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 LA LAÏCITÉ: LOIS AVORTEMENTS, LE DROIT DE VIVRE ET MIXITÉ

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yanis la chouette



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MessageSujet: LA LAÏCITÉ: LOIS AVORTEMENTS, LE DROIT DE VIVRE ET MIXITÉ   Sam 12 Aoû à 2:53

LA LAÏCITÉ. LOIS AVORTEMENTS, LE DROIT DE VIVRE ET MIXITÉ

Ces incroyables animaux atteints de trisomie vont vous faire craquer
http://www.pausefun.com/animaux-trisomie-craquer/


Peu de gens le savent, mais la trisomie 21 n’est pas cantonnée à l’espèce humaine. Certains animaux peuvent aussi en être atteints. À travers ces photos, découvrez ces animaux pas comme les autres… Et complètement adorables !

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS · 17 hil y a 17 heures
LA SPONTANÉITÉ DÉCLINE TOUT CE QUI EST EN DEHORS DE LA LOGIQUE ÉTABLIE; AINSI LE DESTIN AFFIRME LA STRUCTURE: PRINCIPIA NATURALIA. TAY

LA TRANSCENDANCE DÉVELOPPE L'INFINI DE LA GRAVITÉ EN APESANTEUR, ET LA GLOBALITÉ SE RETROUVE DANS LE DEVENIR DE CHAQUE CHOSE DU DESTIN. TAY

DESTIN ENGLOBE LA RÉALITÉ NATURELLE, ET LA DISPOSITION S'AFFIRME DANS UN SPONTANÉ ET LE HASARD: PRINCIPE DIRECTEUR DE L'ÉCOLE ET DE L'ÂME. Y

LE DESTIN ENGLOBE LA RÉALITÉ NATURELLE ET LA DISPOSITION S'AFFIRME DANS UN SPONTANÉ ET LE HASARD: PRINCIPE DIRECTEUR DE L'ÉCOLE ET DE L'ÂME. Y

LE DESTIN ET L'EXISTENCE SONT LES RAISONNEMENTS NATURELS DE LA SAGESSE ET DE LA JUSTICE DEVANT L'ATTRIBUT DES PERSONNES ET IMPLICATIONS. TAY

L'ORGUEIL ÉTABLIT LA HIÉRARCHIE DES VIVANTS SELON LES BESOINS D'HONORER UNE CLASSE DITES SUPÉRIEUR: PYONGYANG NE SERA PAS VERCINGÉTORIX. TAY

LES SYNTAXES SE RETROUVENT DANS TOUS LES ASPECTS DES HIÉRARCHIES TOUT COMME ON Y RETROUVE LES SANGLOTS DES LARMES: LA SYMPATHIE PERDUE. TAY

CHACUN EST RESPONSABLE DE SES CHOIX ET LA DIVINITÉ EST HORS DE CAUSE: VISIONNER SA CONSCIENCE SUR LE NÉGLIGÉ DU CULTE ET LA CONFIANCE. TAY

L'ÉCLIPTIQUE DEVANT LA CHEVELURE CÉLESTE, AFFIRME LE MOUVEMENT DU MONDE FACE À UN INFINI QUI SE DISTINGUE SUR LE CONDUIT DE LA LOI. TAY

LOGIQUE, PHYSIQUE, MORALE ET SAGESSE VOIENT SE RAJOUTER LA VOLONTÉ, L'AFFIRMATION, LE DÉTERMINISME ET LE CROIRE DANS LE SYLLOGISME LAÏC. TAY

LA RELIGION NE PEUT INCLURE SES PROPRES PENSÉES AU SYLLOGISME LAÏC CAR CELA ÉQUIVAUDRAI À LA MORT DE LA LAÏCITÉ FRANÇAISE: LA LIBERTÉ. TAY

LA JUSTICE FRANÇAISE S'ÉTABLIT AUX DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN EN RECONNAISSANT LES OEUVRES D'OLYMPE DE GOUGE COMME PRÉAMBULE LAÏC. TAY

LA CITOYENNETÉ FRANÇAISE S'EST RECONNAÎTRE LA LAÏCITÉ, LA MIXITÉ, LA CONDITION LAÏC COMME JUSTICE DE DROIT ET LE SYLLOGISME LAÏC FRANÇAIS. Y

LA LAÏCITÉ FRANÇAISE S'EST LA POSSIBILITÉ DE RECONSTRUIRE SA VIE POUR CEUX QUI ÉTABLISSENT UNE CONFIANCE EN LA CONSCIENCE: LE PEUPLE. TAY

L'ÉTERNITÉ DE CHAQUE CHOSE ET DE CHAQUE PENSÉES S'ÉTABLISSENT DANS DES BIBLIOTHÈQUES: LE PRINCIPE DIRECTEUR DE L'ÉCOLE LAÏC ET DE L'ÂME. TAY

MALGRÉ LES ASPECTS RELIGIEUX ET D'ÉTHIQUE FAMILIALE, LA LAÏCITÉ FRANÇAISE NE PEUT PLUS TOLÉRER LES MARIAGES ARRANGÉS D'ENFANTS ET D'ÊTRE. Y

LA PRIÈRE ET LA VERTU SONT DES ASPECTS SALUTAIRES SAUF QUAND LE COUPLE TRANSFORME L'ENFANT EN VESTALES ET EN MOINES PAR VANITÉ DU SOI. TAY


L'EXPRIMABLE, LE VIDE, LE LIEU ET LE TEMPS SONT DES ÉTHIQUES DE L'ÊTRE AVANT MÊME L'EXISTENCE DE CONNAISSANCE ET DE CONSCIENCE: YAHVÉ. TAY

AGRICULTEURS ET AGRICULTRICES; LES CAPITAUX ONT BESOIN DE DEVISES ET ILS ESSAYERONT DE VOUS DÉROBER VOS GRAINES POUR EN FAIRE LEUR VALOIR. Y

BOURSES: POUR SAUVEGARDER LA VALEUR DE LA GRAINE, LES IMMEUBLES DEVRONT S'ADAPTER AUX CHAMPS: LES AGRICULTURES ANCIENNES DOIVENT VIVRE. TAY

BOURSE: LES GRAINES DOIVENT DEVENIR RARE POUR REMPLACER LES VALEURS ÉTHIQUES QUI NE VALENT PLUS RIEN: IL FAUT RUINER LES AGRICULTEURS. TAY

CES VALEURS DE GRAINES QUI VALENT DE L'OR, AVANT L'AGRICULTURE POUVAIT FABRIQUER CES GRAINES NATURELLEMENT: CELA A BIEN CHANGÉ HÉLAS. TAY

LE RESPONSABLE DU DRAME AGRICOLE S'EST LE RÉSULTAT DEVANT LES CONSÉQUENCES ENGENDRÉ PAR CEUX QUI ÉTABLISSENT DES VALEURS D'OR AUX GRAINES. Y

AGRICULTURE: ON PARLE DE SURPRODUCTION ET DE GASPILLAGE ET D'UNE MANIÈRE D'OPÉRER POUR DÉTRUIRE LES PRIX POUR RENTABILISER LES ACTIONS. TAY

L'ÉTHIQUE D'AGRICULTURE POUR UN ÉTAT EST DE SE SERVIR DE SON GRENIER COMME D'UN ÉTABLI POUR L'INTÉRÊT LAÏC DU PEUPLE ET DE SES ENFANTS. TAY

LE SYLLOGISME LAÏC EST UN DROIT DE VIVRE EN MIXITÉ; LA LAÏCITÉ FRANÇAISE EST UN SECOURISME MATÉRIEL POUR LE PEUPLE: LE LIBRE ARBITRE. TAY


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LA LAÏCITÉ: LOIS AVORTEMENTS, LE DROIT DE VIVRE ET MIXITÉ   Sam 12 Aoû à 3:22

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS · 7 minil y a 7 minutes
CADRE DE PROTECTION OCEANIA, LA FRANCE AFFIRME ET CONFIRME LA COOPERATION DE L'ELITE DANS UN CADRE DE SECOURISME ET D'INTERVENTION.
TAY



Marco Polo, quelquefois appelé Marco Paolo ou Marco-Paolo, (né le 15 septembre 1254 à Venise et mort le 8 janvier 1324 à Venise) était un marchand italien, célèbre pour son intitulé « Livre des merveilles ». Ce livre a fait connaître l’Asie aux Européens et a eu un succès considérable. Marco Polo part avec son père Niccolò et son oncle Matteo pour l’Asie où il sert, avec eux, Kubilai Khan, l'empereur mongol. Après un périple de 26 ans, il est fait prisonnier par les Génois et rédige avec Rustichello de Pise une description des États de Kubilaï et de l'Orient. Marié, père de trois filles, il meurt en 1324 et est enterré dans l’église de San Lorenzo à Venise. Il n’est pas le premier Européen à atteindre la Chine mais son récit a influencé Christophe Colomb et d'autres voyageurs. Fra Mauro établit sa carte du monde en s'appuyant, en partie, sur son récit


Les chinois et leurs oiseaux



Pour l'occidental qui se promène dans les parcs de Chine, une chose devrait très vite lui sauter à l'oeil... L'amour des chinois pour leurs oiseaux... en cage!

Forcément, en Europe, nous n'avons pas la même culture, alors au premier regard nous regardons souvent ces pauvres petits volatils prisonniers, le coeur serré. Mais en Chine existe une immense culture de la zoziophilie... eeuh, je veux dire de la passion de ces petites bêtes à plumes. Depuis plus d'un millénaire les chinois adorent le chant de leurs oiseaux, et de très anciens poèmes chantent encore jusqu'à nos jours la gloire de ces compagnons des mandarins et lettrés.

Si autrefois écouter le chant du Loriot ou du Merle était réservé aux riches et cultivés mandarins, aux grands de l'Empire, depuis la chute de ce dernier, en 1911, ce luxe est devenu progressivement la joie des petites gens de la rue. Parce qu'un oiseau en cage prend moins de place qu'un chien disent certains, que son chant est plus envoutant que les aboiements, longtemps les chinois, ouvriers ou professeurs, ont préféré se promener avec leurs oiseaux siffleurs qu'avec un pékinois (le chien... ça va de soi!).

Depuis que la vie dans les grandes villes s'améliore, les citadins n'en délaissent pas moins les animaux à plume mais on croire aussi de plus en plus de petites bêtes à poil! ^__- (et contrairement à ce que pensent certains, les habitants de Pékin, Shanghai, Honk Kong, Canton, Tianjin... ne vont pas égorger leur toutou vénéré pour le manger en ragout! -__- Ils sont au moins aussi gâteux avec leurs animaux qu'un occidental commun!).

L'enrichissement aussi fait que l'on croise de plus en plus de personnes de tous âges promenant le matin, à la fraîche, en été comme en hiver, à pied ou en vélo, des cages à bout de bras couvertes d'un petit capuchon blanc. Une fois que le promeneur a trouvé son coin habituel, là où souvent il retrouve ses amis passionnés, on retire le capuchon de coton de la cage et on laisse l'oiseau siffler tout son saoul pour envouter les passants et rendre jaloux les amis!!
Malheureusement, ce genre de passion génère aussi un commerce très lucratif et même des trafics illégaux. A cela, les idées reçues étouffent aussi les protestations des organismes protecteurs de la nature. Quand on fait remarquer que les cages sont souvent ridiculement petites pour la taille de leurs pensionnaires, le collectionneur répond que l'oiseau n'en est pas gêné, il chante toujours... Et si l'oiseau chante, c'est qu'il est heureux.
Alors, devrions nous nous contenter de trouver merveilleux qu'ils adorent ces petits oiseaux pour leurs chants, et qu'ils ne les mangent pas en brochettes?!

Biographie[modifier | modifier le code]

Marco Polo est né le 15 septembre 1254 dans la République de Venise, très probablement à Venise mais le lieu exact de sa naissance n'est pas connu avec précision et fait l'objet de discussion, surtout de la part de quelques historiens croates qui considèrent que l'île de Curzola est le lieu de naissance du vénitien. Par ailleurs, même parmi les historiens croates, certains estiment que la naissance de Marco Polo à Curzola est simplement une invention1.

Marco passe son enfance en l'absence de son père Niccolò Polo, négociant vénitien spécialisé dans le grand commerce oriental, il est élevé par son grand-père Andréa Polo, lui aussi grand commerçant, cas typique du capitalisme familial. Son père et son oncle Niccolò et Maffeo Polo partent en effet en 1260 pour leur demeure dans le quartier vénitien de Constantinople où cette famille possède plusieurs comptoirs. Lorsque la capitale de l'empire latin de Constantinople est reprise en 1261 par les forces de l'empire de Nicée de Michel VIII Paléologue qui chassent les Latins de la ville, Niccolò et Matteo Polo cherchent d'autres débouchés commerciaux en Asie centrale en s'installant dans le petit comptoir de Soldaïa sur les bords de la Mer Noire qui vient de s'ouvrir aux marchands occidentaux avec la quatrième croisade2.

Marco Polo a quinze ans lorsque son père et son oncle reviennent en 1269 d'un long voyage en Asie centrale où ils ont rencontré le premier empereur mongol, de la dynastie Yuan Kubilai Khan en Chine, petit-fils de Gengis Khan, qui leur propose le monopole de toutes les transactions commerciales entre la Chine et la Chrétienté et demande en échange l'envoi d'une centaine de savants et artistes pouvant illustrer à ses yeux l'Empire des chrétiens. Ils sont porteurs dans une lettre d'un message de sympathie et de cette demande pour le pape qui voit dans ces tribus (appelées alors tartares en Occident) depuis 1250 un possible allié dans la lutte contre l'Islam. Pendant deux années, les deux frères, Niccolò et Matteo, vont attendre l'élection d'un nouveau souverain pontife Grégoire X, le conclave s'éternisant depuis la mort de Clément IV en 12683.

En 1271, avec un rôle de commerçants mais aussi d'ambassadeurs, ils quittent à nouveau Venise pour retourner en Chine et le jeune Marco les accompagne avec deux dominicains menant une mission diplomatique au nom du pape. À partir du comptoir vénitien de l'Ayas, ils empruntent la plus septentrionale des routes de la soie. Après trois ans de voyage, Marco Polo est reçu avec ses parents à la très fastueuse cour mongole, peut-être à Cambaluc. D'abord, semble-t-il, envoyé en légation avec son oncle dans la ville frontière de Ganzhou, à l'extrémité ouest de la Grande Muraille, où il fait ses classes (apprenant probablement le ouïghour), il devient ensuite un enquêteur-messager du palais impérial suzerain de la Chine, de l'Iran et de la Russie. À ce titre il accomplira diverses missions pour le grand khan, tant en Chine que dans l'Océan Indien (voir fonctions de M. Polo) : Corée, Birmanie, Sumatra, Cambodge, Viêt Nam (par contre il ne mentionne l'île de Cypango, le Japon, que par ouï-dire)4.

Vers la fin du règne de Kubilai Khan, Marco Polo et ses parents obtiennent le droit de retourner dans leur pays contre un dernier service officiel : en 1291 ils embarquent à destination de l'Iran, où ils accompagnent la princesse Kokejin, promise par Kubilai Khan à l'ilkhan Arghoun d'Iran5. En 1292, il fait escale à Perlak dans le nord de l'île de Sumatra (dans l'actuelle Indonésie). À Trébizonde, plus ou moins sous l'influence des Génois, il est dépouillé d'une partie de sa fortune6.

Rentré à Venise en 1295 avec le reste de sa fortune en pierres précieuses, Marco Polo fait armer une galère pourvue d'une pierrière7, afin de participer au combat que Venise mène alors contre Gênes. Il est fait prisonnier probablement lors d'une escarmouche en 1296, au large de la Turquie, entre Adana et le golfe d'Alexandrette8 et non en septembre 1298, lors de la bataille sur mer de Curzola sur la côte dalmate9. Il dicte alors son célèbre livre dans la prison de Gênes6.

Après sa libération en 1299, il épouse Donata Badoer et aura trois filles. Sans doute fut-il, comme patricien, membre du Grand Conseil de Venise, mais on ignore quel rôle il joua dans la création en 1310 du Conseil des Dix (institution secrète peu ordinaire qui ressemble au Tchoû-mi-Yuan, le conseil de sécurité de Kubilai). M. Polo vit alors à Venise dans la Casa Polo (quartier de Cannaregio, maison familiale détruite par un incendie en 159810) où il se comporte désormais comme un commerçant prospère mais prudent, bien loin de l'image du grand explorateur11.

Il meurt le 8 janvier 1324 à Venise où il est enterré comme son père à l'église San Lorenzo mais sa tombe a disparu à la suite de différentes restaurations de l'édifice12,13. Son testament permet d'estimer la fortune qu'il laisse, soit 10 000 ducats, ce qui ne le situe pas dans les plus grands marchands de Venise6.

Les voyages du père de Marco Polo[modifier | modifier le code]





Armoiries de la famille des Polo : de gueules, à la bande d'or, chargée de trois corneilles de sable becquetées et onglées du champ.
Partis de Venise avant la naissance de Marco, Niccolò et Matteo Polo achètent vers 1255 des pierres précieuses à Constantinople (alors sous administration vénitienne) et en Crimée (où résidait leur frère), puis vont les vendre à la cour du khan de Russie, sur la Volga, où ils restent un an. Ils poussent jusqu'à Boukhara (alors capitale perse d'Asie centrale) où ils restent trois ans. Puis un enquêteur-messager de Kubilai ou de l'ilkhan d'Iran les invite à se présenter au grand khan, en qualité d'Européens.

Ont-ils atteint Pékin quand ils rencontrent Kubilai en 1265 ou 1266 ? Il n'est pas nécessaire de le supposer, les affaires de l'ouest se traitaient souvent à sa résidence d'été en Mongolie, Chang-tou. Ils ne restent pas longtemps car ils sont chargés de deux missions :
Ambassade de l'Empire mongol auprès du pape. Quand ils regagnent la mer Méditerranée, le pape vient de mourir et il leur faut attendre trois ans pour qu'un nouveau pape soit élu (le plus long interrègne de l'histoire de la papauté, entre Clément IV et Grégoire X). Lorsqu'ils repartent vers l'Asie (avec Marco), à défaut des cents savants chrétiens que demandait Kubilai, ils emportent de l'huile sainte de Jérusalem qui tenait lieu de relique du Christ. On peut conjecturer que le jeune Marco portait sur lui cette huile. En tout cas, lorsque Kubilai « dépêcha des émissaires à leur rencontre, à bien quarante journées » (ch. 13), c'était évidemment pour honorer le Christ (de nombreux sujets de Kubilai étaient chrétiens syriaques, les femmes des descendants de Gengis khan l'étaient souvent).
Transfert de technologie militaire. Cette mission, révélée par le ch. 145 sur Xiangfan, fit sans doute davantage pour la promotion des Polo dans l'empire Yuan que l'introduction du symbole de la lumière du Christ. En 1266, quand ils arrivent, la Chine ne connaissait pas les pierrières. En 1271, deux spécialistes en pierrières recrutés au Moyen-Orient arrivent à Pékin14. Mais en 1273, quand Xiangfan tombe aux mains des Mongols après un siège de cinq ans, c'est grâce à des pierrières. « Ensuite les pierrières furent utilisées dans chaque bataille avec un invariable succès »15, notamment sur le fleuve Yangtze où la flotte Song fut anéantie ; l'année suivante l'empire Song se rend enfin aux Mongols. Voici l'implication des parents Polo dans cette affaire : ils ont proposé les pierrières à Kubilai, fait réserver des madriers, et ont été les messagers dépêchés à l'ilkan Abaqa, lequel fit réquisitionner les ingénieurs16.
Légation de Matteo Polo avec son neveu dans la ville frontière de Ganzhou (ch. 61).
Nomination de Matteo Polo à un emploi officiel un an après leur retour à Venise.





Miniature extraite du Livre des merveilles, BNF Fr2810, vers 1410-1412
Fonctions de Marco Polo en Chine[modifier | modifier le code]

« Voyageur », « marchand de Venise », « routes de la soie », « aventurier » : ces poncifs collent au personnage de Marco Polo. Mais ce sont des projections de la période coloniale, du XVIe au XIXe siècle. Envoyé de l'empereur, ses déplacements étaient des missions, avec insignes du palais central et souvent escorte militaire. En Asie, il n'est pas marchand professionnel, il est conseiller du prince plutôt que voyageur. S'il amasse avec ses parents un trésor en pierres précieuses, il ne dit pas que ce fut par le commerce ; leurs émoluments et les cadeaux de Kubilai durent suffire à leur constituer une fortune. S'ils étaient souvent « marchands », les patriciens vénitiens étaient toujours aussi officiers d'active, diplomates, conseillers d'État ; pour expliquer le chapitre sur Xiangfan (145/146), Matteo Polo pourrait avoir été officier du génie expert en balistique. Quant au « voyage », l'itinéraire du livre est évidemment reconstruit. La préface le dit : « il y a des choses qu'il ne vit pas mais qu'il entendit d'hommes sûrs. Les déplacements effectifs de Marco Polo entre 1271 et 1295 semblent les suivants » :
Un aller Venise, Jérusalem, Meshed, Pamir, Xinjiang, Mongolie-Intérieure (trois ans).
Mission à Ganzhou, l'actuelle Zhangye, à l'ouest (« bien un an »).
Mission à Yangzhou, au sud (« trois ans accomplis »).
Plusieurs allers et retours entre les trois palais de l'empereur.
Peut-être une mission au sud-est de la Chine vers le Yunnan, voire le Tibet, la Birmanie.
Ambassade vers le Viêt Nam, puis les Indes, par voie de mer (deux ans).
Retour par mer de Chine, Indonésie, puis océan Indien jusqu'à Ormuz, remontée de l'Iran jusqu'à Tabriz, et de là Trébizonde, Constantinople, la Grèce et Venise (trois ans).





Marco Polo habillé en Tartare (peinture du XVIIIe siècle d'Hermanus van Grevenbroeck au Museo Correr de Venise).
Au service de Kubilai, M. Polo dépendait non du gouvernement ni de l'administration chinoise, mais du palais de l'empereur, le suzerain mongol, le khagan. Il n'était pas fonctionnaire mais homme de l'empereur. Voici les fonctions que son livre mentionne :
Introduction en Chine de l'huile sainte de Jérusalem avec ses parents.
Légation avec son oncle dans la ville frontière de Ganzhou, l'actuelle Zhangye, à l'extrémité ouest de la Grande Muraille (ch. 61).
Nomination au titre de Messire (ch. 16).
Seigneurie sur Yangzhou, région alors rattachée au pouvoir central (ch. 143).
Inspection des finances (ch. 152).
« Envoyé dans les régions de l'ouest… bien quatre mois de route vers l'occident » (ch. 104).
Ambassades dans l'Océan Indien (ch. 17).
Escorte d'une princesse en Iran, et charge de messages aux États d'Europe (chapitre 18).
Conseiller militaire.
Enfin, lors d'un coup d'État à Pékin en 1282, le livre dit qu'il se trouvait sur les lieux.

Voici ce que disent les annales officielles de la dynastie Yuan :
En 1277, « Po-lo nommé Enquêteur-privé Envoyé-adjoint »17
En 1282, au lendemain de l'assassinat de son premier ministre Achmat (en), l'empereur « transporté de colère se rendit le même jour à Chang-tou (Shangdu, sa capitale de Mongolie) et ordonna à Po-lo, enquêteur privé et envoyé adjoint, à Horh-khono-sse, surintendant des études, au conseiller d'administration A-li, et autres, de prendre des chevaux de postes et de se rendre immédiatement à Pékin pour instruire l'affaire et juger les coupables ».
Un mois plus tard, Kubilai Khan étant rentré à Pékin : « Achmat mort, l'empereur encore totalement ignorant de ses turpitudes, consultant l'enquêteur-messager Po-lo, apprit alors toute l'ampleur de ses crimes » ; et réhabilita ses assassins chinois18.

Il n'y a pas une preuve irréfutable que les deux idéogrammes chinois19 qui se réfèrent phonétiquement à « Po-lo » correspondent vraiment à Marco Polo. En effet, des références à Po-lo existent bien avant l'arrivée de Polo en Chine. Ceci dit, les inscriptions ci-dessus correspondent exactement au livre :
Au chapitre 16, le calcul des dates place sa nomination comme Messire vers 1277, qui est la date de l'inscription chinoise.
Son récit de l'assassinat d'Achmat en 1282 est le plus long du livre, le plus précis et le mieux vérifié, et prouve qu'il eut connaissance des pièces de la procédure puisque ces détails étaient secrets20.
Ses récits évoquent souvent les relais des émissaires officiels, et toutes ses missions sont celles d'un enquêteur-messager (pour Kubilai Khan un ambassadeur n'était rien d'autre et la seigneurie de M. Polo sur Yangzhou implique seulement qu'il y était l'œil de l'empereur).

Le Devisement du monde[modifier | modifier le code]





Chasse au Porc-épic près de la ville de Cassem ; Le livre des merveilles de Marco Polo, Livre premier, enluminure conservée à la BNF (manuscrit 2810).
Article détaillé : Devisement du monde.

Paru en 1298, le livre de reportage qui a rendu Marco Polo célèbre est l'un des premiers ouvrages importants en langue vulgaire (probablement en dialecte picard-champenois typique des marchands des foires de Champagne)21.

Le Devisement du monde22, que l'on trouve aussi sous d'autres dénominations comme Il Milione ou Le livre des merveilles, est un des rares ouvrages manuscrits, avec La Légende dorée de Jacques de Voragine et Le Roman de la Rose (Guillaume de Lorris et Jean de Meung), à connaître un succès considérable avant même sa première impression en 1477. Ce succès est en partie dû à sa rédaction initiale en français, langue de communication en vigueur à l'époque que maîtrisait Rustichello de Pise, écrivain qui a transcrit les mémoires de Marco Polo alors qu'il était son compagnon de détention durant les guerres opposant Venise à Gènes en 1298. Il est une source importante pour la cartographie européenne (notamment pour la mappemonde de Fra Mauro en détaillant la Via mongolica, voie de Mongolie des épices et de la soie23) et une référence pour les explorateurs des XIVe (tels Andalò da Savignone auteur de quatre voyages en 1330, 1334, 1336 et 1339, Galeotto Adorno (it), Gabriele Basso24), XVe et XVIe siècles comme Vasco de Gama ou Christophe Colomb qui lors de son troisième voyage, l'avait emporté avec lui et scrupuleusement annoté (366 notes de dénombrées sur son édition en latin)25.

Ce livre illustre également le monde de légendes que constitue l'Extrême-Orient chez les chrétiens : Marco Polo a pensé que Gog et Magog étaient les Mongols cruels. L'arbre sec marque la limite entre l'Orient et l'Occident, la « Barrière d'Alexandre » que constitue le Caucase est une frontière dangereuse à franchir, il imagine le Royaume du prêtre Jean en Inde, etc6.

Le Livre des merveilles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Devisement du monde.

« Qui ne l'a pas vu ne pourrait le croire » est un leitmotiv de son livre. « Incroyable mais vrai » est sa recette. Cependant il est douteux qu'il ait été accueilli avec scepticisme à son retour par les patriciens de Venise : la République avait les moyens de savoir qu'il n'affabulait pas. De même les Génois qui lui firent rédiger son mémoire (dont ils avaient besoin pour leurs expéditions), et le frère du roi de France qui dépêcha pour en obtenir copie.

Marco Polo émaille son livre de faits divers, de mythes, de légendes, mais ses récits de miracles sont peu nombreux, souvent symboliques, et séparés des autres narrations. Il démystifie plutôt les légendes (Arbre sec, Gog et Magog, prêtre Jean, salamandre). Les bourdes sont rares : hommes à queue de Sumatra, jambes de boas dans le Yunnan (mais l'histoire naturelle référence des boas ayant des traces de pattes), enfin l'obscurité en plein jour dont il témoigne en IranNote 1. L'histoire racontée par Ramusio26, selon laquelle Marco Polo et ses parents se seraient présentés en habits de mendiants, avec une doublure pleine de rubis et joyaux qu'ils montrèrent au cours d'un dîner pour se faire reconnaître, est un enjolivement tardif (1559).

Certains auteurs (surtout anglais — notamment Frances Wood (en) avec son livre Did Marco Polo go to China? —, et Paul Pelliot) essayent de démontrer que Marco Polo affabule mais l'analyse de leurs démonstrations est pour l'essentiel défavorable27. Baudelaire disait que « les récits de Marco Polo, dont on s'est à tort moqué, comme de quelques autres voyageurs anciens, ont été vérifiés par les savants et méritent notre créance28 ».

Postérité[modifier | modifier le code]

En hommage à leur plus célèbre concitoyen, les Vénitiens ont baptisé de son nom leur aéroport international (Aéroport de Venise - Marco Polo), et les billets italiens de 1 000 lires ont longtemps porté son effigie. Le mouton de Marco Polo (en), appelé aussi mouflon de Marco Polo, est une sous-espèce d’Ovis aries. Le personnage de Marco Polo est le héros de nombreux livres et films, il apparaît notamment comme un grand explorateur dans le jeu vidéo Civilization Revolution en 200829.

Cinéma[modifier | modifier le code]
1938 : Les Aventures de Marco Polo (The Adventures of Marco Polo) de Archie Mayo
1962 : Marco Polo (L'avventura di un Italiano in Cina) de Piero Pierotti
1965 : Marco Polo de Christian-Jaque inachevé
1965 : La Fabuleuse Aventure de Marco Polo de Denys de La Patellière et Noël Howard
1998 : The Incredible Adventures of Marco Polo de George Erschbamer
2001 : Marco Polo: Return to Xanadu de Ron Merk
2008 : The Silk Road : The Adventures of Marco Polo de Sergey Bodrov
2015 : Marco Polo de Rob Cohen

Télévision[modifier | modifier le code]
Marco Polo, mini-série en huit épisodes réalisée par Giuliano Montaldo en 1982.
Marco Polo, série en deux saisons de dix épisodes, réalisée par Netflix en 2014 et 2016.
La dynastie des dragons, réalisé par Matt Codd en 2006.

Adaptations[modifier | modifier le code]
En 1989 Jean Louis Foulquier a adapté la vie de Marco Polo en version 'théâtrale' à Gennevilliers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

1.↑ Mais Chardin : « On observe encore deux choses singulières dans ces régions chaudes durant l'été : l'une c'est que les champs sont brûlés, comme si le feu y avait passé ; l'autre, c'est qu'il s'y élève, surtout le soir et le matin, de certaines vapeurs excitées par l'inflammation de la terre, qui en couvre la face de telle sorte qu'on ne découvre pas à cinquante pas de soi, et qu'on croit voir la mer ou quelque grand étang » (Journal du voyage du chevalier Chardin, Amsterdam, 1711).

Références[modifier | modifier le code]

1.↑ Olga Orlić (Institute for Anthropological Research, Zagreb, Croatia), The curious case of Marco Polo from Korčula: An example of invented tradition [archive], Journal of Marine and Island Cultures, Volume 2, Issue 1, June 2013, Pages 20–28
2.↑ (en) The New Encyclopædia Britannica Macropedia, Marco Polo, Britannica Editors, 2002 (ISBN 9780852297872), p. 571
3.↑ (en) John Parker, Marco Polo, The World Book Encyclopedia, 2004 (ISBN 9780716601043), p. 648-649
4.↑ Pierre Racine, Marco Polo et ses voyages, Perrin, 2012, 456 p. (ISBN 9782262031329)
5.↑ L'ilkhan, qui par lettre conservée aux Archives de France avait donné rendez-vous au roi Philippe-le-Bel en février 1291 devant Damas : « Si tu tiens ta parole et envoies tes troupes à l'époque fixée, et que dieu nous favorise, lorsqu'à ce peuple nous aurons pris Jérusalem, nous te la donnerons » (le roi de France n'envoya pas d'armée ; l'ilkhan Argun est assassiné en mars 1291)
6.↑ a, b, c et d Pierre Racine, Marco Polo et ses voyages, Perrin, 2012, 456 p. (ISBN 9782262031329)
7.↑ Voir la gravure de la galère de M. Polo équipée d'une pierrier dans Yule, The Travels of Marco Polo, Londres, 1870, réédité par Dover, New York, 1983).
8.↑ Selon fr. Jacopo d'Aqui, Chronica libri imaginis mundi.
9.↑ Selon Giovanni Battista Ramusio, Delle Navigationi et Viaggi
10.↑ Le théâtre Malibran a été construit en 1677 sur ses fondations
11.↑ Olivier Germain-Thomas, Marco Polo, Gallimard, 2010 (ISBN 978-2-07-030747-0)
12.↑ Marco Polo - De retour à Venise [archive]
13.↑ (en) J. Polo Marco Masefoeld, Travels of Marco Polo, the Venetian (1260-1295), Asian Educational Services, 2003 (lire en ligne [archive]), p. 8
14.↑ Annales Yuan : « En réponse au khaân, l'ilkhan Abaqa envoya Alaowating et Isemayin avec leur famille jusqu'à Pékin, où une première pierrière fut montée devant les Cinq Portes et essayée ».
15.↑ Yuan see (203/4-5, 128/3, 7/8, etc.).
16.↑ Le texte simplifie, résume en deux phrases, concentre préparatifs et réalisation à la troisième année du siège (comme le Yuan sse), mais en aucune façon n'affirme que les Polo se trouvaient en personne à Xiangfan, seulement qu'ils ont 1) proposé et 2) « fait faire » des pierrières, et 3) que les techniciens étaient « de leur suite (mesgnie) ». Les dates concordent exactement, ils sont dans le Moyen-Orient quand l'ilkan reçoit la demande d'ingénieurs en pierrières (ils pourraient même avoir accompagné le général A-Chu qui opère autour de Xiangfan dès septembre 1267). Quant à la mention de Marco (impossible, il était à Venise, avait 12 ans), c'est une erreur de Rusticello qui disparaît dans l'édition corrigée de 1307.
17.↑ Yuan sse (9/17). Textuellement : « Œil discret bouche adjointe ». Les idéogrammes évoquent un cadre sans uniforme qui, s'il montre sa carte, passe au-dessus de tous. Ce qu'on appelle un Œil de l'empereur. Éventuellement, comme dit Wieger, s.j., mouchard de confiance.
18.↑ Yüan sse (12/7, 205/3 et 78), Soûh thoûng kian kang mouh (23/Cool, Li-taï ki sse (98/6), Kang-kian-i-tchi (90/16), Foung-tcheou-Kang-kian hoeï tswan (15/9).
19.↑ Demetrius Charles Boulger et E. H. Parker, The Imperial and Asiatic Quarterly Review : Some New facts about Marco Polo's book, East & West - Publisher, janvier 1904, 128 p.
20.↑ La concordance saisissante entre son texte et les annales suggère que ces dernières compilent entre autres des rapports qu'il a dictés. Plus fluide, sa narration n'atténue ni la gravité des faits ni la répression ; elle seule établit la part de responsabilité de Kubilai Khan.
21.↑ Ouvrages importants avant Marco Polo : Villehardouin, La conquête de Constantinople, 1213 ; Latini, Le livre du trésor, 1265. Mais la Vie de saint Louis de Joinville, 1309, est postérieure, comme les Chroniques de Froissart, 1380. La Grande Chronique de France tenue à l'abbaye de Saint-Denis n'est traduite en français qu'à partir de 1274 et restera rédigée en latin jusqu'en 1340. Quant aux « romans » courtois, c'étaient des épopées en vers et non en prose.
22.↑ Devisement signifie « description » en vieux français.
23.↑ L'achat en grande quantité de soie en Chine revenait moins cher que celle importée par des intermédiaires arabes et hindous.
24.↑ Robert S. Lopez, « Nouveaux documents sur les marchands italiens en Chine à l'époque mongole », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 121, no 2,‎ 1977, p. 445-458
25.↑ Jean-Louis Tremblais, « Sur les traces de Marco Polo » [archive], sur lefigaro.fr, 9 juillet 2010
26.↑ Ramusio, Navigazioni e viaggi, 1559, première édition imprimée à Venise, qui rend publique la narration du coup d'État de Chinois contre les Mongols en 1282.
27.↑ Voir par exemple la critique de Wood, Did Marco Polo Go To China?, par Rachewiltz [archive], quoique lui-même reste incritique vis-à-vis de la compilation anglaise de Moule et des dédales de Pelliot.
28.↑ « Qu’est-ce que le haschisch ? [archive] », Les Paradis artificiels, Charles Baudelaire, 1860.
29.↑ (en)Civilization Revolution: Great People [archive]

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MessageSujet: Re: LA LAÏCITÉ: LOIS AVORTEMENTS, LE DROIT DE VIVRE ET MIXITÉ   Sam 12 Aoû à 3:47

L'INFLUENCE DE LA RÉPUBLIQUE DANS LE PACIQUE ET L'OCEANIE OU LE BOLIVARISME OCÉANIEN ET PACIFIQUE


La République batave (en néerlandais : Bataafse Republiek ou Bataafsch Gemeenebest), également appelée Batavie, est une République ayant existé entre 1795 et 1806, qui englobait la majeure partie du territoire actuel des Pays-Bas. La Batavie est la première et la plus durable des Républiques sœurs de la France. En théorie indépendante, elle était en réalité sous tutelle française.

Le terme « Batave » fait référence aux Bataves, peuple germain qui s'est révolté contre la tutelle de Rome au Ier siècle. Les Néerlandais éclairés voient dans les Bataves leurs ancêtres et progressivement, Batave tend à désigner les Néerlandais « patriotes » puis devient le gentilé officiel des habitants de la République batave.

Sommaire

1 Fondation
2 Centralisme ou fédéralisme ?
3 Succession
4 Notes et références
5 Bibliographie
6 Voir aussi
7 Lien externe

Fondation
Article détaillé : Révolution batave.
Drapeau et fanion de la République batave

La République batave est l'aboutissement d'un mouvement révolutionnaire entamé dès les années 1780, marqué par les Lumières et la révolution américaine. Les élites urbaines, réunies sous l'appellation de « patriotes », et les régents s'opposent au stathouder, Guillaume V d'Orange-Nassau, qu'ils soupçonnent de vouloir transformer la république des Provinces-Unies en monarchie. Cette révolution batave se déroule en deux temps : une première révolte écrasée en 1787, puis la fuite du stathouder à la suite de l'invasion du pays par les troupes françaises en janvier 1795.

Le 1er février 1793, la Convention française déclare la guerre à l'Angleterre et aux Provinces-Unies. À la fin de décembre 1794 et au début du mois de janvier, les troupes françaises commandées par le général Pichegru traversent les bras gelés de la Meuse et du Rhin. Les comités révolutionnaires se soulèvent dans les grandes villes. Guillaume V est poussé à l'exil en Angleterre le 18 janvier et le même jour, le comité d'Amsterdam prend le contrôle de la municipalité de la ville « au nom de la République batave1. »

Arrivés en libérateurs, les Français se comportent bientôt en occupants et le comité de salut public refuse de reconnaître la nouvelle république tant qu'elle n'aura pas signé avec lui un traité de paix. Les négociations sont tendues entre les envoyés bataves Jacob Blauw et Caspard Meijer et la commission française composée de Merlin de Douai, Reubell et Sieyès, si bien que Reubell et Sieyès sont envoyés à La Haye à la fin du mois d'avril pour négocier directement avec les États généraux bataves. Ces négociations aboutissent au traité de La Haye, signé le 16 mai. Il prévoit une alliance offensive et défensive, la cession de la Flandre zélandaise, Maastricht et Venlo, ainsi que l'entretien d'une armée française de 25 000 hommes et une contribution de 100 millions de florins, somme énorme destinée à renflouer les caisses de la République française2.
Centralisme ou fédéralisme ?

Au sein des États généraux et dans la classe politique batave, les patriotes se divisent sur la question du type de régime à adopter, entre « unitaristes » — partisans d'un État centralisé — et les « fédéralistes » — partisans de légères modifications de l'Union d'Utrecht, considérée comme la constitution des Provinces-Unies. Le parti unitaire, parfois appelé les jacobins, est emmené par des hommes comme Pieter Paulus, Pieter Vreede, Alexander Gogel ou le général Daendels. Ces divisions se traduisent dans la géographie, les provinces de Hollande et Zélande étant pour une constitution unitaire, les provinces de Frise ou de Gueldre étant favorables à une constitution fédérale.

Si ces différences sont dictées par l'idéologie, inspirée par la Révolution française d'une part et par la tradition néerlandaise de l'autre, elles peuvent toutefois être dictées par pragmatisme. L'unité de la république suppose en particulier l'amalgame des dettes des provinces. Or la dette de la Hollande atteint 454 millions de florins, soit 70 % de la dette de l'ensemble des provinces. À titre de comparaison, la dette du Brabant (qui jusque-là n'était pas une province à part entière, de même que Drenthe) est de moins de 2 millions. Les provinces ont donc des intérêts tout à fait différents qui trouvent leur écho dans la question du caractère unitaire ou fédéraliste de la république3.

La première chose est de remplacer les États généraux pour établir une constitution. Là encore, les représentants s'affrontent sur le type d'assemblée à convoquer. Faut-il convoquer de nouveaux États généraux, représentant les provinces, ou faut-il convoquer une Assemblée nationale, représentant l'ensemble des citoyens bataves ? Les discussions traînent en longueur aux États généraux jusqu'au mois de janvier 1796. À cette date, quelques habitants de Leeuwarden, la capitale de la Frise, arrêtent des représentants de la Frise aux États généraux et les remplacent par des représentants unitaristes. Cela suffit à faire basculer la majorité vers la décision de convoquer une Assemblée nationale pour le 1er mars 1796.

La première Assemblée nationale batave est élue dans le courant du mois de février 1796. Composée de 127 députés, elle est à majorité fédéraliste. Ce sont, pour la plupart, des hommes neufs : seuls 34 ont eu une expérience politique avant la révolution batave4. Une commission constitutionnelle est instaurée, là aussi à majorité fédéraliste. Le débat dure jusqu'au mois de décembre 1796. Le 2 décembre, l'assemblée adopte un décret proclamant la « République une et indivisible ». Le projet porte sur une république unitaire mais accordant une large autonomie aux provinces. Le gouvernement est un directoire de sept membres et le corps législatif est bicaméral. Le statu quo est adopté pour la question des dettes. Ce projet ne sera adopté que le 30 mai 1797 par l'Assemblée pour être soumis à un référendum. Projet de compromis ne satisfaisant en définitive personne, il est rejeté par le peuple batave le 8 août 17975.
Le général Daendels.

Une nouvelle assemblée est élue dans la suite de l'annonce du rejet du projet constitutionnel. Elle se réunit pour la première fois le 1er septembre. Trois jours plus tard a lieu à Paris le coup d'État du 18 fructidor an V qui marque un virement à gauche du Directoire en invalidant les élections des députés royalistes. Les unitaristes entendent profiter de ce changement et rentrent en négociations secrètes avec Paul Barras. Pierre Daunou, qui avait déjà participé à l'élaboration de la constitution de l'an III, est chargé de rédiger un projet secret en s'inspirant de celle-ci et du projet rejeté en août. Ce nouveau projet est mis dans les mains du nouvel ambassadeur français à La Haye, Charles-François Delacroix, qui doit le faire adopter par la nouvelle assemblée. 43 députés unitaristes publient le 12 décembre une déclaration dans laquelle ils réclament l'établissement d'un gouvernement populaire responsable devant l'assemblée. Celle-ci est épurée quelques jours après l'arrivée de Delacroix, le 22 janvier 1798. Le général Daendels, avec l'aide du général Joubert fait arrêter 18 députés fédéralistes et pousse les autres à la démission. La cinquantaine de députés restant, emmenés par Pieter Vreede travaille à rédiger une nouvelle constitution, avec pour base la déclaration des 43 ; le projet Daunou est écarté. Le Directoire exécutif est réduit à cinq membres et le corps législatif est divisé en deux chambres, une chambre de discussion et une chambre de délibération. Les dettes sont amalgamées en une dette nationale et les provinces sont supprimées et remplacées par des départements : il s'agit de substituer un sentiment national à un sentiment provincial6.

Ce projet est adopté par référendum le 25 avril. Le gouvernement provisoire se charge de convoquer un nouveau corps législatif, conformément à la nouvelle constitution. Le 4 mai, l'assemblée épurée en janvier décide, poussée par Delacroix qui agit sans ordre de Paris, que les deux tiers de ses membres seront automatiquement réélus7. Le 12 juin, furieux de cet abus de pouvoir, Daendels renverse les hommes du 22 janvier et les remplace par des modérés, parmi lesquels figure Rutger Jan Schimmelpenninck, qui est envoyé à Paris à la fin de l'été comme ambassadeur.
Succession

La République batave est remplacée en 1806 par le royaume de Hollande.
Notes et références

↑ Schama, p. 191
↑ Annie Jourdan, « la république batave et le 18 brumaire », in Annales historiques de la Révolution française, n° 318, octobre-décembre 1999 [archive]
↑ Tom Pfeil, « La hantise de la banqueroute, les finances publiques dans la période franco-batave (1795-1810) » [archive] dans « La Révolution batave, péripétie d’une République-sœur, 1795-1813 », in Annales historiques de la Révolution française, n° 326, octobre-décembre 2001
↑ Schama, p. 247
↑ Par 109 000 voix contre et 28 000 pour, sur un corps électoral de 400 000 citoyens. Arthur Elias, « La néerlandicité de la constitution de 1798 » [archive] dans « La Révolution batave, péripétie d’une République-sœur, 1795-1813 », in Annales historiques de la Révolution française, n° 326, octobre-décembre 2001
↑ Elias, op. cit.
↑ Schama, p. 338

Bibliographie

Wayne Te BRAKE, Regents and Rebels, The Revolutionary World of an Eighteenth-Century Dutch City, Cambridge, Cambridge Mass, 1989, 213 p.
Pieter GEYL, La Révolution batave, 1783 – 1798, Paris, Société des études robespierristes, 1971, 386 p.
Annie JOURDAN et Joep LEERSSEN (eds.), Remous révolutionnaires : République batave, armée française, Actes du colloque de Paris, Amsterdam, Amsterdam University Press, 1996, 258 p.
Annie JOURDAN, La révolution Batave, entre la France et l’Amérique (1795-1806), Presse Universitaire de Rennes, 2008
Louis LEGRAND, La Révolution française en Hollande, Paris, Hachette, 1894, 398 p.
Jean-Bernard MANGER, Recherches sur les relations économiques entre la France et la Hollande pendant la Révolution française (1785-1795), Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, 1923, 170 p.
Simon SCHAMA, Patriots and Liberators, Revolution in the Netherlands, 1780-1813, Londres, Collins, 1977, 744 p.

Articles :
Arthur ELIAS, « La néerlandicité de la constitution de 1798 » [archive] dans « La Révolution batave, péripétie d’une République-sœur, 1795-1813 », in Annales historiques de la Révolution française, n° 326, octobre-décembre 2001, pp. 43-52
Annie JOURDAN, « la république batave et le 18 brumaire » [archive], in Annales historiques de la Révolution française, n° 318, octobre-décembre 1999, pp. 755-772
Annie JOURDAN et Joost ROSENDAAL, « La révolution batave à l’entrée du troisième millénaire : nouveaux problèmes, nouvelles approches, nouveaux objets » [archive], in Annales historiques de la Révolution française, n° 326, octobre/décembre 2001, pp. 1-23
Niek van SAS, « L’impératif patriotique, mutation conceptuelle et conjoncture politique 1795-1813 » [archive], in Annales historiques de la Révolution française, n° 326, octobre/décembre 2001, pp. 25-42

Voir aussi

Révolution française
Pays-Bas
Provinces-Unies
Département des Pays-Bas
Willem Huart

Lien externe

en néerlandais : La constitution (Staatsregeling) de la République batave [archive]

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