Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 LE SÉNAT, LE SYTHON, LA MOLÉCULE, TAY LA CHOUETTE et Y'BECCA

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yanis la chouette



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MessageSujet: LE SÉNAT, LE SYTHON, LA MOLÉCULE, TAY LA CHOUETTE et Y'BECCA   Mar 10 Oct à 10:30

COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR "LES RÉPUBLICAINS" DE LA PLÈBE.
MARDI 10 OCTOBRE 2017, DEPUIS L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LE SÉNAT.
TRANSMIT AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL...


L'EUROPE, LA TAXE D'HABITATION, LA FRANCE, LE BUDGET ET L'ENVIRONNEMENT DANS LES CATASTROPHES.

La synthèse (du grec, sunthesis, « réunion »)
est une opération de l'esprit (raisonnement), inverse de l'analyse,
par laquelle on rassemble, en un tout homogène, divers éléments
d'un domaine de connaissance.

Littérature et sciences sociales

Au sens large, la synthèse est un exposé global donnant un aperçu, une vue d'ensemble,
plus ou moins exhaustive (exemple : synthèse historique). En sciences sociales,
elle correspond au projet lancé par Henri Berr avec la Revue de synthèse
et la collection de synthèses historiques qu'il avait fondée chez Flammarion
sous le nom de l'Évolution de l'humanité.

En littérature, la synthèse d'une œuvre est un résumé de celle-ci.
C'est un élément de la construction du plan dialectique moderne
selon le modèle Thèse-antithèse-synthèse-progrés.

   Synthèse de textes dans l'enseignement supérieur français
   Synthese (en) est une revue américaine de philosophie.

Sciences et technologies

   La synthèse chimique est la préparation d'un corps composé,
souvent à partir de réactifs.
       Synthèse des protéines
       En biologie, cette notion s'étend à la formation de matière organique propre
à un organisme vivant par cet organisme vivant, à partir de nombreux constituants minéraux
(cas des organismes autotrophes c'est-à-dire chlorophylliens, par photosynthèse) ou organiques (cas des organismes hétérotrophes c'est-à-dire tous les organismes vivants non chlorophylliens).
   Une fibre synthétique remplace les fibres naturelles dans le textile.
   La synthèse additive et la synthèse soustractive des couleurs sont
des procédés de reconstitution des couleurs.
   La synthèse d'image est l’Infographie.
   La synthèse vocale est le procédé qui permet à des machines
de produire le son de la voix à partir d'un code représentant du texte.
   En électronique et en automatique, la Synthèse logique est la compilation
d'une description fonctionnelle d'un circuit pour générer un schéma en portes logiques.
   En audio,
       Le synthèse sonore est le principe du synthétiseur, un instrument
de musique électronique qui crée des sons par des moyens entièrement électroniques.
       La synthèse sonore soustractive est un procédé de constitution de son musical.
       La Synthèse vocale crée un signal électrique reproduisant la voix humaine

AINSI

Un synthon est une « molécule fictive » dont la représentation symbolise la réactivité.
Ce concept est utilisé dans la planification de rétrosynthèses de composés organiques complexes.
Ils sont dérivés d'une décomposition en fragments simples de la molécule que l'on cherche à assembler.

Plus récemment et par extension, on désigne fréquemment par le terme synthon
des éléments ou briques de base utilisés en synthèse organique. Il est employé en particulier
fréquemment pour désigner les monomères protégés utilisés dans les méthodes automatisées
de synthèse de polymères : synthèse peptidique ou synthèse d'oligonucléotides.
Dans cette acception du terme, synthon désigne alors une molécule réelle
et plus seulement conceptuelle.

Histoire

Ce terme semble avoir été créé en 1968 par le chimiste américain d'origine libanaise Elias James Corey
(prix Nobel de chimie en 1990 « pour son développement de la théorie et de la méthodologie
de la synthèse organique »1).
Exemple

Ainsi, le synthon R+ peut réagir avec le synthon R'- pour former la molécule R-R'.

Les synthons n'existent pas, et il faut leur trouver des équivalents synthétiques,
c'est-à-dire de vraies molécules ayant la même réactivité que le synthon.
Ainsi R-Br a la même réactivité que le synthon R+ et R'-MgBr la même réactivité
que R'-. On a donc la possibilité de fabriquer R-R' selon : R-Br + R'-MgBr = R-R' + MgBr2


Notes et références

   ↑ « for his development of the theory and methodology of organic synthesis »
in Personnel de rédaction, « http://nobelprize.org/nobel_prizes/chemistry/laureates/1990/
[archive] The Nobel Prize in Chemistry 1990] », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 28 août 2010

Voir aussi
Articles connexes

   réaction chimique
   réactivité nucléaire
   Chimie de synthèse
   Chimie de spécialité

AINSI LE GOUVERNEMENT DOIT S'ADAPTER AUX INTERLOCUTEURS POUR PARVENIR AUX SYNTHESE

La synthèse d'oligonucléotide est la synthèse chimique de fragments relativement courts d'acide nucléique avec une structure définie.

Principe

La technique est largement utilisée dans les laboratoires. Elle permet d'obtenir un accès inédit ou peu couteux à des oligonucléotides avec la séquence de nucléotides désirée. Le procédé utilise comme building block des nucléosides de type désoxyadénosine (dA), la thymidine (T), la désoxycytidine (dC) et la désoxyguanosine (dG) pour l'ADN et de type adénosine (A), la thymidine (T), la cytidine (C) et la guanosine (G) pour l'ARN sous forme de phosphoramidite. La technique a pour point de départ un support solide sur lequel est greffé le premier nucléotide. Une fois la synthèse terminée, l'oligonucléotide va être séparé du support solide par un clivage chimique.

Pour obtenir l'oligonucléotide désiré, la synthèse s'effectue selon plusieurs cycles de synthèse. À chaque cycle, un nucléotide est incorporé sur la chaine oligonucléotidique en croissance. Alors que les enzymes effectuent la synthèse de l'ADN ou de l'ARN dans le sens 5' vers 3', la synthèse chimique des oligonucléotides s'effectue dans le sens 3' vers 5'. Depuis la fin des années 1970 le processus est réalisé de manière automatisée par un synthétiseur. Les produits sont souvent purifiés par HPLC pour obtenir l'oligonucléotide en plus grande pureté. Généralement, les oligonucléotides synthétisés ont une longueur d'environ 15-25 nucléotides et sont utilisés comme oligonucléotides antisens, small interfering ARN, sondes pour détecter les mutations de l'ADN ou l'ARN par hybridation, ou comme primers dans le séquencage et l'amplification de l'ADN.
Histoire
Synthèse à l'aide de phosphodiester

La première synthèse d'ADN a été mise au point par H. Gobind Khorana dans les années 1960. Les réactions s'effectuent en solution et chaque produit doit être isolé avant de passer à l'étape suivante. Khorana a utilisé cette méthode en combinaison avec des méthodes enzymatiques et a réussi à synthétiser un ARN de 126 nucléotides.
Synthèse à l'aide de phosphotriester
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Synthèse à l'aide de phosphite triester
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Synthèse sur support solide par la méthode phosphoramidite
Cycle de synthèse par la méthode des phosphoramidites

La synthèse chimique s'effectue dans le sens 3' vers 5', c'est-à-dire le sens inverse de la biosynthèse naturelle. Elle s'effectue en général sur support solide, c'est-à-dire que le premier nucléotide du côté 3' est couplé sur une bille de résine, retenue dans une cartouche. Les solvants et réactifs sont délivrés par circulation dans la cartouche de résine à l'aide d'une pompe. Pendant toute la synthèse, l'oligonucléotide en cours de croissance reste accroché par son côté 3' sur la résine. Il est décroché lors de la déprotection finale.

Les nucléotides sont ajoutés un à un, en cycles successifs. Ils sont ajoutés sous forme de synthons protégés du côté 5' par un groupement dimethoxytrityl et du côté 3', l'atome de phosphore est sous forme de 2-cyanoéthyl-phosphoramidite (phosphite triester).

La synthèse se déroule en cycles successifs identiques pour l'addition de chaque nucléotide suivant le schéma suivant

   La déprotection

Tout d'abord le groupement protecteur de l'hydroxyle en 5' de l'oligonucléotide en cours de synthèse est clivé à l'aide d'une solution d'acide trichloroacétique. Ce groupement diméthoxytrityl a une couleur orange une fois libéré. L'efficacité de chaque cycle de couplage peut être évaluée en effectuant un mesure spectrophotométrique de la quantité de diméthoxytril libérée. À la fin de cette étape, l'oligonucléotide a une extrémité 5'-OH.

   Le couplage

Le nucléotide phosphoramidite suivant est introduit et réagit avec l'hydroxyle en 5' qui vient d'être déprotégé. Le couplage s'effectue en présence de tétrazole, un acide faible servant d'activateur pour permettre le couplage et la formation d'une liaison phosphite triester entre le nucléotide phosphoramidite et le 5'-OH de l'oligonucléotide. Cette réaction est très sensible à la présence de traces d'eau et s'effectue donc dans l'acétonitrile en conditions anhydres.

   Le blocage

Le couplage à chaque étape de synthèse n'est jamais total et certains hydroxyles en 5' vont rester libres. Pour éviter la formation d'oligonucléotides avec des délétions internes, de l'anhydride acétique est utilisé afin d'acétyler les hydroxyles libres et de les empêcher de réagir lors des cycles suivants de synthèse. Ces oligonucléotides acétylés resteront incomplets et seront faciles à séparer de l'oligonucléotide complet, plus long.

   L'oxydation

La liaison phosphite synthétisée à l'étape de couplage est instable. Une étape d'oxydation permet d'obtenir une liaison phosphate diester. Une solution de diiode dans du tetrahydrofurane permet de donner un atome d'oxygène. La réaction d'oxydation est rapide et termine le cycle de synthèse.
Traitement après synthèse

Le rendement de couplage moyen à chaque cycle est de l'ordre de 98-99 %. Le dosage des solutions de diméthoxytriltyle permet d'obtenir le rendement exact de chaque étape ; il est effectué de façon automatique par le synthétiseur. Une étape de purification doit avoir lieu après la synthèse. Le premier but de la purification est d'éliminer les groupements de protections et l'ammoniaque utilisé pendant la déprotection et le clivage de l'oligonucléotide. Par ailleurs, une quantité non négligeable d'oligonucléotides tronqués a été formée lors de la synthèse et doit être éliminée.
Synthèse d'oligonucléotides modifiés

Plusieurs procédés permettent d'introduire des nucléotides modifiés dans un oligonucléotide

   L'incorporation peut s'effectuer au cours de la synthèse automatisée. Le nucléotide peut donc être présent au milieu de la séquence ou en position 5'.
   Le nucléotide modifié peut être en position 3' en utilisant un support solide modifié.

DONC

En chimie organique, la synthèse peptidique1,2 est la production de peptides, des composés organiques, dans lesquels des acides aminés sont liés par l'intermédiaire de liaisons amide, qui dans ce cas prennent le nom deliaisons peptidiques. Le processus biologique de la production de peptides longs (protéines) est connu comme la biosynthèse des protéines.

Chimie

Les peptides sont synthétisés par le couplage du groupe carboxyle d'un acide aminé avec le groupe amino de l'acide aminé suivant dans la molécule. En raison du risque d'induire des réactions parasites, non-désirées, la protection préalable des groupes fonctionnels est généralement nécessaire. La synthèse chimique des peptides démarre en général par l'extrémité carboxyle et se déroule en direction de l'extrémité amino-terminale, c'est-à-dire en sens inverse de la synthèse biologique des protéines.
Synthèse en phase liquide

La synthèse peptidique en phase liquide est une méthode classique. Dans la plupart des applications pratiques, elle a cependant été remplacée par la synthèse sur support solide. Elle conserve cependant une utilité importante pour les applications de production de peptide à grande échelle  à des fins industrielles.
Synthèse sur support solide
Table of Amino Acids.
Synthèse peptidique sur support solide sur une résine Rink amide en chimie Fmoc

La synthèse peptidique sur support solide (SPPS, pour solid phase peptide synthesis) mise au point par Robert Merrifield3 est devenue la méthode de référence pour la synthèse de peptides et de protéines au laboratoire. La SPPS permet la synthèse de peptides naturels difficiles à produire dans des bactéries, l'incorporation d'acides aminés non-naturels, ou d'effectuer des modifications du squelette peptidique de peptides et de protéines.

Des billes de résine poreuses sont greffées avec des liens espaceurs (les "linkers") sur lesquels les chaînes peptidiques peuvent ensuite être construites. Le peptide reste fixé de manière covalente à la bille de résine jusqu'à son clivage final par un réactif tel que le fluorure d'hydrogène anhydre ou l'acide trifluoroacétique. Le peptide est ainsi "immobilisé" sur le support solide et reste accroché lors de rinçages destinés à éliminer les réactifs et sous-produits de synthèse restés dans la phase liquide.

Le principe général de la SPPS consiste à répéter des cycles de déprotection, de lavage, de couplage et de lavage. L'amine terminale du peptide immobilisée est couplée à un acide aminé dont l'extrémité N-terminale est elle bloquée par un groupement protecteur (voir ci-dessous). Ce nouvel acide aminé est ensuite déprotégé, révélant une nouvelle amine N-terminale de l'amine à laquelle un autre acide aminé peut ensuite être attaché. La supériorité de cette technique réside en partie dans la possibilité d'effectuer des cycles de lavage après chaque réaction, en éliminant les excès de réactif tandis que le peptide d'intérêt reste fixé de manière covalente à la résine solide.

Il existe deux stratégies de synthèse sur support solide, la chimie Fmoc et la chimie Boc, acronymes des groupes protecteurs utilisés pour bloquer les groupements amines. Contrairement à la synthèse protéique par les ribosomes, la synthèse peptidique sur support solide s'effectue du C-terminal vers le N-terminal. Il existe des synthétiseurs automatiques qui permettent de mettre en œuvre ces deux techniques, même si des la synthèse manuelle est parfois encore utilisée.
Résines
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Groupes protecteurs
déprotection Fmoc
Déprotection par la pipéridine d'une amine bloquée par un groupement Fmoc.

La performance de la synthèse peptidique repose sur la capacité a éliminer les réactions parasites qui font chuter le rendement lors des cycles répétitifs de synthèse. Dans la synthèse SPPS en phase solide, le groupement acide carboxylique terminal est protégé par le lien avec le support. Il reste donc à protéger la fonction α-amine du squelette peptidique et les groupements réactifs éventuellement présents sur la chaîne latérale, en fonction de la nature de l'acide aminé à coupler à chaque cycle.

Les stratégies de protection des chaînes latérales et de l'amine du squelette doivent être orthogonales, c'est-à-dire que la protection des chaînes latérales doit être stable lors des cycles de déprotection de la fonction α-amine. Les chaînes latérales ne sont en effet déprotégées qu'en toute fin de synthèse, pour éviter des réactions parasites qui produiraient des peptides ramifiés.
Groupements protecteurs des amines

Il y a deux grands types de groupements protecteurs des amines utilisés en synthèse peptidique : le tert-butoxycarbonyle ou Boc et le fluorénylméthoxycarbonyle ou Fmoc. Pour la déprotection, le Boc s'élimine par un traitement acide (acide trifluoroacétique) et le Fmoc par un traitement basique (pipéridine).

Il est possible de protéger conjointement les fonctions α-amine par des groupes Fmoc et les amines des chaînes latérales (lysine) par des groupes Boc, la déprotection du Fmoc à la pipéridine étant sans effet sur les Boc qui restent fixés lors des cycles répétitifs de couplage des acides aminés.

Le groupement carboxybenzyle (ou Cbz ou Z) est également utilisé, essentiellement pour la protection orthogonale des amines de chaînes latérales dans la stratégie de synthèse Boc. La déprotection s'effectue par une hydrogénation catalytique à la fin de la synthèse.
Synthon acide asiatique
Synthon acide aminé utilisé en synthèse SPPS : acide aspartique dont la fonction amine est protégée par un groupe Fmoc (jaune) et la fonction acide carboxylique de la chaîne latérale par un groupement tert-butyle (bleu)
Autres groupements protecteurs

Lors de la synthèse SPPS, la fonction acide carboxylique terminale du peptide est protégée par l'attachement à la résine.

Les chaînes latérales des acides aminés peuvent porter des groupements fonctionnels réactifs qui doivent aussi être protégés pour éviter les réactions parasites. Beaucoup des groupes protecteurs utilisés pour les chaînes latérales sont basés sur les groupes benzyle (Bzl) ou tert-Butyle (tBu)4.
Couplage

Après déprotection de l'amine N-terminale du peptide en cours de synthèse, on ajoute le synthon correspondant à l'acide aminé suivant dans la séquence. Pour que la liaison peptidique se forme entre le groupement carboxyle du synthon et l'amine du peptide, il est nécessaire d'ajouter un agent de couplage pour activer le carboxyle.

On utilise classiquement deux grands types d'agents de couplage : les carbodiimides, parfois en conjonction avec les triazolols4.

Le dicyclohexylcarbodiimide, le plus employé des carbodiimides, forme un intermédiaire réactif O-acylisourée avec le carboxyle, qui subit ensuite une attaque nucléophile par l'amine libre du peptide.

Les triazolols comme le 1-hydroxy-benzotriazole (HOBt) stabilisent l'acylisourée intermédiaire et limitent le risque de racémisation de l'acide aminé.
Activation par le DCC
Activation de l'acide carboxylique du synthon par le dicyclohexyl-carbodiimide
Déprotection
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Références

   ↑ Stephen B. H. Kent, « Chemical Synthesis of Peptides and Proteins », Annual Review of Biochemistry, vol. 57, no 1,‎ 1er juin 1988, p. 957–989 (ISSN 0066-4154, DOI 10.1146/annurev.bi.57.070188.004521, lire en ligne [archive])
   ↑ (en) Miklos Bodzansky, Principles of Peptide Synthesis, Springer, 1993 (ISBN 978-3-642-78056-1)
   ↑ R. B. Merrifield, « Solid Phase Peptide Synthesis. I. The Synthesis of a Tetrapeptide », J. Am. Chem. Soc., vol. 85, no 14,‎ 1963, p. 2149–2154 (DOI 10.1021/ja00897a025)
   ↑ a et b (en) Fernando Albericio, Solid-Phase Synthesis. A practical guide, CRC Press, 2000 (ISBN 978-0824703592)

POUR ABOUTIR

Demain de Robert Desnos


Agé de cent mille ans, j'aurais encor la force
De t'attendre, ô demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,
Peut gémir: Le matin est neuf, neuf est le soir.

Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille
À maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.

Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore
Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.


Robert Desnos, Demain, État de veille in Destinée arbitraire [1942]

LES HISTORIENS ET LES GÉOGRAPHES COMPRENNENT UN SENS HUMAIN DANS MON EUROPE...

https://twitter.com/TIGNARDYANIS

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie


Dernière édition par yanis la chouette le Mar 10 Oct à 10:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LE SÉNAT, LE SYTHON, LA MOLÉCULE, TAY LA CHOUETTE et Y'BECCA   Mar 10 Oct à 10:33

MARIE ROSE DENAT-FOZ, ELISE SALIS-MEAUX ET MES GRANDS-PERES


TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 4 hil y a 4 heures
LA PLÈBE AVAIT PRÉVENU LES SYNDICATS, L'ÉTAT ET LES ASSOCIATIONS MAIS VOILÀ, ON SE DISPUTE SUR LES CHIFFRES AU DÉPEND DU SECOURISME. TAY

CHARLES INGALLS JE SUIS ET NOUS ALLONS TRAVAILLER POUR L'AMOUR DE NOS ENFANTS MAIS EUX, LA MORALE, VOUS DISENT QUE LEUR ARGENT ROUILLE. TAY

ET DANS CES CIRCONSTANCES DE PEINES OÙ ON A BESOIN DE RÉCONFORT; CES PHÉNOMÈNES DE FOIRES VIENNENT VOUS FAIRE LA MORALE SUR LE BUDGET. TAY

CETTE SENSATION D'ABANDON ALORS QU'ON A TOUT DONNER OU PERDU. CETTE NOTION DE L'ANTHROPOLOGIE DANS L'EXISTENCE OU LA GENÈSE: LA RÉALITÉ. TAY

LE SOMMEIL EST UN BIEN QUI SE PERDS DANS LES CIRCONSTANCES DE VIES CAR LES SENTIMENTS PRENNENT LE DESSUS SUR LES CONVICTIONS: LE TEMPS. TAY

DANS LA NUIT, LA CHOUETTE EFFRAIE A HULULÉ SUR LES SOURIS DE VOLTAIRE ET LES SOURCES DE ROUSSEAU: SON SOUFFLE RETOURNE VERS LE VERBE. TAY

ALORS NE RIEZ PAS TROP ! C'EST VOUS MÊME QUI VOUS DÉVOREZ À L'IMAGE DE LA GRANDE BOUFFE ! ET LE REGARD DE VOS ENFANTS SERA TERRIBLE !. TAY

MES GRANDS-PÈRES SONT LA DÉSOLATION ET LA PROFONDE TRISTESSE DE MES PARENTS BIEN PLUS GRANDES QUE LES RANCŒURS DE LA GÉNÉRATION À FRANCO. Y

JE SUIS NAVRÉE DE CES FEMMES QUI ONT DES ENFANTS ET QUI NE REGARDENT PAS LE CARACTÈRE DE LEURS PARTENAIRES: L'ERREUR EST HUMAINE, MAMY. TAY

UNE BELLE CICATRICE EST MA GRAND-MÈRE ET SA VIE: AU LIEU DE HAÏR, J'AI PORTÉ LE DROIT DES FEMMES COMME ÉTHIQUE DANS LE SAVOIR: MARIE-ROSE. Y

MA GRAND-MÈRE CONNAISSAIT PERSONNE ET SE TROUVA DANS LE CHAOS D'HITLER: SEULE ET SANS CHIMÈRES CAR LES RELIGIEUSES LES AVAIT TUÉES: 1944. Y

ILS ME DISENT QUE LEURS GRANDS -PARENTS ONT FUIS FRANCO ET MA GRAND-MÈRE SORTIE DE L'ORPHELINAT À LA CHUTE DE HITLER: ELLE FÛT LIVRÉE. TAY

J'AI UNE RAGE ET UN RAS LE BOL DE CEUX QUI DISENT ÊTRE ESPAGNOLS. MA GRAND-MÈRE A VECU À L'ORPHELINAT CAR HITLER AVAIT ENVAHI L'EUROPE. TAY

L'ÉTAT SE FAIT PARTIE CIVILE DANS LES ASPECTS DE LAXISME DES ASSURANCES SUR LA RECONSTRUCTION DES ZONES SINISTRÉES: LA RESPONSABILITÉ. TAY


Histoire
Toulouse est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, appelée la "ville rose" en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite.

19/06/2009


Toulouse dans la tourmente
Après la défaite de la France, la région Midi-Pyrénées et la Haute-Garonne sont en zone libre.
Avant la guerre, les Juifs sont assez peu nombreux dans la région, mais dès 1939, un grand nombre de réfugiés commencent à affluer venant s'ajouter aux réfugiés espagnols arrivés dans la région à partir de 1936 et placés à partir de 1939 et de la défaite des républicains dans des camps de la région.

Le 5 août 1942, le gouvernement de Vichy demande aux préfets de faire transporter en zone occupée les "Israélites allemands, autrichiens, tchèques, polonais, estoniens, lituaniens, lettons, dantzigois, sarrois, soviétiques et réfugiés russes entrés en France après le 1er janvier 1936...".
Des rafles sont alors organisées dans toute la zone libre les 26, 27 et 28 août, dans les régions de Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice. Hommes, femmes et enfants juifs arrêtés seront acheminés à Drancy et déportés vers Auschwitz.
Pour la seule année 1942 dans toute la France, 41 951 Juifs, en majorité étrangers, seront déportés (805 rescapés en 1945).

Mgr Saliège fut le premier archevêque a prendre position contre la déportations des Juifs, le STO et les exactions nazies et à s'élever contre la politique d'exclusion de l'État français.
En août 1942, il ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

A partir de novembre 1942, la zone sud est occupée par les Allemands.

La ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19 août 1944 peu après le débarquement de Provence.

09/03/2010
[Compléter l'article]

Et clamor Jerusalem ascendit
Le 23 août 1942, Mgr Saliège, archevêque de Toulouse ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

« LETTRE DE S.E. MONSEIGNEUR SALIEGE ARCHEVEQUE DE TOULOUSE SUR LA PERSONNE HUMAINE

Mes très chers Frères,
Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t’il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.

Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.
Jules-Géraud Saliège
Archevêque de Toulouse
13 août 1942

A lire dimanche prochain, sans commentaire. »

04/03/2009


La communauté espagnole
Les Espagnols représentent l'une des plus importantes communautés étrangères de Toulouse avec près de 20 000 à 25 000 personnes,
Toulouse a été la principale destination de l'exil des Républicains Espagnols dès les années 1930 pour certains et surtout lors de la "retirada" à partir de février 1939. C'est ainsi que plus de 15 000 Espagnols s'installent à Toulouse.
L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse, faisant d'elle la plus grande ville espagnole de France avec Montpellier. L'espagnol est ainsi la deuxième langue parlée à Toulouse.

19/06/2009


Le réseau Bertaux
Le réseau Bertaux a été, dans la région toulousaine, le premier groupe résistant à pouvoir bénéficier en 1941 des parachutages de la France libre.

La librairie de Silvio Trentin, rue du Languedoc à Toulouse est un lieu de rencontres et de réflexions pour de nombreux intellectuels, locaux ou réfugiés, qui cherchent à réagir. A un moment où la Résistance n’ est encore qu’une idée, un petit groupe d’une quinzaine de personnes se forme autour de Pierre Bertaux, professeur d’allemand à la faculté des Lettres de Toulouse, l’éditeur Louis Vaquer et l’ancien conservateur du musée d’Art moderne Jean Cassou.

Au printemps 1941, le groupe Bertaux est déjà bien structuré. Les tâches sont réparties ainsi Pierre Bertaux s’occupe de la coordination et des liaisons, la propagande relève de Jean Cassou, l’organisation militaire de Vaquer. Toutes les formes d’actions possibles sont envisagées dés la création du réseau avec des objectifs clairement définis et ambitieux : rassembler et fournir des renseignements, organiser des passages, s’engager dans l’action directe.

A cette fin, Marcel Vanhove, un syndicaliste chrétien chef d’entrepôt à la Compagnie industrielle des pétroles met à la disposition du groupe 10000 litres d’essence prélevée sur ses stocks

Fernand Lefebvre, ancien pilote d’essai trouve des terrains de parachutages.

A partir de juillet 1941, la liaison avec Londres est mise en place. Le premier parachutage a lieu à Fonsorbes le 13 au 14 octobre durant la nuit. Deux agents de la France libre sont largués, des containers d’armes et d’explosifs sont réceptionnés.

Au début de Décembre 1941, un dépôt d’armes est découvert dans la commune de Fonsorbes. Ce dépôt est très important : 2 parachutes, explosifs, grenades, détonateurs, 12 bombes, mèches, cordons, matraques, objets incendiaires, L’enquête est menée par le service de la Surveillance du Territoire aboutit à l'arrestation de 12 personnes dont Pierre Bertaux, qui est emprisonné au secret. Il est mené à pied, enchaîné, dans les rues de Toulouse, pour se rendre aux interrogatoires. L’enquête établi qu’ils font partie d’une organisation qui communiquait avec l’Angleterre au moyen d’un poste émetteur-récepteur clandestin de T.S.F. et de laquelle ils ont reçu, armes, munitions et explosifs dans le but de préparer un mouvement séditieux et de commettre des attentats. Le Tribunal Militaire qui juge les 12 inculpés les 30 et 31 Juillet 1942 à Toulouse condamne Pierre Bertaux à 3 ans de prison et 15.000 francs d’amende Le 26 octobre 1942 Pierre Bertaux est révoqué de ses fonctions de professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse pour actes de nature à nuire à la Défense Nationale.

Pierre Bertaux et Jean Cassou sortent de prison en 1943. Jean Cassou reprend immédiatement ses activités clandestines, alors que Bertaux se met en retrait à la campagne.

Dans la nuit du 19 août 1944 Pierre Bertaux devient commissaire régional de la République. Le dimanche 20 août, Toulouse se libère. A 20h.30, dans une allocution à Radio Toulouse Pierre Bertaux explique le protocole de transition administrative prévu par le Gouvernement Provisoire de la République française GPRF, appelle la population à l’ordre, affirme, dans le contexte d’isolement, (la route de Paris restera coupée jusqu’au 22 septembre), sa détermination républicaine.

Discours de Pierre Bertaux, 20 août 1944
"Aujourd’hui 20 août 1944, les Forces Françaises de l’Intérieur ont permis l’installation à Toulouse d’autorités françaises. Aujourd’hui 20 août 1944, en qualité de commissaire de la République, au nom du Gouvernement provisoire de la République et en accord avec le Comité de Libération de Toulouse, j’ai pris possession de la Préfecture. Le Préfet de Vichy a été arrêté. Peu à peu des autorités françaises, émanation de la nation française, seront installées. Au nom de tous ceux qui sont morts pour la cause de la France et de la liberté, au nom de ceux qui ont souffert et lutté, au nome de tous ceux qui souffrent et luttent encore, je vous demande ceci : Que votre joie soit profonde, mais qu’elle soit grave. Trop de sang a coulé, trop de larmes ont été versées ; trop de sang coule encore ; trop de larmes sont encore versées, pour que nous risquions de donner un spectacle de désordre, d’indiscipline ou de laisser aller. Pas de pillage. Pas d’actes individuels. Les traîtres seront châtiés, en vertu des lois de la République. Chaque jour, les autorités de la République, celles qui émanent de vous, peuple de France, feront avec vous un pas dans l’accomplissement de leur tâche. Pour le moment nous n’avons pas de chemin de fer, les routes sont coupées. Nous avons du pain pour huit jours. Il faut continuer la guerre. Nous aurons à manger, nous continuerons la guerre. Les autorités républicaines ont besoin que chaque citoyen, désormais libre, soit à son poste de combat. Tous ensemble, nous achèverons l’œuvre de la libération de Toulouse et l’instauration de notre République."

26/12/2010
Lien : AFMD
[Compléter l'article]
Les camps et les lieux d'internement de la Haute-Garonne
124e-155e-156e CTE-513e GTE de la Poudrerie 31410 Le Fauga
18e-19e-134e-135e CTE-652e GTE Mauzac 31410 Mauzac
29e CTE-402e GTE de la caserne Pelet 31000 Toulouse
502e GTE Bessières 31660 Bessières
503e GTE Léguevin 31490 Léguevin
507e GTE Tournefeuille 31170 Tournefeuille
509e GTE Fourquevaux 31450 Fourquevaux
511e GTE Cépet 31620 Cépet
512e GTE Bourg-Saint-Bernard 31570 Bourg-Saint-Bernard
513e GTE Muret 31600 Muret
560e GTE Tarabel 31570 Tarabel
561e GTE Clairfond 31120 Portet-sur-Garonne
60e CTE-562e GTE de la Poudrerie 31000 Toulouse
652e GTE Mauzac 31410 Mauzac
Camp de Clairfond 31120 Portet-sur-Garonne
Camp de Noé 31410 Noé
Camp Maury 31410 Mauzac
Camp-hôpital Le Récébédou 31120 Portet-sur-Garonne
Caserne Caffarelli 31000 Toulouse
Ceentre Le Fauga 31410 Le Fauga
Hippodrome Toulouse 31000 Toulouse
Hôpital Hôtel-Dieu 31000 Toulouse
Hôpital Saint-Gaudens 31800 Saint-Gaudens
Prison militaire de Furgol 31000 Toulouse
Prison Saint-Michel 31000 Toulouse
Stade du TOEC Toulouse Olympique Employés Club 31000 Toulouse

Les lieux de sauvetage de la Haute-Garonne
Abbaye de Sainte-Marie-du-Désert 31530 Bellegarde-Sainte-Marie
AFDU 31000 Toulouse
Armée Juive 31000 Toulouse
Armée secrète 31000 Toulouse
Camp volant de Revel 31250 Revel
Centre médico-social de Toulouse 31000 Toulouse
Château de Larade 31000 Toulouse
Château de Seyre 31560 Seyre
Clinique psychiatrique Saint-Loup 31140 Saint-Loup-Cammas
Couvent de Marie-Réparatrice 31000 Toulouse
Couvent Notre-Dame-de-la-Compassion 31000 Toulouse
École Saint-Pierre 31340 Villemur-sur-Tarn
Institution Sainte-Marie-de-Nevers 31000 Toulouse
Maison des Pupilles de la Nation 31160 Aspet
Noviciat des Jésuites 31000 Toulouse
Organisation Juive de Combat 31000 Toulouse
Orphelinat de Lévignac 31530 Lévignac-sur-Save
Paroisse Saint-Exupère 31000 Toulouse
Paroisse Saint-Michel 31000 Toulouse
Réseau Westerweel 31000 Toulouse


Les 87 Justes parmi les Nations de la Haute-Garonne
Élie Armengaud (Toulouse) Marie Fenayrol (Toulouse) Honorine Pagnon Abribat (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze)
Auguste Arribat (Villemur-sur-Tarn) Marie Fenayrol (Toulouse) Jeanne Pariset (Toulouse)
Marie-Louise Aubrespin (Saint-Paul-sur-Save) Gabriel Féraud (Palaminy) Jean Philippe (Toulouse) (Beaumont-de-Lomagne)
Jeannette Augendre (Montréjeau) Maria Féraud (Palaminy) Madame Ramel (Lodes)
Marien Augendre (Montréjeau) Marcelle Fraysse (Villemur-sur-Tarn) Louis Ramel (Lodes)
Andrée Baccalerie (Toulouse) Anne Frechengues (Bordes-de-Rivière) Noémie Ramondou (Villematier)
Raymond Baccalerie (Toulouse) Émile Frechengues (Bordes-de-Rivière) Alice Resch (Toulouse) (Gurs) (Aspet)
Maria Baccalerie (Toulouse) Gilberte Frechengues (Bordes-de-Rivière) Jeanne Rey (Lieoux)
Marguerite Blaquières (Launac) Marcelle Frechengues (Toulouse) Mathieu Rey (Lieoux)
Roger Blaquières (Launac) Alfred Fréchengues (Toulouse) Victoria Rey (Lieoux)
Pierre Bockel (Lyon) (Toulouse) André Fréchengues (Bordes-de-Rivière) Germaine Ribière (Lyon) (Toulouse) (Les Billanges)
Jean-Bernard Bonnet (Cintegabelle) Georges Guichard (Barbazan) (Lodes) Lucien Robène (Pechbonnieu)
Marie Bonnet (Cintegabelle) Marie Guichard (Barbazan) (Lodes) Blanche Robène (Pechbonnieu)
Pierre Boué (Bruguières) Helga Holbek (Toulouse) (Gurs) (Aspet) Maurice Roulleau (Nailloux)
Jean Boyer (Toulouse) Catherine Laborderie (Bruguières) Yvette Roulleau (Nailloux)
Louise Boyer (Toulouse) Jeanne Marceillac (Toulouse) Denise Roy (Montréjeau)
May Magdeleine-Louise Charretier (Toulouse) (Paris) (Marseille) Jean-François Marty (Toulouse) Pierre Roy (Montréjeau)
Louis de Courrèges d'Ustou (Toulouse) Marie-Louise Massoc (Estadens) Jules Saliège (Toulouse)
René de Naurois (Toulouse) Roger Massoc (Estadens) Alice Schneider (Toulouse)
John de Stegge (Toulouse) Françoise Mazas (Toulouse) Marie Sentenac Diu (Miremont) (Toulouse)
Jean Desplan (Melles) Jacques Mazas (Toulouse) Gabrielle Sourgens (Lévignac-sur-Save)
Marie Desplan (Melles) Raymond Mazas (Toulouse) Charles Suran (Boulogne-sur-Gesse)
Diego Diaz (Toulouse) Adrien Montet (Villematier) Louise Thèbes (Capdenac) (Toulouse)
Juliette Doumeng (Toulouse) Louisa Montet (Villematier) Pierre Thomas (Toulouse)
Maurice Dubois (Toulouse) Jean Olivier (Saint-Julia-de-Gras-Capou) André Thouroude (Toulouse)
Andréa Dufor (Montréjeau) Clémence-Berthe Ordy (Gouzens) Lucien Thulau (Caubiac)
Jean-Bertrand Dufor (Montréjeau) Jean-Marie Ordy (Gouzens) Marie-Angèle Thulau (Caubiac)
Marina Fallou (Toulouse) Bertand Pagnon (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze) Henriette Vaur (Cadours)
Jean Fenayrol (Toulouse) Marie Pagnon (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze) Raymond Viadieu (Toulouse)

Maires de Toulouse

Antoine Ellen-Prévot (11/05/1935-08/1940)
André Haon (08/1940-09/06/1944)
Albert Ginesty (09/06/1944-20/08/1944)
Raymond Badiou (08/1944-09/1958)
Cultes à Toulouse

Jules-Géraud Saliège * Cardinal, archevêque de Toulouse ( 1928-1956 ) Dénonça les déportations de Juifs, le STO ou les exactions nazies. (24/02/1870-04/11/1956). Nommé Juste parmi les Nations
Louis de Courrèges d'Ustou * Évêque auxiliaire Évêque auxiliaire de Mgr Saliège. Nommé Juste parmi les Nations
Bruno de Solages * Recteur de l'Institut catholique ( 1942 ) (1895-1983)
Moïse Cassorla Rabbin ( jusqu'en mars 1943 )
Nathan Hosanski Rabbin ( 03/1943 - 01/1944 ) 30 ans, arrêté en janvier 1944 et déporté sans retour avec le convoi n° 73 du 15 mai 1944
Johnaan de Stegge * Abbé Nommé Juste parmi les Nations
René de Naurois * Aumônier du Couvent Notre-Dame-de-la-Compassion
Jeanne Pariset dite Sœur Marie-Julienne * Supérieure de la Communauté des Sœurs de la Charité de Nevers
Nathan Hosanski * Rabbin ( 01/1942 - 01/1944 ) Arrêté et déporté sans retour le 15 mai 1944 vers Kaunas-Revel (Lituanie) par le convoi 73

11 Familles réfugiées à Toulouse [Compléter]
04/1943 / 09/1943 Famille Blanck - Fanny Blanck, dite Françoise Blanc. Fanny Blanck, alliée à une cousine de Madame Rauch, elle est venue pour quelques jours. Françoise a une trentaine d'années. Son mari s'est battu en Espagne. Il est on ne sait où... dans un camp de concentration, et leur fille unique, Dorothée (Dorète), 8 ans - est réfugiée à Rontignon, aux environs de Pau, chez un pasteur protestant, Jules Jézéquel* dont la propriété est un asile ouvert à bien des malheureux. Après un petit essai satisfaisant, on accède à son désir de la garder jusqu'à la fin de l'été. Sa détresse est navrante et son énergie est farouche. Elle ne croit à rien. Ses idées communistes percent peu à peu. Françoise est une fanatique... Elle épilogue les moindres gestes des mères ... pour conclure qu'on a bien plus d'égards pour Renée et Irène qui sont "riches" que pour elle et Madame Rauch qui sont "pauvres"... Dans le courant de l'été, Françoise sera munie d'une fausse carte d'identité. "Françoise nous inquiète beaucoup et non sans raison. Elle a fort mal accueilli la proposition de lui chercher un refuge ailleurs... Elle ne veut rien entendre. Le 13 août, elle est prise d'un crachement de sang..." Elle partit le 18 août pour l'Hôtel-Dieu et reçut des visites, dont celle du Pasteur Jules Jézéquel*. De deux sources différentes, nous eûmes connaissance du dossier judiciaire de Françoise. Il est hors de question de la reprendre... Elle partit pour Pau le 10 septembre, après une scène poignante.1. (Captives en nos murs)
09/1942 / 09/1942 Famille Irène - Madame Irène... "A peu près à cette époque, une jeune femme juive, que nous appelions Madame Irène, passa quelques jours à Manrèze. Elle ne put résister à cette séquestration... qu'elle reconnaissait pourtant bien douce. De trop sinistres souvenirs hantaient son imagination et... "drame pour drame", elle préférait encore sa liberté, avec les risques de la mort en camp de concentration à cette lente agonie morale en face d'elle-même dans la solitude du cloître. Elle alla donc respirer à l'air libre, et peu de temps avant la Libération nous apprenions qu'elle avait échappé aux rafles si nombreuses dans la région."2. (Captives en nos murs)
1944 / 1944 Famille Kikierwich - Charlotte Kikierwich. "Juive polonaise, séparée de sa fille de 17 ans. Pauvre mère éplorée elle aussi, Madame Rauch est son ange gardien elle la soutient, la console... Elle reste plusieurs semaines, confinée dans une chambre et part peu de temps avant la Libération."3. (Captives en nos murs)
15/03/1943 / 11/1943 Famille Lesselbaum - Ruth Lesselbaum, dite Renée Lesage. "Madame Roger Lesselbaum, jeune femme de 20 ans, a postulé pour obtenir un abri à Manrèze où elle arrive vers le 15 mars. Elle est Polonaise - ses papiers en font foi - bien que ne vouant aucune sympathie à la Pologne. Ses parents habitaient Cologne et sont actuellement en Tunisie où un de ses frères s'est enrôlé dans l'armée d'Afrique. Ses beaux-parents ont un gros négoce de maroquinerie à Paris et sont réfugiés aux environs de Toulouse, à Coulommiers (sic). Ils comptent y séjourner aussi longtemps que les événements le permettront... La jeune Juive que nous recevons a un genre très différent des autres : cheveux teints, maquillée de la tête au pieds... avec des toilettes ad hoc. Sa tenue, ses gestes sont à l'instar du reste... Par ailleurs elle paraît gentille, conciliante... avec nous, mais hélas, avec Irène qui partage la même chambre, l'accord n'est pas parfait et les disputes commencent. Jusqu'à présent, chacune y mettant du sien, les litiges se terminaient sans bruit. Finie la quiétude dans ce "pacage" de guerre, et la bergère devint par force trop souvent juge de paix... Que de scènes encore... La famille de Renée Lesage était restée fidèle à un certain nombre de traditions judaïques... Le fiancé d'Irène procura du pain azyme et nos "brebis d'Israël" se livrèrent ensemble à de fraternelles agapes. Elles étaient quatre. En juin, la mère portière est intriguée par les petites manœuvres de Renée quand son mari vient la voir, tous les 8 ou 15 jours. On peut s'attendre à tout et se méfier de tout. Entre autres, Renée a eu l'idée "de faire venir son mari à heure fixe sous la fenêtre de sa chambre et de correspondre avec lui au moyen de billets lancés au bout d'une ficelle... Un jour, les couvertures de leur lit tombèrent par la fenêtre ... oh ! Par hasard !" Mis au courant, Monseigneur Louis de Courrèges d'Ustou* leur fit prêcher la prudence et nous recommanda la fermeté. En juillet 1943, Renée Lesselbaum était dévorée d'inquiétude au sujet de son mari. Il était non seulement menacé par les rafles concernant les Juifs, mais encore par les rafles non moins redoutables en son cas enlaçant les jeunes gens pour le travail obligatoire en Allemagne. Le père Roger Braun* lui trouva une place... au noviciat des pères Jésuites, à Mons. Mais le mari, amateur de confort, mit un mois avant de se décider. Renée tomba malade. Ces deux semaines de maladie avaient suscité autour de sa chambre des allées et venues qui intriguèrent et qui rendirent ensuite assez pénible la présence des quatre Juives à Manrèze. Les petites manœuvres et intrigues reprennent et créent une atmosphère de malaise. Elle n'hésita pas à imaginer de véritables comédies et à commencer leur mise en scène, par exemple pour nous obliger à héberger sa belle-mère, ou pour prendre la place du petit Nizan dans la famille amie... Ayant de l'argent, elle se fait faire plusieurs cartes d'identité, n'hésitant pas à usurper l'identité d'amies du couvent. Bref, elle devient dangereuse. Il est urgent de l'écarter, mais cordialement pour éviter une dénonciation. Les adieux furent corrects, Après son départ, la paix se rétablit à Manrèze.4. (Captives en nos murs)
Famille Liobé - Madame Liobé. "Juive, est accueillie temporairement à Manrèze où elle ne séjourne pas longtemps."5. (Captives en nos murs)
20/09/1942 / 24/12/1942 Famille Lominska - Irène Lominska, dite Irène Lomin puis Marie-Louise Robert. "Polonaise née à Cracovie, elle arriva le 20 septembre, âgée de 31 ans. Docteur en médecine, remarquablement intelligente et instruite, parlant couramment plusieurs langues, elle joignait aux dons de l'esprit ceux d'une excellente femme d'intérieur. Elle avait eu le courage de rester à Paris non seulement après le départ de son mari, le docteur Lominski, qui s'était enrôlé dans l'armée polonaise et avait trouvé en 1940, un refuge en Angleterre, mais à l'heure la plus tragique où les Juifs fuyaient en masse vers la zone libre... Au commencement de l'été 1942, elle doit à son tour déserter la capitale et rejoint une famille amie réfugiée dans le Gard. Cette halte ne devait être que transitoire. Les Israélites étaient traqués de toutes parts, et Madame Lominska, après des semaines angoissantes, acceptait avec une immense reconnaissance l'abri d'un couvent. Privée des nouvelles de son mari qu'elle ne pourra rassurer que quelques mois plus tard, elle ignorait tout de sa famille et de sa belle-famille. Le père Arnoux, ami du Docteur Lominski, venait la voir de temps en temps. En novembre, Madame Lomin a pu se procurer une excellente fausse carte d'identité sous le nom de Mademoiselle Marie-Louise Robert. Une légère détente s'étant produite dans la situation, elle se fit inscrire sous un faux nom à l'Aide aux Mères pour assurer plusieurs matinées de service par semaine. Son service fut de courte durée. Une grande rafle place du Capitole l'oblige un matin à réintégrer ses pénates. Erudite, Madame Lomin savait occuper ses loisirs forcés. Elle apprenait seule l'anglais au moyen d'une méthode moderne et s'était composé une petite bibliothèque d'ouvrages "substantiels". Sur la cheminée de sa chambre, fraternisaient les uns à la suite des autres des livres tels que la Bible (traduite par l'abbé Crampon), Platon, des spécimens choisis des littératures étrangères... et les oeuvres de sainte Thérèse, voire même celles de saint Jean de la Croix. Noël approchait. .. Madame Lomin se sentait faite pour agir. Difficilement, moyennant finances et avec des risques qui se multipliaient sans cesse, on pouvait encore tenter de franchir en fraude et à pieds la frontière espagnole... Madame Lominska en conféra avec le père Arnoux... Munie de sa fausse carte d'identité, elle se fit envoyer par une relation de Lyon la somme de 20 000 francs nécessaire pour le paiement de son "passeur" ... Son départ fut fixé pour la nuit de Noël, vers 3 heures. Le 24 décembre, sitôt après avoir réveillonné avec ses compagnes, Madame Lomin quittait la maison avec pour tout bagage son sac à ouvrage. A la fin de janvier, un ordre de l'agence Cook nous demandait l' envoi de la valise de Mademoiselle Marie-Louise Robert (son nom d'emprunt). Elle l'avait préparée en vue de cette éventualité. Puis ce fut le silence. Après son départ de Toulouse, elle avait traversé les Pyrénées par des chemins de contrebandiers, sentiers neigeux et abrupts... A Barcelone, elle passa plusieurs jours en prison avant de pouvoir rejoindre son mari en Angleterre, en passant par le Portugal. Madame Lominska nous écrivit un mot charmant sitôt la Libération, en 1944. Elle était à Glasgow où son mari, le Docteur Lominski est toujours professeur agrégé à l'Université de cette ville pendant qu'elle-même exerce à l'hôpital sa profession de docteur en médecine. En mai 1947, profitant d'un premier et court séjour en France depuis la fin des hostilités, elle est venue passer deux jours à Toulouse pour nous voir. Son voyage n'avait pas d'autre but ... Joie de part et d'autre. Sa famille a été bien éprouvée en Pologne. Sa mère et une de ses soeurs ont survécu à la tourmente... La plus jeune soeur a disparu. A Cracovie, sa grand-mère, octogénaire, a été fusillée à bout portant chez elle, dans son fauteuil... Presque tous les membres de leurs relations polonaises avaient péri eux aussi au four." 6. (Captives en nos murs)
04/09/1942 / 09/04/1945 Famille Rauch - Madame Alma Rauch, née Erb, dite Anna Roche. "Le 4 septembre 1942, Mademoiselle Danty nous présentait Madame Rauch. D'une famille allemande de sept enfants, elle est née en 1901 en Pologne, aux environs de Bromberg où elle a passé son enfance. Après la guerre de 1914-1918, ses parents se fixèrent à Berlin. C'est là que Madame Rauch, alors Alma Erb, fut factrice dans un grand magasin en attendant son mariage avec un juif polonais, Jacob Rauch : union qui ne devait pas être heureuse... Madame Rauch, abandonnée de son mari, a un enfant de 5 ans, Nizan. La dureté des temps obligeait, même là où l'on aurait pu recevoir mère et enfant, à séparer les enfants de leur mère car, en cas de recherches ou de perquisitions par la Gestapo, l'enfant trahit toujours inconsciemment sa mère. Et le pauvre petit garçon est confié à une colonie d'enfants juifs, aux environs de Brive. D'une santé précaire, avec une vue très défectueuse. Madame Rauch n'est qu'une malheureuse maman désemparée ... Par bonheur, la mère économe parle parfaitement l'allemand... En novembre 1942, grande rafle place du Capitole... suivie de plusieurs autres. Madame Rauch est consternée, ne venait-elle pas d'obtenir un visa pour le départ de son fils en Amérique ? Cette déception n'était que le prélude des angoisses indicibles qui la torturèrent au sujet de son fils... si la Gestapo saisissait la colonie de Brive ! La Mère supérieure s'adressa à une famille amie dont elle connaissait le dévouement et la discrétion. Un foyer fut donc trouvé pour l'enfant. Encore fallait-il le faire venir. Brive était loin. Bien des projets pour aller le chercher échouèrent. Enfin, le 3 décembre 1942, à 21 heures, Nizan, devenu "Rody" à la colonie, arrive à Toulouse. Dans un état pitoyable. Il resta au parloir durant deux jours avec sa maman. Il déclara lui-même "maintenant je m'appellerai Henry". Le lendemain il part à la campagne. Le 24 mai 1943, visite de Nizan, un superbe petit bonhomme dans lequel on avait de la peine à retrouver le miséreux du mois de décembre. Cependant un gros sacrifice assombrissait ce bonheur. L'enfant avait à peu près oublié l'allemand et sa mère ne parlait, en français, qu'un charabia inintelligible au pauvre petit... Les 5, 6 et 7 août, Madame Rauch eut la joie de revoir Nizan : le joyeux Riri. Pour l'enfant, les difficultés n'étaient pas finies... Il fallut renoncer à le laisser dans la famille qui l'avait accueilli, et il aboutit un jour au parloir en mai 1944. Il fut d'abord caché chez des amies, près de la gare Matabiau dont la radio annonçait le bombardement. Enfin, une autre amie de la maison réussit à convaincre une ancienne domestique de le prendre avec elle dans une ferme à 30 kilomètres de Toulouse. Il ne retrouvera vraiment sa maman qu'après la Libération. A Berlin, où la famille Rauch s'est installée en août 1946, Nizan est la consolation de sa maman. De ses nombreux frères, sœurs, neveux, etc., seuls sa sœur Gertrude et son mari ainsi que leur fille sont sortis indemnes de la tourmente. Tous les autres ont été victimes de la Gestapo."7. (Captives en nos murs)
28/08/1942 / 13/09/1942 Famille S. - Selma S., dite "Solange Simon". "Le 28 août 1942, Miss Rot de Neuville nous conduisait une jeune fille juive que la persécution avait refoulée dans le midi. Autrichienne, sans nouvelles de ses parents restés à Vienne, elle ne possédait que de faibles ressources et, pour sa nature habituée à l'indépendance, la transition fut brusque sur toute la ligne. Cet "oiseau" privé de liberté, ne trouva pas dorés les barreaux de la cage hospitalière. J'ai l'impression d'être enfermée dans un asile d'aliénés", soupire-t-elle. Elle parlait gentiment le français et manifestait le désir de se perfectionner dans notre langue pour utiliser ses loisirs forcés. Chaque jour une mère allait la voir... Une occasion s'offrait pour gagner Lyon... C'était pour elle la porte de la Suisse, donc une planche de salut, et son départ fut décidé pour le 13 septembre. "Elle nous quitta visiblement émue, reconnaissante de l'accueil reçu... A Noël, la Mère supérieure recevait d'elle une carte avec un petit mot de gratitude. Naturellement, elle ne donnait aucune adresse. Depuis, plus rien. A-t-elle survécu à la tourmente"8. (Captives en nos murs)
04/09/1942 / 15/10/1943 Famille Sperzling - Irène Sperzling - dite Irène Sutra. "Le 4 septembre, Madame Balesi nous présentait Irène Sperzling. Irène a 21 ans. Polonaise de Looz, elle préparait à Paris sa licence ès lettres quand, personnellement recherchée par la Gestapo. elle a dû fuir, accompagnée de son fiancé, jeune Roumain de 27 ans, professeur de philosophie. Travestie, elle fuit avec lui dans un fourgon de marchandises vers Lyon. Elle est sans ressources. Son fiancé pourvoit à ses besoins. Mais Irène est une enfant gâtée et irréfléchie. Une semaine après son arrivée, un matin de bonne heure, elle sortit en disant à la porterie, sans plus d'explication, qu'elle partait... Elle reviendra quelques semaines plus tard...
5 novembre : Irène est revenue... Ce n'est plus la jolie jeune fille que nous avions connue il y a deux mois. C'est une convalescente bien affaiblie, se remettant lentement d'une forte jaunisse... La pauvre enfant a des allures de petite vieille ... Elle a subi et subit encore le contrecoup des émotions traversées pendant ces derniers mois... Son fiancé, Monsieur Voldman, est très marqué par l'accueil bienveillant fait à la jeune fille malgré sa fugue. Finalement elle se marie le 14 septembre 1944 et, vers le 15 octobre, elle nous quitte, son mari ayant trouvé un logement. Son père, sa mère, sa soeur, tous les siens, deux ou trois cousins exceptés, ont péri victimes de la persécution contre les Juifs en Pologne.9. (Captives en nos murs)
Juin 1941 / Septembre 1942 Famille Wagner - Entre juin 1941 et Septembre 1942, venus de Belgique via Cazeres-sur-Garonne et Pau, mon pere Benny et ses parents David et Dora WAGNER etaient refugies a Toulouse, au 52 rue Gravelotte. David travaillait comme typographe dans une imprimerie, peut-etre les Parchemins du Midi, dirigee par un monsieur LOUSTEAU ou LOUSTAU. Ce Mr Lousteau avait un frère, directeur à l’EDF, avec 2 usines d’électricité à Genève (Suisse), qui avait le droit de voyager entre France et Suisse comme il le désirait, et était membre du réseau de résistance du père Favre (école St François de Sales, à Ville-La-Grand). Il a ouvert la route vers la Suisse à toute ma famille (une douzaine de personnes). J’aimerais retrouver les descendants de ces deux frères Lousteau (ou Loustau). (Temoignage de mon pere Benny Wagner)
Famille Weil - Madame Weil et sa fille Françoise Weil. "Françoise a 14ans. Juive convertie, elle terminait vers cette époque un séjour aux retraitantes (Manrèze) nécessité pour la poignante situation de sa famille. Son père et ses deux soeurs, Lise et Annette, ont été arrêtés et déportés en camp de concentration. Les jeunes filles en reviendront après avoir gravi un long calvaire. Monsieur Weil ne donna plus de ses nouvelles et le dénouement fatal ne laisse aucun doute à son sujet. La benjamine reste seule à Toulouse avec sa mère qui s'est aussi réfugiée chez nous quelque temps. Madame Weil ensuite nous confie Françoise sans qu'il soit question d'une claustration pour cette enfant qui poursuit ses études. C'est une charmante adolescente très courageuse qui laisse un excellent souvenir... En octobre 1942, il est signalé le passage de quelques juives dont le court séjour ne pouvait se prolonger. Leurs noms même n'ont pu être conservés. En 1943 et en 1944, sans précision : Quelques juives passèrent une, deux ou trois nuits sous notre toit. Il ne fallait garder aucune trace."10. (Captives en nos murs)

16 Familles arrêtées (Toulouse) [Compléter]
01/1944 Famille Amselle - Pierre, né le 20 septembre 1916 à Sezanne (Marne), Juif, habitait Charleville-Mézières. Il était réfugié avec sa famille à Gaillac (Tarn). Résistant, il est arrêté à la gare de Toulouse en janvier 1944 et emprisonné à la prison Saint-Michel de Toulouse. Il sera transféré au Fort Montluc à Lyon, dans la maison des otages. En représailles à un attentat commis la veille au centre SNCF de Portes-lès-Valence, il est fusillé le 8 juillet 1944 sur les lieux même de l'attentat avec 32 autres otages.
Date d'exécution : 08/07/1944

05/1944 Famille Cisinski - Paul, 27 ans, d'une famille originaire de Varsovie arrivée en France en 1920, est arrêté dans une chambre d’hôtel, à Toulouse en 1944, transféré à Drancy le 14 mai 1944 et déporté le 15 mai par le convoi 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73

02/1944 Famille Gauthier - Jean, né en 1918 à Pamiers, est militaire de carrière (aviation) jusqu’en 1942. Il entre, ensuite, au Service du Ravitaillement à Foix. Très tôt, il prend contact avec les résistants de Franc- Tireur (Amouroux et Cazalé). Ami de Pierre Labarthe (Groupe Morhange), il découvre, aussi, le groupe de résistants du Ravitaillement (de Nattes). Il est arrêté à Toulouse lors de la rafle de l’imprimerie Lion (février 1944). Déporté à Flossenbourg, il meurt le 7 décembre 1944. Une rue de Pamiers porte son nom.
JO : L'Etat en Ariège

1944 Famille Goldberg - Marcel (Mardochée), né le 04/03/1913 à Varsovie (Pologne) est le fils de Rubin Goldberg et de Chawa Mirla née Kantyn. Marié avec Fanny Fichtenberg, ils habitent Paris. Marcel est représentant de commerce. Réfugiés à Lavaur (Lot-et-Garonne), Marcel, âgé de 31 ans, est arrêté à Toulouse parce que juif et déporté sans retour de Drancy à Auschwitz.11
Déportation : 07/03/1944 convoi no 69
JO : DAF-ED 117769

19/08/1944 Famille Gottesman - Né le 21 février 1912 à Dolina (Pologne), mort le 20 août 1944 des suites de blessures reçues dans les combats de la libération de Toulouse (Haute-Garonne) ; soudeur autogène ; résistant FTP-MOI, interrégional FTP-MOI (avril-juillet 1944).
Zeef Gottesman, parfois prénommé Zev et nommé Gotesman, bachelier es lettres, était soudeur autogène. Il entra au FTP-MOI, 35e Brigade devenue Brigade Langer et fut promu commissaire interrégional technique en avril 1944 à la suite de l’arrestation du Sewek Michalak (Charles) qui occupait ce poste. Le commandant Philippe, son grade et pseudonyme dans la clandestinité, assura cette responsabilité jusqu’en juillet 1944. Il fut mortellement blessé le 19 août 1944 dans les combats de la Libération et mourut le 20 août, 17 rue Larrey, à l’hôpital Larrey.
Une plaque est apposée au 10 place du Parlement, ancienne place intérieure Saint-Michel où il fut blessé. Son acte de décès est d’abord dressé au nom de Teef Gattesman, né à Waldenburg (Suisse) puis modifié. Il est signalé qu’il était le fils de Léon Gottesman et de Yetti Flank. Il était marié à Sura Binder qui vivait en 1947, rue Lamarck (Paris XVIIe arr.) et avait deux enfants : Huguette est née en juin 1938 à Paris XII et Victor en juillet 1941 à Nîmes. La mention "Mort pour la France" lui fut attribuée dès décembre 1946 et homologué, à titre posthume capitaine FFI.12
Date d'exécution : 20/08/1944
JO : Jean-Pierre Besse pour le Maitron-en-ligne

>> Voir les 16 familles arrêtées dans la commune <<

Chronologie [Ajouter]

19/04/1941 - Création de quinze préfectures régionales par décret en zone non occupée à Lyon, Marseille, Montpellier, Clermont-Ferrand, Toulouse et Limoges ; en zone occupée, à Angers, Dijon, Orléans, Rennes, Rouen, Poitiers, Bordeaux ; en zone interdite, à Nancy, Laon, Châlons-sur-Marne et à Lille, préfecture rattachée à l’administration militaire de Bruxelles.
22/08/1943 - Meurtre perpétré par les unités allemandes d’occupation et recensé par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).
06/06/1944 - En juin 1944, un réfugié juif a essayé de passer la ligne de démarcation à Chaum où il s'est fait tuer par les gardes frontière. Sa tombe est dans le cimetière de Chaum, il venait, semble-t-il, de Pologne. Son nom peut être retrouvé sur sa tombe. Il aurait été dénoncé. 13Chaum France
07/1944 - Meurtres perpétrés par les unités allemandes d’occupation et recensés par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).
19/08/1944 - Destructions perpétrées par les unités allemandes d’occupation et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).

Dans les archives du "Monde": La crise du logement en 1947

"Le Monde" publie en 1947 une enquête en huit volets consacrée au "problème du logement en France". Dans un contexte qui aboutira à l'adoption de la loi de 1948.

Le Monde" publie en 1947 une enquête en huit volets consacrée au "problème du logement en France". Dans un contexte qui aboutira à l'adoption de la loi de 1948.

POURQUOI NE TROUVONS-NOUS PLUS D'APPARTEMENTS ?

Plusieurs millions de Français cherchent actuellement un logement. A Paris, dont le cas n'a rien de plus fâcheux que celui de vingt autres villes, les destructions de la guerre, qui sont de l'ordre de 1 % pour l'ensemble de l'agglomération, ne jouent qu'un rôle minime dans la crise du logement. Alors ?

Aux approches de l'armistice, de braves gens disaient : "Ce sont les Américains…" Les Américains sont partis, il reste beaucoup moins d'Alliés à Paris que nous n'avions de touristes ou de résidents étrangers avant la guerre. Et l'appartement reste introuvable.

On a dit : "Ce sont les provinciaux…" Beaucoup de provinciaux, c'est vrai, ont été chassés de chez eux vers Paris, par la guerre. Les uns ont regagné la province, d'autres ont des motifs très légitimes de ne pas s'en aller. Il est très vraisemblable que le départ de tous les provinciaux "abusifs" ne pourvoirait pas à un dixième des besoins.

On a dit : "Ce sont les réquisitions administratives." Mais croit-on que la déréquisition des cent ou deux cents immeubles que paraissent encore occuper les administrations d'Etat puisse apporter mieux qu'un soulagement passager dans une ville qui compte – banlieue exclue – 85 000 immeubles ? Ce n'est pas là que peut être la cause fondamentale du mal.

Autre explication : les appartements devenus trop grands parce qu'un des conjoints est mort ou que les enfants sont partis. En d'autres temps, le locataire aurait déménagé pour plus petit. Aujourd'hui, il se cramponne à des chambres vides afin d'éviter d'engager d'énormes dépenses de déménagement pour économiser quelques milliers de francs de loyer.

JE VOUDRAI DES ÉCLAIRCISSEMENTS SUR CEUX QUI ONT ÉTÉ OUBLIES CAR AYANT ÉTÉ DANS DES ORPHELINATS OU
QUI AVAIT ÉTÉ SE CACHÉ DANS LES FORETS: QUI FURENT OUBLIES CAR CONSIDÉRÉES COMME DÉSERTEURS OU COLLABORATEURS PARCE QUE N'AYANT PAS ÉTÉ ÉTABLIS SUR DES LISTES DE RENSEIGNEMENTS

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
SOUS L’ÉGIDE
DE Y'BECCA.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE SÉNAT, LE SYTHON, LA MOLÉCULE, TAY LA CHOUETTE et Y'BECCA   Mar 10 Oct à 10:57

USM Magistrats‏ @USM_magistrats 9 oct.
Précision: Murat Arslan, prix Václav Havel 2017, président de l’association des magistrats turcs dissoute « YARSAV » est toujours incarcéré!

Conseil magistrature‏ @CSMagistrature 5 oct.
#MissionCSM : Visite de la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion - Rencontre avec les magistrats du TGI de Mamoudzou

Droit pénal‏ @Dr_penal 9 oct.
Les drogues : un débat interdit? - Après-demain N°NF-044

Droit pénal‏ @Dr_penal 9 hil y a 9 heures
Les chantiers de la Justice en 5 missions bit.ly 2yCmiSj #lexis360 via @lexis360

Le premier round commence à l'Assemblée pour le budget 2018 #FISCALITÉ #AFFAIRES #CIVIL https://www.actualitesdudroit.fr/browse/civil/fiscalite-des-particuliers/9353/le-premier-round-commence-a-l-assemblee-pour-le-budget-2018

Pour Murat Arslan, lauréat du Prix Vaclav-Havel, la Turquie est « un laboratoire de gestion totalitaire »

Le juge turc, distingué par le prix Vaclav-Havel de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, lundi 9 octobre, est détenu depuis près d’un an à la prison de Sincan, à Ankara.

Le juge turc emprisonné Murat Arslan a reçu le prix Vaclav-Havel de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, lundi 9 octobre à Strasbourg. Décerné chaque année, le prix récompense des personnes ou des organisations issues de la société civile attachées à défendre les droits de l’homme.

« C’est un signal extrêmement fort vers tous ceux qui luttent encore pour les droits de l’homme en Turquie », s’est réjouie l’Association des magistrats européens pour la démocratie et les libertés (Medel) ainsi que l’Union internationale des magistrats, toutes deux à l’origine de sa candidature.

Le lauréat était absent. Détenu depuis près d’un an à la prison de Sincan à Ankara, il avait pu rédiger une lettre de remerciement qui a été lue aux parlementaires de 47 pays présents dans l’hémicycle, dont la Turquie, membre du Conseil de l’Europe depuis 1950.

« Je m’adresse à vous depuis une prison dans un pays où le droit est mis entre parenthèses, où les valeurs de la démocratie s’éloignent progressivement, où les voix dissidentes sont étouffées, où les défenseurs du droit, les journalistes, ceux qui souhaitent la paix, ceux qui crient pour que les enfants ne meurent pas, sont décrétés “terroristes” (…), a-t-il écrit dans sa lettre. Le prix que nous payons sert, au contraire, à renforcer notre croyance et notre envie de nous battre en faveur des valeurs du droit et de la démocratie. »
Détournement de la législation sur l’antiterrorisme

Ancien rapporteur de la Cour constitutionnelle turque, Murat Arslan, 43 ans, est accusé d’avoir entretenu des liens avec la communauté du prédicateur Fethullah Gülen, un ancien allié du président turc, Recep Tayyip Erdogan, devenu sa bête noire. Exilé aux Etats-Unis depuis 1999, l’imam Gülen est accusé d’avoir fomenté le coup d’Etat, raté mais sanglant (250 morts), du 15 juillet 2016. Depuis, les purges n’ont jamais cessé. Au total, plus de 4 500...

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/10/pour-murat-arslan-laureat-du-prix-vaclav-havel-la-turquie-est-un-laboratoire-de-gestion-totalitaire_5198922_3214.html

ET

Fiscalité. L’Europe exige qu’Amazon et Apple paient (enfin) leurs impôts

Économie
Union européenne
États-Unis
Luxembourg
Irlande
Courrier international - Paris

Publié le 04/10/2017 - 16:10
La Commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse le 4 octobre 2017. AFP PHOTO / EMMANUEL DUNAND

Le Luxembourg, où se situe le siège d’Amazon en Europe, devra collecter 250 millions d’euros auprès du géant de la distribution en ligne. De son côté, Dublin est assigné en justice pour non-récupération des 13 milliards d’euros d’aide perçus illégalement par Apple.
Nos services

La mode a beau être aux baisses d’impôts, les multinationales ne doivent pas pour autant se sentir affranchies de leurs obligations en la matière. C’est en substance ce que l’Union européenne vient de signifier – une fois de plus – à deux poids lourds de l’évasion fiscale, Amazon et Apple.
À lire aussi Economie. Evasion fiscale : Bruxelles passe à l’offensive

Dans le cas du premier, la Commission européenne exige que le Luxembourg, où se situe le siège d’Amazon en Europe, collecte 250 millions d’euros d’arriérés auprès de la société américaine, “qui a bénéficié pendant des années d’un accord avec les autorités luxembourgeoises, mis au jour par les révélations du LuxLeaks, en 2014”, comme le rappelle le Telegraph.

“Cet accord, explique de son côté le New York Times, a permis à Amazon, qui opère dans l’ensemble des pays de l’Union, de profiter d’un bouclier fiscal au Luxembourg et de transférer dans ce pays les bénéfices réalisés dans d’autres, moins généreux au point de vue fiscal.”
Pratiques illégales

Autant d’avantages indus, découlant d’une pratique illégale… Ce que contestent le grand-duché et Amazon. L’Essentiel se fait écho de la position officielle : “Le gouvernement luxembourgeois […] rappelle que la décision européenne s’appuie sur des faits remontant à 2006. Selon les autorités, l’accord avec Amazon respectait la législation de l’époque. Il ne s’agit donc pas d’une aide d’État déguisée”, indique le quotidien luxembourgeois.

Le Wall Street Journal, lui, reproduit la réaction du leader mondial du commerce en ligne : “Nous estimons qu’Amazon n’a pas bénéficié d’un traitement spécial de la part du Luxembourg et nous avons payé nos impôts en parfait accord avec les dispositions fiscales luxembourgeoises et internationales.” Amazon comme le Luxembourg peuvent faire appel, précise le quotidien des affaires américain.
À lire aussi Concurrence. La femme qui fait trembler les multinationales

Dans le deuxième cas, celui d’Apple, la Commission a décidé d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-récupération des 13 milliards d’euros d’aide d’État perçus illégalement par Apple, comme l’avait exigé Bruxelles il y a un an. Selon le Financial Times, la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, commençait visiblement à perdre patience. De fait, alors qu’elle a “enjoint Dublin l’an dernier de récupérer l’argent qu’Apple n’a pas versé au fisc après avoir bénéficié, pendant un quart de siècle, d’une aide illégale des autorités irlandaises”, l’argent ne s’est toujours pas matérialisé.
À lire aussi Optimisation fiscale. L’Irlande embarrassée par l’affaire Apple

Certes, Apple et Dublin ont fait appel de cette première décision, mais il n’empêche, les fonds devaient être versés sur un compte en séquestre. Et, comme le précise le Financial Times, “Fiat a, dans un cas similaire, remboursé le Luxembourg en quatre mois, et Starbucks en a pris neuf pour honorer sa dette vis-à-vis des Pays-Bas”.

Bref, pas d’excuse pour Dublin. “Le gouvernement irlandais est en train de chercher des agents dépositaires et des gestionnaires pour s’occuper des fonds, en attendant l’issue de la procédure d’appel, qui pourrait prendre plus de quatre ans”, plaide pourtant l’Irish Times.
Une plaie pour la société

Autant de décisions européennes applaudies par un professeur américain, Scott Galloway, de la New York University, interviewé sur la chaîne CNBC. “Nous laissons Amazon et Apple éviter les impôts, envahir notre vie privée et détruire des emplois”, a-t-il tonné. Pour poursuivre :

Ces quatre cavaliers – Amazon, Apple, Facebook et Google – emploient seulement 418 000 personnes au total, soit environ la population de Minneapolis, mais ensemble ils affichent une valorisation boursière de plus de 2 000 milliards de dollars, soit le PIB de la France, une nation développée de 67 millions d’habitants.”

Assez riches, en somme, pour payer leurs impôts.
À lire aussi Entreprise. Comment Amazon est entrée dans nos vies
Sélection de la rédaction

Union européenne
Evasion fiscale

Gladiator : discours de Maximus avant la bataille.
https://www.youtube.com/watch?v=TbVrsxfwpEY

Bahamas Leaks. Évasion fiscale : nouvelle moisson de révélations.​
Commerce. Qui aura le coûteux privilège d’accueillir Amazon  ?
États-Unis. De Kodak à Apple : comment les inégalités ont explosé.
Chine. Censure : Apple capitule en silence.

Soundtrack - Gladiator - Now We Are Free
https://www.youtube.com/watch?v=xButjfhZWVU

AU TRAVAIL SÉNATRICES ET SÉNATEURS !

LA MARCHE N'EST QU'UNE ÉTAPE CAR LE SÉNAT EST LE MOUVEMENT: LE SAGESSE, LA PRUDENCE ET L'ARDEUR !
NOUS SOMMES LA PLÈBE, RÉPUBLICAINES ET RÉPUBLICAINS.

ECRIT ET RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie




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LE SÉNAT, LE SYTHON, LA MOLÉCULE, TAY LA CHOUETTE et Y'BECCA
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