Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:02

“La beauté, c'est l'harmonie du hasard et du bien.”
De Simone Weil / La Pesanteur et la grâce
“Il est un temps pour lutter et un autre pour jouir d'harmonie.”
De Olivier Lockert.
Y'BECCA.
TAY

Le Cheomseongdae est un observatoire astronomique qui se situe à Gyeongju, en Corée du Sud. Cheomseongdae veut dire « la tour d'où l'on observe les étoiles » en coréen. Le Cheomseongdae est le plus vieil observatoire qui existe en Asie de l'Est et une des plus anciennes installations scientifiques sur la Terre. Il a été construit vers le VIIe siècle, sous les rois de Silla (avant le Grand Silla ou Silla Unifié), royaume dont la capitale était la ville de Gyeongju. Le Cheomseongdae a été classé 31e trésor national de Corée le 20 décembre 1962.

Vue d'ensemble

Selon le Samguk Yusa et d'autres documents de l'époque médiévale coréenne, le Cheomseongdae a été construit sous le règne de la reine Seondeok (632-647) près de la capitale du royaume. La tour est composée de 362 blocs de granit qui se rapportent aux 362 jours de l'année lunaire. Elle est aussi composée de 27 couches circulaires de pierres (la reine Seondeok fut le 27e dirigeant de Silla) sur une structure rectangulaire. 12 de ces couches sont sous la fenêtre, 3 composent la fenêtre, et 12 sont au-dessus de la fenêtre. On dit que le chiffre 12 signifie les 12 mois de l'année.

La tour fait 5,7 mètres de large et 9,4 mètres de haut, et est remplie de terre jusqu'à la hauteur de la fenêtre. Le style de construction est similaire à celui du temple bouddhiste de Bunhwangsa.


Le Cheomseongdae est le plus ancien observatoire astronomique de l'Asie de l'Est, mais certains pensent qu'il est mal adapté à l'observation du ciel. D'autres disent qu'il était utilisé plutôt pour l'astrologie que l'astronomie, car à cette époque, les deux domaines ne se différenciaient guère.

Il possède une unique fenêtre orientée vers le Sud et la structure supérieure, carrée, pouvait accueillir une construction en bois qui aurait pu recevoir une sphère armillaire, ou un objet d'observation similaire1. Il a existé des sphères armillaires en Chine, on en conserve encore un exemplaire à la Cité Interdite, datant des environs de 1276.
Voir aussi
Références

↑ (en) David H. Kelley et Eugene F. Milone, Exploring Ancient Skies: A Survey of Ancient and Cultural Astronomy, Springer Science & Business Media (ISBN 9781441976246, lire en ligne [archive]), p. 79 et (en) David H. Kelley et Eugene F. Milone, Exploring Ancient Skies: A Survey of Ancient and Cultural Astronomy, Springer Science & Business Media, 2011, 579 p. (ISBN 978-1-4419-7623-9 et 978-1-4419-7624-6, lire en ligne [archive]), p. 79.

Bibliographie

Jeon, Sang-woon. (1998). A history of science in Korea. Seoul, Jimoondang. (ISBN 89-88095-11-1)
Nha, Il-seong. Silla's Cheomseongdae. (2001) Korea Journal 41(4), 269-281 (2001) [archive]
Song, Sang-Yong. A brief history of the study of the Ch'ŏmsŏng-dae in Kyongju; Korea Journal 23(Cool, 16-21 (1983) [archive]

Liens externes

Asian Historical Architecture: Cheomseongdae [archive]
Travel in Korea Cheomsongdae information page [archive]
Visitez la Corée ! [archive]

ET

Le hangeul (également orthographié hangul1) en Corée du Sud et appelé chosŏn’gŭl (조선글) en Corée du Nord, est l’alphabet officiel du coréen, à la fois en Corée du Nord et en Corée du Sud2. Le hangeul est fréquemment cité pour son histoire particulière (créé au XVe siècle, interdit jusqu'au XIXe siècle mais perpétué entre temps par les romans féminins) et ses qualités linguistiques qui lui valent d’être parfois présenté comme l'un des systèmes d’écritures les plus scientifiques au monde3.

Le terme hangeul (hanja : 諺文 ; hangeul :한글) signifie, d'après les caractères hanja, « écriture ou langue (文/글/geul) des proverbes (諺/한/han) ».

Pour des raisons politiques4, la Corée du Nord a choisi le terme chosŏn’gŭl, 조선글, en référence à la période Josŏn qui représente la Corée historique. Ce qui se traduirait mot à mot par « l'écriture/la langue Chosŏn ». Une autre appellation existe également : uri kŭlcha 우리 글자 "nos caractères")5.

Histoire
découpage des caractères hangul dans l'écriture phagpa, utilisée par les mongols et comparaisons
Hangul Chart 2.jpg

Inventé vers 14436 par le roi Sejong le Grand pour favoriser l’alphabétisation du peuple7 puis promulgué par lui en 1446 en remplacement des hanja (caractères chinois utilisés jusque-là).

Une première association avec l'écriture tibétaine est proposée par l'orientaliste (sinologue, mongoliste, tibétologue et turcologue) français Jean-Pierre Abel-Rémusat dans son ouvrage « Recherches sur les langues tartares, ou Mémoires sur différents points de la grammaire et de la littérature des Mandchous, des Mongols, des Ouigours et des Tibétains » publié en 1820, entre l'alphasyllabaire tibétain et le coréen. Il montre notamment la similitude entre le b (coréen ㅁ,tibétain བ) le p (coréen ᇁ, tibétain པ), le l (coréen ㄹ, tibétain ལ) et la fonction du ng (coréen ㅇ) « qui comme en tibétain, le double usage de former un son nasal quand il est à la fin d'une syllabe, et une sorte de gutturale analogue au ع arabe, quand il est au commencement » 8.

Le dessin des caractères est lié aux caractéristiques des sons qu'ils représentent et décrit la forme prise par les organes vocaux. Selon Gari Ledyard (en), cinq consonnes de base (ㄱ,ㄷ,ㄹ,ㅂ,ㅈ) seraient dérivées de l'écriture phags-pa, écriture dérivée du tibétain, qui avait été utilisée par les dirigeants mongols de la dynastie Yuan, régnant sur la Chine entre 1270 et 13609.

Cette écriture est interdite en 1504 par le successeur de Sejong le Grand, Yeonsangun, et enfin réhabilitée en 189410. Son emploi se généralise à la fin de la Seconde Guerre mondiale et permet d’atteindre très rapidement des taux d’alphabétisation parmi les plus élevés du monde à cette époque, dans les deux Corées10,11.
XVe siècle : contexte de création du hangul

La langue coréenne s’est développée oralement pendant des siècles, elle ferait partie de la famille controversée des langues altaïques. Les similitudes avec les langues japonaises ont été étudiées.

À partir du VIe siècle, sous l’influence de la Chine et du bouddhisme, des systèmes de transcription du coréen en caractères chinois, appelés hanja en coréen, se sont développés : Idu, Kugyol et Hyangch'al.

Quand Sejong, quatrième roi de la dynastie Yi, accéda au trône, le territoire du royaume occupait la plus grande partie de la péninsule coréenne. Cependant, seules l’aristocratie et l’administration avaient assez d’éducation pour apprendre à lire les hanja, en raison de la complexité de ce système d'écriture (plusieurs dizaines de milliers de caractères)12. Sejong voit dans cette situation le nœud du problème de l’illettrisme du peuple13.

Sejong s’étant entouré de savants spécialistes de divers domaines scientifiques (une tradition confucéenne d’érudition des souverains), et ayant mené avec succès plusieurs réformes, il élabore alors le hangul, qu’il nomme Hunmin jongum (훈민정음/訓民正音, les « sons corrects pour l’éducation du peuple »), qu’il dévoile et promulgue le 9 octobre 1446 dans un ouvrage portant le même nom, assez court et rédigé en chinois classique. La nouvelle écriture rencontre dès ses premiers jours une forte opposition des intellectuels qui considèrent les hanja comme la seule écriture légitime pour transcrire le coréen et la baptisent de plusieurs noms plus ou moins méprisants (comme onmun (언문), écriture vernaculaire). Puis, plus tard, c’est au tour des gouvernements successifs d’être hostiles au hangul, qui, du dire même des détracteurs du hangul, a posteriori, « permet de transcrire et de lire directement les jugements dans la langue commune » et risque de « susciter, chez ce même public de gens simples, une pléthore de plaintes et de récriminations ».

L’élaboration du Hunmin jongum s’est probablement faite en secret et sans l’aide de l’académie de Sejong, contrairement à ce qui a longtemps été enseigné14. Les conseillers les plus conservateurs lui ont d’ailleurs fortement reproché de l’avoir inventé secrètement, sans consulter aucun savant, peut-être par peur de l’opposition des classes cultivées ; tout porte à croire qu’en matière de phonétique, aucun intellectuel du pays n’égalait le roi Sejong dont l’intérêt dans ce domaine le poussera, après la divulgation du hangul, à envoyer treize fois ses savants consulter un grand phonéticien chinois exilé à la frontière sino-coréenne[réf. nécessaire].

Étant établi que Sejong avait quelque connaissance des écritures tibétaine, mongole et japonaise, elles aussi remplaçant des caractères chinois, il est parfois suggéré qu’il se soit inspiré des deux premières9. Cependant, concernant la logique sous-jacente au tracé hangul, son travail est, même à présent, novateur.
XVIe-XIXe siècles : interdiction

En 1504, le roi Yeonsangun interdit l’usage et l’apprentissage du hangul après avoir été ridiculisé et critiqué en hangul. Il bannit les documents rédigés avec cet alphabet. En 1506, le roi Jungjong (Chungjong) supprime le ministère de l’écriture vernaculaire. Le hangul se perpétue ensuite grâce aux femmes et aux sujets non éduqués, qui n’ont pas accès aux études chinoises. À partir du XVIIe siècle, le hangul fait naître la littérature romanesque féminine, mais reste méprisé dans les secteurs officiels du pays.
XIXe siècle à nos jours : réhabilitation

En 1894, les autorités japonaises imposent au royaume de Joseon la réforme administrative dite de l'an Kabo (1894 dans le calendrier chinois) qui prévoit l'abandon du système administratif à la chinoise ainsi que l'adoption du coréen moderne comme langue officielle en lieu et place du chinois écrit. Il est adopté dans les documents administratifs pour la première fois, peu avant que le Japon ne fasse de la Corée un protectorat, puis l’annexe. Le terme hangul est utilisé pour la première fois en 1912 par Chu Si-gyeong (주시경/周時經) et signifie à la fois la grande écriture en coréen archaïque et écriture de la Corée en coréen moderne. Le hangul fait partie de la résistance, et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon vaincu, l’écriture prend son essor et permet d’alphabétiser rapidement l’ensemble de la population malgré la partition du pays. Il s'impose définitivement lorsque les Coréens accèdent au lycée et à l'université, les caractères chinois se révélant trop complexes. À partir de 1995, les journaux coréens cessent d'employer ces sinogrammes15.

Le 9 octobre, jour de la commémoration de la promulgation du hangul, est en Corée du Sud, un jour de fête appelé « journée du Hangul » (한글날). En Corée du Nord, son équivalent, la « journée du Chosŏn'gŭl » (조선글날), est célébrée le 15 janvier.

Aujourd’hui, les hanja sont encore utilisés et enseignés, mais la majorité des écrits coréens contemporains sont en hangul. Les hanja peuvent être utilisés pour distinguer des homophones (très souvent homographes en hangul), pour ajouter des nuances ou par parti pris.

En 2009, les autorités de la ville indonésienne de Bau-Bau ont décidé d’adopter et d’adapter le hangul pour écrire leur langue, le cia-cia16, initiative qui a finalement été abandonnée au profit de l'alphabet latin, selon la loi indonésienne17.
Description de l’écriture

Le hangul comprend 40 lettres, appelées jamos (자모, hanja : 字母, les caractères mères).
Les jamos

Les jamos sont divisés en plusieurs catégories :

14 consonnes de base (자음/子音 jaeum)
5 consonnes doubles (쌍자음/雙子音 ssang jaeum)
10 voyelles de base (모음/母音 moeum)
11 voyelles composées (쌍모음/雙母音 ssang moeum)

Par ailleurs on distingue :

11 groupes de consonnes (복자음/複子音 bok jaeum)

Voici un tableau classant toutes ces lettres.

Dans la première colonne figurent les jamos.
Dans la deuxième colonne, les noms des jamos
Dans la troisième colonne, la romanisation révisée.
Dans la quatrième colonne, la prononciation approximative des jamos.
Dans la dernière colonne, la prononciation selon l’alphabet phonétique international.

Hangul Jamo 한글 자모 Lettres de base
Consonnes Voyelles
Jamo Nom Rom. Pron. API Jamo Nom Rom. Pron. API
ㄱ 기역 (giyeok) g gu [g-] ㅏ 아 (a) a a [-a-]
ㄴ 니은 (nieun) n n [n-]/[-n] ㅑ 야 (ya) ya ya [-ja-]
ㄷ 디귿 (digeut) d d [d-] ㅓ 어 (eo) eo o (o ouvert) [-ʌ-]
ㄹ 리을 (rieul) r (devant une voyelle),
l r/l [ɾ-]/[-ʎ] ㅕ 여 (yeo) yeo yo (o ouvert) [-jʌ-]
ㅁ 미음 (mieum) m m [m-]/[-m] ㅗ 오 (o) o ô [-o-]
ㅂ 비읍 (bieup) b b [b-] ㅛ 요 (yo) yo yô [-jo-]
ㅅ 시옷 (siot) s s [s-] ㅜ 우 (u) u ou [-u-]
ㅇ 이응 (ieung) ng ng [-ŋ] ㅠ 유 (yu) yu you [-ju-]
ㅈ 지읒 (jieut) j dj [tɕ-] ㅡ 으 (eu) eu eu [-ɯ-]
ㅊ 치읓 (chieut) ch tch [tɕʰ-] ㅣ 이 (i) i i [-i-]
ㅋ 키읔 (kieuk) k kh [kʰ-]/[-k̚]
ㅌ 티읕 (tieut) t th [tʰ-]/[-t̚]
ㅍ 피읖 (pieup) p ph [pʰ-]/[-p̚]
ㅎ 히읗 (hieut) h h [h-]
Lettres composées
Consonnes doubles Voyelles composées
Jamo Nom Rom. Pron. API Jamo Nom Rom. Pron. API
ㄲ 쌍기역 (ssanggiyeok) kk k appuyé [kʼ-]/[-k̚] ㅐ 애 (ae) ae è [-ɛ-]
ㄸ 쌍디귿 (ssangdigeut) tt t appuyé [tʼ-]/[-t̚] ㅒ 얘 (yae) yae yè [-jɛ-]
ㅃ 쌍비읍 (ssangbieup) pp p appuyé [pʼ-]/[-p̚] ㅔ 에 (e) e é [-e-]
ㅆ 쌍시옷 (ssangsiot) ss s appuyé [sʼ-]/[-t̚] ㅖ 예 (ye) ye yé [-je-]
ㅉ 쌍지읒 (ssangjieut) jj tch appuyé [tɕʼ-]/[-t̚] ㅘ 와 (wa) wa wa [-wa-]
Groupes de consonnes ㅙ 왜 (wae) wae wè [-wɛ-]
Jamo Nom Rom. Pron. API ㅚ 외 (oe) oe wi [-wi-]
ㄳ 기역 시옷 (giyeok siot) ks x [-k̚]/[-ks-] ㅝ 워 (weo) weo wo (o ouvert) [-wʌ-]
ㄵ 니은 지읒 (nieun jieut) nj ndj [-n]/[-ntɕ-] ㅞ 웨 (we) we wé [-we-]
ㄶ 니은 히읗 (nieun hieut) nh nh [-n]/[-nx-] ㅟ 위 (wi) wi wi [-wi-]
ㄺ 리을 기역 (rieul giyeok) lg lg [-ʎ]/[-ʎg-] ㅢ 의 (ui) eui eui [-ɰi-]
ㄻ 리을 미음 (rieul mieum) lm lm [-ʎ]/[-ʎm-]
ㄼ 리을 비읍 (rieul bieup) lb lb [-ʎ]/[-ʎb-]
ㄽ 리을 시옷 (rieul siot) ls ls [-ʎ]/[-ʎs-]
ㄾ 리을 티읕 (rieul tieut) lt lt [-ʎ]/[-ʎtʰ-]
ㄿ 리을 피읖 (rieul pieup) lp lph [-ʎ]/[-ʎpʰ-]
ㅀ 리을 히읗 (rieul hieut) lh lh [-ʎ]/[-ʎx-]
ㅄ 비읍 시옷 (bieup siot) bs ps [-p̚]/[-ps-]

1. Certaines consonnes se prononcent différemment selon qu’elles se trouvent au début ou à la fin des syllabes qu’elles forment. Par exemple, ㄱ se prononce « gu » dans 기 (gi) et « k » dans 역 (yeok)

2. La syllabe « 시 » ne se prononce pas si mais shi (un peu comme le son chi en français). La transcription de cette syllabe par la romanisation révisée du coréen donne si alors que la méthode Mc-Cune-Reichauer écrit « shi ».

3. Les groupes de consonnes sont toujours placés à la fin d’une syllabe. Si la syllabe est suivie par une consonne, seule la première consonne est prononcée. Si la syllabe est suivi d’une voyelle, les deux consonnes du groupe sont prononcés, la deuxième réalisant une liaison avec la voyelle qui suit.

Exemple : « 없다 » se lira eobda (le ㅅ n’est pas prononcé) alors que « 없어 » se lira eopseo (le ㅅ est prononcé).
Ordre alphabétique

L’alphabet coréen ne mélange pas les consonnes et les voyelles. Comme aucun mot ne commence graphiquement par une voyelle, l’ordre des consonnes est le plus important puisque c’est celui qui est utilisé pour classer les mots dans un dictionnaire. L’ordre des voyelles vient ensuite pour classer les mots commençant par la même consonne.
Une page du Hunmin Jeongeum.
1446, Hunmin Jeongeum

Lors de la publication du Hunmin Jeongeum en 1446, l’alphabet coréen comptait 28 lettres au total. Les savants établirent donc le premier ordre alphabétique du hangul qui changera de nombreuses fois au cours de son histoire.

Ordre alphabétique des consonnes en 1446 :

ㄱ ㅋ ㆁ ㄷ ㅌ ㄴ ㅂ ㅍ ㅁ ㅈ ㅊ ㅅ ㆆ ㅎ ㅇ ㄹ ㅿ

Ordre alphabétique des voyelles en 1446 :

ㆍ ㅡ ㅣ ㅗ ㅏ ㅜ ㅓ ㅛ ㅑ ㅠ ㅕ

Les lettres désuètes seront vues plus en détail dans la partie Jamos désuets.
1527, Choe Sejin

En 1527, le linguiste coréen Choe Sejin (최세진/崔世珍) réorganisa l’alphabet en séparant les différents types de jamos.

Dans l’ordre des consonnes, les vélaires sont en premiers, suivies des alvéolaires, des bilabiales, des fricatives puis des glottales. Les consonnes aspirées sont mises à la fin. Dans l’ordre des voyelles, celles qui ont une diphtongue formée par i - (ㅏ, ㅓ, ㅗ et ㅜ) sont au début et chacune est suivie par la diphtongue correspondante.

Ordre alphabétique des consonnes en 1527 :

ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㆁ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅿ ㅇ ㅎ

Ordre alphabétique des voyelles en 1527 :

ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ

1751, Hong Gyehui

En 1751, Hong Gyehui (홍계희/洪啓禧) propose le remplacement des jamos ㅿ par ㅅ en raison de la prononciation voisine, et ㅇ par ㆁ puisque le ㅇ ne s’utilise qu’en fin de syllabe et ㆁ qu’en début.

L’alphabet se réduit donc à 25 lettres.

Ordre alphabétique des consonnes en 1751 :

ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㆁ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ

Ordre alphabétique des voyelles en 1751 :

ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ

1907, L’Institut de recherche de l’écriture nationale

Un très petit changement eut lieu en 1907 du fait de l’Institut de Recherche de l’Écriture Nationale de Corée (국문연구소/國文硏究所). Le ieung ㆁ a été déplacé au tout début de l’alphabet.

Ordre alphabétique des consonnes en 1907 :

ㆁ ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ

Ordre alphabétique des voyelles en 1907 :

ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ

1933, Hangeul Matchumbeop

En 1933, la Société de linguistique coréenne, fondée par Ju Si-gyeong (주시경/周時經), établit les règles orthographiques et grammaticales du coréen dans un document intitulé Hangeul Matchumbeop (한글 맞춤법 Orthographe du coréen). Il y est inclus un nouvel ordre alphabétique : le ㆁ est devenu ㅇ (le trait le plus haut a disparu) et est revenu à son emplacement d’origine, la voyelle ㆍ a été supprimée.

Ordre alphabétique des consonnes en 1933 :

ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅇ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ

Ordre alphabétique des voyelles en 1933 :

ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ

En Corée du Nord

Lorsque les deux Corées proclamèrent le hangul comme étant leur écriture officielle, l’ordre fut arrangé pour pouvoir contenir les nouveaux jamos créés (consonnes doubles et voyelles composées).

Il existe aujourd’hui deux ordres alphabétiques coréens : celui de la Corée du Nord et celui de la Corée du Sud.

Ordre alphabétique des consonnes :

ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅇ ㅈ ㅊ ㅋ ㅌ ㅍ ㅎ ㄲ ㄸ ㅃ ㅆ ㅉ ㅇ

Le premier ㅇ correspond au son -ng, le second est la consonne vide.

Ordre alphabétique des voyelles :

ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㅐ ㅒ ㅔ ㅖ ㅚ ㅟ ㅢ ㅘ ㅝ ㅙ ㅞ

Nous remarquons que le classement des lettres est similaire aux précédents. Les nouveaux jamos ont simplement été ajoutés en fin d’alphabet dans le souci de respecter les ordres traditionnels.
En Corée du Sud

Ordre alphabétique des consonnes :

ㄱ ㄲ ㄴ ㄷ ㄸ ㄹ ㅁ ㅂ ㅃ ㅅ ㅆ ㅇ ㅈ ㅉ ㅊ ㅋ ㅌ ㅍ ㅎ

Ordre alphabétique des voyelles :

ㅏ ㅐ ㅑ ㅒ ㅓ ㅔ ㅕ ㅖ ㅗ ㅘ ㅙ ㅚ ㅛ ㅜ ㅝ ㅞ ㅟ ㅠ ㅡ ㅢ ㅣ

Cet ordre diffère beaucoup de celui des anciens classements. Les lettres similaires ont été groupées, ce qui fait que les nouveaux jamos se sont retrouvés mélangés avec les lettres de base, contrairement au classement de Corée du Nord.

Dans les deux cas, les groupes de consonnes sont ignorés.
Origine des jamos

Dans le Hunmin Jeongeum, le roi Sejong le Grand expliqua que la création des jamos avait été inspirée par la forme de la bouche et les principes du Yin et du Yang.
Consonnes

Dans l’alphabet coréen, les cinq consonnes ㄱ, ㄴ, ㅁ, ㅅ, ㅇ symbolisent cinq différents types d’articulation des consonnes utilisés en coréen qui sont respectivement les vélaires, les alvéolaires, les bilabiales, les fricatives et les glottales.

À ces cinq consonnes sont ajoutés des traits qui peuvent symboliser soit une aspiration, soit un appui de la consonne.

Nous allons voir plus en détail ces cinq consonnes principales ainsi que les autres consonnes issues de celles-là.

Les consonnes vélaires (아음/牙音 a-eum « sons des molaires »)
ㄱ [k], ce jamo représente la forme de la langue au moment où l’on produit le son en question
ㅋ [kʰ], le trait horizontal au milieu du ㄱ représente l’aspiration ajoutée au son [k]
Les consonnes alvéolaires (설음/舌音 seol-eum « sons de la langue »)
ㄴ [n], ce jamo représente la forme de la langue au moment où l’on produit le son en question
ㄷ [t], le trait horizontal au-dessus du ㄴ représente le léger appui du son [n]
ㅌ [tʰ], le trait horizontal au milieu du ㄷ représente l’aspiration ajouté au son [t]
ㄹ [r]/[l], le コ au-dessus du ㄴ représente le léger repli de la langue pour articuler cette consonne.

Les consonnes bilabiales (순음/唇音 sun-eum « sons des lèvres »)
ㅁ [m], ce jamo représente les lèvres qui doivent se toucher pour produire le son en question
ㅂ [p], les deux traits verticaux au-dessus du ㅁ représentent l’occlusivité de la bilabiale
ㅍ [pʰ], le trait horizontal au-dessus du ㅛ (qui est la simplification du ㅂ) représente l’aspiration ajoutée au son [p]

Les consonnes fricatives (치음/齒音 chi-eum « sons des dents »)
ㅅ [s], ce jamo représente le contact entre les dents de la mâchoire inférieure et celles de la mâchoire supérieure, contact nécessaire pour produire le son en question
ㅈ [c], le trait horizontal au-dessus du ㅅ représente le son [t] prononcé avant le son [s], ce qui donne [ts] ; en effet, le jamo ㅈ se prononçait anciennement [ts] avant d’évoluer vers [c]
ㅊ [cʰ], le trait horizontal au-dessus du ㅈ représente l’aspiration ajoutée au son [ts] ; pour la même raison que précédemment, ㅊ est passé du son [tsʰ] à [cʰ]

Les consonnes glottales (후음/喉音 hu-eum « sons de la gorge »)
ㅇ [ŋ], ce jamo représente l’ouverture de la bouche pour produire le son en question
ㅎ [h], le trait horizontal au-dessus du jamo désuet ㆆ (qui lui-même possède un trait horizontal au-dessus du ㅇ pour le coup de glotte) représente la consonne aspirée

Voyelles

Pour la création des voyelles, trois traits différents sont nécessaires :

le trait horizontal représentant la Terre (Yin) ;
le point symbolisant le Soleil (Yang) ;
le trait vertical correspondant à l’Homme.

La Terre et le Soleil sont deux forces opposées mais complémentaires, suivant le principe du Yin et du Yang. L’Homme est l’élément neutre.

Avec le temps, le point est devenu un trait court, soit horizontal (dans 아) soit vertical (dans 오).

Nous allons distinguer deux catégories de voyelles simples :

celles qui peuvent produire une diphtongue en [i-] (ㅏ, ㅓ, ㅗ, ㅜ)
et celles qui ne peuvent pas (ㅡ, ㅣ).

Les jamos du premier ensemble sont composés chacun d’un long trait horizontal ou vertical auquel on ajoute un point (aujourd’hui, un trait court). Leur diphtongues respectives (ㅑ, ㅕ, ㅛ, ㅠ) sont créées qu’en ajoutant un trait de plus.

Les jamos de l’autre ensemble sont soit le trait horizontal seul (ㅡ [eu]) soit le trait vertical seul (ㅣ [i]).

En sachant que les directions du Yin sont la gauche et le bas, celles du Yang la droite et le haut, nous pouvons distinguer, parmi les quatre jamos ㅏ ㅓ ㅗ ㅜ, que les voyelles Yin sont ㅓ, ㅜ et les voyelles Yang sont ㅏ, ㅗ.

Pour symboliser les diphtongues [w-] présentes en coréen, de nouvelles lettres furent créées. Il s’agit de l’association des jamos ㅜ ou ㅗ avec une autre voyelle. Le ㅜ s’associe avec les voyelles Yin, ㅗ avec les voyelles Yang. Six diphtongues en [w-] ont été ainsi créées :

ㅘ, ㅙ, ㅚ, ㅝ, ㅞ, ㅟ.

Enfin, les jamos ㅐ, ㅔ et ㅢ servaient autrefois à représenter les diphtongues respectives [ai], [ɔi] et [øi]. En coréen moderne, la prononciation de ㅐest devenue [ε], et la prononciation de ㅔ est devenue [e].

Voici un tableau récapitulatif des différentes catégories de voyelle.

Voyelles simples
Voyelles horizontales



Voyelles verticales






Voyelles composées
Diphtongues [-i]
ㅏ + ㅣ → ㅐ (ancienne prononciation : [ai] ; moderne : [ε])
ㅓ + ㅣ → ㅔ (ancienne prononciation : [ɔi] ; moderne : [e])
ㅡ + ㅣ → ㅢ
Diphtongues [w-]
Yin
ㅗ + ㅏ → ㅘ
ㅗ + ㅐ → ㅙ
ㅗ + ㅣ → ㅚ
Yang
ㅜ + ㅓ → ㅝ
ㅜ + ㅔ → ㅞ
ㅜ + ㅣ → ㅟ
Diphtongues [i-]
ㅏ → ㅑ
ㅓ → ㅕ
ㅗ → ㅛ
ㅜ → ㅠ
ㅐ → ㅒ
ㅔ → ㅖ

Jamos désuets

De nombreux jamos ont servi à transcrire le chinois médiéval. Avec le temps, ces lettres furent oubliées. Cependant, certains dialectes coréens (par exemple le dialecte de Jeju) utilisent encore des jamos désuets pour transcrire les phonèmes perdus du dialecte de Séoul.
Consonnes de base et consonnes doubles
Jamo Nom IPA Prononciation
ㅿ 반시옷 bansiot ʝ͂ z
ㆁ 옛이응 yesieung ŋ ng
ㆆ 된이응 doennieung ʔ coup de glotte
ㅸ 가벼운 비읍 gabyeoun bieup f f
ㆍ 아래아 araea ʌ « eu » ouvert
ㆀ 쌍이응 ssangieung - -
ㆅ 쌍히읗 ssanghieut ɣ̈ « h » intériorisé
Consonnes et voyelles composées

Consonnes composées de deux jamos :

ㅦ ㅧ ㅨ ㅪ ㅬ ㅭ ㅮ ㅯ ㅰ ㅲ ㅳ ㅶ ㅷ ㅺ ㅻ ㅼ ㅽ ㅾ ㆂ ㆃ

Consonnes composées de trois jamos :

ㅩ ㅫ ㅴ ㅵ

Voyelles composées :

ㆎ ㆇ ㆈ ㆉ ㆊ ㆋ ㆌ

Détails sur le nom des jamos

En 1527, Choe Sejin donna également un nom à chaque jamo, après les avoir classés. Les noms des consonnes ont suivi un processus plus complexe que ceux des voyelles.
Nom des consonnes

Chaque nom devait être en deux syllabes et respecter la structure Jamo + son [i] + son [eu] + Jamo. Par exemple, ㄴ a pour nom ㄴ + ㅣ + 으 + ㄴ, ce qui mis ensemble donne 니은 nieun.

Choe attribuait également un nom en hanja équivalent. Dans notre exemple, l’équivalent hanja de 니은 est 尼 (ni) 隱 (eun). Cette dernière règle posa un problème pour trois caractères : le ㄱ, le ㄷ, et le ㅅ. En effet, aucun hanja ne se prononçait euk, eut, ou eus.

Le caractère 役 (yeok) fut choisi pour nommer ㄱ car sa prononciation sino-coréenne se terminait par le son k. Pour les deux autres jamos, Choe dut s’en référer à la prononciation coréenne des caractères 末 (kkeut) et 衣 (os) car aucun hanja ne se terminait par les sons t et s.

Les jamos ㅈ, ㅊ, ㅋ, ㅌ, ㅍ et ㅎ ne pouvaient pas se trouver en fin de syllabe. Choe leur attribua donc un nom d’une seule syllabe de la forme Jamo + son i (exemple : ㅈ a pour nom ㅈ + ㅣ, 지, ce qui, mis ensemble, donne ji). Plus tard, ces noms furent changés afin de respecter la première structure, l’orthographe moderne autorisant ces lettres à se positionner en fin de syllabe.

Enfin, lorsque l’utilisation des hanjas fut bannie en Corée du Nord, le gouvernement régularisa le nom des jamos ㄱ, ㄷ, et ㅅ puisque la contrainte des hanjas n’avait plus lieu d’être.

Voici donc les noms officiels modernes des consonnes jamos :
Jamo Nom nord-coréen Nom sud-coréen
ㄱ 기윽 gieuk 기역/其役 giyeok
ㄴ 니은 nieun 니은/尼隱 nieun
ㄷ 디읃 dieut 디귿/池未 digeut
ㄹ 리을 rieul 리을/梨乙 rieul
ㅁ 미음 mieum 미음/眉音 mieum
ㅂ 비읍 bieup 비읍/非邑 bieup
ㅅ 시읏 sieut 시옷/時衣 siot
ㅇ 이응 ieung 이응/異凝 ieung
ㅈ 지읒 (之) jieut
ㅊ 치읓 (齒) chieut
ㅋ 키읔 (箕) kieuk
ㅌ 티읕 (治) tieut
ㅍ 피읖 (皮) pieup
ㅎ 히읗 (屎) hieut
Nom des voyelles

L’attribution du nom des jamos voyelles a été beaucoup plus simple : il suffit de préfixer la voyelle par la consonne vide ㅇ, ce qui donne :
Jamo Nom Jamo Nom Jamo Nom
ㅏ 아/(阿 a ㅠ 유/(由 yu ㅘ 와 wa
ㅑ 야/(也 ya ㅡ 으/(應 eu ㅙ 왜 wae
ㅓ 어/(於 eo ㅣ 이/(伊 i ㅚ 외 oe
ㅕ 여/(余 yeo ㅐ 애 ae ㅝ 워 weo
ㅗ 오/(吾 o ㅒ 얘 yae ㅞ 웨 we
ㅛ 요/(要 yo ㅔ 에 e ㅟ 위 wi
ㅜ 우/(牛 u ㅖ 예 ye ㅢ 의 ui
Structure syllabique

La structure graphique du hangul est originale : en effet, inspirée par celle des sinogrammes (qui ne sont pas de nature alphabétique), elle dispose chaque syllabe construite au moyen des jamos dans un carré virtuel créant un alignement régulier. En sorte, l’unité graphique est la syllabe et non le phonème (on ne peut en effet pas écrire les jamos indépendamment sauf pour des raisons didactiques), sans pour autant que l’écriture ne soit un syllabaire car chaque syllabe peut être logiquement construite ou lue à partir des signes représentant les phonèmes. Il s’agit donc d’un alphabet dont les lettres se regroupent en syllabes alignées comme les sinogrammes.

Voici les différentes possibilités de combinaison des jamos pour composer une syllabe :

consonne (soit de base, soit ou double) + voyelle (exemple : ㄱ + ㅏ = 가) ;
consonne (soit de base, soit ou double) + voyelle + consonne (exemple : ㅎ + ㅏ + ㄴ = 한).

La consonne initiale (초성/初聲 choseong) se place toujours à gauche dans le carré virtuel.

La voyelle centrale (중성/中聲 jungseong) peut se placer de trois différentes manières :

à droite de la première consonne pour les voyelles ㅏ, ㅑ, ㅓ, ㅕ, ㅣ, ㅐ, ㅒ, ㅔ et ㅖ, celles avec les traits verticaux plus longs (exemple : 가) ;

en dessous de la première consonne pour les voyelles ㅗ, ㅛ, ㅜ, ㅠ, ㅡ, celles avec les traits horizontaux plus longs (exemple : 구) ;

en dessous puis à droite de la première consonne pour les voyelles ㅘ, ㅙ, ㅚ, ㅝ, ㅞ, ㅟ et ㅢ (exemple : 왜).

La consonne finale (종성/終聲 jongseong), lorsqu’elle est présente, se place tout en bas du carré virtuel (exemple : 국, 없).

À l’écrit, aucun mot ne peut commencer par une voyelle en raison de la structure syllabique, d’où la nécessité de créer une consonne vide ㅇ pour les mots commençant oralement par une syllabe voyelle (on écrira 아 au lieu de ㅏ). Par exemple, le mot « uyu » qui signifie « lait » s’écrit 우유 et non ㅜㅠ.

Il existe peu d’exceptions en coréen.
Orthographe

Le coréen est une langue agglutinante. Ces propriétés (radicaux, désinences, agglutinations) se répercutent dans l’écriture.

L’écriture coréenne pratique l’espacement entre les mots, par opposition au chinois et au japonais.

Jusqu’au XXe siècle, le hangul ne possédait aucune règle orthographique officielle. Le plus souvent, cet alphabet était donc utilisé pour transcrire phonétiquement la langue coréenne malgré la préférence du roi Sejong pour la transcription morphophonologique.

Sous la domination japonaise, le modèle d’écriture nippon fut adopté par le gouvernement d’occupation. Ce système mélangeait les hanjas utilisés pour le vocabulaire (noms et verbes), et le hangul utilisé pour les points grammaticaux tels les désinences, les conjonctions, etc. Comparé à l’écriture japonaise, les sinogrammes (hanja ou kanji) étaient plus fréquents en coréen qu’en japonais durant cette période. La partie hangul de l’écriture était assez souvent phonétique.

Avec le temps, l’écriture du coréen est devenue de plus en plus morphophonologique. Aujourd’hui, l’orthographe suit les règles énoncées dans le Hangeul Matchumbeop, publié en 1933 et révisé en 1988 par la Corée du Sud. Les règles édictées sont de l’ordre purement morphophonologique.

Pour plus de compréhension, voyons les différentes formes de la phrase « Je suis Coréen. »
Phrase en français
Je suis coréen.
Hangul phonétique
저는 한국싸라밈니다.
Pronom « Je » Corée personne Verbe « être »
저는 한국싸라밈니다.
Hangul morphophonologique
저는 한국 사람 입니다
Pronom « Je » Corée personne Verbe « être »
저는 한국 사람입니다.
Hangul morphophonologique + hanja
저는 韓國 사람 입니다
Pronom « Je » Corée personne Verbe « être »
저는 韓國사람입니다.
Romanisation
jeoneun Hanguk saram imnida
Pronom « Je » Corée personne Verbe « être »
Jeoneun Hanguk saramimnida.

La phrase s’écrit donc actuellement ainsi : 저는 한국 사람입니다.
Hanja
Article détaillé : Hanja.

Les hanja étaient le système d’écriture de la langue officielle de la Corée : le chinois classique. Ils furent importés de la Chine à l'époque de l'expédition militaire de la dynastie Han en Mandchourie au IIe siècle av. J.-C..

La difficulté de cette écriture est qu’elle ne transcrivait pas les sons de la langue vernaculaire. L’écrit était assez similaire au chinois classique.

Après la création du hangul, ces caractères ont quand même persisté de nombreuses années, puis furent utilisés très fréquemment en association avec le hangul durant la période d’occupation japonaise, avant d’être clairement remplacés par le hangul.

En Corée du Nord, les hanja sont officiellement bannis depuis 1949. Réintroduits dans l’enseignement universitaire, ils restent cependant exclus de l’écriture courante.

En Corée du Sud, leur utilisation pratique est réduite aux noms de personnes et de lieux, et occasionnellement dans les médias. Ils sont en outre utilisés à des niveaux de fréquence variable dans les ouvrages universitaires de sciences humaines (archéologie, ethnologie, histoire, droit, pensée chinoise par exemple), soit directement dans le texte, soit, le plus souvent, entre parenthèses, après l’indication de la structure phonologique en alphabet coréen. Ils servent aussi en cas d’homonymie de deux mots écrits en hangul.
Autre utilisation

Des universitaires coréens cherchent actuellement à répandre l’usage de cet alphabet dans le monde. Une première tentative a eu lieu en 2009 en Indonésie, sur l’île de Buton où l’ethnie des Buton, établie aux alentours de Bau-Bau a choisi le hangul comme écriture pour transcrire sa langue orale, le Cia-Cia, et sauvegarder ce langage18. Un institut Roi Sejong y a fonctionné pendant sept mois avant de devoir fermer à la suite de malentendus[Lesquels ?] et de problèmes financiers19.

En octobre 2012, ce sont les provinces de Guadalcanal et de Malaita aux Salomon qui adoptent le hangul pour la transcription de leurs langues19.
Notes et références

↑ Orthographe utilisée par le Larousse [archive].
http://www.wdl.org/fr/item/4166 [archive].
↑ Encyclopædia Britannica [archive].
https://www.reddit.com/r/Korean/comments/1fl4w3/chosongul_vs_hangul/ [archive]
https://books.google.fr/books?id=nonRl2cerIgC&redir_esc=y [archive]
↑ (en) Iksop Lee et S. Robert Ramsey, The Korean Language, SUNY Press, 2000 (ISBN 9780791448311, lire en ligne [archive]), p. 32.
↑ Sejong le Grand traduit par Kim Jin Young et Jean-Paul Desgoutte, 훈민정음 (hunminjeongeum, « Des sons corrects pour l'instruction du peuple »), in Jean-Paul Desgoutte et al., L'Écriture du coréen : Genèse et avènement – La prunelle du dragon, 2000, 204 p. (ISBN 2738493947, lire en ligne [archive]), p. 19 (inscription nécessaire) – via L'Harmattan.
↑ Jean-Pierre Abel-Rémusat, Recherches sur les langues tartares, ou Mémoires sur différents points de la grammaire et de la littérature des Mandchous, des Mongols, des Ouigours et des Tibétains, Paris, Imprimerie royale, 1820, 83 p. (notice BnF no FRBNF31194940, lire en ligne [archive]).
↑ a et b Ledyard, Gari. "The International Linguistic Background of the Correct Sounds for the Instruction of the People." In Young-Key Kim-Renaud, ed. The Korean Alphabet: Its History and Structure. Honolulu: University of Hawai'i Press, 1997.
↑ a et b Education Resources Information Center [archive].
↑ CIA, World Factbook ([1] [archive] et [2] [archive]).
↑ Chong In-ji compare l’utilisation de hanja en coréen à « enfoncer une cheville carrée dans un trou rond » (ibid [archive]).
↑ Il n’est d’ailleurs pas le premier à vouloir réformer l’écriture coréenne, mais les précédentes tentatives (dont le système idu) se basaient toujours sur des caractères chinois, se contentant de simplifier légèrement la compréhension phonétique d’un mot.
↑ Institut national de la langue coréenne [archive].
↑ Pascal Dayez-Burgeon et Kim Joo-no, De Séoul à Pyongyang : idées reçues sur les deux Corées, Le Cavalier Bleu, 2013, 224 p..
↑ Tom Wright et Gordon Fairclough, « To Save Its Dying Tongue, Indonesian Isle Orders Out for Korean » [archive], The Wall Street Journal, 11 septembre 2009 (consulté le 18 avril 2012).
↑ (en) Lee Tae-hoon, « Hangeul didn’t become Cia Cia’s official writing » [archive], sur koreatimes.co.kr, 6 octobre 2010 (consulté le 5 mars 2015).
↑ (fr) Information sur le site de KBS [archive], le 6 août 2009.
↑ a et b (fr) "L'alphabet coréen adopté aux Iles Salomon" [archive], Yonhap, le 9 octobre 2012.

Code ISO 15924 : Hang

Voir aussi
Articles connexes

Coréen
Hanja
Écriture Phagspa
Écriture

Blocs de caractères Unicode pour le hangûl

Table des caractères Unicode - jamos hangûl
Table des caractères Unicode - symboles et ponctuation CJC
Table des caractères Unicode - jamos de compatibilité hangûl
Table des caractères Unicode - lettres et mois CJC cerclés
Table des caractères Unicode - jamos hangûl étendus A
Table des caractères Unicode - syllabes hangûl 1re partie, 2e partie, 3e partie, 4e partie
Table des caractères Unicode - jamos hangûl étendus B
Table des caractères Unicode - formes de demi et pleine chasse

Liens externes

Cours de Coréen : Apprentissage du Hangul [archive]
Apprentissage du coréen (écriture, prononciation, etc.) [archive]

RAPPORT DE
Y'BECCA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:08

LA LECTURE ET LES LÉGENDES DE NAGALÏÉW LA MOUETTE AUX YEUX VERTS: LA RÉALITÉ, L'IMAGINATION, L'INFINI DE L'OASIS, LA CONSCIENCE, LA CONVICTION DANS LA LAÏCITÉ, L'UNIVERS, L'ÉTHIQUE ET LA SCIENCE. LE REGARD DE DIEU EST IMPÉNÉTRABLE DANS LE TEMPS CAR AINSI EST LE MIRAGE ET LA MATIÈRE.
ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS TAY La chouette effraie.

L´ordre Jogye (조계종), officiellement l´ordre Jogye du bouddhisme coréen est l´ordre représentant le bouddhisme coréen traditionnel. Il tire son origine du maitre Doui qui importa le Seon (une variante du Zen) et les enseignements du sixième patriarche, Huineng, depuis la Chine vers l'an 820.

Histoire

En 826, les « neuf montagnes de Seon » ont pris le nom d´« ordre Jogye ». Ils ont tenu un grand rôle dans le développement du royaume de Silla. Au temps de Goryeo, les maitres Bojo Jinul et Taego Bou (57e patriarche) ont conduit des mouvements Seon considérables. L´ordre Jogye était donc établi comme l´ordre représentant le mouvement Seon au moment où commence la persécution par la dynastie Joseon.

Cependant pour près de 500 ans, le bouddhisme va être réprimé en faveur du confucianisme. Pendant le règne du roi Sejong (1418-1450), deux sectes se forment, l´une rassemblant les écoles doctrinales, l´autre rassemblant les écoles Seon. Ces sectes furent temporairement dissoutes sous le règne du roi Yeonsangun (1494-1506). Toutefois, pendant les invasions Hideyoshi de la fin du XVIe siècle, les maitres Seosan (63e patriarche) et Samyeong (64e patriarche) ont monté des armées qui ont protégé le pays ce qui a amélioré la situation des bouddhistes pour quelque temps. Néanmoins, c´est seulement en 1895 que les moines obtiennent le droit de revenir dans les villes. Ensuite, en 1899, sous la direction du maitre Gyeongheo (75e patriarche, 1849-1912), des moines du temple Haeinsa firent une pétition pour rétablir les traditions et les bases philosophiques d´un ordre bouddhiste reconstruit. Les ordres Wonjong et Imjejong furent fondés, des tentatives furent entreprises pour faire revivre les écoles doctrinales et rétablir les activités dans les villes mais ces actions furent contrariées pendant l'occupation japonaise qui commença en 1910.

Les moines Yongsong (76e patriarche) et Manhae furent des grands résistants face aux forces d´occupation. Le centre de méditation Seon Sonhakwon fut établi en 1921. En 1929, une conférence des moines du bouddhisme de Joseon fut tenue. En 1937, la construction de la salle principale de Bouddha au temple de Jogyesa à Séoul permet l'établissement d´un quartier général. Finalement, en 1941, l´ordre Jogye du bouddhisme de Joseon fut fondé, ce groupement était exclusivement coréen et libre de toutes influences japonaises. Après la libération en 1945, des moines Seon chérissant les traditions bouddhiques coréennes entament un mouvement de purification, rétablissent le célibat et écartent les moines mariés des temples. L'« ordre Jogye du bouddhisme coréen » a été fondé officiellement le 11 avril 1962 avec trois buts principaux, l'entrainement et l´éducation, la propagation et la traduction des sutras en coréen.
Liste des patriarches et lignée de transmission du Dharma

56/29. Shishi Qinggong (청공, 淸珙)
57/30/1. T'aego Pou (태고 보우, 太古 普愚, 1301–1382) (voir illustration)
58/31/2. Ch'anyǒng
58/31/2. Choi
58/31/2. Wǒngyu
58/31/2. Hwanam Honsu (1320–1392)
59/32/3. Kugok Kakhun
60/33/4. Pyǒkkye Chǒngsim (m. 1492?)
61/34/5. Pyǒksong Chiǒm (1464–1534)
62/35/6. Ilson Kyongsong ( 1482 - 1568)
62/35/6. Yǒnggwan Puyong ( 1485 - 1567)
63/36/7. Puhyŭ Sǒnsu
64/37/8. Pyǒgam Kaksǒng ( 1575 – 1660)
63/36/7 Chǒnghǒ Hyujǒng (청허 휴정, 淸虛 休靜, 1520 - 1604) (connu sous le nom de Sǒsan Taesa, 서산대사, 西山大師)
64/37/8. Soyo T'aehŭng ( 1562 – 1649)
64/37/8. Noemuk Ch'oyong
64/37/8. Paegun Powan
64/37/8. Pyokchon Uichon
64/37/8. Samyǒng Yujǒng (유정, 惟政 1543 – 1610) (Songun)
65/38/9 Pungjung Hǒnsim (P'ungdam Ŭisim)
66/39/10 Wǒldam Sǒlje
67/40/11 Hwansǒng Chian
68/41/12 Hoam Chejǒng
69/42/13 Chǒngbong Kǒan
70/43/14 Yulbong Chǒngwa
71/44/15 Kŭmhǒ Pǒpjǒm
72/45/16 Yŭngam Pongyu
73/46/17 Yǒnwǒl Pongyul
74/47/18 Manhwa(–sŏnsa) Posǒn
75/48/19 Kyǒnghǒ(–sŏnsa) Sǒngu (Hangeul: 경허선사, Hanja: 鏡虛禪師, 1849 – 1912)
76/49/20 Yongsong ( 1864 – 1940)
76/49/20 Suwǒl(–sŏnsa) (수월, 水月, 1855 – 1928) n'a laissé aucun successeur
76/49/20 Wǒlmyǒn Mangong(–sŏnsa) (만공, 滿空, 1872 - 1946)
77/50/21. Mansǒng ( 1897 – 1975) Maitre Seon
77/50/21. Myori Pǒphui ( 1887 – 1975) Maitre Seon
78/51/22. Songyong ( 1903 - 1994) Maitre Seon
77/50/21. Haeam Hyǒnmu ( 1886 – 1985) Maitre Seon
77/50/21. Paekcho ( 1893 – 1986)
77/50/21. Kobong Kyǒnguk (고봉, 1890 – 1961)
78/51/22. Sŭngsan Haengwon ( 1927 – 2004)
79/52/23/1. Sǒnghyang (Barbara Rhodes) USA
79/52/23/1. Bonshim (Aleksandra Porter) Polonaise
76/49/20 Hanam(–sŏnsa) Chungwǒn ( 1876 – 1951)
76/49/20 Hyewǒl(–sŏnsa) Haemyong (혜월 혜명, 慧月 慧明, 1861 – 1937)
77/50/21 Pak Kumbong
77/50/21 Chong Unbong

Temples principaux

Les nombreux temples de l´ordre Jogye sont regroupés sous la direction de 24 temples principaux. Chacun de ces temples supervise un district.

1. Jogyesa: Gyeonji-dong, Jongno-gu, Séoul.
2. Yongjusa: Taean-eup, Hwaseong, Gyeonggi-do.
3. Sinheungsa: Seorak-dong, Sokcho, Gangwon-do.
4. Woljeongsa: Jinbu-myeon, district de Pyeongchang, Gangwon-do.
5. Beopjusa: Naesongni-myeon, district de Boeun, Chungcheongbuk-do.
6. Magoksa : Sagok-myeon, Gongju, Chungcheongnam-do.
7. Sudeoksa: Deoksan-myeon, district de Yesan, Chungcheongnam-do.
8. Jikjisa : Daehang-myeon, Gimcheon, Gyeongsangbuk-do.
9. Donghwasa: Dohak-dong, Dong-gu, Daegu.
10. Eunhaesa: Cheongtong-myeon, Yeongcheon, Gyeongsangbuk-do.
11. Bulguksa: Jinhyeon-dong, Gyeongju, Gyeongsangbuk-do.
12. Haeinsa: Gaya-myeon, district de Hapcheon, Gyeongsangnam-do.
13. Ssanggyesa: Hwagae-myeon, district de Hadong, Gyeongsangnam-do.
14. Beomeosa: Cheongnyong-dong, Geumjeong-gu, Busan.
15. Tongdosa: Habuk-myeon, Yangsan, Gyeongsangnam-do.
16. Gounsa : Danchon-myeon, district de Uiseong, Gyeongsangbuk-do.
17. Geumsansa: Geumsan-myeon, Gimje, Jeollabuk-do.
18. Baekyangsa: Bukha-myeon, district de Jangseong, Jeollanam-do.
19. Hwaeomsa: Masan-myeon, district de Gurye, Jeollanam-do.
20. Songgwangsa: Songgwang-myeon, Suncheon, Jeollanam-do.
21. Daeheungsa: Samsan-myeon, district de Haenam, Jeollanam-do.
22. Gwaneumsa: Ara-dong, Jeju, Jeju-do.
23. Seonunsa: Asan-myeon, district de Gochang, Jeollabuk-do.
24. Bongseonsa: Jinjeop-eup, Namyangju, Gyeonggi-do.

Liens externes

Site officiel en anglais [archive]
Site officiel en coréen [archive]

AINSI

UNE RESSEMBLANCE AVEC LE PIRÉE ET UN PRINCIPE D'APPROVISIONNEMENT PROPRE
À LA CULTURE CORÉENNE QUI EST AUTRE QUE CELLE QUI FUT UTILISÉE
DANS L'ATTIQUE PAR ATHÈNES.
REGARD DU CITOYEN TIGNARD YANIS.

Nampo (ou Nampho) est une ville portuaire nord-coréenne, située sur la mer Jaune (également appelée « mer de l'Ouest » par les Coréens), à 55 km à l'ouest de Pyongyang. C'était une ville avec le statut administratif de « Ville Directement Gouvernée » («Chikhalsi») de 1980 à 2004 et elle a été désignée « Ville Spéciale » («T'ŭkgŭpsi»; tŭkpyŏlsi; 특별시; 特別 市) en 2010 et a fait partie dans la province du Pyongan du Sud. Elle compte 750 000 habitants.

Nampo était à l'origine un petit village de pêcheurs qui est devenu un port pour le commerce extérieur en 1897, se développant en un port moderne en 1945, après la Seconde Guerre mondiale. Avec l'augmentation rapide de l'investissement public, la capacité industrielle de la ville a augmenté.

Parmi les installations industrielles de la ville figurent le Nampo Smelter Complex, la Nampo Glass Corporation, le Nampo Shipbuilding Complex, le Nampo Fishery Complex et d'autres usines centrales et locales. Nampo est un centre pour l'industrie de la construction navale de la RPDC. Au nord de la ville se trouvent des installations de transport de marchandises, de produits aquatiques et de pêche, ainsi qu'une usine de sel marin. Les pommes cultivées dans le district de Ryonggang (룡 강군 )sont un produit local célèbre.

Divisions administratives

La ville de Namp'o est constituée de deux arrondissements (Kuyŏk), qui à leur tour peuvent être subdivisés en quartiers (tong) ou en villages (ri).

Arrondissement de Hanggu (항구구역 ; 港口區域)
Arrondissement de Waudo (와우도구역 ; 臥牛島區域)

Économie

Ville portuaire, Nampo abrite des chantiers de construction navale.
Port de Nampo, vu de l'espace. Image de la NASA.

Une usine d'assemblage de véhicules automobiles et utilitaires du constructeur sud-coréen Pyeonghwa Motors produit 600 à 700 unités par an, en disposant de droits exclusifs sur le marché nord-coréen. La Corée du Nord souhaite étendre la gamme de production à des tracteurs1.
Sport et culture

Un ensemble sportif a été construit dans les années 1970.
L'agglomération de Nampo comporte également un club de golf.
La ville compte par ailleurs un petit hôtel de tourisme.
Vestiges des tombes de Goguryeo dans le quartier de Tokhung (Hangeul:덕흥동 Hanja:德興洞) de l'arrondissement de Kangso (Hangeul:강서구역 Hanja:江西區域)(ou arrondissement du Fleuve Taedong-Ouest)
Dans la région de Nampo se trouvent également les sources d'eau minérale de Kangso.

Transports
Route

Une autoroute, construite entre novembre 1998 et l'inauguration en octobre 2000, relie Nampo à Pyongyang.
Article détaillé : Autoroute de Pyongyang-Nampo.

À six kilomètres à l'ouest de Nampo, le barrage de la mer de l'Ouest est le point de passage obligé des navires à destination de Pyongyang. Inauguré en 1986 après cinq années de construction, le barrage enjambe l'estuaire du fleuve Taedong, large de 5 km. Il assure également l'irrigation des terres cultivées dans la région de Nampo.
Air

La base aérienne d'Onchon à Onchon-gun dessert la ville spéciale de Nampoo. Air Koryo y exploite des vols charters.
Chemin de fers

La région de Nampo est desservie par la Korean State Railway, avec 18 stations sur la ligne Pyongnam, l'intégralité des lignes Ryonggang Sohaekammun et Taean, et une station sur la ligne Ullyul étant située à l'intérieur des limites de Nampo.
Voie maritime

Le barrage ouest du port de Nampoo, construit en érigeant une digue de 8 km de long, dispose de trois chambres d'écluses qui permettent le passage de navires jusqu'à 50 000 tonnes et de 36 écluses. Le port de Nampo est souvent utilisé comme principal port d'escale pour la réception de l'aide alimentaire étrangère en Corée du Nord.

En 2008, le port a reçu plusieurs livraisons de grain; le premier lot livré en juin a été envoyé par les États-Unis et pesait 38 000 tonnes. Une organisation de secours basée en Corée du Sud, Join Together Society, a fait don d'un lot de farine en octobre de la même année pesant environ 500 tonnes2. Le port de Nampo dispose d'installations portuaires pouvant accueillir des navires de 20 000 tonnes, mais est gelé pendant l'hiver. Nampo sert de port de Pyongyang sur la mer Jaune.
Infrastructures d'enseignement supérieur

Nampo dispose d'instituts d'enseignement supérieur comprenant :

L'université Nampo
L'université de Sohae
Le collège Samgwang
Le collège Sunhwa
L'université de médecine Nampo
L'université d'agriculture Nampo
Le collège Nampo de l'industrie maritime
Le Nampo Building Materials College
L'université des pêches de Nampo

Climat
Relevé météorologique de Nampo Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) −4,6 −3 2,8 9,7 15,6 20,3 23,8 23,9 19,3 12,6 5 −2,4 11,2
Précipitations (mm) 14 15 25 37 77 100 278 185 100 40 37 17 925
Source : climate-data.org, Climate: Namp'o [archive]


Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nampo » (voir la liste des auteurs).

↑ "Pyeonghwa Motors in talks to make trucks in N. Korea", in [archive]The Korea Herald, 1er août 2007
↑ KINU White paper on human rights in North Korea, 2009 (Chapter G. Human Rights Violations Inside Political Concentration Camps (Kwanliso), p. 125) [archive]

Annexes
Articles connexes

Autoroute de Pyongyang-Nampo
Pyongyang

Bibliographie

Robert Willoughby, North Korea. The Bradt Travel Guide, éditions Bradt, Londres, 2003, pp. 147-149.

AINSI PAR LES TRAITS DE LA FORCE ET DE L'HISTOIRE;
UN PONT EST CREE SUR le Pays du Matin calme
(litt. : le pays du Matin Frais : Han-guk (한국, 韓國)
ou Joseon (ou Chosǒn) (조선, 朝鮮).

Chomsong est un observatoire astronomique construit vers l'an 500 près du mont Taesong à Pyongyang, alors capitale du royaume coréen de Goguryeo. Des fouilles récentes réalisées à l'ouest des vestiges du palais royal d'Anhak ont permis de le localiser. Il était constitué d'une installation rectangulaire centrale entourée par une structure heptagonale en pierre taillée rappelant le style du Cheomseongdae, l'observatoire du royaume de Silla à Gyeongju construit au VIIe siècle.

Cet observatoire est mentionné dans le livre de géographie du Sejong Sillok (Les annales du roi Sejong) ainsi que dans le Dongguk Yeoji Seungnam (Étude de la géographie de la Corée). Il est également présent sur une carte de Pyongyang datant du XVIIIe siècle.
Références

Song Ryo Myong, « Vestiges d'un observatoire Chomsong de l'époque du Coguryo » [archive], La Corée d'aujourd'hui n° 6, 2012, page 38.
Chʻang-bŏm Pak, « Astronomy: Traditional Korean Science » [archive], Ewha Womans University Press, 2008 - 177 pages.

RAPPORT DE
Y'BECCA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:12

“La musique met l’âme en harmonie avec tout ce qui existe.”
De Oscar Wilde

“L'harmonie c'est la conciliation des contraires par l'écrasement des différences.”
Anonyme.

Le temple Bulguksa est situé dans la province de Gyeongsang du Nord (Corée du Sud), à environ quatre kilomètres à l'ouest de la grotte de Seokguram. Il abrite sept trésors nationaux, dont Dabotap et Seokgatap, Cheongun-gyo (« Pont du nuage bleu »), et deux statues du Bouddha en bronze. Il est classé 1er site historique et scénique par le gouvernement sud-coréen1. Il figure avec la grotte de Seokguram sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995.

Il est considéré un chef-d'œuvre de l'âge d'or de l'art bouddhiste dans le royaume de Silla. Il est aujourd'hui le temple principal du onzième district de l'ordre Jogye du bouddhisme coréen.

La Corée est une région d’Asie de l’Est de 220 258 km21,2 située entre le Japon, la Chine et la Russie. Elle est principalement formée de la péninsule de Corée entourée de nombreuses îles ainsi que des terres situées entre l'isthme de Corée et les fleuves Yalou et Tumen.

Histoire
Ruines du temple Bulguksa en 1914, avant les travaux

Des documents au temple indiquent qu'un petit temple fut construit au même lieu en 528, lors du règne du roi Beopheung de Silla. Le Samguk Yusa note qu'on commence la construction du temple actuel en 751 (ordonné par Gim Daesong pour pacifier les esprits de ses parents), sous le règne du roi Gyeongdeok. La construction se termine en 774, après la mort de Gim, et on lui donne le nom de Bulguksa (« Temple des terres du Bouddha »).

Le temple est rénové sous les dynasties Koryŏ et Chosŏn. Pendant la guerre Imjin (1592-1598) les japonais incendient le complexe, détruisant les édifices faits en bois. On commence sa reconstruction et expansion après 1604, suivi d'environ 40 rénovations jusqu'en 1805. Pendant l'occupation japonaise (1910-1945), les Japonais essaient une restauration du temple, mais il ne reste aucune trace de celle-ci ; accessoirement, des trésors disparaissent du temple.

On procède à une restauration partielle en 1966. Après une enquête archéologique, on fait de grands projets de restauration entre 1969 et 1973, ordonnés par le président Park Chung Hee, amenant Bulguksa à l'état dont on le voit aujourd'hui. Des édifices de l'époque de Silla il ne reste que les structures en pierre.
Structures
Le Dabotap

Le temple est situé sur le mont Toham, à Jinheon-dong, Gyeongju.

L'entrée au temple, Sokgyemun, a un escalier en deux sections et un pont qui mène à l'intérieur du complexe. L'escalier a 33 marches, correspondant aux 33 pas vers l'illumination spirituelle. La section inférieure, Cheongungyo (« Pont du nuage bleu ») est longue de 6,3 m et a 17 marches. La section supérieure, Baegungyo (« Pont du nuage blanc »), est longue de 5,4 m et a 16 marches. L'escalier mène à la Jahamun (« Porte du brouillard mauve »).

Il y a deux pagodes dans le complexe. Le Seokgatap (pagode Sakyamuni), de trois étages, mesure 8,2 m de haut et est du style traditionnel coréen, de lignes simples et détails minimes. Le Seokgatap est vieux de plus de treize siècles. Le Dabotap (« Pagode de beaucoup de trésors ») mesure 10,4 m de haut et est dédié au Bouddha des trésors mentionné dans le Sūtra du Lotus. Il contraste avec le Seokgatap de par son aspect très fleuri. On le voit reproduit sur la pièce de monnaie de 10 won. Dabotap et Seokgatap sont les trésors nationaux numéros 20 et 21, respectivement.

La demeure terrestre et les deux demeures célestes sont manifestées dans Bulguksa : la terrestre avec un Bouddha Shakyamuni du Sūtra du Lotus, et la céleste avec le Bouddha Amitabha de la Sūtra Avatamska. Le grand site du temple est au milieu de deux cours, l'une centrée sur le Daeungjeon, qui abrite le Bouddha Shakyamuni, et l'autre centrée sur le Geuknakjeon, la cour du paradis où est située le Chibogyo, ou « Pont des sept trésors ».

Le Daeungjeon (대웅전, « Hall de l'illumination spirituelle ») est le hall principal2. Dabotap et Seokgatap sont situés devant lui. Le hall abrite le Bouddha Shakyamuni et fut construit en 6812. Derrière le hall principal on trouve le Museoljon (무설전, « Hall sans paroles »)2, dont le nom vient de la croyance que l'enseignement du Bouddha ne peut pas s'enseigner par les paroles seules. C'est l'un des édifices les plus anciens du complexe, datant probablement d'environ 6702. Le Gwaneumjon (관음전, « Sanctuaire d'Avalokitesvara ») abrite une image de l'Avalokitesvara, le bodhisattva de la Parfaite Compassion, et est situé sur la partie la plus élevée du complexe2. Le Birojeon (비로전, « Hall du Bouddha Vairocana »), en dessous du Gwaneumjon, abrite le trésor national n°26 tandis que le Geuknakjeon (극락전, « Hall de félicité suprême »), près du complexe principal, abrite le Bouddha en bronze qui est désigné trésor national n°272.



Le Seokgatap

Le Daeungjeon

Le Gwaneumjeon

Le Geuknakjeon

Bouddha Vairocana (trésor national n°26) dans le Birojeon

Passage couvert

Étang à proximité du Bulguksa

Bibliographie

(fr) (ko) Kang Woobang et Okyang Chae-Duporge (trad. Okyang Chae - Duporge, photogr. Ahn Jang-heon et Sylva Villerot), Trésors de Corée : Bulguksa et Seokguram, Paris, Cercle d'art, 2016, 165 p., 33 cm. (ISBN 978-2-7022-1042-0)

Liens externes

(ko)(en) Site officiel [archive]
(ko)(en) Bulguksa [archive] ; Korean National Heritage Online
(en) Bulguksa Temple [archive] ; Oriental Architecture

[masquer]
v · m
Patrimoine mondial en Corée du Sud
Culturel

Grotte de Seokguram et temple Bulguksa (1995) · Sanctuaire de Jongmyo (1995) · Temple d'Haeinsa Janggyeong Panjeon, les dépôts des tablettes du Tripitaka Koreana (1995) · Ensemble du palais de Changdeokgung (1997) · Forteresse de Hwaseong (1997) · Sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa (2000) · Zones historiques de Gyeongju (2000) · Tombes royales de la dynastie Joseon (2009) · Villages historiques de Corée : Hahoe et Yangdong (2010) · Namhansanseong (2014) · Aires historiques de Baekje (2015)
Naturel

Île volcanique et tunnels de lave de Jeju (2007)

Elle est surnommée le Pays du Matin calme (litt. : le pays du Matin Frais : Han-guk (한국, 韓國) ou Joseon (ou Chosǒn) (조선, 朝鮮). La Corée, peuplée de plus de 75 millions d’habitants presque exclusivement coréens, est divisée en deux États depuis la fin des années 1940 :

la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), qui occupe 55 % du territoire au nord, est gouvernée par un régime totalitaire issu des doctrines staliniennes ; elle est environ deux fois moins peuplée ;
la République de Corée (Corée du Sud), qui occupe au sud 45 % du territoire de la péninsule, est une démocratie représentative à orientation capitaliste et compte en 2017 plus des deux tiers de la population.

Les relations entre les deux États sont très tendues, au point que cette mésentente débouche sur un conflit qui déchire la péninsule pendant trois ans, de 1950 à 1953.

Les deux Corées ont la même langue officielle, le coréen, supposée d’origine altaïque. Jusqu’au XVe siècle, la langue coréenne n’avait pas d’écriture propre et utilisait les sinogrammes chinois par les systèmes Idu et Hyangchal. Aujourd’hui, le coréen s’écrit avec l’alphabet hangeul.

“C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble.”
De Michel de Montaigne

“Le mariage est le sacrement de la justice, le mystère vivant de l'harmonie universelle, la forme donnée par la nature même à la religion du genre humain.”
De Pierre Joseph Proudhon / De la justice dans la révolution et dans l'église

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD
SOUS L’ÉGIDE
DE Y'BECCA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:19

“Le monde n'est pas racontable d'un discours unique : l'universel n'en est pas la loi ; l'harmonie n'en est pas la règle.”
De Jacques Attali / Les Trois Mondes (pour une théorie de l'après-crise)

“La beauté réelle finit où commence l'expression intellectuelle. L'intelligence est, par sa nature, une sorte d'hypertrophie ; elle détruit fatalement l'harmonie d'un visage.”
De Oscar Wilde / Le Portrait de Dorian Gray

“La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d’une compréhension philosophique ou littéraire de l’harmonie, de la raison et de la vérité.”
De John Pawson / Minimum

Gyeongju ou Kyongju est une ville de Corée du Sud de près de 264 000 habitants (2012) située au sud-est de la péninsule coréenne, dans la province du Gyeongsang du Nord. C´était la capitale de l´ancien royaume de Silla (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.) qui contrôlait la plus grande partie de la péninsule du VIIe au IXe siècle. À cette époque, sa population était estimée à 1 million d´habitants. Un grand nombre de sites archéologiques et culturels datant de cette période ont été conservés. Gyeongju est donc souvent présentée en tant que « musée sans murs ». Parmi ces trésors historiques, la grotte de Seokguram, le temple Bulguksa, l´aire historique de Gyeongju et le village historique de Yangdong ont été inscrits au patrimoine mondial par l´UNESCO. C´est ainsi que Gyeongju est devenue une des plus populaires destinations touristiques de Corée.

Le paléarctique est l'une des huit écozones ou régions biogéographiques terrestres. Elle correspond essentiellement aux écorégions terrestres de l'Europe, de l'Afrique du Nord (jusqu'au Sahel septentrional), des deux-tiers nord de l'Asie (jusqu'à l'Himalaya), et du Moyen-Orient (sauf l'Arabie).

D'un point de vue physique, c'est une écozone de très grande surface, mais relativement peu variée[réf. nécessaire], car de climat essentiellement tempéré ou froid[réf. nécessaire]. Ses parties les plus chaudes ont un climat méditerranéen (tout le bassin méditerranéen) ou subtropical aride (Afrique du Nord). En raison de sa grande surface, elle est souvent subdivisée en deux zones, le paléarctique occidental et le paléarctique oriental, l'Oural constituant la limite entre les deux. Le paléarctique et le néarctique présentent beaucoup de similitudes en ce qui concerne la faune et la flore, en raison des liaisons terrestres du détroit de Béring ayant existé par le passé. Ces similitudes permettent de considérer ces deux écozones comme un seul ensemble appelé Holarctique.

La circonscription de Gyeongju dans ses limites actuelles est issue de la fusion en 1995 de la ville de Gyeongju et du district de Wolseong. Cette zone administrative est donc très étendue (1 324 km2), comporte aussi des zones rurales pour une densité moyenne de 212 hab/km² et s´étend ainsi jusqu'à la mer. Elle est voisine de Pohang (500 000 habitants) au nord et de Ulsan (1,1 million d´habitants) au sud. D´autre part, elle est bordée par le district de Cheongdo et la ville de Yeongcheon. Daegu, la capitale provinciale est à 55 km à l´ouest et le port de Pusan à 50 km plus au sud. Elle est parsemée de nombreuses petites montagnes. Les plus hautes font partie de la chaine des monts Taebaek, se trouvent le long de la frontière occidentale et culminent au Mont Munbok à 1 014 m d´altitude. La ville de Gyeongju se trouve au bord de la rivière Hyeongsan et a été souvent la victime d´inondations principalement causées par des typhons. Les chroniques ont gardé en souvenir des inondations majeures depuis le Ier siècle revenant avec une fréquence moyenne de 28 ans. Depuis la fin du XXe siècle, des systèmes de régulations ont fortement réduit le danger. La dernière inondation majeure fut causée par le typhon Gladys en 1991.

Comme dans le reste du pays, la population devient de plus en plus vieille et la taille moyenne des ménages diminue. Elle est actuellement de 2,8 personnes. Tout comme dans la plupart des petites villes de Corée du Sud, la population diminue à cause de la migration des travailleurs vers les grandes villes. Entre 2002 et 2008, Gyeongju a perdu 16 557 habitants.

AINSI

La romanisation McCune-Reischauer est l'un des deux systèmes de transcription phonétique du coréen les plus couramment utilisés (l'autre étant la romanisation révisée). Elle est actuellement surtout répandue dans les textes académiques. Une variante de McCune-Reischauer sans apostrophes et sans diacritiques est officiellement utilisée en Corée du Nord, tandis qu'une autre variante l'était en Corée du Sud jusqu'en 2000, date à laquelle elle a été remplacée par la romanisation révisée.

Description

Le système fut créé en 1937 par deux Américains, George M. McCune et Edwin O. Reischauer. Il n'essaye pas de translittérer le Hangûl mais plutôt de représenter la prononciation phonétique de la langue.
Guide simplifié
Voyelles

Le coréen possédant plus de voyelles que l'alphabet latin n'en contient, la romanisation McCune-Reishauer utilise des brèves sur les lettres o et u et des regroupements de deux voyelles pour transcrire certains sons.

Voyelles simples :

ㅏ ㅓ ㅗ ㅜ ㅡ ㅣ ㅐ ㅔ ㅚ ㅟ
a ŏ o u ŭ i ae e oe wi

Note : ㅔ est transcrit « ë » après ㅏ et ㅗ.

Diphtongues :

ㅑ ㅕ ㅛ ㅠ ㅒ ㅖ ㅘ ㅝ ㅢ ㅙ ㅞ
ya yŏ yo yu yae ye wa wŏ ŭi wae we
Consonnes

À la différence des voyelles, certaines consonnes possèdent plusieurs sons suivant leur position dans un mot ou une phrase. Certaines successions de consonnes sont ainsi transcrites dans le système McCune-Reischauer par différentes lettres latines.

La table simplifiée suivante permet d'obtenir une romanisation des consonnes. Elle est généralement suffisante pour transcrire les noms propres, mais ne couvre pas toutes les irrégularités des combinaisons pouvant exister en coréen.
Initiale
ㅇ ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅈ ㅊ ㅋ ㅌ ㅍ ㅎ
k n t (r) m p s ch ch' k' t' p' h
F
i
n
a
l
e ㅇ ng ng ngg ngn ngd ngn ngm ngb ngs ngj ngch' ngk' ngt' ngp' ngh
ㄱ k g kk ngn kt ngn ngm kp ks kch kch' kk' kt' kp' kh
ㄴ n n n'g nn nd ll nm nb ns nj nch' nk' nt' np' nh
ㄹ l r lg ll lt ll lm lb ls lch lch' lk' lt' lp' rh
ㅁ m m mg mn md mn mm mb ms mj mch' mk' mt' mp' mh
ㅂ p b pk mn pt mn mm pp ps pch pch' pk' pt' pp' ph

Cette table se lit de la façon suivante :

Dans un mot, la transcription de la succession d'une consonne en fin de syllabe et d'une autre consonne au début de la syllabe suivante est donnée à l'intersection d'une ligne (correspondant à la consonne finale de la première syllabe) et d'une colonne (consonne initiale de la deuxième syllabe). Par exemple, dans le terme 한글, la succession des consonnes ㄴ et ㄱ est transcrite par n'g et le mot complet par han'gŭl.
Pour transcrire une consonne située au début d'un mot ou qui n'est pas précédée d'une autre consonne, on utilise la première ligne.
Pour transcrire une consonne située en fin de mot ou qui n'est pas suivie d'une autre consonne, on utilise la première colonne.

Les points suivants doivent être cependant mentionnés :

Une consonne située entre deux voyelles est transcrite par sa valeur initiale, sauf ㄱ par g, ㄷ par d, ㅂ par b et ㅈ par j.
쉬 est transcrit par shwi.
De manière générale, g, b, d et j sont utilisés si la consonne est voisée, k, p, t et ch si elle est sourde. Cette transcription de la prononciation réelle supplante les combinaisons ci-dessus.

Exemples

Exemples simples :
부산 : pusan
못하다 : mothada
먹다 : mŏkta
먹었다 : mŏgŏtta

Exemples avec assimilation :
연락 : yŏllak
한국말 : han'gukmal
먹는군요 : mŏngnŭn'gunyo
역량 : yŏngnyang
십리 : simni
같이 : kach'i
않다 : ant'a

Exemples où la prononciation supplante la transcription :
한자 : hancha (hanja, caractère sino-coréen)
외과 : oekwa (chirurgie)
안다 : anta et sa conjugaison 안고 : anko (de fait, tous les verbes se terminant par -ㄴ다 et -ㅁ다 sont transcrits par nta et mta, sauf pour la terminaison du présent progressif -ㄴ다/-는다, transcrite par nda ou nŭnda)
올해 서른여덟입니다 : Olhae sŏrŭnnyŏdŏlbimnida.
좋은 : choŭn (bon)

Variantes officielles
Corée du Nord

En Corée du Nord, une variante de McCune-Reischauer est utilisée, où les consonnes aspirées ne sont pas représentées par une apostrophe mais en leur adjoignant un h. De plus, les diacritiques ne sont pas utilisées.

Par exemple, 평안 est transcrit par Phyongan. Dans le système original, il serait transcrit par P'yŏngan.

L'autre différence principale concerne les lettres ㅈ et ㅊ qui sont transcrites respectivement par j et ch et non par ch et ch' ce qui donne par exemple Jagang (자강) et Chongjin (청진).
Corée du Sud

En Corée du Sud, une variante de McCune-Reischauer fut utilisée de 1984 à 2000 avec les différences suivantes :

시 est transcrit par shi au lieu de si
Plus généralement, les autres syllabes débutant par un son sh plutôt qu'un s (샤, 셔, etc.) sont transcrites par sh plutôt que s. Dans le système original, cette transcription n'existe que dans la combinaison 쉬, shwi.
Une aspiration provoquée par l'assimilation d'un ㅎ initial est indiquée : 직할시 est ainsi transcrit par Chik'alshi au lieu de Chikhalsi.

Voir aussi
Articles connexes

Coréen
Hangûl
Romanisation révisée du coréen
Romanisation Yale

Liens externes

Outils de romanisation [archive]
(en) A Practical Guide to McCune-Reischauer Romanization [archive] (guide pratique pour la romanisation McCune-Reishauer : règles, guides et polices de caractères)
(en) Tableau comparatif entre les différents systèmes de romanisation [archive] (Groupe de travail des Nations unies sur les systèmes de romanisation, fichier PDF)

MA CONCLUSION SUR LES PROPOS DE JACQUES ATTALI:

“La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.”
De David Herbert Lawrence.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:21

Les kanjisa (漢字?) sont des caractères chinois dont la fonction est d'écrire une partie de la langue japonaise en associant à chaque signe une matrice de sens (signifiés) et de lectures (valeurs phonologiques).

Définition et rôle

Le mot « kanji » vient du japonais romanisé kanji, qui est la transcription du terme « 漢字 » (un mot composé précisément de deux kanjis). Il s'agit de caractères (字, ji?) utiles à l'écriture du japonais, qui ont été empruntés pour la plupart au système d'écriture de l'ethnie chinoise han (漢, kan?) — littéralement donc des « caractères chinois » ou « sinogrammes »b.

Les kanjis forment l'un des grands ensembles de caractères (mojishu) de l'écriture au Japon, avec d'une part les kanas (syllabairesc dits hiraganas et katakanas) et d'autre part les emprunts au monde occidental, à savoir les lettres latines (rōmaji), utilisées occasionnellement, et les chiffres arabes. Ces éléments se combinent dans le modèle kanji-kana-majiribun1 qui, schématiquement, consiste à utiliser les kanjis pour écrire la racine des mots, tandis que l'habillage grammatical de la phrase est écrit en kanasd.

La caractéristique la plus remarquable des kanjis, comme des sinogrammes en général, est le lien qu'il existe entre chaque signe et un ensemble de sens (jigi). Ce lien découle de la nature logographique des sinogrammes, chacun de ces derniers codant généralement un mot ou un morphème de la langue chinoise antique. Cela conduit en particulier à opposer les kanjis aux lettres latines ou aux kanas, puisque ces derniers ne représentent intrinsèquement que des sons, et non des sens. Ce point ne doit néanmoins pas éclipser le fait que la manière dont les kanjis sont rendus dans la langue orale est fixée par des règles : à chaque kanji sont associées une ou plusieurs lectures (yomi ou onkun2) qui correspondent chacune à une more ou à une série de mores de la langue nipponne. De plus, de nombreux signes, tout particulièrement la plupart des signes très courants, possèdent plusieurs lectures canoniques, renvoyant éventuellement à des sens différents.
Histoire

L'origine des kanjis est, par définition, celle de l'écriture développée dans la Chine antique – laquelle débute, si on se limite aux plus anciens documents connus, avec l'écriture ossécaille à la fin de la dynastie Shang. Quant à l'époque de l'importation des sinogrammes au Japon, celle-ci n'est pas connue avec exactitude ; le Kojiki (712) est le plus ancien livre japonais qui nous soit parvenue, mais de nombreuses monnaies, stèles ou sceaux témoignent d'une utilisation plus ancienne des sinogrammes dans l'archipel japonais. Par ailleurs, la tradition considère que l'on doit l'enseignement des caractères chinois auprès de la cour impériale japonaise au lettré Wani, venu du royaume de Baekjef.
Inclusion des kanjis dans les caractères chinois

Les kanjis sont inclus dans un ensemble de graphies désigné sous le terme générique de « caractères chinois ». Néanmoins, outre le fait que les lectures des kanjis se distinguent des lectures observées au sein des langues chinoises, il existe un nombre important de spécificités nipponnes quant à l'apparence graphique voire aux valeurs sémantiques des kanjis, points qui seront plus amplement détaillés dans la suite de l'article.

Il existe, de surcroit, une petite proportion de kanjis dits kokuji (国字?, caractères « nationaux »), qui sont nés au Japon. Par exemple, 榊 (sakaki?), qui désigne un arbre sacré dans la religion shinto, est un kanji apparu au Japon ; il provient de la fusion des caractères 木 et 神, respectivement « arbre » et « divinité »g.

Ainsi, voir les kanjis comme strictement inclus dans un système scriptural purement chinois constitue une approximation ; il est plus précis de considérer les kanjis comme une partie d'un système scriptural japonais à part entière. Bien qu'étant issus des authentiques sinogrammes de la Chine antique, les kanjis ont acquis leurs propres particularités tout au long de la quinzaine de siècles durant laquelle ils ont été utilisés dans l'archipel nippon.
Clés
Article détaillé : Clé d'un sinogramme.

Comme pour les sinogrammes en général, tout kanji se découpe en une ou plusieurs parties (偏旁, henbō?), la décomposition la plus fréquente consistant à séparer le kanji entre sa partie droite (hen) et sa partie gauche (tsukuri). La partie qui est, par convention, considérée comme principale est appelée clé (部首, bushu?). Celle-ci se situe généralement sur l'un des sept emplacements classiques3, qui incluent les emplacements hen et tsukuri. En outre, certaines clés ont plusieurs formes possibles, souvent en fonction de l'emplacement qu'elles occupent. Par exemple, la clé 手 voit sa forme changée en 扌 lorsqu'elle est utilisée en tant que hen. En japonais, il est courant de désigner par des appellations distinctes chacune de ces variantes.

Selon les dictionnaires, le nombre de clés et leurs affectations aux kanjis peuvent présenter quelques différences, mais celles-ci demeurent tout à fait mineures ; aussi les principaux ouvrages s'accordent-ils sur un effectif légèrement supérieur à deux-cents clés, sans compter les variantes. De plus, chaque dictionnaire contient une table où les clés sont classées dans l'ordre du nombre de leurs traits.
Exemples de décompositions Kanji Hen Tsukuri Clé Remarque
引 弓 丨 弓
依 亻 衣 亻 Variante de la clé 人
締 糸 帝 糸
竹 insécableh insécable 竹
則 貝 刂 刂 Variante de la clé 刀
順 川 頁 頁
Exemples de clés Clé (* = variante) Emplacement de la clé Exemple d'utilisation Nom japonais de la cléi
女 À gauche (偏, hen?) 婚 onnahenj
阝 *k À droite (旁, tsukuri?) 部 ōzato
雨 Au-dessus (冠, kanmuri?) 雪 amekanmuri
心 En dessous (脚, ashi?) 思 kokoro
尸 En haut et à gauche (垂, tare?) 尽 shikabane
廴 À gauche et en dessous (繞, nyō?) 延 ennyō
門 Pourtour (構, kamae?) 間 mongamae
Classification des kanjis

Un dictionnaire (papier) classe en principe les kanjis soit dans l'ordre de sa table des clés, soit dans l'ordre des sons japonais ; généralement, le nombre de traits permet de départager les kanjis ayant la même clé ou la même lecture de référence.

Avec l'avènement de l'informatique, on trouve aussi des dictionnaires électroniques qui utilisent les numéro des points de code (dans les standards JIS ou Unicode) comme critère de classement et de recherche, voire qui permettent de chercher la lecture d'un kanji ou d'un mot à partir de caractères tracés à la main (stylet, etc.) ou à la souris. En outre, des linguistes ont mis au point de nouvelles méthodes pour classer et rechercher les kanjis, souvent utiles aux non-natifs, comme la méthode SKIP du chercheur Jack Halpern qui consiste à reconnaitre l'agencement entre les éléments constituants.

D'autre part, les grandes catégories étymologiques des sinogrammes que l'on trouve dans les dictionnaires, à savoir les pictogrammes (象形文字, shōkei-moji?), les idéogrammes simples (指事文字, shiji-moji?), les idéogrammes composés (会意文字, kaii-moji?) et les idéophonogrammes (形声文字, keisei-moji?), sont un attribut possible pour indexer les kanjis.
Article détaillé : Étymologie des caractères chinois.
Principales catégories étymologiques Catégorie étymologique Exemples Remarques
Pictogrammes 川 (rivière) ; 山 (montagne) ; 馬 (cheval) ; 木 (bois) ; 人 (homme) Ces représentations proviennent de dessins d'objets concrets.
Idéogrammes simples 一 (un) ; 二 (deux) ; 下 (dessous) Représentations d'idées abstraites
Idéogrammes composés 林 (bosquet) ; 森 (forêt) ; 休 (repos) Compositions avec les pictogrammes 木 et 亻 (équivalent de 人).
Idéophonogrammes 伸 (alonger) ; 攻 (attaquer) ; 草 (herbe) Ces caractères se décomposent entre une partie sémantique et une partie sonore¹

¹ Identifier la partie sonore d'un idéophonogramme permet souvent de déduire une lecture sino-japonaise de ce kanji. Par exemple, les parties sonores de 伸 (shin), 攻 (kō) et 草 (sō), respectivement 申, 工 et 早, sont elles-mêmes des kanjis ayant pour lectures sino-japonaises shin, kō et sō.
Effectif et apprentissage

L'étude des kanjis est tout d'abord rendue difficile par le grand nombre de signes usités ; la question de l'effectif peut être appréhendée de plusieurs manières :

L'approche par les dictionnaires dits kanwajiten (漢和字典/漢和辞典?, littéralement dictionnaire sino-japonais). Le Dai-Kanwajiten, par exemple, contient plus de cinquante-mille caractères différents, incluant des variantes graphiques ; leurs sens sont expliqués en japonais, de même que les significations de nombreux composés (mots composés de deux kanjis ou davantage). Toutefois, ces dictionnaires incluent de nombreux sinogrammes qui n'ont jamais ou presque jamais été employés en dehors de la langue chinoise ; exception faite des kokuji qui y sont bien entendu répertoriés, les kanwajiten sont donc davantage à rapprocher des dictionnaires chinois de sinogrammes. Dès lors, le chiffre de 50 000 n'est pas nécessairement pertinent lorsqu'il s'agit de parler des kanjis comme un trait de la langue japonaise.

L'approche par les systèmes d'information. Le jeu de caractères codés JIS X 0213, appartenant aux normes industrielles japonaises (JIS), fut établi en 2000 puis révisé en 2004 et 2012l. Il contient plus de dix-mille caractères considérés comme des kanjis, répartis en quatre niveaux, les deux premiers contenant les signes les plus fréquents. Cependant, nombre de ces kanjis ne sont quasiment jamais usités.

L'approche par les examens de kanjis. Le dictionnaire (cf. bibliographie) publié par la fondation d'utilité publique The Japan Kanji Aptitude Testing Foundation (日本漢字能力検定協会) contient environ six-mille-trois-cents kanjis, ces derniers appartenant dans leur grande majorité aux deux premiers niveaux de la norme JIS X 0213. L'examen « Kanken » organisé par la fondation, dans sa version la plus ardue (Kanken-Ikkyū), a pour objet la connaissance de l'ensemble des kanjis présents dans le dictionnaire. Comme l'atteste le faible taux de réussite à cet examen, une partie non négligeable des kanjis de ce dictionnaire ne sont connus que par des personnes ayant des connaissances particulièrement poussées en kanjis.

Quel que soit le mode de comptage retenu, presque personne ne connait tous les kanjis. Il existe bien la liste officielle des jōyō-kanji (kanjis d'usage courant), dont l'effectif se limite à 2 136, mais cela ne signifie ni que tout le monde connait tous ces kanjis officiels, ni que tous les kanjis extérieurs à cette liste sont de facto inconnus du grand public. En effet, dans la pratique, il n'est pas du tout rare de rencontrer d'autres kanjis, via en particulier les noms propres, les termes techniques ou les expressions idiomatiques. L'usage des furigana, pour en préciser la lecture, est certes assez fréquent, mais il n'est pas systématique. Le cas des noms propres mis à part, le recours à ces kanjis dépend de facteurs comme le degré de publicité d'un document, l'existence d'un contexte spécialisé ou de règles liées à une organisation, voire, les habitudes ou choix individuels.

Au Japon, l'apprentissage des kanjis d'usage courant requiert les neuf années que compte l'instruction obligatoire, tandis que certaines lectures de ces caractères ne sont enseignées qu'au niveau des lycées. En particulier, les 1 006 caractères considérés comme les plus élémentaires sont étudiés durant les six années de enseignement primaire japonais ; ils sont communément appelés kyōiku-kanji.

En outre, pour chaque kanji, il faut mémoriser :

l'ordre et la manière de dessiner ses traits ;
le nombre de traits (en style régulier) et la clé ;
les lectures on et kun, chacune de ces catégories pouvant compter plusieurs lectures différentes ;
comment utiliser et combiner ce kanji aux autres kanjis et aux kanas pour l'écriture des mot et des expressions, ce qui revient à maitriser les aspects sémantiques associés aux lectures.

Aussi, la connaissance en profondeur d'un grand nombre de kanjis est-elle une marque de culture et d'érudition. Il existe des examens spécifiques portant sur les kanjis, le plus connu étant le Kanken ; ce dernier permet de mesurer ses compétences selon douze niveaux. En plus des centres d'examen japonais, il est possible de le passer dans certaines grandes villes à l'extérieur du Japon.
Caractéristiques graphiques
Tracé
Articles détaillés : Tracé d'un sinogramme et Calligraphie extrême-orientale.
Tracé en calligraphie chinoise.
Tracé en calligraphie nipponne.

Tout kanji se décompose en une somme de « traitsm » entre lesquels le stylo, pinceau ou crayon est levé au-dessus du support.

Même s'il est possible qu'une personne sache, en pratique, lire un kanji sans en connaitre par cœur la composition trait par trait, un kanji n'est pleinement considéré comme connu que lorsque l'on est capable de l'écrire de mémoire tout en respectant les caractéristiques canoniques de son tracé, à savoir l'ordren et la forme des traits — au minimum dans le style dit régulier. Ces éléments sont enseignés dans les écoles primaires et les collèges japonais dans une matière appelée shosha, anciennement connue sous le terme de shūji. Les cours de calligraphie (shodō), dispensés dans les lycées, abordent les styles cursifs et les grands calligraphes du passé. Toutefois, la pratique de cette discipline ne se limite pas au domaine scolaire, car la calligraphie, à haut niveau, constitue un art à part entière.

L'ordre usuel des traits pour le tracé des kanjis est généralement identique à celui de leurs homologues chinois ; il existe néanmoins quelques exceptions (cf. exemple ci-contre avec le sinogramme « rizière », 田) si on s'en refère notamment au « Manuel pour l'instruction de l'ordre des traits4 » publié par le gouvernement nippon en 1958. L'ordre des traits peut être de surcroit dépendant du style utilisé.

La manière de terminer un trait est une autre caractéristique importante enseignée ; il existe essentiellement trois modes :

l'arrêt marqué (止め, tome?)
le crochet (rebond) (撥ね, hane?)
le fondu (払い, harai?)o


Illustration avec le kanji 持 de deux crochets, d'un fondu et d’arrêts marqués

Néanmoins, dans de nombreux cas, plusieurs écoles coexistent, comme le trait central de 木 (« bois ») qui, en style régulier manuscrit, peut se terminer soit par un arrêt marqué, soit par un crochet5. Les autorités culturelles japonaises ont publié en 2016 des directives [archive] [PDF] rappelant la diversité des tracés au sein du style régulier manuscrit, style qui est historiquement plus variable que le style d'impression minchōtai, ce dernier n'ayant pas vocation à servir de référence vis-à-vis de l'écriture manuscrite.
Formes
Article connexe : Composition d'un sinogramme.

Tout kanji se caractérise par une « forme » (字体, jitai?), également qualifiée en japonais d'« ossature »6. La forme d'un kanji n'est pas synonyme de la notion de représentation réelle (字形, jikei?)7, c'est-à-dire qu'elle ne correspond pas aux notions de glyphe ou de représentations manuscrites ; il s'agit d'un concept plus abstrait qui permet de distinguer un kanji d'un autre. Par analogie, on trouverait le concept de « forme d'une lettre » permettant de reconnaitre cette lettre qu'elle soit écrite ou non en italique, ou encore dans des polices différentes. La métaphore d'ossature en japonais fournit une image intéressante dans la mesure où changer légèrement l'orientation d'un trait (à l'image d'une articulation), grossir plus ou moins un trait (à l'image du muscle entourant l'os) ne modifient pas l'ossature du caractère ; autrement dit, il s'agit toujours du même kanji. En principe, une forme implique un nombre de traits déterminé7.
Styles
Article détaillé : Styles de caractères chinois.

La notion de « style » (書体, shotai?), avec d'une part les « styles d'impression » (déterminant notamment les polices) et d'autre part les « styles manuscrits » (historiquement plus anciens), se définit comme un « système de caractéristiques et de styles donnés [qui peut s'observer] lors de la représentation réelle des caractères sur la base de leur ossature »8.

L'exemple ci-dessous illustre comment les caractéristiques graphiques de deux styles différents ne vont pas jusqu'à modifier les formes (ossatures) des kanjis.
Variation styles kanjis.jpg

Historiquement, les styles sont naturellement d'abord apparus dans le domaine de l’écriture manuscrite en Chine. Aujourd'hui on trouve principalement les styles réguliers (楷書, kaisho?) et cursifs (草書, sōsho?), ainsi que les styles intermédiaires semi-cursifs (行書, gyōsho?). Les styles cursifs – ou les styles semi-cursifs présentant un relatif haut degré de cursivité – sont de nos jours généralement réservés à des activités spécifiques de calligraphie et sont donc mal connus par le grand public. Inversement, le style régulier est le style enseigné primordialement dans le système scolaire nippon, de même qu'il est souvent requis d’écrire dans ce style pour remplir par exemple un formulaire.

Concernant les styles d'impression, le style des Ming ou minchōtai (明朝体?), qui se stabilise dans la Chine des Qing avant de continuer son évolution dans l'archipel nippon, est le style de référence pour les polices d'impression japonaises ; il se caractérise en particulier par des angles droits, des empattements, ainsi que des traits verticaux généralement plus épais que les traits horizontaux. Le style goshikkutai (ゴシック体?) est un dérivé du minchōtai avec moins d'ornements et des traits d'épaisseur uniforme. D'autre part, le style kyōkashotai (教科書体?), utilisé principalement dans les livres d’école, est plus proche du style régulier manuscrit, afin de rendre la lecture des manuels plus aisée pour les enfants qui apprennent concomitamment à lire et à écrire.
Variantes graphiques
邑 en style régulier : sept traits.
邑 en style sigillaire ancien : trois traits.

L'unicité des formes (ossatures) vue plus haut n'est cependant pas une constante historique, notamment en raison des phénomènes suivants :

diminution du nombre de traits dans les styles cursifs ;
styles anciens – antérieurs au style régulier – induisant des ossatures différentes (cf. exemple avec 邑 ci-contre) ;
apparition de graphies populaires (par exemple 舘 pour 館) ;
réformes de simplification des caractères menées indépendamment au Japon et en Chine — globalement moins radicales au Japon qu'en Chine.

Ainsi, quand bien même deux kanjis seraient d'ossatures différentes, ils peuvent, par leur origine commune, avoir les mêmes sens et les mêmes lectures. Ces deux kanjis sont alors dits appartenant à une même « classe de caractères » (字種, jishu?)9, et sont des variantes graphiques (異体字, itaiji?) au sein d'une classe donnée de kanjis. Dans les dictionnaires, en principe, on trouve une entrée par classe ; pour une entrée donnée, une « forme principale » (親字, oyaji?, littéralement « caractère parent »)p est présentée, les formes alternatives étant indiquées à l'intérieur de l'entrée. Si on se limite aux styles d'impression contemporains, la plupart des classes de kanjis n'ont qu'une ou deux forme(s) (une forme simplifiée et sa contrepartie « traditionnelle » le cas échéant).
Exemples de formes d'impression traditionnelles et simplifiées pour des kanjis d'usage courant Classe Forme traditionnelle Forme simplifiée Remarques
Kanji « barrière » 關 関 (canonique) La forme simplifiée 関 a une présence historique en Chine10, mais elle diffère du chinois simplifié 关 contemporain.
Kanji « tortue » 龜 亀 (canonique) L'usage de la forme 亀 est propre au Japonq ; elle n'est pas répertoriée dans le dictionnaire chinois de référence Kangxi.
Kanji « pays » 國 国 (canonique) La forme simplifiée 国 est commune aux réformes chinoise et japonaise du XXe siècle.
Kanji « remplir » 塡 (canonique) 填 La forme simplifiée (populaire) 填 n'est pas reconnue comme officielle au Japon.
Lectures des kanjis
Panorama général

Les kanjis étant à l'origine des caractères représentant des mots ou morphèmes chinois, et non japonais, leur introduction pour transcrire la langue japonaise ne conduisit pas à une lecture univoque.

Les prononciations associées en Chine aux sinogrammes ont donné ce qu'on appelle les lectures sino-japonaises on – en japonais on'yomi (音読み ; voir le sinogramme 音 = le son). Après l'importation de caractères ou concepts chinois, la langue japonaise a souvent conservé la mémoire de ces prononciations étrangères, mémoire qui a néanmoins pu évoluer depuis, suivant l'évolution phonétique du japonais.
Quand le concept existait en japonais, il put aussi être traduit et vocalisé suivant les mots de la langue nipponne originelle, la lecture du caractère se faisant donc « à la japonaise » ; ces lectures sont dites kun – en japonais kun'yomi (訓読み ; voir le sinogramme 訓 = instruire, exégèse).

La plupart des kanjis a de ce fait au moins deux lectures possibles : on et kun. Ce n'est toutefois pas une règle absolue, et l'on trouve des kanjis sans lecture kun comme 菊 (kiku, chrysanthème), ou sans lecture on comme 鰯 (iwashi, sardine) ; l'absence de lecture on est évidemment fréquente pour les kanjis créés au Japon, les kokuji. À l'inverse, un caractère comme 寸 (pouce, unité de longueur de l'ordre de trois centimètres) n'avait pas d'équivalent dans le vocabulaire japonais au moment de son introduction ; il n'a de ce fait qu'une lecture on, en l’occurrence sun. Pour les mots composés de deux kanjis ou plus (熟語, jukugo?), les lectures hybrides abondent. Par exemple, en cuisine, 牛肉 (gyū-niku?, bœuf) et 羊肉 (yō-niku?, mouton) ont une lecture de type on-on, mais 豚肉 (buta-niku?, porc) et 鳥肉 (tori-niku?, volaille) ont en revanche des lectures kun-on ; ces dernières lectures sont qualifiées de lectures yutō (湯桶読み, yutōyomi?). À l'opposé, on trouve les lectures des composés dites jūbako (重箱読み, jūbakoyomi?), qui suivent un modèle on-kun, comme le mot 番組 (bangumi?, programme).

En contraste avec le chinois où, schématiquement, chaque sinogramme ne renvoie qu'à une lecture mono-syllabique, en japonais, non seulement un kanji aura souvent plusieurs lectures possibles, mais de surcroit elles seront fréquemment pluri-syllabiques. On observe ainsi les tendances suivantes :

Les lectures kun sont généralement pluri-syllabiquesr : umi, yama, kaze, par exemple.
Les lectures on sont souvent mono-syllabiques (c'est-à-dire monomoriques ou bimoriques) : kan, kō, shi, par exemples. La langue japonaise possédant un répertoire de syllabes plutôt limité, il s'en suit que de nombreux kanjis partagent des lectures on communes ; par extension, de nombreux mots composés sont homophones. On note néanmoins que les lectures on pluri-syllabiques ne sont pas particulièrement rarest, comme niku, vu plus haut.

Importance du contexte

La majorité des kanjis sont pourvus d'au moins deux lectures, mais cela peut aller bien au-delà. Ainsi, certains kanjis d'usage courant peuvent avoir plus d'une dizaine de lectures possibles. On trouve par exemple le kanji 生 (signifiant notamment « la vie » ou « vivre ») dont les lectures officielles sont sei, shō, i-kasuu, i-kiru, i-keru, u-mareru, u-mu, o-u, ha-eru, ha-yasu, ki et nama, soit douze lectures officielles.

Souvent, donc, déterminer la lecture d'un kanji suppose d'avoir identifié correctement le sens dans lequel il est employé. Il faut pour cela observer un ou plusieurs signes situés à son voisinage, voire juger plus largement en fonction du contexte. Par exemple, l'homographe 風 peut soit faire référence au mot kaze (vent) soit au mot fū (apparence, style) ; il est donc nécessaire de deviner en amont, par le contexte, la valeur sémantique de 風 pour pouvoir le lire. D'autre part, dans les mots composés contenant 風, cette nette distinction disparait, la lecture fū pouvant parfaitement faire référence à l'idée de vent, comme dans le composé 台風 (taifū?, typhon). Pour un composé, il convient donc d'abord d'identifier globalement le mot (souvent deux kanjis) puis d'en déduire les lectures de chaque kanji. Cela ne supprime cependant pas toutes les ambigüités, comme avec les composés suivants :
Exemples de composés ayant plusieurs lecturesv Composé Lecture ; sens Lecture ; sens Remarques
仮名 kamei ; pseudonyme kana ; syllabaire japonais
赤子 akago ; bébé sekishi ; peuple (du point de vue d'un monarque)
何人 nanibito ; quiconque nannin ; combien de personnes ¹
御所 gosho ; palais impérial Gose (ville du centre du Japon)
一時 ichiji ; une heure (du matin ou de l'après-midi), (pour) un temps ittoki ; (pour) un temps ²

¹ Il existe également la lecture nanpito, synonyme de nanibito.
² On voit dans cet exemple que les sens associés à des lectures distinctes peuvent être partiellement ou entièrement similaires.
Lectures on

Les lectures on des kanjis dérivent des prononciations originelles chinoises ; mais la correspondance n'est généralement pas directe entre la prononciation moderne et son origine chinoise. Cette prononciation d'origine n'a été qu'approximativement rendue dans le système phonétique japonais, très différent de ceux de la Chine, ignorant notamment les tons. De plus, le système phonétique japonais, bien que relativement assez stable, a lui-même connu quelques évolutions à travers les siècles. À cela s'ajoute le fait que certains kanjis ont été importés de Chine à plusieurs reprises, de différentes régions ou à différentes époques, et peuvent avoir de ce fait plusieurs lectures on, qui correspondent souvent à des sens différents.

On distingue ainsi :

Les go-on (呉音, lectures des Wu), introduisant principalement des termes bouddhistes. Cette prononciation viendrait du pays Wu, dans la région de Shanghai. Selon la tradition, elle aurait été importée du sud-est de la Chine via la Corée, à l'époque des dynasties du Nord et du Sud (317-589). Un nombre important de lectures go-on sont cependant passées dans le vocabulaire courant comme 領 (ryō, territoire) ou 下 (ge, dessous).
Les kan-on (漢音, lectures des Han, pris ici dans le sens de « chinois »), introduits entre le VIIe et le VIIIe siècle, à l'époque des dynasties Sui et Tang. Ils reflètent pour la plupart le langage de la capitale de l'époque, Chang'an (aujourd'hui Xi'an). Il s'agit du groupe le plus nombreux et du plus systématique.
Les tō-on (唐音, lectures des Tang)w, introduits plus tardivement entre l'époque de Heian et celle d'Edo. On trouve par exemple la lecture ton du kanji 団, comme dans 布団 (futon, matelas japonais), ou la lecture su de 子, comme dans 椅子 (isu, chaise). Ces lectures sont relativement rares.
Les kan'yō-on (慣用音, lectures d'usage), il s'agit historiquement de prononciations populaires (souvent des versions erronées des lectures sino-japonaises orthodoxes vues plus haut) qui sont devenues courantes et acceptées. Par exemple 輸 (transporter) a yu comme lecture d'usage.

Jack Halpern, dans un dictionnaire publié en 199011, propose quelques catégories supplémentaires, en particulier les chūon (中音) inspirées des langues chinoises modernes, notamment rencontrées dans le vocabulaire de la cuisine chinoise, et les waon (和音) qui sont les lectures on de kokuji créées par analogie avec des sinogrammes semblables – par exemple la lecture on du kokuji 働, dō, identique à celle du kanji 動.

Les mots issus des lectures on forment le « vocabulaire sinoxénique » du japonais, aussi connu sous les termes japonais de 漢語 (kango) ou 字音語 (jiongo)x. En plus du vocabulaire chinois ayant pénétré la langue japonaise par le truchement des kanjis, de nombreux nouveaux mots furent créés au Japon par des combinaisons originales de kanjis (c'est-à-dire inexistantes en chinois de l'époquey) prononcés avec leurs lectures on. C'est pourquoi il n'est pas possible d'assimiler le vocabulaire sinoxénique à du « véritable chinois dans la langue japonaise », dans la mesure où une partie de ce vocabulaire est née au Japonz. On peut de surcroit remarquer qu'il existe quelques mots sinoxéniques qui sont plus fréquemment écrits en kanas qu'en kanjis, en particulier des petits mots jouant un rôle grammatical comme yō (よう au lieu de 様).

D'autre part, une partie du vocabulaire sinoxénique a vu son orthographe réformée (simplifiée) après la Seconde Guerre mondiale (cf. section sur les réformes d’après-guerre). Cette démarche fut facilitée par le fait qu'il existe de nombreux kanjis possédant des lectures on en commun. On peut citer les mots 意嚮 (ikō, intention) et 掘鑿 (kussaku, forage), qui ont vu leur orthographe standard réformée en 意向 et 掘削 ; en effet, 向 et 削 ont respectivement les mêmes lectures on que 嚮 et 鑿. Dans certains cas, la réforme a fait augmenter le nombre de sens associés à un kanji ; par exemple, 風, qui remplace 諷 dans le mot « satire », fūshi, écrit 諷刺 traditionnellement et 風刺 de manière réformée, possède désormais le sens d'« insinuer » qu'il tire de 諷.
Lectures kun

Lorsque les sinogrammes ont commencé à être employés dans l'archipel nippon, les documents s'écrivaient dans une forme de chinois connue sous le terme de kanbun ; aussi les sinogrammes se lisaient-ils en utilisant les lectures on de l'époque. Un texte lu de cette manière n'était cependant pas compréhensible pour un locuteur japonais, dont la langue orale était complètement différente du chinois. Ainsi, le Kojiki fut écrit en kanbun, mais il comporte des passages (poèmes, annotations, etc.) en yamato-kotoba, la langue japonaise primordiale antérieure aux influences du chinois. Ils sont écrits phonétiquement avec les sinogrammes dits man'yōgana, c'est-à-dire que chaque more du mot japonais est écrite avec un sinogramme dont la lecture est égale a cette more, indépendamment des sens de ce sinogramme. En particulier, les annotations constituent une relation entre un mot japonais primordial et un sinogramme (autrement dit, une traduction) ; elles sont connues sous le terme de « kun anciens » (古訓, kokun?), lesquels sont à la base de la technique kundoku12 consistant à lire du kanbun « à la japonaise » – ce qui, en outre, impose généralement de changer l'ordre des mots. À titre d'illustration, le mot chinois signifiant « nuage » se noterait, dans un texte écrit en kanbun, 雲 ; un kokun de 雲 consisterait à l'annoter pour indiquer que ce sinogramme signifie kumo (un mot japonais équivalent à « nuage »), en apposant par exemple en petite taille les kanjis 久 et 毛, qui sont des man'yōgana codant les sons (mores) ku et mo.

Par opposition au kanbun, les textes en langue japonaise – en particulier la langue vernaculaire pratiquée à la cour impériale – étaient écrits phonétiquement avec les man'yōgana. Ces textes en japonais commencèrent à intégrer des kokun dans un style connu aujourd'hui sous le nom de senmyōtaiaa. Par exemple, dans un texte en japonais, le mot japonais kumo, « nuage », ne se coda plus avec deux man'yōgana pour ku et mo, mais il fut simplement rendu par le sinogramme transcrivant le mot chinois ayant la même signification, à savoir 雲. Dans ce cas, on dit que noter dans un texte en japonais le mot kumo avec le caractère 雲 revient à faire une « lecture kun » de 雲. Initialement, pour un même kanji, un très grand nombre de lectures kun avaient émergé, car les sinogrammes possèdent de nombreux sens ; les usages se rationalisèrent progressivement, donnant les lectures kun actuelles.

On note aussi que certaines lectures kun, appelées kokkun (国訓?)13, présentent des divergences sémantiques par rapport aux significations chinoises ; il s'agit surtout de « traductions » initialement erronées dont l'usage s'est fixé dans la langue japonaise. Par exemple, le kanji 茸 possède la lecture kinoko qui renvoie au sens de « champignon », sens qui n'est pourtant pas associé à ce sinogramme en chinois. D'autre part, certains mots japonais qui renvoyaient à deux mots chinois distincts sont écrits au moyen de kanjis différents suivant leur contexte d'emploi. Par exemple, le verbe naosu (réparer, guérir) s'écrit 治す quand il s'agit de guérir une personne, mais 直す quand il s'agit de réparer un objetab.

Il existe, de manière plus anecdotique, en dehors des listes officielles mais inventoriées dans les dictionnaires, des lectures kun de kanjis historiquement plus récentes qui se basent sur des mots d'origine européenne et non sur le fond lexical japonais yamato-kotoba ; par exemple 頁, qui peut se lire pēji (de l'anglais page, page), ou 釦, qui peut se lire botan (du portugais botão, bouton), ne sont pas particulièrement rares dans l'usage contemporain.
Ateji et jukujikun

Des kanjis peuvent n'être employés que pour leur lecture, c'est-à-dire en faisant fi de leurs sens propres. Il s'agit du phénomène des 当て字 (ateji?). Par exemple, des mots tels やじ (yaji, huées) ou ごまかす (gomakasu, tricher) sont souvent écrits en kanjis respectivement 野次 et 誤魔化す, les kanjis 野 (ayant entre autres lectures ya), 次 (ji), 誤 (go), 魔 (ma), 化 (ka) ayant été plaqués « arbitrairement » (sans liens directs en termes d'étymologie) sur les mores en question.
Naissance des hiraganas, par l'écriture cursive de man'yōgana.

Dans ce contexte, les ateji sont aussi appelés « emprunts (aux lectures)ac,14 », et se divisent entre « emprunts aux lectures on » (shakuon) et les plus rares « emprunts aux lectures kun » (shakkun). Cette utilisation phonétique des kanjis, si elle est relativement rare au sein du japonais actuel, était au contraire la norme à l’ère Nara ou au début de l'ère Heian : la langue nipponne s’écrivait entièrement ou en partie phonétiquement via des kanjis (le corpus des man'yōgana) lesquels ont ensuite évolué pour donner naissance aux syllabaires hiraganas (cf. tableau ci-contre). Par ailleurs, on peut noter que les syllabaires katakanas sont essentiellement des parties (abréviations) de man'yōgana, donc de kanjis, utilisés en kundoku ; par exemple, les katakanas ku et mo sont le résultat des abréviations 久→ク et 毛→モ.

Ce phénomène ne se limite pas aux mots purement japonais, les ateji pouvant transcrire en kanjis des termes issus de langues non-sinographiques. Ainsi, de nombreux termes souvent liés au bouddhisme, conformément aux usages chinois, sont des transcriptions phonétiques en kanjis de mots sanscrits ; de même, quelques mots d'origine européenne dont la pénétration dans la langue japonaise est ancienne, comme 合羽 (kappa, veste imperméable, du portugais capa) peuvent s'écrire phonétiquement en kanjis. Hormis ces quelques cas, l'usage contemporain veut que les mots originaires des langues étrangères s'écrivent en katakanas. Par exemple, le mot gasu (issu du flamand gas, « gaz ») était généralement écrit avec des ateji (瓦斯) au XIXe siècle, tandis que sa forme contemporaine est en katakanas (ガス) ; les mots plus récents, comme « Internet » (インターネット, intānetto), ne possèdent que leur(s) transcription(s) en katakanas.

À l'inverse, les caractères de certains composés peuvent n'être employés que pour la sémantique : dans ce cas, chaque kanji de ce composé pris individuellement n'a pas de lecture propre, c'est uniquement le composé dans son ensemble qui possède une lecture. On parle alors de 熟字訓 (jukujikun?) pour désigner ce type de composés. Le plus souvent, dans les dictionnaires, ces termes se trouvent à l'intérieur de l'entrée relative au premier kanji du composé.

Par exemple, le composé 太刀 (en français « grand sabre », composé des kanjis « extrêmement » – ou « grand » – et « sabre ») est un jukujikun qui ne se lit ni futo + katana (qui serait deux lectures kun) ni tai + tō (deux lectures on), ni aucune combinaison intermédiaire ; il est lu tachi, d'après un terme japonais primitif issu du verbe 断つ (tatsu, couper), sans aucun lien avec les lectures de 太 et 刀. Les jukujikun incluent quelques mots d'origine européenne, dont certains demeurent relativement fréquents de nos jours, comme 煙草 (tabako, tabac) – littéralement « fumée-herbe ».

De surcroit, le terme ateji peut inclure les jukujikun dans son acception la plus large14.
Exemples de kanjis avec leurs principales lectures
Jeune femme s'exerçant aux kanjis. Estampe sur bois Ukiyo-e par Yōshū Chikanobu, 1897.

Nota: les lectures on sont indiquées ici en majuscules, les lectures kun sont en minuscules. Seules les lectures officielles sont présentées.


Signification : arbre, bois (matière)
Lectures : BOKU / MOKU / ki / ko
Clé : 木 (arbre)
Nombre de traits : 4
Exemples de mots : 木 (ki → arbre) ; 木星 (mokusei → Jupiterad) ; 木曜日 (mokuyōbi → jeudi = le jour de Jupiter)
Jukujikun : 木綿 (momen → coton)


Signification : livre, racine, base, origine, compteur pour objets cylindriques
Lectures : HON / moto
Clé : 木 (arbre)
Nombre de traits : 5
Exemples de mots : 本 (hon → livre) ; 山本 (Yamamoto → un nom de famille) ; 基本 (kihon → fondation, base)


Signification : soleil, jour
Lectures : NICHI / JITSU / hi / ka
Clé : 日 (soleil)
Nombre de traits : 4
Exemples de mots : 本日 (honjitsu → aujourd'hui) ; 毎日 (mainichi → tous les jours) ; 朝日 (asahi → soleil du matin), 十日 (tōka → le dix du mois, dix jours)

Furigana
Exemple d'utilisation de furigana en écriture horizontale avec le kanji 明.

Parfois, on utilise des hiraganas ou katakanas de petite taille au-dessus (écriture horizontale) ou à droite (écriture verticale) des kanjis pour en spécifier la lecture. Ces caractères sont alors appelés furigana (振り仮名). Les furigana sont en particulier utilisés pour indiquer la lecture non officielle (c'est-à-dire absente de la liste des jōyō-kanji) d'un kanji officiel, la lecture d'un caractère non officiel, ou encore la lecture difficile d'un nom propre (prénom, nom de lieu, etc.).

Dans les textes officiels, les éléments non officiels doivent être accompagnés de furigana ou être remplacés par des kanas ; dans les publications pour enfants, un large usage des furigana est fait, du fait que les enfants ont généralement des capacités à lire les kanjis plus limitées que les adultes.

Des kanas situés après le kanji ou le mot en question, entre parenthèses ou dans une police de taille inférieure, peuvent aussi faire office de furigana.
Politiques de l'État japonais concernant les kanjis
Premières tentatives de réformes (de l'ère Meiji à 1945)
Sinogramme « fleur »

La volonté et les initiatives pour rationaliser et simplifier les kanjis sont antérieures aux réformes post-Seconde Guerre mondiale, mais aucun avis officiel de l'époque ne fut appliqué ; les usages de l'époque se sont donc appuyés sur la tradition. Durant l’ère Meiji, les formes du dictionnaire chinois de référence Kangxiae constituaient de facto le canon pour la typographie qui connut alors un essor sans précédent. On note toutefois quelques différences entre le Kangxi et les habitudes d'impression au Japon, en raison des trois phénomènes suivants :

Des différences de design qui peuvent aller jusqu'à modifier la forme (ossature) du kanji. Par exemple, les clés kanmuri dérivées de 艸 et 丱 furent rendues en trois traits au Japon au lieu des quatre traits du Kangxi15 (cf. vignette ci-contre).
L'usage majoritaire au Japon de certains caractèresaf traités dans le Kangxi comme des variantes secondaires de formes correctes.
L'usage au Japon de kokuji qui sont par définition absents du Kangxi, un ouvrage purement chinois.

Ces formes traditionnelles (japonaises) sont identifiées sous le terme de iwayuru-kōkijitentai16 (ci-dessous « formes quasi-Kangxi »), tandis que, dans les dictionnaires de kanjis, les formes du Kangxi stricto sensu sont souvent désignées en japonais par les termes seiji et seijitai, littéralement « caractères (formes) correct(e)s »ag.

Avec l'industrialisation du Japon, émergea le débat quant à la nécessité de simplifier l’écriture. Fukuzawa Yukichi, un penseur majeur de la Restauration de Meiji, proposa17 en 1873 dans un essai de réduire le nombre de kanjis (文字之教, De l'enseignement des caractères). Certaines propositions plus extrêmes furent faites, comme celle de Nishi Amane en 1874 d’écrire le japonais en lettre latines18, mais la perte culturelle et la création d'une discontinuité civilisationnelle que cette idée eût engendrées firent qu'elle ne rencontra que peu de succès. Néanmoins, une première réforme vit le jour du côté des syllabaires hiraganas ; ces derniers, qui disposaient jusque là de plusieurs formes, furent organisés avec une unique forme, les formes alternatives (hentaigana) étant rendus obsolètes, avec comme première étape l’arrêt de leur enseignement dans les écoles primaires en 1900.

En novembre 1922, une commission gouvernementale (臨時国語調査会) établit une liste de 1 962 kanjis, appelés kanjis d'usage courant (常用漢字, jōyō-kanji) publiée au journal officiel l’année suivante, mais cette décision ne fut pas appliquée notamment en raison des difficultés rencontrées par les autorités à la suite du grand séisme du Kantō de 1923. Une nouvelle tentative cependant fut faite en 1942 de limiter les kanjis avec l'avis rendu par le Conseil de la Langue japonaise (国語審議会) qui préconisa d'adopter une liste de 2 528 kanjis19. Toutefois, les oppositions furent nombreuses tandis que les difficultés liées à la guerre s'amoncelaient ; la proposition ne fut pas suivie par le Cabinet.
Réformes d’après-guerre
Tōyō-kanji

L'occupation par l'armée américaine du Japon après la fin de la Seconde Guerre mondiale s'accompagna d'un grand nombre de réformes imposées par l'occupant. Les autorités américaines d'occupation voyaient dans l'usage des kanjis un système d’écriture favorisant l’illettrisme et allant à l'encontre du processus de démocratisation du Japon. Cette vision fut finalement contredite par une vaste étude sur l’alphabétisation du Japon en 1948 conduite par l'anthropologue John C. Pelzel montrant, à la surprise des Américains, que près de 98 % des Japonais n'avaient pas de difficultés particulières pour lire les kanjis20.

Néanmoins, en amont de cette étude, les autorités japonaises avaient déjà publié, pressées par les forces d'occupation21 et après seulement quelques mois de réflexion, une liste de 1 850 kanjis en 1946 ; celle-ci fut entérinée par le Cabinet à la hâte – seulement onze jours plus tard – le 16 novembre (cf. le document original [archive] [PDF]). Cette liste fut nommée « liste de kanjis à usage provisoire » (当用漢字表, tōyō-kanji-hyō). De fait, celle-ci se borna à définir les kanjis (plus exactement les classes de kanjis) dont l'usage fut autorisé dans les textes officiels, les médias et la société en général ; la liste indiqua que les formesah et les lectures officielles auraient à être fixées ultérieurement. Les décrets suivants vinrent ainsi en complément :

Table des lectures des tōyō-kanji en 1948 (augmentée en 1973),
Définition des kanjis de l'enseignement primaire en 1948 (881 kanjis dans un premier temps, connus sous le terme de kyōiku-kanji),
Formes des tōyō-kanji en 1949, qui officialisèrent les formes simplifiées22.

Une partie (environ un cinquième) des formes des tōyō-kanji publiées en 1949 sont simplifiées par rapport aux formes d'impression traditionnelles jusqu'alors en vigueur (formes quasi-Kangxi). Ces formes sont appelées formes nouvelles (新字体, shinjitai) et leurs contreparties traditionnelles sont communément désignées sous le terme de forme ancienne (旧字体, kyūjitai)ai. Les formes anciennes ne furent pas pour autant rendues totalement obsolètes, car le décret n'imposa pas de changer en particulier les noms de famille qui s’écrivent avec ces formes. Les formes « nouvelles » sont en fait pour la plupart des variantes qui sont des « formes abrégéesaj » ayant elles-mêmes une longue tradition notamment dans le domaine de l'écriture manuscrite.

Le degré de coercition de cette réforme fut fort. Le décret de 1946 indique en effet que les mots s’écrivant initialement avec des kanjis hors-liste doivent être remplacés par des synonymes, ou bien écrits en syllabaires sans leurs kanjis ; les furigana sont de surcroit proscrits. Les domaines spécialisés furent par ailleurs invités à revoir leur terminologie afin de ne pas devoir recourir à des kanjis hors-liste.

Avec ces restrictions, de nombreux mots, notamment des termes sinoxéniques, ne purent donc plus s'écrire entièrement en kanjis ; apparut le phénomène des « écritures mélangéesak » (par exemple き損al au lieu de l'écriture originale 毀損) qui rendent parfois la lecture difficile. Pour limiter le nombre de ces hybrides, les autorités publièrent un rapport [archive] [PDF] en 1956 qui valida des changements orthographiques consistant à puiser dans les caractères officiels pour remplacer les kanjis hors-liste.

En outre, en 1948, la législation japonaise sur le registre familial (戸籍, koseki?) limita aux tōyō-kanji les kanjis autorisés pour déclarer les nouveau-nés. De fait, un nombre important de kanjis jusqu'alors fréquents pour les prénoms se retrouva exclu des possibilités pour nommer les enfants. Cette réforme suscita de nombreuses critiques ainsi que des procès civils. En réponse, le gouvernement autorisa par ordonnance23 en 1951 une liste supplémentaire de 92 kanjis.

Ces kanjis spécifiquement autorisés pour les prénoms sont connus sous le terme de jinmeiyō-kanji ; leur nombre est allé croissant d'ajouts en ajouts (cf. section dédiée).
Jōyō-kanji

En dépit de la nature provisoire des tōyō-kanji, ces derniers restèrent en vigueur 35 ans. En 1981, une nouvelle liste de kanjis officiels vint en remplacement : il s'agit des kanjis d'usage courant (常用漢字, jōyō-kanji). Le nombre de kanjis augmenta quelque peu avec 1 945 caractères au total. Cette liste est décrite comme un « objectif » – en non une règle absolue – qui n'a pas pour vocation de réguler les usages dans les domaines scientifiques, artistiques et les autres domaines spécialisés. En outre, l'utilisation des furigana ne fut plus bannie.

Les 1 945 formes canoniques (通用字体, tsūyō-jitai?)24 des jōyō-kanji reprennent en particulier les formes simplifiées (shinjitai) des tōyō-kanji. Par ailleurs, quelques remaniements eurent lieu au niveau des lectures.

Cette liste fut revue et augmentée en 2010 (cf. section dédiée).
Orientations officielles contemporaines
Formes standard pour l'impression

En 2000, sont définies les « formes standard pour l'impressionam » de 1 022 kanjis situés en dehors des jōyō-kanji, accompagnées de 22 variantes autorisées25 (kan'i-kan'yō-jitai). Ces kanjis ont été retenus pour leur relatif haut degré de fréquence d'utilisation, en dépit de leur absence de la liste des jōyō-kanji de l'époque ; cela signifie que, pour l'essentiel, les kanjis exclus à la fois des jōyō-kanji et de cette liste complémentaire sont d'une importance relativement négligeable dans le cadre du japonais contemporain (noms propres mis à part).

Fait nouveau parmi les réformes du XXe siècle, les formes choisies comme standard sont les formes traditionnelles (formes quasi-Kangxi). En outre, de nombreuses variantes, telles 涜 (pour 瀆) ou 掴 (pour 摑) qui suivent pourtant la même logique que les simplifications validées après-guerre (賣⇒売 ; 國⇒国), n'ont pas été retenues comme variantes autorisées, car elles étaient trop rares chez les éditeurs, en dépit de leur prédominance dans les logiciels grand-public de traitement de texte d'alorsan. Le jeu de caractères codés JIS X 0213 a connu une profonde révision en 2004 pour refléter les choix de ces formes standard.
Liste officielle des kanjis d'usage courant (depuis 2010)
Article détaillé : Jōyō kanji.

Le développement des ordinateurs personnels et des téléphones mobiles donne accès au grand-public à de nombreux kanjis « non jōyō », mais fort utiles. En réponse, l'Agence pour les Affaires culturelles a proposé le 7 juin 2010 une révision de la liste des jōyō kanji (rapport en japonais [archive] [PDF]), laquelle fut promulguée par le Cabinet le 30 novembre de la même année. Ainsi, l'effectif des kanjis officiels passe à 2 136, par l'ajout de 196 caractères et le retrait de 5 caractères jugés trop rares. Des ajouts ou suppressions sont également apportés au niveau des lectures.

Une forme canonique par kanji (par classe de kanjis) est fixée, soit 2 136 formes. Pour les nouveaux kanjis ajoutés en 2010, leur formes canoniques sont dans l'ensembleao des formes traditionnelles, dans la lignée de l'avis rendu en 2000. Par exemple, les formes 塡 ou 頰 sont choisies plutôt que les variantes 填 et 頬. D'autre part, les cinq kanjis 遡, 遜, 謎, 餅 et 餌 ont des variantes toléréesap (cf. illustrations ci-dessous).

Shinnyou kyoyou.gif Shokuhen kyoyou.gif

Fait nouveau, le rapport de l'Agence précise26 qu'en raison de l'usage contemporain généralisé des outils informatiques, l'esprit de cette réforme n'est pas d'exiger la capacité à écrire à la main, de mémoire, tous les kanjis de la liste ; néanmoins, il n'est pas précisé quels seraient les kanjis « difficiles » susceptibles de faire l'objet de cette exemption. En ce qui concerne l'écriture manuscrite, certaines variantes, en général plus simples que les formes canoniques, sont reconnues voire indiquées comme préférables27. La reconnaissance de formes (jitai) différentes entre l'écriture manuscrite et les caractères pour l'impression constitue là aussi une nouveauté par rapport aux réformes précédentes.
Kanjis autorisés pour les prénoms
Article détaillé : Jinmeiyō kanji.

La plupart des prénoms contemporains des Japonais sont composés de un à trois kanjisaq. À la suite de la dernière modification en 201728, 2 999 kanjis au total sont autorisés pour les prénoms des nouveau-nés, parmi lesquels on compte 230 variantes ; c'est-à-dire qu'il y a 2 769 classes de kanjis autorisées pour les prénoms, dont tous les jōyō-kanji (2 136 classes) ainsi que 633 autres classes. La majorité des 230 variantes sont des formes anciennes (kyūjitai) de jōyō-kanji.

Parmi les kanjis autorisés, certains caractères ne se prètent guère, en raison de leur sens, à être employés dans les prénoms, ce qui limite légèrement le nombre de kanjis disponibles en pratique. Même en tenant compte de ce fait, il demeure un nombre considérable de kanjis à disposition. D'autre part, le choix de la lecture est libre. Autrement dit, même si, dans la pratique, certains usages sont généralement observésar, n'importe quelle lecture peut être, en théorie, associée à un kanji dans un prénom, quand bien même aucun dictionnaire ne la reconnaitrait. Ces éléments font qu'il existe une grande variété de prénoms au Japon.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:22

Notes

↑ Le mot « kanji » est présent dans des dictionnaires français et s'accorde donc comme tous les noms communs français. Il en est de même pour les mots « kana », « hiragana » et « katakana ». Les noms plus techniques (par exemple, kokuji), sont indiqués en italique et restent invariables au pluriel, conformément à la grammaire japonaise.
↑ On trouve un terme similaire en chinois, duquel le mot japonais kanji est issu, prononcé aujourd'hui en mandarin standard hànzì (chinois simplifié : 汉字 ; chinois traditionnel : 漢字).
↑ Bien que les kanas soient ordinairement qualifiés de « syllabaires », convention qui sera également suivie dans cet article, il est plus précis de dire que chaque kana représente une more du japonais.
↑ Les kanjis ne sont pas théoriquement « obligatoires » pour écrire le japonais, à savoir qu'il est possible de n'écrire cette langue qu'à l'aide des syllabaires. Toutefois, l'usage contemporain est d'employer les kanjis pour une partie des mots. Ceci s'explique notamment par l'absence d'espaces entre les mots et des nombreux homophones qui rendent les textes difficilement lisibles en l'absence de kanjis ; les kanjis permettent en outre globalement de réduire le nombre de signes et donc la place prise par un texte.
↑ Les ouvrages Tennōki et Kokki (620), aujourd'hui disparus, sont des textes en sinogrammes antérieurs d'un siècle au Kojiki, selon les mentions qui en sont faites dans les chroniques Nihon Shoki.

Faune du Paléarctique

D'un bout à l'autre de l'aire, la faune du Paléarctique est assez uniforme. Elle a été marquée par de nombreuses périodes glaciaires dans la Préhistoire (Pléistocène/Holocène), et par une présence humaine importante et constante, sauf dans les régions les plus nordiques.

Elle partage de nombreux points communs avec la faune d'Amérique du Nord (région néarctique), certaines espèces sont communes aux deux continents (ours brun, loup, élan, renne…) ou vivent sous des formes très proches (bison, lynx, castor…).

À l'extrême nord, la faune eurasienne est quasiment identique à celle d'Amérique du Nord, avec laquelle elle partage les mêmes écosystèmes (toundra puis taïga). La faune mammalienne est assez riche. Beaucoup d'oiseaux sont migrateurs. La faune reptilienne et amphibienne est pauvre voire inexistante. Chez les invertébrés, seules les espèces très résistantes au froid parviennent à survivre ; certains diptères peuvent devenir très abondants en été, fournissant la nourriture de base à la plupart des oiseaux.

Dans la majeure partie de l'Europe, le climat est plus doux et la faune est plus variée. En France métropolitaine, on compte 37 espèces de reptiles, 34 d'amphibiens1, et plus de 35000 d'insectes2. L'espace y est largement mis en culture et aménagé par l'homme depuis plusieurs siècles voire millénaires, ce qui a pu favoriser certaines espèces (l'Alouette des champs commune en Europe est un oiseau des steppes qui s'est adapté à la campagne cultivée3), mais qui a fait reculer la plupart des espèces de la grande faune, poussées vers le Nord ou les montagnes (loup, aigle, lynx, bison…) ; les pollutions et l'urbanisation fragilisent le statut de nombreuses autres espèces pourtant communes.

Les chaînes de montagnes d'Europe (Pyrénées, Alpes, Carpates…) ont pu devenir le refuge d'espèces jadis beaucoup plus répandues, mais refoulées du fait de l'évolution du climat (la Chevêchette d'Europe, le Lagopède alpin, le Cassenoix moucheté sont des vestiges des temps glaciaires) ou de la pression des populations humaines (l'Aigle royal ou le Grand Corbeau étaient jadis beaucoup plus répandus, sans parler du loup ou de l'ours).

L'aire méditerranéenne a des caractéristiques originales : elle a une superficie restreinte mais le climat doux, l'abondance des îles (Corse, Sardaigne, Sicile…) et presqu'îles (péninsule Ibérique, Italie, Grèce, Turquie), et des chaînes de montagnes ont favorisé la spéciation. L'aridité et les températures estivales permettent l'installation d'espèces de tendance africaine (ganga cata, sirli de Dupont, aigle de Bonelli…) jusqu'aux rivages méridionaux de l'Europe. De nombreuses espèces animales (et végétales) sont menacées, du fait de leur aire de répartition restreinte et d'une pression humaine (tourisme, urbanisation…) souvent très forte. Le lynx pardelle ou le phoque-moine de Méditerranée sont au bord de l'extinction, et le phénomène est ancien : durant l'Antiquité, l'on pouvait rencontrer des lions en Grèce, et des éléphants en Afrique du Nord (ceux qu'utilisa Hannibal dans son expédition en Italie).

Plus au sud, le Sahara représente un espace de transition entre la région paléarctique et la région afrotropicale (dite aussi région africaine ou éthiopique). Bien que peu abondante (les grandes espèces ont récemment souffert d'une pression de chasse très forte, conduisant parfois à l'extinction), sa faune est originale avec des espèces typiquement adaptées au milieu désertique (dromadaires, gerboises, goundis…). L'aire « saharienne » déborde à l'est sur l'Arabie et le Proche-Orient. Le littoral et les oasis éparses permettent l'installation d'une faune un peu plus riche.

En Asie du Nord, l'environnement naturel est assez uniforme ; quelques particularités géographiques, comme le lac Baïkal accueillent de nombreuses espèces endémiques.

En Asie centrale, le climat continental prononcé fait qu'il n'existe pas de zone à climat doux comme en Europe ; l'on passe de la taïga (parfois de la forêt mixte) à la steppe ou au désert froid (Gobi…) puis à des déserts plus chauds jusqu'aux montagnes iraniennes, afghanes ou aux contreforts de l'Himalaya. La faune est typique des steppes et semi-déserts (exemples d'espèces typiques : l'aigle des steppes, la saïga, l'hémione, le chameau de Bactriane…), des animaux originaires d'Asie du Sud voire d'Afrique peuvent se rencontrer (par exemple le varan du désert, le cobra d'Asie centrale, le ratel) dans les régions les plus méridionales (Turkménistan, Ouzbékistan…). Les bords de la mer Caspienne et quelques vallées offrent un climat plus doux, où se rencontrent quelques éléments de la faune méditerranéenne (nette rousse, érismature à tête blanche…).

L'Himalaya trace une frontière entre la région paléarctique et la région indo-malaise ou orientale ; les pics culminant à plus de 8 000 mètres laissent peu de possibilités de traversée pour la faune. Certaines espèces (caprins, la panthère des neiges et le célèbre panda géant) sont typiques de cette zone; comme dans les Alpes pour la faune d'Europe, elles y ont trouvé refuge pour des raisons climatiques ou pour échapper à la pression anthropique.

L'Asie de l'Est est plus humide et chaude ; il n'y a pas de rupture nette (comme le Sahara ou l'Himalaya) entre la faune subtropicale et la faune boréale, certains pays (Corée, Japon voire l'Extrême-Orient russe) présentent une faune très originale, mélangeant des espèces d'Asie du Sud-Est (macaque japonais, ours à collier…) et de Sibérie (ours brun, gélinotte, épinochette…)4.

Il est plus difficile de décrire la faune marine, mais elle connaît des spécificités proches de celle des terres émergées : à tendance arctique au nord, à tendance subtropicale au sud (mer Rouge, golfe Persique, mer de Chine orientale voire Méditerranée, surtout depuis l'ouverture du canal de Suez qui a permis le passage d'espèces de l'océan Indien).

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
↑ Wani serait venu, selon le Nihon Shoki, en l'an 16 du règne de l'empereur Ōjin, qui pourrait se situer entre la seconde moitié du IIIe siècle et le début du Ve siècle.
↑ Néanmoins, on trouve quelques cas pour lesquels l'attribut de kokuji ne fait pas l'objet d'un consensus ; par exemple, il n'est pas exclu que dans certains cas des caractères aient été « redécouverts » au Japon, à savoir que les Japonais créèrent une composition nouvelle, dotée d'une certaine signification, tout en ignorant qu'elle existait par ailleurs en Chine avec un sens à priori différent. Par exemple, « séparation » (俣, mata?) fut créé au Japon par une déformation d'« espérer » (俟, matsu?), mais c'est par ailleurs un caractère rare trouvé en poésie chinoise sans que les deux aient un quelconque lien direct.
↑ Lorsqu'un kanji est insécable, ce caractère et sa clé auront les mêmes graphies.
↑ Il existe souvent des appellations alternatives. Seul un exemple est indiqué ici.
↑ Cette clé est appelée onna dans les autres emplacements.
↑ Variante de la clé 邑.
↑ La révision de la norme JIS X 0213 en 2012 ne comporte aucune modification au niveau des caractères eux-mêmes.
↑ Cf. japonais 筆画 (hikkaku?, littéralement « trait au pinceau ») ou 点画 (tenkaku?, littéralement « trait ou point »).
↑ L'ordre des traits est appelé en japonais 筆順 (hitsujun?) ou, familièrement, 書き順 (kakijun?).
↑ La différence entre un fondu et un arrêt marqué est surtout nette dans le cas d'une écriture au pinceau.
↑ La forme principale choisie par le dictionnaire n'est pas nécessairement antérieure aux autres variantes présentées.
↑ 亀 est une forme spécique au Japon du sinogramme « tortue ». La classe à laquelle elle appartient existe originellement parmi les caractères chinois, aussi ne parle-t-on pas de kokuji dans ce cas.
↑ Si on se limite aux lectures officielles des jōyō-kanji, les lectures kun les plus longues, terminaisons exclues, ont cinq syllabes. Cf. les mots japonais 承る (uketamawa-ru), 志 (kokorozashi), et 詔 (mikotonori).
↑ La syllabe shi (し) est monomorique, tandis que les syllabes kan (かん) et kō (こう) sont bimoriques.
↑ Ce sont notamment les syllabes du chinois médiéval dites « tons d'entrée » (入声, nisshō?) qui ont donné naissance aux lectures on pluri-syllabiques. On trouve par exemple la lecture eki de 易 (mandarin contemporain yì) ou la lecture etsu de 謁 (yè).
↑ Les éléments indiqués après les traits d'union sont des terminaisons (okurigana) verbales ; elles s'écrivent en syllabaire et sont, dans la pratique, indissociables des radicaux. Ainsi, le kanji 動 est entre autres associé au verbe ugoku (mot japonais pour « bouger ») qui se transcrit 動く (く est le hiragana ku) ; du point de vue sémantique japonais, ugo-ku est considérée comme une lecture kun de 動, et non simplement ugo. En revanche, cela n'empêche pas les okurigana d'être modifiés par conjugaisons, sans que la forme conjuguée ne constitue une lecture kun distincte ; par exemple, le verbe « bouger » mis au passé devient 動いた (ugo-ita). En outre, des verbes différents peuvent posséder des radicaux ayant la même prononciation tout en constituant deux lectures kun distinctes d'un kanji. Par exemple, les deux verbes 剝げる (hageru, se détacher) et 剝ぐ (hagu?, écorcher) revoient formellement à la même prononciation du kanji 剝 (en l’occurrence ha), tandis que ha-geru et ha-gu sont vues comme deux lectures kun différentes de 剝.
↑ La liste des lectures et sens indiqués ici n'a pas vocation à être exhaustive.
↑ Les lectures des Tang sont aussi appelées sō-on (宋音, en référence du début de l'ère Song) ou tōsō-on (唐宋音, lectures Tang ou Song).
↑ 漢語 (kango) est plus fréquent que 字音語 (jiongo) dans la littérature mais le premier a le défaut d'être quasi-homographique avec le mot chinois hànyǔ (« langue chinoise ») écrit en sinogrammes traditionnels.
↑ Certains termes reprennent cependant des combinaisons existant en chinois ancien, mais un sens totalement nouveau leur a été attribué, ce qui fait qu'ils sont généralement considérés comme « dérivés » du chinois et non « empruntés ».
↑ Une partie de ces mots originaux japonais (和製漢語, wasei-kango?) ont vu le jour après la fin de la politique isolationniste nipponne dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous l'impulsion notamment de Fukuzawa Yukichi et Mori Arinori, permettant de traduire des concepts nouveaux venant de la civilisation occidentale de l'époque, avant d'être parfois exportés vers le chinois ou le coréen, comme 社会 (shakai, société).
↑ Cf. japonais 宣命体 (senmyōtai), style de transcription du japonais dans lequel les substantifs ou racines des verbes sont écrits en kanjis de grande taille, tandis que les éléments grammaticaux (terminaisons, particules, etc.) sont transcrits en man'yōgana de petite taille. La naissance de ce style constitua une étape majeure dans la constitution du système d'écriture japonais actuel. Son apparition daterait de l'ouvrage Shoku Nihongi (797), bien qu'aucun original ne sous soit parvenu.
↑ Cf. japonais 同訓異字 (dōkun-iji), « même kun, différents kanjis ».
↑ Cf. japonais 借字 (shakuji) ou 借り字 (kariji), signes empruntés.
↑ Jupiter est la planète de l'élément « bois ».
↑ Cf. japonais 康熙字典 (Kōkijiten).
↑ Par exemple les variantes 讃 et 餅, pour 讚 et 餠.
↑ Toufefois, le terme seiji (ou seijitai) peut, selon le contexte, faire référence à d'autres standards. Par exemple, dans un contexte juridique, il peut désigner les caractères dont les formes sont autorisées par la législation pour les documents officiels contemporains.
↑ Tout en remettant à plus tard la définition des formes, la liste de 1946 des tōyō-kanji indique cependant déjà quelques formes simplifiées qui sont qualifiées de principales (本体, hontai) par rapport aux formes originelles.
↑ En japonais, le terme 旧字体 (kyūjitai, « forme ancienne ») n'a pas de définition unique : certains dictionnaires de kanjis considèrent en effet la forme ancienne comme étant la forme stricto sensu du Kangxi d'un kanji ayant été réformé, tandis que d'autres optent pour la forme traditionnelle japonaise (quasi-Kangxi). Kyūjitai peut aussi désigner l'écriture au Japon antérieure aux réformes, auquel cas toutes les formes pseudo-Kangxi, y compris celles n'ayant pas été réformées, sont incluses.
↑ Cf. japonais 略字体 (ryakujitai), forme abrégées.
↑ Cf. japonais 混ぜ書き (mazegaki), écritures mélangées.
↑ き est un hiragana qui code la more ki, en remplacement du kanji 毀.
↑ Cf. japonais 印刷標準字体 (insatsu-hyōjun-jitai?, formes standard pour l'impression).
↑ Par exemple, le kanji 瀆 (« fossé ») n'est pas répertorié dans la norme JIS X 0208, standard fréquemment utilisé en informatique notamment dans les années 1990 ; on y trouve uniquement la variante 涜.
↑ Parmi les kanjis transférés de la liste de 2000 aux jōyō-kanji, 曽, 麺 et 痩 sont cependant des variantes kan'i-kan'yō-jitai.
↑ Les cinq variantes de 遡, 遜, 謎, 餅 et 餌 sont dites « formes tolérées » (許容字体, kyoyō-jitai), c'est-à-dire utilisables à la place des formes canoniques, faute de mieux. Il n'est cependant pas possible de les afficher avec le jeu de caractères JIS X 0213 et des polices ordinaires.
↑ Pour les prénoms des Japonais, il est également possible d'utiliser les kanas, le signe ー (chōonpu) et certaines marques d'itération ; en revanche, les lettres latines et les autres signes ne sont pas autorisés.
↑ La majorité des prénoms japonais suivent les lectures kun, on, ou les lectures spécifiques aux prénoms répertoriées dans les dictionnaires, connues sous le terme de 名乗り読み (nanori-yomi?).

Références

↑ Dictionnaire Daijisen, éditions Shōgakukan.
↑ Le vocable yomikata, littéralement « manière de lire», est également fréquemment usité. Le terme de onkun est employé en référence aux deux catégories de lectures que sont les lectures on d'une part et les lectures kun. Source : dictionnaire Daijisen, éditions Shōgakukan.
↑ JKATF, page 1 640.
↑ Le manuel pour l'instruction de l'ordre des traits (筆順指導の手びき) est un standard toujours utilisé de nos jours bien qu'il n'en soit plus fait officiellement mention dans la « Norme des manuels scolaires autorisés pour l'enseignement obligatoire » de 2014 (義務教育諸学校教科用図書検定基準 [archive], Ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, paragraphe 国語科「書写」, partie 1, point 4 : « 漢字の筆順は、原則として一般に通用している常識的なものによっており、行書で筆順が異なる字については、適切な説明を加えていること »).
↑ BUNKA-CHŌ, page 205.
↑ En japonais honegumi (骨組み?) ou kokkaku (骨格?), BUNKA-CHŌ, page 7.
↑ a et b BUNKA-CHŌ, page 7.
↑ BUNKA-CHŌ, page 213 (« 書体とは,字体を基に文字が具現化される際に,文字に施された一定の特徴や様式の体系を言う »)
↑ BUNKA-CHŌ, page 8.
↑ Dictionnaire Kangxi, page 1 330 [archive].
↑ Halpern, Jack (1990). New Japanese-English Character Dictionary: A Semantic Approach to Kanji Lexicography
↑ 訓読 (kundoku?) est également trouvé comme simple synonyme de kun'yomi. Source : dictionnaire Daijisen, éditions Shōgakukan.
↑ Terme qui, dans une autre acception, est aussi un simple synonyme de kun'yomi. Source : dictionnaire Meikyō-Kokugo-Jiten, éditions Taishūkan.
↑ a et b Cf. définition de ateji dans le dictionnaire 明鏡国語辞典, éditions TAISHUKAN Publishing.
↑ Cf. le rapport du 22e Conseil de la Langue japonaise (国語審議会) sur la « Table des formes des kanjis hors-liste » (表外漢字字体表), Ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, paragraphe 二.字体表 [archive], point 6.
↑ Cf. japonais いわゆる康熙字典体 (iwayuru-kōkijitentai). Une définition de ce terme est donnée dans le rapport du 22e Conseil de la Langue japonaise (国語審議会) sur la « Table des formes des kanjis hors-liste » (表外漢字字体表), Ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, paragraphe 一.前文 [archive], section 1, point (2).
↑ ウェブスター辞書と明治の知識人, Isamu HAYAKAWA, page 209. (ISBN 978-4861101281)
↑ Cf. essai de Nishi Amane : 洋字ヲ以テ国語ヲ書スルノ論.
↑ La liste des kanjis standard (標準漢字表, hyōjun-kanji-hyō?) de 1942 se divise en 1 134 kanjis d'usage courant, 1 320 kanjis d'usage quasi-courant et 74 kanjis spéciaux pour des termes spécifiques trouvés dans la Constitution de l'Empire ou la loi de la maison impériale. Cf. le document original [archive] [PDF].
↑ 戦後日本漢字史, Tetsuji ATSUJI, 2010.
↑ T. MAEDA, page 9.
↑ Le rapport du Conseil de la Langue japonaise [archive] (国語審議会) de 1948 auquel se réfère le décret de 1949 montre les formes (ossatures) des tōyō-kanji dont l'usage sera commun tant pour les caractères d'imprimerie (styles Ming et dérivés) que pour l'écriture manuscrite (style régulier) ; le rapport mentionne néanmoins qu'il continuera d'y avoir parfois des différences entre les représentations imprimées et habitudes manuscrites (ces différences de design ne remettant pas en question l'unicité des ossatures des tōyō-kanji).
↑ Article 60 du décret d'application de la loi sur le registre familial (戸籍法施行規則).
↑ tsūyō-jitai (通用字体?, littéralement « formes ayant cours ») est un terme qui fut officiellement consacré dans la Table des jōyō-kanji (常用漢字表?, 1981), au paragraphe 表の見方及び使い方 [archive]. Voir aussi BUNKA-CHŌ, pages 9 et 212.
↑ Ces 22 variantes sont dites 簡易慣用字体 (kan'i-kan'yō-jitai?, formes d'usage simples) et sont des alternatives officiellement reconnues, en principe plus simples que les formes standard, comme 鹸 pour 鹼 ou 撹 pour 攪. D'autres formes sont « tolérées », au sens où la norme indique que l'on peut les employer faute de mieux ; toutefois, elles ne sont plus affichables avec le jeu de caractères JIS X 0213 et les polices ordinaires. Détails sur les formes tolérées : 表外漢字字体表 二.字体表 [archive] (Ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, 5e point).
↑ Extrait page 7 : « 情報機器の使用が一般化・日常化している現在の文字生活の実態を踏まえるならば、漢字表に掲げるすべての漢字を手書きできる必要はなく、また、それを求めるものでもない。 »
↑ BUNKA-CHŌ, page 206. En outre, les variantes spécialement autorisées pour l'écriture à la main peuvent être néanmoins utilisées comme formes d'impression dans le cas où le style employé se veut au plus proche l'écriture manuscrite régulière, ce qui est notamment le cas avec le style d'impression kyōkashotai. Cf. BUNKA-CHŌ, pages 60, 61 et 83.
↑ Journal officiel japonais (Kanpō) du 25 septembre 2017 : décret du ministère japonais de la Justice numéro 32, ajoutant le kanji 渾.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7955
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   Jeu 4 Jan à 9:31

Hanja
Hangeul 한자
Hanja 漢字
Romanisation révisée Hanja
McCune-Reischauer Hancha

Écritures du japonais
Kanji (漢字) tōyō kanji (当用漢字) · jōyō kanji (常用漢字) · kyōiku kanji (教育漢字) · jinmeiyō kanji (人名用漢字) · kyūjitai (旧字体) · shinjitai (新字体)
Kana (仮名) man'yōgana (万葉仮名) · hiragana (平仮名) · katakana (片仮名) · hentaigana (変体仮名)
Emplois spécifiques : furigana (振り仮名) · okurigana (送り仮名) · rekishiteki kanazukai (歴史的仮名遣)
Rōmaji Hepburn · kunrei-shiki · nippon-shiki · JSL · wāpuro rōmaji

Articles connexes

Japonais, écritures du japonais
Caractères chinois, langues chinoises
Rationalisation de l'écriture chinoise, sinogramme simplifié
Kanjis d'usage courant, liste des kanjis de l'enseignement primaire classés par niveau, caractères authorisés pour les prénoms
Kanken (examen de kanji)
Kanji de l'année

Les hanja (hangeul : 한자 ; hanja : 漢字, prononciation : /han.tcha/) sont des caractères chinois (en chinois hànzì) utilisés dans la langue coréenne avant l’introduction des hangeul, et encore parfois aujourd’hui, en complément historique et culturel de ces derniers. On appelle en coréen 한문 « hanmun » 漢文 les textes composés en hanja qui suivent la grammaire chinoise classique. Leur prononciation, et interprétation, est différente en coréen et en chinois, mais leur forme est quasiment identique à celle des caractères chinois traditionnels (hanzi), à l'instar des kanjis japonais, et non à ceux du simplifiée. Seuls quelques rares hanja sont spécifiques au coréen.

Histoire

L'une des principales causes de l'introduction des hanja en Corée fut la diffusion du bouddhisme. L'utilisation des caractères chinois fut adaptée au coréen. Le principal texte qui introduit les hanja en coréen n'est cependant pas un texte religieux mais le Chonjamun. Les hanja étaient pratiquement le seul moyen d'écrire (en chinois, le coréen restant essentiellement oral) jusqu'à ce que le roi Sejong le Grand, quatrième monarque de la dynastie Yi, promulgue l'alphabet hangul en 1446 comme système officiel de transcription de la langue vernaculaire. Mais même après cela la plupart des lettrés coréens continuèrent à écrire en chinois classique, durant plusieurs siècles.

Il y eut d'autres systèmes, conçus plus tôt, afin d'utiliser les caractères chinois simplifiés pour transcrire phonétiquement le coréen :

Hyangchal (en coréen 향찰 ; 鄕札),
Kugyŏl (en coréen 구결 ; 口訣),
Idu (en coréen 이두 ; 吏讀), un système rationalisé dès le VIIe siècle par Seol Chong.

Mais la plupart des Coréens devaient connaître le chinois écrit afin d'être alphabétisés.

Ce n'est qu'au XXe siècle que le hangul remplaça définitivement les hanja. Officiellement, les hanja ne sont plus utilisés en Corée du Nord depuis 1949.

L'utilisation des hanja ou du hangul a fait l'objet de nombreux débats en Corée du Sud : dès 1948, une loi incite à l'usage exclusif du hangul mais autorise les hanja, tandis que le ministère de l'éducation cherche à remplacer les 60 % de mots d'origine chinoise par des équivalents coréens. En 1961, un plan prévoyant l'utilisation exclusive du hangul dut être retiré devant l'opposition des confucéens et de nombreux intellectuels selon lesquels la Corée se serait coupée de ses racines culturelles1.
Formation des caractères

Chaque hanja est composé de l'une des 214 clés sémantiques et éventuellement d'un ou plusieurs éléments supplémentaires. La très grande majorité des hanja utilisent ces éléments supplémentaires pour indiquer la prononciation du caractère, mais quelques rares hanja sont purement pictographiques et furent conçus de manière différente.
Signification et sons

En coréen moderne, quand un hanja apparaît dans un mot ou en tant que mot à part entière, il est toujours prononcé de la même manière. Cependant, pour aider à comprendre les caractères, les dictionnaires de caractères et les livres scolaires se réfèrent à chaque caractère non seulement par son son mais également par sa signification. Cette lecture duale signification-son des caractères est appelée eumhun (음훈; 音訓; d'après 音 « son » + 訓 « signification », « apprentissage »).

Par exemple, le caractère 愛 est référencé dans les dictionnaires de caractères sous le nom sarang ae (사랑 애), où sarang est le mot « amour » (la signification du caractère) et ae est sa prononciation. De même, le caractère 人 est lu saram in (사람 인), où saram signifie « personne » et in est sa prononciation. Quand ces deux caractères sont combinés pour former le mot 愛人, ils sont simplement lus aein (애인; prononcé « ay-in »), ce qui signifie l'idée d'un être cher ou de l'être aimé (« amour » + « personne »).

Le ou les mots utilisés pour indiquer la signification sont la plupart du temps d'origine coréenne (i.e., non d'origine chinoise), et sont parfois des mots archaïques qui ne sont plus utilisés couramment. Par exemple, le caractère 山 est référencé sous me san ou moe san (메산, prononcé « meh sahn »; ou 뫼산, prononcé « moeh sahn »), où me ou moe est un mot archaïque pour « montagne » qui de nos jours a été quasiment totalement remplacé par le mot san qui dérive du chinois.

Ce concept de dualité signification-son est similaire mais pas identique aux lectures japonaises On'yomi et Kun'yomi des Kanji, où un caractère peut être lu selon sa prononciation d'origine chinoise (on) ou sa signification japonaise (kun).
Éducation

Les hanja sont toujours enseignés en Corée du Sud. Les cours de hanja ont lieu du collège au lycée. 1807 hanja sont enseignés (soit 329 de moins que les kanjis au Japon) : 900 au collège et 900 au lycée. Les cours de hanja dans l'enseignement supérieur existent dans la plupart des universités.

L'instauration de cours de base de hanja en 1972 a été modifié le 31 décembre 2000 afin de remplacer 44 hanja par 44 autres. Le choix des caractères à éliminer fut la cause de vives polémiques avant et après la promulgation de la nouvelle loi.

Dans les universités d'outre-mer, la connaissance de quelques hanja est une nécessité pour les élèves en études coréennes ou en « coréologie ». Ceux qui obtiennent leur diplôme connaissent généralement au moins les 1800 hanja de base.
Utilisation

Comme beaucoup de hanja (et donc de mots dérivés) partagent la même prononciation, deux mots hanja distincts peuvent être transcrits de la même manière en alphabet phonémique han'gûl. Aussi, les hanja sont-ils fréquemment employés afin de clarifier le sens, soit seuls sans le mot équivalent en han'gûl, soit entre parenthèses après le mot han'gûl, formant ainsi une glose. Les hanja sont également souvent utilisés comme abréviations dans les titres de journaux, les publicités et les panneaux. Voici quelques exemples d'utilisation :
Les hanja dans les médias écrits

Les caractères sino-coréens sont le plus souvent utilisés dans la littérature classique, où ils sont utilisés sans leurs équivalents en han'gûl. Soit tous les mots d'origine sino-coréenne peuvent être écrits à l'aide de hanja (ce qui est extrêmement rare), soit seulement les mots spécialisés ou ambigus sont écrits en hanja (ce qui est la manière la plus courante de les utiliser). Dans les livres et les magazines, les hanja sont assez rarement utilisés, et seulement pour expliquer des mots déjà écrits en han'gûl et dont le sens est ambigu. Les hanja sont également utilisés dans les titres des journaux à la place du han'gûl afin d'éviter une ambiguïté. Les hanja sont souvent utilisés dans les dictionnaires et les atlas (voir ci-dessous).

L'utilisation des hanja et du han'gûl reflète aussi des sensibilités politiques : « Journalistes et écrivains se déterminent politiquement : textes de gauche en han'gûl, journaux de droite en mélangé, pourrait-on presque dire (...) Quelques poètes ont été jusqu'à éliminer les mots d'origine sino-coréenne, même écrits en han'gûl, réaction aujourd'hui passée de mode »2.
Les hanja dans les dictionnaires

Dans les dictionnaires coréens modernes, toutes les entrées de mots sino-coréens sont imprimées en hangeul et triés dans l'ordre du hangeul, la forme hanja suivant immédiatement entre parenthèses (une pratique similaire se retrouve dans les dictionnaires japonais). Cela permet de prévenir les ambiguïtés et sert également d'étymologie, puisque la signification hanja et le fait que le mot est composé de hanja aident souvent à comprendre l'origine du mot.

Pour montrer comment les hanja peut aider à aplanir les ambiguïtés, de nombreux homonymes sont écrits 수도 (sudo) en han'gûl :

修道 « discipline spirituelle »
受渡 « réception et livraison »
囚徒 « prisonnier »
水都 « cité de l'eau » (i.e. Hong Kong et Naples)
水稻 « riz »
水道 « égout »
隧道 « tunnel »
首都 « capitale (ville) »
手刀 « couteau de poche »

Les dictionnaires de hanja (Okpyôn) sont organisés selon leur clés chinoises, comme les dictionnaires de sinogrammes utilisés en chinois (hanzi) ou en japonais (kanji).
Les hanja dans les noms de personne

Les noms de personne en coréen utilisent généralement les hanja, bien qu'il existe des exceptions. Ces noms se composent le plus souvent d'un nom de famille d'un caractère (Seong, 姓) suivi d'un nom à deux caractères (Ireum). Il existe quelque noms de familles à deux caractères (ex : 南宮, nam'gung), et les porteurs de ces noms (mais pas seulement eux) ont fréquemment un surnom d'une seule syllabe. Traditionnellement, le surnom est constitué d'un caractère spécifique à la personne et d'un caractère partagé par tous les membres de la famille du même sexe et de la même génération (돌림자, tollimja). Les mœurs ont cependant évolué et bien que ces pratiques soient toujours largement suivies, certaines personnes ont des surnoms qui sont des mots coréens (les plus populaires étant Haneul « paradis, Ciel » et Iseul « rosée »). Quoi qu'il en soit, les noms des personnes sont toujours rédigés et en hangul et en hanja sur les documents officiels (du moins si le nom comprend des hanja).
Les hanja dans les noms de lieu

Les noms de lieux sont dans la très grande majorité des cas écrits avec des hanja bien qu'il existe des exceptions, la plus importante étant le nom de la capitale, Séoul. Les noms disyllabiques pour les lignes de train, les autoroutes et les régions sont souvent formés avec un caractère de chacun des deux noms. Pour Séoul, l'abréviation est le hanja gyeong (京). Ainsi,

la ligne Gyeongbu (京釜) relie Seoul (gyeong) à Busan (bu);
la ligne Gyeongin (en) (京仁) relie Seoul à Incheon (in);
l'ancienne région Jeolla (全羅) tirait son nom des premiers caractères des noms des villes Jeonju (全州) et Naju (羅州) (le son /n/ est assimilé à un "l" en coréen quand il suit un son /l/).

La plupart des atlas actuels de Corée sont publiés en deux versions : l'une en hangul (quelquefois avec un peu d'alphabet latin également), et l'autre en hanja. Les panneaux des gares de métro et de chemin de fer indiquent les noms des gares en hangul, hanja ainsi qu'en romaja, à la fois afin d'aider les touristes et afin d'éviter les ambiguïtés (une pratique similaire existe au Japon, où les panneaux sont écrits en hiragana, kanji et en romaji).
Prononciation

La prononciation des hancha n'est pas la même que celle des hanzi en chinois. Par exemple, 印刷 « imprimer » est yìnshuā en chinois et inswae (인쇄) en coréen.

À cause de la divergence des langues chinoise et coréenne depuis l'époque de l'emprunt, les prononciations d'un caractère en chinois et en coréen peuvent être très différentes. Par exemple, 女 (« femme ») est nǚ en chinois mandarin et nyeo (녀) en coréen. Cependant, dans la plupart des parlers coréens modernes (surtout ceux de la Corée du Sud), 女 est prononcé yeo (여), du fait d'une mutation du n initial quand il est suivi d'un y ou d'un i.

Les hancha sont parfois utilisés uniquement pour leur prononciation chinoise et non pour leur signification, afin de représenter une particule grammaticale spécifique au coréen. Cet usage est la base des écritures vernaculaires sino-coréenne tel le Gugyeol. Par exemple, ce dernier utilise le hanzi « weini » (爲尼) afin de transcrire le mot coréen hăni, hani en coréen moderne, qui signifie « fait ». Cependant, en chinois, « weini » signifie « devenir une infirmière ». C'est un exemple typique des mots Gugyeol où le radical (爲) est lu en coréen pour sa signification (hă, « à faire ») et le suffixe 尼, ni, pour sa prononciation.
Vocabulaire

Comme pour le japonais, une grande partie du vocabulaire hanja est directement emprunté du vocabulaire chinois. Un petit nombre de mots sino-coréens furent soit inventés par les Coréens soit remplacés par l'hangul pour les mots sans équivalents en Hanja.

Beaucoup de termes académiques et scientifiques furent empruntés au japonais. Celui-ci a traduit de nombreux mots occidentaux (surtout anglais et allemands) en termes sino-japonais en inventant ou en réutilisant des mots. Ils furent ensuite empruntés par le coréen en transformant systématiquement la prononciation des caractères du japonais au coréen.

Le tableau ci-dessous contient des mots différents entre le chinois et le coréen :
Français Coréen (hanja) Chinois Coréen (hangul)
lettre 便紙 ou 片紙 信 편지 (pyeonji)
mouchoir 休紙 草紙 휴지 (hyuji)
cadeau 膳物 贈品 선물 (seonmul)
table à manger 食卓 餐桌 식탁 (siktak)
chèque 手票 支票 수표(supyo)
carte de visite 名啣 名片 ou 咭片 명함 (myeongham)
hôtesse 食母 女傭 식모 (singmo)
étudier 工夫 學習 공부 (gongbu)
beaucoup 大端 非常 대단(daedan)
prisonnier 囚徒 囚犯 수도 (sudo)
pièce latérale 舍廊, 斜廊 側房 사랑(sarang)

Parfois les mots chinois et coréens sont composés des mêmes caractères, mais dans l'ordre inverse.
Français Coréen (Hanja) Chinois Coréen (hangul)
midi* 午正 / 正午 正午 오정 (ojeong) / 정오(Jeong-o)
compas/boussole 羅針盤 羅盤針 나침반 (nachimban)

* Il faut cependant observer que l'ordre chinois de jeong-o est également fréquemment utilisé en coréen moderne.

Certains mots sino-coréens dérivent de l'écriture kun'yomi du Kanji, qui est constitué de prononciations japonaises de caractères chinois. Lors de leur emprunt en coréen, la prononciation sino-coréenne fut utilisée.
Français Japonais Coréen (hanja) Coréen (hangul) Prononciation chinoise du terme coréen Terme chinois
Aikido 合気道 合氣道 합기도 合氣道 合氣道
ai.ki.do hap.gi.do he.qi.dao
réunir 組み立て 組立 조립 組立 組裝 ou 組合
ku.mi.ta.te jo.rip zu.li
grosse vente 大売出し (売 est la forme simplifie de 賣) 大賣出 대매출 大賣出 大拍賣
ō.uri.da.shi dae.mae.chul da.mai.chu
construction 建物 建物 건물 建物 建築物 ou 建物
tate.mono geon.mul jian.wu
évaluation 見積もり 見積 견적 見積 估算
mi.tsu.mo.ri gyeon.jeok jian.ji
part ou actions 株式 株式 주식 株式 股份
kabu.shiki ju.sik zhu.shi
match 試合 試合 시합 試合 比賽
shi.ai si.hap shi.he
procédure 手続き 手續 수속 手續 程序 ou 手續
te.tsuzu.ki su.sok shou.xu

Quelques mots n'existent qu'en chinois et non en hanja, surtout dans les expressions inventées récemment. Ces mots furent donc remplacés par leurs équivalents hangul.
Notes et références

↑ Patrick Maurus, « Histoire de la littérature coréenne », Ellipses, 2005, pp. 101-102
↑ source : Patrick Maurus, "Histoire de la littérature coréenne", Ellipses, 2005, p. 102

Voir aussi
Articles connexes

Kanji, caractères chinois en japonais, équivalents des hanja
L'unification Han

Liens externes

(fr) Dictionnaire (coréen-français) des 1800 hanja les plus utilisés en coréen [archive]
(fr) Dictionnaire de hanja [archive]
(fr) Vocabulaire et hanja basiques + Quiz [archive]
(fr) Lexique coréen-français [archive] freelang, avec certains mots donnés en hanja
(en) L'écriture coréenne sur « Omniglot » [archive]
(fr) Application "Hanja": dictionnaire des caractères sino-coréens sur iPhone/iPad/iPod Touch [archive], [1] [archive]

Bibliographie

Jin-mieung Li, Han-kyoung Jo, Chang-su Han, Dictionnaire des caractères sino-coréens, 1993, Paris, Pour l'analyse du folklore

[masquer]
v · m
Caractères chinois
Formation Étymologie · Composition graphique
Calligraphie Tracé · Calligraphie extrême-orientale · Style · Écriture cursive chinoise
Classement Clé · Codage · Dictionnaires · Liste des radicaux ou clefs
Emploi Extension géographique et linguistique · Ponctuation · Prononciation et sémantisme · Saisie sur ordinateur · Sinogramme simplifié · Sinogramme traditionnel · Variantes · Forme normalisée
Autres régions Honzi et Zukzi (cantonais) · hanja (Corée) · kanji (Japon) · chữ nho et chữ nôm (Vietnam)

RAPPORT DE
TAY
La chouette effraie
alias
LE CITOYEN TIGNARD YANIS
SOUS L’ÉGIDE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS

Georges Malbrunot ‏Compte certifié @Malbrunot
Emmanuel Macron n'a pas tort quand il affirme que les États-Unis (de Donald Trump), l'Arabie saoudite (de Md Bin Salman) et Israël (de Bibi Netanyahou) tiennent "quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran".

En réponse à @Malbrunot
L'Iran n'est pas une bourse sur laquelle on étiquette une bouteille. Vous savez que les études ne font pas la clarté et la demeure change d'aspect en fonction de la tempête qui se prépare. Il y a le Coeur et la Situation auquel je prétend pouvoir dire: THE GRIST. TAY

LE SENS DE THE GRIST EST MULTIPLE CAR DÉSIGNANT LE GRAIN ET L'EAU.
C'EST UN TERME AGRICOLE AUX APPLICATIONS POUR INTÉGRER LA CULTURE SUR LE CYCLE NATUREL.
PAR MONSIEUR TIGNARD YANIS

Écorégions terrestres

Dans la classification des écosystèmes proposée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), le paléarctique est une écozone regroupant dix biomes terrestres et subdivisée en 197 écorégions.
Liste des écorégions5
Biome Code Nom Superficie Temp. min. Temp. max. Préc. moy. Statut
Forêts de feuillus humides tropicales et subtropicales PA0101 Forêts de feuillus et mixtes du plateau du Guizhou 269 132 km2 0 °C 29 °C 104 mm Critique / En danger
PA0102 Forêts sempervirentes subtropicales du plateau du Yunnan 239 854 km2 −3 °C 28 °C 87 mm Critique / En danger
Forêts de feuillus et forêts mixtes tempérées PA0401 Forêts décidues d'altitude des Apennins 16 147 km2 −1 °C 22 °C 76 mm Critique / En danger
PA0402 Forêts mixtes atlantiques 400 447 km2 −1 °C 21 °C 65 mm Critique / En danger
PA0403 Forêts mixtes tempérées des Açores 2 617 km2 10 °C 22 °C 93 mm Critique / En danger
PA0404 Forêts mixtes des Balkans 224 768 km2 −6 °C 25 °C 56 mm Critique / En danger
PA0405 Forêts mixtes de la Baltique 117 107 km2 −5 °C 19 °C 53 mm Critique / En danger
PA0406 Forêts mixtes cantabriques 79 846 km2 0 °C 22 °C 101 mm Vulnérable
PA0407 Forêts mixtes hyrcaniennes de la Caspienne 55 132 km2 −12 °C 30 °C 45 mm Critique / En danger
PA0408 Forêts mixtes du Caucase 170 538 km2 −17 °C 26 °C 74 mm Critique / En danger
PA0409 Forêts de feuillus celtiques 210 027 km2 0 °C 17 °C 91 mm Critique / En danger
PA0410 Steppe et forêts claires d'Anatolie centrale 101 493 km2 −7 °C 23 °C 35 mm Vulnérable
PA0411 Forêts mixtes du Plateau de Lœss de Chine centrale 359 867 km2 −20 °C 28 °C 46 mm Critique / En danger
PA0412 Forêts mixtes d'Europe centrale 733 978 km2 −10 °C 23 °C 50 mm Critique / En danger
PA0413 Forêts décidues de Corée centrale 104 602 km2 −10 °C 26 °C 104 mm Critique / En danger
PA0414 Forêts mixtes des monts Changbai 93 438 km2 −23 °C 23 °C 69 mm Critique / En danger
PA0415 Forêts sempervirentes de la plaine du Chang Jiang 437 582 km2 0 °C 30 °C 107 mm Critique / En danger
PA0416 Complexe forestier subméditerranéen de Crimée 30 215 km2 −4 °C 23 °C 66 mm Critique / En danger
PA0417 Forêts sempervirentes des monts Daba 168 170 km2 −3 °C 29 °C 90 mm Critique / En danger
PA0418 Forêts mixtes des Alpes dinariques 58 286 km2 −6 °C 21 °C 105 mm Vulnérable
PA0419 Steppe boisée d'Europe orientale 730 128 km2 −18 °C 23 °C 47 mm Critique / En danger
PA0420 Forêts décidues d'Anatolie orientale 81 628 km2 −8 °C 31 °C 49 mm Vulnérable
PA0421 Forêts de hêtres des basses terres anglaises 45 770 km2 3 °C 17 °C 59 mm Critique / En danger
PA0422 Forêts de feuillus du Pont-Euxin et de la Colchide 74 513 km2 −7 °C 24 °C 72 mm Critique / En danger
PA0423 Forêts décidues de Hokkaido 25 583 km2 −10 °C 22 °C 96 mm Vulnérable
PA0424 Forêts mixtes de la plaine du Huang He 434 240 km2 −8 °C 28 °C 59 mm Critique / En danger
PA0425 Forêts sempervirentes de Madère 814 km2 12 °C 21 °C 61 mm Critique / En danger
PA0426 Forêts mixtes de Mandchourie 505 287 km2 −34 °C 25 °C 55 mm Critique / En danger
PA0427 Forêts sempervirentes du Nihonkai 21 637 km2 −4 °C 27 °C 156 mm Critique / En danger
PA0428 Forêts décidues d'altitude du Nihonkai 82 360 km2 −12 °C 27 °C 130 mm Critique / En danger
PA0429 Forêts mixtes humides de l'Atlantique Nord 38 835 km2 1 °C 15 °C 124 mm Vulnérable
PA0430 Forêts décidues de la plaine de Chine du Nord-Est 232 909 km2 −23 °C 25 °C 45 mm Critique / En danger
PA0431 Forêts mixtes pannoniques 307 716 km2 −6 °C 22 °C 59 mm Critique / En danger
PA0432 Forêts mixtes du bassin du Pô 42 461 km2 0 °C 24 °C 79 mm Critique / En danger
PA0433 Forêts de conifères et mixtes des Pyrénées 25 930 km2 −4 °C 21 °C 93 mm Vulnérable
PA0434 Forêts décidues des monts Qinling 123 278 km2 −9 °C 28 °C 65 mm Critique / En danger
PA0435 Forêts mixtes d'altitude des Rhodopes 31 685 km2 −6 °C 23 °C 60 mm Critique / En danger
PA0436 Forêts mixtes sarmatiques 850 317 km2 −17 °C 20 °C 53 mm Critique / En danger
PA0437 Forêts de feuillus sempervirentes du bassin du Sichuan 98 009 km2 5 °C 29 °C 94 mm Critique / En danger
PA0438 Forêts mixtes des Kouriles et de Sakhaline 12 563 km2 −16 °C 17 °C 78 mm Critique / En danger
PA0439 Forêts sempervirentes de Corée méridionale 14 724 km2 −2 °C 27 °C 123 mm Critique / En danger
PA0440 Forêts sempervirentes du Taiheiyo 138 266 km2 −4 °C 29 °C 152 mm Critique / En danger
PA0441 Forêts décidues d'altitude du Taiheiyo 41 913 km2 −9 °C 26 °C 132 mm Critique / En danger
PA0442 Forêts décidues et steppe du bassin du Tarim 54 533 km2 −8 °C 27 °C 3 mm Critique / En danger
PA0443 Forêts de feuillus et mixtes de l'Oussouri 197 954 km2 −29 °C 22 °C 65 mm Vulnérable
PA0444 Forêts hémiboréales de Sibérie occidentale 224 488 km2 −20 °C 20 °C 39 mm Critique / En danger
PA0445 Forêts de feuillus d'Europe occidentale 493 836 km2 −5 °C 22 °C 69 mm Critique / En danger
PA0446 Steppe boisée des monts Zagros 397 569 km2 −10 °C 36 °C 30 mm Critique / En danger
Forêts de conifères tempérées PA0501 Forêts de conifères et mixtes des Alpes 149 871 km2 −9 °C 23 °C 100 mm Vulnérable
PA0502 Forêts d'altitude et steppe boisée de l'Altaï 142 875 km2 −27 °C 22 °C 24 mm Vulnérable
PA0503 Forêts de conifères calédoniennes 22 112 km2 −2 °C 14 °C 134 mm Critique / En danger
PA0504 Forêts d'altitude des Carpates 125 335 km2 −7 °C 19 °C 66 mm Vulnérable
PA0505 Forêts de conifères d'altitude du Grand Khingan et du Djagdy 249 275 km2 −33 °C 20 °C 42 mm Vulnérable
PA0506 Forêts de conifères d'altitude de l’Afghanistan oriental 20 071 km2 −16 °C 31 °C 36 mm Vulnérable
PA0507 Steppe boisée de la chaîne de l'Elbourz 63 287 km2 −10 °C 31 °C 30 mm Critique / En danger
PA0508 Forêts de conifères d'altitude des monts Helan 24 704 km2 −13 °C 25 °C 16 mm Stable / Intact
PA0509 Forêts de conifères subalpines des monts Hengduan 99 291 km2 −15 °C 22 °C 64 mm Critique / En danger
PA0510 Forêts de conifères d'altitude de Hokkaido 45 853 km2 −15 °C 21 °C 93 mm Vulnérable
PA0511 Forêts de conifères alpines de Honshu 11 505 km2 −8 °C 25 °C 127 mm Vulnérable
PA0512 Forêts de conifères d'altitude des Monts Khangaï 2 902 km2 −30 °C 12 °C 19 mm Critique / En danger
PA0513 Forêts de conifères et mixtes de la Méditerranée 23 091 km2 1 °C 26 °C 58 mm Critique / En danger
PA0514 Forêts de conifères subalpines du Nord-Est de l'Himalaya 46 220 km2 −14 °C 23 °C 54 mm Vulnérable
PA0515 Forêts de conifères et décidues d'Anatolie septentrionale 101 410 km2 −11 °C 23 °C 46 mm Critique / En danger
PA0516 Forêts de conifères et mixtes des gorges de la Salouen et du Mékong 82 699 km2 −14 °C 20 °C 63 mm Critique / En danger
PA0517 Forêts de conifères d'altitude des monts Qilian 16 653 km2 −19 °C 15 °C 43 mm Vulnérable
PA0518 Forêts de conifères des monts Qionglai et Min 80 134 km2 −11 °C 26 °C 73 mm Critique / En danger
PA0519 Forêts de conifères d'altitude des monts Saïan 358 833 km2 −34 °C 20 °C 49 mm Vulnérable
PA0520 Forêts côtières de conifères scandinaves 19 401 km2 −8 °C 14 °C 151 mm Critique / En danger
PA0521 Forêts de conifères d'altitude des monts Tian 27 568 km2 −26 °C 25 °C 30 mm Vulnérable
Forêts boréales et taïga PA0601 Taïga de Sibérie orientale 3 922 555 km2 −47 °C 20 °C 34 mm Stable / Intact
PA0602 Forêts de bouleaux et toundra alpine boréales d'Islande 92 077 km2 −8 °C 11 °C 83 mm Stable / Intact
PA0603 Pelouses et forêts clairsemées du Kamtchatka et des Kouriles 147 064 km2 −21 °C 13 °C 62 mm Stable / Intact
PA0604 Taïga du Kamtchatka et des Kouriles 15 294 km2 −26 °C 15 °C 60 mm Stable / Intact
PA0605 Taïga sibérienne du Nord-Est 1 133 262 km2 −51 °C 17 °C 25 mm Stable / Intact
PA0606 Taïga de Mandchourie et de la mer d'Okhotsk 403 504 km2 −37 °C 20 °C 59 mm Vulnérable
PA0607 Taïga de l'île de Sakhaline 68 944 km2 −22 °C 17 °C 61 mm Vulnérable
PA0608 Taïga scandinave et russe 2 170 288 km2 −25 °C 19 °C 50 mm Critique / En danger
PA0609 Forêts de conifères de Transbaïkalie 201 186 km2 −30 °C 19 °C 35 mm Vulnérable
PA0610 Taïga d'altitude et toundra de l'Oural 175 548 km2 −26 °C 20 °C 51 mm Vulnérable
PA0611 Taïga de Sibérie occidentale 1 680 245 km2 −28 °C 20 °C 43 mm Stable / Intact
Prairies, savanes et brousses tempérées PA0801 Steppe de l'Alaï et de l'Ouest du Tian Shan 127 683 km2 −11 °C 30 °C 27 mm Critique / En danger
PA0802 Steppe et semi-désert de l'Altaï 83 192 km2 −21 °C 24 °C 33 mm Vulnérable
PA0803 Steppe d'Anatolie centrale 24 934 km2 −1 °C 23 °C 30 mm Vulnérable
PA0804 Steppe boisée de Transbaïkalie 209 634 km2 −32 °C 20 °C 31 mm Vulnérable
PA0805 Steppe d'altitude d'Anatolie orientale 168 382 km2 −13 °C 29 °C 43 mm Critique / En danger
PA0806 Steppe de la vallée de l'Emin 65 135 km2 −21 °C 29 °C 21 mm Vulnérable
PA0807 Prairies boréales des îles Féroé 1 457 km2 2 °C 11 °C 132 mm Vulnérable
PA0808 Forêts claires ouvertes des monts Hisor et Alaï 168 156 km2 −17 °C 31 °C 50 mm Critique / En danger
PA0809 Steppe boisée kazakhe 422 308 km2 −20 °C 22 °C 34 mm Critique / En danger
PA0810 Steppe kazakhe 807 557 km2 −19 °C 25 °C 26 mm Critique / En danger
PA0811 Hauts plateaux kazakhs 72 199 km2 −18 °C 22 °C 25 mm Critique / En danger
PA0812 Steppe du Moyen-Orient 132 288 km2 3 °C 35 °C 27 mm Vulnérable
PA0813 Prairie mongole et mandchoue 889 460 km2 −29 °C 24 °C 28 mm Critique / En danger
PA0814 Steppe pontique 997 073 km2 −16 °C 26 °C 38 mm Critique / En danger
PA0815 Steppe intermontagneuse du Saïan 34 057 km2 −33 °C 19 °C 50 mm Vulnérable
PA0816 Steppe boisée de la Selenga et de l'Orkhon 228 369 km2 −33 °C 19 °C 30 mm Vulnérable
PA0817 Steppe boisée de Sibérie méridionale 162 600 km2 −24 °C 20 °C 46 mm Critique / En danger
PA0818 Steppe aride des contreforts des monts Tian 129 231 km2 −23 °C 26 °C 32 mm Critique / En danger
Prairies et savanes inondables PA0901 Steppe herbacée de l'Amour 123 622 km2 −29 °C 22 °C 51 mm Vulnérable
PA0902 Pré salé de la mer de Bohai 11 565 km2 −5 °C 27 °C 50 mm Critique / En danger
PA0903 Prairies de la rivière Nen 23 260 km2 −19 °C 24 °C 34 mm Critique / En danger
PA0904 Savane inondable du delta du Nil 50 953 km2 12 °C 33 °C 3 mm Critique / En danger
PA0905 Halophytes sahariennes 53 854 km2 10 °C 37 °C 6 mm Stable / Intact
PA0906 Marais salé alluvial du Tigre et de l'Euphrate 35 573 km2 10 °C 37 °C 16 mm Critique / En danger
PA0907 Prés boisés et pelouses du lac Khanka et de la Suifen 33 836 km2 −20 °C 22 °C 51 mm Critique / En danger
PA0908 Pré salé de la mer Jaune 5 320 km2 0 °C 27 °C 83 mm Critique / En danger
Prairies et brousses d'altitude PA1001 Toundra et pelouse alpines de l'Altaï 90 434 km2 −26 °C 20 °C 29 mm Vulnérable
PA1002 Steppe alpine du Plateau tibétain central 629 190 km2 −22 °C 18 °C 16 mm Stable / Intact
PA1003 Fruticée et pelouses alpines de l'Himalaya oriental 121 014 km2 −15 °C 22 °C 36 mm Stable / Intact
PA1004 Pelouse alpine du Ghorat et de l'Hazaradjat 66 482 km2 −16 °C 26 °C 34 mm Vulnérable
PA1005 Pelouse alpine de l'Hindou Kouch 28 268 km2 −18 °C 27 °C 72 mm Vulnérable
PA1006 Steppe alpine du Karakoram et du Plateau tibétain occidental 143 265 km2 −23 °C 22 °C 24 mm Vulnérable
PA1007 Pelouse alpine des monts Khangaï 37 168 km2 −29 °C 13 °C 22 mm Vulnérable
PA1008 Steppe boisée et bois du Kopet-Dag 58 319 km2 −7 °C 32 °C 19 mm Critique / En danger
PA1009 Bois d'altitude du Kuhrud et de l'Est iranien 126 224 km2 −3 °C 34 °C 15 mm Critique / En danger
PA1010 Steppe de genévriers méditerranéenne du Haut Atlas 6 328 km2 0 °C 23 °C 55 mm Vulnérable
PA1011 Désert alpin du Plateau tibétain septentrional et de la cordillère du Kunlun 374 494 km2 −24 °C 23 °C 8 mm Stable / Intact
PA1012 Fruticée et pelouses alpines du Nord-Ouest de l'Himalaya 49 390 km2 −17 °C 25 °C 45 mm Stable / Intact
PA1013 Steppe du Plateau d'Ordos 215 604 km2 −13 °C 24 °C 30 mm Critique / En danger
PA1014 Toundra et désert d'altitude du Pamir 118 025 km2 −24 °C 23 °C 42 mm Vulnérable
PA1015 Pelouse subalpine des monts Qilian 73 285 km2 −22 °C 19 °C 20 mm Vulnérable
PA1016 Pelouses et toundra alpines des monts Saïan 81 213 km2 −34 °C 17 °C 40 mm Stable / Intact
PA1017 Fruticées et pelouses du Sud-Est du Tibet 460 542 km2 −19 °C 21 °C 49 mm Critique / En danger
PA1018 Pelouses alpines de la chaîne du Sulaiman 23 850 km2 −6 °C 29 °C 31 mm Stable / Intact
PA1019 Steppe et pelouses d'altitude des monts Tian 280 611 km2 −29 °C 27 °C 26 mm Vulnérable
PA1020 Fruticées et pelouses alpines du Plateau tibétain 271 999 km2 −19 °C 17 °C 32 mm Vulnérable
PA1021 Fruticées et pelouses alpines de l'Himalaya occidental 70 090 km2 −18 °C 17 °C 26 mm Stable / Intact
PA1022 Steppe aride du Yarlung Tsangpo 59 381 km2 −14 °C 15 °C 22 mm Critique / En danger
Toundra PA1101 Désert arctique 162 810 km2 −35 °C 7 °C 24 mm Stable / Intact
PA1102 Toundra de la mer de Béring 477 269 km2 −34 °C 14 °C 32 mm Stable / Intact
PA1103 Toundra des monts Tcherski et de la Kolyma 560 461 km2 −52 °C 16 °C 27 mm Stable / Intact
PA1104 Toundra de la Péninsule tchouktche 300 485 km2 −37 °C 13 °C 25 mm Stable / Intact
PA1105 Toundra et toundra boisée de la chaîne du Kamtchatka 119 889 km2 −28 °C 14 °C 59 mm Stable / Intact
PA1106 Toundra de la Péninsule de Kola 59 185 km2 −14 °C 13 °C 43 mm Critique / En danger
PA1107 Toundra côtière du Nord-Est sibérien 224 278 km2 −43 °C 12 °C 16 mm Stable / Intact
PA1108 Toundra du Nord-Ouest russe et de la Nouvelle-Zemble 286 282 km2 −28 °C 16 °C 37 mm Vulnérable
PA1109 Désert arctique des îles de Nouvelle-Sibérie 37 247 km2 −36 °C 6 °C 12 mm Stable / Intact
PA1110 Forêt de bouleaux et prairies d'altitude scandinaves 244 865 km2 −18 °C 14 °C 79 mm Vulnérable
PA1111 Toundra de la Péninsule de Taïmyr et de Sibérie centrale 962 154 km2 −43 °C 15 °C 26 mm Vulnérable
PA1112 Trans-Baikal Bald Mountain tundra 218 608 km2 −40 °C 18 °C 44 mm Stable / Intact
PA1113 Désert arctique de l'île Wrangel 7 600 km2 −30 °C 4 °C 18 mm Stable / Intact
PA1114 Toundra des péninsules de Yamal et Gydan 415 131 km2 −29 °C 16 °C 33 mm Vulnérable
Forêts, zones boisées et maquis méditerranéens PA1201 Forêts sclérophylles et mixtes de la mer Égée et de Turquie occidentale 133 558 km2 −1 °C 27 °C 57 mm Critique / En danger
PA1202 Forêts anatoliennes mixtes de conifères et décidues 86 393 km2 −2 °C 26 °C 54 mm Critique / En danger
PA1203 Forêts et forêts claires arides des îles Canaries 4 967 km2 6 °C 23 °C 34 mm Critique / En danger
PA1204 Forêts corses d'altitude de feuillus et mixtes 3 634 km2 2 °C 21 °C 69 mm Critique / En danger
PA1205 Forêts méditerranéennes de Crète 8 192 km2 5 °C 25 °C 66 mm Critique / En danger
PA1206 Forêts méditerranéennes de Chypre 9 273 km2 5 °C 28 °C 41 mm Critique / En danger
PA1207 Forêts de conifères, de feuillus et sclérophylles de Méditerranée orientale 143 853 km2 1 °C 33 °C 48 mm Critique / En danger
PA1208 Forêts ibériques de conifères 34 461 km2 −1 °C 24 °C 52 mm Critique / En danger
PA1209 Forêts sclérophylles et semi-décidues ibériques 297 956 km2 0 °C 27 °C 44 mm Critique / En danger
PA1210 Forêts illyriennes décidues 40 639 km2 −1 °C 26 °C 104 mm Critique / En danger
PA1211 Forêts sclérophylles et semi-décidues italiennes 102 225 km2 0 °C 25 °C 66 mm Critique / En danger
PA1212 Forêts claires arides d'arganiers-acacias et fourrés succulents méditerranéens 99 975 km2 5 °C 28 °C 22 mm Critique / En danger
PA1213 Forêts claires arides et steppe méditerranéens 292 082 km2 4 °C 33 °C 27 mm Vulnérable
PA1214 Zones boisées et forêts méditerranéennes 358 243 km2 1 °C 30 °C 43 mm Critique / En danger
PA1215 Forêts méditerranéennes du Nord-Est de l'Espagne et du Sud de la France 90 851 km2 −3 °C 25 °C 63 mm Critique / En danger
PA1216 Forêts d'altitude du Nord-Ouest ibérique 57 406 km2 0 °C 24 °C 67 mm Critique / En danger
PA1217 Forêts mixtes des monts Pinde 39 584 km2 −3 °C 24 °C 72 mm Critique / En danger
PA1218 Forêts mixtes d'altitude des Apennins méridionaux 13 095 km2 2 °C 24 °C 63 mm Vulnérable
PA1219 Bois et fruticées du Sud-Est ibérique 2 868 km2 8 °C 26 °C 27 mm Critique / En danger
PA1220 Forêts de conifères et décidues d'altitude d'Anatolie méridionale 76 475 km2 −9 °C 28 °C 53 mm Critique / En danger
PA1221 Forêts méditerranéennes sclérophylles et mixtes du Sud-Ouest ibérique 71 123 km2 7 °C 27 °C 60 mm Critique / En danger
PA1222 Forêts tyrrhéniennes et adriatiques sclérophylles et mixtes 85 084 km2 4 °C 26 °C 57 mm Critique / En danger
Déserts et brousses xériques PA1301 Semi-désert des montagnes afghanes 13 682 km2 −16 °C 25 °C 45 mm Critique / En danger
PA1302 Semi-désert du Plateau d'Alashan 674 352 km2 −18 °C 27 °C 8 mm Vulnérable
PA1303 Désert d'Arabie et brousses xériques saharo-arabiques orientales 1 847 461 km2 6 °C 37 °C 8 mm Critique / En danger
PA1304 Désert côtier atlantique 39 887 km2 17 °C 32 °C 4 mm Stable / Intact
PA1305 Désert arbustif et steppe d'Azerbaïdjan 64 089 km2 −3 °C 28 °C 39 mm Critique / En danger
PA1306 Semi-désert du Bâdghîs et du Karabil 133 647 km2 −5 °C 32 °C 21 mm Critique / En danger
PA1307 Forêts claires xérophiles du Baloutchistan 288 424 km2 −10 °C 38 °C 29 mm Critique / En danger
PA1308 Désert des basses terres de la Caspienne 267 976 km2 −11 °C 30 °C 17 mm Critique / En danger
PA1309 Forêts claires xérophiles des montagnes afghanes centrales 139 333 km2 −15 °C 34 °C 26 mm Critique / En danger
PA1310 Désert septentrional d'Asie centrale 663 853 km2 −14 °C 29 °C 14 mm Vulnérable
PA1311 Forêts claires ripariennes d'Asie centrale 88 800 km2 −11 °C 30 °C 12 mm Critique / En danger
PA1312 Désert méridional d'Asie centrale 567 376 km2 −7 °C 32 °C 12 mm Critique / En danger
PA1313 Bassins désertiques de Perse centrale 580 655 km2 −5 °C 35 °C 15 mm Vulnérable
PA1314 Steppe du désert de Gobi oriental 282 368 km2 −22 °C 25 °C 16 mm Vulnérable
PA1315 Steppe désertique de la Vallée des Lacs du Gobi 139 714 km2 −25 °C 23 °C 12 mm Vulnérable
PA1316 Steppe désertique du bassin des Grands Lacs 157 706 km2 −32 °C 21 °C 21 mm Vulnérable
PA1317 Semi-désert du bassin de Dzoungarie 304 938 km2 −21 °C 29 °C 13 mm Critique / En danger
PA1318 Semi-désert kazakh 680 441 km2 −18 °C 27 °C 18 mm Critique / En danger
PA1319 Semi-désert du Kopet-Dag 26 286 km2 1 °C 32 °C 16 mm Vulnérable
PA1320 Désert arbustif mésopotamien 210 908 km2 4 °C 36 °C 16 mm Vulnérable
PA1321 Steppe et forêts claires du Nord du Sahara 1 673 776 km2 7 °C 36 °C 6 mm Vulnérable
PA1322 Forêts claires xérophiles des Paropamisades 92 609 km2 −16 °C 31 °C 35 mm Vulnérable
PA1323 Désert et semi-désert du golfe Persique 72 518 km2 12 °C 37 °C 8 mm Critique / En danger
PA1324 Semi-désert du bassin du Qaidam 192 147 km2 −21 °C 18 °C 8 mm Vulnérable
PA1325 Désert et semi-désert nubo-sindiens tropicaux de la mer Rouge 649 658 km2 7 °C 36 °C 9 mm Critique / En danger
PA1326 Désert de sable du Régistan et du Pakistan septentrional 276 999 km2 −1 °C 36 °C 8 mm Vulnérable
PA1327 Désert du Sahara 4 629 416 km2 8 °C 38 °C 2 mm Vulnérable
PA1328 Désert et semi-désert nubo-sindiens du Sud de l'Iran 350 889 km2 3 °C 37 °C 13 mm Critique / En danger
PA1329 Steppe et forêts claires du Sud du Sahara 1 098 254 km2 14 °C 36 °C 6 mm Vulnérable
PA1330 Désert du Taklamakan 742 657 km2 −23 °C 33 °C 5 mm Critique / En danger
PA1331 Forêts claires xérophiles d'altitude du Tibesti et du Jebel Uweinat 82 009 km2 5 °C 32 °C 9 mm Stable / Intact
PA1332 Forêts claires xérophiles d'altitude du Sahara occidental 257 450 km2 8 °C 35 °C 4 mm Stable / Intact
PA1333 Désert côtier de la mer Rouge 59 197 km2 9 °C 35 °C 3 mm Vulnérable
Références

↑ Évaluation de la menace de disparition des reptiles amphibiens en France [archive] dans le site Actu-Environnement, revue des professionnels des espaces naturels édité par Cogiterra.
↑ Les insectes [archive] dans le site du Commissariat général au Développement durable (Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement).
↑ L'Alouette des champs [archive] sur le site Salamandre, revue consacrée à la connaissance de la nature.
↑ La faune du Japon [archive], sur un site consacré au Japon.
↑ (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset » [archive], sur http://worldwildlife.org [archive] (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur: Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores » [archive], sur PLoS ONE, 2009 (consulté le 20 octobre 2012), Table S1.

MERCI ET COURAGE.
RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.   

Revenir en haut Aller en bas
 
LE HANGEUL, LE CHEOMSEONGDAE, NAMPO ET L'ORDRE JOYGE.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ordre de Mission
» Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial ?
» Réintégration de Fanmi Lavalas dans la course: l'ordre est formel
» Ordre repêchage 2011 + loterie
» [Templar] L'ordre des templiers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le clans des mouettes :: Le clans des mouettes-
Sauter vers: