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 Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire

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yanis la chouette



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MessageSujet: Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire   Mer 3 Mai à 8:21

Jean-Pierre Vanderplancke
48 min ·

Ma réflexion de ce mercredi portera sur Voltaire.
On accorde souvent à Voltaire la célèbre citation : "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire". C'est une erreur puisque le philosophe n'a jamais dit ça, mais par contre il a dit plein d'autres trucs plutôt très pertinents et encore plus d'actualité depuis les attentats de ces 3 dernières années. Se replonger dans ses classiques de temps à autre, ça ne fait pas de mal.
1. "Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n'en avons pas assez pour aimer et pour secourir." (Traité sur la tolérance, 1763)
2. "Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion."
3. "Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ?" (Candide, ou l'Optimisme, 1759)
4. "La religion juive, mère du christianisme, grand-mère du mahométisme, battue par son fils et par son petit-fils." (Le Sottisier, paru post-mortem en 1883)
5. "Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue." (Zadig ou la destinée, 1747)
6. "Que conclure à la fin de tous mes longs propos ? C'est que les préjugés sont la raison des sots." (Poème sur la Loi Naturelle, 1756)
7. "Les calomniateurs sont comme le feu qui noircit le bois vert, ne pouvant le brûler." (Le Sottisier, paru post-mortem en 1883)
8. "Si vous voulez qu'on tolère ici votre doctrine, commencez par n'être ni intolérants ni intolérables." (Traité sur la tolérance, 1763)
9. "Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l'athéisme philosophique." (Dictionnaire philosophique, 1764)
10. "Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu." (Le Sottisier, paru post-mortem en 1883)
11. "Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les uns et les autres." (Dictionnaire philosophique, 1764)
12. "C'est à celui qui domine sur les esprits par la force de la vérité, non à ceux qui font les esclaves par la violence, que nous devons nos respects." (Lettres philosophiques, 1733)
13. "La tolérance n'a jamais excité de guerre civile ; l'intolérance a couvert la terre de carnage." (Traité sur la tolérance, 1763)
14. "Si l'on n'imprimait que l'utile, il y aurait cent fois moins de livres."
15. "Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères!" (Traité sur la tolérance, 1763)
On aurait tout de même préféré qu'il soit un peu moins visionnaire l'ami Voltaire.

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Burgess Meredith, né Oliver Burgess Meredith le 16 novembre 1907 à Cleveland dans l'Ohio et mort le 9 septembre 1997 à Malibu en Californie, était un acteur américain.

Sommaire

1 Biographie
2 Vie privée
3 Filmographie
3.1 Cinéma
3.2 Télévision
3.3 Voix françaises
4 Voir aussi
4.1 Lien externe

Biographie

De son vrai nom, Oliver Burgess Meredith, il est le fils d'Ida Burgess et de George Meredith. Il commence sa carrière au théâtre en 1926 et la poursuit jusqu'en 1931. Il deviendra même membre à part entière d'une compagnie en 1933. Il a également été réalisateur, scénariste, technicien du son et producteur.

Dans les années 1950, il fut une des victimes du maccarthysme et inscrit sur la liste noire du cinéma.

Il joua entre autres dans le film Batman en 1966 dans lequel il interpréta le rôle du pingouin. Il participa aussi à quatre épisodes de La Quatrième Dimension. Dans trois de ses quatre apparitions, il interpréta des rôles de personnages timides et travaillant toujours dans le milieu des livres (une de ses apparitions d'homme timide fit d'ailleurs exception car il jouait le rôle d'un vendeur d'aspirateurs). Dans sa quatrième apparition, il interpréta le rôle du Diable sous les traits d'un journaliste et d'un linotypiste au service d'un rédacteur en chef criblé de dettes. Avec Jack Klugman, il est la seule célébrité ayant joué dans plus de trois épisodes dans cette série.

Il continua également sa carrière à la télévision dans les années 1970, et en 1983, reprit le rôle du narrateur dans la Quatrième Dimension, le film en remplacement de Rod Serling.

Son rôle le plus marquant reste celui de Mickey Goldmill, l'entraîneur plein de cœur de Rocky Balboa dans Rocky. Sa prestation lui vaut d'être nominé à l'Oscar du meilleur second rôle masculin (en parallèle avec Burt Young, nominé dans la même catégorie pour le rôle de Paulie). Il reprend son rôle dans les deuxième et troisième volets de la saga. Il réapparaît aussi dans une scène flashback dans le cinquième opus dont l'action se passe peu avant le grand combat de Rocky contre Apollo Creed. À ce moment, l'acteur alors âgé de 83 ans et donc bien vieilli depuis le troisième film, a été filmé à la limite du noir et blanc, son personnage n'ayant que 70 ans dans la scène.
Vie privée

Burgess Meredith a été marié quatre fois.

D'abord avec Helen Derby Merrien Burgess, la fille du président d'American Cyanamid.

Ses deux épouses suivantes étaient actrices, Margaret Perry puis Paulette Goddard.

Les 46 dernières années de sa vie, il fut marié avec Kaja Sundsten. Ensemble ils eurent 2 enfants : le musicien Jonathon Meredith et l'artiste peintre Tala Meredith.

Meredith est mort des complications de la maladie d'Alzheimer et d'un mélanome.

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Le mélanome est un cancer de la peau ou des muqueuses, développé aux dépens des mélanocytes (tumeur mélanocytaire)1.

Son siège initial est la peau dans l'immense majorité des cas. Il existe toutefois des mélanomes de l'œil (mélanome choroïdien), des muqueuses (bouche, canal anal, vagin), et plus rarement encore des organes internes.

En dépit de ce que son nom suggère, un mélanome n'est pas toujours foncé : 5 % environ des mélanomes nodulaires sont « achromiques » (de la couleur normale de la peau chez les personnes autres qu'à peau noire)2.

On parle parfois de « mélanome malin » : il s'agit alors d'un pléonasme, le mélanome n'étant jamais bénin.

Épidémiologie

Son incidence augmente de plus de 2 % par an3, mais elle tend à se stabiliser dans certains pays, probablement du fait des changements d'habitude d'exposition au soleil4. Cependant, sa mortalité diminue régulièrement5, probablement du fait que la plupart des mélanomes détectés sont de petites tailles, et donc, de meilleur pronostic6.
France

Le mélanome cutané constitue en 2011 la 6e cause de cancer chez la femme avec 5 100 nouveaux cas estimés et la 8e chez l’homme avec 4 680 nouveaux cas estimés. Les mélanomes cutanés représentent respectivement les 14e et 12e causes de décès chez la femme et chez l’homme avec 720 et 900 décès estimés pour l’année 20117 pour 9 780 nouveaux cas totaux estimés8. Les taux d’incidence (standardisés monde) sont estimés à 10,1 et 9,7 pour 100 000, respectivement chez la femme et l’homme, et les taux de mortalité à 1,1 pour chacun des deux sexes.

Les mélanomes ne représentent que 10 % des cancers cutanés diagnostiqués en France. Moins fréquents que les carcinomes, ils sont toutefois les plus dangereux du fait de leur fort potentiel métastasique9.
Europe

En Europe, l’incidence du mélanome de la peau est hétérogène selon les pays et diminue selon un gradient Nord-Sud. Ce gradient est principalement lié aux différences de phototypes cutanés et de prédisposition génétique entre les populations européennes. Le taux d’incidence estimé en 2008 varie de 21,9 mélanomes pour 100 000 femmes au Danemark à 2,0 en Grèce et de 16,1 mélanomes pour 100 000 hommes en Suède à 2,5 en Grèce. Parmi les 27 pays européens, la France est classée pour cette même année au 20e rang pour l’homme et au 15e rang pour la femme7.
Terrain
Génétique

Cinq à dix pour cent des patients ayant un mélanome ont un antécédent familial de cette maladie3. Une mutation sur le gène CDKN2A (en) située sur le chromosome 9 ainsi que sur le gène CDK4 situé sur le chromosome 12 entraîne l'apparition du mélanome. Tous deux codent pour des protéines suppressives de tumeurs distinctes. Une mutation sur le gène BRAF (en) codant pour une kinase est présente dans plus d'un cas sur deux de mélanomes métastasés10. D'autres gènes sont aussi reliés à la transmission du mélanome : BAP1, POT1 (en), gène ACD (en), TERF2IP (en) et TERT (en)11.
Facteurs de risque

Le mélanome se forme dans environ 70 % des cas sur une peau auparavant indemne, et dans environ 30 % des cas sur un grain de beauté préexistant de type nævus. La kératose solaire favorise la survenue de ce cancer3. Ainsi, contrairement à une idée reçue, les nævus ne sont pas, dans l'immense majorité des cas, des états précancéreux qui se transforment en cancer à la suite d'expositions solaires multiples et l'exérèse systématique des nævus dans le but d'éviter la survenue de mélanomes est donc inutile. De plus, les nævus du tronc et de la face (zones habituellement plus exposées aux UV) n'ont pas plus de risque de se transformer en mélanomes que ceux d'autres zones de peau plus protégées12.

Il est cependant reconnu que les grands nævus congénitaux ont un risque plus élevé de transformation cancéreuse, et qu'un nombre élevé de nævus sur le corps est un marqueur de risque de développer un mélanome, sans que ce dernier résulte de la transformation des dits nævus.

Il se manifeste d'abord comme une simple tache pigmentée.

La brûlure solaire, en particulier dans l'enfance13 et les antécédents familiaux14 sont les principaux facteurs de risque. L'exposition solaire régulière et modérée d'une peau susceptible de bronzer a un certain effet protecteur15. Bien qu'il puisse apparaître partout, le mélanome a tendance à se former plus souvent sur les parties du corps qui sont couvertes dans la vie quotidienne mais exposées occasionnellement lors des bains de soleil, comme le torse et les jambes. De même, l'utilisation d'ultraviolets artificiels dans un but de bronzage augmente significativement le risque de mélanome16,17 avec une nette corrélation avec les doses prises. Pour des utilisateurs européens, un âge inférieur à 35 ans au moment des premières séances est associé à un risque multiplié par 217.

Il semble également exister une majoration modérée du risque de survenue d'un mélanome en cas d'antécédent d'endométriose ou de fibrome de l'utérus chez la femme18.

La couleur de la peau joue également un rôle important : le risque est plus que doublé chez les roux et très sensiblement augmenté chez les personnes avec peau pâle19. Il est plus de dix fois moins important chez les personnes de couleur de peau non blanche3.

L'exposition aux « pesticides domestiques » est un facteur de risque supplémentaire20.
Étendue

Après une phase d'extension horizontale, parallèle à la surface cutanée, le mélanome plonge vers les couches profondes de la peau : (derme profond, hypoderme) et à partir de là, peut métastaser vers les ganglions lymphatiques, ou les organes internes (poumons, os, foie, cerveau).

Les capacités de métastase exceptionnelles du mélanome sont dues à la réactivation lors de la cancérisation d'un gène nommé slug21. Il s'agit du gène qui permet la migration dans l'embryon des cellules issues de la crête neurale, dont font partie les mélanocytes.
Pathologie
Formes superficielles

Les formes superficielles se répartissent en trois groupes :

Mélanome d'extension superficielle proprement dit (en anglais : superficial spreading melanoma, SSM) (70 %)
Il se voit à tout âge et dans toutes les localisations; il réalise une tache de forme irrégulière, polychrome, légèrement palpable.
Histologiquement, il existe des thèques et des cellules mélaniques disséminées dans toute la hauteur de l'épiderme et parfois dans le derme, accompagnées d'une réaction inflammatoire souvent intense du derme.

Mélanome de Dubreuilh (en anglais : lentigo melanoma, LM) (5 %)
Elle touche des sujets plus âgés et se voit sur les parties découvertes (pommettes).
La tache est de forme irrégulière, de coloration bistre inégale; elle est généralement plane, non palpable.
Histologiquement, l'atteinte, purement épidermique (au début), est surtout faite de cellules disséminées, avec peu de thèques. L'évolution est essentiellement locale. Les métastases à distance sont très rares et tardives.

Mélanome acro-lentigineux (8 %)
Il siège essentiellement sur les zones palmo-plantaires et sous les ongles. Il évolue comme un SSM avec toutefois un pronostic plus mauvais en raison d’un diagnostic plus tardif.

Les formes superficielles évoluent en deux stades :

d'abord extension lente, superficielle purement épidermique, par étalement centrifuge
puis pénétration dans le derme, sous forme d'un nodule qui va rapidement s'étendre en profondeur et donner des métastases.

Mélanome nodulaire

Dans environ 15 % des cas, le mélanome est nodulaire d'emblée, sans être passé par un stade superficiel individualisable.

Macroscopie : Le mélanome nodulaire constitue une lésion tumorale en saillie, monochrome, noire bleutée ou gris rose, parfois achromique, qui va s'accompagner d'un halo inflammatoire et s'ulcérer.

Microscopie : Il existe une prolifération en nappe, sans thèques, située dans le derme sans atteinte épidermique.

Indice de Breslow : Le pronostic des mélanomes dépend de l'extension en profondeur, il est pratiquement toujours fatal si l'envahissement va jusqu'à l'hypoderme. En pratique, on mesure l'épaisseur de la tumeur en millimètres (indice de Breslow). Une épaisseur supérieure ou égale à 0,75 mm est un élément de mauvais pronostic et a plus de risque de s'accompagner de métastases ganglionnaires, viscérales, hépatiques, pulmonaires et cérébrales et d'une mortalité accrue (25 % des cas).

Le mélanome cutané nodulaire est reconnu par un épiderme reposant sur le derme, qui contient des annexes pilosébacées. Le derme et l'hypoderme sont envahis par une grande lésion nodulaire. En superficie, cette lésion contient des thèques de cellules tumorales enroulées les unes sur les autres. Sur certaines lames, quelques thèques sont visibles à la jonction dermo-épidermique. En profondeur, ces cellules tumorales ont un aspect plus fusiforme. Les cellules tumorales sont de grande taille avec un noyau fortement nucléolé. Elles contiennent parfois du pigment noir (mélanine).

La gravité de ces tumeurs, lorsqu'elles sont arrivées au stade nodulaire, commande l'ablation de toute lésion pigmentée suspecte: lésion extensive, de forme encochée, de coloration inégale, nævus qui se modifie.
Évolution et pronostic

Le pronostic est déterminé par l'épaisseur de la tumeur initiale (indice de Breslow) qui est exprimé en millimètres mesurés depuis le point le plus superficiel au point le plus profond de la tumeur, complété par le niveau de Clark qui va de 1 à 5 suivant la couche de la peau la plus profonde atteint par la tumeur, et par le résultat du bilan d'extension (recherche de métastases). Au stade initial d'extension superficielle, le pronostic approche les 100 % de survie à dix ans.
Traitement

Seule l'exérèse totale de la lésion initiale permet de guérir le mélanome. Les marges de sécurité, c'est-à-dire la surface de peau saine qui doit être enlevée avec le mélanome dépend de son épaisseur. Jusqu'aux années 1980, la marge courante d'excision était d'environ 4 à 5 cm autour de la lésion, ce qui causait d'importantes cicatrices, voire une défiguration. La marge de sécurité actuellement préconisée est de quelques millimètres22. De manière plus précise on recommande une marge de 5 mm pour les mélanomes intra-épidermiques, de 1 cm pour les mélanomes d'une épaisseur inférieure à 1 mm, et de 2 cm pour les mélanomes plus épais (ramenée à 1 cm pour des localisations difficiles à opérer).

Le bilan d'extension local repose essentiellement sur l'épaisseur (indice de Breslow) ainsi que sur la présence de micro-ulcérations23. La biopsie du ganglion sentinelle (celui drainant le lieu du mélanome) est également une procédure courante dans l'évaluation de son extension.

Divers protocoles de chimiothérapie ou d'immunothérapie peuvent être proposés pour les stades avancés, dont un traitement par interféron, ce dernier donnant des résultats mitigés24. Dans les formes métastatiques, plusieurs médicaments sont en cours de test, avec des résultats prometteurs, dont le vemurafenib25 ,un inhibiteur de la kinase mutée codée par le gène BRAF présent chez la moitié des patients, le dabrafenib26 et l'Ipilimumab27, le trametinib28.

Le vemurafenib et l'Ipilimumab ont reçu une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) Européenne en 2012.

Le 4 juillet 2014, une autorisation de mise sur le marché a été accordée au nivolumab par le Japon dans l’indication mélanome non résécable. Il sera commercialisé par la firme japonaise Ono Pharmaceutical sous l’appellation Opdivo. Hors Asie, la molécule est sous licence Bristol-Myers Squibb29.
Prévention
Différents mélanomes différenciés selon la loi de l'ABCDE :
À gauche de haut en bas : (A) Asymétrie, (B) Bords irréguliers (C) Coloration non homogène (DE) Diamètre important et se modifiant. À droite, des grains de beauté normaux n'ayant pas de caractéristiques anormales (pas d'asymétrie, bords réguliers, couleur homogène, petits et stable en taille).

Elle repose sur la protection solaire (en particulier des enfants) et sur la consultation d'un dermatologue en cas de modification d'un grain de beauté ou d'apparition d'une lésion cutanée noire. La protection solaire repose sur son évitement ou sur l'utilisation de crème solaire protectrice30. Le dermatologue utilise un dermatoscope pour observer les lésions.

Il est recommandé de se méfier d'autant plus des lésions qui sont (règle « ABCDE ») :

A : Asymétrique,
B : Bords irréguliers,
C : Coloration non homogène (la tache est de plusieurs couleurs) comme sur la troisième image en partant de haut en bas : nuance de marron et de beige.
D : Diamètre important (> 6 mm)
E : Évolutif, dont l'aspect se modifie avec le temps.

Ces règles sont d'autant plus importantes que l'on a des antécédents familiaux de mélanome.

Expérimentalement, la vitamine C associée au cuivre aurait un effet toxique sur les cellules de mélanome qui accumulent les ions cuivre31,32,33.
Auto-examen des personnes à risque

Ce qu’il faut rechercher34 :

une tache pigmentée (lésion mélanocytaire) différente des grains de beauté (nævus) ou des taches de rousseur (éphélides) déjà présents sur le corps ;
une lésion cutanée ulcérée qui ne guérit pas ;
un nævus qui grossit.

L’autoexamen peut être réalisé une fois par trimestre. La personne doit être debout, complètement nue, dans un endroit bien éclairé34.

Elle inspecte l’intégralité de son corps, à l’aide d’un miroir en pied, les bras pendant le long du corps, le dos de la main tourné vers le miroir.
Elle examine chaque profil, les bras levés, les paumes de main tournées vers le miroir.
Elle observe les paumes des mains et des pieds, les ongles et les espaces interdigitaux.
Elle vérifie, avec un miroir à main, l’arrière des jambes, du cou, du dos, des fesses et des organes génitaux.
Pour l’examen du cuir chevelu, une aide est nécessaire.

Recherche

L'évolution d'un cancer se caractérise notamment par l'apparition de mutations spécifiques. Ces mutations induisent des changements dans le jeu de protéines (et ces protéines doivent coopérer pour induire une transformation maligne). Le profilage génomique a identifié des mutations qui semblent déterminantes pour divers cancers ; elles concernent presque toujours des protéines qui initient ou favorisent le développement de la tumeur. Ces protégines sont donc des cibles thérapeutiques possibles35.
Le profil génomique tumoral laisse cependant de côté le rôle des cellules du microenvironnement tumoral qui peuvent aussi jouer un rôle dans la progression tumorale35. Une cartographie de ligands multiépitopes faite à partir d'échantillons de peau humaine par Ostalecki et al. a récemment (2016-2017) mis en évidence des changements dans l'abondance protéique et dans la localisation subcellulaire des mélanocytes et kératinocytes associés à divers stades de développement de mélanome35. Ce travail a aussi montré le rôle délétère d'un couple peptidase (peptidase-like 3 ou SPPL3)-métalloprotéinase (ADAM10) qui semble jouer un rôle critique dans l'évolution cancéreuse via des modifications transmises entre kératinocytes par simple contact cellulaire. Contrôler par un médicament cette communication intercellulaire délétère (et/ou ses effets) pourraient être une nouvelle piste de lutte contre le mélanome35.
Notes et références

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↑ (en) De Pauw-Gillet MC Control of B16 melanoma cells differentiation and proliferation by CuSO4 and vitamin C Anticancer Res. 1990 Mar-Apr;10(2A):391-5. PMID 2346313 [archive]
↑ a et b Mélanome cutané : la détection précoce est essentielle [archive] sur le site de la Haute Autorité de santé, mai 2013
↑ a, b, c et d Christian Ostalecki, Jung-Hyun Lee, Jochen Dindorf, Lena Collenburg, Stephan Schierer, Beate Simon, Stefan Schliep, Elisabeth Kremmer, Gerold Schuler, and Andreas S. Baur (2017), Multiepitope tissue analysis reveals SPPL3-mediated ADAM10 activation as a key step in the transformation of melanocytes ; Sci. Signal. publié le 14 mars 2017: Vol.10, n°470, eaai8288 DOI: 10.1126/scisignal.aai8288 (résumé [archive])

Voir aussi

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Bibliographie

Arlo J. Miller et Martin C. Mihm (2006) « Melanoma », New England Journal of Medicine, vol. 355, pages 51–65. PMID 16822996 [archive] (en)

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MessageSujet: Re: Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire   Mer 3 Mai à 8:22

HEUREUSEMENT...
LE PREMIER PRÉSIDENT FÉMININ DU PRESTIGIEUX THÉÂTRE DE BRIGHTON:
FLORA ROBSON, L'ÉVOLUTION DES MŒURS.

Flora McKenzie Robson est une actrice anglaise, née le 28 mars 1902 à South Shields (Royaume-Uni), décédée le 7 juillet 1984 à Brighton (Royaume-Uni).

Sommaire

   1 Biographie
       1.1 Enfance
       1.2 Carrière artistique
   2 Filmographie
   3 Honneurs
   4 Références
   5 Liens externes

Biographie
Enfance

Née à South Shields, anglaise d'ascendance écossaise1, beaucoup de ses ancêtres étaient des ingénieurs, surtout dans la navigation. Son père, qui eut une influence majeure dans sa vie, était ingénieur naval, avant de se mettre en retraite et se déplacer de South Shields à Welwyn Garden City.

Elle est issue d'une grande famille, avec deux frères, John et David et quatre sœurs Eliza (Lila), Margaret (Darge), Helen (Nellie) et Shela. Flora, Lila et Darge sont restées célibataires.

Très tôt, son père découvre que Flora a des talents dans la récitation, et à l'âge de 6 ans elle a commencé les concours de récitations. Elle grandit avec l'habitude de gagner et était très dépitée lorsqu'elle perdait. Elle fait ses études à la Palmers Green High School au nord de Londres.
Carrière artistique

Elle a joué jusqu'à l'âge de 80 ans, avec notamment une participation dans la super-production A Tale of Two Cities (dans le rôle de Miss Pross) pour la télévision américaine. Elle apparaitra aussi à la télévision britannique. Elle jouera des pièces dans le West End telles que Ring Round the Moon, L'Importance d'être Constant et Les Trois Sœurs.

Robson fait ses débuts en 1921, à l'âge de 19 ans. De grande taille (1,78 m), mais n'ayant pas de côté glamour pour les rôles féminins principaux (avec un grand front, une grande bouche et un nez imposant), elle se spécialise dans des rôles de personnalité, notamment celle de la reine Elizabeth I dans L'Invincible Armada (1937) et L'Aigle des mers (1940).

À l'âge de 32 ans, Robson joue l'impératrice Elizabeth dans le film d'Alexander Korda The Rise of Catherine the Great (1934). Elle est nommée dans la catégorie oscar de la meilleure actrice dans un second rôle à la cérémonie des Oscars pour son rôle d'Angelique Buiton dans L'Intrigante de Saratoga (1945). Après la guerre, elle apparaît dans Holiday Camp (1947), Le Narcisse noir (1947), Goodtime Girl (1948), Frieda (1947) et enfin dans Dead Lovers (1948).

Ses rôles de «méchantes» se limitent à la dame de cœur dans le film de 1972 Alice au pays des merveilles, Livia dans I, Claudius (1937), Ftatateeta dans César et Cléopâtre (1945), Miss Milcrist dans Meurtre au galop (1963), et à l’Impératrice douairière Cixi dans les Les 55 Jours de Pékin (1963).
Filmographie

   1931 : A Gentleman of Paris
   1932 : Dance Pretty Lady : Mrs. Raeburn
   1933 : One Precious Year : Julia Skene
   1934 : The Rise of Catherine the Great : Empress Elisabeth
   1936 : Anna Christie (téléfilm) : Anna Christopherson
   1937 : I, Claudius, de Joseph von Sternberg : Livia
   1937 : L'Invincible Armada (Fire Over England), de William K. Howard : Queen Elizabeth I of England
   1937 : Farewell Again : Lucy Blair
   1939 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), de William Wyler : Ellen
   1939 : Smith, de Michael Powell : Mary Smith
   1939 : We Are Not Alone (en) d'Edmund Goulding :Jessica Newcome
   1939 : Invisible Stripes'' : Mrs. Taylor
   1940 : Poison Pen : Mary Rider
   1940 : L'Aigle des mers (The Sea Hawk), de Michael Curtiz : Queen Elizabeth I
   1941 : Bahama Passage : Mrs. Ainsworth
   1944 : Deux mille femmes (2,000 Women) : Miss Manningford
   1945 : Great Day : Mrs. Liz Ellis
   1945 : L'Intrigante de Saratoga (Saratoga Trunk), de Sam Wood : Angelique Buiton
   1945 : César et Cléopâtre (Caesar and Cleopatra), de Gabriel Pascal : Ftatateeta
   1946 : The Years Between : Nanny
   1947 : Le Narcisse noir (Black Narcissus), de Michael Powell et Emeric Pressburger : Sister Philippa
   1947 : Frieda : Nell Dawson
   1947 : Holiday Camp : Esther Harman
   1948 : Les Ailes brulées (Good Time Girl) : Chairman of the Juvenile Court
   1948 : Saraband for Dead Lovers : Countess Clara Platen
   1952 : The Tall Headlines : Mary Rackham
   1953 : Tonnerre sur Malte (Malta Story) : Melita Gonzar, Maria's Mum
   1954 : Roméo et Juliette (Romeo and Juliet), de Renato Castellani : Nurse
   1955 : Romeo and Juliette (téléfilm) : Nurse
   1957 : High Tide at Noon : Donna MacKenzie
   1957 : No Time for Tears : Sister Birch
   1958 : The Gypsy and the Gentleman : Mrs. Haggard
   1958 : Innocent Sinners : Olivia Chesney
   1963 : Les 55 Jours de Pékin (55 Days at Peking), de Nicholas Ray : Dowager Empress Tzu-Hsi
   1963 : Meurtre au galop (Murder at the Gallop), de George Pollock : Miss Milchrest
   1964 : Les Canons de Batasi (Guns at Batasi), de John Guillermin : Miss Baker Wise, M.P.
   1965 : A King's Story : Queen Mary
   1965 : Le Jeune Cassidy (Young Cassidy), de Jack Cardiff et John Ford : Mrs. Cassidy
   1965 : Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (Those Magnificent Men in Their Flying Machines or How I Flew from London to Paris in 25 hours 11 minutes), de Ken Annakin : Mère Supérieure
   1966 : Frontière chinoise (7 Women), de John Ford : Miss Binns, Head of British Mission
   1966 : David Copperfield (série télévisée) : Betsey Trotwood
   1967 : Le Mystère des treize (Eye of the Devil), de J. Lee Thompson : Comtesse Estell
   1967 : La Malédiction des Whateley (The Shuttered Room) : Aunt Agatha
   1967 : Cry in the Wind
   1970 : The Beloved (en) : Antigone
   1970 : The Beast in the Cellar : Joyce Ballantyne
   1970 : Fragment of Fear : Lucy Dawson
   1971 : La Grande scrofa nera
   1972 : Alice au pays des merveilles, de William Sterling : La Reine de cœur
   1974 : Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost) (téléfilm) : Madame Ummey
   1974 : Heidi (téléfilm) : Grandmother
   1978 : Les Misérables (téléfilm) : The Prioress
   1979 : Dominique, de Michael Anderson : Mrs. Davis
   1979 : Oresteia (feuilleton TV) : Kilissa
   1979 : Un homme nommé Intrépide ("A Man Called Intrepid") (feuilleton TV) : Sister Luke
   1980 : Gauguin the Savage (téléfilm) : Sister Allandre
   1980 : A Tale of Two Cities (téléfilm) : Miss Pross
   1981 : Le Choc des Titans (Clash of the Titans), de Desmond Davis : Stygian Witch

Honneurs

Elle fut créée un Commandant de l'Ordre de l'Empire britannique en 1952, et anoblie avec le titre de Dame Commandant en 1960. Elle fut aussi la première célébrité de devenir le Président du Petit Théâtre de Brighton.

Le 4 juillet 1958, elle reçoit une diplôme honoraire en littérature de l'Université de Durham, devant une audience dans le château de Durham.
Références

   ↑ GRO Register of Births: JUN 1902 10a 829 S. SHIELDS - Flora McKenzie Robson

Liens externes

   Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
   (en) Flora Robson [archive] sur l’Internet Movie Database

ALSO

Jacob Joachim Klugman dit Jack Klugman (né le 27 avril 1922 à Philadelphie, Pennsylvanie, et mort le 24 décembre 2012 à Los Angeles) est un acteur, scénariste et réalisateur américain.

L'acteur apparaît régulièrement dans des séries télévisées américaines des années 1960 et 1970. Il est récompensé par un Emmy Award en 1964 pour son rôle dans Les Accusés (The Defenders), puis en 1971 et 1973 pour sa performance dans The Odd Couple. Dans cette série il forme avec Tony Randall un célèbre duo comique. Klugman est également nommé à quatre reprises aux Emmys pour son rôle dans Quincy, série dans laquelle il interprète un médecin légiste.

Biographie
Jeunesse

Jacob Joachim Klugman naît le 27 avril 1922 à Philadelphie. Il est le fils de Max Klugman, peintre en bâtiment, et de Rose Klugman, chapelière à domicile1. Il sert dans l'armée durant la Seconde Guerre mondiale. À son retour, il contracte des dettes de jeu et quitte la ville pour s'établir à Pittsburgh2. Il intègre le département d'art dramatique du Carnegie Institute of Technology (qui sera par la suite intégré dans l'Université Carnegie-Mellon) et décroche ses premiers rôles à New York dans des productions off-Broadway3.
Cinéma

Klugman débute au cinéma durant les années 1950. Il apparaît notamment dans Douze hommes en colère (12 Angry Men) de Sidney Lumet en 1957, et dans Le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses) de Blake Edwards en 19624.
Scène

À Broadway, Jack Klugman interprète Herbie dans la comédie musicale Gypsy (Gypsy : A Musical Fable). Sa prestation lui vaut d'être nommé aux Tony Awards en 1960. En 1965, il incarne Oscar Madison dans la pièce The Odd Couple (en) du scénariste Neil Simon4. Il retourne à la scène en 1998 pour jouer dans la pièce de Neil Simon The Sunshine Boys (en) en compagnie de Tony Randall5.
Séries télévisées

Durant sa carrière, Jack Klugman effectue plus d'une centaine d'apparitions dans des séries télévisées comme Alfred Hitchcock présente (Alfred Hitchcock Presents) et La Quatrième Dimension (The Twilight Zone), dont il fait partie des acteurs récurrents. En 1964, il est récompensé par un Emmy Award pour sa performance dans Les Accusés (The Defenders)1,2. Klugman reprend le rôle d'Oscar Madison dans la série The Odd Couple. L'adaptation de la pièce de Neil Simon est diffusée par le réseau ABC entre 1970 et 1975, puis fréquemment rediffusée en syndication sur les chaînes américaines. Elle permet à Klugman et Tony Randall, qui tient l'autre rôle principal, de devenir l'un des duos comiques les plus célèbres de la télévision américaine. Pour son rôle dans The Odd Couple, Klugman reçoit deux nouveaux Emmys en 1971 et 1973, ainsi qu'un Golden Globe en 19733,6. À partir de 1976, il tient le rôle principal dans la série Quincy. L'acteur est nommé à quatre reprises aux Emmy awards pour ce rôle de médecin légiste. La série est diffusée sur le réseau NBC jusqu'en 19834.

En 2005, un an après la mort de Tony Randall, Klugman publie Tony and Me: A Story of Friendship3.
Vie privée

Jack Klugman épouse l'actrice Brett Somers (en) en 1953. Ils ont deux enfants et se séparent en 1974 sans avoir divorcé. Durant 18 ans, il fréquente l'actrice Barbara Neugass. En 2008, après la mort de Brett Somers, l'acteur se remarie avec Peggy Crosby1,4.

Un cancer du larynx, diagnostiqué en 1974, nécessite l'ablation d'une corde vocale en 1989. Klugman suit un traitement et parvient à retrouver sa voix1,7.
Filmographie
Comme acteur

   1952 : Grubstake (en)
   1954 : The Greatest Gift (en) (série télévisée) : Jim Hanson
   1956 : Time Table (en) de Mark Stevens : Frankie Page
   1957 : Douze hommes en colère (12 Angry Men) de Sidney Lumet : cinquième Juré
   1958 : Hallmark Hall of Fame (en) (Saison 8, épisode Kiss Me, Kate) (TV) : Gangster
   1958 : Cri de terreur (Cry Terror!) : Vince, a thug
   1960 : A passage for trumpet (Coup de trompette), épisode 32 Saison 1 de La Quatrième dimension : Joey Crown
   1961 : The Million Dollar Incident (TV) : Charles
   1962 : Le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses) de Blake Edwards : Jim Hungerford
   1963 : The Yellow Canary (en) : Lt. Bonner
   1963 : L'Ombre du passé (I Could Go On Singing) : George
   1963 : Act One (en) : Joe Hyman
   1964 : In praise of Pip (Amour paternel), épisode 1 Saison 5 de la Quatrième dimension : Max Phillips
   1964 : Harris Against the World (en) (série télévisée) : Alan Harris
   1965 : Je vous salue mafia : Phil
   1966 : Fame Is the Name of the Game (en) (TV) : Ben Welcome
   1968 : Le Détective (The Detective) : Dave Schoenstein
   1968 : Le crime, c'est notre business (The Split) : Harry Kifka
   1969 : Goodbye Columbus (Goodbye, Columbus) : Ben Patimkin
   1971 : Who Says I Can't Ride a Rainbow? : Barney
   1973 : Poor Devil (TV) : Burnett J. Emerson
   1974 : The Underground Man (TV) : Shérif Tremaine
   1976 : Quincy (Quincy M.E.) (série télévisée)
   1976 : One of My Wives Is Missing (TV) : Inspecteur Murray Levine
   1976 : Un tueur dans la foule (Two-Minute Warning) de Larry Peerce : Stu Sandman
   1989 : Le Tour du monde en quatre-vingts jours (Around the World in 80 Days) (feuilleton TV) : Capitaine Bunsby
   1993 : The Odd Couple: Together Again (TV) : Oscar Madison
   1994 : Parallel Lives (TV) : Sénateur Robert Ferguson
   1996 : Escroc malgré lui (Dear God) : Jemi
   1997 : The Twilight of the Golds (TV) : Mr Stein
   2005 : When Do We Eat? (en) : Artur

Comme réalisateur

   1961 : Kraft Mystery Theater (en) (série télévisée)

Récompenses

   1964 : Emmy Award pour Les Accusés
   1971 : Emmy Award pour The Odd Couple
   1973 : Emmy Award pour The Odd Couple
   1973 : Golden Globe pour The Odd Couple

Références

   ↑ a, b, c et d (en) Bruce Weber, « Jack Klugman, Actor of Everyman Integrity, Dies at 90 » [archive], The New York Times, 24 décembre 2012
   ↑ a et b (en) « Obituaries: Jack Klugman » [archive], The Daily Telegraph, 25 décembre 2012
   ↑ a, b et c (en) Dennis McLellan, « Jack Klugman dies at 90; star of TV's 'The Odd Couple,' 'Quincy' » [archive], Los Angeles Times, 24 décembre 2012
   ↑ a, b, c et d (en) Robin Webb, « Jack Klugman, star of ‘Odd Couple,’ dead at 90 » [archive], The Washington Post, 24 décembre 2012
   ↑ (en) Richard Christiansen, « Randall And Klugman A 'Sunshine' Treat » [archive], Chicago Tribune, 16 janvier 1998
   ↑ (en) « Odd Couple, Awards » [archive], The New York Times
   ↑ « L'acteur Jack Klugman s'éteint à 90 ans » [archive], Radio-Canada avec Associated Press et Reuters, 24 décembre 2012

Voir aussi
Liens externes

   Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat

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   (en) Jack Klugman [archive] sur l’Internet Movie Database
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MessageSujet: Re: Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire   Mer 3 Mai à 8:30

MES AMIES ET MES FRÈRES. NE TE LAISSE PAS ÉBLOUIR PAR LA RICHESSE DES TRÉSOR
CAR LEURS PRÉCIEUX EST LIÉS À L'IMMENSITÉ DE L'IMMORTALITÉ À ACCOMPLIR: LE BIEN.
VOILÀ MON AMOUR ET MES ESPÉRANCES, ESPRIT DU SILENCE. YANIS

Le Choc des Titans (Clash of the Titans) est un péplum britannico-américain de fantasy et de mythologie, réalisé par Desmond Davis et sorti en 1981. Il est fondé sur le mythe de Persée. Les effets spéciaux des créatures sont réalisés par Ray Harryhausen, fameux pour ses animations image par image (et dont c'est le dernier film). Le Choc des Titans est un grand succès commercial de l'année 1981. Alan Dean Foster a novélisé le film en 1981.

Synopsis

Acrisius, roi d'Argos, jette à la mer dans un cercueil de bois sa fille Danaé et le fils de celle-ci, Persée, encore au berceau (on avait prédit que l'enfant serait fatal à Acrisius). Zeus, le père de Persée, ordonne à son frère Poséidon, roi de la mer, de libérer le Kraken pour détruire Argos, ce qui réalisera ainsi la prédiction sur Persée. Danae et Persée au contraire sont amenés sains et saufs sur l'île de Sérifos.[style à revoir]

Calibos est le fils de Thétis, la déesse de la mer, qui l'adore. Il était un beau jeune homme et devait se marier avec la princesse Andromède, fille de la reine Cassiopée et héritière de la riche ville de Joppé et finalement de toute la Phénicie. Mais il a commis, entre autres méfaits, le crime de tuer tout le troupeau sacré de chevaux volants qui appartenait à Zeus, à part l'étalon Pégase ; le dieu suprême l'a donc transformé en un monstre qui s'est vu alors rejeté et forcé de vivre comme un paria dans les marécages et les eaux stagnantes. Thétis, furieuse du sort assigné à son fils, a juré que si Calibos ne peut pas épouser Andromède, aucun autre homme ne le pourra non plus.

Non moins exaspérée par la dévotion totale de Zeus envers son propre fils, Thétis transporte Persée de Serifos à Joppé. S'étant lié d'amitié avec Ammon, un érudit et un compositeur de pièces, Persée apprend l'aventure d'Andromède et de sa triste situation : elle ne peut pas se marier à moins que son prétendant ne réussisse à résoudre une énigme que lui donnera Calibos. Tout prétendant qui n'y arrivera pas sera brûlé sur le bûcher. En se servant d'une épée, d'un bouclier, et d'un casque qui rend son propriétaire invisible, que lui ont donné les dieux, Persée capture Pégase et découvre la réponse à l'énigme : c'est l'anneau que porte Calibos. Ce dernier est à deux doigts de le tuer, mais Persée lui coupe la main avec son épée, bien que dans la lutte il perde son casque.

À la cérémonie suivante où l'on attend un nouveau prétendant, Persée entre, répond correctement à l'énigme et présente la main coupée de Calibos avec l'anneau, gagnant ainsi la main d'Andromède. Dans le temple de Thétis, Calibos supplie sa mère pour le venger de Persée, mais elle lui répond qu'elle en est incapable car Persée est protégé par Zeus, cependant elle peut se venger sur Joppé. Lors du mariage, la reine Cassiopée compare la beauté d'Andromède à celle de Thétis elle-même, ce qui met la déesse en colère. La statue de Thétis s'effondre et sa tête s'anime, en exigeant que dans les trente jours Andromède soit offerte vierge en sacrifice au Kraken, autrement Joppé sera détruite.

Persée cherche un moyen de vaincre le monstre. Quand Zeus ordonne à Athéna de donner sa chouette à Persée, elle préfère demander à Héphaïstos de construire la chouette mécanique Bubo pour aider Persée. Bubo le conduit vers les sorcières du Styx, trois femmes aveugles qui lui révèlent que son seul espoir de survivre s'il combat contre le Kraken est d'utiliser la tête d'un autre monstre, la Gorgone Méduse. Jadis une femme superbe, Méduse, avait osé faire l'amour avec Poséidon dans le temple d'Aphrodite et avait pour cela été transformée par la déesse en monstre horrible. La voir dans les yeux devait changer en pierre toute créature vivante, y compris le Kraken. Elle habite sur l'Île des Morts, qui se trouve de l'autre côté du Styx, sur les bords des Enfers. Persée s'y rend et lui coupe la tête, puis il affronte Calibos qu'il finit par tuer avec l'épée d'Aphrodite. Il tue également trois scorpions géants nés du sang de la tête de Méduse.

Juste au moment où Andromède est sur le point d'être sacrifiée au Kraken, Persée apparait chevauchant Pégase ; grâce à la tête de Méduse il change le Kraken en pierre et libère Andromède. Par un décret de Zeus, le héros et l'héroïne deviennent des constellations, et Pégase et Cassiopée connaissent la même métamorphose.
Fiche technique
Ray Harryhausen est coproducteur du film et en conçoit les effets spéciaux.

Réalisation : Desmond Davis
Scénario : Beverley Cross
Décors : Frank White
Costumes : Emma Porteus
Photographie : Ted Moore
Montage : Timothy Gee
Musique : Laurence Rosenthal
Production : Ray Harryhausen et Charles H.Schneer
Société de production et de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
Pays : Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue : anglais
Genre : Aventure, péplum, fantastique, fantasy
Budget : 15 millions de dollars
Durée : 118 minutes
Dates de sortie :
Drapeau des États-Unis États-Unis : 12 juin 1981
Drapeau de la France France : 8 juillet 1981

Distribution

Harry Hamlin (V.F : Bernard Murat) : Persée
Judi Bowker (V.F : Martine Irzenski) : Andromède
Burgess Meredith (V.F : Henri Labussiere) : Ammon
Laurence Olivier (V.F : Jacques François) : Zeus
Jack Gwillim (V.F : William Sabatier) : Poséidon
Claire Bloom (V.F : Claire Guibert) : Héra
Maggie Smith (V.F : Nadine Alari) : Thétis
Ursula Andress : Aphrodite
Susan Fleetwood : Athéna
Pat Roach : Héphaïstos
Siân Phillips : Cassiopée
Neil McCarthy (V.F : Georges Atlas) : Calibos
Tim Pigott-Smith (V.F : Sady Rebbot) : Thallo, le compagnon de Persée
Flora Robson (V.F : Paule Emanuele), Anna Manahan, Freda Jackson : Les trois Grées
Donald Houston : Acrisios
Vida Taylor : Danaé

Production

Le film est coproduit par Ray Harryhausen (Les Voyages de Gulliver, Jason et les Argonautes, Un million d'années avant J.C., Le Voyage fantastique de Sinbad, etc.). Ray Harryhausen prend sa retraite peu après la sortie du film. Le Choc des Titans est sa dernière grande réalisation en termes d'effets spéciaux.

Le budget final du film est estimé à environ 15 millions de dollars américains1.
Accueil critique
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En 1981, le savoir-faire de Ray Harryhausen commence à paraître anachronique tout en conservant la séduction du travail artisanal.
Box office

Le Choc des Titans sort aux États-Unis le 12 juin 1981, le même jour que Les Aventuriers de l'arche perdue de Steven Spielberg. Le Choc des titans engrange un peu plus de 41 millions de dollars pendant son exploitation en salles aux États-Unis, ce qui constitue le 11e meilleur chiffre pour l'année 19812. Ces recettes couvrent largement les frais du film, qui avait coûté environ 15 millions de dollars1, et en font un franc succès commercial.
Distinctions

Le film remporte en 1982 le Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Burgess Meredith. Il fut en lice pour plusieurs autres Saturn Awards : celui du meilleur film fantastique, de la meilleure musique, des meilleurs costumes, des meilleurs effets spéciaux et du meilleur second rôle féminin (pour Maggie Smith)3.

En 1982, le film remporte aussi le Prix du meilleur film fantastique familial lors des Young Artist Awards3.
Analyse

Le personnage de Calibos, absent du mythe antique, est directement inspiré du personnage de Caliban dans la pièce La Tempête de Shakespeare4.

La chouette mécanique Bubo porte le nom du genre Bubo, qui regroupe des rapaces nocturnes comme le hibou grand-duc et le harfang des neiges.
Postérité

Stephen R. Wilk a écrit en 20005 que « la plupart des gens qui aujourd'hui ont une idée de l'histoire de Persée et de Méduse le doivent au Choc des titans de 1981 ».
Remake
Article détaillé : Le Choc des Titans (film, 2010).

Ray Harryhausen
concepteur d’effets spéciaux 1942 : Tulips Shall Grow · 1949 : Monsieur Joe · 1953 : Le Monstre des temps perdus · 1955 : Le monstre vient de la mer · 1956 : Les soucoupes volantes attaquent · 1957 : À des millions de kilomètres de la Terre · 1958 : Le Septième Voyage de Sinbad · 1960 : Les Voyages de Gulliver · 1961 : L'Île mystérieuse · 1963 : Jason et les Argonautes · 1964 : Les Premiers Hommes dans la Lune · 1966 : Un million d'années avant J.C. · 1969 : La Vallée de Gwangi · 1974 : Le Voyage fantastique de Sinbad · 1977 : Sinbad et l'œil du tigre · 1981 : Le Choc des Titans

Un remake américain du film, également titré Le Choc des titans, est réalisé en 2010 par Louis Leterrier, avec Sam Worthington dans le rôle de Persée. On peut apercevoir la chouette Bubo au détour d'une scène où Persée manipule pendant quelques secondes l'oiseau mécanique. Bubo réapparaît brièvement dans la suite de ce remake, La Colère des Titans, sortie en 2012, où Héphaïstos lui parle pour tromper sa solitude dans ses forges.

CLIN D'OEIL
de
TAY
La chouette effraie


France
Nérée Beauchemin

Oui, mon pays est encor France :
La fougue, la verve, l’accent,
L’âme, l’esprit, le coeur, le sang,
Tout nous en donne l’assurance :
La France reste toujours France.

Aujourd’hui, tout comme naguères,
Ne sommes-nous pas, trait pour trait,
Le vrai profil, le vif portrait
Du Normand, père de nos pères ?
Français, vous êtes nos grands frères.

Il est toujours vert et vivace,
Le rameau du vieil arbre franc ;
De sève chaude exubérant,
Superbe et fort comme la race,
Il est toujours vert et vivace.

Vienne la magnifique aurore
Des fêtes d’hiver, Montréal,
Narguant l’âpre vent boréal,
Pour la danse revêt encore
Son domino multicolore.

Pittoresque palais féerique,
Sur tes murs de glace et de feu,
Le drapeau rouge, blanc et bleu
Arbore au soleil d’Amérique
La chaude gaîté d’Armorique.

Avec la fusée écarlate,
Qui crépite et crible d’éclairs
Le cristal de tes dômes clairs,
Dans l’air qu’elle échauffe et dilate
L’allégresse de France éclate.

Mais au lointain si notre oreille
Entend le clairon du combat,
C’est alors que le coeur nous bat,
C’est alors que le sang s’éveille,
Au son qui frappe notre oreille.

Sonnez, chantez, clairons sonores !
Allons, étendards, en avant !
Dans le feu, l’éclair et le vent,
Déployez vos plis tricolores !
Sonnez, chantez, clairons sonores !

L’envahissement est immense.
– Pour chasser ces grands reîtres roux,
Que ne sommes-nous avec vous,
Jeunes soldats de la défense !
Oh ! notre douleur est immense.

France, ô maternelle patrie,
Nos coeurs, qui ne font qu’un pour toi,
Encore palpitants d’émoi,
Saignent des coups qui t’ont meurtrie,
France, ô maternelle patrie !

Ici comme là-bas on pleure.
Dévorant le sanglant affront,
Baissant les yeux, courbant le front,
Silencieux, on attend l’heure.
Ici comme là-bas on pleure.

Quand finira l’horrible transe ?
Oh ! quand de Versaille à Strasbourg,
Cloche, canon, clairon, tambour
Proclameront la délivrance
De la grande terre de France ?

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales

LIBERTÉ D'EXPRESSION DANS Y'becca

En conscience dit :
30 octobre 2011 à 10:47

Très beau poème, superbe hommage rendu à la France envahie, occupée, sa civilisation anéantie, ses fils et ses filles réduits à la servitude.
Ce que ne peuvent même pas comprendre certains, à l’esprit assez perverti et décadent pour y voir des « élucubrations mal senties » (c’est l’hôpital qui se moque de la charité ?)ou encore « un cynisme désabusé qui coupe les cheveux en quatre (vraiment n’importe quoi !). Ceux-là, nous pouvons deviner, rien qu’à leurs propos, ce qu’ils feraient dans des temps de guerre et d’occupation…
JD Caton dit :
8 octobre 2011 à 16:56

Je préfère au cynisme désabusé qui coupe les cheveux en quatre,l’émotion spontanée d’un véritable sentiment patriotique.La beauté des choses est souvent plus vivante dans le regard qui se porte sur elles, que dans leur existence propre.
Rouge Le Renard dit :
21 juin 2010 à 15:00

Allez regarder la télé française, ses centres villes, ses architectures… Tout du amerloque, du babylonien, du fatras hamburger oriental… Les guerres de la France n’ont fait que la détruire elle même, puis la France, le drapeau s’est substitué au peuple…

Ce poème est une élucubration mal sentie
camille dit :
5 avril 2010 à 19:33

Il y a un probléme au début, c’est dit la France mais à la fin du poème il est ecrit Les floraisons matutinales cela pourrait porter à confusion mais malgré cela votre site est impressionnant et remarquable, sans oublier les nombreuses découvertes de poémes grace à vous. Merci.

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MessageSujet: Re: Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire   Mer 3 Mai à 8:53

Eschyle (en grec ancien Αἰσχύλος / Aiskhúlos), né à Éleusis (Attique) vers 526 av. J.-C., mort à Géla (Sicile) en 456 av. J.-C., est le plus ancien des trois grands tragiques grecs. Précédé par d'autres dramaturges1, il participe à la naissance du genre tragique grâce à certaines innovations, comme le nombre d'acteurs qu'il porte à deux selon Aristote2. Treize fois vainqueur du concours tragique, il est l'auteur d'environ 110 pièces dont sept seulement nous ont été transmises3. Le théâtre d'Eschyle est essentiellement remarqué pour sa force dramatique, la tension, l'angoisse qui habite ses pièces, dont la cohérence se comprend surtout par la progression qui les reliait au sein de trilogies « liées », dont ne subsiste aujourd'hui que l’Orestie. S'il ne développe pas la psychologie des personnages, ses choix lui permettent de mettre en valeur ses conceptions puissantes sur l'équilibre de la cité, le dégoût de l’hybris qui met en danger cet ordre, et le poids de la décision des dieux dans la conduite des affaires humaines, notamment à travers le sort militaire, ou la malédiction familiale (dans le cas de Thèbes et des Atrides notamment).

Éléments biographiques

La vie d'Eschyle est très mal connue4. Né d'un certain Euphorion5, vers 525 av. J.-C., à Éleusis en Attique, ville des mystères en l'honneur de Déméter auxquels il est initié, il appartient à une grande famille athénienne. Il est témoin dans sa jeunesse de la fin de la tyrannie des Pisistratides à Athènes6. Contemporain des guerres menées contre les Perses, il prend part à dix ans d'intervalle à la bataille de Marathon en 490 av. J.-C., en compagnie d'ailleurs d'au moins un de ses frères, Cynégire, qui fut d'ailleurs l'un des héros de cette guerre,5,7, et à celle de Salamine en 480 av. J.-C. Cette période de guerre à l'issue heureuse marqua durablement Eschyle, lui inspirant huit ans plus tard Les Perses (472 av. J.-C.), sa plus ancienne tragédie conservée8, et imprégnant plus généralement le reste de son œuvre. La première victoire d'Eschyle au concours tragique se place en 484 av. J.-C., mais sa carrière devait être entamée dès l'an 500 av. J.-C.8. Sur un total d'environ cent dix pièces, il n'en subsiste aujourd'hui que sept. Six d'entre elles sont représentées entre 472 et 458 av. J.-C., dans l'Athènes de Périclès : Les Perses (472), Les Sept contre Thèbes (467), Les Suppliantes (peut-être 463) et l'Orestie, sa treizième et dernière victoire (458)9. Eschyle rejoint ensuite la Sicile (où il s'est déjà rendu, à l'invitation du tyran de Syracuse Hiéron, après la représentation des Perses). C'est peut-être là qu'il compose le Prométhée enchaîné dont l'attribution même reste douteuse8. Il meurt à Géla en 456 av. J.-C., selon la légende en recevant une tortue sur la tête, lancée par un rapace qui aurait pris son crâne chauve pour un caillou destiné à briser la carapace5,10.
Les pièces

Eschyle est l'auteur de quatre-vingt-dix tragédies11 et de vingt drames satiriques12, il remporte sa première victoire au concours en 484 av. J.-C. (il est treize fois victorieux au total). Il compte parmi ses rivaux Pratinas, Phrynichos le Tragique, Chérilos d'Athènes, et plus tard le jeune Sophocle qui le bat en 468 av. J.-C. Sept pièces d'Eschyle seulement nous sont parvenues. Certaines de ses pièces disparues ne sont connues que par leur titre (Iphigénie, Philoctète, Pénélope, Les Mysiens, Les Femmes thraces, Les Salaminiennes13), ou parfois par des fragments comme dans le cas de Niobé ou des Myrmidons14. L'existence de certaines autres pièces ne peut être que supposée, par exemple pour le Prométhée délivré et le Prométhée porte-feu qui auraient pu compléter le Prométhée enchaîné dans le cadre d'une trilogie15.
Les Perses
Article détaillé : Les Perses.

Cette pièce (Πέρσαι / Pérsai) représentée en 472 av. J.-C. fait à l'origine partie d'une tétralogie qui remporte le concours. Les quatre pièces la composant ne sont sans doute pas liées et seraient les suivantes : Phinée (sur ce roi thrace tourmenté par les Harpyes et cité dans la légende des Argonautes) précède Les Perses, puis viennent Glaucos de Potnies (sur ce fils de Sisyphe dévoré par ses chevaux aux jeux funèbres de Pélias), et enfin un drame satyrique, Prométhée16. Le chorège d'Eschyle est le jeune Périclès. Elle relate la bataille de Salamine du point de vue des Perses défaits de Xerxès : la pièce joue donc sur un paradoxe, en relatant une catastrophe ressentie comme triomphe par le public athénien. Il s'agit de la seule tragédie grecque à sujet historique qui ait subsisté17.
Les Sept contre Thèbes
Article détaillé : Les Sept contre Thèbes.

Représentés au printemps 467 av. J.-C., Les Sept contre Thèbes (Ἑπτὰ ἐπὶ Θήϐας / Heptà epì Thếbas), étaient probablement la troisième pièce d'une trilogie thébaine (les deux premières étaient un Laïos et un Œdipe), complétée par un drame satyrique : La Sphinx. Eschyle obtint cette année-là le prix16. Étéocle attend l'attaque des sept chefs contre Thèbes, parmi lesquels son frère exilé Polynice et prépare la défense thébaine. La pièce est menée par un chœur de Thébaines terrifiées par l'imminence de la tuerie. Celles-ci constatent la mort des rois frères, qui vérifie la malédiction d'Œdipe, et leurs lamentations concluent la trilogie sur la malédiction de Laïos et de ses descendants. Eschyle omet donc l'épisode des Épigones qui réalise dans le mythe l'oracle d'Apollon : ce dernier avait prédit la perte de Thèbes, et non de la race de Laïos. Une fin apocryphe, inspirée de l'Antigone de Sophocle et annonçant la désobéissance de cette dernière, est insérée dans certaines éditions de la pièce16.
Les Suppliantes
Article détaillé : Les Suppliantes.

Les Suppliantes (Ἱκέτιδες / Hikétides) fut représentée sous l'archontat d'Archédémidès, en 464-463 av. J.-C.12. La pièce était peut-être la première d'une trilogie dont la deuxième pièce se serait intitulée Les Égyptiens et la troisième Les Danaïdes. Un drame satyrique l'aurait complétée, intitulé Amymone16. Les suppliantes sont les Danaïdes qui forment le chœur, personnage principal de la tragédie : leur nombre est de cinquante, ce qui a longtemps conduit à considérer la pièce comme la plus ancienne conservée d'Eschyle, hypothèse depuis invalidée18. Les filles de Danaos, poursuivies par les fils de son frère Égyptos, les Égyptiades, sont venues à Argos demander refuge et protection auprès de Pélasgos : ce dernier l'accepte et s'attire les prières des Danaïdes, mais les Égyptiades approchent et la guerre menace.
L’Orestie
Article détaillé : Orestie.

Cette trilogie représentée en 458 av. J.-C. comprend les pièces suivantes : Agamemnon (Ἀγαμέμνων / Agamémnôn), qui met en scène le retour du roi de Mycènes après la guerre de Troie, et son meurtre par Clytemnestre ; Les Choéphores (Χοηφόροι / Khoêphóroi), du nom des porteuses de libations qui accompagnent Électre sur la tombe d'Agamemnon où elle retrouve Oreste revenu d'exil pour venger son père et tuer Clytemnestre et son amant Égisthe, double meurtre qui conclut la pièce ; et Les Euménides (Εὐμενίδες / Eumenídes), qui montrent Oreste poursuivi par les Érinyes qui demandent vengeance après le matricide, jusqu'à ce qu'Athéna saisie par Apollon, protecteur d'Oreste, ne remette le jugement de ce dernier à un nouveau tribunal qu'elle instaure, l'aréopage. Oreste est finalement acquitté à égalité de voix, proclame sa reconnaissance et sa fidélité à Athènes, et les Érinyes passent un pacte avec Athéna et deviennent les protectrices de la cité, d'où leur nouveau nom d'Euménides ou « Bienveillantes ». L’Orestie, qui remporta le concours en -458, est le seul exemple de trilogie qui soit parvenu intact jusqu'à nous. Il permet de mieux saisir l'architecture dramatique très cohérente qui conduisait ces ensembles, et les conceptions qui en sous-tendaient la progression19. Il faut notamment rappeler les allusions d'Eschyle à l'actualité athénienne : l'aréopage, dont il attribue la fondation à Athéna, et qui permet le dénouement de la trilogie, avait connu peu avant les bouleversements de la réforme d'Éphialtès20.
Prométhée enchaîné
Article détaillé : Prométhée enchaîné.

Cette pièce (Προμηθεὺς δεσμώτης / Promêtheùs desmốtês) est la plus problématique d'Eschyle : l'année de représentation est inconnue, même si le style semble proche de l’Orestie, donc tardif16, et que certains traits font penser à la Sicile où Eschyle finit sa vie8. L'attribution même du Prométhée enchaîné est discutée21. On suppose en tout cas que cette pièce aurait été la première d'une trilogie liée, suivie de deux autres Prométhée : Prométhée délivré et Prométhée Porte-feu16. Les hypothèses à ce sujet permettent également de rechercher une cohérence et un sens qui semblent manquer si l'on considère la pièce comme isolée22. Tout distingue cette pièce des autres : les personnages sont tous divins, la scène se passe en un lieu désert, à l'extrémité du monde, au bord de l'océan. Héphaïstos, sur ordre de Zeus ici représenté par ses serviteurs Pouvoir (Kratos) et Force (Bia), vient clouer Prométhée à un rocher pour le punir d'avoir livré le feu aux hommes. Prométhée voit alors défiler diverses divinités : le chœur des Océanides évoque le pouvoir tyrannique du jeune roi des dieux, et Prométhée leur énumère les bienfaits qu'il a rendus aux hommes. Puis arrive Io, poursuivie par le taon, et qui se lamente ; Prométhée sait que d'elle doit être issu celui qui le libérera (Héraclès). Eschyle mêle également au mythe de Prométhée un autre mythe lié au cycle d'Achille : il fait du Titan le gardien du secret selon lequel Thétis serait destinée à enfanter un fils plus puissant que son père. Or Zeus convoite Thétis. Ceci permet à Prométhée de braver Zeus, qui envoie Hermès lui soutirer ce secret. Prométhée refuse et Hermès lui annonce sa punition : la foudre de Zeus l'ensevelira sous les roches effondrées et son aigle viendra lui ronger le foie pour le faire céder.
Pièces perdues

Seuls les titres et quelques fragments d’autres pièces d’Eschyle sont parvenus jusqu’à nous. Nous avons assez de fragments de certaines pièces (avec des commentaires faits par les auteurs et scholiastes plus tardifs) pour en produire des résumés approximatifs.

Les Myrmidons. - Cette pièce prend pour base les chants IX et XVI de l’Iliade d’Homère. Achille reste dans une indignation silencieuse à cause de l’humiliation faite par Agamemnon dans une grande partie de la pièce. Les ambassadeurs mandatés par l’armée grecque tentent de le réconcilier avec Agamemnon, mais il ne cède qu’à son ami Patrocle, qui combat alors les chevaux de Troie dans l’armure d'Achille. La bravoure et la mort de Patrocle sont rapportées dans le discours d’un messager, qui est suivi par le deuil.

Les Néréides. - Cette pièce est tirée des chants XVIII, XIX et XXII de l’Iliade, on y suit les filles de Nérée, le dieu de la mer, qui se lamentent sur la mort de Patrocle. Dans cette œuvre un messager dit comment Achille, peut-être réconcilié avec Agamemnon et les Grecs, tua Hector.

Les Phrygiens, ou La Rançon d’Hector. - Dans cette pièce, Achille s’asseoit en silence pour pleurer sur le corps de Patrocle après une brève discussion avec Hermès. Celui-ci apporte alors au Roi de Troie Priam, qui réussit à vaincre Achille et la rançon du corps de son fils dans un spectaculaire coup de théâtre. Une échelle est portée sur scène et le corps d’Hector est placé dans un plateau et de l’or dans l’autre. La danse dynamique du Chœur des Troyens quand ils entrent avec Priam est rapportée par Aristophane.

Niobé. - Les enfants de Niobé, l’héroïne, ont été tués par Apollon et Artémis parce que Niobé jubilait d’avoir plus d’enfants que leur mère, Léto. Niobé reste assise en silence dans un deuil silencieux pendant une grande partie de la pièce.
[afficher]
Pièces fragmentaires connues par extraits ou titre seul :

Le théâtre d'Eschyle
Aspects formels

Ne connaissant pas les pièces des auteurs antérieurs à Eschyle, ni de ses contemporains jusqu'à Sophocle, il est difficile de saisir les spécificités et les innovations éventuelles de son théâtre. On sait qu'Aristote lui attribue le passage à deux acteurs2. À ce sujet, il est cependant assez difficile d'imaginer que certaines tragédies d'Eschyle aient pu n'être interprétées que par deux acteurs. On suppose dès lors, soit qu'il fut le premier à innover en ce sens, soit, si Aristote ne se trompe pas, qu'il avait adopté l'innovation du jeune Sophocle23. Par ailleurs, on peut relever que le théâtre d'Eschyle repose très peu sur la psychologie des personnages : s'il laisse une très large place au chœur24, ses pièces privilégient quoi qu'il en soit les événements, l'impression dramatique destinée à marquer les spectateurs. L'œuvre d'Eschyle est, selon les mots de Jacqueline de Romilly, avant tout « immédiate et concrète. Car il n'analyse pas. Les idées qu'exprime son théâtre se dégagent toutes seules, sous le coup de l'anxiété, à peine claires, brusques comme des révélations. [...] Eschyle aime montrer25. » Les longs chants du chœur ont par conséquent un but d'efficacité dramatique, « cherchant, dans l'angoisse, le sens de l'action en cours26. » L'ampleur de cette construction dramatique déborde en fait du strict cadre de la pièce : Eschyle organise ses tragédies en trilogies cohérentes, notamment en trilogies « liées », c'est-à-dire par un thème ou même par une intrigue comme dans l'exemple de l’Orestie. Il passe d'ailleurs pour l'inventeur de la trilogie liée27. De même, il maîtrise la forme et la tord à son gré, favorisant les changements de rythme ou utilisant le kommos26. Cette composition permet à Eschyle de créer un monde d'angoisse et des images intenses avec « une violence de sentiments et une force à peine soutenables28 ».
La Cité face aux désordres

CONFIRME DU CONSCIENT, JE SUIS DE CEUX QUI ABSORBE SANS VOULOIR ÊTRE ABSORBER. PLUS TERRIFIANT QUE CHARYBDE, JE SUIS L'OCÉAN DANS L'INFINI: LE DÉMON PRÉNOMMÉ WHIRLPOOL. À TOI TE TROUVER UNE SUITE, SLAMINY Jane...

L'enjeu des tragédies d'Eschyle est presque toujours l'ordre civique : hormis le Prométhée enchaîné, toutes les pièces se déroulent dans la cité, devant le palais royal ou un lieu sacré, et la tragédie naît de la remise en cause de l'ordre. Comme le fait remarquer Pierre Vidal-Naquet, « l'auteur tragique déplace, inverse, parfois supprime l'ordre politique. Ce sont les écarts qui créent la mise en évidence, ou, au sens étymologique du mot, la mise en scène12. » Le principal risque qui menace la cité est la guerre. Presque toutes les tragédies conservées d'Eschyle la relatent (Les Perses, Les Sept contre Thèbes), la suivent (l'Orestie) ou la précèdent (Les Suppliantes)29 : l'évocation de la guerre, vivante, obsédante, est une caractéristique bien connue du théâtre d'Eschyle qui « résonne à chaque instant du bruit de la guerre30 », par le truchement de descriptions détaillées, terrifiantes. Mais cette évocation n'est jamais gratuite : « les maux de la masse, ces maux anonymes, traçant tout un réseau de souffrance et de deuil, servent surtout à rehausser la responsabilité des chefs, dont le rôle est précisément d'éviter à leurs peuples de telles épreuves31. » Eschyle a le souci de montrer ce besoin d'un chef lucide, et donne aussi bien l'exemple du bon roi : Darius est ainsi donné en exemple, en contrepoint de son fils ; l'Étéocle, des Sept marque la survie de la cité comme priorité : « Zeus, Terre, dieux de ma patrie, et toi, Malédiction, puissante Érinys d'un père, épargnez du moins ma cité32 » ; enfin le Pélasgos des Suppliantes a beau accéder aux prières des Danaïdes, cela ne l'empêche pas de réaffirmer la priorité de l'enjeu civique : « Puissent-elles, ces étrangères, ne pas être une cause de ruine pour nous, et puisse une guerre inattendue ne pas sortir de ceci. Certes, notre ville n’en a pas besoin33. » Les exemples négatifs existent aussi, comme Xerxès bien sûr dans Les Perses. Agamemnon de son côté est victorieux mais coupable d'avoir mené une guerre injustifiée, excessive, et d'avoir consenti au sacrifice d'Iphigénie. Ces maux, le chœur les dénonce tout au long de la première pièce de l’Orestie : les souffrances de la guerre ont pour cause « une femme qui fut à plus d'un homme34 », « une impudique35 ». En somme Eschyle montre sa préoccupation pour la morale politique et sa répugnance pour l'hybris, que celle-ci soit une hybris de la conquête, du tyran, ou du peuple indiscipliné31. Cette préoccupation du bon chef et de l'ordre civique est remarquable. « Dans tous les mythes qu'il emprunte au fond épique [...] il introduit ce personnage collectif de la cité, essentiel dans sa propre expérience mais anachronique dans la légende36. » Et si l'Orestie semble n'avoir pour véritable enjeu que la race des Atrides, ce n'est qu'un procédé de la part d'Eschyle. Car la conclusion des Euménides, qui met en scène l'aréopage, ne pouvait que résonner d'une façon très particulière chez le public athénien : la trilogie représentée en 458 fait certainement écho aux réformes d'Éphialtès qui réduisent en 461 le rôle du tribunal, notamment son influence politique20, sans qu'on puisse toutefois nettement saisir si ce final constitue une apologie ou une critique de la réforme12.
« La tragédie de la justice divine »

La répugnance d'Eschyle pour l’hybris ne se traduit pas que par la dénonciation des humains, mais également par le rôle des dieux dans les tragédies. Leur poids dans les événements, et dans la punition de la démesure, fait de l'œuvre d'Eschyle, selon Jacqueline de Romilly : « la tragédie de la justice divine » par excellence8. Le poids des dieux dans la défaite de Xerxès est ainsi souligné dans Les Perses : c'est Até, divinité de l'erreur, qui égare le roi37 et qui le punit, d'après le messager (« c'est un dieu dès lors qui nous a détruit notre armée38. ») ; Darius revenu d'entre les morts ne dit pas autre chose en réponse à la reine « Un dieu sans doute avait touché ses esprits. — Terrible dieu, pour l'avoir à ce point aveuglé 39! » Les dieux ont pris le parti d'Athènes et font basculer le conflit, comme le constate le messager : « les dieux protègent la ville de Pallas40. » Ce thème de la punition de l’hybris se retrouve dans Les Suppliantes, lorsque celles-ci affirment : « Zeus précipite les mortels du haut de leurs espoirs superbes dans le néant41 » ou, plus loin, en priant le dieu : « Éloigne de ta race la démesure mâle, digne objet de ta haine, et dans la sombre mer plonge le Malheur aux flancs noirs42. » On retrouve ce poids de la décision divine dans les autres pièces d'Eschyle. Dans Les Sept, Étéocle attribue par avance le succès thébain aux dieux dans sa prière introductive, relayé ensuite par le chœur43. Plus encore, Étéocle introduit le thème de la malédiction et de son accomplissement avant le combat contre son frère44, mais se résigne : « Aux malheurs que les dieux envoient nul ne saurait échapper45. » La malédiction, justement, nourrit l'ensemble de l’Orestie et s'étend de génération en génération, illustrée par une série de meurtres. Celui d'Iphigénie est un sacrifice, mais un sacrifice corrompu qui entraîne la série criminelle : selon un renversement qui rappelle la filiation dionysiaque12, les meurtres sont dès lors dépeints eux-mêmes comme sacrifice46,12, ainsi que celui de la vengeance (celle de Clytemnestre contre Agamemnon, celle d'Oreste contre sa mère, celle des Érinyes contre le meurtrier). Et l’hybris est là encore la cause de la malédiction, comme le souligne Pierre Vidal-Naquet : « Clytemnestre l'avait suggéré cyniquement : une guerre qui ne respecte pas les dieux des vaincus serait une guerre dangereuse pour les vainqueurs. Agamemnon le dira plus clairement encore en décrivant la prise de Troie : la vengeance a été ὑπερκότως, sans commune mesure avec le meurtre d'Hélène46. » C'est pourquoi dans l’Orestie, selon les mots de Jacqueline de Romilly, la justice divine « confère à chaque événement une portée supérieure et donne à chaque geste un prolongement chargé de sens, puisqu'elle lui permet de s'inscrire dans une série plus longue et le rattache à une volonté transcendante47. » Plus précisément, selon Jean-Pierre Vernant, « Ēthos, le caractère, daímōn, la puissance divine, tels sont donc les deux ordres de réalité où s'enracine chez Eschyle la décision tragique48. » Or, l’Orestie débouche sur un conflit entre divinités, au terme des Euménides : Apollon soutient Oreste, vengeur de son père, mais les Érinyes crient vengeance contre le matricide. Oreste est acquitté par l'aréopage institué par Athéna. Or c'est bien cette dernière qui fait pencher le jugement en faveur de l'accusé et met fin au désordre. « Le jugement reste en fait indécis. L'acquittement n'est obtenu que par un artifice de procédure après qu'Athéna, par son vote, a rétabli l'égalité des voix pour et des voix contre Oreste48. » La justice divine l'emporte sur la justice humaine, et c'est elle qui rétablit enfin l'ordre. Reste une nouvelle fois le cas du Prométhée enchaîné. Celui-ci semble de prime abord faire exception, la pièce se jouant entre immortels et ne semblant pas affirmer le principe de la justice divine. Mais la plupart des analyses se fondent sur les hypothèses qui concernent le Prométhée délivré qui devait suivre. Pour Jacqueline de Romilly c'est la naissance de la justice divine chez Zeus qu'Eschyle mettrait là en scène49 tandis que Paul Mazon suppose que Prométhée pouvait faire dans la pièce disparue « l'aveu de sa faute, ou, du moins, une acceptation du sort qui lui était fait désormais16. »
Postérité

L'astéroïde 2876 Eschyle est baptisée en son honneur.[réf. nécessaire]
Notes et références
Notes

↑ Comme Thespis, Pratinas et Phrynichos le Tragique. Voir Romilly 1980, p. 65.
↑ a et b Poétique [lire en ligne [archive]], 1449a.
↑ Parmi celles-ci, la paternité de Prométhée enchaîné est en outre contestée.
↑ Souda [(en+grc) lire en ligne [archive]], s.v. « Αἰσχύλος » (= alphaiota 357 Adler) et une Vie anonyme (éditée par Paul Mazon dans son édition des Belles Lettres) rapportent quelques éléments biographiques de valeur incertaine.
↑ a, b et c Souda, s.v. « Αἰσχύλος » (= alphaiota 357 Adler).
↑ Demont et Lebeau 1996, p. 81-83.
↑ Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (VI, 114) souligne l'héroïsme de ce Kynageiros (ou Cynégire).
↑ a, b, c, d et e Romilly 1970, p. 51.
↑ Romilly 1970, p. 52.
↑ La légende, rapportée par les historiens Valère Maxime (Faits et paroles mémorables, IX, 12) et Pline l'Ancien (Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], X, 3) et reprise par La Fontaine dans sa fable L'Horoscope (Fables, VIII, 12), cite un aigle, mais ce comportement ressemble plutôt à la technique de rupture des os du Gypaète barbu. Voir à ce sujet Pierre Belon du Mans, Histoire de la nature des Oyseaux, Genève, Droz, 1997 (ISBN 2-600-00171-9, lire en ligne [archive]), p. 407.
↑ Les sources varient, mais le minimum cité est de 73. Demont et Lebeau 1996, p. 81.
↑ a, b, c, d, e et f Pierre Vidal-Naquet, « Eschyle, le passé et le présent », préface de l'édition de Paul Mazon, Paris, Gallimard, « Folio », 1982 ; rééd. Vernant & Vidal-Naquet, t. II, p. 91-114.
↑ Romilly 1970, p. 53.
↑ Ces fragments ont été rassemblés par Stefan Radt dans le troisième volume des Tragicorum Græcorum Fragmenta, Göttingen, 1984.
↑ Demont et Lebeau 1996, p. 89.
↑ a, b, c, d, e, f et g Notice de la pièce citée dans l'édition de Paul Mazon.
↑ Voir l'article « Tragédie grecque ».
↑ Romilly 1970, p. 35.
↑ Voir ci-dessous.
↑ a et b Jean Hatzfeld, Histoire de la Grèce ancienne, rééd. Petite Bibliothèque Payot, 2002, p. 202-203.
↑ (en) Mark Griffith, The Authenticity of Prometheus Bound, Cambridge, 1977.
↑ Voir ci-dessous.
↑ Romilly 1970, p. 33-34.
↑ Bien plus que chez Sophocle ou Euripide. À ce sujet voir l'article « Tragédie grecque ».
↑ Romilly 1970, p. 77.
↑ a et b Romilly 1980, p. 73.
↑ Demont et Lebeau 1996, p. 93.
↑ Romilly 1980, p. 74.
↑ Le Prométhée fait là encore exception
↑ Romilly 1970, p. 69.
↑ a et b Romilly 1970, p. 71.
↑ V. 69. Traduction de Paul Mazon.
↑ V. 354-358. Traduction de Leconte de Lisle [lire en ligne].
↑ V. 62, traduction de Paul Mazon
↑ V. 803, trad. Paul Mazon.
↑ Romilly 1970, p. 73.
↑ « Caressante et douce, Até égare l'homme en ses panneaux », v. 90, trad. Paul Mazon.
↑ V. 345, trad. Paul Mazon.
↑ V. 724-725, trad. Paul Mazon.
↑ V. 347, trad. Paul Mazon.
↑ V. 93, trad. Paul Mazon.
↑ V. 526-527, trad. Paul Mazon.
↑ V. 110 et suiv.
↑ V. 652 et suiv.
↑ V. 722-723, trad. Paul Mazon.
↑ a et b Pierre Vidal-Naquet, « Chasse et sacrifice dans l’Orestie d'Eschyle », Vernant & Vidal-Naquet, t. I, p. 133-158.
↑ Romilly 1970, p. 66.
↑ a et b Jean-Pierre Vernant, « Ébauches de la volonté dans la tragédie grecque », Vernant & Vidal-Naquet, t. I, p. 41-74.
↑ Romilly 1970, p. 62-63.

Bibliographie

(fr) Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1248 p. (ISBN 9782221109021) Document utilisé pour la rédaction de l’article
(fr) Georges Leroux (dir.) et Luc Brisson, La République, Éditions Gallimard, 2008 (1re éd. 2006) (ISBN 978-2-0812-1810-9)
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Éditions

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Les Perses, Eschyle, traduction de Pierre Judet de La Combe et Myrto Gondicas, édition revue et corrigée du texte paru en 2003 aux éd. Comp'act.

Études sur Eschyle

André Wartelle, Bibliographie historique et critique d'Eschyle et de la tragédie grecque : 1518-1974 (« Collection d'études anciennes »), Paris, Belles Lettres, 1978, XVI-685 p. (ISBN 2251325735)
Ismail Kadare, Eschyle ou l'éternel perdant, Paris, Fayard, 1988 ; 2e éd. revue et augmentée, Eschyle ou le grand perdant, Paris, Fayard, 1995
Alain Moreau [archive], Eschyle. La Violence et le Chaos, Les Belles Lettres, Paris, 1985.
Alain Minc, Grandeur et servitude : une vie avec Eschyle, Xylo éditeur, Monte-Carlo, 2008.
(en) Gilbert Murray, Æschylus, The Creator of Tragedy, Clarendon Press, Oxford, 1940.
Jacqueline de Romilly, La Crainte et l'Angoisse dans le théâtre d'Eschyle, Les Belles Lettres, Paris, 1971.
(en) Oliver Taplin, The Stagecraft of Aeschylus, Oxford, 1977.

Ouvrages généraux

Werner Jaeger, Paideia, La Formation de l'homme grec, Gallimard, 1988 (chap. Le Drame d'Eschyle, p. 281 à 313) (ISBN 2-07-071231-1)
Harold Caparne Baldry, The Greek Tragic Theatre, Cambridge University Press, 1951, trad. en français : Le théâtre tragique des Grecs, Paris, Maspero/La Découverte, 1975, éd. revue et corrigée Presses Pocket, coll. « Agora », 1985.
Paul Demont et Anne Lebeau, Introduction au théâtre grec antique, Paris, Livre de Poche, coll. « Références », 1996.
Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle », 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338).
Jacqueline de Romilly, La Tragédie grecque, PUF, coll. « Quadrige », 2006, 8e éd..
Jacqueline de Romilly, Précis de littérature grecque, PUF, coll. « Quadrige », 2007, 2e éd..
Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (2 vol.), Maspero, 1972, rééd. La Découverte, coll. « La Découverte/Poche », 1986, 1995, 2001.

Œuvres d'Eschyle
Tragédies Les Perses · Les Sept contre Thèbes · Les Suppliantes · Orestie (Agamemnon · Les Choéphores · Les Euménides) · Prométhée enchaîné
Tragédies fragmentaires Les Myrmidons · Niobé

VOILÀ QUI FAIT DE VOUS, UNE PENSÉE EXPRESSIVE. CONSCIENCE ET CONSIDÉRATIONS, PROFESSEUR.
MES AMIES ET MES FRÈRES. NE TE LAISSE PAS ÉBLOUIR PAR LA RICHESSE DES TRÉSOR CAR
LEURS PRÉCIEUX EST LIÉS À L'IMMENSITÉ DE L'IMMORTALITÉ À ACCOMPLIR: LE BIEN. VOILÀ MON AMOUR
ET MES ESPÉRANCES, ESPRIT DU SILENCE. YANIS

RAPPORT D'UNE PARABOLE DE RUE
DE L'ASSOCIATION
UN MUR DANS LE RÉEL.
AVEC LE CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Le Mélanome, Burgess Meredith et la liste noire   Mer 3 Mai à 8:54

J'AI ÉTÉ MÉDIATEUR AVEC LA POLICE LORS DES GRÈVES 1995 ET JE DÉPLORE LE LAXISME DES ORGANISATEURS: EN EFFET, ON PRÉVOIT HÉLAS TOUJOURS LE PIRE LORS DE SES MANIFESTATIONS ET ON DÉCONSEILLE AUX FEMMES ENCEINTES ET MINEURS, CE GENRE D'ÉVÉNEMENTS COMME LE FONT TRÈS BIEN LES FORAINS AVEC CERTAINS DE LEURS MANÈGES. CITOYEN TIGNARD YANIS OU TAY LA CHOUETTE EFFRAIE. LE DÉMOCRATE ET PÈRE DE L'EUROPE ET DES EUROPES... EUROPÉEN ET UNIVERSEL TEL ÉTAIT LA DEVISE DE CELUI QUI SUCCÉDA AU TITRE DE PROVISOIRE PROMÉTHÉE DE LA RÉPUBLIQUE. AU DESSUS DE EMMANUEL, IL EST LA MÉMOIRE DE CONSCIENCE: LE PRÉSIDENT DU SÉNAT. ALAIN POHER TOUT COMME SES PRÉDÉCESSEURS ET SUCCESSEURS SONT LES GARDIENS DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION, DE PRESSE ET DE CONSCIENCE. CELUI QUI OUBLIE CET ASPECT SPARTIATE DE LA CONSTITUTION OUTRAGE LA LIBERTÉ DE TIERCE PERSONNE... CITOYEN TIGNARD YANIS

Alain Poher, né le 17 avril 1909 à Ablon-sur-Seine (Seine-et-Oise) et mort le 9 décembre 1996 à Paris, est un homme d'État français.

Membre du MRP, il assuma la charge de président du Sénat de 1968 à 1992. C'est en cette qualité qu'il est chargé d'assurer, par deux fois, la continuité de l'État, assumant alors la fonction de président de la République française par suppléance, dans un premier temps en 1969, à la suite de la démission du président Charles de Gaulle, puis dans un second temps en 1974, à la suite du décès du président Georges Pompidou.

Figure emblématique du Sénat de la Ve République, il reste encore aujourd'hui le titulaire du plus long mandat de président du Sénat.

Biographie
Famille, études et mariage

Alain Poher, fils unique d'Ernest Poher, ingénieur des chemins de fer (1875-1936) et de Louise Souriau (1872-1960), est issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie bretonne et, selon la légende familiale, descendrait de l'antique Maison de Poher et, par elle, des comtes et ducs de Bretagne1.

Il était ingénieur civil diplômé de l'École nationale supérieure des mines de Paris et de l'École libre des sciences politiques.

Marié en 1938 à Henriette Tugler (Cahors, Lot, 1907-Ablon-sur-Seine, 2004), le couple a deux filles : Marie-Agnès Poher (1940), veuve de Jean-Pierre Joussain, et Marie-Thérèse Poher (1944-2002). Ils ont trois petits-enfants, qui ont relevé le nom de famille de leur grand-père Poher.
Au sein du gouvernement

En politique, il subit l'influence du personnalisme d'Emmanuel Mounier. En 1938, il entre au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et est rédacteur de troisième classe. Durant la guerre, il entre en contact avec le réseau Libération-Nord. À la Libération, il reste dans son ministère, tout en ayant présidé le comité d'épuration.

Chef des services sociaux du ministère à la Libération, il rejoint Robert Schuman dont il est le directeur du cabinet. De 1948 à 1952, il est commissaire général aux affaires allemandes et autrichiennes ; il préside également l'Autorité internationale de la Ruhr.

En 1945, il est élu maire d'Ablon-sur-Seine, dans le département de Seine-et-Oise, puis dans le Val-de-Marne après la réforme de 1964. Dans ce nouveau département contrasté, il incarne le Val-de-Marne d'essence provinciale, « versaillaise », comme il dit2, par opposition à l'autre Val-de-Marne, le Val-de-Marne « parisien » qui se situe dans une dynamique d'intégration métropolitaine.

Il est, en 1946, élu au Conseil de la République, puis constamment réélu, entre 1948-1952, et siège au Palais du Luxembourg jusqu'à 1995 comme MRP ou Union centriste. Il fut président du groupe MRP de la Haute Assemblée. Il est secrétaire d'État au Budget dans les deuxième cabinet Schuman et Gouvernement Henri Queuille (1) du 5 septembre au 20 novembre 1948, puis secrétaire d'État à la marine du 11 novembre 1957 au 14 mai 1958 dans le cabinet Félix Gaillard. Il assiste à la fin de la IVe République.
Président du Sénat

Le 3 octobre 1968, bien qu'il ne se soit pas porté candidat, Alain Poher est élu président du Sénat à l'issue du troisième tour de scrutin par 135 voix contre 107 à Pierre Garet et 22 à Georges Cogniot ; il devient ainsi le troisième personnage de l'État dans l'ordre constitutionnel, après le président de la République, Charles de Gaulle, et le Premier ministre, Maurice Couve de Murville.

C'est à ce titre que le 28 avril 1969, jour de la démission du général de Gaulle, Alain Poher est chargé, par la Constitution, d'exercer provisoirement la fonction de président de la République. Candidat à la succession du fondateur de la Ve République3, il parvient à se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle anticipée, avec 23,31 % des suffrages au premier tour face à l'ancien Premier ministre Georges Pompidou. Soutenu par la droite non gaulliste et les centristes, il est cependant vaincu par Pompidou, élu chef de l'État face à Poher, qui ne recueille que 41,79 % des voix. Les communistes, représentés par Jacques Duclos dans la course à l'Élysée, n'ont pas voulu choisir entre « bonnet blanc et blanc bonnet ». Le 20 juin suivant, il transmet le pouvoir au nouveau président de la République.

Le 2 octobre 1971, il est aisément réélu à la présidence de la Chambre haute, par 199 suffrages. Il sera continuellement reconduit à sa charge jusqu'en 1992.

Le 2 avril 1974, Alain Poher est de nouveau appelé à assumer l'intérim présidentiel, après la mort du président Pompidou. Il s'occupe de la continuité de l'État jusqu'à l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à l'Élysée.

De nouveau candidat pour sa propre succession au « plateau », comme l'on désigne la tribune présidentielle du Sénat, le président Poher voit cependant sa candidature contestée : au premier tour de scrutin, le 2 octobre 1989, il ne recueille que 115 suffrages, loin des 159 voix requises pour la majorité absolue ; au second tour, il perd sept voix, les centristes ayant décidé de soutenir l'ancien ministre René Monory, avant d'être finalement élu à l'issue du troisième tour, avec 127 voix, grâce à la majorité relative suffisante pour l'élection. Il reconnaît alors « une journée difficile », qui ne saurait être « un exemple pour l'avenir ». L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, qui présidait alors le groupe RPR du Sénat, se vantera, plus tard, d'avoir largement contribué à la réélection d'Alain Poher.

En 1992, il dit ne pas vouloir se présenter pour un neuvième mandat à la présidence de la Chambre haute, qu'il laisse au centriste René Monory le 2 octobre 1992, après avoir présidé cette institution durant quasiment vingt-quatre ans.
Centriste et européen

Pendant toute sa vie, Alain Poher manifeste de très fortes convictions européennes. Il tente de convaincre de Gaulle de renoncer au référendum sur la réforme du Sénat en 1969. Il saisit le Conseil constitutionnel qui annule la loi sur la liberté d'association de Raymond Marcellin et René Pleven en 1971. Cet événement marque « la seconde naissance du Conseil Constitutionnel » comme l'a relevé le Professeur Pierre Avril.

Il profite de son second intérim pour déposer les instruments de ratification de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette convention signée par la France en 1950, n'avait jamais été ratifiée par le pouvoir gaulliste. C'est avec en mémoire la conviction de son mentor, Robert Schuman, qu'Alain Poher a ratifié, en qualité de président du Sénat chargé d'exercer provisoirement les fonctions de président de la République, la Convention européenne des droits de l'homme. Il vient symboliquement en témoigner lors des 25 ans du Conseil de l'Europe le 6 mai 1974. Il veille à la régularité des opérations électorales de 1974 dans la France d'outre-mer qui pouvait jouer un rôle décisif pour départager Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand lors de l'élection présidentielle. Il préside les cérémonies marquant le centenaire du Sénat en 1975. Avec la gauche au pouvoir dès 1981, il s'efforce au dialogue mais en 1984, il rejette la révision constitutionnelle sur les libertés proposée par Laurent Fabius.
Carrière
Au gouvernement

Secrétaire d'État au Budget dans le deuxième gouvernement Schuman (du 5 au 11 septembre 1948).
Secrétaire d'État au Budget dans le premier gouvernement Queuille (du 11 septembre au 20 novembre 1948).
Secrétaire d'État aux Forces armées (Marine) dans le gouvernement Félix Gaillard (du 11 novembre 1957 au 14 mai 1958).

Au Sénat

Sénateur de Seine-et-Oise puis du Val-de-Marne de 1946 à 1995.
Président du Sénat du 3 octobre 1968 au 1er octobre 1992.

À la présidence de la République

Chargé des fonctions de président de la République par intérim du 28 avril au 20 juin 1969 et du 2 avril au 27 mai 1974.

Autres fonctions

Maire d'Ablon-sur-Seine (Seine-et-Oise puis Val-de-Marne) de 1946 à 1983.
Président de l'Association des maires de France.
Président de l'Assemblée parlementaire des Communautés européennes (aujourd'hui Parlement européen) de 1966 à 1969.

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (reçu en 1950 des mains de Robert Schuman).
Croix de guerre 1939-1945.
Médaille de la Résistance française.
Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne.
Grand-croix de l'ordre de la Couronne de chêne du Luxembourg.
Grand-Croix du Mérite de l'Ordre souverain de Malte.

Généalogie
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Ascendance d'Alain Poher4

Notes et références

↑ Le patronyme Poher désigne celui « qui est originaire du Poher », nom d'une ancienne vicomté de Cornouaille, en Bretagne. Le nom est surtout porté dans le Finistère. Le toponyme Le Poher vient lui-même du breton Poher, Pou Kaer : « pays fortifié », de pou : « pays », « ancienne circonscription des cités gallo-romaines », et de caer, kaer : « forteresse », « ville fortifiée » (Sources: Généanet.org/onomastique [archive]).
↑ Film documentaire en ligne [archive], sur le Val-de-Marne, réalisé à l'occasion de la parution du livre "Val-de-Marne : Anthologie 1964 - 2014" paru aux Éditions de l'Atelier en 2014 et dirigé par Emmanuel Bellanger (chercheur CNRS) et Julia Moro (Archives départementales du Val-de-Marne). La personnalité d'Alain Poher, qui incarne le Val-de-Marne d'essence provinciale y est cité à plusieurs reprises.
↑ Jean-Jérôme Bertolus, Frédérique Bredin, Tir à vue - la folle histoire des présidentielles, éditions Fayard, 2011, p. 311.
↑ Généastar : Ascendants d'Alain Poher [archive]

Bibliographie

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
David Ouvrard, Alain Poher : l'autre force tranquille, L'Harmattan, 2011.

Liens externes

Biographie d'Alain Poher sur le site de la présidence de la République [archive]
Sa fiche sur le site du Sénat [archive]

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Présidents de la République française
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Chronologie des présidents du Sénat français
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Élection présidentielle française de 1969
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Candidats du centre aux élections présidentielles françaises
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Gouvernement Robert Schuman II (5 septembre - 7 septembre 1948)
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Gouvernement Henri Queuille I (11 septembre 1948 - 5 octobre 1949)
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Gouvernement Félix Gaillard (6 novembre 1957 - 15 avril 1958)
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Drapeau de l’Union européenne Présidents du Parlement européen
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