Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Lun 16 Jan à 10:18

Inara, une bouddhiste, était une étoile montante dans la Maison des Compagnons quand elle a soudain et inexplicablement tout laissé derrière elle pour voyager dans la bordure extérieure. Elle a laissé entendre qu'elle « voulait voir l'univers », bien qu'il soit fortement sous-entendu qu'elle avait d'autres raisons. Huit mois avant les événements du pilote Les Nouveaux Passagers, elle loue une des navettes du Serenity, ce qui lui fournit à la fois un moyen de transport planétaire et un lieu de travail. Bien qu'elle ait au début déplu à Malcolm Reynolds en affirmant avoir soutenu l'unification durant la guerre1, ils ont depuis tous les deux développé une attirance l'un pour l'autre, à laquelle ils résistent, officiellement pour des raisons professionnelles, et qui s'exprime sous forme de moqueries et parfois de querelles blessantes. Mal insulte constamment son choix de carrière mais se montre offensé quand d'autres le font, et il frappe notamment un client d'Inara dans l'épisode Le Duel, disant à celle-ci « Je ne respecte peut-être pas ton travail, mais il ne te respecte pas toi. »

One the best-known masterpieces of Victor Hugo, this enigmatic poem takes us for a walk through Normandy’s countryside. The destination of the journey is a mystery: one first imagines a lover’s date... but the poem will unravel a meaning much deeper to the poet’s heart. My thorough explanation of the poem will tell you about this drama, one of many in Victor Hugo's life, and show you how Victor Hugo builds up the tension of the poem - in a extremely visual, almost cinematic way.

2- Translation of the French Poem

Tomorrow, at dawn, in the hour when the countryside becomes white,
I will leave. You see, I know that you are waiting for me.
I will go by the forest, I will go by the mountain.
I cannot stay far from you any longer.

I will walk the eyes fixed on my thoughts,
Without seeing anything outside, nor hearing any noise,
Alone, unknown, the back curved, the hands crossed,
Sad, and the day for me will be like the night.

I will not look at the gold of the evening which falls,
Nor the faraway sails descending towards Harfleur.
And when I arrive, I will put on your tomb
A green bouquet of holly and flowering heather.

“Demain dès l’aube” de Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Lun 16 Jan à 10:19

La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca

Une intrigue secondaire concernant Inara était en arrière-plan de la série sans avoir pu être développée avant son annulation. Joss Whedon, dans le commentaire audio DVD de l'épisode pilote, explique que la seringue qu'Inara sort de sa boîte lors de la rencontre avec le vaisseau des Ravageurs n'est pas pour le suicide. Plus tard, dans l'épisode La Panne, lorsque Simon dit qu'il ne veut pas mourir sur le vaisseau, Inara répond qu'elle ne veut pas mourir tout court. Dans Mission secours, Nandi remarque qu'Inara ne vieillit pas. Le secret a été révélé dans une présentation à la DragonCon de 2008 où Morena Baccarin confirme qu'Inara était atteinte d'une maladie mortelle, ce qui est confirmé dans l'émission spéciale 10 ans de la série intitulée Firefly: Browncoats Unite diffusée sur la chaîne Science en novembre 2012. Dans la même émission, le scénariste Tim Minear explique que la seringue mystérieuse contenait une drogue qui causerait la mort de ses violeurs au cas où cette éventualité se produirait. Il a également affirmé que si la série n'avait pas été annulée, un épisode aurait montré Inara enlevée par de nombreux ravageurs, qui auraient tous été retrouvés morts par Mal, à cause des effets de cette drogue

Née à la fin du XXVe siècle sur Sihnon, Inara est une Compagne, c'est-à-dire une prostituée de haute distinction ayant une licence officielle d'une Guilde approuvée par l'Alliance, dont les prestations sont coûteuses et codifiées et qui sélectionne les clients qu'elle accepte de recevoir. Dans la société de l'Alliance, les Compagnons font partie de l'élite sociale, et tiennent souvent compagnie aux riches et aux puissants. Il y a un important cérémonial et une ritualisation entourant leurs services, qui s'étendent au-delà des relations sexuelles pour entretenir le bien-être psychologique et émotionnel de leurs clients.

À la fin de la série télévisée Firefly, la plupart de ce que les spectateurs savent à propos des Compagnes vient d'Inara elle-même et de quelques conversations avec et à propos d'autres Compagnes ou de femmes ayant subi la formation de cette guilde. Ces sources suggèrent que l'entraînement des Compagnes inclut la grâce physique et sociale, une pratique artistique et la psychologie. Les Compagnes choisissent elles-mêmes leurs clients et ceux qui se révèlent indélicats sont bannis des services de la guilde. Inara a plusieurs clients réguliers à travers les mondes de l'Alliance et prend aussi bien des clients masculins et féminins, bien que la plupart de ses clients sont des hommes.

Osiris Ou La Fuite En Égypte - Poem by Jacques Prevert

C'est la guerre c'est l'été
Déjà l'été encore la guerre
Et la ville isolée désolée
Sourit sourit encore
Sourit sourit quand même
De son doux regard d'été
Sourit doucement à ceux qui s'aiment
C'est la guerre c'est l'été
Un homme avec une femme
Marchent dans un musée désert
Ce musée c'est le Louvre
Cette ville c'est Paris
Et la fraicheur du monde
Est là tout endormie
Un gardien se réveille en entendant les pas
Appuie sur un bouton et retombe dans son rêve
Cependant qu'apparaît dans sa niche de pierre
La merveille de l'Égypte debout dans sa lumière
La statue d'Osiris vivante dans le bois mort
Vivante à faire mourir une nouvelle fois de plus
Toutes les idoles mortes des églises de Paris
Et les amants s'embrassent
Osiris les marie
Et puis rentre dans l'ombre
De sa vivante nuit.

Jacques Prevert
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Lun 16 Jan à 10:27

Annabel Lee - Poem by Edgar Allan Poe
http://www.poemhunter.com/poem/annabel-lee/

It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of ANNABEL LEE;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.

I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea;
But we loved with a love that was more than love-
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.

And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsman came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.

The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me-
Yes! - that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.

But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we-
Of many far wiser than we-
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.

For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling- my darling- my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea,
In her tomb by the sounding sea.
Edgar Allan Poe

---------------------------------------------------

Bridal Ballad - Poem by Edgar Allan Poe
http://www.poemhunter.com/poem/bridal-ballad/#content

It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of ANNABEL LEE;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.

I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea;
But we loved with a love that was more than love-
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.

And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsman came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.

The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me-
Yes! - that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.

But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we-
Of many far wiser than we-
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.

For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling- my darling- my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea,
In her tomb by the sounding sea.
Edgar Allan Poe
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mar 17 Jan à 9:59

Jain - Lil Mama (audio)
https://www.youtube.com/watch?v=Q6F1pRRRAWM

Un poème du poète britannique Wilfred Owen, 1893-1918

Les poèmes de Wilfred Owen, souvent réalistes et décrivant la brutalité et l'horreur de la guerre de tranchées et des attaques au gaz, tranchent fortement avec l'opinion que le public resté en Grande Bretagne porte sur la guerre à l'époque et avec les vers patriotiques de célébrités telles que Thomas Hardy et George Meredith ou d'autres jeunes poètes combattants comme Rupert Brooke.

La poésie d'Owen a été fortement influencée par les conseils et l'exemple de son ami Siegfried Sassoon, qu’il a rencontré en 1917 à l’hôpital militaire de Craiglockhart, près d’Édimbourg, où ils étaient tous les deux soignés pour shell-shock. Le roman Régénération, de Pat Barker, raconte cette rencontre.

Anthem for doomed Youth


Hymne à la Jeunesse condamnée

What passing bells for those who die as cattle?
Only the monstrous anger of the guns,
Only the stuttering rifles' rapid rattle
Can patter out their hasty orisons,
No mockeries for them from prayers and bells,
Nor any voice of mourning save the choirs, –
The shrill, demented choirs of wailing shells;
And bugles calling for them from sad shires.

What candles may be held to speed them all?
Not in the hands of boys, but in their eyes
Shall shine the holy glimmers of good-byes,
The pallor of girls' brows shall be their pall;
Their flowers the tenderness of silent minds,
And each slow dusk a drawing-down of blinds.


Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ?
Seule, la colère monstrueuse des canons,
Seul, le crépitement rapide des fusils hoquetants
Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives,
Pour eux, pas de prières ni de cloches dérisoires,
Nulle voix endeuillée hormis les chœurs, —
Les chœurs suraigus et démentiels des obus gémissants ;
Et les clairons appelant pour eux depuis de tristes comtés.

Quelles chandelles seront tenues pour leur souhaiter bon vent ?
Non dans la main des garçons, mais dans leurs yeux,
Brilleront les lueurs sacrées des adieux,
La pâleur du front des filles sera leur linceul,
Leurs fleurs, la tendresse d'esprits silencieux,
Et chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt.
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mar 17 Jan à 10:05

Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) est un poète anglais connu tant pour ses poèmes idéalistes anti-guerre, les War Sonnets écrits pendant la Première Guerre mondiale (notamment The Soldier), que pour les poèmes qu'il a écrits en temps de paix, particulièrement The Old Vicarage, Grantchester1 et The Great Lover2. Il était aussi connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre » (the handsomest young man in England).

Biographie

Brooke est né au 5, Hillmorton Road à Rugby, dans le Warwickshire. Il est le fils de William Parker Brooke, un maître d'école à Rugby, et de Ruth Mary Brooke née Cotterill. Il fut élève à Hillbrow Prep School avant d'être éduqué à la Rugby School. Tout en voyageant en Europe, il prépare une thèse intitulée "John Webster and the Elizabethan Drama", ce qui lui valut une bourse d'études pour King's College (Cambridge), où il devint un membre des Cambridge Apostles, aida à fonder le club de théâtre "Marlowe Society" et joua dans plusieurs pièces. Brooke se fit des amis parmi un groupe d'écrivains, le "Bloomsbury Group", dont certains membres admiraient son talent, alors que d'autres étaient plus impressionnés par sa prestance. Brooke appartint à un autre groupe littéraire connu sous le nom de "Georgian Poets", et fut le membre le plus important des "Dymock Poets", au nom associé au village de Dymock, dans le Gloucestershire où il passa quelque temps avant la guerre. Il vécut également dans une maison appelée Old Vicarage, à Grantchester (une maison qui est maintenant occupé par Jeffrey Archer et sa femme Mary Archer).

Brooke parcourut les États-Unis et le Canada afin d'écrire des récits de voyage pour la Westminster Gazette et il visita également quelques îles dans les mers du Sud. Il a été plus tard révélé qu'il avait engendré une fille avec une Tahitienne au cours de son voyage. Il vécut aussi une relation amoureuse avec l'actrice Cathleen Nesbitt. Brooke fut également fiancé à Noel Olivier, qu'il rencontra lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle était élève de la progressiste Bedales School.

Sa poésie sophistiquée des sonnets attira de nombreux admirateurs et il fut révélé par Edward Marsh, qui le présenta à Winston Churchill, qui était alors Premier Lord de l'Admirauté. Il fut mobilisé par la Royal Navy peu de temps après son 27e anniversaire et il prit part à "l'expédition Antwerp" en octobre 1914. Il prit la mer avec la Mediterranean Expeditionary Force le 28 février 1915 mais développa une septicémie après l'infection d'une piqûre de moustique. Il mourut à 16h20 le 23 avril 1915 sur un navire-hôpital ancré au large de l'île de Skyros, en Grèce, sur le chemin vers la bataille de Gallipoli. Les forces expéditionnaires ayant reçu un ordre de départ immédiat, il fut enterré dans un champ d'oliviers sur l'île, où se trouve encore sa tombe.

André Gide et son ami Ghéon admiraient les poésies de cet auteur. On trouve une analyse des rapports de Gide et de Brooke dans la biographie de Frank Lestringant parue en 2011 chez Flammarion.


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Thomas Hardy, né le 2 juin 1840, mort le 11 janvier 1928, est un poète et écrivain britannique appartenant au courant naturaliste. Auteur devenu aujourd'hui classique, il a tout particulièrement influencé D. H. Lawrence. Il a reçu l'ordre du Mérite en 1910.

Il se considérait lui-même d'abord comme un poète, n'écrivant des romans que pour gagner sa vie. La majorité de son œuvre, qui se déroule essentiellement dans la région fictive du Wessex, dépeint des personnages en lutte contre leurs passions et les circonstances. Sa poésie, publiée après ses cinquante ans, est jugée d'une qualité égale à ses romans, surtout depuis sa relecture par un groupe d'écrivains anglais, The Movement, dans les années 1950 et 1960.

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George Meredith (né le 12 février 1828 à Portsmouth et mort le 18 mai 1909 à Dorking) est un poète et romancier britannique.

Fils unique d'un tailleur de la marine, il devient orphelin de mère à l'âge de 5 ans. Il poursuit ses études secondaires (1842-1844) en Allemagne, à Neuwied, près de Cologne. Il commence à écrire dès lors qu'il est employé chez un avocat de Londres et se marie en 1849 avec la fille de l'écrivain satirique Thomas Love Peacock, Mary Ellen Nicholls, veuve de sept ans son aînée. Dans les années 1850, il publie des vers qui le font connaître, puis deux divertissements semi-parodiques, Shagpat rasé (1855) et Farina (1857). L'infidélité de sa femme avec le peintre Henry Wallis en 1857 est à l'origine de son premier grand roman, L'Épreuve de Richard Feverel (1859). Suit en 1860 Evan Harrington évoquant son adolescence.

La même année, il devient lecteur chez l'éditeur Chapman and Hall tandis qu'il tient une chronique politique dans le Ipswich Journal. Un an après, en 1861, sa femme meurt, ce qui lui donne l'occasion de revenir sur ses amours trahis dans un recueil de poèmes intitulé L'Amour Moderne (1862). Il se remarie en 1864 avec Marie Vulliamy, mariage heureux cette fois-ci. La même année, il publie Sandra Belloni (d'abord titré Émilia en Angleterre) et, en 1865, Rhoda Fleming. En 1866, il part en Italie comme correspondant de guerre, envoyé par The Morning Post.

À son retour en 1868, il s'installe définitivement dans le Surrey, à Box Hill, où il écrit de nombreux poèmes et rédige ses œuvres les plus importantes :

Les Aventures de Harry Richmond (1871)
La Carrière de Beauchamp (1876)
Le Cas du général Ople et de Lady Camper (1877)
L'Égoïste (1879)
Les Comédiens tragiques (1880)
Diane de la croisée des chemins (1885)

Style
George Meredith est un représentant du roman comico-social : il s'amuse à dépeindre les manières des gentlemen, icône de la société britannique. Il y dénonce l'hypocrisie des manières et des attitudes masculines, le snobisme, le pédantisme, les sententieux, l'ignorance. Pour pourfendre les défauts des apparences humaines, il utilise à bon escient le comique et déshabille ainsi l'époque victorienne des fausses vertus et de tout le fard qui la caractérisent. Oscar Wilde, dans son essai Le déclin du mensonge (The Decay of lying) déclare que Meredith est, avec Honoré de Balzac, son romancier préféré « Qui pourrait définir ce style... un chaos illuminé d'éclairs. »

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Siegfried Loraine Sassoon (8 septembre 1886 – 1er septembre 1967) est un poète et écrivain anglais qui influença des auteurs tels que Wilfred Owen ou Robert Graves. D'abord connu pour ses écrits pacifistes au cours de la Première Guerre mondiale, il acquit plus tard la célébrité avec ses mémoires et ses œuvres de fiction.

Le combattant valeureux

Les périodes où Sassoon servit sur le front occidental furent marquées par des actions d'un courage exceptionnel, comme lorsqu'il s'empara à lui tout seul d'une tranchée allemande de la ligne Hindenburg. Il sortait souvent pour des raids de nuit et des patrouilles de bombardement, et il se montra d'une impitoyable efficacité à la tête de sa compagnie. Sa dépression, qui ne cessait de croître devant l'horreur et la misère que les soldats étaient obligés de supporter, faisait paradoxalement de lui un maniaque du courage, au point qu'il fut surnommé « Mad Jack » par ses hommes, pour ses exploits quasi suicidaires. Mais bien qu'il eût été décoré pour sa bravoure, il décida en 1917 de prendre position contre la façon dont la guerre était conduite. L'une des raisons de son opposition violente à la guerre fut le décès de son ami David Thomas Cuthbert (appelé « Dick Tiltwood » dans la Sherston trilogy). Il mit plusieurs années à essayer de surmonter son chagrin.
La rébellion

À la fin d'un congé de convalescence en 1917, Sassoon refusa de reprendre son service ; au contraire, encouragé par des amis pacifistes comme Bertrand Russell et Lady Ottoline Morrell, il envoya à son commandant une lettre intitulée « Déclaration d'un soldat », qui fut communiquée à la presse et dont un député qui lui était favorable donna lecture au Parlement. Plutôt que de traduire Sassoon en cour martiale, les autorités militaires le déclarèrent inapte au service et l'envoyèrent à l'hôpital militaire de Craiglockhart, près d'Édimbourg, où il fut soigné, officiellement pour neurasthénie (« shell shock »). Avant de refuser de revenir au front il jeta le ruban de sa Military Cross dans la Mersey, mais en mai 2007, la médaille elle-même fut retrouvée à Mull, dans un grenier de la maison où son fils avait habité. La médaille a été achetée par la Royal Welch Fusiliers, pour être exposée dans son musée de Caernarfon.

Le roman Regeneration, de Pat Barker, raconte cette période de la vie de Sassoon, et on en a tourné un film avec Jonathan Pryce dans le rôle de W. H. R. Rivers, le psychiatre chargé de le soigner. Rivers devint pour ce jeune homme profondément choqué une sorte de père de substitution, et sa mort subite en 1922 fut un grand coup pour lui.

Œuvres

Poésie

The Daffodil Murderer (John Richmond: 1913)
The Old Huntsman (Heinemann: 1917)
They
Glory of Women (1917)
Counter-Attack (Heinemann: 1918)
Suicide in the Trenches
The Hero [Henry Holt, 1918]
Picture-Show (Heinemann: 1919)
War Poems (Heinemann: 1919)
Aftermath (Heinemann: 1920)
Recreations (1923)
Lingual Exercises for Advanced Vocabularians (1925)
Selected Poems (Heinemann: 1925)
Satirical Poems (Heinemann: 1926)
The Heart's Journey (Heinemann: 1928)
Poems by Pinchbeck Lyre (Gerald Duckworth: 1931)
The Road to Ruin (Faber and Faber: 1933)
Vigils (Heinemann: 1935)
Rhymed Ruminations (Faber and Faber: 1940)
Poems Newly Selected (Faber and Faber: 1940)
Collected Poems (Faber and Faber: 1947)
Common Chords (1950-1951)
Emblems of Experience (1951)
The Tasking (1954)
Sequences (Faber and Faber: 1956)
Lenten Illuminations (Downside Abbey: 1959)
The Path to Peace (Stanbrook Abbey Press: 1960)
Collected Poems 1908-1956 (Faber and Faber: 1961)
The War Poems, éd. Rupert Hart-Davis (Faber and Faber: 1983)

Prose

Memoirs of a Fox-Hunting Man (Faber & Gwyer: 1928)
Memoirs of an Infantry Officer (Faber and Faber: 1930)
Sherston's Progress (Faber and Faber: 1936)
Complete Memoirs of George Sherston (Faber and Faber: 1937)
The Old Century (Faber and Faber: 1938)
On Poetry (University of Bristol Press: 1939)
The Weald of Youth (Faber and Faber: 1942)
Siegfried's Journey (Faber and Faber: 1945)
Meredith (Constable: 1948)

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mer 18 Jan à 3:42

408.

Disparition de Faust et Marguerite. — Selon la remarque très pénétrante d’un savant, les hommes cultivés de l’Allemagne actuelle ressemblent à un mélange de Méphistophélès et de Wagner, mais pas du tout à des Faust : c’était Faust que leurs grands-pères (au moins dans leur jeunesse) sentaient s’agiter en eux. Il y a donc — pour continuer la proposition — deux raisons pour que les Marguerite ne leur conviennent pas. Et n’étant plus demandées, il paraît bien qu’elles disparaissent.



411.

L’intelligence féminine. — L’intelligence des femmes se montre comme une maîtrise complète, présence d’esprit, utilisation de tous les avantages. Elles la transmettent en héritage comme leur qualité fondamentale à leurs enfants, et le père y ajoute le fond plus obscur de la volonté. Son influence détermine, pour ainsi dire, le rythme et l’harmonie avec lesquels la vie nouvelle doit être exécutée ; mais la mélodie en provient de la femme. — Soit dit pour les gens qui sont capables de se rendre compte : les femmes ont l’entendement, les hommes la sensibilité et la passion. Cela n’est pas contredit parce que les hommes portent en effet leur entendement beaucoup plus loin : ils ont les mobiles plus profonds, plus puissants ; ce sont ces mobiles qui portent si loin leur entendement, qui en soi est quelque chose de passif. Les femmes s’étonnent souvent sous cape du grand respect que les hommes portent à leur sensibilité. Si, dans le choix de leur conjoint, les hommes cherchent avant tout un être profond, plein de sensibilité, les femmes au contraire un être habile, avisé et brillant, on voit clairement, au fond, que l’homme recherche l’homme idéal, la femme la femme idéale, qu’ainsi ils ne cherchent pas le complément, mais l’achèvement de leurs propres avantages.

412.

Jugement d’Hésiode confirmé. — C’est un indice de l’habileté des femmes que presque partout elles ont su se faire entretenir, comme des frelons dans la ruche. Que l’on considère un peu ce qu’enfin cela signifie à l’origine et pourquoi ce ne sont pas les hommes qui se font entretenir par les femmes. Assurément parce que la vanité et l’ambition masculine est plus grande que l’habileté féminine ; car les femmes ont su, en se subordonnant, s’assurer pourtant l’avantage prépondérant, même la domination. Même les soins à donner aux enfants ont pu originairement être utilisés par l’habileté des femmes comme prétexte pour se soustraire autant que possible au travail. Encore aujourd’hui elles s’entendent, lorsqu’elles sont réellement occupées, par exemple à tenir le ménage, à en faire un étalage à perdre l’esprit, au point que les hommes font habituellement du mérite de cette occupation une estime dix fois trop forte.

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mer 18 Jan à 3:43

CHAPITRE VIII
Norah Jones - What Am I To You?
https://www.youtube.com/watch?v=ZBseZ6y7hDQ
COUP D’ŒIL SUR L’ÉTAT



438.

Demander la parole. — Le caractère démagogique et le dessein d’agir sur les masses est actuellement commun à tous les partis politiques ; tous sont dans la nécessité, en vue dudit dessein, de transformer leurs principes en grandes niaiseries à la fresque et de les peindre ainsi sur les murailles. C’est chose où il n’y a plus rien à changer, et même il est superflu de lever seulement un doigt là contre ; car en cette matière s’applique le mot de Voltaire : Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. Depuis que cela s’est fait, il faut s’adapter aux conditions nouvelles, comme on s’y adapte lorsqu’un tremblement de terre a bouleversé les délimitations et les bornes anciennes de la figure du sol, et modifié la valeur de la propriété. En outre : s’il s’agit désormais dans toute politique de rendre la vie supportable au plus grand nombre possible, c’est affaire aussi toujours à ce plus grand nombre de déterminer ce qu’il entend par une vie supportable ; s’il se croit l’intelligence suffisante pour trouver les vrais moyens de conduire à ce but, à quoi servirait-il d’en douter ? Ils veulent dorénavant être les artisans de leur bonheur et de leur malheur ; et si ce sentiment de maîtrise de soi, l’orgueil des cinq ou six idées que leur tète renferme et met au jour, leur rend en effet la vie si agréable qu’ils supportent volontiers les conséquences fatales de leur étroitesse d’esprit : il y a peu d’objections à faire, pourvu que cette étroitesse n’aille pas jusqu’à demander que tout soit de la politique en ce sens, que chacun doive vivre et agir suivant cette mesure. Premièrement, il faut plus que jamais qu’il soit permis à quelques-uns de se retirer de la politique et de marcher un peu de côté : c’est où les pousse, eux aussi, le plaisir d’être maîtres de soi, et il peut y avoir aussi une petite fierté à se taire quand trop ou seulement beaucoup parlent. Puis on doit pardonner à ces quelques-uns, s’ils ne prennent pas si au sérieux le bonheur du grand nombre, que l’on entende par là des peuples ou des classes dans un peuple, et se paient çàret là une grimace ironique ; car leur sérieux est ailleurs, leur bonheur est une autre conception, leur but n’est pas de ceux qui se laissent saisir par toute main grossière, pourvu qu’elle ait cinq doigts. Enfin il vient — et c’est ce qui leur est accordé le plus difficilement, mais qui tout de même doit être accordé de temps à autre — un moment où ils sortent de leur solitude taciturne et essaient encore une fois la force de leurs poumons : c’est qu’alors ils s’appellent comme des égarés dans une forêt, pour se faire reconnaître et s’encourager réciproquement ; dans ces cris d’appel, il est vrai qu’on entend bien des choses qui sonnent mal aux oreilles auxquelles ils ne sont pas destinés. — Enfin, bientôt après le calme se refera dans la forêt, un calme tel qu’on percevra de nouveau clairement le bruissement, le bourdonnement et le volètement des innombrables insectes qui vivent en elle, sur elle et sous elle.

439.

Civilisation et caste. — Une civilisation supérieure ne peut naître que là où il y a deux castes distinctes de la société ; celle des travailleurs et celle des oisifs, capables d’un loisir véritable ; ou en termes plus forts, la caste du travail forcé et la caste du travail libre. Le point de vue de la division du bonheur n’est pas essentiel, quand il s’agit de la production d’une civilisation supérieure ; mais en tout cas la caste des oisifs est la plus capable de souffrances, la plus souffrante, son contentement de l’existence est moindre, son devoir plus grand. Que s’il se produit un échange entre les deux castes, de sorte que les familles les plus basses, les moins intelligentes, tombent de la caste supérieure dans l’inférieure et qu’au rebours les hommes les plus libres de celle-ci réclament l’accès à la caste supérieure : un état se trouve atteint au-dessus duquel on ne voit plus que la mer ouverte des vœux illimités. — Ainsi nous parle la voix expirante des temps antiques ; mais où y a-t-il maintenant des oreilles pour l’entendre ?

440.

Par le sang. — Ce que les hommes et les femmes ont par le sang d’avantage sur les autres et ce qui leur donne un droit indiscutable à une estime plus haute, ce sont deux arts que l’hérédité a de plus en plus accrus : l’art de savoir commander, et l’art de l’obéissance fière. — Or il se produit, partout où le commandement constitue une besogne journalière (comme dans le monde du grand négoce et de la grande industrie) quelque chose de pareil à ces races « par le sang », mais il leur manque la noble attitude dans l’obéissance, qui chez celles-là est un legs des conditions féodales et qui dans notre climat de civilisation ne doit plus s’accroître.

441.

Subordination. — La subordination, si haut prisée dans l’État militaire et administratif, nous deviendra bientôt aussi incroyable que la tactique particulière des Jésuites l’est devenue déjà ; et quand cette subordination ne sera plus possible, il y aura une quantité d’effet s des plus étonnants qui ne pourront plus se réaliser, et le monde en sera appauvri. Il faut qu’elle disparaisse, car son fondement disparaît : la foi en l’autorité absolue, en la vérité définitive ; même dans les États militaires, la contrainte physique ne suffit pas à la produire, mais il y faut l’adoration du caractère princier comme de quelque chose de surhumain. — Dans un état de liberté plus grande, on ne se subordonne que sous conditions, par suite d’un contrat réciproque, partant sous toutes réserves de l’intérêt personnel.

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mer 18 Jan à 3:44

Le discours de Gettysburg, ou parfois l'adresse de Gettysburg (en anglais the Gettysburg Address),
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie


Four score and seven years ago our fathers brought forth on this continent a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal.

Now we are engaged in a great civil war, testing whether that nation, or any nation so conceived and so dedicated, can long endure. We are met on a great battlefield of that war. We have come to dedicate a portion of that field, as a final resting place for those who here gave their lives that that nation might live. It is altogether fitting and proper that we should do this.

But, in a larger sense, we can not dedicate, we can not consecrate, we can not hallow this ground. The brave men, living and dead, who struggled here, have consecrated it, far above our poor power to add or detract. The world will little note, nor long remember what we say here, but it can never forget what they did here. It is for us the living, rather, to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus far so nobly advanced. It is rather for us to be here dedicated to the great task remaining before us—that from these honored dead we take increased devotion to that cause for which they gave the last full measure of devotion—that we here highly resolve that these dead shall not have died in vain—that this nation, under God, shall have a new birth of freedom—and that government of the people, by the people, for the people, shall not perish from the earth.

« Il y a quatre-vingt-sept ans, nos pères donnèrent naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation ainsi conçue et vouée au même idéal, peut résister au temps. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous vînmes consacrer une part de cette terre qui deviendra le dernier champ de repos de tous ceux qui moururent pour que vive cette nation. Il est à la fois juste et digne de le faire.
Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se battirent ici le consacrèrent bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser. Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, il ne s'en souviendra pas longtemps, mais il ne pourra jamais oublier ce que les hommes firent. C'est à nous les vivants de nous vouer à l'œuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise. C'est à nous de nous consacrer plus encore à la cause pour laquelle ils offrirent le suprême sacrifice ; c'est à nous de faire en sorte que ces morts ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu'avec l'aide de Dieu cette nation renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

-------------------------------------------
CHAPITRE VIII
COUP D’ŒIL SUR L’ÉTAT
Friedrich Nietzsche


443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.

442.

Armées nationales. — Le plus grand inconvénient des armées nationales tant vantées de nos jou s consiste dans le gaspillage d’hommes de la civilisation la plus éminente ; ce n’est que par l’heureux accord de toutes les circonstances qu’il y a de ces hommes, — avec quelle économie et quelle réserve on devrait s’en priver, puisqu’il faut tant de temps pour créer les conditions favorables à la production de cerveaux d’organisation si délicate ! Mais de même que les Grecs sévissaient, sur le sang grec, de même aujourd’hui les Européens sur le sang européen : et le fait est que c’est relativement toujours les mieux cultivés qui sont le plus sacrifiés, ceux qui garantissent une postérité riche et excellente : en effet ils sont au premier rang dans la lutte, chargés du commandement, et de plus ce sont eux qui, par suite de leur ambition plus grande, s’exposent le plus aux dangers. — Le grossier patriotisme romain est, aujourd’hui que s’imposent des devoirs tout autres et plus élevés que patria et honor, ou quelque chose de peu honorable, ou un indice d’idées arriérées.

443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.

444.

Guerre. — Au désavantage de la guerre on peut dire : elle rend le vainqueur brute, le vaincu méchant. En faveur de la guerre : elle introduit la barbarie dans les deux conséquences susdites, et par là ramène à la nature : elle est pour la civilisation un sommeil ou un hivernage, l’homme en sort plus fort pour le bien et pour le mal.

443.

L’espérance comme prétention. — Notre ordre social fondra lentement, comme ont fait tous les ordres antérieurs, aussitôt que le soleil d’idées nouvelles luisait avec une nouvelle ardeur sur les hommes. On ne peut désirer cette fonte qu’en l’espérant : et on ne peut raisonnablement l’espérer que si l’on attribue à soi et à ses semblables plus de force dans le cœur et dans la tête qu’aux représentants des choses existantes. Ainsi d’ordinaire cette espérance sera une prétention, un excès d’estime de soi.


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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Jeu 19 Jan à 2:52

Le Veau d'Or (en russe : Золотой телёнок, Zolotoy telenok) est un roman satirique des auteurs soviétiques Ilf et Petrov publié en 1931.

Le personnage principal est le sympathique escroc Ostap Bender apparu dans un roman précédent, Les Douze Chaises. Le titre est une allusion au Veau d'or de la Bible.

Sommaire

1 Personnages
2 Adaptation
3 Édition française
4 Notes et références

Personnages

Ostap Bender1.
Choura Balaganov : « fils aîné du lieutenant Schmidt », petit escroc en cheville avec Ostap Bender.
Adam Casimirovitch Kozlewicz : ancien voleur reconverti en chauffeur de taxi.
Mikhaïl Samuelévitch Panikovski : autre « fils du lieutenant Schmidt ».

Adaptation

Le roman a été adapté à plusieurs reprises, notamment dans un film soviétique de Mikhail Schweitzer sorti en 1968, avec Sergei Yourski dans le rôle d'Ostap Bender.
Édition française

Ilf et Petrov (trad. du russe par Alain Préchac, préf. Alain Préchac), Le Veau d'or, Lyon, Parangon, coll. « Littérature étrangère », 2013, 416 p. (ISBN 978-2841902095)

Notes et références

↑ Alain Préchac 2013, p. 9 donne une liste complète des personnages du roman.

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Jeu 19 Jan à 3:02

Dans la Bible, le Veau d’or (en hébreu : עֵגֶּל הַזָהָב (‘ēggel hazāhāv)) est un symbole de l’idolâtrie.
histoire raconté par les photos de Rupert Chawner Brooke et Siegfried Sassoon, deux anglais mort en ayant combattu l'impérialisme de Guillaume II, arrière petit fils de Victoria
Récit biblique
Dans le livre de l'Exode

Au cours de l’Exode du peuple hébreu depuis l’Égypte vers la terre promise, pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse pour recevoir les Tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug de Pharaon, pressent Aaron de leur montrer un dieu qui puisse les guider1.

Aaron commande alors au peuple hébreu de briser les boucles d'oreilles en or des femmes et des enfants, afin qu'il puisse fondre un veau qu'ils désignent et adorent comme dieu2, à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte.

Lorsque Moïse descend du mont Sinaï et qu’il voit les Hébreux adorer une idole, ce qui est interdit par le Premier Commandement, il est pris d’une colère si grande qu’il fracasse les Tables de la Loi sur un rocher.

Dieu ordonne alors à Moïse de tuer tous ces hérétiques, et Moïse transmet cet ordre à ceux qui, parmi son peuple, lui sont restés fidèles.

Dans le premier livre des Rois

Le roi fondateur du royaume d'Israël, Jéroboam Ier, après le schisme politique qu'il a provoqué, fait ériger à Dan et Béthel, aux deux extrémités de son nouveau royaume, des veaux d'or en tant que symboles de Dieu.

Craignant que son peuple se réunisse au royaume de Juda, Jéroboam organise un nouveau sacerdoce et enjoint la population à ne plus aller au culte au temple de Salomon, mais plutôt de se convertir à l'idolâtrie et d'apporter des offrandes aux sanctuaires qu'il vient d'ériger, renforçant ainsi l'indépendance politique du royaume d’Israël vis-à-vis de Jérusalem, du Temple et des prêtres. Cette politique est ensuite suivie par presque tous les rois d’Israël.

Selon le bibliste Thomas Römer, dans une exégèse fondée sur la Critique Biblique, l'histoire du roi Jéroboam qui érige deux veaux d'or et une Ashéra, racontée dans le chapitre 12 du premier livre des Rois4, est reprise par l'auteur biblique du chapitre 32 du livre de l'Exode. Cet auteur veut certainement, dans un récit polémique de perspective sudiste, condamner l'idolâtrie des veaux et des taureaux dans le royaume d'Israël, notamment dans le sanctuaire royal le plus important de Béthel où la vénération du veau d'or (animal symbole du dieu cananéen concurrent Baal), détourne le peuple du culte du véritable dieu YHWH. La condamnation du culte du veau d'or symbolise l'apostasie du Royaume du Nord et sa destruction reflète la chute d'Israël.

Récit coranique

D'après le Coran :

« Pourquoi, Moïse, t’es-tu hâté de t’éloigner de ton peuple ? »
« Ils suivent mes pas, dit Moïse. Je me suis hâté vers toi, Seigneur, pour que tu sois satisfait de moi. »
Le Seigneur dit alors : « Nous avons mis à l’épreuve ton peuple, après ton départ, et le Samiri les a égarés. »
Courroucé et plein d’amertume, Moïse revint vers son peuple : « Ô mon peuple, s’écria-t-il, votre Seigneur ne vous a-t-il pas fait une belle promesse? Avez-vous trouvé cette promesse trop longue à se réaliser? Ou avez-vous voulu que la colère de Dieu s’abatte sur vous, pour avoir trahi votre engagement envers moi ? »
« Nous n’avons pas manqué à notre engagement envers toi, répondirent-ils, de notre propre gré. Mais on nous a fait porter des charges de bijoux appartenant au peuple de Pharaon. Nous les avons jetées au feu, le Samiri en a fait de même,
et il leur a fait sortir des flammes un veau sous forme d’un corps mugissant. Et aussitôt l’assistance s’est mis à crier : « Voilà votre dieu et celui de Moïse qui l’a tout simplement oublié ! »
« Quoi ! Ne voyaient-ils pas que ce veau était incapable de leur répondre et qu’il ne pouvait ni leur nuire ni leur être utile ?
Pourtant, Aaron leur avait bien dit auparavant : « Ô mon peuple ! Ce veau n’est qu’une tentation pour vous, car votre vrai Seigneur est le Miséricordieux. Suivez-moi et obéissez à mes ordres ! »
«Nous ne cesserons pas de l’adorer, avaient-ils répliqué, tant que Moïse ne sera pas de retour parmi nous ! »
Dès son retour, Moïse s’adressa à son frère : « Ô Aaron ! Qui t’a empêché, lorsque tu les as vus prendre le chemin de l’erreur,
de me rejoindre? Est-ce par désobéissance à mes ordres ? »
« Ô fils de ma mère, dit Aaron, ne me prends ni par la barbe ni par la tête. J’ai simplement craint que tu ne m’accuses d’avoir jeté la discorde entre les fils d’Israël et de n’avoir pas observé tes recommandations. »
« Et toi, Samiri, dit Moïse, quelle raison t’a poussé à agir ainsi?»
« J’ai vu, dit-il, ce qu’ils n’ont pas vu, j’ai alors pris une poignée de la trace de l’Envoyé et je l’ai jetée selon ce que mon âme m’a suggéré. »
« Va-t-en, lui dit Moïse. Ton lot dans cette vie sera de dire à quiconque te rencontrera : “Ne me touche pas !”, sans parler du rendez-vous qui t’est fixé pour l’autre monde et auquel rien ne pourra te soustraire. Considère ton dieu que tu as tant adoré avec assiduité. Nous allons le brûler en totalité et en éparpiller les cendres dans la mer.
En vérité, votre Dieu est Dieu l’Unique, en dehors de qui il n’y a point de divinité. Il embrasse de sa science toute chose. »

Ce récit suggère que le repentir des fils d'Israël est intervenu lorsque Moïse est revenu et ils ont détruit le veau en sa présence.

Murmure les âmes de Rupert Chawner Brooke et Siegfried Sassoon
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Ven 17 Fév à 3:20

Transition du védisme à l'hindouisme

Le védisme utilise un ensemble de notions exprimées par des mots que l'hindouisme recevra en héritage, qu'il « remplira » de conceptions nouvelles et inconnues des anciens arya.
Le védisme ne s'est pas encore inventé une vie spirituelle intérieure (bhakti), il extériorise en r.câ des appels (évocatifs) aux pouvoirs de la régularité (rita).
L'hindouisme utilise les versets (ricâ) comme mantra permettant de les intérioriser. « La connaissance doit être dite seulement par celui qui sait, à celui qui s'est présenté comme il convient et qui est habilité à entendre » Shankara (Prasna Upanishad 6-1).
Le védisme ne connait d'autres auteurs aux Védas que les sept rishi traditionnels.
L'hindouisme attribue la rédaction des textes anciens à Vyâsa (l'action diffusante) à qui l'on assigne aussi la rédaction de l'épopée Mahâbhârata.
Pour le védisme, le deva est littéralement l'action brillante, lumineuse, d'un des pouvoirs imprévisibles du rita (DIV signifie illuminer comme le jour, mais aussi jouer aux dés, et deva est l'action de DIV). Les puissances agissantes sont grammaticalement nommées au masculin ou au féminin, mais ne sont pas des « déesses » comme Junon ou Vénus chez les Romains.
L'hindouisme considérant un deva comme une « divinité » sera une nouveauté hindouiste.
Dans le védisme, le brahman est cette énergie du rita dont la fonction est de fonder l'ordre, de le fixer, et non une personne ou une chose.
L'hindouisme intègre Brahmâ au sein d'une trimûrti (Brahmâ, Vishnou, Shiva).
Dans le védisme, les dévas constituent une véritable société. Agni était le prêtre actuel. Mitra symbolise l’alliance entre les hommes et les demi-dieux, et Varuna, le châtiment que méritent ceux qui la rompent. Ils sont assistés d’Aryaman et de Bhaga. Mitra garde la lumière, Varuna préside à la nuit. Indra détient la fonction guerrière.
D’après le Ṛgveda, il y a 33 dieux, mais ce nombre est incomplet38. Ce chiffre, symbolique, de 33 se retrouve dans la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad (3, 9, 1) : « Le nombre des dieux est celui mentionné par les Écritures. Leur nombre est trois cent trois et trois mille trois. »39 Dans l’hindouisme tardif, il est représenté par le nombre de 33 crores (330 000 000)40.

Ces différences ne sont pas des oppositions mais le résultat d'une lente évolution des mentalités en Inde. Védisme, brahmanisme et hindouisme considèrent tous que le Véda est unique et éternel, mais que ses manifestations au cours du cycle cosmique prend un nombre infini de nuances.
Veda et hindous aujourd'hui
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En 1966, la Cour suprême de l'Inde a décrété le cadre de la foi hindoue en sept points. Le premier point part de « l’acceptation respectueuse des Vedas en tant que plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Vedas par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue »41,42. Cependant, l'UNESCO constate que si le Veda joue toujours un rôle important en Inde, seules treize branches védiques sur les mille jadis existantes sont toujours présentes43.
Notes et références

↑ The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
↑ a et b Les maîtres spirituels de l'hindouisme. Alexandre Astier. Éd. Yerolles, 2008, page 26. (ISBN 9782212541946)
↑ UNESCO, « La tradition du chant védique » [archive]
↑ Jean Varenne, Grammaire du sanskrit, page 29, §38.
↑ Jean Varenne, opus citatum, page 86, §118 remarques.
↑ Stchoupak & Nitti & Renou, Dictionnaire sanskrit-français, page 693.
↑ A. Z. Caland, Altindisches Zauberritual, Amsterdam 1900.
↑ Maurice Blondel, dans le Vocabulaire technique et critique de la philosophie de André Lalande, page 171, dit : « Connaître et connaissance diffèrent surtout de croire et croyance en ce que ces derniers termes impliquent que le motif de l'adhésion ne réside pas dans la clarté directe et intrinsèque de l'objet considéré ».
↑ Jan Gonda, op. cit., page 19.
↑ Jan Gonda, opus citatum, page 240 : « Il ne faut pas oublier que les tendances monistes n'ont pas tardé à se manifester d'une façon ou d'une autre ».
↑ Rudolf Otto, Le Sacré.
↑ le « sacrifice » védique.
↑ Jan Gonda, op. cit., page 172, « Les cérémonies avaient lieu soit dans la maison de celui qui prenait l'initiative du sacrifice, soit sur un terrain avoisinant, où celui-ci (au sud du feu âhavanîya), sa femme et le prêtre brahmane prenaient place; le lit sacrificiel (vedi), morceau du champ légèrement creusé et recouvert ensuite d'herbe à sacrifices (barhis), se trouvait au milieu. »
↑ Alexandre Langlois, op. cit., (RV 6,1,8, versets 5 & 6), page 412.
↑ L'inde. Michel Angot. Éd. PUF, 2012, voir le début de la section « Les religions védiques (entre c. 1500 et c. 500 AEC) ». (ISBN 9782130576273)
↑ L'origine polaire de la tradition Vedique. Lokamanya Bâl Gangadhar Tilak . Traduction française aux éditions Archè, 1991.
↑ Jan Gonda, opus citatum, page 58: « Çraddhâ, qui selon ÇB 12, 8, 2, 4 est une forme de consécration (Dîksâ) et parfois (cf. Rk 10, 151) reçoit un culte comme une déesse, est même appelée Première-née de Rta, soit première et plus importante manifestation de la structure harmonique de l'univers (TB 3,12, 3, 2) ».
↑ la mentalité des Rishi n'a pas encore inventé les notions de Deus, ou d'Esprit, ou de transcendance, car leur pensée moniste ne crée aucune division dans leur monde (pas même celle des castes, invention ultérieure elle aussi).
↑ Jan Gonda, op. cit., page 19: « Ce « savoir », qui, d'après la tradition indienne, est éternel, n'a été que formulé par la divinité et « contemplé » aux origines par des sages inspirés (Rsi's), est né pour la majeure partie dans des familles de chanteurs brahmanes, à partir de la croyance populaire et a été transmis dans les « écoles » des brahmanes, les détenteurs de la science sacerdotale et ésotérique, pendant très longtemps sous la seule forme orale. ».
↑ Alexandre Langlois, op. cit., (RV 2,8,7, verset 3 partim), page 191
↑ Stchoupak & Nitti & Renou, op. cit., page 743.
↑ Jean Varenne, op. cit., page 38, traduit śruti par révélation.
↑ Jean Varenne, op. cit., page 127 : le thème nominal indo-aryen veda, passé tel quel en sanskrit, ajoute une voyelle thématique -a à la racine VID transformée en VED par alternance vocalique : VID > VED > veda. Le lexème VID donne aussi deux thèmes verbaux différenciés mais de sens complémentaires : VID > VED > VET > vetti (il sait) et VID > VIND > vindati (il trouve : hij vindt en néerlandais, he finds en anglais. Veda peut se traduire « savoir » ou « trouvaille » (on nommera « trouvères » certains poètes du Moyen Âge) ou « découverte ».
↑ Jan Gonda, op. cit., page 132 : « Les Çrautasûtras déclarent reposer sur la Çruti (c'est-à-dire l'« Audition » de la vérité éternelle par des sages inspirés des premiers temps) ».
↑ Jan Gonda, op. cit. p. 148: La durée des études était, nous l'avons dit, de douze ans pour chaque Véda, ou d'autant qu'il fallait pour que l'élève le comprît.
↑ Alexandre Langlois, Rig-Véda ou Livre des hymnes, éditions Jean Maisonneuve, Paris 1872.
↑ James S. Bare, article Smriti dans The Perennial Dictionary of World Religions (Abingdon), page 696.
↑ manifesté au travers d'une multitude de traditions et de textes véhiculés successivement par les rishi, les arya (aR-ya né du R., de l'ordre), les brahmanes, les hindous médiévaux, puis ceux de l'ère internet.
↑ Le plus beau fleuron de la discrimination, Viveka-Cûdâ-Mani, par Sri Sankarâcârya, d'après la traduction anglaise du Swâmi Mâdhavânanda, par Marcel Sauton, Adrien Maisonneuve éditeur, p.2
↑ James Helfer, de l'Université Wesleyan (États-Unis), dans The Perennial Dictionary of World Religions (Abingdon), pages 117 et 118.
↑ Jan Gonda, Inleiding tot het Indische Denken, Antwerpen 1948.
↑ Oldenberg, Hermann, trans., Max Müller, ed. Sacred Books of the East Vol. XXIX, "The Grihya-sûtras, rules of Vedic domestic ceremonies" [archive], part 1, Oxford, The Clarendon press 1886
↑ Oldenberg, Hermann, trans. Müller, Max, trans. Sacred Books of the East Vol. XXX, "The Grihya-sûtras, rules of Vedic domestic ceremonies" [archive], part 2, Oxford, The Clarendon press 1892
↑ Jan Gonda, op. cit., pages 17 à 19.
↑ Wilhelm Caland, Altindisches Zauberritual, Amsterdam 1900.
↑ A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada, La Bhagavad-gîtâ telle qu'elle est.
↑ India History. Krishna Reddy. Éd. Tata McGraw-Hill, 2006, page 119. (ISBN 9780070635777)
↑ Jan Gonda, Védisme et hindouisme ancien, p. 65
↑ A. Daniélou : Mythes et dieux de l’Inde, p. 129
↑ A. Daniélou : Mythes et dieux de l’Inde, p. 134
↑ Définition de l'hindouisme par la Cour suprême de l'Inde
↑ The vedic religion in the trial of universalization: A sight on current Hinduism. Guébi Noel Adjo. Éd. L'Harmattan, 2011 page 33. (ISBN 9782296469938)
↑ La tradition du chant védique [archive]

Bibliographie
Traductions en français

Jean Varenne, Le Véda, , ed. Planète, 1967. Réédition 2003, Les Deux Océans, (ISBN 2-86681-010-4)
Alexandre Langlois, Rig-Véda ou Livre des hymnes, 646 pages, Maisonneuve et Cie, 1872, réédité par la Librairie d'Amérique et d'Orient Jean Maisonneuve, Paris 1984, (ISBN 2-7200-1029-4)

Monographies

Lokamanya Bâl Gangâdhar Tilak, Orion ou Recherches sur l'Antiquité des Védas (original écrit en 1893), 240 pages, Éditions Archè, Milan 1989, distributeur français : Les Belles Lettres.
Gerhard J. Bellinger, Knaurs Grosser Religions Führer, 1986, traduction française préfacée par Pierre Chaunu sous le titre Encyclopédie des religions, 804 pages, Librairie Générale Française, Paris 2000, Le Livre de Poche, (ISBN 2-253-13111-3)
(en) Kreith Crim, General Editor, The Perennial Dictionary of World Religions, originally published as Abingdon Dictionary of Living Religions, 830 pages, Harpers and Row, Publishers, San Francisco, 1981, (ISBN 978-0-06-061613-7)
Georges Dumézil, Les dieux souverains des Indo-Européens, 3e édition 1977, NRF Gallimard (ISBN 2-07-029586-9)
Jan Gonda, Die Religionen Indiens, Band 1: Veda und älterer Hinduismus, 1960, traduction française Védisme et hindouisme ancien. Traduit de l'allemand par L. Jospin, 432 pages, Payot, Paris 1962, ISBN (épuisé en français)
Charles Malamoud et Nguyen Thanh Thiên, « Le champ des arts martiaux, la scène du sacrifice.Propos croisés sur des formes de rituels dans le monde sino-japonais et dans l’Inde » [archive], 2013, particulièrement p. 22-28

Le Véda, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Ayurveda
Dâsas
Droit hindou
Grammaire du sanskrit : prononciation et orthographe du sanskrit.
Yoga

Lien externe

La tradition du chant védique [archive] sur le site officiel de l'UNESCO.
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Mer 22 Fév à 10:37

Qualité de ce qui est chaud ; température élevée ; sensation que donne un corps chaud : La douce chaleur d'un soleil d'automne. Qualité d'une couleur, d'un parfum, d'une voix, etc., à la fois soutenus et attirants.

Le terme chaleur peut désigner :

un transfert thermique en thermodynamique. Cette dernière notion est également reliée à :
l'énergie interne dont la chaleur est une des formes d'échange,
la chaleur latente, mise en jeu dans les changements d'état,
la capacité thermique, ou capacité calorifique,
l'équation de la chaleur.

d'une manière impropre par rapport à la notion de chaleur telle qu'elle est définie en physique :
une température élevée,
la sensation physiologique ressentie au contact d'une température élevée (voir Chaleur (sensation)),
la chaleur du corps et la température corporelle,
au pluriel ou dans l'expression en chaleur, l'œstrus, le moment du cycle où une femelle mammifère est fécondable,
l'expression bouffée de chaleur désigne le symptôme d'un dysfonctionnement du mécanisme de régulation de la température corporelle, notamment chez les femmes au moment de la ménopause.

Toponymie

La région Chaleur, dans la province du Nouveau-Brunswick, au Canada ;
Chaleur, un district de services locaux dans la province du Nouveau-Brunswick, au Canada ;
Baie des Chaleurs.

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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Jeu 2 Mar à 10:13

Inside Man...

J'ai donné parole de maintenir un fait... Il y a le candidat désigné par le vote des
adhérents et en cela, j'interpelle la Justice sur le fait que je maintiens le cap choisis
par les adhérents... Je savais qu'il s'agissait d'une erreur mais je fais preuve de
démocratie même si cela m'en coute... Ce n'est pas pour Monsieur Fillon mais
pour les adhérents, le principe de justice démocratique et l'affirmation d'une parole.
Je déplore la mauvaise foi sur les mots et les actes tout en y ajoutant le fait
que je vais balayer devant mon seuil que devant celui des autres...

En cela, je ne participerai pas à la manifestation Fillon mais je ne trouve pas choquant
sur le fait qu'il doit avoir étudier d'une manière juridique, le fait... Je n'abandonne
pas le profit de l'éthique pour celui de la conviction... je ne cherche pas à établir
une lumière qui est le fait de la Justice... Vous savez que je suis de ceux qui croit
en une république organisé sur tous les aspects de la complexité du peuple de Droit.

Si Fillon se détourne de sa parole et de ses convictions, en tant que membre fondateur
des républicains 201 001 364; je m'investis dans le fait de diriger mon navire dans
le fait de se maintenir devant une rancœur annoncée... Je ne comprends pas la décision
des adhérents et je pars du principe que je reste à bord: je peux faire acte sur le fait.
En cela, je prépare les premiers secours car les pertes seront certaines... Régionales...

Il y a pas de quoi crier ! Oui, vraiment; vivre dans la peur ou dans le rôle de l'inculpé !
Certes, je ne défie pas la Justice mais je compare cette situation que j'ai vécu en 1995
contre le Gouvernement Chirac et Juppé... Je ne comprends pas la décision des adhérents.
Pour Fillon, c'est plutôt rude mais vaut mieux être isolé et bien entouré que le contraire...
Des gens croient encore en lui et cela est une équation d'écoute de la Démocratie...
J’espère que les Procureurs ma pardonneront mais je rajoute que je ne partage pas le fait
qu'il soit une victime du système judiciaire...

Il peut prétendre à présent avoir réunis autour de lui, une équipe de baroudeurs prête à
exercer une expérience gouvernementale et présidentielle; Je réalise le fait et je réitère
mon soutien dans l'exercice de la Justice... Le voilà tel Octave devant Marc Antoine
dans la célèbre bataille de Actium... Il reproche à la justice de vouloir sa mort;
il devrai se réjouir de s'être débarrasser des piques assiettes... mais il devra accepter
un fait il n'est pas Octave devant Marc Antoine car je dirais plus que son destin
s'approche de plus en plus à celui de Brutus... Ceux, qui l'entoure, sont brave pour Certains...

L'image de l’infamie est celle que l'on attribut à son adversaire. Le salaire du privilège
peut être rendu à de la vanité et de la jalousie sur des fonctions plus hautaines... Cela et
cela, il ne veut l'admettre... Entouré par les siens, il cherche la fonction de l'oint pour
ensuite se sentir investi par une force électorale qui se transformera en une action miraculeuse
du Peuple si il est élu... Cela fait peur même pour les plus proches d'entre eux... Le doute
ne fait pas parti de leur recueil... La prière est une révélation sur le mauvais sort ambiant...
le sacrifice du soi et du service publique sans prendre en compte l'aspect social de la personne
humaine: Les frais médicaux, chirurgicaux et une saignée sur le Service Public alors que la
population augmente... Les vieux vivent trop longtemps, se permettent de dire tous les classes
sociales au sujet de la santé et des retraites... Hum; oui, la Justice surveille les homicides !

La Justice, elle, se remets dans le droit de sauvegarde du bien et de l’intérêt sur les aspects
que les sbires des présidentielles ont constitués des comités de riposte sur tous les événements
de la campagne... Prêt à donner des coups sans vouloir en recevoir: La Naïveté ou l'Orgueil de Foi.
en tout cas, je ne suis pas juge de la République Française... Je déplore des faits où nul n'est
à l'abri d'une mauvaise réflexion sur ces idées et sur sa conscience... Les candidats le savent,
les militants le savent mais ceux qui sont là pour entendre des faits... Ils entendent la vérité
sur un système élaboré par le concept des droits : L'attribution divine et électorale où même
la Justice est soumise aux vagues de l'apriori, du conflit d’intérêt et de Personne...
Chacun y va de son Jugement... Pourtant, il y a une procédure indéterminée... Et cela, Personne
ne veut l'admettre... La Justice est confondu avec le Secourisme et le Secourisme est confondu
avec la Justice... Y'becca et Les Pompiers Jacques Vion de Toulouse...
Pour La Justice
Non à l'Esclavage, à la Torture qu'elle soit physique ou morales et aux viols qu'ils soient physiques
ou morales, Non à la diffamation de la Justice pour un intérêt morale ou physique...
Oui à la Gréve, à La Justice, à l’Écoute, à la Santé, au bien être, aux manifestations publiques...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Lun 6 Mar à 9:55

Ce que femme veut. Souvenirs de la IIIᵉ République
Louise Weiss
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Ce-que-femme-veut

Aviateur pendant la Première Guerre mondiale

Les aspirations scientifiques de M.R.Štefánik se briseront avec la Première Guerre mondiale. Il demande à être incorporé dans l'Armée de l'air, débute sa formation de pilote en janvier 1915 à l'école d'aviation militaire de Chartres, réputée (future base aérienne 122 Chartres-Champhol).

Il participe très vite aux combats dans l'escadre aérienne MF-54 aux environs d'Arras.

Sa rapide montée en grade s'explique par sa capacité à adapter ses connaissances scientifiques aux besoins militaires. Il est chargé de la création du service météorologique de l'armée française. Il est blessé en 1915.

Biographie

Son père, le pasteur Pavol Štefánik, élève ses enfants dans la ferveur des idéaux patriotiques et slavophiles slovaques. Štefánik grandit dans un environnement purement slovaque où le sentiment national est profondément ancré.

Il fait ses études aux lycées de Presbourg (Lycée évangélique), de Sopron et de Sarvas. Puis il choisit d'étudier à Prague plutôt qu'à Budapest.

Il y commence, à 18 ans, et pour respecter le désir de son père, des études d'ingénieur du bâtiment. Mais il leur préfère vite les cours d'astronomie et de mathématiques de l'Université Charles. Son extraordinaire intelligence et sa personnalité attachante lui facilitent l'accès au monde de la science et de la culture tchèque. Membre et président de Detvan, l'association des étudiants slovaques de Prague, il coopère à plusieurs revues culturelles slovaques et tchèques et fait connaître au public tchèque la Slovaquie, les Slovaques, leur culture et leur vie politique. Il s'engage avec ferveur contre la politique de « magyarisation » qui régnait alors, mais aussi contre la passivité des hommes politiques slovaques de l'époque. Il est persuadé de la nécessité d'une coopération slovaco-tchèque pour libérer les deux nations du pouvoir étranger et accéder à l'indépendance. C'est à cette époque qu'il est influencé par l'universitaire Tomáš Masaryk qui définit alors les peuples tchèque et slovaque comme « deux particules d'une même nation ».
Un voyageur infatigable
Plaque commémorative au no 6 rue Leclerc à Paris où vécut Milan Rastislav Štefánik de 1907 à 1919.

Son doctorat en poche, Štefánik arrive à Paris en 1904 pour poursuivre ses études d'astronomie. Il devient l'assistant du professeur Jules Janssen à l'observatoire de Meudon. Sous son influence, Štefánik consacrera dix ans à l'astronomie. Il publie dès ses débuts douze traités scientifiques et organise, pendant sept années consécutives, des expéditions d'observation astronomique sur le sommet du Mont Blanc. Il voyage en Espagne puis au Turkestan et visite aussi l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, l'Italie, la Suisse, la Roumanie, la Russie, les États-Unis, le Brésil, l'Équateur, Tahiti (à l'occasion du passage de la comète de Halley en 1910), la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, l'Australie... Il s'établit, en 1909, au no 6 de la rue Leclerc dans le 14e arrondissement de Paris où il vivra jusqu'en 19191.

Après 1908, Štefánik voyage au service du gouvernement français pour lequel il accomplit d'importantes missions diplomatiques. En effet, un groupe de députés propose la mise en place d'une chaîne de stations radio-télégraphiques qui relierait toutes les colonies françaises. Štefánik s'avère être l'homme idoine pour la réalisation de ce projet. Ses dernières expéditions à Tahiti et en Équateur (1913), en tant que citoyen français, lui valent la Légion d'honneur, mais aggravent la maladie d'estomac dont il souffre déjà. Il subit sans succès une première opération puis une deuxième en 1915 qui n'apportera pas d'amélioration à son état. Il supportera alors des douleurs fréquentes qui ne le quitteront plus.

Milan Rastislav Štefánik, né le 21 juillet 1880 à Kosaras en Hongrie (aujourd'hui Košariská en Slovaquie), sous la montagne de Bradlo, au nord de Bratislava, alors Presbourg (hongrois : Pozsony) et mort le 4 mai 1919 à Ivanka pri Dunaji en Tchécoslovaquie, est un astronome, homme politique, général et diplomate slovaque. Il fut l'un des cofondateurs de la République tchécoslovaque.

Création de la Tchécoslovaquie

Dès 1915, il organise une escadrille formée de volontaires slovaques et tchèques. Par la suite, son escadre est affectée en Serbie, mais Štefánik, gravement malade, doit être transporté d'urgence à Rome2. Une nouvelle étape de sa vie s'amorce alors. Il consacrera dorénavant son activité à la création d'un État libre et indépendant pour les Tchèques et les Slovaques. Dès que son état de santé le lui permet, il repart pour Paris, où il rencontre Edvard Beneš et Tomáš Masaryk. C'est ici que naît le dicton : « Ce que Masaryk pense, Beneš le dit et Štefánik le fait ».

C'est lui qui persuade le gouvernement français de soutenir la cause de la Tchéco-Slovaquie. Il est de ceux qui fondent le Conseil national tchéco-slovaque (dont il deviendra plus tard le vice-président) et c'est lui qui se charge de l'organisation de l'armée tchéco-slovaque indépendante. Avec Beneš, il obtient des promesses du gouvernement français pour l'armement de ses unités. Štefánik recrute des soldats en Roumanie dans les camps de prisonniers. Il part aussi aux États-Unis où l'enrôlement est un succès (3 000 volontaires s'engagent et d'importantes sommes d'argent sont versées à la cause).

Štefánik a compris que la politique visant à la création de la future Tchécoslovaquie doit être soutenue par une force armée réelle. À son retour à Paris, il prend part à la rédaction du "Décret de constitution de l'armée tchécoslovaque en France", qui sera proclamé le 16 décembre 1917. Il continue à former des Légions tchécoslovaques en Italie (février 1918) et en Russie (mars 1918). Lorsqu'il arrive en Sibérie (juin 1918), il est général et, après les négociations d'octobre à Genève, il est nommé ministre de la Guerre du nouveau gouvernement tchécoslovaque3.

Dans sa nouvelle fonction, Štefánik propose de replier les légions à l'arrière du front et de les acheminer vers leur patrie nouvellement constituée. Dans ce cadre, il entreprend un voyage vers la Tchécoslovaquie indépendante. Malgré les avertissements de ses amis, il décide de prendre l'avion car il a reçu un appel télégraphique du ministre Srobar (de) qui l'appelle d'urgence à Bratislava à cause de l'avancée de l'Armée rouge hongroise. Le 4 mai 1919, son appareil (un Caproni 11495) s'écrase près de Bratislava, juste avant l'atterrissage. On ne dénombrera aucun survivant. Aujourd'hui encore les circonstances de l'accident n'ont pas été éclaircies. Officiellement, la cause en est une panne de moteur.

Il apparaît cependant que l'arrivée de Štefánik en Tchécoslovaquie ne se serait pas passée sans changements politiques notables. Il avait en effet plusieurs projets d'organisation destinés, avant tout, à la Slovaquie, et, dans plusieurs domaines, son intervention aurait, semble-t-il, pris en compte des aspirations du peuple slovaque.

Sur sa tombe, le Maréchal Foch déclara : « C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
Nom donné à des lieux, des établissements ou à des projets

Son nom a été donné à de nombreuses rues, places et écoles en Slovaquie, en république tchèque ou en France (Une Place du Général Stefanik existe à Paris dans le 16e arrondissement).

C'est également le nom donné à l'aéroport de Bratislava et au Plan d'actions intégrées (PAI) franco-slovaque dans la cadre du partenariat Hubert Curien, qui permet le développement de coopérations scientifiques entre les deux pays.

Il y a une rue de Prague 5, Stefanikova [archive], où se trouve l'administration de l'arrondissement Prague 5. Un observatoire à son honneur existe avec sa statue sur la colline de Petrin à Prague.

Le lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice accueille une section bilingue franco-slovaque4. On peut relever également des lycées de ce nom à Nové Mesto nad Váhom et à Šamorín.

L'école de l'aviation slovaque à Košice s'appelait Académie militaire général Štefánik (Vojenská letecká akadémia gen. Milana Rastislava Štefánika) avant d'être intégrée à l'université technique de Košice.

Paulhan (dans le département de l'Hérault) abrite sa statue en tenue d’aviateur, dans un square qui porte son nom. Ce bronze de B. Kafka est identique à celui de Prague5.

Une statue a été érigée en son honneur à Meudon. Elle a été dévoilée le 4 mai 1999 par le maire Hervé Marseille en présence notamment du chef du gouvernement slovaque Mikuláš Dzurinda et du ministre français de la Défense Alain Richard6.

En 1935, le cinéaste tchèque Jan Sviták réalisa un film sur cette personnalité slovaque sous le titre idoine de "Milan Rastislav Štefánik"7.

L'astéroïde (3571) Milanštefánik, découvert en 1982, a reçu son nom8.

Sur les autres projets Wikimedia :

Milan Rastislav Štefánik, sur Wikimedia Commons Milan Rastislav Štefánik, sur Wikidata

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur;
Croix de guerre 1914-1918 (1 citation à l'ordre de l'Armée);
Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare;
Croix du mérite de guerre (Italie).

Notes et références

↑ D'après la plaque commémorative apposée sur l'immeuble du no 6 rue Leclerc.
↑ Une photo - voir Wiki Commons - le représente en uniforme français avec Monseigneur Duchesne sur le perron de la Villa Medicis lors d'une visite à Albert Besnard
↑ Copie de la lettre [archive] de Stephen Pichon, ministre français des Affaires étrangères, l'autorisant à accepter le poste de ministre tchécoslovaque de la Guerre tout en restant citoyen français.
↑ Site du lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice [archive]
↑ Site de l'amicale paulhanaise autour de Štefánik [archive] dans le cadre du jumelage avec Košariská et Brezová pod Bradlom (Slovaquie).
↑ Galerie de photos du monument Štefánik de Meudon [archive].
↑ Le film "Milan Rastislav Štefánik" dans la base de données des films tchèques et slovaques [archive]
↑ JPL Small-Body Database Browser [archive] sur le site de la NASA

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citations de Antoine de Saint-Exupéry :

"Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Les échecs fortifient les forts."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité."
Antoine de Saint-Exupéry ; Cahiers de Saint-Exupéry (1900-1944)

"Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le cœur."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Le sourire est souvent l'essentiel, on est payé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Le regret de l'amour c'est l'amour, et nul ne souffre du désir de ce qui n'est pas conçu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'amour véritable ne se dépense point ; plus tu donnes, plus il te reste."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Je suis de mon enfance comme d'un pays."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"On est récompensé par un sourire, on est animé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"C'est tellement mystérieux, le pays des larmes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Les vaniteux n'entendent jamais que les louanges."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Vivre, c'est naître lentement : Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Nous sommes riches aussi de nos misères."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La grande promesse des temps à venir, redonner de la divinité à l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amitié, c'est la trêve et la grande circulation de l'esprit au-dessus des détails vulgaires."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"La vérité pour l'homme, c'est ce qui fait de lui un homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amour véritable commence là où tu n'attends plus rien en retour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)



"Les vaincus doivent se taire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"Nous vivons dans le ventre aveugle d'une administration."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La victoire organise, la victoire bâtit."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne biaise point avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"L'homme est faculté d'amour mais il l'est aussi de souffrance."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'enfance, ce grand territoire d'où chacun est sorti !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est connaître la honte en face d'une misère."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'hypocrisie n'est souvent qu'une pudeur qui ne sait même pas se définir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'imbécile, s'il dit des vers, on le croit poète."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Le pouvoir est peut-être la seule chose dans ce monde qui ne gagne pas à être aimée."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'amour, on ne le discute pas, il est."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La raison d'aimer, c'est l'amour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Le chagrin est lié aux frémissements de la vie. Et moi je n'ai plus de chagrin... le désert, c'est moi."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'homme, d'erreur en erreur, trouve le chemin qui conduit au feu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Respect de l'homme ! Respect de l'homme ! Là est la pierre de touche !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Quiconque a connu la vie, où tout en apparence, n'est que solitude et dénuement, pleure."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"L'essentiel est que demeure quelque part ce dont on a vécu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Je suis si las des polémiques, des exclusives, des fanatismes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Sache que l'hospitalité, la courtoisie et l'amitié sont rencontres de l'homme dans l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Ceux qui souffrent et partagent sont plus profondément humains que les égoïstes heureux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie, c'est le processus qui réalise les états les moins probables."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Ainsi est la vie, travailler plus ou travailler moins."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)
------------------------------------------

Chère Louise Weiss
Ce que femme veut, Gallimard, Paris, (1946)
Des soldats, des poètes, des anarchistes bref des hommes
qui comprennent que Non c'est Non...
Et que Oui, c'est pour le moment et que peut être, peut
devenir l'éternité d'un cœur passager...
La Liberté d'être femme devant ainsi....

« C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
le Maréchal Foch sur la tombe de Milan Rastislav Štefánik

Voilà des mots qui irait droit au cœur d'une femme, voilà, Ce que femme veut...

Y'becca et Le clans des mouettes...
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MessageSujet: Re: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca    Lun 13 Mar à 4:29

Lundi 13 Mars 2017....

Peuples de Sparte avec le Taygète et Athene noctua...

Voilà des mois que Toulouse a présenté sa candidature au Patrimoine Mondiale
de L'UNESCO tout comme d'autres villes et Lieux en France... Mon visage est de
me dire quel ou quelle président ou présidente sera la plus apte à présenter
ses différents domaines de la Culture française et international...

Il y a l'aspect Financier et Régalien auquel je suis attaché afin d'amener des
modifications intéressante sur le niveau de vie des localités... J'écoute donc
avec le plus grand intérêt les mesures proposer dans tous les domaines des
différents candidats et candidates... J'examine les caractères et les propos
de leurs plus proche collaboratrices et collaborateurs...

Certains de ces domaines qui se propose à l'héritage international de L’UNESCO
sont très diverses et divers: Féminin et Masculin; Citadine, Rural , Ville, Village
et Lieu Dit... J'ai vécu dans tous ces aspects de la France et pour les défendre;
je me sens plus proche du Procureur que du Juge... Je préfère être celui qui
constitue les dossiers que d'en être juge... Depuis le Bistrot 12 et l'atelier 66,
je déploie les ailes depuis Saint Cyprien pour la candidature Toulousaine en y
intégrant les autres candidatures françaises: Ne craignez rien, loin de moi
de vouloir créer une ligue de Délos tel Marine Le Pen, de devenir le nouveau
Périclès comme Emmanuel Macron ou de devenir le nouveau Socrate tel
Mélanchon, Hamon et Asselineau...

Juger bien vos candidats et surpris par la discorde entre Dupont-Aignan et
Fillon qui porte bien plus d’intérêt sur l'aspect de Richesse Économique et d'Emploi
sur le territoire que sur l'aspect de leur propre personne... Et Hollande incapable
d'écrire une mise au point sur l'aspect morale de la condition humaine et de travail
durant son quinquennat... Pourtant, Vous et Moi, allons choisir ! Certains en quittant
en la France, d'autres en allant voter ou en allant chercher du travail par leur propre
moyen sans attendre l’assistance de nouvelle loi auquel les fonctions de marché
tel que le privé et le public; le capitalisme, la mondialisation et le nationalisme n'ont que
faire lorsque leur candidate et candidat a été vaincu...

Par contre soutenir comme je fais tous les aspects économiques soumis à intérêt
National qui promulgue la vision française au niveau international: Dans tous les domaines
qu'il soit scientifiques, intellectuels ou Compagnons du Devoir tout le monde voit l’intérêt
que cela peut apporter à son foyer, son porte feuille et dans sa condition de vivre...
Tout en devenant un programme communautaire, la réalité de votre personnalité est au cœur du
débat: Pour réussir dans ce programme International et Spatial; le sens même de morale
est au cœur du Peuple... Vous dites alors qui va commander ? Qui va diriger ? Encore une
Nouvelle Utopie venu d'un anti système...?

Je vous répondrez que vous croyez en une Image auquel vous attribuez une parole...
Je ne fais pas de morale car j'irai votre un "je voterai une candidate ou un candidat". Je ne leur
fais pas de morale mais en mots: on se plaint et ils se plaignent, on est heureux et ils sont heureux
et puis le jour des élections, c'est les remises de médailles en chocolats... Tous nos projets
repartent de zéro quand on est vaincu... Et savez vous, Pourquoi ?

Parce que en France Résonne encore ces mots attribué par Brennus, lors de sa conquête de Rome:
"MALHEUR AUX VAINCUS" et EN CELA, JE COMPRENDS VOS PEURS ET HANTISES...
VOTRE APPARTENANCE AUX PRINCIPES ET AUX MORALES DE Y'BECCA, VOUS PERMETTRONS DE
MANIFESTER CONTRE LES SBIRES QUI DIRIGENT LES CAMPAGNES CAR FINALEMENT, CE N'EST
PAS CELUI QUI SE PRÉSENTE QUI EST LE PLUS DANGEREUX MAIS CEUX QUI CONDUISENT
LEURS PROJETS ET LEURS DISCOURS..."

L'ironie n'est pas le refuge de la démocratie mais la réalité ne peut nier l'ironie quand elle s’avère
être juste aux oreilles du temps et de la conscience... cela est valable pour vous, pour moi et l'UNESCO...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis,
Juge de La République de L'Olivier...
ou
TAY
La chouette effraie
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Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca
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