Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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  Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 3:47

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 4 hil y a 4 heures
LE SOLEIL NE S'EST PAS LEVÉ ET LES OISEAUX NE SOUFFLENT PAS LEURS CONSERVATIONS PAR DES CHANTS: IL Y A LE MURMURE DE LA CIRCULATION. TAY

LE TERME DE REVEIL S'APPLIQUE AUX TEMPS DE REVENIR. LA LAÏCITÉ N'EST PAS UN SIMULACRE DE DÉBAT ENTRE LES CITOYENS: ÉTABLIR UN DIALOGUE. TAY

QUAND ON DEVIENT PASSIF SUR LES ÉVÉNEMENTS, LA SITUATION EST COMME UN MARIAGE MALHEUREUX: TU AS FAIT LE MALHEUR ET TU AS FERMÉ LES YEUX. TAY

NAGALÏÉW DANS SA MIGRATION NATURELLE A QUITTÉ LES ALBATROS POUR PASSER UN AUTOMNE ET UN HIVER AUSTRAL SUR TOULOUSE: UNE RÊVERIE RÉELLE. TAY

GRÂCE À NAGALÏÉW, LA FRANCE UTILISE LES OISEAUX MIGRATEURS AUTREMENT QUE DANS UN SCHÉMA DE CHASSE; ILS SONT UN INDICATEUR DU SECOURISME. TAY

LES PREMIERS SECOURISTES BÉNÉVOLES APERÇOIVENT LES MOUETTES ET LE PLAN CONTRE LE FROID SE METS EN PLACE: DES REPAS SE METTENT EN PLACE. TAY

LES GENS QUI VIVENT DEHORS, VONT DEVOIR SE COUVRIR ET LES PREMIERS REPAS CONTRE LE FROID SE METTENT EN PLACE: LES MOUETTES ME PRÉVIENNENT. Y

LE SOLEIL SE PRÉPARE POUR SON SOLSTICE ET L'ÉQUINOXE SOUFFLE SES SOUPIRS VERS LES SOUFFLES GLACÉS: LES SOURCES SOUFFLENT LA GLACE D'AIR. TAY

LA NATURE ET SON HIVER, DANS UN AUTOMNE RETROUVER EN UN CERCLE DE LUMIÈRES ET D'OMBRES; LA NATURE SAVOURE LA JOIE DES ACTES PRÉVOYANTS. TAY

UN SENTIMENT DE JOIE DANS MES PENSÉES POUR MA MINOUSKA, ME PORTE À FAIRE PARTAGE DES PAINS QUOTIDIENS: LEURS MOUETTES ET LES CORBEAUX. TAY

DANS LE PAYSAGE DES AURORES BORÉALES, UNE MIGRATION S'EFFECTUE VERS TOULOUSE, LES MOUETTES VIENNENT PARTAGER LE PAIN AVEC LES CORBEAUX. TAY

LES MOUETTES RIEUSES LORS DES SAISONS AMOUREUSES VOIENT LES MÂLES SE DOTAIENT D'UNE TÊTE NOIRE QUE JE TROUVE TRÈS JOLIES: LES LARIDÉS. TAY

DANS LE CIEL BLEU, NAGALÏÉW LA MOUETTE AUX YEUX VERTS RETROUVE LE CHEMIN DU GROUPE; ELLE EST DANS UN AUTOMNE RETROUVER: LE CHIEN ARGOS. TAY

LES COMPRESSES OCULAIRES PROTÈGENT DES ODEURS QUI PROVOQUENT DES ALLERGIES, DES ALLUSIONS ET DES REMARQUES: UNE SOURCE D'INSPIRATION. TAY

LA DOUCE MIAMI SOUFFLE SES SOUPIRS DANS LES SOUVENIRS, ELLE QUI POURRAIT ÊTRE LA CITÉ DES ANGES ET DES SCIENCES HUMAINES: LES DOLPHINS. TAY

ELLE NE CHERCHE PAS LA PITIÉ, SE LAISSE ENVAHIR DE NOSTALGIES ET PEUT SE TRANSFORMER EN RAGE SI ON NE RESPECTE PAS SON SILENCE; FILS. TAY

LES FEMMES ONT UNE FORCE HORS DU COMMUN QUAND LA VIE LEUR PRENDS L'ENFANT ET ELLE ÉQUILIBRE L'HOMME MALGRÉ SA DOULEUR: SA FAUSSE COUCHE. TAY

ON NE PEUT ÊTRE LA RAISON SI L'ON NE CONNAÎT PAS LA VALEUR DE L'ÉQUILIBRE; LA DOULEUR DE L'EXISTENCE D'UNE FAUSSE COUCHE, JE LA CONNAIS. TAY

DANS LA GESTION DES RESPONSABILITÉS COMMUNE AUX COMMISSARIATS, LES LIENS SE TISSENT ET SE DÉCHIRENT ENTRE LA JUSTICE ET LES ENQUÊTEURS. TAY

L'INTÉGRALITÉ ET L'INTÉGRITÉ DES CADAVRES SONT DES ASPECTS SOULEVER DURANT CERTAINES RECONSTITUTIONS D'HOMICIDES: ON PARLE D'INSOUTENABLE. Y

ENSUITE SE TRANSFORME EN UN FLOU ET LES TÉMOIGNAGES DÉFORMENT LES DISPUTES ET LES TEMPÊTES DES DISCOURS SUR LES TERRITOIRES: SUSPECTS. TAY

L'ÉTHIQUE ET L'INTERPRÉTATION CONDUISE L'INTERROGATION DE LA SITUATION DANS UNE SOCIÉTÉ QUI CHERCHE À ÉTABLIR UN CENTRALISME DE COEUR. TAY

LA POLICE SCIENTIFIQUE SE POSITIONNE EN UN INDIVIDU RETROUVER DANS SES AFFAIRES ET QUI N'OUBLIE PAS LE LABEUR EFFECTUÉ DANS SON EXISTENCE. Y

LE SOUPÇON DANS LE RÔLE ACTIVE LA CURIOSITÉ DE LA PERSONNALITÉ SUR LA CONSCIENCE: LE SCÉNARIO DÉFINIT LE SCULPTEUR POUR ÉTABLIR LE CRIME. Y

LE NÉBULEUX DANS LA VIOLENCE DONNE SES ESPOIRS EN UNE RÉDEMPTION AUQUEL IL DONNE UN BERCEAU AUX QUOTIDIENS DE SON COUPLE: SA PERSONNE. TAY

ECRIT
DE
TAY
La chouette effraie

Le Scamandre (en grec ancien Σκάμανδρος / Skámandros) est un fleuve côtier de Troade. Dans la mythologie grecque, c’est aussi le dieu fleuve le personnifiant. Si les humains le nomment Scamandre, les dieux le désignent par le nom de Xanthe (Ξάνθος / Xánthos)1. Hésiode2 en fait un descendant d’Océan et Téthys. Comme le Simoïs, autre dieu fleuve de Troade, sa source est au mont Ida3 et coule dans la plaine de Troie4 avant de rejoindre l’Hellespont.

De lui sont issus Teucros, Callirrhoé et Strymo qui sont des ancêtres des rois et héros troyens5. Il fait partie du camp des dieux (en compagnie d’Apollon, Arès, Artémis, Aphrodite et Léto) qui aident les Troyens à combattre les Grecs lors de la guerre de Troie6. Il prend part aux combats, notamment après qu’Achille a massacré de nombreux Troyens dans son cours. Le héros grec n’est sauvé de Scamandre que par l’intervention d’un autre dieu, Héphaïstos, qui allume un feu divin asséchant les eaux du fleuve7.

Un passage de l’Iliade8 parle de deux cours d’eau issus du Scamandre dont l’un est chaud et l’autre toujours frais. C’est en cherchant ces deux cours que Schliemann aurait localisé la colline d’Hissarlik et mis au jour les vestiges de la cité antique de Troie.

Le nom actuel du Scamandre est Karamenderes9. La rivière est barrée par le barrage de Bayramiç. Dans l’Iliade, il est fait référence à de nombreuses reprises au tombeau d'Ilos se situant dans la plaine de Troie à proximité d'un gué pour traverser le Scamandre.
Sources

   Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (III, 12, 1-2) ; Épitome [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (IV, 7-Cool.
   Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (vv. 336-370).
   Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (passim).

NOTES
   ↑ Iliade, XX, 74.
   ↑ Théogonie, vv. 336-370.
   ↑ Iliade, XII, 17.
   ↑ Iliade, V, 773.
   ↑ Bibliothèque, III, 12, 1-2.
   ↑ Iliade, XX, 38.
   ↑ Iliade, XXI, 145 et XXI, 200-382 ; Épitome, IV, 7-8.
   ↑ Iliade, XXII, 147-152.
   ↑ Le Scamandre est appelé Karamenderes (Méandre noir), mais aussi Eski Menderes (Vieux Méandre) et Küçük Menderes (Petit Méandre) ce qui peut prêter à confusion avec le fleuve lycien appelé lui aussi Küçük Menderes et mentionnée dans l’Iliade sous le nom de Caÿstros. Voir Iliade, II, 461.
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MessageSujet: Re: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 3:48

Regard sur l'ouest...

dans les visions sur l’absorption des mouvements, la Nature se livre à une forte résistance sur le concept
de rage exercée par Mal l'ensorceleur sur l'essence même de sa personnalité... Baal par ses actions
imbéciles et devant ses aigreurs face à Bastet et Lilith se retrouve enfermer dans une forme de
soif exercer par son père; il est privé d'une ombre qui lui est devenu hostile afin qu'il puisse
réaliser les erreurs qui pourrait le conduire à faire échouer l’œuvre de celui qui est l'ensorceleur...

Bastet est tout comme son aïeul, Adam le patriarche libre de mouvements dans l4enfer mais épiés
de ses gestes et de ses paroles. Son mariage n'est plus et elle a perdu beaucoup de prestige auprès
de ceux qui voyaient en elle une future reine... Le tyran convoqua Rhadamente et lui dit :

" Minos n'est plus car depuis la mort de celui qui était; Je ne trouve pas le moyen de m'incliner contre
l'unique... mon frère suit moi dans cette quête et retrouve Sarpédon... je ne trouve pas prière
dans celui que le Destin désigne être père du Néant et qui ignore même l'attrait de sa création qu4il
prénomme mes enfants et faisant usage de sa force par l'aide de présage et de prophète en se disant
l'unique... Son jardin était une abomination et en cela ?: je me suis fait serpent pour les chasser de l'océan.
Mais là aussi, il a réussi à les faire évoluer sans faire usage de magie et de sorcellerie...
Pourtant, c'est moi qui est interdit la sorcellerie à la chute des abysses et à la mort de notre mère, Europe..."

Rhadamente se souvient des fragments des Cariens et de la dispute qui opposa les enfers lorsque
les éléments primordiaux se répandirent sur la Contre et que les dragons par leurs vaillance permirent
à ce jeune monde de survivre: Les anges de Yahvé et les protecteurs des Ents, Alliance du regard et
du souffle de L’Éternel...

Dans les couloirs du Temps, résonne le nom du troisième fils et en cela Mal l'ensorceleur Autrefois
Minos perçoit une cause qui pourrait faire échouer sa quête de vengeance sur celle qui le quitta pour le sein
de la Mort: La mudrā (devanāgarī : मुद्रा, qui signifie « signe » ou « sceau », en pali : muddā) est un terme sanskrit qui désigne une position codifiée et symbolique des mains d'une personne (danseur, yogi) ou de la représentation artistique (peinture, sculpture) d'un personnage ou d'une divinité. L'origine des mudrās est très ancienne et se rattache à la culture védique. Sarpédon est devenu une entité autre que la vie ne peut la voir si elle n'a pas subit le regard de la mort
ou pour les plus chanceux dans leur vivant de connaitre sa danse ou pour survivre il faut être celui qui mène le Tango.

" Retrouve Sarpédon, Rhadamente... Prends Bastet et Nephtys avec toi; n'essaye pas de mentir, je sais
que tu aides Antinea et en cela, je te respecte mon frère. dans ce nouveau monde; ta présence sera plus
grande que celle de mon fils Baal... Je te conjure de croire en ma présence d'esprit sur ces paroles;
Si Yahvé peut ramener Notre Mère car tu le sais mon frère, JE VEUX VIVRE..."

" Elles sont dans mon esprit..."

" Tout comme mon fils, nous écoutes... tu auras besoin des héros de Tyria... Mais tu sais que je ne peux cesser
la guerre... Je le fais pour notre Mère, Rhadamente..."

" Pour approcher de Milétos, j'aurai besoin de TAY La chouette effraie..." Rhadamente

" De retour sur Terre, mon frère alors invitons Seth l'ancien dans ces retrouvailles..." Mal l'ensorceleur ou Minos.

" Et pour Adam... me demande Bastet..." Rhadamente

" Lilith conjugue ses paroles avec ton père, Bastet et je ne ferai aucun mal à tes trois frères: Cain, Abel et Seth le jeune.
Ramener moi, Sarpédon et Milétos... Pour celle qui est mon coeur, Εὐρώπη / Eurṓpē...
La seule que je prie pour Toujours et à Jamais..." Mal l'ensorceleur ou Minos.

AINSI

Depuis Tyria, Croaw-Croaw perçut un signe des nuages... Il comprit que la traversée de la mer devrait etre remis car Yahvé ferai loi sur les territoires des Capricornes et de leurs océans... Seule les mouettes en seraient les navigatrices et l'usage de magie serait inefficace sauf dans l'usage de médecines et de transport maritimes... La paix n’appliquerai pendant un temps
sur les océans et tous les guerriers de héros aux enfers saluèrent cette nouvelle... Ainsi ils apprendrons que la paix
est signé pour une quête cosmique afin de retrouver Sarpédon et Milétos...

" Une paix précaire qui s'établit sur les océans... Hum..." Dit Cain en regardant vers Abel et Seth le jeune.
" Il nous prévient que quelqu'un cherchera à briser l'équilibre de l'essence et de la force...
cela ne peut être que Baal et ses sbires" Réponds Seth l'ancien entourés de Brouillard, Antinéa, Hermine Blanche de Syvia,
Force de Tyria et de tous ceux qui se défendaient de la malédiction crée par Mal l'ensorceleur...
" Une averse de sang et  Hypnos (le Sommeil) avec Thanatos (la Mort), les fragments des Cariens, Patrocle et Eschyle...
εὐρύς, « large » et ὤψ, « œil, vue »; Les langues sémitiques, Oui nous savons chercher mais où "Les langues sémitiques.""
Réponds le Peuple...

" Reprenez vos vies et le chemin s'éclaircira... Nagalïéw et Minouska": ricane Le Scamandre, Le Dragon d'Eau qui a rejoint l'appel de Antinéa
et de Eyodeléïw le Dragon de Feu...

Ecrit du
Citoyen Tignard Yanis
Alias
TAY
La choutte effraie


Dernière édition par yanis la chouette le Mar 26 Sep à 8:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 3:50

Les langues sémitiques sont un groupe de langues parlées dès l'Antiquité au Proche-Orient, en Afrique du Nord et dans la corne de l'Afrique. Ces langues sont qualifiées de «  sémitiques  »1 depuis 178123, d’après le nom biblique de Sem, fils de Noé. Elles forment une des branches de la famille des langues chamito-sémitiques – dites aussi afro-asiatiques ou afrasiennes)4, répandues de la moitié nord de l'Afrique jusqu'au Moyen-Orient. L'origine et la direction de l'expansion géographique de ces langues restent incertaines, de l'Asie vers l'Afrique5 ou de l'Afrique vers l'Asie6.

Des langues sémitiques, akkadien et ougaritique, sont attestées depuis plus de quatre millénaires. Les plus anciens documents akkadiens, en écriture cunéiforme, datent de la seconde moitié du troisième millénaire av. J.-C. et l'archéologie atteste de documents écrits en akkadien jusqu'au début de notre ère7.

Plusieurs langues sémitiques sont des langues officielles ou administratives : arabe (plus de 240 millions de locuteurs), amharique (plus de 90 millions), hébreu (8 millions), tigrigna (6,75 millions) et maltais (400 000 locuteurs). D'autres langues sémitiques sont utilisées en Éthiopie, en Érythrée, à Djibouti et en Somalie, et au Proche-Orient (langues néo-araméennes par exemple).

Les langues sémitiques se caractérisent, entre autres, par la prédominance de racines trilitères8 et par l'usage de consonnes laryngales, gutturales et emphatiques.

Étymologie

L'adjectif « sémitique » dérive du nom commun « sémite », utilisé pour la première fois en Europe vers la fin du XVIIIe siècle par l'historien philologue allemand August Ludwig von Schlözer. Il construit ce terme à partir du nom propre de Sem, fils de Noé, rencontré dans la Bible au livre de la Genèse et plus spécialement9 au chapitre 10, verset 31 qui dit : « אֵלֶּה בְנֵי־שֵׁם לְמִשְׁפְּחֹתָם לִלְשֹׁנֹתָם בְאַרְצֹתָם לְגוֹיֵהֶם » et se traduit « Tels sont les descendants de Sem, selon leurs familles et leurs langues, selon leurs territoires et leurs peuplades »10.
Évolution historique et expansion géographique
Arbre linguistique des langues sémitiques.

La linguistique, au XIXe siècle, soutenait l'origine asiatique des langues sémitiques. Aux XXe et XXIe siècles, de nouvelles hypothèses avancent une origine africaine des langues sémitiques dont la famille serait partie intégrante d'un groupe plus large de langues chamito-sémitiques.
IVe millénaire av. J.-C.

Pour les orientalistes du XIXe siècle, tel l'Allemand Theodor Nöldeke11 (1836-1930), les langues sémitiques dériveraient d'une langue hypothétique, le proto-sémitique. Cette langue-mère serait née au Moyen-Orient, avant de se répandre au Proche-Orient puis à l'Afrique.

En 1998, Mc Call émet l'hypothèse inverse d'une origine africaine du proto-sémitique12.

En 2004, les linguistes Ehret, Keita, Newman et Bellwood soutiennent que le proto-sémitique est originaire d'Afrique et qu'à la suite de probables migrations du Sahara à la fin du Néolithique, il apparaît au Moyen-Orient vers -400013
IIIe millénaire av. J.-C.

L'antique cité d'Ebla fut découverte en 1964 sur le site de Tell Mardikh en Syrie. En 1974, 42 tablettes portant une écriture cunéiforme furent extraites des ruines d'un palais datant de l'âge du Bronze ancien (-2400/-2225). En 1975, 17 000 tablettes furent ensuite mises au jour. L'étude de ces tablettes présente une langue archaïque dont certains traits morphologiques rappellent l'akkadien, et dont le lexique semble s'apparenter à l'hébreu et à l'araméen.
IIe millénaire av. J.-C.

Des langues sémitiques orientales dominent, au début du IIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie. L'akkadien est un terme générique qui s'oppose au sumérien, langue non-sémitique parlée en basse-Mésopotamie. L'akkadien fleurit en deux dialectes, le babylonien et l'assyrien. L'archéologie fournit des documents cunéiformes écrits entre -2500 et le début de l'ère chrétienne14.

Des langues sémitiques occidentales, parlées de la Syrie au Yémen, livrent progressivement des textes écrits. Des textes en proto-cananéen datent de -1500 et attestent l'usage d'une langue sémitique occidentale à cette époque. Des tablettes écrites en ougaritique15 ont été découvertes en Syrie du Nord, datant de -1300. Vers cette époque, des nomades Araméens font incursion dans le désert syrien.
Ier millénaire av. J.-C.

Au Ier millénaire av. J.-C., l'alphabet s'étant largement répandu, toute une série d'autres langues devient accessible : l'araméen et les langues sudarabiques anciennes. Durant cette période, le système de déclinaisons, encore vigoureux en ougaritique, semble décliner pour donner naissance aux langues sémitiques du nord-ouest. Les Phéniciens répandent le cananéen à travers une bonne partie de la Méditerranée, tandis que son cousin, l'hébreu devient la langue de la littérature religieuse avec la Torah et le Tanakh. Avec les conquêtes de l'empire assyrien, l'araméen devient la lingua franca du Croissant fertile, supplantant toutes les autres langues, notamment l'akkadien et le phénicien, tandis que l'hébreu subsiste en tant que langue liturgique. C'est à peu près à cette époque qu'apparaissent des textes écrits en guèze, première apparition écrite des langues éthiosémitiques.
Inventaire

Les langues sémitiques se divisent en deux grandes branches d'importance inégale : orientale et occidentale. Cette dernière est de beaucoup la plus vaste, et c'est la seule à comporter des langues encore vivantes.

La différence principale entre le sémitique oriental et occidental réside dans le système verbal. En effet, le verbe, en sémitique occidental, utilise des préfixes pour exprimer l'aspect inaccompli et des suffixes pour l'aspect accompli. Le sémitique oriental utilise dans les deux cas des préfixes.

Le sémitique occidental enfanta également l'article défini et l'alphabet (cf. plus bas).
Sémitique oriental
Lettres d'Amarna, XIVe siècle av. J.-C..
Article détaillé : Akkadien.

Cette branche comporte une seule langue, l'akkadien, connue grâce aux inscriptions cunéiformes de Mésopotamie (-3000), dans une partie de l'actuel Irak. C'est la langue qui a supplanté le sumérien. Des textes antiques rédigés en akkadien se détachent Enuma Elish et l'Épopée de Gilgamesh.

Deux dialectes en sont issus : l'assyrien dans le nord de la Mésopotamie et le babylonien dans le sud. Cette dernière langue fut notamment utilisée par Aménophis IV (Akhénaton) pour communiquer avec ses vassaux cananéens et syriens dans les lettres d'Amarna datant du quatorzième siècle avant l'ère chrétienne, dont un exemplaire photographié est visible ci-contre.
Éblaïte
Article détaillé : Éblaïte.

La langue éblaïte est une langue sémitique très archaïque, parlée au IIIe millénaire av. J.-C., dans l'antique cité-État d'Ebla. Sur le site, environ 17 000 tablettes ont été retrouvées, écrites en cunéiforme (80 % d'origine sumérienne, 20 % propre à l'usage de l'éblaïte).

Bien que proche de l'akkadien, la langue possède également des caractéristiques propres au sémitique occidental. On ne sait donc pas dans quelle catégorie la placer.
Sémitique occidental

On distingue deux groupes occidentaux : le septentrional et le méridional. Les deux se distinguent surtout par la formation du pluriel des noms : externe pour le nord (par ajout d'un suffixe), brisé pour le sud (par modification interne des voyelles).
Sémitique occidental septentrional

Cette branche comprend quatre groupes linguistiques.
Amorrite
Article détaillé : Amorrite.

L'amorrite désigne une langue de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Ses premiers locuteurs furent des nomades. Cette langue peut être rattachée à l'ougaritique.
Ougaritique
Article détaillé : Ougaritique.

L'ougaritique apparaît avant le cananéen, près de l'ancienne cité d'Ougarit, au nord des côtes phéniciennes (voir également Ras Shamra). Il fut parlé et écrit en cunéiforme aux alentours du XIVe et XIIIe siècle av. J.-C., avant que la ville ne soit saccagée.
Langues cananéennes
Bible hébraïque, XIIe siècle.
Articles détaillés : Phénicien, langue punique et Hébreu.

Les langues cananéennes regroupent

le phénicien (puis le punique parlé à Carthage),
l'hébreu,
mais aussi les langues ammonite, moabite, et édomite parlées sur la rive gauche du Jourdain et de la Mer Morte, soit l'actuelle Cisjordanie. De ces trois langues, quelques inscriptions seulement sont parvenues jusqu'à nos jours (dont la stèle de Mesha).

Le phénicien et le punique furent parlés jusqu'au Ve siècle par les paysans du bassin méditerranéen.

Initialement, toutes ces langues furent écrites à l'aide de l'alphabet phénicien.

Les langues cananéennes furent supplantées par l'araméen.
Araméen
Articles détaillés : Araméen et Judéo-araméen.

L'araméen apparut vers -850 en Syrie, (attesté dès le XIe siècle en Mésopotamie du Nord et généralisé au Xe lors de la fondation des royaumes araméens tels que le Bit Adini, le Bit Zamani, etc.) et dès le VIe siècle fut utilisé comme lingua franca, de l'Égypte à l'Afghanistan. Seul le grec rivalisa avec l'araméen au Moyen-Orient. Ainsi, par exemple, la lingua franca des Juifs à l'époque de Jésus était l'araméen. Celle-ci fut donc la championne des langues sémitiques du VIe siècle jusqu'au VIIe siècle et les conquêtes arabes.

L'ancien araméen (aussi appelé impérial, ou encore pré-chrétien) est connu à travers de nombreux papyrus, documents, et certains livres de l'Ancien Testament. Il se distingue des langues cananéennes par le maintien de la voyelle â (devenue ô en cananéen).

À l'époque de Jésus, l'araméen (récent) avait évolué en différentes formes régionales. On distingue l'araméen occidental (Palestine), comprenant le nabatéen (autour de Pétra), et l'araméen oriental, comprenant notamment le syriaque et le mandéen.

De nos jours, il existe encore des dialectes araméens : le néo-araméen occidental, le néo-araméen central (dont le turoyo) et le néo-araméen oriental (dont le soureth).
Sémitique occidental méridional

Ce groupe se distingue du groupe septentrional par la conservation de la flexion nominale et la généralisation des pluriels brisés.
Arabe
Page du XIIe siècle du Coran.
Article détaillé : Arabe.

La langue arabe, qui se présente aujourd'hui sous la forme de l'arabe standard moderne, comprend un état de langue nommé arabe classique et différents états de langues dialectaux dont l'ensemble forme l'arabe dialectal16.

Une liste des pays de langue arabe permet de situer géographiquement ces dialectes. L'hassanya est parlé au sud du Maroc, en Mauritanie, et chez les nomades du Sénégal. L'arabe maghrébin est parlé du Maroc à la Libye, ses variantes sont l'arabe marocain, l'arabe algérien et l'arabe tunisien, chacun de ces parlers ayant différents lexiques, mais se comprennent entre eux. Toujours en Afrique septentrionale se parlent aussi l'arabe libyen, l'arabe égyptien, l'arabe soudanais, proche du dialecte du sud de l'Égypte, ainsi que l'arabe tchadien.

En Méditerranée se parlaient autrefois l'arabe andalou et l'arabe sicilien, ce dernier ayant dérivé vers le maltais, un des rares dialectes arabes écrits à l'aide de l'alphabet latin et de gauche à droite. Le maltais, fut fortement influencé d'abord par le sicilien, l'italien et l'anglais, qui est la seconde langue officielle du pays.

Parmi les dialectes arabes parlés en Asie se détachent l'arabe syro-libano-palestinien et l'arabe des pays du Golfe, mais aussi le judéo-arabe.

Les plus anciens textes en arabe, écrits avec un alphabet dérivé du nabatéen datent du IVe siècle de notre ère. Les peuplades arabes méridionales utilisaient l'écriture safaïtique.
Langues sudarabiques
Articles détaillés : Langues sudarabiques anciennes et Langues sudarabiques modernes.
Répartition des langues sudarabiques modernes.

Les langues sudarabiques comportent deux groupes apparentés mais distincts :

Les langues sudarabiques anciennes rassemblent les langues d'anciennes inscriptions du VIIe au Ve siècle av. J.-C. en alphabet sudarabique.
Les langues sudarabiques modernes sont des langues vernaculaires actuelles du Yémen et d'Oman, sans écriture propre). Actuellement, elles sont au nombre de six au Yémen et en Oman : le mehri, le hobyot, le harsusi, le bathari, le shehri (ou jibbali) et le soqotri.

Elles sont toutefois menacées de disparition, l'arabe étant la seule langue officielle de ces deux pays et langue de religion.

Le sudarabique se distingue par l'utilisation de deux formes du passé : l'indicatif et le subjonctif.
Langues éthiosémitiques
Article détaillé : Langues éthiosémitiques.

Les langues sémitiques d'Éthiopie et d'Érythrée forment une branche dite éthiosémitique, afrosémitique ou éthiopique. La forme la plus anciennement connue de ces langues est le guèze (ou ge'ez), qui divergea des langues sudarabiques vers le début de l'ère chrétienne. Il fut d'abord écrit avec l'alphabet sudarabique, avant que ne soit développé l'alphasyllabaire guèze permettant la notation simultanée des voyelles avec les consonnes. Le guèze s'est éteint vers l'an 1000 mais subsiste encore comme langue liturgique.

Plusieurs langues sémitiques coexistent aujourd'hui dans la corne de l'Afrique, mais ne sont pas forcément des descendantes directes du guèze. En Érythrée, les langues dominantes sont le tigrigna et le tigré. En Éthiopie, la langue dominante est aujourd'hui l'amharique, langue dont l'origine est obscure du fait qu'elle diverge assez fortement des autres langues sémitiques dans sa syntaxe.
Description linguistique
Écritures
Alphabets

On ne peut parler des langues sémitiques sans ajouter une note sur les alphabets permettant de les transcrire. En effet, le plus célèbre d'entre eux (l'alphabet phénicien) est l'ancêtre direct des alphabets hébreu, arabe, grec et latin. C'est peu dire de son succès sur ces 34 derniers siècles.
Évolution vers l'alphabet latin.

Pour plus d'informations, se reporter aux articles détaillés suivants :

Alphabet protosinaïtique basé sur les hiéroglyphes égyptiens

Ougaritique (alphabet cunéiforme)
Phénicien XIVe siècle av. J.-C.
Paléo-hébraïque Xe siècle av. J.-C.
Samaritain VIe siècle av. J.-C.
Araméen IXe siècle av. J.-C.
Kharoshti IIIe siècle av. J.-C.
Brahmi IIIe siècle av. J.-C.
Alphasyllabaires indiens (devanagari, grantha, gurmukhi, vatteluttu, etc.) VIe siècle
Tibétain VIIe siècle
Alphasyllabaires d'Asie du Sud-Est (khmer, thaï, birman, javanais, etc.)
Javanais, IXe siècle
Hébreu IIIe siècle av. J.-C.
Syriaque IIe siècle av. J.-C.
Pehlevi IIe siècle av. J.-C.
Avestique IIIe siècle
Sogdien IIe siècle
Ouïghour IXe siècle
Mongol XIIIe siècle
Mandchou 1599
Arabe IVe siècle
Grec IXe siècle av. J.-C.
Étrusque VIIIe siècle av. J.-C.
Latin VIIe siècle av. J.-C.
Runique IIe siècle av. J.-C.
Gotique IVe siècle av. J.-C.
Arménien 405
Géorgien 430
Glagolitique 862
Cyrillique Xe siècle
Écritures paléo-hispaniques VIe siècle av. J.-C.
Sudarabique IXe siècle av. J.-C.
Guèze Ve et VIe siècles av. J.-C.

Transcription
Article détaillé : Transcription des langues sémitiques.
Lexiques

Toutes les langues sémitiques ont la caractéristique commune de construire leurs mots sur une racine trilitère formée de trois consonnes porteuses du sens fondamental du lexème qui l'intègre.

En raison de l'origine commune des langues sémitiques, elles partagent beaucoup de mots et de racines. Le tableau ci-après reprend quelques-unes de ces similitudes.
Akkadien Araméen Arabe Hébreu traduction française
zikaru dikrā ḏakar zåḵår mâle
maliku malkā malik mĕlĕḵ roi
imêru ḥamārā ḥimār ḥămōr âne

Ce n'est évidemment pas une généralité, mais cela explique que dès la plus haute Antiquité les liens de parenté entre l'hébreu, l'araméen et l'arabe furent rapidement établis.[réf. nécessaire]
Langues liturgiques

Beaucoup de langues sémitiques sont devenues des langues liturgiques, utilisées lors des cérémonies religieuses. Ainsi, l’hébreu en tant que langue vivante a été supplanté par l’araméen et s’est probablement éteint vers 200 apr. J.-C.17. Elle ne survécut que comme langue liturgique, et ce n’est qu’au XIXe siècle que l’hébreu parlé en Israël a été reconstruit par Eliézer Ben Yehoudah sur base de l’hébreu liturgique et en s’inspirant également de l’arabe.

La connaissance de ces langues est notamment une nécessité pour les exégètes du christianisme, de l’islam et du judaïsme.

Voici une liste reprenant quelques langues liturgiques sémitiques et les groupes religieux correspondants.

L’arabe classique : les Musulmans (différent des dialectes modernes), certaines Églises chrétiennes orientales : Melkites grecs-catholiques, Maronites (avec le syriaque), Orthodoxes d’Antioche (avec le grec)
L’araméen, sous sa forme syriaque : les chaldéens, les Syriaques orthodoxes, les Syriaques catholiques et les Assyriens protestants, les Maronites (avec l’arabe)
Le guèze : les Chrétiens coptes d’Éthiopie et d'Érythrée et les Falashas (Juifs d’Éthiopie, ou Beta Israel)
L’hébreu : les Juifs religieux
Le mandéen : les Mandéistes

Langues contemporaines

(Estimation du nombre de locuteurs actuels des langues sémitiques les plus répandues.)[réf. souhaitée]

Arabe — 340 000 000
Amharique – 90 000 000
Tigrigna – 15 000 000
Hébreu — 7 000 000
Soureth (ou Néo-araméen oriental) — 500 000 à 2 000 000 (estimations variant grandement)
Néo-araméen occidental — 605 000
Maltais — 410 000
Syriaque — 400 000 .

Notes et références

↑ Johann Gottfried Eichhorn, Repertorium, troisième volume, page 161, Leipzig 1781.
↑ Joüon 1923, p. 2.
↑ Autres références de Joüon :
Lidzbarski, Handbuch der nordsemitischen Epigraphik, 1898,
Theodor Nöldeke, Die semitischen Sprachen, 1899,
Cooke, A text-book of north-semitic inscriptions, 1903,
Brockelmann, Grundriss de vergleichenden Grammatik der semitischen Sprachen (1, p. 1-34) 1908.
↑ Lionel M. Bender, Omotic: a New Afroasiatic Language Family, Museum Series, 3, Carbondale, 1975,
Christopher Ehret, Reconstructing Proto-Afroasiatic (Proto-Afrasian): Vowels, Tone, Consonants, and Vocabulary, University of California Press, 1995,
A. Lonnet & A. Mettouchi, « Entretien avec David Cohen », Les langues chamito-sémitiques (afro-asiatiques) vol. 2, Paris, Ophrys, 2006, p. 9-26.
↑ David Cohen, « Chamito-sémitiques (langues) » dans Encyclopædia Universalis, 2007.
↑ Gabor Takacs, « Selected new Egypto-Afrasian correspondences from the field of anatomical terminology », in Papers from the 8th Italian Meeting of Afroasiatic Linguistics, Naples, 1995,
Alain Anselin, L'Oreille et la Cuisse. Essais sur l'invention de l'écriture hiéroglyphique égyptienne, éd. Tyanaba, 1999.[réf. incomplète]
↑ Joüon 1923, p. 2b
↑ Joüon 1923, p. 3
↑ Roberto Strauss, Hebräisch Wort für Wort, adaptation française sous le titre L'hébreu de poche, page 1, Chennevières-sur-Marne 2004.
↑ Texte et traduction du Grand-Rabbin Zadoc Kahn, La Bible, traduction intégrale hébreu-français, texte hébraïque d'après la version massorétique, page 21, Éditions Sinaï, 1994.
↑ Theodor Nöldeke, Die semitischen Sprachen, 1899.
↑ Daniel F. Mc Call, The Afroasiatic Language Phylum: African in Origin, or Asian ? [archive], The University of Chicago Press, 1998 (en).
↑ Christophe Ehret, S. O. Y. Keita, Paul Newman et Peter Bellwood, « The Origins of Afroasiatic » [archive], revue Science du 3 décembre 2004, Vol. 306. no. 5702, page 1680.
↑ Joüon 1923, p. 2
↑ Stanislav Segert, A Basic Grammar of the Ugaritic Language: With Selected Texts and Glossary, University of California Press, 1984.
↑ Boutros Hallaq, Professeur à Sorbonne III, Quarante leçons pour parler arabe, page 25.
↑ Moshe Bar-Asher, L'Hébreu mishnique : études linguistiques, Peeters, 1999 (ISBN 9789042907515) p. 4.

Voir aussi
Bibliographie

Paul Joüon, Grammaire de l'hébreu biblique, Institut biblique pontifical, 2007 (1re éd. 1923), 624 p. (ISBN 8876534989)
H. Fleisch, Introduction à l'étude des langues sémitiques (épuisé).
Père Jean Rhétoré, Grammaire de la Langue Soureth, 255 pages, imprimerie des Pères Dominicains, Mossoul, 1912.
Costaz Louis, Dictionnaire Syriaque-Français, 421 pages, imprimerie catholique de Beyrouth, 1963.
Maurice Olender, Les langues du paradis, Seuil, 1994.
M-C Simeone-Senelle, Les langues sudarabiques modernes, des langues sémitiques menacées ? ( [archive]CNRS) 1997.
Jean-Claude Haelewyck, Grammaire comparée des langues sémitiques. Éléments de phonétique, de morphologie et de syntaxe, coll. Langues et cultures anciennes 7, éd. Safran [1] [archive] Bruxelles, 2006, (ISBN 2-87457-003-6)
Le Vif-L'Express, no 2871, 14/28 juillet 2006.
(en) Parpola Simo, Assyrian-English-Assyrian Dictionary, 290 pages, Vammalan Kirjapaino Oy/Eisenbrauns, Helsinki, 2007, (ISBN 952-10-1332-X).
Bruno Poizat, Manuel de Soureth, 271 pages, éd. Geuthner, Paris, 2008, (ISBN 9782705338046)

Articles connexes

linguistique
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langues par famille
langues afro-asiatiques
Grammaire hébraïque
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MessageSujet: Re: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 3:52

Dans la mythologie grecque, Sarpédon (en grec ancien Σαρπηδών / Sarpêdốn) est un fils de Zeus et d’Europe1,2, les fragments des Cariens, tragédie perdue d'Eschyle, et un fragment de Bacchylide (fr. 10 SM). C'est la version principale reprise par le pseudo-Apollodore3 ou de Laodamie selon Homère4. Il est le frère de Minos et Rhadamanthe, Virgile lui donne deux frères, Claros et Thémon, qui combattent les Rutules aux côtés d’Énée dans les troupes d’Évandre et que Turnus tuera.

Mythe

Dans sa jeunesse, il se querelle avec ses frères pour l’amour d’un garçon, Milétos ou Atymnios. Milétos préféra Sarpédon. Vaincu par Minos, il doit s'exiler et rejoint alors son oncle Cilix, établi dans une contrée à laquelle il donne son nom : la Cilicie. Avec ce dernier, il combat les Lyciens et fait de la région du fleuve Xanthos son royaume5. Hérodote rapporte une version historicisée très proche6. Zeus lui accorde alors le privilège de vivre pendant trois générations d’hommes.

Quand éclate la guerre de Troie, il vient au secours de Priam à la tête des troupes lyciennes. Pendant la dixième année de la guerre, il est blessé à la cuisse dans son affrontement avec l'Héraclide Tlépolème ; Zeus intervient pour le sauver.

Par la suite, il rencontre Patrocle revêtu de l'armure divine d'Achille7. Patrocle abat d'abord son cocher, Thrasydème, ainsi que l’un de ses chevaux. Dès le début du combat, Zeus, qui observe la scène, sait que son fils est voué à périr sous les coups de Patrocle. Pris de pitié, il veut le sauver mais est arrêté par les remontrances d'Héra, qui lui rappelle que chacun des Immortels a un descendant dans la bataille. Cédant à Héra, Zeus décide d'abandonner son fils à son destin. Il fait néanmoins pleuvoir une averse de sang pour lui rendre hommage.

Sarpédon est abattu d'un coup de pique en plein cœur. Avant de mourir, il demande à Glaucos, son compagnon d'armes, de ne pas laisser sa dépouille aux mains des Achéens. Lui-même blessé, Glaucos ne peut qu'exhorter les Troyens à défendre le corps, mais Patrocle repousse finalement Hector et les Lyciens. Sarpédon est alors dépouillé de ses armes. Aussitôt, Apollon, sur l'ordre de Zeus, intervient pour emporter le corps. Il le lave dans les eaux du Scamandre, l'oint d'ambroisie, le revêt d'habits immortels, et le remet entre les mains des dieux jumeaux Hypnos (le Sommeil) et de Thanatos (la Mort) qui le portent en Lycie, au milieu de son peuple.
Représentations
Johann Heinrich Füssli, Le Sommeil et la Mort portant le corps de Sarpédon en Lycie, 1803, Sammlung Haus Rechberg (Zurich)

La mort de Sarpédon est un thème courant dans l'iconographie des vases antiques. Un vase protolucanien du Peintre de Policoro (cf. fig. 1) montre la mort du héros conformément à la scène décrite par Homère : Sarpédon a été abattu par la pique de Patrocle, lequel achève le héros en retirant sa pique.

Cependant, la représentation la plus courante est celle de l'enlèvement du corps par Hypnos et Thanatos, qui apparaît sur plusieurs vases attiques à figures noires et à figures rouges de la fin du VIe siècle av. J.-C. et du début du Ve siècle8. Dans ces représentations, les dieux jumeaux, glabres ou barbus selon les cas, semblent enlever le corps du champ de bataille. Sur une hydrie lucanienne, on les voit porter le corps dans les airs. Sur un cratère apulien, ils apportent le corps à Europe, mère du héros — épisode probablement tiré des Cariens d'Eschyle.[réf. nécessaire] Cette scène devient ensuite une scène funéraire générique, notamment sur des lécythes à fond blanc.

Sarpédon est également représenté par Polygnote sur une fresque aux côtés de Memnon9.


Sources

Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (Chant X, XII)
Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]]
Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne [archive]]

Notes

↑ La version majoritaire est rapportée par le Catalogue des femmes (fr. 140 MW) et corroborée par une scholie de l’Iliade
↑ ΣAb Il. XII, 292
↑ Bibliothèque, I, 1, 1.
↑ Iliade, VI, 197-199.
↑ Iliade (II, 876-877)
↑ Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 133)
↑ Pour le duel avec Patrocle et le combat autour du corps de Sarpédon : Iliade, XVI, 419-683.
↑ En figures noires, on peut citer une amphore à col du Peintre de Diosphos (Louvre F388 [archive]) ; en figures rouges la représentation la plus connue est sans doute le cratère en calice d'Euphronios au Metropolitan Museum of Art (Inv. 1972.11. 10).
↑ Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (X, 31, 5)


AINSI


« Ver erat »

Ver erat, et morbo Romae languebat inerti
Orbilius : dira tacuerunt tela magistri
Plagarumque sonus non jam veniebat ad aures,
Nec ferula assiduo cruciabat membra dolore.
Arripui tempus : ridentia rura petivi
Immemor : a studio moti curisque soluti
Blanda fatigatam recrearunt gaudia mentem.
Nescio qua laeta captum dulcedine pectus
Taedia jam ludi, jam tristia verba magistri
Oblitum, campos late spectare juvabat
Laetaque vernantis miracula cernere terrae.
Nec ruris tantum puer otia vana petebam :
Majores paruo capiebam pectore sensus :
Nescio lymphatis quae mens divinior alas
Sensibus addebat : tacito spectacula visu
Attonitus contemplabar : pectusque calentis
Insinuabat amor ruris : ceu ferreus olim
Annulus, arcana quem vi Magnesia cautes
Attrabit, et caecis tacitum sibi colligat hamis.

Interea longis fessos erroribus artus
Deponens, jacui viridanti in fluminis ora
Murmure languidulo sopitus, et otia duxi
Permulsus volucrum concentu aurâque Favoni.
Ecce per aetheream vallem incessere columbae,

Alba manus, rostro florentia serta gerentes
Quae Venus in Cypriis redolentia carpserat hortis.
Gramen, ubi fusus recreabar turba petivit
Molli remigio : circum plaudentibus alis
Inde meum cinxere caput, vincloque virenti
Devinxere manus, et olenti tempora myrto
Nostra coronantes, pondus per inane tenellum
Erexere... Cohors per nubila celsa vehebat
Languidulum roseâ sub fronde : cubilia ventus
Ore remulcebat molli nutantia motu
Ut patrias tetigere domos, rapidoque volatu
Monte sub aerio pendentia tecta columbae
Intravere, breve positum vigilemque reliquunt.
O dulcem volucrum nidum ! ... Lux candida puris
Circumfusa humeros radiis mea corpora vestit :
Nec vero obscurae lux illa similima luci,
Quae nostros hebebat mixta caligine visus :
Terrenae nil lucis habet caelestis origo !
Nescio quid caeleste mihi per pectora semper
Insinuat, pleno currens ceu flumine, numen.

Interea redeunt volucres, rostroque corona
Laurea serta gerunt, quali redimitus Apollo
Argutas gaudet compellere pollice chordas.
Ast ubi lauriferâ frontem cinxere corona,
Ecce mihi patuit caelum, visuque repente
Attonito, volitans super aurea nubila, Phoebus
Divina vocale manu praetendere plectrum.
Tum capiti inscripsit caelesti haec nomina flamma :
« TU VATES ERIS »... In nostros se subjicit artus
Tum calor insolitus, ceu, puro splendida vitro,
Solis inardescit radiis vis limpida fontis.
Tunc etiam priscam speciem liquere columbae :
Musarum chorus apparet, modulamina dulci
Ore sonans, blandisque exceptum sustulit ulnis,
Omina ter fundens, ter lauro tempora cingens.

Rimbaud Arthur,
externe libre du collège de Charleville,
né à Charleville le 20 octobre 1854.

« C'était le printemps »

C'était le printemps, et une maladie retenait Orbilius immobile à Rome. Les traits de mon barbare maître se perdirent dans le silence. Le bruit des coups n'atteignait plus mes oreilles et mes membres avaient cessé de subir la torture de la férule, d'ordinaire sans répit.
Je saisis l'occasion. Je gagnai les campagnes riantes, abandonnant derrière moi tout souvenir. Éloigné de l'étude et délivré de tout souci, je sentis de douces joies ranimer mon esprit épuisé. Un je ne sais quel charme tenait mon cœur ravi et, sans songer désormais ni à l'école rebutante ni au noir ennui que distillaient les leçons de mon maître, je me délectais à contempler la vaste plaine et à ne rien perdre des heureux miracles de la terre en son printemps. Mon cœur d'enfant ne recherchait pas seulement les vaines flâneries de la campagne ; il contenait de plus hautes aspirations ! Je ne sais quelle inspiration divine donnait des ailes à mes sens exaltés. Comme frappé de stupeur, je restais silencieux, les yeux perdus dans cette contemplation. Je sentais monter en moi un véritable amour pour la nature en feu : tel jadis l'anneau de fer attiré par la force secrète de la pierre de Magnésie et venant sans bruit s'attacher par d'invisibles crochets.

Cependant, reposant mes membres fatigués par de longues errances, je m'étendis sur la rive verdoyante d'un fleuve. Le discret murmure des eaux m'assoupit, et je prolongeai le plus possible cet instant de repos, charmé par le concert des oiseaux et le souffle du zéphyr. Et voici que par la vallée aérienne s'avancèrent des colombes, blanche troupe, portant dans leur bec des guirlandes de fleurs que Vénus avait cueillies, toutes parfumées, en ses jardins de Chypre. Leur essaim vint doucement se poser sur le gazon où j'étais étendu. Lors, battant des ailes autour de moi, elles me ceignirent la tête, me lièrent les mains d'une chaîne de verdure et, couronnant mes tempes de myrte odorant, elles m'élevèrent, bien léger fardeau, dans l'abîme... Leur troupe m'emportait par les nues élevées, à demi assoupi sous la frondaison des roses. Le vent caressait de son souffle ma couche mollement balancée. Quand elles eurent atteint leurs demeures natales et que d'un vol rapide elles eurent gagné leurs asiles suspendus, au pied d'une montagne dont le sommet se perdait dans les airs, elles me déposèrent rapidement et me laissèrent éveillé. O le doux nid d'oiseaux !... Une lumière étrangère à la terre, une lumière d'origine céleste ! Et c'est bien une onde céleste qui ne cesse de s'infiltrer en moi et coule comme à plein flot, - une onde divine...

Cependant les oiseaux reviennent, et dans leur bec portent une couronne de laurier tressé semblable à celle dont est ceint Apollon quand il s'éjouit à faire vibrer, du pouce, les cordes harmonieuses. Mais quand je fus couronné de laurier, voici que le ciel s'ouvrit devant moi et que, soudain frappé de stupeur, je vis Phébus lui-même qui, volant sur une nuée d'or, me tendait de sa main divine le plectre sonore.
Alors il écrivit sur ma tête ces mots en lettres de feu : " TU SERAS POÈTE "... Dans mes membres se glisse une chaleur extraordinaire. Telle, nappe brillante de pur cristal, la fontaine limpide s'enflamme aux rayons du soleil. Les colombes abandonnèrent aussi leur première forme : le chœur des Muses apparaît chantant d'une voix douce des hymnes mélodieux. Je me sens enlevé, porté par leurs tendres bras, pendant qu'elles profèrent trois fois le présage et me couronnent trois fois de laurier.

Rimbaud Arthur,
externe libre du collège de Charleville,
né à Charleville le 20 octobre 1854.

- Traduction de Pierre Brunel. Rimbaud, Oeuvres complètes, Classiques Modernes, 1999.
- Publié dans Le Moniteur de l'enseignement secondaire, spécial et classique. Bulletin officiel de l'Académie de Douai, 1ère année, 2, 15 janvier 1869.

LE FAMEUX Milétos Atymnios...

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 3:54

Dans la mythologie grecque, Europe (en grec ancien Εὐρώπη / Eurṓpē) est une princesse phénicienne, fille d'Agénor1, roi de Tyr, et de Téléphassa, et sœur notamment de Cadmos1.

Dans la mythologie grecque, Rhadamante ou Rhadamanthe (en grec ancien Ῥαδάμανθυς / Rhadámanthus) est le fils de Zeus et d'Europe (la fille d’Agénor). Il est renommé pour sa vertu et sa justice.
Mythe

Il naît en Crète avec ses frères Minos et (selon les auteurs) Sarpédon. Une version minoritaire, rapportée par Pausanias qui l'attribue à Cinéthon de Sparte, fait de Rhadamante le fils d'Héphaïstos, lui-même fils de Talos.

Il est élevé par Astérion, roi de Crète, à qui Zeus avait confié Europe. D'après le pseudo-Apollodore, il se dispute dans sa jeunesse avec ses frères pour l'amour d'un garçon, Milétos (ou Atymnios).

Il est réputé pour sa sagesse et sa sagacité. Diodore le présente avec Minos comme un héros civilisateur, régnant sur un vaste territoire dont il dicte les lois :

« Il tenait sous sa domination de grandes îles et presque toutes les côtes de l'Asie qui s'étaient données volontairement à lui sur la réputation de sa probité. »

Parmi ces lois, on compte celle qui autorise l'emploi de la force pour vaincre un agresseur mais aussi la loi du talion.

Après qu'Astérion a légué le trône de Crète à Minos, celui-ci en profite pour écarter rapidement ses frères, prenant ombrage de leur renommée : Rhadamante s'exile alors à Œchalie, en Béotie, où il épouse Alcmène, veuve d'Amphitryon. Il en a deux fils : Érythros et Gortys.

Après sa mort, il est établi juge des Enfers, avec Minos et Éaque (Platon). Chez Homère, il coule des jours paisibles dans les Îles des Bienheureux où il épousera Alcmène, la mère d'Héraclès, à sa mort. Selon des versions plus tardives, il règne seul sur les Champs Élysées, ou encore, d'après Virgile, il gouvernerait le Tartare.
Sources

Antoninus Liberalis, Métamorphoses [détail des éditions] (33).
Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 4, 9 ; II, 4, 11 ; III, 1, 1-2).
Catalogue des femmes [détail des éditions] (fr. 141 MW).
Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (V, passim).
Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (IV, 564 ; VII, 322-324).
Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne [archive]] (CLV).
Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (VII, 3, 7 ; VIII, 53, 4-5).
Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (Olympiques, II, 74-77 ; Pythiques, II, 73-74).
Platon, Gorgias [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] Platon (523-524).
Théognis de Mégare, Poèmes élégiaques (701).
Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (VI, 566).

Bibliographie

(fr) Luc Brisson (dir.) et Monique Canto-Sperber, Gorgias : Platon, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, 2008 (1re éd. 2006), 2204 p. (ISBN 978-2081218109) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. du grec ancien par Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1248 p. (ISBN 9782221109021) Document utilisé pour la rédaction de l’article
(en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, 1993 [détail de l’édition], p. 259-260.

Étymologie

L’étymologie couramment admise de ce nom y voit un composé de εὐρύς, « large » et ὤψ, « œil, vue »2. La terre « à l'aspect large » constitue une vieille épithète de la Terre que l'on retrouve dans plusieurs traditions indo-européennes : « la large terre » en grec, « la large terre » ou simplement « la large » en sanskrit, et de même dans les langues germaniques. Europe serait ainsi l'une des figures de la déesse Terre, renouvelée3.

Cependant cette étymologie ne tient pas compte de l’origine phénicienne d’Europe, dont le nom pourrait avoir son origine dans une langue sémitique. En arabe, langue sémitique comptant le plus de locuteurs de nos jours, « aruba » (la lettre a et le phonème eu sont interchangeables, ainsi que les lettres p et b) veut dire belle femme aimante, et c’est une caractéristique plausible d’Europe, fille d’Agénor [réf. nécessaire].

Selon une autre hypothèse, la première mention connue du mot proviendrait d'une stèle assyrienne, qui distingue les rivages de la mer Égée par deux mots phéniciens : Ereb, le « couchant », et Assou, le « levant ». L'origine des noms grecs Eurôpê et Asia se trouverait dans ces deux termes sémitiques4 par lesquels les marins phéniciens désignaient les rives opposées de la Grèce actuelle et de l'Anatolie. La mythologie grecque perpétuerait l’origine sémitique du mot, en en faisant le nom de la princesse phénicienne.
Mythe
Paysage avec l'enlèvement d'Europe par Hendrik van Minderhout
L'Enlèvement d'Europe par Joan Tuset i Suau.1999

Selon une version du mythe, Europe, fille du roi de Tyr, une ville de Phénicie (actuel Liban) fit un rêve5. Le jour même, Zeus la rencontra sur une plage de Sidon, se métamorphosa en taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer et échapper à la jalousie de son épouse Héra. Imprudente, Europe s'approche de lui. Chevauchant l'animal, elle est enlevée sur l'île de Crète à Gortyne (ou au nord du Bosphore selon certaines versions). À Gortyne6, sous un platane qui depuis lors est toujours vert, Europe s'accouple avec Zeus, sous forme humaine cette fois. De leur union naissent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon7 qui s'exila en Anatolie, à Milet. Plus tard, Europe est donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète Astérion.
Évocations

Depuis le 2 mai 2013, le visage d'Europe se trouve sur les billets de 5, 10 et 20 €, nouvelle édition. Le visage d’Europe choisi provient d’un vase antique en céramique du IVe siècle avant notre ère qui fait partie de la collection du musée du Louvre à Paris. Europe est également représentée actuellement sur les pièces de cinquante cents exprimées en livres chypriotes ainsi que sur les pièces grecques de 2 euros. 2 euros Grèce.png
L'Enlèvement d'Europe par le Titien (1559-1562)

L'enlèvement d'Europe a inspiré de nombreux artistes à travers les siècles : les peintres Paul Véronèse et Le Titien (copié par Rubens), les musiciens tel Darius Milhaud. En littérature, Moschos, Rimbaud, André Chénier et d'autres poètes ont écrit des poèmes sur le thème du mythe d'Europe. Elle est la neuvième femme de renom dont l'histoire a été contée par l'auteur florentin Boccace dans son œuvre De mulieribus claris publiée en 1374. Au cinéma, Europe est le personnage principal du film de Christophe Honoré intituléMétamorphoses.

En astronomie, la constellation du Taureau fait référence à l'enlèvement d'Europe.


Bibliographie
Sources anciennes

Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 833 et suiv.)
Boccace, De mulieribus claris. Lecture en ligne sur le site de la Bibliothèque nationale de France.

Bibliographie contemporaine

Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1248 p. (ISBN 9782221109021) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Odile Wattel-de Croizant, Les mosaïques représentant le mythe d'Europe, Paris, De Boccard, 1995.
D'Europe à l'Europe, I. Le mythe d'Europe dans l'art et la culture de l'antiquité au XVIIIe s. (colloque de Paris, ENS – Ulm, 24-26 avril 1997), éd. R. Poignault et O. Wattel - de Croizant, coll. Caesarodunum, n° XXXI bis, 1998.
D'Europe à l'Europe, II. Mythe et identité du XIXe s. à nos jours (colloque de Caen, 30.09-02.10.1999), éd. R. Poignault, F. Lecocq et O. Wattel – de Croizant, coll. Caesarodunum, n° XXXIII bis, 2000.
D’Europe à l’Europe, III. La dimension politique et religieuse du mythe d’Europe de l‘Antiquité à nos jours (colloque de Paris, ENS-Ulm, 29-30.11.2001), éd. O. Wattel - De Croizant, coll. Caesarodunum, n° hors-série, 2002.
D’Europe à l’Europe, IV. Entre Orient et Occident, du mythe à la géopolitique (colloque de Paris, ENS-Ulm, 18-20.05.2006), dir. O. Wattel - de Croizant & G. de Montifroy, Éditions de l’Âge d’Homme, Lausanne – Paris, 2007.
D’Europe à l’Europe, V. État des connaissances (colloque de Bruxelles, 21-22.10.2010), dir. O. Wattel - de Croizant & A. Roba, Bruxelles, éd. Métamorphoses d’Europe asbl, 2011.
Stella Ghervas (dir.) et François Rosset (dir.), Lieux d'Europe : mythes et limites, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l'homme, 2008, 248 p. (ISBN 978-2-735-11182-4, OCLC 470573621, notice BnF no FRBNF41382508)
Europa - Stier und Sternenkranz. Von der Union mit Zeus zum Staatenverbund8, dir. A.-B. Renger & R. Issler, Gottingue, 2009. (ISBN 978-3-899-71566-Cool
Robert Bedon, "L'arrivée d'Europe en Crète chez Solin (Polyhistor, 11, 9) : fin de parcours en eau douce", dans Bernadette Morin (éd.), Polumathès, Mélanges offerts à Jean-Pierre Levet, Presses Universitaires de Limoges, 2012, p. 183-199.

Notes et références

↑ a et b Lucien de Samosate 2015, p. 637.
↑ The New International Encyclopaedia (1905)/Europa [archive]
↑ (en) M. L. West, Indo-European poetry and myth, Oxford, 2007, p. 185.
↑ « L’Europe et son mythe : à la poursuite du couchant » de Michael Barry, Revue des deux Mondes, novembre-décembre 1999 (ISBN 978-2-7103-0937-6).
http://www.cndp.fr/musagora/mondes-antiques-mondes-modernes/le-mythe-deurope-dans-la-litterature/presentation.html [archive]
http://www.cndp.fr/musagora/histoire-des-arts/le-mythe-deurope/presentation.html [archive]
↑ Selon Homère, Sarpédon est fils de Laodamie.
http://www.v-r.de/de/Renger-Issler-Europa1-1Stier1und1Sternenkranz/t/389971566/ [archive]

« Europa » [archive], environ 250 images d'Europa dans la base de données iconographique du Warburg Institute.
Boccace, De mulieribus claris, Lecture en ligne [archive]

RAPPORT DU
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MessageSujet: Re: Milétos Atymnios. Sarpédon, langues sémitiques et Y'becca   Mar 26 Sep à 10:39

Now We Are Free

In cities across Japan there are monuments commemorating the sacrifice of the pack that died at Syowa base, and the heroism and endurance of Taro and Jiro. One of the best known monuments is at the foot of the Tokyo Tower. It was erected in 1959 by the Japanese Society for the Prevention of Cruelty to Animals (JSPCA) and includes the entire pack.


Taro and Jiro — A story of canine strength and tenacity Special
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By Igor I. Solar     Nov 21, 2012 in Environment
Sapporo - The tragic story of the ill-fated Japanese Polar expedition that due to unexpected weather conditions was forced to leave in Antarctica a team of fifteen sled dogs of the Sakhalin Husky breed, two of which survived a year of hunger and neglect.
Digital Journal readers have had the chance to know about touching stories of loyalty and devotion of extraordinary dogs. These include the story of Hachiko, the Akita dog who waited every night for 11 years for the return of his master at Shibuya station in Tokyo, and the account of Capitán, the German Shepherd mix dog who located and kept guard for six years over his master’s grave at the cemetery of Villa Carlos Paz, Province of Córdoba, Argentina.
The Museum of National Treasures is an old building dating from the Meiji Restoration Period. It was...
The Museum of National Treasures is an old building dating from the Meiji Restoration Period. It was built in 1882, before the opening of the Hokkaido University Botanical Garden.
Igor I. Solar
Another story of canine sacrifice, endurance and perseverance is that of the pack of sled dogs of the first Japanese expedition to Antarctica. I learnt about the amazing story of these dogs during my visit to the Museum of National Treasures located in the Botanical Garden of Hokkaido University in Sapporo. It is a story little known outside Japan, thus I decided to investigate the details and share them with the readers of Digital Journal.
Japanese Antarctic Research
The Japanese Antarctic Research Expedition Program (JARE), under the auspices of the Japan National Institute of Polar Research, started in 1957 in conjunction with the International Geophysical Year (IGY). In January 1957, JARE established Syowa ("Showa") Station in East Ongul Island (Lat. 69°00' S; Long. 39°35' E). The research team for the first over-winter expedition consisted of 11 researchers supported by an all-male team of 15 dogs of the Sakhalin Husky breed (known in Japan as "Karafuto-ken"), which would pull the sleds in the outings from the base. According to the plans, the research group was to remain at the Syowa Base for a full year. In February 1958, it was to be replaced by another team. Unfortunately, a strong and unexpected storm caused "Soya", the icebreaker carrying the relief group, to be stuck in the ice well away from the Japanese base.
Penguins complain about the parking spot occupied by the USCGC Burton Island in Antarctica. The ...
Penguins "complain" about the "parking spot" occupied by the USCGC Burton Island in Antarctica. The Buton Island was the US icebreaker that rescued the crew of Syowa Station that left the team of 15 sled dogs in Antarctica.
US Navy
The ship and its crew were assisted by the United States Coast Guard icebreaker “Burton Island” (WAGB-283), but the landing of the second group to the base had to be suspended. The eleven members of the first expedition were evacuated by helicopter, but were forced to leave behind the fifteen dogs. At the time the researchers left the base, the dogs were tied together with chains and had food for just a few days. At the return of the men to Japan, JARE was widely criticized for abandoning the dog team, but the explanations given were that rescuing the animals was impossible and would have involved a significant and dangerous risk to humans which the organization decided not to take.
Return to Syowa Station
A year later, on January 14th, 1959, the third expedition returned to Syowa to resume the work discontinued during the previous year. They found evidence of the tragedy endured by the dogs. Seven of the fifteen dogs (Aka, Goro, Pochi, Moku, Kuro, Pesu and Kuma from Monbetsu) died still tied to the chains that held them, but eight others had released themselves and left the base. Of these eight, six (Riki, Anko, Deri, Jakku, Shiro and Kuma from Furen) were never found, but two of them, Taro and Jiro were still alive and near the base.
Sakhalin dogs Taro (left) and Jiro (center) who were left to endure harsh Antarctic conditions for ...
Sakhalin dogs Taro (left) and Jiro (center), who were left to endure harsh Antarctic conditions for a year, greet members of the third expedition (1959). The third dog at the right side of the picture was just happy to see them.
Gov't of Japan
Taro and Jiro were brothers, sons of Kuma from Furen, and at the time the dog team was left at the base, they were 3-year-olds, being the youngest of the pack. The siblings survived in the Antarctic for eleven months, including the extremely harsh winter months. They respected the bodies of their dead comrades, who were found intact, with no signs of cannibalism. The dogs may have learnt to hunt penguins and the occasional seal, which allowed them to survive for almost a year without human support and under extreme weather conditions.
Taro and Jiro, Japanese national heroes
Obviously, the two dogs became national heroes in Japan. Their breed, the Karafuto-ken, became the most popular dog breed in the country and was in high demand until the 90s.
Jiro remained in Antarctica and continued serving at Syowa Station. He died in 1960 of natural causes. At his death, his body was brought back to Japan, and it was embalmed. It is on display at the National Museum of Nature and Science in Ueno District, Tokyo. Taro returned to Sapporo, his hometown and lived at Hokkaido University until his death in 1970. His embalmed body is on display in the Museum of National Treasures at the Botanical Garden of Hokkaido University.

Read more: http://www.digitaljournal.com/article/337391#ixzz4tnrwGdCu

In 1983, the touching story of the dogs of Syowa Station was told in a movie, mostly filmed in Canada, made by director Koreyoshi Kurahara under the name "Nankyoku Monogatari" ("Antarctica") with music by Vangelis (See 7 min. video below). In 2006, Walt Disney Pictures made another movie called "Eight Below", also based on the ordeal of Taro and Jiro, and the 13 dogs that lost their lives in Antarctica.

Je suis comme eux, CES CHIENS DE L’ANTARCTIQUE, lorsque je donne du pain aux mouettes: Now We Are Free
https://www.youtube.com/watch?v=NBE-uBgtINg

ADMIRATION, REGARD ET FORCE
SUR CEUX QUI POSSÈDE CE SENTIMENT D'HONNEUR ET DE DIGNITÉ
DANS L’ADVERSITÉ DES CHOSES, DES CIRCONSTANCES ET DE LA NATURE.
SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

They found evidence of the tragedy endured by the dogs. Seven of the fifteen dogs (Aka, Goro, Pochi, Moku, Kuro, Pesu and Kuma from Monbetsu) died still tied to the chains that held them, but eight others had released themselves and left the base. Of these eight, six (Riki, Anko, Deri, Jakku, Shiro and Kuma from Furen) were never found, but two of them, Taro and Jiro were still alive and near the base. Taro and Jiro were brothers, sons of Kuma from Furen, and at the time the dog team was left at the base, they were 3-year-olds, being the youngest of the pack. The siblings survived in the Antarctic for eleven months, including the extremely harsh winter months. They respected the bodies of their dead comrades, who were found intact, with no signs of cannibalism. The dogs may have learnt to hunt penguins and the occasional seal, which allowed them to survive for almost a year without human support and under extreme weather conditions.

El Niño Space: To curb EmbracingHope and a CarbonTax climat
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t406-el-nino-space-to-curb-embracinghope-and-a-carbontax-climat
the story of Hachiko



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