Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:38

Montesquieu est l’un des fondateurs des sciences politiques modernes avec les Anglais Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). Le premier, auteur de Léviathan et de la célèbre sentence : «L’homme est un loup pour l’homme», s’est fait l’apologue de l’absolutisme ; le second, auteur d’un Traité du gouvernement civil, est à l’origine de la pensée libérale.

L'Ecume des jours, Chapitre 11, « La scène de première rencontre »

— Oui, dit Isis. Venez, je vous présente…

La moyenne des filles était présentable. L'une d'elles portait une robe en lainage vert amande, avec de gros boutons en céramique dorée, et, dans le dos, un empiècement de forme particulière.

— Présentez-moi surtout à celle-là, dit Colin.

Isis le secoua pour le faire tenir tranquille.

— Voulez-vous être sage, à la fin ?

Il en guettait déjà une autre et tirait sur la main de sa conductrice.

— C'est Colin, dit Isis. Colin je vous présente Chloé.

Colin avala sa salive. Sa bouche lui faisait comme du gratouillis de beignets brûlés.

— Bonjour ! dit Chloé…

— Bonj… êtes-vous arrangée par Duke Ellington ? demanda Colin… Et puis il s'enfuit, parce qu'il avait la conviction d'avoir dit une stupidité.

Chick le rattrapa par un pan de sa veste.

— Où vas-tu comme ça ? Tu ne vas pas t'en aller déjà ? Regarde !…

Il tira de sa poche un petit livre relié en maroquin rouge.

— C'est l'original du Paradoxe sur le Dégueulis, de Partre…

— Tu l'as trouvé quand même ? dit Colin.

Puis il se rappela qu'il s'enfuyait et s'enfuit.

Alise lui barrait la route.

— Alors, vous vous en allez sans avoir dansé une seule petite fois avec moi ? dit-elle.

— Excusez-moi, dit Colin, amis je viens d'être idiot et ça me gêne de

rester.

— Pourtant, quand on vous regarde comme ça, on est forcé d'accepter…

— Alise… geignit Colin, en l'enlaçant et en frottant sa joue contre les cheveux d'Alise.

— Quoi, mon vieux Colin ?

— Zut… Zut… et Bran !… Peste diable bouffre. Vous voyez cette fille là ?…

— Chloé ?…

— Vous la connaissez ?… dit Colin. Je lui ai dit une stupidité, et c'est pour ça que je m'en allais.

Il n'ajouta pas qu'à l'intérieur du thorax, ça lui faisait comme une musique militaire allemande, où l'on n'entend que la grosse caisse.

— ‘est-ce pas qu'elle est jolie ? demanda Alise.

Chloé avait les lèvres rouges, les cheveux bruns, l'air heureux et sa robe n'y était pour rien.

— Je n'oserai pas, dit Colin.

Et puis, il lâcha Alise et alla inviter Chloé. Elle le regarda. Elle riait et mit la main droite sur son épaule. Il sentait ses doigts frais sur son cou. Il réduisit l'écartement de leurs deux corps par le moyen d'un raccourcissement du biceps droit, transmis du cerveau, le long d'une paire de nerfs crâniens choisis judicieusement.

Chloé le regarda encore. Elle avait les yeux bleus. Elle agita la tête pour repousser en arrière ses cheveux frisés et brillants, et appliqua, d'un geste ferme et déterminé, sa tempe sur la joue de Colin.

Il se fit un abondant silence à l'entour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre.



BORIS VIAN, L'Ecume des jours (1946)


Boris Vian (10 mars 1920, Ville-d'Avray, près de Paris - 23 juin 1959, Paris) était un écrivain français, un ingénieur, un inventeur, un poète, un parolier, un chanteur, un critique et un musicien de jazz (plus exactement trompettiste). Il a également publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, et pris d'autres pseudonymes comme Bison Ravi (anagramme de son nom). Formé à l'École Centrale, puis ingénieur à l'Association française de normalisation (AFNOR), il reçut également le titre de satrape du Collège de 'Pataphysique.
Il a écrit 11 romans, 4 recueils de poèmes, plusieurs pièces de théâtre, des nouvelles, de nombreuses chroniques musicales (dans la revue Jazz Hot ), des scénarios de films, des centaines de chansons, etc., le tout avec une verve qui lui est propre.
Son roman le plus célèbre est L'Ecume des jours, publié en 1946. Ce texte relate la scène de la première entre Colin et Chloé qui a lieu au chapitre 11. Isis reçoit ses amis lors d'une soirée. Colin, qui éprouve le désir de devenir amoureux, rencontre pour la première fois Chloé.
Cette rencontre est préparée thématiquement par une maxime de l'avant-propos : « Il y a seulement deux choses : c'est l'amour, de toutes les façons, avec les jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington ».
Boris Vian est un romancier réputé pour son originalité. Pourtant on verra que cette scène de première rencontre s'inscrit dans la tradition du roman occidental.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:41

Boris Vian et l’esprit potache

par Frédéric Maget, professeur de Lettres modernes. Auteur de nombreux ouvrages parascolaires et d'articles pédagogiques. Il a récemment publié Lettres à Missy (Flammarion) et Colette journaliste (Le Seuil).



Boris Vian professa toute sa vie le refus de l’embrigadement idéologique. À une époque, celle de l’après-guerre, où il était de bon ton d’être existentialiste, communiste ou maoïste, il ne fut d’aucune école, opposant aux penseurs et aux prophètes un humour potache. Son goût du canular, du jeu de mots, sa passion pour les univers poétiques et oniriques ont longtemps maintenu son œuvre dans l’incompréhension. Il fallut attendre une nouvelle génération et la faillite des grands idéaux collectifs de l’après-guerre pour que les étudiants de Mai 68 redécouvrent L’Herbe rouge et Je voudrais pas crever, fassent de L’Écume des jours un manifeste et portent Vian au panthéon de la littérature mondiale. Non sans quelques malentendus.

De Jean-Paul Sartre à Jean-Sol Partre


Au sortir de la guerre, la rencontre entre Boris Vian et Jean-Paul Sartre est inévitable. Après la Libération, la renommée de l’écrivain et philosophe est à son apogée. L’auteur de La Nausée, des Mouches et de Huis clos règne sur les Lettres françaises. L’existentialisme, philosophie de l’action inspirée de la phénoménologie, et la définition de l’écrivain engagé « en situation dans son époque » sont devenus les nouveaux standards de la vie intellectuelle française. Comme beaucoup de jeunes gens de sa génération, Vian admire Sartre. Il fait dans un premier temps la connaissance de Simone de Beauvoir, grâce à Raymond Queneau, alors secrétaire général des éditions Gallimard, qui organise une rencontre en mars 1946. Les premières impressions du « castor » ne sont guère positives : « Je trouvais que Vian s’écoutait et qu’il cultivait trop complaisamment le paradoxe », juge-t-elle sans appel dans La Force des choses. Il faut dire que Boris Vian dénote dans le groupe des sartriens : « Il avait une personnalité incernable par rapport à nos critères de Saint-Germain-des-Prés, rappelle J.-B. Pontalis. Lui-même était disparate, avec des côtés « rive droite », ses vêtements sérieux d’ingénieur, sa culture scientifique, et son univers, aussi, était disparate. » Même après qu’il aura intégré l’équipe des Temps modernes, les proches de Sartre conserveront toujours une certaine distance à l’égard de cet « ancien élève de Centrale à l’humour « taupin » » (Jean Cau, Croquis de mémoire, 1985).
Pour attirer l’attention du philosophe, Vian a l’idée de se moquer de lui. Sartre et Beauvoir apparaissent dans L’Écume des jours sous les traits de Jean-Sol Partre et de la duchesse de Bovouard. Vian y parodie les titres des livres de Sartre. Ainsi La Nausée, roman paru en 1939, devient tour à tour Paradoxes sur le Dégueulis, Choix préalable avant le Haut-le-Cœur, Le Vomi, Le Remugle et Renvoi des Fleurs. Quant à son essai philosophique L’Être et le Néant (1949), il devient sous la plume de Vian La Lettre et le Néon, « étude critique célèbre sur les enseignes lumineuses ». Le narrateur évoque notamment la célèbre conférence que Jean-Paul Sartre avait donnée à Paris le 29 octobre 1945 intitulée « L’existentialisme est un humanisme » et qui avait largement contribué à populariser ses théories philosophiques et à faire de lui un personnage public : « Le public qui se pressait là, écrit Boris, présentait des aspects bien particuliers. Ce n’étaient que visages fuyants à lunettes, cheveux hérissés, mégots jaunis, renvois de nougats et, pour les femmes, petites nattes miteuses ficelées autour du crâne et canadiennes portées à même la peau […]. Une loge spéciale dans laquelle trônaient la duchesse de Bovouard et sa suite attirait les regards d’une foule exsangue et insultait, par son luxe de bon aloi, au caractère provisoire des dispositions des personnes d’un rang de philosophes montés sur pliants […]. Nombreux étaient les cas d’évanouissement dus à l’exaltation intra-utérine qui s’emparait particulièrement du public féminin. » La foule immense qui se presse pour assister à la conférence utilise les moyens les plus loufoques pour approcher le grand maître, certains en corbillard, d’autres en parachutes, d’autres encore par les égouts. Partre y fait une entrée de monarque et présente sous les acclamations du public « des échantillons de vomi empaillé ».

Vian n’hésite pas à se moquer des théories philosophiques de Sartre. Ainsi, toujours dans L’Écume des jours, Nicolas assiste à une réunion autour du thème de l’engagement où les participants proposent d’établir « un parallèle […] entre l’engagement d’après les théories de Jean-Sol Partre, l’engagement ou le rengagement dans les troupes coloniales, et l’engagement ou prise à gage des gens dits de maison par les particuliers. » Vian dénonce l’embrigadement idéologique incarné dans L’Écume des jours par le personnage de Chick qui dans le roman ne lit aucun autre auteur que Partre mais attache plus d’importance à la matérialité d’un livre, à la préciosité des matières, qu’à son contenu. L’écrivain selon Sartre devait être un intellectuel engagé : « En résumé, notre intention est de concourir à produire certains changements dans la société qui nous entoure […] nous nous rangeons du côté de ceux qui veulent changer à la fois la condition sociale de l’homme et la conception qu’il a de lui-même. » Vian se moque de cette définition. Pour attirer l’attention de Sartre, il mise sur son humour. Et il réussit.

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Toute vérité est bonne à dire ; le mensonge aussi


La fantaisie de Vian, son goût de la plaisanterie et bien sûr sa formidable connaissance de la culture américaine et du jazz séduisent Jean-Paul Sartre à son retour des États-Unis au printemps 1946. Certes, l’auteur de L’Être et le Néant prise l’esprit des normaliens et des anciens khâgneux qui l’entourent, mais il les trouve beaucoup trop sérieux. C’est donc bien volontiers qu’il donne sa voix à L’Écume des jours pour le Prix de la Pléiade et qu’il confie à Boris le rôle de trouble-fête dans la revue qu’il a fondée un an plus tôt, Les Temps modernes, véritable arme de combat politique et instrument de recherche théorique qui réunit alors les plus grandes signatures de la littérature et de la philosophie. C’est Vian qui trouve le titre de la chronique qu’il y tiendra : « Chroniques du menteur ». Ses textes tranchent par leur sujet et leur ton avec le reste de la revue. Y dominent les mensonges, bien sûr, les contre-vérités, les raisonnements absurdes et les informations loufoques, telle cette annonce : « Rappelons qu’Édith Piaf, autrefois la Môme Piaf, vient de se faire anoblir par le pape, moyennant l’enregistrement de Minuit, chrétiens avec Alix Combelle au ténor, et se nomme maintenant baronne Piaffe » ou bien encore ce raisonnement sur ce qu’il pourrait arriver s’il tuait Marcel Cachin : « Je me ferais traiter de salaud de fasciste. […] Pourtant, ça n’est pas vrai, je ne suis pas un fasciste, je suis juste un peu réactionnaire, inscrit au PC et à la CGT, je lis Le Peuple et le fais lire à mes amis. » Vian n’hésite pas à s’en prendre à la revue elle-même et à ses collaborateurs : « Pour leur montrer ma bonne foi, je tuerai Merleau-Ponty aussi (c’est lui le gérant, mais personne ne s’en doute). C’est un capitaliste et il prend trop de pages dans cette revue, je n’aime pas les égoïstes », « En fait, si l’on veut écrire n’importe quoi dans Les Temps modernes, on ne peut pas. Il faut du sérieux, du qui porte. De l’article de fond, du resucé, du concentré, du revendicatif, du dénonciateur d’abus, de l’anti-tyrannique, du libre, du dégagé de tout. […] Citoyens ! Assez de baratin ! » Le menteur va-t-il un peu trop loin ? Ses plaisanteries ne sont pas du goût de tout le monde. Simone de Beauvoir juge ses articles « drôles mais faciles ». Violette Leduc lui écrit « […] la prétention que vous avez engagée dans la « Chronique du Menteur » m’emm… bête. » Vian dénote. Il est peut-être un bon écrivain, mais il n’est pas publié. Pour certains, c’est un plaisantin, un noceur, au mieux un bon trompettiste. Très vite ses textes sont censurés. Sartre se fatigue de devoir défendre à chaque comité de direction le mouton noir qu’il a lui-même introduit dans la bergerie. Vian interrompt sa collaboration aux Temps modernes.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:42

Vian est sartrien par fidélité et par admiration à un homme. Mais il n’a pas le culte de la personnalité. Il cultive le goût des relations égalitaires telles qu’elles existent au sein d’un groupe de jazz et traite sur le même pied ses camarades musiciens et les écrivains, les artistes ou les intellectuels qu’il rencontre à Saint-Germain-des-Prés. Nul ne peut l’impressionner. D’ailleurs, ils n’aiment pas vraiment ce qu’écrivent les amis de Sartre : « Il trouvait à peu près tout dépassé, note Michelle Vian. La littérature française s’écoutait beaucoup à cette époque. Dans les livres américains, et surtout dans le jazz, Boris était sensible à une langue plus charnelle, directe, sensuelle, à une langue prohibée. » Il ne croit pas davantage aux thèses des existentialistes et à leur conception de l’engagement. Pétain condamné à mort ? Les procès de Nuremberg ? Le départ de De Gaulle ? Les risques de guerre coloniale ? Sur tous ces sujets, il reste muet. À l’heure de l’engagement, à l’époque de la guerre froide naissante et du stalinisme menaçant, il botte en touche en riant. Il fait mine de trouver cela assommant et vaniteux. Tous les concepts que manient avec aisance, et peut-être facilité, les existentialistes, dans les bars de Saint-Germain, sonnent creux à son oreille. On reprocha beaucoup à l’époque le désengagement de Vian. A posteriori, il apparut salutaire : « On était tous terriblement de gauche, fascinés par l’URSS manichéen [sic], braqués contre les USA, qui incarnaient le mal politique, malgré leurs romans et leurs « séries noires ». Boris était plus fin, plus en avance. Moins dupe. Nous devions nous comporter comme des moutons. Lui passait pour un apolitique, et souvent, il a été dédaigné pour cela. En fait, il était en avance. Il avait compris que tout cela tournerait court, par son tempérament, par un mélange d’égoïsme et de sens de l’absurde. » (Scipion, cité par Boggio, p. 130) Son refus de l’engagement est fondé sur une conception pessimiste de la nature humaine. Les hommes ne sont pas tant aliénés par la nécessité économique que par leur faiblesse d’esprit. À l’époque des grandes aventures collectives, Boris Vian prône le retour à un individualisme généreux et le culte de l’amitié. C’est sans doute une des raisons pour laquelle beaucoup d’œuvres de Vian n’ont pas été comprises à leur parution.

Tout est ‘pataphysique


Il est d’ailleurs significatif que, défendant Sartre, il oppose aux censeurs et aux bien-pensants qui reprochent à l’auteur de La Nausée son univers « fétide et malsain », la figure de Jarry : « Ce sont les mêmes dont les pères ont enterré Jarry sous le fiel de Chassé et des polytechniciens de Rennes. Ils ont tordu le cou aux grands serpents d’airain, mais qu’ils prennent garde : le jour est proche où, dans un fracas de tonnerre, la statue de Jarry nu, en pleine érection, vêtu comme un demi-dieu, sortira de terre place Saint-Sulpice. » (La Rue, n° 6, 12 juillet 1946) Le goût du canular et du jeu de mots, la passion pour les univers poétiques et oniriques rapprochaient l’univers de Vian de celui de Jarry et des irrévérencieux thuriféraires réunis dans le Collège de pataphysique, un des groupes littéraires les plus originaux de l’après-guerre. Fondé en 1948 et toujours existant après une période d’occultation de 25 ans, le Collège de ‘pataphysique réunissait des personnalités extrêmement diverses, pour beaucoup issues du mouvement surréaliste : Raymond Queneau, Max Ernst, Juan Miro, Man Ray, Jacques Prévert, Michel Leiris, Raymond Roussel, Eugène Ionesco, René Clair, Paul-Émile Victor… Le Collège se veut un lieu d’élaboration de la doctrine ‘pataphysique, terme créé et défini par Alfred Jarry en 1911 dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien : « La ‘pataphysique […] est la science de ce qui se surajoute à la métaphysique soit en elle-même, soit hors d’elle-même, s’étendant aussi loin au-delà de celle-ci que celle-ci au-delà de celle-ci que celle-ci au-delà de la physique. […] Elle étudiera les lois qui régissent les exceptions. » Il y avait là de quoi séduire l’ingénieur de Centrale, féru de mécanique et d’inventions en tous genres. Vian entre au Collège de ‘pataphysique le 8 juin 1952. D’abord membre du corps des Satrapes, il gravit tous les échelons de la hiérarchie : Promoteur Insigne de L’ordre de la Grande Gidouille, Co-Président de la co-commission de Vêture, Président de la Sous-commission des Solutions Imaginaires, Président de la Sous-commission Mathématique et des Sciences Exactes. Il y a entre Vian et la ‘pataphysique une sorte d’évidence : « Qui fut plus ‘pataphysicien que lui ? Cela donnerait à penser que le Collège implique plus qu’il n’explique. Si le Collège n’avait pas été ‘pataphysique Boris l’eût rendu tel. », affirme Raymond Queneau, l’un des contemporains dont il est le plus proche. ‘Pataphysicien ? Ne l’était-il pas dès l’enfance ? C’est en tout cas ce qu’il affirme dans un entretien accordé à la radio en 1959 : « Pour vous donner un détail personnel, je suis venu à la ‘pataphysique vers l’âge de huit ou neuf ans en lisant une pièce de Flers et Caillavet qui s’appelle La Belle Aventure, c’est vraiment le dernier endroit où l’on peut s’attendre à en trouver quand on n’est pas ‘pataphysicien ; mais elle contenait notamment cette réplique, qui était à la création dans la bouche de Victor Boucher et que je vous donne pour conclure ce petit entretien préalable ; je crois qu’elle peut initier tout le monde très aisément et très rapidement à la ‘pataphysique, c’est la suivante : "Je m’applique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas" ».

Chez les existentialistes ou chez Gallimard – ce qui revient à peu près au même – on prend les ‘pataphysiciens pour de gentils plaisantins. On leur reproche de n’accorder de valeur à rien, qu’elle soit morale ou esthétique. Pour Vian dont l’œuvre connaît une certaine désaffection au début des années cinquante – ses livres trouvent difficilement un éditeur et sont mal ou peu distribués – le Collège de ‘pataphysique est un véritable réconfort. Il y retrouve des amis et des compagnons qui partagent les mêmes goûts et les mêmes aspirations. Une communauté que résume bien la définition qu’il donne de la ‘pataphysique en 1959 à la radio : « un des principes fondamentaux de la ‘pataphysique est l’équivalence. C’est peut-être ce qui explique ce refus que nous manifestons de ce qui est sérieux, de ce qui ne l’est pas, puisque pour nous, c’est exactement la même chose, c’est ‘pataphysique. » « Science de l’imaginaire », les ‘pataphysiciens mettent sur le même plan le réel et l’imaginaire. C’est une des clés de l’œuvre de Vian. Une écriture ludique et inventive qui manie avec délice les jeux de mots et les néologismes et qui plonge le lecteur dans un monde onirique et poétique, un monde où comme le note le critique Gilbert Pestureau « les soucis moraux deviennent fleurs comme à l’inverse un nénuphar est parasite mortel, où le coin est coing et le rock nourriture ». Un privilège accordé à l’inventivité qu’incarne à merveille dans L’Écume des jours le personnage de Nicolas qui excelle dans la création culinaire : andouillon des îles au porto musqué, bol de punch aux aromates avec croûtons beurrés d’anchois. Certes il reprend souvent les recettes déjà existantes de Gouffé, mais il leur ajoute toujours des éléments qui témoignent de sa créativité. Tout comme Vian truffe ses œuvres de citations et de références à la culture classique pour mieux les détourner, pour mieux en jouer et peut-être mieux les goûter. Dans le roman, Nicolas apparaît comme le contre-modèle de Jean-Sol Partre, le double burlesque de Sartre. La philosophie de Partre est certes universelle, mais seule l’inventivité culinaire de Nicolas procure des joies réelles.

Boris Vian est-il un auteur sérieux ? C’est ce que pouvaient laisser penser les nombreuses manifestations et publications à l’occasion des célébrations du cinquantenaire de la mort de l’écrivain. Pourtant, même l’entrée dans la Pléiade n’a pas réussi à faire vieillir Boris Vian. Ses romans continuent à enthousiasmer les jeunes générations, des lecteurs sans doute plus fidèles que jamais au désespoir enjoué qui présida à l’écriture de son œuvre. Ce qui frappe à relire Vian, c’est l’extraordinaire jeunesse et la vitalité de l’écriture. Le principal mérite de Vian n’est-il pas au fond d’avoir su maintenir la littérature en perpétuel état d’adolescence ? On n’est jamais sérieux quand on est adolescent.
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:44

Monsieur Le Premier ministre de la République d’Israël et Citoyen d’Israël...

Je vous écrit cette lettre qui est un rapport sur les différentes activités secouristes qui se sont déroulés pendant cette été. Des terroristes ont mis le feu et jeter l'état d’Israël dans une grande frayeur. Malgré tout; les citoyennes et citoyens de la République d’Israël ont gardé leur calme et par un sens de l'organisation, ont réussi à faire face à ce nouvel adversaire adressé contre leurs vies, leurs citoyennetés et leur démocratie, Israël... Des pays ont envoyés des membres de leurs élites de sécurité civile et cela est à mon sens un très grand respect porté sur le thème même de votre droit de Nativité.

Certains Pompiers-citoyens de Gaza donc Palestiniens pour certains, se sont portés dans cette lutte contre l'usage d'un feu funeste et inapproprié sur le thème de la discorde qui vous oppose à certains membres des assemblées. Vous êtes un citoyen d’Israël et vous défendez Israël de toutes agression qu'elle soit PHYSIQUE et MORALE. La nuit entre le 23-24 décembre 2016 au sujet de la La résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations unies par le Sénégal, la Nouvelle-Zélande, Le Venezuela et la Malaisie, semble être une atteinte à votre intégrité et au mouvement même d'Israël. Je ne le crois pas si vous lisez les différents slogans des campagnes électorales Israélienne. Que certains crient Victoire, cela démontre de leur manque d'engagement auprès de ceux qui veulent une paix réelle autour de deux états distincts, Israël et La Palestine mais Unis dans un secourisme commun face aux tensions internationales, Catastrophe naturelle et Climatiques prénommé Y'becca et où le juge "suprême" de la république de l'olivier n'est juste que le ministre de la Santé et du Secourisme commun aux deux républiques et qui si il possède un droit régalien de parole: il doit être le plus "mixte", je veux dire neutre face aux décision des deux états régaliens... Il ne peut intervenir que sur les urgences médicales, d'aménagements et intervenir dans des rencontres mixtes entre les deux états auquel il doit loyauté et respect, Vous Israël et l'autre La Palestine... Car oui, c'est à vous Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël que je m'adresse en tout état d’âme et de conscience face à cette tension mise à nu dans les tabloïds mondains... Y'becca souhaite une coopération internationale sur le domaine du secourisme et de la santé bien avant que je sois né... Le traité de l’Antarctique en fut la première marche et je suis étonné de notre absence à ce projet écrit depuis la guerre froide pendant la Hagannah... Voilà qui fait apparaitre nos discordes au sein même de notre démocratie qui est pourtant une marche contre la pensée unique de ceux qui gouverne dans leur tour d'ivoire. Je renie pas les salons mais je suis aussi de ceux qui prie en dehors des temples sous Salix babylonica et on apprends à entendre quand on garde son âme de secouriste dans les instants les plus durs. Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, voilà mon rapport en ce jour du 24 Décembre 2016 où j'ai donné à manger aux mouettes et j'ai vu pendant un bref instant le corbeau, le goéland et le canard sur une ile de la Garonne partagé le pain pendant un instant sans qu'on y assiste à une bagarre... Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, je m'adresse à vous ainsi qu'à vos frère-ennemis sous le regard de vos amies et amis, sans chercher à influencer le peuple dans la moindre décision sauf dans la lutte contre le terrorisme, la convoitise et l'avarice. Ceux qui se sente concerner par Y'becca se comporteront en Secouristes et architectes agiront dans l'auto defence et le respect du droit auquel il réside mais garderons en leur cœur que gouverner et aider sa terre, ses idées et sa démocratie: c'est luttez contre le terrorisme, le viol, le chantage, l'esclavage, la torture, l'avarice et la terreur qu'ils soient physiques et morales. Un jour Dieu a dit à David, c'est gentil de m'avoir construit un temple mais bon, ce que j'ai fait ne te suffisait t'il pas ! La République de l'Olivier n'est pas un temple car je crois qu'elle est éphémère... Salix babylonica est mon lieu de prières même si je prie dans les chapelles. Un arbre donne des fruits et des légumes qui viennent à chercher l'infini du grand devant le petit ou est ce l'inverse...! Israël et la Palestine ne sont pas des fruits de la République de l'Olivier mais la République de l'Olivier est le fruit des Républiques de Israël et de la Palestine: Et c'est en cela que le Juge "suprême" de la République de l'Olivier est un Serviteur de la Liberté et un chevalier du Secourisme et qu'il est lié au droit du respect envers le peuple, Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, je m'adresse à vous ainsi qu'à vos frère-ennemis sous le regard de vos amies et amis, sans chercher à influencer le peuple dans la moindre décision sauf dans la lutte contre le terrorisme, la convoitise et l'avarice. Oui à l'écoute et Oui à la gréve dans le respect du Secourisme et de la Démocratie...

Ecrit de
du Juge supreme de la République de l'Olivier
de TAY La chouette effraie
de Monsieur Tignard Yanis
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:45

Benjamin l’Âne aime se promener sur les aspects de l'ancienne ferme devenu la république de l'Olivier.
Il a traversé des aventures et malgré son sens trés septique sur les aspects de la nouveauté, les bergeronnettes accompagné de leur amie, Arielle Dru, l'hirondelle des rivières. Benjamin s'est laissé convaincre sur certains aspects
des nids qui peuvent ainsi s'échanger entre les ruisseaux et les rivières...

"La théorie du chaos veut que ce qu'y s'établit, demeure sur l'aspect même de l'ancestral." dit Benjamin l’âne, citoyen de Israël...
"Compagnon, tu parles comme les institutions nouvelles de la charte de Genève... Uranus... En quoi, cela ne peut il être du domaine public des choses au lieu de reposer sur les aspects mondains de Bruxelles sur Amsterdam... Marie Madeleine, Benjamin... Bien sur, la liberté de corps ne peut entrainer la querelle de mariage; mais je n'ai jamais vu de telle chose dans ma tribut... Nous nous nourrissons de mouches car l'eau est empoisonné... La mouche est une source de vie dans ce désert; car son corps rejette le poison engendré par les aristocrates de l'Atlas... Uranus... Tu sais la chouette..."
"Oui, Ismaël... Arielle l'hirondelle... Je suis gardien des lois et des convictions de mon peuple et de ses tribut... En plus d’être une chouette, il est né début novembre donc scorpion et en plus de cela, il proclame être né d'une césarienne... Je plains cette sorcière qui l'as mis au monde..."
"Benjamin... sur l'Ile de la Cité et un couple niche dans le jardin de la crèche de l'Hôtel de Ville." rétorque Arielle Dru.
"Ismaël et Esther... Un couple de chouette effraie... Je ne veux pas d'un retour de saint Louis en terre sainte car ce fut une catastrophe pour L'identité de Jérusalem...." répond Benjamin
"Julie... Motacilla cinerea... La ceinture de Kepler..."
"Des bergeronnettes, j'aime ces petits passereaux appartenant à la famille des Motacillidae."
"Et qui vit près des cours d'eau. Prés des Bédouins et des scorpions..."
"C'est lui qui t'as envoyé Arielle, l'Hirondelle..."
"Non... Benjamin... C'est notre histoire; celle qui est notre identité... Je suis Arielle et je ne suis pas un génie venu de Uranus I... Si j'étais présente sur ce monde, il écrirai pour moi comme il l'as fait quand je suis parti en Inde et au Népal avant la naissance de la République... Certains n'ont pas de mémoire et je n'ai jamais voulu être une prophète ou une apôtre comme Nina... J'ai toujours rêvé d'être une secouriste et mon ami Joseph dit jogo du clans des mouettes sera là pour parler de notre espérance dans le secourisme et la survie..."

Benjamin vient alors d'ouvrir ses yeux et il aperçoit les lumières qui célèbrent "hjannouka" du cyrilique Kounakien. Pour Hanoukka, son peuple a besoin d'une espérance entouré de bon génie autour de l'identité qui est là leur... La chouette prends des risques mais il le fait pour ses Amies, Julie, Arielle et Esther de la Famille Dru sous la protection de leur frère Jean et de la famille de leurs amies et parents... Le plumage du mâle est constitué de jaune au niveau du ventre et une gorge noire. La femelle quant à elle a le ventre plus blanc, avec tout de même un peu jaune, et la gorge est plus ou moins marquée. Un des critères de différenciation entre la bergeronnette des ruisseaux et la bergeronnette printanière est le manteau (haut du dos) gris pour la ruisseau et vert pour la printanière. Le cri de la bergeronnette ruisseaux est un peu plus aigu que celui de la bergeronnette grise.
Elle s'alimente essentiellement d'insectes et de libellules qu'elle attrape entre les rochers du cours d'eau.
Niche au niveau d'une fissure d'un rocher, d'un trou de mur ou même sous un pont. Une idée pour distinguer la direction à emprunter pour cette mission autre mais tout aussi aventureuse que 2001; l’odyssée de l'espace et News Horizons 2016 ou Pluton et Charon... Voilà des débats secs qui va s'engager dans l'Onu et son Portugais...
Alors Benjamin l’Âne d’Israël et citoyen de Israël regarde le Ciel :

"Georges Orwell, Jack London, et tant d'autres; je ne peut lier que le langage des oiseaux et des étoiles remplacera notre système arithmétique dans l'infini pour transformer le décimal en Lumière et en cela, je dois admettre que La chouette effraie a eu le mérite de nous expliquer en échange d'une éphémère république de l'Olivier... Je te réponds Yahvé et Toi TAY La chouette effraie pourquoi, éphémère, je ne crois pas au destin... Je suis croyant mais à mes heures, je peut être Laïc, O Éternel..." Parle tout en chantant Benjamin l'Ane dans l'écho de l'infini et intégrant ainsi le cœur de la Force...

Et c'est ainsi que moi TAY La chouette effraie, je peut vous raconter cette histoire....

Ecrit de
TAY
La Chouette effraie.


Benjamin l’Âne est très surpris de voir à quel point les interrogations de TAY; l’amène à s’interroger sur la Nature des choses et des phénomènes... Sans rien remettre en question, il se dit comment tant de personne peuvent affirmer la manière des migrations; alors TAY la chouette effraie lui adresse ces mots :

""Benjamin, écoute cette migration et ces histoire et quand tu iras sur les terre de Bucéphal, on te regardera différemment; tu parleras de tes devoirs envers Israël et tu diras :"Le Pipit à dos olive est présent :

"en été : à partir de l'Himalaya pakistanais et le Cachemire en Inde, vers l'ouest au Népal, en Chine, au nord de la province de Gansu, jusqu'en Corée et au Japon, et du nord de l'Asie centrale au nord-est de la Russie européenne. Occasionnellement, un vagabond peut se perdre dans l'ouest de Europe. Il vit jusqu'à 4 500 m d'altitude dans l'est du Népal ;
en hiver : dans le sud de l'Asie, Inde, est de Asie du Sud-Est et Philippines."

Benjamin, Âne de la République de Israel et citoyen de Israël, tu seras perçu différement de l'O.N.U et de tous ceux qui prétende que tu es un être isolé du malheur qui se déroule en dehors d’Israël... Tu leur diras que c'est la mission que tu as confié au juge "suprême" de la république de l'olivier ainsi qu'aux citoyennes et citoyens de l'olivier, palestinien"ne"s et israélien"ne"s. Et tu diras que j'ai accepté ton ordre...""

Benjamin cherche du fonds de ma voix et jette un regard de feu vers la grange... Il s'écrit vers TAY la chouette effraie

"Par Hanoukka et Annouska ... Je suis de ceux qui ne ce mêle pas de ces affaires: Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter. Oui... Alan P. Peterson, la famille des Motacillidae et ses Anthus hodgsoni... et puis, il y toutes les autres celle qui vivent dans La limite supérieure des forêts se situe à 3 900 m et la limite inférieure des neiges éternelles vers 5 000 m2. les collines de Shivalik, très bien, la chouette, Sagarmatha (Mère des océans)... Uranus I..."

"Dhaulagiri, La montagne blanche... le delta du Gange et du Brahmapoutre. C'est une plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons. Le Gange prend naissance dans le glacier du Gangotri, où il porte le nom Bhagirathi, puis coule vers le sud-est à travers les plaines du nord de l'Inde. Ses principaux affluents sont l'Alaknanda, la Yamuna, la Ghaghara, le Gandak, le Koshi, le Chambal, le Betwa et le Son. Arrivé dans la plaine du Bengale, le Gange finit par se diviser en deux défluent, l'Hooghly et la Padma. Le Brahmapoutre prend naissance dans l'ouest du Tibet sous le nom de Yarlung Zangbo (ou Tsangpo), et traverse le Tibet d'ouest en est avant d'atteindre le nord-est de l'Inde, où il se dirige vers le sud et créer la vallée la plus profonde du monde, la vallée d'Assam. Le Brahmapoutre arrive au Bangladesh et finit par rejoindre la Padma (Gange) et se jettent dans le golfe du Bengale par le plus grand delta du monde, les Sundarbans. Nanda Devi et Gasherbrum I..." réponds la chouette

"Je comprends Bergeronnette de forêt - Dendronanthus indicus - Forest Wagtail..." chante Benjamin l'Âne vers Le clans des mouettes et Y'becca.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:47

Divers philosophes, psychologues et chercheurs en sciences sociales ont travaillé sur la notion de confiance qui, selon une définition assez largement acceptée, peut-être entendue comme « un état psychologique se caractérisant par l'intention d'accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d'autrui »1. La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Dans l’étymologie latine, le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. Cette origine souligne les liens étroits qui existent entre la confiance, la foi, la fidélité, la confidence, le crédit et la croyance2. Cela étant, la confiance ne doit pas être absolue et aveugle et les autres n'ont pas à être toujours fiables et dignes de confiance.

Sommaire

1 Confiance en soi
2 Faire confiance
3 Sources
4 Voir aussi

Confiance en soi

La confiance en soi n'est pas identique à l'« estime de soi » qui se réfère à l'évaluation faite d'un individu en rapport à sa propre valeur. Selon certains psychologues, la confiance en soi est en rapport avec les capacités d'un individu, non ses valeurs3.
Faire confiance

Pour faire confiance, il faut pouvoir croire en les autres et accepter le risque de la dépendance. C’est pour cela que la confiance n’est jamais « neutre ». Elle est fondamentale car, sans confiance, il serait difficile d’envisager l’existence même des relations humaines – des rapports de travail jusqu’à l’amitié ou bien l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir et chercher à bâtir un projet qui se développe dans le temps. Comme l’expliquent un bon nombre de travaux en sciences sociales, c’est la confiance qui rend possible le développement de la socialité et le fonctionnement de la démocratie.

Il est également possible de la définir comme « un certain niveau de probabilité subjective », ce qui devrait permettre à un individu de croire que l’autre accomplira ce qu’il attend de lui. Faire confiance à quelqu’un signifierait dès lors d'envisager une possible coopération.
Sources

↑ L'Analyse Economique de la Confiance, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Ouvertures Economiques », 2008 (ISBN 9782804156541). Il s'agit d'une traduction de la définition suivante: "Trust is a psychological state comprising the intention to accept vulnerability based upon positive expectations of the intentions or behavior of another." donnée dans Denise M. Rousseau, Sim B. Sitkin, Ronald S. Burt et Colin Camerer, « Not So Different After All: A Cross-Discipline View of Trust », Academy of Management Review (en), vol. 23, no 3,‎ 1998, p. 393-404
↑ Michela Marzano, « Qu'est ce que la confiance ? » [archive], sur www.cairn.info,‎ 2010 (consulté en juin 2016)
↑ Michelle Larivey, « "Lettre du Psy" » [archive], sur Redpsy,‎ mars 2002 (consulté le 14 mai 2011).
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:51

la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».



Four score and seven years ago our fathers brought forth on this continent a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal.

Now we are engaged in a great civil war, testing whether that nation, or any nation so conceived and so dedicated, can long endure. We are met on a great battlefield of that war. We have come to dedicate a portion of that field, as a final resting place for those who here gave their lives that that nation might live. It is altogether fitting and proper that we should do this.

But, in a larger sense, we can not dedicate, we can not consecrate, we can not hallow this ground. The brave men, living and dead, who struggled here, have consecrated it, far above our poor power to add or detract. The world will little note, nor long remember what we say here, but it can never forget what they did here. It is for us the living, rather, to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus far so nobly advanced. It is rather for us to be here dedicated to the great task remaining before us—that from these honored dead we take increased devotion to that cause for which they gave the last full measure of devotion—that we here highly resolve that these dead shall not have died in vain—that this nation, under God, shall have a new birth of freedom—and that government of the people, by the people, for the people, shall not perish from the earth.

« Il y a quatre-vingt-sept ans, nos pères donnèrent naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation ainsi conçue et vouée au même idéal, peut résister au temps. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous vînmes consacrer une part de cette terre qui deviendra le dernier champ de repos de tous ceux qui moururent pour que vive cette nation. Il est à la fois juste et digne de le faire.
Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se battirent ici le consacrèrent bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser. Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, il ne s'en souviendra pas longtemps, mais il ne pourra jamais oublier ce que les hommes firent. C'est à nous les vivants de nous vouer à l'œuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise. C'est à nous de nous consacrer plus encore à la cause pour laquelle ils offrirent le suprême sacrifice ; c'est à nous de faire en sorte que ces morts ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu'avec l'aide de Dieu cette nation renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) est un poète anglais connu tant pour ses poèmes idéalistes anti-guerre, les War Sonnets écrits pendant la Première Guerre mondiale (notamment The Soldier), que pour les poèmes qu'il a écrits en temps de paix, particulièrement The Old Vicarage, Grantchester1 et The Great Lover2. Il était aussi connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre » (the handsomest young man in England).

Biographie

Brooke est né au 5, Hillmorton Road à Rugby, dans le Warwickshire. Il est le fils de William Parker Brooke, un maître d'école à Rugby, et de Ruth Mary Brooke née Cotterill. Il fut élève à Hillbrow Prep School avant d'être éduqué à la Rugby School. Tout en voyageant en Europe, il prépare une thèse intitulée "John Webster and the Elizabethan Drama", ce qui lui valut une bourse d'études pour King's College (Cambridge), où il devint un membre des Cambridge Apostles, aida à fonder le club de théâtre "Marlowe Society" et joua dans plusieurs pièces. Brooke se fit des amis parmi un groupe d'écrivains, le "Bloomsbury Group", dont certains membres admiraient son talent, alors que d'autres étaient plus impressionnés par sa prestance. Brooke appartint à un autre groupe littéraire connu sous le nom de "Georgian Poets", et fut le membre le plus important des "Dymock Poets", au nom associé au village de Dymock, dans le Gloucestershire où il passa quelque temps avant la guerre. Il vécut également dans une maison appelée Old Vicarage, à Grantchester (une maison qui est maintenant occupé par Jeffrey Archer et sa femme Mary Archer).

Brooke parcourut les États-Unis et le Canada afin d'écrire des récits de voyage pour la Westminster Gazette et il visita également quelques îles dans les mers du Sud. Il a été plus tard révélé qu'il avait engendré une fille avec une Tahitienne au cours de son voyage. Il vécut aussi une relation amoureuse avec l'actrice Cathleen Nesbitt. Brooke fut également fiancé à Noel Olivier, qu'il rencontra lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle était élève de la progressiste Bedales School.

Sa poésie sophistiquée des sonnets attira de nombreux admirateurs et il fut révélé par Edward Marsh, qui le présenta à Winston Churchill, qui était alors Premier Lord de l'Admirauté. Il fut mobilisé par la Royal Navy peu de temps après son 27e anniversaire et il prit part à "l'expédition Antwerp" en octobre 1914. Il prit la mer avec la Mediterranean Expeditionary Force le 28 février 1915 mais développa une septicémie après l'infection d'une piqûre de moustique. Il mourut à 16h20 le 23 avril 1915 sur un navire-hôpital ancré au large de l'île de Skyros, en Grèce, sur le chemin vers la bataille de Gallipoli. Les forces expéditionnaires ayant reçu un ordre de départ immédiat, il fut enterré dans un champ d'oliviers sur l'île, où se trouve encore sa tombe.

André Gide et son ami Ghéon admiraient les poésies de cet auteur. On trouve une analyse des rapports de Gide et de Brooke dans la biographie de Frank Lestringant parue en 2011 chez Flammarion.


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Thomas Hardy, né le 2 juin 1840, mort le 11 janvier 1928, est un poète et écrivain britannique appartenant au courant naturaliste. Auteur devenu aujourd'hui classique, il a tout particulièrement influencé D. H. Lawrence. Il a reçu l'ordre du Mérite en 1910.

Il se considérait lui-même d'abord comme un poète, n'écrivant des romans que pour gagner sa vie. La majorité de son œuvre, qui se déroule essentiellement dans la région fictive du Wessex, dépeint des personnages en lutte contre leurs passions et les circonstances. Sa poésie, publiée après ses cinquante ans, est jugée d'une qualité égale à ses romans, surtout depuis sa relecture par un groupe d'écrivains anglais, The Movement, dans les années 1950 et 1960.

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George Meredith (né le 12 février 1828 à Portsmouth et mort le 18 mai 1909 à Dorking) est un poète et romancier britannique.

Fils unique d'un tailleur de la marine, il devient orphelin de mère à l'âge de 5 ans. Il poursuit ses études secondaires (1842-1844) en Allemagne, à Neuwied, près de Cologne. Il commence à écrire dès lors qu'il est employé chez un avocat de Londres et se marie en 1849 avec la fille de l'écrivain satirique Thomas Love Peacock, Mary Ellen Nicholls, veuve de sept ans son aînée. Dans les années 1850, il publie des vers qui le font connaître, puis deux divertissements semi-parodiques, Shagpat rasé (1855) et Farina (1857). L'infidélité de sa femme avec le peintre Henry Wallis en 1857 est à l'origine de son premier grand roman, L'Épreuve de Richard Feverel (1859). Suit en 1860 Evan Harrington évoquant son adolescence.

La même année, il devient lecteur chez l'éditeur Chapman and Hall tandis qu'il tient une chronique politique dans le Ipswich Journal. Un an après, en 1861, sa femme meurt, ce qui lui donne l'occasion de revenir sur ses amours trahis dans un recueil de poèmes intitulé L'Amour Moderne (1862). Il se remarie en 1864 avec Marie Vulliamy, mariage heureux cette fois-ci. La même année, il publie Sandra Belloni (d'abord titré Émilia en Angleterre) et, en 1865, Rhoda Fleming. En 1866, il part en Italie comme correspondant de guerre, envoyé par The Morning Post.

À son retour en 1868, il s'installe définitivement dans le Surrey, à Box Hill, où il écrit de nombreux poèmes et rédige ses œuvres les plus importantes :

Les Aventures de Harry Richmond (1871)
La Carrière de Beauchamp (1876)
Le Cas du général Ople et de Lady Camper (1877)
L'Égoïste (1879)
Les Comédiens tragiques (1880)
Diane de la croisée des chemins (1885)

Style
George Meredith est un représentant du roman comico-social : il s'amuse à dépeindre les manières des gentlemen, icône de la société britannique. Il y dénonce l'hypocrisie des manières et des attitudes masculines, le snobisme, le pédantisme, les sententieux, l'ignorance. Pour pourfendre les défauts des apparences humaines, il utilise à bon escient le comique et déshabille ainsi l'époque victorienne des fausses vertus et de tout le fard qui la caractérisent. Oscar Wilde, dans son essai Le déclin du mensonge (The Decay of lying) déclare que Meredith est, avec Honoré de Balzac, son romancier préféré « Qui pourrait définir ce style... un chaos illuminé d'éclairs. »

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Siegfried Loraine Sassoon (8 septembre 1886 – 1er septembre 1967) est un poète et écrivain anglais qui influença des auteurs tels que Wilfred Owen ou Robert Graves. D'abord connu pour ses écrits pacifistes au cours de la Première Guerre mondiale, il acquit plus tard la célébrité avec ses mémoires et ses œuvres de fiction.

Le combattant valeureux

Les périodes où Sassoon servit sur le front occidental furent marquées par des actions d'un courage exceptionnel, comme lorsqu'il s'empara à lui tout seul d'une tranchée allemande de la ligne Hindenburg. Il sortait souvent pour des raids de nuit et des patrouilles de bombardement, et il se montra d'une impitoyable efficacité à la tête de sa compagnie. Sa dépression, qui ne cessait de croître devant l'horreur et la misère que les soldats étaient obligés de supporter, faisait paradoxalement de lui un maniaque du courage, au point qu'il fut surnommé « Mad Jack » par ses hommes, pour ses exploits quasi suicidaires. Mais bien qu'il eût été décoré pour sa bravoure, il décida en 1917 de prendre position contre la façon dont la guerre était conduite. L'une des raisons de son opposition violente à la guerre fut le décès de son ami David Thomas Cuthbert (appelé « Dick Tiltwood » dans la Sherston trilogy). Il mit plusieurs années à essayer de surmonter son chagrin.
La rébellion

À la fin d'un congé de convalescence en 1917, Sassoon refusa de reprendre son service ; au contraire, encouragé par des amis pacifistes comme Bertrand Russell et Lady Ottoline Morrell, il envoya à son commandant une lettre intitulée « Déclaration d'un soldat », qui fut communiquée à la presse et dont un député qui lui était favorable donna lecture au Parlement. Plutôt que de traduire Sassoon en cour martiale, les autorités militaires le déclarèrent inapte au service et l'envoyèrent à l'hôpital militaire de Craiglockhart, près d'Édimbourg, où il fut soigné, officiellement pour neurasthénie (« shell shock »). Avant de refuser de revenir au front il jeta le ruban de sa Military Cross dans la Mersey, mais en mai 2007, la médaille elle-même fut retrouvée à Mull, dans un grenier de la maison où son fils avait habité. La médaille a été achetée par la Royal Welch Fusiliers, pour être exposée dans son musée de Caernarfon.

Le roman Regeneration, de Pat Barker, raconte cette période de la vie de Sassoon, et on en a tourné un film avec Jonathan Pryce dans le rôle de W. H. R. Rivers, le psychiatre chargé de le soigner. Rivers devint pour ce jeune homme profondément choqué une sorte de père de substitution, et sa mort subite en 1922 fut un grand coup pour lui.

Œuvres

Poésie

The Daffodil Murderer (John Richmond: 1913)
The Old Huntsman (Heinemann: 1917)
They
Glory of Women (1917)
Counter-Attack (Heinemann: 1918)
Suicide in the Trenches
The Hero [Henry Holt, 1918]
Picture-Show (Heinemann: 1919)
War Poems (Heinemann: 1919)
Aftermath (Heinemann: 1920)
Recreations (1923)
Lingual Exercises for Advanced Vocabularians (1925)
Selected Poems (Heinemann: 1925)
Satirical Poems (Heinemann: 1926)
The Heart's Journey (Heinemann: 1928)
Poems by Pinchbeck Lyre (Gerald Duckworth: 1931)
The Road to Ruin (Faber and Faber: 1933)
Vigils (Heinemann: 1935)
Rhymed Ruminations (Faber and Faber: 1940)
Poems Newly Selected (Faber and Faber: 1940)
Collected Poems (Faber and Faber: 1947)
Common Chords (1950-1951)
Emblems of Experience (1951)
The Tasking (1954)
Sequences (Faber and Faber: 1956)
Lenten Illuminations (Downside Abbey: 1959)
The Path to Peace (Stanbrook Abbey Press: 1960)
Collected Poems 1908-1956 (Faber and Faber: 1961)
The War Poems, éd. Rupert Hart-Davis (Faber and Faber: 1983)

Prose

Memoirs of a Fox-Hunting Man (Faber & Gwyer: 1928)
Memoirs of an Infantry Officer (Faber and Faber: 1930)
Sherston's Progress (Faber and Faber: 1936)
Complete Memoirs of George Sherston (Faber and Faber: 1937)
The Old Century (Faber and Faber: 1938)
On Poetry (University of Bristol Press: 1939)
The Weald of Youth (Faber and Faber: 1942)
Siegfried's Journey (Faber and Faber: 1945)
Meredith (Constable: 1948)

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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:57

Humain, trop humain. Un livre pour esprits libres (Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister) est une œuvre du philosophe Friedrich Nietzsche.

Deux éditions furent publiées du vivant de Nietzsche.

La première édition, chez Ernst Schmeitzner, 1878, fait l’objet d’un volume unique, intitulé : Humain, trop humain. Un livre pour esprits libres. En tête figure une dédicace à Voltaire ; le corps du recueil est constitué de 638 aphorismes répartis en 9 chapitres.

La deuxième édition, chez Ernst Wilhelm Fritzsch, 1886, fait l’objet de deux volumes :

Volume 1. Sous le titre Humain, trop humain. Un livre pour esprits libres — I, ce volume comprend une préface nouvelle, datée « Nice, printemps 1886 », et un poème nouveau en postlude ; la dédicace à Voltaire disparaît ; mais le contenu (en 638 aphorismes) est inchangé par rapport à celui de 1878.
Volume 2. Sous le titre Humain, trop humain. Un livre pour esprits libres — II, ce volume aussi comprend une préface nouvelle, datée « Sils-Maria, Haute-Engadine, septembre 1886 » ; le contenu (en aphorismes) reprend celui de deux recueils déjà publiés séparément par Ernst Schmeitzner, sous forme d’appendices à Humain, trop humain :
Opinions et sentences mêlées (Vermischte Meinungen und Sprüche). Ce recueil, publié la première fois en mars 1879, contient 408 aphorismes sans séparation en chapitres.
Le Voyageur et son ombre (Der Wanderer und sein Schatten). Ce recueil, publié la première fois en décembre 1879 et daté « 1880 », contient 350 aphorismes sans séparation en chapitres.

Genèse de l'œuvre

Ce livre marque une rupture dans la vie de Nietzsche. Gravement atteint dans sa santé, et alors qu'il se croit à l'article de la mort, il envisageait d'écrire un livre intitulé Le Soc. Presque aveugle et subissant des crises de paralysie, il fut aidé par Paul Rée (dont il se sent alors proche intellectuellement) dans la rédaction de l'ouvrage.

Son état d'esprit était, selon ses proches, d'un cynisme effrayant, cynisme que sa sœur attribua à son état physique. Nietzsche considérait au contraire que la souffrance psychologique qu'il supportait lui avait donné la plus grande lucidité sur les problèmes les plus importants de la philosophie, et que cela l'avait délivré définitivement de ses égarements wagnériens.
Projet d'une chimie des idées et des sentiments

Le premier aphorisme du livre en annonce le sujet, sujet qui donne une explication du titre : la philosophie historique conduit à revoir les prétentions des valeurs humaines, trop humaines.

Cette philosophie historique découle d'une réévaluation des problèmes philosophiques rendue possible par la réfutation de la métaphysique. En effet, la métaphysique explique l'origine et la nature de tous les concepts moraux, religieux, philosophiques, artistiques, en y introduisant une division temporelle caractéristique qui leur attribue une valeur supranaturelle. Par exemple, la vérité, la raison, le beau, etc. auront une origine surnaturelle : ils ne sont pas engendrés, autrement dit il s'agit de valeurs éternelles, par opposition au caractère éphémère ou vain de l'erreur, des passions, etc.

Toute explication métaphysique étant écartée par Nietzsche, la question se pose de savoir comment nous pouvons encore expliquer ces concepts, ces sentiments, etc. Par exemple, si la vérité n'est pas éternelle, quelle relation a-t-elle avec l'erreur ? La vérité, de ce point de vue, pourrait être une variété de l'erreur. Ce qui est ici écarté, ce sont les explications métaphysiques qui opposent par nature des concepts ou des comportements psychologiques : pour Nietzsche, tout est en réalité nuances, gradations, il n'y a pas d'opposition. D'une manière générale, il faut alors comprendre comment certaines réalités naissent les unes des autres, la vérité de l'erreur, l'altruisme de l'égoïsme, etc, ce que Nietzsche nomme une chimie de nos sentiments et de nos représentations.

Pour Nietzsche, cela suppose de faire l'histoire de ces réalités, et d'en faire une analyse comparable à l'analyse chimique. Ceci démontre en particulier l'importance de la psychologie pour comprendre la genèse des valeurs humaines (par exemple, plus tard, dans Par-delà bien et mal, première partie, Nietzsche fera une psychologie des philosophes). Il énonce ainsi dès le premier aphorisme ce que devrait être une méthode débarrassée de la perspective métaphysique :

l'observation morale scrupuleuse et fine ;
l'art de la nuance : la réalité est faite de degrés ;
la nécessité de formuler une théorie de la sublimation des instincts pour expliquer la nature de toutes les valeurs humaines.

Réception de l'œuvre

Les proches de Nietzsche n'approuvèrent pas ce livre, le rejetant (Wagner, Cosima), ou demeurant perplexe face à la « froideur stérile » des analyses (Erwin Rohde). Wagner, à qui Nietzsche avait envoyé le livre, ne fit aucune réponse, et publia plus tard un article prenant Nietzsche à partie, sans le nommer. Cosima Wagner soupçonna une corruption par « l'esprit juif » qu'elle attribua à Paul Rée. Cette accusation se retrouvera plus tard, à propos des dernières œuvres de Nietzsche, sous la plume de certains antisémites.
Autour de l'œuvre

Nietzsche, dans presque toutes ses œuvres, fait de nombreuses allusions à ses proches, allusions que le lecteur d'aujourd'hui ne peut immédiatement percevoir. Dans l'un de ses ouvrages de souvenirs, Elisabeth Nietzsche raconte qu'elle fut frappée, lors de sa première rencontre avec le couple Wagner, par la différence de taille entre Richard et Cosima : Wagner était en effet assez petit, et Cosima plutôt grande. Or, un aphorisme de Humain, trop humain compare les femmes d'hommes célèbres à des paratonnerres. Cosima comprit l'allusion, ce qui la mit en fureur, et elle exprima sa colère contre cet humour qu'elle jugeait de très mauvais goût, dans une lettre à Elisabeth.
Historique 1
Première partie

Humain, trop humain fait suite, presque sans intervalle, aux Considérations inopportunes : à la fin de juin 1876 Nietzsche avait écrit les derniers chapitres de Richard Wagner à Bayreuth (quatrième partie des Considérations inopportunes) et vers la fin du mois de juillet il travaillait déjà à Humain. Les répétitions en vue des représentations de Bayreuth avaient commencé quelques jours auparavant. Nietzsche s’y était rendu, mais « un profond éloignement » à l’égard de tout ce qui l’entourait, plus encore qu’un nouvel accès de sa maladie, l’en chassa bientôt. C’est dans la solitude de Kingenbrunn, en pleine forêt de Bayreuth, que devait s’accomplir cette séparation, hâtée et provoquée en partie par le spectacle des fêtes, véritable divorce intellectuel qu’annonçait déjà maint présage, et qui a trouvé son expression dans Humain, trop humain. Hanté par les visions nouvelles « qui passaient alors sur son chemin », à Klingenbrunn d’abord, à Bayreuth ensuite (il y était retourné pour passer le mois d’août), Nietzsche inscrivit sur son carnet une série d’aphorismes et de pensées qu’il dicta plus tard à Bâle au mois de septembre à Peter Gast. Ces premières ébauches — un cahier de 176 aphorismes qui portait le titre « Die Pflugschar » (« le soc de la charrue ») —, développées et amplifiées peu à peu, formèrent Humain, trop humain (première partie). Nietzsche avait primitivement l’intention de se servir de ces idées nouvelles pour une seconde série de Considérations inopportunes, la première devant être publiée en 1877 et porter le titre l’Esprit libre. Mais à Sorrente, où il passa l’hiver de 1876 à 1877, la masse des idées grossissant tous les jours, il se décida à publier le tout en un seul volume, sous la forme aphoristique de la première notation. Le titre Humain, trop humain qui, dans le cahier de notes, ne s’appliquait qu’au chapitre moral et psychologique, devint le titre général du livre. Durant l’été 1877 le travail fut continué à Ragaz et à Rosenlaui, et lorsque Nietzsche retourna à Bâle en automne de la même année, le manuscrit avait pris sa forme définitive. L’ouvrage, imprimé de janvier à avril, put enfin paraître en mai 1878 chez E. Schmeitzner à Dresde, sous le titre de Humain, trop humain. Un livre dédié aux esprits libres.

La feuille de titre portait au recto :
« Dédié à la mémoire
de Voltaire
en commémoration de l’anniversaire de sa mort
le 30 mai 1878. »

Au verso de la feuille de titre on pouvait lire : « Ce livre monologué qui fut composé à Sorrente pendant un séjour d’hiver (1876 à 1877), ne serait pas livré au public maintenant déjà si l’approche du 30 mai 1878 n’avait vivement éveillé le désir d’apporter, à l’un des plus grands libérateurs de l’esprit, à l’heure convenable, un témoignage personnel. »

Cette dédicace fut supprimée plus tard ainsi qu’un premier feuillet qui portait l’épigraphe suivante :
EN GUISE DE PRÉFACE

« Pendant un certain temps, j’ai examiné les différentes occupations auxquelles les hommes s’adonnent dans ce monde, et j’ai essayé de choisir la meilleure. Mais il est inutile de raconter ici quelles sont les pensées qui me vinrent alors : qu’il me suffise de dire que, pour ma part, rien ne me parut meilleur que l’accomplissement rigoureux de mon dessein, à savoir : employer tout le temps de ma vie à développer ma raison et à rechercher les traces de la vérité ainsi que je me l’étais proposé. Car les fruits que j’ai déjà goûtés dans cette voie étaient tels qu’à mon jugement, dans cette vie, rien ne peut être trouvé de plus agréable et de plus innocent ; depuis que je me suis aidé de cette sorte de méditation, chaque jour me fit découvrir quelque chose de nouveau qui avait quelque importance et n’était point généralement connu. C’est alors que mon âme devint si pleine de joie que nulle autre chose ne pouvait lui importer. »

Traduit du latin de Descartes.

Lorsqu’en 1886 les Œuvres de Nietzsche changèrent d’éditeur, Humain, trop humain fut muni de la préface actuelle, écrite à Nice en avril 1886. Le volume reçut de plus en épilogue deux pièces de vers, composées en 1882, et rédigées dans leur forme définitive en 1884. — La deuxième édition parut chez C. G. Naumann, à Leipzig, en août 1898 (avec la date de 1894), la troisième l’année suivante.
Deuxième partie

Les deux recueils d’aphorismes qui forment la deuxième partie d’Humain, trop humain, ont été composés d’après des notes dont quelques-unes remontent à 1876. Après la publication de la première partie, Nietzsche fit un nouveau triage dans ses papiers de Sorrente et reprit de nombreuses sentences qu’il n’avait pas encore utilisées.

Les Opinions et Sentences mêlées se cristallisèrent autour de ce noyau primitif. D’après un brouillon écrit de la main du philosophe, dans les derniers mois de l’année 1878, à Bâle, Marie Baumgartner rédigea avec soin un premier manuscrit qui fut ensuite retravaillé par Nietzsche. Imprimé à Chemnitz au commencement de l’année 1879, cet opuscule parut chez E. Schmeitzner à la fin du mois de mars sous le titre de : « Humain, trop humain. Un livre dédié aux esprits libres. Appendice : Opinions et Sentences mêlées.

La rédaction du deuxième recueil, Le Voyageur et son ombre, se fit au printemps et en été de 1879, surtout pendant un long séjour à Saint-Moritz, d’où le titre primitif « Suites de Saint-Moritz ». Au commencement de septembre, une rédaction plusieurs fois refondue fut envoyée de là à Venise, à Peter Gast, qui rédigea le manuscrit pour l’impression. Après une nouvelle révision de la part de Nietzsche, l’opuscule fut imprimé en octobre et en novembre de la même année et parut sous le titre de : « Le Voyageur et son ombre. Chemnitz, 1880. Ernest Schmeitzner, éditeur. » Au verso de la page de titre se trouvait cette phrase : « Deuxième et dernier appendice à un recueil de pensées précédemment publié : Humain, trop humain. Un livre dédié aux esprits libres. »

Les deux opuscules furent réunis sous une forme définitive en 1886 et prirent le titre de « Humain, trop humain. Deuxième partie », lorsque E. W. Fritzsch, à Leipzig, devint l’éditeur des œuvres de Nietzsche. Pour cette nouvelle édition Nietzsche écrivit un avant-propos en septembre 1886, à Sils-Maria.

Au moment de la réimpression en 1886 le philosophe avait songé à refondre entièrement les deux volumes d’Humain, trop humain, et à leur donner une forme semblable à celle de Par delà le Bien et le Mal. L’idée fut abandonnée provisoirement, mais il rédigea alors un fragment de préface qui peut en aider la compréhension.

La disposition selon laquelle Nietzsche a groupé les matières est la même dans la première partie d’Humain, trop humain et dans chacun des deux recueils de la seconde : chacun des deux recueils de la seconde partie devrait se diviser en neuf chapitres, mais Nietzsche n’a pas marqué par des divisions visibles ce parallélisme intérieur, laissant à chaque lecteur le soin de reconnaître dans cet ouvrage un développement logique et une amplification de l’œuvre principale.

Voici la concordance en question, établie par Peter Gast. Les numéros indiqués sont ceux des aphorismes.
HUMAIN, TROP HUMAIN
PREMIÈRE PARTIE DEUXIÈME PARTIE
OPINIONS
ET SENTENCES
MÊLÉES LE VOYAGEUR
ET SON
OMBRE
Thèmes aph. aph. aph.
I. Des choses premières et dernières. 1-34 1-32 1-17
II. Pour servir à l’histoire des sentiments moraux. 35-107 33-91 18-71
III. La vie religieuse. 108-144 92-98 72-86
IV. De l’âme des artistes et des écrivains. 145-223 99-178 87-170
V. Caractères de haute et de basse civilisation. 224-292 179-230 171-233
VI. L’homme dans la société. 293-376 231-269 234-264
VII. La femme et l’enfant. 377-437 270-293 265-274
VIII. Coup d’œil sur l’État. 438-482 294-324 275-294
IX. L’homme avec lui-même. 483-638 325-408 295-350

377.

La femme parfaite. — La femme parfaite est un type plus élevé de l’humanité que l’homme parfait : c’est aussi quelque chose de plus rare. — L’histoire naturelle des animaux offre un moyen de rendre cette proposition vraisemblable.

378.

Amitié et mariage. — Le meilleur ami aura probablement aussi la meilleure épouse, parce que le bon mariage repose sur le talent de l’amitié.

379.

Prolongement de la vie des parents. — Les dissonances non résolues dans les rapports de caractère et de tour d’esprit des parents continuent à résonner dans l’être de l’enfant et produisent son histoire passionnelle intérieure.
380.

D’après la mère. — Chacun porte en soi une image de la femme tirée d’après sa mère : c’est par là qu’il est déterminé à respecter les femmes en général ou à les mépriser ou à être au total indifférent à leur égard.

381.

Corriger la nature. — Si l’on n’a pas un bon père, on doit s’en faire un.

382.

Pères et fils. — Les pères ont beaucoup à faire pour compenser ce fait, qu’ils ont des fils.

383.

Erreur de femmes distinguées. — Des femmes distinguées pensent qu’une chose n’existe même pas, quand il n’est pas possible d’en parler dans le monde.

384.

Une maladie des hommes. — Contre la maladie des hommes qui consiste à se mépriser, le remède Le plus sûr est qu’ils soient aimés d’une femme adroite.

385.

Une espèce de jalousie. — Les mères sont facilement jalouses des amis de leurs fils, quand ils ont une influence marquée. Habituellement, ce qu’une mère aime dans son fils, c’est plus elle-même que son fils.

386.

Déraison raisonnable. — Dans la maturité de la vie et de l’intelligence, il vient à l’homme le sentiment que son père a eu tort de l’engendrer.

387.

Bonté maternelle. — Beaucoup de mères ont besoin d’enfants heureux et honorés, beaucoup d’enfants malheureux : autrement leur bonté de mère ne pourrait se montrer.

388.

Soupirs divers. — Quelques hommes ont soupiré de l’enlèvement de leur femme, la plupart de ce que personne ne voulait la leur enlever.

389.

Mariages d’amour. — Les unions qui sont conclues par amour (ce qu’on appelle les mariages d’amour) ont l’erreur pour père et la nécessité (le besoin) pour mère.

390.

Amitié de femme. — Des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme ; mais pour la maintenir — il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique.

391.

Ennui. — Beaucoup de personnes, notamment de femmes, ne ressentent pas l’ennui, parce qu’elles n’ont jamais appris à travailler régulièrement.

392.

Un élément de l’amour. — Dans toute espèce d’amour féminin, il transparaît aussi quelque chose de l’amour maternel.

393.

L’unité de lieu et le drame. — Si les époux ne vivaient pas ensemble, les bons mariages seraient plus fréquents.

394.

Suites habituelles du mariage. — Toute fréquentation qui n’élève pas abaisse, et inversement ; c’est pourquoi les hommes descendent d’ordinaire quelque peu quand ils prennent femme, au lieu que les femmes sont quelque peu élevées. Les hommes trop spirituels ont autant besoin du mariage qu’ils y font de résistance, comme à une médecine répugnante.

395.

Enseigner à commander. — Aux enfants de famille modestes, il faut autant enseigner le commandement, par le moyen de l’éducation, qu’à d’autres enfants l’obéissance.

396.

Vouloir être amoureux. — Des fiancés que la convenance a unis s’efforcent fréquemment de se rendre amoureux pour échapper au reproche de froid calcul intéressé. De même que tels qui se tournent par iutérêt vers le christianisme s’efforcent de se rendre réellement pieux ; car ainsila grimace religieuse leur devient plus facile.

397.

Pas de halte dans l’amour. — Un musicien qui aime le mouvement lent prendra les mêmes morceaux toujours plus lentement. C’est ainsi que dans aucun amour il n’y a de halte.

398.

Pudeur. — Avec la beauté des femmes augmente en général leur pudeur.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:58

399.

Mariage en bonne condition. — Un mariage où chacun veut par le moyen de l’autre atteindre un but personnel est bien solide, par exemple quand la femme veut avoir par son mari la réputation, le mari, l’amour par sa femme.

400.

Nature de Protée. — Les femmes deviennent par amour tout à fait ce qu’elles sont dans l’idée des hommes dont elles sont aimées.

401.

Aimer et posséder. — Les dames aiment la plupart du temps un homme de valeur en sorte qu’elles veulent l’avoir toutes seules. Elles le mettraient volontiers en chartre privée, si leur vanité ne les en dissuadait : celle-ci veut qu’à d’autres aussi il paraisse un homme de valeur.

402.

Épreuve d’un bon ménage. — La bonté d’un ménage se prouve à ce qu’il comporte une fois une « exception ».

403.

Moyen de porter tout homme à tout. —On peut, par les ennuis, les inquiétudes, l’accumulation de travail et de pensées, tellement fatiguer et affaiblir un homme quelconque, qu’il cesse de s’opposer à une chose qui a un air de complication, et qu’il lui cède, — c’est ce que savent les diplomates et les femmes.
404.

Honorabilité et honnêteté. — Les jeunes filles qui ne veulent devoir qu’à l’attrait de leur jeunesse le moyen de pourvoir à toute leur existence et dont l’adresse est encore soufflée par des mères avisées, ont juste le même but que les courtisanes, sauf qu’elles sont plus malignes et plus malhonnêtes.

405.

Masques. — Il y a des femmes qui, quelque recherche que l’on y fasse, n’ont pas d’intérieur, mais sont purement des masques.L’homme est à plaindre qui s’abandonne à ces êtres quasi fantomatiques, nécessairement incapables de satisfaire, mais c’est elles justement qui sont capables d’éveiller le plus fortement le désir de l’homme : il cherche leur âme et continue toujours de la chercher.

406.

Le mariage considéré comme une longue conversation. — On doit au moment d’entrer en ménage se poser cette question : Crois-tu bien pouvoir t’entretenir avec cette femme jusqu’à ta vieillesse ? Tout le reste du mariage est transitoire, mais la plus grande partie de la vie commune est donnée à la conversation.
407.

Rêves de jeunes filles. — Les jeunes filles inexpérimentées se flattent de l’idée qu’il est en leur pouvoir de faire le bonheur d’un homme ; plus tard elles apprennent que cela équivaut à : déprécier un homme en admettant qu’il ne faut qu’une jeune fille pour faire son bonheur. — La vanité des femmes exige qu’un homme soit plus qu’un heureux mari.

408.

Disparition de Faust et Marguerite. — Selon la remarque très pénétrante d’un savant, les hommes cultivés de l’Allemagne actuelle ressemblent à un mélange de Méphistophélès et de Wagner, mais pas du tout à des Faust : c’était Faust que leurs grands-pères (au moins dans leur jeunesse) sentaient s’agiter en eux. Il y a donc — pour continuer la proposition — deux raisons pour que les Marguerite ne leur conviennent pas. Et n’étant plus demandées, il paraît bien qu’elles disparaissent.

409.

Jeunes filles au lycée. — Pour tout au monde n’allez pas transporter notre éducation de lycée aux jeunes filles ! Vous qui souvent, de jeunes gens pleins d’esprit, de feu, de désir de savoir — faites des copies de leurs maîtres !
410.

Sans rivales. — Les femmes remarquent facilement dans un homme si son âme est déjà prise ; elles veulent être aimées sans rivales et lui reprochent le but de son ambition, ses devoirs politiques, sa science et son art, s’il a une passion pour de pareilles choses. À moins pourtant qu’il n’en tire de l’éclat, — alors elles espèrent, en se liant d’amour avec lui, accroître en même temps leur éclat propre ; s’il en est ainsi, elles favorisent l’amant.

411.

L’intelligence féminine. — L’intelligence des femmes se montre comme une maîtrise complète, présence d’esprit, utilisation de tous les avantages. Elles la transmettent en héritage comme leur qualité fondamentale à leurs enfants, et le père y ajoute le fond plus obscur de la volonté. Son influence détermine, pour ainsi dire, le rythme et l’harmonie avec lesquels la vie nouvelle doit être exécutée ; mais la mélodie en provient de la femme. — Soit dit pour les gens qui sont capables de se rendre compte : les femmes ont l’entendement, les hommes la sensibilité et la passion. Cela n’est pas contredit parce que les hommes portent en effet leur entendement beaucoup plus loin : ils ont les mobiles plus profonds, plus puissants ; ce sont ces mobiles qui portent si loin leur entendement, qui en soi est quelque chose de passif. Les femmes s’étonnent souvent sous cape du grand respect que les hommes portent à leur sensibilité. Si, dans le choix de leur conjoint, les hommes cherchent avant tout un être profond, plein de sensibilité, les femmes au contraire un être habile, avisé et brillant, on voit clairement, au fond, que l’homme recherche l’homme idéal, la femme la femme idéale, qu’ainsi ils ne cherchent pas le complément, mais l’achèvement de leurs propres avantages.

412.

Jugement d’Hésiode confirmé. — C’est un indice de l’habileté des femmes que presque partout elles ont su se faire entretenir, comme des frelons dans la ruche. Que l’on considère un peu ce qu’enfin cela signifie à l’origine et pourquoi ce ne sont pas les hommes qui se font entretenir par les femmes. Assurément parce que la vanité et l’ambition masculine est plus grande que l’habileté féminine ; car les femmes ont su, en se subordonnant, s’assurer pourtant l’avantage prépondérant, même la domination. Même les soins à donner aux enfants ont pu originairement être utilisés par l’habileté des femmes comme prétexte pour se soustraire autant que possible au travail. Encore aujourd’hui elles s’entendent, lorsqu’elles sont réellement occupées, par exemple à tenir le ménage, à en faire un étalage à perdre l’esprit, au point que les hommes font habituellement du mérite de cette occupation une estime dix fois trop forte.

413.

Les myopes sont amoureux. — Parfois il suffît déjà de lunettes plus fortes pour guérir l’amoureux ; et qui aurait assez de puissance imaginativé pour se représenter un visage, une taille, avec vingt ans de plus, s’en irait peut-être très exempt de souci par la vie.

414.

Les femmes dans la haine. — Dans l’état de haine, les femmes sont plus dangereuses que les hommes ; d’abord parce qu’elles ne sont arrêtées dans leur hostilité une fois en éveil par aucun scrupule d’équité, mais laissent tranquillement leur haine croître jusqu’aux dernières conséquences ; ensuite parce qu’elles sont exercées à trouver les points ! malades (que tout homme, tout parti présente) et à y porter leurs coups : en quoi leur esprit aiguisé en poignard les sert excellemment (tandis que les hommes, reculant à l’aspect des blessures, deviennent souvent magnanimes et miséricordieux),

415.

Amour. — L’idolâtrie que les femmes professent à l’égard de l’amour est au fond et originairement une invention de leur adresse, en ce sens que, par toutes ces idéalisations de l’amour, elles augmentent leur pouvoir et se montrent aux yeux des hommes toujours plus désirables. Mais l’accoutumance séculaire à cette estime exagérée de l’amour a fait qu’elles sont tombées dans leur propre filet et ont oublié cette origine. Elles-mêmes sont à présent plus dupes encore que les hommes, et partant souffrent plus aussi de la désillusion qui se produira presque nécessairement dans la vie de toute femme — à supposer qu’elle ait d’ailleurs assez d’imagination etd’esprit pour pouvoir subir illusion et désillusion.

416.

À propos de l’émancipation des femmes. — Les femmes"’peuvent-elles d’une façon générale être justes, étant si accoutumées à aimer, à prendre d’abord des sentiments pour ou contre ? C’est d’ailleurs pour cela qu’elles sont rarement éprises des choses, plus souvent des personnes ; mais quand elles le sont des choses, elles en font aussitôt une affaire de parti et ainsi en corrompent l’action pure et innocente. De là naît un danger qui n’est pas méprisable, si on leur confie la politique et certaines parties de la science (par exemple l’histoire). Car qu’y aurait-il de plus rare qu’une femme qui saurait réellement ce que c’est que la science ? Les meilleures mêmes nourrissent à son égard dans leur sein un mépris secret, comme si par quelque point elles lui étaient supérieures. Peut-être tout cela peut-il changer, en attendant c’est ainsi.

417.

L’inspiration dans le jugegement des femmes. — Ces décisions soudaines sur le Pour ou le Contre que les femmes ont coutume de donner, ces dévoilements vifs comme l’éclair de rapports personnels par l’éclat de leurs sympathies et de leurs antipathies, bref les preuves de l’injustice féminine ont été entourées d’une auréole par des hommes amoureux, comme si toutes les femmes avaient des inspirations de sagesse, même sans le trépied delphique et la couronne de laurier ; et leurs arrêts sont longtemps après encore interprétés et justifiés comme des oracles sibyllins. Mais si l’on considère que pour toute personne, pour toute chose, on peut trouver quelque chose de favorable, mais aussi bien quelque chose en sa défaveur, que toutes les choses ont non seulement deux, mais trois et quatre faces, il est vraiment difficile, en de telles décisions soudaines, de se tromper complètement ; on pourrait même dire : la nature des choses est ainsi disposée, que les femmes ont toujours raison.

418.

Se laisser aimer. — Comme de deux personnes qui s’aiment, l’une est d’ordinaire la personne aimante, l’autre l’aimée, cette croyance est née qu’il y a dans tout commerce amoureux une quantité constante d’amour, que plus l’une en prend, moins il en reste à l’autre. Par exception, il arrive que la vanité persuade à chacune des deux personnes qu’Elle est celle qui doit être aimée ; en sorte que l’une et l’autre veut se laisser aimer : de là, spécialement dans le mariage, proviennent en maintes façons des scènes moitié plaisantes, moitié absurdes.

419.

Contradictions dans des têtes féminines. — Comme les femmes sont beaucoup plus occupées des personnes que des choses, il se concilie dans leur cercle d’idées des tendances qui logiquement sont en contradiction entre elles : elles ont coutume de s’enthousiasmer justement pour les représentants de ces tendances tour à tour et d’adopter leur système de pied en cap ; de façon pourtant qu’il se produit un coin mort partout où une personnalité nouvelle acquiert la prépondérance. Il arrive peut-être que toute la philosophie, dans la tête d’une vieille femme, consiste en coins morts de ce genre.

420.

Qui souffre le plus ? — Après une dispute et une querelle personnelle entre une femme et un homme, l’une des parties souffre surtout à l’idée d’avoir fait mal à l’autre ; au lieu que celle-là souffre surtout à l’idée de n’avoir pas fait à l’autre assez de mal ; aussi s’efforce-t-elle par des larmes, des sanglots et des mines défaites, de lui faire encore le cœur gros par la suite.

421.

Occasion de magnanimité féminine. — Si l’on se met une fois au-dessus des exigences de la morale, on pourrait examiner peut-être si la nature et la raison ne mènent pas l’homme à plusieurs unions successives, à peu près dans la forme suivante : d’abord, à l’âge de vingt-deux ans, il épouserait une jeune fille plus âgée, qui lui serait supérieure intellectuellement et moralement et pourrait devenir son guide à travers les périls de la vingtaine (ambition, haine, mépris de soi-même, passions de toute espèce). L’amour de celle-ci se tournerait ensuite entièrement en affection maternelle, et non seulement elle supporterait, mais elle exigerait de la façon la plus salutaire que l’homme, dans la trentaine, contractât une union avec une fille toute jeune, dont il prendrait à son tour en main l’éducation. — Le mariage est une institution nécessaire de vingt à trente ans, utile, mais non nécessaire, de trente à quarante : plus tard, elle devient souvent pernicieuse et amène la décadence intellectuelle de l’homme.
422.

Tragédie de l’enfance. — II n’est sans doute pas rare que des hommes à tendances nobles et élevées aient à soutenir leur lutte la plus rude dans leur enfance : par exemple parce qu’ils doivent maintenir leur manière de voir contre un père aux pensées basses, adonné à l’apparence et au mensonge ; ou bien, comme lord Byron, vivre en lutte continuelle avec une mère puérile et colérique. Si l’on a subi pareille épreuve, on ne se tourmentera pas, sa vie durant, pour savoir quel a été réellement le plus grand, le plus dangereux ennemi qu’on ait eu.

423.

Sottise de parents. — Les plus grossières erreurs dans l’appréciation d’un homme sont commises par ses parents : c’est un fait, mais comment doit-on l’expliquer ? Les parents ont-ils trop d’expérience de leur enfant et ne sont-ils plus capables de la ramener à l’unité ? On remarque que les voyageurs en pays étrangers ne saisissent bien que dans les premiers temps de leur séjour les traits spécifiques généraux d’un peuple ; plus ils apprennent à connaître ce peuple, plus ils désapprennent à voir en lui ce qu’il y a de typique et de spécial. Dès qu’ils peuvent voir de près, leurs yeux cessent de voir loin. Faudrait-il dire que si les parents jugent à faux l’enfant, c’est qu’ils n’ont jamais été placés assez loin de lui ? — Une toute autre explication serait la suivante : les hommes ont coutume de ne plus réfléchir sur leur entourage proche, mais se contentent de l’accepter. Peut-être le manque de réflexion amené par l’habitude chez les parents est-il cause qu’obligés de porter une fois un jugement sur leurs enfants, ils le portent à faux.

424.

Dans l’avenir du mariage. — Les nobles femmes, d’esprit libre, qui prennent à tâche l’éducation et le relèvement du sexe féminin, ne devraient pas négliger un point de vue : le mariage conçu, dans son idée la plus haute, comme l’union des âmes de deux êtres humains de sexe différent, conclu par conséquent, comme on l’espère de l’avenir, en vue de produire et d’élever une nouvelle génération, — un tel mariage, qui n’use de l’élément sensuel que comme d’un moyen rare, occasionnel, pour une fin supérieure, a vraisemblablement besoin, il faut l’appréhender, d’un auxiliaire naturelle concubinat. Car si, pour la santé de l’homme, la femme mariée doit aussi servir à la satisfaction exclusive du besoin sexuel, c’est dès lors un point de vue faux, opposé aux buts visés, qui présidera au choix d’une épouse : le souci de la postérité sera accidentel, son heureuse éducation des plus invraisemblables. Une bonne épouse, qui doit être une amie, une coadjutrice, une productrice, une mère, un chef de famille, une gouvernante, qui peut-être même doit, indépendamment de l’homme, s’occuper de son affaire et de sa fonction propre, ne peut pas être en même temps une concubine : ce serait d’une façon générale trop lui demander. Il pourrait ainsi se produire dans l’avenir le contraire de ce qui avait lieu à Athènes au siècle de Périclès : les hommes, qui n’avaient guère alors dans leurs femmes que des concubines, se tournaient en outre vers les Aspasies, parce qu’ils aspiraient aux attraits d’un commerce libérateur pour la tête et le cœur, tel que seuls peuvent le procurer le charme et la souplesse intellectuelle des femmes. Toutes les institutions humaines, comme le mariage, n’admettent qu’un degré modéré d’idéalisation en pratique, autrement des remèdes grossiers deviennent immédiatement nécessaires.

425.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 2:59

425.

Période militante des femmes. — On pourra, dans les trois ou quatre contrées civilisées de l’Europe, faire des femmes, par quelques siècles d’éducation, tout ce que l’on voudra, même des hommes, non à la vérité au sens sexuel, mais enfin dans tout autre sens. Sous une telle influence, elles auront un jour reçu toutes les vertus et les forces des hommes ; il est vrai qu’il leur faudra par-dessus le marché prendre aussi leurs faiblesses et leurs vices ; cela, comme j’ai dit, on peut l’obtenir. Mais comment supporterons-nous l’état de transition amené par là, lequel peut lui-même durer plus d’un siècle, durant lequel les sottises et les injustices féminines, leurs antiques attaches, prétendront encore l’emporter sur tout l’acquis, l’appris ? Ce sera le temps où la colère constituera la passion proprement virile, la colère de voir tous les arts et les sciences inondés et engorgés d’un dilettantisme inouï, la philosophie mourant sous le flux d’un babil à perdre l’esprit, la politique plus fantaisiste et plus partiale que jamais, la société en pleine décomposition, parce que les gardiennes de la morale ancienne seront devenues ridicules à leurs propres yeux et se seront efforcées de se tenir à tous égards en dehors de la morale. Si les femmes en effet avaient en la morale leur plus grande puissance, à quoi devront-elles se prendre pour regagner une semblable mesure de puissance, une fois qu’elles auront délaissé la morale ?

426.

Esprit libre et mariage. — Les esprits libres vivront-ils avec des femmes ? En général, je crois que, pareils aux oiseaux véridiques de l’antiquité, étant ceux qui pensent et disent la vérité du présent, ils préféreront voler seuls.
426.

Esprit libre et mariage. — Toute habitude ourdit autour de nous un réseau toujours plus solide de fils d’araignée ; et aussitôt nous nous apercevons que les fils sont devenus des lacs et que nous-mêmes restons au milieu, comme une araignée qui s’y est prise et doit vivre de son propre sang. C’est pourquoi l’esprit libre hait toutes les habitudes et les règles, tout le durable et le définitif, c’est pourquoi il recommence toujours, avec douleur, à rompre autour de lui le réseau : quoiqu’il doive souffrir par suite bien des blessures petites et grandes — car c’est de lui-même, de son corps, de son âme, qu’il doit arracher ces fils. Il lui faut apprendre à aimer, là où il haïssait, et réciproquement. Même il ne doit pas lui être impossible de semer les dents du dragon sur le champ même où il faisait naguère couler les cornes d’abondance de sa bonté. — On peut de là conclure s’il est fait pour la félicité du mariage.

428.

Trop près. — À vivre trop près d’un homme, il nous arrive la même chose que si nous reprenons toujours une bonne gravure avec les doigts nus : un beau jour nous avons dans les mains un méchant papier sale et rien de plus. L’âme aussi d’un homme est usée par un contact continuel ; du moins elle finit par nous le paraître — nous ne revoyons jamais sa figure et sa beauté originelles, — On perd toujours au commerce trop intime de femmes et d’amis ; et parfois on y perd la perle de sa vie.

429.

Le berceau d’or. — L’esprit libre respirera toujours, quand il se sera enfin résolu à secouer ces soins et cette vigilance maternels dont les femmes l’entourent. Quel mal peut donc lui faire un air un peu rude, qu’on écartait si anxieusement de lui, que signifie un désavantage réel, une perte, un accident, une maladie, une dette, une séduction de plus ou de moins dans sa vie, comparé au manque de liberté du berceau d’or, de cet étalage de paon faisant la roue et du sentiment pénible de devoir encore être reconnaissant parce qu’il est surveillé et gâté comme un nourrisson ? C’est pourquoi le lait que lui verse la sollicitude maternelle des femmes de son entourage peut si facilement se changer en fiel.

430.

Victime volontaire. — Il n’est pas pour les femmes de mérite un meilleur moyen de rendre la vie facile à leurs maris, lorsqu’ils sont célèbres et grands, que de devenir comme le réceptacle de la défaveur générale et de la mauvaise humeur occasionnelle des autres hommes. Les contemporains ont coutume de passer à leurs grands hommes bien des erreurs et des sottises, des actes même d’injustice grossière, pourvu qu’ils trouvent quelqu’un que, victime volontaire, ils peuvent maltraiter et immoler pour soulager leur conscience. Il n’est pas rare qu’une femme trouve en soi l’ambition de s’offrir à un tel sacrifice, et dans ce cas l’homme peut être fort satisfait — à condition d’être assez égoïste pour supporter dans son voisinage ce parafouclre, paratonnerre et parapluie volontaire.

431.

Aimables adversaires. — L’inclination naturelle des femmes à une existence et à des relations paisibles, unies, heureusement concordantes, ce que leurs influences jettent d’huile et de calme sur la mer de la vie travaille involontairement à l’encontre de l’élan intérieur héroïque de l’esprit libre. Sans qu’elles s’en aperçoivent, les femmes agissent comme qui retirerait les pierres du chemin du minéralogiste en excursion, pour que son pied ne s’y heurte pas, — tandis qu’il ne s’est mis en campagne que pour s’y heurter.
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 3:25

432.
Norah Jones - Sunrise https://www.youtube.com/watch?v=fd02pGJx0s0
Discord de deux consonnances. — Les femmes veulent servir et y mettent leur bonheur ; et l’esprit libre veut n’être pas servi et y met son bonheur. disait mon ami Friedrich Nietzsche et je ne vois là aucune raison d'une réelle dépression de ma part envers les femmes que j'ai croqué, je savoure l'instant platonique, physique, rieur, colérique comme l'instant sacrée que je partage avec une forme de moitié... je ne cherche à réveiller l'étrangeté de son caractère mais à savourer l'éveil et la rébellion que je créais en son cœur et au delà de son âme...

433.

Xanthippe. — Socrate trouva une femme telle qu’il la lui fallait — mais lui-même ne l’aurait jamais recherchée s’il l’avait assez connue ; l’héroïsme de ce libre esprit ne serait pas tout de même allé si loin. Le fait est que Xanthippe le poussa toujours davantage dans sa mission propre en lui rendant la maison et le foyer inhabitables et inhospitaliers : elle lui apprit à vivre dans les rues et partout où l’on pouvait bavarder et rester oisif, et par là fit de lui le plus grand dialecticien des rues d’Athènes ; lequel dut enfin se comparer lui-même à un taon qu’un dieu avait placé sur le garrot du beau cheval Athènes, pour ne le laisser jamais en repos.

434.

Aveugle pour le lointain. — De même que les mères n’ont proprement de sens et d’yeux que pour les douleurs visibles et sensibles de leurs enfants, ainsi les femmes d’hommes aux aspirations élevées ne peuvent prendre sur elles de voir leurs époux souffrants, indigents et méprisés, — cependant que peut-être tout cela non seulement marque qu’ils ont bien choisi leur direction de vie, mais encore est un sûr garant que leurs grandes fins devront quelque jour être atteintes. Les femmes intriguent toujours secrètement contre l’élévation d’âme de leurs maris ; elles veulent les frustrer de leur avenir, au profit d’un présent exempt de peines et confortable.

435.

Puissance et liberté. — Si haut que les femmes portent le respect de leurs maris, elles respectent néanmoins plus encore les forces ef les conceptions reconnues par la société : elles sont accoutumées depuis des siècles à marcher inclinées devant toute domination, les mains croisées sur la poitrine, et désapprouvent tout soulèvement contre la puissance publique. C’est pourquoi elles vont toujours s’accrocher, sans seulement en former l’intention, mais plutôt par une espèce d’instinct, comme un sabot dans les roues d’un mouvement indépendant de libre-pensée et mènent à l’occasion leurs maris au plus haut degré d’impatience, surtout quand ils se disent encore que c’est l’amour qui au fond y pousse leurs femmes. Désapprouve ! les moyens des femmes et rendre un magnanime hommage aux mobiles de ces moyens, — c’est là la manière des hommes et souvent aussi Je désespoir des hommes.

436.

Ceterum censeo. — Il y a de quoi rire à voir une société de sans-le-sou décréter la suppression de l’héritage, et il n’y a pas moins de quoi rire à voir des gens sans enfants travailler à donner effectivement des lois à un pays : — ils n’ont certes pas sur leur navire assez de lest pour faire voile avec assurance sur l’océan de l’avenir. Mais il paraît également absurde que celui qui a pris pour tâche la connaissance la plus générale et l’estimation de l’ensemble des êtres, s’aille charger de soucis personnels de famille, d’entretien, de protection, de tutelle de femme et d’enfant, et déployer devant son télescope ce voile opaque qui laisse à peine pénétrer quelques rayons du monde lointain des astres. Ainsi j’arrive, moi aussi, à ce principe, que, dans ce qui touche aux hautes spéculations philosophiques, tous les gens mariés sont suspects.

437.

Pour finir. — Il y a bien des espèces de ciguë et d’ordinaire le sort trouve une occasion de porter aux lèvres de l’esprit libre une coupe de cette boisson empoisonnée, — pour le « punir », comme dit alors tout le monde. Que feront alors les femmes autour de lui ? Elles se mettront à crier, à gémir et peut-être à troubler le repos vespéral du penseur : c’est ce qu’elles firent dans la prison d’Athènes. « Ô Criton, commande donc à quelqu’un de mener ces femmes dehors ! » dit enfin Socrate.
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 3:28

CHAPITRE VIII
Norah Jones - What Am I To You?
https://www.youtube.com/watch?v=ZBseZ6y7hDQ
COUP D’ŒIL SUR L’ÉTAT



438.

Demander la parole. — Le caractère démagogique et le dessein d’agir sur les masses est actuellement commun à tous les partis politiques ; tous sont dans la nécessité, en vue dudit dessein, de transformer leurs principes en grandes niaiseries à la fresque et de les peindre ainsi sur les murailles. C’est chose où il n’y a plus rien à changer, et même il est superflu de lever seulement un doigt là contre ; car en cette matière s’applique le mot de Voltaire : Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. Depuis que cela s’est fait, il faut s’adapter aux conditions nouvelles, comme on s’y adapte lorsqu’un tremblement de terre a bouleversé les délimitations et les bornes anciennes de la figure du sol, et modifié la valeur de la propriété. En outre : s’il s’agit désormais dans toute politique de rendre la vie supportable au plus grand nombre possible, c’est affaire aussi toujours à ce plus grand nombre de déterminer ce qu’il entend par une vie supportable ; s’il se croit l’intelligence suffisante pour trouver les vrais moyens de conduire à ce but, à quoi servirait-il d’en douter ? Ils veulent dorénavant être les artisans de leur bonheur et de leur malheur ; et si ce sentiment de maîtrise de soi, l’orgueil des cinq ou six idées que leur tète renferme et met au jour, leur rend en effet la vie si agréable qu’ils supportent volontiers les conséquences fatales de leur étroitesse d’esprit : il y a peu d’objections à faire, pourvu que cette étroitesse n’aille pas jusqu’à demander que tout soit de la politique en ce sens, que chacun doive vivre et agir suivant cette mesure. Premièrement, il faut plus que jamais qu’il soit permis à quelques-uns de se retirer de la politique et de marcher un peu de côté : c’est où les pousse, eux aussi, le plaisir d’être maîtres de soi, et il peut y avoir aussi une petite fierté à se taire quand trop ou seulement beaucoup parlent. Puis on doit pardonner à ces quelques-uns, s’ils ne prennent pas si au sérieux le bonheur du grand nombre, que l’on entende par là des peuples ou des classes dans un peuple, et se paient çàret là une grimace ironique ; car leur sérieux est ailleurs, leur bonheur est une autre conception, leur but n’est pas de ceux qui se laissent saisir par toute main grossière, pourvu qu’elle ait cinq doigts. Enfin il vient — et c’est ce qui leur est accordé le plus difficilement, mais qui tout de même doit être accordé de temps à autre — un moment où ils sortent de leur solitude taciturne et essaient encore une fois la force de leurs poumons : c’est qu’alors ils s’appellent comme des égarés dans une forêt, pour se faire reconnaître et s’encourager réciproquement ; dans ces cris d’appel, il est vrai qu’on entend bien des choses qui sonnent mal aux oreilles auxquelles ils ne sont pas destinés. — Enfin, bientôt après le calme se refera dans la forêt, un calme tel qu’on percevra de nouveau clairement le bruissement, le bourdonnement et le volètement des innombrables insectes qui vivent en elle, sur elle et sous elle.

439.

Civilisation et caste. — Une civilisation supérieure ne peut naître que là où il y a deux castes distinctes de la société ; celle des travailleurs et celle des oisifs, capables d’un loisir véritable ; ou en termes plus forts, la caste du travail forcé et la caste du travail libre. Le point de vue de la division du bonheur n’est pas essentiel, quand il s’agit de la production d’une civilisation supérieure ; mais en tout cas la caste des oisifs est la plus capable de souffrances, la plus souffrante, son contentement de l’existence est moindre, son devoir plus grand. Que s’il se produit un échange entre les deux castes, de sorte que les familles les plus basses, les moins intelligentes, tombent de la caste supérieure dans l’inférieure et qu’au rebours les hommes les plus libres de celle-ci réclament l’accès à la caste supérieure : un état se trouve atteint au-dessus duquel on ne voit plus que la mer ouverte des vœux illimités. — Ainsi nous parle la voix expirante des temps antiques ; mais où y a-t-il maintenant des oreilles pour l’entendre ?

440.

Par le sang. — Ce que les hommes et les femmes ont par le sang d’avantage sur les autres et ce qui leur donne un droit indiscutable à une estime plus haute, ce sont deux arts que l’hérédité a de plus en plus accrus : l’art de savoir commander, et l’art de l’obéissance fière. — Or il se produit, partout où le commandement constitue une besogne journalière (comme dans le monde du grand négoce et de la grande industrie) quelque chose de pareil à ces races « par le sang », mais il leur manque la noble attitude dans l’obéissance, qui chez celles-là est un legs des conditions féodales et qui dans notre climat de civilisation ne doit plus s’accroître.

441.

Subordination. — La subordination, si haut prisée dans l’État militaire et administratif, nous deviendra bientôt aussi incroyable que la tactique particulière des Jésuites l’est devenue déjà ; et quand cette subordination ne sera plus possible, il y aura une quantité d’effet s des plus étonnants qui ne pourront plus se réaliser, et le monde en sera appauvri. Il faut qu’elle disparaisse, car son fondement disparaît : la foi en l’autorité absolue, en la vérité définitive ; même dans les États militaires, la contrainte physique ne suffit pas à la produire, mais il y faut l’adoration du caractère princier comme de quelque chose de surhumain. — Dans un état de liberté plus grande, on ne se subordonne que sous conditions, par suite d’un contrat réciproque, partant sous toutes réserves de l’intérêt personnel.
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Mer 18 Jan à 3:41

Le discours de Gettysburg, ou parfois l'adresse de Gettysburg (en anglais the Gettysburg Address),
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie


Four score and seven years ago our fathers brought forth on this continent a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal.

Now we are engaged in a great civil war, testing whether that nation, or any nation so conceived and so dedicated, can long endure. We are met on a great battlefield of that war. We have come to dedicate a portion of that field, as a final resting place for those who here gave their lives that that nation might live. It is altogether fitting and proper that we should do this.

But, in a larger sense, we can not dedicate, we can not consecrate, we can not hallow this ground. The brave men, living and dead, who struggled here, have consecrated it, far above our poor power to add or detract. The world will little note, nor long remember what we say here, but it can never forget what they did here. It is for us the living, rather, to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus far so nobly advanced. It is rather for us to be here dedicated to the great task remaining before us—that from these honored dead we take increased devotion to that cause for which they gave the last full measure of devotion—that we here highly resolve that these dead shall not have died in vain—that this nation, under God, shall have a new birth of freedom—and that government of the people, by the people, for the people, shall not perish from the earth.

« Il y a quatre-vingt-sept ans, nos pères donnèrent naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation ainsi conçue et vouée au même idéal, peut résister au temps. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous vînmes consacrer une part de cette terre qui deviendra le dernier champ de repos de tous ceux qui moururent pour que vive cette nation. Il est à la fois juste et digne de le faire.
Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se battirent ici le consacrèrent bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser. Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, il ne s'en souviendra pas longtemps, mais il ne pourra jamais oublier ce que les hommes firent. C'est à nous les vivants de nous vouer à l'œuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise. C'est à nous de nous consacrer plus encore à la cause pour laquelle ils offrirent le suprême sacrifice ; c'est à nous de faire en sorte que ces morts ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu'avec l'aide de Dieu cette nation renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

-------------------------------------------
CHAPITRE VIII
COUP D’ŒIL SUR L’ÉTAT
Friedrich Nietzsche


443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.

442.

Armées nationales. — Le plus grand inconvénient des armées nationales tant vantées de nos jou s consiste dans le gaspillage d’hommes de la civilisation la plus éminente ; ce n’est que par l’heureux accord de toutes les circonstances qu’il y a de ces hommes, — avec quelle économie et quelle réserve on devrait s’en priver, puisqu’il faut tant de temps pour créer les conditions favorables à la production de cerveaux d’organisation si délicate ! Mais de même que les Grecs sévissaient, sur le sang grec, de même aujourd’hui les Européens sur le sang européen : et le fait est que c’est relativement toujours les mieux cultivés qui sont le plus sacrifiés, ceux qui garantissent une postérité riche et excellente : en effet ils sont au premier rang dans la lutte, chargés du commandement, et de plus ce sont eux qui, par suite de leur ambition plus grande, s’exposent le plus aux dangers. — Le grossier patriotisme romain est, aujourd’hui que s’imposent des devoirs tout autres et plus élevés que patria et honor, ou quelque chose de peu honorable, ou un indice d’idées arriérées.

443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.

444.

Guerre. — Au désavantage de la guerre on peut dire : elle rend le vainqueur brute, le vaincu méchant. En faveur de la guerre : elle introduit la barbarie dans les deux conséquences susdites, et par là ramène à la nature : elle est pour la civilisation un sommeil ou un hivernage, l’homme en sort plus fort pour le bien et pour le mal.

443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.


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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Lun 13 Fév à 8:45

Projet Ariel ou Uranus I sur la connaissance de déplacement

Rapport :
NASA, UCI Reveal New Details of Greenland Ice Loss

Fast Facts:

› NASA's OMG is the first campaign ever to map all of the glaciers and ocean around Greenland's coastline.

› NASA researchers have learned from OMG's first year that cold water from the melting glaciers is cooling warmer subsurface ocean water, with possible implications for how much ocean heat reaches Greenland's glaciers.

› A UC Irvine-led research team has applied the data to improve coastline maps used to predict future rates of sea level rise.

Less than a year after the first research flight kicked off NASA's Oceans Melting Greenland campaign last March, data from the new program are providing a dramatic increase in knowledge of how Greenland's ice sheet is melting from below. Two new research papers in the journal Oceanography use OMG observations to document how meltwater and ocean currents are interacting along Greenland's west coast and to improve seafloor maps used to predict future melting and subsequent sea level rise.

The five-year OMG campaign studies the glaciers and ocean along Greenland's 27,000-mile coastline. Its goal is to find out where and how fast seawater is melting the glacial ice. Most of the coastline and seafloor around the ice sheet had never been surveyed, so the 2016 flights alone expanded scientists' knowledge of Greenland significantly. Future years of data collection will reveal the rate of change around the island.

The water circulating close around the Greenland Ice Sheet is like a cold river floating atop a warm, salty ocean. The top 600 feet (200 meters) of colder water is relatively fresh and comes from the Arctic. Below that is saltwater from the south, 6 to 8 degrees Fahrenheit (3 to 4 degrees Celsius) warmer than the fresher water above. The layers don't mix much because freshwater weighs less than saltwater, so it stays afloat.

If a glacier reaches the ocean where the seafloor is shallow, the ice interacts with frigid freshwater and melts slowly. Conversely, if the seafloor in front of a glacier is deep, the ice spills into the warm subsurface layer of saltwater and may melt relatively rapidly. Satellite remote sensing can't see below the surface to discern the depth of the seafloor or study the layers of water. OMG makes these measurements with shipboard and airborne instruments.

Tracking meltwater far into the North

In one of the two new papers, Ian Fenty of NASA's Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, California, and coauthors tracked water up the west coast to see how how it changed as it interacted with hundreds of melting coastal glaciers. They found that in northwest Greenland, cold and fresh water flowing into glacial fjords from the melting surface of the ice sheet is cooling the warmer subsurface water, which circulates clockwise around the island. In one instance, evidence for meltwater-cooled waters was found in fjords 100 miles (160 kilometers) downstream from its source. Fenty noted, "This is the first time we've documented glacier meltwater significantly impacting ocean temperatures so far downstream. That shows meltwater can play an important role in determining how much ocean heat ultimately reaches Greenland's glaciers."

The OMG data have enough detail that researchers are beginning to pinpoint the ice-loss risk for individual glaciers along the coast, according to OMG Principal Investigator Josh Willis of JPL. "Without OMG, we wouldn't be able to conclude that Upernavik Glacier is vulnerable to ocean warming, whereas Cornell Glacier is less vulnerable," he said.

Improving maps used to project sea level rise

In the second paper, lead author Mathieu Morlighem of the University of California, Irvine, used the OMG surveys to refine and improve maps of the bedrock under some of the west coast glaciers. Glaciologists worldwide use these and other maps in modeling the rate of ice loss in Greenland and projecting future losses.

A coastal glacier's response to a warming climate depends heavily not only on the depth of the seafloor in front of it, as explained above, but on the shape of the bedrock below it. Before OMG, virtually the only measurements Morlighem had of these critical landscapes were long, narrow strips of data collected along flight lines of research aircraft, sometimes tens of miles inland (upstream) from a glacier's ocean front. He has been estimating the shape of the bedrock outside of the flight lines with the help of other data such as ice flow speeds, but has had no good way to check how accurate his estimates are at the coastline.

Morlighem noted, "OMG [data are] not only improving our knowledge of the ocean floor, they're improving our knowledge of the topography of the land, too." This is because the campaign's seafloor survey revealed features under the ocean, such as troughs cut by glaciers during the last ice age, that must continue upstream under the glacial ice. Therefore, Morlighem said, "By having OMG's measurements close to the ice front, I can tell whether what I thought about the bed topography is correct or not." Morlighem was pleasantly surprised to discover that 90 percent of the glacier depths he had estimated were within 160 feet (50 meters) of the actual depths recorded by the OMG survey.

The two papers are available online:

Oceans Melting Greenland: Early Results from NASA's Ocean-Ice Mission in Greenland:

https://doi.org/10.5670/oceanog.2016.100

Improving bed topography mapping of Greenland glaciers using NASA's Oceans Melting Greenland (OMG) data...

https://doi.org/10.5670/oceanog.2016.99
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Lun 13 Fév à 8:51

One Role of Mars Orbiter: Check Possible Landing Sites

Fast Facts:

› NASA's Mars Reconnaissance Orbiter has provided about 300 terabits of data about Mars, more than all other interplanetary missions combined.

› Those data yield the mission's own science findings, plus crucial information for evaluating possible Mars landing sites for future missions.

› A workshop this week is using the mission's data to narrow the list of possible sites for NASA's next Mars rover.

At an international workshop this week about where NASA's next Mars rover should land, most of the information comes from a prolific spacecraft that's been orbiting Mars since 2006.

Observations by NASA's Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) provide the basis for evaluating eight candidate landing sites for the Mars 2020 rover mission. The landing site workshop this week in Monrovia, California, will narrow the Mars 2020 candidate list to four or fewer sites. MRO observations have been used to identify, characterize and certify past landing sites and are also in use to assess possible sites for future human-crew missions.

"From the point of view of evaluating potential landing sites, the Mars Reconnaissance Orbiter is the perfect spacecraft for getting all the information needed," said the workshop's co-chair, Matt Golombek of NASA's Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, California. "You just can't overstate the importance of MRO for landing-site selection."

Engineers use MRO data to evaluate the safety of a candidate landing site. For example, stereoscopic 3-D information can reveal whether slopes are too steep, and some detailed images can show individual boulders big enough to be a landing hazard. Scientists use MRO data to evaluate how well a site could serve the research goals of a mission, such as the distribution of minerals that may have originated in wet environments.

"Missions on the surface of Mars give you the close-up view, but what you see depends on where you land. MRO searches the globe for the best sites," said MRO Deputy Project Scientist Leslie Tamppari of JPL.

Images, terrain models and mineral maps from the orbiter help the teams that operate NASA's two active Mars rovers plan driving routes. The Mars 2020 team has already used MRO data to evaluate driving options in the eight candidate sites for that rover, which is on track for launch in the summer of 2020 and landing in early 2021. The site evaluations even use MRO's capability to study the atmosphere above each site and probe underground features with ground-penetrating radar.

In the progress toward selecting a landing site for a future human mission to Mars, NASA is using MRO data to evaluate about 45 suggested sites that could support human exploration zones, which are areas that could support astronauts as they explore up to a 60-mile radius.

Still, the hundreds of MRO observations targeted specifically for study of potential landing sites make up a small fraction of all the data the mission has provided about Mars. MRO has acquired more than 224,000 images and millions of other observations during its nearly 50,000 orbits around Mars. This month, the mission will reach and pass a milestone of 300 terabits of total science data sent to Earth from the orbiter. That tops the combined total from all other interplanetary missions, past and present. It is more data than would be included in four months of nonstop high-definition video.

"Whether it is looking at the surface, the subsurface or the atmosphere of the planet, MRO has viewed Mars from orbit with unprecedented spatial resolution, and that produces huge volumes of data," said MRO Project Scientist Rich Zurek of JPL."These data are a treasure trove for the whole Mars scientific community to study as we seek to answer a broad range of questions about the evolving habitability, geology and climate of Mars."

One of the orbiter's six instruments has provided images of 99 percent of Mars -- equivalent to 97 percent of Earth's land area -- in resolution sufficient to show features smaller than a tennis court. One-fifth of this coverage area has been imaged at least twice, providing stereo, 3-D information. Another instrument has returned several multi-spectral data sets for mapping surface composition, including one covering nearly 85 percent of Mars.The highest-resolution camera onboard has returned images revealing details as small as a desk in swaths covering a carefully chosen 2.8 percent of Mars's surface. That's more than the areas of Texas, California, and all the states east of the Mississippi River combined.

Other instruments on MRO have provided daily weather maps of the entire planet since 2006, more than 20,000 radar-observing strips to examine subsurface layers of ice and rock, and more than 8.8 million atmospheric profiles of temperatures, clouds and dust.

New discoveries flow from the copious MRO data. Some are:

Minerals mapped by MRO indicate a diversity of ancient water-related environments, many apparently habitable.
There is enough carbon-dioxide ice buried in the south polar cap that, if released, it could more than double the planet's present atmosphere.
Mars is a dynamic planet today, with dust storms, moving sand dunes, avalanches, new gullies and fresh impact craters.
Reservoirs of buried water ice that are remnants of past climates, including buried glaciers, have been confirmed and discovered.
Dark flows that appear in warm seasons on some slopes suggest brine activity, though they are still enigmatic and hold scant water at most.
Mars' north polar cap is geologically young -- about five million years old -- and contains unequally spaced layers of dust and ice that are apparently related to cyclical changes in the planet's tilt.
Large dust storms during southern spring and summer appear to have a pattern of three types, in sequence.
Seasonal surface changes at mid to high latitudes appear related to freezing and thawing of carbon dioxide.

In addition to MRO's observations, whether for landing-site assessment or direct science investigations, the orbiter also provides communication relay service for robots on the Martian surface, whether mobile or stationary. This month, MRO will reach and pass a milestone of 6,000 relay sessions for Mars-surface missions.

For additional information about MRO, visit:

http://nasa.gov/mro
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Lun 6 Mar à 10:26

Ce que femme veut. Souvenirs de la IIIᵉ République
Louise Weiss
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Ce-que-femme-veut

Aviateur pendant la Première Guerre mondiale

Les aspirations scientifiques de M.R.Štefánik se briseront avec la Première Guerre mondiale. Il demande à être incorporé dans l'Armée de l'air, débute sa formation de pilote en janvier 1915 à l'école d'aviation militaire de Chartres, réputée (future base aérienne 122 Chartres-Champhol).

Il participe très vite aux combats dans l'escadre aérienne MF-54 aux environs d'Arras.

Sa rapide montée en grade s'explique par sa capacité à adapter ses connaissances scientifiques aux besoins militaires. Il est chargé de la création du service météorologique de l'armée française. Il est blessé en 1915.

Biographie

Son père, le pasteur Pavol Štefánik, élève ses enfants dans la ferveur des idéaux patriotiques et slavophiles slovaques. Štefánik grandit dans un environnement purement slovaque où le sentiment national est profondément ancré.

Il fait ses études aux lycées de Presbourg (Lycée évangélique), de Sopron et de Sarvas. Puis il choisit d'étudier à Prague plutôt qu'à Budapest.

Il y commence, à 18 ans, et pour respecter le désir de son père, des études d'ingénieur du bâtiment. Mais il leur préfère vite les cours d'astronomie et de mathématiques de l'Université Charles. Son extraordinaire intelligence et sa personnalité attachante lui facilitent l'accès au monde de la science et de la culture tchèque. Membre et président de Detvan, l'association des étudiants slovaques de Prague, il coopère à plusieurs revues culturelles slovaques et tchèques et fait connaître au public tchèque la Slovaquie, les Slovaques, leur culture et leur vie politique. Il s'engage avec ferveur contre la politique de « magyarisation » qui régnait alors, mais aussi contre la passivité des hommes politiques slovaques de l'époque. Il est persuadé de la nécessité d'une coopération slovaco-tchèque pour libérer les deux nations du pouvoir étranger et accéder à l'indépendance. C'est à cette époque qu'il est influencé par l'universitaire Tomáš Masaryk qui définit alors les peuples tchèque et slovaque comme « deux particules d'une même nation ».
Un voyageur infatigable
Plaque commémorative au no 6 rue Leclerc à Paris où vécut Milan Rastislav Štefánik de 1907 à 1919.

Son doctorat en poche, Štefánik arrive à Paris en 1904 pour poursuivre ses études d'astronomie. Il devient l'assistant du professeur Jules Janssen à l'observatoire de Meudon. Sous son influence, Štefánik consacrera dix ans à l'astronomie. Il publie dès ses débuts douze traités scientifiques et organise, pendant sept années consécutives, des expéditions d'observation astronomique sur le sommet du Mont Blanc. Il voyage en Espagne puis au Turkestan et visite aussi l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, l'Italie, la Suisse, la Roumanie, la Russie, les États-Unis, le Brésil, l'Équateur, Tahiti (à l'occasion du passage de la comète de Halley en 1910), la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, l'Australie... Il s'établit, en 1909, au no 6 de la rue Leclerc dans le 14e arrondissement de Paris où il vivra jusqu'en 19191.

Après 1908, Štefánik voyage au service du gouvernement français pour lequel il accomplit d'importantes missions diplomatiques. En effet, un groupe de députés propose la mise en place d'une chaîne de stations radio-télégraphiques qui relierait toutes les colonies françaises. Štefánik s'avère être l'homme idoine pour la réalisation de ce projet. Ses dernières expéditions à Tahiti et en Équateur (1913), en tant que citoyen français, lui valent la Légion d'honneur, mais aggravent la maladie d'estomac dont il souffre déjà. Il subit sans succès une première opération puis une deuxième en 1915 qui n'apportera pas d'amélioration à son état. Il supportera alors des douleurs fréquentes qui ne le quitteront plus.

Milan Rastislav Štefánik, né le 21 juillet 1880 à Kosaras en Hongrie (aujourd'hui Košariská en Slovaquie), sous la montagne de Bradlo, au nord de Bratislava, alors Presbourg (hongrois : Pozsony) et mort le 4 mai 1919 à Ivanka pri Dunaji en Tchécoslovaquie, est un astronome, homme politique, général et diplomate slovaque. Il fut l'un des cofondateurs de la République tchécoslovaque.

Création de la Tchécoslovaquie

Dès 1915, il organise une escadrille formée de volontaires slovaques et tchèques. Par la suite, son escadre est affectée en Serbie, mais Štefánik, gravement malade, doit être transporté d'urgence à Rome2. Une nouvelle étape de sa vie s'amorce alors. Il consacrera dorénavant son activité à la création d'un État libre et indépendant pour les Tchèques et les Slovaques. Dès que son état de santé le lui permet, il repart pour Paris, où il rencontre Edvard Beneš et Tomáš Masaryk. C'est ici que naît le dicton : « Ce que Masaryk pense, Beneš le dit et Štefánik le fait ».

C'est lui qui persuade le gouvernement français de soutenir la cause de la Tchéco-Slovaquie. Il est de ceux qui fondent le Conseil national tchéco-slovaque (dont il deviendra plus tard le vice-président) et c'est lui qui se charge de l'organisation de l'armée tchéco-slovaque indépendante. Avec Beneš, il obtient des promesses du gouvernement français pour l'armement de ses unités. Štefánik recrute des soldats en Roumanie dans les camps de prisonniers. Il part aussi aux États-Unis où l'enrôlement est un succès (3 000 volontaires s'engagent et d'importantes sommes d'argent sont versées à la cause).

Štefánik a compris que la politique visant à la création de la future Tchécoslovaquie doit être soutenue par une force armée réelle. À son retour à Paris, il prend part à la rédaction du "Décret de constitution de l'armée tchécoslovaque en France", qui sera proclamé le 16 décembre 1917. Il continue à former des Légions tchécoslovaques en Italie (février 1918) et en Russie (mars 1918). Lorsqu'il arrive en Sibérie (juin 1918), il est général et, après les négociations d'octobre à Genève, il est nommé ministre de la Guerre du nouveau gouvernement tchécoslovaque3.

Dans sa nouvelle fonction, Štefánik propose de replier les légions à l'arrière du front et de les acheminer vers leur patrie nouvellement constituée. Dans ce cadre, il entreprend un voyage vers la Tchécoslovaquie indépendante. Malgré les avertissements de ses amis, il décide de prendre l'avion car il a reçu un appel télégraphique du ministre Srobar (de) qui l'appelle d'urgence à Bratislava à cause de l'avancée de l'Armée rouge hongroise. Le 4 mai 1919, son appareil (un Caproni 11495) s'écrase près de Bratislava, juste avant l'atterrissage. On ne dénombrera aucun survivant. Aujourd'hui encore les circonstances de l'accident n'ont pas été éclaircies. Officiellement, la cause en est une panne de moteur.

Il apparaît cependant que l'arrivée de Štefánik en Tchécoslovaquie ne se serait pas passée sans changements politiques notables. Il avait en effet plusieurs projets d'organisation destinés, avant tout, à la Slovaquie, et, dans plusieurs domaines, son intervention aurait, semble-t-il, pris en compte des aspirations du peuple slovaque.

Sur sa tombe, le Maréchal Foch déclara : « C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
Nom donné à des lieux, des établissements ou à des projets

Son nom a été donné à de nombreuses rues, places et écoles en Slovaquie, en république tchèque ou en France (Une Place du Général Stefanik existe à Paris dans le 16e arrondissement).

C'est également le nom donné à l'aéroport de Bratislava et au Plan d'actions intégrées (PAI) franco-slovaque dans la cadre du partenariat Hubert Curien, qui permet le développement de coopérations scientifiques entre les deux pays.

Il y a une rue de Prague 5, Stefanikova [archive], où se trouve l'administration de l'arrondissement Prague 5. Un observatoire à son honneur existe avec sa statue sur la colline de Petrin à Prague.

Le lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice accueille une section bilingue franco-slovaque4. On peut relever également des lycées de ce nom à Nové Mesto nad Váhom et à Šamorín.

L'école de l'aviation slovaque à Košice s'appelait Académie militaire général Štefánik (Vojenská letecká akadémia gen. Milana Rastislava Štefánika) avant d'être intégrée à l'université technique de Košice.

Paulhan (dans le département de l'Hérault) abrite sa statue en tenue d’aviateur, dans un square qui porte son nom. Ce bronze de B. Kafka est identique à celui de Prague5.

Une statue a été érigée en son honneur à Meudon. Elle a été dévoilée le 4 mai 1999 par le maire Hervé Marseille en présence notamment du chef du gouvernement slovaque Mikuláš Dzurinda et du ministre français de la Défense Alain Richard6.

En 1935, le cinéaste tchèque Jan Sviták réalisa un film sur cette personnalité slovaque sous le titre idoine de "Milan Rastislav Štefánik"7.

L'astéroïde (3571) Milanštefánik, découvert en 1982, a reçu son nom8.

Sur les autres projets Wikimedia :

Milan Rastislav Štefánik, sur Wikimedia Commons Milan Rastislav Štefánik, sur Wikidata

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur;
Croix de guerre 1914-1918 (1 citation à l'ordre de l'Armée);
Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare;
Croix du mérite de guerre (Italie).

Notes et références

↑ D'après la plaque commémorative apposée sur l'immeuble du no 6 rue Leclerc.
↑ Une photo - voir Wiki Commons - le représente en uniforme français avec Monseigneur Duchesne sur le perron de la Villa Medicis lors d'une visite à Albert Besnard
↑ Copie de la lettre [archive] de Stephen Pichon, ministre français des Affaires étrangères, l'autorisant à accepter le poste de ministre tchécoslovaque de la Guerre tout en restant citoyen français.
↑ Site du lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice [archive]
↑ Site de l'amicale paulhanaise autour de Štefánik [archive] dans le cadre du jumelage avec Košariská et Brezová pod Bradlom (Slovaquie).
↑ Galerie de photos du monument Štefánik de Meudon [archive].
↑ Le film "Milan Rastislav Štefánik" dans la base de données des films tchèques et slovaques [archive]
↑ JPL Small-Body Database Browser [archive] sur le site de la NASA

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citations de Antoine de Saint-Exupéry :

"Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Les échecs fortifient les forts."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité."
Antoine de Saint-Exupéry ; Cahiers de Saint-Exupéry (1900-1944)

"Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le cœur."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Le sourire est souvent l'essentiel, on est payé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Le regret de l'amour c'est l'amour, et nul ne souffre du désir de ce qui n'est pas conçu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'amour véritable ne se dépense point ; plus tu donnes, plus il te reste."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Je suis de mon enfance comme d'un pays."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"On est récompensé par un sourire, on est animé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"C'est tellement mystérieux, le pays des larmes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Les vaniteux n'entendent jamais que les louanges."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Vivre, c'est naître lentement : Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Nous sommes riches aussi de nos misères."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La grande promesse des temps à venir, redonner de la divinité à l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amitié, c'est la trêve et la grande circulation de l'esprit au-dessus des détails vulgaires."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"La vérité pour l'homme, c'est ce qui fait de lui un homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amour véritable commence là où tu n'attends plus rien en retour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)



"Les vaincus doivent se taire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"Nous vivons dans le ventre aveugle d'une administration."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La victoire organise, la victoire bâtit."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne biaise point avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"L'homme est faculté d'amour mais il l'est aussi de souffrance."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'enfance, ce grand territoire d'où chacun est sorti !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est connaître la honte en face d'une misère."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'hypocrisie n'est souvent qu'une pudeur qui ne sait même pas se définir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'imbécile, s'il dit des vers, on le croit poète."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Le pouvoir est peut-être la seule chose dans ce monde qui ne gagne pas à être aimée."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'amour, on ne le discute pas, il est."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La raison d'aimer, c'est l'amour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Le chagrin est lié aux frémissements de la vie. Et moi je n'ai plus de chagrin... le désert, c'est moi."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'homme, d'erreur en erreur, trouve le chemin qui conduit au feu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Respect de l'homme ! Respect de l'homme ! Là est la pierre de touche !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Quiconque a connu la vie, où tout en apparence, n'est que solitude et dénuement, pleure."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"L'essentiel est que demeure quelque part ce dont on a vécu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Je suis si las des polémiques, des exclusives, des fanatismes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Sache que l'hospitalité, la courtoisie et l'amitié sont rencontres de l'homme dans l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Ceux qui souffrent et partagent sont plus profondément humains que les égoïstes heureux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie, c'est le processus qui réalise les états les moins probables."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Ainsi est la vie, travailler plus ou travailler moins."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)
------------------------------------------

Chère Louise Weiss
Ce que femme veut, Gallimard, Paris, (1946)
Des soldats, des poètes, des anarchistes bref des hommes
qui comprennent que Non c'est Non...
Et que Oui, c'est pour le moment et que peut être, peut
devenir l'éternité d'un cœur passager...
La Liberté d'être femme devant ainsi....

« C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
le Maréchal Foch sur la tombe de Milan Rastislav Štefánik

Voilà des mots qui irait droit au cœur d'une femme, voilà, Ce que femme veut...

Y'becca et Le clans des mouettes...
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Sam 11 Mar à 3:42

Le Ciel...

Enfant, j'étais inconscient et réaliste...
Malgré mon état, je n'arrivais pas à réaliser
à mon grand désarroi: certains étaient cupide,
d'autres étaient moqueur et d'autres étaient
envieux et septique de ma voyance...

A il y a eu ce choc et cette inconnue...
Mon refuge et mon espérance
être ce petit rien face aux personnalités...
Vous savez ceux là...
Les négligés... Venezuela et Brésil...
Et ces femmes défigurés par les couteaux
de bouchers colombiens !

Alors bien sur,
J'ai renfermé cette bulle...
La vulnérabilité... La patience de voir...
Tel fut le premier abord, la résistance...
Le refuge...
Il était toujours là: Yahvé...

L'espérance que j'ai libéré de ces serviteurs
qui s'approprier ces privilèges sous forme d'une
philosophie établit sur l’Éthique et
l'aspect du profit... Redevenus tel les frères
qui avaient livré Joseph aux esclavagistes...

Malgré le cœur de Benjamin, la tradition du roi
emprisonné l'aspect de l'espérance donné par
Yahvé auquel il avait offert la force de dire
à Lot pour sauver Sodome et Gomorrhe...
Ils riaient et jugeaient depuis les plateaux de
télévision sous forme de débats entre amies et amis.

Exclu par le sang, j'ai parlé aux vents et ce sont les
corbeaux qui acceptèrent mes morceaux de pains:
Les mendiants se moquaient et refusaient mes dons
tel que je me couvrais comme un lépreux... Oui, la gloire
est une douce conseillère pour la République de l'Olivier.

Je n'ai point besoin de me salir les mains par la vengeance;
leurs jalousies et leurs rancœurs divisent l'esprit des tributs.
Je vous salue Marie et je rie en direction du vent et de l'infini.
Tel le sentiment de liberté, je pense au chaos que j'ai engendré

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison
avec la force et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire
au sujet de la masturbation et du désir... Je savoure la chute
de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...

Ils se cacheront derrière la discorde des fils de Jésus et Emmanuel;
mais La discorde rit de leurs jalousies et de leurs rancœurs...
Pourtant, C'est le principe de République que je salue; mon cœur me
demande de sauver ce principe d'égalité issu des pleurs et de l'espérance
de Seth, de Salomon et de Socrate...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ceux qui sont morts, fautes d'avoir pu grandir sans ressentir un aspect
d'égalité devant les Rois d’Israël, de Palestine et d'autres horizons...
et c'est en cela que la Justice et La république doit être
dans la symbolique de Némésis:

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Noir Désir - Aux Sombres Heros De L'Amer
https://www.youtube.com/watch?v=65ifb1Sj6sY

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Noir Désir - Le Vent Nous Portera
https://www.youtube.com/watch?v=NrgcRvBJYBE

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Yanis Tignard
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   Lun 13 Mar à 4:16

Lundi 13 Mars 2017....

Peuples de Sparte avec le Taygète et Athene noctua...

Voilà des mois que Toulouse a présenté sa candidature au Patrimoine Mondiale
de L'UNESCO tout comme d'autres villes et Lieux en France... Mon visage est de
me dire quel ou quelle président ou présidente sera la plus apte à présenter
ses différents domaines de la Culture française et international...

Il y a l'aspect Financier et Régalien auquel je suis attaché afin d'amener des
modifications intéressante sur le niveau de vie des localités... J'écoute donc
avec le plus grand intérêt les mesures proposer dans tous les domaines des
différents candidats et candidates... J'examine les caractères et les propos
de leurs plus proche collaboratrices et collaborateurs...

Certains de ces domaines qui se propose à l'héritage international de L’UNESCO
sont très diverses et divers: Féminin et Masculin; Citadine, Rural , Ville, Village
et Lieu Dit... J'ai vécu dans tous ces aspects de la France et pour les défendre;
je me sens plus proche du Procureur que du Juge... Je préfère être celui qui
constitue les dossiers que d'en être juge... Depuis le Bistrot 12 et l'atelier 66,
je déploie les ailes depuis Saint Cyprien pour la candidature Toulousaine en y
intégrant les autres candidatures françaises: Ne craignez rien, loin de moi
de vouloir créer une ligue de Délos tel Marine Le Pen, de devenir le nouveau
Périclès comme Emmanuel Macron ou de devenir le nouveau Socrate tel
Mélanchon, Hamon et Asselineau...

Juger bien vos candidats et surpris par la discorde entre Dupont-Aignan et
Fillon qui porte bien plus d’intérêt sur l'aspect de Richesse Économique et d'Emploi
sur le territoire que sur l'aspect de leur propre personne... Et Hollande incapable
d'écrire une mise au point sur l'aspect morale de la condition humaine et de travail
durant son quinquennat... Pourtant, Vous et Moi, allons choisir ! Certains en quittant
en la France, d'autres en allant voter ou en allant chercher du travail par leur propre
moyen sans attendre l’assistance de nouvelle loi auquel les fonctions de marché
tel que le privé et le public; le capitalisme, la mondialisation et le nationalisme n'ont que
faire lorsque leur candidate et candidat a été vaincu...

Par contre soutenir comme je fais tous les aspects économiques soumis à intérêt
National qui promulgue la vision française au niveau international: Dans tous les domaines
qu'il soit scientifiques, intellectuels ou Compagnons du Devoir tout le monde voit l’intérêt
que cela peut apporter à son foyer, son porte feuille et dans sa condition de vivre...
Tout en devenant un programme communautaire, la réalité de votre personnalité est au cœur du
débat: Pour réussir dans ce programme International et Spatial; le sens même de morale
est au cœur du Peuple... Vous dites alors qui va commander ? Qui va diriger ? Encore une
Nouvelle Utopie venu d'un anti système...?

Je vous répondrez que vous croyez en une Image auquel vous attribuez une parole...
Je ne fais pas de morale car j'irai votre un "je voterai une candidate ou un candidat". Je ne leur
fais pas de morale mais en mots: on se plaint et ils se plaignent, on est heureux et ils sont heureux
et puis le jour des élections, c'est les remises de médailles en chocolats... Tous nos projets
repartent de zéro quand on est vaincu... Et savez vous, Pourquoi ?

Parce que en France Résonne encore ces mots attribué par Brennus, lors de sa conquête de Rome:
"MALHEUR AUX VAINCUS" et EN CELA, JE COMPRENDS VOS PEURS ET HANTISES...
VOTRE APPARTENANCE AUX PRINCIPES ET AUX MORALES DE Y'BECCA, VOUS PERMETTRONS DE
MANIFESTER CONTRE LES SBIRES QUI DIRIGENT LES CAMPAGNES CAR FINALEMENT, CE N'EST
PAS CELUI QUI SE PRÉSENTE QUI EST LE PLUS DANGEREUX MAIS CEUX QUI CONDUISENT
LEURS PROJETS ET LEURS DISCOURS..."

L'ironie n'est pas le refuge de la démocratie mais la réalité ne peut nier l'ironie quand elle s’avère
être juste aux oreilles du temps et de la conscience... cela est valable pour vous, pour moi et l'UNESCO...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis,
Juge de La République de L'Olivier...
ou
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Arielle Dru, Messieurs les Anglais, Montesquieu et Y'becca   

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