Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Être ou ne plus être, Y'becca et le prénom ყოფნა

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yanis la chouette



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MessageSujet: Être ou ne plus être, Y'becca et le prénom ყოფნა   Jeu 16 Mar à 8:56

Dans l'aspect accompli, l'action est envisagée au-delà de son terme : du point de vue de celui qui agit le procès du verbe est achevé. Ex.: Jean a chanté, Jean avait chanté, Jean aura chanté. À ce moment-là, Jean est sorti, Jean était sorti, Jean sera sorti.

L'aspect non accompli envisage l'action se déroulant : Jean chante, Jean chantait, Jean chanta. Jean sort, Jean sortait, Jean sortit.

Synthèse des différents aspects
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aspect

Alfred Korzybski, théoricien de la Sémantique générale, a mis en garde ses lecteurs contre certaines utilisations du verbe être10. Il considère que la polysémie de ce verbe11 engendre la confusion intellectuelle, et que la relation d'identité, qui est l'un de ses sens possibles, n'existe tout simplement pas dans la réalité. Sa phrase fameuse, Une carte n'est pas le territoire, signifie que l'esprit fait usage en permanence, et le plus souvent inconsciemment, de différents niveaux d'abstraction que nous avons tendance à confondre si nous n'y prenons garde, le langage entretenant cette confusion. Ainsi, selon lui, nous ne devrions pas dire « la rose est rouge » (est d'attribution), mais plutôt « je vois la rose comme étant rouge » (ou verte, si je suis daltonien, etc.) De même, une rose n'« est » pas une fleur, c'est nous qui la catégorisons ainsi. Il considère que la confusion entre ces niveaux d'abstraction est symptomatique chez les primitifs et chez les malades mentaux. Ainsi, L'aspect non-sécant envisage une action d’importance, au premier plan (il chanta). L'action est considérée avec des limites que l'on connaît (il chanta pendant 3 heures), globalement.

L'aspect sécant, non-global ou duratif envisage une action qui a lieu en arrière-plan, de moindre importance ; l'action est considérée sans limite précise, à un moment précis de son déroulement : dans Jean chantait quand je sortis du conservatoire, on peut voir Jean figé, en train de chanter, pendant que je sortis. On ne considère pas l'action dans sa globalité mais au contraire on la prend en coupe à un moment donné de son évolution, d'où le terme sécant.

Le terme duratif pour sécant (imparfait) est trompeur. Il ne faut pas considérer que cet aspect indique une certaine durée (la longueur d'une action n'est jamais indiquée par l'aspect) mais qu'il saisit l'action dans une durée (quelle qu'elle soit) et non à un moment précis (ponctuel).

"L'utilisation trop large que nos usages grammaticaux nous ont appris à faire du verbe être est en bonne partie responsable des fausses identifications, des confusions entre les différentes niveaux d'abstractions… Le verbe être peut être utilisé de quatre manière différentes. Les deux premiers usages ne donnent pas lieu à difficulté:

   le verbe être signifie exister, se trouver: "Je suis dans le salon" "Il est dans un endroit dont le souvenir me poursuit."
   le verbe être est utilisé comme auxiliaire dans la formation des temps composés.

Mais… le danger surgit:

   quand l'utilisation du verbe être conduit à identifier de manière erronée des niveaux d'abstraction différents, en reliant deux noms qui sont mis sur le même niveau: "L'homme est un animal" "Georges Dupont est un ouvrier." … Ici, le verbe être signifie en réalité :"pouvoir être désigné comme…", "pouvoir être appelé…" et surtout "pouvoir être classé…"
   quand le verbe être est utilisé pour mettre en relation un nom et un ou plusieurs adjectifs. C'est impliquer que les caractéristiques désignées par ces derniers existent dans la chose ou la personne représentée par le nom alors qu'elles découlent de la relation entre l'observateur et l'observé. Le verbe être signifie ici et doit être compris comme : "telle personne, telle chose, m'apparaît (nous apparaît, lui apparaît, etc.) comme" ou "nous jugeons telle chose de telle façon." (Introduction à la Sémantique Générale de Korzybski" Hélène Bulla de Villaret - Le Courrier du Livre)

Il donne aussi l'exemple, repris de Dorothy Lee, de la langue des habitants des Îles Trobriand, qui ignorerait les verbes être et devenir : on ne peut pas dire qu'un taytu (sorte d'igname) « est » mûr (ou non, ou trop mûr), difforme, taché de rouille, etc., parce que le terme taytu ne s'applique qu'à un taytu bien mûr, sain, bien formé, de première récolte ; tout autre cas de figure nécessite l'usage d'un terme entièrement différent, comme bwabawa, nukunokuna, etc. De plus, taytu non seulement fait référence à un état et un aspect bien précis du tubercule en question, mais il implique également l'existence et la présence : l'énoncé taytu signifie donc « il y a des taytus ». L'être étant considéré comme immuable, la notion de devenir est sans objet, et le Trobriandais n'exprime pas de différenciation temporelle (comme nous le faisons par la conjugaison), ni ne distingue les objets de la réalité de ceux qui ressortent du mythe par exemple.

Sémantique de l'être

Le mot être en français est polysémique et a des emplois variés, qu'il convient d'analyser pour éviter les confusions. Il y a lieu par ailleurs de tenir compte des emplois du ou des terme(s) équivalent(s) à « être » dans d'autres langues pour ne pas passer à côté de certains aspects.
« Être » comme verbe prédicatif

Distinction logique ou métaphysique sur les affections de l'être par exemple.

   être un être, c'est exister (en tant que le sujet est posé dans son acte d'être) ou c'est posséder l'être. On peut envisager l'existence selon différents points de vue :
       sens substantiel : « je pense donc je suis » où le « donc » exprime une immédiateté et non un raisonnement (Descartes)
       sens phénoménal : une chose est quand elle est actuellement présentée dans l'expérience (Berkeley, Kant)
       sens objectif : une chose est quand elle est affirmée comme valable pour l'expérience de tous les individus
   être au sens de l'identité : "a est b" signifie que a et b sont la même chose, qu'ils sont deux noms différents de la même chose (ils ont le même référent). Exemples : Paris est la capitale de la France ; (à la fin d'un roman policier) : L'assassin, c'est le notaire ; Émile Ajar, c'est Romain Gary4,5.
   être au sens de la subsomption ou de l'instanciation (« être une sorte de ») :
       dire que les tigres sont des animaux, c'est affirmer que la classe des tigres est une sous-classe de celle des animaux : il y a donc subsomption d'une classe sous une autre.
       dire que Shere Khan est un tigre, c'est énoncer que l'entité (ou l'individu) Shere Khan constitue une instance de la classe des tigres6,7.
   être au sens de posséder une propriété (ou qualité, ou attribut) : le verbe être exprime alors une relation intrinsèque entre le sujet et le prédicat8. Une propriété est plus ou moins permanente (voire définitionnelle) : être de sexe masculin est une propriété plus fondamentale que être Français, elle-même plus permanente que être facteur, être riche ou être malade. Cette distinction se reflète dans diverses langues, comme en espagnol (ser # estar). Parmi les états non permanents, on peut encore distinguer entre :
       les états contingents réversibles (être malade, en colère, absent) ou cycliques (le feu est au rouge)
       les états transitoires irréversibles (il est encore jeune ; ces cerises ne sont pas mûres)
       les états définitifs irréversibles (être manchot, être mort)
   être exprimant diverses relations statiques, circonstancielles ou non, par exemple :
       relations logiques, mathématiques, géométriques... (deux droites perpendiculaires à une troisième sont parallèles entre elles)
       repérage spatial (le Tibet est en Asie ; Jean est à l'étranger ; les WC sont au fond à droite)
       repérage temporel (il est tard ; le rendez-vous est à quinze heures)
       relation sociale (Louise est la belle-sœur d'Albert ; M. Martin est mon supérieur hiérarchique)
       relation de possession (ce portefeuille est à moi) ou de partie au tout (c'est mon pied)
       comparaison (il est plus grand que toi ; le Mont-Blanc est le plus haut sommet des Alpes)
       appréciation subjective (ce tableau est magnifique)...
   être au sens situationnel d'être présent (ex: russe est' sup, littéralement « il est de la soupe », traduit en français par « il y a », anglais « there is / are », allemand « es gibt »).

« Être » comme substantif

Distinction ontologique ou théologique.

   le fait d'être ou acte d'être, l'existence
   ce qui est réellement (ens reale), la substance ou essence
   un être existant dans la pensée, être de raison : objet de pensée artificiellement créé par l'esprit, sans existence en soi
   une instance du vivant (généralement humain).

Dans chaque catégorie, les philosophes ont donné des sens variés au mot être. On remarque que l'être en général désigne soit une réalité déterminée (être tel, être un étant), soit une réalité plus fondamentale, un être plus réel. Dans ce dernier cas, on peut parvenir soit à l'idée d'un Être qui contienne en lui tous les êtres et toutes les déterminations (la nature ou un dieu immanent), soit à l'idée d'un être qui n'est aucun être, mais est le degré de suprême perfection de l'être (ens summum, un dieu absolument transcendant).
« Être » comme outil grammatical

En français comme dans d'autres langues, le verbe être est également utilisé, en tant qu'auxiliaire :

   pour former les temps composés de certains verbes, traditionnellement appelés verbes « d'état » et de mouvement (il est devenu philosophe ; j'étais monté à l'étage : nous serions intervenus si nous l'avions pu)
   pour former le passif d'autres verbes (la falaise est rongée par la mer ; il a été frappé par des voyous).

Point de vue cognitiviste

La linguistique cognitive rejette l'idée que le verbe être serait vide de sens et n'aurait qu'une fonction grammaticale (et que seuls le sémantisme du sujet et de l'attribut seraient à considérer). Elle considère qu’être constitue le prototype de la classe des procès imperfectifs9. Selon Langacker, « [le verbe être] profile la continuation à travers le temps d'une situation stable caractérisée uniquement comme une relation statique ; il s'agit d'un véritable verbe, dont tous les états composants sont interprétés comme étant identiques, mais en dehors du fait que [ces états] constituent des relations, il est non-spécifique au plus haut point quant à leur nature »9.

Le verbe être ne marquerait donc pas la relation d'inclusion ou d'identité, mais une valeur purement temporelle et aspectuelle.

Pour les philosophes depuis l'antiquité la question du sens de l'être est à la fois la plus évidente, car la première, et en même temps la plus compliquée, cela car manquant de référentiels, les philosophes ne savent à quoi la rattacher de plus général afin de pouvoir complètement la cerner.

On oppose fréquemment Héraclite et Parménide sur la question de l'être, ce premier affirmant le devenir, et ce dernier, l'être : « L'être pour Héraclite était un océan de feu toujours en mouvement ; pour les Eléates, c'est comme un océan de glace à jamais immobile12. »

Platon pensait que le monde des idées existait de manière concrète, à la manière des êtres réels et donc qu'il représentait une réalité à part entière, alors que maintenant les philosophes admettent que les idées ne sont que des propositions logiques, mais que l'idée d'un cercle, par exemple, n'existe pas comme existe un objet réel. Seuls existent les objets (matériels), c'est-à-dire ceux qui appartiennent au réel.

Dans sa Métaphysique, Aristote écrit : « Il y a une science qui étudie l’être en tant qu’être ainsi que les attributs qui lui appartiennent de par sa nature propre. Elle ne se confond avec aucune des sciences dites particulières. En effet, aucune de celles-ci n’étudie de manière générale l’être en tant qu’être. Découpant une partie de l’être, elles n’étudient les attributs que de cette partie. Ainsi opèrent par exemple les sciences mathématiques13 ». Ce questionnement ontologique s’est développé dans la scolastique médiévale jusqu'à nos jours14.

La question du sens de l'« être » est le thème principal de la philosophie de Martin Heidegger et de son maître ouvrage Être et Temps. Au sein de cette problématique qu'il ne fit que cerner mais qui resta pour lui un mystère, il distingua l'être de l'étant. Les étants sont les êtres qui existent alors qu'être est le verbe, soit la propriété des étants. De plus, pour lui la technique et le monde matériel en occupant l'esprit de l'homme de façon secondaire, le détournaient de la question fondamentale de l'être.

L'homme a constaté qu'il existe plusieurs sortes, plusieurs formes d'êtres, distinguant ainsi le règne minéral, le règne végétal, puis animal, et enfin l'être humain. Les biologistes en considérant que seule la nature fixe les caractéristiques d'un être et donc son appartenance à un des règnes précités, de par son organisme, comprennent qu'un être devient tel lorsqu'il tend à une unité, lorsqu'il vit pour lui et s'oppose ainsi à l'extérieur. Cela devient en effet vrai avec la matière vivante qui donc, encore une fois, tend à unifier les êtres.

Pour la religion chrétienne, un être devient un être de par la valeur divine qu'il a reçue. C'est ainsi l'esprit, qui d'une certaine manière sert à résumer toute la matière vivante d'un organisme, d'une créature, et qui donne son véritable sens à l'être. L'homme est le summum de la création de Dieu, et pour les chrétiens, l'histoire de l'univers et donc l'histoire de l'apparition de l'être, avec en bout de course l'apparition de l'être humain, montre qu'en étant passé par la matière, par l'univers matériel, nous retombons sur des réalités divines, à savoir l'esprit, la conscience et les sentiments qui l'accompagnent. Cela permet de conclure que pour les chrétiens la notion d'être vient de Dieu (l'être par excellence), et qu'il ne s'agit en fait que du concept de Vie, d'énergie vitale, et dont la valeur est capable de générer au sein des êtres évolués que nous sommes le bien et le mal des évangiles.
Caractère intuitif de l'être

Sous la forme la plus brute et la plus consensuelle, on doit admettre qu'il y a de l'être. Mais cette intuition sans véritable contenu donne lieu à des interprétations très différentes. Le caractère immédiat et vague de cette intuition est ainsi très proche du néant, et il a été très diversement apprécié, soit comme intuition de l'infini, soit comme point de départ absolu de la pensée, ou comme pure illusion ; l'indétermination de l'être est parfois valorisée en elle-même, comme dans la philosophie arabe (cf. Avicenne, philosophe d'origine perse).

On peut donc distinguer les intuitions suivantes :

   permanent : l'Être en tant qu'Être de Parménide,
   transcendant : l'Idée de Platon et la substance d'Aristote ;
   intuition mystique, comme chez Plotin ;
   transcendance : substance chez Thomas d'Aquin ;
   réflexive : c'est le cogito de Descartes
   apodictique et immanente : la substance de Spinoza ;
   intuition de l'être comme l'infini (cf.Malebranche)
   expérience (intuition fondamentale) pure ou participative : c'est l'Être-Acte ou présence totale de Lavelle
   empirique ou idéaliste : c'est le percipi de Berkeley, le phénomène de Husserl ou l'étant de Heidegger et l'En-Soi de Sartre (tous deux indifférenciés)

Quelques divisions ontologiques

Si, à présent, nous considérons l'être en tant qu'il se présente à nous (en reprenant les distinctions de sens relatif à d'autres concepts), nous trouvons plusieurs manières de diviser l'être ; ces divisions sont des manières pour notre esprit de concevoir l'être et donc de le connaître :

   être pensé et être sensible ;
   pensée, réalité, existence sont différents visages de l'Être qui se divise ainsi selon la participation (Lavelle);
   être en acte et être en puissance ;
   être réel, être de fiction, être de raison : dans la mesure où les êtres de fiction et de raison ne sont que des modes de la pensée, ils ne sont pas du tout des êtres.
   être nécessaire, possible, contingent : l'être nécessaire est celui dont l'essence enveloppe l'existence, il existe nécessairement par sa seule nature. L'être possible est celui dont l'essence n'enveloppe qu'une existence possible.

Et plusieurs manières de déterminer ses affections :

   catégories empiriques ;
   catégories transcendantales.

Certains philosophes, tels que Nietzsche et Heidegger, ont affirmé que la division ontologique fondamentale de l'Occident est celle qui place d'un côté un Être immuable et hors du temps, et d'un autre côté un être changeant, un moindre être, soumis au temps et à la corruption. Ainsi, dans la métaphysique occidentale, c'est l'idée que les hommes se sont faite du temps qui serait à l'origine de la division des régions de l'être et de leur hiérarchisation.
Détermination de l'être par rapport à d'autres concepts... Dans cette grammaire Larousse, qui n'accorde à la question de l'aspect qu'une quinzaine de lignes, seuls les aspects accompli et non-accompli sont signalés pour expliquer la forme composée de certains temps. Une telle simplification conduit à un emploi imprécis et confus des notions d'aspect accompli et d'aspect inaccompli. La définition qui est donnée de l'aspect non-accompli correspond en effet à la définition courante de l'aspect global (ou non-sécant) et celle de l'accompli à celle de l'aspect sécant. En outre, le troisième exemple de "combinaisons avec le temps" - La tempête s'est levée aujourd'hui - n'est pas conforme à la définition du non-accompli que donnent les auteurs : d'un point de vue purement grammatical, l'action de se lever n'est pas "en train de se faire", mais est bien "déjà faite au moment où l'on s'exprime".

De tels exemples donnent l'occasion de démêler la complexité des interactions entre les questions de temps, les différents aspects et d'autres possibilités d'interprétation. Du point de vue du temps, les trois exemples de "combinaisons avec le temps" relèvent du passé parce qu'ils sont antérieurs à la situation d'énonciation, y compris le troisième exemple car la tempête s'est levée à un moment antérieur à celui auquel l'énonciateur énonce sa phrase. Ce point de vue chronologique ne doit pas être confondu avec la question de l'aspect accompli : dans le premier et le deuxième exemple le passé simple et l'imparfait, qui sont des temps du récit, sont appréhendés depuis un repère chronologique implicite situé dans le passé : et depuis ce repère, les aspects de ces deux verbes sont non-accomplis, comme le sont tous les temps simples. Par ailleurs, le premier exemple, rédigé à l'imparfait relève d'un aspect sécant, car le procès du verbe est saisi dans son déroulement interne, tandis que le deuxième exemple au passé simple correspond à l'aspect global (ou non-sécant) car le procès du verbe implique ici l'ensemble de son déroulement, achèvement compris. Le troisième exemple relève non pas d'un "non-accompli du présent", mais bien d'un accompli du présent, l'action de se lever étant effectivement accomplie au moment de l'énonciation. Toutefois sur le plan de l'interprétation, la formulation invite à en déduire de façon implicite que la tempête se déroule encore, puisque l'énonciateur n'a pas précisé que la tempête s'est arrêtée. Mais une telle déduction n'est pas comprise dans l'aspect verbal, elle relève d'un autre plan de l'analyse des énoncés, qui est celui de la rhétorique (l'interprétation, ici, relève d'une métalepse : ne mentionner que le début de l'événement est une manière de suggérer que celui-ci se poursuit).

L'être est le lieu de rencontre (virtuel) de nombreux dualismes qui s'expriment à partir de la classification précédente :
  Aspect sémantique et Point de vue cognitiviste ?
   Distingue-t-on le cas du sujet (Dasein (être là), Pour-Soi) de celui de l'objet ?
       La distinction procède-t-elle d'une âme (objets animés et inanimés) qui habite un corps ?
       Ou le sujet est-il un accident de la matière (autopoïèse ?)
   Quelle relation entre l'être et l'essence (l'être de l'être) ?
   L'être est-il un reflet (une ombre) d'une essence primordiale, ou au contraire, l'existence précède-t-elle l'essence ?
   Quelle relation entre l'être et l'existence ?


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 16 Mar à 9:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Être ou ne plus être, Y'becca et le prénom ყოფნა   Jeu 16 Mar à 9:03

Le terme d'existence en soi est ambigu, il recouvre de multiples sens. Dans le langage trivial il désigne le fait d'être, d'être de manière réelle, il est ainsi utilisé dans un usage tout aussi indéterminé chez beaucoup de philosophes comme équivalent au terme d'« être ». Outre le fait d'exister il intervient nous dit le Petit Larousse dans plusieurs expressions courantes pour signaler une durée (une longue existence), au sens de vie (être las de son existence), un mode de vie (changer d'existence), etc.

En métaphysique, notamment chez Thomas d'Aquin, il forme avec le terme d'« essence » un couple complémentaire, l'essence serait les idées des choses, ce qu'elles sont « en soi » et l'existence le fait d'être dans la réalité, d'avoir été créées pour les croyants.

Cependant, au sens étymologique, « existence » possède une signification plus précise. Existere (en latin archaïque exsistere, soit ex + sistere), signifie littéralement « être hors de soi », donc être auprès des choses. En ce dernier sens, « existence » ne pourrait s'appliquer qu'à l'homme proprement dit, et nullement aux simples choses : seul l'homme existe. C'est en ce sens que l'existentialisme et Jean-Paul Sartre usent de ce terme. Il en est de même chez Martin Heidegger dans son livre Être et Temps1 et chez Emmanuel Lévinas2. L'existence chez Heidegger ne concerne que l'homme ; les choses et les animaux sont simplement là. Dans l'existence, on trouve l'idée de vie, avec ses fragilités et ses incertitudes, mais aussi celle d'un mouvement, d'un « avoir-à-être » ou d'un « faire-place-à-être » (entendu comme exposition à l'être) qui ne concerne que le Dasei


Bibliographie

Sur la nature, Parménide
Sophiste, Platon
Métaphysique, Aristote
Être et essence, Thomas d'Aquin
De l'Être, Louis Lavelle
"Etre" et "Avoir" dans leurs fonctions linguistiques, Problèmes de linguistique générale, 1, Émile Benveniste, Gallimard 1966
Être et temps, Martin Heidegger
L'Être et le néant, Jean-Paul Sartre
La Métaphysique, Claudine Tiercelin
L'Être et l'essence, Étienne Gilson
L'être, Maxence Caron, dans Dictionnaire de philosophie, Jean-Pierre Zarader (dir), Paris, 2007.
L'Être et l'Événement, Alain Badiou
Les échelons de l'Être. De la molécule à l’esprit, Michel Lefeuvre - L’Harmattan 1997
Pierre Aubenque, Le problème de l'être chez Aristote, PUF, 2005 (ISBN 978-2-13-054951-2)
L'être et la logique, Serge Druon, Edilivre, (ISBN 978-2-8121-2258-3), 2009
Christos Clairis - François Fédier: Séminaire sur le Sophiste, Sorbonne, 2007-2008, Université Paris Descartes, Ediciones del Taller de Investigaciones Gráficas de la Escuela de Arquitectura y Diseño de la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, Valparaíso (Chile), diciembre de 2009. Trad. al castellano de Miguel Eyquem y Pablo Ortúzar, revisada por Christos Clairis. Edición bilingüe (francés-castellano).
De l'Existant à la racine "être": recherche d'archétypes de la signification - Etude des racines sémitiques: bilitères, "être", "tomber", Gaëll Guibert - Publibook 2011

Articles
Hervé Pasqua, « L'unité de l'Être parménidien », Revue Philosophique de Louvain, vol. 90, no 86,‎ 2 juillet 1992, p. 143-155 (lire en ligne [archive])
Keiji Nishitani, « Le problème de l’être et la question ontologique », Laval théologique et philosophique, Faculté de philosophie, Université Laval, vol. 64, no 2,‎ 8 août 2008, p. 305-325 (ISSN 1703-8804, DOI 10.7202/019501ar, lire en ligne [archive])

L'existence en philosophie
L'existence en métaphysique

Être, c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.

En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate [Laquelle ?]. De ce point de vue :

Être et pensée sont identiques, comme peut le témoigner le cogito (« Je pense donc je suis ») de René Descartes ;
L'existence est immédiatement connue, car l'existence précède l'essence.

La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :

Si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
L'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
L'existence est-elle un objet de connaissance ?

L'origine métaphysique de l'existence
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Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Au sein de cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l'être au détriment de l'existence, ce qui se traduit par la formulation d'Aristote : L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? Revient à demander qu'est-ce que la substance ?(Métaphysique, Z, 1, 1028 b 5) À la suite de Platon, la recherche d'Aristote se porte donc sur l'essence, et non sur l'existence, et l'existence serait ainsi occultée : l'existence doit toujours métaphysiquement se penser par rapport à l'essence ; l'essence est la condition d'intelligibilité de l'existence.

De ce point de vue essentialiste, il découle plusieurs conséquences importantes :

l'essence est l'être possible, et l'existence l'être réel ;
l'existence d'un être est fonction de son essence ;
l'existence est donc définie par son essence, et c'est la notion d'essence qui exprime le mieux l'existence ;
l'existence est subordonnée aux lois de l'essence, qui lui donne donc ses limites et sa perfection ;
la différence entre les essences produit une hiérarchie des existences i.e. une hiérarchie de la réalité : il y a de l'ordre ;
plus une essence est parfaite, plus l'existence qui en découle est parfaite ;
Dieu (ou le Bien, l'acte pur, etc.) — en tant que souveraine essence — est ce dont procède toute existence ; il serait d'ailleurs également la seule véritable essence, dont l'existence découle nécessairement, ce qui ferait de toute métaphysique et de toute science, une théologie (Philosophie première chez Aristote).

Or, cette métaphysique pose un problème très simple : si l'existence dépend à ce point de l'essence (définition, intelligibilité, structure de l'être, raison d'être, etc.) alors pourquoi quelque chose existe-t-il en dehors de l'essence ?
Une réponse est que Dieu a créé les essences et accomplit ce passage du possible au réel que la raison humaine ne parvient pas à penser (voir aussi Platon, Timée). Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d'elle quelque chose de contingent et d'inférieur, l'existence ?


Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l'existence d'une manière autonome, indépendamment de l'essence. C'est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d'exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. C'est l'existence sans essence, i.e. sans raison et sans hiérarchie.

L'existence, dans la métaphysique occidentale, est en dehors du concept : en ce sens, on ne peut lui reprocher d'avoir ignoré l'existence, puisque l'existence est simplement ce qui échappe à l'essence : l'existence ne se déduit pas du concept, elle n'est pas un prédicat mais une position — ce qui est posé ici et maintenant (cf. Kant).
Mais l'existence est aussi ce qui est individuel, et par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. C'est donc l'individu qui est l'existant, et la connaissance de sa réalité passe par sa conscience et par ses actes (sa volonté). Or, c'est cet aspect de l'existence qu'ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s'opposent les philosophies qui partent de l'individu, de sa liberté et de ses choix de vie.

La réalité de l'existence peut être appréhendée de manière affective (cf. la sensibilité chez Rousseau), indépendamment de la raison, i.e. que ce qui en est saisi ne se déduit pas de l'essence, n'est pas démontrable, est irréfutable (Nietzsche) et semble donc surtout un phénomène irrationnel. Mais cette conscience affective peut être conçue comme une « humeur » (Stimmung, cf. Heidegger) a priori, i.e. une tonalité de l'existence qui précède la saisie des choses dans leur particularité. Cette tonalité est alors contemporaine de ce qui est appelé « ouverture au monde. »

nausée : chez Sartre, les choses perdant leur sens utilitaire ne peuvent plus être nommées ; c'est alors leur existence pure qui devient envahissante, incontrôlable. La conscience hésite entre la fusion sujet/objet et le rejet.
angoisse : pour Heidegger, l'angoisse, à la différence de la peur, n'a pas d'objet réel identifiable dans l'expérience. La peur peut être combattue par l'emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L'angoisse, au contraire, n'ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l'existant lui-même qui a à être de manière authentique.
bonheur : au contraire des philosophies contemporaines de l'existence qui placent au cœur de l'existant, dans sa structure même, des sentiments plutôt négatifs, un philosophe comme Rousseau pense trouver sous la fausseté de la vie sociale le pur plaisir de l'exister qui est l'épanouissement naturel de la sensibilité : cette sensibilité est pour lui le point de départ de l'existence.

Dans les philosophies [Lesquelles ?] de l'existence, la liberté est un absolu, l'essence indépassable de l'existence. Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. La liberté est néanmoins l'homme même, son existence et elle définit la condition humaine : nous sommes condamnés à la liberté, nous y sommes jetés, exactement comme nous sommes jetés-là dans le monde.
Nature de l'existence des objets
Article détaillé : Idéalisme (philosophie).
Existence du passé

"Le passé n'existe que par les traces qu'il a laissées dans le présent" (Paul Valéry)

La symphonie oubliée

On sait que, vers la fin de sa vie, Mozart a écrit une symphonie qui n'a jamais été jouée et dont le manuscrit a été perdu. Cette symphonie existe-elle encore aujourd'hui "quelque part", ou est-elle néant absolu ?
L'existence en logique

Le concept d'existence a connu un renouvellement important grâce aux développements de la logique mathématique avec Frege que Russell a ensuite repris et développé dans un célèbre article On Denoting. Le grand apport de Frege est l'introduction d'un nouveau quantificateur en logique, ∃.

Pour Frege affirmer l'existence d'un objet ne consiste pas à lui attribuer une nouvelle qualité ou prédicat. La phrase « il existe une montagne d'or » ne signifie pas qu'on doive attribuer deux qualités à cette montagne a) qu'elle est en or et b) qu'elle existe. Dire d'un objet qu'il existe n'est donc nullement une prédication selon Frege mais revient à affirmer que l'ensemble des objets qualifiés de « montagne d'or » n'est pas vide.
Références

↑ Martin Heidegger (trad. Vezin), Être et Temps, Paris, Gallimard, 1986.
↑ Emmanuel Lévinas En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger VRIN 1988

Notes
Bibliographie

Emmanuel Lévinas En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger VRIN 1988
Martin Heidegger (trad. François Vezin), Être et Temps, Paris, Gallimard, 1986, 589 p. (ISBN 2-07-070739-3)

Voir aussi

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Être humain
Phénoménologie de l'existence
Heidegger et la question de l'existence
Finitude
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Essence (philosophie)
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Sens de la vie
Temps
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MessageSujet: Re: Être ou ne plus être, Y'becca et le prénom ყოფნა   Jeu 16 Mar à 9:06

L'expression sens de la vie désigne l'interrogation sur l'origine, la nature et la finalité de la vie ou plus généralement de l'existence, en particulier de l'existence humaine. Cette interrogation métaphysique se trouve souvent posée sous la forme d'une série de questions : « qui sommes-nous ? », « d'où venons-nous ? », « où allons-nous ? »… Au cours de l'Histoire dans les cultures humaines, de nombreux courants intellectuels, philosophiques, artistiques, religieux ou scientifiques se sont emparés de ces questions pour les traiter chacun à leur manière, donnant lieu à autant d'approches voire de réponses différentes et parfois même contradictoires.

Un philosophe, comme Jean Grondin, en parle comme d'une « pensée essentielle », fondant la philosophie, et qu'il résume ainsi : « Que faisons-nous ici, pourquoi et pour qui sommes-nous là, que devons-nous, que pouvons-nous y faire, que nous est-il permis d’espérer ? » 1. Selon certains philosophes, cette interrogation serait même inhérente à l'être humain. Arthur Schopenhauer déclarait : « Qui ne s’interroge pas est une bête, car le souci constitutif de toute vie humaine est celui de son sens »2.

Si l'interrogation est ancienne (bien que formulée pour la première fois en ces termes par Friedrich Nietzsche, à la fin du XIXe siècle3,4,Notes 1), le désir de « donner un sens à sa vie », à défaut de le chercher, en est une déclinaison plus récente5.

Différentes approches

La question du sens de la vie se présente comme de facto polysémique :

Téléologique : où va-t-elle ?
Sémiologique : que signifie-t-elle ?
Axiologique : que vaut-elle ?
Ontologique : d'où vient-elle ?

Si la religion puis la philosophie se sont penchées sur cette même question, les réponses qui lui ont été données sont diverses. Jean-Paul Sartre voit en l'homme une « passion inutile »6, révélant le « néant » que nous sommes. Il rejoint en cela certaines orientations de la philosophie pour lesquelles les questions métaphysiques sont insolubles voire inutiles1. Spinoza, lui, tout en évoquant également son impression que « les occurrences les plus fréquentes de la vie ordinaire sont vaines et futiles »7, se résout cependant à chercher l'existence d' « un Bien dont la découverte et la possession eussent pour fruit une éternité de joie continue et souveraine ». Entre la certitude du Néant et l'espérance d'un Bien souverain, les thèses les plus variées se sont exprimées.
Approche scientifique

La science apporte certains faits empiriques par rapport au sens de la vie, et cherche à comprendre le comment des questions de la vie. Stephen Hawking, un des physiciens les plus reconnus des temps modernes, a dit dans Une belle histoire du temps : « Nous vivons dans un Univers étrange et merveilleux. Il nous faut une imagination extraordinaire pour pouvoir apprécier son âge, sa dimension, sa violence et même sa beauté. Et la place que nous occupons, nous, êtres humains, au sein de ce vaste cosmos peut sembler vraiment insignifiante. Si bien que nous tentons de donner un sens à tout cela, nous tentons de comprendre comment nous nous intégrons à l'ensemble ».

La science se penche notamment sur le destin de l'univers et les origines de la vie sur Terre.
Sens de la vie en philosophie

Qu'il se questionne ou non, l'homme cherche à procréer, travaille à la protection et l'éducation de sa descendance, veut se sentir utile, cherche à repousser la souffrance et la mort, et à accéder à une existence supérieure (sociale ou religieuse). Mais c'est la conscience de sa mortalité qui le pousserait à se questionner, rendrait l'existence « humaine » et, selon Max Frisch, en ferait même « une aventure »8. Selon Jean Grondin, la question du sens se posait peu autrefois, car ce sens « allait de soi », il n'y en avait qu'un, et l'homme devait se « conformer » à des rites dans le passage de la vie terrestre vers un au-delà. Quand ce sens a fini par se perdre, en particulier depuis le siècle des Lumières, la question a pris une acuité nouvelle9.

Ce questionnement a conduit les philosophes à des réflexions divergentes.
Quête de la connaissance

Platon, un élève de Socrate, était un des premiers philosophes et un de ceux qui ont eu la plus grande influence. Sa renommée vient de sa théorie idéaliste des choses universelle. Sa Théorie des Formes propose que les objets et les concepts ne sont que des copies d'Idées immatérielles et parfaites, qui existent indépendamment de leur version sur Terre. Selon le Platonisme, le sens de la vie serait d'obtenir la plus haute forme de connaissance, l'Idée du Bien; l'idée d'où dériverait toutes les choses bonnes et utiles.
Article détaillé : Platonisme (doctrine philosophique).

Au XVIIIe siècle, le mouvement humaniste du siècle des Lumières a pour but de dépasser l'obscurantisme et de promouvoir les connaissances. Ce siècle est marqué par des idées d'égalité entre les Hommes, de liberté et de rationalité. On cherche plus à comprendre le fonctionnement du monde qu'à lui trouver un sens. Cette époque cultive un goût particulièrement prononcé pour les écrits totalisants qui rassemblent l’ensemble des connaissances de leur temps. Cet idéal va trouver sa réalisation dans l'Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, publiée entre 1750 et 1770, dont le but était de sortir le peuple de l’ignorance par une diffusion très large du savoir. De nos jours, Wikipédia suit le même idéal10.
Article détaillé : Lumières (philosophie).
Utilitarisme

Les origines de l'utilitarisme peuvent être tracées jusqu'à Épicure, mais en tant qu'école de pensée, Jeremy Bentham est généralement considéré comme son fondateur. Celui-ci décréta que « la nature a placé l'humanité sous le règne de deux puissants souverains, la douleur et le plaisir ». Le but de n'importe quelle action serait d'augmenter notre plaisir et/ou diminuer notre souffrance. Il dérive de cette constatation que « ce qui est bien est ce qui amène le plus de bonheur à la plus grande quantité de personne possible ». Pour Bentham, le sens de la vie est le « principe du plus grand bonheur ».
Morale kantienne
Article détaillé : Philosophie pratique de Kant.

La morale kantienne est basée sur le travail éthique du philosophe allemand Emmanuel Kant. Kant est connu pour son éthique déontologique où il y a une seule obligation morale, l'impératif catégorique, dérivé du concept du devoir. Chaque action, pour être éthique, devrait être exécutée selon l'impératif catégorique.

Expliqué simplement, le test qu'une personne devrait faire pour vérifier la qualité d'une action est de l'universaliser (s'imaginer que tout le monde agit de cette manière) et de vérifier si l'action ne devient pas contradictoire. Kant donne l'exemple d'une personne qui voudrait emprunter de l'argent sans avoir l'intention de la repayer. Ceci est une contradiction, car si elle était universelle, plus personne ne prêterait, car personne ne se ferait jamais rembourser. Le mensonge ne pourrait également pas être universalisé, car le concept de vérité n'aurait plus aucun sens.

Ces concepts peuvent être utiles pour essayer de définir à ce que nous devrions faire de notre vie.
Nihilisme

Le nihilisme suggère que la vie n'a pas de sens objectif.

Friedrich Nietzsche, bien qu'il ait en quelque sorte inventé l'expression, considère que le sens de la vie ne peut être interprété par l'homme qui fait partie de la vie elle-même. Dans le Crépuscule des idoles, il déclare ainsi : « La valeur de la vie ne saurait être évaluée. Pas par un vivant, car il est partie, et même objet de litige ; pas davantage par un mort, pour une tout autre raison ».

William Shakespeare fait dire à Macbeth (acte V, scène 5) : « La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien… »

Sigmund Freud « quand on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n'existe pas de façon objective »11.
Existentialisme

Selon l'existentialisme, c'est à chaque personne à définir le sens de sa vie. La vie n'est pas déterminée par un dieu supernaturel et l'Homme est libre.

Pour Nietzsche, la vie n'est digne d'être vécue seulement si nous avons des buts à atteindre. Il voyait le nihilisme (« tout ce qui arrive n'a aucun sens ») comme sans but. Il n'exclut pas pour autant la possibilité que l'homme puisse faire quelque chose de sa vie, pour lui donner un sens « Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la force croît, qu’une résistance est surmontée »12.

Pour Albert Camus, pour qui le « sens de la vie » est « la plus pressante des questions »13 : « Le monde est beau, et hors de lui point de salut (...) ce chant d’amour sans espoir qui naît de la contemplation peut aussi figurer la plus efficace des règles d’action »14. Le constat d'une vie sans espérance religieuse n'est pas pour autant dénué de sens ni de joie : « On sent bien qu’il s’agit ici d’entreprendre la géographie d’un certain désert. Mais ce désert singulier n’est sensible qu’à ceux capables d’y vivre sans jamais tromper leur soif. C’est alors, et alors seulement, qu’il se peuple des eaux vives du bonheur »14. Camus prétend que des âmes lucides et entraînées peuvent trouver un sens à leurs jours, et jouir dans cette plénitude ; alors, vivre est une force.
Sens de la vie en religion

Si, selon la conviction de nombreuses religions, le corps est le véhicule d'une âme15, la réponse religieuse est que le sens de la vie réside dans la valeur de nos actes dans l'attente d'une forme de « jugement » divin, pouvant se produire après la mort ou à chaque instant de la vie, et déterminant la qualité de la vie après la mort, de la vie éternelle ou de la prochaine réincarnation.
Selon le christianisme

Selon le point de vue chrétien, l'homme existe pour rencontrer Dieu. Il existe une notion protestante selon laquelle c'est par la grâce, à travers la foi en Dieu, que l'homme est réconcilié avec son créateur (grâce au sacrifice de Jésus-Christ)16.
Selon l'islam

Dans l'Islam, l'homme a été créé par Dieu (La réponse à la question « D'où venons-nous ? ») pour l'adoration du Dieu (al-ibâdâ). Et, les activités humaines (al-dunyâ) ne sont « méritoires » qu'en rapport avec la fin de la vie ou la vie future (al-âkhirah)17,18.
Selon le bouddhisme

Les quatre nobles vérités indiquent ce qu'il est essentiel de savoir pour un bouddhiste. Elles énoncent le problème de l'existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat :

La vérité de la souffrance : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans le désir, les attachements ;
la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible ;
la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble Chemin octuple.

Selon l'hindouisme

Dans l'hindouisme, Purushartha est la notion qui désigne le « sens de la vie »19,20. Elle se décompose en dharma, artha, kama et moksha.
Dans le New Age

La culture New age se préoccupe philosophiquement de ces questions, surtout sous sa forme plus récente de l'astrologie karmique, l'ouvrage "Les 144 voies du thème astral révélées par les nœuds lunaires"21 de Laurence Larzul n'étant précisément dévolu qu'à ça : donner les motivation de l'incarnation sur Terre.
Dans la culture populaire

Les Monty Python proposent également leur version du sens de la vie dans le film Monty Python : Le Sens de la vie (Monty Python's The Meaning of Life) : ils y comparent l'existence des hommes à celles de poissons dans un aquarium ou un vivier, sans possibilité de recul leur permettant de savoir où ils sont.

Une interrogation similaire existe dans un épisode de La Quatrième dimension : Cinq personnages en quête d'une sortie. L'Ange exterminateur, de Luis Buñuel pose également la question sous forme allégorique.

Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams, illustre l'absurdité de la vie. Afin de résoudre une bonne fois pour toutes le problème du sens de la vie, les habitants de la galaxie demandent à un superordinateur nommé « Deep Thought » (Pensée Profonde, ou Compute-un selon les traductions) de leur donner la réponse à La Grande Question sur la vie, l'univers et le reste. Après une réflexion de sept millions et demi d'années, l'ordinateur indique que la réponse est : « 42 », mais que la question reste à déterminer, ce qui exige un ordinateur bien plus puissant.



« Six fois neuf. Quarante-deux.
— C'est tout. Il n'y a rien d'autre (a 10). »

Bien sûr, 6 × 9 = 54, pas 42 (sauf en base 13).
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MessageSujet: Re: Être ou ne plus être, Y'becca et le prénom ყოფნა   Jeu 16 Mar à 9:07

Destin de l'Univers

Le destin de l'Univers fait partie des questions fondamentales de la cosmologie. Elle a trait à l'évolution future de l'expansion de l'Univers. Pendant longtemps elle a été focalisée sur la question de savoir si l'expansion observée actuellement se poursuivrait indéfiniment ou s'interromprait pour laisser place à une phase de contraction menant au Big Crunch, un effondrement général de l'Univers, analogiquement inverse du Big Bang. Aujourd'hui cette première question parait essentiellement résolue en ce sens que toutes les observations indiquent que l'expansion ne s'arrêtera pas. Cependant, le devenir exact de l'Univers est susceptible d'être décrit par plusieurs scénarios assez différents, allant de la mort thermique de l'Univers (en anglais Big Chill, c'est-à-dire un refroidissement indéfini résultant de l'expansion), au Big Rip, un scénario catastrophique où l'Univers est détruit en un temps fini.

Sommaire

1 Problématique
2 Équation fondamentale
3 Avenir d'un univers en expansion
4 Notes et références
5 Voir aussi
6 Lire à ce sujet

Problématique

La description de l'évolution de l'Univers, en tant que système physique, se fait par la donnée d'un modèle cosmologique et le biais de la théorie de la Relativité générale. Celle-ci est en effet à même de décrire l'évolution d'un univers homogène et isotrope, par l'intermédiaire des équations de Friedmann. Ces dernières indiquent la valeur du taux d'expansion de l'Univers (dont la valeur actuelle est la constante de Hubble) en fonction de la densité d'énergie moyenne de l'Univers ainsi qu'une de ses propriétés géométriques, sa courbure spatiale. Interviennent aussi certaines propriétés des différentes formes de matière qui emplissent l'Univers, en particulier leur pression.
Équation fondamentale

L'équation dictant la valeur du taux d'expansion de l'Univers, noté H, est une des deux équations de Friedmann. Elle s'écrit :

3 ( H 2 c 2 + K a 2 ) = 8 π G c 4 ρ {\displaystyle 3\left({\frac {H^{2}}{c^{2}}}+{\frac {K}{a^{2}}}\right)={\frac {8\pi G}{c^{4}}}\rho } 3\left({\frac {H^{2}}{c^{2}}}+{\frac {K}{a^{2}}}\right)={\frac {8\pi G}{c^{4}}}\rho ,

où c est la vitesse de la lumière, K / a2 la courbure spatiale, G la constante de gravitation et ρ l'ensemble des densités d'énergie des différentes formes de matière qui emplissent l'univers. La courbure spatiale représente la forme géométrique de l'espace :

si elle est nulle, l'espace correspond à l'espace euclidien usuel, dans lequel le théorème de Pythagore est valable.
si elle est positive, l'espace est dit sphérique, car ayant une structure correspondant à l'analogue tridimensionnel d'une sphère usuelle. En particulier, il est de volume fini, et un observateur se déplaçant en ligne droite revient toujours à son point de départ.
enfin si la courbure spatiale est négative, l'espace est dit hyperbolique. Il est infini, et, d'une certaine façon, plus « grand » que l'espace euclidien au sens où le volume d'une sphère de rayon donné est plus grand dans un espace hyperbolique que dans un espace euclidien.

L'équation de Friedmann peut se réécrire sous la forme :

H 2 = − K c 2 a 2 + 8 π G 3 c 2 ρ {\displaystyle H^{2}=-{\frac {Kc^{2}}{a^{2}}}+{\frac {8\pi G}{3c^{2}}}\rho } H^{2}=-{\frac {Kc^{2}}{a^{2}}}+{\frac {8\pi G}{3c^{2}}}\rho .

L'expansion s'arrête par définition quand le taux d'expansion H est nul. Cela ne peut se produire que si la courbure spatiale est positive ou éventuellement si la densité d'énergie totale devient négative. Cette dernière hypothèse étant a priori peu réaliste, seul le cas d'une courbure spatiale positive est susceptible d'être à l'origine d'un arrêt de l'expansion de l'Univers. Cependant, même si la courbure spatiale est positive, il n'y a pas nécessairement d'arrêt de l'expansion : il faut pour cela que la densité d'énergie totale décroisse suffisamment vite pour que le membre de droite de l'équation ci-dessus s'annule.
Avenir d'un univers en expansion
Article détaillé : Graphique chronologique depuis le Big Bang jusqu'à la mort thermique de l'univers.
Article connexe : Chronologie du futur lointain.

L'expansion de l'Univers pourrait continuer indéfiniment1. Dans ce cas, l'Univers s'étendra et se refroidira, devenant éventuellement trop froid pour abriter la vie. Pour ces raisons, ce scénario est parfois appelé Grand Gel2.

Si l'énergie sombre — représentée par la constante cosmologique, une constante d'énergie remplissant de manière homogène l'espace3, ou des champs scalaires (en), comme la quintessence ou le module, quantités dynamiques dont la densité d'énergie peut varier dans le temps et l'espace — accélère l'expansion de l'univers, alors l'espace entre les amas de galaxies augmentera à un taux croissant. Le décalage vers le rouge s'étendra et les photons (même les rayons gamma) posséderont de grandes longueurs d'onde à l'arrivée, devenant indétectables4. Les étoiles devraient se former normalement pendant 1012 à 1014 (1 à 100 billions) années, avant que le stock de gaz nécessaire à la formation des étoiles soit finalement épuisé. Les étoiles déjà formées épuiseront leur carburant et cesseront de briller. L'univers s'assombrira lentement et inexorablement5,6. En accord avec les théories prédisant la désintégration du proton, les résidus de l'évolution stellaire restants disparaîtront, laissant seulement les trous noirs, eux-mêmes disparaissant à la fin par rayonnement de Hawking7. En fin de compte, si l'univers atteint un état dans lequel la température approche une valeur uniforme, plus aucun travail ne sera possible, résultant sur la mort thermique de l'univers8.
Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Future of an expanding universe » (voir la liste des auteurs).

↑ Alain Riazuelo, « L'Univers aux limites de l'éternité », Pour la science,‎ novembre 2010 (lire en ligne [archive]).
↑ (en) WMAP – Fate of the Universe [archive], WMAP's Universe, NASA.
↑ (en) Sean Carroll, « The cosmological constant », Living Reviews in Relativity, vol. 4,‎ 2001 (DOI 10.12942/lrr-2001-1, Bibcode 2001LRR.....4....1C, arXiv astro-ph/0004075, lire en ligne [archive])
↑ (en) Lawrence M. Krauss et Glenn D. Starkman, « Life, the Universe, and Nothing: Life and Death in an Ever-expanding Universe », Astrophysical Journal, vol. 531,‎ 2000, p. 22–30 (DOI 10.1086/308434, Bibcode 2000ApJ...531...22K, arXiv astro-ph/9902189)
↑ (en) Fred C. Adams et Gregory Laughlin, « A dying universe: the long-term fate and evolution of astrophysical objects », Reviews of Modern Physics, vol. 69,‎ 1997, p. 337–372 (DOI 10.1103/RevModPhys.69.337, Bibcode 1997RvMP...69..337A, arXiv astro-ph/9701131)
↑ (en) Adams & Laughlin (1997), §IIE.
↑ (en) Adams & Laughlin (1997), §IV.
↑ (en) Adams & Laughlin (1997), §VID

Voir aussi

Équations de Friedmann
Densité critique
Courbure spatiale
Énergie noire
Histoire de l'Univers
Accélération de l'expansion de l'Univers
Big Freeze
Big Crunch
Big Rip
Big Bounce

Lire à ce sujet

Le numéro 448 de septembre 2007 de la revue Ciel et Espace : Un article est consacré au Big Rip, la grande Déchirure.
Jean-Pierre Luminet, « Le destin de l'univers : Trous noirs et énergie sombre », Fayard (2006) / (ISBN 978-2-213-63081-6)
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MessageSujet: Destin de l'Univers, Le Timbre, La République et Y'becca   Jeu 16 Mar à 9:54

Une nouvelle forme d'expression libre et communication éthique dans l'aspect informatique mais l'attrait du timbre.
Le silence est une source de confusion quand les bruits de l'alentour le couvrent d'une carapace auditive, qui n'est plus sienne.
Tel une lettre sans timbre mais comportant une adresse sera expulsé au profit de lettre vierge comportant des timbres... c'est ainsi que naquit l'aspect premier du bug informatique... Big Chill est ainsi une forme de sauvegarde de l’instinct premier des choses sur l'aspect de Destin établi... L'expansion de l'Univers pourrait continuer indéfiniment dans une configuration de timbre car celui implique un aspect de valeur dans la mémoire, alors que l'adresse peut toujours elle être renvoyé par l'attrait d'un changement de valeur dans l'aspect immobilier, cela est le Big Rip, un scénario catastrophique où l'Univers est détruit en un temps fini.

Univers homogène et isotrope est l'aspect du Timbre sur une enveloppe alors que l'adresse vierge de timbre sur l’enveloppe équivaut à une entropie maximale... Voilà la vision de l'Humanité en terme d'informatique sur l'aspect de propriété d'envoi de formule de politesse d'un lieu A vers un lieu B par l'intermédiaire de satellites géostationnaires... Ainsi, L’hypothèse d’une mort thermique universelle provient des idées de William Thomson, en 1850. Elle résulte de l’extrapolation à l’ensemble de l’univers de la théorie de la thermodynamique, en particulier des considérations sur la perte naturelle d’énergie mécanique, telle qu’elles résultent du premier principe de la thermodynamique.

Pourtant dans un aspect de réel et d'observation sur l'état de Santé de notre communication visuelle, il réside l'aspect de l'éclair que je désigne par cette formule savante: c est la vitesse de la lumière, K / a2 la courbure spatiale, G la constante de gravitation et ρ l'ensemble des densités d'énergie des différentes formes de matière qui emplissent l'univers. La courbure spatiale représente la forme géométrique de l'espace...

Comment définir un espace temps à une enveloppe indiquant une adresse qui n'existe plus quand celle ci ne comporte plus de timbres... Oui, L'expansion de l'Univers pourrait continuer indéfiniment1. Dans ce cas, l'Univers s'étendra et se refroidira, devenant éventuellement trop froid pour abriter la vie. Pour ces raisons, ce scénario est parfois appelé Grand Gel... L'adresse est tout comme le timbre... Bien sur; elle est liée à l'enveloppe... Il fait également allusion au fait qu'il existe... Au contraire d'une enveloppe sans timbre qui ne trouve intérêt que dans le contenu de sa lettre...

Alors certains lettres par absence de Timbres furent détruites: Pourtant dans la conscience de ce crime, un phénoméne apparait pour certaines et certains, il s'agit du Cosmos à expansion d'échelle de C. Johan Masreliez, où il n'y a aucune accélération, la quantité est w Q = − 1 / 3 {\displaystyle w_{\mathrm {Q} }=-1/3} {\displaystyle w_{\mathrm {Q} }=-1/3} exact, ce qui signifie courbure de l'espace-temps. En effet, ces enveloppes était adressées à une fonction de discutions entre deux personnalités de la communication...

Ainsi une Lettre avec ou sans timbre qui comporte une adresse est de l'importance de la densité d'énergie moyenne de l'Univers ainsi que de ses propriétés géométriques, sa courbure spatiale. Interviennent aussi certaines propriétés des différentes formes de matière qui emplissent l'Univers, en particulier leur pression: Qu'elle soit Orale, écrite ou informatique...
L'expansion s'arrête par définition quand le taux d'expansion H est nul. Cela ne peut se produire que si la courbure spatiale est positive ou éventuellement si la densité d'énergie totale devient négative. Cette dernière hypothèse étant a priori peu réaliste, seul le cas d'une courbure spatiale positive est susceptible d'être à l'origine d'un arrêt de l'expansion de l'Univers. Cependant, même si la courbure spatiale est positive, il n'y a pas nécessairement d'arrêt de l'expansion : il faut pour cela que la densité d'énergie totale décroisse suffisamment vite pour que le membre de droite de l'équation ci-dessous s'annule.

Ainsi, Le taux d'expansion de l'Univers, noté H, ne se résume pas à une lettre mais l'importance de transmettre une lettre d'un expéditeur à un destinataire équivaut à cette formule de vie que représente La Vie, la Force et l'Amour. Le sens, même du survivre dans Le destin de l'Univers... On ne sait jamais comment le destinataire répondra à la lettre reçu... Univers homogène et isotrope est l'aspect du Timbre sur une enveloppe alors que l'adresse vierge de timbre sur l’enveloppe équivaut à une entropie maximale...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
ou
Monsieur Tignard Yanis

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