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 La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 8:28

Julian de Ajuriaguerra,

La dysgraphie est une difficulté à accomplir les gestes particuliers de l'écriture, contrairement à l'agraphie qui est une perte complète de la capacité à écrire. Ces troubles surviennent indépendamment des capacités à lire et ne sont pas liés à un trouble psychologique. La dysgraphie est un handicap de transcription, ce qui signifie que c'est un trouble graphique associé à des gestes graphiques handicapants, au codage orthographique (orthographe), et au mouvement des doigts lors de l'écriture. Ce trouble peut s'accompagner d'autres troubles comme le trouble de la parole, de déficit de l'attention, ou dyspraxie développementale. Dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), la dysgraphie est caractérisée par un trouble d'apprentissage dans la catégorie des expressions écrites. Le terme dysgraphie vient des mots grecs dys signifiant « handicap » et graphia, « écrire des lettres avec la main. »

Est dysgraphique « un enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience...

Classification

La dysgraphie est souvent, mais pas toujours, accompagnée d'autres troubles d'apprentissage comme la dyslexie ou le déficit de l'attention2,5 et ils peuvent créer un impact selon le type de dysgraphie dont souffre l'individu. Il existe trois sous-types connus de la dysgraphie. Il existe une information minime disponible sur les différents types de dysgraphie. Certains enfants pourraient avoir deux types, ou plus, de ces symptômes. Les trois sous-types incluent dysgraphie dyslexique, dysgraphie motrice et dysgraphie spatiale.

Conséquences

La dysgraphie est un trouble qui affecte l’écriture dans son tracé. Elle peut apparaître à l’école primaire ou plus tard à n’importe quel moment de la vie. Chez l’enfant ou l’adolescent elle est souvent à l’origine de l’échec scolaire. Chez l’adulte elle atteint la personnalité dans ce qu’elle a de plus intime, l’écriture, et peut entraîner de grandes difficultés tant dans la vie privée que dans la vie professionnelle. Par contre, la dysgraphie, au même titre que la dyslexie, est reconnue comme handicap par les autorités scolaires de certains pays et peut donner lieu à la possibilité d'aménagements raisonnables comme la possibilité d’utiliser le tiers-temps lors des examens.

Troubles associés

La dysgraphie est fréquemment associée à la dyslexie qui provoque une mauvaise analyse visuelle et, par conséquent, une mauvaise graphie, mais aussi à la dyspraxie et dans de plus rare cas a une dysorthographie rendant les deux troubles de l'apprentissage plus graves.
Diagnostic

Plusieurs échelles d'évaluation de la dysgraphie ont été mises au point. Reprenant les travaux d'Ajuriaguerra et al.8, l'échelle d’évaluation rapide de l’écriture chez l’enfant (BHK) ou chez l'adolescent (BHK Ado)10 sont couramment utilisées. Elles s'inscrivent dans une évaluation globale des compétences pouvant impacter l'écriture au niveau de la qualité et de la vitesse (tonus musculaire, difficulté d'analyse...).
Traitements

Le traitement de la dysgraphie consiste en une rééducation de l'écriture, qui sera à adapter à la fois en fonction du type de dysgraphie présentée par le patient, mais également au patient lui-même.

La graphomotricité traite la dysgraphie sous toutes ses formes. Il faut travailler sur la décontraction du geste, la posture, la tenue de l’instrument, la forme des lettres, la motricité fine. Le but n’est pas de changer l’écriture de la personne mais de la réconcilier avec l’écrit en lui faisant trouver ou retrouver le plaisir d’écrire.

La rééducation des troubles graphomoteurs (à l'exception du langage écrit) fait partie du champ de compétences du psychomotricien (selon son Décret d'acte no 88-659 du 6 mai 1988) qui détient un diplôme d'État, et de l'orthophoniste (Décret n°2002-721 du 2 mai 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'orthophoniste). Un enfant dysgraphique peut être pris en charge par un psychomotricien, un ergothérapeute (pour le travail du clavier) et un pédopsychiatre (pour superviser les prises en charge). L'orientation vers l'un ou l'autre de ces professionnels dépendra des objectifs de prise en charge.
Notes et références

↑ (en) Chivers, M. (1991). Definition of Dysgraphia (Handwriting Difficulty). Dyslexia A2Z. Retrieved from http://www.dyslexiaa2z.com/learning_difficulties/dysgraphia/dysgraphia_definition.html [archive]
↑ a, b, c et d (en) VW Berninger et BJ Wolf, Teaching students with dyslexia and dysgraphia: Lessons from teaching and science, Baltimore, Maryland, Paul H. Brooks Publishing Co., 2009, 1–240 p. (ISBN 978-1-55766-934-6)
↑ (en) Nicolson RI, Fawcett AJ, « Dyslexia, dysgraphia, procedural learning and the cerebellum », Cortex, vol. 47, no 1,‎ 2011, p. 117–27. (PMID 19818437, DOI 10.1016/j.cortex.2009.08.016)
↑ Ajuriaguerra, J. (de) et al. : 1964, p. 224.
↑ (en) Berninger VW, May MO, « Evidence-based diagnosis and treatment for specific learning disabilities involving impairments in written and/or oral language », J Learn Disabil, vol. 44, no 2,‎ 2011, p. 167–83. (PMID 21383108, DOI 10.1177/0022219410391189)
↑ Bulletin officiel no 1 du 4 janvier 2007 [archive] - Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
↑ (en) Kaplan BJ, Crawford SG, Wilson BN. & Dewey, D. (1997) « Comorbidity of developmental coordination disorder and different types of reading disability » Journal of the International Neuropsychological Society 3,54(6):723–731.
↑ Ajuriaguerra JD, Auzias M, Coumes I, Lavondes-Monod V, Perron R. & Stambak M. (1964). L’écriture de l’enfant : vol. 1. L’évolution de l’écriture et ses difficultés, Paris, Delachaux et Niestlé.
↑ Charles M, Soppelsa R. & Albaret J-M. (2003) BHK – Échelle d’évaluation rapide de l’écriture chez l’enfant, Paris, éditions et Applications Psychologiques.
↑ Soppelsa R. & Albaret J-M. (2013) BHK Ado, Paris, éditions du Centre de Psychologie Appliquée.

Voir aussi
Articles connexes

Troubles "dys-"
Agraphie
Apraxie
dyspraxie développementale
Syndrome de Gerstmann
Aide à la communication écrite

Liens externes

Spécificité dans l'écriture des dysgraphiques et pathologies associées [archive]
Guide pour une approche psychomotrice de l’écriture [archive]


v · m
Troubles mentaux et du comportement (CIM-10 : F00-F99)
(F00-F09) Troubles mentaux organiques, y compris les troubles symptomatiques
Démence

Démence vasculaire Chorée de Huntington Leucoaraiose Maladie d'Alzheimer Maladie de Creutzfeldt-Jakob Maladie de Parkinson Maladie de Pick

Autres

Amnésie Delirium Autres
Syndrome post-commotionnel Trouble cognitif léger Syndrome frontal

(F10-F19) Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives

Intoxication aiguë
État de possession État de transe Ivresse alcoolique aiguë Intoxication alcoolique Mauvais voyages Abus Syndrome de dépendance
Alcoolisme chronique Dipsomanie Toxicomanie Syndrome de sevrage Syndrome de sevrage avec delirium Trouble psychotique
Hallucinose alcoolique Syndrome amnésique
Syndrome de Wernicke-Korsakoff

(F20-F29) Schizophrénie, schizotype et délire

Schizophrénie
Schizophrénie paranoïde Schizophrénie hébéphrénique Schizophrénie catatonique Trouble schizophréniforme Trouble schizotypique Trouble délirant
Paranoïa Paraphrénie Psychose paranoïaque Quérulence Oneirophrénie Psychose réactive brève Trouble délirant induit Troubles schizo-affectifs Psychose hallucinatoire chronique Psychose non organique, sans précision

(F30-F39) Troubles de l'humeur

Manie
Hypomanie Trouble bipolaire
Trouble bipolaire non spécifié Dépression
Dépression psychotique Dépression atypique Dépression saisonnière Humeur dépressive Cyclothymie Dysthymie Dépression brève récurrente Trouble dysphorique prémenstruel

(F40-F48) Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes
Troubles anxieux

Phobie
Agoraphobie Phobie sociale (Anthropophobie) Phobie spécifique (Acrophobie, Claustrophobie, Phobie des animaux) Trouble panique
Attaque de panique Anxiété généralisée

Stress et adaptation

Réaction aiguë au stress Trouble de stress post-traumatique Trouble de l'adaptation
Hospitalisme Choc culturel

Trouble somatoforme

Somatisation Trouble hypocondriaque
Dysmorphophobie Hypocondrie Nosophobie Psychalgie

Troubles dissociatifs (de conversion)

Fugue dissociative Amnésie dissociative Autres
Syndrome de Ganser Trouble dissociatif de l'identité

Autres

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) Autres
Neurasthénie Syndrome de dépersonnalisation-déréalisation Psychasthénie Syndrome de Briquet

[masquer](F50-F59) Comportements associés à des perturbations physiologiques et à des facteurs physiques
Troubles des conduites alimentaires

Anorexie mentale
Anorexie mentale masculine Boulimie Hyperphagie psychogène Vomissement psychogène Perte d’appétit psychogène Pica de l'adulte Troubles alimentaires non spécifiques

Troubles du sommeil non organiques

Insomnie non organique Hypersomnie non organique Rythme veille-sommeil irrégulier Somnambulisme Terreur nocturne Cauchemar Parasomnie non organique

Dysfonctionnement sexuel

Absence ou perte du désir sexuel Impuissance sexuelle Anorgasmie Éjaculation précoce Vaginisme psychogène Dyspareunie psychogène Hypersexualité

Autres

Dépression périnatale Psychose post-partum

[masquer](F60-F69) Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte
Trouble de la personnalité

paranoïaque schizoïde dyssociale borderline histrionique anankastique évitante dépendante Autres
narcissique passive-agressive Mégalomanie Mythomanie

Identité et préférence sexuelle

Troubles de l'identité sexuelle
Trouble de la maturation sexuelle Trouble de l'excitation sexuelle Orientation sexuelle égodystonique Problème sexuel relationnel Troubles de la préférence sexuelle
Fétichisme Travestissement fétichiste Exhibitionnisme Voyeurisme Pédophilie Sado-masochisme

Autres

Trouble des habitudes et des impulsions
Jeu pathologique Kleptomanie Pyromanie Trichotillomanie Trouble explosif intermittent Pathomimie
Syndrome de Münchhausen

[masquer](F70-F99) Troubles mentaux diagnostiqués à l'enfance
(F70-F79)
Retard mental

Léger (QI de 50 à 69) Moyen (QI de 35 à 49) Grave (QI de 20 à 34) Profond (QI au-dessous de 20)

(F80-F89)
Troubles du développement

Trouble de la parole et du langage
Dyslalie Dysphasie Aphasie réceptive Aphasie (Syndrome de Landau et Kleffner) Zézaiement Trouble d'apprentissage scolaire
Trouble de la lecture (Dyslexie de développement) Dysgraphie Agraphie Acalculie Dyscalculie (Syndrome de Gerstmann) Dysorthographie Dyspraxie Troubles envahissants du développement
Autisme infantile Autisme atypique Syndrome de Rett Trouble désintégratif de l'enfance Article de qualité Syndrome d'Asperger Trouble non spécifié

(F90-F98)
Troubles émotionnels et du comportement

Troubles hyperkinétiques Troubles des conduites
Trouble oppositionnel avec provocation Troubles émotionnels
Angoisse de séparation Trouble anxieux phobique de l'enfance Anxiété sociale Hyperanxiété Trouble de l'identité Mutisme sélectif Trouble réactionnel de l'attachement de l'enfance Trouble de l'attachement Tics
Maladie de Gilles de la Tourette Énurésie Encoprésie Mérycisme de l'enfance Pica du nourrisson et de l'enfant Bégaiement Bredouillement (langage précipité) Onychophagie Masturbation excessive
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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 8:32

Le psychomotricien est un professionnel de santé paramédical. En France, il est reconnu en tant qu'auxiliaire médical et ses compétences sont fixées par un décret d'actes depuis 1974. L'exercice de la profession dépend de l'obtention du diplôme d'état de psychomotricien après un concours dans l'une des écoles françaises et 3 années de formation à la fois théoriques, cliniques et pratiques.

La psychomotricité à plusieurs champs d'action : l'éducation, la thérapie, et la rééducation. Elle s'adresse donc à un large public allant du bébé et ses parents, aux jeunes enfants, adolescents, adultes, jusqu'aux personnes âgées.

Le psychomotricien est le spécialiste des troubles psychomoteurs. Il agit par l'intermédiaire de « médiations corporelles » dans l'objectif de créer un temps d'expérimentation et un étayage dans le vécu corporel de la personne, afin de l'amener à mieux appréhender son corps, les autres, et l'environnement. Ces médiations peuvent être très variées : activités d'expres​sion(plastique ou corporelle, par exemple la peinture, le mime, la danse), jeu symbolique, relaxation (toucher thérapeutique, relaxation à induction verbale, relaxation active), activités de stimulations sensorielles, activités rythmiques, etc.

Le psychomotricien tient compte de la personne dans son ensemble psycho-corporel, sans jamais séparer ces deux aspects, dans l'idée qu'il existe un lien inextricable entre le corps et le psychisme au sens large : le professionnel tient compte des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle. Ce sont les troubles psychomoteurs. Le psychomotricien s'occupe donc des troubles du mouvement et du geste dans leur dimension neuro-motrice, affective, tonico-émotionnelle et cognitive.

L'objectif du psychomotricien est donc de pouvoir proposer une prise en charge globalisante au patient dans un souci de complexité.

En France

La profession de psychomotricien est réglementée et est placée sous la double tutelle du Ministère de la santé et du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Un champ de compétence a été fixé afin de définir la liste des actes professionnels que les psychomotriciens sont habilités à accomplir1.

Le psychomotricien exerce sa profession sur prescription médicale auprès d'enfants et d'adultes qui présentent des difficultés d'adaptation au monde à cause d'une intégration perceptivo-motrice perturbée. La cause du déficit peut être un trouble psychomoteur à proprement parler mais aussi un tableau plus large où la difficulté perceptivo-motrice n'est alors qu'une partie de l'inadaptation.

Cette définition donne à la profession un champ d'action, du point de vue des lieux d'intervention, très large. Le psychomotricien s'adresse donc à une population de différents âges au cours de la vie pour des actions de dépistage, de diagnostic, de prévention, d'accompagnement et surtout de rééducation.

Très au fait du développement de l'enfant et des troubles neuromoteurs, le psychomotricien tente d'apporter, par des mises en situation et des apprentissages spécifiques, une réduction du déficit ou une disparition même du trouble neuro-développemental visé. À défaut, il aide à la compensation et à l'intégration du sujet en prenant en compte ses déficits.

Si le cadre d'intervention est toujours le même : évaluation, diagnostic, construction d'un projet de soin, réévaluation du travail effectué, les méthodes de thérapie sont, elles, riches et multiples. Elles empruntent à la recherche fondamentale comme à la recherche appliquée toute avancée qui pourrait aider le patient.

La rééducation ou thérapie psychomotrice est un des moyens qui permettent de restaurer l'adaptation de l'individu au milieu par le biais d'expérimentations psycho-perceptivo-sensori-motrices. Elle s'adresse, pour l'essentiel, aux troubles psychomoteurs. Elle étudie à la fois les mécanismes perceptifs, c'est-à-dire comment et avec quelle efficacité le sujet extrait du milieu les informations pertinentes pour la réalisation de son projet moteur et, par ailleurs, le comportement moteur lui-même et ses caractéristiques.
Lieux d'exercice

Le psychomotricien travaille actuellement à 85 % en tant que salarié, cependant l'activité libérale est également possible et tend à se développer. Malheureusement, le non-remboursement des séances par la sécurité sociale est un frein à l'évolution de ce mode d'exercice. On note cependant que des remboursements partiels sont effectués par certaines mutuelles, la MDPH permet également le remboursement de séances sous conditions. L'exercice libéral est possible en cabinet, mais également à domicile, et pour des interventions en crèche, en école primaire, auprès des mairies, etc.

En tant que salarié, le psychomotricien peut travailler dans des structures spécialisées (ITEP, SESSAD, IME, CSMI, PMI, centre pour déficients auditifs et visuels, hôpitaux de jour, etc.), dans les structures hospitalières publiques ou privées (service de néonatologie, CAMPS, gériatrie, psychiatrie, réadaptation, addictologie, oncologie, soins palliatifs, etc.), dans les EHPAD (établissements pour personnes âgées dépendantes, unité Alzheimer, PASA, SSR, accueil de jour), au sein d'équipes spécialisées Alzheimer, etc. La liste n'est pas exhaustive et tend à s'étendre car on découvre jours après jours de nouvelles possibilités et de nouveaux champs d'actions pour cette discipline.
Pluridisciplinarité

Il est important de comprendre que le psychomotricien ne travaille jamais seul. Il exerce en complémentarité avec les autres professionnels paramédicaux, médicaux et sociaux. C'est cette pluridisciplinarité qui permet une prise en charge qui soit la plus globale et personnalisée possible. Le psychomotricien est souvent amené à travailler en équipe en tant que salarié.

Les troubles psychomoteurs

Ce sont des troubles neurodéveloppementaux qui affectent l'adaptation du sujet dans sa dimension perceptivomotrice. Leurs causes sont plurifactorielles et transactionnelles associant des facteurs génétiques, neurobiologiques et psychosociaux qui agissent à différents niveaux de complémentarité et d'expression.

Ils sont souvent situationnels et discrets, entravant en priorité les mécanismes d'adaptation, constituant une source de désagrément et de souffrance pour le porteur et le milieu social. Leur analyse clinique nécessite, outre une connaissance référentielle approfondie du développement normal, des investigations spécifiques dont l'examen psychomoteur. Les principaux troubles psychomoteurs sont :

le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité ;
le trouble de l'acquisition de la coordination (dyspraxie) ;
les troubles graphomoteurs, dysgraphies ;
les troubles de la communication non verbale ;
les troubles de repérage et de structuration spatio-temporels ;
les mouvements anormaux, exemple : les tics ;
les troubles de la dominance latérale ;
les troubles du tonus musculaire (tonico-émotionnels) ;
les troubles du schéma corporel et de l'image du corps ;
l'inhibition psychomotrice ;
les retards psychomoteurs.

La caractéristique des troubles psychomoteurs est qu'ils peuvent être à la fois syndrome principal ou symptômes associés à des affections plus complexes. Pour cela le psychomotricien est également habilité[réf. souhaitée] à intervenir dans le traitement des déficiences intellectuelles, des troubles de la personnalité, des troubles des régulations émotionnelles et relationnelles, de syndromes douloureux et des troubles de la représentation du corps d’origine psychique ou physique.

En France

En France, il existe un Diplôme d'État (DE) depuis 1974 (cf. décret no 74-112 du 15 février 1974).

Le DE est obligatoire pour exercer. La formation dure 3 ans (cours théoriques et stages). Il existe actuellement 13 instituts de formation en Psychomotricité (I.F.P.) en France, à Bordeaux, Lyon, Lille, Mulhouse, Toulouse, Limoges, Paris (2 écoles), Meulan-les-Mureaux, Marseille, Hyères, Rouen, l'Ile de la Réunion. Un numerus clausus limite l'entrée en 1re année.

La formation est accessible uniquement sur concours avec le bac. Le concours comprend une épreuve (écrite) de biologie de deux heures (niveau 1re et Terminale S) et une épreuve de français, avec parfois, en plus, un des tests psychotechniques. Deux instituts (Bordeaux, Mulhouse) intègrent les étudiants à l'issue d'une première année commune aux études de santé (PACES), commune avec les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire, maïeutique, et d'autre filières du domaine de la santé. Dans tous les cas, beaucoup de candidats passent le concours après une année de préparation.

Par arrêté de la ministre des affaires sociales et de la santé en date du 14 juin 2013, le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études préparatoires au diplôme d'État de psychomotricien pour l'année scolaire 2013-2014 est fixé à 849 et réparti dans les différentes régions comme suit : Alsace : 25 ; Aquitaine : 54 ; Haute-Normandie : 20 ; Ile-de-France : 390 ; Limousin : 15 ; Midi-Pyrénées : 50 ; Nord - Pas-de-Calais : 70 ; Provence-Alpes-Côte d'Azur : 140 ; Rhône-Alpes : 60 ; La Réunion : 25. Le nombre de places réservées aux sportifs de haut niveau dispensés du concours d'entrée en formation et défini à l'article 2 de l'arrêté du 26 août 2010 relatif aux dispenses d'épreuves accordées aux sportifs de haut niveau pour l'admission dans les instituts de formation en masso-kinésithérapie, en pédicurie-podologie, en ergothérapie et en psychomotricité est fixé à 10 par an pour l'admission dans les instituts de formation en psychomotricité.

Notes et références

↑ Décret no 88-659 du 6 mai 1988 relatif à l’accomplissement de certains actes en rééducation psychomotrice, en France [archive]
http://www.etudier.uqam.ca/cours?sigle=KIN3000 [archive]
http://www.ladoq.ca/programmesuniversitaires.php [archive]
http://www.forum.immigrer.com/topic/128083-emploi-dans-le-medicaux-social/#entry1264375032 [archive]
http://www.oeq.org/profession/formation-universitaire.fr.html [archive]
http://www.etudier.uqam.ca/programme?code=3050#Presentation [archive]

Psychomotricien
http://www.psychomotricite.com/
http://psychomot.org/
https://www.youtube.com/watch?v=FGL7TZrSGWU
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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 8:35

La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l'absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue. C'est une apraxie d'origine développementale.

La dyspraxie de développement est un handicap peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Les premiers travaux en France datent pourtant de 1964 (Stambak et al.). La dyspraxie de développement passe souvent inaperçue car elle n'est pas recherchée. Elle est parfois mise, à tort, sur le compte d'un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté. Il existe de nombreux types de dyspraxies qui sont alors des symptômes pouvant être présents dans différents troubles ou syndromes et relever de causes diverses.

Symptômes possibles


troubles du développement moteur : maladresse, difficulté à exécuter des mouvements volontaires et coordonnés (marche, bicyclette, nage, jeux d'adresse, manier ses couverts, s'habiller seul, se brosser les dents, nouer ses lacets, se laver seul, contrôler sa force)
dysgraphie : difficulté à écrire à la main et à automatiser l'écriture manuelle
troubles oculaires (oculomoteurs) : saccades et poursuite oculaire, fixation oculaire : difficultés à lire, à suivre sa ligne, à se repérer sur une page et à adopter une stratégie d'exploration de la page
troubles de la parole : apraxie bucco-linguo-faciale, difficultés d'élocution
troubles orthophoniques (pseudo-dyslexie entraînée par la dyspraxie), difficultés du langage écrit
troubles logico-mathématiques : difficulté à poser des opérations en colonnes, à appréhender les faits mathématiques, problèmes de séquences, difficulté à se positionner dans le temps
troubles de la mémoire: les dyspraxiques rencontrent très régulièrement des problèmes de mémorisation. Ils se signalent en effet par des difficultés notoires concernant la mémoire à court terme rendant l'apprentissage par cœur très difficile voire impossible.
parmi les conséquences possibles : un manque de soin, une apparence physique négligée et un manque de confiance en soi dû au ressenti de l'enfant dyspraxique de sa différence. Les enfants dyspraxiques peuvent avoir une tendance à se refermer sur eux-mêmes ce qui peut avoir des conséquences sur la vie sociale. La scolarisation peut être difficile pour l'enfant dyspraxique qui peut se sentir rejeté par les remarques ou le rejet de ses professeurs et de ses camarades. Les dyspraxiques peuvent également avoir un raisonnement n'allant pas dans le même sens que celui des autres et développer, à la suite de ces difficultés motrices, une forme d'ambidextrie.
L'organisation est un véritable souci pour les dyspraxiques. Parmi les conséquences pour les adultes de la maladie, des difficultés notoires concernant le rangement. Ces problèmes organisationnels peuvent être aperçus dans l'ensemble des tâches manuelles. Certaines capacités sont acquises par le dyspraxique au cours du temps, d'autres resteront inaccessibles ou floues.

Causes possibles

La plupart des causes sont inconnues, mais il a été remarqué que les personnes dyspraxiques sont souvent grands prématurés.
Anomalies du cerveau

Elles se retrouvent quelquefois chez les enfants prématurés.
Accidents à la naissance : anoxie, AVC…

La dyspraxie est souvent associée à la prématurité et à la précocité et elle est combinée avec un trouble du déficit de l'attention dans plus de la moitié des cas, ou avec d'autres troubles des apprentissages (dyscalculie, dysorthographie,dysgraphie). Attention, il ne faut pas confondre dyspraxie et apraxie. Dans le premier cas, les troubles sont présents avant la naissance.
Trouble développemental

Certaines zones du cerveau, impliquées dans l'apprentissage, sont non fonctionnelles. La dyspraxie est considérée comme développementale, c'est-à-dire sans cause identifiée.
Autisme

Un certain nombre de personnes présentant des troubles du spectre autistique sont dyspraxiques.
Diagnostic

La dyspraxie, ou trouble de l’acquisition de la coordination (TAC), est un diagnostic d'exclusion : l'évaluation d'un médecin, souvent un spécialiste en neuropédiatrie ou pédiatre, est nécessaire pour éliminer les causes neurologiques (déficience motrice cérébrale, atteinte lésionnelle, ataxie), génétiques (syndrome de Sotos, syndrome de Turner ou autres), sensorielles ou métaboliques. Ce diagnostic différentiel est complexe et bien souvent, des évaluations complémentaires en neuropsychologie et psychomotricité sont demandées afin d'aider à préciser le diagnostic. Les recommandations européennes pour le diagnostic du TAC soulignent l’aspect multidisciplinaire de la pose du diagnostic de cette condition et affirment l’importance de se référer à des outils standardisés qui limitent la subjectivité, tels que le Coordination Disorder Questionnaire’07 (DCDQ’07), récemment adapté en français d’Europe sous le nom de QTAC-FE-5-151.
Si les troubles du geste moteur s'expliquent davantage par un autre diagnostic médical (déficience intellectuelle, trisomie 21, trouble envahissant du développement par exemple), on parle alors de troubles praxiques associés plutôt que de dyspraxie.
Le suivi

Le suivi est de longue haleine, car il nécessite diverses prises en charge.

Généralement psychomotricien, ergothérapeute et logopède (orthophoniste) sont les rééducateurs de première instance. Il convient après, selon les résultats des bilans (orthophoniques, neuro-visuels réalisés par les orthoptistes), de compléter (sans surcharger) pour améliorer la situation.

Néanmois, il n'existe actuellement aucun moyen de guérir définitivemement la Dyspraxie.
Scolarisation

Pour la plupart des enfants dyspraxiques, la scolarisation représentera un défi important. Les difficultés de manipulation des outils scolaires (gomme à effacer, règle, ciseau et autres), à l'écriture (dysgraphie), en dessin et dans les activités motrices(éducation physique) interfèrent avec les apprentissages de l'enfant et sa réussite.

Pour pallier les incapacités de l'enfant, certaines tâches scolaires seront donc réaménagées de façon à compenser ou même contourner les obstacles à l'apprentissage. L'élaboration d'un plan individualisé de scolarisation sera une étape importante de ce processus, car il permettra d'identifier les limitations de l'enfant ainsi que la mise en place de solutions adaptées au profil d'incapacités du jeune.

Les élèves montrant des difficultés plus marquées peuvent bénéficier de l'aide d'une personne en classe - auxiliaire de vie scolaire (France) ou éducatrice spécialisée (Québec). Cette personne réalisera certaines tâches à la place de l'enfant comme la prise de notes, la préparation des photocopies ou encore adaptera le matériel d'études ou révisera certaines matières avec l'enfant. L'octroi de cette aide dépend du degré d'incapacités de l'enfant et doit généralement faire l'objet d'une demande aux instances scolaires et à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). En Belgique, une aide est possible, mais très difficile à obtenir car la dyspraxie n'est pas encore reconnue par l'Institut national d'assurance maladie invalidité (INAMI), par contre des aides en classe devraient bientôt être mises en place.

L'élève peut aussi avoir recours à la technologie pour faciliter son apprentissage notamment en ce qui a trait aux langues. En effet, l'utilisation de logiciels tels que WordQ aide l'élève à voir ses erreurs et ainsi les corriger.
En France

Une circulaire ministérielle définit l'intégration de l'enfant dyspraxique en classe ordinaire, et mentionne que « Les troubles spécifiques du langage oral et écrit (dysphasies, dyslexies) qui font l'objet de cette circulaire sont à situer dans l'ensemble plus vaste des troubles spécifiques des apprentissages qui comportent aussi les dyscalculies (troubles des fonctions logico-mathématiques), les dyspraxies (troubles de l'acquisition de la coordination) et les troubles attentionnels avec ou sans hyperactivité » et que « l'existence de troubles spécifiques du langage est compatible avec une scolarité dans une classe ordinaire »2.
Autres pays
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En Suisse, dans le canton de Genève, la dyspraxie est reconnue dans les écoles et les élèves disposent d'une feuille bleu sur la quelle est affichée les mesures permettant de pallier l'handicap de la dyspraxie. 3

Dyspraxiques Célèbres

Le scientifique Albert Einstein4
L'acteur Jean Dujardin4
L'élu lyonnais Romain Blachier 5
L'acteur Daniel Radcliffe6
Le photographe David Bailey[réf. nécessaire]

Notes et références

↑ (fr+de) Ray-Kaeser S., Thommen E. & Bertrand A., « Identification du trouble de l'acquisition de la coordination chez l'enfant : une contribution avec l'adaptation transculturelle en français du questionnaire Developmental Coordination Disorder Questionnaire'07 (DCDQ'07) », Ergothérapie, Journal de l'Association Suisse des Ergothérapeutes, no 10,‎ 2015, p. 11-15
↑ (fr) « Mise en œuvre d'un plan d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage oral ou écrit » [archive], sur www.education.gouv.fr,‎ 14 mai 2013 (consulté le 12 septembre 2013).
↑ Propre expérience.
↑ a et b Eli, « Les dys célèbres » [archive], sur Les meubles m'en veulent,‎ 7 juin 2013 (consulté le 21 juin 2016)
↑ (fr) « "Moi, Romain Blachier, élu, cadre, et dyspraxique" » [archive], sur www.education.gouv.fr,‎ 14 mai 2013 (consulté le 24 novembre 2013).
↑ (fr) radcliffeonline.com [archive]

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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 8:36

Troubles mentaux et du comportement (CIM-10 : F00-F99)
[masquer](F00-F09) Troubles mentaux organiques, y compris les troubles symptomatiques
Démence

Démence vasculaire Chorée de Huntington Leucoaraiose Maladie d'Alzheimer Maladie de Creutzfeldt-Jakob Maladie de Parkinson Maladie de Pick

Autres

Amnésie Delirium Autres
Syndrome post-commotionnel Trouble cognitif léger Syndrome frontal

[masquer](F10-F19) Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives

Intoxication aiguë
État de possession État de transe Ivresse alcoolique aiguë Intoxication alcoolique Mauvais voyages Abus Syndrome de dépendance
Alcoolisme chronique Dipsomanie Toxicomanie Syndrome de sevrage Syndrome de sevrage avec delirium Trouble psychotique
Hallucinose alcoolique Syndrome amnésique
Syndrome de Wernicke-Korsakoff

[masquer](F20-F29) Schizophrénie, schizotype et délire

Schizophrénie
Schizophrénie paranoïde Schizophrénie hébéphrénique Schizophrénie catatonique Trouble schizophréniforme Trouble schizotypique Trouble délirant
Paranoïa Paraphrénie Psychose paranoïaque Quérulence Oneirophrénie Psychose réactive brève Trouble délirant induit Troubles schizo-affectifs Psychose hallucinatoire chronique Psychose non organique, sans précision

[masquer](F30-F39) Troubles de l'humeur

Manie
Hypomanie Trouble bipolaire
Trouble bipolaire non spécifié Dépression
Dépression psychotique Dépression atypique Dépression saisonnière Humeur dépressive Cyclothymie Dysthymie Dépression brève récurrente Trouble dysphorique prémenstruel

[masquer](F40-F48) Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes
Troubles anxieux

Phobie
Agoraphobie Phobie sociale (Anthropophobie) Phobie spécifique (Acrophobie, Claustrophobie, Phobie des animaux) Trouble panique
Attaque de panique Anxiété généralisée

Stress et adaptation

Réaction aiguë au stress Trouble de stress post-traumatique Trouble de l'adaptation
Hospitalisme Choc culturel

Trouble somatoforme

Somatisation Trouble hypocondriaque
Dysmorphophobie Hypocondrie Nosophobie Psychalgie

Troubles dissociatifs (de conversion)

Fugue dissociative Amnésie dissociative Autres
Syndrome de Ganser Trouble dissociatif de l'identité

Autres

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) Autres
Neurasthénie Syndrome de dépersonnalisation-déréalisation Psychasthénie Syndrome de Briquet

[masquer](F50-F59) Comportements associés à des perturbations physiologiques et à des facteurs physiques
Troubles des conduites alimentaires

Anorexie mentale
Anorexie mentale masculine Boulimie Hyperphagie psychogène Vomissement psychogène Perte d’appétit psychogène Pica de l'adulte Troubles alimentaires non spécifiques

Troubles du sommeil non organiques

Insomnie non organique Hypersomnie non organique Rythme veille-sommeil irrégulier Somnambulisme Terreur nocturne Cauchemar Parasomnie non organique

Dysfonctionnement sexuel

Absence ou perte du désir sexuel Impuissance sexuelle Anorgasmie Éjaculation précoce Vaginisme psychogène Dyspareunie psychogène Hypersexualité

Autres

Dépression périnatale Psychose post-partum

(F60-F69) Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte
Trouble de la personnalité

paranoïaque schizoïde dyssociale borderline histrionique anankastique évitante dépendante Autres
narcissique passive-agressive Mégalomanie Mythomanie

Identité et préférence sexuelle

Troubles de l'identité sexuelle
Trouble de la maturation sexuelle Trouble de l'excitation sexuelle Orientation sexuelle égodystonique Problème sexuel relationnel Troubles de la préférence sexuelle
Fétichisme Travestissement fétichiste Exhibitionnisme Voyeurisme Pédophilie Sado-masochisme

Autres

Trouble des habitudes et des impulsions
Jeu pathologique Kleptomanie Pyromanie Trichotillomanie Trouble explosif intermittent Pathomimie
Syndrome de Münchhausen

(F70-F99) Troubles mentaux diagnostiqués à l'enfance
(F70-F79)
Retard mental

Léger (QI de 50 à 69) Moyen (QI de 35 à 49) Grave (QI de 20 à 34) Profond (QI au-dessous de 20)

(F80-F89)
Troubles du développement

Trouble de la parole et du langage
Dyslalie Dysphasie Aphasie réceptive Aphasie (Syndrome de Landau et Kleffner) Zézaiement Trouble d'apprentissage scolaire
Trouble de la lecture (Dyslexie de développement) Dysgraphie Agraphie Acalculie Dyscalculie (Syndrome de Gerstmann) Dysorthographie Dyspraxie Troubles envahissants du développement
Autisme infantile Autisme atypique Syndrome de Rett Trouble désintégratif de l'enfance Article de qualité Syndrome d'Asperger Trouble non spécifié

(F90-F98)
Troubles émotionnels et du comportement

Troubles hyperkinétiques Troubles des conduites
Trouble oppositionnel avec provocation Troubles émotionnels
Angoisse de séparation Trouble anxieux phobique de l'enfance Anxiété sociale Hyperanxiété Trouble de l'identité Mutisme sélectif Trouble réactionnel de l'attachement de l'enfance Trouble de l'attachement Tics
Maladie de Gilles de la Tourette Énurésie Encoprésie Mérycisme de l'enfance Pica du nourrisson et de l'enfant Bégaiement Bredouillement (langage précipité) Onychophagie Masturbation excessive

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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 8:40

Le syndrome de Kleine-Levin (KLS) est un trouble du sommeil faisant partie des hypersomnies récurrentes. Le KLS est une maladie extrêmement rare (prévalence de l'ordre d'un cas par million), caractérisée par un besoin excessif de sommeil (hypersomnie), pouvant atteindre 20 heures par jour, et évoluant par poussées. Ce trouble affecte principalement les adolescents et les jeunes adultes, les hommes plus que les femmes.

En dehors des poussées, les sujets atteints ne présentent pas d'anomalie cliniquement décelable. Une personne affectée peut passer des semaines ou des mois sans poussée, se sentir parfaitement bien et poursuivre ses activités habituelles.

Les symptômes du syndrome de Kleine-Levin (KLS) sont cycliques. Lorsqu'un épisode survient, les symptômes apparaissent rapidement, mais peuvent persister pendant des jours ou des semaines. Dans de nombreux cas, les épisodes s'espacent, s'atténuent et disparaissent avec l'âge (vers la trentaine). Des épisodes peuvent cependant, rarement, survenir plus tard dans la vie.

En poussées, lorsqu’ils sont éveillés, les sujets peuvent manifester de l'irritabilité, un manque total d'énergie (léthargie), une absence d'émotions (apathie) et un repli sur soi. Ils peuvent aussi être confus (désorientés), avoir des hallucinations, subir de la déréalisation, ainsi que des bouffées délirantes et présenter des signes d'hypersexualité. On retrouve également une atteinte des fonctions supérieures, avec des difficultés de concentration, de mémorisation (voire une amnésie) qui disparaissent à la fin de la poussée.

Le retentissement de cette maladie peut être important. D'une part, il y a souvent une errance diagnostique de plusieurs mois à plusieurs années, génératrice d'angoisse et retardant une prise en charge adaptée. D'autre part, les poussées sont essentiellement présentes de 15 à 25 ans, perturbant la fin de la scolarité et le début des études supérieures.

Historique

Edmé Pierre Chauvot de Beauchêne fait état avec précision en 1786 d'une « maladie nerveuse, avec complication d'un sommeil . En 1815, un jeune homme a rapporté l’occurrence d'un appétit excessif ainsi qu'un sommeil prolongé suite à une période fiévreuse. En 1862, le neuropsychiatre français Brierre de Boismont en effectue également une description. Puis, en 1925 une description détaillée fut établie par Willi Kleine, un neurologue de Francfort. De plus, en 1935, le psychiatre Max Levin a publié des informations concernant plusieurs cas, permettant de vérifier l'apparition d'un intense appétit en plus de la fatigue prolongée. MacDonald Critchley, neurologue britannique du XXe siècle a également recueilli plus d'une dizaine de cas et revu une quinzaine de publications en 1962. Dans son rapport, il inclut des patients examinés pendant la Deuxième Guerre Mondiale sur lesquels il a pu observer une irritabilité ainsi qu'une dépersonnalisation lorsque ces patients sont éveillés. Au départ, il était persuadé que cette condition ne touchait que les hommes, mais des études plus poussées ont prouvé son apparition chez les femmes.

Épidémiologie

La prévalence du syndrome de Kleine-Levin est considérée à environ 1 cas sur 1 million 9. Une revue de toute la littérature publiée entre 1962 et 2004 comptabilise 186 cas distincts9,10. Les personnes touchées ne sont pas géographiquement localisées. On note tout de même de nombreux cas en Israël. C'est pourquoi une prédisposition héréditaire est envisagée chez les Juifs9.

Parmi les cas répertoriés, les hommes semblent être environ deux fois plus touchés que les femmes. Il a été mis en avant que les personnes ayant un membre proche de leur famille ayant été touché par cette maladie ont un risque légèrement plus important de la développer.

Une étude a montré que 10 % des patients touchés auraient été sujets à des problèmes psychologiques avant l'apparition du syndrome de Kleine-Levin. Le premier épisode est souvent noté en automne ou en hiver, avec un pic en décembre. 95 % des sujets atteints et leurs proches rapportent certains événements prédécesseurs : épisode infectieux (72 %), consommation d'alcool (23 %), privation de sommeil (22 %), stress inhabituel (20 %), dépenses physiques (19 %), voyage (10 %), traumatisme crânien (9 %) et aussi consommation de cannabis (6 %)10. Quelques familles rapportent des cas de naissance prématurée, de travail prolongé, de souffrance fœtale ou encore de naissance après terme9.
Physiopathologie

Plusieurs études mettent en évidence différents mécanismes physiologiques probables de la maladie. Tout d'abord, l'épilepsie partielle complexe, une condition qui peut produire des épisodes de comportement anormal récurrente, peut être exclue. La mauvaise réponse à un traitement anti-épileptique justifie également cette hypothèse. Une lésion cérébrale locale est également peu probable, compte tenu du polymorphisme de la symptomatologie. Enfin, l'EEG, le SPECT d'écoulement du cerveau, ou les données neuropathologiques des études ont montré que les lobes frontal, temporal et parfois occipital et pariétal peuvent être impliqués, ainsi que le thalamus ( Huang et al. , 2005 [archive] ).

La découverte d'une prédisposition juive possible, le regroupement familial occasionnel et l'association avec des facteurs infectieux déclenchant suggèrent que la maladie est due à des facteurs environnementaux agissant sur un fond génétique vulnérable. Cette image générale et la symptomatologie fluctuant en KLS sont compatibles avec le récent rapport d'une association de HLA (Human leukocyte antigen) dans le syndrome et la possibilité d'une médiation auto-immune de la maladie.11
Diagnostic
Investigations

Les tests médicaux de patients atteints du KLS se penchent spécifiquement sur l’élimination de l’épilepsie (EEG), et des lésions focales du cerveau (imagerie cérébrale) ainsi que quelques analyses supplémentaires vérifiant quelques causes potentielles comme la méningite ou encore l’encéphalite.
Analyse du liquide cérébro-spinal (LCS)

L'analyse du LCS se fait lorsqu'on suspecte une cause infectieuse liée à une hypersomnie récurrente. Dans quelques cas, elle est effectuée pour vérifier si des changements biologiques ont lieu au niveau du liquide céphalo-rachidien. Chez un patient, des augmentations des taux de sérotonine ont été remarquées. Des diminutions des niveaux de l'hypocretine-1 (neurotransmetteur polypeptidique stimulant l’appétit et l'éveil) qui sont normalement observées chez les patients narcoleptiques semblent rester dans la norme pour cinq patients KLS mais faiblement diminués chez deux patients durant un épisode. 12
Électroencéphalogramme

Trois patients sur quatre présentent un EEG anormal durant les crises, mais de manière non spécifique ce qui ne permet pas d'écarter l'épilepsie. Des études polysomnographiques en début de syndrome ont montré une importante réduction du sommeil profond, avec un retour progressif à la normale durant la seconde moitié de la maladie. Au contraire, le sommeil paradoxal n'est pas perturbé en début de maladie et se dégrade avec le temps. 13
Tests hormonaux

Les changements de concentrations des hormones pituitaires sont rarement décelés chez les patients atteints de KLS. Les aspects morphologiques de la thyroïde, glande pituitaire ainsi que les niveaux de glucose dans le sang sont analysés pour exclure les causes endocrinologiques possibles de l'hypersomnie récurrente.
Diagnostic positif
Aspects cliniques

Sur le plan clinique, il se manifeste par9 :

hypersomnie : symptôme principal, le patient se dit fatigué, dort en quasi-permanence, jusqu'à 16, 18 voire 20 heures par jour, parfois même 23 ;

symptômes associés quasi-systématiquement9 :

déréalisation ;
apathie ;
syndrome confusionnel.

Symptômes présents dans près de la moitié des cas9 :

hyperphagie compulsive et prédominant sur les aliments sucrés ;
hypersexualité, résultante probable d'une désinhibition, pouvant faire évoquer un syndrome frontal.

Sont également constatés9 :

troubles du comportement avec irritabilité, agressivité, bizarreries ;
hallucinations hypnagogiques ;
troubles thymiques (changements rapides de l'humeur) ;
céphalées pouvant être accompagnées de photophobie et d'une hypersensibilité au bruit.

Les manifestations cliniques évoluent sur le mode épisodique, de quelques jours à quelques semaines, se répétant à une fréquence de l'ordre de plusieurs mois à années. Généralement, elles disparaissent avant la trentaine.

Lorsque le syndrome survient après la trentaine, il est souvent secondaire (tumeur cérébrale, traumatisme crânien, etc.). Aux symptômes cités se rajoutent alors des maux de tête et des absences de type épileptiques sans toutefois être décelables neurologiquement. L'hypersexualité se caractérise aussi par une érection plus forte et plus longue.
Aspects paracliniques

Les examens complémentaires classiques (radiologiques, biologiques) sont normaux9. L'EEG montre un ralentissement de fond, et parfois des bouffées amples théta, pointues voire des pointes pouvant faire évoquer à tort une épilepsie. Les enregistrements polysomnographiques au cours de l’accès témoignent une durée de sommeil élevée et une architecture du sommeil préservée avec parfois une réduction de la latence du sommeil paradoxal mais pas jusqu'au « SOREM » (sigle anglais : Sleep Onset Rapid Eyes Movement). De manière récente la réalisation de scintigraphies de perfusion cérébrale a permis de mettre en évidence des hypoperfusions cérébrales localisées en et hors crises ; ces hypoperfusions sont essentiellement fronto-temporales9,14.
Diagnostic différentiel

Les symptômes orientent initialement vers une tumeur ou des troubles psychiatriques (trouble bipolaire, dépression grave). Les examens paracliniques permettent rapidement d'écarter les pathologies néoplasiques. L'évolution, les entretiens et les enregistrements polysomnographiques permettent de repérer les troubles psychiatriques9.

Le diagnostic différentiel se pose avec les autres hypersomnies récurrentes :
Hypersomnie périodique menstruelle

Hypersomnie très rare, survenant également par accès. Les épisodes hypersomniaques sont rythmés par les menstruations. On ne retrouve pas les manifestations psychiatriques du syndrome de Kleine-Levin. Un traitement préventif œstroprogestatif normodosé peut être proposé.
Hypersomnies récurrentes secondaires

La cause de ces accès récurrents d'hypersomnie est clairement identifiée, on peut citer :

les tumeurs cérébrales[réf. souhaitée] : tumeurs du 3e ventricule, pinéalomes et les tumeurs de la paroi postérieure de l’hypothalamus ;
les traumatismes crâniens15,16 dans le cadre du syndrome subjectif des traumatismes crâniens
les pathologies infectieuses[réf. souhaitée] : encéphalites, trypanosomiase (la maladie du sommeil avec la mouche tsé-tsé…) ;
les accidents vasculaires cérébraux (tronc basilaire)17 ;
les pathologies psychiatriques, au premier plan desquelles le trouble bipolaire (anciennement appelé psychose maniaco-dépressive)18 ;
les hypersomnies récurrentes secondaires à des causes neurologiques et psychiatriques.

Causes

L'origine du syndrome de Kleine-Levin (KLS) n'est pas connue. Historiquement le KLS était considéré comme une forme atypique du trouble bipolaire3. L'existence de cas familiaux et une prévalence plus importante parmi les juifs ashkénazes (cohorte israélienne) sont en faveur d'une prédisposition héréditaire révélée par des facteurs déclenchants. Des épisodes infectieux, notamment ORL, précéderaient le premier accès19. Différentes hypothèses ont été avancées. Ainsi, une hypothèse suggère que les symptômes sont liés à un mauvais fonctionnement de l'hypothalamus9,10, une région du cerveau qui contribue à la régulation de fonctions telles que le sommeil, l'appétit et la température du corps ; une autre hypothèse propose qu'il s'agit d'une maladie auto-immune20,21,22, c’est-à-dire, une maladie due, au moins en partie, à une action anormale du système immunitaire.
Traitement

Des facteurs favorisant le déclenchement des poussées sont parfois retrouvés, en particulier les épisodes infectieux et la consommation d'alcool10. Il est donc fortement conseillé de réduire ces facteurs favorisants. Lors des accès, on peut proposer un traitement éveillant comme le modafinil ou les dérivés amphétaminiques comme le méthylphénidate, le plus souvent sans grand résultat23,24. En prévention des accès, on peut proposer un traitement régulateur de l'humeur comme le lithium25 ou l'acide valproïque, mais pas la carbamazépine[réf. souhaitée]. Sur certains patients, le lithium a eu des effets positifs comme une dégradation moins importante du comportement normal et une réduction de la durée des crises.9
Traitements des symptômes durant un épisode Taux de réponse (%)
Stimulants
Amphétamines 40-71
Méthylphénidate 20
Pemoline-piracetam-méclofenoxate 25
Traitements pour empêcher les rechutes
Traitements sans drogues 16
Photothérapie 0
Antidépressants 9
Stabilisateurs d'humeur
Lithium 41
Carbamazépine 21
Valproate,Phénobarbital, et Phénytoine 20
Traitements variés
Antiviraux 0
Mélatonine 0
Benzodiazépines 0
Levodopa+bensérazide 0
Eléctrochocs 0
Neuroleptiques 0

11
Notes et références

↑ Chauvot de Beauchêne 1786.
↑ Brierre de Boismont 1862, p. 371.
↑ a et b (en) Perminder S. Sachdev « Is Kleine‐Levin syndrome a variant of bipolar disorder? An hypothesis » Acta Neuropsychiatrica. 2008;20(4):177–81. DOI:10.1111/j.1601-5215.2008.00291.x
↑ (de) Kleine W. « Periodische schlafsucht » Monats Psychiatr Neurol. 1925;57:285–320.
↑ (en) Levin M. « Periodic somnolence and morbid hunger: A new syndrome » Brain. 1936;59:494–504.
↑ a et b (en) Article « Syndrome de Kleine-Levin » [archive] sur le site « Who Named It? »
↑ (en) Critchley M, Hoffman HL, « The Syndrome of Periodic Somnolence and Morbid Hunger (Kleine-Levin Syndrome) », Br Med J, vol. 1, no 4230,‎ 1942, p. 137-9. (PMID 20784073, PMCID PMC2159883, lire en ligne [archive] [PDF]) modifier
↑ (en) M Critchley, « Periodic hypersomnia and megaphagia in adolescent males », Brain, no 85,‎ 1962, p. 627-56. (PMID 14023898, lire en ligne [archive] [PDF]) modifier
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Santosh Ramdurg, « Kleine-Levin syndrome: Etiology, diagnosis, and treatment », Ann Indian Acad Neurol, vol. 13, no 4,‎ 2010, p. 241-6. (PMID 21264130, PMCID PMC3021925, DOI 10.4103/0972-2327.74185, lire en ligne [archive] [html]) modifier
↑ a, b, c et d (en) Arnulf I, Zeitzer JM, File J, Farber N, Mignot E, « Kleine-Levin syndrome: a systematic review of 186 cases in the literature », Brain, vol. 128(Pt 12),‎ 2005, p. 2763-76. (PMID 16230322, DOI 10.1093/brain/awh620, lire en ligne [archive] [html]) modifier
↑ a et b (en) I. Arnulf, J. M. Zeitzer, J. File et N. Farber, « Kleine–Levin syndrome: a systematic review of 186 cases in the literature », Brain, vol. 128, no 12,‎ 1er décembre 2005, p. 2763–2776 (ISSN 0006-8950 et 1460-2156, PMID 16230322, DOI 10.1093/brain/awh620, lire en ligne [archive])
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↑ Yu-Shu Huang, Yu-Hsuan Lin et Christian Guilleminault, « Polysomnography in Kleine-Levin syndrome », Neurology, vol. 70, no 10,‎ 4 mars 2008, p. 795–801 (ISSN 1526-632X, PMID 18316691, DOI 10.1212/01.wnl.0000304133.00875.2b, lire en ligne [archive])
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MessageSujet: Inara Serra, l'autonomie féminine et Y'becca   Lun 16 Jan à 10:10

Sélectionne les client"e"s qu'elle accepte de recevoir...

Inara, une bouddhiste, était une étoile montante dans la Maison des Compagnons quand elle a soudain et inexplicablement tout laissé derrière elle pour voyager dans la bordure extérieure. Elle a laissé entendre qu'elle « voulait voir l'univers », bien qu'il soit fortement sous-entendu qu'elle avait d'autres raisons. Huit mois avant les événements du pilote Les Nouveaux Passagers, elle loue une des navettes du Serenity, ce qui lui fournit à la fois un moyen de transport planétaire et un lieu de travail. Bien qu'elle ait au début déplu à Malcolm Reynolds en affirmant avoir soutenu l'unification durant la guerre1, ils ont depuis tous les deux développé une attirance l'un pour l'autre, à laquelle ils résistent, officiellement pour des raisons professionnelles, et qui s'exprime sous forme de moqueries et parfois de querelles blessantes. Mal insulte constamment son choix de carrière mais se montre offensé quand d'autres le font, et il frappe notamment un client d'Inara dans l'épisode Le Duel, disant à celle-ci « Je ne respecte peut-être pas ton travail, mais il ne te respecte pas toi. »

One the best-known masterpieces of Victor Hugo, this enigmatic poem takes us for a walk through Normandy’s countryside. The destination of the journey is a mystery: one first imagines a lover’s date... but the poem will unravel a meaning much deeper to the poet’s heart. My thorough explanation of the poem will tell you about this drama, one of many in Victor Hugo's life, and show you how Victor Hugo builds up the tension of the poem - in a extremely visual, almost cinematic way.

2- Translation of the French Poem

Tomorrow, at dawn, in the hour when the countryside becomes white,
I will leave. You see, I know that you are waiting for me.
I will go by the forest, I will go by the mountain.
I cannot stay far from you any longer.

I will walk the eyes fixed on my thoughts,
Without seeing anything outside, nor hearing any noise,
Alone, unknown, the back curved, the hands crossed,
Sad, and the day for me will be like the night.

I will not look at the gold of the evening which falls,
Nor the faraway sails descending towards Harfleur.
And when I arrive, I will put on your tomb
A green bouquet of holly and flowering heather.

“Demain dès l’aube” de Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 10:14

Une intrigue secondaire concernant Inara était en arrière-plan de la série sans avoir pu être développée avant son annulation. Joss Whedon, dans le commentaire audio DVD de l'épisode pilote, explique que la seringue qu'Inara sort de sa boîte lors de la rencontre avec le vaisseau des Ravageurs n'est pas pour le suicide. Plus tard, dans l'épisode La Panne, lorsque Simon dit qu'il ne veut pas mourir sur le vaisseau, Inara répond qu'elle ne veut pas mourir tout court. Dans Mission secours, Nandi remarque qu'Inara ne vieillit pas. Le secret a été révélé dans une présentation à la DragonCon de 2008 où Morena Baccarin confirme qu'Inara était atteinte d'une maladie mortelle, ce qui est confirmé dans l'émission spéciale 10 ans de la série intitulée Firefly: Browncoats Unite diffusée sur la chaîne Science en novembre 2012. Dans la même émission, le scénariste Tim Minear explique que la seringue mystérieuse contenait une drogue qui causerait la mort de ses violeurs au cas où cette éventualité se produirait. Il a également affirmé que si la série n'avait pas été annulée, un épisode aurait montré Inara enlevée par de nombreux ravageurs, qui auraient tous été retrouvés morts par Mal, à cause des effets de cette drogue

Née à la fin du XXVe siècle sur Sihnon, Inara est une Compagne, c'est-à-dire une prostituée de haute distinction ayant une licence officielle d'une Guilde approuvée par l'Alliance, dont les prestations sont coûteuses et codifiées et qui sélectionne les clients qu'elle accepte de recevoir. Dans la société de l'Alliance, les Compagnons font partie de l'élite sociale, et tiennent souvent compagnie aux riches et aux puissants. Il y a un important cérémonial et une ritualisation entourant leurs services, qui s'étendent au-delà des relations sexuelles pour entretenir le bien-être psychologique et émotionnel de leurs clients.

À la fin de la série télévisée Firefly, la plupart de ce que les spectateurs savent à propos des Compagnes vient d'Inara elle-même et de quelques conversations avec et à propos d'autres Compagnes ou de femmes ayant subi la formation de cette guilde. Ces sources suggèrent que l'entraînement des Compagnes inclut la grâce physique et sociale, une pratique artistique et la psychologie. Les Compagnes choisissent elles-mêmes leurs clients et ceux qui se révèlent indélicats sont bannis des services de la guilde. Inara a plusieurs clients réguliers à travers les mondes de l'Alliance et prend aussi bien des clients masculins et féminins, bien que la plupart de ses clients sont des hommes.

Osiris Ou La Fuite En Égypte - Poem by Jacques Prevert

C'est la guerre c'est l'été
Déjà l'été encore la guerre
Et la ville isolée désolée
Sourit sourit encore
Sourit sourit quand même
De son doux regard d'été
Sourit doucement à ceux qui s'aiment
C'est la guerre c'est l'été
Un homme avec une femme
Marchent dans un musée désert
Ce musée c'est le Louvre
Cette ville c'est Paris
Et la fraicheur du monde
Est là tout endormie
Un gardien se réveille en entendant les pas
Appuie sur un bouton et retombe dans son rêve
Cependant qu'apparaît dans sa niche de pierre
La merveille de l'Égypte debout dans sa lumière
La statue d'Osiris vivante dans le bois mort
Vivante à faire mourir une nouvelle fois de plus
Toutes les idoles mortes des églises de Paris
Et les amants s'embrassent
Osiris les marie
Et puis rentre dans l'ombre
De sa vivante nuit.

Jacques Prevert
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MessageSujet: Re: La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca   Lun 16 Jan à 10:17

Annabel Lee - Poem by Edgar Allan Poe
http://www.poemhunter.com/poem/annabel-lee/

It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of ANNABEL LEE;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.

I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea;
But we loved with a love that was more than love-
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.

And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsman came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.

The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me-
Yes! - that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.

But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we-
Of many far wiser than we-
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.

For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling- my darling- my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea,
In her tomb by the sounding sea.
Edgar Allan Poe

---------------------------------------------------

Bridal Ballad - Poem by Edgar Allan Poe
http://www.poemhunter.com/poem/bridal-ballad/#content

It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of ANNABEL LEE;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.

I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea;
But we loved with a love that was more than love-
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.

And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsman came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.

The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me-
Yes! - that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.

But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we-
Of many far wiser than we-
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.

For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling- my darling- my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea,
In her tomb by the sounding sea.
Edgar Allan Poe
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La dysgraphie, l'agraphie, Mag'2 et Y'becca
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