Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 6263
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   Ven 7 Juil à 9:15

L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE

LE PARADOXE, L’ESCARMOUCHE ET FIGURE DE STYLE.

DANS LE SOMBRE D'UNE SALLE, AU SEIN DES CONTENUS, SE TROUVENT UNE MULTITUDE
DE TASSE DE CAFÉ. L'AIR EST DÉPEUPLAIT DES CIGARES ET AUTRES OBJETS FUMANTS
QUI SONT DÉSIGNE DANS UN TERME NON IDENTIFIÉ. IL N'Y A PLUS DE SYNTAXE AUQUEL
LE TERME DE CROIRE ÉTABLI SON LABYRINTHE DE VIE. LE PARADOXE PRENDS L'ACTE
SUR L'OBSCURANTISME: LES THÉORÈMES INVERSENT LE SENS MÊME DE L'ARCHITECTURE
DU PATIENT, AINSI EST L’ŒUVRE DU CONCEPT DE LA CONTRADICTION.

L'ESCARMOUCHE NE SE LIVRE PLUS AUX INTUITIONS ET LES INSTITUTIONS MONTRENT
UN FAIBLESSE D'ACTE DEVANT L’ABSURDITÉ CONCEPTUELLE: QUI EST LE FOU, CELUI QUI EST
OU CELUI QUI LE SUIT ?

L’ENTITÉ DU CONCEPT EST UNE SORTE DE CÉMENTITE OU Fe3c AUQUEL ON ATTRIBUT
LA FACULTÉ DE DIRE DES MOUVEMENTS PAR DES ASPECTS QUI LUI SONT PROPRES DANS
SA VALEUR CHIMIQUE OU SA COMPOSITION. LA CHAIR DE L'ESPRIT PRENDS SES PREMIERS
LUEURS BIEN LOIN DU DÉVELOPPEMENT ACTUEL: EST CE L'ORIGINE OU UN ASPECT
DÉVELOPPÉ DES PREMIÈRES STRUCTURES AYANT FORMÉES LA COMPOSITION MÊME DE LA VIE.

CE QUI ÉTAIT OBSCURANTISME EST DEVENU UN PARADOXE QUI PEUT, AINSI PAR LA SUITE,
DEVENIR UNE CONSCIENCE SUR UNE IDÉE QUI PEUT REDEVENIR UN RÉEL OBSCURANTISME
DU MOMENT PAR UNE AFFIRMATION HOULEUSE SUR LA STRUCTURE MÊME DE L’IDÉE SOULEVÉE.

LA FIGURE DE STYLE SUR LES RÔLES MOTEURS DE LA STRUCTURE DÉMONTRE
LES CONTRARIÉTÉS SUR LES ÉTABLIS EN CE QUI CONCERNE LA CONSCIENCE DE L’IDÉE MÊME.
LE BON SENS ET LA MAUVAISE DIRECTION INDIQUE LA CRUELLE DÉSILLUSION DE LA DISCORDE
AU SUJET D'UNE BOUSSOLE. LA DIRECTION DU VOIR EST UNE SEMENCE DE L’ÉTHIQUE..
LA TASSE DE CAFÉ SE FAIT ATTENDRE POUR L'UN TANDIS QUE L'AUTRE LAISSE REFROIDIR
LA SIENNE... AINSI APPARAIT LE GOUT DANS UNE SALLE AUQUEL LE CAFÉ FUT UN INSTANT
DANS L'UNIVERSELLE D'UNE TEMPÉRATURE MAIS AUQUEL LES ACTEURS ONT JOUAIENT UN
RÔLE D'INDICATEUR SUR SON ÉVOLUTION DANS LE TEMPS, L'AIR ET LA MATIÈRE:
LE CAFÉ EST DANS LE MOUVEMENT INTÉRIEUR DE CELUI QUI LE POSSÈDE DANS SA TASSE
TOUT COMME CELUI QUI LE POSSÈDE DANS SA TASSE CROIT CONNAITRE SA RÉACTION DEVANT
UN CAFÉ AUQUEL IL N'A AUCUNE INFORMATION SINON QU'IL EST DANS SA TASSE:
UN ASPECT D'UNE NAÏVE CONFIANCE EN SOI OU D'UNE MALADRESSE DE PRUDENCE
SELON LE CONTEXTE DE L'AIR...

LA DÉMONSTRATION DU PARADOXE DEVANT UNE INTUITION: ASPECT DE MÉLANGE DE
L'INTUITION ET DE LA CONFIANCE DANS LE VRAI QUI N'EST PAS RÉEL ET LE RÉEL QUI N'EST PAS
VRAI OU L'ÉPISTÉMOLOGIE...

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
OU
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE

_________________
Kounak le chat....


L'épistémologie (du grec ancien ἐπιστήμη / epistếmê « connaissance vraie, science » et λόγος/lógos « discours ») peut désigner deux concepts :


scepticisme initial sur les faits,
réalisme de principe,
matérialisme méthodologique
rationalité [et logique].


dans le monde francophone : l'étude critique des sciences1 et de la connaissance scientifique ;
dans le monde anglo-saxon : l'étude de la connaissance en général2.

Cet article présente principalement la perspective du monde francophone, et s'intéresse donc à l'épistémologie en tant qu'étude des sciences et des activités scientifiques.

Parmi tous les thèmes sur lesquels cette discipline s'est penchée, celui de l'unité de la science est essentiel. Il s'articule autour de quatre piliers :

les sciences formelles (mathématiques, logique) ;
les sciences exactes (physique, sciences de l'ingénieur) ;
les sciences du vivant ;
les sciences humaines et sociales.

De façon concrète, l'épistémologie cherche à répondre à des questions telles que3 :

Quels sont les objectifs de la science en général, ou de telle science en particulier ?
Par qui, par quelles organisations et par quelles méthodes ces objectifs sont-ils poursuivis et tenus ?
Quels principes fondamentaux sont à l’œuvre ?
Quels sont les rapports internes entre les sciences ?
Par qui et par quelles méthodes sont enseignées les sciences ?
Quelles sont les interrelations entre les théories des différentes sciences ?
Qu’est ce que la connaissance (la question gnoséologique) ?
Comment est-elle constituée ou engendrée (la question méthodologique) ?
Comment apprécier sa valeur ou sa validité ?


La logique : voir articles détaillés : épistémologie de la logique, philosophie de la logique,
Les mathématiques : voir aussi la philosophie des mathématiques,
La physique,
La médecine : voir article détaillé : épistémologie de la médecine,
La biologie,
La linguistique,
Les sciences sociales,
L'histoire,
L'économie,
Les sciences cognitives,
La psychologie.


en 2 parties : sciences et sciences humaines,
en 3 parties : sciences physiques, sciences du vivant et sciences humaines,
en 4 parties : sciences formelles, sciences physico-chimiques, sciences du vivant et sciences humaines.

Thèmes de l'épistémologie de la science

Les cinq thèmes classiques sont 3:

L'explication,
La confirmation,
la causalité,
Le réalisme scientifique et l'ontologie des objets de la science.

On trouve ensuite d'autres thèmes : Le changement dans la science (nommée la paradigmatologie par Edgar Morin), l'impact du concept de l'émergence sur la notion de réduction en science, les approches syntaxiques et sémantiques dans l'analyse des théories scientifiques.
Thèmes des épistémologies des sciences spéciales

L'épistémologie régionale de la science (cas de la biologie par exemple) a conduit à la déclinaison en épistémologies des sciences spéciales. Il peut s'agir3 :

soit d'un thème général qui a été particularisé par la science spéciale,
soit de l'émergence sur le devant de la scène d'un nouveau thème lié spécifiquement à la science spéciale et qui ne se généralise pas aux autres disciplines.

Par exemple, le thème de l'éthique qui est posée à l'économie dont on ne peut accepter que la science qui la prend pour objet ne s'inquiète pas du sort de populations fragiles (page 109)12.

Certains auteurs ont voulu « imposer » à l'épistémologie des processus d'une science spéciale : par exemple l'épistémologie évolutionniste « calque » sur l'épistémologie la théorie évolutionniste des espèces décrite dans la biologie.


Jean-Michel Besnier, Les Théories de la connaissance, Paris, PUF, 2005, coll. « Que sais-je ? » (ISBN 978-2-13-055442-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
Jean Dhombres et Angèle Kremer-Marietti, L'Épistémologie : état des lieux et positions, Ellipses Marketing, 2006 (ISBN 978-2-7298-2837-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
Gaston Bachelard, Le Nouvel esprit scientifique, Paris, PUF, 1968 (ISBN 978-2-08-081056-4).
Jean C. Baudet, Mathématique et vérité, Paris, L'Harmattan, 2005.
Alan Chalmers, Qu'est-ce que la Science ? - Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend, Paris, La Découverte, 1987 (ISBN 978-2-7071-1713-7).
Thierry Dugnolle, Précis d'épistémologie [archive], Wikibooks-favicon.png
Pierre Duhem, Sozein ta phainomena. Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée (ISBN 978-2-7116-0805-Cool.
(en) J. F. Ferrier, Institutes of Metaphysic : The Theory of Knowing and Being, 1854.
Paul Feyerabend, Contre la méthode, Paris, Le Seuil, 1979.
Christian Godin, Dictionnaire de philosophie, Paris, Fayard, 2004, 1534 p. (ISBN 9782213621166).
Gilles Gaston Granger, Pour la connaissance philosophique, Paris, Éditions Odile Jacob, 1988.
Carl Hempel, Éléments d'épistémologie, Paris, A. Colin, 1972.
Angèle Kremer-Marietti, Philosophie des sciences de la nature, Paris, PUF, 1999; Paris, L'Harmattan, 2007.
Alexandre Koyré, Études galiléennes, Paris, Hermann, 1939.
Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Paris, Gallimard, 1957 (ISBN 978-2-07-071278-6) ; Études d'histoire de la pensée scientifique.
Thomas Samuel Kuhn : La Structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1962 (ISBN 978-2-08-081115-Cool. Éd. poche, Paris, Flammarion, 2008, coll. « Champs ».
Imre Lakatos, Preuves et Réfutations (en) : essai sur la logique de la découverte mathématique, Paris, Hermann, 1984.
Dominique Lecourt, L’Épistémologie historique de Gaston Bachelard (1969), 11e éd. augmentée, Paris, Vrin, 2002.
Dominique Lecourt et Thomas Bourgeois, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, PUF, coll. « Quadrige Dicos Poche », 2006, 4e éd. (1re éd. 1999) (ISBN 978-2130544999, lire en ligne [archive]).
Dominique Lecourt, La Philosophie des sciences, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2010, 5e éd..
Jean-Louis Le Moigne, Les Épistémologies constructivistes, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1995, 128 p. (ISBN 978-2130606819).
[Le Moigne 1999a] Jean-Louis Le Moigne, L'Intelligence de la complexité, Paris, L'Harmattan, 1999, 332 p. (ISBN 9782738480859).
[Le Moigne 1999b] Jean-Louis Le Moigne, Modélisation des systèmes complexes, Dunod, 1999, 178 p. (ISBN 978-2100043828).
Edgar Morin, La Méthode, t. 3. La Connaissance de la connaissance, Le Seuil, coll. « Points », 1986, Nouvelle éd..
Robert Nadeau, Vocabulaire technique et analytique de l'épistémologie, Paris, PUF, 1999.
Jean Piaget, Logique et connaissance scientifique, Gallimard, coll. « Encyclopédie de la Pléiade », 1967.
Jean Piaget, Introduction à l'épistémologie génétique, Paris, PUF, 1950.
Henri Poincaré, La Science et l'hypothèse (ISBN 978-2-08-081056-4) ; Science et méthode (ISBN 978-2-84174-149-6).
Karl Popper, Logique de la découverte scientifique (ISBN 978-2-228-88010-7), Misère de l'historicisme, La connaissance objective (ISBN 978-2-08-081405-0).
Valéry Rasplus (dir.), Sciences et pseudo-sciences : regards des sciences humaines et sociales (avec Raymond Boudon, Gérald Bronner, Pascal Engel, Nicolas Gauvrit, Dominique Lecourt, Régis Meyran, Alexandre Moatti, Romy Sauvayre), Matériologiques, 2014 (ISBN 978-2-919694-70-9).
Emmanuel Renault, Hegel, la naturalisation de la dialectique, Paris, Vrin, 2002 (ISBN 978-2711615025).
A. Rey et J. Rey-Debove, Le Petit Robert 1, 1986.
Maurice Sachot, Parménide d'Élée, fondateur de l'épistémologie et de la science, Strasbourg, en ligne sur le site de l'Université de Strasbourg, 2017, https://univoak.eu/islandora/object/islandora%3A58219
Léna Soler, Introduction à l'épistémologie, Ellipses, 2000 (ISBN 978-2-7298-0089-5).
Jean-Claude Vuillemin, « Réflexions sur l’épistémè foucaldienne », Cahiers philosophiques, vol. 130, 2012, p. 39-50.
Jules Vuillemin, La Philosophie de l'algèbre, Paris, PUF, 1962.
Pierre Wagner, Les Philosophes et la science, Paris, Gallimard, coll. « Folio-essais », 2002.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

épistémologie, sur le Wiktionnaire

Articles connexes

Constructivisme (épistémologie)
Éditologie
Épistémologie historique
Gnoséologie
Histoire de la philosophie
Objectivité
Méthodisme
Philosophie des sciences de la religion
Paradigme
Particularisme
Science sociale
Problème du critère
Théorie de la connaissance
Typologie épistémologique

Par champ scientifique

Épistémologie de la biologie
Épistémologie de la chimie
Épistémologie du droit
Épistémologie de la géographie
Épistémologie de l'informatique
Épistémologie de la linguistique
Épistémologie de la logique
Philosophie des mathématiques
Épistémologie de la médecine
Épistémologie de la physique
Restauration épistémologique
Rupture épistémologique

Liens externes

Introduction à l'épistémologie [archive] par Yannis Delmas.
Métaphore et connaissance [archive] par Jean-Jacques Pinto.



Théorie de la connaissance

A priori Concept Connaissance Conscience Contingence Croyance Dialectique Doute Empirisme Épistémologie Espace Idéalisme Imagination Innéisme Jugement Jugement analytique Jugement synthétique a priori Langage Logique Mémoire Métaphysique Nature Nécessité Nominalisme Pensée Phénoménologie Philosophie du langage Principe de causalité Principe de raison suffisante Psychologie cognitive Pyrrhonisme Raison Rationalisme Réalisme Réalité Savoir Scepticisme Science Sciences cognitives Sociologie de la connaissance Solipsisme Temps Transcendantal Universalisme Vérité


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6263
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   Ven 7 Juil à 10:01

Les différentes versions du réalisme

Le réalisme peut désigner des positions philosophiques diverses en fonction des entités ou caractéristiques dont la réalité est postulée ou en fonction des domaines où cette position est revendiquée. Le réalisme philosophique comprend au moins quatre volets : ontologique ou métaphysique, gnoséologique ou épistémologique, sémantique et éthique2.

On parle de réalisme métaphysique lorsque la position réaliste s’applique aux entités dont l’existence est postulée par une théorie ou une doctrine philosophique. Cette thèse n’est pas censée pouvoir être vérifiée mais elle est présupposée chaque fois que l’on prétend explorer un monde préexistant à sa découverte.

La thèse du réalisme gnoséologique est qu’il est possible de parvenir à la connaissance de la réalité, au moins partiellement et graduellement. Cette thèse inclut le réalisme scientifique et elle est tacitement admise par tous ceux qui estiment que la connaissance nous offre une représentation fidèle de la façon dont le monde est indépendamment de l’esprit.

Le réalisme sémantique soutient que les propositions ou les expressions articulées dans un langage désignent, lorsqu’elles sont vraies, des faits ou des états de choses se réalisant dans le monde. Un énoncé est vrai lorsque ce qu’il décrit est la description de certaines choses ou événements qui existent ou se réalisent dans le monde indépendamment du langage. Le réalisme sémantique implique une conception métaphysique de la référence des mots ou des expressions linguistiques.

Enfin, le réalisme éthique soutient qu’il y a des vérités morales qui correspondent à des faits moraux. On parle aussi de naturalisme moral pour qualifier cette position.

En philosophie, le réalisme désigne la position qui affirme l’existence d’une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Le réalisme affirme à la fois l’existence et l’indépendance du monde1. L’existence signifie qu’il y a un monde extérieur au sujet, et l’indépendance, que ce monde n’a pas besoin d’être relié à un sujet pour exister. Le réalisme affirme que le monde est une chose et que nos représentations en sont une autre.

Ainsi conçu, le réalisme s'oppose au subjectivisme, lequel soutient que le monde n’est qu’une représentation et n’a pas d'existence autonome. Lorsque l’on adopte une position réaliste, on soutient au contraire que l’existence du monde précède l’existence de notre esprit et que le monde continue d’exister sans lui.

Une personne peut être réaliste quant à l’existence et l’indépendance de certaines choses et être antiréaliste à propos d'autres choses. Le réaliste à propos des universaux, par exemple, considère que les universaux sont des entités qui existent dans le monde, mais il peut considérer, comme les platoniciens, que les êtres individuels qui les exemplifient n'ont pas d'existence en tant que tels. Il s'oppose dans ce cas au nominaliste, qui soutient une position réaliste concernant les seuls individus.

Le réalisme a constitué une réponse à des questions philosophiques posées en des termes différents selon les époques. On peut alors distinguer trois périodes importantes dans l’histoire du réalisme philosophique, correspondant à trois types de débats :

Antiquité et Moyen Âge : querelle des universaux, de Platon à Ockham. Les questions sur la réalité ne sont posées que pour un domaine particulier du discours et de la pensée, celui des universaux (catégories ou concepts généraux)
Période moderne : questions liées au réalisme scientifique opposé au réalisme naïf, de Descartes à Kant. Cette période est marquée par un débat entre réalisme et anti-réalisme sur les sciences (Copernic, Galilée, Descartes) et sur le sens commun (cartésiens, Locke, Berkeley, Hume, Kant) concernant leur portée métaphysique.
Période contemporaine : débat autonome sur le réalisme scientifique, de Comte à aujourd'hui. Le débat concernant la portée ontologique de la pensée a lieu en philosophie des sciences et en épistémologie indépendamment des spéculations métaphysiques et des grands systèmes philosophiques.

Antiquité

Dans l’Antiquité, le réalisme est une position qui est généralement défendue à propos de certaines catégories de choses, en combinaison avec une position antiréaliste ou sceptique concernant d’autres catégories de choses. Cette combinaison entre réalisme et antiréalisme est ancienne et elle remonte au moins à Platon, qui affirmait à la fois l'existence des « Idées » (eîdos) ou « essences » et le caractère illusoire des êtres sensibles individuels. Aristote, lui aussi réaliste à propos des essences, modère cette position en soutenant que les essences ne peuvent exister séparément des êtres sensibles individuels. Les atomistes Démocrite, Épicure et Lucrèce notamment, considèrent au contraire que les apparences des phénomènes reposent sur la combinaison d'éléments simples – les atomes – qui constituent la réalité du monde.

Le philosophe et logicien néoplatonicien Porphyre de Tyr, dans son Isagogè qui est commenté par les médiévaux conjointement à l’Organon (ensemble de traités logiques) d'Aristote, va léguer aux philosophes et théologiens scolastiques la question des universaux et de leur réalité. Porphyre y écrit en effet :

« Tout d’abord, en ce qui concerne les genres et les espèces, la question est de savoir si ce sont [I] des réalités subsistantes en elles-mêmes ou seulement [II] de simples conceptions de l'esprit, et, en admettant que ce soient des réalités substantielles, s’ils sont [Ia1] corporels ou [Ia2] incorporels, si, enfin, ils sont [Ib1] séparés ou [Ib2] ne subsistent que dans les choses sensibles et d'après elles. J’éviterai d'en parler. C'est là un problème très profond et qui exige une recherche toute différente et plus étendue3. »

Moyen-Âge : querelle des universaux
Abélard et Héloïse, son ancienne élève, disputant peut-être de la question alors très controversée de la réalité des universaux.

La querelle des universaux désigne en premier lieu le débat qui a opposé, au milieu et à la fin du Moyen Âge (XIe-XVe siècle), les partisans du réalisme et du nominalisme. Cette querelle se développe à partir du problème des universaux, qu’on peut formuler ainsi :

Socrate est un homme et Platon est un homme. Dans ces énoncés, on prédique la même chose de Socrate et de Platon. Quelle est donc cette chose qui est prédiquée ? Existe-t-elle vraiment ?

Jusqu’à la période moderne, on appelle « universaux » les choses qui sont prédiquées de plusieurs individus, correspondant pour l'essentiel aux noms communs et aux verbes (« homme », « marcher », « blanc », etc.).

Nécessité et contingence

Domaine philosophique et logique

Approche philosophique :
La nécessité = impossibilité pour une chose d'être autre qu'elle n'est
Enjeux de la contingence par rapport à la nécessité
La contingence, possibilité qu'une chose arrive ou n'arrive pas, s'oppose à la nécessité (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être).

Rapport entre les notions de nécessité et de possibilité

La nécessité et la contingence sont des catégories modales, tout comme la possibilité et l'impossibilité.

La contingence est ce qui pourrait ne pas être, ce pour quoi il n'y a pas de lieu de pensée.

Philosophie
La nécessité, selon le Philèbe1 de Platon2 reflète l'inexorable ; selon ce dialogue, la nécessité s'oppose au plein gré3.

La Nécessité, en Grec Ananké, est mère des trois Moires4 :

Clotho la fileuse, présidait au passé (de klôthousa, filer)
Lachésis la dérouleuse au présent (de léxis, prédestination)
Atropos la trancheuse au futur (du mot atrepta, irréversible)


Théorie de la contingence par rapport aux structures

Analyse et définition des structures : Situation où l’état d’un système est déterminé par la valeur de paramètres internes et externes indépendants, voire contradictoires de ses objectifs. Par extension, théorie qui met en valeur l’aptitude, la capacité à trouver une solution pertinente à un problème donné, en fonction de tous les paramètres internes et externes à l’organisation.

Définition : Abandonne le caractère universel des principes de gestion, essaie d’établir une synthèse.
Facteur contingent :
D'après Woodward, le premier facteur est la technologie.
D'après Henry Mintzberg, les facteurs contingents sont le pouvoir, l'âge, la taille, l'environnement, la technologie, la santé.
Piste :
Pas de valeur normative, de modèle concret chez Mintzberg.
Problème de l’application au sein de l’entreprise.
La contingence : un frein à la prise de décision ?
L’attitude marketing est-elle l’archétype de la contingence ?
Contingence : point d’entrée dans le débat conformité vs. pertinence.

Chaque entreprise doit s'adapter à son contexte, son environnement. Les théories de la contingence considèrent que les formes d'organisation dépendent des conditions auxquelles elles sont confrontées. Ces conditions constituent ce qu'on appelle les facteurs de contingence. Le fait de prendre en compte une contrainte ou un phénomène de limitation de l’environnement oblige à avoir des solutions différenciées suivant l’évolution (problématique intégration-différenciation).

Domaine économique

Approche marketing

Plus l’environnement est instable et complexe, plus il faut adopter une attitude contingente dans l’appréciation de problèmes et l’évaluation des solutions.


A priori
Hasard
Mondes possibles
Interprétation statique du temps

Le réalisme moral est la thèse philosophique selon laquelle il existe des valeurs morales objectives susceptibles de constituer une éthique objective.

Le réalisme moral implique qu'il y ait des faits moraux, concernant par exemple les actions obligatoires et les actions mauvaises, que les énoncés moraux décrivent et dont l'existence et la nature sont en grande partie indépendantes des croyances et des attitudes de ceux qui les expriment.

Rapport entre les notions de nécessité et de possibilité

L'acier électrique, est un acier spécialement fabriqué pour obtenir certaines propriétés magnétiques, comme de petites surfaces d'hystérésis (ce qui induit de faibles dissipations d'énergie par cycle, ou faibles pertes de cœur) est une grande perméabilité magnétique. Il peut être à grains orientés (alliage de fer + 3 à 3,3 % de silicium) ou non orientés (fer + 0,02 à 3 % de silicium + 0 à 0,8 % d'aluminium).

Il est généralement fabriqué sous forme de bandes laminées à froid de moins de 2 mm d'épaisseur (c'est-à-dire des feuillards) qui sont appelées tôles lorsqu'elles sont empilées pour former un noyau. Une fois assemblées, elles forment les noyaux de transformateurs ou le stator et le rotor de moteurs électriques.
Liens externes

J.-C. Bavay et J. Verdun, « Les aciers électriques pour transformateurs et machines tournantes : Situation actuelle et perspectives », Journal de physique, vol. 2 « supplement au Journal de Physique II », no IV,‎ décembre 1992 (lire en ligne [archive])

[masquer]
v · m
Fer et carbone
Phases Austénite · Bainite · Cémentite · Ferrite · Graphite · Lédéburite · Martensite · Perlite
Aciers Acier Corten · Acier duplex · Acier électrique · Acier inoxydable · Acier maraging · Acier rapide · Désignation normalisée
Autres produits ferreux Fonte (dont la fonte brute) · Fer puddlé · Fer forgé

Trois réponses ont dominé la tradition dans cette querelle :

le réalisme : les universaux sont des entités bien réelles ;
le nominalisme : les universaux ne sont que des mots ou des expressions verbales désignant des individus ;
le conceptualisme : les universaux sont des concepts, autrement dit, des propriétés qui n'ont pas d'existence par elles-mêmes

Guillaume de Champeaux parle de l'homme comme d'une réalité présente tout entière dans chaque homme à la fois (réalisme), mais sous l'influence d'Abélard, il finira par considérer les universaux comme de simples similitudes. Abélard reprend le vieil argument de Boèce : nulle réalité ne peut se dire de plusieurs choses, seuls les noms ont cette vertu-là. Abélard défend une position conceptualiste ou modérément réaliste : les termes généraux désignent non pas des entités existant par elles-mêmes mais des propriétés qui n'existent pas séparément des choses qu'elles caractérisent4.

Ces positions trouvent leur origine dans l'opposition entre Aristote et Platon sur les Idées : Platon étant associé au réalisme, Aristote au conceptualisme et les stoïciens au nominalisme. Le problème des universaux est un débat entre réalisme et antiréalisme qui est qualifié de « régional » : il ne porte en effet que sur un domaine spécifique d'objets ou de pensées. Toutefois, la querelle des universaux touchait à tous les aspects de la philosophie abordés à l'époque ainsi qu'à la théologie.

Selon le médiéviste Alain de Libera, le réalisme médiéval soutient, contre le nominalisme et le conceptualisme, quatre thèses :

Les universaux sont des choses (réisme) ;
Il faut distinguer universel, particulier, singulier ;
Dans la prédication, c'est une chose qui est prédiquée d'une chose, et non un terme d'un autre terme ;
Le langage restitue le réel5.

Boèce, Albéric de Paris, Robert de Melun, Adam de Blasham, Gilbert de Poitiers (de la Porée) furent « réalistes » en ce sens.

Le problème des universaux fait aujourd'hui toujours l'objet de discussions, principalement dans la tradition analytique, mais dans un contexte philosophique renouvelé (nouvelle logique depuis Frege, nouvelle physique, etc.). La crise des fondements en mathématiques a relancé le débat. Les trois positions soutenues par rapport au statut ontologique des contenus logico-mathématiques correspondent aux trois positions médiévales sur les universaux, comme le rappelle Willard V. O. Quine6. Le logicisme de Gottlob Frege est un réalisme ou encore « platonisme des concepts »7, le formalisme de David Hilbert est un nominalisme, et l'intuitionnisme de Luitzen Egbertus Jan Brouwer est un conceptualisme.

Dans ce débat, Quine a d'abord adopté la position nominaliste en co-écrivant Steps Toward a Constructive Nominalism avec Nelson Goodman8, puis s'est rangé du côté du conceptualisme9. Nelson Goodman et plus récemment David K. Lewis, sont des défenseurs renommés du nominalisme. David M. Armstrong est quant à lui un ardent défenseur du réalisme à propos des universaux.
Moyen-Âge : réalisme thomiste et néothomiste

Le philosophe et théologien médiéval Thomas d'Aquin a défendu une forme de réalisme modéré, non platonicien. Les trois positions qu'il cherche à dépasser peuvent être résumées ainsi :

Pour le réalisme platonicien, les universaux sont des choses et ils existent ante rem (avant les choses singulières)
Pour le nominalisme, les universaux sont des flatus vocis (simples émissions vocales), ils existent post rem (ils ne servent qu'à désigner nominalement des choses singulières)
Pour le conceptualisme, enfin, les universaux existent in re (ils sont des constructions de l'esprit abstraites à partir des choses extra-mentales)10.

Le philosophe et théologien Thomas d'Aquin soutient cependant les trois propositions ensemble : « Selon saint Thomas, les universaux existent à la fois ante rem, c'est-à-dire dans l'entendement divin avant la Création, in re : dans les choses créées qui les actualisent, et post rem : dans l'esprit humain qui les conçoit »11.

Le réalisme, pour les thomistes (philosophes et théologiens se réclamant de la pensée de Thomas d'Aquin) accorde la priorité ontologique à l'être sur la façon dont il est connu. Le réalisme thomiste s'oppose ainsi à l’idéalisme pour lequel c'est le sujet connaissant, ou le Moi, qui préexiste à l'être connu ; mais aussi à l’empirisme, qui est généralement considéré comme une philosophie « déflationniste » (réduisant le nombre d'entités existantes). Le déflationnisme, représenté par exemple par Guillaume d'Ockham au Moyen Âge ou David Hume à l’époque moderne, est anti-réaliste d’un point de vue ontologique car il refuse d’hypostasier ou de multiplier les entités sans nécessité, selon la maxime bien connue du rasoir d'Ockham.

Les philosophes d’inspiration aristotélico-thomiste que sont Jean-Pierre Lainé et Marie-France Lainé résument les trois positions ontologiques ainsi :

« S’il est vrai que l’objet de la philosophie est, comme nous le disons, l’être de toute chose, [...] il est non moins vrai qu’on ne peut avoir de rapport avec lui autrement qu’en le connaissant, d’où un clivage un peu inévitable entre ceux qui vont donner la priorité à l’être ou réalité, et ceux qui la donneront au contraire au sujet qui connaît [...]. On appellera réalisme la première attitude, puisque privilégiant le réel, et idéalisme la seconde (sans oublier son frère ennemi, l'empirisme) puisque donnant au contraire la préférence au sujet et à ses idées12. »

Les deux auteurs associent le nominalisme et le scepticisme à l’empirisme13. D'après le nominalisme, les entités abstraites n’existent pas, le scepticisme nie quant à lui que nous puissions atteindre avec certitude une forme de réalité absolue, et l’empirisme explique que ce sont nos sensations qui sont les plus vives et les plus réelles, et non nos idées abstraites.

Le réalisme thomiste soutient une position contraire aux précédentes : les entités abstraites existent et structurent les choses de l’intérieur, elles sont davantage l’objet d'une connaissance que les choses purement singulières (« la science consiste en un jugement portant sur les universels et les êtres nécessaires », affirme Aristote14), et la réalité est connaissable en elle-même, elle n’est pas nécessairement construite ou déformée par notre subjectivité.

Le réalisme thomiste sera plus tard réactualisé et développé de façon rigoureuse par les néothomistes, en particulier par Étienne Gilson dans ses deux ouvrages Réalisme thomiste et critique de la connaissance et Le réalisme méthodique. Une autre réactualisation du thomisme verra le jour en philosophie analytique avec le « thomisme analytique (en) » dont les représentants principaux sont Anthony Kenny (en), Peter Geach et G. E. M. Anscombe15. Ces deux derniers co-signent l'ouvrage : Trois philosophes. Aristote, Thomas, Frege.
Période moderne : la question du réalisme scientifique
Mécanisme cartésien
Mécanisme de la vision d'après un dessin de René Descartes. Pour Descartes, sans la preuve de l'existence de Dieu, nous n'aurions aucune garantie de la réalité de ce que nous percevons confusément par nos sens.

Le mécanisme défendu et développé par Descartes est un réalisme scientifique qui s'oppose donc au « réalisme naïf ». Comme Galilée, Descartes considère que la nature s'explique uniquement par la matière et le mouvement. Descartes est réaliste pour sa physique et antiréaliste à propos des caractéristiques sensorielle des objets : les sens nous renseignent bien sur l'existence des choses, mais en aucun cas sur leur nature. Les qualités sensorielles telles que les couleurs, les sons, les odeurs, etc. n'existent pas dans le monde ; elles n'existent que dans l'esprit des hommes, en tant qu'ils sont affectés par leurs sens.

Le mécanisme cartésien est un réalisme de type scientifique parce que la matière (l'« étendue ») et le mouvement sont postulés par la science. Ce réalisme scientifique est à la fois métaphysique – la matière en mouvement constitue une réalité indépendante de notre esprit – et épistémologique : on peut connaître cette réalité par l'entendement ou la raison16.

Le mécanisme est également défendu au XVIIe siècle par de nombreux philosophes, comme Francis Bacon, Thomas Hobbes, Pierre Gassendi.
Locke : qualités premières et qualités secondes

Dans son Essai sur l'entendement humain (livre II) Locke distingue les « qualités premières » et les « qualités secondes ». Les qualités premières sont perçues par les différents sens, contrairement aux qualités secondes qui dépendent d'un seul type de perception sensorielle. Les idées associées aux qualités premières que sont la « figure », la « taille » et le « mouvement » ressemblent aux objets qui les causent dans l'esprit, contrairement aux qualités secondes qui n'ont pas d'équivalent dans la nature.
Période contemporaine

Dès le milieu du XIXe siècle, une forme d'antiréalisme s'impose avec le développement du positivisme (Comte, Mach, Duhem), puis du néo-positivisme et de l'empirisme dans la première moitié du XXe siècle (Cercle de Vienne, A. J. Ayer, Ryle). Ces positions ont toutes pour point commun de rejeter la métaphysique et le réalisme qui lui est associé.

Selon Rudolph Carnap, l’un des principaux membres du Cercle de Vienne, le réalisme est la thèse métaphysique qui affirme la réalité du monde extérieur, tandis que l’idéalisme est celle qui la nie. Pour Carnap, ces deux positions antinomiques n'ont pas de sens car elles se trouvent « de l’autre côté de l’expérience ». Elles se fourvoient toutes les deux dans la métaphysique.

À partir des années 1950, c’est le réalisme qui devient dominant chez les philosophes de tradition analytique, avec la réhabilitation de la métaphysique, conçue cette fois en lien avec les sciences de la nature (la physique en particulier).
Karl Popper et le réalisme critique
Pour Karl Popper (ici vers 1980), la vérité d'un énoncé scientifique n'est possible que si cet énoncé a un sens. Or le sens d'un énoncé scientifique repose sur la possibilité de sa réfutation.

Pour Popper, tout comme Carnap, la thèse centrale du réalisme est « la thèse de la réalité du monde ». Mais contrairement à Carnap, Popper soutient que le réalisme est une position qui a du sens, qui peut être argumentée et qui doit être défendue.

Dans La logique de la découverte scientifique (1934), Karl Popper affirme que le propre d'une théorie scientifique est son caractère réfutable ou « falsifiable », s'opposant sur ce point au critère proposé par le positivisme logique pour lequel les énoncés scientifiques doivent être vérifiables empiriquement. En outre, il transforme l'opposition traditionnelle au sein du réalisme entre le « monde intérieur » et le « monde extérieur » en une opposition entre une théorie scientifique et une réalité qui transcende la théorie. Bien que cette problématique appartienne au champ des sciences, le réalisme reste chez Popper une doctrine métaphysique, car il n'est ni démontrable, comme le sont la logique ou les mathématiques, ni réfutable, comme le sont les sciences empiriques. Mais ce caractère métaphysique du réalisme, au lieu de le discréditer, lui permet de remplir le rôle de fondement pour la méthodologie scientifique. Ici, le rôle du réalisme est triple :

Il fonde la possibilité, pour une théorie, d'être fausse (d'être réfutée) en justifiant la possibilité de la réfutation. On parle alors de réalisme critique pour qualifier cette position.
Il assure la possibilité d'une croissance de la connaissance scientifique en soutenant que le monde ressemble plus à la façon dont les théories modernes le décrivent qu'aux théories dépassées.
Il joue un rôle régulateur en fixant un objectif à la science : l'accroissement des connaissances à propos du monde (puisqu'elles sont possibles).

Dans La Connaissance objective, Popper défend une théorie de la vérité-correspondance.
Kripke, Putnam et l'externalisme

Il revient à Saül Kripke17 et Hilary Putnam18 d'élaborer dans les années 1970 une tentative pour justifier le réalisme sur le terrain du langage et de la sémantique. S'inspirant de la distinction que Gottlob Frege avait établi entre le sens et la référence d'un mot, Kripke et Putnam élaborent une théorie causale de la référence des termes pour expliquer comment la signification d'un terme peut changer tout en désignant la même chose dans la réalité. D'après cette théorie, la référence d'une expression linguistique (ce qu'elle désigne dans le monde) est fixée par un acte de « baptême initial ». Cet acte désigne arbitrairement un objet physique bien réel associé à des effets observables (ex. : les électrons qui produisent la lumière électrique), mais les significations attachées à cette expression peuvent évoluer, voire changer du tout au tout. Ce qui établit la « réalité » d'une expression ou d'un terme, c'est l’existence d’une chaîne causale continue, liée au baptême initial. Le langage entretient ainsi une relation stable avec l'environnement extérieur qui assure l’existence des choses et des événements décrits dans les énoncés véridiques.

Cette conception du sens des expressions permet de concilier le réalisme naïf et le réalisme scientifique. La continuité de la référence entre le langage courant et la science est garantie par le lien causal qui les relie via un certain rapport à leur environnement matériel et à l'acte initial de baptême.
Selon Hilary Putnam, qui a d'abord défendu le réalisme métaphysique avant de le remettre en cause, le réalisme métaphysique implique l'adoption d'un prétendu « point de vue de Dieu ».
Réalisme « fort »

Dans sa version forte, le réalisme affirme que les théories, les croyances ou les perceptions sont (au moins approximativement) vraies au sens où elles correspondent à la réalité. La notion de vérité qui est mobilisée est donc celle de vérité-correspondance : une théorie, une croyance ou une perception est vraie lorsqu'elle reproduit dans l'esprit ce qui est, constituant ainsi une sorte de copie de la réalité (certes incomplète et imparfaite).

Dans cette version du réalisme, une affirmation est vraie si elle décrit fidèlement ce qui existe. La vérité d'un énoncé établit alors une relation d'identité entre le contenu sémantique de cet énoncé et le monde. Les prédicats « vrai » et « faux » sont des prédicats ontologiques, relatifs à l'existence ou non des objets ou des propriétés dont on parle, contrairement aux prédicats épistémiques tels que « certain », « douteux », etc., qui traduisent une attitude humaine d'acceptation ou de rejet et sont relatifs à des croyances humaines.
Réalisme « minimal » ou « structural »

En France, le mathématicien Henri Poincaré19 a proposé l’un des tous premiers arguments en faveur du ce qu'il est convenu aujourd'hui d'appeler le « réalisme structural », à la suite du commentateur Elie Zahar qui en a fait un précurseur de ce courant20. Selon Poincaré, le fait scientifique est une traduction simplifiée et pratique du fait empirique : « Le fait scientifique n'est que le fait brut traduit dans un langage commode »21. Poincaré expose ainsi l’idée que l'expérience est déjà structurée par ses relations et que l’esprit de l’homme construit la science à partir de cette pré-structuration. Il cherche à réfuter la version radicale du conventionnalisme et du pragmatisme d'Édouard Le Roy, selon lequel, « [...] les faits scientifiques, et à fortiori, les lois sont l'œuvre artificielle du savant ; la science ne peut donc rien nous apprendre de la vérité, elle ne peut nous servir que de règle d'action »22.

Henri Poincaré défend donc une forme minimale de réalisme, compatible avec le conventionnalisme auquel il est traditionnellement associé, et qui s'appuie sur le fait que nous n'avons un accès épistémique direct qu'à nos seules perceptions, qui sont privées et non communicables23. La seule chose que nous sommes capables de transmettre, ce sont les relations entre nos perceptions. Ainsi, deux personnes ne peuvent être certaines qu’elles perçoivent les teintes de couleur de la même façon, mais elle peuvent cependant s’accorder sur le fait que deux objets sont de la même teinte, ou qu’un objet est plus sombre qu’un autre. Dans la mesure où une connaissance objective doit être publique et intersubjective, elle ne peut reposer que sur ce qui est transmissible ; il s’ensuit que seules les relations entre les expériences ont une valeur objective et peuvent être source de connaissance. Si l’on admet qu’une connaissance de la réalité est possible, il doit s’agir d’une connaissance qui porte sur sa structure, et non sur les contenus de la réalité eux-mêmes.
Réalisme et antiréalisme

Selon Michael Devitt, le réalisme métaphysique est une « doctrine irrésistible » et il n’existe pas d’argument qui pourrait nous contraindre à l’abandonner24. Pour les antiréalistes au contraire, comme Bas van Fraassen, le réalisme métaphysique est une position dogmatique qu'il est impossible de vérifier, et qui se révèle par là même inutile sur le plan gnoséologique25. Selon Hilary Putnam, le réalisme métaphysique nécessite l'adoption d’un « point de vue divin », forcément illusoire parce qu’il est illusoire de croire que nous pouvons accéder à un monde tout fait indépendant des conditions particulières (sociales, psychologiques ou culturelles) de sa représentation.

D'après George Berkeley, figure classique de l'antiréalisme, s’il est problématique de poser l’existence d’une réalité indépendante de l’esprit, c'est que l'existence elle-même est posée par un sujet. L'existence du monde implique celle du sujet qui en fait l'expérience. Il y a bien une réalité du monde, mais cette réalité est nécessairement immatérielle au sens où il ne peut rien exister indépendamment d'un sujet de perception26.
Notes et références

↑ M. Devitt, Realism & Truth (1984), Oxford: Basil Blackwell, p. 13-15.
↑ Mario Bunge, « Matérialismes et sciences », in Athané, Machery et Silberstein (dir.), Matière première, 1/2006, Paris, Éditions Syllepse, p. 255.
↑ Porphyre de Tyr, Isagogè, I, 9-12, trad. Jules Tricot.
↑ Cf . Pierre Abélard, De intellectibus, 1125.
↑ Alain de Libera, La Querelle des universaux, Seuil, 1996, p. 31, 133, 137, 393.
↑ Quine 2003, p. 41-43.
↑ Panaccio 2011, p. 17-18.
↑ Nelson Goodman et W. V. Quine, « Steps Toward a Constructive Nominalism », The Journal of Symbolic Logic, vol. 12, n°4, décembre 1947, p. 105-122.
↑ Quine 2003, p. 184.
↑ Julius Nicoladec, « La querelle des universaux » [archive], sur Sciences Humaines, 13 juin 2014.
↑ Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « Universaux » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
↑ Lainé 2001, p. 24-25.
↑ Lainé 2001, p. 24.
↑ Aristote, Éthique à Nicomaque, livre VI, ch. 6. Cf. aussi livre X, ch. 10 : « la science a pour objet le général ».
↑ Roger Pouivet, Après Wittgenstein, saint Thomas, Paris, PUF, 1997.
↑ Cf. passage sur le « morceau de cire », Seconde Méditation, § 11-13.
↑ S. Kripke, Naming and Necessity (1972) tr. fr., La logique des noms propres, Paris, Les éditions de Minuit, coll. « Propositions », 1982.
↑ H. Putnam, « Explanation and Reference » (1973), tr. fr. « Explication et référence », in P. Jacob (dir.), De Vienne à Cambridge : l'héritage du positivisme logique, Paris, Gallimard, p. 339-363.
↑ Henri Poincaré, La Science et l'Hypothèse, Paris, Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1902.
↑ Élie Zahar, « Henri Poincaré : L'évolution des lois. Présentation », in Philosophie des sciences, t.1, Paris, Vrin, 2004, p. 102.
↑ Poincaré 1970, p. 161.
↑ Poincaré 1970, p. 151.
↑ La Science et l'Hypothèse, ch. XI, §6.
↑ M. Devitt, 1984, Realism & Truth, Oxford: Basil Blackwell, p. 424.
↑ Cf notamment Bas van Fraassen, The Scientific Image, Oxford University Press, 1980.
↑ D. Berlioz, 2000, Berkeley, Un nominaliste réaliste, Vrin, p. 99.

Voir aussi
Bibliographie

Jocelyn Benoist, Éléments de philosophie réaliste, Paris, Vrin, coll. « Moments philosophiques », 2011, 180 p. (ISBN 2711623505).
Michael Devitt, Realism And Truth, Princeton UP, 1999.
Pierre Duhem, Sauver les apparences. Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée (1908), Paris, Vrin, 2005.
Étienne Gilson, Le réalisme méthodique, Paris, Pierre Téqui, 2007 (1935).
Étienne Gilson, Réalisme thomiste et critique de la connaissance, Paris, Vrin, 1986 (1939).
Saul Kripke, La logique des noms propres (1980), Paris, Minuit, 1982.
Jean-Pierre Lainé et Marie-France Lainé (préf. Michel Boyancé), Entrer en philosophie : Manuel d'initiation, Paris, Pierre Téqui, coll. « Chemins Philosophiques », 2001, 95 p. (ISBN 2740308361).
S. Laugier et P. Wagner (éd.), Philosophie des sciences, vol. 1 : Théories, expériences et méthodes ; vol. 2 : Naturalismes et réalismes, Paris, Vrin, 2004.
Alain de Libera, La Querelle des universaux, Paris, Seuil, 1996.
Claude Panaccio, Qu'est-ce qu'un concept ?, Paris, Vrin, coll. « Chemins Philosophiques », 2011, 125 p. (ISBN 2711623394).
Henri Poincaré (préf. Jules Vuillemin), La Valeur de la Science, Paris, Flammarion, coll. « Champs Sciences », 1970, 190 p. (ISBN 2081265982).
Karl Popper, La Connaissance objective (1973), Paris, Flammarion, 1999.
Roger Pouivet, Philosophie contemporaine (chapitre 4 en particulier), PUF, 2008.
Willard Van Orman Quine, Du Point de vue logique : Neuf essais logico-philosophiques, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2003, 256 p. (ISBN 9782711616565).
Franck Varenne, Théorie, réalité, modèle, Éditions Matériologiques, 259 p., 2012 (ISBN 978-2-919694-29-7).

Articles connexes

Métaphysique
Matérialisme scientifique
Réalisme épistémologique
Réalisme moral
Réalisme scientifique
Réisme
Théorie de la vérité-correspondance



-----------------------------------------------

Rapport entre les notions de nécessité et de possibilité

L'acier électrique, est un acier spécialement fabriqué pour obtenir certaines propriétés magnétiques, comme de petites surfaces d'hystérésis (ce qui induit de faibles dissipations d'énergie par cycle, ou faibles pertes de cœur) est une grande perméabilité magnétique. Il peut être à grains orientés (alliage de fer + 3 à 3,3 % de silicium) ou non orientés (fer + 0,02 à 3 % de silicium + 0 à 0,8 % d'aluminium).

Il est généralement fabriqué sous forme de bandes laminées à froid de moins de 2 mm d'épaisseur (c'est-à-dire des feuillards) qui sont appelées tôles lorsqu'elles sont empilées pour former un noyau. Une fois assemblées, elles forment les noyaux de transformateurs ou le stator et le rotor de moteurs électriques.
Liens externes

J.-C. Bavay et J. Verdun, « Les aciers électriques pour transformateurs et machines tournantes : Situation actuelle et perspectives », Journal de physique, vol. 2 « supplement au Journal de Physique II », no IV,‎ décembre 1992 (lire en ligne [archive])

[masquer]
v · m
Fer et carbone
Phases Austénite · Bainite · Cémentite · Ferrite · Graphite · Lédéburite · Martensite · Perlite
Aciers Acier Corten · Acier duplex · Acier électrique · Acier inoxydable · Acier maraging · Acier rapide · Désignation normalisée
Autres produits ferreux Fonte (dont la fonte brute) · Fer puddlé · Fer forgé

RAPPORT
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
OU
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE


_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6263
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   Ven 7 Juil à 10:03

Réisme

Le réisme est une théorie philosophique de Tadeusz Kotarbiński, fondée sur l'ontologie de Stanislaw Lesniewski.

Dans son essence, le réisme a été condensé par Kotarbiński en deux postulats :

« tout est objet », c'est-à-dire que tout, y compris les concepts abstraits, doit être réduit à des objets concrets.
aucun objet n'est un état, une relation ou une propriété.

Dans un sens sémantique, il s'agit d'une théorie linguistique qui établit une distinction entre les noms « réels », qui correspondent à des objets concrets, et les « pseudo-noms », les onomatoides, qui dénotent des états, relations, propriétés, évènements, etc. Cette théorie permet également d'établir sur quels critères une phrase possède un sens, soit un sens direct et littéral, ou un sens indirect à d'autres degrés.
Liens externes

Réisme sur la Stanford Encyclopedia of Philosophy [archive]
Tadeusz Kotarbinski from Ontological Reism to Semantical Concretism [archive]


ET

Le naturalisme moral repose sur une conception du sujet humain issue de la philosophie morale de David Hume. Selon Hume, les êtres humains sont affectés par des états psychologiques qui appartiennent à deux catégories bien distinctes, en lien avec les capacités d'agir et d'acquérir des connaissances du monde naturel :

les croyances ou opinions (beliefs) qui, lorsqu'elles sont vraies, représentent la façon dont le monde est ;
les désirs, dont la visée est de représenter le monde tel qu'il devrait être.

Contrairement aux croyances, qui doivent refléter la réalité pour être vraies, les désirs ont pour fonction chez Hume d'accorder la réalité à ce qui fait l'objet du désir. Ils ne peuvent donc être évalués comme le sont les croyances ou les opinions, en termes d'énoncés vrais ou faux. Or pour Hume, les jugements moraux n'expriment rien d'autre que des désirs : ils ne décrivent pas ce qui est mais expriment ce qui doit être conformément à un certain désir. Par conséquent, les jugements moraux n'ont pas de valeur de vérité ; ils ne sont ni vrais ni faux. La seule manière d'évaluer la vérité des jugements moraux est d'examiner leur cohérence générale ou de mettre à jour les opinions ou croyances qui les accompagnent.

À l'instar de Hume, les défenseurs de la conception naturaliste de l'éthique remettent en cause le dualisme qui affirme l'existence spécifique d'un monde de valeurs ou d'une forme d'objectivité morale1. Mais contrairement à Hume, les naturalistes refusent de distinguer entre les jugements de vérité et les jugements moraux, les seconds étant toujours réductibles aux premiers. La thèse de l'autonomie de l'éthique, dans la mesure où elle est intimement liée à l'idée qu'il y aurait des propriétés non naturelles, est aussi inacceptable pour eux que le dualisme cartésien qui postule l'existence de propriétés non physiques2. Le naturalisme moral constitue en ce sens une forme de réalisme en matière d'éthique. Mais cette forme de réalisme s'oppose à toute conception réaliste de la morale impliquant le dualisme du monde des valeurs et du monde physique.
Réductionnisme et non-réductionnisme

Pour le naturalisme réductionniste, les explications en termes non physiques (moraux, mentaux, etc.) n'ont aucune pertinence scientifique et doivent être remplacées par des explications en termes physiques. L'éthique doit chercher à réduire ou à éliminer progressivement les propriétés considérées comme spécifiquement morales au profit des propriétés relevant des sciences de la nature. Cette forme de réductionnisme peut se résumer en quatre thèses :

Les phrases morales expriment des propositions.
Quelques-unes de ces propositions sont vraies.
Ces propositions sont rendues vraies par des caractéristiques objectives du monde, indépendamment de l'opinion des hommes.
Ces caractéristiques objectives du monde sont réductibles à des caracéristiques physiques.

Pour le naturalisme non-réductionniste, en revanche, les explications formulées dans les termes des théories psychologiques ou sociologiques ne sont pas entièrement réductibles à des explications physiques et la psychologie peut jouer un rôle déterminant dans l'explication des phénomènes éthiques. À l'instar de la précédente, cette version du naturalisme moral peut se résumer en quatre thèses :

Les phrases morales expriment des propositions.
Quelques-unes de ces propositions sont vraies.
Ces propositions sont rendues vraies par des caractéristiques objectives du monde, indépendamment de l'opinion des hommes.
Ces caractéristiques objectives du monde sont des caractéristiques psychologiques (ou sociologiques) qui surviennent sur des caractéristiques physiques.

Selon Gilbert Harman, qui défend une position non réductionniste, certaines théories psychologiques, relatives au développement de la sensibilité morale, pourrait expliquer les phénomènes éthiques et sont susceptibles d'être réfutées, comme n'importe quelle théorie scientifique, par l'observation de ce que nous ressentons dans certaines situations. Les explications psychologiques ou sociologiques courantes, par l'égoïsme, la prudence ou les croyances relatives à tel ou tel environnement culturel sont ainsi considérées comme acceptables du point de vue scientifique3.
Faits et valeurs

Le naturalisme moral rejette la distinction fait-valeur – il suggère que l'enquête dans le monde naturel peut augmenter notre connaissance morale exactement de la même façon qu'elle augmente nos connaissances scientifiques. Ce rejet de la distinction fait-valeur n'implique toutefois pas que la façon dont les choses sont équivaut à la façon dont elles devraient être. Une des raisons invoquées pour invalider cette équivalence découle du constat que les besoins et les désirs des êtres sensibles impliquent une modification de l'environnement incompatible avec une attitude fataliste qui consisterait à accepter systématiquement les choses telles qu'elles sont. Les partisans du naturalisme moral font valoir également que le développement de l'humanité passe par celui d'une science de la morale (en) – bien que l'existence d'une telle science soit débattue.
L'éthique comme science

Le neuroscientifique et philosophe Sam Harris a mis en avant le fait que nous surestimons la pertinence de nombreux arguments contre la science de la morale, arguments qui seraient selon lui rejetés par les scientifiques dans d'autres domaines de la science telle que la physique. Par exemple, nous n'exigeons pas la certitude absolue des prévisions dans le domaine de la physique, aussi ne devons-nous pas l'exiger d'une science étudiant la morale4.

De nos jours, de nombreux penseurs discutant de la distinction fait-valeur et de la loi de Hume se sont accordés sur l'idée qu'on ne peut faire dériver « devrait » d'« être ». À l'inverse, Harris soutient que la distinction fait-valeur relève d'une confusion et propose que les valeurs soient réellement un certain type de fait. Plus précisément, Harris suggère que les valeurs sont équivalentes à des évaluations empiriques sur « l'épanouissement de créatures conscientes dans une société ». Il défend l'idée selon laquelle il existe des réponses objectives aux questions morales, même si certaines sont difficiles ou impossibles à posséder en pratique. De cette façon, la science peut nous dire ce qu'il faut tenir pour valable.
Critiques et Objections

Le naturalisme moral a d'abord été critiqué par G. E. Moore, à l'origine de l'expression « sophisme naturaliste ». Richard Hare a également développé une critique du naturalisme moral en s'appuyant sur les définitions naturalistes qu'il considère fallacieuses des termes « bien » ou « bon ». Hare considère que les expressions et jugements moraux ont une fonction prescriptive qui n'est pas réductible à une fonction descriptive5.
Notes et références

↑ Cf. E. Kant, Critique de la raison pratique, où est postulée l'existence de deux ordres de causalité (la causalité de la nature régies par les lois physiques et celle de la liberté, régie par les lois de la raison) ; et H. Prichard, Moral Obligation, Oxford, Clarendon Press, 1968, où est affirmée l'existence de « devoirs intrinsèques » valant absolument, c'est-à-dire indépendamment des capacités humaines ou des conséquences pour la souffrance et le bien-être humains.
↑ Cf. R. Ogien, Le réalisme moral, Paris, PUF, 1999.
↑ G. Harman, The Nature of Morality: An Introduction to Ethics, Oxford, 1977.
↑ Sam Harris: Science can answer moral questions | Video on [archive]. Ted.com. Consulté le 31 décembre 2015.
↑ Cf. R. Hare, The Language of Morals [archive], 1952

Bibliographie
Richard T. Garner et Bernard Rosen, Moral Philosophy: A Systematic Introduction to Normative Ethics and Meta-ethics, New York, Macmillan, 1967
Richard M. Hare, The Language of Morals, Oxford, Oxford University Press, 1964 (1952)

LE PARADOXE, L’ESCARMOUCHE ET FIGURE DE STYLE.

DANS LE SOMBRE D'UNE SALLE, AU SEIN DES CONTENUS, SE TROUVENT UNE MULTITUDE
DE TASSE DE CAFÉ. L'AIR EST DÉPEUPLAIT DES CIGARES ET AUTRES OBJETS FUMANTS
QUI SONT DÉSIGNE DANS UN TERME NON IDENTIFIÉ. IL N'Y A PLUS DE SYNTAXE AUQUEL
LE TERME DE CROIRE ÉTABLI SON LABYRINTHE DE VIE. LE PARADOXE PRENDS L'ACTE
SUR L'OBSCURANTISME: LES THÉORÈMES INVERSENT LE SENS MÊME DE L'ARCHITECTURE
DU PATIENT, AINSI EST L’ŒUVRE DU CONCEPT DE LA CONTRADICTION.

L'ESCARMOUCHE NE SE LIVRE PLUS AUX INTUITIONS ET LES INSTITUTIONS MONTRENT
UN FAIBLESSE D'ACTE DEVANT L’ABSURDITÉ CONCEPTUELLE: QUI EST LE FOU, CELUI QUI EST
OU CELUI QUI LE SUIT ?

L’ENTITÉ DU CONCEPT EST UNE SORTE DE CÉMENTITE OU Fe3c AUQUEL ON ATTRIBUT
LA FACULTÉ DE DIRE DES MOUVEMENTS PAR DES ASPECTS QUI LUI SONT PROPRES DANS
SA VALEUR CHIMIQUE OU SA COMPOSITION. LA CHAIR DE L'ESPRIT PRENDS SES PREMIERS
LUEURS BIEN LOIN DU DÉVELOPPEMENT ACTUEL: EST CE L'ORIGINE OU UN ASPECT
DÉVELOPPÉ DES PREMIÈRES STRUCTURES AYANT FORMÉES LA COMPOSITION MÊME DE LA VIE.

CE QUI ÉTAIT OBSCURANTISME EST DEVENU UN PARADOXE QUI PEUT, AINSI PAR LA SUITE,
DEVENIR UNE CONSCIENCE SUR UNE IDÉE QUI PEUT REDEVENIR UN RÉEL OBSCURANTISME
DU MOMENT PAR UNE AFFIRMATION HOULEUSE SUR LA STRUCTURE MÊME DE L’IDÉE SOULEVÉE.

LA FIGURE DE STYLE SUR LES RÔLES MOTEURS DE LA STRUCTURE DÉMONTRE
LES CONTRARIÉTÉS SUR LES ÉTABLIS EN CE QUI CONCERNE LA CONSCIENCE DE L’IDÉE MÊME.
LE BON SENS ET LA MAUVAISE DIRECTION INDIQUE LA CRUELLE DÉSILLUSION DE LA DISCORDE
AU SUJET D'UNE BOUSSOLE. LA DIRECTION DU VOIR EST UNE SEMENCE DE L’ÉTHIQUE..
LA TASSE DE CAFÉ SE FAIT ATTENDRE POUR L'UN TANDIS QUE L'AUTRE LAISSE REFROIDIR
LA SIENNE... AINSI APPARAIT LE GOUT DANS UNE SALLE AUQUEL LE CAFÉ FUT UN INSTANT
DANS L'UNIVERSELLE D'UNE TEMPÉRATURE MAIS AUQUEL LES ACTEURS ONT JOUAIENT UN
RÔLE D'INDICATEUR SUR SON ÉVOLUTION DANS LE TEMPS, L'AIR ET LA MATIÈRE:
LE CAFÉ EST DANS LE MOUVEMENT INTÉRIEUR DE CELUI QUI LE POSSÈDE DANS SA TASSE
TOUT COMME CELUI QUI LE POSSÈDE DANS SA TASSE CROIT CONNAITRE SA RÉACTION DEVANT
UN CAFÉ AUQUEL IL N'A AUCUNE INFORMATION SINON QU'IL EST DANS SA TASSE:
UN ASPECT D'UNE NAÏVE CONFIANCE EN SOI OU D'UNE MALADRESSE DE PRUDENCE
SELON LE CONTEXTE DE L'AIR...

LA DÉMONSTRATION DU PARADOXE DEVANT UNE INTUITION: ASPECT DE MÉLANGE DE
L'INTUITION ET DE LA CONFIANCE DANS LE VRAI QUI N'EST PAS RÉEL ET LE RÉEL QUI N'EST PAS
VRAI OU L'ÉPISTÉMOLOGIE...

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
OU
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6263
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   Ven 7 Juil à 10:08

https://fr.wikipedia.org/wiki/Acier_%C3%A9lectrique

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t385-le-paradoxe-l-escarmouche-et-figure-de-style#6228

https://fr.wikipedia.org/wiki/Naturalisme_moral

Title Uyuni salt flat, Bolivia
Released 07/07/2017 10:00 am
Copyright contains modified Copernicus Sentinel data (2017),
processed by ESA, CC BY-SA 3.0 IGO
Description

The image shows part of Bolivia’s Salar de Uyuni – the largest salt flat in the world.

Occupying over 10 000 sq km, the vast Salar de Uyuni lies
at the southern end of the Altiplano, a high plain of inland drainage
in the central Andes. Some 40 000 years ago, this area was part
of a giant prehistoric lake that dried out, leaving behind the salt flat.

Salt from the pan has been traditionally harvested by the local Aymara people,
who still predominate in the area. But the Uyuni is also one of the richest lithium
deposits in the world, at an estimated 9 million tonnes.

The geometric shapes in the upper left are large evaporation ponds of the national
lithium plant, where lithium bicarbonate is isolated from salt brine. Lithium is used
in the manufacturing of batteries, and the increasing demand has significantly
increased its value in recent years – especially for the production
of electric-car batteries.

The surrounding terrain is rough in comparison to the vast salt flat.
In the lower right we can see the 20 km-wide alluvial fan of the Rio Grande
de Lípez delta.

On the whole, the Salar de Uyuni is very flat, with a surface elevation
variation of less than 1 m. This makes the area ideal for calibrating satellite
radar altimeters – a kind of radar instrument that measures surface topography.
ESA’s CryoSat and the Coperncius Sentinel-3 satellites carry radar altimeters.

This image, also featured on the Earth from Space video programme,
was captured by the Copernicus Sentinel-2B satellite on 17 May 2017.
Id 380675

AND

7 July 2017

Rockets and spacecraft may get us to Mars, but food must nourish us
on the journey. Now researchers are using the International Space Station
to look at how much food will be needed on a spacecraft heading to the Moon,
Mars or beyond. By tracking the energy used by astronauts,
we can count the number of calories humans will need for long flights.

Calculating total energy expenditure involves making many measurements
over a period of 10 days. ESA astronaut Paolo Nespoli will be the last
of the required 10 subjects, following his launch late this month.
Paolo Nespoli at Star City

First thing in their morning, Paolo will wear a breathing mask
to measure the levels of carbon dioxide he produces and
the amount of oxygen consumes. This allows researchers
to calculate how much energy the body uses to maintain
basic functions in a resting state.

Before breakfast, he will drink a dose of water labelled with
trace elements. By tracking how much is eliminated over time
in collected urine, total energy use will be calculated.

Paolo will eat a standardised breakfast and use the breathing
mask for four hours. This reveals how much energy the body
is consuming to digest, process and store the meal.

The last step is to calculate how much energy is used in physical activity.
Throughout the 10 days, Paolo will sport a tracker on his arm to record
the time and intensity of different activities.

Analysing these different measurements allows the researchers
to calculate total energy use such that meals can be tailored
to the astronauts’ energy levels, ensuring they get no less
than they need.
Thomas during Energy experiment

Comparison with measurements made before and after the flight
will also provide insights into how weightlessness affects body weight.
It is well known that astronauts on longer missions in low orbit lose weight,
but the reasons are unclear.

Understanding metabolism as it relates to physical activity
in weightlessness can shed light on what is happening and
how best to nourish humans on missions into deep space.

But counting calories in space will also go a long way to helping
us back on Earth: understanding energy balance in relation to diet
and activity will improve the care of bed-ridden patients.

EUROPEAN SPACE AGENCY AND N.A.SA WITH BAÏKONOUR AND SPOUNIK

LE MOUVEMENT DE L’ELLIPTIQUE.
Y'BECCA.

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6263
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   Aujourd'hui à 3:42

NASA's Mars Exploration Rover Opportunity recorded a panoramic view
before entering the upper end of a fluid-carved valley that descends
the inner slope of a large crater's rim.

The scene includes a broad notch in the crest of the crater's rim,
which may have been a spillway where water or ice or wind flowed over
the rim and into the crater. Wheel tracks visible in the area of the notch
were left by Opportunity as the rover studied the ground there and
took images into the valley below for use in planning its route.

"It is a tantalizing scene," said Opportunity Deputy Principal Investigator
Ray Arvidson of Washington University in St. Louis.
"You can see what appear to be channels lined by boulders,
and the putative spillway at the top of Perseverance Valley.
We have not ruled out any of the possibilities of water, ice
or wind being responsible."

Opportunity's panoramic camera (Pancam) took the component images
of the scene during a two-week driving moratorium in June 2017
while rover engineers diagnosed a temporary stall in the left-front
wheel's steering actuator. The wheel was pointed outward more
than 30 degrees, prompting the team to call the resulting vista Pancam's
"Sprained Ankle" panorama. Both ends of the scene show portions
of Endeavour Crater's western rim, extending north and south,
and the center of the scene shows terrain just
outside the crater.

The team was able to straighten the wheel to point straight ahead,
and now uses the steering capability of only the two rear wheels.
The right-front wheel's steering actuator has been disabled
since 2006. Opportunity has driven 27.95 miles (44.97 kilometers)
since landing on Mars in 2004.

On July 7, 2017, Opportunity drove to the site within upper
Perseverance Valley where it will spend about three weeks
without driving while Mars passes nearly behind the sun from
Earth's perspective, affecting radio communications.
The rover's current location is just out of sight
in the Sprained Ankle panorama, below the possible spillway.
Opportunity is using Pancam to record another grand view
from this location.

After full communications resume in early August, the team
plans to drive Opportunity farther down Perseverance Valley,
seeking to learn more about the process that carved it.

For more information about Opportunity's adventures on Mars, visit:

https://mars.nasa.gov/mer

News Media Contact
Guy Webster
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif.
818-354-6278
guy.webster@jpl.nasa.gov

Laurie Cantillo / Dwayne Brown
NASA Headquarters, Washington
202-358-1077 / 202-358-1726
laura.l.cantillo@nasa.gov / dwayne.c.brown@nasa.gov

-------------------------------------

20 July 2017

With Sentinel-5 Precursor about to be packed up and shipped
to Russia for liftoff in late September, media representatives,
members of the UK Space Agency and National Centre
for Earth Observation had the chance to see this Copernicus
air-pollution monitoring satellite standing proud in the cleanroom.

Sentinel-5 Precursor – also known as Sentinel-5P
– is the first Copernicus mission dedicated to monitoring
our atmosphere.

It has been built to map a multitude of trace gases such as
nitrogen dioxide, carbon monoxide and methane that
affect air quality.

The satellite will help to identify pollution hotspots
where public health could be at risk. It will also contribute
to services that warn of high levels of UV radiation,
which can cause skin cancer, and volcanic ash
monitoring for aviation safety.

Carrying the Tropomi instrument, the most advanced
of its kind, Sentinel-5P will map the entire planet every 24 hours.
The availability of accurate and up-to-date information will help
decision-makers to fight air pollution and climate change.
Josef Aschbacher

Sentinel-5P is the forerunner of the Sentinel-5 mission
to be carried on the MetOp Second Generation satellites
that will be launched in a few years. Until then Sentinel-5P
will deliver much needed information to monitor
and track air pollution.

The media event was held at Airbus Defence and Space in Stevenage,
UK, where the satellite was built and tested.

ESA’s Director of Earth Observation Programmes, Josef Aschbacher,
said, “It’s wonderful to see the satellite in all its glory,
and it’s thanks to a truly collaborative effort that it will take
the EC’s Copernicus programme into a new era
of atmospheric monitoring.

“ESA is very grateful to the Netherlands for its substantial contribution
to the Tropomi instrument. The mission as a whole was designed
and built by a consortium of 30 companies under the leadership
of Airbus Defence and Space.”

Nico van Putten, Deputy Director of the Netherlands Space Office,
added, “The development and the implementation
of the top-notch Tropomi instrument for Sentinel-5P
is thanks to the remarkable close cooperation between
different entities from all over Europe.

Bringing air pollution into focus
Access the video

“As a Dutch institution we are proud to contribute to this marvel
of space technology, which will now help to tackle global challenges,
making Europe even stronger in Earth observation.”

Pepijn Veefkind from the Royal Netherlands Meteorological Institute,
KNMI, added, “Every day, Tropomi will make almost 20 million observations
of important air pollutants and gases affecting the climate.

“KNMI will use this data to improve air-quality forecasts and to keep
a close eye on emission increases or reductions, and to monitor
what mitigation measures are effective in protecting
the air we breathe.”

Engineers will now prepare the satellite for shipment
to the Plesetsk launch site in Russia. Once there it will be
thoroughly tested and prepared for launch in late September.

--------------------------------------

Impacts of climate on past, present, and future fire regimes in Alaskan boreal forest and tundra ecosystems

JFSP Project Number: 14-3-01-07
Principal Investigators
Luigi Boschetti, University of Idaho
Philip Higuera, University of Montana
Adam Young, University of Idaho (GRIN recipient/student investigator )

Understanding how fire regimes may respond to climate change is
a key priority for Alaskan fire and resource managers. Statistical models
play an important role in developing this understanding, helping project
the timing and location of future fire-regime changes.
However, future projections are accompanied by significant
sources of uncertainty, particularly related to the calibration
of statistical models with data spanning a short observational record
(e.g., 60 yr). The goal of this project was to evaluate the ability
of statistical models to predict outside the observational record,
and thus identify key strengths and limitations when applying statistical
models to predict fire activity under scenarios of 21st-century climate change.

Key Findings

Climate is a dominant control of fire activity in Alaskan boreal forest
and tundra ecosystems: spatial variability in climate can explain much
of the variability in modern fire activity. The relationship between climate
and fire is strongly nonlinear, with the likelihood of a fire occurring
within a 30-yr period much higher where mean July temperatures exceed 13.4 °C.
Under a range of 21st-century climate-change scenarios,
Alaskan ecosystems are projected to become increasingly conducive
to burning. The magnitude of change will vary across space
and throughout time, largely depending on the proximity
of a region to the temperature threshold to burning.
In particular, tundra and forest-tundra ecosystems may be particularly
vulnerable to climatically induced changes in fire activity,
with some regions projected to experience novel fire regimes relative
to the past 6000-32000 yr.
Applying statistical models outside of the observational record,
as done here for the past millennium (850-1850 CE), reveals important
limitations and sources of uncertainty; projections are particularly sensitive
to any data inaccuracies when predicting fire activity for regions
near climatic thresholds.

http://mailchi.mp/blm/webinar-sagebrush-ecosystems-in-a-changing-climate-opportunities-for-adaptive-management-2680585

We will be requesting proposals through one or more formal Funding Opportunity Notice (FON) announcements
beginning approximately early September 2017 and remaining open through November 16, 2017.

This is an early alert to investigators interested in the topics listed below so you can begin considering responsive ideas with potential partners and collaborators.

Please recognize that final decisions regarding topic selection will not be made until September, 2017, and that final topic selection may differ from that posted below.

Cohesive Strategy Potential topics directly and indirectly support
the three goals of the 2014 National
Cohesive Wildland Fire Management Strategy:

* Resilient Landscapes
• Fire Adapted Communities
• Safe and Effective Wildfire Response

FON 1- Primary

Ecological effects of fuel treatments and wildfire
management at landscape scales
Fuel treatment longevity
Relationships between prescribed fire and wildfire regimes
Effectiveness of fuel breaks and fuel break systems
Sources and distribution of ignitions and their relation
to wildfire impacts
Socio-political factors that influence the costs associated
with wildfire

FON 2 - Graduate Research Innovation (GRIN) Award

In partnership with the Association for Fire Ecology, the Joint Fire
Science Program (JFSP) will likely continue
the Graduate Research Innovation (GRIN) program
for current master and doctoral students in the field
of wildland fire and related physical, biological, and social sciences.
The purpose of these awards is to enhance student exposure
to the management and policy relevance of their research.
As a result, these awards will enable graduate students
to conduct research that will supplement and enhance
the quality, scope, or applicability of their thesis or dissertation
to develop information and products useful to managers
and decision-makers.

Proposals must describe new, unfunded work that extends
ongoing or planned research that is the subject of a thesis
or dissertation that has been approved by the graduate student’s
advisory committee. Proposals must be directly related to the mission
and goals of JFSP to be considered, and they must address management-
or policy-related questions related to one or more of the following general
topic areas: fuels management and fire behavior, emissions and air quality,
fire effects and post-fire recovery, relative impacts of prescribed fire versus wildfire,
or human dimensions of fire.

FON 3 - Fire and Smoke Model Evaluation Experiment (FASMEE)

The Joint Fire Science Program (JFSP), in partnership with
the Department of Defense, Environmental Security Technology
Certification Program (ESTCP), has completed planning
for the Fire and Smoke Model Evaluation Experiment (FASMEE; Phase 1).
It is anticipated that the JFSP September 2017
FON will include an open solicitation for proposals
to participate in Phase 2—data collection, data archival,
and initial model evaluation—of FASMEE. In brief, this experiment
is being designed as a large-scale, interagency effort to (1)
identify the critical measurements necessary to improve operational
wildland fire and smoke prediction systems, (2) collect observations
through coordinated field campaigns, and (3) use these measures
and observations to advance science and modeling capabilities
and utility to end users. FASMEE is aimed at modeling systems
in operational use today as well as the next generation
of modeling systems expected to become operationally
useful in the next five to 10 years.

The FASMEE field campaigns are anticipated to be conducted
as large operational prescribed fires targeting (1) heavier fuel
loads and high-intensity fires, (2) large fires capable of producing
significant atmospheric plume dynamics and a substantial downwind
smoke plume, and (3) where possible (particularly in the West),
free-running fire. Candidate sites include the Fishlake National Forest
in Utah, North Kaibab Ranger District in Arizona, Fort Stewart
in Georgia, and Savannah River Site in South Carolina. Research
burns are planned for ignition no earlier than late summer 2019
and no later than early spring 2022. Depending on total funding
availability, four or more burns are planned.

http://us2.campaign-archive2.com/?u=5f6de7b069a57255f980944b4&id=0ae5910163

ECRIT DE
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE
POUR LES DEUX FRERES "ENNEMIS" ET POURTANT AMOUREUX DES U.S.A
QUE SONT KENNEDY ET NIXON
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'ÉPISTÉMOLOGIE ET LE PARADOXE OU FIGURES DE STYLES
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Paradoxe du Cygne d'Argent
» [Débat] Un paradoxe entre Arceus et Mew ?
» L'écume des vagues vaut toute les promesses que la vie peut nous faire
» Des cubes et des hommes...
» [V6][Bad Moon] Waaagh Crom (1k5 pts)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le clans des mouettes :: Le clans des mouettes-
Sauter vers: