Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:30

LA RÉPUBLIQUE.

Avec un pashmina il est tout à fait possible de réaliser un ensemble de noeud comme avec tout autre type de foulard. Le pashmina pas sa grande taille peut vous aider et vous permettre d’être toujours bien au chaud et ses possibilités de nouage sont multiples. Pour faire un noeud de foulard dame très féminin, suivez ces quelques idées. Le pashmina permet de réaliser des noeud de foulard larges ou longs, les techniques sont celles des tissu rectangles, avec un carré on ne réalisera pas le même types de looks.

Une touche de féminité

Pour être féminine avec un pashmina vous aurez plusieurs options, la première c’est le noeud de boucle. Faire ce noeud vous demandera de prendre vos foulard dans son entier et de le plier dans le sens de la largeur puis de la longueur. Une sorte de boucle va apparaître, vous mettrez alors le foulard autour de vos cou derrière et passerez le pan avec les franges dans celui avec la boucle.
Le foulard en cravate fine

Pour un look très dame, pensez au foulard en cravate fine. Facile à faire, vous prenez votre foulard par sa pointe et faitre un tour autour de votre cou de sorte à laissez le foulard pendre la totalité du foulard devant vous le long de votre corps. C’est très chic et un brin désinvolte, un look très recherché à porter avec un chemisier blanc ouvert, un jeans, les cheveux attachés.

“L’utérus est une location à terme. La tombe est une propriété à vie.”
Malcolm de Chazal.
“Le mot “homme” est un terme générique qui embrasse les femmes.”      
Gérard de Rohan Chabot.
“Parvenu au terme de sa vie, qui peut échapper à la nostalgie de son pays ?”
Gao Xingjian
TAY

L'OLIVIER. “A long terme, nous sommes tous morts.” De John Maynard Keynes
“L'échec est le terme dernier.” De Karl Jaspers / Philosophie
“Un homme qui ne réfléchit pas sur le long terme connaîtra des déboires à court terme.”
De Proverbe chinois.
Y'BECCA.
TAY

“La meilleure façon de recouvrer la liberté, c'est de rompre les chaînes qui blessent le coeur et de mettre un terme à son tourment.”
De Ovide / Remèdes à l'amour

Étrange sentiment.
L'éphémère est immortel,
le souvenir est un soupir.
Le souffle entends le mot.
La grâce divorce de la beauté tandis que brille
la nostalgie des sens.
La notion dévore le demain,
le destin se fait en la nature.

écrit du citoyen Tignard Yanis
alias
TAY la chouette effraie

La fourmi de la place Olivier. Entre le kalinka et la place de l'estrapade:
Luther et Pierre ou les sentiments de la cigale.
Autrefois, la place de l'olivier possédait une fontaine et l'avoir supprimer
malgré le parc pour enfants lui enlève une part d'humanisme
et les rires des cigales.

observation du citoyen Tignard Yanis
alias
TAY la chouette effraie

Son image - Poéme

Poéme / Poémes d'Marceline Desbordes-Valmore




Elle avait fui de mon âme offensée ;

Bien loin de moi je crus l'avoir chassée :

Toute tremblante, un jour, elle arriva,

Sa douce image, et dans mon cœur rentra :

Point n'eus le temps de me mettre en colère ;

Point ne savais ce qu'elle voulait faire ;

Un peu trop tard mon cœur le devina.



Sans prévenir, elle dit : "Me voilà !

"Ce cœur m'attend.
Par l'Amour, que j'implore,

"Comme autrefois j'y viens régner encore."

Au nom d'amour ma raison se troubla :

Je voulus fuir, et tout mon corps trembla.

Je bégayai des plaintes au perfide ;

Pour me toucher il prit un air timide ;

Puis à mes pieds en pleurant, il tomba

J'oubliai tout dès que l'Amour pleura.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
21 hil y a 21 heures
LE MOMENT EST VENU DANS LE MOUVEMENT PAR LE BIAIS DE L'ÉTINCELLE:
AINSI NAQUIT L'ÊTRE ET SA MATIÈRE SELON LA RELATIVITÉ GÉNÉRAL
MAIS CELA NE NOUS DONNE PAS LA SOURCE: LA RÉALITÉ. JE NE PARLE DE L'ÂME,
LA RÉALITÉ S'EST LE TEMPS QUI EST UN CONCEPT ANTÉRIEUR AU CORPS.
TAY

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.

LALEH "Bjurö Klubb" (Live @ Långholmsparken, Stockholm Aug 9 2010)
https://www.youtube.com/watch?v=174aB1joMJw


Dernière édition par yanis la chouette le Lun 11 Déc à 3:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:36

Greenpeace Russia.

Le plateau de Poutorana ou monts Poutorana1, en russe Плато Путорана, est un plateau basaltique de Russie situé à l'est du fleuve Ienisseï et au sud de la péninsule de Taïmyr, au-delà du cercle Arctique, dans le nord de la Sibérie orientale.

Une partie de son territoire appartient à la réserve naturelle de Poutorana inscrite dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis août 2010.

Notes et références

↑ (fr) Istituto geographico de Agostini, Atlas géographique, Paris, Éditions Atlas, 1978, p. 34-37

Annexes
Articles connexes

Trapps de Sibérie
Lac Sobatchie
Lac Ayan
Lac Keta
Lac Lama
http://www.greenpeace.org/russia/en/campaigns/world-natural-heritage/putorana-plateau-2/



Region of the Russian Federation: Krasnoyarsk Krai
Area: 1,89 mln. ha
Criteria: (vii), (ix)
Site Status: inscribed in the World Heritage List in 2010
Status of Territories composing the Site:
Putoransky State Nature Reserve. Since 2013 is a part of Federal State Institution “United Direction of Taimyr Nature Reserves” (663300, Krasnoyarsk Krai, Norilsk, ul. Talnakhskaya, 22) together with Taimyrsky and Great Arctic Nature Reserves.

The Putorana Plateau is a seemingly boundless basalt plateau, untouched by human activity. It is thought to have arisen 10–12 million years ago as a result of a strong earthquake that affected the greater part of the Eurasian continent and gave rise to big islands in the Barents and Kara Seas.

The plateau is characterized by spectacular trap-shaped relief formed from huge steps and terraces, and unique menses (table-tops) rising up to 1,000 – 1,500 m above sea-level, cut by deep canyons.

The site has the greatest concentration of waterfalls in Russia. There is no other elevated province in the world to compare with the Putorana Plateau for number and depths of lakes. There are more than 25 thousand lakes here with lengths of up to 150 km and depths up to 400 m.

The combination of plant and animal communities of forest (alpine – northern taiga), subalpine-forest-tundra, alpine tundra and high-altitude landscape belts are characteristic of the plateau.

Over 1,300 plant species have been recorded here. The basins of the rivers Kutaramakan and Irkinda comprise the northeastern distribution limits of the Siberian larch and fir. The Putorana Mountains are also the northern habitation limits of flying squirrel, lynx, sable and stone cock.

The unique peculiarity of the territory is its location in the limits of the Yenisei zoo-geographical boundaries, recognized as one of the largest meridional bio-geographical limits of Eurasia. This determines the heightened species diversity of local fauna.

36 fish, 1 amphibian, 184 bird and 34 mammal species inhabit the nature reserve. The migration route of Eurasia's largest population of Taimyr reindeer runs through the plateau. It is the home of the little-studied bighorn snow sheep: this population was separated from the main species population range about 15,000 years ago. The lesser white-fronted goose, gyrfalcon, yellow-billed loon, red-breasted goose, tundra swan, osprey and golden eagle are among the site’s rare and endangered birds.

More:

Putorana Plateau on UNESCO World Heritage Center web-site External link
Federal State Institution “United Direction of Taimyr Nature Reserves”...

Le Mésangeai imitateur atteint les 31 cm en moyenne et peut peser 90 g. Son envergure varie de 40 à 46 cm.

Il est reconnaissable à sa tête grise et son plumage est dominé par des teintes brun grisâtre à verdâtre en face ventrale. La face dorsale est plus sombre. Des plumes rousses sont visibles au niveau des rectrices ainsi que sur la couverture secondaire des ailes.

La taille du bec est comparable a celle du Geai des chênes, il est proportionnellement plus court que celui de la plupart des corvidés. Il est noir, robuste et recouvert en partie de plumes raides qui protègent les narines.

Les pattes sont aussi de couleur noire à grisâtre.
Comportement
Alimentation

Comme les autres Corvidae, cette espèce est omnivore. Son régime alimentaire est principalement granivore . Il se nourrit de graines et de baies et les graines du Pin de Sibérie (Pinus Sibirica) sont à la base de son alimentation. Il peut aussi se nourrir d'insectes, de mammifères, mais aussi d'œufs trouvés dans les nids d'autres oiseaux.
Reproduction

La ponte s'effectue de mars à avril. La femelle pond de 3 à 5 œufs qu'elle couve pendant 19 à 20 jours. Les jeunes quittent le nid entre 21 et 23 jours après l'éclosion mais restent quelques semaines avec la mère.

Les nids sont construits à une hauteur de 2 à 10 mètres dans les conifères. Ils sont constitués de brindilles, bois mort, bryophytes, lichens ainsi que de plumes.
Divers

Le Mésangeai imitateur est sédentaire. Durant la période hivernale, sa période d'activité est réduite à 3 ou 4 heures par jour. Cette période est essentiellement consacrée à la recherche de nourriture.
Habitat

Cette espèce est exclusivement forestière. On le trouve dans les forets de conifères, plus précisément dans la taïga.
Répartition

C'est une espèce que l'on retrouve principalement dans le nord de l'Europe plus précisément en Scandinavie, et en Russie.
Conservation

Selon l'IUCN, Le Mésangeai imitateur est classé en préoccupation mineure. L'Europe regroupe entre 25 et 49% de la population globale de cette espèce , soit 340000 à 710000 couples nicheurs selon le BirdLife International (2004). La population mondiale a été estimée entre 2080000 et 8520000 d'individus.
Voir aussi
Bibliographie

Rob Hume, Guilhem Lesaffre, Marc Duquet,Oiseaux de France et d'Europe, édition Larousse, 2007

Lars Svensson, Peter J. Grant, Dan Zetterstöm, Killian Mullarney, Le guide ornitho, édition Delachaux et Niestlé, 2014
Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Mésangeai imitateur, sur Wikimedia Commons Mésangeai imitateur, sur Wikispecies

Référence Congrès ornithologique international : Perisoreus infaustus dans l'ordre Passeriformes [archive] (en) (consulté le 26 mai 2015)
Référence Alan P. Peterson : Perisoreus infaustus dans Passeriformes [archive] (en)
Référence Avibase [archive] : Perisoreus infaustus (Linnaeus 1758) [archive] (+ répartition [archive]) (fr+en) (consulté le 26 avril 2016)
Référence Oiseaux.net : Perisoreus infaustus [archive] (+ répartition [archive]) (fr)
Référence CITES : taxon Perisoreus infaustus [archive] (sur le site du ministère français de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) (fr) (consulté le 26 mai 2015)
Référence Fauna Europaea : Perisoreus infaustus [archive] (en)
Référence ITIS : Perisoreus infaustus (Linnaeus, 1758) [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Animal Diversity Web : Perisoreus infaustus [archive] (en)
Référence NCBI : Perisoreus infaustus [archive] (en)
Référence UICN : espèce Perisoreus infaustus (Linnaeus 1758) [archive] (en) (consulté le 26 mai 2015)


World Natural Heritage List

Virgin Komi Forests Hub
Lake Baikal Hub
Volcanoes of Kamchatka Hub
Golden Mountains of Altai Hub
Western Caucasus Hub
Curonian Spit Hub
Central Sikhote-Alin Hub
Uvs Nuur Basin Hub
Natural System of Wrangel Island Reserve Hub
Putorana Plateau Hub
Lena Pillars Nature Park Hub

Properties Inscribed in the Tentative List of the Russian Federation

Daurian Steppes Hub
Commander Islands Hub
Magadansky State Nature Reserve Hub
Krasnoyarsk Stolby Hub
Great Vasyugan Mire Hub
Ilmensky Mountains Hub
Bashkir Ural Hub
Bikin River Valley Hub
Valamo Archipelago Hub

La nuit d'hiver - Poéme

Poéme / Poémes d'Marceline Desbordes-Valmore




Qui m'appelle à cette heure, et par le temps qu'il 'fait ?
C'est une douce voix, c'est la voix d'une fille :
Ah ! je te reconnais ; c'est toi,
Muse gentille !

Ton souvenir est un bienfait.
Inespéré retour ! aimable fantaisie !
Après un an d'exil qui t'amène vers moi ?
Je ne t'attendais plus, aimable
Poésie ;
Je ne t'attendais plus, mais je rêvais à toi.

Loin du réduit obscur où tu viens de descendre,
L'amitié, le bonheur, la gaieté, tout a fui : Ô ma
Muse ! est-ce toi que j'y devais attendre ?
Il est fait pour les pleurs et voilé par l'ennui.
Ce triste balancier, dans son bruit monotone,
Marque d'un temps perdu l'inutile lenteur ;
Et j'ai cru vivre un siècle, enfin, quand l'heure sonne,
Vide d'espoir et de bonheur.



L'hiver est tout entier dans ma sombre retraite :
Quel temps as-tu daigné choisir ?
Que doucement par toi j'en suis distraite !
Oh ! quand il nous surprend, qu'il est beau le plaisir !
D'un foyer presque éteint la flamme salutaire
Par intervalle encor trompe l'obscurité ;



Si tu veux écouter ma plainte solitaire,
Nous causerons à sa clarté.

Petite
Muse, autrefois vive et tendre,
Dont j'ai perdu la trace au temps de mes malheurs.
As-tu quelque secret pour charmer les douleurs ?
Viens ! nul autre que toi n'a daigné me l'apprendre. Écoute ! nous voilà seules dans l'univers,

Naïvement je vais vous dire :
J'ai rencontré l'Amour, il a brisé ma lyre ;
Jaloux d'un peu de gloire, il a brûlé mes vers.

"Je t'ai chanté, lui dis-je, et ma voix, faible encore,
Dans ses premiers accents parut juste et sonore :
Pourquoi briser ma lyre ? elle essayait ta loi.
Pourquoi brûler mes vers ? je les ai faits pour toi.
Si des jeunes amants tu troubles le délire.
Cruel, tu n'auras plus de fleurs dans ton empire ;
Il en faut à mon âge, et je voulais, un jour,
M'en parer pour te plaire, et te les rendre,
Amour.
Déjà je te formais une simple couronne.
Fraîche, douce en parfums.
Quand un cœur pur la
Peux-tu la dédaigner ?
Je te l'offre à genoux ; [donne,
Souris à mon orgueil et n'en sois point jaloux.
Je n'ai jamais senti cet orgueil pour moi-même ;
Mais il dit mon secret, mais il prouve que j'aime.
Eh bien ! fais le partage en généreux vainqueur :
Amour, pour toi la gloire, et pour moi le bonheur.
C'est un bonheur d'aimer, c'en est un de le dire.
Amour, prends ma couronne, et laisse-moi ma lyre ;
Prends mes vœux, prends ma vie ; enfin, prends tout,
Mais laisse-moi chanter au pied de ton autel." [cruel !



Et lui : "Non, non !
Ta prière me blesse ;
Dans le silence, obéis à ma loi :



Tes yeux en pleurs, plus éloquents que toi,
Révéleront assez ma force et ta faiblesse."

Muse, voilà le ton de ce maître si doux.
Je n'osai lui répondre, et je versai des larmes ;
Je sentis ma blessure, et je maudis ses armes.
Pauvre lyre ! je fus muette comme vous !

L'ingrat ! il a puni jusques à mon silence.

Lassée enfin de sa puissance,
Muse, je te redonne et mes vœux et mes chants.
Viens leur prêter ta grâce, et rends-les plus touchants.
Mais tu pâlis, ma chère, et le froid t'a saisie ! '
C'est l'hiver qui t'opprime et ternit tes couleurs.
Je ne puis t'arrêter, charmante
Poésie ;
Adieu ! tu reviendras dans la saison des fleurs.

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.

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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:42

bugan chuluu (, cyrillique : буган чулуу, MNS : bugan chuluu)

Le monastère de Gandantegchinlin (mongol : Гандан тэгчинлин хийд, Gandantegchinlin khiid ; tibétain : དགའ་ལྡན་ཐེག་ཆེན་གླིང, dga'-ldan theg chen gling), anciennement connu sous le nom de monastère de Gandan, est un monastère bouddhiste de style tibétain situé à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Son nom d'origine tibétaine peut être traduit par « la Grande Place de la Joie complète ». On dénombre actuellement plusieurs centaines de moines qui y résident. Restauré et revivifié à partir des années 1990, il contient une statue de Megjid-Janraiseg (le bodhisattva Avalokiteshvara) de 26,5 mètres de haut (82 pieds). En 1994, il est placé sous le contrôle de l'État mongol.

Construit en 1809 sous le nom de Shar sum (littéralement : « le monastère Jaune ») par le 5e javzandamba, alors plus haut lama dans la hiérarchie du clergé mongol, il prit son nom actuel en 1838. Il devient dès lors le principal centre d'enseignement bouddhique en Mongolie.

En 1904, le 13e dalaï-lama résida dans l'un des temples de ce monastère.

Dans les années 1930, le régime communiste de Mongolie, sous la direction d'Horloogiyn Choybalsan et la pression insistante de Staline, détruit plus de 700 monastères et fait massacrer plus de 10 000 moines bouddhistes. Toutefois, le monastère de Gandantegchinlin échappa à la destruction. Il est fermé en 1938 mais ouvre à nouveau en 1944 et est autorisé à continuer à fonctionner comme monastère bouddhique, en effectif réduit, et prend le nom de monastère de Gandan (ou Ganden) en hommage à la religion et la culture mongoles traditionnelles. La chute du régime communiste en Mongolie en 1990 voit la fin des restrictions du culte.

La statue originelle, faite de cuivre, avait été érigée en 1911 grâce à des emprunts auprès de la population mongole dans le but de faire recouvrer la vue au bogdo javzandamba1 (8e jebtsündamba), également connu comme bogdo khan et qui avait pris le titre d'empereur de Mongolie. La fabrication de la statue avait été menée à bien par Chin Wan Khanddorj, principal ministre du bogdo javzandamba. Les troupes soviétiques démantelèrent la statue en 1937 (les débris de la statue auraient par la suite servi à confectionner des balles lors du siège de Léningrad). À la suite de la chute des régimes communistes, la statue de Megjid-Janraiseg fut reconstruite en 1996 grâce à des dons d'or venus du Népal et du Japon. Ornée d'or et de près de 2 286 pierres précieuses, la statue pèse plus de 20 tonnes et est recouverte de près de 100 kg de vêtements de soie. Le 23 novembre 2016 lors d'une visite en Mongolie à l'invitation du monastère2, le 14e dalaï-lama a annoncé sa conviction que le 9e Jebtsundamba Khutughtu a repris naissance en Mongolie et qu'un processus pour identifier le 10e a commencé3.

ADOPTION

Une partie du tournage du film Le Concile de pierre s'est effectué dans ce monastère. Le Concile de pierre est un film franco-italo-allemand de Guillaume Nicloux, sorti en 2006.

Adapté du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé (auteur de Les Rivières pourpres et de L'Empire des loups) par Guillaume Nicloux lui-même et Stéphane Cabel, le film retrace les aventures d'une femme qui mène sa propre enquête afin de découvrir les réelles origines de son enfant adopté disparu.

Le tournage du film a eu lieu en Mongolie (notamment au monastère de Gandantegchinlin à Oulan-Bator) et en France (à Paris). Ce sixième long métrage du réalisateur met en scène Monica Bellucci, Catherine Deneuve, Elsa Zylberstein, Sami Bouajila, le comédien allemand Moritz Bleibtreu et l'Italien Lorenzo Balducci.

Synopsis

La première scène se passe quelque part en Mongolie, il y a 30 ans, dans un centre retiré en pleine forêt tenu par des Russes. Un couple s'introduit dans un bâtiment et libère un vieil homme asiatique. Lors de cette tentative d'évasion, ils sont surpris et sont abattus. La femme, qui gît mourante au fond d'un puits, regarde une dernière fois un médaillon où l'on découvre qu'elle et son partenaire sont parents d'un bébé.

Sibérie orientale, 30 ans plus tard. Laura Siprien, jeune femme française, se rend dans un centre d'adoption afin de récupérer son futur fils adoptif, Liu-San, d'origine mongole, alors âgé de deux ans.

Paris, quelques années plus tard. Liu-San est un jeune garçon de presque sept ans. Depuis quelque temps, Laura et son fils sont plongés dans des cauchemars et rêves communs. Une étrange marque apparaît sur le torse du garçon. Quelques jours avant son anniversaire, l'enfant est enlevé. Laura Siprien part à la recherche des origines de son fils, et s'envole pour la Mongolie.
Fiche technique

Titre original : Le Concile de pierre
Réalisation : Guillaume Nicloux
Scénario : Stéphane Cabel et Guillaume Nicloux, d'après le roman éponyme de Jean-Christophe Grangé
Photographie : Peter Suschitzky
Montage : Guy Lecorne
Musique : Éric Demarsan
Production : Olivier Thaon et Amgalanbayar Batbayar
Pays d'origine : France, Italie, Allemagne
Format : couleurs - 35 mm - 1,85:1
Genre : thriller
Durée : 100 minutes
Date de sortie : 2006

Distribution
Monica Bellucci au Festival de Cannes 2006.

Monica Bellucci : Laura Siprien
Catherine Deneuve : Sybille Weber
Moritz Bleibtreu : Serguei Makov
Sami Bouajila : Lucas
Elsa Zylberstein : Clarisse
Nicolas Thau : Liu-San
Lorenzo Balducci : L'inspecteur Frank Neves
Nicolas Jouhet : L'inspecteur Langlois
Peter Bonke : Le docteur Vonkel
Tubtchine Bayaertu : Barsak Thalik
Laurent Grévill : Daguerre
Jerzy Rogulski : Le professeur Bruner
Yoshi Oida : Kamal
Nicolaï Boldaev : Ayrag
Simona Maicanescu : La directrice de l'orphelinat
Pascal Bongard : Perrone
Eva Saint-Paul : Condroyer
Valentine Herrenschmidt : L'infirmière
Bayaset Manjikoff : Le vieil homme
Yves Marmion : L'attaché d'ambassade
Éric Caravaca : Le père de Laura
Elina Löwensohn : La mère de Laura
Erdenetsog Batoa : Le colonel
Dinara Drukarova : Irena
Borchuluun Lkhamjav : L'officier à l'ambassade
Gaëlle Loizic : Sybille avant
Gefko Mikhail : Le villageois russe
Galina Nikolaevna Karpova : La nurse
Claire Rotheuss : La secrétaire d'ambassade
Andrey Shklyar : Le gardien du dispensaire
Clément Thomas : Le chauffeur de Sybille
Tumurbaatar Tseomed : Le chauffeur à Oulan Bator



Notes et références

↑ Ce point demeure incertain : certains avancent que la statue aurait été construite pour célébrer la proclamation de l'indépendance de la Mongolie à la chute de la dynastie Qing.
↑ « Le dalaï lama n'a “pas d'inquiétudes” sur Trump » [archive], L'Express, 23 novembre 2016.
↑ (en) M.A. Aldrich, The Dalai Lama in Mongolia: 'Tournament of Shadows' Reborn [archive], 3 décembre 2016, The Diplomat

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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:49

Dzong de Phari
Vue du dzong de Phari, 1939

Type Fort
Dzong du Tibet
Propriétaire initial Gouvernement tibétain
Destination initiale Place forte
Coordonnées 27° 45′ 00″ nord, 89° 10′ 00″ est
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine

Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet

Le dzong de Phari (tibétain : ཕག་རི རྫོང་, Wylie : phag ri rDzong) est une ancienne forteresse qui domine la bourgade tibétaine de même nom près de la frontière entre la région autonome du Tibet et le Bhoutan. Elle surveillait autrefois la grande route marchande entre l'Inde et Lhassa.

Bâtie en pierres grisâtres sur un renflement du terrain, la forteresse était la résidence d'un administrateur religieux (tsédrung) nommé par le gouvernement tibétain.

Elle comportait un bâtiment central massif, de plan carré, aux murs quasiment aveugles, protégé par une enceinte avec tours et bastions.
Notes et références

Thubten Ngodup, Phari, la ville de ma naissance, extrait de Thubten Ngodup & Françoise Bottereau-Gardey, Nechung, l'oracle du Dalaï-Lama, éditions Presses de la Renaissance, 2009, 348 p.


La grande mosquée de Lhassa (tibétain : བོད་ལྗོངས་ལྷ་ས་ཨི་སི་ལན་ཕྱག་ཁང་ཆེན་མོ།, Wylie : lha sa i si lan phyag khang chen mo, THL : bö jong lhasa i si len chak khangchen mo ; chinois simplifié : 拉萨清真大寺 ; chinois traditionnel : 拉薩清真大寺 ; pinyin : lāsà qīngzhēn dàsì), également appelée en tibétain Gyel Lhakhang (tibétain : རྒྱལ་ལྷ་ཁང།, Wylie : rgyal lha khang, THL : Gyel Lhakhang), ou encore, parfois en anglais, Hebalin Mosque (du chinois 河坝林清真寺, hébàlín qīngzhēnsì) est une mosquée située dans le District de Chengguan, dans le centre urbain de la ville-préfecture de Lhassa, chef-lieu de la Région autonome du Tibet, en République populaire de Chine. Elle a été construite en 1716, et agrandie en 1793.

Présentation Type
MosquéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1716Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation Pays
Flag of the People's Republic of China.svg ChineVoir et modifier les données sur Wikidata
Région autonome
Tibet
Ville-préfecture
Lhassa
District
Chengguan
Adresse
中华人民共和国西藏自治区拉萨市城关区孜苏路6号Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
29° 39′ 03″ N, 91° 08′ 12″ E

Cimetière de la mosquée

Il existe également un cimetière musulman hui, au Nord de Lhassa, appelé cimetière musulman de la Grande mosquée de Lhassa (拉萨清真大寺穆斯林墓地, lāsà qīngzhēn dàsì mùsīlín mùdì) et ratéchée à cette mosquée1,2,3.
Annexes
Notes et références

↑ (zh) « 走近西藏穆斯林·拉萨篇 » [archive], sur duost.com,‎ 17 mars 2011
↑ (zh) « 走近西藏穆斯林·拉萨篇 » [archive], sur 中国民族报,‎ 15 mars 2011
↑ (zh) « 我要纠错 拉萨清真大寺穆斯林墓地 » [archive], sur map.sogou.com adresse : chinois : 西藏拉萨市城关区旧城东南河坝林回族聚居区

Articles connexes

Petite mosquée de Lhassa

L'oracle de Nechung est l'oracle officiel d'État du Tibet1, l'un des oracles d'État de l'ancien Tibet2. Le médium résidait au monastère de Nechung dont il était l'abbé, d’où son nom3. Depuis l’exil du gouvernement tibétain, ce monastère a été recréé à Dharamsala en Inde, à proximité de la résidence de l'actuel dalaï-lama. Le médium qui y réside a le rang de vice-ministre4. Il le consulte à l’occasion du Nouvel An tibétain1.

Le médium est depuis le 4 septembre 1987 Thubten Ngodup, né en 1957 à Phari au Tibet. Il est le 17e du titre, et a pris la succession de Lobsang Jigmé, entré en fonction en 1945 et décédé en 1984 en Inde. Ce dernier a prévu en 1947 les troubles dus à l'arrivée du régime communiste en Chine et a conseillé le départ du 14e dalaï-lama en 1959.

Histoire
Origines
Pehar sur un lion des neiges.
Représentation de Pehar Gyalpo au monastère de Nechung, Tibet

La pratique de l’oracle par possession d’un esprit ou d’une déité est présente dans les plus anciennes traditions religieuses tibétaines, comme le Bön ou les Nyingmapa. Selon la conception bouddhiste, la déité projette son esprit par transfert de conscience ou phowa (en), l’un des Six yogas de Nāropa, dans un kuten, support physique. La possession est une épreuve rude qui nécessite une « convalescence »6. Dans tout l’Himalaya, les oracles ont joué et jouent un rôle important dans le domaine religieux, ainsi qu'un rôle de conseil auprès de l'ancien gouvernement du Tibet et du gouvernement tibétain en exil.

La déité s’exprimant par l’oracle est Pehar Gyalpo, l’un des esprits soumis par Padmasambhava, qui l’aurait nommé chef des protecteurs de Samye7.

Il se serait ensuite installé dans la région du monastère de Nechung, remplacé à Samye par l’esprit Tsiu Marpo8.

L'origine des relations entre Pehar (Dorjé Dragden) et les dalaï-lamas remonte au 2e dalaï-lama qui visualisa à plusieurs reprises Pehar, lequel accepta d'être son protecteur ainsi que celui du monastère de Drépung bâti à proximité de l'ancien temple de Nechung9.

Quand en 1642, le 5e dalaï-lama devint chef de l'Etat du Tibet, Dorjé Dragden changea de statut. Il devait protéger les dalaï-lamas, le gouvernement du Tibet et en conséquence le Tibet, tandis qu'une autre déité, Palden Lhamo, était chargé de protéger le Tibet exclusivement10. Quand le palais du Potala fut construit pour héberger la résidence du dalaï-lama et les services gouvernementaux, Dorjé Dragden demeura le protecteur de l'Etat. C'est alors qu'un médium, le Nechung kuten, le support physique de Nechung, permit de recueillir les conseils de Pehar. Cependant, comme le dieu n'est pas spirituellement libre, ses conseils ne constituent qu'un éléments parmi d'autres dans le processus décisionnel. À l'initiative du 5e dalaï-lama, le second régent du Tibet, Trinlé Gyatso (1660-1668) fonda le nouveau monastère de Nechung eu égard à son importance. Sous la régence de Sangyé Gyatso (1679-1703), les travaux prirent une grande ampleur et Nechung prit son essor, prenant le nom de de Nechung Dorjé Drayang Ling (Nechung, le jardin du son mélodieux du vajra), encore le sien aujourd'hui. Sangyé Gyatso confirma le rôle protecteur de Pehar11.

Pehar eut finalement plusieurs résidences. Nechung est la principale. Il est aussi le protecteur de Tsel Gungthang (de), l'ancienne résidence de Lama Shang Tsöndru Dragpa (XIIe siècle) initiateur de la lignée Telpa Kagyüpa. Il devint protecteur de Méru Nyingba où fut établi la résidence du Nechung Kuten à Lhassa. C'est un monastère lié à Nechung dont la fondation remonte à Songtsen Gampo au VIIe siècle. C'est en ce temple que Thonmi Sambhota termina la mise au point de l'alphabet tibétain inventé à partir d'un alphabet indien. Comme le monastère de Nechung, il est affilié à 3 grandes lignées : sakya, guélug et nyingma-kagyü12.

Le monastère de Nechung qui comportait initialement 4 moines en compta 50 puis 101 sous le règne du 5e dalaï-lama, puis 115 sous le 13e dalaï-lama. Le Nechung Kuten ayant rang d'abbé était à sa tête, tandis que Nechung Rinpoché à partir du XIXe siècle et le Nechung Dépa étaient des responsables administratifs, tous trois étant nommé par le gouvernement du Tibet13. En 1959, seuls 6 des moines du monastère purent s'enfuir et gagner l'Inde. De ceux qui restèrent au Tibet, une poignée survécurent. Nechung fut en partie détruit et transformé en entrepôt agricole, sa cour en cour de ferme, tandis que ses trésors furent pour la plupart pillés14.
La lignée des kutens
1er kuten

Protecteur de monastère et de lignée, c’est seulement en 1544 que Pehar Gyalpo aurait pour la première fois pris possession d’un être humain, faisant de Drag Trang-Go-Wa Lobsang Palden le premier médium de Nechung5. Lobsang Palden donna des indications qui permirent de découvrir le 3e dalaï-lama15. Jusqu’en 1945, les médiums viendront à Nechung depuis différents monastères.
2e kuten

Le 2e kuten est connu sous les noms de Jampa Gyatso et Ringangpa, correspondant à sa région d'origine, Rinchen Gang16.
3e kuten

Le 3e kuten, Nangso Gönor, était un membre laïc du gouvernement (nangso) quand il eut sa première transe17.
4e kuten

Le 4e kuten, Sépo Sönam, était lié au 5e dalaï-lama à qui il donna des conseils en nombre, notamment quand le Tibet connut des difficultés avec le royaume du Bhoutan dans les années 1650. Durant cette période, le dalaï-lama protégea le monastère de Nechung et le kuten devint l'oracle d’État17.
5e kuten

Le 4e kuten, Tséwang Pelbar fut en fonction 10 ans de 1679 à 1689. Le régent Sangyé Gyatso fit réaliser des statues pour le monastère de Nechung, dont il veilla au bon fonctionnement. On fixa le nombre de ses moines à une cinquantaine. À la mort du 5e dalaï-lama, il délivra une prédiction au sujet de son retour, et mourut en 1689 à 58 ans18.
6e kuten

Le 6e kuten, Lobsang Legjor Gyatso, originaire du Kongpo, eut sa première transe en 1690, et le nombre de moines de Nechung passa à 10119.
7e kuten

Le 7e Kuten, Tsangyang Tamdrin (Lobsang Tashi), connut sa première transe en 1725. Il fut proche du 7e dalaï-lama durant la première partie de sa vie, et eut de nombreuses transes et institua à Nechung la pratique des 13 déités de Yamantaka et le rituel des offrandes brûlées (jinseg) pour les consécrations, selon la transmission du monastère de Gyuto. Sa renommée était telle qu'il reçut en don pour Nechung des terres du Kham oriental, dans la région de Dartsédo. Il est mort de vieillesse en 174720.
8e kuten

Le 8e Kuten, Ngawang Gyatso, était originaire de Dartsédo, et du monastère de Gar Dratsang, fondé par Kamsum Silnön, incarnation de Rigzin Göden, monastère sous le patronage de la famille royale du Chagla, un des royaumes du Kham. Il connut sa première transe en 1747 au Tibet central, en présence du 7e dalai-lama. Ngawang Gyatso était également lié au monastère de Thubten Dorjé Drag et noua des relations avec le Tulkou de ce monastère, Taklung Tsétrul Rinpoché, Kalsang Péma Wangchug qui devint son lama racine21.
9e kuten

Le 9e kuten, Yulo Köpa, est peu connu. Il était en activité en 1822. On pense qu'il est originaire de Yulo Kö, un petit hameau proche de Nechung. Il fut élevé au rang de Khenchung, intégrant l'administration religieuse de l’État en 182222.
10e kuten

Le 10e kuten, Kalsang Tsültrim, fut en fonction entre 1837 et 1856. En 1849, en raison de son efficacité, il fut nommé khenchen, au 4e rang gouvernemental. Il mourut peu après le 12e dalaï-lama23.
11e kuten

Le 11e kuten, Lhalung Shakya Yarphel fut un des kutens les plus remarquables. En 1878, Lhalung Shakya Yarphel désigne Lobsang Dargyé, ancien abbé du monastère de Gyumé, pour rechercher la réincarnation du 12e dalaï-lama. Lobsang Dargyé se rend sur les rives du lac Lhamo Lhatso, réputé livrer des visions après de longues méditations. Dans la nuit du 7e jour, il voit l'enfant, ses parents, leurs noms, et leur maison. Le 11e kuten confirme les visions. Une mission d’enquête menée par Lobsang Dargyé découvre au Dagpo la maison d'un humble bûcheron abritant le jeune garçon. Son père s'appelle Kunzang Rinchen, et sa mère Lobsang Dolma. Interrogé, en transe, le 11e kuten confirme qu'il s'agit du 13e dalaï-lama24. En février 1899, le 11e kuten avertit le dalaï-lama au cours d'une transe que sa vie était en danger, l'incitant à la plus grande prudence. Malgré ses conseils, le dalaï-lama, précédemment énergique, tombait malade régulièrement, se fatiguant rapidement. Interrogé à nouveau, le kuten précisa que la magie noire était en jeu et demanda qu'une paire de bottes détenues par le tertön Sogyal soit démontée. On interrogea Sogyal qui pensa aux bottes que lui remit Shaö Trulkou à l'attention du dalaï-lama. Pris d'un mauvais pressentiment, il les avait conservé et essayé un jour, mais s'était mis alors à saigner du nez et décida de les abandonner dans un coin. Suivant les conseils du kuten, les bottes furent démontées, et l'on découvrit un pentacle maléfique associé au nom et à la date de naissance de Thubten Gyatso dans les semelles ainsi que des substances réputées néfastes. Une enquête fut menée, l'ancien régent Démo Rinpoché et ses complices avouèrent, arrêtés, mis en résidence surveillée ou écroués, la plupart moururent rapidement de mort naturelle ou de suicide, comme Shaö Trulkou qui se défenestra25.
12e kuten

Le 12e kuten, Lobsang Sönam, un moine du Kham, fut découvert en février 1901 lors de sa première transe26.
13e kuten

Le 13e kuten, Lhalungpa Gyaltsen Tharchin, d'une famille parente de la famille Bhrumpa possédant des terres dans la région du Dagpo. Il fut découvert au Losar de 1913 lors de sa première transe. Il fut démis par le dalaï-lama dans les années 1920, et s'exila dans le Lhokha27.
Lobsang Namgyal, médium de l'oracle de Nechung en 1939
14e kuten

Le 13e dalaï-lama réinvestit le 12e kuten, Lobsang Sonam, qui venait d'avoir une nouvelle transe. Lors des célébrations du nouvel an tibétain de 1932, il entra en transe et avertit le dalaï-lama de sa fin imminente, lui révélant sa maladie et lui indiquant l'urgence qu'il délivre ses directives pour la stabilité future du pays. Il rédigea un texte connu comme son « testament » dont certains éléments se sont révélés prophétiques28.

Selon le site The Tibet Album Lobsang Namgyal aurait précipité la mort du 13e dalaï-lama par de mauvais conseils médicaux, le même site affirme qu'il aurait été nommé oracle d’État en 1934, alors que le 13e dalaï-lama est décédé le 17 décembre 193329.

Claude Arpi mentionne que l'intriguant Lungshar accusa Thupten Kunphel-la, avec la complicité de l'oracle et du médecin du dalaï-lama, d'avoir précipité le décès de ce dernier30.
15e kuten

Lobsang Namgyal participa à la recherche du 14e dalaï-lama31, l'oracle demandant que trois équipes soient envoyées respectivement au Tibet central, dans l'Amdo et dans le Kham32.
16e kuten

Selon Kenneth Conboy et James Morrison, le 16e médium, Lobsang Jigmé, nommé en 1945, fut le premier à être issu du monastère de Nechung. C'est lui qui, le 21 juillet 1951, conseilla au jeune monarque, alors réfugié à Yatoung, de retourner à Lhassa33. De même, en mars 1959, l'oracle fut consulté à deux reprises avant de donner la réponse escomptée, si l'on en croit Kenneth Conboy et James Morrison : le départ en exil du dalaï-lama en Inde, avis qui fut confirmé par une autre technique, le jet de dés34.

Dans son ouvrage Au loin la liberté, le dalaï-lama donne une autre explication à cet épisode. Le 10 mars 1959 marqua l'arrivée en masse des habitants de Lhassa, venus le défendre contre les Chinois devant le Norbulingka. Des tensions s'accrurent entre les Tibétains et les Chinois. En dépit d'une demande de dispersion de la foule par le dalaï-lama, une grande partie resta sur place. C'est alors que le dalaï-lama consulta l'oracle qui lui fit savoir qu'il devait rester et maintenir le dialogue avec les Chinois, suscitant pour la première fois un doute quant à cette décision. Dans les jours suivants, Ngabo Ngawang Jigmé informa le dalaï-lama que l'Armée populaire de libération s'apprêtait à attaquer la foule et à bombarder le Norbulingka. Le 17 mars, le dalaï-lama se tourne à nouveau vers l'oracle qui à sa surprise s'écria « Va-t'en ! Va-t'en ! Ce soir ! », s'avançant ensuite pour écrire de façon claire et détaillée l'itinéraire que le dalaï-lama devait emprunter depuis le Norbulingka jusqu'à la frontière. Quand l'oracle s'évanouit, 2 obus de mortier explosèrent dans le marais près de la porte nord. Rétrospectivement, le dalaï-lama pense que Dorjé Drakden savait dès le début qu'il devait quitter Lhassa le 17 mars, mais qu'il ne le dit pas immédiatement, pour éviter que la nouvelle ne se répande. Il précise que le mo, une autre méthode de divination, confirmait les conseils de l'oracle35.

Deux prophéties célèbres de Lobsang Jigmé sont relatées par Ellen Pearlman, l'une annonçant qu'en 1950, le Tibet rencontrerait de grandes difficultés et l'autre concernant la fuite du dalaï-lama en 1959. Pearlman précise qu'en 1951, Lobsang Jigmé est tombé malade, en raison de ses visions troublantes répétées selon certains, le rendant incapable de marcher sans assistance pendant des années. En 1959, il marcha deux mois durant jusqu'en Inde aux côtés du dalaï-lama. Il finit par guérir de sa maladie36. Lobsang Jigmé est décédé à Dharamsala en Inde le 26 avril 1984.
17e kuten

Le 4 septembre 1987, Thubten Ngodup, lama de Nechung depuis 1971, devint le 17e kuten37.
Autres oracles

Selon Lobsang Tsedron, avec l'oracle de Nechung, il n'existait que 4 oracles d'État au Tibet, l'oracle de Gadong, « faiseur de temps », l'oracle de Samyé, Tsiumar, et un oracle féminin, l'oracle de Tenma, qui est le truchement des douze déesses Tenma. La dernière en date était Lobsang Tsedron, qui officia jusqu’en 1959, et demeura au Tibet. Selon Hanna Havnenik, d'autres sources n'en citent que 3 : Nechung, Gadong et Tshangpa2.

Dans un article sur les oracles tibétains publié en 1978, le prince tibétologue Pierre de Grèce rapporte qu'à Dharamsala se trouvaient exilés, en même temps que le dalaï-lama, quatre oracles de haut rang, dont l'oracle d'État de Nechung38.
Costume et transe

Lors des occasions officielles, le médium porte plusieurs vêtements superposés. Le vêtement supérieur est en brocard d’or décoré des quatre couleurs qui représentent les quatre éléments : rouge, bleu, vert et jaune. Il porte sur la poitrine un miroir (melong) entouré de turquoises et d’améthystes portant le mantra de Dorje Drakden.

Il entre en transe accompagné de mantras, prières et musique. Quand la transe est assez avancée, une coiffe de près de 14 kilos est fixée solidement sur sa tête et parfois aussi un harnais de plus de 30 kilos portant 4 drapeaux et 3 bannières de victoire39. Puis il se lève et prend une épée avec laquelle il danse ; il effectue cette danse après chaque question et donne une réponse qui doit être interprétée. Lorsque la séance se termine, il effectue une dernière prière et perd connaissance4.

On trouve une description détaillée d'une séance de l'oracle de Nechung sous la plume de Heinrich Harrer dans son livre Sept ans d'aventures au Tibet40. Harrer rapporte également que lorsque l'oracle persistait à donner de mauvais conseils, on avait vite fait, selon la traduction en anglais de son ouvrage, de le relever de ses fonctions41,42.
Notes et références

↑ a et b (en) Lawrence R. Spencer, The Oracle of Pan [archive], p. 97
↑ a et b (en) Hanna Havnenik, A Tibetan Female State Oracle [archive], in Religion and secular culture in Tibet (eds. Henk Blezer, A. Zadoks), Tibetan studies, vol. 2, Proceedings of the Ninth Seminar of the International Association for Tibetan Studies, Leiden 2000, BRILL, 2002, (ISBN 9004127763), 470 p., pp. 259-288, en part. p. 263 et suivantes (A Female State Oracle at Drepung) : « Lobsang Tsedron maintains that there were only four State oracles in Tibet in the past: Nechung (Gnas chung), the weather oracle at Gadong (Dga' gdong) monastery, Tsiumar (Tsi'u dmar), and Tenma (Bstan ma), i.e. herself ».
↑ (en) Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, Inner Traditions, Rochester, Vermont, USA, 2002, (ISBN 9780892819188), p. 94.
↑ a et b (en) Oracle de Nechung, tibet.com, Bureau du Tibet de Londres.
↑ a et b (en) Les médiums, tibet.com, Bureau du Tibet de Londres.
↑ Ellen Pearlman, op. cit., pp. 94-95.
↑ Le médium de l'Oracle d'Etat et le monastère de Nechung [archive] sur le site Vie et traditions des Tibétains en exil, 13 mai 2010.
↑ (en) Christopher Paul Bell, Tsiu Marpo: The Career of a Tibetan Protector Deity [archive] Florida State University.
↑ Thubten Ngodup Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, préface Garje Khamtrul Jamyang Dhondup, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6), p. 106
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 107
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 108
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 109
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 110
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 111
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 201.
↑ Thubten Ngodup, op. cit., 202
↑ a et b Thubten Ngodup, op. cit., p. 202
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 202-203
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 203
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 203-204
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 204-205
↑ Thubten Ngodup, op. cit., pp. 206-207.
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 207.
↑ Thubten Ngodup, op. cit., pp. 211-212.
↑ Thubten Ngodup, op. cit. p. 213-215
↑ Thubten Ngodup, op. cit., pp. 216.
↑ Thubten Ngodup, op. cit., pp. 217-218.
↑ Thubten Ngodup, op. cit., p. 219
↑ (en) Notice biographique de Lobsang Namgyal [archive] sur le site The Tibet Album : « In 1934 [he was] degraded to the rank of an ordinary monk. It was alleged that he made some mistakes about the Dalai Lama's medicine, and that this was the cause of His Holiness' death ».
↑ Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, préfacé par le Dalaï Lama, Calmann-Lévy, 2000 (ISBN 2702131328).
↑ Heinrich Harrer dit cela à propos du prédécesseur du jeune oracle qu'il eut l'occasion de voir : « his predecessor (who had cooperated in the discovery of the present Dalai Lama) ». Cf (en) Heinrich Harrer, Seven years in Tibet, translated from the German by Richard Graves; with an introduction by Peter Fleming; foreword by the Dalai Lama, E. P. Dutton, 1954, (ISBN 0874778883).
↑ Michael Harris Goodman, Le dernier Dalaï-Lama ? Biographie et témoignages, Editeur Claire Lumière, 1993, (ISBN 2-905998-26-1). p. 15
↑ (en) Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet, The University Press of Kansas, version en ligne, chapitre Contact [archive] : « On 21 July, the monarch heeded advice channeled under trance by the state oracle and departed Yatung on a slow caravan back to the Tibetan capital. »
↑ (en) Kenneth Conboy and James Morrison, op. cit., version en ligne, chapitre Virginia [archive] : « Sensing that the end was drawing near, on 12 March he called for the Nechung oracle to determine whether he should stay in Lhasa. While in a trance, the medium replied in the affirmative. This was not exactly the answer the Dalai Lama wanted, so another form of divination -- a roll of the dice, literally -- was sought. As luck would have it, the results were the same (...) The oracle was again summoned ; apparently of a conservative bent, the entranced medium would not budge from his earlier ruling. Not until 17 March, during the third channeling session in a week, did the oracle buckle. "Leave tonight," was his entranced message. The dice, too, cooperated, giving identical advice.(20) ».
↑ Tenzin Gyatso, Au loin la liberté, Fayard, 1990, (ISBN 2213025614), pp 191-197
↑ Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, op. cit. : « In 1947 Lobsang Jigme, the Tibetan State Oracle, prophesied that in the Year of the Tiger, 1950, Tibet would face great difficulty. In 1951, Lobsang Jigme fell ill, some say because of his repeated troubling visions, and for years was unable to walk without assistance. In 1959, after predicting the Dalai Lama's flight, Lobsang Jigme spent two months walking to India with His Holiness. His illness was eventually cured. »
↑ Stéphane Allix, Le Netchung Kuten, médium du Dalaï lama [archive] sur le site du magazine en ligne Nouvelles Clés.
↑ (en) H.R.H. Prince Peter of Greece and Denmark, Tibetan Oracles, in Himalayan anthropology: the Indo-Tibetan interface [archive] (James F. Fisher ed.) World anthropology, vol. 35, Walter de Gruyter, 1978, 567 p., pp. 287-298 (ISBN 9027977003) : « Today, since the Chinese occupation of Tibet, many oracles have taken refuge in India. In Dhar(a)msala, Himachal Pradesh, northern India, there are in exile together with the Dalai Lama, four high ranking oracles, among them the Netchung State Oracle (...) ».
↑ Ellen Pearlman, op. cit., p. 96.
↑ Heinrich Harrer, op. cit, pp. 106-108.
↑ Heinrich Harrer, op. cit. : « When an oracle goes on giving bad advice, they make short work of the mouthpiece. He is relieved of his office. This always seemed to me illogical. Did the god speak through the medium or did he not? ».
↑ La traduction française ne précise pas cet empressement, cf. Heinrich Harrer, Sept ans d'aventures au Tibet, traduction de Henry Daussy Arthaud, 1954 (ISBN 2-7003-0427-6).

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Oracle de Nechung, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

Thubten Ngodup, Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6)
(en) Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, Rochester, Vermont, USA, Inner Traditions, 2002, (ISBN 0892819189)
(en) H.R.H. Prince Peter of Greece and Denmark, Tibetan Oracles, in Himalayan anthropology: the Indo-Tibetan interface (James F. Fisher ed.) World anthropology, vol. 35, Walter de Gruyter, 1978, 567 p., pp. 287-298 (ISBN 9027977003)
Birgit Zotz, Zur europäischen Wahrnehmung von Besessenheitsphänomenen und Orakelwesen in Tibet Vienna University 2010 [1] [archive].

Article connexe

Thubten Ngodup

Liens externes

Photos de médiums et de séances d'oracle [archive] sur le site Tibet Album
Nechung - The State Oracle of Tibet [archive], sur le site tibet.com.
Documentary about Tibetan oracles [archive] de David Cherniack

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
21 hil y a 21 heures
LE MOMENT EST VENU DANS LE MOUVEMENT PAR LE BIAIS DE L'ÉTINCELLE:
AINSI NAQUIT L'ÊTRE ET SA MATIÈRE SELON LA RELATIVITÉ GÉNÉRAL
MAIS CELA NE NOUS DONNE PAS LA SOURCE: LA RÉALITÉ. JE NE PARLE DE L'ÂME,
LA RÉALITÉ S'EST LE TEMPS QUI EST UN CONCEPT ANTÉRIEUR AU CORPS.
TAY


Gardiens des signes de l'aube - Poéme

Poéme / Poémes d'Amina Saïd

les sept noms de la lune

ont été récités

pour faire venir l'absente

et comme elle est en marche elle arrivera bien jusqu'ici

peut-être restera-t-elle avec ceux qui restent

peut-être partira-t-elle avec ceux qui partent

peut-être chassera-t-elle ceux qui nous chassent

gardiens des signes de l'aube le ciel étend sur nous sa nuit.

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:55

Le Chomolarhi (translittération du chinois 绰莫拉日峰), aussi orthographié Jomo'lhari (ཇོ་མོ་ལྷ་རི) en dzongkha ou Qomo Lhari en tibétain (ཇོ་མོ་ལྷ་རི, translittération Wylie), est un sommet de l'Himalaya situé sur la frontière entre le Bhoutan et la Chine.

Géographie
Altitude 7 314 m
Massif Himalaya
Coordonnées 27° 49′ 27″ nord, 89° 16′ 12″ est
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Bhoutan Bhoutan
Région autonome
Zone de développement Tibet
Ouest
Préfecture
District Xigazê
Paro
Ascension
Première mai 1937 par Pasang Dawa Lama et Freddie Spencer Chapman
Voie la plus facile Versant Sud-Est

Une pierre à cerf (ou pierre de cerf) également appelée en mongol bugan chuluu (, cyrillique : буган чулуу, MNS : bugan chuluu) est un type de mégalithe rencontré dans le nord de la Mongolie et Sibérie. Leur appellation provient de leurs gravures de cerfs représentés en train de voler.

Datant de la fin du IIe et du début du Ier millénaires avant Jésus-Christ, la région compte environ 800 pierres à cerfs. Leur signification est encore mal connue.

Construction
Une pierre à cerf dans le bassin de l'Orkhon.

Les pierres à cerf sont construites en granite ou en roche verte, suivant ce qui est le plus abondant dans la région1. Leur hauteur varie ; la plupart dépassent 1 m de haut2, mais certaines atteignent 4,5 m. Le sommet des pierres peut être plat, arrondi ou brisé, suggérant que le sommet d'origine a été délibérément détruit3. Les pierres sont généralement orientées avec leur face décorée vers l'est.

Les gravures et dessins sont généralement terminés avant l'érection de la pierre, bien que certaines présentent des signes indiquant une gravure sur place4. Les dessins sont gravés à la surface des pierres, des rainures profondes et des surfaces à angle droit indiquant l'utilisation d'outils en métal. Des outils en pierre sont utilisés pour polir les incision nettes de certains dessins2. Quasiment toutes les pierres sont gravées à la main, mais certaines pourraient avoir été découpées à l'aide d'une sorte de foreuse mécanique primitive4.
Types

Selon le chercheur russe Vitaly Vassilievitch Volkov, dans ses recherches s'étalant sur trente ans, les pierres à cerf se classent en trois types distincts :

Mongol classique : ces pierres sont bien détaillées et les méthodes de dessin sont élégantes. Elle décrivent généralement un guerrier possédant un renne stylisé sur son torse. Ce type de pierre est proéminent dans le sud de la Sibérie et le nord de la Mongolie. Cette concentration suggèrerait que ces pierres sont à l'origine de la tradition des pierres à cerf, et que les types ultérieurs l'ont à la fois simplifiée et interprétée5.

Ouest-eurasien : ces pierres possèdent une région centrale, partagée par deux « ceintures », des lignes horizontales. Elles possèdent également des sortes de « boucles d'oreilles », de grands cercles et des entailles en diagonale par groupes de deux ou trois nommées « visages », et des « colliers », collections de trous ressemblant à ce genre d'objets.

Saïan-Altaï : elles reprennent les motifs des pierres ouest-eurasiennes, dont des animaux aux pattes droites semblant flotter en l'air, des dagues et d'autres outils. La présence de cerfs est nettement diminuée, et ne présente pas souvent l'accent sur la relation entre l'animal et le vol. Ces pierres peuvent être subdivisées en deux groupes :
Gorno-Altaïsk : ces pierres possèdent des motifs de guerriers simples, présentant des outils dans la région centrale. Les motifs de cerf existent, mais sont rares.
Saïan-Touva : similaires, mais avec encore moins de représentations d'animaux. Les motifs de cerf sont absents. Le style est plus simple, ne comportant que des ceintures, des colliers, des boucles d'oreilles et des visages.



Mongol classique

Ouest-eurasien

Saïan-Altaï


Iconographie

Les pierres à cerfs présentent des motifs communs, ainsi qu'une multitude de façon de les représenter4 :

Rennes : le renne figure de façon proéminente sur quasiment toutes les pierres à cerf. Les plus anciennes n'ont que des images de rennes très simples, mais leur design se détaille avec le temps. Il semblerait que 500 ans plus tard on voit apparaitre les images complexes de rennes volants. Ceux-ci sont en effet mieux décrits comme volant dans l'air plutôt que simplement courant sur le sol. Piers Vitebsky les décrit ainsi : « le cerf est représenté avec le cou tendu et les jambes lancées vers l'avant et l'arrière, comme s'il ne galopait pas mais plutôt en train de sauter en traversant les airs »1. Les bois, parfois représentés en paire, sont extrêmement ornés, faisant usage de grands motifs en spirale qui peuvent entourer tout le cerf. Ces bois retiennent parfois un disque solaire ou une autre image liée au soleil. D'autres œuvres de la même époque donnent à voir le lien entre le renne et le soleil, une association courante dans le chamanisme sibérien. Certains guerriers représentés enterrés portent des tatouages de rennes munis de bois embellis par de petites têtes d'oiseaux. Ce motif pourrait représenter une transformation spirituelle du chaman depuis le domaine terrestre vers le domaine céleste. Les images de rennes apparaissant également dans les tatouages des représentations de guerriers, il est possible que cet animal était considéré comme protecteur2. Selon une autre théorie, l'esprit du rennes pourrait servir de guide à l'âme du guerrier5.

Autres animaux : de nombreux autres animaux sont représentés sur les pierres, particulièrement sur celles de Saïan-Altaï. Elles comportent des représentations de tigres, cochons, vaches, grenouilles, oiseaux et de créatures ressemblant à des chevaux4. À la différence des rennes, ces animaux sont dessinés dans un style plus naturel. Ce manque d'ornements pourrait signifier leur manque d'importance surnaturelle, un rôle secondaire par rapport à celui du renne5. Ces animaux, groupés par paire, sont souvent affrontés à un autre, par exemple un tigre affronté à un cheval.

Armes et outils : les armes et les outils se rencontrent sur tous les types de pierre, mais les armes sont particulièrement représentées sur les pierres du Saïan-Altaï4. Les arcs et les dagues apparaissent fréquemment, tout comme des équipements typiques de l'âge du bronze : des briquets et des rênes pour guider un attelage de chariot2. Ces représentations permettent de dater les pierres.

Motifs : des motifs en chevrons apparaissent de temps à autre, principalement dans la partie supérieure des pierres. Ces motifs pourraient s'apparenter à des boucliers, suggérant un lien entre les pierres et des conflits armés. Il a été également suggéré que ces chevrons pourraient être un emblème chamanique représentant le squelette2.

Visages : les visages humains sont rares et généralement gravés au sommet des pierres. Ces visages possèdent une bouche ouverte, comme s'ils chantaient. L'expression vocale étant un thème courant et important dans le chamanisme, ces visages pourraient suggérer un rapport entre les pierres à cerf le chamanisme.

Distribution géographique

Les archéologues ont recensé plus de 900 pierres à cerf en Asie centrale et en Sibérie du Sud6. Des images similaires se rencontrent sur une zone plus large à l'Ouest, jusqu'au Kouban, au Boug méridional en Ukraine, à la Dobroudja en Bulgarie et à l'Elbe7, mai également plus au Sud, au Ladakh et Zanskar8.
Historique des études et publications

Les pierres à cerf sont probablement érigées par des nomades de l'âge du bronze vers 1000 av. J.-C., bien qu'un lien avec les stèles de pierre cimmériennes et kourganes soit à prendre en considération. Des cultures ultérieures ont réutilisé les pierres pour leurs propres tumuli ou pour des kheregsüürss (ou khirigsüürs). Ces derniers monuments de pierre que l'on rencontre souvent en Mongolie ont l'aspect d'un tumulus circulaire entouré d'une ligne de pierres suivant la forme d'un carré. Malheureusement les pierres ont parfois été vandalisées ou pillées.

Plusieurs théories existent pour expliquer le but des pierres à cerf. Celles-ci n'existent pas seules, mais sont en général associées à d'autres monuments en pierre, parfois gravés. Le sol autour de ces ensembles contient souvent des traces de restes animaux, comme des chevaux. Ceux-ci sont placés sous les pierres auxiliaires. En revanche, aucun reste humain n'a été trouvé sur les sites, ce qui invalide leur usage comme stèles tombales2.

Les dessins des pierres et la présence de restes sacrificiels pourraient suggérer un but religieux, peut-être un lieu privilégié pour des rituels chamaniques1. Certaines pierres possèdent un cercle au sommet et une dague et une ceinture stylisées à leur pied, ce qui a conduit certains chercheurs, comme William Fitzhugh, à supposer que les pierres pourraient représenter un corps humain spiritualisé, tout particulièrement celui d'un guerrier ou d'un chef2. Cette théorie est renforcée par la grande variété des pierres, chacune pouvant être attachée à l'individu qu'elle représente.

En 1892, Vassili Radlov publie une collection de dessins des pierres de cerf de Mongolie. Les dessins de Radlov montrent les images de cerf fortement stylisés, ainsi que leur cadre. Radlov montre que dans certains cas, les pierres sont placées selon des motifs suggérant les murs d'une tombes, tandis que dans d'autres cas elles sont érigées selon des motifs circulaires élaborés, pour un usage qui nous reste inconnu mais, peut-être, rituel7.

En 1954, Alekseï Okladnikov publie l'étude d'une pierre à cerf trouvée en 1856 par D.P. Davydov près d'Oulan-Oude, connue sous le nom de pierre d'Ivolga et actuellement exposée au musée historique d'Irkoutsk. Okladinkov identifie les images de cerf comme ceux de rennes, date les gravures du VIe ou VIIe siècle av. J.-C. et conclut de son placement et d'autres images qu'elle était associée à des rites funéraires et qu'il s'agit d'un monument à un chef guerrier de haute extraction sociale7.

En 1981 est publiée une étude, alors la plus complète, par Vitaly Vasilevitch Volkov. Il identifie deux traditions culturelles derrière les pierres à cerf. Celles de l'est semblent associées à des cimetières composés de tombes à dalles au-dessus du sol. L'autre tradition les associe à des structures circulaires, suggérant leur utilisation au centre de rituels7.

En 2006, le Deer Stone Project de la Smithsonian Institution et l'Académie des sciences de Mongolie débutent l'enregistrement numérique des pierres par scanner tridimensionnel. Les publications de Esther Jacobson-Tepfer, en 20109 et 20153 viennent apporter une vision scientifique d'ensemble de la question : étude des localisations dans l'espace, en fonction des mouvements de population et en fonction de la situation de chaque lieu dans le paysage qui lui est propre, étude des motifs iconographiques et mise en relation avec les populations éventuellement concernées (qui ont fait l'objet d'études récentes).
Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Pierres à cerf, sur Wikimedia Commons

Liens internes

Menhir
Mégalithisme
Art des steppes

Liens externes

Deer Stones [archive] (collection photographique sur Flikr)
Reportage photographique de Gary Tepfer sur le travail de l'anthropologue Esther Jacobson-Tepfer (Université de l'Oregon), dans les montagnes de l' [archive]Altai, en Mongolie, lors de sa recherche sur l'art mongol sur pierre : les gravures rupestres de l'Âge du bronze et de l'Âge du fer, ainsi que les pierres levées et sculptées de l'époque turque. Août 2016.

Références

↑ a, b et c (en) Piers Vitebsky, The Reindeer People: Living with Animals and Spirits in Siberia, Houghton Mifflin Harcourt, 2006 (ISBN 978-0618773572)
↑ a, b, c, d, e, f et g (en) William W. Fitzhugh, « Stone Shamans and Flying Deer of Northern Mongolia: Deer Goddess of Siberia or Chimera of the Steppe? », Arctic Anthropology, vol. 46, no 1-2,‎ 2009, p. 72-88 (DOI 10.1353/arc.0.0025)
↑ a et b (en) Esther Jacobson-Tepfer, The Hunter, the Stag and the Mother of Animals : Image, Monument, and Landscape in Ancient North Asia, Oxford University Press, 2015, 413 p. (ISBN 978-0-19-020236-1)
↑ a, b, c, d et e (en) [PDF] William W. Fitzhugh, « American-Mongolia Deer Stone Project - 2009 Mongolia Report » [archive], Arctic Studies Center, 2009
↑ a, b et c (en) William W. Fitzhugh, The Mongolian Deer Stone-Khirigsuur Complex: Dating and Organization of a Late Bronze Age Menagerie, Current Archaeological Research in Mongolia, coll. « Department of Anthropology Staff Publications », 2009 (ISBN 978-39364-903-1-2, lire en ligne [archive]), p. 183-199
↑ (en) Tsagaan Turbat et al., Deer Stones of the Jargalantyn Am, 2011 (ISBN 978-99962-845-8-Cool
↑ a, b, c et d (en) Esther Jacobson, The Deer Goddess of Ancient Siberia, Brill, 1993 (ISBN 978-90-04-09628-Cool
↑ Francfort, Klodzinski et Mascle 1990.
↑ (en) Esther Jacobson-Tepfer, James E. Meacham et Photographies par Gary Tepfer, Archaeology and Landscape in the Mongolian Altaï : An Atlas, California, ESRI Press, 2010, 209 p. (ISBN 978-1-58948-232-6)

Bibliographie

Henri-Paul Francfort, Daniel Klodzinski et Georges Mascle, « Pétroglyphes archaïques du Ladakh et du Zanskar », Arts asiatiques, vol. 45, no 1,‎ 1990, p. 5-27 (DOI 10.3406/arasi.1990.1275, lire en ligne [archive])
Jérôme Magail, « Les « pierres à cerfs » de Mongolie, cosmologie des pasteurs, chasseurs et guerriers des steppes du Ier millénaire avant notre ère », International Newsletter on Rock Art, Dr Jean Clottes, no 39,‎ 2004, p. 17-27 (ISSN 1022-3282)
Jérôme Magail, « Les « pierres à cerfs » de Mongolie », Arts asiatiques, revue du Musée national des Arts asiatiques – Guimet, no 60,‎ 2005, p. 172-180 (DOI 10.3406/arasi.2005.1539, lire en ligne [archive])
Jérôme Magail, « Les « pierres à cerfs » des vallées Hunuy et Tamir en Mongolie », Bulletin du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, Monaco, no 45,‎ 2005, p. 41-56 (ISSN 0544-7631)
Jérôme Magail, « Tsatsiin Ereg, site majeur du début du Ier millénaire en Mongolie », Bulletin du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, no 48,‎ 2008, p. 107-120 (ISSN 0544-7631, lire en ligne [archive])


(en) Aedeen Cremin, Archaeologica: The World's Most Significant Sites and Cultural Treasures, Frances Lincoln Ltd., 2007 (ISBN 978-0-7112-2822-1), p. 236
(en) William W. Fitzhugh, « The deer stone project 2003 field report », Artic Studies Center newsletter, National Museum of Natural History — Smithsonian Institution, no 11,‎ décembre 2003, p. 19-20 (lire en ligne [archive])
(en) William W. Fitzhugh, Jamsranjav Bayarsaikhan, Mongolia deer stone project : 2007 field report, Washington/Ulaanbaatar, National Museum of Natural History — Smithsonian Institution — National Museum of Mongolian History, mars 2008 (lire en ligne [archive])
(en) Esther Jacobson, The Deer Goddess of Ancient Siberia, Brill, 1993 (ISBN 978-90-04-09628-Cool
(en) Esther Jacobson-Tepfer, James E. Meacham et Photographies par Gary Tepfer, Archaeology and Landscape in the Mongolian Altaï : An Atlas, California, ESRI Press, 2010, 209 p. (ISBN 978-1-58948-232-6)
(en) Esther Jacobson-Tepfer, The Hunter, the Stag and the Mother of Animals : Image, Monument, and Landscape in Ancient North Asia, Oxford University Press, 2015, 413 p. (ISBN 978-0-19-020236-1)
(en) Vadim Masson, History of Civilizations of Central Asia, Volume 1, Motilal Banarsidass Publications, 1999 (ISBN 978-81208-140-7-3)
(en) Eric A. Powell, « Mongolia », Archaeology,‎ janvier/février 2006
(en) UNESCO, History of Civilizations of Central Asia, 1992 (ISBN 978-92-3-102719-2)
(ru) D.G. Savinov, Оленные камни в культуре кочевников Евразии, Saint-Pétersbourg, Université de Saint-Pétersbourg,‎ 1994 (ISBN 5-288-01245-Cool
(en) Vitaly Vassilievitch Volkov, Nomads of the Eurasian Steppes in the Early Iron Age, J. Davis-Kimball et al., 1995 (ISBN 1-885979-00-2), « 20, Early Nomads of Mongolia »
(ru) Vitaly Vassilievitch Volkov, Оленные камни Монголии, Moscou, Научный мир,‎ 2002 (ISBN 978-58917-618-2-7)

https://www.nasa.gov/johnson/HWHAP/astronaut-health


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TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
21 hil y a 21 heures
LE MOMENT EST VENU DANS LE MOUVEMENT PAR LE BIAIS DE L'ÉTINCELLE:
AINSI NAQUIT L'ÊTRE ET SA MATIÈRE SELON LA RELATIVITÉ GÉNÉRAL
MAIS CELA NE NOUS DONNE PAS LA SOURCE: LA RÉALITÉ. JE NE PARLE DE L'ÂME,
LA RÉALITÉ S'EST LE TEMPS QUI EST UN CONCEPT ANTÉRIEUR AU CORPS.
TAY

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.
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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 2:59

APPRENTISSAGE PROFOND ou DEEP LEARNING

Apprentissage profond, deep learning en anglais, ou encore « rétropropagation de gradient »… ces termes, quasi synonymes, désignent des techniques d’apprentissage machine (machine learning), une sous-branche de l’intelligence artificielle qui vise à construire automatiquement des connaissances à partir de grandes quantités d’information. Les succès qu’enregistrent ces techniques leur confèrent un rôle essentiel dans le monde contemporain, où elles apparaissent être à l’origine d’innombrables applications pratiques (reconnaissance des visages et de la parole, voiture autonome, etc.). Même si elles semblent constituer un renouveau, voire une révolution de l’intelligence artificielle, les principes sur lesquels elles reposent sont anciens. Très tôt, avant même l’avènement de l’intelligence artificielle – discipline ayant vu le jour officiellement en 1956 –, avec la cybernétique – courant de réflexion créé en 1946 à l’issue des premières tentatives de simulation du vivant et du cerveau aux moyens de flux d’information – et l’article séminal d’Alan Turing (1912-1954) sur l’intelligence des machines (1950), il apparut nécessaire de développer des techniques d’apprentissage machine afin que les ordinateurs soient capables de s’adapter aux évolutions du monde extérieur, de tirer parti de leurs propres expériences et de se reprogrammer automatiquement. Ces techniques se développèrent dès les années 1940 et 1950, puis se perfectionnèrent dans les années 1980, avant de connaître un nouvel essor à partir de 2010.
Différents types d’apprentissage machine

On distingue usuellement au moins trois types d’apprentissage machine : l’apprentissage par renforcement, l’apprentissage supervisé et l’apprentissage non supervisé.

L’apprentissage par renforcement suppose que, lors de ses pérégrinations, un agent (entité qui agit de façon autonome) reçoit des récompenses ou des punitions en fonction des actions qu’il exécute. Il s’agit alors d’établir automatiquement, à partir des retours d’expérience, des stratégies d’actions des agents qui maximisent l’espérance de récompenses. Ces techniques développées depuis la fin des années 1950 ont fait leurs preuves à la fois dans le domaine des jeux et dans celui de la robotique.

L’apprentissage supervisé suppose que l’on donne des exemples étiquetés, comme des images de lettres manuscrites avec le nom de la lettre correspondante (étiquettes a, b, Z…). L’apprentissage consiste alors à construire une fonction capable de déterminer la lettre de l’alphabet à laquelle se rapporte chaque image. Cette forme d’apprentissage a fait des progrès considérables ces dernières années.

Enfin, le dernier type d’apprentissage repose sur un ensemble d’exemples non étiquetés que l’on cherchera à structurer en rassemblant les exemples apparemment les plus proches et en les distinguant de ceux qui en paraissent éloignés. Il s’agit donc, pour la machine, de pouvoir organiser des connaissances et acquérir des notions nouvelles. Ainsi, pour un ensemble d’instruments de musique, on peut chercher à ce que la machine construise automatiquement des catégories en distinguant, par exemple, les instruments à cordes, à vent, à percussion puis, parmi les cordes, les cordes pincées, frappées, frottées, etc.

L’apprentissage supervisé recourt à des techniques variées fondées sur la logique ou la statistique et s’inspirant de modèles psychologiques, physiologiques ou éthologiques. Parmi celles-ci, des techniques anciennes reposant sur un modèle très approximatif du tissu cérébral – les réseaux de neurones formels – ont obtenu depuis les années 2010 des performances remarquables en traitant de très grandes quantités d’information que l’on qualifie en français de masses de données, et en anglais de big data. Ce sont elles que l’on range sous le vocable d’apprentissage profond, ou deep learning. Elles recourent toutes à de la rétropropagation de gradient (algorithme permettant l’apprentissage de la machine et utilisant les réseaux de neurones). Notons cependant qu’il existe d’autres techniques d’apprentissage supervisé qui n’utilisent pas de réseaux de neurones formels et, a fortiori, pas de rétropropagation de gradient.
Réseaux de neurones formels

L’histoire des réseaux de neurones formels remonte à 1943, avant même la construction des premiers ordinateurs électroniques, alors que l’on commence seulement à fabriquer des calculateurs électromécaniques au moyen de relais téléphoniques. L’idée de dresser un parallèle entre ces machines et le cerveau humain traverse les pensées du mathématicien américain Walter Pitts (1923-1969) qui, âgé d’à peine vingt ans à l’époque, écrit avec le neurophysiologiste américain Warren McCulloch (1898-1969), un article intitulé « A logical calculus of immanent ideas in nervous activity » (« Un calculateur logique des idées immanentes dans l'activité nerveuse »). Ils y établissent une analogie entre, d’un côté, ces relais téléphoniques et les cellules du cerveau – les neurones – et, d’un autre côté, les connexions entre ces relais téléphoniques et les liaisons dites synaptiques qui relient les neurones entre eux. Pour résumer ces analogies, on appelle « neurones formels » ces relais téléphoniques, et « synapses formelles » leurs connexions. Afin de mimer les phénomènes biologiques dits de « plasticité synaptique » qui affectent la plus ou moins grande connectivité de l’influx nerveux entre les neurones et qui se trouvent à l’origine de l’apprentissage physiologique, on module les synapses formelles d’un nombre plus ou moins grand que l’on appelle le « poids synaptique » et qui joue sur l’intensité de la transmission d’information entre les neurones formels.

Outre la description de cette analogie, McCulloch et Pitts démontrent qu’en organisant ces neurones formels en trois couches, et en connectant les neurones formels de chaque couche avec des neurones formels de la couche suivante par des synapses formelles dont on ajuste correctement les poids synaptiques, on peut réaliser n’importe quelle fonction logique. Ce théorème d’universalité est essentiel.
Apprentissage des poids synaptiques

Toutefois, même si de tels réseaux de neurones formels organisés en trois couches permettent de réaliser n’importe quelle fonction logique, il convient de configurer les liaisons synaptiques entre les neurones formels, autrement dit d’associer à chacune de ces liaisons un nombre, ce qui serait extrêmement fastidieux, voire inextricable manuellement, si l’on ne disposait pas de procédures d’apprentissage. On cherche donc, dès le début des années 1950, à élaborer des techniques pour établir automatiquement les pondérations des liaisons entre les synapses formelles en mimant les phénomènes d’apprentissage neuronal.

Pour cela, on recourt à l’apprentissage supervisé en donnant à une machine des exemples étiquetés et en faisant en sorte qu’elle ajuste automatiquement les poids des synapses formelles pour retrouver automatiquement les étiquettes des exemples. À titre d’illustration, si l’on donne des formes géométriques à la machine, on lui indique pour chacune qu‘il s’agit d’un losange, d’un carré, d’un pentagone, d’un cercle, d’une ellipse, etc. Et on espère qu’elle sera ensuite en mesure de distinguer automatiquement ces types de formes, après lui avoir donné suffisamment d’exemples ainsi étiquetés.
Le perceptron

En 1957, un psychologue américain, Frank Rosenblatt (1928-1971), met au point un algorithme d’apprentissage pour des réseaux de neurones formels à deux couches qu’il appelle des « perceptrons », car ils reproduisent selon lui les capacités de perception des rétines.

Or, si Walter Pitts avait bien montré que les réseaux de neurones à trois couches pouvaient réaliser n’importe quelle fonction logique, il n’en va pas de même pour les réseaux à deux couches, tant s’en faut. En 1969, Marvin Minsky (1927-2016) démontre que la procédure d’apprentissage décrite par Frank Rosenblatt n’apprend que des fonctions très simples, dites linéairement séparables. Ainsi une fonction logique aussi élémentaire qu’un « ou » exclusif – qui vaut 1 si l’une de ses deux entrées est égale à 1 et l’autre à 0, et 0 sinon – ne saurait être réalisée, et a fortiori apprise, sur un perceptron à deux couches.
Rétropropagation de gradient

Il a fallu attendre le début des années 1980 pour que des mathématiciens généralisent le principe d’apprentissage des perceptrons et conçoivent, en s’inspirant de principes mathématiques issus de la physique statistique, une procédure capable d’apprendre sur des réseaux de neurones à plusieurs couches. En termes techniques, on appelle cette procédure la rétropropagation du gradient. Quelques années plus tard, d’autres mathématiciens cherchèrent à déterminer les fondements théoriques de cet apprentissage avec, entre autres, la théorie statistique de l’apprentissage. Cela les conduisit à développer d’autres techniques d’apprentissage supervisé inspirées des principes mathématiques de l’apprentissage sur les réseaux de neurones formels, comme ce que l’on appelle les machines à vecteurs de support (support vector machines) et les machines à noyaux (kernel machines), qui furent bien souvent utilisées dans les années 1990 et au début des années 2000 pour effectuer de l’apprentissage supervisé dans de multiples champs d’applications comme la reconnaissance de caractères manuscrits, de visages ou de la parole.
Réseau de neurones formels
Réseau de neurones formels

dessin

Ce dessin représente un réseau de neurones formels avec n entrées, p sorties et j couches.

Crédits : Encyclopædia Universalis France
https://www.universalis.fr/encyclopedie/apprentissage-profond-deep-learning/

Les pétroglyphes de l'Altaï mongol, sont un ensemble de pétroglyphes et de monuments funéraires situés sur trois sites archéologiques, dans la partie située dans l'aïmag semi-autonome kazakh de Bayan-Ölgii, à l'ouest de la Mongolie, dans la chaîne de montagne de l'Altaï. Le site est classé dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les motifs couvrent une période de 12 000 ans, dont la période la plus ancienne va de 11 000 à 6 000 av. J.-C1.

Pétroglyphes situés dans la vallée de la rivière Tsagaan
Coordonnées 49° 20′ 02″ nord, 88° 23′ 43″ est
Pays Drapeau de la Mongolie Mongolie
Subdivision Mn flag bayan olgiy aymag.svg Bayan-Ölgii
Type Culturel
Critères (iii) [archive]
Superficie 11300
Zone tampon 10700
Numéro
d’identification 1382 [archive]
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 2011 (35e session)

Description

Les trois sites sont situés dans les des hautes vallées montagneuses, creusées par les glaciers au Pléistocène1 :

Vallées des rivières Tsagaan Salaa et Baga Oigor, dans le soum d’Ulaankhus2 ;
Vallée du haut Tsagaan Gol (Shiviit Khairkhan, mongol : Шивийт Хайрхан) ;
Vallée de l'Aral Tolgoi (mongol : Арал толгой), dans le soum de Tsengel.

Le site de la vallée du Tsagaan Gol, comprend des cerfs dans le même styles que ceux des pierres à cerfs3.
Annexes
Notes et références

↑ a et b « Ensembles de pétroglyphes de l'Altaï mongol » [archive], sur UNESCO
↑ (en) « Rock Art and Surface Archaeology of Mongolia: Baga Oigor and Tsagaan Salaa » [archive], sur Washington.edu
↑ (en) « Archaeology and Landscape in the Altai Mountains of Mongolia » [archive], sur Mongolianaltai.uoregon.edu

Bibliographie

Esther Jacobson Jacobson, Vladimir D. Kubarev et al., Répertoire des pétroglyphes d'Asie centrale / Fasc. 6, Mongolie du Nord-Ouest, Tsagaan Salaa/Baga Oigor, Paris, De Boccard, coll. « Mémoires de la Mission archéologique française en Asie centrale » (no 5-6), 2001, 481 p. (ISBN 9782907431132)

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Liste du patrimoine mondial en Mongolie

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TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 3:05

La Mongolie (en mongol, bitchig : ᠮᠣᠩᠭᠣᠯ
ᠤᠯᠤᠰ, cyrillique : Монгол Улс, transcription latine : Mongol Uls, littéralement : « Pays mongol ») est un pays d'Asie, situé entre la Russie au nord et la Chine au sud. Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (mongol : Улаанбаатар, Ulaanbaatar), la langue officielle est le mongol et la monnaie le tugrik.

La Mongolie fut le centre de l’Empire mongol au XIIIe siècle et fut ensuite gouvernée par la dynastie mandchoue Qing de la fin du XVIIe siècle à 1911, date à laquelle l'indépendance de la Mongolie fut proclamée à la faveur de la chute de l'Empire chinois. La politique de la République populaire mongole, bien que conservant officiellement son indépendance pendant la période soviétique, était alignée sur celle du Kremlin de Moscou. Après la fin de la Guerre froide et la chute du communisme en Mongolie en 1990, le pays adopta une constitution démocratique en 1992.

Son territoire est immense, mais possède très peu de terres arables, le pays étant montagneux et couvert de steppes dont l'aridité croît en allant vers le sud (désert de Gobi). Près de 30 % des 2,8 millions d’habitants sont nomades ou semi-nomades. La religion principale est l'école des bonnets jaunes de la branche tibétaine du bouddhisme vajrayāna. La majorité des citoyens (80 %) est d’origine mongole. Il existe néanmoins des minorités turcophones, comme les Kazakhes et Touvains surtout à l’ouest. Près du tiers des habitants vit dans la capitale Oulan-Bator.

La Mongolie est le pays qui a la plus faible densité de population au monde avec 1,94 hab./km2.

Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel de la Mongolie. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes.

Durant la Préhistoire, dans les plaines du nord de la Mongolie, de mystérieuses représentations de créatures cornues à bec d'oiseau semblent grimper le long de monolithes de granite appelés « pierres à cerf ». Ces stèles dont certaines atteignent 4,5 m de hauteur, montrent aussi des ceintures équipées de flèches, de haches et d'outils de l'âge du bronze. Selon les spécialistes qui tentent de déchiffrer ces monuments, ils ont été érigés entre 1100 et 800 av. J.-C.. « Ce sont des hommages à des chefs ou à des guerriers, peut-être tombés au combat », avance l'anthropologue William Fitzhugh (en). Pour lui, ces créatures mi-renne mi-oiseau devaient montrer le chemin vers l'au-delà. Quelle que soit leur signification, déclare Fitzhugh, elle était forte, car, pour chaque stèle, plusieurs chevaux ont été sacrifiés. Leurs têtes ont été enterrées en cercle autour des monolithes, le nez pointé vers le soleil levant. On a déjà retrouvé plus de 600 pierres en Mongolie, au Kazakhstan et en Russie. Ces monolithes sont très souvent associés à des tumulis, des monuments funéraires constitués d'un amas de pierres central ceinturé de cercles ou de carrés de pierres2.

Vers -245 apparaissent les Xiongnu, ils deviennent les principaux ennemis de la Chine pour les siècles qui suivent, et la Grande Muraille de Chine fut construite en partie pour se protéger de leurs incursions. Certains historiens pensent que les Huns descendent des Xiongnu.

Après la disparition des Xiongnu, apparaissent les Ruanruan, qui sont à leur tour supplantés par les Köktürks (ou Turcs bleus) qui dominent la région du VIe au VIIIe siècle.

Au VIIIe siècle apparaissent les ancêtres des Ouïghours, puis les Khitans et les Jurchen. Vers le Xe siècle le territoire est peuplé de Mongols qui seraient une branche du peuple Xianbei. À cette période, le pays est divisé en plusieurs tribus liées par des alliances et en guerre perpétuelle.
L'Empire chinois en 1861, carte de Johnson.
Article détaillé : Empire mongol.

Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et crée un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. La Chine est dominée à partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle par les Mongols qui y fondent la dynastie Yuan, 1234~1279 – 1368). Cet empire commence à s'effondrer en 1368, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d'Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous et les soutiennent pour la conquête de la Chine. La Mongolie est transformée en deux provinces chinoises, la Mongolie-Intérieure et la Mongolie-extérieure.

Au cours du XVIIe siècle, la région sibérienne du lac Baïkal, au nord de la Mongolie, est annexée par la Russie impériale. Le Bogdo Gegen du monastère de Gandantegchinlin aurait cherché l'appui de la Russie pour se libérer de l'emprise politique chinoise[réf. nécessaire].
Indépendance de la Mongolie extérieure

Avant 1910, la Mongolie est plus ou moins un protectorat russe. Néanmoins, avec la défaite russe de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, désastre financier, et militaire, où l'empire russe perd le port de Port-Arthur en Chine, les Russes préfèrent ne pas entériner un protectorat. La Mongolie sert de zone tampon entre la Chine, et l'empire russe, et même avec le Japon, à l'est, qui annexe la péninsule coréenne en 1910, et a des vues sur la Chine du Nord-Est. L'empire russe renonce à annexer la Mongolie en 1908, car il n'a pas assez de cadres pour administrer un territoire aussi immense, de plus, l'empire russe préfère concentrer le plus gros de son armée à l'ouest et au centre de son empire, où la menace des empires allemand et austro-hongrois, et aussi turc, se fait déjà plus oppressante. Globalement, à cette époque, l'empire russe n'avait pas les moyens financiers pour gérer un tel territoire, alors qu'il avait déjà des difficultés ailleurs (surtout dans ses possessions d'Asie centrale).[réf. nécessaire]

Profitant de la révolution chinoise de 1911 et de l'éviction du dernier empereur mandchou, Puyi, l'actuelle Mongolie proclama son indépendance le 1er décembre 1911 en tant que Mongolie autonome, quelques semaines après la sécession de la province de Hubei, lors du Soulèvement de Wuchang, le 10 octobre. Le Bogdo Gegen prit la direction politique du pays avec le titre de Bogdo Khan. Le pays est alors divisé entre la Mongolie-Intérieure, région autonome chinoise et la Mongolie parfois dite extérieure, qui correspond à l'actuel pays nommé Mongolie.

Avec les désordres de la révolution Chinoise, où la Chine se retrouve désormais confrontée au Japon, la Mongolie passe totalement sous influence des Russes, puis de l'URSS.
Carte américaine de l'Est de l'Asie en 1932.

Une révolte populaire menée par Damdin Sükhbaatar se produit en 1921. Un Parti populaire mongol fut créé sous l'impulsion de la nouvelle URSS en 1921 et un gouvernement provisoire fut nommé le 11 juillet 1921. Au même moment, Touva autre région mongole, prend son indépendance avec la Chine et devient rapidement un oblast autonome de Russie.

Après la mort de Damdin Sükhbaatar en 1923 et celle du Bogdo Khan en 1924, la République populaire mongole fut proclamée le 26 novembre 1924. La capitale du pays est baptisée Oulan-Bator « la ville du héros rouge » en référence à Damdin Sükhbaatar.

Durant la guerre frontalière soviéto-japonaise de 1939, l'URSS défend la Mongolie contre le Japon. Les forces mongoles participent ensuite à l'offensive soviétique contre les forces japonaises en Mongolie Intérieure en août 1945. Sur fond de menace russe d'une reprise de la Mongolie Intérieure par la Mongolie, la République de Chine accepte de reconnaître l'indépendance de la Mongolie à la condition d'un référendum. Le 20 octobre 1945, un référendum est organisé et les Mongols votent pour l'indépendance (97,8 % de oui ; 98,4 % de participation3) sous le contrôle de l'Armée rouge. Après l'établissement de la République populaire de Chine, les deux pays se reconnaîtront mutuellement le 6 octobre 1949.

Ainsi, la République populaire mongole fut reconnue à la fois par la République de Chine et la République populaire de Chine. Le pays s'est cependant rapproché des Soviétiques après 1958 et a abrité de nombreuses bases soviétiques pendant la Guerre froide. La Mongolie a rejoint les Nations unies en 1961.

En 1990, le parti communiste a relâché son contrôle sur le gouvernement à la suite de la révolution démocratique. En 1992, la république populaire a été abandonnée et a été remplacée par un État hybride, entre système parlementaire et système présidentiel.
Géographie
Le désert de Gobi est entouré de hautes barrières montagneuses, au sud le plateau tibétain, à l'ouest l'Altaï et les monts Célestes, à l’est les monts Khingan.
Article détaillé : Géographie de la Mongolie.

La Mongolie possède un territoire de 1 566 500 kilomètres carrés. La Mongolie se situe sur un vaste plateau montagneux incliné d’ouest en est dont 80 % des espaces se situent à plus de 1 000 mètres d’altitude. Le climat de la Mongolie est l’un des plus continentaux du globe : les températures descendent régulièrement autour de −40 °C en hiver dans la plupart des régions et peuvent dépasser +40 °C en été dans le désert de Gobi.
Reliefs et écosystèmes
Carte topographique de la Mongolie.

D’un point de vue écologique, la Mongolie occupe une région charnière en Asie centrale. Par sa position centrale en Asie et sa continentalité, la Mongolie est à la croisée de cinq grands écosystèmes asiatiques : la steppe herbeuse dans la partie centrale n'occupe pas moins de 20 % du territoire national, le désert et la steppe désertique du Gobi au sud occupent un même pourcentage d’espace, viennent ensuite les hautes montagnes et milieux de type alpins, la steppe semi boisée et, au nord, la taïga constituée de vastes forêts denses de mélèzes et pins.

À l’extrême ouest domine la haute chaîne montagneuse de l’Altaï aux sommets de plus de 4 300 mètres où vivent notamment des Kazakhs (unique peuple musulman d’une Mongolie bouddhiste). Le point culminant de la Mongolie, le Kujten Uul à 4 374 m, fait partie de cet ensemble.

Le centre du pays, plus fertile, est traversé par les monts Khangaï. Il constitue un territoire riche en pâturages pour les nomades. C’est une région de volcans éteints atteignant pour certains plus de 3 000 mètres d’altitude.

Une partie du pays est constituée de steppes. La désertification touche 140 000 des 1 565 500 km24. Le Désert de Gobi recouvre une partie du sud du pays, alors qu'au nord et à l'ouest, se trouvent des régions montagneuses aux forêts abondantes.
Climat
Le désert de Gobi, Parc national Gobi Gurvansaikhan.

Le climat est chaud en été et extrêmement froid en hiver, avec des températures pouvant descendre jusqu'à −40 °C. Le pays est aussi sujet au dzud ou zud. Les dzuds blancs sont d'importantes chutes de neige empêchant l'accès aux pâturages. Les dzuds noirs correspondent à l'absence de couverture neigeuse protégeant la terre, provoquant la déshydratation du bétail. De telles conditions climatiques entraînent des pertes de bétail inévitables et se révèlent problématiques pour l'homme, dans l'incapacité de prévoir l'augmentation du nombre d'animaux5. Oulan-Bator est la capitale possédant la température moyenne la plus basse au monde (−2,4 °C).

L'ensemble du pays reçoit très peu de précipitations : une moyenne annuelle de 200 à 350 mm dans le nord, qui décroît en allant vers le sud, l'extrême sud étant occupé par le désert de Gobi, où certaines régions ne reçoivent aucune précipitations durant des années. Le pays se trouve généralement au cœur d’un système de hautes pressions (anticyclone) qui font que le ciel est très souvent dégagé (moyenne annuelle de 257 jours sans nuages). La Mongolie est d'ailleurs parfois surnommée le « pays au ciel bleu ».
Biodiversité

Grâce à la multiplicité de ses habitats et sa très faible densité humaine, la Mongolie accueille une quantité d’espèces importante, tant par leur adaptation que par leur rareté à l’échelle mondiale.

Au nombre des espèces animales, on peut noter l’hémione (âne sauvage), le mazaalai (ours du Gobi), la panthère des neiges, le saïga, le cheval sauvage de Przewalski, le chameau sauvage de Bactriane, le loup, et chez les oiseaux des rapaces et charognards et plusieurs espèces migratrices de grue. On remarque également la présence de petits mammifères : hérisson du désert à longues oreilles et de petits rongeurs comme le hamster du désert.

La flore n’est pas en reste, une grande partie de la flore alpine actuelle proviendrait d’espèces de la lointaine Asie centrale. L’espèce reine de la steppe est sans aucun doute l’armoise odoriférante ou grande absinthe, tandis que le roi en serait le saxaul, un petit arbre robuste du désert de Gobi. On trouve également en abondance l’edelweiss, l'ancolie, la matricaire, le lys martagon, le petit érythronium Dent-de-chien, la pivoine, la dryade à huit pétales, le trolle, l'anémone pulsatille, la gentiane, diverses renoncules, etc.

Le climat et l'altitude limitent les plantes cultivables. La céréale principalement cultivée en Mongolie est le millet, on cultive également le blé sarrasin.

Dans certaines provinces comme Khövsgöl, Khentii ou Khovd, ainsi que dans les régions géographiques du Khangai et du Khingan, on cultive le cassis (үхрийн нүд), une baie de montagne, dont on fait notamment de la confiture (чанамал)6 et l'argousier (чацаргана) dont on tire le jus7,8.
Divisions administratives
Carte des aïmags
Article détaillé : Subdivisions de la Mongolie.

La Mongolie est divisée en 21 provinces ou aïmag et 1 municipalité (khot) avec statut de province.

Les aïmag sont eux-mêmes subdivisés en 315 districts ou sum.

Les chefs-lieus des aïmag ont le double statut de sum et de municipalité.

Oulan-Bator est elle-même divisée en khoroo.
Politique
Articles détaillés : Politique en Mongolie et politique étrangère de la Mongolie.
Palais gouvernemental au centre d'Oulan-Bator

La Mongolie a un exécutif bicéphale, avec à la tête de l'État un Président élu et à la tête du gouvernement un Premier ministre. Le Parlement monocaméral, appelé le Grand Khoural d'État, comporte 76 sièges.

Le parti dominant en Mongolie est le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) formé par les anciens communistes mongols après la Guerre froide. Le principal parti d'opposition est le Parti démocratique (PD) qui a contrôlé une coalition au pouvoir entre 1996 et 2000. En 1999, une femme, Nyam-Osoryn Tuyaa, devient Première ministre pour un court mandat. Cette coalition, n'ayant réussi ni à maintenir sa cohésion ni à régler les problèmes économiques du pays, a été très lourdement sanctionnée par les électeurs lors des élections législatives mongoles de 2000 (en) : ils ont donné la victoire au PRPM avec une écrasante majorité de 51,6 % contre 1,8 %.

Durant les élections législatives du 27 juin 2004, le PRPM, avec 48,23 % des voix obtient 36 sièges, contre 34 sièges pour la Coalition démocratique de la patrie (Ekh Oron-Ardchilal) regroupant trois partis, avec 44,27 % des bulletins. Afin que le développement de la Mongolie ne soit pas entravé par des crises politiques, ils ont décidé d'élaborer un programme commun et de former un gouvernement d'union nationale. Tsakhiagiyn Elbegdorj, issu du PD, a été nommé Premier ministre, tandis qu'un communiste est devenu président du Grand Khoural.

À l'issue de l'élection présidentielle du 22 mai 2005, l'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, candidat du PRPM, est élu président de la République avec 53,4 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Mendsaikhany Enkhsaikhan, candidat du PD, obtient 20 % des voix. Enkhbayar commence son mandat à la fin du mois de juin 2005 en remplaçant le président Natsagiyn Bagabandi, lui aussi issu du PRPM, qui ne s'était pas représenté.

Le 11 janvier 2006, le PRPM décide de quitter la coalition gouvernementale avec le PD arguant de la mauvaise gestion économique et de la forte inflation du tugrik. Le PD considère que le départ du PRPM est dû à la lutte contre la corruption lancée par Elbegdorj. Conséquence du retrait du PRPM de la coalition, les 10 ministres du PRPM quittent le gouvernement. Le 13, Elbegdorj démissionne de son poste de premier ministre et le gouvernement est dissous par le Grand Khoural. Le PRPM forme une nouvelle coalition avec des petits partis et le secrétaire général du PRPM Miyeegombo Enkhbold est investi premier ministre le 24 janvier.

Lors des élections legislatives de 2008, le 29 juin, le PRPM obtient 52,67 % des votes et conserve ses 45 sièges, le PD en obtient 28 avec 40,43 % des voix. Sanjaagiin Bayar garde son siège de premier ministre où il siégeait depuis le 22 novembre 2007.

Khaltmaagiyn Battulga est président de la République depuis le 10 juillet 2017.
Religions
Articles détaillés : Bouddhisme en Mongolie, Islam en Mongolie, Christianisme en Mongolie, Tengrisme et Chamanisme.

Le bouddhisme tibétain apparu au XIIIe siècle devient religion d'État de l'Empire mongol au XVIe siècle après la visite du 3e dalaï-lama, Sonam Gyatso9,10. Il éclipse le chamanisme, qui fait l'objet d'une campagne de quasi-éradication11. Sous couvert de modernisation, le bouddhisme subit les foudres d’un régime athée proche de Joseph Staline dans les années 193012. S'il n'est plus religion d'État, le bouddhisme tibétain reste aujourd'hui la religion de plus de la moitié des Mongols13 alors que le chamanisme revient en faveur à partir des années 199011.
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Mongolie.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Bien que la majorité de la population soit d’origine mongole (Khalkhas, Dörbets, etc.), il existe une forte minorité de Kazakhs, Touvains, Bouriates et Toungouses. Le taux d’accroissement de la population est estimé à 1,54 % (recensement de 2000). Près des 2/3 de la population est âgé de moins de 30 ans et 36 % de moins de 14.

Environ 50 % des Mongols sont bouddhistes tibétains, 40 % athées, 6 % chamanistes ou chrétiens, et 4 % musulmans14.

La population est de plus en plus urbanisée, près de la moitié vivant dans la capitale et les centres provinciaux. La vie semi-nomade reste prédominante dans les campagnes où les familles vivent dans des villages durant le rude hiver et dans des gers durant l’été.

La population de la Mongolie à mi-2016 est estimée à 3 031 330 par la CIA15.

Le recensement réalisé en novembre 2010 a comptabilisé 2 754 685 habitants16.
Économie
Article détaillé : Économie de la Mongolie.

Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène) et les pierres précieuses et semi-précieuses, ainsi que de métaux précieux tel que l'or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n'est pas exploité par manque d'infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions de dollars US. C'est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières ainsi le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3 % entre 1995 et 2001. Il a ensuite augmenté de plus de 100 % entre 2005 et 2006 et continue d'augmenter, soutenu par la croissance de la consommation chinoise des métaux non ferreux.

Environ la moitié de la population loge dans des yourtes. Un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l'élevage de petits chevaux, de moutons, de chèvres, de bovins (yacks, vaches) et de chameaux. Huit millions de ces animaux ont péri lors de l'hiver 2009-2010. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d'origine animale : viande, laine et poils d'animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial ; 2e ressource nationale après le cuivre). L'élevage de chèvres à cachemire pose malheureusement des problèmes écologiques. Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d'Erdenet, l'élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays.

L'industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85 % des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton.

Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins en nourriture, à cause d'un changement culturel. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement.

Après des décennies d'économie planifiée, ce pays a effectué une difficile transition vers l'économie de marché. L'inflation a atteint 325 % en 1992, après l'effondrement du régime communiste, mais elle a par la suite été maîtrisée. En 1998, on estimait que le taux de chômage était de 15 % de la population active et qu'il atteignait 30 % en zone urbaine. En 2002, le salaire mensuel moyen n'était que de 75 500 tugrigs (soit environ 68 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le revenu moyen y est plus élevé qu'à la campagne.

La Mongolie a rejoint l'Organisation mondiale du commerce en 199717.

La Banque mondiale et les Nations unies pressent le gouvernement d'investir dans les infrastructures, l'éducation et l'économie.
Communications et transports
Articles détaillés : Communications en Mongolie et Transports en Mongolie.
Culture
Article détaillé : Culture mongole.

Le romancier Galsan Tschinag, citoyen mongol d'origine ethnique touvain, est très connu. Neuf de ses ouvrages ont été traduits de l'allemand en français.

La réalisatrice Byambasuren Davaa a fait connaître la culture mongole et les paysages de Mongolie au travers de ses trois films : L'Histoire du chameau qui pleure (2004 - une nomination aux Oscars), Le Chien jaune de Mongolie (2006) et Les Deux Chevaux de Gengis Khan (2011).
Langues
Article détaillé : Langues en Mongolie.

Il existe différentes langues mongoles. La principale langue est le mongol (parlé par 95 % de la population), langue des Khalkhas, Mongols orientaux, utilisée comme langue vernaculaire en Mongolie. Les Mongols occidentaux utilisent quant à eux l'oïrate regroupant également plusieurs dialectes. Enfin, on y parle également le bouriate, une langue mongole parlée par des populations qui semblent originaires du Lac Baïkal, en Sibérie dont l'extrême sud est à une centaine de kilomètres au Nord de la Mongolie.

Le russe est la première langue secondaire des Mongols de Mongolie. Au moins 100 000 Mongols parlent russe en seconde langue[réf. nécessaire]. Le mandarin et l'anglais sont aussi des langues parlées.

À l'ouest de la Mongolie, les Kazakhs parlent le kazakh, une langue turque.
Écritures
Article détaillé : écritures mongoles.

Il existe de nombreuses écritures mongoles. La plus ancienne est le mongol bitchig, datant de la fondation de l'Empire mongol. Vers 1204, Gengis Khan demande sa création à Tata Tonga, un scribe ouïghour capturé, qui adapte l'alphabet ouïghour à la langue mongole. Cette écriture est aujourd'hui lue et écrite par environ 6 millions de Mongols en République populaire de Chine.

Parmi les autres écritures mongoles, toutes langues confondues, on peut citer : l'écriture phags-pa (dérivée du tibétain), le todo bitchig (principalement oïrate, dérivée du mongol bitchig), le soyombo, dérivée de l'écriture ranjana, népalaise).

Entre 1941 et 1991, sous influence de l'Union soviétique, la seule écriture officielle de Mongolie a été le mongol cyrillique. Depuis 1991, le mongol bitchig est de nouveau une écriture officielle (mais elle n'est que très peu utilisée).
Jeux et loisirs

Parmi les jeux de plateau, on peut citer les échecs mongols (shatar), la tortue multicolore (Alag Melkhii), un des nombreux jeux basés sur les osselets. Parmi les jeux d'adresse, une grande partie est également basée sur le tir aux osselets, comme le shagai ou la course de chevaux. On peut aussi citer des jeux de dominos, cartes ou casses-têtes chinois. Il existe également différents jeux utilisant des pierres, tels que le ail ger (signifiant maison familiale) est un jeu se jouant avec des pierres représentant la maison par un cercle et d'autres pierres colorées représente le mobilier de la maison ou les moutons de l'élevage dans une société majoritairement centrée sur l'élevage18,19.
Médias

Mongolian National Broadcaster
chaînes de radio : МҮОНР-1, МҮОНР-2, Р3 FM 100.9, Voice of Mongolia
chaînes de télévision : МҮОНТ-1, MNB News

Sports

Les activités sportives traditionnelles sont la lutte mongole, le tir à l'arc et les courses de chevaux. Elles sont mises à l'honneur lors du Naadam, une célébration traditionnelle devenue fête nationale les 11 et 12 juillet. Le judo est lui aussi populaire, le judoka Naidangiin Tüvshinbayar étant notamment le seul champion olympique mongol de l'histoire. Le sumo est aussi populaire et, en 2016, les trois Yokozuna (Hakuhō, Harumafuji, Kakuryū) sont mongols.

Le football mongol possède un championnat de huit équipes (la plupart basées à Oulan-Bator, comme le club de Selenge Press). L'équipe de Mongolie de football regroupe les meilleurs joueurs du pays.

Administration Forme de l'État République
Président Khaltmaagiyn Battulga
Premier ministre Jargaltulga Erdenebat
Langues officielles Mongol
Capitale Oulan-Bator

47°55'0"N, 106° 55' 0" E
Géographie Plus grande ville Oulan-Bator
Superficie totale 1 564 116 km2
(classé 19e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC + 7 à + 8
Histoire Indépendance De la dynastie Qing
Déclarée
- Confirmée par référendum 29 décembre 1911
20 octobre 1945
Démographie Gentilé Mongol
Population totale (2016) 3 031 330 hab.
(classé 136e)
Densité 1,94 hab./km2
Économie IDH 0,735 (2015)1
Monnaie tugrik (MNT​)
Divers Code ISO 3166-1 MNG, MN​
Domaine Internet .mn
Indicatif téléphonique +976

LA RÉPUBLIQUE DE LA RESPONSABILITÉ CONSCIENTE OU LA RÉALITÉ.

Shabdrung Ngawang Namgyal (1594 – 1651) est le fondateur du Bhoutan. En plus d'avoir unifié le pays dans les années 1630, il serait aussi à l'origine de la culture du Bhoutan, branche de la culture tibétaine.

Le dzong du Bhoutan est un monastère-forteresse bouddhiste caractéristique du Bhoutan.

Les premiers dzongs furent construits dans le pays dès le XIIe siècle, mais leur âge d'or fut la première moitié du XVIIe siècle qui vit le renforcement défensif du pays par le shabdrung ou grand lama Ngawang Namgyal (1594-1651), l'unificateur du Bhoutan moderne.

Liste des dzongs
Les 20 régions du Bhoutan

Le dzong (du tibétain རྫོང་, Wylie rDzong) est un type bien individualisé de monastère-forteresse que l'on rencontre dans les anciens et actuels royaumes bouddhistes de l'Himalaya, notamment au Bhoutan.

Chacune des 20 régions ou districts (dzongkhags) du Bhoutan est censée posséder sa forteresse monastique :

Bumthang : dzong de Jakar
Chukha : dzong de Chhukka
Dagana (Bhoutan)
Gasa : dzong de Gasa
Haa (ou Ha) : dzong Wangchuk Lo de Haa
Lhuntse: dzong de Lhuntse
Mongar : dzong de Mongar
Paro : dzong de Paro
Pemagatshel : dzong de Pemagatshel
Punakha : dzong de Punakha
Samdrup Jongkhar (district)
Samtse
Sarpang
Thimphu : dzong de Trashi Chhoe
Trashigang : dzong de Trashigang
Trashiyangtse dzong de Trashiyangtse
Trongsa : dzong de T(r)ongsa Dzong
Tsirang
Wangdue Phodrang : dzong de Wangdue Phodrang
Zhemgang : dzong de Zhemgang

Histoire

Selon certaines sources 1, l'initiateur de la subdivision de territoires tibétains en régions administrées chacune depuis une forteresse monastique, serait Jangchub Gyaltsen (1302-1373), le premier prince abbé de la dynastie Phakmo Drupa 2.

La grande période de construction ou de reconstruction des dzongs fut la première moitié du XVIIe siècle : Shabdrung Ngawang Namgyal, 18e abbé du monastère drukpa de Ralung au Tibet, vint se réfugier au Bhoutan, sa réincarnation d'un savant renommé, le 4e Gyalwang Drukpa Pema Karpo (le « Lotus blanc »), étant contestée. Portant le titre honorifique de shabdrung (littéralement « celui aux pieds duquel on se soumet »), il y établit un État dans lequel il institua le double système de gouvernement civil et religieux s'exerçant depuis les dzongs. C'est ainsi que s'élevèrent les forteresses de Simthoka (1631), Punakha (1637), Wangdue Phodrang (1639), Trashi Chho (1641), Paro (1646) et Drugyel (1647) 3. Selon Michel Praneuf, sous le règne de Ngawang Namgyal, le pays eut à repousser à cinq reprises des invasions tibétaines sous les bannières du 5e dalaï-lama et du chef de la province du Tsang, des rivaux politiques et religieux du Shabdrung4.

Au XIXe siècle, ce sont les Seigneurs de la Loi qui se disputaient la domination des vallées.

Une intense activité régnait autrefois dans les forteresses où se pressaient moines, fonctionnaires, serviteurs, artisans et soldats. Les paysans apportaient au grenier gouvernemental leur impôt en nature. Les serfs attachés au seigneur du dzong s'affairaient sous la surveillance d'intendants munis d'un fouet. On y voyait aussi, le cou passé dans une cangue en bois, des prisonniers de droit commun 5.

Aujourd'hui, serfs et soldats ont disparu, les fonctionnaires et serviteurs habitent à l'extérieur, il ne reste que les lamas 6. Pour pénétrer dans un dzong, il faut porter le vêtement traditionnel, le ko pour les hommes, la kira pour les femmes 7.
Fonctions

Le dzong servait autrefois de centre religieux, militaire, administratif et social du district qu'il commandait. Il pouvait abriter une garnison si nécessaire ainsi qu'une armurerie. Il accueillait les structures administratives du district ainsi que les moines. C'était aussi un lieu d'échanges et souvent le site d'un tséchu ou festival religieux annuel.

Il y avait deux dzongpöns (litt. « maîtres du fort ») ou préfets pour chaque dzong : un ecclésiastique (tsédung ou tsédrung) et un laïc. Ils se voyaient confier les pouvoirs tant civils que militaires et étaient égaux à tous égards.

Les pièces à l'intérieur du dzong sont généralement vouées pour moitié à des fonctions administratives (comme le bureau du penlop ou gouverneur), et pour moitié à des fonctions religieuses, principalement le temple et le logement pour les moines. Cette division entre l'administratif et le religieux reflète la dualité de pouvoir entre branche religieuse et branche administrative du gouvernement (voir Histoire du Bhoutan) 8.

Les sous-sols servaient de magasins pour entreposer les impôts en nature (riz, sarrasin, huile de moutarde, beurre, viande), du moins jusqu'à l'adoption du paiement en argent.

Les dzongs étant généralement édifiés sur une crête, un tunnel était souvent construit jusqu'à la source la plus proche afin d'alimenter la forteresse en eau et lui permettre de résister à un siège.

En temps de guerre, les habitants de la vallée proche venaient souvent se réfugier dans la forteresse.
Emplacement
Le dzong de Wangdue Phodrang.

L'architecture bhoutanaise des dzongs a atteint son apogée dans le deuxième quart du XVIIe siècle sous la direction du grand lama Ngawang Namgyal. Si ce dernier s'est appuyé sur des visions et des présages pour placer chacun des dzongs, les stratèges militaires modernes ne manqueraient pas de faire remarquer que les dzongs sont bien placés du point de vue défensif.

Ainsi, Le dzong de Wangdue Phodrang est situé sur un éperon dominant la confluence des rivières Puna Chhu et du Tang Chhu, bloquant de ce fait tout assaut par le sud de la part d'envahisseurs qui tenteraient de passer par les rivières plutôt que par les pentes non frayées de l'Himalaya central pour attaquer le centre du Bhoutan.

De même, le dzong de Drukgyel, à la tête de la vallée de Paro, surveille le chemin d'invasion traditionnel des Tibétains sur les cols du haut Himalaya.

Les dzongs étaient fréquemment implantés sur le sommet d'une colline ou sur un éperon. Si le dzong est construit sur le flanc d'une vallée, un plus petit dzong ou tour de guet est généralement construit juste en amont du dzong principal afin d'écarter du haut de la pente des agresseurs qui pourraient faire feu en direction de la cour du dzong principal en contrebas (voir l'image en tête d'article).

Le dzong de Pungtang Dechen Photrang à Punakha est singulier dans la mesure où il se dresse sur une langue de terre relativement plate à la confluence des rivières Mo Chhu et Pho Chhu (littéralement « rivière mère » et « rivière père »). Les rivières entourent le dzong sur trois côtés, le protégeant ainsi des assauts. Cet emplacement se révéla toutefois malheureux, quand en 1994 un lac glaciaire 90 kilomètres en amont fit éclater son barrage de glace, causant sur le Pho Chhu une inondation massive qui endommagea la forteresse et fit 23 victimes.
Caractéristiques architecturales

L'architecture des dzongs est de style massif, marquée par des murs extérieurs imposants entourant un complexe de cours, de temples, de bureaux administratifs, et de logements pour les moines. Au nombre des caractéristiques architecturales distinctives on trouve :

de hauts murs au fruit prononcé, faits de brique et de pierre et chaulés, aveugles ou quasiment dans les parties inférieures mais comportant de plus en plus d'ouvertures au fur et à mesure qu'on s'élève (en particulier dans la tour centrale ou utsé);
une litre ocre rouge (kemar) entourant le sommet des murs et quelquefois ponctuée par de grands cercles dorés ;
des toits aux rives retroussées de style chinois (toits en pagode) au-dessus des temples intérieurs ; de motifs de faîtage recouverts de cuivre doré y dessinent des cloches, des hampes ou des ombrelles repliées 6 ;
des couvertures de bardeaux (du moins à l'origine) ;
des portes d'entrée massives, faites de bois et de fer ;
des cours et temples intérieurs ornés de motifs artistiques bouddhistes aux couleurs vives, par exemple l'ashtamangala ou la svastika ;
dans plusieurs cas, une tour de guet érigée soit à l'intérieur de la forteresse (ainsi au dzong de Jakar), soit en amont de celle-ci (comme aux dzongs de Paro et de Trongsa) 9;
dans certains cas, un accès protégé par un pont à encorbellements 9 ;
une entrée précédée d'une série de mâts arborant des bannières de prières et le drapeau bhoutanais 6.

Gravement endommagés par le tremblement de terre de 1897, la plupart des dzongs ont été depuis restaurés ou reconstruits dans le style d'origine. Nombre d'entre eux ont également subi des incendies désastreux du fait de l'emploi de lampes à beurre dans les temples.
Construction

Par tradition, les dzongs sont construits sans plans architecturaux. La construction se déroule sous la direction d'un haut lama qui détermine chaque dimension au moyen de l'inspiration spirituelle.
La cour et la tour du dzong à Paro.
Rives des toits du dzong de Trongsa.

Pour construire les dzongs, on faisait autrefois appel à la corvée, prestation de main-d'œuvre imposée à chaque foyer du district. Chaque famille était tenue de fournir un nombre déterminé d'ouvriers pendant plusieurs mois d'affilée.

Les dzongs consistent en une lourde maçonnerie de murs rideaux entourant une ou plusieurs cours.

Les principaux espaces fonctionnels se répartissent d'ordinaire en deux secteurs séparés : les bureaux administratifs et les fonctions religieuses (dont les temples et les logements des moines). Ces logements sont disposés contre la paroi intérieure des murs périphériques et prennent souvent la forme d'une tour en pierre ou utsé disposée au centre de la cour, abritant le temple principal, tour qui peut faire office de citadelle intérieure défendable.

Les principaux bâtis intérieurs sont eux aussi en pierre (ou, comme dans l'architecture domestique, en blocs d'argile compactée dans des moules) et blanchis à la chaux au dedans comme au dehors, avec une large bande (ou litre) ocre rouge sur le haut à l'extérieur.

Les grands ouvrages tels que le temple ont d'énormes colonnes et poutres de bois permettant de créer des galeries autour d'une zone centrale ouverte en pleine hauteur. Les petits ouvrages sont en bois sculpté et peints de manière très fouillée.

Les toits font un usage massif de bois dur et de bambou, assemblés sans clous (c'est-à-dire à tenon et mortaise). Les avant-toit sont très décorés, avec des ouvertures pour fournir un secteur de stockage ventilé. Les couvertures étaient traditionnellement en bardeaux lestés par des pierres ; mais dans presque tous les cas, ce matériau est maintenant remplacé par de la tôle ondulée. Le toit du dzong de Trongsa, un des rares toits de bardeaux à avoir survécu, a été restauré en 2006-2007.

Les cours, d'ordinaire pavées, sont généralement à un niveau plus élevé que l'extérieur et on y accède par des escaliers massifs et de petites entrées fermées par de grandes portes en bois. Toutes les portes ont un seuil pour décourager l'entrée des esprits. Les temples sont situés d'ordinaire à un niveau au-dessus de la cour avec de plus amples escaliers qui y mènent.
Les principaux dzongs
Le dzong de Drukgyel
Dzong de Drukgyel

Dressée sur une crête à 2 580 m d'altitude, la forteresse de Drukgyel (ou encore Drukgyal) (littéralement, « la forteresse de la victoire du Bhoutan ») fut bâtie en 1647 par le shabdrung Ngawang Namgyal pour commémorer la victoire en 1644 des Bhoutanais sur les envahisseurs tibétains conduits par le chef de guerre mongol Gurshi Khan.

Protégée par trois tours et accessible depuis une seule direction 10, elle surveillait le chemin d'invasion traditionnel des Tibétains sur les cols du haut Himalaya. Elle donne de superbes vues sur la montagne sacrée bhoutanaise, le mont Chomolhori (ou Jhomolhari) (altitude : 7 314 m).

La forteresse possédait la plus belle armurerie du pays. Elle eut droit aux honneurs de la revue américaine National Geographic en 1914.

Elle servait de centre administratif et de résidence d'été au Ringpung Rabdey lorsqu'elle fut ravagée en 1951 par un incendie provoqué par une lampe à beurre 11.

Aujourd'hui, le dzong n'est plus que ruines que domine la carcasse vide de la tour centrale. Il est prévu de le restaurer et, en attendant, des toits provisoires protègent les bâtiments depuis 1985 12.

Drukgyal Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Punakha
Le dzong de Punakha, ancré comme un vaisseau le long de la Mo Chhu.

Le plus ancien dzong du pays après celui de Simthoka, il a pour surnom Pungthang Dechen Phodrang (« palais de la grande félicité »). Il fut édifié en 1636-1637 par le grand lama Ngawang Namgyal, au confluent des rivières Pho (« mâle ») et Mo (« femelle »). Ce dernier y prenait ses quartiers d'hiver dans la tour centrale qui domine la forteresse de ses 7 étages. Le dzong fut considérablement agrandi entre 1744 et 1763 sous le 13e desi (chef du gouvernement), Sherab Wangchuk. En tant que siège du gouvernement, il vit la réception de plusieurs ambassades étrangères aux XVIIIe et XIXe siècles.

Long de 180 mètres et large de 72 m, le dzong a logé jusqu'à 600 moines. Au nombre de ses défenses, il possède une immense porte en bois, fermée et barrée chaque nuit, l'accès se faisant par des marches très raides que l'on peut retirer.

Il y a trois cours intérieures, la première étant réservée à l'administration et la justice. Au fond de la troisième se dresse la salle de réunion aux 54 piliers dorés 13.

Il a connu six incendies, des inondations (en 1957, 1960 et 1994) et a été très endommagé par le tremblement de terre de 1897. Sa restauration s'est faite en employant des matériaux et des techniques traditionnelles.

Les sobres proportions de l'édifice, l'opposition harmonieuse et colorée des lignes horizontales et verticales, témoignent de la maîtrise des bâtisseurs bhoutanais.

L'intérieur, richement décoré, recèle un monde chargé de symbolisme : mandalas cosmiques, bouddhas, divinités tantriques, etc.

Un temple abrite le corps momifié du shabdrung, mort en ces lieux en 1651.

C'est ici que le 17 décembre 1907, le premier roi du Bhoutan, Gongsar Ugyen Wangchuk, fut couronné. L'assemblée nationale bhoutanaise y élut domicile jusqu'à ce que Timphu remplace Punakha comme capitale du pays en 1961.

L'autorité spirituelle du pays, le je khempo, y tient ses quartiers d'hiver.

Punakha Dzong (Punthang Dechen Phodrang Dzong) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong Rinpung à Paro
Dzong Rinpung, à Paro

Construit en 1646 dans la région de Paro (Bhoutan occidental) sous le règne du shabdrung Ngawang Nangyal, le dzong Rinpung (ou Rinchen Pung dzong) (littéralement « la forteresse sur un monceau de joyaux ») remplaça un petit fort du XVe siècle.

On y accède par une passerelle en bois couverte de bardeaux et flanquée de deux tours de garde en maçonnerie, qui traverse la Paro Chhu ; elle porte le nom de Nemi Zam.

À la différence des autres dzongs il traversa le séisme de 1897 sans dégâts notables, mais fut ravagé par un incendie en 1907. Il fut reconstruit immédiatement, sur le même modèle, grâce à un impôt spécial prélevé dans tout le Bhoutan.

Structure massive mais élégante, il est connu pour la qualité du travail du bois (fenêtres, porches, piliers finement sculptés) ainsi que pour ses « mandalas cosmiques », représentant l'univers vu par deux courants philosophiques différents.

La tour carrée centrale ou utsé, bâtie en 1649, domine la cour intérieure et l'ensemble de la forteresse. Elle contient deux temples ou lhakhangs.

Le dzong abrite une communauté de 200 moines et les services administratifs du district. Son temple ainsi que sa passerelle d'accès servirent de décor en 1993 au film de Bernardo Bertolucci Little Buddha.

La cour abrite au printemps la fête religieuse annuelle (tséchu) de Paro, à l'occasion de laquelle on déroule, nuitamment, une grande bannière sacrée (thangka), vieille de 300 ans, sur une des faces d'un bâtiment : les fidèles viennent la toucher brièvement, avant l'aube, où elle enroulée pour éviter qu'elle ne soit abîmée par les rayons du soleil14.

En amont de la forteresse, se dresse une ancienne tour de guet circulaire, aux murs de 2,5 m d'épaisseur, qui servait aussi pour enfermer les prisonniers de guerre. Édifiée en 1656, elle a été restaurée et convertie en 1968, sous le nom de dzong ta (ta signifiant « voir »), en musée national abritant, sur 7 niveaux, des collections de statues et de peintures religieuses (thangka), d'armes et armures anciennes, de costumes, de bijoux, de monnaies, de timbres, de manuscrits, de théières, etc., couvrant 1500 ans de l'histoire du pays. La visite se fait selon un cheminement montant puis redescendant en suivant le sens des aiguilles d'une montre12,15.

Paro Rinpung Dzong [archive] et Ta Dzong (Paro) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Françoise Pommaret, Lionel Fournier, Bhoutan, Guides Olizane, 4e édition, Éditions Olizane, 2007, 308 p. en part. pp. 145-147 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Simtokha près de Thimphu
Dzong de Simtokha

Situé à 8 km de Thimphu, capitale du Bhoutan depuis 1961, le dzong de Simtokha (autre orthographe : Semtokha) est la première de six forteresses que le grand lama Ngawang Nangyal entreprit de bâtir pour consolider ses nouvelles possessions dans le Bhoutan occidental. La zone choisie pour son emplacement est aux confins de trois grandes régions occidentales : Sha, Wang et Pa. Ce dzong est le modèle des forteresses-monastères bâties par la suite, combinant fonction défensive et fonction religieuse. La première pierre fut posée en 1629 et l'édifice terminé en 1631 16.

L'ensemble, qui a gardé l'essentiel de son plan et de sa structure d'origine, a été restauré de 2005 à 2008 : les toitures ont été refaites, la porte orientale démurée. Il comporte deux temples. La tour centrale ou utsé s'inspire du plan d'une mandala aux 12 côtés 17.

Il abrite aujourd'hui d'une part l'Institut des études linguistiques et culturelles (créé sous le nom d'École Rigney en 1961), où l'on forme les futurs enseignants de la langue officielle du pays, le dzongkha, et d'autre part une école monastique (shedra) pour les jeunes moines.

Simtokha Dzong (Sanga Zabdoen Phodrang) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Trashi Chho
Le dzong de Trashi Chho en hiver
Le dzong de Trashi Chho en 1921

Édifié en 1641 par le shabdrung Ngawang Namgyal en bordure de la rivière Wangchu et à proximité d'un premier dzong remontant à 1216, le dzong de Trashi Chho (autre orthographe : Tashi Chhoe) (littéralement la « forteresse de la glorieuse religion ») connut diverses vicissitudes (extensions, incendie, tremblement de terre) avant d'être reconstruit selon la tradition (sans plans ni clous) de 1962 à 1969 par le roi Jigme Dorje Wangchuk pour servir de nouveau siège au gouvernement bhoutanais (l'Assemblée nationale s'y réunit jusqu'en 1993).

Il y a deux entrées, l'une pour les responsables du gouvernement, l'autre pour les responsables religieux et les gens du commun.

Bâti en granit pour le gros œuvre, le dzong forme un ensemble quadrangulaire aux côtés à deux étages sur soubassement, avec à chaque angle une tour carrée à trois étages, également sur soubassement, surmontée de trois niveaux dégressifs de toitures, le tout étant dominé par une grosse tour centrale ou utsé. L'intérieur est richement décoré, notamment le temple dans la cour du clergé d'État.

Le dzong abrite aujourd'hui les ministères de l'intérieur et des finances, la salle du trône, le secrétariat du roi et la résidence d'été du je khenpo, l'autorité spirituelle suprême du pays.

Chaque année, les lieux sont le siège d'un festival de danses sacrées exécutées par des lamas portant des masques et des costumes.

Trashicho Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Trongsa
Dzong de Trongsa

Situé à 2 200 m d'altitude et à 130 km à l'est de Wangdu Phodrang, le dzong de Trongsa (ou Tongsa) (littéralement « nouveau village ») est le dzong le plus grand et le plus impressionnant du pays 18. Il s'étire et s'étage sur un éperon dominant les gorges du Mangdé Chhu, surveillait les allées et venues entre le Bhoutan occidental et le Bhoutan central. Il fut édifié en 1644 sur le site d'un temple datant de 1543 et entouré de quelques huttes. Le bâtisseur en est Chhogyel Mingyur Tenpa, commissaire envoyé par le grand lama Ngawang Namgyal pour soumettre la partie orientale du pays. La seule route muletière reliant l'Est à l'Ouest du Bhoutan passait par le centre même de la forteresse. Il suffisait de fermer les portes pour couper les communications entre les deux parties du pays.

La forteresse fut agrandie à la fin du XVIIe siècle et augmentée d'un temple en 1771.

En amont, sur le flanc de la montagne, se dresse une grosse tour de guet dite ta dzong, construite en 1760. Elle possède un corps de bâtiment central circulaire assez étroit, à cinq niveaux, et deux ailes qui se projettent en avant, de 4 niveaux.

Le dzong de Trongsa est le siège ancestral de la famille royale actuelle, la dynastie des Wangchuk. Le premier et le deuxième rois du Bhoutan ont régné sur le pays depuis ce dzong. Le prince héritier en est généralement le gouverneur (penlop) honoraire avant de monter sur le trône.

L'ensemble sert de siège administratif et monastère pour la région de Trongsa. L'intérieur est un véritable labyrinthe de temples, de couloirs, de bureaux. Y ont logé jusqu'à 1 500 moines et administrateurs. Un stupa occupe l'emplacement du temple du XVIIe siècle 18.

Après le tremblement de terre de 1897, il fut réparé plusieurs fois.

Le dzong abrite une imprimerie de textes religieux ainsi que deux chapelles logées dans la tour de guet, l'une dédiée à Jampa, le bouddha des temps futurs, l'autre à Gesar de Ling, le célèbre héros de l'épopée tibétaine.

Les toitures des bâtiments sont d'un jaune vif.

Druk Minjur Chhoekhor Rabtentse Dzong (Trongsa) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Françoise Pommaret, Lionel Fournier, Bhoutan, Guides Olizane, 4e édition, Éditions Olizane, 2007, 308 p. en part. pp. 204-206 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Wangdue Phodrang
Dzong de Wangdue Phodrang

Construit en 1639 par le shabdrung Ngawang Nangyal, le dzong de Wangdue Phodrang (autre orthographe : Wangdiphodrang) est situé sur un éperon dominant de ses 1350 mètres le confluent des rivières Punak Chhu et Tang Chhu dans le Bhoutan central. De par sa situation, il commandait les routes reliant l'ouest et l'est du Bhoutan.

Il fut agrandi en 1683 par le 4e souverain temporaire du Bhoutan, Gyse Tenzin Rabgye.

Il comporte trois parties qui s'étirent le long de l'éperon. Il n'y a qu'une seule entrée.

Des cactus avaient été plantés sur les pentes du promontoire pour dissuader les assaillants éventuels.

Alors qu'elle était en cours de rénovation, la forteresse a brûlé complètement en juin 201219.

Wangdue Phodrang Dzong [archive] sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Les autres dzongs
Le dzong Dobji

Ce dzong, qui se trouve dans la région de Paro, se dresse sur un rocher bordant un ravin au fond duquel coule la rivière de Pachhu-Wangchhu. Il fut édifié en 1531 par Ngawang Chhogyal, qui fit venir de Druk Ralung, au Tibet occidental, 100 charpentiers et maçons. La tour centrale est censée avoir survécu à un tremblement de terre qui détruisit les autres bâtiments.

En 1976, le dzong fut rénové pour servir de prison.

Dogar Dobji Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Gasa
Le dzong de Gasa vu de loin (2010).

Bâti sur une pente regardant l'est, le dzong de Gasa est le centre administratif de la région de Gasa dans le nord-ouest du pays.

La plupart des historiens en attribuent la construction à Ngawang Namgyal en 1648 pour se protéger des attaques venant du nord.

À la différence des autres forteresses, il épouse une forme circulaire et comporte trois tours de guet. La tour centrale est un bâtiment de trois étages.

Il abrite deux temples.

L'ensemble a été gravement endommagé par un incendie en janvier 2008 20.

Gasa Trashi Thongmoen Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Jakar
Le dzong de Jakar.

Cette forteresse se dresse sur une colline dominant la ville de Jakar dans la région du Bumthang. Édifiée par l'arrière-grand-père du premier shabdrung, elle fut agrandie par ce dernier en 1646 pour lui permettre de consolider son emprise sur la région orientale. Son nom « la forteresse de l'oiseau blanc ») lui viendrait de l'oiseau blanc qui se serait posé sur la colline au moment où l'on cherchait justement un emplacement pour la future bâtisse.

Elle n'aurait subi qu'un seul incendie dans son histoire (à la différence des autres dzongs) mais n'a pas échappé au tremblement de terre de 1897.

Ce dzong se distingue par sa tour centrale ou utsé, haute d'une cinquantaine de mètres.

Il sert de siège administratif et monastique pour la vallée de Bumthang et de résidence d'été aux moines du dzong de Trongsa.

Jakar Dzong (Jakar Yugyel Dzong) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Lhuntse
Le dzong de Lhuntse.

À l'origine de cette forteresse, un petit fort bâti par Nagag Wangchuk en 1552, sous le nom de Leyley Dzong en hommage à la déité locale qui lui serait apparue sous la forme d'une chèvre. À son emplacement, le penlop Minjur Tenpa aurait construit en 1654 la forteresse actuelle, le dzong Lhundrub Richens (ou Lhundrup Rinchhentse). Ce dzong abrite aujourd'hui 200 moines.

Lhundrup Rinchhentse Dzong (Lhuntse) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Mongar

C'est un des dzongs les plus récents du pays puisque construit au XIXe siècle et reconstruit par le roi Jigme Dorje Wangchuk dans les années 1950 (tout en respectant la technique classique, c'est-à-dire sans plan ni clous).

Il combine fonction administrative et fonction monastique et abrite deux temples en son sein 21.

Mongar sur le site Bhutan Majestic Travel [archive] Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Singye

Ce dzong se trouve dans le gewog (canton) de Kurtoe à trois jours de marche de Lhuntse dans le Bhoutan oriental. Il se dresse à 3 000 m d'altitude.

Passant devant lui en 1906 pour gagner le Tibet, l'agent politique britannique John Claude White le qualifie de « très petit fort, qui n'en mérite guère le nom ». En fait, il s'agit d'un des sites les plus sacrés de tout le pays, Guru Rinpoché y ayant médité au VIIIe siècle22.

Singye Dzong: the Legendary Lion Fortress [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Trashigang
Le dzong de Trashigang vu depuis l'arrière (2008).

Le dzong de Trashigang (ou Tashigang), qui occupe une position stratégique sur un éperon dominant la vallée de la rivière Drangmé Chuu dans l'est du pays, fut édifié en 1659 par le 3e desi (chef du gouvernement) pour arrêter les incursions venant du Tibet.

Il fut par la suite agrandi et rénové à deux occasions. Il possède une seule cour et abrite plusieurs temples 23.

Trashigang Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Dagana

Ce dzong, qui domine la ville de Dagana, fut édifié à la fin des années 1990 lorsque la région fut créée.

Darkar Trashi Yangtse Dzong (Dagana) [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Wangchuk Lo
Le dzong de Wangchuk Lo, le quartier-général de l'armée royale bhoutanaise

Ce dzong, aussi connu sous le nom de Ha dzong, fut bâti en 1913 par Kazi Ugyen Dorje (en), le drungpa de Ha, en remplacement du dzong de Dumchog, qui avait brûlé entièrement.

Édifié en 1895, le dzong de Dumchog avait une tour de guet (ta dzong) car se trouvant près de la frontière avec le Tibet. En plus de ses fonctions militaires et civiles, Dumchog servait de grenier à grains pour la population locale. Il n'en subsiste plus aujourd'hui que quelques murs ruinés.

Construit à un kilomètre de son prédécesseur, le nouveau dzong prit le nom de Dzongsar Wangchuk Lo Dzong. Il contient une chapelle desservie par des moines, les autres parties abritant les bureaux de l'armée royale du Bhoutan.

Haa Wangchuk Lo Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Zhemgang

Il se dresse sur une crête qui fait face à la ville de Zhemgang et sur laquelle un ermitage avait été fondé au XIIe siècle par Lam Zhang Dorje Drakpa.

En 1655, on construisit à la place de l'ermitage un dzong à un seul niveau.

En 1963, le dzong fut rénové par le roi Jigme Dorje Wangchuk pour servir de centre au district nouvellement créé de Zhemgang. À cette occasion, il fut rebaptisé dzong de Druk Dechen ou de Dechen Yangtse.

Il possède 6 temples. Un festival y a lieu chaque année depuis 1966.

Zhemgang Dechen Yangtse Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Le dzong de Zhongar

Situé dans le district de Mongar, sur une colline faisant face au village de Truelangbi, il est réduit à l'état de ruines.

Zhongar Dzong [archive], sur le site Bhutan 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
L'architecture moderne dans le style des dzongs
Centre sportif Larry K. Durham à l'université du Texas à El Paso.

Les grands bâtiments modernes du Bhoutan utilisent souvent la forme et maintes caractéristiques externes des dzongs dans leur architecture, tout en faisant appel à des techniques modernes comme le béton coffré.

Le campus de l'Université du Texas à El Paso est un exemple rare de style architectural dzong rencontré en dehors de l'Himalaya – l'université accueille le Centre culturel himalaïen Chenrezig d'El Paso. Les phases initiales ont été conçues par Henry Trost, architecte à El Paso, et les phases ultérieures ont conservé le même style 24.
Recherches récentes
Bibliothèque inspirée de l'architecture des dzongs à l'université du Texas à El Paso.

Des recherches récentes menées par le lettré bhoutanais C.T. Dorji donnent à penser que le « modèle dzong » originel serait non pas le dzong de Simtokha comme on le croit ordinairement, mais le dzong de Dobji, construit en 1531 à une altitude de 6 600 pieds (2 011 mètres) sur une falaise faisant face à la gorge de la rivière Wangchhu.

Contrairement aux dzongs édifiés sous la direction du grand lama Ngawang Namgyal dans un but défensif, le dzong Dobji fut construit à des fins religieuses, marquant l'endroit où Ngawang Chogyel « (...) suivit l'eau d'une source jaillissant sous le trône de Jetsun Milarépa à Druk Ralung afin de trouver le site approprié à l'établissement d'un centre diffusant les enseignements de Drukpa Kagyu au Bhoutan »25.


Mots de dzongkha liés au dzong

chhu : rivière
desi : chef du gouvernement
dochey : cour
dzongchhung : petit fort
dzongkhag : district
dzongpön : préfet
gewog : unité administrative regroupant plusieurs villages (canton)
gup : chef de gewog
je khenpo : chef religieux suprême
kachhen : colonne en bois
kemar : litre ocre rouge
lhakhang : temple
penlop (variantes peunlop ou ponlop) : gouverneur
phodrang : palais
shedra : école monastique
ta dzong : tour de guet, belvédère (ta signifie « voir »)
tséchu : fête religieuse annuelle
tsédung (variante tsédrung) : lama
utsé : tour centrale

Notes et références

↑ (en) Shakabpa, Tibet: A Political History, 1984, p. 81.
↑ (en) Ingun Bruskeland Amundsen, On Bhutanese and Tibetan Dzongs [archive], in Journal of Bhutan Studies [archive], vol. 5, hiver 2001, pp. 8-41, en part. p. 20.
↑ Michel Praneuf, : le dragon sur le toit [archive], coll. « Vivre là-bas », Éditions L'Harmattan, 1991, 127 p., en part. p. 14 (ISBN 2738408087), (ISBN 9782738408082).
↑ Michel Praneuf, Bhoutan : le dragon sur le toit, op. cit., p. 21 : « Sous le règne de Ngawang Namgyel, le pays subit à cinq reprises les invasions des Tibétains rassemblés autour des bannières du dalaï-lama et du chef de la province du Tsang, les rivaux politiques et religieux du Shabdrung ».
↑ Michel Praneuf, Bhoutan : le dragon sur le toit, op. cit., p. 21 : « Les serfs attachés au service du dzong s'affairaient sous la surveillance d'intendants munis d'un fouet, signe de leur autorité. (...) On y voyait aussi, traînant leurs pieds enchaïnés, des prisonniers de droit commun, le cou passé dans une lourde cangue de bois qui leur faisait omme une fraise ».
↑ a, b et c Michel Praneuf, Bhoutan : le dragon sur le toit, op. cit., p. 22.
↑ Michel Praneuf, Bhoutan : le dragon sur le toit, op. cit., p. 21.
↑ Avant de mourir, le grand lama Ngawang Namgyal avait décidé que les affaires religieuses du pays seraient confiées à un je khenpo et les affaires administratives à un desi, chaque région étant gouvernée par un penlop.
↑ a et b (en) Dzongs [archive], site Exotic Adventure.
↑ (en) Gyurme Dorje, Tibet Handbook, 2e édition, Footprint Travel Guides, 1999, 951 p., p. 848 (ISBN 1900949334), (ISBN 9781900949330).
↑ Les dzongs ont payé un lourd tribut aux incendies ainsi que la souligne Michel Praneuf dans son livre Bhoutan : le dragon sur le toit, op. cit. : « Mais ce que redoutaient les occupants de ces forteresses féodales, c'était, semble-t-il, moins les flèches de l'ennemi que les risques d'incendie. Des tisons tombant des foyers sur le plancher, des lampes à beurre renversées par le vent, la foudre frappant la charpente suffisaient à mettre le feu à des bâtiments où le bois tient une grande part ».
↑ a et b (en) Return to Paro [archive], in Bhutan Diary, 2 août 2009.
↑ (en) Field Trip, Sunday, July 6th, in Bhutan Diary [archive], 7 juillet 2009.
↑ Julien Gremillot, Rinpung Dzong [archive], Google Sightseeing.
↑ (en) Bhutan, Land Of The Thunder Dragon [archive], site Freewebs.com, 2004.
↑ (en) Simtokha Dzong (Sanga Zabdoen Phodrang) [archive], sur le site Bhutan 2008.
↑ (en) History lives on at Simthokha Dzong [archive], Bhutan News, in Bhutan Excursion, 18 décembre 2008.
↑ a et b Gyurme Dorje, Tibet Handbook, op. cit., p. 856.
↑ (en) Bhutan's Wangdue Phodrang temple to be rebuilt after fire [archive], BBC News Asia, 26 juin 2012, reproduit sur le site Les Amis du Bhoutan.
↑ (en) Needrup Zangpo, History ablaze in Gasa [archive], in Bhutan Observer, 25 janvier 2008.
↑ Gyurme Dorje, Tibet Handbook, op. cit., 863.
↑ Ingun Bruskeland Amundsen, op. cit., p. 17 : « The British Political Officer John Claude White [...] was on his way from Bhutan to Tibet in 1906 when he reached Senge Dzong in Lhuentse. About Senge Dzong, one of Guru Rimpoche's famous power places, he recorded: "I had a beautiful ride to Singhi-Jong, a very small fort, hardly worthy of the name." Presumably disappointed, he did not even stop, but just rode past what is in fact one of the most revered sites in the whole country. »
↑ Gyurme Dorje, Tibet Handbook, op. cit., p. 865.
↑ Cf. (en) UTEP Handbook of Operations [archive] pour plus de détails.
↑ (en) Ugyen Penjor, Dobji was the first ‘model dzong’ says historian [archive], Kuensel Online, 28 février 2003.

Voir aussi

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Dzong du Bhoutan, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Dzong du Tibet
Architecture au Tibet
Style architectural
Driglam Namzha
Kagyu-Dzong
Vie monastique au Bhoutan

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
21 hil y a 21 heures
LE MOMENT EST VENU DANS LE MOUVEMENT PAR LE BIAIS DE L'ÉTINCELLE:
AINSI NAQUIT L'ÊTRE ET SA MATIÈRE SELON LA RELATIVITÉ GÉNÉRAL
MAIS CELA NE NOUS DONNE PAS LA SOURCE: LA RÉALITÉ. JE NE PARLE DE L'ÂME,
LA RÉALITÉ S'EST LE TEMPS QUI EST UN CONCEPT ANTÉRIEUR AU CORPS.
TAY

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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 3:20

La Cave du chien jaune.

Le Chien jaune de Mongolie (mongol cyrillique : Шар нохойн там / Shar nokhoïn tam, littéralement Chien jaune de l'enfer, allemand Die Höhle des gelben Hundes) est un film germano-mongol réalisé par Byambasuren Davaa, sorti en 2005.

Le Chien jaune de Mongolie
Données clés Réalisation Byambasuren Davaa
Scénario Byambasuren Davaa
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Mongolie Mongolie
Durée 92 min
Sortie 2005

Synopsis

Dans une famille nomade du Nord de la Mongolie, Nansa, petite fille de six ans, trouve un chien dans une grotte et le ramène chez elle. Elle veut le garder, mais, par superstition, le père s'y oppose. Il pense qu'il va leur porter malheur et pousse sa fille à s'en débarrasser.
Commentaires

Le film est inspiré d’un conte mongol « La cave du chien jaune » de Gantuya Lahgva. Cet hymne à la vie simple, qui se situe à la lisière du documentaire et de la fiction, nous montre que le paradis n’est peut-être pas encore tout à fait perdu pour tout le monde. Beau, poétique et authentique sont les adjectifs qui nous viennent alors à l’esprit. Comme le dit la réalisatrice ce film nous incite « à voir la vie au-delà de ses valeurs linéaires et matérielles ».
Fiche technique

Titre : Le Chien jaune de Mongolie
Titre original : Die Höhle des gelben Hundes
Titre mongol : Шар нохойн там / Shar nokhoïn tam (« l'enfer du chien jaune »)
Réalisation : Byambasuren Davaa
Scénario : Byambasuren Davaa, d'après le conte de Gantuya Lhagva
Production : Stefan Schesch
Budget : 600 000 euros
Musique : Börte
Photographie : Daniel Schönauer
Montage : Sarah Clara Weber
Générique : Adam Glauer, Kinh-Long Truong
Dresseur du chien : Steffen Zlabinger
Pays d'origine : Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau de la Mongolie Mongolie
Format : Couleurs - 1,85:1 - Dolby Digital - 35 mm
Genre : Drame
Durée : 93 minutes
Dates de sortie : 28 juin 2005 (festival de Munich), 28 juillet 2005 (Allemagne), 1er février 2006 (France)

Distribution

Urjindorj Batchuluun : Urjindorj, le père, un éleveur de moutons nomade
Buyandulam Daramdadi Batchuluun : Buyandulam, la mère
Nansal Batchuluun : Nansal, la fille aînée, âgée de six ans, qui découvre un jour un chiot abandonné
Nansalmaa Batchuluun : Nansalmaa, la fille cadette
Batbayar Batchuluun : Batbayar, le fils, un tout petit garçon
Tsrenpuntsag Ish : la vieille dame, qui recueille Nansa quand elle se perd
Le chien Zochor : Zochor, le chien
Seharav Sumiya : le premier chasseur
Battur Lhamsuren : le deuxième chasseur
Battjargal Ulzüdelger : le chauffeur

Autour du film

La réalisatrice s'est inspirée d'un conte traditionnel mongol, La Cave du chien jaune, pour écrire son histoire. Dans ce dernier, un chien jaune permettait la guérison d'une fille atteinte d'un mal incurable. Une vieille femme narre ce conte à la petite Nassal alors qu'elle l'avait recueillie pendant un orage. Le maître du chien, dont la fille était gravement malade, va consulter un guérisseur qui lui demande de sacrifier le chien pour que sa fille guérisse. Le père décide d'enfermer en secret le chien dans une cave où il lui apportera de la nourriture pendant longtemps, jusqu'au jour où il disparait. La fille guérit de son affection. L'explication est simple : la jeune fille voyait en secret son amoureux, mais les aboiements du chien les trahissait. Se débarrasser du chien guérissait en effet la jeune fille de son affection.
Plusieurs principes bouddhistes sont aussi évoqués, dont celui de la réincarnation. La jeune Nassal demande à la vieille femme qui l'a recueillie si elle pouvait se réincarner en humain. La vieille lui demande alors de faire couler une poignée de riz sur le pointu d'une aiguille à coudre et de compter le nombre de grain qui s'empalent sur l'aiguille. « Mais c'est impossible ! » s'écrie la fillette. « C'est tout aussi difficile de se réincarner en humain, c'est pour cette raison que tu dois apprécier la vie actuelle », lui répond la vieille.

Distinctions

2005 : Palme dog pour le chien Bruno.
Prix du meilleur conte, lors du Festival international du film des Hamptons en 2005.
Prix du meilleur réalisateur, lors du Festival du film de Munich en 2005.
Prix SIGNIS avec mention spéciale, lors du Festival international du film de Saint-Sébastien en 2005.
Deutscher Filmpreis du meilleur film pour enfants en 2006.

Liens externes

(en) Le Chien jaune de Mongolie [archive] sur l’Internet Movie Database
Le Chien jaune de Mongolie [archive] sur Allociné

Lobsang Jigmé, (tibétain : བློ་བཟང་འཇིགས་མེད, Wylie : blo bzang 'jigs med) né le 5 janvier 1930 à Lhassa et mort le 26 avril 1984 à Dharamsala, est un moine tibétain, médium de l'oracle de Nechung, l'oracle d'État du Tibet, le 16e Kuten.
Biographie
Groupe de moines du monastère de Nechung. Le second moine sur la gauche, assis, avec un chien sur ses genoux est le jeune Lobsang Jigmé avant qu'il ne devienne le médium de l'oracle de Nechung.

Lobsang Jigmé est né à Lhassa au Tibet le 5 janvier 19301.

Son père est mort alors qu'il était jeune. Sa mère le fit entrer au monastère de Nechung à l'âge de 7 ans, sur les conseils de Demo Rinpoché. En 1945, peu de temps après la mort de Lobsang Namgyal, le 15e Kuten de Nechung, Lobsang Jigmé effectua la danse du Kuten en transe. Consulté, l'oracle de Gadong déclara qu'il s'agissait d'une manifestation du protecteur de Nechung. Il fut départagé d'autres candidats par tirage au sort. Cette même année, il fut proclamé médium de l'oracle de Nechung2. Ce fut la première fois que Péhar se manifestait par un moine de Nechung et un enfant. Il eut un rôle important pour le Tibet et pour son successeur Thubten Ngodup, qui précise que ses prophéties furent nombreuses et justes. En 1945, il fut interrogé par le gouvernement tibétain sur la Chine où la révolution communiste se déroulait, rappelant les mises en gardes prophétiques du testament du 13e dalaï-lama. Se tournant vers l'est, le Kuten inclina une quinzaine de fois la tête violemment vers la Chine dans une frénésie qui terrifia le gouvernement et le 14e dalaï-lama. Le message non verbale semblait clair : la violence et le danger vendrait de Chine3,4. Le 7 octobre 1950 se produisit l'intervention militaire chinoise au Tibet. A Lhassa, des rumeurs et des affiches demandaient l'intronisation immédiate du dalaï-lama. L'oracle de Nechung, appelé au Potala, se concentra, s'approcha du jeune dalaï-lama et déposa une khata sur ses genoux déclarant « Son temps est venu ». Le régent Taktra Rinpoché s'inclina, et remit les responsabilités temporelles et spirituelles au dalaï-lama qui fut intronisé le 17 novembre 1950 au cours d'une cérémonie à laquelle assistèrent quelques dignitaires étrangers présents dans la capitale5.

Le 2 janvier 1951, le dalaï-lama, son entourage et des membres du gouvernement tibétain rejoignent Yatung, près de la frontière du Sikkim. Lobsang Jigmé n'était alors pas avec eux6. En 1951, Lobsang Jigmé tombe malade, peut-être en raison du stress physique lié aux possessions, il contracte une arthrite. Dorjé Drakden continue d'avoir recours à lui, et donne comme instruction au dalaï-lama de se rendre en Inde en 1956 et d'y forger les premiers contacts avec Nehru et le gouvernement indien qui furent vitales aux réfugiés tibétains7.

En février 1956, lors des festivités du nouvel an tibétain, Lobsang Jigmé déclara « La lumière du Yeshin Norbou, le Joyau qui exauce tous les souhaits, brillera à l'ouest ! », une annonce qui s'avéra prophétique, Yeshin Norbou étant un des noms du dalaï-lama8. En 1958, Dorjé Drakden fait une déclaration laissant penser qu'il aurait le moyen d'aider le dalaï-lama à fuir7.

Dans son ouvrage Au loin la liberté, le dalaï-lama rapporte que le 10 mars 1959 marqua l'arrivée en masse des habitants de Lhassa, venus le défendre contre les Chinois devant le Norbulingka. Des tensions s'accrurent entre les Tibétains et les Chinois. En dépit d'une demande de dispersion de la foule par le dalaï-lama, une grande partie resta sur place. C'est alors que le dalaï-lama consulta l'oracle qui lui fit savoir qu'il devait rester et maintenir le dialogue avec les Chinois, suscitant pour la première fois un doute quant à cette décision. Dans les jours suivants, Ngabo Ngawang Jigmé informa le dalaï-lama que l'Armée populaire de libération s'apprêtait à attaquer la foule et à bombarder le Norbulingka. Le 17 mars, le dalaï-lama se tourne à nouveau vers l'oracle qui à sa surprise s'écria « Va-t'en ! Va-t'en ! Ce soir ! », s'avançant ensuite pour écrire de façon claire et détaillée l'itinéraire que le dalaï-lama devait emprunter depuis le Norbulingka jusqu'à la frontière. Quand l'oracle s'évanouit, 2 obus de mortier explosèrent dans le marais près de la porte nord. Rétrospectivement, le dalaï-lama pense que Dorjé Drakden savait dès le début qu'il devait quitter Lhassa le 17 mars, mais qu'il ne le dit pas immédiatement, pour éviter que la nouvelle ne se répande. Il précise que le mo, une autre méthode de divination, confirmait les conseils de l'oracle9.

Le 20 mars 1959, alors que Lhassa résonne des bombardements chinois, il rejoint le monastère de Drépung, où les moines interrogent Dorjé Drakden qui déclare que si les Chinois ne sont provoqués, ils ne tireront pas sur le monastère et que Lobsang Jigmé doit partir après la transe vers le sud du Tibet et suivre la même route que le dalaï-lama, qu'il rejoint dans ses quartiers temporaires à Birla House à Mussoorie. Quelques années plus tard, le docteur Yeshi Donden réussit à le guérir de son arthrite invalidante10.

Lobsang Jigmé est décédé à Dharamsala en Inde le 26 avril 1984.
Notes et références

↑ (en) Ruth-Inge Heinze, Shamans of the 20th Century [archive], p. 104
↑ John Avedon, In Exile from the Land of Snows [archive], p. 268-284
↑ John Avedon, op. cit., p. 287 [archive]
↑ Thubten Ngodup, Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6) p. 224-226.
↑ Roland Barraux, Histoire des Dalaï-Lamas, p. 324
↑ (en) Raimondo Bultrini, The Dalai Lama and the King Demon: Tracking a Triple Murder Mystery Through the Mists of Time [archive], Hay House, Inc, 2013, (ISBN 1401943551 et 9781401943554), p. 207.
↑ a et b John Avedon, op. cit., p. 288 [archive]
↑ Thubten Ngodup, op. cit. p. 227
↑ Tenzin Gyatso, Au loin la liberté, Fayard, 1990, (ISBN 2213025614), pp 191-197
↑ John Avedon, op. cit., p. 288-290 [archive]

Voir aussi

John F. Avedon, In Exile from the Land of Snows [archive], Knopf Doubleday Publishing Group, 2015 (1er édition 1984), (ISBN 0804173389 et 9780804173384), pp. 193-198, 200-202, 210-212


ET

Les Bogd Javzandamba khutagt (mongol : ᠪᠣᠭᠳᠠ
ᠵᠢᠪᠵᠤᠨᠳᠠᠮᠪᠠ
ᠬᠤᠲᠤᠭᠲᠤ, VPMC : bogda jibjundamba qutugtu, cyrillique : Богд Жавзандамба хутагт, MNS : Bogd Javzandamba khutagt, parfois orthographié Bogdo Jetsun Damba Khutuktu, le terme mongol Javzandamba vient du tibétain : རྗེ་བཙུན་དམ་པ་, THL : Jetsun Dampa), également appelé Bogd Gegeen (mongol : ᠪᠣᠭᠳᠠ
ᠭᠡᠭᠡᠨ, VPMC : bogda gegen, cyrillique : Богд гэгээн), parfois orthographié Bogdo Gegеn constituent une lignée de tulkou. Ce sont les hiérarques de la lignée gelugpa du bouddhisme tibétain en Mongolie-Extérieure, puis Mongolie. Il est du même rang que le Changkya Khutukhtu en Mongolie-Intérieure[réf. nécessaire]. Ils sont considérés comme la réincarnation du lama et lettré Taranatha, chef de l'école jonang absorbée par les gelugpa après sa mort.

Histoire

Taranatha a fini ses jours chez les Mongols khalkhas, c'est donc chez le fils de leurs princes que l'on découvre sa première réincarnation1, en la personne du fils âgé de trois ans de Gombodorji (1594-1655), petit-fils d'Abdaï Khan2. Né en 1635 et mort en 1723, il est le premier Jebtsun Damba (Jetsun étant un des noms de Taranatha3), également connu sous le titre de Bogdo Zanabazar. Il prononce ses premiers vœux à l'âge de quatre ans et prend le nom tibétain de Yeshé Dorje (Jñanavajra en sanskrit), Zanabazar est une prononciation mongole de ce nom « Vajra de Connaissance ». Ses incarnations successives sont appelées Jebtsundamba-khutukhtu.

Zanabazar se rend au Tibet à l'âge de 14 ans, entre 1649 et 1651, et reçoit une éducation tibéto-mongole. Il est nommé par le 5e dalaï-lama, Bogdo Gegen, « pontife éclairé », l’un des trois titres importants pour les bouddhistes mongols avec celui de dalaï-lama et de panchen lama. Extrêmement brillant, il est à la fois sculpteur, peintre, architecte et traducteur, et invente même une écriture phonétique du mongol, du tibétain et du sanskrit. À l'âge de 17 ans (ou seulement de 13 ans, d'après certaines sources), il fonde le monastère de Da Khüriye (et/ou le Monastère de Shankh), qui devient à partir de 1778 et après plusieurs déplacements le noyau de la future Urga (aujourd'hui Oulan-Bator). Il meurt en 1723, peu après un séjour de 10 ans en Chine[Quoi ?][réf. nécessaire].

À partir de la troisième réincarnation, les Mandchous de la dynastie Qing interdirent de les choisir parmi les princes mongols, et les suivants furent donc tous tibétains1. Bien qu'ils soient à partir de cette époque d'origine tibétaine, les Mongols continuèrent de les vénérer et de les considérer comme les chefs de la hiérarchie bouddhiste en Mongolie[réf. nécessaire].
Le Bogdo Khan par Marzan Sharav4
Mongolie autonome
Article détaillé : Mongolie autonome.

Quand la Mongolie déclara son indépendance de la Chine, lors de la chute de la dynastie Qing et la révolution chinoise de 1911, le pouvoir met en place une théocratie5 dirigée par le Bogdo Khan, 8e Jebtsundamba khutukhtu (1869 — 1924) Bogdo Gegen, sous le nom de Mongolie autonome6,7 (ou Empire de Mongolie du Bogdo8. Le Bogdo Gegen dirige avec le titre de Bogdo Khan jusqu'à sa mort en 1924. En 1921, les Mongols communistes aidés par les communistes russes, chassent l'armée blanche russe et les factions impérialistes mandchoues soutenus par les japonais, ils conservent alors Bodgo Khan comme chef de gouvernement jusqu'à sa mort. À la fondation de la République populaire mongole, en 1924 est établi qu'il ne devrait plus y avoir d'autre réincarnation[réf. nécessaire]. Toutefois, le Jebtsundamba suivant, Jampal Namdol Chokye Gyaltsen, identifié à l'âge de 4 ans, est né à Lhassa, au Tibet. En 1959, il s'est enfui en Inde à Dharamsala où il vit en exil. Le 14e dalaï-lama l'a nommé représentant de la tradition Jonang9.

Le bouddhisme mongol est une forme de bouddhisme tibétain particulièrement lié aux Gelug et à leur chef temporel le dalaï-lama. Après que Gengis Khan (1167-1227) eut entrepris de conquérir l’Asie, les Mongols arrivèrent aux frontières tibétaines. Au XVIe siècle, lors d'un siège, deux moines de l’« École des vertueux » (Gelugpa) furent fait prisonniers par une tribu mongole. Le prince Altan Khan, qui régnait alors sur les Mongols, fut séduit par leur attitude et par leur religion. Il invita par deux fois en Mongolie (1569, 1578) le chef de l'École Gelugpa, Sonam Gyatso, et se convertit au bouddhisme durant la seconde visite. Les nations mongoles orientales devinrent par la suite bouddhiste. Altan Khan créa et offrit le titre de dalaï-lama (« Océan de sagesse ») à Sonam Gyatso, chef de l’École Gelugpa, titre qui fut appliqué rétroactivement à ses deux précédentes incarnations.

La vénération dont le 14e dalaï-lama jouit dans la population mongole fut mise en évidence lors de ses cinq visites à Oulan-Bator. Lors de la première visite du Tenzin Gyatso en septembre 1991, 700 000 personnes avaient convergé vers la ville pour l'accueillir. La dernière visite du dalaï-lama en Mongolie remonte à août 2006. Il a déclaré : « Il y a longtemps, la Mongolie était comme le Tibet, les habitants de nos deux pays étaient des barbares. Mais à force d’éducation et d’apprentissage, nous sommes devenus les pays que nous sommes aujourd'hui. » Les relations entre le Tibet et la Mongolie sont en effet anciennes. La venue du Prix Nobel de la paix 1989 couronne une année de célébration pour la Mongolie, qui a fêté, en juillet 2006, les 800 ans de la création par Gengis Khan de l'État mongol. Dans les traces de ses prédécesseurs, le 14e dalaï-lama a donné une conférence dans la capitale mongole devant 10 000 personnes, au cours de laquelle il a notamment déclaré que « l'héritage bouddhiste du Tibet a aidé son peuple au cours des hauts et des bas de son histoire. »
Annexes
Notes et références

↑ a et b Hallez 2004.
↑ Courrier des steppes
↑ (en) Voir 'Primary Title' sur la page dédiée à Tranatha sur le site Tibetan Buddhist Resource [archive]
↑ Mongol Art
↑ « Mongolie, République mongole — La difficile restauration de l'indépendance (1911-1921) » [archive], sur Universalis.fr
↑ Zimmermann 1914.
↑ « Mongolie » [archive], sur Université de Laval
↑ (en) « Brief history of Mongolia » [archive], sur mongolembassy.org
↑ (en) H.E. the Ninth Khalkha Jetsun Dhampa passes away [archive], Phayul.com, 1er mars 2012

Bibliographie

Maurice Zimmermann, « lien L'autonomie de la Mongolie extérieure », Annales de géographie, vol. 23, no 127,‎ 1914, p. 89-90 (lire en ligne [archive])
Xavier Hallez, « Elbegdorž Rinčino : L’identité mongole en question. Construction et enjeux d’une idée de nation dans un monde en mouvement », Varia, no 35,‎ 2004, p. 117-154 (lire en ligne [archive])

L'hirondelle et les petits oiseaux - Poéme

Poéme / Poémes d'Jean de La Fontaine




Une
Hirondelle en ses voyages
Avait beaucoup appris.
Quiconque a beaucoup vu

Peut avoir beaucoup retenu.
Celle-ci prévoyait jusqu'aux moindres orages,

Et devant qu'ils fussent éclos,

Les annonçait aux matelots.
Il arriva qu'au temps que la chanvre se sème,
Elle vit un manant en couvrir maints sillons. «
Ceci ne me plaît pas, dit-elle aux
Oisillons :
Je vous plains ; car pour moi, dans ce péril extrême,
Je saurai m'éloigner ou vivre en quelque coin.
Voyez-vous cette main qui par les airs chemine?

Un jour viendra, qui n'est pas loin,
Que ce qu'elle répand sera votre ruine,
De là naîtront engins à vous envelopper,

Et lacets pour vous attraper,

Enfin mainte et mainte machine

Qui causera dans la saison

Votre mort ou votre prison :

Gare la cage ou le chaudron!

C'est pourquoi, leur dit l'Hirondelle,

Mangez ce grain; et croyez-moi. »

Les
Oiseaux se moquèrent d'elle :

Ils trouvaient aux champs trop de quoi.

Quand la chènevière fut verte,
L'Hirondelle leur dit : «
Arrachez brin à brin

Ce qu'a produit ce maudit grain,

Ou soyez sûrs de votre perte. —
Prophète de malheur, babillarde, dit-on.

Le bel emploi que tu nous donnes !

Il nous faudrait mille personnes

Pour éplucher tout ce canton. »



La chanvre étant tout à fait crue,
L'Hirondelle ajouta : «
Ceci ne va pas bien;

Mauvaise graine est tôt venue.
Mais, puisque jusqu'ici l'on ne m'a crue en rien,

Dès que vous verrez que la terre

Sera couverte, et qu'à leurs blés

Les gens n'étant plus occupés

Feront aux
Oisillons la guerre;

Quand reginglettes et réseaux

Attraperont petits oiseaux,

Ne volez plus de place en place,
Demeurez au logis, ou changez de climat :
Imitez le canard, la grue et la bécasse.

Mais vous n'êtes pas en état
De passer, comme nous, les déserts et les ondes,

Ni d'aller chercher d'autres mondes;
C'est pourquoi vous n'avez qu'un parti qui soit sûr :
C'est de vous renfermer aux trous de quelque mur. »

Les
Oisillons, las de l'entendre,
Se mirent à jaser aussi confusément
Que faisaient les
Troyens quand la pauvre
Cassandre

Ouvrait la bouche seulement.

Il en prit aux uns comme aux autres :
Maint
Oisillon se vit esclave retenu.

Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres
Et ne croyons le mal que quand il est venu, nôtres.

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.

Laleh - Snö - Live Södertälje
https://www.youtube.com/watch?v=NeJD1r10EwQ

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Lun 11 Déc à 3:25

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

" PEUPLES DE JÉRUSALEM CE QU'IL Y A, C'EST LE DIRE SUR LE DISCOURS.
LE DÉVELOPPEMENT EST UN POUMON DU DESTIN CAR LE TEMPS DOIT ÊTRE
POUR PERMETTRE LA SITUATION DE CONSCIENCE DANS L'HANDICAP.
L'HABITUDE ET L'HARMONIE DOIVENT ÊTRE ROMPUES QUAND LA HAINE
S'ENRICHIT DE LA GUERRE.

PEUPLES DE JÉRUSALEM, MACHU PICCHU ET PÉKIN SONT DES CITÉS CONSTRUITES
SUR LA FOI, LA CONVICTION, LA CONNAISSANCE ET LA SURVIE DE POLITIQUES
DANS L'HISTOIRE: UNE AMBASSADE N'EST PAS UN GOUVERNEMENT
ET LA CITOYENNETÉ N'EST PAS L'HUMANITÉ:
NON AUX ESCLAVAGES, CÉLESTE JÉRUSALEM.

Je suis Y'becca".

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
21 hil y a 21 heures
LE MOMENT EST VENU DANS LE MOUVEMENT PAR LE BIAIS DE L'ÉTINCELLE:
AINSI NAQUIT L'ÊTRE ET SA MATIÈRE SELON LA RELATIVITÉ GÉNÉRAL
MAIS CELA NE NOUS DONNE PAS LA SOURCE: LA RÉALITÉ. JE NE PARLE DE L'ÂME,
LA RÉALITÉ S'EST LE TEMPS QUI EST UN CONCEPT ANTÉRIEUR AU CORPS.
TAY

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SUR L’ÉTHIQUE DE NATURE ET DE LIBERTÉ.

LALEH "Bjurö Klubb" (Live @ Långholmsparken, Stockholm Aug 9 2010)
https://www.youtube.com/watch?v=174aB1joMJw

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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Mar 12 Déc à 3:54

MR HAWKING STEPHEN, LA THÉORIE DU TOUT ET Y'BECCA.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t640-mr-hawking-stephen-la-theorie-du-tout-et-y-becca#7900
Phil Collins - I Wish It Would Rain Down.
https://www.youtube.com/watch?v=YcY3FH208l8
NASA Live.
https://www.nasa.gov/nasalive
Y'BECCA.
TAY
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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Ven 15 Déc à 3:46

LIVE | Compte-rendu du #ConseildesMinistres du mercredi 13 décembre 2017 par @BGriveaux.

En réponse à @Elysee @justice_gouv @BGriveaux
AUGUST AMES, LA PAPESSE, LE DEUIL ET LA PRIÈRE. http://leclandesmouettes.bbflash.net/t642-august-ames-la-papesse-le-deuil-et-la-priere
Tarot divinatoire. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tarot_divinatoire
Shield Theme. https://www.youtube.com/watch?v=jzWBjhaioKg
Y'BECCA.
TAY

LE CYGNE NOIR, LA SÉNATRICE AMILDALA ET L’ESPÉRANCE.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t641-le-cygne-noir-la-senatrice-amildala-et-lesperance
AUGUST AMES, LA PAPESSE, LE DEUIL ET LA PRIÈRE.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t642-august-ames-la-papesse-le-deuil-et-la-priere
The Lamb Lies Down On Broadway - Genesis
https://www.youtube.com/watch?v=MRSgvfNZcWA
Y'BECCA.
TAY

les guignols-Mitterand et nanard.
https://www.youtube.com/watch?v=ep9RaD94KYU
LA COMBINE A NANARD.
https://www.youtube.com/watch?v=CSwckmggwNw
“La chance ne s'explique pas.”
De Shirley Temple
"Mais, elle laisse des traces."
De La Vie.
TAY

MARIE PASTEUR, LA LÉGENDE, LA MAISON DIEU ET Y'BECCA.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t643-marie-pasteur-la-legende-la-maison-dieu-et-y-becca
AUGUST AMES, LA PAPESSE, LE DEUIL ET LA PRIÈRE.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t642-august-ames-la-papesse-le-deuil-et-la-priere
Genesis - The Waiting Room
https://www.youtube.com/watch?v=-uTREb7g_HM
Y'BECCA.
TAY


Emmanuel Macron‏Compte certifié
@EmmanuelMacron

Plus forts ensemble. Fier du lancement de la coopération structurée permanente pour la défense européenne, pour une Europe qui protège. #EUCO

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 1 minil y a 1 minute
En réponse à @EmmanuelMacron.

“Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes.”
De Gandhi / Lettres à l'Ashram.
“Une petite sincérité est une chose dangereuse et une grande sincérité est absolument fatale.”
De Irène Peter.
Y'BECCA.
TAY

Emmanuel Macron‏ Compte certifié @EmmanuelMacron 17 hil y a 17 heures
Toutes mes pensées pour les victimes de ce terrible accident d’un bus scolaire et pour leurs familles. La mobilisation de l’État est totale pour leur porter secours.

En réponse à @EmmanuelMacron
“Pour les hommes, il n'y a jamais eu d'institution aussi fatale que l'argent.”
De Sophocle / Antigone
“La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.”
De Paul Guimard / Le mauvais Temps.
PRIÈRES.
Y'BECCA.
TAY

ENQUÊTES.
BOULE AU VENTRE.
“L’expression du soi est sacrée et fatale. C’est une nécessité.”
De Marie-Laure Bernadac/ Louise Bourgeois.
“Une connaissance générale est presque fatalement une connaissance vague.”
De Gaston Bachelard/ La Formation de l'esprit scientifique, 1938.
TAY

Emmanuel Macron‏Compte certifié @EmmanuelMacron
L’Europe démontre depuis plusieurs mois l’efficacité de l’action coordonnée d’une équipe unie. Le travail continue. Arrivée à Bruxelles pour le Conseil européen. #EUCO

En réponse à @EmmanuelMacron
RÉALITÉS SUR L'EUROPE.
“Tout ce qui est fixe est fatal et tout ce qui est fatal est puissant.”
De François René de Chateaubriand / Mémoires d’outre-tombe.
“Ces deux mots fatals : le mien et le tien. ”
De Miguel de Cervantès.
Adele - Skyfall
https://www.youtube.com/watch?v=DeumyOzKqgI
Y'BECCA.
TAY

RAPPORT DE Y'BECCA
SOUS L'EGIDE
DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
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MessageSujet: Re: Le Monastère de Gandantegchinlin et Le Plateau de Poutorana.   Ven 15 Déc à 9:37

14 December 2017

ESA astronaut Paolo Nespoli landed back on Earth early this morning after 139 days in space. The ride home from the International Space Station required braking from 28 800 km/h to a standstill in barely three hours.

Paolo and crewmates Randy Bresnik of NASA and Sergei Ryazansky of Roscosmos touched down on the steppes of Kazakhstan at 08:37 GMT.

The Soyuz MS-05 spacecraft endured the stresses of descent and landing as planned: its heatshield reached 1600°C during reentry into the atmosphere as the astronauts experienced up to four times their own body weight.
Paolo's landing in 2011

At 10 km altitude parachutes deployed before retrorockets provided the final braking metres before touchdown.

“The so-called soft landing feels like a head-on collision between a truck and a small car – and you are in the small car,” recalls Paolo from his 2011 landing.

During his five-month mission, Paolo orbited Earth 2224 times, flew through 35 000 sunrises and sunsets, and travelled 94 million kilometres.

This was Paolo’s third mission and third visit to the Space Station, bringing his total time in space to 313 days, the second most for an ESA astronaut, after Thomas Reiter.

Paolo completed more than 60 experiments during his Vita mission, which stands for Vitality, Innovation, Technology and Ability.

His body was itself an arena for research: his eyes, headaches, sleeping patterns and eating habits were monitored to learn more about how humans adapt to life in space.

Temperature recordings, muscle exercises and plenty of blood and saliva samples will add to the picture and prepare humans for missions further from Earth.

Some 400 km above the planet, he instructed a humanoid robot in Germany to repair three damaged solar panels across a simulated Mars terrain, showing how astronauts and robots will work together on future planetary missions.

Life in space could get easier thanks to tablets and smartphones – Paolo tested a hands-free system that displays instructions during complex tasks.

There was a lot of traffic during Vita: Paolo welcomed four visiting vehicles and saw three leaving the Station. He took part in two dockings using the Station’s robotic arm and assisted in four spacewalks.

Paolo will now be busy with briefings and tests. Astronauts undergo a form of rapid ageing in space and need to readapt to living under gravity. Scientists will investigate how his body reacts as a case study.

The next ESA astronaut to travel to the Station will be Alexander Gerst, scheduled for launch next summer.



"Le moine répond comme l'abbé chante."
Proverbe français ; Le dictionnaire des proverbes et idiotismes français (1827)

"C'est la poule qui chante qui a fait l'œuf."
Proverbe franc-comtois ; Les proverbes et dictons de la Franche-Comté (1876)

"Qui bien chante et qui bien danse fait un métier qui peu avance."
Proverbe franc-comtois ; Les proverbes et dictons de la Franche-Comté (1876)

"Qui rit et chante, son mal espante."
Proverbe provençal ; Les proverbes et dictons en langue d'Oc (1820)

"Reste où l'on chante, les hommes méchants ne chantent pas."
Proverbe rom ; Le dictionnaire des proverbes et dictons tsiganes (1980)

"Au chien de garder la maison, au coq de chanter le matin."
Proverbe vietnamien ; Les proverbes et dictons du Viêt Nam (1956)

"Tous ceux qui chantent ne sont pas gais."
Proverbe russe ; Proverbes et dictons russes (1884)

"Chante à un follet, et il te fera un pet."
Proverbe français ; Les proverbes et dictons communs (1611)

"Autant chante le fou que le prêtre."
Proverbe espagnol ; Dictionnaire des sentences et proverbes espagnols (1892)

"Toute cigale qui chante après le coucher du soleil sera morte le lendemain."
Proverbe provençal ; Le dictionnaire des proverbes provençaux (1823)

"Un riche chargé de fortune quand il crie pense bien chanter."
Proverbe provençal ; Dictons d'oc et proverbes de Provence (1965)

"Même si le coq ne chante pas, l'aurore vient."
Proverbe afghan ; Les proverbes et dictons de l'Afghanistan (1926)

"Quand le laboureur chante la charrue va bien."
Proverbe provençal ; Le dictionnaire des proverbes provençaux (1823)

"Bien danse pour qui la fortune chante."
Proverbe français ; Dictionnaire des sentences et proverbes français (1892)

"L'eau fait pleurer, le vin fait chanter."
Proverbe français ; Trésor des sentences (1568)

"Poule qui chante beaucoup pond peu."
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et idiotismes allemands (1827)

"Un chant doux a trompé plus d'un oiseau."
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

"Chacun pense que son coucou chante mieux que le rossignol des autres."
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et idiotismes allemands (1827)

"Comme chante le chapelain, ainsi répond le sacristain."
Proverbe français ; Proverbes et dictons de l'Anjou (1858)

"Le sot est comme un coq qui chante à contretemps."
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

"Quand on entend la grive chanter, cherche la maison pour t'abriter, ou du bois pour te chauffer."
Proverbe agricole ; Proverbes et dictons agricoles de la Dordogne (1872)

"Quand les chouettes chantent le soir, signe de beau temps."
Proverbe agricole ; Proverbes et dictons agricoles de l'Ille-et-Vilaine (1872)

"Si le coucou chante au nord, pluie au lendemain ; s'il chante au midi, beau temps."
Proverbe agricole ; Proverbes et dictons agricoles des Hautes-Alpes (1872)

"Si tu sais chanter des berceuses, que ne t'endors-tu toi-même ?"
Proverbe tadjik ; Dictionnaire des proverbes et dictons tadjiks (1980)

"Là où chantent plusieurs coqs, le jour est en retard."
Proverbe grec ; Dictionnaire des proverbes et dictons grec (1980



"La conversation raccourcit la route, et le chant le travail."
Proverbe russe ; Proverbes et dictons russes (1884)

"La poule ne doit point chanter devant le coq."
Proverbe français ; Recueil d'apophtegmes et axiomes (1855)

"Là où il y a un coq, la poule ne chante pas."
Proverbe breton ; Recueil des proverbes bretons (1856)

"Au fond d'une coquille on écoute les mers, dans l'amour on entend les chants de l'univers."
Proverbe français ; Dictionnaire d'amour (1808)

"Chants de vieillards, chants de plainte qui se terminent par des larmes."
Proverbe malgache ; Le livre de la sagesse malgache (1967)

"Tel chante qui n'a joie."
Proverbe français ; Sentences et proverbes (1892)

"Le jeune coq chante comme il entend chanter son père."
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes et idiotismes français (1827)

"L'oiseau, où qu'il se trouve, chante toujours dans la langue de son pays."
Proverbe géorgien ; Les proverbes de la Géorgie (1903)

"Si tu as faim, chante ; et si tu as mal, ris."
Proverbe yiddish ; Proverbes en yiddish (1977)

"Que le coq chante ou non, le jour se lève."
Proverbe libanais ; Mille et un proverbes libanais (1968)

"Un bon chanteur est capable de chanter, alors même que la demeure croule."
Proverbe kurde ; Les proverbes du Kurdistan (1936)

"Sans le coq qui chante, l'aurore luirait quand même."
Proverbe kurde ; Les proverbes du Kurdistan (1936)

"Où le coq chante, il y a un village."
Proverbe béninois ; Expressions et proverbes du Bénin (2014)

"Si la poule veut chanter comme le coq, il faut lui couper la gorge."
Proverbe persan ; Proverbes et dictons persans (1876)

"Qui a bien chanté le soir a de la peine à chanter le matin."
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

"La nuit allonge le jour, et le chant allonge la cruche de bière."
Proverbe finlandais ; Le dictionnaire des proverbes et dictons finnois (1980)

"Qui vit d'espérance meurt en chantant."
Proverbe italien ; Proverbes et dictons milanais (1875)

"L'oiseau qui chante le plus ne construit pas un bon nid."
Proverbe zaïrois ; Proverbes et dictons zaïrois (1994)

"Les chants des colombes rendent les cœurs des amoureux joyeux."
Proverbe mauritanien ; Proverbes mauritaniens (1992)

"Le chant est comme la rosée qui tombe du ciel, il rafraîchit le sentier du voyageur."
Proverbe écossais ; Proverbes et dictons écossais (1876)

"Il y a peu de paix dans la maison où la poule chante et le coq se tait."
Proverbe français ; La fleur des proverbes français (1853)

"Mieux vaut entendre l'alouette chanter que la souris crier."
Proverbe écossais ; Scottish proverbs (1683)

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