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 Monophysisme, Nestorianisme, Croisades Cathares et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Monophysisme, Nestorianisme, Croisades Cathares et Y'becca   Sam 27 Mai à 3:39

Le monophysisme

Le monophysisme (du grec μόνος « seul, unique » et φύσις « nature ») est une doctrine christologique apparue au Ve siècle dans l'Empire romain d'Orient en réaction au nestorianisme, et ardemment défendue par Eutychès et Dioscore d'Alexandrie. Elle affirme que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine.

Sommaire

1 Doctrine
1.1 Contexte
1.2 Le miaphysisme
1.3 Divers
2 Notes et références
2.1 Notes
2.2 Références
3 Voir aussi
3.1 Articles connexes
3.2 Liens externes

Doctrine
Contexte
Article détaillé : Controverses christologiques pré-chalcédoniennes.
Schéma des principales divergences christologiques, d'après Eliade1.

La doctrine chrétienne s'est construite à l'origine autour du symbole de Nicée, c'est-à-dire la reconnaissance de la consubstantialité du Père et du Fils, tout comme de la nature humaine du Christ. Le monophysisme d'Eutychès affirme, pour sa part, que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine. En cela il s'oppose au nestorianisme. Cette approche tente de répondre aux silences de la foi nicéenne quant à la nature du Christ.

Le monophysisme d'Eutychès a été condamné lors du concile de Chalcédoine en 451, tout comme la doctrine opposée, le nestorianisme, l'avait été au concile d'Éphèse en 431. Selon le concile de Chalcédoine, Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme en « une seule personne et deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation ».
Le miaphysisme

Malgré les décisions du concile et sous l'impulsion de théologiens tels que Dioscore d'Alexandrie, Sévère d'Antioche puis Jacques Baradée, le monophysisme, dans sa variante miaphysite, continua de se développer dans les provinces byzantines de Syrie et d'Égypte tout au long du VIe siècle et jusqu'aux invasions perses puis arabes, au début du VIIe siècle. Par ailleurs, il fut également à l'origine du premier schisme entre Rome et Constantinople en 484 et, en partie, à l'origine de la sédition Nika, qui se produisit à Byzance en 532, sous le règne de Justinien Ier, et que celui-ci réprima dans le sang.

Sous sa forme miaphysite, le monophysisme est professé aujourd'hui par les Églises des trois conciles (arménienne, syro-jacobite, copte, etc.). D'un point de vue non-confessionnel, il serait préférable d'appeler ces Églises « non-chalcédoniennes » ou « préchalcédoniennes » plutôt que « monophysites ».
Divers

On peut aussi envisager que cette christologie a sa part dans la figure du Christ Pantocrator, rendue populaire dans le christianisme oriental par l'icône de ce nom.
Notes et références
Notes
Références

↑ Mircea Eliade, Dictionnaire des religions, Pocket, coll. « Agora », 1994 (ISBN 2-266-05012-5), p. 129

Voir aussi
Articles connexes

Antiquité tardive
Miaphysisme
Diphysisme
Branches du christianisme
Trinité (théologie)
Nestorianisme
Hypostase
Église apostolique arménienne


Liens externes

François Nau, « En quelle mesure les Jacobites sont-ils monophysites ? », Revue de l'Orient chrétien,‎ 1905 (lire en ligne [archive]).
Eusèbe Renaudot, Perpétuité de la foi, tome III, Migne, 1841, livre I, chapitre VIII : « Des jacobites... » [archive]


----------------------------------

Le nestorianisme est une doctrine christologique affirmant que deux personnes,
l'une divine, l'autre humaine, coexistent en Jésus-Christ. Cette thèse a été à
l'origine défendue par Nestorius (né vers 381 — mort en 451), patriarche
de Constantinople (428-431). Son enseignement, reconnu hérétique,
est condamné. Les Nestoriens rejettent les formulations dogmatiques issues
du concile d'Éphèse et des conciles suivants. Le nestorianisme est une des formes
historiquement les plus influentes du christianisme dans le monde durant
toute la fin de l'Antiquité et du Moyen Âge à partir de l'Église d'Orient.
Des Églises liées à ce courant du christianisme oriental perdurent à l'est
de l'Anatolie et au nord de la Mésopotamie (Turquie et Irak).

Origine
Articles détaillés : Nestorius et Concile d'Éphèse.

Le nestorianisme trouve son origine dans une controverse entre le patriarche de Constantinople, Nestorius et celui d'Alexandrie, Cyrille. Ce dernier chercha et obtint le soutien de Rome. Le concile d'Éphèse de 431 condamne les thèses de Nestorius, qui perd la même année le patriarcat de Constantinople et finit exilé.
Condamnation de Nestorius au concile d'Ephèse en 431
Condamnation de Nestorius au concile d'Ephèse par Charles-Antoine Bridan

Le foyer intellectuel des partisans de Nestorius est l'École théologique de Nisibe sous l'impulsion de Barsauma.
Point de vue en Orient

La doctrine christologique de l'Église de l'Orient a été formulée définitivement par le moine et théologien Babaï le Grand (v. 550-628), en des termes, d'ailleurs, qui s'écartent singulièrement de ce qu'on avait coutume de dénoncer comme l'« hérésie nestorienne » dans l'Église romano-byzantine (l'existence de deux « personnes » distinctes en Jésus-Christ). En fait, le désaccord se concentre sur le refus par les « nestoriens » du principe de la communicatio idiomatum (la possibilité d'attribuer à chaque nature du Christ ce qui relève de l'autre nature) : ainsi, les « nestoriens » refusent qu'on appelle la Vierge Marie Théotokos (Mère de Dieu) parce qu'elle n'est pour eux que la mère de l'homme Jésus, ou qu'on dise que « Dieu a souffert et a été crucifié » parce que seule la nature humaine de Jésus, selon eux, a subi ces épreuves (mais elle les a subies « unie à sa divinité », précise Babaï) ; les « nestoriens » pensent que cette « communication des idiomes » conduit au théopaschisme, qu'ils refusent.
Point de vue en Occident

Dans l'Empire romain d'Orient à l'instigation de Justinien se déroule la querelle dites des Trois Chapitres, contre les écrits de Théodore de Mopsueste, d'Ibas d'Édesse et de Théodoret de Cyr, accusés de nestorianisme. Elle aboutit en 553 à leur condamnation par le deuxième concile de Constantinople, malgré l'opposition du pape Vigile.

À la suite de la Réforme, des théologiens protestants ont été taxés de nestorianisme parce qu'ils refusaient de parler de Marie comme la Mère de Dieu, lui préférant le titre de Mère de Jésus.
Renouveau de l'approche sur le nestorianisme

Même si les opinions sur les « nestoriens » évoluèrent au fil des siècles, jusqu'à considérer, avec Bar-Hebraeus, évêque jacobite du XIIIe siècle1 que « nestoriens, jacobites et chalcédoniens ne combattent que pour les désignations de l'union » mais « qu'ils pensaient également bien au sujet de la Trinité et de la conservation sans mélange des natures dont le Christ est composé », ou avec Richard Simon, en 1711, que « le nestorianisme d'aujourd'hui n'est qu'une hérésie imaginaire »2, le nom de Nestorius resta, durant quatorze siècles, indéfectiblement synonyme d'hérésiarque3.

Ce n'est qu'à partir du début du XXe siècle, avec le développement des études orientales et la mise au jour de documents inconnus, que le portrait de Nestorius commença à se nuancer. La découverte, en particulier, du Livre d'Héraclide de Damas (une apologie que Nestorius écrivit alors qu'il était exilé en Égypte) amena le professeur Bethune-Baker4 à considérer que « Nestorius n'était pas nestorien ». Cette thèse n'étant pas partagée5 par tous pour autant.
Déclaration christologique commune avec l'Église catholique

Le dialogue interconfessionel entre l'Église catholique et l'Église apostolique assyrienne de l'Orient entrepris, depuis les années 1960, a abouti à la signature, le 11 novembre 1994, entre pape Jean-Paul II et le patriarche Mar Dinkha IV, d'une « Déclaration christologique commune » [archive] , qui clôt, pour leurs Églises, les différentes controverses liées à la querelle nestorienne.

Sur la question de la qualification de Marie, les deux Églises déclarent :

« Mais le même Verbe de Dieu, engendré par le Père avant tous les siècles, sans commencement selon sa divinité, dans les derniers temps est né d'une mère, sans père, selon son humanité. L'humanité à laquelle la bienheureuse Vierge Marie a donné naissance a été depuis toujours celle du Fils de Dieu lui-même. C'est la raison pour laquelle l'Église assyrienne de l'Orient prie la Vierge Marie en tant que « Mère du Christ notre Dieu et Sauveur ». À la lumière de cette même foi, la tradition catholique s'adresse à la Vierge Marie comme « Mère de Dieu » et également comme « Mère du Christ ». Les uns et les autres nous reconnaissons la légitimité et l'exactitude de ces expressions de la même foi et nous respectons la préférence de chaque Église dans sa vie liturgique et sa piété. »

Notes et références

↑ Cité par François Nau dans son introduction à la traduction du Livre d'Héraclide de Damas, de Nestorius, p. XXIII [archive].
↑ 'F. Nau, p. XXIII.
↑ cf. Eusèbe Renaudot, op. cité.
↑ F. Nau, p. XII.
↑ http://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1914_num_17_106_4147_t1_0286_0000_3 [archive]

Voir aussi
Articles connexes

Antiquité tardive
Nestorius
Concile d'Éphèse
Églises des deux conciles
Église de l'Orient
Ebionites
Monophysisme
Arianisme

Bibliographie

Louis Doucin, Histoire du nestorianisme, Paris : Jean Guignard, 1698 (éd. originale).
Eusèbe Renaudot, Perpétuité de la foi, tome III, Migne, 1841, livre I, chapitre V : « Des nestoriens... » [lire en ligne [archive] (page consultée le 27 octobre 2012)].
Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des chrétiens d'Orient, Fayard, 1994.
Jean Étèvenaux, Histoire des missions chrétiennes, Éd. Saint-Augustin, Paris, 2004 (ISBN 2880113334) (Chap. V : les missions de l'Église de l'Est en Asie jusqu'au XIVe siècle)
Sébastien de Courtois, Chrétiens d'Orient sur la route de la Soie, dans les pas des nestoriens, La Table Ronde, octobre 2007.
Asahel Grant, Les Nestoriens ou les tribus perdues, Paris, Librairie de L.-R. Delay, 1843 (numérisé sur la Bibliothèque numérique Google).
Paul Pelliot, Chrétiens d'Asie centrale et d'Extrême-Orient [archive], T'oung Pao, 1914.
Dans La Christologie, entre dogmes, doutes et remises en question Collectif, (Actes de l'Université théologique libérale d'automne, Van Dieren, 2000) :
Frédéric Amsler, « Comment construit-on un hérétique ? » ;
Rémi Gounelle, « Les dessous de la réhabilitation d'un patriarche hérétique ».

Filmographie

Robert Alaux, Les Derniers Assyriens, une histoire des Chrétiens araméens, Lieurac Productions, Paris, [2003], film documentaire, 52 minutes.

Liens externes

Nestorius, Le Livre d'Héraclide de Damas [archive], trad. François Nau, sur Archives.
De Babylone à Pékin, l'expansion de l'Église nestorienne en Chine [archive] par Joseph Yacoub, Professeur de sciences politiques à l’université catholique de Lyon.
Le site nestorian.org [archive]
Nestorienne (Église) [archive] dans le Dictionnaire de théologie catholique.
(en) Nestorius and Nestorianism [archive], dans Catholic Encyclopedia.

RAPPORT DE
Y'BECCA
ET
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: Monophysisme, Nestorianisme, Croisades Cathares et Y'becca   Sam 27 Mai à 3:43

SAINTE NINA ET SAINTE MORGANE OU
Les Églises des trois conciles sont celles qui, parmi les conciles œcuméniques, ne reconnaissent que le premier concile de Nicée de 325, le premier concile de Constantinople de 381 et le concile d'Éphèse de 431, célébrés avant la division du christianisme à la suite du concile de Chalcédoine de 451.


L'Église apostolique arménienne (en arménien Հայաստանեայց Առաքելական Եկեղեցի, Hayastaneayc’ Aṙak’elakan Ekeġec’i), est une Église orientale, orthodoxe et autocéphale3. C'est une des Églises des trois conciles dites aussi « Églises orthodoxes orientales »2.

Elle revendique son titre d'« apostolique » en faisant remonter ses origines aux apôtres Thaddée et Barthélemy. Devenue religion officielle du royaume d'Arménie avec la conversion du roi Tiridate IV par saint Grégoire l'Illuminateur, elle développe son particularisme du VIe au début du VIIIe siècle, qui voit sa christologie se stabiliser selon la doctrine miaphysite.

Le « Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens » qui réside à Etchmiadzin près d'Erevan bénéficie d'une primauté d'honneur parmi les différents hiérarques ; le titulaire actuel est Sa Sainteté Garéguine II depuis le 27 octobre 1999.

Nom

L'Église apostolique arménienne est aussi connue sous d'autres noms :

Sainte Église universelle apostolique orthodoxe arménienne2
Église arménienne orthodoxe4
Église grégorienne arménienne
Église apostolique arménienne grégorienne5
Église d'Arménie6

Histoire
La légende d'Abgar

Diverses légendes ou traditions lient les origines de l'Église arménienne aux apôtres Jude et Barthélemy, lui valant le qualificatif d'« apostolique ». La légende de la guérison d'Abgar V grâce au Mandylion en est un exemple, ce souverain étant considéré comme arménien par l'Église arménienne. La tradition affirme en effet que Thaddée fut envoyé évangéliser l'Arménie par Abgar, vu comme l'oncle du roi d'Arménie Sanatrouk. Les détails varient largement, mais dans toutes les versions, Thaddée convertit Sandoukht, la fille du roi. Dans certaines versions, Sanatrouk se convertit également avant d'apostasier ; selon d'autres, il ne se convertit jamais et fut au contraire hostile au christianisme. Dans tous les cas, il soumit Thaddée et Sandoukht au martyre. L'apôtre Thaddée aurait été exécuté dans la ville de Maku vers 457. D'autres versions font également arriver l'apôtre Barthélemy en Arménie à l'époque de l'exécution de Thaddée, où il connut également le martyre dans les années 608. Quoi qu'il en soit de l'authenticité de ces traditions, le christianisme a probablement été introduit assez tôt en Arménie, étant donné que des persécutions contre les chrétiens sont rapportées pour les années 110, 230 et 287 par Eusèbe de Césarée et Tertullien9.
Conversion du roi Tiridate
Baptême de Tiridate IV.

Le royaume d'Arménie fut le premier État à adopter le christianisme10 lorsque saint Grégoire l'Illuminateur convertit le roi Tiridate IV et les membres de sa cour11, un événement traditionnellement placé en 301 mais probablement plus tardif, au plus tard en 31412. Tiridate était devenu roi en 298, notamment grâce au soutien de l'empereur romain Dioclétien, initiateur de la principale persécution des chrétiens. En 301, des vierges consacrées chrétiennes fuyant la persécution de Dioclétien arrivent en Arménie sous la conduite de Gayané ; le roi les fait arrêter et convoite l'une d'entre elles, Hripsimé, mais devant le refus de cette dernière, la soumet au martyre, ainsi que tout son groupe. La tradition assure alors que Tiridate serait tombé malade (selon la légende, Tiridate aurait alors été transformé en sanglier) ; sa sœur Khosrovanouch aurait ensuite entendu en rêve qu'il fallait mettre fin aux persécutions des chrétiens. Mis au courant, Tiridate aurait fait libérer Grégoire, qui l'aurait guéri et converti. L'histoire est vraisemblablement différente : après la fin du règne de Dioclétien en 305, Grégoire, un Arménien éduqué et ordonné prêtre à Césarée de Cappadoce, retourne prêcher en Arménie et affronte Tiridate, qui le fait jeter dans une fosse (à l'emplacement de l'actuel monastère de Khor Virap). Toutefois, l'impression laissée par Grégoire sur Tiridate ainsi que l'intervention de la sœur du roi mènent à la libération du prisonnier et au repentir royal. En 314, après avoir été oint évêque à Césarée, Grégoire baptise le roi, sa cour et ses sujets, faisant de l'Arménie une nation chrétienne13.

Tiridate fait en outre de Grégoire le premier Catholicos d'Arménie. Le roi et le Catholicos font détruire les anciens centres païens et construire églises et monastères ; prêtres et évêques sont ordonnés. La tradition rapporte qu'alors qu'il méditait à Vagharchapat (l'actuelle Etchmiadzin), la capitale de l'époque, Grégoire aurait eu une vision du Christ frappant la terre d'un marteau, faisant jaillir un grand édifice surmonté d'une croix. Convaincu de la volonté divine, il fait bâtir en cet endroit et avec l'aide de Tiridate l'édifice de sa vision ; la capitale est alors renommée Etchmiadzin, « le Monogène est descendu »14.
Les premiers conciles

L'Église arménienne est initialement en communion avec les autres communautés chrétiennes ; son Catholicos est ainsi représenté au premier concile de Nicée et au premier concile de Constantinople. S'il ne peut assister au concile d'Éphèse de 431, le Catholicos Sahak Ier souscrit à ses conclusions15.

Pour des raisons politiques, l'Église arménienne ne participe pas au concile de Chalcédoine de 451. Des moines syriens, disciples de Sévère d'Antioche, leur firent connaître l'Hénotique de l'empereur Zénon, interprété dans un sens anti-chalcédonicien16. Au premier concile de Dvin, en 506, l'Église adopte ce texte comme confession de foi. Cette décision est confirmée au second concile de Dvin, vers 552, qui rejette expressément les décisions du concile de Chalcédoine. Les tentatives d'union des VIe et VIIe siècle échouèrent et aboutirent à la séparation avec l'Église géorgienne qui adopta, vers 608, la définition christologique de Chalcédoine.

Par ailleurs, le christianisme se renforce en Arménie par la traduction de la Bible en arménien par Mesrop Machtots. En effet, avant le Ve siècle, l'arménien n'étant pas écrit, la Bible et la liturgie sont rédigées en grec ; ce n'est qu'en 405 qu'à la suite de la demande du Catholicos Sahak Ier, Mesrop Machtots achève la création de l'alphabet arménien, suivie de la traduction des textes religieux en arménien17. La Bible arménienne se différencie toutefois des Bibles des autres Églises orientales : les livres deutérocanoniques ne sont en effet traduits qu'au VIIIe siècle et ne sont lus dans les églises qu'à partir du XIIe siècle18.
Monophysisme et miaphysisme

L'Église arménienne était autrefois considérée comme monophysite tant par l'Église catholique que par l'Église orthodoxe, en raison de son rejet (à la suite des Églises d'Alexandrie et d'Antioche) des décisions du concile de Chalcédoine de 451 où fut condamné le monophysisme d'Eutychès. Les liens ont été officiellement rompus avec Constantinople en 553, lorsque le second concile de Dvin a rejeté la formule dyophysite de Chalcédoine13.

Pour l'Église arménienne, il s'agit cependant d'une description incorrecte de sa position, étant donné qu'elle considère également que le monophysisme selon Eutychès, condamné à Chalcédoine, est une hérésie. Rejetant la formule de Chalcédoine, elle adhère à la doctrine issue de la christologie de Cyrille d'Alexandrie, le miaphysisme19. Sa doctrine est fixée en 726 au synode de Manazkert :

« L'unique nature du Verbe de Dieu s'est faite homme, en prenant une chair corruptible et mortelle, comparable à celle d'Adam après la chute ; mais, par le feu de sa divinité, le Verbe a rendu cette chair immortelle et incorruptible, comme celle du premier homme au paradis. En conséquence, le Christ est naturellement impassible. S'il est mort sur la croix, après avoir souffert, ce n'est pas l'effet de sa nature, mais la décision de sa volonté, en vue de notre salut13. »

Organisation
Cathédrale Saint-Grégoire-l'Illuminateur d'Erevan.

L'Église arménienne comprend quatre sièges épiscopaux éminents, deux catholicossats autonomes et deux patriarcats secondaires :

le catholicossat de tous les Arméniens ;
le catholicossat de la Grande Maison de Cilicie (Antélias), avec juridiction sur les diocèses de Syrie, Liban et Chypre20 ;
le patriarcat de Constantinople, qui a juridiction sur la Turquie et la Crête21 ;
le patriarcat de Jérusalem, avec juridiction sur Israël, la Palestine et la Jordanie22.

Jusqu'en 1895, il existait un troisième catholicossat, le petit catholicossat d'Aghtamar.

Le Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens qui siège à Etchmiadzin jouit d'une primauté d'honneur parmi les titulaires de ces sièges.
Relations avec les autres Églises
Avec les autres Églises des trois conciles
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Avec les Églises orthodoxes des sept conciles

Unions éphémères avec l'Église de Constantinople au cours du VIIe siècle. Autres tentatives infructueuses d'unions aux IXe et XIIe siècles.

Avec l'Église catholique

Union éphémère avec l'Église de Rome en 1198.

Dialogue bilatéral

1970 : déclaration commune de Paul VI et de Vasken Ier23 ;
1996 : déclaration commune de Jean-Paul II et de Karékine Ier24 :

« …Ils saluent avec une satisfaction particulière le grand progrès réalisé par leurs Églises dans leur recherche commune de l’unité dans le Christ, le Verbe de Dieu fait chair. Dieu parfait dans sa divinité, homme parfait dans Son humanité, Sa divinité est liée à Son humanité dans la Personne du Fils Unique de Dieu, dans une union qui est réelle, parfaite, sans confusion, sans altération, sans division, sans aucune forme de séparation.

La réalité de cette foi commune en Jésus Christ et dans la succession même du ministère apostolique, a été parfois voilée ou ignorée. Des facteurs linguistiques, culturels et politiques ont largement contribué à l’apparition de divergences théologiques qui ont trouvé une expression dans la terminologie utilisée pour la formulation de leur doctrine. […] en vertu de la déclaration présente, les controverses et les divisions regrettables qui ont parfois découlé des façons différentes d’exprimer cette foi, ne devraient plus continuer à influer de façon négative sur la vie et sur le témoignage de l’Église d’aujourd’hui. »

1997 : déclaration commune de Jean-Paul II et d'Aram Ier, catholicos arménien de Cilicie25.
19 mars 2013 : le Catholicos des arméniens Karekin II, assiste à la Messe inaugurale du pontificat du pape François à Saint-Pierre de Rome.

Dialogue multilatéral
Article connexe : Dialogue entre l'Église catholique et les Églises orthodoxes orientales.
Oudis et Tats

Le caractère national de l'Église arménienne est très fort et elle a été longtemps l'institution principale du peuple arménien. Il y a donc historiquement une quasi identité entre le peuple arménien et son Église. Deux petites communautés chrétiennes du Caucase appartiennent cependant à l'Église apostolique arménienne, les Oudis dans leur très grande majorité et une minorité des Tats. Elles sont considérées comme les héritières de l'ancienne Église d'Aghbanie.
Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Armenian Apostolic Church » (voir la liste des auteurs).

↑ Le calendrier grégorien fut adopté par l'Église apostolique arménienne le 6 novembre 1923, à l'exception de Tiflis du Patriarcat de Jérusalem, les métropoles de Moscou, Roumanie et de Grèce, restés fidèles au calendrier julien.
↑ a, b et c (en) « Who we are » [archive], sur The Armenian Church — The Mother See of Holy Etchmiadzin (consulté le 26 octobre 2012).
↑ Règlement de l'Église arménienne
↑ Petit dictionnaire de l'Orient chrétien (Tables chronologiques), Brepols, Turnhout, 1991, p. 478
↑ Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des Chrétiens d'Orient, Fayard, Paris, 1994, p. 833
↑ Joseph Longton, Fils d'Abraham. Panorama des communautés juives, chrétiennes et musulmanes (§ Arméniens), Brepols, Turnhout, 1987, p. 42
↑ Albert Khazinedjian, 40 ans au service de l'Eglise arménienne apostolique: Compendium"" [archive], éd. L'Harmattan, Paris, 2009, p. 139.
↑ Voir entre autres (en) Yowhannes Drasxanakertci, History of Armenia, trad. Krikor H. Maksoudian, Scholars Press, Atlanta, 1987, p. 78 ; (en) Aziz S. Atiya, History of Eastern Christianity, University of Notre Dame Press, 1967, p. 315 ; (en) Khoren Narbey, A Catechism of Christian Instruction According to the Doctrine of the Armenian Church, trad. Ter Psack Hyrapiet Jacob, Diocese of the Armenian Church of North America, 1892, p. 86–87.
↑ (en) Aziz S. Atiya, op. cit. 316.
↑ (en) Richard G. Hovannisian (dir.), Armenian People from Ancient to Modern Times, vol. I : The Dynastic Periods: From Antiquity to the Fourteenth Century, Palgrave Macmillan, 2004 (ISBN 978-1403964212), p. 81.
↑ Academic American Encyclopedia, Grolier Incorporated, p. 72.
↑ (en) Richard G. Hovannisian (dir.), op. cit., p. 84.
↑ a, b et c Jean-Pierre Mahé, « L'Église arménienne : histoire et apostolicité » [archive], sur Clio.fr, février 2002 (consulté le 5 janvier 2010).
↑ (en) Yowhannes Drasxanakertci, op. cit., p. 78 et suivantes ; (en) Aziz S. Atiya, op. cit., p. 316 et suivantes ; (en) Khoren Narbey, op. cit., p. 88 et suivantes.
↑ (en) Khoren Narbey, op. cit., p. 86–87.
↑ Pierre Maraval, Le christianisme de Constantin à la conquête arabe,1997, p. 423.
↑ Dédéyan 2007, p. 180.
↑ (en) W. St. Clair Tisdall, « Armenian Versions of the Bible », dans The International Standard Bible Encyclopedia, Ed. James Orr, Grand Rapids, 1915 [lire en ligne [archive] (page consultée le 5 janvier 2010)].
↑ Dédéyan 2007, p. 316.
↑ (en) « Current Structure » [archive], sur The Armenian Church — The Mother See of Holy Etchmiadzin (consulté le 26 février 2013).
↑ (en) « The Patriarchate of Constantinople » [archive], sur The Armenian Church — The Mother See of Holy Etchmiadzin (consulté le 26 février 2013).
↑ (en) « The Patriarchate of Jerusalem » [archive], sur The Armenian Church — The Mother See of Holy Etchmiadzin (consulté le 26 février 2013).
↑ « Déclaration commune du pape Paul VI et Vasken Ier, catholicos-patriarche suprême de tous les Arméniens » [archive], sur http://www.vatican.va [archive], 12 mai 1970 (consulté le 30 octobre 2011).
↑ « Déclaration commune entre Sa Sainteté le pape Jean-Paul II et Sa Sainteté Karékine Ier » [archive], sur http://www.vatican.va [archive], 13 décembre 1996 (consulté le 30 octobre 2011).
↑ « Déclaration commune du pape Jean-Paul II et du catholicos Aram Ier » [archive], sur http://www.vatican.va [archive], 25 janvier 1997 (consulté le 30 octobre 2011).

Voir aussi
Articles connexes

Religion en Arménie
Liste des catholicos de l'Église apostolique arménienne
Rite arménien
Église catholique arménienne
Église évangélique arménienne

Bibliographie

Krikor Beledian, Les Arméniens, Brepols, coll. « Fils d'Abraham », Turnhout, 1997 (ISBN 2503503934).
Christine Chaillot, Vie et spiritualité des Églises orthodoxes orientales des traditions syriaque, arménienne, copte et éthiopienne, Le Cerf, Paris, 2011 (ISBN 978-2-204-08979-1).
Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Éd. Privat, 2007 (1re éd. 1982), 991 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2-7089-6874-5).
Nina Garsoïan (dir.), L'Arménie et Byzance : histoire et culture, actes du colloque organisé à Paris par le Centre de recherches d'histoire et de civilisation byzantines, Publications de la Sorbonne, Paris, 1996 (ISBN 978-2859443009).
Vahé Tachjian, La France en Cilicie et en Haute-Mésopotamie : aux confins de la Turquie, de la Syrie et de l'Irak (1919-1933), L'Harmattan, coll. « Hommes et Sociétés », Paris, 2004 (ISBN 2845864418).
Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des Chrétiens d'Orient, Fayard, Paris, 1994 (ISBN 2213030642).

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Histoire, Dogmes, Traditions et Liturgie de l’Église arménienne orientale, sur Wikisource

(en) « The Armenian Church — The Mother See of Holy Etchmiadzin » [archive] (consulté le 22 mai 2009).
Jean-Pierre Mahé, « L'Église arménienne : histoire et apostolicité » [archive], sur Clio.fr, février 2002 (consulté le 22 mai 2009).

Définition
Évolution du christianisme.

Ces Églises, qui sont en communion réciproque1 tout en restant indépendantes sur les plans de la liturgie et de l'organisation, se définissent par les conciles œcuméniques qu'elles reconnaissent, à savoir les trois premiers1 :

325 : Ier concile de Nicée dit concile des 318 Pères, contre l'arianisme (doctrine d'Arius). Adoption du Symbole de Nicée, qui déclare la consubstantialité du Père et du Fils. Fixation de la date de Pâques. Confirmation de l'autorité, supérieure à celle des évêques métropolitains, exercée par les évêques de Rome, Alexandrie et Antioche, et l'octroi d'honneur spécial à l'évêque de Jérusalem, sans lui conférer l'autorité métropolitaine.
381 : Ier concile de Constantinople (concile des 150 Pères) contre la négation de la divinité du Saint-Esprit et contre les Ariens. Adoption du Symbole de Nicée-Constantinople, qui proclame la consubstantialité de l'Esprit-Saint avec le Père et le Fils. Attribution du 2e rang d'honneur à l'évêque de Constantinople, reléguant Alexandrie au troisième rang.
431 : concile d'Éphèse qui proclame Marie Mère de Dieu et condamne Nestorius. Proclame l'unité de personne en Jésus-Christ.

La séparation entre ces Églises et les autres dans l'Empire romain et dans l'ouest survient à la suite du quatrième concile œcuménique, celui de Chalcédoine (451)2, qui condamne la doctrine d'Eutychès, selon lequel le Christ n'aurait qu'une seule nature, divine, la nature humaine étant en quelque sorte absorbée par la nature divine, doctrine dite des monophysites. Au contraire, le concile affirme ses deux natures, divine et humaine, en l'unique personne de Jésus-Christ, en adoptant le symbole de Chalcédoine.

Ces Églises réfutent la qualification de « monophysite » et se rallient à la formulation de Cyrille d'Alexandrie, « Une est la nature incarnée de Dieu le Verbe », (miaphysisme).

Elles sont de tradition liturgique arménienne, syriaque orientale, copte et guèze.
Noms

Pour ces Églises, « à l'heure actuelle, l'appellation couramment admise est "Églises orthodoxes orientales" »3. Par ce nom, attesté aussi dans d'autres sources4, le Conseil œcuménique des Églises les distingue des autres Églises, aussi nommées orthodoxes, que le Conseil appelle les Églises orthodoxes chalcédoniennes5.

Antoine Arjakovsky applique le nom "Églises orthodoxes orientales" aussi aux Églises des deux conciles6, mais cette terminologie n'est pas acceptée généralement7.

Historiquement, les Églises considérées ici étaient connues comme les Églises non chalcédoniennes3,4, pré-chalcédoniennes3,1, anté-chalcédoniennes1, anti-chalcédoniennes3, en raison de leur refus de la doctrine christologique (dyophysisme) du Concile de Chalcédoine de l'an 451, et pour cette raison leurs adversaires les appellaient monophysites3.

Elles fondent leur doctrine sur les trois premiers conciles œcuméniques3, et en conséquence on les a décrites comme les Églises des trois conciles.

Elles ont été aussi connues comme les Églises orientales anciennes3,1 voire anciennes Églises orientales6, et les petites Églises orientales3
Théologies

Ces églises non-chalcédoniennes ne sont pas en communion eucharistique avec les églises dites « églises orthodoxes (chalcédoniennes) »5 ou « Églises orthodoxes (byzantines) »8 "depuis la rupture de 451 et un différend christologique : les premières — s'inscrivant du côté de Cyrille d'Alexandrie — s'opposent aux secondes - issus de l'école antiochienne - qui parlent de deux « natures » (physeis) du Christ, ce que les premières considèrent comme une division dans la personne du Christ, préférant évoquer une « physis de Dieu le Verbe incarné »9. Au contraire, les chalcédoniens redoutent qu'en suivant cette dernière expression, une des deux natures, divine et humaine, du Christ ne disparaisse, traitant alors leurs adversaires anté-chalcédoniens de « monophysites » (« une seule nature »)9 qui les qualifient pour leur part de « dyophysites » (« deux natures »)10. Malgré les tentatives de conciliation de Jean d'Antioche pour rapprocher les positions par une formulation insistant sur l'unité personnelle des deux natures et essayant de résoudre l'épineux problème de la « Théotokos » (mère de Dieu) concernant Marie, mère de Jésus, les considérations politiques clivant le patriarcat d'Alexandrie et celui de Constantinople l'emportent et le schisme s'opère à la suite du concile de Chalcédoine, divisant très profondément la chrétienté, ce qui aura des conséquences durables surtout en Orient au moment de l'essor de l'Islam10.
Apostolicité

La plupart des Églises anté-chalcédoniennes revendiquent traditionnellement avoir été fondées antiquement par les premiers apôtres de Jésus de Nazareth ou des disciples directs de ceux-ci : Pierre à Antioche pour l'Église syriaque orthodoxe11, Marc à Alexandrie pour l'Église copte orthodoxe12, Barthélemy et Thaddée pour l'Église apostolique arménienne11 ou encore Thomas pour l'Église syro-malankare orthodoxe du Kerala12.
Implantations et fidèles
Les Églises orthodoxes orientales dans le monde :

Religion principale (plus de 75%)
Religion majoritaire (50% - 75%)
Religion minoritaire importante (20% - 50%)
Religion minoritaire (5% - 20%)
Religion très minoritaire (1% - 5%)
Religion très minoritaire (moins de 1%), mais avec autocéphalie locale

La plupart des fidèles des Églises orthodoxes orientales vivent au XXIe siècle en Éthiopie, en Érythrée, en Égypte, en Syrie, au Liban, en Arménie et en Inde ; il existe d'importantes diasporas en Europe, en Amérique du Nord et Amérique du Sud ou encore en Australie13. L'ensemble de ces Églises représente environ soixante millions de fidèles13 avec une grande disparité dans les confessions, les plus petites ne comptant guère plus de quelques milliers de fidèles tandis que l'Église éthiopienne orthodoxe en dénombre près de quarante millions14.
Les différentes Églises

Les Églises qui constituent la famille historique des Églises orthodoxes orientales miaphysites se répartissent entre plusieurs traditions culturelles, elles-mêmes souvent réparties entre plusieurs Églises.

Églises de tradition liturgique copte et guèze:
Église copte orthodoxe, dont le siège est au Caire, dirigée par le Pape d'Alexandrie et Patriarche de toute l'Afrique et du siège de saint Marc » Théodore II d'Alexandrie1,15
Église éthiopienne orthodoxe tewahedo, dont le siège est à Addis-Abeba, dirigée par le Patriarche et Catholicos d'Éthiopie, Itchégué du Siège de Takla Haïmanot et Archevêque d'Aksoum, Abune Mathias1,15
Église éthiopienne orthodoxe en exil
Église érythréenne orthodoxe, dont le siège est à Asmara, dirigée par le Patriarche d’Érythrée Antoine Ier1,15
Églises de tradition liturgique syriaque orientale:
Église syriaque orthodoxe, dont le siège est à Damas, dirigée par le Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient Ignace Zakka Ier Iwas d'Antioche1,15
Église malankare orthodoxe, dont le siège est à Kottayam, dirigée par le Catholicos de l'Orient et Métropolite de Malankara, Baselios Marthoma Paulose II1,15
Église syro-malankare orthodoxe, dont le siège est à Puthencuriz, dirigée par le Catholicos de l'Orient, Baselios Thomas Ier15
Église malabare indépendante15
Églises de tradition liturgique arménienne :
L'Église apostolique arménienne, dont le siège est à Etchmiadzin, dirigée par le Catholicos de tous les Arméniens Garéguine II1; elle compte également un siège autocéphale, le Catholicossat arménien de Cilicie, établi à Antélias et dirigé par le catholicos Aram Ier15

Les Églises historiques suivantes en font également partie :

le Maphrianat de l'Orient (Église « jacobite » de Mésopotamie) ;
l'Église d'Aghbanie ;
l'Église de Nubie.

Relations entre les différentes Églises des trois conciles
Articles détaillés : Conférence des Églises orthodoxes orientales d'Addis-Abeba, Rencontre des primats des Églises orthodoxes orientales du Moyen-Orient et Comité consultatif des Églises orthodoxes orientales.

La communion entre les différentes Églises n'empêchent pas des différends ou des tensions entre certaines d'entre elles.

Le dialogue bilatéral entre l'Église syriaque orthodoxe et l'Église apostolique assyrienne de l'Orient, dans le cadre du dialogue des Églises de tradition syriaque est entravé par les conditions préalables posées par l'Église copte orthodoxe16.

En Inde, l'Église syro-malankare dite « jacobite » reste dans la juridiction de l'Église syriaque-orthodoxe et patriarcale d'Antioche (qui a rétabli pour elle le titre de Maphrien), alors que l'Église malankare (Église orthodoxe des Indes), s'est proclamée autocéphale (elle est dirigée par un Catholicos). Les relations entre les deux Églises sont parfois tendues. De nombreux lieux de cultes sont fermés ou disputés.

L'Église syrienne indépendante du Malabar (M.I.S.C), quoique profondément enracinée dans l'héritage syro-antiochien, par son absence d'hégémonisme, de prosélytisme et d'esprit de concurrence, tient une place particulière dans le dialogue œcuménique (elle est dirigée par un Métropolite).

Chacune de ces Églises syriennes historiques et autocéphales des Indes n'en reconnaît pas moins l'autorité spirituelle du Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient.

Les relations entre l'Église copte et l'Église éthiopienne sont tendues à Jérusalem, la première accusant la seconde d'y occuper une partie de ses lieux saints. Une Église éthiopienne orthodoxe en exil s'est formée après la déposition du patriarche Abuna Merkorios en 1991 et son exil aux États-Unis.

L'indépendance de l'Érythrée a été suivie de la création de l'Église érythréenne autocéphale. Cette dernière s'est tournée plutôt vers l'Église copte que vers l'Église éthiopienne. Le remplacement à la tête de l'Église érythréenne en 2007 du patriarche Antoine Ier par Dioscore Ier n'est toujours pas reconnu par les autres Églises orientales.

RAPPORT SUR LE TRAVAIL DE PARTAGE
ENTREPRIS
PAR
Y'BECCA
ET
LE CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Monophysisme, Nestorianisme, Croisades Cathares et Y'becca   Sam 27 Mai à 3:44

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

-----------------------------------------

Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
La chouette effraie

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Monophysisme, Nestorianisme, Croisades Cathares et Y'becca
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