Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS

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yanis la chouette



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MessageSujet: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:01

LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS
OU LA LUNE...
DÉDIÉ AU GRAND YETI...

IL EST BEAU D'Y CROIRE SI VOUS CHERCHEZ LA PAIX...
J'AI CHOISI LA SAGESSE ET CELLE CI ME DONNA LE CHOIX
ENTRE L'AMOUR ET LE POUVOIR. J'AI CHOISI L'AMOUR
CAR IL CONDUIT AU POUVOIR.

ALORS, LA SAGESSE ME BANNI ET JE PUS ALLER PORTER MES PLAINTES À LA LUNE.
LA LUNE SURPRISE ME DEMANDA POURQUOI.

EN ÉTANT BANNI, JE PEUX PORTER MES MOTS DANS TA CLARTÉ
ET TU SERA MON PLUS TERRIBLE PROFESSEUR CAR À MES YEUX,
LA POÉSIE EST LE PLUS BEAU DES BIENS QUE L'ON PUISSE OFFRIR
À LA SAGESSE ET À L'AMOUR; C'EST UN DON DEVANT LE POUVOIR.
LA LUNE DEVIENT SOURIANTE ET LE SOLEIL SE FAIT SOUFFLE DES SENTIMENTS.
TOUT COMME LES SCIENCES HUMAINES, SOCIALES ET ARTISTIQUES,
LA LAÏCITÉ EST UNE SOURCE INSCRITE DANS LE SANCTUAIRE DES LIVRES...

ÉCRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS ALIAS TAY La chouette effraie.

La Règle de la Guerre, plus connue sous le nom de Rouleau de la guerre des Fils de Lumière
contre les Fils des Ténèbres est un des Manuscrits de Qumrân qui a été composé
à la fin du IIe siècle. Ce rouleau, trouvé dans la grotte 1, est un document
de 5 mètres de long, fait de cinq feuilles de peau inscrites de 20 colonnes au moins.
La partie inférieure a été endommagée par le pourrissement du cuir
et le texte final est perdu. D'autres copies du même livre ont été trouvées
dans les grottes 4 et 11.

ll s'agit d'une guerre eschatologique qui durera quarante ans et au terme
de laquelle les justes (les Fils de Lumière) vaincront leurs ténébreux ennemis :
les juifs de Jérusalem et leurs prêtres, les nations païennes voisines
telles Édom, Moab, la Philistie et les Romains.

Le texte commence ainsi : Lutte des fils de Lumière contre le lot
des fils des Ténèbres,contre l’armée de Belial, la bande d’Edom,
de Moab, contre les fils d’Ammon, l’armée des Philistins,
les troupes des Kittim d’Assur et leurs alliés qui commirent
des vilenies contre l’Alliance. Les fils de Levi, Juda et Benjamin,
les exilés du Désert, combattront contre eux, troupe par troupe. . .
lorsque la diaspora des fils de Lumière reviendra du désert
des nations pour camper dans le désert de Jérusalem.

Le texte décrit la stratégie, l'armement utilisé (frondes, lances,
javelots, harpons, épées, boucliers),
l'organisation militaire (cavalerie, infanterie légère, infanterie lourde).
Référence

   « Règlement de la Guerre », dans La Bible.
Écrits intertestamentaires, édition publiée
sous la direction d'André Dupont-Sommer et Marc Philonenko, Paris:
Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1987, pp. 185-226.
   Mebarki, Farah et Puech,Émile, Les manuscrits de la mer Morte,
Éditions du Rouergue, 2002.

Bibliographie

   Duhaime, Jean, « La Règle de la guerre (1QM) et la construction de l’identité sectaire », dans F. García Martínez et M. Popović (dir.) Defining Identities : We, You, and the Other in the Dead Sea Scrolls. Leiden, Brill, 2008, p. 131-145.
   Duhaime, Jean, The War Texts : 1QM and Related Manuscripts (Companion to the Dead Sea Scrolls, 6), London, T&T Clark International, 2004, 240 p.

UNE IMAGE D'ORGANISATION CONTRE L'EXPANSION DU FEU SUR L'AIR
MAIS TOUT EN SACHANT RECONNAITRE LE BIEN ET LES CHARMES QUE DONNE LE FEU
AU MÊME TITRE QUE L'EAU, LA TERRE ET L'AIR...

ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS



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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:09

HUMBLE ET HEUREUX... D'ÊTRE DANS LES MYSTÈRES DU PROCHE-ORIENT.
TAY La chouette effraie. Écrit de Monsieur et Citoyen Tignard Yanis.
Sanctuaire du Livre — Wikipédia

Le Sanctuaire du Livre (en hébreu : היכל הספר, heykhal ha-Sefer) est une aile du musée d'Israël près de Givat Ram à l'ouest de Jérusalem, qui détient les Rouleaux de la mer Morte — découverts entre 1947 et 1956 dans onze grottes dans et autour du Wadi Qumrân. Le sanctuaire était prévu d'être construit à l'origine sur le campus de Givat Ram de l'université hébraïque, attenant à la Bibliothèque nationale.

Durant sept ans un processus de planification compliqué aboutit finalement à la construction du projet en 1965 qui fut financé par la famille de David Gottesman, hongrois d'origine et philanthrope qui acquit les Manuscrits pour les offrir à l'État d'Israël. Un des architectes, le pragmatique Armand Bartos (1910-2005), fut manifestement choisi parce que marié à Celeste Ruth Gottesman, la propre fille de Gottesman (celle-ci avait épousé en 1935 Jerome Altman, puis divorça). En ce qui concerne l'autre architecte attitré, le visionnaire excentrique Frederick Kiesler (1890-1965), Gottesman avait auparavant mené une enquête pour savoir si son œuvre La Maison sans fin pouvait être installée au MoMA à New York. Il y avait aussi dans l'équipe d'architectes un homme nommé Gezer Heller qui avait construit de nombreuses structures importantes dans le nouvel État d'Israël. Il se maria avec Alice Hammer, la sœur d'Ibbi Hammer, la femme qui était devenue la directrice de la banque de l'État d'Israël. Elle était la fille du Grand-Rabbin de Budapest.

Au tout début les architectes israéliens protestèrent que ces architectes non-israéliens avaient été choisis par népotisme et objectèrent que Kiesler n'avait jamais terminé ses études d'architecture à Vienne et Berlin — bien qu'il reçût une accréditation à New York — et n'avait jamais rien construit. Il était avant tout un designer d'avant-garde qui enseignait à l'occasion. Néanmoins, cet architecte américain, juif de confession, avait été choisi par Gottesman dès 1955.

Le sanctuaire prend la forme d'un dôme immaculé, couvrant une structure placée aux deux tiers dans le sol, et légèrement au-dessus d'un plan d'eau dans lequel il se reflète. Le dôme reproduit la forme d'un couvercle de jarre comme celui des jarres où l"on a trouvé les manuscrits. Face au dôme se trouve un mur de basalte noir. Les couleurs et les formes du bâtiment évoquent le Rouleau de la guerre des Fils de Lumière contre les Fils des Ténèbres, l'un des Rouleaux de la mer Morte, où le dôme blanc symboliserait les Fils de Lumière et le mur noir serait les Fils des Ténèbres.

Comme la fragilité des Rouleaux rend impossible leur exposition permanente, un système de rotation a été mis en place. Après qu'un manuscrit a été montré pendant trois à six mois, il est retiré et placé temporairement dans une salle de stockage spéciale où il reste en repos.

Le musée détient aussi de rares et anciens manuscrits et permet de voir le Codex d'Alep. Son dôme à l'architecture singulière a servi de décor pour de nombreuses productions cinématographiques de science-fiction[réf. nécessaire].

Parce que les méthodes de construction et les matériaux d'origine de cet édifice donnaient des signes de faiblesse, le musée fut fermé pendant un an pour rénovations et a rouvert le 7 juin 2004.
Bibliographie

(en) « Endless Cave in Jerusalem », Time,‎ 30 avril 1965 (lire en ligne [archive])
(en) Meir Ronnen, « Keepers of the Scrolls », The Jerusalem Post,‎ 2 juillet 1997 (lire en ligne [archive])
(de) Roland Lelke, Der endlose Raum in Frederick Kieslers Schrein des Buches, Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 1999, 187 p. (ISBN 3-8265-4806-X)
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Shrine of the Book » (voir la liste des auteurs).

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Le Livre d'Isaïe, ou Livre d'Ésaïe, est un livre du Tanakh et donc de l'Ancien Testament. Il traite de la déportation du peuple juif à Babylone puis de son retour et de la reconstruction du Temple de Jérusalem sur les ordres du Grand Roi achéménide Cyrus II.

Contexte historique
Isaiah scroll.PNG

Le livre se présente sous le nom d'Isaïe, un personnage qui aurait vécu aux alentours du VIIIe siècle av. J.-C. siècle sous les règnes d'Ozias, de Jotham, d'Achaz et d'Ézéchias1.

La vaste majorité des études bibliques considèrent le Livre d'Isaïe comme étant l'ouvrage de plusieurs auteurs d'après de nombreuses preuves évidentes. La preuve la plus manifeste de la pluralité d'auteurs apparait au début du chapitre 40, où commence l'œuvre dite du « Deutéro-Isaie » : sans aucune transition apparente, nous nous trouvons transportés du VIIIe siècle av. J.-C. en pleine période de l'Exil (VIe siècle av. J.-C.). Il n'est plus question une seule fois d'Isaïe et l'Assyrie est remplacée par Babylone, dont le nom est fréquemment mentionné, ainsi que celui du roi des Mèdes et des Perses, Cyrus II, conquérant de Babylone et artisan du retour des Juifs dans leur pays (41,2; 44,28; 45,1). Depuis les travaux de Claus Winstermann confirmant la thèse de Bernhard Duhm (1892)2,3, les exégètes parlent désormais du « Trito-Isaïe » pour la section comprenant les chapitres 56 à 664.

Si important qu'ils soient, les chapitres 40 à 66 ne sont pas la seule partie du livre sûrement postérieure à l'époque d'Isaïe. En y regardant de près, on constate que les chapitres 36-39 sont la reprise, avec il est vrai d'importantes variations, d'un texte historique qui se trouve aussi dans le livre des Rois (2 Rois 18,13 - 20,19). Les chapitres 34-35 portent un cachet exilique et s'apparentent à l'œuvre du Deutéro-Isaïe. Enfin, l'ensemble constitué par les chapitres 24-27, couramment appelé « l'Apocalypse d'Isaïe », est fort loin de la mentalité et des représentations des hommes du VIIIe siècle av. J.-C. À l'intérieur des ensembles habituellement rattachés au prophète lui-même (1-12 ; 13-23 ; 28-33), il y a un certain nombre de fragments que les commentateurs datent d'une époque postérieure5.
Plan et contenu
Le Prophète Isaïe, par Gustave Doré.

Depuis le commentaire que Johann Christoph Döderlein publia en 1775, il est généralement admis que ce volume comprend deux œuvres bien distinctes, celle de Isaïe (Iesha‘yahou) lui-même (chapitres 1 à 39), et celle du « Second Isaïe » (ou Deutéro-Isaïe), œuvre anonyme écrite vers 550-540 (chapitres 40 à 66). La présentation de ces deux auteurs en un seul volume existait déjà au IIe siècle av. J.-C.. La tradition juive concorde avec la chrétienne sur un point : toutes deux ont enseigné que le livre d’Isaïe est l’œuvre d’un seul homme. Cependant l’hypothèse de Doederlein, reprise en 1780 par Johann Benjamin Koppe et avancée dès le XIIe siècle en Espagne par Abraham ibn Ezra, a été confirmée par l’ordinateur auquel Yehuda T. Radday, en 1969 à Jérusalem, donna tous les éléments connus du problème. La réponse fut claire : il n’existe aucune possibilité raisonnable de penser que les deux parties du livre d’Isaïe sont l’œuvre d’un seul auteur6.

Dans son entièreté, le livre d'Isaïe est considéré comme l'un des livres prophétiques, sinon le livre prophétique, qui aborde le plus de thématiques différentes, avec un long développement pour chacune de ces thématiques. Parmi les thèmes abordés, nous pouvons y trouver le monothéisme absolu, la fin de l'exil babylonienne, la chute définitive de Babylone et de Tyr, le messianisme royal et la fin des temps.
Isaïe 1-39 ou le « Proto-Isaïe »
Benjamin West, Les Lèvres d'Isaïe purifiées par le feu.

La première partie de l'ouvrage (ch. 1-39) contient les oracles habituellement attribués au prophète du VIIIe siècle av. J.-C.. Cette longue section peut être divisée en quatre développements, qui s'enchaînent dans une dynamique qui va progressivement du péché et du malheur à un avenir radieux

Le péché et le malheur de Juda et de Jérusalem (ch. 1-12) : Les sacrifices idolâtres du peuple provoquent Dieu; ils se rendent coupables d’oppressions, d’injustices et de meurtres. Ce peuple sera puni par des gens sans foi; les choses indispensables à la vie (le pain et l’eau) ainsi que la stabilité sociale seront retirées. Damas et Samarie seront dévastées par l’Assyrie qui, à son tour, sera punie pour son insolence. L'Égypte et l'Éthiopie seront humiliées par les Assyriens et emmenées en exil. Les Mèdes participeront à la chute de Babylone. La ville Tyr sera abaissée et oubliée pendant 70 ans. Une jeune pousse de la souche de Jessé deviendra un chef qui aura l’esprit de Dieu; il s'agit du Messie (Isaïe 11:10).
Le malheur du monde païen (ch. 13-27)
Deuil, puis triomphe d'Israël, de Juda et de Jérusalem (ch. 28-35). Cette section est caractérisée par une série d'oracles de deuil commençant par le cri hôy, « hélas », prononcé dans le cadre des funérailles. Les discours semblent se rapporter à l'époque des années 705-701, quand Juda avait pris la tête d'une coalition anti-assyrienne soutenue par l'Égypte.
Les chapitres 36-39 forment un récit identique - pour l'essentiel -à celui de 2 Rois chapitres 18-20

Le livre d’Isaïe est le seul livre de la Bible où Lilith soit expressément désignée au chapitre 34 verset 14.
Isaïe 40-55 ou le « Deutéro-Isaïe »

Cette œuvre qui s'ouvre par l'invitation « Consolez, consolez mon peuple » (40,1) a reçu le nom de « Livre de la consolation d’Israël ». Le ton des chapitres est très différent de la première partie car il se consacre davantage à l’attachement indéfectible de YHWH pour les siens ; l’ensemble placé sous le signe de promesses de bonheur. Quatre pièces appelées traditionnellement « poèmes (ou chant) du serviteur » (42,1-9 ; 49, 1-7 ; 50,4-11 ; 52,13-53,12) dressent le portrait d’un homme admirable, qui en vient à accepter la souffrance et même la mort pour en sauver d’autres. L’architecture de cette section reste assez anarchique7.

Le philosophe Jean Soler voit dans cette œuvre les plus anciennes formulations du monothéisme stricto sensu8.
Isaïe 56-66 ou le « Trito-Isaïe »

La dernière partie du livre a pour élément focal l'évocation de Sion comme centre de pèlerinage des nations (ch.60-62), la même perspective universaliste se faisant jour dans le cadre formé par les sections 56,1-8 et 66,18-24. Bon nombre de thèmes déjà proposés dans les sections antérieures, en particulier 1,1-2,5 et 40-55 sont repris et développés avec des accents nouveaux, dans la perspective du triomphe final de Jérusalem.
Les évolutions du plan de ce livre au cours des siècles

L'architecture fondamentale du livre a été établie au Ve siècle av. J.-C.. Différents compléments y sont encore apportés, d'abord dans l'esprit de la réforme religieuse d'Esdras (par exemple 44,9-20), puis, à l'époque hellénistique, en lien avec la polémique antisamaritaine et avec l'espérance du grand rassemblement des juifs de la Diaspora, et enfin dans une perspective proche de l'apocalyptique9.
Interprétation
Interprétation chrétienne du messianisme
Copie du rouleau d'Isaïe exposée au sanctuaire du Livre du musée d'Israël
Article détaillé : Jésus-Christ.

Le livre d'Isaïe contient plusieurs textes célèbres, interprétés dans le Nouveau Testament et par la tradition chrétienne comme autant d'annonces du Messie. Isaïe est donc réputé avoir prononcé des « oracles messianiques ». Il faut pourtant remarquer que le mot masiah « oint, Messie », n'est utilisé qu'une seule fois dans l'ouvrage, et c'est à propos de Cyrus (45,1). Trois principaux oracles sont mis en avant :

L'oracle d'Emmanuel (7,10-17) est discuté. Le texte annonce la naissance d'un nouveau roi, dont le nom Emmanuel (Dieu est avec nous) est tout un programme. Toutefois, les exégèses trouvent difficile d'attribuer ces paroles à l'Isaïe du VIIIe siècle av. J.-C..
Le poème du chapitre 9 qui célèbre la fin de l'oppression étrangère et la naissance d'un prince (en fait son sacre) semble être un chant de couronnement royal, dans la ligne du psaume 2.
Le poème du chapitre 11 pourrait être une pièce rédactionnelle célébrant Josias10.

Les chrétiens attribuent ces trois oracles comme étant des prophéties concernant Jésus Christ. Ils considèrent également que le Serviteur souffrant des « Chants du Serviteur » (42,1-9 ; 49, 1-7 ; 50,4-11 ; 52,13-53,12) annonce Jésus Christ et sa Passion.
Interprétation chrétienne de l'étoile du matin
Article détaillé : Satan.

Au verset 12 et suivant du chapitre 14, il est question de l'étoile du matin qui en voulant se hisser au dessus de dieu, s'est vue déchue par dieu lui même pour ce blasphème.

Prise dans le contexte, la phrase désigne Babylone dans sa trop grande confiance en son infaillibilité, qui l'a poussera vers la mort. Mais de nombreux exégètes chrétiens et parfois juifs, s'accordent pour donner de ce passage une interprétation plus large et désigne Satan comme étant la personne visé. C'est un passage qu'il faut rapprocher du verset 13 du chapitre 28 du livre d'Ézéchiel, très similaire.
Archéologie

La plus ancienne version connue du Livre d'Isaïe fait partie des Manuscrits de la mer Morte. Composée de dix-sept feuillets de cuir cousus ensemble, elle mesure 7,34 mètres de long. Y est retranscrite en hébreu, sur cinquante-quatre colonnes, l'intégralité des soixante-six chapitres du livre d’Isaïe. Copiée vers le IIe siècle av. J.-C., elle est un des plus anciens textes du Tanakh (Bible hébraïque) connus à ce jour. Cela a permis de comparer les versions actuelles et la version la plus ancienne connue.
Bibliographie

Janthial, Dominique, L'oracle de Nathan et l'unité du livre d'Isaïe, Berlin, New-York, éd. Walter de Gruyter, 2004 (lire en ligne sur Google Books [archive])
Janthial, Dominique, « Livre et révélation : le cas d’Isaïe », Nouvelle revue théologique, 1/2004 (Tome 126), p. 16-32, (lire en ligne sur cairn.info [archive]).
Le Boulluec, Alain, et Le Moigne, Philippe, Vision que vit Isaïe, Paris, éd. Cerf, 2014, (traduction française du livre d'Isaïe de la Bible d'Alexandrie).
Vermeylen, Jacques, (éd.), The Book of Isaiah. Le Livre d'Isaïe. Les oracles et leurs relectures. Utilité et complexité de l'ouvrage (coll. Bibliotheca Ephemeridum Theologicarum Lovaniensium, 81). 1989, 476 pages, (ISBN 90-6186-304-X)
Vermeylen, Jacques, Le livre d'Isaïe, une cathédrale littéraire, col. "Lectio Divina", No. 264, Paris, Cerf, 2014.
(eng) Marvin Alan Sweeney, The Book of Isaiah in Recent Research, CR:BS 1 (1993) 141-162.
(de) Bereitete Heimkehr. Jesaja 35 als redaktionelle Brücke zwischen dem Ersten und dem Zweiten Jesaja, Steck, O. H., (SBS 121; Stuttgart: Katholisches Bibelwerk, 1985)

Versions en ligne

Isaïe en hébreu, français, anglais, sur Sefarim [archive], avec moteur de recherche en chaque langue
Iesha'yahou dans la traduction d'André Chouraqui [archive]
Nombreuses versions d'Esaïe sur Lexilogos [archive]
David Bensoussan, Le Livre d'Isaie - Lecture commentée, Les Éditions du Lys, (ISBN 978-2-922505-24-5), Les Éditions Du Marais, (ISBN 978-2-923721-52-1), 278 pages, 2014

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Livre d'Isaïe, sur Wikisource

De l'épée à la charrue (Chapitre 2.4)
Rorate (Chapitre 45.Cool
Tyr
Le Vignoble gaspillé

Références

↑ Ésaïe 1,1
↑ Das Buch Jesaia übersetzt und erklärt (The Book of Isaiah Translated and Explained), Bernhard Duhm, 1892
↑ Isaiah 40-66 par Claus Winstermann(1969), 448 pages, (ISBN 0-664-22645-0)
↑ Rhetoric and Redaction in Trito-Isaiah attempts to integrate the insights of rhetorical criticism into a diachronic study of Isaiah 56-66 [archive], Paul Alan Smith, 228 pages, 1995. Extraits sur Google Books.
↑ Introduction au livre d'Ésaïe, Traduction Œcuménique de la Bible, Éditions du Cerf, p.769-770
↑ Liminaire pour Iesha‘yahou, Bible de Chouraqui. (ISBN 2-220-05277-X)
↑ Introduction à l'Ancien Testament, Jean-Daniel Macchi, Thomas Römer, Christophe Nihan, éd. Labor et Fides, 2005, (ISBN 2-8309-1112-1), p. 410-423
↑ L'Invention du monothéisme, Jean Soler, éd. de Fallois, 2002, (ISBN 978-2-87706-437-Cool, p. 87-91
↑ Introduction à l'Ancien Testament, Jean-Daniel Macchi, Thomas Römer, Christophe Nihan, ed.Labor et Fides, 2005, (ISBN 2-8309-1112-1), p. 419-420
↑ M.A.Sweeney, FOTL, 1996

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Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont un ensemble de parchemins et de fragments de papyrus principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec, mis au jour entre 1947 et 1956 à proximité du site de Qumrân, alors en Transjordanie. La découverte de ces quelque 970 manuscrits — dont il ne reste parfois que d'infimes fragments — copiés entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. a été faite dans douze grottes où ils avaient été entreposés. Parmi les documents découverts figurent de nombreux livres de l'Ancien Testament. Antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens exemplaires du texte hébreu connus jusqu’alors, ces manuscrits présentent un intérêt considérable pour l'histoire de la Bible.

Ils ont été fréquemment attribués, mais sans preuve définitive, au groupe des Esséniens.

La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Isaïe A, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le Livre d'Isaïe. Le Grand Rouleau d'Isaïe est le plus emblématique des manuscrits découverts à Qumrân, car le mieux conservé. Composé de dix-sept feuillets de cuir cousus ensemble, il mesure 7,34 mètres de long. Y est transcrite en hébreu, sur cinquante-quatre colonnes, l'intégralité des soixante-six chapitres du livre d’Isaïe. Copié vers le IIe siècle av. J.-C., il fait partie avec les autres manuscrits de la mer Morte des plus anciens textes du Tanakh (bible hébraïque) connus à ce jour.
Une des grottes dans lesquelles les manuscrits ont été trouvés.

D'autres lieux de la rive occidentale de la mer Morte ont également produit des manuscrits, entre autres Massada et Nahal Hever.

Découverte

La version la plus communément acceptée de cette histoire est largement basée sur des enquêtes de John C. Trever (en). Selon Trever, durant le printemps 1947 un pâtre bédouin, Muhammed edh-Dhib Hassan, parti à la recherche de l'un de ses animaux, trouve dans une grotte de grandes jarres qui, pour la plupart, contiennent des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés, enveloppés dans de la toile. Des recherches ultérieures mettent au jour de nombreux autres documents. Les rouleaux sont en premier lieu apportés à un antiquaire de Bethléem nommé Ibrahim 'Ijha. La grotte, et celles qui seront découvertes par la suite, sont situées sur les pentes désertiques de Qumrân, sur les rives nord-ouest de la mer Morte, et sont d'un accès assez difficile. L'archéologue israélien Eleazar Sukenik comprend l'importance des rouleaux de la mer Morte et son fils Yigael Yadin réussit à convaincre l'État israélien d'acheter ceux qui avaient été mis en vente en 19541.

« De 1947 à 1956, plusieurs dizaines d'excavations ou de grottes sont explorées dans les environs plus ou moins proches de Qumrân. Dans onze d'entre elles, on retrouva des manuscrits en nombre et en qualité variables : certains avaient été déposés dans des jarres. De ces cachettes, on retire quelques rouleaux bien conservés, mais surtout des milliers de fragments aux dimensions diverses allant de plusieurs colonnes à quelques millimètres carrés »2.

En février 2017, des archéologues de l'Université Hébraïque annoncent la découverte d'une douzième grotte, contenant de nombreuses jarres toutes brisées et vidées presque entièrement de leur contenu. Le pillage semble remonter aux années 1950 car une pioche en métal de cette époque a été retrouvée sur place3.
Présentation de la découverte

La découverte des rouleaux de manuscrits près des ruines de Qumrân s'est déroulée de 1947 à 1956 dans onze grottes situées aux alentours, 870 manuscrits ont été reconstitués à partir de plusieurs dizaines de milliers de fragments. La plupart ont été écrits sur parchemin et une centaine sur papyrus4. Un peu moins de 15 % sont écrits en araméen, la langue courante du pays depuis l'occupation perse4. L'immense majorité est en hébreu, la langue littéraire et doctrinale que l'on disait « sainte »Note 1. De rares manuscrits sont en grec5, l'idiome de la diaspora hellénique. Certains des textes hébraïques ont une écriture cryptée4 qui a bien sûr été décodée6,Note 2. « Outre le grec, les scribes ont utilisé cinq écritures différentes : l'hébreu carré (ou judéo-araméen) — c'est la plus employée —, le paléo-hébreu, le nabatéen, le cryptique A et le cryptique B5. »

À l'exception d'une douzaine, les 870 rouleaux – ou fragments de rouleaux – ont été copiés par des scribes différents7.
Datation des textes

Un travail de datation paléographique effectué par Frank Moore Cross portant sur plus de 690 manuscrits indique que 448 d'entre eux ont été copiés au Ier siècle, alors que 224 ont été copiés dans la période 150 - ca 50 av. J.-C.8. Seulement 21 manuscrits ont été copiés avant 150 av. J.-C. Selon Frank Moore Cross, seulement trois manuscrits contiennent des indices qui permettent de les dater du IIIe siècle av. J.-C.8. Parmi eux, un fragment d'un rouleau des livres de Samuel (4QSamuel) est peut-être le plus ancien, car il a été copié pas plus tard que 250 av. J.-C., à moins que ce ne soit 4QExode (275 - 225 av. J.-C.)8. Le rouleau d'Isaïe A, le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique (Livre d'Isaïe) a été confectionné au IIe siècle av. J.-C.

Ce travail de datation paléographique a été mis en tableau par Brian Webster et donne la répartition suivante8 :
Période Nombre de manuscrits8
Jusqu'à la période hasmonéenne (250 - 150 av. J.-C.) 21 manuscrits
Hasmonéens (150 - ca 50 av. J.-C.) 224 manuscrits
Transition (75 - ca 1 av. J.-C.) (Hérode le Grand (37 - 4 av. J.-C.) 5 manuscrits
Hérodiens (50 à 30 av. J.-C. - 70 apr. J.-C.) 448 manuscrits

La période mise en abscisse du tableau ci-dessus est celle de la copie, la période de composition ou de rédaction de l’œuvre peut être la même ou être antérieure2. Alors que la date de composition ou de rédaction des textes bibliques trouve en général facilement un consensus, les dates de première rédaction de chacun des documents que l'on peut attribuer à un mouvement qui dans les manuscrits se désigne lui-même sous le nom de Yahad, font l'objet de batailles entre les spécialistes. Il en est de même de la détermination de l'ordre chronologique d'écriture de cette catégorie de manuscrits indépendamment de leur datation absolue. Sur ces deux points, nul consensus ne se dégage, ces datations ayant une forte influence sur l'identification du groupe qui a écrit la centaine de manuscrits dits « sectaires » et qui a probablement caché ces rouleaux.
Période où les manuscrits ont été cachés

Au-delà de la date de l'écriture des documents retrouvés se pose la question de la date de leur mise à l'abri. L'hypothèse la plus fréquemment émise opte pour une dissimulation pendant la Grande révolte juive, avant le contrôle de la région par l'armée romaine (68-70). Pour Daniel Stoekl Ben Ezra, historien des religions et chargé de recherche au CNRS, « "l'analyse des deux tiers des manuscrits nous a permis de constater que des documents plus récents et d'autres plus anciens d'environ cinquante à soixante-dix ans ont été retrouvés ensemble, dans les mêmes grottes". [...] Il est communément admis que l'ensemble des documents a été caché dans les grottes aux alentours de 68, [...] au moment de la première révolte juive contre les Romains. [...] Il va falloir désormais tenir compte de l'existence de [...] deux bibliothèques qui, de surcroît, ont peut-être été cachées à deux moments différents. Non seulement en 68 [...], mais aussi environ soixante-dix ans plus tôt 9! ».
La publication des manuscrits

« Le déchiffrement et le regroupement de la multitude de pièces sont étonnamment rapides. Commencé en 1953, le travail est achevé, pour l'essentiel, en 1960. Il en est tout autrement pour la publication : après un bon début, puis des essoufflements et des crises, il faudra attendre la fin du siècle pour disposer de la quasi-totalité des textes2 ».

« Les péripéties et les lenteurs qui ont émaillé ces travaux de lecture et de transcription, pendant quarante-six ans, ont été qualifiées par Geza Vermes, professeur à l'université d'Oxford, de "scandale académique du XXe siècle"10 ».

« Les éditions Oxford University Press ont publié aux États-Unis les manuscrits de la mer Morte. L'ensemble forme trente-neuf volumes. Il est présenté sous le titre général de Discoveries in the Judaean Desert. L'édition est encore incomplète en mars 2013 : le dernier volume comprenant l'introduction et un index10 » est sorti, mais les volumes XXXII et XXVII sont toujours en préparation.
Attribution des textes

« Les historiens du premier siècle ap. J.-C., Philon d'Alexandrie, Pline l’Ancien et surtout Flavius Josèphe, avaient relaté qu’au nord-ouest des rives de la mer Morte vivait à l’époque une communauté de cénobites appelés Esséniens, qui étaient célibataires, végétariens et qui pratiquaient un mode de vie très austère selon les prescriptions de la Torah. Or nos manuscrits ont précisément été trouvés dans ces parages de la Dépression de la Mer Morte. Cette coïncidence fit immédiatement naître la thèse [...] selon laquelle l’ensemble des manuscrits de la Mer Morte provient d’une communauté essénienne qui se trouvait installée dans la région de Qumrân.

Cette communauté a caché ces manuscrits dans les grottes du voisinage à l’approche des Romains, peu avant la chute de Jérusalem en 70. Cette thèse “essénienne”, [...] a, dans un premier temps, difficilement trouvé un consensus dans le monde savant. Aujourd’hui encore elle a de nombreux contradicteurs11. »

C'est dès 1948, qu'un premier auteur, l'archéologue israélien Eleazar Sukenik, publie un article dans lequel il établit un lien entre les rouleaux (et leur contenu) et la secte dissidente juive que l'on appelle en grec esséniens. Certains ont aussi évoqué la possible appartenance de Jésus ou de Jean-Baptiste à cette communauté, mais sans pouvoir fournir de preuve non discutables. Le sujet fait l'objet d'intenses débats.

Cette théorie est devenue l'interprétation la plus communément admise quant à l'origine des rouleaux. Elle est considérée comme probable, mais aucune preuve formelle n'existe. Elle est ainsi remise en question par certains chercheurs. Pour K. H. Rengstorf, suivi par N. Golb, les manuscrits proviendraient de bibliothèques de Jérusalem (du temple de Jérusalem comme de bibliothèques privées), et auraient été mis à l’abri dans des grottes lors de l’approche des Romains, vers 70 apr. J.-C.

Selon André Paul12, de nombreux chercheurs s'affranchissent aujourd'hui de la thèse essénienne et « on commence à découvrir que ces précieux documents sont aussi des sources du judaïsme rabbinique ou classique [...dont] on perçoit sans mal les prémices dans la bibliothèque de Qumran : les modèles de la communauté idéale eux-mêmes supposent une existence loin du Sanctuaire central. Certains écrits font la théorie de l'éloignement du Temple centralisateur, voire de l'absence de celui-ci, cherchant même à instaurer des supplétifs symboliques ou sublimés. D'où l'importance particulière attribuée à la Loi [...]. Sans le savoir, ne préparait-on pas également à Qumran l'heure où il n'y aurait plus de Temple, celle du régime du tout-Torah ».
Ruines archéologiques
Article détaillé : Qumran.

Près des grottes a été retrouvé un site archéologique qui n'avait guère retenu l'attention des archéologues jusqu'à la découverte des manuscrits13 et dont le lien avec les manuscrits reste controversé.
Fragments
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On a retrouvé 100 000 fragments, répartis en 870 manuscrits différents, dont 220 sont des textes bibliques de la Bible hébraïque. Tous les livres de celle-ci y sont représentés, sauf le Livre d'Esther14.

Outre les livres de l'Ancien Testament, on trouve aussi des livres apocryphes (exclus du canon biblique par les chrétiens, mais aussi par les juifs), comme le Livre d'Enoch et le Livre des Jubilés. Presque tous sont en hébreu, quelques-uns en grec, reprenant la version de la Septante. À ces livres (canoniques ou non) se rajoutent des commentaires sur ceux-ci, ainsi que des textes propres à la communauté juive qui vivait à Qumrân, comme le Rouleau du Temple et le Manuel de discipline (Règle de la communautéou Règle de la commune selon une autre traduction).

Enfin, la grotte 7 contient des fragments écrits en grec. Les textes auxquels ils se rattachent font l'objet de discussions entre les spécialistes15,16,17,18.

Ces fragments ont été éparpillés à travers le monde et sont conservés dans différentes institutions. Ceux qui se trouvent à Paris ou à Londres y ont été envoyés par le père Roland de Vaux. Ils constituent une part non négligeable de l'ensemble.

Livres triés selon le nombre de manuscrits trouvés (16 premiers)
Livres Nombre de manuscrits
Psaumes 39
Deutéronome 33
Hénoch 1 25
Genèse 24
Isaïe 22
Jubilés 21
Exode 18
Lévitique 17
Nombres 11
Petits prophètes 10
Daniel 8
Jérémie 6
Ezéchiel 6
Job 6
Samuel 1 & 2 4
Grotte 1

Ce n'est pas avant 1949, près de deux ans après la découverte initiale, qu'on retrouva la grotte d'où avaient été extraits les premiers manuscrits. Des fouilles commencèrent en février, menées par G L Harding, Roland de Vaux, et Ibrahim El-Assouli, du Musée Rockefeller. Pas moins de 600 fragments étaient rassemblés, ainsi que des morceaux de bois, de vêtements et des éclats de poteries.
Grotte 2
Entrée de la grotte 4 à Qumrân.

Trois ans plus tard, en 1952, les bédouins découvrirent non loin de là la grotte 2, moins monumentale ; de nombreux fragments y furent cependant découverts et vendus au musée archéologique d'Israël et à l'école biblique et archéologique française de Jérusalem.
Grotte 3

Le 14 mars de la même année, une troisième grotte fut découverte, qui contenait le plus mystérieux des manuscrits, le Rouleau de cuivre.
Grotte 4

Elle fut découverte en 1952 par le Père Roland de Vaux, directeur de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem. Elle est proche du site archéologique et c'est là que furent découverts le plus grand nombre de manuscrits.
Conservation
Le Sanctuaire du Livre à Jérusalem.

Une aile souterraine du Musée d'Israël conserve les plus précieux manuscrits de l'Histoire du peuple juif. Ceux qui ont été découverts après-guerre à Qumrân. Israël ne revendique pas officiellement la propriété des manuscrits, qui reste celle du Royaume de Jordanie, puisqu'ils ont été découverts sur un territoire qui appartenait à ce pays.

Le Sanctuaire du Livre abrite, au sein du musée d'Israël, la majorité des quelque neuf cents manuscrits mis au jour à Qumrân entre 1947 et 1956, à l'exception de ceux qui sont conservés à Amman, en Jordanie. Son dôme en céramique blanche rappelle le couvercle des jarres dans lesquelles les manuscrits furent découverts. Au centre de la salle, un fac-similé du Grand Rouleau d'Isaïe est déployé sur une reproduction géante du montant en bois autour duquel est traditionnellement enroulé le Sefer Torah. C'est le trésor d'un musée qui conserve pourtant des richesses inouïes.
Voir aussi
Sources bibliographiques

Les sources bibliographiques sur les manuscrits et leur interprétation sont extrêmement nombreuses. Voici divers auteurs et chercheurs (Français, Anglais, Israéliens) de tout premier ordre, par ordre alphabétique.

John Marco Allegro

Le Professeur John Marco Allegro, de l'Université de Manchester, philologue et membre de la première équipe du Père R. de Vaux. Il est l'un des seuls universitaires « non religieux » à avoir participé aux premières campagnes de traduction et de transcription des manuscrits.

À la suite des recherches effectuées à Qumrân, J.M Allegro publiera en 1970 The Sacred Mushroom and the Cross, ouvrage qui suscita une polémique dont il ne sortira pas indemne.

Katell Berthelot

Chargée de recherche au CNRS au Centre Paul-Albert-Février d'Aix-en-Provence, historienne du judaïsme ancien, Katell Berthelot travaille au Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ), en Israël. Médaille de bronze CNRS en 2007 et lauréate du prix Irène-Joliot-Curie 2008, ayant fait un doctorat sur "Israël et l'humanité dans la pensée juive à l'époque hellénistique et romaine", Katell Berthelot codirige avec Thierry Legrand la Bibliothèque de Qumrân (éditions du Cerf), édition bilingue de l'intégralité des Manuscrits de la mer morte initiée par André Paul, destinée à un public francophone, dont deux volumes sont déjà parus.

Bibliographie

Le monothéisme peut-il être humaniste?, Paris, Fayard, 2006 (Les Dieux dans la Cité).

Jean Carmignac (1914-1986)

Jean Carmignac est un des premiers à participer à la publication des manuscrits en français, fondateur de la Revue de Qumrân en 1958 (Éd. Gabalda, Paris).

Henri de Contenson

Henri de Contenson est directeur de Recherche au CNRS. Il a participé aux fouilles de Qumrân conduisant à la découverte du rouleau de cuivre de la grotte Q3.

André Dupont-Sommer

Professeur à la Sorbonne, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'un des plus grands spécialistes des langues sémitiques et de la Bible, André Dupont-Sommer est l'un des premiers à créditer la thèse de l'essénisme de Qumrân.

Il publie de nombreux ouvrages, dont le célèbre Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte en 1959.

Ernest-Marie Laperrousaz

Professeur honoraire à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études, Ernest-Marie Laperrousaz est un ancien pensionnaire de l'école biblique et archéologique française de Jérusalem ; à ce titre, il a participé aux fouilles de Massada et de Qumrân et il est considéré comme l'un des grands spécialistes des Manuscrits de Qumrân.

Qoumrân et les manuscrits de la mer Morte. Un cinquantenaire, Paris, Cerf, 459 p. (1997 - 2000)

Bibliographie [archive]

Thierry Legrand

Maître de conférences en Histoire des religions à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg, ancien élève Titulaire à l'École Pratique des Hautes Études Ve section (Paris), diplômé de l’Ecole des Langues Orientales Anciennes (Paris), Thierry Legrand [archive] a fait son doctorat en histoire des religions sur "Le Siracide. Problèmes textuels et théologiques de la recension longue". Thierry Legrand codirige avec Katell Berthelot la Bibliothèque de Qumrân (éditions du Cerf), édition bilingue de l'intégralité des Manuscrits de la mer morte initiée par André Paul, destinée à un public francophone, dont deux volumes sont déjà parus. Le projet est de présenter les manuscrits en fonction de leur rapport avec les textes de la Bible hébraïque, en analysant notamment ce rapport.

Bibliographie
Jean Duhaime, Thierry Legrand, Les Rouleaux de la mer Morte, Paris, Éditions du Cerf, 2010 (Cahiers Évangile, Supplément 152), 161 pages.

Joseph Milik (Seroczyn, Pologne, 24 mars 1922 - Paris, 6 janvier 2006)

Joseph Milik, jeune collaborateur du Père de Vaux, il a fait sa carrière au CNRS. Pionnier du déchiffrement de la cursive araméenne, il a formé de nombreux spécialistes.

André Paul

André Paul est un historien, théologien et exégète français spécialiste de la Bible et du judaïsme ancien et rabbinique.

André Paul, Les manuscrits de la mer Morte, Paris, Bayard, 1997.

Émile Puech

Émile Puech est directeur de Recherche au CNRS, directeur de la Revue de Qumrân, Gabalda (Paris), éditeur du lot de manuscrits hébreux, araméens et nabatéens inédits, membre fondateur de l'International Organization for the Qumran Studies, membre du Editorial Board des Dead Sea Discoveries, Brill, Leiden, consultant pour le projet de l'Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls, New York, professeur à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, chercheur de l'Institut d'Études sémitiques, Collège de France, Paris, directeur de Recherche Laboratoire d'Études sémitiques anciennes, Collège de France, Paris.

Biographie-Bibliographie [archive]

La croyance des Esséniens en la vie future : Immortalité, résurrection, vie éternelle ? Histoire d'une croyance dans le Judaïsme ancien.

Tome I - La résurrection des morts et le contexte scripturaire.
Tome II - Les données qumrâniennes et classiques. Préface M. André Caquot, Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France. Études Bibliques N.S. numéros 21-22, 984 pp. Paris, 1993.

Qumrân Grotte 4. XVIII. Manuscrits hébreux (4Q521-528, 4Q576-579), Discoveries in the Judaean Desert XXV, Oxford, 1998, XVIII- 230, XV Planches et 2 figures.
Qumrân Grotte 4. XXII. Textes araméens. Première partie (4Q529 - 4Q549), Discoveries in the Judaean Desert XXXI, Oxford, 2001, XVIII- 440, XXII Planches.

Lawrence Schiffman

Lawrence Schiffman est professeur à la New York University’s au département des études hébraïques et juives. Il est un spécialiste des Manuscrits de la Mer Morte, du judaïsme dans l'antiquité tardive, de l'histoire de la loi juive et de la littérature talmudique. Il a joué un rôle majeur dans la publication des Manuscrits de la Mer Morte. Il a démontré que les Manuscrits de la Mer Morte étaient des écrits juifs. Il a été l'éditeur en chef de la Oxford Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls. Il a aussi été l'éditeur du journal Dead Sea Discoveries durant dix ans. Il est présentement l'éditeur en chef du Center for Online Judaic Studies à New York.

Emmanuel Tov

Emmanuel Tov est professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem, il a dirigé à partir de 1991 l'édition des rouleaux de la mer Morte et entouré d'une centaine de chercheurs, il en a achevé la publication en 2001.

L'intégralité des manuscrits est ainsi disponible en librairie, en 39 volumes publiés par les éditions Oxford University Press, sous l'intitulé général "Discoveries in the Judaean Desert".

Roland de Vaux

Le Père Roland de Vaux, dominicain de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, était à la fois exégète de l'Ancien Testament et archéologue de terrain. Il découvre la grotte n°4 en 1952.

Michael Wise, Martin Abegg, Jr, Edward Cook :

Les Manuscrits de la Mer Morte (Traduction intégrale des anciens rouleaux, avec des textes encore jamais publiés, et comportant les plus récentes découvertes), Éditions Plon, 2001.
Bibliographie

Katell Berthelot, Thierry Legrand, André Paul (dir.), La Bibliothèque de Qumrân. Vol. 1. Torah. Genèse, Paris, Editions du Cerf, 2008, XXXIII + 589 pages. Premier volume d'une édition francophone complète (neuf volumes) des manuscrits de Qumrân: introductions aux manuscrits, textes et traductions annotés.
Katell Berthelot, Thierry Legrand, André Paul (dir.), La Bibliothèque de Qumrân. Vol. 2. Torah. Exode - Levitique - Nombres, Paris, Editions du Cerf, 2010, XXXIII + 464 pages. Deuxième volume d'une édition francophone complète [archive] (neuf volumes) des manuscrits de Qumrân: introductions aux manuscrits, textes et traductions annotés.
André Dupont-Sommer, Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte, Payot, 1959 : 1980
Laurent Héricher, Michaël Langlois et Estelle Villeneuve, Qumrân. les secrets des manuscrits de la mer Morte, Bibliothèque nationale de France, 2010 (ISBN 978-2-7177-2452-3)
Ernest-Marie Laperrousaz, Les Manuscrits de la mer Morte, Que sais-je, 1961 ; 1984 ; 10e éd. mise à jour, 2003
Ernest-Marie Laperrousaz, Qoumrân : L'établissement essénien des bords de la mer Morte, Histoire et archéologie du site, Picard, 1976
Ernest-Marie Laperrousaz, Qoumrân et ses manuscrits de la mer Morte, Non Lieu, 2006
Ursula Schattner-Rieser, Textes araméens de la mer Morte. Édition bilingue, vocalisée et commentée, coll. Langues et cultures anciennes 5, éd. Safran, Bruxelles, 2005, (ISBN 2-87457-001-X)
Schiffman Lawrence, Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls, 2 vols. (New York: Oxford University Press, 2000)(with James C. VanderKam (eds.)
Roland de Vaux, L'Archéologie et les manuscrits de la mer Morte (The Schweich Lectures of the British Academy, 1959), Londres, Oxford University Press, 1961, édition posthume augmentée, en traduction anglaise, du même ouvrage : Archeology and the Dead Sea Scrolls, Londres, 1973
Geza Vermes, Les Manuscrits du désert de Juda, Desclée et Cie, 1953
Charline Zeitoun, La double vie des manuscrits de la mer Morte, in Le journal du CNRS, n°214, novembre 2007, p. 9.

Articles connexes

Esséniens
Judaïsme hellénistique
Manuscrits de la Bible
Période intertestamentaire
Rouleau de cuivre
Document de Damas
Règle de la Guerre
Sanctuaire du Livre

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Manuscrits de la mer Morte, sur Wikimedia Commons

Digital Dead Sea Scrolls [archive], présentation en ligne des manuscrits sur le site du Musée d'Israël.
Querelles à Qumrân, article, Réforme, 2005 [archive]
La plus sensationnelle des découvertes. Les manuscrits de Qumrân [archive] En ce temps-là, la Bible N°15, pages III-II.
Qumrân et les manuscrits de la mer Morte [archive] par André Paul, Historien, bibliste et théologien.
[PDF] Les manuscrits de la mer Morte [archive] par Aimé Fuchs.
Les découvertes archéologiques de la mer Morte [archive]
Publications des manuscrits de la mer Morte [archive]
Oxford University Press [archive] Discoveries in the Judaean Desert (rechercher sur le site)
[PDF] Présentation de la Bibliothèque de Qumrân [archive] par Thierry Legrand, Histoire des religions, Université Marc Bloch - Strasbourg.
Les manuscrits de la Mer Morte, cinquante ans après [archive]

Interrogations

Après 50 ans, les Manuscrits de la Mer Morte... [archive] Bible ouverte, site évangélique

Notes et références
Notes

↑ C'est ce qui est exprimé dans le Livre des Jubilés dès le IIe siècle av. J.-C. et que l'on trouve aussi dans un des manuscrits de la mer Morte, quasi contemporain et retrouvé dans la grotte no 4 (4QExposition sur les Patriarches ou 4Q464). Cfr. André Paul, op. cit., p. 26.
↑ « Trois formes différentes d'écritures cryptiques ou secrètes ont été retrouvées ». Il s'agissait en fait « d'un simple code de substitution, chaque symbole de l'alphabet secret correspondant à un symbole de l'alphabet hébraïque courant. » « La principale d'entre elles a été baptisée cryptographie A. Environ quinze manuscrits l'utilisent soit entièrement, soit pour des notes marginales. » Cfr. Michael Wise, Martin Abegg, Edward Cook, op. cit., p. 21-22.

Références

↑ Henri del Medico, Enigme des manuscrits de la Mer Morte, Librairie Plon, 1957 (lire en ligne [archive])
↑ a, b et c « Qumrân et les manuscrits de la mer Morte [archive] », André Paul, Historien, bibliste et théologien, mai 2010, sur le site clio.fr. André Paul a émis de très forte restrictions sur ses propres conclusions depuis la parution originelle de cet article en 2003.
↑ (en) « Hebrew University Archaeologists Find 12th Dead Sea Scrolls Cave » [archive], sur Université hébraïque de Jérusalem, 8 février 2017
↑ a, b et c Paul 2008, p. 26
↑ a et b Mimouni 2012, p. 60.
↑ Wise, Abegg et Cook 2003, p. 21-22
↑ Wise, Abegg et Cook 2003, p. 34-35
↑ a, b, c, d et e James VanderKam, Peter Flint, The Meaning of the Dead Sea Scrolls, p. 26.
↑ « Manuscrits de la mer Morte à double fonds » [archive]. Article par Bernadette Arnaud (de Sciences et Avenir) dans "Le Nouvel Obs", janvier 2008, page 23; commentant un article paru dans Dead sea Discoveries.
↑ a et b « Après 54 ans d'attente, les manuscrits de la mer Morte sont enfin édités » [archive]. Cercle Bernard Lazare, Grenoble. Article par Christiane Galus, 26 décembre 2001.
↑ « [PDF] Les manuscrits de la Mer Morte [archive] », Aimé Fuchs, Institut de recherche mathématique avancée de Strasbourg, 18 février 2000.
↑ Laurent Héricher, Michaël Langlois et Estelle Villeneuve 2010, p. 152-156
↑ Laurent Héricher, Michaël Langlois et Estelle Villeneuve 2010, p. 141-151
↑ Michaela Bauks (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Manuel d'exégèse de l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2008, 236 p. (ISBN 978-2-8309-1274-6), p. 23
↑ « Etude de Fr. Bonnet-Eymard » [archive]
↑ Carsten Peter Thiede, Qumran et les évangiles, Paris, François-Xavier de Guibert, 1994
↑ J. O'Callaghan, Los papiros griegos de la Cueva 7 de Qumran, Madrid, 1974, p. 44-61
↑ Thierry Koltes, « Le papyrus 7Q5 de Qumran : un texte juif ou un texte chrétien ? » [archive] (consulté le 10 décembre 2014)

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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:13

La "taula" (table en catalan) est un des monuments préhistoriques les plus caractéristiques de l'île de Minorque (Baléares). On ne trouve qu'ici ce type de monument formé de deux énormes pierres assemblées en forme de T . Leur hauteur moyenne est d'environ 4 m. Certaines découvertes récentes laisseraient peut-être penser que leur construction est à mettre en relation avec un culte du taureau. (On a trouvé une petite statue de taureau en bronze enterrée à côté de cette taula).

(Pierre support:4,30m, 2,50m, 0,60m / Pierre chapiteau: 3,80m, 1,05m, 0,70m)

Tirynthe "aux belles murailles"chantée par Homère, citadelle d'Argolide proche de Mycènes et Argos dans le Péloponnèse, est liée à tant de légendes que la place d'honneur lui revient sans conteste.

Les Grecs anciens croyaient que ces murailles avaient été élevées par Protée qui avait fait venir de Lycie des maçons très spéciaux : les Cyclopes ! De là le terme d'appareil cyclopéen, utilisé en archéologie moderne, pour désigner des murs dont les pierres de grande taille ne sont pas équarries.

Tirynthe est aussi liée à Héraklès qui débute ici ses douze travaux .

Située sur une petite éminence (20 m au-dessus de la plaine environnante) l'acropole mesure environ 300 m. sur 100. Le palais a dû être détruit à la fin de l'âge du Bronze.
Les épaisses murailles sont parcourues par des galeries dont les énormes blocs de pierre convergent pour former une voûte en ogive.
La salle de bains du palais présente une particularité intéressante: son sol est constitué d'une énorme pierre de schiste de 20 tonnes .

Voici probablement la plus grosse pierre taillée sur Terre.

Ses dimensions : 21 m. de long, section carrée d'environ 4,3m, masse estimée: 1200 tonnes!

Elle se trouve dans une carrière non loin de l'Acropole romaine de Baalbek (Liban) (colonnade visible à l'horizon gauche) qui est bâtie sur une terrasse à laquelle sont incorporées trois pierres similaires bien que très légèrement plus petites.

L'île de Malte est riche en vestiges préhistoriques. Les temples de pierre, au plan tréflé caractéristique, sont les constructions les plus représentatives de cette période.Leurs murs mesuraient entre 10 et 15 m. de haut à la construction.

On ne sait presque rien de la civilisation qui a construit ces temples. Dans la seconde moitié du troisième millénaire, elle disparaît complètement. Lorsque , vers ~2000 une population venue de Sicile investit l'archipel , elle trouva les îles désertes.

Des analyses ont montré qu'une grande partie de cet ensemble est formée de pierres bleues provenant des Monts Prescelly au sud-ouest du pays de Galles, distants de près de 380 km.
Avec les moyens supposés aux alentours de -2000 (époque "officielle" de construction) on peut vraiment s'interroger: transporter ces pierres dont certaines pèsent plus de 30 tonnes sur 380 km avec des cordages et des rondins de bois relève quand même de l'exploit !...

Ce cromlech est souvent considéré comme un centre religieux consacré à des observations astronomiques.

Et encore...

Mycènes: autre forteresse protohistorique à l'appareil cyclopéen, en Corse, la civilisation mégalithique de Filitosa, en Irlande: Newgrange, en Angleterre: Avebury, en Espagne (Andalousie), tombes mégalithiques de la station de Los Millares, en Bretagne: les alignements de Carnac, etc...etc...etc... et pour se limiter au monde occidental.

En élargissant notre vision : au Yemen: alignements d'Al-Mahandad, le "Stonehenge" de la Ti hama, datés du IV° au II° millémaire, le cimetière mégalithique d'Ibbankatuwa au Sri Lanka, les constructions mégalithiques des îles Tonga et des îles Marquises en Océanie, au Viêt-Nam, le monument mégalithique de Xuan-Loc près du site d'Oc-éo, les statues de l'île de Pâques, de nombreux mégalithes au Bhoutan et au Tibet, en Indonésie (dolmens, menhirs, pyramides et aussi persistance d'un culte ancien=sacrifice du buffle), en Géorgie (remparts mégalithiques), en Corée: dolmens, menhirs, pyramides à degrés , l'Egypte (le temple de la Vallée à Gizeh et l'Osireion à Abydos) , etc...etc...etc...

Tout autour de la planète on trouve des monuments mégalithiques à la datation très incertaine, à la destination plus incertaine encore et possédant en outre la particularité d'être, pour beaucoup, indéplaçables avec des moyens modernes ...

Quels rapports établir entre l'existence de ces constructions mégalithiques et la disparition de l'Atlantide ?

Avant d'essayer de donner un commencement de proposition de réponse à cette question définissons d'abord clairement quels mégalithes nous préoccupent, car comme la liste ci-dessus le montre, le "phénomène mégalithique" concerne toutes les parties du monde mais aussi des périodes très diverses allant de la plus haute antiquité à l'époque médiévale au moins.

Nous allons donc limiter notre attention aux pierres ou ensembles de pierres connus sous les noms bretons de menhir, dolmen et cromlech.
Ces types de mégalithes sont certainement ceux qui, parmi ceux cités précédemment, ont l'ancienneté la plus grande et donc ceux qui peuvent être le plus susceptibles de se rapprocher de l'époque où l'Atlantide est supposée avoir existé ou en tout cas d'une époque la moins éloignée possible de sa disparition présumée.

Cette époque c'est, en gros, celle que nous avons noté déjà plusieurs fois: la fin de la période glaciaire et le début du Néolithique. Donc, pour nous, une période qui coïncide avec le cataclysme qui balaya "Atlantis".

Il est à noter que les préhistoriens, toujours réticents à admettre que des peuples très antiques aient pu développer une civilisation un peu plus technique que celle qu'ils supposent, rechignent à dater ces mégalithes de 9000 ou 8000 ans avant notre ère et "rapprochent" donc leur construction à -4000 au grand maximum. ( Il faudra bien un jour poser le problème de la datation en archéologie!... )

Outre une période de construction commune, ces monuments ont un autre point commun: le mégalithisme a son berceau en Europe occidentale, et plus particulièrement dans les régions proches de l'océan Atlantique; la France, l'Angleterre et l'Irlande bien sûr, mais aussi l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, le Danemark...
"L'idée mégalithique" s'est ensuite déplacée passant de l'Europe à l'Asie.

Cette localisation et cette époque rentrent totalement dans un "cadre atlante" mais évidemment, cela n'est pas suffisant. Certains ont pu renforcer leurs convictions avec l'aura de mystère - toujours pas dissipée - qui entoure ces monuments.

Tout d'abord l'énormité des structures pose un problème non résolu encore ( le sera-t-il un jour ? ). Il y a de toute évidence inadéquation totale entre la technologie supposée au Néolithique et la taille et le déplacement sur de grandes, voire de très grandes distances, de ces pesants mégalithes, bien que les préhistoriens ne soient pas en reste pour inventer des solutions qui rentrent dans le cadre de leurs théories (Le déplacement de pierres pesant plusieurs dizaines de tonnes sur des rondins de bois et tirées à l'aide de lianes ou de cordes sur plusieurs dizaines, ou même centaines de kilomètres, reste un "must" inégalé et inégalable, appartenant plus au domaine de la "foi" qu'à celui de la démonstration scientifique!...)

Deuxième élément susceptible de renforcer des convictions: la "destination" de ces monuments reste à ce jour inconnue (bien que, là encore, les ( pseudo-) explications les plus diverses aient été imaginées.)
L'archéoastronomie est une "science" relativement nouvelle et pas encore reconnue par la science "officielle". Elle semble toutefois susceptible d'apporter un éclairage différent sur de très nombreux sites pour lesquels on se perd en conjectures. Les archéoastronomes étudient les liens pouvant exister entre les règles ayant présidé à la construction d'un monument antique et des données astronomiques, tant il est vrai que ce qui se passe dans le ciel a toujours intéressé au plus haut point les hommes de toute civilisation et de toute époque.

Ces chercheurs sont persuadés que beaucoup de mégalithes ou d'ensembles mégalithiques servaient à des observations astronomiques. On note, en effet, de curieux alignements de pierres avec la direction du lever ou du coucher de soleil aux solstices ou aux équinoxes (suivant les sites) à certaines époques d'un passé reculé. On a émis l'hypothèse, par exemple, que ces monuments auraient permis de prévoir les éclipses. Des chercheurs indépendants ont même pensé prouver que la connaissance de la précession des équinoxes aurait été nécessaire à leurs constructeurs. Ce phénomène avait été mis en évidence par Hipparque au IIème siècle av.JC mais c'est seulement au XVII° et XVIII° siècle (ap.JC !) qu'il a été vraiment compris...

HAUT DE PAGE



Une hypothèse...

Les deux caractéristiques que l'on vient de citer (taille et destination) impliquent que les constructeurs des mégalithes devaient avoir bénéficié d'une technologie bien supérieure à celle que l'on prête d'habitude aux peuplades néolithiques. Pour ceux qui sont persuadés de l'existence passée d'une Atlantide à la civilisation développée le scénario plausible ne fait aucun doute:

Lors de l'anéantissement de l'Atlantide, aucun "Atlante d'Atlantide" n'a pu se sauver en raison de la soudaineté de l'événement destructeur (voir le récit de Platon). Cependant, Platon rapporte aussi que l'empire atlante était puissant commercialement. Cela suppose que l'on devait trouver des sortes de comptoirs dans de nombreux lieux et en particulier en Europe ou en Afrique du nord, régions qui (voir "Les glaces du Pléistocène") étaient facilement en liaison avec l'Atlantide par le Gulf Stream.

A partir de là, on peut imaginer (chacun son tour d'imaginer !) que ces Atlantes rescapés ont dû rapidement être conscients d'être les derniers survivants d'une civilisation à jamais disparue. ( Encore une fois, il n'est pas indispensable d'imaginer, comme le font certains illuminés, les Atlantes maîtrisant l'énergie nucléaire, l'informatique ou les voyages interplanétaires. Par contre il est nécessaire de considérer les Atlantes comme étant un peuple nettement plus civilisé que les autres peuples contemporains : chose facilement imaginable, l'Histoire regorge d'exemples de peuples ayant été à un moment donné "en avance" (techniquement) sur les autres.)

Eux qui se tenaient peut-être fièrement en dehors du reste de l'humanité considérée comme barbare, ont dû, pour survivre, s'associer aux autres peuples, leur apporter des bribes de civilisation, leur transmettre les connaissances parcellaires qu'ils possédaient.
N'oublions pas que ces survivants n'ont pas été "choisis" (destruction inopinée) et que dans cette hypothèse il n'a pu s'agir que de marins, de commerçants, d' "Atlantes ordinaires" en quelque sorte, donc ayant, non pas le niveau de connaissance maximum des savants mais le savoir commun minimum du peuple. Avec ce bagage ils ont tenté de faire en sorte que la civilisation continue. Avec une réussite certaine puisque la "révolution néolithique" brise soudainement les habitudes paléolithiques et permet un nouveau départ.

On peut supposer également que leurs connaissances ou leurs outils (?) ont permis la taille et le déplacement facile des mégalithes. Ceci leur a permis de faire construire ces observatoires ( ? ) , ces temples ( ? ) , ces ... ( ? saura-t-on jamais ? ) , nécessaires à la pérennisation de leur identité.

Si l'on pense à la forte probabilité que la destruction de l'Atlantide est liée à la chute d'un corps céleste, peut-être pourrait-on trouver une justification à ces constructions: observatoires destinés à surveiller le ciel pour tenter de prévoir le retour éventuel d'un intrus style astéroïde ou comète, afin d'éviter, étant prévenus avant, un aussi grand désastre que celui qui aurait été subi?

La "civilisation mégalithique" pourrait donc être considérée en quelque sorte comme un sous-produit de la civilisation atlante.

Ceci n'est évidemment qu'une hypothèse, mais la Préhistoire tout entière n'est-elle autre chose qu'une vaste hypothèse fluctuante ?...

Hans Zimmer - Time (Extended) | Inception
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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:17

LA TERRASSE DE BAALBECK, UN LIEU DE PRIÈRE ET D'ASTRONOMIE...

Qalaat Faqra, ou ruines de Faqra est un site archéologique du Liban, situé à Kfardebian englobant un ensemble de ruines de l'époque romaine et byzantine. Le site se trouve sur le Mont-Liban à une altitude moyenne de 1 500 m sur les contreforts du mont Sannine. Il s'agit de l'un des sites les plus importants de la région de la vallée du Nahr El-Kelb, inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'Unesco1.

Les ruines se répartissent en trois secteurs : La tour, le petit temple et le grand sanctuaire. Les deux derniers secteurs ont connu plusieurs restaurations depuis le XIXe siècle alors que la tour est restée intacte depuis2.

Les divinités honorées à Qalaat Faqra sont le dieu topique Zeus Beelgalasos, la déesse Atargatis et le Zeus d'Héliopolis3.

La Tour

Le bâtiment communément identifié à une tour repose sur un socle monumental en forme de cube de 15 m de côté. Une inscription en grec située sur le coin nord-est et une autre sur la porte d'entrée indiquent que le bâtiment a été restauré par l'empereur romain Claudius en 43 apr. J.-C.4 La tour est décorée selon des éléments classiques (dans les supports et l’entablement) et d'autres, originaux (chapiteaux).

Les interprétations divergent quant à la fonction de la tour. Elle a été considérée comme un tombeau, comme un autel monumental, ou parfois comme un poste de guet. Des rapprochements ont été effectués entre ce monument et d'autres mausolées du Proche-Orient, qui tiennent eux-mêmes des mausolées hellénistiques présents en Anatolie. Ceci a permis de supposer qu’une pyramide couronnait l'édifice conçu comme un monument funéraire. Mais cette hypothèse a ensuite été abandonnée, aucun reste de pyramide n’ayant été retrouvé dans les environs3.

Deux autres édifices sont observables dans les environs de la tour. Le plus grand est un autel monumental servant à effectuer des sacrifices, dont la fonction est attestée par la découverte de débris d’ossements et de cendres dans ses ruines3.
Le petit temple

Le petit temple se situe au sud du site, surplombant un ruisseau affluent du Nahr el-Kelb. L'édifice est constitué d’un temple païen auquel a été adossé une basilique chrétienne.

Le temple se présente sous la forme d'une cella classique rectangulaire longue d'environ 18 m et large de 9 m. Elle est ouverte au nord-est et accessible par une porte unique. Mais dans l'ensemble il est certain que le temple n'a plus aujourd'hui sa forme originelle. L'attribution communément admise du temple païen à la déesse Atargatis est due à la présence d'une dédicace datée du Ier siècle apr. J.-C., découverte lors du dégagement de l'édifice. Le texte est un exemple de dédicaces faites par les dieux puisqu'il s'agit d'un souhait de bonne santé de la déesse syrienne destiné à Agrippa II et sa sœur Bérénice. Sa valeur historique est d'attester la domination d'Agrippa II sur cette partie du Mont-Liban5,3.

Accolée au mur nord de l'édifice païen se trouvent les ruines d'une basilique chrétienne protobyzantine datant du Ve siècle apr. J.-C.La configuration du temple païen et son état chaotique auraient été la cause de la construction du sanctuaire chrétien à côté de lui et non à l'intérieur. Il est fort probable que le temple romain ait déjà été désaffecté depuis longtemps lors de la construction de la basilique. La découverte d'une cuve cultuelle païenne réemployée comme cuve baptismale tend à indiquer que le temple aurait été alors transformé en baptistère3.
Grand sanctuaire

Le secteur du grand sanctuaire se situe entre celui de la tour au nord et celui du petit temple au sud.
Architecture

Le mur extérieur du sanctuaire est long d'environ 75 m et large de 35 m. À l'est, la façade est ornée de pilastres et bordée d'un portique de 6 m de profondeur. Une large pote aménagée au milieu du péribole permet d'accéder à l'intérieur du sanctuaire.

À l'intérieur le sanctuaire se divise en deux parties: d'abord une cour carrée dallée bordée sur trois cotés de portiques qui par des escaliers conduit ensuite à une terrasse supérieure ou se trouve le temple. Le temple ne repose pas sur un véritable podium mais sur un massif de fondation. Ses murs sont construits en appareil double, avec des blocs de grès ocre. Le prostyle lui, se compose de blocs taillés dans du calcaire gris.
Datation

La construction du sanctuaire est datée du Ier siècle apr. J.-C. en se fondant sur le décor des portiques et sur les caractéristiques architecturales du temple (cella profonde, absence de podium. Cependant, il est possible que l’aménagement du sanctuaire se soit poursuivi sur une longue période.
Attribution

Le sanctuaire est attribué au Jupiter d'Héliopolis, l'actuelle Baalbeck. Elle se fonde sur la dédicace d’un petit autel au Zeus d’Héliopolis, découverte dans les ruines de la cella. En réalité aucune conclusion n'est assurée ni par cette inscription, ni par les textes lus sur les architraves des portiques de la cour ou du temple.
Références

↑ « Unesco - Ensemble du site naturel de la Vallée du Nahr el Kelb avec les monuments et les sites archéologiques qui s'y trouvent » [archive], sur whc.unesco.org (consulté le 10 septembre 2013)
↑ (en) Niels Bargfeldt, « <Qalaat Faqra: Tower and Altars », Agora,‎ 2011 (lire en ligne [archive])
↑ a, b, c, d et e Julien Aliquot, La Vie religieuse au Liban sous l'Empire romain, Presses de l’Ifpo, 2009 (ISBN 9782351592991, lire en ligne [archive])
↑ « Ikama - Liban héritage National » [archive], sur ikamalebanon.com (consulté le 9 septembre 2013)
↑ (en) Andreas J.M.Kropp, Images and Monuments of Near Eastern Dynasts, 100 BC - AD 100, Oxford University Press, 2013 (ISBN 978-0199670727, lire en ligne [archive])

Baalbek (écrit aussi Baalbeck ou Baalback ou Balbeck ou Balback ou Baalbec, en arabe بعلبك) est l’ancienne Héliopolis des Romains. Aujourd’hui, la ville moderne, chef-lieu du district de Baalbek, au Liban, compte environ 80 000 habitants, La température la plus élevée du Liban y a été recensée avec 47 °C.

La ville antique, se situe dans le nord de la plaine de la Békaa, est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, avec des traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le complexe de trois temples géants laissé par les Romains comprend :

Le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain,
Le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite,
Le temple de Vénus.

Histoire
La ville phénicienne

L’histoire de Baalbek remonte au moins à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Baalbek était une ville phénicienne florissante où était célébré le culte de Baal, le dieu de l'orage et de la pluie chez les Phéniciens et les Cananéens. À cette époque, le culte s’adressait donc à cette divinité orientale : Baal, dieu de la foudre qui donnait aussi des pluies bienfaisantes, et qui formait avec Astarté, sa parèdre féminine, le couple divin le plus populaire dans la zone phénico-cananéenne.
La ville hellénistique et romaine
Monnaie frappée en la cité d'Héliopolis
Reconstitution du sanctuaire de Baalbek au temps de sa splendeur

La ville fut ensuite appelée Héliopolis, « Ville du Soleil ». Selon certaines hypothèses, ce nom fut donné au Baalbek de l’époque hellénistique, car les Grecs identifiaient Hélios, dieu du Soleil, à Adad[pas clair]. D’autres affirment que la ville antique reçut ce nom à l’époque romaine, lorsque Marc-Antoine la concéda à Cléopâtre. Les vestiges visibles remontent surtout à l’époque romaine.

La ville fut conçue sur un plan classique. Les rues s’y organisèrent en damier sur la base de deux grandes artères, le decumanus et le cardo. Le site comporte trois sanctuaires principaux : ceux de Jupiter, de Bacchus et de Vénus, bâtis par les empereurs Néron, Trajan, Hadrien et Antonin le Pieux.

C’est pour montrer la toute-puissance de l’Empire romain qu’Auguste décida la construction d’un grand sanctuaire à Héliopolis. Les travaux commencés sous son règne, vers 14 av. J.-C., se prolongèrent pourtant jusqu’à la fin du IIe siècle. Le sanctuaire fut bâti en conformité avec les principes caractérisant l’architecture religieuse romaine, et les éléments du décor furent empruntés au répertoire ornemental gréco-romain, mais l’organisation tint compte des usages religieux de l’Orient. À titre d’exemple, les autels de Baalbek étaient beaucoup plus importants que ceux des sanctuaires romains. De même, les temples comportent des escaliers, à côté de leur entrée principale, qui permettent d’accéder au toit. Ceci servait sans doute à des activités culturelles orientales. Or, ce genre d’escaliers n’existe pas dans les temples romains.

À l’époque romaine donc, les cultes orientaux originaux se transformèrent en cultes mystiques destinés à consacrer la renaissance après la mort. Dans ce contexte, le sanctuaire de Bacchus commença à connaître un grand succès, notamment dans les cités de la côte phénicienne. Puis, les mystères de Bacchus conquirent Rome. Cette évolution fit donc qu’Adonis fut assimilé à Bacchus, et non à Hermès, et amena à lui dédier un grand temple dont la décoration intérieure comporte maintes allusions à sa personnalité divine.

C'est dans cette ville qu'a été exhumée la statue de Jupiter héliopolitain, ou « bronze Sursock », acquis par le musée du Louvre en 1939 (bronze doré, hauteur 38,4 cm)1,2.
La ville depuis le Moyen Âge

Plusieurs tremblements de terre, destructions et autres constructions médiévales firent perdre à Baalbek une partie de sa splendeur ancienne. Le dernier grand tremblement de terre date de 1759, et fit s’effondrer trois des neuf colonnes du temple de Jupiter. Le festival d’été de Baalbek, qui a commencé en 1955, a pourtant fait revivre la Ville du Soleil.

Le site archéologique fut transformé en citadelle arabe. Une mosquée fut construite sur le site à l’aide de pierres trouvées sur place; les murs du temple de Jupiter furent déplacés de quelques mètres pour en faire une formidable muraille.
Description
A : Temple de Jupiter ; B : Temple de Bacchus ; C : Cour hexagonale ; D : Grande cour.
Sanctuaire de Bacchus
Le temple de Bacchus

Le sanctuaire de Bacchus, construit au IIe siècle, est le mieux conservé. On y pénètre par un escalier à trois volées, comme dans le temple de Jupiter. Le temple lui-même est périptère. Bien que de dimensions inférieures à celles du temple de Jupiter (69 mètres de long sur 36 de large avec des colonnes hautes de 22 mètres), il figure, lui aussi, parmi les plus grands temples du monde romain. Il se composait d’un pronaos précédé de huit colonnes et d’une cella, entourée de demi-colonnes, comportant au fond un escalier menant à un adyton où trônait la statue du dieu. Ses 42 colonnes supportent un entablement relié au mur de la cella par d’énormes dalles. Sur l’un d’entre eux qui est à terre, on voit un serpent mordre Cléopâtre. Ce portail très fin est classé parmi les plus beaux du monde romain. À l’angle sud-est du temple, se dresse une tour mamelouke datant du XVe siècle. Elle servait de résidence au gouverneur de la citadelle. Derrière le mur fortifié et le temple, se trouve encore une mosquée remontant au temps des Ayyoubides.
Grande cour

La grande cour ou la cour des sacrifices, très étendue (134 et 112 mètres), était entourée d’un élégant portique dans lequel s’ouvraient quatre exèdres semi-circulaires et huit rectangulaires. Au centre de ce vaste espace, s’élevaient un autel pour les sacrifices et une tour flanquée de deux colonnes de granit rouge et gris dont il ne reste que de rares vestiges. La tour servait probablement de lieu utilisé par les pèlerins pour suivre les cérémonies. Elle fut détruite vers la fin du IVe siècle pour donner place à une basilique chrétienne qui fut, elle aussi, détruite à une époque ultérieure. Il ne reste de la basilique que quelques parcelles de l’autel, notamment des parties en bois qui abritaient les fidèles ainsi que de grandes parties du portique et de ses éléments décoratifs.
Vue panoramique de la cour principale du complexe religieux de Baalbek
Cour hexagonale

À côté de la cour des sacrifices, la cour hexagonale de 50 mètres de long, à ciel ouvert, construite dans la première moitié du IIIe siècle, était entourée à l’origine d'un portique de 30 colonnes et de quatre exèdres rectangulaires richement décorés.

Cette cour fut également transformée en église dédiée à la Sainte Vierge entre la fin du IVe et le début du Ve siècle. La ville est un ancien évêché.
Temple de Jupiter
Temple de Jupiter
Temple de Jupiter.

Le temple de Jupiter, le plus ancien, fut construit en plusieurs étapes. Le temple était déjà bien avancé sous Néron, mais l’ensemble ne fut achevé et inauguré qu’au IIIe siècle. On y accède par un propylée : un escalier monumental conduit à un portique à douze colonnes encadré de deux tours. Selon une inscription latine, un légionnaire aurait fait recouvrir d’or l’un des deux chapiteaux des colonnes. Par un escalier monumental à trois volées, les prêtres atteignaient le temple de Jupiter dont ne subsistent que six colonnes, hautes de vingt-deux mètres, avec une base de 2,20 mètres de diamètre. Ce temple est le plus grand (88 mètres sur 48) de tout le monde romain. Il était probablement périptère, avec dix colonnes en façade et dix-neuf sur les longs côtés. Si son plan intérieur était similaire à celui du temple de Bacchus, il comportait un pronaos précédé de huit colonnes et d’une cella.
Temple de Vénus

Le temple de Vénus se caractérise par l’originalité de son plan circulaire ainsi que par l’harmonie de ses formes, dans une cité dont les autres sanctuaires sont marqués par le gigantisme. Dans une carrière située près de la cité, on peut découvrir la pierre de la femme enceinte, l'une des plus grandes pierres taillées au monde, avec 21 m de long pour 4,5 m de hauteur et de largeur et une masse d’environ 1 000 à 1 200 tonnes.
La ville aujourd’hui

La zone verte de Baalbek est connue sous le nom de Ras El Ayn (رأس العين) ; il s’agit d’une grande zone verte formée d’un boulevard ovale.
Festival international de Baalbek

Le Festival international de Baalbek, est un grand événement culturel, organisé en été.

Des activités culturelles sont organisées dans les ruines romaines à partir de 1955. En 1956, gérée par des bénévoles, l’association prend le nom officiel de « Festival international de Baalbek ». Cette institution, soutenue par le président de la République de l’époque, Camille Chamoun, devient alors une des institutions officielles du gouvernement dont la mission est de promouvoir la vie culturelle et touristique du pays. En 1966, le festival fonde une école d’art dramatique dans le but de promouvoir le théâtre libanais.

En vingt ans, le Festival international de Baalbek a acquis une renommée internationale et les artistes du monde entier et de toute discipline viennent s'y produire : des compagnies de danse (l'Australian Ballet, The Royal Ballet, l'Alvin Ailey American Dance Theater…), des orchestres (l'Orchestre symphonique du Liban, l'Orchestre symphonique de Pittsburgh, l'Orchestre philharmonique de New York…), des solistes (Henri Goraieb, Abdel Rahman El Bacha, Claudio Arrau…) des chanteurs lyriques, de jazz ou de variété (Plácido Domingo, Ella Fitzgerald, Johnny Hallyday…) et des compagnies de théâtre (la Comédie-Française, le Théâtre national de Belgique…).

Les activités du Festival international de Baalbek ont été interrompues en 1975, durant la guerre civile, jusqu'à la reprise, en 1997.
Relations internationales
Article connexe : Liste des villes jumelées du Liban.
Jumelage

La ville de Baalbek est jumelée avec les villes suivantes :

Drapeau de l'Italie Bari (Italie),
Drapeau de l'Italie L'Aquila (Italie),
Drapeau de la Grèce Thrace (Grèce),
Drapeau de la France Aix-en-Provence (France).

Galerie

Plan extrait de l'Encyclopædia Britannica, 1911

Propylées du temple de Jupiter

Grande Cour

Temple de Jupiter vu de la Grande Cour

Temple de Jupiter

Temple de Bacchus, vu du temple de Jupiter.

Entrée du temple de Bacchus

Temple de Bacchus

Temple de Bacchus

Pierre de la femme enceinte

Notes et références

↑ « Persée » [archive], sur www.persee.fr (consulté le 14 juillet 2015)
↑ « Jupiter Héliopolitain, dit "Bronze Sursock" - Arts & Spectacles - France Culture » [archive], sur www.franceculture.fr (consulté le 14 juillet 2015)

Bibliographie

Lina Murr Nehmé, Baalbek la Phénicienne, Aleph et Taw, François-Xavier de Guibert, 2001

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Baalbek, sur Wikimedia Commons

Liens externes

(fr) cité romaine [archive]
(ar) (fr) (en) Fiche de la Municipalité de Baalbek - Localiban [archive]
Panorama interactif en 360 degrés du temple de Baal a Baalbek - Par Melkan Bassil [archive]
Daguerréotypes de Balbec sur La BNF par Joseph-Philibert Girault de Prangey [archive]

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Temples romains hors de Rome
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Patrimoine mondial au Liban

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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:18

Le bassin de Siloé, Siloam ou Silwan, en grec κολυμβηθρα του Σιλωαμ (kolymbēthra tou Silōam), en hébreu שִּׁלֹחַ (šilōaḥ) ou שֶּׁלַח (šelaḥ), désigne différents réservoirs situés au sud de la colline de l'Ophel dans la partie inférieure de la cité de Jérusalem du temps du royaume de Juda. Il collecte l'eau le long du flanc est de la colline. C'est un lieu mentionné tant dans la Bible hébraïque que dans le Nouveau Testament : c'est le bassin d'Ézéchias, et l'endroit où Jésus envoya se laver l'aveugle de naissance qu'il guérit dans l'Évangile selon Jean. Le bassin actuel est situé dans le district de Silwan à Jérusalem, juste au sud et en dehors des murs d'enceinte de la Vieille Ville.

Sommaire

1 Le bassin d'Ézéchias
2 Le bassin inférieur
3 Le bassin supérieur
4 Notes
5 Bibliographie

Le bassin d'Ézéchias

Selon la Bible hébraïque1, le bassin est construit sous le règne d'Ézéchias vers 700 av. J.-C.. Il doit assurer l'approvisionnement en eau de Jérusalem face à l'attaque de Sennacherib. Ézéchias fait alors creuser une tunnel, qui est identifié au « Tunnel d'Ézéchias » découvert au XIXe siècle. Le tunnel redirige les eaux de la source de Gihon située à l'est de la cité vers un côté moins vulnérable de la ville. La localisation de ce premier réservoir n'est pas connue2.
Le bassin inférieur
Le bassin inférieur (partiellement dégagé). Au fond, le minaret de la mosquée construite au-dessus du bassin de l'époque byzantine.

Le bassin inférieur est un réservoir alimenté par un canal depuis la source de Gihon. Le lieu est connu en arabe sous le nom de Birkat al-Hamra3. Le canal qui l'alimente date de l'âge du bronze moyen et a été appelé « canal II » par les archéologues du début du XXe siècle. Il longe le versant ouest de la vallée du Cédron. Ce canal ou aqueduc est partiellement couvert et partiellement découvert. Un certain nombre d'ouvertures permet d'irriguer la vallée. L'alimentation en eau de la vallée permet le développement de la végétation. Le « jardin du roi » mentionné dans le deuxième livre des Rois est probablement à situer dans ce secteur4.

Après l'Exil, le bassin inférieur est appelé « piscine de Shelah »5. Pendant la période du Second Temple, l'historien juif Flavius Josèphe mentionne la « fontaine de Siloam » et la situe au sud de la vallée du Tyropœôn (B.J. 5.4.2). Le Talmud indique que pendant la fête de Soukkot, de l'eau est puisée à la fontaine de Siloé et transportée en procession jusqu'au Temple et à l'autel (Soukkot 4:9)6.

Un large bassin trapézoïdal de 60x50m est construit vers le Ier siècle av. J.-C.. Il a été mis au jour en 20047. Seule une partie du bassin a été dégagée. Le reste semble s'étendre sous un jardin appartenant à l'Église grecque orthodoxe. L'accès au bassin se fait par trois séries de cinq marches en pierre, séparées par de larges plateformes. Au moins trois des côtés du bassin étaient équipés de marches. Les plateformes facilitaient peut-être l'usage de l'eau à des fins rituelles pour les pèlerins venant à Jérusalem3. Sous les pierres du bassin, on a trouvé les traces d'un bassin plus ancien datant de l'époque hasmonéenne. Les marches de ce premier bassin n'étaient pas en pierre mais en plâtre. Quatre monnaies d'Alexandre Jannée permettent de dater cette première phase de construction de la fin de la période hasmonéenne ou du début de la période hérodienne. Le bassin est utilisé jusqu'à la destruction de Jérusalem par les Romains. On y a retrouvé des pièces datant de la Grande Révolte2. Selon Josèphe, le bassin est détruit en même temps que le reste de la ville :

« les Romains chassèrent les brigands de la ville basse et brûlèrent tout jusqu'à la fontaine de Siloé »

— Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, 6
Le bassin supérieur
Bassin de Silwan

Le bassin actuellement connu comme la « piscine de Siloam » est situé au nord du bassin inférieur. En 333, l'Anonyme de Bordeaux décrit une piscine qui date probablement d'une reconstruction sous Hadrien. Une église est construite au Ve siècle par l'impératrice byzantine Eudoxie à la sortie du tunnel d'Ézéchias pour commémorer le miracle de l'aveugle que Jésus de Nazareth envoie à la piscine de Siloé8. Cette église est mentionnée dans plusieurs itinéraires de pèlerinage de l'époque byzantine. L'Anonyme de Plaisance en donne une description. L'église est détruite par les Perses en 614. La colonnade entourant la piscine est encore décrite au Moyen Âge6. Une mosquée est construite sur le site en 18909.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bassin de Siloé, sur Wikimedia Commons

Notes

↑ 2 Rois 20,20, 2 Chroniques 32
↑ a et b Shanks 2005
↑ a et b Murphy-O'Connor 2008, p. 129
↑ 2 Rois 25,4
↑ Néhémie 3,15
↑ a et b Mare 1992
↑ Bains de Siloé Révélés (BibléLieux.com) [archive]
↑ Jean 9
↑ Murphy-O'Connor 2008, p. 131

Bibliographie

Jérôme Murphy-O'Connor, The Holy Land, Oxford University press, coll. « Oxford Archaeological Guides », 2008 (ISBN 978-0-19-923666-4)
Jérôme Murphy-O'Connor, Guide archéologique de la Terre Sainte, Paris, Denoël, 1982
W. Harold Mare, « Siloam, pool of », dans Anchor Bible Dictionary, vol. 5, 1992
Hershel Shanks, « The Siloam Pool. Where Jesus Cured the Blind Man », Biblical Archaeology Review, no 31,‎ 2005 p. 16–23


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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 4:35

L’inscription de Siloam, inscription de Silwan ou inscription de Siloé est un passage de texte inscrit dans le tunnel d'Ézéchias qui amène l'eau de la source de Gihon au bassin de Siloé, située dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est.

L'analyse épigraphique montre que l'inscription date des VIIIe / VIIe siècle av. J.-C.1. L'inscription remonterait à la construction du tunnel sous les règnes des rois Ézéchias ou Manassé2. C'est parmi les plus anciennes traces existantes dans ce genre écrites en hébreu avec l'alphabet paléo-hébraïque.
Références

↑ (en) Ronald S. Hendel, « The Date of the Siloam Inscription : A Rejoinder to Rogerson and Davies », The Biblical Archaeologist, American Schools of Oriental Research, vol. 59, no 4,‎ 1999 (JSTOR 3210565)
↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

ET

Le tunnel d'Ézéchias ou tunnel de Siloé, a été construit à Jérusalem avant 701 av. J.-C. sous le règne d'Ézéchias, roi de Juda, pour ravitailler la ville en eau en cas de siège (il est mentionné dans 2Rois 20:20 [archive] et dans 2Chron 32:30 [archive]).

C'est un site d'un grand intérêt archéologique : avec celui d'Eupalinos, situé dans l'île de Samos en Grèce et datant du VIe siècle, ce tunnel est considéré comme une des plus grandes œuvres en matière d'ingénierie hydraulique de la période préclassique. Le tunnel a été découvert en 1838 par le théologien américain Edward Robinson (en).

Description
Le plan du tunnel.

Le tunnel a une longueur de 533 mètres avec une galerie de 1,63 mètres de hauteur ; il relie la source de Gihon au bassin de Siloé sur un dénivelé de 2,27 mètres. D'après l'inscription de Silwan, il aurait été creusé sous la cité de David, au sud-est de la Vieille ville, par deux équipes travaillant à chacune des extrémités et se rejoignant en son milieu. Le tunnel a une curieuse forme en « S ». Selon l'architecte Henry Sulley (en), cette forme s'expliquerait par le fait qu'il suit une fissure naturelle dans le rocher. Pour le géologue israélien Dan Gill, les deux équipes de creusement auraient plutôt suivi une dissolution de tunnel karstique et naturelle.
Contexte historique

Selon le Deuxième livre des Rois, un tunnel est construit avant 701 av. J.-C. sur ordre d'Ézéchias, roi de Juda de 721 à 698 av. J.-C. Le roi de Juda a dû faire face à l’afflux considérable de réfugiés qui, durant la deuxième moité du VIIIe siècle, fuyaient l'avancée des armées assyriennes; celles-ci avançaient, à travers la Syrie et la Palestine en direction de l’Égypte. Cet afflux était particulièrement important après la chute de Samarie, capitale du Royaume d'Israël en 722 av. J.-C.. Ézéchias fait entourer Jérusalem, qui s'était étendue vers l'est et le sud, de murailles, et assurait l'approvisionnement en eau de la ville par un tunnel. Le royaume de Juda est largement dévasté par l'armée du roi assyrien Sennacherib mais Jérusalem, qui n'a visiblement pas été assiégée, est épargnée. Ézéchias envoie une ambassade à Ninive pour se soumettre et paie un lourd tribut de 30 talents d’or et 800 talents d’argent.

Le tunnel est généralement considéré comme un des préparatifs d'Ézéchias face à la menace assyrienne. Certains chercheurs estiment cependant que le tunnel n'est pas une œuvre militaire et que son percement s'inscrit mieux dans le contexte du développement de Jérusalem sous le règne de Manassé, le fils d'Ézéchias1.
L'inscription
L'inscription de Siloé.

Une inscription en hébreu ancien, dite inscription de Silwan, fut découverte par hasard en juin 1880, à 2 mètres de hauteur et à 6 mètres de la sortie de Siloé. Elle est la plus ancienne inscription connue en hébreu classique. Elle relate la fin des travaux. Bien que le texte soit en partie endommagé, la reconstitution en est possible. Le voici :

« ...Le creusement. Voici l’histoire du creusement. Pendant que les tailleurs de la roche brandissaient leurs outils chacun en face de ses compagnons, un moment où manquaient trois coudée (1,50 m) pour la perforation, la voix d’un homme fut entendue, demandant à son compagnon pourquoi il y avait une crevasse. À la droite… Le jour de la perforation, les mineurs frappèrent chacun pour rencontrer son compagnon… et les eaux s’écoulèrent de la source jusqu’à la piscine, environ 1200 coudées (533 m). La roche était à 100 coudées (50 m) au-dessus de la tête des tailleurs de la roche. »

La pierre se trouve désormais au Musée des Œuvres de l'Orient Ancien à Istanbul.
Un tunnel plus ancien

Un tunnel plus ancien, plus profond mais de moindres dimensions, fut découvert en 1889. Il relie également la source de Gihon au Bassin de Silwan, mais par un tracé plus direct. Ce tunnel est connu sous le nom de Canal de l'âge de bronze moyen, à cause de sa datation. L’archéologue israélien Ronny Reich (en), spécialiste de l'ancienne Jérusalem, a calculé qu'il a été construit vers 1800 av. J. C. (donc durant l'Âge du bronze), et donc que l'eau de la source a été déviée des siècles avant le règne d'Ézéchias. La construction originale se comprend comme un fossé profond d'environ 6 mètres, couvert par de large plaques de roche cachées ensuite par la végétation. Ce canal est plus étroit que le tunnel, mais on peut y marcher dans la plus grande partie. En plus de sa sortie près du bassin de Siloé, le canal a plusieurs ouvertures qui permettent d'irriguer les jardins face à la vallée du Cédron.
Références

↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

Voir aussi

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Liens externes

Le tunnel d'Ézéchias sur biblelieux.com [archive]
Le tunnel d'Ézéchias [archive]
http://www.interbible.org/sebq/philatelie/2003/2003/phi_030926.htm Les antiques systèmes hydrauliques en Israël en timbres postaux [archive]
Images du canal de l'âge de bronze [archive]

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DE LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME
ET J'Y AJOUTE LES FEMMES AUX PLURIELS ET LEURS ENFANTS...
LE MYSTÈRE DE LA PRIÈRE EST UN ASPECT DU PERSONNEL QUE L'ON VEUT RENDRE COLLECTIF...
L'HARMONIE EST LE RESPECT ET LE RESPECT EST DE NE PAS TUER ET DE FAIRE SOUFFRIR...
SELON MA CONNAISSANCE DU LIVRES DES JUGES ET DE LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVIER,
COMPOSÉE DE LA RÉPUBLIQUE D’ISRAËL ET DE LA COMMUNAUTÉ PARLEMENTAIRE DE LA PALESTINE...
AMIE ET ALLIÉE DE LA RÉPUBLIQUE DU CÈDRE OU TERRES DU LIBAN.
UNE ÉLECTION COMMUNE POUR DEVENIR UN PARTAGE ET UN SECOURISME DEVANT L’ADVERSITÉ:
L’HÉRITAGE DU SANG ET LE PARTAGE DE L'EAU...
L'EAU N'ENGENDRE PAS TOUJOURS L'EAU ET LE SANG N'ENGENDRE PAS TOUJOURS LE SANG:
CELA EST LE MYSTÈRE DU PARDON FACE à L’HÉRITAGE ET à L'EAU
ET DEVANT LA CRUAUTÉ ET LA TYRANNIE...

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS   Lun 30 Oct à 10:10

LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS
OU LA LUNE...
DÉDIÉ AU GRAND YETI...

IL EST BEAU D'Y CROIRE SI VOUS CHERCHEZ LA PAIX...
J'AI CHOISI LA SAGESSE ET CELLE CI ME DONNA LE CHOIX
ENTRE L'AMOUR ET LE POUVOIR. J'AI CHOISI L'AMOUR
CAR IL CONDUIT AU POUVOIR.

ALORS, LA SAGESSE ME BANNI ET JE PUS ALLER PORTER MES PLAINTES À LA LUNE.
LA LUNE SURPRISE ME DEMANDA POURQUOI.

EN ÉTANT BANNI, JE PEUX PORTER MES MOTS DANS TA CLARTÉ
ET TU SERA MON PLUS TERRIBLE PROFESSEUR CAR À MES YEUX,
LA POÉSIE EST LE PLUS BEAU DES BIENS QUE L'ON PUISSE OFFRIR
À LA SAGESSE ET À L'AMOUR; C'EST UN DON DEVANT LE POUVOIR.
LA LUNE DEVIENT SOURIANTE ET LE SOLEIL SE FAIT SOUFFLE DES SENTIMENTS.
TOUT COMME LES SCIENCES HUMAINES, SOCIALES ET ARTISTIQUES,
LA LAÏCITÉ EST UNE SOURCE INSCRITE DANS LE SANCTUAIRE DES LIVRES...

ÉCRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS ALIAS TAY La chouette effraie.


Le Tian Shan (caractères chinois : 天山 ; pinyin : tiān shān ; littéralement : « montagnes célestes » ; parfois orthographié Tien Shan), aussi appelé Tangri Tagh (en langues turques tangri, « Dieu (ciel) » et tagh, « montagne »), est une chaîne de hautes montagnes d'Asie centrale située au nord-ouest du bassin du Tarim (occupé en grande partie par le désert du Taklamakan). C'est le cinquième relief du monde après l'Himalaya, les Andes, les Rocheuses et le Pamir1.

Géographie
Situation, topographie
Carte de Tian Shan.
Vue des monts Tian depuis l'espace, en octobre 1997, avec le lac Yssyk Koul au nord, au Kyrgyzstan.

La chaîne s'étend d'est en ouest à partir du territoire de la province chinoise du Xinjiang. Longeant la frontière sud du Kazakhstan avec le Kirghizistan, elle se termine à l'ouest en rejoignant le côté nord des montagnes du Pamir. D'est en ouest, leur longueur totale est de 2 500 km pour une largeur nord-sud de 100 à 400 km. La longueur de la section sur le territoire chinois est de 1 700 km, soit les deux tiers de la surface totale2. Au Kirghizstan, les monts Tian sont situés au sud-est de la mer intérieure que forme le lac salé d'Yssik Koul.

Les plus hauts sommets des monts Tian sont le Jengish Chokusu (7 439 m), anciennement pic Pobedy, et le pic Khan Tengri (7 010 m). L'altitude moyenne est de 4 000 m2.
Hydrographie
Vue de la rive sud, le lac Yssyk Koul (6 236 km2 à 1 606 m d'altitude), 2e plus grand lac de montagne du monde après le lac Titicaca.

Il y a 15 953 glaciers dans le massif, d'une surface totale de 15 416,41 km2, représentant un volume de glace de 1 048,247 km3. 9 081 de ces glaciers (57 % des glaciers du massif) sont sur le territoire chinois, soit une surface de 9 235,96 km2 (59,9 % de la surface de glaciers dans le massif) et un volume de glace de 1 011,748 km3, (96,5 % du volume de glace du massif entier)2.
Géologie

Depuis le Précambrien (600 millions d'années), les monts Tian sont passés de l'état d'ancien continent à celui d'ancienne mer, s'élevant en montagnes érodées en pénéplaine puis relevés de nouveau en hautes montagnes. les mouvements tectoniques récents ont joué un rôle décisif dans la configuration actuelle de cette montagne, formant d'énormes chaînes et des bassins avec failles et terrasses. Des couches de sédiments très épaisses se sont accumulées dans les bassins, érodées par la suite en canyons et en falaises formant les grands paysages de canyons rouges du Tertiaire2.
Climat

Les montagnes du Tianshan sont une division naturelle entre les zones mi-tempérées et tempérées chaudes du Xinjiang2. Les flancs sud et nord du pic Tomur présentent respectivement de très nettes différences de précipitations, sol et végétation. Le climat du flanc nord est de type montagnard semi-humide, celui du flanc sud est de type semi-aride3.
Faune

L'est du Tian Shan abrite plus de 400 espèces animales, dont des représentants d'espèces en danger à des degrés divers tels que l'once (Uncia uncia ou léopard des neiges ; IUCN 2009 ; CITES 2007), le cygne chanteur (Cygnus cygnus ; IUCN 2009 ; CITES 2007), le cerf élaphe (Cervus elaphus ; IUCN 2009), le podoce de Biddulph (Podoces biddulphi ; IUCN 2009), l'argali (Ovis ammon ; IUCN 2009), l'ibex de Sibérie (Capra sibirica ; IUCN 2009), etc.2.

La population totale des léopards des neiges, localisée en Asie du Centre et du Sud-Est, est d'environ 2 500 individus dont plus de 1 650 dans le Xinjiang. Sur les flancs du pic Tomur (Jengish Chokusu) on en trouve plus de 600, servis par de bonnes populations d'espèces proies notamment d'argalis et de yanghirs2.
Flore

L'est du Tian Shan possède l'éventail de distribution botanique le plus complet dans le Tian Shan : désert, steppes désertiques, arbustes, forêts de vallées, forêts de fruitiers sauvages (pommiers, abricotiers, noyers, pruniers, etc.), forêts mixtes d'épicéa et d'arbres à feuilles caduques, populations de Picea schrenkiana, cyprès et buissons, prairies alpines, et des glaciers et sommets enneigés. Elle inclut les principales formations écologiques du Tian Shan, telles que Picea schrenkiana, Malus sieversii, Armenica vulgaris4, Betula tianschanica, Populus tremula, Juniperus sabina, Juniperus pseudosabina5, Tamarix ramosissima, Haloxylon ammodendron, Bothriochloa ischaemum, Thylacospermum caespitosum, etc. Elle contient plus de 1 800 espèces de plantes, dont des plantes en danger de disparition (l'orchidée Goodyera repens par exemple ; CITES 2007) et des plantes endémiques (Saussurea involucrata, Tulipa sinkiangensi, etc.)2

Picea schrenkiana, fossile vivant pour l'évolution biologique, est une espèce ancienne d'arbre remontant au Tertiaire et sa distribution est limitée au Tian Shan. La réserve naturelle de Gongnaisi (Xinjiang) est riche en arbres de 70 mètres de hauteur, de 1,7 mètre de diamètre et représentant 50 m3 de volume de bois2.

Les forêts de fruitiers sauvages, notamment pour le pommier sauvage Malus sieversii, représentent une richesse génétique exceptionnelle et essentielle dans la lutte contre les maladies de tous les cultivars des espèces concernées. En effet, ces espèces sauvages cohabitant dans le Tian Shan (Kazakhstan et Chine principalement) montrent une résistance inhabituelle aux maladies6, notamment la tavelure du pommier7. Cette réponse face aux maladies est en elle-même une indication sûre de la richesse de leur génome par rapport à celui de leurs descendants domestiques6.
Histoire
Piotr Semionov-Tian-Chanski, explorateur russe de cette région au XIXe siècle.

Les villes-oasis de la route de la soie, dont une branche contournait par le nord le désert du Taklamakan du bassin du Tarim, sont situées en contrebas de la face sud des Tian Shan1. À Kashgar, situé en Chine, à l'extrême pointe occidentale du bassin du Tarim, cette route coupait à travers les montagnes du Tian Shan en bifurquant vers le nord et vers Bishkek dans la province d'Almaty au sud du Kazakhstan8.

Les monts Tian font partie des monts sacrés du tengrisme.

Deux cent kilomètres à l'est de Bishkek, les monts Tian autour d'Almaty sont le berceau de Malus sieversii, récemment confirmé comme l'ancêtre commun à tous les cultivars de pommiers (le nom d'Almaty ou Alma-Ata en kazakh signifie « grand-père des pommes »).
Activités
Protection environnementale

La partie orientale des monts Tian, présentée candidate au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 20106 par la Chine, inclut six réserves naturelles nationales de Chine : la réserve naturelle nationale de Tomur (N 41°50, E 80°20), la réserve naturelle nationale de Kuerdening (N 43°10, E 83°00), le parc national de Tianshan Tianchi (N 43°50, E 88°13), la réserve naturelle nationale de Bayinbuluke (N 44°40, E 88°50), le parc national de Sayram (N 42°50, E 84°15) et le parc national de Nalaty (N 43°15, E 84°00)2.

La réserve naturelle nationale du Pic Tomur est la seule réserve naturelle parmi les vingt-cinq présentes dans le Xinjiang9, à protéger des écosystèmes de montagnes3. Située à six kilomètres au sud du tripoint des frontières de la Chine, du Kazakhstan et du Kyrgyzstan, elle comprend 23,76 millions d'hectares situés dans le district administratif du Wensu faisant partie de la région autonome du Xinjiang. Elle couvre une grande partie des monts Tian en territoire chinois2.
Tourisme
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Références

   ↑ a et b Glossaire de la Route de la soie [archive]
   ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Xinjiang Tianshan [archive] sur le site de l'UNESCO.
   ↑ a et b Tomur Peak National Nature Reserve [archive] sur le site de Tianshannet, source d'informations sur le Xinjiang autorisée par le gouvernement chinois.
   ↑ (en) Armenica vulgaris [archive] sur le site Plants for the planet.
   ↑ (en) Juniperus pseudosabina [archive] dans Conifers, banque de données sur les gymnospermes.
   ↑ a, b et c « Sauvons les pommes », Science et Vie, no 1130, novembre 2011, p. 90-97.
   ↑ Evaluation of Malus sieversii seedlings from Kazakhstan for disease resistance and time of leafing [archive], sur le site de la Société internationale pour la science de l'horticulture (International Society for Horticultural Science).
   ↑ Carte de la route de la soie [archive]
   ↑ Liste des réserves naturelles du Xinjiang [archive] sur le site de Tianshannet, source d'informations sur le Xinjiang autorisée par le gouvernement chinois.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

   les Tian Shan, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

   Steppe de l'Alai et de l'ouest du Tian Shan
   Malus sieversii
   Route de la soie
   Lac Sayram
   Makan Map

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Patrimoine mondial en Chine
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Patrimoine mondial au Kazakhstan
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Patrimoine mondial au Kirghizistan
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Patrimoine mondial en Ouzbékistan
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L'EAU N'ENGENDRE PAS TOUJOURS L'EAU ET LE SANG N'ENGENDRE PAS TOUJOURS LE SANG:
CELA EST LE MYSTÈRE DU PARDON FACE à L’HÉRITAGE ET à L'EAU
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LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS
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