Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 YAHVÉ D’ÉLOHIM, LE CROIRE ET LA FOI DU CITOYEN TIGNARD YANIS

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yanis la chouette



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MessageSujet: YAHVÉ D’ÉLOHIM, LE CROIRE ET LA FOI DU CITOYEN TIGNARD YANIS   Mar 7 Nov à 4:20

O ÉTERNEL DANS MON CROIRE LAÏC, MON RESPECT BRITANNIQUE DE LA MORT
ET MA JOIE DE VIVRE FRANÇAISE...

LE SOUFFLE DE CROIRE DANS L'ESPRIT SAINT OU LA PAROLE DE PENSER EN L'AFFIRMATION D'AIMER...
YAHVÉ D’ÉLOHIM, LA NATURE DU CHANT OU SI VOUS PRÉFÉREZ LA VIBRATION D'UNE HARMONIE.
CELUI QUI AIME LA JUSTESSE ET LE LONGTEMPS DANS LE FONDÉE OU SI VOUS PRÉFÉREZ L'HARMONIE
D'UN ÉQUILIBRE PLUS QUE LA BAGUETTE D'UN GLAIVE.
LE SOUFFLE DE CROIRE DANS L'ESPRIT SAINT OU LA PAROLE DE PENSER EN L'AFFIRMATION D'AIMER...
IL DEVINT LE PROTECTEUR DE SA MANIÈRE DE VIVRE ET EN TANT QUE ÉLOHIM ET YAHVÉ,
IL EST FIER DE CEUX QUI CONDUISENT L’ÉQUILIBRE ET L'HARMONIE DE LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVIER ( LES CHANTS ET LES TERRES D’ISRAËL ET DE LA PALESTINE ) AINSI QUE SON PEUPLE, L’HUMANITÉ OU LA MISÉRICORDE DE JÉSUS QUI SAIT DISTINGUER LA FAUTE ALORS QUE LE BLASPHÈME S'EN FAIT JUGE: LA FAUTE ET LE BLASPHÈME NE SONT PAS SYNONYME.
DANS L’ÉTHIQUE ET LA CONSCIENCE ET LA JUSTICE DOIT PORTER SA VÉRITÉ CONTRE LES BLASPHÉMATEURS QUI CONDUISENT LES FAUTES AFIN DE SE DISTINGUER
COMME JUSTE COMME LE FAIT LE CRUEL MORGOTH OU MELKOR DANS LE SILMARILLION...

Vers 600 av. J.-C., une inscription de Khirbet Beit Lei, à 8 km à l'est de Lakish, fait référence à Yahweh. Sur ce site, on a retrouvé deux tombes de l'âge du fer. Plusieurs inscriptions figurent sur les parois de l'antichambre de l'une des tombes. La plus longue inscription dit que « [Yahweh] est le dieu de la terre entière, les monts de Juda appartiennent à lui, au dieu de Jérusalem »

« יהוה אלהי כל הארץ ה
רי יהד לו לאלהי ירשלם »

— Khirbet Beit Lei.
↑ Elizabeth Bloch-Smith, Judahite Burial Practices and Beliefs about the Dead, coll. « Journal for the Study of the Old Testament » (no 123), 1992 (ISBN 1-85075-335-0) p. 230
↑ Grabbe 2007, p. 151

Une seconde inscription est plus compliquée à déchiffrer. Elle a été rendue par « absous(-nous), dieu miséricordieux, absous(-nous) Yahweh»N 16. « yhwh » est visiblement ici le dieu de Jérusalem. Un troisième graffiti indique « délivre-nous Yahweh ». Les ostraca d'Arad contiennent des bénédictions et des invocations au nom de « yhwh ». Une inscription fait aussi référence à la « maison de yhwh », probablement le temple local. Dans les dernières années du royaume de Juda, les ostraca de Lakish contiennent elles aussi des invocations au nom de « yhwh » (« que Yahweh donne la santé »)41,42
↑ Deutéronome 32,8

Melian est un personnage de fiction du légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien apparaissant notamment dans Le Silmarillion.

Avant la création d'Arda, elle était la sœur de Yavanna1. Elle est une Maia, servante de Vana et d'Estë. Elle vécut longtemps dans la Lórien où elle soignait les arbres dans les jardins d'Irmo2. Elle est souvent accompagnée de rossignols.

Histoire

Étant une Maia, elle appartient donc à ceux des Ainur qui décidèrent de façonner la terre et de voir leurs destins liés à elle. Ayant des pouvoirs moindres que les Valar (les Ainur supérieurs ayant choisi le destin terrestre), les Maiar sont les serviteurs des Valar3.

Elle vécut un moment en Almaren et lorsque Melkor attaqua et détruisit les deux Lampes, elle quitta les Terres du Milieu pour le pays d'Aman aux côtés des Valar. Les Valar décidèrent de fortifier l'endroit contre les attaques de Melkor en édifiant de hautes montagnes. Ce pays fut appelé Valinor4.

Quittant les Terres Immortelles de Valinor pour se rendre en Terre du Milieu, Melian deviendra reine du royaume de Doriath, épouse de l'elfe Elwë Singollo, surnommé Thingol duquel elle aura une unique fille Lúthien Tinuviel, qui épousa un être de la race des hommes contribuant ainsi, et pour l'unique fois, à faire passer le sang de la race des Ainur dans celui des races elfique et humaine1.

Le passage de Melian en Terre du Milieu
L'arrivée de Melian en Terre du Milieu

Apprenant que les aînés des enfants d'Iluvatar s'étaient éveillés et traversaient la Terre du Milieu, menés par le Vala Oromë, héraut de Manwë, afin de s'établir dans les Terres Occidentales de Valinor, Melian se rendit en Beleriand en Terre du Milieu pour apercevoir les Elfes. Découvrant en chemin la beauté de la Terre du Milieu désertée par les Valar, elle s'arrêta dans la forêt de Nan Elmoth, où elle commença à chanter. Un jeune chef Elfe, Elwë Singollo, qui passait non loin entendit la voix de Melian et se laissa guider dans la clairière où elle se tenait debout1.

Elwë souhaitant demeurer avec Melian en Terre du Milieu, confia la direction de son peuple à son frère cadet Olwë. Elwë et Melian restèrent donc seuls dans les bois pendant maintes années, et finalement se marièrent. Ils sortirent des bois, s'installèrent à Menegroth, les Mille Cavernes, et en firent la capitale de leur royaume, Doriath (car nombre d'Elfes préférèrent finalement rester en Terre du Milieu de laquelle ils s'étaient épris et choisirent Elwë pour roi, lequel prit alors le nom de Elu Thingol, le Roi au "gris mantel" (Greymantle)1).
Melian quitte la Terre du Milieu pour Valinor

Après l'assassinat de Thingol, Melian fit don du Silmaril à sa fille Lúthien et ordonna au Capitaine de Doriath, Mablung, de prendre en main la défense du royaume (qui ne tarda pas à sombrer). Le sort qui lui était réservé n'est pas clairement exposé dans l'œuvre de Tolkien, mais il semble qu'elle fit mourir son corps afin de quitter la Terre du Milieu pour retourner à Valinor (car étant du peuple des Ainur, son essence est immortelle). Sur les Terres Immortelles, elle pleura la perte de son époux enfermé dans les Salles des morts de Mandos5.
Les pouvoirs de Melian

Melian conçut une barrière invisible et enchantée ceinturant son royaume, qui fut appelée l'Anneau de Melian (the Girdle of Melian). Cet anneau empêchait quiconque d'entrer à Doriath à moins d'y avoir été invité. L'intensité du pouvoir de l'anneau de Melian diffère selon les versions (Le Silmarillion ou Contes et légendes inachevés), mais il semble acquis que cet "anneau" invisible encerclait le royaume de Thingol telle une muraille imperceptible mais néanmoins infranchissable. Personne ne pouvait la traverser de son propre chef, à moins d'avoir un pouvoir supérieur à celui Melian — ce qui, évidemment n'était pas courant en Terre du Milieu. De sorte que les voyageurs qui n'étaient pas invités à pénétrer dans le royaume se perdaient inexorablement dans les méandres enchantés des bois, pour ne jamais retrouver leur chemin.

Pourtant, Melian prédit qu'un jour un être dont le destin serait plus puissant que son propre pouvoir passerait les frontières invisibles et pénétrerait dans le royaume de Doriath. Ceci illustre par ailleurs la conception de Tolkien qui concevait le destin comme un pouvoir bien supérieur à celui des puissances terrestres, fussent-elles Ainur. Et c'est ainsi que Beren entra dans le royaume de Doriath et s'éprit de Lúthien, la fille de l'elfe Thingol et de la Maia Melian. En dépit des signes du destin, Thingol refusa de donner la main de sa fille à un Homme, qui plus est de piètre lignée, sauf à ce que cet homme prouve sa valeur en lui rapportant l'un des trois uniques Silmarils incrustés à la couronne de fer de Morgoth, le plus puissant des êtres après Iluvatar (ce qui par conséquent lui semblait impossible à accomplir). Melian mit en garde Thingol contre cette quête, qui allait mener finalement à la dévastation de leur royaume.

↑ a, b, c et d Le Silmarillion, chap. 4 : « Thingol et Melian ».
↑ Le Silmarillion, Valaquenta, « Sur les Maiar ».
↑ Le Silmarillion, Ainulindalë.
↑ Le Silmarillion, chap. 1 : « Au commencement des jours ».
↑ Le Silmarillion, chap. 22 : « La ruine de Doriath ».

Bibliographie

J. R. R. Tolkien (trad. Pierre Alien), Le Silmarillion [« The Silmarillion »] [détail des éditions].
J. R. R. Tolkien et Christopher Tolkien (trad. Adam Tolkien), Le Livre des contes perdus [« The Book of Lost Tales »] [détail des éditions].

[masquer]
v · m
Ainur du légendaire J. R. R. Tolkien

Valar
Manwë et Varda · Ulmo · Aulë et Yavanna · Nienna · Oromë et Vána · Mandos et Vairë · Lórien et Estë · Tulkas et Bon article Nessa · Morgoth

Maiar
Eönwë · Ilmarë · Ossë et Uinen · Salmar · Melian · Arien · Tilion · Sauron · Balrogs

Istari
Gandalf · Saroumane · Bon article Radagast · Ithryn Luin

Origine Valinor
Décès Vers l'an 503 du P. Â. (départ de la Terre du Milieu après la mort de son époux)
Sexe Féminin
Espèce Maia
Caractéristique Reine des Sindar
La plus belle des Maiar
Adresse Doriath
Affiliation Épouse de Thingol
Mère de Lúthien
Entourage Thingol
Lúthien
Beren
Beleg
Yavanna
Ennemi de Morgoth
Créé par J. R. R. Tolkien
Romans Le Silmarillion
Contes et Légendes inachevés
Les Enfants de Húrin
Histoire de la Terre du Milieu

Vers 600 av. J.-C., une inscription de Khirbet Beit Lei, à 8 km à l'est de Lakish, fait référence à Yahweh. Sur ce site, on a retrouvé deux tombes de l'âge du fer. Plusieurs inscriptions figurent sur les parois de l'antichambre de l'une des tombes. La plus longue inscription dit que « [Yahweh] est le dieu de la terre entière, les monts de Juda appartiennent à lui, au dieu de Jérusalem »

« יהוה אלהי כל הארץ ה
רי יהד לו לאלהי ירשלם »

— Khirbet Beit Lei.
↑ Elizabeth Bloch-Smith, Judahite Burial Practices and Beliefs about the Dead, coll. « Journal for the Study of the Old Testament » (no 123), 1992 (ISBN 1-85075-335-0) p. 230
↑ Grabbe 2007, p. 151

Une seconde inscription est plus compliquée à déchiffrer. Elle a été rendue par « absous(-nous), dieu miséricordieux, absous(-nous) Yahweh»N 16. « yhwh » est visiblement ici le dieu de Jérusalem. Un troisième graffiti indique « délivre-nous Yahweh ». Les ostraca d'Arad contiennent des bénédictions et des invocations au nom de « yhwh ». Une inscription fait aussi référence à la « maison de yhwh », probablement le temple local. Dans les dernières années du royaume de Juda, les ostraca de Lakish contiennent elles aussi des invocations au nom de « yhwh » (« que Yahweh donne la santé »)41,42
↑ Deutéronome 32,8

LE SOUFFLE DE CROIRE DANS L'ESPRIT SAINT OU LA PAROLE DE PENSER EN L'AFFIRMATION D'AIMER...
YAHVÉ D’ÉLOHIM, LA NATURE DU CHANT OU SI VOUS PRÉFÉREZ LA VIBRATION D'UNE HARMONIE.
CELUI QUI AIME LA JUSTESSE ET LE LONGTEMPS DANS LE FONDÉE OU SI VOUS PRÉFÉREZ L'HARMONIE
D'UN ÉQUILIBRE PLUS QUE LA BAGUETTE D'UN GLAIVE.
LE SOUFFLE DE CROIRE DANS L'ESPRIT SAINT OU LA PAROLE DE PENSER EN L'AFFIRMATION D'AIMER...
IL DEVINT LE PROTECTEUR DE SA MANIÈRE DE VIVRE ET EN TANT QUE ÉLOHIM ET YAHVÉ,
IL EST FIER DE CEUX QUI CONDUISENT L’ÉQUILIBRE ET L'HARMONIE DE LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVIER ( LES CHANTS ET LES TERRES D’ISRAËL ET DE LA PALESTINE ) AINSI QUE SON PEUPLE, L’HUMANITÉ OU LA MISÉRICORDE DE JÉSUS QUI SAIT DISTINGUER LA FAUTE ALORS QUE LE BLASPHÈME S'EN FAIT JUGE: LA FAUTE ET LE BLASPHÈME NE SONT PAS SYNONYME.
DANS L’ÉTHIQUE ET LA CONSCIENCE ET LA JUSTICE DOIT PORTER SA VÉRITÉ CONTRE LES BLASPHÉMATEURS QUI CONDUISENT LES FAUTES AFIN DE SE DISTINGUER COMME JUSTE COMME LE FAIT LE CRUEL MORGOTH OU MELKOR DANS LE SILMARILLION...

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: YAHVÉ D’ÉLOHIM, LE CROIRE ET LA FOI DU CITOYEN TIGNARD YANIS   Mar 7 Nov à 4:27

Varanus komodoensis
Dragon de Komodo.
Classification selon ReptileDB Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Sauria
Infra-ordre Platynota
Famille Varanidae
Genre Varanus

Le Dragon de Komodo (Varanus komodoensis1) est une espèce de varan qui se rencontre dans les îles de Komodo, Rinca, Florès, Gili Motang et Gili Dasami en Indonésie centrale2. Membre de la famille des varanidés, c'est la plus grande espèce vivante de lézard, avec une longueur moyenne de 2 à 3 mètres et une masse d'environ 70 kg. Sa taille inhabituelle est parfois attribuée au gigantisme insulaire car il n'existe pas, dans son habitat naturel, d'autres animaux carnivores pouvant occuper ou partager sa niche écologique, ainsi qu'à ses faibles besoins en énergie3,4. Il est possible que cet animal soit au contraire une forme naine du Mégalania, un varan géant de 8 mètres de long ayant vécu en Australie au moins jusqu'à l'arrivée des premiers aborigènes. En raison de leur taille, ces varans, avec l'aide de bactéries symbiotiques, dominent les écosystèmes dans lesquels ils vivent5. Bien que les Dragons de Komodo mangent surtout des charognes, ils se nourrissent également d'animaux qu'ils chassent (invertébrés, oiseaux ou mammifères).

L'accouplement des dragons a lieu entre mai et juin et les œufs sont pondus en septembre. La femelle pond une vingtaine d'œufs dans des nids abandonnés de mégapodes où ils incubent pendant sept à huit mois. L'éclosion a lieu en avril, quand les insectes sont les plus abondants. Les jeunes sont vulnérables et doivent se réfugier dans les arbres, à l'abri des adultes cannibales. Ils mettent environ trois à cinq ans pour atteindre l'âge adulte et peuvent vivre jusqu'à cinquante ans. Ils sont parmi les rares vertébrés capables de parthénogenèse, mode de reproduction dans lequel les femelles peuvent pondre des œufs viables en l'absence de mâles6. Toutefois, la parthénogenèse existe également chez d'autres lézards.

Les Dragons de Komodo ont été découverts par les scientifiques occidentaux en 1910. Leur grande taille et leur réputation d'animaux redoutables les ont rendus populaires dans les zoos. Dans la nature, leur aire de distribution s'est vue réduite en raison des activités humaines et ils sont considérés par l'UICN comme menacés. Ils sont protégés par la loi indonésienne et un parc national, le parc national de Komodo, a été fondé pour favoriser leur protection.

Nom binominal

Varanus komodoensis
Ouwens, 1912

Statut de conservation UICN

( VU )
VU B1+2cde : Vulnérable

Statut CITES

Description
Morphologie
Gros plan sur la peau d'un Dragon de Komodo.

Dans la nature, un Dragon de Komodo adulte mesure entre 1 et 2 mètres et pèse environ 70 kg7 mais les spécimens vivant en captivité atteignent souvent une masse plus élevée. Le plus grand spécimen sauvage contrôlé faisait 3,13 mètres de long et pesait 166 kg, y compris les aliments non digérés encore présents dans son estomac2. Il est de couleur vert foncé, gris ou noir, ce qui lui permet de se fondre dans son environnement et de s'approcher discrètement de ses proies pour les surprendre. La peau du Dragon de Komodo est renforcée par des plaques munies de petits os appelés ostéodermes, qui forment une sorte de cotte de maille8. Cette particularité rend la peau de l'animal peu appropriée pour la confection de cuir. Le Dragon de Komodo possède une queue aussi longue que son corps. Sa mâchoire présente près de 60 dents cannelées. Celles-ci tombent pour être régulièrement remplacées et peuvent mesurer jusqu'à 2,5 centimètres de long. Les deux mâchoires sont reliées par un ligament très élastique qui lui permet d'ouvrir la gueule de manière très importante9. Sa salive est souvent teintée de son propre sang car les dents sont presque entièrement recouvertes de tissu gingival qui se déchire naturellement lorsque l'animal s'alimente10. Cela crée un milieu idéal pour la croissance des souches de bactéries qui colonisent sa bouche11. Il possède une longue langue jaune profondément fourchue2. Ses pattes se terminent par de longues griffes courbes.
Biologie et écologie
Sens

Le Dragon de Komodo ne dispose pas d'une ouïe particulièrement développée, en dépit de ses conduits auditifs bien visibles, et n'est capable de percevoir que les sons dont la fréquence est située entre 400 et 2 000 Hz 12,2 (à titre de comparaison, l'oreille humaine perçoit les sons d'une fréquence entre 20 et 20 000 Hz). On pensait même qu'il était sourd après qu'une étude avait montré son absence de réaction à la voix murmurée, à la voix posée ou à la voix criée. Cette théorie fut mise à mal lorsqu'un employé du jardin zoologique de Londres, Joan Proctor, dressa un spécimen du parc à sortir pour se nourrir au son de sa voix, alors que lui-même restait caché13.

Le varan de Komodo est capable de voir jusqu'à 300 mètres. Cependant, ses rétines ne contenant que des cônes, on pense que sa vision de nuit est faible. Il est en mesure de distinguer les couleurs mais il souffre d'une faible discrimination visuelle des objets immobiles14.
Fichier:Komodo dragons video.ogvLire le média
Dragon de Komodo sur l'île de Komodo se servant de sa langue pour humer l'air.

Comme beaucoup d'autres reptiles, le Dragon de Komodo utilise sa langue pour reconnaître les stimuli gustatifs et olfactifs, (organe voméro-nasal ou organe de Jacobson) ; c'est sa langue qui l'aiderait à se déplacer dans l'obscurité11jusqu'à 4, voire 9,5 kilomètres de distance10,14.

Ses narines ne lui sont pas d'une grande utilité pour analyser les odeurs car l'animal ne possède pas de diaphragme permettant de contrôler sa respiration et ainsi de pouvoir renifler avec précision les odeurs10,11. De plus sans diaphragme, il ne peut pas aspirer l'eau pour la boire ni la laper avec sa langue, donc il recueille l'eau dans sa gueule puis relève la tête pour la faire couler dans sa gorge10.

Il ne dispose que de peu de papilles gustatives au fond de sa gorge11.

Ses écailles, qui sont ossifiées, possèdent pour certaines des plaques sensorielles innervées qui accentuent son sens du toucher. Les écailles autour des oreilles, des lèvres, du menton, et de la plante des pattes peuvent présenter trois fois plus de plaques sensorielles que les autres10.
Comportement
Gros-plan sur une patte arrière et la queue d'un Dragon de Komodo.

Le Dragon de Komodo apprécie les lieux chauds et secs et vit en général dans des zones de prairies, de savanes ou de forêts tropicales à basse altitude. En tant qu'animal poïkilotherme, il est plus actif dans la journée, même s'il présente une certaine activité nocturne. Il est très souvent solitaire, se rapprochant des autres seulement pour s'accoupler et manger. Il peut courir jusqu'à 20 km/h sur de courtes distances, plonger jusqu'à 4,5 m de profondeur, grimper dans les arbres lorsqu'il est jeune en utilisant ses griffes puissantes7. Pour attraper des proies hors de portée, il peut se dresser sur ses pattes postérieures en utilisant sa queue comme point d'appui13. Lorsque le Dragon de Komodo arrive à l'âge adulte, il utilise les griffes de ses pattes antérieures pour creuser des galeries qui peuvent atteindre 1,3 m de large15. En raison de sa grande taille et de son habitude de dormir sous terre, il est capable de conserver la chaleur de son corps tout au long de la nuit et de minimiser sa période de réchauffement matinale16. Le Dragon de Komodo chasse généralement l'après-midi, mais reste à l'ombre dans les racines traçantes d'un arbre pendant les heures les plus chaudes de la journée. Ses lieux de repos sont généralement situés sur des corniches balayées par une brise de mer fraîche, marquées par ses déjections et débarrassées de toute végétation. Elles servent également d'emplacements stratégiques à partir desquels ils peuvent tendre une embuscade à un cerf14.
Alimentation
Dragons de Komodo sur l'île de Rinca

Les Dragons de Komodo sont carnivores. Les adultes, bien qu'ils se nourrissent essentiellement de charognes3, peuvent également tuer des animaux dont ils s'approchent furtivement. Arrivés à proximité d'elles, ils les attaquent soudainement et les mordent au ventre ou à la gorge10 ou, si elles ne sont pas de trop grande taille, leur brisent la colonne vertébrale d'un coup de gueule. On a vu des varans de Komodo assommer des cerfs ou des porcs d'un coup de queue17. On a toujours cru que ces lézards possédaient une puissante morsure, mais les calculs informatiques de la force de la mâchoire, à partir de la forme des os et de la taille des muscles, montrent dans le cas de Varanus komodoensis des résultats qui sont en dessous des espérances, avec une mâchoire 6,5 fois moins puissante que celle du crocodile marin18. La mâchoire serait en revanche plus adaptée au déchiquetage des proies pour effectuer des tractions arrière violentes.
Dragon de Komodo marchant et sentant avec sa langue (Komodo National Park)

Les Dragons de Komodo mangent de grands morceaux de chair qu'ils avalent tout rond en maintenant la carcasse avec leurs pattes avant. Pour des proies plus petites (jusqu'à la taille d'une chèvre), leurs mâchoires élastiques, leur crâne souple et leur estomac extensible leur permettent d'avaler l'animal entier. Ils évitent de consommer les végétaux contenus dans l'estomac et les intestins de leurs proies11. Ils produisent une grande quantité de salive qui leur permet de lubrifier leur nourriture, mais la déglutition est toujours un processus long (il leur faut quinze à vingt minutes pour avaler une chèvre entière). Ils peuvent accélérer le processus en appuyant la carcasse contre un arbre pour la forcer à s'enfoncer dans leur gorge, poussant parfois avec une telle force que l'arbre tombe19. Pour ne pas s'étouffer en avalant leur proie, ils respirent à l'aide d'un conduit placé sous la langue et relié aux poumons10. Après avoir mangé jusqu'à 80 % de leur propre poids en un repas5, ils s'installent dans un endroit ensoleillé pour accélérer la digestion, afin d'éviter que la nourriture ne pourrisse et les empoisonne. En raison de leur métabolisme lent, les grands dragons peuvent survivre avec un repas par mois10. À la fin de la digestion, les Dragons de Komodo régurgitent les cornes, poils et dents de leurs proies (bézoard) entourés d'un mucus malodorant. Après s'être débarrassés de ces phanères indigestes, ils se frottent la gueule dans la terre ou sur les buissons environnants pour enlever le mucus restant, ce qui donne à penser qu'ils n'apprécient guère l'odeur de leurs propres déjections10.
Jeune Dragon de Komodo photographié sur l'île de Rinca en train de se nourrir de la carcasse d'un buffle.

Lorsqu'ils mangent en groupe, les plus gros dragons mangent généralement en premier tandis que les plus petits suivent dans un ordre hiérarchique. Le plus grand des mâles affirme sa position dominante et les subalternes affichent leur soumission par des attitudes corporelles, des sifflements et des grondements. Les dragons de même taille peuvent avoir recours à la « lutte ». Généralement, les perdants battent en retraite mais ils peuvent aussi être tués et mangés par les vainqueurs10.

Le Dragon de Komodo a un régime alimentaire très varié, qui comprend des invertébrés, d'autres reptiles (y compris de petits Dragons de Komodo), des oiseaux, des œufs d'oiseaux, de petits mammifères, des singes, des sangliers, des chèvres, des cerfs, des chevaux et des buffles20. Les jeunes dragons mangent des insectes, des œufs, des geckos et de petits mammifères3. Parfois, ils s'attaquent à l'homme (surtout aux enfants qui vivent à proximité et oublient le danger) et aux cadavres humains en creusant les tombes pour les déterrer13. Cette habitude de s'attaquer aux morts a obligé les villageois de Komodo à déplacer leurs tombes des sols sablonneux vers des sols argileux et à les recouvrir de tas de pierres pour dissuader les dragons de creuser11. Le Dragon de Komodo pourrait avoir évolué vers le gigantisme pour se nourrir de l'éléphant nain local, le Stégodon aujourd'hui disparu qui vivait sur l'île de Flores il y a encore 12 000 ans, selon le biologiste évolutionniste Jared Diamond21.
Venin et bactéries
Un Dragon de Komodo en plein sommeil. Ses longues griffes incurvées lui servent à se battre et à s'alimenter.

Les biologistes, comme Walter Auffenberg, qui ont étudié les dragons de Komodo dans les années 1970 et 80 ont remarqué que les buffles d'eau s'échappaient après une première morsure de dragon, puis mouraient par septicémie à la suite de l'infection de leur plaie. Ils en avaient conclu que la salive des dragons de Komodo contenaient des bactéries mortelles qui tuaient leurs proies. Cette hypothèse semblait confirmée par l'identification dans la salive de dragon de plus de 28 souches gram-négatif et 29 souches gram-positif22. Des études plus récentes ont démontré que ces bactéries sont communes à la plupart des prédateurs, et en trop faible quantité pour jouer un rôle significatif dans l'infection des plaies dues aux morsures. Les buffles d'eau sont des occupants récents des îles de Komodo, et leur taille est inhabituelle par rapport aux proies présentes dans l'environnement dans lequel les dragons ont évolué. Ceci explique leur survie à l'attaque des dragons, contrairement aux porcs et cerfs, autres habitants récents des îles, mais de tailles proches des proies habituelles des dragons. Mais le buffle d'eau se réfugie d'instinct dans les cours d'eau et étangs, or ces eaux sur les îles de Komodo sont stagnantes et servent d'habitats à de nombreuses bactéries qui infectent les blessures subies par les buffles. Les dragons se nourrissent ensuite simplement des bêtes qui ont succombé à une septicémie23,24,25.

Fin 2005, des chercheurs de l'université de Melbourne sont arrivés à la conclusion que le varan Perenti (Varanus giganteus), d'autres espèces de varans et certains Agamidae pouvaient être légèrement venimeux. L'équipe de chercheurs a démontré que les effets immédiats des morsures de ces reptiles étaient causés par une envenimation locale. En observant les effets des morsures de doigts chez l'être humain par un varan bigarré (V. varius), un Dragon de Komodo et un Varanus scalariset, on a constaté pour les trois types de morsure la survenue de symptômes similaires : apparition rapide d'un œdème du bras, perturbation de la coagulation sanguine locale, douleurs s'étendant au coude, certains des symptômes persistant plusieurs heures26. On suppose que tous les reptiles, venimeux ou non, y compris les serpents, ont en commun un ancêtre venimeux26.

En 2009, le scientifique Brian Grieg Fry et son équipe de spécialistes du Venomics Research Laboratory de l'université de Melbourne18 ont découvert des glandes à venin, grâce à une imagerie médicale (spectroscopie RMN) faite sur un spécimen vivant en captivité, malade et en fin de vie. Cet animal a été sacrifié pour pouvoir analyser ses glandes au spectromètre de masse, ce qui a permis de se rendre compte que ce venin ressemble beaucoup à celui des serpents et à celui du monstre de Gila. Les glandes à venin comptent six compartiments, et sont capables de produire plusieurs protéines. Elles ne sont pas placées au-dessus de la mâchoire comme chez les serpents mais en dessous27. La sécrétion du venin se fait dès la première morsure : lorsque l'animal ferme sa gueule, des muscles pressent sur les glandes, faisant sortir le venin. Chez l'animal blessé le venin provoque une forte chute de pression artérielle.

Il n'existe pas d'antivenin spécifique à la morsure d'un Dragon de Komodo, mais on peut généralement traiter la plaie par nettoyage de la zone blessée et par administration de fortes doses d'antibiotiques. Si la plaie n'est pas traitée au plus tôt, une nécrose locale peut rapidement se développer, pouvant nécessiter l'exérèse de la zone nécrosée, voire l'amputation du membre touché.
Reproduction
Accouplement
Accouplement de varans de Komodo.

Les varans de Komodo s'accouplent entre mai et août et la ponte des œufs a lieu en septembre2. Durant la saison des amours, les mâles s'affrontent pour la conquête des femelles et d'un territoire en se dressant sur leurs pattes postérieures, puis en maintenant le plus faible au sol. Les mâles peuvent vomir ou déféquer lors de leur préparation au combat13. Le vainqueur de la lutte ira alors lécher la femelle de sa langue pour obtenir des informations sur sa réceptivité sexuelle5. Les femelles sont opposantes et résistent avec leurs griffes et leurs dents au cours des préliminaires sexuels. Par conséquent, le mâle enserre la femelle pendant le coït pour éviter d'être blessé. Une autre méthode de cour consiste pour le mâle à frotter son menton sur la femelle, à lui gratter fort le dos et à la lécher11. La copulation se produit lorsque le mâle insère l'un de ses hémipénis dans le cloaque de la femelle14. Les Dragons de Komodo sont monogames et forment des couples, un comportement rare chez les reptiles13.
Sur cette image, on voit bien la longue queue et les griffes du Dragon de Komodo.
Deux dragons de Komodo en liberté (Komodo National Park)
Ponte

La femelle pond ses œufs dans des terriers à flanc de colline ou dans les nids abandonnés de mégapodes de Reinwardt avec une préférence pour la seconde méthode28. Les portées contiennent une moyenne de 20 œufs qui ont une période d'incubation de 7 à 8 mois13. La femelle se place sur les œufs pour les couver et les protéger jusqu'à ce qu'ils éclosent vers le mois d'avril, à la fin de la saison des pluies, lorsque les insectes sont nombreux. L'éclosion est un effort épuisant pour les jeunes varans, qui sortent de leur coquille en la perçant avec leur diamant (une petite excroissance pointue sur le museau qui disparaît peu après). Après avoir cassé leur coquille, les nouveau-nés doivent se reposer pendant des heures avant de sortir du nid. Ces petits sont sans défense, et nombreux sont ceux qui sont mangés par des prédateurs10.
Croissance des jeunes

Les jeunes Dragons de Komodo passent une grande partie de leurs premières années dans les arbres, où ils sont relativement à l'abri des prédateurs, y compris des adultes cannibales, pour qui les jeunes dragons représentent 10 % de l'alimentation13. Selon David Attenborough, l'habitude de cannibalisme peut être avantageuse dans le maintien de la grande taille des adultes17. Quand les jeunes sont menacés par un adulte, ils s'enduisent de matières fécales ou se cachent dans des intestins d'animaux éviscérés afin de se protéger13. Il faut environ trois à cinq ans aux Dragons de Komodo pour arriver à maturité, et ils peuvent vivre jusqu'à 50 ans15.
Parthénogenèse
Article détaillé : Parthénogenèse.
Bébé Dragon de Komodo parthénogénétique du zoo de Chester.

Un Dragon de Komodo femelle du zoo de Londres, nommé Sungai, a pondu à la fin de 2005 après avoir été prêté par le zoo de Thoiry et séparé de la compagnie de tout mâle depuis plus de deux ans. Les scientifiques ont d'abord cru qu'elle avait été en mesure de stocker le sperme de sa première rencontre avec un mâle, un type particulier de superfécondation29. Le 20 décembre 2006, Flore, un autre Dragon de Komodo vivant en captivité au zoo de Chester en Angleterre, a également pondu des œufs non fécondés, onze œufs au total, dont sept ont éclos pour donner naissance à des mâles. Les scientifiques de l'université de Liverpool en Angleterre ont effectué des tests génétiques sur trois œufs avortés après les avoir placés dans un incubateur et vérifié que Flore n'avait eu aucun rapport sexuel avec un dragon mâle. Après cette découverte sur les œufs de Flore, les tests sur ceux de Sungai confirmèrent qu'ils n'avaient pas non plus été fécondés29.

Les Dragons de Komodo sont porteurs de chromosomes sexuels WZ contrairement aux mammifères porteurs du système XY. Dans ce système, les mâles possèdent deux chromosomes sexuels ou gonosomes ZZ identiques, alors que la femelle a deux gonosomes différents WZ. On suppose à l'heure actuelle qu'au moment de la deuxième division de la méiose, lors de l'anaphase, les chromosomes simples brins restent dans un des deux ovocytes, le second dégénérant de sorte que les individus seront porteurs des mêmes gonosomes WW ou ZZ. Or les individus WW ne sont pas viables, le chromosome W étant déficient en un certain nombre de gènes indispensables à la vie (un peu comme le YY) et donc seuls les individus ZZ (des mâles) seront viables30,31.

On suppose que ce mode de reproduction permet à une femelle vivant seule dans une niche écologique isolée d'assurer sa descendance dans un premier temps par parthénogénèse en lui permettant de donner la vie à de futurs mâles reproducteurs, dans un deuxième temps en s'accouplant avec les mâles procréés afin d'obtenir une nouvelle génération possédant mâles et femelles30. Malgré les avantages d'une telle adaptation, les zoos ont été avertis que la parthénogenèse pouvait être préjudiciable à la diversité génétique de l'espèce6.

Le 31 janvier 2008, le zoo du comté de Sedgwick à Wichita, au Kansas, est devenu le premier zoo américain à observer une reproduction par parthénogenèse de Dragons de Komodo. Le zoo a deux femelles adultes de Dragons de Komodo, l'une d'elles a pondu 17 œufs les 19 et 20 mai 2007. Seuls deux œufs ont été incubés et ont éclos pour des questions de place, le premier est né le 31 janvier 2008, tandis que le second est né le 1er février. Les deux nouveau-nés étaient des mâles32.
Distribution et habitat
Aire de répartition
Répartition

Cette espèce est endémique d'Indonésie. Ils ne vivent que dans les îles de Gili Motang (environ 100 individus), Gili Dasami (environ 100 individus), Rinca (environ 1 300 individus), Komodo (environ 1 700 individus)2 et Florès (peut-être 2 000 individus)33.
Évolution

L'évolution du Dragon de Komodo remonte à l'apparition des premiers varans en Asie, il y a environ 40 millions d'années, varans qui ont émigré vers l'Australie. Il y a environ 15 millions d'années, une collision entre l'Australie et l'Asie du Sud-est a permis aux varans de passer vers ce qui est aujourd'hui l'archipel indonésien. On pense que le Dragon de Komodo est apparu il y a 4 millions d'années, se différenciant de ses ancêtres australiens et élargissant son territoire jusqu'à l'île de Timor, à l'est. Une baisse importante du niveau de la mer au cours de la dernière période glaciaire a découvert de vastes étendues du plateau continental que le Dragon de Komodo a colonisées, puis il s'est retrouvé isolé sur ces îles lorsque le niveau de la mer est lentement remonté2.
Taxinomie et étymologie
Synonymes

Selon Reptarium Reptile database il existe plusieurs taxons, mais aucune sous-espèce :

Varanus Komodoensis Ouwens, 1912 (protonyme)
Varanus (Varanus) komodoensis Mertens, 1942



Varanus komodoensis De Rooij, 1915
Varanus komodoensis De Lisle, 1996



Varanus komodoensis AST, 2001

Noms vernaculaires

Dans les îles de Flores et de Rinca les natifs les appellent « Buaja darat », qui signifie « crocodile terrestre », un nom erroné car il ne s'agit pas d'un crocodile mais bien d'un varan. Sur l'île de Komodo les habitants les nomment « ora ». En Indonésie on les appelle « biawak raksasa »34 qui veut dire « varan géant ». La communauté scientifique les nomme « varan de Komodo » ou simplement « Komodo ».
Étymologie

Le genre varanus est une latinisation du mot waran qui signifie « avertisseur » en égyptien35.

Son nom d'espèce, composé de komodo et du suffixe latin -ensis, « qui vit dans, qui habite », lui a été donné en référence au lieu de sa découverte.
Le dragon de Komodo et l'Homme
Découverte par le monde occidental
Pièce de monnaie indonésienne.

Les Dragons de Komodo sont connus depuis toujours par les habitants des îles. L’existence du Dragon de Komodo est rapportée pour la première fois au début du XXe siècle par deux pêcheurs de perles néerlandais, messieurs Kock et Aldégon qui, lors d’un voyage en Indonésie, seraient tombés nez à nez avec ce « monstre ». Pour des Européens, la surprise était totale mais les indigènes apprirent aux pêcheurs que l'animal qu’ils avaient rencontré s’appelait « ora » dans la langue locale et qu’il était si féroce qu’il pouvait terrasser un bœuf et même s’attaquer à un homme.

En 1910, d'autres pêcheurs transmirent des propos inquiétants au gouverneur de la région, le lieutenant Van Steyn Hensbroek de l'administration coloniale néerlandaise, qui rapporta des rumeurs de l'existence d'un crocodile terrestre dans la région36. La connaissance s'est généralisée après 1912, lorsque Peter Ouwens, le directeur du musée zoologique à Bogor sur l’île de Java, publia un article sur le sujet après avoir reçu du lieutenant une photo et une peau, ainsi que deux autres spécimens provenant d'un collectionneur37. Par la suite, la découverte du Dragon de Komodo fut le facteur déterminant pour l'organisation d'une expédition sur l'île de Komodo par W. Douglas Burden en 1926. Il revint avec douze spécimens préservés et deux animaux vivants. Cette expédition fut à l'origine de l'inspiration du film King Kong en 193337. Burden fut également à l'origine du nom commun « Dragon de Komodo ». Trois de ces spécimens furent empaillés et sont encore visibles au Musée américain d'histoire naturelle38.
Études

Les Néerlandais, réalisant le nombre limité d'individus disponibles dans la nature, en ont interdit la chasse et ont fortement limité le nombre de prélèvements autorisé pour l'étude scientifique. Les expéditions de collecte ont été arrêtées au début de la Seconde Guerre mondiale, pour ne reprendre que dans les années 1950 et 1960, lorsqu'on a lancé des études sur le Dragon de Komodo pour connaître son comportement alimentaire, son mode de reproduction et la régulation de sa température corporelle. À cette époque, une expédition a été planifiée pour organiser une étude à long terme du Dragon de Komodo. Cette tâche a été confiée à la famille Auffenberg, qui est restée sur l'île de Komodo pendant onze mois en 1969. Au cours de leur séjour, Walter Auffenberg et son assistant Putra Sastrawan ont capturé et marqué plus de cinquante Dragons de Komodo39. Les recherches de l'expédition se révéleront extrêmement importantes pour l'élevage de Dragons de Komodo en captivité2. Les recherches qui ont suivi celles d'Auffenberg avec des biologistes, tels que Claudio Ciofi et qui continuent à étudier les dragons ont apporté plus de lumière sur la connaissance de l'animal40. Le premier homme à avoir élevé un dragon de Komodo en France est Jackie Verrier.
Sauvegarde
Un Dragon de Komodo se prélassant au soleil au Disney's Animal Kingdom.

Le Dragon de Komodo est une espèce vulnérable et figure sur la liste rouge de l'UICN41. En 2002, Il y avait entre 4 000 et 5 000 Dragons de Komodo vivant à l'état sauvage. Toutefois, il ne semblait plus exister que 350 femelles reproductrices42. Pour répondre à une telle préoccupation, le Parc national de Komodo a été créé en 1980 pour protéger les populations de Dragons de Komodo, y compris sur les îles de Komodo, Rinca et Padar43. Plus tard, les réserves de Wae Wuul et Wolo Tado ont été ouvertes sur l'île de Flores pour aider à la conservation du Dragon de Komodo40. On a prouvé que les Dragons de Komodo sont de plus en plus habitués à la présence humaine, car ils sont souvent nourris des carcasses d'animaux sur plusieurs stations d'alimentation implantées pour les touristes3.

L'activité volcanique, les tremblements de terre, la perte d'habitat, le feu (la population à Padar a été presque détruite par un feu de forêt et a mystérieusement disparu depuis40,10), la diminution du nombre de proies, le tourisme et le braconnage ont tous contribué à la vulnérabilité du Dragon de Komodo. En vertu de l'Annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction), le commerce de peaux ou de spécimens est illégal11,44.

Le biologiste australien Tim Flannery a suggéré que l'écosystème australien pourrait bénéficier de l'introduction de Dragons de Komodo, qui pourrait occuper en partie le grand créneau carnivore laissé vacant par l'extinction du varanidé géant Megalania. Toutefois, Flannery plaide pour la plus grande prudence et une extension progressive de ces expériences, en particulier car « le problème de la prédation des grands varanidés sur l'homme ne doit pas être sous-estimé ». Il se sert de l'exemple de la réussite de la coexistence des hommes avec les crocodiles d'eau salée au nord de l'Australie comme preuve que les Australiens peuvent s'adapter avec succès à une telle expérience45.
Agressivité

Bien que les attaques contre l'homme soient très rares, les Dragons de Komodo peuvent tuer. Le 4 juin 2007, un Dragon de Komodo a attaqué, sur l'île de Komodo, un garçon de huit ans qui est mort des suites d'une hémorragie massive. C'était la première attaque meurtrière en 33 ans46. Les autochtones ont reproché l'attaque aux environnementalistes, qui ne vivent pas sur l'île, car ils interdisent les sacrifices de chèvres, ce qui provoque un manque de sources de nourriture pour les dragons et les oblige à errer dans les territoires habités à la recherche de nourriture. Pour les indigènes de l'île de Komodo, les Dragons de Komodo sont en fait la réincarnation de concitoyens décédés et sont donc traités avec respect47.
En captivité
Un Dragon de Komodo au zoo de Washington. En dépit de conduits auditifs bien visibles, les Dragons de Komodo n'entendent pas très bien.

Les Dragons de Komodo ont longtemps été des attractions importantes pour les zoos, où leur taille et leur réputation les rendaient populaires. Ils y sont cependant rares car ils sont souvent porteurs d'infections et de maladies parasitaires lorsqu'ils sont capturés dans la nature et ne sont pas faciles à reproduire en captivité42.

Le premier Dragon de Komodo a été exposé en 1934 au parc zoologique national de Washington, aux États-Unis, mais il a vécu pendant deux ans seulement. Plusieurs autres tentatives d'exposition de Dragons de Komodo ont été faites par la suite, mais la durée de vie de ces créatures a été très courte, avec une moyenne de cinq ans pour le zoo de Washington. Les études réalisées par Walter Auffenberg, qui ont été rapportées dans son livre The Behavioral Ecology of the Komodo Monitor, ont ensuite permis d'élever avec plus de succès et de faire reproduire des dragons en captivité2.

On a observé que de nombreux dragons s'apprivoisent rapidement en captivité. On a signalé de nombreuses fois que des gardiens avaient fait sortir des animaux captifs de leur enclos pour venir parmi les visiteurs, y compris de jeunes enfants, sans aucun incident48,49. Les dragons sont également capables de reconnaître les individus. Ruston Hartdegen du zoo de Dallas (en) rapporte que leurs Dragons de Komodo réagissaient différemment lorsqu'ils étaient en présence de leur gardien, d'un gardien moins familier ou d'un gardien totalement inconnu50.

Les recherches sur les Dragons de Komodo en captivité ont également fourni la preuve qu'ils se livrent au jeu. Une étude a porté sur un dragon qui poussait une pelle abandonnée par son propriétaire, apparemment pour écouter le bruit de la pelle sur les cailloux. Une jeune femelle dragon du zoo de Washington récupérait différents objets comme des statues, des canettes, des anneaux en plastique et des couvertures pour les secouer. Elle insérait également sa tête dans des boîtes, des chaussures et d'autres objets. Elle ne confondait pas ces objets avec de la nourriture, comme elle se contentait de les avaler s'ils étaient couverts de sang de rat. Ce jeu social est fortement comparable au jeu chez les mammifères5.
Dragons de Komodo au zoo de Toronto. Les Dragons de Komodo en captivité deviennent souvent obèses, stockant en particulier des matières grasses dans leurs queues, en raison de leur alimentation régulière.

Une autre façon de jouer a été étudiée par l'université du Tennessee, où un jeune Dragon de Komodo nommé Kraken s'amusait avec différents objets qu'il poussait, attrapait puis prenait dans sa gueule. Elle les traitait différemment de son alimentation. Le chercheur Gordon Burghardt a donc réfuté le point de vue décrivant ce mode de jeu comme étant « motivé par le comportement prédateur du dragon ». Kraken a été le premier Dragon de Komodo né en captivité en dehors de l'Indonésie. Il est né au zoo de Washington le 13 septembre 199251,2.

Même dociles en apparence, les dragons sont imprévisibles et peuvent devenir agressifs, surtout lorsque l'animal voit son territoire envahi par un inconnu. En juin 2001, un Dragon de Komodo a gravement blessé Phil Bronstein, rédacteur en chef du San Francisco Chronicle, quand il est entré dans le parc de l'animal au zoo de Los Angeles après y avoir été invité par son gardien. Bronstein a été mordu au pied, car le gardien lui avait demandé de retirer ses chaussures blanches, ce qui aurait pu exciter le Dragon de Komodo52,53. Bien qu'il s'en soit sorti, il a subi une intervention chirurgicale pour réparer ses tendons endommagés54.

Divers

Dans le 23e film de la saga James Bond, Skyfall de Sam Mendes, on peut apercevoir lors d'une scène, un Dragon de Komodo s'en prendre violemment à un homme tombé dans son enclos et le traîner jusqu'à sa tanière pour le dévorer.

Dans le manga BTOOOM! de Junya Inoue (ainsi que dans son adaptation en série animée), le groupe dont fait partie le héros est attaqué de nuit par une meute de Varans particulièrement hostile. Essentiellement parce qu'ils occupent le territoire des sauriens, ainsi que leur accès à un proche point d'eau.

Dans le jeu vidéo Far Cry 3, les îles sur lesquelles évolue le personnage sont peuplées de varans de Komodo qui peuvent l'attaquer.

Dans l'album des aventures de Tintin Vol 714 pour Sydney, Tintin et le Capitaine Haddock font la rencontre d'un Dragon de Komodo.
Bibliographie

(en) James Murphy et Claudio Ciofi, Komodo Dragons: Biology and Conservation (Zoo and Aquarium Biology and Conservation Series), Smithsonian Books, 1er novembre 2002, 324 p. (ISBN 1588340732)
(en) Walter Auffenberg, The Behavioral Ecology of the Komodo Monitor, University Press of Florida, 1er novembre 1981, 406 p. (ISBN 081300621X)
(en) Alison Ballance et Morris Rod, South Sea Islands: A Natural History, Firefly Books Ltd, 6 septembre 2003, 160 p. (ISBN 1552976092)
(en) P.A Ouwens, « On a large Varanus species from the island of Komodo », Bulletin du Jardin Botanique de Buitenzorg,‎ 1912
(en) Fatimah Tobing Rony, The Third Eye: Race, Cinema, and Ethnographic Spectacle, Duke University Press Books, 17 septembre 1996, 320 p. (ISBN 0822318407)

Références Taxinomiques

Référence Reptarium [archive] Reptile Database [archive] : Varanus komodoensis OUWENS, 1912 [archive] (en) (consulté le 29 mai 2017)
Référence ITIS : Varanus komodoensis Ouwens, 1912 [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en)) (consulté le 29 mai 2017)
Référence CITES : espèce Varanus komodoensis Ouwens, 1912 [archive] (+ répartition [archive]) (sur le site de Species+ [archive]) (en) (consulté le 19 mai 2015)
Référence CITES : taxon Varanus komodoensis [archive] (sur le site du ministère français de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) (fr) (consulté le 29 mai 2017)
Référence NCBI : Varanus komodoensis [archive] (en) (consulté le 29 mai 2017)
Référence uBio : Varanus komodoensis Ouwens, 1912 [archive] (en) (consulté le 29 mai 2017)
Référence UICN : espèce Varanus komodoensis Ouwens, 1912 [archive] (en) (consulté le 29 mai 2017)
Référence BioLib [archive] : Varanus komodoensis Ouwens, 1912 [archive] (en) (consulté le 29 mai 2017)

LE SOUFFLE DE CROIRE DANS L'ESPRIT SAINT OU LA PAROLE DE PENSER EN L'AFFIRMATION D'AIMER...
YAHVÉ D’ÉLOHIM, LA NATURE DU CHANT OU SI VOUS PRÉFÉREZ LA VIBRATION D'UNE HARMONIE.
CELUI QUI AIME LA JUSTESSE ET LE LONGTEMPS DANS LE FONDÉE OU SI VOUS PRÉFÉREZ L'HARMONIE
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IL DEVINT LE PROTECTEUR DE SA MANIÈRE DE VIVRE ET EN TANT QUE ÉLOHIM ET YAHVÉ,
IL EST FIER DE CEUX QUI CONDUISENT L’ÉQUILIBRE ET L'HARMONIE DE LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVIER ( LES CHANTS ET LES TERRES D’ISRAËL ET DE LA PALESTINE ) AINSI QUE SON PEUPLE, L’HUMANITÉ OU LA MISÉRICORDE DE JÉSUS QUI SAIT DISTINGUER LA FAUTE ALORS QUE LE BLASPHÈME S'EN FAIT JUGE: LA FAUTE ET LE BLASPHÈME NE SONT PAS SYNONYME.
DANS L’ÉTHIQUE ET LA CONSCIENCE ET LA JUSTICE DOIT PORTER SA VÉRITÉ CONTRE LES BLASPHÉMATEURS QUI CONDUISENT LES FAUTES AFIN DE SE DISTINGUER COMME JUSTE COMME LE FAIT LE CRUEL MORGOTH OU MELKOR DANS LE SILMARILLION...

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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