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  Luisa Bergalli, Gasparo Gozzi et Carlo Gozzi

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yanis la chouette



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MessageSujet: Luisa Bergalli, Gasparo Gozzi et Carlo Gozzi   Jeu 11 Mai à 7:59

Le comte Carlo Gozzi, né le 13 décembre 1720 à Venise et mort le 4 avril 1806 à Padoue, est un écrivain et dramaturge italien.

Son frère, Gasparo Gozzi, est également connu comme écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]
D’une ancienne famille aristocratique vénitienne, les dettes de son père contraignent Gozzi à chercher un moyen de subvenir à ses propres besoins. Il s’engage, à l’âge de seize ans, dans l’armée et sert trois ans en Dalmatie.

Rentré à Venise, il se bâtit bientôt une réputation d’homme d’esprit grâce, notamment, à la publication de plusieurs pièces satiriques qui font de lui l’un des membres les plus distingués de la société savante et joyeuse des Granelleschi (les Ineptes). Cette société, attachée en principe à la convivialité et aux mots d’esprit, a de grandes ambitions littéraires et s’attache, tout particulièrement, à préserver la littérature toscane des influences étrangères.

Le déclin de la vieille comédie italienne, la commedia dell'arte en usage pendant plus de trois siècles dans toutes les parties de la Péninsule, au profit des drames de Pietro Chiari et les œuvres réalistes de Carlo Goldoni, imités du théâtre français, menace de ruiner les efforts de la société ; en 1757, Gozzi se porte à son secours en imaginant de mettre à la scène les contes féeriques tirés de vieux recueils populaires, tels que Lo Cunto del li Cunti. Il publie un poème satirique, La Tartana degli influssi per l’anno 1756, et, en 1761, une comédie, L’Amour des Trois oranges ou Analisi riflessiva della fiaba L’amore delle tre melarance, une parodie dans la manière de ses deux concurrents, fondée sur une intrigue féerique, où les masques font leur réapparition. Pour les jouer, il obtient les services de la compagnie de comédiens Sacchi, qui, à cause de la popularité des comédies de Chiari et de Goldoni - qui ne leur permet pas de montrer leurs talents particuliers - se trouvait sans emploi. Leur force satirique, aiguisée par une inimitié personnelle, fit de la pièce un extraordinaire succès. Son triomphe contraint Goldoni à chercher un emploi en France.

Frappé par l’effet qu’a produit sur le public l’introduction du surnaturel ou d’éléments mythiques qu’il avait simplement employé comme un moyen commode par ses possibilités satiriques, Gozzi crée finalement une série de neuf fables. Dans ses textes, il ne trace que l’intrigue, et laisse le dialogue à l’improvisation. Ses pièces ménagent souvent une place importante à la fantaisie et au fantastique. Ses œuvres restent celles d’un aristocrate cultivé dont les fables ont finalement été oubliées. Gozzi a écrit, pour le théâtre de Venise, dix comédies fiabesques ou Fables théâtrales. Outre L’Amour des trois oranges (1761), peuvent être énumérés les titres suivants : Le Corbeau, en cinq actes (1761) ; Le Roi Cerf, en trois actes (1762) ; Turandot, fable tragi-comique en cinq actes (1762) ; La Femme serpent (1762) ; La Zobéide (1763) ; Les Mendiants fortunés (1764) ; Le Monstre bleu (ou turquin), en cinq actes (1764)1 ; L’Oiseau vert (1765) ; L’Abbé philosophique, en cinq actes, et Zéïm, roi des Génies (1765). La première de ces pièces est en prose ; toutes les autres sont en vers.

Vers la fin de sa vie, Gozzi écrit des tragédies dans lesquelles l’élément comique joue un rôle important. Toutefois, cette innovation paraît inacceptable aux yeux des critiques, et le dramaturge se tourne vers le drame espagnol, qui lui sert de modèle pour plusieurs pièces ; elles connaissent un succès mineur. Avec des ouvrages d’une conception inégale, Gozzi plut par l’esprit, la verve et l’habileté. Forcé de conserver les vieux types représentant les diverses nationalités italiennes : Pantalon le Vénitien, Tartaglia le Napolitain, Brighella le Bergamasque, etc., il leur donne des rôles de généraux, d’ambassadeurs, de ministres, où ils portent leur bonhomie habituelle, et sauvent les situations par leur gaieté. Parmi ces comédies, L’Amour des trois oranges est surtout remarquable comme protestation et satire littéraire. Turandot, princesse de la Chine, dont le sujet est étrange, mais non féerique, a été traduit par Schiller et souvent jouée en Allemagne avec le même succès qu’elle obtint à Venise au théâtre San-Samuel. L’accueil favorable fait à des compositions qui semblent le produit d’une littérature retournant à l'émerveillement de l'enfance s’explique par la réaction, dont Gozzi donne le signal, contre la comédie larmoyante ou commedia fiebile, importée de France en Italie, par Goldoni et Chiari.

Gozzi est encore auteur d’une vingtaine de comédies, la plupart d’imitation espagnole, empruntées à José de Cordova, Matos Fragoso, Calderón, Moreto y Cavana, Cañizares, Rojas, Tirso de Molina. L’une de ces pièces, La Vedova del Malabar, est tirée de la tragédie française de Lemierre. Les Œuvres de Gozzi comprennent en outre Marfisa bisarra, une composition romanesque en douze chants et en octaves, soi-disant tirée de la Chronique du pseudo-Turpin ; un poème moral et satirique de 700 vers intitulé : Astrazione ; une traduction en vers élégants, non rimés, des Satires de Boileau ; divers morceaux critiques ou académiques en vers ou en prose.

Influences[modifier | modifier le code]
Un peu oubliées dans sa patrie, les comédies fiabesques de Gozzi sont connues en France par la traduction de M. A. Royer de cinq d’entre elles : Le Corbeau, Le Roi Cerf, Turandot, en vers ; La Zobéide, L’Oiselet vert (Paris, 1865, in-12. Prisé de Goethe, Schlegel, Germaine de Staël, Sismondi et Schiller (qui a traduit Turandot), le théâtre de Gozzi connaît un immense retentissement parmi les romantiques allemands. E.T.A. Hoffmann le cite expressément comme un modèle dans La Princesse Brambilla.

Trois compositeurs ont puisé chez Gozzi le sujet de livrets d'opéra :

L’Amour des trois oranges (1761), la plus célèbre des pièces de Gozzi (elle-même basée sur le conte des Trois cédrats, de Giambattista Basile), a inspiré Prokofiev son opéra éponyme ;
La Femme Serpent (1762) a inspiré Wagner pour son opéra de jeunesse Les Fées (1833) ;
Turandot (1762) a inspiré Puccini pour son opéra.
Œuvres[modifier | modifier le code]
Gozzi a donné lui-même une édition de ses Œuvres (Venise, 1772, 8 vol. in-8° ; supplément, 1791, 2 vol.), suivie d’une édition en 10 volumes (Venise, 1792). Il a également laissé de très intéressants Mémoires inutiles.

La Tartane des influences pour l’année bissextile, 1756
Almanach, 1757
Les Sueurs d’Hyménée, 1759
L'Amour des trois oranges (L'Amore delle tre melarance), 1761
Le Corbeau, 1761
Deux Chants sur un Rapt de Jeunes Filles, 1761
Sur quelques maximes du génie et des mœurs, 1761
Le Roi Cerf (Re cervo), 1762
La Femme Serpent (La Donna serpente), 1762
Turandot, 1762
La Zobéide, 1763
Les Calamiteux fortunés (I pitocchi fortunati), 1764
Le Monstre turquin (Il Mostro turchino), 17642
L'Oiseau vert (L'Augellino bel verde), 1765
Zaïm, Roi des Génies (Zeim, re de' geni), 1765
Il Fajel, tragedia / del Sig. d'Arnaud ; tradotta in versi sciolti dal Co. Carlo Gozzi, 1772
traduction de Fayel, de François-Thomas-Marie de Baculard d'Arnaud
La Princesse Philosophe, 1772
Les Drogues d’Amour, 1774
La Marphyse bizarre, 1774
Mémoires inutiles (Memorie inutili), 1797
Œuvres anciennes et inédites (quatorze volumes), 1801-1803
Les Épouses reconquises, 1819
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Antologia della critica goldoniana e gozziana, éd. Michele Bordin, Anna Scannapieco. Venedig 2009.
Mémoires inutiles de la vie de Carlo Gozzi écrits par lui-même et publiés par humilité, nouvelle traduction d’après l’édition vénitienne de 1797, par Pérette-Cécile Buffaria, Paris, 2010.
Carmelo Alberti (éd.), Carlo Gozzi, scrittore di teatro, Roma 1996.
Alfredo Bensicelli, La finzione del fiabesco. Studi sul teatro di Carlo Gozzi, Genua 1986.
Olivier Mathieu et Marguerite Mathieu, Le Dernier Vénitien ou Le Comte Carlo Gozzi (1720-1806) : ennemi de Goldoni et du franc-maçon Gratarol, et adversaire de la bourgeoisie et des Lumières : essai sur la Venise du dix-huitième siècle, Yermenonville, Le Siècle tramontane (chez l'auteur), 1996, 198 p. (notice BnF no FRBNF36156583)
Bodo Guthmüller, Wolfgang Osthoff (éd.), Carlo Gozzi. Letteratura e musica, Roma 1997.
Gérard Luciani, L’œuvre de Carlo Gozzi et les polémiques théâtrales contre les Lumières, dans Studies on Voltaire and the Eighteenth Century LXXXIX (1972), pp. 939–974.
Gérard Luciani, Carlo Gozzi : 1720-1806, l’homme et l’œuvre…, Paris, H. Champion, 1977.
Gérard Luciani, Carlo Gozzi, ou, L’enchanteur désenchanté, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2001 (ISBN 978-2-7061-1028-3).
Jean Starobinski, Ironie et mélancholie (I): Le théâtre de Carlo Gozzi, dans: Critiques 22 (1966), pp. 438-457.
Jörn Steigerwald, Serendipità oder Selbstaufklärung im Medium des Theaters : Carlo Gozzis 'Il re cervo' , dans: Das achtzehnte Jahrhundert 35.1, 2011, pp. 73–89.
Susanne Winter, Von illusionärer Wirklichkeit und wahrer Illusion. Zu Carlo Gozzis Fiabe teatrali, Frankfurt/Main 2007.
Friedrich Wolfzettel, Märchen, Aufklärung und ‚Antiaufklärung’: zu den ‚fiabe teatrali’ Carlo Gozzis dans: Aufklärung, éd. Roland Galle, Helmut Pfeiffer, München 2007, pp. 117–145.
Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Service bibliothécaire national • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Commedia dell'arte
Carlo Goldoni
Pietro Chiari
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Gérard Luciani, Carlo Gozzi, ou L'enchanteur désenchanté, Presses universitaires de Grenoble, 2001, 310 p.. C'est une comédie féérique renvoyant au merveilleux oriental
↑ Carlo Gozzi, Mémoires inutiles, Éditions Rencontre, 1970, 501 p., « Œuvres de Carlo Gozzi », p. 31 (édition critique de Nino Frank).
Liens externes[modifier | modifier le code]
(it) Site dédié à Carlo Gozzi [archive]
(fr) « Carlo Gozzi entre dramaturgie de l’auteur et dramaturgie de l’acteur : un carrefour artistique européen » [archive], colloque international du 23-25 novembre 2006 à l’université Paris IV Sorbonne

ET

Gasparo Gozzi (né le 4 décembre 1713 à Venise et mort le 26 décembre 1786 à Padoue) est un écrivain et dramaturge italien du xviiie siècle.

Gasparo Gozzi est le frère aîné de Carlo Gozzi. et le mari de la poétesse italienne Luisa Bergalli (1703-1779).

Œuvres[modifier | modifier le code]
Col più devoto ossequio : interventi sull'editoria (1762-1780), édition de Mario Infelise et Fabio Soldini, Venezia, Marsilio, 2003
Rassemble des articles sur l'édition par Gasparo Gozzi publiées pour la première fois pour la plupart d'entre eux
Lettere, édition de Fabio Soldini, Parma, Fondazione Pietro Bembo, U. Guanda, 1999
Difesa di Dante, édition de Maria Grazia Pensa, Venezia, Marsilio, 1990
Scritti scelti, édition de Nicola Mangini, Turin, UTET, 1976
Zaïre, tragédie en 5 actes et en vers de Voltaire, traduction italienne par Gasparo Gozzi, Paris, Michel Lévy frères, 1857
Sermoni, Milano, G. Silvestri, 1826
Poesie inedita del conte Gasparo Gozzi, pubblicate per la prima volta, Venezia, Picolti, 1821
Novelle morali del signor di Marmontel. Tradotte dal francese da Gasparo Gozzi, Venezia, B. Occhi, 1762
Opere di Molière, traduction de Gasparo Gozzi, Venezia, 1756-1757, 4 tomes
Rime piacevoli d'un moderno autore, Lucca, 1751
Edipo, tragedia, Venezia, P. Bassaglia, 1749
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Ilaria Crotti et Ricciarda Ricorda, Gasparo Gozzi : il lavoro di un intellettuale nel settecento veneziano : atti del convegno (Venezia-Pordenone 4-6 dicembre 1986), Padoue, Antenore, 1989

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MessageSujet: Re: Luisa Bergalli, Gasparo Gozzi et Carlo Gozzi   Jeu 11 Mai à 7:59

Luisa Bergalli
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Luisa Bergalli
Luisa Bergalli (Venezia, 15 aprile 1703 – Venezia, 18 luglio 1779) è stata una scrittrice, librettista e poetessa italiana.

Il padre, Giovan Giacomo, era un piccolo commerciante di origini piemontesi. Ricevette un'educazione di stampo umanistico dal padre somasco Antonio Alberghetti, e trascorse poi un breve periodo di apprendistato alla scuola della pittrice Rosalba Carriera. Strinse rapporti di amicizia con diversi uomini di lettere, in particolare con Apostolo Zeno, che la aiutò ad introdursi nella scena letteraria veneziana, sulla quale debuttò nel 1725 con il melodramma Agide. A questa faranno seguito varie altre opere, tra cui la tragedia Teba (1728) e la commedia Avventure del poeta (1730), forse il suo miglior lavoro teatrale. Nel 1738 sposò Gasparo Gozzi, di dieci anni più giovane di lei, dal quale ebbe cinque figli. La coppia visse spesso in ristrettezze economiche, specialmente dopo il fallimento dell'attività di impresari del Teatro S. Angelo (1746-1748). Collaborò spesso col marito nella traduzione di romanzi, drammi e trattati morali, che a causa del dissesto economico della famiglia furono spesso la loro principale fonte di sostentamento. Sono degne di nota le sue traduzioni di Terenzio e di Racine. Fu nota in Arcadia col nome di Irminda Partenide.

Bibliografia[modifica | modifica wikitesto]
Claudio Mutini, «BERGALLI, Luisa». In: Dizionario Biografico degli Italiani, Roma, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, Vol. IX, 1967. (on-line).
Altri progetti[modifica | modifica wikitesto]
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Apostolo Zeno
Da Wikipedia, l'enciclopedia libera.

Apostolo Zeno
Apostolo Zeno (Venezia, 11 dicembre 1668 – Venezia, 11 novembre 1750) è stato un poeta, librettista, giornalista e letterato italiano.

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Biografia[modifica | modifica wikitesto]
Nobile veneziano, fu educato presso i padri Somaschi, entrò in contatto con la letteratura legata alla nascente Arcadia e figurò nel 1691 tra i fondatori dell'Accademia degli Animosi.[1] Nel 1695 compose il primo libretto d'opera, Gl'inganni felici, che ottenne un grande successo rendendolo librettista alla moda. Dal 1705 collaborò con Pietro Pariati, lasciando probabilmente a quest'ultimo il verseggiamento e riservando a se stesso l'organizzazione del materiale in atti e scene.


Busto di Apostolo Zeno, opera di Pietro Bearzi precedente al 1847
Iniziò l'attività di giornalista letterario nella Galleria di Minerva di Girolamo Albrizzi (1696), assumendone poi anche funzioni direttive, ma ne prese le distanze quando si rese conto di non essere riuscito a darle l'impronta desiderata, tanto che finì col definirla una scempiaggine.
Nel 1710 insieme al fratello Pier Caterino Zeno, Scipione Maffei e Antonio Vallisneri fondò il Giornale de' letterati d'Italia, sostenendo che era necessario che gli italiani si facessero essi il loro giornale… palesando che il buon senso, la dottrina e l'ingegno non vennero mai meno tra noi e che ora più mai fioriscono e s'avvivano. Il trimestrale ebbe collaboratori di prestigio come Scipione Maffei, Antonio Vallisneri, Eustachio Manfredi, Ludovico Antonio Muratori, Giovanni Battista Morgagni, Giambattista Vico, Bernardino Ramazzini: mosso soprattutto dalla volontà di giovare agli studi italiani, ebbe un buon successo. Chiamato Apostolo Zeno all'incarico di poeta cesareo presso la corte imperiale viennese di Carlo VI, nel 1718, il fratello Pier Caterino ne assunse la direzione fino al 1732 e ne rese annuale la periodicità. A Vienna rimase fino al 1729, quando gli subentrò Pietro Metastasio. Tornato a Venezia, si dedicò soprattutto a opere di erudizione e alla numismatica.[2]

Opere[modifica | modifica wikitesto]

Drammi scelti
Compose 36 libretti d'opera d'argomento storico e mitologico, fra i quali Gli inganni felici, 1695, Faramondo, 1698, Lucio Vero, 1700, Merope, 1711, Alessandro Severo, 1716, Griselda, 1718 e 1722, Teuzzone, 1719, Andromaca, 1724, Semiramide, 1725, e 17 azioni sacre per oratori. Fra le opere letterarie, le Dissertazioni vossiane sono delle aggiunte e correzioni al De historicis latinis del Voss, mentre furono pubblicate postume le sue Annotazioni alla Biblioteca della eloquenza italiana di Giusto Fontanini.

Scrisse inoltre le vite di Sabellico, Guarini, Davila e Manuzio, e progettò due monumentali opere, mai realizzate, di carattere storico-letterario: una Storia degli scrittori veneziani e una Storia dei poeti italiani. Ampio è il suo Epistolario.

Considerazioni[modifica | modifica wikitesto]
Il libretto d'opera deve possedere capacità di sintesi drammatica per ricavare un intreccio che si adatti agli schemi operistici e con un linguaggio che si pieghi alla sovrapposizione musicale e sia di facile comunicazione. Dalle condanne espresse sul melodramma, di essere inverosimile e grossolano e di mortificare l'espressione letteraria, nacque l'esigenza di maggiore verosimiglianza nell'intreccio e di dignità letteraria del testo. Lo Zeno fu il primo ad avviare una riforma rendendo il melodramma più sobrio, secondo i principi arcadici, sviluppati poi dal Metastasio; ispiratosi alla tragedia francese, rispettò, come quella, la regola dell'unità di tempo e di luogo, ridusse il numero dei personaggi e delle scene ed eliminò i ruoli buffi, costruendo le opere in modo che potessero essere rappresentate anche senza musica.

Ma l'azione drammatica è rigida e senza vita e l'invenzione fantastica è povera. Francesco De Sanctis, riferendosi al Metastasio, scrive che « se guardiamo al meccanismo, il suo dramma è congegnato a quel modo che avea già mostrato Apostolo Zeno. Ma il meccanismo non è che la semplice ossatura. Metastasio spirò in quello scheletro le grazie e le veneri di una vita lieta e armoniosa. E fu il poeta del melodramma, di cui lo Zeno era stato l'architetto ».[3]

Libretti[modifica | modifica wikitesto]
Di seguito è riportato l'elenco di alcuni tra i libretti di Apostolo Zeno. I titoli seguiti da * furono realizzati in collaborazione con Pietro Pariati:

Gli inganni felici (1696)
Il Narciso (1697)
Lucio Vero (1700)
Temistocle (1701)
Antioco* (1705)
Artaserse* (1705)
L'amor generoso (1707)
Anfitrione* (1707)
Flavio Anicio Olibrio (1708)
Scipione nelle Spagne (1710)
Alessandro Severo (1717)
Don Chisciotte in Sierra Morena* (1719)
Andromaca (1724)
Semiramide (1725)
Note[modifica | modifica wikitesto]
^ Maylender, p. 205.
^ Si veda, per la biografia, la Nota di Max Fehr in A. Zeno, Drammi scelti, Bari, Giuseppe Laterza e figli, 1929, pp. 285-289.
^ F. De Sanctis, Storia della letteratura italiana, Napoli, Morano, 1870, vol. II, p. 386.
Bibliografia[modifica | modifica wikitesto]
Michele Maylender, Storia delle accademie d'Italia (PDF), vol. 1, Licinio Cappelli, 1926.
Altri progetti[modifica | modifica wikitesto]
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Collabora a Wikimedia Commons Wikimedia Commons contiene immagini o altri file su Apostolo Zeno
Collegamenti esterni[modifica | modifica wikitesto]
Apostolo Zeno, Drammi scelti, Scrittori d'Italia 117, Bari, Laterza, 1929. URL consultato il 23 febbraio 2015.
Controllo di autorità VIAF: (EN) 14779941 · LCCN: (EN) n79089444 · SBN: IT\ICCU\CFIV\061668 · ISNI: (EN) 0000 0001 0871 791X · GND: (DE) 116980257 · BNF: (FR) cb11999195p (data) · ULAN: (EN) 500043736 · NLA: (EN) 36274148 · BAV: ADV10198689 · CERL: cnp00388195

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MessageSujet: Re: Luisa Bergalli, Gasparo Gozzi et Carlo Gozzi   Jeu 11 Mai à 8:00

Andromaca (Zeno)
Da Wikipedia, l'enciclopedia libera.
Andromaca
Lingua originale italiano
Musica Antonio Caldara
Libretto Apostolo Zeno (libretto on-line)
Atti cinque
Prima rappr. 28 agosto 1724
Teatro Teatro della Favorita di Vienna
Personaggi
Eumeo, aio di Telemaco
Oreste, figliuolo d'Agamennone
Eleno, principe
Ermione, figliuola di Menelao
Ulisse, re d'Itaca
Telemaco, figliuolo giovane d'Ulisse
Astianatte, figliuolo giovane d'Andromaca
Andromaca, vedova d'Ettore
Pirro, figliuolo d'Achille
Modifica dati su Wikidata · Manuale
Andromaca è un libretto d'opera seria in cinque atti, scritto da Apostolo Zeno e musicato da Antonio Caldara.

L'opera fu rappresentata al Teatro della Favorita di Vienna il 28 agosto 1724, il giorno del compleanno dell'imperatrice Elisabetta Cristina, con le scenografie di Antonio Galli da Bibbiena.

Il testo recava in appendice una Licenza, panegirico in cui venivano magnificate le virtù della sovrana, « Augusta » tale che nel dipingerla « la lode al ver non giunge e ne dispera ».

L'Andromaca fu musicata, dopo che dal Caldara, da vari compositori; tra le versioni è celebre quella di Francesco Feo (1730). Rispetto ad altri drammi dello Zeno, l'opera ebbe una minor fortuna musicale, ma fu tra le più stampate e antologizzate.[1]

Nell'Argomento posto come introduzione, l'autore rivela di essersi ispirato a due celebri omonime tragedie, quella di Euripide e quella di Racine, presentando tuttavia un dramma indipendente, con una trama e una struttura sensibilmente modificate.[2]

Indice [nascondi]
1 Trama
1.1 Atto primo
1.2 Atto secondo
1.3 Atto terzo
1.4 Atto quarto
1.5 Atto quinto
2 Note
3 Edizione di riferimento
Trama[modifica | modifica wikitesto]
Atto primo[modifica | modifica wikitesto]
Troia, dopo la guerra: nella città in rovina vivono segretamente Astianatte e Telemaco, figli rispettivamente di Andromaca e Ulisse. A loro, Andromaca non ha mai rivelato la vera identità - Telemaco fu rapito in fasce all'inizio del conflitto -, cosicché entrambi riconoscono in lei la madre e disprezzano l'astuto eroe di Itaca, il quale sta giungendo per uccidere Astianatte e ottenere vendetta, accondiscendendo inoltre al volere dei Greci, timorosi di dover un giorno affrontare nel fanciullo un nuovo Ettore.

Pirro, figlio di Achille e re dell'Epiro, tiene Andromaca in schiava ed è in procinto di sposarsi con Ermione, figlia di Menelao, ma è innamorato della vedova di Ettore e non vuole acconsentire a un matrimonio impetrato da tutta la Grecia. Ermione, allora, si reca da Andromaca ponendola di fronte a un bivio: la fuga da Troia o la morte. La donna troiana, che mantiene piena fedeltà verso il defunto marito e rigetta l'amore del sovrano, rifiuta tuttavia l'ipotesi dell'allontanamento, preoccupata per la salvezza del figlio e ostile ad un atto di codardia. Il principe troiano Eleno, intanto, manda a chiamare Pirro, avvisandolo del pericolo in cui si trova l'amata; questi sopraggiunge in aiuto della sua prigioniera.

Atto secondo[modifica | modifica wikitesto]
Ulisse e Oreste giungono a Troia. Oreste spera di ottenere la mano di Ermione, che ama ricambiato, ma Ulisse cerca di distoglierlo dai suoi sogni, ricordando quali nozze voglia la Grecia. Il guerriero di Itaca si reca quindi da Pirro per esortarlo a compiere il suo dovere, ma il re dell'Epiro conferma le voci secondo cui egli ha disposto il rientro di Ermione in patria e il suo matrimonio con Andromaca.

Pirro, in seguito, rivela ad Andromaca di aver capito che Astianatte non è morto, come la madre vuole invece far credere; promette quindi di salvarlo dalla furia di Ulisse, qualora la donna ceda al suo amore. Andromaca si oppone tuttavia alle attenzioni del figlio di Achille - l'uccisore del marito - ed Eleno la convince a nascondere Astianatte e Telemaco nella tomba di Ettore.

Atto terzo[modifica | modifica wikitesto]
Ermione chiede ad Oreste di manifestarle il suo amore vendicando il rifiuto di Pirro, che offre al figlio di Agamennone la donna in sposa. Ulisse riesce a smascherare Andromaca, a scoprire che il figlio è vivo e ad individuarne il nascondiglio. Tuttavia, grande è la sua sorpresa quando dall'avello escono due fanciulli. Uno di essi, gli rivela Andromaca, è Telemaco - creduto morto dal padre -, ma Ulisse non ha modo di identificarlo, poiché entrambi gli rivolgono parole di disprezzo. Ulisse è in preda all'incertezza; si sente intrappolato in un dilemma senza soluzione, conscio di dover rinunciare alla vendetta o al figlio, incorrendo parimenti in un sacrificio inaccettabile.

Atto quarto[modifica | modifica wikitesto]
Ulisse, assistito dal fido Eumeo, riesce con uno stratagemma a smascherare Astianatte e, sotto gli occhi della madre disperata, ordina che il fanciullo sia condotto sulla torre di Ilio e fatto precipitare. Telemaco, però, è corso di nascosto ad avvertire Pirro, il quale giunge sulla scena minacciando di ucciderlo qualora Astianatte venga gettato dalla torre. Ulisse acconsente ad abbandonare i suoi propositi, purché Pirro sposi Ermione, relegando Andromaca e il ragazzo in terra desolata e lontana. Partito il re di Itaca, Pirro costringe Andromaca a convolare con lui a nozze, se non vuole essere privata del figlio.

Atto quinto[modifica | modifica wikitesto]
Ermione, indignata per il prossimo rifiuto, incarica Oreste di uccidere Pirro. Il figlio di Agamennone, seppur riluttante, accetta di accontentare l'amata. Andromaca, le cui nozze con Pirro si avvicinano, confida a Eleno di volersi togliere la vita subito dopo il matrimonio, sottraendosi così a un legame che profanerebbe la sua unione con Ettore e lasciando il figlio in buone mani. Eleno, segretamente innamorato della donna troiana, avverte il sovrano epirota delle sue intenzioni; questi, allora, capisce di non poter costringere Andromaca a un vincolo forzato, e la lascia partire in compagnia di Astianatte ed Eleno.

Pirro, che è a conoscenza del complotto di Ermione e Oreste, acconsente alle nozze con la promessa sposa - cosicché, per Oreste, la punizione coinciderà con la privazione della donna amata -, e rende Telemaco ad Ulisse. Ognuno riguadagna la propria patria, rallegrandosi del lieto scioglimento degli eventi. Il solo Oreste « nel gaudio comun » sospira.

Note[modifica | modifica wikitesto]
^ M. Fehr, Nota, in A. Zeno, Drammi scelti, Bari 1929, p. 289
^ A. Zeno, Argomento preposto all'Andromaca, in op. cit., p. 193
Edizione di riferimento[modifica | modifica wikitesto]
Aposto Zeno, Andromaca, in Drammi scelti (a cura di M. Fehr), Bari, Laterza, 1929, pp. 191–248
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