Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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  L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE

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yanis la chouette



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MessageSujet: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Mer 27 Sep à 3:26

LA NAISSANCE D'UN EL DORADO VIENT DE CIRCONSTANCE QUE L'ON CROIT NON ÉTABLI
MAIS QUI REPOSE SUR UN MYSTÈRE ÉTABLI OU UN SECRET INAVOUABLE...
GRACE AUX ASPECT DE L'ADN ET DU CARBONE CARBONE. NOUS CONNAISSONS PRESQUE
LES DÉPLACEMENTS DE L'ACTUEL ET CE QUI CONCERNE L'ANCIEN, NOUS POUVONS COMPRENDRE
QUE LA DIASPORAH FUT PLUS GRANDE QUE NOUS L'AVONS IMAGINE: LE MIRACLE DU COUPLE
OU DES FEMMES ET DES HOMMES PORTAIENT VERS CETTE SOIF DE L'INFINI ET DE LA RICHESSE.

L'ATLANTIDE D'UN POINT DE VUE EST UN MYTHE SI ON LE DÉTOURNE DE SON ASPECT HUMAIN.
OUI, DES CIVILISATIONS PRÉHISTORIQUES ONT PU DÉVELOPPER CES QUÊTES HUMAINES PAR
LE TRAVERS DES CHASSES, DES PÊCHES ET DE L'AGRICULTURE. LA PALÉOANTHROPOLOGIE
NOUS EXPLIQUE UNE ORIGINE COMMUNE ET L'HOMME A SEMBLE T'IL RÉSERVER DES SURPRISES
SUR CES ÉVOLUTIONS TOUT EN SUBISSANT LES DIFFÉRENTES CATASTROPHES QUI ONT
TRAVERSE L'HISTOIRE DE LA BIODIVERSITÉ OCÉANIQUE ET TERRESTRE. DES ANTHROPOLOGUES
ET DES PHILOSOPHES ONT PEUT ÊTRE SOUS ESTIMER LA CONNAISSANCE DES PREMIERS EXISTENCES
HUMAINES QUI FURENT PORTE PAR LE COURAGE DEVANT LA SÉLECTION NATURELLE:
JE SERAI MOINS CRU ET PLUS TENDRE QUE PLATON SUR LES CIRCONSTANCES DES GRANDES SOCIÉTÉ.
LA NAISSANCE DE L'ART OBSCURANTISTE SE DÉVELOPPA SUR LES PHÉNOMÈNES DE MOUVEMENT
ET DE CONSTATATION SUR L’ENVIRONNEMENT CHERCHANT DES RÉPONSES ÉTABLIES SUR LA SCIENCE,
LA NATURE, LES DIEUX ET L'ESSENCE PRIMORDIAL...

LA DIASPORAH ÉTAIT NÉE DANS CES TUMULTES AYANT CRÉE SON JARDIN MAIS
COMME LA PLUPART DES CIVILISATIONS, ELLE SUBIT LES ACTIONS DU MOUVEMENT BIEN AVANT L'AGE
DE PIERRE... CES CIVILISATIONS CONSTRUITE PAR DES COMMERCES QUI SEMBLENT PROUVE UN
PLUS GRAND DIALOGUE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES DANS CES ANNÉES QUI ONT CONDUIT
AUX RENCONTRES ENTRE NEANDERTAL ET LES CRO-MAGNONS. CEUX QUI ONT RÉUSSI DES LIENS
ET PERÇUT LES DIFFÉRENTS ASPECTS DE L’ÉVOLUTION HUMAINE: CERTAINS PAR LES GESTES
ET D'AUTRES CIVILISATIONS ONT VÉCU L'EDEN, D'AUTRES ONT CRÉE L'ATLANTIDE ET JE SUIS SUR QU'IL Y EN
A D'AUTRES DANS DES RÉGIONS: CE LIEN ENTRE LE RELIGIEUX ET LA SCIENCE DANS L'ASPECT DE NATURE
FIT PEUR MAIS IL EST NOTRE HISTOIRE ET ELLE EST CELLE DE LA PLUPART DES CIVILISATION.
CERTAINES VEULENT TROUVER SES ORIGINES POUR DE MULTIPLE DE RAISON OU D'AUTRES EN VEULENT
EN EFFACER LES TRACES... IL Y A LES ROUTES ET JE SUIS QUE LES ROMAINS SE SONT SERVIS DE CES ASPECTS
POUR S'ETABLIR DANS LE MARE NOSTRUM... THE LAMB et LE VEAU... LA PRÉHISTOIRE ET L'HISTOIRE
DEVANT LE REGARD ET LES APPREHENSIN DU PEUPLE DANS LES INVENTIONS ET LES DÉVELOPPEMENTS

AINSI

La paléoanthropologie ou paléontologie humaine est la branche de l'anthropologie physique ou de la paléontologie qui étudie l'évolution humaine.

L'évolution humaine désigne les différentes étapes qui ont permis d'aboutir à l'homme moderne, à partir de ses ancêtres primates. Elle ne se limite pas à l'étude du genre Homo mais inclut plus généralement tous les membres de la sous-tribu des hominines y compris donc des taxons qui ne sont pas, à proprement parler, nos ancêtres. Les hominines1 comprennent les hominidés du Messinien (7 Ma - 5 Ma), les Australopithèques (4,4 Ma - 1 Ma), les Paranthropes (2,7 Ma - 1 Ma) et les représentants du genre Homo (apparition entre 2,5 et 2 Ma).

La paléoanthropologie s'appuie essentiellement sur l'étude des fossiles, mais recourt également à d'autres approches comme la primatologie. Elle utilise depuis quelques décennies des instruments gigantesques comme l'European Synchrotron Radiation Facility.

Cette science ne dispose que d'un matériel fossile fragmentaire et peu abondant. De plus, les travaux des chercheurs conduisent à émettre de nombreuses et diverses hypothèses qui ne font pas toujours l'unanimité au sein de la communauté des paléoanthropologues et sont souvent remises en question lors des découvertes ultérieures. Touchant à un domaine (l'origine de l'homme) sensible, elle a connu une histoire agitée qui est loin d'être terminée2.

La paléoanthropologie se fonde sur la théorie de l'évolution et utilise des connaissances issues de multiples disciplines pour compenser la difficulté liée au faible nombre[réf. nécessaire] de fossiles humains disponibles :

La paléontologie fournit les outils de base pour la recherche de fossiles humains.
L'archéologie permet de mettre en parallèle l'évolution biologique avec l'évolution de l'activité humaine préhistorique.
La primatologie offre un point de comparaison avec les primates vivant aujourd'hui.
L'étude du paléoenvironnement (paléobotanique et archéozoologie) nous renseigne sur le climat et l'écosystème dans lequel vivaient les hominidés.
La génétique fournit des éléments sur le brassage génétique et les mouvements de populations au cours de l'histoire.
L'anthropologie qui décrit l'homme actuel peut aussi aider à comprendre les évolutions biologiques et culturelles du passé.

Quelques paléoanthropologues célèbres

Philippe-Charles Schmerling (1791-1836)
Eugène Dubois (1858-1940)
Robert Broom (1866-1951)
Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)
Davidson Black (1884-1934)
Raymond Dart (1893-1988)
Louis Leakey (1903-1972)
Carleton S. Coon (1904-1981)
André Leroi-Gourhan (1911-1985)
Mary Leakey (1913-1996)
Yves Coppens (1934- )
Jean-Louis Heim (1937- )
Alan Walker (1938- )
Michel Brunet (1940- )
Milford H. Wolpoff (1942- )
Meave Leakey (1942- )
Donald Johanson (1943- )
Martin Pickford (1943- )
Richard Leakey (1944- )
Ian Tattersall (1945- )
Timothy White (1950- )
Michel Haas (écrivain) (1952- )
Brigitte Senut (1954- )
Pascal Picq (1954- )
Eric Trinkaus (?- )
John Kalb (?- )
Carol Ward (?- )
Leslie Aiello (?- )
Bernard Wood (?- )
Christopher Dean (?- )
José María Bermúdez de Castro (1952- )

Philippe Charles Schmerling, Recherches sur les ossements fossiles découverts dans les cavernes de la province de Liège, vol. I, P.-J. Collardin, Liège, 1833, 213 p., p. 24 et 126.
↑ Haeckel, E. (1868) - Natürliche Schöpfungsgeschichte, Berlin.
↑ Les paléoanthropologues distinguent les australopithèques dits « robustes », ou paranthropes, des australopithèques dits « graciles » tels qu'Australopithecus afarensis
↑ V. Sarich et A. Wilson, «Immunological Time Scale for Hominid Evolution» [archive], Science, vol. 158, 1967.
http://archive.org/details/PaleoanthropologyOurUnderstandingOfHumanEvolutionaryHistory- [archive]
http://www.academia.edu/539733/How_Have_Homininds_Dentition_Adapted_and_Origin_of_Human_Teeth [archive]

Bibliographie

Aux origines de l'Humanité. De l'apparition de la vie à l'homme moderne, Paris, Fayard, 2002.
Philippe Andrieux, Djillali Hadjouis et Anne Dambricourt-Malassé, 2000. L'identité humaine en question. Nouvelles problématiques et nouvelles technologies en paléontologie humaine et en paléoanthropologie biologique, Éditions Artcom.
Christian Barrette et Maria Baruffaldi, 1998. Fragments d'os et de pierre. Chroniques de l’évolution humaine, Mont-Royal [Canada], Decarie Éditeur.
Alain Beauvilain, Toumaï : l’aventure humaine, Paris, La Table Ronde, 2003, 239 p. (ISBN 978-2-7103-2592-5).
Michel Brunet, D'Abel à Toumaï : nomade, chercheur d'os, Paris, Odile Jacob, 2006, 254 p. (ISBN 978-2-7381-1738-0, lire en ligne [archive]).
Michel Brunet, Origine et histoire des hominidés, Nouveaux paradigmes, Paris, Fayard, 2008, 51 p. (ISBN 978-0-385-51226-8, lire en ligne [archive]).
Yves Coppens (dir.), 1976. Origines de l'homme - catalogue de l'exposition, Paris, Musée de l'Homme.
Yves Coppens, 1984. Leçon inaugurale faite le vendredi 2 décembre 1983, Paris. Collège de France - Chaire de paléoanthropologie et Préhistoire.
Yves Coppens, 1986. Les horizons de la paléoanthropologie, in L’Aventure humaine no 2, Milan, Jaca Book - Paris, Payot.
Yves Coppens, 2006. Le Genou de Lucy, Paris, Éditions Odile Jacob.
(en) Ann Gibbons, The first human : the race to discover our earliest ancestors, New York, Doubleday, 2006, 306 p. (ISBN 978-0-385-51226-8, lire en ligne [archive]).
Djillali Hadjouis et Bertrand Mafart, 2001.La paléo-odontologie. Analyses et méthodes d'étude, Éditions Artcom. Préface par Yves Coppens.
Douglas Palmer, 2007. Atlas des origines de l'Homme, Delachaux et Niestlé.
Pascal Picq, 2005. Les origines de l'homme, Tallandier (dernière édition entièrement remise à jour par l'auteur).
Pascal Picq, 2011. Il était une fois la paléoanthropologie, Paris, Éditions Odile Jacob.
(en) John Reader, Missing links : in search of human origins, New York, Oxford University Press, 2011, 538 p. (ISBN 978-0-19-927685-1, lire en ligne [archive]).
Jean-Noël Vignal, 2000. Les reconstitutions faciales assistées par ordinateur. Données tomodensitométriques, déformation d'image ou Warping, Éditions Artcom. Préface par Yves Coppens, avant-propos par Djillali Hadjouis.
Ian Tattersall, 2003. L'émergence de l'homme, Gallimard.
Ian Tattersall, 2012. Masters of the planet: the Search for our Human Origins, PallGrave Macmillan. (ISBN 023010875X).



DANS CE CONTEXTE, IL EST DES ASPECTS DE L'HOMME QUE L'ON PERÇOIT DANS SON DÉVELOPPEMENT QUI SE
RETROUVE DANS LES ASPECTS DE SES ARTS ET IL NE S'AGIT D'UN JEU DE MOTS:
L’HUMANITÉ NE POSSÈDE PAS UN ARTS MAIS DES ARTS MAIS PAS LA GLOBALITÉ DE L'ART DANS LES ARTS.
ET JE PENSE QUE SUR CERTAINS ASPECTS DES ÉVOLUTIONS NOUS NE VOYONS PAS ASSEZ GRAND
SUR LE SENS DE DÉCOUVERTE DE NOS PREMIERS ANCÊTRES... NOUS MÉPRISONS TROP NOTRE ASPECT AU
DÉVELOPPEMENT...


AINSI JE VOUS LE PROUVE PAR CES DEUX ÉQUATIONS MUSICALES:

Études du développement dentaire
Mussorgsky - Pictures at an Exhibition https://www.youtube.com/watch?v=DXy50exHjes
ELP - Pictures At An Exhibition (full album) https://www.youtube.com/watch?v=U7NAGTq_IJQ

L'INVENTION EST PRÉHISTORIQUE PAR NATURE ET LE DÉVELOPPEMENT EST HISTORIQUE PAR CE FAIT: L'ADN ET LE REGARD.

ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie
PSEUDO
DARK OBSCUR LE PHOTOGRAPHE

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MessageSujet: Re: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Mer 27 Sep à 3:36

L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE

Açores

27 août 2016 Dossier : Courrier archéologique Imprimer l'article

acores carte Les navigateurs portugais n’auraient pas été les premiers à mettre les pieds sur ces îles perdues dans l’Atlantique.

Des dizaines de sépultures creusées dans la roche (appelés “hypogées”), ressemblant fort à celles construites un peu partout en Méditerranée par la culture phénico-punique il y a plus de deux mille ans, des constructions de pierres caractéristiques d’une époque plus ancienne encore, le néolithique (10 000 à 3 000 avant Jésus-Christ), une colonne gravée d’inscriptions et une necropole datant apparemment des Romains… Ces dernières années, les découvertes archéologiques se multiplient aux Açores, laissant penser qu’il y avait probablement une présence humaine dans l’archipel bien avant sa découverte par les Portugais en 1427.

Dans la communauté scientifique la polémique enfle : si l’origine préportugaise de ces constructions était confirmée, il faudrait récrire non seulement l’histoire de la découverte des Açores, mais aussi tout ce que l’on pense savoir de l’histoire de la navigation dans l’Atlantique.

On estime déjà à une centaine les hypogées disséminés sur tout le territoire de Corvo, cette île de l’extrême ouest de l’archipel. Sur l’île de Terceira, sur l’imposant Monte Brasil qui domine la baie d’Angra do Heroísmo, on retrouve aussi des structures creusées dans la roche, bien moins nombreuses mais plus vastes. Et à 4 kilomètres de cette cité classée au patrimoine mondial de l’Unesco qu’est Angra do Heroísmo, sur la commune d’Espigão, des édifices en pierre, sans doute mégalithiques, émergent d’une formidable jungle.

La thèse d’une présence antérieure aux Portugais dans l’archipel des Açores a été présentée en 2013 devant le congrès international de l’Association des études méditerranéennes, qui réunissait à Angra do Heroísmo des représentants de plus de 50 universités du monde entier. Félix Rodrígues, professeur à l’université des Açores, et Antonieta Costa, chercheuse à l’université de Porto – tous deux açoréens – ont présenté des découvertes apparemment préportugaises et accompagné un groupe d’archéologues de différents pays pour les voir in situ sur l’île de Terceira. Certains ont confirmé la similitude de ces structures avec des constructions du néolithique ailleurs en Europe.

fw85252Ana Arruda, spécialiste de la civilisation phénico-punique du Centre d’archéologie de l’université de Lisbonne (Uniarq), invitée en avril dernier par la Direction régionale de la culture des Açores à examiner sur place les découvertes de Terceira, n’est pas de cet avis : “Les données disponibles à ce jour et observées sur l’île de Terceira ne permettent pas d’en déduire une occupation ancienne de l’archipel des Açores.” Aucune des structures observées, souligne-t-elle, “ne peut être assimilée à la préhistoire (période antérieure à l’invention de l’écriture) ni à la protohistoire (période au cours de laquelle des populations ne possédant pas elles-mêmes l’écriture sont mentionnées dans des textes d’autres peuples contemporains)”. Comme l’explique la chercheuse, “la datation des monuments et des sites s’effectue grâce au matériel archéologique que l’on peut leur associer. Or [dans le cas açoréen], le rare matériel existant renvoie à une date postérieure à l’arrivée des Portugais, ce que confirment les documents dont nous disposons sur les structures du Monte Brasil et d’Espigão.”

Quand on élabore une thèse de ce genre, rappelle Ana Arruda, “il est nécessaire, pour pouvoir la confirmer, de disposer de preuves absolument sans équivoque, et de matériel archéologique associé à une culture précise.” De plus, le nombre de sépultures identifiées “impliquerait la présence d’une population très importante, disséminée dans l’archipel, une colonisation capable de flux démographiques considérables, et ce bien avant l’arrivée des Portugais.” Or “il n’y a nulle part de sites d’habitation attestés, et lors de la reconstruction d’Angra do Heroísmo après le séisme de 1980, qui a détruit 80 % de la ville, on n’a pas retrouvé le moindre vestige d’une occupation humaine [ancienne].”

2853793Pourtant, il n’y a pas que des Açoréens pour défendre la thèse d’une présence humaine antérieure aux Portugais dans l’archipel. Nuno Ribeiro et Anabela Joaquinito, qui dirigent l’Association portugaise de recherche archéologique (Apia) et ont mis au jour certaines des constructions à l’origine de la polémique, reconnaissent que seules des fouilles archéologiques et une datation au carbone permettront de déterminer avec certitude l’âge de ces découvertes. Mais il existe des “pistes solides” plaidant pour une datation préportugaise, assurent-ils, et “l’intérêt de la communauté scientifique internationale [pour cette hypothèse] est immense”.

“Je ne serais absolument pas étonné que des navigateurs se soient approchés des Açores avant l’arrivée des Portugais”, déclare pour sa part José Malhão Pereira, membre de l’Académie de marine et auteur de plusieurs études sur l’histoire nautique. Selon lui, “il était possible de naviguer de la Méditerranée jusqu’aux Açores sur les voiliers de l’époque des Phéniciens ou des Romains.”

Romeo Hristov, archéologue à l’université du Texas, à Austin (Etats-Unis), est lui aussi venu observer les structures de l’île de Terceira. “Il n’est pas improbable qu’une découverte importante soit faite dans les Açores, révélant l’existence d’une navigation largement antérieure dans l’Atlantique, dit-il. Mais impossible d’aboutir à une conclusion définitive tant que des fouilles n’auront pas été menées.”

Sources et liens complémentaires :

Expresso.sapo.pt
Courrierinternational.com
Tsf.pt
Megalithic Constructions Discovered in the Azores, Portugal

http://www.inmysteriam.fr/item/309-mystere-archeologique-aux-acores.html

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Guide de Voyage Turfan Chine

Turfan (Turpan) est une pféfecture ville oasis située dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang. C’est un important point commercial de la Route de la soie dans l’histoire.

Elle est située à environ 150 km au sud-est d'Ürümqi, au nord de la dépression de Turfan. À proximité du désert du Taklamakan, cette dépression, longue de 240 km, est réputée comme « la chambre des vents de la Chine », des vents de force 8 à 12 soufflent plus de cent jours par an et détruisent les arbres, les récoltes et raclent les sols comme des socs.

Le climat est de type continental sec. Les températures moyennes vont d'environ -11 °C pour le mois le plus froid à +27 °C pour le mois le plus chaud, et la pluviométrie y est de 35 mm.

Turfan était l'une des principales oasis fertiles (de production de raisin) qui jalonnaient la branche Nord de la Route de la Soie, qui allait de Merv à Dunhuang, en passant par Boukhara, Samarcande, Kashgar, Kucha, Turfan, et Hami (l'oasis rivale). Elle portait le surnom de Brillante Perle de la Route de la Soie.

Dans l’histoire, les lieux où passait la Route de la Soie étaient la ville de Gaochang (située à 46 km au Sud-Est de Turfan), et la ville-garnison de Jiaohe (à 10 km à l'Ouest de Turfan).

Jiaohe (Yarkhoto) était la capitale de ce pays Ouïghour jusqu'au Ve siècle. Et la ville de Gaochang fut fondée au VIe siècle, à l'époque de la dynastie chinoise des Wei du Nord. Plus tard, lors de la grande dynastie des Tang, elle fut placée sous protectorat chinois, pour mieux contrôler la Route de la Soie. D'abord bouddhiste, au fur et mesure de la présence de communautés manichéenne et nestorienne, la région fut islamisée à l'époque de Tamerlan, à la fin du XIVe siècle.

http://www.chinevoyage.com/turfan/

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La pyramide de Couhard (également appelée pierre de Couhard3) est un monument antique se dressant à proximité de l’ancienne nécropole du « Champ des Urnes » à Autun, commune française de Saône-et-Loire. Cette pyramide, qui surplombe la ville d’Autun, fut sans doute construite au Ier siècle apr. J.-C.

La pyramide de Couhard a été classée monument historique en 18402.

Sommaire

Étymologie

Son nom provient du hameau de Couhard, près duquel le monument se situe.
Fonction du monument

La pyramide se dressait dans une des grandes nécropoles de la cité romaine d’Augustodunum, l’ancienne Autun : les cimetières de toutes les villes romaines se situaient toujours en dehors des murailles. La pyramide de Couhard, dont l’interprétation a donné lieu à de nombreuses controverses, était donc très probablement un monument funéraire : un tombeau recouvrant les restes d’un défunt, ou un cénotaphe célébrant sa mémoire.

Cependant, la fonction de grue reste à analyser, les éventuelles pièces en bois ayant disparues avec les années. Ce qui expliquerai sa structure pleine (afin de soutenir les charges levées) et sa proximité avec un cours d'eau à l'époque (chargement/déchargement de bateaux)4.
Architecture
La Pierre de Couhard d'après une aquarelle du XVIIIe siècle (Jean-Baptiste Lallemand 1716-1803), Bibliothèque nationale de France.

Seul le blocage intérieur nous est parvenu. Il était recouvert d’un parement régulier formant une pyramide et atteignait environ 33 mètres.

D’après un plan de la ville d’Autun datant de l’époque de François Ier, la pyramide aurait jadis été recouverte d’un parement de marbre blanc.
Fouilles

La pyramide apparaît aujourd’hui percée d’un orifice, dû à des fouilles effectuées en 1640 par l’abbé de Castille. Ce dernier, qui espérait tomber sur une salle interne, ne trouva rien, l’édifice étant comble. Le monument suscita bien des interprétations, des controverses et des hypothèses. En 1802, Joseph Rosny, auteur de l’Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Augustudunum, rappelle que beaucoup y voyaient le monument du druide Divitiacos, à la suite de la prétendue découverte au XVIIe siècle d'une médaille d’or sur laquelle auraient été inscrits les mots « Gloria Ædorum druidumque »5. Au XIXe siècle, d’autres fouilles ont eu lieu, infructueuses elles aussi.

En 1840, lors de travaux visant à rénover la base de l’édifice, des sondages sont entrepris par MM. Desplaces et Martigny, qui étudient les fondations de la pyramide. Des sondages ont aussi lieu en 1801 et 18776.

En 1960, on trouve à la base du monument une « tablette magique » en plomb (15,8 × 5,8 cm) du IIe siècle portant des inscriptions maléfiques en latin et en grec, ainsi qu’une grande croix. Celle-ci se trouve aujourd’hui au musée Rolin d’Autun.
Voir aussi
Notes et références

↑ Coordonnées Géoportail
↑ a et b Notice no PA00113096 [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture
↑ Carte IGN 1:25000 - Autun 2825E.
↑ Hypothèse à creuser
↑ J. Rosny, Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, Autun, 1802, p. 234
↑ P. Quoniam, P.-M. Duval, « Relevés inédits des monuments antiques d'Autun », Gallia, 21-1, 1963, p. 186

Articles connexes

Augustodunum

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La débredinoire est un sarcophage contenant les restes de saint Menoux, percé d'un trou dans lequel les simples d'esprit sont censés passer la tête afin de recouvrer la santé mentale. Elle constitue un élément identitaire majeur de la province du Bourbonnais.

Situation géographique

Elle se trouve dans le déambulatoire de l'église du village de Saint-Menoux, dans l'Allier, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Moulins, la préfecture.
Origine
Touriste se faisant "débrediner"

Au VIIe siècle, selon la légende, un prélat probablement d'origine irlandaise dénommé Menulphe, supposément évêque de Quimper, de retour d'un pèlerinage à Rome entrepris à la fin de sa vie, passe par le village, alors nommé Mailly-sur-Rose ; malade, il s'y installe et sa réputation d'anachorète, faiseur de miracles, se répand bien vite. Il finit par rendre son dernier soupir sur place un 12 juillet (année inconnue). Durant son séjour, il s'était attaché les services du simple d'esprit du village, Blaise. À la mort de son protecteur Blaise refuse de le quitter et se couche sur son sarcophage. Finalement, il pu continuer à honorer la dépouille de l'évêque en passant sa tête dans son sarcophage, grâce à un orifice percé avec le concours du curé. La légende dit qu'il devint sage au fil du temps. Rapidement, d'autres miracles se produisent et attirent une foule de pèlerins, mais la dépouille du saint devint surtout connu pour rendre leurs esprits aux personnes un peu dérangées.

Le village est alors renommé Saint-Menoux et une abbaye de bénédictines est créée au Xe siècle pour accueillir les pèlerins1,2.

Après d'importantes destructions et profanations à la Révolution, seule l'église de Saint-Menoux subsiste. Cette église, construite dans le style roman bourguignon, date globalement du XII° siècle. Le chœur possède deux travées et précède une profonde abside entourée d'un déambulatoire. C'est là, derrière l'autel, que se trouve le sarcophage du saint ; ce dernier contenant encore une partie des reliques, que quatre petites rosettes ajourées permettent d'entrevoir.

Le sarcophage est, en outre, percé sur le flanc d'un trou en demi-cercle, dans lequel, selon la légende, les « simples d'esprit » et autres esprits tourmentés ou en souffrance viennent passer la tête pour y laisser leur "folie" ou tout simplement leurs maux de tête ; dans la réalité, souvent de simples touristes venus satisfaire leur curiosité ! Quelques ex-voto témoignent cependant des effets présumés qu'aurait cet exercice de dévotion. Mais, gare à ne pas toucher les bords du trou en passant sa tête, car la légende veut que celui qui le ferait récupèrerait toute la folie, accumulée dans la pierre, de ceux qui sont passés avant lui1,2.

Le nom débredinoire provient du mot bredin, qui signifie "simple d'esprit" en dialecte bourbonnais.

La romancière Anne Waddington a appelé Le Débredinoire l'un de ses romans, paru en 2008, mais le rapport paraît seulement symbolique.
Un ou une débredinoire ?

Le mot se rencontre au masculin et au féminin3. Les sites locaux à caractère officiel sont partagés2,4. Les écrivains régionaux semblent préférer le féminin5, mais il y a des contre-exemples6.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un mot du français standard, mais d'un mot de parler régional, on peut prendre en compte le traitement du suffixe -oir/-oire en français7. Les noms d'instrument construits avec le suffixe -oire sont normalement féminins (bassinoire, balançoire, écritoire, doloire, etc.), tandis que ceux, beaucoup plus nombreux, qui se terminent en -oir sont habituellement masculins (encensoir, ostensoir, battoir, miroir, tranchoir, arrosoir, etc.) ; il existe des mots masculins en -oire, comme observatoire, déambulatoire, crématoire, dormitoire, auditoire, mais ce ne sont pas des noms d'instrument ; ils désignent pour la plupart des lieux.

Le mot « débredinoir » est attesté aussi (et dans ce cas il est naturellement masculin).

Archéothanatologie

Le terme « archéothanatologie » a été proposé par Bruno Boulestin et Henri Duday lors d'une table ronde qui s'est tenue à Sens en 1998 et dont les actes ont été publiés en 2005. Il désigne l’étude des différents aspects biologiques, sociologiques et culturels de la mort dans les populations anciennes.

Branche de la paléoanthropologie, constituant plus ou moins l'équivalent de l'« anthropology of death » des auteurs de langue anglaise, l'archéothanatologie fait appel aux données du terrain (fouilles archéologiques), à l'anthropologie biologique, à l'anthropologie sociale et à l'ethnologie. Elle étudie les processus anté-dépositionnels, dépositionnels et post-dépositionnels

Le terme d'archéothanatologie tend aujourd'hui à remplacer les expressions jusque-là utilisées d'« anthropologie de terrain » ou d'« archéologie funéraire », qui présentent plusieurs inconvénients[Lesquels ?] et sont trop restrictives, l'archéothanatologie plaçant les restes du défunt au centre du discours.
Voir aussi
Bibliographie

Boulestin B. et Duday H. (2005) – « Ethnologie et archéologie de la mort : de l’illusion des références à l’emploi d’un vocabulaire », In : Mordant C. et Depierre G. (dir.), Les pratiques funéraires à l’âge du bronze en France. Actes de la table ronde de Sens-en-Bourgogne, (10-12 juin 1998). Paris : Éditions du CTHS, Sens : Société archéologique de Sens, pp. 17-30.
Bonnabel, L. (2012) - Archéologie de la mort en France, La Découverte.
(en) Mike Parker Pearson, The Archaeology of Death and Burial (en), Sutton Publishing Ltd, 1999

Articles connexes

Taphonomie
Anthropologie judiciaire

CES CAS NE SONT PAS UNIQUE DANS LE MONDE

DONC,

L'INVENTION EST PRÉHISTORIQUE PAR NATURE ET LE DÉVELOPPEMENT EST HISTORIQUE PAR CE FAIT: L'ADN ET LE REGARD.

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MessageSujet: Re: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Sam 30 Sep à 10:24

Les Fables de Nagalïéw et L'Univers de Minouska...


La Légende du rossignol du Japon et des poignards Volants de TAY La chouette effraie.
pour Xiao Mei et Vent.

Le rossignol du Japon résonne à travers tous les continents du monde
depuis que son lien d'amitié est établis avec Merlin, le rouge-gorge du Népal.
Son chant est si mélodieux qu'il peut briser le cristal...

L'oiseau dans le Japon, réveillez l’âme de la nature...;
il était seul, ce rossignol du Japon...
Il a exprimé un chant de renouveau et d'espoir sur les différents triangles...

L'oiseau tout comme les dragons a su traversé par lui même les mers
mais sans la force de l'hirondelle, ne put traverser l'Océan.
Alors, des marins de L'île Yagishiri les aidèrent à traverser les rives du grand bleu.

Rossignols du Japon, au coeur des marins, se chagrinaient de l'Ile et de ses Iles...
Pourtant. ils traversaient avec ses ailes propageant le monde
de son chant mélodieux car le rossignol était devenu pluriel par ses traversées.

Et puis, les cages apparurent dans l'île de sakhaline où les samouraïs
recherchaient leurs vertus thérapeutiques: Le chants du Soleil Levant ou Le pays.
Ces oiseaux furent attrapés et entreposaient dans des prisons de métaux.

La légende TAY La chouette effraie raconte que les Rossignols du Japon,
ces oiseaux aux chants de mélodies et de berceuses, ont séduit l'oreille des civilisations:
Et, Cela n'a pas été au gout de Tous car étant enfermés dans des cages..

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Ven 6 Oct à 10:30

Ötzi, la momie des glaces
Programme TV » Programme France 5 »

Résumé

Retour sur les investigations menées sur le cadavre d'une momie congelée datant de 5300 ans et qui semble avoir subi d'autres agressions que celles du temps.
Synopsis

Deux montagnards découvrent en 1991, dans les Alpes, un cadavre bien conservé dans la glace. Ses affaires, dont une hache, sont en très bon état également. Cet homme congelé est surnommé «Ötzi». Son extraction des glaces s'opère méticuleusement. Ce n'est qu'en 2007 qu'une équipe de scientifiques basée en Italie entreprend de décongeler le corps afin de l'autopsier. Ses entrailles sont sondées à l'aide d'un endoscope. Son estomac et son crâne sont examinés attentivement. Peu à peu, radios et scanners montrent qu'il a été blessé par une flèche. Son crâne révèle une trace de commotion cérébrale. Son estomac est plein : il a mangé de la viande et des graines moins d'une heure avant de décéder. Enfin, son ADN permet d'en savoir davantage. Peu à peu, un scénario se précise : «Ötzi» était un homme de 40 ans qui aurait été tué par un individu qu'il connaissait.

https://tv-programme.com/otzi-la-momie-des-glaces_documentaire/

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Les premiers hommes de l'Himalaya

Documentaire (histoire) de 52min de 2017
Résumé

En plein coeur de l'Himalaya, au nord du Népal, se cache le Royaume de Lo, où l'archéologue Mark Aldenderfer recherche des traces d'anciennes civilisations.
Synopsis

En plein cœur de l'Himalaya, au nord du Népal, se cache le Royaume de Lo. Pendant des décennies, l'accès à cette région a été interdit aux étrangers. Aujourd'hui, l'archéologue Mark Aldenderfer et son équipe se lancent dans une expédition à la découverte de ce territoire mystérieux. Ils y retrouvent les vestiges d'une civilisation inconnue : des milliers de grottes creusées à flanc de falaise à des dizaines de mètres du sol. Ces grottes referment encore des poteries et des bijoux d'une grande rareté, qui remettent en cause les connaissances actuelles sur la préhistoire de la région. Mais Mark découvre plus qu'un trésor, il réussit également à trouver des traces d'ADN. Cette précieuse matière génétique va révéler qui étaient les premiers habitants de ces hautes montagnes.

https://tv-programme.com/les-premiers-hommes-de-l-himalaya_documentaire/

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MessageSujet: Re: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Ven 6 Oct à 10:42



Le cap Sounion (en grec ancien Ἄκρον Σούνιον / Ákron Soúnion ; en grec moderne Aκρωτήριο Σούνιο / Akrotírio Súnio ou Κάβο κολώνες / Kávo kolónes ou Καβοκολώνες / Kavokolones ; en latin Sunium promontorium, en vénitien Capo Colonne ; appelé cap Colonna avant le XXe siècle) est un cap de Grèce qui s'avance à 45 kilomètres au sud-est d’Athènes dans la mer Égée et qui constitue l'extrémité de l'Attique1. Il est surtout renommé pour les ruines d'un temple dédié à Poséidon. Il est classé parmi les parcs nationaux de Grèce2.

La première mention du cap dans la littérature antique remonte à l’Odyssée (III, 278), qui parle du « Sounion, le saint cap d'Athènes » (Σούνιον ἱρὸν […] ἄκρον Ἀθηνέων / Soúnion hiròn […] ákron Athênéôn). Les esclaves fugitifs, venant des mines du Laurion, s’y réfugient dès le VIIIe siècle av. J.-C. Le cap est fortifié en 413 av. J.-C. pour protéger l’approvisionnement en blé d’Athènes.

À quelques centaines de mètres du temple de Poséidon, se trouvent les ruines d'un sanctuaire dédié à Athéna, dont les ruines ont été réutilisées dès l'époque antique.

Temple de Poséidon
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2017).
Le temple de Poséidon.

Homère appelait le cap Sounion « le promontoire sacré d'Athènes »3 et les marins y invoquaient le dieu de la Mer.

Les ruines du temple de Poséidon, bâti au milieu du Ve siècle av. J.-C.4 surplombent la mer d'une hauteur de près de 60 mètres. Les colonnes du temple mesurent 6,10 mètres de haut, pour un diamètre de 1 mètre à la base et 79 centimètres au sommet. Leurs cannelures, moins nombreuses que d’habitude (16 au lieu de 20), ont été étudiées pour résister à l’action de l’air salin. Le poète anglais Lord Byron grava son nom sur l’une de ces colonnes4.
Légende

Lors d'une fête à Athènes, les dieux organisèrent un concours pour savoir lequel d'entre eux serait le protecteur de la ville. Poséïdon, dieu des mers, frappa un rocher de son trident. De cette faille, jaillit l'eau salée. Athéna créa l'olivier, symbole de paix qui plus tard deviendra son emblème. Toutes les femmes athéniennes votèrent pour Athéna et tous les hommes pour Poséïdon. Les femmes étant plus nombreuses que les hommes, ce fut Athéna qui devint la protectrice d'Athènes. Alors Poséidon inonda la campagne environnante sous le coup de la fureur, jusqu'à ce que Zeus trouve un arrangement : Poséïdon obtint ainsi un temple au cap Sounion.

Le cap Sounion est souvent cité comme le lieu d’où Égée se serait jeté à la mer4, bien qu'aucun auteur antique ne le cite nommément5.
Dans la culture populaire
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2017).
Le temple de Poséidon avec filé d'étoiles

Le lieu apparaît dans le manga Saint Seiya : une première fois dans l'arc Poséidon une seconde fois dans l'arc Omega - Pallas. Le lieu désigne une prison fictive au niveau de la mer ou sont enfermés les saints n'ayant pas juré fidélité à Athéna, ou les ennemis de cette dernière ; pour se sortir de cette prison soumise aux marées, la légende relate que seul le pouvoir d'un dieu le permet. Actuellement seul les identités de deux prisonniers ont été révélées :

- Canon des Gémeaux, enfermé par son propre frère Saga des Gémeaux, ayant décelé en lui une part d'ombre incompatible avec les devoirs d'un saint d'Athéna, son séjour à Sounion, lui révélera l'une des entrée d'Atlantis, le royaume de Poséidon, en effet caché derrière l'une des parois de la cellule-caverne était dissimulé le trident de Poséidon, scellé par un des sceaux d'Athéna ; sceaux que seuls peuvent briser avant l'heure les saints : cette action permettra à Canon de révéler involontairement l'une des entrées du royaume sous-marin. Le sceau levé, Canon est aspiré par un tourbillon jusqu'au parvis du temple en ruine de Poséidon en Atlantis, sa seconde action, dans la salle des Écailles, lèvera le second sceau d'Athéna apposé sur l'urne contenant l'âme de Poséidon, réveillant le dieu endormi depuis des siècles et donnant lieu a la première guerre divine contemporaine de l'univers saint Seiya.

- Paradoxe des Gémeaux : elle y fut enfermée pour ne pas avoir juré fidélité à Athéna, à la suite de la bataille contre Mars et Abzu. Elle n'en sera délivrée que par Gallia, l'un des quatre pallasites de premier rang, possédant l'épée du dieu de la guerre.
Parc national
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Bibliographie

Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1248 p. (ISBN 978-2-221-10902-1), « Toxaris », page 838.

Références

↑ Lucien de Samosate (2015), p. 838
↑ Le Parc National de Sounion [archive] sur le site de l'ambassade de Grèce.
↑ Odyssée, chant III
↑ a, b et c Véronique Lorelle, « Week-end "mythologie" au cap Sounion » [archive], Le Monde, 14 septembre 2005.
↑ selon les auteurs grecs, Égée ne se serait d'ailleurs pas jeté à la mer, mais depuis l'Acropole ; les auteurs latins qui rapportent la noyade d'Égée n'indiquent pas de lieu précis (James George Frazer, Apollodorus, The Library, with an English Translation, Cambridge, MA, Harvard University Press; London, William Heinemann Ltd, 1921, ch.1 note 13 Lire en ligne [archive])

Les mines du Laurion sont d'anciennes mines de cuivre, de plomb mais surtout connues pour l'argent qu'elles ont produit. De nombreux vestiges (puits, galeries, ateliers de surface) en marquent encore le paysage de la pointe méridionale de l'Attique, entre Thorikos et le cap Sounion, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Athènes, en Grèce.

Après une phase préhistorique d'exploitation du cuivre et de la galène argentifère, une reprise générale de l'exploitation date de l'époque classique. Les Athéniens y déployèrent alors une énergie et une inventivité spectaculaires pour en tirer le maximum de minerai, en y affectant notamment de très nombreux esclaves. Cela contribua notablement à la fortune de la cité et fut sans doute décisif dans l'établissement, à l'échelle du monde égéen, de la thalassocratie athénienne. Le développement de la monnaie athénienne et sa fonction de monnaie de référence dans tout le monde grec à cette époque s'expliquent également par la richesse des gisements exploités au Laurion, première grande étape de l'histoire des mines d'argent.

Reprises à l’Époque byzantine comme le montrent des restes de céramiques et des traces de foudroyage de galeries antiques, les mines sont abandonnées au Ier siècle av. J.-C.1, puis « redécouvertes » en 1860 et exploitées pour leurs résidus plombifères par des compagnies française et grecques (jusqu'en 1977).

Histoire de l'exploitation du Laurion

Elle est encore incomplètement connue, mais les périodes les plus anciennes font l'objet d'un Programme International de recherches en cours2.

D'après la datation récente de restes de céramique, de maillets à gorges (en roche volcano-sédimentaire) ces mines sont exploitées au moins depuis le Néolithique final/Helladique ancien, soit vers 3 200 ans av. J-C1.

Des fouilles archéologiques entamées en 2012 dans le socle géologique de marbres et schistes de l’acropole de Thorikos sont en train de mettre à jour un vaste labyrinthe de puits, chantiers et de galeries de mines (près de 5 km ont fait l'objet d'une cartographie photogrammétrique en 4 ans ce qui en fait déjà le plus grand réseau souterrain exploré dans cette partie du monde égéen, baptisé « réseau Mythos »)1.

Les mineurs (sans doute pour la plupart esclaves et probablement souvent enfants ou adolescents car la hauteur des galeries n'excède souvent pas 30 à 40 cm) y travaillaient dans des conditions très difficiles dans un air chaud (plus de 21°C aujourd'hui), et appauvri en oxygène où ils devaient, à la faible lueur de lampes à huile, creuser des roches souvent très dures et - au niveau du minerai de plomb argentifère - inhaler et ingérer des poussières riches en plomb, source d'intoxication saturnine ;

« Que ces mines aient été exploitées de très haute antiquité, c'est ce que tout le monde sait3 » écrit Xénophon en 355 av. J.-C. De fait, l'exploitation des mines du Laurion commença dès l'âge du bronze ancien, les analyses isotopiques du plomb présent dans les objets de cette époque indiquant qu'ils étaient fabriqués, pour une large part, avec du métal provenant du LaurionN 1. On dispose par ailleurs de preuves matérielles de cette exploitation au tout début de l'époque mycénienne, au XVIe siècle av. J.-C., puisqu'on a retrouvé à Thorikos un bloc de litharge témoignant de la pratique de la coupellation dès cette époque4, pratique qui s'est poursuivie puisque d'autres débris de litharge ont été découverts à des niveaux datant de la période protogéométrique (XIe siècle av. J.-C.). L'exploitation du gisement était alors de surface, le minerai affleurant au contact du schiste et du calcaire.
Découverte du troisième contact et développement de la thalassocratie athénienne au Ve siècle
Le gisement de Maronée et la loi navale de Thémistocle (483)

L'exploration des mines, plus systématique à partir de la fin du VIe siècle av. J.-C., devint au Ve siècle av. J.-C. une source importante de revenus pour les Athéniens. La cité exploita en effet à cette époque un nouveau gisement particulièrement riche, près du bourg de Maronée, qui, contrairement aux deux précédents, n'apparaissait pas à la surface, mais se situait dans les profondeurs du sous-sol athénien, probablement à la frontière (ou « contact ») du schiste inférieur et du marbre inférieur. Le minerai présent à ce « troisième contact » nécessitait donc une exploitation souterraine, exploitation qui fut intense : on dénombre aujourd'hui plus de mille puits5 et 120 à 150 km de galeries datant de l'époque classique6, l'ensemble de ces vestiges miniers couvrant plusieurs dizaines d'hectaresN 2.
Bas-relief représentant une trière. « Relief Lenormant », Vers 410-400 av J.C, Musée de l'Acropole d'Athènes.

Cette nouvelle découverte permit à l'État athénien de disposer, au moment de la deuxième guerre médique, en 483 av. J.-C., d'un revenu exceptionnel d'environ cent talents (600 000 drachmes, soit 2,5 tonnes d'argent7), dont on ne sait s'il résultait de l'accumulation des recettes d'une ou de plusieurs années8. Plutôt que de partager cette plus-value entre tous les citoyens, Thémistocle proposa que les revenus de la mine soient confiés aux plus riches des Athéniens, à charge pour eux de faire construire, en deux tranches annuelles, 200 trièresN 3. En 480 av. J.-C., Athènes possédait ainsi ces 200 navires, ce qui en faisait la plus puissante flotte grecqueN 4. La victoire de Salamine et, par la suite, la prépondérance de l'empire athénien dans le cadre de la ligue de Délos sont les conséquences directes de cette suprématieN 5.
Un gisement découvert depuis quarante ans

Si c'est au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C. que la cité athénienne tira des revenus importants de l'exploitation de ce troisième contact, sa découverte effective remontait sans doute au dernier quart du VIe siècle av. J.-C.. De fait, compte tenu des contraintes liées à l'exploitation minière, on voit mal comment les Athéniens auraient simultanément découvert le gisement et recueilli 200 talents de revenu en 483 av. J.-C., comme les historiens l'ont longtemps considéré en s'appuyant sur une traduction erronée du passage de la Constitution d'Athènes d'Aristote faisant référence aux mines9.

En effet, la découverte est sans doute antérieure de quelques décennies à la loi navale de Thémistocle10, probablement autour de 520 av. J.-C., comme le confirment les analyses menées sur les monnaies athéniennes de l'époque11 : de fait, il semble que l'exploitation du troisième contact corresponde à l’émergence d'un nouveau type monétaire d’argent à Athènes, le tétradrachme à la chouette, d’ailleurs également appelé « chouette lauriotique » dans l’Antiquité, ce qui confirme le lien existant entre la présence de ces gisements et la frappe de cette monnaie athénienne composée exclusivement d'argent provenant des mines du Laurion. Cette monnaie d’argent, de grande réputation du fait de la qualité du minerai du Laurion, s’impose à l’époque classique comme monnaie d’échange internationale à l’échelle de la Méditerranée orientale, ce qui n’est pas sans contribuer à la prépondérance commerciale de la place athénienne.
Guerres médiques et prospérité des mines au moment de la Pentécontaétie
Théâtre de Thorikos et baie de Laurion.

L'occupation et la destruction d'Athènes par les Perses en 480/479 affecta l'exploitation des mines : la réduction de l'extraction de l'argent est soulignée par les numismates qui constatent que « la composition des trésors orientaux -où les chouettes archaïques étaient massivement représentées- atteste d'un ralentissement de la production monétaire [...] ; les exportations massives [de monnaies athéniennes] ne reprendront pas avant les années 46012. »

Les cinquante années qui suivent les guerres médiques (Pentécontaétie) sont une période florissante pour Athènes et pour les entrepreneurs miniers du Laurion. Dans un contexte de développement du commerce égéen dans le cadre de la thalassocratie athénienne, la demande d'argent et de plomb du Laurion était soutenue, d'autant que la production des mines de Siphnos et de Thasos était alors loin d'offrir les volumes du riche troisième contact découvert à Maronée13. De nombreux éléments signalent la prospérité de l'exploitation minière à cette époque. Ce n'est pas un hasard si Xénophon, pour évoquer un âge d'or des mines du Laurion, convoque l'exemple d'exploitants miniers de cette époque (Nicias, Hipponicos, Philomonidès14) et les revenus des mines semblent avoir été alors suffisamment importants pour être partiellement affectés à la construction de monuments de prestige à Athènes, notamment les PropyléesN 6. Cette grande activité minière entraîna en outre un important développement urbanistique, par exemple à Thorikos, sur la côte Est, où l'on note alors la création et/ou l'extension d'une zone urbaine, voire d'une véritable petit « centre industriel » rassemblant les ateliers de surface autour du noyau civique et d'un théâtre de 2 700 places construit à cette époque.
Guerre du Péloponnèse et effondrement de la production

Les bénéfices tirés de l'exploitation des mines du Laurion furent mis massivement à contribution pour soutenir la politique impérialiste d’Athènes au Ve siècle, ce qui explique la volonté de Sparte de la mettre en difficulté dès le début de la guerre du Peloponnèse par des incursions en Attique, et notamment dans le Laurion, visant à en dévaster les infrastructures de production, les Spartiates étant conscients que « la guerre dépend moins des armes que de l'argent qui les rend efficaces »15. Ce fut d'abord le cas en 430 sous les ordres d'ArchidamosN 7, puis à nouveau en 427N 8. Si l'activité minière fut sans doute affectée par ces destructions des débuts de la guerre liés à la stratégie péricléenne de repli à l'abri des Longs Murs et d'abandon de la chôra aux ennemis, les dommages ne furent pas irrémédiables et la production se poursuivit. Du reste, la paix de Nicias de 425, en évitant toute nouvelle invasion pendant douze ans, ouvrit une période bénéfique à l'économie athénienne16 (Thucydide souligne que la cité « avait refait ses finances pendant la paix »17) et à l'activité minière : en 424, le marchand de saucisses des Cavaliers18 d'Aristophane prévoit d'acquérir une concession minière ; en 414 le même Aristophane, dans Les Oiseaux (v. 1106) promet aux juges qui couronneront la pièce que « les chouettes du Laurion ne leur manqueront jamais », et en 355 Xénophon, enjoint les lecteurs de ses Poroi (IV, 25) de se remémorer l'importance des revenus tirés des mines « avant les évènements de Décélie ».

Ces « événements de Décélie » constituent de fait un tournant dans l'exploitation des mines du Laurion. En 413, les Spartiates, sur les conseils d’Alcibiade nous dit ThucydideN 9, décidèrent de s’installer à demeure en Attique, à Décélie, pour réduire les revenus de l'ennemi. L'opération fut un succès, puisque Thucydide nous rapporte que « les Athéniens souffraient beaucoup de cette situation et leurs affaires se trouvaient particulièrement compromises par les pertes énormes en argent et en vies humaines. Jusque-là les invasions avaient été de peu de durée et n’empêchaient pas, le reste du temps, d’exploiter le pays. Mais l’installation à demeure de l’ennemi, la dévastation des campagnes [...], causèrent aux Athéniens d’immenses dommages. Ils se trouvaient privés de toute leur campagne ; plus de vingt mille esclaves avaient déserté, en majorité des artisans19 ». La fuite, parmi ces 20 000 esclaves, de tous ceux travaillant au Laurion entraîna l'arrêt brutal de l'exploitation et la ruine de bien des concessionnaires. La fortification du cap Sounion (413), de Thorikos (410-409) et d'Anaphlystos permirent uniquement de garantir l'approvisionnement de la cité, notamment en blé, sans entraîner une quelconque reprise de l'activité minière.

Le fait qu'en 408, d'après les comptes de construction du temple de l'Athéna Poliade, le plomb se vende 5 drachmes le talent de commerce (environ 36 kg)20 contre 2 drachmes dans les années 330/32021, période d'intense exploitation des mines, est un indice supplémentaire de l'arrêt quasi complet de production d'argent et de plomb au Laurion à ce moment-là. Le manque d’argent de l’État athénien se lit d’ailleurs dans les expédients utilisés à la fin de la guerre : en 407, « comme depuis six ans les mines ne donnaient plus rien22 », la cité utilisa les Victoires (Nikai) en or de l'Acropole pour battre monnaie, et, en 406, elle émit pour la première fois, malgré Aristophane, de « méchantes pièces de bronze, frappées hier ou avant-hier au plus mauvais coin23 ».
Les mines au IVe siècle
Carte du Laurion antique.
Difficile reprise et réorganisation de l’exploitation (première moitié du IVe siècle)

La reprise de l'exploitation des mines fut lente et progressive, au moins jusqu’au premier tiers du IVe siècle av. J.-C. ; il semble qu'on se contentait alors d’exploiter, dans les ateliers de surface, le minerai présent en petite quantité dans les stériles que l'on avait écartés24, voire d'exploiter les galeries anciennes, mais sans en ouvrir de nouvelles. Un tel sous-investissement s'explique à la fois par la difficulté de reconstituer la pléthorique main d'œuvre d'avant 413 et par la faiblesse des revenus tirés de leur concession par ceux des Athéniens qui en poursuivaient l'exploitation. Sans commune mesure avec l'importance des sommes à engager pour ouvrir de nouvelles galeries, ces bénéfices réduits sont soulignés par Xénophon dans les Poroi (IV, 28) : « Pourquoi donc, dira-t-on, ne voit-on pas aujourd’hui, comme autrefois, beaucoup d’entrepreneurs ouvrir de nouvelles galeries ? C’est qu’ils sont aujourd’hui plus pauvres ; car il n’y a que peu de temps qu’ils ont repris l’exploitation, et celui qui ouvre de nouvelles galeries court des risques sérieux. »

La rareté de l'argent dont on se plaignait alors à AthènesN 10 est le témoignage de cette sous-exploitation des mines par absence d'investissement. Elle se manifeste notamment, comme l'a montré Raymond Descat25, d'une part par le caractère élevé des taux d'intérêts pratiqués (25 % par exemple dans Lysias XIX = Sur les biens d'Aristophane, 25-26), d'autre part par la faiblesse des prix et du ratio or/argent (1/14 en 43826 contre 1/11 en 402-401 par exemple27). Cette pénurie de numéraire instaura en retour « un véritable cercle vicieux dans l'industrie minière : faute d'argent, les entrepreneurs manquaient de moyens pour investir dans le redémarrage des exploitations, entravant ainsi la relance de la production monétaire27 ».

Au début des années 360, la cité semble tenter une réorganisation de ses ressources, notamment minières, réorganisation menée conjointement avec une politique monétaire visant à distinguer la production de monnaies attiques des imitations qui circulaient à cette époque (loi de 375/374). Ainsi, les procédures d'enregistrement des concessions minières changent : alors qu'auparavant, la publicité ne se faisait que par bornage au sol, la concession des mines à chaque particulier est désormais enregistrée sur des stèles par les polètesN 11.

Même s'il semble que l'argent devint alors plus abondant (baisse des taux d'intérêts à 12 ou 15 %, stabilisation du ratio or/argent à 12)28, la chronologie des listes de concessionnaires indique que la reprise resta lente, comme le confirme Xénophon en 355, lorsqu'il indique dans les Poroi que l'exploitation des mines est encore peu importante29. Elle s'accéléra par la suite, peut-être par réorientation des ressources des Athéniens riches, du fait de la politique pacifique d'Eubule après liquidation de la seconde confédération athénienne, du financement d'activités militaires (triérarchie...) vers les concessions minièresN 12.
Exploitation intense et crise conjoncturelle (seconde moitié du IVe siècle)

C'est en tout état de cause à cette époque, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., que les mines connurent leur plus intense exploitation : prospections et ouverture de nouveaux puits et galeries se multiplièrent alors24, et la plupart des lampes retrouvées dans les mines datent de cette période30. Le développement de nombreuses fonderies, à cette époque, dans les secteurs portuaires du Laurion constitue un autre indice de cet important regain d'activité. Les nombreux discours d'orateurs dont nous disposons soulignent les importantes fortunes qui s'établissent à cette époque grâce aux mines (voir infra « Pour les concessionnaires »).

L'activité connut cependant un sérieux ralentissementN 13, évoqué dans deux plaidoyers attiques. Le plaignant du Contre Phénippos de Démosthène se plaint ainsi : « les malheurs de l'industrie minière ne m'ont pas épargné » et « aujourd'hui, j'ai presque tout perdu ». Il souligne à nouveau un peu plus loin que « les industriels des mines ont fait de mauvaises affaires31 », ce qui a pu refroidir leurs ardeurs comme le signale le Pour Euxénippe d'Hypéride : « si naguère on renonçait par crainte à ouvrir de nouvelles galeries (kainotomiai), maintenant les affaires reprennent32 ». Au moment de ces discours, en 328/327, la crise est clairement terminée : on peut donc la situer au milieu des années 330, ce que confirme la fréquence des baux « puisqu'il y a six stèles datables de 342 à 339, quatre de 330/329, mais une seule entre ces dates (en 335/334)33 ». Les origines en sont peu claires : selon certains, la hausse des prix du blé de cette époque aurait eu un impact sur la rentabilité des minesN 14 (augmentation des coûts pour nourrir les esclaves34, réorientation des capitaux vers les activités agricoles et le commerce des grains, désormais plus rentables que les mines35), mais d'autres ont souligné que ces prix élevés se maintiennent alors même que la crise est passée, dans les années 320. On a aussi évoqué la possibilité de cadres fiscaux, juridiques et plus largement sociopolitiques mal adaptés aux besoins des exploitants des mines du Laurion36, mais ces différents éléments restent actuellement à l'état d'hypothèses peu vérifiables.

En tout état de cause, la crise ne semble avoir été que conjoncturelle : si les témoignages directs se font rares par la suite, l'exploitation se poursuivit néanmoins jusqu'à la fin du siècle. On considère ainsi que « l'éclat d'Athènes au temps de Lycurgue (338-326) en particulier ne peut s'expliquer que par la permanence de la production d'argent au Laurion37 ». De même, la remarque placée par Strabon dans la bouche de Démétrios de Phalère sur ses concitoyens athéniens (« à voir ces hommes creuser la terre avec autant d'ardeur, ne dirait-on pas qu'ils espèrent en extraire Pluton lui-même38 ? ») manifeste que l'activité minière se pérennisa tard au cours du IVe siècle av. J.-C., même si l'ouverture de nouvelles mines sous-entendue dans ce passage (confirmée par Hypéride32 comme par l'augmentation du nombre de mines kaitonomiai -« nouvelles prospections »- sur les dernières stèles des polètesN 15) peut également être interprétée comme le témoignage d'un certain épuisement des gisements en exploitation, contraignant les entrepreneurs à procéder à de nouvelles coupes39. De fait, le nombre de noms présents sur les tables des polètes diminue régulièrement au fur et à mesure que l'on s'approche de la fin du IVe siècle av. J.-C. et des derniers fragments retrouvés, qui datent de 300/299 : les dernières stèles, entre 320 et 299, ne comptent qu'une colonne, contre 8 colonnes dans les années 340, lorsque l'exploitation des mines était la plus intense40.
Des mines progressivement abandonnées à l'époque hellénistique et augustéenne
Tétradrachme d'argent athénien du « nouveau style » (v. 200-150 av. J.-C.). Motif : chouette debout sur une amphore couchée. Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.

Par la suite, l'exploitation des mines se poursuivit de manière moins intense, d'autant que les opérations menées par Démétrios Poliorcète dans la chôra lors du siège d'Athènes de 29541 n'épargnèrent sans doute pas les installations du Laurion. Les Athéniens en furent donc réduits à utiliser d'autres sources pour assurer la production de leur monnaie : on a ainsi émis l'hypothèse que la moindre qualité du métal utilisé après 287 pour frapper la monnaie athénienne s'expliquerait par l'utilisation, au moins partielle, de l'argent offert à la cité par les rois Lysimaque et Ptolémée (Ier et II)42. Sans même évoquer l'épuisement progressif des mines elles-mêmes, le caractère désormais périphérique de la cité dans la vie politique et économique internationale du fait de l'extension démesurée du monde grec opérée par les conquêtes d'Alexandre d'une part43, l'afflux de métaux précieux issus des trésors achéménides saisis par les Macédoniens d'autre part, rendaient l'exploitation des mines à la fois moins urgente et moins rentable44.

S'il semble que l'activité ait pu reprendre très partiellement au milieu du IIIe siècle45, on en est davantage certain dans la deuxième moitié du IIe siècle, peut-être en lien avec la relative prospérité de la cité après que Rome lui eut remis l'importante place commerciale qu'était alors Délos46. L'apparition à cette époque de belles monnaies athéniennes « New Style37 » et les révoltes d'esclaves qui nous sont signalées à la fin du IIe siècle et au début du Ier siècle av. J.-C.47 témoignent que l'argent continue à être extrait du Laurion à l'époque hellénistique, même s'il ne constituait sans doute alors qu'un appoint au métal utilisé pour le monnayage et si son exploitation restait marginale en comparaison de l'époque classique.

Après le pillage de Délos par les troupes de Mithridate en 88 et la prise d'Athènes par Sylla en 86, dans une cité au commerce définitivement ruiné, et « désormais réduite au rôle d'une ville de province sans possessions extérieures, sans rôle politique, sans activité commerciale, l'Hôtel des monnaies ne fonctionna plus que rarement48 ». Les revenus de la mine devinrent très négligeables. Ainsi, au temps de Strabon, il n'y avait plus de travail d'abattage et on se contentait d'exploiter les scories contenant encore un peu de minerai : « les mines d'argent de l'Attique, qui naguère étaient très productives, se trouvent aujourd'hui complètement épuisées ; le rendement dans ces derniers temps en était même si faible, si peu en rapport avec le travail et la dépense, que les fermiers ont eu l'idée de remettre à la fonte les déblais et les scories des premières exploitations, et ont réussi ainsi à extraire encore une certaine quantité d'argent pur49 ». Les mines furent finalement abandonnées au Ier siècle av. J.-C.50, malgré une tentative de réactivation au IVe siècle comme le montrent les lampes datant de cette époque découvertes dans quelques galeries51.

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MessageSujet: Re: L'ART OBSCURANTISTE: LES ACORES OU LE BAZAR PRÉHISTORIQUE    Ven 6 Oct à 10:44

Les mines « redécouvertes » aux XIXe et XXe siècles
Articles détaillés : Mines du Laurion aux XIXe et XXe siècles et Compagnie Française des Mines du Laurion.

Au XIXe siècle, les mines furent « redécouvertes », semble-t-il par hasard. Un voilier grec aurait utilisé comme lest des scories du Laurion. Lors d'un arrêt en Sardaigne, un propriétaire de mines de l'île, M. Serpieri, aurait eu l'idée de les faire analyser. En découvrant leur potentiel, il se serait associé avec l'entrepreneur marseillais Roux pour relancer l'exploitation des gisements du Laurion grâce à la création en 1867 d'une compagnie franco-italienne : Les métallurgies du Laurion. De leur côté, des compagnies grecques traitaient les scories antiques dont le volume était estimé à 1 500 000 tonnes. On estimait alors que les mines pourraient fournir au total 120 000 tonnes de plomb. Dès 1867, la taxe sur la production de la mine rapporta à l'État grec 250 000 drachmes (soit £ 8 930 de l'époque)52,53,54,55.
Usine de la Compagnie Française des Mines du Laurion, aux alentours de 1890.

Ce dernier tenta de profiter de la défaite de la France face à la Prusse et de ses suites pour évincer de l'exploitation des mines la compagnie franco-italienne, au moment même (printemps 1871) où celle-ci commençait à produire des bénéfices. L'affaire, qui devint vite l'« Affaire du Laurion », prit une ampleur internationale en raison des rivalités diplomatiques en Europe54. Jules Ferry, le nouvel ambassadeur de France en Grèce tenta, sans succès, de faire tomber le gouvernement grec. Finalement, en février 1873, un compromis fut trouvé : Roux et Serpieri vendirent la compagnie à un conglomérat de banquiers de Constantinople56.

Celui-ci, mené par Andréas Syngrós, fonda la Compagnie Métallurgique Grecque du Laurion qui enthousiasma les investisseurs grecs et suscita la première bulle spéculative de l'histoire grecque, dont l'éclatement entraîna la disparition des économies de nombreux Grecs. Les mines du Laurion venaient de faire entrer la Grèce dans l'ère du capitalisme spéculatif et de ses inconvénients57,58.

En 1877, une compagnie française, dirigée par Serpieri, fut à nouveau créée : la Compagnie Française des Mines du Laurion. En 1911, elle était la principale compagnie sur place, à côté de diverses autres compagnies grecques ou françaises. Elles participèrent toutes à l'intense développement industriel de la région. La ville de Laurion comptait alors dans sa population 10 000 ouvriers et son port était fréquenté par des vapeurs venus du monde entier. La Compagnie Française des Mines du Laurion introduisit en Grèce, dans l'Entre-deux-guerres, l'organisation scientifique du travail. Laurion et ses mines devinrent aussi un des principaux centres des luttes sociales et politiques du pays. Mais les fermetures, d'abord de la principale compagnie grecque en 1917, puis de la principale compagnie française en 1977, portèrent un coup à la région57,59,N 16.
Exploitants et mineurs
Les concessionnaires

À l'époque antique, l'exploitation des gisements du Laurion était très morceléeN 17 : il y avait au moins 500 mines différentes en activité dans les années 340 selon G. G. Aperghis60. On peut supposer que ces concessions étaient de tailles très variées, aptes à répondre aux désirs d'investissement des plus obscurs comme des plus riches des Athéniens : aussi bien le vendeur d'andouilles d'Aristophane61 qu'Épicrate de Pallène, « qui avait pour associés les hommes les plus riches, ou presque, d'Athènes62 ».

Si les concessionnaires étaient de fortunes diverses, les riches Athéniens étaient clairement surreprésentés : les 7 % les plus riches, ceux astreints aux liturgies, représentent 19 % des concessionnaires63. Sur 106 noms de concessionnaires relevés par Margaret Crosby sur les stèles des polètes, 49 apparaissent dans d'autres sources : il s'agit souvent d'hommes politiques en vue et/ou astreints à la triérarchie. Le fait que ces personnages soient triérarques bien que les revenus de la mine soient exemptés d'impôts indique que ces hommes ont par ailleurs d'autres sources importantes de revenus (exploitations agricoles, commerceN 18, etc).

Cette surreprésentation des catégories les plus aisées parmi les concessionnaires n'a rien d'étonnant, compte tenu d'abord du relatif prestige de l'investissement minier : comme le souligne Aristote : « dans l'ordre naturel, l'art de l'agriculture vient avant tous les autres, et en seconde ligne ces arts qui extraient les richesses du sol, telles que l'exploitation des mines64 ». Mais elle s'explique surtout par l'importance du capital nécessaire en général à l'exploitation, aussi bien pour l'extraction elle-même que pour le traitement du minerai dans les ateliers de surfaceN 19. Par exemple, un esclave coûtait en moyenne entre 150 et 200 drachmes, même si la valeur d'un esclave variait grandement en fonction de sa compétence : un homme ou un enfant affecté au portage ou au broyage du minerai pouvait ne pas valoir davantage que 100 drachmes65, mais Nicias n'hésite pas à investir 6 000 drachmes -prix le plus élevé que l'on connaisse pour un esclave en Grèce- pour un conducteur de travaux (épistatès) particulièrement expérimentéN 20. L'ampleur des sommes à avancer implique pour de nombreux investisseurs la nécessité de se regrouper en vue de l'exploitation d'une concession minièreN 21 : le Contre Panténétos (38) de Démosthène évoque des « concessionnaires associés », et les stèles des polètes une association qui réunit dans les années 340 un certain Aischylidès et un fils de Dikaiokratès à l'orateur Hypéride66. Xénophon recommandait en 355 d'offrir une telle possibilité aux investisseursN 22, ce qui semble montrer que les associations de concessionnaires n'existaient pas avant la deuxième moitié du IVe siècle67.

La possession et l'exploitation des mines pouvaient entraîner la constitution de riches dynasties familiales, comme le montrent les surnoms évocateurs des ascendants d'Hipponichos II, qui possédait 600 esclaves au Laurion à la fin du Ve siècle : son grand-père Hipponichos I était surnommé Ammôn (« l'homme du sable ») dans la mesure où il exploitait les gisements argentifères de surface au début du Ve siècle, et son père Callias, négociateur de la paix du même nom, était surnommé Lakoploutos « riche par ses trous » au moment où on exploitait le troisième contact de Maronée68. De la même façon, on peut suivre l'itinéraire industriel de Pheidippos de Pithos qui exploite, avec ses fils, mines, ateliers de surface et biens fonciers dans le Laurion de 367 à 33866.

Les concessionnaires du Laurion, notamment les plus riches d'entre eux, pouvaient, selon David I. Rankin69, s'allier pour défendre leurs intérêts, voire s'impliquer fortement dans la définition de la politique de la cité. Ce mining lobby, qui ne s'identifie pas au « parti de la paix » de Nicias des années 420, aurait joué un rôle important dans les deux révolutions oligarchiques de la fin du Ve siècle, mais aurait surtout orienté les choix de la cité dans le deuxième quart du IVe siècle, soutenant la politique pacifique d'Eubule dont ils pensaient bénéficier70. Cependant, sans nier les interactions entre intérêts miniers et de la cité, Saber Mansouri a contesté la thèse de Rankin d'un lobby minier qui regrouperait l'ensemble des individus intéressés au développement des mines du Laurion. Les sources à notre disposition mentionnent ainsi plusieurs concessionnaires qui, loin de se rattacher à Eubule, se plaçaient plutôt dans les rangs du « parti de la guerre » et soulignent ainsi l'hétérogénéité des positionnement politiques possibles au sein du groupe des entrepreneurs miniers : c'est la cas par exemple d'Hypéride ou de Diotimos, fils de Diopeïthos71.

Les investisseurs n'étaient pas nécessairement natifs du Laurion : 80 % des concessions relevaient d'individus extérieurs au dème. Certains concessionnaires pouvaient même être étrangers à la cité : Xénophon note ainsi que l'État athénien « permet à tout étranger qui le désire de travailler dans nos mines aux mêmes charges que les citoyens72 », affirmation confirmée par les baux qui font état d'un concessionnaire siphnien au milieu du IVe siècle, probablement un descendant d'une grande famille de Siphniens spécialisés dans les mines depuis le Ve siècle, celle de Stésileidès et de Callaischros73. De même, Sosias, le régisseur thrace de Nicias, acheté un talent sans doute pour l'expertise minière qu'il aurait acquise dans les mines de Pangée en Macédoine, d'abord chargé de diriger les mille esclaves que ce dernier employait dans les mines, semble peu après être affranchi et devenu lui-même concessionnaire74 : « Jadis Nicias, fils de Nicératos, avait mille ouvriers dans les mines, qu’il louait à Sosias de Thrace, à condition que celui-ci lui paie une redevance nette d’une obole par jour et par homme75. » Les investisseurs étrangers semblent cependant rares : « pour les concessions minières comme pour la location des terres publiques, les citoyens athéniens jouirent d'un monopole de fait76 »
Une main d'œuvre servile
Des mineurs nombreux et asservis
Une main d'œuvre pléthorique
Mineurs grecs. Reproduction d'une plaquette en terre cuite de Corinthe.

Les mineurs étaient presque exclusivement de condition servile. Nombre d'entre eux étaient des barbares : en consultant les listes de travailleurs enregistrées au IVe siècle av. J.-C., on trouve un tiers de Thraces77. Comme cela est souvent le cas pour des individus affectés à des tâches subalternes, les noms de très peu d'entre eux sont parvenus jusqu'à nous : tout juste a-t-on pu identifier une inscription (IG, II2, 10051) d'un mineur d'origine paphlagonienne et amateur d'Homère, Atôtas, qui compare « son effort à celui des héros (il se proclame même descendant de Pylaïménès, tué par Achille)78 ».

Des hommes libres pouvaient côtoyer ces esclaves, mais uniquement en tant que propriétaires de petites concessions, et essentiellement dans des fonctions de direction : si un client de Démosthène, propriétaire d'une mine, dit dans un de ses plaidoyers y avoir travaillé « de son corps79 », on doit relativiser ses efforts, sachant qu'il fait également partie des 7 % des citoyens les plus riches, ceux astreints aux liturgies80... En tout état de cause, on n'a aucune trace d'homme libre employé dans les mines avec un statut de salarié81.

Les effectifs d'esclaves étaient très importants au Laurion. Si établir un chiffre précis est délicat82, on considère néanmoins qu'au moins 10 000, et même probablement 15 000 des 20 000 esclaves évoqués dans le passage de Thucydide cité plus hautN 23 (Voir Guerre du Péloponnèse et effondrement de la production) étaient affectés dans les ateliers de surface et dans les minesN 24. Si les effectifs d'ouvriers au Laurion varient considérablement au cours de la période classique en fonction de la conjoncture minièreN 25, il s'agit en tout état de cause du seul exemple connu de concentration importante d'esclaves en Grèce ancienne83, ce qui entraîna la mise en place de circuits commerciaux importants, pour drainer vers Athènes les flux d'esclaves dont les mines avaient besoin84.
Origines et conséquences du recours massif à une main d'œuvre servile

Ce grand nombre d'esclaves s'explique d'abord par l'ampleur des travaux : « on estime que la production d'une tonne d'argent nécessitait de 500 à 1000 esclaves à l'année7 ». Une concession tout à fait modeste, telle qu'il y en avait plus d'une centaine au Laurion quand les mines étaient prospères, disposait au minimum d'une trentaine d'ouvriers (mineurs, porteurs, trieurs, gardiens), voire davantage si la distance à faire parcourir aux porteurs entre le front de taille et l'entrée de la mine dépassait les quelques dizaines de mètres85. Et l'on ne prend pas en compte ici tout le personnel affecté aux laveries et aux fours… Encore ne s'agit-il que d'un archétype d'exploitation au faible développement : certaines étaient bien plus importantes, comme celle de Sosias le Thrace, qui y employait mille esclaves.

Le recours massif à la main d'œuvre servile s'explique également par son faible coût. Si louer un esclave coûtait en moyenne 5 oboles (2 à 3 oboles pour la nourriture et les vêtements, 1 à 2 pour l'amortissement, 1 obole pour la location proprement dite), cela constituait en fait une somme modique compte tenu des profits que son travail était susceptible d'entraîner. Ce faible coût du travail eut deux conséquences pour les entrepreneurs miniers : d'une part, il rendit l'activité particulièrement profitable, le résultat net étant beaucoup moins éloigné du revenu brut que dans les mines modernes86 ; d'autre part, cela amena souvent les concessionnaires à négliger les gains de productivité que de nouvelles méthodes d'exploitation auraient pu leur faire gagner.

On s'explique ainsi l'utilisation constante d'hommes plutôt que d'animaux pour manœuvrer les meules de broyage, le caractère non systématique de l'installation de treuils d'extraction à la surface des puits ou l'exigüité des galeries qu'ils creusaient, étroitesse qui rendait la circulation des hommes et du minerai particulièrement malaisée et interdisait tout transport par roulage : comme le souligne Édouard Ardaillon, « le concessionnaire, qui n'avait que quelques années devant lui pour exploiter son lot, avait tout intérêt à atteindre le plus vite possible les gisements qui devaient l'enrichir. Une galerie étroite l'y menait en trois mois, alors qu'une galerie plus large aurait demandé six ou huit mois à ses ouvriers. C'eût été, à son avis, perdre un temps précieux à un ouvrage inutile ; mieux valait exploiter trois mois plus tôt un amas de belle galène et faire les frais de dix porteurs, plutôt que d'y arriver trois mois plus tard et de faire la maigre économie de dix esclaves. [...] C'est ainsi que l'abondance de la main d'œuvre, fournie à si bon compte par l'esclavage, a nui dans une certaine mesure, non pas au rendement des mines, mais au progrès des méthodes d'exploitation87. » Le lien de cause à effet établi ici entre système technique et système social, à l'instar de celui proposé par Richard Lefèbvre des Noëttes entre déficience des systèmes d'attelage et recours à l'esclavage dans l'Antiquité, doit cependant être nuancé et relativisé88.
Condition et organisation du travail
Des conditions de travail difficiles

La faible valeur monétaire des esclaves et leur relative abondance explique le caractère particulièrement éprouvant de leurs conditions de vie au Laurion, comme dans toutes les mines antiques : « la main d'œuvre ne coûtait pas assez pour qu'on se préoccupât de l'épargner par des procédés plus parfaits87 ». Ils se déplaçaient dans des galeries étroites et insalubresN 26 qui les contraignaient à extraire le minerai accroupis, à genoux et même couchés, dans une atmosphère surchauffée par la chaleur des lampes et des corps, et cela en général pendant dix heures, rythme selon lequel se succédaient les équipes et qui impliquait que les ouvriers se nourrissent au fond : des restes de repas, en l'occurrence des ossements de cerfs, ont été retrouvés dans les galeries89.

Même si Athénée a décrit des esclaves enchaînés90, il est probable que cela correspond à une réalité tardive, sous l'influence romaine. En effet, Athénée précise ce point dans le cadre d'un récit plus large de la révolte d'esclaves mineurs à la fin du IIe siècle av. J.-C., et on n'a aucune assurance que les quelques chaînes retrouvées dans les mines aient été vouées à cet usage. Surtout, les ossements retrouvés sur place ne portent pas la marque d'un fer91, à l'exception de la jambe d'un individu (restes non datésN 27).

Même sans être enchaînés, la mortalité des esclaves était importante, tant dans les mines qu'en la surface, du fait du caractère toxique des poussières et vapeurs de plomb : Olivier Picard estime que l'espérance de vie d'un esclave employé à plein temps n'excédait pas quatre à cinq ans7.
Fonctions

Ceux, esclaves ou hommes libres, qui travaillaient dans les mines avaient des fonctions bien définies. Les plus compétents -les mineurs au sens propre- étaient affectés au front de taille ; il s'agissait le plus souvent d'hommes robustes, au contraire des porteurs, sans doute plutôt des enfants la plupart du temps, chargés du transport du minerai dans les étroites galeries. Les ouvriers affectés en surface au triage ou au broyage à la meule comme ceux des laveries appartenaient à la catégorie des manœuvres peu compétents, ce qui n'était pas le cas des fondeurs, chargés en bout de chaîne d'opérer la délicate transformation du minerai brut trié en lingots d'argent et de plomb.

L'encadrement de cette troupe était assuré par un épistatès, maître-mineur ou maître-fondeur, chargé dans un cas de conduire la recherche et l'extraction du minerai, dans l'autre de superviser le lavage, la sélection et la fusion dans les meilleures conditions de la galène extraite. Ils étaient aidés de gardiens chargés de surveiller et stimuler les ouvriers, quitte à sanctionner les moins performants d'entre eux92.
La question des révoltes

À la surface, un système de surveillance des esclaves était sans doute plus ou moins organisé : l'hypothèse a été émise que les tours qui parsemaient le Laurion et dont il reste des vestiges, constituaient des postes d'observation et de garde pour des garnisons d'hoplites. La présence de ces infrastructures pourrait indiquer l'importance de la crainte, chez les Athéniens, d'un soulèvement généralisé des esclaves du Laurion, même si les témoignages de rébellion sont peu nombreux à nous être parvenus.

Outre la désertion lors de l'occupation spartiate de Décélie en 413, on sait que le Laurion subit deux révoltes d'esclaves à l'époque hellénistique : l'une en 134, en écho à la grande révolte servile de Sicile, est évoquée par Paul Orose citant un passage perdu de Tite-LiveN 28 ; l'autre, plus sérieuse, vers 100 av J.-C.N 29, est connue grâce à Athénée, citant le philosophe Posidonius, qui rapporte « que s'étant révoltés, ils égorgèrent les officiers préposés à la sûreté des mines ; en outre, qu'ils s'emparèrent de la forteresse de Sounion, et fourragèrent longtemps l'Attique90 ». L'hypothèse a même été émise qu'ils aient frappé eux-mêmes monnaie pendant la période où ils contrôlèrent le district du Laurion93. Malgré tout, notre documentation donne le sentiment qu'il s'agit de cas isolés, les précautions prises ayant suffi à en limiter la multiplicationN 30.
Techniques minières et métallurgiques
Géologie du site minier et métaux exploités
Coupe théorique des terrains du Laurion.
C1 : marbre inférieur
C2 : marbre supérieur
S1 : schiste inférieur
S2 : schiste supérieur
I (S2 sur C2) : premier contact
II (C2 sur S1) : deuxième contact
III (S1 sur C1) : troisième contact

Pour le géologue, le district minier métallifère du Laurion s’étend du Nord au Sud sur 15 km de long pour une superficie de 120 km2 1. Il se caractérise par une succession horizontale de couches de calcaire clair (marbre) et de schistes (roches feuilletées noirâtres ou grises). Leur formation prête actuellement à débat : à l'hypothèse classique94 d'une succession normale de couches sédimentaires d'âges différents s'oppose une thèse récente95, qui semble confirmée par l'étude des fossiles présents : marbres supérieurs (C2 sur le schéma) et inférieurs (C1) d'une part, schistes supérieurs (S2) inférieurs (S1) d'autre part seraient en fait de même âge et leur superposition serait le résultat d'un « gigantesque pli couché96 ».

C'est à la frontière de chacune de ces couches, dans les cavités qui les séparent, que se trouve le plomb argentifère. Ces zones de contact, au nombre de trois (I, II et III sur le schéma ci-contre), se situent donc à des profondeurs différentes et nécessitent des modes d'exploitation spécifiques : le premier contact (I), exploité dès 1500 av. J.-C., affleure à la surface, tandis que le troisième (III), dont les plus abondantes minéralisations firent la richesse d'Athènes à l'époque classique, implique une exploitation en sous-sol. Lorsqu'il était situé dans ces zones de contact, le minerai se présentait soit sous forme d'amas lenticulaires, soit en bandes. Il pouvait également être présent en filons de faible épaisseur dans les failles des couches calcaires97.

Les principaux minerais exploités étaient de deux typesN 31, le plus souvent mêlés : d'une part la cérusite (PbCO3), ou minerai oxydé, aux reflets rouges ou jaunes du fait de l'oxyde de fer qu'elle contient, d'autre part la galène, ou minerai sulfureux (PbS), caractérisée par ses grains noirs. Leur teneur en plomb est élevée (77,5 % pour la cérusite, 86,6 % pour la galène), mais fort variable si l'on prend en compte la gangue qui entoure le minerai, allant de pourcentages de l'ordre de l'unité jusqu'à 50 %, pour une moyenne de 15 %. L'argent se situait à l'intérieur de ces molécules de carbonate de plomb ou de sulfure de plomb, dans des proportions allant de 500 à 4 000 g par tonne de minerai extrait, avec une moyenne de 2 kg : ainsi, une tonne de minerai à 20 % de plomb contenait environ 400 g d'argent (0,04 %)98. Du fait de ce caractère relativement pauvre pour des métallurgistes modernes, le minerai du Laurion nécessitait un long processus de traitement et de transformation pour en extraire l'argent convoité.
Galène argentifère (incrustations noires).
Laurionite, autre forme de plomb (chlorure de plomb cristallisé) ainsi nommée d'après les mines du Laurion où il est présent

D'autres minerais étaient exploités plus ou moins marginalement au Laurion, notamment l'ocre, le fer et le cuivreN 32. Il est de fait probable qu'une part au moins des monnaies de bronze athéniennes étaient fabriquée à partir de cuivre lauréatique99, et de nombreuses découvertes soulignent l'importance et l'anciennetéN 33 de l'extraction de ce métal au Laurion : une ancienne mine de cuivre a été identifiée récemment dans le secteur de Spitharopoussi et lors des explorations archéologiques menées en 2004, « les réseaux cutanés en cours d'exploration ont révélé des concentrations importantes en fer et en cuivre100 ».

L'ocre, ou sil, du Laurion, un limon coloré par l'hydroxyde de fer, était particulièrement apprécié pour ses qualités colorantes : Pline l'Ancien considère que, parmi les ocres, « le meilleur est celui que l'on nomme sil attique ; il coûte deux deniers la livre », c'est-à-dire deux fois plus que le second en qualité, le sil marbré101. Vitruve, pour souligner la grande valeur de cet ocre, signale qu'à l'époque de l'exploitation des mines du Laurion, « quand on venait à rencontrer quelque filon de sil, on le suivait comme si c'eût été de l'argent102 ». L'ocre attique constituait l'une des quatre couleurs de base utilisées par les peintres classiques et était essentiel à la production des céramiques attiques à figures noires et rouges. De ce point de vue, sans doute la moindre exploitation des mines d'argent du Laurion à partir du IIIe siècle av. J.-C. a-t-elle contribué au déclin, à la même époque, de la céramique peinte attique103. De fait, à la fin du Ier siècle, il n'est plus possible de s'en procurer comme le signale à regret Vitruve. La peinture antique utilisait également un autre colorant exploité au Laurion, le cinabre. Le procédé nécessaire à son extraction fut inventé à la fin du Ve siècle av. J.-C. par un entrepreneur du Laurion, Callias, qui avait pris de prime abord pour de la poudre d'or ce sable jaune qui parcourait les galeries de sa mine. C'est du moins ce qu'affirme Théophraste, qui détaille également la série de broyages et de lavages nécessaire à son extractionN 34.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mines_du_Laurion

RAPPORT DE
WIKIPEDIA
SOUS
L’ÉGIDE
DE
TAY
La chouette effraie
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