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 LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.

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yanis la chouette



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MessageSujet: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 9:38

LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.

La Critique de la raison pure, en allemand, Kritik der reinen Vernunft, est une œuvre d'Emmanuel Kant, publiée en 1781 et remaniée en 1787. Elle est considérée comme son œuvre majeure, la plus lue, peut-être la plus difficile, commentée, étudiée et la plus influente. Incomprise à son origine, elle donna rapidement prise à une littérature de controverse. Après la première parution, Kant continua à tenter de clarifier la problématique qui la portait, celle des limites de la raison. Elle donna lieu notamment, à un autre ouvrage intitulé Les Prolégomènes à toute métaphysique future, ce qui lui permit de mener à bien une refonte de son maître ouvrage dans une seconde édition, enrichie d'une nouvelle préface, en 17872.

Dans le premier tiers du XXe siècle, la philosophie de Kant est la philosophie régnante dans la plupart des universités européennes3. Déjà le jeune Schelling écrivait en 1795 « La Critique de la raison pure est comme telle, inexpugnable et irréfutable [...] La Critique subsistera comme quelque chose d'unique, aussi longtemps qu'il y aura de la philosophie »4.

L'Idée critique

Dans cette section on suivra le plan de l'étude de Georges Pascal spécialiste du philosophe et auteur d'un livre de vulgarisation intitulé Pour connaître la pensée de Kant ayant fait l'objet de multiples rééditions depuis sa première publication en 1947.
L'intention de Kant
Première de couverture de la Kritik der reinen Vernunft

Dans un siècle dominé par le culte de la science, ce qui conduit Kant n'est pas le rejet des conclusions métaphysiques mais leur incertitude et la faiblesse de ses argumentsN 1 qui fait naître en lui le désir de les sauver par le moyen d'un examen critique des possibilités de la raison5,N 2.

Alors qu'on reconnaît à d'autres disciplines comme la Logique, les Mathématiques ou la Physique le droit de sortir des limites de l'expérience comment se fait-il, s'interroge Kant, qu'avec la Métaphysique on n'atteint jamais le même degré de certitude, alors qu'elle traite des objets les plus importants pour notre curiosité6. « Le fait qu'aucune réponse ne s'impose ne suffit pas à disqualifier les questions, et l'indifférence apparente des contemporains masque en fait des positions métaphysiques inavouées, et infondées. La Critique de la raison pure « n'est rien d'autre que ce tribunal », c'est-à-dire la mise en place de règles pour l'exercice de la raison en dehors de l'expérience »7.

Kant a écrit deux préfaces à la Critique de la Raison pure (1781 et 1787), dans lesquelles il explique son projet général (permettre à la métaphysique de ne plus être un champ de bataille entre philosophes et écoles opposés les uns aux autres) ainsi que le renversement qu’il veut introduire dans notre conception du savoir (c’est la célèbre révolution copernicienne). Ces préfaces sont essentielles pour l’intelligence du texte car elles fournissent deux des clés pour comprendre la Critique de la raison pure.

Le traitement de la Métaphysique dans toute la Critique apparaît donc ici : Kant aurait voulu en faire une science, au même titre que les mathématiques ou la physique. Comme il n'y a pas d'expérience des choses transcendantes, si donc on veut mettre fin aux querelles de la philosophie, il faudra alors chercher une autre voie pour la Métaphysique (entendue comme connaissance de l’âme, de la liberté et de Dieu) que de vouloir en faire une science.
La révolution copernicienne

Transposée dans l'ordre philosophique, la révolution copernicienne, qu'ont connue les sciences physiques, consiste pour le sujet kantien à réfléchir sur les connaissances rationnelles qu'il possède, et par ce moyen juger de ce que la raison peut faire et ne pas faire. Kant part des connaissances au-dessus de toute controverse (Logique, Mathématique, Physique) dont l'objet est de déterminer des objets absolument a priori. Il s'interroge pourquoi il n'en est pas de même pour la Métaphysique8. C'est à partir de l'exemple des Mathématiques et de la Physique que Kant a compris le changement de perspective qui s'y sont produits, quant à l'attitude de la raison, qui au lieu de se laisser docilement instruire par l'expérience, questionna la nature, conformément aux exigences de la raison et découvrit ainsi ses lois9.

Kant se fonde sur les exemples de Thalès et de Galilée. Thalès est le premier qui a vu que les mathématiques existent grâce à des principes a priori et qu’elles sont le résultat de l’activité cognitive du sujet. Avec Thalès, Kant a compris que les objets mathématiques sont constitués par le mathématicien. Quant à Galilée, il n’a pas fondé sa recherche sur la simple observation des phénomènes naturels, mais, c'est à partir des questions qu’il a établies lui-même a priori, qu'il a cherché à comprendre les lois naturelles. C’est, en d’autres termes, par la mise en place d’un dispositif expérimental que la physique moderne a pu apparaîtreN 3.

Constater que « la raison n'aperçoit que ce qu'elle produit elle-même d'après ses propres plans » consiste à passer d'une méthode empirique à une investigation rationnelle, mais aussi, d'une hypothèse réaliste, qui n'admet qu'une réalité sur laquelle doit se modeler notre connaissance, à une hypothèse idéaliste qui suppose une intervention active de l'esprit9. Là est le fond de cette « révolution copernicienne » que Kant se flatte d'avoir introduite en philosophieN 4.
L'Idéalisme transcendantal

L’introduction est, avec les deux préfaces (surtout celle de 1787), le passage le plus important pour comprendre le projet général de Kant dans la Critique de la raison pure. En outre, c’est dans l’introduction que sont exposés et définis pour la première fois deux couples terminologiques fondamentaux (et les plus connus de la pensée kantienne) : jugement analytique et jugement synthétique d’une part, forme a priori et forme a posteriori du jugement, d’autre part.
La question de l'a priori

Cette distinction entre a priori et a posteriori a été introduite par Kant qui la lie à la distinction entre jugement analytique et jugement synthétique. La question de savoir s'il y a des connaissances a priori devient centrale dans toute théorie de la connaissance10.

« Une connaissance est dite a priori, si elle est indépendante de l'expérience, a posteriori, si elle en dépend ». Selon Kant, il existe un critère infaillible pour distinguer la connaissance a priori : est a priori toute proposition universelle et nécessaire, comme de l'idée, que l'expérience ne nous apprend pas, qu'une chose est ceci ou cela, mais qu'elle ne puisse pas être autre simultanément. Les propositions mathématiques sont universelles et nécessaire de même que la proposition : « tout ce qui arrive a une cause »11.

Dans la conception de Kant « une connaissance a priori n'est pas une connaissance antérieure à l'expérience mais la connaissance immanente à l'expérience car il y a des conditions fixes sans lesquelles l'objet ne saurait être un objet pour nous »
Le transcendantal

Par « transcendantal » Kant désigne « ce par quoi une connaissance a priori est possible »12. Par conséquent l'« idéalisme transcendantal » sera la doctrine pour laquelle tout objet de connaissance est déterminé a priori par la nature de notre « faculté de connaître »N 5.
Les jugements

On doit commencer par distinguer les jugements analytiques des jugements synthétiques. Un jugement est analytique lorsqu'il se contente d'expliciter le contenu d'un concept. « Quand je dis tous les corps sont étendus, c'est là un jugement analytique, car je n'ai pas besoin de sortir du concept que je lie au mot corps pour trouver l'étendue unie avec lui ; il me suffit de le décomposer, c'est-à-dire de prendre conscience des éléments divers que je pense toujours en lui pour trouver ce prédicat »13. Dans l'exemple : « les célibataires ne sont pas mariés », je lie deux concepts (« célibataire » et « pas marié ») mais le prédicat « pas marié » est déjà contenu dans le sujet de la phrase « célibataire ». Le jugement « les célibataires ne sont pas mariés » n’est donc pas une connaissance au sens précis du terme : il ne nous apprend rien sur le monde, il s'agit juste d'un jugement analytique (le prédicat est déjà contenu dans le sujet, et la proposition « les célibataires ne sont pas mariés n'a, de ce fait, que rendu explicite ce qui était implicite ».

Il existe un deuxième type de jugements : ce sont les jugements synthétiques. À la différence des jugements analytiques qui sont nécessairement a priori (en ce qu'aucun recours à l'expérience n'est nécessaire pour les formuler, une explicitation de l'implicite est la seule opération qu'ils permettent d'accomplir), les jugements synthétiques lient ensemble deux concepts qui ne sont pas évidemment liés. Sera synthétique le jugement dans lequel le prédicat ajoute quelque chose au concept du sujetN 6. Ce sont pour Kant les seuls jugements qui sont, à proprement parler, producteurs de connaissance. Si par exemple, à propos d'une table qui est effectivement en laiton, je formule le jugement : « cette table est en laiton », il est clair que ce n'est que parce que j'ai fait usage de mes sens (et, plus précisément, du sens externe) que j'en arrive à la formulation de ce jugement a posteriori. Dans cette perspective, on peut dire que le jugement est synthétique. Il opère la synthèse de deux concepts (le concept de « table » et celui de « laiton ») qui ne sont pas nécessairement liés. Bref, c'est le détour par l'expérience (sensible) qui m'a permis d'en opérer la synthèse.

Surtout, « la grande découverte de Kant, celle qui donne toute sa portée à sa « révolution copernicienne », c'est qu'il existe une troisième sorte de jugements, les jugements synthétiques a priori. Ceux-ci sont « universels et nécessaires », mais de plus ils nous permettent d'étendre nos connaissances, alors que les jugements analytiques ne peuvent que les expliquer ou les éclaircir »14,N 7. Ces jugements synthétiques a priori ont de tout temps, inspiré les Mathématiques et la Physique mais Kant s'interroge sur le point de savoir s'ils sont également possibles en Métaphysique15.
Les formes

Georges Pascal résume la Critique ainsi : « On peut dire de la Critique de la raison pure qu'elle est un inventaire des formes a priori de l'esprit, en tant qu'il est une faculté de connaître ». Notre « faculté de connaître » dérive de deux sources de nature différentes, d'une part d'une réceptivité c'est-à-dire d'une sensibilité ou « faculté des intuitions » et d'autre part d'une spontanéité située dans l'entendement, autrement nommée, « faculté des concepts »16. L'une et l'autre source comportent des modes a priori.
Formes a priori de la sensibilité

Les formes a priori de la sensibilité ou intuitions pures (indépendantes de toute expérience) sont l'« espace » et le « temps ». Il faut quelque chose comme le temps et l'espace qui tels des cadres universels permettent de percevoir les choses. L'espace ( les trois dimensions) est la forme du sens externe, le temps la forme nécessaire à la perception dans la durée des « états d'âme »
Formes a priori de l'entendement

Les formes a priori de l'entendement sont les catégories. « Les catégories ou concept purs sont des manières pour l'esprit humain d'ordonner le divers donné dans l'intuition »17. Par elles-mêmes ces formes ne nous font rien connaître, il faut leur adjoindre une intuition sensible, ce qui implique qu'il est exclu de saisir par leur moyen une réalité transcendante. Par exemple les concepts de substance et de causalité sont des catégories

Kant donne un caractère systématique à la table aristotélicienne des catégories qu'il regroupe en quatre groupes (quantité, qualité, relation, modalité ) de trois18. Ces catégories sont des formes ou cadres universels nécessaires pour saisir les phénomènes.

Kant remarque que la connaissance débute avec l'expérience sensible sans pour autant s'y réduire et que l'interrogation sur « le phénomène » doit être menée à partir d'une philosophie transcendantale (qui a conscience de la primauté des concepts)19.
La théorie de la connaissance

La prise en compte de la « révolution copernicienne » va conduire à donner une place centrale au sujet connaissant. Kant va faire tourner la réalité autour de la structure de notre esprit « nous ne connaissons (a priori) des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes » 20. Il distingue deux sources à notre connaissance l'« intuition sensible » et ce que nous y adjoignons avec l'« entendement ». Comme la connaissance ne peut résulter que de l'union de ces deux racines il reste à comprendre le processus de la synthèse21. On verra que c'est l'« imagination » qui va permettre, dans l'épistémologie kantienne , de légitimer l'application des catégories de l'entendement aux objets de l'expérience22.

Dans une première section consacrée à l'« Esthétique transcendantale », Kant étudie ce qui se passe au plus bas niveau de notre expérience. Ce niveau, c’est le niveau sensible, immédiat, premier, de l’expérience. Esthétique transcendantale signifie science de la sensation, et plus précisément, science des conditions de toute expérience sensible (science des principes a priori de la sensibilité). Il se pose la question de savoir comment elle est possible, et quels éléments sont requis20.

Dans une deuxième section intitulée « Analytique transcendantale » Kant interroge les cadres de notre pensée à savoir, les concepts et les catégories

Enfin une troisième section appelée « Dialectique transcendantale » est consacrée à l'étude des mécanismes qui produisent les erreurs et illusions caractéristiques de la métaphysique .
Esthétique transcendantale
Début du Livre Z de la Métaphysique : Ens dicitur multipliciter (« Le mot être se dit en plusieurs sens »). Manuscrit latin (traduit du grec) du XIVe.

L'étude des « Intuitions pures »N 8, ou « formes a priori de la sensibilité », qui sont des expressions équivalentes, constitue l'objet de l"Esthétique transcendantaleN 9.
Définitions
Sensibilité et entendement

Le terme d'Esthétique vient du grec ancien aisthêtikós ( qui perçoit par les sens, « perceptible »). Kant reprend la vieille distinction philosophique du « sensible » et de l'« intelligible », la Sensibilité sera la « faculté des intuitions », l'Entendement en grec Logos d'où la Logique qui deviendra la « faculté des concepts » note Georges Pascal23.
Connaissance et intuition

La notion d'« Intuition » prend une coloration extrêmement spécifique chez Kant car il affirme,« de quelque manière et par quelque moyen qu'une connaissance puisse se rapporter à des objets, le mode par lequel elle se rapporte immédiatement à eux et que toute pensée prend comme moyen pour les atteindre est l'intuition »24. Or il n'y a d'intuition que si un objet nous est donnéN 10.

À contrario l'entendement n'est pas un pouvoir d'intuition , il ne peut penser ( produire des représentations) que des objets fournis par la sensibilité, « la connaissance de tout entendement est donc une connaissance par concepts non intuitive »25. « Intuition et concepts constituent donc les éléments de notre connaissance; de sorte que ni des concepts, sans une intuition qui leur corresponde de quelque manière, ni une intuition sans concepts, ne peuvent donner une connaissance »26. La question se pose dès lors : comment se fait-il que l'intuition sensible puisse être déterminée par les formes a priori de I'entendement27 ?

On remarque que si pour Descartes la représentation est une simple image, Kant comprend le « représenter » « comme l'acte unificateur des deux modes de connaissances que sont l'intuition et la pensée »28.
Le phénomène

Au point de départ il y a une sensation qui déclenche une « intuition empirique » dont l'objet sera le phénomène. Pour Kant le « phénomène », n'est jamais que l'objet possible de l'intuition d'un sujet alors même que la chose en elle-même (la chose en soi) nous reste inaccessible. En effet dans l'esprit de Kant, ce sont les objets qui doivent se régler sur notre connaissance et non l'inverse, nous masquant ainsi la nature réelle des choses (le nouménal)19. Pour autant le phénomène n'est pas une apparence il correspond bien à ce que la chose est véritablement, mais filtrée par le concept.

Kant remarque que ce qui fait que le divers de la sensation est ordonné dans le phénomène ne peut pas être lui-même sensation et que la forme doit se trouver a priori dans l'esprit et qu'il est légitime de la penser indépendamment de toute sensation29. On parle alors de forme a priori ou ce qui est dans l'esprit de Kant, équivalent d'« Intuition pure. »N 11.
La synthèse

Kant donne alternativement deux sens à la notion de synthèse qu'il importe de bien distinguer, le sens classique d'acte consistant à ajouter l'une à l'autre diverses représentations pour en déduire ce qu'il y a de commun, et un sens nouveau, dont l'unité ne consiste justement pas dans cette liaison d'un donné dispersé mais dans l'existence d'une unité préalable spontanée et que Kant va mettre en évidence dans les intuitions de l'espace et du temps. Heidegger30 dans son commentaire propose d'appeler cette synthèse a priori, pour la différencier de la première, une « syndosis »N 12.
L'Intuition pure

La thèse de Kant est qu'il existe un cadre a priori dans lequel les objets seulement peuvent, selon l'expression heideggérienne, nous « faire encontre » et qui permet leur représentation. Ce cadre c'est ce que Kant nomme « Intuition pure » (c'est-à-dire a priori et non mêlée d'expérience). Selon lui, même si on enlève à un objet toutes ses caractéristiques extérieures (sa couleur, sa dureté, sa divisibilité), il en reste toujours quelque chose : par exemple l'étendue et la figure, qui constituent la forme pure d'un objet, indépendante de toute expérience, de toute sensation. Avant d'apparaître comme tel ou tel objet encore faut-il qu'il satisfasse à la condition d'objet possible en général.

Kant va ainsi tenter de montrer qu'il existe, dans la section consacrée à la déduction transcendantale, un cadre a priori de l'intuition, qui sera constitué des formes a priori de la sensibilité- l'« Espace » et le « Temps ». Pour Kant, l'existence de ces formes pures de l'intuition conditionne la constitution de connaissances synthétiques a priori par le sujetN 13.

En résumé comme c'est par les rapports spatiaux que l'on représente les objets extérieurs, et par les rapports temporels que l'on représente les états internes, tous les objets se situent dans l'espace et toutes les déterminations de nous-mêmes se situent dans le temps31.
L'Imagination

La Critique, distingue l'imagination productrice et l'imagination reproductrice. « La première est un pouvoir de synthèse transcendantal qui rend possible la connaissance a priori; elle relève de l'unité synthétique originaire de l' « aperception » »32. Georges Pascal33, relève, après Heidegger, que c'est l'« Imagination » qui dans la première version de la Critique, permet d'unir synthétiquement la sensibilité et l'entendementN 14.

Nous sommes en présence, selon Michel Jean34, d'une situation paradoxale, qu'il s'agit de résoudre, car s'il est affirmé à plusieurs reprises qu'il n'existe que deux sources à la connaissance, à savoir la sensibilité et l'entendement, il est aussi dit dans un paragraphe préparatoire à la déduction transcendantale que l'« imagination » intervient au même titre que les deux précédentes comme source originaireN 15, passage qui disparaîtra dans la seconde version.

L'Ésthétique transcendantale est essentiellement consacrée à l'examen de deux formes de l'intuition sensible à savoir « l'espace » et « le temps » dont Kant expose les concepts selon deux approches, l'approche métaphysique classique et l'approche transcendantale N 16.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 9:39

LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.

De l'espace
Article connexe : Espace (philosophie).
Exposition métaphysique de l'idée d'espace

Par exposition (du latin expositio), Kant dit entendre « la représentation claire (...) de ce qui appartient à un concept ». L'exposition sera dite métaphysique dès lors qu'elle ne tente de représenter que ce qui est donné a priori dans le concept. Cette exposition se déroule en quatre points :

L'espace n'est pas pour Kant un concept tiré de l'expérience. Il est toujours déjà là, et constitue le fondement de toute expérience extérieure qui le présuppose31 . Il serait impossible autrement de se représenter un objet comme hors de nous (par exemple, en marchant, la rue que l'on vient de quitter) ou de différencier un objet d'un autre (sans l'espace, les objets ne pourraient être situés35.

L'espace est donc une « représentation nécessaire a priori qui sert de fondement à toutes les intuitions extérieures ». On peut imaginer un espace vide, dépourvu d'objets. Mais on ne peut pas ne pas se représenter des objets sans l'espace. C'est pourquoi, explique Kant, il n'y a pas de dépendance de l'espace par rapport aux objets, mais, bien plutôt, dépendance des objets par rapport à l'espace qui constitue leur fondement et conditionne leur possibilité36.

Il est essentiellement « Un »; le divers qui est en lui repose en dernière analyse sur des limitations, ne peut être pensé qu'en lui et ne peut le constituer par assemblage37.

L'espace est une pure « intuition », pas un concept construit avec des éléments plus simples que lui . Kant remarque qu'il est impossible de se représenter l'espace autrement que comme unitaire. Si un concept doit s'appliquer à une multiplicité d'objets, l'espace ne peut s'appliquer qu'à lui-même. On peut certes séparer ou diviser l'espace en différentes parties, mais celles-ci ne sauraient être pensées qu'en lui. De la même façon, les principes géométriques ne sont pas déduits de concepts généraux comme celui de droite, mais uniquement de l'intuition. D'ailleurs, l'espace ne peut être qu'une intuition parce qu'il contient en soi une multitude infinie de représentations, ce que ne peut faire un concept, qui est seulement la représentation du « caractère commun » d'une infinité de représentations possibles36. C'est en raison, poursuit Kant, du caractère nécessaire et a priori de l'espace que les principes a priori de la géométrie, axiomes et postulats sont vrais de façon apodictique (c'est-à-dire à la fois universelle et nécessaire) et peuvent être construits a priori. Si l'espace n'avait pas ce statut de représentation nécessaire a priori, alors, tous ces principes, comme celui qui veut que par deux points ne puisse passer qu'une seule droite, ne seraient plus universels et nécessaires mais ils auraient, au contraire, la relativité de l'induction et la « contingence de la perception ». Que l'espace n'ait que trois dimensions ne serait plus alors un principe apodictique de la géométrie selon Kant, et l'on devrait seulement se contenter de dire « qu'on n'a pas trouvé d'espace qui eût plus de trois dimensions »37.

L'espace est une « grandeur infinie »N 17. L'espace, parce qu'il est capable de contenir une quantité infinie de représentations, est bien une intuition et non un concept38.
Exposition transcendantale de l'idée de l'espace

L'exposition métaphysique tentait de représenter ce qui est contenu a priori dans un concept. L'exposition transcendantale, elle, tente d'expliquer ce qui dans un concept donné (ici, l'espace) rend possible des connaissances synthétiques a priori. Kant pense que le concept d'espace ne peut pas être dérivé de notre expérience concrète puisqu'il est présupposé dans cette expérience elle-même39. De ce préalable, il tire la conclusion que l'espace au même titre d'ailleurs que le temps « est une représentation et plus particulièrement une forme « a priori » de notre sensibilité »39. Kant va parler à propos de l’espace d'une forme pure de l’intuition externe à travers laquelle le sujet forme des objets et sans laquelle il ne saurait y avoir d’objets pour lui. En effet, la capacité à ordonner la matière des sensations dont découle pour nous la forme de tout objet ne peut être elle-même sensation, elle doit être a priori dans l'esprit, toute prête à s'appliquer à tous40.

Pour tenter de définir l'espace, Kant s'appuie sur la géométrie dont il constate qu'elle présuppose des connaissances synthétiques a priori . Il écrit « il est impossible de tirer d'un simple concept des propositions qui le dépassent, comme cela arrive pourtant en géométrie. En effet, les propositions géométriques, comme celle-ci par exemple : l'espace n'a que trois dimensions toutes apodictiques, c'est-à-dire qu'elles impliquent la conscience de leur nécessité »41. Ainsi les sciences (mathématique et physique) seraient impossibles si l’espace et le temps, comme formes a priori, n’en étaient pas les fondements transcendantaux. « Prenez, par exemple, cette proposition : Deux lignes droites ne peuvent renfermer aucun espace ni, par conséquent, former de figure ; et cherchez à dériver analytiquement cette proposition du concept de ligne droite et de celui du nombre deux ». D'autre part, il faut bien disposer préalablement d'un cadre spatial si l'on veut comprendre comment deux objets identiques sont cependant différents42.

Seul l’espace, en tant que forme pure a priori de la sensibilité, rend possible un tel « jugement synthétique », qui sera, par conséquent, lui aussi a priori. Si la géométrie ne se servait pas de cette intuition pure a priori, elle serait empirique et ce serait alors une science expérimentale. La géométrie ne procède pas seulement par mesures mais surtout et avant tout par démonstrations. Kant fait reposer sa démonstration de l’a priorité de l’espace sur la réussite exemplaire de la géométrie. Celui qui attaquerait son argument, remettrait en cause l’universalité de la géométrie.

De ce que l'espace se présente comme une intuition préalable, il résulte deux conséquences importantes42. La première que l'espace n'existe dans les choses que dans la mesure où on les perçoit. La seconde c'est que l'on ne peut parler d'espace et d'êtres étendus que du point de vue de l'homme43.

Il s'agit donc d'une intuition originaire, c'est-à-dire une intuition « donnée ou synthétisée » en nous, avant toute perception d'un objet, quel qu'il soit. Cette intuition a son siège dans le sujet lui-même : elle est, dit Kant, « la propriété formelle qu'a le sujet d'être affecté par des objets ». Contrairement à l'entendement, l'espace n'est pas un élément de l'esprit qu'il applique à l'expérience, mais bien plutôt la forme selon laquelle il est originairement ouvert à l'expérience sensible. L'espace n'est pas un concept, une construction de l'esprit, mais le mode même selon lequel les objets nous apparaissent : une pure intuition présente en nous originairement.
Du temps
Article connexe : Temps (philosophie).

Kant fait avec le temps une analyse semblable que résume Georges Pascal44
Exposition métaphysique du temps

L'exposition métaphysique du temps, comme celle de l'espace, se déroule en cinq points, qui décrivent chacun une propriété du temps.

Comme l'espace, le temps « n'est pas un concept empirique ou qui dérive d'une expérience quelconque »45. Il est toujours déjà là, en amont de l'expérience. Ainsi nous ne pouvons percevoir les rapports temporels de simultanéité ou de succession que parce que nous avons d'abord une représentation du temps

Si l'on peut faire abstraction des phénomènes dans le temps, on ne peut exclure le temps par rapport aux phénomènes en général écrit Kant. « Le temps est une représentation nécessaire qui sert de fondement à toutes les intuitions »45 « En lui seul », insiste Kant, « est possible toute réalité des phénomènes ». Le temps est donc la condition de toute intuition, même spatiale. Cette prédominance du temps sur l'espace sera essentielle dans la suite de la Critique.

En tant qu'il est une représentation nécessaire a priori, le temps rend possible « les principes apodictiques concernant les rapports du temps ou d'axiomes du temps en général »46. Si je dis que des temps différents ne sont pas simultanés mais successifs j'affirme un principe qui a une valeur apodictique, c'est-à-dire nécessaire et universel.

Le temps est une « forme pure de l'intuition sensible », pas un « concept discursif »47. On ne peut concevoir des temps différents que comme parties d'un même temps dont la représentation est intuitive.

« Toute grandeur déterminée du temps n'est possible que par les limitations d'un temps unique qui lui sert de fondement »48. Parler de « parties du temps » n'a de sens qu'en parlant de limitation d'un temps unique, infini à l'origine, infini car intuitif.
Exposition transcendantale du concept du temps

Les concepts de changement et de mouvement ne sont possibles que par et dans la représentation du temps48. Le changement implique la liaison dans un même objet de prédicats opposés, contradictoires. Or, le temps seul permet de penser rationnellement ce qui déroge au principe de non-contradiction : en effet, il est possible de dire qu'A et non A se trouvent en un même lieu si on les considère en des temps différents48. Le temps et l’espace ne peuvent donc être considéré comme des êtres existants en soi. Ce sont les formes a priori de l’intuition sensible. Rien ne se rencontre jamais en une expérience qui ne soit inscriptible dans un temps et dans un lieu, car contrairement à l'opinion commune et notamment aussi à celle que Fichte soutiendra plus tard, le « caractère relationnel" de l'expérience transcendantale qui peut se dégager de "l'analyse" de la notion de temps n'a pas de valeur "objective" (au sens d'« absolu ») non plus.

Kant souligne le rôle privilégié du temps sur l'espace en remarquant que le temps, en tant que forme du sens interne, est la condition a priori de tous les phénomènes en général alors que l'espace est la condition des seuls phénomènes du sens externe49
Conséquences

De ces analyses, il résulte que nous ne connaissons que les phénomènes, jamais les « choses en soi » . « Abstraction faite de notre constitution subjective toutes les propriétés temporelles et spatiales des objets s'évanouissent avec le temps et l'espace eux-mêmes »50.

S'agissant de l'espace il n'a de sens réel, qu'au point de vue de l'homme, c'est-à-dire comme la condition subjective de nos intuitions ; sans cela, poursuit Kant, il ne signifie rien. L'espace contient bien les choses, mais uniquement en tant qu'elles peuvent nous apparaître ; en aucun cas, il ne contient les choses en soi. L'espace, parce qu'il est la « condition » de toute expérience externe, a bien une réalité empirique ; mais parce qu'il ne constitue pas le « fondement » des objets intuitionnés, c'est une « idéalité transcendantale ». L'espace n'est pas la condition de la possibilité des « choses en soi », mais seulement la condition de leur manifestation à notre esprit42.

Ainsi tous les progrès de l'expérience ne nous permettront jamais de sortir des limites de l'expérience. Il en est ainsi aussi de notre esprit, de l'intuition du moi qui reste soumise aux mêmes conditions subjectives, que l'intuition du monde51.

Toutefois cet idéalisme transcendantal ne doit pas être confondu avec l'idéalisme absolu, le phénomène n'est pas une apparence, il a une réalité qu'il faut chercher dans le rapport du sujet à l'objet et non dans l'objet lui-même51. En fin de ce chapitre, on trouve un avertissement de Kant dégageant son « esthétique » de tout idéalisme subjectif si par subjectif on comprend « ce qui est seulement relatif à un individu »N 18.

Nos explications nous apprennent donc la réalité (c’est-à-dire la valeur objective) de l’espace [et du temps] [...] et en même temps l’idéalité de l’espace [et du temps] par rapport aux choses, quand elles sont considérées en elles-mêmes [...] Nous affirmons donc la réalité empirique de l’espace, quoique nous en affirmions en même temps l’idéalité transcendantale ».
Analytique transcendantale

Après l'Esthétique qui a découvert les formes a priori de la sensibilité à savoir : le temps et l'espace, l'analytique transcendantale est le deuxième grand moment de la théorie des éléments et la deuxième source d'où découle, avec l'intuition, la connaissance humaine. Elle est fondamentale car elle contient d’une part, la célèbre déduction transcendantale des catégories et en outre, la solution à la question qui sous-tend toute la Critique : « comment sont possibles les jugements synthétiques a priori? »N 19.

Tout comme l’esthétique transcendantale, elle contient une exposition métaphysique ainsi qu’une déduction transcendantale.
Analytique des concepts
Exposition des concepts purs de l'entendement

L'analytique des concepts dresse d’abord le tableau des catégories ou concepts de l'entendement pur. Il s’agit pour Kant des douze concepts a priori qui sont le fondement de toute connaissance scientifique. Cette liste est en outre, aux yeux de Kant, exhaustive.

Mais pour obtenir ce tableau, dit Kant, il faut avoir un fil directeur. C'est dans le tableau des jugements qu'il le trouve :
Table des jugements Quantité Qualité Relation Modalité
Universels Affirmatifs Catégoriques Problématiques
Particuliers Négatifs Hypothétiques Assertoriques
Singuliers Indéfinis Disjonctifs Apodictiques
Table des catégories de l'entendement Quantité Qualité Relation Modalité
Unité Réalité Substance - accident Possibilité - impossibilité
Pluralité Négation Cause - effet Existence - non-existence
Totalité Limitation Réciprocité Nécessité - contingence
Déduction des concepts purs de l'entendement
Kant se donnera donc pour tâche, au cours de la déduction transcendantale des catégories, de déterminer l'origine et aussi si l’usage des catégories est légitime pour connaître les phénomènes connus par l’expérience et si oui dans quelle mesure.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 9:59

La déduction logique

Le maître mot est le mot de synthèse que Kant conçoit comme l'acte d'ajouter l'une à l'autre diverses représentations pour en déduire ce qu'il y a de commun. Par ailleurs il évoque trois possibilités pour expliquer la possibilité que des catégories puissent correspondre à l’expérience, car « nous ne saurions penser , c'est-à-dire juger, qu'en imposant aux données de l'intuition sensible ses formes a priori. Comment se fait-il que les catégories sans lesquelles nous ne pouvons pas penser, se trouvent convenir aux objets donnés par l'intuition ? »52. :

Soit ces concepts dérivent de l’expérience ou, plus exactement, sont le résultat d’un processus d’induction. Or, ceci ne peut être vrai car elles sont des catégories a priori et donc indépendantes de l’expérience.
Ou bien alors, les concepts a priori peuvent être appliqués aux phénomènes empiriques grâce à « harmonie préétablie » du conceptuel et du sensible, de l'intelligible et du sensible, comme Leibniz l'a postulé. Cette possibilité n’est pas non plus tenable aux yeux de Kant.
Ou bien il faut affirmer que les concepts a priori sont eux-mêmes le fondement (c'est-à-dire aussi les conditions de possibilité ) de l’expérience. Cette solution a, selon Kant, l’avantage de résoudre de façon indiscutable la question de la légitimité de l’application des catégories à l’expérience. C’est donc cette réponse que Kant va défendre.

La déduction transcendantale

Kant perçoit l'insuffisance de la déduction logique car il n'est pas possible par exemple, de déduire le concept d'« arbre » de la comparaison simultanée d'un pin avec un saule et un tilleul, encore faut-il même dans l'expérience sensible au préalable discerner le pin, le saule et le tilleul comme multiplicité d'arbres et donc en avoir une notion préalable remarque Martin Heidegger dans son interprétation de la Critique53.

« Kant appelle « déduction transcendantale » la démonstration qui établit que les objets connus dans l'expérience sont nécessairement conformes à des formes a priori » écrit Georges Pascal52. De même qu'une chose ne peut nous être donnée que sous la condition des intuitions pures de l'espace et du temps, nous ne pouvons connaître une chose que sous la condition des catégories52. Toutefois comme le remarque Kant « ces objets pourraient sans doute nous apparaître sans qu'il soit besoin de se rapporter à des fonctions de l'entendement »54, en d'autres termes nous pourrions tout aussi bien vivre dans un monde absurde.

Plus profondément Kant écrit « Il s'agit de savoir s'il ne faut pas admettre (d'abord) aussi des concepts a priori comme conditions qui seules permettent non d'intuitionner mais de penser quelque chose comme objet en général, car alors toute connaissance empirique des objets est nécessairement conforme à ces concepts, puisque sans leur supposition rien n'est possible comme objet de l'expérience »55. Ces formes a priori qui sont intuitivement prêtées à ce qui fait « encontre » ne sont pas des qualités empiriques mais des déterminités de l'objet comme objet en général souligne Martin Heidegger56.

La synthèse est l'acte par lequel l'entendement opère une liaison dans une diversité donnée, sauf que le concept de liaison implique le concept d'unité ; car on ne peut concevoir une liaison que si cette diversité est conçue comme une unité. Pour Kant cette unité, que suppose toute liaison est celle du « Je pense », de l'unité transcendantale de la « conscience de soi » qui accompagne tous nos actes de représentation. Kant va appeler « aperception » pure ou originaire la représentation de ce « Je pense » 57.

Il s'ensuit que « l'unité synthétique de la conscience est la condition objective de la connaissance: c'est elle qui unit en un tout le divers pour en faire un objet »58. L'acte qui ramène des connaissances données à l'unité de « l'aperception » est le « jugement ».
Analytique des principes

L'analytique des principes vise à montrer comment les principes de l'entendement peuvent s'appliquer à l'expérience59.
Introduction

« Si l'on définit l'entendement en général, le pouvoir des règles, le jugement sera le pouvoir de « subsumer » sous des règles, c'est-à-dire de décider , si une chose est ou n'est pas soumise à une règle donnée » écrit Kant60. Or, constate Kant, si l'entendement est instruit par des règles le jugement lui-même, savoir si telle ou telle chose peut être subsumée dans la règle ne peut pas être appris , il relève d' « un don particulier ». Pour qu'il y ait un certain rapport entre l'hétérogénéité des intuitions empiriques et les catégories intellectuelles « il est besoin d'un troisième terme qui soit homogène, d'un côté à la catégorie, et de l'autre au phénomène, et qui rende possible l'application de la première au second »61. Kant appelle « schème » ce mécanisme qui est comme un produit de l'« imagination », ni une pure image, ni un pur concept62. « C'est l'imagination qui met en œuvre le schématisme ».
Un exemple de schème

Voir une maison n'épuise pas la signification du concept et pareillement le contenu du concept ne renvoie pas directement à cette maison-ci. Mais dès que j'ai vu une maison je sais comment se présente une quelconque maison. La forme générale ne se confond pas avec la maison vue mais se donne néanmoins comme contraignante pour toute maison. Même si le « schème » du concept de maison ne peut être décrit, il est, néanmoins, à l'œuvre « implicitement » dans toute perception de maison63,N 20.
Du schématisme des concepts purs de l'entendement

Le schématisme vise à rendre homogène par la médiation le sensible et l'intelligible. Kant va avoir recours au « caractère unificateur du temps qui remplit dans l'imagination transcendantale un rôle similaire au concept dans l'entendement »49. Ainsi entre autres, du schème de la « substance » qui est lié à la permanence du réel dans le temps, du schème de la « cause » qui vise la succession réglée, du schème de la « communauté » impliquant la simultanéité réglée, du schème de la « nécessité » qui implique l'existence en tous temps62. On voit que les schèmes sont des déterminations a priori du temps32. Georges Pascal33, de son côté, résume « Puisque la diversité sensible nous est donnée dans le temps, toute application des catégories au sensible sera d'abord une détermination du temps ».
Système de tous les principes de l'entendement pur

Kant élabore ici un système non plus des concepts mais des principes de l'entendement. Les principes sont des règles que l'entendement se donne à lui-même de façon a priori et qui régissent notre expérience des phénomènes. Il y a quatre types de principes, chacun entretenant un lien avec les quatre grandes catégories de l'entendement :

Principe des axiomes de l'intuition ; en relation avec le concept de quantité.
Principe des anticipations de la perception ; lié à la qualité.
Principe des analogies de l'expérience ; lié à la relation.
Postulats de la pensée empirique en général : liés à modalité.

Tableau récapitulatif du « système des principes » Catégorie Titre du principe Formulation du principe
Quantité Axiomes de l'intuition « Toutes les intuitions sont des grandeurs extensives64. »
Qualité Anticipations de la perception « Dans tous les phénomènes, le réel, qui est un objet de la sensation, possède une grandeur intensive, c'est-à-dire un degré65. »
Relation Analogies de l'expérience « L'expérience n'est possible que par la représentation d'une liaison nécessaire des perceptions66. »

« Principe de la permanence de la substance » : « Dans tout changement connu par les phénomènes, la substance persiste, et son quantum ne se trouve dans la nature ni augmenté ni diminué67. »
« Principe de la succession chronologique suivant la loi de causalité » : « Tous les changements se produisent d'après la loi de liaison de la cause et de l'effet68. »
« Principe de la simultanéité suivant la loi de l'action réciproque ou de la communauté » : « Toutes les substances, en tant qu'elles peuvent être perçues dans l'espace comme simultanées, entretiennent une relation d'action réciproque universelle69. »

Modalité Postulats de la pensée empirique en général

« Ce qui s'accorde avec les conditions formelles de l'expérience (quant à l'intuition et aux concepts) est possible70. »
« Ce qui est cohérent avec les conditions matérielles de l'expérience (de la sensation) est réel71. »
« Ce dont la relation de cohérence qu'il entretient avec le réel est déterminé suivant les conditions générales de l'expérience est nécessaire (existe nécessairement70). »

Dialectique transcendantale

La dialectique transcendantale est le troisième grand moment de la « critique de la raison pure » après l'esthétique et l’analytique transcendantales. Kant y étudie le fonctionnement illégitime de l'entendement ; il élabore une théorie des erreurs et des illusions de l'entendement. Il est nécessaire de bien distinguer entre la dialectique logique, qui s'intéresse aux erreurs de raisonnement dans leur caractère formel et fait abstraction de la connaissance elle-même, et la dialectique transcendantale, qui s'intéresse aux erreurs de la raison en tant qu'elle sort des limites de l'expérience. La dialectique transcendantale tente de distinguer entre ce qui relève du nouménal et du phénoménal, et en opérant cette division, elle guérit le mal qui ronge la raison en même temps qu'elle le découvre. En effet, distinguer entre nouménal et phénoménal empêche, dans une certaine mesure, de faire un exercice illégitime de la raison. Cependant ces illusions, parce qu'elles sont liées à la nature même de la raison humaine, reviennent constamment et sont impossibles à dissiper. Ces illusions de la raison pure sont les paralogismes, les antinomies et l’Idéal de la raison.
L’introduction

L’introduction a pour fonction d’expliquer la fonction de la raison ("Vernunft") pour la résolution des grands problèmes métaphysiques sans que cette résolution soit identifiée à la constitution de "connaissances métaphysiques": la dialectique transcendantale tente donc d'apporter la réponse à la question que Kant posait dans l’introduction à la critique: "comment est-ce que la métaphysique est possible en tant que science cherchant à satisfaire la tendance naturelle de la raison ?".

Il faut d’abord différencier la raison de la faculté de juger (Urteilskraft) qui permet de subsumer un objet particulier sous un prédicat. Un « objet » étant ici entendu comme tout concept ou toute personne à laquelle on peut attribuer une qualité (ou prédicat). Si par exemple je dis : « Socrate est mortel » je subsume un nom propre (Socrate) sous un prédicat (« mortel »). La raison permet elle aussi de subsumer un concept sous un prédicat. Seulement, elle le fait d'une autre façon que la faculté de juger. Si je dis par exemple :

« Socrate est un homme »
Or les hommes sont mortels »
Donc Socrate est mortel », je subsume un objet (ou "un sujet logique" ici (Socrate)) sous un prédicat (mortel). Mais cette prédication ne se fait pas directement : on subsume d'abord une première proposition (« Socrate est un homme ») sous une proposition d'extension plus générale (« les hommes sont mortels ») au moyen d’une troisième proposition intermédiaire (ici : « Socrate est mortel »).

La raison n'est donc rien d’autre pour Kant que la faculté de subsumer une proposition particulière sous une proposition plus générale au travers d’une proposition ou d'un concept qui servent de moyen terme. C’est d’ailleurs là, la grande différence entre la raison et la faculté de juger car la dernière subsume sans nécessairement passer par un terme intermédiaire.

Kant tente de définir par là la fonction de la raison. Mais en quoi est-ce que la raison est la source de la métaphysique ? C'est que la raison tend sans cesse à subsumer les connaissances sous des règles plus générales (ou « principes » comme dit Kant) jusqu’à ce qu’elle arrive enfin à un principe qui ne se laisse plus subsumer sous un principe plus général. En tentant donc d'unifier par des principes la connaissance conditionnée par l'expérience et par l'entendement elle va opérer un mouvement partant de principes immanents pour aller vers des principes transcendants, c’est-à-dire, dépassant toutes les limites de l'expérience. La raison, par sa nature même, tend vers une connaissance « inconditionnée », vers l’« inconditionné» (« das Unbedingte »). Or, elle quitte par là le domaine de l’expérience dont elle ne tient plus compte. Elle cherche dès lors un principe « absolu ».

Kant explique ensuite comment la raison en arrive aux différents "concepts" ou aux Idées métaphysiques. Pour simplifier, on peut dire que la raison va chercher ces trois Idées inconditionnées suivantes:

une substance inconditionnée (ce sera l’âme : cf. critique de la psychologie rationnelle) ;
une suite inconditionnée (i.e. qui ne sera pas limitée) de conditions (ce sera, entre autres, la liberté : cf. la critique de la cosmologie rationnelle) ;
une entité possédant de manière inconditionnée (i.e. sans restriction) tous les prédicats possibles (ce sera Dieu : cf. théologie rationnelle).

Les paralogismes

Les paralogismes sont des raisonnements fallacieux de la psychologie rationnelle concernant, par exemple, la nature de l’âme.

La psychologie rationnelle est, à la base, une des trois branches de la métaphysique telle que l’avait définie Wolff dans son système philosophique. Il s’agit de la discipline qui analyse les propriétés de l’âme a priori c’est-à-dire sans recourir à l’expérience. Ceci est encore plus clair lorsqu’on se rappelle que traditionnellement le but fondamental de cette discipline est de prouver l’immortalité de l’âme, preuve qui ne peut être qu’a priori. On ne doit donc pas confondre la psychologie rationnelle avec la psychologie entendue comme l'étude empirique du psychisme humain.

L’importance de la critique de la psychologie rationnelle tient au fait que celle-ci prétend connaître son objet (l’âme) par une intuition non sensible, et plus exactement par une pure introspection. Or la critique de cette « psychologie métaphysique » est fondamentale car elle constitue, par son existence même, un défi radical à la position kantienne selon laquelle une intuition ne peut être que sensible. C’est même sur cette idée que repose indirectement la résolution de la question : « comment sont possibles les jugements synthétiques a priori » de l’Analytique. La réfutation de la psychologie rationnelle est donc, en quelque sorte, la défense d’un des fondements de la « théorie de la connaissance » kantienne.
Les antinomies

Les antinomies se produisent lorsque la raison tombe dans des conflits insolubles et ne parvient pas à se déterminer en faveur d'une des deux thèses possibles opposées particulières .
Enjeux

Ce passage de la Critique de la raison pure a une signification toute particulière car les contradictions internes et insolubles des deux premières antinomies constituent pour Kant la preuve même de la validité de sa "révolution copernicienne" tandis que la résolution de la question « comment sont possibles les jugements synthétiques a priori » en constitue, en arrière fond, la seule réponse positive définitive possible.

Les Antinomies sont importantes aussi pour une autre raison. Kant fait appel à un "procédé" de résolution de ses contradictions extrêmement original reposant sur la distinction entre les phénomènes et les noumènes et la distinction de ces deux concepts-là, l’amène à dépasser certaines des "querelles" les plus anciennes de la métaphysique. Kant va donc tenter de résoudre les antinomies en procédant à "un dépassement" ; il explique que, en ce qui concerne les deux dernières antinomies, chacune des thèses opposées sont vraies, mais chaque fois selon des points de vue différents. Celles du "dogmatisme métaphysique" sont vraies si la raison se place "au point de vue" des noumènes, celles de l'empirisme le sont aussi si la raison se place "sur le plan des phénomènes". Kant tente donc ici de réaliser la paix entre l'empirisme et le dogmatisme.

Enfin, la troisième antinomie revêt encore une autre signification essentielle car elle permettra le développement de la philosophie morale dans la Critique de la raison pratique.

RAPPORT DE
Y'BECCA
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 9:59

Exposition des quatre antinomies

La première antinomie porte sur la finitude ou non du Monde.

Le monde a un commencement dans le temps et est limité d’un point de vue spatial.
Le monde n’a pas de commencement et n’a pas de limites dans l’espace et il est donc infini aussi bien du point de vue du temps que de l’espace.

La deuxième porte sur l’existence ou non, d’une entité simple indivisible.

Toute substance composée est constituée de parties simples et il n’existe nulle part quelque chose d’autre que le simple ou que ce qui en est composé.
Aucune chose composée dans le monde n'est constituée de parties simples et il n'existe nulle part rien de simple en elle.

Le principe de la résolution de la première et de la deuxième antinomie est identique. Dans les deux cas, Kant va montrer que les thèses et les antithèses sont contradictoires, c’est-à-dire qu’elles s’excluent mutuellement. Or, il va utiliser ce fait comme le point de départ d’une preuve négative (ou, plus exactement, d'une preuve par l’absurde) de la validité de la révolution copernicienne. La première et la deuxième antinomies partent du principe que le Monde et les choses constituant ce Monde sont connaissables en eux-mêmes et non pas seulement selon les cadres (c'est-à-dire les formes transcendantales a priori de notre expérience (cf. Esthétique transcendantale)). Mais alors, cette thèse amène à des contradictions indépassables comme le montrent bien les deux premières antinomies. Kant en conclut donc que la thèse selon laquelle "les objets peuvent être connus en eux-mêmes" est intenable.

La troisième antinomie concerne l'existence ou non de la liberté.

La causalité d’après les lois de la nature n’est pas la seule forme de causalité à partir de laquelle on peut déduire l’ensemble des phénomènes du monde. Il est donc nécessaire de supposer, en outre, une causalité par la liberté pour expliquer ces phénomènes.
Il n’existe pas de liberté : tout dans le monde a lieu d’après les lois de la nature.

La quatrième antinomie se rapporte à l'existence ou non de Dieu.

Un être nécessaire, de manière inconditionnée, fait partie du monde, que ce soit comme sa partie ou comme sa cause.
Il n'existe nulle part un être nécessaire, de manière inconditionnée, que ce soit dans le monde ou en dehors du monde ou conçu comme sa cause.

Le principe de la résolution de la troisième et de la quatrième antinomies est lui aussi identique. Kant explique que la thèse et l’antithèse de ces deux antinomies sont contraires (et non contradictoires, à la différence des deux premières antinomies). En effet, il est possible, selon Kant, d’affirmer tout à la fois la thèse et l’antithèse. Seulement il faudra se placer dans une perspective différente. La thèse sera vraie d’un point de vue nouménal, c’est-à-dire, si on considère les choses en elles-mêmes, en faisant abstraction des formes a priori de la sensibilité. En ce cas, le concept de liberté et celui d’un être dont l'existence est absolument nécessaire (Dieu en réalité) seront donc des concepts auxquels on ne peut attribuer aucune réalité empirique (Kant parle d’Idées transcendantales pour désigner ce type de "concept" précis). On n’observe pas Dieu ou la liberté comme on observe un phénomène empirique. Il est évident que de tels concepts seront sans utilité pour la seule connaissance scientifique. L’antithèse, par contre, sera vraie d’un point de vue phénoménal, c’est-à-dire si l'on considère les objets tels qu’ils nous sont donnés dans l’expérience. L’antithèse sera alors vraie dans le cadre des sciences physiques.
L’Idéal de la raison pure

Un idéal est une Idée représentée sous la forme d’une personne. En d’autres termes, un Idéal est une personnification d’une Idée. Par exemple, Dieu est la personnification du concept d’un être possédant toutes les qualités possibles. Un idéal est une idée que l'on considère souvent à tort comme un objet réel alors qu'elle n'est qu'une Idée régulatrice.

Dans cette section, Kant réfute aussi de façon assez systématique toutes les preuves possibles de l'existence de Dieu. Celles-ci, dit-il, peuvent être ramenées à trois :

preuve ontologique ;
preuve cosmologique ;
preuve physico-théologique.

Les trois preuves de l'existence de Dieu
Preuve ontologique

La preuve ontologique s'appuie sur le seul « concept » de Dieu pour en déduire l'existence. L'argumentation est la suivante :

quelque chose de nécessaire ne peut pas ne pas exister (sinon, il serait contingent) ;
or Dieu est un être nécessaire (c'est une propriété comprise dans son concept) ;
donc Dieu existe.

Descartes présente un argument de ce type dans les Méditations métaphysiques : Dieu en tant qu'immensité de puissance et perfection infinie est raison « c'est-à-dire cause de soi », donc son concept implique l'existence puisque pouvoir exister est une perfection plus grande que ne pas pouvoir exister72.

Saint-Anselme, lui, parlait de Dieu comme « ce dont rien ne peut être pensé de plus grand » .
Preuve cosmologique

La preuve cosmologique est une preuve qui s'appuie, non sur le seul concept a priori de Dieu, mais sur l'existence a posteriori du monde. On peut la formuler de la façon suivante :

Tout ce qui est a une cause ;
or il existe un monde, qui ne peut être la cause de lui-même ;
donc, il doit avoir pour cause un être qui soit cause de lui-même (Dieu).

C'est l'argument a contingentia mundi (« s'appuyant sur la contingence du monde ») de Leibniz.
Preuve physico-théologique

La preuve physico-théologique repose sur "l'observation" des causes finales :

tout ce qui contient des fins est l'œuvre d'une intelligence ;
or le monde contient des fins : des êtres organisés, les beautés de la nature, le fait que les produits de la nature soient destinés à l'homme ;
donc il existe une intelligence supérieure à l'origine du monde (Dieu).

Cet argument, populaire au XVIIIe siècle, fut introduit par Aristote et repris, entre autres, par Voltaire.
Réduction de toutes les preuves à l'argument ontologique

Kant expose ces trois arguments et montre qu'ils se réduisent tous au premier (argument ontologique).

Après avoir observé la contingence du monde, l'argument cosmologique doit poser l'existence d'un être nécessaire ; il est alors obligé de recourir à l'argument ontologique, qui déduit du "concept" de Dieu qu'il existe.

Quant à l'argument physico-théologique, à partir de "l'observation" de fins dans la nature, on conclut de cette "observation" qu'il a fallu un créateur pour que le monde existe (argument cosmologique), et que ce créateur doit exister nécessairement (argument ontologique).
Réfutation de l'argument ontologique

En réfutant l'argument ontologique, Kant entend donc réfuter aussi toutes les preuves possibles (en fait, "recensées par lui") de l'existence de Dieu. Son argumentation va donc consister à établir que l'existence de Dieu ne peut être déduite de son seul concept.

« Être n'est pas un prédicat réel », affirme Kant. Par "prédicat réel", il faut entendre « prédicat de la chose » (res). L'existence nécessaire n'est pas une propriété des choses mêmes, une propriété qui puisse appartenir ou non à leur concept ; elle est seulement "la modalité" d'un jugement.

Kant donne l'exemple de 100 thalers. 100 thalers possibles ne valent en soi pas plus ni moins que 100 thalers réels. Certes, on est plus riche si l'on a 100 thalers réels que 100 thalers possibles, mais c'est alors parce que, en réalité, quand on a 100 thalers seulement possibles on a souvent effectivement 0 thaler (ou un autre nombre différent de 100), et que 0 est inférieur à 100. En eux-mêmes, 100 thalers possibles et 100 thalers réels ont exactement la même valeur" nominale".

Le fait que les 100 thalers réels existent n'ajoute rien à leur concept : leur concept ne reçoit pas une propriété supplémentaire de par leur existence réelle dans la poche d'un individu ; l'existence n'est donc pas une propriété qui s'intègre "réellement" ou "objectivement" au concept de "100 thalers", l'existence (nécessaire ou même contingente) est seulement un certain rapport posé par le jugement entre le concept "cent thalers" et le phénomène (intuitionné par celui qui pose le jugement de la réalité des cent thalers).

Par conséquent, on ne peut pas légitimement dire que l'existence appartienne "réellement ou objectivement" au concept de Dieu : faire cela, c'est confondre le contenu conceptuel et l'aspect existentiel d'une chose. L'argument ontologique est donc invalide ; et dans sa chute, il entraîne tous les autres arguments, qui y sont réductibles en dernière instance.

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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 10:00

Théorie transcendantale de la méthode

La méthodologie transcendantale, ou la théorie transcendantale de la méthode, précise la méthode à laquelle la raison doit avoir recours lorsqu'elle entreprend de se critiquer.
Discipline de la raison pure

Kant précise ici que la raison pure a une double fonction. La première est négative : elle délimite le champ légitime de nos connaissances, et ne s'applique donc alors qu'au champ théorique. La deuxième est positive : elle concerne l'usage pratique de la raison et ouvre l'être raisonnable fini aux domaines de l'action libre et morale. La discipline de la raison pure, quant à elle, est la critique de la raison pure par elle-même; la raison sert ici à limiter les prétentions théoriques de la raison.
Canon de la raison pure

Pour Kant, un canon est "l'ensemble des facultés a priori pour l'usage légitime" de la faculté de connaître. En ce sens, il n'y a pas de canon de la raison pure théorique. Il ne peut y avoir de canon de la raison pure dans son usage spéculatif mais seulement une discipline ou un "organon" (cf supra). Le canon de la raison pure ne concerne donc la raison pure que dans son usage pratique.

« L’opinion est une créance (Fürwahrhalten) consciente d’être insuffisante subjectivement tout autant qu’objectivement. Si la créance n’est suffisante que subjectivement et est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s’appelle croyance. Enfin, la créance qui est suffisante aussi bien subjectivement qu’objectivement s’appelle le savoir. La suffisance subjective s’appelle conviction (pour moi-même), la suffisance objective s’appelle certitude (pour chacun). Je ne m’arrêterai pas à clarifier des concepts aussi aisément compréhensibles. » Kant
L'architectonique de la raison pure

L'architectonique de la raison pure concerne la faculté (c'est-à-dire la capacité) de la raison pure de systématiser les connaissances scientifiques. Kant distingue entre autres deux branches au sein de l'architectonique de la raison pure : la métaphysique de la nature et la métaphysique de la liberté.
L'histoire de la raison pure

Kant affirme ici l'existence de trois âges de la raison pure. Le premier est celui du dogmatisme métaphysique; il correspond aux quatre thèses des antinomies. Il s'agit ici de "l'enfance de la raison". Le deuxième âge est constitué par l'empirisme, et il est notamment "illustré" par Hume et Locke. Il correspond aux quatre antithèses des antinomies. On entre avec eux dans "l'adolescence de la raison", adolescence qui est aussi une période d'errance et de nomadisme, car il n'y a plus de connaissances qui soient assurées, définitives. Le troisième âge correspond au criticisme de Kant lui-même; c'est l'âge de "la maturité de la raison". Le criticisme consiste historiquement dans une synthèse des deux âges précédents; il veut réaliser la paix perpétuelle entre ces deux courants, et, par extension, en philosophie.
Postérité de la Critique
L'idéalisme allemand

« À la critique de la raison, vue comme simple propédeutique, devait succéder selon certains héritiers, le système de la raison, la science proprement dite procédant d'un principe unique »73. Fichte et Schelling ne virent dans la Critique que le moyen « d'instituer des recherches sur la possibilité , la signification d'une telle science ». Kant lui-même s'insurgea contre cette interprétation et rappela publiquement que la philosophie de Fichte ne constituait pas un véritable criticisme74.
Le kantisme et l'école de Marbourg
La phénoménologie
Plan de l'ouvrage

Introduction
Théorie transcendantale des éléments

Première partie : Esthétique transcendantale
Première section : De l’espace
Deuxième section : Du temps
Conclusion de l’Esthétique transcendantale
Deuxième partie : Logique transcendantale

Introduction

Première division : Analytique transcendantale
Livre premier : Analytique des concepts
Chapitre I : Du fil conducteur permettant de découvrir tous les concepts purs de l'entendement
Chapitre II : De la déduction des concepts purs de l'entendement
Livre deuxième : Analytique des principes
Introduction
Chapitre I : Du schématisme des concepts purs de l'entendement
Chapitre II : Système de tous les principes de l'entendement pur
première analogie : principe de permanence
deuxième analogie : principe de production
troisième analogie : principe de communauté
Chapitre III : Du principe de la distinction de tous les objets en général en phénomènes et noumènes
Appendice
Deuxième division : Dialectique transcendantale

Introduction

Livre premier : Des concepts de la raison pure
Livre deuxième : Des raisonnements dialectiques de la raison pure
Chapitre I : Des paralogismes de la raison pure
Chapitre II : L’antinomie de la raison pure
Chapitre III : L’idéal de la raison pure
Appendice

Théorie transcendantale de la méthode

Chapitre I : La discipline de la raison pure
Chapitre II : La canon de la raison pure
Chapitre III : L’architectonique de la raison pure
Chapitre IV : Histoire de la raison pure

Notes et références
Notes

↑ Dans les Prolègomènes Kant écrit « Je l'avoue franchement : ce fut l'avertissement de David Hume qui interrompit d'abord, voilà bien des années, mon sommeil dogmatique et qui donna à mes recherches en philosophie spéculative une toute autre direction »-Pascal 1957, p. 25 Critique p13
↑ « Si Kant critique la raison ce n'est pas pour porter atteinte à son prestige, c'est au contraire pour la réhabiliter »-article Kant Le Dictionnaire Martin Heidegger, p. 713
↑ Après avoir fait référence à la découverte des propriétés du triangle isocèle par Thalès Kant écrit : « On a admis jusqu'ici que toutes nos connaissances devaient se régler sur les objets [] Que l'on cherche si nous nous ne serions pas plus heureux dans les problèmes de métaphysique en supposant que les objets se règlent sur notre connaissance []Il en est ainsi comme de la première idée de Copernic : voyant qu'il ne pouvait venir à bout d'expliquer les mouvements du ciel, en admettant que la multitude des étoiles tournait autour du spectateur, il chercha s'il n'y réussirait pas mieux en supposant que c'est le spectateur qui tourne et que les astres demeurent immobiles »-cité par Georges Pascal-Pascal 1957, p. 31-32 Critique p 18-19
↑ « Laissez le soleil errer au milieu des autres astres et la terre immobile ; il n'y aura pas de fins aux complications que vous devez introduire pour rendre compte du mouvement des planètes ; immobilisez le soleil et tous les mouvements s'ordonnent d'une manière simple » écrit Émile Bréhier-=Histoire de la philosophie allemande, p. 56-57
↑ Il ne faut pas confondre les termes de transcendantal et de transcendant. Un principe transcendantal ne peut avoir qu'un usage immanent, expérimental. Un principe transcendant au contraire s'élever au-dessus du champ de l'expérience. Toutefois un principe peut être tout à la fois « transcendantal » et « transcendant », il en est ainsi de Dieu dans l'ordre transcendantal boucle « la série des conditions du monde sensible » et le Dieu de la théologie, qui lui est, transcendant-Pascal1957, p. 40
↑ « quand je dis que tous les corps sont pesants, le prédicat est quelque chose de tout à fait différent de ce que je pense dans le simple concept d'un corps en général. L'adjonction de ce prédicat donne donc un jugement synthétique »-Pascal1957, p. 34 Critique p38
↑ « Si je dis par exemple que tout phénomène a une cause, ou que, dans tous les changements du monde matériel, la quantité de matière reste constante, ou encore que, dans toute communication du mouvement, l'action et la réaction doivent être égales l'une à l'autre, j'énonce des jugements universels et nécessaires qui de plus sont synthétiques, puisque le concept de phénomène ne contient pas celui de cause, ni le concept de matière celui de permanence etc. »-Pascal1957, p. 36
↑ Est pure pour Kant une connaissance à laquelle n'est mêlé rien d'étranger, c'est-à-dire lorsque l'on n'y trouve aucune expérience ou sensation et « qu'elle est possible complètement a priori »-Emmanuel Kant 1975, p. 46
↑ « Nous commencerons par isoler la sensibilité, en faisant abstraction de tout ce que l'entendement y ajoute et y pense par ses concepts, de telle sorte qu'il ne reste que l'intuition empirique. Nous écarterons ensuite tout ce qui appartient à la sensation, afin de n'avoir plus que l'intuition pure et la simple forme des phénomènes, seule chose que la sensibilité puisse fournir a priori. Il résultera de cette recherche qu'il y a deux formes pures de l'intuition sensible, comme principes de la connaissance a priori, savoir : l'Espace et le Temps »-Pascal 1957, p. 47 Critiquep54-55
↑ Voici ce qu’écrit Jean Beaufret à ce propos : « Jusqu’à Kant, la connaissance fonçait naïvement sur l’objet sans s’inquiéter de la condition préalable, de la clause toujours implicite qu’il devait y avoir quelque chose de tel qu’un « ob-jet » à rencontrer [...] C’est à Kant qu’il va être réservé d’élever à la dignité d’un problème la singularité inaperçue du faire face effectif de toutes choses, que dit si bien pourtant le nom d’ob-jet-Joël Balazut 2011 lire en ligne
↑ « "Seulement la spontanéité de notre pensée exige que ce divers soit d'abord, d'une certaine manière, parcouru, assemblé et lié pour en faire une connaissance. Cette action je l'appelle synthèse. (...) La synthèse en général est, le simple effet de l'imagination, c'est-à-dire d'une fonction de l'âme aveugle, mais indispensable, sans laquelle nous ne pourrions jamais et nulle part avoir aucune connaissance, mais dont nous n'avons que très rarement conscience »-Kant 1975, p. 92-93
↑ « L'espace et le temps sont en tant qu'intuitions pures, syndotiques, ce qui veut dire qu'ils donnent le divers à partir de l'unité comme totalité. Cette unité « syndotique » ne se confond pas avec l'unité qui appartient à la synthèse de l'entendement par concepts, aux catégories. Bien plutôt cette unité synthétique des concepts, des catégories présuppose l'unité syndotique originairement intuitive » commente Heidegger-Heidegger 1982, p. 137
↑ C'est ce qu'il tente de prouver par une méthode régressive, analytique et intellectuelle « nous isolerons tout d'abord la sensibilité, en faisant abstraction de tout ce que l'entendement y pense par concepts, pour qu'il ne reste rien que l'intuition empirique. En second lieu nous écarterons encore de cette intuition, tout ce qui appartient à la sensation, pour qu'il ne reste plus que l'intuition pure et simple, forme des phénomènes seule chose que puisse fournir a priori la sensibilité »- relevé par Charles Serrus dans sa préface-Kant 1975, p. VIII
↑ « L'imagination, considérée comme une spontanéité [] sera la faculté, intermédiaire entre la sensibilité et l'entendement, de produire des déterminations. C'est dans l'intuition du temps que l'imagination trace a priori des cadres où peuvent entrer des phénomènes et qui indiquent la catégorie sous laquelle ils doivent être rangés. Ces cadres, ces déterminations du temps sont les schèmes transcendantaux »-Pascal 1957, p. 74
↑ « Il y a trois sources primitives (facultés ou pouvoirs de l'âme) qui renferment les conditions de la possibilité de toute expérience et qui ne peuvent dériver elles-mêmes d'aucun autre pouvoir de l'esprit : ce sont les sens, l'imagination et l'aperception »-Emmanuel Kant 1975, p. 105
↑ « J'entends par exposition transcendantale, l'explication d'un concept considéré comme un principe capable d'expliquer la possibilité d'autres connaissances synthétiques a priori »-Kant 1975, p. 57
↑ Par cette expression de « grandeur infinie », il n'est nullement question de quantité comparative, grandeur doit être compris au sens de magnitude qui permet de saisir toute quantité , indépendante elle-même de tout quantum grand ou petit. Par ce terme de grandeur Kant signifie que le tout est essentiellement distinct (métaphysiquement autre), en tant que fondement de leur possibilité de chacun des espaces singuliers- écrit HeideggerHeidegger 1982, p. 125
↑ Quand je dis que, dans l’espace et le temps, aussi bien l’intuition des objets extérieurs que l’intuition de l’esprit par lui-même représentent chacune leur objet comme il affecte nos sens, c’est-à-dire comme il nous apparaît, je ne veux pas dire que ces objets soient une simple apparence ». Kant ne fait que distinguer le phénomène de «l’objet apparent ». Il ne déclare pas que rien n’existe en dehors de lui-même ou de sa propre conscience, loin de là. Par ailleurs il en fait une réfutation explicite de cette interprétation "individualiste" de la subjectivité connaissante dans la section : paralogisme de l’idéalité du rapport extérieur. Pour se distinguer de cet idéalisme subjectif, niant la réalité de l’existence "objective" du monde extérieur, il définit sa position comme un idéalisme transcendantal* accordé avec un réalisme empirique
↑ « Intuition et concepts, sont les éléments de toute connaissance, de telle sorte que ni les concepts sans une intuition qui leur corresponde de quelque manière, ni une intuition sans les concepts ne peuvent fournir aucune connaissance. De ces deux propriétés, aucune n'est préférable à l'autre; sans l'entendement, nul ne saurait pensé. Des pensées sans matière sont vides ; des intuitions sans concepts sont aveugles »-Kant 1975, p. 76-77
↑ Autre exemple,« Le concept de chien signifie une règle d'après laquelle mon imagination peut exprimer en général la figure d'un quadrupède, sans être astreinte à quelque chose de particulier que m'offre l'expérience, ou mieux quelque image possible que je puisse représenter in concreto. Ce schématisme de notre entendement , relativement aux phénomènes et à leur simple forme, est un art caché dans les profondeurs de l'âme humaine et dont i1 sera toujours difficile d'arracher le vrai mécanisme à la nature pour l'exposer à découvert devant les yeux » Emmanuel Kant-Kant 1975, p. 153

Références

http://de.wikisource.org/wiki/Seite:Kant_Critik_der_reinen_Vernunft_856.png [archive]
↑ Heidegger 1982, p. 31
↑ article Kant Le Dictionnaire Martin Heidegger, p. 713
↑ article Kant Le Dictionnaire Martin Heidegger, p. 714
↑ Pascal 1957, p. 25
↑ Pascal 1957, p. 27
↑ Encyclopédie Universalis lire en ligne
↑ Pascal 1957, p. 30
↑ a et b Pascal 1957, p. 31
↑ article A priori/a posteriori Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 46
↑ Pascal 1957, p. 34
↑ Pascal1957, p. 41Critique p79-80
↑ Pascal1957, p. 34
↑ Pascal1957, p. 35
↑ Pascal1957, p. 36
↑ Pascal1957, p. 37
↑ Pascal1957, p. 38
↑ article Catégories Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 100
↑ a et b article Phénomène Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 613
↑ a et b La philosophie kantienne de la connaissance lire en ligne
↑ Michel Jean 1997, p. 4 lire en ligne
↑ Michel Jean 1997, p. 7 lire en ligne
↑ Pascal 1957, p. 45 Critique p54
↑ Pascal 1957, p. 45 Critique p53
↑ Pascal 1957, p. 46 Critique p87
↑ Kant 1975, p. 76
↑ Michel Jean 1997, p. 5 lire en ligne
↑ article Représentation Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 714
↑ Pascal 1957, p. 46
↑ Heidegger 1982, p. 137
↑ a et b Pascal 1957, p. 48
↑ a et b article Imagination Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 402
↑ a et b Pascal 1957, p. 74
↑ Michel Jean 1997, p. 1à3 lire en ligne
↑ Kant 1975, p. 55
↑ a et b Pascal 1957, p. 49
↑ a et b Kant 1975, p. 56
↑ Kant 1975, p. 57
↑ a et b article Espace Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 266
↑ Pascal 1957, p. 46-50
↑ Pascal 1957, p. 50 Critique p57
↑ a, b et c Pascal 1957, p. 51
↑ Kant 1975, p. 58
↑ Pascal 1957, p. 52-54
↑ a et b Kant 1975, p. 61
↑ Pascal 1957, p. 52 Critique p61
↑ Pascal 1957, p. 52 Critique p62
↑ a, b et c Pascal 1957, p. 53 Critique p63
↑ a et b Michel Jean 1997, p. 58 lire en ligne
↑ Pascal 1957, p. 54
↑ a et b Pascal 1957, p. 55
↑ a, b et c Pascal 1957, p. 65
↑ Heidegger 1982, p. 248
↑ Kant 1975, p. 103
↑ Kant 1975, p. 105
↑ Heidegger 1982, p. 286
↑ Pascal 1957, p. 67
↑ Pascal 1957, p. 68
↑ Pascal 1957, p. 72
↑ Kant 1975, p. 148
↑ Kant 1975, p. 151
↑ a et b article Schème Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 734
↑ W.Biemel, A de Waehlens 1981, p. 30
↑ A 162/B 201.
↑ A 166/B 207.
↑ A 176/B 218.
↑ A 182/B 224.
↑ A 189/B 232.
↑ A 211/B 256.
↑ a et b A 218/B 265.
↑ A 218/B 266.
↑ Méditations 4
↑ article Criticisme Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 172
↑ article Criticisme Dictionnaire des concepts philosophiques, p. 173

Annexes

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Bibliographie

Emmanuel Kant (trad. Tremesaygues et Pacaud, préf. Charles Serrus), Critique de la raison pure, PUF, 1975, 584 p..
Emmanuel Kant (trad. J.Gibelin), Prolégomènes à toute métaphysique future, J.VRIN, coll. « Bibliotjèque des textes philosophiques », 1967, 182 p..
Georges Pascal, Pour connaître la pensée de Kant, Bordas, coll. « Pour connaître », 1957, 198 p..
Martin Heidegger (trad. Emmanuel Martineau), Interprétation phénoménologique de la « Critique de la raison pure » de Kant, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de Philosophie », 1982, 393 p. (ISBN 2-07-022377-9).
« Introduction par W.Biemel, A de Waehlens », dans Martin Heidegger, Kant et le problème de la métaphysique, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1981, p. 9-50.
Martin Heidegger (trad. W.Biemel, A de Waehlens), Kant et le problème de la métaphysique, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1981, 309 p..
Ph. Arjakovsky, F. Fédier, H. France-Lanord (dir.), Dictionnaire Martin Heidegger : Vocabulaire polyphonique de sa pensée, Cerf, 2013, 1450 p. (ISBN 978-2-204-10077-9).
Michel Blay, Dictionnaire des concepts philosophiques, Larousse, 2013, 880 p. (ISBN 978-2-03-585007-2).
Émile Bréhier et Paul Ricœur, Histoire de la philosophie allemande troisième édition mise à jour P.Ricœur, VRIN, coll. « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », 1954, 262 p..
Jean Beaufret, « Kant et la notion de Darstellung », dans Dialogue avec Heidegger II Philosophie moderne, Éditions de Minuit, coll. « Arguments », 1977, 224 p. (ISBN 2-7073-0164-7).

Liens externes
Traductions

La Critique de la raison pure [archive], traduite en français (1905) sur Gallica (mode texte disponible)
Audiolivre : Critique de la raison pure, préfaces et introduction [archive]Speaker Icon.svg

Cours

Un cours d'introduction à la lecture de la Critique de la Raison pure, par Jean-Michel Muglioni, à lUniversité Conventionnelle [archive] Speaker Icon.svg
Résumé pédagogique de la Critique de la Raison pure [archive]
« Encyclopédie Universalis. Critique de la raison pure » [archive], sur Universalis.fr, 2016.

Essais

« La philosophie kantienne de la connaissance » [archive], sur PHILOCOURS.COM, 2016.
Michel Jean, « Mémoire:Imagination et schématisme dans la Critique de la raison pure » [archive], sur http://www.collectionscanada.gc.ca [archive], Faculté de philosophie. Université Laval.
Joël Balazut, « La Critique de la raison pure de Kant comme préfiguration de l’ontologie heideggérienne » [archive], sur Le Portique [Online], 26, 2011.

Articles connexes

Kant et le problème de la métaphysique-Heidegger
Temps (philosophie)
Espace (philosophie)
A priori et a posteriori
Esprit critique
Métaphysique
Principe de non-contradiction
Révolution copernicienne pour la compréhension du contexte
Essai sur les données immédiates de la conscience (dans son premier livre Henri Bergson, tout en rencontrant Kant sur certains points, part de sa conception du temps et de l'espace pour introduire la notion de durée, qui s'oppose à la conception kantienne du temps.

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Concepts Insociable sociabilité · Esthétique transcendantale · Impératif catégorique · Moyen pour une fin · Devoir implique pouvoir · Chose en soi · Synthétique a priori · Sapere aude
Théories Philosophie pratique de Kant · Théorie de la connaissance de Kant · Criticisme
Tradition Néokantisme
Autres Les Derniers jours d'Emmanuel Kant (livre · film)

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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 10:01

TAY et les idées: De la perception à l’aperception, Y'BECCA.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 8 hil y a 8 heures
L'AVENIR EST UN CONCEPT DEVENU POLITIQUE CAR REPOSANT SUR UNE ESPÉRANCE RÉELLE POUR CEUX QUI VEULENT DEVENIR DANS UN MONDE MEILLEUR. TAY

LA RÉALITÉ NE PARVIENT PAS À TUER LA RESPONSABILITÉ DE CHACUN DE VOULOIR DEVENIR ACTEURS DE CES ACTES DANS LA FORMATION D'UNE SOCIÉTÉ. TAY

QUE L'ON SOIT ÉVEILLÉ OU QUE L'ON RÉSIDE DANS CES RÊVES; LA RÉSIGNATION EST RATTRAPÉ PAR LE TEMPS: CELA EST LA RESPONSABILITÉ DU SOI. TAY

LA CIRCONSTANCE EST LE TEL DANS LE TEMPS, RÉSIDE DANS LE TEXTE DU TEMPS ET LA RÉSIGNATION NE PEUT ENVAHIR LA RESPONSABILITÉ: LA FACULTÉ. TAY

LE SAVOIR SE TRANSFORME DANS LES PAROLES ET CERTAINS DÉFORMENT L'ÉCRITURE ET L'ÉTHIQUE CAR CROYANT ÊTRE LA VÉRITÉ ET LA VERTU: L'HEURE. TAY

L'HEURE EST L'ÉTHIQUE DE L'HUMANITÉ, SON ÉVOLUTION SE JOUE À UN GRAIN DE SABLE ET DE POUSSIÈRE: LE SOUFFLE DU VENT CARESSE LE SILENCE. TAY

LE BATTEMENT DU COEUR EST LIBRE QUAND IL S'AGIT DE CONDUIRE SES PARENTS AU MILIEU DES ACTES ET DU BONHEUR: LE DESTIN ET L'ÉTHIQUE. TAY

PEUPLE, L'ÉTHIQUE EST LIÉ À L'HEURE ET AUX ENVIRONNEMENTS DE LA NATURE ET DE L'HORIZON: L'INFINI JUGE LA CONSCIENCE À TRAVERS LE MIRAGE. TAY

L'ÉTHIQUE EST LIÉE OU L'ÉTHIQUE EST LIÉ... L'ESPRIT EST DANS L'ESPÉRANCE DE SA NATURE: LA MAJESTÉ DU SOI ET DE SON VERBE OU LE SUJET. TAY

LA RÉPUBLIQUE DANS LA NATURE ET DANS LE SOUFFLE DE LA CIRCONSTANCE, L'ÉTHER DEVANT SON SURLENDEMAIN CRÉANT L'EXISTENCE: LE DEVENIR. TAY

DE NOUVEAUX HORIZONS SE CRÉAIENT DANS LA CRÉATION DES SUJETS DANS L'ORTHOGRAPHE FRANÇAIS: L'ADVERSITÉ ET L'AFFIRMATION DE SON EMPLOI. TAY

LA FORME DE CIRCONSTANCE DU SUJET EST CONFONDUE AVEC LE GENRE ET LA CITOYENNETÉ SELON LES PLUMES, QUI UTILISENT L'ÉCRITURE FRANÇAISE. TAY

LA DOCTRINE D'ÊTRE SELON L'APPELLATION ET LES CROYANCES OPPOSE DES DESTINS ET DES ACTES SELON DES FORMULATIONS ET DES SOURCES: LE SEXE. TAY

NE SUIS PAS DE CEUX QUI FONT DES RÈGLES APPROPRIÉES AUX SEXES, NI À CEUX QUI VEULENT Y METTRE DES MORALES MAIS UN RÊVE DE MIXITÉ: OUI. TAY

LA MIXITÉ EST UN RÊVE RÉELLE ET TOUTES LES RÉALITÉS NE SONT PAS SUJETTE À LA MISÈRE: LA LAÏCITÉ EST L'ESPÉRANCE MORALE DU GENRE HUMAIN. TAY

LA MIXITÉ EST UN RÊVE RÉEL ET TOUTES LES RÉALITÉS NE SONT PAS SUJETTE À LA MISÈRE: LA LAÏCITÉ EST L'ESPÉRANCE MORALE DU GENRE HUMAIN. TAY

DANS LA BEAUTÉ DE CERTAINES FAUTES D'ORTHOGRAPHE, ON M'A APPRIS À RECONNAÎTRE LA CIRCONSTANCE ET MA CONSCIENCE, OUI, À SALIVER LES MOTS. TAY

LES MOTS SONT DES MOUVEMENTS LIBRES DES MOEURS ET LA PAROLE NE PEUT DEVENIR PARODIE DE CEUX QUI ONT CONJURÉ SES TERMES EN DES ACTES. TAY

LES DIPLÔMES NE FONT PAS LE COEUR, LE COURAGE NE FAIT PAS LE BRAVE MAIS LA CONSCIENCE CONSTRUIT LA CONVICTION ET L'ÊTRE: MON ÉTHIQUE. TAY

J'ESPÈRE ET J'OSE À TRAVERS SES MOTS QUI CONDUISENT MES MOUVEMENTS ! JE PROUVE QUE SI LES ELFES N'EXISTENT PAS, IL EST BEAU D'Y CROIRE. TAY

ALORS, LES DJINNS CHANTENT LOUANGES SUR LES CHIFFRES ET LES CONTES DES MILLE ET UNE NUITS: SÉDUIRE N'EST PLUS UN CRIME CONTRE LE VENT. TAY

" LAÏCITÉ, SÉDUIRE N'EST PAS TROMPER LA JALOUSIE CAR LA JALOUSIE CHERCHE À CORROMPRE LE REGARD DU MARTYR ": CHANTE YAHVÉ DANS LE DÉSERT. TAY

LAÏCITÉ, MON COEUR L'ENTENDS DANS LE VIDE ET J'AURAI ESSAYER DE SAUVER L'EXISTENCE PLUS QUE MON ÉTHIQUE AU REGARD DE YAHVÉ, L'ÉTERNEL. TAY

QUAND J'ENTENDS LE SILENCE; C'EST COMME SI L'ÉCHO DE DIEU RÉSONNAIT DANS MON ÂME ET QUAND LE CORBEAU ME SORT DU CONTEXTE: JE LUI SOURIS. TAY

C'EST MON BONHEUR LAÏC ET J'AI VOULU LE PARTAGER: CELA A CRÉÉ UN PAROXYSME AUSSI GRAND QUE MARIE MADELEINE ET QUE JÉSUS N'ÉTAIT PAS LÀ. TAY

LA CONSCIENCE DE MES TRAVAUX EST QUE LA CONVICTION ENTRAÎNE DES CIRCONSTANCES APOCALYPTIQUE EN CHACUN DE NOUS: FEMMES ET HOMMES. TAY

LA CONVICTION EST LA BASE DE LA DÉMOCRATIE ET LA NATURE EST ÉTABLIE SUR LE PRINCIPE DE CE CARACTÈRE: LE TERRITOIRE ET LE TERME. TAY

MA RESPIRATION PEUPLE LA RECHERCHE DE RÉALITÉ; DANS UNE RÊVERIE QUI S'ANNONCE SANS RÉVEIL PUISQUE BLANCHE. L'ESPRIT S'ÉVANOUIT VERS LUI. TAY

LE TEMPS EST-IL UN TERME DE DIEU OU L'ASPECT TERRITORIALE DE LA NATURE SUR SON ENVIRONNEMENT ? L'ÉTOILE MIRE SUR L'ÉTHIQUE: MURMURE YAHVÉ. Y

LE CONTRAIRE DU SENS EST-IL DE CONTREDIRE LE SENTIMENT D'ÊTRE ? LE JAMAIS EST-IL SOURCE DE FIN ? SOUFFLE EST-IL VENT ?: S'AMUSE YAHVÉ. TAY

LA FATIGUE DÉFORME L'ORTHOGRAPHE MAIS LA RÉALITÉ DEMEURE DANS LE TEMPS. LE COURAGE NE FAIT PAS LE BRAVE ET L'ÉTHIQUE DEMEURE UNE QUESTION. Y

LA RÉFLEXION NE TUE PAS L'AMOUR; LA PEUR N'ÉTOUFFE PAS LE DÉSIR: L'AVEUGLEMENT ET LA CIRCONSTANCE OU LA RÉALITÉ ET LA RESPONSABILITÉ. TAY

LE MOUVEMENT DANS LE DÉSIR ET LA CIRCONSTANCE DANS LE DESTIN; UNE BELLE PRÉSENTATION DE L'AMOUR ET DE LA CHAIR: LA PROMESSE DES ÉTOILES. TAY

LA JOIE DE LA NATURE EST LA JUSTICE DES ÊTRES QUI APPRENNENT À S'AIMER PAR DES RÈGLES, DES REGARDS ET DES LIBERTÉS PROPRES À EUX: VIES. TAY

LA CERTITUDE DE LA FORME EST DE CROIRE EN UNE ÉTHIQUE DE VERTU LIÉ À L'ESPÉRANCE DE LIBERTÉ DEVANT LES MOUVEMENTS ET LA RÉALITÉ: LE SOI. TAY

LE DIPLÔME NE FAIT PAS L'ÂME, LA PAROLE NE DONNE PAS LE VERBE ET LE SILENCE NE FAIT PAS LA PAIX: LE PARADOXE DE LA THÉORIE DES CORDES. TAY

LA CLAMEUR EST UNE CLARTÉ QUI DELIVRE DES INFORMATIONS SUR LES CLIMATS ET LES ACTES À VENIR SANS EN CONNAÎTRE LA DATE: LA MÉTAPHORE. TAY

AINSI,

CELA PEUT ÊTRE UN PASSAGE DE LA VIE; EN TOUT CAS, IL Y A AUTANT EN EMPORTE LE VENT. LA CRUAUTÉ EST ACCOMPAGNATRICE DE L'ESPÉRANCE MAIS LA CONSCIENCE CONSERVE UNE ÉTHIQUE DE CRÉATION... JE NE FERAIS AUCUNE MORALE AU CHEVALIER QUI SAIT CONSERVER SON CHIEN ET SON CHEVAL DEVANT LES ADVERSITÉS; CELA MONTRE UNE CONVICTION DE SA NATURE QUI LUI EST PROPRE: NAVIGATRICE ET ÉQUILIBRÉE DEVANT LA MORT, UN PIEUX ROMANESQUE DIGNE D'ARBORER L'ÉTHIQUE DE L'ALBATROS DE BAUDELAIRE OU LA ROMANCE DE LA RÉALITÉ DU POÈTE DANS L'HISTOIRE ET L'ÉVOLUTION.

ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS.

Que pourrions-nous désigner, dans cette désolation et cet épuisement de la civilisation présente, qui puisse éveiller en nous l’attente d’une consolation pour l’avenir ? C’est en vain que nous cherchons une seule racine vigoureuse, un seul coin de terre fertile et sain : partout, poussière, sable, torpeur, dépérissement. Qui s’en écarterait, solitaire et désespéré, ne pourrait trouver meilleur symbole que le Chevalier escorté de la Mort et du Diable, tel que Dürer l’a gravé : chevalier cuirassé au regard d’airain, qui suit son chemin de terreur, indifférent à ses horribles compagnons et pourtant sans espoir, seul avec son cheval et son chien. Notre Schopenhauer fut ce chevalier de Dürer : tout espoir lui faisait défaut, mais il voulait la vérité. Il n’en existe aucun qu’on le puisse comparer.

(Nietzsche, Naissance de la Tragédie, 20).

Le Chevalier, la Mort et le Diable », m’est proche, je ne saurais trop dire comment. Dans la Naissance de la Tragédie, j’ai comparé Schopenhauer à ce chevalier ; et c’est cette comparaison qui m’a valu la gravure.

(Lettre à Maldiwa von Meysenbug, Bâle, 1875).

Cette gravure est le cadeau de noël de Richard Wagner offert par Nietzsche en 1870.
Que pensez-vous de l'ouvrage Nietzsche et la mythologie de Ernst Bertram ?

LA SENSATION DE LA DÉCOUVERTE NE DOIT PAS OUBLIER LA PRÉSENCE D'AUTRUI: AINSI; L'ALPHABET EST LA SENSATION D'UN HUMANISME RÉEL. TAY

En sa théorie des petites perceptions, Leibniz différencie la perception et l'aperception. Cela est une forme d'opinion devenue théorie. TAY

Le concept du miaulement est la sensation d'un mélange savant de circonstance dans l'existence de l'animal: Sa saveur demeure son goût. TAY
Le concept du miaulement est la sensation d'un mélange savant de circonstance dans l'existence de l'animal: Sa saveur demeure son gout de l'inégalé. TAY

LA DEMEURE D'UN ESPRIT PEUT ÊTRE EMPRISONNER DANS UN GOUT, UNE EXISTENCE ET UN LIVRE JUSQU’AU JOUR Où
LE CŒUR DÉCOUVRE LA SOIF. TAY

LA BIBLIOTHÈQUE RÉSONNE DES ESPRITS, LES LUMIÈRES RAYONNENT, PAR LEURS PARTICULES DE POUSSIÈRE, LA PRÉNOMMÉE EXISTENCE DES MOTS. TAY

LA CIRCONSTANCE ENVAHIE LE CŒUR DE CELLE ET LUI DEVANT UN ORDINATEUR NE CHERCHE PAS REFUGE DE SON REGARD: LA PERSONNALITÉ DES TEMPORELS. TAY

ECRIT DE
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 10:17

La rivière Calcasieu est un cours d'eau qui prend sa source dans la paroisse de Vernon en Louisiane aux États-Unis.

Sommaire

1 Géographie
2 Histoire
3 Voir aussi
3.1 Lien externe
4 Notes et références

Géographie

Son cours est orienté du Nord vers le Sud. La rivière traverse la ville de Lake Charles située dans la paroisse de Calcasieu. Elle traverse le lac Charles puis continue son cours en aval vers la paroisse de Cameron, alimente le Lac Calcasieu puis se jette dans le golfe du Mexique.

Sa longueur est de 322 kilomètres de long.
Histoire

Le nom de Calcasieu vient de la langue amérindienne de la tribu des Atakapas katkosh, pour aigle, and yok pour crier. Les colons français, à l'époque de la Louisiane française, l'ont transcrit tout d'abord en Quelqueshue (terme que l'on retrouve encore sur des noms de rues de villes ou villages de la paroisse de Calcasieu), puis en Calcasieu.

Durant la période d'occupation espagnole de la Louisiane française, la rivière Calcasieu qui traverse la paroisse du même nom, prit temporairement le nom d' Arroyo Hondo (ruisseau profond).
Voir aussi

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Notes et références
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v · m
Fleuves des États-Unis
5 000 km > Mississippi · Río Grande · Yukon
3 000 km > Brazos · Colorado · Colorado (fleuve du Texas) · Columbia · Kuskokwim · Saint-Laurent
1 000 km > Colville · Connecticut · Delaware · Hudson · James River · Ochlockonee · Penobscot · Potomac · Rio Nueces · Roanoke · Sabine · Sacramento · Saint-Jean · Saint Johns · San Joaquin · Savannah · Stikine · Susquehanna · Trinity
500 km > Cape Fear · Calcasieu · Edisto · Klamath · Ogeechee · Pee Dee · Rogue · Satilla · Suwannee
300 km > Altamaha · Apalachicola · Aucilla · Caloosahatchee · Charles · Choptank · Coquille · Housatonic · Kennebec · Lavaca · Merrimack · Peace River · Perdido · Raritan · Rappahannock · Russian River · Saco · Saint Marys · Sainte-Croix · Salinas · Santee · Siletz · Skagit · Taku · Tijuana · Umpqua · Yellow River · Withlacoochee
100 km > Chowan · Hillsborough · Los Angeles · Mobile · Redwood Creek · York River
50 km > Neponset · Smith
10 km > Miami River
1 km > D

Calcasieu

Caractéristiques
Longueur 322 km
Bassin ?
Débit moyen ?
Régime pluvial et Marée
Cours
Source Paroisse de Vernon
Embouchure Golfe du Mexique
· Localisation Paroisse de Cameron
Géographie
Pays traversés Drapeau des États-Unis États-Unis
Régions traversées Drapeau de la Louisiane Louisiane

AINSI

Studying Earth's Gravity
https://grace.jpl.nasa.gov/

After more than 15 productive years in orbit, the U.S./German GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) satellite mission has ended science operations. During their mission, the twin GRACE satellites have provided unprecedented insights into how our planet is changing by tracking the continuous movement of liquid water, ice and the solid Earth.

GRACE made science measurements by precisely measuring the distance between its twin satellites, GRACE-1 and GRACE-2, which required that both spacecraft and their instruments be fully functional. Following an age-related battery issue on GRACE-2 in September, it became apparent by mid-October that GRACE-2's remaining battery capacity would not be sufficient to operate its science instruments and telemetry transmitter. Consequently, the decision was made to decommission the GRACE-2 satellite and end GRACE's science mission.

GRACE, a mission led by Principal Investigator Byron Tapley at the University of Texas at Austin, launched in March 2002 on a planned five-year mission to precisely map our planet's ever-changing gravity field. It has revealed how water, ice and solid Earth mass move on or near Earth's surface due to Earth's changing seasons, weather and climate processes, earthquakes and even human activities, such as from the depletion of large aquifers. It did thisby sensing minute changes in the gravitational pull caused by local changes in Earth's mass, which are due mostly to changes in how water is constantly being redistributed around our planet.

"GRACE has provided paradigm-shifting insights into the interactions of our planet's ocean, atmosphere and solid Earth components," said Tapley. "It has advanced our understanding of the contribution of polar ice melt to global sea level rise and the amount of atmospheric heat absorbed by the ocean. Recent applications include monitoring and managing global water resources used for consumption, agriculture and industry; and assessing flood and earthquake hazards."

GRACE used a microwave ranging system to measure the change in distance between the twin satellites to within a fraction of the diameter of a human hair over 137 miles (220 kilometers). The ranging data were combined with GPS tracking for timing, star trackers for attitude information, and an accelerometer to account for non-gravitational effects, such as atmospheric drag and solar radiation. From these data, scientists calculated the planet's gravity field monthly and monitored its changes over time.

"GRACE was an excellent example of a research satellite mission that advanced science and also provided
near-term societal benefits," said Michael Freilich, director of NASA's Earth Science Division at the agency's headquarters in Washington. "Using cutting-edge technology to make exquisitely precise distance measurements,
GRACE improved our scientific understanding of our complex home planet, while at
the same time providing information -- such as measurements related to groundwater, drought
and aquifer water storage changes worldwide -- that was used in the U.S. and internationally
to improve the accuracy of environmental monitoring and forecasts."

GRACE established that measuring the redistribution of mass around Earth is an essential
observation for understanding the Earth system. GRACE's monthly maps of regional gravity
variations have given scientists new insights into Earth system processes. Among its innovations, GRACE has monitored the loss of ice mass from Earth's ice sheets, improved understanding of the processes responsible
for sea level rise and ocean circulation, provided insights into where global groundwater resources
may be shrinking or growing and where dry soils are contributing to drought, and monitored changes
in the solid Earth. Users in more than 100 countries routinely download GRACE data for analyses.
For more on GRACE's science accomplishments, see:

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=6777

"GRACE was a pioneering mission that advanced our understanding across the Earth system -- land, ocean and ice," said Michael Watkins, director of NASA's Jet Propulsion Laboratory in Pasadena, California, and the mission's original project scientist. "The entire mission team was creative and successful in its truly heroic efforts over the last few years, extending the science return of the mission to help minimize the gap between GRACE and its successor mission, GRACE Follow-On, scheduled to launch in early 2018."

Despite the loss of one of the twin GRACE satellites, the other satellite, GRACE-1, will continue operating through the end of 2017. "GRACE-1's remaining fuel will be used to complete previously planned maneuvers to calibrate and characterize its accelerometer to improve the final scientific return and insights from the 15-year GRACE record," said GRACE Project Scientist Carmen Boening of JPL.

Currently, GRACE-2's remaining fuel is being expended and the satellite has begun to slowly deorbit. Atmospheric reentry of GRACE-2 is expected sometime in December or January. Decommissioning and atmospheric reentry of GRACE-1 are expected in early 2018. NASA and the German Space Operations Center will jointly monitor the deorbit and reentry of both satellites.

GRACE Follow-On, a joint NASA/Helmholtz Centre Potsdam German Research Centre for Geosciences (GFZ) mission, will continue GRACE's legacy. It will also test a new laser-ranging interferometer developed by a joint German/U.S. collaboration for use in future generations of gravitational research satellites.

GRACE is a joint NASA/Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR, the German Aerospace Center) mission led by Tapley and Co-principal Investigator Frank Flechtner at GFZ. GRACE ground segment operations are co-funded by GFZ, DLR and the European Space Agency.JPL manages GRACE for NASA's Science Mission Directorate at the agency's headquarters in Washington. GRACE was the first mission launched under NASA's Earth System Science Pathfinder program, designed to develop new measurement technologies for studying the Earth system.

For more information on GRACE, visit:

http://www.csr.utexas.edu/grace

and

https://grace.jpl.nasa.gov

News Media Contact
Alan Buis
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif.
818-354-0474
alan.buis@jpl.nasa.gov

Steve Cole
NASA Headquarters, Washington
202-358-0918
stephen.e.cole@nasa.gov

2017-280

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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Sam 28 Oct à 10:19

GRACE Mission: 15 Years of Watching Water on Earth



Fast Facts:

› In 15 years of operations, the GRACE satellite mission has revolutionized
our view of how water moves and is stored on Earth.

› GRACE measures changes in the local pull of gravity as water shifts around Earth
due to changing seasons, weather and climate processes.

› Among other innovations, GRACE gave us the first space-based view of water
beneath Earth's surface, giving insight into where aquifers may be shrinking
or dry soils contributing to drought.

› The GRACE Follow-On mission, launching in early 2018, will extend
GRACE's innovative measurements.

"Revolutionary" is a word you hear often when people talk about the GRACE mission.
Since the twin satellites of the U.S./German Gravity Recovery and Climate Experiment
launched on March 17, 2002, their data have transformed scientists' view
of how water moves and is stored around the planet.

"With GRACE, we effectively created a new field of spaceborne remote sensing:
tracking the movement of water via its mass," said Michael Watkins,
the original GRACE project scientist and now director of NASA's Jet Propulsion Laboratory,
Pasadena, California.

Like many other transformations, GRACE began with an insight.
"The completely new idea about GRACE was the perception that measuring mass
gives you a way to probe the Earth system," said Principal Investigator Byron Tapley,
director of the Center for Space Research and professor in the Cockrell School
of Engineering at The University of Texas at Austin. Measuring changes in mass has been
a key to discovering how water and the solid Earth are changing in places humans can't go
or can't see.

› DOWNLOAD VIDEO 15 Years of GRACE Earth Observations

The Weight of Water

The greater an object's mass, the greater its gravitational pull. For example,
the massive Rocky Mountains exert more gravitational pull than the flat plains
of the Midwest. Humans don't notice the tiny difference, but satellites do.
While orbiting Earth, satellites accelerate very slightly as they approach
a massive feature, and slow down as they move away.

The vast majority of Earth's gravitational pull is due to the mass
of Earth's interior. A small part, however, is due to the mass of water
on or near Earth's surface. The ocean, rivers, glaciers and underground water
change much more rapidly than Earth's interior does, responding to changing seasons,
storms, droughts and other weather and climate effects. GRACE grew from the recognition
that a specially designed mission could observe these changes in water from space,
revealing hidden secrets of the water cycle.

GRACE measures changes in mass through their effects on twin satellites orbiting
one behind the other about 137 miles apart (220 kilometers). The small accelerations
and decelerations caused by changing mass below the spacecraft alter the distance
between them very slightly -- by a few microns (a fraction of the diameter
of a human hair). To measure this ever-changing distance, the spacecraft constantly
beam microwave pulses at each other and time the arrival of returning signals.
GPS keeps track of where the spacecraft are relative to Earth's surface,
and onboard accelerometers record forces on the spacecraft
other than gravity, such as atmospheric drag and solar radiation.
Scientists process these data to produce monthly maps of regional variations
in global gravity, showing how water on or near Earth's surface has moved every month.

When NASA selected this complex, high-precision mission for launch under
its Earth System Science Pathfinder program, "A lot of people thought it was
a bit improbable that we could actually bring it off," Tapley said. He credits
the mission's success to a close collaboration between NASA and two German partners,
the Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR, the German Aerospace agency)
and the Helmholtz Centre Potsdam German Research Centre for Geosciences
(GFZ), with leadership from original co-principal investigator Christoph Reigber
and project manager Frank Flechtner of GFZ. The collaboration has run very smoothly,
according to Flechtner, who has now taken the role of GRACE's German co-principal investigator.
"It's as if we are one family on both sides of the Atlantic."

GRACE was built in Germany at Airbus Defense and Space. DLR procured
a Russian "Rockot" as the launch vehicle. GFZ is involved
in the U.S./German Science Data System and mission operations
at DLR´s German Space Operations Center. GRACE ground segment operations
are currently co-funded by GFZ and the European Space Agency (ESA).
NASA, ESA, GFZ and DLR are supporting the continuation of the measurements
of mass redistribution in the Earth system.

What GRACE Has Taught Us

Here are a few highlights of discoveries from GRACE during its 15 years of operation.
These discoveries reflect the work of researchers worldwide, who have developed innovative
techniques to use the data and combine it with other observations and models
for new insights into the Earth system.

Underground water: Water stored in soil and aquifers below Earth's surface
is very sparsely measured worldwide. In describing GRACE's contribution
to understanding this life-giving resource, JPL Senior Water Scientist Jay Famiglietti said,
"I can't think of another set of measurements that have so revolutionized the science."

Hydrologist Matt Rodell of NASA's Goddard Space Flight Center, Greenbelt, Maryland,
did his doctoral research on GRACE's hydrological uses.
Rodell said no one guessed before launch that GRACE would reveal
unknown groundwater depletion, but over the last decade, he, Famiglietti
and other researchers have found more and more locations where humans
are pumping out groundwater faster than it is replenished. In 2015, their team published
a comprehensive survey showing a third of Earth's largest groundwater basins
are being rapidly depleted.

Dry soils can add to drought risk or increase the length of a drought.
Rodell and his team provide GRACE data on deep soil moisture and groundwater
to the National Drought Mitigation Center each week, using a hydrology model
to calculate how the moisture is changing throughout the month between one map
and the next. The data are used in preparing weekly maps of U.S. drought risk.

Melting ice sheets: Antarctica is one of the world's toughest places to collect data,
and Greenland isn't far behind. Yet we need to know how fast these ice sheets
are melting to better understand rates and variations of sea level rise around the world.
Scientists studying ice sheets and glaciers were among the first to start working
with GRACE data to extract the information they needed. In the mid-2000s, Jianli Chen
(University of Texas at Austin); Isabella Velicogna (University of California, Irvine);
and the late John Wahr showed that ice losses from Greenland and Antarctica
were dramatically larger than previously estimated, using estimates
of the changing height of the ice sheets and other types of data. Since GRACE
launched, its measurements show Greenland has been losing about 280 gigatons
of ice per year on average -- a bit less than twice the weight of Mt. Everest --
and Antarctica has lost slightly under 120 gigatons a year. There are indications
that both melt rates are increasing.

Sea level: The sea level is rising both because melting ice from land is flowing
into the ocean and because seawater is expanding as it warms.
Scientists have a very precise, continuous measurement of sea level heights
worldwide beginning in 1992 with the NASA-French Topex-Poseidon mission
and continuing through the Jason series of sea level altimetry missions.
The altimeter measurements, however, see only the full effect of ocean height
changes from all causes -- warming, ice melting and runoff from land.
To get an in-depth view of the processes responsible for the changes,
scientists need to know how much of the full effect is due to each one.

With GRACE, scientists are able to distinguish between changes in water mass
and changes in ocean temperatures. An example of the value of this ability
is a study led by GRACE Project Scientist Carmen Boening of JPL,
which both documented and explained a significant drop in sea level
with the 2011 La Niña event. The study showed that the water
that left the ocean, causing the drop in sea level, was rained out over Australia,
South America and Asia. The finding gave scientists a new view
on the global water cycle.

Solid Earth changes: The viscous mantle under Earth's crust is also moving
ever so slightly in response to mass changes from water near the surface.
GRACE has a community of users that calculate these shifts for their research.
JPL scientists Surendra Adhikari and Erik Ivins recently used GRACE data to calculate
how ice sheet loss and groundwater depletion have actually changed
the rotation of Earth as the system adjusts to these movements of mass.

GRACE's planners didn't have much hope that the mission's measurement could be used
to pinpoint the abrupt changes in mass associated with large earthquakes because
of the difference in scale: earthquakes are sudden and local, whereas GRACE's monthly maps
average over an area the size of Illinois and an entire month of time.
However, by devising new data processing and modeling techniques,
researchers have found a way to isolate the earthquake effects.
"We're able to measure the instantaneous mass shift in an earthquake,
and we've found there's a very measurable relaxation that goes on for one
or two months after the earthquake," Tapley said. These measurements provide
unprecedented insights into what is happening far below Earth's surface in big quakes such
as the 2004 Sumatra event and 2011 Tohuku (Japan) quake, both of which caused
devastating tsunamis.

The Future

At 15 years, GRACE has lasted three times as long as originally planned.
Project managers have done everything possible to extend its life, but the spacecraft
will run out of fuel soon -- probably this summer. NASA and GFZ have been working
since 2012 on a second GRACE mission called GRACE Follow-On (GRACE-FO),
with Germany again procuring a launch vehicle and the twin satellites built
at Airbus in Germany. "With GRACE, we have gained new insight into how global
and regional water resources are evolving," said Frank Webb, the GRACE-FO project scientist.
"Through GRACE-FO, we will extend into the next decade our capacity to gain an accurate picture
of the global water cycle."

GRACE-FO is scheduled for launch between December 2017 and February 2018.
The new mission focuses on continuing GRACE's successful data record.
The new satellites use similar hardware to GRACE and will also carry a technology
demonstrator with a new laser ranging instrument to track the separation distance
between the satellites. The laser instrument has the potential to produce an even more
accurate measurement.

"GRACE-FO allows us to continue the revolutionary legacy of GRACE," said JPL's Watkins.
"There are sure to be more unexpected and innovative findings ahead."

For more information on GRACE:

http://grace.jpl.nasa.gov

http://www.csr.utexas.edu/grace


News Media Contact
Alan Buis
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, California
818-354-0474
Alan.Buis@jpl.nasa.gov

Sandra Zaragoza
University of Texas at Austin
512-471-2129
Zaragoza@utexas.edu

Written by Carol Rasmussen
NASA Earth Science News Team

2017-070

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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Lun 30 Oct à 9:51

Sierra Nevada in USA, Europe et Gladiator, Now We Are Free.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 19 hil y a 19 heures
LE 29 OCTOBRE 2017 À BARCELONE, LA MANIFESTATION VOIT DES ROYALISTES ET DES RÉPUBLICAINS RÉUNIS POUR UNE ESPAGNE HUMAINE: HISTORIQUE. TAY

COCKER JOE, N'OUBLIEZ JAMAIS... SAN FRANCISCO RADIO... Y'BECCA... TAY https://www.youtube.com/watch?v=MBpyuYgfCWA&sns=tw … via @youtube

LES CHOUETTES DE DIJON ET LEUR BONNE-MÈRE... Les mystères du porte-bonheur dijonnais https://defigrandesecoles.lexpress.fr/dijon-2016/2016/11/15/les-mysteres-du-porte-bonheur-dijonnais/

ROYALISTES ET RÉPUBLICAINS POUR L'ESPAGNE ET SON PEUPLE QUI ONT ASSEZ DE VOIR CEUX QUI SONT MORTS ÊTRE BAFOUÉ PAR LE FASCISME POLITIQUE. TAY

JE NE SUIS PAS FILS IMMIGRÉ ESPAGNOL MAIS J'AIME LA PEINTURE ESPAGNOL ET JE DÉTESTE LES CORRIDAS: J'AIME PAS LES BOURBONS, NI LES LÂCHES. Y

MADRID ET BARCELONE SE QUERELLENT AU DÉTRIMENT DES PLUS MALHEUREUX COMME LA GALICE VICTIME D'INCENDIES: HONTE SUR CERTAINS POLITICIENS. TAY

IL Y A DES FAITS QUE LA CATALOGNE MÉRITENT LE DROIT TOUT COMME L'ESPAGNE MÉRITE LE RESPECT DE SES MORTS: NAPOLÉON ET BENJAMIN. OUI. TAY

LA CATALOGNE A CRÉÉ L'ESPAGNE ET ELLE NE PEUT NIER LA LECTURE HISTORIQUE, MADRID DOIT S'EXCUSER DE CERTAINS COMPORTEMENTS LINGUISTIQUES. TAY

L'ESPAGNE ABOLIRAS UN JOUR, LA CORRIDA COMME TOUTES CES SUPERSTITION ENVERS LES ANIMAUX ET LA SORCELLERIE TEL UN ZORRO, JE LA DÉFENDRAI. TAY

LES ESPAGNOLS TOUT COMME LES ITALIENS ET D'AUTRES ABOLIRONT LES TORTURES ENVERS LES ANIMAUX ET DONNERONT LEURS ÉTHIQUES À LA NATURE. TAY

À BARCELONE, CE DIMANCHE 19 OCTOBRE 2017, ROYALISTES ET RÉPUBLICAINS ONT DÉFILÉ CONTRE LES QUERELLES POLITIQUES ET POUR L'HARMONIE. TAY

AUJOURD'HUI, LES MOUETTES ET LES CORBEAUX ONT PARTAGÉ LE PAIN AVEC MOI SUR LES RIVES DE LA GARONNE: POUR SARAGOSSE, MINOUSKA ET NINA. TAY

AUJOURD'HUI, LA CATALOGNE A CRÉÉ UN MOUVEMENT HUMANISTE OÙ CHACUN PEUT SE RÉUNIR DANS LA DIVERSITÉ: LE PEUPLE GRONDE CONTRE LA DISCORDE. TAY

SARAGOSSE EST HUMAINE ET HARMONIEUSE DANS UNE CONVICTION ET UNE CONSCIENCE D'UN BIEN ÊTRE COMME LA CATALOGNE ET L'ARAGON: L'ESPAGNE. TAY

EUROPE DANS LA DURETÉ DE MES PROPOS, JE DONNE UNE CONSCIENCE AUX ACTES SE DÉROULANT EN CATALOGNE POUR LE DEVENIR DE LA PAIX EN ESPAGNE. TAY

LA CATALOGNE ET SES HABITANTS AVEC LA NAVARRE ET L'ARAGON ONT PERPÉTUÉ L'HISTOIRE DE CARTHAGE ET DE ROME EN CRÉANT L'ENTITÉ ESPAGNOLE. TAY

BARCELONE, CE 29 OCTOBRE 2017 MONTRE LA DÉMOCRATIE; JE DÉPLORE ET POURRAIT CONDAMNER L'ATTITUDE DEVANT LE RÉFÉRENDUM: ÊTRE À L'ÉCOUTE. TAY

RUES DE BARCELONE, DIMANCHE 29 OCTOBRE 2017 DANS LA CONVICTION; LE PEUPLE MONTRE QUE LA DÉMOCRATIE A SES VISAGES: L'ESPAGNE ÉLECTORALE. TAY

DANS CES MANIFESTATIONS EN CATALOGNE ET DANS LA PÉNINSULE, J'AI UNE PENSÉE POUR LES ANARCHISTES QUI SONT MORTS POUR UNE ESPAGNE LIBRE. TAY

Zelim Bakaev‏ @ZelimBakaev 21 avr.
Just posted a photo https://www.instagram.com/p/BTJdmdFA8d-/

Llewelyn Morgan‏ @llewelyn_morgan 16 oct.
This is an incredibly worthwhile cause: a voice for democracy in Afghanistan needs your help. Save Etilaat Roz
https://www.gofundme.com/etilaatroz

Hans Zimmer - Gladiator - Live
https://www.youtube.com/watch?v=aUmIELyNGrU

AINSI

BATMAN AND ZORRO find the serenity in this mountains

The Dark Knight - Hans Zimmer /J. Newton Howard
https://www.youtube.com/watch?v=8-wAvbxB7D8

La Sierra Nevada (« chaîne montagneuse enneigée » en espagnol) est une chaîne de montagnes élevées principalement situées dans l'Est de la Californie et marginalement dans l'Ouest du Nevada, aux États-Unis. Son principal sommet est le mont Whitney (4 421 mètres). La Sierra Nevada offre une grande diversité de paysages. La variété de la faune, de la végétation et du relief dépend de l'altitude et du versant. Derrière la Sierra Nevada se trouve un grand désert : la vallée de la Mort. La chaîne offre plusieurs parcs naturels dont le Yosemite, renommé pour ses forêts, ses cascades et ses falaises granitiques.

Toponymie

Sierra Nevada signifie « chaîne de montagnes enneigée » en espagnol. En avril 1776, le père Pedro Font, qui participait à la deuxième expédition de Anza, donna ce nom aux montagnes qu’il voyait au loin. Son surnom, « la chaîne de lumière », est attribué à John Muir.
Géographie
Situation
Vue du versant oriental de la Sierra Nevada et du lac asséché d'Owens depuis Lone Pine.

La Sierra Nevada s’étire sur environ 700 km1 du col Fredonyer au nord au col Tehachapi au sud. Elle est encadrée à l’ouest par la vallée centrale de Californie et à l’est par le Grand Bassin (Great Basin). Plus on va vers l’est, plus les altitudes augmentent régulièrement jusqu’à la ligne de crête, puis redescendent brusquement de l’autre côté. Le versant oriental domine la faille (très active) Owens (vallée de l'Owens). Nous avons donc une chaîne dissymétrique. De même, le gradient d’altitude augmente lorsque l’on se dirige vers le sud : le point culminant de la chaîne, le Mont Whitney, se trouve au sud-est.
Sommets principaux
Le point culminant de la Sierra Nevada : le mont Whitney.

Les plus hauts sommets de la Sierra Nevada sont2 :

Mont Whitney (4 421 m), plus haut sommet du Mainland (les États-Unis sans l'Alaska ni Hawaï) ;
Mont Williamson (4 390 m) ;
North Palisade (4 343 m) ;
Mont Sill (4 314 m) ;
Mont Russell (4 293 m) ;
Pic Polemonium (4 291 m) ;
Split Mountain (4 286 m) ;
Mont Langley (4 280 m) ;
Mont Tyndall (4 275 m) ;
Middle Palisade (4 273 m) ;
Mont Muir (4 271 m) ;
Pic Thunderbolt (4 268 m) ;
Mont Lyell (3 997 m).

Hydrographie

La majorité des cours d'eau qui naissent dans la chaîne se dirigent vers l'ouest et se jettent dans les fleuves San Joaquin ou Sacramento. Certaines rivières coulent néanmoins vers l'est et finissent dans les dépressions du Grand Bassin : c'est le cas de la rivière Walker (Nevada) ou de la rivière Carson. La rivière Owens se jetait dans le lac Owens, mais son eau a été captée par l'aqueduc menant à l'agglomération de Los Angeles à partir de 1913. Aujourd'hui le lac Owens est complètement asséché. Au nord de la Sierra Nevada, le lac Tahoe est situé à une altitude de 1 897 mètres et s'étend sur 489 km2.
Climat

La Sierra Nevada a un climat montagnard. La chaîne bloque les précipitations venues de l'ouest sur sa crête. Les températures diminuent avec l'altitude. Par un effet de foehn, les régions du Grand Bassin, situées plus à l'est, sont des déserts d'abri où souffle un vent chaud et sec. Au-delà de 2 500 mètres, en été, les chaleurs sèches sont modérées par des averses orageuses. La combinaison d'une végétation sèche, du faible taux d'humidité et des orages provoque des feux de forêts fréquents.
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Déc Année
Temp. minimales moyennes °C -3 -2 0 2 5 9 12 11 8 4 0 -3 3,8
Températures maximales moyennes °C 9 13 15 18 23 28 32 32 30 23 14 9 20,5
Précipitations moyennes (mm) 157 155 132 76 33 18 10 8 23 53 140 142 947
Source : « Temperatures & Precipitation », site du parc national de Yosemite [archive], données relevées à 1 220 mètres d’altitude
Géologie

Géologiquement, la Sierra Nevada est un massif granitique qui s’est basculé et fragmenté par l’est, le long d’un système de cassures. Le flanc occidental de la chaîne s’est soulevé et incliné sous l’effet des forces tectoniques qui agissent toujours3 ; des séismes secouent l’est de la chaîne (le séisme de Lone Pine, par exemple, en 1872). La vallée centrale de Californie et la vallée de l'Owens qui encadrent à l'ouest et à l'est la sierra, se sont au contraire affaissées.
Vue du versant oriental de la Sierra Nevada.
Pétrologie
Carte géologique de la région de Yosemite.

Il y a plusieurs millions d’années, le granite s’est formé en profondeur par refroidissement très lent du magma, constituant de vastes intrusions magmatiques appelées batholites4. Le magma a aussi affecté les roches sédimentaires et volcaniques voisines, formant des couches de roches métamorphiques.
Orogenèse
Formation des roches sédimentaires et d'un arc insulaire
La Sierra Nevada au parc de Yosemite.

La phase la plus ancienne a lieu pendant le précambrien et le début du paléozoïque : la région de la Sierra Nevada, située alors sur une marge continentale passive, est lentement recouverte par des dépôts sédimentaires. Entre la fin du dévonien et au cours du permien, la Laurentia (ancêtre de la plaque nord-américaine), pousse vers l’ouest et entre en collision avec la plaque océanique de Farallon. Ce processus donne naissance à un arc insulaire volcanique5 ; par le jeu de la tectonique des plaques, l’espace océanique disparaît progressivement et l’arc insulaire névadien se retrouve soudé à la plaque continentale.
Intrusions magmatiques et subduction

Au cours du mésozoïque, l’orogenèse névadienne affecte l’Ouest de l’Amérique du Nord et construit une chaîne de montagne d’une altitude de 4 500 mètres, ancêtre de l’actuelle Sierra Nevada6. Les roches sédimentaires se trouvent portées en altitude. L’orogenèse s’accompagne de phénomène volcaniques et de remontées de magma : une première phase de plutonisme régional commence à la fin du trias et se poursuit jusqu’au jurassique, il y a environ 150 millions d’années4. C’est dans ce contexte que les plutons se refroidissent très lentement pour constituer des batholites, à environ 10 km de profondeur7. La deuxième phase de formation de roche plutonique s’étale de 120 millions à 80 millions d’années. À la fin du crétacé, l’érosion et le soulèvement des terrains mettent au jour les masses de granite. Le mouvement vertical des batholites finit par percer les strates sédimentaires, jusqu'au pliocène8

Entre 20 et 5 millions d’années avant notre ère, des phénomènes volcaniques affectent le nord et l’est de la Sierra Nevada : les géologues ont retrouvé des traces d’épandage de lave et de cendres, ainsi que des orgues basaltiques. Le Lyell Canyon et la Pumice Valley sont tapissées de cendre et de matériaux volcaniques9.
Soulèvement de la Sierra Nevada et érosion glaciaire
Pywiack Dome dans le Yosemite : les dômes granitiques sont les résultats de l'érosion ; les lacs proviennent en général d'anciens glaciers.

Il y a 10 à 20 millions d’années, la Sierra Nevada commence à se soulever par l’est où apparaissent de nombreuses failles actives. La partie orientale de la chaîne s’élève brusquement au-dessus de l’actuelle vallée de l'Owens, alors que le versant occidental se forme en pente douce. Ce soulèvement provoque l’encaissement des cours d’eau et la surexcitation de l'érosion10 : c’est à cette époque que les vallées fluviales se creusent avec un profil en « V » 11. Il provoque aussi des fissures et des diaclases dans le granit qui facilite le travail de l’érosion. À la suite des phases de refroidissement de l’ère quaternaire, des glaciers se forment et érodent les vallées en modifiant leur profil (en « U » ou « vallées glaciaires » telles que les vallées de Hetch Hetchy ou de Yosemite). Ces dernières ont un fond plat et large, parfois occupé par des lacs. Les parois qui les encadrent sont escarpées et forment par endroits de véritables falaises. Enfin, les moraines représentent les traces les plus caractéristiques du passé glaciaire de la région.

Les glaciers actuels se sont formés au cours du petit âge glaciaire12 ; ils se trouvent dans des cirques exposés au nord et à très haute altitude. Mais le réchauffement climatique actuel tend à les faire disparaître.
Faune et flore
Flore
Forêt dans le Nord de la Sierra Nevada, en Californie.

Les essences les plus représentées sont le Pin ponderosa, le Pin de Jeffrey, le Pin tordu, le Pin à écorce blanche, le Sapin du Colorado, le Sapin rouge, la Pruche subalpine, le Genévrier occidental, le Tremble et le séquoia géant13.
L'étagement de la végétation.

La végétation est étagée, comme dans d'autres montagnes14 :

jusqu'à 300 mètres : les collines du piémont occidental est couvert par le chaparral, une formation végétale composée de buissons et d'herbes. Elles sont parsemées de chênes (chêne de Douglas, chêne blanc de Californie) ;
de 300 à 700 mètres : pins et chênes se partagent les altitudes moyennes : pin ponderosa, pin de Jeffrey, pin tordu, sapin blanc, sapin de Douglas et le cèdre à encens15 ; Cornouiller des montagnes, chêne noir de Californie, aulnes blancs, érable, saule, peuplier baumier, laurier de Californie ;
de 700 à 2 500 mètres : pin jaune des Rocheuses, Pin Douglas, Pin à sucre, sapin, pin pignon. Le séquoia domine de sa grandeur tous les autres arbres : le Général Sherman est le plus grand et se trouve dans le parc national de Séquoia et King's Canyon. On peut admirer des séquoias géants dans le parc du Yosemite, à Mariposa Grove par exemple. On trouve aussi des espèces telles que le pin tordu, le genévrier occidental, le sapin du Colorado, le sapin rouge, le pin argenté, le pin de Jeffrey, et le pin de Balfour ;
de 2 500 à 3 500 mètres, les arbres deviennent plus rares et moins grands : on peut signaler la présence du pin tordu, du pin à écorce blanche et de la pruche subalpine ;
au-dessus de 3 500 mètres : pelouse alpine, lichens, glaciers, neiges persistantes au-dessus de 3 900 mètres d'altitude16.

Faune
Le geai de Steller est fréquent dans la Sierra Nevada.

Les mammifères qui vivent dans la Sierre Nevada sont le Cerf hémione, l'ours noir, le puma, le coyote, le lynx, le Renard roux, le Renard gris, la mouffette, l'argali, la marte, la Marmotte à ventre jaune, le pékan, le glouton et le porc-épic13. Le grizzli a totalement disparu en 192413. Parmi les oiseaux, on peut citer le faucon, l'aigle, le pic-vert, la chouette, le balbuzard pêcheur, la caille, le geai de Steller, le martin-pêcheur, le Tétras fuligineux13. La chouette tachetée est une espèce menacée.

Allan Schoenherr divise la Sierra Nevada en plusieurs biotopes étagés :

Entre 1 500 et 2 100 mètres d’altitude, sur le flanc est : moutons, geai des pins…
Entre 1 000 et 2 100 mètres d’altitude, sur le flanc ouest : forêt de pins Ponderosa, Jeffrey, chêne noir de Californie, séquoia géant, mésange des montagnes, écureuil gris, ours noir d’Amérique, ours brun (également appelé grizzli)…
Entre 2 100 et 2 700 mètres d’altitude, versant ouest : ciguë des montagnes, genièvre de la sierra, grive ermite, tétras de la Sierra, grand hibou gris, martre, écureuil doré…
Entre 2 700 et 3 100 mètres ouest : forêt subalpine
À plus de 3 100 mètres : étage alpin avec écureuils, marmottes, mouflons...

Histoire
Habitation Miwok, musée amérindien de Yosemite.

Les Amérindiens sont les premiers occupants de la sierra (tribus des Païutes à l’est et des Miwoks à l’ouest). Ils font du commerce en empruntant les cols de montagne. Les archéologues ont retrouvé des pointes de flèches en obsidienne, témoins de la culture amérindienne.

En 1844, le lieutenant John C. Frémont, accompagné par Kit Carson, était le premier homme blanc à voir le lac Tahoe. Avec la fièvre de l’or, les pentes de la sierra commencent à se peupler. La California Geological Survey commence à explorer la région sous la direction de Josiah Whitney qui donna son nom au plus haut sommet de la chaîne. En 1863, ils foulent le sol du Yosemite puis, en 1864, celui du Kings Canyon.
Activités
Randonnée
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Protection environnementale

La Sierra Nevada compte deux parcs nationaux :

le parc national de Yosemite est connu pour ses dômes granitiques, ses chutes d'eau et ses vallées glaciaires (vallée d'Hetch Hetchy, vallée de Yosemite) ;
le parc national de Sequoia & Kings Canyon abrite les plus grands arbres de la planète, les séquoias géants.

Sierra Nevada : panorama du parc national de Yosemite.
Dans la culture

Le 13 juin 2016, Apple annonce à la WWDC 2016 sa version 10.12 de son système d'exploitation macOS, nommée ainsi d'après cette chaîne de montagnes.
Notes et références

↑ Collectif, « États-Unis », Encyclopædia Universalis, vol. 8,‎ 2002, p. 753-859 (ISBN 2852295504, lire en ligne [archive]), p. 758
↑ (en) Sierra Peaks List, UTM Table, 248 Peaks [archive]
↑ « The Making of the Landscape », site officiel du parc national de Yosemite (page consultée le 01/03/2007, dernière modification le 22/12/2004), http://www.nps.gov/archive/yose/nature/geo_landforms.htm [archive]
↑ a et b Harris 1998, p. 329
↑ Harris 1998, p. 328
↑ Jacques Debelmas, Georges Maclé, Les Grandes Structures géologiques, Masson, 2e édition, Paris, 1993, (ISBN 2-225-84169-1), p. 212
↑ Harris 1998, p. 337
↑ Rougier, Wackermann et Mottet 2001, p. 34
↑ Rougier, Wackermann et Mottet 2001, p. 35
↑ Rougier, Wackermann et Mottet 2001, p. 37
↑ Harris 1998, p. 339
↑ Harris 1998, p. 340
↑ a, b, c et d (en) « Section M261E. Sierra Nevada » [archive], US Forest Service (consulté le 29 décembre 2009)
↑ Rougier, Wackermann et Mottet 2001, p. 69
↑ « Au cœur des parcs américains », dans Terre sauvage no 223, décembre 2006-janvier 2007, p. 16
↑ Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, p. 236

Voir aussi
Bibliographie

« Les Amérindiens de la Sierra Nevada », National Geographic France,‎ octobre 2004
Henri Rougier, Gabriel Wackermann et Gérard Mottet, Géographie des montagnes, Paris, Ellipses, 2001 (ISBN 2-7298-0805-1)
(en) Ann G. Harris, Geology of National Parks, Iowa, Kendall / Hunt Publishing, 1998 (ISBN 0-7872-5353-7)

Articles connexes

Géographie de la Californie
Géographie des États-Unis

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Sierra Nevada, sur Wikimedia Commons

Bases de données géographiques : Geographic Names Information System [archive] • GeoNames [archive] • Peakbagger.com [archive] • SummitPost [archive] • Thesaurus of Geographic Names [archive]Voir et modifier les données sur Wikidata
Sierra Nevada - America Dreamz [archive]

JE SUIS TAY LA CHOUETTE EFFRAIE...
MON VRAI VISAGE EST D’ÊTRE:
LE CITOYEN TIGNARD YANIS
PN 3286 DE LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME...

ECRIT DE
MONSIEUR TIGNARD YANIS
ALIAS
YANIS LA CHOUETTE
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Lun 30 Oct à 10:21

Zelimkhan Bakaev (en russe : Зелимхан Бакаев), dit Zelim Bakaev, né le 23 avril 1992 à Grozny en Tchétchénie en Russie et disparu le 8 août 2017 pendant les persécutions des homosexuels tchétchènes, est un chanteur russe d'origine tchétchène. Il chantait principalement dans la langue tchétchène.
Biographie

Zelim Bakaev naît en 1992 à Grozny, capitale de la Tchétchénie.

Passionné de musique pop, il débute dans la chanson. Il se produit surtout en Tchétchénie, mais aussi au Daghestan, en Ingouchie et à Moscou1.

En 2013, il participe au concours musical tchétchène-ingouche « Assa » dans la catégorie « Découverte de l'année »2.

Sa chanson Мичахь хьо лела безам obtient un succès en Tchétchénie et y devient un tube 3. Il est l'artiste le plus recherché sur Guvera (un service de musique en streaming gratuit) en Tchétchénie en 20154.

En 2017, il s'inscrit au casting de l'émission New Star Factory de la chaîne Muz-TV, à Moscou1,5.
Disparition

Le 8 août 2017, Zelim Bakaev revient à Grozny pour le mariage de sa sœur. Trois heures après son arrivée, il est arrêté par des hommes en habits militaires du groupe armé d'intervention rapide « Terek »1, selon le témoignage de deux de ses amis recueilli par la chaîne de télévision Dozhd TV6. Il aurait été arrêté sur des soupçons d'homosexualité7. La Tchéchénie était depuis plusieurs mois le lieu d'une intense persécution de la communauté LGBT8. Les amis du chanteur ont aussi déclaré qu'il lui était devenu interdit de chanter en Tchéchénie1.

Son téléphone portable est désactivé le jour même. Quelques jours après, sa mère, Malika Bakaeva, reçoit par WhatsApp un message disant qu'il était parti à l'étranger1,9. La mère du chanteur demande alors l'aide du Conseil des droits de l'homme et du ministère de l'Intérieur tchétchènes pour retrouver son fils. Le 18 août, le ministre tchétchène de la Politique nationale, des Relations extérieures, de la Presse et de l'Information, Djamboulat Oumarov, dément devant la presse que les autorités tchéchènes auraient arrêté Zelim Bakaev : « C'est un garçon sans histoires, il n'est pas wahhabite ni terroriste. Aucun organisme ne l'a embarqué, personne n'en a rien à cirer de lui »3. Une source au ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il n'y aurait pas d'enquête sur sa disparition car il était « adulte et majeur »10.

Le 24 septembre, une vidéo retransmise par la chaîne de télévision Grozny TV montre le chanteur déclarant qu'il est en Allemagne2,11. Mais rien n'indique où et quand cette vidéo a été tournée, les spectateurs remarquent que son comportement est forcé, que le mobilier est russe et qu'une boisson visible n'est pas vendue en Allemagne12. De plus, interrogée par des défenseurs des droits de l'homme, la Commission européenne a indiqué que Bakaev n'était jamais entré sur le territoire de l'Union européenne13.

En octobre, la presse LGBT internationale relaie des déclarations de sources sur place selon lesquelles le chanteur a été torturé et tué par des membres des services de sécurité tchétchènes dans le cadre de la « chasse aux sorcières » antigays7,12,14,15,16,17,18.
Notes et références

↑ a, b, c, d et e (ru) Sergueï Khazov-Kassia, « В Грозном пропал 25-летний певец Зелимхан Бакаев » [archive], sur Radio Svoboda,‎ 16 août 2017 (consulté en 2017).
↑ a et b (ru) Timour Olevsky, « Странное исчезновение и видео со следами постановки. Почему никто не верит в «спасение» певца из Чечни » [archive], sur Current Times,‎ 28 septembre 2017 (consulté en 2017).
↑ a et b (ru) « Власти Чечни опровергли версию о похищении силовиками певца Бакаева » [archive], sur Kavkazskyi Uzel,‎ 18 août 2017 (consulté en 2017).
↑ (ru) « Стали известны имена самых популярных музыкальных исполнителей среди чеченских слушателей » [archive], sur Грозный-информ,‎ 13 janvier 2016 (consulté en octobre 2017).
↑ Profil de Zelim Bakaev [archive], sur le site de Muz-TV.
↑ (en) « Famous singer Zelimkhan Bakaev goes missing after being detained in Chechnya » [archive], sur Crime Russia, 17 août 2017 (consulté en 2017).
↑ a et b (en) Will Kohler, « Russian Pop Star Zelimkhan Bakaev, Tortured and Killed In Chechnya Anti-Gay Roundup » [archive], sur Back2Stonewall, 21 octobre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ (ru) Elena Milachina, « Максим первый, но не единственный, кто осмелится подать заявление в СК » [archive], sur Novaïa Gazeta,‎ 18 octobre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ (ru) « Мать пропавшего певца Зелимхана Бакаева обратилась за помощью в СПЧ Чечни » [archive], sur Meduza,‎ 23 août 2017 (consulté en 2017).
↑ (ru) « «Рассчитываю на Всевышнего, после — на тебя». Мать пропавшего чеченского певца попросила помощи у Кадырова » [archive], sur Meduza,‎ 18 septembre 2017 (consulté en 2017).
↑ (en) Adam Salandra, « Popular Singer Believed To Be Victim Of Chechnya's Anti-Gay Purge » [archive], sur New Now Next, 18 octobre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ a et b (en) Dan Avery, « Russian Singer Swept Up In Chechnya's Anti-Gay Purge Reportedly Murdered » [archive], sur New Now Next, 20 octobre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ (ru) « Еврокомиссия: чеченского певца Зелимхана Бакаева в Европе нет » [archive], sur OC Media,‎ 29 septembre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ La rédaction de LCI, « Persécutions contre les homosexuels en Tchétchénie : le chanteur Zelimkhan Bakaev assassiné par la police ? » [archive], sur LCI, 23 octobre 2017 (consulté en octobre 2017).
↑ « Tchétchénie : un chanteur homosexuel russe torturé, puis assassiné » [archive], sur Le Nouvel Obs, 23 octobre 2017 (consulté le 29 octobre 2017).
↑ (en) Sean O’Toole, « New Reports of Gay Singer Abducted and Murdered in Chechnya » [archive], sur Huffingtonpost.com, 21 octobre 2017 (consulté le 29 octobre 2017).
↑ (es) María De Sancha Rojo, « Desaparece un cantante gay ruso en Chechenia, una región conocida por ataques homófobos » [archive], sur Huffingtonpost.es, 21 octobre 2017 (consulté le 29 octobre 2017).
↑ « Marche et crève : une pop star russe assassinée en Tchétchénie parce qu'elle était homosexuelle » [archive], sur Vanity Fair, 23 octobre 2017 (consulté le 29 octobre 2017).

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RAPPORT DE Y'BECCA
ET DU CITOYEN TIGNARD YANIS



Le bassin de Siloé, Siloam ou Silwan, en grec κολυμβηθρα του Σιλωαμ (kolymbēthra tou Silōam), en hébreu שִּׁלֹחַ (šilōaḥ) ou שֶּׁלַח (šelaḥ), désigne différents réservoirs situés au sud de la colline de l'Ophel dans la partie inférieure de la cité de Jérusalem du temps du royaume de Juda. Il collecte l'eau le long du flanc est de la colline. C'est un lieu mentionné tant dans la Bible hébraïque que dans le Nouveau Testament : c'est le bassin d'Ézéchias, et l'endroit où Jésus envoya se laver l'aveugle de naissance qu'il guérit dans l'Évangile selon Jean. Le bassin actuel est situé dans le district de Silwan à Jérusalem, juste au sud et en dehors des murs d'enceinte de la Vieille Ville.

Sommaire

1 Le bassin d'Ézéchias
2 Le bassin inférieur
3 Le bassin supérieur
4 Notes
5 Bibliographie

Le bassin d'Ézéchias

Selon la Bible hébraïque1, le bassin est construit sous le règne d'Ézéchias vers 700 av. J.-C.. Il doit assurer l'approvisionnement en eau de Jérusalem face à l'attaque de Sennacherib. Ézéchias fait alors creuser une tunnel, qui est identifié au « Tunnel d'Ézéchias » découvert au XIXe siècle. Le tunnel redirige les eaux de la source de Gihon située à l'est de la cité vers un côté moins vulnérable de la ville. La localisation de ce premier réservoir n'est pas connue2.
Le bassin inférieur
Le bassin inférieur (partiellement dégagé). Au fond, le minaret de la mosquée construite au-dessus du bassin de l'époque byzantine.

Le bassin inférieur est un réservoir alimenté par un canal depuis la source de Gihon. Le lieu est connu en arabe sous le nom de Birkat al-Hamra3. Le canal qui l'alimente date de l'âge du bronze moyen et a été appelé « canal II » par les archéologues du début du XXe siècle. Il longe le versant ouest de la vallée du Cédron. Ce canal ou aqueduc est partiellement couvert et partiellement découvert. Un certain nombre d'ouvertures permet d'irriguer la vallée. L'alimentation en eau de la vallée permet le développement de la végétation. Le « jardin du roi » mentionné dans le deuxième livre des Rois est probablement à situer dans ce secteur4.

Après l'Exil, le bassin inférieur est appelé « piscine de Shelah »5. Pendant la période du Second Temple, l'historien juif Flavius Josèphe mentionne la « fontaine de Siloam » et la situe au sud de la vallée du Tyropœôn (B.J. 5.4.2). Le Talmud indique que pendant la fête de Soukkot, de l'eau est puisée à la fontaine de Siloé et transportée en procession jusqu'au Temple et à l'autel (Soukkot 4:9)6.

Un large bassin trapézoïdal de 60x50m est construit vers le Ier siècle av. J.-C.. Il a été mis au jour en 20047. Seule une partie du bassin a été dégagée. Le reste semble s'étendre sous un jardin appartenant à l'Église grecque orthodoxe. L'accès au bassin se fait par trois séries de cinq marches en pierre, séparées par de larges plateformes. Au moins trois des côtés du bassin étaient équipés de marches. Les plateformes facilitaient peut-être l'usage de l'eau à des fins rituelles pour les pèlerins venant à Jérusalem3. Sous les pierres du bassin, on a trouvé les traces d'un bassin plus ancien datant de l'époque hasmonéenne. Les marches de ce premier bassin n'étaient pas en pierre mais en plâtre. Quatre monnaies d'Alexandre Jannée permettent de dater cette première phase de construction de la fin de la période hasmonéenne ou du début de la période hérodienne. Le bassin est utilisé jusqu'à la destruction de Jérusalem par les Romains. On y a retrouvé des pièces datant de la Grande Révolte2. Selon Josèphe, le bassin est détruit en même temps que le reste de la ville :

« les Romains chassèrent les brigands de la ville basse et brûlèrent tout jusqu'à la fontaine de Siloé »

— Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, 6
Le bassin supérieur
Bassin de Silwan

Le bassin actuellement connu comme la « piscine de Siloam » est situé au nord du bassin inférieur. En 333, l'Anonyme de Bordeaux décrit une piscine qui date probablement d'une reconstruction sous Hadrien. Une église est construite au Ve siècle par l'impératrice byzantine Eudoxie à la sortie du tunnel d'Ézéchias pour commémorer le miracle de l'aveugle que Jésus de Nazareth envoie à la piscine de Siloé8. Cette église est mentionnée dans plusieurs itinéraires de pèlerinage de l'époque byzantine. L'Anonyme de Plaisance en donne une description. L'église est détruite par les Perses en 614. La colonnade entourant la piscine est encore décrite au Moyen Âge6. Une mosquée est construite sur le site en 18909.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bassin de Siloé, sur Wikimedia Commons

Notes

↑ 2 Rois 20,20, 2 Chroniques 32
↑ a et b Shanks 2005
↑ a et b Murphy-O'Connor 2008, p. 129
↑ 2 Rois 25,4
↑ Néhémie 3,15
↑ a et b Mare 1992
↑ Bains de Siloé Révélés (BibléLieux.com) [archive]
↑ Jean 9
↑ Murphy-O'Connor 2008, p. 131

Bibliographie

Jérôme Murphy-O'Connor, The Holy Land, Oxford University press, coll. « Oxford Archaeological Guides », 2008 (ISBN 978-0-19-923666-4)
Jérôme Murphy-O'Connor, Guide archéologique de la Terre Sainte, Paris, Denoël, 1982
W. Harold Mare, « Siloam, pool of », dans Anchor Bible Dictionary, vol. 5, 1992
Hershel Shanks, « The Siloam Pool. Where Jesus Cured the Blind Man », Biblical Archaeology Review, no 31,‎ 2005 p. 16–23


LE MYSTÈRE DE LA PRIÈRE EST UN ASPECT DU PERSONNEL QUE L'ON VEUT RENDRE COLLECTIF...
L'HARMONIE EST LE RESPECT ET LE RESPECT EST DE NE PAS TUER ET DE FAIRE SOUFFRIR...
ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Lun 30 Oct à 10:21

LA PANTHÈRE DES NEIGES, GARDIENNE DES ACTES ET DES SOUVENIRS
OU LA LUNE...
DÉDIÉ AU GRAND YETI...

IL EST BEAU D'Y CROIRE SI VOUS CHERCHEZ LA PAIX...
J'AI CHOISI LA SAGESSE ET CELLE CI ME DONNA LE CHOIX
ENTRE L'AMOUR ET LE POUVOIR. J'AI CHOISI L'AMOUR
CAR IL CONDUIT AU POUVOIR.

ALORS, LA SAGESSE ME BANNI ET JE PUS ALLER PORTER MES PLAINTES À LA LUNE.
LA LUNE SURPRISE ME DEMANDA POURQUOI.

EN ÉTANT BANNI, JE PEUX PORTER MES MOTS DANS TA CLARTÉ
ET TU SERA MON PLUS TERRIBLE PROFESSEUR CAR À MES YEUX,
LA POÉSIE EST LE PLUS BEAU DES BIENS QUE L'ON PUISSE OFFRIR
À LA SAGESSE ET À L'AMOUR; C'EST UN DON DEVANT LE POUVOIR.
LA LUNE DEVIENT SOURIANTE ET LE SOLEIL SE FAIT SOUFFLE DES SENTIMENTS.
TOUT COMME LES SCIENCES HUMAINES, SOCIALES ET ARTISTIQUES,
LA LAÏCITÉ EST UNE SOURCE INSCRITE DANS LE SANCTUAIRE DES LIVRES...

ÉCRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS ALIAS TAY La chouette effraie.

La Règle de la Guerre, plus connue sous le nom de Rouleau de la guerre des Fils de Lumière
contre les Fils des Ténèbres est un des Manuscrits de Qumrân qui a été composé
à la fin du IIe siècle. Ce rouleau, trouvé dans la grotte 1, est un document
de 5 mètres de long, fait de cinq feuilles de peau inscrites de 20 colonnes au moins.
La partie inférieure a été endommagée par le pourrissement du cuir
et le texte final est perdu. D'autres copies du même livre ont été trouvées
dans les grottes 4 et 11.

ll s'agit d'une guerre eschatologique qui durera quarante ans et au terme
de laquelle les justes (les Fils de Lumière) vaincront leurs ténébreux ennemis :
les juifs de Jérusalem et leurs prêtres, les nations païennes voisines
telles Édom, Moab, la Philistie et les Romains.

Le texte commence ainsi : Lutte des fils de Lumière contre le lot
des fils des Ténèbres,contre l’armée de Belial, la bande d’Edom,
de Moab, contre les fils d’Ammon, l’armée des Philistins,
les troupes des Kittim d’Assur et leurs alliés qui commirent
des vilenies contre l’Alliance. Les fils de Levi, Juda et Benjamin,
les exilés du Désert, combattront contre eux, troupe par troupe. . .
lorsque la diaspora des fils de Lumière reviendra du désert
des nations pour camper dans le désert de Jérusalem.

Le texte décrit la stratégie, l'armement utilisé (frondes, lances,
javelots, harpons, épées, boucliers),
l'organisation militaire (cavalerie, infanterie légère, infanterie lourde).
Référence

« Règlement de la Guerre », dans La Bible.
Écrits intertestamentaires, édition publiée
sous la direction d'André Dupont-Sommer et Marc Philonenko, Paris:
Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1987, pp. 185-226.
Mebarki, Farah et Puech,Émile, Les manuscrits de la mer Morte,
Éditions du Rouergue, 2002.

Bibliographie

Duhaime, Jean, « La Règle de la guerre (1QM) et la construction de l’identité sectaire », dans F. García Martínez et M. Popović (dir.) Defining Identities : We, You, and the Other in the Dead Sea Scrolls. Leiden, Brill, 2008, p. 131-145.
Duhaime, Jean, The War Texts : 1QM and Related Manuscripts (Companion to the Dead Sea Scrolls, 6), London, T&T Clark International, 2004, 240 p.

UNE IMAGE D'ORGANISATION CONTRE L'EXPANSION DU FEU SUR L'AIR
MAIS TOUT EN SACHANT RECONNAITRE LE BIEN ET LES CHARMES QUE DONNE LE FEU
AU MÊME TITRE QUE L'EAU, LA TERRE ET L'AIR...

ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Lun 30 Oct à 10:27

L’inscription de Siloam, inscription de Silwan ou inscription de Siloé est un passage de texte inscrit dans le tunnel d'Ézéchias qui amène l'eau de la source de Gihon au bassin de Siloé, située dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est.

L'analyse épigraphique montre que l'inscription date des VIIIe / VIIe siècle av. J.-C.1. L'inscription remonterait à la construction du tunnel sous les règnes des rois Ézéchias ou Manassé2. C'est parmi les plus anciennes traces existantes dans ce genre écrites en hébreu avec l'alphabet paléo-hébraïque.
Références

   ↑ (en) Ronald S. Hendel, « The Date of the Siloam Inscription : A Rejoinder to Rogerson and Davies », The Biblical Archaeologist, American Schools of Oriental Research, vol. 59, no 4,‎ 1999 (JSTOR 3210565)
   ↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

ET

Le tunnel d'Ézéchias ou tunnel de Siloé, a été construit à Jérusalem avant 701 av. J.-C. sous le règne d'Ézéchias, roi de Juda, pour ravitailler la ville en eau en cas de siège (il est mentionné dans 2Rois 20:20 [archive] et dans 2Chron 32:30 [archive]).

C'est un site d'un grand intérêt archéologique : avec celui d'Eupalinos, situé dans l'île de Samos en Grèce et datant du VIe siècle, ce tunnel est considéré comme une des plus grandes œuvres en matière d'ingénierie hydraulique de la période préclassique. Le tunnel a été découvert en 1838 par le théologien américain Edward Robinson (en).

Description
Le plan du tunnel.

Le tunnel a une longueur de 533 mètres avec une galerie de 1,63 mètres de hauteur ; il relie la source de Gihon au bassin de Siloé sur un dénivelé de 2,27 mètres. D'après l'inscription de Silwan, il aurait été creusé sous la cité de David, au sud-est de la Vieille ville, par deux équipes travaillant à chacune des extrémités et se rejoignant en son milieu. Le tunnel a une curieuse forme en « S ». Selon l'architecte Henry Sulley (en), cette forme s'expliquerait par le fait qu'il suit une fissure naturelle dans le rocher. Pour le géologue israélien Dan Gill, les deux équipes de creusement auraient plutôt suivi une dissolution de tunnel karstique et naturelle.
Contexte historique

Selon le Deuxième livre des Rois, un tunnel est construit avant 701 av. J.-C. sur ordre d'Ézéchias, roi de Juda de 721 à 698 av. J.-C. Le roi de Juda a dû faire face à l’afflux considérable de réfugiés qui, durant la deuxième moité du VIIIe siècle, fuyaient l'avancée des armées assyriennes; celles-ci avançaient, à travers la Syrie et la Palestine en direction de l’Égypte. Cet afflux était particulièrement important après la chute de Samarie, capitale du Royaume d'Israël en 722 av. J.-C.. Ézéchias fait entourer Jérusalem, qui s'était étendue vers l'est et le sud, de murailles, et assurait l'approvisionnement en eau de la ville par un tunnel. Le royaume de Juda est largement dévasté par l'armée du roi assyrien Sennacherib mais Jérusalem, qui n'a visiblement pas été assiégée, est épargnée. Ézéchias envoie une ambassade à Ninive pour se soumettre et paie un lourd tribut de 30 talents d’or et 800 talents d’argent.

Le tunnel est généralement considéré comme un des préparatifs d'Ézéchias face à la menace assyrienne. Certains chercheurs estiment cependant que le tunnel n'est pas une œuvre militaire et que son percement s'inscrit mieux dans le contexte du développement de Jérusalem sous le règne de Manassé, le fils d'Ézéchias1.
L'inscription
L'inscription de Siloé.

Une inscription en hébreu ancien, dite inscription de Silwan, fut découverte par hasard en juin 1880, à 2 mètres de hauteur et à 6 mètres de la sortie de Siloé. Elle est la plus ancienne inscription connue en hébreu classique. Elle relate la fin des travaux. Bien que le texte soit en partie endommagé, la reconstitution en est possible. Le voici :

   « ...Le creusement. Voici l’histoire du creusement. Pendant que les tailleurs de la roche brandissaient leurs outils chacun en face de ses compagnons, un moment où manquaient trois coudée (1,50 m) pour la perforation, la voix d’un homme fut entendue, demandant à son compagnon pourquoi il y avait une crevasse. À la droite… Le jour de la perforation, les mineurs frappèrent chacun pour rencontrer son compagnon… et les eaux s’écoulèrent de la source jusqu’à la piscine, environ 1200 coudées (533 m). La roche était à 100 coudées (50 m) au-dessus de la tête des tailleurs de la roche. »

La pierre se trouve désormais au Musée des Œuvres de l'Orient Ancien à Istanbul.
Un tunnel plus ancien

Un tunnel plus ancien, plus profond mais de moindres dimensions, fut découvert en 1889. Il relie également la source de Gihon au Bassin de Silwan, mais par un tracé plus direct. Ce tunnel est connu sous le nom de Canal de l'âge de bronze moyen, à cause de sa datation. L’archéologue israélien Ronny Reich (en), spécialiste de l'ancienne Jérusalem, a calculé qu'il a été construit vers 1800 av. J. C. (donc durant l'Âge du bronze), et donc que l'eau de la source a été déviée des siècles avant le règne d'Ézéchias. La construction originale se comprend comme un fossé profond d'environ 6 mètres, couvert par de large plaques de roche cachées ensuite par la végétation. Ce canal est plus étroit que le tunnel, mais on peut y marcher dans la plus grande partie. En plus de sa sortie près du bassin de Siloé, le canal a plusieurs ouvertures qui permettent d'irriguer les jardins face à la vallée du Cédron.
Références

   ↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

Voir aussi

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   Tunnel d'Ézéchias, sur Wikimedia Commons

Liens externes

   Le tunnel d'Ézéchias sur biblelieux.com [archive]
   Le tunnel d'Ézéchias [archive]
   http://www.interbible.org/sebq/philatelie/2003/2003/phi_030926.htm Les antiques systèmes hydrauliques en Israël en timbres postaux [archive]
   Images du canal de l'âge de bronze [archive]

   Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité Portail de Jérusalem Portail de Jérusalem

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UNE ÉLECTION COMMUNE POUR DEVENIR UN PARTAGE ET UN SECOURISME DEVANT L’ADVERSITÉ:
L’HÉRITAGE DU SANG ET LE PARTAGE DE L'EAU...
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CELA EST LE MYSTÈRE DU PARDON FACE à L’HÉRITAGE ET à L'EAU
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MessageSujet: Re: LE REFERENDUM, L'UNION EUROPÉENNE, L'O.N.U ET L'UNIVERS.   Lun 30 Oct à 16:43

Title Reflection nebula NGC 1999
Released 30/10/2017 9:00 am
Copyright NASA and The Hubble Heritage Team (STScI)
Description

This spooky sight, imaged by the NASA/ESA Hubble Space Telescope, resembles fog lit by a streetlamp swirling around a curiously shaped hole – and there is some truth in that. While the ‘fog’ is dust and gas lit up by the star, the ‘hole’ really is an empty patch of sky.

When the dark patch was first imaged, it was assumed to be a very cold, dense cloud of gas and dust, so thick as to be totally opaque in visible light, and blocking all light behind it. In general, such globules are known to be small cocoons of forming stars, but thanks to ESA’s Herschel Space Observatory, which would have been able to see any hints of star formation at infrared wavelengths but did not, along with ground-based observations, it turned out to be a truly empty patch of sky.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2017/10/Reflection_nebula_NGC_1999

30 October 2017

It appears that something good can come from something bad. Although rising global temperatures are causing seasonal snow cover to melt earlier in the spring, this allows for the snow-free boreal forests to absorb more carbon dioxide from our atmosphere.

Scientists believe that global warming is primarily caused by carbon dioxide emissions from human activities such as burning coal, the oil and gas industry, transportation and domestic heating. As global temperatures rise, we see changes in Earth’s climate such as the accelerated melting of glaciers, rising sea levels and an increase in the frequency of extreme weather conditions.

To predict the increase of carbon dioxide in the atmosphere accurately, scientists need to consider both the sources of emissions as well as the absorption of carbon dioxide both on land and in the oceans. Boreal forests are well known to be an important carbon sink on land, but the amount of carbon these high-latitude northern forests can absorb is influenced by the amount of snow cover.
Spring recovery 1979–2015

To help quantify changes in carbon absorption, ESA’s GlobSnow project produced daily snow cover maps over the whole northern hemisphere from 1979 to 2015 using satellites.

A team of climate and remote sensing scientists led by the Finnish Meteorological Institute recently analysed the information and found that the start of plant growth in the spring has shifted earlier by an average of eight days over the last 36 years.

By combining this information with ground-based observations of the atmosphere–ecosystem carbon dioxide exchange from forests in Finland, Sweden, Russia and Canada, the team found that this earlier start to spring growth has increased the forest uptake of carbon dioxide from the atmosphere by 3.7% per decade. This acts as a brake on the growth of atmospheric carbon dioxide, helping to mitigate the rapid increase of carbon dioxide from man-made emissions.

The scientists also found that the shift in spring recovery is much larger in Eurasian forests, leading to double the increase in carbon uptake compared to North American forests.
Snow-covered boreal forest

“Satellite data played an essential role in providing information on variability in the carbon cycle,” said Prof. Jouni Pulliainen, who led the research team at the Finnish Meteorological Institute.

“By combining satellite- and ground-based information, we were able to turn observations of melting snow into higher-order information on springtime photosynthetic activity and carbon uptake.”

These new results will now be used to improve climate models and help to increase the accuracy in predictions of global warming.

Next year, ESA plans to improve the satellite-based record of global snow cover with the upcoming Snow_cci project of ESA’s Climate Change Initiative.

http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Space_for_our_climate/Melting_snow_aids_absorption_of_carbon_dioxide

RAPPORT DE
L'E.S.A ET DE Y'BECCA
DANS L'INFORMATION DU PEUPLE

Astronomers think that is was formed when jets of gas from some of the young stars in the wider region punctured the sheet of dust and gas that forms the surrounding nebula. The powerful radiation from a nearby mature star may also have helped to clear the hole.

The bright star seen here is V380 Orionis, a young star 3.5 times the mass of our own Sun. It appears white owing to its high surface temperature of about 10 000ºC – nearly twice that of the Sun. The star is so young that it is still surrounded by a cloud of material left over from its formation. This bright material in the area pictured here is only visible because of the light from the star; it does not emit any visible light of its own. This is the signature of a ‘reflection nebula’ – this one is known as NGC 1999.

This image was first published on the Hubble site in March 2000. The Herschel discovery was made in 2010.
Id 384463

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