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 Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:44

MERLIN LE ROUGE-GORGE DU NÉPAL, MORGANE LA SORCIÈRE ET SAINTE NINA L’APÔTRE

Le 25 octobre 1949 dans le ciel : Vol aller-retour Londres – Tripoli pour le dernier-né signé Havilland
Publié le 25 octobre 2017 à 00h03 par Stéphanie Meyniel
dans Histoire - 5 commentaires

Histoire de l’aviation – 25 octobre 1949. Pouvant voler deux fois plus vite que les autres appareils de l’époque, le DH Comet, qui est le tout premier avion à réaction de l’histoire pensé pour le transport de voyageurs, est un appareil d’avenir, dont le développement a commencé trois ans plus tôt, en 1946. Mais l’heure n’est pas encore à la mise en service pour l’appareil émanant du constructeur aéronautique britannique de Havilland, qui ne sera effective qu’en janvier 1952.

En ce mardi 25 octobre 1949, un nouveau vol d’essai a lieu, ce dernier étant réalisé par le pilote John Cunningham, qui va ainsi conduire l’appareil de Grande-Bretagne jusqu’en Libye, prenant son envol de Londres pour finalement rejoindre Tripoli, où il va atterrir avant de refaire le trajet en sens inverse. Ce voyage aller-retour étant bouclé en un temps de six heures et trente-six minutes.

Pour rappel, le DH Comet, dont le vol inaugural remonte au 27 juillet 1949, est un avion de type long-courrier à réaction disposant dans ses ailes de turboréacteurs Ghost de 2 030 kgp et qui affiche une vitesse de pas moins de 720 kilomètres par heure.

AINSI

Hallstatt est un village de la région du Salzkammergut en Autriche. Il est situé près du lac Hallstättersee.

Histoire

Il est connu pour abriter le site de l'âge du fer, issu de la civilisation à laquelle on a donné son nom, la civilisation de Hallstatt. Fouillé par Johann Georg Ramsauer de 1846 à 1868, il a livré près de mille tombes, datant du VIIe siècle av. J.-C.

Les mines de sel de la montagne voisine furent exploitées dès le Néolithique. Si cette activité débuta à l'échelon local vers 3000 av. J.-C., elle prit durant le premier millénaire une dimension « européenne », puisque l'on a établi la preuve que le sel était alors transporté par de véritables voies commerciales vers la mer Baltique et la mer Méditerranée.

Le profil type qui définit la base géologique du Rhétien se trouve au-dessus de Hallstatt.

En 1997, le village est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses maisons couleur pastel et son paysage culturel de Hallstatt-Dachstein / Salzkammergut1.

En juin 2012, Minmetals Land, filiale immobilière de la compagnie minière chinoise China Minmetals Corporation, a construit une réplique à l'échelle de toute la ville à Huizhou (des appartements situés dans les maisons du village étaient proposés à la vente) dans la province du Guangdong qui est sous un climat subtropical2. Bien que la cérémonie d'inauguration le 2 juin se soit déroulée en présence du maire Alexander Scheutz et d'une délégation venue d'Hallstatt, des habitants de ce village autrichien se sont indignés d'avoir été mis devant le fait accompli sans concertation préalable3.
Communes limitrophes
Communes limitrophes de Hallstatt Bad Goisern am Hallstättersee
Gosau Hallstatt Obertraun
Ramsau am Dachstein Stmk.

ALORS...

Le Hallstatt ou Premier âge du fer est une période succédant à l'âge du bronze final et précédant la période de La Tène ou Second âge du fer (fin de la Protohistoire). Il tire son nom de celui d'un site archéologique qui se trouve à Hallstatt dans le Salzkammergut en Autriche.

« Hallstatt » donne l'adjectif hallstattien(ne). Il est abrégé en « Ha » dans le jargon des spécialistes.

Historique

Des fouilles entreprises sur le site de Hallstatt de 1846 à 1876, d'abord par Johann Georg Ramsauer, le directeur de la mine nationale de Hallstatt, puis par l'Académie des sciences de Vienne, révélèrent un cimetière préhistorique du Ier millénaire av. J.-C., ainsi que de nombreux objets de l'âge du bronze et de l'âge du fer en parfait état de conservation grâce à la salinité du sol.

Lorsque l'archéologue suédois Hans Olof Hildebrand élabora une chronologie de la Protohistoire européenne en 1872, le site donna son nom au « Premier âge du fer », tandis que le Second âge du fer était nommé « La Tène ».
Subdivisions

La période de Hallstatt a été subdivisée en quatre phases1 :
date av. J.-C.
HaA 1200-1000
HaB 1000-800
HaC 800-650
HaD 650-475
Hallstatt A

Cette période s'étend de -1200 à environ -1000.

Postérieurement à la classification d'Otto Tischler (de), établie dans les années 1880, et les travaux d'Oscar Montelius, de Salomon Reinach et d'Alexandre Bertrand, au début du XXe siècle, le savant allemand Paul Reinecke propose une nouvelle subdivision du Hallstatt en 4 périodes2[réf. souhaitée]. L'inventeur de la séquence chronologique qu'il appliqua pour la première fois à l'Europe centrale, voyait dans la précédente civilisation des Champs d'Urnes non seulement un précurseur, mais une phase précoce de la civilisation celtique de Hallstatt, qu'il subdivisa en deux étapes, Hallstatt A et Hallstatt B. La recherche moderne[réf. souhaitée] n'a par contre retenu que les étapes C et D, le niveau Ha C correspondant au Hallstatt ancien, le Ha D au Hallstatt final.
Hallstatt B
Dessin des tombes de Hallstatt par Johann George Ramsauer

Cette seconde phase s'étend de -1000 à environ -800, période de l'âge du bronze final.

Période caractérisée par des épées de bronze et de grandes épées de fer. Les cavaliers à longue épée apparaissent sporadiquement dans les tombes, accompagnés de mobilier funéraire se composant notamment d'un service à boisson, de produits exotiques importés voire d'un char d'apparat dans les tombes à char, symboles de la nouvelle classe dirigeante. L'utilisation du cheval est l’un des attributs qui distinguent les détenteurs du pouvoir.
Hallstatt C

Cette période comprend le VIIIe siècle av. J.-C., correspondant à la première période de l'âge du fer.

Glaives courts, objets de parures, chars, poterie faite au tour et ornée de motifs géométriques ou très stylisés avec des contrastes de couleurs. Pratique de l’incinération mais également inhumation des morts.

Succédant aux modèles en bronze, les épées de fer sont l’apanage des guerriers du VIIe siècle av. J.-C. Plusieurs d’entre elles, retrouvées dans le cimetière de Hallstatt, confirment leur caractère de privilège, avec des pommeaux revêtus de feuilles d’or, ou sculptés dans de l’ivoire et incrustés d’ambre, ornement que l’on retrouve dans les épées de Chaffois (Doubs) et de Marainville-sur-Madon (Vosges).

Vers la fin du VIIIe siècle et au début du VIIe, des vaisselles en bronze accompagnent fréquemment les épées (sépultures de Magny-Lambert et de Poiseul). À la fin du VIIe siècle, c’est plutôt le char que l’on trouve associé à la vaisselle de bronze (La Côte-Saint-André, Isère). À Hallstatt, les tombes de guerriers ne représentent qu’environ le quart du cimetière, et seulement dix-neuf d’entre elles, des VIIIe et VIIe siècles, livrent de grandes épées et des haches de parade. Plus nombreuses, les tombes du VIe siècle contenaient des poignards à antennes. Les tombes féminines offrent de nombreuses parures, des fibules volumineuses, typiques du goût exubérant de l’époque. Les sépultures riches possèdent très souvent d’impressionnants services en bronze constitués de seaux, situles (seaux aux bords refermés), bassins et tasses.

Le sel, lié au mode de vie sédentaire et au commerce sur de grandes distances, est une richesse nouvelle. Il conditionne la conservation des aliments et sa consommation fortifie les animaux. La crête nord des Alpes en est riche. Le préfixe Hall-, d’origine celtique (proto haut-allemand), désigne dans la région les sites d’exploitation très ancienne (Hallstatt, Hall, Reichenhall, Schwäbisch Hall, etc.). Après avoir traité par dessiccation les eaux salées, les Hallstattiens ont développé, entre le VIIIe siècle et le VIe siècle, le premier et le plus grand centre d’extraction minière du sel gemme. Les mineurs et leurs chefs ont pu venir de différentes régions voisines. Des bûcherons et des charpentiers collaboraient à l’édification de la mine. De riches familles de négociants, des colporteurs et des groupes chargés de la défense de la communauté complétaient ce nouveau modèle de société tourné vers l’extérieur. Le sel a permis la conservation de vestiges organiques tels que des éléments de vêtements et des sacs à dos en cuir utilisés pour remonter les blocs de sel.
Hallstatt D
Objets de la culture Hallstatt au Musée d'histoire de Cluj.

Cette période est comprise entre le VIIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle av. J.-C..

Vers -600, une grande mine de sel s’ouvre à Hallein, non loin de Hallstatt sur la rive ouest de la Salzach, qui offre des débouchées plus faciles. Le site de Hallstatt décline, les tombes s’y font moins nombreuses et moins riches à partir du Ve siècle.

Les sociétés du Hallstatt-D se distinguent par leur opulence, un pouvoir princier reposant sur le clan et le dynamisme de leur culture. Les personnages les plus importants sont les princes, qui se font enterrer, parés de colliers d’or, dans des tombes à char enfouies sous un volumineux tertre funéraire ou tumulus.

Des citadelles sont établies sur des hauteurs dominant de vastes étendues. Parmi les plus importantes, une douzaine sont vraisemblablement les résidences de princes ou de chefs territoriaux, qui jouent un rôle économique et politique, et constituent une puissante fédération de communautés organisées sur le même modèle, en Allemagne du Sud, en Suisse et dans l’Est de la France : Hohenasperg (en) au nord de Stuttgart, la Heuneburg près de Sigmaringen, Uetliberg près de Zurich, Châtillon-sur-Glâne près de Fribourg, Britzgyberg près de Illfurth dans le Haut-Rhin, Saxon-Sion en Meurthe-et-Moselle, le mont Lassois à Vix en Côte-d'Or, Gray dans la Haute-Saône, le camp du Château à Salins-les-Bains dans le Jura, etc.

La citadelle de la Heuneburg a été la plus largement fouillée : son rempart, long de 600 mètres et reconstruit plusieurs fois au VIe siècle, était édifié sur quatre mètres de haut (en briques crues sur une base de pierre) et muni de tours en saillies, technique inhabituelle au nord des Alpes, mais connue dans le monde méditerranéen (Gela, en Sicile). À l’intérieur, des maisons se répartissent le long de ruelles ; à l’extérieur, une agglomération entoure cette sorte d’acropole. De nombreux tessons de céramique à figures noires et rouges voisinent avec des amphores grecques ou des productions étrusques. L’artisanat local paraît brillant : tour à rotation rapide, réparation et reproduction de produits d’exportation, comme en témoigne le moule en argile d’une attache d’œnochoé (cruche à vin) de style étrusque mais de fabrication locale, ornée d’une tête de silène.

En plaine, d’autres sites ont livré des vestiges identiques à ceux fournis par les citadelles. Il s’agit vraisemblablement d’entrepôts (Bragny-sur-Saône en Saône-et-Loire) ou d’autres formes d’habitat princier, comme à Bourges et à Lavau, où des tombes renfermant de la vaisselle importée ont été découvertes.

La civilisation du Premier âge du fer se caractérise par l’importance des exportations de produits du bassin méditerranéen, un rituel complexe et solennel dans la pompe des funérailles et une forte personnalisation du pouvoir dynastique. Les palais des princes nous restent mal connus, car les citadelles fouillées n’en ont pas livré. Quelques indices attendent confirmation : au Wittnauerhorn, en Suisse, deux maisons centrales plus grandes que les autres pourraient être la résidence des maîtres ; à la base du tumulus de Giessübel-Talhau, près de la citadelle de la Heuneburg, le plan d’une vaste demeure aurait été reconnu.
Chronologie de l'Europe durant le Premier âge du Fer
Vers -1300

début de l'exploitation des mines de sel de Hallstatt

Vers -1000

crise démographique et économique des communautés villageoises européennes héritées de l'âge du bronze : famines, surpopulation
domination de l'incinération dans les rites funéraires (champs d'urnes)
essor de la production de parures en verre bleu

De -900 à -800

multiplication du nombre de fortifications en Europe continentale

De -800 à -700

apparition des stèles ibériques (statuaire anthropomorphe représentant des chefs armés) dans le sud-ouest de l'Espagne
en Andalousie, royaume de Tartessos : influences étrusque, phénicienne et grecque
quelques tombes à incinérations sur le site du Terrage à Acy-Romance (Champagne-Ardenne)

Vers -700

essor de la production de harnachements en bronze pour les chevaux, typique aux quelques peuples cavaliers ayant parcouru les steppes tels les Cimmériens, les Thraces et les Scythes.

De -700 à -600

tombes à char d'Atenica (nécropole située à 120 km au sud de Belgrade)
les Grecs utilisent la lance trilobée des Scythes (pointes de lance gréco-eurasiatiques)

Vers -600

structuration quasi-étatique des cités de Méditerranée centrale : confédération des Étrusques, des peuples gaulois du Midi de la France
la Gaule affirme son rôle de plaque tournante des échanges entre le monde méditerranéen et le reste de l'Europe ; début de l'époque des principautés
fondation de Massalia par les colons grecs de Phocée
tombes à char dans le sud de l'Espagne

De -600 à -500

glissement vers l'ouest (Alpes, Jura, couloir rhodanien) de l'axe des échanges nord-sud.
une dizaine de résidences princières constituent des centres économiques et politiques importants ou principautés, répartis de la Bourgogne au Wurtemberg
en -575, fondation d'Empúries en Catalogne par les Phocéens
vers -523, fondation de Lattara en Languedoc vraisemblablement par les Étrusques

De -500 à -400

déclin des résidences princières
essor d'une métallurgie locale du fer en Europe nordique
imitations de céramique ionique à Ampurias ; production de céramique attique à figures rouges dans l'arrière-pays ibérique.
commencement de La Tène (ou Second âge du fer) en Europe continentale tempérée

Vers -500

fin du grand commerce phocéen

Vers -400

disparition des fortifications caractéristiques du Premier âge du fer lusacien du type de Biskupin (du nom d'un site de Pologne : villages fortifiés ovoïdes d'une centaine d'habitations dominant un territoire de 300 à 400 km de diamètre)

Perspective et récapitulatif chrono-culturel en Europe
Tableau récapitulatif des différents systèmes de datation en Europe au cours de la période celtique dite de Hallstatt3'4'5'6'7'8'9
Système de datation archéologique de l'Europe Chronologie Évènements en Europe Monde hellénistique Monde italico - étrusque Monde celtique
Celtes d'Allemagne du Sud Celtes de la Gallia comata/Gaulois Celtes d'Europe de l'Est Celtes golasecciens / Italie du Nord-Ouest
Âge du bronze récent -1200 - 1100 av. J.C. / XIIe siècle av. J.-C. Déclin de la civilisation mycénienne / Linéaire C Helladique récent IIIC1 Culture de Terramare Hallstatt A1 Bronze final IIA Hallstatt A1 Culture de Canegrate
-1100 - -1000 av. J.C / XIe siècle av. J.-C. Fin de la civilisation mycénienne / Linéaire C Helladique récent IIIC2/IIIC3 / Culture submycénienne Proto-villanovien Hallstatt A2 Bronze final IIB Hallstatt A2
Âge du fer ancien -1000 - -900 av. J.C.
Migration celtes Période protogéométrique Hallstatt B1 Bronze final IIIA Hallstatt B1 Proto-golasseccien
-900 - -800 av. J.C. /
Fondation de Carthage -814 avant J.C. Géométrique Villanovien I HallstattB2/B3 Bronze final IIIB Hallstatt B2/B3
-800 - -700 av. J.C. /
Fondation de Rome -753 avant J.C. Géométrique récent Villanovien II Hallstatt C Hallstatt ancien Hallstatt C Golasecca IA
-700 - -600 av. J.C. / VIe siècle av. J.-C. Grands tumuli du Bade-Wurtemberg / Acquisition de l'écriture à Golasecca / premiers sites proto-urbains celtes Période orientalisante Villanovien III Halstatt C/Ha C Halstatt C/Ha C Gollasecca 1B / 1C
-600 - -500 av. J.C. / VIe siècle av. J.-C. Monarchie romaine Grèce archaïque Culture étrusque Hallstatt D Hallstatt moyen à final Hallstatt D Golasecca 2A / 2B
-500 - -400 av. J.C. / Ve siècle av. J.-C. Fondation de Massillia -400 Monarchies étrusques Hallstatt D/Ha D Hallstatt moyen - final/Ha moyen - final Hallstatt D/Ha D Golasecca 2B / 2C
Âge du fer moyen -400 - -300 av. J.C. / IVe siècle av. J.-C. Sac de Rome ( -384 ) et extension de la koinè celtique Fondation de Massillia - Période classique République romaine La Tène A La Tène Ancienne La Tène orientale Golasecca III
Notes et références

↑ (en) Sarunas Milisauskas, European prehistory : a survey, New York, Springer, coll. « Interdisciplinary contributions to archaeology », 2011, 2e éd., 493 p. (ISBN 978-1-4419-6633-9), p. 406.
↑ Olivier Buchsenschutz (dir.) et al., « La culture matérielle », dans Olivier Buchsenschutz (direction d'ouvrage) et al., L'Europe celtique à l'âge du Fer (VIIIe – Ier siècle av. J.-C.), Presses Universitaires de France, 1er avril 2015, 512 p. (lire en ligne [archive]), pages 88 à 98.
↑ Lorre et Cicolani 2009, p. 164.
↑ Brigitte Postel, « Golasecca : Celtes du nord de l'Italie », Archéologia, no 476,‎ avril 2010, p. 58-65 (ISSN 0570-6270).
↑ Vitali 2013, p. 15.
↑ Megaw et Megaw 2005, p. 10-11.
↑ Brun 1987, p. 27 ; 218-219.
↑ Kruta 2000, p. XII-XIV.
↑ Milcent 2007, p. 14-15 ; 30-36 ; 80-81 ; 85 ; 178 ; 258-263 ; 271.

Bibliographique

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Olivier Buchsenschutz (dir.) et al., L'Europe celtique à l'âge du fer : VIIIe-Ier siècles, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2015, 437 p. (ISBN 978-2-13-057756-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Daniele Vitali, Les Celtes : trésors d'une civilisation ancienne, Vercelli, White Star, 2013, 207 p. (ISBN 978-88-6112-467-7)
Christine Lorre et Veronica Cicolani, Golasecca : du commerce et des hommes à l'âge du fer (VIIIe-Ve siècle av. J.-C.), Paris, Réunion des musées nationaux, 2009, 176 p. (ISBN 978-2-7118-5675-6)
Patrice Brun, Princes et princesses de la Celtique : le premier âge du fer en Europe (850-450 av. J.-C.), Paris, Errance, coll. « Hespérides », 1987, 216 p. (ISBN 2-903442-46-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Ruth Megaw et John Megaw, Art de la Celtique : des origines au Livre de Kells, Paris, Errance, 2005, 276 p. (ISBN 2-87772-305-4)
Pierre-Yves Milcent (dir.), Bourges-Avaricum, un centre proto-urbain celtique du Ve s. av. J.-C. : les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, vol. 1&2, Bourges, Ville de Bourges, Service d'archéologie municipal, coll. « Bituriga / monographie » (no 2007/1), 2007, 341+176 p. (ISBN 978-2-9514097-7-4 et 978-2-9514097-7-4)
Daniel Vitali, Les Celtes d'Italie, Paris, Collège de France/Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France » (no 189), 2007, 80 p. (ISBN 978-2-213-63289-6)
Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire : des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2000, 1005 p. (ISBN 2-221-05690-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi
Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Civilisation de Hallstatt, sur Wikimedia Commons

« Les Gaulois d'Acy-Romance » [archive], sur gaulois.ardennes.culture.fr
« Lattes en Languedoc, les Gaulois du sud » [archive], sur lattara.culture.fr

Articles connexes

Âge du bronze
Bibliographie sur la civilisation celtique
Culture de Golasecca
Tombe de Vix

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Âges préhistoriques
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Âge du bronze
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Civilisation celtique
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Civilisation de Hallstatt

Administration
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Land Drapeau de la Haute-Autriche Haute-Autriche
District
(Bezirk) District de Gmunden
Conseillers municipaux 13 conseillers

10 SPÖ, 3 ÖVP
Maire Alexander Scheutz (SPÖ)
Code postal A-4830
Immatriculation GM
Indicatif +43 (0) 61 34
Code Commune 4 07 09
Démographie
Population 795 hab. (2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 00″ nord, 13° 39′ 00″ est
Altitude 511 m
Superficie 5 972 ha = 59,72 km2


yanis la chouette

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:50

L'expression « âges préhistoriques », aujourd'hui désuète, était employée pour désigner les différentes périodes de la Préhistoire et de la Protohistoire :

Âge de la pierre ;
Âge du cuivre ou Chalcolithique ;
Âge du bronze ;
Âge du fer.

v · m

Consensus scientifique actuel se dégageant quant à l'origine de la Civilisation celtique

Les Celtes sont rattachés aux peuples indo-européens. Cette parenté linguistique entre peuples celtes et les autres peuples indo-européens n'a jamais été remise en question12.

Le consensus scientifique les fait apparaître au début du premier millénaire avec la civilisation de Hallstatt (début vers -1200) de l'antique Norique13, une civilisation qui s'étend en Europe centrale dans un vaste périmètre depuis les régions actuelles de l'Autriche, de la Suisse, du sud de l'Allemagne, de la Bohême, de la Moravie, de l'ouest de la Hongrie et de la Slovaquie, du nord-est de la France.

Néanmoins comme pour d'autres civilisations proto-historiques proches telles celles des Germains ou des Slaves, la celtisation est un processus amplement engagé bien avant l'entrée des Celtes dans l'histoire14. C'est la raison pour laquelle on a proposé de repousser beaucoup plus loin le processus de formation progressive du phénomène celtique. La culture de la céramique cordée correspondrait à l'établissement au IIIe millénaire en Europe centrale de populations à partir desquelles se formeront les Celtes protohistoriques des périodes suivantes15. Ils s'imposeront dans le vaste espace de la culture campaniforme qui a été suggérée comme candidate pour une culture proto-celtique ancestrale, une culture proto-italique, ou italo-celtique16.

AINSI

Âges préhistoriques

La Préhistoire s'étend du Paléolithique au Néolithique. La Protohistoire s'étend du Chalcolithique à la Tène.
Âge de la pierre

Paléolithique
Paléolithique inférieur Paléolithique moyen Paléolithique supérieur Épipaléolithique Mésolithique Néolithique
Chalcolithique

Âge du bronze Bronze ancien · Bronze moyen · Bronze final
↑ Holocène
Âge du bronze Culture d’Abashevo · Civilisation égéenne · Culture d’Andronovo · Âge du bronze atlantique · Complexe archéologique bactro-margien · Âge du bronze en Grande-Bretagne (en) · Âge du bronze en Europe · Culture des catacombes · Âge du bronze en Chine · Civilisation des Cyclades · Culture de Deverel-Rimbury (en) · Culture d’Elp (en) · Phase Ewart Park (en) · Culture d’Ezero (en) · Culture de Glazkov (en) · Culture d’El Argar · Civilisation de Hallstatt · Helladique · Civilisation de la vallée de l’Indus · Culture lusacienne · Culture de Maïkop · Civilisation minoenne · Période de la céramique Mumun · Civilisation mycénienne · Âge du bronze danois · Civilisation des oppida · Période Penard (en) · Âge du bronze du Sud-Ouest de l'Ibérie (en) · Culture de Srubna · Culture de Tagar (en) · Terramare · Culture de Trzciniec (en) · Bronze moyen · Culture des tumulus · Culture d’Unétice · Civilisation des champs d’urnes · Culture du Wessex · Phase Wilburton-Wallington (en)

Âge du fer Hallstatt · La Tène
« La Gaule se divise en trois parts, l'une habitée par les Belges, une autre par les Aquitains et la troisième par ceux qui se nomment dans leur propre langue Celtes et dans la nôtre Gaulois. »

— Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules

Ethnonymie

Celte dérive du celtique commun *kel-to ("combattant, guerrier") dérivant lui-même de *kellāko- ("combat, guerre").4

C'est aux Grecs que nous devons les premiers témoignages ethnographiques concernant les noms des Celtes (en). La première mention des Κελτοί / Keltoí, confuse, est une citation d'Hécatée de Milet (mais il s'agit d'une source indirecte selon des fragments repris par Étienne de Byzance), qui aurait noté vers -530 que la colonie grecque de Massalia (Marseille) est une ville de la Ligurie, près de la Celtique, et désigné Nurax (Noreia, en Autriche orientale ou Narbonne en Languedoc), « ville celtique »5. La première mention certaine des Celtes en tant que communauté établie apparaît vers 445 av. J.-C. dans les Histoires d'Hérodote6.

L'historien grec Hiéronymos de Cardia utilise au début du IIIe siècle le terme de / Galatai, (en latin Galates), pour désigner la plus grande partie sinon la totalité des Celtes, traduisant ainsi le terme latin Galli (Gaulois). Les termes Κελτοί / Keltoí (en latin Celtae) et Γαλάται / Galátai (Galates) entrent désormais en concurrence au IIIe siècle chez les auteurs grecs et latins. La confusion qui résulte de ce bilinguisme antique est levée chez les auteurs plus tardifs comme Polybe ou Diodore de Sicile, les Galates désignant progressivement les tribus celtes d'Asie Mineure7.

Les auteurs grecs anciens donnent des étymologies fantaisistes pour expliquer la dénomination de Celtes, la faisant dériver du verbe κέλλειν / kéllein (« accoster », « aborder un bateau ») ou d'ancêtres éponymes tels que Celtos fils d'Héraclès ou fils du cyclope Polyphème et de la Néréide Galatée. Julius Pokorny la fait dériver de la racine indo-européenne *kel- signifiant « haut » (de cette racine dérivent aussi les mots celsus (« élevé, élancé, haut, grand »), cella (« grenier »), culmen (« point culminant »), columna (« colonne »), collis)8. Une autre signification de cette racine indo-européenne est « frapper » ou « cacher » qui se retrouvent dans les mots d'origine latine « cellule » ou « cellier »9. Selon une autre théorie, le mot "celte" proviendrait de l'indo-européen *keleto, « rapide » car se déplaçant à cheval, ou de kel-kol, « colon, envahisseur »10. Le mot Celte est aussi à rapprocher de « sel » (en grec ancien hals, grec moderne aláti, latin sal) qui était au centre de l'activité économique de la riche civilisation de Hallstatt. Il n'existe pas d'unanimité entre les spécialistes concernant ces étymologies11.

Les Celtes constituent une civilisation protohistoriquenote 1 qui se définit par l'usage de langues celtiques et par certains particularismes culturels. Ils ont jadis été présents sur une grande partie du continent européen et en Asie mineure. L'apogée de l'expansion celte se situe entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle, marqué notamment par la civilisation laténienne au Ve siècle av. J.-C.1. Une succession de conquêtes et de migrations les mènent jusqu'en Galatie, en Asie mineure. Ainsi, leur domination s'étendait dans l'Europe actuelle de Galice jusqu'à Galați2.

La définition de la culture celtique pose encore problème aujourd'hui. Le critère linguistique est souvent cité comme définissant la culture celtique3, à l'instar d'autres peuples antiques comme les Germains, les Aquitains ou les Slaves. Si l'on retient le critère de la langue vernaculaire, la langue dite celtique n'est attestée par les sources romaines qu'entre la Garonne et le Rhin (gaulois transalpin), le nord de l'Italie (gaulois cisalpin), dans la partie occidentale des îles Britanniques et dans la péninsule Ibérique ce qui laisse planer des incertitudes concernant la langue « celtique » des régions périphériques comme les régions alpines (Suisse, Autriche, sud de l'Allemagne, Hongrie ou Pannonie) et la Turquie.

Les Celtes possèdent une riche culture héritière de la civilisation de Hallstatt qui s'épanouit pendant l'âge du fer. L'art celte tend vers une abstraction, aujourd'hui appréciée. La culture celte de La Tène survit en Irlande jusqu'au haut Moyen Âge. Ne connaissant pas de réelle unité politique, les Celtes forment des tribus indépendantes les unes des autres qui peuvent toutefois se regrouper en confédérations. La société celtique possède également des lois, des coutumes, une religion et des rites qui les rapprochent. On les connaît essentiellement à travers les textes antiques grecs et romains, en particulier grâce au Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Les textes médiévaux des clercs gallois et irlandais nous ont transmis une abondante littérature, traitant de la mythologie celtique, des vertus royales et des faits héroïques. De nouvelles recherches archéologiques nous les font apparaître sous des jours nouveaux et nous font réviser les affirmations des anciens textes antiques et notamment le livre de César sur la guerre des Gaules.

C'est probablement leur incapacité à s'unir et à fonder des entités politiques plus vastes que le clan ou la confédération de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques, les Celtes aient eu horreur du centralisme et n'aient connu que des alliances temporaires, fondées sur le clientélisme. La civilisation celtique disparaît par acculturation après les conquêtes romaines puis leur soumission à la République romaine au Ier siècle avant notre ère, hormis dans les îles Britanniques et particulièrement au pays de Galles, en Écosse et en Irlande. De nos jours, les principaux héritages de la civilisation celtique à avoir subsisté, sont quelques langues celtiques, qui ne sont plus parlées que par une minorité dans les îles Britanniques et en Bretagne.

Sources historiques
Extension de la culture celtique au IIIe siècle av. J.-C., librement inspiré de Francisco Villar (es)17.

Les premières mentions du nom des Celtes remontent à la période des cités-États grecques et de l'expansion romaine, et de l'entrée en contact des Romains avec les populations celtes. Les Celtes sont ainsi décrits par les explorateurs et les géographes grecs puis romains, afin de définir l'espace qu'occupent ces populations ; les Celtes appartiennent au groupe des populations les plus connues de ces sources18.

Ainsi, la première occurrence du mot Celte remonte à 530 av. J.-C. : le Grec Hécatée de Milet localise, non loin de Marseille, la Keltike (« la Celtique »), une région qu'on devine au-delà du Rhône, dans l'arrière-pays du Languedoc19. Il mentionne que Narbonne est une ville celte alors que Massalia est une ville de Ligurie près de la Celtique. L'historien grec Éphore de Cumes, écrivant au IVe siècle av. J.-C., généralise abusivement le terme en l'étendant à toutes les populations vivant dans les confins ouest du monde19. Il croyait que les Celtes étaient venus des îles de la bouche du Rhin et « auraient été repoussés de leurs maisons par la fréquence des guerres et des violentes crues de la mer ». Selon Hérodote, au milieu du Ve siècle av. J.-C., les Celtes habitent à l'extrême nord-ouest de l'Europe20. Poseidonios d'Apamée restreint l'aire celte au centre sud de la Gaule. Diodore de Sicile et Strabon laissent aussi penser que le cœur celtique se trouvait dans le sud de la France. Le premier affirme que les Gaulois vivaient au nord des Celtes, alors que les Romains considéraient les Celtes comme étant également des Gaulois.

Le terme de Keltoï, employé par les Grecs ou de Galli, employé par les Romains, désigne en réalité un ensemble de peuples installés sur un espace allant des Îles britanniques à l'Europe centrale, menant des expéditions guerrières vers le Sud21. Mercenaires redoutés, ils sont appelés par les monarques hellénistiques afin de consolider leurs conquêtes : de ce fait, certains traversent les Détroits et s'installent en Asie Mineure, où ils mènent régulièrement des guerres contre les monarchies hellénistiques de la région avant d'être définitivement vaincus par les Romains.

Avant les découvertes de Hallstatt et de La Tène, il était généralement admis que la France du Sud était le centre celtique22.

À la fin du IVe siècle av. J.-C., les Grecs se heurtent aux Galates. En -310, des Celtes menés, entre autres, par Molistomos, traversent les Balkans et gagnent l'Asie mineure près de Byzance. Ils sont défaits et intégrés à la République romaine en -18723.

Jules César mentionne ainsi les Celtes :

« La Gaule se divise en trois parts, l'une habitée par les Belges, une autre par les Aquitains et la troisième par ceux qui se nomment dans leur propre langue Celtes et dans la nôtre Gaulois. »

— Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules

« Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. »

Parmi les autres historiens antiques, contemporains des Celtes et qui relatent leur histoire ou celle des conflits avec les nations grecque ou latine, mentionnons : Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale) ou Pline l'Ancien (Histoire naturelle). Ces témoignages donnent souvent une image négative des peuples celtes, compte tenu des relations belliqueuses qu'ils entretenaient, et de la méconnaissance de leurs voisins. Les Celtes et les Germains sont souvent confondus par les historiens de l'Antiquité, ce qui fait dire que l'ancien nom des Germains pouvait être celui des Celtes, les Germains n'ayant été mentionnés que tardivement24.

Entre le VIIIe siècle et le XVe siècle, la consignation, par les clercs irlandais du Moyen Âge, des traditions orales d'Irlande vient compléter les sources antiques. Les mythes et épopées de l'Irlande celtique se sont jusqu'alors transmis oralement de génération en génération. De cette époque date la retranscription du Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Étaíne (en) (Courtise d'Etain), la Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des conquêtes d'Irlande) et les Mabinogion gallois. Les collecteurs transcripteurs ont cependant affublé ces mythes d'un vernis chrétien.

Pour l'archéologue Venceslas Kruta, « Le groupe proto-celtique devait avoir occupé au IIe millénaire av. J.-C. de vastes territoires de l'Europe centrale et occidentale, depuis la Bohême méridionale et la partie occidentale de l'Autriche, jusqu'aux régions atlantiques25. »

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:51

La civilisation de Hallstatt
Article détaillé : Civilisation de Hallstatt.
Civilisation de Hallstatt : 800-400 av. J.-C.

Le Hallstatt (de -1200 à environ -400, âge du bronze final) ou premier âge du fer est une période succédant à l'âge du bronze final. Il tire son nom de celui d'un site archéologique qui se trouve à Hallstatt dans le Salzkammergut en Autriche.

Cette période est caractérisée par des épées de bronze et de grandes épées de fer. Les cavaliers à longue épée, ordre jusqu'alors inconnu, apparaissent sporadiquement dans les tombes, entourés de rites et accompagnés d'éléments (service à boisson, produits exotiques importés, tombe à char, or) qui préfigurent les symboles de la nouvelle classe dirigeante. L'utilisation du cheval est l'un des attributs qui distinguent les détenteurs du pouvoir. Les tombes féminines offrent de nombreuses parures, des fibules volumineuses, typiques du goût exubérant de l'époque. Les sépultures riches possèdent très souvent d'impressionnants services en bronze constitués de seaux, situles (seaux aux bords refermés), bassins et tasses.

Les Celtes établissent des citadelles sur des oppidums (oppida en celte) dominant de vastes étendues. Parmi les plus importantes, une douzaine semble jouer un rôle économique et politique, et constituent une puissante fédération de communautés organisées sur le même modèle, en Allemagne du Sud (Heuneburg), en Suisse et dans l'Est de la France (Oppidum Saint-Marcel au Pègue, Tombe de Vix).

Il semble y avoir eu une classe oeuvrant dans les mines de sel contrôlée par une classe dominante, peut-être en lien avec deux ethnies distinctes comme en font foi certaines découvertes26.
La Tène
Article détaillé : La Tène.
Civilisation de La Tène d'après (en) John Haywood, Atlas of the Celtic World, Londres, Thames & Hudson, 2001 (lire en ligne [archive]), p. 30-37.

La Tène ou second âge du fer, succédant au Hallstatt, marque la fin de la protohistoire. Elle tire son nom de celui d'un site archéologique découvert en 1857 à Marin-Epagnier, sur la pointe nord-est du lac de Neuchâtel, à l'embouchure de la Thielle, dans le canton de Neuchâtel en Suisse. Elle est attestée en Europe centrale et de l'Ouest. Elle est caractérisée par un armement nouveau dont notamment une épée plus longue15. Certains auteurs, comme Massimo Guidetti27, contestent le rattachement de la péninsule ibérique à cette culture. La transition d'une civilisation celtique à l'autre semble être le fruit de modifications sociales au sein des sociétés plus que d'une invasion par d'autres groupes celtes.

Conséquence d'une crise interne, de la réorganisation des circuits commerciaux ou des luttes entre Grecs et Étrusques pour le contrôle des échanges, les citadelles des Celtes du Premier âge du fer, « poumons » des relations commerciales, sont abandonnées les unes après les autres vers -500 au profit d'un mode de vie plus rural, dominé par une chefferie guerrière. Des régions se distinguent comme les nouveaux centres de la civilisation celtique au Ve siècle : la Rhénanie, la Bohême, la Champagne et les Ardennes. Une lente évolution se produit dans les coutumes et les productions. En Gaule, au IIe siècle avant notre ère, la civilisation des oppidums connaît une première urbanisation au mont Beuvray (Bibracte) ou à Corent en pays averne15.

Si, à l'ouest, les Celtes sont défaits par les Romains menés par Jules César28, à l'est, les Celtes sont également progressivement écartés : les fouilles montrent que l'oppidum de Stradonice (Bohême) est incendié, probablement par les Germains en -9 ou -6 ; les sépultures laissent à penser que se développe une civilisation germanique sur ces terres.
Fin de la civilisation celtique
Dissolution de la civilisation
Le casque Waterloo, daté de vers -150 à -50

Aux IIe siècle-Ier siècles avant notre ère, les Celtes sont soumis sur le continent à la pression conjuguée des Germains au nord, des Romains au sud et à la poussée de l'empire dace à l'est.

À la suite d'un appel à l'aide de Marseille, menacée par les peuplades celtiques voisines, Rome annexe la Narbonnaise durant le dernier tiers du IIe siècle av. J.-C.

Les invasions de bandes armées (migration des Cimbres et des Teutons en 113 av. J.-C.) et la pression démographique des Germains entraînent des migrations de peuples celtiques vers l'ouest, comme celle des Helvètes conduits par leur roi Orgétorix, et suscitent des tensions avec les peuples gaulois. C'est ce dernier facteur qui provoque la guerre des Gaules et marque la fin de l'indépendance celtique sur le continent à partir de -58. L'intervention de César aurait alors été motivée, écrit-il, par le désir de renvoyer les Helvètes chez eux afin de ne pas laisser des peuples germaniques d'outre-Rhin occuper le plateau suisse. Alors qu'en réalité la principale motivation de César était d'empêcher, comme il l'écrit lui-même, l'installation des Helvètes en Gaule de l'ouest, d'où ils pouvaient menacer la Provincia (Gaule du sud, conquise par Rome vers 120 av. J.-C.).

Occupée par le conquérant romain qui s'est immiscé dans la politique gauloise, une partie de la Gaule se soulève en janvier -52. Après la défaite à Alésia du chef de la coalition gauloise, Vercingétorix, la Gaule est entièrement occupée. Les derniers opposants sont vaincus en -51 à Uxellodunum où ils s'étaient réfugiés.

Au Ier siècle de notre ère, l'île de Bretagne (aujourd'hui Grande-Bretagne) est partiellement conquise (à l'exception de l'Écosse) à son tour : dès lors, la civilisation celtique ne survit plus qu'en Irlande et dans le nord de l'Écosse. L'Helvétie est en partie germanisée entre le Ve et le VIe siècle[réf. nécessaire]. Les populations bretonnes — dont une partie au moins avait conservé l'usage de la langue celtique — et irlandaises se christianisent après le IIIe (le Ve pour l'Irlande) et évoluent pour donner naissance aux Irlandais, Écossais, Bretons, Gallois et Cornouaillais modernes.

Devant migrer dans un premier temps vers l'Ouest, puis devant affronter les entreprises guerrières de Rome, les population celtes ont été absorbées dans des ensembles politiques plus vastes et plus cohérents13.

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:51

L'évangélisation de l'Irlande

C'est en Irlande que la civilisation celtique a duré le plus longtemps, son insularité est considérée comme étant la cause principale. Les légions romaines n'ayant pas franchi la mer d'Irlande, les Gaëls n'ont pas subi cette acculturation, même si des relations avec l'Empire romain ont existé dès le Ier siècle av. J.-C.

C'est la conversion des Gaëls et, en premier lieu de leurs élites, au christianisme qui fait entrer l'Irlande dans le Moyen Âge européen. Changement de religion mais pas de classe sacerdotale : si le druidisme disparaît, les druides sont les premiers convertis et deviennent les prêtres de la nouvelle Église. L'apport des nouveaux enseignements au substrat celtique va donner naissance à ce que l'on appelle le christianisme celtique.

Les conditions de l'évangélisation sont mal connues et les sources dont nous disposons sont largement hagiographiques. En 431, le pape Célestin Ier envoie un Gaulois, nommé Palladius, évangéliser les « Scots ». En 452, c'est le Britto-romain Maewyn Succat, connu sous le nom de saint Patrick, qui débarque dans l'île. Il semble que le premier ait essentiellement œuvré dans le Leinster et que le second ait évangélisé dans l'Ulster et le Connaught. Patrick est réputé pour avoir chassé les serpents de l'île et expliqué la sainte trinité par l'exemple de la feuille de trèfle. La société celtique étant de type théocratique[réf. nécessaire], la conversion n'a pu se faire que par la classe sacerdotale et Patrick aurait « démontré » aux druides que sa magie était plus puissante que la leur. Si certains traits de la tradition celtique n'ont pas totalement disparu, les Irlandais vont se trouver confrontés à la fin du VIIIe siècle à une autre culture, celle des Vikings.
Géographie
Régions rhénanes et monde germanique

Le contact entre le monde celtique et germanique reste difficile à mettre en valeur. La première énigme apparaît lors de la guerre des Cimbres : ce peuple semble avoir migré du nord de l'Europe (plus précisément du Jutland) au IIe siècle av. J.-C., puis avoir été défait à la bataille d'Aix. Bien que généralement considéré comme germanique en raison de sa région d'origine, des incertitudes sur sa langue ou sa culture ont pu apparaître, notamment du fait de nombreux anthroponymes celtiques parmi ses chefs29. Les Teutons n'apparaissent dans les textes que lors de la bataille de Noreia (sud de l'Autriche). La jonction entre les deux groupes aurait eu lieu29 en Allemagne centrale près du Main, région celtique avant sa germanisation au milieu du premier millénaire avant notre ère. Il est donc possible que ces migrations aient pu donner lieu à des confédérations de tribus mêlant Celtes et Germains, d'où l'incertitude.

C'est Jules César qui définira précisément quelques décennies plus tard30, par le Rhin, la limite entre Celtes et Germains. Le but politique paraît établi, d'une part par le caractère trop simple de cette limite, d'autre part par le fait que Celtes et Germains ont pu coexister au-delà ou en deçà de cette limite31. Serge Lewuillon qualifie cette limite d'aberration, dans un contexte où Celtes et Germains ont pu se côtoyer et échanger culture et coutumes32. Selon Lucien Bély, les Celtes étaient présents au-delà du Rhin33. Le cas des Belges illustre bien le problème dans la mesure où personne ne peut aujourd'hui affirmer à quel groupe culturel se rattachaient les peuples de la région. César entretient lui-même l'incertitude en ne classant la région ni dans la « Celtique », ni dans la « Germanie ». Les études toponymiques, linguistiques ou anthroponymiques n'ont jamais pu éclaircir la question. Les différents auteurs sont partagés entre l'option celtique (Jean Loicq), l'option germanique avec aristocratie celtique (Ugo Janssens), et d'autres encore penchent vers une théorie plus récente dénommée Nordwestblock, défendue notamment par Rolf Hachmann, Georg Kossack (de) ou Hans Kuhn (de), et où le nord-ouest de l'Europe continentale aurait connu une culture distincte des Celtes et des Germains. Au demeurant, l'étymologie même de Germain proviendrait (sans certitude) d'une tribu belge de langue celtique, de gair signifiant « voisin », et maon signifiant « peuple » (Conrad Gessner), hypothèse qui est réfutée par le Chambers Dictionary of Etymology34 (voir Le nom des Germains).
Europe de l'Ouest (France et Belgique)
Articles détaillés : Gaule belgique et Gaule.

La Gaule, ou Gallia, était le nom romain de la région située entre le Rhin et les Pyrénées. Vers 400 av. J.-C. environ, tous les Gaulois appartenaient à la culture de La Tène. Les Romains s'emparèrent du Sud du pays au cours du IIe siècle, et les contacts avec la Méditerranée "romanisèrent" en partie les Gaulois, avant que Jules César ne conquière le pays tout entier dans les années 50 av. J.-C..
Pictes
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2017).

Les Pictes étaient un peuple vivant dans l'actuelle Écosse dans l'Antiquité tardive. L'origine et la culture des Pictes sont obscures, dans la mesure où peu de textes leur ont été consacrés (Constance Chlore les mentionne au IIIe siècle). Souvent considérés comme celtes, les Pictes sont peut-être de culture pré-indo-européenne. Les partisans de la théorie pré-indo-européenne mettent en avant le fait que le missionnaire irlandais Colomba d'Iona aurait affirmé avoir besoin d'un traducteur pour convertir le roi picte Brude mac Maelchon. Ce qui n'est pas une preuve puisque l'inter-compréhension n'existe pas toujours entre deux langues d'un même groupe. L'assimilation par les Scots venus d'Irlande s'est faite au début du Moyen Âge.
Péninsule Ibérique

Plusieurs auteurs sont sceptiques sur l'emploi du terme « celtique » pour la péninsule Ibérique, qui ne dispose que d'un faible héritage archéologique, et où les langues vernaculaires celtiques ne sont que faiblement attestées.

Si les interrogations touchent l'Europe du Sud en général, elles visent particulièrement la péninsule Ibérique. S'il est établi que des tribus celtiques ont pu traverser ou se fixer dans ce qui est aujourd'hui l'Espagne, le Portugal et la Turquie, leur impact sur les cultures pré-existantes reste sujet à caution sur le plan archéologique ou historique. Quelques inscriptions en langue celtique ont pu être mises au jour en Castille et en Galatie, mais on en ignore encore l'utilisation.

Sur le plan archéologique, de nombreux auteurs et chercheurs ont encore des doutes aujourd'hui sur le lien réel entre les cultures celtiques attestées d'Europe centrale et les éléments archéologiques trouvées en Espagne. Graves-Brown et al. utilisent le terme de « mythologisation » concernant la problématique celtique dans le Nord de l'Espagne35. La culture des castros du nord-ouest de l'Espagne n'est pas formellement reconnue comme étant rattachée aux oppida celtiques d'Europe centrale et de Grande-Bretagne36. La répartition des chars celtiques se concentre en Europe Centrale et de l'Ouest, alors que le matériel archéologique est très rare ou absent en péninsule Ibérique ou en Italie37.

La même problématique existe sur le plan toponymique ou historique. La toponymie celtique tend à se raréfier dans le sud-ouest de la France, région où étaient établis les Aquitains, peuple de culture pré-indo-européenne, ou aussi appelés les Proto-Basques. Se basant sur le faible nombre de toponymes celtes dans le nord de l'Espagne, Hector Iglesias conclut que les Celtes ont probablement formé dans cette région des groupes épars ou aristocratiques, mais jamais majoritaires38. De nombreux noms de lieux galiciens sont à rapprocher de la toponymie basque et pyrénéenne, notamment l'étymologie-même de « Galice » et l'on ne dénombre pas davantage de toponyme celtiques dans ces régions qu'en Aragon ou en Castille, où l'on a retrouvé par ailleurs des inscriptions en langue celtique écrites en alphabet ibérique. Si des éléments toponymiques celtiques sont indubitablement attestés dans une grande partie de l'Espagne, hormis dans la partie est de peuplement ibère, on y relève curieusement, par exemple, la faible occurrence du suffixe *-āko- (latinisé en -acum, -acus dans les textes), pourtant répandu dans les zones de peuplement ou d'ancien peuplement celtique. Cela pourrait indiquer une disparition précoce des langues celtiques, ce suffixe ayant eu une fonction toponymique tardive. La rareté de ce suffixe en Espagne est comparable à sa rareté dans le sud de l'Aquitaine en dessous de la Garonne jusqu'aux Pyrénées et dans l'est de la Provence, qui suggère quant à lui la présence d'un fort substrat non celtique ou une disparition précoce du gaulois.

À propos de la culture celtique dans la péninsule Ibérique, des auteurs comme Friedrich Wilhelm Putzger39, Angus Konstam40 ou Francisco Villar (es)17 ont exclu ou continuent à exclure ces régions du monde celtique.

Le concept même de « Celtibère » est sujet à caution : ainsi, Dominique Garcia, faisant une analyse grammaticale des anciens textes romains et grecs, conclut que l'expression « Celto-ligures », utilisée par les mêmes auteurs qui emploient le terme de « Celtibères », désignait dans les faits des peuples Ligures41.

Même dans des régions se réclamant d'un héritage celtique comme la Galice, Beatriz Díaz Santana42 ou Hector Iglesias38 expriment de sérieux doutes sur l'impact des Celtes. L'apparition au XIXe siècle du galléguisme n'est peut-être pas entièrement étrangère à l'éveil d'une conscience celtique de circonstance auquel Graves-Brown et al. font référence43.
Italie

Si des sources antiques utilisent parfois le terme de « Celtes » pour désigner certains peuples vivant en Italie du Nord ou en péninsule Ibérique, aucune n'indique réellement que ces peuples étaient de langue celtique. De fait, établir un lien entre l'archéologie et la culture est déjà source de controverses. Pour Venceslas Kruta44, faire un lien entre la présence d'un matériel archéologique et une culture relève de la « spéculation ». Pierre-Yves Milcent a une opinion similaire45.

Si l'on sait maintenant que Brescia a été fondée par les Celtes cénomans, ces interrogations peuvent persister pour le reste de l'Italie, où il apparaît que les grandes villes du nord du pays ont été fondées pour la plupart par les Étrusques ou les Romains. Bologne, Mantoue ou Vérone sont notamment des fondations étrusques46,47. Concernant Milan, plusieurs sources assimilent le site de Melpum, un site étrusque, avec le site actuel de la ville de Milan, notamment Jean Gagé48, Barthold Georg Niebuhr49, Jean-Jacques Prado50, l'Encyclopédie Larousse51 et Marcel Le Glay et al.52. De même, la ville de Melzo étant réputée pour être l'ancien site étrusque de Melpum, Sergio Villa[Qui ?] conteste ce fait sur des bases linguistiques53.
Habitat

Les maisons étaient en torchis et en chaume et rarement en pierre, il n'y avait pas de cheminée ni de fenêtre .
Peuples
Article détaillé : Peuples celtes.
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Gaulois (peuples)
Belges
Liste des peuples celtes
Liste des peuples de la Gaule belgique
Liste des peuples gaulois et aquitains
Liste des peuples celtes de Grande-Bretagne
Liste des peuples celtes d'Irlande
Liste des peuples celtes de Suisse
Liste des peuples celtes d'Italie
Liste des peuples celtes de la péninsule Ibérique

Génétique

Selon des études génétiques récentes, les populations celtiques seraient caractérisées par différents sous-groupes de l'haplogroupe du chromosome Y, R1b-M269 introduit en Europe par les migrations indo-européennes il y a environ 4 500 ans54. L'haplogroupe R1b-M269, qui représente 60 % des lignées masculines en France, pourrait être associé aux Proto-Indo-Européens arrivés en Europe durant l'Âge du bronze et qui auraient remplacé une grande partie de la population néolithique masculine existante55,56.

D'autres études portent sur les haplogroupes R-P312-3/R-U15257 et R-P312-4/R-L2158.

Ces études permettent de mieux comprendre les relations spatio-temporelles59, les processus de diffusion ainsi que les associations avec un certain nombre de groupes de populations voisines60,61,62.
Art de la guerre
Article détaillé : Guerre chez les Celtes.

Les guerriers utilisaient des armes plutôt modernes pour leur époque. Ils ont été les inventeurs de la cotte de maille et étaient d'excellents cavaliers. Les Celtes développent une tactique de charge frontale en hurlant en essayant d'effrayer au maximum l'adversaire. La guerrière celte (phénomène exceptionnel ?) existe aussi bien dans la mythologie (exemple : Medb) que dans l'histoire (Boadicée)63.


yanis la chouette

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:53

Politique et société
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Les sociétés celtes étaient régies par des classes : clergé, noblesse, peuple. Le clergé, composé de prêtres, nommés druides, et la noblesse, composée des guerriers les plus riches et les plus braves, dirigeaient le peuple.

Les Celtes ont connu l'institution royale. Le nom du roi issu de l'indo-européen *rēg- dénonte la « rectitude »64. Le roi est d'abord l'énonciateur du droit. Il est pacificateur qui protège ses sujets comme l'indique le théonyme Toutiorix64. Il est garant du succès militaire et, pour cette raison, sa présence est indispensable dans la bataille64. Il est enfin celui qui assure la fertilité des terres et du bétail64.

Aussi, sa position est-elle risquée. Le roi qui manque à ses obligations est « souvent victime d'une mort tragique proche dans certains récits du sacrifice ou de la devotio »64.
Nourriture

Il mangeaient beaucoup de viande mais pas de sanglier,céréale lentille,legume.
Économie

La terre des Celtes regorgeait de métaux tels que l'étain, le plomb, le fer, l'argent et l'or. Les forgerons et ferronniers pouvant les transformer en objets de valeurs, armes ou bijoux.

Certaines pièces d'or furent frappées à l'effigie de Vercingétorix, sur son verso on peut apercevoir un croissant, un étalon et une amphore.
Commerce

Les sépultures prouvent l'étendue du commerce des Celtes avec tous les peuples de l'ancienne Europe. Étaient exportés fer, étain, sel, bois, lin, laine, des armes, des outils, des textiles et des chaussures. Les importations étaient principalement le verre, le vin et d'autres produits de luxe de la région méditerranéenne et du Moyen-Orient.

Les tribus celtiques sur le continent ont repris le système monétaire des Grecs et des Romains, et, dès la fin du IIIe siècle avant notre ère, ont frappé leurs propres pièces en or. Les premières pièces en or étaient initialement utilisées probablement seulement comme objets de valeur. Au plus tard au début du Ier siècle avant notre ère, l'Ouest gaulois au moins avait adopté un système de monnaie avec trois métaux. Outre des pièces d'or et d'argent, des pièces de potin ont été frappées. Les pièces d'argent semblent avoir été utilisées pour les échanges inter-régionaux, tandis que les pièces de potin étaient utilisés comme menue monnaie pour le commerce local et régional.
Agriculture

L'économie des Celtes était basée sur l'agriculture et l'élevage. Dans des petits champs clos étaient cultivés des céréales (amidonnier, épeautre, orge, millet) et des légumineuses (haricots, pois, lentilles). Étaient également consommés le pissenlit, l'ortie, le navet, le radis, le céleri, l'oignon et le chou. Des découvertes archéologiques (restes de repas) à Hallstatt on peut déduire que les Celtes mangeaient un plat encore courant en Autriche, le Ritschert (de), ragoût d'orge et de fèves avec accompagnement de porc fumé.

Du fait que le mot latin pour la bière (cervisia) est un mot d'emprunt celtique, on a supposé que les Celtes maîtrisaient la fabrication de la bière. Les auteurs romains décrivent, cependant, la boisson avec un fort dégoût. À Hochdorf et Glauberg, de l'hydromel a été détecté dans les trouvailles de pollen sur les sites archéologiques.

L'animal domestique principal était le bovin, qui en plus de la fourniture de la viande, du lait (fromage) et du cuir était indispensable pour le travail des champs. Les moutons (laine) et les porcs étaient également élevés ; les chiens étaient utilisés en tant que chiens de troupeau comme pour la chasse. Les chevaux étaient un symbole du statut social et étaient importants pour les campagnes militaires. Ils ont probablement été élevés de manière intensive par certaines tribus.
Art, artisanat et techniques
Prince de Glauberg, Allemagne.
Article détaillé : Art celte.

Les Celtes n'ayant laissé que très peu de traces écrites de leur civilisation, celle-ci nous est avant tout connue grâce à leur art, largement redécouvert durant la deuxième moitié du XXe siècle.

L'art des Celtes présente une grande diversité selon les époques et les régions considérées. Il n'est pas, non plus, exempt d'influences extérieures : étrusque, grecque, scythique, puis latine, et enfin germanique et chrétienne. Toutefois, quelques caractéristiques majeures le distinguent nettement de l'art des autres civilisations qui étaient en contact avec l'aire culturelle celtique :

Les représentations des divinités semblent avoir existé, mais les témoignages en sont rares, d'époque gallo-romaine ou difficiles à identifier (L'une des sources les plus connues est le chaudron de Gundestrup).
Si l'on excepte le cas de la Hesse et celui du midi de la Gaule (voir plus loin), il semble également que la statuaire de pierre n'ait pas été le domaine de prédilection des Celtes.

Une caractéristique majeure de l'art celte est la domination de motifs anthropomorphes ou issus de la nature, tels que les entrelacs, et une tendance à l'abstraction. Issue du schématisme hallstattien, cette tendance atteint son apogée à travers les enluminures des manuscrits celtiques d'Irlande et d'Écosse de la période chrétienne insulaire, tels que le célèbre livre de Kells (voir aussi le monastère de Iona).

La statuaire retrouvée sur certaines tombes représente des hommes debout dotés d'excroissances de part et d'autre de la tête évoquant une feuille de gui.

Religion
Articles détaillés : Religion des Celtes, Druidisme, Mythologie celtique, Mythologie celtique brittonique, Religion gauloise et Mythologie celtique irlandaise.

Les Celtes n'ayant pas laissé de traces écrites, la connaissance que nous avons de la religion et de la culture celtes est tributaire des textes laissés par les Grecs, les Romains et les auteurs chrétiens.
hypothese: religion celtique, bazé sur la mythologie etc 65.

MERLIN LE ROUGE-GORGE DU NÉPAL, MORGANE LA SORCIÈRE ET SAINTE NINA L’APÔTRE

yanis la chouette

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Jeu 26 Oct à 10:55

Panthéon et caractères généraux

La religion présente les mêmes caractéristiques générales que l'on retrouve chez les peuples indo-européens. Les comparatistes ont montré que les éléments essentiels présents dans les récits mythologiques, les formules, les schèmes notionnels et les éléments du culte s'inscrivent dans une « tradition indo-européenne »66. Le vecteur de cette conception du monde et de cette tradition est une « classe sacerdotale » - les druides - comme en Inde ou en Iran ou plus simplement, comme chez les Germains, la noblesse guerrière66. On y retrouve notamment les « traces très nettes » de la religion cosmique indo-européenne qui inclut le cycle des saisons, de l'année. Celle-ci forme le cadre général qui détermine l'histoire de l'univers66. Puis, dans quelques épisodes légendaires, le schéma triparti étudié par Georges Dumézil, c'est-à-dire la tripartition de la fonction juridique et religieuse, de la force notamment guerrière, enfin de la richesse et des valeurs de re/production66.

Les Celtes avaient un système religieux polythéiste. Ils devaient disposer d'un panthéon au moins aussi développé que celui des Grecs et des Romains (près de quatre cents figures de divinités celtiques sont recensées), mais rien n'indique que ce panthéon ait été homogène sur l'ensemble du domaine celtique, ni qu'il ait possédé une structure unique. Cependant, les principaux dieux gaulois décrits par César se retrouvent, sous leurs noms propres, dans les textes mythologiques irlandais du Moyen Âge, avec les mêmes fonctions.

Parmi les principales divinités, le Dagda « Dieu bon », issu visiblement du Ciel diurne indo-européen, patronne l'aspect juridique de la fonction souveraine. Il a été rapproché du Jupiter gaulois66. Il est opposé à son frère Ogme - Ogmios, dont certains des traits dérivent directement du Ciel nocturne, lié à la magie66. De nombreuses dééesse et héroïnes (Belisama, Morrigan, Bodb, Macha...) présentes dans les mythes sont issues de l'Aurore indo-européenne66. Il existe également un *Lugus panceltique (le Mercurius de César). Issu du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen, Lug Samildanach « aux multiples arts », par son intervention restaure l'ordre et le droit lorsque les autres dieux sont tombés dans l'oppression66. Son nom se retrouve dans ceux de plusieurs grandes cités (Lyon, Laon, Legnica) et dans la grande fête irlandaise Lugnasad66.

Les auteurs latins et grecs citent quelques divinités gauloises, sans énoncer les motifs qui dictent leur sélection : Épona, Taranis, Esus et Lug sont ainsi connus. Cernunnos est attesté par quelques inscriptions gallo-romaines.
Détail d'un panneau intérieur du chaudron de Gundestrup, Musée national du Danemark, Copenhague.

L'immortalité de l'âme était une des croyances des anciens Celtes, ce qui explique peut-être les témoignages sur leur vaillance et leur intrépidité au combat, puisque la peur de la mort était absente. En revanche, la notion de la réincarnation doit être écartée de leur religion, cette suggestion étant due à des lectures erronées67.

Les Celtes croyaient également en un au-delà. Dans la tradition irlandaise transmise à l'époque chrétienne, le Sidh désigne l'Autre Monde celtique, il se situe à l'ouest, au-delà de l'horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C'est le séjour des Tuatha Dé Danann.

Dans le domaine des rites, les sacrifices humains, le culte des têtes coupées[réf. nécessaire], ou encore l'utilisation abondante du sang dans les lieux de culte sont les traits qui ont frappé les auteurs antiques. L'un d'entre eux, Pausanias, évoque aussi la pratique de l'anthropophagie. Jules César écrit quant à lui :

« Ils [les Celtes] se servent pour ces sacrifices humains du ministère des druides ; ils pensent, en effet, que c'est seulement en rachetant la vie d'un homme par la vie d'un autre homme que la puissance des dieux immortels peut être apaisée. Ils pratiquent des sacrifices de ce genre qui sont une institution publique. Certains ont des mannequins de très grande taille, dont ils remplissent d'hommes vivants la carapace tressée d'osiers, on y met le feu, et les hommes périssent enveloppés par la flamme. »

Aux témoignages grecs et romains, on doit ajouter celui de la littérature celtique elle-même et des récits médiévaux, les Mabinogion de Pwyll et Branwen, évoquant plusieurs sacrifices humains. De nombreuses découvertes archéologiques corroborent l'existence de sacrifices humains : culte des têtes à Entremont (Bouches-du-Rhône), réminiscent dans le décor des tympans d'églises de l'Irlande médiévale[réf. nécessaire], rites sanguinaires à Ribemont-sur-Ancre, sacrifices par noyade, égorgement, strangulation, overkill[pas clair] des Hommes des tourbières, etc.

Si les Celtes connaissaient l'écriture et l'ont parfois utilisée, ils ont privilégié l'oralité pour la transmission du savoir, quel qu'en soit le domaine, de sorte qu'il faut étudier le domaine celtique à partir de sources externes ou tardives.

La construction de sanctuaires à usage religieux est un fait très tardif dans le domaine celtique puisqu'ils n'apparaissent qu'au IIIe siècle av. J.-C.. Aux époques précédentes, le culte régi par la classe sacerdotale des druides, se faisait dans des espaces sacrés en pleine nature (nemeton en langue gauloise signifie « sacré », nemed en gaélique), comme les clairières, la proximité des sources. Lucain, dans la Pharsale (III, 399-426), nous donne la description d'un de ces lieux avec un endroit strictement interdit, réservé aux dieux. Le site de Burkovák (cs) (Bohême) recèle de très nombreux objets à caractère votif, mais est exempt de toute construction. Il est possible aussi que des ensembles mégalithiques, tels Carnac (département du Morbihan en Bretagne) ou Stonehenge (comté du Wiltshire, Angleterre) aient pu être réutilisés par les druides dans un but cultuel. La construction de palissades autour d'enclos et de bâtiments intervient à une époque où la civilisation celtique entame son déclin[réf. nécessaire]. Le plus célèbre de ces sites est celui de Gournay-sur-Aronde.
Druidisme
Deux druides sur le bas-relief d'Autun.

Le druidisme est une institution pan-celtique. De manière comparable à d'autres sociétés indo-européennes, les druides forment un corps professionnel issu de l'aristocratie, de spécialistes des techniques du droit et du culte associés à la fonction souveraine. Auxiliaires de la royauté, ils veillent aux activités de parole et d'enseignement en assurant la transmission du savoir traditionnel64.

À l'époque précédant la conquête romaine de la Gaule, et, semble-t-il, par la suite dans les îles, la caractéristique majeure de la pratique religieuse des anciens Celtes est le druidisme. Le mot druide qui est spécifiquement celtique provient de *der-w/dr-ew qui se comprend comme « celui qui sait fidèlement, celui qui a une vision vraie, certaine »68. L'existence du clergé druidique est attestée chez plusieurs auteurs antiques, pour différentes époques et en différents lieux du monde celtique. En Gaule, les druides paraissent avoir joué un rôle clef dans l'insurrection de -52 et, par la suite, dans les révoltes gauloises du Ier siècle : celle des equites, menée par l'Éduen Julius Sacrovir en 21 apr. J.-C. et rapportée par Tacite dans ses Histoires, aurait conduit au déclenchement des hostilités de Rome à l'égard des druides gaulois.

Le « clergé » druidique avait en charge la célébration des cérémonies sacrées et des rites cultuels : lui seul avait le droit de pratiquer les sacrifices, parfois humains, mais plus généralement d'animaux ou symboliques (comme l'attestent les ex-voto en bois inventés aux sources de la Seine). C'est d'ailleurs la pratique des sacrifices humains qui servit de prétexte à l'interdiction des druides sous l'Empereur Tibère (ou Claude pour certains historiens). Les autres prérogatives des druides comprenaient logiquement l'enseignement, la diplomatie, l'histoire, la généalogie, la toponymie, la magie, la médecine et la divination. Le druide, grâce à son savoir (dont l'acquisition pouvait nécessiter vingt ans d'études, selon César) et grâce à sa maîtrise des pratiques magiques, était un intermédiaire entre les dieux et les hommes.

Le druide avait aussi un rôle de conseiller politique auprès du roi avec lequel il a pu former un binôme dans lequel le roi exerçait la souveraineté sous l'inspiration du druide. Le druide Diviciacos, contemporain de Cicéron et directement à l'origine de la conquête romaine de la Gaule, apparaît notamment comme le chef politique des Éduens.

Sans entrer dans les spécifications de la classe sacerdotale, trois types de « professions » à caractère religieux sont connus dans le monde celte :

Le druide qui désigne tout membre de la classe sacerdotale, dont les domaines d'attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l'enseignement, la poésie, la divination, etc. ;
Le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme ;
Le vate est un devin, il s'occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie.

Calendrier religieux
Article détaillé : Calendrier celtique.
Le calendrier de Coligny.

Selon les sources irlandaises, l'année celtique était rythmée par quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, dont deux majeures : Samain au 31 octobre ou 1er novembre (selon notre calendrier) et Beltaine au 30 avril ou 1er mai, et deux de moindre importance : Imbolc le 1er ou le 2 février et Lugnasad le 1er août69. La source majeure qui nous renseigne sur le calendrier celtique est le calendrier de Coligny, qui date de l'époque gallo-romaine.
Débats historiographiques et celtomanie
Articles détaillés : celtomanie et Celtologie.

La celtomanie est une mode littéraire, qui s'est développée à la fin du XVIIIe siècle et au long du XIXe siècle dans certains milieux intellectuels et littéraires, notamment en Bretagne. Elle pare de toutes les vertus les Celtes de l'Antiquité. Elle aura une grande influence sur la perception des Gaulois ou des Celtes et sur les recherches historiques effectuées à la fin du XIXe siècle d'autant plus dans un contexte nationaliste où les qualités des Celtes sont exaltés face aux envahisseurs "germains".

En France, l'archéologie s'empare des Celtes à partir des travaux d'Alexandre Bertrand à la fin du XIXe siècle.
Phrénologie

Au cours du XIXe siècle, la phrénologie a été abondamment utilisée pour démontrer des liens de parenté entre des populations proto-historiques et contemporaines. Les Celtes, objet d'études archéologiques, n'échappent pas à la règle.

Après avoir étudié des dizaines de crânes issus de sépultures celtes, le Suédois Anders Retzius propose de classer les Celtes parmi les populations dolichocéphales orthognates, avec les Germains et les Scandinaves70. Cette thèse permet à ses continuateurs de reprendre la thèse de populations conquérantes blondes, ayant asservi des populations bracycéphales ; cependant, cette thèse est rapidement réfutée, notamment par Paul Broca71,72.
Archéologues allemands du début du XXe siècle

En Allemagne, dans les années 1930, fortement influencés par les méthodes de l'archéologie du peuple, développée par Gustaf Kossinna, les archéologues allemands, appuyés sur une prétendue « apparence nordique » des Celtes73, affirment que ces derniers appartiendraient en réalité aux peuples germaniques74.
Le concept de Celte

Les récentes recherches scientifiques concernant l'Europe dite celtique sont interdisciplinaires : archéologie comparée (intégrant notamment l'archéométrie), méthodologie historique (dont l'analyse critique de « l'historiographie celtique »), mythologie comparée (notamment dans le cadre de la « mythologie celtique »), linguistique comparée, onomastique (commune à ces deux dernières disciplines), génétique des populations (intégrant notamment la paléogénétique)75. Quelques archéologues, tels Barry Cunliffe, sur la base de modélisations des données ressortant de ces recherches questionnent préalablement le « concept de Celtes »76. Concomitamment au débat sur un « diffusionnisme indo-européen »77, d'autres archéologues tel John Collis contestent le paradigme de « celtitude » et a fortiori le postulat d'un groupe ethnique celte78,79,80.

Comme le résume le spécialiste des Sociétés protohistoriques Stéphane Verger, il existe deux manières extrêmes d'aborder le début des Celtes. « La première, positiviste, consiste à remonter dans le temps au-delà du second âge du fer, voire jusqu'au début des âges de Métaux, dans les régions censées avoir été occupées anciennement par des “populations celtiques” pour déterminer, d'après les données archéologiques, à partir de quel moment et dans quelle zone de l'Europe les caractéristiques culturelles que l'on attribue traditionnellement aux Celtes peuvent être mis en évidence. La seconde, hypercritique, est celle qui consiste à considérer que la notion de Celtes est une construction moderne ». Selon cette thèse, les Celtes n'auraient pas existé avant leur conceptualisation au XVIIe siècle.
Une civilisation celte ?

L'historien Jean-Louis Brunaux, spécialiste des Gaulois, est assez proche de cette deuxième vision19. Il doute de la réalité d'une civilisation celte. À ses yeux, l'idée d'une langue celtique est un postulat non démontré. Les ressemblances entre breton, gaélique, gallois... s'expliqueraient davantage par les contacts et les influences entre des peuples voisins que par l'existence d'une langue mère. Brunaux s'accorde avec l'idée émise par Tolkien : « Les Celtes [...] sont un sac magique dans lequel on peut mettre ce que l'on veut et d'où on peut sortir à peu près n'importe quoi81 ». Ce d'autant plus facilement qu'ils n'ont presque pas laissé d'écrits.

Plus qu'un peuple ou une civilisation, il considère les Celtes à l'origine comme une confédération de tribus vivant autour du Massif central dans le but de commercer avec les Phéniciens puis les Grecs. De commerciale, cette association aurait pris un caractère diplomatique puis politique. Les Celtes se seraient étendus à travers l'Europe, à partir non pas d'Europe centrale mais du centre sud de la Gaule. Extension faite sous forme de colonisation et non de migrations19. Cette interprétation se situe à l'opposé des travaux de la plupart des spécialistes du monde celtique, qui comme Venceslas Kruta soulignent au contraire l'existence d'une civilisation spécifique, immédiatement identifiable par sa langue, les vestiges matériels qu'elle a laissés, les croyances et les mythes que les spécialistes de la mythologie comparée ont pu reconstituer15.
Dans la culture populaire

Comme le signale bien Claude Sterckx, le cinéma et la bande dessinée actuels n'offrent qu'une « parodie invraisemblable » de ce que sont les Celtes. Il qualifie la plupart des films de « grotesques ». Les albums d'Astérix, qui forment la représentation la plus connue du public, sont selon lui une « caricature de tous les poncifs ». Les représentations basées sur la légende arthurienne, là aussi bien connues du public, sont très anachroniques et davantage issues d'un fonds littéraire fictionnel que de données historiques82.
Bibliographie
Articles détaillés : Bibliographie sur la civilisation celtique et Bibliographie sur la mythologie celtique.

Le classement thématique ne donne que l'orientation générale des ouvrages listés, la majorité d'entre eux abordant différents thèmes.
Généralités

Patrice Brun, Princes et princesses de la celtique, Paris, Errance, 1987 (ISBN 2-903442-46-0)
Olivier Buchsenschutz, L'Europe celtique à l'âge du Fer (VIIIe-Ier siècles), PUF, 2015 (ISBN 978-2-13-057756-0)
John Collis (en), « Celtes, culture, contacts : confrontation et confusion », Aquitania, vol. 12,‎ 1994, p. 447-456 (lire en ligne [archive]) — Voir aussi son article, en espagnol, de 1998 : « Los Celtas Antiguos y Modernos [archive] ».
Barry Cunliffe (en), L'univers des Celtes, Inter-Livres, 1996 (ISBN 2909808114).
Xavier Delamarre, Le vocabulaire indo-européen, Lexique étymologique thématique, Librairie d'Amérique et d'Orient, Jean Maisonneuve, 1984.
Stephan Fichtl, La ville celtique, les oppida de 150 avant J.-C. à 15 après J.-C., Paris, Errance, 2005 (ISBN 2-87772-307-0).
Claire Hamilton et Steve Eddy, Décoder les Celtes, Paris, Véga, 2010 (ISBN 978-2-85829-562-3).
Christian Y. M. Kerboul, Les royaumes brittoniques, copublication éditions du Pontig/Coop Breizh, Sautron & Spézet (ISBN 2-9510310-3-3) et (ISBN 2-84346-030-1).
Venceslas Kruta, Les Celtes : Histoire et dictionnaire, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
Maurice Meuleau, Les Celtes en Europe, Rennes, Ouest-France, 3e éd., 2011 (ISBN 978-2-7373-5330-7).

Articles connexes

Panceltisme
Renouveau celtique
Fortifications celtes
Casque de Negau

Liens externes

Oppidum: villes celtiques lors de la conquête de la Gaulle [archive] sur oppida.org
Site L'arbre celtique [archive]

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Civilisation celtique
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Civilisations antiques
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Indo-européen

Gaule

Jean-Louis Brunaux, Les Gaulois, Paris, Les Belles Lettres, 2005 (ISBN 2-251-41028-7)
Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance (2001), (2003), (2008, 3e éd. revue et augmentée).
Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne (-500 / +500) - Dictionnaire, Errance, 2012.
Stephan Fichtl, Les peuples gaulois, IIIe-Ier siècles av. J.-C., Paris, Errance, 2004 (ISBN 2-87772-290-2)
Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., Paris, Errance, 2004 (ISBN 2877722864)
Dominique Garcia, Les Celtes de Gaule méditerranéenne : Définition et caractérisation, Bibracte, 2006 (lire en ligne [archive])
Christian Goudineau, César et la Gaule, Errance, coll. « De la Gaule à la France : histoire et archéologie », 2000
Christian Goudineau, Regard sur la Gaule, Errance, 2000
Renée Grimaud, Nos ancêtres les Gaulois, Rennes, Ouest-France, 2001 (ISBN 2-7028-4542-Cool
Danièle Roman et Yves Roman, Histoire de la Gaule, Fayard, 1997

Îles britanniques

Miles Dillon, Nora K. Chadwick, Françoise Le Roux et Christian-Joseph Guyonvarc'h, Les Royaumes celtiques, Crozon, Armeline, 2001 (ISBN 2-910878-13-9)
Pierre Joannon, Histoire de l'Irlande et des Irlandais, Paris, Perrin, 2006 (ISBN 2-286-02018-3)

Europe centrale et orientale

Petr Drda et Alena Rybova, Les Celtes de Bohême, Errance.
Miklos Szabo, Les Celtes de l'Est : le second âge du fer dans la cuvette des Karpates, coll. « Hespérides », Paris, Errance, 1992.

Art

Collectif (catalogue de l'exposition européenne d'archéologie celtique), Les Celtes, Venise, Bompiani, 1991.
Paul-Marie Duval, Les Celtes, coll. « L'Univers des formes », Gallimard
Ruth Megaw et Vincent Megaw, Art de la celtique. Du VIIe siècle av. J.-C. au VIIIe siècle ap. J.-C. : Des origines au livre de Kells, Errance, coll. « Hespérides », mai 2005, 276 pages p. (ISBN 2-87772-305-4)
Lionel Pernet, Réjane Roure, Bibiana Agusti, Michel Bats, Maria-Carme Belarte, Alexandre Beylier, Philippe Boissinot, Helena Bonet, Lidia Colominas, Jean Chausserie-Laprée, Elsa Ciesielsky, Ferran Codina, Aurélien Creuzieux, Anne-Marie Curé et Claire-Anne de Chazelles, Des rites et des hommes : Les pratiques symboliques des Celtes, des Ibères et des Grecs en Provence, en Laguedoc et en Catalogne, Paris, Éditions Errance, coll. « Archéologie de Montpellier Agglomération AMA 2 », juillet 2011, 288 p. (ISBN 978-2-87772-460-9)
Daniele Vitali, Les Celtes : Trésors d'une civilisation ancienne, Éditions White Star, 2013, 207 pages p. (ISBN 978-88-6112-467-7)

Société

Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h, La Civilisation celtique, Rennes, Ouest-France Université, 1990 (ISBN 2-7373-0297-Cool
Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h, La Société celtique, Rennes, Ouest-France Université, 1991 (ISBN 2-7373-0902-6)

Politique

Emmanuel Arbabe, Du peuple à la cité : Vie politique et institutions de la Gaule chevelue depuis l'indépendance jusqu'à la fin des Julio-Claudiens, Université Paris I Panthéon - Sorbonne, École de Doctorat d'Histoire; sous la direction de François Chausson., thèse de doctorat en histoire soutenue le 12 mars 2013, 619 p. (lire en ligne [archive])

Religion

Jean-Louis Brunaux, Les Religions gauloises, Paris, Errance, 2000 (ISBN 2-87772-192-2)
Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6)
Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h, Les Druides, Rennes, Ouest-France Université, 1986 (ISBN 2-85882-9209)
Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h, Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d'homme : l'histoire », 1995 (ISBN 978-2-7373-1198-7)

Débats historiographiques

Jean-Louis Brunaux, Les Celtes : Histoire d'un mythe, Belin, 2014, 284 p. (ISBN 978-2701177199).
Jean-Paul Demoule, Mais où sont passés les Indo-Européens ? : Le mythe d'origine de l'Occident, Paris, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2015, 742 p. (ISBN 978-2-02-029691-5).
Laurent Olivier, Nos ancêtres les Germains : Les Archéologues au service du nazisme, Paris, Tallandier, 2012, 320 p. (ISBN 978-2-84734-999-3).
Colin Renfrew (trad. Michèle Miech-Chatenay), L'énigme indo-européenne : Archéologie et langage [« Archaeology and Language: The Puzzle of the Indo-European Origins »], Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1990 (1re éd. 1987) (ISBN 978-2082111850) — Cet ouvrage a fait l'objet d'un compte rendu [archive] très sévère de Bernard Sergent, Annales ESC, 1992, p. 388-394.

Notes et références
Notes

↑ Historiquement, la civilisation celtique appartient tout autant à la protohistoire qu'à l'Antiquité, mais le rapport des Celtes à l'écriture pose problème. S'ils la connaissent et la maîtrisent, l'oralité a toujours été privilégiée, que ce soit sur le continent ou dans les îles Britanniques. Selon les sources irlandaises, la capacité de mémoriser entre dans la hiérarchie des filid.

Références

↑ Venceslas Kruta, « La naissance de la civilisation laténienne au Ve siècle av. J.-C. avant notre ère » et « L'expansion celtique du IVe siècle et du IIIe siècle avant notre ère », in Les Celtes, PUF, « Que sais-je ? », 1976.
↑ H12 Celtes gaulois [archive] sur YouTube.
↑ (pt) Antonio De la Peña, Os probos castrexos antes da conquista romana, 1997, p. 145, cité par Ramón Villares (trad. H. Proutet), « Naissance et déclin du celtisme dans l'histoire de la Galice », dans C. Serrano, Nations en quête de passé : la péninsule ibérique (XIXe-XXe siècles), 2000 (lire en ligne [archive]), p. 157-181 (p. 180).
↑ (en) Ranko Matasović, Etymological Dictionary of Proto-Celtic, Brill, 2009 (ISBN 9789004173361, lire en ligne [archive]), p. 199
↑ Jacques Harmand, Les Celtes au second âge du fer, FAC, 1970, p. 16.
↑ Patrick Galliou, Le monde celtique, Jean-Paul Gisserot, 1994 (lire en ligne [archive]), p. 11.
↑ Roman et Roman 1997, p. 121.
↑ (de) Julius Pokorny, Indogermanisches etymologisches Wörterbuch, Berne-Munich, 1959, p. 909.
↑ (en) Peter Berresford Ellis, A Brief History of the Celts, Hachette, 2013, p. 17.
↑ Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, First Éditions, 2006, p. 25.
↑ Philippe Jouët, L'Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Fouesnant, Yoran Embanner, 2007 (ISBN 978-2-914855-33-4), p. 409.
↑ André Martinet, Des steppes aux océans. L'indo-européen et les Indo-européens, Payot, 1986.
↑ a et b Demoule 2015, p. 455.
↑ Venceslas Kruta, Les anciens Celtes [archive], clio.fr.
↑ a, b, c et d Philippe Conrad, « L'Europe des Celtes », Nouvelle Revue d'Histoire, Hors-Série, n°11H, Automne-Hiver 2015, p. 21.
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↑ « L'Istros vient du pays des Celtes et de la ville de Pyréné, et partage l'Europe en deux. Les Celtes habitent au-delà des colonnes d'Héraklès et sont les voisins des Cynésiens, le plus occidental des peuples de l'Europe. » Hérodote, Histoires (II, 33), cité par S. Verger, « Des Hyperboréens aux Celtes. L'extrême Nord occidental des Grecs à l'épreuve des contacts avec les cultures de l'Europe tempérée », dans Daniele Vitali (it), Celtes et Gaulois, l'archéologie face à l'histoire, vol. 2 : La préhistoire des Celtes, Glux-en-Glenne, 2006 (lire en ligne [archive]), p. 45-61.
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↑ (en) « R1a and R1b are the most common haplogroups in many European populations today, and our results suggest that they spread into Europe from the East after 3,000 BCE. », Haak et al., « Massive migration from the steppe was a source for Indo-European languages in Europe », Nature, vol. 522,‎ 2015, p. 207-211 (DOI 10.1038/nature14317).
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↑ Demoule 2015, p. 495.
↑ a, b, c, d, e, f, g, h et i Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, (ISBN 978-2-914855-33-4), p.22 et suiv.
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↑ G. Pinault, r Yezh revue, no 46, décembre 1965, p. 23 et suivantes.
↑ Voir Le Roux et Guyonvarc'h 1995.
↑ Demoule 2015, p. 103.
↑ Celui-ci utilise également des arguments nationalistes.
↑ Demoule 2015, p. 115.
↑ Les auteurs grecs et romains ont été frappés par l'apparence physique des Celtes, ce qui explique cette expression sous la plume de Georg Kraft (de).
↑ Olivier 2012, p. 156.
↑ « Répartition géographique des haplogroupes européens » [archive], sur eupedia.com.
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↑ Venceslas Kruta, L'Europe avant les Celtes [archive].
↑ (en) John Collis (en), The Celts: Origins, Myths and Inventions, Stroud, Tempus Publishing, 2003.
↑ Collis 1994.
↑ « Une nouvelle vision de l'origine des Celtes » [archive], sur MyScienceWork.
↑ Cité par Brunaux 2014.
↑ Claude Sterckx, Mythologies du monde celte, 2014, chap. Les représentations du monde celte, livre numérique.

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yanis la chouette

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MessageSujet: Re: Civilisation de Hallstatt, Sir John Cunningham et Y'BECCA.   Lun 30 Oct à 4:37

L’inscription de Siloam, inscription de Silwan ou inscription de Siloé est un passage de texte inscrit dans le tunnel d'Ézéchias qui amène l'eau de la source de Gihon au bassin de Siloé, située dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est.

L'analyse épigraphique montre que l'inscription date des VIIIe / VIIe siècle av. J.-C.1. L'inscription remonterait à la construction du tunnel sous les règnes des rois Ézéchias ou Manassé2. C'est parmi les plus anciennes traces existantes dans ce genre écrites en hébreu avec l'alphabet paléo-hébraïque.
Références

↑ (en) Ronald S. Hendel, « The Date of the Siloam Inscription : A Rejoinder to Rogerson and Davies », The Biblical Archaeologist, American Schools of Oriental Research, vol. 59, no 4,‎ 1999 (JSTOR 3210565)
↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

ET

Le tunnel d'Ézéchias ou tunnel de Siloé, a été construit à Jérusalem avant 701 av. J.-C. sous le règne d'Ézéchias, roi de Juda, pour ravitailler la ville en eau en cas de siège (il est mentionné dans 2Rois 20:20 [archive] et dans 2Chron 32:30 [archive]).

C'est un site d'un grand intérêt archéologique : avec celui d'Eupalinos, situé dans l'île de Samos en Grèce et datant du VIe siècle, ce tunnel est considéré comme une des plus grandes œuvres en matière d'ingénierie hydraulique de la période préclassique. Le tunnel a été découvert en 1838 par le théologien américain Edward Robinson (en).

Description
Le plan du tunnel.

Le tunnel a une longueur de 533 mètres avec une galerie de 1,63 mètres de hauteur ; il relie la source de Gihon au bassin de Siloé sur un dénivelé de 2,27 mètres. D'après l'inscription de Silwan, il aurait été creusé sous la cité de David, au sud-est de la Vieille ville, par deux équipes travaillant à chacune des extrémités et se rejoignant en son milieu. Le tunnel a une curieuse forme en « S ». Selon l'architecte Henry Sulley (en), cette forme s'expliquerait par le fait qu'il suit une fissure naturelle dans le rocher. Pour le géologue israélien Dan Gill, les deux équipes de creusement auraient plutôt suivi une dissolution de tunnel karstique et naturelle.
Contexte historique

Selon le Deuxième livre des Rois, un tunnel est construit avant 701 av. J.-C. sur ordre d'Ézéchias, roi de Juda de 721 à 698 av. J.-C. Le roi de Juda a dû faire face à l’afflux considérable de réfugiés qui, durant la deuxième moité du VIIIe siècle, fuyaient l'avancée des armées assyriennes; celles-ci avançaient, à travers la Syrie et la Palestine en direction de l’Égypte. Cet afflux était particulièrement important après la chute de Samarie, capitale du Royaume d'Israël en 722 av. J.-C.. Ézéchias fait entourer Jérusalem, qui s'était étendue vers l'est et le sud, de murailles, et assurait l'approvisionnement en eau de la ville par un tunnel. Le royaume de Juda est largement dévasté par l'armée du roi assyrien Sennacherib mais Jérusalem, qui n'a visiblement pas été assiégée, est épargnée. Ézéchias envoie une ambassade à Ninive pour se soumettre et paie un lourd tribut de 30 talents d’or et 800 talents d’argent.

Le tunnel est généralement considéré comme un des préparatifs d'Ézéchias face à la menace assyrienne. Certains chercheurs estiment cependant que le tunnel n'est pas une œuvre militaire et que son percement s'inscrit mieux dans le contexte du développement de Jérusalem sous le règne de Manassé, le fils d'Ézéchias1.
L'inscription
L'inscription de Siloé.

Une inscription en hébreu ancien, dite inscription de Silwan, fut découverte par hasard en juin 1880, à 2 mètres de hauteur et à 6 mètres de la sortie de Siloé. Elle est la plus ancienne inscription connue en hébreu classique. Elle relate la fin des travaux. Bien que le texte soit en partie endommagé, la reconstitution en est possible. Le voici :

« ...Le creusement. Voici l’histoire du creusement. Pendant que les tailleurs de la roche brandissaient leurs outils chacun en face de ses compagnons, un moment où manquaient trois coudée (1,50 m) pour la perforation, la voix d’un homme fut entendue, demandant à son compagnon pourquoi il y avait une crevasse. À la droite… Le jour de la perforation, les mineurs frappèrent chacun pour rencontrer son compagnon… et les eaux s’écoulèrent de la source jusqu’à la piscine, environ 1200 coudées (533 m). La roche était à 100 coudées (50 m) au-dessus de la tête des tailleurs de la roche. »

La pierre se trouve désormais au Musée des Œuvres de l'Orient Ancien à Istanbul.
Un tunnel plus ancien

Un tunnel plus ancien, plus profond mais de moindres dimensions, fut découvert en 1889. Il relie également la source de Gihon au Bassin de Silwan, mais par un tracé plus direct. Ce tunnel est connu sous le nom de Canal de l'âge de bronze moyen, à cause de sa datation. L’archéologue israélien Ronny Reich (en), spécialiste de l'ancienne Jérusalem, a calculé qu'il a été construit vers 1800 av. J. C. (donc durant l'Âge du bronze), et donc que l'eau de la source a été déviée des siècles avant le règne d'Ézéchias. La construction originale se comprend comme un fossé profond d'environ 6 mètres, couvert par de large plaques de roche cachées ensuite par la végétation. Ce canal est plus étroit que le tunnel, mais on peut y marcher dans la plus grande partie. En plus de sa sortie près du bassin de Siloé, le canal a plusieurs ouvertures qui permettent d'irriguer les jardins face à la vallée du Cédron.
Références

↑ (en) Ernst Axel Knauf, « Hezekiah or Manasseh? A Reconsideration of the Siloam Tunnel and Inscription », Tel Aviv, vol. 28, no 2,‎ 2001

Voir aussi

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Tunnel d'Ézéchias, sur Wikimedia Commons

Liens externes

Le tunnel d'Ézéchias sur biblelieux.com [archive]
Le tunnel d'Ézéchias [archive]
http://www.interbible.org/sebq/philatelie/2003/2003/phi_030926.htm Les antiques systèmes hydrauliques en Israël en timbres postaux [archive]
Images du canal de l'âge de bronze [archive]

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AMIE ET ALLIÉE DE LA RÉPUBLIQUE DU CÈDRE OU TERRES DU LIBAN.
UNE ÉLECTION COMMUNE POUR DEVENIR UN PARTAGE ET UN SECOURISME DEVANT L’ADVERSITÉ:
L’HÉRITAGE DU SANG ET LE PARTAGE DE L'EAU...
L'EAU N'ENGENDRE PAS TOUJOURS L'EAU ET LE SANG N'ENGENDRE PAS TOUJOURS LE SANG:
CELA EST LE MYSTÈRE DU PARDON FACE à L’HÉRITAGE ET à L'EAU
ET DEVANT LA CRUAUTÉ ET LA TYRANNIE...

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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