Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Sam 30 Juil à 4:26

Homa (en persan : هما) est une créature mythologique iranienne célèbre et un symbole dans l'art iranien. Le symbole a une histoire très ancienne qui remonte à l'époque Achéménide. Des symboles représentant Homa et ressemblant à des griffons étaient utilisés dans le chef d'œuvre Achéménide Persepolis au sommet des colonnes des palais. Son apparence contemporaine la plus remarquable est sur le symbole de la compagnie aérienne nationale d'Iran, Iran Air qui a été créé à partir des statues originales de Persepolis. Les légendes iraniennes disent aussi que, dans le passé, les persans se servaient du homa pour choisir les rois, la tête de la personne sur laquelle homa se posait devenait Roi de Perse.
Epi mongole voix basse profonde
https://www.youtube.com/watch?v=PHjiWgjeQjM
Cet oiseau mythique de la littérature persane, erre dans les hauteurs célestes et couvre de ces ailes ceux à qui il peut dispenser ses vertus. Il possède le langage humain et sert de messager et de confident au héros qu’il transporte dans les airs sur de longues distances ; il lui laisse quelques-unes de ses plumes guérisseuses. Si le héros brûle l’une de ses plumes, il convoque ainsi le Homâ qui revient à lui, même de très loin. Il est en cela semblable au Simurgh et à l’oiseau Rokh (ou Roc). Il symbolisait également le bonheur.

Homâ est aussi un mot sanscrit désignant un rite de purification intérieure qui se termine par le sacrifice mental à la divinité de toutes les paroles, les pensées et les actions.

Homa est aussi un oiseau réel d'Iran, le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) désigné couramment en persan également par هما.

Le Bouraq d'après une miniature moghole du XVIIe siècle. Le Bouraq, ou Burak (en arabe, البراق, al-burāq), est, selon la tradition islamique, un coursier fantastique venu du paradis, dont la fonction est d'être la monture des prophètes. Selon l'histoire la plus connue, au VIIe siècle, le Bouraq fut amené par l'archange Gabriel pour porter le prophète de l'islam, Mahomet, de La Mecque à Jérusalem, puis de Jérusalem au ciel avant de lui faire effectuer le voyage de retour au cours de l'épisode dit Isrā' et 'Mi‘rāj (signifiant respectivement en arabe : « voyage nocturne » et « échelle, ascension », qui est le titre d'un des chapitres du Coran). Le Bouraq a aussi porté Ibrahim (Abraham) lorsqu'il rendit visite à son fils Ismaïl (Ismaël), à la Mecque. Il est un sujet d'iconographie fréquent dans l'art musulman, où il est généralement représenté avec une tête de femme, un corps de cheval, des ailes, et une queue de paon.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Lun 1 Aoû à 8:30

Anne Stuart (1665 - 1714)
Une reine méconnue

Le 8 mars 1702, le roi anglais Guillaume III meurt inopinément d'une chute de cheval. Petit-fils par sa mère du roi Charles 1er, il est aussi le gendre de l'ancien roi Jacques II Stuart dont il a épousé la fille Marie. Faute d'héritier direct, il laisse la couronne à sa belle-soeur Anne.

Âgée de 37 ans à son avènement, Anne Stuart est la deuxième fille de Jacques II Stuart et d'Anne Hyde, sa première épouse. Contre l'avis de son père, farouchement catholique, elle a été élevée dans la religion anglicane. Cela lui vaut d'être bien acceptée par ses sujets anglais.

Mariée au prince Georges de Danemark, elle en a eu... 17 enfants, tous morts en bas âge !

La reine prend à coeur sa tâche de souveraine. Le 1er mai 1707, les élites anglaises et écossaises s'accordent après un siècle d'atermoiements sur l'union de l'Angleterre et de l'Écosse sous le nom de Royaume-Uni de Grande-Bretagne (United Kingdom of Great-Britain).

Anne Stuard défend avec ardeur l'anglicanisme, en prenant appui au Parlement sur le parti whig. Mais elle s'entiche aussi follement d'une amie, Sarah Jennings, dont elle va assurer la fortune.

Cette Sarah Jennings est l'épouse d'un intrigant, un certain John Churchill, qui doit à la faveur de Guillaume III le titre de comte et à celle d'Anne celui de duc de Marlborough. Il révèlera ses grandes qualités de stratège pendant la guerre de la Succession d'Espagne (que les Anglais appellent «Queen Anne's War») mais, si grands soient-ils, ses talents militaires et politiques n'atteignent pas ceux de son plus illustre descendant, Winston Churchill !

En 1711, Anne, sur un caprice, lâche Sarah et par voie de conséquence le duc de Marlborough. Elle s'entiche de la propre cousine de Sarah Jennings, Abigail Hill (qui deviendra Lady Masham).

Du coup, les tories accèdent au pouvoir et concluent le règne d'Anne par le traité d'Utrecht qui met fin à la guerre de Succession d'Espagne.

À sa mort, le 12 août 1714 (1er août selon le calendrier julien encore en vigueur en Angleterre), Anne lègue le trône à un lointain cousin, l'Électeur de Hanovre, futur Georges 1er.

Indifférent aux affaires anglaises et ne parlant pas anglais, le roi laissera les ministres diriger le pays sous la seule surveillance du Parlement, ce qui aura pour effet de consolider la démocratie parlementaire.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 2 Aoû à 9:19

2 août 1882
L'armée anglaise débarque en Égypte

Le 2 août 1882, les Anglais débarquent à Alexandrie, grand port égyptien sur la Méditerranée, sous le prétexte de ramener l'ordre après des émeutes meurtrières.

Tirant parti de l'incapacité du souverain égyptien à rembourser sa dette extérieure, ils placent son gouvernement sous tutelle.

Leur intervention met fin à l'indépendance de l'Égypte... ainsi qu'au rayonnement de la France dans la vallée du Nil.
Modernisation à marche forcée

Depuis l'époque de Soliman le Magnifique, trois siècles plus tôt, l'Égypte se considère comme faisant partie de l'empire ottoman mais, après la prise de pouvoir par Méhémet Ali en 1805, le khédive ou vice-roi, qui la gouverne au nom du sultan, est devenu indépendant de fait.

Les Français, présents dans le pays depuis l'expédition d'Égypte de 1798, lui prêtent assistance dans les domaines militaire, économique et culturel.

Ismaïl Pacha (Le Caire, 31 décembre 1830 - Constantinople, 2 mars 1895)

Sous l'impulsion de Méhémet Ali et de ses successeurs, le pays se modernise à grandes enjambées, avec l'ambition de rejoindre l'avant-garde européenne.

La population, essentiellement paysanne, se concentre dans la vallée du Nil depuis la haute Antiquité. Au total à peine 35.000 km2, soit la superficie de la Belgique ou de la Bretagne. Au cours du XIXe siècle, elle passe de 2,5 millions à une dizaine de millions d'habitants (80 millions à la fin du XXe siècle).

Le 18 janvier 1863, le trône revient à Ismaïl Pacha (32 ans), petit-fils de Méhémet Ali. Le nouveau khédive investit à tour de bras dans les infrastructures et pour cela souscrit des emprunts massifs à l'étranger, notamment afin de permettre l'achèvement des travaux de creusement du canal de Suez.

La dette publique passe de quatre à quatre vingt millions de livres.

Or, cette dette coûte très cher, d'une part parce que les créanciers occidentaux imposent des taux d'intérêt élevés sur les «valeurs à turban» dont ils se méfient (12 à 13% au lieu de 6 à 7% d'ordinaire) ; d'autre part parce que les intermédiaires prélèvent des commissions exorbitantes de l'ordre de 30 à 50%.

Le 24 novembre 1875, le khédive cède à l'Angleterre ses parts dans la Compagnie de Suez pour tenter d'éponger sa dette. Cela étant loin de suffire, l'État se déclare en faillite le 8 avril 1876.
De l'endettement au protectorat

Faute d'alternative, le gouvernement d'Ismaïl Pacha est placé sous la tutelle d'une Caisse de la dette (on dirait aujourd'hui «troïka»). Elle est composée de deux Français, deux Britanniques, un Autrichien et un Hongrois. Un contrôleur général européen est par ailleurs chargé de gérer les recettes, un autre ses dépenses.

Des Européens se voient même confiés les Finances et les Travaux Publics, avec mission de réduire les salaires des fonctionnaires et des militaires. 2500 officiers égyptiens sont aussi congédiés.

Muhammad Tawfiq (15 novembre 1879 - 7 janvier 1892)Ismaïl Pacha, soumis à la pression de la rue et de l'armée, renvoie les ministres européens. Les créanciers, exaspérés, jugent qu'ils n'ont plus rien à espérer du khédive et l'obligent à abdiquer au profit de son fils Taufiq (ou Tewfik).

Taufiq Pacha (27 ans) ne fait pas d'histoire. Il confie l'administration du pays à un condominium franco-britannique. Mais l'asservissement de l'Égypte ne laisse pas les habitants indifférents.

Les officiers se révoltent sous la direction du colonel Ahmed Arabi.e 9 septembre 1881, imposent au khédive de renvoyer son gouvernement et de convoquer une nouvelle Chambre des délégués (assemblée législative).

Par une note commune, le 8 janvier 1882, le Premier ministre britannique William Gladstone et le Président du Conseil Léon Gambetta affirment haut et fort leur soutien au khédive et tentent d'impressionner les rebelles. Mais ceux-ci ressentent la note comme une provocation. Ahmed Arabi entre au gouvernement et, le 29 mai, obtient du khédive des pouvoirs dictatoriaux. Il fait aussitôt fortifier le port d'Alexandrie et la côte.

Une émeute populaire à Alexandrie fournit à Gladstone un motif d'intervenir. Il met en demeure le gouvernement égyptien de désarmer les batteries de la ville.

Le 11 juillet 1882, l'amiral Beauchamp-Seymour reçoit l'autorisation de bombarder Alexandrie. La nuit suivante, de vastes incendies s'emparent de la ville et les pillards s'en donnent à coeur joie. Le 2 août enfin, des troupes britanniques débarquent à Alexandrie. Le 13 septembre 1882, une bataille décisive a lieu à Tel el-Kebir entre les Anglais et les Égyptiens. Ceux-ci sont aisément défaits et Arabi Pacha, capturé, est exilé à Ceylan (Sri Lanka).
Vers le protectorat

La France, paralysée par l'instabilité ministérielle, s'exclut du jeu. Elle voit le canal lui échapper et son influence sur le pays bientôt réduite à rien. Elle obtient toutefois une compensation avec la reconnaissance d'un protectorat sur la Tunisie.

Gladstone place le gouvernement du khédive sous sa protection et toute la réalité du pouvoir passe entre les mains du consul général de la reine Victoria.

Sir Evelyn Baring, 1er comte de Cromer, Lord Cromer (26 février 1841 – 29 janvier 1917)Celui-ci, lord Cromer, devient le véritable maître du pays. Il remodèle l'armée et poursuit l'oeuvre de modernisation d'Ismaïl Pacha, en développant l'irrigation et la culture du coton.

Pendant la Grande Guerre de 1914-1918, les masques tombent : l'Égypte rompt officiellement avec l'empire ottoman, allié des Puissances Centrales (Allemagne et Autriche-Hongrie). Elle se transforme en un sultanat sous protectorat britannique. Mais cela ne dure pas .

Le 28 février 1922, la Grande-Bretagne préfère renoncer à son protectorat sous la pression du mouvement indépendantiste. Le sultan Fouad 1er se proclame dans la foulée roi d'Égypte, le titre de roi étant plus prestigieux que celui de sultan. Les Britanniques conservent toutefois une grande influence sur les affaires du pays jusqu'au renversement de Farouk 1er, son fils et successeur, le 23 juillet 1952, par de jeunes officiers progressistes.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 2 Aoû à 9:21

26 janvier 1885
Mort «glorieuse» de Charles Gordon

Le 26 janvier 1885, plusieurs milliers de Soudanais en armes investissent le camp retranché de Khartoum, sur les bords du Nil. Les défenseurs sont des Égyptiens sous le commandement de quelques officiers britanniques.

À la tête de la garnison se tient l'officier le plus prestigieux de l'empire britannique, Charles Gordon (52 ans). La population de la ville et la garnison succombent sous le nombre et Charles Gordon est lui-même percé de coups. Sa tête est présentée à son vainqueur, un chef religieux musulman appelé le « Mahdi » (le Guide en arabe). L'annonce du drame provoque un séisme politique en Angleterre.
Alban Dignat

Un officier anglais

Charles Gordon est l'un des officiers les plus représentatifs de l'épopée coloniale britannique. Né en 1833, il sert d'abord dans la guerre de Crimée puis se porte volontaire pour la Chine en 1860. Il prend part à une expédition contre Pékin, dans le cadre de la « Seconde guerre de l'opium ».

Il assiste sans doute à la mise à sac du Palais d'Été mais sans y participer. Ses convictions religieuses très fortes lui interdisent toute forme de pillage ou de violence inutile. Célibataire endurci, on ne lui connaît que deux vices, au demeurant assez répandus dans sa corporation : le tabac et l'alcool.

Là-dessus, en 1862, le gouvernement chinois, en guerre contre la rébellion Taiping, perd son principal atout en la personne de l'Américain Frederick Ward. Celui-ci a constitué l'« Armée toujours victorieuse », un corps de volontaires européens et américains placé à la tête de 5.000 combattants chinois et financé par les hommes d'affaires occidentaux pour les protéger des Taiping. Après sa mort au combat, le gouvernement chinois obtient des Britanniques de le remplacer par l'un de leurs meilleurs officiers. L'heureux élu est Charles Gordon qui va s'acquérir à ce poste le surnom de « Chinois Gordon » ainsi que des titres honorifiques tant chinois que britanniques.

Sa popularité lui vaut en 1874 d'être requis par le khédive (ou vice-roi) d'Égypte pour mater des rébellions dans la province équatoriale du Soudan (l'actuel Sud-Soudan). Trois ans plus tard, il est nommé gouverneur de l'ensemble du Soudan. Comme le khédive lui offre une rémunération de dix mille livres, il s'offre le luxe de la refuser et de n'accepter que 2 000 livres afin de montrer « que tout le monde ne vénère pas les idoles d'or et d'argent », ainsi qu'il le confie à sa soeur.

Le héros se lance avec succès dans la chasse aux traficants d'esclaves, en particulier au Darfour. Il assume sa part du fardeau et parcourt, estime-t-on, 15.000 kilomètres à dos de chameau à travers le pays. Ses raids en viennent à déstabiliser l'économie locale et nourrisent le ressentiment des populations à l'égard de l'occupant égyptien et de ses agents européens (et chrétiens). Ce ressentiment est d'autant plus vif que Gordon s'entoure lui-même d'Européens pour l'administration du pays.

En juin 1879, le khédive Ismaïl est déposé et banni pour cause de déconfiture financière. Gordon, par solidarité, se démet de sa charge de gouverneur presque aussitôt. Il estime avoir accompli sa mission en pacifiant le pays. Illusion.
La révolte du Mahdi

Le Mahdi Mouhammad Ahmad (1844-1885)Le 29 juin 1881, un chef religieux musulman, Muhammad Ahmad (36 ans) dit être le « Mahdi », autrement dit le Sauveur qu'attendent les musulmans. Il soulève les Soudanais en mettant à profit leur ressentiment à l'égard de l'occupant égyptien.

Les troupes égyptiennes dirigées contre lui se font battre en dépit de la supériorité de leur armement. Le 19 janvier 1881, le Mahdi s'empare d'El-Obeid, au sud-ouest de Khartoum, et y établit son quartier général.

Dans le même temps, en 1882, les Anglais, qui commencent à s'intéresser à la région du Nil, placent l'Égypte sous leur protection. Du coup, ils sont conduits à prendre en charge la question soudanaise.

Le Premier ministre William Gladstone éprouve du respect pour la rébellion religieuse et patriotique du Mahdi. Sur l'insistance du khédive Taufik, il se résout néanmoins à envoyer une colonne anglo-égyptienne contre le quartier général du Mahdi, à El-Obeid, sous le commandement du colonel Hicks. Mais les soldats rebelles, qui se dénomment « fuzzy-wuzzies », lui infligent une humiliante défaite le 5 novembre 1883. Sur dix mille hommes, il ne se trouve que 250 survivants dont un seul Européen.

Contre l'avis des Égyptiens, Gladstone décide qu'il est plus que temps de lâcher le Soudan. Il demande au lieutenant-colonel Gordon, bon connaisseur du pays, d'assurer l'évacuation des Égyptiens et des Britanniques retranchés à Khartoum, un camp égyptien devenu capitale de la colonie.
Gordon, le sauveur

Gordon Pacha (Charles Gordon, 1833-1885)En Angleterre, le départ de Gordon est salué avec allégresse. Chacun connaît sa droiture et son action contre les Taiping et les traficants d'esclaves. Il est accompagné à la gare de Charing Cross par lord Granville, Secrétaire d'État, et le prestigieux général Wolseley en personne.

Arrivé au Caire, Charles Gordon, dit Gordon Pacha, exige à titre provisoire le titre de gouverneur général du Soudan pour pouvoir mener sa tâche. À Khartoum, il tente d'engager des négociations avec le Mahdi. Il lui offre un titre de sultan avec les insignes adéquats mais le Mahdi le repousse avec hauteur.

Comme il attend à Khartoum que toutes les personnes désireuses de quitter le Soudan l'aient rejoint, voilà que les populations au nord de la ville se rallient à l'ennemi. L'Anglais se retrouve assiégé. Il réclame des renforts à Gladstone, lequel tarde à les lui envoyer. Comme l'opinion publique se mobilise en faveur de Gordon, le Premier ministre accepte que le général Wolseley prenne la tête d'une expédition de secours. Son départ est programmé le 8 janvier 1885.

Trop tard. Le 26 janvier suivant, le Mahdi donne l'assaut à Khartoum et la ville tombe en quelques heures... Quatre jours plus tard, le vainqueur entre dans la ville mais il dédaigne d'en faire sa capitale. Il lui préfère la ville située de l'autre côté du fleuve, Omdourman (« la ville de la perle »).

Le Mahdi décède quelques mois plus tard mais son successeur, le « calife » Abdullah, va poursuivre son oeuvre de conquête en soumettant l'ensemble du Soudan à son autorité.

En Angleterre, l'opinion publique, révulsée, obtient le renvoi de Gladstone. Mais il s'écoulera près de quinze ans avant que les Britanniques ne prennent leur revanche en écrasant les armées mahdistes sur le Nil, à Omdourman, le 2 septembre 1898.
Bibliographie

La fin de Gordon a été portée au cinéma en 1966 par Basil Dearden dans le film Khartoum, avec Charlton Heston dans le rôle du héros.

Pour approfondir la connaissance des guerres coloniales, le lecteur peut se reporter à l'excellent livre d'Henri Wesseling : Le partage de l'Afrique, 1880-1914 (Denoël) auquel a été emprunté ce récit.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 2 Aoû à 9:24

Charles George Gordon, général britannique, surnommé Gordon Pacha, est né le 28 janvier 1833 à Londres et mort à Khartoum au Soudan le 26 janvier 1885.

Élève de l'Académie royale militaire de Woolwich,, il servit en Crimée, puis dans la campagne de Chine de 1860. Les Taï-ping (ou « révoltés aux longs cheveux »), profitant de l'affaiblissement de l'empire chinois après la victoire des alliés, s'insurgèrent pour renverser la dynastie mandchoue et devinrent maîtres d'une grande partie de la Chine. Avec l'assentiment de son gouvernement, Charles Gordon entra au service de l'Empire Qing pour combattre les Taiping. À la tête d'une poignée d'Européens, il réorganisa l'armée chinoise, dégagea Shanghai menacée, reprit aux insurgés Suzhou et Wankin[Quoi ?]. L'armée de Gordon, «l'Armée Toujours Victorieuse», sauva la dynastie mandchoue qui semblait perdue et réduisit rapidement les rebelles. En 1863, Gordon, malgré les offres brillantes des Chinois, rentra au Royaume-Uni avec le grade de lieutenant-colonel et le surnom du "Chinois".

En 1874, il entra au service de l'Égypte, fut nommé gouverneur du Soudan, conquis par l'Égypte quelques décennies plus tôt et en poussa les frontières jusqu'à Gondokoro. Il s'attacha à éradiquer le trafic d'esclaves, dont le Soudan était depuis longtemps une plaque tournante. En 1879, il donna sa démission à la suite de difficultés avec le nouveau khédive Tawfik.

Après avoir servi en Inde où il devint major général, il revint en février 1884 au Soudan, à nouveau en tant que gouverneur, dans le cadre de la guerre des Mahdistes. Son objectif initial était d'évacuer les Égyptiens demeurés dans la ville, devenue indéfendable après l'anéantissement à El Obeid de l'armée égyptienne venue combattre les troupes du Mahdi. Mais la prise par celles-ci de Berber, plus au nord, rendit cette manœuvre impossible. Résolu à ne pas abandonner sans rien faire la ville aux fanatiques du Mahdi, il en organisa la défense, espérant que le gouvernement britannique de Gladstone enverrait une armée de secours.

Très réticent ("Je refuse l'obligation pour l'Angleterre d'intervenir dans le monde entier") celui-ci finit, sous la pression de l'opinion publique, de la reine et de la très puissante Association de Lutte contre l'Esclavage, par envoyer un corps expéditionnaire commandé par Sir Garnet Wolseley. L'arrivée imminente de ces secours conduisit le Mahdi à ordonner l'assaut de la ville, assiégée depuis des mois et dont la petite garnison égyptienne était affaiblie par le manque de vivres. Gordon fut tué ainsi que tous les Égyptiens et une grande partie des habitants soudanais de Khartoum, que les mahdistes laissèrent en ruines.

Charles Gordon était d'un caractère religieux voire mystique ; il s'exalta pour cette mission. Il aimait en outre profondément les Soudanais. Il crut jusqu'au bout que les secours arriveraient à temps.

Protestant évangélique, il profita de son voyage en Palestine en 1883 pour affirmer que la « falaise du crâne » était le lieu de Crucifixion de Jésus.

Postérité

Edward Elgar devait consacrer originellement sa première symphonie à l'illustration musicale de la vie de Gordon, dans le but de le glorifier en lui donnant l'image d'un véritable chevalier britannique, mais ce projet fut finalement abandonné.

Sir Arthur Conan Doyle lui rend hommage par le biais de son héros Sherlock Holmes. Holmes, après avoir disparu dans les chutes du Reichenbach avec son ennemi de toujours, le professeur Moriarty, et devant faire croire à sa mort pour échapper au seul témoin de sa survie, le colonel Sebastian Moran, exécuteur des basses œuvres du professeur, disparaît pendant trois ans. Au cours de ces années, il prend une fausse identité, celle d'un explorateur norvégien et se rend à Khartoum, dans le palais même où Gordon Pacha fut assassiné. Il y décrit un palais en ruine, laissé à l'abandon. La nouvelle porte le titre original The Empty House et fait directement suite à The Final Problem, après la publication intermédiaire de Le Chien des Baskerville.

David Gibbins évoque également Gordon dans son roman d'aventure Pyramide (ISBN 978-2-36569-114-7), l'action se déroulant dans le prolongement de la guerre contre le Mahdi.
Puis, Yanis Tignard dans le clans des mouettes et La.cinquièmerépublique.actiforum...
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Jeu 4 Aoû à 9:03

Bienvenu dans la croix de guerre, mais bon, comment se fait il que ces fachos comme vous dites ont ils pu prendre cette église à la barbe et au nez de la commune de Paris ! Il y a un problème dans la vision des choses de nos dirigeants ! Les sectes !!!! vous avez le courage de vos idées mais avez que les militants des droits de l'Homme ont conduit à ce désastre... Parce que oui, des fachos qui contrôle une Église dans une campagne isolé bon mais à Paris... Que devient ce fameux SCALP ! Qui est capable d'aller cassé du flic pendant les manifestation contre les lois travail et puis là, c'est fantôme, surtout que cette église avant son abandon de tous et toutes, d'être un SQUAT. ça grince pour les élues parisiens ! parmi eux les voies se sont élevés dans le contexte parlementaire, et puis, on peut dire que les querelles ont du chatouiller les oreilles de Noé lui même et quand au Verbe, il ne peut nier son impuissance devant un phénomène que la Laïcité lui dicte d'en être le gardien d'une paix civile... Je dis que cette église est une grande épine du mal-être français et politique dès qu'il s'agit de s'impliquer sur les fait de Secte et de Squat, Comment l’État qui est propriétaire des lieux de cultes sans ce dire qu'il peuvent être récupérer par des sectes, des organismes et autres... Les Maires de Paris devraient répondre de cet abandon d'un lieu de culte et peut être envisager des poursuites morales sur l'abandon même du respect et de l'engagement de la valeur laïque qui ne résume pas à distribuer des permis de détruire et de construire ! Voilà mon opinion.

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Cà grince dans les couloirs d'un prix du lait qui ne permet plus du bas tout comme du haut le ravitaillement du nourrisson... Comment durer dans le charitable si le fait même de pouvoir travailler ne s'inscrit plus dans l'ordre naturel du naturel mais dans un aspect du mérite de la note de la descendance et de la hiérarchie... Cà grince quand on établi un budget prévisionniste qui est constamment sous l'effet d'une bourse capricieuse, d'un cout de l'accident et d'une révolution permanente ! Cà grince en terme de l'égalité homme femme et de la répartition des fonctions dans l'age ! çà grince sur le fait de faire appel à des images publicitaires pour inciter la personne à se développer dans un aspect personnel de marketing et puis de le soumettre à la dure réalité de la collectivité, de ses richesse de ses codes qui s'apparente au Colisée Impériale de la Rome Antique. çà grince sur le terme de la Gloire et du Charitable. çà grince sur une porte mais on craint d'y mettre de l'huile par la peur d'un éventuel incendie... Tant d'argent investi dans un Colisée impérial et qui en oubli le terme même de secourisme et de prévention. On dénigre la Prudence et le Solde...! Oui, çà grince et on s'emporte...! Le Lol n'y réssoud rien et il faut se retrousser les manches... On ne veut plus de Néron et ni d'un Colisée ! Terminée les statues d’effigies ou alors juste pour se rappeler notre histoire dans des musées ! Revenons sur la réalité des temps et non sur le fantasme des demi_dieux... Voilà mon Projet d'Homme et j'y inclus le terme de Femme aussi...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Jeu 4 Aoû à 9:03

Cà grince dans les couloirs d'un prix du lait qui ne permet plus du bas tout comme du haut le ravitaillement du nourrisson... Comment durer dans le charitable si le fait même de pouvoir travailler ne s'inscrit plus dans l'ordre naturel du naturel mais dans un aspect du mérite de la note de la descendance et de la hiérarchie... Cà grince quand on établi un budget prévisionniste qui est constamment sous l'effet d'une bourse capricieuse, d'un cout de l'accident et d'une révolution permanente ! Cà grince en terme de l'égalité homme femme et de la répartition des fonctions dans l'age ! çà grince sur le fait de faire appel à des images publicitaires pour inciter la personne à se développer dans un aspect personnel de marketing et puis de le soumettre à la dure réalité de la collectivité, de ses richesse de ses codes qui s'apparente au Colisée Impériale de la Rome Antique. çà grince sur le terme de la Gloire et du Charitable. çà grince sur une porte mais on craint d'y mettre de l'huile par la peur d'un éventuel incendie... Tant d'argent investi dans un Colisée impérial et qui en oubli le terme même de secourisme et de prévention. On dénigre la Prudence et le Solde...! Oui, çà grince et on s'emporte...! Le Lol n'y réssoud rien et il faut se retrousser les manches... On ne veut plus de Néron et ni d'un Colisée ! Terminée les statues d’effigies ou alors juste pour se rappeler notre histoire dans des musées ! Revenons sur la réalité des temps et non sur le fantasme des demi_dieux... Voilà mon Projet d'Homme et j'y inclus le terme de Femme aussi... Ne pas sombrer dans le fanatisme et le contrôle de l'art... Ne pas prévaloir ce qui détruit le corps et la pensée, se protéger du Fanatisme et du Lol.
Non aux Esclavagistes, aux Violeurs et aux Tortures Physiques et Morales; https://www.youtube.com/watch?v=K85akn9Yzsc
Oui aux Manifestations et aux gréves conduite par un service minimum effectué par des non-grévistes ou par des grévistes signataire d'une note contre l'employeur ou le ministère et qui sera la base des faits auprès des tribunaux. Tout grévistes ne se verra pas soumis par un licenciement en vertu du code Pénal et cette Liberté est un acquis au même titre que le vote et l'abstention...
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Sam 6 Aoû à 3:35

Pour moi, il y avait d'autres matières avant le big bang... Je ne vais pas jouer avec les mots... La matière évolue se disloque et se reconstitue. Cet phrase qui dit poussière tu redeviendra poussière. Elle ne prouve pas l'existence de Dieu mais les hommes ont toujours cherché à déchiffrer les étoiles croyant trouvé l'existence de Dieu ou Autres. Le big bang s'est la création de l'univers mais pas l'origine du concept de poussière. J'observe les étoiles et ce vide est-il poussière ou infini ! Et cela vous paraîtra étrange, nous touchons la vérité: Mais nous succombons aux charmes du mystère et de l'étrange. Notre douce rêverie devant la réalité. Percer le mystère mettrait fin à un paon de notre civilisation ou du Mur de Sartre et autres croyances. Ce serait un Hiroshima de la pensée si nous découvrions le sens de la poussière.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Lun 8 Aoû à 8:49

Oui et pourtant ! C'est le pourtant tout n'est pas à avaler mais la représentation des amours impossible y sont remarquable. Plus cruel, sombre et romantique que Titus et Bérénice. J'aime l'amour et je respecte le courage de l'acte. Et oui les livres religieux peuvent être utilisés dans la cruauté comme dans l'espérance de l'interdit.

Je ne suis pas là pour faire la morale... Tu voudrai une loi pour tuer aveuglement... Les droits de l'homme, oui, la vengeance même pas... Oeil pour Oeil et Dent pour Dent... As tu rencontrer les parents d'un assassin... On imagine le faire et pourtant on peut devenir bourreau... Certains éprouvent admiration pour cette fonction: Même les parents d'un condamné.

Découvrir et décrire son visage est la partition d'un peuple en quête de son père et navigateur pour visualiser la République du Peuple... Oui, La République de Israël...

La République de l'Olivier n'est pas un état politique; elle est une essence spirituelle entre deux Républiques que tout sépares et que tout unies : Jérusalem. TAY la chouette effraie ou Monsieur Tignard Yanis.

Photographiée sous tous les angles depuis l’invention des appareils photos, la capitale était généralement vue à travers l’objectif d’un étranger. Une nouvelle exposition de photos prises par les habitants, de 1900 à 1950, présente de nouvelles perspectives.

A LIRE / Publiée pour la première fois, la collection de photos prises par Jules Helfner, le fils né à Brooklyn d’immigrants russes, propose une rare perspective d’un témoignage personnel de la marche en Allemagne avec ses horreurs, ses indignations et ses rares moments de plaisir.

Ecrit de
TAY
La Chouette effraie.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Lun 8 Aoû à 8:51

6 juillet 1873

Monsieur,

Au moment où je vous écris, j’espère que le calme et la réflexion sont revenus dans votre esprit. Vous tuer malheureux ! se tuer quand on est accablé par le malheur est une lâcheté ; se tuer quand on a une sainte et tendre mère, qui donnerait sa vie pour vous, qui mourrait de votre mort, et quand on est père d’un petit être qui vous tend les bras aujourd’hui, qui vous sourira demain, et qui un jour aura besoin de votre appui, de vos conseils — se tuer dans de telles conditions est une infamie : le monde méprise celui qui meurt ainsi, et Dieu lui-même ne peut lui pardonner un si grand crime et le rejette de son sein.

Monsieur, j’ignore quelles sont vos disgrâces avec Arthur ; mais j’ai toujours prévu que le dénouement de votre liaison ne devait pas être heureux. Pourquoi ? me demanderez-vous. Parce que ce qui n’est pas autorisé, approuvé par de bons et honnêtes parents, ne doit pas être heureux pour les enfants. Vous, jeunes gens, vous rirez et vous vous moquez de tout ; mais il n’est pas moins vrai que nous avons l’expérience pour nous ; et chaque fois que vous ne suivrez pas nos conseils, vous serez malheureux. Vous voyez que je ne vous flatte pas : je ne flatte jamais ceux que j’aime.

Vous vous plaignez de votre vie malheureuse, pauvre enfant ! Savez-vous ce que sera demain ? Espérez donc ! Comment comprenez-vous le bonheur ici-bas ? Vous êtes trop raisonnable pour faire consister le bonheur dans la réussite d’un projet, ou dans la satisfaction d’un caprice, d’une fantaisie : non, une personne qui verrait ainsi tous ses souhaits exaucés, tous ses désirs satisfaits, ne serait certainement pas heureuse ; car, du moment que le cœur n’aurait plus d’aspirations, il n’y aurait plus d’émotion possible, et ainsi plus de bonheur. Il faut donc que le cœur batte, et qu’il batte à la pensée du bien, — du bien qu’on a fait, ou qu’on se propose de faire.

Et moi aussi, j’étais bien malheureuse. J’ai bien souffert, bien pleuré, et j’ai su faire tourner toutes mes afflictions à mon profit. Dieu m’a donné un cœur fort, empli de courage et d’énergie. J’ai lutté contre toutes les adversités ; et puis j’ai réfléchi, j’ai regardé autour de moi, et je me suis convaincu, mais bien convaincu, que chacun de nous a au cœur une plaie plus ou moins profonde. Ma plaie, à moi, me paraissait beaucoup plus profonde que celle des autres ; et c’est tout naturel : je sentais mon mal, et ne sentais pas celui des autres. C’est alors que je me suis dit (et je vois tous les jours que j’ai raison) le vrai bonheur consiste dans l’accomplissement de tous ses devoirs, si pénibles qu’ils soient !

Faites comme moi, cher Monsieur : soyez fort et courageux contre toutes les afflictions ; chassez de votre cœur toutes les mauvaises pensées. Luttez, luttez sans relâche contre ce qu’on appelle l’injustice du sort ; et vous verrez que le malheur se lassera de vous poursuivre, vous redeviendrez heureux. Il faut aussi travailler beaucoup, donner un but à votre vie ; vous aurez sans doute encore bien des jours mauvais ; mais quelle que soit la méchanceté des hommes, ne désespérez jamais de Dieu, Lui seul console et guérit, croyez-moi.

Je vous serre la main, et ne vous dis pas adieu ; j’espère vous voir un jour.

Madame votre mère me ferait grand plaisir en m’écrivant.

V. Rimbaud
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Lun 8 Aoû à 9:39

Les plantes des Indiens d’Amérique
Chère lectrice, cher lecteur,

Débarqués en Amérique, les colons anglais furent effrayés par les tortures mais aussi par la médecine de ce qu’ils appelaient les « Peaux-rouges ».

Mêlant l’usage des plantes au chamanisme, la religion et la magie, ils estimaient que cette médecine était diabolique.

Pas question de se compromettre avec ces pratiques primitives et sauvages.

Pour se soigner, ils tentèrent donc d’acclimater les plantes médicinales européennes au nouveau continent.

Cependant, inévitablement, certains aventuriers, trappeurs, furent témoins et bénéficiaires directs des pratiques médicinales indiennes.

Ils s’aperçurent que les Indiens possédaient des remèdes efficaces.

Mais fallut attendre trois siècles pour qu’un médecin, Samuel Thompson, finisse par réellement s’intéresser à la médecine des Indiens d’Amérique, et à la diffuser.

Samuel Thompson : un médecin un peu filou
Samuel Thompson ne fait pas exception : comme la plupart des personnages qui marquèrent l’histoire de la médecine, il était un peu… filou.

Il prétendit avoir « inventé » une nouvelle discipline, le physiomédicalisme.

Son but était de faire fortune et il affirmait avoir mis au point un « régime curatif » à base de substances émétiques (qui font vomir), purgatives (qui vident les intestins) et stimulantes, et de bains de vapeur.

Sans le dire à personne, il tenait ses plantes des Indiens d’Amérique, et c’est chez eux également qu’il avait découvert les vertus des tentes de sudation (des tentes dans lesquelles on allume un feu pour élever la température et provoquer un effet sauna).

Ses plantes mystérieuses étaient en fait des plantes indiennes :

La lobélie, aux effets émétiques, sédatifs et tonifiants. Elle est utilisée en comprimés pour relaxer les petits muscles des bronches et soulager l’asthme.

L’échinacée, très répandue de nos jours en magasin bio, une plante qui stimule l’immunité et protège contre les infections ; elle est utilisée en tisane ou en teinture-mère contre le rhume.

L’hydraste du Canada, tonique et anti-inflammatoire, prescrite de nos jours pour la convalescence

Le poivre, plante stimulante

La vératre, aux vertus purgatives

Le bois piquant (Zanthoxylum americanum), utilisé contre les déficiences respiratoires.

De fait, le « régime curatif » du Dr Thompson était efficace : en élevant la température du corps, en dilatant les vaisseaux sanguins et en renforçant le système immunitaire, cette cure accroissait la résistance aux infections et accélérait la cicatrisation. Les « physiomédicalistes » connurent un grand succès à partir de la fin du XIXe siècle – succès qui ne fut bien sûr pas attribué à ses véritables auteurs.

Le Dr Wooster Beech fait se rencontrer médecines indienne et européenne
Plus honnête fut le Dr Wooster Beech, vingt-cinq ans plus jeune que Thompson, qui créa la médecine « éclectique », née du mariage fécond entre les plantes médicinales indiennes et européennes.

L’éclectisme connut un grand succès aux Etats-Unis et comptait 8000 membres en 1909.

Ils firent découvrir aux populations d’origine européenne les vertus de l’actée à grappes, contre les rhumatismes, de l’onagre, dont on fait une huile qui resserre les pores de la peau et est très utilisée aujourd’hui en produit de beauté, de la damiana comme antidépresseur, l’eschscholzia (ou pavot de Californie) qui favorise doucement le sommeil, l’hamamélis, indispensable en dermatologie et encore aujourd’hui parmi les stars de la médecine naturelle.

Déclin de la médecine indienne en Amérique
Mais la phytothérapie (médecine par les plantes) américaine déclina rapidement après 1907, quand le gouvernement commença à subventionner les études médicales portant sur des médicaments chimiques qui prirent le dessus sur les produits naturels.

Les laboratoires se servirent néanmoins des plantes en usage chez les Indiens pour y rechercher d’éventuelles molécules actives.

Très peu de personnes le savent, mais la première pilule contraceptive produite par les laboratoires Syntex dans les années 1950 fut élaborée à partir d’un stéroïde naturel, proche de la progestérone, découvert dans l’igname sauvage.

L’igname sauvage était bien connue des Aztèques du Mexique, qui l’utilisaient comme antidouleur et contre les rhumatismes. Et de fait, les stéroïdes présents dans l’igname sont des molécules de la famille de la cortisone, le traitement utilisé aujourd’hui contre l’arthrose aigüe. Il est naturel que l’igname ait des vertus anti-inflammatoires et antidouleur.

Les civilisations maya et aztèque possédaient de solides connaissances sur les plantes médicinales : c’est grâce à elles que l’on connaît la damiana, un puissant aphrodisiaque, et le prosopis, utilisé en lotion pour les yeux jusqu’à nos jours.

Place centrale du chamanisme
Les plantes de la médecine des Indiens d’Amérique étaient principalement utilisées par les chamans, dans le cadre de rites magiques.

De la Sibérie à l’Amazonie, toutes les sociétés chamaniques admettent que l’âme d’un patient gravement malade se trouve sous l’emprise de forces maléfiques.

Tabac, piment de Cayenne, ail et peyotl, une substance hallucinogène, étaient utilisés non par le malade lui-même mais par le guérisseur qui cherchait ainsi à atteindre le monde des esprits, libérer le malade de ses démons, ou encore obtenir la révélation du traitement efficace.

Cette conception religieuse de la maladie nous est devenue très étrangère. Personne ou presque ne serait rassuré, dans nos sociétés de voir son médecin prendre des « drogues » pour obtenir la « révélation » du traitement à appliquer.

Je ne me prononcerai donc pas sur l’efficacité de ces pratiques, n’ayant pas été initié aux mystères du chamanisme…

Mais pour l’usage des plantes, c’est sûr, les Indiens nous ont laissé de beaux trésors.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 9 Aoû à 9:49

Sur les pleurs des habitants de la ville de Alep ( République de Syrie), je ne peux que entonner ce chant de mélodie et de cloche défiant les soupirs de la Mort Hurlante... Ce qui reste de souvenirs, la grande famine ne pourra enlever cette cicatrice qui fait partie intégrante de ce peuple qui autrefois résonné dans les steppes de la Mésopotamie: Les Syriennes de Troie ou les enfants de Hélénus et Cassandre...

Le cygne de Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

A Victor Hugo.

I

Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel) ;

Je ne vois qu'en esprit, tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

Là s'étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
Froids et clairs le travail s'éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
" Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ? "
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s'il adressait des reproches à Dieu !

II

Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.

Aussi devant ce Louvre une image m'opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d'un, désir sans trêve ! et puis à vous,

Andromaque, des bras d'un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d'un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d'Hector, hélas ! et femme d'Hélénus !

Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l'oeil hagard,
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;

A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s'abreuvent de pleurs
Et tètent la douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !

Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor !

---------------------------------

Dans la mythologie grecque, Hélénos (en grec ancien Ἕλενος / Hélenos) est un prince troyen, l'un des fils de Priam et d'Hécube, et le frère jumeau de Cassandre. Il est d'ailleurs le seul de ses frères à survivre à la chute de la ville de Troie.

Il reçoit d'Apollon le don de divination et prédit que le voyage de son frère Pâris en Grèce sera néfaste : en effet, c'est lors de ce voyage que Pâris enlève Hélène de Sparte, déclenchant ainsi la guerre de Troie.

Après la mort de celui-ci, il aspire à la main d'Hélène et quand Priam la donne à son autre frère Déiphobe, il se retire, furieux, sur le mont Ida de Troade. Là, il est fait prisonnier par Ulysse, sur les indications du devin grec Calchas. Hélénos avoue alors les conditions nécessaires à la prise de Troie, notamment la possession de l'arc et des flèches d'Héraclès, détenues par le héros Philoctète.

Il échoit à Néoptolème, fils d'Achille, en même temps qu'Andromaque. Il gagne la confiance de son maître en l'empêchant de prendre la mer avec le reste de la flotte achéenne, prédisant une terrible tempête. En signe de gratitude, Néoptolème lui donne Andromaque en mariage, et l'institue héritier de son trône d'Épire. Andromaque lui donne un fils, Cestrinos.

Dans l’Énéide, c'est Hélénos qui annonce à Énée qu'il doit aller aux Enfers accompagné de la Sibylle.

L'épilogue à l'Edda en prose (III, 1b) l'identifie au dieu scandinave Ali.

+

Dans la mythologie grecque, Andromaque (en grec ancien Ἀνδρομάχη / Andromákhê, de ἀνδρός / andrós, « homme », et μάχη / máchê, « combat », « celle qui combat les hommes »1), fille d'Éétion, roi de Cilicie de Troade, était la femme d'Hector et lui donna un fils unique, Astyanax, qui fut précipité par Néoptolème, des remparts, lors du sac de la ville de Troie. Privée de son père et de ses frères, tués par Achille, elle voit bientôt réduite en cendres la ville de Troie, dont Hector était le principal appui. Elle est donnée au fils d'Achille, Néoptolème, aussi appelé Pyrrhus, qui l'emmène en Épire et l'épouse.

Elle a pour troisième époux Hélénos, frère de son premier mari, et devenu roi d'Épire. Bien que montée avec lui sur le trône, elle reste emplie de tristesse, ne pouvant oublier Hector auquel elle fait construire un magnifique monument.

De son premier époux, elle eut Astyanax ; elle eut Molossos, Piélos et Pergamos du second, et Cestrinos du dernier.

+

Cassandre était connue pour sa très grande beauté, « semblable à l'Aphrodite d'or » nous dit Homère1, ce qui amena Apollon à tomber amoureux d'elle. Il lui accorda le don de prophétie en échange de leurs futurs ébats. Cassandre accepta le don mais se refusa au dieu. Apollon lui cracha à la bouche, ce qui l'empêcherait à jamais de se faire comprendre ou d'être crue, même par sa propre famille1.

Alors que sa mère était à nouveau enceinte, Cassandre lui prédit que le fruit de sa chair causerait la perte de Troie. Sa mère écarta donc son frère Pâris de la ville si chère à ses yeux. Cassandre prévint Pâris, à son retour, que son voyage à Sparte l'amènerait à enlever Hélène et causerait ainsi la perte de Troie. Lorsque Pâris ramena Hélène à Troie, Cassandre était seule à prédire le malheur, les Troyens étant subjugués par sa beauté.

Elle avertit également que le cheval offert par les Grecs était un subterfuge qui conduirait Troie à sa perte. Plus Cassandre voyait l'avenir avec précision, moins on l'écoutait. En transe, elle annonça des événements terribles dans un délire qui la fit passer pour folle. De ce fait, chacun la fuit. Elle répandit aussi le malheur : les princes étrangers qui la courtisaient, luttant aux côtés des Troyens, tombèrent sous le coup des guerriers grecs ; Cassandre était ainsi vouée à rester seule, elle ne se maria jamais. Par exemple, avant la Guerre de Troie, le roi Priam avait promis la main de sa fille à Othryonée, un habitant de la ville de Cabésos2, en échange de sa participation à la guerre, mais Idoménée tua ce dernier d'un coup de lance dans le ventre3.

Télèphe, fils d'Héraclès, refusa de combattre contre Troie à la demande des Grecs. Le père de Cassandre, Priam, sollicita le fils de Télèphe, Eurypyle, de prendre son parti et de conduire ses hommes à la guerre avec les Troyens. Si Télèphe refusa aux Grecs de prendre part à la guerre à cause de son épouse Astyoché, liée à la maison de Troie (elle est la tante de Cassandre), Priam parvint à convaincre Eurypyle de le rejoindre en achetant la réticence de sa mère Astyoché : la récompense était un pied de vigne d'or divin4. Mais pour l'auteur Dictys de Crète, Priam aurait surenchéri en offrant la main de Cassandre5.

C'est Cassandre depuis le sommet de la citadelle qui, la première, alors que l'aube se lèvait, vit le char mené par l'illustre Priam revenant vers les portes Scées de la ville, reconduisant le corps sans vie de son frère Hector qu'Achille avait bien voulu rendre6.

Pendant que tous les soldats grecs envahissaient la ville, Cassandre, qui s'était réfugiée près du Palladium, fut violée par Ajax, alors qu'elle s’agrippait à la statue d'Athéna. Pour expier cet acte profanatoire, les Locriens furent condamnés à envoyer chaque année à Troie deux jeunes filles vierges, destinées à être des servantes du Palladium ; si les habitants s'en emparaient avant qu'elles arrivent au temple, elles étaient immolées.

À la suite du drame, Cassandre fut retrouvée par les Grecs, qui décidèrent de l'épargner à la demande d'Agamemnon, celui-ci la trouvant à son goût. Rentré dans son royaume, il fut assassiné par Égisthe, l'amant de son épouse Clytemnestre, laquelle était furieuse de cette liaison et de l'immolation de sa fille Iphigénie. Elle poursuivit Cassandre et l'assassina à son tour. Cassandre avait eu au préalable une vision de son propre meurtre et de celui d'Agamemnon, mais ce dernier n'avait pas voulu la croire. Elle mourut sans regrets, ayant assisté au massacre de sa famille.

DEAD CAN DANCE - PERSEPHONE
https://www.youtube.com/watch?v=Ku1HJ2DI7Xk

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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 9 Aoû à 9:49

Dans le cœur de l'empereur du japon ou Akihito.

dans l'ombre des cours des fils de Reines et roi, résonne l'histoire
de ce jeune prince du Népal, mort dans l'ombre même du secret d'état.
Des dynasties se couvrent du ruban d'un deuil auquel le mystère reste flou.
Ce crime qui provoqua la dislocation d'une famille et entraina la
peur au sein des familles royales... Même au vingtième et unième siècles,
la révolution frappa un membre de leur famille: Même si c'était obscur
cousins; l'empereur fut marqué par la perte d'un si proche historien
du Pacifique et de l’Himalaya. Malgré une démocratie libre, il devait se libérer
au même titre que ce Benoit XVI et il se devait de se réinstaurer homme
au milieu du peuple, tel ce empereur du milieu devenu jardinier...
Alors tel un citoyen, il se libéra d'une tradition absolutiste et invoqua le
bien-être du moi et du soi dans son existence et pour la conséquence de
son peuple. Car en soulignant l'abdication, il essaye de libérer son peuple
d'une emprise ancestrale.Son but était d'être Un souverain éclaire, un Meiji, pour permettre
à son peuple l'art d'acquérir la respiration: Devenir Une nouvelle Sparte
porté sur la fierté et sur l'Humain. S'humaniser dans le rapport de la
succession. Ne pas commettre les erreurs des anciens rois du Népal...
Permettre la naissance de nouveaux seigneurs dans le cœur d'une démocratie
jeune et fragile... Laisser une empreinte sans laisser planer la rancœur. Redevenir
humble dans la fierté et âpre devant celle qui le poursuit sans le rattraper:
Je ne parle pas de la Mort, la Peur est une mauvaise concurrente quand elle veut devenir
Souveraine du Spleen de l'Entité Humaine.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Jeu 11 Aoû à 9:32

Visage de l'Héritier ou La République Rébélion.

Le Gratuit et le papier ou Y'becca défiant l'Orgueil.

Le document dénote de nos valeurs et des expressions.
En tout état, on érige le droit et le choix de démontrer
sous forme d'un écrit afin de prouver sur le terme des promesses
dites et des circonstances qui ont provoquer de la réussite ou de l'
échec des "dits-projets".
Il est un droit, celui de pouvoir se nourrir sans l'appréhension de l'esclavage,
de la torture, de la soumission et de la dette. Malgré tout, de nos jours,
on ne peut négliger l'aspect du rôle des langues et des frontières. Cela
nous donne un aspect interlocuteur mais en aucun hormis nos ressources
d'être décideurs du bien étrangers : Quand une arme passe une frontière
alors c'est le cri des âmes et des affamés à nos portes. Nos greniers
sont voué à la durée et cela implique à nous méfier de la famine.
Utiliser les ressources naturels d'un terrain propre sans vouloir le
transformer en une expérience avoisinant notre système propre.
Nous adaptez n'implique pas nous transformer : Comprendre les nouvelles situations
naturels pour finalement être inclus à la nature. Elle nous guide car
nous guettant au coin d'une rue. Vouloir s'approprier la connaissance;
provoque la famine. La paix est l'utopie de celui qui veut la conquérir, elle est amer
dans le contexte de la Discorde.
Vouloir enfermer la connaissance, provoque les guerres partisanes ! Le gratuit et le papier
deviennent alors une sorte de synthèse du bien et du mal auquel le propre l'emporte
sur le réalisme. Nous n'avons pas les même approche de la faim et de la famine; voilà
qui peut plonger une démocratie florissante et pacifique dans le précipice
de l'extinction.: Le Gratuit et le Papier. La perception du temps est la notion universelle;
la particule de seconde se consolide en minutes mais peut se désagréger en heures.
Voilà un défi auquel La Femme et L'homme se verront dans ce nouveau mécanisme.
une nouvelle alimentation et de nouvelles terres auquel il y aura discorde sur
le "dit-bien" de l’Intérêt : Marchand ambulant récoltant les produits frais dans les campagnes pour les revendre au marché devant Juge chargé d'arbitrer les contestations entre négociants ou commerçants. Nous voudrons recréer à notre image et si nous persistons dans cette voie:
cela provoquera "notre chute et notre famine".
O République, je sers la Nature et je me détourne de la Pyramide du Bien et de sa démagogie... Je respecte les cimetières. Chacun laisse un témoignage mais finalement, Un feu incandescent sous forme de Tsunami nous poursuivra dans l'infini de l'univers. Notre volonté voilà le plus
beau des cercueils et des héritages.
Je suis la fierté du Humble, je suis Y'becca...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Ven 12 Aoû à 3:50

12 aout 1946 : La République Humaine et Rebelle, Naissance de la Sécurité Sociale. La France Naturel et Fraternelle

Il faut permettre l'identité de la cour européenne sans pour cela corrompre le libre arbitre de la justice française. Sans sombrer vulgaire

J'aime la place Marnac de Ramonville saint Agne, ses querelles et sa Politique olé olé mais alos la Place du Ravelin à Toulouse. O Israël !

Un verre , Attention, le chamanisme est inclus dans toutes les sociétés et certains corps sont plus réceptifs. Pour l'alcool, même schéma.

Il est qu'en cette période trouble. Le droit de Sol et sa légions étrangère. L'or disparus où dérobé du monde. Guyane, j'entends ton appel.

Écoute au Ukraine et Russie, Entends Pologne et toi Turquie prends la main de l'Arménie. Un chantier naval se fera universel et humain. Noé

Le courage de l'initiative est dire et définir un avenir. Créer l' emplois universelle pour Ingénieur et Ouvriers avec couverture sociale.

Antartica et histoire : Goro, Kuma (de monbetsu), Pesu, Moku, Aka, Kuro, Pochi, Riki, Anko, Shiro, Jack, Deri, Kuma (de Furen), Taro et Jiro

Couverture pour la Réunion. Lutter contre l'alcoolisme dans les lieux reculés. Rétablir les transports entre Communautés. Exclure la peur.

L'OGM ne pourra jamais remplacer les insectes sur terres ou sur une autre terre. Il est une recherche et connaît des avocats. Sauvegarder.

Je n'ai pas été invité par Valeurs Actuelles et je le regrette. J'ai donné acte de mes choix aux intéressés et je n'aime pas leurs vues.

Le vagin sort de sa tanière, et c'est tant mieux pour la reine des damnés et Sarkozy. Nicolas http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/201608

Quand je voudrai parler à l'Éternel. Ce sera sous forme laïque et blasphématoire aux yeux des prêtres. Malgré tout, je respecte Marie et M.

Danton disait que tant que la religion est une espérance et non un crime. La République se doit être humble aux yeux du Croire. Il a raison

Devant l'adversité de l'esclavage, notre identité française doit être irréprochable dans ces collectivités. Le terme de Faim existe encore.

L'Agriculture étouffé par les variations de marchés, de besoin et de salaire. Un sou est un sou. Peur de l'improviste imprévu ou Climats.

Il est qu'en cette période trouble. Le droit de Sol et sa légions étrangère. L'or disparus où dérobé du monde. Guyane, j'entends ton appel.

Soutenir l'organe médical et la santé du citoyenne et citoyen. Ceci est bien d'un grand peuple de fromage qu'est La France et sa République.

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis
ou
TAY
La Chouette effraie dit "Yanis la chouette et kounak le chat".

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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Sam 13 Aoû à 9:55

Au cœur du dialogue figure la rencontre entre deux êtres souverains
dont aucun ne cherche à impressionner l'autre ni à l'utiliser. Selon Buber,
-Sharren Haskel a affirmé que la mesure stabiliserait le Parlement en éliminant l’excès de petits partis

-Sceptique sur l'intérêt que peut porter un parti par contre je ne suis pas contre un indéterminé.
En tout cas, la proposition a un intérêt de débat dans la knesset et en dehors.
Pour moi, le débat nationale s'instaure en toutes liberté des pours,
des contres et de ceux qui n'en ont rien à faire.

- La magie n'est pas un remède et l'inquisiteur n'est pas une Source voilà l'Expression de Liberté de la Laïcité...
L'Avenir de ceux qui renie(nt) d'être des Dieux malgré leur Science...

- J'aimerai un jour voir une association à but non lucratif entre les Pinguins de Pittsburgh et les Dragons de Rouen...
Et je pose la première pierre de ce projet, Lafayette nous-même. Monsieur Tignard Yanis de Toulouse.

- Le Juge suprême de la République de l'Olivier pense à un référendum sur la proposition de loi de cette député Likoud.

-Gadiator Barbarian Horde Battle Scene (HD) https://www.youtube.com/watch?v=uQQZR-Skftk

- Proposition du Juge suprême de la République de l'Olivier. Un référendum qui ouvre sur une identité nouvelle
sur la position du peuple dans la douce et jeune République d'Israël.

- Les jeunes Palestiniens sont confrontés à des perspectives d’emploi sinistres
fr.timesofisrael.com
Les résultats indiquent que 40 % des 15-29 ans n’ont pas de travail ;
le taux est encore plus élevé chez les diplômés universitaires

- Le Hamas invite la Norvège à surveiller les élections palestiniennes
fr.timesofisrael.com
L’ambassade de Norvège en Israël affirme qu’elle n’est « pas au courant »
de l’offre faite à l’ambassadeur d’Oslo dans les territoires palestiniens

- C'est vouloir déstabiliser la Palestine et leur ennemi de toujours,
Le Fatah. A eux de s'entendre ,
Israël surveille ses frontières et Y'becca s'occupe des hôpitaux.

-------------------------------------------------------------------------------

l'homme peut vivre sans dialogue mais qui n'a jamais rencontré un Tu
n'est pas véritablement un être humain. Cependant, celui qui pénètre
dans l'univers du dialogue prend un risque considérable puisque la relation
Je-Tu exige une ouverture totale du Je, qui s'expose ainsi à un refus et
à un rejet total.

De Martin Buber, né le 8 février 1878 à Vienne et mort le 13 juin 1965
à Jérusalem, est un philosophe, conteur et pédagogue israélien et autrichien.
-------------------------------------------------------------------------------------------
Tu... Le temps d'un instant... Tu... Oui, un joli terme... Tu, un doux sourire...
Tu... Elle ou il ... Un charnel... Un érotisme... Un sphinx... Ce doux bras de fer.
Tu dans Elle ou Il... Les bons et les mauvais, les fous rires et les disputes...
La joie et la Tristesse... Tu et son Je... Oui... Je, Tu, Il ou Elle , Nous, Vous,
Ils et Elles. Cet énigmatique You Forever... Langage et dialogue des regards et
de l'innocence masquée... Un Chardonneret et un charitable, Tu.
------------------------------------------------------------------------------------
Ecrits
De
TAY
La choutte effraie

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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mar 16 Aoû à 9:54

Leader Price Ramonville St Agne
C.C. de, Place Marnac, 31520 Ramonville-Saint-Agne
Juin 2000 à Aout 2008... Après les retards et les picotages pendant que je rattraper vos heures : Célébrons les Baptêmes
Monsieur Tignard Yanis...

Heures supplémentaires d'un salarié du secteur privé

Vérifié le 09 décembre 2015 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Modifications de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 (couramment appelée Loi Travail)

9 août 2016 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

L'article 8 de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 réécrit les dispositions du code du travail portant sur la durée du travail, l'aménagement et la répartition des horaires, le repos quotidien, les jours fériés et les congés payés.

Cette réécriture distingue les dispositions d'ordre public, celles relevant de la négociation collective et les dispositions supplétives (applicables en l'absence d'accord collectif).

Des décrets d'application doivent encore préciser ces modifications.

Les informations de cette page restent d'actualité et seront modifiées dès l'entrée en vigueur des textes modificateurs.

Toute heure de travail accomplie, à la demande de l'employeur, au-delà de la durée légale de 35 heures constitue une heure supplémentaire. Les heures supplémentaires ouvrent droit à une rémunération plus favorable (taux horaire majoré) au salarié. Une contrepartie en repos est obligatoire lorsque des heures supplémentaires sont effectuées au-delà d'un contingent annuel.

GENESIS-Mama
https://www.youtube.com/watch?v=huXh3M7bCs4

Définition

Les heures supplémentaires sont des temps de travail entraînant le dépassement de la durée légale hebdomadaire du travail, en principe fixée à 35 heures. Leur rémunération doit faire l'objet d'une majoration par rapport aux heures normalement travaillées.
Calcul et décompte

Les heures supplémentaires sont en principe décomptées par semaine civile. Les règles de calcul sont différentes selon que l'entreprise est ou non soumise au régime légal des 35h. 35 heures

Lorsque l'entreprise est aux 35h, les heures supplémentaires sont celles qui excèdent cette durée. Exemple : lorsque le salarié travaille 40h, il accomplit 5 heures supplémentaires.
Moins de 35 heures

La convention collective applicable à l'entreprise peut prévoir une durée inférieure à la durée légale hebdomadaire de travail (32h par exemple). Les heures comprises au delà de cette durée conventionnelle mais dont la somme est inférieure à 35h ne sont en principe pas majorées, sauf règles spécifiques contraires. Exemple : si le salarié travaille 37h, il bénéficiera d'une majoration de son salaire pour 2h. Les 33e, 34e, et 35e heures ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires.
39 heures

En revanche, si le temps de travail hebdomadaire dans l'entreprise est supérieur à 35h, les heures effectuées au-delà de cette limite sont considérées comme des heures supplémentaires. Exemple : si l'entreprise est aux 39h, les salariés effectuent 4h supplémentaires toutes les semaines.

Ces heures sont alors dites "heures supplémentaires structurelles".
Rémunération
Conditions

Ne peuvent être rémunérées que les heures supplémentaires effectuées soit :

à la demande ou pour le compte de l'employeur ;
avec l'accord implicite de l'employeur lorsque l'initiative vient du salarié.


Accord tacite

Cet accord implicite peut résulter de la simple absence d'opposition de l'employeur dès lors que celui-ci a pris connaissance de l'accomplissement des heures supplémentaires par le salarié (lorsque l'employeur avait connaissance de la présence du salarié dans les locaux tard le soir par exemple).
Les tribunaux peuvent reconnaitre l'existence d'un accord tacite même en l'absence d'autorisation préalable de l'employeur (pour une illustration de cette règle, voir notamment l'arrêt n° 15-16423 rendu par la chambre sociale de la Cour de Cassation le 8 juin 2016).
Cette jurisprudence des tribunaux doit donc inciter l'employeur à être particulièrement vigilant lorsqu'un salarié dépasse ses horaires de travail.
Majorations

Le Code du travail prévoit que ces heures doivent donner lieu à une majoration de salaire de 25 % pour les 8 premières (c'est-à-dire de la 36e à la 43e incluses pour les entreprises aux 35h). Pour les heures supplémentaires suivantes, la majoration est portée à 50 %.

Toutefois, un taux de majoration différent peut être prévu par une convention ou un accord de branche étendu ou une convention collective ou un accord d'entreprise ou d'établissement. Le taux de majoration prévu ne peut pas, dans tous les cas, être inférieur à 10 %.
La loi El Khomri prévoit de supprimer la possibilité de fixer par accord de branche un seuil de pourcentage de majoration.

En pratique, certaines entreprises font travailler leurs salariés au delà de la durée légale sans toutefois rémunérer les heures supplémentaires effectuées. Les salariés sont alors en droit de réclamer le versement de la somme correspondant à ces heures. Pour envoyer leur courrier de réclamation à leur supérieur, ils peuvent se fonder sur notre modèle de lettre de demande de paiement des heures supplémentaires.
Bulletin de paie

Les heures supplémentaires doivent être mentionnées sur le bulletin de salaire du salarié. Elles sont en principe payées en même temps que le salaire mensuel du mois où elles ont été effectuées. Toutefois, un léger décalage dans le temps entre la réalisation des heures et leur paiement est autorisé.
Le fait, pour l'employeur, de payer les heures supplémentaires de ses salariés en partie sous forme de primes peut être considéré comme du travail dissimulé (arrêt n°14-21772 de la chambre sociale de la Cour de Cassation du 23 mars 2016).
Heures défiscalisées ?

Sous la présidence Sarkozy, les heures supplémentaires n'étaient pas imposables à l'impôt sur le revenu. Mais cette exonération des heures supplémentaires a été supprimée par le Gouvernement Ayrault en août 2012. Les heures supplémentaires sont donc soumises à l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux cotisations sociales.

Pour en savoir plus sur ce thème, voir les règles fiscales sur les heures supplémentaires.
Refus du salarié

Lorsque les heures supplémentaires sont demandées par l'employeur pour les nécessités de l'entreprise, le salarié ne peut pas, en principe, les refuser à moins d'avoir un motif légitime pour le faire (principalement lorsque l'employeur ne respecte pas ses obligations, en cas d'heures supplémentaires non-payées par exemple). La jurisprudence considère même que ce refus peut constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement.
Preuve

En cas de litige portant sur le paiement d'heures supplémentaires, la Cour de Cassation (arrêt n° 13-27072 rendu par la chambre sociale le 15 janvier 2015) considère que ce n'est pas au salarié d'apporter la preuve des heures supplémentaires mais seulement d'étayer sa demande. En l'espèce, une salariée demandant le paiement d'heures supplémentaires avait produit des emails et des captures d'écran, mettant ainsi l'employeur en mesure de répondre en fournissant ses propres éléments.

En clair : le salarié doit au minimum apporter des éléments suffisamment précis pour que l'employeur puisse ensuite répondre en fournissant ses propres éléments. Les justificatifs fournis par le salarié peuvent notamment prendre la forme de captures d'écran d'ordinateur retraçant les dates et les horaires de modification (arrêt n° 14-15142 de la chambre sociale de la Cour de Cassation rendu le 17 novembre 2015).
Maximum

Les heures supplémentaires ne sont pas illimitées. Elles ne doivent pas conduire au dépassement du seuil maximal d'heures qu'un salarié peut travailler en France. Ces limites sont les suivantes :

10 h par jour,
48 h par semaine (plafond porté à 60h si des circonstances exceptionnelles le justifient),
44 h par semaine en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.


Contingent

La réglementation fixe en outre un contingent d'heures supplémentaires annuelles dont le dépassement déclenche une contrepartie obligatoire en repos en faveur du salarié.

Le contingent s'applique à tous les salariés, hormis ceux faisant l'objet d'une convention de forfait ainsi que les cadres dirigeants.
Seuil

Le plafond du contingent est déterminé par la convention collective ou l'accord collectif (ou d'établissement). Si ces textes ne précisent rien, le contingent annuel est fixé à 220 heures.
Contrepartie en repos

La contrepartie obligatoire en repos commence à être calculée dès lors que le salarié effectue des heures supplémentaires au delà du contingent d'heures annuel. Le calcul de cette contrepartie est fixé à 50 % pour les entreprises de mois de 21 salariés, et 100 % pour les entreprises de 21 salariés ou plus. En principe, le droit au repos est ouvert dès lors que la durée de la contrepartie atteint 7 heures. Cette contrepartie peut être prise pour une journée entière ou par demi-journées. Pour le calcul des droits du salarié, la période de repos est assimilée à du travail effectif.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mer 17 Aoû à 9:58

Arthur Rimbaud, né le 20 octobre 1854, est passé comme un météore sur cette terre, bouleversant à jamais la littérature par sa poésie convulsive et sublime, sa folle destinée, ses amours tabous, sa fuite en Afrique… Incarnation de la révolte absolue, maître de la langue, il fut un génie précoce qui, comme Mozart ou Picasso, révolutionna radicalement son art. A l’âge de 17 ans, avant de conquérir Paris et d’écrire les deux recueils qui lui assureront une gloire éternelle (Illuminations et Une saison en enfer), Rimbaud adresse en pleine Commune cette lettre au poète Paul Demeny, œuvre et programme poétique définitifs. Je est un autre.
15 mai 1871

À Douai.

Charleville, 15 mai 1871.

J’ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle. Je commence de suite par un psaume d’actualité :

CHANT DE GUERRE PARISIEN

Le Printemps est évident, car

Du cœur des Propriétés vertes

Le vol de Thiers et de Picard

Tient ses splendeurs grandes ouvertes.

Ô mai ! Quels délirants cul-nus !

Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières,

Écoutez donc les bienvenus

Semer les choses printanières !

Ils ont schako, sabre et tamtam

Non la vieille boîte à bougies

Et des yoles qui n’ont jam…jam…

Fendent le lac aux eaux rougies !…

Plus que jamais nous bambochons

Quand arrivent sur nos tanières

Crouler les jaunes cabochons

Dans des aubes particulières.

Thiers et Picard sont des Éros

Des enleveurs d’héliotropes

Au pétrole ils font des Corots.

Voici hannetonner leurs tropes…

Ils sont familiers du grand truc !…

Et couché dans les glaïeuls, Favre,

Fait son cillement aqueduc

Et ses reniflements à poivre !

La Grand-Ville a le pavé chaud

Malgré vos douches de pétrole

Et décidément il nous faut

Nous secouer dans votre rôle…

Et les ruraux qui se prélassent

Dans de longs accroupissements

Entendront des rameaux qui cassent

Parmi les rouges froissements.

— Voici de la prose sur l’avenir de la poésie – Toute poésie antique aboutit à la poésie grecque ; Vie harmonieuse. — De la Grèce au mouvement romantique, — moyen-âge, — il y a des lettrés, des versificateurs. D’Ennius à Théroldus, de Théroldus à Casimir Delavigne, tout est prose rimée, un jeu, avachissement et gloire d’innombrables générations idiotes : Racine est le pur, le fort, le grand. — On eût soufflé sur ses rimes, brouillé ses hémistiches, que le Divin Sot serait aujourd’hui aussi ignoré que le premier venu auteur d’Origines. — Après Racine, le jeu moisit. Il a duré deux mille ans!

Ni plaisanterie, ni paradoxe. La raison m’inspire plus de certitudes sur le sujet que n’aurait jamais eu de colères un jeune-France. Du reste, libre aux nouveaux ! d’exécrer les ancêtres : on est chez soi et l’on a le temps.

On n’a jamais bien jugé le romantisme ; qui l’aurait jugé ? les critiques !! Les romantiques, qui prouvent si bien que la chanson est si peu souvent l’œuvre, c’est-à-dire la pensée chantée et comprise du chanteur ?

Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène.

Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !

En Grèce, ai-je dit, vers et lyres rythment l’Action. Après, musique et rimes sont jeux, délassements. L’étude de ce passé charme les curieux : plusieurs s’éjouissent à renouveler ces antiquités : — c’est pour eux. L’intelligence universelle a toujours jeté ses idées, naturellement ; les hommes ramassaient une partie de ces fruits du cerveau : on agissait par, on en écrivait des livres : telle allait la marche, l’homme ne se travaillant pas, n’étant pas encore éveillé, ou pas encore dans la plénitude du grand songe. Des fonctionnaires, des écrivains : auteur, créateur, poète, cet homme n’a jamais existé !

La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Dès qu’il la sait, il doit la cultiver ; cela semble simple : en tout cerveau s’accomplit un développement naturel ; tant d’égoïstes se proclament auteurs ; il en est bien d’autres qui s’attribuent leur progrès intellectuel ! — Mais il s’agit de faire l’âme monstrueuse : à l’instar des comprachicos, quoi ! Imaginez un homme s’implantant et se cultivant des verrues sur le visage.

Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant.

Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, — et le suprême Savant — Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu’il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innombrables : viendront d’autres horribles travailleurs ; ils commenceront par les horizons où l’autre s’est affaissé !

— la suite à six minutes –

Ici j’intercale un second psaume, hors du texte : veuillez tendre une oreille complaisante, — et tout le monde sera charmé. — J’ai l’archet en main, je commence :

MES PETITES AMOUREUSES

Un hydrolat lacrymal lave

Les cieux vert-chou :

Sous l’arbre tendronnier qui bave,

Vos caoutchoucs.

Blancs de lunes particulières

Aux pialats ronds,

Entrechoquez vos genouillères,

Mes laiderons !

Nous nous aimions à cette époque,

Bleu laideron :

On mangeait des œufs à la coque

Et du mouron !

Un soir, tu me sacras poète,

Blond laideron.

Descends ici que je te fouette

En mon giron ;

J’ai dégueulé ta bandoline

Noir laideron ;

Tu couperais ma mandoline

Au fil du front.

Pouah ! mes salives desséchées

Roux laideron,

Infectent encor les tranchées

De ton sein rond !

Ô mes petites amoureuses,

Que je vous haïs !

Plaquez de fouffes douloureuses,

Vos tétons laids !

Piétinez mes vieilles terrines

De sentiment ;

Hop donc soyez-moi ballerines

Pour un moment !…

Vos omoplates se déboîtent,

Ô mes amours !

Une étoile à vos reins qui boitent

Tournez vos tours.

Et c’est pourtant pour ces éclanches

Que j’ai rimé !

Je voudrais vous casser les hanches

D’avoir aimé !

Fade amas d’étoiles ratées,

Comblez les coins

— Vous creverez en Dieu, bâtées

D’ignobles soins !

Sous les lunes particulières

Aux pialats ronds

Entrechoquez vos genouillères,

Mes laiderons !

Voilà. Et remarquez bien que, si je ne craignais de vous faire débourser plus de 60 c. de port, — Moi pauvre effaré qui, depuis sept mois, n’ai pas tenu un seul rond de bronze ! — je vous livrerais encore mes Amants de Paris, cent hexamètres, Monsieur, et ma Mort de Paris, deux cents hexamètres ! — Je reprends :

Donc le poète est vraiment voleur de feu.

Il est chargé de l’humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions ; si ce qu’il rapporte de là-bas a forme, il donne forme : si c’est informe, il donne de l’informe. Trouver une langue ;

— Du reste, toute parole étant idée, le temps d’un langage universel viendra ! Il faut être académicien, — plus mort qu’un fossile, — pour parfaire un dictionnaire, de quelque langue que ce soit. Des faibles se mettraient à penser sur la première lettre de l’alphabet, qui pourraient vite ruer dans la folie !-

Cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. Le poète définirait la quantité d’inconnu s’éveillant en son temps dans l’âme universelle : il donnerait plus — (que la formule de sa pensée, que la notation de sa marche au Progrès ! Enormité devenant norme, absorbée par tous, il serait vraiment un multiplicateur de progrès !

Cet avenir sera matérialiste, vous le voyez ; — Toujours pleins du Nombre et de l’Harmonie ces poèmes seront faits pour rester. — Au fond, ce serait encore un peu la Poésie grecque. L’art éternel aurait ses fonctions ; comme les poètes sont citoyens. La Poésie ne rhythmera plus l’action, elle sera en avant.

Ces poètes seront ! Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l’homme, jusqu’ici abominable, — lui ayant donné son renvoi, elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu ! Ses mondes d’idées différeront-ils des nôtres ? — Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses ; nous les prendrons, nous les comprendrons.

En attendant, demandons aux poètes du nouveau, — idées et formes. Tous les habiles croiraient bientôt avoir satisfait à cette demande. — Ce n’est pas cela !

Les premiers romantiques ont été voyants sans trop bien s’en rendre compte : la culture de leurs âmes s’est commencée aux accidents : locomotives abandonnées, mais brûlantes, que prennent quelque temps les rails. — Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille. — Hugo, trop cabochard, a bien du vu dans les derniers volumes : Les Misérables sont un vrai poème. J’ai Les Châtiments sous la main ; Stella donne à peu près la mesure de la vue de Hugo. Trop de Belmontet et de Lamennais, de Jéhovahs et de colonnes, vieilles énormités crevées.

Musset est quatorze fois exécrable pour nous, générations douloureuses et prises de visions, — que sa paresse d’ange a insultées ! Ô ! les contes et les proverbes fadasses ! Ô les nuits ! Ô Rolla, Ô Namouna, Ô la Coupe ! Tout est français, c’est-à-dire haïssable au suprême degré ; français, pas parisien ! Encore une œuvre de cet odieux génie qui a inspiré Rabelais, Voltaire, jean La Fontaine, ! commenté par M. Taine ! Printanier, l’esprit de Musset ! Charmant, son amour ! En voilà, de la peinture à l’émail, de la poésie solide ! On savourera longtemps la poésie française, mais en France. Tout garçon épicier est en mesure de débobiner une apostrophe Rollaque, tout séminariste en porte les cinq cents rimes dans le secret d’un carnet. A quinze ans, ces élans de passion mettent les jeunes en rut ; à seize ans, ils se contentent déjà de les réciter avec cœur ; à dix-huit ans, à dix-sept même, tout collégien qui a le moyen, fait le Rolla, écrit un Rolla ! Quelques-uns en meurent peut-être encore. Musset n’a rien su faire : il y avait des visions derrière la gaze des rideaux : il a fermé les yeux. Français, panadif, traîné de l’estaminet au pupitre de collège, le beau mort est mort, et, désormais, ne nous donnons même plus la peine de le réveiller par nos abominations !

Les seconds romantiques sont très voyants : Th. Gautier, Lec. de Lisle, Th. de Banville. Mais inspecter l’invisible et entendre l’inouï étant autre chose que reprendre l’esprit des choses mortes, Baudelaire est le premier voyant, roi des poètes, un vrai Dieu. Encore a-t-il vécu dans un milieu trop artiste ; et la forme si vantée en lui est mesquine — les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles.

Rompue aux formes vieilles, parmi les innocents, A. Renaud, — a fait son Rolla, — L. Grandet, — a fait son Rolla ; — les gaulois et les Musset, G. Lafenestre, Coran, CI. Popelin, Soulary, L. Salles ; les écoliers, Marc, Aicard, Theuriet ; les morts et les imbéciles, Autran, Barbier, L. Pichat, Lemoyne, les Deschamps, les Desessarts ; les journalistes, L. Cladel, Robert Luzarches, X. de Ricard ; les fantaisistes, C. Mendès ; les bohèmes ; les femmes ; les talents, Léon Dierx, Sully-Prudhomme, Coppée, — la nouvelle école, dite parnassienne, a deux voyants, Albert Mérat et Paul Verlaine, un vrai poète. — Voilà. — Ainsi je travaille à me rendre voyant. –

Et finissons par un chant pieux.

ACCROUPISSEMENTS

Bien tard, quand il se sent l’estomac écœuré,

Le frère Milotus un œil à la lucarne

D’où le soleil, clair comme un chaudron récuré,

Lui darde une migraine et fait son regard darne,

Déplace dans les draps son ventre de curé.

Il se démène sous sa couverture grise

Et descend ses genoux à son ventre tremblant,

Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise,

Car il lui faut, le poing à l’anse d’un pot blanc,

À ses reins largement retrousser sa chemise !

Or, il s’est accroupi frileux, les doigts de pied

Repliés grelottant au clair soleil qui plaque

Des jaunes de brioches aux vitres de papiers,

Et le nez du bonhomme où s’allume la laque

Renifle aux rayons, tel qu’un charnel polypier.

Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe

Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu

Et ses chausses roussir et s’éteindre sa pipe ;

Quelque chose comme un oiseau remue un peu

À son ventre serein comme un monceau de tripe !

Autour, dort un fouillis de meubles abrutis

Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres,

Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis

Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres

Qu’entr’ouvre un sommeil plein d’horribles appétits.

L’écœurante chaleur gorge la chambre étroite,

Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons,

Il écoute les poils pousser dans sa peau moite

Et parfois en hoquets fort gravement bouffons

S’échappe, secouant son escabeau qui boite…

Et le soir, aux rayons de lune qui lui font

Aux contours du cul des bavures de lumière,

Une ombre avec détails s’accroupit sur un fond

De neige rose ainsi qu’une rose trémière…

Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.

Vous seriez exécrable de ne pas répondre : vite car dans huit jours je serai à Paris, peut-être.

Au revoir,

A. Rimbaud.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Mer 17 Aoû à 9:58

George Sand (1er juillet 1804 – 8 juin 1876) compte parmi les écrivains les plus prolifiques de sa génération. Militante de la première heure, affichant fièrement le pantalon au détriment de la robe de rigueur, elle donne dans cette lettre frappante son avis sur le suffrage universel : Au début du suffrage universel, j'en ai été effrayée.

Lettre de George Sand à Henry Harrisse.

12 février 1871

Ce n’est pas que nous ne sommes pas républicains.

Nous le sommes, tous, même ceux qui une croient pas l’être. La république a été fondée chez nous le jour où nous avons proclamé le suffrage universel. Depuis ce jour, il n’est pas un aristocrate, si encroûté qu’il fût, qui n’ait senti que le dernier des paysans était son égal, et le suffrage universel, si mauvaise que fût sa volonté, a fonctionné dans le sens de la liberté individuelle avec une liberté absolue et une entente admirable.

Ne croyez pas ceux qui disent qu’on l’influence, qu’on l’achète, qu’on l’effraie, ce n’est pas vrai ! Si des vilenies de ce genre ont eu lieu sur quelques points, mettez cela sur le compte des abus inévitables partiellement. Je voudrais que vous vissiez l’indépendance, la fierté, le calme de nos populations agricoles, votant comme un seul homme pour ce qu’elles veulent, bon ou mauvais, empêchées ou non, excitées ou non.

L’instrument de la liberté existe donc et marche comme une locomotive. C’est l’instruction qui manque et naturellement celui qui n’en a pas, ne sait pas qu’il doit voter pour ceux qui veulent la lui donner. Il vote pourtant déjà pour ceux qui en ont, il ne vote que pour ceux-là. On croyait au commencement qu’il enverrait des rustres aux assemblées. ll s’en est bien gardé. Le premier pas est fait. Il comprendra plus tard qu’il lui faut des gens non pas seulement habiles, mais honnêtes.

Vous ne voyez que les partis. Ils sont innombrables, et tous mauvais ou affolés. Que d’hérésies contre l’honneur et le bon sens on entend et on lit ! Le paysan, c’est-à-dire le nombre, n’a pas de parti. Il ne veut, dit-on, que ses intérêts. Mais ces intérêts, c’est la vie, c’est le pain, la viande que nous consommons, c’est la matière, la vie matérielle que les théoriciens oublient, eux qui ne savent pas qu’un épi n’est pas un chardon.

J’ai été au commencement, comme tant d’autres. Au début du suffrage universel, j’en ai été effrayée. J’aurais voulu une restriction, l’obligation de savoir lire. Mais depuis vingt ans, j’ai vu, d’abord, que tout doucement, les jeunes paysans apprenaient un peu, et que ce peu volontairement appris était beaucoup, ensuite que, lettré ou non, il avait, de son droit, un sentiment extraordinaire et toujours en progrès. — C’est le premier échelon de la République, cela, et, si on veut l’ôter, il n’y a plus rien. Mais on ne le peut pas, il est trop tard, et quiconque y porterait la main serait brisé.

En ce moment le parti (dont je suis quand même par le titre, puisque je suis républicaine à jamais) est scindé. Paris, Bordeaux. Quelles que soient les fautes commises à Paris, la dernière proclamation contre Bordeaux est très belle, très grande, très généreuse, très vraie, selon moi. L’essai de coup d’Etat tenté à Bordeaux est inepte et coupable. Il est puni, n’en parlons plus, vous allez voir quelle majorité contre lui !

Mais il remuera toujours, il récriminera, il fomentera les passions, il fera naître des troubles partiels. Il faut s’y attendre d’autant plus qu’autour d’un noyau ambitieux, se groupent beaucoup d’honnêtes ans entraînés par le patriotisme froissé. — La réaction contre l’attentat au libre vote, ira-t-elle trop loin ? On peut le craindre, pourtant je ne désespère pas de voir se former une opinion vraiment républicaine entre les deux extrêmes. Ce sera peut-être une minorité, mais si elle est dans le vrai, elle peut entraîner tout le monde et sauver l’honneur de la France, en même temps que la civilisation en Europe. Je ne désespère que par moments ; comme tous ceux qui souffrent profondément, j’ai mes heures d’affaissement. Mais la réflexion me montre toujours le possible, et le beau est toujours possible en France.

Que de vérités dans votre lettre ! Oui, il faudrait que nous fussions Américains à moitié. Mais nous ne pouvons pas, nous resterons Français, et c’est à nous de nous purifier de tout ce qui est anti-français en nous.

Amitiés de cœur, merci de vos bonnes lettres, si justes et pleines de sens. Ne nous les ménages pas et venez dès que vous pourrez.

G. Sand
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Jeu 18 Aoû à 8:44

La carte de Piri Reis est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du palais de Topkapi à Istanbul. Elle est attribuée à l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l'aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l'Afrique et les côtes orientales de l'Amérique du Sud ainsi que de l'Antartique.

La carte de Piri Reis n'est que le fragment d'une carte plus grande représentant le monde connu à l'époque où elle a été réalisée, et dont le reste est aujourd'hui perdu. Selon Svat Soucek, cette carte aurait été présentée à Rüstem Pacha en 15171. Il imagine que la mutilation de la carte pourrait dater de cette présentation car pour le Grand vizir de Soliman le Magnifique, la représentation de la mer Atlantique était inutile car les Turcs ne pouvaient pas y accéder, le détroit de Gibraltar étant contrôlé par la péninsule ibérique.

L'amiral turc dit s'être inspiré d'une vingtaine d'autres cartes, allant de cartes antiques grecques à celles alors très récentes établies par le pilote de Christophe Colomb, capturé en Méditerranée par l'oncle de Piri Reis, ou encore à celles établies par d'autres navigateurs portugais. Il s’agit d’une carte très complète pour l'époque.

L'une des caractéristiques de cette carte est la figuration détaillée d'une côte connectée à la zone australe de l'Amérique du Sud, dont certains disent qu'elle ressemble à la côte de l'Antarctique, continent qui n'a été découvert officiellement qu'en 1818. Cette interprétation est soutenue notamment par Charles Hapgood, professeur américain d'histoire des sciences, dans son livre Cartes des Anciens Rois des Mers3. Certains auteurs considèrent la carte comme un « OOPArt », estimant qu'elle a été réalisée 300 ans avant la découverte de l'Antarctique et qu'elle montre la côte telle qu'elle se présente sous la glace (ce qui ferait remonter les informations à 10 000 ans). Des études scientifiques remettent en question cette interprétation (lire infra);

Différentes études scientifiques remettent radicalement en question les interprétations faisant intervenir des phénomènes paranormaux. Leurs auteurs (dont Steven Dutch, Gregory C. McIntosh13 et Diego Cuoghi) insistent notamment sur le fait que les tenants d'une origine paranormale exagèrent fortement la précision de la carte, ne tiennent pas compte des notes présentes sur celle-ci (qui indiquent en partie les sources utilisées par Piri Reis et donnent le nom de différents lieux), et que la représentation d'un hypothétique continent austral était une convention graphique à cette époque.

Le continent qui figure en bas de la carte de Piri Reis est ainsi interprété comme représentant la côte sud du Brésil, de l'Uruguay et de l'Argentine, voire comme une fiction dont la ressemblance avec l'Antarctique est à la fois très discutable (le passage de Drake, pourtant large de plus de 600 km, y est par exemple omis) et serait une coincidence.

Les expertises scientifiques de la carte infirment les supputations des non-scientifiques (Hapgood, Bergier, etc.). La carte ne montre pas de longitudes, pas plus que l'Antarctique, et encore moins les Andes. Le support de la carte a été daté par le carbone 14 et il remonte bien au XVIe siècle. L'encre a également été testée chimiquement et date aussi du XVIe siècle. Tous ces tests ont été effectués par W. Mc Crone, un spécialiste qui a déjà travaillé sur le suaire de Turin.

La carte de Piri Reis est donc authentique et montre que les Turcs, bien qu'étant loin de l'océan Atlantique et de l'Amérique, se tenaient au courant des dernières découvertes de l'époque.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Jeu 18 Aoû à 9:38

Les sphères sont classées au patrimoine mondial par l'Unesco en 2014 : Archaeology of the Diquís Delta, Costa Rica 1963.

Les sphères mégalithiques du Costa Rica sont un ensemble de plusieurs centaines de boules de pierre découvertes dans le sud du Costa Rica. Elles sont communément attribuées à l'ancienne culture Diquis; Localement, les pierres sont connues sous le nom de las Bolas (« les Boules »). Du fait de leurs créateurs supposés, elles sont parfois nommées « sphères diquis » ou « díquis ».

Les sphères sont des pétrosphères, principalement de gabbro (une roche plutonique)1. Une douzaine environ sont sculptées dans du calcaire, une autre douzaine dans du grès.

Les dimensions des pierres sont très variables : elles s'étalent de quelques centimètres à plus de 2 m de diamètre, la plupart ne dépassant pas toutefois le mètre. La plus grande des pierres connues atteint 2,15 m de diamètre, pour un poids estimé à 16 t.

La plus grande concentration de sphères a été découverte dans la jungle du sud du Costa Rica, dans le delta du Diquis, entre les fleuves Terraba et Sierpe (en). Quelques sphères ont également été découvertes sur l'isla del Caño (es), à une dizaine de km de la péninsule d'Osa.

Quasiment toutes les sphères ont été déplacées depuis leur découverte ; on peut désormais en trouver un peu partout dans le Costa Rica. Deux sphères sont par ailleurs exposées aux États-Unis, l'une au musée de la National Geographic Society à Washington, l'autre près du musée Peabody d'archéologie et d'ethnologie à Cambridge. Également, une sphère provenant du Musée National du Costa Rica a été prêtée au Musée du quai Branly, en accord avec le gouvernement costaricien, de 2006 jusqu’en 2014. La sphère a été soclée in situ dans le hall d’accueil du musée.

Le gabbro dans lequel sont sculptées la plupart des sphères provient du lit du fleuve Térraba, à moins d'une centaine de km de l'endroit où la majorité des sphères ont été découvertes. À partir de rochers volcaniques déjà quasiment sphériques, une méthode de sculpture consisterait à alterner des épisodes de chauffage et de refroidissement, permettant de détacher de minces pellicules de la pierre. Une fois la forme sphérique obtenue, il serait possible de corriger les imperfections à l'aide d'outils, en martelant et frappant la pierre.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Ven 19 Aoû à 9:13

Dihya (en berbère : ⴷⵉⵀⵢⴰ Dihya, en arabe : ديهيا) ou Damya, surnommée Dihya Tadmut, aussi connue sous le nom de Kahina ou Kahena est un personnage historique, une reine guerrière berbère zénète des Aurès qui a combattu les Arabes Omeyyades lors de l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle, morte en 701.

Plusieurs femmes ont écrit des romans sur Dihya au XXe siècle et plusieurs penseurs la considèrent comme une des premières féministes bien avant le Moyen Âge4 et une des premières reines guerrières de l'Histoire.

Cette icône de la berbérité est la fille de Thabet, le chef de la tribu des Djerawa.

Dans un contexte général de guerres arabo-byzantines, la conquête de l'Afrique du Nord est décidée par le chef de la dynastie ommeyade, Muawiya Ier (602-680), premier calife omeyade (661-680), et continuée par son fils, le second calife omeyade (680-683), Yazīd Ier (645-683).

Oqba Ibn Nafi Al Fihri (622-683) est le général arabe désigné pour conquérir la totalité de l'Afrique du Nord et y propager l'islam. Il gouverne l'Ifriqiya de 663 à 675, puis de 682 à sa mort. Vers 670, les Arabes musulmans fondent le poste militaire de Kairouan, dans le but d'en faire un point d'appui dans leur campagne de conquête de l'Afrique du Nord.

La conquête musulmane du Maghreb se heurte à la résistance des populations locales et des puissances installées : l'Empire byzantin (chrétien), implanté essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, et les Berbères.

L'Exarchat de Carthage (585-698) est une province excentrée de l'Empire byzantin, affaibli depuis la Bataille du Yarmouk (636).

Au début de la conquête musulmane du Maghreb, l'unité politique et administrative de la Berbérie orientale et centrale (les Aurès, l'est de l'Algérie) est en grande partie réalisée par Koceila10. Ce chef de la tribu berbère Aouraba et de la confédération des Sanhadja prend la tête de la résistance berbéro-byzantine , de 660 à 686, à la Conquête musulmane du Maghreb. Soucieux d'une relative indépendance, allié des Carthaginois byzantins, il s'oppose aux armées des Omeyades, particulièrement au général Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Koceila se serait converti à l'Islam en 675, après sa défaite à la bataille d’Al Alurit, et aurait eu des relations apaisées avec le successeur d'Oqba, Abû al Muhadjîr Dinâr, général en chef arabe de 675 à 681.

En 682, Oqba Ibn Nafi Al Fihri, rappelé en Ifriqiya, dirige ses troupes vers l'ouest, gagnant plusieurs batailles face à l'Empire byzantin. Avec le soutien de quelques tribus berbères, il mène un raid contre Tanger (Tingis) où il est vaincu. Au retour, il quitte la côte, pénètre dans les terres montagneuses, vers le Moyen Atlas, mais il meurt près de Biskra avec trois cents cavaliers, en 683, lors d'une embuscade tendue par les Berbères et les Byzantins menés par Koceila (Aksil en berbère), chef berbère qui cherche ainsi à lui faire expier les massacres de tribus entières et les affronts subis.

Les Omeyyades perdent alors temporairement plusieurs points côtiers, ce qui leur vaut la perte de la suprématie maritime et l'abandon de Rhodes et de la Crète.

Koceila prend Kairouan. De 683 à 686, Koceila dirige tout le Maghreb central, et sans doute davantage. Il meurt en 686 à la bataille de Mems, près de Kairouan, qui redevient arabe.

À Constantinople, à Constantin IV (668-685) succède Justinien II (685-695, puis 705-711). À Damas, les califes se succèdent : Muʿawiya II (683-684), Marwān Ier (6684-685), ʿAbd Al-Malik (685-705). Le gouverneur de l'Ifriqiya est désormais Hassan Ibn Numan, au moins de 692 à sa mort, vers 700.

Au décès de Koceila, en 686, Dihya prend la tête de la résistance (à l'âge de 22 ans). Elle est issue de la tribu des Djerawa, une tribu zénète de Numidie, selon les chroniqueurs en langue arabe au Moyen Âge. Fille unique, elle aurait été élue ou nommée par sa tribu après la mort de son père, Thabet11.

Dihya procède à l'appel de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud pour remporter la guerre contre les Omeyades. La tribu berbère des Banou Ifren Zénète est la première à défendre les territoires aux côtés de la Kahina12.

Elle dirige de fait la résistance sur la (presque) totalité de l'Ifriqiya, hors côtes, pendant cinq ans, de 688 à 693.

Hassan Ibn en N'uman obtient des renforts musulmans, et en 693, les troupes berbères commandées par Dihya.

L'empereur Leonitos (Léonce), empereur byzantin de 695 à 698, grâce à la flotte des Carabisiens, reprend une certaine maîtrise de Carthage, pour trois ans.

En 698, Ibn Numan reporte ses efforts sur Carthage. Par la bataille de Carthage (698), les armées arabes reprennent la ville, mais surtout la maîtrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. La route de l'Europe est ouverte.

Il demande alors un supplément d'hommes au calife Ibn Marwan pour s'attaquer aux Aurès qui constituent l'ultime bastion. Sachant sa défaite imminente, Dihya fait pratiquer la politique de la terre brûlée pour dissuader l'envahisseur de s'approprier les terres, s'aliénant par là une partie de son peuple : citadins berbères sédentaires, nomades des campagnes. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 698 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d'Ifriqiya.

Elle défait par deux fois les Omeyyades en s'alliant aux tribus des Aït Ifren (en berbère : (ⴰⵢⵜ ⵉⴼⵔⴰⵏ)), en 695 près de Tabarqa.

En 697, Dihya remporte une victoire sur les troupes d'Hassan Ibn Numan à Meskiana ou Oued Nini (entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la Wilaya d'Oum El Bouaghi de l'actuelle Algérie). Dans la vallée déserte et asséchée, Dihya dissimule son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d'Ibn Numan. Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Une fois les Arabes écrasés, les Aurésiens les poursuivent jusqu’à Gabès. Cette prestigieuse victoire, appelée aussi bataille des chameaux, permet de repousser les troupes du calife jusqu'en Tripolitaine. Les Arabes surnommèrent le lieu de la bataille Nahr Al Bala (Rivière des souffrances).

Dihya s'engage une dernière fois dans la bataille en 701 à Tabarka. Elle est vaincue par les armées arabes de l'émir Moussa Ibn Noçaïr. La défaite de ses troupes est en partie due à la trahison de Khalid, jeune Arabe que la reine a épargné à la bataille d'Oued Nini et adopté selon la coutume de l'anaïa (protection) en vigueur chez les anciens Berbères.

Constatant que tout est perdu, continuant de combattre, elle envoie ses deux fils, Ifran et Yezdia, auprès d'Hassan.

Elle se réfugie dans l'Amphithéâtre d'El Jem. Elle est capturée, emprisonnée, puis décapitée au lieu dit Bir El Kahinan, le 2 ramadan 82 de l'Hégire (9 octobre 701). Les chefs de l'armée Omeyyades envoient sa tête en trophée au calife Abd al-Malik en Syrie. Qu'ils soient maudit par l’Éternel et Le Courage de la Vraie, Dina...

À la suite de cette victoire, Hassan réclame aux Berbères 12 000 cavaliers, pour conquérir l'Andalousie, sous le commandement des deux fils de Dihya. L'intervention de Musa ben Nusayr règle le problème avec les Berbères en nommant Tariq ibn Ziyad à la tête de l'armée zénète et des autres Berbères. Son fils devient gouverneur de la région des Aurès et par la suite sa tribu a un pouvoir lors des dynasties Zirides dans les Aurès.

La perte de la province d'Afrique est lourde pour l'Empire byzantin. Après la perte de l'Égypte en 642, il perd son second grenier de blé.

La question de la religion (dyhia) de Yemma al Kahina (notre mère Kahina)21 a été traitée par plusieurs historiens du Moyen Âge ou contemporains. Plusieurs hypothèses ont été émises, selon lesquelles elle aurait été juive ou chrétienne, mais une autre hypothèse consiste à dire qu'elle pratiquait uniquement les rituels de l'époque, relatifs aux croyances berbères.

Selon l'historien Gabriel Camps, spécialiste du Maghreb, les tribus zénètes n'étaient pas juives mais chrétiennes. Toutefois, pour Paul Sebag « c'est aller à l'encontre des textes, difficilement récusables », la Kahena serait juive, et plus exactement membre d'une tribu berbère judaïsée. Plusieurs auteurs la considèrent comme juive, d'autres la considère comme chrétienne,

Ibn Khaldoun ne cite nullement la religion de Dihya et réfute les thèses selon lesquelles les Zénètes descendent de Goliath (en arabe Djallut). En citant ses sources[Lesquelles ?], il approuve la version d'Ibn Hazm, qui lui semble la plus logique. Selon celle-ci, Dihya descend des Zénètes et a comme ancêtre Medghassen. Ibn Khaldoun ajoute, en citant les propos des Zénètes, qu'ils avaient un prophète du nom de Moussa Ibn Salih.

Cependant, au moment de l'époque romaine et byzantine, certains Zénètes étaient chrétiens. Certains (comme Gabriel Camps, dans son livre Berbères - Aux marges de l'histoire) pensent que Dihya était chrétienne, parce qu'elle était la fille de Matya lui-même fils de Tifan. Ces noms seraient les déformations de Matthieu (comme l'Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Le christianisme était en outre largement répandu, une grande partie des populations berbères du nord ayant été christianisés sous l'empire romain.

Les Zénètes et le reste des Berbères (plusieurs tribus non Zénètes comme les Houaras ou les Awraba)27 ont fait partie des troupes de la Kahina qui ont combattu les musulmans. Ibn Khaldoun nomme pour source Hani b. Bakur Ad Darisi. Celui-ci donne les renseignements sur la vie de Dihya, affirmant notamment qu'elle avait des démons qui lui dictaient des prédictions.

La Kahina était considérée comme sorcière ou possédée.

Selon l'historien et géographe français Émile-Félix Gautier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Strabon avait déjà témoigné à l'époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Selon [Qui ?], certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les Phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d'autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.[réf. nécessaire]

D'autres [Qui ?] laissent entendre que Dihya aurait pu être animiste, sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s'agirait, les Berbères ayant été païens avant l'arrivée du christianisme. La signification prêtresse et être pur du nom Kahena correspondrait ainsi à une tradition animiste d'Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subissaient un rituel de purification. (La reine touareg Tin Hinan, que l'on supposait, de la même manière, chrétienne, était sans doute animiste, comme le laisse penser son tombeau récemment découvert31.

Selon certains historiens[Lesquels ?], elle aurait été juive, issue de la tribu des Djerawa. Selon les dernières recherches[citation nécessaire] effectuées notamment à l'université de Cambridge autour des manuscrits découverts à la Guenizah du Caire (découverts au début du XXe siècle et analysés depuis l'an 2000), le père de la reine Kahena s'appelait Maatia, dérivatif de Mattathias, nom du prêtre juif, père de Judas Macchabée, qui avait expulsé les Séleucides de Judée en -165.

Il convient de considérer les diverses hypothèses en se référant au contexte historique. Avant l'expansion islamique en Afrique du Nord, l'Ifriqiya n'est pas musulmane. Après la fondation du camp fortifié de Kairouan et de la préfiguration de la Grande Mosquée de Kairouan, en 670, l'Islam s'installe durablement en Ifriqiya. L'expansion de l'islam, à cette époque, n'est pas seulement militaire, l'étape suivant l'islamisation du Maghreb, Al-Andalus (711-1492), en est le meilleur témoignage. Kairouan est devenue alors, progressivement, un foyer de haute culture, qui commence par la décision califale d'y faire venir d'Égypte un nombre important de coptes et ou de juifs, réputés pour leurs savoirs techniques. Ainsi débute la longue histoire des Juifs à Kairouan (670-1270).

Entre l'antique Thevest romaine (aujourd'hui Tebessa) et l'agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme les ruines du « palais de la Kahina ».

Le nom de la rivière Meskian, où Kahina remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu'elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».

Certains berbères chaouis des Aurès disent qu'ils ont le « nez de la Kahina », un nez particulier d'une grande beauté, un peu comme celui de Cléopâtre. le nez dont il est question, veut dire le Khanchouch, c'est-à-dire la fierté.

Dans toute la région des Aurès, le nom Diyya est assez courant chez les chaouis. Aussi, le personnage historique de Dihya est devenu de nos jours un symbole, aux côtés de Massinissa et de Jugurtha, etc.

La tradition orale des chaouis ne donne pas beaucoup de renseignements précis sur tout le parcours historique de la Kahina. Mais elle reste et demeura la reine des chaouis dans le coeur de
La République du Sahara et des territoires libres de l’expression Laïque.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Sam 20 Aoû à 3:37

Mina Harker, née Wilhelmina Murray, est un personnage de fiction imaginé en 1897 par Bram Stoker ; elle apparaît dans le roman Dracula inspirée de Nina de Géorgie († 335) ou Sainte Nina ou Nino ou Ninon ou Christiane ou La chrétienne, apôtre de la Géorgie, fêtée le 14 janvier aussi bien dans le martyrologe romain que dans le calendrier ecclésiastique orthodoxe.
Elle apparaît au début de l'histoire sous le nom de Miss Mina Murray, jeune institutrice fiancée à Jonathan Harker et meilleure amie de Lucy Westenra, à qui elle rend visite à Whitby le 24 juillet, pendant les vacances d'été.
Lorsque Jonathan parvient à s'enfuir du château du comte Dracula, Mina part le rejoindre à Budapest où elle prend soin de lui tandis qu'il récupère du traumatisme psychologique dû à sa rencontre avec le vampire. Une fois mariés, ils regagnent l'Angleterre où ils apprennent le décès de Lucy des suites d'une mystérieuse maladie. Ils apprendront par la suite que le responsable n'est autre que Dracula.
Mina et Jonathan se joignent à une équipe formée par Abraham Van Helsing, déterminée à éliminer le comte. Informé du complot, celui-ci se venge sur Mina en la mordant au moins à trois reprises. Dracula abreuve aussi Mina de son sang, et la condamne ainsi à devenir elle-même vampire à sa mort. Le reste du roman relate les efforts du groupe pour lui épargner ce sort par la mort de Dracula. Mina succombe lentement sous l'effet du sang du vampire qui coule dans ses veines, oscillant entre conscience normale et état de semi-transe au cours de laquelle elle est en contact télépathique avec Dracula. Elle utilise ensuite ses propres facultés télépathiques pour suivre les mouvements de Dracula.
Dracula retourne dans son château de Transylvanie, poursuivi par Van Helsing et son groupe. Ils parviennent à le tuer juste avant le coucher du soleil. Par conséquent, le sort jeté par Dracula est levé et Mina délivrée de sa malédiction.
Le livre se conclut sur une note à propos du mariage de Mina et Jonathan, et de la naissance de leur fils aîné, baptisé Quincey en mémoire de leur ami américain Quincey Morris tué lors de la poursuite. Cette naissance représente un symbole d'espoir et de renouveau à l'aube du xxe siècle.
Mina Murray est le personnage central de la série de comics britannique La Ligue des gentlemen extraordinaires d'Alan Moore et Kevin O'Neill. L'histoire démarre quelques années après les événements de Dracula. Mina, divorcée de Jonathan Harker, a repris son nom de jeune fille. Elle est engagée pour diriger la Ligue qui comprend d'autres personnages de littérature fantastique du xixe siècle : Allan Quatermain, le Capitaine Nemo, L'Homme invisible, Henry Jekyll et Edward Hyde. Seule femme de l'équipe, et dénuée de pouvoirs surnaturels (conformément à la version de Bram Stoker), elle cristallisera l'attention de ses partenaires à des degrés différents. Devenue immortelle dans The Black Dossier (inédit en français), elle poursuivra ses aventures au cours des siècles suivants avec de nouvelles recrues.
Dans l'adaptation cinématographique de la bande dessinée, elle est à présent veuve et a conservé ses pouvoirs de vampire, a entretenu une relation avec Dorian Gray et nourrit des sentiments pour le Dr Jekyll. Toutefois, Mina apparaît sous divers noms dans la plupart des adaptations du roman. Elle y conserve généralement ses pouvoirs de vampire, alors que dans le roman original, le sort jeté par Dracula est annulé par la mort de celui-ci.
Mina Harker, née Wilhelmina Murray, est un personnage de fiction imaginé en 1897 par Bram Stoker ; elle apparaît dans le roman Dracula inspirée de Nina de Géorgie († 335) ou Sainte Nina ou Nino ou Ninon ou Christiane ou La chrétienne, apôtre de la Géorgie, fêtée le 14 janvier aussi bien dans le martyrologe romain que dans le calendrier ecclésiastique orthodoxe.

Mina Harker, née Wilhelmina Murray, est un personnage de fiction imaginé en 1897 par Bram Stoker ; elle apparaît dans le roman Dracula inspirée de Nina de Géorgie († 335) ou Sainte Nina ou Nino ou Ninon ou Christiane ou La chrétienne, apôtre de la Géorgie, fêtée le 14 janvier aussi bien dans le martyrologe romain que dans le calendrier ecclésiastique orthodoxe.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Sam 20 Aoû à 3:38

Le pain est l'aliment de base traditionnel de nombreuses cultures. Il est fabriqué à partir des ingrédients qui sont la farine et l'eau. Il contient généralement du sel. D'autres ingrédients s'ajoutent selon le type de pain et la manière dont il est préparé culturellement. Lorsqu'on ajoute le levain ou la levure, la pâte du pain est soumise à un gonflement dû à la fermentation.

Le pain est obtenu par cuisson de la pâte, au four traditionnel ou four à pain ou par d'autres méthodes (pierres chaudes par exemple). Une personne dont le métier est de fabriquer le pain (panification) est un boulanger. Le pain est commercialisé dans une boulangerie.

La farine provient principalement de céréales panifiables — blé (froment), épeautre ou seigle —. On peut y adjoindre, en quantité modérée, des farines d'autres denrées non panifiables tels que le sarrasin, l'orge, le maïs, la châtaigne, la noix… Les céréales panifiables se caractérisent par la présence de gluten, ensemble de protéines aux propriétés élastiques, qui permettent d'emprisonner les bulles de dioxyde de carbone dégagées par la fermentation qui permet la montée de la pâte, dite « pâte levée », et crée la mie.

Cette fermentation, dite fermentation alcoolique, produit outre le dioxyde de carbone, de l'éthanol, qui est vaporisé lors de la cuisson. Sans ajout de levain ou levure, le pain est dit « azyme ».

Le pain que nous consommons aujourd’hui résulte d’un long cheminement agricole, technologique et gastronomique.

L’histoire du pain commence dès le Paléolithique supérieur. Des traces de pain sans levain ont été trouvées sur plusieurs sites datant de 30 000 av. J.-C. : des grains d'amidon provenant de rhizome de roseau à massette et de fougères ont été identifiés sur des pierres assimilées à des pilons et des mortiers. Ces rhizomes étant toxiques, l'étude suggère que ces racines étaient pelées, broyées, puis cuites1.

Avec le début de l’agriculture en 8000 av. J.-C. dans la région du Croissant fertile, la source d'amidon provient essentiellement de grains de céréales. Au cours de l’Antiquité avec l’avènement des civilisations méditerranéennes (sumérienne, égyptienne, grecque et romaine), l'histoire du pain devient intimement mêlée à l'évolution des outils, comme la meule à grains.

Égypte
On attribue généralement l'invention du pain à levain aux Égyptiens alors que des siècles plus tard les Romains se nourrissaient encore de bouillie2. Grands observateurs de la nature, les Égyptiens avaient compris qu'ils pouvaient fabriquer du pain en mélangeant du grain écrasé ou moulu à l'eau du Nil, particulièrement riche en limons, ceux-ci renfermant des agents de fermentation utilisés encore trois millénaires plus tard. Cette découverte - laisser la pâte en attente, livrée à l'action des germes, puis oser la cuire - donna aux habitants de la vallée du Nil un ascendant considérable sur les peuples mangeurs de bouillie et de galette (Florence Quentin2, 2010).

Les vestiges les plus reculés de pain remontent à l'époque prédynastique. Tout au long de l'histoire, les anciens Égyptiens ont placé des provisions dans les tombes pour assurer au mort sa subsistance dans l'au-delà. Les nécropoles de l'époque gerzéenne (-3650, -3400) ont conservé des restes de pain levé (Peters-Destéract3, 2005). Un repas funéraire, bien conservé dans la tombe Saqqarah 3477 de la deuxième dynastie (-2850, -2647), contenait une miche de pain triangulaire faite de blé emmer4. Dans la tombe de Kha, à Deir el-Médineh (XVIIIe dynastie, -1550, -1292), on a trouvé un échantillonnage presque complet des pains utilisés à l'époque. « Ils sont de forme ovale, rebondis, à la croute luisante comme s'ils étaient sortis hier du four... Sont présents ceux de forme circulaire plus ou moins aplatis comme les pains actuellement en usage en Égypte et d'autres formes variées imitant aussi des éventails, des vases et des animaux comme le petit pain représentant une gazelle les pattes liées »N 1.

Si ces vestiges sont des témoignages directs précieux du savoir-faire égyptien, les bas reliefs et les fresques nous apprennent beaucoup plus sur les techniques de broyage du grain, du tamisage, de la préparation de la pâte au levain et de sa cuisson3. Par exemple, la légende d'une scène de boulangerie appartenant à un mastaba de Giza dans laquelle la boulangère interpelle son compagnon, préposé au chauffage des fours, en ces mots « Fais que ça chauffe bien, car la pâte a reçu le heza ». Il semble que heza après s'être appliqué au levain ait désigné par la suite la pâte levée.

Mésopotamie
En Mésopotamie, les galettes d'une pâte non levée sont cuites en les appliquant sur les parois brûlantes du four. L'épopée de Gilgamesh évoque la figure du boulanger qui pétrit pour la déesse « le pain cuit cuit sous la cendre ». Le pain au levain ne fait son apparition qu'au cours du premier millénaire avant notre ère5. Sa préparation plus longue et plus délicate en fait un mets réservé pour certaines occasions.

Les Sumériens consommaient une variété impressionnante de biscuits (ni.har.ra) et de galettes, à base de pâte à pain levé. Prêtresses et scribes faisaient des libations et des sacrifices en offrant du pain à la divinité6. Plus de 200 variétés de « pains » ont été enregistrées dans un recueil de tablettes (Benno Lansberger) - selon les farines, les modes de pétrissage, les ingrédients (avec pistaches et figues sèches, raisins secs etc.) cuissons et présentations.

Grèce
Les Grecs développent le métier de boulanger et confectionnent plus de 70 variétés de pain, en utilisant pour faire lever la pâte des levures issues du vin et conservées en petites amphores. Vers le début du ve siècle av. J.-C., ils inventent le moulin à trémie d'Olynthe qui soulage le travail des meuniers.

Article détaillé : Industrie du grain en Grèce antique.
Selon les époques, le pain de froment est réservé ou non aux jours de fêtes.

Article détaillé : Alimentation en Grèce antique#Pain.
Rome
Article détaillé : Pain sous la Rome antique.

Pain de Pompéi.
Pour les Romains aussi, le pain est, avec la bouillie de céréales, l'aliment de base. Ils reprennent le mode de fabrication grec à base de levure provenant de moût de vendange et améliorent le pétrissage. Pour faire croire aux Gaulois assiégeant la ville qu'ils ne pourraient la réduire par la famine, les Romains jettent du pain sur les assiégeants.

Ils créent à Rome, sous Trajan, un collège de meuniers-boulangers et à divers endroits de grandes meuneries-boulangeries. Les plus riches mangent des pains de farine blanche en forme de lyres, d'oiseaux, d'étoiles ou d'anneaux entrelacés, les pauvres un pain de farine et de son, ou du pain d'orge. Le pain, à certaines époques, est distribué gratuitement à la population pauvre de Rome pour éviter les émeutes.

Les pains entiers retrouvés à Pompéi sont entaillés en rayons selon l'habitude grecque, ce qui permet un partage aisé.

Pline l'Ancien écrit que les Gaulois ajoutent à la pâte l'écume de boissons céréalières, et que leur pain, plus léger, est fort apprécié. Sous le règne d'Auguste, on compte 329 boulangeries à Rome.

Le pain prend ensuite un caractère sacré avec l'expansion du christianisme. Il restera pendant longtemps l'aliment de base des pauvres. Le pain est alors composé d'un mélange de méteil, d'orge et d'épeautre.

La panification recule pendant les invasions normandes, notamment à cause du non-entretien ou de la destruction des moulins à eau gallo-romains. En l'an mille, le feu de Saint-Antoine fait des ravages. À partir de 1050, les paysans sont soumis à l'impôt du ban, moulent leur farine au moulin banal et cuisent le pain dans le four banal tenu par le fournier. Les églises doivent aussi un impôt constitué d'un pain et d'une mesure de vin, le « droit du pain de chapitre », au seigneur du fief sur lequel elles sont bâties. Dans les villes, les talmeliers s'occupent de toute la filière de fabrication, depuis l'achat des céréales jusqu'à la vente à l'ouvroir (fenêtre-comptoir de la boutique représentée ci-contre). Mais un four banal, selon la taille de la population qu'il dessert, peut employer jusqu'à trois personnes : le fournier, chargé d'allumer le four et d'enfourner les pâtes ; le poustier, chargé d'aller chercher les pâtes et de ramener les pains cuits ; et le lenandier, chargé de l'approvisionnement en bois.

La place du pain dans l'alimentation prend encore plus d'importance et sa qualité, son prix, son contrôle et la répression des fraudes sont soumis à de multiples règles édictées par l'État. La profession de boulanger est surveillée. Il leur est interdit de vendre du pain rassis, brûlé, trop petit ou entamé par les souris. Les riches ont droit au pain de froment, tandis que les pauvres se contentent de pain noir, souvent moisi et cause du « mal des ardents », maladie provoquée par l'ergot de seigle.

Le pain sert d'aliment mais aussi d'assiette pour les gens riches ; on le nomme dans ce cas « tranchoir » ou « tailloir ». Imbibé de sauce, le tranchoir finit par être mangé lui-même ou est donné aux pauvres.

Dans les abbayes, certains laïcs présentés par des empereurs, rois ou seigneurs, ont droit au logement, au vêtement et à la nourriture d'un frère convers, le « pain d'abbaye ». Lorsque les récoltes sont insuffisantes, les pauvres se nourrissent avec du « pain de disette », fade et gris à cause de la prédominance de méteil ou farine de seigle, ou du « pain de famine » noir fait de paille, d'argile, d'écorce d'arbre ou de farine de gland8. Le « pain de fougère9 », un des pains de disette, est utilisé en France jusqu'au xixe siècle10.

Dès la Renaissance, le développement des sciences profite à la technologie meunière et boulangère : les premiers travaux scientifiques applicables à la levure bénéficient de l’invention du microscope par le Hollandais Antonie van Leeuwenhoek (1677) ; la fermentation par la levure de bière se développe ; le pain se diversifie et les pains grossiers (de pois, de fèves ou de glands) n’apparaissent plus qu’en période de disette.

La France du xvie siècle connaît une pénurie en farine aggravée car la deuxième mouture des sons est interdite, les médecins la jugeant impropre à la consommation. En Principauté de Liège nait l'habitude de donner au nécessiteux des méreaux, ou jetons alimentaires, donnant généralement droit à du pain.

En 1793, la banalité (taxation) des moulins et des fours est abolie en France.

Au xixe siècle, les pétrins mécaniques apparaissent et les machines à mouture se perfectionnent. La farine blanche produite sera alors dépourvue du germe et de l'écorce (ou son). Cette farine blanche est appauvrie en fibres, vitamines et minéraux, mais se conserve mieux.

En 1838 (ou 1839), August Zang, un officier autrichien, commence à produire avec succès à Paris les petits pains à la fine croûte dorée que fabriquent les Autrichiens avec un ensemencement à la levure de bière. Le règne de la viennoiserie commence.

À Paris, la première boulangerie industrielle est créée en 1836. La même décennie voit également l'apparition de la baguette. La consommation de pain frais se démocratise alors que le peuple avait l'habitude de manger jusque-là du pain rassis12.

En 1860, Louis Pasteur identifie la levure comme le micro-organisme responsable de la fermentation alcoolique, et montre qu’elle peut vivre aussi bien en présence qu’en l’absence d’oxygène. Elle se multiplie dans le premier cas et réalise une fermentation dans le second. Les levures de distillerie d’alcool de céréales remplacent les levures de bière. À partir de 1867, la fabrication industrielle de la levure se développe.

Lors de la Première Guerre mondiale, les « pains noirs » et pains de guerre (longue conservation) sont utilisés par les armées et sur le front. Ces pains se conservaient bien.

En France, Charles Heudebert invente un pain longue conservation en 1903, dont la recette servira durant la guerre. Les civils sont rationnés et doivent acheter le pain ou la farine avec des tickets de rationnement.

Au xxe siècle, la mécanisation des opérations de panification s’accentue. Les fermentations sont de mieux en mieux maîtrisées, soutenues notamment par une recherche active qui touche une meilleure connaissance du métabolisme des levures, la sélection des souches et l’amélioration des techniques de leur fabrication. Cependant, la qualité du pain consommé quotidiennement a, en moyenne, beaucoup diminué au cours de l'époque moderne. La plupart des boulangeries ne proposent plus que du pain de qualité industrielle. Pour le philosophe Guy Debord, le « vrai pain » a disparu, et a été remplacé dans les boulangeries par une imitation de pain :


Baguettes de pain
« Dans la période qui précéda immédiatement la Révolution de 1789, on se souvient combien d’émeutes populaires ont été déchaînées par suite de tentatives alors modérées de falsification du pain, et combien de hardis expérimentateurs ont été traînés tout de suite à la lanterne avant d’avoir pu expliquer leurs raisons, sûrement très fortes. À cette époque, et pendant tout le xixe siècle, la falsification, marginale et artisanale, était pratiquée au niveau du détaillant : elle n’était pas encore remontée à la source même de la fabrication des aliments, comme elle allait le faire, avec tous les moyens de l’industrie moderne, à partir de la guerre de 1914, qui devait enfanter l’ersatz. Mais elle suscitait une juste colère. Autre temps, autres mœurs ; ou, pour le mieux dire, les bénéfices que la société de classes tire de son lourd équipement spectaculaire, en appareillage et en personnel, paient largement les frais inévitables pour accompagner l’ersatz de son indispensable complément, le bourrage de crânes. C’est ainsi que lorsqu’on a vu, il y a bientôt dix ans, le pain disparaître en France, presque partout remplacé par un pseudo-pain (farines non-panifiables, levures chimiques, fours électriques), non seulement cet événement traumatisant n’a pas déclenché quelque mouvement de protestation et de défense comme il s’en est récemment produit un en faveur de l’école dite libre, mais littéralement personne n’en a parlé. »

— Guy Debord, Encyclopédie des nuisances, tome I, fascicule 5, 1985
Le pain blanc n'est plus un sucre lent, mais bel et bien un sucre rapide, avec un index glycémique élevé, qui provoque une forte décharge d'insuline et une hypoglycémie réactionnelle.
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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.   Lun 29 Aoû à 8:28

Le terme éblouir, chère Imane Altares, j'avais une amie qui s'appelle Magali Attou dites Mag'2... L'Homme cherche à eblouir mais doit on pour cela le surmontait. Elle aimait Nietzsche et je pense qu'elle doit encore l'aimer. J'ai chercher à surmonter Nietzsche pour ses beaux yeux. Alors, je lui parlait de 2001, l'odyssée de l'espace. Tu es fou me disait elle et pourtant je chercher juste à créer un lien entre elle, moi et l'homme. Beaucoup cherchent à accabler l'esclave ou la citoyenne. L'Homme a créer des synthèses juste et mauvaise. Il est un édifice d'un aspect de la nature. La vraie Nature de l'existence, celle qui est l'essence de l'essentiel et bien, je crois que c'est une aspiration.... Un trou d'air et l'homme par sa connaissance y est dépassé. Il veut l'ignorer mais dans ces prières, l'instinct le ramène à la réalité. Il est devant son soi et certaines ou certains du bon au mauvais finissent dans la folie et le suicide. Tout ça parce que les mots sont flous et précaires sur le sens de l'éventualité du cri que peut produire la peur de l'homme et de la mort. Demain

Ecrit
de
TAY
La chouette effraie.
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Je mets à part avec un profond respect le nom d' Héraclite. Si le peuple des autres philosophes rejetait le témoignage des sens parce que les sens sont multiples et variables, il en rejetait le témoignage parce qu'ils présentent les choses comme si elles avaient de la durée et de l'unité. Héraclite, lui aussi, fit tort aux sens. Ceux-ci ne mentent ni à la façon qu'imaginent les Eléates ni comme il se le figurait, lui, - en général ils ne mentent pas. C'est ce que nous faisons de leur témoignage qui y met le mensonge, par exemple le mensonge de l'unité, le mensonge de la réalité, de la substance, de la durée...
Si nous faussons le témoignage des sens, c'est la « raison » qui en est la cause. Les sens ne mentent pas en tant qu'ils montrent le devenir, la disparition, le changement... Mais dans son affirmation que l'être est une fiction Héraclite gardera éternellement raison. Le « monde des apparences » est le seul réel : le « monde-vérité » est seulement ajouté par le mensonge... Nietzsche <3 (Crépuscule des Idoles)
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Par Imane Altares et Magalie Attou dites Mag'2.

Et vous, Imane Altares.... Souviens-toi d'oublier. A certains hommes tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte. Et je veux que ta patte ait aussi des griffes. Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. Médecin, guéris-toi toi-même; tu guériras ton malade par surcroît. Ta meilleure cure sera de lui montrer un homme qui s'est guéri lui-même. L'un va auprès de son prochain, parce qu'il se cherche lui-même, et un autre parce qu'il aimerait se perdre. Votre mauvais amour pour vous-même fait pour vous de la solitude une prison. et pour finir sur ce paragraphe, L'art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité. Citations de Friedrich Nietzsche (1739) par Mr yanistignard.
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Sainte Nina (en géorgien: წმინდა ნინო = ts'minda nino), apôtre de la Géorgie.
Nino aurait vécu en Géorgie au IVe siècle et y aurait propagé la foi chrétienne en convertissant le roi1.
Une légende veut qu'elle soit venue au chevet de la reine Nana de Géorgie, mourante, et qu'elle l'ait guérie. La reine lui propose en récompense de l'or et de nombreux présents, mais Nino refuse, et désire simplement la conversion de la reine. Elle l'obtient, puis le roi Mirian fait de même, ainsi que le pays tout entier.
Le nom Nino correspondant au latin christiana (= chrétienne), on la trouve parfois désignée comme sainte Christiane ou sainte Chrétienne. Les formes Nina et Ninon en sont des hypocoristiques. Sainte Nino est fêtée le 14 janvier aussi bien dans le martyrologe romain que dans le calendrier ecclésiastique orthodoxe. Elle est généralement représentée tenant une croix aux bras légèrement incurvés vers le bas, dite Croix de la Grappe: Cette Croix en sarment de vigne et nouée par les cheveux de la sainte elle-même lui servait de croix personnelle et elle en fait don, lorsqu'elle arrive de Cappadoce à Mtskheta à la Cour d'Ibérie, pour la conversion de la reine, puis du royaume. La légende raconte qu'elle avait été faite par la Vierge Marie. La Croix a été vénérée jusqu'en 458 à la cathédrale de Svétitskhovéli à Mtskheta, puis elle fut transférée dans la région de Taron (Arménie), pour la protéger des pillages, et en divers endroits de l'Arménie historique, puis en l'église de la Trinité de Guerguéti à plus de deux mille mètres d'altitude sur le mont Kazbek. Pendant huit cents ans, la Croix, au fil des invasions mongoles, perses ou musulmanes, déménage d'églises en forteresses.

Ainsi, la reine Roussoudan (1195-1245) négocie avec le Mongol Tcharmagan pour récupérer la Croix, lorsqu'il prend la capitale Ani (alors en Arménie), et la rapporte en Ibérie à la cathédrale de Svétitskhovéli, puis elle est mise en sécurité à Guerguéti puis à la forteresse d'Ananouri. Le métropolite de Géorgie, Romain, l'apporte à Moscou en 1749, craignant qu'elle ne soit prise par les Turcs qui envahissaient la Géorgie et en fait don à la reine Bakar de Géorgie qui s'y était réfugiée. La Croix trouve alors refuge pendant cinquante ans à Lyskovo, dans le gouvernement de Nijni Novgorod, dans le domaine des princes de Géorgie. Georges Bagration la donne en 1808 à l'empereur Alexandre qui avait promis de chasser les Turcs et de la rendre à la Géorgie.
Depuis cette époque, la Croix se trouve dans la cathédrale de Sion à Tbilissi.

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Princesse indienne et musulmane, Noor Inayat Khan a eu un destin hors du commun, de la cour du tsar de Russie aux services secrets britanniques, en passant par le Paris des années folles, avant de mourir dans le camp d’extermination nazi de Dachau. La Grande-Bretagne a rendu hommage à cette héroïne de la 2e guerre mondiale, le 8 novembre, en érigeant sa statue à Londres. Dans le froid et le brouillard du camp de concentration de Dachau, Noor Inayat Khan meurt d’une balle dans la nuque, à 30 ans, le 12 septembre 1944. Depuis onze mois, elle subissait les pires souffrances, mise à l’isolement total, enchaînée, affamée, battue. Opératrice radio du Special Operations Executive (SOE), l’un des services secrets des Britanniques pendant la deuxième guerre mondiale, la jeune femme dirigeait à elle seule un réseau d’espionnage et de sabotage dans la région parisienne lorsqu’elle fut arrêtée par la Gestapo, en octobre 1943.

La Grande-Bretagne lui a rendu un vibrant hommage, le 8 novembre, en érigeant son buste en bronze, à Gordon Square Garden, dans le centre de Londres, dévoilé par la princesse Anne, fille de la reine Elisabeth II. Unique héroïne de guerre musulmane à être reconnue Outre-Manche, selon The Guardian, elle est aussi la première femme asiatique à recevoir un tel honneur.

La princesse Anne d’Angleterre inaugurant une statue de Noor Inayat Khan, jeudi 8 novembre à Londres.

© AFP

Invités par Raspoutine

Noor Inayat Khan naît le 1er janvier 1914, dans une famille princière indienne, originaire de Mysore (sud). Son père est musicien chez les maharadjahs et auteur d’ouvrages sur la mystique soufie. Il a rencontré sa mère, une Américaine, lors d’une tournée en Californie. Lorsque la princesse voit le jour, ils viennent de s’installer à Moscou, invités par Raspoutine. Deux ans plus tard, la révolution bolchévique les oblige à fuir la cour du tsar pour se réfugier à Londres, puis Paris.

Alors que les Allemands procèdent à des arrestations massives, elle refuse de rentrer en Angleterre sur le conseil de ses supérieurs afin de ne pas laisser ses camarades français sans communications.

C’est là, que dans les années 30, Noor étudie la harpe, au Conservatoire de Paris, ainsi que la psychologie à la Sorbonne. Elle écrit aussi des contes pour enfants qu’elle lit elle-même sur Radio Paris. Après l’invasion de la France par l’Allemagne, en 1940, la jeune femme part pour Londres où elle s’engage comme volontaire dans la branche féminine de la Royal Air Force. Elle est recrutée deux ans plus tard comme agent secret à la SOE, puis envoyée dans la France occupée.

« Madeleine » (son nom de code) ou « Nora Baker » (son pseudonyme) est la première femme du service secret à recevoir cette mission. Alors que les Allemands procèdent à des arrestations massives, elle refuse de rentrer en Angleterre sur le conseil de ses supérieurs afin de ne pas laisser ses camarades français sans communications. Seules trois femmes seront décorées de la George Cross pour la deuxième guerre mondiale, une distinction britannique décernée aux civils pour des actes de bravoure exceptionnels : Noor Inayat Khan (à titre posthume, en 1949) ainsi que Odette Sansom et Violette Szabo, elles aussi membres du SOE.

Avant la guerre, Noor Inayat Khan est musicienne et auteure de contes pour enfants.

© Noor Inayat Khan Memorial trust/Shrabani Basu/AFP/Getty Images

En France aussi

La France avait aussi honorée Noor Inayat Khan au mémorial de Valençay (Indre) où son nom figure parmi ceux des 104 agents secrets britanniques morts pour la France pendant la seconde guerre mondiale, et en lui attribuant la Croix de guerre. Elle reste pourtant la seule musulmane à être considérée comme une héroïne de la résistance française.

Ni le recteur de la Grande mosquée de Paris de l’époque, Si Kaddour Benghabrit, qui a abrité des résistants et des juifs, ni Addi Bâ, un tirailleur sénégalais musulman, chef d’un maquis de la Résistance, n’ont, pour l’instant, eu droit à une telle reconnaissance. Seule le monde de la culture s’est intéressée à eux. Le réalisateur français Ismaël Ferroukhi a fait du directeur de la mosquée le héros de son film Les Hommes libres, l’écrivain guinéen Tierno Monénembo raconte l’histoire d’Addi Bâ dans son dernier roman Le terroriste noir.

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Par Marie Villacèque (@mvillaceque)

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