Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly

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yanis la chouette



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MessageSujet: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:04

Le fantastique dans l’Ensorcelée de Barbey d’Aurevilly
http://julien.maudoux.info/index.php?post%2FQuelques-notes-sur-l-Ensorcel%C3%A9e-de-Barbey-d-Aurevilly

Histoire
Fondation de la ville

L'histoire de la fondation de Bandiagara est controversée. L'auteur peul, Amadou Hampâté Bâ revendique la fondation de Bandiagara par les Toucouleurs. Les Dogons affirment qu'elle a été fondée par les familles Ouologuem et Tembely. Ainsi, selon les Dogon, la ville de Bandiagara aurait été fondée en 1770 par Nangabanu Tembély, un chasseur Dogon. L'étymologie du nom de Bandiagara vient de Bania signifiant « calebasse » et gara signifiant « grande » en langue dogon, la traduction en français donne : la grande calebasse2 ». Cette étymologie est contestée par les Peuls[réf. nécessaire].
Période toucouleur

En février 1864, alors qu’El Hadj Oumar Tall meurt à Déguembéré (à 19 km de Bandiagara), son neveu Tidiani Tall prend la succession de l’Empire toucouleur et règne jusqu’à sa mort en 1887. Les familles dirigeantes de Bandiagara, Tembely et Ouologuem lui offrent l’hospitalité. Il installe sa capitale à Dé, dans la cuvette de Bandiagara. Ses successeurs, Tafsirn et Mounirou conserveront Bandiagara comme capitale de l’Empire toucouleur. Pendant plusieurs années, Dogons et Toucouleurs vivent en harmonie à Bandiagara.
Colonialisation

Le 29 avril 1893, des troupes coloniales françaises emmenées par le colonel Louis Archinard occupent Bandiagara. En 1903, ils y créent un cercle (le deuxième au Mali après Bafoulabé). Les ruines des fastueux bâtiments coloniaux sont toujours présentes sur la rive gauche du Yamée : il s'agit de la poste, de la prison et de la mairie.

La mission catholique est le seul ensemble de bâtiments de l'époque à avoir été conservée. Un large espace ceinturé d'un mur contient une grande église (environ 200 places) une école, un dispensaire et des logements. Cette mission est encore de nos jours tenue par des pères blancs.
Démographie

La population de la ville de Bandiagara se répartit principalement entre Peuls et Dogons, les autres ethnies du Mali étant très minoritaires (Malinkés, Touaregs, Bambaras, ...). La cohabitation entre Peuls, peuple nomade sédentarisé vivant du gardiennage de troupeaux et Dogons, sédentaire depuis des milliers d'années et cultivateurs ne va pas sans quelques conflits sporadiques notamment à la saison des pluies avec la destruction de récoltes des Dogons par des troupeaux de moutons des Peuls.

La population actuelle de la ville est estimée à 12000-15000 habitants et demeure en constante augmentation. En trois ans, trois nouveaux quartiers sont sortis de terre dans la périphérie de la ville. Cette croissance s'explique autant par l'afflux de nouveaux habitants venus des campagnes avoisinantes que par l'expansion naturelle de la ville.
Administration

Avec la décentralisation on trouve à Bandiagara, chef-lieu du cercle, les structures suivantes :

   Le préfet représente l'autorité de l'État.
   Le maire et son conseil représentent le peuple.
   Le conseil des chefs de quartier et le chef du village représentent l'autorité administrative locale.
   Enfin récemment est venue s'ajouter une structure supplémentaire : le conseil de cercle qui a autorité notamment sur le dispensaire. Cette instance, d'abord strictement issue de la société civile, a été récemment attachée à la préfecture. Son rôle est désormais beaucoup moins clair.
   La mission culturelle de Bandiagara s'occupe localement de la promotion et de l'entretien du patrimoine Dogon.

Année Maire élu Parti politique
2004 Ibrahim Tembely indépendant
2009 Housseyni Saye Codem
Économie

Encore très agraire ces dix dernières années, la ville de Bandiagara se tourne de plus en plus vers le tourisme. La croissance du nombre d'hôtels a été impressionnante ces trois dernières années, passant de trois hôtels (dont un de grand luxe) à six hôtels (dont au moins trois luxueux). Cette croissance des hôtels se fait de pair avec un agrandissement de la ville.

En parallèle du développement des hôtels, les services touristiques associés ont aussi explosé avec augmentation du nombre de guides, de petits restaurants, de 4x4... L'artisanat local a lui aussi bénéficié de ce boom.
Services publics
Bandiagara est divisée en treize quartiers répartis des deux côtés de la rivière Yamé (qui se jette dans le Niger au niveau de la ville de Mopti).

Bandiagara est une ville et une commune du Mali, chef-lieu du cercle de Bandiagara dans la région de Mopti dans le « Pays dogon ».

C'est également le nom porté par la falaise de Bandiagara. La ville de Bandiagara est située à 63 km à l'est du carrefour de Sévaré, d'où partent les routes de Mopti, Gao, Tombouctou, Bamako et du sud vers le Burkina Faso.

Dans cette ville cohabitent différentes ethnies (Peuls, Dogons, Bambaras, Malinkés…)

Santé

La ville accueille le Centre de santé de référence (abrégée CSRèf) du cercle de Bandiagara qui couvre les besoins d'une population d'environ 100 000 à 150 000 habitants. Pour les accouchements non compliqués et la vaccination, un CSCom (Centre de santé communautaire) accueille les femmes cinq jours par semaine (un second CSCom est en cours d'achèvement dans les nouveaux quartiers). Un institut de recherche sur la paludisme y est actif (financement par le PNUD et par l'État malien) et un centre de médecine traditionnelle issu de la collaboration avec l'Italie développe des « médicaments traditionnels améliorés » ou MTA.
Éducation

Au niveau éducatif, la ville accueille également deux écoles fondamentales du premier cycle, une école de second cycle et un lycée (jumelé avec un lycée français). Depuis peu, Internet est disponible dans trois cybercafés.
Énergie

L'énergie de la ville est fournie par deux génératrices diesel. Ces deux centrales sont exploitées par la compagnie nationale Énergie du Mali (EDM). Lors de la saison des pluies, lors d'une menace orageuse, l'électricité est coupée pour éviter les problèmes sur les lignes électriques.

En 2009, la ville n'était toujours pas reliée au réseau électrique de Mopti. Elle est donc tributaire de l'alimentation de ces deux centrales. Les bâtiments les plus sensibles aux coupures de courant (hôpital, mairie, hôtel) possèdent des groupes électrogènes de secours.
Eau

L'eau de boisson est fournie par un forage et distribuée dans la ville par des fontaines (un robinet branché sur le réseau). La tuyauterie en métal qui datait des temps coloniaux a été remplacée en 2006-2007 par des tuyaux en plastique. Le Yamé quant à lui joue le rôle de machine à laver, baignoire et abreuvoir. Ces différents "rôles" son répartis géographiquement très précisément. Les hommes se baignent en amont et en aval de la ville, les femmes proches des ponts. C'est aussi là qu'elles s'occupent du linge. La partie la plus centrale est dévolue au lavage des véhicules et des animaux.
Transports

Bandiagara est l'une des étapes de la route du poisson qui conduit de Mopti au Burkina Faso en passant par la ville de Koro. La portion de la route Mopti-Bandiagara a été rénovée lors de la CAN 2002 transformant une piste de qualité moyenne en route goudronnée de très bonne qualité.

Concernant la ville, un plan de goudronnage des rues est en cours d'application, le budget ayant été voté au niveau national en 2008. Les compagnies de transport routier font depuis peu escale à Bandiagara deux fois par semaine. Les départs avec les compagnies Bani, Africa Tours, Bittar et quelques autres sont possibles. Cette liaison a permis de rapprocher Bandiagara de la capitale Bamako en simplifiant grandement le voyage (l'escale et le changement à la gare routière de Sévaré n'étant plus une obligation).
Personnalités liées à la ville

   C'est la ville natale des écrivains Amadou Hampâté Bâ et Yambo Ouologuem, et de l'homme politique Adama Ouane.

AINSI

Le fantastique est un genre littéraire caractérisé par une incertitude qui provoque chez le lecteur l’inquiétude, l’angoisse et la peur. L’inclusion d’éléments surnaturels et étranges dans un texte autrement réaliste y remet en cause les cadres établis, les perceptions habituelles, de telle sorte que l’on est conduit à hésiter entre une explication surnaturelle et une explication rationnelle des faits, ce qui produit un sentiment de malaise. Barbey d’Aurevilly, dans ses études critiques, s’est toujours intéressé à ce genre, qui, lorsqu’il écrit l’Ensorcelée (dont la première publication, par épisodes, remonte à 1852) est en plein développement – influence du roman gothique anglais sur la production européenne et, depuis l’Amérique, influence de l’œuvre d’Edgar Allan Poe. L’enthousiasme de d’Aurevilly est explicite : pour ce féru d’imagination, le fantastique serait la « meilleure gloire du XIXe siècle ». Aussi, lorsqu’il se lance dans l’écriture l’Ensorcelée, D’Aurevilly a-t-il moins l’intention de concevoir un « roman historique » au sens propre du terme que de suivre son vif penchant pour l’imagination et la représentation des caractères et des mœurs dans un ordre de vérité plus profond :



« Qu’importe, du reste ? Qu’importe la vérité exacte, pointillée, méticuleuse, des faits, pourvu que les horizons se reconnaissent, que les caractères et les mœurs restent avec leur physionomie, et que l’Imagination dise à la Mémoire muette : "C’est bien cela ! " »



L’obscurité historique entourant la période particulière de l’histoire de la Normandie (pas de chroniques avérées) qu’il entend donner comme cadre à son récit laisse libre place à l’imagination. « Où les historiens s’arrêtent, ne sachant plus rien, les poètes apparaissent et devinent[1] », écrit l’auteur ; « les ombres et l’espèce de mystère historique » qui « entourent [la Chouannerie] ne sont qu’un charme de plus » dans le roman. Et ce charme, c’est le fantastique et « cette double poésie de l’inculture du sol et de l’ignorance de ceux qui [le] hant[ent] » : l’intrigue du roman a lieu dans un cadre surnaturel, en partie fondé sur les légendes régionales et les « superstitions » (le mot revient souvent) des habitants de Blanchelande. Si l’on perd sa route en Lessay, c’est dira Tainnebouy, parce que l’on a « marché sur mal herbe » ; si la Blanche, sa jument, est blessée, c’est parce qu’un pâtre lui a jeté un sort, par vengeance – comment en effet expliquer son état, puisqu’elle n’a aux sabots ni entaille, ni enferges ? « Vous allez p't-etre vous moquer de moi », commence Tainnebouy avant d’émettre ses hypothèses surnaturelles ; il y croit sans trop de réserve[2]. Dans toute l’œuvre, les superstitions normandes sont utilisées comme moyen d’interpréter les relations entre les personnages, entre les évènements. La superstition n’est pas considérée comme intrinsèquement négative, bien que ses aspects les plus obscurs soient rejetés ; c’est pour d’Aurevilly le premier pallier d’un mode différent d’appréhension du réel, qu’il n’est pas sans avoir lui-même éprouvé, comme il l’écrit dans un Memorandum de 1836 :



« Cacheté une lettre à A(polline) que j'avais écrite hier, la nuit, de peur de l'avoir à écrire aujourd'hui qui est le 13 du mois. Je suis superstitieux en diable et ne veux point me brouiller avec elle. Ce jour pouvait influer sur nos sentiments à l'un et à l'autre, et d'une manière funeste ; et quoi que je n'en fusse nullement certain, j'ai pourtant sacrifié à mon Doute[3]. »



Au-delà de l’exemple personnel très circonstancié, Barbey a réfléchi sur le mécanisme et les effets de la superstition, dans ce même Memorandum  :



« Les êtres les moins véritablement superstitieux que j’ai connus, dans toutes les classes de la société, étaient les plus foncièrement médiocres. […] En tout état de cause, être superstitieux montre que l’on est capable de profondeur d’impression. »

SALEM EN OREGON...

VISIONS
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TAY
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:25

Bertrand Delanoë‏Compte certifié @BertrandDelanoe 13 sept.
Très heureux pour Paris et pour la France. Bravo et merci à toute l'équipe #Paris2024

En réponse à @BertrandDelanoe
UNE VICTOIRE QUI C'EST FAIT ATTENDRE ET QUI DE PLUS EST DU À UNE LOS ANGELES BASÉ SUR 2028: LONDRES A GAGNÉ; PARIS, C'EST PARTICIPER. TAY

LA GÉNÉRATION NOUVELLE VA GRANDIR DANS LA JOIE DE PARTICIPER À DES JEUX OLYMPIQUES: DES RÊVES D'ÊTRE ET D'ENFANTS D'UNE GÉNÉRATION 1986. TAY

PARIS 2024: SPORTIVEMENT HEUREUX MAIS QUE CETTE ANNONCE FUT LONGUE À ATTENDRE DEPUIS LES DÉSILLUSIONS DE 2008-12... LOS ANGELES 2028. TAY

La prière et l'offrande n'étaient adressées par chacun qu'à ses pères. Le culte des morts était véritablement le culte des ancêtres.
La Cité antique (1864) de Numa Denis Fustel de Coulanges

“A petit saint, petite offrande.”
De Proverbe français

La nudité dans la relation amoureuse, c'est une offrande que l'on fait de son moi véritable, dépourvu des boucliers et masques qui nous protègent de la société, qui nous facilitent l'épreuve de ses règles et de ses contraintes.
Le Bûcher des Illusions, Errance (2005) de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes

“Le monde existe pour la langue et l'offrande.”
De Albert Béguin / La Réalité du rêve

“A grande offrande, grande réflexion, et à politesse extrême, méfiance extrême.”
De Mateo Aleman / Guzman de Alfarache

“Dans l'offrande de soi-même, ne peut naître la réciprocité : on donne pour recevoir.”
De Dominique Blondeau / Demain, c'est l'Orient

“L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux...”
De Paul-Louis Courier / Pamphlets

“Le problème avec le bonheur, c'est qu'en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d'en accepter l'offrande.”
De Alain de Botton / Petite philosophie de l'amour

“L'espérance ne fait pas qu’interdire à nos programmes de piéger l’avenir : elle réclame que nos existences s’accomplissent dans une offrande sans réserve.”
De Fabrice Hadjadj / Le Figaro Magazine, 2 janvier 2015

“Quand il y a trop d’offrandes, le saint se méfie.”
De Proverbe brésilien

L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux...
Pamphlets (1815-1825) de Paul-Louis Courier

“Le diable a pris les offrandes, mais il reste l’autel.”
De Proverbe tchèque

L'amour est fait de hasard et de chance. A une bretelle de la vie, il est là, offrande sur le chemin. S'il est sincère, il se bonifie avec le temps. Et s'il ne dure pas, c'est que l'on s'est trompé de mode d'emploi.
Les Anges meurent de nos blessures (2013) de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

“Une religion doit être embrassée par conviction et non par force, car les offrandes de la divinité exigent le consentement du coeur.”
De Père Monier

“Le voyageur doit frapper à toutes les portes avant de parvenir à la sienne.”
De Rabindranàth Tagore / L'Offrande lyrique

La femme n'est égale à l'homme qu'en faisant de sa vie une continuelle offrande, comme celle de l'homme est une perpétuelle action.
La Comédie humaine (1842-1852) de Honoré de Balzac

Serrez vos rangs; qu'on se soutienne,
Marchons! Chaque enfant de Paris
De sa cartouche citoyenne
Fait une offrande à son pays.
Chants populaires, La Parisienne de Casimir Delavigne

“Si quitter ce monde est une réalité aussi forte que l'aimer, alors il doit y avoir une signification dans les rencontres et les séparations de la vie.”
De Rabindranàth Tagore / L'Offrande lyrique

“On se demande parfois pourquoi la mémoire s'acharne à retenir certaines histoires aussi anodines que banales.”
De Daniel Karlin et Tony Lainé / Le petit donneur d'offrandes

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:30

IL EST DES FEMMES DONT L'AMITIÉ PEUVENT ÊTRE OUBLIÉ MAIS POUR MARVIN GAYE, LA VIE ET AIN'NO MOUTAIN, ENOUGHT, FURENT DES INTERROGATIONS PROFONDES QUI LE TRANSFORMÈRENT EN UN POÈTE MAUDIT DE L'ACADÉMIE DE BAUDELAIRE. JE SUIS SUR QUE LUI SE MOQUE DES PARADIS ARTIFICIELLE DU PARADIS ET DE L'ENFER. IL EST AVEC CELLE QU'IL A TOUJOURS AIMÉ ET SA PORTE EST TOUJOURS OUVERTE CAR IL VIT DANS L'AMOUR: LIBRE ET HEUREUX. LISEZ SA BIOGRAPHIE.

Marvin Gaye (prononcé ɡeɪ2), né Marvin Pentz Gay Jr. le 2 avril 1939 à Washington, D.C. et mort assassiné le 1er avril 1984 à Los Angeles, est un chanteur et auteur-compositeur américain. Il rencontre un grand succès dans les années 1960 en tant qu'un des chanteurs vedettes du label Motown et publie en solo ou en duo plusieurs classiques de la musique populaire du XXe siècle.

En 1971, Marvin Gaye sort un disque considéré comme majeur dans l'histoire du rock, What's Going On, un concept-album qu'il a entièrement composé et comprenant plusieurs chansons qui ne cesseront d'être reprises au cours des décennies suivantes. Il continue à connaître le succès dans les années 1970, s'exile en Europe, puis quitte Motown pour CBS et enregistre en 1982 le disque Midnight Love contenant le titre Sexual Healing. L'album comme la chanson triomphent dans plusieurs pays.

Le 1er avril 1984, Marvin Gaye est assassiné par son père, pasteur, après une dispute familiale, la veille de son 45ème anniversaire.

Marvin Gaye a été honoré, à titre posthume, par plusieurs institutions, il a reçu un Grammy Lifetime Achievement Award et a été introduit au Rock and Roll Hall of Fame3.

Ses débuts

Marvin Pentz Gaye Jr. naît le 2 avril 1939 à Washington, D.C. Deuxième enfant du pasteur Marvin Gay, Sr. et d'une femme au foyer Alberta Gay (née Alberta Cooper), Marvin Jr. avait deux sœurs nommées Zeola (1937-) et Jeanne (1945-) et un frère nommé Frankie (1941-2001) et deux demi-frères Michael Cooper (1933-2010 ; issu d'une relation précédente de sa mère) et Antwaun (né en 1970 ; ce dernier issu de relation extra-conjugale de son père)4.

Très jeune, il fréquente régulièrement l'église, où il s'exerce à la musique en chantant et en pratiquant le piano et la batterie. Ainsi, la musique est devenue une échappatoire à la vie qui règne alors dans son foyer (son père le battait régulièrement). Au cours de son adolescence, il intègre plusieurs groupes comme The Funk Brothers, The Rainbows, The Moonglows ou The Marquees. Il fera ainsi la rencontre d'Harvey Fuqua (en), un producteur qui aura une forte influence sur lui. Cependant Marvin Gaye se détache peu à peu de ces groupes en enregistrant quelques titres qui n'obtiendront jamais de succès. Le déclic se produit en 1961, l'année où il parvient à signer (en tant que batteur) avec la maison de disques Motown et rencontre les plus grandes stars de la soul. Le patron du label, Berry Gordy, le prend sous son aile (aidé par le fait qu'il a épousé Anna, la propre sœur de Berry Gordy).
L'ascension vers la gloire

Marvin Gaye débute officiellement chez Motown avec la sortie d'un album de jazz et rock'n'roll, The Soulful Moods of Marvin Gaye, en juin 19615.

En 1962, Gaye coécrit une des chansons à succès des Marvelettes, Beechwood 4-5789 ; et c'est à partir de cette année que Gaye se dirige vers la musique soul et commence à se faire connaître avec son premier single, Stubborn Kind of Fellow, sorti plus tard en septembre 1962, atteignant la 46e place du Billboard Hot 100. Il sort également en singles les chansons Hitch Hike (culminant à la 30e place du Billboard Hot 100) et Pride and Joy (les deux chansons extraites de l'album That Stubborn Kinda' Fellow) puis une chanson rock'n'roll Can I Get a Witness sorti en 1963.

À partir d'octobre 1962, Gaye joint la Motortown Revue, une série de tournées de concerts par les artistes du label, tenue dans les côtes nord et sud-est des États-Unis.

En 1964, il collabore avec une de ses collègues du label, Mary Wells sur l'album duo Together qui a atteint la 42e place du Pop album chart. Le single double face A de l'album, Once Upon a Time / What's the Matter With You Baby, se classe dans le Top 20.

Mais c'est en 1965, année de sortie de son album How Sweet It Is To Be Loved by You (dont le single homonyme composé par le trio de musiciens Holland-Dozier-Holland), que le succès explose. Les États-Unis sont séduits par ce nouvel artiste plein de charisme doté d'une voix mélodieuse.

Il collabore la même année avec Kim Weston pour un album dont la chanson It Takes Two sort en single en 1966.

Mais c'est avec une nouvelle « artiste Motown », Tammi Terrell, en 1967, que Gaye forme une grande amitié et un duo musical mémorable avec la sortie du plusieurs singles à succès (dont Ain't No Mountain High Enough, Your Precious Love, Ain't Nothing Like the Real Thing et You're All I Need to Get By) la plupart écrit par Ashford & Simpson. Les deux jeunes artistes sortent ensemble trois albums chez la maison de disques de 1967 à 1969. Mais le dernier album du duo Easy, est partiellement enregistré avec le duo, Tammi Terrell étant de plus en plus absente aux enregistrements pour soigner sa tumeur au cerveau diagnostiquée en 1968, est remplacée par Valerie Simpson au chant dans la plupart des chansons de l'album dont ceux sortis en singles en 1969 (comme Good Lovin' Ain't Easy To Come By, California Soul et The Onion Song). En effet, il est rapporté que Tammi Terrell s'est effondrée sur son partenaire lors d'une performance en public avant qu'on lui diagnostique son cancer. Malgré cela, Terrell est créditée sur l'album avec Marvin.

Marvin continue en parallèle sa carrière solo et à connaître le succès avec son album In The Groove sorti en 1967. L'année suivante, Marvin Gaye sort la chanson I Heard It Through the Grapevine, reprise de Gladys Knight & The Pips, qui devient un hit et sera rapidement en tête des charts.
Le début d'une fin
Photographie promotionnelle de Marvin Gaye en 1965 pour le single Ain't That Peculiar.

Suite à la mort de Tammi Terrell en mars 1970, Marvin Gaye sombre dans la dépression. Après de longs mois de solitude et de réflexion, il revient avec le nouvel opus What's Going On en 1971. Dans cet album-concept, il procède à l'analyse de son époque et touche à des sujets sensibles tels la lutte pour les droits civiques, la guerre du Viêt Nam, dont son frère Frankie lui avait fait récit après en être revenu, ainsi que l'écologie.
Cet album très novateur pour l'époque lui permet de se débarrasser de son image de sex symbol et d'être considéré comme un des grands compositeurs de soul. Malgré le refus initial du fondateur de la maison de disques Motown, son beau-frère Berry Gordy, l'album sort et devient un classique.

Deux ans après, Marvin Gaye obtient un nouveau succès avec Let's Get It On, disque motivé par sa liaison extraconjugale passionnée avec une jeune femme nommée Janis Hunter (elle a 17 ans alors qu'il en a 34). Il entreprend dans cette œuvre d'associer l'extase charnelle à un rapprochement avec Dieu ; ainsi ce disque, au premier abord irrévérencieux dans un contexte d'Amérique puritaine, est en fait l'expression d'une foi spirituelle très profonde.

Au cours des années 1970, le chanteur publie plusieurs albums. On peut surtout retenir Here, My Dear dont la genèse est particulière : son épouse Anna Gordy Gaye (de dix-sept ans son aînée), excédée par la double vie de Marvin Gaye, demande le divorce. Après de longues négociations, le juge devant statuer ordonne au chanteur de réaliser un album dont l'avance perçue sera reversée à son épouse. Ayant tout d'abord voulu réaliser un disque superficiel, l'artiste publie une œuvre complexe où il revient en détail sur son mariage houleux. C'est à cette période que Gaye tombe sous l'emprise de l'alcool et de la drogue, dépendance qui le suit jusqu'à la fin de sa vie6.

En 1981, Marvin Gaye voit une série d'enregistrements (dont des démos) publiée sans son accord sous le titre In Our Lifetime ce qui provoque la rupture définitive avec Motown. Il sera rapporté que la Motown avait modifié le titre de l'album en escamotant le point d'interrogation, provoquant le courroux du chanteur. Ayant signé avec la maison de disques CBS Records, l'artiste part pour Ostende en Belgique. Là, devant faire face à la concurrence de nouvelles stars telles que Rick James, il fait appel à Harvey Fuqua et Gordon Banks pour réaliser son album Midnight Love dont est issu le tube Sexual Healing, qui sera repris de nombreuses fois, notamment par Ben Harper et le célèbre quatuor Fourplay. Il retourne s'installer à Los Angeles, mais les choses se gâtent de nouveau et Marvin Gaye retombe en dépression, tant et si bien qu'il réintègre le foyer de ses parents.

On peut noter que les rapports entre Marvin et son père ont toujours été complexes, le pasteur étant un homme brutal. Le 1er avril 1984, à la suite d'une violente dispute (durant laquelle Marvin est sous l'emprise de la cocaïne), son père, se sentant menacé, le tue de deux coups de revolver7. Il aurait eu 45 ans le lendemain.

Sa dernière apparition publique est effectuée lors du NBA All Star Game en 1983 8 où sa reprise soul de l'hymne national américain reste dans les mémoires.
Mort
Marvin Gaye en 1968.

Le 1er avril 1984, une violente dispute éclate entre Marvin Gaye et son père. Marvin discute dans sa chambre avec sa mère. Son père, Marvin Gay Sr., s'énerve dans la pièce voisine ne parvenant pas à mettre la main sur certains papiers9. La mère part le voir et la dispute commence lorsque Marvin Sr. lève la voix sur Alberta. Ayant tout entendu depuis sa chambre, Marvin en a assez des énervements de son père qui durent depuis la veille, s'en mêle et défend sa mère en hurlant sur son père. Ce dernier rentre furieux dans sa chambre et les disputes s'enchaînent jusqu'à ce que le fils lui ordonne de sortir de la chambre, le père refuse. Alors, ils se bagarrent et la mère les sépare10. Aux alentours de 11 h 40, alors que Marvin est retourné dans sa chambre, assis sur son lit et parlant avec sa mère, son père se présente armé dans l'embrasure de la porte et lui tire dessus à deux reprises11,12. Le premier tir l’atteint du côté droit de la poitrine et perfore plusieurs organes vitaux. Gaye est amené aux urgences du California Hospital Medical Center (en) où son décès est prononcé à son arrivée à 13 h.

L'arme avec laquelle Marvin Gay Sr. tire sur son fils est un revolver de calibre 38 qui lui a été offert par Marvin lui-même comme cadeau de Noël quatre mois plus tôt, pour se protéger des cambrioleurs10. Mais les proches de la famille ont commenté plus tard le fait que Marvin Gaye ait offert cette arme à son père était « un suicide prémédité ». Selon Jeanne Gaye, sœur du chanteur, leur père aurait affirmé que si Marvin le frappait, il le tuerait10,13. Marvin, connaissant bien le caractère de son père, l'aurait volontairement provoqué en le frappant pour être tué quelques instants après. Selon Frankie Gaye, après avoir trouvé son grand frère en train de mourir de ses blessures par balle, Gaye a expliqué qu'il avait prévu que son père lui tire dessus car « il ne se sentait pas capable de le faire lui-même »14 ; en effet Marvin Gaye avait fait des tentatives de suicide à plusieurs reprises dans le passé.

Après les funérailles, Marvin est incinéré et une partie de ses cendres sont dispersées par ses enfants près de l'océan Pacifique. Gaye n'a laissé aucun testament, ni aucune police d'assurance. La mère, Alberta, divorce peu après de Marvin Sr. et meurt en 1987 d'un cancer des os. Lors du jugement, le père plaide coupable pour homicide volontaire, est condamné et mis en liberté surveillée. Il meurt d'une pneumonie en 199810,15.
Vie personnelle
Marvin Gaye par le peintre belge Willy Bosschem.
Mariages et enfants

Marvin Gaye se marie en 1961 avec Anna Gordy (1922-2014)16,17, la sœur de Berry Gordy (le fondateur de la Motown). Ils adopteront un enfant (garçon) qu'ils nomment Marvin III. Ils divorcent finalement en 1977, après la rencontre de Marvin avec Janis Hunter en 1973 (elle était âgée de dix-sept ans à l'époque). L'album I Want You (1976) est inspiré de sa relation avec Janis.

Il épouse Janis Hunter en 1977. Ils auront deux enfants : la chanteuse, mannequin et actrice Nona Gaye (née le 4 septembre 1974) et Marvin Gaye III, et divorcent en 1981.

Marvin est le grand-père de trois garçons : Marvin IV, Dylan et Nolan18,19.
Marvin contre Marvin

Marvin n'a jamais connu une relation stable avec son père. Celui-ci commençait à le battre quand Marvin Jr. avait sept ans, pour n'importe quelle raison, à coup de ceinture. Le chanteur commentera plus tard que le père manipulait longtemps sa ceinture, provoquant l'angoisse du fils, avant d'entrer dans sa chambre pour le fouetter10. Son frère Frankie et ses deux sœurs n'échappaient pas non plus aux punitions du paternel. Enfant, Marvin accompagne son père pasteur à l'église et dans ses missions spirituelles, sur le circuit gospel. Selon le chanteur, son père « détestait quand les chants de Marvin rapportaient plus d'audience que ses récitations religieuses ». Parfois, le père forçait ses enfants à répondre à des questions bibliques, sous peine de punition dure si les réponses étaient mauvaises20.

Sa relation avec son père se dégradait de plus en plus, au cours de son adolescence, et son père l’expulsait souvent du foyer familial.

En 1983, après la fin de ses derniers concerts erratiques pour promouvoir son album à succès Midnight Love, Marvin Gaye, qui a été aux prises avec des problèmes d'argent et de toxicomanie, a déménagé dans la maison achetée à ses parents. Il veillait sur sa mère, qui se remettait d'une intervention chirurgicale. Après avoir été absent pendant quelques mois, Marvin Sr. est retourné à Los Angeles en octobre 1983.
Ayant appris que son père avait vendu leur maison de famille à Washington sans consulter sa mère, Marvin a gardé ses distances avec son père, mais aurait été en colère à propos de cette décision. Les quelques fois où père et fils sont entrés en contact, cela a presque toujours dégénéré en violences.

Dans la chanson What's Going On, Marvin Gaye s'adresse à son père dans certaines paroles comme « Father, father. We don't need to escalate » (« Père, Père, nous n'avons pas besoin de cette escalade (de violence) »).
Discographie
Albums
Photographie promotionnelle de Marvin Gaye en 1973
Année Titre de l'album Label Remarques
Albums studio
1961 The Soulful Moods of Marvin Gaye Tamla Motown
1962 That Stubborn Kinda' Fellow
1963 Hello Broadway
1964 When I'm Alone I Cry
1965 How Sweet It Is to Be Loved By You
1965 A Tribute to the Great Nat "King" Cole Album hommage à Nat King Cole
1966 Moods of Marvin Gaye
1968 In The Groove ressorti en 1969 sous le nom I Heard It Through the Grapevine
1969 M.P.G.
1970 That's The Way Love Is
1971 What's Going On
1973 Let's Get It On
1976 I Want You
1978 Here, My Dear
1981 In Our Lifetime
1982 Midnight Love Columbia / Epic Records
Bande originale
1972 Trouble Man (en) Motown Bande originale du film homonyme
Albums posthumes
1985 Dream of a lifetime titres inédits
1985 Romantically Yours titres inédits
1997 Vulnerable Motown titres inédits
Albums en duo
Année Titre de l'album Label En duo avec
1964 Together Tamla Motown Mary Wells
1965 Take Two Kim Weston
1967 United Tammi Terrell
1968 You're All I Need
1969 Easy
1973 Diana & Marvin Diana Ross
Autres
1969 Marvin Gaye & His Girls Motown compilation regroupant les meilleurs tubes de Gaye avec Terrell, Weston et Wells
Albums en public

1964 : Recorded Live on Stage
1974 : Marvin Gaye Live!
1977 : Live at the London Palladium
2003 : Marvin Gaye: Live in Montreux 1980

Anecdotes

Le chanteur Arno fut le cuisinier de Marvin Gaye lorsque celui-ci vécut à Ostende21.
Marvin a changé son nom de Gay en Gaye pour se différencier de son père, et également en hommage à son idole Sam Cooke, qui avait lui aussi rajouté un E à la fin de son patronyme.
Tout comme les Jackson Five, Marvin Gaye a signé avec CBS Records après avoir quitté Motown.
Phil Barney a été à ses débuts le seul chanteur français blanc produit par Marvin Gaye. Phil Barney lui rend hommage dans l'album Partager tout sorti en 1995 avec la chanson Je repense à Marvin Gaye.
David Koven chante Marvin, une chanson avec son style et en son hommage.
Le groupe Commodores lui rend hommage, ainsi qu'au chanteur Jackie Wilson mort la même année que Marvin Gaye, dans leur chanson Nightshift, de l'album homonyme sorti en 1985.
Quelques-uns de ses plus grands titres sont repris dans le film Le Plus Beau des combats, comme son duo avec Tammi Terrell Ain't No Mountain High Enough ou son célèbre I Heard It Through the Grapevine ou plus récemment dans Les Gardiens de la Galaxie.
Un amateur du Prince de la Soul achète un de ses vieux vinyles dans un vide-greniers et, de retour chez lui, il tombe sur la pièce d'identité de l'artiste. En effet, Marvin Gaye avait glissé celle-ci dans l'un de ses disques22.
Charlie Puth et Meghan Trainor lui rendent hommage en 2015 avec la chanson Marvin Gaye.

Notes et références

↑ (en) « Spin Alternative Record Guide (Ratings 1–10) » [archive], New York, Vintage Books (ISBN 0-679-75574-8, OCLC 32508105), p. 202–205
↑ (en) "Gaye" [archive]. Random House Webster's Unabridged Dictionary.
↑ (en) « Marvin Gaye Timeline » [archive], The Rock and Roll Hall of Fame, 21 janvier 1987 (consulté le 23 décembre 2010)
↑ (en) « Gaye's second wife calls play 'completely and utterly exploitative' » [archive], 16 février 2013 (consulté le 17 février 2013)
↑ (en) « The Soulful Moods of Marvin Gaye - Marvin Gaye | Songs, Reviews, Credits | AllMusic » [archive], sur AllMusic (consulté le 10 décembre 2016)
↑ biographie de Marvin Gaye par NPO pour Abc Blues & Soul. [archive]
↑ 1er avril 1984. Le prince de la soul Marvin Gaye se fait descendre par son père, à 45 ans. [archive], Le Point, 1er avril 2012.
↑ http://vimeo.com/34606761 [archive]
↑ Mathilde Cesbron, « maître de la soul est mort il y a trente ans / Le prince de la soul, Marvin Gaye, a été abattu par son père révérend après une dispute, le 1er avril 1984. » [archive], RTL.fr, 1er avril 2014
↑ a, b, c, d et e Fabrice Pliskin, « Marvin Gaye : le tueur était son père. En 1984, l'empereur de la soul est au bout du rouleau. Divorcé, ruiné, drogué, il revient vivre chez ses parents. Jusqu'au matin où une dispute avec son pasteur de père tourne à la tragédie. » [archive], Le Nouvel Obs, 28 juillet 2013 (mis à jour le 1er avril 2014) (consulté le 3 mai 2014)
↑ (en) « Marvin Gaye House » [archive] (consulté le 18 juin 2012)
↑ (en) Communications, « Dial Them For Murder » [archive], Los Angeles Magazine, janvier 1998 (consulté le 13 septembre 2012)
↑ (en) Ritz, David, « The Last Days of Marvin Gaye » [archive], juillet 1985
↑ (en) Divided Soul: The Life of Marvin Gaye, Cambridge, Mass: Da Capo Press, 1991 (ISBN 0-306-81191-X)
↑ (en) « BBC News: ENTERTAINMENT – Marvin Gaye's father and killer dies » [archive], BBC.co.uk, 25 octobre 1998 (consulté le 9 décembre 2016)
↑ « Anna Ruby Gordy-Gaye, première épouse de Marvin Gaye, est morte » [archive], lemonde.fr
↑ (en) « Anna Gordy-Gaye, ex-wife of Marvin Gaye, dead at 92 » [archive], RollingStone.com, 31 janvier 2014
↑ (en) « Chronicle: New York Times » [archive], The New York Times, 1re avril 1995 (consulté le 29 août 2008)
↑ (en) « Marvin Gaye III's Financial Trouble » [archive], Mycolumbusmagic.com (consulté le 9 décembre 2016)
↑ (en) Marvin Gaye, My Brother, Backbeat Books, 2003 (ISBN 0-87930-742-0)
↑ Arno : "Je veux m'amuser" [archive] sur le lejdd.fr
↑ « Marvin Gaye : son passeport retrouvé dans une pochette de disque » [archive], 5 février 2014 (consulté le 12 avril 2014)

LE FILS DU PASTEUR OU L'ENFANT PRODIGUE...
POUR Tammi Terrell...

HOMMAGE
DE
TAY
La chouette
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:39

L'INSPIRATION ET LA MUSE DE MARVIN GAYE. DANS LA VILLE COMME DANS LA MORT: AIN'T NO MOUNTAIN, HIGT ENOUGHT COMME JACK ET ROSE DE TITANIC OU COMME UNE PIÈCE DE SHAKESPEARE...
ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
Tammi Terrell — Wikipédia

Biographie
Premières années

Elle commence sa carrière de chanteuse en se produisant sur des petites scènes locales dès l'âge de treize ans.

En 1961, elle signe chez Scepter Records sous le nom de « Tammy Montgomery ». Repérée par James Brown, elle enregistrera sous son label Try Me Record puis en 1964 pour Checker Records. Ce n'est qu'un an plus tard qu'elle entre dans le célèbre label Motown.

Elle connut un succès modeste dans sa carrière solo enregistrant des titres comme I can't believe you love me et Come and see me.

Pourtant;

1963 : I Cried (comme Tammi Montgomery)
1966 : I Can't Believe You Love Me
1966 : Come On and See Me
967 : The Early Show (Wand LP, face A : Tammi Terrell, face B : Chuck Jackson)

puis

Marvin Gaye & Tammi Terrell

Ce n'est qu'en 1967 qu'elle se fit connaître du grand public grâce à ses duos avec Marvin Gaye : Ain't Nothing like real thing, Ain't No Mountain High Enough et You're all I need to get by.

Malheureusement ce succès sera de courte durée, au beau milieu d'un concert, elle s'effondre dans les bras de son partenaire. Transférée à l'hôpital, on lui diagnostiquera une tumeur maligne du cerveau. Dès lors sa santé ne cessera de se détériorer et elle mourra le 16 mars 1970, à l'âge de 24 ans.

Marvin Gaye a très mal réagi à la mort de Tammi Terrell en arrêtant ses concerts pendant deux ans. En outre, en 1971 Gaye réalisa l'album What's Going On, une introspection qui traite de thèmes matures, a été en partie une conséquence de la mort de Terrell.

Gaye a expliqué plus tard à son biographe David Ritz qu'elle n'était plus en mesure d'enregistrer et Valerie Simpson (Ashford & Simpson) enregistra la plupart des voix féminines sur le dernier duo Gaye / Terrell de l'album Easy.

Albums
Avec Marvin Gaye
1967 : United
1968 : You're All I Need (6 des 12 chansons étaient des chansons existantes solo de Tammi Terrell)
1969 : Easy
1970 : Marvin Gaye and Tammi Terrell's Greatest Hits (posthume)

Singles
Avec Marvin Gaye

1967 : Ain't No Mountain High Enough
1967 : Your Precious Love
1967 : If I Could Build My Whole World Around You
1968 : If This World Were Mine
1968 : Ain't Nothing Like the Real Thing
1968 : You're All I Need to Get By
1968 : Keep On Lovin' Me Honey
1969 : You Ain't Livin' Till You're Lovin’
1969 : Good Lovin' Ain't Easy to Come By (crédité comme Tammi Terrell, mais chanté par Valerie Simpson)
1969 : What You Gave Me (crédité comme Tammi Terrell, mais chanté par Valerie Simpson)
1969 : The Onion Song (crédité comme Tammi Terrell, mais chanté par Valerie Simpson)
1970 : California Soul (crédité comme Tammi Terrell, mais chanté par Valerie Simpson)

Mais,

Albums solo
1969 : Irresistible

Singles
1969 : This Old Heart Of Mine (Is Weak For You)

ET APRÈS, SA MORT:

Album posthume.
2001 : The Essential Collection

Bibliographie

(en) Ludie Montgomery, My Sister Tommie: the Real Tammi Terrell, 2005. (ISBN 1-904408-16-Cool
(en) David Ritz, Divided Soul: the Life of Marvin Gaye, édition 2003. (ISBN 0-306-81191-X)
(en) Susan Whitall, For the Record: Women of Motown, 1998. (ISBN 0-380-79379-2)

Voir aussi

(en) Discographie de Tammi Terrell sur le site de Discogs [archive]
(en) Discographie de Tammi Terrell en duo avec Marvin Gaye sur le site de Discogs [archive]

L'INSPIRATION ET LA MUSE DE MARVIN GAYE. DANS LA VILLE COMME DANS LA MORT: AIN'T NO MOUNTAIN, HIGT ENOUGHT COMME JACK ET ROSE DE TITANIC OU COMME UNE PIÈCE DE SHAKESPEARE...
ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS.

Tammi Terrell
Données clés Surnom Tammy Montgomery
Nom de naissance Thomasina Winifred Montgomery
Naissance 29 avril 1945
Philadelphie (États-Unis)
Décès 16 mars 1970 (à 24 ans)
Philadelphie (États-Unis)
Activité principale Chanteuse
Genre musical Rhythm and blues, musique soul
Années actives 1961 - 1970
Labels Scepter Records
Try Me Records
Checker Records
Motown

UN ANGE AUX AILES ÉTERNELLES...


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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:42

L'HISTOIRE DE AIN'T NO MOUTAIN, ENOUGHT. L'HISTOIRE D'UN COUPLE QUI OFFRIRENT LEUR CHANSON ET LEUR AMOUR À MARVIN GAYE ET SA MUSE...
HOMMAGE DE YANIS... TAY La chouette effraie
Ashford & Simpson — Wikipédia

Ashford & Simpson est un duo musical américain formé de Nickolas Ashford (4 mai 1942 - 22 août 2011) et de sa femme Valerie Simpson (26 août 1946).

Sommaire

1 Biographie
2 Discographie
2.1 Albums
3 Notes et références
4 Liens externes

Biographie

Ils se rencontrent au sein du chœur Harlem's White Rock Baptist Church. Ils tentent une carrière en tant que duo au début des années 1960 mais doivent dans un premier temps se résoudre à composer, notamment pour Ray Charles ou Aretha Franklin, avec succès. En 1966 ils intègrent Motown où ils composent notamment pour Diana Ross, Gladys Knight, Smokey Robinson, The Supremes, The Marvelettes et Marvin Gaye. Après leur départ de Motown, ils composeront également pour Chaka Khan.

Leurs titres les plus célèbres sont Ain't No Mountain High Enough, You're All I Need To Get By, Reach Out And Touch Somebody's Hand, Remember Me, Let's Go Get Stoned.

En tant qu'interprètes de leurs œuvres (de 1964 à nos jours), Ashford & Simpson ont connu de nombreux succès dans les domaines Soul, Disco, Funk et R&B. Par exemple : It Seems To Hang On, Found a cure, Love Don't Make It Right ou Solid. Solid a été utilisé dans le soap opéra Santa Barbara pour rythmer la romance qui unit Eden Capwell à Cruz Castillo.

Nickolas Ashford meurt le 22 août 2011 à New York des suites d'un cancer de la gorge1.
Discographie
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Albums

EDITION

ANNEE
Gimme something real
Warner Bros 2739

1973
I wanna be selfish
Warner Bros 2789

1974
Come as you are
Warner Bros 2858

1976
So so satisfied
Warner Bros 2992

1977
Send it
Warner Bros 3088

1977
Is it still good to ya
Warner Bros 3219

1978
Stay free
Warner Bros 3357

1979
A musical affair
Warner Bros 3458

1980
Performance
Warner Bros 2-3524

1981
We’d like you to meet…(Promo Compil)
Capitol SPRO 9769/9770

1982
Street Opera ??? 1982
High Rise ??? 1983
Solid ??? 1984
Real Love ??? 1986
Love Or Physical ??? 1989
Been Found (with Maya Angelou: ) ??? 1996
Gospel According to Ashford & Simpson ??? 1996
The Best of Ashford & Simpson [ORIGINAL RECORDING REMASTERED] EMI 1999
Best of Capitol Gold 2000
Best Of Ashford & Simpson Rhino / Wea 2002
Notes et références

↑ edition.cnn.com [archive]

Liens externes

Sugar Site officiel de Bar [archive]
Ashford and Simpson information site [archive]
Billboard magazine review of Sugar Bar [archive]
Article hommage à Nick Ashford sur SoulRnB.com [archive]

Il ajoute encore dans Ce qui ne meurt pas, que « la superstition est la compréhension la plus vive des mystères de l’âme humaine », inexplicables.

Tainnebouy n’émet aucune forme de doute concernant le rôle joué par l’abbé dans la sonnerie des cloches : il ne peut expliquer la mort de son enfant autrement que par leur influence maléfique. Le narrateur n’a pas de peine à trouver une raison plus terre à terre à l’incident, mais le doute subsiste, aidé en cela par la position ambigüe du narrateur qui transparait à chacune de ses prises de position sur le fantastique dans le texte, entre rejet du surnaturel et croyance en même temps en des forces supérieures liées à la religion. Toutefois, selon les passages, l’intensité de l’indécision augmente ou décline, portant le texte ici du côté de l’étrange, et là à la bordure du merveilleux, ce qui pose la question de la validité de l’inclusion de l’Ensorcelée dans le genre fantastique ; il faut, pour y répondre, analyser les différentes modalités du fantastique dans le texte.

Le fantastique s’inscrit d’abord géographiquement. Au sens le plus large possible, il y a selon Barbey (mais les Goncourt et d’autres au XIXe partagent l’idée) un « fantastique de la réalité » en province, où, pour le lecteur parisien, tout devient tout de suite plus extraordinaire, surtout dans une région telle que la Normandie, chargée d’histoire, d’histoires et de traditions surnaturelles[4], que Barbey a tirées de sa mémoire et d’un livre tel que La Normandie romanesque et merveilleuse, Traditions, légendes et superstitions populaires de cette province, d’Amélie Bousquet[5]. Dans l’Ensorcelée, le surnaturel domine d’abord dans le paysage de la lande, « mine d’incertitude dans un monde qui veut tuer l’incertitude[6] », qui en constitue l’épicentre épiphanique, depuis lequel il rayonne sombrement sur d’autres lieux (dont son annexe, le « vieux probytère », et l’église une fois la nuit tombée). Le surnaturel y est invoqué dès les premières pages : « On ne saurait dire l'effet [que les landes] produisent sur l'imagination de ceux qui les traversent, de quel charme bizarre et profond elles saisissent les yeux et le cœur[7] » caractérise l’espace-lande en général ; « dans le langage du pays, il y revenait », montre la spécificité de celle de Lessay, très surnaturellement chargée. L’horreur y rampe, celle d’assassins et de spectres, mentions qui préfigure, dès l’orée du récit, le devenir des personnages : Thomas Le Hardouey, meurtrier présumé de l’abbé (et peut-être de sa femme ?) ; La Croix-Jugan, à moitié spectre de son vivant déjà, qui y fait de nuit des apparitions, lancé à grand vent sur son cheval. En outre, la description annonce déjà le personnage de Pierre Cloud, à travers la mention de la « chopine » et du « pot » que le narrateur donne comme explications psychologiques possibles des récits extraordinaires qui s’« ajoutent à l’effrayante renommée de ces lieux déserts. »

C’est dans cet espace où les repères se perdent, comme les chemins, dans l’indéterminé, que le narrateur nous invite. Son orée est déjà marquée par l’étrange et le malaise, provoqués par des personnages tels que la tenancière du Taureau rouge et sa fille, muets, immobile ou au patois incompréhensible, qui annoncent les pâtres dont la lande est le domaine. Cette lande, les personnages la traversent toujours de nuit, ou tout au moins au crépuscule, heures de l’incertitude par excellence, où règne souvent une brume réminiscente des romans gothiques, ou une obscurité dans laquelle il est ardu de distinguer les personnages, qui deviennent alors instruments du destin (Thomas Le Hardouey, lors de sa deuxième rencontre avec les pâtres) et allégories des noires passions qui les dominent. La proximité de la lande influence ; son aura ténébreuse contamine ses abords, le vieux presbytère, Blanchelande, les habitants eux-mêmes. C’est le lieu où le surnaturel est le plus palpable et le plus proche dans l’œuvre, à travers les épisodes de la blessure incompréhensible de la jument de Tainnebouy, l’écoute des cloches de la messe de minuit du prêtre maudit, la vision de Le Hardouey de son cœur mangé par sa femme et La Croix-Jugan. Et pourtant, elle ne relève pas du genre merveilleux. Les contes qui circulent à son sujet sont des on-dit (les récurrences du pronom personnel indéfini « on » sont notables dans l’établissement du fantastique), et le caractère véridique des faits étranges qui y sont constatés (ou crus) peut toujours être remis en cause. Le lecteur se trouve, comme Jeanne, ou bien comme Tainnebouy et le narrateur, devant un carrefour, face à une pluralité d’interprétations qui mènent toujours à la réaffirmation du doute consubstantiel au fantastique. Le surnaturel est présent mais n’est jamais totalement admis (comme dans le genre merveilleux) ; contrairement au fantastique de Poe ou d’Ann Radcliffe, celui d’Aurevilly dans l’Ensorcelée présente l’impossibilité de tout rationnaliser ; le fantastique n’y est pas non plus entièrement subjectif, comme chez Hoffmann ; il se répand à travers la description des lieux, chez les personnages eux-mêmes, et dans tous les constituants du récit.

L’onomastique elle-même, révélatrice, est fantastique, entre le surnaturel d’un nom prophétique (la première partie de celui de l’abbé, La Croix, peut faire allusion à la véritable Passion soufferte par le personnage ; le nom de la Clotte, Mauduit, est très clair, puisqu’il suffit de lui retirer une voyelle pour révéler le caractère tragique de son histoire et de son influence sur Jeanne ; quant à Feuardent, le nom de jeune fille de la protagoniste, n’évoque-t-il pas autant son passé familial que son avenir de femme ravagée par la passion ?) et le réalisme du nom normand (mais toujours chargé d’une affectivité, surtout celui des nobles). Ce fantastique du nom révèle du reste sa force lorsque les habitants de Blanchelande surnomment un taureau blanc « le moine de Blanchelande » en référence à l’abbé de La Croix-Jugan :



« Le surnom, du reste, avait porté malheur à la bête, car elle s’était éventrée sur le pieu ferré d’une barrière dans un accès de fureur, et d’aucuns disaient qu’on avait eu tort et grand tort, et qu’on en avait été puni, d’avoir donné à un animal un surnom qui avait été le nom d’un prêtre. »

LA LEGENDE DE AIN'T NO MOUNTAIN, HIGT ENOUGT
POUR LES GARDIENS DE LA GALAXIE ET LES FIREFLY...

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:47

Dieu... Qui est-on ? Pardonner s'est un concept que l'on définit à l'image de l'Homme. Dieu... Qui est-on ? Une Essence , un Héritage ou un Souvenir. Le pardon n'est toujours pas lié à Dieu tout comme le Crime n'est pas toujours la conséquence de Satan. C'est le Libre- Arbitre de l'Homme devant la Conséquence de l'Acte. Justice... Qui sommes-nous ?

écrit de
TAY
La chouette effraie

LA TERRE VU DU CIEL et LE CIEL VU DE LA TERRE OU L'INFINI DU VIDE ET DE LA MATIÈRE.

Construit à Jérusalem... Période romaine à moins que l'architecte est fait un style lié aux époques de Alexandre et de la pierre de Salamine.

Tout d'abord, elle est une parole et j'aime les scorpionnes du destin. Vous avez craché du venin et un homme a dit que ce qui pourrait tuer Israël c'est notre comportement de l'intérieur. Personne n'est juste surtout lorsque on veut devenir comme Shiron Perez. Je me rappelle où Israël était la Haganah. C'est pas si lointain et là aussi combien d'entre vous, auriez le courage de défendre les actes et les volontés de ceux qui furent membre de l'armée de la République et que le juge suprême de la République de l'Olivier se doit de respecter même si cela peut le conduire à être incompréhensible auprès des Arabes et le plus malheureux, de Vous aussi.

OUI, UNE DÉESSE DE LA FERTILITÉ... AFRICAINE REMONTÉ PAR LE NIL, SON CULTE S'EST PROPAGÉ JUSQU'AU PORTE DE L'INDUS... LA RELIGION BOUDDHISTE ET SON PANTHÉON DE DIEUX FUT PLUS DIFFICILE POUR ELLE CAR C'EST UN PANTHÉON ASSEZ FERMÉ AU CONTRAIRE DE CE QUE NOUS APPELONS LE BERCEAU DE L'HUMANITÉ OU LA MER MÉDITERRANÉE.

Un buste qui rappelle les interprétation de Athéna quand sa personnalité s'est fait en guerrière. Périclès s'est servi de l'art pour assoir son esprit et son pouvoir sur la cité de Athènes. Berceau de la République est Athènes, alors que Sparte est le tabernacle du vote. lorsque on perçoit les constitutions, les deux cités se livrent à des visions sur l'entourant et la citoyenneté. Affaibli par le Parthénon et le manque d'éthique de Périclès par rapport à la ligue de Délos, Athènes doit sa survie à la peste et à Socrate. Pourtant dans son aspect sanguinaire, Sparte élisait ses yeux et n'est que féroce dans la naissance et l'éducation. Athènes était aussi féroce en esclavage et en tortures. En effet, ce buste de Périclès correspond aux guerres entre Sparte et Athènes. Sparte et Athènes ont ouvert des débats fondamentaux sur la cohérence, l'honnêteté, l'honneur envers ses voisins. Sparte a failli disparaître car ayant résisté à Alexandre et aux Romains sans la moindre diplomatie mais avec l'épée. L'ÉTHIQUE DES Lumières navigua dans ces histoires.

Autant les femmes que les hommes, ne soyez pas vulgaire dans la pensée d'une compatriote. Malgré nos disputes, nous devons être unis car malgré notre force: Aucune erreur ne nous sera tolérer et vous n'avez qu'à lire les livres sacrés et les prophètes. Alors ne criez pas sur cette femme, c'est un souvenir de la Haganah qui vous le demande. Pour ma République d'Israël et celle de son peuple.



TAY La chouette effraie ou Tignard Yanis

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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:54

Les descriptions, les portraits des personnages touchent également au surnaturel : que ce soit la catalepsie de la Clotte (au début du chapitre VIII par exemple), l’horreur du visage de la Croix-Jugan (« [Jeanne] eut enfin une sensation sans nom, produite par ce visage qui était aussi une chose sans nom. », nous soulignons – chaque description de cette face torturée tient d’un sublime de l’horreur – « c’était magnifique et c’était affreux » - qui participe aussi au fantastique), le palissement presque mortel de Jeanne aux chapitres VII et VIII ou au contraire ses « rougeurs » maintes fois dépeintes, qui font signe en dévoilant physiquement l’ensorcellement effectif de la femme[8] et la profondeur de sa passion rubéfiante. Les métaphores et les images filées, en rapport avec le feu et la maladie, du portrait de Jeanne, forment une gradation ascendante au fur et à mesure de sa chute : « écarlate » du fait de ces « taches effrayantes », elle devient comme « une torche humaine » au « visage incendié ». L’éthopée des personnages est approfondie et prend tout son sens grâce au fantastique.

La Croix-Jugan est un être ténébricole, cinéraire, et, à l’instar des pâtres, vagulant[9]. Mystérieux tout au long de l’œuvre, il conserve son énigme au-delà de la lecture. Il a échappé à la mort, mais la mort le tient dans ses rets : « Les balles ont déjà fait un lit sur sa face à la dernière qui s’y couchera, pour le coucher sous elle à jamais. Ch’est le bruman des balles ! » prophétise l’un des pâtres que vient consulter Le Hardouey. Sa survenue chez La Clotte produit le même effet que l’apparition d’un spectre, d’un mort-vivant : annoncé par le cri de Clotilde Mauduit, il n’est d’abord qu’une « ombre épaissie » sur le pallier, avant d’entrer théâtralement et de déclarer lui-même, « en jetant ces paroles comme la dernière pelletée de terre sur un cercueil », qu’une partie de lui-même est morte et enterrée. Nous avons affaire à un personnage hors du commun (« Non, ce n’était pas un homme comme un autre que Jéhoël de la Croix-Jugan » explique la Clotte à Jeanne), comparé à plusieurs reprises à d’autres êtres exceptionnels, historiques ou légendaires (à Marius et aux Anciens Normands dont il présente la « surhumaine physionomie », entre autres)[10]. L’abbé renverse les cadres en étant un héraut de Satan plutôt qu’un serviteur de Dieu. S’il est anaphrodiste, ce n’est pas parce qu’il est prêtre, mais parce que son goût se porte ailleurs qu’envers les excès pygocoles : vers la chasse (l’épisode où il refuse l’amour de Dlaïde en sonnant du cor comme à l’occasion du huage des bêtes – ce qui la rend folle – est révélateur) et la tuerie (lors de la guerre des Chouans). Figé dans un état médian (il est assimilé à plusieurs reprises à une « statue »[11]), incapable d’exister véritablement en dehors de la lande[12], lieu des fantômes, terre du passé, le personnage poursuit son idée fixe de continuer le combat de la chouannerie même si c’est devenu impossible. Son quotidien est déjà marqué par l’incessante répétition qui caractérisera le fantôme vu par Pierre Cloud. C’est au moment même où il eût pu revenir à la vie, à l’action, grâce à la célébration de sa première messe, au moment symbolique de Pâques, qu’il la quitte, assassiné.

Clotilde Mauduit également présente des aspects surnaturels, notamment avec les pressentiments sinistres qui la touchent aux moments-clés de l’ouvrage – celui de la mort de Jeanne, mais aussi les « avertissements » de Dlaïde, entendus la nuit en rêve, sur le sort de Jeanne. Inexplicable également est la sorte de vengeance surnaturelle qui a terrassé ses ennemis : ceux qui l’ont tousée sont morts « de malemort ». Elle aussi est comparée à un personnage biblique, Hérodiade, responsable, par l’intermédiaire de sa fille Salomé, de la mort de Jean-Baptiste ; cette imagerie est redoublée par la présence dans sa chambre d’un tableau présentant Judith décollant Holopherne.

Les pâtres sont ceux qui rapprochent au maximum le texte du merveilleux, tant ils semblent tout droit sortis des légendes dont ils font l’objet chez les Normands. Toutefois leur qualité de sorciers n’est jamais clairement posée : même dans la scène du miroir, ils paraissent plus spectateurs de la vision d’un Thomas Le Hardouey décontenancé, qu’acteurs de la révélation. En outre, ce sont les premiers à remettre en cause les pouvoirs qu’on leur prête (par exemple en les jugeant inférieurs à celui de La Croix-Jugan) ou à s’étonner de la « réussite » de leurs « sortilèges » (lors de la découverte du corps de Jeanne), bien qu’ils conservent une certaine préscience relevant de l’incroyable. Notons l’ironie du sortilège que le pâtre enseigne à Jeanne lorsqu’elle veut, d’ensorcelée, devenir ensorceleuse et intimer Jéhoël à accepter son amour : l’« ensorcellement » de la chemise échoue ; l’oaristys rêvée n’advient pas, mais le pâtre rit bien de cette première vengeance sur les Hardouey. Mais l’hésitation persiste malgré tout, puisque le pâtre peut rétorquer, comme il le fait plus tard face à Thomas, que l’échec est dû au pouvoir supérieur, satanique, que détient Jéhoël.

La structure même de l’œuvre renforce le doute et l’indétermination. Il s’agit, tout d’abord, d’un récit où l’oralité domine – c’est même l’un des thèmes de l’ouvrage, qui réfléchit sur le rôle et les conséquences des « jaseries » et « dieries » des personnages et des narrateurs – caractéristique que l’on retrouve dans la majorité des textes fantastiques. Avec la succession de récits enchâssant et enchâssés, de narrateurs, de points de vue (Tainnebouy, Pierre Cloud, la comtesse de Montsurvent, le narrateur lui-même, les commères que sont Nônon et Barbe), qui forcent le lecteur à démêler les fils, à résoudre une énigme qui n’a, au final, pas de réponse établie. L’indétermination est d’autant plus grande que nous nous retrouvons devant un texte aux strates multiples, difficiles à discriminer, et dont le statut n’est pas égal du point de vue de la véracité : le récit rapporté par maître Tainnebouy, qui constitue le corps de l’ouvrage, est un assemblage de récits collectés ça et là, l’herbager n’étant qu’un témoin parmi d’autres, assez éloigné de la sombre affaire de Jeanne et de l’abbé, mais néanmoins craintif et respectueux des superstitions : lorsqu’il interrompt le narrateur en s’exclamant « Ne jostez pas ! » (à propos des cloches, mais aussi, plus généralement, des superstitions locales), c’est en toute sincérité, et c’est suffisant pour enténébrer le reste de son discours, lié à la mort dès avant la mention de celle de Jeanne et de l’abbé, à travers l’évocation du décès étrange de son enfant.

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Poésie africaine, magie de la langue
par : Eze Baoulé

Heureuse initiative du Seuil d'avoir créé cette collection poésie au format de poche. Après un volume consacré aux Haïki et avant l'anthologie algérienne récemment publiée, c'est à Alain Mabanckou que l'on a confié la tache de composer cette anthologie de poèmes d'Afrique francophone. Et comme il le dit lui-même dans la préface, il est bien difficile de procéder à un choix dont l'exercice consiste, par définition, à écarter des auteurs et des œuvres au profit d'autres, tout simplement pour des raisons de contrainte.

Une anthologie de poèmes africains. C'est suffisamment rare pour que l'on considère la chose comme un sésame. Un sésame ouvrant des voies peu familières au chœur occidental. D'abord, il y a cette affirmation de Mabanckou dans la préface : "Le poète [ d'Afrique noire] avait une mission de libération, et il n'était alors pas question de pérorer sur la rose, d'admirer le ciel bleu : l'art pour l'art étant considéré comme une gageure."

Autrement dit, le poème, non pas comme un ornement mais comme un engagement de l'être humain dans le monde, comme l'outil de sa possibilité la plus haute, celle d'affirmer sa liberté par la parole, par l'acte de la parole. Le poème comme le monument civilisateur à élever au cœur de l'homme, viscéralement constitutif des évènements qui façonnent chaque jour les pays et les peuples. La respiration profonde de la nature humaine.

Nous nous apprêtons donc à trouver la guerre au centre du recueil, le combat, la violence, le sang, mais en guise d'arme, nous voici en présence de la beauté, de la puissance fraternelle, d'attentions aussi singulières que les six voix chantant en ces pages aux êtres, aux choses, au mouvement invisible du vivant.

Senghor d'abord, et cet exceptionnel poème d'ouverture intitulé Femme noire. Chant charnel, chant spirituel, organique, épidermique chargé du grain des plus hautes tessitures. Chant par lequel nous entrons dans l'anthologie, poème porte, donc, seuil de l'accueil en beauté, en douceur, la porte de l'Afrique peut-être symbolisée.

Puis Neige sur Paris, prière bouleversante de Senghor au Seigneur, en laquelle il enveloppe dans le manteau de sa souffrance noire, manteau ourlé de compassion pour le frère blanc qui causa tant de malheurs à son peuple, sa haine devenue douceur active. S'ensuivent, passé le seuil de cette figure tutélaire, les voix de Birago Diop, de Jacques Rabemananjara, de Bernard B. Dadié, de Tchicaya U Tam'Si et Jean-Baptiste Tati Loutard.

Il faut les lire !

Ces poètes convoquent tout l'arsenal de l'art poétique français pour dire l'Afrique, mais surtout pour dire le Sénégal, Madagascar, la Côte d'Ivoire, le Congo. Tous ont occupé des postes importants au sein des ministères de leur pays. Ambassadeurs, Ministres, ils savent le lieu stratégique qu'est la langue, en connaissent la métrique, la rhétorique, savent s'en écarter pour dire la nécessité d'une émancipation. Il y a des accents de désespoir, mais aussi de l'humour, du grand chant contemplatif, des racines, des ancêtres, des masques, comme en ce poème fabuleux, Souffles, de Birago Diop.

Merci à Mabanckou pour ce choix enchanteur. Au Seuil pour avoir initié le cours des voix poétiques africaines.

Car au sortir de ce précipité, que voyons-nous ? Que les clichés s'évanouissent. N'ouvrez pas cette anthologie si vous y recherchez la prétendue "magie" que l'Occident en mal de spiritualité va quémander aux rives africaines. Il est de bon ton de voir dans le continent noir l'âme primordiale qu'aurait perdu l'homme blanc : le sens des rituels, les masques vaudous, le rapport instinctuel aux esprits, bref, la magie prétendument absente des contrées civilisées. Cette anthologie dit tout le contraire : que la magie est dans la langue, que la langue, ici, est celle de la fille ainée de l'Eglise, et que l'on peut s'y adresser encore directement à Dieu. S'il y a leçon, c'est une leçon africaine à propos du patrimoine européen. Un concert de voix africaines, un chœur francophone au timbre noir pour déciller les yeux ne sachant plus distinguer dans leur identité le haut surnaturel qui présida à la vision intérieure de l'Occident.

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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:55

L’ombre qui entoure la mort de Jeanne illustre bien cette incapacité à apporter une réponse définitive : s’est-elle suicidée ? Son mari l’a-t-il tuée ? et à ces deux interrogations rationnelles s’ajoutent deux autres, surnaturelles : est-ce la faute de l’abbé, ou celle du pâtre, ces deux ensorceleurs ? Aucune position dans le texte ne peut définitivement faire autorité. Par exemple, lorsque le narrateur réalise l’observation psychologique rationnelle et traditionnelle de la réaction de Jeanne après sa première rencontre, au vieux Presbytère, avec le pâtre, force est de constater que l’« explication », en réalité, ne fait qu’ajouter au mystère : « trompe-l’œil [qui ne] parvient pas à dissiper le trouble[13] », elle démontre en creux son propre simplisme et son incapacité à analyser en profondeur les mouvements abyssaux de l’âme et du cœur. Ce qui pose la question de sa validité par rapport aux autres modes d’« explication » : rien ne la désigne comme supérieure, le narrateur étant sur ce point un personnage comme un autre. Bref, les trames narratives s’entrecroisent sans se recouper véritablement, et le lecteur les emprunte tel un voyageur erre dans la lande de Lessay, sur ses chemins tôt perdus. Cette structure implexe, en « tiroirs ou en poupées russes », la qualifie Philippe Berthier, « crée [ces] plans successifs de réalité et de crédibilité[14] » dont le fantastique dépend. C’est l’agencement subtil et efficace de ces tiroirs qui lui donne sa force : la complexité de la construction n’est pas autotélique ; elle participe à l’effet de fantastique et le renforce à l’aide de préfigurations, de rappels et de dédoublements, qui donnent au texte son allure tragique. Fiona McIntosh montre comment la double malédiction de Tainnebouy (le sort du berger, l’effet des cloches) « reflète, sur un mode mineur, l’intrigue principale[15] ». Comme nous l’avons vu plus haut, le début de l’ouvrage contient des éléments qui présagent le déroulement ultérieur. Le fantastique se forge aussi à travers la répétition tragique des situations : l’histoire de Dlaïde (qui elle aussi a utilisé les « sorciers » dans la visée d’émouvoir Jéhoël) annonce celle de Jeanne ; le mystère tient à ce que Jeanne, qui pourtant connait l’histoire, mais en réalité, parce qu’elle a entendu l’histoire, va la répéter[16]. A l’instar de Dlaïde, elle se livre abandonnément à un homme qui ne veut pas d’elle, impossible à empriaper, et qui tout au plus la fait valeter pour une cause perdue. Le narrateur tente une analyse psychologique ; mais elle fait ressortir, par ses propres limites, l’aspect irrationnel de la passion de Jeanne. Le dédoublement de la figure de la femme « ensorcelée » montre bien que quelque pouvoir supérieur est à l’œuvre.

L’hésitation subsiste même dans le cas du témoignage de Pierre Cloud, alors pourtant que l’on sait qu’il a eu sa vision du spectre de La Croix-Jugan après avoir abusé des boissons de la taverne ; on le constate en lisant la fin du passage suivant :



« Pierre Cloud, [...] s’en revenait de Lessay, où il avait passé la journée et où il s’était attardé un peu trop à pinter avec de bons garçons... Mais il n’en avait pas pris assez pour ne pas voir sa route ; et d’ailleurs ceux qui l’ont accusé d’avoir un coup de soleil dans les yeux sont depuis convenus qu’il avait dit la pure et sainte vérité, et que ses yeux n’avaient pas été égalués. »



L’histoire du « compagnon du forgeron Dussaucey » est en outre modalisée par la mention qu’il aurait été « de tous les gens de Blanchelande celui qui pensait le moins à l’abbé de La Croix-Jugan », position rationnellement justifiée par son absence et à la messe et dans les cabarets, lieux où l’anniversaire de la mort de l’abbé a donné lieu à de profuses discussions. Aussi le lien cause-conséquence qui eût pu s’établir dans l’esprit du lecteur entre les discours sur le prêtre et son apparition hallucinée chez l’homme ivre, est-elle aussitôt reniée, ce qui la rend plus mystérieuse. En outre, quand bien même sa vision eût-elle été le produit de la témulence, le fait que la croyance en l’apparition du spectre de l’abbé de la Croix-Jugan se répand parmi les autres villageois laisse ouverte la voie de l’indétermination, et donc le fantastique. Cette scène centrale du roman livre donc plusieurs possibilités de lecture selon le point de vue adopté par le lecteur, et relever soit d’un fantastique grotesque marqué d’humour noir, soit d’un sublime macabre et tragique à visée moralisante.

Il en va de même dans la scène du miroir et du cœur mangé. La peur éprouvée par le cheval de Thomas Le Hardouey, qui semble percevoir les effluves « magiques » dégagées par le miroir, est l’élément inattendu qui plonge la scène, en la dramatisant, dans un authentique surnaturel, l’animal n’ayant, objectivement parlant, aucune raison d’être effrayé. Autre élément propice au doute, le fait qu’une fois entré (pour la première fois) dans la maison où loge l’abbé, Le Hardouey reconnaisse la salle vue dans le miroir : est-ce l’eau de vie qui le trompe, son courroux qui modifie sa perception, ou a-t-il vraiment « vu » ? Les deux fonctions du miroir s’opposent – celle, réaliste, d’un objet qui renvoie à un Le Hardouey frénétique son propre état mental et son appréhension, et l’autre, magique, d’un dévoilement du caché.

Les personnages ne croient vraiment et profondément aux sorts des pâtres, et donc au merveilleux, qu’une fois arrivés au bout de leur descente désastreuse dans la passion. C’est le cas tant de Jeanne (qui, de l’incrédulité envers les superstitions, finit par demander l’aide magique d’un pâtre) que de son mari. Thomas Le Hardouey est un contempteur des superstitions de ses semblables, mais la jalousie et la haine vont le conduire à croire au pouvoir des pâtres, jusqu’au summum de la superstition, puisqu’il se fie à la vision du miroir, dont il est, dans une perspective rationnelle, le véritable responsable (sa perception s’accordant avec sa crainte). Pour Philippe Berthier, cet effarement de Le Hardouey est le « symbole même de la déroute de la vie dite réelle face à des instances qui la dépassent. » Effarement qui s’exprime aussi dans la violence populaire qui vient s’abattre sur la Clotte. Par un invisible transfert, le sacrilège originel de Jeanne (qui regarde Jéhoël tandis que l’hostie est présenté, perd sa religiosité) entraîne le sacrilège de la foule[17], qui « jase » à l’enterrement. Tout est prêt pour qu’en voyant Clotilde, la violence se déchaîne, puisque le sacré a été bravé déjà à plusieurs reprises. C’est dans l’enceinte consacrée de l’église qu’on l’accuse d’être une sorcière. Commérages et superstitions se rencontrent[18] et, portés par un élan satanique, les personnages plongent en pleine violence, dans l’une des plus terribles scènes du roman. En auteur qui a lu Burke, Barbey d’Aurevilly exemplifie dans son œuvre le sublime de la terreur et de la violence, lié au fantastique, à travers les personnages individuels (les Bleus qui torturent l’abbé) ou bien la collectivité toute entière (les paroissiens de Blanchelande contre une Clotte épuisée et sans défense).

Mais cette croyance dans le merveilleux se limite à l’intérieur du récit et ne gagne pas le lecteur. Le texte ne peut donc pas entrer dans la catégorie du merveilleux, ni dans celle du « surnaturel expliqué[19] » ; en effet, il n’y a pas d’explication rationnelle absolue des évènements surnaturels à la fin de l’histoire ; le doute subsiste bel et bien et est volontairement entretenu. C’est dans cette mesure aussi que la notion d’« étrange pur », en suivant la classification établie par Tzvetan Todorov, qui la définit ainsi :



« Dans les œuvres qui appartiennent à ce genre [l’étrange pur], on relate des événements qui peuvent parfaitement s’expliquer par les lois de la raison, mais qui sont, d’une manière ou d’une autre, incroyables, choquants, singuliers, inquiétants, insolites et qui, pour cette raison, provoquent chez le personnage et le lecteur une réaction semblable à celles que les textes fantastiques nous ont rendu familières.[20] »



ne peut s’appliquer à l’ensemble du roman, bien qu’elle puisse à peu près correspondre à des passages en particulier. Il est difficile de contredire qu’un « souffle fantastique[21] » ou un effet fantastique[22] vente dans l’œuvre, du début jusqu’à la fin, et qu’il a aux yeux de Barbey une importance toute particulière, au-delà de l’attrait purement littéraire qu’il produit.

Femme noire
de :
Léopold Sédar Senghor



Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !
J'ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu'au coeur de l'Ete et de Midi, je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle.

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui grondes sous les doigts du vainquer
Ta voix grave de contrealto est le chant spirituel de l'Aimée.

Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:56

Ce que la présence et l’influence du fantastique permettent d’éviter, c’est la réduction du récit à la simple analyse psychologique, avatar d’une « pensée moderne » que l’auteur combat de toutes ses forces, et d’un déterminisme qui, en plus de soutirer à l’être humain sa part inhérente de mystère[23], entreprend sournoisement de limiter, voire d’anéantir, les possibilités de l’imagination. L’Homme et le Monde ne relèvent pas seulement du strictement rationnel selon lui ; tout ramener à la raison, c’est occasionner une perte. Or c’est justement ce qu’il advient dans son temps : un « nivellement positiviste » et une « adoration du constat due à la transformation de la science en modèle unique de toute activité intellectuelle[24] » ; Barbey n’entend pas accepter sans lutte le fait accompli[25].



« Laisser planer le doute, c’est refuser d’expliquer l’inexplicable, c’est dire que la vérité n’est pas à confondre avec la rationalité. L’irrationnel existe bel et bien, il est attesté par l’histoire, au sens de la mémoire collective, qui est tout ce qu’il y a de plus vrai[26]. »



C'est surtout à travers l'incipit polémique que l'on pressent les intentions de l'auteur, qui s'oppose à la « prétention » de « [son] époque, grossièrement matérialiste et utilitaire [...] de faire disparaître toute espèce de friches et de broussailles aussi bien du globe que de l'âme humaine ». Tout le contraire d’une dispensable prolalia, ce début du roman permet de mieux comprendre l’utilisation du fantastique. En plus de ne procurer que « de malheureuses connaissances tout à fait incomplètes », la tendance positiviste de l’époque « ne comprend plus » et agresse « les divines ignorances de l'esprit » (Barbey évoque, plus loin, au contraire, la « poésie de l’ignorance »). Pour Barbey, opposant au réalisme, l’on ne peut pas atteindre le réel par la seule observation, superficielle, du monde constatable, et surtout pas le confondre avec le vrai dans cette perspective : la réalité est plus complexe et demande d’être creusée[27]. Ainsi pour lui y-a-t-il, analyse Philippe Berthier, « beaucoup plus dans l'homme que tout ce dont l'homme peut faire consciencieusement l'inventaire » : « l'analyse la plus fouillée laisse nécessairement passer ce qui doit lui apparaître comme résidu non identifiable, alors que, pour un chrétien, s'y enracinent les vocations essentielles, celles qui appellent vers la vérité ou convoquent à la faute[28]. » La dimension fantastique a pour vocation de faire apparaître « une limite indépassable : celle du mysterium tremendum auquel se heurte tout homme dès qu’il considère [...] les potentialités négatives de sa nature [et] le surnaturel qui se trouve au fond d’un tel gouffre[29] ». Elle s’inscrit donc dans une stratégie à la fois littéraire, parce qu’elle promeut une certaine esthétique à contre-courant, et spirituelle, parce que valoriser ou présenter l’énigme comme part nécessaire du réel, c’est préserver ce qui se fonde sur elle, le religieux. Religieux qui est défendu sur ce point par le narrateur :



« Ce que j'estime infiniment plus que toutes les histoires, l'irréfragable attestation de l'Eglise, qui a condamné, en vingt endroits des actes de ses Conciles, la magie, la sorcellerie, les charmes, non comme choses vaines et pernicieusement fausses, mais comme choses REELLES, et que ses dogmes expliquaient très bien. Quant à l'intervention de puissances mauvaises dans les affaires de l'humanité, j'ai encore pour moi le témoignage de l'Eglise, et d'ailleurs je ne crois pas que ce qui se passe tout à l'heure dans le monde permette aux plus récalcitrants d'en douter. »



Le religieux apparaît bel et bien sous la forme positive de la religion chrétienne, mais cet aspect est d’abord occulté par son envers, la face diabolique, prédominante. Le Diable occupe en effet une place importante dans le récit : les personnages s’y réfèrent abondamment, que l’évocation soit directe ou imagée, et le narrateur la reprend à son compte. Sa première mention, faite non loin de l’incipit : « le Taureau Rouge semblait bâti par le diable devenu maçon pour l’accomplissement de quelque dessin funeste », en annonce bien d’autres – vingt-quatre occurrences du terme exact, plus encore de ses dérivés ou synonymes. La Croix-Jugan, ce diable plutôt que prêtre est presque systématiquement comparé à l’archange déchu. S’il est comparé dans sa jeunesse, pour la beauté de son visage, à « Saint-Michel tuant le dragon », c’est plutôt au Dragon, au diable, qu’il fait penser – assimilation fréquente, qui fait dire à Nônon qu’à voir ce prêtre, c’est plus au démon qu’elle pense aussitôt, qu’à un ministre de Dieu. Les pâtres sont également considérés comme ses serviteurs, notamment celui qui, mal traité par Le Hardouey, cherche à se venger sur Jeanne, et exulte lorsqu’il découvre le corps sans vie de l’ensorcelée :



« Sa face de céruse écrasée avait une expression diabolique, si bien que les vieilles crurent voir le Diable, qui, d’ordinaire, ne rôde que la nuit sur la terre, se manifester, pâle, sous cette lumière, en plein jour, et elles s’enfuirent, laissant là leur linge, jusqu’à Blanchelande, pour chercher du secours. »



La présence du diable en arrière-plan des récits impose, en contrepoids, comme dans un dithéisme, la reconnaissance de Dieu. Pour Pierre Glaudes, selon d’Aurevilly « c’est par le diable que les modernes peuvent arriver à Dieu. Traité de la sorte, un sujet qui passe pour inconvenant est racheté par "la beauté de la peinture" et – complément indispensable – par "l’impression tragiquement morale" que cette peinture laisse "dans les cœurs"[30]. » Barbey, qui croyait « à l’ingérence des puissances occultes dans le monde humain[31] », a exprimé cette idée dans les Diaboliques,



« l’auteur qui croit au diable et à ses influences dans le monde, n’en rit pas, et il ne le raconte aux âmes pures que pour les épouvanter[32]. »



« Pour les épouvanter » : effet littéraire, donc, romanesque (plaisir et fascination mêlés d’effroi éprouvés face à ces scènes fortes), mais aussi moral. Les débordements de passion et de violence, les actes odieux de personnages sataniques, s’insèrent dans la position morale de Barbey d’Aurevilly, qu’il considère chrétienne, mais par les voies détournées de l’inversion et du renversement.



« De par le catholicisme, il n’est interdit, ce me semble, à personne de raconter un fait de passion si terrible, si criminel qu’il soit, d’en tirer des effets de drame, d’éclairer un gouffre dans le cœur humain, quand même il y aurait au fond du sang et de la fange, enfin d’écrire un roman (le roman, c’est de l’histoire possible quand elle n’est pas réelle ; c’est de l’histoire humaine) pour peu que ce roman ne soit pas une prédication d’erreur, car voilà la réserve[33] ! »



On comprend dès lors que le fantastique de l’Ensorcelée s’inscrit résolument dans un cadre chrétien[34], même si l’auteur ne se fait guère d’illusions sur l’efficacité (et même parfois sur la possibilité) du message profond que porte son roman. Ce cadre est porté par les références judéo-chrétiennes qui parsèment le récit[35], parmi les autres superstitions, païennes. Le fantastique chrétien s’articule du côté positif autour du personnage de la Clotte, qui subit une conversion tardive foudroyante à l’issue de la mort de Jeanne, qu’elle pressent étrangement avant de l’apprendre de la bouche de la petite voisine qui vient à son chevet. Enfin capable de prier en toute sincérité, la Clotte reçoit l’énergie nécessaire pour arriver seule à l’église malgré son infirmité, à l’issue du parcours presque christique qui concrétise sa rédemption. Et, lorsque La Croix-Jugan la retrouve mourante dans la lande, l’ardeur martiale qui l’a d’abord dominé se calme et on le voit agir pour la première fois véritablement comme un prêtre – mais l’orgueil l’habite encore, et son discours se révèle ambigu, oublieux que la salvation de Clotilde dépend non pas de son « cœur » ruiné par l’orgueil, mais du « grand cœur de Dieu ». Le sort réservé à Jéhoël témoigne à la fois de l’influence du Malin et du jugement de Dieu. Sa survie tient d’un « miracle » que le récit passe à moitié sous silence : « Qu’arriva-t-il après leur départ ? un tel détail n’importe guère à cette histoire. Qu’on sache seulement que le Chouan défiguré ne mourut pas. » Au contraire, dans son assassinat, l’incertitude demeure quant à l’identité du meurtrier – est-ce vraiment Le Hardouey ? Les pâtres qui l’accusent ne le font-ils pas par intérêt et par vengeance ? Et, si c’est Thomas Le Hardouey, n’est-il pas devenu comme le bras de la volonté divine, voulant empêcher que ce prêtre impur procède au sacrement ? L’incertitude demeure, mais la finalité morale est transparente, dans ce passage comme dans celui, paroxysmique, de la messe de minuit faite par le spectre de l’abbé. Comme l’écrit M. Wandzioch, « le secret que l'auteur nous promet de découvrir [il ne le] révélera pourtant pas. Cette manière d'écrire correspond tout à fait à la recette éprouvée du conte fantastique selon laquelle le mystère est toujours insoluble, tout éclaircissement refusé et le doute subsiste nécessairement[36]. »


Souffles
de :
Birago Diop



Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 9:58

D’Aurevilly souligne dans le texte même que « le seul mystère [...] est celui des passions humaines » : les éléments surnaturels sont un prétexte pour les révéler, les déchaîner, en dévoiler les abîmes insondables, et leur part d’inexplicable ; ils sont les outils permettant à l’auteur de « faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin ». Comme l’affirme Magadelna Wandzioch, « l'accent est [mis moins] sur la matérialité des phénomènes surnaturels que sur la vérité et la profondeur de l'expérience humaine concernant les faits inexplicables[37]. » L’intérêt se porte donc avant tout sur les « âmes passionnées » - celles, par exemple, de l’abbé, de la Clotte et de Jeanne qui « vibr[ent] toutes trois à l'unisson » lorsqu’ils évoquent les « temps passés » ; le problème, ce n’est pas que l’amour de Jeanne soit causé par une force surnaturelle, c’est que l’amour lui-même est une puissance inexplicable. Ce fantastique de la vie morale et psychique correspond à la tendance du romantisme français, mais « dépasse largement par son esthétique et sa technique particulière, les limites assignées au genre fantastique au cours du XIXe siècle[38] », d’abord parce qu’il s’inscrit dans un roman et non dans une nouvelle, comme dans la plupart des cas à l’époque, mais aussi parce que Barbey va loin dans la relation qu’il établit entre les passions excessives et la possession surnaturelle[39]. L’assimilation du « merveilleux » (terme qui recouvre aussi à l’époque ce que l’on appelle aujourd’hui « fantastique ») au déchaînement de passions difficilement explicables dans le cadre de la seule rationalité est faite dans le texte :



« S’il y avait dans l’histoire de l’herbager ce qu’on nomme communément du merveilleux (comme si l’envers, le dessous de toutes les choses humaines n’était pas du merveilleux tout aussi inexplicable que tout ce qu’on nie, faute de l’expliquer ! »



Tous ces éléments permettent, en multipliant les effets, de s’intéresser au thème central du roman, la fascination, l’obsession passionnée provoquée par une personne (ici l’abbé de La Croix-Jugan, mais en moindre part les pâtres, la Clotte, etc.) ou un objet/lieu (la Lande, l’église, le cimetière) sur les autres[40] ; dans cette perspective, le sens précis à donner au titre, « l’ensorcelée », importe moins que la figuration et le traitement du sujet dans le roman. Dans cette perspective, le fantastique aurevillien constitue un moyen, une technique grâce auquel Barbey peut poursuivre et approfondir l’ambition déjà présente dans Une vieille maîtresse[41], celle de faire une grande œuvre où un "je ne sais quoi tout-puissant" » formé en partie par le fantastique, « au lieu de ramener les passions à une "réalité dégoûtante", leur donne le "tragique idéal" qui les métamorphose en objets esthétiques[42] » dont les interprétations sont larges et plurielles[43]. C’est bien de cela qu’il s’agit dans l’Ensorcelée : le fantastique habitant le récit, nous ensorcelant à notre tour, nous entraîne à découvrir nous aussi, le temps d’une lecture autant plaisante que fascinante et troublante, les abîmes « des passions humaines ».


Travaux cités

Berthier, Philippe. L'Ensorcelée, Les Diaboliques : une écriture du désir. Honoré Champion, 1987.

Bouvet, Rachel. Étranges récits, étranges lectures: essai sur l'effet fantastique. PUQ, 2007.

Colla, Pierre. L'univers tragique de Barbey d'Aurevilly. Renaissance du livre, 1965.

Djourachkovitch, Amélie, et Yvan Leclerc. Province Paris: topographies littéraires du XIXe siècle : actes du colloque de Rouen, 19 et 20 mars 1999. Publication Univ Rouen Havre, 2000.

Glaudes, Pierre. «"Barbey d’Aurevilly, le roman et la question morale", Les moralistes modernes.» Fabula. 30 Octobre 2010. http://www.fabula.org/colloques/document1305.php (accès le 11 5, 2010).

Heede, Philippe van den. Réalisme et vérité dans la littérature. Saint-Paul, 2006.

Jarrot, Sabine. Vampire dans la littérature du XIXe au XXe siècle. L'Harmattan, 1999.

Michel Crouzet, Didier Philippot, Fabienne Bercegol. La pensée du paradoxe: approches du romantisme : hommage à Michel Crouzet. Presses Paris Sorbonne, 2006.

Pascale Auraix-Jonchière, Alain Montandon. Poétique des lieux. Presses Univ Blaise Pascal, 2004.

Rogers, Brian G. The novels and stories of Barbey d'Aurevilly. Librairie Droz, 1967.

Todorov, Tzvetan. Introduction à la littérature fantastique. Paris: Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », (1968) 1970.

Wandzioch, Magdalena. Le romanesque horrifiant de Barbey d'Aurevilly. Uniwersytet Śląski, 1991.







[1] Barbey d’Aurevilly, cité dans (Pascale Auraix-Jonchière 2004), p.261.

[2] (Dimopoulou 2005), p.165.

[3] Nous soulignons.

[4] (Djourachkovitch et Leclerc 2000), p.200-201.

[5] (publié chez J. Techener à Paris en 1845).

[6] (Berthier 1987), p.78.

[7] Nous soulignons.

[8] Marcel Proust, lecteur de Barbey, fait dire au Narrateur, dans La prisonnière, « Ces phrases-types, que vous commencez à reconnaître comme moi, ma petite Albertine, [...] ce serait, par exemple, si vous voulez, chez Barbey d’Aurevilly, une réalité cachée, révélée par une trace matérielle, la rougeur physiologique de l’Ensorcelée, d’Aimée de Spens, de la Clotte [...] ». Ce thème de la rougeur est effectivement un motif dans l’œuvre de d’Aurevilly.

[9] (Soutet 2004), p.75.

[10] (Soutet 2004), p.77.

[11] (Soutet 2004), p.76.

[12](Johannessen 2008), p.187.

[13](Berthier 1987), p.81.

[14](Berthier 1987), p.163.

[15](McIntosh 2002), p.165.

[16] p.645.

[17] p.647.

[18](Aynesworth 1983), p ?.

[19] (présente dans la classification établie par Todorov).

[20] (Todorov (1968) 1970), p.51-52.

[21] (Au sens où l’entendent Jacques Finné et Sabine Jarrot : « Dans le souffle fantastique, il y a oscillation entre raison et fantastique, une série de faits mystérieux bouleverse l'ordre établi. Cet effet s'obtient par divers moyens : "vocabulaire spécialisé, poncif de décors, de personnages, de situations, voire par une stylistique particulière. » cité in (Jarrot 1999), p.77.

[22] (Bouvet 2007).

[23] Barbey d’Aurevilly : « le mystérieux, le merveilleux, le religieux [sont] choses synonymes », in Les historiens politiques et littéraires, Paris, Amyot, 1861, p.145.

[24] (Michel Crouzet 2006), p.18.

[25] Dans les années 1840-1850 (l’Ensorcelée date de 1852), la Normandie a un autre visage qu’à l’époque évoquée dans le récit, où, écrit Barbey, les habitants de Lessay baignent encore dans l’ignorance et la superstition. Amélie Bosquet, compilatrice de La Normandie romanesque et merveilleuse, écrit au début de son ouvrage, qui a pu inspirer Barbey d’Aurevilly : « A mesure [...] que l'esprit des masses secoue le joug des préjugés, et qu'il se débarrasse des vaines rêveries de la superstition, on met autant de soin à désapprendre, à oublier les enseignements traditionnels, qu'on en apportait naguère à les retenir et à les conserver [...] Si vous interrogez présentement, sur cette matière, les habitants de nos campagnes, il s'en trouvera beaucoup, parmi eux, qui interpréteront votre innocente curiosité comme une mordante raillerie, et qui refuseront même, avec dédain, de vous communiquer quelques-uns de ces contes naïfs dont ils étaient jadis les infatigables propagateurs. » (p.10-11) Barbey essaie en quelque sorte de juguler cette déperdition, cette tendance qui remplace le génie populaire, moral, par une rationalité à son avis boiteuse.

[26] (Dimopoulou 2005), p.164.

[27] (Heede 2006), p.74.

[28] (Berthier 1987).

[29] (Glaudes 2010).

[30] (Glaudes 2010).

[31] (Colla 1965), p.79.

[32] Barbey d’Aurevilly, Première Préface aux Diaboliques.

[33] Lettres à Trebutien, II, 19-26

[34] « Barbey met en ouvre une esthétique du mystère d’inspiration religieuse », (Glaudes 2010).

[35] (Miguet-Ollagnier 1990), p.106.

[36] (Wandzioch 1991), p.71.

[37] (Wandzioch, Les avatars de la magie dans quelques romans de Barbey d'Aurevilly 1993), p.117.

[38] Ibidem.

[39] (Rogers 1967), p.57.

[40] (Berthier 1987), p.67.

[41] (Berthier 1987), p.71.

[42] (Glaudes 2010).

[43] (Berthier 1987), p.95.

Ses exploits sont maintes fois cités,

son nom fait l’unanimité,

sa philosophie a droit de cité,

son image est une icône sanctifiée.

Chacun y va de son idée

pour revendiquer telle ou telle qualité :

la bravoure du Ché,

les dribbles de Pelé,

le punch de Cassius CLAY

ou le groove de Bob MARLEY.
http://www.poesies.biz/poesie-100-Entrez_dans_la_legende.html

Oz The Great And Powerful
https://www.youtube.com/watch?v=ewhqflKjY1A

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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 10:09

Si tu peux marcher, tu peux danser. Si tu peux parler, tu peux chanter…
Citation n° 3607 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : La Voix
Ajouté par Sylvain

Si tu te tappes la tête contre une cruche et que sa sonne creux,
n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide…
Citation n° 3606 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : La Rumeur
Ajouté par Yanis


Même le poisson qui vit dans l'eau a toujours soif
Citation n° 3605 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Camerounais  
Ajouté par Sylvain

Soulève ta charge jusqu'au genou , on t'aidera à la mettre sur la tête !
Citation n° 3603 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  La Lune
Ajouté par Sylvain


Si tu sèmes une épine, quand elle poussera, elle te piquera
Citation n° 3602 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Sango  
Ajouté par Sylvain

Si tu regardes une image très laide, vérifies que ce ne soit pas ton reflet...
Citation n° 3601 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Le Verbe
Ajouté par Sylvain

Ne repousse pas du pied la pirogue qui t'a déposé sur la berge.
Citation n° 3600 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Le Mouvement
Ajouté par Yanis

Celui qui a planté un arbre avant de mourir n'a pas vécu inutilement
Citation n° 3599 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Béninois  
Ajouté par Sylvain

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux
Citation n° 3582 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Bambara  
Ajouté par Sylvain

Ne te lasse pas de crier ta joie d'être en vie et tu n'entendras plus d'autres cris.
Citation n° 3581 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Touareg  
Ajouté par Sylvain

L'homme a inventé la montre, mais Dieu a inventé le temps.
Citation n° 3580 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Touareg  
Ajouté par Sylvain

Dieu n'a fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur terre que chacun se crée.
Citation n° 3576 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Proverbe Bamikele  
Ajouté par Sylvain

Au bout de la patience, il y a le ciel.
Citation n° 3575 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  Le Temps
Ajouté par Sylvain

Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.
Citation n° 3574 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  La Source
Ajouté par Yanis



Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.
Citation n° 3573 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  Le Sensoriel
Ajouté par Yanis


Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes.
Citation n° 3571 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  Le Regard
Ajouté par Yanis

On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
Citation n° 3570 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Le Savoir
Ajouté par Yanis

Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle.
Citation n° 3569 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Le Regard
Ajouté par Yanis

L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli.
Citation n° 3568 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : Le Néant
Ajouté par Yanis

Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.
Citation n° 3566 :  Proverbes Africain , Africaines
Source :  Le Moine et Le Religieux
Ajouté par Yanis

Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé.
Citation n° 3565 :  Proverbes Africain , Africaines
Source : La Femme
Ajouté par Yanis

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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 10:15

Solomon Kane est un film fantastique franco-britannico-tchèque réalisé par Michael J. Bassett, adapté du personnage Solomon Kane de l'écrivain américain Robert Ervin Howard et sorti en France le 23 décembre 20091. Il est sorti en Espagne le 1er janvier 20102 et fait l'objet d'une sortie limitée aux États-Unis en septembre 2012.

Ce film est interdit aux moins de 12 ans.

Synopsis

XVIe siècle... Pendant l'attaque d'une mystérieuse forteresse quelque part en Afrique du Nord, le redoutable capitaine Solomon Kane voit ses hommes éliminés un par un par des créatures démoniaques. Il finira seul face à l'envoyé du diable venu pour s'emparer de son âme corrompue.

Kane parvient à s'échapper, mais il sait qu'il doit maintenant se racheter en renonçant à la violence. Sa nouvelle spiritualité ne tarde pas à être mise à l'épreuve lorsqu'il revient dans une Angleterre dévastée par des hommes diaboliques à la solde d'un être masqué, terrifiant, l'Overlord...
Fiche technique

Réalisation : Michael J. Bassett
Scénario : Michael J. Bassett
Musique : Klaus Badelt
Directeur artistique : Ricky Eyres
Décors : David Baxa
Costumes : John Bloomfield
Photographie : Dan Laustsen
Montage : Andrew MacRitchie
Producteur : Paul Berrow, Samuel Hadida et Kevan Van Thompson
Sociétés de production : Davis-Films, Czech Anglo Productions et Wandering Star Pictures
Distribution : Metropolitan Filmexport
Budget : 45 000 000 $
Format : 2,35:1 - couleurs
Pays d'origine : Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de la France France, Drapeau de la République tchèque République tchèque
Langue : anglais
Genre : Film fantastique
Durée : 104 minutes
Dates de sortie3 : Drapeau de la France France : 23 décembre 2009, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : 19 février 2010

Distribution

James Purefoy (VF : Joël Zaffarano) : Solomon Kane
Rachel Hurd-Wood (VF : Joséphine Ropion) : Meredith Crowthorn
Pete Postlethwaite : William Crowthorn
Alice Krige : Katherine Crowthorn
Jason Flemyng : Malachi
Max von Sydow : Josiah Kane
Mackenzie Crook (VF : Jérémy Prévost) : Père Michael
Samuel Roukin (en) (VF : Cédric Ingard) : Marcus Kane
Ben Steel (en) : Fletcher
Matthew Blood-Smyth : Merton
Mark O'Neal : Soldat de Kane
Robert Orr : Soldat de Kane
Richard Ryan : Soldat de Kane
Ian Whyte : L'envoyé du Diable
Robert Russel (III): Abbot
James Babson : L'homme au crâne rasé
Patrick Hurd-Wood : Samuel Crowthorn
Rory McCann : McNess

Box-Office
Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Alt=Image de la Terre Mondial4 15 000 000 $ 1er juillet 2010
Drapeau des États-Unis États-Unis4
Drapeau de la France France5 361 764 entrées 27 janvier 2010 5

Sorti dans 15 pays, le film récolte seulement 15 000 000 $, du 25 décembre 2009 au 1er juillet 2010. Les recettes engrangées représentent seulement un tiers de son budget de 45 000 000 $.
Autour du film

À 1 minute 20 de la bande-annonce française, on peut apercevoir une scène qui se déroule dans une grotte où Solomon Kane se bat contre des hommes. Cette scène ne figure pas dans le film. Dans son intégralité, elle dure 1 minute 40 et, si elle n'est pas présente dans les 100 minutes que dure le film (durée française), elle est visible, comme scène coupée, dans le DVD & Blu-Ray avec une intro du réalisateur.

Un anachronisme peut se remarquer au début du film. En effet lorsque Solomon Kane et ses hommes attaquent la forteresse musulmane, les navires anglais arborent l'Union Jack comme pavillon. Pourtant l'intrigue générale du personnage se déroule, selon les romans originaux, au XVIe siècle alors que la première ébauche de l'Union Jack (présentée dans le film et mélangeant les drapeaux de l'Angleterre et de l'Écosse) n'a été créé qu'en 1606, au XVIIe siècle, et adopté comme drapeau officiel du royaume de Grande-Bretagne qu'en 1707.

Un second, dans la première partie, quand le jeune garçon de la famille qui recueille Kane parle d'Amérique(s).
Voir aussi
Notes et références

↑ Descriptif de Solomon Kane sur IMDB [archive]
↑ Extracine, magazine virtuel espagnol [archive]
↑ (en) Solomon Kane [archive] sur l’Internet Movie Database
↑ a et b (en) [1] [archive]
↑ (fr) [2] [archive]

Liens externes

(en) Solomon Kane [archive] sur l’Internet Movie Database
Site officiel [archive]
Solomon Kane [archive] sur Allociné



"Si tu poses des questions, tu n'obtiendras que des réponses !"
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Mieux vaut une sardine sur le gril que deux pigeons qui volent."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Donne ton chien au crocodile, il te réclamera ta femme."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"L'homme détient une liste à remplir qui n'est jamais close."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Chaque homme a son point faible."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Si tu as 100 personnes à commander, tu dois avoir 100 bâtons différents."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Nul sentier ne conduit à l'arbre qui ne porte pas de fruits."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Il n'existe pas d'amour sans paix ni la paix sans amour, sinon l'hypocrisie."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons xhosa (1998)

"On existe qu'à travers les autres."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons xhosa (1998)

"Aimons naître, aimons vivre, aimons mourir : le néant n'existe pas."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Qui possède un pilon n'utilise pas ses dents."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Il vaut autant jeter l'arbre au feu que de le changer de place."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (2002)

"Un malchanceux, même si on le met dans un pot de graisse, en sortira sec."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (2002)

"Même si tu donnes du foie à un malchanceux, il y trouvera un os."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (2002)

"Le malchanceux qui ramasse une fortune, elle lui tombe des mains."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (2002)

"Tout va mal quand la patience manque."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Si tu joues avec un chien, il te léchera la figure."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)

"L'espérance est le pilier du monde."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)

"Quand la malhonnêteté a construit une maison, elle la détruit."
Proverbe africain ; Proverbes malinkés de Guinée (1905)

"L'on ne préfère personne à son ami mais l'on ne préfère aucun ami à soi-même."
Proverbe africain ; Proverbes bamilékés du Cameroun (1962)

"La débauche est une chasse ouverte, elle n'a pas de gibier préféré."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"Qui s'adonne à la débauche détruit son foyer."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"Qui est trop familier finit pas se faire mépriser."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)

"Petit à petit le coton devient pagne."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1822)

"Le vent agite les feuilles des arbres comme la mort secoue les hommes."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)



"Le fautif se reconnaît à sa parole."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1822)

"Qui apporte la cola, apporte la vie."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"Toute bouche rouge n'est pas bouche de sorcier."
Proverbe africain ; Proverbes des Bantous (1905)

"L'homme debout a emporté la part de l'homme assis."
Proverbe africain ; Proverbes des Bantous (1905)

"Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel."
Proverbe africain ; Proverbes des Bantous (1905)

"L'eau lave la personne, mais c'est Dieu qui la purifie."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)

"On ne lave pas la figure du singe dans sa propre bassine."
Proverbe africain ; Proverbes et expressions africaines (1998)

"On n'apprend pas à quelqu'un à goûter ce qui est sucré."
Proverbe libérien ; Le Liberia en proverbes (1905)

"L'orphelin doit savoir vivre de peu."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"Dieu a fait les blancs, Dieu a fait les noirs, c'est le démon seul qui fait les métis."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Il faut un village pour éduquer un enfant."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Le devoir des plus forts est de soutenir les plus faibles."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"Ce qui sera consommé par ennemi, ne le refuse pas à ton prochain."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"Une fois c'est oublier, deux fois c'est méchanceté."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"L'orphelin vole là où il a cultivé."
Proverbe africain ; Le Bahunde en proverbes (1905)

"La promesse est plus contraignante que la dette."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"Point de jouvence qui dure dix ans."
Proverbe africain ; Proverbes tutsis du Burundi (1905)

"Un lion ne prête pas ses dents à un autre lion."
Proverbe africain ; Proverbes et dictons africains (1962)

"La mère est celle qui prend le couteau par la lame."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

"L'homme généreux est souriant ; l'avare est contracté."
Proverbe zaïrois ; Le Zaïre en proverbes (1905)

"Le coléreux se fait du tort à lui-même."
Proverbe africain ; Le Rwanda en proverbes (1905)

"Qui règne ne régnera pas toujours."
Proverbe africain ; Le Mali en proverbes (1905)

"L'arbre sec (faible) s'appuie sur le vert (fort)."
Proverbe africain ; L'Afrique en proverbes (1905)

VISIONS SUR LE VERBE ET L'ORIGINE
REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY La chouette effraie

Danny Elfman -- Alice's Theme (LYRICS)
https://www.youtube.com/watch?v=jotrTRAyoV8
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 10:37

Enigma - Return To Innocence
https://www.youtube.com/watch?v=Rk_sAHh9s08

Description

« Solomon Kane était un homme grand et maigre ; son visage très blanc et ténébreux, ses yeux profonds et rêveurs étaient rendus encore plus sombres par le costume foncé et austère de Puritain qu’il aimait porter. »1. Solomon Kane, anglais du XVIe siècle nous est ainsi décrit par Robert E. Howard, surtout connu pour la plus célèbre de ses créations : Conan. Antithèse du fameux Cimmérien, Kane apparaît comme un homme sobre, taciturne, fuyant le vin et les femmes, ne se livrant à l’aventure que lorsqu’un « plan céleste » l’exige. Son nom fait directement référence à la sagesse du Roi Salomon et à la malédiction de Caïn, coupable d'avoir tué son frère Abel et chassé de l'Eden par Dieu. Ses aventures font la part belle au fantastique et relèvent de la sword and sorcery, un sous-genre de la fantasy.
Solomon Kane et le fanatisme religieux

Bras vengeur de Dieu armé d'une épée et de ses deux pistolets, le personnage est un véritable fanatique à l'obstination proche de la folie quand il s’agit de traquer le Mal sous toutes ses formes. Il n'est pas rare de voir Solomon se jeter dans la bataille avec une confiance aveugle (voire suicidaire), l’œil étincelant d’excitation. Prêt à mourir pour son Dieu, certain de jouir du bonheur éternel pour sa bravoure, obéissant à un dessein dépassant – du moins le croit-il – sa propre volonté. Son combat est juste, il ne peut donc échouer. Et quand il s’agit d'administrer son juste châtiment à l’assassin, il considère que Dieu l’autorise à tuer. Ainsi, en bon fanatique, Kane s’autorise par délégation céleste à accomplir ce qu’il reproche précisément à ses victimes : le meurtre.

Solomon Kane échappe cependant à l’étiquette d’intégriste qu’on pourrait facilement lui coller dans un contexte contemporain en considérant le manichéisme tranché de l'univers où il évolue. Le Bien et le Mal sont clairement identifiables chez Howard : sorciers, vampires, zombies, etc. constituent la majeure partie du bestiaire auquel le Puritain se voit confronté. Le Mal auquel s’attaque Solomon Kane est infernal, diabolique, immédiatement reconnaissable. Sous cet angle, son fanatisme nous paraît donc justifié et permet l’assentiment du lecteur pour son comportement et ses agissements.

En outre, Solomon Kane est très éloigné de l’inquisiteur borné et sadique que l'on assimile généralement au fanatisme religieux. Sage, compatissant, protecteur des faibles, l’homme relève plus de l’archange guerrier luttant contre le Diable plutôt que du bourreau moralisateur (tels que le Punisher). On ne voit jamais Solomon Kane châtier des êtres coupables de menus péchés : bien qu’obéissant à une morale puritaine très stricte, il ne l'applique qu’à sa seule personne.

Son intégrisme se limite donc aux seuls criminels, et il ne s'intéresse pas aux hommes qui ont sombré dans la « débauche » et la « décadence » (d’un point de vue puritain) tant qu’ils ne nuisent pas à leurs semblables. On le voit même faire preuve de compréhension et de compassion pour un esprit vengeur, avant de l'aider à accomplir sa vendetta en lui offrant sa proie sur un plateau pour stopper ses massacres aveugles (Des Crânes et des Étoiles).
Solomon Kane et la passion

Personnage des plus ambigus, sinon paradoxal, Solomon Kane justifie donc sa passion pour l’aventure, le voyage et les combats par la volonté du Ciel. Il est impensable pour lui de reconnaître qu’il agit simplement pour son plaisir. C’est là une autre singularité de Kane, passionné par sa croisade, mais qui s’obstine à masquer sa fougue sous un masque d’austérité ; car on ne peut lutter contre le Mal en y prenant goût, le plaisir étant - de son point de vue - malsain. Mais Solomon Kane est avant tout un justicier, or on ne peut aimer la justice sans passion.

Il n’est pas rare de le voir confronté, au début de son aventure, à un enfant en détresse sauvagement martyrisé par des brutes. Généralement, il s’agit là du déclencheur destiné à le pousser vers l'aventure, de la source du fanatisme aveugle de Kane : sauvegarder l’innocence en toutes circonstances et, si besoin est, laver dans le sang l’affront qui lui a été fait à n’importe quel prix.

Pendaison, viol, Howard ne renonce devant rien pour mettre le feu aux poudres du tempérament fanatique de son personnage : il traversera tous les océans et les continents (plusieurs de ses nouvelles se situent en Afrique), subira les lacérations des griffes d’un démon, mais il retrouvera l’assassin et le châtiera comme il se doit, sans jamais renoncer, tel l’œil de Dieu suivant Caïn dans sa tombe.

Éditions françaises

En 2 volumes (Solomon Kane & Le Retour de Kane) :

- Nouvelles Éditions Oswald (1981) puis Fleuve noir (1991) - Traduction de François Truchaud

Intégrale :

Éditions Bragelonne en 2008 (ISBN 9782352942047), puis rééditée en 2013 (ISBN 9782352947158) - Nouvelle traduction, introduction et postface de Patrice Louinet

Édition illustrée non censurée agrémentée d'un inédit contenant :

   Solomon Kane
   Des Crânes dans les Étoiles
   La Main Droite du Destin
   Bruits d'Ossements
   Les Collines des Morts
   La Lune des Crânes
   The One Black Stain
   La Noire Souillure
   La Flamme Bleue de la Vengeance2
   Poème sans titre (nommé Le retour de Sir Richard Grenville dans les précédentes éditions)
   Des Ailes dans la Nuit
   Des Bruits de Pas à l'Intérieur
   Solomon Kane's Homecoming
   Le Retour de Solomon Kane

Poèmes

Sur les autres projets Wikimedia :

   Solomon Kane's Homecoming, sur Wikisource

Le premier est écrit en 1578 The One Black Stain par Robert E. Howard publié dans The Howard Collector #2 en 1962, un autre en 1610 "Solomon Kane's Homecoming" publié dans Fanciful Tales en 1936.
Comics

Le personnage est adapté en comics :

   1973 : dans Monsters Unleashed! #1 Marvel Comics (Roy Thomas, Ralph Reese)
   1973 : dans Dracula Lives Marvel Comics (Alan Weiss)
   1974 : dans The Savage Sword of Conan (une vingtaine d'épisodes) Marvel Comics (Doug Moench)
   1975 : Kull and the Barbarians Marvel Comics (Alan Weiss, Neal Adams, Pablo Marcos)
   1976 : Marvel Premiere #33-34 Marvel Comics (Howard Chaykin)
   1979 : Marvel Preview #19 (Donald F. Glut, Will Meugniot, Steve Gan)
   1985 : à 1986 chez Marvel Comics The Sword of Solomon Kane #1-6, (mini série) (Bret Blevins, Ralph Macchio (comics), Steve Carr, Mike Mignola, Bill Sienkiewicz, Kevin Nowlan, Jim Shooter & Carl Potts éditeurs)
   1991 : The Conan Saga #50 Marvel Comics (Alan Rowlands, Steve Carr, Sandy Plunkett et Al Williamson)
   2008 : The Saga of Solomon Kane, #1-5 chez Dark Horse comics (Scott Allie, John Cassaday, Mario Guevara, Dave Stewart)
   2009 : The Chronicles Of Solomon Kane Dark Horse comics (regroupe toutes les histoires publiées chez Marvel)
   2010 : Solomon Kane: Death's Black Riders Dark Horse comics (Scott Allie, Mario Guevara, Darick Robertson)

Cinéma

Une adaptation cinématographique est sortie le 23 décembre 2009, James Purefoy joue son rôle.
Jeu de rôle

Le personnage a clairement servi d'inspiration pour l'archétype du répurgateur dans l'univers de Warhammer. Le répurgateur y est en effet décrit comme un personnage austère et déterminé dont l'occupation principale consiste à chasser les ennemis de l'humanité, principalement des démons, sorciers fous ou morts-vivants. Il est généralement représenté coiffé d'un chapeau puritain à larges bords, armé d'une épée et d'un ou plusieurs mousquets.

Solomon Kane a également inspiré plusieurs jeux de rôles. The Savage World of Solomon Kane, édité par Great White Games, fonctionne, comme le titre l'indique, selon le système Savage Worlds.

Solomon Kane est également le titre d'un jeu de rôle amateur, créé par Olivier Legrand et diffusé gratuitement3.
Notes et références

   ↑ Citation extraite de Solomon Kane, éd. Fleuve Noir (1981), traduction de François Truchaud
   ↑ Inédit.
   ↑ Le site de Solomon Kane JDRA [archive]

Solomon Kane
Alias Solomon Kane
Naissance 1549 (XVIe siècle) Devonshire, Angleterre
Espèce Humain
Activité Boucanier, moine, mercenaire
Pouvoirs Maitre d'armes épée, deux pistolets, force, foi en Dieu, âme maudite
Affiliation Kull, Conan, Red Sonja
alliés (John Silent, N'Longa)
Ennemi de Le Loup, The Fishhawk, le Démon sous différents formes
Créé par Robert E. Howard
Première apparition Weird Tales (aout 1928, USA)
Éditeurs Centaur Press / Bantam Books / Wildside Press / Baen Books / Marvel Comics / Dark Horse comics

Bruce Springsteen - Streets of Philadelphia
https://www.youtube.com/watch?v=4z2DtNW79sQ

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Dernière édition par yanis la chouette le Ven 15 Sep à 10:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Ven 15 Sep à 10:38

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

-----------------------------------------

Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
La chouette effraie

Tikkun Ha-Klali
https://www.youtube.com/watch?v=MPZhFy2c3Mc
TAY
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MessageSujet: Re: FANTASTIQUE AFRICAIN ET SORCELERIE de Barbey d'Aurevilly   Hier à 3:50

L'UNIVERS, LA SONDE CASSINI, YAHVÉ ET LA LAÏCITÉ
LA COLÈRE DU CITOYEN TIGNARD YANIS CONTRE LE FANATISME, LES CRUAUTÉS ET LEURS VIOLS
QU'ILS SOIENT ENGENDRÉS PAR LA FEMME ET L'HOMME...
REGARD DE YAHVÉ DANS LA CRÉATION SELON d'Ibrahim d'Abraham.
PAR TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS
CHACUN DIT QUE YAHVÉ NE PUT PORTER L'AMOUR EN MARIE, UN REGARD PAR LA SITUATION, ON PEUT AIMER SANS LA CRUAUTÉ ET LE PÉCHER: ANTIGONE. EN L'AMOUR DE LA FEMME, YAHVÉ RESSENTI UNE ÉMOTION AU REGARD DE ANTIGONE COMME DANS CELUI DE LA VIE; CETTE FORCE ÉTAIT L'AVANT: IL LA PRIA.
TAY

Yahweh, aussi écrit dans les publications Yahvé, Iahvé, Jéhovah, Yhwh ou YHWH
(de l'hébreu יהוה (yhwh)), est une divinité ouest-sémitique du Proche-Orient
ancien étroitement associée à l'Israël antique. Yahweh semble être une divinité nationale
ou ethnique vénérée dans les royaumes d'Israël et de Juda. Son sanctuaire principal
est le premier Temple de Jérusalem.
Terah (en hébreu : תֶּרַח) est un personnage de la Genèse et du Coran.
Il est fils de Nahor et père d'Abraham, de Nahor et de Haran, ainsi que
de Sarah par une autre union. Dans le Coran, il est appelé Azar, et
est le père (biologique ou adoptif) d'Ibrahim d'Abraham.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LA CHRYSALIDE DU PAPILLON EST COMME UN PATRIMOINE DE SAVOIR:
ELLE SE DÉVELOPPE, SE DISTINGUE ET MEURT DANS L'ARCHARNEMENT REPRODUCTIF.
TAY

LA GLOIRE N'EST PAS ÉPHÉMÈRE MAIS ELLE NE SE TRANSMET PAS:
LA TRANSCENDANCE DÉVELOPPE LA NATURE DE CONSCIENCE
SUR LE TEMPS DE FAIRE.
TAY

Minouska.KounakDenat‏ @minouska_kounak 3 juil.
AU VÉRITABLE DE L'EXISTENCE, IL EST DES SOUVENIRS QUI RESTENT GRAVÉS
DANS LE CONCEPT DE CONSCIENCE. CELA EST LA MÉMOIRE DU CŒUR:
L'ESPRIT.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LE 8 NOVEMBRE 1975 REGARDE LA LUNE EN MÉDITANT SUR SÉLÉNÉ
ET NAVIGUANT AVEC ARTÉMIS AUX LUEURS DE CASTOR ET POLLUX, DOUCE POLITIQUE.
TAY

Minouska.KounakDenat‏ @minouska_kounak 3 juil.
LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE DE LA PLÈBE ET Y'BECCA
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t399-la-personnalite-juridique-de-la-plebe-et-y-becca
Monsieur, JE SOULÈVE L'ASPECT DU JURIDIQUE PAR LA CONSCIENCE.!
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
AGNEAUX, FENRIR DIT QU'IL N'A JAMAIS MANGÉ DE CHATS OU BIEN,
IL Y A LONGTEMPS; LE GIBIER SERA SOUS SA PROTECTION DE GARDIEN DES FORÊTS.
TAY

LE COQ S'ESTOMPE POUR LAISSER APPARAÎTRE LE CHIEN
ET LA CHOUETTE EFFRAIE SE FAIT CONFIDENTE DES BICHES:
O ARTÉMIS, ME REVOICI SCORPION.
TAY

LE PASSAGE DU PASSÉ EN PASSIONNEL EST L'ÉTHIQUE DES PATRIMOINES,
DES ÉTATS, DES PERSONNES ET DES PRÉJUGÉS DE LA RAISON ET DE SES FORMES.
TAY

L'OMBRE DE ORION VA FAIRE ENTENDRE SA VOIX SUR LA GRANDE OURSE;
MAIS LA CHOUETTE VEILLERA SUR LES CHIENS ET LEURS CHIFFRES,
O FENRIR.
TAY

CONTRAIRE S'EST LE MÉLANGE DU CONCEPT ET CONTEXTE
FACE AUX ÉVÉNEMENTS PERMETTANT AINSI DE JAUGER L'ADVERSITÉ INDIVIDUELLE:
L'INSTANT.
TAY

L'AMOUR N'EST PAS UNE ADVERSITÉ MAIS IL EST TRISTE
QUE LA SOCIÉTÉ TRANSFORME L'AVENIR EN UNE CHASSE SANS ÉTHIQUE:
DIT ANTIGONE À CRÉON. TAY

CRÉON, CRÉON... ANTIGONE S'EST DONNÉ POUR MORTE...
TOUT COMME CELLE QUI A DONNÉ NOM AUX EXIGENCES
ET AUX EXISTENCES: O DOUCE NUIT, IRIS.
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 20 hil y a 20 heures
LE TABERNACLE OUVRE SON URNE ET URANUS SOULÈVERA LES PENSÉES
COMME LES VENTS ENGENDRENT LA GRANDE DÉRIVE DE LA GRAVITÉ:
L'UNIVERS EST.
TAY

UN SENTIMENT DE RECONSTRUIRE ENVAHI CELLES ET CEUX QUI TRAVAILLENT
LE TEMPS SUR LEURS CHAIRS: LE CHAGRIN ESTOMPE LE PLAISIR DES PARIS.
TAY

JE SUIS ET JE PENSE, SONT DEVENUS PLURIELS ET SINGULIERS
DANS L'EXISTENCE DE LA SURVIE DEVANT LA MEUTE DES JOUEURS
ET DES PARIEURS.
TAY

VOUS VOULEZ PARIEZ, CONSTRUISEZ LEURS STADES
ET VOUS REGRETTEREZ LES PHARAONS ÉDIFIANT LEURS PYRAMIDES:
ÉTABLISSEZ L'ÉVOLUTION SPATIALE.
TAY

O CASSANDRE, MÈRE DES ENFANTS D'AGAMEMNON, PUISSE TU
NOUS PARDONNER DES ERREURS D'ÊTRE ET DE NOTRE ARROGANCE
ENVERS DIEUX ET PHÉNOMÈNES.
TAY

LES GENS NE SE SOUCIENT PLUS DU TABERNACLE ET
SI BEAUCOUP AGISSENT INNOCEMMENT SUR LES PHÉNOMÈNES:
LEURS FAUTES EST OUBLIÉ LA PRUDENCE.
TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 19 hil y a 19 heures
BELLE ADVERSITÉ ET TENDRE AMOUR, JE VOIS TA DOUCE LUMIÈRE
DE TES YEUX ET LE REFLET DE TES MAINS EN TON SOURIRE:
JE T'AIME ET TU LE SAIS.
TAY

L'AMOUR ET L'ÉTHIQUE VIVANT EN L'AVENIR ET L'ADVERSITÉ;
LE MONDE DE L'ÉCRITURE EN MOUVEMENT DE L'EXISTENCE
APPELÉ L'ÉQUILIBRE: LA VIE.
TAY

EN L'UNIVERS, JE PORTE MON ESPÉRANCE ET MA MONNAIE
VERS LA PORTE OUVERTE DE LA MUSIQUE VERS LES NUAGES
DE LA FORME DE VIE: LA TERRE.
TAY

DANS LA CLARTÉ, JE PORTE MON ATTENTION SUR MA PLAINTE
ENVERS LES DEUX SOEURS QUI INJURIENT LA RÉPUBLIQUE:
L'OBJET ET L'OBOLE DES MORTS.
TAY

ANTIGONE MÊNE SES BREBIS DEVANT ABEL
ET LUI PARLE DES OASIS DE CAIN MAIS IL PLEURE SES AGNEAUX:
YAHVÉ REGRETTE SON GESTE VERS ABRAHAM.
TAY

LE PEUPLE S'EST LE VERBE ET LE VENT S'EST LA CONDITION
DE CEUX QUI S'EXPRIMENT CONTRE LES VIOLENCES,
LES VIOLS ET LES HOMICIDES: DIT SAÜL.
Y

SOUFFLENT DJINNS SUR LA MENTALITÉ DE CELLES
ET CEUX QUI TRANSFORMENT LA SOCIÉTÉ
POUR LEURS CONDITIONS AFIN D'ÊTRE LES PREMIERS ÉLÉMENTS.
TAY

ANTIGONE CASSANDRE ET MARIE SONT DES PIEUSES
AYANT UN CARACTÈRE FÉMININ BIEN PLUS FORT
QUE DES LÂCHES CACHER DERRIÈRE LEURS TESTICULES.
TAY

DAVID ET SAÜL COMME CAÏN DEVANT SES DEUX FRÈRES,
ABEL ET SETH DOIVENT ÊTRE EN HISTOIRE DE L'EXISTENCE
POUR LA SENSIBILITÉ DES ÉVOLUTIONS.
Y

LE CLANS DES MOUETTES ET SES TRIBUTS VONT SE RENDRE
DANS LES DÉSERTS, LES OCÉANS ET LES MOTS AFIN DE SAUVER
L'AGRICULTURE ET SON HONNEUR.
Y

VOUS AVEZ JUGÉ SAÜL DE S'ÊTRE ÉCARTER DU TABERNACLE;
LE SCARABÉE A OUVERT SON URNE AFIN DE FAIRE ENTENDRE
SON CHANT DE VIE: DIT DAVID.
TAY

CRÉON, CRÉON, ANTIGONE... SON CORPS N'EST PLUS COMME
CELUI DE VOTRE FILS... OEDIPE EST LIBRE ET N'A JAMAIS ÉTÉ
AUX TARTARES: LES VASES.
TAY

SACRIFICE DE CASSINI N'EST PAS LE BON VOULOIR DE L'HUMANITÉ;
C'EST L'ÉTABLISSEMENT DE LA PRUDENCE ET DE L'ÉVOLUTION
EN L'UNIVERS ÉTABLI.
TAY

LE TABERNACLE EST LAÏC; IL EST ÉTABLI SUR L'ÉTHIQUE SENTIMENTALE
ET MATHÉMATIQUES EN L'ÉVOLUTION ET LA RÉALITÉ:
LA RÉACTION DU PEUPLE.
TAY

LE MYSTÈRE DE ANTIGONE EST CELUI DU MYTHE
ET DE LA PASSION ENVERS LA NATURE, LE CROIRE ET L'ÉTHIQUE
COMME ORPHÉE ET CASSANDRE: DIT SAÜL.
TAY

LA CLARTÉ DE L'OBSCURANTISME EST DE COMPRENDRE,
DE SAVOIR ET D’ÊTRE LIÉE AUX LUMIÈRES AFIN D'ETRE
LE CARACTÉRISTIQUE: LA RAISON.
TAY

LA RAISON ET LA RÉPUBLIQUE DOIVENT ÊTRE EN HARMONIE
ET DANS L'ESSENCE DES DISCORDE CAR CHACUN PORTE
SON ASPECT REPRODUCTIF: LA VIE.
TAY

POURTANT, L'ESSENCE NE DONNE PAS DROIT AUX GASPILLAGES NUTRITIFS
ET D’ÉNERGIES CAR CHACUN PORTE EN SOI SA
CONSCIENCE: LA CULPABILITÉ.
TAY

DANS LE TABERNACLE, LES LOIS REPOSENT SUR L'HARMONIE
DE LA NATURE CAR MÊME EN LA DISCORDE RÈGNE L’ÉQUILIBRE DE LA VIE
SUR LA MORT: LA SURVIE.
TAY

LE CHAPELET, LES CHANTS, LES MANIFESTATIONS
ET LA PRIÈRE PERMETTENT L’EXTENSION DES MATIÈRES TOUT COMME
LE CRI DE LA MORT ENGENDRE LA TRISTESSE.
TAY

YAHVÉ DEMANDE UNE PORTE ET ANTIGONE OUVRE SON COEUR. ELLE
PRENDS UN AGNEAU ET LUI DIT: "TOUT COMME LE VEAU,
IL EST MON ENFANT. N'Y TOUCHE PAS.
TAY

ANTIGONE EN VIE ET SA FIERTÉ RÉSONNE DANS LE CŒUR DE YAHVÉ.
LE MYSTÈRE DE ANTIGONE EST CELUI DU MYTHE ET DE LA PASSION ENVERS LA NATURE.
TAY

EN L'AMOUR DE LA FEMME, YAHVÉ RESSENTI UNE VIVE ÉMOTION AU REGARD DE ANTIGONE
COMME DANS CELUI DE LA VIE; CETTE FORCE ÉTAIT UN AVANT: IL LA PRIA.
TAY

CHACUN PORTE A DIRE QUE YAHVÉ NE PUT PORTER L'AMOUR EN MARIE, UN REGARD
PAR LA SITUATION, ON PEUT AIMER SANS LA CRUAUTÉ ET LE PÉCHER: ANTIGONE.
TAY

LA LAÏCITÉ TRIOMPHANTE DE ANTIGONE LUTTE AVEC SA FORCE DEVANT LES SITUATIONS
TELLE LA FUREUR DE YAHVÉ ET DE SA MORT: JE TE SALUE MARIE ET RÉPUBLIQUE.
TAY

4 grandes découvertes sur Saturne que l'on doit à la sonde Cassini

Par Franck Daninos le 15.09.2017 à 09h50, mis à jour le 15.09.2017 à 14h00

La sonde s'est désintégrée dans l'atmosphère de Saturne :
retour sur les grandes découvertes scientifiques qu'elle aura permises.



Chronique d'une mort annoncée : à 12h31, heure française, ce 15 septembre 2017,
la sonde de la NASA Cassini s'est désintégrée dans l'espace. L'événement était à suivre
en direct sur le site de Sciences et Avenir. Ce sera l'épilogue d'une odyssée de 20 ans
dans l'espace, une aventure scientifique exceptionnelle qui aura permis des découvertes
significatives sur la planète Saturne et ses lunes. Voici lesquelles :
1. Un lien « génétique » établi entre anneaux et lunes

Grâce aux observations faites par Cassini, les scientifiques ont compris
que les anneaux — composés de fines poussières pour les anneaux externes
et de blocs de glace de quelques centimètres à plusieurs mètres de large
pour les principaux — n'ont rien d'une structure figée. " En vingt ans, raconte
Sébastien Charnoz, de l'Institut de physique du globe de Paris, nous avons vu
des blocs disparaître, des corps transitoires apparaître… et même des mini-satellites
se créer ! " Il existe en effet une continuité, une sorte de lien " génétique "
entre les anneaux et les satellites de Saturne, qui sont deux facettes
du même objet. Les modèles actuels expliquent d'ailleurs très bien comment
les débris que contiennent les anneaux s'agglutinent à partir d'une certaine
distance pour former de nouvelles lunes et s'éloigner de la géante gazeuse.
" Le système de Saturne est un formidable laboratoire naturel
pour suivre des processus d'accrétion, fait valoir l'astronome.
On comprend mieux, grâce à lui, comment les planètes elles-mêmes ont pu se former. "
2. Dans l’œil du cyclone

Le pôle nord de Saturne est coiffé d’une magnifique et mystérieuse structure nuageuse
de forme hexagonale où les vents soufflent à la vitesse de près de 350 km/h.
L’orbiteur Cassini est le premier à la visualiser entièrement à partir de 2007.
Chacun des six côtés mesure 13 800 kilomètres, soit davantage que le diamètre
de la Terre ! Pile au milieu, se trouve l’œil d’un cyclone de 2000 kilomètres de large,
axe autour duquel tourne l’hexagone, qui effectue une révolution complète en un peu
moins de 11 heures. Aucun modèle météorologique n’est parvenu jusqu’à maitenant à expliquer
sa formation et ses caractéristiques.
3. La grande tache blanche étudiée dans son intégralité

En 2010, Cassini observe dans l’hémisphère nord de Saturne
la gigantesque tempête saisonnière surnommée « la grande tache blanche »,
qui se manifeste en moyenne une fois par année saturnienne –
soit tous les 29 ans environ en temps terrestre.
Le phénomène est connu depuis le xixe siècle,
mais n’avait jamais pu être visualisé dans son intégralité.
Aux premières loges, Cassini n’en manque rien. En trois semaines,
la tempête grossit jusqu’à atteindre 17 000 kilomètres de diamètre !
Elle crache une dizaine d’éclairs par seconde ; et la température de la stratosphère
augmente localement de près de 100 °C, ce qui n’a été enregistré sur aucune autre planète.
La grande tache blanche, qui se déplace vers l’est, ne s’atténue qu’au bout de 267 jours
lorsque sa « tête » entre en collision avec sa « queue ».
Elle a donc fait un tour complet de la planète et couvert
5 milliards de kilomètres carrés.
4. Encelade pourrait receler une forme de vie

De l’eau liquide, des composés organiques et une source d’énergie…
« Personne ne s’attendait à trouver sur Encelade,
la sixième lune de Saturne par sa taille, les conditions propices
à l’émergence de la vie », relève Gabriel Tobie.
Cette découverte a lieu en 2005, quand Cassini détecte
d’étranges lueurs au niveau du pôle sud du satellite.
Il s’agit de geysers expulsant de la vapeur d’eau, des particules
de glace, des molécules carbonées et des minéraux !
Ils laissent présager que sous la surface gelée d’Encelade
circule un océan d’eau liquide, dont l’existence sera pleinement
confirmée en 2016 par la caméra de Cassini. De nombreux indices
collectés entre 2005 et 2016 par la sonde indiquent, par ailleurs,
que cet océan salé serait alimenté par des sources hydrothermales…
les mêmes qui, sur Terre, près des dorsales océaniques,
abritent des oasis de vie.

SONDE CASSINI EST UNE GRAINE QUI PEUPLERA LA VÉRACITÉ DE LA CRÉATIVITÉ DE LA MACHINE.
L'HOMME EST TEL ABRAHAM: L’ÉVOLUTION D'ANTIGONE.
TAY

REGARDS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS SUR LE TEMPS
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