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ainsi est la force.
 
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 LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.

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yanis la chouette



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MessageSujet: LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.   Mer 25 Oct à 2:45

LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.

Une question ? 01 40 20 67 67 ou tousmecenes@louvre.fr

L'ÉTHIQUE ET L'HUMOUR, MESDAMES ET MESDEMOISELLES, SOURCE DE L'HUMANITÉ ET SOUFFLE DE L'INSPIRATION; VOUS QUI ÊTES L'ÉTHER DE L'INFINI. TAY
LES FEMMES AIMENT LES LOUANGES DANS LE CONTEXTE DES CHOSES ET MIRENT LA VIRILITÉ LORSQUE CELLE-CI SE PORTE SUR LES DÉSIRS ET LA RÉALITÉ. TAY

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Musée d'Orsay
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La sensualité est l'attachement aux plaisirs des sens. Il désigne aussi l'attribut, la qualité, l'acte, l'effet ou l'état de ce qui est sensuel. Ce dernier n'est pas obligatoirement lié à la sexualité ou à l'attirance sexuelle.

Cette signification du mot Sensuel peut être extraite à partir de questions étymologiques et sémantiques. Sensuel est lato sensu tout ce qui a rapport à un sens — englobant tous ceux qui existent dans la vie humaine. De sorte que la sensualité signifie tout ce qui a rapport avec toutes formes de sensation causées par les cinq sens (audition, vue, odeur, goût, contact).

Cette signification étant la plus générique, elle inclut toutes les choses vivantes, et non pas seulement ou exclusivement l'être humain. En dépit de ceci, d'un point de vue de relation humaine, la compréhension courante du mot sensualité désigne ce qui a trait à l'attirance sexuelle ou à la sexualité humaine.

Articles connexes

Érotisme
Sens (physiologie)
Danses sensuelles

AINSI

Prométhée, le bienfaiteur de la race humaine, que certains considèrent comme faisant partie de la famille des Titans, est le fils du Titan Japet et de l'Océanide Clyméné.
Prométhée
Prométhée

♴ Toutefois Eschyle le considère comme le fils de la sage Thémis, seconde épouse de Zeus, qui lui aurait enseigné la sagesse et lui aurait confié quelques secrets capables de troubler la quiétude de l'Olympe.
♵ Selon une tradition minoritaire, le Géant Eurymédon abusa d'Héra alors qu'elle était encore dans sa famille; elle conçut Prométhée. Alors quand Zeus, après avoir épousé Héra, eut vent de cette histoire, il rejeta Eurymédon au fond du Tartare et profita de la première occasion pour faire enchaîner Prométhée.

Prométhée avait trois frères :
• Atlas se révolta contre Zeus et reçut comme châtiment de soutenir la voute céleste;
• Epiméthée (Celui qui réfléchit après coup) épousa Pandore;
• Ménoetios lutta contre les Olympiens, il fut foudroyé par Zeus et envoyé dans l'Erèbe ou le Tartare, en châtiment de « sa méchanceté et de son audace sans mesure » (Théogonie, 510-515).
• Le rusé
Prométhée et Hermès, JORDAENS

Prométhée, (Celui qui réfléchit avant), qui était plus avisé qu'Atlas ou Ménoetios, avait gardé une neutralité prudente au début de la Titanomachie, puis ayant soupçonné l'issue de la révolte de Cronos il préféra combattre aux côtés de Zeus; il persuada Epiméthée d'en faire autant.

Il était, à la vérité, le plus avisé de toute sa race, et Athéna, à la naissance de laquelle il avait assisté lorsqu'elle avait jailli tout armée de la tête de Zeus, lui enseigna l'architecture, l'astronomie, les mathématiques, la navigation, la médecine, la métallurgie et bien d'autres arts fort utiles qu'il communiqua aux hommes.

Prométhée épousa Pronoia une Océanide, fille d'Océan et de Téthys, ou une Néréide, fille de Nérée et de Doris et de leur mariage naquit Deucalion, héros du déluge.
Toutefois le scholiaste d'Apollonius de Rhodes cite Clyméné comme épouse et ajoute un enfant du nom d'Hellen.

Il était admis dans l'Olympe et dans la familiarité des Immortels. Avait-il une sourde rancune contre les destructeurs de ses frères et de sa race, ou bien avait-il d'autres motifs de s'intéresser aux humains?

Il est vrai qu'une tradition assez tardive faisait de Prométhée le créateur de la race humaine. Il aurait façonné le premier homme avec de la terre et de l'eau, voire ses propres larmes, auquel Athéna insuffla la vie. Pausanias dit avoir vu à Panopée, en Phocide, des morceaux d'argile durcie qui avaient l'odeur de la peau humaine et qui passaient pour être les restes de la glaise employée par Prométhée.
Vulcain enchaînant Prométhée
Vulcain enchaînant Prométhée
Dick van BABUREN
© rijksmuseum

Mais cette légende est en contradiction avec l'opinion courante qui attribuait aux hommes une origine plus ancienne et plus noble. Pindare disait « Hommes et dieux, nous sommes de la même famille ; nous devons le souffle de la vie à la même mère. » Tant que Cronos avait régné, l'entente s'était maintenue entre les dieux et les hommes. Hésiode raconte qu'« alors, les repas étaient pris en commun, les assemblées étaient communes entre les dieux immortels et les humains. » Tout changea avec l'avènement des Olympiens. Zeus prétendit imposer sa suprématie divine non seulement aux anciennes divinités mais aussi aux hommes.

Il est aussi possible qu'il ait voulu compenser les bêtises commises par son frère Epiméthée. Celui-ci avait voulu se charger de la répartition des qualités entre les animaux et les hommes qui venaient d'être créés comme le raconte Platon dans son Protagoras. Il dota les animaux des meilleures qualités et quand le tour des hommes fut venu il ne restait presque plus rien.

L'espèce humaine restait donc dépourvue de tout, et il ne savait quel parti prendre à son égard. Dans cet embarras, Prométhée survint pour jeter un coup-d'œil sur la distribution. Il trouva que les autres animaux étaient partagés avec beaucoup de sagesse, mais que l'homme était nu, sans chaussure, sans vêtements, sans défense. (Platon, Protagoras)
C'est pour cela que Prométhée jugea qu'il était indispensable que les hommes aient à leur disposition le feu pour utiliser au mieux les arts et les techniques.
• Les sacrifices
Prométhée dérobant le feu
1637 , Jan COSSIERS
© Musée du Prado

Rapidement Zeus, s'irrita de voir les divers talents des hommes mais aussi de voir leurs pouvoirs s'accroître sans cesse d'autant plus que Prométhée leur avait fait profiter de tous les enseignements qu'Athéna lui avait auparavant prodigués.

Un jour, une querelle éclata à Sycione, au sujet d'un taureau offert en sacrifice: personne n'était d'accord sur les morceaux qui devaient être consacrés aux dieux et ceux qui revenaient aux hommes. Prométhée, fut appelé pour être l'arbitre du conflit et tout le monde admis qu'une fois la règle établie, tous devraient la respecter.

Prométhée dépeça et découpa le taureau et avec la peau il fit deux sacs qu'il remplit des morceaux qu'il avait découpés. « D'un côté il enferma dans la peau les chairs, les intestins et les morceaux les plus gras ; de l'autre, il disposa avec une perfide adresse les os blancs qu'il recouvrit de graisse luisante. »
Lorsqu'il demanda à Zeus de choisir celui-ci, facilement trompé, choisit le sac contenant les os et la graisse qui fut désormais la part réservée aux dieux.

Zeus, « ayant écarté la graisse éclatante de blancheur, devint furieux quand il aperçut les os blancs de l'animal ». Toutefois il ne put se dédire alors dans sa colère, il retira le feu inextinguible aux hommes infortunés qui vivent sur la terre.

On peut se demander comment le tout puissant Zeus ait pu se laisser berner aussi facilement et certains pensent qu'il avait déjà en tête la suite de l'histoire.
• Sans le feu ...
Prométhée dérobant le feu
Christian GRIEPENKERL

Sans le feu, impossible de cuire les aliments, impossible de s'éclairer lorsque la nuit a jeté son manteau bleu sur la terre, impossible de se réchauffer durant les froides journées d'hiver, et impossible de forger les métaux.

Prométhée se rendit aussitôt chez Athéna et la pria de le faire entrer secrètement dans l'Olympe, ce qu'elle lui accorda. Aussitôt qu'il y fut parvenu, il alluma une torche au char de feu du Soleil et il en détacha un morceau de braise incandescente qu'il glissa dans la tige creuse d'un fenouil géant. Puis, éteignant sa torche, il s'enfuit sans être aperçu pour revenir sur la terre.

Dans une version alternative, l'astucieux Prométhée se rendit dans l'île de Lemnos, où se trouvaient les forges d'Héphaïstos, et il y déroba une parcelle du feu sans se faire voir. Il l'enferma dans une férule et retourna chez lui.

Puis il donna le feu aux hommes. Bien entendu quand Zeus apprit que Prométhée s'était une nouvelle fois joué de lui, il jura de se venger aussi bien contre le voleur que contre les hommes qu'il protégeait.
• Pandore

Zeus donna l'ordre à Héphaïstos de fabriquer une femme en argile à l'image des déesses puis les quatre Vents d'insufflèrent la vie en elle et toutes les divinités lui donnèrent un don.
Pandore ouvrant la boite
par Boris VALLEJO

Cette femme, Pandore, la plus belle qui fût jamais créée, Zeus l'envoya en présent à Epiméthée, sous la conduite d'Hermès. Mais Epiméthée, qui avait été prévenu par son frère de n'accepter aucun cadeau venant de Zeus.

Puis Epiméthée, très ému par la beauté de Pandore, s'empressa de l'épouser. Peu après, elle ouvrit une jarre, que Zeus lui même avait recommandé de tenir close et dans laquelle il avait enfermé tous les maux capables d'affliger le genre humain: notamment la vieillesse, le travail, la maladie, la folie, le vice et la passion. Tous les maux se répandirent au-dehors en une immense nuée et piquèrent Epiméthée et Pandore sur toutes les parties du corps puis s'attaquèrent aux mortels. Cependant la trompeuse Espérance, qui était aussi enfermée dans la jarre, les dissuada d'un suicide général.
• Le supplice

De plus en plus irrité par la rébellion continuelle de Prométhée, Zeus le fit enchaîner, nu, à une rocher dans les montagnes du Caucase (ou à une colonne) et un aigle (ou un vautour) lui dévorait le foie toute la journée. Cet animal vorace faisait parti de la dangereuse progéniture d'Echidna et Typhon. En plus il n'y avait pas de terme à sa souffrance, car toutes les nuits son foie se reconstituait. Et Zeus pour excuser sa cruauté, fit circuler une histoire qu'il avait inventée de toute pièce: Prométhée venait sur l'Olympe pour avoir aventure amoureuse secrète avec Athéna (scholiaste d'Apollonios de Rhodes). Malgré son supplice, Prométhée persista dans son attitude de révolte. Dédaigneux des plaintes et des prières humiliantes, il ne cessait de défier le maître de l'Olympe et d'exhaler sa haine en apostrophes violentes. Ne détenait-il pas d'ailleurs un secret redoutable intéressant l'avenir même de Zeus ?
• Le pardon

Enfin, après trente années de souffrances — d'autres disent trente mille ans — il fut, avec la permission de Zeus, délivré par Héraclès, qui tua l'aigle d'une flèche en plein cœur et rompit les chaînes du prisonnier. Cependant, comme il l'avait un jour condamné à un châtiment éternel, Zeus stipula que pour donner l'impression d'être toujours prisonnier, il devrait porter une bague faite du métal de ses chaînes et sertie d'une pierre du Caucase, et ce fut la première bague sertie d'une pierre.
Prométhée par Elsie RUSSELL

Celui-ci révéla alors à Zeus son fameux secret et lui apprit que, s'il continuait à poursuivre de ses assiduités Thétis, la fille de Nérée, il risquait de voir naître un fils qui le détrônerait. Peu soucieux d'encourir la mésaventure de son père et de son aïeul, Zeus ne poussa pas plus avant son entreprise amoureuse et imposa à Thétis de s'unir avec un mortel, Pélée.

Pour remercier Héraclès, Prométhée lui donna quelques informations sur la façon de trouver et de cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides. Pour d'autres auteurs c'est Nérée qui fournit l'information.

Prométhée cependant ne pouvait acquérir l'immortalité que si quelque immortel consentait à échanger sa destinée contre la sienne. Or le centaure Chiron, qui avait été touché par une flèche empoisonnée d'Héraclès, désespérant de voir guérir sa blessure, demanda, pour mettre fin à ses souffrances éternelle, de se séparer de son immortalité. Zeus accepta l'échange, et le fils de Japet prit dès lors définitivement place parmi les Immortels sur l'Olympe.

Ce don d'immortalité est difficile à comprendre puisque à priori Prométhée est immortel en tant que fils d'un Titan. Peut-être faut-il entendre que Zeus avait promis de délivrer Prométhée de son supplice à la condition qu'un immortel consente à "mourir" pour lui.

Héraclès délivrant Prométhée
Christian GRIEPENKERL

Création de l'homme par Prométhée
Jean-Simon BERTHELEMY
© Musée du Louvre

Héra et Prométhée
Intérieur de coupe de Douris,
© BNF

Sources antiques

Apollodore, Bibliothèque: I, 2, 2; I, 7, 1; II, 5, 4; II, 5, 11
Hésiode, Théogonie: 508; 571
Nonnos, Dionysiaques: VII, 59
Ovide, Métamorphoses: I, 82
Pausanias, Périégèse: IX, 25, 6; X, 4, 4
Sophocle, Prométhée enchaînée


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MessageSujet: Re: LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.   Mer 25 Oct à 2:47

Prométhée

Dans la mythologie grecque, Prométhée (en grec ancien Promêtheús, « le Prévoyant ») est un Titan, fils de Japet et de Thémis (ou Clymène selon les auteurs), et frère d’Atlas, de Ménœtios et d’Épiméthée. Il est le père de Deucalion, conçu avec Pronoia (ou Clymène). Selon une autre tradition minoritaire[1], Prométhée naît de l’union d’Héra et de son amant, le Géant Eurymédon.
Mythe

Création de l’homme par Prométhée (Athéna se tient à gauche), bas-relief en marbre, Italie, IIIe siècle, musée du Louvre.
Création de l’homme par Prométhée (Athéna se tient à gauche), bas-relief en marbre, Italie, IIIe siècle, musée du Louvre.

D’après la Théogonie d’Hésiode, c’est Prométhée qui créa les hommes à partir d’une motte d’argile[2] et, malgré l’opposition de Zeus, leur enseigna la métallurgie et d’autres arts. Après la victoire des nouveaux dieux dirigés par Zeus sur les Titans, Prométhée leur donna aussi le feu, qu’il leur avait dérobé, et entra de ce fait en conflit avec Zeus. Celui-ci le fit enchaîner sur le mont Caucase pour y avoir chaque jour le foie dévoré par un aigle.

Héraclès le délivra au cours de ses douze travaux mais pour ne pas déroger au serment de Zeus qui avait juré que le Titan resterait à jamais enchaîné au Caucase, Prométhée dut porter durant toute sa vie une bague de fer provenant de ses chaînes accolée à un morceau de pierre du Caucase.

La légende de Prométhée laisse à supposer que les Grecs anciens avaient découvert que le foie est l’un des rares organes humains à se régénérer spontanément en cas de lésion.

Prométhée devient immortel grâce au centaure Chiron : celui-ci, blessé accidentellement par les flèches empoisonnées d’Héraclès, ne supportant plus la souffrance mais ne pouvant ni guérir ni mourir, troque son immortalité contre sa mortalité, avec l’autorisation de Zeus. Celui-ci est en effet reconnaissant à Prométhée de lui avoir prédit que s’il épousait la néréide Thétis, le fils qu’ils auraient ensemble serait plus puissant que lui et le détrônerait.
Postérité

En philosophie, le mythe de Prométhée est admis comme correspondant à la métaphore de l’apport de la connaissance aux hommes.

Il est également repris par le philosophe Hans Jonas, dans le Principe responsabilité (1979), pour faire allusion aux risques inconsidérés liés aux conséquences de certains comportements humains et de certains choix techniques, par rapport à l’équilibre écologique, social, et économique de la planète.

Certains psychanalystes parlent de « complexe de Prométhée », une recherche perpétuelle de la connaissance. Ils admettent aussi qu’il s’agit du complexe d’Œdipe de la vie intellectuelle.

On peut aussi retrouver dans le mythe prométhéen, une partie des fondements de ce qui deviendra plus tard le christianisme [réf. nécessaire]. Ainsi, Prométhée descend du Ciel comme un dieu pour s’incarner charnellement et sauver l’Humanité.

À l’inverse, les franc-maçons font un lien entre Lucifer (étymologiquement, le porteur de lumière) et Prométhée (qui apporte le feu aux hommes). Par analogie, l’opposition entre Prométéhe et Zeus est comprise comme l’opposition entre Lucifer et le Christ. C’est le luciférisme antique des loges.

Selon certaines versions grecques ou latines, il fut enchaîné sur un rocher, mais selon d’autres, il y fut crucifié. Et on peut voir un parallèle entre ce mythe et celui d’Adam et Ève, chassés du Paradis pour avoir goûté le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Ces mythes sont aussi évocateurs de l’hybris, la tentation humaine de se mesurer aux dieux, ou plus généralement de s’élever au-dessus de sa condition.

Source

* Lucien, Prométhée ou le Caucase
sources : wikipedia

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MessageSujet: Re: LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.   Mer 25 Oct à 2:50

LA SORCELLERIE DU SOI ET LA PEUR DES AUTRES

Vers 1500, le chef mohawk, Hiawatta, immortalisé par le poète Longfellow, créa la Ligue des Iroquois, plus connue sous l’appellation des « Cinq Nations Civilisées », qui groupait tout d’abord les Mohawks, Cayuses, Oneidas, Onondagas et Senecas, qui tous vivaient là où se trouve aujourd’hui l’État de New York. Les Tuscaroras vinrent se joindre à eux, et l’ensemble devint « la Confédération des Six Nations Civilisées ».
Les Iroquois entreprirent des guerres particulièrement sauvages. Ils furent sans aucun doute les guerriers les plus belliqueux de toute l’Amérique du Nord. Très durs dans les combats, ils exterminèrent en grande partie les Algonquins, dont les rescapés, pour survivre, durent émigrer vers l’Ouest, ainsi que les Hurons et les Crees.
Les Iroquois tentèrent d’ailleurs de s’imposer dans l’Ouest mais furent contenus par les Chippeways. Ils se tournèrent alors vers le Sud, où ils furent repoussés par les Cherokees, puis au Nord, où ils affrontèrent sans trop insister les Français.
Ils déclarent la guerre... mais oublient de signer la paix !

De tout temps, les Iroquois se considérèrent comme étant une nation indépendante. Quand, en 1917, les États-Unis entrèrent en guerre contre l’Allemagne, les Iroquois adressèrent à Berlin une déclaration en bonne et due forme. Le plus cocasse, c’est qu’ils n’ont jamais signé la paix

Les Iroquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l’expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l’État de New York aux États-Unis, au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelque 125 000 Iroquois vivent aujourd’hui en Ontario au Canada et dans l’État de New York. D’autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd’hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montréal.
Dénomination

L’origine du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d’une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l’ai dit). D’autres considèrent que le mot proviendrait du nom qui leur a été donné par leurs ennemis, les Algonquins : « Irinakhoi » (serpents à sonnette). Il est aussi possible que le mot provienne des pêcheurs basques qui surnommait le peuple Hilokoa (« les tueurs ») qui serait passé en langue algonquine, qui ne prononce pas le « r », à hirokoa, les Français auraient tout simplement francisé l’ethnonyme. Toutefois, les Iroquois s’appellent eux-mêmes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons).
Origines

L’iroquoisie est représentée sur cette carte de Nouvelle-Néerlande de 1655. Remarquons le lac Champlain, Lacus Irocoisiensis ofte Meer der Irocoisen et la rivière aux Iroquois, que les Français ont nommée le Richelieu.

Leurs terres d’origine se situent entre les Adirondacks et les chutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attestées dès le Xe siècle av. J.-C. Au XIVe siècle est introduite la culture du maïs. Selon la tradition iroquoise, à cette époque il n’y avait qu’une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, à qui les Algonquins apprennent l’agriculture. La formation des différentes tribus est incertaine.
Durant le Régime Français

On sait qu’une ligue iroquoise est créée en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, les Tuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est évaluée à 22 000 individus au début en 1630 et tombe à 6 000 au début du XVIIIe siècle.

Au XVIIe siècle, des guerres avec les Français, alliés aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Abénakis, et les Britanniques, les forcent à retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianisés par les Jésuites et persécutés par leurs compatriotes, au Canada, principalement au Québec.

En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alliés français. Ils finissent par affaiblir la confédération des Hurons qui se disperse. Certains prisonniers étaient adoptés (ils devenaient Iroquois) alors que d’autres étaient torturés (on leur arrachait notamment les ongles avant de les brûler vifs, à petit feu) ou frappés à coups de bâton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus. En 1660, quelques centaines d’Iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 français et 48 alliés amérindiens.

Lorsque Colbert devint responsable de la Nouvelle-France, cela faisait déjà 25 ans que les Iroquois dévastaient la colonie pour détourner le commerce des fourrures des Hurons et des Outaouais avec la Nouvelle-France ; les Iroquois veulent profiter de ce commerce en tant qu’intermédiaires avec Albany4.

En 1667, les Mohawks et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.

La guerre reprit par ordre du ministre de la marine Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687 : l’expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Amérindiens alliés. L’avant-garde captura plusieurs Iroquois le long du fleuve. Au Fort Frontenac, l’intendant de Champigny, qui avait devancé le gros de l’expédition, s’empara de Cayugas et d’Onneiouts pour les empêcher de porter aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l’approche de l’armée française.

Un autre groupe d’Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi capturés pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu’il aurait mieux aimé n’en rien faire.

Après la Glorieuse Révolution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l’allié de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d’Albany que l’Angleterre et la France sont en guerre et abandonnent toute idée de paix. Le massacre de Lachine eut lieu le 5 août 1689 : environ 1 500 guerriers iroquois s’abattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montréal, près des rapides du même nom. Vingt-quatre colons furent tués, 70 à 90 faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent rasées par les Iroquois et leurs alliés de la Confédération des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait coûté la vie à un Québécois sur dix.

En 1690, l’abbé de Choisy écrit à Bussy : « Les Anglois ont été vus avec quarante huit voiles à l’entrée du fleuve Saint-Laurent. On craint fort pour Québec parce que M. de Frontenac est allé avec ce qu’il a de troupes défendre Montréal contre les Iroquois et contre plusieurs François huguenots qui se sont joints à eux. »
À partir de 1756, l’entrée principale du Fort Niagara fut établie au bastion sud, du côté de la rivière Niagara. Les Français nommèrent ce portail la Porte des Cinq Nations en l’honneur des Cinq Nations de la confédération iroquoise.

L’article XV des traités d’Utrecht range les Iroquois sous le protectorat de la couronne britannique.
Guerre de Sept Ans

Pendant la guerre de Sept Ans, les Iroquois rompent la neutralité et s’allient aux Britanniques, assurant leur victoire sur terre, en complément de leur suprématie maritime.
De la guerre d’indépendance des États-Unis jusqu’à nos jours

Lors de la guerre d’indépendance américaine, les Iroquois décident de s’allier à nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations amérindiennes concernant le respect des frontières. Cette décision s’avère cependant désastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une armée envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repoussés jusqu’en Ontario. Au XIXe siècle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.

Les Iroquois restés aux États-Unis sont contraints de céder leurs terres. La plupart des tribus parviennent à éviter la déportation des années 1830, sauf les Onneiouts, qui en 1828 partent pour une réserve du Wisconsin. Les Cayugas ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparentées en Ohio.
De nos jours

Les Onondagas, les Sénécas et les Tuscaroras vivent encore aujourd’hui dans des réserves de l’État de New York.
Organisation politique

Les cinq nations (devenues par la suite les six nations) étaient liées entre elles par une constitution commune appelée Gayanashagowa ou « grande loi de l’Unité ». Elle s’est transmise pendant plusieurs siècles sous forme de maximes récitées par cœur. Rédigée en 1720, elle est composée de 117 paragraphes et préfigure les écrits constituants des pères fondateurs de l’Amérique moderne.

les Cayugas sont aussi appelés Goyogouins en français, Guyohkohnyo (peuple du grand marais) dans leur propre langue ;
les Mohawks, qui aujourd’hui se désignent eux-mêmes par ce nom anglo-français signifiant « mangeurs d’homme » dans la langue de leurs rivaux abénaquis, étaient appelés Agniers par les colons français, le terme autochtone étant Kanienkehaka signifiant peuple des étoiles (étincelles de silex) ;
les Oneidas sont aussi appelés Onneiouts en français ;
les Onondagas sont aussi appelés Onontagués en français ;
les Sénécas (Senecas en anglais), jadis les Sénèques en français, sont aussi appelés Tsonnontouans d’après leur nom autochtone ;
les Tuscaroras (la sixième nation, 1722), n’ont pas d’autre nom usité.
Culture

Les Iroquois sont un peuple agriculteur et semi-sédentaire. Ils cultivent le blé, le tournesol et les trois sœurs : le maïs, le haricot et la courge. Ils complètent leur alimentation par la pêche, au printemps, et la chasse. Les hommes partent à l’automne et reviennent en hiver.

Les Iroquois sont aussi d’habiles artisans. Ils portent des vêtements en peau d’animal cousue avec les épines du porc-épic et décorée de coquillages et de motifs divers. Ils utilisent des mocassins.

La maison iroquoienne, ou la « maison longue », était construite de troncs d’arbres entrelacés et recouverte d’écorce. Les Amérindiens cultivaient aussi le chanvre qu’ils utilisaient pour lier les charpentes des maisons entre elles, ce qui les rendait très solides. À l’intérieur, il y avait deux rangées qui comprenaient des pièces séparées les unes des autres. Une allée au milieu servait à circuler et à faire des feux. De cinq à dix familles habitaient dans ces maisons. Les maisons longues étaient regroupées en villages de mille à deux mille habitants. Le village, qui était souvent entouré d’une palissade, se trouvait souvent près d’un cours d’eau. La maison longue mesurait 5 à 7 mètres de large par 50 à 100 mètres de long sur 7 mètres de haut. Les portes étaient très basses. Durant l’hiver, les portes étaient fermées avec des peaux d’animaux.

Les Iroquois se servaient aussi du chanvre pour leurs rituels, ils mélangeaient de petites quantités avec du tabac et des plantes aromatiques. Très vite les Amérindiens se sont rendu compte que les Blancs aimaient beaucoup ce produit et ils s’en servirent comme monnaie d’échange.
Organisation sociale

L’organisation sociale estmatrilinéaire et matrilocale : c’est la mère qui détermine le lignage, et les femmes possèdent la terre. Après son mariage, l’homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Les femmes choisissent également les chefs de clan.

Un père jésuite français qui rencontre les Iroquois en 1650 décrit la société iroquoise comme égalitaire. La Confédération Iroquoise s’étend des monts Adirondacks aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l’État de New York. La terre est détenue et travaillée en commun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partagées entre les membres du village. La notion de propriété privée des terres et des habitations est parfaitement étrangère aux Iroquois. Les femmes jouent un rôle important : le lignage s’organise autour de ses membres féminins dont les maris viennent rejoindre la famille. Les familles élargies forment des clans et une douzaine ou plus de clans peuvent former un village. Les femmes les plus âgées du village désignent les hommes habilités à représenter le clan au conseil de village et de tribu. Elles désignent également les 49 chefs qui composent le grand conseil de la Confédération des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les récoltes et administrent le village quand les hommes sont à la chasse ou à la pêche. Elles fournissent mocassins et nourriture pour les expéditions guerrières, et ont un certain contrôle sur les affaires militaires.

En 1744, le gouverneur de Virginie invitait les Iroquois à envoyer au « Collège of William and Mary » de Williamsburg six jeunes gens pour faire leur éducation. Le chef de la Nation iroquoise, Conassatego, répondit en termes élégants qu’il comprenait la générosité de cette offre, mais que, à leur tour, les blancs devaient comprendre que les Iroquois étaient différents et avaient une autre conception des choses.
La diplomatie iroquoise

Voici ce que relate Louis de Buade de Frontenac au sujet de la conférence avec les Iroquois à Cataracoui, en 1673 :

« Vous auriez assurément été surpris, monseigneur, de voir l’éloquence, la finesse avec laquelle tous leurs députés me parlèrent, et, si je n’avais peur de passer pour ridicule auprès de vous, je vous dirais qu’ils me firent en quelque sorte souvenir des manières du sénat de Venise, quoique leurs peaux et leurs couvertures soient bien différentes des robes des procurateurs de Saint-Marc. »
De farouches guerriers

Un témoin du XVIIIe siècle, Moreau de St-Méry, relate que pour compenser leur infériorité numérique, les Iroquois furent les premières tribus à pratiquer le cannibalisme et à infliger de souffrantes tortures à leurs prisonniers, pour soumettre leurs ennemis par la terreur9. Les Iroquois de la région de New York étaient réputés pour être de terribles guerriers ; les prisonniers de guerre pouvaient être mangés, comme parfois dans les armées à court de ravitaillement10. Toutefois, le cannibalisme en dernier recours est à distinguer du cannibalisme rituel (païen). Les Iroquois utilisaient les mêmes armes que pour la chasse : le tomahawk, l’arc et les flèches, les massues. À partir des guerres coloniales entre la France et l’Angleterre, certains guerriers iroquois portaient un ou plusieurs scalps autour du cou11, preuve exigée par les colons de leur valeur au combat, les colliers d’oreilles servant de monnaie imposée par les occupants se battant le plus souvent par tribus interposées dans une logique d’extermination des peuples autochtones.

Les Iroquois, peuple autochtone, étaient de grands guerriers, mais pas les plus meurtriers. En effet, s’il est vrai que les Iroquois ont tué relativement peu de Français, il semble également incontestable que les premiers colons et les différents peuples autochtones ont ressenti une peur aiguë et que, pour eux, les Iroquois étaient de véritables monstres, des générateurs de peur auprès de tous. Ils utilisaient leurs techniques de guerre pour effrayer les autres peuples, mais avant tout, leurs techniques de torture. La pire chose qui pouvait arriver à un colon ou un autochtone était de se faire capturer par les Iroquois, ils savaient alors que s’engageait pour eux un long moment de douleur et d’atrocité, à vivre jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Montréal, victime de la peur

Les Iroquois amenaient la peur chez leurs victimes de par leurs techniques utilisées contre ceux qu’ils capturaient. Les Iroquois étaient réputés pour être des guerriers mesquins et connus pour utiliser la ruse et la discrétion pour capturer leurs prisonniers. La plupart du temps, ils suivaient leurs tactiques préférées, ils s’avançaient le plus possible de leurs victimes, en s’assurant de ne pas être vus, et en faisant du bruit pour faire paniquer leurs victimes et instaurer la peur en eux, avant de fondre sur eux et de les capturer. Au cours des vingt premières années de Montréal, autrefois Ville-Marie, ces attaques, et captures, étaient une des principales causes de mortalité de la population française sur place. Par contre, dès que la ville fut bien installée, les Iroquois cessèrent leurs attaques, rendues inutiles car ils savaient que les Français étaient déjà trop effrayés par eux pour tenter quoi que ce soit contre eux

Pour instaurer cette peur sur Montréal, les Iroquois ont dû montrer aux Français ce qu’ils faisaient d’une manière ou d’une autre. C’est pourquoi les Iroquois ont laissé la chance à certains missionnaires capturés d’écrire une lettre à leurs confrères, cette lettre était alors laissée avec le cadavre à l’endroit où cette personne avait été capturée, soit sur des routes de campagnes ou dans les bois. « Après cinq ou six jours de marche, alors que nous étions épuisés par le voyage, ils approchaient de nous, sans plus aucune colère, nous arrachaient froidement les cheveux et la barbe et nous enfonçaient profondément les ongles, qu’ils portent très pointus, dans les parties du corps les plus délicates et les plus sensibles. Ils me brûlèrent un doigt et m’en broyèrent un autre avec les dents : ils disloquèrent ceux qui avaient déjà été broyés en rompant les nerfs de telle sorte que maintenant qu’ils sont guéris, ils demeurent affreusement déformés. Tout cela était rendu plus cruel par la multitude des puces, des poux et des punaises, auxquels les doigts coupés et mutilés permettaient difficilement d’échapper. Rendus au lieu de captivité, les prisonniers doivent faire face à une nouvelle violence. Ils nous accueillirent avec des bâtons, des coups de poing et des pierres. Comme ils ont en aversion la chevelure rare et courte, cette tempête se déchaîna en particulier sur moi et sur ma tête chauve, Il me restait deux ongles ; ils les arrachèrent avec leurs dents et ils dénudèrent jusqu’aux os, avec leurs ongles très pointus, la chair qui est au-dessous. »
Prisonnier de la peur

Le père René Goupil ayant écrit cette lettre a été tué le 29 septembre 1642, d’un coup de hache dans la nuque, alors qu’il venait de faire un signe de croix sur la tête d’un enfant. Les Iroquois préféraient instaurer la peur chez leurs adversaires plutôt que de les affronter.

Les Iroquois avaient tout de même une sorte de respect pour leurs prisonniers. Si les prisonniers étaient silencieux et toléraient les souffrances et les différentes tortures qui leur étaient infligées, on leur accordait une mort plus rapide et moins douloureuse. De plus, comme ils avaient prouvé leur courage lors des tortures, leurs cœurs étaient mangés par les Iroquois. Ils faisaient cela pour transférer le courage de leurs victimes dans leur corps. Par contre, si les victimes se plaignaient durant leurs tortures, on continuait à les torturer jusqu’à ce que ceux-ci cessent de se plaindre ou meurent. Donc, tous les peuples, Autochtones ou Français, savaient que si les Iroquois vous capturaient, vous étiez assuré de mourir, mais la vitesse de votre mort dépendait de votre résistance et votre acceptation de la mort certaine qui vous attendait.

sources : La veritable histoire des indiens peaux rouge Georges Fronval ed Fernand Nathan 1973
wikipedia

MAIS

Le frère jésuite René Goupil était médecin et chirurgien. Atteint de surdité, il dut quitter le noviciat et accompagna le Père Isaac Jogues lors de missions auprès des Hurons, dans les hôpitaux de Nouvelle-France. Il fut capturé et torturé à mort par les Iroquois en 1642 et le Père Isaac Jogues, pris en même temps, eut les mains mutilées et devint esclave. Il put s’échapper et rentra en France, mais il repartit en mission en 1644. En 1646, il tenta de négocier la paix avec les Iroquois mais fut d’accusé d’avoir par sorcellerie détruit les récoltes et fut décapité.

SENSUALITÉ DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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La chouette effraie
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LA SENSUALITÉ FÉMININE ET LE REGARD NATUREL SUR L’HUMANITÉ.
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