Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ

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yanis la chouette



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Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ    Lun 18 Sep à 3:46

L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ
LA COLÈRE DU CITOYEN TIGNARD YANIS CONTRE LE FANATISME, LES CRUAUTÉS ET LEURS VIOLS
QU'ILS SOIENT ENGENDRÉS PAR LA FEMME ET L'HOMME...
REGARD DE YAHVÉ DANS LA CRÉATION SELON d'Ibrahim d'Abraham.
PAR TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
CHACUN DIT QUE YAHVÉ NE PUT PORTER L'AMOUR EN MARIE, UN REGARD PAR LA SITUATION, ON PEUT AIMER SANS LA CRUAUTÉ ET LE PÉCHER: ANTIGONE. EN L'AMOUR DE LA FEMME, YAHVÉ RESSENTI UNE ÉMOTION AU REGARD DE ANTIGONE COMME DANS CELUI DE LA VIE; CETTE FORCE ÉTAIT L'AVANT: IL LA PRIA.
TAY

Yahweh, aussi écrit dans les publications Yahvé, Iahvé, Jéhovah, Yhwh ou YHWH
(de l'hébreu יהוה (yhwh)), est une divinité ouest-sémitique du Proche-Orient
ancien étroitement associée à l'Israël antique. Yahweh semble être une divinité nationale
ou ethnique vénérée dans les royaumes d'Israël et de Juda. Son sanctuaire principal
est le premier Temple de Jérusalem.
Terah (en hébreu : תֶּרַח) est un personnage de la Genèse et du Coran.
Il est fils de Nahor et père d'Abraham, de Nahor et de Haran, ainsi que
de Sarah par une autre union. Dans le Coran, il est appelé Azar, et
est le père (biologique ou adoptif) d'Ibrahim d'Abraham.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LA CHRYSALIDE DU PAPILLON EST COMME UN PATRIMOINE DE SAVOIR:
ELLE SE DÉVELOPPE, SE DISTINGUE ET MEURT DANS L'ARCHARNEMENT REPRODUCTIF.
TAY

LA GLOIRE N'EST PAS ÉPHÉMÈRE MAIS ELLE NE SE TRANSMET PAS:
LA TRANSCENDANCE DÉVELOPPE LA NATURE DE CONSCIENCE
SUR LE TEMPS DE FAIRE.
TAY

Minouska.KounakDenat‏ @minouska_kounak 3 juil.
AU VÉRITABLE DE L'EXISTENCE, IL EST DES SOUVENIRS QUI RESTENT GRAVÉS
DANS LE CONCEPT DE CONSCIENCE. CELA EST LA MÉMOIRE DU CŒUR:
L'ESPRIT.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LE 8 NOVEMBRE 1975 REGARDE LA LUNE EN MÉDITANT SUR SÉLÉNÉ
ET NAVIGUANT AVEC ARTÉMIS AUX LUEURS DE CASTOR ET POLLUX, DOUCE POLITIQUE.
TAY

Minouska.KounakDenat‏ @minouska_kounak 3 juil.
LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE DE LA PLÈBE ET Y'BECCA
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t399-la-personnalite-juridique-de-la-plebe-et-y-becca
Monsieur, JE SOULÈVE L'ASPECT DU JURIDIQUE PAR LA CONSCIENCE.!
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
AGNEAUX, FENRIR DIT QU'IL N'A JAMAIS MANGÉ DE CHATS OU BIEN,
IL Y A LONGTEMPS; LE GIBIER SERA SOUS SA PROTECTION DE GARDIEN DES FORÊTS.
TAY

LE COQ S'ESTOMPE POUR LAISSER APPARAÎTRE LE CHIEN
ET LA CHOUETTE EFFRAIE SE FAIT CONFIDENTE DES BICHES:
O ARTÉMIS, ME REVOICI SCORPION.
TAY

LE PASSAGE DU PASSÉ EN PASSIONNEL EST L'ÉTHIQUE DES PATRIMOINES,
DES ÉTATS, DES PERSONNES ET DES PRÉJUGÉS DE LA RAISON ET DE SES FORMES.
TAY

L'OMBRE DE ORION VA FAIRE ENTENDRE SA VOIX SUR LA GRANDE OURSE;
MAIS LA CHOUETTE VEILLERA SUR LES CHIENS ET LEURS CHIFFRES,
O FENRIR.
TAY

CONTRAIRE S'EST LE MÉLANGE DU CONCEPT ET CONTEXTE
FACE AUX ÉVÉNEMENTS PERMETTANT AINSI DE JAUGER L'ADVERSITÉ INDIVIDUELLE:
L'INSTANT.
TAY

L'AMOUR N'EST PAS UNE ADVERSITÉ MAIS IL EST TRISTE
QUE LA SOCIÉTÉ TRANSFORME L'AVENIR EN UNE CHASSE SANS ÉTHIQUE:
DIT ANTIGONE À CRÉON. TAY

CRÉON, CRÉON... ANTIGONE S'EST DONNÉ POUR MORTE...
TOUT COMME CELLE QUI A DONNÉ NOM AUX EXIGENCES
ET AUX EXISTENCES: O DOUCE NUIT, IRIS.
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LE TABERNACLE OUVRE SON URNE ET URANUS SOULÈVERA LES PENSÉES
COMME LES VENTS ENGENDRENT LA GRANDE DÉRIVE DE LA GRAVITÉ:
L'UNIVERS EST.
TAY

UN SENTIMENT DE RECONSTRUIRE ENVAHI CELLES ET CEUX QUI TRAVAILLENT
LE TEMPS SUR LEURS CHAIRS: LE CHAGRIN ESTOMPE LE PLAISIR DES PARIS.
TAY

JE SUIS ET JE PENSE, SONT DEVENUS PLURIELS ET SINGULIERS
DANS L'EXISTENCE DE LA SURVIE DEVANT LA MEUTE DES JOUEURS
ET DES PARIEURS.
TAY

VOUS VOULEZ PARIEZ, CONSTRUISEZ LEURS STADES
ET VOUS REGRETTEREZ LES PHARAONS ÉDIFIANT LEURS PYRAMIDES:
ÉTABLISSEZ L'ÉVOLUTION SPATIALE.
TAY

O CASSANDRE, MÈRE DES ENFANTS D'AGAMEMNON, PUISSE TU
NOUS PARDONNER DES ERREURS D'ÊTRE ET DE NOTRE ARROGANCE
ENVERS DIEUX ET PHÉNOMÈNES.
TAY

LES GENS NE SE SOUCIENT PLUS DU TABERNACLE ET
SI BEAUCOUP AGISSENT INNOCEMMENT SUR LES PHÉNOMÈNES:
LEURS FAUTES EST OUBLIÉ LA PRUDENCE.
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 19 hil y a 19 heures
BELLE ADVERSITÉ ET TENDRE AMOUR, JE VOIS TA DOUCE LUMIÈRE
DE TES YEUX ET LE REFLET DE TES MAINS EN TON SOURIRE:
JE T'AIME ET TU LE SAIS.
TAY

L'AMOUR ET L'ÉTHIQUE VIVANT EN L'AVENIR ET L'ADVERSITÉ;
LE MONDE DE L'ÉCRITURE EN MOUVEMENT DE L'EXISTENCE
APPELÉ L'ÉQUILIBRE: LA VIE.
TAY

EN L'UNIVERS, JE PORTE MON ESPÉRANCE ET MA MONNAIE
VERS LA PORTE OUVERTE DE LA MUSIQUE VERS LES NUAGES
DE LA FORME DE VIE: LA TERRE.
TAY

DANS LA CLARTÉ, JE PORTE MON ATTENTION SUR MA PLAINTE
ENVERS LES DEUX SOEURS QUI INJURIENT LA RÉPUBLIQUE:
L'OBJET ET L'OBOLE DES MORTS.
TAY

ANTIGONE MÊNE SES BREBIS DEVANT ABEL
ET LUI PARLE DES OASIS DE CAIN MAIS IL PLEURE SES AGNEAUX:
YAHVÉ REGRETTE SON GESTE VERS ABRAHAM.
TAY

LE PEUPLE S'EST LE VERBE ET LE VENT S'EST LA CONDITION
DE CEUX QUI S'EXPRIMENT CONTRE LES VIOLENCES,
LES VIOLS ET LES HOMICIDES: DIT SAÜL.
Y

SOUFFLENT DJINNS SUR LA MENTALITÉ DE CELLES
ET CEUX QUI TRANSFORMENT LA SOCIÉTÉ
POUR LEURS CONDITIONS AFIN D'ÊTRE LES PREMIERS ÉLÉMENTS.
TAY

ANTIGONE CASSANDRE ET MARIE SONT DES PIEUSES
AYANT UN CARACTÈRE FÉMININ BIEN PLUS FORT
QUE DES LÂCHES CACHER DERRIÈRE LEURS TESTICULES.
TAY

DAVID ET SAÜL COMME CAÏN DEVANT SES DEUX FRÈRES,
ABEL ET SETH DOIVENT ÊTRE EN HISTOIRE DE L'EXISTENCE
POUR LA SENSIBILITÉ DES ÉVOLUTIONS.
Y

LE CLANS DES MOUETTES ET SES TRIBUTS VONT SE RENDRE
DANS LES DÉSERTS, LES OCÉANS ET LES MOTS AFIN DE SAUVER
L'AGRICULTURE ET SON HONNEUR.
Y

VOUS AVEZ JUGÉ SAÜL DE S'ÊTRE ÉCARTER DU TABERNACLE;
LE SCARABÉE A OUVERT SON URNE AFIN DE FAIRE ENTENDRE
SON CHANT DE VIE: DIT DAVID.
TAY

CRÉON, CRÉON, ANTIGONE... SON CORPS N'EST PLUS COMME
CELUI DE VOTRE FILS... OEDIPE EST LIBRE ET N'A JAMAIS ÉTÉ
AUX TARTARES: LES VASES.
TAY

SACRIFICE DE CASSINI N'EST PAS LE BON VOULOIR DE L'HUMANITÉ;
C'EST L'ÉTABLISSEMENT DE LA PRUDENCE ET DE L'ÉVOLUTION
EN L'UNIVERS ÉTABLI.
TAY

LE TABERNACLE EST LAÏC; IL EST ÉTABLI SUR L'ÉTHIQUE SENTIMENTALE
ET MATHÉMATIQUES EN L'ÉVOLUTION ET LA RÉALITÉ:
LA RÉACTION DU PEUPLE.
TAY

LE MYSTÈRE DE ANTIGONE EST CELUI DU MYTHE
ET DE LA PASSION ENVERS LA NATURE, LE CROIRE ET L'ÉTHIQUE
COMME ORPHÉE ET CASSANDRE: DIT SAÜL.
TAY

LA CLARTÉ DE L'OBSCURANTISME EST DE COMPRENDRE,
DE SAVOIR ET D’ÊTRE LIÉE AUX LUMIÈRES AFIN D'ETRE
LE CARACTÉRISTIQUE: LA RAISON.
TAY

LA RAISON ET LA RÉPUBLIQUE DOIVENT ÊTRE EN HARMONIE
ET DANS L'ESSENCE DES DISCORDE CAR CHACUN PORTE
SON ASPECT REPRODUCTIF: LA VIE.
TAY

POURTANT, L'ESSENCE NE DONNE PAS DROIT AUX GASPILLAGES NUTRITIFS
ET D’ÉNERGIES CAR CHACUN PORTE EN SOI SA
CONSCIENCE: LA CULPABILITÉ.
TAY

DANS LE TABERNACLE, LES LOIS REPOSENT SUR L'HARMONIE
DE LA NATURE CAR MÊME EN LA DISCORDE RÈGNE L’ÉQUILIBRE DE LA VIE
SUR LA MORT: LA SURVIE.
TAY

LE CHAPELET, LES CHANTS, LES MANIFESTATIONS
ET LA PRIÈRE PERMETTENT L’EXTENSION DES MATIÈRES TOUT COMME
LE CRI DE LA MORT ENGENDRE LA TRISTESSE.
TAY

YAHVÉ DEMANDE UNE PORTE ET ANTIGONE OUVRE SON COEUR. ELLE
PRENDS UN AGNEAU ET LUI DIT: "TOUT COMME LE VEAU,
IL EST MON ENFANT. N'Y TOUCHE PAS.
TAY

ANTIGONE EN VIE ET SA FIERTÉ RÉSONNE DANS LE CŒUR DE YAHVÉ.
LE MYSTÈRE DE ANTIGONE EST CELUI DU MYTHE ET DE LA PASSION ENVERS LA NATURE.
TAY

EN L'AMOUR DE LA FEMME, YAHVÉ RESSENTI UNE VIVE ÉMOTION AU REGARD DE ANTIGONE
COMME DANS CELUI DE LA VIE; CETTE FORCE ÉTAIT UN AVANT: IL LA PRIA.
TAY

CHACUN PORTE A DIRE QUE YAHVÉ NE PUT PORTER L'AMOUR EN MARIE, UN REGARD
PAR LA SITUATION, ON PEUT AIMER SANS LA CRUAUTÉ ET LE PÉCHER: ANTIGONE.
TAY

LA LAÏCITÉ TRIOMPHANTE DE ANTIGONE LUTTE AVEC SA FORCE DEVANT LES SITUATIONS
TELLE LA FUREUR DE YAHVÉ ET DE SA MORT: JE TE SALUE MARIE ET RÉPUBLIQUE.
TAY

4 grandes découvertes sur Saturne que l'on doit à la sonde Cassini

Par Franck Daninos le 15.09.2017 à 09h50, mis à jour le 15.09.2017 à 14h00

La sonde s'est désintégrée dans l'atmosphère de Saturne :
retour sur les grandes découvertes scientifiques qu'elle aura permises.



Chronique d'une mort annoncée : à 12h31, heure française, ce 15 septembre 2017,
la sonde de la NASA Cassini s'est désintégrée dans l'espace. L'événement était à suivre
en direct sur le site de Sciences et Avenir. Ce sera l'épilogue d'une odyssée de 20 ans
dans l'espace, une aventure scientifique exceptionnelle qui aura permis des découvertes
significatives sur la planète Saturne et ses lunes. Voici lesquelles :
1. Un lien « génétique » établi entre anneaux et lunes

Grâce aux observations faites par Cassini, les scientifiques ont compris
que les anneaux — composés de fines poussières pour les anneaux externes
et de blocs de glace de quelques centimètres à plusieurs mètres de large
pour les principaux — n'ont rien d'une structure figée. " En vingt ans, raconte
Sébastien Charnoz, de l'Institut de physique du globe de Paris, nous avons vu
des blocs disparaître, des corps transitoires apparaître… et même des mini-satellites
se créer ! " Il existe en effet une continuité, une sorte de lien " génétique "
entre les anneaux et les satellites de Saturne, qui sont deux facettes
du même objet. Les modèles actuels expliquent d'ailleurs très bien comment
les débris que contiennent les anneaux s'agglutinent à partir d'une certaine
distance pour former de nouvelles lunes et s'éloigner de la géante gazeuse.
" Le système de Saturne est un formidable laboratoire naturel
pour suivre des processus d'accrétion, fait valoir l'astronome.
On comprend mieux, grâce à lui, comment les planètes elles-mêmes ont pu se former. "
2. Dans l’œil du cyclone

Le pôle nord de Saturne est coiffé d’une magnifique et mystérieuse structure nuageuse
de forme hexagonale où les vents soufflent à la vitesse de près de 350 km/h.
L’orbiteur Cassini est le premier à la visualiser entièrement à partir de 2007.
Chacun des six côtés mesure 13 800 kilomètres, soit davantage que le diamètre
de la Terre ! Pile au milieu, se trouve l’œil d’un cyclone de 2000 kilomètres de large,
axe autour duquel tourne l’hexagone, qui effectue une révolution complète en un peu
moins de 11 heures. Aucun modèle météorologique n’est parvenu jusqu’à maitenant à expliquer
sa formation et ses caractéristiques.
3. La grande tache blanche étudiée dans son intégralité

En 2010, Cassini observe dans l’hémisphère nord de Saturne
la gigantesque tempête saisonnière surnommée « la grande tache blanche »,
qui se manifeste en moyenne une fois par année saturnienne –
soit tous les 29 ans environ en temps terrestre.
Le phénomène est connu depuis le xixe siècle,
mais n’avait jamais pu être visualisé dans son intégralité.
Aux premières loges, Cassini n’en manque rien. En trois semaines,
la tempête grossit jusqu’à atteindre 17 000 kilomètres de diamètre !
Elle crache une dizaine d’éclairs par seconde ; et la température de la stratosphère
augmente localement de près de 100 °C, ce qui n’a été enregistré sur aucune autre planète.
La grande tache blanche, qui se déplace vers l’est, ne s’atténue qu’au bout de 267 jours
lorsque sa « tête » entre en collision avec sa « queue ».
Elle a donc fait un tour complet de la planète et couvert
5 milliards de kilomètres carrés.
4. Encelade pourrait receler une forme de vie

De l’eau liquide, des composés organiques et une source d’énergie…
« Personne ne s’attendait à trouver sur Encelade,
la sixième lune de Saturne par sa taille, les conditions propices
à l’émergence de la vie », relève Gabriel Tobie.
Cette découverte a lieu en 2005, quand Cassini détecte
d’étranges lueurs au niveau du pôle sud du satellite.
Il s’agit de geysers expulsant de la vapeur d’eau, des particules
de glace, des molécules carbonées et des minéraux !
Ils laissent présager que sous la surface gelée d’Encelade
circule un océan d’eau liquide, dont l’existence sera pleinement
confirmée en 2016 par la caméra de Cassini. De nombreux indices
collectés entre 2005 et 2016 par la sonde indiquent, par ailleurs,
que cet océan salé serait alimenté par des sources hydrothermales…
les mêmes qui, sur Terre, près des dorsales océaniques,
abritent des oasis de vie.

SONDE CASSINI EST UNE GRAINE QUI PEUPLERA LA VÉRACITÉ DE LA CRÉATIVITÉ DE LA MACHINE.
L'HOMME EST TEL ABRAHAM: L’ÉVOLUTION D'ANTIGONE.
TAY

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS SUR LE TEMPS

https://en.wikipedia.org/wiki/Cosmos

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_%28mythologie%29

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosmos


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 9 Nov à 9:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ    Jeu 9 Nov à 9:11

LA MÉTAPHYSIQUE DE LA FEMME OU LE ÉROS ET L'ANTÉROS...
ECRIT LE NEUF NOVEMBRE 2017....

LE CHAOS ET LE COSMOS: Χάος et κόσμος

Lydia Emilie Florentine Jannsen (née le 24 décembre 1843 et morte le 11 août 1886), connue par son nom de plume de Lydia Koidula est une poétesse estonienne. Son surnom signifie « Lydia de l'Aube » en estonien. Il lui fut donné par l'écrivain Carl Robert Jakobson.

Dans le milieu du XIXe siècle, l'écriture en Estonie n'était pas considérée une carrière convenable pour une jeune femme, c'est pour cette raison Koidula écrit dans le journal de son père, Johann Voldemar Jannsen (1819-1890) sous les ombres de son anonymat. En dépit de cela, la poétesse reste une des figures littéraires majeures et considérée parmi les plumes fondatrices du théâtre estonien. Elle fut une amie proche de Carl Robert Jakobson (1841-1882) ainsi que de Friedrich Reinhold Kreutzwald (1803-1882), auteur de Kalevipoeg (Le Fils de Kalev), l'épopée nationale estonienne.

Biographie

Lydia Jannsen est née à Vändra, dans le Comté de Pärnu, sous le gouvernement de la Livonie (actuellement dans le centre du pays). Vers 1850, la famille déménage dans la ville voisine de Pärnu. En 1857, son père fonde le premier journal local en langue estonienne, tandis que la jeune Lydia fréquente l'école allemande. En 1864, la famille Jannsen s'installe dans la ville universitaire de Tartu, la ville la plus progressiste d'Estonie. Le nationalisme russe était grandissant, et la publication en langue autochtone, était un sujet tabou dans l'Empire russe, en dépit de la politique relativement libérale du tsar Alexandre II Jannsen parvient à publier le premier journal national en langue estonienne en 1864 : Le journal local à Pärnu de même que le journal national intitulé Postimees (Le Courrier). Lydia Koidula écrit pour son père sur les deux journaux et publie également ses propres œuvres. En 1873, elle épouse Eduard Michelson, un médecin letton, et déménage à Kronstadt, près de Saint-Pétersbourg. Koidula vit à Kronstadt pendant 13 ans, et passe l'été en Estonie. Lydia Koidula est la mère de trois enfants. Elle est morte le 11 août 1886 après une longue maladie. Son dernier poème s'intitule Enne surma, Eestimaale ! (Avant la mort, en Estonie !).
Œuvres

L'œuvre la plus importante de Koidula est Emajöe Ööbik (Le Rossignol de l'Emajõgi [la rivière Mère]). Elle est publiée en 1867, à l'époque de l’Éveil national lorsque le peuple estonien, libéré du servage en 1866, commence à éprouver un sentiment de fierté dans la nation et aspire à l'autodétermination. Koidula était la voix la plus éloquente de ces aspirations.

L'influence allemande dans le travail de Koidula était inévitable. Les Germano-Baltes avaient conservé l'hégémonie dans la région depuis le XIIIe siècle, tout au long de l'administration allemand, polonais, suédois et russe, l'allemand était la langue d'enseignement et de l'intelligentsia au XIXe siècle, l'Estonie. Comme son père (et tous les autres écrivains estoniens à l'époque) Koidula traduit bien la prose allemande sentimentale, la poésie et le théâtre.

La tradition littéraire estonienne a commencé par Kreutzwald continué avec Koidula. Koidula écrit la plupart du temps dans un style européen influencée par la littérature allemande du milieu du XIXe siècle, cela a rendu sa poésie plus accessible au lecteur. Par ailleurs Koidula s'est distinguée par sa langue vernaculaire qui exprime des émotions allant d'un poème affectueux comme dans Meie kass (Notre chat) à la poésie d'amour délicate de Head Ööd (Bonne nuit).
Théâtre

Koidula est également considérée comme la « fondatrice du théâtre estonien » à travers ses activités théâtrales à la Société Vanemuine (en estonien : Selts Vanemuise), une société fondée par les Jannsen à Tartu en 1865 pour promouvoir la culture estonienne. Lydia Koidula est la première à écrire des pièces originales en estonien et d'aborder les aspects pratiques de la mise en scène et la production. En dépit de quelques intermèdes estoniens au théâtre allemand à Tallinn, dans le début du XIXe siècle, il y avait eu aucune appréciation du théâtre comme un moyen d’expression et peu considérés comme un lieu de drame. Dans les années 1860, les Estoniens et les Finlandais ont commencé à développer des performances dans leur langue maternelle et Koidula, emboîte le pas, écrit et réalisé la comédie, Saaremaa Onupoeg (le cousin de Saaremaa) en 1870 pour la Société Vanemuine. Elle est basée sur Theodor Körner de (1791-1813) Der Vetter aus Bremen, (le cousin de Brême) adaptée à une situation estonienne. L'attitude Koidula pour le théâtre a été influencée par le philosophe, dramaturge, et critique Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), l'auteur de Erziehung des Menschengeschlechts (L'éducation de la race humaine; 1780). Au Festival de la chanson estonienne, en 1869, un événement de ralliement important des clans estoniens, deux poèmes ont été mis en musique avec les paroles de Lydia Koidula : Sind Surmani (Till Death) et Mu isamaa on minu arm (Mon Pays est mon amour), qui est devenu l'hymne officieux pendant l'occupation soviétique, lorsque Mu isamaa, mu õnn ja rõõm (Mon pays est ma fierté et joie), l'hymne de la République d'Estonie, a été interdite entre en 1921 et 1940. La chanson de Koidula a toujours clôturé tous les festivals, avec ou sans permission. La tradition persiste à ce jour.
Musée commémoratif de Lydia Koidula

Le Musée Lydia Koidula situé à Pärnu nous raconte la vie et les œuvres de la poétesse et de son père Johann Voldemar Jannsen, l'auteur des paroles de l'hymne estonien, la fille et son père constituent deux figures emblématiques de l'Éveil national estonien au XIXe siècle.

Le musée Koidula est situé dans l'école Pärnu Ülejõe (le bâtiment fut construit en 1850). Il a abrité la maison de Johann Voldemar Jannsen et le bureau de rédaction du journal Perno Postimees jusqu'en 1863. Il est classé monument historique.

Un monument dédié à Lydia Koidula est situé dans le centre de Pärnu. Il date de 1929 et fut la dernière œuvre du célèbre sculpteur estonien Amandus Adamson.
Liens externes

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Lydia Koidula, sur Wikimedia Commons

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(fr) Biographie de Lydia Koidula [archive] sur le site litterature-estonienne.com

Lydia Koidula

Biographie Naissance
12 décembre 1843
Vändra
Décès
30 juillet 1886 (à 42 ans)
Kronstadt
Sépulture
Metsakalmistu
Nationalité
Russe
Activités
Poétesse, écrivaine, journaliste

ET

Melania Trump (/məˈlɑːniə/; born Melanija Knavs; [mɛˈlaːnija ˈknaːu̯s], Germanized to Melania Knauss; April 26, 1970) is the current First Lady of the United States and third wife of the 45th President of the United States, Donald Trump.[1]

She was born in Novo Mesto, Slovenia and grew up in Sevnica, Lower Sava Valley.[2] She worked as a fashion model for agencies in Milan and Paris, later moving to New York City in 1996.[3] She initially worked in the United States prior to receiving a legal work visa.[4][5] Her modeling career was associated with Irene Marie Models and Trump Model Management.[6]

In 2001, she obtained a green card and became a lawful permanent resident of the United States. She married Donald Trump in 2005 and obtained U.S. citizenship in 2006.

She is the first naturalized U.S. citizen to become First Lady of the United States.[7]

Early life

She was born in Novo Mesto, Slovenia (then the Socialist Republic of Slovenia within Yugoslavia) on April 26, 1970.[8][9] Her father, Viktor Knavs, was from the nearby town of Radeče, and managed car and motorcycle dealerships for a state-owned vehicle manufacturer.[10][11] Her mother, Amalija (née Ulčnik), came from the village of Raka and worked as a patternmaker at the children's clothing manufacturer "Jutranjka" in Sevnica.[12][13] As a child, she participated in fashion shows featuring children's clothing, along with other children of workers at the factory.[14][15] She has an older sister, Ines, and an older half-brother, whom she reportedly has never met, from her father's previous relationship.[16][17]

She grew up in a modest apartment in a housing block in Sevnica, in the Lower Sava Valley.[18][1] As the Communist Party in Slovenia upheld atheism, her father did not publicly sponsor her Christian sacraments of baptism or first communion.[19][20] For that reason, she was secretly baptized by Franc Čampa, the Roman Catholic parish priest of St. Lawrence's Church in Raka, on June 14, 1970.[21][22]

When she was a teenager, she and her family moved to a two-story house in Sevnica.[23] Then, as a high school student, she lived in a high-rise apartment in Ljubljana. She attended the Secondary School of Design and Photography in Ljubljana,[24] and studied architecture and design at the University of Ljubljana for one year before dropping out.[25][26][27]
Modeling career
Melania Trump meeting President Bill Clinton in 2000

She began modeling at five years old and started doing commercials at sixteen when she posed for the Slovenian fashion photographer, Stane Jerko.[28][29] When she began working as a model, she translated the Slovene version of her last name "Knavs" to the German version "Knauss".[30]

At eighteen, she signed with a modeling agency in Milan, Italy.[31] In 1992, she was named runner-up in the Jana Magazine "Look of the Year" contest, held in Ljubljana, which promised its top three contestants an international modeling contract.[8][32]

After attending the University of Ljubljana for one year,[33] she modeled for fashion houses in Paris and Milan, where, in 1995, she met Metropolitan Models co-owner Paolo Zampolli, a friend of her future husband Donald Trump, who was on a scouting trip in Europe. Zampolli urged her to travel to the United States, where he said he would like to represent her.[15]

In 1996, she moved to New York City,[15][32][31][34] living in an apartment in Zeckendorf Towers on Union Square, with roommate, photographer Matthew Atanian, per Zampolli's arrangements.[15] She initially worked in the United States prior to receiving a legal work visa. According to Atanian, then shooting for Marie Claire, the then-26-year-old Knauss was getting second- and third-tier modeling work, and asked him to help her get in the magazine, but her prospects were limited, because her movements were not particularly graceful.
Relationship with Donald Trump
Early relationship
Melania and Donald Trump during the Marine Corps-Law Enforcement Foundation (MC-LEF) 20th Annual Semper Fidelis Gala at New York City, April 22, 2015

In September 1998, she met real estate mogul Donald Trump at a party thrown by Zampolli at the Times Square nightclub the Kit Kat Club (now the Stephen Sondheim Theatre). Trump had been separated from Marla Maples since May 1997, and attended the party with Celina Midelfart. When Midelfart went off to use the bathroom, Trump approached Knauss and asked for her number. She took his number instead, and subsequently they attended the 1990s Greenwich Village hot spot Moomba, and began a relationship.[15][1][35]

Melania continued her modeling career,[15] with her American magazine cover shoots, including, In Style Weddings,[36] New York Magazine, Avenue,[37] Philadelphia Style,[38] Vanity Fair[39] and Vogue.[40] While they were dating, Trump relocated her family to New York, where her parents now live for most of the year. The couple gained attention after a 1999 interview on The Howard Stern Show.[41]

In 2000, she modeled for the Sports Illustrated Swimsuit Issue and appeared with Donald Trump while he campaigned for that year's Reform Party presidential nomination.[42][41]
Marriage

After becoming engaged in 2004, Knauss married Donald Trump in an Anglican service on January 22, 2005, at the Episcopal Church of Bethesda-by-the-Sea in Palm Beach, Florida, followed by a reception in the ballroom at her husband's Mar-a-Lago estate.[43][44] The event was attended by celebrities such as Katie Couric, Matt Lauer, Rudy Giuliani, Heidi Klum, Star Jones, P. Diddy, Shaquille O'Neal, Barbara Walters, Conrad Black, Regis Philbin, Simon Cowell, Kelly Ripa, then-Senator Hillary Clinton, and former president Bill Clinton.[44][45] At the reception, Billy Joel serenaded the crowd with "Just the Way You Are" and supplied new lyrics to the tune of "The Lady Is a Tramp".[44] The Trumps' wedding ceremony and reception were widely covered by the media.[34] She wore a $200,000 dress made by John Galliano of the house of Christian Dior.[44]

She gained United States citizenship in 2006.[46]
Children

On March 20, 2006, she gave birth to their son, Barron William Trump.[47] She suggested his middle name, while her husband suggested his first name.[48] She is the half-stepmother of Donald Trump's other four children, Ivanka, Donald Jr. and Eric from his first marriage with Ivana Trump, and Tiffany from his second marriage to Marla Maples.
2016 Presidential campaign
Main article: Donald Trump presidential campaign, 2016
Melania as First Lady, with President Donald Trump, at the Liberty Ball on Inauguration Day

In November 2015, when asked about her husband's presidential campaign, she said: "I encouraged him because I know what he will do and what he can do for America. He loves the American people and he wants to help them."[49] She played a relatively small role in her husband's campaign—atypical of spouses of presidential candidates.[50][51][52]

In July 2016, her official website was redirected to trump.com. On Twitter, she stated that her site was outdated and did not "accurately reflect [her] current business and professional interests".[53]

On July 18, 2016, she gave a speech at the 2016 Republican National Convention. The speech contained a paragraph that was nearly identical to a paragraph of Michelle Obama's speech at the 2008 Democratic National Convention.[54][55][56] When asked about the speech, Trump said she wrote the speech herself "with as little help as possible".[57] Two days later, Trump staff writer Meredith McIver took responsibility and apologized for the "confusion".[58]

In February 2017, she sued Mail Media, the owner of The Daily Mail, seeking $150 million in damages over an August 2016 article which falsely alleged that she had worked for an escort service during her modeling days. The Mail retracted the article, apologized, and printed the retraction from the blogger they were quoting, who said: "I had no legitimate factual basis to make these false statements and I fully retract them".[59] The lawsuit stated the article had ruined her "unique, once-in-a-lifetime opportunity" to establish "multimillion dollar business relationships for a multi-year term during which Plaintiff is one of the most photographed women in the world".[60] Her claim raised potential ethical questions with its implication that she intended to profit from being First Lady.[61] On February 18, the lawsuit was amended, removing the language about her earning potential and focusing instead on emotional distress.[62] In April 2017, the parties settled the lawsuit and the Daily Mail issued a statement that said, "We accept that these allegations about Mrs Trump are not true and we retract and withdraw them." The Mail agreed to pay her $2.9 million.[63][64]

Five days before the election, she told a crowd of supporters in Pennsylvania: "Our culture has gotten too mean and too rough, especially to children and teenagers. It is never OK when a 12-year-old girl or boy is mocked, bullied, or attacked. It is terrible when that happens on the playground. And it is absolutely unacceptable when it is done by someone with no name hiding on the internet."[65] Regarding the contrast of her platform with her husband's use of Twitter during his campaign, Melania said shortly after the election that she had rebuked him "all the time" but that "he will do what he wants to do in the end".[66]
Melania holding the Bible for President Donald Trump during the Inauguration swearing in ceremony
First Lady of the United States

She assumed the role of First Lady of the United States on January 20, 2017. She is the second foreign-born woman to hold this title (after Louisa Adams, wife of John Quincy Adams, who was born in 1775 in London to an American father and British mother).[67][68][69][70] She is the first First Lady to be a naturalized citizen (rather than birthright citizen),[71][72] and the first whose mother tongue is not English.[73][74] At 5 feet 11 inches (1.80 m), she is also one of the tallest First Ladies to hold the office, tied with Michelle Obama and Eleanor Roosevelt.[75] She continued living in Trump Tower with her son Barron until the end of the 2016–17 school year,[76][77] and moved to the White House on June 11, 2017.[78]

Her Secret Service code name is "Muse" (beginning with the same letter as Trump's code name, "Mogul", per Secret Service tradition).[79]

When asked by The New York Times in 1999 what her role would be if Donald Trump were to become president, she replied: "I would be very traditional. Like Betty Ford or Jackie Kennedy."[11] In 2016, she told CNN her focus as First Lady would be to help women and children. She also said she would combat cyberbullying, especially among children, having quit social media herself due to the "negativity".[80] The first White House event she hosted was a luncheon for International Women's Day on March 8, 2017. She spoke to an audience of women about her life as a female immigrant, and about working towards gender equality both domestically and abroad, noting the role of education as a tool against gender inequality.[81][82][83]

In March 2017, Slovenia honored her by introducing "First Lady" wine, a red wine produced in the region near her hometown of Sevnica.[84]

In February 2017, at a Florida rally, she led the crowd in the recitation of Lord's Prayer.[85][86] Later, during her and her husband's visit to Vatican City in May 2017, she revealed that she is a Catholic, the first Catholic to live in the White House since President John F. Kennedy and his wife Jackie over half a century earlier.[87][88]

She is the second First Lady of the United States born overseas after Louisa Adams, who was born in London to an American father.
Philanthropy

She is involved with a number of charities, including the Martha Graham Dance Company,[89] the Boys Club of New York, the American Red Cross,[90] and the Police Athletic League.[91][92]
Personal life

She speaks English, French, Italian, and German,[74] in addition to Serbo-Croatian and her native Slovene.[93] On her husband's first foreign trip as President in May 2017, Melania spoke in Italian with children at Bambino Gesù Hospital, a pediatric hospital in Rome.[94]
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Melania Trump

First Lady of the United States
Incumbent
Assumed office
January 20, 2017
President Donald Trump
Preceded by Michelle Obama
Personal details
Born Melanija Knavs
April 26, 1970 (age 47)
Novo Mesto, SR Slovenia, SFR Yugoslavia
Nationality

Slovenian American

Political party Republican
Spouse(s) Donald Trump (m. 2005)
Children Barron Trump
Residence White House

AINSI,

Univers

Le Cosmos peut désigner l'Univers.
Chez les philosophes Grecs, le terme κόσμος (kósmos, « monde ordonné » en grec) est un monde clos qui a un ordre (par opposition au chaos). Ainsi pour Socrate :

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cosmos, sur le Wiktionnaire

« À ce qu’assurent les doctes pythagoriciens, Calliclès, le ciel et la terre, les Dieux et les hommes sont liés entre eux par une communauté, faite d’amitié et de bon arrangement, de sagesse et d’esprit de justice, et c’est la raison pour laquelle, à cet univers, ils donnent, mon camarade, le nom de cosmos, d’arrangement, et non celui de dérangement non plus que de dérèglement. »

— Platon, Gorgias, 507e - 508a

The cosmos (UK: /ˈkɒzmɒs/, US: /ˈkɒzmoʊs/) is the universe regarded as a complex and orderly system; the opposite of chaos.[1] The philosopher Pythagoras used the term cosmos (Ancient Greek: κόσμος) for the order of the universe, but the term was not part of modern language until the 19th century geographer and polymath, Alexander von Humboldt, resurrected the use of the word from the ancient Greek, assigned it to his multi-volume treatise, Kosmos, which influenced modern and somewhat holistic perception of the universe as one interacting entity.[2][3]

Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χάος / Kháos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαίνω / khaínô, « béer, être grand ouvert ») est l'élément primordial de la théogonie hésiodique. Il désigne une profondeur béante.

REGARD HISTORIQUE
SUR DEUX FEMMES QUI MARQUERONT
LE CYCLE DES VIERGES NOIRES ET NOIRS.

Metaphysics
Metaphysicians

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Theories

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Concepts

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MessageSujet: Re: L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ    Jeu 9 Nov à 10:47

La révolution copernicienne est le renversement de la représentation du monde et de l'univers du XVIe au XVIIIe siècle. Au modèle géocentrique en vigueur (l'astronomie de Ptolémée IIe siècle, héritière des conceptions géocentriques des philosophes grecs du IVe siècle av. J.-C.) succède un modèle héliocentrique défendu par Nicolas Copernic, perfectionné par Johannes Kepler, Galilée, et Newton. Selon les termes d'Alexandre Koyré, cette évolution fit passer l'humanité d'une vision d'un monde clos à un univers infini1, en tout cas sans limites connues.

La révolution copernicienne est un exemple caractéristique de révolution scientifique, comme l'a décrit Thomas Samuel Kuhn dans la révolution copernicienne (1957) et la Structure des révolutions scientifiques (1962). Ce qu'il est convenu d'appeler la « controverse ptoléméo-copernicienne » est restée gravée dans la mémoire collective comme un exemple type de résistance mentale de la part des tenants d'une ancienne conception du monde par rapport à l'émergence d'une nouvelle vision qui s'épanouit au siècle des Lumières. Elle eut de profondes répercussions dans tous les domaines de la pensée, au point que Freud parla à ce sujet d'une « blessure narcissique de l'humanité ».

Grandes phases de la révolution copernicienne
Représentations du monde avant la révolution copernicienne (avant 1510)

Pour la représentation du monde antérieure au XVIe siècle en Occident, consulter :
Articles détaillés : Figure de la Terre dans l'Antiquité et Figure de la Terre au Moyen Âge.

Dès l'Antiquité, on savait que la Terre était sphérique. En revanche, la plupart des auteurs la plaçaient au centre de l'Univers (Aristarque de Samos suggéra que la Terre tournait autour du Soleil).

Durant le Haut Moyen Âge, en Occident latin, grâce à la traduction du Timée2, la rotondité de la Terre reste communément admise par les lettrés ; mais il faudra attendre le XIIe siècle pour que soit découverte l’œuvre de Claude Ptolémée, grâce aux traductions de l'Almageste depuis le grec et l’arabe.

L'idée de faire le tour de la terre par bateau se heurtait à de nombreux préjugés, dont celui de l'impossibilité de supporter la chaleur de la zone équatoriale. Mais les préjugés reculèrent grâce à des ouvrages tels que le Livre des merveilles du monde de Jean de Mandeville (à ne pas confondre avec le devisement du monde de Marco Polo). Jean de Mandeville était un explorateur originaire de Liège. Il fut qualifié quelquefois d'imposteur ou d'affabulateur de génie. Toujours est-il que, après un voyage de 34 ans en extrême-orient (1322-1356), ce qui était considérable pour l'époque, il compila les informations de son voyage et de ceux de missionnaires franciscains et dominicains. Le livre des merveilles du monde, manuscrit rédigé en trois versions, puis traduit en 250 exemplaires dans une dizaine de langues vernaculaires, dut avoir un retentissement important dans la société. Il est à peu près sûr qu'il influença le jeune Christophe Colomb (circumnavigation…).

Entre les XIIe et XVe siècles, la représentation du monde qui se met en place en Occident est donc une représentation géocentrée, qui s'appuie sur les références suivantes :

les philosophes de l'Antiquité (Parménide, Platon, et Aristote), qui savaient que la Terre était sphérique ;
l'astronome Ératosthène, pour l'estimation de la circonférence terrestre ;
le géographe et astronome grec Ptolémée ;
l'astronome perse Al-Farghani ;
les récits des missionnaires franciscains en Asie ;
le Devisement du monde de Marco Polo.

D'autres ouvrages présentaient une représentation cosmographique géocentrée, tels que l'Imago mundi de Pierre d'Ailly. L'Imago mundi fut rédigé en 1410, et imprimé pour la première fois en 1478. Christophe Colomb en avait un exemplaire.

Les grandes découvertes, et principalement les voyages de Vasco de Gama, de Christophe Colomb vers l'ouest, et de Magellan, la découverte consécutive de nouvelles terres situées entre l'Europe et l'Asie ainsi qu'une meilleure connaissance par les Européens des territoires de l'extrême-orient, eurent un grand retentissement en Europe.

Aux XIVe et XVe siècles, il n'était pas fait de grande différence entre l'astrologie, l'astronomie, la géographie, la cosmologie, la cosmographie, etc..

Au XVe siècle, Nicolas de Cues est le premier astronome du Moyen Âge à affirmer que le monde ne peut pas être fini, que la terre n'en est pas le centre, et qu'elle se meut (traité Docte ignorance, 1440)3. Mais ses conceptions cosmologiques furent complètement ignorées par ses contemporains et oubliées par ses successeurs pendant plus de cent ans4. Ainsi, au début du XVIe siècle, les traités qui faisaient référence étaient le Traité du ciel d'Aristote et l'Almageste de Ptolémée. Dans la représentation d'Aristote, la Terre était sphérique et fixe au centre de l'univers. Celui-ci était partagé entre le monde sublunaire, et le monde supralunaire, où se déplaçaient le Soleil et les planètes en tournant autour de la Terre. Le monde supralunaire était composé de sphères considérées comme parfaites. Dans le monde supralunaire, on distinguait également la sphère des étoiles fixes. Mais les Écritures saintes, qui contenaient quelques passages cosmologiques (voir ci-dessous la section Passages cosmologiques de la Bible) faisaient également référence, non seulement chez les théologiens (catholiques), mais aussi chez la plupart des astronomes qui y étaient attentifs.
Copernic et les premières prises de position des savants et des théologiens (1510-1610)
Nicolas Copernic (1473–1543), le savant humaniste qui a changé notre vision du monde en plaçant le Soleil au centre de l'Univers (peinture de Jan Matejko)

Copernic est le premier à avoir proposé un modèle dans lequel le Soleil était fixe au centre de l'Univers, les planètes décrivant une trajectoire qu'il pensait circulaire. Il conçut sa doctrine dès 1510 et l'exposa dans le De revolutionibus en 1543.

Voir : Copernic et le système héliocentrique

Cette doctrine resta pendant longtemps confinée à un cercle restreint de spécialistes comme le philosophe Giordano Bruno. Elle provoqua néanmoins des réactions de la part des savants et des théologiens. La plupart des astronomes restèrent fidèles au géocentrisme et la quasi-totalité des théologiens prirent position contre la théorie héliocentrique de Copernic. Parmi les théologiens réformés, on peut citer Melanchthon, et parmi les théologiens catholiques, Bartolomeo Spina, son collaborateur le dominicain Giovanni Maria Tolosani, et le théologien jésuite Nicolaus Serarius.

Les astronomes de leur côté avaient développé une doctrine intermédiaire entre le modèle géocentrique et le modèle héliocentrique (voir équivalence des hypothèses).

À la fin du XVIe siècle, l'astronome danois Tycho Brahé proposa un système intermédiaire entre le système géocentrique et le système héliocentrique, dans lequel le Soleil et la Lune tournaient autour de la Terre immobile, tandis que Mars, Mercure, Vénus, Jupiter et Saturne tournaient autour du Soleil.
Galilée et l'interdiction des écrits coperniciens (1610-1633)
Portrait de Galilée par Giusto Sustermans en 1636.

Voir aussi : Galilée attaqué et condamné par les autorités

Galilée commença dès 1610 à faire la propagande de la théorie copernicienne à Florence et à Rome. Il rencontra des résistances de la part des philosophes et des théologiens. Bien que convaincu de la justesse de la théorie copernicienne et s'appuyant sur les observations qu'il effectuait grâce à sa lunette, il ne parviendra pas à apporter la preuve décisive que la terre tourne sur elle-même et autour du Soleil (système héliocentrique).

En 1615, le carme Paolo Antonio Foscarini prit une position favorable à l'héliocentrisme, en défendant que cette hypothèse n'était pas contraire aux Écritures saintes. La controverse prit une telle ampleur que le cardinal Bellarmin, proche conseiller du pape Clément VIII plutôt favorable à Galilée quoique ayant activement participé à la condamnation de Giordano Bruno, fut obligé d'intervenir le 12 avril. Il écrivit une lettre à Foscarini où tout en reconnaissant l'intérêt pratique, pour le calcul astronomique, du système de Copernic, il condamnait son établissement au statut de vérité en l'absence de preuve concluante.

Galilée de son côté était bien conscient des difficultés que posait le système de Copernic par rapport à certaines interprétations des passages cosmologiques de la Bible (livre de Josué, Psaumes). Dans sa lettre à Christine de Lorraine (1615), qu'il rendit publique, il revendiquait une autonomie de la science : « « l'intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on doit aller au ciel, et non comment va le ciel ».

En 1616, les écrits coperniciens furent mis à l'Index pour être corrigés et révisés, et les ouvrages favorables à l'héliocentrisme furent interdits, sans qu'il fût interdit de débattre de l'héliocentrisme dans une hypothèse purement mathématique[citation nécessaire]. Toutefois, on ne considérait pas les idées héliocentriques comme hérétiques, mais simplement comme téméraires5[réf. incomplète]. Le cardinal Bellarmin notifia personnellement l'interdiction à Galilée.

En avril 1624, Galilée fut reçu en audience par le pape Urbain VIII, qui l'encouragea à reprendre par écrit l’analyse et la comparaison entre les plus grands systèmes astronomiques, le modèle copernicien pouvant aussi être pris en compte, pourvu que ce soit dans une perspective purement mathématique[citation nécessaire].

En 1632, Galilée publia, à la demande d'Urbain VIII, le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Galilée développait dans cet ouvrage ses idées favorables à l'héliocentrisme. Il pensait avoir trouvé dans le phénomène des marées une preuve de l'héliocentrisme6. D'autre part, Galilée retourna l'argument de la toute-puissance divine qu'Urbain VIII lui avait demandé d'insérer dans l'ouvrage dans un sens favorable à l'héliocentrisme7. L'année suivante (1633), Galilée fut traduit devant le tribunal de l'Inquisition qui jugea qu'il avait enfreint dans cet ouvrage l'interdiction de 1616, qu'il avait présenté l'héliocentrisme comme une thèse et non simplement comme une hypothèse mathématique, et développé des idées contraires aux Écritures saintes. Pour les théologiens de cette époque, en l'absence de preuve, c'était le sens littéral qui prévalait pour l'interprétation de la Bible8.

Galilée fut condamné à être emprisonné dans les prisons du Saint-Office à moins d'abjurer ses opinions considérées comme hérétiques. Galilée abjura. Sa peine fut commuée par Urbain VIII en assignation à résidence.
Réaction des scientifiques : Descartes

Urbain VIII donna l'ordre de faire connaître la condamnation de Galilée à tous les professeurs de mathématiques et de philosophie. Les copies de la sentence et de l'abjuration de Galilée furent envoyées dans l'Europe entière et suscitèrent la surprise des savants9.
René Descartes, d'après Frans Hals.

C'est ainsi qu'en novembre 1633, René Descartes apprit la condamnation de Galilée. Selon Adrien Baillet, biographe de Descartes en 1691, il en fut bouleversé : « Cet accident [le procès de Galilée] causa dans son esprit une révolution que le public aurait peine à croire s'il en était informé par d'autres que lui-même. »10 Il reçut de son ami Beeckman l'ouvrage de Galilée, le dialogue sur les deux grands systèmes du monde, en 1634, soit un an après la condamnation de Galilée. C’est la raison pour laquelle il renonça à publier son Traité du monde et de la lumière (1632)11, dans lequel il défendait la thèse de l'héliocentrisme12. Ce traité ne fut publié qu'en 1664. Pensant que Galilée s’y était mal pris pour démontrer la thèse héliocentrique, et conforté dans le projet de publier le résultat de ses idées philosophiques dont le cardinal Bérulle lui avait fait une obligation de conscience quelques années auparavant, Descartes décida de concrétiser ce projet en proposant une nouvelle méthode de pensée se détournant de la scolastique. La première étape de ce projet fut le célèbre Discours de la méthode (1637).

La controverse et le procès de Galilée mettaient en effet en évidence les limites de la méthode scolastique, trop spéculative et ne prenant pas assez en compte les résultats de l'expérience. Emboîtant le pas du théologien Nicolas de Cues dont il s'inspira, Descartes se démarqua de la référence aux principes astronomiques d'Aristote, mais il alla plus loin en remettant en cause la scolastique et la philosophie aristotélicienne. Il proposa un système philosophique essentiellement rationaliste, dans lequel la recherche de la vérité reposait sur la raison et les « lumières naturelles » et non sur les lumières de la foi.

Dans ce contexte, le projet cartésien d'une science universelle se conçoit comme une réaction contre la scolastique, et contre les « aristotéliciens ». Descartes inaugura sa carrière philosophique avec le Discours de la méthode (1637). Dans les méditations sur la philosophie première (1641), Descartes décrivit une forme de doute, très axée sur le sujet, qualifiée quelquefois d'hyperbolique. Descartes cherchait à refonder la philosophie sur un principe premier, le cogito, appelé à remplacer la cause première de la scolastique. Descartes écrivit aussi les Principes de la philosophie (1644), où il considère la métaphysique comme les racines de l'arbre de la philosophie. Dans Recherche de la vérité par les lumières naturelles (sorte de testament publié en 1701), Descartes affirme avancer des vérités sans les emprunter à Platon ou à Aristote ; pour convaincre de sa méthode qui s'appuie sur le doute universel, il met en scène trois personnages : Eudoxe, dont le jugement n’est gâté par aucune fausse opinion, et qui possède toute sa raison intacte, telle qu’il l’a reçue de la nature, dialogue avec Polyandre, qui n’a jamais rien étudié, et avec Épistémon, qui sait très bien tout ce qu’on peut apprendre dans les écoles.

Voir aussi :
* conséquences philosophiques
* Le projet cartésien : la recherche d’une science universelle
* Les Principes de la philosophie

Réaction des scientifiques : Pascal

La conversion de Blaise Pascal, qui aboutit à son adhésion aux thèses jansénistes (Jean Duvergier de Hauranne abbé de Saint-Cyran, Antoine Arnauld), se comprend quant à elle à la fois comme une critique du laxisme des autorités ecclésiastiques, particulièrement des méthodes casuistiques introduites par les Jésuites au début du XVIIe siècle, et d'une réaction par rapport au rationalisme cartésien.

Jean Lacouture note13 :

« En 1646, il (Blaise Pascal) fait la connaissance de disciples de Saint-Cyran qui lui font découvrir que marcher sur les traces de Copernic et de Galilée pour libérer la physique du poids mort d'Aristote et de la scolastique n'est que la démarche d'une vaine raison, impliquée dans la souillure de l'humanité tout entière, et que tout ce génie qui bouillonne en lui ne le conduit qu'à le divertir d'une révélation terrible et rédemptrice. Que signifie un savoir qui ne jette pas l'homme au pied de la Croix ?
Dès lors, et à jamais, Blaise Pascal - sans abandonner pour autant ses travaux scientifiques - vivra hanté par l'universelle corruption de la nature humaine conduite invinciblement au mal. Au cœur de cet océan de souillures, il se sent appelé à se dresser dans un combat sans trêve ni merci, avec le sentiment, écrit François Mauriac, de vivre au plus près de lépreux inconscients de leur lèpre et voué à observer avec autant de soin que la pesanteur de l'air la corruption de la nature. »

Blaise Pascal critiqua la casuistique et ses tenants jésuites de la Sorbonne (fidèles à la scolastique), d'une façon particulièrement virulente dans les Provinciales (1656) (surtout les lettres IV et V). Ces lettres furent publiées à plus d'une dizaine de milliers d'exemplaires. Elles eurent un impact considérable à l'époque et encore pendant les Lumières.
Article détaillé : les Provinciales.

Depuis la victoire des jésuites, la position officielle de l'Église catholique est de déplorer l'aveuglement de Pascal qui ne se rendait pas compte que, par de tels écrits, il donnait des armes aux adversaires du catholicisme. On en aura un exemple dans l'Encyclopedia Catholica [archive] :

« Que Pascal ait pensé faire un travail utile, c'est toute sa vie qui en témoigne, aussi bien que ses déclarations à son lit de mort. Sa bonne foi ne peut pas sérieusement être mise en doute, mais certaines de ses méthodes sont plus discutables. S'il n'a jamais sérieusement altéré les citations des casuistes qu'il faisait, comme on l'a quelquefois accusé injustement de l'avoir fait, il les arrange un peu et de manière peu sincère; il simplifie à l'excès des questions compliquées et, dans sa façon de présenter les solutions des casuistes, il se permet quelquefois de mêler sa propre interprétation. Mais le reproche le plus grave qu'on puisse lui adresser est d'avoir injustement fait tort à la Société de Jésus, en l'attaquant exclusivement et lui attribuant un désir d'abaisser l'idéal chrétien et de mitiger le code de la morale dans l'intérêt de sa politique; il a par là discrédité la casuistique elle-même en refusant de reconnaître sa légitimité voire, dans certains cas, sa nécessité, si bien que ce ne sont pas seulement les jésuites, mais la religion qui a souffert dans ce conflit, même s'il a contribué à accélérer la condamnation par l'Église de certaines théories laxistes. Ainsi, sans le vouloir ni même s'en rendre compte, Pascal a fourni des armes aussi bien aux incroyants et aux adversaires de l'Église qu'aux partisans d'une morale indépendante.

L'impact sera grave sur l'image des jésuites et de l'Église catholique. Marc Fumaroli, cité par Jean Lacouture13 note :

« La modernité jésuite, à l'épreuve de la France, apparut à la fois choquante et démodée, et la fidélité jésuite à Aristote, à Cicéron, à saint Thomas, sembla impure et équivoque. Bien qu'ils fussent en fait, par leur encyclopédisme, les derniers tenants de l'Antiquité vivante, les jésuites passèrent pour traîtres à l'Antiquité. Bien qu'ils fussent par leur adaptation aux réalités du monde de la Renaissance, les premiers historiens, sociologues et ethnologues du catholicisme, ils furent tenus pour ses pires réactionnaires... »

Preuves du mouvement de la Terre - levée de l'interdit (1687-1757)
Article connexe : Isaac Newton et les discussions autour de la pesanteur.

Ce fut Newton qui développa le modèle mathématique permettant d'expliquer le mouvement des planètes autour du Soleil selon des trajectoires elliptiques, à partir de la force de la gravitation universelle. Il a exposé sa théorie dans l'ouvrage Philosophiae Naturalis Principia Mathematica publié en 1687.

Devant la preuve optique et mécanique de l'orbitation de la terre apportée en 1728 par les travaux de James Bradley sur l'aberration de la lumière14, les ouvrages de Galilée furent enlevés de l' Index en 1741 par Benoît XIV, puis les écrits coperniciens furent à leur tour enlevés de l'Index en 1757.
Diffusion des idées de Copernic et de Newton dans la société (à partir des années 1730)

Le procès de Galilée eut comme conséquence que les recherches nouvelles se faisaient désormais en dehors des cercles traditionnels de la scolastique, qui perdit du terrain. Cependant, la représentation héliocentrique de l'univers n'était pas encore bien acceptée dans la société.
Frontispice des Éléments de la philosophie de Newton, Voltaire, 1738.

Les théories de Newton furent diffusées hors d'Angleterre par Maupertuis, puis en France par Voltaire, qui publia l'Épitre sur Newton en 1736 et les Éléments de la philosophie de Newton en 1738. Pendant les Lumières, et dans les siècles qui suivirent, Galilée devint une figure emblématique de la science.

Le modèle héliocentrique et ses fondements mathématiques furent décrits et diffusés par l'Encyclopédie, publiée à partir de 1751. D'Alembert, assisté de trois autres encyclopédistes, Jean-Baptiste Le Roy, Jean Henri Samuel de Formey et Louis de Jaucourt (rédacteur à lui seul de 28 % des articles de l'Encyclopédie) documentèrent un ensemble d'articles sur l'astronomie où l'on décrivait cette discipline et les planètes du Système solaire, en montrant les liens avec d'autres disciplines telles que les mathématiques et la mécanique. Cet ensemble particulièrement bien référencé apportait une cohérence à l'Encyclopédie, qui fit triompher les sciences exactes. D'Alembert, dans le Discours préliminaire de l'Encyclopédie, critiqua sévèrement les abus de l'autorité spirituelle qui ont conduit à la condamnation de Galilée par l'Inquisition en ces termes :

« Un tribunal devenu puissant dans le midi de l'Europe, dans les Indes, dans le Nouveau Monde, mais que la foi n'ordonne point de croire, ni la charité d'approuver, ou plutôt que la religion réprouve, quoique occupé par ses ministres, et dont la France n'a pu accoutumer encore à prononcer le nom sans effroi, condamna un célèbre astronome pour avoir soutenu le mouvement de la terre, et le déclara hérétique (...). C'est ainsi que l'abus de l'autorité spirituelle réunie à la temporelle forçait la raison au silence ; et peu s'en fallut qu'on ne défendit au genre humain de penser. »15.

Les encyclopédistes se placèrent donc dans le sillage du cogito de Descartes.

A posteriori, la condamnation de Galilée démontra les erreurs de la plupart des théologiens de l'époque. L'image de l'Église s'en est trouvée ternie pour longtemps : on parla d'obscurantisme. Les hommes d'Église se rendirent compte progressivement du danger qu'il y avait à interpréter les Écritures saintes au sens littéral. Il fallut attendre le XIXe siècle pour assister à un renouvellement des études bibliques (exégèse et herméneutique), tant du côté catholique que du côté protestant. Les protestants travaillèrent beaucoup au XIXe siècle sur l'Ancien Testament (voir la section renouvellement des études bibliques). Jean-Paul II reconnut officiellement les erreurs de l'Église en 1992 à l'issue des travaux de la commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne.

LE COQ S'ESTOMPE POUR LAISSER APPARAÎTRE LE CHIEN
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MessageSujet: Re: L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ    Jeu 9 Nov à 10:53

Conséquences philosophiques
Autres prises de position philosophiques

Aspects scientifiques

Géocentrisme, Héliocentrisme, Équivalence des hypothèses
Nicolas Copernic | Principe de Copernic
Lois de Kepler
Galilée
Isaac Newton
Cosmologie
Autonomie de la science
Philosophie moderne
La révolution copernicienne est le renversement de la représentation du monde et de l'univers du XVIe au XVIIIe siècle.

Rupture épistémologique

Aspects philosophiques

Métaphysique
Scolastique
Descartes, Méditations métaphysiques
Blaise Pascal
Représentation sociale
Blessure narcissique

Aspects historiques, représentation du monde

Histoire des sciences
Catégorie:Figure de la Terre
Représentation du monde
Figure de la Terre
Figure de la Terre dans l'Antiquité
Figure de la Terre au Moyen Âge
Figure de la Terre à la Renaissance
Figure de la Terre et gravitation universelle

Aspects religieux

Repentance de l'Église catholique
Cosmologie religieuse
Relation entre science et religion

Aspects médiatiques

Galilée ou l'Amour de Dieu

Spinoza et l'intuition

Spinoza aborda la métaphysique, quelque temps après Descartes, en apportant davantage d'importance à l'intuition que ce dernier. Bergson s'inspira sur ce point de Spinoza au XXe siècle.

Kant et la survie de la métaphysique

L'expression « révolution copernicienne » possède un sens très précis en philosophie Il s'agit pour le sujet kantien de réfléchir sur les connaissances rationnelles qu'il possède, et par ce moyen juger de ce que la raison peut faire et ne pas faire. Kant part des connaissances au-dessus de toute controverses (Logique, Mathématique, Physique) dont l'objet est de déterminer des objets absolument a priori. Il s'interroge pourquoi il n'en est pas de même pour la Métaphysique16.

Face au prestige des sciences, la métaphysique, en recherche d'un fondement incontestable, fit l'objet d'un approfondissement avec Kant. Il écrivit sa Critique de la raison pure, en grande partie pour la sauver.
Questionnement sur la scolastique et l'aristotélisme

La controverse ptoléméo-copernicienne a d'abord ébranlé, puis provoqué l'abandon des théories géocentriques soutenues par les tenants de l'aristotélisme. Ceux-ci s'appuyaient sur la description de l'univers physique contenue dans quelques livres d'Aristote, notamment le traité du ciel : selon ces théories, le monde était un assemblage ordonné d'objets spécifiques et soumis à leur nature propre : monde lunaire des objets légers et sub-lunaire des objets lourds, etc.

Dans un premier temps, les scientifiques, à cette époque plus soumis aux autorités religieuses (Église catholique romaine ou réformateurs) et plus attentifs aux Écritures saintes, tentèrent de concilier le système géocentrique (Ptolémée, Aristote, passages des Écritures saintes laissant entendre que la terre était immobile) et le système héliocentrique, par l'équivalence des hypothèses, mais cela ne suffit pas.

Dans l'organisation des enseignements de l'époque (scolastique), on faisait moins de différence qu'aujourd'hui entre la cosmologie et la théologie. La théologie et la métaphysique étaient les enseignements les plus prestigieux à l'université. Les nouvelles théories cosmologiques ont reposé sur l'expérimentation, en particulier l'observation avec des lunettes astronomiques. L'expérimentation était précisément l'un des maillons faibles de la méthode scolastique, qui était très spéculative. On voit en effet le franciscain Roger Bacon critiquer la scolastique sur ces aspects dès le XIIIe siècle.

En fait, les hommes du XVIIe siècle semblent ne pas avoir fait la distinction entre la philosophie d'Aristote, et ses traités scientifiques (physique, ...) basés sur une observation directe de la nature. Aristote était un philosophe avant d'être un scientifique. À l'époque de Galilée, théologie, philosophie et science étaient beaucoup plus interdépendants qu'à notre époque, qui reconnaît le principe d'autonomie de la science.
Affranchissement de la science de la tradition scolastique et aristotélicienne

Les hésitations des scientifiques, qui à cette époque étaient soumis aux autorités religieuses (Église catholique ou réformateurs), les erreurs d'interprétation de la plupart des théologiens du XVIIe siècle, notamment lors du procès de Galilée (1633), la confirmation des thèses héliocentriques avec Newton et les preuves optiques de la trajectoire orbitale de la Terre, ont eu pour conséquence que la science s'est affranchie de la tradition aristotélicienne.

Les scientifiques ont appris progressivement à s'exprimer dans d'autres cercles que la scolastique, inaugurant le principe d'autonomie de la science.
Suites de la révolution copernicienne
Naissance de la science moderne et autonomie de la science

La controverse ptoléméo-copernicienne a vu s'affronter les points de vue des scientifiques (astronomes, mathématiciens et physiciens) et des théologiens avec des tensions sans précédent, au sujet de l'interprétation des Écritures saintes, et des passages cosmologiques de la Bible. Le cas de Galilée en particulier a montré que les scientifiques avaient besoin d'une certaine autonomie par rapport aux autorités ecclésiastiques pour effectuer leurs recherches.

D'Alembert, dans l'Encyclopédie milite pour une séparation de l'Église et de la science, arguant que l'Église n'a pas de compétence en matière scientifique, qu'elle a tout à perdre à se mêler de ce qui n'est pas de son ressort, et que l'Écriture ne doit pas être interprétée littéralement17.

La révolution copernicienne a vu ainsi, avec la naissance de la science moderne, apparaître le principe d'autonomie de la science.
Changement de configuration du savoir

Le philosophe Michel Foucault, dans les mots et les choses, identifie un changement dans la configuration du savoir (épistémè), qui s'est produit selon lui entre le milieu du XVIIe siècle (époque de Descartes et Pascal) et 1825 environ.
Rejet de la métaphysique par les idéologies

Après cette période de mise en doute de la métaphysique, la période qui suivit la Révolution et l'Empire vit l'émergence de philosophies matérialistes, quelquefois franchement idéologiques.

Dans les années 1820, au XIXe siècle, et dans la première moitié du XXe siècle s'est développée la doctrine du saint-simonisme, du nom de Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (en abrégé Saint-Simon, à ne pas confondre avec le duc de Saint-Simon, le célèbre mémorialiste de Louis XIV).

Le comte de Saint-Simon prétendait remplacer Dieu par la loi de la gravitation. Dans sa lettre d'un habitant de Genève à ses contemporains (1803), il fit référence à Isaac Newton, comme le symbole du scientifique idéal, élevant une sorte de culte aux scientifiques. Sa doctrine est résumée dans le dernier ouvrage, inachevé, qu'il a publié en 1825, peu de temps avant sa mort : Nouveau christianisme – Dialogues entre un conservateur et un novateur.

Cette doctrine connut un certain succès, sous la forme de la philosophie des réseaux, selon Pierre Musso18.
Article détaillé : Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon.

La doctrine de Saint-Simon inspira un certain nombre d'idéologies matérialistes, comme le positivisme (Auguste Comte), le marxisme, ...

Auguste Comte parla d'une loi des trois états, faisant passer l'humanité de l'âge théologique, à l'âge métaphysique, puis à l'âge positif. Il est intéressant de rapprocher cette loi des trois états des bornes chronologiques indiquées par Michel Foucault :

Le milieu du XVIIe siècle correspond aux méditations métaphysiques (ou méditations sur la philosophie première) de Descartes (1641),
L'année 1825 correspond à la mort de Saint-Simon.

Selon Auguste Comte, l'astronomie était la première science à parvenir à l'état positif.
Article détaillé : Auguste Comte.
Repentance de l'Église catholique
Article détaillé : Repentance de l'Église catholique.

La confirmation des thèses de Galilée sur le mouvement de la Terre a révélé a posteriori le caractère trop littéral et dogmatique de l'interprétation des textes de la Bible au XVIIe siècle, ce qui a terni durablement l'image de l'Église catholique et du christianisme en général dans les milieux scientifiques et philosophiques.

Les levées d'Index au XVIIIe siècle (1741, 1757) n'avaient pas constitué une reconnaissance explicite des erreurs de l'Église vis-à-vis de Galilée, de sorte que l'Église fut qualifiée d'obscurantiste par certains philosophes des Lumières19. Au lieu de reconnaître ses erreurs, l'Église s'est pendant longtemps enfermée dans une politique du silence.

Le pape Jean-Paul II a déclaré lors de la conclusion des travaux de la commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne en 1992 :

« À partir du siècle des Lumières, et jusqu'à nos jours, le cas Galilée a constitué une sorte de mythe, dans lequel l'image que l'on s'était forgée des événements était passablement éloignée de la réalité. Dans cette perspective, le cas Galilée était le symbole du prétendu refus par l'Église du progrès scientifique, ou bien de l'obscurantisme « dogmatique » opposé à la libre recherche de la vérité. Ce mythe a joué un rôle culturel considérable ; il a contribué à ancrer de nombreux scientifiques de bonne foi dans l'idée qu'il y avait incompatibilité entre, d'un côté, l'esprit de la science et son éthique de recherche et, de l'autre, la foi chrétienne. Une tragique incompréhension réciproque a été interprétée comme le reflet d'une opposition constitutive entre science et foi. Les élucidations apportées par les récentes études historiques nous permettent d'affirmer que ce douloureux malentendu appartient désormais au passé.
On peut tirer de l'affaire Galilée un enseignement qui reste d'actualité par rapport à des situations analogues qui se présentent aujourd'hui et peuvent se présenter demain. »

La commission d'étude a officiellement reconnu les erreurs de l'Église dans l'affaire Galilée20.

Le cardinal Poupard, président de la commission, a déclaré :

« C'est dans cette conjoncture historico-culturelle, bien éloignée de notre temps, que les juges de Galilée, incapables de dissocier la foi d'une cosmologie millénaire, crurent, bien à tort, que l'adoption de la révolution copernicienne, par ailleurs non encore définitivement prouvée, était de nature à ébranler la tradition catholique, et qu'il était de leur devoir d'en prohiber l'enseignement. Cette erreur subjective de jugement, si claire pour nous aujourd'hui, les conduisit à une mesure disciplinaire dont Galilée « eut beaucoup à souffrir ». Il faut loyalement reconnaître ces torts, comme vous l'avez demandé, Très Saint-Père. »

Le pape a déclaré dans son discours lors de la conclusion des travaux de la commission21,22 :

« Ainsi la science nouvelle, avec ses méthodes et la liberté de recherche qu'elle suppose, obligeait les théologiens à s'interroger sur leurs propres critères d'interprétation de l'Écriture. La plupart n'ont pas su le faire. Paradoxalement, Galilée, croyant sincère, s'est montré plus perspicace sur ce point que ses adversaires théologiens. « Si l'écriture ne peut errer, écrit-il à Benedetto Castelli, certains de ses interprètes et commentateurs le peuvent, et de plusieurs façons ». On connaît aussi sa lettre à Christine de Lorraine (1615) qui est comme un petit traité d'herméneutique biblique. »

ainsi que :

« L'erreur des théologiens d'alors, quand ils soutenaient la centralité de la terre, fut de penser que notre connaissance de la structure du monde physique était, d'une certaine manière, imposée par le sens littéral de l'Écriture Sainte »

et encore :

« Au temps de Galilée, il était inconcevable de se représenter un monde qui fut dépourvu d'un point de référence physique absolu. Et comme le cosmos alors connu était pour ainsi dire contenu dans le seul système solaire, on ne pouvait situer ce point de référence que sur la terre ou sur le soleil. Aujourd'hui, après Einstein et dans la perspective de la cosmologie contemporaine, aucun de ces deux points de référence n'a plus l'importance qu'ils présentaient alors. Cette remarque ne vise pas, cela va de soi, la validité de la position de Galilée dans le débat ; elle entend indiquer que souvent, au-delà de deux visions partielles et contrastées, il existe une vision plus large qui les inclut et les dépasse l'une et l'autre. »

Aujourd'hui
Nouvelles théories scientifiques

Les découvertes scientifiques de la deuxième moitié du XIXe siècle, et surtout du XXe siècle ont montré que la gravitation n'est pas la seule interaction de l'univers. On trouve en effet l'électromagnétisme, l'interaction faible, et l'interaction forte. Les découvertes de la relativité (générale et restreinte), ainsi que la physique quantique, ont conduit à revoir la prétention selon laquelle l'univers est prédictible selon des « lois » scientifiques. La notion de hasard a été réintroduite, par exemple la théorie des jeux.

Du reste, le Soleil n'est pas fixe, comme on le croyait à l'époque de Galilée : il tourne autour du centre de la Voie lactée, qui est constitué par un trou noir supermassif, Sagittarius A*. Ces nouvelles théories cosmologiques ont pu être obtenues grâce notamment à la radioastronomie, avec de nouveaux types d'instruments, les radiotélescopes, comme celui de Nançay.

Plus récemment, la découverte en cosmologie de la matière sombre et de l'énergie sombre montre que l'univers est essentiellement composé, à plus de 95 %, de matière et d'énergie inconnue et que la matière que nous connaissons en constitue une infime minorité. Cela constitue, pour certains auteurs23, une nouvelle « révolution copernicienne ».
Révolution environnementale

L'expert américain Lester R. Brown estime que les bouleversements induits par les contraintes environnementales apparues depuis la Seconde Guerre mondiale impliquent un changement conceptuel comparable à celui de la révolution copernicienne. En effet, la révolution industrielle, sur laquelle a débouché la révolution copernicienne, a donné naissance à de nouveaux modes de vie et à l'ère la plus destructrice pour l'environnement que l'histoire humaine ait jamais connue24.

Thomas Michelet estime quant à lui que la crise écologique marque la fin de la modernité. Elle suppose un changement de paradigme, une autre révolution copernicienne, pour passer de l'autonomie du sujet à l'interdépendance des créatures, qui ont leur existence propre sans plus graviter autour du sujet25.
Utilisations de l'expression en dehors du champ astronomique

L'expression révolution copernicienne n'a vraiment de sens qu'employée dans son contexte historique. Il est pourtant devenu d'usage courant de l'employer de manière métaphorique dans des contextes contemporains, notamment pour justifier des changements de perspective dans une discipline donnée, en particulier dans le domaine scientifique. Ainsi, dans Ni Dieu, ni gène, Jean-Jacques Kupiec et Pierre Sonigo soutiennent que la génétique n'a pas encore effectué sa révolution copernicienne, et est encore prisonnière du concept aristotélicien d'espèce.

En philosophie, l'utilisation la plus fameuse de l'expression est celle de Kant, qui qualifie de « révolution copernicienne » la nouvelle théorie de la connaissance qu'il propose : en considérant que la connaissance ne résulte pas d'une simple observation passive du monde mais d'un acte de notre esprit (qui élabore des concepts, procède à des expériences), il estime avoir placé le sujet au centre de la connaissance et non l'objet comme ses prédécesseurs.

Michel Foucault parle, pour notre époque, d'un nouveau changement de conception du monde. Il qualifie les conceptions du monde liées aux époques de l'Histoire d'épistémè. Selon lui, nous entrons dans l'hypermodernité26.
Renouvellement des études bibliques

On peut distinguer deux causes à la controverse ptoléméo-copernicienne :

La philosophie scolastique paraissait trop « spéculative » (c'est le terme employé par Descartes dans le discours de la méthode) aux scientifiques de l'époque, car elle consistait seulement en dialogues, mais ne prenait pas en compte les résultats des expériences scientifiques.
À cette raison s'en ajoute une seconde sur les traductions des textes de la Bible, surtout de l'Ancien Testament, comme le laisse penser la lettre de Galilée à Christine de Lorraine27.

Les travaux d'exégèse de l'oratorien Richard Simon avec son Histoire critique du Vieux Testament furent entravés par Bossuet en 1678. Ainsi les tentatives de clarification du texte de la Bible n'eurent pas de suite chez les catholiques.

Ce furent finalement les protestants qui approfondirent l'étude de l'Ancien Testament au XIXe siècle.

À partir de Léon XIII, puis avec Pie XII, l'Église catholique romaine introduisit des consignes pour les études bibliques : en herméneutique (interprétation des textes) ainsi qu'en exégèse (étude des textes anciens) :

Léon XIII publia l'encyclique Providentissimus deus en 1893 ;
Pie XII publia l'encyclique Divino Afflante Spiritu en 1943.

Le pape Pie XII n'a pas été particulièrement ému par la théorie du Big Bang, à laquelle il a réagi devant l'Académie pontificale des sciences en 1951, par cette expression : « Fiat lux ! »28.

La plupart des papes modernes ont reconnu les talents de Galilée. Le pape Jean-Paul II a reconnu les erreurs commises par la plupart des théologiens dans l'interprétation des Écritures lors du procès de Galilée, à la suite des travaux menés par la commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne entre 1981 et 1992.
Article détaillé : repentance de l'Église.

Il n'en reste pas moins que la philosophie d'Aristote a été quasiment exclue des enseignements philosophiques en France jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, et qu'on n'y fait guère référence encore aujourd'hui dans les programmes de philosophie.
Passages cosmologiques de la Bible

Les quelques passages cosmologiques de la Bible que les théologiens ont opposé à la théorie héliocentrique29 sont les suivants (ces passages sont issus d'une traduction moderne de la Bible, et ne rendent donc pas compte des modifications qui ont eu lieu au cours des siècles à la suite des travaux d'exégèse et des différentes traductions) :

Psaume 18, 8 : « La terre fut ébranlée et trembla, les fondements des montagnes s'agitèrent, et ils furent ébranlés, parce qu'il était courroucé » ;
Psaume 19, 5-6 : « Leur son parcourt toute la terre, leurs accents vont jusqu'aux extrémités du monde. C'est là qu'il a dressé une tente pour le soleil. Et lui, semblable à l'époux qui sort de la chambre nuptiale, s'élance joyeux, comme un héros, pour fournir sa carrière. »
Psaume 103, 11 : « Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande envers ceux qui le craignent. »
Ecclésiaste 1, 4-5 : « Une génération passe, une génération vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte de retourner à sa demeure, d'où il se lève de nouveau. »
Josué 10, 12-13 : « Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d'Israël, et il dit à la vue d'Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d'Ajalon ! Et le soleil s'arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu'à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n'est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s'arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. »
Isaïe 38-8 : « Voici que je vais faire reculer l'ombre en arrière, des degrés qu'elle a descendus sur les degrés d'Achaz sous l'influence du soleil, soit de dix degrés. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés qu'il avait descendus. »

Deux autres psaumes contiennent également des passages cosmologiques :

Psaume 93, 1 : « Yahweh est roi, il est revêtu de majesté, Yahweh est revêtu, il est ceint de force : Aussi le monde est ferme, il ne chancelle pas ». (voir aussi la traduction de Louis Segond : Ps 93. 1 [archive]).
Psaume 96, 10 : « Dites parmi les nations : " Yahweh est roi; aussi le monde sera stable et ne chancellera pas ; il jugera les peuples avec droiture. " »

Chronologie de la Révolution copernicienne

Aristarque de Samos (310–230 av. J.-C.), postérieur à Aristote, est le premier savant dans la Grèce antique à proposer un modèle héliocentrique. Sa théorie est très mal acceptée à cette époque.

Séleucos de Séleucie (né vers -190, actif vers -150) défend la théorie héliocentrique d'Aristarque de Samos.

Nicolas de Cues (1401-1464) est l'un des premiers astronomes à proposer une représentation du monde non géocentrique. Dans De docta ignorantia (Docte ignorance, publié en 1440), il affirme que le monde ne peut pas être fini, que la terre ne peut pas en être le centre, et qu'elle se meut. Ses conceptions cosmologiques furent complètement ignorées par ses contemporains et par ses successeurs pendant plus de cent ans.

Regiomontanus (1436-1476) s'intéresse aux théories de Nicolas de Cues, mais adopte finalement la théorie du géocentrisme.

1512 : Nicolas Copernic rédige un court traité De Hypothesibus Motuum Coelestium à se Contitutis Commentariolus, qu'il termine vers 1515, mais qui ne sera pas publié de son vivant. Dans cet ouvrage, qu'il dédie au pape, Copernic estime que la Terre décrit une trajectoire circulaire autour du Soleil. Une phrase illustre bien l'ampleur de la faille (que Freud qualifiera de blessure narcissique) que l'ouvrage introduit dans la représentation géocentrique de l'univers : « Tous les mouvements apparents que l’on constate au firmament sont dus aux mouvements de la Terre et non du firmament ».

1534 : Palingenius publie à Venise le poème Zodiacus Vitae, traduit en plusieurs langues, où il décrit un monde en contradiction avec les idées de son temps.

1540 : Rheticus, disciple de Copernic, publie sa Narratio prima, dans laquelle il annonce la publication prochaine du grand ouvrage de son maître, le De Revolutionibus, et expose avec enthousiasme le système du monde qui y est décrit.

1530-1543 : Nicolas Copernic écrit un second traité, De Revolutionibus Orbium Coelestium (Des révolutions des sphères célestes), achevé vers 1530. Cette œuvre ne sera publiée, par un imprimeur luthérien de Nuremberg, que le 24 mai 1543, peu de temps avant la mort de Copernic.

1541 : Melanchthon prend position contre les idées de Copernic.

1547-1548 : le dominicain Giovanni Maria Tolosani critique Copernic et réfute la doctrine héliocentrique d'abord sur la base de la Bible, puis en s'appuyant sur la doctrine cosmologique d'Aristote et de Ptolémée, dans un opuscule intitulé Du ciel suprême immobile [i.e. l'empyrée] et de la terre tout en bas stable et des autres cieux et éléments intermédiaires mobiles.

1549 : dans les Initia doctrinae physicae, Melanchthon prend position contre l'héliocentrisme en invoquant les enseignements de la raison et ceux de la révélation.

1570 : l'astronome jésuite Christophe Clavius réfute Copernic essentiellement sur des bases astronomiques et physiques, et rappelle que le copernicianisme est aussi contraire à la Bible.

1576 : l'Anglais Thomas Digges expose le système de Copernic, à une différence notable près : il remplace la sphère des étoiles fixes de Copernic par une extension infinie de l'espace, lieu des étoiles mais aussi du Paradis.

1577-1578 : Michael Maestlin se déclare en faveur de la cosmologie de Copernic en 1578 dans son traité de la comète de 1577, Observatio & Demostratio Cametae Aetherei.

1580-1600 : la doctrine de l'équivalence des hypothèses est discutée ; elle visait à concilier les conceptions ptoléméenne (géocentrisme) et copernicienne (héliocentrisme) du monde.

1584 : Giordano Bruno publie De l'infinito universo et Mondi (De l'univers infini et des mondes), dans lequel il soutient l'hypothèse de la pluralité des mondes habités.

1596 : dans son Mysterium cosmographicum, le jeune Johannes Kepler, disciple de Maestlin, défend avec ardeur l'hypothèse de Copernic, en s'appuyant sur des arguments physiques (ce qui est une première) et métaphysiques. Il y renforce même l'héliocentrisme du système, en plaçant le Soleil précisément au centre du système, alors que le centre de l'orbite terrestre occupait cette place selon Copernic.

1600 : Giordano Bruno est condamné au bûcher plus sur ses positions théologiques jugées hérétiques et ses attaques répétées contre le dogmatisme, que parce qu'il s'était basé sur Copernic pour développer son système philosophique d'un univers infini peuplé de mondes identiques.

1604 : quand surgit la supernovae SN 1604 dans la Voie lactée, la « nouvelle étoile » achève de jeter le trouble dans les esprits à propos du dogme de l'immuabilité du ciel. D'autant que les mesures expérimentales faites sur « la nouvelle étoile » amènent nombre d'astronomes (dont Kepler et Galilée) à rejeter de plus en plus ouvertement l'ancien système des étoiles fixes.

1608 : invention de la lunette d'approche, en Hollande vers 1608 (grossissement 3 fois). L'attribution de cette invention est difficile à établir, car plusieurs personnes cherchèrent à en obtenir le brevet. C'est néanmoins l’opticien hollandais Hans Lippershey qui fut le premier à présenter un exemplaire d'une lunette fin septembre 1608 ; Jacques Metius présenta une demande de brevet plusieurs semaines après Lippershey ; Sacharias Janssen fut connu par son fils qui prétendit en 1634 qu'il en était l'inventeur...

1609-1610 : Galilée perfectionne la lunette d'approche portant son grossissement à 6 puis 20 fois ; il est un des premiers à l'utiliser comme lunette astronomique pour l'observation d'objets célestes ; il observe des montagnes sur la Lune, les satellites de Jupiter, les taches solaires, ...Il publie le Messager des étoiles dans lequel il expose ses premières découvertes.

1608 à 1610 : Thomas Hobbes rencontre Galilée à Paris ;

1609 : Johannes Kepler formule les deux premières lois sur le mouvement des planètes. Kepler établit en particulier que les trajectoires décrites par les planètes sont elliptiques, et non circulaires, comme le pensait Copernic.

1610 : dans son Commentaire sur le livre de Josué, le théologien jésuite Nicolaus Serarius dénonce le caractère doctrinalement dangereux du modèle copernicien, allant jusqu'à parler d'hérésie à son sujet.

1610 : Kepler prend connaissance de la découverte de quatre satellites tournant autour de Jupiter grâce aux observations de Galilée avec sa lunette astronomique et écrit une lettre de soutien publiée sous le titre de Dissertio cum Nuncio Sidero (Conversation avec le messager des étoiles), puis après avoir lui-même observé ces satellites, il publie ses observations dans Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus.

1611 : Galilée adhère à l'Académie des Lyncéens.

1615 : dans une lettre à Christine de Lorraine, Galilée fait état de ses interrogations sur les observations qu'il a effectuées, par rapport aux passages cosmologiques de la Bible, ainsi qu'à quelques passages des livres d'Aristote.

1615 : dans la lettre sur l'opinion des Pythagoriciens et de Copernic touchant la mobilité de la Terre et la stabilité du Soleil, le théologien carme Paolo Antonio Foscarini soutient la conciliabilité du texte de la Bible avec l'hypothèse héliocentrique.

1616 : l’édit anticopernicien de 1616 du cardinal Bellarmin admoneste Galilée, condamne le système de Copernic en tant que système philosophique, mais n’interdit pas de débattre du mouvement de la Terre dans un contexte « purement mathématique ».

1618 : Johannes Kepler formule la troisième loi sur le mouvement des planètes.

1623 : Le père Marin Mersenne, ami très proche de Descartes, publie l'Usage de la raison et sur la Genèse.

1624 : Galilée est reçu en avril en audience par le pape Urbain VIII, qui l'encourage à reprendre par écrit l’analyse et la comparaison entre les plus grands systèmes astronomiques, le modèle copernicien pouvant aussi être pris en compte, pourvu que ce soit dans une perspective purement mathématique.

1632 : Galilée publie Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo (dialogue sur les deux grands systèmes du monde), ouvrage ouvertement procopernicien, dans lequel il met en scène trois personnages, dont un aristotélicien, Simplicio, qu'il ridiculise.

Septembre 1632 : Urbain VIII reçoit le dialogue sur les deux grands systèmes du monde et décrète l'ouverture d'un procès contre Galilée.

1632-1633 : Descartes écrit le traité du monde et de la lumière, dans lequel il défend la thèse de l'héliocentrisme.

22 juin 1633 : Galilée est condamné par l'Inquisition pour son ouvrage dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo ; Urbain VIII commue immédiatement sa peine en assignation à résidence.

Novembre 1633 : Descartes apprend la condamnation de Galilée.

1634 : Descartes reçoit de son ami Beeckman l'ouvrage dialogue sur les deux grands systèmes du monde qui a valu à Galilée sa condamnation ; Descartes suspend la publication de son propre ouvrage, le traité du monde et de la lumière, et préfère donner une orientation philosophique à sa carrière.

1637 : Descartes publie des extraits de son traité du monde et de la lumière (la Dioptrique, les Météores, la Géométrie) accompagnés d'une préface, le Discours de la méthode, qui constitue son premier ouvrage philosophique.

1640-1641 : Descartes demande à son ami Marin Mersenne de recueillir les avis des meilleurs esprits de l'époque sur son projet de livre méditations sur la philosophie première. Marin Mersenne écrit les Secondes objectionstexte ; Hobbes écrit les Troisièmes Objections, qui sont un témoignage précieux pour l’étude de sa philosophie première. Les objections de Hobbes sont transmises à Descartes en janvier 1641.

1641 : Descartes ne tient pas compte des objections de Hobbes ; il publie les Méditations métaphysiques (1641)

1644 : Des cartes publie les Principes de la philosophie.

1646 : en réaction à la fois à l'aristotélisme et à la philosophie de Descartes, Blaise Pascal adhère aux thèses de Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, qui introduisit le jansénisme en France.

1656 : Blaise Pascal écrit une série de lettres, les Provinciales, pour défendre son ami janséniste Antoine Arnauld, et critique violemment la casuistique, méthode introduite dans l'enseignement par certains Jésuites au début du XVIIe siècle.

1657-1696 : dans l'abbaye janséniste de Port-Royal à Paris, le scientifique Blaise Pascal, et de grands écrivains, Robert Arnauld d'Andilly, Pierre Nicole, Pierre Thomas du Fossé, sous la responsabilité du maître d'œuvre Louis-Isaac Lemaître de Sacy ont participé à la traduction de la Bible, dite de Port-Royal (voir Logique de Port-Royal) ; ce fut la seule traduction de la Bible en français au XVIIe siècle.

1659 : John Locke lit Descartes et commence à s'intéresser à la philosophie.

1675-1679 : John Locke voyage en France et étudie Descartes

1678 : l'Histoire critique du Vieux Testament de l'oratorien Richard Simon est condamnée par Bossuet.

1686 : Robert Boyle écrit A Free Enquiry into the Vulgarly Received Notion of Nature.

1686 : Fontenelle publie Entretiens sur la pluralité des mondes, ouvrage dans lequel il soutient que les autres planètes du Système solaire sont habitées.

1687 : Newton publie Philosophiae Naturalis Principia Mathematica, ouvrage dans lequel il formule la théorie de la gravitation, qui intègre les apports de Képler et de Galilée.

1690 : John Locke publie l'essai sur l'entendement humain, premier traité sur l'étude moderne de la conscience, sorte de fondement de la philosophie de l'esprit.

1701 : publication de Recherche de la vérité par les lumières naturelles ; Descartes affirme que les vérités qu'il avance ne sont empruntées ni à Platon ni à Aristote.

1717 : Jean Théophile Désaguliers et le pasteur anglican James Anderson, amis d'Isaac Newton, fondent avec d'autres francs-maçons la Grande Loge de Londres, qui marque la sécularisation de la maçonnerie spéculative.

1727 : Voltaire, en exil en Angleterre, assiste aux funérailles de Newton à Westminster, et commence à s'intéresser à l'œuvre du savant anglais.

1728 : James Bradley prouve scientifiquement, par la mise en évidence du phénomène de l'aberration de la lumière, la rotation de la Terre autour du Soleil.

1728 : le philosophe, mathématicien, physicien et astronome français Pierre Louis Moreau de Maupertuis, en visite à Londres, découvre les idées de Newton sur l'attraction universelle, dont il va devenir un ardent propagandiste en France.

1729 : publication de la traduction anglaise des Principia Mathematica de Newton.

1732 : pour diffuser les idées de Newton, Maupertuis publie son Discours sur différentes figures des astres, mais l'ouvrage aura peu de retentissement.

1736 : Voltaire publie l'épître sur Newton, et met à la mode en France la physique du savant anglais.

1737 : début des expéditions géodésiques françaises visant à confirmer la forme exacte de la Terre (aplatie aux pôles) par rapport aux prédictions de la loi de la gravitation de Newton.

1738 : Voltaire publie les Éléments de la philosophie de Newton.

1741 : devant la preuve optique de la trajectoire orbitale de la Terre, le pape Benoît XIV donne l'imprimatur aux ouvrages de Galilée.

1745 à 1756 : l'Encyclopédie (Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers) va répandre la théorie de l'héliocentrisme dans un public de lettrés, à l'instigation principalement de d'Alembert (1717-1783), codirecteur de l'Encyclopédie. D'Alembert prend en charge la rédaction de la plupart des articles sur l'astronomie ; il est aidé dans cette tâche par trois autres savants qui y contribueront également : Jean-Baptiste Le Roy (1720-1800), Jean Henri Samuel de Formey (1711-1797), et Louis de Jaucourt (1704- 1779)30.
1745 : début du projet ;
1748 à 1760 : rédaction des articles sur l'astronomie ;
1751 : début de la publication, un volume paraîtra chaque année.

1745-1749 : traduction française des Principia Mathematica de Newton par Émilie du Châtelet31

1756 : publication de la traduction française des Principia Mathematica de Newton par Émilie du Châtelet.

1757 : le pape Benoît XIV lève l'Index sur les ouvrages relatifs à l'héliocentrisme.

1759 : publication définitive de la traduction française des Principia Mathematica de Newton par Émilie du Châtelet.

1781 : Kant publie la Critique de la raison pure, remise en question des fondements de la métaphysique.

1803 : Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, publie les Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains, dans lesquelles il érige un culte à Isaac Newton.

1820 : le chanoine Settele s'apprête à publier ses éléments d'optique et d'astronomie, et se voit opposer un refus d'imprimer. L'auteur injustement censuré s'adresse au pape Pie VII, dont il reçoit en 1822 une sentence favorable.

1835 : le livre de Copernic, le commentaire sur le livre de Job de Zuniga, la lettre de Foscarini, l'Epitome de Kepler (condamné en 1619), et le Dialogue de Galilée disparaissent des listes d'ouvrages interdits par Rome.

1916 : dans Introduction à la psychanalyse, Sigmund Freud évoque « trois démentis » infligés par la science à l'« égoïsme naïf de l'humanité » ; « La première fois, ce fut lorsqu'elle a montré que la Terre, loin d'être le centre de l'univers, ne forme qu'une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur » (voir blessure narcissique).

1917 : dans Une difficulté de la psychanalyse, Sigmund Freud évoque « trois graves humiliations » éprouvées par « le narcissisme, l'amour-propre de l'humanité en général » de par l'investigation scientifique ; la première humiliation, cosmologique, découle de l'assentiment général obtenu par la grande découverte de Copernic (voir blessure narcissique).[non pertinent]

1965 : le concile Vatican II déplore certaines attitudes d'esprit qui ont existé parfois parmi les chrétiens eux-mêmes, en raison d'une perception insuffisante de la légitime autonomie de la science, et fait une courte allusion à Galilée.

1979 : le pape Jean-Paul II parle longuement de Galilée à l'Académie pontificale des sciences.

1981 : une commission présidée par le cardinal Paul Poupard, est chargée de réexaminer l'affaire Galilée.

1992 : la commission présidée par le cardinal Paul Poupard présente ses conclusions. Elle reconnaît les erreurs commises par la plupart des théologiens lors de l'affaire Galilée.

La victoire des thèses de Copernic, Kepler et Galilée a commencé d'intervenir avec le succès de la théorie newtonienne. La victoire définitive a été obtenue par la preuve optique de la trajectoire orbitale de la Terre et les mesures de levées d'index de la première moitié du XVIIIe siècle.

L'AMOUR ET L'ÉTHIQUE VIVANT EN L'AVENIR ET L'ADVERSITÉ;
LE MONDE DE L'ÉCRITURE EN MOUVEMENT DE L'EXISTENCE
APPELÉ L'ÉQUILIBRE: LA VIE.
TAY

Articles

Stoffel (Jean-François), « La révolution copernicienne et la place de l’Homme dans l'Univers : étude programmatique », in Revue philosophique de Louvain, vol. 96, 1998, n°1, pp. 7-50.
Stoffel (Jean-François), « La révolution copernicienne responsable du "désenchantement du monde" ? L’exemple des analogies solaires », in Revue belge de philologie et d’histoire, vol. 80, 2002, n°4, pp. 1189-1224.
Stoffel (Jean-François), « Origine et constitution d’un mythe historiographique : l’interprétation traditionnelle de la révolution copernicienne. Sa phase de structuration (1835-1925) », in Philosophica : Revista del Instituto de filosofía de la Pontificia Universidad católica de Valparaíso, vol. 41-42, 2012, semestres 1-2, pp. 95-132.

Lien externe
« L’héliocentrisme, des savants, des théories, une controverse » [archive], sur le site de la Cité des Sciences
http://www.cite-sciences.fr/cs/Satellite/?c=Page&cid=1195217028561&pagename=Portail%2FGRU%2FPortailLayout&pid=1195216502897

Cité des sciences à Naples
Cité des sciences à Paris
Cité des sciences à Tunis
Cité des arts et des sciences à Valence


Figure de la Terre:
Notes et références

↑ Alexandre Koyré, Du monde clos à l'univers infini, Paris, Gallimard, 2003
↑ La traduction du Timée en latin par Chalcidius au IVe siècle, est accompagnée d'un commentaire qui résume les connaissances astronomiques du Ier siècle en reprenant la plus grande partie du chapitre « Astronomie » de l'Exposition des connaissances mathématiques utiles à la lecture de Platon de Théon de Smyrne
↑ Alexandre Koyré, Du monde clos à l'univers infini, Gallimard, p. 24-27
↑ Alexandre Koyré, Du monde clos à l'univers infini, Gallimard, p. 30
↑ Galilée en procès, Galilée réhabilité ?, sous la direction de Francesco Beretta.
↑ En fait, le phénomène des marées s'explique par l'attraction lunaire, et son cycle presque journalier est dû à la rotation de la Terre sur elle-même.
↑ Galilée en procès, Galilée réhabilité ?, sous la direction de Francesco Beretta, pages 67-90
↑ Voir Retour à la littéralité à la Renaissance
↑ Galilée en procès, Galilée réhabilité ? sous la direction de Francesco Beretta, pages 63-64
↑ * Éric Sarton, « Descartes, Galilée et l'Inquisition » [archive], La Recherche, n° 473, février 2013, p. 92
↑ Galilée en procès, Galilée réhabilité ?, sous la direction de Francesco Beretta, page 64
↑ Discours de la méthode, livre de René Descartes sur [archive] l’Encyclopædia Universalis
↑ a et b Jean Lacouture, Jésuites
↑ « Voila, enfin, une preuve indiscutable, quoique tardive et inattendue, que la terre tourne autour du Soleil ». L.M. Celnikier, Histoire de l'astronomie, Technique et documentation-Lavoisier, Paris, 1986, p. 139.
↑ Colette Le Lay, sous la direction de Jacques Gapaillard, Les articles d’astronomie dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Mémoire de D.E.A. d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des Techniques de Nantes Centre François Viète, 1997, lire en ligne, p. 21-22 [archive]
↑ Pascal 1957, p. 3o
↑ Colette Le Lay, sous la direction de Jacques Gapaillard, Les articles d’astronomie dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Mémoire de D.E.A. d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des Techniques de Nantes Centre François Viète, 1997, lire en ligne, p. 22 [archive]
↑ Pierre Musso, Télécommunications et philosophie des réseaux, Presses universitaires de France, 2e édition, 1998
↑ Notamment par Voltaire, dans De l'horrible danger de la lecture, 1765
↑ Cardinal Paul Poupard, L'affaire Galilée, édition de Paris, octobre 2005
↑ Discours du pape Jean-Paul II aux participants à la séance plénière de l'Académie pontificale des sciences - Samedi, 31 octobre 1992 - sur le site du Vatican [archive]
↑ Cardinal Paul Poupard, L'affaire Galilée, éditions de Paris, p. 125-126
↑ S. Matarrese Dark Matter and Dark Energy, A Challenge for Modern Cosmology, Springer (2011) p. xii (introduction)
↑ Lester R. Brown, Éco-économie, une autre croissance est possible, écologique et durable, Seuil p. 143
↑ Thomas Michelet, Les papes et l'écologie, de Vatican II à Laudato si' [archive], Artège
↑ Michel Foucault, Les Mots et les Choses. Une archéologie des sciences humaines, Gallimard, 1966
↑ Les traductions successives du texte hébreu de l'Ancien Testament en grec (Septante), puis en latin (Vulgate) entraînaient inévitablement des risques de déformations de sens sur quelques passages clés pour l'interprétation par des scientifiques. Pour plus d'information sur les problèmes liés à la traduction des textes de la Bible, consulter l'article Exégèse biblique
↑ Laboratoire Univers et Théories, Le débat cosmologique [archive], par Jean-Pierre Luminet, Directeur de Recherches au CNRS, astrophysicien à l'Observatoire de Paris-Meudon
↑ Galilée en procès, Galilée réhabilité ?, pages 26 et 30
↑ Colette Le Lay, sous la direction de Jacques Gapaillard, Les articles d’astronomie dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Mémoire de D.E.A. d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des Techniques de Nantes Centre François Viète, 1997, lire en ligne [archive]
↑ Claudine Hermann, La traduction et les commentaires des Principia de Newton par Émilie du Châtelet [archive]

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ET MATHÉMATIQUES EN L'ÉVOLUTION ET LA RÉALITÉ:
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