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 Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Jeu 16 Fév à 1:45

La civilisation Nazca (ou Nasca) est une culture pré-incaïque du sud du Pérou qui se développa entre -200 et 600 ap.J-C. Elle est surtout connue pour ses géoglyphes, d’immenses lignes et figures tracées dans le désert proche de la ville actuelle de Nazca, ses aqueducs et par ses céramiques polychromes à motifs zoomorphes.

Nazca est dérivé du nom contemporain de la région où existait cette civilisation, une région semi-désertique située entre la Cordillère des Andes et l'océan Pacifique. Le nom que ce peuple se donnait est perdu.

Histoire
La culture Nazca s’est développée à partir de la culture Paracas qui date de l’époque antérieure appelée période Chavín ou Horizon ancien. La zone d’influence nazca s’étendait de la côte du Pacifique jusqu’à Ayacucho à l’est dans les Andes, et de Pisco à Arequipa du nord au sud. La civilisation de Nazca s'est développée parallèlement à la civilisation Mochica, qui occupait elle le nord de l'actuel Pérou.

Depuis les travaux de Dieter Eisleb, on divise habituellement l'histoire de la culture de Nazca en 4 âges1 :

Proto-Nazca (de 200 à 100 av. J.-C.), qui succède à la période Paracas Necropolis
Nazca initial (de 100 av. J.-C. à 200 apr. J.-C.)
Nazca moyen (de 200 à 300)
Nazca tardif (de 300 à 600)
Les Nazcas vivaient de l’agriculture intensive qu’ils pratiquaient dans les étroites vallées des affluents du Rio Grande de Nazca ainsi que dans la vallée d’Ica, Ils avaient fortement développé l’irrigation pour pallier le manque d’eau chronique dans cette région aride en construisant des puits profonds de plusieurs mètres reliés par un réseau d’aqueducs souterrains. Ces aqueducs sont encore utilisés de nos jours.

Ils vivaient dans des huttes recouvertes de chaumes situées à l'extérieur de la zone cultivable, c'est-à-dire à la limite du désert, de manière à maximiser la surface cultivable. Ces huttes étaient regroupées en bourgades autour d'une pyramide en adobe servant de sanctuaire.


Tombe nazca avec des momies.
Le site central était Cahuachi (durant les cinq premiers siècles de l'ère chrétienne), à 6 km de la ville actuelle de Nazca. C’était un centre exclusivement cérémoniel (les fouilles n'ont révélé aucune trace d'activité de vie quotidienne) qui comprenait plus de quarante buttes pyramidales surmontées de structures en adobe. La plus grande de ces pyramides comportait six terrasses superposées dépassant 20 m de hauteur. Lors de cérémonies religieuses, des têtes humaines (d’ennemis) étaient coupées et préparées comme trophées puis enfouies. On a également trouvé des têtes humaines au front percé, permettant ainsi de les suspendre à l'aide d'une corde pourvue d'un nœud, passée dans l'orifice.

Les Nazcas pratiquaient aussi la déformation crânienne. On faisait porter un déformateur en cuir aux nouveau-nés, pendant un an, ce qui contraignait la croissance du crâne vers le haut. Le but était vraisemblablement esthétique.


Puits de l'époque nazca toujours utilisé aujourd'hui.
Après environ six siècles d'existence, la civilisation Nazca décline brutalement vers 350. L'explication semble être une perte de foi due à la conjonction entre une inondation et un séisme. Cette inondation aurait été plus catastrophique que les autres (elles étaient fréquentes) à cause de l'agriculture intensive2. Ces événements auraient provoqué une perte de confiance des Nazcas en leurs dieux et donc, en leurs prêtres.

Il est toutefois frappant de constater que le peuple nazca, avant de quitter Cahuachi, a pris la peine d'enfouir rituellement la cité avec beaucoup de soin, en enveloppant d'abord tous les bâtiments dans une couche d'argile. C'est pour cette raison que les ruines de Cahuachi sont aujourd'hui aussi bien conservées, malgré les pillards. Les pilleurs de tombes fouinent dans les chambres funéraires pour dénicher des crânes qu'ils vendront aux touristes.

On trouve encore trace de la civilisation nazca pendant quelques siècles après ces événements, avant qu'ils ne soient assimilés par la culture Huari3.

Géoglyphes
Article détaillé : Géoglyphes de Nazca.

Géoglyphe nazca connu sous le nom de « Colibri ».
Les Nazcas ont également tracé d’immenses séries de figures géométriques ou d’animaux stylisés dans le sol aride. Ces géoglyphes remplissaient probablement une fonction rituelle, peut-être liée au cycle de l'eau dans une région devenant de plus en plus désertique.

Les milliers de dessins dispersés sur environ 3 900 km2 de désert, dans le sud du Pérou, ont été tracés sur un millénaire. Il s'agit surtout de figures naturalistes. Lignes et trapèzes ont été ajoutés plus tard. On ignore encore leur signification et pourquoi ils ont changé au fil du temps. Mais ils jouaient sans doute un rôle capital dans les rituels pour que la pluie tombe sur les Andes et irrigue les champs.

D'après l'archéologue Giuseppe Orefici, les géoglyphes sont dessinés en grattant le sol, dégageant le sol clair des roches sombres. Le climat sec de la région, la nature du terrain et l'absence de végétation font que ces dessins sont toujours visibles aujourd'hui, après 2000 ans.

Une théorie récente propose que les géoglyphes auraient pu servir de parcours rituel : les fidèles auraient marché le long du tracé, le parcours en lui-même étant une forme de prière.

On a dénombré plus de 350 de ces dessins, qui représentent soit des formes géométriques, comme des lignes droites ou des spirales, soit des animaux du panthéon nazca.

Céramiques et textiles[modifier | modifier le code]

Céramique en forme de langouste, phases III-IV (300-600), Walters Art Museum
Les céramiques sont parmi les aspects les plus originaux et le mieux connu de la civilisation Nazca, à cause de leur sophistication technique et du symbolisme de ces motifs. Il s’agit surtout de bols, de gobelets, de vases et de récipients à double goulot. Peu colorées durant la période Nazca initiale, elles sont d'une grande richesse polychrome par la suite, durant les périodes Nazca moyen et Nazca tardif. Les couleurs les plus employées sont des teintes chaudes comme le rouge, le marron, le jaune, le violet, ainsi que le noir et le blanc4.

On peut répartir ces céramiques en 9 phases. La première phase commence vers 200 av. J.-C., à la fin de la période dite Horizon ancien. Les poteries sont inspirées des thèmes mythiques des Paracas, mais avec des sujets naturalistes : fruits, végétaux, personnes, animaux. Le réalisme s’accroît encore avec les phases II, III et IV. Les dessins sont appliqués sur un fond rouge foncé ou blanc. Dans la phase suivante Nazca V, on trouve des thèmes religieux ou mythologiques, avec aussi des démons et des têtes sans corps. Nazca VI et VII sont caractérisés par l’apparition de thèmes militaires et de portraits de personnages importants. On remarque aussi l’influence des Mochicas et de Tiahuanaco. Nazca VIII voit l'introduction de figures complètement disjointes et d’une iconographie plus abstraite qui n’est pas encore bien déchiffrée. La dernière phase Nazca IX est moins riche et s’achève vers l’an 600, bien que les dernières poteries trouvées datent de 755.

Ces phases ont été définies par analyse chrono-stylistique avant l’apparition de la datation au carbone 14 et on a constaté depuis de nombreux chevauchements entre les phases.

Les céramiques trouvées à Cahuachi avaient une fonction exclusivement cérémonielle. Elles suivaient des règles édictées par les prêtres. Par exemple, la régularité des motifs étaient systématiquement brisée par un élément irrégulier.

Il faut attendre la chute de Cahuachi pour voir apparaître des visages et des silhouettes humaines dans les décors des poteries Nazcas.

Les Nazcas sont aussi connus pour leurs magnifiques textiles tissés et brodés. Les thèmes présents sur les céramiques étaient d’abord apparus sur les textiles. La laine tissée était tirée des lamas et des alpagas venant sans doute de la région d’Ayacucho. Les Nazcas utilisaient aussi du coton. On trouve aussi des éléments non textiles, comme des plumes ou des aiguilles de cactus. Le tissu était teint en utilisant diverses teintures d'origine végétales ou animales, comme des chenilles pilées. De l'urine était utilisée pour fixer les pigments.

Beaucoup de ces textiles ont été préservés par le climat aride la région. Il est possible que d’autres civilisations anciennes de la région aient développé un art textile tout aussi riche, mais qui ne soit pas parvenu jusqu’à nous.

En particulier, les Nazcas fabriquaient des ornements tridimensionnels et polychromes pour leur textiles, comme des franges anthropomorphiques pour des tapisseries ou des manteaux, par exemple.

Agriculture, chasse et pêche
Les Nazcas utilisaient des filets pour la pêche et pratiquaient la chasse au phoque.

Les cultures vivrières des Nazcas étaient constituées de haricots, de pommes de terre, de melons, de manioc, d'avocats, d'arachides et de poivre. De plus, les Nazcas cultivaient le coton pour leurs textiles.

Religion
Les motifs des poteries semblent indiquer que les Nazcas adoraient des divinités animales, dont l'aspect était celui d'animaux comme l'épaulard, le lézard, des félins, des oiseaux ou des serpents.

Théories sur la méthode de réalisation des géoglyphes[modifier | modifier le code]
Théories impliquant l'utilisation de moyens aériens[modifier | modifier le code]
Les indiens Nazcas réalisèrent des figures visibles depuis le ciel, souvent longues d'une centaine de mètres, en dégageant le sol de ses plus grosses pierres aux endroits du dessin.

Bien que l'aviation n'ait été inventée qu'au tournant du xixe et du xxe siècle, certains ont avancé l'idée que les Nascas auraient utilisé des ballons à air chaud pour réaliser le traçage de leurs figures terrestres. Si des vestiges de foyer ont permis d'envisager cette hypothèse, aucune preuve archéologique n'a pu en démontrer la validité.

En 1975, l'Américain Jim Woodman et l'Anglais Julian Nott fabriquèrent un ballon à air chaud selon les techniques utilisées par les Nazcas pour la momification des corps, basées sur l'utilisation de bandes de toile et de cordes. Le résultat ne fut concluant qu'en partie : le ballon s'éleva à une hauteur de 90 mètres puis chuta brutalement, risquant de tuer les aérostiers.

Il existe d'autres dessins terrestres aux dimensions impressionnantes, notamment sur les flancs de certaines collines qui bordent le plateau de Nasca. Mais ils furent créés par les Paracas, antérieurement aux Nazcas. Et aucun élément scientifique ne prouve que les Paracas aient utilisé un aérostat.

Théorie par l'utilisation de techniques de dessin
L'archéologue italien Giuseppe Orefici propose une explication beaucoup plus prosaïque : l'utilisation de la technique de mise au carreau ou carroyage, permettant d'agrandir à une grande échelle un dessin de taille modeste. Cette théorie a fait l'objet d'expériences concluantes d'archéologie expérimentale.

Chronologie des recherches sur la civilisation nazca
1901 : L'archéologue Max Uhle découvre la civilisation nazca
1932 : Début des travaux de Maria Reiche
1939 : L'ingénieur en hydraulique Max Kosok remarque le tracé particulier des lignes formant les géoglyphes
1976 : Dieter Eisleb établit une chronologie de la civilisation nazca
1982 : Début des fouilles de Giuseppe Orefici sur le site de Cahuachi
1983 : Parution de Nazca, la clé du mystère, de Henri Stierlin.

Références[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
la civilisation Nazca, sur Wikimedia Commons
↑ (fr) Article sur la civilisation nazca sur insecula.com [archive]
↑ http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/la-disparition-de-la-civilisation-nazca-une-catastrophe-ecologique_21216/ [archive]
↑ DVD-Video bottom-side.jpgL'énigme des Nascas, dans Civilisations disparues, Collections L'aventure humaine, Éditions Arte Vidéo
↑ (en) La civilisation Nazca sur le site de l'université d'État du Minnesota-Mankato [archive]
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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Jeu 16 Fév à 1:48

Les géoglyphes de Nazca (ou Nasca) sont de grandes figures tracées sur le sol, souvent d'animaux stylisés, parfois de simples lignes longues de plusieurs kilomètres, visibles dans le désert de Nazca, dans le sud du Pérou. Le sol sur lequel se dessinent ces géoglyphes est couvert de cailloux que l'oxyde de fer colore en rouge. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant ainsi les contours des figures qu'ils traçaient.

Découverts en 1927, ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés pour la plupart entre 400 et 6501. Lignes et géoglyphes sont inscrits, sous la désignation « Lignes et géoglyphes au Nasca et Palpa », sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.

Historique
La première mention écrite connue des géoglyphes se trouve dans le livre Chronique de Pérou du conquistador Pedro Cieza de León en 1553 mais ce dernier les prend pour des traces de pistes. Elles connaissent un regain d'intérêt lorsqu'elles sont redécouvertes en 1927 par l'archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe qui explorait alors la vallée de la « Rivière Nazca »3.

L'anthropologue américain Paul Kosok (en) est le premier à les étudier en les survolant en 1939, alors qu'il travaillait sur les réseaux d'aqueducs des environs. Il pense d'abord qu'elles faisaient partie d'un système d'irrigation, puis émet l'hypothèse d'un calendrier astronomique géant4.

En août 2014, à la suite d'une tempête de sable, de nouvelles figures (notamment un serpent, un camélidé et un oiseau) sont découvertes par Eduardo Herrán Gómez de la Torre, un archéologue pilote, lors d'un vol d'inspection effectué dans la région d'Ica5.

Description

Image satellite d'une zone où sont visibles des géoglyphes.

Nazca vu par le satellite Spot.
Les Nazcas réalisaient les figures à grande échelle, probablement à l'aide de procédés géométriques simples comme le carroyage. Les pieux retrouvés sur le Grand Rectangle (300 pieux pour ce rectangle de 800 m de long et 100 m de large) semblent confirmer que ces dessins ont été tracés par simple carroyage : le dessin est quadrillé, puis reporté sur le sol où l'on a pris soin de tirer des cordages qui reproduisent les mêmes carrés à une plus grande échelle. Ils réalisaient leurs dessins probablement en déblayant les pierres sombres, brûlées par le soleil, et en les empilant de chaque côté des lignes pour faire apparaître par contraste la terre plus claire riche en gypse en dessous, ce qui explique que le promeneur distingue des sillons bordés de pierres.

On trouve près de 800 figures géométriques : lignes, spirales, ellipses, trapèzes et triangles. Soixante-dix dessins, gravés à la surface de la pampa, sont biomorphes, prenant la forme de végétaux stylisés et d'animaux (dessins zoomorphes) : singe, oiseau-mouche (colibri), condor, jaguar, araignée, orque, héron, pélican6. Au total, plus de 350 représentations ont été étudiées7. Elles franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées. La plupart des figures sont constituées d'une seule ligne ne se recoupant jamais.

Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux des Nazcas. On a retrouvé, associées aux lignes, diverses poteries reprenant les mêmes motifs stylisés que les géoglyphes8.

Conservation
Le microclimat permet la conservation des lignes9, car :

le plateau est l'une des régions les plus sèches du monde (trente millimètres de pluie par an) ;
le sol sans végétation réchauffe fortement l'air (ce qui crée un coussin d'air qui, à son tour, protège les géoglyphes du vent) ;
enfin le gypse contenu dans le sol, associé à la faible humidité matinale « colle » le sable et la poussière.
Sans sable, ni poussière pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts.

Pour protéger le site, les autorités locales en ont réglementé l'accès. Pour y aller, il est nécessaire d'obtenir une autorisation et d'utiliser des chaussures spéciales10.

Le climat au temps des Nazcas[modifier | modifier le code]
D'après le géomorphologue Bernhard Eitel, le climat était tempéré en 8 000 av. J.-C., puisqu'il a découvert du lœss, roche sédimentaire produite par l'érosion éolienne qui ne se forme que par la décomposition des végétaux. Il a aussi trouvé à la base du lœss des coquilles d'escargots, qui ne vivent qu'en milieu humide ; ce qui confirme la végétation florifère de l'époque.

Ensuite, une période de sécheresse est arrivée graduellement avec une période critique entre -100 av. J.-C. et 400 ap. J.-C., qui semble être le début de la disparition des Nazcas (environ 700/800 ap. J.-C.). Ces dates correspondent aussi à l'arrivée d'une autre ethnie : les Waris, qui ont envahi le territoire des Nazcas.

Théories archéologiques et ethnologiques[modifier | modifier le code]
L'absence de données objectives a laissé libre cours aux théories pseudo-archéologiques (en) les plus hasardeuses11.

Les interprétations qui font consensus sont un lien entre ces géoglyphes et un contexte rituel. Il semble également qu'il existe un lien entre les grandes lignes et l'astronomie12.

Calendrier astronomique
La mathématicienne allemande Maria Reiche, qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation du site, reprend l'hypothèse archéoastronomique de Kosok. Selon elle, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointent vers des étoiles remarquables ou des constellations et correspondent à des dates importantes dans le calendrier agraire (semailles, récoltes). Les dessins zoomorphes correspondraient à une représentation zodiacale du cosmos. L'enchevêtrement des lignes de visée s'expliquerait par de nombreuses reprises au cours des siècles pour s'ajuster à la précession des équinoxes13.

Cette théorie fut contestée en 1968 par l'astrophysicien américain Gerald Hawkins, d'après les recherches qu'il avait réalisées en se fondant sur des calculs informatiques. En reconstituant la carte du ciel telle qu'elle était à l'époque des Nazca, il affirma avoir démontré que 80 % des géoglyphes n'avaient aucune relation avec les constellations importantes. Toutefois, ses recherches furent finalement démolies à cause d'une erreur de méthodologie grave. Il avait reconstitué la carte du ciel en se fondant sur celle de Stonehenge, qui n'est pas dans le même hémisphère.

Selon Maria Reiche, la figure de l'araignée serait une projection anamorphique de la constellation d'Orion. Trois des lignes droites aboutissant à la figure auraient servi à suivre les déclinaisons des trois étoiles de la ceinture d'Orion. Cependant Anthony Aveni (en) fait remarquer que Reiche ne fournit aucune explication pour les 12 autres lignes de la figure et n'explique pas l'intérêt de ces observations astronomiques dans une région où règne la brume une bonne partie de l'année14.

Zone artisanale de tisserands
L'historien de l'art Henri Stierlin a émis en 1983 l'idée que les tracés seraient des aires de tissage géantes utilisées pour la fabrication de fils sans fin dont on tissait des habits funéraires. Ces lignes en zigzag ont été réalisées avec la même technique que le tissage des fils de trame et de chaîne des tissus mortuaires retrouvés dans les tombes de Nazca15. Ces tissus ont en effet la particularité d'être tissés de fils d'un seul tenant. Or pour préparer de manière artisanale de tels fils, il faut une ligne droite du double de la longueur pour permettre le tordage puis le repliage du fil sur lui-même. Ces lignes de travail se sont superposées de manière anarchique au fil des siècles. Cependant, cette théorie explique uniquement l'origine des lignes en zigzag. Une interprétation complémentaire fait des figures zoomorphes des sortes de totem censés protéger les morts ou des pistes associées aux rituels de parcours des tisserands pour obtenir la bénédiction des dieux pour le travail à fournir16.

Site rituel
Les figures ont été associées au chamanisme. La plupart d'entre elles se trouvent près de sites préhistoriques d’art rupestre qui présentent des images similaires, mais à une plus petite échelle. Les chamans prenaient des substances hallucinogènes qui leur permettaient de voir leur animal-pouvoir, une pratique courante en Amérique du Sud et particulièrement en Amazonie. Certaines des drogues utilisées pendant les cérémonies rituelles donnent la sensation de voler dans les airs ; ce serait la raison pour laquelle les géoglyphes auraient été créés pour être vus du ciel[réf. nécessaire]. Cette explication est toutefois contredite par le fait que ces formes se voient depuis le sommet des collines environnantes, d'où elles furent découvertes par l'archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe en 192717.

Les tracés et figures biomorphes sont interprétés comme le produit d'activités rituelles sur plusieurs siècles, associées à la fertilité agricole (la vallée de la « Rivière Nazca » constituant un véritable oasis par rapport à la montagne)18. L'archéologue Johan Reinhard (en) considère que les principaux tracés mènent à des sites sacrés (sources d'eau, montagnes) où les divinités étaient invoquées pour protéger les hommes et leur bétail, pour leur apporter de l'eau19.

Autres théories
Théorie ufologique
Dans Chariots of the Gods, Erich von Däniken a proposé en 1968 une théorie ufologique relevant de la théorie des anciens astronautes. Les figures de Nazca seraient soit une piste d'atterrissage pour des vaisseaux spatiaux extraterrestres, soit un message réalisé par la population locale à leur attention20.

À cette théorie, la mathématicienne d'origine allemande Maria Reiche répondait que les prétendues pistes d'atterrissage, étant des zones débarrassées de leurs pierres, n'offraient qu'un sol des plus mous dans lequel les vaisseaux extraterrestres n'auraient pas manqué de s'enfoncer21.

Une photo mise en avant par Von Däniken en 1970 et laissant voir une configuration qui, selon lui, évoquait grandement une aire de stationnement d'avion dans un aéroport moderne, est la vue, recadrée, de l'articulation du genou d'une des représentations d'oiseau, le vaisseau qui s'y garerait devrait donc être bien minuscule22.

En fait, la théorie de von Däniken est reprise de remarques faites par le premier chercheur à avoir étudié les lignes, Paul Kosok, en 1947 : « Observées depuis les airs, [les lignes] se virent baptisées terrains d'atterrissage préhistoriques et comparées par plaisanterie aux prétendus canaux de Mars23. »

Théorie aérostatique
Partant du principe que les géoglyphes ne pouvaient avoir été tracés qu'en faisant appel à un engin volant (le seul moyen de les voir correctement), un certain Jim Woodman émit l'hypothèse de l'emploi de ballons à air chaud, représentés selon lui sur des tessons de poterie. Il construisit même un ballon à l'aide des matériaux dont disposaient les Nazcas. Mais les dessins de ballons sont en fait des haricots en train de germer, et le ballon, quelque peu poreux, ne vola que deux minutes avant de retomber24.

Théorie radiesthésiste
Selon David Johnson, les Nazcas avaient fortement développé l’irrigation pour pallier le manque d’eau chronique dans cette région en construisant des puits spiralés (pocios) profonds de plusieurs mètres, reliés par un réseau d’aqueducs souterrains. Ils étaient très faciles d'accès et les habitants actuels s'en servent encore. Les figures et lignes serviraient de repères pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau25.

Théorie électrosismique
Selon Michaël Vaillant26, des conducteurs sous forme de fines feuilles de cuivre ou d'or auraient été étendus sur le terrain. Ces conducteurs auraient pu être utilisés comme des antennes pour écouter les ondes très basses fréquences produites par les séismes. Cette hypothèse s'appuie sur une théorie encore controversée nommée « SES » (pour Seismic Electric Signals). Les traces de Nazca aujourd'hui observées seraient en fait la marque de l'emplacement où auraient été déposés ces conducteurs, mais aussi des nombreux tests qui auraient été effectués afin de trouver des positions adéquates, dans l'axe des champs électromagnétiques.

Notes et références
↑ (en) Dating the geometric Nasca lines in the Peruvian desert [archive]
↑ Lignes et Géoglyphes au Nasca et Palpa [archive]. Le document de l'Unesco opte pour l'orthographe « Nasca » (avec s) à une exception près.
↑ (en) Hugh Thomson, A Sacred Landscape: The Search for Ancient Peru, Overlook Press, 2007, p. 123
↑ Alain Legault, Pérou, Ulysse, 2007, p. 138
↑ Baptiste Rouch, « Géoglyphe : de nouvelles lignes de Nazca découvertes au Pérou » [archive], sur maxisciences.com,‎ 5 août 2014.
↑ Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, pp. 156-162 (La fonction des dessins).
↑ Frédéric Belnet, « Un labyrinthe dissimulé dans les géoglyphes de Nazca » [archive], sur maxisciences.com,‎ 13 décembre 2012
↑ (en) Joe Nickell, The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate [archive], Skeptical Enquirer, volume 7.3, Spring 1983 : « Nazca pottery is found in association with the lines. [...] The striking similarity of the stylized figures to those of known Nasca art has been clearly demonstrated (Isbell 1978; 1980). »
↑ LA PLUVIOMETRIE AU PEROU PENDANT LES PHASES ENSO ET LNSO, archive Wikiwix.
↑ (en) Matt McGrath, Greenpeace sorry for Nazca lines stunt in Peru [archive], BBC News, 11 décembre 2014.
↑ Henri Stierlin, Nazca: la clé du mystère, Albin Michel, 1983, p. 14
↑ Daniel Lévine, Pérou millénaire: 3000 ans d'art préhispanique, La Cita, 2000, p. 37
↑ (en) Evan Hadingham, Lines to the Mountain Gods: Nazca and the Mysteries of Peru, Harrap, 1987, p. 103
↑ (en) Anthony F. Aveni, Between the Lines: The Mystery of the Giant Ground Drawings of Ancient Nasca, Peru, University of Texas Press, Austin, Texas, 2006.
↑ Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, (ISBN 2-226-01864-6)
↑ (en) Evan Hadingham, Lines to the Mountain Gods: Nazca and the Mysteries of Peru, Harrap, 1987, p. 41-42
↑ (en) Katherine Reece, Grounding the Nasca Balloon, sur le site In the Hall of Ma'at : « It is incorrect to say that the lines cannot be seen from the ground. They are visible from atop the surrounding foothills. The credit for the discovery of the lines goes to Peruvian archaeologist Toribio Mejia Xesspe who spotted them when hiking through the foothills in 1927. »
↑ (en) Helaine Selin, Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Westen Cultures, Springer Science & Business Media, 1997, p. 780
↑ (en) Johan Reinhard, The Nazca Lines:A New Perspective on Their Origin and Meaning, Editorial Los Pinos, 1985, 78 p.
↑ Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « Von Daniken [...] obviously envisions flying saucers hovering above and beaming down instructions for the markings to awed primitives in their native tongue. He views the large drawings as “signals” (von Daniken 1970) and the longer and wider lines as “landing strips” (von Daniken 1972). »
↑ Cité par Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « As to the “landing strip” notion, Maria Reiche, the German-born mathematician who for years has mapped and attempted to preserve the markings, has a ready rejoinder. Noting that the imagined runways are clear of stones and that the underlying ground is quite soft, she says “I’m afraid the spacemen would have gotten stuck” (McIntyre 1975). »
↑ Joe Nickell, dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « Moreover, one cropped photo exhibited by von Daniken (1970), showing an odd configuration “very reminiscent of the aircraft parking areas in a modern airport,” is actually of the knee joint of one of the bird figures (Woodman 1977). (See Figure 1.) The spacecraft that parked there would be tiny indeed. »
↑ Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate, op. cit. : « It is difficult to take von Daniken seriously, especially since his “theory” is not his own and it originated in jest. Wrote Paul Kosok (1947), the first to study the markings: “When first viewed from the air, [the lines] were nicknamed prehistoric landing fields and jokingly compared with the so-called canals on Mars.” »
↑ Katherine Reece, op. cit. : « After flying over the Nasca pampa in an airplane Woodman tells a colleague: “I know damned well someone flew at Nazca,” I kept insisting. "You simply can’t see anything from ground level. You can’t appreciate any of it from anywhere except from above. You can’t tell me the Nazca builders would have gone to the monumental efforts they did without ever being able to see it.”1 With this modern, and incorrect, viewpoint in mind Woodman attempted to prove that the Nasca could have flown. To do so, he gathered information and constructed a hot-air smoke balloon using material available to the ancient Nasca people. While the lift for the balloon was provided by hot air the porous material was "sealed" by the smoke and soot from the fire. In this fashion a very short manned flight of approximately two minutes was successful. »
↑ (en) David Johnson, The Water Lines of Nazca [archive], lien entre irrigation et géoglyphes.
↑ Michaël Vaillant, Théorie électrosismique [archive], lien entre sismicité et lignes de Nazca.
Annexes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Géoglyphes de Nazca, sur Wikimedia Commons
Bibliographie[modifier | modifier le code]
(en) Paul Kosok, The Markings of Nazca (written in collaboration with Maria Reiche), Natural History, 56, 1947, pp. 200-238
(de) (en) (es) Maria Reiche, Geheimnis der Wüste/Mystery on the desert/Secreto de la pampa - Nazca, Peru 1968, Selbstverlag Maria Reiche
(en) Erich Von Däniken, Chariots of the Gods?, G. P. Putnam, New York, 1970
(en) Erich Von Däniken, Gods from Outer Space, Bantam Books, New York, 1972
Loren McIntyre, Mystery of the Ancient Nazca Lines, National Geographic (May 1975), pp. 716-728
Simone Waisbard, Les Pistes de Nazca, Robert Laffont, Coll. « Les Énigmes de l'univers », 1977
(en) William H. Isbell, The Prehistoric Ground Drawings of Peru, Scientific American, 239 (octobre 1978), pp. 140-153
(en) William H. Isbell, Solving the Mystery of Nazca, Fate (October 1980), pp. 36-48
Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, (ISBN 2-226-01864-6)
(en) (fr) Évaluation des Organisations consultatives [archive], Unesco, 1994
Robert Charroux, L'Énigme des Andes, les pistes de Nazca, la bibliothèque des atlantes, J'ai lu, 2001, (ISBN 2-277-51399-7)
(en) David Johnson, Donald Proulx et Stephen B. Mabee, The Correlation Between Geoglyphs and Subterranean Water Resources in the Rio Grande de Nasca Drainage, p. 307–332, Andean Archaeology II, chap. 10, Kluwer Academic/Plenum Publishers, 2002
Articles connexes
Civilisation nazca
Théorie des anciens astronautes
Agroglyphes, formes géométriques dans des champs de céréales
Pétroglyphes, dessins gravés dans la pierre
Chandelier de Paracas
Liens externes
Photographies des géoglyphes de Nazca [archive]
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Sites archéologiques du Pérou et Chili
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Patrimoine mondial au Pérou et Chili
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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Jeu 16 Fév à 6:43

Roger Glover (feat. Ronnie James Dio) - Love Is All (Butterfly Ball) (1974)
https://www.youtube.com/watch?v=jyMjIamDrKw

Traduction française de Love is all, extrait de l'album "Butterfly ball" (Le bal des papillons)
https://www.youtube.com/watch?v=Fmbh5G5h_uQ

The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast est un album-concept produit par le bassiste du groupe Deep Purple Roger Glover. Paru en 1974, il rassemble plusieurs artistes de différents horizons : on y retrouve Eddie Hardin, David Coverdale, Glenn Hughes et Ronnie James Dio.

Love is All

Il est surtout connu pour le titre Love Is All, interprété par Ronnie James Dio, chanteur des groupes Rainbow, Black Sabbath, Dio qui a introduit le geste des « cornes » dans le metal . Le court-métrage d'animation qui y est associé, tiré du film The Butterfly Ball de Tony Klinger, est particulièrement connu en France pour avoir été utilisé à partir de 1975 sur la chaîne Antenne 2, qui le diffusait comme interlude pour pallier les « difficultés techniques ». Sa diffusion était donc aléatoire, ce qui a contribué à le rendre mythique en cette époque où les magnétoscopes n'étaient pas chose courante dans les foyers français.

Love Is All et toute l'imagerie liée au court métrage (animaux chantants, ambiance de fête) ont été recyclés deux fois : dans une publicité pour la marque de sirop Sironimo dans les années 1990, et dans une reprise par le groupe Florabelle et la Mushroom Family, où la technique des images de synthèse se substitue à l'animation traditionnelle du court métrage original. Il existe une adaptation française du titre par Sacha Distel sous le titre Toutes les mêmes.

Love Is All a été remixé en 2008 par Gonzales pour le compte de la chaîne franco-allemande Arte afin de promouvoir son émission estivale Summer of the 70s. Jacques Higelin, Nina Hagen, Micky Green, Mathieu Boogaerts, Tocotronic et Mieze Katz ont participé à cette reprise illustrée par un clip en animation 3D réalisé par Caleb Krivoshey.

Le générique de fin du film Les Seigneurs (2012) est lancé sur la chanson originale.

Titres

Toutes les chansons sont écrites et composées par Roger Glover, sauf mention contraire.
No Titre Chant Durée
1. Dawn 1:21
2. Get Ready Glenn Hughes 2:06
3. Saffron Dormouse and Lizzy Bee Helen Chappelle, Barry St. John 1:25
4. Harlequin Hare (Glover, Dio, Soule) Neil Lancaster 1:26
5. Old Blind Mole John Goodison 1:11
6. Magician Moth 1:33
7. No Solution Mickey Lee Soule 3:28
8. Behind the Smile David Coverdale 1:46
9. Fly Away Liza Strike 2:22
10. Aranea Judy Kuhl 1:37
11. Sitting in a Dream Ronnie James Dio 3:40
12. Waiting Jimmy Helms 3:11
13. Sir Maximus Mouse Eddie Hardin 2:35
14. Dreams of Sir Bediviere 4:09
15. Together Again (Glover, Dio, Soule) Tony Ashton 2:05
16. Watch Out for the Bat John Gustafson 1:41
17. Little Chalk Blue1 (Glover, Hardin) John Lawton 3:44
18. The Feast 1:48
19. Love Is All (Glover, Hardin) Ronnie James Dio 3:14
20. Homeward (Glover, Hardin) Ronnie James Dio 4:12
74:15
Musiciens

   Tony Ashton : chant
   Les Binks : batterie
   Helen Chappelle : chant, chœurs
   David Coverdale : chant
   Ronnie James Dio : chant
   Jack Emblow : accordéon
   Ray Fenwick : guitare
   Mo Foster : basse
   Kay Garner : chœurs
   Michael Giles : batterie
   Roger Glover : piano, synthétiseur, guitare, basse, percussions, chœurs
   John Goodison : chant
   John Gustafson : chant
   Eddie Hardin : chant, piano, orgue, synthétiseur, chœurs
   Jimmy Helms : chant



   Glenn Hughes : chant
   Eddie Jobson : violon
   Chris Karan : tablâ
   Judi Kuhl : chant, chœurs
   Neil Lancaster : chant
   John Lawton : chant
   Mike Moran : piano
   Ann Odell : piano
   Mickey Lee Soule : chant
   Barry St. John : chant, chœurs
   Liza Strike : chant, chœurs
   Robin Thompson : basson
   Nigel Watson : scie musicale
   Joanne Williams : chœurs
   The Mountain Fjord Orchestra, mené par David Woodcock et dirigé par Martin Ford, John Bell et Del Newman

Versions et reprises de Love Is All

   Deep Purple & London Symphonic Orchestra - Live at the Royal Albert Hall (disponible en DVD)
   Deep Purple - Live in Tokyo (3/24 & 3/25)
   Deep Purple - Live at the Rotterdam Ahoy
   Eddie Hardin - Circumstancial Evidence
   Dana Winner - Unforgettable Too
   Totally Gourdgeous - The Stroke of Midnight
   Florabelle & la Mushroom Family
   Sacha Distel - Toutes les mêmes
   Henri Dès - Ma parole

Notes

   ↑ Cette chanson est absente de l'album original. Elle apparaît sur les rééditions CD.

Lien externe

Fiche du film The Butterfly Ball http://www.imdb.com/title/tt0074260/
[archive] http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.imdb.com%2Ftitle%2Ftt0074260%2F
sur l'Internet Movie Database.

   Portail du rock
From Wikipedia: The single "Love Is All", with vocals from Ronnie James Dio, made a minor impression in the UK but reached number one in The Netherlands. Its accompanying animated short movie also gained unexpected success in France, where the newly launched second TV channel Antenne 2 used it as a fill-in every time it experienced "technical difficulties". These random airings, together with the psych...

The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast

Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca dans le clans des mouettes et ailleurs !

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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Jeu 16 Fév à 7:07

Обязательно к просмотру ! Каждому ! / Самое Красивое / VOS62

https://www.youtube.com/watch?v=cZS7z8femc0

Deep Purple (With Ritchie & Dio) - Smoke on the Water - Albert Hall 1999

https://www.youtube.com/watch?v=9MX9f4GIi9Q

FOR :

Edward Hardin dit Eddie Hardin, né le 19 février 1949 à Londres et mort le 22 juillet 2015, est un pianiste rock anglais et auteur-compositeur-interprète. Il est plus connu pour ses associations avec The Spencer Davis Group, Axis Point et aussi Hardin and York.

Discographie
A Wild Uncertainty

"Man With Money" / "Broken Truth" Planet (1965)

Spencer Davis Group

With Their New Face On United Artists UA 1192 (1968)
Funky (1968)
Taking Out Time 1967-69 (Letters From Edith)
Gluggo Vertigo 6360088 (1973)
Living on a Back Street Vertigo (1974)
Catch You On The Rebop (Live in Europe 1973)

Rééditions

With Their New Face On, répertoire REP 4684-WY (1997)
Funky One Way, OW 34529
The Masters (compilation), Eagle Records (1999).

Hardin & York

Tomorrow Today, Bell SBLL125 (1969)
The World's Smallest Big Band, Bell SBLL136 (1970)
For The World, Bell SBLL141 (1971)
Hardin & York with Charlie McCracken, Vertigo 6360622 (1974)
Hardin & New York, Teldec 624595 (1979)
Live At The Marquee 1971, RPM RPM135 (1994)
Hardin & York Live, répertoire REP 4459-WY (1994), enregistrement 1970, précédemment dans un bootleg
Still A Few Pages Left, RPM Thunderbird CSA 106 (1995).

Rééditions

For The World, voir For Miles (1985)
Tomorrow Today, répertoire REP 4481-WY (1994)
World Smallest Big Band, répertoire REP 4482-WY (1994).

Axis Point

Axis Point RCA PL 30039 (1979)
Boast of the Town RCA PL 25277 (1980)

Rééditions

Axis Point / Boast of the Town (compilation) BGO (2002).

Albums solo

Home Is Where You Find It, Decca TXS 106 (1972)
Wizard's Convention, RCA Records (1976)
You Can't Teach an Old Dog New Tricks, Attic LAT 1023 (1977)
Circumstancial Evidence, RCA (1982)
Eddie Hardin & Zak Starkey's Musical of Wind in the Willows, President (1985)
Situations, President PTLS1089 (1988)
Wind in the Willows Live (participation de Maggie Bell, Graham Bonnet, Rafael Ravenscroft, Jon Lord et Zak Starkey), INAK/BOSE INAK 9010
When We Were Young, INAK 11005 (1996)
Dusk Til Dawn, Voiceprint BP316CD
Survival
Just Passing Through (2000)

Rééditions

You Can't Teach an Old Dog New Tricks, répertoire REP4464WY (1994)
Wind in the Willows Live, Angel Air (1998)
Circumstancial Evidence, Angel Air SJPCD024
Eddie Hardin & Zak Starkey's Musical of Wind in the Willows, RPM 327 (2002)
Home Is Where You Find It, RPM 271 (2004).

Publication

Eddie Hardin, Oliver Gray, Alab (Ain’t Life A Bastard!): 36 Years of Musical Mayhem., autobiographie.

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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Ven 17 Fév à 3:18

Le Veda (devanāgarī : वेद - sanskrit : « vision » ou « connaissance »)1 est un ensemble de textes qui, selon la tradition, ont été révélés (par l'audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi. Cette « connaissance révélée » a été transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme, et de l'hindouisme jusqu'à nos jours sur une période indéterminée.

L'origine dans le temps des textes védiques est une question qui est l'objet de débats tant en Inde que parmi les indianistes européens. Pour les auteurs européens, les premiers textes de la tradition védique auraient été composés à partir du XVe siècle av. J.-C., des auteurs indiens proposent une datation plus ancienne. Pour marquer l'unité du Véda qui se manifeste en une multiplicité de textes, la tradition hindoue nomme « Triple Véda » l'ensemble des trois premiers recueils de textes, un recueil de poèmes (stances) forme le Rig-Veda, un recueil de chants rituels le Sama-Veda, une collection de formules sacrificielles le Yajur-Veda. Une famille de brahmanes nommée Atharva donne son nom à l'Atharva-aṅgiras, livre de magie blanche et noire, qui est accepté comme constituant du « Quadruple-Véda », sous le nom de Atharva-Veda, après une longue période de controverses.

Le passage du védisme au brahmanisme commence avec la rédaction des Brāhmaṇa, spéculations rituelles en prose. Et la transition du brahmanisme à l'hindouisme s'accompagne de la rédaction des Āraṇyaka puis des Upaniṣad. La compilation de ces textes est attribuée au sage Vyāsa, et les parties les plus récentes des écritures du Véda dateraient du Ve siècle av. J.-C.2 Ce corpus littéraire, un des plus anciens que l'on connaisse, est la base de la littérature indienne. Ces textes, qui traitent du rituel et de philosophie, contiennent des passages qu'étudieront l'astrologie et l'astronomie, pour tenter de dater ces textes. « La tradition du chant védique » a été proclamée en 2003 puis inscrite en 2008 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité3.

Étymologie

Le thème nominal indo-aryen veda-, passé tel quel en sanskrit (वेद) ajoute une voyelle thématique -a à la racine VID- transformée en VED- par alternance vocalique: VID- > VED- > veda-4.

Pour Jean Varenne, le lexème VID- donne deux thèmes verbaux différenciés mais de sens complémentaires : VID- > VED- > VET- > vetti (il sait) et VID- > VIND- > vindati (il trouve : hij vindt en néerlandais, he finds en anglais)5.

La sémantique du nom veda- s'étend donc du sens de « découverte, révélation » qui correspond à l'expérience des premiers sages védiques qui entendirent le son primordial manifesté par le Véda originel, jusqu'au sens de « science, savoir » donné aujourd'hui par l'hindouisme à ce mot. Louis Renou étend ainsi la traduction du mot veda- : « connaissance, science, notamment science sacrée, textes sacrés, Saintes Écritures, Véda au nombre de quatre ou de trois »6.
Le Veda

Veda est un mot hérité du vieil-indien7 passé ensuite dans la langue sanscrite, qui peut se traduire par « vision » ou « connaissance »8. En tant que concept de la culture indienne archaïque, le Veda est une puissance agissante fondamentale qui se manifeste dans l'intuition cognitive de l'ordre cosmique par des hommes inspirés9. On y trouve certaines tendances au monisme10 ils ne conçoivent donc aucune séparation au sein d'un monde unitaire, monde cyclique car sans commencement et sans fin, monde dynamique car ils perçoivent les phénomènes naturels et mentaux comme des manifestations de forces cachées numineuses11. En cohérence avec cette mentalité, les indiens de tous les temps considèrent aussi le Veda comme unique, dynamique, et incréé.

La coopération du Veda aux cycles cosmiques permet à la culture indienne d'y accrocher les phases successives de son évolution. Le Veda est considéré, dès l'origine, comme manifestation des régularités de l'ordre cosmique dans l'écoute attentive des sages primordiaux (la Shruti des Rishi). Cette « écoute » marque la naissance du védisme, pour lequel le rituel du yajña12 est le « nombril » de la manifestation du Veda, centrée sur la vedi, une excavation superficielle recouverte d'herbe barhis13. Le Veda reste toujours cette force agissante singulière qui manifeste le fondement dynamique de l'univers.

Après les Sages Rishi primordiaux, le védisme, le brahmanisme, puis l'hindouisme considèrent tous l'unicité et la perpétuité du Véda, manifesté dans l'expression de leurs vœux (vrata) qui fleurissent dans une multitude de « poèmes » (rig) oralement en recueils (saṃhitā), car seule la récitation consciente et correcte et à haute voix prend valeur de Véda. « Le mortel qui par le feu sacré, par l'invocation, par le Veda, par l'offrande, par les rites pieux, honore Agni, obtient des coursiers rapides et vainqueurs, et une gloire éclatante »14 ainsi chante Sobhari, fils de Kaṇva.

Ancienneté

L'origine dans le temps des textes védiques est une question qui est l'objet de débats tant en Inde que parmi les indianistes européens. La principale difficulté est l'inconnue de la longueur d'une tradition orale qui a précédé la fixation par l'écriture. Pour certains auteurs européens, les premiers textes de la tradition védique sont composés à partir du XVe siècle av. J.-C.2,15 et sont progressivement réunis en collections nommées Saṃhitā.

Pour des auteurs indiens comme Lokamanya Bâl Gangadhar Tilak, l'origine remonte beaucoup plus loin. Celui-ci, dans son livre Orion ou Recherches sur l'Antiquité des Védas écrit en 1893 s'efforce, à l'aide d'observations astronomiques tirées des Veda-saṃhitā, de démontrer, pour certains des « hymnes », une datation reculant d'au moins quatre mille ans, voire davantage16.
Les Rishi
Article détaillé : Rishi.

Les Rishi (ṛ ṣi en IAST, ऋषि en devanāgarī) sont les sages primordiaux mythiques qui écoutent, et entendent le ṛ ta17, rythme du cosmos manifesté dans le cours régulier des étoiles (ṛ kṣa) et la succession régulière des saisons (ṛ tu).

L'écoute perpétuelle (Shruti) de l'ordre éternel (ṛ ta) permet aux Rishi18 de connaître (Veda) cet ordre et de trouver (Veda) les moyens de l'exprimer en strophes (ṛ cā) rythmées, bien mesurées, qui se transmettent régulièrement de bouche à oreille jusqu'aux indiens d'aujourd'hui19 et les dépassent, éternellement transmises aux générations hindouistes à venir car, « Aryas pères d'une heureuse lignée, puissions-nous chanter longtemps encore dans le sacrifice »20.
Shruti et Smriti
Shruti et littérature sacrée
Article détaillé : Shruti.

Le mot Shruti (écrit श्रुति en devanāgarī et transcrit śruti en IAST) est construit sur la racine sanscrite ŚRU- qui signifie « écouter, entendre, apprendre »21. L'adjonction d'un suffixe -ti permet de construire un nom féminin signalant une action, śruti est littéralement une « audition » qui manifeste une « révélation »22. La Shruti révèle le Veda, l'écoute mène à la découverte et au savoir23. Cette Shruti est le fruit d'une cognition intuitive de la vérité éternelle24 par des sages inspirés nommés Rishi (ṛṣi). La littérature indienne classique comprend deux catégories de textes, les textes « sacrés » qu'elle rattache à la Shruti, écoute des manifestations du Veda, et les œuvres profanes nées de l'inventivité humaine, transmises par la Smriti, la mémorisation.

Aujourd'hui encore ils ne sont transmis qu'oralement25 par une technique mnémonique unique, mot par mot, syllabe par syllabe, une technique plus fiable encore que la retranscription, qui tourne vite au téléphone arabe. Les premiers traducteurs européens du Triple Véda le considèrent comme un ouvrage de poésie lyrique, et nomment « hymnes » les stances du Rig-Veda26. Pour la culture indienne, ces textes fondamentaux intègrent le Véda, « connaissance » absolue, qui s'exprime par le son primordial de l'univers révélé aux Rishi, et le murmure produit par son activité modulé dans l'expression orale du contenu littéraire des Saṃhitā.

La multiplicité des Veda-saṃhitā et des textes « sacrés » qui s'intègrent ensuite progressivement au Veda incite certains érudits à nommer « les védas » les différentes Saṃhitā et les textes subséquents qui s'y rattachent, tels les Brahmana, les Aranyaka, les Upanishad.
Smriti et littérature profane
Article détaillé : Littérature indienne.

Prise au sens large, la mémorisation (Smriti) de textes « profanes » inclut différentes collections de Sutra, des textes explicatifs de techniques védiques également écrits sous la forme de sutra, des traités légaux dits Dharmashastra, des textes éthiques dits Nitishastra, et des textes épiques tels le Mahābhārata et le Ramayana27.
Védisme
Article détaillé : Védisme.

Les trois premières collections, dont l'ensemble se nomme Triple-Véda pour bien souligner l'unité du Veda28, sont les stances védiques du Rig-Véda, les chants védiques du Sama-Véda, et les formules védiques sacrificielles du Yajur-Véda.
Triple Veda-samhita
Articles détaillés : Rig-Veda, Sama-Véda et Yajur-Véda.

Les Saṃhitā (devanagarī : संहिता) du Triple Véda sont :

La Rigveda-saṃhitā (devanāgarī : ऋग्वेद) contient des hymnes pour féliciter et appeler les devas. Le Rig-Véda est le recueil de base dont sont dérivés les autres Véda-samhitas. Il comporte 1028 hymnes répartis en 10462 stances, le premier étant dédié à Agni, protecteur du Rig-Véda. Ils constituent un trésor poétique source d'inspiration de prières ou de récitations liturgiques.

La Sāmaveda-saṃhitā consiste principalement en stances tirées du Rig-Véda et adaptées à la récitation chantée. C'est un cantique avec des notations musicales et des indications de mélodies.

La Yajurveda-saṃhitā regroupe des formules en vers et en prose mêlés, directement affectés au culte et disposés dans l'ordre où elles sont utilisées lors des cérémonies de la liturgie.
Quadruple Veda-samhita
Article détaillé : Atharva-Véda.

Le premier texte à intégrer le Véda après les trois Saṃhitā nommé Triple-Véda est l'Atharvaveda-saṃhitā, recueil de textes utiles au purohita- (protecteur, homme-médecin) mais non utilisés au cours du rituel des yajñâ (sacrifices védiques).

La Atharvaveda-saṃhitā contient des charmes magiques de longue vie, contre la maladie, la possession démoniaque, pour gagner l'amour d'autrui ou la richesse.

Beaucoup plus tard, ce quatrième recueil, le Atharva-Véda (de « Atharva », nom d'une famille de prêtres) fut progressivement accepté comme intégrante du Quadruple-Véda.
La société védique
Article détaillé : Védisme.

Les Véda-samhitas permettent de connaître les bases de la culture des Aryens. Ils font référence aux ennemis des Aryens comme étant les Dâsas (démons) ou Daysus (barbares, bandits, brigands), que certains indianistes décrivent comme noirs de peau (peut-être les Dravidiens). Cependant, aucun hymne ne le mentionne. Les Aryens constituent des monarchies tribales dirigées par le rajah (râja), terme apparenté au latin « rex ». Il partage sa souveraineté avec deux conseils de tribu, la sabhâ et la samiti, qui participent à son élection. Il est assisté par un général (senâni) et un grand prêtre officiant (purohita) qui, par des sacrifices, assure la prospérité de la tribu et sa victoire à la guerre.

Dès l’âge védique se constituent les quatre grandes divisions de la société aryenne (varna) : les brahmanes (prêtres), les kshatriya (guerriers), les vaishya (paysans) et les sudra (serfs). La famille constitue la cellule de base de la société, le village est fréquemment décrit comme le regroupement d’une lignée plutôt que comme un regroupement territorial.

La religion védique est une religion sociale et non individuelle. À l’âge de sept ans, le jeune garçon, élevé jusque-là par les femmes dans le gynécée, reçoit l’initiation (upanayana) et doit ensuite commencer à apprendre ses devoirs religieux. Un maître lui enseigne des rites en lui faisant répéter des formules, tout en relatant les mythes qui les expliquent. À dix-sept ans, alors qu’il maîtrise le savoir religieux (Véda), il se marie. Les filles ne sont pas exclues de l’initiation, du moins dans la plus haute antiquité, car « à l'époque védique, [la femme] a, à tout égard, été tenue pour l'égale de l'homme. Au même titre que lui, elle était investie du cordon sacré ; comme [l'homme], elle recevait l'enseignement spirituel (plusieurs Upanishad ont été composées par des femmes). »29.
Le sacrifice védique
Article détaillé : Yajña.

La religion domestique comporte un certain nombre de rites obligatoires comme l’agnihotra, sacrifice quotidien qui consiste en une libation de lait fraîchement trait avant le lever du soleil, puis le soir. Un groupe important de rites, réservé à une élite d’initiés, s’organise autour de la consommation d’un breuvage sacré, le Soma (obtenu à partir d'une plante, encore indéfinie aujourd'hui dont les effets sont décrits dans RV IX. 113 et RV X 119).
Brahmanisme
Article détaillé : Brahmanisme.

Après une période d'écoute (la Shruti des Rishis), suivie d'une période de découverte de la puissance cosmique fondamentale manifestée dans le rituel védique (première forme du Veda), naît une période d'intelligence spéculative qui mène les brahmanes à réfléchir sur l'importance d'un pouvoir affermissant fondamental (le brahman)30.
Brāhmana

Par leurs interprétations du brahman, les brahmanes tentent d'expliquer les spécificités rituelles du yajña, le sacrifice védique, manifestées dans les stances (Rik) proclamées par l'officiant hotṛ, dans les mélodies (Sama) chantées par l'officiant udgātṛ, et dans les formules variées (Yajus) utilisées par l'officiant adhvaryu. Le fruit de leurs recherches est consigné dans un ensemble d'écrits nommés Brāhmana (ब्राह्मण), dont l'écriture s'étale entre le Xe et le VIIe siècle avant l'ère courante.

Ce sont des commentaires en prose du Triple-Véda. Ceux relatifs à la Rigveda-samhita sont les Aitareya-brahmana et Kausitaki-brahmana. Ceux qui concernent la Samaveda-samhita sont les Pañcavimsha-brahmana et Jaiminiya-brahmana. Ceux qui s'attachent à commenter la Yajurveda-samhita sont les Taittiriya-brahmana et Shatapatha-brahmana (en), et certaines parties en prose de la Yajurveda-samhita, initiatrices de ce nouveau mode de pensée de l'Inde ancienne.

Plusieurs branches (shakha) de brahmanes distinctes conservent des Veda-samhita et les Brahmana qui leur sont relatives comme un trésor de famille. Ces branches (shakha) se nomment Aitareya, Kausitaki, Jaiminiya, Taittiriya. Les Shatapatha-brahmana connaissent deux recensions, celle de la shakha des Kanviya et celle des Mandhyandina.

Le contenu des Brahmana présente des explications et des étymologies préscientifiques, des combinaisons numériques, diverses classifications entrecoupées de mythes et fables anciennes, qui tentent de justifier tous les détails du rituel védique31.
Sūtra

La littérature du brahmanisme complète ensuite les Brahmana par des recueils de sūtra. La tradition indienne considère ces textes comme produits de la mémorisation humaine (Smriti) et non comme émanations de l'écoute du Véda (Shruti) exception faite des Shrautasûtra.

Les Shrautasûtra et particulièrement les Latyayana-shrautasûtra contiennent les plus anciens sûtra de cette tradition, destinés à guider les officiants dans l'exécution la plus juste des modalités du rite védique.

Les Grihyasûtra commentent l'activité du purohita, guérisseur du rajah père de famille32,33. Ces sūtra ne concernent donc pas le rituel du sacrifice yajña. Des recensions remarquables de grihyasûtra sont celles des lignées brahmaniques Apastambiya, Ashvalayana, Baudhayana (en), Gobhila, Hiranyakesi, Paraskara, et Shankhayana34.

Les Kausika-sûtra intègrent l'Atharvaveda-samhita et contiennent deux catégories d'explications, celles relatives au rituel domestique (Grihya) et celles relatives aux rites magiques35.
Hindouisme
Article détaillé : Hindouisme.

L'hindouisme conçoit peu à peu les devas comme des personnes, qu'il n'hésite pas à représenter par l'iconographie auparavant inconnue, et culmine dans la bhakti par laquelle le Veda se manifeste dans la relation éminente nouée entre le roi Arjuna et son cocher Krishna36.

Différents textes s'ajoutent ensuite au premier corpus de textes védiques, les Āranyaka et les Upanishad qui marquent la transition du védisme à l'hindouisme, et sont considérés par chaque nouvelle couche culturelle comme intégrant le Véda, unique et éternel.
Aranyaka

Les Āranyaka (आरण्यक), contiennent les explications ésotériques et mystiques des mantra.

Le ritualisme cesse progressivement d'être le seul souci des brahmanes, il semble ne pas satisfaire leur psychisme en quête d'explications philosophiques plus profondes. Certains d'entre eux se retirent dans les forêts pour méditer. Et pour écrire dans les « livres de la forêt » (Aranyaka) un savoir ésotérique considéré dangereux pour les tenants du rituel védique traditionnel. Ces écrits forment la transition entre le brahmanisme et l'hindouisme ancien.
Upanishad
Article détaillé : Upanishad.

Les Upanishad (उपनिषद्), contiennent des écritures philosophiques et métaphysiques traitant de la nature et du rapport de l'âme (atman) à l'esprit suprême Brahman. Le canon Muktika recense 108 Upanishads dont la composition s'étale de -800 à 1300 de notre ère. On distingue traditionnellement douze Upanishads majeures ou principales et quatre-vingt-seize Upanishads mineures réparties en six catégories37.
Les textes ultérieurs
Chaque Véda-samhita s'élargit progressivement en divers livres de loi et manuels rituels qui dépendent de lui : le Dharmashastras, Grihyasutras, etc., mais la plupart des érudits ne les considèrent pas comme partie intégrante de la littérature issue de la Shruti ou de Véda en prose. Ils rattachent ces écrits à la mémorisation (Smriti) de sciences humaines « profanes ».

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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Lun 13 Mar à 4:37

Lundi 13 Mars 2017....

Peuples de Sparte avec le Taygète et Athene noctua...

Voilà des mois que Toulouse a présenté sa candidature au Patrimoine Mondiale
de L'UNESCO tout comme d'autres villes et Lieux en France... Mon visage est de
me dire quel ou quelle président ou présidente sera la plus apte à présenter
ses différents domaines de la Culture française et international...

Il y a l'aspect Financier et Régalien auquel je suis attaché afin d'amener des
modifications intéressante sur le niveau de vie des localités... J'écoute donc
avec le plus grand intérêt les mesures proposer dans tous les domaines des
différents candidats et candidates... J'examine les caractères et les propos
de leurs plus proche collaboratrices et collaborateurs...

Certains de ces domaines qui se propose à l'héritage international de L’UNESCO
sont très diverses et divers: Féminin et Masculin; Citadine, Rural , Ville, Village
et Lieu Dit... J'ai vécu dans tous ces aspects de la France et pour les défendre;
je me sens plus proche du Procureur que du Juge... Je préfère être celui qui
constitue les dossiers que d'en être juge... Depuis le Bistrot 12 et l'atelier 66,
je déploie les ailes depuis Saint Cyprien pour la candidature Toulousaine en y
intégrant les autres candidatures françaises: Ne craignez rien, loin de moi
de vouloir créer une ligue de Délos tel Marine Le Pen, de devenir le nouveau
Périclès comme Emmanuel Macron ou de devenir le nouveau Socrate tel
Mélanchon, Hamon et Asselineau...

Juger bien vos candidats et surpris par la discorde entre Dupont-Aignan et
Fillon qui porte bien plus d’intérêt sur l'aspect de Richesse Économique et d'Emploi
sur le territoire que sur l'aspect de leur propre personne... Et Hollande incapable
d'écrire une mise au point sur l'aspect morale de la condition humaine et de travail
durant son quinquennat... Pourtant, Vous et Moi, allons choisir ! Certains en quittant
en la France, d'autres en allant voter ou en allant chercher du travail par leur propre
moyen sans attendre l’assistance de nouvelle loi auquel les fonctions de marché
tel que le privé et le public; le capitalisme, la mondialisation et le nationalisme n'ont que
faire lorsque leur candidate et candidat a été vaincu...

Par contre soutenir comme je fais tous les aspects économiques soumis à intérêt
National qui promulgue la vision française au niveau international: Dans tous les domaines
qu'il soit scientifiques, intellectuels ou Compagnons du Devoir tout le monde voit l’intérêt
que cela peut apporter à son foyer, son porte feuille et dans sa condition de vivre...
Tout en devenant un programme communautaire, la réalité de votre personnalité est au cœur du
débat: Pour réussir dans ce programme International et Spatial; le sens même de morale
est au cœur du Peuple... Vous dites alors qui va commander ? Qui va diriger ? Encore une
Nouvelle Utopie venu d'un anti système...?

Je vous répondrez que vous croyez en une Image auquel vous attribuez une parole...
Je ne fais pas de morale car j'irai votre un "je voterai une candidate ou un candidat". Je ne leur
fais pas de morale mais en mots: on se plaint et ils se plaignent, on est heureux et ils sont heureux
et puis le jour des élections, c'est les remises de médailles en chocolats... Tous nos projets
repartent de zéro quand on est vaincu... Et savez vous, Pourquoi ?

Parce que en France Résonne encore ces mots attribué par Brennus, lors de sa conquête de Rome:
"MALHEUR AUX VAINCUS" et EN CELA, JE COMPRENDS VOS PEURS ET HANTISES...
VOTRE APPARTENANCE AUX PRINCIPES ET AUX MORALES DE Y'BECCA, VOUS PERMETTRONS DE
MANIFESTER CONTRE LES SBIRES QUI DIRIGENT LES CAMPAGNES CAR FINALEMENT, CE N'EST
PAS CELUI QUI SE PRÉSENTE QUI EST LE PLUS DANGEREUX MAIS CEUX QUI CONDUISENT
LEURS PROJETS ET LEURS DISCOURS..."

L'ironie n'est pas le refuge de la démocratie mais la réalité ne peut nier l'ironie quand elle s’avère
être juste aux oreilles du temps et de la conscience... cela est valable pour vous, pour moi et l'UNESCO...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis,
Juge de La République de L'Olivier...
ou
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca   Jeu 16 Mar à 10:54

Une nouvelle forme d'expression libre et communication éthique dans l'aspect informatique mais l'attrait du timbre.
Le silence est une source de confusion quand les bruits de l'alentour le couvrent d'une carapace auditive, qui n'est plus sienne.
Tel une lettre sans timbre mais comportant une adresse sera expulsé au profit de lettre vierge comportant des timbres... c'est ainsi que naquit l'aspect premier du bug informatique... Big Chill est ainsi une forme de sauvegarde de l’instinct premier des choses sur l'aspect de Destin établi... L'expansion de l'Univers pourrait continuer indéfiniment dans une configuration de timbre car celui implique un aspect de valeur dans la mémoire, alors que l'adresse peut toujours elle être renvoyé par l'attrait d'un changement de valeur dans l'aspect immobilier, cela est le Big Rip, un scénario catastrophique où l'Univers est détruit en un temps fini.

Univers homogène et isotrope est l'aspect du Timbre sur une enveloppe alors que l'adresse vierge de timbre sur l’enveloppe équivaut à une entropie maximale... Voilà la vision de l'Humanité en terme d'informatique sur l'aspect de propriété d'envoi de formule de politesse d'un lieu A vers un lieu B par l'intermédiaire de satellites géostationnaires... Ainsi, L’hypothèse d’une mort thermique universelle provient des idées de William Thomson, en 1850. Elle résulte de l’extrapolation à l’ensemble de l’univers de la théorie de la thermodynamique, en particulier des considérations sur la perte naturelle d’énergie mécanique, telle qu’elles résultent du premier principe de la thermodynamique.

Pourtant dans un aspect de réel et d'observation sur l'état de Santé de notre communication visuelle, il réside l'aspect de l'éclair que je désigne par cette formule savante: c est la vitesse de la lumière, K / a2 la courbure spatiale, G la constante de gravitation et ρ l'ensemble des densités d'énergie des différentes formes de matière qui emplissent l'univers. La courbure spatiale représente la forme géométrique de l'espace...

Comment définir un espace temps à une enveloppe indiquant une adresse qui n'existe plus quand celle ci ne comporte plus de timbres... Oui, L'expansion de l'Univers pourrait continuer indéfiniment1. Dans ce cas, l'Univers s'étendra et se refroidira, devenant éventuellement trop froid pour abriter la vie. Pour ces raisons, ce scénario est parfois appelé Grand Gel... L'adresse est tout comme le timbre... Bien sur; elle est liée à l'enveloppe... Il fait également allusion au fait qu'il existe... Au contraire d'une enveloppe sans timbre qui ne trouve intérêt que dans le contenu de sa lettre...

Alors certains lettres par absence de Timbres furent détruites: Pourtant dans la conscience de ce crime, un phénoméne apparait pour certaines et certains, il s'agit du Cosmos à expansion d'échelle de C. Johan Masreliez, où il n'y a aucune accélération, la quantité est w Q = − 1 / 3 {\displaystyle w_{\mathrm {Q} }=-1/3} {\displaystyle w_{\mathrm {Q} }=-1/3} exact, ce qui signifie courbure de l'espace-temps. En effet, ces enveloppes était adressées à une fonction de discutions entre deux personnalités de la communication...

Ainsi une Lettre avec ou sans timbre qui comporte une adresse est de l'importance de la densité d'énergie moyenne de l'Univers ainsi que de ses propriétés géométriques, sa courbure spatiale. Interviennent aussi certaines propriétés des différentes formes de matière qui emplissent l'Univers, en particulier leur pression: Qu'elle soit Orale, écrite ou informatique...
L'expansion s'arrête par définition quand le taux d'expansion H est nul. Cela ne peut se produire que si la courbure spatiale est positive ou éventuellement si la densité d'énergie totale devient négative. Cette dernière hypothèse étant a priori peu réaliste, seul le cas d'une courbure spatiale positive est susceptible d'être à l'origine d'un arrêt de l'expansion de l'Univers. Cependant, même si la courbure spatiale est positive, il n'y a pas nécessairement d'arrêt de l'expansion : il faut pour cela que la densité d'énergie totale décroisse suffisamment vite pour que le membre de droite de l'équation ci-dessous s'annule.

Ainsi, Le taux d'expansion de l'Univers, noté H, ne se résume pas à une lettre mais l'importance de transmettre une lettre d'un expéditeur à un destinataire équivaut à cette formule de vie que représente La Vie, la Force et l'Amour. Le sens, même du survivre dans Le destin de l'Univers... On ne sait jamais comment le destinataire répondra à la lettre reçu... Univers homogène et isotrope est l'aspect du Timbre sur une enveloppe alors que l'adresse vierge de timbre sur l’enveloppe équivaut à une entropie maximale...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
ou
Monsieur Tignard Yanis

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En linguistique et en grammaire, la personne représente le trait grammatical décrivant le rôle qu'occupent les acteurs d'un dialogue (émetteur, récepteur, référents extérieurs au dialogue). Les verbes, les déterminants et pronoms personnels, principalement, sont concernés par la distinction de personne. Les noms peuvent aussi l'être, surtout dans les cas de possession indiquée par un suffixe personnel. En celtique, de plus, les prépositions peuvent aussi se fléchir selon la personne.

Distinctions fondamentales

Ces distinctions de personnes se retrouvent dans toutes les langues connaissant des distinctions de personnes.

On oppose trois personnes :

la première correspond au locuteur (l'émetteur), à celui qui s'exprime directement : en français, elle pourra être représentée par des pronoms comme je, moi, mon ;
la seconde est l'interlocuteur (le récepteur) : tu, toi, ton ;
la troisième est toute personne ou chose dont on parle et qui ne participe pas au dialogue : il / elle / on, lui / elle, son.

Ces personnes varient en nombre :

1re personne du pluriel → un ensemble de personnes auxquelles appartient le locuteur : « nous » (en tant que groupe dans lequel l'interlocuteur est ou non compris ; voir plus bas à « Nous inclusif / exclusif ») ;
2e personne du pluriel → un ensemble des personnes (présentes ou non) auxquelles s'adresse le locuteur : « vous » ;
3e personne du pluriel → un ensemble de personnes ou de choses dont on parle : ils / elles, eux.

Analyse d'Émile Benveniste

Dans son ouvrage Problèmes de linguistique générale 1 Chapitre XVIII Structure des relations de personne dans le verbe et Chapitre XX La nature des pronoms, Émile Benveniste analyse séparément la personne stricte (je, tu, il au singulier) et la personne amplifiée (nous, vous, ils au pluriel) car le pluriel pronominal ne fonctionne pas de la même manière que le pluriel nominal (des GN).

Au singulier dans le discours, le « je » présuppose toujours un « tu », son allocutaire, je/tu forment alors un couple réuni par une corrélation de subjectivité ayant toujours un référent unique, interchangeable et actualisable par exemple le « je » qui désigne celui qui parle p. 252"instance de je comme référent, et instance de discours contenant je, comme référé" est à la fois réflexif puisque unique et orienté vers l'énonciateur de son propre discours. Benveniste appelle indicateur les embrayeurs personnels qui renvoient à l'acte d'énonciation. Ce qui fait qu'il y ait p. 229 un « désaccord entre la 3e personne et les deux premières » puisque celle-ci est non réflexive et se réfère à chaque fois soit à une personne différente, soit à un segment du discours, soit à tout autre objet du discours, et peut même soit p. 231 élever « l'interlocuteur au-dessus de la condition de personne et de la relation d'homme à homme » ou désigner une forme impersonnelle, et par le fait que dans les langues la forme verbale qui la sous-entend porte souvent un morphème zéro ou toute autre flexion l'y opposant aux deux premières, on peut suggérer que la forme pronominale « il » correspond à une non-personne.

p. 235 « D'une manière générale, la personne verbale au pluriel exprime une personne amplifiée et diffuse. Le »nous" annexe au « je » une globalité indistincte d'autres personnes". « Nous » n'est alors pas une multiplication de plusieurs « je » identiques mais une jonction entre le « je » et le « non-je » ce qui lui permet d'avoir 3 référents possibles: le « nous »(moi+vous) est un pronom pluriel inclusif puisque par rapport à « eux » le « non-je » inclut le « vous » et le « vous » étant en position d'allocutaire il y a une corrélation de subjectivité entre les 2 personnes. Dans une langue comme l'algokin(fox) ce « nous » possède même un morphème flexionnel de deuxième personne (ke-gunana, ke- ⇒ toi); le « nous »(moi+eux) qui est un pronom pluriel exclusif puisque par rapport à « eux », le « non-je » exclut le « vous » et le « eux » désignant une non-personne met en avant la même « corrélation de personne » qui oppose le je/tu(personne) à la non-personne(il); et le « nous » indifférencié que l'on dénomme pronom générique puisqu'il s'agit d'un « je » plus diffus et non multiplié. Nous avons un « vous » collectif et un « vous » de politesse et quant au « ils » la pluralisation de la non-personne peut être soit régulière(il+il+il) comme pour les GN soit irrégulière lorsque p. 235"elle exprime la généralité indécise du on". Donc p. 235 « Le pluriel est facteur d'illimitation, non de multiplication ».
Formes impersonnelles

Quand un terme ou une construction dénotant normalement une personne ne l'indique pas, on parle d'une forme impersonnelle.

Il existe en français trois modes impersonnels :

l'infinitif
le participe
le gérondif

Ces modes en effet ne s'accordent pas en personne mais en nombre et/ou en genre.

Il existe aussi des tournures impersonnelles se présentant comme des formes personnelles.

en français, ce rôle est tenu par la troisième personne du singulier masculin : il faut, il neige, il me semble, voire il y a. Ni on ni elle ne peuvent s’y substituer. On retrouve là l’origine des genres grammaticaux, qui n'ont rien de sexué : il ne marque pas le masculin mais le genre non marqué.
en latin (au passif impersonnel) : videtur (« il est vu » ou « on voit » ou encore « il semble »).

Distinctions annexes

Ces distinctions sont propres à certaines langues ou familles de langues. Un bon nombre concerne principalement les marques de politesse.
Possession

Les déterminants possessifs dépendent de la personne. Leur fonctionnement, cependant, varie d'une langue à l'autre. En français, par exemple, les possessifs s'accordent en personne avec le possesseur, et en genre et en nombre avec l'objet possédé (dans « la queue du chat », « la queue » est le possédé, « le chat » le possesseur, dans « mon chat », « je » non exprimé est le possesseur, « chat » le possédé). Ainsi, on dit « ma pomme » mais « mon chat ».

L'anglais, cependant, ne distingue pas le genre au moyen des possessifs sauf à la troisième personne. Cette fois-ci, ils s'accordent au genre du possesseur : his apple « sa pomme (à lui) », her apple « sa pomme (à elle) », its apple « sa pomme (à un inanimé, comme un arbre) ».

Dans nombre de langues, comme le turc ou encore les langues sémitiques, il n'existe pas de déterminants possessifs mais un jeu de suffixes personnels dérivés des désinences verbales. En sorte, on assiste à une forme de conjugaison du nom. Par exemple, en turc les suffixes personnels verbaux sont :

1re personne (sg. / pl.) : -im / -iz ;
2e personne : -sin / -siniz ;
3e personne : -Ø / -diler ou lerdi.

Les suffixes possessifs leur sont proches :

1re : -im / -imiz ;
2e : -in / -iniz ;
3e : - i / -leri.

Ainsi, sur göz, « œil », on obtient (les voyelles s'adaptant par harmonie vocalique) : göz-üm (« mon œil »), göz-ün (« ton œil »), göz-ü (« son œil »), etc.

L'arabe fait de même, bien que ses suffixes possessifs (ou pronoms enclitiques) ne soient pas autant raccordés aux désinences verbales qu'en turc :
Personne Singulier Pluriel Duel
1re -(n)ī -nā ─
2e (masc.) -ka -kum -kumā
2e (fém.) -ki -kunna
3e (masc.) -hu -hum -humā
3e (fém.) -hā -hunna

On remarque de plus que ces suffixes dépendent du genre du possesseur, sauf à la première personne.
Tutoiement et vouvoiement
Article détaillé : Tutoiement et vouvoiement.

La distinction T(u)-V(ous) ─ ou « distinction entre le tutoiement et le voussoiement / vouvoiement » ─ est un concept grammatical et linguistique familier aux locuteurs des langues romanes, germaniques (sauf dans l'anglais courant) et slaves.

Il s'agit d'une opposition entre deux deuxièmes personnes (servant à s'adresser à un interlocuteur), le premier (tutoiement : « tu, te, toi, ton », etc.) utilisé pour les proches ou dans un registre de langue familier (voire insultant par sa familiarité) et le second (vouvoiement : « vous, votre ») pour les personnes auxquelles on doit un certain respect, ce qui peut comprendre les inconnus, les supérieurs, les personnes âgées, etc.
Autres expressions personnelles de la politesse
« Sa » majesté

Quelques faits notables se présentent dans certaines langues quand il s'agit de s'adresser à un très haut dirigeant ou dignitaire (un roi, un pape, un empereur, etc.) appartenant au clergé ou à la noblesse.

On pourra en effet employer une troisième personne du singulier précédée d'expressions comme Sa Majesté ou Son Altesse, appellatifs dont le genre n'importe pas (on peut appeler un homme « Sa Majesté ») et que l'on retrouve quand on parle de ces personnes :

« Son Altesse désire-t-elle une tasse de thé ? « Monseigneur prendra-t-il une verveine ? » ;
« on aurait vu Son Altesse la reine M.* de G.* boire une tasse de thé en compagnie de Monseigneur V., lequel aurait pris une verveine ».

Parfois, c'est un déterminant possessif de 2e personne polie qui s'utilise : « Que désire Votre Altesse ? ».

Les mêmes catégories de personnes peuvent aussi s'exprimer à la troisième personne (en plus, souvent, d'une forme de pluriel de majesté) : « Nous désirerions que vous laissiez Son Altesse tranquille » (où « Son Altesse » désigne bien le locuteur, « nous », mis pour « je »), « il plaît à Sa Majesté d'agir ainsi ».
Pluriel / Singulier de majesté / de modestie
Article détaillé : Nous de majesté.

Dans plusieurs langues européennes, dont le français, on peut employer à la place de la 1re personne du singulier un pluriel marquant la majesté : rois et dignitaires, institutions, administration peuvent s'exprimer ainsi. En français, les mots dépendant de ce pronom pluriel peuvent rester au singulier. Ainsi : « Nous sommes fier de vous » pour « Je suis fier de vous » (dit par un roi à l'un de ses sujets, par exemple). Le catalan, quant à lui, possède un pronom archaïque nós de première personne du pluriel servant aux dignitaires et rois. On parle quelquefois aussi de pluriel d'emphase.

Au contraire, dans la langue latine, il n'est pas rare que l'auteur s'exprime aussi au pluriel, mais ici dans un but supposé de modestie, quand il parle de lui. L'usage est resté dans la langue soutenue et scolaire : « Dans la première partie de cette dissertation, nous montrerons que Cicéron... » pour « Dans la première partie de cette dissertation, je montrerai que Cicéron... ». C'est un pluriel similaire qu'on trouve dans la littérature moderne pour des personnages ─ souvent féminins ─ voulant atténuer par modestie ou par réserve leurs propos[réf. nécessaire].

Enfin, le français utilise outre nous pour la première personne du pluriel on, normalement pronom indéfini de 3e personne du singulier (remplaçable par quelqu'un : on vient = quelqu'un vient). L'emploi de on en remplacement de nous (seulement sujet) est attendu dans les registres courant à vulgaire. Nous, dans un contexte courant devant des interlocuteurs auxquels on n'a pas à témoigner une certaine distance, peut même sembler pédant. Les accords se font au masculin singulier ou, par syllepse, au féminin, au pluriel, etc., selon les cas :

forme soutenue : nous sommes allé(e)s au cinéma, où Jean nous a retrouvé(e)s ;
forme courante : on est allé / est allés (syllepse pour le nombre) / est allées (syllepse de nombre et de genre si on renvoie à un groupe de femmes) au cinéma, où Jean nous (remplacement par on non sujet impossible) a retrouvé(e)s.

Dans la langue courante écrite, par correction, on n'emploie normalement pas on en remplacement de nous alors que nous peut être très rarement employé dans les faits. On peut conclure en disant que c'est bien un « singulier de modestie ». L'utilisation d'un terme ou d'une expression normalement à la 3e personne à une autre personne n'est pas rare voire fréquente dans les formes de vouvoiement (cf. espagnol usted, allemand Sie).
Usages atypiques en français

On entend parfois, notamment de la part de commerçants, l'usage de la 3e personne du singulier au lieu de la 2e :[réf. nécessaire]

Qu'est-ce qu’il prendra ? Un petit blanc, comme d'habitude ?
Ah, si c'est la route de Paris qu’elle cherche, alors faut qu’elle fasse demi-tour.
[…] L'épicier dit : « bonjour il va bien ce matin, qu'est ce qu'il lui fallait ? », alors « il dit » qu'il voudrait des piles. […] Pierre Desproges, « Les Piles » in Textes de scène, Seuil 1997

Cet emploi est généralement ressenti comme très familier, voire impoli, ou encore ironique.

On peut aussi entendre la 1re personne du pluriel (au lieu de vous), suggérant une certaine complicité :

Alors, Monsieur Martin, comment nous sentons-nous ce matin ?

Coréen, japonais et vietnamien

Le coréen, le japonais et le vietnamien (mais pas exclusivement ces langues) partagent tous les trois une particularité importante, celle d'exprimer grammaticalement et lexicalement de manière très précise les rapports sociaux et hiérarchiques, comme si elles possédaient un grand nombre de personnes, chacune renvoyant à un système de respect hiérarchique. En fait, dans ces langues l'expression de la politesse peut remplacer celle de la personne.

Le coréen utilise deux « modes » de politesse et sept registres de langue exprimés grammaticalement (et non seulement lexicalement) permettant de construire pour un verbe donné quatorze paradigmes possibles (tous n'étant pas fréquemment utilisés). Les modes de politesse (neutre ~ poli) concernent ce dont on parle et sont indiqués par un choix lexical (à la manière de l'opposition entre chaussure et godasse), la suffixation (comme pour blond ~ blondasse). À la différence du français, les verbes reçoivent une marque, un infixe -si-, pour passer au mode poli, sans forcément changer de radical (comme vivre ~ vivoter si le principe était systématique) et s'étendent aux verbes et adjectifs, qui reçoivent des marques spécifiques.

Les sept registres, quant à eux, indiquent le respect qu'on témoigne à l'interlocuteur (à l'image de notre vouvoiement). Il est important pour les locuteurs de respecter l'expression grammaticale du point de vue et de la politesse, chaque situation de communication entraînant un mode et un registre particulier (entre inconnus, avec un supérieur, entre collègues, entre amis proches, etc.). Tout écart est connoté et témoigne d'une agression verbale, d'une marque de mépris, de pédantisme (ou d'une erreur si le locuteur est visiblement étranger). Il est cependant possible aux interlocuteurs de changer de mode de politesse en le demandant, de même que les francophones peuvent demander à utiliser le tutoiement mutuel. Les pronoms personnels suivent évidemment le même principe : chaque gradation dans la politesse demande un pronom particulier.

Le japonais suit des principes très proches (double lexique, conjugaisons variant en politesse) et se montre surtout étonnant quant à sa richesse en pronoms personnels. En effet, il en existe tellement, quelle que soit la personne, qu'on peut les considérer comme plus que des pronoms, de véritables noms portant leurs connotations. Chacun de ces noms concerne une personne donnée et indique le point de vue du locuteur, réel ou imposé par les conventions, sur la personne concernée par le pronom, son interlocuteur, lui-même.

Par exemple, pour la seule première personne, « je/moi », on peut compter :

générique soutenu : 私 (わたし) watashi ;
locuteur femme donnant d'elle l'image attendue d'une personne charmante, mignonne : あたし atashi, あっし asshi(rare) ou あたい atai (rare) ;
locuteur âgé : 儂 ou 私 (わし) washi ;
locuteur homme, registre neutre mais pas assez soutenu dans certains cas : 僕 (ぼく) boku (nom signifiant « serviteur ») ;
locuteur homme voulant donner de lui une image virile et arrogante : 俺 (おれ) ore.

Note : il va de soi qu'employer un terme peu soutenu dans un contexte qui ne s'y prête pas pour parler de soi ne signifie pas que l'on se dénigre mais que l'on dénigre l'interlocuteur.

La gradation dans la politesse s'opère, par exemple, en passant de boku à watashi. S'il faut être encore plus poli, il convient d'éviter les pronoms pour utiliser des périphrases comme 我が社 (わがしゃ) waga sha, « mon humble société » ou 此方 (こちら) kochira, « cette direction (près de moi) ». On fait bien sûr de même avec la seconde personne.
Nous inclusif / exclusif
Article détaillé : « nous » exclusif et inclusif.

La 1re personne du pluriel peut désigner deux groupes différents dans lesquels se trouve le locuteur :

un groupe comprenant le locuteur (je), l'interlocuteur (tu) ainsi qu'éventuellement d'autres personnes ;
un groupe composé du locuteur et d'autres personnes mais sans l'interlocuteur.

On parle dans le premier cas de « nous inclusif » (il inclut l'interlocuteur), dans le second de « nous exclusif » (il l'exclut). Si le français ne permet pas de distinguer clairement ces deux nous, le mandarin le fait de manière plus ou moins précise avec un premier pronom non marqué, 我們/我们 wǒmen, « nous » et un second plus inclusif, 咱 zán ou 咱們/咱们 zánmen, « nous (et toi) ». On pourra ainsi préciser : 你們是女子﹐ 我們是男人﹐ 咱(們)都是人/你们是女子, 我们是男人, 咱(们)都是人 (Nǐmen shi nǚzi, wǒmen shi nánrén, zánmen dōu shi rén.), soit « Vous êtes des femmes, nous sommes des hommes, (vous et) nous tous sommes des êtres humains ».

D'autres langues et des pidgins suivent ce principe, parmi lesquelles (inclusif ~ exclusif) :

le guarani : ñande ~ ore ;
le tagalog : tayo ~ kami ;
le nuer (langue nilo-saharienne) (transcription API) : [kɔ́ːn] ~ [kɔ̀n]. Ces deux pronoms s'opposent à [kɔːn], forme de duel servant quand seuls le locuteur et son interlocuteur sont concernés ;
le vietnamien: chúng ta ~ chúng tôi ;
en tok pisin, le système est similaire : mipela (nous exclusif pluriel : « moi et eux ») ~ mitupela (nous exclusif duel : « moi et lui / elle ») ~ yumitupela (nous inclusif duel : « moi et toi »).
Le Poular, La langue peule (encore appelée fula, fulfulde ou pulaar) en Afrique de l'Ouest: [en] ~ [men].

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Pronom personnel en discours » (voir la liste des auteurs).


Articles connexes

Tutoiement et vouvoiement
« nous » exclusif et inclusif
Nombre (grammaire)
Genre (grammaire)
Trait grammatical
Verbe défectif

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Artaud Antonin, le chamanisme, Nazcas, Indiens et Y'becca
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