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 Mémoires d'Indochinois, Travailleurs, Trotskistes et Putains

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yanis la chouette



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MessageSujet: Mémoires d'Indochinois, Travailleurs, Trotskistes et Putains   Ven 17 Mar à 3:25

Ce 27 janvier était jour de commémoration : celle de la libération du camp de concentration d'Auschwitz en Pologne, symbole de la barbarie nazie. Mais avant de rejoindre les camps de la mort, les déportés séjournaient en transit. C'était le cas au camp d'Agde, dont il ne reste que peu de traces.

Par Fabrice Dubault
Publié le 28/01/2015 à 09:00 Mis à jour le 02/01/2017 à 15:09


Le site d'Agde a été construit début 1939. Ce camp d'internement a rassemblé jusqu'à 24.000 personnes.
D'abord des républicains espagnols, parqués par le gouvernement français dans des baraquements entourés de barbelés.
Le camp va également regrouper des soldats tchèques, des recrues belges et des milliers d'Indochinois.

Sous le régime de Vichy, Agde est également un camp de transit pour des familles juives.
Ainsi, en août 1942, 370 juifs sont arrêtés, envoyés à Agde avant d'être déportés vers les camps de la mort.

Le camp de concentration d'Agde a été détruit en août 1944 après le départ de l'armée allemande.
Le site accueille aujourd'hui un collège et à 2 pas, une stèle commémorant cette page de notre histoire.

Par Fabrice Dubault
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Mémoires d'Indochinois, Travailleurs, Trotskistes et Putains   Ven 17 Mar à 3:30

Les travailleurs indochinois en France
Par Laurent Filippi | Publié le 04/06/2014 à 18H21, mis à jour le 04/06/2014 à 19H21 A+A-Print
Le 27 janvier 1973 étaient signés les accords de paix de Paris marquant la fin de la guerre du Vietnam. Pour le 40e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, la France, après le Vietnam en 2013, consacre en 2014 de nombreuses manifestations dédiées à la culture et à l’histoire du peuple vietnamien.
Géopolis a déjà rendu compte sur son site de certaines expositions photos comme «54…», «Le rôle des pionniers de la photographie au Vietnam» ou encore «Objectif Vietnam: photographies de l'Ecole française d'Extrême-Orient».

Aujourd’hui, nous vous présentons l’exposition «Les travailleurs indochinois en France» montée par Pierre Daum et l’association Histoires vietnamiennes, visible au Musée de l'histoire vivante de Montreuil dans le cadre de son programme Indochine - France - Vietnam.

L’exposition de Pierre Daum fait suite à son livre Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952), paru chez Acte Sud en 2009. En 2013, le cinéaste franco-vietnamien Lam Lê a réalisé un film documentaire à partir de son livre Công Binh, la longue nuit indochinoise.

Douze photos, légendées par l’auteur du livre, nous présentent cette enquête historique sur le travail forcé de ces paysans vietnamiens dans les usines d’armement françaises. A partir de 1940, ces hommes furent utilisés dans tous les secteurs de l’économie. On leur doit notamment la relance de la riziculture en Camargue.

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Marie-Magdeleine est un « drame sacré » en trois actes et quatre tableaux de Jules Massenet, sur un livret de Louis Gallet.

Composée en grande partie lors de son séjour à la villa Médicis en 1864-1865, l'œuvre est offerte en version oratorio par le « Concert national » le 11 avril 1873 au théâtre de l'Odéon, l'est aussi le 28 janvier 1894 à Tournai, en Belgique, et est remaniée en « drame lyrique », avec décors et costumes, pour être offerte en version scénique à l'opéra de Nice le 9 février 19032, puis à l'Opéra-Comique le 12 avril 1906.

Argument
Proche de l'oratorio, le sujet s'inspire de l'histoire de Marie de Magdala rapportée dans les Évangiles.

Acte I : La Magdaléenne à la Fontaine
Aux portes de Magdala, auprès d'une fontaine sur laquelle s'étend l'ombre des lentisques et des palmiers. Le soleil à son déclin empourpre l'horizon.
À la fontaine, des femmes constatent que c'est l'heure délicieuse où Jésus, le beau Nazaréen, apparaît pour parler à la foule ; et des Magdaléens, que c'est l'heure où les caravaniers passent et où les courtisanes viennent chercher l'amour. Des scribes espèrent voir celui qu'ils appellent Jésus, le faux docteur. Depuis qu'elle a entendu sa parole, Méryem la Magdaléeenne maudit la vie qu'elle a menée et recherche le repos. Judas lui conseille de rester femme et d'aimer encore. Le chœur raille la douleur de Méryem en lui disant qu'on la reverra dans les riches demeures, que son passé de courtisane la condamne. Jésus dit à la foule qu'elle devrait compter ses erreurs plutôt que de flétrir celles des autres, les traite de Pharisiens menteurs, de femmes hypocrites et de cœurs vicieux et ajoute que son Père pardonne au pécheur que tout abandonne. Tandis que Jésus dit à Méryem d'aller en paix et de retourner chez elle, où il se rendra, la foule se juge maudite par lui et se demande s'il a bien la puissance que Dieu lui refuse.

Acte II : Jésus chez la Magdaléenne
Grande salle richement ornée. Fleurs et parfums.
Judas demande à Marthe s'il est vrai que le Nazaréen doit venir voir Méryem, et elle confirme que Jésus n'a pas de dédain pour une humble pécheresse. Judas lui dit qu'il aime Méryem plus que lui-même et qu'il craint les ragots haineux que les Pharisiens feraient courir si Jésus venait voir la courtisane. Marthe estime que ce dernier peut le faire en bravant les yeux des hommes et que la parole de Judas est celle d'un traitre : elle le chasse. Méryem et elle reçoivent ensuite Jésus à genoux et lui demandent de les bénir. Une fois Marthe partie préparer un festin, il dit à Méryem que son Père bénit la brebis égarée qui revient vers le bon Pasteur, qu'il va s'en aller vers lui et que son Père saura appeler au ciel Méryem, qui lui répond qu'il l'a trouvera aussi repentante que maintenant. Judas arrive avec les onze autres disciples, Méryem quitte la salle, et Jésus, après avoir annoncé que l'un d'entre eux le trahira, récite le Notre Père avec eux.

Acte III
1er tableau
Le Golgotha. La Magdaléenne à la croix.
Jésus sur la croix entre les deux voleurs. Au pied de la croix sont accroupis les soldats et les exécuteurs. Une grande foule à distance. Entre la foule et les soldats, un groupe formé par les docteurs de la loi, les princes des prêtres et quelques Pharisiens.
Le peuple juge que Jésus est le plus criminel des trois, abandonné du ciel parce qu'il a blasphémé Dieu. Des docteurs et des princes des prêtres se moquent du Roi des Juifs, qui se vantait d'abattre le Temple en trois jours et de le relever d'un signe, et des Pharisiens le défient de se sauver, lui faisant observer que ses apôtres ont fui. On lui dit qu'on croira en lui s'il descend de la croix. La Magdaléenne paraît et s'approche de la croix. Elle rappelle à Jésus la promesse qu'il lui a faite : que son Père l'appellerait elle aussi au ciel, et lui dit qu'elle est prête à l'y suivre. À 9 heures, Jésus meurt.

2e tableau
Le Tombeau de Jésus et la Résurrection
Le jardin de Joseph d'Arimathie. Premières lueurs de l'aube
Accompagnée des saintes femmes, Méryem attend que son heure vienne. Elle voit Jésus devant elle, environné de lumière. Elle tend les mains vers lui. Avant de remonter vers son Père, Jésus lui demande de dire aux siens d'enseigner la loi du Christ victorieux à la terre. Les chrétiens se réjouissent de sa résurrection3.

Rôles et créateurs
Rôles Tessiture Création de la version oratorio, Théâtre de l'Odéon
(11 avril 1873) Reprise, Théâtre de l'Odéon
(1874) Reprise, Opéra-Comique
(1874) Création de la version scénique, Opéra de Nice
(9 février 1903)4,2 Reprise, Opéra-Comique
(12 avril 1906)
Méryem, la Magdaléenne soprano Pauline Viardot P. Gueymard Caroline Miolan-Carvalho Lina Pacary Aïno Akté
Marthe, sa sœur mezzo-soprano E. Vidal C. Salla Franck Mathilde Cocyte
Jésus, le Nazaréen ténor Jules Bosquin Jules Bosquin Duchesne Thomas-Salignac
Judas, de Karioth basse Petit Bouhy Bouhy Hector Dufranne
Disciples, Pharisiens, scribes, publicains, soldats et exécuteurs romains, servantes, saintes femmes, peuple (chœur)
Direction musicale Édouard Colonne Alexandre Luigini

Le lendemain du concert d'avril 1873, Bizet écrit à Massenet :

« Le premier chœur, la scène de l'insulte, le final de la 1re partie, le chœur des servantes et Méryem, le duo de Méryem et de Jésus, le Pater noster sont des morceaux de premier ordre, tels qu'on pouvait les attendre de toi. Mais les deux derniers tableaux sont absolument admirables ! »

Dans Le Journal des débats, Ernest Reyer juge que Marie-Magdeleine est « une œuvre remarquable, d'un coloris charmant, d'une forme exquise », mais trouve que Judas n'est « ni assez humble avec Jésus, ni assez perfide avec Marthe, ni assez tendre avec Méryem ».


Dernière édition par yanis la chouette le Ven 17 Mar à 3:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mémoires d'Indochinois, Travailleurs, Trotskistes et Putains   Ven 17 Mar à 3:33

Ève est un « mystère » (ou oratorio) en quatre parties de Jules Massenet sur un livret en français de Louis Gallet. Ève est créé au Cirque d'été à Paris le 18 mars 1875.

L'oratorio raconte l'histoire d'Adam et Ève. La première partie introduit Ève alors qu'elle est créée pour rejoindre Adam dans le Jardin d'Éden. Dans la seconde partie Ève est tentée par le fruit défendu et dans la troisième partie elle apporte le fruit à Adam, fruit qu'ils mangent ensemble. Dans la dernière partie Dieu les maudit et ils sont chassés de l'Éden pour toujours.

La pièce est rarement jouée mais un enregistrement est disponible sous le label Arte Nova.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]
Ève - soprano
Adam - baryton
Le Récitant - ténor
Notes et références[modifier | modifier le code]
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ève » (voir la liste des auteurs).


Voir aussi[modifier | modifier le code]
Ève : partitions libres sur l’International Music Score Library Project.
[masquer]
v · m
Opéras de Jules Massenet
Don César de Bazan (1872) • Marie-Magdeleine (1873) • Ève (1875) • Le Roi de Lahore (1877) • La Vierge (1880) • Hérodiade (1881) • Manon (1884) • Le Cid (1885) • Esclarmonde (1889) • Le Mage (1891) • Werther (1892) • Le Portrait de Manon (1894) • Thaïs (1894) • La Navarraise (1894) • Sapho (1897) • Cendrillon (1899) • Grisélidis (1901) • Le Jongleur de Notre-Dame (1902) • Chérubin (1905) • Ariane (1906) • Thérèse (1907) • Bacchus (1909) • Don Quichotte (1910) • Roma (1912) • Panurge (1913) • Cléopâtre (1914) • Amadis (1922)

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20 000 travailleurs forcés d'Indochine oubliés par la France
pierre_daumPublié le 07 décembre 2009 à 15h59

C’est une première en France : jeudi 10 décembre, le maire d’Arles va rendre hommage aux travailleurs indochinois envoyés pendant la Seconde guerre mondiale en Camargue pour y travailler le sel et le riz. C’est grâce à eux, d’ailleurs, qu’il existe aujourd’hui du riz camarguais - ce que tout le monde ignore. Jeudi, en prononçant son discours en présence des dix derniers acteurs encore vivants de cette épisode historique, Hervé Schiavetti (PCF) deviendra le premier élu de la République à reconnaître officiellement cette page sombre du passé colonial de la France.

La patrie ou la prison

Septembre 1939, la France entre en guerre. Pour le gouvernement de la IIIe République, il est naturel de piocher sans compter dans les réserves humaines des peuples colonisés afin de soutenir la patrie en difficulté. Ordre est donné à l’administration de l’Indochine de recruter dans chaque village un nombre déterminé d’hommes. Quelques volontaires se présentent, mais trop peu.

La règle devient alors la suivante : chaque famille qui compte au moins deux hommes en âge de partir (entre 18 et 45 ans) doit en fournir un à la France, sinon leur père sera envoyé en prison. 20 000 paysans sont ainsi recrutés, puis expédiés en fond de cale vers la métropole afin de servir non pas de soldats, mais d’ouvriers dans les usines d’armement.

Débarqués à Marseille, ces hommes passent leur première nuit sur le sol de la mère patrie... à la prison des Baumettes, qui vient d’être construite. Organisés en 73 compagnies de 250 hommes chacune, ils sont ensuite envoyés à travers l’Hexagone dans des établissements appartenant à la Défense nationale.

Location de main d’œuvre à bas prix

La défaite, en juin 1940, surprend tout le monde. Quelques milliers de ces travailleurs indochinois (appelés aussi ONS, pour « ouvriers non spécialisés ») sont rapatriés. Mais dès l’été 1941, la route maritime vers l’Extrême-Orient est coupée par la flotte britannique. 14 000 ONS indochinois se retrouvent bloqués en France pour toute la durée de la Seconde guerre mondiale, et même au-delà.

Le service de la main-d’œuvre indigène (M.O.I.1), qui gère ces hommes au sein du ministère du Travail, décide alors de louer cette main d’œuvre à des entreprises privées (usines de textiles, industries métallurgiques, scieries, exploitations agricoles...) qui le désirent, ou à des collectivités locales pour des travaux de voiries, d’assèchement de marais, de coupe de bois, etc...

L’employeur passe un contrat avec la M.O.I. et lui verse une somme correspondante au nombre d’ouvriers et de journées travaillées. Le prix est avantageux, puisque exempté de charges sociales. Pendant toutes ces années, la M.O.I. encaisse l’argent sans jamais le redistribuer aux travailleurs indochinois qui, mal nourris, mal logés et souvent mal traités, reçoivent des indemnités journalières équivalentes au dixième du salaire de l’ouvrier français de l’époque.

Un morceau d’histoire qui s’est volatilisé

Cette situation concerne toute la moitié sud de la France. De très grands camps de travailleurs indochinois voient en effet le jour à Marseille, Sorgues (Vaucluse), Agde (Hérault), Toulouse, Bergerac (Dordogne), Bordeaux et Vénissieux (Rhône). La Libération ne change pas grand-chose au système, et ce n’est qu’à partir de 1948 que les premiers rapatriements sont organisés. Les derniers ONS ne revoient leur pays qu’en 1952, après 12 années d’exil forcé. Un millier d’entre eux décident de rester en France.

Et après ? Plus rien. Du jour au lendemain, l’histoire de ces 20 000 hommes s’est volatilisée dans la mémoire des Français. En 1986, une étudiante de Nanterre rédige un mémoire de maîtrise sur ce sujet. Dix ans plus tard, Lê Huu Tho, interprète de la 35e compagnie, publie ses souvenirs sous le titre « Itinéraire d’un petit mandarin » (éditions L’Harmattan).

Moi-même, lorsque j’ai par hasard entendu parler de cette histoire, mon premier objectif a été de retrouver les derniers de ces hommes encore vivants, et de recueillir leur témoignage avant que cette mémoire orale ne disparaisse à jamais. J’ai parcouru la France et suis parti au Vietnam.

Après quatre années de recherche, j’avais recueilli 25 témoignages, 11 en France et 14 au Vietnam, que j’ai complété par de solides recherches archivistiques. Paru en mai dernier aux éditions Actes Sud, mon ouvrage, « Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952) », lève enfin le voile sur cette page sombre de l’histoire coloniale.

Poussé par Lê Huu Tho, j’ai alors suggéré au maire d’Arles d’organiser un hommage à ces hommes. Entre 1941 et 1945, en effet, 1500 d’entre eux ont été envoyés en Camargue, les uns utilisés par Péchiney dans les salines autour de Salin de Giraud, les autres employés dans une vingtaine de mas, avec pour mission d’essayer de faire pousser du riz. Ils y sont parvenus, au-delà de toute espérance. Et ont apporté à cette région une fortune et une culture dont les Arlésiens profitent encore aujourd’hui.

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20091207.RUE3849/20-000-travailleurs-forces-d-indochine-oublies-par-la-france.html
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MessageSujet: Re: Mémoires d'Indochinois, Travailleurs, Trotskistes et Putains   Ven 17 Mar à 3:38

Jules Massenet est un compositeur français né le 12 mai 1842 à Montaud (aujourd'hui quartier de Saint-Étienne) et mort le 13 août 1912 à Paris.

Biographie
Formation
Fils d'Alexis Massenet (1788-1863), industriel fabriquant des lames de faux à Pont-Salomon, près de Saint-Étienne, et de son épouse, née Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875), Jules-Émile-Frédéric est le benjamin d'une famille de douze enfants, son père ayant eu huit enfants d'un premier lit2. Sa famille déménage à Paris en 1848, lorsqu'il a six ans et sa mère lui donne ses premières leçons de piano. Il entre au Conservatoire de Paris à l'âge de onze ans où il étudie le piano dans la classe d'Adolphe Laurent, l'orgue (classe de François Benoist), le solfège et le contrepoint (classes d'Augustin Savard et François Bazin), l'harmonie (classe d'Henri Reber) et la composition (classe d'Ambroise Thomas). Il obtient un premier prix de piano en 1859 et un premier prix de contrepoint en 1863. Admis à la villa Médicis après avoir remporté le grand prix de Rome en 1863 avec sa cantate David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt qui le prend en affection3 et lui confie quelques élèves de piano, parmi lesquels se trouve Louise-Constance dite « Ninon » de Gressy (1841-1938), que Massenet épouse en 1866 et avec qui il aura une fille unique, Juliette (1868-1935)4.

Succès
Massenet à l'âge de ses premiers succès
Il regagne Paris et fait jouer son opéra La Grand-Tante en 1867. Son mentor est à l'époque Ambroise Thomas. Il prend part à la guerre de 1870. Ensuite il connaît ses premiers succès avec la suite symphonique Pompéia, l'oratorio Marie-Madeleine en 1873, et les opéras Don César de Bazan, Le Roi de Lahore. Son éditeur, Georges Hartmann, qui connaît un grand nombre de critiques musicaux, soutient sa carrière.

Il reçoit la légion d'honneur en 1876 (il est commandeur en 1899). En 1878, il est nommé professeur de composition au Conservatoire et compte Alfred Bruneau, Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Georges Enesco, Henry Février, Reynaldo Hahn, Charles Koechlin, Albéric Magnard, Max d'Ollone, Gabriel Pierné, Henri Rabaud et Florent Schmitt parmi ses élèves. Il entre à l'âge de trente-six ans à l'Académie des beaux-arts. C'est le plus jeune des académiciens.

En 1884 est créé à l'Opéra-Comique un de ses ouvrages les plus populaires, Manon, d'après le roman Manon Lescaut de l'abbé Prévost. Ses autres œuvres Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame rencontrent la faveur du public et plus encore, Werther composé en 1886, créé à Vienne en 1892, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Thaïs ne connut le succès qu'une décennie après sa création en raison de son sujet sulfureux, malgré sa Méditation religieuse pour violon solo au deuxième acte, passée à la postérité sous le nom de Méditation de Thaïs.


Massenet photographié par Eugène Pirou (1895)
Son Don Quichotte dont la première a lieu à Monaco en 1910 et dont le rôle titre est chanté par Chaliapine connaît un grand succès dès sa création. Cette œuvre est jouée dans le monde entier depuis lors.

Ses journées commençaient à quatre heures du matin, alternant compositions, enseignements et auditions5. Il a laissé une œuvre essentiellement lyrique (vingt-cinq opéras) mais aussi pianistique et symphonique. Très sensible aux sujets religieux, il a souvent été considéré comme l'héritier de Charles Gounod.
Tombe de Jules Massenet au cimetière d'Égreville (Seine-et-Marne)

Héritage et dernières années
L'influence de Massenet se ressent chez de nombreux compositeurs tels que Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Giacomo Puccini ou Claude Debussy dans son Pelléas et Mélisande. Ne dédaignant pas les mondanités (c'est un habitué du salon de Mme Lemaire par exemple), c'était pourtant au fond un grand mélancolique qui avait besoin d'être amoureux de l'héroïne ou de l'interprète de ses œuvres6. Il meurt d'un cancer à l'âge de soixante-dix ans. Il est enterré à Égreville (Seine-et-Marne), village où il possédait un château.

Jules Massenet est l’arrière-arrière-arrière-grand-oncle des journalistes Béatrice et Ariane Massenet9.

Élégie était un des thèmes favoris du pianiste de jazz Art Tatum.

Œuvre
Note : les terminologies utilisées ci-dessous pour caractériser les œuvres (opéra, opéra-comique, drame lyrique, conte de fées, etc.) sont celles employées par Massenet sur les partitions. Les dates indiquées sont celles des créations pour les œuvres représentées ou, à défaut, de composition pour les œuvres inédites.

Opéras
L'Écureuil du déshonneur, opérette (1858) - perdue
Les Deux Boursiers, opérette (1859) - perdue
Esméralda, opéra (1865) - inédit, composé à la villa Médicis
Noureddin (1865) - inachevé
Valéria, opéra (1865) - inachevé
La Grand' Tante, opéra-comique (1867) - piano-chant publié
La Coupe du roi de Thulé, opéra (1867) - perdu10
Le Florentin, opéra-comique (1867) - perdu11
Manfred, opéra (1869) - inachevé
Méduse, opéra (1870) - perdu
Don César de Bazan, opéra-comique (1872)
Les Templiers (1873) - perdu
L'Adorable Bel-Boul, opérette (1873) - non publiée
Bérangère et Anatole, opérette (1876) - non publiée
Le Roi de Lahore, opéra (1877)
Robert de France, drame lyrique (1880) - perdu
Hérodiade, opéra (1881)
Les Girondins, drame lyrique (1881) - perdu
Montalte, drame lyrique (1883) - perdu
Manon, opéra-comique (1884)
Le Cid, opéra (1885)
Esclarmonde, opéra romanesque (1889)
Le Mage, opéra (1891)
Werther, drame lyrique (1892)
Kassya, opéra (1893)12
Thaïs, comédie lyrique (1894)
Le Portrait de Manon, opéra-comique (1894)
La Navarraise, épisode lyrique (1894)
Sapho, pièce lyrique (1897)
Cendrillon, conte de fées (1899)
Grisélidis, conte lyrique (1901)
Le Jongleur de Notre-Dame, miracle (1902)
Chérubin, comédie chantée (1905)
Ariane, opéra (1906)
Thérèse, drame musical (1907)
Bacchus, opéra (1909)
Don Quichotte, comédie héroïque (1910)
Roma, opéra tragique (1912)
Panurge, « haulte farce musicale » (1913) - posthume
Cléopâtre, opéra (1914) - posthume
Amadis, opéra légendaire (1922) - posthume

Esquisse de décor pour Le Mage par Amable Petit (1891)
Drames sacrés et profanes[modifier | modifier le code]
Louise de Mézières, cantate (1862) - mention honorable au prix de Rome
David Rizzio, cantate (1863) - Grand prix de Rome
Prométhée, cantate (1867) - perdue13
Paix et Liberté, cantate (1867)
Marie-Magdeleine, drame sacré (1873) puis drame lyrique (1906)
Ève, mystère (1875)
Narcisse, idylle antique (1877), sur un poème de Paul Collin
La Vierge, légende sacrée (1880)
Biblis, scène religieuse pour mezzo-soprano, ténor, baryton, chœur et orchestre (1887)
La Terre promise, oratorio (1900)
Ballets[modifier | modifier le code]
Le Carillon, légende mimée et dansée (1892)
Les Rosati, ballet (1901) - publié en 1902 sous le titre Divertissement pour orchestre
Cigale, divertissement-ballet (1904)
Espada, ballet (1908)
Musique vocale[modifier | modifier le code]
Suite théâtrale pour récitant, chœur et orchestre (1914) - posthume
Suite parnassienne pour récitant, voix et orchestre - composée en 1912
Musique religieuse[modifier | modifier le code]
Messe de Requiem pour soli, chœur, orgue, violoncelles et contrebasse - perdu
Ave Maria Stella, motet à 2 voix avec accompagnement de violoncelle (1886)
Panis angelicus pour voix solo ou pour trois voix, avec accompagnement d'orgue (1910)

Œuvres symphoniques
Ouverture de concert (1863)
Fantaisies nos 1 et 2 pour orchestre
Suite n° 1 pour orchestre (1863) - composée à la villa Médicis et créée en 1867
Visions, poème symphonique (1891)
Pompéia, suite symphonique (1866) - non publiée
Suite n° 2 pour orchestre dite Scènes hongroises (1871)
Suite n° 3 pour orchestre dite Scènes dramatiques (1874)14
Suite n° 4 pour orchestre dite Scènes pittoresques (1874)
Lamento pour orchestre (1875) - dédié à Georges Bizet
Suite n° 5 pour orchestre dite Scènes napolitaines (1876)
Suite n° 6 pour orchestre dite Scènes de féerie (1881)
Suite n° 7 pour orchestre dite Scènes alsaciennes (1882)
Parade militaire, morceau de genre pour orchestre (1887)
Fantaisie pour violoncelle et orchestre (1897)
Concerto pour piano (1902)

Musique de chambre
Quatuor pour cordes - perdu
Dichetto pour quatuor à cordes, contrebasse, flute, hautbois, clarinette, basson et cor (1872)
Pièces pour petit orchestre (1901)
Musique de scène[modifier | modifier le code]
Les Érinnyes de Leconte de Lisle, Odéon (1873), partition [archive].
La Vie de bohème de Théodore Barrière et Henry Murger, théâtre de l'Odéon (1875)
Un drame sous Philippe II de Georges de Porto-Riche, théâtre de l'Odéon (1875)
L’Hetman de Paul Déroulède, théâtre de l'Odéon (1877)
Notre-Dame de Paris de Paul Foucher d'après Victor Hugo, théâtre des Nations (1879)
Nana-Sahib de Jean Richepin, théâtre de la Porte-Saint-Martin (1883)
Théodora de Victorien Sardou, théâtre de la Porte-Saint-Martin (1884)
Le Crocodile de Victorien Sardou, théâtre de la Porte-Saint-Martin (1886)
Brumaire d'Édouard Noël (1899)
Phèdre de Jean Racine, théâtre de l'Odéon (1900)
Le Grillon du foyer de Ludovic de Francmesnil d'après Charles Dickens, théâtre de l'Odéon (1904)
Le Manteau du roi de Jean Aicard, théâtre de la Porte-Saint-Martin (1907)
Perce-neige et les Sept Gnomes de Jeanne Dortzal, théâtre Femina (1909)
Jérusalem de Georges Rivollet, Opéra de Monte-Carlo (1914)

Musique pour piano
Massenet par Sem
Devant la Madone : Souvenir de la campagne de Rome ; Nuit de Noël (1864)
Le Roman d'Arlequin (1866)
Improvisations : 20 pièces pour le piano, 3 vol. (1866)( seulement les 7 premières pièces ont été éditées chez Heugel)
10 pièces de Genre, op.10 (1867)
Musique pour bercer les petits enfants (1870)
Toccata (1892)
2 impromptus pour le piano (1896) : Eau dormante ; Eau courante
Valse folle (1898)
Valse très lente (1901)
2 pièces pour piano (1907) : Papillons noirs ; Papillons blancs
Musique pour orgue[modifier | modifier le code]
Prélude en ut majeur pour grand orgue (v. 1911), publié dans J. Joubert, Les Maîtres contemporains de l’orgue, vol. 2 (Sénart, Paris).
Élévation pour orgue ou harmonium (v. 1911).

Mélodies
À Colombine (Sérénade d’Arlequin) (Louis Gallet)
À la trépassée (Armand Silvestre)
À la Zuecca (Alfred de Musset)
À Mignonne (Gustave Chouquet)
Adieu (Armand Silvestre)
L'air du soir emportait (Armand Silvestre)
Les Alcyons (Joseph-Antoine Autran)
L'Âme des oiseaux (Elena Vacarescu)
Anniversaire (Armand Silvestre)
Aubade (Gabriel Prévost)
Automne (Paul Collin)
Berceuse (Gustave Chouquet)
Les Bois de pins (Camille Distel)
Bonne nuit ! (Camille Distel)
Ce que disent les cloches (Jean de la Vingtrie)
C'est l'amour (Victor Hugo)
Chant provençal (Michel Carré)
Comme autrefois (Jeanne Dortzal)
Crépuscule (Armand Silvestre)
Dans l'air plein de fils de soie (Armand Silvestre)
Déclaration (Gustave Chouquet)
Élégie (Louis Gallet)
Les Enfants (Georges Boyer)
Épitaphe (Armand Silvestre)
L'Esclave, op. 12 no 1 (Théophile Gautier)
Être aimé (Jules Massenet d'après Victor Hugo)
Les Femmes de Magdala (Louis Gallet)
Feux-follets d'amour (Madeleine Grain)
Guitare (Victor Hugo)
Le sais-tu? (Stéphan Bordèse)
La Lettre (Catulle Mendès)
Lève-toi (Armand Silvestre)
Loin de moi ta lèvre Qui Ment (Jean Aicard)
Madrigal (Armand Silvestre)
Les Mains (Noël Bazan)
La Mort de la cigale (Maurice Fauré)
Musette (Jean-Pierre Claris de Florian)
Narcisse à la fontaine (Paul Collin)
Néére (Michel Carré)
Nocturne (Jeanne Dortzal)
Nouvelle chanson sur un vieil air (Victor Hugo)
Nuit d'Espagne (Louis Gallet)
Les Oiselets (Jacques Normand)
Ouvre tes yeux bleus (Paul Robiquet)
Pensée d'automne (Armand Silvestre)
Le Portrait d'une enfant, op. 12 no 4 (Pierre de Ronsard)
Pour qu'à l'espérance (Armand Silvestre)
Prélude (Armand Silvestre)
Première danse (Jacques Normand)
Le printemps visite la Terre (Jeanne Chaffotte)
Puisqu’elle a pris ma vie (Paul Robiquet)
Que l'heure est donc brève (Armand Silvestre)
Rêvons, c'est l'heure (Paul Verlaine)
Riez-vous (Armand Silvestre)
Rondel de la belle au bois (Julien Gruaz)
Rose de mai (S.Poirson)
Roses d’Octobre (Paul Collin)
Le Sentier perdu (Paul de Choudens)
Sérénade (Molière)
Sérénade aux mariés, op. 12 no 2 (Jules Ruelle)
Sérénade de Zanetto (François Coppée)
Sérénade du passant (François Coppée)
Si tu veux, Mignonne (Georges Boyer)
Soir de rêve (Antonin Lugnier)
Soleil couchant (Victor Hugo)
Sonnet (Georges Pradel)
Sonnet matinal (Armand Silvestre)
Sonnet payen (Armand Silvestre)
Souhait (Jacques Normand)
Sous les branches (Armand Silvestre)
Souvenez-vous, Vierge Marie! (Georges Boyer)
Souvenir de Venise (Alfred de Musset)
Stances (Adieux) (L. Gilbert)
Sur la source (Armand Silvestre)
Un adieu (Armand Silvestre)
Un souffle de parfums (Armand Silvestre)
La Veillée du Petit Jésus (André Theuriet)
Le Verger (Camille Distel)
La Vie d'une rose, op. 12 no 3 (Jules Ruelle)
Voici que les grans lys (Armand Silvestre)
Voix suprême (Antoinette Lafaix-Gontié)
Vous aimerez demain (Armand Silvestre)

Écrits
Mes souvenirs (1848-1912), P. Lafitte et Cie, 1912 - rééd. L'Harmattan, 2006 (ISBN 291495848X)

Hommages
Plusieurs lieux ou édifices ont été nommés en son honneur :
la rue Massenet (anc. rue Henri-Martin) dans le 16e arrondissement de Paris, rebaptisée en décembre 192415 ;
le théâtre Massenet à Saint-Étienne, construit par Jules Exbrayat en 1853 et détruit par un incendie en 192816 ;
Les Disciples de Massenet, un chœur mixte de Montréal fondé en 1928
le conservatoire à rayonnement régional de Saint-Étienne.
La musicienne d'avant-garde américaine Laurie Anderson réalise en 1981 Oh Superman (For Massenet) directement inspiré par un des airs du Cid et qui connaitra un succès important.
Un festival de musique consacré à son œuvre, la Biennale Massenet, a été créé en 1990 dans sa ville de naissance. Les œuvres du compositeur y sont interprétés.
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