Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.

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yanis la chouette



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MessageSujet: AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.   Jeu 23 Nov à 10:26

AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.

Dans la religion hindouiste, Airavata (en sanskrit ऐरावत airāvata ou ऐरावण airāvaṇa, en thaï เอราวัณ Erawan) est un éléphant blanc qui porte le dieu Indra. Il fait partie des produits merveilleux créés par le barattage de la mer de lait.

C'est un éléphant gigantesque, représenté avec trois, voire 33 têtes. Ces têtes possèdent parfois plus de deux défenses.

Il figurait sur certains des drapeaux et les armoiries du Siam (Thaïlande avant 1939), ainsi que sur les armoiries du Protectorat français du Laos (1893-1954) et du Royaume du Laos (1946-1975).
Dans l'hindouisme
Décor en laque du Wat Suthat de Bangkok.

Selon le Ramayana, sa mère était Iravati (la Ravi, une des cinq rivières du Penjab). Selon le Matangalila, Airavata est né lorsque Brahma chanta les hymnes sacrés sur les moitiés de l'œuf dont était sorti Garuda, suivi de sept autres éléphants mâles et de huit éléphants femelles. Prithu fit d'Airavata le roi de tous les éléphants. Un de ses noms signifie « celui qui tisse ou lie les nuages », car le mythe affirme que ces éléphants sont capables de produire des nuages.

Les gardiens des huit directions, qui règnent sur les huit points cardinaux et intercardinaux, sont chacun juchés sur un éléphant qui participe à la protection de sa direction. Le chef de ces éléphants est Airavata, monture d'Indra.

Le rapport des éléphants à l'eau et à la pluie est mis en évidence dans le mythe d'Indra, monté sur Airavata lors de sa victoire sur Vritra, l'asura de la sécheresse. Airavata plonge sa trompe dans les humides régions inférieures, y pompe l'eau et la projette dans les nuages, qu'Indra oblige à relâcher leur pluie, permettant ainsi aux eaux du ciel de rejoindre celles du monde souterrain. Airavata se tient aussi à l'entrée du Svarga (le palais d'Indra situé au-dessus du Mont Meru).

Airavata est cité dans la Bhagavad Gita (chap. X, verset 27) : « Entre les coursiers, je suis Uttchæçravas, né avec l’ambroisie ; entre les éléphants, Ærâvata ; entre les hommes, le chef du pouvoir. »1

À Darasuram, près de Tanjore, se trouve le temple d'Airavatesvara, où Airavata aurait vénéré le lingam (nommé pour cela Airavateswara). Ce temple a été bâti par le roi Chola Rajaraja II (1146–73).

république \ʁe.py.blik\ féminin

Chose publique, intérêt général.
Dans mon dernier passage à Francfort, j’avais trouvé mon oncle en possession de la maison et du jardin ; en sage fils, semblable à son père, il s’éleva aux plus hautes dignités de la république. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, p. 138)
Chacun des agents de la force publique s’était attaché spécialement à un bandit et bientôt, ainsi qu’il doit en être dans une république bien policée, les trois chenapans, embarrassés du produit de leur vol, furent appréhendés vigoureusement. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Groupe considéré comme organisé et dont les membres partagent des traits communs.
La république des lettres, les gens de lettres.
C’est une petite république, se dit d’une famille, d’une communauté.
(Figuré) Communauté d’esprit.
Quelles que soient nos divergences dans les républiques intellectuelles, quelles que soient entre nous nos contrariétés mêmes, il est évident qu’en face d’un certain grand public (…) nous sommes tous solidaires, nous sommes tous du même métier. — (Péguy, Argent, 1913, p. 1185)
Société animale.
Nos ruches, où l’individu est entièrement absorbé par la république, et où la république à son tour est régulièrement sacrifiée à la cité abstraite et immortelle de l’avenir. — (Maeterlink, Vie des abeilles, 1901, p. 22)
(Politique) Régime politique non héréditaire. Antonymes : monarchie, empire.
Vive la république ! […], je pose la question, et je dis : Vous voulez le meilleur gouvernement, donc vous voulez la république, cela va de soi-même; mais quelle république? Ici commence la difficulté. Est-ce la république de Sparte, où l’on tuait les enfans mal bâtis ? Est-ce la république romaine, où l’on faisait boire la ciguë aux professeurs d’astronomie ? Est-ce la république romaine, où, de par la loi, tout plébéien était bavard? Est-ce la république des cantons suisses, ou celle de Hollande, ou celle des États-Unis, ou celle de Genève, ou celle de Saint-Marin ? — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
Bismark jugea tout autrement. La République devait causer, à son avis, la décadence définitive des Gaules alors que le quasi-absolutisme germanique maintiendrait la prééminence allemande. Les événements de 1914 ont tranché le différend. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 27)
(Antiquité) Oligarchie, organisation politique des cités grecques et de Rome durant l’Antiquité ; les États ainsi organisés.
Toute l’histoire classique est dominée par la guerre conçue héroï­quement ; les institutions des républiques grecques eurent, à l’origine, pour base l’organisation d’armées de citoyens ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p. 231)
On trouverait aujourd’hui étrange que des magistrats se missent à la tête de bandes armées, comme cela avait lieu à Rome durant les dernières années de la République. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p. 275)
(Histoire) Oligarchie gouvernant certaines cités européennes durant le Moyen Âge. Les États ainsi organisé.
L’Islande a son parti de Home Rulers qui veulent affranchir leur pays de la tutelle du Danemark et rétablir l’ancienne république islandaise. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.3)
(Par métonymie) Lieu, pays organisé en république.
La République française.
La République de Guinée équatoriale.
(En particulier) Ensemble des territoires régi par les institutions de la République française.
Cette lutte qui existe dans toute la république, entre les prêtres et nos institutions nouvelles. — (Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 469)
(France) (Absolument) République française, régime particulier de cette organisation qui fixe les modalités de l’exercice du pouvoir en France ; l’État ainsi organisé.
La Convention nationale, constituée le 20 septembre 1792, ouvrit ses délibérations, et dans sa première séance abolit la royauté et proclama la république. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
Sous la première République, au moment même où toute l’Europe nous tombait sur le dos, c’est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 203, Fischbacher, 1896)
« Ce qu’on fait ici, on le fera en France. Ton Duclos et ton Mitterrand, on leur fera ce qu’on te fait, et ta putain de République, on la foutra en l’air aussi ! Tu vas parler, je te dis. » — (Henri Alleg, La Question, 1957)
Émile Loubet en personne n’y pourrait rien. De l’autre côté de la frontière les bons petits Belges, eux, continuent à prendre les mauvis, à venir les vendre sur les marchés français sans en être empêchés. La République est moins bonne que le Roy. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
L’idée de déployer tous les fastes de la République et d’afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), n° 772 du 4 février 2012, p. 3)
(Administration) (France) Allégorie de la république, représentée par une femme ; Marianne.
Sous le buste de la République, le Maire va et vient dans son cabinet. — (Martin du Gard, Vieille France, 1933, p. 1063)

Note

Il peut être mis en apposition.

A peine née, la France république, plus forte que tous les trônes, s’élance, et à pas de géant parcourt et reprend les limites des anciennes Gaules. — (Choix de rapports, opinions et discours prononcés à la Tribune Nationale depuis 1789 jusqu’à ce jour, tome 17, p. 197, Alexis Emery, 1821)

Dérivés

anti-républicain
antirépublicain
langue de la République
ors de la république
pro-républicain
prorépublicain
quasi-république
républicaniser
républicanisme
républicaniste
républicain
république bananière
République centrafricaine
république constitutionnelle
République d’Afrique du Sud
République d’Angola
République de Biélorussie
République de Bolivie
République de Chine
République de Corée
République de Côte d’Ivoire
République de Djibouti
République de Guinée équatoriale
République de l’Inde
République de Maurice
République de Mongolie
république démocratique
République démocratique allemande
République Démocratique du Congo
république des Deux-Nations
République des Philippines
République d’Irlande
République dominicaine
République d’Ouzbékistan
République du Bénin
République du Botswana
République du Burundi
République du Chili
République du Congo
République du Costa Rica
République du Soudan du Sud
république fédérale
République fédérale d’Allemagne
République fédérale démocratique d’Éthiopie
république fédérative
République française
république islamique
République islamique d’Afghanistan
République libanaise
république populaire
République populaire de Chine
République populaire démocratique de Corée
république sœur
république socialiste
république socialiste soviétique
République tchèque
République togolaise
sages de la République
Union des républiques socialistes soviétiques

Vocabulaire apparenté par le sens

aimer, défendre, proclamer, fonder, renverser, sauver, servir la république
ripoublique

Traductions
[Enrouler ▲]±

Afrikaans : republiek (af)
Albanais : republikë (sq)
Allemand : Republik (de), Freistaat (de)
Anglais : republic (en)
Arabe : جمهورية (ar)
Arménien : հանրապետություն (hy) (hanrapetutʿyun)
Azéri : respublika (az)
Basque : errepublika (eu)
Biélorusse : рэспубліка (be) (rèspoublika)
Breton : republik (br)
Bulgare : република (bg) (repoublika)
Catalan : república (ca)
Chaoui : tigduda (*)
Chinois : 共和制 (zh) (gònghézhì) (régime), 共和国 (zh) (共和國) (gònghéguó) (pays)
Coréen : 공화제 (ko) (gonghwaje) (régime), 공화국 (ko) (gonghwaguk) (pays)
Croate : republika (hr)
Danois : republik (da)
Espagnol : república (es)
Espéranto : respubliko (eo)
Estonien : vabariik (et)
Féroïen : tjóðveldi (fo)
Finnois : tasavalta (fi)
Frison : republyk (fy)
Gaélique écossais : poblachd (gd)
Gaélique irlandais : poblacht (ga)
Gallois : gweriniaeth (cy)
Géorgien : რესპუბლიკა (ka) (respublika)
Grec : δημοκρατία (el) (dhimokratía) féminin
Hébreu : רפובליקה (he)
Hindi : गणराज्य (hi) (gaṇarājya)
Hongrois : köztársaság (hu)
Ido : republiko (io)
Indonésien : republik (id)
Islandais : lýðveldi (is)
Italien : repubblica (it)
Japonais : 共和制 (ja) (kyōwasei) (régime), 共和国 (ja) (kyōwakoku) (pays)
Kazakh : республика (kk) (respwblïka)
Kirghiz : республика (ky)
Latin : res publica (la)
Letton : republika (lv)
Lituanien : respublika (lt)
Macédonien : република (mk) (repoublika)
Malais : republik (ms)
Malgache : repoblika (mg)
Maltais : repubblika (mt)
Néerlandais : republiek (nl), vrijstaat (nl)
Norvégien : republik (no)
Occitan : republica (oc)
Ouzbek : respublika (uz)
Papiamento : repúblika (*)
Persan : جمهوری (fa)
Polonais : rzeczpospolita (pl), republika (pl)
Portugais : república (pt)
Roumain : republică (ro)
Russe : республика (ru) (respoublika)
Same du Nord : dásseváldi (*)
Serbe : република (sr) (repoublika)
Shingazidja : djamhuri (*)
Slovaque : republika (sk)
Slovène : republika (sl)
Suédois : republik (sv)
Swahili : jamhuri (sw)
Tadjik : ҷумҳурият (tg) (jumhuriyat)
Tamoul : குடியரசு (ta) (kuṭiyaracu)
Tatare : җөмһүрият (tt) (cömhüriyat)
Tchèque : republika (cs)
Thaï : สาธารณรัฐ (th) (săataaránárát)
Turc : cumhuriyet (tr)
Turkmène : respublika (tk)
Ukrainien : республіка (uk) (respoublika)
Vietnamien : cộng hòa (vi)

LES TABLES DE LA LOI ET LA PROPHÉTIE
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MessageSujet: Re: AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.   Jeu 23 Nov à 10:32

Liberté, Égalité, Fraternité

Responsabilité

La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d'en assumer l'énonciation, l'effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l'attendu n'est pas obtenu.

Origine

À propos des origines de la devise, l'historienne Mona Ozouf explique :

« Sans doute a-t-on pu retracer l'histoire pré-révolutionnaire de la formule, et faire remarquer que les trois mots magiques de nos frontons étaient déjà parmi ceux qu'affectionnaient, au XVIIIe siècle, les sociétés de pensée. Mais ils figuraient au milieu de beaucoup d'autres, Amitié, Charité, Sincérité, Union. Les francs-maçons usaient surtout d’Égalité, un peu moins volontiers de Fraternité, montraient plus de tiédeur encore à Liberté, et une franche indifférence à l'arrangement : Liberté-Égalité-Fraternité, alors même que les enchantaient par ailleurs les cadences ternaires (Salut, Force, Union, par exemple). Les longues collectes entreprises dans le lexique des Lumières se sont révélées également décevantes. On voit sans doute souvent briller les trois mots dans le tamis des orpailleurs du lexique, mais ce sont des paillettes isolées, qui ne s'agrègent que fort rarement en triade organisée (…)6. »

La liberté et l'égalité sont posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte qui fait partie du préambule de la Constitution de la Cinquième République française (bloc de constitutionnalité5[réf. insuffisante]) : « Article Premier. - Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits », puis dans l'article 2e de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 qui en propose deux autres « Article 2. - Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. ». La fraternité arrive le 14 juillet 1790 sur les drapeaux des fédérés lors de la fête de la Fédération au Champ-de-Mars7

Liberté, Égalité, Fraternité est la devise de la République française et de la République d’Haïti1,2. Elle est également la devise de diverses obédiences maçonniques françaises3,4. Elle figure dans l'article 2 de la Constitution française de 1958.

La liberté et l'égalité sont posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte qui fait partie du préambule de la Constitution de la Cinquième République française (bloc de constitutionnalité5) : « Article Premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits », texte repris en 1948 comme article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'homme en ajoutant l'obligation de fraternité : « Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Ces trois mots apparaissent, parmi de nombreuses autres formules, pendant la Révolution française, la première fois dans le Discours sur l'organisation des gardes nationales de Robespierre, imprimé et diffusé mi-décembre 1790, mais jamais prononcé. En 1793, la commune de Paris impose d'inscrire « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort » sur la façade de l'hôtel de ville, sur tous les édifices publics de la ville et aussi sur des monuments aux morts.

Cette devise est adoptée officiellement en France une première fois le 27 février 1848 par la Deuxième République, et surtout après 1879 par la Troisième République, inscrite aux frontons des édifices publics à l'occasion de la célébration du 14 juillet 1880.

Considérations historiographiques
Tympan de l'église d'Aups, dans le Var, avec une inscription datant de 1905 à la suite de la loi sur la séparation des Églises et de l'État en 1905.

Toujours selon Mona Ozouf, « la naissance de la devise manque d'éclat et de netteté (...) ». Aulard suggère que la fabrication de la devise s'est échelonnée en trois mouvements, chacun d'eux correspondant à une époque distincte du processus révolutionnaire. Voici d'abord la Liberté, concept le plus populaire des premiers jours de la Révolution. Puis le 10 août ouvre la carrière de l'Égalité.

Il faut attendre la fin de la période montagnarde pour voir donner sa chance à la Fraternité. Le rythme ternaire de la devise est donc un rythme de succession temporelle. Mathiez, d'accord en cela avec Aulard, suggérait que la Fraternité avait été un apport plus tardif encore, d'origine maçonnique, qui avait dû, pour s'imposer, attendre 1848. Au moulin de ces hypothèses historiennes, l'organisation calendaire des révolutions vient, du reste, apporter de l'eau : on avait distingué un an I de la Liberté, inauguré le 14 juillet 1789, et un an I de l'Égalité, ouvert le 10 août 1792.
Premiers usages
Enseigne alsacienne de la période révolutionnaire, 1792.
Freiheit Gleichheit Brüderlichk(eit) od(er) Tod (Liberté Égalité Fraternité ou la Mort)
Tod den Tyrannen (Mort aux Tyrans)
Heil den Völkern (Vivent les Peuples).

Camille Desmoulins associe les trois termes dans cet ordre en 1790, dans son journal Les révolutions de France et de Brabant, à propos de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 : « après le serment surtout, ce fut un spectacle touchant de voir les soldats citoyens se précipiter dans les bras l'un de l'autre en se promettant, liberté, égalité, fraternité »8.

Le premier à avoir formulé cette devise en tant que telle est Maximilien de Robespierre8,9 dans son Discours sur l'organisation des gardes nationales, imprimé mi-décembre 1790 et diffusé largement dans toute la France par les Sociétés populaires10, même s'il ne fut jamais prononcé, ni le 5 décembre 1790, ni les 27 et 28 avril 1791, jours où l'Assemblée constituante discuta des gardes nationales. Son projet de décret prévoyait leur tenue : « Article XVI. Elles porteront sur leur poitrine ces mots gravés : LE PEUPLE FRANÇAIS, et au-dessous : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux, qui porteront les trois couleurs de la nation. »11.

On retrouve cette devise dans la bouche de l'Anglais Lord Stanhope et de Momoro12. Ce dernier la reprend au club des Cordeliers le 29 mai 179111. Elle est mise en avant le 15 avril 1792 lors de la « fête de la liberté » donnée pour soutenir les 138 Suisses de Châteauvieux, tous condamnés à mort pour rébellions à cause du retard de paiement des soldes.

Le Grand Orient de France a créé fin 1792 une loge militaire portant le titre distinctif « Liberté, Égalité, Fraternité » sise à l’orient de la légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 4 mars 1793 par la Respectable Loge « L’Amitié et Fraternité » (Orient de Dunkerque)13.

C'est la Commune de Paris qui adoptera officiellement en premier la formule lorsque son maire, Jean-Nicolas Pache, ordonnera le 21 juin 1793 de faire peindre sur les murs de la maison commune, la formule : « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ». Mais lors de la Fête de la loi, célébrée le 3 juin 1793, en l'honneur de Simoneau, maire d'Étampes, la devise mise en avant était : Liberté, Égalité, Propriété14.

La devise est progressivement abandonnée avec la fin de la Révolution, le Directoire de l'an V à l'an VII préconisant notamment le « serment de haine envers les monarchistes et les anarchistes », en lieu et place du « serment de fraternité »15.

Une légende attribue à Jean-Baptiste Belley, premier député noir français, l'idée d'ajouter le mot fraternité à la devise Liberté, Égalité16.
Postérité
La devise sur l'entrée du porche de l'École nationale d'administration (ENA).

La devise disparaît sous l'Empire et la Restauration avant de resurgir avec la révolution de 1830. Elle est ensuite régulièrement revendiquée par différents révolutionnaires, en particulier le socialiste Pierre Leroux, qui participe largement à sa reconnaissance comme principe de la République, mais aussi Alexandre Ledru-Rollin, Lamennais ou Philippe Buchez ; elle est également agréée par les participants au premier banquet communiste de Belleville, autour de Théodore Dézamy et de Jean-Jacques Pillot, en 1840, à condition que la fraternité contribue à étayer l'instauration de la « communauté »17.

Avec la révolution de 1848, la IIe République l’adopte comme devise officielle le 27 février 1848, grâce à Louis Blanc. Elle est « empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsqu’est rédigée la Constitution de 1848, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » est définie comme un « principe » de la République : l'article IV précise en effet que la République « a pour principe la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. Elle a pour base la Famille, le Travail, la Propriété et l'Ordre public »18.

Parallèlement, le Grand Orient de France en fait sa devise officielle dans la rédaction de sa Constitution en 1849 et l'introduit même dans son rituel en 188719.

Cependant encore une fois, la République se divise : la répression du soulèvement ouvrier de juin 1848 et le retour de l'Empire remettent en question la philosophie et la portée de cette triade.

Ce n'est que le 14 juillet 188020 qu'elle apparaît sur les frontons de toutes les institutions publiques : sous la IIIe République, la devise est adoptée comme symbole officiel de la République21 malgré « quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité »18.

Le régime de Vichy la remplace par la devise Travail, Famille, Patrie, qu’on retrouve sur les pièces de monnaie de l’époque, encore en cours dans les années 1960 (avant le passage complet au nouveau franc). Au sein de la France libre, la devise est évitée pendant près d'un an comme « politique », pour des motifs d'opportunité22, avant d'être revendiquée, à partir de l'automne 194123.
Le logotype du gouvernement français, adopté en 1999.
Logotype du gouvernement français, adopté en 1999.
Emblème officiel, mais non inscrit dans la constitution actuelle.

Au milieu du XXe siècle, elle s'inscrit durablement dans l'histoire de la République française, avec la constitution de 1946.
Autres usages

L'article 4 de la constitution haïtienne de 1987 dispose : « La devise nationale est : Liberté – Égalité – Fraternité24. »

Richard Stallman, militant du logiciel libre, s'y réfère pour expliquer les principes de ce mouvement25,26 : « Je puis expliquer la base philosophique du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Liberté, parce que les utilisateurs sont libres. Égalité, parce qu'ils disposent tous des mêmes libertés. Fraternité, parce que nous encourageons chacun à coopérer dans la communauté25 ».

L'anneau Adams de Neptune, détecté sur Terre en même temps que sa structure en arcs lors d'occultations d'étoiles en 1984 par André Brahic, Bruno Sicardy et William Hubbard, est justement constitués de cinq arcs baptisés « Liberté », « Égalité 1 », « Égalité 2 », « Fraternité » et « Courage », les premiers en référence à la devise de la République française. Ils ont été nommés ainsi notamment du fait de la participation d'André Brahic à cette découverte.
Signification des éléments de la devise
Génie de la Liberté, place de la Bastille à Paris.
Statue de l'Égalité, place de la République à Paris.
Liberté
Article détaillé : Liberté.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 définit ainsi la liberté :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. » (article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme)

« La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas. »

— article 5 de la Déclaration des Droits de l'Homme

En cela, la liberté dans la devise nationale n'est bornée que par la loi, laquelle est la même pour tous, et tout ce qui n'est pas interdit par cette même loi est autorisé.
Égalité
Article détaillé : Égalité devant la loi.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, sur laquelle s'appuie la Constitution française, définit ainsi l'égalité : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » (article premier)

Ainsi, le mot « égalité » signifie que la loi doit être la même pour tous, sans distinction de naissance ou de condition. L'égalité est un principe du droit selon lequel le législateur a le devoir d'assurer l'égalité des droits entre citoyens. Il s'agit du principe d'isonomie défini par Clisthène au VIe siècle av. J.-C., et qui constituait l'un des fondements de la démocratie athénienne.

Le Conseil constitutionnel a néanmoins assoupli ce principe « en admettant des modulations lorsque celles-ci reposent sur des critères objectifs et rationnels au regard de l'objectif recherché par le législateur et que cet objectif n'est lui-même ni contraire à la Constitution, ni entaché d'une erreur manifeste d'appréciation »27.
Fraternité
Article détaillé : Fraternité.
Serment du Jeu de Paume - Jacques-Louis David, musée Carnavalet.

Ce fut le plus délicat à intégrer du triptyque ; appartenant à la sphère des obligations morales plutôt que du droit, des relations plutôt que du statut, de l’harmonie plutôt que du contrat, et de la communauté plutôt que de l’individu6.

Il en existe d'ailleurs plusieurs interprétations : la première, d’après Mona Ozouf6, étant la « fraternité de rébellion », incarnée, lors du serment du Jeu de paume, en juin 1789, par l’union des députés qui décidèrent de braver l’ordre de dispersion du roi Louis XVI : « Nous faisons serment solennel de ne jamais nous séparer, et de nous rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides28[réf. insuffisante]. » Et Mirabeau de lancer aux gardes du roi la fameuse phrase : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes29[réf. insuffisante] ! »

En effet, l’article II30[réf. insuffisante] de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 178931[réf. insuffisante] (prononcée dans la foulée de cet événement) mentionne le droit de résistance à l’oppression comme l’un des quatre droits fondamentaux (avec la liberté, la propriété, et la sûreté).

La fraternité était donc née de l'aspiration à la liberté, et dirigée par une cause commune.

Une autre forme de fraternité était celle qui fut professée par l'Église, mêlant le lien très humain au religieux, par la fraternité chrétienne (« aime ton prochain comme toi-même ! »32[réf. insuffisante]). Dans ce second sens, la fraternité précédait à la fois la liberté et l’égalité, au lieu de les suivre comme dans le premier sens. Ainsi deux sens pouvaient être donnés au mot fraternité : l’un, suivant les notions de liberté et d’égalité, était l’objet d’un pacte libre ; alors que l’autre précédait ces deux notions comme la marque du divin (Mona Ozouf)6.

Par ailleurs, la fraternité fut aussi définie dans la Déclaration des droits et des devoirs de l'homme et du citoyen de 1795, figurant en tête de la Constitution de l'an III (mais non retenue par la constitution actuelle) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir. » Également, selon Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit33, « Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui. C'est donc un mot d'ordre moral. » Pour certains[Qui ?], la fraternité républicaine s'approche du concept de capital social de Robert Putnam, une forme d'entraide entre citoyens visant un monde meilleur34.

Pendant la Révolution française, « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français mais aussi étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité »35.

Fraternité apparaît clairement en 1848 constituant cette trilogie républicaine.
Interprétations postérieures
« Liberté, Égalité, Fraternité ou la Mort ». Exemple de devise sous la Terreur.

La Révolution française a vu plusieurs « déclarations des droits de l'homme et du citoyen » successives. Plusieurs versions, postérieures à la déclaration de 1789, présentent certaines nuances. Néanmoins, la Constitution française actuelle s'appuyant sur la déclaration de 1789, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » n'en relève pas.

Ainsi, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, rédigée pendant la Terreur, dispose : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. » De même, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 modifia la définition de la liberté par : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait » (éthique de réciprocité). Vivre libre ou mourir fut une grande devise républicaine.

Selon la déclaration des droits de l'homme de 1795, « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. »

Selon certains penseurs, l'exigence juridique de l'égalité peut aussi avoir une dimension sociale. Rousseau définissait l'égalité, consubstantielle à la liberté, comme le fait que « nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. » Selon Robespierre, elle résulte de l'amour de la patrie et de la République, qui ne tolère pas l'extrême disproportion des richesses. Elle demande donc, pour le fondateur de la République, que l'héritage soit aboli[réf. nécessaire], que chacun ait un travail et que l'impôt soit progressif : en somme, l'égalité des sans-culottes n'est pas celle des brissotins[pas clair].

L'Église catholique a été longtemps très réticente à accepter les acquis de la Révolution française. Cependant, le pape Jean-Paul II a souligné lors de son homélie au Bourget pendant son premier voyage en France, en 198036 :

« Que n’ont pas fait les fils et les filles de votre nation pour la connaissance de l’homme, pour exprimer l’homme par la formulation de ses droits inaliénables ! On sait la place que l’idée de liberté, d’égalité et de fraternité tient dans votre culture, dans votre histoire. Au fond, ce sont là des idées chrétiennes. Je le dis tout en ayant bien conscience que ceux qui ont formulé ainsi, les premiers, cet idéal, ne se référaient pas à l’alliance de l’homme avec la sagesse éternelle. Mais ils voulaient agir pour l’homme ».

Notes et références

↑ Article 4 de la Constitution de la République d’Haïti [archive] : « La devise nationale est : liberté, égalité, fraternité ».
↑ Armes et devise d'Haïti [archive] « L'union fait la force » est la devise qui apparaît sur les armoiries d'Haïti.
↑ T.D, « Liberté Égalité Fraternité, la devise républicaine de la Franc-Maçonnerie - Hauts Grades » [archive] (consulté le 14 septembre 2016).
↑ « La Devise maçonnique "Liberté Egalité Fraternité" - PORSET Charles - Scribe Villard de Honnecourt Franc-Maçonnerie » [archive], sur www.scribe.fr (consulté le 14 septembre 2016).
↑ a et b http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#preambule [archive].
↑ a, b, c et d Mona Ozouf, « Liberté, égalité, fraternité », dans Pierre Nora (dir.), Lieux de Mémoire, vol. III : Les France. De l'archive à l'emblème, Gallimard, coll. « Quarto », 1997, p. 4353-4389.
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/histoire-1789.asp [archive].
↑ a et b Yannick Bosc, « Sur le principe de fraternité » [archive], 19 janvier 2010 (consulté le 9 septembre 2015).
↑ Florence Gauthier, « Fraternité », dans Les Droits de l'Homme et la conquête des libertés. Des Lumières aux révolutions de 1848. Actes du colloque de Grenoble-Vizille (1986), Presses Universitaires de Grenoble, 1988, p. 88. Cité dans Jean-Claude Caron, « La fraternité face à la question sociale dans la France des années 1830 », dans Frédéric Brahami et Odile Reynette, La Fraternité, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2006 (lire en ligne [archive]), p. 135-157.
↑ Le Discours sur l'organisation des gardes nationales est paru à Paris, chez Buisson, libraire, rue Hautefeuille, no 20 (1790, in-8° de 78 p.), et dans les numéros 656, 657 et 660 du Point du Jour, ou Résultat de ce qui s’est passé la veille à l’Assemblée Nationale de Barère, avant d'être réédité en province, notamment à Besançon chez Simard (in-8° de 61 p.). Voir Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille, les sources originales et des documents entièrement inédits, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1865, tome I : « la Constituante », p. 429 [archive], note 1.
↑ a et b Michel Borgetto, La Devise : « Liberté, Égalité, Fraternité », PUF, 1997, p. 32. Le texte est disponible en ligne : Discours sur l'organisation des gardes nationales [archive].
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 235 [archive].
↑ Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes, étude sur la symbolique de l'État français depuis La Révolution de 1789, Paris, Sainte-Radegonde, 1998.
↑ Voir Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille, les sources originales et des documents entièrement inédits, Paris, Chez l'auteur, 1866, tome II : « les Girondins », p. 278 [archive].
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 238.
↑ Gérard Bouchet, Chantal Forestal, La laïcité par les textes, documents fondamentaux et matériaux d'enseignement, Éditions L'Harmattan, 2013, p. 47.
↑ Marcel David, Le peuple, les droits de l'homme et la république démocratique, p. 239-240.
↑ a et b http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/la-france/institutions-vie-politique/symboles-de-la-republique-et-14/article/liberte-egalite-fraternite [archive].
↑ André Combes, Le Grand Orient de France au XIXe siècle : 1865-1914, Éd. maçonniques de France, 2001, p. 43.
↑ Bertrand Pauvert, Xavier Latour, Libertés publiques et droits fondamentaux, Studyrama, 2006, p. 270.
↑ Philippe Roger, « La Révolution française et la Justice ou le second exil d’Astrée », dans Justice, Liberté, Égalité, Fraternité, Sur quelques valeurs fondamentales de la démocratie européenne [archive] (sous la direction d'Olga Inkova), institut européen de l’université de Genève.
↑ Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 Juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 195-197. Le colonel de Larminat obtient son remplacement par « Honneur et patrie » dans l'émission de Maurice Schumann à la BBC en juillet 1940. En revanche, malgré diverses interventions d'officiers, notamment Larminat et Fontaine, le quotidien France et la revue La France Libre conservent leur sous-titre. Dans un télégramme du 8 juillet 1941, le général de Gaulle explique : « Si nous proclamions simplement que nous nous battons pour la démocratie, nous obtiendrions peut-être des éloges du côté américain, mais nous perdrions beaucoup sur le tableau français qui est le principal. La masse française confond pour le moment le mot démocratie avec le régime parlementaire tel qu'il fonctionnait chez nous avant cette guerre. Nos propres partisans, quelle que soit leur origine politique et surtout nos combattants, en sont convaincus dans l'immense majorité. Ce régime est condamné par les faits et dans l'opinion publique. D'autre part, nous sommes les ennemis acharnés du système hitléro-fasciste. La preuve en est que nous le combattons partout et d'abord en France et que pour le briser et le chasser, nous ne reculons même pas devant la guerre civile. »
↑ Charles de Gaulle, Discours et messages, tome I : Pendant la guerre, juin 1940-janvier 1946, Paris, Plon, 1970, p. 137-138 : « Nous disons Liberté-Égalité-Fraternité parce que notre volonté est de demeurer fidèles aux principes démocratiques que nos ancêtres ont tirés du génie de notre race et qui sont l'enjeu de cette guerre pour la vie et la mort. » (Discours du 15 novembre 1941). Voir Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 Juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 209-210.
↑ Constitution de la République d'Haïti, 29 mars 1987 [archive], Port-au-Prince, Éditions Henri Deschamps, 1991.
↑ a et b Richard Stallman, « Liberté, égalité, fraternité » [archive], entretien dans Programmez!, no 95.
↑ Richard Stallman, « Liberté, Égalité, Fraternité » [archive] à La Cantine, 23 février 2008.
↑ Le principe d'égalité, sur le site du Conseil constitutionnel [archive].
http://www.chateauversailles.fr/l-histoire/grandes-dates/chronologie/1789--serment-du-jeu-de-paume [archive].
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/mirabeau.asp [archive].
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#declaration [archive].
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html [archive].
http://viechretienne.catholique.org/cec/6483-preambule [archive].
↑ « Il était le bon côté du christianisme », Libération, 23 janvier 2007.
↑ (en) Robert Putnam, Bowling Alone : The collapse and revival of american community, Simon & Schuster, 2000 (ISBN 978-0-7432-0304-3), p. 361.
↑ Michel Borgetto, La Devise : « Liberté, Égalité, Fraternité », PUF, 1997, p. 34.
↑ Voyage apostolique à Paris et Lisieux (30 mai-2 juin 1980, homélie du Saint-Père Jean-Paul II, Le Bourget, dimanche 1er juin 1980).

Titre : La Mémoire
Poète : René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

Recueil : Stances et poèmes (1865).

I.

Ô Mémoire, qui joins à l'heure
La chaîne des temps révolus,
Je t'admire, étrange demeure
Des formes qui n'existent plus !

En vain tombèrent les grands hommes
Aux fronts pensifs ou belliqueux :
Ils se lèvent quand tu les nommes,
Et nous conversons avec eux ;

Et, si tu permets ce colloque
Avec les plus altiers esprits,
Tu permets aussi qu'on évoque
Les cœurs humbles qu'on a chéris.

Le présent n'est qu'un feu de joie
Qui s'écroule à peine amassé,
Mais tu peux faire qu'il flamboie
Des mille fêtes du passé ;

Le présent n'est qu'un cri d'angoisse
Qui s'éteint à peine poussé,
Mais tu peux faire qu'il s'accroisse
Ce tous les sanglots du passé ;

L'être des morts n'est plus visible,
Mais tu donnes au trépassé
Une vie incompréhensible,
Présent que tu fais d'un passé !

Quelle existence ai-je rendue
À mon père en me souvenant ?
Quelle est donc en moi l'étendue
Où s'agite ce revenant ?

Un sort différent nous sépare :
Comment peux-tu nous réunir,
À travers le mur qui nous barre
Le passé comme l'avenir ?

Qui des deux force la barrière ?
Me rejoint-il, ou vais-je à lui ?
Je ne peux pas vivre en arrière,
Il ne peut revivre aujourd'hui !

II.

Ô souvenir, l'âme renonce,
Effrayée, à te concevoir ;
Mais, jusqu'où ton regard s'enfonce,
Au chaos des ans j'irai voir ;

Parmi les gisantes ruines,
Les bibles au feuillet noirci,
Je m'instruirai des origines,
Des pas que j'ai faits jusqu'ici.

Devant moi la vie inquiète
Marche en levant sa lampe d'or,
Et j'avance en tournant la tête
Le long d'un sombre corridor.

D'où vient cette folle ? où va-t-elle ?
Son tremblant et pâle flambeau
N'éclaire ma route éternelle
Que du berceau vide au tombeau.

Mais j'étais autrefois ! Mon être
Ne peut commencer ni finir.
Ce que j'étais avant de naître,
N'en sais-tu rien, ô souvenir ?

Rassemble bien toutes tes forces
Et demande aux âges confus
Combien j'ai dépouillé d'écorces
Et combien de soleils j'ai vus !

Ah ! tu t'obstines à te taire,
Ton œil rêveur, clos à demi,
Ne suit point par delà la terre
Ma racine dans l'infini.

Cherchant en vain mes destinées,
Mon origine qui me fuit,
De la chaîne de mes années
Je sens les deux bouts dans la nuit.

L'histoire, passante oublieuse,
Ne m'a pas appris d'où je sors,
Et la terre silencieuse
N'a jamais dit où vont les morts.

René-François Sully Prudhomme.

la Conscience et la Responsabilité devant l’événement...

Définitions

Cette notion s’applique à différents domaines incluant notamment :

responsabilité sociétale, en particulier la responsabilité sociale des entreprises ;
responsabilité environnementale ;
responsabilité civile (conventionnelle ou quasi-délictuelle) ;
responsabilité pénale (ou délictuelle) ;
responsabilité administrative ;
responsabilité morale qui consiste en une capacité pour un sujet volontaire et conscient de prendre une décision sans en référer au préalable à une autorité supérieure, à pouvoir donner les motifs de ses actes, et à être jugé sur eux ;
responsabilité politique, en particulier du gouvernement devant le parlement (motion de censure ou vote de confiance) ou des élus devant leurs électeurs (maires, Président de la République) ;
responsabilité ministérielle, désigne la redevabilité du gouvernement envers les élus dans plusieurs pays de monarchie constitutionnelle ;
responsabilité élargie du producteur ;
responsabilité numérique ou e-responsabilité.

Responsabilité et conscience
Public/privé, va-et-vient

La responsabilité n’est pas seulement un fait, mais aussi une valeur. En tant que valeur sociale, suivant la perspective adoptée, elle peut prendre des significations diverses : elle renvoie donc inévitablement à des valeurs éthiques (ou morales), et est, pour une part, dépendante des idéaux d’une époque, de leur vivacité et de leur configuration sociale, – en un mot : de la volonté de croire de cette époque, et d’être obéie. Aussi, l'injonction sociale à être responsable, à être l’auteur d’une vie bien réglée, s’applique notamment à la question de la manière dont nous nous rapportons chacun à nous-mêmes, entre risque et transgression. Supports de la responsabilité, un individu serait « naturellement » tenu à un ensemble de devoirs ou d'obligations, y compris la toute première, l'obligation virtuellement coupable d'être «autonome », par quoi la société entend notre responsabilisation dans un système de compétition sociale1.

Pour autant, l’individu anti-conformisme ne dissocie pas forcément l'exigence sociale d'autonomie et la responsabilité morale envers lui-même. Cette inflexion individualiste de l'exigence de responsabilité, au sens fort, de la problématisation du rapport du privé et du public hante notamment la littérature américaine sur la désobéissance civile, comme chez Ralph Waldo Emerson :

« Affrontons, réprimandons la lisse médiocrité et le misérable contentement du temps, clamons plutôt, à la face des coutumes, du commerce, des affaires publiques, ce fait qui se déduit de l’histoire elle-même : il y a un grand Penseur et Acteur responsable qui agit chaque fois qu’un homme agit ; un homme vrai n’appartient ni à une époque ni à un lieu donnés, mais il est le centre des choses. Là où il est, la nature est aussi.[...] il faut avoir en soi quelque chose de divin quand on s’est défait des normes communes de l’humanité pour s’aventurer à compter sur soi-même comme maître. Le cœur doit être haut, la volonté fidèle et la vue claire, pour pouvoir sérieusement se tenir à soi-même lieu de doctrine, de société et de loi, pour qu’un simple but soit aussi pressant qu’une nécessité implacable chez les autres ! »

— « Confiance et autonomie », Essais, Michel Houdiard Éditeur, 1997, p.37,45
Passage à l'acte

Être l’auteur de ses actes ne signifie pas maîtriser la détermination de son destin personnel : être homme, c'est être parmi les hommes, et, selon Hannah Arendt, les affaires humaines sont marquées du sceau de la fragilité, du fait de l'imprévu logé au cœur de toute action comme sa condition de possibilité2. C'est la capacité d'inaugurer du neuf qui marque le singulier d'une vie humaine. Pour Theodor Adorno, cette condition d’incertitude et de fragilité, de « faillabilité3 » apparaît comme le fondement de la capacité d’agir et de la responsabilité morale, dès lors que le sujet y est engagé dans une enquête sur la genèse et les significations sociales des normes morales auxquelles son existence est d’emblée confrontée.
Décisions

Sortir du cercle reviendrait à apprécier le milieu relationnel dans lequel s'enracine l'existence humaine, du microcosme au macrocosme. Ainsi l'« éthique de l'intégrité » défendue par l'américaine Starhawk répond au souci pragmatique d'évaluer les effets que l'acte provoque, ses conséquences inhérentes, mais encore les raisons qui le déterminent, sa cohérence interne. Dans cette perspective, les choix « ne sont pas fondés sur des absolus imposés à une nature chaotique, mais sur les principes d’ordonnancement inhérents à la nature. Ils ne sont pas fondés non plus sur des règles qui peuvent être définies hors du contexte. Ils reconnaissent qu’il n’y a pas de choses séparées de leur contexte. [...] L’immanence est un contexte, de telle sorte que le soi individuel ne peut jamais être vu comme un objet séparé et isolé. C’est un nœud de relations enchevêtrées, constamment transformé par les relations qu’il forme. L’intégrité signifie aussi l’intégration – être une part intégrale et inséparable de la communauté humaine et biologique4. »

Aussi Toni Negri met-il l'accent sur une certaine qualité de l'exister de l'individu et de la communauté : « La conception matérialiste de l’éternité, c’est celle qui consiste à ne renvoyer les actions qu’à la responsabilité de ceux qui les accomplissent. Chaque action est singulière, elle n’influe donc que sur elle-même, et ne renvoie à rien d’autre qu’aux relations qu’elle détermine et à la continuité des rapports qu’elle entretient avec les autres. Chaque fois que l’on fait quelque chose, on en accepte la responsabilité : cette action vit pour toujours, dans l’éternité. Il ne s’agit pas d’immortalité de l’âme mais d’éternité des actions accomplies. C’est l’éternité du présent vécu à chaque instant qui passe : une plénitude complète, sans transcendance possible, fût-elle logique ou morale. [...] Il n’y a pas de renvoi de la responsabilité : chacun de nous est responsable de sa singularité, de son présent, de l’intensité de la vie, de la jeunesse et de la vieillesse qu’il y investit. Et c’est l’unique moyen d’éviter la mort : il faut saisir le temps, le tenir, le remplir de responsabilité5. »

LES TABLES DE LA LOI ET LA PROPHÉTIE
DE
TAY La chouette effraie
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MessageSujet: Re: AIRAVATA, L’ÂNE BENJAMIN D'ORWELL ET LA RÉPUBLIQUE.   Jeu 23 Nov à 10:38

L'APPRENTISSAGE ET LA RESPONSABILITÉ.

La responsabilité en ce qui a trait à l'écologie et à la crise de notre temps
Articles détaillés : Responsabilité sociétale et Responsabilité environnementale.
Sur le plan philosophique

ÉGALITÉ ENTRE L’AUTODIDACTE ET LE DIPLÔMÉ OU LE MOUVEMENT DU PEUPLE.

La puissance que l'être humain tire de la technoscience crée des problèmes éthiques inconnus à ce jour : auparavant , l'homme pouvait penser que ses interventions techniques sur la nature étaient superficielles et sans danger, que la nature était capable de rétablir ses équilibres fondamentaux de sorte qu'elle n'en était pas affectée vis-à-vis des générations à venir. Aujourd'hui, nous savons, du fait des multiples dégradations environnementales (effet de serre, érosion de biodiversité, pollutions diverses...) que la technique peut avoir des effets irréversibles sur la nature de par son ordre de grandeur et sa logique cumulative. Pour le philosophe Hans Jonas, la responsabilité doit par conséquent faire l'objet d'une nouvelle définition, non plus comme réponse de ses actes, mais comme réponse à un donné. Il ne s'agit plus de répondre de ses faits et gestes, d'en subir les conséquences, de réparer le tort causé à autrui. « Il y a encore un tout autre concept de responsabilité qui ne concerne pas le calcul ex post facto de ce qui a été fait, mais la détermination de ce qui est à faire ; un concept en vertu duquel je me sens responsable non en premier lieu de mon comportement et de ses conséquences, mais de la chose qui revendique mon agir »6. L'objet de cette nouvelle responsabilité, c'est la possibilité d'une perpétuation indéfinie de l'humanité dans l'avenir. L'homme devient responsable devant les générations futures. Pour Jonas, le concept de responsabilité s'exprime sous forme d'un impératif catégorique, dont l'une des formulations est : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre »7. Avec Le Principe responsabilité (1979), Jonas établit un nouveau paradigme du concept de responsabilité.

Vittorio Hösle, disciple de Hans Jonas, exprime la conviction que la philosophie doit aujourd’hui se poser les questions de son époque. Il estime que les philosophes contemporains ont eux-mêmes des responsabilités à prendre face à la crise écologique et à la crise du temps présent en général8.
Sur le plan religieux

Le christianisme a été confronté à une polémique avec les représentants de la nouvelle conscience écologique au sujet de sa responsabilité dans la crise écologique9.

Vittorio Hösle estime que les Églises ont aussi une responsabilité sur les questions d'écologie, qu'elles doivent sensibiliser leurs fidèles10, mais qu'elles ont tardé à se préoccuper de ces questions. Il pense qu'il existe des besoins de formation des théologiens en ce qui concerne l'écologie11.

Dans l'encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune » (2015), le pape François commente le passage de la Genèse (Gn 2, 15) qui invite à « cultiver et garder » le jardin du monde, en disant que cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature12.
Dans le domaine de l'écologie politique

La responsabilité est l’une des trois valeurs centrales de l’écologie politique, avec la solidarité et l’autonomie. Elle consiste dans la prise de conscience des conséquences de nos actes présents, que ce soit pour l'avenir (dimension temporelle) ou pour l’ensemble des territoires affectés (dimension spatiale). Elle suppose un système économique, juridique et politique capable de mettre en relation nos décisions avec les effets qui s’ensuivent, qu’ils soient positifs ou négatifs. Cette responsabilité s’exerce pour certains par des stratégies de développement durable, qui allient les aspects écologiques, sociaux et économiques, au niveau des gouvernements, des régions, ou des collectivités territoriales13.
Dans le domaine de la gestion d'entreprise
Article détaillé : Responsabilité sociétale des entreprises.

Dans le domaine de la gestion d'entreprise, la responsabilité en ce qui a trait à l'écologie est inséparable des aspects économiques et sociaux. L'écologie constitue ainsi, avec le social et l'économie, l'un des trois piliers du développement durable. L'application des principes de développement durable aux entreprises constitue la responsabilité sociétale des entreprises. Il s'agit d'un nouveau type de stratégie des entreprises dans lequel l’analyse approfondie des relations avec les parties prenantes occupe une place déterminante.
Autres responsabilités dans le domaine de la gestion d’entreprise

En gestion, la responsabilité du fait des produits défectueux est un risque que les entreprises doivent intégrer de plus en plus dans leur mode de gestion, sous peine de s’exposer à des risques juridiques (voir sécurité juridique) ou au versement d’intérêts compensatoires. Cet enjeu devient de plus en plus important pour les dirigeants, dans la mesure où il devient difficile, aujourd’hui, de cacher un vice dans un produit, ou un service rendu à un client. En effet, les facilités de communication offertes par l’internet, les messageries électroniques, et autres mobiles, permettent de se rendre compte assez vite des vices des produits.
Notes et références

   ↑ Numa Murard, La morale de la question sociale, La Dispute, 2003, 2e partie : « État-providence et subjectivités », chap.1 : « Les métamorphoses de la responsabilité »
   ↑ Condition de l'homme moderne, Calmann-Lévy, 1961
   ↑ Probleme der Moralphilosophie, Suhrkamp Verlag, 1997
   ↑ Femmes, magie et politique, Les Empêcheurs de penser en rond, 2003, p.68, 70.
   ↑ Exil, Mille et une nuits, 1998, p.50-51
   ↑ Hans Jonas, Le Principe responsabilité, p. 132
   ↑ Hans Jonas, Le Principe responsabilité, p. 30-31
   ↑ Vittorio Hösle, La crise du temps présent et la responsabilité de la philosophie, Nîmes, Champ social, 2004
   ↑ Anne-Marie Reunen, « Maître ou parasite ? Habiter la nature en toute conscience », Revue théologique de Louvain, 2000, p. 160-189, lire en ligne [archive]
   ↑ Aujourd'hui, les différentes Églises s'accordent généralement sur le terme « Sauvegarde de la Création »
   ↑ Vittorio Hösle, Philosophie de la crise écologique, 1990, p. 122
   ↑ Laudato si', § 67
   ↑ Jean-Christophe Mathias, Politique de Cassandre, Sang de la Terre, 2009

Bibliographie

   Hannah Arendt, Responsabilité et jugement, Payot, 2005.
   Zygmunt Bauman, La vie en miettes, moralité et postmodernité, Rouergue, 2004.
   Antoine Garapon, Denis Salas (éd.), La justice et le mal, Odile Jacob, 1997.
   Hans Jonas, Le Principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique, Cerf, 1995.
   Paul Ricœur, Éthique et responsabilité, La Baconnière, 1995.

Articles connexes

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   responsabilité, sur le Wiktionnaire

Aspects philosophiques

   Éthique
   Morale
   Perception
   Conscience
   Devoir
   Volonté (philosophie)
   Autonomie
   Culpabilité
   Responsabilité environnementale
   Responsabilité élargie du producteur
   Responsabilité de protéger

Développement durable

   Développement durable
   Responsabilité sociale des entreprises

Aspects juridiques

   Responsabilité civile
   Théorie de la garantie
   Responsabilité pénale
   Responsabilité des dirigeants Ce lien renvoie vers une page d'homonymie
   Sécurité juridique
   Loi
   Responsabilité sociale
   Responsabilité environnementale
   Transfert de responsabilité
   Principe pollueur-payeur

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v · m
Éthique et philosophie morale
Disciplines Axiologie · Bioéthique · Philosophie de l'action · Philosophie pratique · Méta-éthique · Morale · Éthique appliquée · Éthique descriptive · Éthique normative
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