau des forêts tropicales constituent un patrimoine irremplaçable pour l'humanité.

« On gagne plus d'argent à protéger les gorilles qu'à les chasser.
Les touristes sont prêts à payer pour voir ces animaux. »

Elias, animateur d'un projet d'écotourisme

Plus de 130 pays, dont la France, se sont engagés
"à ce que (...) les bois tropicaux proviennent,
d'ici à l'an 2000, de sources gérées de façon durable."

Accord international sur les bois tropicaux




Le respect de cet engagement dépend de nous tous
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MessageSujet: A vos plumes, Corronpus. Pour Danton et Desmoulins   Sam 9 Juil à 9:19

DISCOURS DE DANTON, MINISTRE DE LA JUSTICE, SUR
LES MESURES RÉVOLUTIONNAIRES

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. ― Séance du 28 août 1792.

Le pouvoir exécutif provisoire m’a chargé d’entretenir l’Assemblée nationale des mesures qu’il a prises pour le salut de l’empire. Je motiverai ces mesures en ministre du peuple, en ministre révolutionnaire. L’ennemi menace le royaume, mais l’ennemi n’a pris que Longwy. Si les commissaires de l’Assemblée n’avaient pas contrarié par erreur les opérations du pouvoir exécutif, déjà l’armée remise à Kellermann se serait concertée avec celle de Dumouriez. Vous voyez que nos dangers sont exagérés.

Il faut que l’armée se montre digne de la nation. C’est par une convulsion que nous avons renversé le despotisme ; c’est par une grande convulsion nationale que nous ferons rétrograder les despotes. Jusqu’ici nous n’avons fait que la guerre simulée de Lafayette, il faut faire une guerre plus terrible. Il est temps de dire au peuple qu’il doit se précipiter en masse sur les ennemis.

Telle est notre situation que tout ce qui peut matériellement servir à notre salut doit y concourir. Le pouvoir exécutif va nommer des commissaires pour aller exercer dans les départements l’influence de l’opinion. Il a pensé que vous deviez en nommer aussi pour les accompagner, afin que la réunion des représentants des deux pouvoirs produise un effet plus salutaire et plus prompt.

Nous vous proposons de déclarer que chaque municipalité sera autorisée à prendre l’élite des hommes bien équipés qu’elle possède. On a jusqu’à ce moment fermé les portes de la capitale et on a eu raison ; il était important de se saisir des traîtres ; mais, y en eût-il 30,000 à arrêter, il faut qu’ils soient arrêtés demain, et que demain Paris communique avec la France entière. Nous demandons que vous nous autorisiez à faire faire des visites domiciliaires.

Il doit y avoir dans Paris 80,000 fusils en état. Eh bien ! il faut que ceux qui sont armés volent aux frontières. Comment les peuples qui ont conquis la liberté l’ont-ils conservée ? Ils ont volé à l’ennemi, ils ne l’ont point attendu. Que dirait la France, si Paris dans la stupeur attendait l’arrivée des ennemis ? Le peuple français a voulu être libre ; il le sera. Bientôt des forces nombreuses seront rendues ici. On mettra à la disposition des municipalités tout ce qui sera nécessaire, en prenant l’engagement d’indemniser les possesseurs. Tout appartient à la patrie, quand la patrie est en danger. (On applaudit.)


SECOND DISCOURS DE DANTON, MINISTRE DE LA JUSTICE,
SUR LES MESURES RÉVOLUTIONNAIRES


ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. — Séance du 2 septembre 1792.


Il est satisfaisant pour les ministres du peuple libre, d’avoir à lui annoncer que la patrie va être sauvée. Tout s’émeut, tout s’ébranle, tout brûle de combattre.

Vous savez que Verdun n’est point encore au pouvoir de nos ennemis. Vous savez que la garnison a promis d’immoler le premier qui proposerait de se rendre.

Une partie du peuple va se porter aux frontières, une autre va creuser des retranchements, et la troisième, avec des piques, défendra l’intérieur de nos villes. Paris va seconder ces grands efforts. Les commissaires de la Commune vont proclamer d’une manière solennelle, l’invitation aux citoyens de s’armer et de marcher pour la défense de la patrie. C’est en ce moment, messieurs, que vous pouvez déclarer que la capitale a bien mérité de la France entière. C’est en ce moment que l’Assemblée nationale va devenir un véritable comité de guerre. Nous demandons que vous concouriez avec nous à diriger le mouvement sublime du peuple, en nommant des commissaires qui nous seconderont dans ces grandes mesures. Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne ou de remettre ses armes, sera puni de mort.

Nous demandons qu’il soit fait une instruction aux citoyens pour diriger leurs mouvements. Nous demandons qu’il soit envoyé des courriers dans tous les départements pour avertir des décrets que vous aurez rendus. — Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. (On applaudit.) Pour les vaincre, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée. (Les applaudissements recommencent.)


SUR LE CHOIX DES JUGES PARMI TOUS LES CITOYENS


CONVENTION. — Séance du 22 septembre 1792.


Je ne crois pas que vous deviez dans ce moment changer l’ordre judiciaire ; mais je pense seulement que vous devez étendre la faculté des choix. Remarquez que tous les hommes de loi sont d’une aristocratie révoltante ; si le peuple est forcé de choisir parmi ces hommes il ne saura où reposer sa confiance. Je pense que si l’on pouvait, au contraire, établir dans les élections un principe d’exclusion, ce devrait être contre ces hommes de loi qui jusqu’ici se sont arrogé un privilège exclusif, qui a été une des grandes plaies du genre humain. Que le peuple choisisse à son gré les hommes à talents qui mériteront sa confiance. Il ne se plaindra pas quand il aura choisi à son gré. Au lieu qu’il aura sans cesse le droit de s’insurger contre des hommes entachés d’aristocratie que vous l’auriez forcé de choisir.

Élevez-vous à la hauteur des grandes considérations. Le peuple ne veut point de ses ennemis dans les emplois publics ; laissez-lui donc la faculté de choisir ses amis. Ceux qui se sont fait un état de juger les hommes étaient comme les prêtres, les uns et les autres ont éternellement trompé le peuple. La justice doit se rendre par les simples lois de la raison. Et moi aussi je connais les formes ; et si l’on défend l’ancien régime judiciaire, je prends l’engagement de combattre en détail, pied à pied, ceux qui se montreront les sectateurs de ce régime.

(Quelques orateurs s’étant opposés à cette motion, Danton reprend Smile

Il s’agit de savoir s’il y a de graves inconvénients à décréter que le peuple pourra choisir indistinctement parmi tous les citoyens les hommes qu’il croira les plus capables d’appliquer la justice. Je répondrai froidement et sans flagornerie pour le peuple aux observations de M. Chassey. Il lui est échappé un aveu bien précieux ; il vous a dit que, comme membre du tribunal de cassation, il avait vu arriver à ce tribunal une multitude de procès extrêmement entortillés, et tous viciés par des violations de formes. Comment se fait-il qu’il convient que les patriciens sont détestables même en forme, et que cependant il veut que le peuple ne prenne que des patriciens. Il vous a dit ensuite : plus les lois actuelles sont compliquées, plus il faut que les hommes chargés de les appliquer soient versés dans l’étude de ces lois.

Je dois vous dire, moi, que ces hommes infiniment versés dans l’étude des lois sont extrêmement rares, que ceux qui se sont glissés dans la composition actuelle des tribunaux, sont des subalternes : qu’il y a parmi les juges actuels un grand nombre de procureurs et même d’huissiers ; eh bien, ces mêmes hommes, loin d’avoir une connaissance approfondie des lois, n’ont qu’un jargon de chicane ; et cette science, loin d’être utile, est infiniment funeste. D’ailleurs on m’a mal interprété ; je n’ai pas proposé d’exclure les hommes de lois des tribunaux, mais seulement de supprimer l’espèce de privilège exclusif qu’ils se sont arrogé jusqu’à présent. Le peuple élira sans doute tous les citoyens de cette classe, qui unissent le patriotisme aux connaissances, mais, à défaut d’hommes de loi patriotes ne doit-il pas pouvoir élire d’autres citoyens. Le préopinant, qui a appuyé en partie les observations de M. Chassey, a reconnu lui-même la nécessité de placer un prud’homme dans la composition des tribunaux, d’y placer un citoyen, un homme de bon sens, reconnu pour tel dans son canton, pour réprimer l’esprit de dubitation qu’ont souvent les hommes barbouillés de la science de la justice.

En un mot, après avoir pesé ces vérités, attachez-vous surtout à celle-ci : le peuple a le droit de vous dire : tel homme est ennemi du nouvel ordre de choses, il a signé une pétition contre les sociétés populaires, il a adressé à l’ancien pouvoir exécutif des pétitions flagorneuses ; il a sacrifié nos intérêts à la cour, je ne puis lui accorder ma confiance. Beaucoup de juges, en effet, qui n’étaient pas très experts en mouvements politiques, ne prévoyaient pas la Révolution et la République naissante ; ils correspondaient avec le pouvoir exécutif, ils lui envoyaient une foule de pièces qui prouvaient leur incivisme ; et, par une fatalité bien singulière, ces pièces, envoyées à M. Joly, ministre de la tyrannie, sont tombées entre les mains du ministre du peuple. C’est alors que je me suis convaincu plus que jamais de la nécessité d’exclure cette classe d’hommes des tribunaux ; en un mot, il n’y a aucun inconvénient grave, puisque le peuple pourra réélire tous les hommes de loi qui sont dignes de sa confiance. (On applaudit.)


SUR LES ACCUSATIONS DE DICTATURE


CONVENTION. — Séance du 25 septembre 1792.


C’est un beau jour pour la nation, c’est un beau jour pour la République française, que celui qui amène entre nous une explication fraternelle. S’il y a des coupables, s’il existe un homme pervers qui veuille dominer despotiquement les représentants du peuple, sa tête tombera aussitôt qu’il sera démasqué. On parle de dictature, de triumvirat. Cette imputation ne doit pas être une imputation vague et indéterminée ; celui qui l’a faite doit la signer ; je le ferai moi, cette imputation dût-elle faire tomber la tête de mon meilleur ami. Ce n’est pas la députation de Paris prise collectivement, qu’il faut inculper ; je ne chercherai pas non plus à justifier chacun de ses membres, je ne suis responsable pour personne ; je ne vous parlerai donc que de moi.

Je suis prêt à vous retracer le tableau de ma vie publique. Depuis trois ans j’ai fait tout ce que j’ai cru devoir faire pour la liberté. Pendant la durée de mon ministère j’ai employé toute la vigueur de mon caractère, j’ai apporté dans le conseil toute l’activité et tout le zèle du citoyen embrasé de l’amour de son pays. S’il y a quelqu’un qui puisse m’accuser à cet égard, qu’il se lève, et qu’il parle. Il existe, il est vrai, dans la députation de Paris, un homme dont les opinions sont pour le parti républicain, ce qu’étaient celle de Royou pour le parti aristocratique ; c’est Marat. Assez et trop longtemps l’on m’a accusé d’être l’auteur des écrits de cet homme. J’invoque le témoignage du citoyen qui vous préside (Pétion). Il lut, votre président, la lettre menaçante qui m’a été adressée par ce citoyen ; il a été témoin d’une altercation qui a eu lieu entre lui et moi à la mairie. Mais j’attribue ces exagérations aux vexations que ce citoyen a éprouvées. Je crois que les souterrains dans lesquels il a été enfermé ont ulcéré son âme… Il est très vrai que d’excellents citoyens ont pu être républicains par excès, il faut en convenir ; mais n’accusons pas pour quelques individus exagérés une députation tout entière. Quant à moi, je n’appartiens pas à Paris ; je suis né dans un département vers lequel je tourne toujours mes regards avec un sentiment de plaisir ; mais aucun de nous n’appartient à tel ou tel département, il appartient à la France entière. Faisons donc tourner cette discussion au profit de l’intérêt public.

Il est incontestable qu’il faut une loi vigoureuse contre ceux qui voudraient détruire la liberté publique. Eh bien ! portons-la, cette loi, portons une loi qui prononce la peine de mort contre quiconque se déclarerait en faveur de la dictature ou du triumvirat ; mais après avoir posé ces bases qui garantissent le règne de l’égalité, anéantissons cet esprit de parti qui nous perdrait. On prétend qu’il est parmi nous des hommes qui ont l’opinion de vouloir morceler la France ; faisons disparaître ces idées absurdes, en prononçant la peine de mort contre leurs auteurs. La France doit être un tout indivisible. Elle doit avoir unité de représentation. Les citoyens de Marseille veulent donner la main aux citoyens de Dunkerque. Je demande donc la peine de mort contre quiconque voudrait détruire l’unité en France, et je propose de décréter que la Convention nationale pose pour base du gouvernement qu’elle va établir l’unité de représentation et d’exécution. Ce ne sera pas sans frémir que les Autrichiens apprendront cette sainte harmonie ; alors, je vous jure, nos ennemis sont morts. (On applaudit.)


SUR LE SALAIRE DES PRÊTRES


CONVENTION. — Séance du 7 novembre 1792.


Je viens ajouter quelques idées à celles qu’a développées le préopinant. Sans doute il est douloureux pour les représentants du peuple, de voir que leur caractère est plus indignement, plus insolemment outragé par le peuple lui-même que par ce Lafayette, complice des attentats du despotisme. On ne peut se dissimuler que les partisans du royalisme, les fanatiques et les scélérats qui, malheureusement pour l’espèce humaine, se trouvent disséminés sur tous les points de la République, ne rendent la liberté déplorable. Il y a eu une violation infâme, il faut la réprimer ; il faut sévir contre ceux qui, prétextant la souveraineté nationale, attaquent cette souveraineté et se souillent de tous les crimes. (On applaudit.) Il y a des individus bien coupables, car, qui peut excuser celui qui veut agiter la France ? N’avez-vous pas déclaré que la Constitution serait présentée à l’acceptation du peuple ? Mais il faut se défier d’une idée jetée dans cette assemblée. On a dit qu’il ne fallait pas que les prêtres fussent salariés par le trésor public. On s’est appuyé sur des idées philosophiques qui me sont chères ; car je ne connais d’autre bien que celui de l’univers, d’autre culte que celui de la justice et de la liberté. Mais l’homme maltraité de la fortune cherche des jouissances éventuelles ; quand il voit un homme riche se livrer à tous ses goûts, caresser tous ses désirs, tandis que ses besoins à lui sont restreints au plus étroit nécessaire, alors il croit, et cette idée est consolante pour lui, il croit que dans une autre vie ses jouissances se multiplieront en proportion de ses privations dans celle-ci. Quand vous aurez eu pendant quelque temps des officiers de morale qui auront fait pénétrer la lumière auprès des chaumières, alors il sera bon de parler au peuple morale et philosophie. Mais jusque-là il est barbare, c’est un crime de lèse-nation que d’ôter au peuple des hommes dans lesquels il peut trouver encore quelques consolations. Je penserais donc qu’il serait utile que la Convention fît une adresse pour persuader au peuple qu’elle ne veut rien détruire, mais tout perfectionner ; que si elle poursuit le fanatisme, c’est parce qu’elle veut la liberté des opinions religieuses. Il est encore un objet qui mérite l’attention et qui exige la prompte décision de l’Assemblée. Le jugement du ci-devant roi est attendu avec impatience ; d’une part, le républicain est indigné de ce que ce procès semble interminable ; de l’autre, le royaliste s’agite en tous sens, et comme il a encore des moyens de finances et qu’il conserve son orgueil accoutumé, vous verrez, au grand scandale et au grand malheur de la France, ces deux partis s’entrechoquer encore. S’il faut des sacrifices d’argent, si les millions mis à la disposition du ministre ne suffisent pas, il faut lui en donner de nouveaux ; mais plus vous prendrez des précautions sages, plus aussi doit éclater votre justice contre les agitateurs. Ainsi, d’une part, assurance au peuple qu’il lui sera fourni de blés, accélération du jugement du ci-devant roi, et déploiement des forces nationales contre les scélérats qui voudraient amener la famine au milieu de l’abondance : telles sont les conclusions que je vous propose, et que je crois les seules utiles. (On applaudit.)


SUR LES DÉSASTRES DE NOS TROUPES


CONVENTION. — Séance du 10 mars 1793.


Les considérations générales qui vous ont été présentées sont vraies ; mais il s’agit moins en ce moment d’examiner les causes des événements désastreux qui peuvent nous frapper, que d’y appliquer promptement le remède. Quand l’édifice est en feu je ne m’attache pas aux fripons qui enlèvent les meubles, j’éteins l’incendie. Je dis que vous devez être convaincus plus que jamais, par la lecture des dépêches de Dumouriez, que vous n’avez pas un instant à perdre pour sauver la République.

Dumouriez avait conçu un plan qui honore son génie. Je dois lui rendre même une justice bien plus éclatante que celle que je lui rendis dernièrement. Il y a trois mois qu’il a annoncé au pouvoir exécutif, à votre comité de défense générale, que, si nous n’avions pas assez d’audace pour envahir la Hollande au milieu de l’hiver, pour déclarer sur-le-champ la guerre à l’Angleterre qui nous la faisait depuis longtemps, nous doublerions les difficultés de la campagne, en laissant aux forces ennemies le temps de se déployer. Puisque l’on a méconnu ce trait de génie, il faut réparer nos fautes.

Dumouriez ne s’est pas découragé ; il est au milieu de la Hollande, il y trouvera des munitions ; pour renverser tous nos ennemis il ne lui faut que des Français, et la France est remplie de citoyens. Voulons-nous être libres ? Si nous ne le voulons plus, périssons, car nous l’avions juré. Si nous le voulons, marchons tous pour défendre notre indépendance. Nos ennemis font leurs derniers efforts. Pitt sent bien qu’ayant tout à perdre, il n’a rien à épargner. Prenons la Hollande et Carthagène est détruite, et l’Angleterre ne peut plus vivre que pour la liberté… Que la Hollande soit conquise à la liberté, et l’aristocratie commerciale elle-même, qui domine en ce moment le peuple anglais, s’élèvera contre le gouvernement qui l’aura entraînée dans cette guerre du despotisme contre un peuple libre. Elle renversera ce ministère stupide qui a cru que les talents de l’ancien régime pouvaient étouffer le génie de la liberté qui plane sur la France. Ce ministère renversé par l’intérêt du commerce, le parti de la liberté se montrera, car il n’est pas mort ; et si vous saisissez vos devoirs, si vos commissaires partent à l’instant, si vous donnez la main à l’étranger qui soupire après la destruction de toute espèce de tyrannie, la France est sauvée et le monde est libre.

Faites donc partir vos commissaires : soutenez-les par votre énergie ; qu’ils partent ce soir, cette nuit même ; qu’ils disent à la classe opulente : il faut que l’aristocratie de l’Europe, succombant sous nos efforts, paye notre dette, ou que vous la payiez ; le peuple n’a que du sang ; il le prodigue. Allons, misérables, prodiguez vos richesses. (De vifs applaudissements se font entendre.) Voyez, citoyens, les belles destinées qui vous attendent. Quoi ! vous avez une nation entière pour levier, la raison pour point d’appui, et vous n’avez pas encore bouleversé le monde. (Les applaudissements redoublent.) Il faut pour cela du caractère, et la vérité est qu’on en a manqué. Je mets de côté toutes les passions, elles me sont toutes parfaitement étrangères, excepté celle du bien public. Dans des circonstances plus difficiles, quand l’ennemi était aux portes de Paris, j’ai dit à ceux qui gouvernaient alors : Vos discussions sont misérables, je ne connais que l’ennemi. (Nouveaux applaudissements.) Vous qui me fatiguez de vos contestations particulières, au lieu de vous occuper du salut de la République, je vous répudie tous comme traîtres à la patrie. Je vous mets tous sur la même ligne. Je leur disais : Eh que m’importe ma réputation ! que la France soit libre et que mon nom soit flétri ! Que m’importe d’être appelé buveur de sang ! Eh bien, buvons le sang des ennemis de l’humanité, s’il le faut ; combattons, conquérons la liberté.

On paraît craindre que le départ des commissaires affaiblisse l’un ou l’autre parti de la Convention. Vaines terreurs ! Portez votre énergie partout. Le plus beau ministère est d’annoncer au peuple que la dette terrible qui pèse sur lui, sera desséchée aux dépens de ses ennemis, ou que le riche le payera avant peu. La situation nationale est cruelle ; le signe représentatif n’est plus en équilibre dans la circulation ; la journée de l’ouvrier est au-dessous du nécessaire ; il faut un grand moyen correctif. Conquérons la Hollande ; ranimons en Angleterre le parti républicain ; faisons marcher la France, et nous irons glorieux à la postérité. Remplissez ces grandes destinées ; point de débats ; point de querelles, et la patrie est sauvée.


SUR L’INSTRUCTION GRATUITE ET OBLIGATOIRE.


CONVENTION. — Séance du 13 août 1793.


Citoyens, après la gloire de donner la liberté à la France, après celle de vaincre ses ennemis, il n’en est pas de plus grande que de préparer aux générations futures une éducation digne de la liberté ; tel fut le but que Lepelletier se proposa. Il partit de ce principe que tout ce qui est bon pour la société doit être adopté par ceux qui ont pris part au contrat social. Or, s’il est bon d’éclairer les hommes, notre collègue, assassiné par la tyrannie, mérita bien de l’humanité. Mais que doit faire le législateur ? Il doit concilier ce qu’il convient aux principes et ce qui convient aux circonstances. On a dit contre le plan que l’amour paternel s’oppose à son exécution : sans doute il faut respecter la nature même dans ses écarts. Mais si nous ne décrétons pas l’éducation impérative, nous ne devons pas priver les enfants du pauvre de l’éducation.

La plus grande objection est celle de la finance ; mais j’ai déjà dit qu’il n’y a point de dépense réelle là où est le bon emploi pour l’intérêt public, et j’ajoute ce principe, que l’enfant du peuple sera élevé aux dépens du superflu des fortunes scandaleuses. C’est à vous, républicains célèbres, que j’en appelle ; mettez ici tout le feu de votre imagination, mettez-y toute l’énergie de votre caractère, c’est le peuple qu’il faut doter de l’éducation nationale. Quand vous semez dans le vaste champ de la République, vous ne devez pas compter le prix de cette semence. Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple. (On applaudit.) Je demande qu’on pose la question : sera-t-il formé aux dépens de la nation des établissements, où chaque citoyen aura la faculté d’envoyer ses enfants pour l’instruction publique ?

C’est aux moines, cette espèce misérable, c’est au siècle de Louis XIV, où les hommes étaient grands par leurs connaissances, que nous devons le siècle de la philosophie, c’est-à-dire de la raison mise à la portée du peuple ; c’est aux jésuites, qui se sont perdus par leur ambition politique, que nous devons ces élans sublimes qui font naître l’admiration. La République était dans les esprits vingt ans au moins avant sa proclamation. Corneille faisait des épîtres dédicatoire à Montauron, mais Corneille avait fait le Cid, Cinna ; Corneille avait parlé en Romain, et celui qui avait dit : « Pour être plus qu’un roi tu te crois quelque chose, » était un vrai républicain.

Allons donc à l’instruction commune ; tout se rétrécit dans l’éducation domestique, tout s’agrandit dans l’éducation commune. On a fait une objection en présentant le tableau des affections paternelles ; et moi aussi je suis père, et plus que les aristocrates qui s’opposent à l’éducation commune, car ils ne sont pas sûrs de leur paternité. (On rit.) Eh bien, quand je considère ma personne relativement au bien général, je me sens élevé ; mon fils ne m’appartient pas, il est à la République ; c’est à elle à lui dicter ses devoirs pour qu’il la serve bien.

On a dit qu’il répugnerait aux cœurs des cultivateurs de faire le sacrifice de leurs enfants. Eh bien, ne les contraignez pas, laissez leur en la faculté seulement. Qu’il y ait des classes où il n’enverra ses enfants que le dimanche seulement, s’il le veut. Il faut que les institutions forment les mœurs. Si vous attendiez pour l’État une régénération absolue, vous n’auriez jamais d’instruction. Il est nécessaire que chaque homme puisse développer les moyens moraux qu’il a reçus de la nature. Vous devez avoir pour cela des maisons communes, facultatives, et ne point vous arrêter à toutes les considérations secondaires. Le riche payera, et il ne perdra rien s’il veut profiter de l’instruction pour son fils. Je demande que, sauf les modifications nécessaires, vous décrétiez qu’il y aura des établissements nationaux où les enfants seront instruits, nourris et logés gratuitement, et des classes où les citoyens qui voudront garder leurs enfants chez eux, pourront les envoyer s’instruire.


CONVENTION. — Séance du 12 décembre 1793.


Il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents. Personne plus que moi ne respecte la nature. Mais l’intérêt social exige que là seulement doivent se réunir les affections. Qui me répondra que les enfants, travaillés par l’égoïsme des pères, ne deviennent dangereux pour la République. Nous avons assez fait pour les affections, nous devons dire aux parents : nous ne vous arrachons pas vos enfants ; mais vous ne pourrez les soustraire à l’influence nationale.

En quoi donc nous importe la raison d’un individu devant la raison nationale ? Qui de nous ignore les dangers que peut produire cet isolement perpétuel ? C’est dans les écoles nationales que l’enfant doit sucer le lait républicain. La République est une et indivisible. L’instruction publique doit aussi se rapporter à ce centre d’unité. À qui d’ailleurs accorderions-nous cette faculté de s’isoler ? C’est au riche seul. Et que dira le pauvre, contre lequel peut-être on élèvera des serpents ? J’appuie donc l’amendement proposé. (Vifs applaudissements.)


SUR L’ORGANISATION DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.


CONVENTION. — Séance du 26 novembre 1793.


Dans ce moment où la superstition succombe pour faire place à la raison, vous devez donner une centralité à l’instruction publique, comme vous en avez donné une au gouvernement. Sans doute vous disséminerez dans les départements des maisons où la jeunesse sera instruite dans les grands principes de la raison et de la liberté ; mais le peuple entier doit célébrer les grandes actions qui auront honoré notre révolution. Il faut qu’il se réunisse dans un vaste temple, et je demande que les artistes les plus distingués concourent pour l’élévation de cet édifice, où à un jour indiqué seront célébrés les jeux nationaux. Si la Grèce eut ses jeux olympiques, la France solennisera aussi ses jours sans-culottides. Le peuple aura des fêtes dans lesquelles il offrira de l’encens à l’être Suprême, au maître de la nature ; car nous n’avons pas voulu anéantir le règne de la superstition, pour établir le règne de l’athéisme.

Citoyens, que le berceau de la liberté soit encore le centre des fêtes nationales. Je demande que la Convention consacre le Champ-de-Mars aux jeux nationaux, qu’elle ordonne d’y élever un temple où les Français puissent se réunir en grand nombre. Cette réunion alimentera l’amour sacré de la liberté, et augmentera les ressorts de l’énergie nationale ; c’est par de tels établissements que nous vaincrons l’univers. Des enfants vous demandent d’organiser l’instruction publique ; c’est le pain de la raison, vous le leur devez ; c’est la raison, ce sont les lumières qui font la guerre aux vices. Notre révolution est fondée sur la justice, elle doit être consolidée par les lumières. Donnons des armes à ceux qui peuvent les porter, de l’instruction à la jeunesse, et des fêtes nationales au peuple.


SUR L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE.


CONVENTION. — Séance du 6 février 1794.


Représentants du peuple français, jusqu’ici nous n’avions décrété la liberté qu’en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd’hui nous proclamons à la face de l’univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle. Hier, lorsque le président donna le baiser fraternel au député de couleur, je vis le moment où la Convention devait décréter la liberté de nos frères. La séance était trop nombreuse. La Convention vient de faire son devoir. Mais après avoir accordé le bienfait de la liberté, il faut que nous en soyons pour ainsi dire les modérateurs. Renvoyons au comité de salut public et des colonies, pour combiner les moyens de rendre ce décret utile à l’humanité, sans aucun danger pour elle.

Nous avions déshonoré notre gloire en tronquant nos travaux. Des grands principes développés par le vertueux Las Casas avaient été méconnus. Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies, c’est aujourd’hui que l’anglais est mort. (On applaudit.) En jetant la liberté dans le Nouveau Monde, elle y portera des fruits abondants, elle y poussera des racines profondes. En vain Pitt et ses complices voudront par des considérations politiques écarter la jouissance de ce bienfait, ils vont être entraînés dans le néant, la France va reprendre le rang et l’influence que lui assurent son énergie, son sol et sa population. Nous jouirons nous-mêmes de notre générosité, mais nous ne l’étendrons point au-delà des bornes de la sagesse. Nous abattrons les tyrans comme nous avons écrasé les hommes perfides qui voulaient faire rétrograder la révolution. Ne perdons point notre énergie, lançons nos frégates, soyons sûrs des bénédictions de l’univers et de la postérité, et décrétons le renvoi des mesures à l’examen du comité.
BULLETIN DU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE
Audience du 13 germinal, an II de la République française.


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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 9:44

SUR L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE.


CONVENTION. — Séance du 6 février 1794.


Représentants du peuple français, jusqu’ici nous n’avions décrété la liberté qu’en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd’hui nous proclamons à la face de l’univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle. Hier, lorsque le président donna le baiser fraternel au député de couleur, je vis le moment où la Convention devait décréter la liberté de nos frères. La séance était trop nombreuse. La Convention vient de faire son devoir. Mais après avoir accordé le bienfait de la liberté, il faut que nous en soyons pour ainsi dire les modérateurs. Renvoyons au comité de salut public et des colonies, pour combiner les moyens de rendre ce décret utile à l’humanité, sans aucun danger pour elle.

Nous avions déshonoré notre gloire en tronquant nos travaux. Des grands principes développés par le vertueux Las Casas avaient été méconnus. Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies, c’est aujourd’hui que l’anglais est mort. (On applaudit.) En jetant la liberté dans le Nouveau Monde, elle y portera des fruits abondants, elle y poussera des racines profondes. En vain Pitt et ses complices voudront par des considérations politiques écarter la jouissance de ce bienfait, ils vont être entraînés dans le néant, la France va reprendre le rang et l’influence que lui assurent son énergie, son sol et sa population. Nous jouirons nous-mêmes de notre générosité, mais nous ne l’étendrons point au-delà des bornes de la sagesse. Nous abattrons les tyrans comme nous avons écrasé les hommes perfides qui voulaient faire rétrograder la révolution. Ne perdons point notre énergie, lançons nos frégates, soyons sûrs des bénédictions de l’univers et de la postérité, et décrétons le renvoi des mesures à l’examen du comité.
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Sam 9 Juil à 10:12

Le désert ou l'immatérialité de Dieu

Il est nuit... Qui respire ? ... Ah ! c'est la longue haleine,
La respiration nocturne de la plaine !
Elle semble, ô désert ! craindre de t'éveiller.
Accoudé sur ce sable, immuable oreiller,
J'écoute, en retenant l'haleine intérieure,
La brise du dehors, qui passe, chante et pleure ;
Langue sans mots de l'air, dont seul je sais le sens,
Dont aucun verbe humain n'explique les accents,
Mais que tant d'autres nuits sous l'étoile passées
M'ont appris, dès l'enfance, à traduire en pensées.
Oui, je comprends, ô vent ! ta confidence aux nuits :
Tu n'as pas de secret pour mon âme, depuis
Tes hurlements d'hiver dans le mât qui se brise,
jusqu'à la demi-voix de l'impalpable brise
Qui sème, en imitant des bruissements d'eau,
L'écume du granit en grains sur mon manteau.
............................................

Quel charme de sentir la voile palpitante
Incliner, redresser le piquet de ma tente,
En donnant aux sillons qui nous creusent nos lits
D'une mer aux longs flots l'insensible roulis !
Nulle autre voix que toi, voix d'en haut descendue,
Ne parle à ce désert muet sous l'étendue.
Qui donc en oserait troubler le grand repos ?
Pour nos balbutiements aurait-il des échos ?
Non ; le tonnerre et toi, quand ton simoun y vole,
Vous avez seuls le droit d'y prendre la parole,
Et le lion, peut-être, aux narines de feu,
Et job, lion humain, quand il rugit à Dieu ! ...
.................................................

Comme on voit l'infini dans son miroir, l'espace !
À cette heure où, d'un ciel poli comme une glace,
Sur l'horizon doré la lune au plein contour
De son disque rougi réverbère un faux jour,
Je vois à sa lueur, d'assises en assises,
Monter du noir Liban les cimes indécises,
D'où l'étoile, émergeant des bords jusqu'au milieu,
Semble un cygne baigné dans les jardins de Dieu. [...]
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mar 12 Juil à 2:46

Bruit du tonerre resonne içi. C'est égoïste d'avoir cette joie de l'entendre. Je rale sur ces humeurs mais j'aime son caprice. Liberté

Le calme du vent. J'ai toujours aimé le silence et j'ai appris qu'il est un son. TAY sait distinguer les notes et cela lui sauve la vie.

Apparence: Le prédateur est une proie pourtant dans la vie naturelle, il y a l'instant: Le notre. Le Silence est une nué de vents, je crois.

Le couvercle d'une concerve s'est une formule. Une préparation à la découverte d'un univers élaboré en recettes et infini en ingredients.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mer 13 Juil à 10:05

Le Secteur Privé, L'emploi jeune et les Pompiers.

Les jeunes pompiers mixtes sont confrontés à des études et des exercices...
On critique que les accidents et les programmes ne coïncident pas..!

Alors des études de pompiers amateurs dans les sites industriels; cela n'est pas absurde
aux yeux de Police la Coatie: Bonne formation au coeur de l'apprentissage mais attention la tache de secouristes est vaste, et malgré sa diversité elle se doit pas être rétrograte et machiste.

Tel Un des sept pilliers de la Sagesse que Le Légendaire Gordon Pacha transmit à l'ensemple des peuples du Monde Libre; nous, Peuples de France et de sa République, ajoutons le service public et la faculté de tiers état par Proctetion et Formation pour Essence de Vie, Nous secondons les medecins tout comme le vétérinaire... Une nouvelle image du recyclage... La transformation et le travail par code en encadrant le travail à la chaine qui devra être aboli ou le traitement de la Rouille
afin d'intégrer l'artificielle avant même sa naissance...

En effet, C'est bien beau d'offrir la vie mais un peu de pluviométre et de rayons de soleil...
Décrire le plomb aux novices secouristes dans les classes de maternelles de colléges par des cours de tecnologies pour être plus écologiste et impertinent au milieu du monde agricole: La pompe centrifuge, les couts et les impots...

Le role de la République n'est pas de rendre l'individu assisté, il est d'être autonome, d'avoir la reconnaisance du secteur Public et de dire, messieurs les Anglais soyez les bienvenus en compagnies de vos mirroirs... Nous voilà, à l'aube de la Diasporah, celle qui conduit aux seismes et à choisir entre devenir des secouristes ou bien devenir des parasites !

Ecrit de
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mar 19 Juil à 9:46

Voilà un fléau auquel les femmes massaï dut faire face lors de leurs mises en esclavages...
En voilà, la preuve... Pour la défense de leurs femmes, il leur apprirent les armes et dans leurs cœurs de Maasaï, une lutte se déclencha qui aboutit entre la lutte du Bien contre le Mal du Dominateur, voleurs de couches et de biens matérielles. Ceux qui leurs volèrent leur nudité et les désigna d'impur et de malpropre

Les mutilations génitales féminines (MGF) désignent l'ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes. Généralement réalisée par un exciseur traditionnel avec un couteau ou une lame de rasoir avec ou sans anesthésie, la pratique est concentrée dans 27 pays africains, au Yémen et au Kurdistan irakien ainsi que dans une moindre mesure en Asie et dans les populations immigrées dans les pays occidentaux. Selon un rapport de 2013 de l'UNICEF, environ 130 millions de femmes et de filles vivent avec une MGF dans le monde.

Les procédures varient selon les régions et les groupes ethniques. Elles peuvent aller d'une simple scarification à l'ablation partielle ou totale du clitoris et des lèvres (excision) voire à la suture des lèvres pour fermer la vulve (infibulation). Les MGF n'ont aucun bénéfice connu pour la santé et parmi les complications les plus courantes figurent des hémorragies lors de l'opération, des infections urinaires, des règles douloureuses, des douleurs chroniques, une diminution du plaisir sexuel et des problèmes durant l'accouchement.

L'origine des MGF est inconnue mais elles sont profondément ancrées dans les traditions de nombreux groupes où elles sont associées à la pureté, à la chasteté et constituent un rite de passage à l'âge adulte. Les opérations sont habituellement organisées par les femmes tant pour des raisons d'honneur et de fierté que par obligation sociale.

Les MGF sont interdites ou restreintes dans la plupart des pays où elles sont pratiquées mais les législations sont souvent peu appliquées. Depuis les années 1970, des actions internationales ont été menées pour mettre un terme à ces pratiques et elles sont considérées comme des violations des droits humains par les Nations unies. Cette opposition est cependant contestée, notamment par les anthropologues pour qui les MGF soulèvent les questions délicates du relativisme moral, de la tolérance envers d'autres cultures et de l'universalité des droits humains.

usque dans les années 1980, les mutilations génitales féminines (MGF) étaient souvent désignées sous l'expression de « circoncision féminine », ce qui créait une équivalence de sévérité avec la circoncision masculine. En 1929, le Conseil national des Églises du Kenya commença à parler de mutilations sexuelles des femmes en suivant l'exemple de Marion Scott Stevenson, une missionnaire de l'Église d'Écosse. Les références à une mutilation se multiplièrent dans les années 19704 et le mot fut utilisé dans le titre d'un article de 1975 de l'anthropologue américaine Rose Oldfield Hayes tandis que la féministe austro-américaine Fran Hosken le reprit dans son influent ouvrage The Hosken Report: Genital and Sexual Mutilation of Females en 1979. Le Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) commencèrent à parler de mutilations génitales féminines respectivement en 1990 et 19918. En avril 1997, l'OMS, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) publièrent une déclaration commune utilisant cette expression. Le terme de « mutilation » est cependant contesté et les activistes sur le terrain préfèrent employer le mot plus neutre d'« excision » pour ne pas s'aliéner les populations locales.



Les nombreuses formes locales de MGF sont reflétées par les dizaines de termes utilisées pour les décrire dans les pays où elles soient pratiquées. Les mots utilisés font souvent références au concept de purification comme en arabe où le mot pour purification utilise la racine t-h-r également présente pour les termes correspondant aux circoncisions masculine et féminine (tahur et tahara). La MGF est appelée bolokoli (« se laver les mains ») en bambara, une langue parlée principalement au Mali, et isa aru ou iwu aru (« prendre son bain ») en igbo, une langue de l'Est du Nigeria.

La circoncision sunna fait habituellement référence à la clitoridectomie mais l'expression peut également être employée pour des formes plus sévères de MGF ; sunna signifie « cheminement » en arabe et renvoie aux traditions datant de l'époque de Mahomet même si la procédure n'est pas obligatoire dans la pratique musulmane. Au Soudan, nuss (moitié) peut désigner toutes les MGF depuis la clitoridectomie à l'infibulation et juwaniya (« la forme interne ») est utilisé quand les petites lèvres sont fusionnées. Le terme d'infibulation dérive du latin fibula (« attache ») car certains documents indiquent que les Romains attachaient le prépuce ou les lèvres de leurs esclaves pour les empêcher d'avoir des rapports sexuels. Au Soudan, l'infibulation est appelée « circoncision pharaonique » alors qu'il s'agit d'une « circoncision soudanaise » en Égypte. En Somalie, elle est connue simplement par le mot qodob (« recoudre »)...

Nous devons rétablir le droit féminin devant une barbarie absurde et cela n'est plus une guerre:
C'est eux ou c'est elles, en ce cas, je choisis le droit de élever ma fille telle une guerrière et pas en tant qu'esclaves et inférieur devant ceux qui choisissent de traiter les femmes comme des impurs !

Ecrit de
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mar 19 Juil à 9:47

η ισχύς δεν είναι αιώνια και ως ο Σίσυφος νόμους σας θα στραφούν εναντίον σου.

le pouvoir n'est pas éternel et tel Sisyphe tes lois se retourneront contre toi.


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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mar 19 Juil à 9:47

Le plan était simple: vendre une partie des célèbres plaines du Serengeti puis évacuer 40 000 Maasaï de leurs terres ancestrales pour les transformer en réserve de luxe pour la chasse au gros gibier. Ces plaines qui fourmillent de lions, de léopards, d'éléphants, de gnous, de zèbres et de buffles, risquaient d'être vendues à la Ortelo Business Corporation, basée à Dubaï, pour devenir un terrain de chasse.

Confronté à la pression populaire, le président tanzanien a renoncé à l'accord qui prévoyait la saisie des terres et assuré à la population Maasaï qu'elle était en sécurité sur son territoire.

Mais on ne peut pas faire confiance au gouvernement tanzanien. En 2013, après une imposante campagne d'opposition locale et internationale, le président de la Tanzanie a promis aux Maasaï qu'ils pouvaient rester sur leurs terres. Malgré tout, en fin d'année dernière, le gouvernement a fait volte-face et leur a dit que l'accord était relancé et qu'ils devaient quitter leur territoire ancestral d'ici la fin de l'année.

Comme le président tanzanien a déjà reculé sur ses promesses par le passé, nous ne baisserons pas les bras tant que le gouvernement tanzanien ne garantira pas par écrit aux Maasaï des droits permanents sur leurs terres.

Demandez au président de la Tanzanie de tenir sa promesse et de garantir par écrit aux Maasaï des droits permanents sur leurs terres.

Les Maasaï résistent depuis des décennies à la commercialisation de leurs terres traditionnelles. Ils se battent contre des investisseurs avides de profits qui convoitent l'extraordinaire faune de la région et essaient d'obtenir des permis de chasse et de tourisme. L'histoire ne cesse de se répéter: on fait des promesses, mais on ne les respecte malheureusement pas.

Le sage Ole Kulinga, un dirigeant traditionnel Maasaï, explique: "Nous ne sommes rien sans nos terres, et cet engagement de la part du président nous permet tous et toutes de pousser un soupir de soulagement. Mais les chasseurs veulent ce territoire à tout prix, et nous ne nous sentirons en sécurité que lorsque des droits permanents sur nos terres nous seront octroyés par écrit."

Beaucoup d'argent était en jeu dans la transaction prévue avec Dubaï. Les personnes sur le terrain qui s'opposent à la réserve de chasse depuis maintenant deux ans ont été menacées, et certaines ont même été tuées. Maintenant que le président s'est prononcé et que l'attention de la communauté internationale a été attirée sur le sort de la population Maasaï, c'est notre chance de montrer au grand jour la trahison du gouvernement tanzanien et de le forcer à tenir ses promesses. S'il vous plaît, soutenez les Maasaï, qui pourraient tout perdre, et aidez-les à conserver leurs terres ancestrales.

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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mer 20 Juil à 8:59

L'intégrité et l'entreprise individuelle
ou la diversité industrielle devant Y'becca traduisait le Phare d'une Vie.

Frappé face à la diversité entre l'Homme et le sang, l'Homme devant son Épouse
ne connait pas encore la rigueur entre l’impôt direct et le commerce du respect
des personnes...Le Sida avance et il faut le repousser: le secret de l’asthme est d'apprendre son souffle et ses limites. Son étude peut aider des malades à écouter leur souffle tout en participant
à des réunions collectives; L'allergies et le sang font apparition à présent dans le commerce
du média et des sponsor tels les gladiateurs qui à présent sont décrit comme des athlètes
des temps anciens, cela peut laisser croire à une vertu de mémoire ! Il en est autres, c'est
toujours les mêmes aspects des grands propriétaires terriens ou commerciaux qui s'affrontent
dans une mascarade où les places faisant lieu d'ombres sont les plus onéreuses.

Vivre ou survivre, le don d'organe n'est pas l'influx de la circulation; la bourse s’oppose à l'horreur.
Car finalement, ce n'est plus à l’hémicycle que ce joue la légalité de l'information.
Elle réside sur le seuil que l'on veut bien accorder à l'aspect de l'importance sur le modeste foyer
ou sur le simple fait d'un échange Commercial: La Démocratie dans un vacarme de cloches. Drôle de Bataillon pour Une grande Muette appeler à entendre ses préfets.

Vivre ou mourir: C'est dans l'unité... Nous apprends t'on à l'école; même les plus laïque...
L'individuelle se lie dans le collectif dans le contexte sportif en tant que joueur, illusion ! en tant qu'
entraîneur, il s'agit d'une ironie... Mais, il demeure le secourisme, le rempart de la Grande muette, des Anarchistes, des démocrates et du Phare d'une Vie ou Y'Becca... La Vie individuelle devant le soi et l'autre
voilà un aspect des choses auquel même le sport et les guerres restent assez flou.
En effet,
La décentralisation et la santé.
Le moyen et les assemblées;
le Lointain et l'Agriculture.
L’humidité et l'évolution.
Le moyen d'obtenir provoque le chômage et l'exclusion et pourtant la volonté provoque l'embauche. Nous revenons à La Vie individuelle devant le soi et l'autre. voilà un aspect des choses auquel même le sport et les guerres restent assez flou. Pourtant, il demeure le secourisme, le rempart de la Grande muette, des Anarchistes, des démocrates et du Phare d'une Vie ou Y'Becca. La Loi et le silence devant l'Athée et la croyance n'a pas de jugements, elle le porte sur le criminel et ses complices selon les gravités: et c'est en cela que la Conscience et le Peuple se doivent d'être Une Âme portant sur le Temps et l'Avenir !

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Mar 2 Aoû à 9:33

Charles George Gordon, général britannique, surnommé Gordon Pacha, est né le 28 janvier 1833 à Londres et mort à Khartoum au Soudan le 26 janvier 1885.

Élève de l'Académie royale militaire de Woolwich,, il servit en Crimée, puis dans la campagne de Chine de 1860. Les Taï-ping (ou « révoltés aux longs cheveux »), profitant de l'affaiblissement de l'empire chinois après la victoire des alliés, s'insurgèrent pour renverser la dynastie mandchoue et devinrent maîtres d'une grande partie de la Chine. Avec l'assentiment de son gouvernement, Charles Gordon entra au service de l'Empire Qing pour combattre les Taiping. À la tête d'une poignée d'Européens, il réorganisa l'armée chinoise, dégagea Shanghai menacée, reprit aux insurgés Suzhou et Wankin[Quoi ?]. L'armée de Gordon, «l'Armée Toujours Victorieuse», sauva la dynastie mandchoue qui semblait perdue et réduisit rapidement les rebelles. En 1863, Gordon, malgré les offres brillantes des Chinois, rentra au Royaume-Uni avec le grade de lieutenant-colonel et le surnom du "Chinois".

En 1874, il entra au service de l'Égypte, fut nommé gouverneur du Soudan, conquis par l'Égypte quelques décennies plus tôt et en poussa les frontières jusqu'à Gondokoro. Il s'attacha à éradiquer le trafic d'esclaves, dont le Soudan était depuis longtemps une plaque tournante. En 1879, il donna sa démission à la suite de difficultés avec le nouveau khédive Tawfik.

Après avoir servi en Inde où il devint major général, il revint en février 1884 au Soudan, à nouveau en tant que gouverneur, dans le cadre de la guerre des Mahdistes. Son objectif initial était d'évacuer les Égyptiens demeurés dans la ville, devenue indéfendable après l'anéantissement à El Obeid de l'armée égyptienne venue combattre les troupes du Mahdi. Mais la prise par celles-ci de Berber, plus au nord, rendit cette manœuvre impossible. Résolu à ne pas abandonner sans rien faire la ville aux fanatiques du Mahdi, il en organisa la défense, espérant que le gouvernement britannique de Gladstone enverrait une armée de secours.

Très réticent ("Je refuse l'obligation pour l'Angleterre d'intervenir dans le monde entier") celui-ci finit, sous la pression de l'opinion publique, de la reine et de la très puissante Association de Lutte contre l'Esclavage, par envoyer un corps expéditionnaire commandé par Sir Garnet Wolseley. L'arrivée imminente de ces secours conduisit le Mahdi à ordonner l'assaut de la ville, assiégée depuis des mois et dont la petite garnison égyptienne était affaiblie par le manque de vivres. Gordon fut tué ainsi que tous les Égyptiens et une grande partie des habitants soudanais de Khartoum, que les mahdistes laissèrent en ruines.

Charles Gordon était d'un caractère religieux voire mystique ; il s'exalta pour cette mission. Il aimait en outre profondément les Soudanais. Il crut jusqu'au bout que les secours arriveraient à temps.

Protestant évangélique, il profita de son voyage en Palestine en 1883 pour affirmer que la « falaise du crâne » était le lieu de Crucifixion de Jésus.

Postérité

Edward Elgar devait consacrer originellement sa première symphonie à l'illustration musicale de la vie de Gordon, dans le but de le glorifier en lui donnant l'image d'un véritable chevalier britannique, mais ce projet fut finalement abandonné.

Sir Arthur Conan Doyle lui rend hommage par le biais de son héros Sherlock Holmes. Holmes, après avoir disparu dans les chutes du Reichenbach avec son ennemi de toujours, le professeur Moriarty, et devant faire croire à sa mort pour échapper au seul témoin de sa survie, le colonel Sebastian Moran, exécuteur des basses œuvres du professeur, disparaît pendant trois ans. Au cours de ces années, il prend une fausse identité, celle d'un explorateur norvégien et se rend à Khartoum, dans le palais même où Gordon Pacha fut assassiné. Il y décrit un palais en ruine, laissé à l'abandon. La nouvelle porte le titre original The Empty House et fait directement suite à The Final Problem, après la publication intermédiaire de Le Chien des Baskerville.

David Gibbins évoque également Gordon dans son roman d'aventure Pyramide (ISBN 978-2-36569-114-7), l'action se déroulant dans le prolongement de la guerre contre le Mahdi.
Puis, Yanis Tignard dans le clans des mouettes et La.cinquièmerépublique.actiforum...
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MessageSujet: Re: Baka (peuple du Cameroun et du Gabon)   Jeu 11 Aoû à 9:33

Visage de l'Héritier ou La République Rébélion.

Le Gratuit et le papier ou Y'becca défiant l'Orgueil.

Le document dénote de nos valeurs et des expressions.
En tout état, on érige le droit et le choix de démontrer
sous forme d'un écrit afin de prouver sur le terme des promesses
dites et des circonstances qui ont provoquer de la réussite ou de l'
échec des "dits-projets".
Il est un droit, celui de pouvoir se nourrir sans l'appréhension de l'esclavage,
de la torture, de la soumission et de la dette. Malgré tout, de nos jours,
on ne peut négliger l'aspect du rôle des langues et des frontières. Cela
nous donne un aspect interlocuteur mais en aucun hormis nos ressources
d'être décideurs du bien étrangers : Quand une arme passe une frontière
alors c'est le cri des âmes et des affamés à nos portes. Nos greniers
sont voué à la durée et cela implique à nous méfier de la famine.
Utiliser les ressources naturels d'un terrain propre sans vouloir le
transformer en une expérience avoisinant notre système propre.
Nous adaptez n'implique pas nous transformer : Comprendre les nouvelles situations
naturels pour finalement être inclus à la nature. Elle nous guide car
nous guettant au coin d'une rue. Vouloir s'approprier la connaissance;
provoque la famine. La paix est l'utopie de celui qui veut la conquérir, elle est amer
dans le contexte de la Discorde.
Vouloir enfermer la connaissance, provoque les guerres partisanes ! Le gratuit et le papier
deviennent alors une sorte de synthèse du bien et du mal auquel le propre l'emporte
sur le réalisme. Nous n'avons pas les même approche de la faim et de la famine; voilà
qui peut plonger une démocratie florissante et pacifique dans le précipice
de l'extinction.: Le Gratuit et le Papier. La perception du temps est la notion universelle;
la particule de seconde se consolide en minutes mais peut se désagréger en heures.
Voilà un défi auquel La Femme et L'homme se verront dans ce nouveau mécanisme.
une nouvelle alimentation et de nouvelles terres auquel il y aura discorde sur
le "dit-bien" de l’Intérêt : Marchand ambulant récoltant les produits frais dans les campagnes pour les revendre au marché devant Juge chargé d'arbitrer les contestations entre négociants ou commerçants. Nous voudrons recréer à notre image et si nous persistons dans cette voie:
cela provoquera "notre chute et notre famine".
O République, je sers la Nature et je me détourne de la Pyramide du Bien et de sa démagogie... Je respecte les cimetières. Chacun laisse un témoignage mais finalement, Un feu incandescent sous forme de Tsunami nous poursuivra dans l'infini de l'univers. Notre volonté voilà le plus
beau des cercueils et des héritages.
Je suis la fierté du Humble, je suis Y'becca...

Ecrit de
TAY
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