Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:18

Franklin Delano Roosevelt (ˈɹoʊzəvɛlt, pas ˈɹu:zəvɛlt), né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, dans l’État de New York, et mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, dans l’État de Géorgie, est un homme d'État américain, trente-deuxième président des États-Unis. Figure centrale du XXe siècle, il fut le seul président américain à être élu à quatre reprises. Il ne fit qu'entamer son quatrième mandat, emporté par la maladie quelques mois après le début de celui-ci.

Confronté à la Grande Dépression, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il réforma le système bancaire américain, et fonda la Sécurité sociale. Il créa de nombreuses agences gouvernementales telles que la Works Progress Administration, la National Recovery Administration ou l’Agricultural Adjustment Administration. Il réussit à élaborer un nouveau mode de présidence, plus interventionniste et plus actif grâce à son équipe de conseillers, appelée Brain Trust1.

Roosevelt fut l’un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale et rompit avec l’isolationnisme traditionnel de son pays. Avant l’entrée en guerre des États-Unis, il lança le programme Lend-Lease afin de fournir les pays alliés en matériel de guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor, il assuma pleinement ses fonctions de commandant en chef de l’armée américaine et prépara largement la victoire des Alliés. Il tint un rôle de premier plan dans la transformation du monde à la sortie du conflit, et inspira notamment la fondation de l'ONU. Critiqué par les uns, admiré par les autres, il a laissé une très forte empreinte dans l'histoire de son pays et celle du monde.

Franklin Roosevelt épousa Eleanor le 17 mars 1905 à New York, malgré l’opposition de sa mère. Lors de la cérémonie, Theodore Roosevelt remplaçait le père défunt de la mariée, Elliott Roosevelt. Le jeune couple s’installa ensuite sur le domaine familial de Springwood à Hyde Park. Alors que Franklin était un homme charismatique et sociable, sa femme était à cette époque timide et se tenait à l’écart des mondanités pour élever ses enfants :

Anna Eleanor (1906 – 1975)
James (1907 – 1991)
Franklin Delano Jr. (3 mars 1909 – 7 novembre 1909)
Elliott (1910 – 1990)
Franklin Delano, Jr. (1914 – 1988)
John Aspinwall (1916 – 1981)

Franklin Roosevelt eut plusieurs aventures amoureuses pendant son mariage : il entretint dès 1914 une liaison avec la secrétaire de son épouse, Lucy Page Mercer Rutherfurd. En septembre 1918, Eleanor trouva la correspondance écrite des amants dans les affaires de son mari. Elle menaça ce dernier de demander le divorce. Sous la pression de sa mère et de sa femme, Roosevelt s’engagea à ne plus voir Lucy Mercer et le couple sauva les apparences. Eleanor s’établit dans une maison séparée à Valkill, tout en continuant à voir son épouxa 6.

Les enfants du couple ont eu quant à eux des existences tumultueuses : 19 mariages, 15 divorces et 22 enfants pour l’ensemble des cinq enfants. Les quatre fils ont participé à la Seconde Guerre mondiale comme officiers et ont été décorés pour leur bravoure au combat. Après le conflit, ils ont mené des carrières dans les affaires et la politique. Franklin Delano Roosevelt Jr. a représenté l’Upper West Side au Congrès pendant trois mandats et James Roosevelt pour le 26e district de Californie pendant six mandats.

« Traversée du désert » et maladie (1921-1928)
L'une des rares photographies de Roosevelt en fauteuil roulant, dans sa propriété de Hyde Park.

En août 1921, pendant ses vacances à l'île Campobello, Roosevelt contracta une maladie que l’on pensait être à l’époque la poliomyélite. Il en résulta une paralysie de ses membres inférieurs : il avait alors 39 ans. Il ne se résigna jamais à accepter la maladie, fit preuve de courage et d’optimismea 11,17. Il essaya de nombreux traitements : en 1926, il acheta une propriété à Warm Springs en Géorgie, où il fonda un centre d’hydrothérapie pour les patients atteints de la poliomyélite, le Roosevelt Warm Springs Institute for Rehabilitation, qui est toujours en activité. Le jour de sa première investiture présidentielle, il reçut personnellement des enfants paralytiquesa 12. Pendant sa présidence, il participa à la création de la National Foundation for Infantile Paralysis. Roosevelt cacha la dégradation de son état de santé pour pouvoir être réélu. En public, il marchait avec des attelles orthopédiques ou une canne ; en privé, il se déplaçait en fauteuil roulanta 13. Lors de ses apparitions publiques, il était soutenu par l’un de ses fils ou par un auxiliaire. Une étude de 2003 a démontré que Roosevelt n’était pas atteint par la poliomyélite mais par le syndrome de Guillain-Barré18.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:21

L'élection présidentielle de 1932
Le premier New Deal (1933-1934)
À partir de 1934, la politique de Franklin Roosevelt s’orienta à gauche avec la création de l’État-providence (Welfare State)45.

Roosevelt remplaça le catholique Alfred E. Smith à la tête du Parti démocrate de New York dès 1928. La popularité de Roosevelt dans l’État le plus peuplé de l’Union fit de lui un candidat potentiel à l'élection présidentielle de 1932. Ses adversaires à l'investiture, Albert Ritchie, le gouverneur du Maryland et W. H. Murray, celui de l'Oklahoma, étaient des personnalités locales et moins crédibles. John Nance Garner, candidat de l’aile conservatrice du Parti, renonça à la nomination en échange du poste de vice-président, charge qu’il assuma jusqu’en 1941. Roosevelt resta confronté à l'hostilité affichée du président du parti, John Raskob, mais reçut le soutien financier de William Randolph Hearst, de Joseph P. Kennedy, de William G. McAdoo et d’Henry Morgenthau.

L’élection présidentielle se déroula dans le contexte de la Grande Dépression et des nouvelles alliances politiques qui en découlaient. En 1932, Roosevelt avait récupéré physiquement de sa maladie, si ce n'est l'usage de ses jambes, et il n'hésita pas à se lancer dans une épuisante campagne électorale. Dans ses nombreux discours électoraux, Roosevelt s’attaqua aux échecs du président sortant Herbert Hoover et dénonça son incapacité à sortir le pays de la crise22. Il s’adressa en particulier aux pauvres, aux travailleurs, aux minorités ethniques, aux citadins et aux Blancs du Sud en élaborant un programme qualifié de New Deal (« nouvelle donne ») : il avait prononcé cette expression lors de la Convention démocrate de Chicago le 2 juillet 193223,a 16,24. Il développa surtout les questions économiquesa 17 et proposa une réduction de la bureaucratie et une abolition partielle de la Prohibition. Le programme de Roosevelt n'obéissait à aucune idéologie, bien qu'il fût d'inspiration social-démocrate et keynésienne, et n'était pas précis quant aux moyens qui devraient être mis en œuvre pour aider les Américains les plus pauvres25,26,27,28.
Résultats électoraux de 1932.
Le couple présidentiel, le jour de l'investiture de Roosevelt.

La campagne de Roosevelt fut un succès pour plusieurs raisons. Tout d'abord le candidat fit preuve de pédagogie et sut convaincre les Américains par ses talents d’orateura 18. Il parcourut près de 50 000 kilomètres à travers tout le pays pour convaincre ses électeurs29. De plus, Roosevelt avait mûri politiquement sous l'influence de personnalités comme Louis Howe, l'un de ses associés, ou Josephus Daniels, son ministre de tutelle à la Marine. Il ne faut pas négliger non plus le rôle des conseillers du gouverneur qu'il fut, tels Raymond Moley, Rexford Tugwell, Adolf Berle, tous les trois chercheurs et universitaires, généralement de Columbia, pressentis par Samuel Rosenman le rédacteur des discours de Roosevelt. Ces hommes, avec Bernard Baruch, un financier ancien chef du War Industries Board durant la Première Guerre mondiale, ou encore Harry Hopkins, son confident, qui constituèrent ensuite le célèbre « Brain Trust » du président. Mais le succès de Roosevelt fut surtout dû à l'extrême impopularité du président Hoover et de sa politique de « laisser-faire » ayant largement aggravé la crise de 1929.

Le 8 novembre 1932, Roosevelt recueillit 57 % des voixa 19,17 et le Collège électoral lui était favorable dans 42 États sur 48a 20. Le Congrès était acquis au Parti démocrate30. Les États de l’Ouest, du Sud et les zones rurales le plébiscitèrent. Les historiens et les politologues considèrent que les élections de 1932-1936 ont fondé une nouvelle coalition autour des démocrates et le 5e système de partis31.

Le 15 février 1933, Roosevelt échappa à un attentat alors qu’il prononçait un discours impromptu depuis l'arrière de sa voiture décapotable à Bayfront Park à Miami en Floride32. L’auteur des coups de feu était Joseph Zangaraa 21, anarchiste d’origine italienne dont les motivations étaient d’ordre personnel. Il fut condamné à 80 ans de réclusion, puis à la peine de mort, car le maire de Chicago Anton Cermak mourut des blessures reçues pendant l’attentat.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:22

Bilan du New Deal
Franklin Roosevelt utilisait souvent la radio pour expliquer sa politique aux Américains. La question juive
Dès avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Roosevelt avait dénoncé l’oppression et les lois de Nuremberga 68. Pourtant, il considérait également qu'il ne pouvait intervenir directement dans les affaires internes de l'Allemagnea 69. Il ne fit pas pression sur le Congrès pour augmenter l'accueil des réfugiés juifs. Pendant la guerre, le président américain n'a pas cherché à aider les Juifs d'Europe, considérant que le principal objectif devait être l'écrasement du régime nazia 70. Malgré la pression des Juifs américains, de sa femme et de l'opinion publique américaine, le président ne dévia pas de cette direction. Il ne fut pas mis au courant des projets de bombardements d’Auschwitz ou des voies ferréesa 71.

L'efficacité du New Deal en matière économique reste discutée aujourd'hui, puisque cette politique visait au premier chef à lutter contre la crise et que celle-ci perdura jusqu’à ce que l’Amérique mobilise son économie pour la Seconde Guerre mondialea 40. Son succès fut en revanche indéniable au niveau social. La politique menée par le président Franklin Roosevelt a changé le pays par des réformes et non par la révolutiona 41.

Sur le plan économique, la situation était meilleure qu'en 1933 qui avait constitué le moment le plus difficile de la crise : la production industrielle avait retrouvé son niveau de 1929a 41. En prenant comme base 100 la situation de 1929, le PNB en prix constants était de 103 en 1939, 96 pour le PNB/haba 41. Cependant, le chômage était toujours massif : 17 % de la population active américaine se trouvait au chômage en 1939 et touchait 9,5 millions de personnesa 41. Ils recevaient une allocation chômage, ce qui représentait un progrès par rapport à l'avant New Deal. La population active avait augmenté de 3,7 millions de personnes entre 1933 et 1939a 41.

Le New Deal inaugurait en outre une période d'interventionnisme étatique dans de nombreux secteurs de l'économie américaine : bien qu'il n'y avait pas eu de nationalisations comme dans la France du Front populaire, les agences fédérales avaient développé leurs activités, employé davantage de fonctionnaires issus de l'universitéa 42. Ainsi, les mesures du New Deal ont posé les bases de la future superpuissance américainea 43. Sur le plan politique, le pouvoir exécutif et le cabinet présidentiel avaient renforcé leur influence, sans pour autant faire basculer le pays dans la dictature. Roosevelt avait su instaurer un lien direct avec le peuple, par les nombreuses conférences de presse qu'il avait tenues, mais aussi par l'utilisation de la radio (« causeries au coin du feu » hebdomadaires59) et ses nombreux déplacementsa 44. Le New Deal a permis une démocratisation de la culture et la réconciliation des artistes avec la société. L'esprit du New Deal a imprégné le pays : le cinéma et la littérature s'intéressaient davantage aux pauvres et aux problèmes sociauxa 45. La Works Projects Administration (1935) mit en route de nombreux projets dans le domaine des arts et de la littérature, en particulier les cinq programmes du fameux Federal One. La WPA permit la réalisation de 1 566 peintures nouvelles, 17 744 sculptures, 108 099 peintures à l’huile et de développer l'enseignement artistique60. À la fin du New Deal, le bilan était mitigé : si les artistes américains avaient été soutenus par des fonds publics et avaient acquis une reconnaissance nationale61, cette politique culturelle fut interrompue par la Seconde Guerre mondiale et la mort de Roosevelt en 1945.
Politique étrangère (1933-1941)
Entre isolationnisme et interventionnisme
Article détaillé : Lois des années 1930 sur la neutralité.
Le président Roosevelt accueille le président des Philippines Manuel Quezon, à Washington DC.

Entre l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et l'entrée en guerre des États-Unis, Roosevelt dut prendre position sur les différentes questions internationales en tenant compte du Congrès et de l'opinion américaine. Il fut partagé entre l'interventionnisme défini par le président Wilson et l'isolationnisme qui consistait à tenir son pays en dehors des affaires européennes. La politique étrangère de Roosevelt fit l'objet de nombreuses controversesa 46.

Franklin Delano Roosevelt connaissait bien l'Europe, l'Amérique latine et la Chinea 47. Au début de sa carrière politique, il fut d'abord partisan de l'interventionnisme et soucieux de l'influence américaine à l'étranger : dans les années 1920, il était favorable aux idées wilsonniennes. En 1933, il choisit comme secrétaire d'État Cordell Hull, qui s'oppose au protectionnisme économique et au repli des États-Unisa 48. Le 16 novembre 1933, le gouvernement américain reconnut officiellement l’Union soviétique et établit des relations diplomatiques avec ce pays.

Cependant, Roosevelt changea rapidement de position sous la pression du Congrès, du pacifisme ou du nationalisme de l'opinion publiquea 49, et fit entrer les États-Unis dans une phase d'isolationnisme, tout en condamnant moralement les agressions des dictatures fascistes.
Politique de bon voisinage
Article détaillé : Politique de bon voisinage.

Le président inaugura la « politique de bon voisinage » (Good Neighboring policy) avec l'Amérique latine et s'éloigna de la doctrine Monroe qui prévalait depuis 1823. En décembre 1933, il signa la convention de Montevideo sur les Droits et Devoirs des États, et renonça au droit d'ingérence unilatérale dans les affaires sud-américaines62. En 1934, il fit abroger l'amendement Platt qui permettait à Washington d'intervenir dans les affaires intérieures de la République de Cubaa 50. Les États-Unis abandonnaient le protectorat sur Cuba issu de la Guerre contre l’Espagne. La même année, les Marines quittèrent Haïti et le Congrès vota la transition vers l’indépendance des Philippines qui ne fut effective que le 4 juillet 1946. En 1936, le droit d'intervention au Panama fut aboli, mettant fin au protectorat américain sur ce pays.
La neutralité américaine

Face aux risques de guerre en Europe, Roosevelt eut une attitude qui a pu paraître ambiguë : il s'évertua officiellement à maintenir les États-Unis dans la neutralité, tout en faisant des discours qui laissaient entendre que le Président souhaitait aider les démocraties et les pays attaqués.

Le 31 août 1935, il signa la loi sur la neutralité (Neutrality Act) des États-Unis au moment de la seconde guerre italo-éthiopienne : elle interdisait les livraisons d'armes aux belligérants. Elle fut appliquée à la guerre entre l’Italie et l’Éthiopie, puis à la guerre civile en Espagne. Roosevelt désapprouvait cette décision car il estimait qu'elle pénalisait les pays agressés et qu'elle limitait le droit du Président américain d'aider les États amis. La loi de neutralité fut reconduite avec davantage de restrictions le 29 février 1936 (interdiction des prêts aux belligérants) et le 1er mai 1937 (clause Cash and Carry — « payé et emporté » — qui autorisait les clients à venir chercher eux-mêmes les marchandises aux États-Unis et à les payer comptanta 51). En janvier 1935, Roosevelt proposa que les États-Unis participassent au Tribunal permanent de justice internationale ; le Sénat, pourtant majoritairement démocrate, refusa d'y engager le paysa 52.

Face à l'isolationnisme du Congrès et à sa propre volonté d'intervenir qui brouillaient la politique étrangère américaine, Roosevelt déclara : « Les États-Unis sont neutres, mais personne n'oblige les citoyens à être neutres. » En effet, des milliers de volontaires américains ont participé à la guerre d'Espagne (1936-1939) contre les franquistes dans la brigade Abraham Lincolna 53 ; d'autres se sont battus en Chine dans l'American Volunteer Group qui formaient les « Les Tigres volants » de Claire Chennault et plus tard les volontaires de la Eagle Squadron au sein de la RAF dans la bataille d'Angleterre. Lorsque la guerre sino-japonaise (1937-1945) se déclencha en 1937, l’opinion publique favorable à la Chine permit à Roosevelt d’aider ce pays de plusieurs façons63.
Préparation à la guerre

Le 5 octobre 1937 à Chicago, Roosevelt prononça un discours en faveur de la mise en quarantaine de tous les pays agresseurs qui seraient traités comme une menace pour la santé publique. En décembre 1937, au moment du massacre de Nankin en Chine, les avions japonais coulèrent la canonnière américaine Panay sur le Yang-tseu-Kiang64. Washington obtint des excuses mais la tension monta rapidement entre les États-Unis et l'Empire du Soleil Levant. En mai 1938, le Congrès vota des crédits pour le réarmement65. Le président américain fit publiquement part de son indignation face aux persécutions antisémites en Allemagne (Nuit de Cristal, 1938)a 54. Il rappela son ambassadeur à Berlin sans fermer la représentation diplomatique65. À partir de 1938, l'opinion américaine se rendit progressivement compte que la guerre était inévitable et que les États-Unis devraient y participer. Roosevelt prépara dès lors le pays à la guerre, sans entrer directement dans le conflit. Ainsi, il lança en secret la construction de sous-marins à long rayon d’action qui auraient pu bloquer l’expansionnisme du Japon.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclencha en septembre 1939, Roosevelt rejeta la proposition de neutralité du pays et chercha des moyens pour aider les pays alliés d’Europe. Il fit du 11 octobre 1939 le Pulaski Day en soutien des Polonaisa 55. Le 4 novembre 1939, Roosevelt obtint l'abrogation de l'embargo automatique sur les armes et les munitionsa 56. Il commença aussi une correspondance secrète avec Winston Churchill pour déterminer le soutien américain au Royaume-Unia 57.
Harry Hopkins.

Roosevelt se tourna vers Harry Hopkins qui devint son conseiller en chef en temps de guerre. Ils trouvèrent des solutions innovantes pour aider le Royaume-Uni comme l’envoi de moyens financiers à la fin de 1940. Le Congrès se ravisa petit à petit en faveur d’une aide aux pays attaqués et c’est ainsi qu’il alloua une aide en armements de 50 milliards de dollars à différents pays dont la République de Chine et la Russie entre 1941 et 1945. Contrairement à la Première Guerre mondiale, ces aides ne devaient pas être remboursées après la guerre. Toute sa vie, un des souhaits de Roosevelt était de voir la fin du colonialisme européen. Il se forgea d’excellentes relations avec Churchill qui devint Premier ministre du Royaume-Uni en mai 1940.

Au mois de mai 1940, l’Allemagne nazie envahit le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, et la France en laissant seul le Royaume-Uni face au danger d’une invasion allemande. Très vite, on se mit d’accord pour agrandir l’enveloppe des dépenses pour l’aide aux pays attaqués en sachant que le pays risquait d’entrer en guerre contre l'Allemagne à cause de cette aide. Roosevelt mit au pouvoir deux chefs républicains Henry L. Stimson et Frank Knox comme secrétaire de guerre et secrétaire de la Navy. La chute de Paris choqua l’opinion américaine et le sentiment d'isolationnisme tomba66. Tout le monde se mit d’accord pour renforcer l’armée américaine mais certaines réticences à l’entrée en guerre eurent la dent dure encore un moment. Roosevelt demanda au Congrès de faire la première conscription de troupes en temps de paix du pays en septembre 194066,a 58. Il recommença en 1941. Roosevelt usa de son charisme pour que le public fût favorable à une intervention militaire du pays. Le pays devait devenir l’arsenal de la démocratie. Au mois d’août 1940, Roosevelt viola ouvertement l’acte de neutralité avec l’accord Destroyers for Bases Agreement qui devait donner 50 bateaux destroyers des États-Unis au Royaume-Uni en échange de terres appartenant à ce pays dans les Caraïbes. Cet acte fut précurseur des aides massives qui suivirent en mars 1941 envers le Royaume-Uni, la Chine et la Russie.
Rencontre entre Roosevelt et Churchill sur l'USS Augusta, à Argentia.

Le 29 décembre 1940, Roosevelt évoqua dans un discours radiodiffusé la conversion de l'économie américaine pour l'effort de guerre : le pays devait devenir « l'arsenal de la démocratie » (The Arsenal of Democracy). Le 6 janvier 1941, il prononça son discours sur les Quatre libertés présentées comme fondamentales dans son discours sur l'état de l'Union : la liberté d'expression, de religion, de vivre à l'abri du besoin et de la peur. Le lendemain, le président créa le Bureau de la gestion de la production (Office of Production Management) ; d'autres organismes furent fondés par la suite pour coordonner les politiques : Bureau de l’administration des prix et des approvisionnements civils (Office of Price Administration and Civilian Supply), Bureau des priorités d’approvisionnement et des allocations (Supplies Priorities and Allocation Board) dès 1941 ; Service de la mobilisation de guerre (Office of War Mobilization) en mai 1943. Le gouvernement fédéral renforça ainsi ses prérogatives ce qui suscita des réactions parmi les Républicains, mais aussi dans le propre camp de Roosevelt : ainsi, en août 1941, le sénateur démocrate Harry Truman rendit un rapport sur les gaspillages de l'État fédérala 59.

Le programme Lend-Lease (programme prêt-bail en français) devait fournir les Alliés en matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit. La loi Lend-Lease fut signée le 11 mars 1941 et autorisa le Président des États-Unis à « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement « dont le Président estime la défense vitale à la défense des États-Unis. »

Le 7 juillet 1941, Washington envoya quelque 7 000 marines en Islande pour empêcher une invasion allemande. Les convois de matériel à destination de l’Angleterre furent escortés par les forces américainesa 60.

En août 1941, Roosevelt rencontra le Premier Ministre britannique Winston Churchill lors de la conférence de l'Atlantique, tenue à bord d'un navire de guerre au large de Terre-Neuve. Les deux hommes signèrent la Charte de l'Atlantique le 14 août 1941, qui reprenait et complétait le Discours des quatre libertés de Roosevelt, « entreprend de jeter les fondements d'une nouvelle politique internationale. »

Le 11 septembre 1941, Roosevelt ordonna à son aviation d’attaquer les navires de l’Axe surpris dans les eaux territoriales américaines. Cinq jours plus tard, le service militaire obligatoire en temps de paix était instauré. Le 27 octobre 1941, après le torpillage de deux navires de guerre américains par des sous-marins allemands, Roosevelt déclara que les États-Unis avaient été attaqués. À la différence de la Première Guerre mondiale, les États-Unis avaient eu le temps de se préparer au conflita 58. Il ne restait qu'à attendre l'étincelle qui déclencherait l'entrée en guerre : elle vint du Japon et non de l'Allemagne nazie comme le pensait Roosevelt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:29

Uranus est-elle colonisable ?

Cette question est peut-être saugrenue.
Pourtant, considérons les paramètres actuels :
Voir par exemple :
http://spacehole.free.fr/normal/webs...ristiques.html
Son diamètre est très important 51000 km mais sa densité est très faible 1,24. Du coup, sa gravité à la surface serait inférieure à celle de la Terre !
En réalité, il s'agit de la gravité au niveau des nuages. Le problème, c'est qu'on ne sait pas vraiment où commence le "sol".
La température est très faible au niveau des nuages, mais elle augmente régulièrement quand on s'approche du centre jusqu'à dépasser plusieurs milliers de degrés.
Le problème d'Uranus, c'est que c'est une sorte d'océan gazeux qui se tranforme progressivement en liquide quand on descend plus bas.
Pourrait-on trouver un moyen de se maintenir sur cet océan instable, là où la température est relativement clémente, tout en résistant aux formidables pressions de l'atmosphère ? D'ailleurs, avis aux experts, est-ce que quelqu'un sait combien il y a de bars sur Uranus, à l'altitude où la température est de 20° ?

-------------------------------------

Jupiter est une planète géante gazeuse. Il s'agit de la plus grosse planète du Système solaire, plus volumineuse et massive que toutes les autres planètes réunies, et la cinquième planète par sa distance au Soleil (après Mercure, Vénus, la Terre et Mars).

Jupiter est ainsi officiellement désignée1, en français comme en anglais2, d'après le dieu romain Jupiter3, assimilé au dieu grec Zeus.

Le symbole astronomique de la planète était « ♃ » qui serait une représentation stylisée du foudre de Jupiter ou bien serait dérivé d'un hiéroglyphe4 ou, comme cela ressortirait de certains papyrus d'Oxyrhynque5, de la lettre grecque zêta, initiale du grec ancien Ζεύς (Zeús). L'Union astronomique internationale recommande de substituer au symbole astronomique « ♃ » l'abréviation « J », correspondant à la lettre capitale J de l'alphabet latin, initiale de l'anglais Jupiter6.

Visible à l'œil nu dans le ciel nocturne, Jupiter est habituellement le quatrième objet le plus brillant de la voûte céleste, après le Soleil, la Lune et Vénus7. Parfois, Mars apparaît plus lumineuse que Jupiter et de temps en temps Jupiter apparaît plus lumineuse que Vénus8. Jupiter était au périhélie le 17 mars 20119 et sera à l'aphélie le 17 février 201710.

Comme sur les autres planètes gazeuses, des vents violents, de près de 600 km/h, parcourent les couches supérieures de la planète. La Grande Tache rouge, un anticyclone qui fait trois fois la taille de la Terre, est une zone de surpression qui est observée au moins depuis le XVIIe siècle.

Regroupant Jupiter et les objets se trouvant dans sa sphère d'influence, le système jovien est une composante majeure du Système solaire externe. Il comprend notamment les nombreuses lunes de Jupiter dont les quatre lunes galiléennes — Io, Europe, Ganymède et Callisto — qui, observés pour la première fois en 1610 par Galilée au moyen d'une lunette astronomique de son invention, sont les premiers objets découverts par l'astronomie télescopique. Il comprend aussi les anneaux de Jupiter, un système d'anneaux planétaires observés pour la première fois, en 1979, par la sonde spatiale américaine Voyager 1.

L'influence de Jupiter s'étend, au-delà du système jovien, à de nombreux objets dont les astéroïdes troyens de Jupiter.

La masse jovienne est une unité de masse utilisée pour exprimer la masse d'objets substellaires tels que les naines brunes.

------------------------------------------------------

New Horizons (« Nouveaux Horizons » en français) est une mission de l'agence spatiale américaine (NASA) dont l'objectif principal est d'étudier la planète naine Pluton et ses satellites grâce à une sonde spatiale qui les a survolés mi-juillet 2015. Il est prévu qu'elle soit ensuite dirigée vers un autre corps de la ceinture de Kuiper, zone dont le système plutonien fait partie. New Horizons est la première mission spatiale qui explore cette région du Système solaire. Du fait de leur éloignement, on dispose de très peu d'informations sur les corps célestes qui s'y trouvent car ceux-ci sont à peine visibles avec les meilleurs télescopes. Or leurs caractéristiques sont susceptibles de fournir des informations importantes sur le processus de formation du Système solaire.

La sonde spatiale New Horizons a été conçue pour fonctionner dans les conditions hostiles de cette région très éloignée de la Terre et du Soleil. L'architecture de l'engin spatial et le déroulement de la mission prennent ainsi en compte la faiblesse de l'ensoleillement qui impose le recours à un générateur thermoélectrique à radioisotope et à une isolation thermique renforcée, le débit limité des télécommunications (1 ko/s) et la durée du transit vers sa cible (plus de 9 ans) qui nécessite une grande fiabilité des composants critiques. Les sept instruments scientifiques embarqués comprennent une caméra fonctionnant en lumière visible et en infrarouge, un spectromètre imageur ultraviolet, une caméra dotée d'un téléobjectif, deux spectromètres destinés à mesurer les particules, une expérience d'occultation radio et un compteur de poussières interplanétaires. Ceux-ci doivent permettre de caractériser la géologie, les structures en surface, la composition du sol et sa température, la structure et la composition de l'atmosphère des corps célestes survolés.

La sonde spatiale a été lancée le 19 janvier 2006 par une fusée de forte puissance Atlas V-550. New Horizons a survolé Jupiter le 28 février 2007, ce qui lui a permis de gagner 4 km/s grâce à l'assistance gravitationnelle de cette planète. Le survol de Jupiter a également permis de calibrer les instruments tout en faisant des observations scientifiques intéressantes sur le système de Jupiter, en particulier son atmosphère, ses satellites et son champ magnétique. New Horizons a ensuite entamé son long transit vers Pluton, durant lequel la sonde a été mise en sommeil. Elle en est sortie le 6 décembre 2014 et a commencé en janvier 2015 ses observations de Pluton qu'elle survole le 14 juillet 2015. Elle doit ensuite passer à faible distance début 2019 d'un petit corps de la ceinture de Kuiper découvert à la suite d'observations astronomiques réalisées en 2014. New Horizons est la première mission du programme New Frontiers de la NASA dont l'objectif est d'effectuer une exploration scientifique fouillée des planètes du système solaire avec des sondes spatiales d'un coût inférieur à 700 millions de dollars, ce qui les situe sur un plan financier entre les missions du programme Discovery et les missions phares du programme Flagship auquel se rattache Mars Science Laboratory.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:31

Caractéristiques de Pluton

Du fait de son excentricité, Pluton parcourt son orbite autour du Soleil en 248 années à une distance du Soleil qui oscille entre environ 4,4 et 7,4 milliards de kilomètres. En juillet 2015, Pluton se situe à environ 4,77 milliards de km de la Terre soit 32 fois la distance Terre-Soleil. L'inclinaison par rapport au plan de l'écliptique, 17 degrés, est beaucoup plus élevée que celle des planètes du système solaire. Pluton s'éloigne du Soleil depuis 1989 et circulait à l'intérieur de l'orbite de Neptune de 1979 jusqu'en 1999.

Le diamètre de Pluton, évalué avant le survol à environ 2 380 km, est nettement inférieur à celui de la Lune (3 474 km). Distance et faible taille se combinent pour rendre l'étude de la planète naine depuis la Terre très difficile avec un diamètre apparent inférieur à 1 % de celui de la planète Mars. La planète tourne sur elle-même en 6,4 jours de manière synchrone avec son satellite principal Charon, si bien qu'elle lui présente toujours la même face. De manière très inhabituelle dans le système solaire (hormis Uranus), l'axe de rotation est incliné de 118° par rapport au nord céleste1. La température moyenne à la surface est environ de −233 °C. Les observations spectrométriques depuis la Terre ont permis de déterminer que la surface de Pluton était couverte principalement de glaces d'azote, de monoxyde de carbone, de méthane et d'éthane. Elle présente des zones brillantes et sombres les plus contrastées de toutes les planètes du système solaire. Pluton fait partie du nombre très réduit de corps du système solaire disposant d'une atmosphère. Celle-ci est très ténue (50000 fois moins dense que celle de la Terre et 300 fois inférieure à celle de Mars) et composée essentiellement d'azote avec des traces de méthane, de monoxyde de carbone et d'hydrocarbures plus lourds. Cette atmosphère subit des variations importantes du fait de l'excentricité de l'orbite et de l'inclinaison de l'axe de rotation. La gravité à la surface de Pluton est égale à 6 % de celle de la Terre. La densité de la planète évaluée à environ 2 indique que Pluton est composé de 35 % de glace et de 65% de matériaux rocheux.

Cinq satellites naturels de Pluton sont connus avant le survol de New Horizons. Tous ont une orbite quasi circulaire (excentricité < 0,006) et pratiquement située dans le plan équatorial de Pluton (inclinaison < 1°) :

le plus grand, Charon, est identifié dès 1978 et a un diamètre de 1 207 km. Le couple qu'il forme avec Pluton est généralement considéré comme un système double parce que, le rapport des deux masses étant relativement faible (8 pour 1), le barycentre du couple (qui est aussi le centre géométrique de leurs orbites) ne se situe pas à l'intérieur d'un des deux corps ;
deux satellites plus petits sont découverts en 2005 et nommés Hydre (61 km de diamètre) et Nix (46 km de diamètre) 3 ;
lors d'une nouvelle campagne d'observation réalisée à l'aide du télescope spatial Hubble, une nouvelle lune est observée le 28 juin 2011 et baptisée Kerbéros. Sa taille est comprise entre 13 et 34 kilomètres et son orbite est inscrite entre celles de Nix et d'Hydre4 ;
une dernière lune appelée Styx est découverte en juillet 20125.

Pluto-350 et Mariner Mark II
Vue d'artiste de la plateforme Mariner Mark II.

Au début des années 1990 la NASA, motivée par une certaine pression scientifique et les premiers indices concernant la ceinture de Kuiper (pas encore découverte à l'époque), forme un groupe de travail chargé de concevoir une mission de survol de Pluton. Le résultat de ces travaux, baptisé Pluto-350, est publié en 1990. L'objectif retenu est l'envoi d'une charge utile réduite permettant une première reconnaissance de Pluton et Charon. L'engin spatial résultant a une masse de 350 kg et dispose d'un générateur thermoélectrique à radioisotope pour son énergie. L'instrumentation scientifique comprend 4 instruments d'une masse totale inférieure de moitié à celle des sondes Voyager. Il est prévu que Pluto-350 soit lancé en 1999 par une fusée Delta II et, après plusieurs assistances gravitationnelles de la Terre et de Vénus puis de Jupiter, atteigne Pluton en 2015. Peu de temps après ces travaux la NASA démarre l'étude d'une mission beaucoup plus lourde utilisant la plateforme Mariner Mark II développée par ailleurs pour la mission Cassini-Huygens. Ce nouveau projet permet d'emporter une charge utile scientifique nettement plus conséquente ainsi qu'un engin largable chargé d'étudier la face non visible de Pluton lors du survol. Le groupe de travail scientifique de la NASA décide d'accorder une priorité élevée à ce projet dont le cahier des charges est rédigé. Mais dans un contexte budgétaire devenu difficile, le groupe de travail opte finalement en 1992 pour le développement du projet Pluto-3507.
Pluto Fast Flyby et Pluto Kuiper Express
Vue d'artiste de la sonde spatiale Pluto Kuiper Express projet annulé en 2000.

Mais en 1992, en application de la nouvelle doctrine de la NASA “faster, better, cheaper”, un projet concurrent Pluto Fast Flyby (PFF) est proposé par des ingénieurs du centre JPL de la NASA et des étudiants du California Institute of Technology. Il fait appel à des concepts radicaux pour parvenir à atteindre une vitesse de croisière initiale très élevée (survol de Pluton au bout de 7/8 ans au lieu des 15 ans des projets précédents) dans une enveloppe de cout réduite (moins de 500 millions US$ en n'incluant pas le lanceur). Il s'agit de développer deux engins spatiaux pesant chacun moins de 50 kg dont 7 kg d'instrumentation scientifique. Le lancement est prévu en 2004 mais il rencontre des difficultés importantes : augmentation de la masse qui passe à 140 kg et des couts liés à une nouvelle règle incluant le prix du lanceur : le lanceur prévu Titan IV facturé 800 millions US$ faisait exploser le budget prévu initialement. Plusieurs évolutions du projet sont étudiées en 1994-1995 pour réduire les couts — suppression d'un des deux engins spatiaux, collaboration avec la Russie ou l'ESA, utilisation d'un lanceur léger — sans qu'aucune solution viable ne se dégage. Le projet est néanmoins mis à profit pour développer une série d'instruments miniaturisés : spectromètre, caméras, instruments d'étude du plasma. Au milieu des années 1990 l’intérêt croissant de la communauté scientifique pour la ceinture de Kuiper tout juste découverte pousse la NASA à demander au JPL de revoir le projet PFF en incluant dans les objectifs l'exploration de la fameuse ceinture. La mission refondue, baptisée Pluto Kuiper Express (PKE), prévoit le lancement d'un engin spatial de 175 kg dont 9 kg d'instrumentation scientifique mais fin 1996 le projet est pratiquement arrêté par l'administrateur de la NASA Daniel Goldin. En 1999 toutefois sous la pression de la communauté scientifique la procédure de sélection des instruments scientifiques est finalement lancée. Mais en septembre 2000 la NASA décide d'arrêter le projet en justifiant sa décision par le cout trop élevé du projet désormais supérieur à 1 milliard US$8.
Sélection de New Horizons, conception et construction de la sonde spatiale

Au début des années 2000, le rapport du National Research Council (NRC) fait de Pluton et de la ceinture de Kuiper un objectif prioritaire de l'exploration du système solaire. Les responsables de la NASA , de nouveau sollicités par la communauté scientifique et l'opinion publique, décident de lancer fin 2000 un appel à propositions pour une mission de survol de Pluton. Le cahier des charges est fourni par la NASA en janvier 2001 et les réponses sont attendues début avril 2001. Il s'agit de la première mission vers les planètes externes dont la direction soit confiée à un responsable scientifique à l'image de ce qui est réalisé pour les missions beaucoup plus modestes du programme Discovery. Le cahier des charges impose l'utilisation d'un lanceur Atlas V ou Delta IV et des générateurs thermoélectriques à radioisotope, pièces de rechange du programme Cassini-Huygens, sont mis à disposition pour un cout compris entre 50 millions et 90 millions US$ (ce dernier modèle fournissant plus d'énergie). Le cout total est plafonné à 506 millions US$ (2001). Il s'agit de la première mission du programme New Frontiers que la NASA vient de créer pour les missions d'exploration du système solaire de coût intermédiaire9.
Sélection
Macaron de la mission.

Cinq équipes sont en lice pour la réponse à l'appel à propositions dont deux du centre JPL de la NASA. L'équipe qui propose New Horizons s'articule autour de Alan Stern responsable du projet et membre de l'institut Southwest Research Institute (SwRI), de plusieurs autres scientifiques du SwRI et du laboratoire APL de l'université Johns-Hopkins qui a déjà construit plusieurs engins spatiaux scientifiques. Le nom de baptême retenu, New Horizons (nouveaux horizons en français) fait à la fois allusion aux perspectives scientifiques liées aux découvertes de la ceinture de Kuiper, et au mode de fonctionnement du programme New Frontiers inauguré par la future mission. Les premiers travaux sur New Horizons débutent fin 2000 peu après l'abandon du programme Pluto Kuiper Express. Une équipe du laboratoire APL, affectée jusque-là au développement de la mission NEAR en cours de finalisation, est chargée de définir un plan de mise en œuvre réaliste ainsi que d'esquisser la conception de la mission. L'équipe est formée dans l'espoir que les nombreuses études menées jusque-là pour l'exploration de Pluton déboucheront sur un projet concret. Une première sélection officialisée en juin désigne comme finalistes POSSE (Pluto Outer Solar System Explorer), un projet du JPL, et New Horizons. Ce dernier est sélectionné par la NASA le 19 novembre 200110.
Développement de la sonde spatiale
Le développement de New Horizons, qui mobilise un effectif d'environ 2 500 personnes, connaît de nombreuses péripéties. La principale difficulté rencontrée concerne la production du plutonium 238 nécessaire pour alimenter la sonde spatiale en énergie. Celui-ci devait, selon les plans initiaux, fournir 285 watts au lancement et 225 watts durant le survol de Pluton. À la suite de difficultés rencontrées par le Laboratoire national de Los Alamos chargé de sa production, l'énergie prévue durant le survol chute à 190 W. Finalement cette valeur est réévaluée à 200 watts, ce qui est suffisant pour faire fonctionner les instruments conformément à ce qui était planifié. La masse de la sonde spatiale s'accroit de 50 kg en phase de conception et plusieurs mesures doivent être prises pour revenir au poids initial : le diamètre de l'antenne grand gain est ramené de 3 à 2,1 mètres et les angles de la plateforme triangulaire sont rognés. La taille de la mémoire de masse est accrue pour permettre de recueillir plus de données durant le survol. Les viseurs d'étoiles de faible masse développés pour la mission doivent être abandonnés à la suite de difficulté de mise au point pour des équipements existants plus lourds. L'instrument SDC (Student Dust Counter) développé par une équipe d'étudiants dans le cadre du programme de vulgarisation scientifique de la NASA Education and Public Outreach est ajouté à la charge utile. Enfin des obturateurs sont ajoutés pour protéger la partie optique des instruments PEPSSI, SWAP et LORRI durant le lancement. Durant la phase de développement et en partie dans la perspective de la mission, les astronomes multiplient leurs observations du système plutonien et de nombreuses découvertes sont effectuées. Les connaissances sur la structure de l'atmosphère de Pluton et sur Charon sont largement modifiées et de nouveaux satellites de Pluton sont découverts, dont notamment Nix et Hydre en 2005. Plusieurs corps célestes d'une taille proche de celle de Pluton sont découverts dans la ceinture de Kuiper11.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:32

Le système plutonien

Pluton et sa lune Charon présentent de nombreuses caractéristiques originales qui justifient une étude approfondie :

Le système plutonien (Pluton et ses satellites) constitue le premier système double qui pourra être observé in situ. En effet Charon, le plus gros satellite de Pluton, a plus de la moitié de son diamètre contrairement aux satellites habituels dont le diamètre ne représente que quelques pourcents de la planète autour de laquelle ils orbitent. Les systèmes doubles semblent abonder parmi les astéroïdes et les objets transneptuniens et leur étude peut donc avoir des applications importantes.
Le mode de formation du système plutonien constitue une inconnue. La théorie dominante est que Pluton est entré en collision avec un autre corps de grande taille dans un passé éloigné et que la plupart des débris produits par l'impact se sont placés en orbite autour de Pluton et se sont agrégés pour former Charon. Dans la mesure où la formation de la Lune résulte sans doute du même processus, l'étude du système plutonien peut permettre d'éclaircir l'histoire de notre propre planète.
Les informations disponibles avant le survol montraient de grandes différences entre les surfaces de Pluton et de Charon : Pluton a une surface fortement réfléchissante, dispose d'une calotte polaire et d'une atmosphère. Toutes ces caractéristiques sont absentes de Charon. Quelle est l'origine de ces différences entre ces deux corps voisins et de taille proche ?
Pluton ressemble beaucoup par la taille, la densité et la composition de la surface au plus grand satellite de Neptune, Triton. Celui-ci est un objet transneptunien capturé par la planète et présente une activité cryovolcanique. Est ce ce que Pluton présente également cette même caractéristique ?
Pluton est une des rares planètes disposant d'une atmosphère. Son étude peut donner des informations sur les atmosphères de deux autres lunes, Triton et Titan associées à des géantes gazeuses. Cette atmosphère subit un échappement atmosphérique important qui pourrait permette de comprendre comment l'atmosphère de la Terre a évacué son hydrogène permettant à la vie d'apparaitre.
L'orbite fortement elliptique de Pluton et l'inclinaison de son axe sont à l'origine de fortes variations de températures dont les effets pourraient être intéressants à observer.
Les observations spectrométriques ont montré que des composants organiques (comme le méthane) sont présents à la surface de Pluton mais également à la surface d'autres objets transneptuniens. On considère que ces objets ont au début de la formation du système solaire pénétré dans certains cas dans les zones du système solaire les plus proches du Soleil et sont allés frappés la Terre. Ils auraient pu ainsi apporter des briques organiques.

Objectifs de la mission New Horizons

Les objectifs de la mission New Horizons visent à répondre aux axes de recherche identifiés par la communauté scientifiques et recensés ci-dessus. Mis à part ceux concernant le système de Jupiter, les objectifs détaillés peuvent se répartir en trois groupes11 :

Objectifs prioritaires11 :

obtenir une description globale de la géologie et de la morphologie de Pluton et de Charon ;
déterminer la composition de la surface de Pluton et Charon ;
déterminer les caractéristiques de l'atmosphère neutre de Pluton et son taux d'échappement.

Objectifs importants11 :

étudier la variation dans le temps de la surface et de l'atmosphère de Pluton ;
réaliser des prises de vue en relief de Pluton et Charon ;
cartographier le terminateur de Pluton et Charon avec une résolution élevée ;
définir avec une résolution élevée les caractéristiques des terrains de zones choisies de la surface de Pluton et Charon ;
étudier les caractéristiques de l'ionosphère de Pluton et ses interactions avec le vent solaire ;
rechercher les molécules présentes dans l'atmosphère neutre de Pluton ;
rechercher la présence d'une atmosphère autour de Pluton ;
déterminer la température à la surface de Pluton et Charon.

Objectifs secondaires11 :

Caractériser les particules énergétiques présentes dans l'environnement de Pluton et de Charon
Définir de manière plus précise les caractéristiques principales de Pluton et Charon (rayon, masse, densité) ainsi que leurs paramètres orbitaux
Rechercher des anneaux ou satellites non identifiés

Retombées attendues

Les mesures effectuées dans le système de Pluton vont améliorer les connaissances sur ses origines, les processus à l’œuvre à la surface de la planète naine, le cycle de transport des volatiles11 et les caractéristiques énergétiques et chimiques de son atmosphère. De manière plus générale, ces observations vont apporter des éléments de compréhension sur les objets célestes formés par des impacts géants (comme l'ensemble Terre-Lune), les corps situés aux limites du système solaire (comètes, planètes naines glacées), les planètes et lunes caractérisées par une pression de vapeur en équilibre (comme Triton et Mars) et les autres corps célestes ayant une atmosphère dominée par le méthane et l'azote (comme Titan, Triton et la Terre primitive)12.
Architecture de la mission
Trajectoire de New Horizons et des planètes externes de 2006 à 2015.

Le déroulement de la mission et les caractéristiques de New Horizons ont été largement déterminés par les nombreuses contraintes liées aux caractéristiques particulières de Pluton : la disparition de l'atmosphère de la planète naine qui pourrait intervenir avant 2020, la nécessité d'impulser une vitesse sans précédent à la sonde spatiale pour qu'elle puisse atteindre ces confins du système solaire, la faiblesse de l'ensoleillement et le faible débit des télécommunications à cette distance.
Disparition de l'atmosphère de Pluton vers 2020

Pluton circule sur une orbite de 248 ans avec une forte excentricité. Sa distance au Soleil varie entre 29,7 et 49,4 ua. L'inclinaison de son plan orbital par rapport à l'écliptique atteint 17°, beaucoup plus importante que celle des huit planètes. La planète naine est passée au plus près du Soleil en 1989 et s'en éloigne depuis. Les scientifiques estimaient à l'époque de la conception de la mission que vers 2020 l'atmosphère de Pluton, du fait de son éloignement progressif du Soleil et de son inclinaison, se condenserait sur le sol. Le survol de Pluton devait donc impérativement avoir lieu avant cette date10.

En 2013, bien après que la sonde spatiale ait été lancée, les résultats d'une étude de l'atmosphère de Pluton effectuée en observant à plusieurs reprises l'occultation d'étoiles par la planète ont prouvé que la disparition de l'atmosphère en 2020 était une hypothèse complètement erronée. Celle-ci s'est même densifiée l'année de la publication du rapport13.
Contrainte de la vitesse de lancement

L'envoi d'une mission jusqu'à Pluton nécessite plus d'énergie qu'un lancement vers les huit planètes du système solaire. Pluton est située aux franges du système solaire et pour que New Horizons puisse l'atteindre sans que cela prenne plusieurs dizaines d'années, il est nécessaire de lui imprimer une vitesse qu'aucun lanceur n'a jamais atteinte. La vitesse héliocentrique (par rapport au Soleil) de la sonde spatiale, qui est de 45 km/s au lancement dans la configuration retenue, chute à 19 km/s au niveau de Jupiter puis à 10 km/s au niveau de Pluton si aucune manœuvre intermédiaire est effectuée. Les concepteurs de la mission ont opté pour une trajectoire indirecte ayant recours à la technique de l'assistance gravitationnelle qui permet de gagner 5 km/s dans le scénario retenu. L'assistance gravitationnelle permet à une sonde spatiale d'accroître sa vitesse tout en changeant sa direction grâce au survol à basse altitude d'une planète effectué dans des conditions très précises. Plusieurs scénarios ont été étudiés combinant l'assistance gravitationnelle de une ou plusieurs planètes : simple survol de Jupiter (trajectoire JGA), survol de la Terre puis de Jupiter, deux survols de Vénus suivi du survol de la Terre et de Jupiter. Les trajectoires comportant des survols multiples permettent de diminuer la puissance du lanceur nécessaire et donc le coût de la mission mais présentent l'inconvénient d'allonger la durée du transit vers Pluton. Pour qu'une manœuvre d'assistance gravitationnelle puisse se réaliser, il est nécessaire que la planète survolée soit située à des emplacements bien précis. Pour la trajectoire JGA finalement retenue car la plus efficace, la fenêtre de lancement s'ouvre tous les treize mois. Compte tenu des contraintes de calendrier de la mission deux opportunités de lancement sont identifiées : décembre 2004, caractérisée par une assistance de Jupiter particulièrement efficace, et janvier 2006. La fenêtre de lancement de 2004 ne sera pas retenue du fait du retard pris par le projet10.

La masse relativement réduite de la sonde spatiale (478 kg) découle directement de la vitesse que le lanceur doit imprimer à New Horizons. Bien que la fusée utilisée soit la version la plus puissante du lanceur lourd Atlas V, un étage à propergol solide de type Star 48B permettant d'accroitre la vitesse de 4,1 km/s a dû être ajouté pour permettre aux quelques centaines de kilogrammes de la sonde d'atteindre la vitesse désirée10.

New Horizons va survoler Pluton à une vitesse de 13,7 km/s. Dans ces conditions, il n'est pas envisageable de placer la sonde spatiale en orbite autour de la planète naine car cela nécessiterait que plusieurs tonnes d'ergols soient ajoutés pour que celle-ci parvienne à l'aide de sa propulsion à réduire suffisamment sa vitesse. L'absence d'une atmosphère dense ne permet pas non plus d'envisager un aérofreinage pour remplir cet objectif.
Éloignement du Soleil et de la Terre
Pluton se situe au plus près à 28 unités astronomiques du Soleil et l'énergie solaire reçue à cette distance est le millième de celle reçue en orbite terrestre. Le recours à un générateur thermoélectrique à radioisotope, qui utilise la chaleur produite par la désintégration radioactive de pastilles de dioxyde de plutonium 238 (238PuO2), est la seule solution existante pour alimenter en énergie la sonde lorsque celle-ci survolera Pluton. Pour rester dans le devis de poids, la sonde dispose d'un seul RTG fournissant seulement 200 watts. Il faut donc limiter la consommation électrique nécessaire au maintien d'une température minimale, ce qui passe par une isolation thermique performante, et concevoir ou sélectionner des instruments ayant une consommation très réduite. Au niveau de l'orbite de Pluton, une communication aller-retour avec la Terre met environ 9 heures ; la sonde devra donc être complètement autonome lorsqu'elle survolera Pluton. Compte tenu du faible débit des télécommunications à cette distance de la Terre, il faut que New Horizons puisse stocker l'ensemble des données scientifiques recueillies lors du survol et prendre en compte le fait que leur transfert s'étalera sur plusieurs mois14.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:33

Jupiter est 2,5 fois plus massive que toutes les autres planètes du Système solaire réunies, tellement massive que son barycentre avec le Soleil est situé à l'extérieur de ce dernier, à environ 1,068 rayon solaire du centre du Soleil. Par ailleurs, son diamètre est 11 fois plus grand que celui de la Terre (environ 143 000 km) et on pourrait placer environ 1 322 corps de la taille de cette dernière dans le volume occupé par la géante gazeuse19. En revanche, la densité de Jupiter n'est que le quart de celle de la Terre (0,240 fois, précisément) : elle n'est donc que 318 fois plus massive que cette dernière7,20.

Cette masse a eu une grande influence gravitationnelle sur la formation du Système solaire : la plupart des planètes et des comètes de courte période sont situées près de Jupiter et les lacunes de Kirkwood de la ceinture d'astéroïdes lui sont dues en grande partie21,22.

Si Jupiter était plus massive, on pense que son diamètre serait plus petit. L'intérieur de la planète serait plus comprimé par une plus grande force gravitationnelle, décroissant sa taille. Par conséquent, Jupiter posséderait le diamètre maximal d'une planète de sa composition et de son histoire. La planète a parfois été décrite comme une « étoile ratée », mais il faudrait qu'elle possède 13 fois sa masse actuelle pour démarrer la fusion du deutérium et être cataloguée comme une naine brune et 75 fois pour devenir une étoile. La plus petite naine rouge connue est seulement 30 % plus volumineuse que Jupiter23.

Des exoplanètes beaucoup plus massives que Jupiter ont été découvertes24. Ces planètes pourraient être des géantes gazeuses semblables à Jupiter, mais pourraient appartenir à une autre classe de planètes, celle des Jupiter chauds, parce qu'elles sont très proches de leur étoile primaire.

Jupiter rayonne plus d'énergie qu'elle n'en reçoit du Soleil. La quantité de chaleur produite à l'intérieur de la planète est presque égale à celle reçue du Soleil25. Le rayonnement additionnel est généré par le mécanisme de Kelvin-Helmholtz, par contraction adiabatique. Ce processus conduit la planète à rétrécir de 2 cm chaque année26. Lorsque Jupiter s'est formée, elle était nettement plus chaude et son diamètre était double27.
Renflement équatorial

Jupiter montre un renflement équatorial important : le diamètre au niveau de l'équateur (142 984 km) est 6 % plus important que le diamètre au niveau des pôles (133 708 km). La plupart des planètes, y compris la Terre, possèdent ce genre d'aplatissement à des degrés divers, qui dépend de la vitesse de rotation de la planète, de sa composition interne plus ou moins solide et de la masse de son noyau. Plus un noyau est massif, moins le renflement est important, toutes choses étant égales par ailleurs.

Ainsi, il est possible d'en tirer des enseignements sur la structure interne de Jupiter. Les trajectoires des sondes Voyager 1 et 2 ont été analysées, le renflement provoquant des déviations spécifiques des trajectoires. La caractérisation précise du renflement, ainsi que les données connues concernant la masse et le volume de Jupiter, montre que cette planète doit posséder un noyau dense et massif, de l'ordre de 12 masses terrestres28.
Structure interne
Modèle en coupe de l'intérieur de Jupiter, un noyau rocheux est entouré d'hydrogène métallique.

Actuellement, les connaissances sur la composition planétaire de Jupiter sont relativement spéculatives et ne reposent que sur des mesures indirectes. Selon l'un des modèles proposés, Jupiter ne posséderait aucune surface solide, la densité et la pression augmentant progressivement vers le centre de la planète. Selon une autre hypothèse, Jupiter pourrait être composée d'un noyau rocheux (silicates et fer) comparativement petit (mais néanmoins de taille comparable à la Terre et de dix à quinze fois la masse de celle-ci)29,25, entouré d'hydrogène en phase métallique qui occupe 78 % du rayon de la planète25,30. Cet état serait liquide, à la manière du mercure. Il est dénommé ainsi car la pression est telle que les atomes d'hydrogène s'ionisent, formant un matériau conducteur. Cet hydrogène métallique serait lui-même entouré d'hydrogène liquide, à son tour entouré d'une fine couche hydrogène gazeux. Ainsi, Jupiter serait en fait une planète essentiellement liquide.

Des expériences ayant montré que l'hydrogène ne change pas de phase brusquement (il se trouve bien au-delà du point critique), il n'y aurait pas de délimitation claire entre ces différentes phases, ni même de surface à proprement parler. Quelques centaines de kilomètres en dessous de la plus haute atmosphère, la pression provoquerait une condensation progressive de l'hydrogène sous forme d'un brouillard de plus en plus dense qui formerait finalement une mer d'hydrogène liquide25,31,32. Entre 14 000 et 60 000 km de profondeur, l'hydrogène liquide céderait la place à l'hydrogène métallique de façon similaire. Des gouttelettes de démixtion, plus riches en hélium et néon se précipiteraient vers le bas à travers ces couches, appauvrissant ainsi la haute atmosphère en ces éléments.

Les énormes pressions générées par Jupiter entrainent les températures élevées à l'intérieur de la planète, par un phénomène de compression gravitationnelle (mécanisme de Kelvin-Helmholtz) qui se poursuit encore de nos jours, par une contraction résiduelle de la planète.

Des résultats de 1997 du Laboratoire national de Lawrence Livermore indiquent qu'à l'intérieur de Jupiter, la transition de phase à l'hydrogène métallique se fait à une pression de 140 GPa (1,4 Mbar) et une température de 3 000 K33. La température à la frontière du noyau serait de l'ordre de 15 000 K et la pression à l'intérieur d'environ 3 000 à 4 500 GPa (30-45 Mbar)25, tandis que la température et la pression au centre de Jupiter serait de l'ordre de 20 000 K et 70 Mbar, soit plus de trois fois plus chaude que la surface du Soleil.

La faible inclinaison de l'axe de Jupiter fait que ses pôles reçoivent bien moins d'énergie du Soleil que sa région équatoriale. Ceci causerait d'énormes mouvements de convection à l'intérieur des couches liquides et serait ainsi responsable des forts mouvements des nuages dans son atmosphère20.
Atmosphère
Article détaillé : Atmosphère de Jupiter.
Mosaïque de Jupiter en vraies couleurs réalisée à partir de photographies prises par la sonde Cassini le 29 décembre 2000 à 5 h 30 UTC.
Mouvement de l'atmosphère de Jupiter (depuis Voyager 1).

L'atmosphère jovienne comporte trois couches de nuages distinctes :

la plus externe serait formée de nuages de glace d'ammoniac ;
la suivante, de nuages d'hydrogénosulfure d'ammonium (NH4HS) ;
la dernière de nuages d'eau et de glace25.

La combinaison des nuages d'eau et de la chaleur provenant de l'intérieur de la planète est propice à la formation d'orages électriques34. La foudre engendrée est jusqu'à 1 000 fois plus puissante que celle observée sur la Terre35.

L'atmosphère externe de Jupiter subit une rotation différentielle, remarquée pour la première fois par Giovanni Domenico Cassini en 169025, qui a aussi estimé sa période de rotation36. La rotation de l'atmosphère polaire de Jupiter est d'environ 5 minutes plus longue que celle de l'atmosphère à la ligne équatoriale. De plus, des bancs de nuages circulent le long de certaines latitudes en direction opposée des vents dominants. Des vents d'une vitesse de 360 km/h y sont communs37. Ce système éolien serait causé par la chaleur interne de la planète. Les interactions entre ces systèmes circulatoires créent des orages et des turbulences locales, telles la Grande Tache rouge, un large ovale de près de 12 000 km sur 25 000 km d'une grande stabilité, puisque déjà observé avec certitude depuis au moins 183138 et possiblement depuis 166539. D'autres taches plus petites ont été observées depuis le XXe siècle40,41,42.

La couche la plus externe de l'atmosphère de Jupiter contient des cristaux de glace d'ammoniac. Les couleurs observées dans les nuages proviendraient des éléments présents en quantité infime dans l'atmosphère, sans que les détails soient là non plus connus. Les zones de nuages varient d'année en année en termes de largeur, couleur et intensité, mais sont toutefois assez stables pour que les astronomes leur assignent des noms20.
Grande tache rouge et autres taches
Article détaillé : Grande tache rouge.
La Grande Tache rouge prise par Voyager 1, en fausses couleurs.
La Grande Tache rouge.

La Grande Tache rouge est une tempête anticyclonique persistante située à 22° au sud de l'équateur de Jupiter. Son existence est connue depuis au moins 1831 et peut-être depuis 1665. Des modèles mathématiques suggèrent que la tempête est stable et est une caractéristique permanente de la planète43. Elle est suffisamment grande pour être visible au travers de télescopes depuis la Terre.

La Grande Tache rouge présente une forme ovale, de 24 à 40 000 km de long sur 12 000 km de large, suffisamment grande pour contenir deux ou trois planètes de la taille de la Terre44. L'altitude maximale de la tempête est située à environ 8 km au-dessus du sommet des nuages environnants. Elle tourne sur elle-même dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, avec une période d'environ 6 jours45 ; les vents soufflent à plus de 400 km/h sur ses bords46.

Des tempêtes de ce genre ne sont pas inhabituelles dans l'atmosphère des géantes gazeuses. Jupiter possède également des ovales blancs et bruns de plus petite taille. Les ovales blancs sont plutôt constitués de nuages relativement froids à l'intérieur de la haute atmosphère. Les ovales bruns sont plus chauds et situés à l'intérieur de la couche nuageuse habituelle. De telles tempêtes peuvent exister pendant des heures ou des siècles47.

La Grande Tache rouge est entourée d'un ensemble complexe d'ondes de turbulence qui peuvent donner naissance à un ou plusieurs petits anticyclones satellites. Située à la même distance de l'équateur, elle possède une période de rotation propre, légèrement différente du reste de l'atmosphère avoisinante, parfois plus lente, d'autres fois plus rapide : depuis l'époque où elle est connue, elle a fait plusieurs fois le tour de Jupiter par rapport à son environnement proche.

En l'an 2000, une autre tache s'est formée dans l'hémisphère sud, similaire en apparence à la Grande Tache rouge, mais plus petite. Elle a été créée par la fusion de plusieurs tempêtes ovales blanches plus petites (observées pour la première fois en 1938). La tache résultante, nommée Oval BA et surnommée Red Spot Junior (Petite Tache rouge en anglais, par rapport à la grande appelée Great Red Spot), a depuis accru son intensité et est passée du blanc au rouge40,48,42.
Anneaux planétaires
Article détaillé : Anneaux de Jupiter.
Schéma des anneaux.

Jupiter possède plusieurs anneaux planétaires, très fins, composés de particules de poussières continuellement arrachées aux lunes les plus proches de la planète lors de micro-impacts météoriques du fait de l'intense champ gravitationnel de la planète49. Ces anneaux sont en fait tellement fins et sombres qu'ils ne furent découverts que lorsque la sonde Voyager 1 s'approcha de la planète en 1979. Du plus près au plus lointain du centre de la planète, les anneaux sont regroupés en trois grandes sections50 :

le halo : entre 92 000 km et 122 500 km du centre de la planète ; le halo est un anneau en forme de tore, élargi par le champ magnétique de Jupiter.
l'anneau principal : entre 122 500 km et 128 940 km du centre de Jupiter et épais de seulement 30 km ; il est probablement composé de poussières provenant des satellites Adrastée et Métis.
l'anneau gossamer : entre 128 940 km et 280 000 km du centre. Avant 181 350 km, il est constitué de poussières provenant d'Amalthée49. Après, elles proviennent de Thébé. Cet anneau est très peu dense (gossamer signifie « gaze » en anglais), nettement plus épais que le précédent (plusieurs milliers de kilomètres) et s'évanouit progressivement dans le milieu interplanétaire.

Ces anneaux sont constitués de poussières et non de glace comme c'est le cas des anneaux de Saturne25. Ils sont également extrêmement sombres, avec un albédo de l'ordre de 0,05.

Il existe également un anneau externe extrêmement ténu et distant qui tourne autour de Jupiter en sens rétrograde. Son origine est incertaine mais pourrait provenir de poussière interplanétaire capturée51.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:45

Une occasion qui n'arrive que tous les 176 ans :
La sonde Voyager 1 a décollé il y a maintenant plus de 38 ans. C'est l'objet « vivant » le plus éloigné de la Terre et elle se trouve désormais à plus de 20 milliards de kilomètres. Nous en profitons pour revenir sur l'âge d'or de l'exploration spatiale avec le programme Voyager lancé en « urgence » dans les années 70.

Dans le cadre de l'exploration spatiale, un ambitieux programme de l'agence spatiale américaine (NASA) a vu le jour au début des années 1970 : Voyager. Il comprend le lancement de deux sondes (simplement baptisées Voyager 1 et 2) qui ont pour mission d'explorer notre système solaire et de passer à proximité de plusieurs planètes éloignées.

Après des années de voyage dans le vide de l'espace, Voyager 1 est désormais à plus de 20 milliards de kilomètres de la Terre. Une distance symbolique, mais qui est l'occasion de revenir sur l'épopée de cette sonde (et de sa jumelle dans une moindre mesure).
Programme Voyager : une aventure lancée il y a plus de 40 ans

Tout d'abord, et contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Voyager 1 a été lancée le 5 septembre 1977, soit près de deux semaines après sa jumelle Voyager 2. Elles sont donc toutes les deux dans l'espace depuis maintenant plus de 38 ans et continuent d'émettre des signaux.

Du point de vue matériel, les deux sondes sont très proches l'une de l'autre, malgré quelques spécificités propres à leurs missions. La numéro 1 dispose ainsi d'un bouclier plus important contre les radiations, notamment afin de lui permettre de résister à son passage à proximité de Jupiter. De son côté, la seconde dispose d'un générateur à radioisotope plus puissant car elle doit mener des explorations plus loin de la Terre (et donc sur une plus longue période).

Afin de s'assurer d'un certain intérêt de la part du public (et donc d'une aura suffisante pour probablement (re)négocier des crédits avec le gouvernement américain), un scientifique habitué de la vulgarisation est nommé afin de prendre en charge la communication des missions pour le compte de la NASA : Carl Sagan. Lors de l'un de ses discours, il n'avait d'ailleurs pas hésité à marquer les esprits avec une entrée en matière remarquée : « ce serait merveilleux d'entrer en contact avec une civilisation qui aurait évolué de son côté ».
Un message et une bouteille lancés dans l'océan cosmique

Surfant sur cette vague d'une civilisation extraterrestre, l'idée de laisser un « message » s'est rapidement frayé un chemin, ce qui rappelle la plaque posée sur les sondes Pioneer 10 et 11. Cette fois-ci, le message des sondes Voyager prend la forme d'un disque comprenant des sons et des images censées dresser un portrait de la Terre.

Au-delà de l'aspect scientifique, cela avait également un aspect philosophique, comme l'expliquait justement Carl Sagan lors de l'une de ses interventions : « Cela revient à jeter une bouteille dans l'océan cosmique [...] Certains pensent peut-être qu'il est chimérique d'envoyer ce message dans l'espace interstellaire en espérant qu'il sera trouvé. Mais le message gravé sur les disques s'adresse à deux destinataires : un public extraterrestre et le public de la Terre. Le moment est venu de se poser la question : qu'aimerions-nous faire connaitre de notre culture ? De quoi sommes-nous fiers ? Ce disque devrait représenter l'espèce humaine dans son ensemble ».

Francis Rocard, astrophysicien français et responsable « Système solaire » au CNES, confirme la notion de bouteille à la mer, en relativisant tout de même un peu ses chances d'aboutir : « Les constructeurs ont pensé que, après tout, il n'était pas totalement absurde de penser que ces sondes, peut-être dans 1 000 ans, peut-être dans 10 000 ans, allaient être repérées par des êtres intelligents, peut-être dans un million d'années ». Peut-être jamais également, tant il s'agit d'une aiguille dans un Univers de foin, mais l'espoir reste évidemment permis. Comme nous le verrons plus tard, il ne faut pas attendre une « réponse » avant longtemps, très (très) longtemps même.

Une occasion qui n'arrive que tous les 176 ans

Dans les faits, les sondes Voyager ont été envoyées à seulement deux semaines d'intervalles. La question est donc de savoir pourquoi tant de précipitations de la part de la NASA. La réponse est simple : une occasion exceptionnelle s'est présentée et elle n'avait qu'une durée de vie limitée. Pour l'exploiter, il fallait que les sondes quittent la Terre avant fin 1977.

En effet, des travaux de mathématiciens et physiciens ont permis de réaliser deux découvertes importantes. La première concerne des formules liées à l'assistance gravitationnelle, qui permettent de gagner en vitesse en utilisant l'attraction d'un corps céleste. La seconde met en lumière un agencement bien particulier de plusieurs planètes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA explique en effet que « Voyager 1 et 2 ont été conçus pour tirer parti d'un alignement planétaire rare qui se produit qu'une seule fois tous les 176 ans ». Les sondes peuvent ainsi « se balancer d'une planète à l'autre, sans avoir recours aux systèmes de propulsion à bord ». Si l'occasion n'était pas saisie au vol, l'attente aurait donc été encore très longue afin de profiter d'un tel alignement des planètes de notre système solaire.

Pour la petite histoire, sachez qu'un alignement des huit planètes (pour rappel, Pluton est classée dans les planètes naines) pourrait arriver en théorie, mais ne se produirait de toute façon que tous les 147 milliards d'années (environ). Pas la peine de s'inquiéter pour autant car, selon l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), « cet alignement général est quasi impossible et sans intérêt ». Pas question de fin du monde donc, ou de cataclysmes particuliers, contrairement à ce que laisse penser certains films de science-fiction.
Durée de vie de la sonde : une des craintes des scientifiques

Quoi qu'il en soit, la mission a donc été mise sur pied en l'espace de quelques années, ce qui n'était pas sans poser certains problèmes. John Casani, décoré de la médaille NASA Outstanding Leadership et chef de projet Voyager, expliquait ainsi que, « ce qui nous inquiétait, c'était qu'une bonne partie des technologies utilisées étaient complètement nouvelles ». Comme nous venons de l'évoquer, il n'était de toute façon pas possible de retarder la mission pour mener à bien des tests plus poussés. En effet, dans ce genre de cas, les agences spatiales de tous bords préfèrent massivement utiliser des technologies et des matériaux éprouvés pour éviter tout déboire.

Force est de constater que le résultat dépasse finalement les espérances. Prévues pour fonctionner une douzaine d'années, les sondes Voyager continuent de voguer dans l'Univers et d'émettre, et ce, plus de 38 ans après leur départ. Durant ce périple, elles ont d'ailleurs fourni de nombreuses informations.
Jupiter, Saturne et Titan...

L'objectif initial de Voyager 1 était double : s'approcher de Jupiter et Saturne. Malgré un départ plus tardif, la sonde double sa jumelle et arrive la première aux abords de la plus grosse planète du système solaire (Jupiter), qu'elle survolera à seulement 206 700 kilomètres au-dessus des nuages de son atmosphère, le 5 mars 1979 (contre 570 000 kilomètres le 9 juillet pour Voyager 2). Bien évidemment, la sonde en profitera pour s'intéresser aux lunes de Jupiter au passage, dont Io, Europe et Ganymède.

C'est ensuite au tour de Saturne d'être sous les feux des projecteurs de Voyager 1. Le 12 novembre 1981, elle passe à 64 200 kilomètres au-dessus des nuages de la planète, alors que la jumelle les survolera à 41 000 kilomètres seulement le 25 août 1981).

Les scientifiques en charge de la mission décident alors d'envoyer Voyager 1 au plus près de Titan, le plus gros satellite de Saturne. Malgré un passage à moins de 7 000 kilomètres, les caméras de la sonde n'ont pas pu percer la couche de nuages, un résultat décevant pour la sonde qui avait enchainé les succès jusque-là. D'autant plus que les scientifiques pensaient à l'époque que de la vie aurait pu s'y développer à cause de conditions climatiques particulières.

Dans tous les cas, ce choix de passer au plus près de Titan aura une conséquence importante : Voyager 1 quitte le plan de l'écliptique et ne pourra donc plus croiser la route d'autres planètes durant la suite de son voyage. De son côté, Voyager 2 rendra visite à Uranus (81 500 kilomètres le 24 janvier 1986) puis à Neptune (5 000 kilomètres le 25 août 1989).

En guise de révérence à notre système solaire, la sonde Voyager 1 prend son célèbre « portrait de famille » en 1990, là encore sous l'impulsion de Carl Sagan. Plusieurs dizaines de clichés sont ainsi capturés par la sonde qui retourne ses caméras et profite ainsi d'un point de vue exceptionnel sur l'ensemble des planètes de notre système solaire, alors qu'elle se trouve à 6 milliards de kilomètres de la Terre. La planète bleue ne représente d'ailleurs rien de plus qu'un pixel sur les photos. D'autres images sont disponibles par ici.

... avant de s'attaquer à l'Univers interstellaire

La sonde file désormais à la découverte de l'espace interstellaire. En 2013, commence alors une course contre le Soleil afin de déterminer si oui ou non Voyager 1 a quitté le système solaire (c'est-à-dire la zone d'influence du Soleil). Fin 2013, la NASA affirme que oui, mais certains scientifiques comme Serge Brunier ne sont pas d'accord, et estiment qu'il faudrait encore attendre plusieurs milliers d'années. « Il n'y a aucune ambiguïté, c'est totalement faux. Voyager 1 n'est pas sorti du système solaire » précise-t-il même au micro de France Info.

Dans tous les cas, il y a un point sur lequel tous les scientifiques s'accordent : Voyager 1 est loin, très loin de nous. « Voyager 1 est l'objet vivant, puisque Pioneer 10 et 11 ne fonctionnent plus, le plus lointain de la Terre et du Soleil » indique même Francis Rocard, responsable scientifique au CNES.

À peu près à la même époque, Suzanne Dodd, en charge du programme Voyager pour le compte de la NASA, expliquait que cinq instruments (sur les dix qu'elle embarque) continuaient de fonctionner. Certains ont été éteints, tandis que d'autres sont endommagés. Petit à petit, la sonde coupera l'alimentation de certains afin d'économiser le peu d'énergie qui lui reste.

Malgré cela, Voyager 1 continue d'émettre et les scientifiques reçoivent encore et toujours des données via le Deep Space Network. Que la sonde ait ou non quittée le système solaire, cela permet aux scientifiques d'appréhender le passage de l'héliosphère et de l'héliopause avec des informations concrètes récoltées sur place.

« On a des idées, on a des modèles, mais on n'y est jamais allé. Actuellement, tout se passe à peu près comme prévu. On observe une baisse de la vitesse du vent solaire, ce qui était prédit, on observe une variation forte du champ magnétique, ce qui était prévu également » expliquait le responsable système solaire du CNES fin 2012.

20 milliards de kilomètres : si loin et pourtant si proche...

Quoi qu'il en soit, Voyager 1 est désormais à plus de 20 milliards de kilomètres de la Terre (un peu moins du Soleil), soit près de 134 Unités Astronomiques (134 fois la distance entre la Terre et le Soleil). Sachez qu'à cette distance, une information envoyée depuis la Terre met plus de 18 heures et 33 minutes pour arriver à la sonde, et autant de temps pour faire le chemin inverse... dans les deux cas à la vitesse de la lumière.

Voyager 1 continue son chemin à une vitesse moyenne de 17 km/s, soit plus de 60 000 km/h, contre près de 15,40 km/s pour Voyager 2 (55 400 km/h). Avec cette vitesse, Voyager 1 sera à 25 milliards de kilomètres du Soleil entre début mai et début juin 2026.

De son côté, Voyager 2 n'est « qu'à » près de 16,5 milliards de kilomètres de la Terre et il ne faut donc plus compter « que » 15 heures et 30 minutes pour recevoir une information provenant de la sonde. Cette seconde sonde atteindra les 20 milliards de kilomètres mi-2023. Pour les plus curieux, un tableau prévisionnel est disponible ici (jusque fin 2030).

L'éloignement peut-être suivi en direct par ici. Notez que la distance affichée peut parfois diminuer, ce qui est normal puisque la Terre tourne autour du Soleil plus vite que la vitesse de déplacement des sondes (à la fois pour Voyager 1 et 2).

Et maintenant ?

Pour les responsables de la NASA, la situation est relativement simple : « on dispose d'assez d'énergie pour fonctionner encore une dizaine d'années, peut-être jusqu'en 2025. Mais on va devoir éteindre certains instruments afin que le transmetteur qui envoie les données sur Terre soit suffisamment alimenté ». Pour le Centre national d'études spatiales français, il serait plutôt question de 2020. Dans tous les cas, la sonde Voyager a encore quelques années devant elle.

Mais durant ce temps, Voyager 1 aura-t-elle l'occasion de croiser quelque chose d'intéressant ? Pas vraiment non : « Le prochain passage à proximité de l'étoile la plus proche aura lieu dans 40 000 ans » explique la responsable de mission de la NASA. Il ne s'agit pas de Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche de nous (plus de 4 années-lumière), mais de Gliese 445 (nom de code AC+79 3888) qui se trouve à plus de 17 années-lumière, mais qui se rapproche à grande vitesse de notre système solaire. D'ici près de 300 000 ans, Voyager 2 pourrait rendre une lointaine visite à Sirius.

Je dirais qu'elle est peut être une forme de Phare microscopique à l'échelle cosmique mais qui démontre de l'importance de celle ci à l'échelle humaine... elle est une Masse réduite par rapport à *****, et pour gagner 5 km/s au **** il faut "sacrifier" à la propulsion plus de 80 % du poids des générateurs thermoélectriques à radioisotope devant assurer la production d'énergie. initialement disponible au lancement. Pourtant, elle est plus qu'un vestige pourtant elle est un premier chemin dans les cartes à venir des voyage au dela de la ceinture de Kepler... pour information, Générateur thermoélectrique à radioisotope

Un générateur thermoélectrique à radioisotope (en abrégé GTR ; en anglais Radioisotope Thermoelectric Generator, RTG) est un générateur électrique nucléaire de conception simple, produisant de l'électricité à partir de la chaleur résultant de la désintégration radioactive de matériaux riches en un ou plusieurs radioisotopes, généralement du plutonium 238 sous forme de dioxyde de plutonium 238PuO2. Aujourd'hui, la chaleur est convertie en électricité par effet Seebeck à travers des couples thermoélectriques : les générateurs produits au siècle dernier utilisaient des matériaux silicium-germanium, ceux produits actuellement mettent en œuvre plutôt des jonctions PbTe/TAGS, avec une efficacité énergétique n'atteignant jamais 10 %. Pour améliorer ces performances, les recherches actuelles s'orientent vers des convertisseurs thermoïoniques et des générateurs Stirling à radioisotope, susceptibles de multiplier le rendement global par quatre.

De tels générateurs sont mis en œuvre en astronautique pour l'alimentation électrique des sondes spatiales, et plus généralement pour alimenter en électricité des équipements requérant une source d'énergie stable et fiable capable de fonctionner de façon continue sur plusieurs années sans maintenance directe — par exemple pour des applications militaires, sous-marines, ou en milieu inaccessible ; on avait ainsi conçu des générateurs miniatures pour stimulateurs cardiaques au 238Pu, aujourd'hui remplacés par des technologies plus « vertes » reposant sur des batteries lithium-ion, et de tels générateurs de conception plus simple fonctionnant au strontium 90 ont été utilisés par le passé pour l'éclairage de certains phares isolés sur les côtes de l'URSS.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
en partenariat avec
https://www.nextinpact.com/news/97323-espace-voyager-1-est-a-plus-20-milliards-km-retour-sur-38-ans-dexploration-spatiale.htm?skipua=1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:46

Ulysses est une sonde spatiale développée conjointement par la NASA et l'Agence spatiale européenne qui avait pour objectif l'étude in situ des régions voisines du Soleil (l'héliosphère) de son équateur à ses pôles sur la durée d'un cycle solaire. Les mesures effectuées portaient plus particulièrement sur le vent solaire, le champ magnétique du Soleil et le milieu interstellaire local. Lancée en 1990 depuis la navette spatiale Discovery, la sonde a utilisé l'assistance gravitationnelle de Jupiter pour parvenir à quitter l'écliptique et se placer sur une orbite héliocentrique polaire.

Ulysses est le premier engin scientifique qui est parvenu à recueillir des données au niveau des hautes latitudes du Soleil. La mission prolongée à deux reprises s'est achevée en juin 2009 après que la sonde eut bouclé trois orbites autour du Soleil. Les douze instruments scientifiques ont fourni de nombreuses données et modifié certaines hypothèses communément avancées sur les caractéristiques du vent solaire et du champ magnétique dans la région des hautes latitudes du Soleil.

Sommaire

1 Historique du projet
1.1 Quitter l'écliptique
1.2 Les projets de la NASA et de l'agence spatiale européenne
1.3 La mission conjointe ESA/NASA
2 Objectifs
3 Caractéristiques de la sonde
3.1 Propulsion et contrôle d'attitude
3.2 Énergie
3.3 Télécommunications
3.4 Contrôle thermique
4 Instrumentation scientifique
5 Déroulement de la mission
5.1 Lancement (octobre 1990)
5.2 Le survol de Jupiter (février 1992)
5.3 Premier passage aux latitudes hautes du Soleil (1994-1995)
5.4 Deuxième passage au-dessus des pôles du Soleil (2000-2001)
5.5 Fin de la mission (2009)
6 Résultats scientifiques
7 Notes et références
7.1 Notes
7.2 Références
7.3 Bibliographie
8 Voir aussi
8.1 Articles connexes
8.2 Liens externes

Historique du projet
Quitter l'écliptique

Au début de l'ère spatiale, les observations du Soleil effectuées à l'aide d'engins spatiaux se font depuis l'écliptique, c'est-à-dire le plan passant par la Terre et le Soleil. En effet, lancer une sonde spatiale qui s'écarte de l'écliptique nécessite une énergie considérable : une fusée géante Saturn V surmontée d'un étage Centaur parviendrait seulement à placer une sonde de 580 kg sur une orbite héliocentrique de 1 UA inclinée de 35° par rapport à l'écliptique. Atteindre une orbite héliocentrique polaire (inclinaison 90°) à la même distance du Soleil nécessite un delta-V de 42 km/s. Or différentes observations effectuées à l'époque comme celles de la répartition des taches solaires, de la couronne solaire et de la géométrie des queues des comètes à l'approche du Soleil semblent indiquer que l'héliosphère proche n'a pas des propriétés identiques aux latitudes élevées du Soleil. Pour confirmer ces observations et recueillir des données, il est nécessaire de disposer d'un engin qui puisse circuler sur une orbite présentant une inclinaison importante par rapport à l'écliptique1.
Les projets de la NASA et de l'agence spatiale européenne

À la fin des années 1960, la NASA met en application pour la première fois la technique de l'assistance gravitationnelle ; celle-ci est utilisée par la sonde spatiale Mariner 10 en 1974 pour se propulser vers la planète Mercure. Grâce à cette technique, une sonde passant à faible distance d'une planète selon un angle soigneusement choisi, peut changer radicalement son vecteur vitesse en utilisant les forces de gravité du corps céleste. Les scientifiques de la NASA envisagent à l'époque d'utiliser l'assistance gravitationnelle pour mener une mission dont la trajectoire s'écarterait de l'écliptique (Mission Out of Ecliptic ou OEO). De son côté l'ESRO - l'agence européenne dédiée aux applications spatiales scientifiques - prévoit à la même époque de lancer une mission de ce type ; celle-ci est reprise dans la liste des projets prioritaires de l'Agence spatiale européenne (ESA) lorsque celle-ci remplace en 1975 l'ESRO. Les solutions techniques envisagées par l'ESA et la NASA divergent : assistance gravitationnelle de Jupiter pour la NASA contre recours à un moteur ionique permettant d'atteindre les 60° de latitude en fin de mission pour l'agence européenne. En 1977, les deux agences spatiales décident d'associer leurs missions dans le projet International Solar Polar Mission (ISPM) pour que les deux sondes puissent faire des observations conjointes du Soleil. Les deux sondes d'une masse comprise entre 330 et 450 kg doivent être lancées ensemble en 1983 par la navette spatiale américaine et placées sur une trajectoire vers Jupiter. Chaque sonde utilise l'assistance gravitationnelle de la planète géante pour se placer sur une orbite héliocentrique polaire, de manière à ce que l'une survole le pôle sud du Soleil lorsque l'autre survole le pôle nord. Les charges utiles sont identiques mis à part un coronographe et un télescope ultraviolet placés sur une plateforme fixe embarqués par le satellite de la NASA. Mais l'agence américaine se débat dans des difficultés financières : en 1980 l'échéance du projet de la NASA est repoussée à 1986 avant d'être annulée en 1981 dans le cadre des mesures d'économie décidées par la nouvelle administration Reagan2.
La mission conjointe ESA/NASA

Les deux agences décident alors de fusionner leurs deux projets. La NASA fournit la moitié de l'instrumentation scientifique, le lanceur (la navette spatiale), le générateur thermoélectrique à radioisotope et les moyens nécessaires au suivi de la sonde, notamment le réseau d'antennes du Deep Space Network. Toutefois l'abandon d'une mission double et la perte des instruments optiques prévus sur l'engin américain réduisent de manière sensible l'intérêt scientifique. La phase d'assemblage et de test s'achève en 1983 ; la sonde est placée en stockage en attendant son lancement désormais planifié en 1986 à la suite du retard pris par le programme de la navette spatiale américaine. L'accident de la navette Challenger en janvier 1986 qui cloue les navettes au sol et entraine l'abandon de l'étage Centaur chargé de placer Ulysses sur sa trajectoire interplanétaire, vient encore repousser la date de lancement. Celle-ci est fixée finalement à 19903.
Objectifs

La mission d'Ulysses est d'étudier, en fonction de la latitude du Soleil, les principales caractéristiques de l'héliosphère qui n'avait jusqu'à présent été observée que depuis le plan de l'écliptique. Les données mesurées portent en particulier sur4. :

le champ magnétique du Soleil
le vent solaire
l'interface entre le Soleil et le vent solaire
les rayons X émis par le Soleil

Par ailleurs la sonde spatiale doit étudier la poussière et les gaz neutres du milieu interplanétaire et interstellaire.

Les objectifs secondaires sont 4 :

l'étude de la magnétosphère de Jupiter durant le survol de cette planète
la détection des sursauts gamma et leur localisation en coordination avec d'autres satellites
la tentative de détection des ondes gravitationnelles

Caractéristiques de la sonde
La sonde en cours de préparation peu avant son lancement

Le corps de la sonde a la forme d'un boitier à peu près rectangulaire et relativement plat de 3,2 mètres sur 3,3 sur lesquels sont greffés plusieurs appendices. Le matériau utilisé pour réaliser les cloisons est un nid d'abeilles d'aluminium. La sonde, dont la masse totale est de 367 kg, est en rotation constante à 5 tours par minute sur un de ses axes. Les deux faces perpendiculaires à cet axe portent d'une part l'antenne parabolique de 1,65 mètres de diamètre pointée en permanence vers la Terre et d'autre part une des trois antennes de l'expérience UARP longue de 7,5 mètres. Le générateur thermoélectrique à radioisotope qui produit l'énergie nécessaire mais est également source de chaleur et de particules radioactives fait saillie sur un des côtés du boitier selon une direction perpendiculaire à l'axe de rotation ; sur la face opposée, une bôme de 5,6 mètres porte plusieurs instruments dont le magnétomètre. Enfin les deux autres antennes de l'expérience UARP portant l'envergure totale à 72,5 mètres font saillie sur les deux dernières faces de la sonde5.
Propulsion et contrôle d'attitude

La sonde utilise 8 petits propulseurs de 2 newtons de poussée regroupés par paire qui utilisent un carburant hypergolique, l'hydrazine, dont elle emporte 33 kg. Ces propulseurs sont utilisés pour les corrections de trajectoire ainsi que pour le maintien de l'orientation et de la vitesse de rotation. Comme la majorité des sondes spatiales dédiées à l'étude des champs et des particules, la sonde est spinnée c'est-à-dire qu'elle tourne sur un de ses axes ce qui facilite le contrôle d'attitude tout en permettant aux instruments de balayer une grande portion d'espace. La vitesse de rotation, constante, est de 5 tours par minute. L'axe de rotation est maintenu pointé vers la Terre pour permettre à l'antenne grand gain d'émettre et recevoir les communications. Le système de contrôle d'attitude utilise quatre senseurs solaires pour détecter et corriger les écarts d'orientation6.
Énergie

La sonde est placée sur une orbite qui l'amène au niveau de Jupiter donc à une distance du Soleil (5 Unités Astronomiques) où les panneaux solaires de l'époque ne permettent plus de fournir assez d’énergie. En conséquence celle-ci est produite par un générateur thermoélectrique à radioisotope analogue à un de ceux montés sur la sonde Galileo qui fournit en début de mission 4 500 watts d'énergie thermique convertis en 280 watts électriques. L'énergie produite par la désintégration radioactive du plutonium 238 sous forme de dioxyde de plutonium 238PuO2 décroit progressivement au cours de la mission atteignant 220 watts en fin 2001. L'électricité produite est délivrée aux équipements scientifiques et à la plateforme sous un voltage de 28 Volts5.
Télécommunications

La sonde communique avec la Terre en bande S pour le téléchargement des commandes et l'envoi des données télémétriques en utilisant deux émetteurs-récepteurs d'une puissance de 5 watts. L'envoi des données scientifiques se fait en bande X ; le signal est amplifié par deux tubes à ondes progressives redondants d'une puissance de 20 watts. L'émission et la réception utilisent l'antenne parabolique grand gain de 1,65 mètres ainsi que dans certains cas - à proximité de la Terre ou en cas de dépointage de l'antenne parabolique - deux antennes à faible gain installées l'une au sommet de l'antenne parabolique l'autre sur la face opposée. La période durant laquelle la sonde peut communiquer avec la Terre est en moyenne limitée à 10 heures par jour et les données recueillies dans l'intervalle sont stockées sur des enregistreurs d'une capacité unitaire de 45 mégabits. Le système de télécommunications permet théoriquement des taux de transfert pouvant aller jusqu'à 8 192 bits par seconde. Le débit adopté en pratique est de 1 024 bits par seconde lorsque la transmission se fait en temps réel et 512 bits par seconde en différé5.
Contrôle thermique

Le contrôle thermique de la sonde repose sur une combinaison de moyens passifs, d'un système de rejet des excédents thermiques et de résistances chauffantes. Les principales contraintes sont de maintenir la température de l'hydrazine au-dessus de 5 °C et celles des détecteurs utilisant des composants électroniques en dessous de 35 °C. Toutes les parois externes de la sonde sont recouverts d'un revêtement isolant constitué généralement de 20 couches de mylar aluminé. La couche extérieure est une feuille de kapton comportant un revêtement conducteur en oxyde de zinc afin d'éviter l'accumulation de charges électrostatiques5.
Instrumentation scientifique
Schéma d'implantation des instruments scientifiques.

La sonde embarque 12 instruments scientifiques chargés d'étudier le vent solaire, le champ magnétique du Soleil, les rayons cosmiques ainsi que le milieu interstellaire et interplanétaire. Ces instruments développés par des laboratoires européens et américains représentent une masse totale de 55 kg :

Le magnétomètre VHM/FGM7
SWOOPS (Solar Wind Observations Over the Poles of the Sun) : Cet instrument permet d'étudier les caractéristiques internes et dynamiques du vent solaire échantillonné sur la trajectoire de la sonde. L'instrument peut mesurer les caractéristiques des électrons dont l'énergie est comprise entre 0,86 eV et 814 eV ainsi que des ions ayant une énergie comprise entre 225 eV et 34,4 keV. L'instrument mesure la vitesse, la distribution angulaire et l'énergie. Il peut identifier dans des conditions favorables les ions lourds de l'oxygène, du silicium et du fer8
SWICS (Solar Wind Ion Composition Spectrometer) est un spectromètre chargé de déterminer la nature des ions formant le vent solaire, leur charge électrique, leur température et leur vitesse moyenne. L'instrument permet de mesurer les ions de l'hydrogène au fer ayant une vitesse comprise entre 175 km/s (proton) et 1 280 km/s (Fe8+) et une énergie comprise entre 0,16 keV et 59,6 keV. L'instrument est plus particulièrement utilisé au-dessus des pôles du Soleil car les spécialistes estiment que le flux de particules y est moins perturbé par les collisions et qu'il permet ainsi de mieux comprendre les processus qui leur ont donné naissance. L'instrument doit être également utilisé pour analyser les caractéristiques les gaz neutres d'origine interstellaire qui pénètrent dans l'héliosphère en se ionisant9
URAP : Mesure des ondes radio et plasma 10
EPAC (Energetic PArticle Composition) est un instrument qui mesure les flux, distribution angulaire, spectre énergétique et la composition des ions dont l'énergie est comprise entre 300 keV et 25 MeV par nucléon. L'instrument est constitué de 4 petits télescopes ayant un champ optique de 35° permettant de couvrir 80 % de la sphère céleste grâce à la rotation de la sonde spatiale. Les détecteurs, de minces feuilles de silicium, permettent de caractériser des ions allant de l'hélium au fer11
GAS : Détecteur de particules interstellaires neutres 12
HISCALE (Heliosphere Instrument for Spectra, Composition, and Anisotropy at Low Energies) est un instrument qui mesure les caractéristiques des ions et électrons à basse énergie13.
COSPIN (COsmic ray and Solar Particle INvestigation) est un instrument chargé de mesurer les caractéristiques des rayons cosmiques et des particules de haute énergie produites par le Soleil. COSPIN est constitué d'un groupe de 6 télescopes permettant de mesurer l'énergie, la composition, l'intensité et l'anisotropie des atomes allant de l'hydrogène au nickel dont l'énergie est comprise entre 0,5 MeV et 600 MeV par nucléon. L'abondance isotopique des noyaux de ces mêmes éléments peut être obtenue pour une plage d'énergie plus restreinte. L'instrument permet de mesurer les caractéristiques des électrons dont l'énergie est comprise entre 2 5 et 6 000 MeV14.
GRB : Détecteur de sursauts gamma15.
DUST est un détecteur de poussière fourni par le laboratoire Max Planck (Allemagne) destiné à mesurer la vitesse, la masse, la charge électrique et l'azimut d'arrivée des grains de poussière dont la masse est comprise entre 10 − 6 {\displaystyle 10^{-6}} 10^{-6} et 10 − 16 {\displaystyle 10^{-16}} 10^{{-16}} g. L'instrument pèse 3,8 kg et a une consommation électrique de 2,2 watts. Cet instrument a pour but de mesurer les caractéristiques physiques et dynamiques de la poussière en fonction de la distance au Soleil et du plan de l'écliptique. L'un des objectifs scientifiques assignés à cet instrument est de déterminer quelle proportion de la poussière a pour origine les comètes, les astéroïdes et le milieu interstellaire16.
SCE : Analyseur de la couronne solaire17.
GWE : Détection des ondes gravitationnelles18.

Déroulement de la mission
Ulysses assemblée avec les étages PAM-S et IUS chargés d'accélérer la sonde après son largage par la navette spatiale.
La deuxième orbite d'Ulysses autour du Soleil
Lancement (octobre 1990)

La navette spatiale Discovery décolle le 6 octobre 1990 du centre spatial Kennedy pour la mission STS-41 en emportant dans sa soute Ulysses. Pour pouvoir atteindre la planète Jupiter avec une vitesse suffisante la sonde spatiale a été assemblée avec trois étages de fusée. Une fois la navette placée en orbite autour de la Terre, l'ensemble constitué par Ulysses et les étages IUS et PAM-S est largué dans l'espace. Le premier étage de l'IUS est alors mis à feu une fois que la navette s'est suffisamment écartée. L'IUS long de 5,18 mètres pour un poids total de 14,742 tonnes comprend deux étages utilisant chacun un propulseur à propergol solide. Le Payload Assist Module (PAM) est un étage plus petit également motorisé par propergol solide. Les trois étages sont mis à feu successivement. L'IUS dispose d'un système de guidage par contre le PAM-S est stabilisé par une mise en rotation rapide (80 tours par minute). Une fois que l'étage PAM-S a rempli son office Ulysses a atteint une vitesse de 41 km/s dans le référentiel héliocentrique, la plus grande vitesse jamais atteinte à l'époque par une sonde spatiale. Celle-ci ne sera dépassée que par la sonde New Horizons. La vitesse de rotation est abaissée à moins de 8 tours par minute par un système de yoyo puis l'étage PAM-S est largué.
Le survol de Jupiter (février 1992)

La sonde est placée sur une orbite de transfert de Hohmann dont l'apogée se situe au niveau de l'orbite de Jupiter à 5 UA du Soleil et le périgée au niveau de l'orbite de la Terre. En février 1992, la sonde survole Jupiter et utilise son assistance gravitationnelle pour quitter le plan écliptique des planètes du système solaire, ce qui va lui permettre de survoler les hautes latitudes du Soleil. Durant son passage à proximité de Jupiter, Ulysses étudie la magnétosphère de la planète géante.
Premier passage aux latitudes hautes du Soleil (1994-1995)

En 1994 Ulysses effectue son premier passage au-dessus des hautes latitudes du Soleil : la sonde est en septembre 1994 à l'aplomb des régions du pôle sud du Soleil (inclinaison -80,2°) et le 31 juillet 1995 à l'aplomb des régions du pôle nord (inclinaison 80,2°) avant de s'éloigner vers Jupiter19.
Deuxième passage au-dessus des pôles du Soleil (2000-2001)

Le 1er mai 1996 Ulysses traverse la queue de la comète Hyakutake. En mars 1997, Ulysses étudie l'influence des vents solaires sur la comète Hale-Bopp alors que celle-ci s'approche du Soleil. En 2000, la sonde est de retour à proximité du Soleil dont l'activité est alors proche du maximum du cycle solaire de 11 ans. Ulysses passe au-dessus du pôle sud en septembre 2000 puis du pôle nord en octobre 2001. La sonde achève sa deuxième orbite solaire en recoupant l'orbite de Jupiter entre novembre 2003 et avril 2004 mais à une distance bien plus importante qu'en 1992.
Fin de la mission (2009)

En novembre 2007, alors qu'Ulysses a entamé son troisième survol du pôle sud du Soleil, la mission est prolongée pour la quatrième et dernière fois de 12 mois jusqu'à mars 2009 notamment pour permettre des mesures conjointes avec les satellites STEREO qui viennent d'être lancés20. Mais l'énergie disponible est de plus en plus réduite car le générateur thermoélectrique à radioisotope, comme prévu, a un rendement de plus en plus faible. La sonde a de plus en plus de mal à maintenir ses équipements à une température suffisante, faire fonctionner son instrumentation scientifique tout en enregistrant et transmettant les données scientifiques recueillies. Notamment le réchauffement des réservoirs d'hydrazine utilisée par les propulseurs pour maintenir l'orientation de la sonde est de plus en plus difficile tandis les données recueillies par les instruments scientifiques doivent être transmises immédiatement car l'énergie disponible ne permet plus leur stockage à bord21. Face à des conditions de fonctionnement de plus en plus dégradées, la mission de la sonde est officiellement arrêtée le 30 juin 2009 ce qui permet de réaffecter les plages d'écoute des antennes de 70 mètres du DSN à d'autres missions22.
Résultats scientifiques

Après avoir bouclé pratiquement trois orbites autour du Soleil, Ulysses a permis d'effectuer une cartographie tridimensionnelle des radiations d'origine galactique, des particules énergétiques produites par les tempêtes solaires et le vent solaire. La période d'observation particulièrement longue a permis d'étudier le Soleil sur tout un cycle solaire et démontré que le vent solaire était en constant déclin depuis le début de l'ère spatiale. La sonde a traversé à trois reprises la queue de comètes et permis ainsi des analyses in situ de celles-ci. Plus de 1800 Sursauts gamma ont été observés23.

Les données collectées par Ulysses ont démontré que le champ magnétique du Soleil se développe dans l'héliosphère de manière bien plus complexe que ce qui avait été imaginé. On a découvert que les particules éjectées par le Soleil dans les latitudes basses pouvaient remonter jusqu'aux latitudes hautes et inversement. Ulysses a mesuré la quantité de poussière interstellaire qui s'est avérée 30 fois plus abondante que ce qui avait été prévu par les astronomes. Les instruments de la sonde spatiale ont détecté des atomes d'hélium en provenance de l'espace interstellaire et confirmé que l'univers ne contenait pas assez de matière pour stopper son expansion24.
Notes et références
Notes
Références

↑ Paolo Ulivi et all op. cit. p. 311-312
↑ Paolo Ulivi et all op. cit. p. 312-313
↑ Paolo Ulivi et all op. cit. p. 314-320
↑ a et b (en) « Ulysses Science objectives » [archive], NASA (consulté le 9 octobre 2011)
↑ a, b, c et d (en) « The Ulysses Spacecraft » [archive], ESA (consulté le 9 octobre 2011)
↑ Paolo Ulivi et all op. cit. p. 314-317
↑ (en) A. Balogh, T.J. Beek, R.J. Forsyth, P.C. Hedgecock, R.J. Marquedant, E.J. Smith,, D.J. Southwood et B.T. Tsurutani, « The magnetic field investigation on the Ulysses mission: Instrumentation and preliminary scientific results », Astronomy and Astrophysics, vol. 92, no 2,‎ 19 avril 1991, p. 221-236 (ISSN 0365-0138, lire en ligne [archive])
↑ (en) S.J. Bame et all, « The Ulysses solar wind plasma experiment » [archive],‎ 8 avril 1991
↑ (en) G. Gloeckler et all, « The Solar Wind Ion Composition Spectrometer » [archive],‎ 11 avril 1991
↑ (en) R.G. Stone et all, « The unified radio and plasma wave investigation » [archive],‎ 17 avril 1991
↑ (en) E. Keppler et all, « The ULYSSES energetic particle composition experiment EPAC » [archive],‎ 18 mars 1991
↑ (en) M. Witte et all, « The interstellar neutral-gas experiment on ULYSSES » [archive],‎ 27 mars 1991
↑ (en) L.J. Lanzerotti et all, « Heliosphere instrument for spectra, composition and anisotropy at low energies » [archive],‎ 24 avril 1991
↑ (en) J.A. Simpson et all, « The Ulysses cosmic ray and solar particle investigation » [archive],‎ 23 avril 1991
↑ (en) K. Hurley et all, « The solar X-Ray/cosmic gamma-ray burst experiment aboard Ulysses » [archive],‎ 4 avril 1991
↑ (en) E. Grün et all, « The Ulysses dust experiment » [archive],‎ 24 avril 1991
↑ (en) M.K. Bird et all, « The coronal-sounding experiment » [archive],‎ 30 avril 1991
↑ (en) B. Bertotti et all, « The gravitational wave experiment » [archive],‎ 5 avril 1991
↑ (en) « ULYSSES : Mission Timeline » [archive], ESA (consulté le 9 octobre 2011)
↑ (en) « Ulysses Mission Extension Approved » [archive], ESA,‎ 14 novembre 2007
↑ (en) Ulysses mission coming to a natural end [archive]
↑ (en) The odyssey concludes... (Status report: 22-Jun-2009) [archive]
↑ (en) « Ulysses Spacecraft Ends Historic Mission of Discovery » [archive], NASA (consulté en 130/6/2009)
↑ (en) « International Mission Studying Sun to Conclude » [archive], NASA (consulté le 12 juin 2008)

Bibliographie

(en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 2 Hiatus and Renewal 1983-1996, Springer Praxis, 2009 (ISBN 978-0-387-78904-0)
Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1983 et 1996.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Ulysses (sonde spatiale), sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Vent solaire
Héliosphère

Liens externes

(en) Site officiel du programme Ulysses sur le site de la NASA et du JPL [archive]
(en) Site officiel du programme Ulysses sur le site de l'ESA [archive]

[afficher]
v · m
Observatoires solaires spatiaux
[afficher]
v · m
Missions spatiales vers Jupiter
[afficher]
v · m
Agence spatiale européenne
[afficher]
v · m
Programme spatial américain
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:47

En physique, le champ magnétique est une grandeur ayant le caractère d'un champ vectoriel1, c'est-à-dire caractérisée par la donnée d'une norme, d’une direction et d’un sens, définie en tout point de l'espace, permettant de modéliser et quantifier les effets magnétiques du courant électrique ou des matériaux magnétiques comme les aimants permanents.

Deux champs vectoriels apparentés portent le nom de champ magnétique, et sont notés B (qui s'exprime en tesla) et H (qui s'exprime en ampère par mètre). Si les normes internationales de terminologie prescrivent de réserver normalement l’appellation de « champ magnétique » ou d'« intensité de champ magnétique » au seul champ vectoriel H2, il est fréquent en physique fondamentale d'utiliser le terme champ magnétique pour le champ vectoriel B3, ce qui sera le cas dans le présent article, le champ H étant en pratique plutôt utilisé dans l'étude de l'électromagnétisme des milieux continus4.

Les différentes sources de champ magnétique sont les aimants permanents, le courant électrique (c'est-à-dire le déplacement d'ensemble de charges électriques), ainsi que la variation temporelle d'un champ électrique (induction magnétique). La présence du champ magnétique se traduit par l'existence d'une force agissant sur les charges électriques en mouvement (dite force de Lorentz) et par divers effets affectant certains matériaux (paramagnétisme, diamagnétisme ou ferromagnétisme selon les cas). La grandeur qui détermine l'interaction entre un matériau et un champ magnétique est la susceptibilité magnétique.
Vue d'artiste de la magnétosphère terrestre.
Ferrofluide soumis à un champ magnétique. Au-delà d'une valeur seuil du champ magnétique, il devient plus favorable énergétiquement pour la surface libre d'adopter un profil avec des pointes, en dépit de la gravité et de la tension superficielle du fluide qui favorisent une interface plane.

Sommaire

1 Description
2 Historique
2.1 Antiquité
2.2 XVIIIe siècle
2.3 XIXe siècle
2.4 XXe siècle
2.5 XXIe siècle
3 Expression du champ magnétique
3.1 Notation
3.2 Unités
3.3 Ordres de grandeur
4 Manifestations du champ magnétique
4.1 Courants électriques
4.2 Champs magnétiques des planètes
4.3 Monopôles magnétiques
4.4 Origine relativiste
5 Champ magnétique, excitation magnétique et aimantation
5.1 Différence entre B et H
6 Visualisation du champ magnétique
6.1 Lignes de champ
6.2 Observation
6.3 Décomposition
7 Effets du champ magnétique
7.1 Effets physiques
7.1.1 Force de Lorentz
7.1.2 Force de Laplace
7.1.3 Supraconducteurs
7.1.4 Induction, induction mutuelle et ondes
7.1.5 Effet Hall
7.1.6 Magnétorésistance
7.1.7 Dipôles magnétiques
7.2 Effets géologiques
7.3 Effets biologiques
7.3.1 Effet des champs magnétostatiques
7.3.2 Effet des champs magnétiques pulsés
8 Énergie magnétique
9 Calcul du champ magnétique
9.1 Propriétés mathématiques
9.1.1 Symétries
9.1.2 Changement de référentiel
9.2 Calcul du champ
9.2.1 Théorème d'Ampère
9.2.2 Loi de Biot-Savart locale
9.2.3 Loi de Biot-Savart intégrale
9.2.4 Potentiel vecteur
10 Applications
10.1 Déviation de particules
10.2 Chambres à bulles
10.3 Résonance magnétique : IRM et RMN
10.4 Transformateurs électriques
10.5 Moteurs électriques
11 Recherche prospective
12 Notes et références
13 Voir aussi
13.1 Articles connexes
13.2 Liens externes
13.3 Bibliographie

Description

Le champ magnétique et le champ électrique sont les deux composantes du champ électromagnétique décrit par l'électromagnétisme. Des ondes électromagnétiques peuvent se propager librement dans l'espace, et dans la plupart des matériaux. Ces ondes portent des noms différents (ondes radio, micro-onde, infrarouge, lumière, ultraviolet, rayons X et rayons gamma) selon leur longueur d'onde. La discipline qui étudie les champs magnétiques statiques ou « quasi stationnaires » (ne dépendant pas du temps, ou faiblement) est la magnétostatique.

Les applications de la maîtrise de ce champ sont nombreuses, même dans la vie courante : outre le fait que celui-ci est une composante de la lumière, il justifie l'attraction des aimants, l'orientation des boussoles et permet entre autres la construction d'alternateurs et de moteurs électriques. Le stockage d'informations sur bandes magnétiques ou disques durs se fait à l'aide de champs magnétiques. Des champs magnétiques de très forte intensité sont utilisés dans les accélérateurs de particules ou les tokamaks pour focaliser un faisceau de particules très énergétiques dans le but de les faire entrer en collision. Les champs magnétiques sont également omniprésents en astronomie, où ils sont à l'origine de nombreux phénomènes comme le rayonnement synchrotron et le rayonnement de courbure, ainsi que la formation de jets dans les régions où l'on observe un disque d'accrétion. Le rayonnement synchrotron est également abondamment utilisé dans de nombreuses applications industrielles.

Mathématiquement, le champ magnétique est décrit par un champ pseudo vectoriel5, qui se rapproche d'un champ de vecteurs par plusieurs aspects, mais présente quelques subtilités au niveau des symétries. Les équations décrivant l'évolution du champ magnétique sont appelées équations de Maxwell, en l'honneur de James Clerk Maxwell qui les a publiées en 1873. C'est cependant Albert Einstein qui en 1905 en a proposé le premier la vision la plus cohérente, dans le cadre de la relativité restreinte qu'il venait de découvrir et qui en est indissociable.
Historique
Article détaillé : Histoire de l'électricité.
Antiquité

Dès le VIe siècle av. J.-C., les philosophes grecs décrivaient — et tentaient d'expliquer — l'effet de minerais riches en magnétite. Ces roches étaient issues entre autres de la cité de Magnésie : elle donna son nom au phénomène.

L'aiguille « Montre-sud » est mentionnée pour la première fois au XIe siècle par Shen Kuo et, même s'il y a des attestations de la connaissance de l'aimant en Chine6 dès le IIIe siècle av. J.-C., le problème du magnétisme terrestre apparaît beaucoup plus tard. L'utilisation de la boussole dans les techniques de navigation daterait du XIIe siècle et son usage exact reste à préciser du fait d'une navigation essentiellement côtière à cette époque6. Les boussoles faisaient usage du champ magnétique terrestre, qui se trouve être aujourd'hui à peu près aligné avec l'axe de rotation terrestre, raison pour laquelle une boussole, en indiquant le pôle magnétique, indique aussi (quoique approximativement) la direction du pôle géographique terrestre.

En Occident, Pierre de Maricourt fut l'un des premiers à travailler sur le magnétisme et publia, en 1269, son Epistola de Magnete, à peu près à la même époque que les savants chinois. Au-delà du simple problème des priorités, il serait intéressant de savoir comment certaines techniques ont pu voyager et s'il n'est pas possible que des développements parallèles, et chronologiquement presque concomitants, se soient produits6.
XVIIIe siècle

En décembre 1765, pour les encyclopédistes des Lumières7, « le magnétisme est le nom général qu’on donne aux différentes propriétés de l’aimant ». Ils attribuent ses effets à une « matière subtile8, différente de l’air » (parce que ces phénomènes ont également lieu dans le vide) qu’ils appellent magnétique. Plus loin ils affirment que « c’est encore une question non moins difficile que de savoir s’il y a quelque rapport entre la cause du magnétisme & celle de l’électricité, car on ne connoît guère mieux l’une que l’autre. »
XIXe siècle

Jusqu'au début des années 1820, on ne connaissait que le magnétisme des aimants naturels à base de magnétite.
Hans Christian Ørsted, Der Geist in der Natur, 1854

En 1820, Hans Christian Ørsted montre qu'un courant électrique parcourant un fil influence l'aiguille d'une boussole située près de celui-ci. Il fut cependant incapable d'expliquer ce phénomène à la lumière des connaissances de l'époque. En 1831, Michael Faraday énonce la loi de Faraday, qui trace un premier lien entre électricité et magnétisme.

En 1822, le premier moteur électrique est inventé : la roue de Barlow.

André-Marie Ampère proposa peu après une loi phénoménologique, aujourd'hui démontrée dans le cadre général de l'électromagnétisme, appelé théorème d'Ampère, qui relie le champ magnétique aux courants. Peu après, en 1825, l'électricien William Sturgeon crée le premier électroaimant.

En 1873, James Clerk Maxwell unifie le champ magnétique et le champ électrique, au sein de la théorie de l'électromagnétisme. Ce faisant, il découvre une incompatibilité entre les lois de la mécanique classique et les lois de l'électromagnétisme. Ces dernières prédisent que la vitesse de la lumière est indépendante de la vitesse d'un observateur par rapport à la source qui émet la lumière, hypothèse incompatible avec les lois de la mécanique classique.

En 1873, l'ingénieur belge Zénobe Gramme découvre le premier moteur électrique à courant continu, utilisable à grande échelle.

En 1887, les Américains Albert A. Michelson et Edward Morley vérifient expérimentalement (expérience de Michelson-Morley) les prédictions de Maxwell.
XXe siècle

En 1905, Albert Einstein résout le paradoxe découvert par Maxwell en montrant que les lois de la mécanique classique doivent être remplacées par celles de la relativité restreinte9.

En 1933, Walther Meissner et Robert Ochsenfeld découvrent qu'un échantillon supraconducteur plongé dans un champ magnétique a tendance à expulser celui-ci de son intérieur (effet Meissner).

En 1944, Lars Onsager propose le premier modèle (dit modèle d'Ising) décrivant le phénomène de ferromagnétisme.

En 1966, le docteur Karl Strnat découvre les premiers aimants samarium-cobalt, d'une énergie phénoménale (18 à 30 MGOe)10.

En 1968 sont découverts les pulsars, cadavres d'étoiles extraordinairement denses, siège des champs magnétiques les plus intenses existant aujourd'hui dans la nature (4×108 teslas pour le pulsar du Crabe, par exemple).

En 1983, une équipe internationale crée des aimants néodyme-fer-bore, les plus puissants aimants permanents connus à ce jour (35 MGOe soit environ 1,25T10).

En 1998, une équipe russe crée un champ magnétique pulsé par une explosion qui atteint 2 800 T11.

Le 12 décembre 1999, une équipe américaine crée un champ magnétique continu d'une intensité de 45 T12.
XXIe siècle

En 2006, des champs magnétiques pulsés ont atteint 100 T sans destruction13.
Expression du champ magnétique
Notation

On note généralement le champ magnétique avec la lettre B, écrite en caractère gras ou surmontée d'une flèche, ces deux notations indiquant qu'il s'agit d'un vecteur (ou en l'occurrence d'un pseudovecteur) : B ou B → {\displaystyle {\vec {B}}} {\vec {B}}. Cette lettre, empruntée à James Clerk Maxwell, vient de ses notations : il décrivait les trois composantes du champ magnétique indépendamment, par les lettres B, C, D. Les composantes du champ électrique étant, dans les notations de Maxwell les lettres E, F, G.

Le champ étant défini dans tout l'espace, c'est en fait une fonction des coordonnées, en général notées par le rayon vecteur r, et éventuellement du temps t, aussi est-il noté B(r) ou B(r, t). Cependant, on utilise souvent la notation B, la dépendance spatiale et/ou temporelle étant implicite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:50

Les instruments de la sonde spatiale ont détecté des atomes d'hélium en provenance de l'espace interstellaire et confirmé que l'univers ne contenait pas assez de matière pour stopper son expansion :

En cosmologie, l'expansion de l'Univers est le nom du phénomène qui voit à grande échelle les objets composant l'univers (galaxies, amas, …) s'éloigner les uns des autres. Cet écartement mutuel, que l'on pourrait prendre pour un mouvement des galaxies dans l'espace, s'interprète en réalité par un gonflement de l'espace lui-même, les objets célestes étant de ce fait amenés à s'éloigner les uns des autres (voir plus bas). À plus petite échelle, l'expansion n'affecte pas la taille des galaxies elles-mêmes, la gravité « intérieure » ayant un effet prédominant.

L'expansion de l'univers est la solution théorique trouvée par Friedmann pour rendre compte du fait que l'univers ne se soit pas déjà effondré sous l'effet de la gravitation. Elle permet de faire l'économie de la constante cosmologique, artifice introduit par Einstein, fermement attaché à l'idée d'un univers statique.

Du point de vue observationnel, l'expansion se traduit par une augmentation de la longueur d'onde de la lumière émise par les galaxies : c'est le phénomène de décalage vers le rouge. Ce décalage n'est pas homologue à l'effet Doppler, qui est dû au déplacement à travers l'espace de l'objet observé ; il s'agit ici de l'expansion de l'espace lui-même. On parle de décalage spectral cosmologique.

La découverte de ce décalage vers le rouge est attribuée à l'astronome américain Edwin Hubble en 1929, bien qu'il ait été implicitement mis en évidence 15 ans plus tôt par Vesto Slipher et prédit, voire mesuré, par Georges Lemaître à la fin des années 1920. De façon concomitante, l'interprétation physique correcte de ce décalage vers le rouge est donnée par la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein, qui permet de décrire la dynamique de l'Univers dans son ensemble. L'expansion de l'Univers est de fait une vérification remarquable de la relativité générale, même si, de façon quelque peu surprenante, Albert Einstein lui-même n'y a pas adhéré initialement, tentant même d'en proposer une explication alternative, la lumière fatiguée, théorie depuis longtemps complètement abandonnée.

La conséquence immédiate de l'expansion de l'Univers est que celui-ci était par le passé plus dense et donc plus chaud. Le concept du Big Bang, qui repose sur l'idée qu'une telle époque dense et chaude a effectivement existé, en découle naturellement et peut donc être considéré comme établi.

Du point de vue théorique, l'expansion de l'Univers est contenue dans les modèles issus de la relativité générale décrivant l'Univers dans son ensemble. De telles constructions sont appelées de façon naturelle modèles cosmologiques. Les équations qui décrivent l'expansion de l'Univers dépendent des propriétés de la ou des formes de matière qui emplissent l'Univers. Elles s'appellent équations de Friedmann.

Manifestation de l'expansion de l'Univers
Article détaillé : Loi de Hubble.

L'expansion de l'Univers se manifeste par l'observation d'une récession (éloignement) apparente des objets astrophysiques lointains. Si l'on ne peut pas détecter de déplacement de leur position ou leur taille apparente, car le phénomène d'éloignement est très lent à l'échelle humaine1, on constate un décalage vers le rouge de leur spectre (c'est-à-dire de la lumière qu'ils émettent). Ce phénomène est mis en évidence par le fait que le spectre de ces objets possède des raies d'émission et d'absorption caractéristiques des éléments chimiques qui les composent, et dont la position dans le spectre est fixée. Il existe une relation de proportionnalité entre le taux d'augmentation de la distance des galaxies (ou pseudo-vitesse de récession) et cette distance elle-même, cette loi étant connue sous le nom de loi de Hubble, du nom de son découvreur, Edwin Hubble, en 19292.
Mouvements dans l'espace ou expansion de l'espace ?

En mécanique classique ou en relativité restreinte, l'observation d'un décalage vers le rouge s'interprète en termes de déplacement dans l'espace et d'effet Doppler. En relativité générale, une telle interprétation n'est plus suffisante car il n'existe pas de notion d'espace absolu comme en mécanique classique, ou tout au moins présentant une certaine structure rigide comme en relativité restreinte. L'espace de la relativité générale est, dans un certain sens, « élastique », la distance entre les points étant par exemple fonction de la structure du champ gravitationnel dans leur voisinage. Il n'en demeure pas moins que la relativité générale stipule que localement l'espace s'identifie à celui de la relativité restreinte. Si elle était généralisée à grande échelle l'interprétation Doppler pourrait soulever un paradoxe, car elle signifierait que des objets suffisamment éloignés s'éloigneraient à des vitesses supérieures à celle de la lumière et, de ce fait, semble enfreindre les lois de la relativité restreinte. Il n'en est rien car si ces objets se déplacent bien avec une vitesse relative plus grande que celle de la lumière, cela ne permet pas d'échange d'information. Ainsi l'accroissement de la distance mutuelle entre galaxies dû à l'expansion de l'espace n'est pas en conflit avec la relativité restreinte.
Expansion de l'Univers, mais pas des objets astrophysiques

Contrairement à une idée parfois exprimée, l'expansion de l'Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier : ce n'est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés. Si la dilatation de l'espace était identique à toute échelle, l'expansion de l'univers serait inobservable, puisque les instruments et moyens de mesure garderaient la même échelle relative aux distances mesurées.

Les forces nécessaires pour contrer le mouvement d'expansion à l'échelle d'un atome, d'une planète, d'une étoile, d'une galaxie, d'un amas de galaxies, sont suffisantes pour assurer la cohésion de ces objets. Il a été très facile à la force de gravitation, aux forces électromagnétiques ou à la force nucléaire forte de s'opposer à l'éloignement qui résultait de l'expansion de l'Univers.

Une façon intuitive de visualiser cela est de reprendre l'analogie de la toile élastique que l'on étire dans toutes les directions. Si l'on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci grossissent en même temps qu'ils semblent s'éloigner les uns des autres lorsque l'on étire la toile. Par contre, si au lieu de dessiner des motifs, on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va encore éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante. C'est un processus de ce type qui est à l'œuvre avec l'expansion de l'Univers3.

1 Manifestation de l'expansion de l'Univers
2 Mouvements dans l'espace ou expansion de l'espace ?
3 Expansion de l'Univers, mais pas des objets astrophysiques
4 Historique de la découverte
5 Autres tentatives d'interprétation
6 Accélération de l'expansion ?

Autres tentatives d'interprétation
Article détaillé : Lumière fatiguée.

La réalité de l'expansion de l'Univers n'a pas été acceptée d'emblée par tous les scientifiques6. Cette expansion impliquait en effet que l'Univers était né du Big Bang et ce « commencement » absolu semblait à ses détracteurs en contradiction avec la position rationaliste et matérialiste de la science car il pouvait, dans leur esprit, servir d'argument à l'idée d'une création divine. Ces adversaires du Big Bang préféraient, pour cette raison, un modèle statique et éternel, sans origine. Des explications alternatives, connues sous le nom de lumière fatiguée (terme proposé par Richard Tolman en 1930), furent proposées pour réconcilier univers statique et décalage vers le rouge dès la découverte de l'expansion de l'Univers en 1929, et ce jusqu'aux années 1970.

Aucune théorie solide satisfaisante avec dilatation du temps n'ayant jamais pu être construite dans ce sens, ces explications ont été abandonnées par la communauté scientifique.

En 2012, Un autre cosmos ?7, sous la direction de Jean-Marc Bonnet-Bidaud et Thomas Lepeltier, propose un survol des autres scénarios de l'évolution du cosmos. Au sujet de la théorie de l'expansion de l'univers, Bonnet-Bidaud commente : « nous observons un décalage vers le rouge de la lumière d'objets lointains et nous en déduisons que l'Univers se dilate. Mais cette interprétation n'est qu’une des hypothèses possibles et l'on n'a pas forcément besoin d'avoir un Univers en expansion pour obtenir ce décalage vers le rouge de la lumière »8.
Accélération de l'expansion ?
Article détaillé : Accélération de l'expansion de l'univers.
Article connexe : Équations de Friedmann.

L'expansion de l'Univers est modélisée par la théorie de la relativité générale. Celle-ci stipule en effet que l'Univers dans son ensemble est soumis à des forces imposées par les différentes formes de matière qui le composent, et qu'il ne peut demeurer statique : soit il est mû par une force centrifuge qui le fait s'étendre (expansion consécutive au Big Bang et qui pourrait aboutir au Big Rip), soit, dépourvu d'une telle force, ses forces centripètes de gravitation le font se ramasser (Big Crunch).

Réciproquement, l'expansion de l'Univers exerce une influence sur la densité et la pression de cette matière. Ainsi, c'est la connaissance des propriétés physiques de ces formes de matière (en particulier leur équation d'état) qui permet de prédire le comportement de l'expansion. Les équations qui la décrivent sont connues sous le nom d'équations de Friedmann. Les observations permettent non seulement de connaitre le taux d'expansion actuel de l'Univers (la constante de Hubble à l'instant présent), mais aussi celui de l'Univers par le passé, fournissant ainsi indirectement des informations sur les formes de matière qui emplissent l'Univers.

Dans le cadre des modèles d'univers les plus classiques, et notamment dans celui des univers de Friedmann, l'expansion ralentit au cours du temps. Dans certains cas, l'expansion finit même par s'arrêter et se muer en contraction, précipitant l'Univers dans le Big Crunch.

Cependant, en 1998, deux équipes d'astronomes, le Supernova Cosmology Project et le High-Z supernovae search team respectivement dirigés par Saul Perlmutter et Brian P. Schmidt sont parvenues au résultat inattendu que l'expansion de l'Univers semblait s'accélérer. Ce résultat est surprenant car il n'existe aucune théorie pour l'interpréter. Il implique en effet l'existence d'une forme inconnue de matière dont la pression serait négative, avec un comportement répulsif et non pas attractif vis-à-vis de la gravitation. Cette forme hypothétique et inhabituelle de matière, de nature inconnue, communément appelée énergie sombre ou parfois constante cosmologique9, représente à l'heure actuelle un des problèmes non résolus de la cosmologie moderne. En 2011, le prix Nobel de physique est attribué à S. Perlmutter, B. P. Schmidt et A. G. Riess10 pour cette découverte.
Notes et références

↑ Le temps mis par deux galaxies pour doubler leur distance relative du fait de l'expansion est de l'ordre de 10 milliards d'années, voir ci-après.
↑ (en) Edwin Hubble, A Relation between Distance and Radial Velocity among Extra-Galactic Nebulae, Proceedings of the National Academy of Sciences, 15, 168-173 (1929) Voir en ligne [archive].
↑ Pour plus de détails, consulter Comment l’expansion augmente-t-elle les distances sans dilater les objets ? [archive]
↑ La majorité de ces objets nébuleux était rassemblée dans le catalogue Messier.
↑ Voir Jean-Pierre Luminet, L'Invention du Big Bang (2004) ISBN 2020611481, pages 108 et 109
↑ En réalité le tout premier modèle cosmologique à avoir été proposé, par Albert Einstein lui-même, ne contenait pas d'expansion de l'Univers. Ce modèle, désormais appelé Univers d'Einstein est statique, et avait été bâti par Einstein de façon à ne pas comporter de phase d'expansion. Il regrettera plus tard cette construction, la qualifiant de « plus grande erreur de sa vie ».
↑ Thomas Lepeltier et Jean-Marc Bonnet-Bidaud (dir) avec T. Lepeltier, S. Fay, J. Narlikar, L. Celnikier, J.M. Bonnet-Bidaud, T. Buchert, R. Brandenberger. « Un autre cosmos? [archive] » Édition Vuibert 2012, 160 pages.
↑ Pierre Barthélémy. « Le modèle du Big Bang est fragile [archive] » Un entretien avec Jean-Marc Bonnet-Bidaud. Le Monde Passeur de sciences - Blogs. 14 mai 2012
↑ La constante cosmologique représente un des candidats possibles à l'énergie sombre, et pour beaucoup le plus vraisemblable. Il existe cependant d'autres modèles d'énergie sombre, comme la quintessence.
↑ The Nobel Prize in Physics 2011 awarded to Saul Perlmutter, Brian P. Schmidt, Adam G. Riess [archive] www.nobelprize.org

Voir aussi
Articles connexes

Accélération de l'expansion de l'Univers
Constante de Hubble
Destin de l'Univers
Énergie sombre
Équations de Friedmann
Loi de Hubble
Modèle standard de la cosmologie

Bibliographie

Voir la liste des ouvrages spécialisés sur la cosmologie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:53

Ariel, également connu sous le nom d'Uranus I, est un satellite naturel d'Uranus. Découvert le 24 octobre 1851 par William Lassell, il est nommé d'après un esprit de l'air apparaissant dans le poème La Boucle de cheveux enlevée d'Alexander Pope et la pièce de théâtre La Tempête de William Shakespeare. Il n'a été survolé que par une seule sonde spatiale, Voyager 2, en 1986, et seulement 35 % de la surface de l'astre a pu être photographiée à cette occasion.

Ariel est la plus brillante des lunes en orbite autour d'Uranus, ainsi que la troisième plus massive et la quatrième plus grande. Elle est principalement composée, à parts égales, de glaces et de roches. À l'instar des autres lunes d'Uranus, son orbite est inscrite dans un plan perpendiculaire à l'orbite de la planète autour du Soleil, ce qui provoque des variations saisonnières extrêmes en surface. En cela, elle suit la rotation atypique de la planète qui tourne selon un axe quasiment parallèle au plan de son orbite autour du Soleil. Pour cette raison, Ariel, comme les autres lunes d'Uranus, s'est très probablement formée à partir d'un disque d'accrétion qui entourait la planète peu de temps après sa formation. Sa structure interne s'est différenciée pour former un noyau de roche et un manteau de glace. Ariel a une surface complexe comprenant de vastes terrains marqués par des cratères d'impact et traversés par un réseau de failles escarpées, de canyons et de crêtes. Cette surface montre des signes d'une activité géologique plus récente que les autres lunes d'Uranus, résultant des importantes forces de marées exercées par la planète. L'énergie ainsi accumulée a été dissipée sous forme de chaleur dans le manteau de l'astre.

Sommaire

1 Découverte et étymologie
2 Orbite
3 Composition et structure internes
4 Géologie
4.1 Albédo et couleur
4.2 Géographie
5 Origine et formation
6 Observation et exploration
6.1 Transits
7 Notes et références
7.1 Notes
7.2 Références
8 Annexes
8.1 Bibliographie
8.2 Articles connexes
8.3 Lien externe

Découverte et étymologie

Ariel est découvert par William Lassell le 24 octobre 1851, en même temps qu'Umbriel, une autre lune d'Uranus1,2. William Herschel, le découvreur des deux premières lunes d'Uranus, Titania et Obéron, affirmait avoir vu quatre autres satellites autour de la planète, mais ses observations n'ont pas pu être confirmées3,4.

L'appellation « Ariel » vient du génie aérien bienfaisant au service de Prospero dans la pièce La Tempête de William Shakespeare5. Les formations géologiques remarquables portent les noms de bons esprits et ceux de la lumière dans les différentes mythologies : Rima, Yangoor, Domovoy, Agape, Mélusine, Finvara, Berylune, etc. Les quatre autres lunes connues à cette époque portent également le nom de différents personnages de Shakespeare ou d'Alexander Pope, tous suggérés par John Herschel en 1852 à la demande de William Lassell6. Par ailleurs, cette lune est pareillement désignée sous l'appellation « Uranus »7.
Orbite
Ariel, Uranus et les autres lunes photographiées par l'Observatoire du Cerro Paranal.

Après Miranda, Ariel est la seconde plus proche des cinq lunes majeures d'Uranusnote 1. Son orbite est distante d'approximativement 190 000 km avec une faible excentricité orbitale et une inclinaison minime avec le plan équatorial d'Uranus8,9. Sa période orbitale est d'approximativement 2,5 journées terrestres et coïncide avec sa période de rotation. Ainsi, Ariel montre toujours la même face à la planète Uranus. Elle possède aussi un « hémisphère avant » (parfois noté apex orbital) qui fait face au mouvement orbital et un « hémisphère arrière » (ou antapex orbital) qui lui est opposé. Cette configuration est connue sous le nom de rotation synchrone. Elle est la conséquence des forces de marées produites par Uranus sur sa lune. Ces forces de marées ont engendré des frottements qui ont progressivement freiné la rotation d'Ariel sur elle-même. Ce phénomène s'est interrompu lorsque la révolution de l'astre autour d'Uranus coïncida avec sa rotation10. L'orbite d'Ariel est complètement inscrite dans la magnétosphère d'Uranus11. De ce fait, son hémisphère arrière est influencé par le plasma magnétosphérique qui est en rotation avec la planète12. Ce bombardement pourrait entraîner l'assombrissement des hémisphères arrières de l'ensemble des satellites majeurs uraniens, à l'exception d'Obéron11. Ariel capture en effet les particules magnétosphériques chargées. En 1986, la sonde Voyager 2 permit d'observer une baisse prononcée du nombre de particules énergétiques à proximité de l'orbite des lunes uraniennes13.

À l'instar des autres satellites connus d'Uranus, Ariel orbite dans le plan équatorial de la planète. Cependant l'axe de rotation d'Uranus est quasiment inscrit dans son plan orbital. Ainsi, les pôles géographiques de la lune sont continuellement éclairés pendant 42 ans, puis plongés dans la nuit pour une même durée. De ce fait, Ariel est sujette à des cycles saisonniers extrêmes, tels qu'ils sont observés sur Terre depuis les pôles (voir Nuit polaire ou Jour polaire) autour des solstices11. Son survol par Voyager 2 coïncida avec le solstice d'été de l'hémisphère sud de 1986, alors que la quasi-totalité de l'hémisphère nord était dans l'obscurité. Une fois tous les 42 ans, lorsqu'Uranus connaît un équinoxe et que la Terre s'inscrit dans son plan équatorial, les lunes d'Uranus peuvent s'occulter les unes les autres. Un certain nombre de ces événements ont eu lieu en 2007–2008, incluant une occultation d'Ariel par Umbriel le 19 août 200714.

Actuellement, Ariel n'est en résonance orbitale avec aucun autre satellite uranien. Dans le passé, cette lune pourrait avoir été en résonance 5:3 avec Miranda. Ce faisant, Ariel aurait été partiellement responsable d'une importante élévation de température observée sur Miranda (bien que la chaleur produite par une ancienne résonance 1:3 d'Umbriel avec Miranda était probablement environ trois fois plus importante)15. L'orbite d'Ariel pourrait aussi avoir été verrouillée par une résonance 4:1 avec Titania, qui s'est ensuite échappée16. Échapper à un mouvement de résonance est plus facile pour les lunes d'Uranus que pour les lunes de Jupiter ou de Saturne, en raison du degré moindre d'aplatissement de la planète16. Cette résonance, qui aurait eu lieu il y a environ 3,8 milliards d'années, aurait augmenté l'excentricité orbitale d'Ariel. Cette excentricité est à son tour responsable de forces de marées uraniennes, variant avec la position de l'astre sur son orbite. Les forces de marées génèrent d'importantes frictions au sein de la lune, et pourraient avoir causé un échauffement des structures internes d'Ariel d'au moins 20 K16.
Composition et structure internes

Cette lune est la quatrième plus grande lune d'Uranus et elle pourrait être la troisième plus massivenote 2,17. La densité de ce satellite naturel est de 1,66 g/cm318. Au regard de sa densité et de ses dimensions, le modèle interne des lunes de taille moyenne proposé par H. Hussmanna et al.19 établit une composition en quantités approximativement égales de glace et d'autres matériaux19. Ces derniers pourraient être constitués de roches et de matériaux carbonacés incluant des composés organiques lourds nommés tholins10. La présence de glace d'eau sous forme essentiellement cristalline a été révélée par les observations spectroscopiques infrarouges, à la surface de la lune11. Cette glace ne serait pas seulement formée d'eau mais aussi de méthane20. Les bandes d'absorption de la glace d'eau sont plus fortes sur son hémisphère avant, celui qui est perpétuellement face au mouvement de l'astre autour d'Uranus, que sur son hémisphère arrière11. Cette asymétrie pourrait trouver son origine dans le bombardement de particules chargées en provenance de la magnétosphère d'Uranus, qui est plus important dans l'hémisphère arrière (induit par le plasma en co-rotation)11. Ces particules énergétiques provoquent une pulvérisation cathodique de la glace d'eau. Cette pulvérisation décompose le méthane capturé par la glace en hydrate de méthane, clathrates et autres composés organiques sombres. Ce sont ces résidus chimiques qui recouvriraient la surface sombre20 et riche en carbone qui a été observée11.

Le seul autre composé chimique identifié par spectroscopie infrarouge à la surface d'Ariel est le dioxyde de carbone (CO2), qui est principalement concentré sur l'hémisphère arrière. Ariel est le satellite uranien où la présence de CO2 est la mieux établie11 ; c'est aussi là qu'il fut découvert en premier lieu11. Ce CO2 pourrait être produit sur place à partir des carbonates ou des matériaux organiques, sous l'influence des particules chargées de la magnétosphère d'Uranus ou des rayonnements ultraviolets du Soleil. Cette hypothèse pourrait expliquer l'asymétrie dans sa distribution, puisque l'hémisphère arrière est sujette à une influence magnétosphérique plus importante que l'hémisphère avant. Une autre source possible de ce CO2 pourrait être le produit du dégazage de nucléides primordiaux capturés par la glace d'eau, dans le cœur d'Ariel. La fuite de CO2 depuis l'intérieur de la lune pourrait être associée à une activité géologique passée11.

Conformément à sa taille, à sa composition faite de roche et de glace, et à la présence possible de sel ou d'ammoniac en solution qui aurait abaissé la température de gel de l'eau, Ariel pourrait avoir connu une différenciation planétaire. Cette différenciation pourrait avoir entraîné la formation d'un noyau rocheux surmonté d'un manteau de glace19. Le rayon de ce noyau, de 372 km, représenterait environ 64 % du rayon total de la lune, et sa masse serait approximativement 56 % de la masse totale. La pression en son centre serait d'environ 0,3 GPa19. L'état actuel du manteau n'est pas clairement établi, mais la présence d'un océan liquide dans le sous-sol d'Ariel est improbable19.
Géologie
Albédo et couleur
l'hémisphère bas d'Ariel est montré, rougeâtre et sombre, avec des fissures et des cratères en bordure.
L'image d'Ariel de plus haute résolution prise par Voyager 2. Les canyons couverts par des plaines lisses y sont visibles dans le coin inférieur droit.

Parmi les lunes d'Uranus, Ariel est le satellite le plus brillant21. Sa surface montre un important effet d'opposition : la réflexivité décroît de 53 % pour un angle de phase de 0° (albédo géométrique) à 35 % pour un angle de 1°. Son albédo de Bond, d'environ 23 %, est le plus élevé parmi les satellites d'Uranus21. La surface d'Ariel est généralement de couleur neutre22. Il peut y avoir une asymétrie entre l'hémisphère avant (qui fait face au mouvement orbital) et l'hémisphère arrière23. Ce dernier apparaît 2 % plus rouge que le premiernote 3. La surface d'Ariel ne présente généralement aucune corrélation entre géologie et albedo ni couleur. Ses canyons ont par exemple la même couleur que ses cratères. Des dépôts d'impacts brillants autour de certains cratères récents sont néanmoins légèrement bleutés, rapprochant ainsi parfois couleur et structure géologique22,23. Il y a aussi quelques points légèrement bleutés qui ne correspondent à aucune structure géologique connue23.
Géographie

La surface d'Ariel présente trois types de zones géologiques distinctes : des cratères, des plaines et des crêtes24. Les principales structures géologiques observées sont les cratères d'impact, les canyons, les escarpements de faille, les crêtes et les dépressions25.
structures géographiques sombres et angulaires, coupées par des ravines lisses en forme de triangles, mis en contraste par les lumières du soleil
Graben à la surface d'Ariel. Le sol est couvert d'un matériau lisse probablement extrudé depuis le sous-sol

Le pôle sud d'Ariel présente la plus grande étendue géographique connue de cette lune. Il s'agit d'une vaste surface ondulée marquée de nombreux cratères d'impacts. De ce fait, cette zone est considérée comme la plus ancienne qui ait été observée sur Ariel24,10. Elle est recoupée par un réseau de canyons (appelés graben) et de crêtes escarpées qui se manifestent principalement sous les tropiques, dans les latitudes moyennes de l'hémisphère sud d'Ariel24,26. Ces canyons, connus sous le nom de chasmata27, sont très probablement des grabens formés par l'écartement de l'écorce durcie de l'astre. Cet écartement résulterait d'une tension globale exercée par le gel progressif de l'eau (ou de l'ammoniaque) située plus en profondeur10,24,26. Les chasmata mesurent entre 15 et 50 km de large et sont essentiellement orientés en direction de l'est ou du nord-est24. Le sol de nombreux canyons est convexe, se surélevant d'un à deux kilomètres27. Parfois, les sols sont séparés des parois des canyons par des gorges (sortes de fossés) d'environ un kilomètre de large27. Le plus grand graben a des gorges qui courent le long des crêtes de son fond convexe, ce sont les valles10. Le plus long canyon est Kachina Chasma, d'une longueur totale de 620 km25.

La seconde étendue géographique la plus notable est un terrain de type strié par des bandes de crêtes et de creux, sur des étendues de plusieurs centaines de kilomètres. Elle est bordée par un terrain piqué de cratères et découpé en polygones. Chaque bande, qui peut mesurer de 25 à 70 km de large, est parcourue d'arêtes (crêtes) et de fossés mesurant jusqu'à 200 km de long, séparés les uns des autres par des distances de 10 à 35 km. Ces bandes de terrains sont fréquemment formées en continuation de canyons. Ceci suggère qu'elles peuvent être une forme modifiée des grabens ou le résultat d'une réaction différente de l'écorce au même écartement résultant d'un gel progressif des profondeurs24.
Un assemblage des surfaces observées en couleur bleu clair, posées sur un disque vierge représentant le diamètre complet de la lune.
Image en fausse couleur d'Ariel. Le cratère légèrement au-dessous et à gauche du centre est Yangoor. Une partie de celui-ci a été effacée par un relief strié.

Les terrains les plus récents à la surface d'Ariel sont les plaines : des surfaces lisses et relativement basses qui doivent s'être formées sur une longue période de temps. La durée de cette période est établie en dénombrant les cratères d'impact observés en ces lieux24. Les plaines se trouvent au fond des canyons et dans quelques dépressions irrégulières au milieu de cratères10. Dans ce dernier cas, elles sont séparées du reste de la surface du cratère par des frontières nettes, parfois en forme de lobes24. L'origine la plus probable de ces plaines est un processus volcanique. La géométrie linéaire de leurs évents ressemble à celle des volcans boucliers. Les différentes lisières topographiques suggèrent que les liquides éjectés étaient très visqueux, peut-être une solution d'eau/ammoniac surfondue, ou encore un volcanisme de glaces solides27. L'épaisseur de ces flux de cryolaves hypothétiques est estimée entre 1 et 3 km27. Les canyons doivent donc s'être formés à une époque où le resurfaçage endogène était d'actualité sur Ariel24.

Ariel semble être assez uniformément recouverte de cratères par rapport aux autres lunes d'Uranus10. La rareté relative des grands cratèresnote 4 suggère que la formation de sa surface soit postérieure à la formation du Système solaire. Cela indique qu'Ariel ait été complètement remodelée lors d'un épisode de son histoire géologique24. L'activité géologique passée d'Ariel est supposée avoir été engendrée par les forces de marée et par la chaleur qui en résultait, alors que son orbite était plus excentrique qu'aujourd'hui16. Le plus grand cratère observé sur Ariel, dénommé Yangoor, a un diamètre de 78 km25, et montre des signes de déformations subséquentes. Tous les grands cratères (observés) ont un fond plat et des crêtes centrales, et peu sont entourés par des dépôts d'éjectas brillants. De nombreux cratères sont polygonaux, indiquant que leur apparition a été influencée par la structure préexistante de la croûte. Dans les plaines piquées de cratères, il n'y a que peu de larges (100 km) tâches de lumière qui puissent être des cratères d'impacts dégradés. Si tel est le cas, ils seraient semblables aux palimpsestes de la lune galiléenne Ganymède de Jupiter24. Il a été suggéré que la dépression circulaire de 245 km de diamètre localisée à 10°S 30°E soit une grande structure d'impact fortement dégradée29.
Origine et formation

Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine d'Ariel. L'une d'elles postule qu'elle résulterait de l'accrétion d'un disque de gaz et de poussières appelé « sous-nébuleuse ». Cette sous-nébuleuse, soit a existé autour d'Uranus quelque temps après sa formation, soit a été créée à la suite d'un impact cosmique qui aurait donné sa grande obliquité à l'axe de rotation d'Uranus30. Bien que la composition précise de cette sous-nébuleuse ne soit pas connue, la densité plus grande des lunes d'Uranus, comparées à celles de Saturne, indique que la sous-nébuleuse était relativement pauvre en eaunote 5,10. Des quantités significatives d'azote et de carbone peuvent avoir été présentes sous la forme de monoxyde de carbone (CO) et de diazote (N2) au lieu d'ammoniac et de méthane30. Les lunes qui se sont formées dans une telle sous-nébuleuse contiendraient moins de glace (avec CO et N2 sous forme de clathrate) et plus de roche, ce qui expliquerait leurs hautes densités10.

Le processus d'accrétion a probablement duré plusieurs milliers d'années avant qu'Ariel soit complètement formée30. Les modèles suggèrent que les impacts de formation aient provoqué le réchauffement de la couche extérieure de la lune atteignant une température maximale autour de 195 K sur une profondeur de 31 km31. Depuis la fin de sa formation, la couche sous la surface d'Ariel s'est refroidie, alors que l'intérieur d'Ariel s'est réchauffé en raison de la présence d'éléments radioactifs dans ses roches10. La couche de surface en se refroidissant s'est contractée, alors que l'intérieur a subi une expansion. Ceci a provoqué de fortes tensions internes dans la croûte de la lune atteignant 30 MPa et auraient causé des fissures32. Quelques précipices et canyons pourraient être le résultat de ce processus24, qui a duré à peu près 200 millions d'années32.

L'accrétion initiale, couplée à la désintégration des éléments radioactifs et probablement aussi la dissipation de chaleur résultant des frictions du manteau induites par les forces de marées, ont pu provoquer la fonte de la glace. Cette fonte n'a cependant pu avoir lieu qu'à la condition d'existence d'un antigel comme de l'ammoniac (sous forme de hydrate) ou de sel en moindre quantité31. Cette fonte aurait pu causer la différenciation planétaire de la glace et des rochers aboutissant à la formation d'un noyau rocheux entouré d'un manteau glacé19. Une couche d'eau liquide (océan) riche en ammoniac dissous a alors pu s'être formée à la frontière entre le noyau et le manteau. La température eutectique de ce mélange est de 176 K19. Toutefois, cet océan souterrain a probablement gelé il y a longtemps. Le gel de l'eau a pu causer la dilatation de l'intérieur de l'astre, ce qui aurait été responsable de la formation des canyons et de l'ensevelissement des surfaces pré-existantes24,26. De plus, les liquides provenant de l'océan situé en profondeur ont pu atteindre la surface sous forme d'éruptions cryovolcaniques, inondant canyons et cratères d'impacts31.

La modélisation thermique de Dioné, une des lunes de Saturne, qui a une taille, une densité et une température de surface similaires à Ariel, suggère que la convection de l'état solide a pu durer à l'intérieur d'Ariel pendant des milliards d'années. Cette modélisation suggère également que ces températures dépassant 173 K (le point de fusion de l'ammoniac aqueux) ont pu persister près de sa surface pendant des centaines de millions d'années après la formation et près de son noyau pendant un milliard d'années24.
Observation et exploration
Article détaillé : Exploration d'Uranus.
La planète Uranus vue par le télescope Hubble, son atmosphère forme des bandes bleues électrique et vertes. Ariel apparaît comme un point blanc flottant au-dessus et jette un voile sombre au-dessous.
Passage d'Ariel devant Uranus photographié par le télescope spatial Hubble. L'ombre du satellite est visible à droite de ce dernier.

La magnitude apparente d'Ariel est de 14,433, similaire à celle de Pluton à l'approche de sa périhélie. Cependant, alors que Pluton peut être vue par l'intermédiaire d'un télescope de 30 cm d'ouverture34, Ariel, au regard de sa proximité à l'éclat d'Uranus, n'est pas observable, même à travers un télescope de 40 cm d'ouverture35.

Les seules images en gros plan d'Ariel ont été prises par la sonde spatiale Voyager 2, qui a photographié la lune durant son survol d'Uranus en janvier 1986. La plus proche distance entre Voyager 2 et Ariel fut de 127 000 km, significativement moins que la distance de la sonde à toutes les autres lunes uraniennes à l'exception de Miranda36. Les meilleures images d'Ariel ont une résolution spatiale de 2 km24 et couvrent environ 40 % de sa surface, mais seulement 35 % ont été photographiés avec une qualité requise pour pouvoir en dresser une cartographie géologique et en dénombrer les cratères24. Au moment du survol, l'hémisphère sud d'Ariel (comme celui des autres lunes) était pointé vers le Soleil, de sorte que l'hémisphère nord (plongé dans la pénombre) n'a pas pu être étudié10,26. Aucun autre engin spatial n'a jamais visité Uranus (et Ariel). Le programme Uranus orbiter and probe, dont le lancement pourrait être programmé pour les années 2020 à 2023, devrait apporter des précisions sur la connaissance des satellites d'Uranus et notamment sur Ariel37.
Transits

Le 26 juillet 2006, le télescope spatial Hubble a photographié l'un des transits d'Ariel sur la face d'Uranus, au cours duquel le satellite a jeté une ombre qui pouvait être vue sur le sommet des nuages d'Uranus. De tels événements sont rares et n'ont lieu qu'autour des équinoxes, car le plan orbital des lunes d'Uranus est alors incliné de 98° par rapport au plan orbital d'Uranus autour du Soleil38. Un autre transit fut enregistré en 2008 par l'Observatoire européen austral39.
Notes et références
Notes

↑ Les cinq lunes majeures d'Uranus sont Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Oberon.
↑ En raison des erreurs de mesure, il n'est pas établi avec certitude qu'Ariel soit plus massive qu'Umbriel17.
↑ La couleur est déterminée par la ratio des albedos vus à travers les filtres verts (0,52–0,59 μm) et violet (0,38–0,45 μm) de Voyager 222,23.
↑ La densité de surface des cratères de plus de 30 km de diamètre varie de 20 à 70 par million de kilomètres carrés sur Ariel, alors qu'elle est de 1 800 pour Oberon ou Umbriel28.
↑ Par exemple, Téthys, une des lunes de Saturne, a une densité égale à 0,97 g/cm3, ce qui veut dire qu'elle est constituée de l'eau à plus de 90 %11.

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ariel (moon) » (voir la liste des auteurs).

↑ (en) W. Lassell, « On the interior satellites of Uranus », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 12,‎ 1851, p. 15–17 (résumé [archive])
↑ Frankel 2009, p. 239
↑ (en) William Herschel, « On the Discovery of Four Additional Satellites of the Georgium Sidus; The Retrograde Motion of Its Old Satellites Announced; And the Cause of Their Disappearance at Certain Distances from the Planet Explained », Philosophical Transactions of the Royal Society of London, vol. 88,‎ 1798, p. 47–79 (DOI 10.1098/rstl.1798.0005, résumé [archive])
↑ (en) O. Struve, « Note on the Satellites of Uranus », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 8, no 3,‎ 1848, p. 44–47 (résumé [archive])
↑ (en) Gerard P. Kuiper, « The Fifth Satellite of Uranus », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 61, no 360,‎ juin 1949, p. 129 (DOI http://dx.doi.org/10.1086%2F126146, résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ (en) William Lassell, « Beobachtungen der Uranus-Satellit », Astronomische Nachrichten, vol. 34,‎ juin 1852, p. 325 (résumé [archive], lire en ligne [archive]).
↑ (en) William Lassell, « Letter to the editor [discovery of two satellites of Uranus] », Astronomical Journal, Princeton, vol. 2, no 33,‎ décembre 1851, p. 70 (DOI 10.1086/100198, résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ (en) « Planetery Satelitte Mean Orbital Parameters », Jet propulsion Laboratory, California Institute of Technology,‎ janvier 1990 (lire en ligne [archive])
↑ Delprat et Al. 2005, p. 395
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) B. A. Smith, L. A. Soderblom, R. Beebe, D. Bliss, R. H. Brown, S. A. Collins, J. M. Boyce, G. A. Briggs, A. Brahic, J. N. Cuzzi et D. Morrison, « Voyager 2 in the Uranian system - Imaging science results », Science, vol. 233,‎ juillet 1986, p. 43-64 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) W.M. Grundya, L.A. Youngb, J.R. Spencerb, R.E. Johnsonc, E.F. Youngb, et M.W. Buiea, « Distributions of H2O and CO2 ices on Ariel, Umbriel, Titania, and Oberon from IRTF/SpeX observations », Icarus, vol. 184,‎ octobre 2006, p. 543-555 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ (en) Norman F. Ness, Mario H. Acuna, Kenneth W. Behannon, L. F. Burlaga, J. E. P. Connerney et R. P. Lepping, « Magnetic Fields at Uranus », Science, vol. 233,‎ 4 juillet 1986, p. 85–89 (résumé [archive])
↑ (en) S. M. Krimigis, T. P. Armstrong, W. I. Axford, A. F. Cheng et G. Gloeckler, « The Magnetosphere of Uranus: Hot Plasma and radiation Environment », Science, vol. 233, no 4759,‎ 4 juillet 1986, p. 97–102 (ISSN 0036-8075, PMID 17812897, DOI 10.1126/science.233.4759.97, résumé [archive])
↑ (en) C. Miller et N.J. Chanovera, « Resolving dynamic parameters of the August 2007 Titania and Ariel occultations by Umbriel », Icarus, vol. 200,‎ mars 2009, p. 343-346 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ (en) William C. Tittemore et Jack Wisdom, « Tidal evolution of the Uranian satellites. III - Evolution through the Miranda-Umbriel 3:1, Miranda-Ariel 5:3, and Ariel-Umbriel 2:1 mean-motion commensurabilities », Icarus (ISSN 0019-1035), vol. 85,‎ juin 1990, p. 394-443 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b, c et d (en) William C. Tittemore, « Tidal heating of Ariel », Icarus, vol. 87,‎ septembre 1990, p. 110-139 (résumé [archive])
↑ a et b (en) Jet Propulsion Laboratory (Solar System Dynamics), « Planetary Satellite Physical Parameters » [archive],‎ 28 mai 2009
↑ (en) Jacobson, J.K. Campbell, A.H. Taylor et S.P. Synnott, « The masses of Uranus and its major satellites from Voyager tracking data and earth-based Uranian satellite data », Astronomical Journal, vol. 103,‎ juin 1992, p. 2068-2078 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b, c, d, e, f et g (en) Hauke Hussmanna, Frank Sohlb et Tilman Spohnb, « Subsurface oceans and deep interiors of medium-sized outer planet satellites and large trans-neptunian objects. », Icarus, vol. 185,‎ novembre 2006, p. 258-273 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a et b Encrenaz 1996, p. 158
↑ a et b (en) Erich Karkoschka, « Comprehensive Photometry of the Rings and 16 Satellites of Uranus with the Hubble Space Telescope », Icarus, vol. 151,‎ mai 2001, p. 51-68 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b et c (en) J. F. Bell et T. B. McCord, « A search for spectral units on the Uranian satellites using color ratio images », Lunar and Planetary Science Conference, 21st, Houston, TX, Mar. 12-16,‎ 1990 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b, c et d (en) B. J. Buratti et J. A. Mosher, « Comparative global albedo and color maps of the Uranian satellites », Icarus, vol. 90,‎ mars 1991, p. 1-13 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (en) J. B. Plescia, « Geological terrains and crater frequencies on Ariel », Nature (ISSN 0028-0836), vol. 327,‎ mai 1987, p. 201-204 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b et c (en) « Nomenclature Search Results: Ariel » [archive], Gazetteer of Planetary Nomenclature
↑ a, b, c et d Frankel 2009, p. 240
↑ a, b, c, d et e (en) Schenk, Paul M., « Fluid Volcanism on Miranda and Ariel: Flow Morphology and Composition », Journal of Geophysical Research, vol. 96,‎ 1991, p. 1887-1906 (résumé [archive])
↑ (en) J. B. Plescia, « Geology and Cratering History of Ariel », Abstracts of the Lunar and Planetary Science Conference, vol. 18,‎ 1987, p. 788 (Bibcode 1987LPI....18..788P)
↑ (en) J. M. Moore, Paul M. Schenk, Bruesch, S. Lindsey et et.al, « Large impact features on middle-sized icy satellites », Icarus, vol. 171,‎ 2004, p. 421–43 (DOI 10.1016/j.icarus.2004.05.009, lire en ligne [archive])
↑ a, b et c (en) O. Mousis, « Modeling the thermodynamical conditions in the Uranian subnebula - Implications for regular satellite composition », Astronomy and Astrophysics, vol. 413,‎ janvier 2004, p. 373-380 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a, b et c (en) Steven W. Squyres, Ray T. Reynolds, Audrey L. Summers et Felix Shung, « Accretional heating of the satellites of Saturn and Uranus », Journal of Geophysical Research, vol. 93,‎ août 1988, p. 8779-8794 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ a et b (en) John Hillier et Steven W. Squyres, « Thermal stress tectonics on the satellites of Saturn and Uranus », Journal of Geophysical Research, vol. 96,‎ août 1991, p. 15,665-15,674 (résumé [archive], lire en ligne [archive])
↑ (en) J. Arlot et B. Sicardy, « Predictions and observations of events and configurations occurring during the Uranian equinox satellites », Planetary and Space Science, vol. 56,‎ 2008 (DOI 10.1016/j.pss.2008.02.034, lire en ligne [archive])
↑ (en) « This month Pluto's apparent magnitude is m=14.1. Could we see it with an 11" reflector of focal length 3400 mm? » [archive], Singapore Science Centre (consulté le 25 mars 2007)
↑ (en) Sinnott, Roger W.; Ashford, Adrian, « The Elusive Moons of Uranus » [archive], Sky&Telescope (consulté le 4 janvier 2011)
↑ (en) E. C. Stone, « The Voyager 2 Encounter With Uranus », Journal of Geophysical Research, vol. 92,‎ 1987, p. 14,873-76 (DOI 10.1029/JA092iA13p14873.)
↑ (en) « Vision and Voyages for Planetary Science in the Decade 2013–2022 [archive] » sur le site de la NASA
↑ (en) « Uranus and Ariel » [archive], Hubblesite (News Release 72 of 674),‎ 26 juillet 2006 (consulté le 14 décembre 2006)
↑ (en) « Uranus and satellites » [archive], European Southern Observatory,‎ 2008 (consulté le 27 novembre 2010)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Ariel (lune), sur Wikimedia Commons

Bibliographie

Charles Frankel, Dernières nouvelles des planètes, éditions du Seuil, coll. « Science ouverte », 2009 (ISBN 978-2-02-096549-1)
Catherine Delprat (direction éditoriale) et al., Larousse du Ciel : Comprendre l'astronomie du XXIe siècle, éditions Larousse, coll. « Regards sur la science », 2005 (ISBN 2-03-560434-6)
Thérèse Encrenaz, Les Planètes géantes, éditions Belin, coll. « Regards sur la science », 1996 (ISBN 2-7011-2186-Cool
(en) N. F. Ness, M. H. Acuna, K. W. Behannon, L. F. Burlaga, J. E. P. Connerney et R. P. Lepping, « Magnetic fields at Uranus », Science, vol. 233,‎ juillet 1986, p. 85-89 (ISSN 0036-8075, résumé [archive], lire en ligne [archive])

Articles connexes

Satellites naturels d'Uranus

Lien externe

(en) Ariel Profile [archive] sur http://solarsystem.nasa.gov [archive]

[afficher]
v · m
Système uranien
[afficher]
v · m
Système solaire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 3:56

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

L'Ecologie a bien plus besoin que la mandature; et pourtant, tout cela est bien établit
dans les bilans prévisionnels de l'union européenne...

Mais voilà, il y a eu des visages parsemé(e)s sur la construction européenne et de la Grande Europe... Alors certains mouvements ont dénoncés l'écologie politique envers eux-même et tous. En cela, on peut dire que le clivage des extrêmes entre la droite et la gauche s'est bien réduite mais la haine par elle même s'est accentué par le fait du libre pensée et de la raison d'être l'option de secours.

Le bien sera bien 'être un équilibriste mais entre les deux pentes des montagnes la Corde n'est plus... Alors à l'ancienne tel des Mitterrand et des Chirac, nous allons en randonnée et gravir des collines. Il faut lutter contre l'extermination, concevoir la conception de la vie et la chaines des reproductibilités....

A l'ancienne, Ne pas oublier l'aspect de sauvegarder le rapport de la mutuelle et de la sécurité sociale devant les faits climatiques et autres: Cela engendre une plus grande concertation entre les assurances et l'Etat où le peuple est représenté par des associations et des syndicats... Ça serait houleux mais je pense que je pourrai éviter des émeutes et des divisions entre les familles pour de la politique.

Lancer des ouvrages des digues car malgré les débats et toutes les propositions, le Temps et ses variations jouent contre Nous et Eux... Un Sujet qui relève de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense...

Ainsi des Dossiers sur les transports les ponts et chaussés seront mis à Jour par les Vice-Présidents du Sénat plus clément envers les acteurs sociaux-économiques:
Ils sont Francs dans le Langage et c'est un bien aux yeux du Peuple...!

Ecrit de
TAY
La chouette effraie;

_________________
Kounak le chat....

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Entretien sur la discorde...

On parle de propos virulents de Monsieur Sarkozy, lors de ses fonctions de ministre de l'Intérieur, sous la Présidence de Mr ... ? Quelle est votre position ?

Tout d'abord supprimer le laxisme, la faute et la falsification... Il arrive que les affaires mal gérées puissent resurgir au cœur de la cour de l'Elysée... Au niveau d'une réforme démocratique, le Sénat est et sera toujours d'un grand secours car ses décisions ne sont jamais prévisible aux yeux de Matignon, pour éviter toute crise intérieur entre les Services Sociaux de la Police, de l'Armée et de la Justice. On le voit une affaire mal gérée est une affaire bâclée sans géographie et au mépris de la Patience.

Il n'y a plus de sociale ?

Non, il y a la Peur devant la Prudence ! Disons qu'avec la guerre contre le terrorisme amplifié depuis le 11 septembre 2001... Être un homme de bien se résume en deux catégories: la défense et le secourisme et l'on s’aperçoit que la Prudence est meilleur guide que la Peur. D'accord il faut s'amuser mais il y a toujours le terme de Citoyenneté... Sujet d'un Éternel désaccord entre les convives aux seins de toutes les Organisations mondiales.

Et le Secourisme ?

Même pour les Banlieues, il est à organiser en villes et campagnes devant les accidents, les agressions et les catastrophes... La Justice a toujours au même titre que tous les services publics d'être à la pointe du monde industrielles, économiques et de prévoyances... Dans un mode de compétitif, prolétaire et capitaliste; il doit être l'ensemble, le médiateur et bien sur, celui qui est le meilleur en tout pour sa sagesse, sa modernité et son social.

Ο κομήτης της Rosetta περιέχει συστατικά της ζωής
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t45-la-sainte-russie-ses-slaves-histoires-et-des-republiques
1 Ιουνίου 2016
Συστατικά που θεωρούνται ζωτικής σημασίας για την προέλευση της ζωής στη Γη έχουν ανακαλυφθεί στον κομήτη που το διαστημόπλοιο Rosetta της ESA ερευνά σχεδόν για δύο χρόνια.

Περιλαμβάνουν το αμινοξύ γλυκίνη, το οποίο βρίσκεται συνήθως σε πρωτεΐνες, και φώσφορο, ένα βασικό συστατικό του DNA και των κυτταρικών μεμβρανών.

Οι επιστήμονες συζητούν εδώ και καιρό τη σημαντική πιθανότητα το νερό και τα οργανικά μόρια να μεταφέρθηκαν από αστεροειδείς και κομήτες στη νεαρή Γη αφού ψύχθηκαν μετά τον σχηματισμό της, παρέχοντας ορισμένα από τα βασικά δομικά στοιχεία για την εμφάνιση της ζωής.

Ενώ μερικοί κομήτες και αστεροειδείς είναι ήδη γνωστό ότι έχουν νερό με μια σύνθεση όπως αυτή των ωκεανών της Γης, η Rosetta βρήκε μια σημαντική διαφορά στον κομήτη της - τροφοδοτώντας τη συζήτηση σχετικά με το ρόλο τους στην προέλευση του νερού της Γης.

Αλλά τα νέα αποτελέσματα αποκαλύπτουν ότι οι κομήτες είχαν, ωστόσο, τη δυνατότητα να παραδώσουν συστατικά ζωτικής σημασίας για τη δημιουργία της ζωής όπως την ξέρουμε.


Ο κομήτης της Rosetta περιέχει συστατικά της ζωής
Τα αμινοξέα είναι βιολογικά σημαντικές οργανικές ενώσεις που περιέχουν άνθρακα, οξυγόνο, υδρογόνο και άζωτο, και αποτελούν τη βάση των πρωτεϊνών.

Μικρή ποσότητα από το πιο απλό αμινοξύ, τη γλυκίνη, είχαν βρεθεί σε δείγματα που επεστράφησαν στη Γη το 2006 από τον κομήτη Comet Wild-2 από την αποστολή Stardust της NASA. Ωστόσο, η πιθανή επίγεια μόλυνση των δειγμάτων σκόνης έκαναν την ανάλυση εξαιρετικά δύσκολη.

Τώρα, η Rosetta έκανε άμεσες, επαναλαμβανόμενες ανιχνεύσεις γλυκίνης στην ασαφή ατμόσφαιρα ή «κόμη» του κομήτη του.

"Αυτός είναι ο πρώτος σαφής εντοπισμός της γλυκίνης σε κομήτη", λέει η Kathrin Altwegg, κύρια ερευνητής του οργάνου Rosina που έκανε τις μετρήσεις και επικεφαλής συγγραφέας του άρθρου που δημοσιεύθηκε στο περιοδικό Science Advances.

"Την ίδια στιγμή, ανιχνεύσαμε επίσης ορισμένα άλλα οργανικά μόρια που μπορούν να είναι πρόδρομοι της γλυκίνης, υπονοώντας τους πιθανούς τρόπους με τους οποίους μπορεί να έχει σχηματισθεί."

Οι μετρήσεις έγιναν πριν ο κομήτης φτάσει στο πλησιέστερο σημείο του στον Ήλιο – το περιήλιο - τον Αύγουστο του 2015, στην 6,5 χρόνων τροχιά του.

Η πρώτη ανίχνευση έγινε το Οκτώβριο του 2014, ενώ η Rosetta ήταν σε απόσταση μόλις 10 χλμ από τον κομήτη. Η επόμενη φορά ήταν κατά τη διάρκεια της κοντινής προσέγγισης στον κομήτη τον Μάρτιο του 2015, όταν ήταν σε απόσταση 30-15 χλμ από τον πυρήνα.

Γλυκίνη παρατηρήθηκε επίσης και σε άλλες περιπτώσεις που σχετίζονται με εκρήξεις από τον κομήτη κατά τη διάρκεια του μήνα που οδήγησε μέχρι το περιήλιο, όταν η Rosetta βρισκόταν σε απόσταση περισσότερο από 200 χιλιόμετρα από τον πυρήνα, αλλά περιβαλλόταν από πολύ σκόνη.

"Βλέπουμε μια ισχυρή σχέση μεταξύ της γλυκίνης και της σκόνης, γεγονός που υποδηλώνει ότι είναι πιθανόν να απελευθερώθηκε ίσως μαζί και με άλλα πτητικά συστατικά από τους παγωμένους μανδύες των κόκκων σκόνης από τη στιγμή που ζεστάθηκαν στην κόμη", λέει η Kathrin.

Η γλυκίνη μετατρέπεται σε αέριο μόνο όταν φτάσει θερμοκρασίες μόλις κάτω από τους 150°C, πράγμα που σημαίνει ότι συνήθως απελευθερώνεται μια μικρή ποσότητα από την επιφάνεια ή κάτω από την επιφάνεια του κομήτη, λόγω των χαμηλών θερμοκρασιών. Αυτό εξηγεί το γεγονός ότι η Rosetta δεν το εντοπίζει πάντα.

Συνεχίστε την ανάγνωση παρακάτω

_________________
Kounak le chat....

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

TAY La chouette effraie, Avigdor Le dalmatien et Benjamin L’âne d’Israël
ou Colére sur la Grande Jérusalem.

-" Le scaphandre autonome, qui offre au plongeur une complète liberté de mouvements, a été mis au point grâce à une suite d'inventions réalisées au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. Quant aux deux siècles qui ont précédé l'avènement de sa maturité (du XVIIIe siècle jusqu'en 1943) ils ont été essentiellement dominés par les scaphandres à casque, ou « scaphandres pieds lourds », qui reliaient le scaphandrier à la surface par un tube lui fournissant son air. Avant le XVIIIe, siècle l'homme plongeait déjà en apnée, et depuis la nuit des temps, mais il a toujours été limité par la durée et par la profondeur." s'exclame la chouette.

-"La cloche de Edmund Halley..." Réponds le Dalmatien.

-" Respirer l'air d'une réserve qu'il transporte sur lui, toujours à la pression de l'eau environnante, selon la profondeur.
Débiter l'air de sa réserve uniquement à sa demande, sans qu'un débit continu ne gâche son air pendant les expirations.
Évoluer dans le milieu aquatique de la façon la plus libre possible, sans câbles ni tubes le reliant à la surface. en ce qui concerne Israël, je suis le meilleur guide pour Israël et Jérusalem" voilà ce que hurle l’Âne sur la Chouette.

-" 68 on avançait. .....maintenant on recule les gens sur les plages sont devenus prudes même d ils arborent des piercings partout !! Plus de sein nus....la religion...(n importe laquelle....) est revenue." baragouine la Chouette :" Tu perds le contrôle, Ricominciare tutto domani a Parigi. (Alberto Giacometti),adresse toi en mongol tant que tu y es, tu me traite d'imbécile mais en Mongol, tu serai plus crédible !."

Le Dalmatien montre les dents mais il ne peut s'empêcher de dire ces mots vers Benjamin l’Âne:
-" 1943 : la maîtrise de l'autonomie et une pénurie d'essence... Est ce que tu es préparé à une telle éventualité... et les vêtements d'isolation thermique pour nos centrales solaires. Tu ignore les O.N.Usiens et tu crois donner l'illusion de séduire les serpents... Mais parmi ce monde, il en a tout un tas. Tu connais le Jour mais tu entends la Nuit. l'approvisionnement en air à bonne pression ;le rejet du dioxyde de carbone, toxique pour l'homme ;
l'augmentation de la pression de l'eau avec la profondeur qui empêche les mouvements d'inspiration du puit et du souffle (la pression à 10 m de profondeur est le double de la pression atmosphérique) ; la mobilité."

-"C'est l'Histoire de Jérusalem qui est en Jeu. Je ne peux me fier à une chouette de mauvaise augure. Sa République de l'Olivier et son juge peuvent être le prémices d'une dictature... Elle change les lois anciennes qui conduit nos règles... Je crois en ce que je vois..." disait Benjamin l'âne... Lorsque la chouette effraie lui coupa et dis ces propos et la Parole sous le regard effrayé de Avigdor le dalmatien.

-" Cataglyphis bombycinus, celles qui effrayèrent Attilla et Genghis Khan... Tel Ariel le Faucon; tu les oublie... Et en cela, tu t'attire la Colère de l’Éternel. Non, je ne les étudie pas ni ne cherche à les transformer en des esclavagistes... Elles sont une sources d'inspiration dans mes recherches... Je ne suis pas un savant fou, j'admire encore plus leurs disciplines... Une chose que vous ignorez encore ! Je n'oublie pas Jérusalem ! Course contre la montre si les chaleurs venaient à devenir entre les 50 à 70°C ! Depuis des siècles, elles s'y sont préparer et elles ont évoluer ! Bombycinus, fourmi des sables, elles ne sont pas esclavagistes, La République est une philosophie et une morale ! Ces fourmis sont une connaissance des innombrables vie qui peuples, les paysages terrestres et humains de la vie ! Te crois tu être au dessus de ses conquérants qui ont construis des empires éphémères et pourtant qui avait peur de la Cataglyphis bombycinus. Je te croyais plus Intelligent que le Roi de Riyad et de sa cour. Tel ces fourmis, Les Républiques d’Israël et de la Palestine ne reçoivent pas de sermon; elles construisent leurs histoires dans la compréhension du Vent, de l'Univers, de la Vie et de ses étoiles. Je le redis O Eternel, Jerusalem est scaphandre, du grec skaphe (barque) et andros (homme), elle est indivisible".

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

As part of ESA’s proposed Asteroid Impact Mission would come the Agency’s next landing on a small body since Rosetta’s Philae lander reached 67P/Churyumov–Gerasimenko in 2014.

In 2022 the Mascot-2 microlander would be deployed from the main AIM spacecraft to touch down on the approximately 170-m diameter ‘Didymoon’, in orbit around the larger 700-m diameter Didymos asteroid.

The 15 kg Mobile Asteroid Surface Scout-2 (Mascot-2) is building on the heritage of DLR’s Mascot-1 already flying on Japan’s Hayabusa-2. Launched in 2014, the latter will land on asteroid Ryugu in 2018.

Mascot-2 would be deployed from AIM at about 5 cm/s, and remain in contact with its mothership as it falls through a new inter-satellite communications system. Didymoon’s gravity levels will only be a few thousandths of Earth’s, so the landing would be relatively gentle, although multiple bounces may take place before it comes to rest.

Light-emitting diodes (LEDs) would help AIM to pinpoint its microlander’s resting place from orbit. In case of a landing in a non-illuminated area, a spring-like ‘mobility mechanism’ would let the microlander jump to another location. Onboard GNC ‘guidance navigation and control’ sensors would gather details of the landing both for scientific reasons and to determine the microlander’s orientation for deployment of the solar array to keep it supplied with sufficient power for several weeks of surface operations.

As well as a solar array, AIM would also deploy its low frequency radar LFR instrument, while cameras perform visible and thermal surface imaging. LFR would send radar signals right through the body, to be detected by AIM on Didymoon’s far side, to provide detailed subsurface soundings of an asteroid’s internal structure for the first time ever .

Then Mascot-2 would repeat these measurements after Didymoon has been impacted by the NASA’s DART (Double Asteroid Redirection Test) probe, to assess the extent of structural changes induced by this impact event. AIM and DART together are known as the Asteroid Impact & Deflection Assessment mission.

L'Oryx et la Louve soignée par Aakbar, Sahler, Marjinth et un Singe.

Autrefois quand le désert était la porte du grand voyage ! Autrefois quand la foret était aux porte du désert... Où certains des hommes découvraient le feu dans la caverne et sculptait des œuvres issus de leur amour de la beauté et donc de l’Éternel, lui-même ! Une époque où les animaux formaient des unions afin de s'aventurer et de s'harmoniser vers les nouveaux territoires.

Ainsi, Une Louve s'associa avec un oryx et ainsi elles parcoururent différentes terres malgré la présence des prédateurs et de la sécheresse naissante. Dans ce Magma car la Terre craché plus de feu à ce époque, elles y découvrirent des jardins et des villages construit par des Hommes et des Femmes.

Certaines fois; elles en étaient chassés et donc, plus d'une fois, elles reçurent des pierres et esquivèrent des fléchés. Alors leur image se construit en l'imaginaire des peuples où elles furent
reçues et honorées. Elles était des sortes de vous avez compris, aimé et hait, elles faisaient partie du Paysage et de la Force de L'Homme et de la Femme.

Et puis un jour, l'Oryx tomba malade et la Louve fut attristée: Elle poussa des cries et des hurlements... Elle ne savait comment la sauver; sa plainte était à la fois une tristesse et un appel vers Dieu ou vers n'importe qui !

Un singe passa et comme, il était accompagnée de Trois Hommes : Aakbar, Sahler et Marjinth... La Louve grogna mais c'est le singe sous le conseil des trois hommes
qui donna les plantes à la Brave Oryx.

Pas enivré d'un désespoir ou d'une affirmation, les trois hommes restèrent autour de l'Oryx et de la Louve. Le Singe était leur plus grand guetteur et signalait les prédateurs et les Chasseurs.
La nouvelle se répandit à travers les steppes et ainsi naquit une discipline au cœur de l'Homme et de la Femme... Et L’Éternel n'en fut point Jaloux... Et par la suite, Une jeune Femme les rejoindra leurs meilleurs disciples: Silhia...

Mais ceux ci est une autre histoire de la naissance des Légendes et de la Connaissance de Yahvé...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 4:01

song "Aldonza" from Man of La Mancha starring Sophia Loren and Peter O Toole
Ma Politique Française serai ainsi, elle appareillerai ainsi :

Ainsi la vie poursuit son fils sans être perceptible du temps. Seul le souffle semble souffrir d'une absence. Je pleure ta tendresse nue.

Engendrer des secours est une vertu mais dire qu'on savait sans rien dire alors que le suicide siège dans le cimetière. La vie est courte.

Kramer contre Kramer ne jette pas de pierre sur la femme et ni d'éloge sur l'homme. Il s'agit d'une histoire réelle: Séparation et enfants.

On ne peut-être la seule personne qui doit être dans le destin. Des faits interpellent dans intemporel de l'histoire. On juge l'orthographe.

L'orthographe dans un homicide est un facteur discriminatoire. Prenons le cas de jack l'éventreur où il fut établi qu'il était inculte.

Certaines histoire garderont leurs parts d'ombres comme dans Sauvage mais tout comme le vieillard Dominici, il y a eu acte de tuer. Justice

Le temps des cerises n'est pas commencé que je suis là. Je ne remets pas en cause la décision du chef de l'État. On parle d'images. Silence

Sauvage : On ne peut oublier les instants de réconfort. une profonde rancoeur envers ses voisins qui disent maintenant qu'ils savaient. Oui

Conférence de Paris... Kerry appelle à deux états dans le projet Palestinien. La France soutient à bras le corps. Je dis prudence des actes

Cette conférence sur le sujet Palestinien, est une forme de secourisme forcé. Elle est non armé certes mais après tout qui sommes nous. Oui

Il y a le citoyen de la république d'Israël et le citoyen d'Israël. Kerry ne l'as pas compris ainsi que beaucoup de monde. Rép de l'Olivier

Joyeuses femmes qui célèbrent des fêtes qui sans être devint aboutiront à des querelles moyenne âgeuse au sujet des actes à signer.

La démocratie est en dent de scie. La météo n'est pas toujours sereine et pourtant vous l'avez déréglé. Et, vous continuez la saignée. Amen

On donne les solutions et à chaque fois, c'est la morale que vous ne vous appliquez pas. Résolvez les viols et les tortures avant la paix.

Pour être citoyen de la République d'Israël, il faut sa carte d'électeur et pour être citoyen d'Israël il faut être en principe Juif. Amen

Peuple, J'appelle tous les protagonistes de l'Olivier à faire barrage à tous ceux qui ferai du tord à Y'becca durant la conférence de Paris

L'esprit de Y'becca doit survivre à cette conférence de Paris sans pour autant oublier les aspects distincts d'Israël et de La Palestine.

La République de l'Olivier, le fruit des Républiques d'Israël et de La Palestine s'opposera à un simulacre. Son secourisme est force, Kerry

On pourra discuter sur le dire de cette situation entre les U.S.A et la Russie. Il y a une compétition incohérente avec le présent des vies

La France est une alliée historique. On va lui faire les yeux doux et certains diront que le scénario américain arrivera en France en 2017

La France tout comme la République de l'Olivier ne peut être pion du roi de tel et tel joueur. Son futur président devra s'affirmer en soi.

La France devra être crainte de la Russie et U.S.A. Ce n'est pas la France, qui doit faire les yeux doux et elle doit affirmer ses organes. https://www.youtube.com/watch?v=nFKzuNuTVJ0

et pour conclure :

Lyrics

Chanson Romanesque
Si vous me disiez que la Terre
A tant tourner vous offensa,
Je lui dépêcherais Pança:
Vous la verriez fixe et se taire.
Si vous me disiez que l'ennui
Vous vient du ciel trop fleuri d'astres,
Déchirant les divins cadastres,
Je faucherais d'un coup la nuit.
Si vous me disiez que l'espace
Ainsi vidé ne vous plaît point,
Chevalier Dieu, la lance au poing,
J'étoilerais le vent qui passe.
Mais si vous disiez que mon sang
Est plus à moi qu'à vous ma Dame,
Je blêmirais dessous le blâme
Et je mourrais vous bénissant.
Ô Dulcinée...

Chanson épique
Bon Saint Michel qui me donnez loisir
De voir ma Dame et de l’entendre,
Bon Saint Michel qui me daignez choisir
Pour lui complaire et la défendre,
Bon Saint Michel veuillez descendre
Avec Saint Georges sur l’autel
De la Madone au bleu mantel.
D’un rayon du ciel bénissez ma lame
Et son égale en pureté
Et son égale en piété
Comme en pudeur et chasteté:
Ma Dame.
Ô grands Saint Georges et Saint Michel,
L’ange qui veille sur ma veille,
Ma douce Dame si pareille
A Vous, Madone au bleu mantel !
Amen.

Chanson à boire
Foin du bâtard, illustre Dame,
Qui pour me perdre à vos doux yeux
Dit que l'amour et le vin vieux
Mettent en deuil mon cœur, mon âme !
Je bois à la joie !
La joie est le seul but
Où je vais droit...
Lorsque j'ai bu !
A la joie, à la joie !
Je bois à la joie !
Foin du jaloux, brune maîtresse,
Qui geint, qui pleure et fait serment
D’être toujours ce pâle amant
Qui met de l'eau dans son ivresse!

le 15 janvier, Dulcinea, Y'becca, L'Olivier et Aldonza
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t213-le-15-janvier-dulcinea-y-becca-l-olivier-et-aldonza

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

L'Ecologie a bien plus besoin que la mandature; et pourtant, tout cela est bien établit
dans les bilans prévisionnels de l'union européenne...

Mais voilà, il y a eu des visages parsemé(e)s sur la construction européenne et de la Grande Europe... Alors certains mouvements ont dénoncés l'écologie politique envers eux-même et tous. En cela, on peut dire que le clivage des extrêmes entre la droite et la gauche s'est bien réduite mais la haine par elle même s'est accentué par le fait du libre pensée et de la raison d'être l'option de secours.

Le bien sera bien 'être un équilibriste mais entre les deux pentes des montagnes la Corde n'est plus... Alors à l'ancienne tel des Mitterrand et des Chirac, nous allons en randonnée et gravir des collines. Il faut lutter contre l'extermination, concevoir la conception de la vie et la chaines des reproductibilités....

A l'ancienne, Ne pas oublier l'aspect de sauvegarder le rapport de la mutuelle et de la sécurité sociale devant les faits climatiques et autres: Cela engendre une plus grande concertation entre les assurances et l'Etat où le peuple est représenté par des associations et des syndicats... Ça serait houleux mais je pense que je pourrai éviter des émeutes et des divisions entre les familles pour de la politique.

Lancer des ouvrages des digues car malgré les débats et toutes les propositions, le Temps et ses variations jouent contre Nous et Eux... Un Sujet qui relève de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense...

Ainsi des Dossiers sur les transports les ponts et chaussés seront mis à Jour par les Vice-Présidents du Sénat plus clément envers les acteurs sociaux-économiques:
Ils sont Francs dans le Langage et c'est un bien aux yeux du Peuple...!

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

13 La Mort Dulcinea La Quète L'Homme De La Mancha De Profondis Le Final
https://www.youtube.com/watch?v=5O2SSco5BKQ

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Sam 31 Déc à 4:18

TAY La chouette effraie, Avigdor Le dalmatien et Benjamin L’âne d’Israël
ou Colére sur la Grande Jérusalem.

-" Le scaphandre autonome, qui offre au plongeur une complète liberté de mouvements, a été mis au point grâce à une suite d'inventions réalisées au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. Quant aux deux siècles qui ont précédé l'avènement de sa maturité (du XVIIIe siècle jusqu'en 1943) ils ont été essentiellement dominés par les scaphandres à casque, ou « scaphandres pieds lourds », qui reliaient le scaphandrier à la surface par un tube lui fournissant son air. Avant le XVIIIe, siècle l'homme plongeait déjà en apnée, et depuis la nuit des temps, mais il a toujours été limité par la durée et par la profondeur." s'exclame la chouette.

-"La cloche de Edmund Halley..." Réponds le Dalmatien.

-" Respirer l'air d'une réserve qu'il transporte sur lui, toujours à la pression de l'eau environnante, selon la profondeur.
Débiter l'air de sa réserve uniquement à sa demande, sans qu'un débit continu ne gâche son air pendant les expirations.
Évoluer dans le milieu aquatique de la façon la plus libre possible, sans câbles ni tubes le reliant à la surface. en ce qui concerne Israël, je suis le meilleur guide pour Israël et Jérusalem" voilà ce que hurle l’Âne sur la Chouette.

-" 68 on avançait. .....maintenant on recule les gens sur les plages sont devenus prudes même d ils arborent des piercings partout !! Plus de sein nus....la religion...(n importe laquelle....) est revenue." baragouine la Chouette :" Tu perds le contrôle, Ricominciare tutto domani a Parigi. (Alberto Giacometti),adresse toi en mongol tant que tu y es, tu me traite d'imbécile mais en Mongol, tu serai plus crédible !."

Le Dalmatien montre les dents mais il ne peut s'empêcher de dire ces mots vers Benjamin l’Âne:
-" 1943 : la maîtrise de l'autonomie et une pénurie d'essence... Est ce que tu es préparé à une telle éventualité... et les vêtements d'isolation thermique pour nos centrales solaires. Tu ignore les O.N.Usiens et tu crois donner l'illusion de séduire les serpents... Mais parmi ce monde, il en a tout un tas. Tu connais le Jour mais tu entends la Nuit. l'approvisionnement en air à bonne pression ;le rejet du dioxyde de carbone, toxique pour l'homme ;
l'augmentation de la pression de l'eau avec la profondeur qui empêche les mouvements d'inspiration du puit et du souffle (la pression à 10 m de profondeur est le double de la pression atmosphérique) ; la mobilité."

-"C'est l'Histoire de Jérusalem qui est en Jeu. Je ne peux me fier à une chouette de mauvaise augure. Sa République de l'Olivier et son juge peuvent être le prémices d'une dictature... Elle change les lois anciennes qui conduit nos règles... Je crois en ce que je vois..." disait Benjamin l'âne... Lorsque la chouette effraie lui coupa et dis ces propos et la Parole sous le regard effrayé de Avigdor le dalmatien.

-" Cataglyphis bombycinus, celles qui effrayèrent Attilla et Genghis Khan... Tel Ariel le Faucon; tu les oublie... Et en cela, tu t'attire la Colère de l’Éternel. Non, je ne les étudie pas ni ne cherche à les transformer en des esclavagistes... Elles sont une sources d'inspiration dans mes recherches... Je ne suis pas un savant fou, j'admire encore plus leurs disciplines... Une chose que vous ignorez encore ! Je n'oublie pas Jérusalem ! Course contre la montre si les chaleurs venaient à devenir entre les 50 à 70°C ! Depuis des siècles, elles s'y sont préparer et elles ont évoluer ! Bombycinus, fourmi des sables, elles ne sont pas esclavagistes, La République est une philosophie et une morale ! Ces fourmis sont une connaissance des innombrables vie qui peuples, les paysages terrestres et humains de la vie ! Te crois tu être au dessus de ses conquérants qui ont construis des empires éphémères et pourtant qui avait peur de la Cataglyphis bombycinus. Je te croyais plus Intelligent que le Roi de Riyad et de sa cour. Tel ces fourmis, Les Républiques d’Israël et de la Palestine ne reçoivent pas de sermon; elles construisent leurs histoires dans la compréhension du Vent, de l'Univers, de la Vie et de ses étoiles. Je le redis O Eternel, Jerusalem est scaphandre, du grec skaphe (barque) et andros (homme), elle est indivisible".

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Mer 4 Jan à 3:50

Imane Altares Tout est concept..Même le meurtre..

Elfouzi Abdeslem Les mots sont une inventions pour concretiser notre perception

Ecnelis Verlan Sauf pour la victime

Yanis Tignard La séduction est un concept... L'innocence est elle un concept, je parle de la vraie, celle qui n'a pas d'image, de mots ou même de vraisemblance. on désigne aussi comme concept toute idée, le plus souvent commerciale, plus ou moins novatrice. la décoration, tout comme l'idée commerciale de base, d'un commerce franchisé, le design et la fonction d'un objet, sont parfois désignés comme des concepts. Parlons de vous, on vous a transformé en concept pour vous intégrée ou vous récupérer... Mais la jeune Fille qui est né, peut s'amuser avec les mots tout en conservant une empreinte digitale propre... Oui, ceux qui vivent du concept vous dirons que Oui mais il demeure des Diogénes, des Marginals qui n'accordent foi qu'en leur épicurisme sans se soucier de la moindre image qu'ils peuvent donner. Par contre, le meurtre, oui, est un concept.... Un concept est un contenu de pensée, parfois considéré comme une idée abstraite, donc séparée de la réalité d'une chose, d'une situation, d'un phénomène. Un concept se distingue aussi bien de la chose désignée par ce concept, que du mot ou de l'énoncé verbal, qui est le signifiant de ce concept. Voir aussi martial abraham...

Otmane Zamama J'ai l'impression d'entendre Raskolnikov

Fouad Ouanaimi tout est créé, en mesures balancées... tout a été conçu... tout est concept... à mon avis.

Yanis Tignard Bon...

Ahmed Agouram Elazizi A mon avis sans avoir bien reflechis a cette question...Comme ca de go...parler de la mort en tant que concept....est tout a fait récent et propre a cette civilisation occidentale...Dans son parcours historique et evolutif . Je suis catégorique : l'idée de la mort a connu et a ete façonnée par son evolution dans son élan de domination...a tel point qu'on la retrouve avec beaucoup d'eloges (courant esthetiques et litteraires) voire celebration dans certains systemes politiques ou projet de progres....OUI utopies modernes aussi !!!...Le paroxysme de tout cela étant le nazizme qui a érigé la mort comme processus.;méthode.;Solution...brrrrrrr.....C'etait pas le début...MAIS c'eux la demeureront les champions en la questions...C'est fini !!!? Nooooon...Car on a vu se prolonger cette volonté de destruction en Bosnie, en Corée, Cambodia, Birmanie, Ouganda, ......ET GAZA !!!! Ce laboratoire a ciel ouvert où les victimes d'hier nous concoctent quelque chose de bien plus morbide et inhumain.... wait and see.....Le spectacle macabre ne va qu'en se perfectionnant...Des pros s'en chargent et atteignent des degrès de raffinement que même HIMMLER ou EICHMAN n'auraient jamais pu rever !!!! C'eux la malheureusement pour nous sont de la même motte de terre qui a servie a dieu pour nous façonner a son image !!!


Ahmed Agouram Elazizi ah ! j'ai failli oublier FAT BOY balancé exprès a midi sur une ville sur-peuplée du Japon....hirochimamonamour qu'elle s'appelait !!!!!!!

Yanis Tignard
Et l’aspect de l'étrange sur l'amer est un concept abstrait et on se sert du gout pour le rendre crédible aux yeux du réel. Mais alors Concept perds son sens défini sur le concret, il est élaboré sur de l'imaginaire. D'accord, ça va faire plaisir à la chouette et ses ménageries... Bon...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Jeu 12 Jan à 8:49

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 6500
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr/
Date d'inscription : 09/11/2005

MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   Ven 13 Jan à 8:44

Nephthys,la Fontaine Oublié ou Souvenirs lointains


O toi, Chère Isis, à toute image de ton mari...

Pardonne ses mots, les mots ne jugent que ta

Souffrance... Tu as reçu un don tout comme

Tes Frères et La Création.

Nephthys



Te souviens tu de ce ventre, L'air libre

y'est aussi pur que son placenta... M'entends tu ma

Soeur... Nephthys... Je suis celui qui n'a pas de nom...

Le mauvais... Mais malgré tout vois tu qu'il aime

Nephthys.


Celui dont tu as rayé le nom... Je ne suis ni maître ni disciple

en art de la sorcellerie mais tu as rusé et usé avec le soleil...

Et n'oublie Jamais que Hathor t'as maudit pour ce Venin et ce Serpent.

Toi aussi tu as aimé... Haïe... Le soleil évite le trône d’Égypte et son pharaon.

Nephthys


Chère Isis, tu abrites le dernier recueil... Celui d'un âme.. elle y fut

Enfermé par ta décision et cruauté... Fut il hypnotisé par son orgueil,

Certainement... Sachez le Grand-mère, ce don si je te le rappelle,

C'est qu'enfin, j'ai regardé la mort de face que Horus brise... Qu'il s'envole

Là haut... Tout là haut...

Nephthys



Et Nephthys de rajouter à travers mon écriture de s'écrier vers sa soeur

Bien aimée... Voilà ce que crierait Seth devant un royaume sans peuple:

La Sainteté... Et je suis une femme de caractère et dans son amour, je le

Banni du trône à tous Jamais avec amour et murmurant: La République.

Je l'aimerai Toujours,...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

-------------------------------------

Hymne de l'enfant à son réveil
Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)


Ô père qu'adore mon père!
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux!
Toi, dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère!

On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta puissance;
Que sous tes pieds il se balance
Comme une lampe de vermeil.

On dit que c'est toi qui fais naître
Les petits oiseaux dans les champs,
Et qui donne aux petits enfants
Une âme aussi pour te connaître!

On dit que c'est toi qui produis
Les fleurs dont le jardin se pare,
El que, sans toi, toujours avare,
Le verger n'aurait point de fruits.

Aux dons que ta bonté mesure
Tout l'univers est convié;
Nul insecte n'est oublié
À ce festin de la nature.

L'agneau broute le serpolet,
La chèvre s'attache au cytise,
La mouche au bord du vase puise
Les blanches gouttes de mon lait!

L'alouette a la graine amère
Que laisse envoler le glaneur,
Le passereau suit le vanneur,
Et l'enfant s'attache à sa mère.

Et, pour obtenir chaque don,
Que chaque jour tu fais éclore,
À midi, le soir, à l'aurore,
Que faut-il? prononcer ton nom!

Ô Dieu! ma bouche balbutie
Ce nom des anges redouté.
Un enfant même est écouté
Dans le choeur qui te glorifié !

On dit qu'il aime à recevoir
Les voeux présentés par l'enfance,
À cause de cette innocence
Que nous avons sans le savoir.

On dit que leurs humbles louanges
A son oreille montent mieux,
Que les anges peuplent les cieux,
Et que nous ressemblons aux anges!

Ah! puisqu'il entend de si loin
Les voeux que notre bouche adresse,
Je veux lui demander sans cesse
Ce dont les autres ont besoin.

Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines,
Donne la plume aux passereaux,
Et la laine aux petits agneaux,
Et l'ombre et la rosée aux plaines.

Donne au malade la santé,
Au mendiant le pain qu'il pleure,
À l'orphelin une demeure,
Au prisonnier la liberté.

Donne une famille nombreuse
Au père qui craint le Seigneur,
Donne à moi sagesse et bonheur,
Pour que ma mère soit heureuse!

Que je sois bon, quoique petit.,
Comme cet enfant dans le temple,
Que chaque matin je contemple,
Souriant au pied de mon lit.

Mets dans mon âme la justice,
Sur mes lèvres la vérité,
Qu'avec crainte et docilité
Ta parole en mon coeur mûrisse!

Et que ma voix s'élève à toi
Comme cette douce fumée
Que balance l'urne embaumée
Dans la main d'enfants comme moi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I   

Revenir en haut Aller en bas
 
Franklin Delano Roosevelt, "Lend-Lease" et Uranus I
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haiti instabilité: Obama devrait-il suivre les traces de Bush et Roosevelt?
» Coup raté, coup réussi, — “coup d’Etat” sans Etat
» Danielle Mitterand avoue.
» Gade kisa Roosevelt te ekri sou Ayiti.
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le clans des mouettes :: Le clans des mouettes-
Sauter vers: