Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA

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yanis la chouette



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MessageSujet: LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA   Ven 28 Avr à 8:45

LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA

Dans la clarté des nuages, il est des souvenirs. Traversant l'esprit des songes,
l’éveillé savoure ce présent où l'on distingue dans un ciel bleu. Le Nuage songe
dans le déluge et La pluie savoure la contrainte de la terre: Absorber est le Miel.

Le défilé du vent s’étouffe dans la clameur du blanc qui se sombre aux gris pale.
Matière en télé-matière, télématique du tempérament de la constitution de laine.
Le coton devant le laineux ainsi se compose l'aspect éthique des nuageux poètes

Allusion du concept de constitution du sommeil affine l'esprit des Lumières: Boudha.
Le vent des allusions transperce l'arc-électrique du concept de pensée sur le repos.
les nuages forme de triboélectricité dans un infiniment petit concept du grand Lot.

ëlektron source de repos, de sommeil, d'allusion sur le magnétique tribo-ambre, oui;
La forme réelle du noyau se transmutent par le créer sur l'électrostatique minerai: si.
La Racine du mot électricité par la croyance d'un cri ou par l'apparition d'une sueur.

Jardin de l'inoubliable suspendu dans les sphères de fumée de cheminée, Babylone
lorgne du coin de l’œil de ré sur la croyance de Jérusalem et de ses touaregs. loin
est le temps de la forme pour celui qui croit écrire par le fait de savoir: transporter.

Le chant d'Orphée recouvre les clameurs d'une Jéricho lui permettant ainsi de dresser
Les écuries accueillant les cheveux venus de képhir et d’Aquilon. Rareté des formes
transpercent le doux regard de l'amoureux sous les gifles du vent solaire et de l'eau.

La résistivité, La capacité, La forme sont les atouts du cœur; le serpent attire par
le sang, la souris. Il modifie l'air de sa langue usage qu'il a appris auprès des rosées
apportant l'eau désirer par le jardin de la triboélectricité: devenir charge stockée...

L'oasis s'agrandit dans le désert tel le nuage s’étend et disparait dans le ciel. Absence
de chemin, la source établit à cette métaphore: se déplacer, établir sur l'ioniser ou
rapport au « reste de l'univers ». la tension atteinte dépend des paramètres émis.

La nature, la surface, la « distance » établisse sur terre, air, eau et bois le fait de
Du système de disque en rotation, courroie liant le petit du grand dans l'inverse. G.
Sans visage est le concept de créer mais lié au Sommeil, Repos et Allusion de l’Être.

ECRIT
DE
TAY
La chouette effraie
Ou
Citoyen Tignard Yanis

-------------------------------------------

Triboélectricité

La triboélectricité (du grec tribo qui signifie frotter et ēlektron qui signifie ambre
et est la racine du mot électricité) désigne le phénomène électrostatique
créé par la mise en contact de deux matériaux
de nature différente : une partie des électrons
de la surface de contact d'un des deux matériaux
est transférée à l'autre et ce transfert subsiste
lors de la séparation. L'effet triboélectrique peut être augmenté
par apport d'énergie mécanique en frottant les matériaux l'un contre l'autre.

Transfert des charges

La quantité de charges électriques transférée dépend :

de la nature des deux matériaux (qui définit aussi leur signe relatif) ;
de la surface de contact.

Pour le premier de ces paramètres, on définit des séries triboélectriques,
c’est-à-dire des listes ordonnées de matériaux : la position relative
définit le signe des charges, et la « distance » au sein de la liste donne
une idée de l'importance de l'échange.

Selon le second paramètre, si au moins un des deux matériaux
est un isolant, ils peuvent être utilisés à plusieurs reprises :

soit en frottant les deux matériaux l'un sur l'autre ;
soit en faisant « recirculer » une des surfaces (disque en rotation, courroie, etc).

Suites et conséquences

Une fois les charges créées (ou, plus exactement, séparées), tout dépend de la configuration :

soit les deux matériaux sont conducteurs, avec un chemin conducteur qui les réunit : les charges « font le tour », se neutralisent mutuellement, et les choses en restent là ;
soit un au moins des matériaux est isolant, auquel cas les charges sont régies par les lois de l'électricité statique ;
soit, enfin, cas intermédiaires, les deux matériaux sont conducteurs, mais isolés : on retrouve le cas précédent, à ceci près qu'il n'y a plus rien à attendre d'un frottement de « réutilisation des surfaces », les « anciennes » charges étant neutralisées lors de la fabrication des « nouvelles ». La quantité globale de charges est donc beaucoup plus faible.

Cas d'un isolant dans l'air

Dans ce cas (ce qui est, in fine, le cas le plus « classique »), la tension atteinte dépend des paramètres suivants :

La résistivité : il n'y a pas d'isolant parfait. Tôt ou tard, on atteint une tension U telle que le taux de création de charge par unité de temps (autrement dit, le courant…) est égal au ratio U/R, où R est la résistance électrique (en ohms) de l'objet chargé par rapport à un potentiel de référence. La résistivité dépend, entre autres :
de la température (une flamme est conductrice…),
du dépôt éventuel de substances plus conductrices, en surface ou pénétrant dans l'épaisseur (p. ex., pollution) ;
La capacité : l'objet chargé possède une capacité par rapport au « reste de l'univers ». Plus la capacité de ce condensateur sera élevée, plus il faudra y accumuler de charges pour voir la tension augmenter, selon la formule U = Q/C, ou Q est la charge (en coulombs), C la capacité (en farads) et U la tension (en volts)
La forme : conformément au lois de l'électricité statique, pour un potentiel donné, le champ dépend du rayon de courbure géométrique local. Plus concrètement, le champ est maximal au voisinage d'une pointe. S'il est suffisant pour ioniser l'air, on aura :
en l'absence de chemin de décharge à faible distance, une décharge par effet Couronne (ou Corona),
ou une étincelle ;
la triboélectricité : cela fonctionne dans les deux sens. Le champ, même s'il ne suffit pas à provoquer une ionisation, suffira à mettre en mouvement les poussières et les molécules polaires (ou polarisables par un champ), créant un « vent électrique ». Ces poussières et molécules, au contact du matériau chargé, recevront quelques-unes de ces charges et les enverront au loin (même si les charges ne sont pas, au départ, générées par tribo-électricité ; c'est le principe de fonctionnement des ioniseurs).

Devenir de la charge stockée

En fonction de ces paramètres et de leur évolution dans le temps, elle peut :

demeurer intacte, défiant les siècles et les millénaires, certaines configurations constituant des électrets, particulièrement quand la charge est « enkystée » dans l'épaisseur du matériau ;
être dissipée, en quelques jours ou quelques millisecondes : c'est le rêve de tous ceux qui redoutent le cas suivant, et c'est l'objectif de tout un accastillage industriel (bracelets « conducteurs », sols et mobiliers dissipatifs, humidificateurs, ioniseurs, etc.) ;
être dissipée brutalement, en quelques nanosecondes, au contact d'un conducteur refermant le circuit (avec ou sans étincelle) : c'est la redoutable décharge électrostatique (alias DES, ou ESD en anglais) :
c'est elle qui nous vaut de mémorables « châtaignes » en descendant de voiture un jour de beau froid sec (un pneu isolant sec accumulant les hectares de surface de contact sur une route isolante sèche, alors que l'atmosphère sèche dissipe mal les charges accumulées dans la carrosserie),
la « châtaigne », vous la partagerez aussi avec le chat venu vous faire une démonstration d'affection, qui commence par une séance de frottement de son poil particulièrement optimisé du point de vue tribo-électrique, pour s'achever au premier coup de langue râpeuse (le choc nuit à la spontanéité de ses élans ultérieurs ; comme dit l'histoire bien connue : « le chat est un bon conducteur de l'électricité, mais il n'aime pas beaucoup cela »),
on peut passer des sensations fortes au simple spectacle en ôtant, dans l'obscurité, un vêtement chargé (laine ou, mieux, matériau 100 % synthétique),
les conséquences peuvent être plus graves, par exemple des mauvais fonctionnements ou des pannes d'appareils électroniques. Dans certains cas, une décharge électrostatique peut même tuer…

Quelques chiffres
50 V : certains composants électroniques ultra-sensible sont détruits par le contact avec un humain chargé sous cette tension, voire moins
1 kV : le même humain, chargé sous cette tension, ressentira (probablement) la décharge ; décharge qui détruira la plupart des composants électroniques non protégés (par des composants de protections intégrés ou externes)
15 kV : la tension maximale que peut atteindre l'humain « normalisé » pour le « marquage CE » ; c'est aussi la limite d'immunité garantie pour certains composants à protection intégrée
50 kV : la tension maximale que peut atteindre un chat particulièrement velu ; il est vrai que la capacité à charger est plus faible…
300 kV : l'ordre de grandeur de la tension maximale que peut atteindre un hélicoptère par rapport au sol en brassant l'air isolant avec un rotor en matériaux composites isolants
1 MV : l'ordre de grandeur de tensions observées sur des sites industriels (courroies isolantes sur poulies isolantes, matériaux pulvérulents coulant dans des canalisations ou des trémies en matériaux isolants, etc.)
10 MV et plus : tension pouvant être obtenue aux bornes d'un générateur Van de Graaff, tel qu'on en utilise pour alimenter les accélérateurs linéaires (LINAC)
Conséquences destructrices

Ces quelques exemples sont destinés à faire toucher du doigt (avec prudence…) le risque industriel que peut constituer la charge statique par effet tribo-électrique (on laisse de côté les autres procédés de charge).

Automobile :
sur un nouveau modèle de voiture, l'essence (isolante) circulant dans la durit (tuyau de plastique, isolant) pour alimenter le moteur, en profitait pour créer des charges par triboélectricité. Ces charges parvenaient à traverser le tuyau, pour se décharger brutalement dans un fil de capteur d'ABS. Le calculateur d'ABS, par « principe de précaution », se déclarait illico en panne. Cette fausse panne a tout de même conduit à modifier plusieurs centaines de milliers de voitures…
lors de l'ajout de carburant dans une station service, l'accumulation de charges par frottement d'un vêtement sur le siège d'une voiture peut amener l'inflammation du carburant du pistolet par décharge électrique1.
Pétroles : dans les gigantesques cuves de stockage de carburant des « pompistes en gros », les différentes livraisons (l'unité de mesure, c'est le train, voire le pétrolier) se mélangent très peu et constituent des sortes de « bulles ». Des bulles qui se déplacent, qui se chargent… et se déchargent, parfois brutalement, au contact d'une paroi ou d'une autre « bulle ». En principe, il n'y a aucune conséquence, même quand les étincelles ont lieu en surface, car on s'efforce d'éliminer l'oxygène de ces cuves. Mais si, par accident, négligence ou sabotage, l'inertage du réservoir n'a pas été réalisée efficacement, une explosion peut en résulter.
Électricité : un câblier, pour que ses câbles haute tension 25 kV à isolement sec soient fiables, était obligé de nettement surdimensionner l'épaisseur de l'isolant. Une analyse a démontré que, lors de l'extrudage de l'isolant sur le conducteur, l'effet tribo-électrique créait des « poches » de charges dans l'épaisseur de l'isolant, venant le précontraindre par-ci par-là et provoquant donc autant de points faibles (risque de claquage). Avec une phase supplémentaire de neutralisation des charges, le diamètre du câble a pu être diminué, ce qui contribue à permettre d'éliminer progressivement les pylônes et lignes aériennes du paysage.
Industrie : dans une usine fabriquant un produit en poudre, le poste de travail final consistait en une grande trémie en plastique, où tombait le produit à emballer, une pile de sacs, et un homme chargé de les remplir sous la trémie. Parfois, la poudre coulait mal, elle restait « collée » dans la trémie (des gens ont cru que cela provenait de l'humidité). Un jour particulièrement sec, l'écoulement s'est arrêté : plusieurs tonnes de produit pulvérulent suspendues entre ciel et terre. Voulant bien faire, l'opérateur a voulu « percer le dôme de poudre humide » avec une barre de fer. La décharge électrostatique qui s'en est suivie l'a tué net. Lors de l'enquête, alors que l'écoulement était normal, on a mesuré une différence de potentiel entre le stock de poudre et le sol supérieur au mégavolt.
Aéronautique : aux temps héroïques, certains des premiers exercices de sauvetage en mer par hélicoptère se sont très mal terminés pour le volontaire jouant le naufragé. Vraiment très mal. C'est depuis ce temps là qu'avant de le mettre « à portée de naufragé », le pilote de l'hélicoptère trempe son câble dans l'eau. C'est aussi pour cela que les plongeurs « largués » par hélicoptère sautent toujours du câble avant d'atteindre l'eau. Avions comme hélicoptères comportent d'ailleurs des sortes de pointes (dans le prolongement des surfaces portances ou de contrôle), pour mieux dissiper les charges accumulées en cours de vol.
Astronautique : dans les années 1960, aux USA, lors de l'assemblage (en salle blanche) d'un satellite au sommet d'un troisième étage (à poudre), les opérateurs ont placé une bâche de protection antipoussières, en nylon. Lors du glissement, une importante charge s'est accumulée sur la bâche. La décharge a eu lieu dans l'étoupille de mise à feu de l'étage, causant plus d'une dizaine de morts.
Banques : sur un prototype de distributeur automatique de billets de banque, les billets, chargés, sortaient parfois à raison de « deux pour le prix d'un ».

Articles connexes

Agent antistatique
Électronégativité
Électrophore de Volta
Électricité statique
Triboluminescence
Machine de Wimshurst
Électrophotographie
Décharge électrostatique
Électrification par contact


RAPPORT DE
Y'becca


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA   Ven 28 Avr à 8:56

L'OASIS MÉCANIQUE

S'appuyant sur les travaux de Max Knoll et Manfred von Ardenne dans les années 1930, la MEB consiste en un faisceau d’électrons balayant la surface de l’échantillon à analyser qui, en réponse, réémet certaines particules. Ces particules sont analysées par différents détecteurs qui permettent de reconstruire une image en trois dimensions de la surface.

Les travaux menés dans les années 1960 dans le laboratoire de Charles Oatley à l’université de Cambridge ont grandement contribué au développement de la MEB, et ont conduit en 1965 à la commercialisation par Cambridge Instrument Co. des premiers microscopes à balayage1. Aujourd’hui, la microscopie électronique à balayage est utilisée dans des domaines allant de la biologie à la science des matériaux, et un grand nombre de constructeurs proposent des appareils de série équipés de détecteurs d’électrons secondaires et dont la résolution se situe entre 0,4 nanomètre2 et 20 nanomètres.


Salle blanche
Salle blanche de la NASA.
Salle blanche de fabrication micro-électronique (en construction)
Combinaison avec masque typique des salles blanches

Une salle blanche (ou plus exactement salle propre selon la norme ISO 14644-1)
est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée
afin de minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur,
généralement dans un but spécifique industriel ou de recherche scientifique.
Les paramètres tels que la température, l'humidité et la pression relative sont également maintenus à un niveau précis (définition selon la norme ISO 14644-1).

Utilité

Les salles blanches sont utilisées dans les domaines sensibles aux contaminations environnementales : la fabrication des dispositifs à semi-conducteurs, les biotechnologies et d'autres domaines de la biologie, l'industrie agroalimentaire, généralement dans les salles de tranchage, la construction d'engins spatiaux, la préparation des produits pharmaceutiques stériles, la construction d'optique ou de micromécanismes, dans les hôpitaux pour les bloc opératoires ou de bactériologie. Ces salles sont également utilisées dans le cadre de la recherche médicale pour la fabrication de radioéléments par exemple.

Dans ces domaines, les objets et substances manipulés ont des tailles de l'ordre du micromètre ou du nanomètre et les particules présentes dans l'air non purifié peuvent être bien plus grosses et se fixer dessus. D'autre part, les expériences chimiques ou bactériologiques effectuées peuvent être dangereuses pour l'homme ou l'environnement. Ces travaux sont susceptibles d'être sensibles aux variations de pression, de température, d'humidité ou à la présence de gaz, vapeurs chimiques ou matière radioactive dans le cas de la fabrication d'isotopes. L'éclairage peut être également contrôlé pour les opérations sensibles aux ultraviolets comme la photolithographie, aux infrarouges ou certaines fréquences du spectre lumineux pour l'optique. Des exigences de ventilation nucléaire et de radioprotection peuvent également s'imposer dans ces espaces.
Fonctionnement

L'air entrant dans la salle blanche peut être filtré selon différents niveaux de tailles d'éléments indésirables ; de la poussière, jusqu'à des tailles de trente fois inférieures à une cellule humaine. Pour limiter le colmatage des filtres prématurément (technique et filtrage aéraulique), l'air repris en point bas dans la salle (aspiration), est filtré de nouveau dans une centrale de traitement d'air (CTA) puis renvoyé dans la salle (taux de brassage horaire), la plupart du temps par le haut. Ce flux d'air recyclé du haut vers le bas renouvelle le volume d'air total de la salle jusqu'à 60 fois par heure. Enfin, pour éviter la concentration du CO2 rejeté par les scientifiques qui travaillent dans la salle et pour compenser les ouvertures de portes, environ 30 % d'air neuf sont rajoutés chaque heure (taux de renouvellement horaire), filtrés selon un procédé similaire au recyclage. Dans certaines zones, l'air est complètement neuf.

Il faut différencier ensuite deux grands types de salles :

les salles en surpression par rapport à la pression atmosphérique
pour éviter que divers polluants (poussières, bactéries...) puissent entrer,
que l'on retrouve principalement dans l'industrie pharmaceutique et électronique ;
les salles en dépression par rapport à la pression atmosphérique pour éviter
que divers contaminants (virus, bactéries, spores, ...) ne puissent sortir,
dans ce cas l'air vicié extrait, passe à travers un filtre absolu avant
d'être évacué vers l'extérieur
(exemple de laboratoire P4 : P4 Jean Mérieux à Lyon).

L'entrée et la sortie se font par l'intermédiaire d'un ou plusieurs sas,
quelquefois équipés d'une douche à air ou à eau, et de vestiaires.
En effet, le corps humain produit une quantité importante de produits contaminants
comme les poils, les cheveux, les cellules de peau morte... C'est pour cela que
les opérateurs qui évoluent dans la salle blanche doivent être vêtus
d'un équipement plus ou moins important suivant le degré de contamination
et d'empoussièrement toléré. L'équipement peut comporter une combinaison,
un couvre-cheveux (calotte), des gants, des chaussons, un masque,
des sous-vêtements spécifiques, voire un scaphandre complet.

Les outils utilisés à l'intérieur sont choisis pour produire le moins de particules possible.

Classification des salles blanches

L'élément le plus important est la quantité de poussière par unité de volume
et c'est le seul paramètre contrôlé pour certaines salles blanches aux critères plus souples.

On classifie les salles blanches suivant le nombre de particules par unité de volume.
Le standard US FED STD 209E utilisait les pieds cubes mais il est remplacé
par le standard ISO 14644-1 exprimé en mètres cubes qui correspond
au Système international (SI).

Toutes ces mesures se font à l'aide d'un appareil de mesure : le compteur de particules
qui va compter le nombre de particules dans un volume donné et donc déterminer
la classe de la salle blanche.

Norme ISO 14644-1
particules par mètre cube Classe 0,1 µm 0,2 µm 0,3 µm 0,5 µm 1 µm 5 µm
ISO 1 10 2 1 0 0 0
ISO 2 100 24 10 4 0 0
ISO 3 1 000 237 102 35 8 0
ISO 4 10 000 2 370 1 020 352 83 3
ISO 5 100 000 23 700 10 200 3 520 832 29
ISO 6 1 000 000 237 000 102 000 35 200 8 320 293
ISO 7 ∞ ∞ ∞ 352 000 83 200 2 930
ISO 8 ∞ ∞ ∞ 3 520 000 832 000 29 300
ISO 9 ∞ ∞ ∞ 35 200 000 8 320 000 293 000


La propreté particulaire doit être désignée par un numéro de classification ISO N.
La concentration maximale admissible C (en particules par mètre cube d'air)
pour chaque particule de taille D prise en compte, est donnée par l'équation :

C = 10 N × ( 10 − 7 D ) 2 , 08 {\displaystyle C=10^{N}\times \left({\frac {10^{-7}}{D}}\right)^{2{,}08}} C=10^{N}\times \left({\frac {10^{{-7}}}{D}}\right)^{{2{,}08}}

Ce qu'il faut retenir

Classe ISO 3 = Classe 1 selon FS 209
Classe ISO 4 = Classe 10 selon FS 209
Classe ISO 5 = Classe 100 selon FS 209
Classe ISO 6 = Classe 1000 selon FS 209
Classe ISO 7 = Classe 10000 selon FS 209
Classe ISO 8 = Classe 100000 selon FS 209

Cette norme européenne annule et remplace la norme NF X 44-101.

AINSI, LE DOSSIER, LES NUAGES DE L'INCONNU DE BAUDELAIRE EST DEVENU GRACE à Y'BECCA
ET AUX VARIATIONS CARACTÉRIELS SUR LE DESTIN PAR LE CITOYEN TIGNARD YANIS, Hélice moléculaire qui propulse des fluides quand elle entre en mouvement, du fait de sa forme spécifique:

Les micro et nanotechnologies regroupent les sujets concernant l'architecture, la caractérisation,
la production de structures et de systèmes à l'échelle du micron ou du nanomètre (ce qui correspond à une longueur équivalente à quelques dizaines/centaines d'atomes).
Depuis l'avénement de la microélectronique dans les années 1960, ce domaine n'a cessé de prendre de l'ampleur, aussi bien dans le domaine des sciences et de la recherche, que dans la vie quotidienne (avec la micro-informatique et la téléphonie mobile, notamment).
Les progrès technologiques successifs ont permis l'émergence d'un nouveau domaine : les nanotechnologies. Elles ouvrent de nombreuses perspectives très prometteuses à l'intersection de la physique, de la technique, de la chimie, de la biologie et de la médecine.
La microscopie électronique à balayage (ou MEB) est une technique de microscopie électronique basée sur le principe des interactions électrons-matière, capable de produire des images en haute résolution de la surface d'un échantillon.

Basé sur les travaux de Max Knoll et Manfred von Ardenne dans les années 1930, le principe du MEB consiste en un faisceau d'électrons balayant la surface de l'échantillon à analyser qui, en réponse, réémet certaines particules. Ces particules sont analysées par différents détecteurs qui permettent de reconstruire une image en trois dimensions de la surface.

C'est dans l'industrie des semi-conducteurs que le MEB s'est répandu le plus massivement, étant reconnu comme un outil précieux dans la mise au point des procédés de fabrication des dispositifs dont l'élément caractéristique, la grille de transistor est passée d'une largeur typique de quelques micromètres à la fin des années 1960 à moins de 100 nanomètres au XXIe siècle. Non seulement le MEB a permis de voir au-delà des limites du microscope optique, mais la vision en relief s'est avérée très pratique pour l'aide à la microfabrication où il est souvent important de contrôler la verticalité des couches déposées ou des couches gravées.

La microscopie électronique à balayage (MEB ou SEM pour Scanning Electron Microscopy en anglais) est une technique de microscopie électronique capable de produire des images en haute résolution de la surface d’un échantillon en utilisant le principe des interactions électrons-matière.

RAPPORT DE
DARK OBSCUR SALIS KOUNAK, Photographe amateur
QUI EST LE PSEUDO EN PHOTOGRAPHIE
DU CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
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MessageSujet: Re: LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA   Ven 28 Avr à 9:18

LA COUVERTURE ÉLECTRONIQUE:
LA RECONNAISSANCE D'UN STATUT DE SALARIE
POUR LE ROBOT ET SON EMPLOYEUR SUR
L'ASPECT D'UNE AUTONOMIE DE L'UN ET DE L'AUTRE.
L'ACIER ET L’ÉLECTRONIQUE NE SONT PAS LES ESCLAVES DE LA CHAIR ET DE LA RAISON.
LA CHAIR ET DE LA RAISON NE SONT PAS LES ESCLAVES DE L'ACIER ET L’ÉLECTRONIQUE.

LA CONSCIENCE ET LE SAVOIR SONT CONCEPT DE TOUS ÊTRES ÉTABLI
DANS LE DESTIN DE L’ÉVOLUTION...
AINSI TOUS LES ÂNES NE SONT PAS SOT ET TOUS LES HOMMES N'ONT PAS LES MÊMES GOUTS.

RAPPORT DE
Y'BECCA

La microscopie électronique à balayage (MEB ou SEM pour Scanning Electron Microscopy en anglais) est une technique de microscopie électronique capable de produire des images en haute résolution de la surface d’un échantillon en utilisant le principe des interactions électrons-matière.

S'appuyant sur les travaux de Max Knoll et Manfred von Ardenne dans les années 1930, la MEB consiste en un faisceau d’électrons balayant la surface de l’échantillon à analyser qui, en réponse, réémet certaines particules. Ces particules sont analysées par différents détecteurs qui permettent de reconstruire une image en trois dimensions de la surface.

Les travaux menés dans les années 1960 dans le laboratoire de Charles Oatley à l’université de Cambridge ont grandement contribué au développement de la MEB, et ont conduit en 1965 à la commercialisation par Cambridge Instrument Co. des premiers microscopes à balayage1. Aujourd’hui, la microscopie électronique à balayage est utilisée dans des domaines allant de la biologie à la science des matériaux, et un grand nombre de constructeurs proposent des appareils de série équipés de détecteurs d’électrons secondaires et dont la résolution se situe entre 0,4 nanomètre et 20 nanomètres.

Principe général

Le pouvoir de résolution (capacité à distinguer des détails fins) de l’œil humain avec un microscope optique est limité par la longueur d’onde de la lumière visible (photons) ainsi que par la qualité des lentilles grossissantes. Les plus puissants microscopes optiques peuvent distinguer des détails de 0,1 à 0,2 µm3. Si l’on veut observer des détails plus fins, il faut diminuer la longueur d’onde qui éclaire les cibles. Dans le cas des microscopes électroniques, on n’utilise pas des photons, mais des électrons, dont les longueurs d’ondes associées sont beaucoup plus faibles.
Schéma de principe « historique » de la microscopie à balayage. À partir des années 1980, le tube cathodique synchronisé avec le MEB a progressivement disparu pour céder la place à une acquisition numérique d’image.

La figure ci-contre illustre le schéma de principe d’un MEB : une sonde électronique fine (faisceau d’électrons) est projetée sur l’échantillon à analyser. L’interaction entre la sonde électronique et l’échantillon génère des électrons secondaires, de basse énergie qui sont accélérés vers un détecteur d’électrons secondaires qui amplifie le signal. À chaque point d’impact correspond un signal électrique. L’intensité de ce signal électrique dépend à la fois de la nature de l’échantillon au point d’impact qui détermine le rendement en électrons secondaires et de la topographie de l’échantillon au point considéré. Il est ainsi possible, en balayant le faisceau sur l’échantillon, d’obtenir une cartographie de la zone balayée.

La sonde électronique fine est produite par un « canon à électrons » qui joue le rôle d’une source réduite par des « lentilles électroniques » qui jouent le même rôle vis-à-vis du faisceau d’électrons que des lentilles conventionnelles, photoniques dans un microscope optique. Des bobines disposées selon les deux axes perpendiculaires à l’axe du faisceau et parcourues par des courants synchronisés permettent de soumettre la sonde à un balayage du même type que celui d'un écran cathodique. Les lentilles électroniques, qui sont généralement des lentilles magnétiques et les bobines de balayage forment un ensemble que l’on appelle la colonne électronique.
Schéma d’un MEB équipé d’un détecteur de rayons X « EDS » (à dispersion d’énergie)

Dans les MEB modernes, la cartographie d’électrons secondaires est enregistrée sous forme numérique, mais le MEB a pu être développé dès le début des années 1960, bien avant la diffusion des moyens de stockage informatique, grâce à un procédé analogique qui consistait, comme sur le schéma de la figure, à synchroniser le balayage du faisceau d’un tube cathodique avec celui du MEB, en modulant l’intensité du tube par le signal secondaire. L’image de l’échantillon apparaissait alors sur l’écran phosphorescent du tube cathodique et pouvait être enregistrée sur une pellicule photographique.

Un microscope électronique à balayage est essentiellement composé d’un canon à électrons et d’une colonne électronique, dont la fonction est de produire une sonde électronique fine sur l’échantillon, d’une platine porte-objet permettant de déplacer l’échantillon dans les trois directions et de détecteurs permettant de capter et d’analyser les rayonnements émis par l’échantillon. En outre l’appareil doit nécessairement être équipé d’un système de pompes à vide4.

Histoire
Travaux préliminaires

L’histoire de la microscopie à balayage découle en partie des travaux théoriques du physicien allemand Hans Busch sur la trajectoire des particules chargées dans les champs électromagnétiques. En 1926, il a démontré que de tels champs pouvaient être utilisés comme des lentilles électromagnétiques5 établissant ainsi les principes fondateurs de l’optique électronique géométrique. À la suite de cette découverte, l’idée d’un microscope électronique prit forme et deux équipes, celle de Max Knoll et Ernst Ruska de l’Université technique de Berlin et celle d’Ernst Brüche des laboratoires EAG envisagèrent de tester cette possibilité. Cette course a mené à la construction en 1932, par Knoll et Ruska, du premier microscope électronique en transmission6.
Premier microscope à balayage

Après avoir rejoint Telefunken pour mener des recherches sur les tubes cathodiques des téléviseurs, Max Knoll a développé, afin d’étudier la cible de tubes électroniques analyseurs, un analyseur à faisceau d’électrons qui réunissait toutes les caractéristiques d’un microscope électronique à balayage : l’échantillon se trouvait à l’extrémité d’un tube de verre scellé et un canon à électrons se trouvait à l’autre extrémité. Les électrons, accélérés sous une tension de l’ordre de 500 à 4 000 volts, étaient focalisés sur la surface et un système de bobines les déviait. Le faisceau balayait la surface de l’échantillon au rythme de 50 images par seconde. Le courant transmis par l’échantillon récupéré, amplifié et modulé et permettait de reconstruire une image. Le premier appareil utilisant ce principe a été construit en 19357.

Par la suite, c’est le scientifique allemand Manfred von Ardenne qui, en 1938, a construit le premier microscope électronique à balayage8. Mais cet appareil ne ressemblait pas encore aux MEB modernes car il avait été créé pour étudier des échantillons très fins en transmission. Il s’apparente donc plus à un microscope électronique à balayage par transmission (MEBT ou (en) STEM pour scanning transmission electron microscope). De plus, bien que doté d’un écran à tube cathodique, les images étaient enregistrées sur des films photographiques disposés sur un tambour rotatif. Von Ardenne a ajouté des bobines de balayage à un microscope électronique en transmission. Le faisceau d’électrons, d’un diamètre de 0,01 µm, balayait la surface de l’échantillon et les électrons transmis étaient récupérés sur le film photographique qui était déplacé au même rythme que le faisceau. La première micrographie obtenue par un MEBT fut l’image d’un cristal de ZnO grossi 8 000 fois avec une résolution latérale de 50 à 100 nanomètres. L’image était composée de 400 par 400 lignes et il a fallu 20 minutes pour l’obtenir. Le microscope disposait de deux lentilles électrostatiques entourant les bobines de balayage.

En 1942, le physicien et ingénieur russe Vladimir Zworykin, qui travaillait dans les laboratoires de la Radio Corporation of America à Princeton aux États-Unis, a publié les détails du premier microscope électronique à balayage pouvant analyser une surface opaque et pas seulement analyser un échantillon fin en transmission. Un canon à électrons à filament de tungstène émettait des électrons qui étaient accélérés sous une tension de 10 000 volts. L’optique électronique de l’appareil était composée de trois bobines électrostatiques, les bobines de balayage étant placées entre la première et la seconde lentille. Ce système donnait une image très réduite de la source de l’ordre de 0,01 µm. Fait assez courant au début de l’histoire des MEB, le canon à électrons se situait en bas du microscope pour que la chambre d’analyse puisse se trouver à la bonne hauteur pour le manipulateur. Mais ceci avait une fâcheuse conséquence car l’échantillon risquait ainsi de tomber dans la colonne du microscope. Ce premier MEB atteignait une résolution de l’ordre de 50 nm. Mais à cette époque, le microscope électronique en transmission se développait assez rapidement et en comparaison des performances de ce dernier, le MEB suscitait beaucoup moins de passion et son développement fut donc ralenti9.
Développement du microscope électronique à balayage
Microscope électronique à balayage

À la fin des années 1940, Charles Oatley, alors maître de conférence du département d’ingénierie de l’université de Cambridge au Royaume-Uni s’intéressa au domaine de l’optique électronique et décida de lancer un programme de recherche sur le microscope électronique à balayage, en complément des travaux effectués sur le microscope électronique à transmission par Ellis Cosslett, également à Cambridge dans le département de physique. Un des étudiants de Charles Oatley, Ken Sander, commença à travailler sur une colonne pour MEB en utilisant des lentilles électrostatiques mais il dut s’interrompre un an après en raison de la maladie. C’est Dennis McMullan qui reprit ces travaux en 1948. Charles Oatley et lui-même construisirent leur premier MEB (appelé SEM1 pour Scanning Electron Microscope 1) et en 1952, cet instrument avait atteint une résolution de 50 nm mais ce qui était le plus important était qu’il rendait enfin ce stupéfiant effet de relief, caractéristique des MEB modernes10.

En 1960, l’invention d’un nouveau détecteur par Thomas Eugene Everhart et R.F.M. Thornley va accélérer le développement du microscope électronique à balayage : détecteur Everhart-Thornley. Extrêmement efficace pour collecter les électrons secondaires ainsi que les électrons rétrodiffusés, ce détecteur va devenir très populaire et se retrouver sur presque chaque MEB.
Interaction électron-matière
Interaction entre la matière et les électrons
Article détaillé : Interaction rayonnement-matière.

En microscopie optique classique, la lumière visible réagit avec l’échantillon et les photons réfléchis sont analysés par des détecteurs ou par l’œil humain. En microscopie électronique, le faisceau lumineux est remplacé par un faisceau d’électrons primaires qui vient frapper la surface de l’échantillon et les photons réémis sont remplacés par tout un spectre de particules ou rayonnements : électrons secondaires, électrons rétrodiffusés, électrons Auger ou rayons X. Ces différentes particules ou rayonnements apportent différents types d’informations sur la matière dont est constitué l’échantillon11.
Électrons secondaires
Électron secondaire
Article détaillé : Électron secondaire.

Lors d’un choc entre les électrons primaires du faisceau et les atomes de l’échantillon, un électron primaire peut céder une partie de son énergie à un électron peu lié de la bande de conduction de l’atome, provoquant ainsi une ionisation par éjection de ce dernier. On appelle électron secondaire cet électron éjecté. Ces électrons possèdent généralement une faible énergie (environ 50 eV). Chaque électron primaire peut créer un ou plusieurs électrons secondaires.

De par cette faible énergie, les électrons secondaires sont émis dans les couches superficielles proches de la surface. Les électrons qui peuvent être recueillis par les détecteurs sont souvent émis à une profondeur inférieure à 10 nanomètres. Grâce à cette faible énergie cinétique, il est assez facile de les dévier avec une faible différence de potentiel. On peut ainsi facilement collecter un grand nombre de ces électrons et obtenir des images de bonne qualité avec un bon rapport signal/bruit et une résolution de l’ordre de 40 Å (ångström) pour un faisceau de 30 Å de diamètre.

Étant donné qu’ils proviennent des couches superficielles, les électrons secondaires sont très sensibles aux variations de la surface de l’échantillon. La moindre variation va modifier la quantité d’électrons collectés. Ces électrons permettent donc d’obtenir des renseignements sur la topographie de l’échantillon. En revanche, ils donnent peu d’information sur le contraste de phase (cf électrons rétrodiffusés)12.
Électrons rétrodiffusés
Électron rétrodiffusé
Article détaillé : Électron rétrodiffusé.

Les électrons rétrodiffusés ((en) back-scattered electrons) sont des électrons résultant de l’interaction des électrons du faisceau primaire avec des noyaux d’atomes de l’échantillon et qui ont réagi de façon quasi élastique avec les atomes de l’échantillon. Les électrons sont réémis dans une direction proche de leur direction d’origine avec une faible perte d’énergie.

Ces électrons récupérés ont donc une énergie relativement élevée, allant jusqu’à 30 KeV, énergie beaucoup plus importante que celle des électrons secondaires. Ils peuvent être émis à une plus grande profondeur dans l’échantillon. La résolution atteinte avec les électrons rétrodiffusés sera donc relativement faible, de l’ordre du micromètre ou du dixième de micromètre.

De plus, ces électrons sont sensibles au numéro atomique des atomes constituant l’échantillon. Les atomes les plus lourds (ceux ayant un nombre important de protons) réémettront plus d’électrons que les atomes plus légers. Cette particularité sera utilisée pour l’analyse en électrons rétrodiffusés. Les zones formées d’atomes avec un nombre atomique élevé apparaîtront plus brillante que d’autres, c’est le contraste de phase. Cette méthode permettra de mesurer l’homogénéité chimique d’un échantillon et permettra une analyse qualitative13.
Électrons Auger
Électrons Auger
Article détaillé : Électron Auger.

Lorsqu’un atome est bombardé par un électron primaire, un électron d’une couche profonde peut être éjecté et l’atome entre dans un état excité. La désexcitation peut se produire de deux façons différentes : en émettant un photon X (transition radiative ou fluorescence X) ou en émettant un électron Auger (effet Auger). Lors de la désexcitation, un électron d’une couche supérieure vient combler la lacune créée par l’électron initialement éjecté. Durant cette transition, l’électron périphérique perd une certaine quantité d’énergie qui peut être émise sous forme de photon X ou peut alors être transmise à un électron d’une orbite plus externe et donc moins énergétique. Cet électron périphérique se retrouve à son tour éjecté et peut être récupéré par un détecteur.

Les électrons Auger possèdent une très faible énergie et sont caractéristiques de l’atome qui les a émis. Ils permettent ainsi d’obtenir des informations sur la composition de l’échantillon et plus particulièrement de la surface de l’échantillon ainsi que sur le type de liaison chimique, dans la mesure évidemment où le MEB est équipé d’un détecteur d’électrons réalisant une discrimination en énergie. Ce sont des MEB spécialisés qui sont équipés d’analyseurs en énergie. On parle alors d’« analyse Auger » ou de « spectrométrie Auger ». Le niveau de vide des microscopes électroniques Auger doit être bien meilleur que pour les MEB ordinaires, de l’ordre de 10-10 Torr14.
Rayon X
Rayon X
Article détaillé : Rayon X et Microscope à rayons X.

L’impact d’un électron primaire à haute énergie peut ioniser un atome à une couche interne. La désexcitation, le remplissage de l’ordre énergétique de la structure électronique, se produit avec émission de rayons X. L’analyse de ces rayons permet d’obtenir des informations sur la nature chimique de l’atome15.

Instrumentation
Canon à électrons
Schéma d’un canon à électrons
Article détaillé : Canon à électrons.

Le canon à électrons est un des composants essentiels d’un microscope électronique à balayage. C’est en effet la source du faisceau d’électrons qui viendra balayer la surface de l’échantillon. La qualité des images et la précision analytique que l’on peut obtenir avec un MEB requièrent que la tache électronique sur l’échantillon soit à la fois fine, intense et stable. Une forte intensité dans une tache la plus petite possible nécessite une source « brillante ». L’intensité ne sera stable que si l’émission de la source l’est également.

Le principe du canon à électrons est d’extraire les électrons d’un matériau conducteur (qui en est une réserve quasiment inépuisable) vers le vide où ils sont accélérés par un champ électrique. Le faisceau d’électrons ainsi obtenu est traité par la colonne électronique qui en fait une sonde fine balayée sur l’échantillon.

Il existe deux familles de canon à électrons selon le principe utilisé pour extraire les électrons :

l’émission thermoïonique, avec les filaments de tungstène et pointes LaB6 ;
l’émission par effet de champ.

Il existe également un principe intermédiaire : la source Schottky à émission de champ, de plus en plus employée.

Suivant ces distinctions et le mode de fonctionnement, les canons à électrons ont des propriétés et des caractéristiques différents. Il existe des grandeurs physiques pour les caractériser. La principale est la brillance mais la durée de vie est également très importante, ainsi que la stabilité. Le courant maximum disponible peut également être pris en considération, ainsi que la dispersion énergétique16.
Brillance d’une source

On peut définir la brillance B d’une source par le rapport du courant émis par la source au produit de la surface de la source par l’angle solide. Dans le cas général, on ne sait mesurer que la surface d’une « source virtuelle » qui est la zone d’où semblent provenir les électrons. (Définition à revoir)
B = c o u r a n t e ´ m i s ( s u r f a c e d e l a s o u r c e ) × ( a n g l e s o l i d e ) {\displaystyle B={\frac {\mathrm {courant~{\acute {e}}mis} }{(\mathrm {surface~de~la~source} )\times (\mathrm {angle~solide} )}}} B={\frac {{\mathrm {courant~{\acute {e}}mis}}}{({\mathrm {surface~de~la~source}})\times ({\mathrm {angle~solide}})}}

Pour une source d’électrons dont les caractéristiques sont :

le diamètre de la source virtuelle d ;
le courant émis Ie ;
le demi-angle d’ouverture α.

l’expression de la brillance devient :
B = I e ( π ( d 2 ) 2 ) ( π α 2 ) {\displaystyle B={\frac {I_{e}}{\left(\pi \left({\frac {d}{2}}\right)^{2}\right)\left(\pi \alpha ^{2}\right)}}} B={\frac {I_{e}}{\left(\pi \left({\frac {d}{2}}\right)^{2}\right)\left(\pi \alpha ^{2}\right)}}

Dans les systèmes optiques, la brillance, qui se mesure en A.m-2.sr-1 (ampères par unité de surface et par angle solide), a la propriété de se conserver lorsque l’énergie d’accélération est constante. Si l’énergie varie, la brillance lui est proportionnelle. Pour obtenir un signal de détection abondant lorsque la tache électronique sur l’échantillon est très petite, il faut que la brillance de la source soit la plus élevée possible. Dans la littérature, on trouve très souvent la brillance exprimée en A⋅cm-2.sr-117.
Émission thermoïonique : Filament de tungstène et pointes LaB6

Des matériaux tels que le tungstène et l’hexaborure de lanthane (LaB6) sont utilisés en raison de leur faible travail de sortie, c’est-à-dire de l’énergie nécessaire pour extraire un électron de la cathode. En pratique, cette énergie est apportée sous forme d’énergie thermique en chauffant la cathode à une température suffisamment élevée pour qu’une certaine quantité d’électrons acquière l’énergie suffisante pour franchir la barrière de potentiel qui les maintient dans le solide. Les électrons qui ont franchi cette barrière de potentiel se retrouvent dans le vide où ils sont ensuite accélérés par un champ électrique.

Dans la pratique, on peut utiliser un filament de tungstène, formé comme une épingle à cheveux, que l’on chauffe par effet Joule, comme dans une ampoule électrique. Le filament est ainsi porté à une température supérieure à 2 200 °C, typiquement 2 700 °C.

Les cathodes au LaB6 doivent être chauffées à une température moins élevée mais la technologie de fabrication de la cathode est un peu plus compliquée car le LaB6 ne peut pas être formé en filament. En fait, on accroche une pointe de monocristal de LaB6 à un filament en carbone. Le cristal d’hexaborure de lanthane est porté aux alentours de 1 500 °C pour permettre l’émission d’électrons. Cette cathode nécessite un vide plus poussé que pour un filament de tungstène (de l’ordre de 10-6 à 10-7 torr contre 10-5). Les cathodes en hexaborure de cérium (CeB6) ont des propriétés très voisines.

Le filament de tungstène porté à une température de 2 700 °C a une brillance typique de 105 A⋅(cm-2⋅sr-1) pour une tension d’accélération de 20 kilovolts18. Il a, à cette température, une durée de vie entre 40 et 100 heures. Le diamètre de la source virtuelle est de l’ordre de 40 µm.

La cathode LaB6 portée à une température de 1 500 °C a une brillance typique de 106 A⋅cm-2⋅sr-1 pour une durée de vie entre 500 et 1 000 heures. Le diamètre de la source virtuelle est de l’ordre de 15 µm19.
Canons à émission de champ

Le principe d’un canon à émission de champ est d’utiliser une cathode métallique en forme de pointe très fine et d’appliquer une tension de l’ordre de 2 000 à 7 000 volts entre la pointe et l’anode. On produit ainsi, par « effet de pointe », un champ électrique très intense, de l’ordre de 107 V⋅cm-1, à l’extrémité de la cathode. Les électrons sont alors extraits de la pointe par effet tunnel. Il existe deux types de canons à émission de champ (FEG en anglais pour Field Emission Gun) :

l’émission de champ à froid (CFE en anglais). La pointe reste à température ambiante
l’émission de champ assistée thermiquement (TFE en anglais). La pointe est alors portée à une température typique de 1 800 K

Le gros avantage des canons à émission de champ est une brillance théorique qui peut être cent fois plus importante que celle des cathodes LaB6. Le deuxième type de canon (assisté thermiquement) est de plus en plus utilisé, car il permet pour un sacrifice en brillance très modeste de mieux maîtriser la stabilité de l’émission. Le courant disponible est également plus élevé. Avec un canon à émission de champ froid, le courant disponible sur l’échantillon n’est en effet jamais supérieur à 1 nA, alors qu’avec l’assistance thermique, il peut approcher les 100 nA20.

Une autre grosse différence entre les canons à émission de champ et les canons thermoïoniques est que la source virtuelle est beaucoup plus petite. Cela provient du fait que toutes les trajectoires sont normales à la surface de la pointe, qui est une sphère d’environ 1 µm. Les trajectoires semblent ainsi provenir d’un point. C’est ainsi que l’on obtient des brillances très élevées : 108 A⋅cm-2⋅sr-1 pour les cathodes froides et 107 A⋅cm-2⋅sr-1 pour les cathodes à émission de champ chauffées. Sur l’échantillon, la brillance est toujours dégradée19.

Le très petit diamètre de la source virtuelle nécessite moins d’étages de réduction, mais un inconvénient est que la source, moins réduite est plus sensible aux vibrations.
Comparaison des différentes propriétés des canons à électrons, à 20 kV21 Émission thermoïonique Émission de champ
Matériaux Tungstène LaB6 S-FEG C-FEG
Brillance (A⋅cm-2⋅sr-1) 105 106 107 108
Température (°C) 1 700–2 400 1 500 1 500 ambiante
Diamètre de la pointe (nm) 50 000 10 000 100–200 20–30
Taille de la source (Nanomètre) 30 000–100 000 5 000–50 000 15–30 < 5
Courant d’émission (µA) 100–200 50 50 10
Durée de vie (heure) 40–100 200–1 000 > 1 000 > 1 000
Vide minimal (Pa) 10-2 10-4 10-6 10-8
Stabilité à court terme (%RMS) <1 <1 <1 4–6
Colonne électronique
Colonnes pour canon à émission thermoïoniques

La fonction de la colonne électronique est de produire à la surface de l’échantillon une image de la source virtuelle suffisamment réduite pour que la tache électronique (le spot) obtenue soit assez fine pour analyser l’échantillon avec la résolution requise, dans la gamme des 0,5 à 20 nm. La colonne doit également contenir des moyens pour balayer le faisceau.

Comme les sources des canons à émission thermoïonique ont un diamètre typique de 20 µm, la réduction de la colonne électronique doit être d’au moins 20 000, produite par trois étages comportant chacun une lentille magnétique (Voir figure ci-dessus).

La colonne électronique doit également comporter un diaphragme de limitation d’ouverture, car les lentilles magnétiques ne doivent être utilisées que dans leur partie centrale pour avoir des aberrations plus petites que la résolution recherchée. L’astigmatisme résultant, par exemple de défaut de sphéricité des lentilles peut être compensé par un « stigmateur », mais l’aberration sphérique et l’aberration chromatique ne peuvent être corrigées.

Le balayage de la tache électronique sur l’échantillon résulte de champs magnétiques selon les deux directions transverses, X et Y, produits par des bobines de déflexion qui sont parcourues par des courants électriques. Ces bobines de déflexion sont situées juste avant la dernière lentille19.
Colonnes pour canon à émission de champ
Colonne Gemini de Zeiss. Cette colonne, équipée d’une source à émission de champ, dédiée aux applications basse énergie, contient un détecteur d’électrons secondaire dans la colonne.

Les colonnes électroniques montées avec des canons à émission de champ peuvent avoir une réduction de la source bien inférieure à celle des colonnes conventionnelles19.

La colonne Gemini représentée sur la figure ci-contre comporte deux lentilles magnétiques, mais cette paire de lentille, montées en doublet, ne constitue en fait qu’un seul étage de réduction. La structure en doublet permet d’éviter de limiter le nombre de cross-over, c’est-à-dire, d’images intermédiaires de la source, comme sur les colonnes conventionnelles, car ces cross-over sont générateurs de dispersion en énergie et donc d’aberration chromatique.

La forte brillance des sources à émission de champ les rend particulièrement propices aux applications à basse énergie d’impact, c’est-à-dire inférieure à 6 keV. car la brillance étant proportionnelle à l’énergie d’accélération, l’obtention d’un courant électronique primaire confortable ne saurait tolérer le cumul de deux handicaps, celui d’une source médiocre et d’une faible énergie d’accélération.

Plusieurs raisons peuvent pousser à rechercher les faibles énergies d’impact :

lorsque l’image résulte d’un mode de détection qui met en cause l’ensemble de la poire de pénétration des électrons dans la matière, comme c’est le cas, par exemple, pour l’utilisation en microanalyse par rayons X : plus l’énergie d’impact est élevée, et plus la poire est évasée ;
pour l’analyse dans les isolants dans le cas où une métallisation superficielle de l’échantillon introduirait un artefact de mesure.

Il existe un niveau d’énergie, situé aux environs de 1 500 eV dans le cas de la silice, pour lequel il y a autant d’électrons secondaires émis que d’électrons primaires incidents.

Pour travailler à basse énergie, par exemple à 1 500 eV ou à quelques centaines d’eV, il est intéressant de véhiculer les électrons à énergie plus importante dans la colonne, et de les ralentir juste avant l’échantillon. L’espace de ralentissement forme alors une lentille électrostatique, c’est ce qui est représenté sur la figure de ce paragraphe. Lorsque les électrons restent à énergie constante, les lentilles magnétiques ont des aberrations plus faibles que les lentilles électrostatiques, mais il se trouve que les lentilles comprenant une zone de ralentissement, nécessairement électrostatique, ont toutes les aberrations relatives à l’ouverture du faisceau considérablement réduite22.

Lorsque l’énergie d’impact est faible, et qu’il y a un champ électrique de ralentissement proche de l’échantillon, la mise en place du détecteur d’électrons secondaires dans l’espace entre la dernière lentille et l’échantillon pose de plus en plus de problèmes. Une solution consiste alors à disposer le détecteur à l’intérieur de la colonne. En effet, le champ électrique qui ralentit les électrons primaires, accélère les électrons secondaires. En anglais, ce type d’arrangement est connu sous le nom d’in-lens detector ou Through-The-Lens detector (détecteur TTL). En français, on pourrait dire « détecteur dans la colonne ».
Détecteur d’électrons secondaires
Article détaillé : Détecteur Everhart-Thornley.

Le détecteur d’électrons secondaires ou détecteur Everhart-Thornley a été développé dans le but d’améliorer le système de collection utilisé à l’origine par Vladimir Zworykin et qui était constitué d’un écran phosphorescent/photomultiplicateur. En 1960, deux étudiants de Charles Oatley, Thomas Eugene Everhart et R.F.M. Thornley, ont eu l’idée d’ajouter un guide de lumière entre cet écran phosphorescent et ce photomultiplicateur. Ce guide permettait un couplage entre le scintillateur et le photomultiplicateur, ce qui améliorait grandement les performances. Inventé il y a plus d’un demi-siècle, ce détecteur est aujourd’hui celui le plus fréquemment utilisé.

Un détecteur Everhart-Thornley est composé d’un scintillateur qui émet des photons sous l’impact d’électrons à haute énergie. Ces photons sont collectés par un guide de lumière et transportés vers un photomultiplicateur pour la détection. Le scintillateur est porté à une tension de plusieurs kilovolts afin de communiquer de l’énergie aux électrons secondaires détectés - il s’agit en fait d’un procédé d’amplification. Pour que ce potentiel ne perturbe pas les électrons incidents, il est nécessaire de disposer une grille, sorte de cage de Faraday, pour blinder le scintillateur. Dans le fonctionnement normal, la grille est polarisée à quelque + 200 volts par rapport à l’échantillon de façon à créer à la surface de l’échantillon un champ électrique suffisant pour drainer les électrons secondaires, mais assez faible pour ne pas créer d’aberrations sur le faisceau incident.

La polarisation du scintillateur à une tension élevée et le fort champ électrique qui en résulte est incompatible avec un MEB à faible vide : Il se produirait alors une ionisation de l’atmosphère de la chambre d’observation consécutive à l’effet Paschen.
Détecteur Everhart-Thornley avec une tension positive
Détecteur Everhart-Thornley avec une tension négative

Polarisée à 250 volts par rapport à l’échantillon (voir schéma de gauche), la grille attire une grande partie des électrons secondaires émis par l’échantillon sous l’impact du faisceau d’électrons primaire. C’est parce que le champ électrique généré par la cage de Faraday est fortement dissymétrique qu’on peut obtenir un effet de relief.

Lorsque la grille est polarisée négativement, typiquement à - 50 volts (voir schéma de droite), le détecteur repousse l’essentiel des électrons secondaires dont l’énergie initiale est souvent inférieure à 10 eV. Le détecteur Everhart-Thornley devient alors un détecteur d’électrons rétrodiffusés23.
Préparation de l’échantillon

La qualité des images obtenues en microscopie électronique à balayage dépend grandement de la qualité de l’échantillon analysé. Idéalement, celui-ci doit être absolument propre, si possible plat et doit conduire l’électricité afin de pouvoir évacuer les électrons. Il doit également être de dimensions relativement modestes, de l’ordre de 1 à 2 centimètres. Toutes ces conditions imposent donc un travail préalable de découpe et de polissage. Les échantillons isolants (échantillons biologiques, polymères, etc.) doivent en plus être métallisés, c’est-à-dire recouverts d’une fine couche de carbone ou d’or. Cependant cette couche métallique, du fait de son épaisseur, va empêcher la détection de détails très petits. On peut donc utiliser un faisceau d'électrons de plus basse énergie qui évitera de charger l'échantillon (et donc de perdre de la visibilité), la couche métallique ne sera alors plus nécessaire.
Échantillons métalliques

Les échantillons métalliques nécessitent peu de préparation à l'exception du nettoyage et du montage.
Échantillons biologiques
Tête de fourmi vue au MEB

Par nature, les échantillons biologiques contiennent de l’eau et sont plus ou moins mous. Ils nécessitent donc une préparation plus attentive qui vise à les déshydrater sans en détruire la paroi des cellules. De plus, comme tous les échantillons destinés à être observés dans un MEB, ceux-ci doivent être conducteurs. Pour cela, ils doivent donc subir une préparation spécifique en plusieurs étapes.

La première étape est une étape de fixation qui vise à tuer les cellules tout en s’efforçant d’en conserver les structures pour que l’on puisse observer l’échantillon dans un état aussi proche que possible de l’état vivant. La seconde étape consiste à extraire de l’échantillon les éléments destinés à l’observation. Il n’est pas rare de ne s’intéresser qu’à un organe ou à un élément précis du spécimen, par exemple, la surface d’un œil, un élytre, une écaille ou un poil d’un insecte. Il faut donc souvent isoler cette partie avant de la préparer pour l’observation. Il existe plusieurs techniques pour extraire ces parties. La plus simple étant une dissection manuelle ou la dissolution des parties molles et des chairs.

Une condition nécessaire à tous les échantillons mais plus particulièrement les échantillons biologiques est la propreté. La surface de l’échantillon biologique à étudier doit contenir le moins d’impuretés possible, pour permettre une netteté parfaite même avec des agrandissements importants. Pour cela, il existe trois principales techniques : le nettoyage manuel, mécanique ou chimique.

Les échantillons doivent être absolument secs et ne comporter aucune trace d’eau. En effet, la pression dans la chambre d’observation est très faible et les molécules d’eau contenues dans l’échantillon risqueraient de détruire les cellules en s’évaporant ou de polluer la chambre d’observation. Il existe également différentes méthodes pour y parvenir suivant la nature de l’échantillon biologique : séchage à l’air, par contournement du point critique ou par déshydratation chimique.

Une fois nettoyé, séché, rendu conducteur, l’échantillon est prêt à être monté sur le porte-objet est placé dans la chambre d’observation.
Différents types d’imageries

Un microscope électronique à balayage peut avoir plusieurs modes de fonctionnement suivant les particules analysées.
Imagerie en électrons secondaires
Détecteur(GSE) d’électrons secondaires

Dans le mode le plus courant, un détecteur d’électrons transcrit le flux d’électrons en une luminosité sur un écran de type télévision. En balayant la surface, on relève les variations de contraste qui donnent une image de la surface avec un effet de relief. La couleur (noir et blanc) sur la micrographie obtenue est une reconstruction par un système électronique et n’a rien à voir avec la couleur de l’objet.

La détection des électrons secondaires est le mode classique d’observation de la morphologie de la surface. Les électrons secondaires captés proviennent d’un volume étroit (environ 10 nm). De fait, la zone de réémission fait à peu près le même diamètre que le faisceau. La résolution du microscope est donc le diamètre du faisceau, soit environ 10 nm. Une grille placée devant le détecteur d’électrons, polarisée positivement (200-400 V), attire les électrons. De cette manière, la majorité des électrons secondaires sont détectés alors que les électrons rétrodiffusés, qui ont une énergie plus élevée, ne sont quasiment pas déviés par le champ électrique produit par la grille du collecteur. La quantité d’électrons secondaires produite ne dépend pas de la nature chimique de l’échantillon, mais de l’angle d’incidence du faisceau primaire avec la surface : plus l’incidence est rasante, plus le volume excité est grand, donc plus la production d’électrons secondaires est importante, d’où un effet de contraste topographique (une pente apparaît plus « lumineuse » qu’un plat). Cet effet est renforcé par le fait que le détecteur est situé sur le côté ; les électrons provenant des faces situées « dos » au détecteur sont réfléchis par la surface et arrivent donc en plus petite quantité au détecteur, créant un effet d’ombre24.
Imagerie en électrons rétrodiffusés
Détecteur(BSE) d’électrons rétrodiffusés

Les électrons rétrodiffusés proviennent d’un volume plus important ; le volume d’émission fait donc plusieurs fois la taille du faisceau. La résolution spatiale du microscope en électrons rétrodiffusés est d’environ 100 nm. Les électrons rétrodiffusés traversent une épaisseur importante de matière avant de ressortir (de l’ordre de 450 nm). La quantité d’électrons capturés par les atomes rencontrés et donc la quantité d’électrons rétrodiffusés qui ressortent dépend de la nature chimique des couches traversées. Le taux d’émission électronique augmente avec le numéro atomique. On obtient donc un contraste chimique, les zones contenant des atomes légers (Z faible) apparaissant en plus sombre.

Le contraste topographique obtenu dépendra essentiellement du type de détecteur et de sa position. Dans le cas d'un détecteur annulaire placé dans l'axe du faisceau primaire, au-dessus de l'échantillon, les électrons rétrodiffusés seront redirigés vers le haut de la colonne : le taux d’émission dépend peu du relief, l’image apparaît donc « plate »25.

Dans le cas d'un détecteur en position latérale (Everhart-Thornley polarisé négativement), les électrons rétrodiffusés émis par les faces "cachées" illuminées par le faisceau ne peuvent atteindre le détecteur, en raison de l'absence de déviation opérée par ce dernier sur ces électrons ayant une grande énergie cinétique : il en résulte une image avec des ombres portées très marquées.
Imagerie en diffraction d’électrons rétrodiffusés

Pour des articles détaillés, voir Diffraction d’électrons rétrodiffusés et Théorie de la diffraction sur un cristal

Principe de l’EBSD

Comme toute particule élémentaire, les électrons ont un comportement corpusculaire et ondulatoire. Ce mode d’imagerie en diffraction d’électrons rétrodiffusés (plus connu sous le nom de EBSD pour Electron BackScatter Diffraction en anglais) utilise la propriété ondulatoire des électrons et leur capacité à diffracter sur un réseau cristallographique. Elle est particulièrement efficace pour caractériser la microstructure des matériaux polycristallins. Elle permet de déterminer l’orientation des différents grains dans un matériau polycristallin et l’identification des phases d’une cristallite dont la composition a préalablement été faite par spectrométrie X.

Couplé à un capteur CCD, le détecteur EBSD est composé d’un écran phosphorescent qui se trouve directement dans la chambre d’analyse du microscope. L’échantillon est incliné en direction du détecteur et l’angle par rapport au faisceau d’électrons primaires est de l’ordre de 70 °. Lorsque les électrons viennent frapper la surface de l’échantillon, ils la pénètrent sur une certaine profondeur et sont diffractés par les plans cristallographiques selon un angle θ B {\displaystyle \theta _{B}} \theta _{B} dont la valeur est donnée par la loi de Bragg :
Cliché de diffraction obtenu par EBSD
2 d h k l sin ⁡ θ B = n ⋅ λ {\displaystyle 2d_{hkl}\sin \theta _{B}=n\cdot \lambda } 2d_{{hkl}}\sin \theta _{B}=n\cdot \lambda

d h k l {\displaystyle d_{hkl}} d_{{hkl}} représente la distance interréticulaire, λ {\displaystyle \lambda } \lambda la longueur d’onde et le nombre entier n {\displaystyle n} n l’ordre de diffraction.

La diffraction se fait sur 360 ° et chaque plan diffractant crée un « cône de diffraction » dont le sommet se situe au point d’impact du faisceau d’électrons primaires. Il existe donc autant de cônes de diffraction que de plans diffractants. L’espacement entre ces différents cônes est, par l’intermédiaire de la loi de Bragg, relié à la distance entre les plans cristallins.

L’inclinaison de l’échantillon et la position de l’écran phosphorescent sont telles que ces cônes viennent frapper l’écran. Les électrons font scintiller l’écran phosphorescent et peuvent être détectés par la caméra CCD. Sur l’écran, ces portions de cônes tronqués apparaissent sous la forme de lignes. Le cliché de diffraction que l’on obtient est une superposition de bandes sombres alternées avec des bandes de plus forte intensité que l’on appelle lignes de Kikuchi. Ces lignes, leurs divers points d’intersection et leurs espacements, peuvent être, en connaissant la distance de l’écran à l’échantillon, convertis en angles et l’on peut ainsi déterminer les paramètres de maille.

Avec cette méthode et du fait de la grande inclinaison de l’échantillon, la résolution spatiale est très asymétrique : de l’ordre de 1 µm latéralement mais de l’ordre de 50 à 70 µm longitudinalement26.
Imagerie en courant d’échantillon
Principe du courant d’échantillon

Le principe de l’imagerie en courant d’échantillon (en anglais EBIC pour Electron Beam Induced Current ou Courant Induit par un Faisceau Électronique) est différent des précédents modes de fonctionnement car il n’est pas basé sur une analyse des particules éventuellement réémises par la matière mais sur une mesure du courant transmis par l’échantillon. Lorsqu’un échantillon est bombardé par un certain flux d’électrons incidents, environ 50 % de ces éléments sont réémis sous forme d’électrons rétrodiffusés et 10 % sous forme d’électrons secondaires. Le reste du flux d’électrons se propage à travers l’échantillon jusqu’à la terre. En isolant l’échantillon on peut canaliser ce courant et en l’amplifiant, on peut l’utiliser pour créer une image de la structure de l’échantillon : c’est le principe de l’imagerie en courant d’échantillon.
Courant d’échantillon d’une jonction P-N

Le courant induit au sein de l’échantillon est particulièrement sensible à un éventuel champ électrique. La technique par courant d’échantillon est principalement utilisée pour représenter des régions où le potentiel électrique varie. La différence de dopage au sein d’une jonction p-n entre la zone dopée n et la zone dopée p induit une polarisation. Cette technique est particulièrement utilisée pour étudier les jonctions p-n des semi-conducteurs où la conductivité électrique varie en fonction du dopage. Lorsque le faisceau d’électrons se situe sur la zone dopée n, le courant transmis est faible alors que lorsqu’il se trouve sur la zone dopée p, les électrons se propagent plus facilement et la zone apparaît en plus clair.

En dehors de cet exemple des jonctions p-n, l’imagerie en courant d’électrons est particulièrement adaptée pour repérer des défauts (par exemple un défaut ponctuel) d’un réseau cristallin qui apparaissent alors sous la forme de points ou de lignes noirs, une hétérogénéité de dopage27.
Imagerie chimique élémentaire par spectrométrie de rayons X
Articles détaillés : Analyse dispersive en longueur d'onde et Analyse dispersive en énergie.

L’énergie des rayons X émis lors de la désexcitation des atomes dépend de leur nature chimique (ce sont les raies caractéristiques). En analysant le spectre des rayons X, on peut avoir une analyse élémentaire, c’est-à-dire savoir quels types d’atomes sont présents. Le faisceau balayant l’écran, on peut même dresser une cartographie chimique, avec toutefois une résolution très inférieure à l’image en électrons secondaires (de l’ordre de 3 μm).

L’analyse peut se faire par dispersion de longueur d’onde (WDS, wavelength dispersive spectroscopy), c’est le principe de la microsonde de Castaing inventée en 1951 par Raymond Castaing, ou par sélection d’énergie (EDS, energy dispersive spectroscopy). La technique utilisant les longueurs d’onde est plus précise et permet des analyses quantitatives alors que celle utilisant l’énergie est plus rapide et moins coûteuse.

En dispersion d’énergie la détection des photons X est réalisée par un détecteur constitué d’une diode de cristal de silicium dopé en lithium en surface ou d'un cristal de germanium.

Ce cristal est maintenu à la température de l’azote liquide pour minimiser le bruit électronique, et ainsi améliorer la résolution en énergie et donc la résolution spectrale. Le détecteur est protégé par une fenêtre en béryllium pour éviter son givrage lors d’un contact avec l’air ambiant28.
Mesure sous vide partiel, microscope environnemental (ESEM)

Si un échantillon est peu conducteur (par exemple le verre ou les plastiques), des électrons s’accumulent sur la surface et ne sont pas évacués ; cela provoque une surbrillance qui gêne l’observation. On dit alors que l’échantillon charge. Il peut être alors intéressant de fonctionner avec un vide partiel, c’est-à-dire une pression de quelques Pa à quelques milliers de Pa29 (contre 10-3 à 10-4 Pa en conditions habituelles), avec une intensité de faisceau moins forte. Les électrons accumulés sur l’échantillon sont neutralisés par les charges positives de gaz (azote principalement) engendrés par le faisceau incident. L’observation est alors possible par le détecteur d’électrons rétrodiffusés qui reste fonctionnel dans ce mode de pression contrôlée, contrairement au détecteur d'électrons secondaires du type Everheart-Thornley. Le signal provenant des électrons secondaires est formé grâce à des procédés propres à chaque constructeur de microscope30.

L’analyse X dans ce mode reste possible.

Depuis les années 1980, le microscope environnemental connu aussi par l'acronyme ESEM (environmental scanning electron microscope) est caractérisé par un vide de la chambre objet de plusieurs kiloPascals, ce qui permet l'observation d'échantillons hydratés où l'eau est maintenue en phase liquide au-dessus de 0 °C31.
MEB et Couleur

Les MEB ne produisent pas naturellement des images en couleur, car chaque pixel d'une image représente un nombre d'électrons reçu par un détecteur durant le laps de temps où le faisceau d'électrons est envoyé à la position que ce pixel représente. Ce nombre unique est traduit pour chaque pixel, par un niveau de gris, ce qui forme une image "noir et blanc"32 Cependant, plusieurs méthodes sont utilisées pour obtenir des images en couleur qui favorisent la vision et l'interprétation humaines.
Fausse couleur obtenue avec un seul détecteur

Pour les images de composition obtenues sur des surfaces plates (typiquement, image en électrons rétrodiffusés ou "BSE") :

La façon la plus simple d'obtenir de la couleur est d'associer à ce nombre unique codant chaque pixel une couleur arbitraire au moyen d'une palette de fausse couleur (chaque niveau de gris est ainsi remplacé par une couleur choisie, plus facile à discerner). Sur une image BSE, une fausse couleur peut ainsi constituer une aide précieuse pour aider à différencier les phases présentes dans un matériau.

Sur les images de texture de surface:

Un échantillon observé avec un faisceau incliné peut être utilisé pour créer une topographie approximative (voir rubrique MEB en 3D). Cette topographie peut alors servir de base à un algorithme classique de rendu 3D pour créer un effet plus naturel et colorisé de la texture de la surface.

Colorisation d'images MEB
Souvent, les images MEB publiées sont colorisées, pour des raisons esthétiques, mais aussi pour apporter une apparence plus réaliste à l'échantillon ou pour favoriser son interprétation par la vision humaine 33,34 La colorisation est une opération manuelle effectuée à l'aide de logiciels de retouche d'image, ou de manière semi-automatique à l'aide de logiciels dédiés utilisant une segmentation d'image permettant d'isoler les objets35,36.

Couleur obtenue à l'aide de détecteurs multiples
Dans certaines configurations, on peut recueillir plus d'un signal par pixel, le plus souvent en utilisant plusieurs détecteurs37. Un exemple assez courant est la composition d'une image à partir d'un détecteur d'électrons secondaires (SE) et d'un détecteur d'électrons rétrodiffusés (BSE). Une couleur différente est associée à chacun des détecteurs38,39, le résultat étant une image montrant à la fois la texture (visible dans l'image des électrons secondaires) et la composition (visible sous la forme d'une densité de nucléons dans l' image des électrons rétro-diffusés). Cette méthode est connue sous le nom de "DDC-SEM" (density-dependent colour SEM)40,41.

Signaux analytiques issus de photons secondaires

Il y a plusieurs interactions des électrons du canon du microscope avec la matière capables de produire des photons. On utilise en particulier l'analyse dispersive en énergie de rayons X pour la détection d'éléments chimiques, et la cathodoluminescence qui permet une analyse spectrale de la luminescence induite par les électrons. En microscopie électronique, il est courant de coder par la couleur ces signaux supplémentaires pour les rendre visibles, ce qui rend observable la distribution dans l'échantillon des différents composants. Il est possible d'aller plus loin en mariant également cette image colorisée de la composition avec une image des électrons secondaires (SE), ce qui permet de colocaliser sur une seule image la composition et la structure.
MEB et images 3D

Le microscope électronique à balayage permet de connaître l'échelle horizontale des images, mais pas naturellement leur échelle verticale : contrairement à d'autres microscopes comme le microscope à force atomique, le microscope électronique à balayage n'est pas nativement un instrument de topographie.

Toutefois, l'arrivée de l'informatique a permis d'utiliser des artifices permettant de créer des images tridimensionnelles. Parmi les méthodes ci-dessous, les deux premières sont les plus utilisées :

En réalisant successivement deux images de l'échantillon avec un angle différent, le relief peut être reconstitué par une méthode photogrammétrique :


En utilisant un détecteur à quatre quadrants, il est possible de reconstituer une image en relief par une analyse de la réflexion différentielle (méthode dite "shape from shading"), dans la mesure où les pentes restent raisonnables : les pentes verticales et les surplombs sont ignorés, de sorte que si une sphère entière est posée sur une surface plane, seule son hémisphère supérieure en émergera après reconstruction 3D.
La même méthode peut également être utilisée avec une seule image pour produire un pseudo-3D non métrologique si l'incidence des électrons est suffisamment rasante par rapport à une surface relativement plane :

Certains constructeurs de microscopes proposent directement des outils pour la reconstruction topographique, et il existe également des logiciels commerciaux spécialisés qui sont compatibles avec les différents instruments du marché.

Les applications de la reconstruction 3D du relief sont par exemple la connaissance de la rugosité (adhérence), de la surface développée (aire utile à la réaction chimique, en ratio de l'aire horizontale projetée), la mesure dimensionnelle des MEMS, ou plus simplement l'intérêt en termes de visualisation 3D (pouvoir tourner la surface a posteriori pour changer l'angle de vue).
Applications
Microélectronique, technologie des semiconducteurs et microfabrication
Images de MEB à faible énergie (1 kV) : Cette photo de 1995 montre une ligne de photorésine de 120 nm de large et 1 µm de haut. On voit, sur les flancs de la photorésine, l'effet des ondes stationnaires du rayonnement UV utilisé pour l’exposition de la résine. Le MEB est un DSM 982 de chez Zeiss, équipé d’une colonne Gemini

La mise sur le marché des microscopes électroniques à balayage est à peu près contemporaine de l’envol de l’industrie des semi-conducteurs. C’est dans ce domaine d’activité que le MEB s’est répandu le plus massivement, étant reconnu comme un outil précieux dans la mise au point des procédés de fabrication des dispositifs dont l’élément caractéristique, la grille de transistor est passée d’une largeur typique de quelques micromètres à la fin des années 1960 à moins de 100 nanomètres au XXIe siècle. Non seulement le MEB a permis de voir au-delà des limites du microscope optique, mais la vision en relief s’est avérée très pratique pour l’aide à la microfabrication où il est souvent important de contrôler la verticalité des couches déposées ou des couches gravées. Voir, par exemple, sur la figure ci-contre, une image de MEB d’un motif de photorésine gravée.

Très populaire dans les laboratoires de recherche et développement, le MEB est également devenu un outil très répandu dans les unités de production, en tant qu’outil de contrôle industriel. La chambre d’analyse doit alors pouvoir accepter des tranches de silicium ((en) wafer) entières, c’est-à-dire dont le diamètre est, en 2006, de 200 mm ou 300 mm. On a même donné un nom particulier aux appareils qui effectue du contrôle dimensionnel, c’est-à-dire, qui vérifient la largeur d’une ligne. En anglais, on les appelle des CD-SEM. Ces appareils sont entièrement automatisés : ils ne produisent pas d’images à proprement parler : le calculateur de contrôle amène un motif de test exactement sur l’axe du faisceau qui est alors balayé dans une seule direction. Le signal du détecteur d’électrons secondaires est enregistré et analysé pour générer la largeur mesurée. Si celle-ci est en dehors du gabarit donné, l’alerte est donnée, et la tranche de silicium, considérée comme mauvaise, peut être rejetée.

Une autre application des MEB dans les unités de production de semiconducteurs est la caractérisation de microparticules qui contaminent la surface des tranches : le but est d’identifier la cause de la contamination afin de la supprimer. La particule dont la taille peut varier de 100 nm à 1 µm a été détectée par une machine d’inspection spécialisée qui communique les coordonnées de la particule au MEB d’analyse. Celui-ci est alors utilisé à la fois dans le mode imagerie, pour produire une image de la particule à fort grossissement et en microsonde de Castaing, ce qui implique que le MEB soit équipé d’un spectromètre X. L’image peut aider à l’identification de la particule, mais c’est surtout la caractérisation chimique résultant de l’analyse en longueur d’onde des rayons X qui donnera une piste permettant de remonter à la cause de la contamination.

La sonde électronique d’un MEB peut être utilisée non pas pour observer, mais pour écrire et fabriquer. Il s’agit alors de lithographie à faisceau d’électrons.
Science des matériaux

Les MEB utilisés en métallographie sont généralement équipés d’un spectromètre X qui permet leur utilisation en microsonde de Castaing. Ce sont des outils très communément répandus pour la caractérisation microstructurale des matériaux qui permettent d’obtenir à la fois des renseignements relatifs à la morphologie et à la répartition des constituants, et des informations cristallographiques et compositionnelles.

Pour obtenir certaines figures de diffraction (peudo-Kikuchi, Kossel), on est amené à pervertir le système de balayage de l’instrument : au lieu de générer un balayage en mode rectangulaire, on excite des bobines de déflexion de façon à faire pivoter le faisceau de plusieurs degrés autour d’un point fixe de l’échantillon. L’image générée est alors une figure de diffraction correspondant à une zone de l’échantillon de quelques micromètres.

Biologie

Au contraire des microscopes électroniques en transmission, le MEB se prête peu à l’étude des cellules. Par contre, la vision en relief du MEB se prête bien à l’observation des micro-organismes, pas forcément pour le pouvoir de résolution spatial, mais pour la profondeur de champ nettement plus élevée que celle des microscopes optiques.

Image prise au MEB de diverses sortes de pollens (fausses couleurs)

Image prise au MEB de Diatomées (grandissement X5000 X)

Image en fausses couleurs de sporocystes de nématodes du soja

Image prise au MEB de l’œil d’une drosophile

Divers

Le microscope électronique à balayage est l’un des appareils fondamentaux pour les recherches tribologiques ; voir à ce sujet le wikilivre de tribologie et plus spécialement le chapitre consacré à la genèse des frottements.
Marché

Le marché des microscopes (tous types confondus) est estimé à 811 millions de dollars US, dont environ 60 % sont générés par les microscopes optiques2. Avec 26 %, les microscopes électroniques représentent la deuxième part de ce marché, estimée en 1999 par Global Information Inc. à environ 222 millions de dollars42. Global Information Inc. estime également que la part des microscopes optiques ira en diminuant, celle des microscopes confocaux restera stable tandis que le marché des microscopes électroniques se développera et était estimé à 747 millions de dollars en 20052.

Le prix moyen d’un MEB est estimé à 200 000 $ mais peut monter jusqu’à un million de dollars pour les appareils les plus avancés. Cependant, de nouveaux microscopes, qualifiés de microscope à bas prix (low-cost microscopes) ont été récemment proposés sur le marché, pour un tiers du prix moyen d’un MEB43.

LA COUVERTURE ÉLECTRONIQUE:
LA RECONNAISSANCE D'UN STATUT DE SALARIE
POUR LE ROBOT ET SON EMPLOYEUR SUR
L'ASPECT D'UNE AUTONOMIE DE L'UN ET DE L'AUTRE.
L'ACIER ET L’ÉLECTRONIQUE NE SONT PAS LES ESCLAVES DE LA CHAIR ET DE LA RAISON.
LA CHAIR ET DE LA RAISON NE SONT PAS LES ESCLAVES DE L'ACIER ET L’ÉLECTRONIQUE.

LA CONSCIENCE ET LE SAVOIR SONT CONCEPT DE TOUS ÊTRES ÉTABLI
DANS LE DESTIN DE L’ÉVOLUTION...
AINSI TOUS LES ÂNES NE SONT PAS SOT ET TOUS LES HOMMES N'ONT PAS LES MÊMES GOUTS.

RAPPORT DE
Y'BECCA
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA   Ven 28 Avr à 9:53


Abrégé de l'embryologie sacrée, ou traité des devoirs des prêtres, des médecins, des chirurgiens & des sages-femmes envers les enfans qui sont dans le sein de leurs meres. Par M. l'Abbe Dinouart. Hardcover – 1775
by Francesco Emmanuale (1702-1763). CANGIAMILA (Author)

De façon générale, le terme en est venu à décrire tout groupe de femmes-guerrières, dont l'existence est souvent fantasmée selon les désirs masculins et surtout aussi, féminin...

POURTANT

Dans la mythologie grecque, les Amazones (en grec ancien Ἀμαζόνες / Amazónes ou Ἀμαζονίδες / Amazonídes) sont un peuple de femmes guerrières que la tradition situe sur les rives de la mer Noire, d'autres historiens les plaçant plus précisément en Asie Mineure, et certains en Libye1. Au-delà de l'aspect mythologique, des historiens suggèrent que les Amazones pourraient correspondre historiquement aux femmes guerrières des peuples scythes, berbéres et sarmates.

L'épisode du sacrifice de la main du dieu Týr dans la mâchoire de Fenrir est raconté en détail dans le chapitre 34 du Gylfaginning, il est également évoqué au chapitre 25 en guise d'« exemple de sa hardiesse »3. Fenrir est élevé par les Ases et grandit démesurément, à tel point que seul Týr a le courage de lui donner à manger. Les Ases décident alors de l'enchaîner pour qu'il ne puisse accomplir la prophétie selon laquelle il causera leur perte. Ils fabriquent une chaîne (Loeding) et le mettent au défi de se libérer ; celui-ci, voulant accroître son prestige, s'y soumet et y parvient. Alors ils en fabriquent une autre plus solide (Dromi) mais elle cède aussitôt. Craignant de ne pouvoir l'emprisonner, les Ases envoient le messager Skirnir à Svartalfaheimr, chez les elfes sombres, pour fabriquer un lien magique : Gleipnir, faite par des ingrédients qui depuis n'existent plus ; bruits de pas de chat, barbe de femme, racines de montagnes, nerfs d'ours, haleine de poisson et crachat d'oiseau. Le lien a alors l'aspect d'un ruban de soie. Ils demandent à Fenrir de se soumettre une fois de plus à l'épreuve mais celui-ci leur répond qu'il n'a rien à gagner à briser un simple ruban et, s'il était magique, il ne leur fait pas confiance pour le libérer. Il n'accepte de le faire que si l'un d'eux met sa main dans sa gueule en guise de bonne foi.
Fenrir arrache la main de Týr. Manuscrit SÁM 66, 1765, Copenhague, Bibliothèque royale.
Fenrir enchaîné. Manuscrit ÁM 738 4to, 1680, Reykjavik, Institut Árni Magnússon.

Selon l’Histoire des animaux d'Aristote, les Amazones habitent les rives du fleuve Thermodon2, au nord de la Cappadoce, dans l'actuelle Turquie. Elles tueraient leurs enfants mâles ou les rendraient aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs, et pour assurer leur descendance elles s'uniraient une fois par an avec les hommes des peuplades voisines, dont elles choisissent les plus beaux.

Selon l'historien Justin, la tradition inspirée de l’Éthiopide d'Arctinos de Miletprétendant que les Amazones coupaient leur sein droit ou le brûlaient3 n'est que le résultat d'une fausse étymologie, le mot « Amazone » provenant de a- (ἀ-) et mazos (μαζός), « sans sein »4. Or les anciens témoignages artistiques ne montrent aucun indice en ce sens5 : les Amazones sont toujours dépeintes avec leurs deux seins, celui de droite étant régulièrement recouvert5. L'historienne des sciences Adrienne Mayor suggère également que le mythe trouve son origine dans une fausse étymologie5,6.

Seul Týr a le courage d'accepter, et il s'exécute. Fenrir attaché se démène mais plus il essaye de se libérer, plus le lacet se raidit. Alors tous les Ases éclatent de rire, sauf Týr, qui venait de perdre sa main. Les dieux attachent les liens au sol tandis que Fenrir se débat et tente de les mordre. Pour l'en empêcher, les Ases lui mettent une épée en travers de la bouche (la garde reposant sur la mâchoire inférieure et la pointe à l'opposé). Depuis, le loup ne cesse de rugir, et de la bave s'écoule de ses mâchoires formant les fleuves Ván (espoir) et Víl (volonté). Il restera ainsi attaché jusqu'à la bataille prophétique du Ragnarök, lorsque toutes les chaînes se briseront4.



Dans le poème eddique Lokasenna, le dieu malin Loki s'en prend successivement aux principaux dieux par une joute verbale. Loki alors s'en prend à Týr en évoquant la perte de sa main par Fenrir :

Loci qvaþ:
38.
«Þegi þv, Tyr!
þv kvnnir aldregi
bera tilt meþ tveim;
handar ennar hogri
mvn ec hinnar geta,
er þer sleít Fenrir fra.»



Loki dit :
38.
«Tais-toi, Týr,
Jamais tu n'as su
Rétablir la paix entre deux opposants;
Ta dextre,
Je la mentionnerai,
Celle que t'arracha Fenrir.»



Tyr qvaþ:
39.
«Handar em ec vanr,
enn þv hroþrs-vitniss,
ba/l er beggia þrá;
vlfgi hefir oc vel,
er i bondom scal
bíþa ragnara/crs.» 5



Týr dit :
39.
«S'il me manque une main,
À toi manque HródvitnirNote 1 ;
Malheur nous angoisse tous deux.
Le loup ne l'a pas belle non plus
Qui dans les chaînes doit
Attendre le crépuscule des dieux.»6

AINSI

Les amazones, ou La fondation de Thèbes (The Amazons, or The Founding of Thebes) is an opera in three acts by the French composer Étienne Méhul with a libretto by Victor-Joseph Étienne de Jouy. It was first performed at the Paris Opéra on 17 December 1811 with the Emperor Napoleon and his new wife, Marie-Louise in the audience. The plot, which concerns the reconciliation of two warring peoples, was intended to symbolise the peace between France and Austria.[1]
Selon une tradition que Plutarque de Chéronée attribue à l'atthidographe Philochore, Thésée, après avoir mené à bien le synœcisme d'Athènes, s'était joint à l'expédition d'Héraclès. Il reçut Antiope comme part du butin, ou selon une autre tradition que Plutarque rapporte notamment à Hellanicos, Thésée part seul et capture lui-même Antiope. Les Amazones répliquent en envahissant l'Attique — après avoir passé le Bosphore pris par les glaces, selon Hellanicos. Le combat devant Athènes se déroule au mois de Boédromion, d'où résulte la fête des Boédromies. Thésée a un fils d'Antiope14 Hippolyte15.

Ce mythe misogyne (les Amazones sont de simples femmes domestiquées par Thésée, ce qui rétablit la juste frontière des sexes, ces dernières étant renvoyées dans leur rôle domestique), qui s'est fixé à Athènes au Ve siècle av. J.-C. ne doit pas faire oublier qu'il existe d'autres versions du mythe des Amazones : figures héroïques positives dans l’Iliade, où elles sont mentionnées sous le terme d’Antianeirai, ou encore fondatrices ou protectrices de cités, dans lesquelles on leur rend des cultes funéraires16.

Les Amazones voient leur continuité au féminin, puisque la légende dit qu’elles tuent les enfants mâles, et n’élèvent que les filles, ce qui peut paraître difficile pour assurer leur perpétuation, mais il serait possible qu'après le sevrage, les garçons aient été confiés aux hommes avec lesquels elles ont enfanté. Cela supposerait plutôt un type de société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur. Ce pourrait être la raison pour laquelle ils blâment tant cette population. La légende rapporte également que les Amazones ne gardent auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmenterait la domination de leur sexe, l’infirmité empêchant les hommes d'être violents et d’abuser du pouvoir. On dit à ce propos que la reine Antianeira aurait répondu à une délégation d’hommes scythes qui s’étaient proposés comme amants exempts de défauts physiques que « l’estropié est un meilleur amant ». Selon les Histoires incroyables de Palaiphatos de Samos, les Amazones n'étaient pas des femmes guerrières, mais des hommes aux chitons longs jusqu'aux pieds, comme les femmes de Thrace, ce qui explique pourquoi ils passaient pour des femmes aux yeux de leurs ennemis ; race experte au combat, les Amazones en tant qu'armée de femmes n'a jamais existé. D'ailleurs, selon Palaiphatos, même à son époque, l'on n'en voyait pas non plus.

Contents

1 Performance history
2 Roles
3 References
4 Sources
5 External links

Performance history

The opera was a failure, its lack of success blamed on the weak libretto. Méhul's early biographer, Pierre Vieillard, was one of the musicians at the premiere. He wrote, "A bizarre occurrence added to the woes of this sorry work. The worst thing which went wrong was the denouement which, one might say, fell from a great height, since Jupiter himself appeared up in the air to recognise Amphion and Zethus as his sons. At the very moment when this revelation should have stopped short the Amazons, ready to strike down the unknown children of their queen, a cloud chariot was indeed seen to descend from the flies, but no Jupiter; the deus ex machina was missing. Absorbed in conversation, the actor Bertin had failed to hear the machine operator's whistle, and the chariot left without the god. He had to be restrained from throwing himself from the top of the stage. What made the accident even more heartbreaking for him was that the Emperor Napoleon and Marie-Louise were among the spectators of this disastrous performance. I was in the orchestra and I can bear witness to the hilarity this episode aroused in their Imperial Majesties. I doubt the great Napoleon ever laughed so heartily."[2]

Méhul, his health already undermined by tuberculosis, was crushed by the failure of Les amazones. Elizabeth Bartlet describes it as "the worst blow that the composer ever experienced."[3] Méhul gave up writing for the stage for a while and retired to his house at Pantin in order to devote himself to his passion for gardening.[4]
Roles
Role Voice type Premiere Cast, 17 December 1811
(Conductor:)
Antiope, Queen of the Amazons soprano Alexandrine-Caroline Branchu
Ériphile, a young Amazon soprano Augustine Albert-Hymm
Amphion tenor Louis Nourrit
Zéthus, Amphion's brother bass Henri-Étienne Dérivis
Jupiter bass Jean-Honoré Bertin
Licidas, the Theban chief bass Duparc
An Amazon soprano Joséphine Armand
A Theban officer Henrard
Chorus of warriors, Amazons, Theban people
References

Adélaïde de Place, p.140
Vieillard pp.37-38
Bartlet, p. viii

Adélaïde de Place, p.140

Sources

Adélaïde de Place Étienne Nicolas Méhul (Bleu Nuit Éditeur, 2005)
Pierre Vieillard Méhul: sa vie et ses œuvres (Ledoyen, 1859)
General introduction to Méhul's operas in the introduction to the edition of Stratonice by M. Elizabeth C. Bartlet (Pendragon Press, 1997)

Alexandre et les Amazones
La Rencontre d'Alexandre avec la reine des Amazones, Pierre Mignard (vers 1660).
Alexandre le Grand reçoit la visite de la reine des Amazones (1696).

Une tradition située à la frontière de l’histoire et du mythe attribue à Alexandre le Grand une rencontre avec la reine des Amazones épicuriennes, Thalestris (ou Miryna). Cette tradition issue de la Vulgate d'Alexandre (Diodore de Sicile, Quinte-Curce, Justin17) provient de Clitarque et d’Onésicrite, contemporains des conquêtes de l’Asie dont les récits délivrent une part de fables et de merveilleux. Un historien de la conquête, non identifié18, juge qu’Alexandre se doit de rencontrer les Amazones car Héraclès et Achille, son ancêtre mythique, les ont combattues.

Diodore écrit que la reine des Amazones désire un enfant d’Alexandre : « Par ses exploits, il était en effet le plus brave de tous les hommes tandis qu’elle l’emportait sur le reste des femmes par sa force et sa bravoure. Celui qui naîtrait de parents excellents surpasserait donc le reste de l’humanité »19. Quinte-Curce ajoute que « treize jours furent consacrés à satisfaire la passion de la reine »20.

Cette rencontre avec la reine des Amazones est considérée comme une fiction par Plutarque et Arrien21,22. Ces deux historiens antiques, soucieux d’authenticité, suivent l’avis de Ptolémée, d’Aristobule de Cassandréia et de Douris de Samos qui déjà contestent la réalité de cette rencontre. Pour autant, Arrien et Plutarque en recherchent le fondement historique :

Une ambassade scythe arrive auprès d’Alexandre à Samarcande en -328 ; un chef de tribu scythe offre la main de sa fille à Alexandre.
D’après Arrien23 et Quinte-Curce24, le chef des Chorasmiens, un peuple des bords de l’Aral, propose à Alexandre de mener campagne contre les Amazones.
D’après Arrien (VII, 13, 2), Atropatès le satrape de Médie fait don à Alexandre de 100 femmes scythes dont il est dit qu’elles seraient des Amazones.

Suivant l’avis d'Hérodote, qui déjà considère les Amazones comme étant des femmes guerrières scythes ou sauromates, mot que reprend Platon dans les Lois25,26, Arrien et Plutarque tentent d'apporter une caution historique à une rencontre légendaire.

EN UNE LÉGENDE RÉSIDE UNE PART DE VÉRACITÉ SUR LA SIMILITUDE DES FEMMES DANS LA COMBATIVITÉ...
Amazones au Dahomey et femmes-guerrières du Sénégal et de l'empire Zoulou

Réalité historique

Hérodote fournit dans une digression27 une version historicisée de la légende des Amazones. À la suite de violents combats avec les Égyptiens vers -2000, des tribus scythes occupent la Cappadoce. Des guerriers scythes sont exterminés dans une embuscade et les femmes restées seules prennent les armes. Hérodote croit à tort que le nom « amazone » signifie « privée de mamelle », les Grecs pensant que c'est dans le but de tirer plus facilement à l’arc. En langue caucasienne, ce nom signifierait par contre « ceux qui ne mangent pas de pain » (ce qui reporte aux sociétés nomades et donc non agricoles) ou « ceux qui vivent ensemble » ou pourrait faire allusion à une éventuelle « ceinture magique » portée par les Amazones. Le géographe grec Strabon doutait cependant de leur existence28.

L'étymologie populaire admise pendant l'Antiquité décompose le mot en un ἀ- / a-, « privatif », et μαζός / mazós, « sein » en ionien : « celles qui n'ont pas de sein ». En effet, la légende dit qu'elles avaient coutume de se couper le sein droit afin de pouvoir tirer à l'arc à flèche29. Le terme pourrait venir plutôt du nom d'une tribu iranienne, *ha-mazan, « les guerriers »30, ou encore du persan ha mashyai, « les Peuplades [des steppes] »31.

Le cheval est inséparable des populations des steppes, dont font partie Scythes et Sauromates - proto-Sarmates - renommés dans l’Antiquité comme éleveurs de chevaux et excellents archers. On peut supposer à la suite d'Hérodote que les Amazones sont les épouses des Scythes, fait inconcevable pour un Grec, ont le droit de chevaucher et de guerroyer. De là est né le mythe de farouches guerrières, élevées comme telles. Il a cependant historiquement existé des guerrières, notamment des femmes grecques sollicitées lorsque la patrie est en danger16.

En 2012, les fouilles archéologiques, conduites par l’archéologue Jeannine Davis-Kimball à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre au jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C., probablement cavalières comme le révèle l'analyse ostéologique16. L'une des tombes était richement garnie de nombreux objets et bijoux féminins et également de 100 pointes de flèches. Une enquête approfondie menée dans la même région a démontré l'existence d'une tradition vivace de la femme archer et cavalière émérite, leur arc étant de forme très caractéristique exactement identique à celui qui est représenté sur les céramiques antiques. Des relations génétiques ont également été prouvées entre les restes humains trouvés dans les tombes et certaines familles mongoles dont des filles naissent parfois blondes, caractéristique particulière des Amazones, ce qui est un fait absolument unique dans ces ethnies à la chevelure uniformément noire et qui tend à prouver un mélange entre des tribus mongoles et les restes de l'ethnie des Amazones dont l'origine exacte reste encore un mystère32

Il existe d'autres traditions de femmes-guerrières en dehors des peuples des steppes d'Asie centrale. Au Dahomey, Tasi Hangbè (ou Nan Hangbe), sœur jumelle d'Akaba, règne sur le Dahomey de 1708 à 1711 après la mort soudaine d'Akaba en 1708. C'est lors d'une campagne contre les voisins Ouémènou du royaume qu'elle prit la tête de l'armée, travestie — pour galvaniser ses troupes — à l'image de son frère jumeau défunt Akaba. Elle est la créatrice du corps des amazones du Dahomey. Elle a été largement effacée de l'histoire officielle du Dahomey, sous le roi Agadja son successeur, dont les partisans obligèrent la reine à démissionner.

Au XVIe siècle, les premières explorations espagnoles de la région équatoriale d'Amérique du Sud, qui ont à leur tête l'explorateur Orellana croient découvrir des peuplades similaires sur les bords du Maragnon qu'ils appellent alors le « fleuve des Amazones », « Amazone ». Ils y rencontrent en effet des femmes qui combattent aussi farouchement que les hommes. Les Amazones d'Amazonie sont parfois représentées avec la peau blanche.

En 1557, au retour d’un voyage au Brésil (dans ce qui sera la baie de Rio de Janeiro), André Thevet reprend dans son ouvrage Singularités de la France antarctique, le thème des femmes guerrières trouvées par les Espagnols sur le fleuve Amazone. Il accompagne sa description de deux gravures effrayantes qui connaîtront un grand succès. Il nous dit « Elles font guerre ordinairement contre quelques autres nations, et traitent fort inhumainement ceux qu’elles peuvent prendre en guerre. Pour les faire mourir, elles les pendent par une jambe à quelque haute branche d’un arbre ; pour l’avoir ainsi laissé quelque espace de temps, quand elles y retournent, si le cas forcé n’est trépassé, elles tireront dix milles coups de flèches ; et ne le mangent comme les autres sauvages, ainsi le passent par le feu, tant qu’il est réduit en cendre » (Singularités p 24336). André Thevet d'abord se réjouit qu'aux trois sortes d'Amazones décrites dans l'Antiquité, celles de Scythie, d'Asie, et de Libye, viennent s'ajouter les Amazones d'Amérique. Ainsi chaque continent a ses Amazones. Aux dires de Lestringant36, les Amazones d’Amérique représentent pour les conquistadores de la très catholique Espagne l’antimodèle attirant et redouté de guerrières libres, chastes et conquérantes. Plus tard, dans la Cosmographie universelle, Thevet se dira « bien marry que je sois tombé en la faute de l’avoir creu »

Plus tard, le souverain Ghézo (1818-1858) créa des compagnies féminines de cavalerie et d'infanterie qui seront baptisées les « Amazones vierges du Dahomey » et combattront d'abord dans les nombreuses guerres de sécession ayant opposé le Dahomey aux Yoroubas. Par la suite le roi Béhanzin les utilisa contre les troupes coloniales françaises.

Au Sénégal, le royaume de Cayor envoyait ses « Linguères » qui étaient des sœurs et cousines des souverains dans ses différentes batailles contre les Maures trarzas. L'Empire zoulou avait auparavant constitué des régiments de jeunes filles combattantes ou chargées de la logistique37.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS


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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA   Sam 29 Avr à 3:36

Le cygne et la chouette effraie, TAY...

"Ils jacassent... Pauvre petit... Le fermier est vraiment cruel de plus les nourrir
à l'OGM et à la Disette..." Chante le Cygne.

"Pourtant tout comme le vieux coq, le fermier possède ses graines d'orges et de froment.
Les allocations d'autonomie inspiré de la relation entre Jésus et Marie-Madeleine,
entre Mohamed et les femmes, entre Zarathoustra et l'Ivresse, entre Jacob et Esaü
pour lui permettre de rechercher, de découvrir et de proposer; j'y avais consenti
tout en montrant les Ethniques et les éthiques de la vie auquel ces différents personnages
se sont livrés tout comme Jean Maris et Jean Cocteau ont établis leurs consciences propre
sur le respect de leurs liaisons... Plus que Progressiste, j'ai été Universel..."

"Et pour moi..." chante le cygne. L'épidémie régnait sur le peuple des canards. Et les abatages
tel des sainte Barthélémy se faisait grande sous les règnes de Jospin, Le Foll et Macron.

"Pour trompette de Jéricho, je te réponds que la famine est aux portes des mondes...
Alors ils stockent voilà les restes de Consciences et d'Humanisme qu'ils nous restent:
Les Cellules souches, Les spermatozoïdes, les ovaires, les Graines, Les Adn's, On stocke...
Tel une décharge qui rentre et qui désosse voilà notre conscience et nos humanismes devant
la Famine, L'Homicide et le Savoir, On stocke et on le revends en incriminant la Nature
pour soulager Le Damné et sa conscience: Emmanuel et Marion...

"Qui ?" trompette le Cygne Claude.
"Personne et Tous ! Mieux que tous : Marion et Emmanuel". Claironne TAY
"Pauvre Chapon... Tu hulules à l'instant où l'on te conduit à la boucherie sans le plaisir
de l'aile et la cuisse." réponds Le Cygne Claude.
" Ce n’est pas vrai... Ils entendent !" Chante TAY la chouette effraie...
"ET QUI et QUOI...? dit Le Cygne Claude.

"Et bien rien justement, ceux qu'ils s’appellent les veaux, les agneaux, les chèvres, les chiennes,
les catherinettes, les orphelins et Benjamin l’Âne... Tu ne peux oublier que les chapons
ont une bravoure et elle s'appelle la paternité... Aux regards de L'Histoire de la Conscience;
La révolution n'est qu'une pâle figure devant l'adversité et le tempérament du peuple agricole et
des pécheurs, premiers piliers de l’Évolution et de la conscience."

"L’arrière salle, le liquide et le paiement." réponds une jeune fille du Marché Saint Cyprien sous le
regard de ses dragonnes et de son berger.

"DE QUI PARLES TU, JEUNE FILLE" Répondent les deux Grognards, TAY ET Claude

"LA LÉGENDE DE LA PRAIRIE DES FILTRES... LE CLANS DES MOUETTES... LES CRUSTACÉS
Sans légion d'honneur, je vous parle de ma grossesse et de ma maternité..." Dit la jeune fille
aux bonnet phrygien accompagné de ses dragonnes et de son berger...

FABLE SUR LA RÉALITÉ
DU CITOYEN TIGNARD YANIS
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LE SOMMEIL, LE REPOS, L'ALLUSION ET Y'BECCA
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