Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 9:57

Gaudium et spes (« La joie et l'espoir »)

Le VENDREDI 11 octobre 1963
La France pleure Édith Piaf et Jean Cocteau

Jean Cocteau et Édith PiafLe vendredi 11 octobre 1963, s'éteignaient à quelques heures d'intervalle la chanteuse française Édith Piaf (1915-1963), à peine âgée de 48 ans puis, dans sa 74ème année, le poète et académicien Jean Cocteau (1889-1963).

Par cette étrange journée de « double deuil national » qui allait bouleverser la France entière, s'achevait - à la vie à la mort - une longue amitié tissée depuis plus de vingt ans.

Les décès quasi-simultanés - 7 heures du matin pour la « Môme de Paris » puis treize heures pour le « Funambule de tous les Arts » - n'éclipsent en rien l'aura éternelle d'une étoile filante à la voix exceptionnelle et celle d'un astre stellaire aux trop nombreux talents artistiques.
Une disparition prématurée et attendue

Au printemps de cette année 1963, prématurément vieillie, épuisée et malade, c'est très affaiblie qu'Édith Piaf était partie en convalescence dans le sud de la France. Tombée dans le coma en avril 1963, elle meurt au Plascassier, près de Grasse le jeudi 10 octobre 1963.

Mais comme elle avait formulé le désir de mourir à Paris, son corps est ramené secrètement dans la nuit dans son hôtel particulier du boulevard Lannes où son décès d'une hémorragie interne, à l'orée de ses 48 ans, est constaté officiellement le lendemain par le docteur Bernay de Laval (vendredi 11 octobre 1963).

Les obsèques d'Édith Piaf ont lieu à l'église Saint-Honoré d'Eylau. Et c'est devant une foule immense de plus de 40.000 admirateurs, qu'elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise le 14 octobre 1963, en présence de Marlène Dietrich, témoin à son 1er mariage. Depuis lors, elle repose dans la division n°97, avenue transversale n°3, où sa tombe continue d'être fleurie quotidiennement.
« Quand elle est morte... le Poète pleurait » (*)

Dans sa retraite de la Maison du Bailli à Milly-la-Forêt, Jean Cocteau -ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé-, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu'il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférentv» (1940). Au même moment, à Paris, nombre d'artistes et de personnalités s'étonnent que l'écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage.

Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son proche entourage : «vC'est le bateau qui achève de couler. C'est ma dernière journée sur cette terre. »

Quelques heures après, il s'éteint à son tour sans avoir eu la force d'écrire l'article que le magazine Paris-Match venait de lui commander pour être publié dès le lendemain de cette si pénible journée. Il repose dans la chapelle Saint-Blaise-des-Simples de Milly-la-Forêt, décorée par ses soins (1959).

Trop facile serait de conclure cet hommage croisé en rappelant au lecteur que, dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d'Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».

Accordons plutôt à ce dernier le mot de la fin : « Vivre me déroute plus que mourir ». Mieux encore, laissons à Édith Piaf celui de fredonner l'hymne à l'amour et à son éternel retour : « Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé
Balayés pour toujours
Je repars à zéro Car ma vie
Car mes joies
Aujourd'hui
ça commence avec toi... » (paroles de Michel Vaucaire, musique de Charles Dumont, enregistré le 10 novembre 1960).

ainsi

Le duodénum est le segment initial de l'intestin grêle. Il fait suite à l'estomac par l'intermédiaire du pylore et est suivi par le jéjunum à l'angle duodéno-jéjunal (angle de Treitz). C'est le seul segment fixe de cet intestin grêle, le reste étant mobile. Le duodénum, du latin duodenum digitorum «douze doigts», s'appelle ainsi en raison de sa longueur, comparable à la largeur de douze doigts.

Le duodénum possède un rapport anatomique très intime avec le pancréas (bloc duodéno-pancréatique) : la comparaison classique est celle d'un pneu autour d'une jante. Dans sa trajectoire depuis le pylore jusqu'à la jonction duodénojéjunale, le duodénum s'enroule autour de la tête du pancréas et lui donne ainsi une forme en lettre de "C", ou anneau incomplet ouvert en haut et à gauche.

Le duodénum est un segment "partiellement rétropéritonéal"1. Durant le développement embryonnaire, il est intrapéritonéal, mais la majeure partie de son méso dorsal fusionne avec la paroi abdominale postérieure (péritoine pariétal), de sorte que le duodénum est fixé et dit "secondairement rétropéritonéal".+

Situation générale chez l'humain

Le duodénum, organe profond, est accolé au péritoine pariétal postérieur. Il se projette sur les vertèbres lombaires L1 à L4, et est plaqué contre le billot rachidien. Il est croisé par la racine du mésocôlon transverse donc appartient à la fois aux étages sus- et sous-mésocôliques. En fait, seul le bloc duodéno-pancréatique est à cheval sur ces deux étages.
Configuration externe

Le duodénum est un anneau ouvert en haut et à gauche, le cadre duodénal, divisible en 4 segments séparés par des angles plus ou moins aigus :

   D1 (partie supérieure) : il fait suite au pylore, sur le flanc droit de L1. Il est oblique vers le haut et la droite, légèrement en arrière. Il se coude ensuite vers le bas avec un angle aigu, le genu superius de 80°.
   D2 : c'est un segment vertical, descendant sur le flanc droit du rachis. Il s'étend de L1 à L4 et reçoit les canaux biliaires et pancréatiques au niveau de la grande caroncule (= sphincter d'Oddi). Il se coude avec un angle de 90°, le genu inferius.
   D3 : c'est une portion horizontale pré-vertébrale qui décrit une courbe concave en arrière. Entre D3 et D4 l'angulation est très peu marquée, il ne s'agit pas d'un angle à proprement parler mais seulement d'une courbe.

   Le segment D3 est compris dans une pince aorto-mésentérique (aorte en arrière et racine du mésentère (AMS et VMS) en avant)

   D4 : c'est la partie ascendante terminale du duodénum, sur le bord latéral gauche du rachis, de L4 à L2. Il se termine par un angle aigu ouvert vers le bas avec la première anse jéjunale, l'angle duodéno-jéjunal ou angle de Treitz, en rapport avec le muscle qui s'y fixe : le muscle de Treitz ou muscle suspenseur du duodénum. Cet angle se trouve en regard du flanc gauche de L2.

Partie supérieure (D1)

La partie supérieure, ou D1, est la première portion du duodénum. Elle fait suite au pylore de l'estomac en regard du bord supérieur de L1, à gauche de la ligne médiane. Elle s'étend vers la droite, en haut et légèrement en arrière. On lui distingue deux parties, l'une mobile et l'autre fixe, de longueur égale. Cette partie est courte (5 cm environ) et située dans le plan transpylorique (plan passant par L1).

La moitié proximale est mobile. C'est la seule portion du duodénum qui est intrapéritonéale, recouverte d'un méso ventral, en contact avec la racine du mésocôlon transverse sur sa face postérieure. Cette portion libre est souvent appelée le bulbe duodénal, ou l'ampoule duodénale. Sa face antérieure est en regard du lobe carré du foie.

La moitié distale est fixe est dépourvue de mésoventral, tout comme tout le reste du duodénum, et est de ce fait rétropéritonéale. La seule partie de la moitié distale qui est recouverte de péritoine est sa face antéro-supérieure, qui accueille le ligament hépato-duodénal, élément du petit omentum qui fixe le duodénum au foie et contenant le pédicule hépatique (triade portale). Sa face inférieure repose sur la tête du pancréas. Sa face antérieure est en regard du lobe carré du foie et du col de la vésicule biliaire. Sa face postérieure répond à l'artère gastroduodénale, au conduit cholédoque, à la veine porte et aux lymphonoeud rétropylorique.
Partie descendante (D2)

La partie descendante - ou D2- est la deuxième portion du duodénum. Elle est longue d'environ 8 cm, et a une trajectoire descendante qui s'incurve autour de la tête du pancréas. Ce segment chemine le long du flanc droit des corps vertébraux L1 à L3 (paravertébral droit). Elle est parallèle à la VCI, qui lui est postéro-médiale.

La partie descendante s'étend du col de la vésicule biliaire (L1) au bord inférieur de la vertèbre L3. Elle est croisée en avant par le côlon transverse - recouvert par le mésocôlon transverse - qui la divise en deux parties : la partie ascendante supramésocolique, et la partie ascendante inframésocolique. La partie supramésocolique répond au lobe droit du foie et au fundus de la vésicule biliaire antérieurement. La partie inframésocolique répond antérieurement aux anses jéjunales.

C'est en D2 que le duodénum reçoit les sécrétions hépato-pancréatiques par deux orifices, appelés les papilles duodénales majeure et mineure. La plus proximale, la papille duodénale mineure (ou petite caroncule), reçoit le conduit pancréatique secondaire. La papille duodénale majeure (grande caroncule, ou canal de Santorini) est située 2 cm en dessous et reçoit l'ampoule de Vater, qui nait de la réunion du conduit cholédoque issu du foie, et du canal de Wirsung (pancréatique principal). L'ampoule de Vater est entourée d'un anneau de muscle lisse qui sert de sphincter, le sphincter d'Oddi.
Partie horizontale (D3)

La partie horizontale - ou D3- est la troisième portion du duodénum. Elle est longue de 6 à 8 cm, passe de droite à gauche, en avant de la du corps vertébral de L3, de l'aorte abdominale et de la VCI. Elle passe juste sous l'artère et la veine mésentériques inférieures, qui croisent sa face antérieure et cheminent dans la racine du mésentère. Elle répond, à droite, à la racine du mésentère intestinal, ainsi qu'au côlon ascendant. A gauche, elle est en regard de la face postérieure des anses intestinales.

Ses faces inférieure et postérieure sont en regard des anses jéjunales et leur méso qui les relient à la paroi abdominale postérieure. Sa face supérieure vient au contact de la face inférieure de la tête du pancréas.
Partie ascendante (D4)

La partie ascendante - ou D4- est la portion la plus distale du duodénum. Elle se continue par le jéjunum à la jonction duodénojéjunale, marquée par un angle aigu appelé la courbe duodénojéjunale (ou angle duodénojéjunale de Treitz). Elle est courte (5cm) et commence en regard du flanc gauche de la vertèbre L3, et remonte jusqu'au bord supérieur de la vertèbre L2. Dans sa courte trajectoire oblique ascendante (vers la gauche, le haut et un peu en avant), elle chemine le long du versant gauche de l'aorte abdominale.
Dimensions
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2014).

   Longueur : 25 à 30 cm (D1 : 4 cm + D2 : 10 cm + D3 : 8 cm + D4 : 6 cm)
   calibre : 4 cm
   deux portions dilatées :
       la portion initiale de D1, ou bulbe duodénal, pathologique dans l'ulcère duodénal, très fréquent,
       le segment de D2 en aval de l'abouchement des voies biliaires et pancréatiques,
   deux rétrécissements :
       au niveau de D2, au-dessus de l'abouchement des voies biliaires et pancréatiques,
       au niveau de D3, dû au passage des vaisseaux mésentériques supérieurs.

Configuration interne
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2014).

La structure du duodénum se divise en quatre couches qui sont de dehors en dedans :

   la séreuse, ou péritoine ;
   la musculeuse, composée de deux couches :
       longitudinale externe pour la progression du chyme,
       circulaire profonde pour permettre d'augmenter la surface d'échange,
   la sous-muqueuse, tissu lâche qui porte les paquets vasculo-nerveux ;
   la muqueuse, qui tapisse la face interne et présente des replis et des glandes (glandes de Brünner au-dessus de l'ampoule hépato-pancréatique de Vater).

La muqueuse du duodénum est plissée. Ces plis forment une valvule pylorique entre le duodénum et l'estomac. D'abord plutôt longitudinaux dans la partie supérieure, ils sont plutôt transversaux dans la partie inférieure du duodénum. Ces plis transversaux - ou circulaires - sont appelés les valvules conniventes (ou valves de Kreckring). Elles permettent d'accroître la surface d'échange disponible avec le contenu intraluminal, et dès lors, optimiser l'absorption. Le premier segment (D1) du duodénum est dépourvu de telles valves, et sa surface est assez lisse. Les autres segments présentent de telles valvules conniventes, mais en petit nombre par rapport au jéjunum.

Il y a deux saillies muqueuses sur la face interne de D2, constituants des replis muqueux en regard de l'abouchement des voies biliaires et pancréatiques :

   la petite caroncule, la plus haute, à la jonction du tiers supérieur et des deux tiers inférieurs de D2. Elle recouvre l'abouchement du canal pancréatique accessoire ;
   la grande caroncule, située 3 cm en dessous, plus importante et plus large. Elle recouvre l'ampoule hépato-pancréatique.

Vascularisation

En raison de leurs rapports intimes elle est superposable à celle de la tête du pancréas : artères duodéno-pancréatiques supérieures (issue de l'artère gastro-duodénale) et les artères duodéno-pancréatiques inférieures (issue de l'AMS) qui se rejoignent pour former l'arcade duodéno-pancréatique = arcade de Kirk.
Voir aussi

   Ulcère gastro-duodénal

Références

   ↑ Keith L. Moore (PhD, FIAC, FRSM, FAA), Arthur F. Dalley II (PhD) et Anne M. R Agur, (B.Sc, OT, M.Sc, PhD), Anatomie médicale aspects fondamentaux et applications cliniques, B-1000 Bruxelles, De Boeck, 1er janvier 2011, 1134 p. (ISBN 9782804135133, OCLC 708399603, lire en ligne [archive]), p. 239-241, ch. 2 (ABDOMEN), Intestin grêle

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v · m
Appareil digestif humain
Organes du tube digestif Lèvres · Bouche (contenant les dents et la langue) · Pharynx · Œsophage · Estomac (comprenant le fundus, le corps puis le pylore) · Intestins : intestin grêle (comprenant le duodénum, le jéjunum puis l’iléon) et gros intestin (comprenant le cæcum et l'appendice, le côlon, puis le rectum) · Canal anal · Anus
Glandes annexes Glandes salivaires (dont les parotides, submandibulaires, sublinguales et accessoires) · Foie et vésicule biliaire (avec les canaux hépatique et cystique, puis cholédoque) · Pancréas (avec les canaux de Wirsung et de Santorini, le sphincter d'Oddi et l'ampoule de Vater)

Naissance
François Mauriac
11 octobre 1885 à Bordeaux - 1er septembre 1970 à Paris

François Mauriac, fils d'un riche propriétaire de la forêt landaise, se lance à Paris dans la carrière littéraire avec les encouragements de Maurice Barrès.

Écrivain engagé qui affiche haut et fort sa foi catholique, il acquiert la gloire littéraire avec Le Baiser au lépreuxet surtout Thérèse Desqueyroux, histoire d'une femme qui, lassée des conventions sociales de son milieu, tente d'empoisonner son mari. Mauriac entre à l'Académie française dès 1933 et reçoit le prix Nobel de littérature en 1952. Journaliste polémiste, son Bloc-Notes dans L'Express puis au Figaro Littéraire reste un témoignage exceptionnel sur la politique de son temps.

Décès
Jean-Henri Fabre
21 décembre 1823 à Saint-Léons (Aveyron) - 11 octobre 1915 à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse)

Jean-Henri Fabre, entomologiste français, homme de science, naturaliste passionné, est aussi un écrivain et un poète de la nature, toujours en quête d'apprendre, de comprendre et d'expliquer. Ainsi, soucieux d'étudier les champignons, ne pouvant les conserver, il entreprend de les peindre avec un art et une précision qui fait toujours l'admiration des mycologues actuels.

Il consacre sa vie à la rédaction de ses observations et de ses analyses sur la nature, la botanique, les insectes, les champignons, dans de nombreux ouvrages, dont les «Souvenirs entomologiques» qui avec ses 4000 pages, décrit l'étude des comportements et des mœurs des insectes.

RAPPORT
DU CITOYEN TIGNARD YANIS


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 12 Oct à 10:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:02

11 octobre 1899 : Guerre des Boers

Le 11 octobre 1899, les Britanniques entrent en guerre contre les Boers du Transvaal, en Afrique du sud, après un ultimatum adressé à leur président Paul Kruger.

Les Boers (d'un mot hollandais qui signifie « paysans » et se prononce bour) sont les descendants des Hollandais et Français qui se sont installés autour du cap de Bonne Espérance au XVIIe siècle. Rudes et solidaires, ils veulent par-dessus tout préserver leurs coutumes et leur religion calviniste.

La guerre des Boers va durer près de trois ans. C'est la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Et c'est face à des paysans d'origine européenne ! Elle ouvre de premières fissures dans l'empire de Sa Très Gracieuse Majesté...


31 mai 1902
Fin de la guerre des Boers

Le 31 mai 1902, à Vereeniging, à la pointe sud de l'Afrique, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers et les Anglais. Il s'agit de la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Et c'était face à des paysans d'origine européenne !

Les Boers (d'un mot hollandais qui signifie paysans et se prononce bour) sont en effet les descendants des Hollandais et Français qui se sont installés autour du cap de Bonne Espérance au XVIIe siècle. Ils se nomment aussi Afrikaners (Africains, dans leur langue, l'afrikaans, dérivée du hollandais). Rudes et solidaires, ils veulent par-dessus tout préserver leurs coutumes et leur religion calviniste.
Joseph Savès

La fièvre de l'or

La découverte de l'or en 1886 sur les plateaux du Witwatersrand, en plein coeur des domaines boers, attire bientôt des immigrants de toutes origines et excite la convoitise des Anglais. Une ville minière naît à la vitesse d'un champignon : Johannesbourg. Elle ne tardera pas à devenir la métropole économique de l'Afrique du Sud.

À l'affût d'un prétexte pour en finir avec les Boers, le Premier ministre de la province du Cap, Cecil Rhodes, dénonce les traitements discriminatoires que subissent les Anglais et les autres étrangers (Uitlanders en afrikaans) installés au Transvaal.

Cecil Rhodes, né en 1853, débarqué en Afrique du Sud pour raisons de santé, a fait fortune en rachetant les parcelles de petits chercheurs de diamants. Député du Cap puis Premier ministre de la colonie, il rêve de constituer une Afrique britannique du Caire au Cap ! Après l'éviction des Anglais du Transvaal, il a pris sa revanche en contournant les républiques boers par le nord. Il a imposé le protectorat britannique au Bechuanaland (aujourd'hui le Botswana) et fondé deux colonies dans le bassin du Zambèze, appelées en toute modestie Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe) et Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie).

Il ne lui reste qu'à lever l'obstacle du Transvaal ! En 1895, son ami Jameson tente avec 400 hommes, à partir de Mafeking, un raid sur Johannesbourg en vue de soulever les Uitlanders. C'est un échec retentissant. Jameson est capturé et Rhodes contraint à la démission. Les Boers ne sont pas sortis d'affaire pour autant...

Naissance d'une nation afrikaner

Vingt ans après que les Anglais eurent annexé l'ancienne colonie hollandaise du Cap (1814), les paysans Boers qui y étaient établis choisirent d'émigrer vers le nord pour leur échapper et préserver envers tout leur mode de vie, leur culture et leur foi. Mais, ce faisant, ils rencontrèrent sur leur chemin les Zoulous et il s'ensuivit des guerres incessantes.

Sur les territoires enlevés aux Zoulous, les Boers fondent d'abord la république du Natal mais, en 1843, les Anglais s'empressent de leur enlever cette possession maritime, stratégique à leurs yeux. Les Boers, sans se décourager, s'engagent vers l'intérieur du continent et fondent la République du Transvaal et l'État libre d'Orange. Ils se croient désormais à l'abri des Britanniques. Ces micro-États comptent à leur fondation respectivement 25 000 et 10 000 habitants blancs.

Londres annexe malgré tout le Transvaal le 12 avril 1877, ce qui vaut aux Anglais le douloureux privilège d'en découdre avec les Zoulous avant d'être expulsés de la petite république au terme d'une première guerre en 1880, et d'une victoire des Boers à Majuba.

La guerre !

Le Premier ministre britannique Joseph Chamberlain multiplie les menaces à l'encontre du vieux président Paul Kruger, un paysan obtus et laid mais farouchement déterminé à préserver l'indépendance du Transvaal. Il finit par lui adresser un ultimatum. Le 11 octobre 1899, c'est pour de bon la guerre. L'État libre d'Orange fait cause commune avec le Transvaal.

Les Boers, mûs par leur foi, vont résister avec une exceptionnelle énergie, alignant un total d'environ 50 000 hommes, y compris les vétérans et les adolescents. Face à eux, les Anglais vont mettre en ligne un total de 448 000 hommes !

Les Boers suppléent à leur infériorité numérique par la mobilité. Ils multiplient des actions de commando (le mot lui-même est un néologisme d'origine afrikaans forgé à cette occasion). Leur combat suscite une vague d'enthousiasme dans toute l'Europe continentale où l'on savoure les difficultés de la principale puissance mondiale de l'époque, qui plus est face à une poignée de paysans d'origine européenne.

En janvier 1900, le général anglais Horatio Kitchener, qui s'est déjà illustré au Soudan, prend le commandement du corps expéditionnaire aux côtés du vieux général lord Roberts, qui a perdu dans la guerre son fils unique.

Kitchener reprend Kimberley le 15 février 1900 et oblige à la reddition les 6 000 partisans du général Cronje. Il impose enfin la levée du siège de Mafeking que défend le général Baden-Powell, le futur fondateur du mouvement scout. Le 5 juin, il fait une entrée triomphale à Johannesbourg. Mais les indestructibles Boers, réduits à 17 000 combattants, entament une guerre de guérilla sous la conduite de deux jeunes et brillants généraux appelés à un grand avenir, Louis Botha et Jan Smuts. Pendant ce temps, Paul Kruger fait la tournée des capitales européennes en quête d'une aide qui ne viendra pas. Kitchener réplique par la tactique de la terre brûlée.

La guerre et les camps

Contre les Boers, le général Kitchener fait usage d'une invention récente, le fil de fer barbelé, pour aménager des camps de concentration (les Espagnols, quelques années plus tôt, à Cuba, avaient créé les premiers camps de l'Histoire de l'humanité).

Les barbelés permettent d'emprisonner un grand nombre de personnes à moindres frais et avec une surveillance réduite. 200 000 Boers (hommes, femmes et enfants) sont de la sorte internés dans des conditions lamentables et l'on compte à certaines périodes un décès sur dix parmi les internés. Les Boers évaluent à près de 30 000 le nombre de victimes des camps.

Dénoncée par l'Anglaise Emily Hobhouse, vilipendée par l'opinion internationale et surtout britannique, l'armée de Sa Majesté renoncera ultérieurement à ces pratiques.

Les Anglais soumettent enfin les Boers au prix d'une victoire à la Pyrrhus.

La plus grande guerre coloniale de l'ère moderne, qui a opposé deux peuples d'origine européenne, se solde par 7 000 morts sur un total de 100 000 combattants boers (non compris les victimes civiles des camps de concentration) et par... 22 000 morts dans les troupes britanniques, pas moins de 500 000 hommes ayant été engagés par Londres dans le conflit !

Le Transvaal et l'État d'Orange renoncent à leur indépendance ; les uitlanders obtiennent les droits civiques, mais la langue des Boers, l'afrikaans, conserve droit de cité et Londres s'engage à réparer les dommages de guerre. Pour la première fois, l'impérialisme britannique s'est heurté à une authentique résistance populaire. À quelques mois de sa mort, le 22 janvier 1901, la reine Victoria peut percevoir les premières fissures de l'Empire le plus vaste qui fut jamais.

Huit ans jour pour jour après le traité de Vereeniging, le 31 mai 1910, l'Afrique du Sud devient un dominion autonome à structure fédérale : l'Union Sud-Africaine. Le nouvel État scelle la réconciliation des deux ennemis... sur le dos des populations noires, aborigènes et métisses. Le premier Premier ministre est le général boer Louis Botha. Dans son gouvernement figure en bonne place un autre général boer Jan Smuts.

AINSI NAQUIT LE TÉMOIGNAGE:

Jean Pierre (29-05-201219:44:32)
Comme citoyen canadien je me sens concerné par cette guerre. La Grande-Bretagne, a, à cette occasion, sollicité l'aide militaire du Canada et d'autres membres du Commonwealth.

En fait, cette guerre a constitué le premier conflit outre-mer auquel le nouveau Dominion du Canada a été appelé à participer. Elle a provoqué des sentiments partagés au sein de la population - les anglos favorisaient la loyauté envers l'Empire britannique mais d'autres comme les francos et les irlandais avaient le sentiment que la sécurité du Canada n'était pas directement menacée et que le fait de dépêcher des troupes pouvait créer un climat néfaste aux ambitions nationalistes des francophones et des catholiques irlandais.
Les troupes canadiennes ont participé et contribué à la victoire britannique ainsi qu'aux activités d'après-guerre. Parmi les 7000 à 8000 hommes et les 16 infirmières qui ont servi, on a enregistré entre 200 et 300 pertes de vie.

Sur le plan national, cette guerre a été considérée comme un événement de première importance. la guerre en Afrique du Sud fût un événement marquant de l'histoire du Canada en ayant eu des répercussions sur le front intérieur, du pays.
L'un des résultats directs de la participation canadienne à cette guerre ayant été d'aiguiser le sentiment d'indépendance du pays au sein de l'Empire britannique et de favoriser la mise en place de forces armées mieux organisées.

La fibre patriotique des Canadiens a commencé à vibrer dans tous les cœurs. Au-delà de toutes les autres. L'une des conséquences de ce conflit, fût de s'identifier comme un pays souverain devant décider par lui même.
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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:04


11 octobre 1962
Ouverture du concile Vatican II

Le pape (*) Jean XXIII ouvre le concile Vatican II le 11 octobre 1962, dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Élu pape le 28 octobre 1958, à 76 ans et onze mois, Angelo Roncalli ne devait être qu'un pape de transition après le pontificat flamboyant et tourmenté de Pie XII. En portant leur choix sur lui, les cardinaux qui l'avaient élu voulaient se donner le temps d'une transition avant d'élire un pape d'action.

Mais le nouvel élu, replet et bonhomme, provoque d'emblée la surprise en annonçant un aggiornamento (« mise à jour ») de l'Église catholique, autrement dit un grand concile en vue d'adapter l'Église au monde moderne. C'est le 21e concile oecuménique (planétaire) depuis les origines de l'Église.

Aucune entreprise comparable n'avait été menée depuis le concile de Trente, trois cents ans plus tôt, qui avait lancé la (Contre-)Réforme catholique. Son retentissement mondial est d'autant plus important que les catholiques, en ce milieu du XXe siècle, représentent un quart environ de la population mondiale, laquelle s'élève à 3 milliards d'êtres humains.

Aggiornamento

Réunis au grand complet dans la basilique Saint-Pierre de Rome pour la séance plénière d'ouverture, les 2500 évêques venus du monde entier se voient confier la mission d'adapter l'Église au monde moderne, intégrer une réflexion religieuse dans les mouvements d'idées et réconcilier toutes les chrétientés.

Les Pères conciliaires viennent pour un tiers d'Europe mais l'Amérique latine fait une entrée en force au concile (22%), avec l'Amérique du Nord (13%), l'Afrique noire (10%) et l'Asie (10%). Fait inédit : des représentants de différentes confessions chrétiennes non-catholiques ont par ailleurs été invitées à la cérémonie en qualité d'observateurs.

Dans son allocution inaugurale, le pape dénonce l'enseignement du mépris et témoigne de son ouverture aux autres religions et en particulier aux juifs.

Le concile adapte la communication de l'Église au monde moderne afin que soit mieux perçu le message de l'Évangile. C'est ainsi que les langues usuelles se substituent peu à peu au latin dans les offices religieux. Les prêtres renoncent à la soutane. Dans les églises, lors des messes, l'officiant fait désormais face aux fidèles et ne leur tourne plus le dos...

L'un des textes majeurs de Vatican II, Gaudium et spes (« La joie et l'espoir »), promulgué le dernier jour du concile (8 décembre 1965), exprime la solidarité de l'Église avec tous les mouvements qui concourent à protéger et rehausser la dignité de l'individu, y compris les mouvements socialistes.

Surtout, l'Église catholique rompt avec une hiérarchie pyramidale et renforce le rôle des évêques et des synodes nationaux. Elle obtient des gouvernements liés par un Concordat au Saint-Siège qu'ils renoncent peu à peu à leurs prérogatives dans la nomination des évêques. Enfin, le concile adopte le principe de la liberté de conscience religieuse, à l'initiative de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II.

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:14

12 octobre 207 av. J.-C. : Fin de la dynastie Qin

Le 12 octobre 207 avant JC, Ershi Huangdi, fils et successeur du Premier Empereur chinois, abandonné par ses conseillers et isolé dans son palais de Xianyang, croit voir des rebelles l'assaillir. Il se suicide ou se fait tuer, on ne sait. Ainsi finit prématurément la dynastie Qin. L'eunuque Zhao Gao, premier ministre du Deuxième Empereur, octroie une simple couronne royale à un sien neveu, le prince Zi Ying. Ce nouveau règne ne durera que 43 jours ! Contre toute attente, un fils de paysan du nom de Liu Bang va relever l'oeuvre du Premier Empereur et la pérenniser.

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12 octobre 1492 : Christophe Colomb atteint le Nouveau Monde

1492 ! Christophe Colomb aborde le Nouveau Monde. Le 12 octobre, après deux longs mois de navigation, le navigateur gênois pose le pied sur une plage des Bahamas... en croyant atteindre le Japon !
La Fête de l'Hispanité

Tous les ans, le 12 octobre, les habitants de l'Espagne et les communautés de langue espagnole, en Amérique du Nord et du Sud, commémorent cet événement. C'est le jour de l'Hispanidad (ou « Hispanité »), aussi appelé Día de la raza (« Jour de la race »). Aux États-Unis, la découverte du Nouveau Monde est commémorée chaque année par un jour chômé, le Columbus Day (« Jour de Colomb »), le deuxième lundi d'octobre

Le navigateur génois croit de bonne foi avoir atteint l'Asie des épices et pour cette raison appelle « Indiens » (habitants de l'Inde) les premiers indigènes de rencontre.
Les voyages de Christophe Colomb

Cliquez pour agrandir
Christophe Colomb, entêté, habile et convaincant, a rallié les rois d'Espagne à son projet saugrenu. Il s'en est suivi la découverte inattendue d'un Nouveau Monde et une révolution dans l'Histoire : pour la première fois sont mises en contact toutes les sociétés humaines...
Le voyage de l'imprévu

Six mois plus tôt, Christophe Colomb (en espagnol, Cristobal Colón) a convaincu les souverains espagnols de le soutenir dans son projet fou d'atteindre l'Asie des épices en navigant vers l'Ouest, à travers l'Océan Atlantique.

Fort de leur soutien et grâce à l'aide matérielle de deux armateurs, les frères Pinzón, il a pu armer une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles, la Niña et la Pinta. Le départ a lieu le 3 août 1492.

Après une escale dans l'archipel des Canaries, possession espagnole, la flotille fonce vers le sud-ouest en suivant les alizés.

Les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre. Le 10 octobre, ils sont à bout et sur le point de se mutiner. Enfin, après 36 jours de navigation (au lieu des 15 escomptés), la vigie de la Pinta crie pour de bon : « Tierra »!...

Les navires accostent sur une petite île. Elle est comme de juste baptisée «San Salvador» (Saint Sauveur) par les Espagnols. Les marins, quand ils descendent à terre, sont bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks.

Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis. En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées.

Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba. Une homonymie des noms convainc Christophe Colomb qu'il est aux portes de l'empire chinois du Grand Khan.

Colomb débarque à Hispaniola (gravure de Théodore de Bry, XVIe siècle, BNF)
Découverte d'Haïti

Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti) ou Quisqueya.

Les Espagnols la rebaptisent Isla española (dont on fera Hispaniola). L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources aurifères dans le sous-sol et les rivières.

Dans la nuit de Noël, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, au nord de l'île.

Faute de pouvoir ramener tous les hommes en Espagne, l'Amiral fait construire un fort avec les débris du navire et laisse sur place 39 hommes.

Le 4 janvier 1493, enfin, il prend le chemin du retour avec la Niña. Après une difficile traversée, le 31 mars, c'est l'entrée triomphale à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussitôt d'« Indiens » (car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes).

À Haïti, les choses tournent très mal pour les hommes restés sur place. Plutôt que de se tenir tranquilles, ils tentent de soumettre leurs voisins indiens. Ces derniers ripostent en attaquant le fort et massacrant ses habitants. Mauvais début pour la colonisation.

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:19

12 octobre 1822 : Le Brésil se donne un empereur

Le 12 octobre 1822, dom Pedro, fils du roi du Portugal, est proclamé empereur du Brésil à Sao Paulo, un mois après l'indépendance du pays.
12 octobre 1999 : Six milliards d'hommes sur la Terre

Le 12 octobre 1999, selon une estimation des démographes de l'ONU, la population de la Terre a franchi le seuil symbolique de six milliards d'êtres humains vivants. Le secrétaire général, Kofi Annan, a décerné à un nouveau-né de Sarajevo l'honneur d'avoir franchi le premier ce cap symbolique.

La barre du premier milliard a été franchie vers 1850 et, au début du XXe siècle, la population mondiale s'élevait à 1,6 milliard d'êtres humains dont environ un quart d'Européens (10% aujourd'hui)...


Enjeux démographiques
Où va l'humanité ?

En dépit des apparences, l'explosion démographique est derrière nous. Après avoir presque quadruplé au XXe siècle, la population mondiale ne devrait plus croître que de moitié au XXIe siècle, atteignant huit milliards en 2025 et un peu plus de 9 milliards en 2050. Elle pourrait ensuite se stabiliser aux alentours de dix milliards à moins d'une surprise du côté de l'Afrique.

Ces constatations ressortent des tableaux que vient de publier le PRB (Population Reference Bureau, Washington), l'équivalent américain de l'INED (Institut National d'Études démographiques, Paris). Vous pouvez télécharger ci-après le document intégral (version anglaise).
Rapport du PRB sur la population mondiale (2015)
La baisse, jusqu'où ?

Dans l'ensemble, et malgré les apparences, l'explosion démographique et la crainte d'un trop-plein d'hommes sont derrière nous. Faut-il nous en réjouir ? Pouvons-nous espérer que cela nous conduise vers un monde stable, baignant dans la quiétude et le bonheur ?

Photo extraite du film Human (Yann Arthus-Bertrand, 2015), DRNous le pourrions si la baisse de la fécondité s'arrêtait au niveau où se renouvellent les générations, avec une moyenne de 2 enfants par femme arrivant à l'âge adulte.

Ce palier est indispensable sur le long terme pour éviter la disparition d'une société humaine. Or, il est d'ores et déjà enfoncé dans la plupart des pays occidentaux, en Extrême-Orient et dans certaines régions du sud de l'Inde comme le Kerala.

Plusieurs pays d'Europe, le Japon ou encore Taiwan voient déjà leur population diminuer. L'immense Chine (un homme sur cinq) pourrait plafonner en 2050 à 1,4 milliards d'habitants, soit à peine plus qu'aujourd'hui.

C'est du jamais vu en temps de paix dans l'Histoire de l'humanité (*).

Entrevues par le grand démographe Alfred Sauvy, les conséquences humaines, sociales et politiques de l'« hiver démographique » sont difficiles à mesurer : non-transmission des savoirs, étiolement des liens sociaux, inégalités croissantes, domination par la fraction la plus âgée et la plus conservatrice de la population, absence de perspective d'avenir, morosité et manque d'appétence pour la vie, prévalence de la rente sur le travail, préférence pour l'épargne spéculative au détriment de l'investissement productif... À quoi s'ajoutent les déséquilibres entre des pays pauvres et en expansion démographiques et des pays riches et déclinants.
L'« hiver démographique »

L'Histoire nous instruit sur les effets d'une « déflation » démographique sans qu'il soit besoin de ressortir les poncifs sur la Grèce classique et l'empire romain.

Photo extraite du film Human (Yann Arthus-Bertrand, 2015), DRRappelons-nous simplement que les années les plus noires de l'Histoire européenne (1914-1945) ont coïncidé avec ses années de plus faible fécondité... Et que la fabuleuse embellie politique, économique et sociale dont a bénéficié le Vieux continent de 1945 à 1973 était corrélée à une natalité exceptionnellement forte, en général proche d'une moyenne de 3 enfants par femme.

Notons enfin que l'explosion du chômage, à partir de 1973, a suivi en Europe l'effondrement de la natalité. Ce paradoxe vient d'une simple réalité : l'envie de fonder une famille et de prolonger la chaîne des générations reste pour tous les hommes la plus efficace incitation au travail, à l'investissement et au progrès social.

Certains écologistes et le démographe Hervé Le Bras veulent néanmoins voir dans la baisse de la population un remède à la surexploitation de la planète. Mais la chose reste à démontrer car l'environnement naturel souffre davantage de notre mode de vie (étalement urbain, voiture, avion) que de la taille de nos familles. Une famille nombreuse en Afghanistan ou en Afrique gaspille beaucoup moins de ressources qu'un couple d'Européens sans enfant. Et dans nos pays riches, on peut penser que les parents en charge d'enfants sont plus motivés par la sauvegarde de l'environnement et les sacrifices qu'elle requiert que des personnes sans descendance, portées quoiqu'elles en disent par le précepte : « Après nous le déluge ».
Mirage oriental

Dans les années 1970, les démographes ont été pris de court par l'évolution de l'Europe et de l'Extrême-Orient vers une fécondité régressive, de l'ordre de 1 à 1,8 enfants par femme alors qu'ils attendaient une stabilisation à l'équilibre (2,05 enfants par femme), au terme d'une hypothétique « transition démographique » (*).

Évolution du taux de fécondité totale au Maghreb depuis 1990 (DR)En ces années 2000, les démographes ont été doublement surpris par l'évolution des pays maghrébins. Ceux-ci connaissaient dans les années 1970 une fécondité exceptionnellement élevée (8 enfants par femme en Algérie).

Puis, dans les années 1980, plus rapidement qu'en aucune autre région du monde, elle a paru rejoindre les seuils occidentaux. Après cette première surprise, les démographes en ont eu une autre quand ils ont vu la fécondité des Maghrébines se redresser légèrement mais significativement à partir de 2005.

L'Algérie a redépassé le Maroc et culmine à 3 enfants par femme, la Tunisie et le Maroc semblent en voie de se stabiliser au-dessus de 2 enfants par femme.

Cela signifierait que le « modèle » européen et extrême-oriental n'est pas l'avenir inéluctable de l'humanité... Et l'on peut se demander si les pays du Moyen-Orient ne sont pas appelés à connaître aussi un regain après une décrue brutale, à l'image du Maghreb.

Deux pays méritent notre attention :

- l'Arabie séoudite (30 millions d'habitants) a vu son indice de fécondité chuter en quinze ans de 6,4 à 2,9 enfants par femme, ce qui laisse augurer des remous sous la burqua.

- l'Iran (80 millions d'habitants) a un indice de fécondité « européen » (1,8 enfants par femme), preuve de sa grande proximité avec l'aire occidentale.

La remontée légère de la fécondité dans certains pays islamistes dénote par rapport à la baisse générale en Europe, en Asie et dans les Amériques. Mais cela n'est rien à côté de l'exception africaine.

L'Afrique subsaharienne témoigne en effet depuis un demi-siècle d'une fécondité exceptionnellement élevée. Du jamais vu dans l'Histoire de l'humanité, avec des conséquences explosives pour l'Afrique comme pour son environnement immédiat, le bassin méditerranéen et l'Europe occidentale...

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Anatole France
16 avril 1844 à Paris - 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire

Bibliothécaire au Sénat, Anatole France témoigne dans ses écrits, romans et essais, d'un scepticisme aimablement rationaliste et d'une critique sociale acerbe et non dépourvue de lucidité (Les dieux ont soif, Crainquebille, L'île des pingouins,...). Dreyfusard de la première heure, il se distingue de ses contemporains par son opposition à la colonisation.

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:22

12 octobre 1812 : Décret « de Moscou »

Napoléon 1er réorganise la Comédie-Française par un décret supposé signé à Moscou, le 12 octobre 1812.

En bon communiquant, l'Empereur a voulu ainsi signifier qu'il pouvait garder la tête froide dans une ville en feu à des milliers de kilomètres des Tuileries. Mais l'historien Jean Tulard a montré que le décret a été en fait rédigé à Paris au retour de Russie et sciemment antidaté !

Toujours est-il que la Comédie-Française s'en trouve profondément transformée.

La troupe a été créée en 1680 par une ordonnance du roi Louis XIV prescrivant la fusion des Anciens Compagnons de Molière et des Grands comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, deux troupes rivales de l'époque. Par cette ordonnance, la Comédie-Française obtient le monopole du répertoire français, concurrent du théâtre italien alors en vogue.

Napoléon 1er la transforme en une association de comédiens d'une trentaine de sociétaires cooptés, avec mission de sauvegarder l'héritage dramatique français et de l'enrichir avec de nouveaux chefs-d'oeuvre. La célèbre troupe a aujourd'hui plus de 2600 pièces à son répertoire et en joue chaque année une soixantaine.

C'est sa fête : Wilfried

Né en Angleterre à l'époque de nos rois fainéants, le saint du jour a fait ses études à Lyon avant de devenir archevêque d'York. Il a diffusé dans son île natale le catholicisme romain et la règle monastique de Saint Benoît de Nursie. Il est mort en 709.

AINSI

Robert Edward Lee
19 janvier 1807 à Stratford House (États-Unis) - 12 octobre 1870 à Lexington (États-Unis)

Issu d'une vieille famille de planteurs virginiens, Robert E. Lee s'illustre dans la guerre contre le Mexique en 1848 puis dirige l'Académie militaire de West Point, où il a lui-même effectué de brillantes études. En 1859, il met fin à la rébellion du militant anti-esclavagiste John Brown. Quand survient la sécession du Sud, le président Lincoln lui offre le commandement de l'armée de l'Union mais l'officier est tiraillé entre sa fidélité aux États-Unis et son attachement à sa Virginie natale, sécessionniste.

En dépit de son hostilité à l'«institution particulière» (l'esclavage), il rejoint finalement la Virginie et la Confédération sudiste en avril 1861 et prend le commandement de l'armée de Virginie du Nord. Après une longue série de succès, il est battu à Gettysburgh. En février 1865, alors que la Confédération sudiste a perdu toute chance de victoire, il prend le commandement en chef de son armée. Il est définitivement battu à Appomattox le 9 avril 1865 et se rend au général Grant. Il prend une retraite honorable en qualité de président du Washington College de Lexington (Virginie).

RETRAITE MOINS PÉNIBLE QUE NAPOLÉON IER

François Guizot
4 octobre 1787 à Nîmes - 12 octobre 1874 à Val-Richer

François Guizot est le principal ministre de Louis-Philippe 1er, le «roi bourgeois» par excellence. Il exprime mieux qu'aucun autre le réformisme tranquille de ce règne et une certaine forme de «conservatisme éclairé» qui se retrouve dans la formule célèbre : «Enrichissez-vous par le travail, par l'épargne et la probité».

Anatole France
16 avril 1844 à Paris - 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:31


François Guizot (1787 - 1874)
Le conservateur «éclairé»

François Guizot est le principal ministre de Louis-Philippe 1er, le «roi bourgeois» par excellence. Il exprime mieux qu'aucun autre le réformisme tranquille de ce règne et une certaine forme de « conservatisme éclairé » qui se retrouve dans la formule célèbre : « Enrichissez-vous par le travail, par l'épargne et la probité ».

Pour ces raisons, il devra supporter toute l'impopularité du régime finissant et son image en sera durablement ternie...
Bourgeois libéral et réformateur

François Guizot (par Paul Delaroche)Élève brillant issu d'une famille protestante des Cévennes, le jeune Guizot se fait très tôt reconnaître comme un universitaire et un historien de talent. Il suit le roi Louis XVIII à Gand pendant les Cent-Jours qui marquent la fin de l'empire napoléonien.

Partisan d'une monarchie constitutionnelle, il fréquente les premiers cabinets ministériels de Louis XVIII et devient le maître à penser des modérés. C'est ainsi qu'il entre en conflit avec les gouvernements ultra-royalistes de la fin du règne de Louis XVIII et de son successeur Charles X. Il milite aussi pour l'abolition de la peine de mort.

Après la révolution des Trois Glorieuses de 1830, il entre dans les gouvernements successifs du roi Louis-Philippe 1er.
Ministre impopulaire

Il tient successivement les ministères de l'Intérieur, de l'Instruction publique puis des Affaires étrangères. Très vite, François Guizot apparaît comme l'inspirateur du régime et le véritable chef du gouvernement.

Par la loi du 28 juin 1833, il fonde l'enseignement primaire public et généralise les Écoles normales primaires pour la formation des instituteurs.

En 1840, il raccommode la France et l'Angleterre, sur le point de se faire la guerre en raison de la politique aventureuse de son prédécesseur Adolphe Thiers. Il ouvre la voie à une première «entente cordiale» entre Louis-Philippe 1er et la reine Victoria. En 1842, la loi sur les chemins de fer accélère l'industrialisation du pays.

Ce n'est qu'en novembre 1847 que Guizot devient officiellement le chef du gouvernement avec le titre de président du Conseil. Mais son impopularité auprès de la bourgeoisie républicaine concourt à la révolution de février 1848 et à la chute de la royauté, l'obligeant lui-même à renoncer définitivement à la politique.

AINSI


22 février 1848
Insurrection républicaine à Paris

Le 24 février 1848, au terme de trois jours d'émeutes et de malentendus, l'opposition libérale obtient le départ du roi Louis-Philippe 1er. C'est la naissance de la IIe République. Son existence sera autrement plus brève (3 ans) que celle du régime auquel elle avait succédé.
Un règne ennuyeux

Pour le roi des Français, c'est la fin d'un long règne de dix-huit ans, la «Monarchie de Juillet», ainsi appelée parce qu'elle est issue de la Révolution des Trois Glorieuses (26 à 28 juillet 1830).

Mari aimant et bon père, Louis-Philippe 1er apparaît comme le «roi-bourgeois» par excellence. Sa vie paisible aux Tuileries, auprès de la reine Marie-Amélie et de leurs cinq fils, reflète les aspirations de la bourgeoisie de son époque.

La seule guerre notable est la conquête de l'Algérie. Cet irénisme n'est pas du goût de tout le monde. Le roi est visé par de nombreux attentats dont celui de Fieschi, le plus meurtrier, en 1835, qui débouche sur une restriction de la liberté d'expression. Les ouvriers, tels les canuts de Lyon, se révoltent en vain contre l'écrasement des salaires. Les bourgeois libéraux, quant à eux, vivent dans le souvenir de la Grande Révolution et de Napoléon 1er.

Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant à partir du 9 juillet 1847 des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs. On en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des sept mois suivants.
Une révolution romantique

L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris. Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois. La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot. Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines. Un coup de feu entraîne une riposte des soldats. On relève une vingtaine de morts. Les barricades se multiplient.

Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet. Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans.

La foule envahit le Palais Bourbon où siègent les députés. Les républicains commencent à se manifester. Un cri retentit : «À l'Hôtel de Ville !»

C'est ainsi qu'un petit groupe de républicains, à l'instigation de Ledru-Rollin et du vieux poète Lamartine (58 ans), gagne le lieu mythique de la Grande Révolution, celle de 1789. Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure et Marie proclament dans la nuit l'avènement d'un gouvernement républicain. Ainsi naît la IIe République.

La Révolution parisienne a un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est «le printemps des peuples».

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Jeu 12 Oct à 10:48


1848-1849
Le printemps des peuples

Le 22 février 1848 éclate à Paris une Révolution qui renverse en quelques jours la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe 1er. Elle a un énorme retentissement dans les élites européennes.

Prenant peur de la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est « le printemps des peuples ».

– L'Autriche-Hongrie

À Budapest, capitale de la Hongrie, ancien royaume intégré à l'empire d'Autriche, un militant indépendantiste, Kossuth, dénonce dès le 3 mars la domination autrichienne et réclame un gouvernement proprement hongrois. Le 22 mars, les Hongrois se donnent un ministère autonome.

Idem à Prague, capitale de l'ancien royaume de Bohème, où l'on exige l'égalité de droits entre Tchèques et Autrichiens de langue allemande. Dès le mois de juin se réunit à Prague un congrès panslave en vue d'émanciper tous les Slaves de l'empire, des Tchèques aux Croates).

À Vienne, les libéraux s'insurgent le 15 mars et le prince de Metternich, chancelier d'Autriche, est obligé de s'enfuir. Il ne reviendra plus jamais aux affaires.

L'empereur Ferdinand 1er s'incline et sans attendre concède aux insurgés la liberté de la presse, la formation d'une garde nationale bourgeoise et même, le 25 avril, une Constitution. Dès le 8 avril, il a concédé aux Tchèques la Charte de Bohème et le 11 avril, a reconnu l'autonomie hongroise. Mais ces concessions n'arrangent pas ses affaires pour autant. Le 15 mai, un regain d'agitation oblige l'empereur à quitter Vienne pour Innsbrück et autoriser l'élection au suffrage universel d'une Assemblée constituante !
– L'Italie

En Italie, les nouvelles de France et plus encore d'Autriche réveillent les aspirations nationales de la bourgeoisie. L'hégémonie autrichienne est la cible des révolutionnaires qui revendiquent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, notamment à Milan où les habitants ont commencé à manifester contre la tutelle autrichienne dès le mois de janvier 1848 en s'abstenant de fumer pour ne pas payer la taxe sur le tabac. Les troupes d'occupation se plaisent alors à fumer sous leur nez de voluptueux cigares.

Le commandant en chef autrichien Radetzki est obligé d'évacuer Milan, possession autrichienne, après la bataille des «Cinq Jours», du 18 au 22 mars 1848.

À Venise, autre possession autrichienne, Daniele Manin proclame le 22 mars la République de Saint Marc.

Le même jour, le petit roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert 1er, se posant en champion de l'unité italienne, entre en guerre contre l'Autriche. Il reçoit le concours du grand-duc de Toscane et du roi des Deux-Siciles (Naples), poussés à intervenir par leur bourgeoisie libérale.

À Rome, le pape Pie IX lui-même est chassé par les révolutionnaires avec brutalité.
– L'Allemagne

L'Allemagne divisée n'échappe pas à la contagion. Le 5 mars 1848, des libéraux se réunissent à Heidelberg et organisent la réunion d'une Assemblée nationale constituante. Celle-ci se réunit à Francfort dès le 18 mai en vue d'instituer un gouvernement fédéral avec un « régent d'Empire ».

À Berlin, du 18 au 21 mars 1848, une révolution oblige le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV à accorder une Constitution à ses sujets ainsi qu'à adopter le nouveau drapeau national de l'Allemagne unifiée (noir, rouge et or).

À Munich, le roi de Bavière Louis 1er est obligé d'abdiquer le 20 mars...

Au bout de quelques mois, la réaction aura partout raison du romantisme révolutionnaire. L'irruption de révolutionnaires ouvriers aux côtés des libéraux bourgeois et la brutalité de la répression donnent un avant-goût de la Commune de Paris, deux décennies plus tard.


Histoire universelle
États-Nations : la divergence européenne

Au milieu du XIIIe siècle, le monde civilisé se partage entre de grands empires, les uns en pleine croissance comme les empires mongols, les autres en déliquescence comme l'empire byzantin.

Le château-fort de Cautrenon, en Auvergne, dessin de Guillaume Revel dans l'Armorial du duc de Bourbon (XV° siècle), BNFTous suivent une « loi » entrevue par l'historien Ibn Khaldoun, selon laquelle les empires sont voués à périr sous les coups des barbares de leurs frontières et renaître à l'initiative de ces mêmes barbares.

L'Europe occidentale constitue l'exception la plus notable avec l'émergence d'États-Nations appelés à durer jusqu'à nos jours. Que s’est-il passé pour qu’après l’An Mil, elle diverge et s’écarte de la loi commune ?
L’État de droit, enfant de la ruralité

Avec la quasi-disparition du commerce en Occident, au temps des Carolingiens, les puissants n’ont plus d’autres richesses que les réserves de leurs domaines ruraux.

Leurs liens avec la terre se renforcent quand, pour s’assurer de la fidélité de ses compagnons de combat, un petit-fils de Charlemagne leur concède un droit héréditaire sur leurs fiefs. Ainsi va se développer un solide maillage de seigneuries et autant de villages qui assurent leur entretien.

Après les bouleversements démographiques des siècles précédents, la population se stabilise et s'enracine.

Chaque région cultive son parler, ses usages et ses coutumes. Celles-ci, avec le temps, acquièrent force de loi. Les Anglais les désignent sous le nom de « common law », par opposition à la loi édictée par le pouvoir. Elles vont s'imposer aux puissants comme aux humbles et devenir le socle des États en gestation.

Le sentiment d'appartenance nationale se révèle à la fameuse bataille de Bouvines, en 1214, quand les milices bourgeoises prêtent main forte à l'armée féodale pour repousser une coalition en guerre contre le roi de France.

Dans ce contexte, que devient l'empire d'Otton ? Il dépérit. Le titulaire du Saint Empire a les plus grandes difficultés à prélever l'impôt et manque d'autorité sur les seigneuries laïques et ecclésiastiques ainsi que sur les républiques urbaines. Pour imposer sa volonté, il n'a d'autre moyen que de faire appel au bon vouloir de ses vassaux, les barons d'Allemagne, lesquels ont d'autres priorités en tête.

Combattants mongols en Chine
Les barbares, chance et malédiction des empires

Voilà ce qui fait la différence - capitale - entre l'empereur d'Occident et son homologue chinois. Celui-ci, conformément au schéma d'Ibn Khaldoun, peut recruter des mercenaires et des alliés parmi les barbares qui nomadisent aux confins de l'empire, Turcs, Ouigours, Mongols, Tibétains...

Ces combattants étrangers sans attache locale empêchent la formation d'une féodalité chinoise qui ferait obstacle à son autorité.

De fait, ce qui distingue fondamentalement l'Europe occidentale des autres aires de civilisation, c'est qu'elle n'a connu aucune invasion à partir de 955 et de la victoire d'Otton sur les Hongrois. Les Mongols eux-mêmes se sont arrêtés en Hongrie sans émouvoir d'aucune façon les Occidentaux. Faute de barbares en périphérie, l'empereur d'Occident, à la différence de ses homologue chinois, arabe ou moghol, n'a jamais pu recruter des barbares qui auraient pu désarmer ses sujets et les pressurer à loisir.

Ainsi, à l'abri de toute immixtion étrangère, des États de droit ont pu s'épanouir et durer dans l'ancien empire carolingien (entre Èbre, Elbe et Tibre) ainsi qu'en Angleterre. Ces États de droit ont inventé la démocratie et la liberté d'entreprendre, avec au bout du chemin la révolution industrielle...

VIVE LA FRANCE ET VIVE LA RÉPUBLIQUE...

ECRIT DU
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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Ven 13 Oct à 3:07

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

-----------------------------------------

Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
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Tikkun Ha-Klali
https://www.youtube.com/watch?v=MPZhFy2c3Mc
TAY

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   Lun 16 Oct à 10:46

Clarisse
Imitation d'un poète écossais.
PAR François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848)

Oui, je me plais, Clarisse, à la saison tardive,
Image de cet âge où le temps m'a conduit ;
Du vent à tes foyers j'aime la voix plaintive
Durant la longue nuit.

Philomèle a cherché des climats plus propices ;
Progné fuit à son tour : sans en être attristé,
Des beaux jours près de toi retrouvant les délices,
Ton vieux cygne est resté.

Viens dans ces champs déserts où la bise murmure
Admirer le soleil, qui s'éloigne de nous ;
Viens goûter de ces bois qui perdent leur parure
Le charme triste et doux.

Des feuilles que le vent détache avec ses ailes
Voltige dans les airs le défaillant essaim :
Ah ! puissé-je en mourant me reposer comme elles
Un moment sur ton sein !

Pâle et dernière fleur qui survit à Pomone,
La veilleuse en ces prés peint mon sort et ma foi :
De mes ans écoulés tu fais fleurir l'automne,
Et je veille pour toi.

Ce ruisseau, sous tes pas, cache au sein de la terre
Son cours silencieux et ses flots oubliés :
Que ma vie inconnue, obscure et solitaire,
Ainsi passe à tes pieds !

Aux portes du couchant le ciel se décolore ;
Le jour n'éclaire plus notre aimable entretien :
Mais est-il un sourire aux lèvres de l'Aurore
Plus charmant que le tien ?

L'astre des nuits s'avance en chassant les orages :
Clarisse, sois pour moi l'astre calme et vainqueur
Qui de mon front troublé dissipe les nuages
Et fait rêver mon coeur.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS

POUR LA DOUCE MARIE STUART, VIVE LA FRANCE ET VIVE LA RÉPUBLIQUE...
PAR
TAY
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Le commencement depuis les rues d'Occitanie-Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon-Vaucluse-Gares de Paris.
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MessageSujet: Re: PÉRIODES SOMBRES EN FRANCE, LES BOURBONS ET LA CAGOULE. Aujourd'hui à 16:33 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
L'EXISTENCE, L'AMOUR ET L'ADVERSITÉ.

L'AMOUR EST UNE FACULTÉ, IL PEUT ÊTRE UNE VISION SUR L'AVENIR. IL EST UNE VIGILANCE SUR SON PROPRE CARACTÈRE; IL PROVOQUE DES SOUPIRS DANS LA GORGE ET DES SOUVENIRS AUX COULEURS DE SOURCE. SA CAPACITÉ EST TELLEMENT PROCHE DU CENTRE ET LE TEMPS NOUS SEMBLE INFINIMENT ÉTERNEL ET RECOMMENCEMENT SUR L'ÉVOLUTION ET L'EXISTENCE. L'AMOUR N'EST PAS UN DEUIL SUR LES SENTIMENTS OU UN SEUIL SUR LE TERME DE DÉCOUVERTE. L'AMOUR EST TELLE LA SECONDE QUI COMPOSE LA MINUTE ET SANS LAQUELLE LE TERME DE FUSION EXISTENTIELLE NE PEUT ÊTRE UNE SOLUTION PURE ET RÉALISÉ DANS LE TERME DE BONHEUR. L'AMOUR ACCOMPAGNE LE DÉSIR MAIS LE DÉSIR S'AFFIRME PLUS DANS LE DESTIN. POURTANT, SANS AMOUR, LA NOTION DE TEMPS S'EFFILOCHE TELLE UNE NOTORIÉTÉ INASSOUVI ET INADMISSIBLE DANS LES MOEURS: L'AMOUR EST L'ESSENCE MÊME DE LA CONFIANCE, DE L'AMITIÉ, DE LA CONVICTION, DE LA CONSCIENCE ET DE L'ÂME.

ÉCRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS.

Une scène champêtre représentant d'innocentes enfants heureuses d'être au monde, par une belle journée de début d'été. Le peintre anglais Frederick Morgan (1847 - 1927) en est l'auteur. Cet artiste dut sa célébrité aux scènes idylliques chantant le monde insouciant de l'enfance. Cette toile est intitulée "Wild Roses". Ce titre fait-il allusion aux brassées de fleurs que portent ces enfants, où bien à ces petites sauvageonnes elles-mêmes ?... La question reste en suspens...

QUIRINUS... CELUI QUI FUT SACRIFIÉ PAR TURNUS ET SES AMBITIEUX COURTISANS. J'ENTENDS LA CLAMEUR DE CEUX QUI ONT SURVÉCU AUX TORCHES DE FEU QUI ONT TUÉ REMUS: CES SURVIVANTS PAR LA SUITE ONT CRÉÉ MILAN ET LE NORD DE L'EUROPE. LE RIRE DE MARICA ET LES ESPOIRS DE LAVINIE NOURRISSENT LES ANCÊTRES DE ASCAGNE. CELUI QUI FUT ET QUI EST IULE, PLUS GRAND QUE ROMULUS: LE PROTECTEUR DE L'INTER AVEC YAHVÉ... IULE, IULE, IULE... ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS EN MÉMOIRE DE MINOUSKA

On trouve le président actuel arrogant et prétentieux dans ces actes. Analysons son ascension atypique sur le plan social et fraternel. Monsieur Emmanuel Macron à une sorte d'événements extérieur et intérieur à son existence qui lui permette de pouvoir dire que dans les circonstances du destin, il est chanceux même si il est un homme studieux, Mercédès. Il est des hommes qui font rire et d'autres qui ont la faculté de plaire sans pour autant donner du plaisir et en cela, on se rends compte que le peuple ne demande pas l'impossible à Emmanuel Macron, mais Emmanuel Macron qui demande l'impossible à son existentialisme. Cela me rappelle des personnes de mon existence et qui n'ont pas pu assouvir leurs fantasmes qui était tout aussi proche de Emmanuel Macron. La force de Emmanuel Macron s'est avoir une femme établi dans sa personne et qui réussit dans son caractère propre à être une personne respectée ou haïe tout autant que Emmanuel Macron: Elle ne souffre pas d'être sa femme car elle s'est imposée en tant que épouse. Je regrette de ne pas avoir rencontré de femme d'une telle envergure à la faculté du Mirail mais je suis heureux pour lui et je me sens libéré des reproches de certains: Oui, la femme politique existe et elle comporte une psychologique plus développé qu'une pseudo psychopathe. Mais je vous rassure, je ne partage pas tous ces aspects de la politique et je suis heureux de mon parcours politique et humain depuis 1999 à nos jours ! Un vilain petit canard devenu une belle chouette effraie indispensable dans les couloirs du temps et des labyrinthes de partis car mon but est d'entendre les larmes du Peuple pour essayer réellement de leurs donner l'espérance sans être indiscret sur leur charité. Yanis Tignard ou TAY La chouette effraie.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
En réponse à @CCastaner @apollineWakeUp et 2 autres
MÉTHODE UTILISE DES MÉTAMORPHOSES SOUS FORME DE MÉTAPHORE PERTURBÉE PAR LA RÉELLE BEAUTÉ DE LA FÉMINITÉ: LA RÉALITÉ, MADAME, J'ACCUSE. TAY

En réponse à @apollineWakeUp @CCastaner @BFMTV
LE MALHEUR DEVIENT LE MAL QUAND L'ÉVIDENCE ABSORBE LE PRINCIPE D'EXISTENCE SUR LE CONTEXTE D'IMMORTALITÉ, DOUCE APOLLINE DE MALHERBE. TAY

ECRIT
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CITOYEN TIGNARD YANIS

_________________
Kounak le chat....

King Crimson "Larks' Tongues in Aspic, Part II" (1973.9.23) Boston, Massachusetts, USA
https://www.youtube.com/watch?v=OIpi0eiqcGg

King Crimson - Heroes (Live in Berlin 2016)
https://www.youtube.com/watch?v=2JywkrIiXW8

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MessageSujet: Re: Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.   

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Le 11 octobre 1963, Aggiornamento, Commonwealth et Duodénum.
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