Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI

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yanis la chouette



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MessageSujet: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:13

L'ANIMAL ET SON VIOLON OU L’ÂME ET LE CORPS

DANS LA LARGESSE DE L'ESPRIT, JE FOULE SUR L'ARROGANCE ET POINTE MON DOIGT SUR LES NUAGES.
JE NE CHERCHE PAS AUX DISTINGUÉS CAR CEUX-CI ME TROUVERONT SANS ME REGARDER EN PRÉTEXTANT
UN TERME D'ODEUR... L'ARROGANCE DU TERME SUR LE PARFUM TROUVE SES PRINCIPES SUR L'AIR PUR
QUI LAISSE AINSI LES ASPECTS DE LA VIE S’ÉVAPORER TOUT COMME IL FUT LE CAS AUX ORIGINES
QUI ALLAIENT ENGENDRER LE BIG BANG... AUX ESPRITS, O CLAMEURS DANS LE TERME DU TEMPS;
J'ABREUVE LA SOURCE DE MON INSPIRATION SUR TOI, SAGESSE ET AMOUR...
DANS UN CLAIR DE LUNE, J’INONDE LA CLARTÉ DE LA LUNE DE MA NUDITÉ D’ÂME AFIN DE DISTINGUER
LES ROUGEURS DE SA PALE FIGURE QUI N'EN EST PAS POUR AUTAN MORBIDE: TEL UN SOLEIL, JE SOULÈVE
LA POUSSIÈRE DE CELLE QUI FUT ET QUI RESTERA MA MUSE AU TITRE DE GRÂCE ET DE CHARITÉ.
AUX VENTS DE L'ESPRIT, JE RÉPONDS PAR LA MULTITUDE DES CONSCIENCES AFIN DE RECEVOIR UNE MULTITUDE
DE CONVICTION TOUT COMME LA VIERGE REÇU DES ASTÉROÏDES SANS POUVOIR FÉCONDER TEL GAÏA.
CHATEAUBRIAND CLAME LE VERBE ET J'ATTESTE DE LA VOLONTÉ DE CONSCIENCE QUI ABRITE
CE CORPS ÉPRIS D'AMOUR QUE JE SUIS ET QUE NOUS SOMMES. N'Y VOIT POINT UNE IRONIE OU UNE MOQUERIE
MA TENDRE DOUCE APHRODITE TOUT COMME TOI, CHASTE VESTA; CE CORPS N'EST POINT HÉRITAGE
DE LA SCIENCE, IL EST NÉ DE LA PULSION ET DU DÉSIR EN CELA, IL DOIT ENFIN ATTENDRE LA MINUTE
TOUTE ABRÉGÉ DE LA RUMEUR DE VENGEANCE QU'EST LE VOULOIR DANS L'AMOUR. N'Y VOIT AUCUNE FORMULE
SUR TA CONCEPTION; C'EST LA VOLONTÉ DU DIEU ÉPRIS ENVERS CELLE QUI RUSE DE SON CŒUR OU DE
LA DÉESSE QUI HYPNOTISE SON DOUX BERGER, PHILOSOPHE ET POÈTE SOUS LES CHANTS DES SOURCES AUXQUELS
CES BÊTES S'ABREUVENT...

DANS UN CONCERT DE MURMURES, JE TRAVERSE LES RANCŒURS ET LES SUPERSTITIONS AFIN DE M'ABREUVER
DE CE DÉLICIEUX FRUIT QU'EST L'AMOUR. LE DÉSIR M’ENVAHIT ET JE ROUGIS. LA PULSION L'ANIME MAIS UNE
FORME DE GEL ENVAHI SON AMOUR.... LA FRAYEUR FAISANT FUIR LA DISCORDE; JE TE LAISSE
AUX RÊVERIES DES POÈTES... UN SOLEIL NOIR ENVAHI CES CORPS DEVENU COUPLE LAISSANT APPARAITRE
CET ÉTOILE LUMINEUSE QU'EST L’OBSCURITÉ DANS L'HUMIDITÉ DE L'AIR... SUAVES SONT LES SOUFFLES
TEL LA NAISSANCE D'UN BIG BANG DEVENU GALAXIE OU LE PATRIMOINE DE L’ÉVOLUTION...
CE QUE J'APPRENDS EST QUE RIEN N'EST ÉTABLI EN TERME DE MATIÈRE TOUT EN PERPÉTUEL ÉVOLUTION.
MAIS LES ÉMOTIONS RESTENT ET DEMEURENT JUSQU'AUX JOURS DU MOMENT DE LEUR ÉMERGENCES...
LE VENT EST TOUT COMME L'AMOUR; IL EST UN OURS QUI HIBERNE ET QUI VEUT RETROUVER TOUT EN
PLACE AU RÉVEIL DE SES FRUITS: LUI DEMEURE MAIS L'ESPACE ÉVOLUE...

ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS

HOMMAGE POUR CELUI QUI EST UN LIEN DANS LE PASSÉ, LE PRÉSENT ET LE FUTUR...
UN HOMME UNIVERSEL DANS LA FIGURE TOUT COMME CELLES ET CEUX QUI CHERCHE UN ABSOLU:
MONSIEUR VICTOR HUGO


Titre : Les bonzes
Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les quatre vents de l'esprit (1881).

Que je prenne un moment de repos ? Impossible.
Koran, Zend-Avesta, livres sibyllins, Bible,
Talmud, Toldos Jeschut, Védas, lois de Manou,
Brahmes sanglants, santons fléchissant le genou,
Les contes, les romans, les terreurs, les croyances,
Les superstitions fouillant les consciences,
Puis-je ne pas sentir ces creusements profonds ?
J'en ai ma part. Veaux d'or, sphinx, chimères, griffons,
Les princes des démons et les princes des prêtres,
Synodes, sanhédrins, vils muphtis, scribes traîtres,
Ceux qui des empereurs bénissaient les soldats,
Ceux que payait Tibère et qui payaient Judas,
Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire,
Tous ces sadducéens, tous ces pharisiens,
Ces anges, que Satan reconnaît pour les siens,
Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure.

Plaie énorme que fait une abjecte piqûre !

Ce contre-sens : Dieu vrai, les dogmes faux ; cuisson
Du mensonge qui s'est glissé dans la raison !
Démangeaison saignante, incurable, éternelle,
Que sent l'homme en son âme et l'oiseau sous son aile !

Oh ! L'infâme travail ! Ici Mahomet ; là
Cette tête, Wesley, sur ce corps, Loyola ;
Cisneros et Calvin, dont on sent les brûlures.
Ô faux révélateurs ! Ô jongleurs ! Vos allures
Sont louches, et vos pas sont tortueux ; l'effroi,
Et non l'amour, tel est le fond de votre loi ;
Vous faites grimacer l'éternelle figure ;
Vous naissez du sépulcre, et l'on sent que l'augure
Et le devin son pleins de l'ombre du tombeau,
Et que tous ces rêveurs, compagnons du corbeau,
Tous ces fakirs d'Ombos, de Stamboul et de Rome,
N'ont pu faire tomber tant de fables sur l'homme
Qu'en secouant les plis sinistres des linceuls.
Dieu n'étant aperçu que par les astres seuls,
Les penseurs, sachant bien qu'il est là sous ses voiles,
Ont toujours conseillé d'en croire les étoiles ;
Dieu, c'est un lieu fermé dont l'aurore a la clé,
Et la religion, c'est le ciel contemplé.

Mais vous ne voulez pas, prêtres, de cette église.
Vous voulez que la terre en votre livre lise
Tous vos songes, moloch, Vénus, Ève, Astarté,
Au lieu de lire au front des cieux la vérité.
De là la foi changée en crédulité ; l'âme
Éclipsant la raison dans une sombre flamme ;
De là tant d'êtres noirs serpentant dans la nuit.

L'imposture, par qui le vrai temple est détruit,
Est un colosse fait d'un amas de pygmées ;
Les sauterelles sont d'effrayantes armées ;
Ô mages grecs, romains, payens, indous, hébreux,
Le genre humain, couvert de rongeurs ténébreux,
Sent s'élargir sur lui vos hordes invisibles ;
Vous lui faites rêver tous les enfers possibles ;
Le peuple infortuné voit dans son cauchemar
Surgir Torquemada quand disparaît Omar.
Nul répit. Vous aimez les ténèbres utiles,
Et vous y rôdez, vils et vainqueurs, ô reptiles !
Sur toute cette terre, en tous lieux, dans les bois,
Dans le lit nuptial, dans l'alcôve des rois,
Dans les champs, sous l'autel sacré, dans la cellule,
Ce qui se traîne, couve, éclôt, va, vient, pullule,
C'est vous. Vous voulez tout, vous savez tout ; damner,
Bénir, prendre, jurer, tromper, servir, régner,
Briller même ; ramper n'empêche pas de luire.
Chuchotement hideux ! Je vous entends bruire.
Vous mangez votre proie énorme avec bonheur,
Et vous vous appelez entre vous monseigneur.
L'acarus au ciron doit donner de l'altesse.
Quelles que soient votre ombre et votre petitesse,
Je devine, malgré vos soins pour vous cacher,
Que vous êtes sur nous, et je vous sens marcher
Comme on sent remuer les mineurs dans la mine,
Et je ne puis dormir, tant je hais la vermine !
Vous êtes ce qui hait, ce qui mord, ce qui ment.
Vous êtes l'implacable et noir fourmillement.
Vous êtes ce prodige affreux, l'insaisissable.
Qu'on suppose vivants tous les vils grains de sable,
Ce sera vous. Rien, tout. Zéro, des millions.
L'horreur. Moins que des vers et plus que des lions.
L'insecte formidable. Ô monstrueux contraste !
Pas de nains plus chétifs, pas de pouvoir plus vaste.  
L'univers est à vous, puisque vous l'emplissez.
Vous possédez les jours futurs, les jours passés,
Le temps, l'éternité, le sommeil, l'insomnie.
Vous êtes l'innombrable, et, dans l'ombre infinie,
Fétides, sur nos peaux mêlant vos petits pas,
Vous vous multipliez ; et je ne comprends pas
Dans quel but Dieu livra les empires, le monde,
Les âmes, les enfants dressant leur tête blonde,
Les temples, les foyers, les vierges, les époux,
L'homme, à l'épouvantable immensité des poux.

Le 26 juillet 1874.
Victor Hugo.


Dernière édition par yanis la chouette le Ven 8 Sep à 7:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:14

RELIGIONS ET RELIGION

De V. Hugo


I : QUERELLES


I. LE DIMANCHE

Je n'ai pas entendu le facteur frapper. - Certes !
Votre porte aujourd'hui, monsieur, n'est pas ouverte.
- Ah bah ! - Vous n'aurez pas aujourd'hui de journaux.
- Pourquoi ?
Mary, qui vient d'éteindre ses fourneaux,
Est superbe ; elle a mis sa grande coiffe blanche.

- Ni de lettres. - Pourquoi ? - Parce que c'est dimanche.
- Eh bien ? - On ne lit pas de lettres ce jour-là.
- Pourquoi ? - Parce que Dieu fit le monde. Il parla
Et travailla pendant six jours. - Soit. Que m'importe ?
- Le dimanche on ne peut frapper à votre porte.
- Mais pourquoi ? - C'est le jour où Dieu s'est reposé.

Apprendre au maître, impie et français, l'A B C,
C'est beau ; Mary triomphe, et ne se sent pas d'aise,
Étant bonne chrétienne et servante irlandaise.
On entend bourdonner la cloche dans la tour.
Ainsi l'infini va jusqu'au septième jour !
Arrivé là, s'est dit ; l'infini devient morne,
Reste court, et s'arrête épuisé ; c'est sa borne.
Nous appelons cela le dimanche. Il est sûr
Qu'il faut pour faire un ciel bien des rouleaux d'azur,
Qu'un chêne à fabriquer n'est pas un mince arbuste,
Et qu'il faut une échelle étrangement robuste
Et que l'échafaudage ait été bien construit
Pour peindre l'aube à fresque au mur noir de la nuit.
Ainsi ce grand travail qu'on nomme la nature
Ne s'est point terminé sans quelques courbatures !
Ainsi le Tout-Puissant a dit : Je n'en puis plus !
Et las, suant, soufflant, ankylosé, perclu,
Pris d'un vieux rhumatisme incurable à l'échiné,
Après avoir créé le monde, et la machine
Des astres pêle-mêle au fond des horizons,
La vie, et l'engrenage énorme des saisons,
La fleur, l'oiseau, la femme, et l'abîme, et la terre,
Dieu s'est laissé tomber dans son fauteuil Voltaire!
II. PREMIÈRE REFLEXION

Pas de religion qui ne blasphème un peu.
L'une en croquemitaine habille le bon Dieu ;
Il fait son paradis du hurlement des âmes ;
Sa cave à son plafond jette un reflet de flammes,
Il grince, et son bonheur est d'avoir un enfer
A remuer avec une fourche de fer.
L'autre à la main lui plante un grand sabre, et l'affuble
D'un uniforme, mal caché par sa chasuble ;
Il a l'obus en bas et la foudre là-haut;
Il était Jehovah, le voilà Sabaoth;
On le fait tambour-maître et général d'armée ;
Il va-t-en guerre. Étant riche en noir de fumée,
Belzébuth jusqu'à Dieu se glisse, et cet escroc
Lui charbonne en riant deux moustaches en croc ;
Le Père-Éternel sent vaguement qu'on le berne,
Se laisse faire, met l'éclair dans sa giberne,
Se voit destitué par le pape, permet
Que la bataille accroche à sa mitre un plumet,
Ferme les yeux sur l'homme, être irrémédiable,
Et, n'étant plus bon Dieu, tâche d'être bon diable.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:14

III. LE THÉOLOGIEN



O théologien, tu dis :
- Rêveurs, penseurs,
En fouillant on ne sait sous quelles épaisseurs,
Vous avez découvert un Dieu sans fin, sans forme ;
Vous niez qu'il se lasse et vous niez qu'il dorme ;
Ce Dieu n'a pas d'histoire. Est-il juif, arien,
Grec, indou, parsi ? Non. Il ne ressemble à rien,
Il n'a pas de légende arrangeable en cantique.
Raisonnons. Croyez-vous ce Dieu-là bien pratique ?
Tu dis : - Un Dieu n'est pas ce que vous supposez.
Un Dieu, c'est une tour dont on fait les fossés.
C'est une silhouette au delà d'un abîme.
Ne point le voir est mal et trop le voir est crime.
L'autel, c'est lui. Jamais la foule n'admettrait
L'être pur, l'infini compliqué par l'abstrait.
Dieu, cela n'est pas, tant que ce n'est pas en pierre.
Il faut une maison pour mettre la prière.
Dieu doit aller, venir, entrer, passer, marcher.
Il a l'ange à sa porte, ainsi qu'un roi l'archer.
Homme, il me faut son pied imprimé sur mon sable.
Et ce pied, c'est le dogme. Un Dieu point saisissable,
Un Dieu sans catéchisme, un Dieu sans bible, un Dieu
Que saint Luc et saint Marc, saint Jean et saint Mathieu
Ne tiennent pas tout vif, et par les quatre membres,
Dont les vieilles n'ont pas le portrait dans leurs chambres,
Dont personne ne peut dire : - Il est ainsi fait,
Il venait voir Moïse, il parlait à Japhet,
Il a tué beaucoup de gens dans l'Idumée,
Il est un, il est trois, il aime la fumée,
Il ne veut pas qu'on touche à ses arbres fruitiers ; -
Un Dieu qu'on chercherait pendant des mois entiers
Sans le voir flamboyer soudain dans les broussailles ;
Un Dieu qui ne connaît ni Rome, ni Versailles,
Et qui ne comprendrait pas grandchose aux sermons,
Aux schémas, aux missels, où nous le renfermons ;
Un Dieu qu'on n'apprend point par demande et réponse,
Dont on ne fourbit pas avec la pierre ponce
L'auréole, dorée au fond d'un cul-de-four
Dans une niche en plâtre au coin du carrefour ;
Un Dieu comme cela ne vaut rien. Qu'il nous montre
Son Pentateuque avec le pour auprès du contre,
Ou son Toldos Jeschut, ou son Zend-Avesta,
Son Verbe que lut Job et qu'Esdras attesta,
Ses psaumes que chantaient les chevaliers de Malte,
Son Talmud ! Mais quoi, rien ! pas d'évangile ! Halte !
Qu'est-ce que ce Dieu-là ? C'est un Dieu sans papiers.
Un Dieu pour paysans, un Jésus pour troupiers,
Voilà ce qu'il nous faut. L'Homme-Dieu. Dogme ou fable,
Il nous le faut visible, il nous le faut mangeable.
Il faut qu'il ait un peu toutes nos passions.
Bons croyants, faisons-nous quelques concessions.
Prenez notre séné, je prends votre rhubarbe.



Tu dis : - On n'est pas Dieu sans une grande barbe.
Dieu doit être très vieux. Ça met l'homme à genoux.
Un gibet d'autrefois transfiguré par nous
Charme le peuple, et l'âme en aime le mystère ;
La croix de saint André commande à l'Angleterre,
Le gril de saint Laurent produit l'Escuriàl. -

Tu dis : - L'homme n'a foi qu'à l'immémorial.
Une religion qui veut qu'on croie en elle
Doit être séculaire, antique, solennelle,
Appuyée au monceau des âges révolus. -

Tu dis : — Nous vénérons un culte d'autant plus
Que dans la profondeur de l'histoire il s'éloigne;
Toute l'autorité du temps passé témoigne :;
Croyons. Voilà mille ans, deux mille ans, trois mille ans
Que ce temple est sacré pour les hommes tremblants ;
C'est ici que le temps vient effeuiller les races,
Et des peuples éteints mêle les sombres traces;
Il donne pour garants à ces croyances-là
Les générations dont l'âme s'envola.
Vieille religion, donc religion sainte.
De la tradition l'homme approche avec crainte.
C'est vrai, car c'est ancien ; et nos pères l'ont cru.
Un autel par l'amas des siècles est accru.
Donc, c'est en vieillissant que les dogmes se prouvent ;
Au fond du puits des jours les vérités se trouvent ;
Il est bon pour un temple ou bien pour un koran
Que, sur les. bords du Tibre ou sous le ciel d'Iran,
Une procession d'ancêtres et de sages
Ait gravi ses degrés ou feuilleté ses pages ;
Un dogme a le cadran des heures pour souci ;
Tant qu'il n'a point de ride, il n'a pas réussi;
Il lui faut, et c'est là sa seule inquiétude,
Le rajeunissement de la décrépitude ;
C'est par la vétusté qu'il plaît ; Christ envieux
Regarde Teutatès caduc et Brahma vieux ;
Le vrai n'est vrai, dans l'ombre où le temps nous dépouille,
Qu'à la condition d'être couvert de rouille.
Un dogme vermoulu fait bien dans le ciel bleu.
La patine du bronze est nécessaire à Dieu.
L'évidence a besoin, dans l'azur de l'idée,
D'être depuis longtemps des hommes regardée,
De beaucoup de croyants brûlant du même feu,
Et de beaucoup de terre au-dessous d'elle. Un dieu
N'est dieu qu'autant qu'il prend racine comme un arbre ;
L'argile de la foi durcit et devient marbre ;
Soyez un verbe, un rite, une religion,
Apportez-nous des saints groupés en légion
Et des anges coiffés d'étoiles à facettes,
Réglez l'esprit, le cœur, l'âme, ayez des recettes
Pour faire janvier chaud ou juillet pluvieux,
C'est bien ; mais commencez d'abord par être vieux.
Si les autels ont droit d'être environnés d'âmes,
Si c'est le ciel qui parle en chaire aux bonnes femmes,
Si les cultes sont purs, solides, sûrs, certains,
Vrais, cela se mesure au nombre des matins
Qu'a vus le coq juché sur la tour du village ;
Une religion qui sent lui venir l'âge
Triomphe à chaque siècle, et dit : Encor cent ans !
J'existe ! - Et l'Eternel cherche à gagner du temps !



IV. AU THÉOLOGIEN



Soit que vous vous coiffiez de turbans en batiste,
Ou de mitres mêlant la perle à l'améthyste,
O prêtres, ô porteurs d'éphods et de rabats,
Étant donné le droit de sottise ici-bas,
Vous en usez avec une ardeur sans pareille.
Parce que le Très-Haut, faisant la sourde oreille,
A l'air de ne rien voir et de tout accepter,
Parce que Dieu se laisse à peu près insulter,
Et que ce patient des Tedeums ne raille,
Dans sa bonté, pas même un évêque qui braille,
Vous avez profité de son air bon enfant
Pour lui faire endosser l'absurde triomphant,
Là dans les sanhédrins et là dans les conciles,
Et pour bâcler beaucoup de livres imbéciles.
Prêtres, vous remuez aussi facilement
La malédiction, le mensonge inclément,
L'imposture et l'erreur dans vos pesants volumes
Que le petit oiseau fouille du bec ses plumes.



Où prends-tu, moine, abbé de visions imbu,
Ce Tout-Puissant myope et ce Très-Haut fourbu?
Prêtre, qu'est-ce que c'est que cet Orgon céleste,
Dieu podagre que dupe un démon jeune et leste ?
Ah ! docteur ! quel beau jeu tu donnes, imprudent,
Aux rieurs, point fâchés d',avoir Dieu sous la dent !
Écoute-les :
- Fakir, talapoin, muphti, mage,
Brave homme, Dieu, dis-tu, t'a fait à son image.
Alors il est fort laid. J'y consens. Prêtre blanc,
Prêtre noir, qu'il vous soit à tous deux ressemblant,
C'est son affaire. Et moi je siffle. Que de choses
Mal faites dans le tas de ses métempsycoses !
Les diacres aux gros yeux m'ordonnent d'admirer ;
Je ris. La cathédrale en vain pour m'attirer
Ouvre les deux battants de sa porte cochère ;
Je laisse bougonner ces bonshommes en chaire.
Paix aux dévots béats ! quant à moi, je me tiens
Le plus loin que je peux des orateurs chrétiens ;
J'écris sur mon carnet : Fuir Nonotte ; et je cloue
A mon chevet : Ne point aller à Bourdaloue.
Les raisonneurs bigots sont un de mes effrois.
J'abhorre ces forêts de piliers lourds et froids
D'où; tombent les frissons, les toux, les pleurésies ;
Je ne m'expose point aux églises moisies ;
Je n'irai point gagner quelques bonnes fraîcheurs
Pour le plaisir d'entendre aboyer vos prêcheurs,
Bavards à barbe ou clercs ras tondus, dont le geste
S'empêtre dans les plis d'une prose indigeste.
Prêtres de plomb, Laynez, Frayssinous, Bellarmin !
L'ennui pleut de leur phrase; et, son croc à la main,
Le chiffonnier qui met les âmes dans sa hotte,
Satan, s'il passe là d'aventure, chuchote :
— Quand plus tard, dans l'enfer vengeur, nous assommons
Tous ces lourds sermonneurs, c'est avec leurs sermons. -
Dieu. Le monde. Anier triste et mauvaise bourrique.
Ah ! prêtres ! s'il faut croire à votre rhétorique,
Dieu mène tout. Tant pis. L'univers disloqué,
Mal sorti du chaos, penche et se cogne au quai.
On distingue ses mâts sur le ciel d'un noir d'encre.
Il n'a plus sa boussole, il a perdu son ancre,
Et semble par moments faire eau de toutes parts..
Tout ce que l'homme croit, dans l'abîme est épars.
La foi nage, le droit flotte, le vrai tournoie ;
On voit les bras levés de l'espoir qui se noie ;
Qu'est-ce que votre Dieu fait pendant ce temps-là ?
Rien. Je me trompe. Il fait Nemrod, Cham, Attila,
Gengiskhan, Tamerlan, Charles-Quint, Bonaparte ;
Il brise Rome, il tue Athène, il détruit Sparte ;
C'est grâce à lui qu'un roi dit : NOMINOR LEO ;
S'il donne au monde un saint, vite, il lâche un fléau ;
Il guide les Colombs, mais conduit les Pizarres ;
Il est fantasque ; il fait des actions bizarres
Dont Bossuet prendra note derrière lui.
Son éclipse survient dès que son aube a lui.
Cet astre est un aveugle. Il est contradictoire.
Ce monde est sa défaite autant que sa victoire.
Ce Très-Haut tourne et change. Il est hydre, il est Dieu.
D'une roue insensée il est le noir moyeu.
Il est tantôt Hasard et tantôt Providence.
Toute l'horreur humaine en ce Dieu se condense,
Et vous le façonnez si ressemblant à vous
Que, père, il est vengeur, et, maître, il est jaloux.
Il nous défend le lard tel jour de la semaine ;
Et, si nous en mangeons, l'ange des morts nous mène
Au gouffre où tout est feu, braise, flamme et charbon,
Si bien qu'il a caché l'enfer dans un jambon.
Ce qu'il crée, il le fêle ; et s'il met trop de sable,
Trop d'ombre ou trop de neige, il en est responsable.
Une peste nous vient de lui ; quand un essieu
Casse, c'est Jehovah qui se détraque, et Dieu
Est sale quand la boue à mon talon s'attache ;
Le mendiant, - pourquoi des mendiants ? - le tache ;
Tous les haillons du pauvre, à toute heure, en tout lieu,
L'accusent, et, souillés, infects, pendent à Dieu.
Dieu fait tout. Par-dessus le marché, cette droite
Terrible, formidable, immense, est maladroite.
Pour punir un village, il noie un continent.
Moi, je lui dis son fait, je suis impertinent,
Je le lorgne, je flâne et ris, je baguenaude,
Son nez majestueux reçoit ma chiquenaude ;
Certe, il se fâche ; il dit, furieux et rêvant :
- Où diable ai-je fourré ma foudre ? - Mais avant
Que ce Géronte ait mis la main sur son tonnerre,
Moi, tranquille et marchant de mon pas ordinaire,
Je suis déjà bien loin. Il foudroie à côté.
De là votre éloquence et de là ma gaîté,
Bons prédicateurs.
Certe, à cela que répondre ?
La foi vient couver l'œuf qu'on a vu l'erreur pondre ;
L'église sur l'enfant fait peser les aïeux,
Et met à l'ignorance un dogme sur les yeux.
Le prêtre apporte à l'homme une carte routière
Du ciel profond, avec péage à la frontière.
Fouille-toi, mort. On paie au pont du paradis.
Si tu n'as pas le sou, reste avec les maudits.
Un Dieu méchant qu'on loue, un Dieu bon qui menace,
Un Dieu signé Sanchez, Trublet, de Maistre, Ignace,
Luit dans l'ombre, entouré de vieillards clignotants,
Et c'est fini ; voilà de la nuit pour longtemps.
O prêtres ! ce Dieu-là, sous son dais à panache,
Est du monde idiot la suprême ganache ;
Il a l'utilité des vieux épouvantails ;
On le sculpte, aïeul sombre, au cintre des portails ;
Il écoute, un peu sourd, la cloche sa voisine
Il fait joindre les mains aux passants, il fascine
Les bons moutons humains que mènent les bedeaux,
Et charme les rapins qui, le sac sur le dos
Et les guêtres aux pieds vont barbouillant des croûtes
Dans les pays, en juin, quand les arbres des routes
S'agitent et se font mille signes de loin,
Joyeux d'avoir peigné les charrettes de foin.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:19

Boris Maurussane , Joseph Boudou , Jérémy Laffon une épopée scientifique
et technique hors du commun et qui tout comme la sonde voyager
va bouleverser la vie quotidienne. Heureux d'avoir participé à une petite mesure
en fonction d'astuce et de poésie sur l'être à cette grande aventure.
Fait partie de la grande famille de "chasseur" de tempêtes
et de source électro-spatial sur terre tout comme
dans les confins de l'univers. L'esprit du silence, Arielle et la modernité naturelle
lie la science, la scène, la musique et l'image dans l'histoire de l'espace, de l'art,
de l'esprit, de l'existence, de l'espérance et d'une infinité de savoir.
Un bel héritage que voilà et que je suis heureux de vous faire parvenir
car la tension n'est pas de la deviner mais de la mesurer, c'est par des remarques
et des allusions accompagné d'un travail manuel que ma manière est devenu une utilisation.
ECRIT DU Citoyen TIGNARD Yanis.

News | September 7, 2017
After Cassini: Pondering the Saturn Mission's Legacy

As the Cassini spacecraft nears the end of a long journey rich with scientific
and technical accomplishments, it is already having a powerful influence
on future exploration. In revealing that Saturn's moon Enceladus has many
of the ingredients needed for life, the mission has inspired a pivot to the exploration
of "ocean worlds" that has been sweeping planetary science over the past decade.

"Cassini has transformed our thinking in so many ways, but especially
with regard to surprising places in the solar system where life could potentially
gain a foothold," said Thomas Zurbuchen, associate administrator
for NASA's Science Mission Directorate at Headquarters in Washington.
"Congratulations to the entire Cassini team!"

Onward to Europa

Jupiter's moon Europa has been a prime target for future exploration
since NASA's Galileo mission, in the late 1990s, found strong evidence
for a salty global ocean of liquid water beneath its icy crust.
But the more recent revelation that a much smaller moon like Enceladus
could also have not only liquid water, but also chemical energy that could potentially
power biology, was staggering.

Many lessons learned during Cassini's mission are being applied
to planning NASA's Europa Clipper mission, planned for launch
in the 2020s. Europa Clipper will fly by the icy ocean moon dozens
of times to investigate its potential habitability, using an orbital tour
design derived from the way Cassini has explored Saturn.
The Europa Clipper mission will orbit the giant planet --
Jupiter in this case -- using gravitational assists from its large moons
to maneuver the spacecraft into repeated close encounters with Europa.
This is similar to the way Cassini's tour designers used the gravity
of Saturn's moon Titan to continually shape their spacecraft's course.

In addition, many engineers and scientists from Cassini are serving
on Europa Clipper and helping to develop its science investigations.
For example, several members of the Cassini Ion and Neutral Mass
Spectrometer and Cosmic Dust Analyzer teams are developing
extremely sensitive, next-generation versions of their instruments
for flight on Europa Clipper. What Cassini has learned about flying
through the plume of material spraying from Enceladus
will help inform planning for Europa Clipper, should plume activity
be confirmed on Europa.

Returning to Saturn

Cassini also performed 127 close flybys of Saturn's haze-enshrouded moon
Titan, showing it to be a remarkably complex factory for organic chemicals --
a natural laboratory for prebiotic chemistry. The mission investigated
the cycling of liquid methane between clouds in its skies and great seas
on its surface. By pulling back the veil on Titan, Cassini has ushered
in a new era of extraterrestrial oceanography ­-- plumbing the depths
of alien seas -- and delivered a fascinating example of earthlike processes
occurring with chemistry and at temperatures markedly different from
our home planet.

In the decades following Cassini, scientists hope to return to the Saturn system
to follow up on the mission's many discoveries. Mission concepts under consideration
include spacecraft to drift on the methane seas of Titan and fly through
the Enceladus plume to collect and analyze samples for signs of biology.

Giant Planet Atmospheres

Atmospheric probes to all four of the outer planets have long been a priority
for the science community, and the most recent Planetary Science Decadal
Survey continues to support interest in sending such a mission to Saturn.
By directly sampling Saturn's upper atmosphere during its last orbits
and final plunge, Cassini is laying the groundwork for an eventual
Saturn atmosphere probe.

Farther out in the solar system, scientists have long had their eyes set
on exploring Uranus and Neptune. So far, each of these worlds has been visited
by only one brief spacecraft flyby (Voyager 2, in 1986 and 1989, respectively).
Collectively, Uranus and Neptune are referred to as "ice giant" planets,
because they contain large amounts of materials
(like water, ammonia and methane) that form ices in the cold depths
of the outer solar system. This makes them fundamentally different from
the gas giant planets, Jupiter and Saturn, which are almost
all hydrogen and helium, and the inner, rocky planets like Earth
or Mars. It's not clear exactly how and where the ice giants formed,
why their magnetic fields are strangely oriented, and
what drives geologic activity on some of their moons.
These mysteries make them scientifically important,
and this importance is enhanced by the discovery that
many planets around other stars appear to be similar
to our own ice giants.

A variety of potential mission concepts are discussed in a recently
completed study, delivered to NASA in preparation
for the next Decadal Survey -- including orbiters, flybys
and probes that would dive into Uranus' atmosphere to study
its composition. Future missions to the ice giants might explore
those worlds using an approach similar to Cassini's mission.

The Cassini-Huygens mission is a cooperative project of NASA, ESA
(European Space Agency) and the Italian Space Agency. NASA's Jet
Propulsion Laboratory, a division of Caltech in Pasadena, manages
the mission for NASA's Science Mission Directorate, Washington.
JPL designed, developed and assembled the Cassini orbiter.

More information about Cassini:

https://www.nasa.gov/cassini
https://saturn.jpl.nasa.gov


News Media Contact
Preston Dyches
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif.
818-354-7013
preston.dyches@jpl.nasa.gov

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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:21

V. INVENTION



Vous avez inventé le diable. Il est très bête.
Il empoigne les gens par les pieds, par la tête,
Part, et croit avoir fait quelque chose de beau
En portant Jésus-Christ au mont Tibidabo
Il dit : Je t'offre ça, la terre. Sois docile. -
Il ne s'est même pas aperçu, l'imbécile,
Que celui qu'il a pris par les cheveux, c'est Dieu ;
Et que Jésus, qui cache étrangement son jeu,
Pourrait lui dire : Affreux Jocrisse, pitre immonde,
Tu me donnes la terre à moi qui tiens le monde !
Peu de religions, rêvant sur Anankè, '
Savent faire un titan, et le diable est manqué.
Il est, à n'en parler ici que comme artiste,
Plat et vulgaire ; il fait enrager Jean-Baptiste
Et tente saint Antoine avec fort peu d'esprit.
C'est le démon ; tremblez. Non, c'est le diable ; on rit.
Trop massif, il se traîne, ou, trop maigre, il s'efflanque.
Belphégor ne ferait pas vivre un saltimbanque ;
Belzébuth promené de foire en foire, aurait
Moins de succès qu'un loup pris dans une forêt.
Quant à moi, si j'étais montreur de phénomènes,
Pour faire écarquiller les prunelles humaines,
J'aimerais mieux, plutôt que Sadoch, nain bougon,
Ou Moloch, vieux pantin en forme de dragon,
Ou Bélial soufflant le feu de sa narine,
Avoir un bon lapin savant qui tambourine.
Le gouffre étant donné, toute l'ombre et l'horreur
Amoncelée autour d'un géant éclaireur,
On est surpris du peu que votre fable en tire ;
Vous n'avez rien trouvé de mieux que le satyre.
Le paganisme en lui chez vous est revenu.
Toujours le pied fourchu, toujours le front cornu.
Toujours la même ampoule au dos du même gnome.
Aveugle, plus, boiteux, c'est là tout le binôme.
Lucifer, Asmodée ; un infirme, un serpent ;
L'un ne voit pas Dieu ; l'autre erre clopin-clopant.
La maison d'or, à Rome, a sur ses vieilles briques
Des fantômes qui font des gambades lubriques,
Des nains à grosse tête et d'affreux chèvrepieds ;
L'enfer chrétien les a simplement copiés.
Vous avez baptisé le faune ; et c'est le diable.
Le vaste mécontent qui tire sur le câble
De l'univers, et veut casser l'amarre, afin
Que tout rentre au chaos, et que le séraphin,
L'étoile, le ciel, l'homme, et Dieu lui-même, roulent
L'un sur l'autre à vau-l'eau pêle-mêle, et s'écroulent ;
Le fourbe qui, pensif, sous Jehovah créant,
Construit la trahison immense du néant ;
L'être noir, l'effrayante âme démesurée
Qui fait refluer l'ombre ainsi qu'une marée,
Le parodiste amer et terrible qui prend
L'homme, et qui fait petit tout ce que Dieu fit grand,
Ce monstre, ce méchant d'une si fière taille,
Qu'il attend le tonnerre et lui livre bataille,
Qu'il a pour plaie au front le mal universel,
Et que tout l'océan n'aurait pas trop de sel
Pour sa raillerie acre et son rire insondable,
Ce colosse enchaîné sous l'Etna formidable,
Se retrouve en vos mains pygmée, avec l'ennui
D'avoir la petitesse et la laideur sur lui ;
Il était dans l'Érèbe énorme ; il est au bagne ;
Et se voit une bosse au lieu d'une montagne.
En somme, vous avez fort peu d'invention.
Vous refaites le cercle où tournait Ixion.
La nature a le singe et l'église a le diable ;
Vive le singe ! il est plus gai. Dans votre fable,
Le Capricorne, étoile, astre, tombe si bas
Qu'il n'est plus que le bouc immonde des sabbats ;
L'enfer triste est doublé d'un paradis féroce ;
Démons, damnés, maudits, sont dans la cuve atroce,
Leur tourment fait le ciel plus céleste, et le bain
Qui les cuit, rafraîchit là-haut le chérubin;
Mais le démon a beau rôtir, il est fort terne ;
Et l'on ne comprend pas que dans cette citerne
Du flamboiement sans fond, avec un tel grief
Et tant de haine, Iblis ait si peu de relief.
La femelle d'Othryx, la pieuvre dont les pattes
Sans quitter l'Ararat s'accrochaient aux Carpathes,
Et qui, plongeant sous l'eau, faisait hausser les mers,
N'est plus qu'une nabote aux petits ongles verts,
Et le peuple, qu'au fond votre impuissance blesse,
Rit devant la titane avortée en diablesse ;
Linus venant du ciel sur Pégase, au relai,
Trouve votre sorcière enfourchant son balai ; :
La diablerie au moine apparaît, et pullule,
Espèce de vermine, au mur de la cellule;
Mais ces monstres sont vils, ces nains sont plus blafards
Que le lourd sphinx sortant la nuit des nénuphars
Et que l'impur crapaud caché sous les broussailles;
Et l'on dirait que ceux qui firent ces grisailles
Et tous ces à-peu-près et tous ces camaïeux,
N'ont ébauche Satan que pour créer Mayeux.



VI. LES MAINS LEVÉES AU CIEL





Ciel, laisse-moi tout dire ! O ciel, source des êtres,
Tu vois mon âme ; il faut que je parle à ces prêtres.



VII. CHEF-D'ŒUVRE

Vous prêtez au bon Dieu ce raisonnement-ci :
— J'ai, jadis, dans un lieu charmant et bien choisi
Mis la première femme avec le premier homme;
Ils ont mangé, malgré ma défense, une pomme ;
C'est pourquoi je punis les hommes à jamais.
Je les fais malheureux sur terre, et leur promets
En enfer, où Satan dans la braise se vautre,
Un châtiment sans fin pour la faute d'un autre.
Leur âme tombe en flamme et leur corps en charbon.
Rien de plus juste. Mais, comme je suis très bon,
Cela m'afflige. Hélas ! comment faire ? Une idée !
Je vais leur envoyer mon fils dans la Judée ;
Ils le tueront. Alors, - c'est pourquoi j'y consens, -
Ayant commis un crime, ils seront innocents.
Leur voyant ainsi faire une faute complète,
Je leur pardonnerai celle qu'ils n'ont pas faite ;
Ils étaient vertueux, je les rends criminels ;
Donc je puis leur rouvrir mes vieux bras paternels,
Et de cette façon cette race est sauvée,
Leur innocence étant par un forfait lavée.



VIII. SUITES

L'homme étant la souris dont le diable est le chat,
On appelle ceci Rédemption, Rachat,
Salut du monde ; et, Christ est mort, donc l'homme est libre ;
Et tout est désormais fondé sur l'équilibre
D'un vol de pomme avec l'assassinat de Dieu ;
Soit. Mais ne rions plus quand Thor, à coups d'épieu,
Cherche à tuer Matchi, le grand tigre invisible ;
Ni quand l'archer Zuvoch prend l'astre Aleph pour cible ;
Ne raillons plus Horus qui trompe Hermès l'expert ;
Ni Sog qui joue aux dés la lune et qui la perd ;
Ni la tortue ayant sur son écaille ronde
Huit grands éléphants blancs qui soutiennent le monde ;
Ne raillons plus ces dieux étranges de Délos,
Ailés, palmés, sachant les noms de tous les flots,
Dont la nuit on voyait confusément les trônes
Luire aux pâles sommets des monts Acrocéraunes ;
Et cessons de hausser les épaules devant
Les Hottentots prenant dans leurs poings noirs le vent,
Devant les Grecs faisant, dans un luncheon nocturne,

http://religion-christianisme-hugo.wifeo.com/oeuvre-integrale--religions-et-religion-de-victor-hugo.php
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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:22

Amazing Baboons Save Impala From Cheetah Attack In Africa.
https://www.youtube.com/watch?v=JGcOKXH5Rrg

L'HUMANISME DANS L'HUMANITÉ NE RENDS PAS POUR AUTANT LE GUÉPARD
COMME LE DINDON DE LA FARCE. IL ARRIVE DANS LA NATURE DES NUITS
QUE LES NUAGES APPORTE L'EGNIME DE L'ÉTHIQUE: LE PHÉNOMÈNE
DE TERRITOIRES ET DE L'EXISTENCE D'UNE HOSPITALITÉ ÉTABLI
SUR CERTAINS POINTS ET ASPECTS DE L'IDENTITÉ. AINSI CET ACTE
D'ÊTRE MONTRE UNE AVANCÉE ANTHROPOLOGIQUE SUR NOTRE CONSCIENCE
DANS LE REGARD DE LA SURVIE; L'INSTINCT N'EST PAS QUE PRIMAIRE:
IL EST UNE ÉBAUCHE ET MÊME UN ÉTABLI, SUR UN REGARD APPROFONDI
DE L'ENVIRONNEMENT DANS UNE CONSCIENCE DE SOI À TRAVERS
UN BIEN ET UN MAL. LE GUÉPARD, LE SINGE ET L'ANTILOPE POSSÈDENT
CET ASPECT DE SURVIE MAIS N'OUBLIEZ PAS QUE CELA EST
FONCTION DE L'INDIVIDU QU'ILS SOIENT HERBIVORE, INSECTIVORE,
CARNASSIER ET OMNIVORE...

PENSÉES DE TAY LA CHOUETTE EFFRAIE.

IL Y AVAIT L'HISTOIRE DU PETIT GNOU ET DE SA MAMAM
CONTRE LE LÉOPARD MAIS L'HISTOIRE FINIT MAL POUR
L'ENFANT J'AI DONC PRÉFÉRER NE PAS LA DIFFUSER
VU QUE MON SITE S'ADRESSE AU GRAND PUBLIC

------------------------------------

AstronautAbby
@AstronautAbby
Got a parcel notification from mail services... I've gotten a couple surprise packages this week which is so exciting! I love snail mail 😊😜
https://twitter.com/astronautabby/status/905881889793343490
LA GÉNÉRATION GRAVITÉ SOUS LE REGARD DES GENS ET DE LA CONSCIENCE TRANQUILLE
DE L'ÉVOLUTION DANS L'EXISTENCE DU MOUVEMENT: L'ÉTHIQUE ET L'HUMANITÉ VERS L'INCONNU...
L'OUEST SE LEVANT SUR VÉNUS ET L'INVERSE À TRAVERS L'INFINI...
INTERROGATIONS DE L'EXPLOITATION ET DE LA VIE...
ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS... HOMMAGE À ANTIGONE ET ORPHÉE;
MES PÔLE MAGNÉTIQUE DE LA VERTU ANTHROPOLOGIQUE
ET DE MON ABNÉGATION POLITIQUE FACE AUX IMPÉRATIFS
DE CRÉON, OSIRIS, CHARON ET DU PEUPLE.

Astarté1 (du grec Ἀστάρτη) est une déesse connue dans tout le Proche-Orient,
de l'âge du bronze à l'Antiquité, présentant un caractère belliqueux.
Athtart (𐎓𐎘𐎚𐎗𐎚 , ‘ṯtrt, ‘Aṯtart ou ‘Athtart) à Ougarit, Shaushka
ou Shaushga chez les Hourrites, Ashtart (‘shtrt) en langue punico-phénicienne,
Ashtoret ou Ashtarot (עשתרת) en hébreu, elle est l'équivalent
de la déesse mésopotamienne Ishtar (pour les babyloniens)
ou Inanna (pour les sumériens)2. Elle fut implantée dans la mythologie égyptienne
sous les Ramessides. À califourchon sur son cheval,
elle accompagne et protège le souverain. Elle devient la fille de Rê ou de Ptah,
et est une des compagnes de Seth3.

Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Étrurie
et Vénus à Rome sous le nom officiel de Vénus Erycine4.

Elle est Tanit, chez les Carthaginois5.

Tanit est une déesse d'origine cananéenne de la fertilité,
présidant aux naissances et à la croissance.
Elle était la déesse tutélaire de la ville de Sarepta
et son culte prit de l'ampleur à Carthage où elle était nommée Oum.

Le papyrus d'Astarté (papyrus fragmentaire) semble laisser entendre
qu'Astarté est celle qui contrecarre les demandes exorbitantes
de tribut que Yam (roi des dieux) demande aux autres dieux.

Culte

Astarté est une divinité sidérale constamment associée à Baal. Penê-Baal (face de Baal), Selem-Baal (Salambô, « image de Baal ») sont des épithètes qui lui sont souvent données, et ces épithètes deviennent à leur tour de véritables noms propres.

Élément féminin du couple suprême qu'elle forme avec Baal, celle-ci assume des fonctions variées : protectrice du souverain et de sa dynastie, elle protège également les marins, mais son culte est, comme pour la plupart des divinités féminines primordiales de l'antiquité (et de la proto-histoire), lié à la fertilité et à la fécondité.

Étant à la fois Vénus et la Lune, elle est considérée tour à tour comme une déesse vierge et une déesse mère. De là, dans son culte, des cérémonies et des actes symboliques qui se transformaient aisément en scènes de débauche, aboutissant à des excès sanguinaires et cruels. Comme Baal, Astarté est souvent honorée, du moins jusqu'au début du premier millénaire avant notre ère6, par des sacrifices humains, surtout par des holocaustes « sacrifices » d'enfants. On retrouve dans le culte d'Aphrodite les principaux traits de celui d'Astarté. Il est même probable que le nom d'Aphrodite (« Astoret », « Aphtoret », « Aphrodite ») et celui d'Amphitrite (Amphtoret) ne soient que des altérations du nom d'Astarté[réf. nécessaire].

Palé-Paphos (l'ancienne Paphos) est bâtie selon la légende vers le Xe siècle avant notre ère par le Phénicien Cinyras, le père de Myrrha, ou par les Syriens, selon d'autres. Les fondateurs y élevèrent, en l'honneur d'Astarté/Aphrodite, un temple connu dans tout l'Orient à l'époque d'Homère, la déesse Astarté y était adorée primitivement, sous la forme d'une pierre noire[réf. nécessaire].
Littérature

Dans Zadig ou la destinée, de Voltaire, Astarté est une femme, ancienne reine de Babylone réduite à l'esclavage, qui retrouve son premier et seul amour : Zadig.

Dans Les Lettres persanes de Montesquieu, au sein d'un apologue sous la forme d'un récit enchâssé (lettre 67, d'Ibben à Usbek) elle apparaît comme la sœur et l'amante du Guèbre Asphéridon, convertie de force à l'Islam, mariée à un eunuque, elle s'échappe avec l'aide de son frère et après maintes péripéties, ils se retrouvent à Smyrne où ils coulent une vie maritale heureuse.

Dans Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, Bilitis invoque Astarté en la portant aux nues, dans Hymne à Astarté.
Hommage

Astarté est l'une des 1 038 femmes dont le nom figure sur le socle de l'œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago. Elle y est associée à la déesse Ishtar, troisième convive de l'aile I de la table7.
Notes

↑ Cf. Nétèr, p. 38.
↑ Ernest Will, « La Déesse au chien », Syria, Syria, t. 62, no fascicule 1-2,‎ 1985, pages 49 à 55 (lire en ligne [archive]).
↑ Mark S. Smith (dir.), The Ugaritic Baal cycle, t. 1, E. J. Brill, 1994, p. 279
↑ Ev Cochrane (dir.), The Many Faces of Venus: The Planet Venus in Ancient Myth and Religion, Aeon Press, 2001, p. 94
↑ Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale, Presses universitaires de France, 1903 (lire en ligne [archive])
↑ Je m'appelle Byblos, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2005, p. 73.
↑ Musée de Brooklyn - Astarté [archive]

Bibliographie

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte [détail des éditions]
Gerd Scherm, Brigitte Tast, Astarte und Venus. Eine foto-lyrische Annäherung, 1996 (ISBN 3-88842-603-0)

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RAPPORT DE
Y'BECCA
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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Ven 8 Sep à 3:23

UN RÉALISME DEVANT L'AMPLEUR: ON NE SOULIGNE PAS SUFFISAMMENT LE SANG-FROID ET L'ABNÉGATION SANS FAILLE DES GENS EN HARMONIE AVEC LA NATURE DEVANT CELUI OU CELLE QUI EST LE CYCLONE DU SIÈCLE OU IRMA TOUT EN SACHANT QUE CERTAINS RECEVRONT JOSÉ. ET APRÈS, CERTAINS DANS LES DÉBATS TÉLÉVISÉS OU AVEC DES AMIS AUTOUR D'UN FEU DE CAMP LES CRITIQUENT ALORS QUE EUX NE PROVOQUENT NI GUERRE ET NI INCENDIE CONFRONTÉ EUX AUSSI AUX BRACONNAGES ET AUX INJUSTICES SOCIALES D'HABITATION.
ECRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS

France/Monde - Mise à jour : 07:15
Irma: déjà 12 morts dans les Caraïbes, alors que la Floride se prépare au pire

Le bilan du passage de l'ouragan Irma a encore enflé jeudi soir avec deux morts à Porto Rico, soit douze décès confirmés au total à travers les Caraïbes, alors que ce cyclone de catégorie 5 s'approche de Cuba et fait trembler la Floride.

A Cuba, où l'ouragan est attendu vendredi soir, 10.000 touristes ont reçu l'ordre de quitter leurs hôtels ou résidences sur les côtes les plus exposées, et le pays est passé en alerte maximale.

Irma devrait ensuite remonter vers la côte sud-est des Etats-Unis, frappant d'abord la Floride puis la Géorgie et la Caroline du Sud, selon les prévisions du centre américain des ouragans, qui prévoit des marées supérieures de 8 mètres à la normale et "un danger d'inondations mortelles" durant les 36 prochaines heures.

Le président américain Donald Trump a exprimé depuis Washington jeudi sa "vive inquiétude" quant aux dégâts qu'il pourrait provoquer.

L'ouragan Irma va "être réellement destructeur" quand il arrivera sur les côtes de Floride, a également prévenu jeudi Brock Long, le chef de l'agence américaine des situations d'urgence (Fema) sur CNN.

Des ordres d'évacuations obligatoires ont d'ailleurs déjà été émis pour les zones côtières de Floride et dans l'Etat de Géorgie, concernant près d'un million de personnes.

"Nous disons à tout le monde: quittez Miami Beach. Je n'aurais jamais pensé devoir dire ça, mais je le dis aujourd'hui", a renchéri le maire de Miami Beach, Philip Levine sur la chaîne Fox News.

'Comme une bombe atomique'

Avant l'annonce de ces deux morts à Porto Rico, ce sont quatre morts qui avaient d'abord été comptabilisés dans les îles Vierges américaines, par le bureau du gouverneur Kenneth Mapp, venant s'ajouter aux six décès déjà recensés sur l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin et à Barbuda.

A Porto Rico, plus de la moitié des 3 millions d'habitants sont désormais sans électricité, et des refuges ont été ouverts pouvant accueillir jusqu'à 62.000 personnes.

Irma n'a certes pas tué à Haïti, mais il a commencé à provoquer une forte montée des eaux dans le nord-est de l'île, où de forts vents ont emporté les toitures des maisons selon la protection civile, qui a comptabilisé au moins deux premiers blessés.

A l'approche de l'ouragan, la République dominicaine était également balayée jeudi soir par des vents de 285 km/h et de fortes pluies, poussant 19.000 personnes à l'évacuation.

Dans les îles déjà frappées par Irma, les habitants décrivaient eux un spectacle de désolation.

A Saint-Martin, tout a "été soufflé" comme "par une bombe atomique", a témoigné sur la chaîne Franceinfo Dany Magen-Verge, une habitante de cette île connue pour ses plages paradisiaques, mais où plus de 60% des maisons sont désormais inhabitables.

Sur cette île franco-néerlandaise, frappée de plein fouet, le cyclone a fait quatre morts côté français, avait précisé jeudi le Premier ministre Edouard Philippe, revoyant à la baisse un précédent bilan de huit morts.

Un mort est aussi à déplorer sur la partie néerlandaise de l'île, selon La Haye.

Dans l'île française voisine de Saint-Barthélemy, très prisée de la jet set, les dégâts sont également considérables et le Premier ministre français a fait état d'une cinquantaine de blessés.

'Du jamais vu'

"On dirait presque un pays en guerre", a confié une journaliste de Guadeloupe 1re, Maeva Myriam Ponet, évoquant un "cauchemar" sur ces deux îles coupées du monde.

Le dixième mort provoqué par Irma a été recensé sur l'île de Barbuda, 1.600 habitants, frappée la première par l'ouragan et désormais "totalement dévastée" selon Gaston Browne, le Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda, territoire indépendant.

Il a estimé au passage que l'ouragan devait convaincre "ceux qui ne croient pas au changement climatique".

L'île britannique d'Anguilla a été elle aussi entièrement rasée.

Irma a généré des vents à 295 km/h pendant plus de 33 heures, battant le record du super typhon Haiyan, qui en 2013 aux Philippines avait produit les mêmes vents pendant 24 heures.

"Une intensité d'une telle longévité, c'est du jamais vu dans le monde depuis le début de l'ère satellitaire", il y a une cinquantaine d'années, a souligné Météo France.

Quelque 1,2 million de personnes ont déjà été affectées par l'ouragan, un nombre qui pourrait grimper à 26 millions, selon la Croix-Rouge.

A Saint-Barthélemy, jeudi, les habitants commençaient déjà à déblayer les rues, inondées ou envahies par des amas de tôles et jonchées de bateaux, d'arbres balayés par les vents, de toitures arrachées et de voitures renversées.

Branson dans sa cave à vin

"On est un peu livrés à nous même, c'est la catastrophe. On attend les secours", a déclaré par téléphone à l'AFP Olivier Toussaint, un habitant de "Saint-Barth". "On est sans eau, sans électricité. On avait fait quelques réserves, mais que pour deux trois jours, ça va commencer à être dur".

Un pont aérien est prévu depuis l'île française de Guadeloupe pour expédier renforts, eau et matériel de secours. Il faudra "des semaines et des mois" pour un retour à la normale de l'électricité à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, a prévenu EDF, l'opérateur énergétique français.

Les Pays-Bas ont eux dépêché deux avions militaires pour apporter de l'aide à Saint-Martin. Et deux bâtiments militaires néerlandais sont également sur zone.

Necker Island, île privée détenue par le milliardaire britannique Richard Branson, a elle aussi subi des "dégâts très importants". "Mais toute notre équipe est saine et sauve", a précisé sur un blog le patron du groupe Virgin, qui s'était réfugié... dans sa cave à vin.

Les Caraïbes pourraient ensuite subir deux autres ouragans de plus faible intensité: Jose, qui a toutefois été relevé en catégorie 3 avec des vents de 195 km/h, puis Katia.

burs-kal/leo/ol/ggy
Par Amelie BARON avec Lionel CHAMOISEAU à Marigot© 2017 AFP
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MessageSujet: Re: MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI   Sam 9 Sep à 3:00

SON PRÉNOM EST NINA, DOUCE NUÉE DU MARCHÉ SAINT CYPRIEN


LA JOIE ME FUT JADIS DÉROBÉE PAR MON EXISTENCE OU PAR LE DESTIN LUI MÊME.
UNE CHATTE PRÉNOMMÉE MINOUSKA ME RAPPELA L’ESPÉRANCE ET ME REPRIT AU CROIRE
DE L'ESPOIR. DANS LA PÉRIODE DE LEADER PRICE ET DE MON EXÉMA, ELLE FUT PILIER
DE MON ENTRETIEN AVEC LA NATURE ET LES PRINCIPES DE LA VIE: LA MANIÈRE D’ÊTRE

LA JOIE EST VENUE DANS UN SENTIMENT SIMPLE, PAR UN SOURIRE TIMIDE ET SERVIABLE
QUI PORTE UNE VOIX DOUCE ET AIGRE. CETTE PERSONNE CALME ME REGARDA ET
UN SENTIMENT BIZARRE NAQUIT DANS MON CŒUR: JE FUT SUBJUGUE PAR SON CALME.
DOUCE ET AFFIRMÉE AFFRONTANT LES INTEMPÉRIES DE LA PLUME ET DU VERBE
SACHANT JONGLER SUR LES ASPECTS DU MARCHE ET HUMBLE DE SON CHARME: LA GRÂCE.

AU LIEU DE M’ÉLOIGNER DU MONDE, ELLE M'EN RAPPROCHE CAR ELLE SAIT ESSUYER LE VERBE
SANS LA MOINDRE GRIMACE ! ELLE EST DANS SON ÉQUILIBRE ET CELUI CI EST SON SECRET.
ELLE EST UN MYSTÈRE DANS LA PLÉNITUDE DE SES MOUVEMENTS DIGNE DES BEAUX NUAGES.
DANS SON CALME, J'Y APERÇOIT DES RÊVERIES MYSTÉRIEUSES: DES SONGES ÉNIGMATIQUES.

DANS LA CLARTÉ DE LA LUMIÈRE TOUT COMME DANS LE SONGE DE LA NUIT; IL EST DES FAITS
QUE L'HOMME NE PEUT OUBLIER. JE NE CHERCHE DONC PAS DE RAISONS SUR MES SENTIMENTS.
LA JOIE EST UN MERVEILLEUX SENTIMENT DANS LE BONHEUR TOUT COMME DANS LE MALHEUR.
ELLE FAIT PARTI DE SES PERSONNES QUI ME REDONNE SOIF AU BONHEUR: ELLE EST NINA.

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY La chouette effraie
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MON AMI VICTOR HUGO, DÉSIR DE CONSCIENCE, Y'BECCA ET INFINI
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