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 LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA

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yanis la chouette



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MessageSujet: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 2:51

LA GUERRE DU BIAFRA

Causes et déclenchement du conflit

Ex-colonie britannique, le Nigeria, qui acquiert son indépendance en 1960, est alors peuplé d'environ quarante millions d'habitants, population supérieure à celle de l'ensemble des États africains francophones nouvellement indépendants1. Sa population est divisée en 250 ethnies1, dont trois principales, les Haoussas, les plus nombreux, majoritairement musulmans et vivants au nord ; les Yorubas, musulmans et chrétiens vivant à l'ouest et au sud-ouest ; et les Ibos (ou Igbos), majoritairement chrétiens et animistes, qui vivent au sud-est et détiennent la majorité des postes dans l'administration et les commerces. Largement christianisés et alphabétisés par les missionnaires, les Ibos avaient en effet été favorisés par l'administration britannique qui séparait ainsi les forces du pays pour mieux asseoir sa domination. De plus, la plupart des mines de charbon et des réserves de pétrole du pays étaient situées à l'est du delta du Niger, où vit la majorité des Ibos. De 1960 à 1966, les deux partis politiques haoussa et ibo s'allient pour diriger le Nigeria, excluant de fait les Yorubas. Les autres ethnies se sentant lésées à différents niveaux, elles s'opposent aux Ibos et les tensions montent jusqu'à atteindre leur paroxysme en 1966.

Les Yorubas soutenaient jusqu'alors un parti réformiste à tendance progressiste, opposé au bloc conservateur des musulmans du Nord, l'Action Group (en). Ils mènent alors un coup d'État qui conduit à la formation d'un parti yoruba plus conservateur, le NNDP (en), et à une alliance avec les Haoussas. Les composantes de cette nouvelle alliance politique excluent les Igbos du pouvoir et les menacent de leur confisquer leurs richesses, tirées notamment du pétrole.

Lors des élections (en) de 1965, l’Alliance nationale nigériane (Nigerian National Alliance) des Haoussas, alliée aux membres conservateurs yorubas, s'opposait à la Grande Alliance progressiste unie (United Progressive Grand Alliance ou UPGA) Igbo, alliée aux membres progressistes yoruba. L'Alliance nationale nigériane, menée par Sir Abubakar Tafawa Balewa (en), remporte la victoire avec une écrasante majorité, qui est néanmoins entachée par des soupçons de fraude électorale massive[réf. nécessaire]. Des officiers igbos à tendance gauchisante renversent alors le gouvernement et placent le général Johnson Aguiyi-Ironsi à la tête de l'État le 15 janvier 1966. Ironsi met fin le 24 mai 1966 au fédéralisme et renforce la domination de la capitale, mais les tensions s'attisent dans le pays1. Une rébellion anti-ibos éclate dans le Nord, déclenchant un exode massif vers la province de l'Est. Selon Jean Guisnel, « les massacres provoquent plus de 30 000 morts jusqu'en octobre »1.

Ironsi est assassiné le 29 juillet 1966, et un autre coup d'État instaure un gouvernement fédéral militaire. La junte, en majorité musulmane, place à la tête de l'État un chrétien, le général Yakubu Gowon, avec pour mission de rétablir la paix dans le pays et un régime civil à son gouvernement. Mais dans le Nord du pays, en majorité peuplé de musulmans, des persécutions et des pogroms sont perpétrés sur des Igbos, ethnie chrétienne, malgré les tentatives de Lagos de ramener le calme[réf. nécessaire]. Le général Gowon modifie les structures administratives du pays, ce qui suscite l'opposition des Ibos, qui perdent le pétrole, qui est présent principalement à l'est du Delta, et est l'objet d'exploitations par les compagnies britanniques Shell et British Petroleum (BP)1.

Odumegwu Emeka Ojukwu, le gouverneur militaire de la région de l'Est, fief des Igbos, refuse alors de reconnaître l'autorité de Yakubu Gowon et la tension monte entre chrétiens et musulmans, plaçant le pays au bord de la guerre civile. En janvier 1967, l'accord d'Aburi (en) est proposé au Nigeria au terme d'une médiation ghanéenne. Il prévoit l'abandon de la division du pays en régions afin d'instaurer une République fédérale composée de douze États. Le général Gowon propose de son côté un nouveau découpage administratif qui aurait privé les Igbos de la grande partie des ressources pétrolières. Ojukwu rejette ces propositions et déclare que tous les revenus générés dans la région de l'Est seront réquisitionnés par le gouvernorat en termes de réparation au coût du déplacement des dizaines de milliers d'Igbos fuyant le Nord.

Rôle de la France dans ce conflit

Le Nigeria est l'un des pays à protester vivement contre le troisième essai nucléaire français, Gerboise rouge, effectué le 27 décembre 1960 à Reggane, au Sahara algérien. Lagos expulse alors l'ambassadeur de France Raymond Offroy et interdit aux avions et aux navires français de toucher son sol, provoquant la colère de De Gaulle et de Pierre Messmer, alors ministre des Armées. Quarante ans plus tard, ce dernier déclare :

« Je ne pardonnais pas [au Nigéria] son attitude après nos tirs nucléaires à Reggane. Ça permettait [le soutien au Biafra] de lui faire payer ! Il avait été à la fois provocant et ridicule. Provocant, en essayant de soulever les gouvernements africains contre les tirs nucléaires français. Et ridicule en disant : « Nous Nigéria, nous aurons la bombe atomique. » Ce sont des grotesques. Je ne leur ai pas pardonné1. »

La France joue un rôle majeur dans ce conflit :

Dès le début, de Gaulle avait indiqué à son émissaire Jacques Foccart qu'il souhaitait affaiblir le « géant nigérian »7. Foccart écrira trente ans plus tard : « De mon point de vue, le Nigéria était un pays démesuré par rapport à ceux que nous connaissions bien et qui faisait planer sur ceux-ci une ombre inquiétante »8. Le gaulliste Yves Guena déclarait pour sa part en parlant du Nigéria et du Ghana : « Même sans parler en termes militaires, que pèserait une poussière d'États francophones devant ces deux puissances ? »9. Selon son récit, de Gaulle donne carte blanche à Foccart pour qu'il « aide la Côte d'Ivoire à aider le Biafra »10. L’État français finance l'opération11. De Gaulle appuie Foccart dans cette opération contre l'avis de son Premier ministre, Maurice Couve de Murville, « littéralement horrifié » et contre la diplomatie française : ils « n'apprécient pas ce qui leur apparaît comme une politique aventureuse décidée en dehors d'eux », note Foccart12.

Le chef de la République du Biafra, Ojukwu, a établi à Paris le Biafra Historical Research Center, où travaillent le mercenaire Bob Denard et Roger Faulques, ex-colonel pendant la guerre d'Algérie et ancien membre du 1er REP1. Ceux-ci recrutent d'autres mercenaires pour soutenir la sécession du Biafra, dont le colonel Rolf Steiner, un légionnaire allemand, ancien de l'OAS, qui commandera au Biafra la 4e brigade commando (« légion noire ») et Gildas Lebeurrier, un ancien parachutiste en Indochine et en Algérie1. Le bureau sert aussi d'interface pour acheter des armes sur le marché « gris »1. Le 4e commando brigade remporta de nombreux succès sur les forces nigérianes, principalement lors de l'audacieux raid d'Enugu qui détruisit l'aviation nigériane dans le secteur nord.

Les opérations vers le Biafra sont coordonnées par l'ambassadeur de France au Gabon Maurice Delauney, avec à ses côtés Jean-Claude Bouillet, directeur de la compagnie aérienne Transgabon et responsable local des services de renseignement français, le SDECE, en lien avec le correspondant de Foccart à Abidjan, Jean Mauricheau-Beaupré, ancien membre du SDECE13. Les premières livraisons de munition et d'un bombardier B26 ont lieu en juillet 1967 et sont signalées par l'ambassade des États-Unis à Lagos14. Maurice Robert est alors chef des opérations du SDECE en Afrique.

À partir d'août 1968, ce sont des dizaines de tonnes par jour d'armes et de munitions qui sont acheminées au Biafra par des mercenaires et des hommes du SDECE15.

Le gouvernement nigérian utilise également des « mercenaires », sous la forme de pilotes égyptiens pour leur armée de l'air avec des chasseurs Mig 17 et des bombardiers Ilyushin IL 28. Les pilotes égyptiens auraient fréquemment attaqué des civils plutôt que des cibles militaires, bombardant de nombreux abris de la Croix-Rouge16.

La presse francophone donne des échos du soutien français dans le conflit. Le Canard enchaîné publie une lettre de l'ambassadeur Delauney recommandant le colonel Fournier et ses trois collaborateurs du SDECE au lieutenant-colonel Ojukwu. Dans Jeune Afrique, le journaliste Michel Honorin écrit : « De trois à six avions [arrivent] chaque soir au Biafra. […] Une partie des caisses, embarquées au Gabon, portent encore le drapeau tricolore et l'immatriculation du ministère français de la Guerre ou celle du contingent français en Côte d'Ivoire »17

Selon les analyses controversées de François-Xavier Verschave, le soutien militaire (mercenaires, armes et munitions) et financier apporté secrètement par les autorités françaises aurait prolongé le conflit durant 30 mois, provoquant indirectement 2 à 3 millions de morts18. Très éloigné de ces chiffres, le consultant canadien pour le développement Ian Smillie avancera que la prolongation de la guerre dû au soutien français aux insurgés du Biafra aurait contribué à la mort de près de 180 000 civils19.
Utilisation de l'opinion publique française et européenne

Les services de renseignement français ont compris l'avantage qu'ils peuvent tirer des images et reportages des victimes de la famine auprès des opinions publiques européennes et américaines. Ils faciliteront l'exposition médiatique du conflit.

Ce conflit est peu suivi par le public international jusqu'au milieu de l'année 1968, lorsqu'arrivent les premières photos de Biafrais victimes de la famine. Le Nigeria est alors soupçonné de génocide envers les Igbos, d'autant qu'un avion avec le signe de la Croix-Rouge leur apportant des vivres a été attaqué.

« La conquête de l'opinion publique », selon les mots du délégué du Biafra à Paris, Ralph Uwechue, fait l'objet d'efforts importants20. Foccart fera à ce sujet les remarques suivantes : « Les journalistes ont découvert la grande misère des Biafrais. C'est un bon sujet. L'opinion s'émeut et le public en demande plus. Nous facilitions bien sûr le transport des reporters et des équipes de télévision par des avions militaires jusqu'à Libreville et, de là, par les réseaux qui desservent le Biafra. »21 L'agence de publicitié MarkPress, à Genève, va mener pendant 17 mois, une campagne de presse, comportant plus de 500 articles, et donnant une place centrale au thème du génocide par la faim20.

Le SDECE est directement impliqué dans cette campagne : « Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que le terme de « génocide » appliqué à cette affaire du Biafra a été lancé par les services. Nous voulions un mot choc pour sensibiliser l'opinion. Nous aurions pu retenir celui de massacre, ou d'écrasement, mais génocide nous a paru plus « parlant ». Nous avons communiqué à la presse des renseignements précis sur les pertes biafraises et avons fait en sorte qu'elle reprenne rapidement l'expression « génocide ». Le Monde a été le premier, les autres ont suivi », explique le colonel Maurice Robert, responsable du SDECE durant la guerre du Biafra22.

Les autorités de Lagos tentent de faire face à cette campagne : une commission internationale comprenant quatre observateurs (des militaires haut gradés du Canada, de Grande-Bretagne, de Pologne et de Suède) réalisent une enquête en septembre 1968 et concluent « le terme de génocide est injustifié »23.
Crise humanitaire
Fillette réfugiée souffrant du kwashiorkor.

À partir de 1968, les deux armées maintiennent leurs positions et aucune ne parvient à progresser significativement. La population civile, coincée entre deux feux et craignant des massacres de la part de l'armée nigériane, n'a d'autre choix que de soutenir le gouvernement du Biafra et de se déplacer de camp en camp de réfugiés. Le blocus terrestre et maritime de la poche biafraise où sont coincés des millions de personnes sur quelques milliers de kilomètres carrés entraîne alors une terrible famine où deux millions de personnes environ mourront de faim, de soif et d'épidémies.

La médiatisation de cette famine qui montrait des enfants et des réfugiés faméliques et le cri d'alarme du gouvernement du Biafra accusant le Nigeria de génocide et d'aggraver la famine déclencha un élan humanitaire international. Un pont aérien transportant vivres et médicaments fut mis en place, ce qui permit d'enrayer en partie la crise. Ces convois aériens humanitaires furent dénoncés par le Nigeria, car, selon lui, ils servaient de couverture à l'envoi d'armes et de mercenaires24,25,26,27,28. Ces suspicions allèrent jusqu'à inciter l'armée nigériane à abattre en plein vol un avion du Comité international de la Croix-Rouge29[réf. nécessaire]. Le conflit du Biafra offre un important tremplin médiatique pour les organisations humanitaires qui se sont engagées dans l'aide aux réfugiés. On assiste alors à un tournant, alors que des médecins comme Bernard Kouchner sortent de la politique traditionnelle de neutralité et de réserve de la Croix-Rouge et prennent fait et cause pour l'un des partis en présence. L'action des nouvelles organisations créées au début des années 1970 telle que l'ONG Médecins sans frontières présentera un mixte d'aide humanitaire et d'actions de sensibilisation auprès des médias et des institutions politiques.

AINIS

La guerre du Biafra ou guerre civile du Nigeria est un conflit civil, qui a eu lieu du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970. Elle commence avec la sécession de la région orientale du Nigeria, qui s'auto-proclame République du Biafra sous la direction du colonel Ojukwu. À la suite du blocus terrestre et maritime du Biafra par les troupes gouvernementales, la région est plongée dans la famine, ce qui entraînera, selon les estimations, la mort d'un à deux millions de personnes1. La guerre du Biafra est largement médiatisée sur la scène internationale, alors même que le photojournalisme est en plein essor et expose aux populations occidentales le dénuement du tiers monde. L'intervention de l'ONU n'a eu aucun effet. Cette guerre voit également une modification de l'aide humanitaire qui, utilisant la médiatisation intense du conflit, prône une ingérence directe pour venir en aide aux réfugiés. Elle aura pour conséquence la création de l'ONG Médecins sans frontières en 1971 2.

Déroulement des opérations militaires

Le 26 mai 1967, le Conseil consultatif de la région de l'Est vote la sécession de la région3. Le 30 mai, Ojukwu proclame l'indépendance de la région, qui prend le nom de République du Biafra, avec Enugu pour capitale. L'armée biafraise compte alors environ 100 000 hommes. L'état d'urgence décrété au Nigeria le 26 mai 1967 permet d'instaurer des mesures policières visant à reprendre le contrôle du Biafra mais sans grand succès.

Au début du mois de juillet, les forces fédérales franchissent la frontière biafraise et marchent sur Enugu : la guerre du Biafra commence.

Au cours de l'été 1967, les forces biafraises contre-attaquent : détenant les deux tiers des réserves de pétrole du Nigeria, Ojukwu tente de s'approprier le dernier tiers en traversant le Niger et en envahissant la région du Centre-Ouest, où se constitue une éphémère République du Bénin (en) avec Benin City pour capitale (à ne pas confondre avec l'actuel Bénin, qui correspond à l'ancien Dahomey). Pendant quelques semaines, le Biafra semble même être en mesure de pousser ses incursions jusqu'à Lagos, la capitale du Nigeria.

L'armée fédérale repousse cette contre-offensive et prend peu à peu le contrôle des principales villes, tandis que le territoire du Biafra se réduit au fil des mois comme une peau de chagrin : Ogoja, Nsukka et l'île de Bonny tombent dès le 30 mai 1967, Enugu le 28 septembre 1967 (capitale transférée à Umuahia), Port Harcourt et ses champs pétrolifères le 24 mai 1968, Umuahia le 22 avril 1969 (capitale transférée à Owerri) et finalement Owerri le 9 janvier 1970.

Avec la chute de Port Harcourt le 24 mai 1968, le Biafra se trouva définitivement privé d'un accès à l'océan Atlantique. La stratégie d'étouffement des poches de résistance biafraise par l'armée nigériane conduisait irrémédiablement à l'écrasement sanglant de la révolte.
Positions internationales

Les anciennes puissances coloniales que sont le Royaume-Uni et la France sont les principaux protagonistes externes de ce conflit qui suit de près la décolonisation et voit les nouvelles zones d'influence se dessiner.

Les deux camps sollicitent l'aide de la France, mais le général de Gaulle décide officiellement d'imposer un embargo aux deux parties1. Paris penche pour le Biafra : en 1967, le général de Gaulle déclare à Jacques Foccart, son conseiller en affaires africaines, qu'il souhaite le « morcellement » du pays4 afin d'affaiblir la zone d'influence britannique. De plus, le général Gowon reçoit des armes de l'URSS1. Pourtant, Gowon avait commandé quarante automitrailleuses à Paris, qui commenceront à être livrées en juin 1967. La moitié de la commande sera honorée, les livraisons cessant en décembre5.

Les grandes nations choisissent peu à peu leur camp : la France du général de Gaulle fournit des armes au Biafra, dont l'indépendance ne sera officiellement reconnue que par quatre pays africains (Tanzanie, Gabon, Côte d'Ivoire, Zambie) et par Haïti ; de leur côté, le Royaume-Uni et l'URSS soutiennent le gouvernement fédéral et lui fournissent des armes[réf. souhaitée]. Les États-Unis soutiennent également le Nigeria, mais s'opposent à toute vente d'armes aux deux parties. Le chanteur John Lennon, citoyen britannique, renvoie sa décoration de Member of the British Empire pour protester contre la guerre du Vietnam, contre l'engagement de son pays dans le conflit biafrais et contre le mauvais classement de la chanson Cold Turkey au hit parade6.

Outre Paris, qui penche pour le Biafra, le Gabonais Albert-Bernard Bongo et l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, soutenus et financés par l'Afrique du Sud et la Rhodésie, soutiennent le général Ojukwu afin de réduire l'influence du Nigeria anglophone en Afrique1.

Le 6 juillet 1967, les compagnies pétrolières Shell, BP et American Overseas annoncent leur intention de verser directement les royalties au Biafra et non au Nigeria.

Les différentes nations soutenaient l'un ou l'autre des belligérants par des convois d'armes, de mercenaires et de conseillers militaires. L'excentrique comte suédois Carl Gustav von Rosen, recruté par l'association caritative catholique Caritas, proche du Vatican1, dirige aussi une brigade aérienne composée de cinq avions Saab miniCOIN (deux biafrais et trois suédois). Les milieux chrétiens, dont fait partie Jean Mauricheau-Beaupré, collaborateur de Jacques Foccart, qui préside la cellule africaine de l'Élysée, ont tendance à considérer la guerre du Biafra comme un conflit religieux et soutiennent les Ibos1.

Chute du Biafra

Avec un appui renforcé des Britanniques, les forces fédérales nigérianes lancent une offensive finale le 23 décembre 1969. Quatre offensives composées de 120 000 hommes au total ont raison des dernières positions biafraises. Odumegwu Emeka Ojukwu prend alors la fuite vers la Côte d'Ivoire et charge son Premier ministre Philip Effiong (en) de régler les détails de la capitulation. Celui-ci signe le 12 janvier 1970 un cessez-le-feu immédiat et sans conditions. Le 15 janvier, les derniers combats cessent et le Biafra est officiellement réintégré au sein du Nigeria.
Après-guerre

Au début du conflit, l'écrivain Wole Soyinka, futur prix Nobel de littérature, inquiet de l'imminence du conflit, tenta de passer au Biafra. Il souhaitait par ce geste inviter les parties à trouver une issue pacifique. Le gouvernement fédéral nigérian l'arrêta et il passa alors 25 mois en prison ; il y écrivit alors le recueil de poèmes A Shuttle in the Crypt (titre initial : Poems from Prison) qui fait écho à cette expérience30.

Malgré les accusations de génocide formulées à l'encontre du Nigeria, les observateurs internationaux n'ont pas constaté de représailles massives ou de massacres à l'encontre des Ibos après la capitulation du Biafra (ou n'ont pas pu en rapporter la preuve). Les propositions de réconciliation faites par le gouvernement du Nigeria semblent avoir été sincères. Les combattants du Biafra seront autorisés à réintégrer l'armée régulière et aucun procès ne sera organisé : Odumegwu Emeka Ojukwu lui-même sera finalement autorisé à rentrer au Nigeria en 1982, après douze ans d'exil.

La reconstruction du Nigeria fut relativement rapide grâce à l'argent du pétrole extrait de l'ex-Biafra, mais le maintien d'un régime fédéral militaire mécontenta les Ibos qui jugeaient les retombées économiques insuffisantes. Une loi indiquant qu'aucun parti politique ne pouvait être fondé sur les ethnies ou sur les tribus fut adoptée mais son application ne fut pas aisée. Les vieilles tensions ethniques et religieuses demeurent une caractéristique constante de la politique nigériane.

À plus de 70 ans et candidat à l'élection présidentielle nigériane de 2003 (en), Ojukwu dénonce toujours les conditions de vie des quinze millions d'Ibos parmi les cent millions d'habitants du Nigeria et la persistance des nombreux problèmes qui avaient conduit à la guerre en 1967.

Ojukwu est mort le 26 novembre 2011 à l'âge de 78 ans.
Annexes
Articles connexes

Liste des pays disparus
Histoire du Nigeria
Forces armées nigérianes
Indépendantisme
Bataille d'Abagana

Liens externes

(en) Les MFI-9B « MiniCOIN » dans l'armée de l'air du Biafra [archive].
(en) Glossaire, noms de code et surnoms sur la guerre du Biafra [archive].
(fr) Interview à propos de la création de Médecins sans frontières [archive].
(fr) Dossiers sur le Biafra [archive].
(en) Évolution territoriale du Biafra [archive].

Sources

(en) Politique et chronologie du Biafra [archive].
(fr) Article sur la guerre du Biafra [archive].
(en) Guerre civile du Nigeria [archive].
(en) Estimations sur le nombre de mort de la guerre du Biafra [archive].

Bibliographie

Daniel Bach, « Le Général de Gaulle et la guerre civile au Nigeria [archive] », Revue Canadienne des Études Africaines, vol. 14, no 2 (1980), p. 259–272, 14 pages.
Daniel Bach, [PDF] Dynamique et contradictions dans la politique africaine de la France [archive], (en particulier pages 53 et suivantes).
Jacques Baulin, La politique africaine d'Houphouet-Boigny, Eurafor-Press, 1985 - 3e éd.(Texte abrégé d'une thèse de doctorat d'Histoire soutenue sous le nom de Jacques Batmanian voir notice Sudoc 005404118 [archive]).
Jean-Louis Clergerie, La Crise du Biafra, Limoges, PUF, 1994.
Jean Guisnel, « Derrière la guerre du Biafra, la France », Histoire secrète de la Ve République (dir. Roger Faligot et Jean Guisnel), La Découverte, 2006, 2007, p. 147–154.
Herbert Ekwe-Ekwe, The Biafran War: Nigeria and the Aftermath, E. Mellen Press, 1990.
François-Xavier Verschave, La Françafrique : Le plus long scandale de la République, 1999, Stock, 380 p. (ISBN 2-234-04948-2), pages 137–153.
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(en) Michael I. Draper, Shadows : Airlift and Airwar in Biafra and Nigeria 1967-1970, (ISBN 1-90210-963-5).
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Littérature

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(en) Chimamanda Ngozi Adichie, Half of a yellow sun, New York, Alfred A. Knopf, 2006, 435 p. (ISBN 9781400044160, OCLC 62878418, lire en ligne [archive]).

Roman de fiction dont l'histoire se déroule du début à la fin des années 1960, et donc en particulier lors de la guerre du Biafra, à laquelle sont confrontés les principaux personnages. Prix Orange Prize for Fiction 2007

Elechi Amadi, Sunset in Biafra, 1973.

Récit autobiographique : l'auteur raconte son expérience en tant que civil puis soldat durant le conflit.

Cyprian Ekwensi, Divided We Stand, 1980.
Ossie Enekwe, Come Thunder, 1984.
Frederic Forsyth, Biafra Story. The Making of an African Legend, Pen & Sword, Barnsley, 2007.
Anthonia Kalu, Broken Lives and Other Stories, 2003.
Chukwuemeka Ike, Sunset at Dawn, 1976.
Eddi Iroh, The Siren in the Night, 1982.
Flora Nwapa, Never Again, 1975.
Flora Nwapa, Wives at War, 1984.
Kalu Okpi, Biafra Testament, 1982.
Jean Zumbach, Mister Brown Aventures dans le ciel, éd Robert Laffont, 1973, Coll. Vécu.
Jean-Michel Sorel, Terreur au Biafra (Biafra 1968), éd. de l'Arabesque, 1969, coll. Baroud no 37 (roman).
Callixte, Le bombardier blanc, Paquet. Bande dessinée racontant le convoyage de bombardiers B-26 de France à la République du Biafra.

Filmographie

Joël Calmettes, Histoires secrètes du Biafra : Foccart s’en va en guerre, Paris, Point du Jour (prod.), 2001, documentaire coul., 51 min 41 s.

Références

↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Jean Guisnel, « Derrière la guerre du Biafra, la France », Histoire secrète de la Ve République (dir. Roger Faligot et Jean Guisnel), La Découverte, 2006, 2007 (p. 147-154).
↑ « Les French doctors sont nés au Biafra » [archive], Thomas Hofnung, Libération.fr, 23 mai 2008.
↑ « L'ÉTAT D'URGENCE DÉCRÉTÉ AU NIGÉRIA pour faire face à la sécession de la province orientale », Le Monde,‎ 30 mai 1967 (lire en ligne [archive]).
↑ Jacques Foccart, Foccart parle. Entretiens avec Philippe Gaillard, tome I, Fayard/Jeune Afrique, Paris, 1995, p.342, cité par Jean Guisnel, Roger Faligot, Jean Guisnel, Francis Zamponi, Francçois Malye, Martine Orange et al., Histoire secrête de la Ve République, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2006, 752 p. (ISBN 978-2-707-14902-2 et 2-707-14902-0, OCLC 421707844, notice BnF no FRBNF40939222), « Derrière la guerre du Biafra, la France », p. 342.
↑ Daniel Bach, « Dynamique et contradiction de la politique africaine de la France. Les rapports avec le Nigeria (1960-1981) », dans Daniel Bach et Marie-Claude Smouts (dir.), « La France en Afrique », Politique africaine, no 7, Paris, 1982, p. 47-74, cité par Jean Guisnel, op. cit., p. 148.
↑ (en) « John Lennon returns his MBE to the Queen » [archive], sur The Beatles Bible, 17 novembre 1969 (consulté le 9 janvier 2016).
↑ « Le morcellement du Nigéria est souhaitable », Foccart parle, tome 1, page 344.
↑ Foccart parle, tome 1, page 341 cité par F.-X. Verschave, La Françafrique.
↑ Historique de la Communauté, Yves Guéna, Fayard, 1962, p. 34.
↑ Foccart, p. 343.
↑ « Pour l'essentiel, en tout cas, cela venait des caisses de l'État. Plusieurs ministères ont été mis à contribution », Foccart, p. 347.
↑ Verschave, La Françafrique, p. 152.
↑ Verschave, La Françafrique, p. 140 et p. 144.
↑ Verschave, La Françafrique, p. 145.
↑ « Chaque nuit, des pilotes mercenaires transportent de Libreville au Biafra une vingtaine de tonnes d'armes et de munitions de fabrication française et allemande. […] Les avions sont pilotés par des équipages français et l'entretien est assuré par des français », AP citée par Verschave, La Françafrique, p. 145.
↑ Shadows : (en) Michael I. Draper (préf. Frederick Forsythe), Shadows : airlift and airwar in Biafra and Nigeria, 1967-1970, Aldershot, Hants England Charlottesville, Va., USA, Hikoki Publications Distribution & marketing in North America by Howell Press, 1999, 272 p. (ISBN 978-1-902-10963-3).
↑ Verschave, La Françafrique, p. 146, citant Jeune Afrique du 23 décembre 1968.
↑ Verschave, La Françafrique, p. 141.
↑ Ian Smillie (1995), cité dans Alex de Waal, Famine crimes : politics & the disaster relief industry in Africa, African Rights & the International African Institute in association with James Currey, Oxford & Indiana University Press, Bloomington, coll. « African issues », 1997, 238 p. (ISBN 978-0-852-55811-9, 978-0-852-55810-2 et 978-0-253-33367-4, OCLC 37261123, lire en ligne [archive]), p. 77.
↑ a et b Barbara Jung, « L’image télévisuelle comme arme de guerre. Exemple de la guerre du Biafra », Institut Pierre Renouvin, Institut de recherches en histoire des relations internationales - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, no 28 « bulletin »,‎ 19 octobre 2007 (lire en ligne [archive]).
↑ Verschave p. 150, citant Foccart parle p. 346.
↑ Ministre de l'Afrique, entretien avec André Renault, Éd. Seuil, p. 180.
↑ Verschave p. 147, qui signale aussi sur ce sujet l'article cité de Jinadu, Ethnicity, qui selon Verschave « démonte l'argument du génocide ».
↑ « Le 12 juin (1967), le conseil des ministres prononcera l'embargo sur les armes et la mise en place d'une aide humanitaire au profit du Biafra… aide humanitaire qui couvrira le trafic d'armes à destination des sécessionnistes. (…) Armes et aide humanitaire transitaient essentiellement par Libreville et Abidjan, les premières profitant des ponts aériens organisés pour l'autre. Bongo avait été réticent au début mais, sous la double pression française et ivoirienne, il avait fini par accepter de soutenir la lutte biafraise », colonel Maurice Robert, responsable Afrique du SDECE durant la guerre du Biafra, Ministre de l'Afrique, entretien avec André Renault, Éd. Seuil, 2004, p. 181.
↑ Biafra 1967-2007, reportage France 3.
↑ Foccart s'en va-t-en guerre, histoires secrètes du Biafra de Joel Calmettes, avec les témoignages des proches de Jacques Foccart.
↑ Le paravent humanitaire [archive] citation de Libération sur Europe solidaire sans frontières.
↑ « Implication française dans la guerre du Biafra » [archive] sur pressafrique.com.
↑ Pierre Mertens, Les modalités de l'intervention du Comité international de la Croix-Rouge dans le conflit du Nigéria., Annuaire français de droit international, volume 15, 1969, pp. 183-209. p. (DOI 10.3406/afdi.1969.1541, [www.persee.fr/doc/afdi_0066-3085_1969_num_15_1_1541 lire en ligne]).
↑ Soyinka and the Nigerian Civil War, Lisa Sachs, rédigé à partir de Gailey, Harry A. and David T. éd. The Encyclopedia Americana vol. 20. New York: Hill and Wang, 1972.

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Histoire du Nigeria
Culture de Nok (1000 av. J.-C. - 300 ) · Protectorat du Nigeria du Sud et du Nord (1900-1914) · Colonie et Protectorat du Nigeria (1914-1960) · Fédération du Nigeria (en) (1960-1963) · Première république (1963-1979) · Guerre du Biafra (1967-1970) · Deuxième république (1979-1983) · Troisième république (1993-1999) · Quatrième république (depuis 1999)

Y'BECCA SOULIGNE EN CES CIRCONSTANCES UNE SORTE DE FRÉNÉSIE QUI NE PEUT ÊTRE ATTRIBUER:

La rage est une maladie virale grave touchant les mammifères dont les humains.

Elle est causée par un virus qui provoque une encéphalite. La rage est une zoonose assez commune qui touche surtout les carnivores. Les symptômes sont nerveux ; parfois une agressivité bien qu'il existe aussi des formes plus frustes où le malade est particulièrement calme. En Europe, la rage a efficacement été éliminée de certains pays par distribution d'appâts vaccinants dispersés dans la nature. On a montré en laboratoire que le virus peut être transmis par voie orale à des rongeurs1.

Entre 40 000 et 70 000 personnes décèdent de la rage chaque année [Quand ?]dans les pays d'Afrique et d'Asie, où la maladie est endémique.

RAPPORT DE Y'BECCA
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:07


Cour Suprême de Justice
Charcas, Cité Blanche, La Plata ou Chuquisaca.
Le Cour Suprême de Justice de l’État Plurinational de Bolivie fut créée le 16 juillet 1827 par le Maréchal Antonio José de Sucre dans les emplacements de l’actuel collège secondaire Junín, ancien couvent des Dominicains. Ce pouvoir de l’État s’est installé dans différents endroits jusqu’à obtenir son propre bâtiment, inauguré le 25 mai 1945. Celui-ci fut conçu dans le style néoclassique sous les canons de l’académisme français de style pseudo-classique. Dans la partie supérieure de la façade se trouve un beau vitrail de Melchor de Pesoa représentant la Justice. Dans le hall principal, on remarque le buste de Don Pantaleón Dalence qui fut par deux fois, président du Tribunal Suprême et qui, grâce à ses mérites, fut reconnu en tant que Père de la justice bolivienne.

Après la Guerre civile (1898), les pouvoirs Exécutif et Législatif ont été déplacés de Sucre au nouveau siège du gouvernement, La Paz. Cependant, le pouvoir Judiciaire y resta, jusqu’à aujourd’hui.

La guerre du Biafra ou guerre civile du Nigeria est un conflit civil, qui a eu lieu du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970.

LE HÉROS DE AYACUCHO VOIT DANS CET ASPECT DE BIAFRA PLUS UN ASPECT DE RÈGLEMENT DE COMPTE QUE UNE RÉELLE INTENTION DE CRÉER UNE HARMONIE AUX TRAVERS D'UNE RÉVOLUTION ÉTABLIS SUR LE CONCEPT DE LIBERTÉ ET DE LUTTE CONTRE L'ESCLAVAGE...

Le virus
Micrographie au microscope électronique à transmission montrant de nombreux virions de la rage (petits bâtonnets gris sombre) et des corps de Negri (inclusions cellulaires plus larges pathognomoniques de la rage.

La rage est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus qui fut identifié en 1903 par Paul Remlinger (en)2,3. Ce sont des virus enveloppés, leur génome est une molécule d'ARN de polarité négative de forme hélicoïdale. À ce titre, ils présentent une grande sensibilité aux agents physico-chimiques de désinfection et donc une faible résistance dans le milieu extérieur4.

Le virus de la rage infecte tous les mammifères. Il a un tropisme nerveux, et en particulier le système nerveux central, ce qui explique les troubles observés. Un de ces troubles est l'hydrophobie, ce qui explique qu'au XIXe siècle, la rage ait souvent été appelée « hydrophobie5 ».
Transmission

En Europe, les vecteurs de la rage peuvent être le renard6, le loup, le blaireau, le chevreuil mais également le chien, le chat6, le raton-laveur7 (espèce introduite) la vache, et la chauve-souris6. En Amérique, la rage est transmise par le raton laveur6 ou le coyote6. La transmission interhumaine est rarissime et a été décrite notamment lors de greffes de cornée8.

La rage se transmet le plus souvent par morsure, mais peut aussi être transmise par simple léchage.

Après une infection humaine, le virus pénètre (directement ou indirectement) le système nerveux périphérique. Il voyage alors le long des nerfs vers le système nerveux central. Pendant cette phase il ne peut pas être facilement détecté par le système immunitaire de l'hôte, et la vaccination peut toujours conférer une immunité. Une fois que le virus atteint le cerveau il provoque rapidement une encéphalite et les symptômes apparaissent. Il peut aussi infecter la moelle épinière, provoquant une myélite.

À la suite du contact éventuellement contaminant, le virus ne met que quelques heures à atteindre le système nerveux central. Il est reconnu que plus le point d'entrée du virus est proche du cerveau, plus l'évolution sera rapide.
Description
Rage animale
Graphe (d'après chiffres du CNEVA devenu 'AFSSA de Nancy) montrant l'inefficacité des campagnes d'empoisonnement et de piégeage du renard faites en France dans le cadre de la lutte contre la rage (réapparue dans le pays en 1968 ), et la très grande et rapide efficacité des campagnes de vaccination des renards débutées en 1988 (largage d'appâts vaccinant à partir d'hélicoptères). Sur la base des tendances antérieures et de ce qui a été constaté dans les pays comparables n'ayant pas vacciné les points bleus montrent ce qui se serait probablement produit (nombre de cas annuels de rage).

La transmission de la rage animale semble être connue ou suspectée depuis longtemps ; ainsi en Alsace, les archives ont conservé des documents par lesquels l'abbé de Wissembourg en 1260, le magistrat de Riquewihr en 1553 et en 1614 ont interdit à plusieurs reprises de vendre au marché la chair d’animaux mordus par les loups. Cette viande dite « Wolfbissig Fleisch » devait être enterrée pour éviter tout risque de contagion9.

Chez l'animal, les symptômes dépendent de l'espèce concernée. Typiquement, une ataxie généralisée, de l'hyperesthésie, des douleurs cervicales, une hypersalivation marquée et parfois des convulsions des muscles faciaux (en particulier des masséters) sont observés. Dans le cas des carnivores, un comportement anormalement agressif est fréquent, mais pas systématique. Dans le premier cas, l'animal cherche à mordre tout objet se situant à proximité de sa tête, et ne lâche pas prise après morsure.

L'aboiement d'un chien enragé est spécifique (« bitonal »). Le vétérinaire recherche ainsi systématiquement à écarter en première intention la rage lorsqu'un chien vient en consultation avec des troubles nerveux.

La maladie chez les chauves-souris vampires n'est pas connue avec précision. En Guyane, des anticorps antirabiques ont été détectés sur des animaux ne présentant pas de symptômes et chez qui le virus ne pouvait pas être mis en évidence.

Durant la période d'incubation de la maladie, le sujet ne transmet pas le virus, qui est indétectable selon les techniques de diagnostics actuelles. Vu sa fragilité dans le milieu extérieur, l'entrée du virus dans l'organisme ne se fait que par le biais d'une effraction de la peau ou par les muqueuses buccale ou oculaire. La transmission peut aussi se faire par voie aérosol, via les muqueuses ; c'est, par exemple ce qui se passe dans les cavernes habitées par des chauve-souris enragées : deux cas de spéléologues ont été relatés ayant contracté la rage après avoir été en contact avec des aérosols provenant de chauve-souris enragées… De façon plus rare, la transmission peut aussi intervenir dans une chirurgie par transmission cornéenne.

Dans la moitié des cas, cette phase dure moins de deux mois, dans 80 % des cas, elle dure moins de trois mois. Un cas observé a atteint 163 jours. La période d'incubation est le plus souvent de trois à douze semaines mais peut atteindre deux ans, durée d'incubation observée pour la dernière fois dans les années 1930.

La phase d'excrétion débute avant l'apparition des premiers signes cliniques. Elle débute dans 80 % des cas seulement trois jours avant la déclaration de la maladie, dans 15 % des cas six jours avant, et enfin dans seulement 5 % des cas dans les huit jours. La phase d'excrétion ne précède pas toujours la déclaration de la maladie10.
Rage humaine
Patient atteint de la rage.

L'incubation est variable, comprise entre 12 jours et plusieurs années11.

Les premiers signes sont non spécifiques, à type de douleurs au niveau du point d'inoculation. Il peut exister un prurit, une réaction locale12. La maladie se poursuit par l'apparition de signes neurologiques : troubles des fonctions cérébrales supérieures, anxiété, confusion, agitation avec troubles du comportement avec insomnies, hallucinations, doublement de vision et d'éventuels délires avec état d'agitation, pouvant être compliquées par des convulsions, une fièvre. Une hydrophobie serait présente plus fréquemment lorsque la transmission a été faite par un chien13.

Selon des chroniqueurs du XVIIe siècle, « A Sewen, dans la vallée de Masevaux, à l’automne en 1672 un loup mord beaucoup de personnes, chacune est prise d’un fou rire et en mourrait après la morsure14. »

La production de grande quantité de salive et de larmes avec difficulté de déglutition sont typiques des phases avancées. Parfois, se développe également en fin d'évolution une hydrophobie : la vue de liquide provoque une peur non raisonnable, alors que le contact entraîne des sensations de brûlures insoutenables. Seuls les cas de rage « furieuse » (90 % des cas) montreront les symptômes d'hydrophobie. Les cas restants de rage amorphe ne présenteront pas ce symptôme15.

La mort, quasiment inévitable, survient de deux à dix jours après les premiers symptômes même si l'incubation peut prendre plusieurs mois.

Dans un tiers des cas16, la maladie prend la forme d'une paralysie ascendante ressemblant au syndrome de Guillain-Barré.

Le diagnostic est fait soit par la recherche d'ARN viral dans une biopsie cutanée au niveau de la nuque11, soit par la recherche d'anticorps anti-rabique, dont la présence est inconstante et retardée.
Prévention
Louis Pasteur.

En France, la rage du renard a été éradiquée (arrêté du 30 avril 2001 du ministre de l'agriculture17). L'éradication a été menée, entre autres, grâce à la vaccination préventive des animaux de compagnie et des personnes potentiellement exposées au virus de la rage (chiroptérologues, vétérinaires, etc.) et par un plan de surveillance de cette maladie au niveau national.

Un vaccin préventif contre la rage existe et reste recommandé en France pour les voyageurs, professionnels et chiroptérologues risquant d'être exposés au virus18. Il est inoculé aux personnes dont l'activité est un facteur de risque d'infection. Les vétérinaires ou les personnes se rendant dans certains pays[évasif] comme l'Inde en sont des exemples. Ce vaccin préventif ne dispense pas d'une vaccination curative.

La maladie peut être prévenue à condition de s'y prendre avant que n'apparaissent les premiers signes, c’est-à-dire pendant la période d'incubation, en appliquant une vaccination curative. Cette idée due à Pierre Victor Galtier fut appliquée pour la première fois par Louis Pasteur en 1885. Entre le moment où le virus pénètre dans l'organisme (le plus fréquemment par morsure, mais parfois aussi par léchage d'une blessure ou par griffure) et celui où la maladie se déclare, il s'écoule généralement entre deux et huit semaines, ce qui laisse un temps de réaction. En fait la durée de l'incubation dépend de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure (plus elle est proche d'une zone riche en terminaisons nerveuses, plus vite la maladie se déclare) et de la gravité de la plaie.

Des rappels doivent être faits régulièrement pour que la vaccination reste efficace. Il est utile de retirer autant que possible le matériel infecté après la morsure s'il y a lieu.

Une équipe a proposé d'utiliser des virus mutants thermosensibles et/ou « avirulents » de la souche CVS, avec des conclusions suggérant que « les mutants avirulents semblent plus prometteurs que ceux obtenus avec les mutants thermosensibles »19.

On a longtemps préparé les vaccins contre la rage à partir de tissus nerveux, mais, en 1991, le traité de G. M. Baer20 réservait la place de choix, d'une part aux vaccins obtenus par cultures sur embryons de canards (PDEV : « purified duck embryo vaccine ») et, d'autre part à trois types de vaccins préparés sur culture de cellules :

les vaccins sur cellules diploïdes humaines (HDCV, « Human diploid cell culture rabies vaccine ») (RabivacMR)
les vaccins purifiés sur cellules VERO (PVRV, « purified Vero cell rabies vaccine ») VerorabMR, ImovaxMR, Rabies veroMR, TRC VerorabMR
les vaccins purifiés sur cellules embryonnaires de poulet (PCECV, purified chick embryo cell vaccine).

Ces vaccins sont très supérieurs aux vaccins préparés sur tissus nerveux, aussi bien du point de vue de l'efficacité que de l'innocuité.

L'OMS21,22 recommande l'abandon complet des vaccins antirabiques sur tissus nerveux.
Traitement

La rage déclarée, c'est-à-dire la rage qui a déjà produit ses premiers symptômes, est une maladie presque toujours mortelle chez l'homme. Les cas de survie sont tout à fait exceptionnels23. En revanche, la vaccination antirabique pratiquée entre la contamination et l'apparition des premiers signes est très efficace. Le vaccin a été expérimenté pour la première fois sur l'homme en 1885, par Louis Pasteur (vaccination de Joseph Meister).

Fin 2004, à Wauwatosa dans le Wisconsin, un traitement expérimental a permis de sauver sans vaccination une jeune adolescente américaine, nommée Jeanna Giese (en), contaminée par une chauve-souris. Le traitement, depuis connu sous le nom de protocole de Milwaukee, consiste à plonger le patient dans un coma artificiel pour ralentir la progression de la maladie et à lui administrer un traitement médical intensif23. Deux autres patients ont pu ainsi être soignés24,25. Un article paru en 2009 a recensé 25 tentatives d’application de ce traitement dans sa première version avec un taux de survie de 8 % (soit 2 sur les 25), et 10 dans sa seconde version avec deux survivants, soit 20 %26. Toutefois, il n'existe pas de modèle expérimental animal démontrant l'efficacité de cette méthode27.

Dans tous les cas, le patient doit être hospitalisé, avec des précautions d'hygiène simples pour le personnel, le virus ne se transmettant au soignant que si la peau est lésée.

Dans des zones où des chauves-souris vampires sont porteuses de rage de manière endémique (Amérique du Sud), il est recommandé de se protéger des morsures de chauves-souris pendant la nuit. Ainsi, les voyageurs en forêt dormiront sous moustiquaire même en l'absence de moustiques. La moustiquaire devra être disposée de façon suffisamment ample pour qu'il soit impossible à une chauve-souris de mordre la personne au travers de la moustiquaire.

Il est recommandé de ne pas manipuler des chauves-souris retrouvées blessées ou s'approchant anormalement des habitations. Toute personne mordue ou griffée doit immédiatement le signaler à son médecin. La plaie doit être lavée à l'eau savonneuse.
Conduites à tenir
Pour les animaux

Il faut signaler immédiatement tout cas de rage au chef technique ou à l'autorité administrative locale. Tout chien mordeur doit être considéré comme suspect de rage.

Il est très important de savoir qu'un chien « mordeur » infecté par la rage peut transmettre le virus avant l'apparition des premiers symptômes. Aussi est-il nécessaire de le garder en observation pendant au moins quinze jours. En fourrière, le chien doit être nourri et abreuvé. Si le chien est enragé, il mourra dans les dix jours après les premiers symptômes. Tout chien ayant mordu une personne, même s'il ne présente aucun signe de rage, doit être placé en observation (trois examens de vétérinaire dans les quinze jours qui suivent la morsure). Au cours de cette période d'observation, si les signes de la maladie apparaissent, la rapide évolution du caractère fatal du mal permettent d'établir le diagnostic.

Il ne faut pas sacrifier un chien « mordeur » comme il a souvent été tenté de faire. Cela pourrait empêcher de savoir s'il était enragé. Si le chien « mordeur » est mort, en France, il faut contacter la direction départementale de la protection des populations (ex-direction départementale des services vétérinaires) qui décidera s'il y a lieu d'effectuer une analyse de laboratoire sur le cerveau du chien. En effet, les tests de détection du virus ne peuvent faire la différence entre les anticorps dus au virus, et les anticorps dus au vaccin. En France, deux tests sont utilisés dans la recherche du virus de la rage : l’immunofluorescence et l’inoculation aux cultures cellulaires. Ces deux techniques permettent de savoir si le virus a atteint le cerveau, mais le plus souvent ne permettent pas d'infirmer ou de confirmer la contamination du sujet, l'animal étant généralement sacrifié trop tôt.

Depuis 1998, neuf cas se sont révélés positifs, mais jamais la présence du virus n'a été confirmée chez des animaux contacts euthanasiés par mesure de précaution, ni parmi ceux euthanasiés à la suite des mesures de police sanitaires appliquées dans le cas d'une suspicion de cas de rage.
Pour les humains

Lorsque les symptômes de rage apparaissent chez l'humain, il est trop tard pour intervenir : la mort est, avec une quasi-certitude28, la seule issue. C'est pourquoi il convient de respecter scrupuleusement les recommandations suivantes :

Lorsqu'une personne est mordue, soit très profondément, soit en de nombreux endroits du corps, soit de face, soit à la tête, soit au cou, soit aux doigts, celle-ci doit subir le traitement antirabique le plus tôt possible même si le chien « mordeur » ne présente pas de signes de rage et même s'il n'a pas été au contact d'un chien enragé. Cette personne mordue doit laver abondamment la plaie avec de l'eau et du savon puis désinfecter la plaie avec un antiseptique29 et consulter immédiatement dans un centre de santé afin de se faire administrer le sérum anti-tétanique et le vaccin antirabique.
Accidents vaccinaux

Des accidents neurologiques provoqués par le vaccin antirabique ont été signalés du temps même de Pasteur par M. Lutaud notamment et plus tard par Paul Remlinger30 qui parla de « rage de laboratoire ». Restés longtemps inexpliqués, ces accidents ont pu être imputés à la présence de virus actif dans le vaccin antirabique imparfaitement inactivé (ainsi à Fortaleza au Brésil31). Jusqu'aux années 1960, la myéline encore présente dans le vaccin a également pu causer des encéphalites allergiques32.
Épidémiologie
Épidémiologie de la rage ; Cartographie de distribution des cas, par États (en 1949) ; Archives médicales militaires américaines
Zones libres de rage : Vert foncé : libres depuis toujours ; Vert : libres dès avant 1990 ; Vert clair : libres après 1990 ; Turquoise : libres en 2010, histoire inconnue ; Rouge clair : zones atteintes de la rage

La maladie a causé 55 000 décès dans le monde en 2004 selon une étude commanditée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour la plupart dans les zones rurales de l'Afrique et de l'Asie22. Ce chiffre est probablement sous estimé, les pays les plus touchés étant ceux qui disposent du moins de moyens de dépistage33.

Le coût global de la maladie reviendrait à plus de cinq milliards d'euros par an11 ou même à plus de huit milliards34.
France

Dans le domaine vétérinaire, écosystémique, écoépidémiologique et cynégétique, cette zoonose est suivie par l'ONCFS avec le réseau SAGIR et l'appui de laboratoires spécialisés, dont le LERPAS (Laboratoire d'études sur la rage et la pathologie des animaux sauvages).

Dans le domaine médical :

Cas de rage sur l'homme : en France métropolitaine, les derniers cas de rage sur des êtres humains, remontent à 1924 (cas mortel en Guyane française en 2008), cependant des voyageurs peuvent être contaminés à l'étranger, dans les pays à risques, et revenir malades35. La maladie était considérée comme disparue depuis le début de l'année 2001, bien qu'elle puisse encore subsister dans un réservoir animal représenté en particulier par quelques renards du nord et de l'est de la France, et par les chauve-souris. Il y a en revanche un risque permanent provenant des animaux importés illégalement, en particulier les chiens des pays de l'Europe de l'Est et du Maroc (malgré la sanction prévue d'être condamné à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende).
Cas de rage de chiens : Des cas récents en provenance du Maroc ont été constatés en 200436 et 200837. Lors de ce dernier cas, à la suite de la mort en novembre 2007 et en février 2008 de deux des trois chiens désignés par des enquêtes épidémiologiques, dont un était un cas avéré de rage, et à la suite du contact de six autres chiens avec ce premier groupe, ces derniers ont été euthanasiés le 29 février 2008 sans que la rage n'ait été diagnostiquée. Sur demande du cabinet du ministère de la Santé, sur les motifs évoqués et notifiés par voie judiciaire la veille, et malgré l'illégalité manifeste de cette décision, c'est à grand renfort de gendarmerie que les six chiens seront abattus38. Le tribunal administratif de Pau annulera le 8 avril 2010 la décision préfectorale d'abattage39.
Cas de rage de chat : fin octobre 2013, un cas de rage est officiellement déclaré et reconnu dans le Val-d'Oise. Un chaton tricolore a été importé de l'étranger et il est décédé le 28 octobre 2013. L'apparition de ce cas de rage est prise très au sérieux par l'OMS car ce chaton aurait facilement pu contaminer d'autres animaux ou même des humains entre le 8 et le 28 octobre 201340.
Cas de rage de chauve-souris : bien qu'il soit fort peu probable que des chauve-souris transmettent le virus à l'homme, quelques cas positifs de rage de ces animaux sont sous surveillance étroite. Cette rage est différente de la rage vulpine, c'est un virus cousin avec de notables différences tant dans son expres​sion(il peut rester à l'état latent pendant très longtemps) que dans ses espèces cibles. La seule recommandation est de ne toucher les chauves-souris qu'en cas de nécessité absolue et de le faire avec des gants41.

Suisse

La Suisse est reconnue indemne de rage depuis le 1er janvier 1999. L'apparition de la maladie par voie terrestre de cas provenant d'animaux sauvages est improbable. Cependant, le cas de chauves-souris ou d'animaux importés porteurs n'est pas exclu. D'ailleurs, depuis cette date, deux cas ont été constatés : un cas de chauve-souris infectée a été reporté en 2002 dans le canton de Genève et le cas d'un chien importé d'Afrique du Nord en 2003, dans le canton de Vaud.
Allemagne

L'Allemagne n'a pu se débarrasser de certains foyers persistants qu'en 2008, notamment dans le Land de Hesse. Ce foyer était la source de différentes infections épisodiques constatées dans d'autres länder. Ainsi, le Bade-Wurtemberg (décembre 2004), le Rhénanie-Palatinat (janvier 2005) et le Kreiz de Kussel (mai 2005) ont révélé une progression de la rage vers l'Ouest. Ce « front » progressait selon diverses estimations à une vitesse de 20 à 60 km par an. D'autres estimations plus récentes faisaient état d'une progression encore plus rapide, et dans toutes les directions à partir de ce Land de Hesse. Dans chacun des Lands touchés, l'Allemagne a entrepris des campagnes de vaccinations orales des renards. Vu l'absence de cas enregistrés en 2008 et 2009, l'Allemagne a déposé la demande de déclaration d'État « libre » de rage, tout comme son voisin l'Autriche. Depuis 1998, l'Allemagne a détecté 642 animaux atteints par la rage, dont quarante-quatre animaux domestiques, 422 renards et 115 chauves-souris. Cependant, depuis 2001, seuls huit cas d'animaux domestiques ont été confirmés. Cinq humains sont morts de la rage. Le 28 septembre 2008, l'Allemagne a déclaré à l'Organisation mondiale de la santé animale avoir vaincu la rage sur son territoire42.
Macédoine

Fin 2011, des cas de rage vulpine avaient été identifiés en république de Macédoine à 3 km de la frontière grecque. Une surveillance de la rage vulpine a été mise en œuvre en Macédoine43.
Grèce

En octobre 2012, les premiers cas grecs de rage vulpine ont été identifiés à proximité de la frontière macédonienne. Depuis, 16 cas de rage chez des animaux ont été notifiés à l’Organisation mondiale de la santé animale en Grèce dans les régions de Macédoine de l’Ouest et Macédoine Centrale. Le 1er mars 2013, les autorités grecques ont rapporté la survenue d’un cas de rage chez un chat domestique d’une ferme de la région de Thessalie43. « Selon l’OMS, les pays voisins de la Grèce sont considérés comme à haut risque de rage. La Grèce est indemne de rage depuis 1987. Les événements survenus depuis octobre 2012 et l’extension du foyer devraient rapidement entraîner la perte du statut indemne43. »
Luxembourg

En mai 2013, un homme a été mordu dans sa chambre par une chauve-souris tombée sur son lit durant la nuit. L'animal s'est révélé être porteur du virus44.
Inde
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Depuis 2007, l'ONG tibétaine Tibet Charity organise des campagnes de vaccination de chiens et de chats à Dharamsala et dans des régions voisines comme Chauntra, Gopalpur et Trilokpur. Aucun cas de rage n'a été enregistré en 200745.
Déclaration obligatoire

En Belgique, en France et en Suisse, cette maladie est sur la liste des maladies infectieuses à déclaration obligatoire.
Notes et références

↑ OMS (1973), Comité OMS d'experts de la Rage [archive]. Huitième rapport technique, 824 (PDF, 60 p.)
↑ Service des Archives de l'Institut Pasteur, « Paul Remlinger (1871-1964) » [archive], sur http://www.pasteur.fr [archive] (consulté le 16 février 2010)
↑ Patrick Berche, Une histoire des microbes, Montrouge, John Libbey Eurotext, juin 2007, 307 p. (ISBN 2742006745, lire en ligne [archive]), p. 117
↑ Le virus ne supporte pas les températures de 38 à 40 °C, il devient inactif en peu de temps cependant une fois dans un organisme il est protégé
↑ Voir par exemple Ant. Jean Louis Magistel, « Les symptômes de la rage ou hydrophobie, après l’attaque d'un loup à Beurlay », Journal de l’hôpital de Beurlay, 1822, Bibliothèque Municipale de Saintes – MS 68, consultable sur le site Histoire Passion [archive].
↑ a, b, c, d et e Jean-Marie Huraux, Traité de virologie médicale, ESTEM / De Boeck, 28 juillet 2003 (ISBN 9782843712036, lire en ligne [archive]), p. 559
↑ Les maladies du gibier [archive], par Hélène Thiboutot, microbiologiste alimentaire
↑ Helmick CG, Tauxe RV, Vernon AA, Is there a risk to contacts of patients with rabies? [archive], Rev Infect Dis, 1987;9:511-8
↑ Pfeiffer T (2006) Le loup en Alsace : de mémoire d’homme [archive] ; Revue d’Alsace, (132), 175-203. voir § 16
↑ Dominique Bicoud et Marc Artois, « Rage canine erratique en Europe : risque d'épidémie/épizootie ? », Épidémiologie et santé animale, no 47,‎ 2005, p. 93-101
↑ a, b et c Crowcroft NS, Thampi N, The prevention and management of rabies [archive], BMJ, 2015;350:g7827
↑ Hemachudha T, Laothamatas J, Rupprecht CE, Human rabies: a disease of complex neuropathogenetic mechanisms and diagnostic challenges [archive], Lancet Neurol, 2002;1:101-9
↑ Udow SJ, Marrie RA, Jackson AC, Clinical features of dog- and bat-acquired rabies in humans [archive], Clin Infect Dis, 2013;57:689-96
↑ Pfeiffer T (2006) Le loup en Alsace : de mémoire d’homme [archive] ; Revue d’Alsace, (132), 175-203
↑ (en) NHS, « Rabies - Symptoms » [archive], sur www.nhs.uk (consulté le 9 octobre 2014)
↑ (en) Tom Solomon, Denise Marston et Mallewa Macpherson, « Paralytic rabies after a two week holiday in India », British Medical Journal, vol. 331, no 7515,‎ 3 septembre 2005, p. 501-503 (ISSN 0959-8138, lire en ligne [archive])
↑ La rage en France en 2011 sur le site de l'Institut Pasteur Lire en ligne [archive]
↑ Haut Conseil de la santé publique (2013), Avis relatif à la vaccination antirabique préventive, traitement post-exposition et suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage (voyageurs, professionnels, chiroptérologues) [archive], Avis publié le 22/02/2013 et rapport Vaccination antirabique préventive, traitement post-exposition et suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage (voyageurs, professionnels, chiroptérologues) [archive] publié le 22/02/2013
↑ Bussereau F, Coulon P& Flamand A (1982) L'utilisation de mutants thermosensibles et avirulents du virus rabique comme vaccin vivant [archive] ; Rev. sci. tech. Off. int Epiz., 1(4), 1121-1131
↑ (en) I. Vodopija et H.F Clark, Human vaccination against rabies., CRC Press, 1991, 2e éd., p. 577-578 et 580-585
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↑ (es) « Nuevos síntomas dan aliento sobre recuperación de niño caucano contagiado por rabia », El Tiempo Nación Cali,‎ 8 avril 2008 (lire en ligne [archive])
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↑ Rodney Willoughby, « Vaincre la rage ? », Pour la Science, no 367,‎ mai 2008, p. 44-55 (lire en ligne [archive])
↑ En 1973, André Gamet ne voit que deux exceptions individuelles, et encore très douteuses, au pronostic fatal de la rage déclarée. (André Gamet, La rage, Paris, 1973, p. 94.) M. Fekadu, au contraire, considère comme probants plusieurs cas de guérison de rage clinique chez l'animal et chez l'homme qui ont été signalés, entre autres par Pasteur lui-même, au XIXe et au XXe siècle. Voir (en) Makonnen Fekadu, dans G. M. Baer (dir.), The natural history of rabies, 2e éd., CRC Press, 1991, p. 192 et 370. Voir aussi le cas de Jeanna Giese grâce au protocole de Milwaukee.
↑ Centre Canadien d'hygiène et de sécurité au travail, « Rage » [archive], sur www.cchst.ca/, 18 août 1998 (consulté le 16 février 2010)
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↑ F. Horaud (Institut Pasteur), « La sécurité virale des produits biologiques : aspects historiques et conceptuels (Virologie volume 1, Numéro 5) » [archive], sur http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/index.phtml [archive], John Libbey, sept-oct 1997 (consulté le 16 février 2010)
↑ Nel LH, Discrepancies in data reporting for rabies, Africa [archive], Emerg Infect Dis, 2013;19:529-33
↑ Hampson K, Coudeville L, Lembo T, Sambo M, Kieffer A, et al., « Estimating the Global Burden of Endemic Canine Rabies », (2015): en ligne [archive]. PLOS Neglected Tropical Diseases 9(5): e0003786. doi: 10.1371/journal.pntd.0003786
↑ « Rage: premier décès en France depuis plus de 10 ans » [archive], Le Figaro, 3 avril 2014.
↑ Mohammed Hounaïne El-Hamiani, « Quand le Maroc exporte sa rage » [archive], sur www.maroc-hebdo.press.ma, Maroc-Hebdo International (numéro 619), 17 septembre 2004 (consulté le 16 février 2010)
↑ Ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, « Recherche des personnes et animaux en contact avec les trois animaux enragés » [archive], sur agriculture.gouv.fr, 18 mars 2008 (consulté le 16 février 2010)
↑ Florence Reynald, « Les propriétaires des chiens en colère » [archive], sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du midi, 7 avril 2008 (consulté en 27 février 2010/)
↑ Florence Reynald, « Préfecture condamnée » [archive], sur www.ladepeche.fr, La dépêche du midi, 10 avril 2010 (consulté le 27 février 2010)
↑ « Argenteuil : un cas de rage détecté sur un chaton » [archive], sur Le Parisien, 31 octobre 2013 (consulté le 1er novembre 2013)
↑ « La rage chez les chauves-souris » [archive], sur www.pasteur.fr, 27 juin 2007 (consulté le 30 juillet 2011).
↑ (de) « Deutschland ist frei von Tollwut » lire en ligne [archive]
↑ a, b et c Bulletin Hebdomadaire International no 392 [archive], 27 mars 2013
↑ Frédéric Soumois, « Un Luxembourgeois contaminé par la rage après une morsure de chauve-souris » [archive], 24 mai 2013 (consulté le 1er juin 2013)
↑ (en) Tenzin Dharpo, Local NGO champions eradication of rabies from Dharamshala [archive], Phayul.com, 6 octobre 2015

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Rage (maladie), sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Émile Roux
Liste des maladies infectieuses

Bibliographie

OMS (1984). Comité OMS d'Experts de la Rage [archive], pdf, 116 p.

Liens externes

(en) (de) Site officiel suisse pour la surveillance de la rage en Suisse [archive]
(en) Page officielle de l'OMS sur la maladie [archive]
Page officielle du ministère de la santé française sur la maladie [archive]

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Infections virales du système nerveux central
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Infections virales

HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA PART DE LA CHARTE DE L’ANTARCTIQUE...
UN JUGEMENT SERA PORTE AUX REGARDS DE VOIR LES MÉFAITS D'UNE DIPLOMATIE TROP
RIGOUREUSE ET ENCLIN AUX PRINCIPES REVANCHARDS QUE HUMANITAIRES.

Le loup criait
Arthur RIMBAUD (1854-1891)
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.

Les salades, les fruits
N'attendent que la cueillette ;
Mais l'araignée de la haie
Ne mange que des violettes.

Que je dorme ! que je bouille
Aux autels de Salomon.
Le bouillon court sur la rouille,
Et se mêle au Cédron.

REGARD DE FEU MONSIEUR GABRIEL SUR SON AMI, FEU MESSMER PIERRE
ANCIEN PREMIER MINISTRE DE FRANCE

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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:16

Histoire générale

La zone couvrant le Sud-Ouest de l'actuel Cameroun et le Sud-Est du Nigeria est le berceau des peuples bantous au Ier millénaire avant notre ère.

Les Tikars, les Bamouns et les Bamilékés migrent ensuite pour s'installer sur les hauts plateaux camerounais.

Dans le Nord, la civilisation des Saos, mal connue, se développe dans le bassin du lac Tchad. Cette région passe au XVIe siècle sous le contrôle de l'empire du Kanem-Bornou. Le premier État connu des historiens dans la région est celui du Kanem, qui se développe autour du lac Tchad à partir du IXe siècle. Il devient musulman au XIe siècle et atteint son apogée à la fin du XVIe et au XVIIe siècle. Il impose sa souveraineté à la majeure partie du territoire camerounais. Mais il se heurte sans cesse à la résistance des peuples et des petits royaumes camerounais (notamment les royaumes kotoko et mandara).

À la fin du XVIe siècle, la grande vague migratoire des Peuls (ou Foulbés, du peul, Fulɓe), peuple de pasteurs nomades qui se déplacent d'ouest en est depuis le Macina, atteint le lac Tchad. Au siècle suivant, les Peuls s'implantent dans l'Adamaoua actuel, contribuant à la diffusion de l'islam. Ils s'organisent en petits États théocratiques musulmans, dirigés par un lamido, à la fois chef politique et spirituel.

Le royaume Bamoun est fondé à la fin du XVIe siècle et prend son essor sous le règne de Mboumbouo Mandù, à la fin du XVIIIe siècle, qui étend son territoire grâce à l'usage des armes. Il s'emploie ensuite à consolider son pouvoir. Au début du XIXe siècle, les États musulmans étendent et consolident leur pouvoir.

En 1804, Usman dan Fodio et les Peuls du Nigeria lancent une guerre sainte contre les Haoussas afin d'étendre le royaume toucouleur. Forts de cet exemple, les Peuls du Sud rallient leur cause et propagent le djihad dans leur région. Adama, chef des Peuls du Sud, prend le titre de cheikh et les plateaux du Sud islamisés prennent le nom d'Adamaoua. Leur capitale, Yola, se trouve lors sur la Bénoué. Le lamido Adama meurt en 1847.

Le royaume bamoun doit lutter contre l'expansion peule.

Pré-histoire du Cameroun
Grâce aux vestiges, des chercheurs ont précisé la période de peuplement ancien camerounais, remontant à 30 000 ans avant notre ère. Ils ont identifié plusieurs phases d’occupation, rattachées à l’âge de la pierre récent, au stade néolithique, à l’âge du fer et à la période précoloniale1.

La civilisation Sao
Article détaillé : Saos.

De 1000 av. J.-C. à 1400 apr. J.-C. s'épanouit, dans la région périphérique du lac Tchad, la civilisation des Sao connue pour ses urnes funéraires de grande taille, ses statuettes humaines et animales en terre cuite, ses poteries et, plus tardivement, ses objets en bronze.
L'empire Kanem-Bornou
Article détaillé : Royaume du Kanem-Bornou.

Le Kanem est fondé au IXe siècle (vers 820, par Maï de Tibesti (petit frère de Derdo Molitafor)) au nord et à l'est du lac Tchad et forme un État doté d'une structure assez lâche. Il est d'abord dominé par un peuple nomade, les Zaghaouas, qui sont ensuite supplantés par une nouvelle dynastie, les Saifaouas. Les musulmans constituent environ 20,9 % des 21 millions d'habitants du Cameroun1. En général, ils ne se rattachent pas à un courant précis de l'islam, mais ils s'identifient comme sunnites bien qu'il existe une minorité chiite 1 à 2 %2. Ils vivent surtout dans la Région de l'Adamaoua, au Nord, et à l'Ouest du pays pour le peuple Bamoun.

Les nouveaux dirigeants se convertissent à l'islam vers le XIe siècle. À la fin du XIVe siècle, poussés par les Boulalas nomades qui ont envahi leur région, les sultans du Kanem investissent la région du Bornou.

Le plus célèbre des dirigeants bornouans est Maï Idris Alooma (1580-1617) : il introduit les armes à feu achetées aux Turcs ottomans. À son apogée, le Kanem-Bornou contrôle les routes du Sahara oriental, mettant l'Afrique centrale en liaison avec l'Égypte et la Libye ; il amorce un long déclin à partir du XVIIe siècle.
Les principautés Kotoko

Les Kotoko sont l'une des vieilles civilisations de l'Afrique centrale2.

Les cités Kotoko forment un ensemble de principautés dans une vaste région qui correspond aujourd'hui au Nord du Cameroun, au Tchad et au Nigeria. Leurs habitants et leurs descendants modernes sont connus comme l'ethnie Kotoko.

L'apogée des cités Kotoko coïncide avec le déclin de la civilisation de Sao dans le Nord du Cameroun. Un roi dirige l'État naissant, et annexe plusieurs petits royaumes, notamment Kousséri, Logone-Birni, Makari, Goulfey et Mara. Le Logone-Birni émerge en tant que royaume vassal du Kotoko le plus influent.

L'empire de Kanem-Bornou introduit le Nord du Kotoko dans sa sphère d'influence très tôt. Des missionnaires et des conquérants convertissent la majeure partie du Kotoko nordique à l'islam au XIXe siècle. Pendant ce même siècle, le Kotoko entier est vassalisé par l'empire de Kanem-Bornou, et l'islam poursuit son expansion. Les chefs de Bornou divisent le territoire en deux moitiés, nord et sud, ce qui permet au Logone-Birni dans le sud de maintenir un certain degré d'autonomie sous son chef traditionnel de premier degré. Le Logone-Birni est alors divisé en petites provinces dirigées par des chefs de second degré.
Le royaume Mandara
Article détaillé : Royaume Mandara.

Ce royaume s’étendait jusqu’au bassin de la Bénoué. Il connaît son âge d'or aux XVIIIe et XIXe siècles. Ses guerres incessantes contre le royaume du Kanem-Bornou et contre les Peuls ont raison de lui. L'islam nigérian est peu structuré nationalement, mais son fonctionnement est très stable depuis plusieurs siècles. Sur le modèle aristocratique des familles de souverains ou dirigeants, il existe des familles de clercs, dont les descendants mâles sont envoyés à l'étranger pour étudier la théologie et le fiqh. Ils occupent la plupart des postes dans les mosquées et les tribunaux. Ces oulémas sont par leur famille au service des émirs depuis des siècles. Les émirs eux-mêmes constituent une noblesse issue de riches familles marchandes des grandes villes. Le peuple peut consulter le très nombreux clergé, plus ou moins formé, qui étudie auprès d'érudits locaux. Des rites de passage existent pour ce qui veulent devenir clercs, qui leur permettent d'augmenter leur pouvoir de bénédiction (baraka), en plus de l'éducation islamique.

Des confréries soufies existent surtout dans les grandes villes. Elles proposent un islam plus personnel et mystique. Les deux principales sont la qadiriyya et la tidjaniya. Elles ont leurs propres mosquée, et parfois des écoles soutenues par l'État. Ces confréries soufies ont joué un grand rôle dans l'expansion de l'islam dans le Nord et la ceinture centrale du pays.

Article détaillé : Royaume Bamoun.

Le royaume bamoun est fondé à la fin du XVIe siècle par le prince Nchar et prend son essor sous le règne de Mboumbouo Mandù, à la fin du XVIIIe siècle, qui étend son territoire par la force des armes. Il s'emploie ensuite à consolider son pouvoir.

Son seizième roi, Njoya, intronisé en 1895, est resté célèbre pour l'alphabet composé d'idéogrammes qu'il crée, ainsi que pour la carte du pays qu'il fait établir. Converti à l'islam, il est détrôné en 1923.

Le royaume Bamoun compte 60 000 habitants au début du XXe siècle pour une superficie de 7 700 km2 environ et la capitale se situe à Foumban.
Biafara
Carte de la Guinée de 1670 (apparemment rédigée en espagnol) indiquant près du bord droit (à hauteur de la graduation 7,5) la ville de Biafra sur le fleuve Cameroun (appelé Rio Camarones sur la carte).

Chez les peuples de la forêt — de la côte et du Sud forestier (Bassa et Beti) — les civilisations étaient organisées autour de villages dominés par les aînés des grandes familles et les responsables de confréries.

Les navigateurs portugais, découvreurs du Wouri qu'ils nomment Río dos Camarões c'est-à-dire « fleuve aux crevettes », rapportent l'existence d'une ville située en amont. Celle-ci, nommée Biafara en portugais (Biafra en espagnol selon la carte ci-contre), est décrite comme étant la capitale d'un royaume3.
L'arrivée des premiers Européens

Dès le XVe siècle, des Européens de toutes nationalités viennent commercer au Cameroun. Ils créent des comptoirs commerciaux pour troquer de l’ivoire, du caoutchouc, ainsi que des esclaves contre de l’alcool, des produits manufacturés et de la poudre. À partir de l'empire du Mali, sans doute à l'époque du roi Mansa Musa, l'islam est venu dans le Nord du Nigeria dès le IXe siècle. Cela est confirmé par des archives islamiques. Il s'est établi dans le royaume du Kanem-Bornou pendant le règne de Humme Jilmi8. L'islam s'est étendu aux grandes villes du Nord du pays vers le XVIe siècle, et s'est finalement répandu dans tout le pays. Ces archives indiquent que l'islam a été la religion majoritaire du royaume du Kanem-Bornou lors du règne de Mai Idris Alaoma (1571-1603), bien qu'une large part de ce pays adhérât toujours aux religions traditionnelles. Idris Alaoma fit progresser l'islam dans le pays en construisant des mosquées et une hôtellerie à La Mecque, où les Kanuris allaient en pèlerinage. Par ailleurs, c'est à ce moment que la ville de Katsina rivalise avec Kano et devient un important centre d'études islamiques. Ces deux villes constituent aussi d'importants marchés d'esclaves à destination du monde arabe5. C'est pour cette raison que par la suite, de nombreuses ethnies refuseront d'adhérer à l'islam.

Les Sawa servent d’intermédiaires entre les Européens et les peuples de l'intérieur. Cette situation dure jusqu'en 1884.

Au XIXe siècle, les principales dates de l'influence européenne sont les suivantes :

1827 : exploration britannique de la côte camerounaise et du Biafra ;
1845 : début de l'évangélisation par la Baptist Missionary Society de Londres ;
1868 : installation de négociants allemands ;
1884 : les Doualas signent un traité d'assistance avec l'Allemagne et celle-ci proclame sa souveraineté sur le Kamerun ;
L'islam sous la colonisation allemande
Lorsque l'Allemagne chercha à conquérir des territoires en Afrique, elle occupa le territoire du Cameroun en 1884, et en fit une colonie en 1902. Pendant la période coloniale, la région de l'Adamaoua et la région du lac Tchad furent gouvernées à l'aide d'une présence militaire forte et de lois simples. Les chefs musulmans locaux, appelés Lamido dans la région de l'Adamaoua, et sultans au Nord du Cameroun, restèrent en place bien que leur influence fût plus limitée qu'au XIXe siècle. Leur légitimité ne reposait plus sur d'autres autorités musulmanes africaines. Les institutions politiques locales du territoire restèrent en place, de même que les loi islamique et les coutumes indigènes. Contrairement au pouvoir britannique au Nord du Nigeria, la colonie allemande n'imposa pas de taxes ni de réformes de l'agriculture avant 1913. Le Cameroun devint une colonie française à la fin de la Première Guerre mondiale, et les réformes agraires purent avoir lieu.
Ethnies musulmanes

Les Peuls sont un peuple pastoral nomade qui répandit l'islam au début du XIXe siècle en Afrique de l'Ouest, grâce au commerce et aux confréries soufies Qadiri et Tijani. Ils sont très présents dans les régions du Nord du Cameroun. Deux autres groupes ethniques sont considérés comme musulmans : les Kirdi, et les Bamouns qui vivent à l'Ouest du Cameroun.
Références
1890 : installation de la Societas Apostolus Catholici (évangélisation).

Dans les années 1970, un petit groupe a commencé à mener un activisme religieux à Kano, sous la direction de Maitatsine. Maitatsine venait du Cameroun, et affirmait avoir des révélations divines qui remplaçaient celles de Mahomet. Avec ses propres mosquées et une doctrine différente de l'islam orthodoxe, il a recherché un pouvoir religieux et social. Pour cela, il a axé son message sur les immigrants pauvres des villes, qui étaient rejetés par les groupes urbains établis. Finalement, dans la ville de Kano, en décembre 1980, des milliers d'adeptes de la secte de Maitatsine semèrent la terreur pendant plusieurs jours. La répression de l'État fut encore plus violente9. Il y eut aussi des pogroms antichrétiens les années suivantes.

Notes

↑ Une décennie d’archéologie de sauvetage et préventive au Cameroun (2000-2010), Les nouvelles de l’archéologie no 120-121, septembre 2010 [archive].
↑ Extrait du discours du président de la République française Jacques Chirac le 15 juin 2004 au palais des congrès lors de sa visite au Cameroun.
↑ Carte de 1662 [archive].

Bibliographie

Islam et Politique au Nigeria, genèse et évolution de la charia, de Alhadj-Bouba Nouhou, avril 2005, Éditions Karthala
Islam, sociétés et politique en Afrique subsaharienne : Les exemples du Sénégal, du Niger et du Nigeria, de Jean-Louis Triaud, Hassane Souley, Xavier Moyet et Abdourahmane Seck, avril 2007
Les routes de l'Islam: Anthropologie politique de l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest en général et du pays Hawsa en particulier du VIIIe au XIXe siècle, d'Olivier Meunier, 2000, Éditions l'Harmattan

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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:19

Islam au Nigeria
Mosquée nationale d'Abuja

L'islam est la première religion au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique avec 162 millions d'habitants en 2011. Entre 45,4 %1 et 50 %2 de la population est musulmane, contre 40 % à 45,5 % chrétienne. Cela représente environ 80 millions de musulmans, majoritairement sunnites de rite malékite. Il existe aussi une minorité chiite qui représente 12 % des musulmans3, surtout dans l'état de Sokoto. Une petite minorité de 3 % de musulmans sont ahmadis3,4. Plusieurs états du Nigeria, dans le Nord, sont sous le régime de la charia.

Le pays compte trois grandes ethnies. Les Haoussas vivent surtout dans le Nord du pays et sont musulmans pour la grande majorité. Les Yorubas dominent le Sud du pays, étant chrétiens pour la moitié d'entre eux et musulmans pour le quart d'entre eux. Enfin, les Ibos sont présents dans le Sud-Est, majoritairement chrétiens5.

Depuis l'indépendance du pays en 1960, il existe une opposition forte entre musulmans et chrétiens, mais aussi entre les 250 ethnies du pays6. Pour pallier ce problème, le Nigeria est un pays fédéral. Les inégalités économiques causent depuis longtemps des affrontements ethnico-religieux6. En effet, les états du Nord, où prédominent les musulmans, demandent que les ressources pétrolières du Sud chrétien leur profitent aussi7.

Islam au Nigeria

Histoire de l'islam
L'islam contemporain
L'islam dans la société nigériane
Organisation de l'islam
Maitatsine
Boko Haram
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Bibliographie
Notes et références

Histoire de l'islam

À partir de l'empire du Mali, sans doute à l'époque du roi Mansa Musa, l'islam est venu dans le Nord du Nigeria dès le IXe siècle. Cela est confirmé par des archives islamiques. Il s'est établi dans le royaume du Kanem-Bornou pendant le règne de Humme Jilmi8. L'islam s'est étendu aux grandes villes du Nord du pays vers le XVIe siècle, et s'est finalement répandu dans tout le pays. Ces archives indiquent que l'islam a été la religion majoritaire du royaume du Kanem-Bornou lors du règne de Mai Idris Alaoma (1571-1603), bien qu'une large part de ce pays adhérât toujours aux religions traditionnelles. Idris Alaoma fit progresser l'islam dans le pays en construisant des mosquées et une hôtellerie à La Mecque, où les Kanuris allaient en pèlerinage. Par ailleurs, c'est à ce moment que la ville de Katsina rivalise avec Kano et devient un important centre d'études islamiques. Ces deux villes constituent aussi d'importants marchés d'esclaves à destination du monde arabe5. C'est pour cette raison que par la suite, de nombreuses ethnies refuseront d'adhérer à l'islam.
Article détaillé : Empire de Sokoto.

En 1804, l'érudit musulman peul Usman dan Fodio appela au djihad contre le royaume Haoussa8, dans le Nord du Nigeria. C'est l'aristocratie musulmane de cette région qui était en cause, accusée d'avoir abandonné les préceptes de l'islam et contestée au sein du peuple9. C'est ainsi que commença la guerre des Peuls. Usman dan Fodio fut victorieux, et l'empire Peul établit sa capitale à Sokoto. Son mouvement de conquête a fait rapidement passer à l'islam politique toutes les sociétés du Nord du Nigeria.

Après l'indépendance du Nigeria en 1960, un programme d'islamisation amena à la conversion de plus de cent mille personnes dans les provinces de Kaduna et de Niger8. Ce programme prit fin à la suite d'un coup d'état militaire en 1966, mais l'islamisation du pays continua jusque dans les années 1990, sous le président Ibrahim Babangida. Toutes ces années ont été marquées par de fortes tensions religieuses entre chrétiens et musulmans. Dans les années 2000, petit à petit, de nombreux états du Nord se sont mis à appliquer la charia.
L'islam contemporain
L'islam dans la société nigériane
Carte indiquant les religions et les principales ethnies du Nigeria

Comme la société nigériane est pluri-ethnique et que par ailleurs, plusieurs institutions ont incorporé l'islam, il a une place centrale dans la société nigériane. Le gouvernement fédéral finance des mosquées et des pèlerinages à La Mecque5. Le chef Sa'adu Abubakar, vingtième sultan de Sokoto, est considéré comme le chef spirituel des musulmans nigérians.

La charia est la législation qui prévaut dans les douze États du Nord : l'État de Sokoto, l'État de Zamfara, l'État de Katsina, l'État de Kano, l'État de Jigawa, l'État de Yobe, l'État de Borno, l'État de Kebbi, l'État de Niger, l'État de Kaduna, l'État de Bauchi et l'État de Gombe10. Les applications de la charia qui heurtent le plus, comme l'amputation ou la lapidation, ont été abondamment signalées par les médias11,12.

Dans les années 1990, l'islam s'est répandu dans la vie quotidienne. Des meetings publics ont commencé à avoir lieu, avec des prières islamiques. Des tribunaux islamiques locaux ont enseignés les rudiments de la charia, selon l'école malékite. Actuellement, le cheikh Abu-Abdullah Adelabu a une grande influence au Nigeria. Sa prédication insiste beaucoup sur la bonne influence de la langue arabe dans les différentes langues nigériane, comme le Yoruba et le Haoussa.
Organisation de l'islam

L'islam nigérian est peu structuré nationalement, mais son fonctionnement est très stable depuis plusieurs siècles. Sur le modèle aristocratique des familles de souverains ou dirigeants, il existe des familles de clercs, dont les descendants mâles sont envoyés à l'étranger pour étudier la théologie et le fiqh. Ils occupent la plupart des postes dans les mosquées et les tribunaux. Ces oulémas sont par leur famille au service des émirs depuis des siècles. Les émirs eux-mêmes constituent une noblesse issue de riches familles marchandes des grandes villes. Le peuple peut consulter le très nombreux clergé, plus ou moins formé, qui étudie auprès d'érudits locaux. Des rites de passage existent pour ce qui veulent devenir clercs, qui leur permettent d'augmenter leur pouvoir de bénédiction (baraka), en plus de l'éducation islamique.

Des confréries soufies existent surtout dans les grandes villes. Elles proposent un islam plus personnel et mystique. Les deux principales sont la qadiriyya et la tidjaniya. Elles ont leurs propres mosquée, et parfois des écoles soutenues par l'État. Ces confréries soufies ont joué un grand rôle dans l'expansion de l'islam dans le Nord et la ceinture centrale du pays.
Maitatsine

Dans les années 1970, un petit groupe a commencé à mener un activisme religieux à Kano, sous la direction de Maitatsine. Maitatsine venait du Cameroun, et affirmait avoir des révélations divines qui remplaçaient celles de Mahomet. Avec ses propres mosquées et une doctrine différente de l'islam orthodoxe, il a recherché un pouvoir religieux et social. Pour cela, il a axé son message sur les immigrants pauvres des villes, qui étaient rejetés par les groupes urbains établis. Finalement, dans la ville de Kano, en décembre 1980, des milliers d'adeptes de la secte de Maitatsine semèrent la terreur pendant plusieurs jours. La répression de l'État fut encore plus violente9. Il y eut aussi des pogroms antichrétiens les années suivantes.
Boko Haram
Article détaillé : Boko Haram.

La secte islamiste Boko Haram (littéralement, « l'éducation occidentale est un péché ») existe depuis le début des années 2000. Elle est née dans la mosquée de Maiduguri, qui attirait des populations pauvres et sans emploi. Elle cherche à instaurer un État islamique appliquant la charia. En décembre 2003, 200 militants ont réussi des attaques contre des commissariats de police de l'État de Yobe. Certains ont été tués ou arrêtés ensuite. Les attaques ont été de plus en plus violentes13. Elles visaient les chrétiens et les musulmans considérés comme non religieux. La grande majorité des musulmans rejettent cette secte extrémiste. Les chrétiens sont nombreux à renoncer à leur foi à cause des menaces de mort. Lors du soulèvement de juillet 2009, les forces de police ont riposté et tué 800 personnes, dont le chef de la secte, Mohammed Yusuf. Malgré cela, la secte a continué de menacer tous ceux qui s'opposaient à la charia au Nigeria.
Voir aussi

Ibraheem Yaqoub Zakzaky

Articles connexes

Religion au Nigeria
Charia au Nigeria
Boko Haram

Liens externes

(en) site internet musulman nigérian

Bibliographie

Islam et Politique au Nigeria, genèse et évolution de la charia, de Alhadj-Bouba Nouhou, avril 2005, Éditions Karthala
Islam, sociétés et politique en Afrique subsaharienne : Les exemples du Sénégal, du Niger et du Nigeria, de Jean-Louis Triaud, Hassane Souley, Xavier Moyet et Abdourahmane Seck, avril 2007
Les routes de l'Islam: Anthropologie politique de l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest en général et du pays Hawsa en particulier du VIIIe au XIXe siècle, d'Olivier Meunier, 2000, Éditions l'Harmattan

Notes et références

↑ Données de l'AED
↑ (en) Données du CIA World Factbook
↑ a et b (en) Étude du Pew Forum
↑ Les ahmadis ne sont toutefois pas considérés comme musulmans par les autres courants de l'islam.
↑ a, b et c Rapport du sénat français, de 1999
↑ a et b Présentation du Nigeria sur le site de l'université de Laval
↑ Article du site Afrik.com
↑ a, b et c (en) Dossier sur le Nigeria du centre d'études africaines Ascleiden
↑ a et b Article de G. Nicolas pour Études Africaines
↑ (en) Etude de l'association Ascleiden
↑ Article du site Sangonet
↑ article du Monde-diplomatique
↑ Article du Club International Virtuel par la Réflexion pour la Démocratie et la Paix en Afrique

Les poètes de sept ans
Arthur RIMBAUD (1854-1891)

Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.

Tout le jour il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
A l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
A se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son oeil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !

A sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! - Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes,
- Huit ans - la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
- Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.
Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
- Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !

Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
- Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, - seul, et couché sur des pièces de toile
Écrue, et pressentant violemment la voile !

Quito est la capitale de l'Équateur et de la province de Pichincha. Le Grand Quito du District métropolitain comptait environ 2,1 millions d'habitants en 2007 et continue de s'accroître rapidement.

La ville s'étend du nord au sud sur 50 km de longueur, à une altitude de 2 850 m, sur les flancs du volcan Guagua Pichincha. Son nom vient des tribus Quitus qui précédèrent les Caras. Si on la dit « fondée » par les colons espagnols le 6 décembre 1534, en réalité les Incas s'y étaient établis quelque 50 ans auparavant, s'installant dans une zone déjà habitée depuis presque 2500 ans.

Le centre névralgique de Quito se situe au nord de la ville.

Plus au sud se trouve le centre colonial historique, un point de passage obligé pour tous les touristes. L'UNESCO a d'ailleurs déclaré Quito Patrimoine de l'Humanité en 1978 pour son architecture coloniale.

La ville est située près du volcan Guagua Pichincha qui entra en éruption en 1999.

LE HÉROS DE AYACUCHO VOIT DANS CET ASPECT DE BIAFRA PLUS UN ASPECT DE RÈGLEMENT DE COMPTE QUE UNE RÉELLE INTENTION DE CRÉER UNE HARMONIE AUX TRAVERS D'UNE RÉVOLUTION ÉTABLIS SUR LE CONCEPT DE LIBERTÉ ET DE LUTTE CONTRE L'ESCLAVAGE...

RAPPORT DE
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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:24

L’écriture bamoun ou bamoum, aussi appelée localement l’écriture shü-mom et connue parfois comme l’écriture de Njoya, est l’un des rares systèmes d’écriture développés en Afrique noire sans aucun apport extérieur, dont la simple existence est l’objet des thèses et des commentaires les plus opposés.

La langue bamoun moderne est aujourd’hui parlée au Cameroun et transcrite culturellement dans cet alphabet, qui cependant a connu de nombreuses évolutions et simplications, à partir d’une base de pictogrammes naturels associés à des lettres d’un alphabet original, qui s’est affiné avec le temps en même temps que les graphies se sont simplifiées et certaines lettres permutées, supprimées ou remplacées par d’autres.

Dans leur ouvrage commun « L’écriture des Bamum », mémoire de l’IFAN publié en 1950, J. DUGAST et JEFFREYS M.D.M. ont laissé entendre que Njoya se serait inspiré de l’écriture arabe qu’il aurait découvert chez les Peuhls musulmans venus du Nord Cameroun. Cette thèse est solidement défendue par Claude Tardits qui, dans son livre « Le Royaume Bamoun » a soutenu fermement lors du colloque organisé à Foumban en février 1985 que Njoya s’est inspiré de l’écriture arabe. Tardits affirme :

« Au lendemain de la victoire remportée sur la dissidence à la suite de l’intervention rapide et efficace de la cavalerie peuhl, Njoya décide trois choses: doter son armée d’une cavalerie et pour ce faire il achète des chevaux, se familiariser avec les pratiques de l’Islam, en particulier apprendre la prière, et il a fait venir des marabouts à Foumban, enfin disposer d’une écriture et pour y parvenir il l’inventa. »

— Actes du colloque du centenaire du palais de Foumban, p. 27

« Les faits sont bien établis: l’idée de disposer d’une écriture vint à Njoya à la vue d’ouvrage religieux et de l’écriture arabe. Néanmoins, il écarta tout de suite l’idée d’avoir recours à cet alphabet étranger. »

— Actes du colloque du centenaire du palais de Foumban, p. 28

Dugast et Jeffreys, ont également entretenu un doute qui a donné l’impression que « Mama » et « Adzia » étaient des Foulbé implantés au pays Bamoun depuis longtemps, et qu’ils aurait aidé le Roi Njoya à mettre sur pied l’écriture en se basant sur l’arabe qu’ils étaient supposés connaître. C’est une véritable fantaisie que beaucoup de spécialistes ont pourtant facilement et naïvement acceptée. Cette thèse a été exploitée par beaucoup d’historiens et linguistes Européens de grande réputation, dans leur tentative de démontrer que l’écriture bamoum n’avait rien d’originale et qu’elle ne serait en revanche qu’une pâle copie de l’écriture arabe que « Mama » et Ajiya auraient enseigné au Roi Njoya.
Écritures bamounes anciennes
Un texte bamoun de 1910
La naissance du premier alphabet bamoun de Njoya (Phase A)

Mama est en effet le fameux Nji Mama, Notable Bamoun et grand commis royal dont le nom est associé à la plupart des réalisations du Roi. Adjia quant à lui est un grand notable du nom de Adjia Nji Gboron, qui fit partie du premier cercle mis sur pieds par le Roi pour réfléchir sur l’opérationnalité de l’écriture shü-mom. Nji Mama et Adjia Nji Gboron que le roi trouvait très intelligents ont été associés dès la genèse, à la mise sur pieds de l’écriture.

L’écriture shü-mom dont il est question, est l’œuvre d’un homme qui était jaloux d’une sagesse qu’il voulait et savait supérieure à celle des autres; un homme dont la volonté de créer et d’innover n’avait jamais quitté l’esprit. Il n’est plus question aujourd’hui de réduire les informations relatives à l’écriture et à la langue shü-mom aux seuls textes de Dugast et de Jeffreys.

L’écriture shü-mom, contrairement à ce dit Tardits, n’a connu aucune influence extérieure. L’étude approfondie d’un certain nombre de documents de l’époque montre que l’idée des manuscrits arabes que le roi Njoya aurait vu en premier, des mains des musulmans venus du Nord, n’est que pure fantasme intellectuel bien développé dans le cercle des Bamoun anti-monarchistes qui se faisaient appeler « Bamoun évolués » dont le but n’était autre que de régler leurs comptes avec le Roi Njoya. Ces « Bamoun évolués » qui seront très nombreux parmi les informateurs de Dugast, Jeffreys et Tardits.

« Autre fois, les Bamoum ne savaient pas écrire ; l’écriture dont ils se servent maintenant a été imaginée par le roi Njoya. », (29) Libonar Oska.

Une nuit de 1894, au cours d’un profond sommeil, le roi Njoya eut un rêve : un inconnu se présenta à lui et lui dit,

« Roi, prends une planchette et dessine une main d’homme, lave ce que tu auras dessiné et bois. »

Le roi Njoya prit la planchette et y dessina une main d’homme avec un morceau de charbon de bois, comme cela venait de lui être indiqué. Il rendit la planchette à ce mystérieux inconnu qui y griffonna une écriture et la lui remit. Puis il se retrouva devant l’assemblée de plusieurs personnes dont il connaissait la plupart, à qui il enseignait l’écriture. Chacun dessinait un caractère qu’il remettait ensuite à son frère.

Dès qu’il se réveilla, le roi Njoya exécuta de manière concrète les instructions qui lui avaient été données dans cet étonnant songe. Puis il consulta les devins et les mages de la cour pour comprendre la signification de ce rêve. Nonobstant la divergence des interprétations qu’il reçut, le roi Njoya était convaincu que le rêve présageait de l’invention d’un système de communication. Le roi révéla à quelques personnes de son entourage, son projet de mise sur pieds d’un système qui permettra à une personne « de parler sans qu’on l’entende. » Seule la reine-mère l’encouragea. L’ensemble des notables de la cour trouvait ce projet insensé et sans lendemain.

Le roi fut très triste de l’accueil réservé à un projet qui lui tenait à cœur, mais ne céda point au découragement :

« Si vous dessinez beaucoup de choses différentes et que vous les nommiez, je ferais un livre qui parlera sans qu’on l’entende. »

Tous trouvaient en cette action une vaine initiative. L’homme ne dut imposer le projet que par la force indicible de son caractère. Beaucoup se mirent au travail avec une bonne dose de pessimisme qui ne fit guerre avancer les travaux : « Quoiqu’on fasse, on ne réussira pas, » insistèrent certains. Le roi se mit lui-même au travail et fut progressivement suivi par beaucoup de serviteurs. C’est en ce temps que survint la guerre civile de Gbetnkom Ndombouo, alors que le roi Njoya avait déjà réuni une première « moisson » de 510 signes qui vont constituer le premier alphabet shü-mom. En 1895, à la fin de la guerre, alors qu’il venait d’apprendre l’existence de l’écriture arabe, le roi eut le temps d’étudier tous les signes auxquels il affecta des prononciations.


Le deuxième alphabet bamoun (Phase B)

Le roi se rend compte immédiatement avec son entourage que le nombre des signes était très élevé.Des modifications vont donc être faites pour réduire le nombre et aussi des transformations pour faciliter l'écriture. L'alphabet "mbima" est né et compte 437 signes.
Le troisième alphabet bamoun (Phase C)

Au début du 20e siècle, le Roi élabora un troisième alphabet qui ne comptait que 381 signes. C'est l'alphabet "nyi nyi mfa mfù".
Le quatrième alphabet bamoun (Phase D)

Ayant saisi la relation signe-son, une porte était ouverte au roi pour des perfectionnements.Un quatrième alphabet est né et comporte 286 signes;c'est l'alphabet "rii nyi mfa mfù".
Le cinquième alphabet bamoun (Phase E)

Nous sommes vers 1908. Un cinquième alphabet est né:l'alphabet "rii nyi mfù men". Il a 205 signes.
Le sixième alphabet bamoun (Phase F)

Cette phase est directement la dernière transition (vers 1916-1918) qui a fait évoluer l'écriture Shümom vers un système plus simple de type syllabaire-alphabet tel qu'il existe dans la phase moderne (phase G) : les caractères ont déjà l'allure des caractères modernes en moins "épurés".
L’alphabet bamoun moderne (Phase G)

L'alphabet moderne du Shümom s'appelle aka-uku du nom de ses quatre premiers caractères A, Ka, U, Ku : c'est une écriture partiellement syllabique et partiellement alphabétique de 70 caractères phonétiques et 10 caractères à la fois numériques et syllabiques, auxquels il faut rattacher des caractères de ponctuation, de tabulation (njaemli) et deux accents (koqndon et tukwantis). Du fait que de nombreux caractères syllabiques sont manquants, cette lacune est complétée par la combinaison de caractères syllabiques utilisés comme consonnes, et de voyelles.

Actuellement et grâce au projet de préservation des archives bamoum organisé par la royaume (Dr Oumarou Nchare, ministre de la culture et responsable des archives du royaume, et Conrad Tuchscherer, linguiste américain et spécialiste des écritures bamoun et bagam), l'écriture Shümom fait l'objet d'une police de caractères "Unicode" informatisée.
Voir aussi
Notes et références
Bibliographie

Idelette Dugast et Mervyn David Waldegrave Jeffreys, L'écriture des Bamum, sa naissance, son évolution, sa valeur phonétique, son utilisation: sa naissance, son évolution, sa valeur phonétique, son utilisation, Éditions L. C. L., 1950, 109 p.

Liens externes

Bamun [archive], l’alphabet moderne encodé dans The Unicode Standard 5.2, Consortium Unicode.
Preliminary proposal for encoding the Old Bamum script in the SMP of the UCS [archive] (anciens alphabets bamoun), Michael Everson et al., 2008-06-01
(fr) « La contribution anglo-saxonne à la compréhension de l'écriture bamoum : des signes du roi Njoya au manuel didactique de Njoya Mounga » [archive] (article de Mosé Chimoun dans Éthiopiques, n° 79, 2e semestre 2007)

Écriture apparentée : le BAGAM (langue Mengaka, peuple Eghap)

Une autre écriture apparentée au Shümom existait dans l'Ouest-Cameroun, au pays Bamiléké, dans le village de BAGAM, au nord de Bafoussam, là où se parle la langue Mengaka. Cette écriture est attestée vers 1910 et semble avoir été mise au point par le roi Pufong, ami de Njoya, assisté de son notable Ndé Temfong. Une grosse partie des caractères de cette écriture ressemble au Shümom comme le démontre une étude réalisée par le linguiste américain Conrad Tuchscherer. Cette écriture semble actuellement tombée en désuétude, et la signification d'une partie des caractères n'a pu être retrouvée.
Articles connexes

Royaume Bamoun
Foumban
Bamouns
Palais des sultans Bamouns
Ibrahim Njoya
Nji Mama

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v · m
Systèmes d'écriture
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Écritures logographiques ou apparentées Adinkra · Aztèque · Cunéiforme · Daba · Dongba · Hiératique · Hiéroglyphes égyptiens · Hiéroglyphes hittites · Hiéroglyphes linéaires · Hiéroglyphes micmacs · Hiéroglyphes olmèques · Maya · Nsibidi · Ossécaille · Shuishu · Sinogrammes · Tangoute

AINSI

Classification de Köppen

1re lettre : type de climat
Code Type Description
A Climat tropical

Température moyenne de chaque mois de l'année > 18 °C
Pas de saison hivernale
Fortes précipitations annuelles (supérieure à l'évaporation annuelle)

B Climat sec

Évaporation annuelle supérieure aux précipitations annuelles. Ce seuil est calculé de la manière suivante :
Si moins de 30 % des précipitations tombent en été (avril à septembre dans l'hémisphère nord) : Précipitations annuelles moyennes (mm) < 20 × température annuelle moyenne (°C)
Si plus de 70 % des précipitations tombent en été : Précipitations annuelles moyennes (mm) < 20 × température annuelle moyenne + 280
Autrement : Précipitations annuelles moyennes (mm) < 20 × température annuelle moyenne + 140

C Climat tempéré

Température moyenne du mois le plus froid comprise entre 0 °C et 18 °C
Température moyenne du mois le plus chaud > 10 °C
Les saisons été et hiver sont bien définies

D Climat continental

Température moyenne du mois le plus froid < 0 °C
Température moyenne du mois le plus chaud > 10 °C
Les saisons été et hiver sont bien définies

E Climat polaire

Température moyenne du mois le plus chaud < 10 °C
La saison d'été est très peu marquée

Dans les grandes lignes, les climats mondiaux s'étalent de A à E, en allant de l'équateur aux pôles.
2e lettre : régime pluviométrique
Code Description S'applique à
S

Climat de steppe
Précipitations annuelles comprises entre 50 et 100 % du seuil calculé

B
W

Climat désertique
Précipitations annuelles < 50 % du seuil

B
w

Saison sèche en hiver
Pour A : climat de la savane, P du mois le hivernal le plus sec < 60 mm et < [100 – (précipitations annuelles moyennes)/25]
pour C et D : P du mois hivernal le plus sec < 1/10 du mois le plus humide

A-C-D
s

Saison sèche en été
Pour A : climat de la savane, P du mois le estival le plus sec < 60 mm et < [100 – (précipitations annuelles moyennes)/25]3
Pour C et D : P du mois estival le plus sec < 40 mm et < 1/3 du mois hivernal le plus humide)

A-C-D
f

Climat humide, précipitations tous les mois de l'année
Pour A : climat de la forêt tropicale, P du mois le plus sec > 60 mm
Pour C et D : pas de saison sèche, ni « w » ni « s »

A-C-D
m

Climat de mousson :
P du mois le plus sec < 60 mm et > [100 – (précipitations annuelles moyennes)/25]

A
T

Température moyenne du mois le plus chaud comprise entre 0 °C et 10 °C

E
F

Température moyenne du mois le plus chaud < 0 °C

E
M

Précipitations abondantes
Hiver doux (Température moyenne du mois le plus froid > −10 °C)

E

On obtient donc les catégories suivantes :

Af : climat équatorial
Aw : climat de savane avec hiver sec
As : climat de savane avec été sec (catégorie parfois utilisée en analogie avec Aw dans les rares cas où la saison sèche se produit dans les mois où le soleil est au plus haut.)
Am : climat de mousson
BS : climat de steppe (semi-aride)
BW : climat désertique
Cf : climat tempéré chaud sans saison sèche
Cw : climat tempéré chaud avec hiver sec
Cs : climat tempéré chaud avec été sec (méditerranéen)
Df : climat continental froid sans saison sèche
Dw : climat continental froid avec hiver sec
Ds : climat continental froid avec été sec (continental méditerranéen)
ET : climat de toundra
EF : climat d'inlandsis
EM : climat subpolaire océanique

3e lettre : variations de température

Pour affiner les types B, C et D, une troisième lettre précise l'amplitude du cycle annuel des températures :
Code Description S'applique à
a : été chaud

Température moyenne du mois le plus chaud > 22 °C

C-D
b : été tempéré

Température moyenne du mois le plus chaud < 22 °C
Températures moyennes des 4 mois les plus chauds > 10 °C

C-D
c : été court et frais

Température moyenne du mois le plus chaud < 22 °C
Températures moyennes mensuelles > 10 °C pour moins de 4 mois
Température moyenne du mois le plus froid > −38 °C

C-D
d : hiver très froid

Température moyenne du mois le plus froid < −38 °C

D
h : sec et chaud

Température moyenne annuelle > 18 °C

B
k : sec et froid

Température moyenne annuelle < 18 °C

B
Classification des climats
Classe Types de climats
A

Équatorial : Af
Mousson : Am
Savane : Aw, As

B

Désertique : BWh, BWk
Semi-aride : BSh, BSk

C

Subtropical humide : Cfa, Cwa
Océanique : Cfb, Cwb, Cfc, Cwc
Méditerranéen : Csa, Csb, Csc

D

Continental humide : Dfa, Dwa, Dfb, Dwb
Subarctique : Dfc, Dwc, Dfd, Dwd
Continental méditerranéen : Dsa, Dsb, Dsc, Dsd

E

Toundra : ET
Inlandsis : EF
Subpolaire océanique : EM

Exemples

Le Sahara, ou le désert d'Arabie, sont de type BWh
Le Sahel est de type BSh
La ville de New York est de type Cfa ou Dfa4
La zone équatoriale est de type Af
La majeure partie de France et la Belgique sont de type Cfb
L'Amazonie est de type Aw, Af et Am
L'Archipel des Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises) est de type ET
Le centre du Groenland est de type EF
La Sibérie est de type Dfc

Voir aussi

La classification de Troll et Paffen

Notes et références

« Classification des climats de Köppen [archive] » dans Introduction à la climatologie: Le rayonnement et la température, l'atmosphère, l'eau, le climat et l'activité humaine, page 12, par André Hufty, Presses Université Laval, 2001.

↑ (en) Peel, M. C. and Finlayson, B. L. and McMahon, T. A., « Updated world map of the Köppen-Geiger climate classification » [archive], Hydrol. Earth Syst. Sci., 2007 (consulté le 26 mai 2008).
↑ (en) M.C. Peel, B.L. Finlayson & T.A. MacMahon, "Updated world map of the Köppen-Geiger climate classification" in Hydrology and Earth System Sciences no 11, p. 1633, Copernicus Publications pour European Geosciences Union, Göttingen, 2007, ISSN 1027-5606, Updated world map of the Köppen-Geiger" [archive]
↑ http://koeppen-geiger.vu-wien.ac.at/pdf/Paper_2006.pdf [archive]
↑ Climat de New York — Wikipédia




La carte des climats de Köppen-Geiger est présentée par le Climatic Research Unit de l'University of East Anglia et le Global Precipitation Climatology Centre du Deutscher Wetterdienst et est valable pour la période 1951 à 20001.

Af
Am
Aw et As



BWh
BWk
BSh
BSk



Csa
Csb
Dsa
Dsb
Dsc
Dsd



Cwa
Cwb
Cwc
Dwa
Dwb
Dwc
Dwd



Cfa
Cfb
Cfc
Dfa
Dfb
Dfc
Dfd



ET
EF

La classification de Köppen est une classification des climats fondée sur les précipitations et les températures. C'est le botaniste Wladimir Peter Köppen qui l'a inventée en 1900 en combinant la carte mondiale de la végétation publiée en 1866 par Griesbach et la division du climat en cinq zones par Candolle2.

C'est la plus courante des classifications climatiques dans sa version présentée par Rudolf Geiger en 1961. Un très grand nombre d'études climatiques et de publications ont adopté une des versions de ce système. La carte de Köppen-Geiger reste aujourd'hui une référence, grâce à ses mises à jour fréquentes, tant dans les domaines de l'hydrologie, de la géographie, de l'agriculture, de la biologie, la climatologie à travers ses recherches sur l'évolution des climats.

De ce système sont issues d'autres classifications plus conformes aux différences de biomes rencontrées comme la classification de Trewartha qui introduit des variables empiriques. Ces classifications sont cependant moins utilisées.

Un climat, selon cette classification, est repéré par un code de deux ou trois lettres (les critères indiqués dans les tableaux suivants sont ceux utilisés dans la carte, ils reprennent les critères utilisés par Köppen dans sa dernière publication en 1936).

LE HÉROS DE AYACUCHO VOIT DANS CET ASPECT DE BIAFRA PLUS UN ASPECT DE RÈGLEMENT DE COMPTE QUE UNE RÉELLE INTENTION DE CRÉER UNE HARMONIE AUX TRAVERS D'UNE RÉVOLUTION ÉTABLIS SUR LE CONCEPT DE LIBERTÉ ET DE LUTTE CONTRE L'ESCLAVAGE...

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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:24

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

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Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:30

Le lac Tchad est un grand lac peu profond d'Afrique dont les eaux sont douces, ce qui est rare pour un lac endoréique, c'est-à-dire dont les eaux ne rejoignent pas l'océan1. Son rôle économique est très important, car il doit fournir l'eau à plus de 20 millions de personnes des quatre pays limitrophes : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria2.

Géographie

Le bassin hydrographique du lac est théoriquement de 2 380 000 km2 – couvrant 7,8 % du continent – mais le bassin actif se limite à 967 000 km2. Le principal apport en eau provient à 90 % du fleuve Chari et de son affluent Logone, tous deux issus des montagnes de la République centrafricaine. Le Komadougou Yobé, issu du Nigeria, est affaibli par la présence de deux barrages qui ont fait chuter son débit de 7 km3 à 0,45 km3 par an. Bien qu'il ne participe que pour 10 % aux eaux du lac, c'est la séparation provoquée en deux bassins, nord et sud, qui rendit précaire l'alimentation du nord. La perte hydrique en aval des barrages a de plus été accentuée par un captage accru des puits3.

Jadis l'un des plus grands lacs du monde, le lac s'est réduit considérablement pendant les quatre dernières décennies. Dans les années 1960, il couvrait un secteur de plus de 26 000 km2. En 2000, il était tombé à moins de 1 500 km2[réf. nécessaire]. Le déficit de pluviosité combiné à une plus grande utilisation des eaux du lac et des rivières pour l'irrigation – la population du bassin a doublé dans l'intervalle, et l'irrigation a quadruplé entre 1983 et 1994 – expliquent ce recul. Sa faible profondeur, qui est au maximum de 7 mètres, le rend fragile et très dépendant des fluctuations saisonnières. La navigation y est désormais impossible.

À la suite du recul du lac dans les années 1970-80, les nouvelles terres émergées, encore humides, ont permis d'entreprendre des cultures très productives surtout au sud du lac, côté tchadien. Les terres irriguées représentent 135 000 hectares, dont 100 000 ha au Nigeria3.

Même s'il demeure encore l'un des plus grands lac d'Afrique, le lac Tchad est dix fois plus petit qu'il y a cinquante ans : 25 000 km2 en 1964 contre 2 500 km2 en 20044. Un projet de grande envergure, dénommé Transaqua, regroupant le Cameroun, le Nigeria, le Niger, le Tchad, la République centrafricaine et la Libye, doit opérer un transfert des eaux de l'Oubangui, qui prend sa source en République démocratique du Congo, vers le lac, via les fleuves Chari et son affluent Logone. L'opération nécessiterait le creusement d'un canal de 1 350 kilomètres en République centrafricaine. L'opération est loin de faire l'unanimité. Certains craignent ses impacts négatifs sur la biodiversité de l'Oubangui et du bassin du Congo. Par ailleurs, le mauvais état de l'Oubangui dont les eaux baissent dangereusement, plaide en faveur des opposants à Transaqua5.

La NASA a financé une étude sur le lac Tchad dans le cadre de son système d'observation de la Terre. Les variations sont suivies par satellite artificiel, afin de prévenir les riverains des modifications attendues. L'agence américaine, qui a mené une étude de simulation climatique sur la région, prédit la disparition du lac à plus ou moins brève échéance6.
Faune et flore

Le bassin versant du lac compte 179 espèces de poissons, le lac lui-même en compte 85.

Il y a de nombreuses îles flottantes sur le lac abritant une grande diversité d'espèces. Parmi ces espèces, se trouvent notamment des éléphants, des hippopotames, des crocodiles ainsi qu'une grande communauté d'oiseaux migrateurs comprenant des combattants variés et de nombreuses espèces de canards. Deux espèces d'oiseaux sont presque endémiques à la région, la prinia aquatique et l'alouette rousse7.

La végétation bordant le bassin du sud est majoritairement composée de papyrus, de Phragmites mauritianus et de Vossia cuspidata. Le bassin du nord, légèrement plus salé est bordé de roseau commun et de Typha australis7
Évolution
Évolution du lac Tchad de 1973 à 2001 (NASA).

Durant les périodes postglaciaires, le Sahara bénéficia de conditions climatiques beaucoup plus clémentes qu'actuellement et le désert réel était très restreint. Le Sahara était en majeure partie couvert d'une végétation boisée de type méditerranéenne, particulièrement dans les massifs centraux avec autour d'eux de nombreux lacs et des prairies sèches, situation favorable à une faune giboyeuse.

Suivant les alternances des phases humides et des périodes sèches, le lac Tchad s'étend ou se rétracte, mais à partir de 4000 av. J.-C. jusqu'à nos jours, la baisse des eaux est rapide, correspondant à l'installation de l'aridité et à l'avancée du désert.

Les variations du lac Tchad témoignent de nombreux changements :

vers 50 000 av. J.-C., le lac couvrait 2 millions de kilomètres carrés ;
vers 20 000 av. J.-C., il disparut complètement à cause de l'aridité des tropiques consécutive à l'apogée de la glaciation ;
vers 9500 av. J.-C. (Xe millénaire av. J.-C.), grossi par les pluies qui tombaient en abondance sur le massif du Tibesti, il a une profondeur de 15 m, avant de revenir à peu près à la situation actuelle vers 9000 av. J.-C. ;
vers 7000 av. J.-C., il a une profondeur de 38 m, avant de revenir à peu près à la situation actuelle vers 5500 av. J.-C. ;
vers 4000 av. J.-C., il a une profondeur de 65 m, et finit par couvrir une superficie de plus d'un million de kilomètres carrés, soit plusieurs centaines de fois sa superficie actuelle, avant de revenir à peu près à la situation actuelle vers 2000 av. J.-C. ; le lac était alors une véritable mer intérieure de l'Afrique centrale, mer qui a été asséchée et dont le bassin s'est rempli de sable ;
vers 1000 av. J.-C., il a une profondeur de 17 m, avant de redescendre à la situation actuelle ;
au milieu du XVe siècle, le lac est complètement à sec pendant une vingtaine d'années ;
le niveau du lac est très haut pendant tout le XVIIe siècle (le Bahr el-Ghazal est un cours d'eau permanent à cette période) ;
le niveau varie fréquemment du début du XVIIIe siècle à nos jours : point bas vers 1770, point haut vers 1810, nouveau point bas vers 1840, nouveau point haut vers 1880 ; en 1908, le lac n'était plus qu'un marécage avec deux petits bassins au nord et au sud, puis son niveau augmente8 ;
en 1963 le lac couvre, selon les sources, de 22 903 à 25 000 km2 ;
en 2001 sa superficie descend à 4 000 km2 ;
en 2008, ses dimensions sont de 30 km sur 40 km à l'embouchure du fleuve Chari – (Logone) pour une superficie de 2 500 km2. Le lac Tchad couvre moins de 10 % de la surface qu'il occupait dans les années 19609.

La récente diminution massive de la superficie du lac est principalement due à des pluies de plus en plus rares, des sécheresses dramatiques (1973, 1984, 2008) et le déboisement. Beaucoup de riverains sont défavorables à sa remise en eau, l'assèchement ayant mis à nu des terres fertiles dont ils tirent de bons revenus.
Climat

Le climat autour du lac est chaud et sec, avec des précipitations très variables – de 94 à 565 mm annuels dont 90 % tombent entre juin et septembre. La rive sud est plus humide que le nord. Bien que l'évaporation soit importante, surtout durant la saison sèche, la salinité du lac n'augmente guère, les eaux les plus chargées en sel quittant le lac par le sous-sol3.
Perspectives

La salinité du bassin nord pourrait augmenter si l'apport hydrique vers ce dernier reste faible, ce qui pourrait causer la disparition de nombreuses espèces végétales et animales, augmentant l'érosion par la suite. La pêche, qui est déjà passée de 243 000 tonnes de 1970-1977 à 56 000 tonnes en 1986-1989, pourrait encore diminuer, privant les riverains d'un revenu substantiel alors que les États du nord du Cameroun et du Nigeria comptent déjà parmi les plus pauvres de leurs pays respectifs. La raréfaction de l'eau potable pourrait enfin augmenter les cas de diarrhée, de choléra et de fièvre typhoïde3. Toutefois, la perspective d'un classement du lac Tchad au Patrimoine mondial10 pourrait permettre la mise en œuvre d'une politique de préservation par l'ensemble des pays riverains.

Le lac Tchad est reconnu au titre de site Ramsar en 2001 dans sa partie nigérienne11 et tchadienne12, et en 2008 dans sa partie nigériane13 et camerounaise14.
Projet de transfert d'eau depuis le bassin du Congo

Pour sauver le lac Tchad, un ancien projet a été réactualisé au début du XXIe siècle, celui du Transaqua. Il s'agit d'un projet de transfert d'eau interbassins, au départ de certains affluents du fleuve Congo vers le lac Tchad, et ce par un gigantesque canal qui utiliserait la vallée du fleuve Chari.
Article détaillé : Transaqua.
Projet des années 1990

Le projet d'origine formalisé au début des années 1990 prévoyait de barrer les cours de plusieurs rivières importantes du nord-est de la République démocratique du Congo au moyen de barrages de régulation, et de soustraire une partie de leurs débits pour les amener vers un lac artificiel construit sur l'Oubangui en amont de Bangui. De là un canal conduirait ces eaux vers la ligne de partage des eaux entre bassins du Congo et bassin du Chari, à environ 600 mètres d'altitude. Une fois franchi ce seuil, les débits seraient acheminés, toujours par canal, dans le lit du Chari, et finiraient par alimenter le lac Tchad et toute sa région. La longueur totale du canal aurait été d'environ 2 400 kilomètres dont à peu près la moitié dans le bassin du Chari. L'ensemble constituerait en outre une voie navigable internationale importante.

Le volume de prélèvement prévu dans ce premier projet était de l'ordre de 100 milliards de mètres cubes d'eau annuellement, c'est-à-dire environ 3 150 m3 par seconde.

Les travaux prévoyaient de barrer les tributaires de l'Oubangui, de l'Aruwimi, du Lindi et du Lowa, tous affluents de droite du Congo dans le quart nord-est du Congo-Kinshasa et le Sud de la Centrafrique.
État actuel du projet

Deux projets différents sont actuellement discutés, tous deux prévoyant le transfert d'une partie des eaux de l'Oubangui par un canal de 1 350 kilomètres.

Ces projets nécessitent en préalable l'accord de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ; le cours d'eau à détourner (l'Oubangui) prenant sa source en République démocratique du Congo puis formant frontière avec la Centrafrique puis avec la République du Congo. La République du Congo donne son accord en 2005. En revanche, la République démocratique du Congo ne s'est pas encore prononcée officiellement en termes d'accord ou de désaccord vis-à-vis du projet puisque aucune demande officielle ne lui a été formulée concernant le transfert des eaux de l'Oubangi vers le lac Tchad ; elle n'a adhéré au projet qu'en tant qu'observateur en 1994 et en 200715.

En mars 2008, le Nigeria, le Niger et le Tchad ont engagé le financement des études pour transférer une partie des eaux de l'Oubangui16,17. L'étude de faisabilité, débutée en 2009, nécessite des moyens importants et le Nigeria, puissance pétrolière donc financière de la région, est prêt à y affecter cinq millions de dollars. Les quatre autres pays membre de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Niger et le Tchad, contribueront ensemble à hauteur d'un million supplémentaire.

En 2014, Romano Prodi, envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies pour le Sahel en 2012 et 2013, appelle les membres CBLT à ne plus attendre de nouvelles études. Les 4 et 5 avril 2014 à la conférence de Bologne pour le financement du sauvetage du lac Tchad, les acteurs se sont engagés à la création d'un comité de suivi et d'un comité de scientifique mondial18.
Notes et références

↑ ambatchad-paris.org, « Le Lac Tchad » [archive], sur ambatchad-paris.org (consulté le 11 janvier 2017).
↑ hunza, « Le lac Tchad, une particularité géographique - Géopolitis21 » [archive], sur Géopolitis21, 12 janvier 2014 (consulté le 11 janvier 2017).
↑ a, b, c et d PNUE, Afrika's Lakes, Atlas of Our Changing Environment, p. 22 ss.
↑ « Histoire du Bassin du Lac Tchad | La Commission du Bassin du Lac Tchad » [archive], sur www.cblt.org (consulté le 11 janvier 2017).
↑ GEO no 403 de septembre 2012 p. 73.
↑ Joël Ignasse, « Peut-on encore sauver le lac Tchad ? », Sciences et Avenir,‎ 29 juin 2005 (lire en ligne [archive]).
↑ a et b Lake Chad flooded savanna [archive] World Wildlife.org.
↑ J. Maley, Études palynologiques dans le bassin du Tchad et paléoclimatologie de l’Afrique nord-tropicale de 30 000 ans à l’époque actuelle, Travaux & documents ORSTOM, no 129, 586 p.
↑ Le plan B : pour un pacte écologique mondial, Lester R. Brown Calmann-Lévy/ Souffle Court Éditions - 2007
↑ Le Lac Tchad, source de conflits (décembre 2010) [archive]
↑ (en) « Lac Tchad » [archive], sur Service d'information sur les Sites Ramsar (consulté le 21 mars 2015)
↑ (en) « Partie tchadienne du lac Tchad » [archive], sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 21 mars 2015)
↑ (en) « Lake Chad Wetlands in Nigeria » [archive], sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 21 mars 2015)
↑ (en) « Partie Camerounaise du Lac Tchad » [archive], sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 21 mars 2015)
↑ Groupe l'Avenir (17 avril 2014), Irrigation et transfèrement des eaux de l’Oubangui vers le lac Tchad Bavon. Samputu apaise la colère des députés nationaux [archive]
↑ Voice of America : African leaders team up to rescue Lake Chad (mars 2008) [archive] (en)
↑ Tribune de Genève : Un projet pharaonique mais vital pour 22 millions de personnes [archive], novembre 2008.
↑ Romano Prodi, « Sauvetage du lac Tchad, un espoir de paix : Une ressource dont dépendent trente millions de personnes », Le Monde diplomatique,‎ juillet 2014 (lire en ligne [archive])

Annexes
Bibliographie

Moustapha Abakar Malloumi, La Coopération sous-régionale et la gestion durable des eaux du lac Tchad.
Michel Alain Roche, Traçage naturel salin et isotopique des eaux du système hydrologique du lac Tchad.
Jean-Paul Lebeuf, Carte archéologique des abords du lac Tchad : Cameroun, Nigeria, Tchad.
(en) Carmouze J.-P., Durand J.-R. & Lévêque C., Ed, 1983, Lake Chad, Ecology and productivity of a shallow tropical ecosystem. La Haye, Dr W. Junk, Monographiae Biologicae vol. 53, 575 p.
Marina Bertoncin et Andrea Pase, Autour du lac Tchad. Enjeux et conflits pour le contrôle de l'eau, L'Harmattan, Paris, 2012, 360 p. (ISBN 9782296990579)

Articles connexes

Transaqua
Commission du bassin du lac Tchad
Bassin du Tchad
Assèchement des grands lacs et mers au XXe siècle

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

le lac Tchad, sur Wikimedia Commons

Site de la Commission d'Études, de la CBLT et du Forum Mondial du DD consacré au lac Tchad [archive]
Site en anglais des États riverains et du World Forum for Sustainable Development- Chad Lake [archive]
Site Internet de l'UNESCO, article consacré au lac Tchad dans la partie Cameroun [archive]
FAO - Données sur les principales eaux intérieures d'Afrique [archive]
Le lac Tchad n’est pas la mer d’Aral [archive]

Classification de Köppen
La carte des climats de Köppen-Geiger est présentée par le Climatic Research Unit de l'University of East Anglia et le Global Precipitation Climatology Centre du Deutscher Wetterdienst et est valable pour la période 1951 à 20001.

Af
Am
Aw et As



BWh
BWk
BSh
BSk



Csa
Csb
Dsa
Dsb
Dsc
Dsd



Cwa
Cwb
Cwc
Dwa
Dwb
Dwc
Dwd



Cfa
Cfb
Cfc
Dfa
Dfb
Dfc
Dfd



ET
EF

La classification de Köppen est une classification des climats fondée sur les précipitations et les températures. C'est le botaniste Wladimir Peter Köppen qui l'a inventée en 1900 en combinant la carte mondiale de la végétation publiée en 1866 par Griesbach et la division du climat en cinq zones par Candolle2.

C'est la plus courante des classifications climatiques dans sa version présentée par Rudolf Geiger en 1961. Un très grand nombre d'études climatiques et de publications ont adopté une des versions de ce système. La carte de Köppen-Geiger reste aujourd'hui une référence, grâce à ses mises à jour fréquentes, tant dans les domaines de l'hydrologie, de la géographie, de l'agriculture, de la biologie, la climatologie à travers ses recherches sur l'évolution des climats.

De ce système sont issues d'autres classifications plus conformes aux différences de biomes rencontrées comme la classification de Trewartha qui introduit des variables empiriques. Ces classifications sont cependant moins utilisées.

Un climat, selon cette classification, est repéré par un code de deux ou trois lettres (les critères indiqués dans les tableaux suivants sont ceux utilisés dans la carte, ils reprennent les critères utilisés par Köppen dans sa dernière publication en 1936).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Tchad

RAPPORT DE
Y'BECCA,
LE CLANS DES MOUETTES
ET
DU JUGE SUPRÊME DE LA RÉPUBLIQUE DE L'OLIVIER:
LES RÉPUBLIQUES D’ISRAËL ET DE LA PALESTINE DANS LA GRANDE JÉRUSALEM DITES L'UNIVERSELLE.
ECRIT
DU CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY LA CHOUETTE EFFRAIE;
DARK OBSCUR LE SITH-PHOTOGRAPHE
KOUNAK-YANIS LE JEDI
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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:38

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 17 hil y a 17 heures
LES FOURMIS TELLE LA FOUDRE. CONSTRUISENT LE SENTIERS DES CASTORS. NOUS SAUVEGARDONS LES SENTIMENTS: LA SENSIBILITÉ SECOURISTE VAINCRA. TAY

CONTRAT SOCIAL EST LE CONTEXTE DU COEUR ET LES VISAGES SE FONT CONSCIENCE QUAND LA BARBARIE VEUT S'EN PRENDRE À LA TRANSFORMATION DE PAIX. Y

LE RÉALISME N'EST PAS DE FORMATER DES ILLUSIONS: AINSI LES ILLUSTRES SEMBLENT DEVENIR DES PROFESSEURS OUBLIANT LE LOUP DÉGUISÉ EN AGNEAU. Y

MESSAGES CONTENANT DES CRUSTACÉS VIENNENT DU CRYSTAL PALACE DES OCÉANS. LE FORÊT FERTILISE LE DÉSERT ET LA CONSCIENCE DES VENTS ŒUVRENT. TAY

CONTEXTE POLITIQUE NE SAIT PLUS DISTINGUER LE CROIRE QU'ELLES QUE SOIENT LES NATIONS. LE NAVIGATEUR GARDE SON CAP MALGRÉ TOUT, MAGELLAN. TAY

LE RÉALISME N'EST PAS DE FORMATER DES ILLUSIONS: AINSI LES ILLUSTRES SEMBLENT DEVENIR DES PROFESSEURS OUBLIANT LE LOUP DÉGUISÉ EN AGNEAU. Y

CONTRAT SOCIAL EST LE CONTEXTE DU CŒUR ET LES VISAGES SE FONT CONSCIENCE QUAND LA BARBARIE VEUT S'EN PRENDRE À LA TRANSFORMATION DE PAIX. Y

Y'BECCA, ZARATHOUSTRA, L'ÉTERNITÉ, L'INFINI ET LA PASSION Jeu 8 Juin à 9:35 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 17 hil y a 17 heures

PIQUELLE LA MOUETTE SE DEGUISE EN UNE ORC AFIN DE SITUER LES SURVIVANTS DE LA BATAILLE DE TYRIA. NOS HÉROS SONT PRÊT À RÉTABLIR L'ESPOIR. Y

AAKBAR, MARJINTH ET SAHLER ACCOMPAGNÉ DU SINGE ÉTAIENT DES AMIS ET DES COMPAGNONS DE ROUTE DE ZARATHOUSTRA DANS LA RÉPUBLIQUE ANCIENNE. TAY

LE CHEMIN QUI RELIAIT PETRA, TROIE, ATHÈNES ET MARSEILLE ÉTAIT LA ROUTE DE L'OLIVIER ET DES PÈLERINS VENAIT DE L'OURAL POUR LA RÉPUBLIQUE. Y

LE DÉSERT EST FERTILISÉ PAR LE FORÊT ET DES OASIS RENAISSENT DE L'ANCIEN TEMPS. PÉTRA ET TROIE ÉTAIENT UN VASTE ROYAUME AMI DE LA RÉPUBLIQUE

AU PORT DE MARSEILLE, IL Y A UNE FEMME QUI PORTE SA FIERTÉ EN SON SEIN ET SA HARGNE EST SON ARMURE: ENGAGÉE DANS LES DÉBATS, ELLE EST VIE. Y

LEURS UNIQUES ÉPOUX ET CES FEMMES SONT DANS L'HISTOIRE DE L'EXISTENCE ET DE L'EXPANSION QUE DONNE LA RÉPUBLIQUE, LA LAÏCITÉ ET LE CROIRE. Y

MAGELLAN ET ROBINSON CRUSOÉ SONT EUX AUSSI DES ERMITES LIÉ À LEURS UNIQUE FEMMES DANS L'AU-DELÀ ET LA RÉPUBLIQUE AU MILIEU DES WALKYRIES. Y

ZARATHOUSTRA EST ERMITE ET SA SAGESSE EST UNIE À SON UNIQUE FEMME DANS L'AU-DELÀ: IL FORME LES WALKYRIES DANS LA SURVIE ET LA RÉPUBLIQUE. Y

MINOUSKA ET SON RÉVEIL POUR ME PRÉVENIR EN CAS DE PROBLÈME POUR ME LEVER.
https://www.instagram.com/p/BVDYYjDBOn0/

SUPER GÉANTE PRÉNOMMÉ SOLEIL, UN APERÇU DE SON ÉVOLUTION. PHOTO DU CITOYEN TIGNARD YANIS. NE REGARDONS PAS L'ÉVOLUTION COMME UNE APOCALYPSE: LA SURVIE.
https://www.instagram.com/p/BVDYrE8hNHp/

Victoria Milko‏ @thevmilko 7 juin
All of the mosques in Sittwe lay empty, guarded by police with no one allowed to enter. Especially sad to see during Ramadan.

LIEN ENTRE L'APÔTRE NINA ET LA FÉE MORGANE NE SONT PAS UNIQUEMENT DES VERTUS DE BONNE CONDUITE, CES FEMMES RÉELLES ONT PORTÉ LEURS IDÉAUX. Y

Dans le train, je trouve plaisir à voyager car on y marche. C'est une forme de croisière du pauvre où l'on peut admirer tout en y vivant. Y

AURORES BORÉALES DE LUNE PAR DARK OBSCUR. PHOTO DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
https://www.instagram.com/p/BVDZUfMBqY3/


UN CAFÉ QUI PASSE DANS UN SOUPIR OU LE GOBELET.
PHOTO DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
https://www.instagram.com/p/BVDZI50B62b/

BELUGA DANS LE CIEL.
PHOTO DE DARK OBSCUR OU CITOYEN TIGNARD YANIS.
https://www.instagram.com/p/BVDY7cVhcdy/


LA MAIN DONT JE ME SERS POUR TENIR LA CONSTITUTION EST LA DROITE ET JE ME SERS DE LA GAUCHE POUR PRENDRE LA PHOTO. DIGNE EST L'INSTANT DE CELUI QUI S'INTERROGE SUR LE COEUR, LA PLUME ET L'AIGUILLE CAR IL A SENS ET POIDS DE LA JUSTICE DANS LA CITOYENNETÉ DE LA CONSCIENCE DE LA NATION. SI LE PRÉSIDENT DOIT ÊTRE GARANT DE LA JUSTICE, LE PEUPLE EST LE GARDIEN DE L'AUTONOMIE DE LA JUSTICE DEVANT N'IMPORTE QUELS ASPECTS DE PULSIONS. PROPOS DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
https://www.instagram.com/p/BVDa33vBFft/

UN ARBRE DE LA RÉPUBLIQUE DANS LE CRÉPUSCULE D'UN JOUR ANNONÇANT LA VENUE D'UN SOUFFLE DE NUIT ET D'UN SOUPIR D'ÊTRE PRÉNOMMÉ ÉTOILES FILANTES PAR DARK OBSCUR. PHOTO DU CITOYEN TIGNARD YANIS.
https://www.instagram.com/p/BVDbi1eh0Il/

Les Pompiers du Lot‏ @pompiersdulot 7 juin
A Parnac, d'importants moyens déployés pour sauver un cheval tombé dans le Lot - France 3 Occitanie
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/lot/cahors/parnac-importants-moyens-deployes-sauver-cheval-tombe-lot-1266481.html

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 8 hil y a 8 heures
PERSONNE N'EST MAÎTRE, D'UNE CERTAINE CHOSE, DU CONSENTEMENT COMMUN; ET IL N'Y A RIEN DANS LA NATURE QU'IL PUISSE DIRE LE CONTRAIRE: MÊME. Y

LEURS UNIQUES ÉPOUX ET CES FEMMES SONT DANS L'HISTOIRE DE L'EXISTENCE ET DE L'EXPANSION QUE DONNE LA RÉPUBLIQUE, LA LAÏCITÉ ET LE CROIRE. MURMURE"ent" L'AMANT AINSI QUE LA MAITRESSE

LIEN ENTRE L'APÔTRE NINA ET LA FÉE MORGANE NE SONT PAS UNIQUEMENT DES VERTUS DE BONNE CONDUITE, CES FEMMES RÉELLES ONT PORTÉ LEURS IDÉAUX. Y

LA CROIX DU PÉCHER NE PEUT ÊTRE PORTER QUE PAR L'EXTENSION DE LA CHAIR AINSI UN MAUVAIS MARI NE PEUT ÊTRE DÉSIRER QUE PAR UN REFLET; CERTAINS HOMMES ET CERTAINES FEMMES N'ONT PAS DE CHANCE DANS L'EXISTENCE AMOUREUSE ET JE SUIS DE CEUX QUI CONSEILLE L'AVENTURE DANS LA PERSPECTIVE DE L'AMOUR: IL Y A LES "CLANS", LES "MÉGADEATHS", LES "EMMANUEL'S", JE PARLE DES RANOUX ET NON DES MACRONS, IL Y A DES PARENTS QUI VISENT TROP L'ATTRAIT FINANCIER OU LA PERFECTION Basé SUR LEURS ERREURS, L'AMOUR N'EST PAS MATHÉMATISME. LE DIVORCE TOUT COMME L'AMOURETTE NE PEUVENT ÊTRE DESIGNER PAR LES RELIGIONS COMME UNE FAUTE DE PÉCHER, ON NE PEUT NIER QUE LA CITÉ PARFAITE DE L'HOMME NE POURRA JAMAIS S’ÉTABLIR DANS UNE NATURE QUI N'EST PAS HOSTILE MAIS RÉALISTE SUR LA BASE DES SENTIMENTS. IL Y A LE TEMPS DES CHOSES OU LA VALEUR DU GRADUELLE DANS LE MIRAGE DE L'INCONNU; LA BASE D'UN MARIAGE PEUT ÊTRE ÉTABLI SUR L'IMPOSSIBLE TOUT COMME DANS LA RÉALITÉ ET MIEUX VAUT UNE PASSION PARTAGE QU'UN AMOUR CHAOTIQUE ET ENSANGLANTÉ... LA PASSION EST UN SUJET QUI EST PLUS PROCHE DE L'INFINI QUE DE L'IMMORTALITÉ POURTANT UN MARIAGE, UNE PASSION, UNE AMITIÉ ET UN MIRAGE PEUVENT DEVENIR IMMORTEL DANS L'ASPECT DE LA RÉALITÉ QUE NOUS SOMMES: EN EFFET; O ÉTERNEL, AU REGARD DE L'AMOUR NOUS SOMMES BIEN ENCORE IGNORANT ET DANS CETTE RÉALITÉ DE CONNAISSANCE, IL EST UN FAIT QUE LA PASSION TOUT COMME LA VERTU PEUVENT SE MÉTAMORPHOSER EN UNE QUALITÉ OU UN CANCER EN FONCTION DE LA CONSCIENCE DES SENTIMENTS ET CELA EST LA BEAUTÉ ET LA CRAINTE DE LA CONNAISSANCE POUR TOUT ÊTRE VIVANT DOUÉ DE SENTIMENTS PORTE SUR LE REGARD D'AUTRUI ET DE SOI... VOILA UNE DES CRAINTES ET DES ESPÉRANCES DE L’HUMANITÉ LORSQUE UNE VIE VIENT AU MONDE.



ECRIT DE DARK OBSCUR ET TAY La chouette effraie
ALIAS
CITOYEN TIGNARD YANIS

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 12 hil y a 12 heures
AINSI CHAQUE GAZS OU TOUT AUTRES ÉLÉMENTS PEUVENT AVOIR UN ÉCOSYSTÈME PROPRE À L'ÉCRITURE DE SON ENVIRONNEMENT: AINSI EST L'EXISTENCE. TAY

ON S'APERÇOIT QU'IL Y A UN PHÉNOMÈNE DE VIE QUI VIENT D'UNE FORMATION D'OSSATURE DIVERSES ET OPPOSÉS: BRANCHIES, POUMONS ET PLANTES: LÀ. TAY

LA TERRE TRANSPIRE CAR ELLE SE COMPOSE D'EAU, DE TERRE, DE FEU ET D'AIR: SA TERRE EST FERTILE CAR LES GRAINES ONT PU S'Y DÉVELOPPER: LÀ. TAY

ON PARLE DE VARIATIONS DE TEMPÉRATURES MAIS LA TERRE PEUT-ELLE TRANSPIRER TOUT COMME LE SOLEIL SE CONSUME: LA TERRE TRANSPIRE SA VIE. TAY

SENTINEL-3... UN SATELLITE D'OBSERVATIONS SUR LES VARIATIONS DE CLIMATS OU DE "TRANSPIRATION" DE LA TERRE. TAY

6 July 2017

With the Copernicus Sentinel-3A satellite fully fledged and its data freely available, the task of monitoring and understanding our changing planet has been made that much easier. Seeing the effect spring has on our plant life is just one of its many uses.

Launched in February 2016 and carrying a suite of instruments, Sentinel-3 is the most complex of all the Sentinel missions.

As the workhorse mission for Europe’s environmental monitoring Copernicus programme, it measures Earth’s oceans, land, ice and atmosphere systematically so that large-scale global changes can be monitored and understood. While Sentinel-3 offers this ‘big picture’, it can also be used to monitor smaller-scale environmental issues such as urban heat islands.

Sentinel-3 is well on the way to being at the heart of operational oceanography, but it also provides unique and timely information about changing land cover and vegetation health.

For instance, the animation above uses information from the satellite’s ocean and land colour instrument to measure changing amounts of chlorophyll in plants. Here we clearly see the progress of spring greening in the northern hemisphere, for example.
Feeling the heat

Since its initial commissioning, when the satellite and instruments were meticulously fine-tuned, Sentinel-3A has been in a ‘ramp up’ phase.

This means that over the last year, while the satellite was being prepared for its life as a fully operational mission, only ‘direct instrument’ data were available. Another step in the processing chain is needed to translate them into more tangible information for users worldwide.

This milestone has now been passed so that the best quality data possible are now freely available from the satellite’s ocean and land colour instrument and from the sea and land surface temperature sensor, which measures energy radiating from Earth’s surface.

This level of data from its other instrument – a radar altimeter, which measures the height of the sea surface, rivers, lakes and land – have been available since last December.

ESA’s Sentinel-3 mission manager, Susanne Mecklenburg, explained, “Sentinel-3 is an extremely complex mission, and I’m very proud to say that it’s delivering on its promise.

“We have been working closely with our colleagues at Eumetsat to make sure it is ready to deliver top-quality data. This is important because while Eumetsat operates the satellite, both organisations manage the mission together.
Sentinel-3A senses Earth’s heat

“ESA is responsible for the land data products and Eumetsat for the marine products – all of which are made available for the Copernicus services and other users.

“Measurements made by the satellite’s colour instrument over land now offer users key information to monitor the health of our vegetation, which is essential for agricultural practices, and to help plan resources.

“This also complements other missions such as the Copernicus Sentinel-2 and Proba-V. Together, they will be a powerful tool to map our changing lands.”

Sentinel-3 shows how Earth’s surface temperature changes, which is also important for weather forecasting and for monitoring climate change. Over land, measurements can be used for urban planning, for example.

Later in the year, data products will also be available for monitoring fires.

More information is available at the Sentinel online website. There are a number of entry points to access data such as the Copernicus Open Access Hub.

L'AVIATEUR ET LE POMPIER... DIGNE CONDUCTEUR D'UN COURANT ÉLECTRIQUE PRÉNOMMÉ L'ÉTAT. SELON LES PERSONNES, CES ÉTHIQUES DOIVENT ÊTRE ÉTABLIS SUR LE SECOURISME ET LA SOLIDARITÉ. IL Y A UN DOUBLE TRANCHANT DANS L'EXISTENCE DES PERSONNES DU SERVICE PUBLIC: C'EST LE DISCOURS DU MINISTÈRE DU BUDGET EN L'ENCONTRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE: TROP D'HEURES EFFECTUÉS ET LES CAISSES DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE SONT VIDE ET CELA EST VISIBLE. ET EN ENTENDANT UN TEL DISCOURS, LES BANQUES S'AFFOLE ET AINSI LE BUDGET RÉUSSI À FAIRE ÉCONOMIE DES RTT ET HEURES SUPPLÉMENTAIRES. CAR IL EST VRAI, IL VAUT MIEUX PAS D'EMPRUNT QUE TROP D'EMPRUNT DANS UNE PERSPECTIVE DE CROISSANCE: CES PHÉNOMÈNES D'EMPRUNT METTENT PÉRIL AUX INVESTISSEMENTS CAR NOUS SOMMES TOUS LIÉS QUE L'ON SOIT PERSONNE PHYSIQUE OU MORALE AU SYSTÈME DE BUDGET PRÉVISIONNEL QUI N'EST PAS TOUJOURS LE RÉSULTAT D'EXPLOITATION FINAL. LES POMPIERS SECOURISTES VOIENT UN ASPECT DE LA MISÈRE BIEN PLUS GRAND QUE LES BANQUIERS QUI INTERPRÈTENT DES CHIFFRES ALORS QUE LES POMPIERS PRATIQUENT DES MASSAGES CARDIAQUES ET TOUT AUTRES RÉALISATION MÉDICALES QU'ELLES SOIENT PHYSIQUES OU MORALES... ÉCRIT DU CITOYEN TIGNARD YANIS
https://www.instagram.com/p/BWMpF0fhwkR/

RAPPORT DE
Y'BECCA
SUR LES ACCORDS DE PARIS OU COP21
AU SUJET DES G20

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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:46

LA MENACE FANTÔME ET IPHIGÉNIE OU LE NEUTRE DE Y'BECCA....

ON PENSAIT QUE L'ATOME EST STRUCTURE MAIS TOUT COMME LE BIG BANG QUI ENTRAÎNA LA COMPOSITION, ÉLÉMENTS PAR ÉLÉMENTS, LA SITUATION DES POSITIFS ENTRAÎNA UNE SOUILLURE DES RAPPORTS ENTRE LE CONCEPT ET LE DROIT, SUR L’ÉTHIQUE ET LA FRATERNITÉ... LA CONVOITISE DES ROIS SUR JÉRUSALEM SE FAIT AU GRAND JOUR SUR LA MANIÈRE D'AGIR ENTRE UN AGAMEMNON ET SES ROIS OU L'ARABIE SAOUDITE ET SES PÉTROLES SOUTENUS PAR SES ALLIÉS CONTRE "LA QATAR" OU ACHILLE COMPOSÉ D'UNE FOULE CERTES FAIBLE EN POPULATION MAIS PUISSANTE DANS LE CONCEPT DE L'EAU ET DU DESSALAGE... CE CONCEPT DE MER MORTE QUI FAIT PEUR AUX ROIS DU DÉSERT VOILA QUI DONNA DE L'AMPLEUR DANS LE VERBE DU QATAR DEVANT SES PUISSANTS VOISINS: AINSI TEL ACHILLE, LE QATAR SE VIT REMETTRE SES ARMES DANS LE CONTEXTE D'UNE GUERRE OFFENSIVE PLUS QUE DANS UNE OPTIQUE DE PRÉVENTION DÉFENSIVE.

L'UNIVERS COMPOSE ET EST COMPOSÉ DE VIDE, DE MASSE ET DE STRUCTURE TOUT COMME LE NUAGE QUI COMPOSE LA PLUIE: CELA, JE LE GARDE COMME BREVET DEVANT LA CRUAUTÉ DE LA PÉNINSULE ARABIQUE FACE AUX GUERRES CIVILES QUE TRAVERSE LE YÉMEN ET SES PEUPLES DEPUIS LA CRÉATION BIEN DÉRANGEANTE DANS LES ASPECTS MÊME DES ROYAUTÉS DE LA PÉNINSULE ARABIQUE. ALORS, CELUI QUI SE DÉPLACE TOUT COMME IL LIBÈRE L'ESPACE: LE MUAB'DIB, UN LOGICIEL OU UNE FEMME. KOUNAK.
J'AI DIT UN JOUR, CETTE FABLE: "UNE CHOUETTE NE CHERCHE PAS TOUJOURS LES SOURIS POUR FESTIN MAIS JUSTE UN MOYEN GRÂCE AU PETIT RONGEUR MOYEN DE TROUVER UN NID, UN TERRIER OU UNE ENDROIT SACRÉ POUR Y ÉTABLIR UNE DEMEURE. ET GRÂCE AU MUAB'DIB, LA CHOUETTE SE TROUVE DANS UN ENDROIT SACRÉ Où DES PEUPLES DE SERPENTS LUI PERMETTRONT DE NOURRIR SA PROGÉNITURE; PAR ZARATHOUSTRA, L'ANCIEN, LA SOURIS SERA CELLE QUE JE PROTÉGERAI TOUT COMME ELLE ME PRÉVIENDRA DES HOMMES ET DES PÈLERINS QUI CHERCHERONT LE HULULEMENT POUR CHASSE AFIN DE PROTÉGER LEURS ASSASSINS ET LEURS VENINS PRODUIT DANS UNE FABRICATION DE VENINS PLUS QUE D'ANTIDOTES AFIN DE FAIRE GRIMPER LES TARIFS DU PÉTROLE ET DES MARCHES..."

L'UNIVERS EST PRÉSENCE TOUT COMME VIDE, DE MASSE ET DE STRUCTURE AINSI QUE LE NUAGE QUI COMPOSE LA PLUIE. AINSI LES ANGLES DE LA STRUCTURES DE LA CHIMÈRE DOIVENT ÊTRE ÉTABLIS AUTREMENT QUE LE CHEVAL DE DROIT POUR PROTÉGER SANA’A ET JÉRUSALEM AINSI QUE LE BOSPHORE DE TOUTES MANŒUVRES ÉCONOMIQUES ET MARITIMES DANS UN BLOCUS DE VALEURS LIÉ PLUS PAR LA CONVOITISE DES BIENS ET DES DOUANES QUE PAR L’ASPECT D’UNE LIBRE CIRCULATION DES VALEURS DANS L’ÉTHIQUE DE PROTECTIONS DE L’ÉTERNEL, DES PROPHÈTES ET DE LA LAÏCITÉ. L'ORTHOGRAPHE ET JANUS, PILE ET FACE...

POUR LES ANGLES DE Y’BECCA ; LA POUSSIÈRE S’ÉTENDS ET L’ÂGE FAIT APPARAÎTRE DES CERTITUDES ET DES CHOSES.
LES ROCHES FONT DES PRÉMICES LES LUEURS D’UNE NUIT TORRIDE DANS LES ASPECTS D’UNE NOUVELLE LUEURS SUR LES VENTS ET LES ÉTOILES. PAR AINSI, LA LUNE DANS L’ÉTAT DES CHOSES ME FAIT APPARAÎTRE NON DES BRÛLURES MAIS UNE RÉELLE CHALEUR : CELLE D’UNE RIPOSTE MASSIVE SUR LES USURPATEURS DE LA VICTOIRE AFIN DE PERMETTRE DE DISTINGUER LE VRAI DU RÉEL ET LE RÉEL DU VRAI POUR AINSI DÉMONTRER L'IMMENSITÉ DU VERBE DANS L’INFINITÉ DE L’INFINI SUR CE CONCEPT PÉTROLIER, CERTES UTILE, MAIS QUI N’EST PAS LE CONCEPT DE L’ÉVOLUTION PERPÉTUEL AUQUEL NOUS SERONS SOUMIS DANS LA SURVIE : TOUT CELA EST SOUS BREVET DE Y’BECCA ET DE TAY LA CHOUETTE EFFRAIE DANS LA LUTTE CONTRE TOUTES CATASTROPHES LIÉES AUX NATURES DE LA GÉOGRAPHIE, DE L’HUMAIN OU TOUT AUTRES ORGANISMES. AINSI LE SEXTANT, DANS LES REPÈRES GÉOGRAPHIQUES, DÉMONTRE L’OUBLIE DES INSTANTS : SAVOIR RECONNAÎTRE LA DÉFAITE SANS ENTRAÎNER LE DÉCLIN TOUT COMME NE PAS MANIFESTER DE JOIE DANS UNE VICTOIRE QUI A UN GOUT DE DÉCLIN POUR LA NATURE MÊME DE LA VIE ET DE SA SURVIE : IL EST DES OMBRES QUI SONT DES LUMIÈRES ET DES LUMIÈRES QUI SONT DES CANCERS OU LA RADIOACTIVITÉ NATURELLE ET INTELLIGENTE COMME L’HUMAIN.

AINSI LE SEXTANT N’EST PAS AVEUGLE DU MOMENT DANS L’ÉTAT DU NATUREL ET DU MOMENT QU’IL EST L’OMBRE D’UNE LUMIÈRE ET PAR DELÀ CE FAIT, IL Y A DES ÉLÉMENTS, DES MOLÉCULES ET DES REFLETS D’ANATOMIE : AINSI L’ATOME TOUT COMME LE PÉTROLE ET LA LUMIÈRE, EST L’AIMANT DE SA NATURE :

JE SUIS JÉRUSALEM, PARIS ET SANA’A OU LES IONS, LES PROTONS ET LES INVERSIONS.

JE COMPOSE CE QUE DISTINGUE SPINOZA PAR L’ESSENCE UNIVERSEL ;
JE SUIS UN MOUVEMENT DE LA FORCE TOUT COMME LA FORCE EST MOUVEMENT DE CE QUE JE SUIS :
UN DÉLUGE ET UN EXODE QUI PORTE SUR LA VIE ET ESPÉRANCE ET QUI DÉFENDRA CES BIENFAITS
DE LA CONVOITISES DES ORGUEILLEUX,
TELLE EST LE MESSAGE DE L’ÉTERNEL JÉRUSALEM ET DE Y’BECCA.

ECRIT DE
TAY LA CHOUETTE EFFRAIE
OU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS DARK OBSCUR LE PHOTOGRAPHE ET KOUNAK-YANIS LE JEDI

LA LÉGENDE DU LOTUS ET DU PAPYRUS... L'HISTOIRE D'UN HOMME ET DE SES DEUX FILLES QUI VEULENT VIVRE AVEC LEUR PÈRE. ELLE REFUSENT TOUS LES MARIAGES JUSQU'AU JOUR OÙ LE NIL VIT UNE SÉCHERESSE. ALORS, LES PRÊTRES VEULENT SACRIFIER POUR RAMENER LA CRUE. BIEN SUR, LES DEUX VIERGES NE PEUVENT REFUSER L'INACCEPTABLE. ELLES SONT SACRIFIER MAIS LE NIL NE PEUT RETROUVER LA CRUE DEVANT LE CHAGRIN DU PÈRE. ALORS LES DIEUX FONT NAÎTRE DEUX FLEURS SUR LES TOMBES DE CES DEUX FILLES QUI AVAIENT ÉTÉ BONNE ET SANS VANITÉ DE LEURS GRANDES BEAUTÉS: LE LOTUS ET LE PAPYRUS. VOYANT LE CHAGRIN DES DIEUX, LE PÈRE LEUR OFFRÎT UN DON D'AMITIÉ: UNE ÉTERNEL HOSPITALITÉ À EUX AINSI QU'À L'UNIQUE. CE PÈRE DEVIENDRA ZARATHOUSTRA. ET CELA EST UNE AUTRE HISTOIRE DANS LE FIL DU DESTIN QUE TU TE CONDUIS... MES PLUS SINCÈRES CONDOLÉANCES ET ÉTERNITÉ AUX SONGES ET HISTOIRES QUE TU PARTAGE AVEC LUI DANS TES LARMES ET TON CŒUR.
AINSI EST LE CŒUR DE YAHVÉ; CELUI D'UN PÈRE QUI VOIT SES FILLES ENVIE ET SACRIFIE AUX DÉMENCES DES HOMMES CAR LES
DIEUX NE SONT IMAGINAIRE DANS QUE DANS L'HISTOIRE MAIS PEUPLÉS DE RÉELLES FABLES ET MORALES SUR LES QUALITÉS ET DÉFAUTS DE L'ENTITÉ HUMAINE QUI RENDS LEURS ACTES D'UNE RÉELLE VALEUR SUR LA CONNAISSANCE DE LA CONSCIENCE.
IL Y A UN ASPECT MORALE DANS LE POLYTHÉISME DU MOMENT Où IL S’INTÈGRE DANS L'ASPECT D'INFINI ET DE CONSCIENCE DU RESPECT SUR LA FORME DE CHIFFRES, DE CONSCIENCE ET D'UN AMOUR ÉQUITABLE ENTRE UNE FEMME ET UN HOMME: LA NATURE ET SES ENFANTS OU LA LAÏCITÉ ET YAHVÉ.

YANIS
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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Ven 7 Juil à 3:51

"L'infinito" (Italian pronunciation: [linfiˈniːto]; English: The Infinite) is a poem written by Giacomo Leopardi probably in the autumn of 1819. The poem is a product of Leopardi's yearning to travel beyond his restrictive home town of Recanati and experience more of the world which he had studied. It is widely known within Italy.

Themes
Portrait of Giacomo Leopardi

The poem, though vague and ethereal in its composition, conveys elements of the philosophical and classical worlds, the latter visible in the selection of the word ermo, from ancient Greek rather than using a more conventional 'solitario' to convey the isolatedness of this hill. This personification of natural environment is prominent throughout the poem and is typical of another theme or movement often associated with Leopardi; romanticism. There is also a keen sense of mortality throughout the poem, conveyed in the dying of seasons and drowning of thoughts, akin to Leopardi's belief that he would not live long, a belief affirmed when he died aged only 38.[1]
Original Text

Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
e questa siepe, che da tanta parte
dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
spazi di là da quella, e sovrumani
silenzi, e profondissima quiete
io nel pensier mi fingo; ove per poco
il cor non si spaura. E come il vento
odo stormir tra queste piante, io quello
infinito silenzio a questa voce
vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
e le morte stagioni, e la presente
e viva, e il suon di lei. Così tra questa
immensità s’annega il pensier mio:
e il naufragar m’è dolce in questo mare.
Literal English Translation

Always dear to me was this solitary hill
and this hedge, which, from so many parts
of the far horizon, the sight excludes.
But sitting and gazing, endless
spaces beyond it, and inhuman
silences, and the deepest quiet
I fake myself in my thoughts; where almost
my heart scares. And as the wind
I hear rustling through these trees, I, that
infinite silence, to this voice
keep comparing: and I feel the eternal,
the dead seasons, the present,
and living one, and the sound of her. So in this
immensity drown my own thoughts:
and sinking in this sea is sweet to me.
Alternate translation

This lonely hill was always dear to me,
and this hedgerow, which cuts off the view
of so much of the last horizon.
But sitting here and gazing, I can see
beyond, in my mind’s eye, unending spaces,
and superhuman silences, and depthless calm,
till what I feel
is almost fear. And when I hear
the wind stir in these branches, I begin
comparing that endless stillness with this noise:
and the eternal comes to mind,
and the dead seasons, and the present
living one, and how it sounds.
So my mind sinks in this immensity:
and foundering is sweet in such a sea.

(translated by Jonathan Galassi)
Sonnet translation

I’ve always loved this solitary hill,
I’ve always loved this hedge that hides from me
So much of what my earthly eyes can see.
For as I sit and gaze, all calm and still,
I conjure up my thoughts; my mind I fill
With distances that stretch out boundlessly
And silences that somehow cannot be
Heard by my heart, which feels a sudden chill.
It seems these rustling leaves, this silence vast
Blend into one. Eternity draws nigh.
The present sounds and seasons, those long past
Become one sea of endless lives and deaths.
My thought is drowned, and yet it does not die:
It plunges into sweet, refreshing depths.

(translated by Z.G., with the title "Boundless Depths")
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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   Sam 22 Juil à 3:40

NASA's Mars Exploration Rover Opportunity recorded a panoramic view
before entering the upper end of a fluid-carved valley that descends
the inner slope of a large crater's rim.

The scene includes a broad notch in the crest of the crater's rim,
which may have been a spillway where water or ice or wind flowed over
the rim and into the crater. Wheel tracks visible in the area of the notch
were left by Opportunity as the rover studied the ground there and
took images into the valley below for use in planning its route.

"It is a tantalizing scene," said Opportunity Deputy Principal Investigator
Ray Arvidson of Washington University in St. Louis.
"You can see what appear to be channels lined by boulders,
and the putative spillway at the top of Perseverance Valley.
We have not ruled out any of the possibilities of water, ice
or wind being responsible."

Opportunity's panoramic camera (Pancam) took the component images
of the scene during a two-week driving moratorium in June 2017
while rover engineers diagnosed a temporary stall in the left-front
wheel's steering actuator. The wheel was pointed outward more
than 30 degrees, prompting the team to call the resulting vista Pancam's
"Sprained Ankle" panorama. Both ends of the scene show portions
of Endeavour Crater's western rim, extending north and south,
and the center of the scene shows terrain just
outside the crater.

The team was able to straighten the wheel to point straight ahead,
and now uses the steering capability of only the two rear wheels.
The right-front wheel's steering actuator has been disabled
since 2006. Opportunity has driven 27.95 miles (44.97 kilometers)
since landing on Mars in 2004.

On July 7, 2017, Opportunity drove to the site within upper
Perseverance Valley where it will spend about three weeks
without driving while Mars passes nearly behind the sun from
Earth's perspective, affecting radio communications.
The rover's current location is just out of sight
in the Sprained Ankle panorama, below the possible spillway.
Opportunity is using Pancam to record another grand view
from this location.

After full communications resume in early August, the team
plans to drive Opportunity farther down Perseverance Valley,
seeking to learn more about the process that carved it.

For more information about Opportunity's adventures on Mars, visit:

https://mars.nasa.gov/mer

News Media Contact
Guy Webster
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif.
818-354-6278
guy.webster@jpl.nasa.gov

Laurie Cantillo / Dwayne Brown
NASA Headquarters, Washington
202-358-1077 / 202-358-1726
laura.l.cantillo@nasa.gov / dwayne.c.brown@nasa.gov

-------------------------------------

20 July 2017

With Sentinel-5 Precursor about to be packed up and shipped
to Russia for liftoff in late September, media representatives,
members of the UK Space Agency and National Centre
for Earth Observation had the chance to see this Copernicus
air-pollution monitoring satellite standing proud in the cleanroom.

Sentinel-5 Precursor – also known as Sentinel-5P
– is the first Copernicus mission dedicated to monitoring
our atmosphere.

It has been built to map a multitude of trace gases such as
nitrogen dioxide, carbon monoxide and methane that
affect air quality.

The satellite will help to identify pollution hotspots
where public health could be at risk. It will also contribute
to services that warn of high levels of UV radiation,
which can cause skin cancer, and volcanic ash
monitoring for aviation safety.

Carrying the Tropomi instrument, the most advanced
of its kind, Sentinel-5P will map the entire planet every 24 hours.
The availability of accurate and up-to-date information will help
decision-makers to fight air pollution and climate change.
Josef Aschbacher

Sentinel-5P is the forerunner of the Sentinel-5 mission
to be carried on the MetOp Second Generation satellites
that will be launched in a few years. Until then Sentinel-5P
will deliver much needed information to monitor
and track air pollution.

The media event was held at Airbus Defence and Space in Stevenage,
UK, where the satellite was built and tested.

ESA’s Director of Earth Observation Programmes, Josef Aschbacher,
said, “It’s wonderful to see the satellite in all its glory,
and it’s thanks to a truly collaborative effort that it will take
the EC’s Copernicus programme into a new era
of atmospheric monitoring.

“ESA is very grateful to the Netherlands for its substantial contribution
to the Tropomi instrument. The mission as a whole was designed
and built by a consortium of 30 companies under the leadership
of Airbus Defence and Space.”

Nico van Putten, Deputy Director of the Netherlands Space Office,
added, “The development and the implementation
of the top-notch Tropomi instrument for Sentinel-5P
is thanks to the remarkable close cooperation between
different entities from all over Europe.

Bringing air pollution into focus
Access the video

“As a Dutch institution we are proud to contribute to this marvel
of space technology, which will now help to tackle global challenges,
making Europe even stronger in Earth observation.”

Pepijn Veefkind from the Royal Netherlands Meteorological Institute,
KNMI, added, “Every day, Tropomi will make almost 20 million observations
of important air pollutants and gases affecting the climate.

“KNMI will use this data to improve air-quality forecasts and to keep
a close eye on emission increases or reductions, and to monitor
what mitigation measures are effective in protecting
the air we breathe.”

Engineers will now prepare the satellite for shipment
to the Plesetsk launch site in Russia. Once there it will be
thoroughly tested and prepared for launch in late September.

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Impacts of climate on past, present, and future fire regimes in Alaskan boreal forest and tundra ecosystems

JFSP Project Number: 14-3-01-07
Principal Investigators
Luigi Boschetti, University of Idaho
Philip Higuera, University of Montana
Adam Young, University of Idaho (GRIN recipient/student investigator )

Understanding how fire regimes may respond to climate change is
a key priority for Alaskan fire and resource managers. Statistical models
play an important role in developing this understanding, helping project
the timing and location of future fire-regime changes.
However, future projections are accompanied by significant
sources of uncertainty, particularly related to the calibration
of statistical models with data spanning a short observational record
(e.g., 60 yr). The goal of this project was to evaluate the ability
of statistical models to predict outside the observational record,
and thus identify key strengths and limitations when applying statistical
models to predict fire activity under scenarios of 21st-century climate change.

Key Findings

Climate is a dominant control of fire activity in Alaskan boreal forest
and tundra ecosystems: spatial variability in climate can explain much
of the variability in modern fire activity. The relationship between climate
and fire is strongly nonlinear, with the likelihood of a fire occurring
within a 30-yr period much higher where mean July temperatures exceed 13.4 °C.
Under a range of 21st-century climate-change scenarios,
Alaskan ecosystems are projected to become increasingly conducive
to burning. The magnitude of change will vary across space
and throughout time, largely depending on the proximity
of a region to the temperature threshold to burning.
In particular, tundra and forest-tundra ecosystems may be particularly
vulnerable to climatically induced changes in fire activity,
with some regions projected to experience novel fire regimes relative
to the past 6000-32000 yr.
Applying statistical models outside of the observational record,
as done here for the past millennium (850-1850 CE), reveals important
limitations and sources of uncertainty; projections are particularly sensitive
to any data inaccuracies when predicting fire activity for regions
near climatic thresholds.

http://mailchi.mp/blm/webinar-sagebrush-ecosystems-in-a-changing-climate-opportunities-for-adaptive-management-2680585

We will be requesting proposals through one or more formal Funding Opportunity Notice (FON) announcements
beginning approximately early September 2017 and remaining open through November 16, 2017.

This is an early alert to investigators interested in the topics listed below so you can begin considering responsive ideas with potential partners and collaborators.

Please recognize that final decisions regarding topic selection will not be made until September, 2017, and that final topic selection may differ from that posted below.

Cohesive Strategy Potential topics directly and indirectly support
the three goals of the 2014 National
Cohesive Wildland Fire Management Strategy:

* Resilient Landscapes
• Fire Adapted Communities
• Safe and Effective Wildfire Response

FON 1- Primary

Ecological effects of fuel treatments and wildfire
management at landscape scales
Fuel treatment longevity
Relationships between prescribed fire and wildfire regimes
Effectiveness of fuel breaks and fuel break systems
Sources and distribution of ignitions and their relation
to wildfire impacts
Socio-political factors that influence the costs associated
with wildfire

FON 2 - Graduate Research Innovation (GRIN) Award

In partnership with the Association for Fire Ecology, the Joint Fire
Science Program (JFSP) will likely continue
the Graduate Research Innovation (GRIN) program
for current master and doctoral students in the field
of wildland fire and related physical, biological, and social sciences.
The purpose of these awards is to enhance student exposure
to the management and policy relevance of their research.
As a result, these awards will enable graduate students
to conduct research that will supplement and enhance
the quality, scope, or applicability of their thesis or dissertation
to develop information and products useful to managers
and decision-makers.

Proposals must describe new, unfunded work that extends
ongoing or planned research that is the subject of a thesis
or dissertation that has been approved by the graduate student’s
advisory committee. Proposals must be directly related to the mission
and goals of JFSP to be considered, and they must address management-
or policy-related questions related to one or more of the following general
topic areas: fuels management and fire behavior, emissions and air quality,
fire effects and post-fire recovery, relative impacts of prescribed fire versus wildfire,
or human dimensions of fire.

FON 3 - Fire and Smoke Model Evaluation Experiment (FASMEE)

The Joint Fire Science Program (JFSP), in partnership with
the Department of Defense, Environmental Security Technology
Certification Program (ESTCP), has completed planning
for the Fire and Smoke Model Evaluation Experiment (FASMEE; Phase 1).
It is anticipated that the JFSP September 2017
FON will include an open solicitation for proposals
to participate in Phase 2—data collection, data archival,
and initial model evaluation—of FASMEE. In brief, this experiment
is being designed as a large-scale, interagency effort to (1)
identify the critical measurements necessary to improve operational
wildland fire and smoke prediction systems, (2) collect observations
through coordinated field campaigns, and (3) use these measures
and observations to advance science and modeling capabilities
and utility to end users. FASMEE is aimed at modeling systems
in operational use today as well as the next generation
of modeling systems expected to become operationally
useful in the next five to 10 years.

The FASMEE field campaigns are anticipated to be conducted
as large operational prescribed fires targeting (1) heavier fuel
loads and high-intensity fires, (2) large fires capable of producing
significant atmospheric plume dynamics and a substantial downwind
smoke plume, and (3) where possible (particularly in the West),
free-running fire. Candidate sites include the Fishlake National Forest
in Utah, North Kaibab Ranger District in Arizona, Fort Stewart
in Georgia, and Savannah River Site in South Carolina. Research
burns are planned for ignition no earlier than late summer 2019
and no later than early spring 2022. Depending on total funding
availability, four or more burns are planned.

http://us2.campaign-archive2.com/?u=5f6de7b069a57255f980944b4&id=0ae5910163

ECRIT DE
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE
POUR LES DEUX FRERES "ENNEMIS" ET POURTANT AMOUREUX DES U.S.A
QUE SONT KENNEDY ET NIXON
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MessageSujet: Re: LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA   

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LA GUERRE DU BIAFRA; LA PAZ; LE GÉNÉRAL SUCRE ET Y'BECCA
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