Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Le tétramorphe, La république de Venise et la lagune.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Le tétramorphe, La république de Venise et la lagune.   Mer 6 Déc à 3:39

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 6 hil y a 6 heures
LE PLAISIR DE S'ESTOMPER; LES SOUPIRS DÉVORENT LES SENTIMENTS: LA SOURCE EST POUR CEUX QUI AVAIENT SENTI LES PRÉMICES DE LA GUERRE ET QUI FURENT REJETÉ CAR N'AYANT PAS LE STATUT DE RÉFUGIÉS: UNE HYPOCRISIE MALSAINE RÈGNE DANS LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE FRANÇAISE ACTUEL. TAY

MON STATUT: CES ESPAGNOLS PARTIS AVANT LA GUERRE D'ESPAGNE, POUR OBTENIR LEURS PAPIERS: ILS EURENT LE MALHEUR DE L'ARCHE CAR SUR LEURS DOSSIERS NE FIGURAIENT PAS LE STATUT DE RÉFUGIÉS, ILS ÉTAIENT JUSTE DES TRAVAILLEURS DÉTACHÉS AUX YEUX DE LA FRANCE PASSÉ ET ACTUELLE. TAY

QUAND J'ÉCRIS, J'IMAGINE AU CONTRAIRE DE LOT QU'IL Y A ENCORE DES JUSTES MAIS MON COEUR EST DÉÇU PAR L'ENSEMBLE DES PARTIS POLITIQUES FRANÇAIS AUQUEL JE DOIS AVOUER UNE TRISTESSE MILITAIRE ET HUMAINE SUR L'ABANDON D'ÉTHIQUE POUR LE PLAISIR D'ÊTRE. TAY

MONSIEUR JEAN D'ORMESSON PARLE D'UN AU DELÀ DONC IL PERCEVAIT UNE IMMORTALITÉ QUAND JE VOIS LA FRANCE SE REGROUPAIT TEL UNE VENISE AUTOUR DE PERSONNALITÉS, DE FAMILLES OU DE PÉDANTS: MON SOUHAIT DANS LA MORT EST DE GARDER SOUVENIRS POUR DEMEURER LOIN DE TOUT. TAY

JEAN D'ORMESSON A RAISON DE DIRE QUE LA VIE EST BELLE MALGRÉ LES ATROCITÉS CAR MOI AUSSI, J'AI TROUVÉ CETTE VOCATION ET UN VOCABULAIRE POUR ENRICHIR ET ENRAYER LES ASPECTS DISTINCTS DES SENTIMENTS, QUI FOURMILLENT DANS LA SOCIÉTÉ CIVILE ET HUMAINE. TAY

MALGRÉ QUE LA VIE EST BELLE APRÈS LA MORT, J'AI ENVIE DE PRENDRE L'EXPRESS COMME DANS LA CHANSON DE ALAIN BASHUNG: JE N'AI PAS ENVIE DE DEVENIR SNOB ET AMER AU CONTACT DES PÉDANTS ET PRÉTENTIEUX COMME MÉLENCHON, MACRON ET AUTRES. TAY

DANS LA NUIT, LE PEUPLE MURMURE DEVANT LA NUISETTE DE LA NATURE. LA JUSTICE DEMEURE DANS LA NUIT ET LA RAISON SE FAIT DANS LA CLARTÉ POUR LE DEVENIR DE LA RÉALITÉ: LA RESPONSABILITÉ ENGENDRE LA CONSCIENCE ET L'ÉTHIQUE EST SEREINE: MON PARADIS, MON EXIL. TAY

DANS LES LIVRES SAINTS, ON PARLE DE LA MARQUE DE CAIN ET CETTE LÉGENDE EST REPRISE PAR LES LOGES MAÇONNIQUE ET DANS DE NOMBREUX JEUX DE RÔLES AUXQUELS LES CITOYENS S'ATTRIBUENT DES PERSONNALITÉS: LA POLITIQUE FRANÇAISE. TAY

VOUS SAVEZ, J'AI VOULU MONTRER QU'UN DUGUESCLIN, EN FRANCE POURRAIT MONTRER LA NAÏVETÉ DE CES DIPLOMATIES QUI SE COUVRENT DE DIPLÔMES ET QUI NE PARVIENNENT PAS À ACCOUCHER D'UNE PETITE SOURIS POUR PERMETTRE AUX ENFANTS D'AVOIR UNE PIÈCE QUAND ILS PERDENT UNE DENT. TAY

OUI, MA DOUCE ET GRANDE MUETTE, CE N'EST PAS UNE UTOPIE QUE DE PERMETTRE AUX MYTHES ET LÉGENDES DE FAIRE VIVRE LES ÉCONOMIES D'ÉNERGIE MAIS LES ÉNARQUES ET LEURS SERVITEURS N'AIMENT PAS CE QUI FAIT OMBRAGE À LEURS IMAGES MÊME VERSAILLES EST EN DANGER DEVANT CES PHÉNOMÈNES. TAY

LE SOUVENIR DE LA MORT DANS LA MORT EST IL COMME LE SOUFFLE DE L'ÉTHER DANS LE SOUPIR DE L'INSPIRATION QUE DÉGAGE CE PARADIS ? LE PARADOXE EST PLUS MALICIEUX ET LE SILENCE ME RAPPELLE LE COMA OÙ FINALEMENT LA RÉALITÉ DÉVORE LE TEMPS. TAY

LE SOMMEIL EST UNE INVITATION DE L'EXISTENCE À PARCOURIR CES ÉVÉNEMENTS QUI ONT FORMÉ ET FORGÉ VOTRE CONSCIENCE: LES RÊVES ET LES CAUCHEMARS. TAY

Le tétramorphe, ou les « quatre vivants », ou encore les « quatre êtres vivants », représente les quatre animaux ailés tirant le char de la vision d'Ezéchiel (Ez 1 ; 1-14). D'abord cité dans le Livre d'Ezechiel, il est repris avec saint Jean dans l'Apocalypse (Apoc 4; 7-Cool. Plus tard, les Pères de l'Église y ont vu l'emblème des quatre Évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'homme pour Matthieu et l'aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté.

   L’homme est Matthieu : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.
   Le lion est Marc : dans les premières lignes de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert (« un cri surgit dans le désert »).
   Le taureau est Luc : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le taureau est signe de sacrifice.
   L’aigle est Jean : son évangile commence par le mystère céleste.

L'origine biblique du tétramorphe
La vision d'Ézéchiel

Dès les premières lignes de sa prophétie, Ézéchiel (Ez 1, 1-14) décrit une vision : « le ciel s'ouvrit et je fus témoin de visions divines » (Ez 1, 1). « Au centre, je discernais quelque chose qui ressemblait à quatre êtres vivants » (Ez 1, 5).

« Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes (...) leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf » (Ez 1, 6-7). « Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d'homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d'aigle. » (Ez 1, 10).

Il s'agit de quatre créatures célestes identiques dotés chacun de quatre pattes de taureau, de quatre ailes d'aigle, de quatre mains humaines et de quatre faces différentes d'homme, de lion, de taureau et d'aigle. Ces quatre créatures ont leur place au pied du trône de la gloire de Dieu.
L'Apocalypse

L'apôtre Jean a une vision qu'il relate dans le livre de l'Apocalypse (4, 7-Cool. La parenté avec celle d'Ézéchiel est évidente. Les Vivants sont au milieu du trône et autour de lui. mais ils ne sont plus identiques et ils sont beaucoup moins hybrides : ce sont, dans l'ordre, un lion, un taureau, un homme et un aigle. Ils ont chacun six ailes et ils sont recouverts d'une multitude d'yeux.

Ils ne cessent de répéter jour et nuit : « Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître de Tout, qui était, qui est et qui vient! »
Le tétramorphe dans l'antiquité

Avant la Bible, on trouve ces quatre figures des quatre vivants en Égypte et à Babylone en Mésopotamie. Ce sont sans doute les légendes babyloniennes qui ont influencé les visions d'Ezéchiel dont s'est vraisemblablement inspiré l'auteur de l'Apocalypse. C'est saint Irénée de Lyon, au IIe siècle, soit de nombreux siècles après leurs premières apparitions, qui le premier a identifié ces quatre vivants aux quatre évangélistes1.
Égypte
Les quatre vents dans le temple de Kôm Ombo

En Égypte, il existait à Edfou quatre hypostases du créateur, elles-mêmes démultipliées en quatre compagnies préposées à sa garde,  à l'apparence, et à la mission bien différentes –– en particulier, elles ne sont pas dotées d'ailes. Voici ce qu'en dit Nadine Guilhou, égyptologue à l'université de Montpellier :

   « De son côté, pressentant lui aussi des combats, le créateur résolut de créer à partir de lui-même quatre gardiens. L'un avait les apparences d'un rapace. Le visage encadré d'ailes, il portait un harpon. On le nomma Seigneur du harpon. Le deuxième était un lion puissant ; il portait un couteau. C'était le Seigneur du couteau. Le troisième, un serpent, brandissait un poignard. On le dénomma « celui dont la terreur est grande ». Le quatrième, enfin, portait aussi un couteau, c'était un taureau et son nom fut : celui dont le mugissement est puissant. Ces quatre gardiens se subdivisèrent en quatre compagnies, les lions au nord, les serpents à l'est, les faucons au sud, les taureaux à l'ouest. Munis de leurs armes, ces génies gardiens constituaient à Edfou, le rempart vivant du créateur. Ils se figèrent autour de lui, constituant la mer d'enceinte de son temple. Et c'est ainsi que fut créée la demeure de Rê, semblable à l'horizon du ciel, immense, où il pouvait séjourner pendant des millions de millions d'années2. »

Il ne s'agit pas là du tétramorphe mais de quatre hypostases du créateur qui vont constituer autour de lui un rempart vivant. On a pu évoquer aussi le tétramorphe à propos des représentations des vents dans l'Egypte ancienne, tels qu'ils apparaissent par exemple au temple de Komombo (illustration), mais il s'agit là uniquement de rapprochements iconographiques, les quatre animaux gardiens à Edfou et la personnification des vents étant sensiblement différents du tétramorphe - les quatre hypostases du créateur ne sont pas ailées, à la différence des quatre vents -, même s'il existe indéniablement certains traits communs.
Babylone

À Babylone, ils représentaient quatre divinités secondaires. Ils figuraient les quatre points cardinaux et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, ils symbolisent les quatre signes fixes du zodiaque.
Le tétramorphe et les quatre évangiles
Les premières paroles de chaque évangile

Saint Jérôme de Stridon nous donne la clé de l'attribution de l'un des quatre Vivants à chacun des quatre évangélistes. C'est la première page de leur texte qui est déterminante et il présente au IVe siècle cette attribution comme une tradition acquise de longue date.

   Matthieu ouvre son évangile par la généalogie légale de Jésus, celle qui comprend Joseph, mais en précisant la filiation biologique par Marie :

   « Livre de la genèse de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac... » (Mt 1, 1-2).

   L'homme (et non pas l'ange puisque les ailes qu'il porte sont l'attribut des Quatre Vivants et non pas les ailes d'un ange) représente l'évangile selon Matthieu.

   Marc commence ainsi son évangile :

   « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, fils de Dieu. Selon qu'il est écrit dans Isaïe le prophète : "Voici que j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur... » (Mc 1, 1-3).

   La voix qui crie dans le désert est celle d'un lion, symbole de l'évangile selon Marc.

   Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile :

   « Il y eut aux jours d'Hérode, roi de Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia... » (Lc 1, 5).

   Le prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l'animal emblématique du sacrifice. Il est devenu le symbole de l'évangile selon Luc.

   Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel.

   Le symbole attribué à l'évangile selon Jean est l'aigle.

Le résumé de la mission du Christ

Saint Jérôme de Stridon nous apprend aussi que les quatre Vivants rassemblés ont une autre signification que de représenter les quatre évangiles : ils résument à eux quatre les quatre moments essentiels de la vie du Christ.

Le Verbe de Dieu s'est incarné (l'homme), il a été tenté au désert (le lion), il a été immolé (le taureau) et il est monté au ciel (l'aigle).

Lorsqu'ils symbolisent l'histoire du salut, les quatre Vivants se trouvent précisément placés dans l'ordre qui a été retenu pour le canon des Écritures. Cette coïncidence doit nous amener à nous demander s'il n'y a pas un lien entre l'attribution des symboles à chacun des évangélistes et les choix opérés par l'Église naissante d'écarter certains textes comme apocryphes et d'en retenir d'autres comme canoniques.
La fixation du canon des évangiles

On ignore tout de la fixation de ce canon : la date, les modalités, les auteurs. Les Actes des Apôtres n'en parlent pas, mais la première épitre de Paul à Timothée cite (ch.5 v. 18) déjà l'évangile de Luc avec la même autorité que le Deutéronome.

Se fit-elle par un concile ou par un groupe restreint de personnes ayant été disciples du Christ ou des apôtres ? Quelle qu'elle soit, cette instance devait faire autorité car l'histoire n'a pas gardé trace d'une controverse. Le choix de quatre textes canoniques semble bien inspiré des quatre Vivants d'Ézéchiel et de l'Apocalypse, ainsi que de la symbolique du chiffre 4 dans la tradition hébraïque et biblique.

Les pages qui ouvrent chacun des quatre textes ont dû guider ceux qui avaient à décider. La difficulté éventuelle de rattacher un texte à l'un des quatre Vivants de l'Apocalypse a pu être une raison de l'écarter. Visiblement en tout cas, il est fort probable que l'ordre canonique des livres retenus s'est inspiré de la symbolique rapportée par saint Jérôme. Dans ce cas précis en tout cas, la Tradition ne s'oppose pas à l'Écriture. Elle est à la source de la fixation du canon scripturaire, l'Écriture en est tributaire.
Interprétation symbolique

Le tétramorphe, outre les quatre signes qu'il emprunte au zodiaque (taureau, lion, scorpion & verseau) est également un symbole de l'humain, sous ses 4 composantes, telles qu'indiquées chez Luc (10, 27). Les correspondances sont les suivantes :

   le taureau est le symbole du corps et des forces de l'homme,
   le lion est le symbole du cœur et des passions,
   l'homme est le symbole de l'esprit, et des pensées,
   l'aigle est le symbole de l'âme.
   (Le célèbre sphinx égyptien de la pyramide de Giseh qui remonte à la nuit des temps représente ces 4 éléments : corps de taureau, ailes d'aigle repliées sur ses flancs, griffes de lion, tête d'homme) (sont-ce aussi les symboles des 4 éléments : la terre, le feu, l'eau, l'air ?).(source : "Les Grands initiés" d'E. Schuré. 110e édition : 1929. Editions Perrin. pp. 116-117).

Textes liturgiques

Les quatre Vivants, issus d'une vision symbolique, se prêtent mal à une utilisation par l'hymnographie liturgique, qui privilégie habituellement les faits et les images matériels. La liturgie byzantine, dans ses célébrations eucharistiques, mentionne cependant les quatre Vivants en s'inspirant du texte de l'Apocalypse (4, Cool. Une des formules introduisant le Sanctus est la suivante[réf. nécessaire] :

« Les anges célestes chantent, mugissent, rugissent et crient l'hymne triomphal en disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur Sabaoth... »
Liste d'éléments présentant un tétramorphe
Oculus et tétramorphe ornant la façade de la chapelle Saint-Gabriel de Tarascon
Tympan du monastère de Ganagobie
Tympan de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone
Tétramorphe à Mareuil-Caubert

Le plus ancien tétramorphe connu en France provient du sarcophage mérovingien de l'abbaye Notre-Dame-de-Jouarre.
Monuments
Sommet de la Tour Saint-Jacques à Paris.

   Abbaye Notre-Dame-de-Jouarre : tombeau mérovingien
   Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse : retable en pierre représentant en sa base le tétramorphe en pied dans l'ordre suivant : Luc et un taureau, Matthieu et un ange, Marc et un lion, Jean et un aigle
   Basilique Saint-Sernin de Toulouse : Christ en majesté sur devant d’autel
   Tour Saint-Jacques à Paris
   Église Saint Jean de Montmartre à Paris
   Cathédrale de Lausanne, un carré au centre de sa rosace, prototype du drapeau carré de la garde suisse, du Vatican et de la Suisse.
   Cathédrale Saint-Aubain à Namur, en Belgique : les quatre statues et le christ sur le sommet de l'édifice
   Cathédrale Saint-Maurice d'Angers

Tympans

   Cathédrale Notre-Dame de Chartres
   Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême
   Ancienne Cathédrale Saint-Trophime d'Arles, vers 1180
   Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone
   Basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand
   Basilique Saint-Just de Valcabrère
   Abbaye Notre-Dame de Ganagobie
   Église de Saint-Aventin
   Chapelle Saint-Gabriel de Tarascon
   Église de l'Assomption de Bossòst
   L'Hôpital-Saint-Blaise
   Église Saint-Florent de Til-Chatel
   La Basilique Saint-Epvre de Nancy (le parvis)
   Cervon
   Condom
   Charlieu. Saint Fortunat.
   Dijon, tympan de saint Bénigne, au musée archéologique
   Dinan église Saint Sauveur
   Le Mans
   Lassouts
   Mareuil-Caubert
   Mars-sur-Allier
   Nogaro
   Saint Savin
   Luz saint Sauveur
   Saulieu
   Saint-Loup-de-Naud
   vizille

Manuscrits

   Bible de Leon, Colegiata de san Isidoro Cod. 2, fol. 2 r.
   Beatus de Gérone, Cathédrale de Gerone, Ms.7, fol 2 r.
   Beatus de l'Escorial, Escorial, fol 16v
   Béatus de Burgo de Osma
   Moralia in Iob, Madrid, Biblioteca Nacional, Cod. 80, fol 2r,
   Beatus de San Millán, Madrid, Academia de Historia, Cod. aemil. 33, fol. 92 r

Reliquaires

   Reliquaire en or avec la croix, Oviedo, cathédrale Camara Santa

Fresques

   la fresque de Panteon de los Reyes avec le Christ en majesté et les quatre vivants
   la fresque de l'Église Sant Climent de Taüll
   la fresque de Lavaudieu
   la fresque de Saint Pé d'Ardet
   la resque de l'église Saint-Maurice de Gourdans
   la fresque de Saint-Paul-Trois-Châteaux
   la fresque de la chapelle Saint-Michel d'Epinal

Mosaïques

   Sainte-Marie Majeure, Rome (432-440), au-dessus de l'arc triomphal, quatre bustes ailés avec livre encadrant avec Pierre et Paul l'Hétimasie.
   Saint-Vital de Ravenne, des animaux au naturel (sans aile) accompagnent les évangélistes assis. Sur quatre murs hauts. Chaque évangéliste est accompagné d'un prophète.
   Saint-Apollinaire in Classe, Ravenne (549), au-dessus de l'arc triomphal, quatre bustes ailés alignés de part et d'autre du Christ en médaillon. Ils ont un livre.

aigle, homme, Christ, lion, taureau.

   Chapelle archiépiscopale, cathédrale de Ravenne, sur une voûte portée par quatre arcs, bustes ailés tenant un livre rouge, alternant avec des anges.
   Mausolée de Galla Placida, Ravenne, bustes ailés sans livre, aux quatre coins d'une voûte portée par quatre arcs.
   Chapelle d'or de larmes dans l'abbaye du Mont Sainte-Odile près de Ottrot en Alsace, France

Musique

Le compositeur russe Vladimir Vavilov a composé en 1970 une chanson connue sous le nom de Город Золотой (gorod zalatoï, "la Cité dorée"). Cette chanson parle d'un jardin où marchent 3 animaux extraordinaires : un lion à la crinière jaune comme le feu, un bœuf plein d'yeux, et un aigle d'or céleste. Plus loin, l'auteur interpelle une personne en l'appelant "mon ange". Le titre sous lequel est connue la chanson, La Cité dorée, est un des noms attribué à Jérusalem3. Composée en Russie pendant l'ère soviétique, la chanson ne pouvait pas faire explicitement référence à la Bible, d'où son langage crypté.
Notes et références

   ↑ Adv. Haereses, III, 11, 8.
   ↑ Nadine Guilhou, Janice Peyré, La mythologie égyptienne, Paris, Marabout, 2005, p. 47-48 et 186
   ↑ Ir shel zahav parmi les 70 noms de Jérusalem [archive],

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

   Four Living Creatures, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

   Michel Fromaget, Le Symbolisme des quatre Vivants ; Ézéchiel, saint Jean et la tradition, éditions du Félin, 1992
   Encyclopédie catholique Théo, éditions Droguet-Ardant/Fayard, Paris, 1992,
   Philippe Péneaud, Les Quatre Vivants, éditions de l'Harmattan, Paris, 2007

Articles connexes

   Livre d'Ézéchiel
   Merkabah
   Le Monde (tarot)
   Symbolisme des animaux
   Vision des créatures divines

Abeille La chasteté, la virginité, la vertu, l'éloquence.
Agneau L'innocence et la timidité
Aigle L'esprit, la supériorité et la domination, le pouvoir impérial (Europe).
Âne L'entêtement et l'ignorance
Biche La douceur, l'innocence, la sensibilité, la vigilance, la timidité et l'amitié.
Bison L'abondance (indiens).
Castor Le bâtisseur, l'être d'action.
Chat En France: selon les régions, la malchance et le mal et sinon la protection contre le mauvais oeil. Au Japon c'est un porte-bonheur. Au Moyen Âge, en Europe: le Diable. Au Royaume-Uni: la chance. En Egypte antique: la force, l'aide à l'homme, et l'agilité4.
Cerf La prudence et le christ (au moyen-âge).
Cheval La puissance;
Chevreuil La douceur.
Chien La fidélité.
Cigogne La vigilance et la piété filiale (amour envers les parents).
Corbeau La magie, l'escroquerie, la manipulation et la tromperie.
Crocodile La force, le cycle vie-mort-renaissance, la protection du savoir, la patience.
Poule La loquacité et la suffisance
Puma Les pouvoirs du Chef.
Coyote L'illusion.
Cygne La grâce, la pureté, l'amour, la beauté, le rêve, l'élégance et la douceur.
Dauphin Le souffle-énergie, la régénérescence.
Écureuil L'approvisionnement, la prévoyance, l'agilité, la vivacité et l'indépendance.
Élan L'endurance.
Faucon Le messager. En Egypte antique: Dieux (Ra, Horus), la victoire, supériorité, et l'espérance4.
Fourmi Le travail minutieux et collectif, la patience.
Hibou/chouette La sagesse, le flair, la tristesse, la réflexion, l'intelligence, a la faculté de voir l'au-delà5. En Egypte antique : la nuit, la sagesse et les connaissances (la philosophie). En Chine : Le yang et la violence. Chez les romains : Mort prochaine, la magie noire, et la sorcellerie.
Lapin La peur, la renaissance et l'équilibre.
Libellule L'illusion.
Lion La monarchie, la majesté, la force et la suprématie
Loup Le maître, le guide, la famille.
Loutre La féminité, la joie et l'amusement.
Lynx Le secret, la perception, la vue, et le mystère.
Mouche L'insistance et la sagesse
Musaraigne Le chaos et la destruction puis la renaissance, l'obscurité et les ténèbres.
Ours La force et la sagesse.
Paon Le paraitre, la futilité
Papillon La transformation, le changement.
Porc-épic La foi et la confiance, l'innocence.
Putois La réputation, la confiance en soi.
Renard Le camouflage, la malignité.
Serpent La transmutation, la tentation, le mal, le péché, le cycle vie-mort-renaissance.
Souris L'examen et le travail minutieux.
Tortue La Terre, l'âge.
Scarabée En Egypte antique: Le renouveau, la résurrection, le cycle du Soleil, Dieu Khépri4.
Les animaux et les religions

   Il semble certain que l'on doive rechercher l'origine d'un culte taurin dès l'aurignacien: le bos primigenus (auroch) est l'animal qui a toujours représenté la force mâle et l'objectif premier des chasseurs. Les sanctuaires rupestres de la préhistoire montrent de nombreuses représentations d'animaux. André Leroi-Gourhan réunissait 2118 figures d'animaux répartis sur 66 sites choisis sur 1106. Des animaux occupent une position centrale: bisons, aurochs-taureaux, chevaux et hemiones, mammouths; ce sont de grands herbivores. Les petits herbivores s'installent à l'entrée ou au fond: bouquetins, cerfs. Les animaux les plus féroces émergent aux endroits périphériques ou reculés: félins, ours, rhinocéros. Il existe différentes associations d'animaux, comme bison-cheval, ou des associations hybrides et "bijectives" bison-femme ou cheval-homme. Henri Breuil a insisté sur les "sorciers", personnages masqués à tête animale (oiseau, bison, cerf, cheval…), à Lascaux (16000 av. J.-C.), aux Trois-Frères, au Gabillou, etc.7.
   Pour l'époque néolithique, on trouve à Çatal Höyük, dans un sanctuaire datant du VII° millénaire av. J.-C., des peintures de taureaux noirs. Le taureau servait d'attribut et de monture à une divinité mâle, parèdre de la déesse-mère. La Déesse-Mère du néolithique (Catal Hüyük, Sesklo, Lepenski Vir…) est parfois maîtresse des animaux et de la chasse, il n'est pas rare qu'elle ait pour attribut léopard, bovin, chien, ours, daine, hérisson, tortue, poisson, crapaud, serpent, oiseau, abeille ou papillon.
   En Égypte, dès les premières dynasties (3000 av. J.-C.), le taureau devint le grand dieu. Sur la palette du roi Narmer il attaque une ville fortifiée. Le taureau sacré d'Héliopolis était appelé Mnévis. Une vache était consacrée à Hathor à Dendera, des béliers à Amon, à Thèbes, à Mendès, où il personnifiait la fusion entre Ré et Osiris. Les chats sacrés de Bastet à Bubastis, les ibis et les babouins de thot à Hermopolis, les crocodiles de Sobek à Crocodilopolis et Kom Oombo sont parmi les animaux sacrés les plus connus8.
   Selon Roberte Hamayon9, le chamane sibérien nourrit des entités appelées « ongons » : animaux apprivoisés (aigle, corbeau, écureuil, renardeau, louveteau, hibou), soit des êtres naturels (arbres, lacs, rochers), soit des parties du corps animal (tête, plumes, dents), soit enfin des objets fabriqués présentant des animaux ou des humains. L’alliance avec les esprits animaux est mis en scène dans les rituels d’obtention de la chance à la chasse, sous la forme de danses et de jeux qui imitent des conduites animales d’accouplement et de combat (pour éliminer les mâles rivaux).

MOSAÏQUE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe, La république de Venise et la lagune.   Mer 6 Déc à 3:49

Assicurazioni Generali S.P.A. (BIT : G [archive]) est une très importante compagnie d'assurance italienne, fondée à Trieste en 1831 et l'une des 50 plus grandes entreprises mondiales selon le classement du magazine Forbes 2015 [archive]. C'est la troisième compagnie d'assurance au monde, derrière Allianz et Axa. Le groupe sert 72 millions de clients à travers le monde et possède une forte position en assurance-vie.

Histoire

En 1831, la société d'assurances Assicurazioni Generali Austro-Italiche est créée. En 1832, le siège des activités pour l'Italie est créée à Venise. En 1832, une première agence française est ouverte à Bordeaux.

En 1848, la société change son nom en Assicurazioni Generali. Sur les polices d'assurance, le fameux Lion de Saint-Marc, emblème de Venise, fait son apparition. On remarque la correspondance entre le logo de l'entreprise et le drapeau de la république de Venise. En 1857, les actions de la société sont cotées à la Bourse de Trieste. En 1875, les dividendes sont payés en monnaie or jusqu'en 1914. En 1881, Assicurazioni Generali crée Erste Allgemeine, sa première filiale à Vienne, en Autriche. En 1886, la Direction centrale se transfère dans les bâtiments actuels de Trieste, alors port principal de l'Empire austro-hongrois.

En 1893, parait le premier numéro de Il Bollettino, journal d'entreprise toujours édité à ce jour (2016). En 1900, la compagnie entame un très vaste programme d'investissements immobiliers. En 1901, la compagnie Assurances Générales de Trieste voit le jour officiellement le 26 avril 1901. Sa vocation est de développer l'assurance-vie en Belgique. En 1905, la compagnie IARD est créée en France sous le nom de Concorde Assurances.

En 1918, Trieste, siège de la direction centrale, est rattachée au Royaume d'Italie et Assicurazioni Generali devient une société italienne. En 1933, la compagnie entame un très vaste programme d'investissements dans les secteurs immobilier et agricole. En 1937, La gestion de la compagnie est centralisée dans une unité équipée de machines électriques.

En 1945, le siège social est transféré à Rome. La guerre se termine. Trieste est administrée par un gouvernement militaire allié. En 1963, Assicurazioni Generali crée un service inédit dans le monde2 : Europ Assistance. Dix personnes sont mobilisées jour et nuit au téléphone pour assister leurs clients. En 1966, Generali signe un accord de collaboration international avec Aetna, le plus grand groupe multibranche aux États-Unis.

En 1971, Assicurazioni Generali change de dénomination pour Generali. En 1976, Generali Belgium est créée à la suite de la fusion des Assurances Générales de Trieste et de Concorde-Minerves. En 1989, Generali créé d'une coentreprise en Hongrie, Generali est la première compagnie d'assurances à retourner en Europe de l'Est. Le nouveau centre de direction de Mogliano Veneto est opérationnel.

En 1990, Le siège social revient à Trieste. En 1994, Generali est la première compagnie à se lancer dans la vente d'assurances à distance en Italie, en créant Genertel3. En 1996, Generali acquiert la compagnie La France Assurances et fusionne celle-ci avec Concorde Assurances. La nouvelle entité devient « Generali France ». En 1997, Generali rachète le groupe d'assurances allemand AMB et l'israélien Migdal, qui font de Generali l'un des principaux assureurs dans ces pays. En 1998, la Banca Generali est créée et Generali acquiert la Banque de la Suisse Italienne (BSI).

En 2000, Generali finalise le rachat de INA, important institut d'assurances italien. En 2001, Generali fonde à Canton sa filiale Generali China Life Ins. L'année suivante, il crée une filiale en Croatie. En 2004, Generali Properties, est désigné comme mandataire du programme immobilier du quartier historique de la Foire de Milan. En 2005, Generali China Life entre dans le secteur des polices collectives en Chine avec une prime unique de 1,8 milliard d'euros.

En 2013, Generali cède ses activités de réassurance vie aux États-Unis à Scor pour 910 millions de dollars4.
Implantations
Présence mondiale du groupe Generali

Aujourd'hui premier assureur italien et troisième assureur européen, Generali est un des groupes européens les mieux implantés dans le monde, avec 470 compagnies d'assurance opérant dans plus de 60 pays sur tous les continents et totalisant plus de 72 millions de clients5. Le logo de Generali est représenté par un lion ailé, c'est le Lion de Saint-Marc en Italie ; qui est également le symbole de la Venise maritime.
Données boursières

Actionnaires principaux :

Investisseurs institutionnels 53,21 %, actionnaires principaux 19,85 % (Mediobanca 13,04 %, Caltagirone Group 3,65 %, Delfin SARL 3,16 %), actionnaires individuels 26,89%6.
Employés célèbres

Franz Kafka travailla pendant 9 mois (entre le 1er novembre 1907 et le 15 juillet 1908) au bureau Generali de Prague. Dans la Lettre au père, Kafka explique que le directeur de l'époque avait pour habitude de crier, ce qui avait pour partie motivé sa démission.

Notes et références

↑ Alex Witula: Le Più Belle Azioni D'Epoca, p. 41; ISBN 978-88-95848-10-5
↑ « Europ Assistance assure depuis 50 ans », L'Echo Touristique, 22 novembre 2013 (lire en ligne [archive)
↑ [1] [archive] L'Argus de l'assurance, mai 2008
↑ Generali completes sale of US business to Scor for $910 million [archive], Reuters, 1 octobre 2013
http://www.generali.com/who-we-are/at-a-glance.html [archive] | Consulté le 22 mars 2016.
↑ (en) « Ownership structure - Generali Group » [archive], sur www.generali.com (consulté le 19 avril 2017)

Articles connexes

Generali Open de France
Ballon Generali
Generali Solo
Tour Generali (La Défense) • Tour Generali (Milan)
Alberto Nagel

Liens externes

Site institutionnel Generali France [archive]
Site Generali.fr [archive]

Création 1831
Forme juridique Société par actions (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Action Bourse d'Italie (G)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Trieste
Drapeau d'Italie Italie
Direction Philippe Donnet, CEO
Actionnaires Investisseurs institutionnels 53,21%, actionnaires principaux 19,85% (Mediobanca 13,04%, Caltagirone Group 3,65%, Delfin SARL 3,16%), actionnaires individuels 26,89%
Activité AssuranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Europ Assistance,Generali France
Effectif 76 000 [archive]
Site web generali.com [archive]
Chiffre d’affaires en diminution 70,513 milliards d'euros (2016) [archive]
(-3,9% vs 2015)
Résultat net en augmentation 2,081 milliards d'euros (2016) [archive]
(+ 2,5 vs 2015).

Trieste [tri.ˈɛsː.te] (anciennement Tergeste en latin, Trst en slovène et en croate, Triest en frioulan et en allemand, Trieszt en hongrois) est une ville italienne située au pied des Alpes dinariques sur la mer Adriatique au bord du golfe de Trieste et de la baie de Muggia, à proximité de la frontière italo-slovène. Elle est le chef-lieu de la région autonome de Frioul-Vénétie julienne et de la province de Trieste. Elle est jumelée avec Le Havre.

Trieste compte environ 205 000 habitants, appelés les Triestins. Géographiquement, elle est parfois considérée comme la « dernière ville du Nord-Est » de l'Italie, ou comme la « ville de l'extrême Sud » de l'Europe centrale ou bien comme la « première ville » de la nouvelle Europe élargie à l'Est. L'histoire complexe de Trieste, qui fut longtemps le principal débouché méditerranéen du Saint-Empire romain germanique puis de l'Empire austro-hongrois avant son rattachement à l'Italie, et sa position au carrefour des influences latine/italienne, germanique/autrichienne et slave/slovène, ont forgé ici une culture et des traditions très particulières par rapport au reste de l'Italie.

Les ressources de la ville sont avant tout dues au port international, rival de celui de Venise, ainsi qu'aux activités qui y sont liées : chantiers navals, sidérurgie, raffineries de pétrole. Le commerce joue dans l'économie de la ville un rôle particulièrement important. Le tourisme y est en progression (le château de Miramare reste l'un des châteaux les plus visités d'Italie, ses nombreux musées sont très visités, elle possède aussi un port touristique en plein essor et accueille des événements internationaux comme La Barcolana, La Basivela , Maremetraggio, Trieste Film Festival, Le nuove Rotte del Jazz, etc.). Son université fondée en 1924 est renommée. Trieste est connue pour être une « cité des sciences » et accueille sur son territoire le synchrotron ELETTRA (en)2. Cette ville frontalière a été élue première ville italienne pour sa qualité de vie en 2009 par le quotidien économique Il Sole 24 Ore3 qui considère que la ville « allie tout le confort d'une métropole au bien-être que procure une nature foisonnante et multiple4 ».

La ville de Trieste est administrativement divisée en sept arrondissements :

Altipiano Ovest : Borgo San Nazario, Contovello (Kontovel), Prosecco (Prosek), Santa Croce (Križ)
Altipiano Est : Banne (Bani), Basovizza (Bazovica), Gropada (Gropada), Opicina (Opčine), Padriciano (Padriče), Trebiciano (Trebče)
Barcola (Barkovlje), Cologna (Kolonja), Conconello (Ferlugi), Gretta (Greta), Grignano (Grljan), Guardiella (Vrdela), Miramare, Roiano (Rojan), Scorcola (Škorklja)
Barriera Nuova, Borgo Giuseppino, Borgo Teresiano, Città Nuova, Città Vecchia, San Vito, San Giusto, Campi Elisi, Sant'Andrea, Cavana
Barriera Vecchia (Stara mitnica), San Giacomo (Sv. Jakob), Santa Maria Maddalena Superiore
Cattinara (Katinara), Chiadino (Kjadin), San Luigi, Guardiella (Vrdela), Longera (Lonjer), San Giovanni (Sv. Ivan), Rozzol (Rocol), Melara
Chiarbola (Čarbola), Coloncovez (Kolonkovec), Santa Maria Maddalena Inferiore (Sv. Marija Magdalena Spodnja), Raute (Rovte), Santa Maria Maddalena Superiore (Sv. Marija Magdalena Zgornja), Servola (Škedenj), Poggi Paese, Poggi Sant'Anna (Sv. Ana), Valmaura, Altura, Borgo San Sergio.

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MessageSujet: Re: Le tétramorphe, La république de Venise et la lagune.   Mer 6 Déc à 3:53

La lagune de Venise, ou lagune vénète, est une lagune de la mer Adriatique septentrionale, le long des côtes de la Vénétie où se situe la ville de Venise.

La superficie de la lagune est d’environ 550 km2, dont 8 % sont occupés par la terre (Venise même et les nombreuses petites îles). Environ 11 % sont en permanence composés d'eau, ou canaux dragués, dont environ 80 % sont des zones marécageuses et marais d'eau salée.

La lagune de Venise, ainsi que la ville de Venise, sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.

Géographie
La lagune de Venise est reliée à l’Adriatique par trois embouchures : Lido-San Nicolò, Malamocco et Chioggia. Étant située à l’extrémité d’une mer fermée, la lagune est sujette à de grandes variations du niveau de l’eau, la plus visible de toutes (surtout en période automnale et printanière) provoque des phénomènes comme l'acqua alta (« haute eau »), qui inonde périodiquement les îles les plus basses, ou l'acqua bassa (« eau basse »), qui rend impraticables cette fois les canaux moins profonds. Pour faciliter la navigation, les parcours plus profonds sont signalés par des Duc-d'Albe ou « bricole » (terme italien désignant une structure formée de trois piliers liés entre eux et enfoncés le long des canaux pour indiquer la voie navigable).

Au VIe siècle, la lagune offrit une protection aux Romains fuyant les envahisseurs barbares et les conditions pour la création de la République de Venise et de son empire maritime. La lagune offrait une excellente protection contre les envahisseurs venus de la mer, car avec un mètre en moyenne de profondeur, seuls les bateaux à fond plat pouvaient y accéder. Les hommes y vivaient de la chasse, de la pêche, de l’agriculture et de la production de sel.

À l’époque romaine, « Venise » était le nom de la région nord-orientale d'Italie, mais après la chute de l'Empire et surtout après l’invasion des Lombards, elle est désignée par le nom de Venise maritime, la seule zone côtière entre les lagunes de Venise et Grado encore liée à l'Empire romain d'Orient.

Les habitations typiques de la lagune sont les huttes, constructions en bois et cannes de marécage, utilisées comme refuge pour les pêcheurs, qui, alors, vivaient dans ces zones.

Aujourd’hui encore, la lagune est une base pour le port de Venise (commercial et industriel), pour celui de Chioggia (commercial et pêche), pour l’arsenal de la marine militaire et pour diverses activités tributaires des chantiers navals (à Venise, Marghera, Chioggia et Pellestrina). La lagune est toujours un milieu idéal pour la pêche, la chasse et pour la nouvelle industrie de la pisciculture.
Venise

Dans la zone centrale de la lagune émerge la cité de Venise, à 4 km de la terre ferme et 2 km de la mer ouverte, édifiée sur 118 petites îles séparées par 177 canaux (dont le plus important est le Grand Canal), 354 ponts, rattachée fermement à la terre ferme par un pont ferroviaire et routier. En outre, la cité s’étend sur la terre ferme par les agglomérations de Mestre, Marghera, Carpenedo (it) et Favaro Veneto.

C’est une cité d'art et de culture, chef-lieu régional et provincial, siège de deux universités, d’une école de commerce, de bibliothèques (la célèbre bibliothèque nationale Marciana), de nombreux musées, galeries d'art, etc. En plus d’innombrables activités commerciales, artisanales, industrielles et tertiaires.

Les manifestations artistiques et culturelles de niveau international sont nombreuses.

À l'extrémité méridionale émerge la cité de Chioggia, également d’origine antique et historique.

La lagune, créée par l’interaction entre la mer et les fleuves Piave, Sile, Brenta et Marzenego, était comprise jusqu’à l'Antiquité dans le vaste marais Padusa (zone marécageuse de la plaine du Pô, de Modène à Ravenne, formée par le delta du Pô, le fleuve Reno, les torrents des Apennins).
Géophysique
Formation de la lagune
Apport de sédiments fluviaux et formation des lidos

Il y a environ 6 000 ans, la lagune de Venise était une partie de l’ancien delta du Pô, formée de sédiments transportés par les fleuves Pô, Adige, Piave, Brenta, Bacchiglione, Sile et autres torrents, à la fin de la dernière ère glaciaire. Ce vaste bassin d’écoulement (ou bassin versant) de 200 000 ha, qu’est la Vénétie, se concentre dans un bassin récepteur de 250 ha, formant une zone humide, vaste territoire marécageux.

Sur les bords du lit des fleuves, là où le courant est moins rapide, les sables alluvionnaires issus des montagnes alpines, se déposent par gravité (décantation).

Au centre des fleuves, là où la vitesse des eaux est la plus élevée et l’apport de sable plus important, le flux avance dans la mer et subit deux oppositions :
la très faible dénivellation des fonds marins ; en effet à 30 km au large, la profondeur n’est que d’environ 26 mètres, soit une pente d'un millimètre par mètre. Cette configuration de terrain est propre à l’Adriatique du nord et freine le flux alluvionnaire (contrairement à ce qui se passe pour le Rhône où la très forte pente de la Méditerranée au-delà de la Camargue, empêche toute formation de « lido ») ;
les marées s’opposent à l’avancement des alluvions et refoulent ceux-ci en formant les cordons littoraux ou lidos.

Ainsi au fil des siècles, sous l’action des courants marins de l’Adriatique, les sédiments fluviaux formèrent des digues et des petites îles naturelles en face de l’embouchure des fleuves.
Article détaillé : Lido (Venise).
Vie normale d’une lagune

Les zones marécageuses, formées de limons très fertiles, se couvrent d’algues et de phanérogames aquatiques, qui par leurs longues racines maintiennent les sols et empêchent l’érosion par les marées. En effet, toutes les 6 heures, la marée entrant dans la lagune par les trois ports, en ressort complètement au bout de 2 à 3 heures. Les eaux (donc les sédiments) sont freinées par les algues et le réseau très tortueux des milliers de petits canaux qui serpentent au milieu des lais (ou barènes) et des hauts-fonds (ou velmes). L’érosion due aux marées est compensée par l’apport constant des sables fluviaux.

En 1150, à partir de Ficarolo (20 km en amont de Ferrare), les eaux changèrent de direction vers le bras nord du Pô au détriment du Pô di Primaro et du Pô di Volano, accentuant l’apport d’alluvions dans la zone nord du delta. Cet apport d'alluvions, conjointement à ceux de l'Adige, constitua un ensablement de la fossa Claudia (ou Clodia, futur Chioggia) au sud de la lagune
Actions de l’homme
Actions directes
Canaux de dérivation des fleuves Brenta et Bacchiglione

Les interventions de l’homme, au cours des siècles, ont provoqué un appauvrissement très net de l’apport en sables fluviaux dans la lagune.

Au XIVe et XVe siècles, le fleuve Brenta qui s’écoulait en face de Venise fut dévié plus au sud en face du port de Malamocco.

Au XVIe siècle, le fleuve Piave fut également dévié de Jesolo plus au nord (Taglio di Re). Le fleuve Brenta fut de nouveau dévié (Brenta Nova ou Cunetta) plus en amont de son cours et dirigé vers Chioggia.

En 1604, la réalisation du Taglio di Porto Viro par la République de Venise dévia les eaux vers la poche de Goro plus au sud, « sauvant ainsi le lagune de l’ensablement » et modifiant du même coup la morphologie du delta du Pô. Les alluvions créèrent, à partir de Porto Tolle de nouvelles îles (Isola della Donzella et Isola di Polesine), mais dans la réalité « ce qui apparaît, au lecteur d'aujourd'hui, comme une action de sauvegarde de la nature à intérêt touristique, n'est en fait, au XVIIe siècle, qu'une action politique, commerciale et stratégique entre la République de Venise contre l'État papal de Clément VIII, État qui comprenait également la Romagne, donc les territoires du delta du Pô sous l'autorité de Ferrare. Rapports sur l’hydrographie de l’architecte Giovan Battista Aleotti (1546-1636) fit au pape en août 1599 et en mars 1600 au duc de Modène ; sur conséquence d’un détournement des eaux du Pô dans la poche de Goro : « …un ensablement du port de Goro obligerait le commerce fluvial sur la Lombardie à passer par la Vénétie et donc de lui payer les 13 % de droit… ». »1

En 1610, un nouveau canal (Taglio Novissimo) amène l’excédent d’eau du Brenta, depuis Mira à Brondolo, où il rejoint la déviation de fleuve Bacchiglione.

Fin du XVIIe siècle, le fleuve Sile est dévié par un canal (Taglio del Sile) qui l’amène dans l’ancien lit du Piave pour se jeter dans le port de Jesolo, plus au nord.

Au XVIIIe siècle, construction des « Murazzi » pour protéger le cordon littoral de Pellestrina de l’érosion de la mer.

Au XIXe siècle, construction du pont ferroviaire de Mestre à Venise et du nouveau port commercial. Travaux de consolidation des issues des ports du Lido et de Malamocco, par la construction des jetées qui évitent l’ensablement.

Au XXe siècle, création de la première zone industrielle de Marghera et creusement du canal qui conduit au port du Lido. Construction du pont routier le long de la voie ferrée. Creusement du « canal des pétroliers » entre Marghera et le port de Malamocco.

Actions indirectes

Le pompage des eaux dans la nappe phréatique a provoqué un affaissement des sols de plus de 20 cm.

La pollution due aux nitrates et produits azotés provoque la disparition des algues phanérogames au profit de l'Ulva rigida. Cette dernière, qui se nourrit de ces pollutions en produisant de l’oxygène utile à la faune, ne peut retenir efficacement les sols avec ses racines très courtes (rhizoïdes).

Les techniques de pêche illicites : telle la pêche aux coques et palourdes avec des appareils qui aspirent les fonds marins jusqu’à 50 cm de profondeur, détruisant toute forme de vie.

Les courants marins, les vents, comme la Bora, qui accélèrent le désensablement.

Les embarcations à moteur provoquent des vibrations et des ondes qui érodent les sols, favorisant la disparition des barènes et îlots naturels. Cette nuisance est due à la vitesse excessive des embarcations appartenant aux principales familles qui détiennent les transports privés, contre lesquelles les autorités (Police de la ville, Finance, capitainerie du port, police lagunaire et magistrature des eaux) ne peuvent (ou ne veulent) rien faire.

Conséquences
Érosion de la lagune par les marées

Le déséquilibre entre l’apport de sables fluviaux et l’érosion des marées, dégrade l’aspect morphologique de la lagune. Il a été observé que, depuis un siècle, 60 millions de tonnes de sable sont partis en mer, la superficie des lais ou barènes est réduite de 70 à 40 km2 et que la profondeur a augmenté de 35cm (ce qui aggrave le phénomènes des ondes).

La disparition des petits canaux et la réduction de la section des canaux navigables provoquent un nivellement des fonds marins. Ce phénomène favorise l’expansion désordonnée de la marée, l’accélération des courants et, annuellement, la dispersion en mer de 700 000 tonnes de sable alors que les fleuves n’en apportent plus que 30 000 tonnes.

Sauvegarde de la lagune
Projet MOSE en cours de réalisation

Aujourd’hui, les îles constamment émergées représentent 5 % de la superficie de la lagune, alors que 20 % sont des lais (bas fond, dos sablonneux laissé à découvert lorsque la mer se retire et recouvert d’une végétation résistante au sel).

Quelques îles plus petites sont entièrement artificielles, alors qu’une grande partie des zones autour du port de Marghera sont issues d’une intense activité d’assainissement. Par contre les grandes îles de la bande côtière (Lido, Pellestrina et Cavallino-Treporti) sont sablonneuses.

Depuis l’époque des premières installations, l'activité humaine a profondément modifié l'aspect et l'équilibre hydrogéographique de la lagune, surtout à partir du XIVe siècle.

Des canaux de dérivation furent créés pour dériver, directement dans l’Adriatique, les fleuves Sile et Piave au nord de la lagune vers Jesolo, puis les fleuves Brenta et Bacchiglione vers le sud, sous Chioggia.

Les embouchures des ports, initialement plus nombreuses, ont été réduites aux 3 actuelles : Lido-San Nicolò, Malamocco et Chioggia.

Les cordons sablonneux (les lidos) qui séparent la lagune de la mer ont été renforcés et stabilisés avec les Murazzi, très longs barrages en pierre d'Istrie posés pour la défense du périmètre extérieur lagunaire. Au XVIIIe siècle, le lido de Pallestrina, large de 14 mètres, long de 14 km et à 4 mètres au-dessus du niveau moyen des vagues, demanda 42 années de travail (1740-1782). Au XIXe et XXe siècles, les bouches des trois ports furent consolidées par des jetées de pierres avançant dans la mer.

Depuis toujours les canaux à l’intérieur de Venise sont curés de la boue qui s’y accumule.

Après des années de palabres, le projet MOSE de sauvegarde de la lagune contre les assauts de la mer a démarré en 2003 malgré diverses oppositions.

Conclusion

Le destin de la lagune peut être envisagé selon trois scénarios :

si la sédimentation compense l’érosion, la lagune survivra selon un équilibre assez précaire ;
si l’apport en sédiments est trop important, la lagune ne sera plus qu’une terre émergée, comme le delta du Pô aujourd’hui ;
si la marée et son érosion ont le dessus, à ce rythme, dans un demi-siècle, la lagune ne sera plus qu’un bras de mer et Venise sera une île à 5 km au large (si l’érosion n’affecte pas le sol où sont enfoncés les pilotis).

Écosystème lagunaire

L’écosystème lagunaire est composé de trois entités étroitement liées par des échanges réciproques : le bassin d’écoulement, la lagune même et la mer Adriatique.
Le bassin d’écoulement
Lagune de Venise selon une carte de 1603 (archive de Ferrare)

Ce bassin versant draine les eaux douces des fleuves, les eaux usées des centres urbains, industriels et agricoles, répartis administrativement sur trois provinces :

province de Venise pour 52 %,
province de Padoue pour 40 %
province de Trévise pour 8 %, soit quelque 1,5 million d’habitants répartis sur 101 communes. Ces eaux se déversent dans la lagune au travers de 29 embouchures, auxquelles il faut ajouter les réseaux d’eaux noires et des stations d’épuration urbaines et industrielles.

Superficie de bassin d’écoulement : 1 877 km2
Superficie à usage agricole : 1 164 km2
Réseau hydraulique (fleuves, canaux) : 2 515 km
Volume d’eau douce déversée par an : 900 millions de m3
Quantité d’azote apportée par an : 7 000 tonnes
Quantité de phosphore apportée par an : 1 500 tonnes

La lagune
Écosystème de la lagune de Venise

La lagune de Venise est la plus étendue d’Italie avec une superficie de 550 km2 environ, dont 418 sous les eaux. Elle est délimitée au nord-est par le fleuve Sile, au sud- ouest par le Brenta, à l’est par les cordons littoraux de Cavallino, Lido, Pellestrina et Sottomarina et à l’ouest par la terre ferme.

Du point de vue hydraulique, la lagune est composée de trois bassins communiquant avec la mer par les embouchures des ports du Lido (large de 800 m), de Malamocco et Chioggia (large de 400 m chacun). Du fait que la marée agit simultanément sur les trois embouchures, les eaux entrant dans la lagune ressortent par les mêmes embouchures au moment du reflux. Ce phénomène naturel est contrarié par temps de bora où les eaux des trois bassins se mélangent engendrant des courants transversaux à l’intérieur de la lagune. La grande variation de niveau entre les bords du bassin et les canaux navigables provoque une nette augmentation de la vitesse des eaux à la sortie des ports.

Ces variations de vitesse des courants dans la lagune agissent également sur la granulométrie du fond, qui, de l’état sableux vers les ports (là où la vitesse est la plus élevée), devient graduellement argileux vers les l’intérieur, là ou la vitesse est plus faible ; cela favorise la fixation des substances organiques.

Le mélange des eaux de la mer avec celles du continent donne à la lagune, une ambiance saumâtre, avec une salinité qui varie avec les marées, les conditions atmosphériques et l’évaporation. La salinité la plus basse se trouve vers l’embouchure des rivières Dese, Osellino, Sile et Piave (zone de pêche).

La température de l’eau est très variable entre l’hiver et l’été avec une amplitude d’environ 20 °C. De 30 °C en saison chaude, l’eau peut atteindre en hiver les conditions de gel, surtout dans les zones internes où la profondeur et la salinité sont moindres. La variabilité de la température n’est due qu’à la seule action du soleil et au faible volume d’eau, volume qui, avec une inertie thermique relativement basse, provoque entre l’atmosphère et le fond un échange thermique très rapide.
La mer
Variation des niveaux marins en Adriatique
Voir Acqua alta, le phénomène des hautes eaux à Venise

Les variations entre les « marées astronomiques » (action combinée de la lune et du soleil) et les « marées climatiques » (action de la météo), sont retransmises à l’Adriatique par la Méditerranée à travers le détroit d’Otrante dans un mouvement rotatoire anti-horaire, qui, dans la partie nord, est dirigé depuis les côtes istrio-dalmates vers la lagune. Mouvement parfois accentué par le sirocco venant du sud et surtout la bora venant de l’est. Ces courants de marée sont accentués par des eaux plus chaudes et plus salées provenant de la Méditerranée, qui remontent depuis des fonds de 4 000 m pour arriver dans l’Adriatique, le long des côtes albanaises et de l’ex-Yougoslavie, à des niveaux variant rapidement ; passant à 1 000 m à l’aplomb de Bari, puis de 265 m à 100 m} au large d’Ancône. De plus dans le golfe de Venise, les eaux sont peu profondes puisque, à 30 km au large du littoral, la profondeur atteint en moyenne les 26 mètres, soit une pente d'un millimètre par mètre.

Chaque jour, deux cycles de marée assurent le renouvellement des eaux de la lagune et fournissent les conditions idéales à l’écosystème. L’échange maximum peut atteindre plus d’un mètre (1 à 1,4 m) pendant la pleine ou nouvelle lune (état de syzygie où le soleil et la lune sont en alignement avec la terre), avec un apport d’eau de 350 millions de m3 à chaque cycle. Pendant les autres périodes de quadrature (quartiers de lune, le soleil et la lune forment un angle de 90 degrés avec la terre), l’apport en eaux est de 175 millions de m3 avec des variations de marées de 20 à 40 centimètres. L’afflux maximum des marées à travers les 3 embouchures des ports est de 20 000 m3 à la seconde.
Structure morphologique
Bas fonds

Ce sont les parties séparées par les canaux et dont le niveau du sol est toujours inférieur au niveau moyen de la mer.
Hauts fonds

Ces hauts fonds (velme en italien) sont des dos sablonneux toujours immergés, sauf dans le cas de très basse marée où ils apparaissent au-dessus du niveau de l’eau.
Marais

Les marais ou paludes sont d’origines fluviales, constamment immergés et présentant un sol vaseux ou marécageux.
Lais

Les lais (barène en italien) sont les parties de marais toujours hors de l’eau, sauf en cas de haute marée. Avec un sol vaseux et argileux peuplé d'une végétation halophile, ces zones sont la continuité des hauts fonds et sont constamment alimentées en sédiment par le mouvement des marées, ce qui augmente leur hauteur. Cette situation favorise le développement des algues et micro-algues comme la diatomée qui favorise la sédimentation et la stabilisation des sols marécageux. Cet état des sols facilite le développement d’autres espèces de plantes comme la salicorne qui peut résister à la forte salinité et à la force des courants en période de submersion.
Canaux
Article détaillé : Liste des canaux de Venise.

Le réseau des canaux de la lagune ressemble au réseau sanguin du corps humain. Des canaux larges et profonds (environ 15 m) assurent la navigation entre les différentes îles et les embouchures des ports vers la mer. Ces canaux, régulièrement dragués sont balisés par des ducs-d'Albe (ou bricole en italien), poteaux assemblés par trois et plantés dans le fond pour diriger la navigation et éviter les échouages. Ces grands canaux sont prolongés par tout un réseau de canaux plus petits (ghebi en italien), plus étroits et peu profonds qui alimentent en eaux toute la lagune et particulièrement les lais. Ces petits canaux sont toujours en eau même dans les basses marées ; de plus, leur parcours très sinueux ralentit le flux et reflux de l’eau et réduit l’érosion des terres.

Le canal des pétroliers dans sa majeure partie a été creusé mécaniquement et de façon rectiligne, pour permettre aux pétroliers et autres gros navires de rejoindre le port de Marghera par l’embouchure de Malamocco. Les remblais extraits lors du creusement de ce canal ont permis la création de deux îles artificielles.
Miroirs d’eau

Ce sont des « trous » d’eau saumâtre peu profonds, alimentés par les petits canaux, dont l’origine et le développement ne sont pas clairement définis.
Îles
Articles détaillés : Liste des îles de la lagune de Venise et Liste des îles de la ville de Venise.

Les îles sont des terrains qui ne sont jamais submergés pendant les hautes marées, qui permettent l’habitat humain et la culture. On distingue deux sortes d’îles :

les îles naturelles formées de dunes qui sont, soit les restes d’anciens littoraux comme Vignole ou Sant'Erasmo, soit des îles formées par les éluvions apportés par les fleuves, comme Burano et Torcello.
les îles artificielles montées sur pilotis par la main de l’homme, comme Venise ou Murano.

Cordon littoral

C'est un ensemble d'étroites bandes de terre qui séparent la lagune de la mer, qui s’étend sur 50 km, entre l’embouchure des fleuves Brenta et Sile et qui est divisé par les trois embouchures des ports en quatre segments : Cavallino-Treporti, Lido, Pellestrina et Sottomarina.
Zones de pêche

Ce sont 31 zones d’une superficie totale de 92 km2, domaniales et privées, à l’intérieur de la lagune, peu profondes, alimentées en eau saumâtre et qui sont depuis des temps très anciens dédiées à la pisciculture et à la chasse. Elles sont composées de miroirs d’eau, de canaux grands et petits, naturels ou artificiels, de lais et de structures pour gérer l’apport en eaux salée ou douce.
Zones de remblai

Ce sont des îlots artificiels (cassa di colmata en italien) de forme géométrique, créés dans les années 1960 avec les remblais extraits lors du creusement du « canal des pétroliers », situés au sud du port de Marghera. Ces îlots ont remplacé des barènes existantes et ont été percés de petits canaux pour favoriser l’échange hydrique avec le reste de la lagune.

La plus importante de ces îles est celle qui se trouve au sud du port de Marghera, séparée de celui-ci par le canal des pétroliers. Cette île, entourée de 45 km de palplanches enfoncées jusqu'à 17 mètres de profondeur, retient une masse de déchets polluants recouverts par 2,5 millions de m3 de terre de dragage pouvant atteindre jusqu'à 9 mètres de hauteur.
Écologie

Les rejets des matières organiques d’origine ménagère comme les détergents et surtout celles d’origine agricole comme les nitrates et produits azotés, conduisent à l’eutrophisation du milieu. Le manque de lumière dans le milieu marin a fait chuter de 20 % les espèces animales, de 50 % les espèces végétales recensées en 1996 et de 80 % la superficie de prairie sous-marine. La raréfaction des plantes qui stabilisent le fond marin et la prolifération de l’algue verte Ulva rigida, au détriment des autres végétaux, ont fortement aggravé le problème d’envasement ; problème favorisé par la configuration semi-fermée de la lagune et les très faibles courants marins. Les fonds marins sont aussi détruits par la pêche à la palourde, à la suite du dragage sur plus de 10 cm de profondeur, arrachant toute forme de végétation.

Le problème d'envasement de la lagune, de la pollution et le projet MOSE pour la construction du barrage mobile devant les trois issues vers la mer, se heurte également aux nécessités industrielles et économiques de la région. En effet, dans le port de Marghera (Mestre), la raffinerie de pétrole a, de tout temps, été une menace écologique. Les risques de pollution, d'incendie et d'accident sont quotidiens. Annuellement, le trafic maritime (environ 400 navires) représente plus de 10 millions de tonnes de produits pétroliers, dont 5,8 millions de tonnes de brut.
Îles et archipels
Archipels
Une des quatre statues de lion décorant le pont Vigo se reflétant sur le canal Vena, à Chioggia.

Burano (0,21 km2)
Cavallino-Treporti
Chioggia (0,67 km2)
Giudecca (0,59 km2)
Lido
Murano (1,17 km2)
Sottomarina
Venise (5,17 km2)

Îles
Article détaillé : Liste des îles de la ville de Venise.

La Certosa (0,24 km2)
Lazzaretto Nuovo (0,087 km2)
Lazzaretto Vecchio (0,026 km2)
Mazzorbo (0,52 km2)
Mazzorbetto (0,52 km2)
Pellestrina
Poveglia
Sacca Fisola (0,18 km2)
Sacca Sessola (0,16 km2)
Sant'Angelo della Polvere (0,005 km2)
San Clemente (0,068 km2)
San Francesco del Deserto (0,037 km2)
San Giorgio in Alga (0,015 km2)
San Giorgio Maggiore (0,10 km2)
San Lazzaro degli Armeni (0,087 km2)
San Michele (0,16 km2)
San Servolo (0,048 km2)
Santa Maria della Grazia (0,038 km2)
Sant'Erasmo (3,26 km2)
Santo Spirito (0,024 km2)
Torcello (0,44 km2)
Tronchetto (0,80 km2)
Vignole (0,69 km2)

Alain Bashung - La nuit je mens.
https://www.youtube.com/watch?v=0MYN8mAEKUo

RAPPORT
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
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La chouette effraie.
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