Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 8:30

Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.
pour la légendaire Dame de Tsao ou le visage de la Chine...

Habitantes de Chine et Peuples de Chine; Selon la légende le dragon avait neuf fils à la personnalité bien tranchée, ainsi

Sun Yat-sen (en chinois 孫逸仙, Sun Yat-sen étant la prononciation en cantonais qui s'est exportée en Occident ; le nom se prononce Sūn Yìxiān en mandarin), plus connu en Chine sous son surnom, Sun Zhongshan (孫中山 en chinois), également appelé Sun Wen (孫文) et TAY La chouette effraie dit Monsieur Tignard Yanis selon les cas The Fly, kounaklechat, le pére noel en noir, batman forever, Yoanis le berbére, le fou égaré, le petit génie de l'orientation, Gandalf-Saroumane et tant d'autres appellations dans les langues et jeu de rôle :

Le dragon a été le symbole de l'Empereur de Chine pendant deux millénaires il était coutume d'appeler l'empereur de Chine, "Dragon".
Selon la légende le dragon avait neuf fils à la personnalité bien tranchée et une place bien précise dans l'iconographie tel le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs et cours d'eau de certaines provinces chinoises en souvenir du suicide en 290 avant J.-C. du poète Qu Yuan auquel TAY la chouette effraie organise des réunions secrètes sur la vertu de la République avec Tigre et dragons pour le bien être de la mer de Chine, Une et indivisible

Mais, Pékin et Taipei ne peuvent être comme Ravenne Capitale de la Mosaique et Istambul ( Byzance )...

Pour mémoire les deux autres animaux étaient le Phénix au Sud ou Taiwan et la tortue au Nord ou Le continent de Shangai, fils naturel de Pékin ou Baxia aime porter de lourdes charges, il figure sous la forme d'un tortue supportant d'immenses stèles.
Dans le taoïsme, les dragons étaient comme bienveillants et apportaient le bonheur et la prospérité. Ce n'est qu'avec le bouddhisme et la République de Sun Yat-sen (en chinois 孫逸仙, Sun Yat-sen étant la prononciation en cantonais qui s'est exportée en Occident ; le nom se prononce Sūn Yìxiān en mandarin), plus connu en Chine sous son surnom, Sun Zhongshan (孫中山 en chinois), également appelé Sun Wen (孫文),  que leur nature a pris un aspect plus menaçant.

Ainsi

Il était l’un des quatre animaux symbolisant les points cardinaux.
Le dragon représentait le lever de soleil donc l'Est, le printemps et la fertilité, au contraire par exemple du tigre blanc de l'Ouest.

La liste est différente selon les auteurs c'est pourquoi vous trouverez ici plus de onze noms.

Baxia aime porter de lourdes charges, il figure sous la forme d'un tortue supportant d'immenses stèles.
Bian apparait sous la forme d'un tigre dans les cour de justice et les prison car il sait dire qui est bon ou mauvais.
Bixi figure sur les paniers.
Chaofeng aime prendre des risques c'est pourquoi on le trouve en décoration sur les toits
Chiwen aime regarder les horizons lointains.
Fuxi adore la litterature et figure gravé sur les tablettes
Gonfu aime l'eau; il est représenté sur les ponts.
Haoxian insouciant il aime l'aventure et figure sur les gouttières
Jiaotu figure sur les portes.
Longgui apparait sous la forme d'une tortue à tête de dragon.
Pulao adore crier c'est pour cela qu'on trouve son image sur les cloches.
Qiuniu adore la musique figure sur les instruments de musique.
Suanmi aime le feu et la fumée c'est pour cela qu'il sert de pieds des brule-parfums
Yazi belliqueux et vaillant, il figure sur les poignées des couteaux et des épées.
Mao, le Grand Timmonier, dragon cracheur de fumée de charbon
puis, le Dragon-chouette ou le le Vide-Cracheur ou Trou noir, La Citoyenne et le Citoyen accompagné de leurs ancetres et de leurs familles devinrent "Maître des éléments" mais seul à être soumis à la loi de la mortalité ouvrière, mélange des esprits des immortels semence de la créativité volcanique de l'Univers, Un sbire tel le Thot égyptien et qui défia l'usurpateur dans un jeu d'échec auquel naquit la vertu de naitre et de "jalouser".
   
Tianlong, le dragon céleste
   Shenlong, le dragon spirituel
   Futs-Lung, le dragon des trésors cachés
   Dilong, le dragon souterrain
   Yinglong (應龍), le dragon ailé
   Qiulong (虯龍), le dragon cornu
   Panlong (蟠龍), le dragon enroulé : habite les eaux
   Huanglong (黃龍), le dragon jaune, qui émergea de la rivière Luo pour montrer à Fuxi les éléments de l'écriture roi dragon.


Les dragons gouvernent les mers et les océans. Ils peuvent se montrer en tornade ou en typhons. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil…

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.

Ils jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture et représentent le cycle de la végétation, figurés par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation de la vie végétale :

   La première est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
   La deuxième est le "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
   La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
   La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
   La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
   La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.

On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs et cours d'eau de certaines provinces chinoises en souvenir du suicide en 290 avant J.-C. du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps.

Les trois principes du peuple (chinois simplifié : 三民主义 ; chinois traditionnel : 三民主義 ; pinyin : Sān Mín Zhǔyì ; EFEO San min tchou yi), aussi appelés triple démisme, tels que formulés par Sun Yat-sen, sont les principes de démocratie libérale, de nationalisme et de justice sociale1.

Élaborés dès 1912, ces trois principes ont été exposés par Sun Yat-sen lors de nombreuses conférences publiques dans les années 1920. Ils sont le fruit de réflexions que Sun avait l'intention de publier sous la forme d'un ouvrage, mais le manuscrit en a été détruit lors d'un incendie en 1921. Le premier principe, le nationalisme, est conçu comme l'union au sein d'un même État des cinq nationalités chinoise, mongole, tibétaine, tartare et mandchoue, dans le but d'élever la Chine au rang de grande puissance. Selon le second principe, la démocratie est conçue sous la forme d'une République dirigée par des « pré-voyants », à l'image du directeur d'une usine, lesquels ont certains pouvoirs, tandis que le peuple dispose d'un certain nombre de droits2. Le troisième principe (Min Sheng, littéralement « Vie du peuple ») est une sorte de socialisme, probablement influencé par les premiers groupes socialistes japonais, au contenu flou3. Sun Yat-sen s'était aussi inspiré des 3 principes dans d'autres pays dont les États-Unis, mais qui voyaient les 3 principes différemment.

Actuellement, Dans la République Chinoise : les Trois principes du peuple sont aussi utilisés en Chine populaire même si le 3e principe est vu différemment.
Étant donné que les deux gouverments chinois utilisent les 3 mêmes principes mais interprêtent différemment, le gouvernement de la République de Chine a placé sur Quemoy cette pancarte en disant "Les 3 principes du peuple unissent la Chine." et Dans la République Chinoise,
San Min Chu-i, l'hymne national taïwanais explique comment la vue et l'espoir d'une nouvelle nation et son peuple peuvent et doivent être atteints et maintenus à l'aide des Trois principes du peuple.

Ainsi la Capitale Morale de La Populaire et la Démocratique est :

Wuchang (武昌区 ; pinyin : Wǔchāng Qū ; EFEO : Wou-tch'ang) est un district du centre de la ville sous-provinciale de Wuhan. Il est situé sur la rive droite du Yangzi Jiang. Avant d'être intégrée à Wuhan, Wuchang était une ville indépendante.

La ville est citée sous le nom de Ou Tchan Fou ou de Ou Tchang Fou dans les récits missionnaires du XIXe siècle. C'est le lieu du martyre de François-Régis Clet et Jean-Gabriel Perboyre.

Le 10 octobre 1911, le soulèvement de Wuchang a marqué la fin de la dynastie Qing et le début de la République de Chine. Ainsi Naquit La citoyenneté chinoise des dragons de Chine.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 15 Déc à 10:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:22

Durant cette campagne américaine, on s'est insurgé de l'attitude de Monsieur Trump Donald de ne pas être suffisamment courtois, aimable et tolérant envers la féminité du "Sexe faible". Et là, il réponds certes à "la présidente de Taiwan"; c'est comme si il avait commis une sorte de hérésie à sa provocation... Car, oui, ses détracteurs démocrates n'auraient pas répondu où aurait traité l'appel de celle ci comme une pestiféré ou même une lépreuse... Eh bien, je dis ben hur... Une lépreuse à le droit d'être entendu et je croyais "le grand dragon" plus rusé et plus malin sur son image: Il terrorise une Lépreuse qui s'adresse à un "misogyne".

Alors, oui, on parle de paix mondiale dans le mer de Chine alors pourquoi ces querelles au sujet de la mer du diable, oui, je connais, plus redoutable que le triangle des Bermudes. Lequels s'amuseraient donc à jeter cette lépreuse à la mer, a t'on peur qu'elle s'allie avec le monstre du 11 septembre pour ainsi anéantir le peuple marin de Poséidon et ainsi rendre plus martyrs les malheureux naufragés et rendre donc le sacrifice du Révérend Frank Scott inavouable et sale comme les malheureux mineurs enfoui sous des tonnes de boues alors que des tours se dressent sur la transpiration de leurs cendres. Car, oui à l'heur actuelle, les morts transpirent et s'ils devenaient source minéral que ferions nous ! Avez vous imaginez que ferai t'on des images du billet vert et du grand Timonier si les morts ne transpiraient plus ! Oui, une nouvelle pensée de la révolution organique de l'idée humaine telle Washington et Sun Yat-sen.

Alors malgré la tension engendré, je félicite de sa maladresse Le futur président américain et j'espére qu le sénat américain sera faire entendre un message sur une paix organisée dans la tolérance des "Li Yuanhong"... rôle de prestige et qui dévoila les ombres envieuse du pécher du pouvoir et de la convoitise sur les biens du peuple et de l'individu... Soyons Tigres et Dragons remerciant une idée comme Taiwan, la cousine-chimpanzé, car le chimpanzé tout comme le chien tourna autour de la Terre avant l'Homme et donc Le chinois, de nous déparasiter des tiques, des poux et des puces...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:24

Soulèvement de Wuchang
Monument commémoratif à Wuhan.
Drapeau adopté par les insurgés, devenu ensuite jusqu'en 1928 celui de l'armée chinoise.

Le soulèvement de Wuchang ( 武昌起義 pinyin : Wǔchāng qǐyì), d'octobre 1911, à Wuhan, Chine, événement déclencheur de la révolution chinoise de 1911, conduit à la chute du pouvoir impérial de la dynastie Qing.


Déroulement

Dans le cadre de l'agitation politique de 1911, les membres des sociétés secrètes républicaines préparaient des soulèvements, aidés par des membres de l'armée. Plus de 5 000 militaires soutenaient les révolutionnaires dans le pays. Initialement prévue pour le 6 octobre, la révolte fut finalement repoussée au 16, du fait d'une préparation insuffisante.

Aux environs de midi, le 9 octobre, une bombe à moitié achevée explose dans une maison appartenant à un officier de l'armée chinoise dans la concession russe de Hankou, la principale ville commerciale de la Chine centrale, à deux jours de Changsha en descendant le fleuve.

Sun Wu, le bricoleur de la bombe, est militant révolutionnaire et le jeune chef de la Société pour le progrès commun, groupe issu de la Tongmenghui, dirigée par Sun Yat-sen. Blessé, Sun Wu réussit avec l'aide de ses amis à s'enfuir dans un hôpital japonais, mis en sécurité. Mais la police, venue enquêter, saisit du matériel de propagande révolutionnaire (drapeaux, publications, listes d'activistes) et arrête 32 suspects. Le lendemain, à l'aube, 3 chefs sont exécutés.

Le vice-roi mandchou Ruizheng proclame un couvre-feu.

En réaction, Jiang Yiwu, chef d'un groupe révolutionnaire, décide de déclencher immédiatement l'insurrection : les ordres qu'il diffuse aux troupes sont néanmoins interceptés et divers complices sommairement exécutés.

Le matin du 10 octobre, les troupes régionales acquises à la cause des révolutionnaires décident alors de passer à l'action et prennent les armes dans le District de Wuchang, Wuhan1. Les troupes rebelles attaquent les bureaux de Ruizheng, qui s'enfuit à bord d'une canonnière chinoise, laissant Wuchang aux mains des insurgés.

Les drapeaux blanc bordés de rouge des rebelles portent l'inscription : « Vive les Han ! Exterminons les mandchous ! ». Le 30e régiment mandchou est pratiquement exterminé dans un massacre « racial ». Un pogrom civil s'ensuit.

Le 11, tout le district est passé sous le contrôle des insurgés, qui annoncent la création d'un gouvernement militaire républicain du Hubei. Le général Li Yuanhong est nommé chef du gouvernement et appelle à l'insurrection générale : Des télégrammes sont envoyés aux troupes des autres provinces, les incitant à rejoindre le mouvement. Alors que le gouvernement du régent Zaifeng tarde à réagir, les provinces se rebellent les unes après les autres contre le pouvoir impérial. En six semaines, quinze d'entre elles sont ralliées à la cause républicaine.

Les valeurs des obligations chinoises fléchissent légèrement. Les marchés financiers considèrent que le mouvement serait sans doute profitable pour le commerce de l'étranger avec la Chine.

Dans les journaux anglais, même à Shanghaï, les premiers compte rendus sont au même plan que ceux du bombardement italien de Tripoli, de l'assassinat du prince Troubetskoy, la maladie du prince Luitpold ou du mariage du comte Percy.

La gravité de la situation n'est reconnue d'emblée qu'à Pékin. Les femmes mandchoues abandonnent les parures raffinées de leur chevelure et les chaussures à haute semelle et se mettent à porter la robe chinoise.

La date du 10 octobre est la fête nationale en République de Chine (Taïwan), où le régime politique de la République de Chine continue d'exister. Elle est appelée « Double-Dix » (10/10) en référence à cette date2.
Voir aussi

Mouvement de protection des voies ferrées
Révolution chinoise de 1911

Notes et références

↑ (en) « Dr Sun & 1911 Revolution » [archive], sur wanqingyuan.com.sg
↑ Le « Double-Dix » [archive]

ainsi que

Li Yuanhong (chinois traditionnel : 黎元洪, pinyin:Lí Yuánhóng) (Huangpi, Hubei 1864 - Tianjin 1928) était un général et homme politique chinois qui officia pendant la dynastie Qing et la jeune république de Chine.

Il est le seul homme à avoir été président de la république de Chine à deux reprises 1916-1917 et 1922-1923.

Sommaire

1 Jeunesse et début de carrière
2 Ascension politique et mort
2.1 Présidence 1916-1917
3 Références

Jeunesse et début de carrière
Li Yuanhong en uniforme militaire

Il naît en 1864 au nord de Hankou dans la province du Hubei. Il est le fils d'un vétéran au service des Qing durant la Rébellion Taiping considéré comme une des guerres civiles les plus sanglantes de l'humanité (1850-1864).

Il commence ses études dans une école privée de Tianjin en 1879. Il est ensuite diplômé de l'Académie navale de Tianjin en 1889.

Peu de temps après le déclenchement de la Guerre sino-japonaise, il sert en tant que chef ingénieur au sein du cuirassier Guangjia à Shanghaien 1894. Son cuirassier coulera aux alentours de Lüshunkou, ne sachant pas nager il devra sa survie à sa ceinture de protection. Il passera le reste de la guerre à Lüshunkou.

Après ce tragique épisode il quittera l'armée navale et travailla en tant qu'ingénieur militaire au service de Zhang Zhidong gouverneur général de Liang-Jiang et célèbre officiel et réformateur de la dynastie Qing.

À son service il monte rapidement en grade et devient un des principaux conseillers militaires de Zhang Zhidong. À ce titre il est envoyé au Japon pour diverses observations sur la modernisation militaire en 1897, 1899 et 1902.

En 1906, il reçoit le commandement de la nouvelle 21e Brigade mixte à Hankou. Hankou ainsi que le reste du Hubei fut le théâtre d'une révolution anti-Qing durant la première décennie du XXe siècle. En 1910 il découvre que la brigade a été infiltrée par les révolutionnaires et brisa la société secrète révolutionnaire des officiers. Cependant cela n'empêcha pas le mouvement révolutionnaire de grandir.

Le 10 octobre 1911, un attentat à la bombe alerta la dynastie Qing de l'imminence de nouvelles révoltes. Par la suite les révolutionnaires connurent divers succès contre les autorités. Cependant leurs propres chefs n'étaient pas présents. Ainsi le Conseil provincial révolutionnaire nomma Li Yuanhong à sa tête, car c'était l'officier le plus gradé et sa connaissance de l'anglais en faisait un interlocuteur privilégié avec les forces étrangères.

Pourtant après sa nomination, Li n'ayant aucune sympathie pour les forces révolutionnaire partit se cacher. Il fut découvert caché sous le lit de sa femme et fut menacé de mort. Pour éviter la mort il se rallia aux révolutionnaires.
Ascension politique et mort

Ainsi alors que la révolution montrait de plus en plus de signes de succès et connaissait un grand élan, Li devint un grand partisan de la révolution et du nouveau gouvernement. Il participa à la politique révolutionnaire, mais préféra rester à Hankou et demeurer gouverneur militaire du Hubei pendant que le gouvernement provisoire s'installait à Pékin.

Après que Sun Yat-sen démissionna de son poste de président, Li fut élu vice-président de la République; après avoir négocié une trêve avec Yuan Shikai le 4 décembre 1911. Mais il refusa de déménager à Pékin.

Après l'effondrement de la seconde révolution de 1913 qui protestait contre le pouvoir autoritaire de Yuan Shikai, et l'effondrement de sa propre position en Chine centrale il rallia Pékin après avoir succombé aux flatteries de Yuan. Il fut accueilli avec les honneurs mais n'eût aucun pouvoir réel.

En 1913 il fonda le Parti progressiste avec l'aide des Républicains et du Parti démocrate de Liang Qichao. Son parti soutint Yuan Shikai durant la seconde révolution. Les Progressistes étaient les principaux opposants face aux Nationalistes menés par Sun Yat-sen.

Ainsi malgré ses liens étroits avec Yuan Shikai (mariage du fils de Yuan avec la fille de Li), Li demeura un politicien sans pouvoir et passif.

En 1916 plusieurs factions le poussèrent à accéder à la présidence alors que Yuan Shikai se couronnait empereur. Mais il refusa par crainte de perdre la vie. Malgré sa passivité à l'égard des actions de Yuan il refusera toujours les titres nobiliaires que lui proposait celui-ci. Cette conduite lui servira pour la suite de sa carrière politique.
Présidence 1916-1917

Après la mort de Yuan Shikai en 1916 Li devint président et ceci jusqu'au 17 juillet 1917. Mais son pouvoir fut canalisé par ses premiers ministres Duan Qirui et Xu Shichang. Encore une fois il eut surtout un rôle de prestige mais ne réussit pas à résister à Duan n'ayant pas une base de pouvoir solide et de relations privilégiés avec le parlement. Ainsi Duan et Li s'opposèrent sur plusieurs points: concernant l'entrée de la Chine dans la Première Guerre mondiale alors que Li était plus hésitant que Duan, qui était pour la rupture des liens avec l'Empire allemand.

En mars 1917 Li refusa de signer un texte du gouvernement chinois qui annonçait la fin des relations avec l'Allemagne sauf s'il était précédemment accepté par le Parlement. Cela amena une lutte de pouvoir entre le président, l'Assemblée Nationale et la clique militaire Beiyang. Toutes ces luttes provoquèrent un risque de guerre civile ainsi que la restauration de la dynastie Qing par Zhang Xun.

En 1917 le vice-président Feng Guozhang se proclama président à Nankin. Le 17 juillet Li officialisa son retrait et son retour à Tianjin.

Li se retira de la vie politique et vécut sereinement à Tianjin de 1917 à 1922.

En 1922 on lui proposa de servir à nouveau comme président pour aider à réconcilier les fractions du Nord et du Sud. Il servit du 11 juin 1922 au 13 juin 1923, après que Cao Kun poussa le président Xu Shichang à démissionner.

Il accepta le poste à la condition que les armées des Seigneurs de Guerre soit démantelés. Il rappela l'Assemblée Nationale mais eut encore moins de pouvoir que lors de son premier mandat.

Il se retira de nouveau et se rendît au Japon pour subir un traitement médical.

Il retourna en Chine en 1924 et mourut après quatre années de traitement médical à Tianjin le 3 juin 1928 à 64 ans.
Références
Li Yuanhong [archive] biographie sur le site personnel de l’université Brigham Young (États-Unis).
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:27

Xu Shichang (徐世昌, 20 octobre 1855 - 5 juin 1939) est un homme politique chinois qui fut président de la République de Chine du 10 octobre 1918 au 2 juin 1922.
Biographie

La famille de Xu est originaire du comté de Yinxian (actuel Yinzhou) à Ningbo dans la province du Zhejiang. Né à Weihui au Henan, il est un proche ami de Yuan Shikai. Il accède à la fonction de vice-roi de Mandchourie et devient chef des armées à la fin de la dynastie Qing, malgré le fait qu'il soit un civil. Il quitte sa position de Premier ministre fin 1915 pour protester contre les ambitions impériales de Yuan. Il retrouve son poste après que Yuan ait abandonné le monarchisme.

Son élection en tant que président est grandement dû à Duan Qirui et à sa clique d'Anhui. Il est choisi du fait de sa position civile, parce qu'il a déjà des liens étroits avec l'armée de Beiyang, et parce qu'il est neutre entre la clique du Zhili et la clique d'Anhui. N'ayant pas d'armée personnelle, il doit manipuler Duan, Cao Kun (le chef de Zhili), et Zhang Zuolin (le chef de la clique du Fengtian) pour qu'ils s'entretuent et qu'il reste au pouvoir.

Il organise une grande célébration à Pékin pour célébrer la victoire chinoise après la Première Guerre mondiale le 18 novembre 1918, mais il apporte des troupes durant l'intervention alliée pendant la guerre civile russe. Un cessez-le-feu avec le mouvement de protection de la constitution de Sun Yat-sen est déclaré et les intellectuels bénéficient de plus de libertés. Puis des nouvelles en provenance de France montrent que Duan Qirui avait promis le territoire allemand du Shandong au Japon. De grandes protestations étudiants (mouvement du 4-Mai) obligent Xu à effectuer des arrestations massives. La délégation est cloîtrée et la Chine refuse de signer ou de ratifier le traité de Versailles. En conséquence, la fragile alliance entre les cliques de Zhili et d'Anhui s'effondre après la défaite décisive de Duan. Cela provoque l'avènement de l'ère des seigneurs de la guerre chinois. Le conflit avec Sun Yat-Sen au Sud s'enlise et il échoue à reprendre la Mongolie. Cao Kun, qui n'a jamais aimé Xu, fait pression pour sa démission et Li Yuanhong est restauré dans ses fonctions de président.

Sa présidence est la plus longue de l'ère des seigneurs de la guerre (1916-1928). Il est également le seul président non-intérimaire du gouvernement de Beiyang à être un civil.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:28

Zhang Zuolin, ou Tchang Tso-lin, ou Chang Tso-lin, né le 19 mars 1875 à Haicheng, province du Liaoning, Chine et tué le 4 juin 1928 à Shenyang, dans la même province, est un seigneur de la guerre chinois. Il fut l'un des principaux protagonistes des luttes pour le pouvoir, à l'époque des seigneurs de la guerre, et fut de 1927 à 1928 le chef de l'État auto-proclamé de la République de Chine. Sa faction militaire était désignée sous le sobriquet de « clique du Fengtian », Fengtian étant le nom de la région de Mandchourie correspondant à peu près à la province actuelle du Liaoning d'où cette clique était originaire. Il meurt dans l'explosion de son wagon durant l'incident de Huanggutun, un attentat orchestré par une faction de l'armée impériale japonaise.

Parmi les seigneurs de la guerre, Zhang Zuolin fait partie de la seconde génération. La première, lettrée, est constituée de militaires impériaux au pouvoir lors de la révolution de 1911. Zhang, né dans une famille de paysans chinois, accède au pouvoir militaire par des chemins détournés.

Les premières années de Zhang Zuolin sont mal connues. Il est né dans une famille de paysans pauvres appartenant à l'ethnie mandchoue. Il est recruté en 1895 par l'armée chinoise, et combat dans la guerre contre le Japon. La défaite de la Chine, face à un ancien vassal, est cuisante. Zhang Zuolin, qui a déserté, devient chef d'une bande de malfaiteurs en Mandchourie.
Maître de la Mandchourie

En 1905, Zhang s'engage du côté japonais dans la guerre russo-japonaise, d'où les Japonais sortent encore une fois vainqueurs. Cette victoire bouleverse les conceptions ethnocentriques occidentales : des Asiatiques, pour la première fois, l'emportaient dans une guerre moderne. Bien qu'officiellement chinoise, la Mandchourie passe dans la sphère d'influence japonaise. Zhang Zuolin s'y fait connaître des Japonais. Il monte progressivement une petite armée personnelle et gagne encore en importance au moment du mouvement révolutionnaire de 1911, quand ses troupes occupent Shenyang, capitale administrative de la Mandchourie, Zhang devenant de fait le gouverneur militaire de la province. En 1915, il refuse de céder sa place au nouveau gouverneur militaire nommé par le gouvernement de la République de Chine. Le président Yuan Shikai, qui a alors besoin de son soutien militaire, officialise sa position en le nommant gouverneur militaire du Fengtian, un territoire correspondant approximativement à la province du Liaoning, en 1916. En 1918, Zhang a su faire reconnaître son autorité par les provinces avoisinantes, devenant le maître de fait de toute la Mandchourie, et se comportant en véritable chef d'État.
Les guerres pour la capitale
Drapeau utilisé par les troupes de Zhang Zuolin (« clique du Fengtian »). Dans cette variation du drapeau à cinq couleurs, le jaune, symbolisant l'ethnie mandchoue, occupe la position dominante.

Zhang Zuolin contrôle dans le nord de la Chine l'une des plus imposantes factions armées chinoises. La Sibérie, frontalière de son fief de Mandchourie, est encore parcourue par les combats de la guerre civile russe, et Zhang doit gérer les relations avec les bolcheviks comme avec les armées blanches qui leur disputent le territoire. Il compose également avec l'Empire du Japon : celui-ci bénéficie en Mandchourie de concessions, notamment depuis la guerre russo-japonaise, et son armée du Guandong stationne dans la région. Zhang nomme comme responsable des finances de la Mandchourie Wang Yongjiang, qui s'efforce de moderniser l'économie de la Mandchourie, et introduit une nouvelle devise, le dollar du Fengtian (Feng Piao)1.

À Pékin, le jeu politique entre les différentes factions politiques composant le gouvernement de Beiyang tourne de plus en plus à l'affrontement militaire. Une armée telle que celle de Zhang Zuolin constitue un soutien non négligeable : à l'été 1920, Zhang Zuolin, qui s'associe à Cao Kun de la clique du Zhili contre le président de la République Xu Shichang, allié à Duan Qirui et à la clique d'Anhui. C'est la guerre Zhili-Anhui dans laquelle il sort vainqueur et où il partage donc le pouvoir durant deux ans avec Cao Kun, qui lui accorde le contrôle de la Mongolie-Intérieure.

En 1922, Zhang est confronté à la faction militaire de Wu Peifu : le 4 mai, les troupes de Zhang sont battues. Il se réfugie dans son fief, déclare l'indépendance de la Mandchourie, mais finit par accepter les demandes de Wang Yongjiang, qui réclame la fin de la loi martiale et la séparation des administrations civiles et militaires.

Grâce aux soutiens financiers japonais, Zhang Zuolin reconstitue ses forces militaires, tandis que l'économie de la Mandchourie bénéficie de la politique de Wang Yongjiang. À l'automne 1924, cependant, Zhang Zuolin profite de la situation de quasi-guerre civile régnant dans la Chine centrale pour attaquer à nouveau Pékin. Un chef militaire du Zhili, le « général chrétien » Feng Yuxiang, change d'alliance et renverse Cao Kun lors du coup de Pékin. Feng partage le pouvoir avec Zhang Zuolin, et Duan Qirui redevient officiellement chef du gouvernement, mais en étant contrôlé par les deux autres seigneurs de la guerre. La faction de Zhang Zuolin contrôle un temps plusieurs provinces, le Zhili, le Shandong, le Jiangsu, et l'Anhui. Mais ses troupes sont ensuite repoussées par celles de Sun Chuanfang. Cela dégénère en la seconde guerre Zhili-Fengtian. L'économie de la Mandchourie s'écroule sous le poids des dépenses imposées par les campagnes militaires de Zhang Zuolin. Wang Yongjiang finit par démissionner de son poste en février 1926.


En 1926, Duan Qirui fuit Pékin devant l'avance des troupes de Feng Yuxiang. Zhang Zuolin refuse de soutenir Duan et décide d'assumer lui-même ouvertement le pouvoir : en juin 1926, ses troupes prennent Pékin. Mais, dès juillet, le Kuomintang, sous la direction militaire de Tchang Kaï-chek, lance l'expédition du nord afin d'unifier le pays sous la houlette du gouvernement nationaliste et d'abolir la domination des seigneurs de la guerre.

En juin 1927, Zhang Zuolin officialise son statut en se proclamant "Grand Maréchal du gouvernement militaire de la République de Chine"2. L'Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang continue entre-temps d'avancer, et voit ses effectifs doubler grâce aux multiples ralliements de seigneurs de la guerre. En mai 1928, les troupes de Zhang Zuolin sont battues. Face à l'avancée des forces ennemies, Zhang abandonne Pékin le 3 juin 1928 et bat en retraite vers la Mandchourie. Mais le lendemain, son train privé, passant sur un viaduc appartenant à la compagnie japonaise des chemins de fer de Mandchourie du Sud, est la cible d'un attentat à la bombe organisé par une faction de l'armée impériale japonaise (l'incident de Huanggutun). Zhang Zuolin est tué, sa mort n'étant annoncée officiellement que le 21.

Son fils Zhang Xueliang (1901-2001) lui succède à la tête de sa faction militaire, et annonce le 29 décembre 1928 son ralliement au gouvernement du Kuomintang.
Culture

Le général Tchang, l'un des personnages de l'album de bande dessinée Corto Maltese en Sibérie, est directement inspiré de Zhang Zuolin3.
Page 49 de son livre La Chine en folie, Albert Londres relate l'entretien qu'il a avec ce seigneur de guerre en 1922, à Moukden.

Notes et références

↑ Chinese business history [archive]
↑ Chinese History - The Republic of China (1911-1949) ruling people, politicians and statesmen [archive]
↑ Principales sources d'inspiration de "Corto Maltese en Sibérie" [archive]

Liens externes

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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:31

Sun Yat-sen (en chinois 孫逸仙, Sun Yat-sen étant la prononciation en cantonais qui s'est exportée en Occident ; le nom se prononce Sūn Yìxiān en mandarin), plus connu en Chine sous son surnom, Sun Zhongshan (孫中山 en chinois), également appelé Sun Wen (孫文), (12 novembre 1866 - 12 mars 1925) était un révolutionnaire et homme d'État chinois. Il est considéré comme « le père de la Chine moderne ». Il a eu une influence significative dans le renversement de la dynastie Qing (dont le dernier représentant a été Puyi) et l'émergence de la République de Chine. Sun Yat-sen, l'un des fondateurs du Kuomintang, a été le premier président de la République de Chine en 1912 et, entre 1917 et 1925, dirigea plusieurs gouvernements basés dans le sud de la Chine, qui visaient à réunifier le pays alors en proie à la domination des seigneurs de la guerre. Il a développé une philosophie politique connue sous le nom des Trois principes du peuple (nationalisme, démocratie et bien-être du peuple).

Le 10 octobre 1911, une révolte à Wuchang, à laquelle Sun Yat-sen n'est pas lié, provoque la chute de la dynastie Qing des Mandchous et en conséquence du système impérial de la Chine, vieux de deux millénaires. Le 14 décembre, un gouvernement républicain provisoire est proclamé et tous s'entendent sur l'appel à Sun Yat-sen pour en être président, prenant de vitesse Yuan Shikai. Sun Yat-sen, alors aux États-Unis après son expulsion du Japon, est surpris par la révolution nationaliste dont il apprend la victoire par la presse, mais il ne se hâte pas de rentrer. Il ne débarque à Shanghai que le 25 décembre 1911. Sun Yat-sen déclare que la Chine a été occupée par deux fois par des puissances étrangères : d'abord par les Mongols (dynastie des Yuans) puis par les Mandchous (dynastie des Qing)1.

Le 29 décembre, il est élu président provisoire et proclame à Nankin la République de Chine au début de 1912.
Premier drapeau de la République de Chine aux couleurs des cinq peuples rassemblés: Hans, Mandchous, Mongols, Huis et Tibétains

Sun Yat-sen se rendit avec son cabinet sur la tombe de Yongle, empereur de la dynastie Ming et s'adressant à ces ancêtres hans, il déclara : « La politique des Mandchous a été une politique extrêmement tyrannique. Motivés par le désir de soumettre perpétuellement les Chinois, les Mandchous ont gouverné le pays au plus grand détriment du peuple. La race chinoise, aujourd'hui, a enfin restauré le gouvernement du peuple de Chine... Le peuple est venu ici pour informer Votre Majesté de la victoire finale2. » Plus tard, en 1912, Sun Yat-sen dans son discours inaugural comme premier président de la République de Chine, annonça « l'unification des peuples han, mandchou, mongol, hui et tibétain »3. Promouvoir un État multiethnique était le moyen choisi par Pékin pour affirmer son héritage de l'empire2.

L'histoire officielle du Kuomintang accentue fortement le rôle de Sun comme le premier président provisoire, mais un grand nombre d'historiens remettent en question le rôle de Sun dans la révolution de 1911 et indiquent qu'il n'a eu aucun rôle direct dans la révolte du Wuchang et qu'il était alors hors du pays. Dans cette interprétation, sa nomination en tant que premier président provisoire est due à sa position de personnalité respectée mais relativement peu importante, qui faisait de lui un candidat de compromis entre les camps révolutionnaire et conservateur.

Sun Yat-sen organise alors la République de Chine, en provoquant dans chaque province des élections destinées à établir l'Assemblée nationale de la République de Chine. Cette assemblée vote les objectifs et la loi provisoire de la République. Il lance une démarche de codification des lois.
La prise de pouvoir par Yuan Shikai

Cependant, le gouvernement provisoire est rapidement en position de faiblesse. Les provinces du sud de la Chine ont déclaré leur indépendance de la dynastie Qing, mais ce n'est pas le cas de la plupart de celles du Nord. De plus, le gouvernement provisoire ne dispose d'aucune force militaire propre, son contrôle des mutins de la Nouvelle Armée est limité et une grande partie des forces militaires ne se sont pas prononcées contre les Qing.

L'hypothèse d'une intervention des puissances occidentales en Chine pour soutenir l'empire inquiète suffisamment le gouvernement de Nankin pour que soit trouvé un compromis avec la puissante armée de Beiyang de Yuan Shikai. Lors de la révolte des Taiping, l'armée britannique avait été poussée à soutenir les Qing pour défendre ses concessions. Une pareille intervention en 1911 aurait pu être fatale au mouvement. Pour éviter que l'histoire ne se répète, un compromis est trouvé avec Yuan Shikai. Celui-ci, principal soutien à l'empire, négocie la reddition du jeune empereur âgé de quatre ans, Pu Yi. En contrepartie, il demande sa nomination au poste de président de la république. À sa trahison envers l'empereur s'ajoute rapidement une autre, celle envers les révolutionnaires. Il fait en effet assassiner en 1913 le représentant du Kuomintang à Pékin, le leader Song Jiaoren. Puis, les élections donnant gagnants les révolutionnaires, Yuan les chasse de l'Assemblée, fait dissoudre la Chambre et poursuit les nationalistes. Sun s'enfuit au Japon. Commence la dictature de Yuan, au cours de laquelle en 1915 celui-ci cherche à se faire nommer empereur, mais meurt dès 1916.
Le retour en Chine et la lutte pour l'unité du pays
Statue de Sun Yat-sen dans le parc qui porte son nom à Pékin
Statue de Sun Yat-sen dans sa maison à Shanghaï

Sun retourne en Chine en 1917 et est élu président du gouvernement national auto-proclamé à Canton en 1921. En 1923, il prononce un discours durant lequel il proclame les « trois principes du peuple » comme principes fondateurs du pays et la constitution des cinq pouvoirs (ou yuan : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'examen et le pouvoir de censure) comme base du système politique et de l'administration.

Pour développer le pouvoir militaire nécessaire au renversement du gouvernement des seigneurs de la guerre de Pékin, il crée l'Académie militaire de Huangpu près de Canton, à la tête de laquelle il nomme Tchang Kaï-chek.

Au début des années 1920, il reçoit de l'aide du Komintern pour réorganiser le Kuomintang comme un parti nationaliste anti-impérialiste et anti-féodal. Le Kuomintang coopérera alors avec tous les partis, y compris avec les communistes chinois. Sun est alors convaincu que la réalisation d'une Chine unifiée passe par la conquête militaire partant de sa base dans le Sud, suivie d'une période de transition qui s'achèverait dans un passage à la démocratie.

Le 10 novembre 1924, Sun Yat-sen voyage dans le Nord et donne un nouveau discours pour suggérer l'idée d'une conférence pour le peuple chinois et l'abolition de l'ensemble des traités inégaux avec les pays occidentaux. Deux jours plus tard, il est à nouveau en voyage pour Pékin pour discuter de l'avenir du pays, malgré la détérioration de son état de santé et la guerre civile provoquée par les seigneurs de la guerre. Son objectif est de tenir des pourparlers de paix avec les leaders régionaux à propos de l'unification de la Chine. Il meurt d'un cancer le 12 mars 1925 à l'âge de cinquante-neuf ans, sur la route de Pékin. La veille de sa mort, il fait rédiger, vraisemblablement par Wang Jingwei, un message4 adressé au Comité exécutif central des soviets. Ce message5 émet le vœu que les communistes et le Kuomintang continuent à collaborer étroitement. La suite des événements devait montrer que ce vœu ne se réaliserait pas et la rupture entre les deux partis révolutionnaires devait survenir moins de deux ans plus tard.

Un mausolée est créé à Nankin pour accueillir sa dépouille. Un wagon sera affrété pour lui faire faire le trajet de Pékin à Nankin. La sculpture de son mausolée est créée par le français d'origine polonaise, Paul Landowski.


Kuomintang
République de Chine
Mausolée Sun Yat-sen
Parc Zhongshan de Pékin
Homer Lea

Notes et références

↑ Xinhua's allegations baseless claims [archive]
↑ a et b Une histoire du Tibet : Conversations avec le Dalaï Lama, de Thomas Laird, Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Plon, 2007, ISBN 2-259-19891-0
↑ China White Paper, Tibet:its Ownership and Human Rights Situation [archive], Texte du Conseil des affaires de l'État de la République populaire de Chine septembre 1992, reproduit sur le site de Free Tibet Campaign
↑ Cf. Jacques Guillermaz, Histoire du Parti communiste chinois. Des origines à la conquête du pouvoir (1921-1949), Petite bibliothèque Payot, 2004, (ISBN 2-228-89843-0), pp. 153-155 qui cite Sun Yat-sen, Œuvres choisies, édition chinoise de Pékin (1957), p. 922.

[afficher]
Message de Sun Yat-sen au Comité exécutif central des soviets

↑ Roger Lévy, « Le souvenir de Sun Yat-sen et la République populaire de Chine (1886-1960) » [archive], Politique étrangère,‎ 1960 (DOI 10.3406/polit.1960.2395), p. 491-516

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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:33

Wang Jingwei (chinois simplifié : 汪精卫 chinois traditionnel : 汪精衛 pinyin : Wāng Jīngwèi) (né le 4 mai 1883, mort le 10 novembre 1944),est un homme politique chinois. Proche collaborateur de Sun Yat-Sen, il fut membre de l’aile gauche du Kuomintang (KMT) et dirigea un temps le gouvernement de la République de Chine. Il fut au sein du Kuomintang l'un des principaux rivaux de Tchang Kaï-chek et fut finalement évincé par ce dernier. Il forma plus tard à Nankin le Gouvernement national réorganisé de la République de Chine, un gouvernement de collaboration avec l'Empire du Japon. Son nom de naissance était Wang Zhaoming (汪兆銘) : il adopta son nouveau prénom au début de sa carrière politique.

Sommaire

1 Formation et premiers engagements politiques
2 Rivalité avec Tchang Kaï-chek
3 Chef du gouvernement chinois
4 Collaboration avec les Japonais
5 Cinéma
6 Notes et références

Formation et premiers engagements politiques

Né au sein d'une famille pauvre à Panyu, dans la province du Guangdong, Wang se rendit au Japon comme étudiant international parrainé par le gouvernement de l’empire Qing en 1903. Il rejoignit le Tongmenghui (mouvement créé par Sun Yat-sen et Song Jiaoren) en 1905. Durant son séjour au Japon, il devint un proche collaborateur de Sun Yat-sen et fit également la connaissance de Hu Hanmin2.

De retour en Chine, Wang Jingwei fut très actif comme opposant à l'Empire et comme militant nationaliste. En 1910, il fut arrêté pour avoir comploté l’assassinat du régent, le prince Zaifeng, et resta en prison jusqu’au soulèvement de Wuchang l’année suivante. À sa libération, il fut considéré comme un héros du nationalisme chinois.

Wang Jingwei fut, dans les premières années de la République de Chine, un cadre important du Kuomintang, et occupa plusieurs postes dans les gouvernements dirigés par Sun Yat-sen à Guangzhou, faisant figure de dauphin potentiel du fondateur de la République. À la mort de Sun Yat-sen, Wang Jingwei devint président du gouvernement nationaliste qui continuait de revendiquer la légitimité républicaine face au gouvernement des seigneurs de la guerre à Pékin. Il dut cependant faire face au problème de la succession à la tête du parti, bientôt briguée par son rival Tchang Kaï-chek.
Rivalité avec Tchang Kaï-chek

À l'époque de l’expédition du Nord, Wang représentait la faction d'extrême-gauche du Kuomintang et, malgré son peu d'affinités avec les communistes et les conseillers du Komintern3, était partisan du maintien de l'alliance avec le Parti communiste chinois et la Troisième Internationale.

L'ascension de Tchang Kaï-chek poussa Wang Jingwei, en janvier 1927, à déplacer son gouvernement à Wuhan. En avril, alors qu'il réalisait la purge des communistes et des éléments gauchistes du Kuomintang dont le massacre de Shanghai avait signé le départ, Tchang établit son propre gouvernement à Nankin. Wang maintint initialement son alliance avec les communistes mais rompit avec eux le 15 juillet. N’ayant ni les ressources financières, ni les ressources militaires pour s’opposer à Tchang, le gouvernement de Wuhan s'effondra dès septembre 1927; Wang Jingwei se rallia à la faction de Tchang Kaï-chek à Nankin. À la fin de l'année, le temps de terminer l'expédition du Nord, Tchang Kaï-chek laissa la tête du gouvernement nationaliste à Tan Yankai, un proche de Wang Jingwei. Il continua cependant, en tant que chef de l'armée, à exercer la réalité du pouvoir, avant de l'assumer à nouveau lui-même officiellement.

En 1930, Wang s'allia aux seigneurs de la guerre Feng Yuxiang et Yan Xishan, ainsi qu'à un autre chef du Kuomintang, Li Zongren, pour former une coalition contre Tchang Kaï-chek. Au cours de l'année, les alliés de Wang Jingwei affrontèrent militairement la faction de Tchang Kaï-chek dans la guerre des plaines centrales, mais furent battus.
Chef du gouvernement chinois

En 1931, Wang Jingwei dirigea un nouveau gouvernement dissident à Guangzhou. La démission de Tchang Kaï-chek à la suite de la conquête de la Mandchourie par le Japon permit cependant à Wang Jingwei de revenir sur le devant de la scène. Il devint la même année président du comité central du Kuomintang et, le 28 janvier 1932, président du gouvernement exécutif (xíng zhèng yuàn zhǎng), soit Premier ministre.

Tchang Kaï-chek demeurait cependant le chef de l'Armée nationale révolutionnaire, et Wang Jingwei dut affronter à la fois la faction de son rival, et la menace croissante que constituaient les visées expansionnistes de l'Empire du Japon. Partisan de l'affrontement armé contre les Japonais, Wang Jingwei demeurait cependant impuissant, Tchang Kaï-chek préférant l'attentisme et concentrant ses efforts dans la lutte contre les communistes. Face aux difficultés, Wang présenta plusieurs fois sa démission, pour la retirer ensuite. Il voyagea également en Europe, notamment en Allemagne, et entra en contact avec Adolf Hitler. En décembre 1935, il fut sérieusement blessé dans une tentative d'assassinat, et dut abandonner la tête du gouvernement, reprise quelques jours plus tard par Tchang Kaï-chek.
Collaboration avec les Japonais
Articles connexes : Guerre sino-japonaise (1937-1945) et Gouvernement national réorganisé de la République de Chine.
Drapeau utilisé par le gouvernement de Wang Jingwei à Nankin, utilisant le nom et l'emblème de la République de Chine. Le fanion porte l'inscription « Paix, anticommunisme, construction nationale ».

Au début de la seconde guerre sino-japonaise, Wang Jingwei accompagna le gouvernement dans sa retraite à Chongqing. À cette époque, il organisa des groupes d’extrême-droite dans la lignée des partis fascistes européens au sein du KMT. Après les défaites chinoises initiales, Wang devint pessimiste quant aux chances de la Chine dans la guerre contre le Japon. Il se fit le porte-parole d’opinions défaitistes au sein des dirigeants du KMT. Wang croyait que la Chine devait négocier avec le Japon de manière à survivre paisiblement.

Fin 1938, Wang quitta Chongqing et se rendit à Hanoi, en Indochine française, où il échappa à une tentative d'assassinat par des agents du Kuomintang. Il retourna ensuite en Chine et se rendit à Shanghai, où il négocia avec les Japonais.

Le 30 mars 1940, il devint le dirigeant du Gouvernement national réorganisé de la République de Chine, un État fantoche basé à Nankin, cumulant les fonctions de président du pouvoir exécutif (soit chef du gouvernement) et de président du gouvernement national (行政院長兼國民政府主席 Xíngzhèng yuànzhǎng jiān Guómín Zhèngfǔ zhǔxí, soit chef de l'État). Son gouvernement utilisait l'emblème du Kuomintang et se présentait comme l'autorité légitime de la République : il fut reconnu comme tel par les pays de l'Axe.
1941. Wang Jingwei recevant des émissaires allemands, après la reconnaissance de son gouvernement par l'Allemagne nazie. L'emblème du Kuomintang est visible sur la gauche.

En tant que président, Wang Jingwei collabora pleinement avec l'Empire du Japon et maintint des contacts avec tous les autres chefs d'État de la Sphère ainsi qu'avec les fascistes allemands et italiens. En novembre 1943, il représenta la Chine à la Conférence de la Grande Asie orientale à Tokyo.

En mars 1944, Wang Jingwei, malade, partit au Japon pour se faire soigner4. Il mourut à Nagoya, en novembre de la même année. Chen Gongbo, son vice-président, lui succéda à la tête du régime.

Wang fut enterré à Nankin près du mausolée Sun Yat-sen, dans une tombe très élaborée. Une fois le Japon vaincu, le gouvernement du Kuomintang, sous la houlette de Tchang Kaï-chek, ramena la capitale à Nankin et fit détruire la tombe de Wang. Aujourd’hui, un petit pavillon a été dressé, rappelant la trahison de Wang Jingwei. L'ancien dirigeant nationaliste est dénoncé comme un renégat à la fois dans l'historiographie de Taïwan et dans celle de la Chine populaire.
Cinéma

Le film Lust, Caution (Désir, danger au Canada), de Ang Lee, 2007, met en scène un groupe d'étudiants chinois liés au Kuomintang et déterminés à assassiner un proche collaborateur de Wang Jingwei.
Notes et références

↑ (en) « Wang Ching-wei Chinese revolutionary » [archive], sur britannica.com (consulté le 19 novembre 2015).
↑ Encyclopédia Universalis [archive]
↑ Dongyoun Hwang. Wang Jingwei, The National Government, and the Problem of Collaboration. Ph.D. Dissertation, Duke University. UMI Dissertation Services, Ann Arbor Michigain. 2000, 118.
↑ Encyclopedia Britannica [archive]


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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:37

Les pattes du dragon asiatique sont munies d'un nombre déterminé de griffes. Ce nombre, de 3 à 5, est un indicateur du "rang" que le dragon occupe chez ses semblables. En effet, le dragon à 5 griffes, est considéré comme le plus puissant. Seul l'Empereur de Chine pouvait utiliser cet emblème, ainsi que sa famille. C'est pourquoi tout élément de vêtement, de mobilier ou d'architecture frappé du dragon à 5 griffes était attribué à la famille impériale et respecté comme tel. Les grands nobles et mandarins purent utiliser à leur tour cet emblème en fonction de relation avec le pouvoir.

En Corée et en Indonésie, on ne trouve en général que des dragons à 4 doigts. Ceux munis de trois doigts sont plus courants au Japon.

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En Chine, La couleur des dragons est importante et détermine à la fois leur habitat, leurs pouvoirs et leur rang.

Ainsi la couleur jaune est dévolue à l'Empereur de Chine, ici Taï Tsung de la dynastie des Tang (626-649). Elle indique le summum de la puissance et la divinité. Seul l'empereur peut régénérer l'ordre cosmique et social, et le dragon est son intermédiaire avec le ciel, les immortels. Cette qualité quasi-divine donnée à la couleur jaune vient peut-être de la légende qui relate qu'un dragon jaune est sorti de l'eau pour s'incliner devant Fu Hsi, l'empereur légendaire, et qu'il lui a remis la connaissance de l'écriture.

La couleur verte du dragon indique l'est, la montée du yang, le renouveau de la végétation. Chez les song il est le foie.

Le roi des dragons des eaux de l'est, du nord, du sud et de l'ouest se nomme Chien tang, sa couleur est rouge-sang et il mesure 900 pieds de long. Le sang des dragons a les couleurs primordiales du ciel et de la terre: jaune et noir.

Les dragons sont liés à l'élément liquide. En asie, de nombreux temples dans lesquels ils sont representés sont situés en bordure de lacs, de rivières et cours d'eau. Chaque point d'eau, étang ou bras de mer possède son dragon, l'esprit du lieu, qu'il convient de se concilier par des offrandes.

Leur pouvoir conjure la secheresse en amenant la pluie (grace à l'éclat de la perle sacrée dont il est le gardien) ou en faisant naître des sources. Ainsi le rite du Qiu consiste pour les paysans à fabriquer un dragon de papier sur une armature en bois et à le disposer dans un lit de rivière asséché. Des prêtres récitent des invocations et imitent le grondement du tonnerre grace à des tambours afin que le roi-dragon libère l'eau des cieux. Ce roi-dragon, maître du ciel, est représenté crachant le feu, il peut faire tomber foudre, éclairs et orages. C'est là un symbole de fécondité, pour la terre comme pour les femmes. A l'inverse, il peut atténuer les inondations.

S'il est ascendant et que sa bouche crache du feuillage, il symbolise la renaissance de la vie sous la forme du printemps. Représenté dévorant le soleil ou la lune, le dragon est symbole des eclipses, qui siègent dans sa tête et sa queue. Certains auteurs ont recensé 4 types de dragons Lung en Chine:

Tien lung, dragons celestes gardiens des demeures des Dieux et Immortels
Shen lung, dragons esprits, qui contrôlent le vent et la pluie
Ti lung, dragons de la terre, contrôlant les cours d'eau et mers du monde
Fou tsang lung, dragons du monde souterrain, gardiens des métaux précieux et des gemmes, mais aussi des trésors enfouis.

Une représentation traditionnelle du dragon dans le Tao est celle à la perle sacrée, qu'il tient dans la bouche, sous le menton ou entre les griffes. La perle sacrée est gardée par le dragon dans un palais situé au fond des mers. Cette perle symbolise la création, renferme la sagesse et la connaissance et le dragon qui la tient signifie l'énergie cosmique et le mouvement. Elle passe également pour exaucer tous les désirs, c'est pour cette raison qu'elle est sévèrement défendue.

Les années sous le signe du dragon sont considérées en asie comme propices aux affaires, à la réalisation personnelle. En général ce signe est bénéfique, il chasse les esprits malins. Au Viêt-Nam, la nouvelle année débute toujours avec la danse de la licorne, qui est en fait un immense dragon de toile colorée ou peinte, agité par plusieurs porteurs cachés sous lui. Si le dragon vient à passer dans une demeure ou un commerce, c'est de la prosperité, de la chance, assurées pour l'année à venir. Au japon, à Asakusa, le dragon est fêté au mois de mai, et l'on sort à cette occasion son effigie mue par des porteurs. Là encore, le dragon symbolise le renouveau.

Le corps est celui du serpent, couvert d'écailles rappellant celles de la carpe. Les pattes sont semblables à celles du tigre, terminées par les griffes de l'aigle. La forme de la tête est celle du dromadaire et elle est surmontée d'une paire de cornes de cerf ou parfois d'antilope; il porte toujours moustaches et barbiche, très longues.

Fréquemment, en plus des cornes, deux antennes ornent sa tête. Les yeux peuvent être ceux du lièvre et les oreilles celles du taureau. Le cou est souvent muni de crinière comme le lion, il en porte parfois sur les coudes. Au Viêt-Nam, le lung possède une crête de 81 écailles.

Le Poséidon, un paquebot de croisière, est retourné en pleine mer par une gigantesque lame de fond. À l'intérieur, dix survivants menés par un pasteur énergique et déterminé essayent de se frayer un chemin à travers la carcasse du bateau renversé pour remonter jusqu'à la coque, seule issue possible.
Fiche technique

Titre original : The Poseidon Adventure
Titre français : L'Aventure du Poséidon
Réalisation : Ronald Neame
Scénario : Stirling Silliphant et Wendell Mayes, d'après le roman éponyme de Paul Gallico
Décors : William Creber (en)
Costumes : Paul Zastupnevich (en)
Photographie : Harold E. Stine (de)
Montage : Harold F. Kress
Musique : John Williams
Production : Irwin Allen
Société de production : Kent Productions
Société de distribution : 20th Century Fox
Budget : 4 700 000 de dollars1
Pays d'origine : Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue originale : anglais
Format : couleur - 2.35 : 1 - 35 mm - Stéréo
Genre : catastrophe
Durée : 117 minutes
Dates de sortie :
Drapeau des États-Unis États-Unis :
12 décembre 1972 (première mondiale à New York)
13 décembre 1972 (première à Los Angeles)
15 décembre 1972 (sortie nationale)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : 2 mars 1973
Drapeau de la France France : 29 mars 1973

Distribution

Gene Hackman (VF : Claude Joseph) : Révérend Frank Scott
Ernest Borgnine (VF : Henry Djanik) : Sgt. Mike Rogo
Red Buttons (VF : Guy Piérauld) : James Martin
Carol Lynley (VF : Claude Chantal) : Nonnie Parry
Roddy McDowall (VF : Jean-Pierre Leroux) : Alan (Acres en V.O.)
Stella Stevens (VF : Michelle Bardollet) : Linda Rogo
Shelley Winters (VF : Paule Emanuele) : Belle Rosen
Jack Albertson (VF : Philippe Dumat) : Manny Rosen
Pamela Sue Martin (VF : Jeanine Forney) : Susan Shelby
Arthur O'Connell (VF : Jean-Henri Chambois) : Chaplain John
Eric Shea (en) (VF : Arlette Thomas) : Robin Shelby
Leslie Nielsen (VF : Jean-Claude Michel) : Commandant Harrison
Fred Sadoff (en) (VF : Serge Lhorca) : Mr. Linarcos
Sheila Mathews : Nelly, l'infirmière
Jan Arvan (VF : Henri Labussière) : Dr. Caravello
Byron Webster (VF : William Sabatier) : le commissaire de bord
John Crawford (VF : Marc de Georgi) : Joe, le chef-mécanicien
Bob Hastings (VF : Pierre Hatet) : le Maître de cérémonie
Erik L. Nelson (VF : Pierre Hatet) : Mr. Tinkham
Charles Bateman (en) (VF : Daniel Gall) : Premier-lieutenant Larsen
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:38

Le massacre de Shanghai est une attaque menée le 12 avril 1927 par des troupes de l’Armée nationale révolutionnaire et des membres des triades, contre des civils et des militants du PCC. C'est l'un des principaux évènements qui signèrent en 1927 la rupture entre le Kuomintang et le Parti communiste chinois, et marquèrent le début de la guerre civile chinoise. Par cette attaque contre ses alliés communistes, la faction du Kuomintang dirigée par Tchang Kaï-chek entendait purger le parti de ses éléments gauchistes et empêcher toute prise de pouvoir par les communistes en République de Chine1. Le Kuomintang désigne cet événement sous le nom de « purge du parti » (清黨), tandis que le Parti communiste chinois tend à utiliser les appellations « coup de force réactionnaire du 12 avril » (四·一二反革命政变) ou « massacre du 12 avril » (四·一二慘案).

Dans les années précédant le massacre, le Kuomintang et le Parti communiste avaient été alliés contre les seigneurs de la guerre dans le cadre du premier front uni. À partir de 1923, le gouvernement de Sun Yat-sen, reconnu par l'Union soviétique, avait bénéficié de conseillers politiques du Komintern, comme Mikhaïl Borodine, lesquels avaient encouragé les membres du Parti communiste chinois (PCC) à adhérer au Kuomintang. Des membres du PCC comme Zhou Enlai, Ye Jianying ou Mao Zedong étaient devenus des cadres du Kuomintang. Sun Yat-sen mourut en mars 1925, laissant les rênes du gouvernement nationaliste à Wang Jingwei, chef de l'aile gauche du parti favorable au maintien de l'alliance avec les communistes. Tchang Kaï-chek, l'un des principaux chefs militaires du parti, affirmait cependant de plus en plus son autorité. En mars 1926, il décréta la loi martiale à Canton en évoquant un complot contre lui, le coup de Canton, et imposa des restrictions quant à l'accès des communistes à des postes de responsabilité au sein du Kuomintang. En juillet 1926, Tchang Kaï-chek, ordonna à l'Armée nationale révolutionnaire de débuter l'expédition du Nord, destinée à vaincre les seigneurs de la guerre et à unifier la Chine sous la bannière du Kuomintang.

Les réformes agraires favorisées par les communistes et l'aile gauche du Kuomintang inquiétèrent certains propriétaires terriens, qui apportèrent leur soutien à Tchang. En janvier 1927, Wang Jingwei déplaça le gouvernement à Wuhan, pour lutter contre l'influence de Tchang Kaï-chek. En mars, dans le cadre de l'expédition du nord, Zhou Enlai organisa un soulèvement des ouvriers de Shanghai pour renverser les seigneurs de la guerre locaux. Les communistes et les syndicalistes chinois remportèrent la victoire et prirent le contrôle de la ville, à l'exception des concessions internationales. Les troupes régulières de Bai Chongxi, en route pour prendre la ville aux seigneurs de la guerre, n'arrivèrent qu'après-coup.
Déroulement

Au début avril, Tchang Kaï-chek, Bai Chongxi et Li Zongren organisèrent une réunion du comité du Kuomintang, et décidèrent d'agir pour empêcher les communistes de prendre le pouvoir. Des contacts furent pris avec les triades de Shanghai comme la bande Verte pour leur demander d'organiser des groupes armés chargés d'attaquer ouvriers et communistes2. Le 9 avril, le Kuomintang décréta l'état d'urgence. Le 11, un ordre secret fut envoyé à toutes les provinces sous le contrôle de Tchang Kaï-chek pour demander aux sections locales du Kuomintang d'organiser la purge du parti.
Carte de la Chine en 1927

Au matin du 12 avril, les gangs des triades attaquèrent en masse les ouvriers de Shanghai. Les troupes du Kuomintang désarmèrent les milices ouvrières. Le 13, l'armée ouvrit le feu sur la foule qui était venue protester devant son quartier général local. Tchang Kaï-chek décréta la dissolution du gouvernement local de Shanghai, ainsi que de tous les syndicats et organisations ouvrières sous contrôle communiste. Plus de 1 000 communistes furent arrêtés. Si les heurts se soldèrent officiellement par 300 morts, 5 000 personnes furent comptabilisées comme « disparues ».
Exécutions publiques à Shanghai, 1927

Des arrestations et des massacres de communistes eurent également lieu dans le courant du mois d'avril, dans les grandes villes chinoises, comme Canton, Nankin ou Changsha. À Pékin, Zhang Zuolin fit tuer 20 communistes qui s'étaient réfugiés à l'ambassade d'URSS, dont Li Dazhao, cofondateur du PCC.
Conséquences
Articles détaillés : Décennie de Nankin et Guerre civile chinoise.

Des membres du Kuomintang, comme Song Qingling, veuve de Sun Yat-sen, dénoncèrent les actions de Tchang Kaï-chek. Mais ce dernier, dans le courant du mois, établit son gouvernement à Nankin, défiant le gouvernement de Wang Jingwei à Wuhan. Wang Jingwei rompit lui-même avec les communistes en juillet 1927 et finit par se rallier à Tchang. Après la prise de Pékin en juin 1928, Tchang contrôla la plus grande partie du territoire chinois. Chen Duxiu, chef du PCC, qui avait préconisé l'alliance avec le Kuomintang, fut discrédité dans les rangs communistes.
Arrestations de communistes chinois à Shanghai, 1927

La guerre civile contre les communistes suivit immédiatement cette purge politique : le Kuomintang réprima des soulèvements communistes dans des villes comme Canton. En août 1927 eut lieu le soulèvement de Nanchang, mené par Zhou Enlai et Zhu De. En septembre, Mao Zedong déclencha le soulèvement de la récolte d’automne, transposant les luttes communistes dans les zones rurales. Ces événements marquèrent le début d'un long conflit, qui ne devait s'achever qu'en 1949 par la proclamation de la République populaire de Chine.
Bibliographie
Livres

Lucien Bodard, Les grandes murailles, Grasset, 1987 [le roman évoque la révolution à Canton et les massacres à Shanghai]
Jean Chesneaux, Le mouvement ouvrier chinois de 1919 à 1927, École des hautes études en sciences sociales, 1999 Annales. Économies, Sociétés, Civilisations [archive] - Revue française de science politique [archive]
Harold Robert Isaacs, La tragédie de la révolution chinoise - 1925-1927, Gallimard 1967
André Malraux, Les Conquérants, Grasset, 1928 [le roman évoque la révolution à Canton] - Critique de Trotski [archive]
André Malraux, La Condition humaine, Gallimard, 1933 [le roman se déroule durant les massacres à Shanghai]
Alexander Pantsov, The Bolsheviks and the Chinese Revolution 1919-1927, Curzon Press, 2000 CEFC [archive]
Victor Serge, La révolution chinoise, Savelli, 1977
Stephen Anthony Smith, A Road is made - Communism in Shanghai 1920-1927, Curzon Press, 2000 CEFC [archive]
Pierre Souyri, Révolution et contre-révolution en Chine, Christian Bourgois 1982 La Bataille socialiste [archive]
Léon Trotski, L'Internationale Communiste après Lénine - Bilan et perspectives de la révolution chinoise, MIA [archive], 1928

Articles

Shanghai, avril 1927 - Le bain de sang du proletariat chinois arrose la victoire du stalinisme, Bibliothèque Internationale de la Gauche Communiste [archive]
Débuts du Parti communiste chinois (Shanghai 1849-1946), Chine informations [archive]
Chine 1927 : le stalinisme livre le prolétariat à la répression, Courant Communiste International [archive]
La question chinoise (1920 - 1940) : la Gauche Communiste contre la trahison de l'Internationale Communiste dégénérée, Courant Communiste International [archive]
La Chine du XXe siècle en révolutions – I – 1911-1949, Europe Solidaire Sans Frontières [archive]
La révolution chinoise de 1925-1927, Matière et Révolution [archive]
La tragédie de la Révolution chinoise de 1925-1927, WSWS 1/3 [archive] - 2/3 [archive] - 3/3 [archive]

Notes et références

↑ Patricia Stranahan, Underground: The Shanghai Communist Party and the Politics of Survival, 1927-1937, Rowman & Littlefield Publishers, 1998
↑ Brian G. Martin, The Shanghai Green Gang Politics and Organized Crime, 1919-1937, University of California Press, 1996

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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:40

Très Mauvais aux yeux de l'Histoire et des Dragons dont Mao...

Les manifestations de Tian'anmen se déroulèrent entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 sur la place Tian'anmen à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine. Elles se sont conclues par une vague de répression, parfois englobée sous l'expression de massacre de la place Tian'anmen1. Elles prirent la forme d’un mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois, qui dénonçaient la corruption et demandaient des réformes politiques et démocratiques. La contestation s'étendit à la plupart des grandes villes, comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian'anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois instaura la loi martiale le 20 mai 1989 et fit intervenir l'armée le 4 juin 1989.

La répression du mouvement provoqua un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à quelques milliers selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois qui suivirent. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement furent limogés et placés en résidence surveillée, notamment le secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang. Par la suite, un coup d'arrêt durable fut porté aux réformes politiques en République populaire de Chine. Le gouvernement expulsa les journalistes étrangers et contrôla strictement la couverture de l’évènement par la presse chinoise. À l'étranger, la répression provoqua une condamnation générale du gouvernement chinois.

et

La première crise du détroit de Taïwan (également appelée la crise du détroit de Taïwan de 1954-1955) est un court conflit armé intervenu entre les gouvernements de la République populaire de Chine et de la République de Chine.

La RPC a saisi les îles Yijiangshan, forçant la ROC à abandonner les îles Tachen. Les Marines américaines et taïwanaises ont joint leurs forces pour évacuer des Îles Tachen le personnel militaire et les civils taïwanais. Bien que les Îles Tachen ont changé de main pendant la crise, les rapports de nouvelles américaines ont convergé presque exclusivement sur le Quemoy et les Îles Matsu, site de duels d'artillerie plus fréquents.

De novembre 1954 à mai 1955, la première crise du détroit de Taïwan a lieu entre la Chine communiste et la République de Chine nationaliste réfugiée à Taïwan après la guerre civile chinoise. Pékin réussit à capturer 2 des îles près des côtes qui étaient encore sous contrôle nationaliste mais fut stoppée par les menaces d'intervention militaire des États-Unis.

La seconde crise débute le 23 août 1958, elle a commencé lorsque l'artillerie de l'Armée populaire de libération commence à bombarder les îles de Quemoy et de Matsu dans le détroit de Taïwan vingt-quatre heures après que le président des États-Unis Eisenhower eut proposé à Nikita Khrouchtchev le premier sommet soviéto-américain de la guerre froide, et une réduction des armements nucléaires. Mao Zedong ne voulait pas que la question de Taiwan reste dans l'ombre. Ces attaques provoquent le déploiement de la Septième flotte américaine dans le détroit. Après quelques semaines critiques pendant lesquelles les îles furent en danger sérieux, les Américains réussirent à établir une ligne de ravitaillement à Quemoy, y débarquant publiquement, entre autres, de l'artillerie susceptible de lancer des charges nucléaires tactiques.

Soutenue par les États-Unis, Taïwan ne faiblira pas malgré la puissance de l'armée chinoise. 450 000 obus furent tirés par l'artillerie chinoise et l'on vit la première utilisation de missiles air-air au combat de la part de la force aérienne de la République de Chine lorsque le 22 septembre 1958, un AIM-9 Sidewinder est utilisé lors d'un affrontement entre 32 North American F-86 Sabre et plus de 100 MiG.

Ce conflit s'achève par un cessez-le-feu entre les belligérants mais les bombardements continuèrent de façon intermittente pendant plus d'une décennie.

La troisième crise du détroit de Taïwan (également appelée la crise du détroit de Taïwan de 1995-1996) était une période de tensions entre les gouvernements de la République populaire de Chine et de la République de Chine. Les communistes lancent une série de tirs de missiles dans les eaux territoriales taïwanaises, y compris le détroit de Taiwan, du 21 juillet 1995 au 23 mars 1996.

En mai 1995, des résolutions votées au département d'État pour permettre à Lee Teng-hui de visiter les États-Unis sont adoptées par la Chambre 396-0 et par le Sénat 91-1. La République populaire de Chine condamne les États-Unis, qui tentent selon elle de « ruiner les relations sino-américaines »2.

La première série de tirs de missiles effectuée à la mi-1995 aurait été destinée à envoyer un signal clair au gouvernement de Lee Teng-hui, qui suivait une politique contraire à celle d'une seule Chine, après avoir tenu un discours aux États-Unis sur la démocratisation de la Chine à l'université Cornell3. La deuxième série de test de missiles, au début de l'année 1996, aurait eu l'intention d'intimider l'électorat taiwanais dans la perspective de l'élection présidentielle de 1996.

L'Armée populaire de libération est par ailleurs mobilisée dans la province du Fujian, qui entreprend des manœuvres navales du 15 au 25 août 1995. En réponse, les États-Unis déploient une flotte militaire en Asie, considérée comme la plus importante depuis la guerre du Viêt Nam : deux groupes aéronavals centrés sur les porte-avions USS Independence (CV-62), USS Nimitz (CVN-68). Le président américain Bill Clinton ordonne également à d'autres navires de se déployer dans la région en mars 19964.

Bien que la crise n'ait pas provoqué d'escalade militaire, elle a cependant eu un impact notable sur l'économie de la République de Chine. Le marché boursier a reculé de 17 % lors de la crise. L'île a perdu une quantité importante de capital et le prix de l'immobilier a chuté.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:45

Su Zhu (16 février 1921 – 20 août 2008), plus connu sous son nom de guerre Hua Guofeng, est le successeur désigné de Mao Zedong en tant que dirigeant du Parti communiste chinois et de la République populaire de Chine.

Fonctionnaire régional dans le Hunan entre 1949 et 1971, Hua accède à la tête du Parti communiste de la province dans les dernières années de la Révolution culturelle.

Réputé pour sa loyauté totale à Mao, mais relativement peu connu à Pékin, il succède à Zhou Enlaï au poste de Premier ministre de la République populaire de Chine après la mort de celui-ci en janvier 1976.

Après la mort de Mao en septembre 1976, il prend le poste de Président du Parti communiste chinois et de Secrétaire de la Commission militaire centrale à la surprise et la consternation de Jiang Qing et du reste de la « Bande des Quatre ». Il est le seul dirigeant chinois à avoir occupé simultanément les trois plus hautes fonctions de la RPC, en dirigeant le Parti communiste, le Conseil des affaires de l'état et la Commission centrale militaire.

En octobre 1976, il met un terme à l'influence de l'extrême gauche du Parti communiste en faisant arrêter la Bande des Quatre. Il tente de modérer les réformes et de revenir sur les excès de la période de la Révolution culturelle. Toutefois, en raison de son insistance à suivre la ligne maoïste, il est à son tour mis à l'écart en décembre 1978 par Deng Xiaoping, un réformateur pragmatique, qui le force à prendre sa retraite. Privé de l'essentiel de son influence, il continue à proclamer la justesse des principes maoïstes. Il est aujourd'hui considéré comme un dirigeant de transition dans l'histoire contemporaine de la Chine.

et

Chiang Kaï-chek, ou Tchang Kaï-chek, ou Chang Kaï-chek (en chinois traditionnel 蔣介石, chinois simplifié 蒋介石, en pinyin Jiǎng Jièshí) (31 octobre 1887 – 5 avril 1975) est un militaire et homme politique chinois qui fut l'un des principaux leaders du Kuomintang après la mort de Sun Yat-sen en 1925.

Il fut le chef militaire – avec le titre de généralissime – et, à diverses périodes et en alternance, le chef du gouvernement et le président de la « première République chinoise » puis, jusqu'à sa mort, le président de « République de Chine » à Taïwan.

Chiang Kaï-chek est né à Ching Yang Shui, dans le district de Fenghua, préfecture de Ningbo, province du Zhejiang, dans une famille de commerçants dont les ancêtres sont originaires de Yixing, préfecture de Wuxi, province du Jiangsu. Il suit une formation militaire à la Tokyo Shinbu Gakkō au Japon.
Tchang Kaï-chek.

Chiang rejoint la fraternité révolutionnaire de Tongmenghui par l'entremise de son ami Chen Qimei en 1908. Entre 1911 et 1912, il participe aux combats de Shanghai. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie du parti et devient un proche collaborateur de Zhang Renjie. À cette époque, Chiang était affilié à des sociétés secrètes de Shanghai. Il suit ensuite Sun Yat-sen dans son exil au Japon (1914) et le rejoint à Canton en 1918. Lorsque le Parti communiste chinois et le Kuomintang s'allient sous l'impulsion du Komintern à partir de 1922 pour lutter ensemble contre le pouvoir des seigneurs de la guerre et des Occidentaux, Chiang Kaï-chek est envoyé en URSS en 1923 afin d'y rencontrer les dirigeants du Komintern, d'inspecter les écoles militaires et l'organisation politique. À partir de 1924, il dirige l'académie militaire de Huangpu, constituée avec l'aide d'instructeurs militaires soviétiques. Cette académie formera une élite militaire qui sera toujours fidèle à Chiang. Lorsque les riches commerçants de Canton se révoltent en 1924 contre les taxes imposées par le Kuomintang, c'est lui qui mène les combats contre leurs milices.
Vie privée

Déjà marié à Mao Fumei (毛福梅, 1882–1939), mère de Chiang Ching-kuo, qu'il a épousée alors qu'il avait 14 ans, Tchang Kaï-chek quitte tôt le foyer familial pour poursuivre ses études et sa carrière. Il épouse ensuite successivement deux concubines ou épouses secondaires, Yao Yecheng (姚冶誠, 1889–1972) en 1912 et Chen Jieru (陳潔如, 1906–1971) en décembre 1921.

Il épouse enfin en décembre 1927 la fille du riche imprimeur Charles Song, Song Meiling (12 février 1898 - 23 octobre 2003, Long Island). La famille Song, de confession protestante, insiste pour que Tchang Kaï-chek divorce de Mao Fumei - ce qu'il fait cette même année - et renie Yao Yecheng et Chen Jieru.

Yao élève le fils adoptif de Tchang Kaï-chek, Wei-kuo. Après la victoire communiste, elle fuit à Taïwan et meurt à Taipei.

Chen adopte une fille en 1924, Yaoguang (瑤光), qui prendra plus tard son nom de famille. Elle reste à Shanghai sous le régime communiste qui lui refuse le droit d'émigrer. Elle obtient plus tard le droit de partir pour Hong Kong où elle décédera.

Mao Fumei meurt lors de la guerre sino-japonaise en 1939, pendant un bombardement.


Tchang Kaï-chek est aussi un bon photographe amateur, connu notamment pour ses clichés du Parc du Luxembourg à Paris.
Militaire anticommuniste et homme fort du Kuomintang
Chiang en 1933

Après la mort de Sun (1925), il s'arroge progressivement la direction du parti. En 1925, il devient commandeur en chef de l'Armée nationale révolutionnaire.

En 1926, prétendant que la gauche prépare un complot contre le Kuomintang, il arrête les dirigeants communistes de Canton et leurs conseillers soviétiques. Ceux-ci ne sont relâchés qu'après avoir accepté de s'affilier au Kuomintang et de renoncer à leurs convictions politiques.

Ayant à présent le contrôle des forces armées du Kuomintang, il décide de lancer en juillet 1926 l'Expédition du Nord contre les seigneurs de la guerre qui contrôlent toujours la plus grande partie du pays.

Lors de cette campagne, il prend le parti d'attaquer Shanghai, mais avant que ses troupes n'entrent dans la ville, les communistes déclenchent une grève et les ouvriers prennent le pouvoir dans la ville en attendant l'arrivée des troupes de Chiang.

Inquiet de la force des communistes, Chiang conclut des accords avec les Occidentaux présents dans la ville (qui garantissent leur neutralité), les milieux d'affaires chinois (qui lui promettent un soutien financier) et avec la Bande verte, une société secrète criminelle (qui infiltre les milieux ouvriers et fournit des renseignements à Chiang).

Le 12 avril 1927, la Bande verte lance une attaque généralisée contre les communistes de Shanghai qui fera des milliers de morts parmi les dirigeants et les ouvriers.

Chiang Kaï-chek installe ensuite le gouvernement à Nankin, défiant le gouvernement rival que Wang Jingwei a installé à Wuhan.

Pendant quelques mois, trois gouvernements se disputent la légitimité en Chine :

celui de Chiang Kaï-chek à Nankin ;
celui de Wang Jingwei à Wuhan ;
et celui de Zhang Zuolin à Pékin.

Le gouvernement de Wang Jingwei cesse cependant d'exister dès septembre 1927 et Wang se rallie à la faction de Chiang. Parallèlement, l'Expédition du Nord se poursuit et les troupes de Chiang progressent sans cesse vers Pékin.

À la fin de 1927, les opérations se ralentissent, car Chiang décide de laisser la tête du parti à Hu Hanmin et celle du gouvernement à Tan Yankai, un proche de son rival Wang Jingwei. Il s'agit en fait d'une retraite stratégique, car il craint de perdre son contrôle sur le parti. De plus, il veut arranger son mariage avec la belle-sœur de Sun Yat-sen, Song Meiling. C'est pourquoi, après un bref passage dans son village natal, il part pour le Japon afin d'y négocier avec sa future belle-famille, hostile parce que Chiang est déjà marié et qu'il n'est pas chrétien. Fin 1927, il peut finalement se marier à Shanghai. Il reprend ensuite la direction des troupes et la progression vers Pékin se poursuit facilement, notamment grâce à des accords avec certains seigneurs de la guerre.

En juin 1928, Pékin tombe aux mains des troupes du Kuomintang; victoire facilitée par la politique du Japon. Le Japon, de fait, incite Zhang Zuolin, le seigneur de la guerre qui contrôle la ville, à se replier en Mandchourie pour préserver les intérêts japonais.

Le gouvernement de Wang Jingwei s'étant dissous, Chiang Kaï-chek apparaît comme le maître du jeu en Chine.
Nationaliste pragmatique et dirigeant de la République de Chine
En compagnie de son épouse Song Meiling et de ses deux fils Chiang Ching-kuo et Chiang Wei-kuo.

Chiang devient alors le Président du gouvernement central de la République de Chine, déplace la capitale à Nankin et instaure un régime dictatorial combinant les valeurs du confucianisme et du fascisme.

En 1930, au cours de la guerre des plaines centrales, il bat la coalition rivale formée par Li Zongren, Yan Xishan et Feng Yuxiang, matant provisoirement les factions rivales au sein de l'armée et du Kuomintang.
En février 1931, il fait arrêter et mettre aux arrêts domiciliaires Hu Hanmin, le chef officiel du Kuomintang, mais est contraint de le libérer peu après du fait des pressions internes au parti. Une faction du Kuomintang, menée notamment par Hu Hanmin et Lin Sen, dénonce sa dictature et demande désormais sa démission. Mais le parti est forcé de s'unir à nouveau en septembre 1931, quand le Japon envahit la Mandchourie : la défaite militaire des troupes chinoises conduit Chiang Kaï-chek à démissionner en décembre de la présidence de la République, assumée ensuite par Lin Sen. Chiang demeure néanmoins le chef de l'Armée nationale révolutionnaire et son influence reste prépondérante au sein du Kuomintang : il continue de résider dans le palais présidentiel. Les heurts à Shanghai entre les troupes chinoises et japonaises, au début 1932, confortent sa position, en le faisant apparaître comme un chef militaire indispensable face à la menace japonaise.
En 1933 et 1935, il évince son rival Wang Jingwei, qu'il remplace successivement comme chef officiel du Kuomintang, puis chef du gouvernement, étant de facto le véritable dirigeant de l'autorité centrale chinoise.

La conférence du Caire, le 25 novembre 1943 avec Chiang Kaï-chek, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill.

Chiang poursuit son combat contre les communistes.

En septembre 1933, ses troupes encerclent la République soviétique chinoise du Jiangxi, ce qui entraîne l'année suivante la fin du bastion communiste et contraint ses dirigeants à entamer la Longue Marche, pour se réfugier au Shaanxi. Par contre, Chiang évite d'affronter les Japonais, dont les intentions agressives sont de plus en plus manifestes, car il croit ses forces encore trop faibles pour pouvoir sortir victorieuses.

L'« incident » de Xi'an

Un seigneur de la guerre, Zhang Xueliang, après négociation avec les communistes, lui tend un piège le 12 décembre 19361 et le retient en otage : il accepte enfin de signer en décembre 1936 l'accord de Xi'an visant à constituer un front uni avec les communistes pour lutter contre le Japon.
Le bureau de Chiang Kaï-chek
La guerre sino-japonaise (1937-1945)

En tant que chef du gouvernement et chef de l'armée, Chiang mène la Chine lors de la guerre de résistance contre les Japonais, pendant laquelle sa position à l'intérieur du pays s'affaiblit comparativement à celle de Mao.

L'ampleur de l'invasion nippone l'amène à déménager entre 1937 et 1939 sa capitale de Nankin à Wuhan, après le massacre de Nankin, puis à Chongqing, à l'époque dans le Sichuan. Le siège du gouvernement demeure dans cette dernière localité jusqu'à la fin de la guerre, entraînant une campagne intensive de bombardement par l'aviation impériale.

En 1943, à la mort de Lin Sen, Chiang Kaï-chek assume l'intérim de la Présidence Chinoise.

Au niveau mondial, l'influence de Chiang en fait l'un des « quatre grands » leaders des Alliés lors des conférences internationales comme la Conférence du Caire de 1943.

Le 26 juillet 1945, il signe avec Truman et Churchill la déclaration de Potsdam, par laquelle les Alliés lancent un ultimatum demandant la reddition inconditionnelle au Japon.

En 1947, la Chine adopte une nouvelle constitution.

En avril 1948, Chiang Kaï-chek est élu par le parlement Président de la République, poste qu'il occupe par intérim depuis 1943 en qualité de chef du gouvernement.

Mais la guerre de son parti contre les communistes, reprise dès 1946, vient bientôt mettre un terme à son autorité.
Repli à Taïwan (1949-1975)
En compagnie de son épouse, en 1955.

Chiang tente d'éradiquer les communistes de Mao Zedong mais ne parvient pas à ses fins, l'invasion soviétique de la Mandchourie ayant permis au PCC d'étendre ses bases dans le nord-est de la Chine.

Le 21 janvier 1949, face aux succès des communistes, Chiang démissionne de la présidence, dont l'intérim est assuré par son rival Li Zongren.

Mais la faction de Chiang reprend vite le dessus et ce dernier assume à nouveau la réalité du pouvoir, évinçant Li Zongren, malade, absent car en soins à New York.

En décembre 1949, Chiang déplace son gouvernement à Taipei, devenue capitale de fait de République de Chine (Taïwan), où il reprend de manière officielle ses fonctions de président, le 1er mars 1950.

Un temps isolé sur la scène politique internationale, abandonné par les États-Unis, il s'est à nouveau imposé comme un allié de poids au moment de la Guerre de Corée et des risques d'extensions de la menace communiste en Asie.

Chiang Kaï-chek reste à la tête de la République de Chine à Taïwan jusqu'à sa mort en 1975, et continue de revendiquer la souveraineté sur l'ensemble de la Chine. Malgré une constitution théoriquement démocratique, son gouvernement demeure autoritaire, basé sur un système de parti unique et de loi martiale. Il impose également une culture chinoise standard, en interdisant à l'école et dans les médias l'usage des dialectes taïwanais.

Sa présidence voit cependant un fort développement de l'économie de Taïwan grâce au commerce extérieur.

En 1978, son fils Tchang Ching-kuo devient à son tour Président de la République, et donne le coup d'envoi de la démocratisation du régime.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:46

Rouleau de printemps vietnamien
Un rouleau de printemps vietnamien.
Le même rouleau de printemps, ouvert.

La garniture est enroulée dans une galette de riz crue.

Il y a trois variétés vietnamiennes :

La farce du bi cuốn se compose de viande de porc rôti émincée, de filaments de couenne de porc, de concombre et de poudre de riz grillé.
La farce du bo cuốn se compose de viande de bœuf émincée et de légumes.
La farce du goi cuốn se compose de porc émincé et cuit dans un bouillon, de crevettes, d'omelette, de vermicelle de riz et de légumes.

Au Vietnam, le rouleau de printemps se mange en apéritif ou en entrée lors des repas. Dans certaines régions du pays, il peut également être préparé à base de poisson blanc de rivière frit, accompagné de feuilles de menthe et d'une fine tranche d'ananas.

Il ne faut pas le confondre avec le nem rán, ou cha gio, spécialité du Vietnam, connu en France sous le nom de nem, de pâté impérial ou rouleau impérial et dans les pays anglophones Spring roll, Summer Roll ou Vietnamese roll.

Ses autres appellations à travers le monde : Vietnamese roll à Hong Kong, chūnjuǎn (春卷, littéralement « rouleau de printemps ») en Chine, ou harumaki (春巻き, littéralement « rouleau de printemps ») au Japon sont des plats contenant principalement des légumes en julienne tels que le chou, la carotte, ou le champignon oreille de Judas. Certains types incorporent de la viande émincée, habituellement du bœuf ou du poulet ; d'autres encore incorporent des fruits de mer. La garniture est enroulée dans une mince feuille faite à base de farine de blé[Laquelle ?].

Les rouleaux à la crevette (shrimp rolls) que l'on trouve à Singapour sont de très petite taille, avec de la pâte de crevette à l'intérieur.

Les petits rouleaux de printemps thaïlandais sont appelés poh pia tod.

Le rouleau de printemps est aussi populaire en Australie où il est considéré comme un plat traditionnel asiatique occidentalisé, et il a son pendant australien appelé le chiko roll. (Voir aussi : Dim sim)

Lumpia est le nom des rouleaux de printemps aux Philippines et en Indonésie. Aux Pays-Bas et en Belgique, les rouleaux de printemps sont connus sous le nom de loempia (traduction phonétique), typiquement introduits par des immigrants venant d'Indonésie.

À côté de ces rouleaux de printemps salés bien connus, il y a des rouleaux de printemps sucrés contenant de la pâte de haricot rouge ; on les trouve surtout dans le nord et l'est de la Chine (province du Zhejiang par exemple).
Rouleau de printemps chinois
Rouleaux de printemps chinois chez un traiteur.

Le rouleau de printemps à la chinoise était à l'origine une sorte de « snack » consommé à l'extérieur lors des visites au cimetière pour le nettoyage printanier des tombes. Les ingrédients étaient emballés dans une crêpe cuite d'avance dont la composition variait selon la région, et l'ensemble n'était pas remis à cuire. Le terme en est venu à englober toutes sortes de mets similaires, et de nos jours les rouleaux de printemps sont parfois frits. Dans la cuisine asiatique des États-Unis, on distingue le rouleau de printemps proprement dit, enrobé dans une fine crêpe de riz crue et l'egg roll emballé dans une crêpe plus épaisse, à base d'œuf, qui contient plus de garniture, et qui est frit.

En Chine, selon les régions, les rouleaux de printemps étaient habituellement mangés à la fête de lichun ou à la fête de Qing Ming (105 après solstice d'hiver), jour de nettoyage des tombes familiales qui a lieu au printemps, début avril. Le rouleau, aisément transportable, aurait selon certains historiens tout d'abord constitué une offrande alimentaire modeste déposée par les plus pauvres sur la tombe familiale avant d'être consommée. Il convenait de plus parfaitement à l'obligation dans certaines régions de manger ce jour-là des mets froids, une tradition ancienne interdisant d'allumer du feu.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:46

La réunification chinoise de 1928, aussi appelée remplacement du drapeau du Nord-Est (東北易幟, Dōngběi Yìzhì), est un évènement historique annoncé par Zhang Xueliang le 29 décembre 1928 lors du remplacement de tous les drapeaux du gouvernement de Beiyang de Manchourie par le drapeau du gouvernement nationaliste, unissant ainsi la Chine, instable depuis la révolution chinoise de 1911, sous une seule autorité.
Origine

En avril 1928, Tchang Kaï-chek redevient commandant de l'armée nationale révolutionnaire, fonction qu'il avait prédécemment abandonnée pour s'occuper de la scission du Kuomintang durant la première expédition du Nord. Il entame la seconde expédition et approche de Pékin vers la fin mai. Le gouvernement de Beiyang est forcé de se dissoudre avec pour résultat que Zhang Zuolin abandonne Pékin pour retourner en Mandchourie et est assassiné lors de l'incident de Huanggutun par l'armée japonaise du Guandong. La Manchourie reste cependant sous le contrôle de la clique du Fengtian qui arbore toujours le drapeau du gouvernement de Beiyang. L'objectif final de l'expédition du Nord n'est pas complétement atteint.
Déroulement
Zhang Xueliang en 1928.

Immédiatement après la mort de Zhang Zuolin, son fils Zhang Xueliang retourne à Shenyang pour lui succéder. Le 1er juillet, Zhang Xueliang annonce un armistice avec l'armée nationale révolutionnaire et proclame qu'il n'interféra pas avec la réunification1. Les Japonais sont insatisfaits par cette annonce et demande à Zhang de déclarer l'indépendance de la Mandchourie. Zhang Xueliang refuse cette demande et s'occupe des questions de l'unification. Le 3 juillet, Tchang Kaï-chek arrive à Pékin et rencontre le représentant de la clique du Fengtian pour discuter d'un règlement pacifique. Cette négociation montre la concurrence entre les États-Unis et le Japon dans la sphère d'influence chinoise car les États-Unis soutiennent la volonté de Tchang Kaï-chek d'unir la Mandchourie à la Chine. Sous pression des Américains et des Britanniques, le Japon est diplomatiquement isolé sur la question. Le 29 décembre, Zhang Xueliang annonce le remplacement de tous les drapeaux de Mandchourie et accepte la juridiction du gouvernement nationaliste. Deux jours plus tard, celui-ci nomme Zhang à la tête de l'armée du Nord-Est. La Chine est symboliquement réunifiée à ce moment.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:47

Jusqu'au début des années 1980, le gouvernement chinois expliquait officiellement que la grande famine avait été en grande partie le résultat d'une série de catastrophes naturelles aggravées par certaines erreurs de planification. Toutefois, les spécialistes étrangers sont généralement d'accord sur le fait que les changements institutionnels et politiques massifs qui ont accompagné le Grand Bond en avant sont les causes principales de la grande famine2. Dans les années 1980, les responsables chinois reconnurent l'importance de leurs erreurs politiques dans les origines de cette famine, prétendant alors que la catastrophe avait été due, à 70 %, à une mauvaise gestion du gouvernement et, à 30 %, à des causes naturelles.

La mise en place d'une production de fer et d'acier ayant été identifiée comme étant la condition essentielle du progrès économique, des millions de paysans furent alors forcés de quitter leurs exploitations afin de fournir la main-d'œuvre nécessaire à cette nouvelle activité.

Le sinologue Jean-Luc Domenach indique que les croissances annoncées de 100 %, voire 150 % étaient largement mensongères. Mais les achats forcés de produits agricoles par l’État étaient déterminés en fonction des productions déclarées3.

En 2008, Yang Jisheng a voulu résumer les effets de ces nouveaux objectifs de production :

   « À Xinyang, des gens affamés étaient à la porte de l'entrepôt de céréales. À mesure qu'ils mouraient, ils criaient « Parti communiste, président Mao, sauve-nous ! ». Si les greniers du Henan et du Hebei avaient été ouverts, aucun ne serait mort. Alors que les gens mouraient par milliers autour d'eux, les fonctionnaires ne pensaient pas à les sauver. Leur unique préoccupation était la bonne mise en œuvre de la livraison des céréales4. »

Parallèlement à la collectivisation, le gouvernement central a décrété plusieurs changements dans les techniques agricoles, fondés sur les théories du pseudo-scientifique russe Trofim Denissovitch Lyssenko5. L'une de ces théories concernait la densité des plantations agricoles, qui fut triplée. La théorie de Trofim Lysenko était que les plantes d'une même espèce ne rentreraient pas en concurrence entre elles. En pratique, c'est tout le contraire qui s'est effectivement passé, il y eut alors des retards de croissance qui entraînèrent une forte baisse des rendements. Une autre politique agricole fut fondée sur les idées de Teventy Maltsev, un collègue de Lysenko, qui a encouragé les paysans chinois à labourer le sol plus profondément (jusqu'à 1 ou 2 mètres), pensant que la terre était plus fertile en profondeur, ce qui aurait permis, selon lui, une croissance très forte des racines. Cependant, des roches et du sable, certes inutiles pour l'agriculture, ont été arrachés provoquant l'enfouissement de la couche arable.

Ces changements radicaux dans l'organisation de l'agriculture ont coïncidé avec des conditions météorologiques défavorables, telles que sécheresses et inondations. En juillet 1959, le fleuve Jaune déborda et inonda la Chine orientale. Selon The Disaster Center (Centre des catastrophes), cette catastrophe a fait 2 millions de morts directs, soit par l'inondation des récoltes ayant entraîné la famine, soit par noyades. Cette catastrophe est classée comme étant la 7e plus meurtrière des catastrophes naturelles du XXe siècle6.

En 1960, une certaine aridité, cumulée à d'autres évènements météorologiques, a affecté 55 % des récoltes, tandis qu'environ 60 % des récoltes n'ont pas reçu d'eau de pluie du tout7. L'Encyclopædia Britannica dans ses éditions publiées entre 1958 et 1962, avait d'ailleurs signalé des anomalies météorologiques, suivies de sécheresses et d'inondations.

Le résultat du cumul de ces facteurs est que la production de céréales en Chine diminua de 15 % en 1959. En 1960, elle était à 70 % de son niveau de 1958. Il n'y a pas eu d'amélioration avant 1962, à la fin du Grand Bond en avant8.

Selon les travaux d'Amartya Sen, prix Nobel d'économie et spécialiste des famines, la plupart des famines ne sont pas uniquement le résultat de la baisse de la production alimentaire, mais aussi d'une distribution de nourriture inefficace et/ou inappropriée, souvent aggravée par le manque d'informations et, en fait, de la négation de l'ampleur du problème par les autorités. Dans le cas des famines chinoises, les populations urbaines se sont protégées afin de se garantir une certaine quantité de consommation de céréales. Les responsables locaux dans les campagnes, en réponse au niveau de production qui avait été annoncé comme atteint, dû à la nouvelle organisation économique, ont beaucoup trop diminué leur propre production. Par conséquent, les paysans se sont retrouvés avec des restes de culture beaucoup plus réduits qu'à l'habitude.
Conséquences

Selon des statistiques officielles chinoises publiées en 1984, la production agricole est passée de 200 millions de tonnes en 1958 à 143,5 millions de tonnes en 1960. En raison du manque de nourriture et d'autres facteurs défavorables au bien-être du peuple pendant cette période, la population était d'environ 659 590 000 en 1961, soit environ 13 millions de personnes de moins qu'en 1959. Le taux de natalité est passé de 2,922 % en 1958 à 2,086 % en 1960, tandis que le taux de mortalité est passé de 1,198 % à 2,543 % entre ces mêmes dates. À titre de comparaison, entre 1962 et 1965, ces taux étaient respectivement de 4 % et 1 % environ.

Les taux de décès officiels montrent de beaucoup plus fortes augmentations de la mortalité dans certaines provinces de la Chine. Par exemple, dans la province du Sichuan,Selon les statistiques gouvernementales, elle aurait fait 15 millions de morts. Les estimations officieuses sont variables, mais sont souvent considérablement plus élevées. Le journaliste et universitaire chinois Yang Jisheng, après 10 ans d'études, estime le nombre de victimes à 36 millions1.

Yu Dehong, le secrétaire du parti unique à Xinyang entre 1959 et 1960, a déclaré :

   « Je suis allé dans un village de la province et j'y ai vu une centaine de cadavres. Je suis allé dans un autre village et y ai vu une centaine d'autres cadavres. On disait que les chiens mangeaient les corps. J'ai dit que ce n'était pas vrai, les chiens ont depuis longtemps été mangés par la population4. »

Les experts croient généralement que le gouvernement a largement sous-estimé le nombre de morts. Lu Baoguo, un journaliste de l'agence Xinhua, établie dans la ville de Xinyang a raconté à Yang Jisheng ce qu'il n'avait jamais osé dire :

   « Fin 1959, j'ai parcouru une très longue distance en bus, partant de Xinyang jusqu'à Luoshan et Gushi. À travers la fenêtre, je voyais des cadavres dans les fossés. Dans le bus, personne n'osait parler de la mort. Dans le comté de Guangshan, une personne sur trois était décédée. Bien qu'il y eût des morts partout, les dirigeants locaux se délectaient de bons repas et d'alcool... Les gens disaient que la vérité avait été cachée. Ai-je osé l'écrire4 ? »

Les chiffres estimant le nombre de victimes varient énormément entre les spécialistes. De nombreux professeurs et chercheurs ont estimé que le nombre de « décès anormaux » était compris entre 17 à 50 millions. Certains analystes occidentaux, tels que Patricia Buckley Ebrey, estiment qu'environ 20 à 40 millions de personnes sont mortes de la famine causée par la mauvaise politique gouvernementale et les catastrophes naturelles. Les chiffres du Bureau national des statistiques de Chine publiés en 1998 sont d'environ 22 millions.

Les estimations varient autant à cause de l'inexactitude des données, notamment grâce aux efforts faits par le gouvernement pour cacher la situation réelle (toutes les données ont été classées comme extrêmement confidentielles jusqu'à leur divulgation en 1983). En raison de leur implication politique, certaines personnes nient plusieurs de ces estimations prétextant « l'absence de données fiables concernant le recensement de l'ensemble de la population chinoise ». Ainsi, Wim F. Wertheim, professeur émérite de l'Université d'Amsterdam, a écrit dans un article intitulé « Les Cygnes sauvages et la stratégie agricole de Mao » (Wild Swans and Mao's Agrarian Strategy) :

   « Souvent, on soutient que, lors des recensements des années 1960, "entre 17 et 29 millions de Chinois" semblent être disparus, en comparaison avec les chiffres du recensement officiel de 1950. Mais ces estimations n'ont pas un semblant de fiabilité... il est en effet difficile de croire que, dans un laps de temps assez court (1953-1960), la population chinoise soit passée de 450 à 600 millions de personnes7. »

L'universitaire néerlandais Frank Dikötter, après l'étude d'archives chinoises de 2005 à 2009, évoque le nombre de 45 millions de morts. Parmi ceux-ci 2,5 millions furent torturés à mort ou tués par la milice9.

Dans son ouvrage Chine : L'archipel oublié, le sinologue Jean-Luc Domenach estime qu'entre 1959 et 1962, 4 millions de détenus chinois seraient morts de faim, soit 40 % de la population carcérale10.
Dénonciation de la famine auprès de Mao
Panchen Lama

En 1962, le 10e panchen-lama dénonça officiellement la famine au Tibet dans un rapport connu sous le nom de Pétition en 70 000 caractères qu’il remit le 18 mai 1962 à Zhou Enlai, qui y réagit positivement en convoquant les responsables des territoires tibétains à Pékin. Selon le jounaliste Gilles Van Grasdorff, Zhou Enlai « avait admis que des fautes avaient été commises au Tibet », mais n'autorisait pas une opposition ouverte au pouvoir en place11.

Mao Zedong, qui passait l'été dans la station balnéaire de Beidaihe, intervint. Il décréta que la pétition du panchen-lama était « une flèche empoisonnée » tirée sur le parti communiste par « un seigneur féodal réactionnaire ».

Selon l'universitaire Barry Sautman, le 10e panchen-lama est censé avoir visité trois régions du Tibet avant la rédaction de ce rapport : Ping'an, Hualong et Xunhua, et sa description d'une famine ne concerne que la région dont il est originaire, Xunhua. Ces trois régions se trouvent dans la préfecture de Haidong, une zone de la province du Qinghai dont la population est à 90 % non tibétaine et ne relève pas du Tibet « culturel ». De plus, Ngabo Ngawang Jigme, un ancien dirigeant tibétain de la région autonome du Tibet, conteste le fait que le panchen-lama ait visité une quelconque zone tibétaine avant son rapport12.
Liu Shaoqi

Au pire moment de la crise, Mao-Zedong refusa de limiter les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant ce commentaire  : « Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment ». Quand Liu Shaoqi après avoir visité sa région natale et compris la catastrophe, tenta de redresser la situation, il dut s'opposer à Mao. Ce dernier accusa Liu d’avoir « lâché pied devant l’ennemi de classe ». Liu Shaoqi rétorqua : « Tant de morts de faim ! L’histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera dans les livres. »13.
Mémoires

Le journal Nanfang renwu zhoukan a publié une enquête le 21 mai 2012 sous le titre La Grande famine. Le journal y présente 2 courbes qui se croisent entre les années 1958 et 1962 celle de l'accroissement naturel, qui chute à ces dates bien en dessous de zéro et celle, ascendante. de la mortalité, qui atteint un pic en 1960. Par contre le Nanfang n'évoque pas les cas de cannibalisme constatés par Yang Jisheng, qui a eu accès aux archives officielles en tant que journaliste de l'agence officielle Chine Nouvelle : la famine provoque des victimes aussi bien chez les paysans riches que ceux trop faibles pour travailler. On cache les morts pour conserver les rations. Mao a envoyé des équipes de cadres pour partir à la recherche des cachettes. On bat ceux qui mangent des graines dans les champs. La famine provoque la réapparition du cannibalisme sur une grande échelle : les familles échangent les enfants pour les manger (yizi er shi : « échanger les enfants pour se nourrir », expression chinoise ancienne), certains découpent de nuit des cadavres pour manger. Ceux qui se révoltent sont abattus14. De même, le journal ne publie pas les estimations du nombre de victimes15.

Avant ce média national seul le mensuel Yanhuang chunxiu (Chroniques historiques), dont le rédacteur en chef adjoint est Yang Jisheng, l'auteur de Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, évoque cette question depuis 200815.


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 15 Déc à 10:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:50

Dans l'historiographie des exilés tibétains, le soulèvement tibétain de 1959, ou rébellion tibétaine de 1959, est, pour reprendre les termes de Chen Jian, « la révolte populaire anti-chinoise et anti-communiste » qui éclata le 10 mars 1959 à Lhassa, la capitale du Tibet4, huit ans après la signature de l'Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet entre les représentants du dalaï-lama et ceux de la République populaire de Chine, accord par lequel le 14e dalaï-lama reconnaissait la souveraineté de la Chine sur le Tibet. L'historiographie chinoise appelle ces évènements « la rébellion armée » de 1959 et y voit une révolte du clergé et de la noblesse tibétaines5,6.

Le 10 mars, 30 000 Tibétains, selon les estimations exilées, se massent autour du palais de Norbulinka pour empêcher le dalaï-lama d'être enlevé par les Chinois7,8,9,10,11. Pour les historiens chinois, le 10 mars au matin, plus de 2 000 habitants de Lhassa et des rebelles accourent au palais de Norbulingka pour dissuader le dalaï-lama d'aller au spectacle12.

Selon A. Tom Grunfeld, certains indices montrent que la révolte fut planifiée par la CIA et/ou par les dirigeants Khampa, ce que conteste le dalaï-lama et ses partisans qui déclarent que la révolte fut spontanée13

Les historiens Jiawei Wang et Nyima Gyaincain font état de 5 360 ennemis mis en déroute14. Selon Peter Stepan et Claus Biegert (de), ce soulèvement se solda par un massacre ; selon eux, rien que dans la ville de Lhassa, 15 000 Tibétains furent tués15. Selon le dalaï-lama, un document dérobé à l'APL par les résistants tibétains dans les années 1960 mentionne 87 000 morts à la suite des opérations militaires entre mars 1959 et septembre 196010, chiffre qu'aurait cité, selon Israel Charny, une dépêche de Radio Lhassa le 1er octobre 196016,17.

T. D. Allman écrit que le départ du 14e dalaï-lama de la capitale fut préparé par des agents de la CIA, l'agence américaine procurant une couverture aérienne à la colonne du dalaï-lama, lui parachutant provisions et argent et mitraillant les positions chinoises. L'opération fut filmée en couleur18.

Bien que la fuite du 14e dalaï-lama n'ait eu lieu qu'en 1959, une lutte armée entre les forces de la résistance tibétaine aidées par la CIA et celle de l'Armée populaire de libération chinoise avait commencé dès 1956 dans les provinces tibétaines du Kham et de l'Amdo. Entre 1957 et 1961, les Américains entrainèrent des guerilleros tibétains dans les montagnes du Colorado, avant de les envoyer combattre les Chinois sur le « toit du monde »19,20,21.

L'anniversaire du soulèvement est observé par le gouvernement tibétain en exil et des personnes et associations solidaires de sa cause sous le nom de Jour du soulèvement tibétain (ou Jour du soulèvement national tibétain)

Ngabo Ngawang Jigme, le plénipotentiaire tibétain signataire de l'accord en 17 points en 1951, a donné en 2005 sa version des événements conduisant au soulèvement de 1959 ainsi que du déroulement des journées de mars elles-mêmes, dont il fut le témoin46.

De 1951 à 1959, le gouvernement central laissa le soin à la classe dirigeante tibétaine de conduire elle-même les réformes mais celles-ci se heurtèrent à la résistance d'une petite partie de l'élite47.

Fin novembre 1956, le dalaï-lama se rendit en Inde, où ses deux frères aînés lui demandèrent de rester pour faire campagne en faveur de l'indépendance tibétaine. Il fallut la venue du 1er ministre chinois Zhou Enlai, porteur d'un message du président Mao indiquant que le gouvernement central ne changerait pas de politique tibétaine pendant les six années à venir, pour que le dalaï-lama rentre en Chine48.

En juillet 1957, le dalaï-lama et le gouvernement local du Tibet organisèrent au palais du Potala une grande cérémonie au cours de laquelle le dalaï-lama reçut le trône d'or et accorda sa bénédiction et un talisman aux représentants du groupe « Quatre rivières et six montagnes ». À la suite de cette cérémonie, l'« armée de protection de la religion » devait voir le jour en vue de fomenter une rébellion49.

Début décembre 1958, le Kashag convoqua des représentants tibétains à une grande assemblée tenue secrète. Il s'agissait pour lui de renforcer son pouvoir sous le prétexte de réprimer la rébellion khampa et d'obtenir l'aval du gouvernement central. Un plan d'insurrection armée à Lhassa fut mis sur pied par la même occasion50.

Le 7 février, le dalaï-lama demande au commandant en chef adjoint de la zone militaire du Tibet d'organiser à son intention une représentation de l'Ensemble artistique de la zone51,52. Les autorités militaires accèdent à sa requête, lui demandant de fixer la date et le lieu de la représentation53,54.

Le 8 mars, le dalaï-lama décide que le spectacle aura lieu le 10, à 3 heures de l'après-midi, dans la grande salle de la zone militaire55.

Le soir du 9 mars, le maire de la ville de Lhassa fait annoncer que les Hans projettent d'enlever le dalaï-lama à l'occasion du spectacle et de l'emmener en avion à Pékin, et qu'il faut que chaque foyer envoie un membre au siège du dalaï-lama pour prier celui-ci de ne pas y s'y rendre56.

Le 10 mars au matin, plus de 2 000 habitants de Lhassa et des rebelles accourent au palais de Norbulingka pour dissuader le dalaï-lama d'aller au spectacle12. La foule s'en prend à un membre tibétain du Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet, Kainqoin Pagbalha Soinam Gyamco, lapidant ce dernier à mort puis attachant son cadavre à la queue d'un cheval avant de le traîner sur deux kilomètres57,58.

À midi, les voitures de Sanpo Cewang Renzen, le commandant adjoint de la zone militaire, sont attaquées et lui-même blessé59. L'après-midi, les insurgés et la plupart des ministres du gouvernement tibétain créent la "Conférence du peuple" et lancent le Mouvement d'indépendance du Tibet. Les Tibétains membres du Comité préparatoire pour la création de la Région autonome du Tibet sont sommés de se rendre et de se repentir. La Conférence du peuple décide également l'envoi, au palais de Norbulingka, de moines armés depuis les monastères de Séra et de Drepung pour protéger le dalaï-lama. Le soir, un millier de moines des principaux monastères gagnent Lhassa tandis que les troupes tibétaines se préparent au combat. Dans le même temps, les rebelles du Kham se répandent autour de la ville. Le gouvernement tibétain fait ouvrir le dépôt d'armes et distribuer armes et munitions aux insurgés60.

Les chefs de file de la rébellion convoquent ensuite une Assemblée populaire puis une Conférence populaire de l'état indépendant du Tibet, et enfin proclament l'indépendance du Tibet après avoir déchiré « l'Accord en 17 points »61.

Le représentant de l'autorité centrale, Tan Guansan, fait remettre au dalaï-lama trois lettres successives, les 10, 11 et 15 mars, demandant à ce que celui-ci mette fin à la rébellion des siens. Le dalaï-lama répond par trois fois qu'il s'emploie à neutraliser les factieux (les originaux de ces lettres sont toujours consultables aujourd'hui)62.

Le 17 mars au soir, les chefs de file de la rébellion quittent Lhassa en emmenant le dalaï-lama63. Celui-ci, avec des membres de sa famille et des gardes, soit plus de 60 personnes, s'enfuit du palais de Norbu Lingka sous un déguisement et met le cap sur Shannan et traverse la rivière de Lhassa. Les consignes suivantes sont données par le président Mao Zedong le 12 mars : « si le dalaï-lama et sa suite s'enfuient, notre armée ne doit pas se mettre en travers de son chemin. Qu'ils aillent à Shannan ou en Inde, laissez-les passer ». Pendant les deux semaines que dura leur périple, ils ne furent pas poursuivis ni entravés dans leur progression par l'armée populaire64.

En octobre 1999, lors de sa venue en France et de son séjour chez les Chirac au château de Bity en Corrèze, le président chinois Jiang Zemin, interrogé par Jacques Chirac sur la question du soulèvement de Lhassa en 1959, rapporta que les dirigeants chinois savaient bien que cette révolte allait se produire et que le dalaï-lama cherchait à s'enfuir mais qu'ils avaient laissé faire délibérément (Mao avait dit : « Laissons le dalaï-lama partir »)65.

Selon Jiawei Wang et Nima Gyaincain, dans la nuit du 19 au 20 mars 1959, les forces rebelles se lancent à l'assaut des troupes de l'APL et des institutions du gouvernement central. Le Comité de travail du Tibet et la zone militaire de l'APL ont appelé leurs cadres tibétains et leurs familles (au nombre de 600 à 700 personnes, dont Pagbalha Geleg Namgyai, Namtoin Goinga Wangqug, Xoikang Tubdain Nyima et Gyainjin Soinan Gyaibo) à se réfugier au siège du Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet et au quartier général de la zone militaire. Après avoir essayé, en vain, à l'aide de mégaphones, de persuader les insurgés de renoncer, les troupes de l'APL contre-attaquent à 10 heures du matin. Les forces en présence : à peine 1 000 soldats de l'APL contre 7 000 rebelles, y compris des renforts étrangers3.

À 6 heures de l'après-midi, l'APL s'empare de la colline de Chakpori, coupant les lignes rebelles entre Norbu Lingka et la ville. Ensuite, avec l'aide de l'artillerie, elle attaque Norbu Lingka deuis plusieurs directions. À l'issue d'un combat bref mais intense, les soldats détruisent le quartier général des rebelles. Puis ils se regroupent pour assiéger le centre-ville et au matin du 21, l'APL avait investi toutes les positions rebelles sauf le temple du Jokhang et le palais du Potala66.

Au bout de deux jours de combat, les insurgés, qui constituent une force désordonnée et peu aguerrie, sont mis en déroute. Les cadres tibétains jouent un rôle en collectant des renseignements, en intervenant en tibétain à la radio, en appelant par mégaphone les rebelles à déposer les armes. 5 360 rebelles sont mis hors de combat, la plupart étant capturés ou se rendant67. Selon Chen Qingying, le 22 mars, les rebelles retranchés au palais du Potala et dans le temple de Jokhang agitèrent le drapeau blanc et se rendirent, marquant la fin de la rébellion. Les combats se soldent par 545 rebelles tués et 4 800 blessés ou capturés68.

et

Selon le XIVe dalaï-lama, Ngabo Ngawang Jigme écrivit une lettre au dalaï-lama qu'il reçoit avec une lettre du général Tan Guansan le 16 mars au matin, la veille de sa fuite. Depuis le début de la crise, Ngabo n'avait assisté à aucune des réunions du Kashag, et il écrit au dalaï-lama qu'il n'y avait plus aucune chance pour un accord de paix. Il lui conseille de rompre avec les chefs du peuple, qui auraient pour projet d'enlever le dalaï-lama. Il l'avertit qu'il courre un gros risque, car les Chinois envisagent des mesures sévères pour l'empêcher de fuir. Il ajoute que s'il s'enfuit, il lui sera impossible de revenir au Tibet. Il lui suggère de rester dans l'enceinte du Norbulingka, et de préciser l'endroit au général, afin que les Chinois épargnent son lieu de retraite. Le dalaï-lama en déduit que Ngabo sait que les Chinois ont l'intention de détruire le palais et de tirer sur le peuple37.

Mary Craig donne un compte rendu détaillé de la fuite du dalaï-lama et de son entourage. Ils partent la nuit, vers 21 h, sous le vent puis une tempête de sable38. Ils arrivent sur les berges de la rivière Kyi chu sans être remarqué par les soldats chinois, et parviennent sans encombre sur l'autre rive39. Toute la nuit et le lendemain, évitant les routes fréquentées, ils chevauchent en direction du Tsangpo et d’une région montagneuse du sud-est, faisant halte après 10 h de route. La mère du dalaï-lama, atteinte d'arthrite du genou, souffre le plus40. Le matin du 2e jour, ils traversent le Tsangpo par le bac de Peutsha à bord de coracles et reprennent aussitôt la route malgré la fatigue. Ils prennent leur premier repas ce soir là. La première phase de l'évasion était conduite par un groupe de trois personnes, M. Ghadrang, M. Phala et Phuntsok Tashi Takla, puis les résistants du Chushi Gangdruk prennent le relais. Les fugitifs, une centaine de personnes escorté par 350 soldats tibétains, sont rejoints par 50 partisans. Le sud du Tibet étant alors tenu par le Chushi Gangdruk, aucun soldat chinois ne s'y trouve. Ils se reposent enfin cette nuit au monastère de Rame41. Le lendemain, ils se séparent en petits groupes pour ne pas être repérés par l'aviation chinoise et se dirigent en direction du col de Sabo, puis de Lhuntse Dzong où le dalaï-lama projetait de s'établir pour négocier l'avenir du Tibet avec les Chinois. Au cours d'une halte, un bulletin de Voice of America mentionne les troubles à Lhassa, précisant qu'on ignore où est le dalaï-lama. Ils passent des cols couverts de neige, dont certains à près de 6 000 mètres. Le 24 mars, ils apprennent par la radio que 2 jours après leur départ, les Chinois ont bombardé le Norbulingka et tiré sur la foule massée à ses portes, tournant l'artillerie lourde contre Lhassa, le Jokhang, le Potala et les principaux monastères. D'après les nouvelles de la radio, les Chinois n'étaient pas encore informés de la fuite du dalaï-lama et le cherchaient parmi les morts entassés autour du Norbulingka42. Le 28 mars, Zhou Enlai annonce la dissolution du gouvernement tibétain et son remplacement par la Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet43. Pour les Tibétains, il n'est plus envisageable de négocier, et la sureté du dalaï-lama devient urgente. Les Chinois qui avaient compris qu'il avait quitté Lhassa traversent le Tsangpo en force, l'APL ayant reçu l'ordre de couper tous les accès à la frontière indienne. Au cours d'une cérémonie à Lhuntse Dzong, le dalaï-lama rétablit symboliquement l'autorité de son gouvernement et envoie un détachement d'hommes en Inde demander l'asile politique à Nehru. Dès le lendemain, ils repartent, devant franchir deux des plus hauts cols. Arrivé au sommet du col de Lagoe-la, une violente tempête de neige survient, les obligeant, pour ne pas geler, à marcher en conduisant les poneys. Ils arrivent finalement au village de Jhora et débute le lendemain l'ascension du col de Karpo-la où après une tempête de neige, ils sont aveuglés par le soleil. Arrivé au sommet, un avion les survole, leur faisant craindre qu'ils sont repérés par les Chinois. Sans grand espoir, ils poursuivent leur route pendant 2 jours, affrontant une tempête de sable puis les brûlures du soleils avant la descente vers la forêt humide des abords de la frontière. Sur le chemin, ils apprennent que l'Inde accorde l'asile politique au dalaï-lama. Au village de Mangmang, près de la frontière, une pluie diluvienne les contraint à monter des tentes où l'eau ruissèle. Le dalaï-lama est atteint d'une fièvre depuis plusieurs jours qui tourne au refroidissement et à la dysenterie44.Le lendemain, ils doivent porter le dalaï-lama dans une petite maison où sa forte fièvre ne lui permet pas de trouver le repos. Le lendemain, ils apprennent que les troupes chinoises se dirigent vers un village proche. Lors du dernier jour qu'il passa au Tibet, le pire de son existence, le dalaï-lama dut faire ses adieux à ceux qui l'avaient escorté et restèrent en arrière face aux forces chinoises et à une mort certaine. Trop faible pour continuer à cheval, c'est sur le large dos d'un dzo qu'il quitta le Tibet avec sa famille le 31 mars 1959.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 9:54

Le massacre de Nankin (chinois : 南京大屠杀 ; pinyin : Nánjīng Dàtúshā), également appelé Sac de Nankin ou Viol de Nankin, est un événement de la seconde guerre sino-japonaise qui a eu lieu à partir de décembre 1937, après la bataille de Nankin. Pendant les six semaines que dure le massacre de Nankin, des centaines de milliers de civils et de soldats désarmés sont assassinés et entre 20 000 et 80 000 femmes et enfants sont violés1 par les soldats de l'armée impériale japonaise2,3.

Le 7 décembre 1937, Tchang Kaï-chek, chef du Kuomintang, qui avait déclaré la ville comme capitale, décide de la fuir, l'estimant perdue, à la suite des résultats de la bataille de Shanghai et des conseils de ses stratèges allemands. Il y laisse toutefois une troupe de 100 000 hommes peu entraînés, dont la mission est de pratiquer la politique de la terre brûlée : Nankin est affichée comme un objectif imprenable, et les moyens pour les civils de s'en échapper sont détruits par ses troupes, qui devant le danger, évacuent à leur tour la ville.

Le massacre reste un sujet de controverse politique, puisque certains aspects sont contestés par certains historiens révisionnistes et nationalistes japonais3, qui affirment que le massacre a été exagéré voire totalement fabriqué à des fins de propagande. Résultat des efforts des nationalistes à nier et expliquer les crimes de guerre, la controverse sur le massacre de Nankin reste un point de blocage dans les relations sino-japonaises, tout comme les relations entre le Japon et d'autres pays asiatiques tels que la Corée du Sud et les Philippines. L'estimation du nombre de victimes fait elle aussi l'objet de controverses. Il a été établi à 200 000 morts par le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, tandis que les chiffres officiels chinois avançaient celui de 300 000 morts, et les historiens japonais entre 40 000 et 200 000 morts.

Après avoir perdu la bataille de Shanghai, Tchang Kaï-chek sait que la chute de Nankin, l'ancienne capitale de la République de Chine, est une question de temps. Avec ses conseillers, il se rend compte qu'il ne peut pas risquer l'anéantissement de ses troupes d'élite dans la défense symbolique mais sans espoir de la capitale. Afin de préserver son armée pour de futures batailles, la plupart des soldats se retirent. La stratégie de Tchang suit les recommandations de ses conseillers allemands qui lui préconisent d'attirer l'armée japonaise à l'intérieur de la Chine en utilisant son vaste territoire comme force défensive. Tchang planifie donc une guerre de positions en usant les Japonais dans l'arrière pays4.

Laissant le général Tang Shengzhi s'occuper de la ville pour la bataille de Nankin, Tchang et la plupart de ses conseillers s'enfuient vers Wuhan, où ils restent jusqu'à y être attaqués en 1938.

Alors que l'armée japonaise s'approche de Nankin, les civils chinois paniqués fuient la ville non seulement en raison des dangers de la bataille à venir, mais aussi à cause des privations inhérentes à la stratégie de la terre brûlée mise en place par les troupes chinoises autour de la cité.

Le 31 juillet, le Kuomintang (KMT) publie un communiqué dans lequel il déclare qu'il réduira en cendres chaque ressortissant chinois et chaque morceau de terre plutôt que de les laisser aux mains de l'ennemi. La garnison de Nankin met donc le feu aux constructions et maisons dans les environs de Xiakuan au nord de la ville, mais aussi dans les campagnes à l'est et au sud des portes de la ville. Les cibles à l'intérieur et l'extérieur des murs de la ville, comme les casernes militaires, des maisons privées, le Ministère chinois de la communication, les forêts et même des villages entiers, sont réduites en cendres, pour une valeur estimée de 20 à 30 millions de dollars (1937).

oeil pour oeil; dent pour dent entre les chinois et les japonais: L'envahisseur devant la guerre civile et ses plaies...

Alors que le massacre de Nankin est généralement décrit comme s'étant déroulé sur plus de six semaines après la chute de Nankin, les crimes commis par l'armée japonaise ne se limitent pas à cette période. De nombreuses atrocités ont été rapportées lorsque l'armée japonaise marchait de Shanghai à Nankin.

Certains historiens émettent l'hypothèse que la violence des combats à Shanghai est en partie responsable de la « mise en condition psychologique » des soldats japonais pour qu'ils commettent plus tard les atrocités à Nankin. Une des explications les plus vraisemblables demeure toutefois la décision prise par Hirohito d'approuver une directive de son état-major suspendant les mesures de protection du droit international à l'égard des prisonniers chinois7. L'influence de la propagande impériale qui décrivait les étrangers et surtout les autres populations asiatiques comme des « êtres inférieurs » faits pour être dominés, voire du bétail (kichiku), fut certainement aussi significative.

Le romancier Ishikawa Tatsuzo décrit vivement comment la 16e Division de la Force expéditionnaire de Shanghai commet des atrocités lors de la marche entre Shanghai et Nankin dans son roman Ikiteiru Heita (« Soldats vivants »), qui s'appuie sur des entretiens conduits par Tatsuzo avec les troupes de Nankin en janvier 19388.

Sans doute l'atrocité la plus connue est le concours de meurtres entre deux officiers japonais, rapporté dans le Tokyo Nichi Nichi Shimbun et le Japan Advertiser. Le concours est couvert comme un événement sportif avec des mises à jour régulières du score pendant plusieurs jours9,10. Après la guerre, le 28 janvier 1948, les deux officiers sont condamnés à être fusillés par le tribunal de Nankin. Ce fait divers est retombé dans l'oubli jusqu'à la parution en 1967 d'une étude de l'historien Tomio Hora et surtout d'une série d'articles de l'historien Katsuichi Honda sur le massacre de Nankin dans le Mainichi Shimbun en 1971. Au Japon, la véracité de l'article dans le journal est sujette à un débat féroce depuis 196711. Selon le vétéran Uno Shintaro, il est vraisemblable que les officiers aient tué en majorité des prisonniers avec leur sabre12.

En 2000, un historien s'accorde avec plusieurs érudits japonais qui affirment que le concours était une histoire concoctée avec la complicité des soldats afin d'augmenter l’esprit combatif national13. En 2005, un juge du district de Tokyo rejette une plainte des familles des lieutenants, déclarant que « les lieutenants ont admis le fait qu'ils aient concouru pour tuer 100 personnes » et qu'il ne peut pas être prouvé que l'histoire est totalement fausse14. Le juge rejette également la plainte civile des plaignants puisque les faits reprochés datent de plus de 60 ans15. L'historicité de l'événement est toujours sujette à débat au Japon.
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 10:09

Le Yi-ch'ing ou livre des transformations a représenté le dragon sous la forme de l'hexagramme Qu'ian. Qu'ian signifie un bon présage pour de grandes occasions dans les affaires de l'Empereur ou des dignitaires (l'Etat). Dans cette configuration, le dragon est présent à toutes les lignes:

Six (en haut): le dragon vole bien trop haut (c'est le temps des remords et de la repentance).
Cinq: le dragon traverse les cieux (c'est le temps de voir le haut personnage).
Quatre: La traversée des abysses est incertaine (point de reproches à l'homme résolu).
Trois: L'homme de bien, actif durant tout le jour, reste en alerte le soir venu. (point de reproches malgré le danger).
Deux: On a pu voir le dragon dans les champs (c'est le temps de voir le haut personnage).
Un (en bas): Le dragon hiberne (ce n'est pas le temps d'agir).

Ligne dynamique (six lignes de l'hexagramme mutantes): un groupe de dragons disparait dans les nuages, déjà on ne voit plus leurs têtes (la force et l'assurance disparaissent, le yin pur arrive).

Les Citoyennes et les citoyens du sabre chinois ou les cinq griffes du respect et de la personnalité du Croire en Soi ou Les Provinces de la chine du cœur de la légendaire Dame de Tsao...

je crois en l'honneur envers les événements de l'histoire... Je présente mes respects à la Légendaire Dame de Tsao et de son amitié envers les habitants de Yan... Je crois un jour en une Unité où les princes de guerres jetteront leurs armes afin d'amener l'Harmonie dans la Chine et chez ses voisins... Malgré son caractère autre à nos coutumes Y'becca est une allié qui cherche à nos réunir sans attendre en retour la moindre richesse en retour... Eh non, c'est vrai Y'becca recherche à créer une unité médicale où malgré la variation de nos pensées et de nos sentiments nous puisons parvenir à guérir la lépreuse, le cancéreux sans qu'il soit objet de crainte et de discrimination. La République est Mythique tel le grand dragon qui possède cinq griffes mais notre soif d'espérance ne doit éteindre la coutume ancestrale reçu des anciens royaumes venu des mers de Chine, du Diable et du grand Infini...
Femmes et Hommes, nous sommes Citoyenneté et autonome de Notre cœur et volonté dans l'espérance du passé, du présent et de l'avenir...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 15 Déc à 10:21

Zhao Yun (趙雲) (168 - 228/229), qui se faisait appeler Zilong(子龍), est le plus jeune des « Cinq généraux tigres » du royaume de Shu, qui comptait comme membres Guan Yu, Huang Zhong, Ma Chao et Zhang Fei. Liu Bei fait souvent éloge de sa bravoure incroyable. Sa lance se nomme Dragon Féroce. Il est surnommé "L'Eternel victorieux"

Zhao Yun est un brave et puissant guerrier : il est courageux (il sauve Liu Shan, un des fils de Liu Bei, alors que Cao Cao les a rattrapé à Chan Ban). Il se rend célèbre en chargeant seul les lignes ennemies ; son courage fut inégalé sous les cieux. Zhao Yun était un grand général du Shu Han. Il reprend la ville de Nanjun, aux mains de Chen Jiao.

Dans la fiction, il épouse Ma Yunlu, fille de Ma Teng et petite sœur de Ma Chao.

Originaire de Changshan (常山), dans le comté de Zhending(真定), Zhao Yun, guerrier fort et courageux, se met d’abord au service de Yuan Shao contre les Turbans jaunes.

En 191, il sauve Gongsun Zan face à Wen Chou puis quitte Yuan Shao pour se mettre au service de Gongsun Zan. Il rencontre Liu Bei dans le camp de Gongsun Zan alors qu’ils combattent Dong Zhuo, puis se met à son service, impressionné par sa vertu.

Quand Liu Bei est isolé de sa femme, Dame Mi, et de son fils Liu Shan lors de la fuite de Xinye, Zhao Yun, seul, part les retrouver en faisant face à l’armée de Cao Cao. Il retrouve Dame Mi, qui lui confie Liu Shan avant de se jeter dans un puits. Il repart donc auprès de Liu Bei avec l’enfant dans une main et son arme dans l’autre, traversant à nouveau les lignes ennemies. Il aide à prendre le Royaume de Shu en attaquant le château de Luo, et gagne plusieurs petites campagnes contre les Wei sous les ordres de Liu Bei. Lors de la bataille pour le Han Zhong, il s'illustre en repoussant l'avant garde de l'armée de Cao Cao avec seulement 3000 hommes, dos au fleuve. Il devient l’un des 5 généraux tigres des Shu. Il parvint à sauver Huang Zhong alors encerclé a la bataille du mont Ding Jun. Il tente de dissuader Liu Bei d’attaquer les Wu à Yiling mais en vain.

À la mort de Liu Bei, Liu Shan le charge de défendre l’est. Il participe activement à la campagne contre les Nanmans en tuant un roi Man. Lors d’une campagne de Zhuge Liang vers le nord en 227, il est chargé de défendre les Shu contre une éventuelle contre-attaque des Wei, mais est vaincu par manque de troupes après avoir battu 5 jeunes officiers Wei en même temps (alors âgé d’environ 70 ans) cette bataille fut sa seule défaite. Liu Shan le rétrograde au rang de « général qui contrôle l’armée ». Il meurt de vieillesse en 229 et reçoit à titre posthume le nom de seigneur de Shunping. À sa mort, Zhuge Liang aurait dit : « Mon ami est parti. Le pays a perdu son rayon de soleil et moi mon bras droit ».

Le décès de Zhao Yun (affublé du tseu Tchao la Nuée, ou encore "Le Dragonneau")1 marque la fin de la période des grands héros ayant participé à la fondation des Trois Royaumes (Il n'en reste guère alors que quelques-uns, comme Zhang He).

L'auteur du roman le décrit comme quelqu'un de particulièrement vertueux. À la prise du Shu par Liu Bei, il conseilla à ce dernier de distribuer les terres des notables à la population affamée. De même, il était droit et excessivement loyal. Sa bravoure était reconnue par nombre de grands généraux, et par Cao Cao lui-même, qui impressionné par sa noblesse, interdit qu'on lui tirât dessus par traîtrise lors de la bataille de Chang Ban.

Y'becca...
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Sam 17 Déc à 3:28

Agriculture:Rogue One into the bibliothèque Impériale

THIS REPORT CONTAINS ASSESSMENTS OF COMMODITY AND TRADE ISSUES MADE BY USDA STAFF AND NOT NECESSARILY STATEMENTS OF OFFICIAL U.S. GOVERNMENT POLICY
-
Date:
GAIN Report Number:
Post:
Report Categories:
Approved By:
Prepared By:
Report Highlights: On September 26, 2016, China’s General Administration for Quality Supervision, Inspection and Quarantine (AQSIQ) published “AQSIQ Announcement (2016 No. 97) Inspection and Quarantine Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp.” AQSIQ also lists 16 U.S. sugar beet pulp facilities approved to export U.S. sugar beet pulp to China. This report contains an UNOFFICIAL translation of the AQSIQ Announcement (2016 No. 97) Inspection and Quarantine Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp.
Gene Kim
Lisa Anderson
FAIRS Subject Report
China Approves Market Access of U.S. Sugar Beet Pulp Pellets
Beijing
China - Peoples Republic of
CH16053
12/12/2016
Public
Voluntary


Executive Summary: On September 26, 2016, China’s General Administration for Quality Supervision, Inspection and Quarantine (AQSIQ) published “AQSIQ Announcement (2016 No. 97) Inspection and Quarantine Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp.” This announcement also lists the 16 U.S. sugar beet pulp facilities approved to export U.S. sugar beet pulp pellets to China. According to this announcement, effective immediately, approved exporters are certified to export U.S. sugar beet pulp pellets, which are now a registered feed ingredient with AQSIQ. This report contains an UNOFFICIAL translation of the AQSIQ Announcement (2016 No. 97) Inspection and Quarantine Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp. This UNOFFICIAL translation has been edited for clarity. For an OFFICIAL translation of the AQSIQ announcement, please refer to the link above. U.S. sugar beet pulp pellet shippers preparing to export to China are recommended to contact the USDA, Animal Plant Health Inspections Service for specific details to comply with U.S. and Chinese export regulations before executing export arrangements. Please note that in addition to the AQSIQ sugar beet pulp pellet import certificate exporters must present a “Safety Certificate (Import)” from the Chinese Ministry of Agriculture (MOA) attesting that sugar beet pulp pellets exported to China are consistent with MOA genetically-modified organism regulations. To date, China has approved one genetically-modified sugar beet variety (H7-1), which is tolerant to the herbicide glyphosate (commercially known as Roundup Ready Sugar Beets). In the 2009/10 marketing year, genetically-modified sugar beets with the H7-1 variety accounted for about 95 percent of the planted sugar beet crop in the United States.

BEGIN UNOFFICIAL TRANSLATION
AQSIQ Announcement (2016 No. 97) Inspection and Quarantine Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp According to our experts’ risk analysis results of U.S. sugar beet pulp, based on site visits, through the negotiation of inspection and quarantine agencies of China and the United States, both sides identified the phytosanitary requirements of U.S. sugar beet pulp to be exported to China. Effective immediately, AQSIQ allows imports of U.S. sugar beet pulp complying with the “Phytosanitary Requirements of Importing U.S. Sugar Beet Pulp” (See Attachment).
Attachment: Phytosanitary Requirements for Importing U.S. Sugar Beet Pulp
AQSIQ September 26, 2016
Attachment Phytosanitary Requirements of Importing U.S. Sugar Beet Pulp 1. Legal and Regulatory Basis: “Law of the People's Republic of China on the Entry and Exit Animal and Plant Quarantine” and its implementation regulations: “Inspection and Quarantine Supervision Management Methods of Importing Feed and Feed Additives” and the “Protocol of Safety and Phytosanitary Conditions for the United States Sugar Beet Pulp Pellets to Be Exported to China Between the General Administration of Quality Supervision, Inspection and Quarantine of the People’s Republic of China and the United States Department of Agriculture” (hereinafter referred to as the Protocol) 2. Name of Commodity Allowed to Enter: Sugar beet pulp pellets refers to the dried pulp from sugar beet produced in the United States, by leaching, drying, and pressing after sugar separation.
3. Approval of Processors
Sugar beet pulp pellets to be exported to China should come from processors inspected and approved by the United States Department of Agriculture (hereinafter referred to as USDA). The processors will be recommended to the General Administration of Quality Supervision, Inspection and Quarantine of the People’s Republic of China (hereinafter referred to as AQSIQ), and will be registered after AQSIQ’s evaluation or inspection. The list of registered processors can be found on the AQSIQ website. 4. Requirements of Quarantine Pests and Transgenic Contents:
Sugar beet pulp pellets to be exported to China must not carry quarantine pests of China’s concern (See Attachment 1) or contain transgenic contents that are not officially approved by China. 5. Commodity Processing and Export Requirements: 5.1 Process Storage and Transportation 5.1.1 Sugar beet pulp pellet processors should establish good Hazard Analysis Critical Control Points (HACCP), a traceability management system and effective operation, or implement management systems based on quality concepts. Processors should strengthen sanitary control on raw materials and accessories, production processes, product warehouse facilities, transportation, etc. to ensure sugar beet pulp pellets comply with the following requirements:  Do not carry quarantine pests of China’s concern listed in Attachment 1;  Do not carry live pests;
 Do not carry sugar beet seeds and other plant residues;
 Do not carry animal carcasses and feces, bird feathers;
 Do not carry soil, plastic film, stone, metal and other foreign objects;  Do not add toxic and hazardous substances and any animal- derived ingredients. 5.1.2 Sugar beet pulp pellets should be stored in the storage facilities with the following conditions before shipment:  Stored separately from raw materials and other products;
 Take prevention measures to prevent secondary contamination of pests;  Take measures to prevent contamination of feathers, bird dead and guano;
 Take measures to prevent mouse contamination.
5.1.3 Packing bags to be used for exporting sugar beet pulp pellets to China should be clean and sanitary. Conveyance for sugar beet pulp pellet transportation should be thoroughly cleaned and sanitized when necessary. 5.2 Inspection Prior to Export and Requirements of Certificates 5.2.1 USDA should underscore its official oversight of the processors of sugar beet pulp pellets for export to China through routine supervision and inspection (at least once every six months) to ensure product safety and sanitation. Prior to departure, USDA should conduct on-site inspection of sugar beet
pulp pellets, according to Protocol requirements. If live pests are detected after inspection, the shipment of sugar beet pulp pellets in question should not be exported to China.
5.2.2 USDA should issue the official Phytosanitary Certificate after passing the inspection and quarantine.
Please see Attachment 2 for a sample of the certificate. 5.3 Requirements for Labelling: Each container or vessel cabin (if bulk shipment) of each consignment of sugar beet pulp pellets to be exported to China must have at least one packaging label with the name and the registration number of the processor and such printing on the label as “U.S. sugar beet pulp pellets to be exported to the People’s Republic of China” in both Chinese and English. 6. Entry Inspection: 6.1 Certificate Verification:
6.1.1 Inspect if the shipment of sugar beet pulp pellets is attached with Animal and Plant Import Permit. 6.1.2 Inspect if Phytosanitary Certificate issued by USDA is consistent with the sample certificate.
6.2 Shipment Inspection According to the requirements of “Inspection and Quarantine Working Procedure for Entry Feed” of the “Inspection and Quarantine Working Manual,” the Plant Inspection and Quarantine Volume, Article 5, and the List of Quarantine Pests of China’s Concern in Attachment 1 of this announcement, upon entry, on-site inspection and quarantine of sugar beet pulp pellets and laboratory sampling for inspection identification are required.
7. Handling of Non-Compliance
When the following non-compliance of importing sugar beet pulp pellets are found, the consignment will be handled according to the following provisions:
7.1 Be returned or destroyed if the Phytosanitary Certificate or the Safety and Sanitary Declaration does not meet the requirements; 7.2 Be treated, returned, or destroyed, if live quarantine pests are found; 7.3 Be treated, returned, or destroyed, if other live pests are found; 7.4 Be returned or destroyed, if soil or transgenic contents that are not officially approved by China are found; 7.5 Be treated, returned, or destroyed, according to related laws or regulations, if animal feces, animal carcasses, poultry feathers, or plant seeds are found, or the consignment does not comply with China’s feed safety and sanitary standards;
When the non-compliance is found, AQSIQ will notify USDA and take additional measures including suspending related processors, based on the severity of the non-compliance. In any case above, if the goods are not allowed to enter China, and must be treated, destroyed, or returned for any reason, the related costs will be borne by American exporters. Attachments
1. List of Quarantine Pests of China’s Concern
2. Sample of Phytosanitary Certificate (Note: Not included in the OFFICIAL translation)
Attachment 1
List of Quarantine Pests of China’s Concern
No.
Scientific Name
Chinese Name
1.
SolenopsisinvictaBuren
红火蚁
2.
Trogodermaspp.(non-Chinese)
斑皮蠹(非中国种)
3.
Sinoxylonspp.(non-Chinese)
双棘长蠹(非中国种)
4.
HeteroderaschachtiiSchmidt
甜菜胞囊线虫
5.
Cuscutaspp.
菟丝子(属)
6.
Emexspinosa (L.) Campd.
刺亦模
7.
Ambrosia spp.
豚草(属)
8.
AvenaludovicianaDurien
法国野燕麦
9.
Sorghum halepense(L.) Pers. (Johnsongrass and its cross breeds)
假高粱(及其杂交种)
10.
Sorghum almum Parodi.
黑高粱
11.
Peronosporafarinosa (Fries: Fries) Fries f.sp.betae Byford
Peronosporafarinosa f. sp.
甜菜霜霉病菌
12.
Phomapinodella (L.K. Jones) Morgan-Jones et K.B. Burch
豌豆脚腐病菌
END UNOFFICIAL TRANSLATION
Attachment 2 (Note: Added for reference)
Sample Phytosanitary Certificate
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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 29 Déc à 3:59

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MessageSujet: Re: Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.   Jeu 12 Jan à 8:51

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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TAY
La chouette effraie
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Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.
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