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ainsi est la force.
 
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 Histoire du Venezuela, Cycnos fils d'Arès et Y'BECCA

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yanis la chouette



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MessageSujet: Histoire du Venezuela, Cycnos fils d'Arès et Y'BECCA   Jeu 24 Aoû à 9:29

Selon certaines traditions, à la mort d'Amalthée, Zeus aurait pris sa peau pour en revêtir son égide : le terme grec αἰγίς / aigís signifie en effet également « peau de chèvre ».

Historie du Venezuela (Deuxième Partie)

Historie

5. L'indépendance

19 de Abril - Tito Salas

L'indépendance du Venezuela débuta à Caracas le 19 Avril 1810 quand un groupe de créoles, profitant du fait qu'en Espagne gouvernait un Français, convoqua une réunion du conseil municipal et proclama la création d'un gouvernement indépendant jusqu'à ce que Fernand VII revienne sur le trône d'Espagne. Le capitaine général Vicente Emparan n'était pas d'accord avec cette proclamation, et quand il demanda, depuis la fenêtre de la mairie, à la foule qui s'était réunie sur la place (aujourd'hui Place Bolivar) s'il devait continuer à gouverner, un ecclésiastique José Cortés de Madariaga fit signe à la foule de répondre "NON". Et c'est ce qui se passa. Emparan fit savoir qu'il renonçait à sa charge et retourna en Espagne avec ses collaborateurs. L'indépendance du Venezuela avait commencé.

Le 5 Juillet 1811, les membres de la Société Patriotique persuadèrent tous les membres du Congrès sauf un de déclarer l'indépendance du Venezuela, oubliant la défense des droits de Fernand VII.
Ce jour marqua la création de l'état vénézuélien.

Dans la mythologie grecque, l’égide (en grec ancien αἰγίς / aigís) est une arme merveilleuse détenue par Zeus, offensive autant que défensive, symbole de la puissance souveraine.

Le Jeudi Saint de 1812, un fort tremblement de terre secoua le pays, tuant plus de 10.000 personnes et causant des destructions importantes à Caracas et dans d'autres villes. Ce fut à cette occasion que Bolivar prononça sa fameuse phrase : "Si la nature s'oppose à nous, nous la combattrons et feront en sorte qu'elle nous obéisse". Cependant, les royalistes, et beaucoup de religieux qui les soutenaient, profitant de l'ignorance du peuple dirent que c'était un châtiment de Dieu.

Description

Il n'est pas facile de comprendre en quoi elle consiste exactement chez les poètes épiques. Son étymologie naturelle (aigís signifie également « peau de chèvre »1) incline à faire penser qu'il s'agit d'un bouclier recouvert d'une peau de chèvre2. Le nom « égide » a donné naissance au terme berbère Ighid qui signifie « chevreau », un terme que les berbères (kabyles, chaoui, chleuh...) utilisent encore pour désigner cet animal, qui fournissait la matière dans laquelle était taillée l’'égide. Elle est évoquée à plusieurs reprises dans l’Iliade, où l'épithète principale de Zeus est αἰγίοχος / aigíokhos, qui signifie, dans le Grand Bailly (ed 2015, p39), « qui tient ou secoue l'égide » et que les philologues interprètent comme « Porte-Égide »3. On a pu suggérer qu’aigi- désignait à l'origine plutôt un oiseau, qui dans certaines traditions allemandes ou lituaniennes accompagne le dieu de la foudre4.

L'égide est l'œuvre d'Héphaïstos5 — ou, chez Hésiode, de Métis, pour sa fille Athéna6. Au chant II (v. 446-449), Homère la décrit ainsi :

   « la précieuse égide, inaltérable et pure,
   D'où pendillaient cent franges merveilleusement tressées,
   Tout en or fin, et dont chacune valait bien cent bœufs7. »

Au chant V (v. 738-742), la représentation diffère sensiblement :

   « [Athéna] jeta sur ses épaules l'effrayante égide
   Aux poils mouvants, où s'étalaient, en un grand rond, Déroute,
   Et Discorde et Vaillance et Poursuite glaçant les cœurs,
   Elle porte en son centre la tête de Gorgo, ce monstre épouvantable,
   Terrible, grimaçant, signe de Zeus le Porte-Égide. »

Les commentateurs tardifs y voient la peau de la chèvre Amalthée, nourrice de Zeus8. Euripide propose une étymologie curieuse : selon lui, l'égide est une cuirasse revêtue de la peau de la Gorgone tuée par Athéna pendant la Gigantomachie9. L'égide porterait ce nom parce qu'Athéna se serait « ruée » (ᾖξεν, du verbe ἀΐσσειν / aíssein) au combat. Il semble cependant qu'il s'agisse davantage d'un jeu de mots que d'une véritable étymologie. Des traditions lient plus étroitement l'égide à Athéna : dans l'une, il s'agit de la peau du géant Pallas, vaincu lors de la Gigantomachie et écorché par Athéna10 ; dans l'autre, il s'agit toujours de la peau de Pallas, qui serait le père d'Athéna, et que celle-ci aurait tué et écorché11.

Bien qu'il s'agisse dans les épopées du principal attribut de Zeus, celui-ci n'est que rarement représenté avec l'égide dans les œuvres d'art. À partir de l'époque classique, l'égide est considérée comme une sorte de cuirasse ornée d'une peau de chèvre et jetée sur les épaules d'Athéna, également appelée gorgonéion. Chez Eschyle12, l'égide semble consister seulement en une peau de chèvre, puisqu'Athéna peut la tendre devant elle comme une voile, pour être portée par les vents.

Miranda, qui avait reçu le titre de Général en Chef et les pouvoirs absolus pour défendre la nouvelle patrie, fut battu à San Mateo et n'eut d'autre solution que de se rendre le 25 Juillet 1812, signant un armistice, lequel ne fut pas respecté par Monteverde qui le fit emprisonner au moment où il s'apprêtait à quitter le pays. Il fit également tuer des milliers de personnes, y compris des femmes et des enfants, parmi les patriotes (ceux qui approuvaient l'indépendance). Miranda mourût pendant sa détention à la prison de La Carraca (Espagne) le 24 Juillet 1816. La Première République était morte elle aussi.

En secouant l'égide, Zeus déclenche le tonnerre et les éclairs, semant ainsi la terreur parmi les mortels :

   « De son côté, le fils de Cronos saisit son égide
   Aux mille franges d'or : il couvrit l'Ida de nuages,
   Lançant l'éclair à grands fracas et secoua le mont,
   Donnant la victoire aux Troyens et faisant fuir les autres13. »

De même, l'égide présidera à la destruction de Troie :

   « Un jour viendra où périront et la sainte Ilion
   Et Priam et le peuple de Priam, le bon lancier,
   Et où Zeus, le Cronide, ce grand prince de l'éther,
   Outré de cette félonie, agitera sur tous
   Sa sombre égide14. »

Il la prête occasionnellement à Athéna15 mais aussi à Apollon. Lorsqu'elle est armée de l'égide, Athéna s'emploie plutôt à encourager qu'à terrifier : ainsi, c'est l'égide à la main qu'elle incite au combat les Achéens rassemblés près des nefs16, ou qu'elle donne courage à Héraclès alors qu'il va combattre Cycnos17. Elle en couvre également Achille alors que celui-ci s'en va effrayer les Troyens et permettra aux Grecs de récupérer le corps de Patrocle18. Apollon s'en sert pour mettre en déroute les Achéens19 et pour protéger le corps d'Hector20.

Le pseudo-Apollodore associe l'égide à la légende du Palladium. Alors que la jeune Athéna s'entraîne avec la naïade Pallas, Zeus interpose son égide pour protéger sa fille. Effrayée, Pallas ne peut détourner le coup d'Athéna, qui la tue. La déesse sculpte alors une statue de bois à son image et y fixe l'égide : c'est le Palladium21.

SIMON BOLIVAR avait été chargé de défendre Puerto Cabello, mais il échoua et du fuir à Carthagène, d'où il écrivit le Manifeste de Carthagène, commençant à se positionner en homme d'état et en stratège. Avec ce manifeste, il obtint le soutien du Congrès de Nouvelle Grenade et trouva les moyens financiers et humains pour démarrer ce que l'on appellera la Campagne Admirable, qui commença avec la prise de San Antonio de Tachira le 1er Mars 1813, et se termina avec l'entrée triomphale dans Caracas le 7 Août 1813.

Avec l'entrée de Bolivar dans Caracas fut instituée une nouvelle république qui contrôlait toutes les provinces sauf la Guyana et Maracaibo. La semaine de son arrivée, Bolivar du repartir pour se battre contre Monteverde qui s'était réfugié à Puerto Cabello. En septembre, les royalistes reçurent des renforts d'Espagne. Malgré tout, les succès militaires des patriotes continuèrent pendant l'année 1813, obligeant Monteverde à quitter le pays.

Un élément déterminant dans la chute de cette jeune république fut l'apparition d'un chef royaliste, José Tomás Boves, qui avec la promesse de distribuer les richesses des blancs, commanda une armée puissante de "llaneros" (gardiens de troupeaux des grandes plaines).

Détail de la Fuite vers l'Est - Titos Salas
Détail de la Fuite vers l'Est
Titos Salas

Après diverses victoires, Boves approcha de Caracas. Et ce fut la panique. La cruauté de Boves était légendaire et la population de Caracas, réunie à celle qui avait déjà fui d'autres régions du pays, pris la route vers l'est. On raconte qu'au cours de cette fuite moururent plus de personnes que lors du tremblement de terre.

La suite fut une série de batailles sans réel vainqueur, jusqu'en 1817 où les indépendantistes réussirent à conquérir la Guyana et Margarita. Mais ce ne fut que le 24 juin 1821, au cours de la bataille de Carabobo qui vit la victoire de l'armée commandée par Simon Bolivar et la défaite de Miguel de la Torre, que fut consolidée l'indépendance du Venezuela. A partir de cet instant restèrent seulement quelques positions assiégées, qui furent vaincues par Bermudez à Cumana (octobre 1821), par l'amiral Padilla à la bataille navale de Maracaïbo (24 Juillet 1823) et par José Antonio Paez avec la capture du fort de Puerto Cabello le 8 Novembre 1823. Le Venezuela était un pays indépendant.

Monument commémoratif de la bataille de Carabobo

Symbole

L'égide est restée, dans l’Antiquité, le symbole de l’invulnérabilité garantie par la protection des dieux. Les empereurs romains sont ainsi souvent représentés avec une amulette placée sur la poitrine, miniature du bouclier orné de la tête de Méduse.

De nos jours, dans le langage courant, l'égide désigne un soutien, une protection voire un rempart, notamment dans l'expression « sous l'égide de [archive] » .

   « Ma fierté est une trompeuse égide, je suis sans défense contre la douleur. »

— Honoré de Balzac, Béatrix

En histoire de l'art, on appelle « égide » un emblème composé de la tête et du collier d'une divinité, très courant en Égypte antique.

Dans l'US Navy, les croiseurs de la classe Ticonderoga et les destroyers de la classe Arleigh Burke sont équipés d'un radar appelé Aegis (« Égide » en anglais)

6. Les caudillos

Au cours de l'année 1830 se produisirent divers évènements qui marquèrent la fin de l'époque de l'indépendance : la mort de Sucre et de Bolívar, la séparation du Venezuela de la Grande Colombie, la nouvelle constitution de 1830...

En 1831, José Antonio Páez, héros de l'indépendance, assuma la présidence. Ce fut son premier mandat et le début d'une série de changements dans l'exercice du pouvoir, d'un caudillo à l'autre. C'est l'époque connue sous le nom de période des caudillos.

Entre 1859 et 1863, se déchaîne au Venezuela une sorte de guerre civile, appelée guerre fédérale. D'un côté se trouvaient les conservateurs et de l'autre les fédéralistes ou libéraux. Les conservateurs appartenaient à l'oligarchie (on les appelaient aussi les nantis) et ne voulaient pas entendre parler d'égalité, voulant conserver leurs privilèges. Les fédéralistes, pour leur part, étaient conduits par Ezequiel Zamora, Antonio Guzman Blanco et Juan Crisostomo Falcon. Ils recherchaient l'élection populaire et la chute de l'oligarchie. Vainqueurs en 1863, ils promulguèrent le "décret de garanties" qui attribuait divers droits qui de nos jours sont considérés comme acquis, tels que le droit à la vie, à la propriété et à l'inviolabilité du domicile.

De 1870 à 1887, le général Antonio Guzman Blanco gouverna le pays. Il le fit en trois périodes qui s'appelèrent : le septennat (1870-1877), le quinquennat (1879-1884) et une période de 2 ans (1886-1887). Pendant ces mandats, les villes se développèrent, particulièrement Caracas : on construisit entre autres le Capitole, la place Bolivar et le théâtre municipal. On créa le Panthéon National où sont conservés les restes des héros. On améliora également le réseau de communication (routes Caracas - Valencia, la Guaira et Puerto Cabello, voies ferrées...).

La période suivante fut une époque d'instabilité, jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Cipriano Castro, de l'état de Tachira. Il quitta la Colombie à la tête de 60 hommes et arriva à Caracas le 22 Octobre 1899, après avoir livré diverses batailles. Cette période est connue sous le nom de "Révolution Restauratrice". Il fut tout d'abord nommé Président provisoire jusqu'à la révision de la constitution en 1904. Il fut alors nommé Président pour la période 1904-1911. Son vice-président était Juan Vicente Gomez, également de l'état de Tachira, un des généraux qui faisait partie des 60 hommes qui l'avaient accompagné.

Cipriano Castro
Cipriano Castro

Juan Vicente Gómez
Juan Vicente Gómez

Gomez avait assuré l'intérim à plusieurs reprises, pendant les voyages à l'étranger de Castro. Mais, profitant de la présence de Cipriano Castro à Paris, il prit le pouvoir le 19 Décembre 1908, interdisant le retour au pays de son ancien chef. Il avait réalisé le coup d'état qui le maintiendra au pouvoir 27 ans, jusqu'à sa mort en décembre 1935.

L'opposition à Gomez fut violemment réprimée. Malgré tout, à l'Université Centrale, les étudiants, dirigés par Jovito Villalba et Romulo Betancourt, se mirent en grève en février 1928 mais furent écrasés par les militaires. Ces évènements sont connus sous le nom de Génération du 28.


Génération du 28

C'est sous le gouvernement de Gomez que se créa l'industrie pétrolière vénézuélienne. De nombreux ouvriers agricoles émigrèrent vers les zones pétrolières, où ils trouvaient plus facilement du travail. Quelques aspects positifs de cette époque furent justement l'arrivée des investissements étrangers (particulièrement dans le secteur pétrolier qui permirent au Venezuela de développer cette industrie, existante de nos jours) et le règlement de la dette extérieure qui étranglait le pays.

Origine

Calvert Watkins22 soutient que l'égide grecque est un emprunt à la littérature hittite, dans laquelle il est souvent fait allusion à un sac en peau de mouton ou de chèvre qui contient des allégories du bien-être (voir Mythe de Télipinu).

L'Encyclopédie berbère considère qu'il y a de fortes chances que le nom grec dérive de la racine pan-berbère Γ ϒ Δ (chèvre)23.

7. La transition vers la démocratie

Eleazar López Contreras
Eleazar López Contreras

Avec la mort du général Gomez, en 1935, une des dictatures plus fortes de l'histoire du pays, touchait sa fin, terminant la période dictatoriale et commençant ce que nous allons appeler, la transition vers la démocratie. Le général Eleazar López Contreras, ministre de la guerre et la marine, devint le président provisionnel, jusqu' à la fin de la période constitutionnelle de Gómez, en avril 1936. Aux prochaines élections présidentielles, il fut élu pour la période 1936-1943. Cependant, ce fut lui même qui demanda que la durée de la présidence fut réduise a 5 ans, c'est à dire jusqu'en 1941.

En 1941, un autre général, Isaías Medina Angarita, devint le prochain présidente. Il modifia la constitution pour permettre l' existence de partis politiques, au paravent considérés "révolutionnaires"". Il établit aussi le suffrage universel et direct pour les députés mais non pas pour la présidence. Durant cette période de gouvernement il n'y eut pas de prisonniers politiques, ni d'exilés ni de poursuivis politiques. Cependant, un putsch termina son gouvernement, le 18 octobre 1945, et le remplaça para un conseil de gouvernement, présidé par Rómulo Betancourt et avec la participation de plusieurs officiers de l'armée.

Medina Angarita
Medina Angarita

Marcos Pérez Jiménez
Marcos Pérez Jiménez

Le conseil de gouvernement dura 3 années et modifia la constitution pour permettre le suffrage général direct. Le vainqueur fut l'écrivain Rómulo Gallegos, qui dura très peu de temps au pouvoir car il fut déplacé quelques mois après son élection, vers la fin de 1948, par un autre conseil de gouvernement présidé par Carlos Delgado Chalbaud. Deux ans après il fut kidnappé et assassiné. En 1952 il y eut de nouvelles élections, où le candidat de l'opposition fut le vainqueur, mais grâce à un fraude, le militaire Marcos Pérez Jiménez devint le président jusqu'en 1958 où il dut fuire du pays, à cause du mécontentement populaire.

Notes

   ↑ Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour), 1447 p. (ISBN 978-2-25203-277-0), s.v. αἰγίς, p. 30b.
   ↑ G. S. Kirk, The Iliad: a Commentary, Cambridge University Press, vol. 1, p. 162, note aux vers II, 446-451.
   ↑ Ken Dowden, Zeus, Routledge, 2006, p. 21-22.
   ↑ M.L. West, The East Face of Helicon: West Asiatic Elements in Greek Poetry and Myth, Clarendon Press, 1997, p. 112.
   ↑ Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (V, 308-310).
   ↑ Fragment 343 MW, cité par (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, 1993 [détail de l’édition], p. 84.
   ↑ Les extraits de L'Iliade sont issus de la traduction de Frédéric Mugler pour Actes Sud, 1995.
   ↑ L'idée est d'abord suggérée dans l'épitomé des Katasterismoi (13), puis mentionnée explicitement chez Hygin, Astronomie [détail des éditions] [(la) lire en ligne [archive]] (II, 13, 4).
   ↑ Euripide, Ion [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (986-996).
   ↑ Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 6, 1-2) et Cicéron, De natura deorum [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (III, 23).
   ↑ Clément d'Alexandrie, Exhortation aux Grecs (Protreptique) [lire en ligne [archive]] (II, 28, 2).
   ↑ Euménides [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (403-404).
   ↑ Iliade (XVII, 593-596).
   ↑ Iliade (IV, 164-168).
   ↑ Iliade (II, 446-449 ; XVIII, 204-208 ; XXI, 400-401) et Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (XXII, 297).
   ↑ Iliade (II, 446-454).
   ↑ Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (343-344).
   ↑ Iliade (XVIII, 203-204).
   ↑ Iliade (XV, 229-230 et 318-322).
   ↑ Iliade (XXIV, 20).
   ↑ Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (III, 12, 3).
   ↑ (en) Calvert Watkins, « A Distant Anatolian Echo in Pindar: The Origine of the Aegis Again », Harvard Studies in Classical Philology, vol. 100,‎ 2000, p. 1-14.
   ↑ G. Camps et S. Chaker, « Égide », in Encyclopédie berbère, 17 | Douiret – Eropaei [En ligne], mis en ligne le 01 juin 2011, consulté le 21 décembre 2016 [1] [archive]

http://www.venezuelatuya.com/historia/resum3fra.htm


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 24 Aoû à 9:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire du Venezuela, Cycnos fils d'Arès et Y'BECCA   Jeu 24 Aoû à 9:30

Dans la mythologie grecque, Cycnos (en grec ancien Κύκνος / Kúknos) est le fils d'Arès. Il n'est connu que par sa confrontation avec son oncle Héraclès, qui est représentée sur de nombreux vases grecs.

Sommaire

1 Mythe
1.1 La tradition hésiodique
1.2 La tradition de la monomachie
2 Représentations artistiques
3 Notes
4 Bibliographie

Mythe
La tradition hésiodique
Zeus sépare Athéna et Arès alors que Cycnos (à droite) fuit Héraclès (non représenté ici) arrivant sur son chariot1, cratère à volutes signé par le potier Nicosthénès, v. -540--510, British Museum (B 364)

Le personnage de Cycnos apparaît pour la première fois dans le Bouclier d'Héraclès, un poème pseudo-hésiodique datant de -590--5602, entièrement consacré au combat entre Héraclès et lui. L'auteur du Bouclier n'est pas l'inventeur de ce motif, que l'on retrouve dans des monuments de l'époque archaïque : un groupe statuaire sur l'Acropole d'Athènes3, une métope du Trésor des Athéniens à Delphes4 et un relief du trône d'Apollon à Amyclées5.

Dans le poème, Cycnos est un guerrier thessalien qui dépouille les pèlerins se rendant à Delphes, ce qu'Apollon ne voit évidemment pas d'un très bon œil6. Le dieu pousse ainsi Héraclès et Iolaos, montés sur leur char, à passer par son autel à Pagases pour se rendre chez Céyx, roi de Trachis7. Ils sont arrêtés par Cycnos, monté sur son char, qui entend bien dérober l'armure du héros8. Le combat prend fin rapidement : Héraclès abat de sa javeline Cycnos, pourtant soutenu par son père Arès, présent à ses côtés9. Malgré les avertissements d'Athéna, présente sur les lieux10, Arès attaque à son tour le héros dans l'idée de venger son fils. Sa javeline est déviée par Athéna (évitant ainsi un fratricide) ; blessé à la cuisse par Héraclès, il doit s'enfuir11, alors qu'Héraclès dépouille Cycnos de ses armes12. Céyx, beau-père de Cycnos, lui érige un tombeau qui sera détruit par le dieu-fleuve Anauros sur ordre d'Apollon13.

À l'époque romaine, le pseudo-Apollodore reprend la tradition hésiodique : Héraclès rencontre Cycnos, décrit comme le fils d'Arès et de Pyrène, alors qu'il est en Macédoine, à la recherche du Jardin des Hespérides14. Le combat commence sous les yeux d'Arès, mais est interrompu par un éclair, probablement lancé par Zeus, sans que l'on sache pourquoi : le récit s'arrête là. Hygin offre une version plus logique de l'intervention de Zeus : chez lui, le roi des dieux interrompt le combat qui s'amorce entre ses fils, après la mort de Cycnos15.
La tradition de la monomachie

Il existe une tradition concurrente, dite de la « monomachie » (combat singulier) que l'on retrouve pour la première fois au VIIe siècle av. J.-C. chez le poète lyrique Stésichore : celui-ci se refuse à accepter qu'Héraclès ait pu blesser un dieu2. Dans son Cycnos, aujourd'hui perdu, Héraclès est défait lors de son premier combat et ne vainc Cycnos que lors d'une seconde rencontre alors que ce dernier est seul16. C'est la version que suivent Pindare17, Euripide18, Diodore de Sicile19 et Pausanias3 lorsqu'ils évoquent Cycnos. Stésichore précise que Cycnos a l'habitude de trancher la tête des pèlerins pour ériger un temple à Apollon (?) — nom parfois émendé en celui d'Arès ou Phobos, ce qui paraît plus logique20 ; le pseudo-Apollodore se rallie à cette version dans un autre passage de son œuvre, où Héraclès rencontre près de Trachis un Cycnos, fils d'Arès et de Pélopia, et le tue21.
Représentations artistiques
Zeus repousse le bouclier d'Héraclès pour séparer les combattants, amphore du Peintre de Princeton, v. 545-530 av. J.-C., British Museum (B 212)

Le combat d'Héraclès et de Cycnos est un sujet très populaire dans la peinture de vases attique, bien que l'épisode soit relativement mineur dans la carrière d'Héraclès : on la retrouve sur plus d'une centaine de vases qui s'échelonnent entre 560 et 500 av. J.-C., pour leur grande majorité en figures noires22.

La moitié environ des vases montrent Héraclès et Cycnos entourés respectivement d'Athéna et d'Arès23. Sur tous les vases attiques, Héraclès est représenté non pas en tenue d'hoplite, conformément à la description du Bouclier, mais avec la peau de lion qui est son attribut typique : la convention artistique l'emporte ici sur la fidélité au texte24 ; Héraclès est bien représenté en armure sur une amphore chalcidienne25. De manière générale, les vases non-attiques se montrent plus proches du Bouclier que les vases attiques. Ainsi, un fragment corinthien représente partiellement un temple, allusion au sanctuaire d'Apollon Pagaséen où prend place le combat, détail qu'aucun vase attique ne montre26.

À partir de 550 av. J.-C. environ apparaît un cinquième personnage, barbu, qui s'interpose entre les combattants, le plus souvent en levant les mains, mais aussi en repoussant le bouclier d'Héraclès. La découverte récente d'une pyxide tripode du Peintre d'Amasis, où tous les personnages sont nommés par des inscriptions, confirme que ce personnage est bien Zeus27. Le vase est fragmentaire, mais on voit clairement la main de Zeus arrêtant Cycnos qui se prépare à lancer sa javeline. La présence de Zeus sur les vases reste néanmoins problématique : pourquoi Zeus ressentirait-il le besoin de protéger Héraclès d'un simple mortel ? Une œnochoé signée par le potier Kolchos et peinte par Lydos28 reprend la solution d'Hygin : Zeus intervient pour empêcher son fils de se battre avec Arès en personne alors que le cadavre de Cycnos (nommé par une inscription) gît sur le sol. Certains vases font apparaître d'autres figures. Ainsi, l'œnochoé de Lydos montre les chariots des combattants, dont les conducteurs sont nommés conformément au Bouclier : Iolaos pour Héraclès, et Phobos pour Cycnos. Sont représentés à proximité des chevaux Apollon, Poséidon, le Vieux de la Mer et Dionysos. La présence d'Apollon s'explique en ce qu'il est l'instigateur du combat, mais c'est là le seul vase qui montre le dieu de Delphes29. Celle du Vieux de la Mer et de Poséidon se justifie peut-être parce que Pagases est un port de mer30 ; Iolaos mentionne Poséidon comme une divinité favorable à Héraclès dans le Bouclier31. La présence de Dionysos est là encore unique dans le corpus des vases ; peut-être s'agit-il d'une allusion à la tradition selon laquelle Dionysos aurait été la première divinité de Delphes32.
Notes

↑ La scène a également été interprétée comme étant une Gigantomachie. Vian (1945), p. 11, cité par Shapiro, p. 529.
↑ a et b Vian (1928), p. 124.
↑ a et b Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 27, 6).
↑ Pierre de La Coste-Messelière, Delphes, Paris, 1943, pl. 132.
↑ Pausanias (III, 18, 10).
↑ Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (478-480).
↑ Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], v. 68-69.
↑ Bouclier, v. 65-67.
↑ Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], v. 416-423.
↑ Bouclier, v. 443-449.
↑ Bouclier, v. 455-466.
↑ Bouclier, v. 467-469.
↑ Bouclier, v. 472-480.
↑ Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 5, 11).
↑ Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne [archive]] (XXXI).
↑ Frag. 207 PMG = scholie de Pindare, Olympique (X, 19).
↑ Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (Olympiques, X, 15-16).
↑ Euripide, La Folie d’Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (398-399).
↑ Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (IV, 10).
↑ Gantz, p. LXXXV, n. 72.
↑ Bibliothèque (II, 7, 7).
↑ Shapiro, p. 523.
↑ Gantz, p. 422.
↑ John Boardman, 'The Kleophrades Painter's Cup in London », dans The J. Paul Getty Museum Journal no 1 (1974), p. 8.
↑ Munich 592. Shapiro, p. 525.
↑ Amsterdam, Musée Allard Pierson 3410. Shapiro, p. 523.
↑ Dietrich von Bothmer, The Amasis Painter and His World: Vase-Painting in Sixth-Century B. C. Athens, New York, 1985, p. 236.
↑ Berlin F 1732 = Beazley ABV 110, 37.
↑ Shapiro, p. 525.
↑ Vian (1945), p. 8.
↑ Bouclier (103-104).
↑ Shapiro, p. 525-526.

Bibliographie

(fr) Marguerite Yourcenar, La Couronne et la Lyre : Anthologie de poèmes traduits du grec ancien, Éditions Gallimard, 2015 (1re éd. 1979), 502 p. (ISBN 978-2081218109), p.109-110. .
(en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, 1993 [détail de l’édition], p. 421-423.
(en) Henri Shapiro, « Herakles and Kyknos », dans American Journal of Archæology, vol. 88, no 4 (octobre 1984), p. 523-529.
Francis Vian :
notice du Bouclier dans Hésiode, Théogonie. Les Travaux et les Jours. Le Bouclier, Les Belles Lettres, Collection des Universités de France, 2002 (1re édition 1928) (ISBN 2-251-00152-2), p. 119-12,
« Le combat d'Héraklès et de Kyknos d'après les documents figurés du VIe et du Ve siècle av. J.-C. » dans Revue d'études anciennes, no 47 (1945), p. 5-32.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Histoire du Venezuela, Cycnos fils d'Arès et Y'BECCA   Jeu 24 Aoû à 9:31

Mes respects, Monsieur Mitterrand ou Polémiques...

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t30-la-republique-de-grece-et-ses-argonautes
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t17-la-republique-de-syrie-et-le-royaume-de-jordanie

Votre Rose sur la rose du Panthéon fut-il aliéné par votre geste sur les falaises "océanesques" ?
Votre suppression de la peine de Mort vous a fait rentrer dans le social d'une cinquième semaine...

Chère Rose, Le deuxième mandat vous doit une éloge: "La suppression politique de et la décapitation de tous vos premiers ministres. Chirac a du sa présidence qu'à la chance de votre départ de la politique même si pour moi, son erreur fut la reprise des essaies nucléaires même temporaire, il y a eu un réchauffement des esprits. La mémoire des banlieues, éloigné de la Terre des Algériens, des Harkis et des roumis, oublie votre ministère de l'Intérieur. Vous étiez encore vivant à cette époque profitant de vos souffles derniers comme "un nouveau né".

Et pourtant... chère Rose

" Algérie, je vous ai compris": Vous aurez l'indépendance... Alors Monsieur Mitterrand qui a signé les accords
d'Evian, la Guerre Anti-Nucléaire :" J'ai vu mais je dis rien." Cela n'est pas un reproche, vous avez essayer
de vous rétablir d'une situation si précaire et instable mais pourtant, sans vouloir porter atteinte à votre conscience dans la mort... Car, Oui, je vous regrette... Vous et vos coups de gueules mémorables.

Monsieur le Président et très chère Rose, votre image d'état demeure en l'état des choses ! D'où venez vous, l'E.N.A s'est l'école gaullienne. L'École Nationale d'Administration a été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale par ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française alors présidé par le Général de Gaulle. Vous aviez déjà des dents très longue ...?

L’Échiquier se rempli à la démesure de l'ambition. Vous avez été mandaté deux fois par le cancer ... C'est un exploit car Aujourd'hui, l'héritage que vous avez laissé est détruit par certains de vos disciples car la destruction guide le peuple à travers le village... C'est la rancœur de l'ambition des politiques qui ronge l'économie de la France et son peuple.

Ce n'est plus à quels Saints ou Quelles Saintes se louaient ! C'est à quel(l)es Seins.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

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Républiques du Brésil et du Venezuela   Mar 17 Mai à 16:31 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t64-la-justice-du-8-mars-ou-citoyennes-n-oubliez-pas
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t23p50-admin-et-louange-du-clan-des-mouettes#517
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t36-salma-ya-salama-et-seth-le-chacal#518

L'Osmose.

"La destruction guide le peuple à travers le village et le village du démon traine à la porte.
Il faut partir et tous brulés. C'est la Peste" : Disait le médecin.

" non. Surement l’œuvre du Malin, il faut prier mes frères." disait les clergés.

Deux Hommes et Deux visions face à la maladie et aux mœurs... Les livres nous racontent l'Histoire
à leurs façons... Dieu ou O Éternel, elles évoluent les mentalités et sans traiter d'imbéciles
qui que ce soit... Nous devons reconnaissance à la connaissance... Et même si des institutions ,
nous frappent de vieillesses, les modernités naissent des traditions et non l'inverse :

l'Homme vient de la Nature; La Nature ne vient pas de l'Homme.

Et le monde, dans tous cela, il nous parait petit et bien injuste.
Qui sommes nous pour être parqués comme des chiens sur l’abattoir de l'évolution économique.
Sauvegarde de la Protection Social et Laïque à la lecture de notre Passé.

Pour certains, l’intérêt se place dans l'esprit de l’État car l’État est une institution dites "sacrée basée
et statuée sur la déclaration des droits des Hommes et des femmes de 1948".

Le défendre car par moment, elle évolue cette institution car certains là haut et en bas se basent sur tous
autres choses: Profils et intérêts de leurs bourses au détriment de notre vie d'Hommes et de Femmes.

Le passé nous rappelle que les intérêts restent à travers les générations.
Les concepts doivent être-ils modifier ? Que faire devant ce "chahut-Bahut" ?

Eh bien, ce fait naïf et vraie de l'existence du Soi et de la Nature...
Le Peuple est une Bouche et un estomac dans nos rêves et Croyance Mais comme dans tout tribut.
Il arrive que les gens est des enfants ! c'est dur à croire mais ça existe le tourbillon de la vie,
des libertés et de l'existence. Rappelez l'existence du Peuple sera le plus bel des apprentissage pour des parents !

Écrit de
TAY
La chouette effraie.


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Républiques du Brésil et du Venezuela   Jeu 19 Mai à 9:40
Les Marins, les Flottes et la Lune;

Dans un avenir proche les marins raconteront à ceux du ciel qui seront
devenus des marins de l'air tout comme les dragons de la Contre ou le retour.

"La Douce Lune s'est envolée dans l'Obscurité pour rejoindre d'obscur rivages :
Dans le peuple de la Nuit et des Jours, chacun s'oriente face aux merveilleuses
étoiles... Salvadis l'Albatros, Héritier de Magellan le Marin, sont là au cœur du typhon
et de la Douleur pour se laver les fautes de leurs pêchers et leurs espérances
en un monde sans esclaves de l'Heure: De l'autre coté du miroir, ce projette ceux qui
font serment du Clans des mouettes et de leurs enseignements." dit le marin et rajoute :

" Soupir et Soulagement parcours le cœur de Salvadis où s’échappent de sa poitrine dévêtu;
je la serre dans mes bras... il, elle ou moi y trouve un réconfort un refuge afin d'y oublier et
de réintégrer le flux de la Source : Il, elle ou moi n'oublie pas les hontes de la guerre,
de l'écologie et de la haine mais Salvadis n'est plus seul." dit le marin et aucune peur ne se
dégage de ses paroles devant son équipage...

"Barrières s’élèvent mais la belle Lune s'est échappée et envolée de ses rivages saupoudré de rayon
de soleil de chaleur; nous voilà seule devant notre destin, Équipage... Tel les musiciens du Titanic,
fantasme dans la chaleur, mon âme y retrouve la douceur et la Lune, sa fureur du silence... et pourtant;
je n'ai jamais été aussi proche et loin d'elle: La Destinée...

La Femme et L'Homme, alors s’aperçoit qu'elle ou il n'est plus un guide; elle est un mirage du moi...
C'est la Mort qui approche de tous en cet instant... Et pourtant, c'est là que le capitaine, dans l'immensité,
vieux, jeune ou mirage du cœur que malgré la tempête et la solitude, qui a eu ressource de ne pas s'échouer ! Celui qui nous a fait vivre en la voyant et en les voyant ! celui qui le destin permet d'écrire des pages et qui
devient celui qui retrouve la douceur de sa fureur de silence... La rage de vivre même si la mort l'invite !
Il vécut et vivra avec elle prés de vingt ans alors la colère fut de courte durée; la mort ne te laisse pas réfléchir."
dit le marin qui par ces paroles organise une tentative...

" Au loin, le Secouriste est aux aguets... Même si c'est fini... Il aperçoit un autre navire, une autre lumière : il, elle ou moi; Une sorte de frégate et d'oiseau... Il n'est pas citoyen, ni esclave et ni anarchiste... Il sourit et adresse
un "au revoir" à son équipage. Ce jeune Capitaine;, lui aussi se retrouve au milieu du Cimetière de remous et adresse des excuses à son équipages affolé et admiratif de sa volonté d'avoir essayer malgré la toute puissance du Destin... Chacun d'entre eux soupirât une prière dans la clarté d'une lune retrouvée les guidant dans la constitution de l'âme et de l'air..." Dit le marin en baissant les yeux vers le sol et levant le regard vers le ciel...

Ainsi naquit la fable de la République de la Lune et du Capitaine... Les récifs sont signes d'une présence antérieur, présente et à venir... La rose des sables, des glaces et du feu et la boussole.

écrit de
TAY
La chouette effraie.

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MessageSujet: Re: Histoire du Venezuela, Cycnos fils d'Arès et Y'BECCA   Jeu 24 Aoû à 9:39

le 23 janvier 1958, un conseil de gouvernement, présidé par Wolfang Larrazabal, promit de faire des élections libres avant la fin de l' année. C'est là où un social démocrate, Rómulo Betancourt, devint le président. Sa période de gouvernement fut très agitée, à cause de l'existence d'une "guérilla"' de gauche.
http://www.venezuelatuya.com/historia/resum3fra.htm

Pindare, en grec ancien Πίνδαρος / Píndaros, né à Cynoscéphales, un bourg près de Thèbes (Béotie), en -518, mort à Argos en -438, est l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs.

Forte personnalité profondément attachée à la religion traditionnelle et à l'antique aristocratie dorienne qui prédominait à Thèbes, Pindare n'aimait pas Athènes dont l'esprit démocratique l'inquiétait : préférant les villes gouvernées par une aristocratie sachant instaurer l'Eunomie (le « bon ordre », du grec ancien εὐνομία)Note 1, il a consacré ses chants à célébrer ce vieil idéal1. En digne héritier de la conception aristocratique et dorienne du concours athlétique, Pindare est le premier à faire de l'épinicie, hymne de triomphe, sorte de poème dont la signification est à la fois religieuse et morale2. Considéré dès l'Antiquité comme le maître incontesté et inimitable du lyrisme choral grec, synthèse de l'art poétique, musical et chorégraphique, il inaugure en outre dans ses Odes triomphales un art puissant aux rythmes savants où foisonnent des images somptueuses, art redécouvert par les Modernes seulement au XIXe siècle, et qui a inspiré les plus grands poètes. En évoquant « Pindare serein plein d'épiques rumeurs », Victor Hugo3 résumait les deux traits essentiels du poète grec, la majesté tranquille et presque religieuse qui a frappé ses admirateurs, et la vigueur s'épanchant dans les flots larges et sonores de ses images et de sa langue.

Le lyrisme choral grec est à la fois danse, autant que poésie et musique. L’exécution des odes de Pindare, que le poète a dû souvent surveiller lui-même, pouvait se dérouler au cours d'une cérémonie privée, un banquet, en présence d'un public restreint28; mais si l'ode triomphale était exécutée pendant le défilé du cortège accompagnant le retour du vainqueur dans sa patrie, ou encore, plus rarement, pendant la marche du cortège qui l'accompagnait au temple où il allait déposer sa couronne de vainqueur29, le public était alors nombreux.

On connaît la valeur sacrée de la danse en Grèce dans les cérémonies solennelles30. Ainsi, les hymnes en l'honneur des dieux étaient dansés en cercle autour d'un autel, avec un mouvement vers la droite, puis vers la gauche, avant l'arrêt final. Les grandes odes de Pindare étaient, elles aussi, chantées et dansées par un chœur recruté parmi les enfants, les jeunes filles ou les jeunes gens de bonne naissance, dans la cité où ces odes étaient exécutées28. Le nombre des membres de ce chœur variait de quatorze à cinquante selon l'importance de la cérémonie28. Le chant était exécuté par un soliste, ou par le chœur au complet, ou encore par le soliste et le chœur en alternance. C'est le chef du chœur qui entonnait chaque strophe après avoir préludé avec sa cithare : au début de la Ire Pythique, Pindare évoque « la lyre d'or » et « les premières notes des préludes qui guident les chœurs ». Les instruments de musique accompagnant le chant étaient la lyre, la phorminx, la flûte double appelée aulos ; on trouvait aussi la grande flûte phrygienne en buis et la flûte lydienne aux sons aigus pour les notes hautes ou comme support des voix d'enfants28. Le double accompagnement de la phorminx et de la flûte apparaît dans la IIIe, la VIIe et la Xe Olympiques, tandis que la Ire et la IIe Pythiques ne s'accompagnent que de la cithare seule.

Le mode musical, selon les odes, était éolien, dorien ou lydien ; le mode éolien, avec la légèreté du rythme à trois temps, était brillant, vif et passionné ; le mode dorien, où dominaient les syllabes longues, produisait une impression virile et majestueuse, comme c'est le cas dans la IIIe Olympique ; enfin le mode lydien, plus dolent, apparaît dans la Ve et la XIIIe Olympiques31. Ces mélodies guidaient les mouvements et le pas rythmé des choreutesNote 7; des témoignages anciens, il ressort que, dans le lyrisme choral, le poète composait à la fois les paroles et la musique sur laquelle elles étaient chantées32; la strophe et l'antistrophe d'une ode correspondaient à des évolutions en sens inverse, et l'épode, à un chant sur place qui autorisait une meilleure écoute du texte. Pindare indique lui-même ces mouvements dansants et leur accompagnement musical : « Tisse, douce phorminx, tisse sans plus tarder, sur le mode lydien, ce chant aimé d’Œnone et de Chypre33 » ; il est possible qu'un mouvement orchestique circulaire ait accompagné le déroulement narratif des mythes, jusqu'à l'arrêt final marqué par l'épode34, mais la partition musicale et chorégraphique de ces odes ne nous a pas été transmise, et cet aspect du lyrisme choral nous échappe aujourd'hui. Ces trois arts, danse, musique et poésie, alliés et subordonnés, apparaissent intimement unis au sein de la structure rythmique et prosodique des odes de Pindare35.
Structure et mètres

Les savants chargés d'éditer le texte des Odes ont eu à résoudre un problème délicat de présentation des vers de Pindare dans une édition des Odes triomphales. Leur ordonnancement a pendant longtemps fait difficulté quant à savoir où placer le début et la fin des vers, et comment délimiter des séquences que l'on ne sait où ponctuer. À l'époque hellénistique, Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace placent l’œuvre de Pindare dans le Canon alexandrin. Ils établissent une édition sur laquelle les philologues se sont longtemps fondés. Les grammairiens hellénistiques fixent le texte sous la forme de côla (du grec κῶλα / kôla, « membres », puis « périodes oratoires »). Il faut attendre le XIXe siècle et les travaux d'August Böckh (Pindari opera quæ supersunt, Leipzig, 1811–1881), et surtout Otto Schrœder (de) et Theodor Bergk (de) pour voir rétablis avec exactitude les vers pindariques36.

Alors qu'à l'origine les strophes d'un poème lyrique étaient parfois toutes semblables, les odes de Pindare se présentent sous la forme des fameuses triades de Stésichore, c'est-à-dire des groupes comprenant une strophe, une antistrophe et une épode ; cette dernière, construite sur un mètre différent, était chantée sur un autre air que les précédentes, et accompagnée d'une danse elle aussi différente37. Certaines odes de Pindare ne comptent qu’une seule triade, beaucoup en ont entre quatre et six, et la IVe Pythique en compte treize. Une grande strophe de Pindare comprend plus de dix ou parfois plus de quinze membres, inégaux et diversement constitués du point de vue de la prosodie38.

Chaque ode de Pindare possède sa propre structure métrique. Les mètres que le poète a le plus utilisés sont les mètres logaédiques, appelés aussi mètres éoliens, dans la tradition d'Alcée de Mytilène et de Sappho, et les mètres dactylo-épitritiques, appelés mètres doriens, caractérisés par l'épitrite (pied formé d'une longue, d'une brève et de deux longues : — ∪ — — ) ; dans ces deux types, dactyles et trochées se combinent ou se succèdent. Ils se partagent à peu près également l'ensemble des Odes. Seules la IIe Olympique et la Ve Pythique, qui ont un caractère religieux et grave, ont pour pied dominant le péon, composé d'une longue et trois brèves (— ∪∪∪ ou bien ∪∪∪ —)39,40.

Se pose ensuite la question de l'unité de l'ode. Les odes de Pindare ne se conforment à aucun plan quant aux thèmes traités. Le poète lui-même déclare dans sa Xe Pythique : « Semblables à l'abeille, mes beaux hymnes de louange volent d'un sujet à l'autre. » Un premier courant de la recherche, qualifié d'« historiciste », représenté par des auteurs comme Böckh et Wilamowitz (XIXe siècle), s'est attaché à repérer dans le texte des éléments biographiques ou historiques. Un autre courant a préféré se focaliser sur l'« idée lyrique » se trouvant derrière chaque art (Dissen, Metger, Alfred Croiset, XIXe siècle). La critique contemporaine tente pour sa part de relever la récurrence de motifs et d'images41.
Pindare et les doctrines ésotériques

Les doctrines ésotériques étaient très répandues à l'époque de Pindare, et les tyrans d'Agrigente et de Syracuse qu'il a connus en Sicile ont pu avoir des complaisances pour le mysticisme42. Il est incontestable que Pindare a subi l'influence des courants mystiques de son temps. Tout un faisceau d'indices dans son œuvre en apporte la preuve. On ne peut dire avec précision de quels courants mystiques il s'agit, dans la mesure où orphisme et pythagorisme sont impossibles à distinguer à cette date43.
Dans la foule des divinités grecques, Pindare semble accorder une importance particulière à celles qui président aux mystères. Peut-être a-t-il été lui-même initié à Éleusis, comme on peut le penser à la lecture de ce fragment de Thrène cité par Clément d'Alexandrie44 :

« Heureux qui a vu cela avant de descendre sous la terre : il sait ce qu'est la fin de notre vie et ce qui en est le principe, donné par Zeus. »

— Pindare, fragment 137-8 (Schrœder).

Mais Pindare n'a certainement été l'esclave d'aucun système45. C'était déjà l'opinion d'Alfred Croiset et d'Erwin Rohde46, selon qui la théologie de Pindare demeure « laïque et trahit partout l'esprit d'un poète. » Il est certain en tout cas que, sans être adepte d'aucune secte ni école philosophique, il éprouve un indéniable attrait pour les questions eschatologiques et mystiques, et qu'il avait connaissance d'une doctrine sur les destinées de l'âme. Cette influence des courants orphico-pythagoriciens apparaît nettement d'abord dans la Ire Olympique qui semble bien faire allusion aux dogmes orphiques de la chute originelle et du relèvement personnel auquel accède l'initié47 ; l'on voit également développée la croyance en la métempsycose en particulier dans la IIe Olympique48 dont le mythe opère une synthèse générale. La métempsychose accompagne l'affirmation de la survie dans les Enfers et de la rétribution des mérites49. La transmigration des âmes, dogme le plus caractéristique enseigné par les disciples de Pythagore, s'ajoute dans cette ode à des préceptes de conduite morale comme, aux vers 76-77, l'exigence de « garder son âme absolument pure de mal »50 ; et un autre détail d'inspiration pythagoricienne apparaît au vers 72, à savoir le souci de vérité : le poète fait une place d'honneur, dans « l'île des Bienheureux », à « ceux qui aimèrent la bonne foi ». Or Pythagore exhortait ses disciples à éviter le mensonge51, souci considéré comme un devoir essentiel dans la secte et maintes fois réitéré dans l'œuvre de Pindare : « Principe de grande vertu, Vérité, ô Souveraine, fais que jamais mon propos n'achoppe contre l'écueil du mensonge 52! ». Enfin, la prédominance que Pindare accorde, dans ses mythes, aux héros, fait elle-même écho à leur culte traditionnel chez les sectateurs de Pythagore : on sait par Aristoxène qu'un parfait Pythagoricien devait accomplir quotidiennement des devoirs de piété non seulement envers les dieux, mais également envers les héros53.
Les dieux et les hommes

Se refusant à rapporter quoi que ce soit de scandaleux ou d'attentatoire à la majesté des dieux, car « rarement on échappe au châtiment qu'attire le blasphème54 », Pindare demeure fidèle à ce principe de moralité : « L'homme ne doit attribuer aux dieux que de belles actions : c'est la voie la plus sûre »55. Chez lui, les divinités sont donc débarrassées des querelles, violences de toutes sortes, amours incestueuses et naïvetés encore présentes chez Homère. Sa théologie, pénétrée de philosophie, présente un idéal divin d'une moralité irréprochable digne de servir de modèle à l'humanité : elle marque ainsi la maturité croissante de la religiosité en Grèce56. Et cet idéal de perfection divine, dans l'esprit plein de piété du poète, tend vers l'idée d'une divinité une et toute-puissante, indépendamment de toute détermination de personne : « Qu'est-ce que dieu ? Que n'est-il pas ? Dieu, c'est le Tout », dit-il dans un fragment cité par Clément d'Alexandrie57.

Dans sa poésie, il est deux grandes divinités auxquelles il accorde un intérêt particulier : Zeus et Apollon. Faire du bien aux meilleurs des mortels, et punir la révolte et la démesure, tel est le premier soin de Zeus, que le poète invoque avec un sentiment quasi biblique de sa majesté :

« Dieu suprême, qui tiens les rênes du tonnerre, ce coursier infatigable, ô Zeus, les Saisons que tu gouvernes m'envoient, au son de la phorminx, pour me porter témoin des victoires les plus sublimes. Ah ! Fils de Cronos, maître de l'Etna, reçois en faveur des Charites, ce cortège olympionique. »

— Olympiques, IV, vers 1 à 10.

Le bonheur, non pas le simple succès passager mais le vrai bonheur durable est la récompense de Zeus à ceux qu'il aime pour leurs vertus ; un homme vraiment heureux est donc nécessairement, aux yeux de Pindare, un homme ami de Zeus : en chantant sa gloire et ses triomphes, Pindare ne fait en quelque sorte qu’adorer en cet homme l'effet de l'amitié des dieux pour qui la mérite.
Apollon tenant une cithare. Kylix attique à fond blanc, vers 460 av. J.-C. Musée archéologique de Delphes.

Voilà pourquoi, en saluant la fortune prospère de ses héros, Pindare ne célèbre pas seulement la supériorité physique et matérielle d'un vainqueur ; il chante la faveur des dieux éclairant le front d'un mortel, ce qui donne à ses Odes triomphales leur ton toujours religieux58. Ainsi, l'impuissance ou la faiblesse humaine sont-elles compensées par la grâce divine :

« Êtres éphémères ! L'homme est le rêve d'une ombre. Mais quand les dieux dirigent sur lui un rayon, un éclat brillant l'environne, et son existence est douce. »

— Pythiques, VIII, vers 95 à 97.

Quant à Apollon, dieu des poètes, dieu guérisseur et civilisateur, maître de l'oracle delphique, il est une figure de tout premier plan chez Pindare : c'est lui « qui octroie aux hommes les remèdes qui guérissent leurs maladies cruelles ; il nous a donné la cithare ; il fait pénétrer dans les cœurs l'amour de la concorde, l'horreur de la guerre civile59. » Pindare l'invoque comme le dieu omniscient dont la puissance est infinie :

« Toi qui ne saurais ni mentir ni errer, toi qui sais le terme fatal de toutes choses et tous les chemins qu'elles prennent, toi qui peux compter les feuilles que la terre fait pousser au printemps, et les grains de sable que, dans la mer ou dans les fleuves, roulent les vagues et les souffles des vents, toi qui vois clairement l'avenir et son origine... »

— Pythiques, IX, vers 42 et suiv.

Sa dévotion à l'égard du dieu de Delphes, source de toute inspiration poétique, est si profonde que Pindare lui emprunte ses attributs, les flèches et la phorminx60.
Héros et mythes
Article détaillé : Mythologie grecque.

Sur les quarante-quatreNote 8 odes triomphales de Pindare, la plupart célèbrent les mythes qui se rapportent à la patrie du vainqueur, ou les légendes des puissantes familles quand il s'agissait de chanter quelque prince de race illustre. Mais toujours, dans la variété des légendes locales, Pindare privilégie celles qui se rattachent à la tradition dorienne et à celle de sa patrie, Thèbes.
Fonction du mythe

Selon les chercheurs et les époques, on a attribué aux mythes soit un rôle purement esthétiqueNote 9, soit une valeur paradigmatique étroitement liée à la victoire et au vainqueurNote 10, soit enfin un but religieux et moral d'édification des auditeurs61. Jacqueline Duchemin, ainsi que plusieurs autres chercheursNote 11, estime que le mythe propose au vainqueur et à ceux qui l'entourent un idéal héroïque, destiné à donner une leçon d'éthique aristocratique.

Pindare s'attache avant tout à célébrer ceux des héros qui ont été récompensés, au terme d'une épreuve, pour leurs vertus hors pair et leur valeur morale : tel est le cas de Persée vainqueur de la Gorgone, et surtout des héros de la lignée d'Éaque, Ajax et Achille instruit par son maître, le Centaure Chiron62 ; mais c'est Héraclès, le héros né à Thèbes, que Pindare veut surtout célébrer ; en lui le poète voit le fondateur, avec les Dioscures, des Jeux sacrés d'Olympie63, mais aussi le bienfaiteur exemplaire des hommes, celui qui incarne à ses yeux l'ascèse héroïque parfaite et les vertus athlétiques par excellence, l'endurance, la patience, et « un courage invincible64. » C'est pourquoi Héraclès est récompensé par une bienheureuse éternité, comme le devin Tirésias en fit la prédiction à Amphitryon :

« Il lui révéla qu'éternellement en paix, Héraclès obtiendrait, pour compenser ses durs labeurs, le privilège d'une félicité inaltérable, dans la demeure des Bienheureux ; il recevrait en mariage la florissante Hébé, et, vivant auprès de Zeus le Cronide, rendrait grâces à son auguste loi. »

— Néméennes, I, vers 69-73.

Dans les parties narratives des Odes, Pindare ne s'attarde pas à raconter les mythes en détail, refusant de « faire porter à sa lyre le fardeau de l'épopéeNote 12 » ; point d'explications circonstanciées ni de développements superflus : il procède de manière lyrique par allusions brèves. Ce sont en général de vives esquisses, des peintures réduites à quelques traits, destinées à éveiller des impressions et des sentiments, les maximes mêlées au récit y ajoutant une note morale65. Ainsi, dans la IVe Pythique, dans le récit de Jason et la Toison d'or, une fois dégagés les traits utiles à la morale qu'il veut en tirer, le poète abrège et conclut rapidement : « Mais le retour serait long par la grande route ; l'heure me presse, et je connais un sentier plus court. À bien d'autres je sais montrer la voie du génie66. »
Éloge de l'esprit héroïque
Articles connexes : Jeux olympiques antiques et Arété.
Copie du Diadumène de Polyclète. Dans la noblesse et la sérénité du visage, la beauté plastique de cet athlète nouant le bandeau de la victoire, s'exprime l'union des vertus physiques et morales que Pindare célèbre dans ses Odes.

Pindare ne se sent jamais ni esclave de son sujet, ni tributaire de l'athlète. Il s'arrête très peu sur l'épreuve sportive elle-même, dont il ne fait pas le récit, mais il se contente de signaler parfois brièvement sa nature ; ainsi, dans la Ve Pythique, se borne-t-il à mentionner le vainqueur à la course des chars, Carrhôtos, qui « a su garder ses rênes intactes en menant jusqu'au bout ses chevaux aux pieds rapides, dans l'hippodrome aux douze parcours, sans briser aucune pièce de son appareil67. »
Si Pindare se montre généralement discret dans l'éloge personnel du vainqueur, c'est qu'il a hâte de s'élever, du plan de l'anecdote, à celui des idées générales et nobles68 : chantant, non pas tant le héros que l'esprit héroïque, il met l'accent non pas sur les dons physiques mais sur les qualités morales de l'athlète, la hardiesse, la loyauté, la vaillance ou l'habileté ; le courage au pancrace de Mélissos de Thèbes évoque ainsi « la vaillance des fauves rugissants, et sa prudence est celle du renard qui, se renversant sur lui-même, arrête l'élan de l'aigle69. » Pour Pindare, « la victoire aux jeux appelle les chants les plus beaux, ceux qui célèbrent le compagnon rayonnant de couronnes et de vertus70. » Tel est le mot-clef de sa poésie, la « vertu, le mérite », en grec ancien et sous la forme dorienne employée par Pindare, l’ἀρετά / areta, c'est-à-dire la prouesse virile de celui qui s'attache à sublimer et parfaire sa condition d'homme. Cette vertu est pour Pindare une qualité aristocratique. C'est pour redonner vie à cet ancien idéal de la noblesse que Pindare se plaît à associer à l'éloge du vainqueur l'éloge de son lignage ; célébrer les qualités morales des glorieux ancêtres du vainqueur et honorer sa patrie est le motif habituel des Odes triomphales71. En exaltant de la sorte tout ce qui fait la supériorité d'un héros, Pindare l'offre en exemple à la postérité, car la victoire est pour lui l'incarnation de l’arété humaine la plus haute72 : en ce sens, Pindare se considère comme l'émule des artistes et sculpteurs grecs qui s'attachent à façonner non la physionomie réaliste d'un individu mais le corps idéal d'un athlète sous sa forme la plus sublime73.
La mission du poète comme éducateur

Ceux à qui Pindare s'adresse dans ses odes sont à la fois de simples vainqueurs aux jeux, mais aussi souvent les grands de ce monde, rois, princes et membres de la noblesse. Le poète adapte à chacun son éloge, sans s'interdire le devoir de dispenser, avec franchise et avec tact, des conseils et des avertissements74.

En donnant leurs beaux exploits en exemples à imiter, Pindare poussait les athlètes à « s’élever au comble du mérite75 », et à atteindre la perfection des héros idéaux du mythe. Comme Homère avant lui, le poète fait donc œuvre d’éducateur76. Ainsi, avant de faire l'éloge du jeune Trasybule, Pindare évoque le Centaure Chiron, l'éducateur type des héros, qui enseignait à Achille le respect des dieux autant que la piété filiale77. Car en ce sage centaure, le poète trouve un modèle idéal pour sa propre mission d'éducateur ; c'est encore à Chiron, le maître plein de sagesse, qu'il se réfère dans l'éloge des premiers habitants de l'île d'Égine, ancêtres du vainqueur nommé Aristocleidès78. Et Pindare est si attaché à cette mission d'éducation, qu'il est le premier, avant Platon, à s'interroger quant à savoir si l'excellence peut s'apprendre, ou si elle résulte seulement de l'atavisme. Sa réponse est illustrée par l’héroïsme inné d'Achille et par l'exemple d'Asclépios : Chiron a éduqué Asclépios, « cet enfant sublime, en développant par des exercices appropriés, tous les instincts de son grand cœur »79. L'éducation ne saurait agir que si elle se fonde sur des vertus natives76 :

« Par l'héroïsme héréditaire, un homme est grandement puissant. Mais celui qui se contente de ce qu'on lui a enseigné, est comme un homme marchant dans l'obscurité. Son intelligence hésite ; jamais il n'avance d'un pas sûr et la carence de son esprit tente la gloire par tous les moyens. »

— Pindare, Néméennes, III, vers 40-42.

Pindare remplit la même mission d'éducateur à l'égard des puissants : il se flatte en effet d'être « un homme à la parole franche [qui] se fait valoir en tout pays, auprès des tyrans, là où règne la foule impétueuse, et dans les cités que régissent les sages »80, c'est-à-dire dans les trois principaux régimes politiques : monarchie, démocratie et aristocratie. C’est ce qu'implique cette exhortation donnée à Hiéron Ier, tyran de Syracuse, de réaliser sa véritable personnalité, à partir du moment où Pindare, qui fait son éloge, la lui aura révélée :

« Deviens qui tu es, quand tu l'auras appris / Γένοι’ οἷος ἐσσὶ μαθών. »

— Pythiques, II, vers 72.

Dans toutes les odes adressées à ce tyran, Pindare dispense ses préceptes de sagesse et de modération : « Ne vise pas plus haut que ta fortune présente », lui dit-il81, et « puisque mieux vaut l'envie que la pitié, ne renonce pas aux beaux desseins. Dirige ton peuple avec le gouvernail de la justice. […] Livre ta voile au vent, comme un bon pilote, sans te laisser duper, ami, par la séduction de l'intérêt 82. » Ces préceptes moraux, loin d'être des maximes traditionnelles ou des lieux communs, sont toujours appropriés au cas particulier de ceux à qui Pindare les adresse. Ainsi, l'histoire nous apprend que Hiéron de Syracuse n'était pas exempt des défauts habituels des tyrans, le poète souhaite donc corriger son avarice notoire en l’invitant à donner largement, comme Crésus, puisque sa richesse lui permet ce devoir de générosité83 ; mais c'est surtout le roi de Cyrène, Arcésilas IV, qui reçoit du poète les avertissements les plus graves, longuement développés, d'avoir à « gouverner la ville par une politique droite et prudente84 », car « il est facile de mettre le désordre dans une cité, les plus vils manants en sont capables. Mais la rétablir en son état, voilà qui est difficile » ; Pindare achève cette ode par une supplique pour obtenir le rappel de Damophile, un aristocrate exilé à la suite de troubles intervenus dans Cyrène, et qui avait encouru la haine ou la défiance d'Arcésilas85. Or, peu après l'exécution de cette ode dans la ville de Cyrène, Arcésilas IV, vainement averti par Pindare, était renversé par une révolution86.
L'art de Pindare
Le devin

L'incomparable don poétique est d'essence divine, selon Pindare87, et ne saurait s'apprendre : aussi oppose-t-il l'homme habile (σοφός), favorisé des dieux, aux chantres « qui ne savent que pour avoir appris » (μαθόντες δὲ).
À l'avers, Zeus et au revers, l'aigle du dieu, tenant un lièvre dans ses serres. Monnaie de Locres, vers 300-280 av. J.-C.

Ignorant le terme de poète, (ποιητής), entièrement absent de son œuvre, il dispose d'une large gamme de termes expressifs ou de périphrases pour désigner son art88 : il se dit « serviteur de Létô » c'est-à-dire d'Apollon89, ou « héraut privilégié qui fait entendre des paroles savantes »90 ou encore « interprète fameux des Piérides », ἀοίδιμον Πιερίδων προφάταν91. Ce terme de προφάτας / προφήτης, devin, que Pindare s'applique à lui-même, est d'ordinaire appliqué aux interprètes chargés de proclamer les messages des dieux ; c'est dire que le poète, revêtu de sa mission comme d'un sacerdoce, est habilité à dispenser un véritable enseignement de nature religieuse et morale92. Qui est doué de ce génie poétique inné est semblable à l'aigle de Zeus :

« Je porte sous mon bras d'innombrables flèches rapides, dans mon carquois ; elles savent pénétrer les bons esprits ; pour atteindre la foule il est besoin d'interprètes. Sage (σοφός) est celui qui tient de la nature son grand savoir ; ceux qui ne savent que pour avoir appris, pareils à des corbeaux, dans leur bavardage intarissable, qu'ils croassent vainement contre l'oiseau divin de Zeus ! »

— Pindare, Olympiques, II, vers 91 sqq.

Cette image de l'aigle revient ailleurs chez Pindare, tantôt pour suggérer la force fulgurante de l'oiseau « qui saisit en un clin d'œil la proie sanglante dans ses serres93 », tantôt pour évoquer « le roi des oiseaux » endormi sur le sceptre de Zeus, possédé par le pouvoir magique de la musique94,95. Car l'image n'est pas un ornement poétique gratuit ; l'aigle symbolise l'élévation majestueuse du ton et du style dans la poésie de Pindare, et le domaine métaphysique où évolue sa pensée, « bien au-dessus des régions basses où les geais criards cherchent leur subsistance96. » Opposé aux corbeaux et aux geais criards, l'aigle divin traduit aussi toute la distance qui sépare le génie du simple talent, distinction maintes fois répétée dans les Odes de Pindare97.
Langue et syntaxe

Comme tous les grands poètes du lyrisme choral, Pindare se sert d'une langue qui n'est pas un dialecte vivant, mais une langue littéraire dans laquelle entrent des éléments ioniens c'est-à-dire le dialecte de l'épopée homérique, ainsi que des éléments éoliens, et dont la couleur fondamentale est dorienne. La proportion de ces diverses formes dialectales était en grande partie déterminée par la tradition et le goût de chaque poète98. Leur mélange chez Pindare est, au jugement d'Eustathe de Thessalonique, toujours discret et harmonieux99.
La langue de Pindare présente certaines particularités grammaticales destinées à créer une impression à la fois inattendue et plus vénérable que le parler de tous les jours : ainsi, un sujet au pluriel peut recevoir un verbe au singulier ou au duel, un verbe passif a son régime au génitif sans ὑπό100, et certaines prépositions ont un sens légèrement altéré101 ou déplacées102 en d'audacieuses hyperbates103.
Lexique et style

Poète conscient d'être investi d'une mission quasi divine, Pindare se déclare « dispensateur des dons des Muses »104, et il cultive son art « en mettant à son service une langue qui n'est jamais paresseuse105 ». En effet, son lexique abonde en mots nouveaux dont nous ne savons s'il les a créés lui-même ; ces mots dont la langue grecque n'offre pas d'exemple avant lui, sont des épithètes et des mots composés, tels que πολύβατος, (« très fréquenté »), πανδαίδαλος, (« travaillé avec beaucoup d'art »), ἐαρίδρεπτος, (« que l'on cueille au printemps »), ἑλικάμπυξ, (« qui a un bandeau roulé autour du front ») ; poète musicien, Pindare aime les mots aux belles sonorités éclatantes, comme χρυσάρματος, μεγαλοπόλιες, ἱπποχαρμᾶν, mis en évidence par leur place dans le vers ou par les temps forts du rythme106. Le goût de Pindare pour la noblesse de l'expression le porte à employer, au lieu du terme propre mais neutre et banal, les termes connotant la grandeur morale ou le beau sentiment : ainsi, au lieu de ἆθλον, « prix donné au vainqueur », il emploie « honneur » (τιμάNote 13), ou « plaisir » (χάρις), ou encore « présent honorable » (γέρας)107.
Pindare use abondamment d'épithètes pittoresques ; certaines sont des épithètes consacrées, empruntées à l'épopée homérique, comme « Thèbes aux chars d'or » (χρυσάρματος) ou « l'opulente Athènes » (λιπαρά) ; mais il innove en les appliquant parfois à des divinités d’une manière non conventionnelle, ainsi Harmonie est-elle dite « aux grands yeux », Ἁρμονίαν βοῶπιν108 ; beaucoup d’épithètes sont neuves et d’une originalité créatrice109, comme « la richesse qui grandit les hommes », μεγάνωρ πλοῦτος110, ou « un combat d'airain », ἀγὼν χάλκεος111.
Toutes les figures de style sont représentées dans les Odes, et l'imagination de Pindare personnifie même de manière hardie les réalités abstraites112 : la figure allégorique d’Excuse, est « fille de l'obtus Épiméthée113», et « Alala, fille de Polémos », est la personnification du Cri de guerre114. Il emploie aussi un grand nombre d’aphorismes et de sentences morales, parfois sous la forme d’une alliance de mots dont la plus célèbre annonce à la fois Hamlet et La Vie est un songe : « Êtres éphémères ! Qu’est chacun de nous, que n’est-il pas ? L'homme est le rêve d’une ombre115. »
Mais l’image royale qu'affectionne le poète est la métaphore. Elle n'est pas un simple élément extérieur et purement décoratif, mais au contraire un élément assurant l'unité de l'ode, la transition entre l'actualité et le mythe, et un élément signifiant que justifie le sujet même de l'œuvre116. La métaphore du voyage sur mer en particulier, à laquelle Pindare a donné un éclat singulier, semble bien être de son invention117. Souvent hardies, longuement filées, les métaphores se suivent ou se mêlent, manifestant ainsi non seulement l'importance esthétique que Pindare leur accorde, mais aussi la conception philosophique et religieuse de sa vision du monde : l'attitude en quelque sorte « symboliste » du poète face à la nature118, décèle entre la réalité sensible et la réalité intelligible un grand nombre d'analogies ; le divin et l'humain sont constamment mêlés ou en perpétuelle transformation119. Dans la IXe Olympique, c'est la quadruple image de l'embrasement, du cheval, du navire et du jardin des Charites qui traduit les pouvoirs souverains de la poésie : « La flamme ardente de mes chants empourprera cette ville chérie, et, plus vite qu'un cheval généreux ou que le navire qui vole, je vais publier partout mon message, si le sort a bien voulu que ma main sache cultiver le jardin privilégié des Charites120. » Ces métaphores rendent sensibles les idées abstraites : empruntées au monde vivant des plantes et aux éléments de l’univers (en particulier le feu et la lumière), aux jeux du stade et aux œuvres d’art, elles abondent partout dans ses Odes, ainsi évoque-t-il « la première assise de sages paroles », « les clous d'acier indestructible du danger » qui retient enchaînés ceux qui le bravent, « les bouillonnements de la jeunesse » ou encore, « le fouet des désirs inassouvis »121. Inversement, le substantif concret est parfois remplacé par une locution abstraite, par exemple « l’inexpugnable mobilité des pierres qui se rejoignent122 », évoque poétiquement les rochers des Symplégades. Cette alliance du sensible et de l'intelligible, qui est le « principe même de l'art » selon Paul Valéry, confère ainsi à son style un chatoiement que rehaussent la rapidité et la concision95, les deux constantes essentielles de son esthétique, comme il le précise lui-même : « Si l'on sait concentrer en peu de mots beaucoup de substance, on est moins exposé au blâme des hommes123. »
Composition

On a beaucoup reproché à Pindare le décousu de sa composition ; Alfred Croiset a cependant montré que la double nature du lyrisme, à la fois discours et musique, entraînait un enchaînement d'images, de sentiments et de pensées qui concourent à exprimer l'idée centrale de chaque ode avec une souplesse toute poétique, comme les notes de musique dans un chant se complètent et se corrigent mutuellement pour créer une harmonie générale. Cette idée centrale transparaît dans les parties gnomiques ou sous le voile des mythes124. La composition des odes adopte une disposition symétrique, avec deux points fixes, le début et la fin se faisant écho sur le même thème : le poème prend ainsi la forme d'un cercle fermé. À de rares exceptions prèsNote 14, les odes commencent et finissent sur des éloges, la place centrale étant réservée aux récits mythiques125. Et c'est le début qui apparaît magnifique, riche d'épithètes et d'images brillantes, tandis que la fin, plus brève, est d'une tonalité plus simple. Pindare a lui-même souligné la nécessité de ce beau début : « Je veux élever, comme en un palais admirable, de hautes colonnes d'or pour soutenir le riche vestibule : en tout début, il faut qu'une façade brillante attire de loin les regards126. » On a un exemple de cette entrée en matière vive et éclatante avec la VIe Pythique.
Fortune littéraire

Si les Grecs l'ont très vite porté au pinacle, Hérodote parmi les premiers, Pindare n'eut guère d'imitateurs (le seul autre auteur d'épinicies connu est Bacchylide). On peut regretter, comme Werner Jaeger127, que ce soit le rival de Pindare, Simonide de Céos, que les cités grecques aient choisi pour commémorer sur leurs monuments le souvenir des soldats morts durant les guerres médiques, mais il est vrai que le poète avait préféré l'ennemie d'Athènes, Égine. Cependant les Alexandrins du IIIe siècle av. J.-C. le mirent au premier rang des poètes lyriques grecs128.
Chez les Romains, il fut admiré par Quintilien129, par Properce 130, par Stace131 et par Horace qui le tenait pour inimitable132 ; ce dernier a peint, dans ses Odes, le mouvement large et imposant du style de Pindare à travers l'image du fleuve débordé aux eaux agitées, et la puissance sublime de son vaste génie prenant son essor vers les plus hautes cimes, à travers l'image du cygne :

« Pindare ! Quiconque entreprend d'être son rival s'enlève sur des ailes de cire par le secours de Dédale et donnera son nom à la mer cristalline.
Comme descend de la montagne la course d'un fleuve que les pluies ont enflé par-dessus ses rives familières, ainsi bouillonne et se précipite, immense, Pindare à la bouche profonde, digne de recevoir le laurier d'Apollon, soit qu'à travers ses dithyrambes audacieux il roule des mots nouveaux et s'emporte en des rythmes affranchis de lois, soit qu'il chante les dieux et les rois [...], soit qu'il dise ceux que la palme d'Élide ramène dans leur patrie égaux aux dieux du ciel, le pugiliste ou le cheval, et les dote d'un honneur plus précieux que cent statues. Un grand souffle soutient le vol du cygne dircéenNote 15 chaque fois qu'il monte vers les hautes régions des nuages. »

— Horace, Odes, IV, 2, vers 1 à 27.

En France, la renommée de Pindare a d'abord varié en proportion de l'intérêt que l'on a porté aux Anciens. Avec l'admiration de la Pléiade pour l'Antiquité, les poètes français de la Renaissance ont su apprécier le lyrique grec, au premier rang desquels Pierre de Ronsard, qui composa des Odes pindaricques ; et même si Rabelais invente le verbe moqueur « pindariser », en référence aux émules du poète lyrique, il ne critique pas personnellement le poète et demeure un véritable apôtre de l'humanisme grec. C'est le rationalisme du XVIIe siècle français, fort peu lyrique au demeurant, qui amorce la réaction contre Pindare : François de Malherbe lance les premières attaques contre lui en parlant de son « galimatias », malgré Boileau, seul à défendre l'ode pindarique où, selon lui, « un beau désordre est un effet de l'art133 » ; puis la Querelle des Anciens et des Modernes, avec Charles Perrault et Houdar de La Motte, accentue ces attaques134, au point que le substantif « pindare » désigne au XVIIIe siècle un poète sibyllin, incompris de ses contemporains. Poète au style difficile et encore très mal étudié à cette époque, Pindare a ses détracteurs, dont Voltaire n'est pas des moindres : dans une lettre à son ami Chabanon, il le nomme « l'inintelligible et boursouflé Thébain »135; il est vrai qu'il le lisait dans une édition où les mots étaient souvent coupés en deux, avec « une moitié du mot à la fin d'un vers, et l'autre moitié au commencement du vers suivant. »
Il faut attendre le XIXe siècle et les progrès de l'érudition combinés avec le renouveau de la poésie lyrique, pour que Pindare soit réhabilité : au premier rang des critiques littéraires qui découvrent les lois du lyrisme choral grec, il faut citer Alfred Croiset ; en Allemagne, Pindare est lu avec attention et traduit brillamment par Friedrich Hölderlin ; le jeune Goethe de Prométhée, des poèmes de Ganymède et du Voyageur, subit son influence intériorisée, ainsi que, plus tard, le Prix Nobel de littérature Carl Spitteler136. Au XXe siècle, dans le sillage de Martin Heidegger, il est traduit et commenté par le philosophe Jean Beaufret et René Char137. En France, il a influencé sensiblement la poésie de Paul Claudel, qui le découvrit grâce à André Suarès138. L'influence de Pindare sur la composition des Cinq Grandes Odes est manifeste, et Claudel le confirme dans une lettre en décembre 1904 : « La lecture de Pindare est devenue une de mes grandes sources et un réconfort littéraire. »
Sur ce tableau de Jean-Auguste Dominique Ingres, l’Apothéose d'Homère, (1827, Musée du Louvre), Pindare figure dans le groupe de droite, aux côtés de Phidias et de Périclès.

Le poète grec a surtout été admiré, et étudié avec beaucoup d'intérêt par Saint-John Perse qui le cite dans le poème XII de Oiseaux et qui trouve en lui un modèle, entre noblesse et vigueur, pour sa propre écriture ; pendant quatre ans, à partir de 1904, Saint-John Perse s'est exercé à le traduire « pour une étude de métrique et de structure verbale » car il voyait en lui « la plus forte métrique de l'Antiquité » ; chez ce « grand poète-né », Saint-John Perse admirait « un grand sens unitaire imposant la retenue du souffle, le mouvement même, chez lui, s'attachant au seul rythme d'une modulation préassignée139 » à la stricte discipline musicale et chorégraphique. La fascination de Saint-John Perse pour Pindare s'est poursuivie longtemps, et sa poétique de l'éloge doit beaucoup aux clartés fulgurantes du poète grec140.
Dans les arts

En peinture, la toile d'Ingres, intitulée l'Apothéose d'Homère (1827), montre, à la gauche du célèbre poète, Pindare lui tendant la lyre et Phidias, le ciseau. Le poète thébain a également fourni le thème de la supériorité du génie au peintre Henry-Pierre Picou dans son tableau, La naissance de Pindare, (1848)141.
Œuvres

Consulter la liste des éditions des œuvres de cet auteur liste des éditions.
Les Épinicies
Pythiques (12 odes)
Olympiques (14 odes)
Isthmiques (7 odes)
Néméennes (11 odes)
Fragments : Pindari carmina cum fragmentis, édi. par H. Maehler, Leipzig, coll. « Teubneriana », 1987
Thrènes
Parthénées
Hymnes

Notes et références
Notes

↑ En termes politiques, l’eunomie désigne un idéal d'ordre, d'harmonie et de hiérarchie aristocratique. Pindare a personnifié « l'Eunomie, avec sa sœur Justice l'inébranlable, et son autre sœur, Paix, dispensatrices de la richesse, filles précieuses de la sage Thémis. » (Olympiques, XIII, vers 6 à Cool.
↑ Agathocle était un musicien, un penseur et un moraliste, que Platon dans le Protagoras (316e) qualifie de « grand sophiste ».
↑ Tycho Mommsen dans son Pindaros, pp. 51-52, estime que Pindare a été un partisan déclaré de l'alliance avec les Perses.
↑ Pindare a salué toutes les victoires qui ont sauvé l'hellénisme et « écarté de l'Hellade la lourde servitude » : « J'obtiendrai, en rappelant le nom de Salamine, la reconnaissance des Athéniens », dit-il dans la Ire Pythique (vers 75-76).
↑ Il n'en reste que les deux fragments 97 et 98.
↑ Le texte grec de ce poème figure dans le tome IV des Isthmiques, édition des Belles Lettres, parmi les fragments conservés des Chants de louange. Philippe Brunet a commenté l'établissement du texte dans « Études sur la vision dans l'Antiquité classique » [archive], p. 88-89.
↑ On se fera une idée des diverses danses connues dans la Grèce antique et des évolutions accomplies par le chœur grâce à la description qu'en donne Alfred Croiset 1895, p. 66 à 71.
↑ Quarante-quatre ou quarante-cinq, selon qu'on distingue ou que l'on confond la IIIe et la IVe Pythique (voir Alfred Croiset 1895, p. 167.)
↑ C'est le cas d'E. Thümmer, dans la lignée d'Elroy L. Bundy.
↑ C'est la position de A. Koehnken dans Die Funktion des Mythos bei Pindar, Berlin, 1971.
↑ Ce rôle religieux et moral du mythe a déjà été mis en valeur par C.M. Bowra, N. Tonia et P.W. Rose, entre 1964 et 1974.
↑ C'était le reproche de Quintilien (Institution oratoire, XI, 1) à Stésichore.
↑ Fidèle à son idéal aristocratique, Pindare emploie cette notion d'honneur qui est au centre de la morale dans la noblesse ; ce mot retient l'idée ancienne du pouvoir religieux et du privilège qui s'attachait à ce pouvoir (Louis Gernet, Droit et institutions en Grèce antique, Flammarion, coll. Champs, 1982, p. 224.)
↑ Font exception la Pythique IX, les Néméennes I et X, et l’Isthmique VI, mais la loi de la symétrie du début et de la fin, parfois inversée pour les thèmes, n'est jamais enfreinte.
↑ La fontaine de Dircé était voisine de Thèbes, la patrie de Pindare.



JE T'AI COMPRIS VENEZUELA... VIVE BOLIVAR ET VIVE LA RÉPUBLIQUE.
JE T'OFFRE UN LIBRE ARBITRE. CELUI D'ENTENDRE LES MILLIERS DE VOIX QUI COMPOSE TON PEUPLE
PLUTÔT QUE CELLE DE CELUI QUI CRIE PLUS FORT QUE SON VOISIN.
ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
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