Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Colmar, La Silhouette, Le Visage, La Justice et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Colmar, La Silhouette, Le Visage, La Justice et Y'becca.   Mer 27 Déc à 3:07

Colmar ([kɔlmaʁ]) (alsacien : Kulmer [ku:lmër] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française du département du Haut-Rhin. Préfecture du département, elle fait partie, depuis le 1er janvier 2016, de la région Grand Est.

Colmar se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. La commune est située dans la plaine d'Alsace, au pied des Vosges.

Elle comptait 67 257 habitants au dernier recensement en 2012 (population légale en vigueur au 1er janvier 2015), ce qui en fait la deuxième commune haut-rhinoise et la troisième commune alsacienne en nombre d'habitants après Strasbourg et Mulhouse. Colmar a choisi de se lier à ces dernières au sein du pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse-Colmar qui fédère les grandes agglomérations alsaciennes dans le but de peser au sein de la nouvelle région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Colmariens.

Colmar est mentionnée pour la première fois au IXe siècle. Ville libre du Saint-Empire, elle est membre de la Décapole. Elle connaît un développement rapide à la fin du Moyen Âge et au cours de la Renaissance. Dotée d'une ceinture de remparts, elle souffre néanmoins des troubles liés à la Réforme, de la guerre des Paysans puis de la guerre de Trente Ans, à la suite de laquelle elle devient française. Colmar est annexée à l'Empire allemand en 1871 puis rendue à la France à la suite de l'armistice de 1918. Bien que n'étant pas chef-lieu de région, Colmar abrite une cour d'appel. Cette particularité est due à l'élévation de la ville au rang de capitale judiciaire par l'ancien Conseil souverain d'Alsace en 1698.

La ville possède un riche patrimoine architectural, notamment une ancienne collégiale, plusieurs couvents, un théâtre remarquable, des canaux (petite Venise) et des maisons du Moyen Âge. Sa situation, au centre du vignoble alsacien et proche du piémont vosgien, et son climat particulier propice à la culture de la vigne, lui valent le surnom de « capitale des vins d'Alsace ». C'est également une ville de culture, siège du musée Unterlinden abritant le retable d'Issenheim. Colmar est par ailleurs la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi.

La dernière chose que je vis fut l'éclat d'un visage blanc dans l'obscurité, la flamme de ses yeux, tandis que la silhouette s'évanouissait dans le cercueil exactement comme une brume ou une traînée de fumée qu'une brise dissipe.

Abraham Stoker, dit Bram Stoker
La Dame au linceul (1909) de Abraham Stoker, dit Bram Stoker.

D'immenses forêts de lataniers, d'arecs, de bambousiers, de muscadiers, de tecks, de gigantesques mimosées, de fougères arborescentes, couvraient le pays en premier plan, et en arrière se profilait l'élégante silhouette des montagnes.

Jules Verne
Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873) de Jules Verne.

Siegfried Wagner: combien de fois, à Bayreuth, ai-je croisé sa silhouette sans épaules (il est bâti comme une bouteille), évité son regard couleur de Marennes pas très fraîche!

Sidonie Gabrielle Colette
Au concert (1903) de Sidonie Gabrielle Colette.

L'Albertine réelle n'était guère qu'une silhouette, tout ce que s'y était superposé était de mon cru, tant dans l'amour les apports qui viennent de nous l'emportent sur ceux qui nous viennent de l'être aimé.

Marcel ProustA la recherche du temps perdu, Le Temps retrouvé (1927) de Marcel Proust


Animal vraiment aérien, pour porter ce corps si léger, le héron a assez, il a trop d'une patte; il replie l'autre; presque toujours sa silhouette boiteuse se dessine ainsi sur le ciel dans un bizarre hiéroglyphe.

Jules Michelet
L'Oiseau (1856) de Jules Michelet


Et au fond, le vieux mur monumental se dresse, contre lequel les pelotes viendront frapper; il y a un fronton arrondi, qui semble une silhouette de dôme.

Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre LotiRamuntcho (1897) de Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti

Sur le mur de ma chambre, quelle ombre dessine, avec une puissance incomparable, la fantasmagorique projection de sa silhouette racornie?

Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont
Les chants de Maldoror (1869) de Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont


Reverrai-je sa petite silhouette de gargouille, coiffée jusqu'aux sourcils d'un de ces calots «à la mode» qu'elle fabriquait elle-même !

Sidonie Gabrielle Colette
La vagabonde (1910) de Sidonie Gabrielle Colette

L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir.

Paul Verlaine
La Bonne Chanson (1872), VI de Paul Verlaine

Un jour gris, avec cette fausse brume qui s'accroche aux arbres sans feuilles, estompait la silhouette de verre du Grand Palais.

Louis Aragon
Les Beaux Quartiers (1936) de Louis Aragon

Son dur et long profil se détachait en silhouette dans une sorte de halo.

Julien Green
Léviathan (1929) de Julien Green

RAPPORT DU
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Colmar, La Silhouette, Le Visage, La Justice et Y'becca.   Mer 27 Déc à 3:12

Une ville libre d'empire (Freie Reichsstadt) désigne sous le Saint-Empire romain germanique, jusqu'en 1806, une ville directement subordonnée à l'Empereur et non à un État membre, grâce à l'Immédiateté impériale. Ces villes libres constituaient ainsi de véritables républiques.

Ville impériale et Ville libre

Il existait à l'origine une différence entre ville d'Empire (Reichsstadt) et ville libre (freie Stadt). Dans le premier cas, il s'agissait de villes appartenant au roi ou à l'empereur, souvent de petites villes du sud-ouest de l'Allemagne comme Memmingen, Kaufbeuren, Pfullendorf, Wimpfen, Dinkelsbühl, Feuchtwangen, Rothenburg, Schwäbisch Hall, Mulhouse et Colmar, qui s'étaient vues accorder l'immédiateté, surtout à l'époque des empereurs de la dynastie des Staufen. Dans le deuxième cas, il s'agissait de villes épiscopales comme Lübeck, Utrecht, Cologne, Augsburg, Mayence (jusqu'en 1462), Worms, Spires, Strasbourg, Bâle et Ratisbone, qui s'étaient libérées progressivement de l'emprise de leur prince-évêque, généralement au prix de luttes s'étendant sur plusieurs générations. Contrairement aux villes d'Empire, ces dernières villes n'étaient pas tenues de contribuer en hommes et en argent aux croisades et autres guerres menées par l'empereur. À la fin du Moyen-Âge, le statut ainsi que les droits et obligations des deux types de villes s'étaient plus ou moins confondus ; on parlait alors de villes libres et d'Empire (Freie und Reichsstädte), puis de villes libres d'Empire (Freie Reichsstädte).

Ces villes d'Empire régies directement par l'empereur forment une exception politique et juridique dans le sens où l'appartenance aux états impériaux n'est pas liée à une personne mais à une ville en tant qu'ensemble représenté par un conseil. À partir de 1489 elles avaient des représentants au Reichstag. Cependant on voit que toutes n'avaient pas le droit de siéger à la Diète d'Empire car seuls trois quarts des 86 villes d'Empire citées par la Matricule de 15211 siègent à la diète. Pour les autres, l'appartenance aux états impériaux n'a jamais été octroyée.
Liste des villes libres d'Empire
Constitution faisant de Heilbronn une ville libre d'Empire en 1371

Aix-la-Chapelle
Aalen
Augsbourg
Besançon
Berne
Biberach an der Riß
Bopfingen
Brême
Buchau (aujourd'hui Bad Buchau)
Buchhorn (aujourd'hui Friedrichshafen)
Cologne
Dinkelsbühl
Dortmund
Esslingen am Neckar
Francfort-sur-le-Main
Friedberg (Hesse)
Gengenbach
Giengen an der Brenz
Goslar
Hambourg
Heilbronn
Isny im Allgäu
Kaufbeuren
Kempten
Leutkirch im Allgäu
Lindau
Lübeck



Memmingen
Metz
Mühlhausen (Thuringe)
Mulhouse
Nördlingen
Nordhausen
Nuremberg
Offenbourg
Pfullendorf
Ravensbourg
Ratisbonne
Reutlingen
Rothenburg ob der Tauber
Rottweil
Schwäbisch Gmünd
Schwäbisch Hall
Schweinfurt
Spire
Überlingen
Ulm
Wangen im Allgäu
Weil der Stadt
Weißenburg in Bayern
Wetzlar
Wimpfen
Windsheim
Worms
Zell am Harmersbach

Villes libres rattachées à la France

Plusieurs villes libres d'Empire ont été rattachées à la France, perdant ainsi ce statut :

Les villes de Metz, Toul et Verdun par le Traité de Westphalie en 1648, en même temps que le territoire des Trois-Évêchés (cependant ces villes avaient déjà été intégrées de facto au royaume de France dès 1552)
Par la Paix de Nimègue, en 1679 : Besançon, ainsi que la Décapole, un ensemble de dix villes alsaciennes :

Colmar
Haguenau
Kaysersberg
Landau
Munster



Obernai
Rosheim
Sélestat
Turckheim
Wissembourg

Strasbourg est prise par la France en 1681.

Mulhouse est réunie à la France en 1798.

Références

↑ (de) Helmut Neuhaus, p.34.

Articles connexes

Paix de Westphalie
Privilèges urbains

Prifaziu


Guasgi micca riposu…Ùn ani avutu guasgi micca riposu sti pezza di vita lampati nantu à u fogliu, pà certi, facini tanti

anni …

È pidda, è ripidda, è tadda , è aghjusta , è rimetti in a stessa manera…Centu volti mi socu dittu « Par chì fà à u

ghjustu ? » è centu volti una boci m’hà dittu « Sta volta ci semu ». Centu volti aghju rimissu à più tardu stu prughjettu ma chì sò centu volti quand’iddu ci hè tanti è tanti stedda in celi ?.

Ghjustizia ùn ci hè merè ! Di i volti, i parolli cascani senza sforzu è parini aghjustati par iddi stessi, senza primura di l’omu chì si sbatti pugnendu di fà calcosa.
Di i volti, ci voli da suddà sangui par fà tena insemu dui paruletti beddi è liscii chi parini fatti l’una pà l’altra.

I me primi puesii, scritti in i settanti è stampati in pochi asimplarii, ùn mi cuviniani più a tempu d’oghji. Aviu pinsatu à lacalli in un fondu di scagnu ma sta mania di fà u novu cu l’anzianu m’hè rivinuta. Mi socu dittu : « Eiu chì mi piaci à fà parlà a petra è l’acqua aghju da pugnà à fà parlà a parolla duvintata straniera à idda stessa.

A socu, certi ani da dì chè quissa ùn si faci micca, ci voli à rispittà i morti…Hè vera ma soca iddi ùn erani micca tuttu à fattu morti issi puesii di ghjuventu. S’erani impiuti à pula s’è no pudemu dì. Un altru affari hè di sapè parchì certi cosi ùn s’empiini mai à pula…

Dui picculi libretti sò stati stampati dopu, l’unu versu l’ ottenta è quidd’ altru versu u noventa. Publicati iddi dinò in pochi asimplarii è oramai isauriti. Iddi : A Pertra ferta è A Fiara ùn l’aghju guagsgi micca rituccati parchì mi parini puddè campà cusi è ch’iddu ùn’ani bisogniu di forti scussulumu.
Veni sempri u ghjornu chì i ziteddi poni viaghjà senza bisognu d’aïutu. È po cu’ l’anni truvemu tutti a boci chì ci cunveni, quidda chì pò traducia abbastanza bè u tremulu di a noscia anima. Quidda chì no avemu, à forza , accrianzanta più o menu.

Cosi è altri sò puesii inediti mai accolti in un librettu è scritti sti ultimi tempa, quandu i parolli ùn poni più stà bassi è venini à pichjà à a porta di u sveghju, u so locu priferitu.

Par mè, da i me primi scritti ad oghji ci hè un filu mai strappatu chì a piaciuttu à certi ancu s’è, a socu, tuttu u mondu ùn si ritrova micca sempri in sti parolli strappidati. Mi invengu di quiddi chì diciani chì i me puesii ùn erani micca abbastanza « nustrali », ch’iddi ùn cuntiniani micca u fiattu di a noscia tarra, ch’eddi erani d’altrò…

Da veru, ciò chì mi veni , mi veni d’altrò mà st’altro hè cusì vicinu à mè chè ùn mi ni possu aluntanà. Altrò hè supra, suttu, a canta à …Altrò hè quinci merè è a puisia si trova cù iddu.
Ma à dilla chiaramenti, sta critica ùn a sentu più tantu oghji. Forza chì à noscia litteratura s’hè immaturata. Ùn ci stunemu più d’essà , avali cumincemu à fà i nosci provi.
Cumincemu à marchjà. Tamanta strada chè no ci ferma à fà….ma semu a vita è nudda ùn ci pò scuraghjà.

Ringraziu Francescu Micheli Durazzo è Antonu Sampieri d’avè ghjitattu un ochji nantu à sti scritti è di avelli curretti sicundu i normi urtugrafichi in usu à tempu d’oghji. A possu dì, sensa iddi sti pezzi di vita erani intarrati pà sempri in a pula di a me mimoria.. Ringraziu indinò à Dumenica Colonna d’avè traduttu i puisii di A Fiara in lingua francesa. Più chè mè à sapiutu dì ciò chì pinsaìu. L’ani dittu nanzi à mè : hè da fora chì si vedi u dentru..

Avà và , libru meiu, và è viaghja par issi stradi senza primura di quiddu chì t’ ha fattu. Ascularè u ventu, basgiarè u tempu. Quiddu senza locu chì si ridi di tuttu




Préface


Sans repos. Elles n’ont presque pas eu de repos, ces bribes de vie jetées sur le papier, il y a parfois plusieurs années. Je les ai prises, reprises, coupées et ajustées avant de les remettre dans leur forme antérieure... Cent fois je me suis dit : “Mais pour quoi faire au juste ?” Et cent fois une voix m’a lancé: “Cette fois nous y sommes”. Cent fois aussi, j’ai remis à demain ce projet mais ces cent fois ne sont rien quand il y a tant d’étoiles dans le ciel.
Il n’y a vraiment pas de justice ! Parfois les mots viennent naturellement et semblent s’ajuster d’eux-mêmes sans une pensée pour celui qui se débat en essayant de faire cohabiter deux petites paroles gentilles et douces qui semblaient pourtant être faites l’une pour l’autre.

Mes premières poésies, écrites dans les années soixante dix et publiées à quelques centaines d’exemplaires ne me convenaient plus. J’avais songé à les abandonner au fond d’un tiroir mais cette habitude de faire du neuf avec de l’ancien m’est revenue. Je me suis dit: “Moi qui aime faire parler les pierres et l’eau, je vais tenter de faire parler la parole devenue étrangère.”

Je le sais, certains vont dire que cela ne se fait pas, qu’il faut respecter les morts... C’est vrai mais peut-être n’étaient-elles pas véritablement mortes ces poésies de jeunesse. Elles s’étaient empoussiérées si l’on peut dire...Reste à voir pourquoi certaines choses ne s’emplissent jamais de poussière.

Deux petits recueils ont été ensuite publiés, l’un dans les années quatre vingt et l’autre dans les années quatre vingt dix. Imprimés eux aussi à quelques centaines d’exemplaires et aujourd’hui épuisés. Eux, la Pierre blessée et la Flamme, je ne les ai presque pas rectifiés parce qu’il me semble qu’ils peuvent vivre leur vie sans besoin de remaniements importants.
Un jour les enfants en viennent à pouvoir faire leur chemin seuls, sans aide. Et puis, avec le temps, nous adoptons tous le ton qui nous convient , celui qui traduit au mieux le tremblement de cette âme que nous avons, à la longue, apprivoisée plus ou moins.

Choses et autres rassemble des nouvelles poésies, non encore publiées et écrites lorsque les mots, ne pouvant demeurer silencieux, viennent frapper à la porte de conscience, cet endroit qu’ils aiment tant.

Il me semble qu’entre mes premiers écrits et aujourd’hui, il y a un même cheminement, lequel a plu à certains, même si je sais que tout le monde ne se reconnaît obligatoirement pas dans ces compostions éclatées. Je me souviens fort bien de ceux qui disaient que mes textes n’étaient pas assez patriotiques, qu’ils ne contenaient pas le génie de notre terre, qu’ils étaient d’ailleurs...
Il est vrai que ce qui parvient jusqu’à moi, m’arrive d’ailleurs mais cet ailleurs est si près de moi que je ne peux m’en éloigner. Ailleurs est au dessus, en dessous, à côté...Ailleurs est par ici, voyez-vous, et la poésie lui tient compagnie.
Il reste que cette critique, pour dire les choses clairement, je l’entends moins aujourd’hui. Il est probable que notre littérature ait muri. Nous ne nous étonnons plus d’exister et nous commençons à marcher. Il nous reste un long chemin à parcourir mais nous sommes la vie et rien ne peut nous décourager.

Je remercie Antoine Sampieri et François Michel Durazzo d’avoir jeté un oeil attentif sur ce manuscrit et de les avoir amender selon les normes orthographiques en usage.. Je peux le certifier, sans eux, ces lambeaux d’existence auraient été remisés pour toujours dans la poussière de ma mémoire. Je remercie pareillement Dominique Colonna, pour sa traduction en langue française de la Flamme. Elle a su, mieux que moi, exprimer ce que je ressentais. Cela a été dit depuis fort longtemps: c’est du dehors que l’on peut mieux voir l’intérieur...

Maintenant va, mon livre, voyage par ces chemins sans te soucier de ton auteur.Tu écouteras le vent, tu embrasseras le temps. Ce sans domicile qui se moque de tout.




Primu viaghju
“I raconta è i puisii ani da duvintà storia universali”
Novalis



A strada m’hà chjamatu
Eccu i petri chì m’ani fatta
Ed eccu induva vocu
M’ani chjamata “strada” ma sa
U me nomu
Hè ancu “ochji”

Veda vecu tuttu ma stocu
Sempri muta
Saraghju par tè una suredda
S’è tu mi voli ascoltà
Una suredda di fedi
Attaccata à i to passi
Com’è u famitu
S’attacca à u pani biancu


Premier voyage

“Les contes et les poèmes prendront rang d’histoire universelle”
Novalis

La route m’a appelé
Voici les pierres qui m’ont faite
Et voici où je vais
Ils m’ont appelée “route” mais le sais-tu
Mon nom
Est aussi “oeil”

Pour voir je vois tout mais je demeure
Toujours muette
Je serais pour toi une soeur
Si tu voulais m’écouter
Une âme soeur
Te suivant de près
Comme l’affamé
Poursuit le pain


Calcosa ma micca tuttu



U me paesi hè fattu di petri
Di petri grisgi
È d’acqua di funtana

I casi si toccani
Com’e possu tuccà l’arba è a tarra
Senza pinsà
Ad imbruttammi i mani

Un vechju passa
S’assumidda à missiavu
T’hà calcosa d’iddu
Ma a socu
Iddu ùn hè

I casi si toccani sempri
Ma ùn ci hè più arba
Ancu s’iddu ci ferma
Dui pugna di tarra


Quelquechose mais pas tout


Mon village est fait de pierres
De pierres grises
Et d’eau de fontaine

Les maisons se touchent
Comme je touche l’herbe et la terre
Sans avoir
A me salir les mains

Un vieux passe
Il ressemble à grand-père
Il a quelque chose de lui
Mais je m’en doute
Ce n’est pas lui

Les maisons se touchent toujours
Mais il n’y a plus d’herbe
Il nous reste quand même
Deux poignées de terre


Rivultemu OU Nous revenons.
http://invistita.fr/poemes-poesie-corses-invistita-errance/


La République (avec un « R » majuscule)1 est l'ensemble des biens, des droits, des prérogatives de la puissance publique et des services propres à un État dont la forme de régime politique est la république. Elle est accessible également à tous ses citoyens et est la propriété collective de tous. Elle s'oppose à la propriété privée, de sorte que tout ce qui n'est pas privé est public, et réciproquement. La chose publique comprend tout ce qui est public dans un pays donné : le domaine public (routes, fleuves, canaux, forêts domaniales, nappes phréatiques, ports, domaine maritime, espace aérien, bâtiments publics, patrimoine des établissements publics, des départements et des communes…), les services publics, la fonction publique, les juridictions publiques, les registres (greffes, hypothèques, marques, sociétés, association…) et les dépôts publics (archives, musées, haras, conservatoires, bibliothèques, réserves d'or…), la langue nationale, la monnaie, les marques, sceaux, mesures et poids publics, les lois et règlements d'administration publique, les servitudes d'intérêt public, le gouvernement, le parlement, les académies, la force publique (gendarmerie, police, armée), l'Assistance publique, etc. La République est propre à un État national donné, elle est aussi ancienne que lui, elle est indépendante du régime politique de gouvernement.

La république (avec un « r » minuscule) désigne, avec le sens de régime politique se voulant démocratique, les États dont le chef est désigné par le peuple ou ses représentants. Dans ce sens, république désigne le régime politique antinomique de la monarchie (du type royaume, empire ou principauté) dans laquelle l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée « monarque ». Cette définition n'implique pas que la république soit démocratique. La république est aujourd'hui la forme de régime politique la plus répandue : sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ou sultanats, trois des principautés et neuf des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.

LE R.

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MessageSujet: Re: Colmar, La Silhouette, Le Visage, La Justice et Y'becca.   Mer 27 Déc à 3:14

Loir est un nom vernaculaire ambigu désignant en français plusieurs espèces de Gliridae. La plus connue étant le loir gris, l'espèce qui vit en Europe. Il existe en outre plusieurs espèces de loirs africains, ils sont également appelés graphiures en référence au nom du genre Graphiurus dans lequel ils sont classés. Ceux-ci sont morphologiquement assez semblables au loir gris, avec une queue touffue. Il en est autrement du loir d'Ognev1 ou du loir du désert surnommé également souris de selevine qui disposent d'une queue lisse, ce qui les fait davantage ressembler à une souris domestique qu'aux autres loirs.

Le terme de loir dérive vraisemblablement du latin classique glīs via la langue vulgaire glĭris, bien que la perte du G ne s'explique pas bien2.

Physiologie, comportement et écologie

Les caractéristiques générales des loirs sont celles des rongeurs de la famille des Gliridae, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur comportement ou leur physiologie respective.
Caractéristiques communes

Les loirs sont nocturnes et ne mesurent que 10 à 30 cm queue comprise. Les loirs gris sont réputés pour leur période de sommeil hivernal. Toutes les espèces de Gliridae qui vivent dans les climats tempérés partagent en fait ce trait3. Les expressions « paresseux comme un loir » pour désigner un paresseux et « dormir comme un loir » pour qualifier un sommeil profond2 ont bien sûr été construites à partir de l'observation du loir gris.
Noms vernaculaires et noms scientifiques correspondants

Liste alphabétique de noms vernaculaires attestés4 en français.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide. En gras, les espèces les plus connues des francophones.
Loir gris (Glis glis)
Sortie nocturne d'un loir lérot (Eliomys quercinus), sur un mur.
Loir épineux (Platacanthomys lasiurus)

Loir - voir Loir gris5,6,7
Loir africain - Graphiurus spp.5
Loir commun - voir Loir gris5
Loir du désert - Selevinia betpakdalaensis
Loir épineux - Platacanthomys lasiurus5,6
Loir des forêts - Dryomys spp.5
Loir des greniers - voir Loir lérot6
Loir gris - Glis glis5,6,7
Loir du Japon - Glirulus japonicus5
Loir lérot - Eliomys quercinus5
Loir muscardin - Muscardinus avellanarius5
Loir d'Ognev - Myomimus personatus5
Loir ordinaire - voir Loir gris5
Loir pygmée de Chine - Typhlomys cinereus5
Loir de Roach - Myomimus roachi5
Loir souris - voir Loir d'Ognev6
Loir vulgaire - voir Loir gris5
etc.

On appelle aussi phalangers loirs certains marsupiaux, des opossums pygmées du genre Cercartetus5.
Utilisation
Un récipient en porcelaine à couvercle en forme de gros loir entouré d'autres rongeurs
Récipient en forme de loir.

Certaines espèces, et plus particulièrement Graphiurus murinus(ou Graphiure) sont élevées en tant que NAC (nouveaux animaux de compagnie).
Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

loir, sur le Wiktionnaire dormir comme un loir, sur le Wiktionnaire

Notes

↑ « Identification » [archive], Myomimus roachi, sur Animal Diversity Web
↑ a et b Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « loir » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
↑ Référence Animal Diversity Web : Gliridae [archive] (en)
↑ Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé [archive]
↑ a, b, c, d et e Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne [archive]. Montpellier, France, Cirad.
↑ a et b Loir [archive] sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel [archive] (INPN), consulté en mai 2012.

Loir
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Loir » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
À gauche Loir gris (Glis glis),
à droite Loir lérot (Eliomys quercinus)

Taxons concernés
Dans la famille des Gliridae :

dans les genres :
Dryomys
Eliomys
Glis
Glirulus
Graphiurus
Myomimus
Selevinia

et les espèces :

Platacanthomys lasiurus
Typhlomys cinereus, etc.

ET

Une aurore polaire (également appelée aurore boréale dans l'hémisphère nord et aurore australe dans l'hémisphère sud1) est un phénomène lumineux caractérisé par des voiles extrêmement colorés dans le ciel nocturne, le vert étant prédominant.

Provoquées par l'interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, les aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire justement appelée « zone aurorale » (entre 65 et 75° de latitude)2. En cas d'activité magnétique solaire intense, l'arc auroral s'étend et commence à envahir des zones beaucoup plus proches de l'équateur. L'aurore polaire due à l'éruption solaire de 1859 est « descendue » jusqu'à Honolulu et jusqu'à Singapour en septembre 1909 atteignant ainsi le dixième degré de latitude sud3. En octobre et novembre 2003, une aurore boréale a pu être observée dans le sud de l'Europe4. Un phénomène d'ampleur exceptionnelle s'est produit le 24 octobre 2014, visible en Amérique du Nord et en Europe du Nord5. Les régions les plus concernées par ce phénomène restent le Groenland, l'Alaska, l'Antarctique, le nord du Canada, l'Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande, ainsi que dans les îles Shetlands au nord du Royaume-Uni.

Histoire, légendes et études

Les aurores boréales ont été observées depuis toujours, et ont probablement beaucoup impressionné les anciens ; dans l'Antiquité, aussi bien en Occident qu'en Chine, les aurores étaient vues comme des serpents ou des dragons dans le ciel6.

Pline l'Ancien écrit : « On a vu pendant la nuit, sous le consulat de C. Caecilius et de Cn. Papirius (an de Rome 641), et d'autres fois encore, une lumière se répandre dans le ciel, de sorte qu'une espèce de jour remplaçait les ténèbres. »7.

Elles sont associées à de nombreux mythes et légendes. Toutes les langues évoquent ces « lumières du nord » à l'exception des Finlandais qui utilisent le terme finnois de revontulet et qui peut se traduire par « queue de renard rouge » ou « feux du renard » : certains peuples Samis racontent que le renard polaire, en parcourant rapidement les vastes étendues enneigées, éjecte de la poussière avec sa queue dans le ciel, ce qui crée ainsi les aurores boréales le long de leur passage8. Les Inuits du Groenland surnomment les aurores aqsarniit, croyant que les âmes des morts jouent à la balle avec des crânes de morses. Une tribu du Nunavut pense à l'inverse que ce sont les morses qui jouent à la balle avec des crânes humains. Leur teinte rouge associée au sang est responsable du fait que les Inuits de l'Est du Groenland croient que les aurores polaires sont l'âme d'enfants morts-nés9.

D'autres mythologies nordiques évoquent le Bifröst, la danse des esprits de certains animaux, particulièrement les saumons, les rennes, les phoques et les bélugas ; le souffle des baleines de l’océan Arctique ; le reflet du Soleil ou de la Lune sur les armures des Valkyries quand elles traversent le Ciel ; des torches allumées par les esprits des morts pour accueillir au paradis les nouveaux arrivants6.

En Europe au Moyen Âge, les aurores polaires qui prennent des teintes rouges sont associées au sang et à la guerre. Elles présagent une catastrophe ou sont vues comme le souffle des guerriers célestes qui racontent leurs combats dans le ciel10.

Elles n'ont été étudiées scientifiquement qu'à partir du XVIIe siècle. En 1621, l'astronome français Pierre Gassendi décrit ce phénomène observé jusque dans le sud de la France et lui donne le nom d'aurore boréale. Au XVIIIe siècle, l'astronome britannique Edmond Halley soupçonne le champ magnétique terrestre de jouer un rôle dans la formation des aurores boréales. Henry Cavendish, en 1768, parvient à évaluer l'altitude à laquelle se produit le phénomène, mais il faudra attendre 1896 pour que celui-ci soit reproduit en laboratoire par Birkeland. Les travaux de Carl Størmer sur les mouvements des particules électrisées dans un champ magnétique ont facilité la compréhension du mécanisme de formation des aurores.

À partir de 1957, l'exploration spatiale a permis non seulement une meilleure connaissance des aurores polaires terrestres, mais aussi l'observation de phénomènes auroraux sur les grosses planètes comme Jupiter ou Saturne. En 1975, le programme franco-russe ARAKS parvient à créer une aurore polaire artificielle.

En 2008, le chercheur Jean Lilensten a mis au point une expérience, reprenant la terrella de Birkeland, appelée la Planeterrella. Celle-ci permet de simuler les aurores polaires11.

Les aurores boréales sont aujourd'hui prévisibles, grâce notamment aux travaux de l'observatoire Kjell Henriksen avec le Centre universitaire du Svalbard, et à leur programme informatique SvaltrackII disponible au grand public12.
Formation

Lors d'un orage solaire accompagnant un orage magnétique, et faisant suite à une éruption chromosphérique ou un sursaut solaire important (le soleil offre un pic d'activation solaire sur un cycle de 11 ans)13, un afflux de particules chargées, éjectées par le Soleil, entre en collision avec le bouclier que constitue la magnétosphère13. Des particules électrisées à haute énergie peuvent alors être captées et canalisées par les lignes du champ magnétique terrestre du côté nuit de la magnétosphère (la queue) et aboutir dans les cornets polaires. Ces particules, — électrons, protons et ions positifs —, excitent ou ionisent les atomes de la haute atmosphère, l'ionosphère14. L'atome excité ne peut rester dans cet état, et un électron change alors de couche, libérant au passage un peu d'énergie, en émettant un photon (particule élémentaire constitutive de la lumière visible). Comme la nature de ces ions (oxygène, hydrogène, azote, etc.) dépend de l'altitude, ceci explique en partie les variations de teintes des nuages, draperies, rideaux, arcs, rayons... qui se déploient dans le ciel à des altitudes comprises entre 80 et 1 000 km. L'ionisation résultant de cet afflux de particules provoque la formation de nuages ionisés réfléchissant les ondes radio.

C'est en juillet 2008 qu'une explication cohérente de ce phénomène a été fournie par la NASA grâce à la mission américaine THEMIS. Les scientifiques ont en effet localisé la source de ces phénomènes dans des explosions d'énergie magnétique se produisant à un tiers de la distance qui sépare la Terre de la Lune. Ils sont ainsi provoqués par des « reconnexions » entre les « cordes magnétiques géantes » reliant la Terre au Soleil qui stockent l'énergie des vents solaires.
Couleurs
Aurore boréale au Saguenay−Lac-Saint-Jean, Québec, Canada.

Les phénomènes auroraux prennent plusieurs teintes différentes, passant du vert au rose, au rouge et à l'indigo violet. L'étude spectrographique de la lumière émise montre la présence de l'oxygène (raie verte à 557 nm et doublet rouge à 630 et 636 nm) entre 120 et 180 km d'altitude, de l'azote et de ses composés et de l'hydrogène (656 nm) lors des aurores à protons. Aux plus basses altitudes15, la couleur observée le plus fréquemment est le pourpre (altitudes de 90 à 100 km).

L'excitation des molécules, atomes et ions d'azote et d'oxygène sont à l'origine des principales couleurs. L'oxygène émet principalement du vert et du rouge, tandis que l'azote émet du bleu, du rouge et du violet. L'atmosphère a des densités en oxygène et en azote qui varient avec l'altitude, l'oxygène devenant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude, ce qui explique en partie la prédominance de vert dans les aurores polaires. Excitées, certaines des molécules de diazote interagissent aussi avec l'oxygène, causant une émission additionnelle de vert, ce qui contribue également à la dominance de la couleur verte. L'hélium et l'hydrogène produisent des aurores mauves ou bleues16. Enfin, l'énergie du vent solaire joue aussi un rôle dans les couleurs observées17.
Classifications

Les premiers scientifiques qui se sont intéressés aux phénomènes auroraux ont tout d'abord instauré des classifications de celles-ci en tenant compte de la forme, de l'étendue et de l'intensité des émissions, ce qui permet une approche objective et quantitative du phénomène14. Ainsi en sont-ils venus à deux types d'aurores : les formes discrètes et les formes diffuses.

Les formes discrètes ont comme caractéristique de se former en longs arcs ou en bandes. Les arcs « ondulent » de seconde en seconde, comme certains nuages changent d'apparence sous l'effet du vent. Elles prennent ainsi la forme de la magnétosphère, ce qui leur donne les apparences d'une largeur plutôt mince (de 1 à 10 km), mais d'une longueur courbée presque infinie.
Observations

Le phénomène se produit lorsque les particules émises par le Soleil s'électromagnétisent au-dessus de la stratosphère. Elles recouvrent ainsi le ciel de draperies phosphorescentes pouvant furtivement reproduire sur leur bord toutes les couleurs du spectre. Il faut que le ciel soit clair, dégagé de préférence sans Lune et dépourvu de lumières parasites.

Le spectacle est très changeant et peut débuter par la formation d'un arc (arc auroral) perpendiculaire au méridien magnétique du lieu, puis s'accompagner de rayons parfois animés d'une pulsation plus ou moins rapide (0,05 à 15 hertz) ou se déplacer plus ou moins rapidement. On observe parfois des lueurs ressemblant à un rideau ou une draperie agitée par la brise.

La luminosité peut considérablement varier, de sorte que le phénomène peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Il est très rare d'observer des aurores à des latitudes magnétiques inférieures à 50 degrés. Cela se produit seulement pendant la période d'activité solaire maximale du cycle de 11 ans, lors des éruptions solaires les plus importantes.
Conséquences liées aux aurores

Avant l'ère des communications par satellites, le meilleur moyen de communication dans les régions vastes et étendues comme celle du Canada était la communication par les ondes radio. Lors d'orages solaires intenses, les communications se voyaient interrompues puisque ces ondes voyagent par le biais de la haute atmosphère18.

Le nuage ionisé que constitue l'aurore polaire réfléchit les ondes électromagnétiques dans le domaine des très hautes fréquences (VHF et au-delà). Les radioamateurs utilisent ce phénomène pour réaliser des liaisons expérimentales à grande distance. Les ondes radio sont en fait diffusées plus que réfléchies ce qui produit une forte déformation de la modulation. La télégraphie morse est pratiquement le seul mode de transmission utilisable. Un effet néfaste de ce phénomène est la perturbation des communications sur ces fréquences.
Présence sur d'autres planètes
Aurore sur Jupiter, en ultraviolet.

Les aurores polaires ne sont pas un phénomène spécifique à la Terre. Il est possible d'en trouver sur n'importe quelle planète possédant un champ magnétique. Elles sont observables, entre autres, grâce aux photographies prises en ultraviolet par le télescope Hubble19.

Les aurores polaires vues sur les planètes autres que la Terre peuvent être générées par d’autres phénomènes physiques que ceux provoquant les aurores terrestres. Sur Jupiter, par exemple, l'ovale auroral principal est une conséquence de la « rupture de co-rotation » du plasma : le champ magnétique de la planète entraîne normalement le plasma avec lui, mais, à partir d'une certaine distance, la vitesse à communiquer au plasma devient trop grande et celui-ci ne suit plus. Cela crée un courant électrique à l'origine de l'ovale auroral.

Sur Jupiter, les satellites de la planète créent un courant électrique en se déplaçant par rapport au champ magnétique (même phénomène que pour une dynamo). Ces courants créent des « spots auroraux », vus pour la première fois en infrarouge20, puis en UV21. On peut voir ces spots sur l'image ci-contre, en dehors de l'ovale principal : le spot le plus brillant correspond à Io (à gauche), ceux de Europe et Ganymède sont visibles au premier plan.

Toujours sur Jupiter, un groupe de chercheurs du Laboratoire de physique atmosphérique et planétaire de l'ULg a été en mesure de faire l'observation de phénomènes auroraux sur la géante gazeuse par le biais du télescope Hubble22. En particulier celles dues aux satellites Io, Europe et Ganymède. Leur travail révèle le détail des spots ultraviolets et permet une meilleure compréhension des phénomènes les engendrant.

Des aurores polaires ont également été photographiées par Hubble sur Saturne23 et d'autres par Mars Express sur la planète Mars grâce à l'instrument SPICAM24,25 (Mars ne possédant pas de champ magnétique global, ces aurores sont localisés dans des zones où subsistent un champ magnétique local26,27).

Des aurores polaires ont également été détectées sur Vénus, Uranus et Neptune28.

Le 21 janvier 2013, des chercheurs annoncent avoir très probablement détecté pour la première fois des aurores sur des exoplanètes, grâce au Low-Frequency Array radio telescope basé aux Pays-Bas29.
Notes et références

↑ « Glossaire d'astronomie » [archive], Agence spatiale canadienne, 17 août 2004 (dernière modification) (consulté le 4 octobre 2014)
↑ Des aurores boréales dans le nord de la France ce soir ? [archive]
↑ (en) [The northern lights-what are they ? http://geo.phys.uit.no/articl/theaurora.html [archive]]
↑ L'aurore boréale du 30 octobre 2003 [archive]
↑ Le Monde / Vidéo (2014), En Suède, des aurores boréales d'une intensité exceptionnelle (Lights over Lapland, via Reuters) [archive]
↑ a et b (en) Wendy Leonard, The Utterly, Completely, and Totally Useless Science Fact-o-pedia : A Startling Collection of Scientific Trivia You’ll Never Need to Know, HarperCollins, 2013, 320 p. (ISBN 9780007519460, lire en ligne [archive])
↑ Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre II, XXXIII, Dubochet, Le Chevalier et Cie, 1850. (lire en ligne [archive])
↑ (en) Siobhan Logan, Firebridge to Skyshore : A Northern Lights Journey, Original Plus, 2009 (ISBN 9780954680176, lire en ligne [archive]), p. 6
↑ « Aurore polaire... Le cinéma des ours blancs » [archive], sur meteo.org
↑ Lythes et légendes : les aurores polaires [archive]
↑ « Planeterrella - Un simulateur d'aurores polaires » [archive], sur le site de la Planeterrella (consulté le 17 avril 2014)
↑ La prévision des aurores boréales possible sur smartphone [archive] sur 123opendata.com [archive]
↑ a et b Wilfried Rochard, « Qu'est-ce qu'une aurore boréale? » [archive], sur http://www.pomms.org [archive], 29 janvier 2006 (consulté le 21 décembre 2009)
↑ a et b Jean-Jacques Berthelier, « Aurore polaire » [archive], Encyclopaedia Universalis France, 2009 (consulté le 21 décembre 2009)
↑ Cf. plus bas : "l'oxygène devenant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude" et "l'azote émet du bleu, du rouge et du violet".
↑ « Les couleurs des aurores boréales » [archive], sur http://www.asc-csa.gc.ca [archive]
↑ (en) « Auroral Colors and Spectra » [archive], sur Windows to the universe, 31 août 2005 (consulté le 25 décembre 2014)
↑ Agence spatiale canadienne, « Aurores boréales » [archive], Gouvernement du Canada (consulté le 30 novembre 2012)
↑ I. Bualé, D. Crussaire et N. Vilmer, « Le vent solaire et les aurores polaires » [archive], Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (consulté le 21 décembre 2009)
↑ (en) J. E. P. Connerney, R. Baron, T. Satoh et T. Owen, « Images of Excited H3+ at the Foot of the Io Flux Tube in Jupiter's Atmosphere », Bulletin of the American Astronomical Society, American Astronomical Society, 25th DPS Meeting, #19.05, vol. 25,‎ juin 1993, p. 1082 (lire en ligne [archive])
↑ (en) Renée Prangé, Daniel Rego, David Southwood, Philippe Zarkaparallel, Steven Miller et Wing Ip, « Rapid energy dissipation and variability of the lo-Jupiter electrodynamic circuit », Nature, vol. 379,‎ 25 janvier 1996, p. 323-325 (lire en ligne [archive])
↑ Bertrand Bonfond et Aikaterini Radioti, « Des planétologues de l'Université de Liège dévoilent des aspects cachés de Jupiter » [archive], université de Liège, 17 mars 2008 (consulté le 21 décembre 2009)
↑ Saturne connaît aussi des aurores polaires [archive], sur Futura-Sciences
↑ « Aurore martienne » [archive], sur https://www.sciencesetavenir.fr [archive]
↑ « Mars : une aurore polaire et un mystérieux nuage de poussière » [archive], sur http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com [archive]
↑ (en) « Mars Express science highlights: #7. Discovery of localised auroras on Mars » [archive] (consulté le 21 novembre 2014)
↑ « Bleues sont les aurores de Mars » [archive], sur http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com [archive]
↑ « Une "aurore boréale" détectée sur Mars » [archive], sur http://www.futura-sciences.com [archive]
↑ « Alien Auroras May Light Up Exoplanet Night Skies » [archive], Space.com, par Miriam Kramer, le 21 janvier 2013.

Voir aussi
Articles connexes

Magnétosphère
Milieu interplanétaire
Vent solaire
Phénomène lumineux transitoire

Liens externes

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(en) Cartes de progression des aurores polaires en temps réel [archive], cartes du NOAA du Space Weather Prediction Center
Prévisions d'aurores [archive]

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MessageSujet: Re: Colmar, La Silhouette, Le Visage, La Justice et Y'becca.   Mer 27 Déc à 3:20

Titan: Saturn's Largest Moon

The colorful globe of Saturn's largest moon, Titan, passes in front of the planet and its rings in this true color snapshot from NASA's Cassini spacecraft.

Overview: Until the Cassini mission, little was known about Saturn’s largest moon Titan, save that it was a Mercury-sized world whose surface was veiled beneath a thick, nitrogen-rich atmosphere. But Cassini mapped Titan’s surface, studied its atmospheric reactions, discovered liquid seas there and even sent a probe to the moon’s surface, completely rewriting our understanding of this remarkably Earth-like world.

Key Points

Before 2004, we knew very little about Titan other than its size and that it had a dense, nitrogen-rich atmosphere.

Data from Cassini-Huygens revealed Titan has lakes and seas of liquid methane and ethane, replenished by rain from hydrocarbon clouds.

The mission also provided evidence that Titan is hiding an internal, liquid ocean beneath its surface, likely composed of water and ammonia.

Before Cassini-Huygens began its focused study of Saturn's largest moon, we knew Titan as a hazy orange ball about the size of Mercury. Scientists had determined it had a nitrogen atmosphere—the only known world with a dense nitrogen atmosphere besides Earth. But what might lie beneath the smoggy clouds was still largely a mystery.
The Arrival of the Dynamic Duo

NASA's Cassini spacecraft would eventually complete more than 100 targeted flybys of Titan, sending European Space Agency’s Huygens probe to land on the mysterious, alien world—the first landing on a surface in the outer solar system. As it descended for two and a half hours, Huygens took measurements of Titan’s atmospheric composition and pictures of its surface. The hardy probe not only survived the descent and landing, but continued to transmit data for more than an hour on Titan's frigid surface, until its batteries were drained.

Time-lapse video of descent to Titan.

Since that historic moment in 2005, scientists from around the world have pored over volumes of data about Titan, sent to Earth by Huygens and Cassini. The information gathered by the dynamic spacecraft duo have revealed many details of a surprisingly Earth-like world and raised fascinating new questions for future study.

We now know that Titan is a world with lakes and seas composed of liquid methane and ethane near its poles, with vast, arid regions of hydrocarbon-rich dunes girdling its equator. And deep below the surface, Titan harbors a large internal ocean.
Seasons on Titan

Titan is the only other place in the solar system known to have an Earth-like cycle of liquids flowing across its surface as the planet cycles through its seasons. Each Titan season lasts about 7.5 Earth years. Since 2011, Cassini has caught glimpses of the transition from fall to winter at Titan’s south pole—the first time anyone has seen the onset of a Titan winter—and watched as summer came to the north. “We're monitoring the weather on Titan, watching for predicted methane rainstorms at the north pole,” said Linda Spilker, Cassini project scientist at NASA’s Jet Propulsion Laboratory.
Deserts and Seas

Rippling sand dunes, like those in Earth's Arabian desert, can be seen in the dark equatorial regions of Titan. Scientists think the sand is not made of silicates as on Earth, but of solid water ice coated with hydrocarbons that fall from the atmosphere. Images show Titan's icy dunes are gigantic, reaching, on average, 0.6 to 1.2 miles (1 to 2 kilometers) wide, hundreds of miles (kilometers) long and around 300 feet (100 meters) high.
Titan Revealed
Until Cassini arrived at Saturn with a powerful suite of science instruments, the surface of Titan was hidden beneath a thick atmosphere.

The variety of features on Titan’s surface has surprised and delighted scientists and the public alike. “I am intrigued by how many features on Titan’s surface are remarkably Earth-like,” Spilker said, “including hydrocarbon rivers, lakes and seas, and equatorial dunes, with liquid methane playing the role on Titan that water plays on Earth.”
An Unusual Atmosphere

The Huygens probe made the first direct measurements of Titan's lower atmosphere. Data returned by the probe included altitude profiles of the gaseous constituents, isotopic ratios and trace gases (including organic compounds). Huygens also directly sampled aerosols in the atmosphere and confirmed that carbon and nitrogen are their major constituents.

Cassini followed up Huygens' measurements from space, detecting other chemicals that included propylene (a chemical used to make household plastic) and poisonous hydrogen cyanide, in Titan's atmosphere. The variety of chemicals observed indicates a rich and complex chemistry originating from methane and nitrogen and evolving into complex molecules, eventually forming the smog that surrounds the icy moon. It is believed that methane and ethane rain falls from clouds in Titan's atmosphere, but the ultimate source of the methane is still unclear. “The most interesting question is why is there still lots of methane in the atmosphere of Titan? Where's it coming from?” said Jonathan Lunine, a Cassini interdisciplinary scientist from Cornell University.
Titan's Salty Sea
Researchers found that Titan's ice shell, which overlies a very salty ocean, varies in thickness around the moon, suggesting the crust is in the process of becoming rigid.
Underground Ocean

Cassini's numerous gravity measurements of Titan revealed that this moon is hiding an internal, liquid water and ammonia ocean beneath its surface. Huygens also measured radio signals during its descent that strongly suggested the presence of an ocean 35 to 50 miles (55 to 80 kilometers) below the moon's surface. The discovery of a global ocean of liquid water adds Titan to the handful of worlds in our solar system that could potentially contain habitable environments.

https://saturn.jpl.nasa.gov/science/titan/?utm_source=TWITTER&utm_medium=NASAhistory&utm_campaign=NASASocial&linkId=46212202

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