Le clans des mouettes

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 Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:11

Géographie
Les Caraïbes se situent dans un climat tropical chaud ce qui inclut une saison des pluies et une saison sèche donc cette partie du globe a une température variant entre 25°C et 32°C tout au long de l’année. Les Caraïbes comprennent l'arc antillais (Grandes Antilles et Petites Antilles), la péninsule du Yucatán, la façade caraïbe de l'Amérique centrale, ainsi que les plaines côtières de Colombie, du Venezuela et le plateau des Guyanes. On y inclut généralement les Bahamas, les Îles Turques-et-Caïques, les Keys et plus rarement les Bermudes, la Floride, parfois même la Louisiane.

Différentes dénominations

L’appellation Indes occidentales est tombée en désuétude en français mais reste usitée en anglais sous la forme West Indies. Cette appellation historique n’est liée à aucune réalité géographique mais uniquement à une expérience historique commune à partir des voyages de Christophe Colomb en 1492 - 1504. On parle indifféremment de la Caraïbe ou des Caraïbes pour qualifier la même entité. Elle est distincte des Antilles qui sont un archipel et qui regroupent l’ensemble des îles de l'arc antillais.
Histoire et civilisations
Dominique, 1780

L'espace caraïbe a été marqué culturellement par les différentes colonisations occidentales et les sociétés esclavagistes qui s'y étaient implantées. Ses habitants sont les Caribéens (féminin Caribéennes) et non les Caraïbes qui sont une ethnie amérindienne qui y vivait avant d'être chassée par les colons.

Au XIXe siècle, l'abolition de l'esclavage s'y est faite de manière progressive et en plusieurs phases, débutant entre 1793 et 1822 avec Haïti et la République Dominicaine, poursuivant avec la majorité des autres îles et pays des Caraïbes, comme la Jamaïque (1833-1838), Saint-Barthélémy (1847) et Saint-Martin (1848), pour finir avec Porto Rico, en 1873, et Cuba, de 1880 à 1886.
Analyse des faits économiques

Comme la zone des Caraïbes est composée de plusieurs pays, cela fait en sorte que l'économie varie énormément. Elle va dans les extrêmes c'est-à-dire que l'on peut y retrouver de la pauvreté, de la richesse, des grands espaces et des micro-États, des territoires non indépendants et des pays souverains. L'économie de cette zone est donc le reflet de cette hétérogénéité, les principaux secteurs économiques d'aujourd'hui sont l'agriculture, les ressources naturelles, la pêche et le tourisme qui, à lui seul, constitue 25 milliards de US$ chaque année. Comme la zone à étudier est composée de plusieurs pays, les informations concernant l'analyse des faits économiques se font de façon générale tout en allant chercher des démonstrations ou des comparaisons entre les pays sur différentes données. De plus, la région des Caraïbes et de l'Amérique latine comportent 11 pays qui sont classés parmi les plus inégalitaires du monde. Les Caraïbes (également nommées la Caraïbe, l'espace caraïbe, ou encore l'espace des Caraïbes) sont la région du globe correspondant au bassin versant de la mer des Caraïbes. Cruellement dans l'histoire pour les indiens, On les qualifie parfois de « Méditerranée du Nouveau Monde ». Les Caraïbes sont un sous-ensemble du continent américain.
Biodiversité

Les Caraïbes comportent une très grande diversité végétale. On y retrouve près de 13 000 espèces dont plus de 6500 espèces endémiques sur l'île de Cuba. De plus, les Caraïbes sont réputés pour avoir une très large diversité en matière d'animaux. On y retrouve environ 600 espèces d'oiseaux, 90 espèces de mammifères, plus de 500 espèces de reptiles ainsi que 170 espèces d'amphibiens. Par ailleurs, les différents gouvernement ont adoptés des lois pour renforcer la conservation de la biodiversité de cette région du monde avec l'aide des partenariats entre les grandes industries2.
Politique

Le 7 décembre 2014, plusieurs dirigeants des Caraïbes se sont réunis à la Havane pour un sommet régional. Le sommet, qui réunissait les quinze États de la Communauté des Caraïbes (Caricom), avait pour objectif d'intensifier leur coopération. Le président de la Caricom, Gaston Browne, Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda. a demandé a Barack Obama de lever immédiatement l'embargo face à Cuba. Les États-Unis et Cuba n'ont plus de relations diplomatiques complètes depuis 1961. En 1962, Washington imposait un embargo économique à l'île, seul pays des Amériques à avoir un régime entièrement communiste.
Aujourd’hui
Une plage à la Grenade.

Les Caraïbes sont aujourd’hui fragmentées en un grand nombre d’États et de territoires dépendants, tentant de s’organiser en une entité régionale internationale. La dernière à avoir été créée est l’Association des États de la Caraïbe (AÉC, AEC en espagnol ou ACS en anglais).

Deux écueils ont pénalisé les petites îles. D'une part, l'effet de taille se combine à l'étroitesse de leur marché intérieur et à la faible diversification de leur économie, ce qui ne fait qu'accentuer leur dépendance. De ce fait, les deux tiers des pays commercent avec leur ancienne métropole coloniale ou avec les États-Unis, qui assurent à eux seuls les deux tiers des échanges régionaux. D'autre part, ces îles ayant les mêmes productions agricoles, elles ne peuvent guère commercer entre elles. Leurs échanges intra-régionaux représentent ainsi moins de 10 % de leur commerce extérieur total. L'intégration est donc plus déclarée politiquement que partagée économiquement, même si d'autres accords furent signés au début des années 1990 sous la forme de zone de libre-échange (le G3 : Mexique, Colombie, Venezuela) ou d'union douanière : Marché commun centraméricain, (MCCA). Certes, la création en 1994 de l'Association des États de la Caraïbe (AÉC) a cherché à développer, sans aucune visée économique, la coopération de ses vingt-cinq membres face aux volontés hégémoniques des États-Unis, pour contrer leur projet de ZLEA. Mais peut-on construire une identité régionale sur la seule base d'une opposition à un projet ? Christophe Colomb a rendu les Antilles plus connues. Les Caraïbes ne sont pas fédérées par une langue commune, les principales langues qui y sont parlées sont : l’espagnol, l’anglais, différentes langues créoles, le français et le néerlandais, et parfois aussi le portugais, parmi les populations d’origine brésilienne, et d’autres langues de populations réfugiées (comme le vietnamien qui s’est parfois imposé de facto dans certaines communautés isolées), ou d’autres langues européennes (de façon non officielle, mais de facto dans certaines communautés locales, tel que le suédois, l’allemand et l’italien, où elles coexistent avec la langue officielle). Pour ce qui est du climat, il est principalement tropical avec une moyenne de 30 degrés Celsius. Il faut toutefois faire attention au mois d'août, de septembre et d'octobre qui sont propices aux ouragans ainsi qu'aux orages tropicaux. Les sociétés caribéennes sont très cosmopolites, car la région a connu de nombreuses vagues d’immigration successives. Les Caraïbes sont célèbres dans l’imaginaire collectif pour leurs plages et leur nature paradisiaque, mais aussi pour l’exubérance de leurs populations dans leurs manifestations festives, récréatives et politiques.

Le taux d'inflation de la zone est quant à lui assez stable, puisqu'il varie entre 0 % et 3 % pour la plupart des pays et îles. Toutefois, Trinité-et-Tobago, la République dominicaine ainsi que la Jamaïque affichent des taux allant de plus de 3 % jusqu'à 10 % en ce qui concerne le dernier cas.
Notes et références

↑ [Jean-Pierre Sainton et Raymond Boutin, Histoire et civilisation de la Caraïbe [archive], Guadeloupe, Martinique, petites Antilles. La construction des sociétés antillaises des origines au temps présent : structures et dynamiques : XVIIe siècle : 1650-2000, Paris, Maisonneuve & Larose, 2004. Notice Bnf n° FRBNF39301889 [archive]
↑ « Les îles Caraïbes » [archive], sur www.conservation-nature.fr (consulté le 3 décembre 2015)

Annexes
Bibliographie

Jacob Meurs, Descriptions précises et actualisées de toute l'Amérique, Bnm, 1 carte : couleur, 28 x 35 cm : XVIIe siècle : 1500-1699, Paris, Éditions, 1650. Novissima et accuratissima totius Americae descriptio. Bibliothèque nationale du Brésil
Joseph Smith Speer, Une Carte générale des Antilles: Avec les suppléments des tout derniers navigateurs, Bnm. 1 carte : couleur, 71 x 117 cm : XVIIIe siècle : 1700-1799, Londres, Robert Wilkinson, 1796. Anglais, A General Chart of the West Indies: With Additions from the Latest Navigators, Amérique latine et Caraïbes
United Fruit Company, Amérique centrale, Indes occidentales de l'Amérique du Sud et parties des États-Unis et du Mexique, Bnm, Télégraphe, sans fil, Transport, 1 carte couleur ; 60 x 60 cm:XVIIIe siècle : Période1650-1820, Boston, Massachusetts, United Fruit Company, 1909. USA, Central America, the West Indies South America and Portions of the United States and Mexico
Joël Forthoffer, « Les transports dans le Bassin caraïbe: la primauté des réseaux sur la proximité spatiale », dans François Taglioni (dir.), Coopération et intégration - Perspectives américaines, Éditions L'Harmattan, Paris, 2008, p.77-92
AFP, « Les pays des Caraïbes appellent à lever l'embargo « absurde » contre Cuba », le 8 décembre 2014, http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/08/les-pays-des-caraibes-appellent-a-lever-l-embargo-absurde-contre-cuba_4536245_3222.html

Articles connexes

Antilles
Organisation des États américains
Association des États de la Caraïbe
Communauté caribéenne
OECO ou OECS en anglais
Végétation de l'espace Caraïbe

Liens externes

Présentation de la Caraïbe, sur le site du Conseil régional de la Guadeloupe
Manioc : bibliothèque numérique Caraïbe, Amazonie, plateau des Guyanes
Site du Master Caraïbe IRDAC de l'UBO (Université de Bretagne Occidentale, Brest). http://cric-cracbrestcaribe.weebly.com/accueil.html
Atlas universitaire de la Caraïbe
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:12

Différentes dénominations
L’appellation Indes occidentales est tombée en désuétude en français mais reste usitée en anglais sous la forme West Indies. Cette appellation historique n’est liée à aucune réalité géographique mais uniquement à une expérience historique commune à partir des voyages de Christophe Colomb en 1492 - 1504. On parle indifféremment de la Caraïbe ou des Caraïbes pour qualifier la même entité. Elle est distincte des Antilles qui sont un archipel et qui regroupent l’ensemble des îles de l'arc antillais. L'entité des indiens-américains est tout aussi grande que celle des indo-européens, des indo-chinois, des indo-asiatiques, des arabes, des juifs et de la civilisations africaine dans tous ces globalités et diversités. Je la nomme :


Drapeau d'Anguilla Anguilla (Territoire britannique d'outre-mer)
   Drapeau d'Antigua-et-Barbuda Antigua-et-Barbuda (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau d'Aruba Aruba (Royaume des Pays-Bas)
   Drapeau des Bahamas Bahamas (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de la Barbade Barbade (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de Bonaire Bonaire (Pays-Bas caribéens)
   Drapeau des Îles Vierges britanniques Îles Vierges britanniques (Territoire britannique d'outre-mer)
   Drapeau des Îles Caïmans Îles Caïmans (Territoire britannique d'outre-mer)
   Drapeau de Cuba Cuba (République, État communiste à parti unique)
   Drapeau de Curaçao Curaçao (Royaume des Pays-Bas)
   Drapeau de la Dominique Dominique (République)
   Drapeau de la République dominicaine République dominicaine
   Drapeau de Grenade Grenade (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe (Département et région d'outre-mer de France) inclus
       les Saintes
       Marie-Galante
       la Désirade
   Drapeau d'Haïti Haïti (République)
   Drapeau de la Jamaïque Jamaïque (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de la Martinique Martinique (Département et région d'outre-mer de France)
   Drapeau de Montserrat Montserrat (Territoire britannique d'outre-mer)
   Drapeau de Porto Rico Porto Rico (Commonwealth des États-Unis)
   Drapeau de Saba Saba (Pays-Bas caribéens)
   Drapeau de Saint-Barthélemy Saint-Barthélemy (Collectivité d'outre-mer de France)
   Drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès Saint-Christophe-et-Niévès (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de Saint-Martin Saint-Martin (Collectivité d'outre-mer de France)
   Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les Grenadines (Monarchie constitutionnelle)
   Drapeau de Saint-Eustache (Antilles) Sint Eustatius (Pays-Bas caribéens)
   Drapeau de Saint-Martin (Royaume des Pays-Bas) Sint Maarten (Royaume des Pays-Bas)
   Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago (République)
   Drapeau des îles Turques-et-Caïques Îles Turks-et-Caïcos (Territoire britannique d'outre-mer)
   Drapeau des Îles Vierges des États-Unis Îles Vierges des États-Unis (Territoire des États-Unis)


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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:20

Histoire

Elle a été créée le 24 juillet 1994, lors de la signature de la Convention créant l'Association des États de la Caraïbe à Carthagène en Colombie1.

Le 12 décembre 2001, les chefs d’État et/ou de gouvernement des pays de l'AEC, réunis sur l' île de Margarita, au Venezuela adoptent la Déclaration de Margarita2, dans le but de renforcer la coopération entre les États de la « Grande Caraïbe » et de « renforcer l’AEC en tant qu’organisme de consultation, de concertation et de coopération ». Pour « consolider une identité caribéenne propre », et « reconnaissant la mer des Caraïbes comme patrimoine commun de la région, et comme un actif inestimable », ils se sont engagés « à convertir la région de la Grande Caraïbe en zone de coopération », qui « consistera tout d’abord en des actions conjointes dans les domaines établis comme priorités par l’AEC, à savoir le commerce, le tourisme durable, les transports et les catastrophes naturelles ».
Fonctions

Les objectifs de l'AEC sont précisés dans la Convention à l'article 3 et basés sur les aspects suivants :

renforcement et développement des processus régionaux de coopération et d'intégration, afin de créer un espace économique, culturel, social, scientifique et technologique élargi dans la région ;
préservation de l'intégrité environnementale de la mer des Caraïbes ;
promouvoir le développement durable dans la Grande Caraïbe pour concilier développement économique et respect de l'environnement.

L'Association est un organisme de consultation, de concertation et de coopération, elle n'a donc aucun pouvoir cœrcitif.
Organisation

Les principaux organes de l'Association sont le Conseil des ministres, qui est le principal organe de formulation de politiques et d'orientation de l'Association, et le Secrétariat.

Il existe cinq Comités spéciaux sur :

le Développement du commerce et les relations économiques extérieures ;
le Tourisme durable ;
le Transport ;
les Catastrophes naturelles (fréquentes dans la zone, et jugées prioritaires car souvent dévastateurs : les inondations et les tremblements de terre, les cyclones ou tempêtes tropicales touchant toute la zone, mais aussi les houles de tempête affectant les zones côtières les plus peuplées, les glissements de terrains dans les zones montagneuses, les incendies de forêt et les autres risques liés à la déforestation, et dans une moindre mesure la sécheresse, le risque épidémiologique, les risques liés au volcanisme, les tsunamis, les tornades, et les épizooties ou pestes agricoles) ;
le Budget et l’administration.

Par ailleurs, un Conseil des représentants nationaux du fond spécial est chargé du suivi des efforts de mobilisation de ressources et du développement des projets.

L'actuel (janvier 2006) Secrétaire général est le docteur Rubén Arturo Silié Valdez et le Président du Conseil des ministres 2005 est le docteur Luis Ernesto Derbez (qui est également le Secrétaire des Affaires étrangères du Mexique).

L'AEC se réunit pour des sommets rassemblant tous les Chefs d'États et/ou de Gouvernements des pays et territoires de l'AEC. Depuis sa création, il y a eu quatre sommets :

le 17 et 18 août 1995 à Port d'Espagne (Trinité-et-Tobago) ;
le 16 et 17 avril 1999 à Saint Domingue (République dominicaine) ;
le 11 et 12 décembre 2001 sur l'île de Margarita, (Venezuela) ;
le 29 juillet 2005 à Panamá (Panama) ;
le 26 avril 2013 à Pétionville, Haïti ;
le 28 et 30 avril 2014 à Mérida, Mexique.

Membres

L’AEC compte 25 États membres :

Drapeau d'Antigua-et-Barbuda Antigua-et-Barbuda
Drapeau des Bahamas Bahamas
Drapeau de la Barbade Barbade
Drapeau du Belize Belize
Drapeau de la Colombie Colombie



Drapeau du Costa Rica Costa Rica
Drapeau de Cuba Cuba
Drapeau de la Dominique Dominique
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine
Drapeau du Salvador Salvador



Drapeau de Grenade Grenade
Drapeau du Guatemala Guatemala
Drapeau du Guyana Guyana
Drapeau d'Haïti Haïti
Drapeau du Honduras Honduras



Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Drapeau du Nicaragua Nicaragua
Drapeau du Panama Panama
Drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès Saint-Christophe-et-Niévès



Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie
Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les Grenadines
Drapeau du Suriname Suriname
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago
Drapeau du Venezuela Venezuela

Et huit membres associés en tant que territoires non indépendants :

Drapeau d'Aruba Aruba (territoire d’outre-mer des Pays-Bas) ;
Drapeau de Curaçao Curaçao (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), adhérant de facto issu des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
la Drapeau de la France France, pour représenter Saint-Barthélemy et Saint-Martin (collectivités d'outre-mer) ;
la Martinique et la Guadeloupe, membres en leurs noms propres depuis 2014 (respectivement les 11 et 14 avril)3 ;
la Guyane française ;
les Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, pour représenter Bonaire, Saint-Eustache et Saba (communes à statut particulier, formant les Pays-Bas caribéens), adhérents de facto issus des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
Drapeau de Saint-Martin (Royaume des Pays-Bas) Sint Maarten (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), adhérant de facto issu des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
les Drapeau des îles Turques-et-Caïques Îles Turks-et-Caïcos (territoire d’outre-mer du Royaume-Uni).

Autres pays et organisations non membres

Sept autres territoires non-indépendants de la Caraïbe sont éligibles à adhérer en tant que membres associés. Ce sont :

les autres territoires d’outre-mer britanniques dans la Caraïbe : Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les Îles Caïmans, Montserrat ; ces derniers (à l’exception des Bermudes) adhèrent seulement à l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) qui compte aussi des pays indépendants des petites Antilles également membres de l’AEC.
les territoires non incorporés organisés des États-Unis dans la Caraïbe : Porto Rico, les îles Vierges américaines.

Les autres pays, territoires ou organisations peuvent également devenir observateurs de l'AEC s’ils en font la demande et s’ils sont acceptés ; actuellement ce sont les pays et organisations suivants :

l’Argentine, la Biélorussie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Équateur, l'Espagne, la Finlande, l'Inde, l'Italie, le Maroc, le Pérou, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie, la Serbie, la Slovénie, la Turquie et l'Ukraine ;
la Banque centraméricaine d'intégration économique (BCIE), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l'Union européenne (UE).

Curieusement, l’OECO n'est pas actuellement observatrice (en tant qu’organisation), ni les États-Unis, bien qu’ils recouvrent tous les deux des territoires dans la région, parfois même non éligibles à l’adhésion en tant que membres associés (cas de certains territoires américains non organisés qui ne pourraient être représentés que par les États-Unis).
Notes et références

↑ La Convention créant l'Association des États de la Caraïbe [archive]
↑ Déclaration de Margarita : Consolidation de la Grande Caraïbe [archive]
↑ Site de l'AEC [archive]

Annexes
Articles connexes

Organisation des États américains (OEA)
Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA)
Caricom
Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO)
Communauté sud-américaine des nations (CSN)
Communauté andine (CAN)
Mercosur
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:24

Population actuelle

Grâce au relief de la Dominique, le peuple Caraïbe put se cacher des forces européennes. De nos jours, au nord-est de l'île, ils disposent d'un petit territoire de 15 km², donné par la Couronne britannique en 1903. Il ne subsiste plus qu'environ 3 000 Caraïbes. En juillet 2003, ils ont fêté la journée du centenaire de leur territoire (100 Years of Territory). Ils élisent leur propre chef, qui était en 2009 Garnet Joseph4. Ils seraient les derniers représentants du peuple originel, cependant des mariages sont célébrés avec la population locale.

Il existe également quelques centaines de Caraïbes à Trinidad et un nombre indéterminé à Saint-Vincent. D'autres communautés existent en Amérique du Sud, au Venezuela, en Colombie, au Brésil, en Guyane française, au Guyana et au Suriname.
Origine du nom
Étymologie

Le nom Caraïbe signifiait à l'origine « guerrier ».
Déformations du nom

Le nom « Caraïbe » a fait beaucoup de chemin. Ce nom, originellement « Cariba », a subi maintes modifications:

Cariba, Caliba, Caniba, Cannibale
Calina, Calinago, Kali'na, Kalinago

La déformation de leur nom a donné, dans la langue française, le terme « cannibale », car ce peuple d'après les Européens mangeait de la chair humaine.
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:27

Thèse de l'absence d'extermination

Caraïbes et Arawaks
Il était jusqu'à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée.

Les enjeux économiques de la colonisation expliquent en grande partie que se soit forgée une histoire largement légendaire où des populations « caraïbes », terme qui pourrait venir de l'espagnol et ayant donné lieu à notre mot cannibale, sauvages mangeurs d'hommes, auraient exterminé d'hypothétiques populations arawaks pacifiques enlevant et réduisant en esclavage leurs femmes.

De nombreux travaux récents tendent à démontrer que ce schéma a souvent été évoqué dans l'histoire pour justifier l'extermination d'un peuple par un autre. Il s'agit en quelque sorte d'une auto-justification : certes, les Européens ont exterminé les « Caraïbes », mais ce n'est qu'un juste retour des choses, ces populations étant censées avoir fait de même avec leurs prédécesseurs.

Ce schéma se retrouve toujours plus ou moins développé par les chroniqueurs et perdure jusque dans de très sérieux ouvrages récents et est encore enseigné dans les écoles. Il n'est pas lieu ici d'entrer dans les détails de la discussion de ces problèmes. Il faut simplement remarquer que la polysémie des termes Arawaks et caraïbes, recouvrant aussi bien des populations amazoniennes, des familles linguistiques et les protagonistes du "pseudo" drame des chroniqueurs, fait que les archéologues évitent de les employer pour se cantonner aux caractérisations purement archéologiques des différentes cultures mises en évidence dans les Antilles.

Thèse de l'extermination

Cette thèse, longtemps indiscutée, définit deux peuples : les Arawaks et les Caraïbes. Les premiers qui constituent un peuple de marins définissent une société peu belliqueuse et qui nous a légué de nombreuses poteries très ouvragées. Les seconds constituent un peuple aux aptitudes guerrières plus grandes qui par une politique d'expansion a exterminé le peuple arawak, en consommant la chair des vaincus et prenant comme femmes les veuves de ces derniers. En l'absence de tradition écrite, il est impossible de se fier à d'autres sources que celles des premiers explorateurs-colons. Les éléments plaidant en faveur de cette thèse sont :

Existence de deux langues, l'une parlée par les femmes et considérée comme 100 % arawak et celle des hommes, mélange de caraïbe et d'arawak.
Existence avérée de deux familles culturelles différentes (tradition de poteries très différentes).
Écrits des premiers colons et notamment l’Anonyme de Carpentras qui livre un des récits les plus crédibles sur les petites Antilles avant l’installation des puissances coloniales.

Thèse intermédiaire

Si l'existence de deux « peuples » différenciés ne peut être totalement acceptée (les notions de caraïbes et Arawaks sont des termes polysémiques selon l'interlocuteur qui les emploie), les vestiges archéologiques mettent en évidence, notamment par le style des poteries au moins trois styles archéologiques dont les deux derniers pourraient être appliqués aux termes Arawaks et caraïbes. L'histoire humaine étant riche en épisodes d'élimination de peuples par d'autres, il est possible qu'une vague ait pu chasser la précédente. Cependant, cette élimination a très bien pu se faire de façon culturelle sans prépondérance guerrière.

La différence linguistique hommes-femmes peut également s'expliquer par des contacts plus approfondis de la gent masculine avec d'autres tribus. Ainsi l'hybride linguistique parlé par les hommes (structure grammaticale arawak avec du vocabulaire caraïbe) pourrait s'apparenter à un sabir.

Enfin il est certain que les traditions guerrières alliés à l'anthropophagie rituelle pratiquée par les Caraïbes ont contribué à créer l'image du sauvage propre à promouvoir le bien-fondé de la colonisation. D'après des historiens dont Deidre Rose, l'origine de cette prétendue anthropophagie serait liée au rituel aux morts, des ossements étaient conservés dans les maisons.

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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:27

CARAÏBES ET ARAWAKS : MYTHES ET RÉALITÉS
Conférence de Benoît BERARD, le 18 mai 2000 à l'Atrium

Benoît Berard termine un doctorat en anthropologie, il est responsable de fouilles archéologiques à Vivé au Lorrain et à l’Anse Trabaud à Sainte Anne, il enseigne à l’Ecole Normale de Port-au-Prince et à l’Université des Antilles et de la Guyane.

• L'état de la connaissance archéologique
• L'état de nos connaissances aujourd'hui
• Réponses à quelques questions

Dans un premier temps on fera un état de la connaissance archéologique sur l’occupation amérindienne de la Martinique. Puis dans un deuxième temps on verra l’état de nos connaissances aujourd’hui. Comment les archéologues, les historiens, les linguistes et les ethnologues ont-ils revisité les notions de Caraïbe et d’Arawak ? Dès les années 60 les archéologues se sont aperçus que les récits des chroniqueurs ne pouvaient pas être utilisés tels quels pour expliquer la préhistoire de nos îles car ils retranscrivent souvent des traditions orales des Amérindiens qui vivaient aux Petites Antilles au moment de l’arrivée des Européens. Une tradition orale du XVe ou du XVIe siècle n’est pas toujours apte à rendre compte de plusieurs milliers d’années de préhistoire.

Donc les archéologues ont remplacé les termes de Caraïbe et d’Arawak, utilisés par les chroniqueurs par des termes neutres : ils ont nommé la culture amérindienne étudiée, du nom du site où elle a été découverte en premier. Les archéologues parlent d’abord de la céramique car c’est elle qui a permis de classer les cultures archéologiques à partir des vestiges matériels qui subsistent.

L'état de la connaissance archéologique

1. La période précéramique

A la Martinique, il existe sans doute une première période d’occupation amérindienne.Elle est qualifiée de précéramique car les populations concernées ne connaissaient pas la poterie.

Ces populations étaient des Indiens originaires du continent qui utilisaient la pierre polie et pratiquaient la chasse et la pêche.
Mais les deux sites martiniquais fouillés dans les années 1980 (Boutbois et Godinot au Carbet) ne sont pas datés de façon fiable.

On ne peut encore affirmer avec certitude si ces sites datent d’avant la céramique ou si ce sont simplement des sites qui n’avaient pas une vocation d’habitat.

2. La période saladoïde
(nommée ainsi d’après le site de Saladero au Venezuela) : 100 avant J.C. à 350 après J.C

Elle fournit des données fiables sur des populations pratiquant l’agriculture et la poterie.Ces populations sont identifiées sur le cours moyen de l’Orénoque au deuxième millénaire avant notre ère et conquièrent les Antilles à partir du milieu du premier millénaire entre 500 et 300 avant J.C.

Ces maîtres potiers produisent des céramiques très fines aux décors variés avec des décors incisés caractéristiques (décors grillagés). Ces poteries retrouvées dans tout le bassin caribéen portent une peinture blanche sur rouge et sont fabriquées selon la technique du colombin (superposition de boudins d’argile). On trouve beaucoup d’adornos c’est-à-dire des figurines zoomorphes ou anthropomorphes qui sont des éléments de préhension des vases (1).

Ces populations ne connaissent pas la métallurgie et tous les objets coupants sont faits en pierre taillée. Les nombreuses petites dents en pierre retrouvées sur les sites permettent de penser qu’il y avait une râpe à manioc. On retrouve aussi des platines à manioc posées sur 3 pierres. Le manioc fournissait l’essentiel de la subsistance.

Ces peuples ont donc apporté le manioc mais aussi le piment, la patate douce et des plantes médicinales. Ils pratiquent toujours la chasse (ils ont sans doute introduit le manicou et l’agouti) et la pêche.

Ils effectuent des échanges avec le continent ou les autres îles : on retrouve des perles et des parures dont les matériaux ne viennent pas de la Martinique mais du Venezuela, de Grenade, de Saint-Martin ou de Puerto Rico.

Les sites du saladoïde ancien en Martinique se trouvent sur le nord de la côte atlantique (Vivé au Lorrain). Les villages sont implantés en fonction de l’agriculture même si la mer reste exploitée : les populations s’installent sur les flancs des volcans (terres fertiles et bonne pluviométrie) et elles pratiquent la culture itinérante sur brûlis. Ces amérindiens bâtissent des carbets, cultivent un jardin près du village puis déplacent le village quand la terre est épuisée. Cela explique la taille d’un site comme Vivé au Lorrain : 15 hectares avec une superposition de plusieurs installations.

3. Le saladoïde modifié

Cette période appelée autrefois l’Arawak 2 se termine vers le VIIe siècle.

La céramique change. La couleur rouge est plus foncée et plus brillante mais les formes restent en partie semblables à celles de la période précédente (vases en forme de cloche). On trouve aussi des formes originales. Ces modifications de la céramique sont dues à des influences culturelles d’autres peuples qui vivent au Venezuela et qui vont occuper Trinidad et Tobago (populations appelées barrancoïdes). Mais ce n’est pas une nouvelle migration.

Les lieux d’implantation commencent à changer et la priorité est donnée à la mer (site de Dizac au Diamant). L’agriculture existe toujours mais on pêche beaucoup les poissons et coquillages (lambis) des fonds coralliens. Les coquilles de lambis servent à faire des haches ou des parures (perles et petites figurines).

4. Période troumassoïde
(site de Troumassé à Sainte-Lucie) appelée autrefois période caraïbe.

L’habitat est occupé de façon continue du VIIe siècle jusqu’à quasiment l’arrivée des Européens.

Baisse de la proportion de céramiques décorées : les céramiques sont plus grossières même si on trouve encore une petite quantité de céramique de qualité. Pas d’invasion, pas de rupture mais une transition douce et des populations qui ont évolué sur la place. Les décors polychromes blancs et rouges disparaissent ainsi que les décors grillagés. Les sites d’habitat se modifient et sont installés dans les zones de mangrove ou les baies peu profondes. L’exploitation plus intense de la mer se fait aux dépens probablement de l’agriculture sur brûlis. L’habitat devient permanent puisque l’occupation agricole est moins intense.

5. Le suazoïde
(Savane Suazey à Grenade).

Amplification du mouvement entamé à la période troumassoïde : moins de céramiques décorées et des céramiques de plus en plus frustres. Régression culturelle ? Non. Cela signifie seulement que les populations attachent moins d’importance à la céramique. Le rôle symbolique (expression des croyances et des mythologies) dévolu auparavant à la céramique se porte sans doute sur d’autres éléments : tissus peut-être (on a des indices montrant le tissage du coton), décors corporels ou parures. La céramique est devenue purement utilitaire. On retrouve des platines tripodes avec des surfaces moins lissées et des décors indentés faits au doigt.

Nous n’avons pas de signes archéologiques d’apport de nouvelles populations venant de l’extérieur ou de traces villages détruits mais les signes d’une continuité. D’ailleurs ces cultures troumassoïde et suazoïde n’ont pas d’équivalent ailleurs que dans les Petites Antilles.

L’idée principale qui doit être retenue de ce panorama sur les cultures dans les Petites Antilles est une idée de continuité et non de rupture comme on a pu le penser à certains moments.
Seulement il reste aux archéologues à fouiller des sites datant de la période du contact avec les Européens pour voir s’il y a continuité dans le peuplement (on retrouverait alors des objets de la période suazoïde) ou une véritable rupture qui viendrait corroborer les récits des chroniqueurs disant que des Amérindiens seraient arrivés du continent sud-américain pour remplacer les populations qui vivaient alors dans la Caraïbe.

L'état des connaissances aujourd'hui

Les termes de Caraïbe et d’Arawak sont abandonnés car ils ne permettent pas de bien décrire la réalité archéologique. Ces notions sont cependant revisitées à travers une vision pluridisciplinaire associant historiens, archéologues, ethnologues et linguistes.

1. Quelques citations permettent de se replacer dans le contexte historique

Lors de son premier voyage, Christophe Colomb retranscrit ce que lui racontaient les Amérindiens des Grandes Antilles. " Il y avait des gens qui n’avaient qu’un œil sur le front et d’autres qui étaient appelés cannibales qui leur inspiraient une grande frayeur et quand ils apprirent que je me dirigeais vers cet endroit ils restèrent fortement frappés de stupeur car ces gens fortement armés les dévoraient ". La figure du Caraïbe se dessine très clairement. Cannibales et Caraïbes sont synonymes. Ce sont des gens qui font peur.

Cependant un chroniqueur comme le Révérend Père Breton se montre méfiant (il parle de "songes et de mensonges") sur la validité de la tradition orale amérindienne pour raconter de façon fiable leur histoire. Breton comprend que les Amérindiens donnent un récit mythologique de leur histoire. C’est donc sur des aspects non scientifiques que s’est basée la détermination ethnique des habitants de la Caraïbe.

2. Pour les linguistes

Caraïbe et Arawak sont deux grandes familles linguistiques d’Amérique du Sud. Et toutes les populations des Antilles, même celles décrites comme caraïbes, parlent une langue arawak.

Se pose alors le problème du langage des femmes et du langage des hommes qui était différent chez les Amérindiens des Petites Antilles. Les femmes parlent un langage entièrement arawak et les hommes parlent un langage dont la structure grammaticale est arawak mais dont le lexique comporte de nombreux mots caraïbes. Cela ne signifie pas qu’une population caraïbe aurait pris des femmes arawaks mais que les hommes avaient des relations (guerre, commerce) avec les populations de la Terre Ferme et parlaient une sorte de pidgin, une langue de commerce qui permet de se comprendre entre les populations des Antilles et celles du continent. Donc déjà au niveau de la langue, la rupture entre caraïbes et Arawaks n’est pas claire du tout.

3. Au niveau de l’archéologie on observe certains problèmes. Pour les Espagnols, le nord des Petites Antilles est caraïbe. Cependant au nord de la Guadeloupe, on n’a pas trouvé d’objets se rapportant aux populations des Petites Antilles mais des objets de la culture taïno donc de la culture des Grandes Antilles. Le nord des Petites Antilles était dans une sphère d’influence culturelle de ces populations taïnos.

4. Les historiens ont fourni l’essentiel de la remise en question sur la caractérisation de la population des Petites Antilles. Ils se sont aperçus que la différenciation ethnique repose sur une définition politique et économique de ces populations.

Politiquement et militairement, le Caraïbe, c’est avant tout celui qui a résisté plus le plus fortement aux Espagnols dans les Antilles. Chez les Taïnos des Grandes Antilles, si l’on prend le pouvoir sur le chef, le reste de la société suit. C’est impossible dans les Petites Antilles où les populations forment des sociétés de type égalitaire. Si un chef de guerre est éliminé, un autre chef de guerre est désigné par les siens. Les Européens de cette époque n’ont pas les éléments intellectuels pour comprendre ces sociétés égalitaires.

Il y a une définition économique de l’amérindien caraïbe : c’est avant tout l’amérindien que l’on peut réduire en esclavage. Cela permet de comprendre pourquoi les Espagnols désignent telle île comme arawak ou comme caraïbe. En 1503 la reine Isabelle autorise les colons espagnols à réduire en esclavage exclusivement les Caraïbes qui sont cannibales donc à peine humains.

La classification île caraïbe, île non caraïbe change en fonction des visées économiques des Espagnols. Ainsi la Guadeloupe, promise comme colonie en 1496 à l’ambassadeur de Venise, et Sainte-Croix, d’abord colonie privée donnée à Juan Ponce de Leon ne sont pas considérées comme îles caraïbes alors qu’elles sont en plein dans la zone dite caraïbe. Quand ces deux projets sont abandonnés, la classification change et les deux îles sont à nouveau peuplées de Caraïbes ! Ce phénomène fut observé ailleurs dans les Antilles. Trinidad et Margarita ne sont plus classées caraïbes lorsqu’on y découvrit respectivement de l’or et des perles. Les Espagnols avaient besoin de garder la main d’œuvre indienne sur place.

Il y avait des liens très forts entre les Grandes et Petites Antilles et dans la zone entre la Guadeloupe et Porto Rico on observe un passage progressif des populations à sociétés égalitaires aux populations hiérarchisées. Au moment de l’invasion de Puerto Rico, les Espagnols se trouvent confrontés à une très forte résistance et on observe une migration des Indiens taïnos vers le nord des Petites Antilles. Il serait curieux que les Taïnos se soient réfugiés chez des Caraïbes, censés être des ennemis effrayants !

5. L’organisation sociale.

Il y a cependant de réelles différences entre les Grandes et les Petites Antilles en particulier en ce qui concerne le type d’organisation sociale.

Les îles taïnos vivent sous le modèle du caciquat qui relève du système de la chefferie. Sociétés hiérarchisées avec régions spécialisées (exploitation du sel, fabrication d’objets d’art). L’unité économique est la région, pas le village. Les échanges sont dirigés par une aristocratie : les Taïnos.

A l’inverse, les Petites Antilles connaissent des sociétés égalitaires et l’unité économique est le village. C’est au niveau du village qu’on fabrique le carbet, la céramique, le bateau, les outils en pierre. Cela n’empêche pas des échanges de perles ou des échanges matrimoniaux entre les villages. Dans le village tous les gens auront un statut égalitaire : il y a des chefs de guerre mais après la bataille ils ne sont pas dans une position dominante dans le village. Même chose pour celui qui dirige des opérations de pêche.

Deux problèmes : les Européens n’ont pas compris les sociétés égalitaires et les Espagnols ne se sont pas installés dans les petites Antilles. Quand les colons s’installent dans les Petites Antilles, les populations avaient déjà été modifiées par près de 150 ans de contact avec les populations européennes comme le montre le meilleur chroniqueur pour les Petites Antilles, l’Anonyme de Carpentras qui a vécu dans les Petites Antilles avant l’installation des puissances coloniales (2).

Conclusion : les changements de terminologie ne sont pas une lubie. Garder les termes de Caraïbe et d’Arawak rappelle les récits des chroniqueurs qui, eux, sont problématiques.
(1) Pour plus de renseignements :

Guide des collections du Musée Départemental d'Archéologie, Archéologie Martinique, Gondwana éditions, 1991.

Site du Musée Départemental d'Archéologie et de Préhistoire :
http://www.cg972.fr/mdap/
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(2) Cette chronique a été éditée par Jean-Pierre Moreau sous le titre : Un flibustier français dans la mer des Antilles en 1618/1620, Paris, 1987.
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Réponses à quelques questions

Les Amérindiens des petites Antilles ne se sont jamais nommés eux-mêmes Caraïbes mais Kalinagos. Le mot Caraïbe est un terme des Indiens des Grandes Antilles qui avait sans doute une valeur mythologique.

Le mot Caliviny désigne une population synchrone avec le troumassoïde. Cela désigne peut-être ceux qui continuaient à faire de la belle céramique. Mais on ne sait si c’est une culture particulière ou la manifestation d’une culture plus vaste.

Le nom amérindien de la Martinique est Joanacaera. Madinina, le nom fréquemment avancé n’est qu’une déformation de Matinino, île mythique des Indiens taïnos où se trouvent les femmes.

L’anthropophagie était pratiquée par tous les Amérindiens des Antilles (y compris les Taïnos) : c’était une anthropophagie rituelle donc elle n’était pratiquée que dans certaines circonstances. La chair humaine n’était en rien une nourriture ! L’anthropophagie avait, entre autre fonction, celle de s’approprier la force de l’ennemi.

Les Amérindiens des Antilles avaient un système patrifocal (la femme va dans le village de son mari) et matrilinéaire (les adolescents quittent leur famille pour celle de l’oncle maternel).

Le mot Antilles, pour les Européens, désignait au départ (bien avant la découverte de l’Amérique) des îles mythiques situées dans l’Océan Atlantique. Précision apportée par Léo Elisabeth : la dénomination mer des Antilles/ mer des Caraïbes reflète un enjeu de pouvoir entre les Français et les Anglais. La mer des Caraïbes s’appelait au départ le Golfe de la mer du Nord. Les Grandes Antilles avaient alors chacune leur nom propre et les Petites Antilles étaient appelées îles caraïbes. Quand les Anglais ont dominé les mers, ils ont imposé leur propre vocabulaire. C’est Napoléon qui a utilisé le nom de mer des Antilles pour contrecarrer les Anglais.

Les archéologues sont revenus sur la dénomination de brûle-parfum attribuée à certaines céramiques car certains de ces cylindres sont totalement pleins.
Compte-rendu fait par Colette JOLY, lycée de Bellevue, Fort-de-France
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:43

Système du Traité de l'Antarctique

Le principal but du Traité sur l’Antarctique est de faire en sorte "qu'il est de l'intérêt de l'humanité toute entière que l'Antarctique soit à jamais réservée aux seules activités pacifiques et ne devienne ni le théâtre ni l'enjeu de différends internationaux"

Sur la base de ce Traité, les Etats ont établi ce que l'on appelle le "Système du Traité sur l'Antarctique".

Afin de régir les relations entre Etats parties au Traité sur l’Antarctique (Washington, 1959), un certain nombre de règles ont été adoptées au fur et à mesure des réunions des Parties consultatives (Etats parties au Traité sur l'Antarctique qui disposent d'un droit de vote, aujourd'hui au nombre de 29 sur les 47 Parties).

Ce Système du Traité sur l'Antarctique est composé :
- du Traité sur l’Antarctique,
- des mesures adoptées lors des 29 réunions des Parties consultatives
- des textes entrés en vigueur depuis, à savoir:

la Convention sur la protection des phoques de l’Antarctique (Londres, 1er juin 1972),
la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (Canberra, 20 mai 1980),
le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (Madrid, octobre 1991).

Le lien entre ces conventions et le Traité sur l'Antarctique est étroit. Les conventions y font des références systématiques. De même, les Parties consultatives ont occupé une place privilégiée dans leur élaboration.
La Convention sur les activités relatives aux ressources minérales (Wellington, 1988), si elle entrait en vigueur, appartiendrait également au système.
Traité de l'Antarctique, 1959

Le Traité de l'Antarctique a été signé à Washington le 1er décembre 1958 par 12 pays dont des scientifiques s'étaient livrés à des activités dans et autour de l'Antarctique pendant l'Année géophyqique internationale (AGI) de 1957-1958. Il est entré en vigueur en 1961. Ce texte, composé de 14 articles, a été ratifié le 16 septembre 1960 par la France et est entré en vigueur le 23 juin 1961.

La zone concernée s'étend dans la région située au Sud du 60° degré de latitude Sud (art. 6).

Son objectif est d'assurer un échange d’informations scientifiques concernant l’Antarctique, d'interdire toute explosion nucléaire dans l’Antarctique, l’élimination de déchets radioactifs (art. 5) et des activités militaires (art. 1er). En revanche, la recherche scientifique (art. 2) et le développement de la coopération scientifique (art. 3) sont autorisées et la protection de la faune et de la flore est encouragée (art.9). Toute revendication territoriale (art. 4) est gélée.

La Convention compte aujourd'hui 47 Parties.
Convention sur la protection des phoques de l'Antarctique, 1972

Signé à Londres le 1er juin 1972, cette convention se compose de 16 articles et d'une annexe.

Son objectif est d'assurer la protection des phoques dans l’Antarctique par un système de gestion qui permette que les prises ne dépassent pas le niveau optimal admissible. Les espèces protégées sont l' éléphant de mer du Sud, Mirounga leonina, le phoque de Ross, Ommatophoca rossi et les Otaries, Arctocephalus sp. Les phoques de Weddell âgés d’un an ou de plus de un an, entre le 1 er septembre et le 31 janvier inclus (annexe, art 2) sont également protégés. Tandis que le léopard de mer, Hydrurga leptonyx, le phoque de Weddell, Leptonychotes Weddelli et le phoque crabier, Lobodon carcinophagus peuvent être capturés ou tués. Chaque année, les Parties contractantes à la convention doivent fixer le nombre total de phoques appartenant aux espèces Hydrurga leptonyx, Leptonychotes Weddelli et Lobodon carcinophagus qui pourront être chassés ou capturés (annexe, art 1).

Pour les espèces qui peuvent être exploitées, la chasse n’est autorisée qu’entre les 1er septembre et le dernier jour de février (annexe, art 3) et seulement fans des zones déterminées (annexe, art 4). Les régions de reproduction et les zones reconnues comme des lieux de recherche scientifique à long terme sont considérées comme des réserves de phoques (annexe, art 5). Les méthodes de chasse sont réglementées (annexe, art 4). Par ailleurs, des permis spéciaux peuvent être délivrés en nombre limité et conformément aux principes de la Convention pour fournir l’alimentation aux hommes et aux chiens, permettrent la recherche scientifique, fournir des spécimens pour les musées et les établissements d’enseignement (art 4).

Le contrôle et la mise en œuvre de ces dispositions se fait essentiellement par échange d’informations. Chaque partie contractante doit fournir avant le 31 décembre de chaque année aux autres Parties contractantes et au Comité Scientifique de Recherche pour l’Antarctique (SCAR) un relevé d’informations statistiques précisant le nombre de phoques tués ou capturés par ses ressortissants ou par les navires battant son pavillon (art. 5 et annexe, art 6). Chaque Partie contractante doit aussi fournir aux autres Parties contractantes ainsi qu’au SCAR des informations sur les expéditions de chasse envisagées, au moins trente jours avant que les navires y prenant part ne quittent leur port d’attache (annexe, art 6).
Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique, 1980

La convention internationale sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique a été adoptée lors de la conférence diplomatique qui s'est tenue à Canberra (Australie), le 20 mai 1980. La décision n°81/691/CEE du Conseil, du 4 septembre 1981 approuve la convention au nom de la Communauté européenne.

On observe un accroissement de l'importance de la protection de l'environnement et de la préservation de l'intégrité de l'écosystème des mers qui entourent l'Antarctique, en raison de la concentration de la faune et la flore dans les eaux de l'Antarctique et de l'intérêt accru que soulèvent les possibilités offertes par l'utilisation de ces ressources comme source de protéines. Il est donc primordial d'assurer la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique.

La convention s'applique aux ressources marines vivantes de la zone située au sud du 60° degré de latitude sud et aux ressources marines vivantes de la zone comprise entre cette latitude et la convergence antarctique qui font partie de l'écosystème marin antarctique.

Afin d'assurer la protection des ressources marines vivantes, les captures et les activités connexes doivent :

prévenir la diminution du volume de toute population exploitée en-dessous du niveau nécessaire au maintien de sa stabilité. À cette fin, il ne sera pas permis que ce volume descende en-dessous d'un niveau proche de celui qui assure l'accroissement maximal annuel net de la population;
maintenir les rapports écologiques entre les populations exploitées, dépendantes ou associées des ressources marines vivantes de l'Antarctique et reconstituer les populations exploitées aux niveaux définis ci-dessus;
prévenir les modifications ou minimiser les risques de modifications de l'écosystème marin qui ne seraient pas potentiellement réversibles en deux ou trois décennies, compte tenu de l'état des connaissances disponibles en ce qui concerne les répercussions directes ou indirectes de l'exploitation, de l'effet de l'introduction d'espèces exogènes, des effets des activités connexes sur l'écosystème marin et de ceux des modifications du milieu, afin de permettre une conservation continue des ressources marines vivantes de l'Antarctique.

Les parties contractantes, qu'elles soient ou non-parties au traité sur l'Antarctique, conviennent de ne pas mener, dans la zone du traité, d'activités qui aillent à l'encontre des principes et des objectifs de ce traité.

La présente convention ne peut porter atteinte aux droits et obligations des parties contractantes aux termes de la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine et la convention pour la protection des phoques de l'Antarctique.

Un comité scientifique pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique est institué à titre consultatif. Celui-ci peut, sur une base ad hoc, solliciter l'avis d'autres savants et experts.

Ce comité est un organe de consultation et de coopération pour la collecte, l'étude et l'échange d'informations sur les ressources marines vivantes auxquelles la présente convention s'applique. Il encourage et favorise la coopération dans le domaine de la recherche scientifique afin d'étendre les connaissances sur les ressources marines vivantes de l'écosystème marin de l'Antarctique.
Protocole au Traité de l'Antarctique, 1991

Ce protocole a été signé à Madrid en 1991. Il est composé de 26 articles, d'un appendice relatif à l' arbitrage (13 articles) et des 5 annexes suivantes :

Annexe I : Evaluation de l’impact sur l’environnement (8 articles)
Annexe II : Conservation de la faune et de la flore de l’Antarctique (9 articles + appendice A : Espèces spécialement protégées + appendice B : Importation d’animaux et de plantes + appendice C : Précautions à prendre afin d’éviter l’introduction de micro-organismes)
Annexe III : Elimination et gestion des déchets (13 articles)
Annexe IV : Prévention de la pollution marine (15 articles)
Annexe V : Protection et gestion des zones (12 articles)

Son objectif est d'assurer la protection globale de l’environnement en Antarctique et des écosystèmes dépendants et associés. Dans ce but, les parties désignent l’antarctique comme réserve naturelle consacrée à la paix et à la science (art. 2). Toute activité relative aux ressources minérales, autres que la recherche scientifique est interdite (art. 7). Pendant 50 ans, cette interdiction ne peut être levée qu’à l’unanimité des parties consultatives (art 25). Au-delà de 50 ans, la levée de cette interdiction ne peut être décidée que dans les conditions prévues à l’article 25. Toute activité humaine en Antarctique est soumise à une évaluation d’impact préalable (art. 8 et annexe I). Les activités entreprises dans cette zone et relative aux programmes de recherches scientifique, au tourisme et à toutes les autres activités gouvernementales et non gouvernementales nécessitent une notification préalable. Leur exercice doit tenir compte des spécificités naturelles et esthétiques de l’Antarctique et ne pas portée atteinte à la protection de l’environnement (art 3).

Ce protocole est entrée en vigueur en France lors de sa publication par le décret n° 98-861 du 22 décembre 1998.
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:01

Lieux de formation
Carte montrant la trace de tous les cyclones tropicaux entre 1985 et 2005. La couleur correspond à l'échelle de Saffir-Simpson selon la légende indiquée. Un seul cyclone dans l'Atlantique Sud : c'est Catarina.

Presque tous les cyclones tropicaux se forment à moins de 30 ° de l'équateur et 87 % à moins de 20 ° de celui-ci. Comme la force de Coriolis donne aux cyclones leur rotation initiale, ceux-ci se développent cependant rarement à moins de 10 ° de l'équateur (la composante horizontale de la force de Coriolis est nulle à l'équateur). L'apparition d'un cyclone tropical à l'intérieur de cette limite est toutefois possible si une autre source de rotation initiale se manifeste. Ces conditions sont extrêmement rares et de telles tempêtes se produisent, croit-on, moins d'une fois par siècle.

La plupart des cyclones tropicaux apparaissent dans une bande d'orages tropicaux qui encercle le globe terrestre, et qu'on appelle la zone de convergence intertropicale (ZCIT). Leur parcours affecte le plus souvent des zones au climat tropical et au climat subtropical humide. De par le monde, on rapporte en moyenne 80 cyclones tropicaux par année.
Bassins principaux
Bassins et Centres de l'OMM responsables18 Bassin océanique Centre responsable
Atlantique Nord National Hurricane Center (Miami)
Pacifique Nord-est National Hurricane Center (Miami)
Pacifique Centre-nord Central Pacific Hurricane Center (Honolulu)
Pacifique Nord-ouest Japan Meteorological Agency (Tokyo)
Pacifique Sud
et Sud-ouest Fiji Meteorological Service (Nadi)†
Meteorological Service of New Zealand Limited (Wellington)
Papua New Guinea National Weather Service (Port Moresby)†
Bureau of Meteorology (Darwin et Brisbane)†
Indien Nord India Meteorological Department (New Delhi)
Indien Sud-ouest Météo-France (La Réunion)
Indien Sud-est Bureau of Meteorology† (Perth)
Meteorology and Geophysical Agency of Indonesia (Jakarta)†
†: Indique un centre d'avertissements des cyclones tropicaux
Les différents bassins et les centres responsables

Il existe sept principaux bassins de formation des cyclones tropicaux18 :

l'ouest du Pacifique Nord : les cyclones tropicaux dans cette région affectent souvent la Chine et Taïwan, le Japon et les Philippines. Ils y sont appelés typhons (du chinois : 台 风(taifeng)). C'est de loin le bassin le plus actif, comptant pour le tiers de tous les cyclones tropicaux dans le monde. Les agences météorologiques nationales, ainsi que le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) ont la responsabilité d'émettre les prévisions et les avertissements dans ce bassin ;
l'est du Pacifique Nord : il s'agit de la deuxième zone la plus active au monde, et aussi la plus dense (le plus grand nombre de tempêtes dans une zone relativement réduite d'océan). Les tempêtes qui se développent dans ce bassin peuvent atteindre l'ouest du Mexique, Hawaï et très rarement la Californie. Le Central Pacific Hurricane Center est responsable des prévisions pour la partie ouest de cette zone, et le National Hurricane Center est chargé de la partie est ;
l'ouest du Pacifique Sud : les cyclones dans cette région affectent généralement l'Australie et l'Océanie. Ils sont suivis et prévus par l'Australie et la Nouvelle-Guinée. Ils atteignent parfois la Nouvelle-Calédonie ;
le nord de l'océan Indien : on divise ce bassin en deux régions, le golfe du Bengale et la mer d'Arabie. Le golfe du Bengale domine le décompte, avec 5 à 6 fois plus de cyclones que la mer d'Arabie. Les cyclones qui se forment dans ce bassin sont historiquement les plus meurtriers. Notons particulièrement le cyclone de Bhola de 1970, qui fit 200 000 victimes. Les pays affectés par ce bassin incluent l'Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Birmanie et le Pakistan. Chacun de ces pays émet des prévisions et des avertissements. En de rares occasions, un cyclone provenant de ce bassin peut affecter la Péninsule Arabique : en 1981 lorsqu'une tempête tropicale a touché le détroit d'Ormuz et le sultanat d'Oman et déversé des quantités d'eau totalement inhabituelles dans cette région (65 millimètres à Mascate) ;
le sud-est de l'océan Indien : les cyclones apparaissant dans cette région affectent l'Australie et l'Indonésie. Ils sont suivis et prévus par ces pays. Ils touchent également les Îles Cocos et l'ile Christmas ;
le sud-ouest de l'océan Indien : il s'agit du bassin le moins bien compris, en raison d'un manque de données historiques. Ces cyclones affectent Madagascar, le Mozambique, l'île de la Réunion, l'ile Rodrigues, l'île Maurice, les Comores (dont Mayotte), la Tanzanie et le Kenya. Les prévisions pour ces cyclones sont émises par le Centre Météorologique Régional Spécialisé de l'île de la Réunion, service de Météo-France. Les baptêmes sont par contre réalisés par le centre météorologique de l'île Maurice et par celui de Madagascar ;
l'Atlantique Nord : c'est le bassin tropical le plus étudié. Il inclut l'océan Atlantique, la mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique. Le nombre de cyclones tropicaux formés dans ce bassin varie grandement d'une année à l'autre, entre un seul et une vingtaine. Ils y sont appelés ouragans (de l'espagnol huracán). Les États-Unis, le Mexique, l'Amérique centrale, les Caraïbes et le Canada peuvent être affectés par ces cyclones. Les prévisions pour ces cyclones sont émises pour tous les pays de la région par le National Hurricane Center, basé à Miami (Floride) ; le Centre canadien de prévision d'ouragan, basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) émet des prévisions et des avertissements concernant les cyclones tropicaux qui menacent le territoire et les eaux canadiennes.

Zones de formation inhabituelles

Les zones suivantes produisent très rarement des cyclones tropicaux :

l'Atlantique Sud : des eaux moins chaudes (courant de Benguela), l'absence d'une zone de convergence inter-tropicale, et la présence de cisaillement vertical du vent contribuent à rendre très difficile le développement de cyclones tropicaux dans cette région. On y a toutefois observé deux cyclones tropicaux : en 1991, une faible tempête tropicale au large de l'Afrique (qui a touché l'île Sainte-Hélène), et le cyclone Catarina (parfois aussi appelé Aldonça), qui frappa la côte brésilienne en 2004 ;
le centre du Pacifique Nord : le cisaillement dans cette zone limite grandement les chances de développement de cyclones tropicaux. Toutefois, cette région est souvent fréquentée par des cyclones nés dans le bassin beaucoup plus favorable de l'est du Pacifique Nord ;
la Méditerranée : des tempêtes qui semblent apparentées par leur structure à des cyclones tropicaux se produisent parfois dans le bassin méditerranéen. De telles tempêtes, appelées Medicanes, ont été signalées en septembre 1947, septembre 1969, janvier 1982, septembre 1983, janvier 1995 et novembre 2011. La nature tropicale de ces tempêtes reste matière à débats ;
Grands Lacs (Amérique du Nord) : bien que très au nord, la grande superficie de ces lacs peut devenir un terrain propice au développement convectif intense quand leur température est à son maximum et que de l'air très froid d'altitude y passe en automne. Une tempête en 1996 (voir Cyclone de 1996 sur le Lac Huron) sur le Lac Huron avait des caractéristiques similaires à celles d'un cyclone tropical ou subtropical, dont un œil au centre durant un temps bref19 ;
le Pacifique Sud : sans être une région à fort risque, le Pacifique Sud à l'est du méridien 180 n'est pas épargné par les perturbations de ce type. Entre 1831 et 1998 au moins 30 cyclones (vent moyen égal ou supérieur à 118 km/h) et environ 22 tempêtes tropicales (90 km/h < vent moyen < 118 km/h) ont affecté les Îles Cook et la Polynésie française dont 16 cyclones et 4 tempêtes entre 1981 et 1991. Ces nombres sont probablement sous-estimés en raison de données inexistantes ou incomplètes jusqu'en 1940. Le cyclone de 1906 qui frappa Anaa dans l'archipel des Tuamotu emporta, par submersion de l'atoll par la houle, environ une centaine (de 95 à 130 selon les rapports) de ses habitants en mer20. Cet inventaire ne prend pas en compte des phénomènes ayant pris naissance à l'est du 180e qui ont évolué vers l'ouest, épargnant la Polynésie française.

Saisonnalité
Graphique montrant la distribution temporelle des systèmes dans l'Atlantique nord.

Sur l'ensemble du globe, la fréquence des cyclones tropicaux atteint son maximum vers la fin de l'été, lorsque l'eau est la plus chaude. Chaque bassin a toutefois ses propres caractéristiques saisonnières :

dans l'Atlantique Nord, une saison des ouragans bien démarquée commence au début juin et se termine fin novembre, avec une forte poussée au début de septembre21 ;
le nord-est du Pacifique a une période d'activité plus large mais similaire à celle de l'Atlantique ;
le nord-ouest du Pacifique produit des cyclones tropicaux toute l'année, avec un minimum en février et une pointe au début de septembre ;
dans le bassin du nord de l'océan Indien, les cyclones sont plus fréquents d'avril à décembre, avec des pointes en mai et en novembre ;
dans l'hémisphère sud, la formation de cyclones tropicaux commence à la fin octobre et se termine en mai. Les pointes surviennent en mi-février et début mars.

Voici un tableau récapitulatif qui donne les moyennes d'événements annuels par zone, classées par ordre de fréquence décroissante :
Moyennes saisonnières22,23 Bassin Début Fin Tempêtes tropicales (> 34 nœuds) Cyclones tropicaux (> 63 nœuds) Catégorie 3+ (> 95 nœuds)
Nord-ouest du Pacifique Avril Janvier 26,7 16,9 8,5
Sud de l'océan Indien Octobre Mai 20,6 10,3 4,3
Nord-est du Pacifique Mai Novembre 16,3 9,0 4,1
Nord-Atlantique Juin Novembre 10,6 5,9 2,0
Australie et sud-ouest du Pacifique Octobre Mai 10,6 4,8 1,9
Nord de l'océan Indien Avril Décembre 5,4 2,2 0,4
Formation et développement
Article détaillé : Cyclogénèse tropicale.

L'importance de la condensation comme source principale d'énergie différencie les cyclones tropicaux des autres phénomènes météorologiques, comme les dépressions des latitudes moyennes qui puisent leur énergie plutôt dans les gradients de température préexistants dans l'atmosphère. Pour conserver la source d'énergie de sa machine thermodynamique, un cyclone tropical doit demeurer au-dessus de l'eau chaude qui lui apporte l'humidité atmosphérique nécessaire. Les forts vents et la pression atmosphérique réduite au sein du cyclone stimulent l'évaporation, ce qui entretient le phénomène.

La formation des cyclones tropicaux est toujours un sujet de recherche scientifique intense, et n'est pas encore complètement comprise. En général, la formation d'un cyclone tropical requiert cinq facteurs24,25 :

la température de la mer doit dépasser 26,5 °C jusqu'à une profondeur d'au moins 60 m, avec une température des eaux de surface atteignant ou dépassant 28 à 29 °C. L'eau chaude est la source d'énergie des cyclones tropicaux. Lorsque ces tempêtes se déplacent sur l'intérieur des terres ou sur des eaux plus froides, elles faiblissent rapidement ;
les conditions doivent être favorables à la formation d'orages. La température atmosphérique doit diminuer rapidement avec l'altitude, et la troposphère moyenne doit être relativement humide ;
une perturbation atmosphérique pré-existante. Le mouvement vertical ascendant au sein de la perturbation aide à l'amorçage du cyclone tropical. Un type de perturbation atmosphérique relativement faible, sans rotation, appelé onde tropicale sert généralement de point de départ à la formation des cyclones tropicaux ;
une distance de plus de 10 ° de l'équateur. La force de Coriolis amorce la rotation du cyclone et contribue à son maintien. Dans les environs de l'équateur, la composante horizontale de la force de Coriolis est quasi nulle (nulle à l'équateur), ce qui interdit le développement de cyclones ;
absence de cisaillement vertical du vent (un changement de force ou de direction du vent avec l'altitude). Trop de cisaillement endommage ou détruit la structure verticale d'un cyclone tropical, ce qui empêche ou nuit à son développement.

À l'occasion, un cyclone tropical peut se former en dehors de ces conditions. En 2001, le typhon Vamei s'est formé à seulement 1,5 ° au nord de l'équateur, à partir d'une perturbation pré-existante et des conditions atmosphériques relativement fraîches reliées à la mousson. On estime que les facteurs qui ont mené à la formation de ce typhon ne se répètent que tous les 400 ans. Il est également arrivé que des cyclones se soient développés avec des températures de surface de la mer à 25 ° ou moins (comme l'ouragan Vince en 2005).

Quand un cyclone tropical de l'Atlantique atteint les latitudes moyennes et prend sa course vers l'est, il peut se ré-intensifier sous la forme d'une dépression de type barocline (aussi appelée frontale). De telles dépressions des latitudes moyennes sont parfois violentes et peuvent à l'occasion conserver des vents de force d'ouragan lorsqu'elles atteignent l'Europe.
Structure
« Anatomie » d'un cyclone tropical : bandes de pluie concentriques, l'œil et son mur. Les flèches montrent le mouvement de l'air et des nuages.

Un cyclone tropical intense comprend les éléments suivants26 :

une dépression : tous les cyclones tropicaux sont en rotation autour d'une zone de basse pression atmosphérique à la surface de la Terre. Les pressions mesurées au centre des cyclones tropicaux sont parmi les plus basses que l'on puisse mesurer au niveau de la mer ;
une couverture nuageuse centrale dense : une zone concentrée d'orages et de bandes de pluie entourant la dépression centrale. Les cyclones tropicaux avec une couverture centrale symétrique ont tendance à être intenses et à bien se développer ;
un œil : le système développe en son centre une zone de subsidence (mouvement descendant). Les conditions dans l'œil sont normalement calmes et sans nuages, bien que la mer puisse être extrêmement agitée. L'œil est l'endroit le plus froid du cyclone à la surface, mais le plus chaud en altitude. Il est habituellement de forme circulaire et son diamètre varie de 8 à 200 km. Dans les cyclones de moindre intensité, la couverture nuageuse centrale dense occupe le centre du cyclone et il n'y a pas d'œil ;
un mur de l'œil : il s'agit d'une bande circulaire de convection et de vents intenses sur la bordure immédiate de l'œil. On y retrouve les conditions les plus violentes dans un cyclone tropical. Dans les cyclones les plus intenses, on observe un cycle de remplacement du mur de l'œil, en vertu duquel des murs concentriques se forment et remplacent le mur de l'œil. Le mécanisme à l'origine de ce phénomène est encore mal compris ;
écoulement divergent : dans les niveaux supérieurs d'un cyclone tropical, les vents s'éloignent du centre de rotation et manifestent une rotation anticyclonique. Les vents de surface sont fortement cycloniques, mais faiblissent avec l'altitude et changent de direction de rotation près du sommet de la tempête. C'est une caractéristique unique des cyclones tropicaux.

Le dégagement de chaleur latente dans les niveaux supérieurs de la tempête élève la température à l'intérieur du cyclone de 15 à 20 °C au-dessus de la température ambiante dans la troposphère à l'extérieur du cyclone. Pour cette raison, les cyclones tropicaux sont des tempêtes à « noyau chaud ». Toutefois, ce noyau chaud n'est présent qu'en altitude — la zone touchée par le cyclone à la surface est habituellement plus froide de quelques degrés par rapport à la normale, en raison des nuages et des précipitations.
Énergie
Indice de l'énergie cumulative annuelle et moyenne par système tropical de 1950 à 2006 dans l'Atlantique Nord.

Il existe plusieurs façons de mesurer l'intensité d'un système tropical, parmi lesquelles la technique de Dvorak, qui est une façon d'estimer la pression centrale et les vents d'un cyclone à partir de son organisation sur les photos satellitaires et de la température des sommets des nuages. Les météorologues utilisent aussi la mesure directe par reconnaissance aérienne, ou évaluent, a posteriori, les effets dévastateurs sur les zones traversées. Le National Weather Service américain estime que l'énergie réelle d'un système tropical se situe entre 2,2 x 1012 et 1,6 x 1018 watts, mais ce calcul utilise plusieurs approximations sur les paramètres météorologiques. Le NWS a donc développé une méthode rapide pour estimer l'énergie totale dégagée dans un tel système en tenant compte de la vitesse des vents, estimée ou notée, ainsi que la durée de vie du cyclone : l'indice d’Énergie cumulative des cyclones tropicaux (Accumulated cyclone energy ou ACE en anglais).

Cet indice utilise le vent maximum soutenu — v m a x {\displaystyle v_{\mathrm {max} }} v_{{\mathrm {max}}} —, sans la rafale, comme approximation de l'énergie cinétique. On calcule l'indice en utilisant le carré de v m a x {\displaystyle v_{\mathrm {max} }} v_{{\mathrm {max}}} dans le cyclone, noté ou estimé, pour chaque période de six heures durant la durée de vie du système. On divise le tout par 104 pour réduire le chiffre à une valeur raisonnable27,28.

L'équation est donc :

I E C C T ( o u A C E ) = ∑ i = 1 n v m a x i 2 10 4 { v m a x i e n nœuds d u r a n t l a p e ´ r i o d e i d e s i x h e u r e s n e s t l e n o m b r e d e p e ´ r i o d e s d e s i x h e u r e s q u e d u r e l e c y c l o n e {\displaystyle IECCT\left(ou\ ACE\right)=\sum _{i=1}^{n}{\frac {v_{\mathrm {max_{i}} }^{2}}{10^{4}}}\qquad {\begin{cases}v_{max_{i}}\mathrm {\ en\ {\text{nœuds}}\ durant\ la\ p{\acute {e}}riode} \ i\mathrm {\ de\ six\ heures} \\n\mathrm {\ est\ le\ nombre\ de\ p{\acute {e}}riodes\ de\ six\ heures\ que\ dure\ le\ cyclone} \end{cases}}} {\displaystyle IECCT\left(ou\ ACE\right)=\sum _{i=1}^{n}{\frac {v_{\mathrm {max_{i}} }^{2}}{10^{4}}}\qquad {\begin{cases}v_{max_{i}}\mathrm {\ en\ {\text{nœuds}}\ durant\ la\ p{\acute {e}}riode} \ i\mathrm {\ de\ six\ heures} \\n\mathrm {\ est\ le\ nombre\ de\ p{\acute {e}}riodes\ de\ six\ heures\ que\ dure\ le\ cyclone} \end{cases}}}

Comme l'énergie cinétique est ( M a s s e × v m a x 2 ) / 2 {\displaystyle {(\mathrm {Masse} \times v_{\mathrm {max} }^{2})}/2} {({\mathrm {Masse}}\times v_{{\mathrm {max}}}^{2})}/2, cet indice est proportionnel à l'énergie développée par le système en prenant comme hypothèse que la masse par unité de volume des systèmes est identique mais il ne tient pas compte de la masse totale de ceux-ci. Ainsi l'indice peut comparer des systèmes de dimensions semblables mais pourra sous-estimer un système ayant des vents moins violents tout en ayant un plus large diamètre. Un sous-indice est celui du Potentiel de destruction d'ouragan, qui est le calcul de l'indice cumulatif mais seulement durant la période durant laquelle le système tropical est de niveau cyclone tropical/ouragan/typhon27. Dans le graphique à droite, on peut voir la variation de l'indice d'énergie cumulative pour les systèmes dans l'Atlantique Nord en noir et la moyenne annuelle de cette énergie par système en brun. On remarque la très grande variabilité de ces valeurs annuellement mais que la moyenne par système suit la même tendance que le total annuel. Ce dernier était particulièrement élevé au début des années 1950, puis est passé par un creux de 1970 à 1990, et semble en train de remonter depuis ce temps. En revanche, une étude du Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université d'État de Floride montre que l'ACE pour l'ensemble des phénomènes cycloniques tropicaux du globe a connu un pic en été 1992 et régresse pour atteindre un minimum historique en été 2009 jamais observé depuis 197929,30.
Observations et prévisions
Observations
Avions WP-3D Orion de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis : les chasseurs de cyclones.

Les cyclones tropicaux intenses posent un problème particulier quant à leur observation. Comme il s'agit d'un phénomène océanique dangereux, on dispose rarement d'instruments sur le site même du cyclone, sauf lorsque celui-ci passe sur une île ou une zone côtière, ou si un navire infortuné se trouve pris dans la tempête. Même dans ces cas, la prise de mesures en temps réel n'est possible qu'en périphérie du cyclone, où les conditions sont moins catastrophiques. La prise de mesures au sein même du cyclone est toutefois possible par avion. Des avions spécialement équipés, généralement de gros quadrimoteurs turbopropulsés, peuvent voler dans le cyclone, prendre des mesures directement ou à distance, et y lâcher des catasondes.

On peut aussi repérer la pluie associée avec la tempête par radar météorologique lorsqu'elle s'approche relativement près des côtes. Ceci donne des informations sur la structure et l'intensité des précipitations. Les satellites géostationnaires et circumpolaires peuvent obtenir des informations en lumière visible et en infrarouge partout au-dessus du globe. On en tire l'épaisseur des nuages, leur température, leur organisation et la position du système ainsi que la température de surface de la mer. Certains nouveaux satellites à orbite basse sont même équipés de radars.
Prévisions
Article détaillé : Prévision des cyclones tropicaux.
Diminution évidente de l'erreur de position de la trajectoire depuis les années 1970.

Les systèmes tropicaux se situent à la limite inférieure de l'échelle synoptique. Comme les systèmes des latitudes moyennes, ils dépendent donc de la position des crêtes barométriques, anticyclones et des creux environnants mais la structure verticale des vents et le potentiel de convection y est également critique, comme pour les systèmes de méso-échelle. Les prévisionnistes tropicaux considèrent encore que le meilleur indicateur instantané du déplacement de ces systèmes est encore le vent moyen dans la troposphère où se trouve le cyclone et la trajectoire lissée notée antérieurement. Dans le cas d'un environnement avec beaucoup de cisaillement, l'utilisation du vent moyen de basse altitude, comme celui de 700 hPa à environ 3 000 mètres, est cependant meilleure31.

Pour une prévision à plus long terme, des modèles de prévision numérique du temps ont été développés spécialement pour les systèmes tropicaux. En effet, la combinaison d'une circulation en général assez faible dans les Tropiques et une grande dépendance de la convection sur les cyclones tropicaux nécessite une analyse et un traitement à très fine résolution qui ne sont pas présents dans les modèles normaux. De plus, ceux-ci incorporent des paramètres des équations primitives atmosphériques qui sont souvent négligés à plus large échelle. Les données d'observations obtenues par le biais des satellites météorologiques et des chasseurs d'ouragans sont injectées dans ces modèles pour accroître la précision. On voit à droite un graphique de l'évolution de l'erreur sur la position de la trajectoire depuis les années 1970, en milles marins, dans le bassin de l'Atlantique Nord sur les prévisions du National Hurricane Center32. On remarque qu'à toutes les périodes de prévision, l'amélioration est très importante. Pour ce qui est de l'intensité des systèmes, l'amélioration a été moindre33 à cause de la complexité de la micro-physique des systèmes tropicaux et des interactions entre les échelles méso et synoptiques.
Tendances et réchauffement climatique
Article détaillé : Réchauffement climatique.

Le développement de cyclones est un phénomène irrégulier et le début des mesures fiables de la vitesse des vents ne remonte qu'au milieu du XXe siècle25. Une étude publiée en 2005 montre une augmentation globale de l'intensité des cyclones entre 1970 et 2004, leur nombre total étant en diminution pendant la même période34,35,36. Selon cette étude, il est possible que cette augmentation d'intensité soit liée au réchauffement climatique, mais la période d'observation est trop courte et le rôle des cyclones dans les flux atmosphériques et océaniques n'est pas suffisamment connu pour que cette relation puisse être établie avec certitude. Une seconde étude, publiée un an plus tard, ne montre pas d'augmentation significative de l'intensité des cyclones depuis 198637,38. La quantité d’observations à notre disposition n’est en fait statistiquement pas suffisante.

Ryan Maue, de l'université de Floride, dans un article intitulé « Northern Hemisphere tropical cyclone activity », observe pour sa part une baisse marquée de l'activité cyclonique depuis 2006 dans l'hémisphère nord par rapport aux trente dernières années39. Il ajoute que la baisse est probablement plus marquée, les mesures datant de trente ans ne détectant pas les activités les plus faibles, ce que permettent les mesures d'aujourd'hui. Pour Maue, c'est possiblement un plus bas depuis cinquante ans que l'on observe en termes d'activité cyclonique. Christopher Landsea, de la NOAA et un des anciens coauteurs du rapport du GIEC, estime lui aussi que les mesures passées sous-estiment la force des cyclones passés et sur-valorisent la force des cyclones actuels40,41.

On ne peut donc pas déduire que l'augmentation de spectaculaires ouragans depuis 2005 soit une conséquence directe du réchauffement climatique. Cette augmentation pourrait être due à l’oscillation entre périodes froides et chaudes de la température de surface des bassins océaniques comme l’oscillation atlantique multidécennale. Le cycle chaud de cette variation à lui seul permet de prédire des ouragans plus fréquents pour les années 1995 à 2020 dans l'Atlantique Nord25. Les simulations informatiques ne permettent également pas dans l'état actuel des connaissances de prévoir d'évolution significative du nombre de cyclones lié à un réchauffement climatique à cause des autres effets mentionnés qui brouillent la signature42. Dans la seconde moitié du XXIe siècle, lors de la prochaine période froide de l’Atlantique Nord, le réchauffement climatique pourrait donner un signal plus clair25.
Effets
Photographe japonais filmant les dégâts laissés par le typhon Vera en banlieue de Nagoya, Japon, en septembre 1959. Le bilan humain s'éleva à 5 098 morts.
L'après-coup de l'ouragan Andrew (1992), le second cyclone tropical le plus coûteux de l'histoire des États-Unis, après Katrina (2005).

Le relâchement de chaleur latente dans un cyclone tropical mature peut excéder 2×1019 joules par jour43,44. Cela équivaut à faire détoner une bombe thermonucléaire de 10 mégatonnes toutes les 20 minutes45 ou 200 fois la capacité instantanée de production électrique mondiale44. Les cyclones tropicaux au grand large causent de grosses vagues, de la pluie forte, et des vents violents, ce qui compromet la sécurité des navires en mer. Toutefois, les effets les plus dévastateurs des cyclones tropicaux se produisent quand ils frappent la côte et entrent dans les terres. Dans ce cas, un cyclone tropical peut causer des dommages de quatre façons :

vents violents : des vents de force d'ouragan peuvent endommager ou détruire des véhicules, des bâtiments, des ponts, etc. Les vents forts peuvent aussi transformer des débris en projectiles, ce qui rend l'environnement extérieur encore plus dangereux ;
onde de tempête : les tempêtes de vent, y compris les cyclones tropicaux, peuvent causer une montée du niveau de la mer et des inondations dans les zones côtières ;
houle cyclonique : les cyclones tropicaux génèrent de fortes houles avant leur arrivée. Ce phénomène est source de dégâts, surtout dans les baies ou les plaines littorales, les vagues pouvant atteindre une vingtaine de mètres de haut46. Le cyclone peut avoir une trajectoire parallèle à la côte, sans jamais l'affecter directement, mais comme la houle se propage latéralement, elle va donner une grosse mer à une grande distance. Ainsi, il arrive souvent que des noyades soient rapportées sur les côtes lors du passage d'un cyclone au large à cause des vagues et de la création d'un courant d'arrachement.
pluie forte : les orages et les fortes pluies provoquent la formation de torrents, emportant les routes et provoquant des glissements de terrain ;
tornades : les orages imbriqués dans le cyclone donnent souvent naissance à des tornades. Bien que ces tornades soient normalement moins intenses que celles d'origine non-tropicale, elles peuvent encore provoquer d'importants dommages. Elles se produisent surtout à la bordure externe du système après son entrée sur les terres, là où le cisaillement des vents est important à cause de la friction47,48,49,50. Parmi ces tornades, les cyclones tropicaux sont particulièrement susceptibles de donner le phénomène rare des tornades anticycloniques puisque la rotation est induite à très bas niveau par le relief.

Les effets secondaires d'un cyclone tropical sont souvent aussi destructeurs, notamment les épidémies. Le milieu humide et chaud dans les jours qui suivent le passage du cyclone, conjugué à la destruction des infrastructures sanitaires, augmente le risque de propagation d'épidémies, qui peuvent tuer longtemps après le passage du cyclone. À ce problème peut s'ajouter celui des pannes de courant : les cyclones tropicaux causent souvent de lourds dommages aux installations électriques, privant de courant la population, coupant les communications et nuisant aux moyens de secours et d'intervention. Ceci rejoint le problème des transports, puisque les cyclones tropicaux détruisent souvent des ponts, viaducs, et routes, ralentissant considérablement le transport de vivres, de médicaments et de matériel de secours vers les zones sinistrées. Paradoxalement, le passage meurtrier et destructeur d’un cyclone tropical peut avoir des effets positifs ponctuels sur l’économie des régions touchées, et du pays en général, ou plutôt sur son PIB dans certains secteurs comme la construction51. Par exemple, en octobre 2004, après une saison cyclonique particulièrement intense dans l'Atlantique, 71 000 emplois ont été créés dans le bâtiment pour réparer les dégâts subis, notamment en Floride.

Un cyclone peut aussi avoir des effets durables sur la population ; un exemple rendu célèbre par Oliver Sacks52 est le cyclone Lengkieki, qui a dévasté l'atoll de Pingelap, en Micronésie, vers 1775. Le typhon et la famine qui a suivi n'ont fait qu'une vingtaine de survivants, dont l'un était porteur d'un gène de l'achromatopsie, maladie génétique dont les principaux symptômes sont une absence totale de vision des couleurs, une acuité visuelle très réduite et une forte photophobie. Quelques générations plus tard, entre 8 et 10 % de la population est atteinte d'achromatopsie, et environ 30 % des habitants de l'atoll sont porteurs sains du gène.
Protection et prévention
Maison conçue pour résister aux cyclones (ici après l'ouragan Dennis de 2005).

On ne peut totalement se protéger des effets des cyclones tropicaux. Cependant, en zone à risque, un aménagement adapté et prudent du territoire peut permettre de limiter les dégâts humains et matériels dus aux vents, aux précipitations et aux inondations. Une architecture offrant moins de prise au vent, l'absence de construction en zones humides, des réseaux électriques enterrés et isolés de l'eau, le maintien ou la restauration de zones humides tampons, et de mangroves et forêts littorales, la préparation des populations, des antennes et éoliennes qu'on peut « coucher » le temps de la tempête, etc. peuvent y contribuer. En 2008, la FAO a par exemple estimé que si la mangrove du delta de l'Irrawaddy (Birmanie), existant avant 1975 (plus de 100 000 hectares), avait été conservée, les conséquences du cyclone Nargis auraient été au moins deux fois moindres53.
Dissipation artificielle

En raison du coût économique considérable provoqué par les cyclones tropicaux, l’homme cherche par tous les moyens à en prévenir l’apparition. Dans les années 1960 et 1970, sous l’égide du gouvernement américain, dans le cadre du projet « Stormfury », on a tenté de procéder à l’ensemencement des tempêtes tropicales avec de l’iodure d'argent54,55. Grâce à une structure cristalline proche de celle de la glace, l'iodure joue le rôle d'agent de nucléation des gouttelettes d'eau qui transformeront la vapeur d'eau en pluie. Le refroidissement créé, pensait-on, pourrait provoquer l’effondrement de l’œil du cyclone et réduire les vents violents. Le projet a été abandonné après qu’on se fut rendu compte que l’œil se reforme naturellement dans les cyclones de forte intensité et que l’ensemencement a des effets trop réduits pour être réellement efficace. De plus, des études subséquentes ont montré que l'ensemencement avait peu de chances d'augmenter la quantité de pluie car la quantité de gouttelettes en surfusion dans un système tropical est trop bas comparativement à des orages violents des latitudes moyennes56.

D’autres approches ont été envisagées comme le remorquage d’icebergs dans les zones tropicales pour refroidir l’eau en deçà du point critique, le déversement dans les eaux océaniques de substances qui empêchent l’évaporation ou même le pompage des eaux plus froides venant du fond56. Le « projet Cirrus » envisageait de jeter de la glace sèche sur le cyclone et certains ont même suggéré de faire exploser des bombes atomiques dans les cyclones56. Toutes ces approches souffrent d’un défaut majeur : un cyclone tropical est un phénomène thermique trop massif pour être contenu par les trop faibles techniques physico-chimiques disponibles. En effet, il s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres de diamètre et la chaleur libérée toutes les vingt minutes correspond à l'explosion d'une bombe nucléaire de 10 mégatonnes pour un ouragan moyen56. L'arsenal nucléaire mondial représentait en 1999 seulement 20 % de l'énergie libérée durant la vie moyenne d'un tel système56. Même la surface parcourue par un œil moyen de 30 km de diamètre couvre des dizaines de milliers de kilomètres carrés en 24 heures, et modifier la température de la mer le long de cette surface serait déjà un projet colossal qui nécessiterait en plus une connaissance parfaite de sa trajectoire56.
Cyclones notables
Article détaillé : Liste des cyclones tropicaux au nom retiré par bassin.

Il n'y a guère de données écrites antérieures au XIXe siècle sur le continent américain concernant spécifiquement des données météorologiques. En Extrême-Orient, les données sont beaucoup plus anciennes et complètes. Il existe par exemple, un registre des typhons qui se sont produits sur les Philippines entre 1348 et 1934. Il existe cependant des méthodes scientifiques permettant d'identifier et de dater des événements anciens57, constituant une paléotempestologie, terme créé en 1996 par Kerry Emanuel. Ce sont en particulier l'étude des sédiments des lacs côtiers montrant la présence de sable marin, la relative pauvreté en oxygène 18, un isotope lourd, qu'on peut retrouver dans les cernes des arbres ou dans les concrétions des grottes.
Cyclones historiques

Avant le XXe siècle, comme mentionné antérieurement, il n'y avait pas de façon systématique de nommer les cyclones, ouragans et typhons, mais certains sont quand même passés à l'Histoire. La plupart des pays dans les zones affectées ont suivi la tradition lancée par les Américains et les Australiens depuis ce temps. L’Organisation météorologique mondiale, lors de la rencontre annuelle du comité de surveillance des cyclones tropicaux en mars ou avril, décide des listes de noms potentiels pour les cyclones tropicaux. Les pays affectés par des cyclones particulièrement intenses et ayant causé de forts dommages peuvent proposer de retirer le nom de ceux-ci des listes futures, ce qui les fait aussi passer à l'Histoire.
Océan Atlantique

Parmi les ouragans célèbres, dont le nom a été retiré ou non, de l'Atlantique Nord, on note :
Ouragans les plus coûteux du bassin Atlantique de 1900 à 2010
Dommages totaux ajustés au coût de la vie58,59 Rang Ouragan Saison Coût (2010)
(milliards de $US)
1 Miami 1926 164,8
2 Katrina 2005 113,4
3 Galveston 1900 104,3
4 Second ouragan
de Galveston 1915 71,3
5 Andrew 1992 58,5
6 Nouvelle-Angleterre 1938 41,1
7 Cuba–Floride 1944 40,6
8 Okeechobee 1928 35,2
9 Ike 2008 29,5
10 Donna 1960 28,1


Ouragans les plus meurtriers
Rang Ouragan Saison Morts
1 Grand ouragan 1780 27 500
2 Mitch 1998 11 000 – 18 000
3 Ouragan de Galveston 1900 8 000 – 12 000
4 Fifi-Orlene 1974 8 000 – 10 000
5 République dominicaine 1930 2 000 – 8 000
6 Flora 1963 7 186 – 8 000
7 Pointe-à-Pitre 1776 6 000+
8 Ouragan de Terre-Neuve 1775 4 000 – 4 163
9 Ouragan Okeechobee 1928 4 075+
10 Ouragan San Ciriaco 1899 3 433+
Ouragans les plus intenses60
Mesurés par la pression centrale Rang Ouragan Saison Pression (hPa)
1 Wilma 2005 882
2 Gilbert 1988 888
3 Ouragan de la Fête du travail 1935 892
4 Rita 2005 895
5 Allen 1980 899
6 Katrina 2005 902
7 Camille 1969 905
Mitch 1998 905
Dean 2007 905
10 Ivan 2004 910

D'autres ouragans célèbres :

Liste des noms retirés d'ouragans dont :
David, en 1979 sur l'île de la Martinique et sur la Dominique ;
Hugo, en 1989 est le plus violent à avoir frappé les Antilles ;
Ouragan Luis, en 1995 qui a fappé les îles Françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy
Floyd, en 1999, le long des côtes américaines, avec un fort impact en Caroline du Nord.
Ouragan Gustav, en 2008 qui a frappé Cuba et La Nouvelle-Orléans
Sandy, en 2012 qui a frappé New York.

Océan Pacifique
Ouragans et cyclones
importants Nom Catégorie Pression
hPa(mbar) Année
Ouragan Patricia
(le plus puissant du Pacifique centre et est et de l'Atlantique Nord combinés) 5 879 2015
Ouragan Ioke 5 920 2006
Cyclone Ingrid 5 924 2005
Cyclone Larry 5 915 2006
Cyclone Erica 5 915 2003
Cyclone Heta 5 915 2003
Typhons les plus intenses
du Pacifique Ouest Rang Nom Pression
hPa(mbar) Année
1 Typhon Tip 870 1979
2 Typhon Gay 872 1992*
2 Typhon Ivan 872 1997*
2 Typhon Joan 872 1997*
2 Typhoon Keith 872 1997*
2 Typhon Zeb 872 1998*
*Pression centrale estimée avec les données
des satellites météorologiques seulement.
Océan Indien

Pré-1950

Cyclone de 1948 sur l'île de la Réunion

Années 1950-2000

cyclone Denise, en janvier 1966 sur l'île de la Réunion, détient le record de pluie en 12 heures61
cyclone de Bhola, en 1970, ayant fait entre 300 000 et 500 000 morts
cyclone Hyacinthe, en 1980 sur l'île de la Réunion, détient le record de pluie sur 10 et 15 jours61
cyclone Firinga en 1989 sur l'île de la Réunion
cyclone Gorky de 1991 qui fit 138 000 victimes au Bangladesh
cyclone d'Orissa de 1999 qui fit 10 000 morts en Inde

Années 2000

Cyclone Dina, en 2002 sur l'île de la Réunion et sur l' Île Maurice
cyclone Sidr de 2007 qui tua plus de 3 000 personnes au Bangladesh
cyclone Gamède, en 2007 sur l'île de la Réunion
cyclone Nargis qui frappa la Birmanie en 2008 et tua, selon estimation, au moins 100 000 personnes

Extrêmes mondiaux
Intensité
[afficher]
v · m
Cyclone tropical le plus intense par bassin selon la pression ou les vents

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a homologué début 2010 le record du vent le plus violent jamais observé scientifiquement, hors ceux des tornades, de 408 km/h le 10 avril 1996 à l'Île de Barrow (Australie-Occidentale) lors du passage du cyclone Olivia62. Le précédent record de 372 km/h observé scientifiquement datait d'avril 1934 au sommet du Mont Washington (New Hampshire) aux États-Unis62. Cependant, le cyclone Olivia n'est pas considéré lui-même comme le plus violent à avoir affecté la région australienne car ce record ne représente pas l'intensité générale du système.
Dimensions
Dimensions relatives entre le typhon Tip et le cyclone Tracy sur une carte des États-Unis.

Typhon Tip, en octobre 1979, est le cyclone tropical de plus grand diamètre, 2 170 km63,26. A contrario, le cyclone Tracy, en décembre 1974, est le plus petit avec seulement 96 km26,64. Ces diamètres représentent la distance intérieure au système où les vents atteignent au moins la force de coups de vents (62 km/h).
Ondes de tempête

Les cyclones tropicaux causent des ondes de tempête qui déferlent sur les côtes. Celles-ci dépendent de la force du vent, du gradient de pression vers l'œil du cyclone et du diamètre de la tempête. Plus les vents sont forts, plus la poussée sur l’océan est grande mais des vents plus faibles peuvent être compensés par un plus grand diamètre autour du système où on les retrouve. De plus, le contour du fond marin le long de la côte, en particulier une rapide remontée du fond, va les amplifier.

Parmi les trois ondes les plus hautes jamais rapportées, celle de l’ouragan Katrina de 2005 : le plus large ouragan de catégorie 5 a eu la plus haute onde de tempête des ouragans de l’Atlantique Nord avec 8,5 mètres65. Vient ensuite l’ouragan Camille de 1969, avec des vents de force identique à ceux de Katrina mais de diamètre plus petit, les météorologues ayant relevé une onde de 7,2 mètres.

Il est possible que de plus importantes ondes aient déferlé avant les prises de mesure modernes mais c'est le cyclone Mahina de 1899 qui est en général reconnu comme celui ayant produit la plus haute onde de tempête mondialement consignée : 14,6 mètres66,67,68. Une étude en 2000 a remis en question ce record en regardant les dépôts marins dans la région concernée et en utilisant un modèle de simulation mathématique pour calculer l'onde de tempête avec les données météorologiques et océanographiques disponibles69.
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:01

Représentations

Ses représentations varient : il est parfois considéré comme un ouragan destructeur, ou comme un monstre cracheur de flammes. Hésiode dans la Théogonie et Apollodore dans sa Bibliothèque font de lui le père de plusieurs monstres tels que le chien infernal Cerbère, la Chimère, le lion de Némée, l'aigle du Caucase, le Sphinx, la laie de Crommyon, le chien bicéphale Orthos, ainsi que deux dragons (Ladon et l'Hydre de Lerne), tous nés de son union avec la déesse-vipère Échidna. D’après Hygin, il est également le père des Gorgones. Chez Homère, dans l’Iliade1, il est frappé par la foudre de Zeus alors qu'il se cache au pays des Arimes, sa patrie et celle d’Échidna ; Zeus y vainquit Typhon, et l'y enterra2, en Cilicie de Troade. Hésiode place le combat à la suite de la Titanomachie, Gaïa ayant enfanté Typhon pour venger la défaite des Titans3, et ajoute que de la dépouille de Typhon vaincu naquirent les vents malfaisants ou irréguliers3. Selon Pindare, Zeus enferme ensuite Typhon sous l'Etna4 dont il cause les éruptions.
Récits mythologiques

Dans les innombrables versions post-hésiodiques du mythe (Apollodore, Bibliothèque ; Ovide, Métamorphoses, V ; Nonnos, Dionysiaques, III, etc.), probablement influencées par la légende égyptienne d'Osiris, d'Horus et de Seth, le combat de Typhon contre Zeus fait l'objet d'un récit plus détaillé : Typhon grandit en l'espace d'une journée, sa tête finit par atteindre le Ciel et sa vue déclenche une peur panique dans l'Olympe, aussitôt déserté de ses trente mille habitants divins qui, pour lui échapper, se métamorphosent en oiseaux, tandis que Typhon menace pêle-mêle Zeus de l'enchaîner ainsi que Poséidon dans le Tartare, d'épouser Héra, de libérer les Titans, de leur donner les déesses comme épouses ou comme servantes et de faire des jeunes dieux ses propres valets.

Les Olympiens les plus puissants, donc les plus menacés, partent alors se cacher dans le désert égyptien, où ils revêtent provisoirement l'apparence d'inoffensifs animaux : Héra se change en vache, Aphrodite en poisson, Artémis en chatte, Léto en musaraigne, Apollon en corbeau ou en milan, Arès en sanglier ou en poisson, Dionysos en bouc, Héphaïstos en bœuf, Hermès en ibis, Héraclès en faon, etc., Athéna seule restant stoïquement aux côtés de son père Zeus. Armé de la faucille dentelée qui avait permis jadis à Cronos de castrer son père Ouranos, Zeus défie Typhon en combat singulier, mais le monstre réussit à le désarmer et à lui sectionner les tendons des bras et des chevilles à l'aide de la faucille, avant de transporter Zeus inerte dans sa caverne et d'en confier la garde au dragon femelle Delphyné.

Un allié de dernière minute (selon les traditions, Hermès, Pan, Égipan ou Cadmos, que Zeus récompense plus tard en lui donnant pour épouse la déesse Harmonie) parvient néanmoins à endormir Delphyné et à se faire remettre par la ruse la dépouille et les tendons de Zeus. Ce dernier, sitôt « recousu », s'empare de sa foudre et se lance à la poursuite de Typhon, que les Moires ont entre temps dupé en lui faisant manger des fruits éphémères supposés lui conférer l'immortalité mais destinés en fait à l'affaiblir. Typhon foudroyé alors même où il atteignait la Sicile, est alors enseveli sous l'Etna ou il « rejoint » un autre ennemi de Zeus presque aussi dangereux que lui, le Géant Encelade. (Références mentionnées op.cit., les récits différant sensiblement d'une version à l'autre.)
Lien avec l'Égypte

Typhon a été identifié aux divinités égyptiennes Seth, frère ennemi du dieu royal Osiris, et Apophis, dieu-serpent du chaos menaçant d'annihiler l’œuvre du dieu suprême Râ. Apollonius de Rhodes (Argonautiques) et Plutarque (Vie d'Antoine) placent Typhon sous les eaux du lac Serbonis, que selon Plutarque les Égyptiens appellent « les soupiraux par où le géant Typhon respire ». Il est de fait une divinité totalement maléfique, réalisant là un dualisme rencontré dans plusieurs religions. Il est l'équivalent du diable.
Lien avec l'Orient

Typhon est le nom donné aux cyclones tropicaux dans le Pacifique Nord à l'ouest de la ligne de changement de date. Le mot viendrait du monstre de la mythologie grecque responsable des vents chauds. Le terme aurait voyagé vers l'Asie par l'arabe (طوفان, tūfān) puis aurait été récupéré par les navigateurs portugais (tufão). D'autre part, les Chinois utilisent 台风 (« grand vent ») prononcé tai fung en cantonais. On retrouve aussi ce terme sur l'archipel nippon sous la forme du sino-japonais taifū (たいふう?), que l'on peut écrire avec les caractères 台風 ou 颱風.
Liens avec l'Etna

D'après Haraldur Sigurðsson, Typhon fait partie, avec Hadès, Perséphone et Héphaïstos, des principaux personnages auxquels les volcans sont associés dans la mythologie grecque, où ils jouent un rôle significatif5. Selon ce volcanologue islandais auteur d'une histoire de la volcanologie, Typhon fut, dans la légende, emprisonné sous l'Etna pour s'être rebellé contre les dieux, Zeus compris. En captivité, Typhon présente cent têtes de dragons sortant de ses épaules. Ses yeux crachent des flammes, sa langue est noire et il a une voix horrible5. Aussi, la légende veut qu'à chaque fois que le monstre s'étire ou se retourne dans sa prison, l'Etna gronde et la Terre craque, de sorte que les éruptions volcaniques de cette montagne seraient en fait causées par les mouvements du Géant5. D'après Sigurðsson, la croyance veut également que si ce dernier devient trop remuant, Zeus lance des éclairs vers la Terre pour le maintenir sous son contrôle5. Pour le reste, c'est Héphaïstos qui est supposé être son gardien, et Sigurðsson indique que c'est parce qu'il place sa tête sur son enclume que Typhon s'agite5.

L'association de Typhon à l'Etna a été représentée dans l'art, notamment sur une gravure le montrant emprisonné sous le volcan dans The Temple of the Muses, ouvrage de Zachariah Chatelain paru à Amsterdam en 17335.
Représentations artistiques
Typhon dans la frise Beethoven, de Gustav Klimt

Il est représenté sur les fresques d'une des tombes étrusques peintes du site des nécropoles de Monterozzi et lui donne son nom : la tombe du Typhon.

La représentation moderne la plus célèbre est le tableau médian de la frise Beethoven de Gustav Klimt, peint en 1902 (Galeries du Belvédère, Vienne). Sous le titre Puissances ennemies, il s'agit d'une allégorie de la 9e symphonie de Beethoven. Typhon y est représenté sous la forme d'un immense singe ailé, à la mâchoire entrouverte et aux yeux glauques, Son corps se prolonge de longs serpents enchevêtrés. À sa droite sont représentées les Gorgones et à sa gauche, trois femmes dénudées symbolisant le Désir sensuel (ou Luxure), la Volupté et l'Intempérance.
Notes et références

↑ Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], II, 783.
↑ Bonnafé 1993, p. 83, 160
↑ a et b Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], 821-880.
↑ Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], Pythiques, I, 15 et suiv.
↑ a, b, c, d, e et f (en) Haraldur Sigurðsson, Melting the Earth: The History of Ideas on Volcanic Eruptions, New York et Oxford, Oxford University Press, 1999.

Dans la mythologie grecque, Typhon, ou Typhée (en grec ancien Τυφάων / Tupháôn ou Τυφωεύς / Tuphôeús, de τῦφος / tũphos, « la fumée »), est une divinité primitive malfaisante. Il est le fils de Gaïa (la Terre) et de Tartare. Selon les légendes, il est considéré comme le Titan des vents forts et des tempêtes.

Cependant, une autre tradition (Hymne homérique à Apollon) le rajeunit de plusieurs générations en faisant de lui un démon enfanté par Héra sans aucun concours masculin. Mécontente d'avoir vu Zeus engendrer seul sa fille Athéna, elle aurait invoqué Gaïa, Cronos et les Titans afin d'enfanter seule un enfant mâle plus puissant que les autres dieux, et aurait été exaucée. Cette tradition post-hésiodique liée au cycle d'Apollon rapporte en outre que c'est à un autre monstre, le dragon femelle Python qu'Héra aurait confié Typhon à la naissance.

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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:04

L'archéologie et les études d'ADN suggèrent que les Amériques furent peuplées par des émigrants proto-asiatiques de Sibérie il y a 17 000 à 10 000 ans. Depuis l'Alaska, les descendants de ces premiers immigrants auraient progressivement peuplé le reste de l'Amérique du Nord, puis de l'Amérique du Sud. Certains travaux récents suggèrent aussi qu'il y aurait eu avant cette époque des migrants venus de l'Europe et qui auraient traversé sur la banquise qui reliait les deux continents au plus fort de la glaciation. Certaines données archéologiques plaideraient en faveur de cette première vague (pointe de flèche typique, etc.). Mais cette dernière théorie est encore controversée.

Là où ces langues sont parlées par ces immigrants et les procédés par lesquels l'actuelle diversité des langues amérindiennes s'est constituée, sont des sujets spéculatifs. Quelques preuves suggèrent que les locuteurs na-dené et eskimo-aléoutes arrivèrent séparément de Sibérie quelque temps après les premiers.

Plusieurs langues amérindiennes ont développé leur propre écriture, comme les langues mayas ou le nahuatl. Beaucoup adoptèrent plus tard l'alphabet latin ou conçurent une écriture plus adaptée à leurs particularismes.

À la suite de l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique en 1492, l'espagnol, l'anglais, le portugais, le français et le néerlandais furent apportés par les colons européens et constituent actuellement les langues officielles des états indépendants d'Amérique, bien que la Bolivie, l'Équateur, le Paraguay et le Pérou possèdent une ou plusieurs langues amérindiennes officielles en plus de l'espagnol. Plusieurs créoles se sont également développés.
Locuteurs

Le nombre de locuteurs varie énormément selon la langue amérindienne. Le quechua, l'aymara, le guarani et le nahuatl, qui ont un statut officiel en Bolivie, au Pérou, au Paraguay et au Mexique respectivement, en possèdent plusieurs millions. La langue mapuche compte quelques demi-millions de locuteurs du sud du Chili et de l'Argentine. D'autres ne comptent plus que quelques locuteurs âgés. Beaucoup de langues amérindiennes sont menacées et beaucoup d'autres éteintes.

L'attitude générale des colonisateurs européens et des États qui leur ont succédé envers les langues amérindiennes variait d'un manque de considération bénin à une suppression active.
Familles de langues et isolats par région

Les langues amérindiennes, quoique très diverses, peuvent selon les théories encore contestées de certains linguistes (Greenberg, Ruhlen) être regroupées en trois grandes familles :

les langues eskimo-aléoutes parlées à l'extrême nord du continent en Alaska, au Canada et au Groenland ;
les langues na-déné parlées dans l'ouest canadien et en Alaska ;
les langues amérindes qui regrouperaient toutes les autres langues amérindiennes. L'un des points communs majeurs des langues amérindes serait un pronom de la première personne en « n- » et un pronom de la seconde personne en « m- ».

Pour les familles de langues, le nombre entre parenthèses correspond au nombre de langues dans cette famille.
Familles de langues amérindiennes et isolats en Amérique du Nord
Groenland, Canada et États-Unis
Familles (nord)

langues algiques (dont les langues algonquiennes) (29)
langues alséanes (2)
langues caddoanes (5)
langues chimakuanes (2)
langues chinooks (3)
langues chumash (6)
langues comecrudanes (3)
langues coos (2)
Langues costanoanes (7)
langues eskimo-aléoutes (7)
langues iroquoiennes (11)
langues kalapuyanes (3)
langues keresanes (3)
langues kiowa-tanoanes (7)
langues maiduanes (4)
Langues miwok
langues muskogéennes (6)
langues na-dené (40)
langues palaihnihanes (2)
Langues sahaptiennes (2)
langues pomo (7)
langues salish (23)
langues shastanes (4)
Langues siouanes (16)
Langues siuslawanes (États-Unis : Oregon)
langues tsimshianiques (2)
langues uto-aztèques (31)
langues wakashanes (6)
langues wintuanes (4)
langues yokuts (3)
Langues yukianes (2)
langues yumanes (11)

Isolats et langues non classées (nord)

adai (États-Unis : Louisiane, Texas)
aranama (États-Unis : Texas)
atakapa (États-Unis : Louisiane, Texas)
beothuk (Canada : Terre-Neuve)
cayuse (États-Unis : Oregon, Washington)
chimariko (États-Unis : Californie)
chitimacha (États-Unis : Louisiane)
coahuilteco (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cotoname (Nord-Est du Mexique; États-Unis : Texas)
esselen (États-Unis : Californie)
haïda (Canada : Colombie-Britannique - États-Unis : Alaska)
karankawa (États-Unis : Texas)
karuk (États-Unis : Californie)
klamath (États-Unis: Oregon)
kutenai (Canada : Colombie Britannique - États-Unis : Idaho, Montana)
molala (États-Unis: Oregon)
natchez (États-Unis : Mississippi, Louisiane)
salinan (États-Unis : Californie)
solano (Nord-Est du Mexique; États-Unis : Texas)
takelma (États-Unis : Oregon)
timucua (États-Unis : Floride, Géorgie)
tonkawa (États-Unis : Texas)
tunica (États-Unis : Mississippi, Louisiane, Arkansas)
washo (États-Unis : Californie, Nevada)
yana (États-Unis : Californie)
yuchi (États-Unis : Géorgie, Oklahoma)
zuñi (États-Unis : Nouveau Mexique)

Amérique centrale
Familles (centrale)

langues algiques (Amérique du Nord et Amérique centrale) (29)
langues chibchanes (Amérique centrale et Amérique du Sud) (22)
langues jicaques
langues lencas
langues mayas (31)
langues misumalpanes
langues mixe-zoque (19)
langues oto-mangues (27)
langues tequistlatèques (3)
langues totonaques (2)
langues uto-aztèques (Amérique du Nord et Amérique centrale) (31)
Langues yumanes (Amérique du Nord et Amérique centrale) (11)

Isolats et langues non classées (centrale)

alagüilac (Guatemala)
coahuilteco (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cotoname (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cuitlatèque (Mexique: Guerrero)
guaicura
huave (Mexique: Oaxaca)
huchití
huetar (Costa Rica)
maratino (Nord-Est du Mexique)
naolan (Mexique: Tamaulipas)
pericú
quinigua (Nord-Est du Mexique)
seri (Mexique: Sonora)
solano (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
tarasque (Mexique: Michoacán)
xinca

Amérique du Sud
Familles (sud)

langues alakalufanes (2)
langues arawanes (Cool
langues arawakiennes (Amérique du Sud et Antilles) (60)
langues arutani-sape (2)
langues aymaranes (3)
langues barbacoanes (6)
langues cahuapananes (2)
langues caribes (29)
langues catacaoanes (en)
langues chapakura (9)
langues charruanes
langues chibchanes (Amérique centrale et Amérique du Sud) (22)
langues chimuanes (en)
langues chocó (10)
langues cholonanes
langues chon (2)
langues guahibanes (2)
langues guamo
langues huarpéanes
langues jirajaranes (3)
langues jivaro (4)
langues katukinanes (3)
langues lule-vilela
langues macro-jê (32)
langues maku (6)
langues lengua-mascoy (5)
langues mataguayo (11)
langues mosetenanes
langues mura (4)
langues nambikwaranes (5)
langues otomaco (2)
langues pano-tacananes (30)
langues peba-yaguanes (2)
langues quechuas (46)
langues salivanes (2)
langues timote-cuica (2)
langues tiniguanes (2)
langues tucanoanes (25)
langues tupi (70)
langues uru-chipaya (2)
langues waykuruanes
langues witotoanes (6)
langues yanomami (4)
langues zamucoanes (2)
langues zaparoanes (7)

Isolats et langues non classées (sud)

aguano (†)
ahuaqué
aikaná (Brésil : Rondônia)
andaquí (†)
andoke (Colombie, Pérou)
andoquero (†)
auishiri
baenan (Brésil: Bahia) (baenán, baenã)
betoi (Colombie)
camsá (Colombie)
candoshi
canichana (Bolivie)
cañar
cara
carabayo
cayubaba (Bolivie)
chachapoya
chiquitano
coeruna (Brésil) (†)
cofán (Colombie, Équateur)
cueva
culle (Pérou)
cunza
diaguita (Argentine)
esmeraldeño (†)
fulnió
gamela (Brésil : Maranhão)
gorgotoqui (Bolivie)
guató
harakmbut
hoti (Venezuela)
huamoé (Brésil : Pernambuco)
huaorani (Ecuador, Peru)
irantxe (Brésil : Mato Grosso)
itonama (Bolivie)
jeikó (†)
jotí (Venezuela)
kaimbe
kaliana
kapixaná
karirí (Brésil : Paraíba, Pernambuco, Ceará)
katembrí (†)
kawésqar
koayá (Brésil : Rondônia)
koihoma (Peru) (†)
kukurá (Brésil : Mato Grosso)
leko
maku
malibú
mapudungun (Chili, Argentine)
matanawí
mocana
mochita (†)
movima (Bolivie)
muniche (Pérou)
mutú
muzo (Colombia) (†)
natú (Brésil : Pernambuco)
nonuya (Peru, Colombia)
ofayé
vieux Catío-Nutabe (Colombie) (†)
omurana (Pérou)
otí (Brésil: São Paulo) (†)
páez
pakarara (†)
palta
panche (†)
pankararú (Brésil : Pernambuco)
pantagora (†)
panzaleo (Équateur)
puquina (Bolivie)
puruhá
pijao
resígaro
rikbaktsá
sabela (Équateur, Pérou)
salumã (Brésil)
sechura
tairona (Colombie)
tarairiú (Brésil : Rio Grande do Norte)
taruma (†)
taushiro (Pérou)
tequiraca (Pérou)
ticuna (Colombie, Pérou, Brésil)
trumai (Brésil : Xingu, Mato Grosso)
tuxá (Brésil : Bahia, Pernambuco)
urarina
wakona (†)
warao (Guyana, Surinam, Venezuela)
xokó (Brésil : Alagoas, Pernambuco)
xukurú (Brésil : Pernambuco, Paraíba)
Yagan (Chili)
yaruro
yuracare (Bolivie)
yuki (Colombie, Brésil)
yuri (Colombie, Brésil)
yurumanguí (Colombie)

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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:06

Pourtant,

Langues amérindiennes
Article détaillé : Langues amérindiennes.
Les principales familles de langues amérindiennes (à l'exception du quechua, aymara et mapudungun).

La population indienne, chiffrée par millions, a été progressivement refoulée vers l'intérieur du continent. Paradoxalement, l'importance de cette population locutrice ne garantit en rien la pérennité des langues amérindiennes, qui sont pour la plupart menacées d'extinction.

On distingue habituellement ces langues selon l'importance recensée de la population locutrice.
« Grandes » langues

On dénombre habituellement quatre « grandes » langues amérindiennes en Amérique du Sud :

le quechua ;
l'aymara ;
le mapudungun ;
le guarani.

Langues amazoniennes

Les langues amazoniennes sont parlée dans les neuf pays du bassin amazonien : le Brésil, le Venezuela, la Guyane, le Guyana, le Suriname, la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie.

Beaucoup de ces langues sont parlées à cheval sur les frontières, en zones marginales des pays, pour beaucoup parce que les populations indigènes des côtes et du centre, exploitées par les européens, ont été exterminées. Ce sont dans leur ensemble des langues très menacées.

La région amazonienne constitue un « trou noir » linguistique, au même titre que la Nouvelle-Guinée. Le travail linguistique sur ces langues, qui dans leur diversité se sont révélées être très intéressantes pour le développement de la linguistique, est encore très limité.
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:08

Un séisme ou tremblement de terre est une secousse du sol résultant de la libération brusque d'énergie accumulée par les contraintes exercées sur les roches. Cette libération d'énergie se fait par rupture le long d'une faille, généralement préexistante. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple). Le lieu de la rupture des roches en profondeur se nomme le foyer, la projection du foyer à la surface est l'épicentre du séisme. Le mouvement des roches près du foyer engendre des vibrations élastiques qui se propagent, sous la forme de trains d'ondes sismiques, autour et au travers du globe terrestre. Il produit aussi un dégagement de chaleur par frottement, au point de parfois fondre les roches le long de la faille (pseudotachylites).

Il se produit de très nombreux séismes tous les jours mais la plupart ne sont pas ressentis par les humains. Environ cent mille séismes sont enregistrés chaque année sur la planète1. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices. La grande majorité des séismes se produisent à la limite entre les plaques tectoniques (séismes interplaques) de la terre, mais il peut aussi y avoir des séismes à l'intérieur des plaques (séismes intraplaques).

La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie (pratiquée par les sismologues) et l'instrument de mesure principal est le sismographe (qui produit des sismogrammes). L'acquisition et l'enregistrement du signal s'obtiennent dans une station sismique regroupant, outre les capteurs eux-mêmes, des enregistreurs, numériseurs et antennes GPS, pour le positionnement géographique et le temps.

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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:10

Intensité macrosismique
Article détaillé : Risque sismique.
Carte des intensités du tremblement de terre d'Haïti de 2010.

La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité macrosismique (sévérité de la secousse au sol) qui se fonde sur l'observation des effets et des conséquences du séisme sur des indicateurs communs en un lieu donné : effets sur les personnes, les objets, les mobiliers, les constructions, l'environnement. Le fait que ces effets soient en petit nombre ou en grand nombre sur la zone estimée est en soi un indicateur du niveau de sévérité de la secousse. L'intensité est généralement estimée à l'échelle de la commune. On prendra par exemple en compte le fait que les fenêtres ont vibré légèrement ou fortement, qu'elles se sont ouvertes, que les objets ont vibré, se sont déplacés ou ont chuté en petit nombre ou en grand nombre, que des dégâts sont observés, en tenant compte des différentes typologies constructives (de la plus vulnérable à la plus résistante à la secousse), les différents degrés de dégâts (du dégât mineur à l'effondrement total de la construction) et si la proportion des dégâts observés est importante ou non (quelques maisons, ou l'ensemble des habitations)9.
Les échelles d'intensité comportent des degrés généralement notés en chiffres romains, de I à XII pour les échelles les plus connues (Mercalli, MSK ou EMS). Parmi les différentes échelles, on peut citer :

l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF) ;
l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK) ;
l'échelle de Mercalli (notée MM dans sa version modifiée) ;
l'échelle de Shindo (震度) de l'agence météorologique japonaise ;
l'échelle macrosismique européenne (aussi notée EMS98);

Les relations entre magnitude et intensité sont complexes. L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroît généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison des atténuations dues à la distance (atténuation géométrique) ou au milieu géologique traversé par les ondes sismiques (atténuation anélastique ou intrinsèque), mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale, par exemple par des sédiments ou dans des pitons rocheux) peuvent perturber les courbes moyennes de décroissance que l'on utilise pour déterminer l'intensité et l'accélération maximale du sol qu'ont à subir les constructions sur les sites touchés, ou qu'ils auront à subir sur un site précis lorsqu'on détermine un aléa sismique.

Statistiquement, à 10 kilomètres d'un séisme de magnitude 6, on peut s'attendre à des accélérations de 2 mètres par seconde au carré, des vitesses du sol de 1 mètre par seconde et des déplacements d'une dizaine de centimètres; le tout, pendant une dizaine de secondes10.
Différents types d'ondes sismiques
Article détaillé : Onde sismique.

Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générées. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la Terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces11.

Dans les ondes de volume, on distingue :

les ondes P ou ondes de compression. Le déplacement du sol se fait par dilatation et compression successives, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. Les ondes P sont les plus rapides (6 km/s près de la surface). Ce sont les ondes enregistrées en premier sur un sismogramme11 ;
les ondes S ou ondes de cisaillement. Les vibrations s'effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l'onde, comme sur une corde de guitare. Plus lentes que les ondes P, elles apparaissent en second sur les sismogrammes11.

Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la surface de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume, mais ont généralement une plus forte amplitude11. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.
Enregistrement des séismes

Les plus anciens relevés sismiques datent du VIIIe millénaire av. J.‑C.[réf. nécessaire].
Séismes les plus puissants enregistrés depuis 1900

Tremblements de terre de magnitude au moins égale à 8.
Pays Ville / Zone Magnitude Date Nombre de morts Nombre de blessés Remarques et liens vers les articles détaillés
Chili Valdivia 9,5 22 mai 1960 3 000 Séisme de 1960 de Valdivia (le séisme le plus violent jamais recensé)
Sumatra Andaman 9,4 26 décembre 2004 227 898 125 000 Séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien
États-Unis Alaska 9,2 27 mars 1964 131 Séisme de 1964 en Alaska
Russie Kamtchatka 9,0 4 novembre 1952
Japon Sendai, Côte Pacifique du Tōhoku 9,012,13 11 mars 2011 15 776 morts et 4 225 disparus14,15 5 92914,15 Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku
Équateur 8,8 1906
Chili Concepción 8,8 27 février 2010 497 Séisme de 2010 au Chili
États-Unis Alaska 8,7 1965
Sumatra Île de Nias 8,7 28 mars 2005 905 Séisme de 2005 à Sumatra
Océan Indien Proche de l'Indonésie Inde, Thaïlande et Sri Lanka 8,7 puis réplique de 8,3 11 avril 201216
Tibet 8,6 15 août 1950
Alaska Andreanof 8,6 9 mars 195717
Russie Iles Kouriles 8,5 1963
Kamtchatka 8,5 1923
Indonésie Mer de Banda 8,5 1er février 1938 Séisme de la mer de Banda
Pérou Arequipa 8,4 23 juin 2001 250 1 000 Séisme de 2001 au Pérou
Japon Kanto 8,3 1er septembre 1923 141 720 Séisme de 1923 de Kantō
Chili Chillán 8,3 24 janvier 1939 28 000 58 000
Tonga 8,3 3 mai 2006 Séisme de 2006 aux Tonga
Russie Iles Kouriles 8,3 15 novembre 2006 Raz de marée d'1,80 m et effets à plus de 16 000 km de l'épicentre, notamment à Crescent City, Californie
Russie Iles Kouriles 8,3 13 janvier 2007
Océan Pacifique 8,3 29 septembre 2009
Russie Mer d'Okhotsk, proche de la péninsule du Kamtchatka 8,3 24 mai 201318
Chili Océan Pacifique, 46 kilomètres au large de la localité côtière d'Illapel 8,3 16 septembre 201519 Séisme du 16 septembre 2015 au Chili
États-Unis San Francisco 8,2 18 avril 1906 3 000 Séisme de 1906 à San Francisco
Chili Valparaíso 8,2 17 août 1906 20 000 20 000
Chili Au large d'Iquique, à environ 89 km sud-ouest de Cuya, à une profondeur de 46,4 km dans l'océan Pacifique 8,2 1er avril 2014 à 20h46 locales20,21 5 Séisme de 2014 au Chili
Mexique Mexico 8,1 19 septembre 1985 10 000 Séisme de 1985 à Mexico
Pérou Ica, Lima 8,0 15 août 2007 387 1 050
Séismes les plus meurtriers depuis 1900

Tremblements de terre ayant fait plus de 15 000 morts d'après les estimations des autorités locales, placés dans l'ordre chronologique.
Ville / Zone Pays Date Magnitude Nombre de morts Remarques et liens vers les articles détaillés
Kangra Inde 4 avril 1905 8,6 19 000
Santiago du Chili Chili 17 août 1906 8,6 20 000
Messine Italie 28 décembre 1908 7,5 100 00022
Article détaillé : Séisme de 1908 à Messine.
Avezzano Italie 13 janvier 1915 7,5 29 980
Bali Indonésie 21 janvier 1917 8.2 15 000
Gansu Chine 16 décembre 1920 8,6 200 000
Tokyo Japon 1er septembre 1923 8,3 143 000 Le séisme de 1923 de Kantō est suivi d'un gigantesque incendie.
Xining Chine 22 mai 1927 8,3 200 000
Gansu Chine 25 décembre 1932 7,6 70 000
Quetta Pakistan 30 mai 1935 7,5 45 000
Chillán Chili 24 janvier 1939 8,3 28 000
Erzincan Turquie 26 décembre 1939 8,0 30 000
Achgabat URSS 5 octobre 1948 7,3 110 000
Dashti Biaz Khorassan Iran 31 août 1968 7,3 16 000
Chimbote Pérou 31 mai 1970 8,0 66 000
Yibin Chine 10 mai 1974 6,8 20 000
Guatemala 4 février 1976 7,5 23 000
Tangshan Chine 27 juillet 197623 8,2 240 000 Le nombre officiel de morts est 240 000 personnes24. D'autres estimations font état de 500 00022 à 800 000 victimes directes ou indirectes25.
Article détaillé : Séisme de 1976 à Tangshan.
Michoacan Mexique 19 septembre 1985 8,1 20 000
Article détaillé : Séisme de 1985 à Mexico.
Région de Spitak Arménie 7 décembre 1988 7,0 25 000
Article détaillé : Séisme de 1988 en Arménie.
Zangan Iran 20 juin 1990 7,7 45 000
Kocaeli Turquie 17 août 1999 7,4 17 118
Article détaillé : Séisme de 1999 en Turquie.
Chi-chi (en) Taïwan 21 septembre 1999 7,3 2 415
Bhuj Inde 26 janvier 2001 7,7 20 085
Bam Iran 26 décembre 2003 6,6 26 271
Article détaillé : Séisme de 2003 à Bam.
Sumatra Indonésie 26 décembre 2004 9,4 227 898
Article détaillé : Séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien.
Muzaffarabad Pakistan 8 octobre 2005 7,6 79 410
Article détaillé : Séisme de 2005 au Cachemire.
Province du Sichuan Chine 12 mai 2008 7,9 87 149
Article détaillé : Séisme du Sichuan de mai 2008.
Port-au-Prince Haïti 12 janvier 2010 7,2 230 000
Article détaillé : Séisme de 2010 à Haïti.
Côte Pacifique du Tōhoku Japon 11 mars 2011 9,3 15 776 morts et 4 225 disparus14,15
Article détaillé : Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku.
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:12

Méthodes de détection
Ancienne méthode chinoise
Article détaillé : Histoire de la géologie.
Réplique du sismographe de Zhang Heng

L'ancienne méthode chinoise consistait en un vase de bronze comportant huit dragons sur le contour, le Houfeng Didong Yi du chinois Zhang Heng. Une bille était placée dans la gueule de chacun d'eux, prête à tomber dans la gueule d'un crapaud. Lorsqu'un séisme se produisait, la bille d'un des dragons (dépendant de l'endroit où se produisait le séisme) tombait dans la gueule d'un des crapauds. Cela indiquait la direction de l'épicentre du tremblement de terre, et vers où il fallait envoyer les secours.
Méthodes modernes
Article détaillé : Mesure en sismologie.

La localisation de l'épicentre par des moyens modernes se fait à l'aide de plusieurs stations sismiques (3 au minimum), et un calcul tridimensionnel. Les capteurs modernes permettent de détecter des événements très sensibles, tels qu'une explosion nucléaire.

Le Centre sismologique euro-méditerranéen a quant à lui développé un processus de détection sismique basé sur l'analyse du trafic web et des contenus sur Twitter. La collecte de témoignages et de photos permet en outre de connaître l'intensité des séismes ressentis, et d'apprécier et géolocaliser les dégâts matériels.
Méthodes de prévision

On peut distinguer trois types de prévisions : la prévision à long terme (sur plusieurs années), à moyen terme (sur plusieurs mois) et à court terme (inférieur à quelques jours)26.
Long terme

Les prévisions à long terme reposent sur une analyse statistique des failles répertoriées et sur des modèles déterministes ou probabilistes des cycles sismiques. Elles permettent de définir des normes pour la construction de bâtiments, en général sous la forme d'une valeur d'accélération maximale du sol (pga, peak ground acceleration). Certaines failles telles celles de San Andreas en Californie ont fait l'objet d'études statistiques importantes ayant permis de prédire le séisme de Santa Cruz en 1989. Des séismes importants sont ainsi attendus en Californie, ou au Japon (Tokai, magnitude 8.3). Cette capacité prévisionnelle reste cependant du domaine de la statistique, les incertitudes sont souvent très importantes, on est donc encore loin de pouvoir prévoir le moment précis d'un séisme afin d'évacuer à l'avance la population ou la mettre à l'abri.
Moyen terme

Les prévisions à moyen terme sont plus intéressantes pour la population. Les recherches sont en cours pour valider certains outils, comme la reconnaissance de formes (dilatance).
Court terme
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:12

Dans l'état actuel des connaissances, on ne peut pas prédire les séismes à court terme, c'est-à-dire déterminer la date et l'heure exacte d'un événement sismique, même si on peut souvent déterminer le lieu d'un futur séisme (une faille active principalement), et quelques autres caractéristiques. Cependant, la recherche fondamentale en sismologie s'emploie à tenter de découvrir des moyens de prédiction scientifiques.
D'autres moyens ont été cités : par exemple, certains animaux semblent détecter les tremblements de terre : serpents, porcs, chiens... Deux heures avant un séisme à Yientsin, en 1969, les autorités chinoises ont lancé un avertissement fondé sur l’agitation des tigres, des pandas, des yacks et des cerfs du zoo. Aucune étude scientifique n’a réussi pour le moment à prouver ce phénomène 27.

Les prévisions à court terme se basent sur des observations très précises des terrains à risque. Les moyens de détection peuvent avoir un coût important et des résultats non garantis, du fait de la grande hétérogénéité des signes précurseurs d'un séisme, voire leur absence dans des séismes pourtant de grande ampleur, tels que TangShan ou Michoacan, qui avaient été prévus à moyen terme mais non à court terme.

Les gouvernements ont besoin d'informations certifiées pour évacuer une population des sites suspectés. Les États-Unis utilisent des outils de grande sensibilité autour des points statistiquement sensibles (tels que Parkfield en Californie) : vibrateurs sismiques utilisés en exploration pétrolière, extensomètres à fil d'invar, géodimètres à laser, réseau de nivellement de haute précision, magnétomètres, analyse des puits. Le Japon étudie les mouvements de l'écorce terrestre par GPS28 et par interférométrie (VLBI), méthodes dites de géodésie spatiale. En Afrique du Sud, les enregistrements se font dans les couloirs des mines d'or, à 2 km de profondeur. La Chine se base sur des études pluridisciplinaires, tels que la géologie, la prospection géophysique ou l'expérimentation en laboratoire.

La surveillance d'anomalies d'émission de radon (et de potentiel électrique) dans les nappes sont évoqués29, basée sur l'hypothèse qu'avant un séisme le sous-sol pourrait libérer plus de radon (gaz radioactif à faible durée de vie). On a constaté (par exemple en Inde30) une corrélation entre taux de radon dans les nappes souterraines et activité sismique. Un suivi en temps réel du radon à coût raisonnable est possible30. On a aussi montré dans les Alpes françaises que les variations de niveaux (de plus de 50 mètres) de deux lacs artificiels modifiaient les émissions périphériques de radon31.

Des recherches récentes soutiennent une possible corrélation entre des changements de l'ionosphère et des tremblements de terre, ce qui pourrait permettre des prédictions à court-terme32.
Notes et références

↑ François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Berlin, Orléans, BRGM éditions, 2005, (ISBN 978-2-7011-4081-0), p.74.
↑ a, b et c Göran Ekström, Meredith Nettles et Victor C. Tsai, Seasonality and Increasing Frequency of Greenland Glacial Earthquakes ; Science 2006-03-24 ; pp 1756-1758 (résumé [archive]).
↑ a et b Documents pédagogiques de l'EOST ; les catégories de séismes Les catégories de séismes [archive].
↑ Les Séismes. Planète Terre, Université Laval, Québec Les séismes [archive].
↑ Bombs may have caused quake [archive], 6 mars 2002.
↑ Hubert Bruyère, « Le gisement de Lacq est à l'origine du séisme de ce lundi matin en Béarn », La République des Pyrénées,‎ 25 avril 216 (lire en ligne [archive]).
↑ Observations sismologiques, sismicité de la France de 1971 à 1979 [archive], Bureau central sismologique français, Strasbourg, 1983.
↑ a, b, c et d Documents pédagogiques de l'EOST; la magnitude d'un séisme La magnitude d un séisme [archive].
↑ Documents pédagogiques de l'EOST; l'Intensité d'un séisme L'intensité d'un séisme [archive].
↑ Pascal Bernard (IPGP), Qu'est-ce qui fait trembler la terre?, EDP Sciences, 2003 (ISBN 978-2868836298) (page 265).
↑ a, b, c et d Documents pédagogiques de l'EOST ; les ondes sismiques Les ondes sismiques [archive].
↑ « Japan's megaquake: what we know », New Scientist, article de Michael Reilly, senior technology editor, le 11 mars 2011, 17h22 GMT (1722 GMT, 11 March 2011), lien [archive] .
http://www.jma.go.jp/jma/en/News/2011_Earthquake_01.html [archive].
↑ a, b et c (en) « Damage Situation and Police Countermeasures associated with 2011 Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake - September 8, 2011 » [archive], sur www.npa.go.jp (National Police Agency of Japan) (consulté le 8 septembre 2011).
↑ a, b et c Bilan provisoire.
↑ Séisme au large de l'Indonésie [archive].
↑ Requalification de la magnitude du séisme, site de l'United States Geological Survey’s (USGS) Lien USGS-1957 [archive].
↑ Un puissant séisme frappe l'Extrême-Orient russe, ressenti jusqu'à Moscou [archive].
↑ Séisme au Chili : un million de personnes déplacées par crainte d’un tsunami » [archive].
↑ [1] [archive].
↑ [2] [archive].
↑ a et b Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, (ISBN 978-2-200-34608-9), p.101.
↑ Le séisme a eu lieu le 28 juillet à 03:42 heure locale. Mais en général la référence pour le temps d'origine d'un tremblement de terre est l'heure UTC et donc le 27 juillet compte tenu des 8 heures de différence.
↑ « 7.2-Magnitude Earthquake Strikes China » dans The Chicago Tribune du 20-03-2008, [lire en ligne [archive]].
↑ François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, (ISBN 978-2-7011-4081-0), p.74.
↑ (fr) Rapport de l'assemblée nationale française - Les Séismes et mouvements de terrain, chap.3 [archive].
http://www.dinosoria.com/animal_seisme.htm [archive].
↑ Monitoring of Earthquakes, Tsunamis and Volcanic Activity, Japan Meteorological Agency, Tokyo, Japan part Prediction and Information Services for the [archive] Tokai Earthquake.
↑ A. PAWULA, 1997 : Contribution à l’explication des anomalies du radon 222 dans le milieu naturel. Point de vue d’un géologue. Séminaire SUBATECH, École des mines de Nantes, Laboratoire de physique subatomique et des technologies associées.
↑ a et b M. Singh, M. Kumar, R. K. Jain and R. P. Chatrath, Radon in ground water related to seismic events ; Radiation Measurements Volume 30, Issue 4, August 1999, Pages 465-469 doi:10.1016/S1350-4487(99)00049-9 (Résumé [archive]).
↑ Trique, M; Richon, P; Perrier, F; Avouac, JP; Sabroux, JC., 1999 Radon emanation and electric potential variations associated with transient deformation near reservoir lakes. NATURE, 399: (6732) 137-141. (Résumé [archive]).
↑ Ionospheric Precursors of Earthquakes, Sergey Pulinets, Kirill Boyarchuk, Springer, 2004, ISBN 978-3-540-20839-6.

Voir aussi
Bibliographie

Victor Davidovici, La construction en zone sismique, Paris, 1999, 330 p.
La réglementation et la technique de construction en zone sismique illustrée par des exemples concrets de calculs
Grégory Quenet, Les tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. La naissance d'un risque, Seyssel, Champ Vallon, 2005

Articles connexes

Bradyséisme
Construction parasismique
Listes de séismes
Magnitude de moment
Mécanisme au foyer
Mégaséisme
Séisme artificiel provoqué par la catastrophe industrielle du 4 mai 1988
Sismologie
Tectonique des plaques
Tremblement d'étoile
Liste des catastrophes naturelles les plus meurtrières depuis l'Antiquité

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Séisme, sur Wikimedia Commons séisme, sur le Wiktionnaire Séisme, sur Wikinews

(en) Carte des séismes en temps réel de l'Institut d'études géologiques des États-Unis
(mul) Publications académiques sur les séismes sur Google Scholar
Conférence sur les séismes et les risques sismiques de l'université de tous les savoirs (16 juillet 2000).
Dossier sur les tremblements de terre sur le portail Futura-Sciences (1er octobre 2007)
EMSC's tools to diagnose the impact of global earthquakes from direct and indirect eyewitnesses contributions


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v · m
Risques naturels et technologiques
Aléa naturel

Astronomiques
Éruption solaire Météorite Géologiques
Aléa sismique Coulée de boue Écroulement Glissement de terrain dont sous-marin Lave torrentielle Mouvements différentiels du sol Séisme Maritimes
Érosion du littoral Tsunami Forte houle Submersion marine Retournement d'iceberg Météorologiques
Avalanche Canicule Crue Cyclone
Tropical Extratropical Feu de forêt Grand froid Inondation Neige Orage
Foudre Grêle Rafale descendante Pluie torrentielle Tempête Tempête de neige Tornade Article de qualité Tsunami météorologique Verglas Volcaniques
Coulée de lave Éruption volcanique Lahar Nuée ardente Danger biologique

Aléa technologique

Contamination radioactive Effondrement minier Explosion Installation classée, ICPE Marée noire Nuisance Site Seveso Pollution

Risque et accident

Risque
Biologique Chimique Climatique Géologique Industriel Majeur Sismique Volcanique Gestion du risque météorologique en entreprise Catastrophe naturelle Accident nucléaire

Gestion des risques

Cartographie Inspection de l'environnement Prévision
Crues Cyclones tropicaux Orages violents Volcanologique Plan de prévention PPR Inondation Règlementation ATEX Sécurité industrielle Séveso
Directive Site Zonage

Protection

Digue Levée de la Loire Protection civile Protection contre les explosions Protection paravalanche Zone d'expansion de crue

Crise

Alerte météorologique Alerte aux populations Gestion de crise Plan communal de sauvegarde PCS Plan d'urgence Plan particulier de mise en sûreté Retour d'expérience Vigilance météorologique

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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:14

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

_________________
Kounak le chat....
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:15

Toulouse, le 13 Septembre 2016

"Lettre vers tous les Croyants, les Laics, les Athées et Indiférents sans distinction de sexes et d'appartenance"

"A travers l'histoire, il y a tout ces regards qui porte sur l'espérance d'une terre bénite où résonne la paix et l'harmonie si désireuse dans le cœur de l'Homme. Certains ont construit et d'autres ont détruit... Les Femmes n'eurent pas dans un premier temps à se soucier de leur image, telle des lionnes, elles étaient libre de se soumettre ou de se dérober à l'acte naturel de la Nature et de ses lois. Mais voilà; nous avons voulu une femme unique dans sa présentation et son comportement: La diversité lui fut enlevé et l'Homme perdit son statut d'être suprême de Dieu. Les Hyènes, les lions et les Éléphants devint les inspirateurs de l'évolution humaine, plus nous apprenons à observer ce qui reste de sauvage dans la nature, nous voyions que nous avons voulu supprimer ces codes d'honneurs... Ce qui était preuve de charité fut transformé en faiblesse ! Le lion qui élevait les fils de ses frères, ce lion là fut tué par les Hommes et ceux qui prirent sa défense furent exilés du cœur des femmes... On les transforma pour les soustraire à leurs regards... Trouvé vous cela juste mesdames d'être puni pour un acte de bonté à l'égard de ce lion qui adopta les orphelins de ces crimes et qui honoré les dettes des Dames Lionnes à l'égard de Yahvé, Dieu, Allah, Vishnou ou Éternel est l’Éternel. Oui malgré mon sens laïque, je crois au courage de la Charité et de la Valeur malgré tout j'ai perdu ma naïveté devant le Lâche, le Traitre, l’Envieux et la Haine. J'aime le regard tel le lion qui protège son territoire, Sa Lionne et Son Peuple et qui n'ose pas cacher son admiration devant les singes et les éléphants imprégné de sagesse et de Bonté... Le Courage de la Girafe, la Hargne de la Hyène, l'endurance du Serpent, la moquerie du Scorpion et les enseignements de la Mouche. Les Mouches indiquent l'eau et sont des reversoirs aussi utile que le Chameau et le Cheval... Les hirondelles qui faisait sourire les Femmes et les Enfants; Et malgré la Cruauté du Temps, il y avait toujours une place pour la valeur du Courage et du charitable... Voilà à partir de quoi et selon les percepts de Gordon Pacha et l’Enseignement de l’Écoute du Temps et de La Nature nous pouvons reconstruire Alep, Petra et tous ces Oasis qui faisait les charmes de nos querelles de Commerçants, de Patriarches et de Familles. Nous ne pourrons jamais éviter des querelles ou des discordes de Voisinages, mais Sauvegarder Notre Honneur, ça sera mon premier engagement d'Homme contre l'Esclavage, le Viol, la Torture, La Faim, La soif et pour l'équilibre, le partage, la manifestation, l'égalité, de réunion et de gréve."

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.   Jeu 12 Jan à 9:21

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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TAY
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Les Caraïbes, Christophe Colomb, Les Indiens et Y'becca.
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