Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:42

Ces phénomenes spatiaux et élaboré sur le concept de tableaux prouverons que les travaux de
Antoni van Leeuwenhoek et de Jan Swammerdam (12 février 1637 à Amsterdam – 17 février 1680 à Amsterdam) est un naturaliste néerlandais, pionnier de l'usage du microscope en biologie, s'applique aussi en terme de macrobiologie et en tous termes d'évolution élaborés sur un systéme du tableau ou Le tableau périodique des éléments.

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification périodique des éléments (CPE) ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments chimiques, ordonnés par numéro atomique croissant et organisés en fonction de leur configuration électronique, laquelle sous-tend leurs propriétés chimiques.

La conception de ce tableau est généralement attribuée au chimiste russe Dmitri Mendeleïev, qui construisit en 1869 une table différente de celle qu'on utilise aujourd'huiN 1 mais similaire dans son principe, dont le grand intérêt était de proposer une classification systématique des éléments chimiques connus à l'époque en vue de souligner la périodicité de leurs propriétés chimiques, d'identifier les éléments qui restaient à découvrir, et même de pouvoir prédire les propriétés de ces éléments alors inconnus.

Le tableau périodique a connu de nombreux réajustements depuis lors jusqu'à prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Il est devenu un référentiel universel auquel peuvent être rapportés tous les types de comportements physique et chimique des éléments. En novembre 2014, sa forme standard comportait 118 éléments, allant de 1H à 118Uuo.

et

Son père, apothicaire à Amsterdam, collectionne tout ce que les vaisseaux ramènent des Indes. Le fils est renfermé : il a l'idée de faire un catalogue de la collection de son père et il se passionne pour les insectes.

En 1658, il donne la première description d'un globule rouge.

En 1661, il part étudier à l'université de Leyde, où il a comme maître Franz de le Boë (« Franciscus Sylvius ») et comme condisciples Frederik Ruysch, Reinier de Graaf et Niels Stensen. Il montre à Stensen, avec une sorte de pléthysmographe, que les muscles ne changent pas de volume quand ils sont contractés2. Il passe une année à Saumur et Paris, où il entre en contact avec Melchisédech Thévenot. De retour en Hollande, il collabore avec Gerard Blasius (nl) à Amsterdam (il est membre du cercle où se côtoient Blasius, Matthias Slade3 et Johannes de Raey (en)), puis avec J. Van Horne à Leyde.

Grâce au microscope – ses instruments étaient probablement fabriqués par son ami Johan Hudde, mathématicien et spécialiste de l'optique4 –, il découvre la métamorphose des insectes.

Médecin, Swammerdam semble ne jamais avoir exercé son art, vivant des rentes de son père puis de son héritage5.

Swammerdam avait toujours été d'une religiosité qui faisait parfois craindre pour sa santé mentale6. Vers la fin de sa vie, il devient un disciple de la mystique Antoinette Bourignon. Convaincu que ses études servent, non la gloire de Dieu, mais sa curiosité personnelle, il tente de brûler tous ses manuscrits7,8. Pauvre, malade depuis longtemps, il s'enferme chez lui et meurt en 1680. Sa tombe se trouve dans l'église wallonne d'Amsterdam9. Il avait légué ses manuscrits à son ami le Français Melchisédech Thévenot.

Antoine van Leeuwenhoek poursuivra ses travaux.

Tous ces savants qui furent oubliés et rangés dans les coffres pour entretenir la croyance de ...
On voit une forme de rotation sphérique qui peut démontrer des fluxs de matières et de vagues. L'univers est une forme d'océan où lorsque je m'amuse à faire dire à Un Albatros qu'il a cette sensation qu'il y a des étoiles au delà de l'infini, c'est pour ainsi dire qu'il y a aucune manière d'apercevoir l'aspect de l'infini sans y entendre une source de vie...

Observations et écrits de
TAY
La Chouette effraie et du Clans des mouettes.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:45

L'eau dans l'Univers[modifier | modifier le code]
L'eau a été trouvée dans des nuages interstellaires dans notre galaxie, la Voie lactée. On pense que l'eau existe en abondance dans d'autres galaxies aussi, parce que ses composants, l'hydrogène et l'oxygène, sont parmi les plus abondants dans l'Univers.

Les nuages interstellaires se concentrent éventuellement dans des nébuleuses solaires et des systèmes stellaires tels que le nôtre. L'eau initiale peut alors être trouvée dans les comètes, les planètes, les planètes naines et leurs satellites.

Article détaillé : Eau liquide dans l'univers.
La forme liquide de l'eau est seulement connue sur Terre, bien que des signes indiquent qu'elle soit (ou ait été) présente sous la surface d'un des satellites naturels de Saturne, Encelade, sur Europe et à la surface de Mars. Il semblerait qu'il y ait de l'eau sous forme de glace sur la Lune en certains endroits, mais cela reste à confirmer. La raison logique de cette assertion est que de nombreuses comètes y sont tombées et qu'elles contiennent de la glace, d'où la queue qu'on en voit (quand les vents solaires les touchent, laissant une traînée de vapeur). Si l'on découvre de l'eau en phase liquide sur une autre planète, la Terre ne serait alors peut être pas la seule planète que l'on connaît à abriter la vie.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:46

La Grive solitaire (en latin Turdus Solitarius) était une constellation créée par Pierre Charles Le Monnier en 1776 à partir d'étoiles de la queue de l'Hydre. Son nom provenait du dronte de Rodriguez1. Elle fut ensuite remplacée par une autre constellation, la Chouette. Aucune de ces constellations n'est utilisée de nos jours

et

La Chouette (en latin Noctua) était une constellation située entre les constellations de l'Hydre et de la Balance. Elle remplaça la constellation plus ancienne Grive solitaire. Son origine est inconnue. Elle est devenue obsolète. Elle remplaca la Grive solitaire au plus tard en 1822, année à laquelle elle apparaît dans un atlas d'Alexander Jamieson. Elle apparaît également dans un atlas d'Elijah Burritt en 1835.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:46

Les atomes d'hydrogène qui se déplacent dans le MIS du fait de l'agitation thermique, entrent en collision avec un grain de poussière et se collent à sa surface : c'est le phénomène d'adsorption. Ils ne restent pas immobiles mais sont au contraire animés d'une grande mobilité sur cette surface, se déplaçant très rapidement d'un site à un autre. Il arrive que deux atomes d'hydrogène, présents au même moment sur un même site, se recombinent pour former une molécule, le grain de poussière servant en quelque sorte de "catalyseur". La molécule formée peut alors être ré-injectée dans l'espace environnant : c'est le processus de désorption.

Des expériences de laboratoire et des études théoriques ont montré que la formation de H2 sur les grains de poussière est un processus efficace. A tel point que, si les conditions sont favorables (en particulier en l'absence de rayonnement UV au plus profond des nuages moléculaires), tout l'hydrogène existe sous la forme moléculaire. Cet hydrogène moléculaire initie la chimie interstellaire en phase gazeuse et la formation de molécules de plus en plus complexes.

Les processus conduisant à la formation de H2 sur des grains de poussière peuvent également entrer en jeu pour former d'autres molécules, jusqu'aux plus complexes molécules organiques observées. Une chimie intestellaire à la surface des grains de poussière, au moins aussi active et efficace, coexiste donc avec la chimie gazeuse. Elle semble même plus efficace que cette dernière pour former les molécules les plus complexes.

Des études théoriques et des mesures de laboratoire, couplées à des modèles élaborés de chimie interstellaire, ont permis de comprendre la richesse et la complexité de cette dernière. Les processus chimiques en œuvre, même dans les conditions extrêmes qui prévalent dans le milieu interstellaire, participent pleinement à la "complexification" de la matière cosmique, qui conduit des particules élémentaires aux constituants de la vie.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:46

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification périodique des éléments (CPE) ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments chimiques, ordonnés par numéro atomique croissant et organisés en fonction de leur configuration électronique, laquelle sous-tend leurs propriétés chimiques.

La conception de ce tableau est généralement attribuée au chimiste russe Dmitri Mendeleïev, qui construisit en 1869 une table différente de celle qu'on utilise aujourd'huiN 1 mais similaire dans son principe, dont le grand intérêt était de proposer une classification systématique des éléments chimiques connus à l'époque en vue de souligner la périodicité de leurs propriétés chimiques, d'identifier les éléments qui restaient à découvrir, et même de pouvoir prédire les propriétés de ces éléments alors inconnus.

Le tableau périodique a connu de nombreux réajustements depuis lors jusqu'à prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Il est devenu un référentiel universel auquel peuvent être rapportés tous les types de comportements physique et chimique des éléments. En novembre 2014, sa forme standard comportait 118 éléments, allant de 1H à 118Uuo.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:47

Outre la grande diversité de ses composantes (poussières, gaz, rayonnements électromagnétiques et cosmiques, champs magnétiques), les autres caractéristiques fondamentales du milieu interstellaire sont l'extrême variété et complexité des structures qu'on y rencontre (nuages de gaz, globules, filaments, nébuleuses diffuses, ondes de choc) et des processus physiques et chimiques qui s'y déroulent.

Les processus chimiques enrichissent les nuages de gaz interstellaire en molécules organiques complexes et en poussières. C'est au sein de ces nuages, par contraction gravitationnelle et fragmentation du nuage, que se forment les nouvelles étoiles.

Au centre de la nébuleuse protostellaire, se situe le cœur très chaud de l'étoile en formation, où les molécules et les poussières sont dégradées en leurs constituants atomiques, enrichissant en éléments lourds la matière originelle de l'étoile nouvellement formée.

Les molécules et les poussières subsistent cependant dans les zones extérieures de la nébuleuse proto-stellaire, et en particulier dans le disque où se formeront les futures planètes. La chimie interstellaire contribue ainsi à l'enrichissement en composés complexes de la matière qui formera les éventuelles futures planètes.

Parmi les étoiles nouvellement formées, les plus massives d'entre elles exploseront en supernovae, ré-injectant dans le MIS environnant de nouveaux éléments lourds qui entreront à leur tour en jeu dans la chimie interstellaire...et le cycle recommence !

Ainsi, à l'instar des autres constituants de l'univers : étoiles, galaxies, amas de galaxies et de l'univers dans son ensemble, le milieu interstellaire au sein des galaxies est en perpétuelle évolution : il participe au recyclage de la matière cosmique et à sa "complexification" et joue un rôle déterminant dans l'évolution des galaxies et de leurs composantes.

Outre la grande diversité de ses composantes (poussières, gaz, rayonnements électromagnétiques et cosmiques, champs magnétiques), les autres caractéristiques fondamentales du milieu interstellaire sont l'extrême variété et complexité des structures qu'on y rencontre (nuages de gaz, globules, filaments, nébuleuses diffuses, ondes de choc) et des processus physiques et chimiques qui s'y déroulent.

Les processus chimiques enrichissent les nuages de gaz interstellaire en molécules organiques complexes et en poussières. C'est au sein de ces nuages, par contraction gravitationnelle et fragmentation du nuage, que se forment les nouvelles étoiles.

Au centre de la nébuleuse protostellaire, se situe le cœur très chaud de l'étoile en formation, où les molécules et les poussières sont dégradées en leurs constituants atomiques, enrichissant en éléments lourds la matière originelle de l'étoile nouvellement formée.

Les molécules et les poussières subsistent cependant dans les zones extérieures de la nébuleuse proto-stellaire, et en particulier dans le disque où se formeront les futures planètes. La chimie interstellaire contribue ainsi à l'enrichissement en composés complexes de la matière qui formera les éventuelles futures planètes.

Parmi les étoiles nouvellement formées, les plus massives d'entre elles exploseront en supernovae, ré-injectant dans le MIS environnant de nouveaux éléments lourds qui entreront à leur tour en jeu dans la chimie interstellaire...et le cycle recommence !

Ainsi, à l'instar des autres constituants de l'univers : étoiles, galaxies, amas de galaxies et de l'univers dans son ensemble, le milieu interstellaire au sein des galaxies est en perpétuelle évolution : il participe au recyclage de la matière cosmique et à sa "complexification" et joue un rôle déterminant dans l'évolution des galaxies et de leurs composantes.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:50

Melchisédech ou Melchisédec Thévenot, né vers 1620 et mort à Issy le 29 octobre 1692, est un écrivain et physicien français. Inventeur du niveau à bulle et auteur du premier traité de natation en français, il est également cartographe, diplomate et bibliothécaire du roi. Ses Relations de divers voyages curieux rassemblent tout ce qu'un Européen pouvait savoir sur le monde au xviie siècle. C'est aussi de lui, dit-on, que son célèbre neveu, Jean Thévenot, héritera son goût pour les voyages.

Sommaire [masquer]
1 Sa vie
2 Ses travaux scientifiques
3 L'art de nager
4 Relations de divers voyages curieux
5 Notes et références
6 Annexes
6.1 Bibliographie
6.2 Liens externes
6.3 Articles connexes
Sa vie[modifier | modifier le code]
Issu d'une famille aisée, son prénom de baptême est Nicolas, son second prénom (de confirmation), Melchisédech lui étant certainement donné en hommage à son grand-père maternel, Melchisédech Garnier, avocat au Parlement de Paris, et probablement huguenot. Il était réputé parler l'anglais, le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe et le turc. Il est ambassadeur à Gênes en 1647, puis à Rome dans les années 1650. Il assiste au conclave de 1655 à l'issue duquel sera élu le pape Alexandre VII. Il est bibliothécaire du roi à partir de 1684 et devient membre de l'Académie des sciences en 1685.

Ses travaux scientifiques[modifier | modifier le code]
Ses travaux sont nombreux. Il étudie l'astronomie, la physique, la médecine et les mathématiques. Il mène des expériences sur le siphon et la capillarité, propose l'ipecacuanha comme remède à la dysenterie et prône les bénéfices du jus de citron. Il entretient une correspondance à l'échelle européenne avec les savants de son temps, parmi lesquels Christiaan Huygens, Henry Oldenburg et Jan Swammerdam ; certains d'entre eux séjournent également chez lui à Issy, où Niels Steensen vient un jour disséquer un cerveau humain devant un parterre attentif. Comme autour de Henri Louis Habert de Montmor, dont il fréquente lui-même le cercle, se forme peu à peu autour de Thévenot une académie qui portera son nom et comptera parmi celles dont est née l'Académie des sciences en 1666.

En 1660 ou 1661, Melchisédech Thévenot invente le niveau à bulle. Il remplit son instrument d'alcool, le monte sur pierre et le munit d'une lentille. Il fait part de son invention à Robert Hooke à Londres et à Vincenzo Viviani à Florence. Adrien Auzout en recommandera l'usage à l'Académie des Sciences lorsque celle-ci s'apprête à lancer une expédition à Madagascar en 1666.

L'art de nager[modifier | modifier le code]

« Nager la tête tournée vers le Ciel. »
Illustration de L'Art de nager de Thévenot.
Son Art de Nager demontré par figures avec des avis pour se baigner utilement paraît à Paris en 1696. Le livre est traduit en anglais dès 1699 ; Benjamin Franklin, nageur enthousiaste et inventeur des palmes, est l'un de ses lecteurs. Deux nouvelles éditions paraîtront en France au cours du xviiie siècle, chacune augmentée de dissertations qui en explorent l'histoire et les ramifications. C'est par le biais de ce livre que la brasse se répand en Europe et que les Français, pendant près d'un siècle, apprennent à nager.

Les auteurs de l'Encyclopédie le traiteront toutefois de haut : « M. Thevenot a publié un livre curieux intitulé, l'art de nager, démontré par figures. Et avant lui Everard Digby, anglois, & Nicolas Winman, allemand, avoient déjà donné les regles de cet art. Thevenot n'a fait, pour ainsi dire, que copier ces deux auteurs ; mais s'il se fût donné la peine de lire le traité de Borelli, avec la moitié de l'application qu'il a lu les deux autres, il n'auroit pas soutenu, comme il l'a fait, que l'homme nageroit naturellement, comme les autres animaux, s'il n'en étoit empêché par la peur qui augmente le danger1. »

Relations de divers voyages curieux[modifier | modifier le code]

Table des quatre parties des Relations de divers voyages curieux
Les récits de voyageurs sont l'une de ses passions. Melchisédech Thévenot possédait à la fin de sa vie 290 manuscrits, dont l'inventaire sera dressé en 1692 et la collection achetée par la Bibliothèque du roi en 1712. C'est entre 1663 et 1672 qu'il fait paraître les Relations de divers voyages curieux qui n'ont point esté publiées, et qu'on a traduit ou tiré des originaux des voyageurs français, espagnols, allemands portugais, anglois, hollandois, persans, arabes & autres orientaux, données au public par les soins de Melchisedech Thevenot; le tout enrichi de plantes non décrites, d'animaux inconnus à l'Europe, & de cartes géographiques qui n'ont point encore été publiées. Tel que le perçoit Jean Chapelain, le but de ce recueil, auquel tous les amis de Thévenot sont mis à contribution, est d'« apporter de quoy s’exercer au raisonnement des contemplateurs de la nature2. » Il témoigne surtout de l'intérêt des Européens pour la découverte du monde, à l'époque du lancement des diverses Compagnies des Indes.

Ce volumineux ouvrage (1700 pages) est découpé en quatre parties, regroupées en deux volumes dans certaines rééditions. Il contient en particulier dans sa 3e partie la traduction française de la Description de la Chine3 de Martin Martini, 216 pages remarquables, la première description exhaustive de la Chine par un Européen, après Marco Polo.

De tous les Voyages dont on voit la table dans le cartouche ci-contre, Armand Camus a donné une liste avec notice dans son Mémoire sur la collection des grands et petits voyages (p. 293 et suivantes).

Comme le titre de l'ouvrage l'indique, la sélection des textes y est organisée et harmonisée selon un principe caractéristique de l'époque : la curiosité. Outre un petit nombre d'extraits d'auteurs anciens tels que Cosmas Indicopleustès, on y trouve des récits, parfois inédits, sous forme complète ou abrégée, de voyages effectués entre 1449 et 1672 dans les régions, pays ou continents suivants : Russie, Crimée, Tartarie, Chine, Formose, Inde, Perse, Arabie, Terre sainte, Siam, Bengale, Bornéo, Égypte, Philippines, Japon, Afrique, Amérique. L'ensemble se compose de 55 fascicules réunis en quatre volumes richement illustrés : gravures représentant la flore, la faune, les costumes et les coutumes, reproductions des systèmes d'écriture chinoise, chaldéenne et mandéenne, cartes et plans géographiques dont certains sont dessinés par Thévenot lui-même. Il existe de chaque volume plusieurs éditions dont le contenu varie. Voltaire, Turgot, d’Holbach, de Brosses, Gottfried Wilhelm Leibniz, John Locke, William Beckford et son ami Antoine Galland, le traducteur des Mille et une nuits, en possédaient des copies.

L'ouvrage n'est pas un compte-rendu d'observations naturalistes mais une compilation de relations et de rapports "traduits ou tirés des Originaux des Voyageurs", comme indiqué dans son titre, sans que Thévenot ne porte de jugement sur leur contenu, lequel est évidemment différent des représentations que la science en donne aujourd'hui, notamment pour les animaux4, mais a valeur historique.

Melchisédech Thévenot a participé par ailleurs à la compilation de textes de Confucius parue en 1687 sous le titre Sinarum Philosophus, et sans doute à beaucoup d'autres entreprises dont il ne reste plus aucune trace. Leibniz, qui le comparait en plaisantant à Briarée, monstre de l'antiquité grecque à cent bras et cinquante têtes, a dit de lui qu'il était parmi les hommes « un des plus universels que je connoisse ; rien n’échappe à sa curiosité5. »

Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Article « Nager » dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1758.
↑ Jean Chapelain, Lettre à Carel de Sainte-Garde, 6 février 1664.
↑ En ligne sur BnF-Gallica [archive] et GBook [archive].
↑ Massimo Leone, « Sutures taxidermiques : sémiotique et ontologie », Cygne noir, no 2, 2014. En ligne : http://www.revuecygnenoir.org/numero/article/sutures-taxidermiques-semiotique-et-ontologie [archive].
↑ Gottfried Wilhelm von Leibniz, Lettre à Pellisson-Fontanier, 28 mars 1692.
Annexes[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Trevor McClaughlin, « Sur les rapports entre la Compagnie de Thévenot et l'Académie royale des sciences », Revue d'Histoire des sciences, 1975, XXVIII/3, p. 235-242.
Trevor McClaughlin, « Une lettre de Melchisédech Thévenot », Revue d'Histoire des sciences, 1974, XXVII/2, p. 123-26.
Nicholas Dew, « Reading Travels In The Culture Of Curiosity : Thévenot’s Collection Of Voyages », Journal of Early Modern History 10, nos 1-2 (2006), p. 39-59.
Nicholas Dew, Orientalism in Louis XIV’s France (Oxford : Oxford University Press, 2009).
Liens externes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Melchisédech Thévenot, sur Wikimedia Commons
(fr) Sur Gallica Tome premier et Tome second de l'édition de 1696 des Relations de divers voyages curieux qui n'ont point été publiés et qu'on a traduit ou tiré des Originaux des Voyageurs Français, Espagnols, Allemands, Portugais, Anglais, Hollandais, Perses, Arabes et autres Orientaux par Melchisedec Thévenot.
(fr) Les mêmes sur Archive.
(fr) Réédition récente par Hachette BnF.
(fr) Description de la Chine par Martino Martini, en ligne sur BnF-Gallica et GBook.
(fr) A. G. Camus, Mémoire sur... la collection des voyages de Melchisédech Thévenot, Paris 1802, en ligne sur Archive.
(fr) Bibliotheca Thevenotiana (1694) : Inventaire des manuscrits de Thévenot.
(fr) Étude des effets de vraisemblance dans les représentations des Relations de divers voyages curieux.
(en) Étude sur les Relations de divers voyages curieux.
(en) Biographie et sources bibliographiques.
Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
Articles connexes[modifier | modifier le code]
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:51

Dans la mesure où les propriétés physicochimiques des éléments reposent sur leur configuration électronique, cette dernière est sous-jacente à l'agencement du tableau périodique. Ainsi, chaque ligne du tableau (appelée période) correspond à une couche électronique, identifiée par son nombre quantique principal, noté n : il y a sept couches électroniques connues à l'état fondamental, donc sept périodes dans le tableau périodique standard, numérotées de 1 à 7. Chaque période est elle-même scindée en un nombre variable de blocs, qui correspondent aux orbitales atomiques, identifiées par leur nombre quantique secondaire, noté l : il y a quatre types d'orbitales atomiques connues à l'état fondamental, notées s, p, d et f (ces lettres viennent d'abréviations utilisées initialement en spectroscopie) et pouvant contenir chacune respectivement 2, 6, 10 et 14 électrons ; c'est la raison pour laquelle on parle de bloc s, bloc p, bloc d et bloc f.

Si l'on respecte la construction du tableau par blocs en fonction des orbitales atomiques, l'hélium doit se trouver au-dessus du béryllium dans la colonne 2 (celle dont les atomes ont une sous-couche externe ns2) et non au-dessus du néon dans la colonne 18 (dont les atomes ont une sous-couche externe np6), comme c'est le cas dans la petite table ci-contre ; l'hélium est positionné usuellement dans la colonne 18 car c'est celle des gaz rares, dont il fait chimiquement partie.

Règle de Klechkowski[modifier | modifier le code]
Toutes les sous-couches d'une période n'appartiennent pas forcément à la même couche électronique (c'est le cas à partir de la quatrième période) : à partir de la troisième couche électronique, les sous-couches d'une même couche sont en effet réparties sur plusieurs périodes ; les électrons se distribuent en fait sur les différents niveaux d'énergie quantiques autour de l'atome selon un principe d'Aufbau (c'est-à-dire « construction » en allemand) dans des sous-couches électroniques dont l'ordre précis est donné par la règle de Klechkowski :

Fichier:Orbitales atomiques et classification périodique.ogv
Construction du tableau à partir des orbitales atomiques.
Sous-couche 1s 1 case quantique → 2 électrons → 2 éléments sur la 1re période
Sous-couche 2s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 2p 3 cases quantiques → 6 électrons → 8 éléments sur la 2e période
Sous-couche 3s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 3p 3 cases quantiques → 6 électrons → 8 éléments sur la 3e période
Sous-couche 4s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 3d 5 cases quantiques → 10 électrons
Sous-couche 4p 3 cases quantiques → 6 électrons → 18 éléments sur la 4e période
Sous-couche 5s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 4d 5 cases quantiques → 10 électrons
Sous-couche 5p 3 cases quantiques → 6 électrons → 18 éléments sur la 5e période
Sous-couche 6s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 4f 7 cases quantiques → 14 électrons
Sous-couche 5d 5 cases quantiques → 10 électrons
Sous-couche 6p 3 cases quantiques → 6 électrons → 32 éléments sur la 6e période
Sous-couche 7s 1 case quantique → 2 électrons
Sous-couche 5f 7 cases quantiques → 14 électrons
Sous-couche 6d 5 cases quantiques → 10 électrons
Sous-couche 7p 3 cases quantiques → 6 électrons → 32 éléments sur la 7e période
C'est la succession des sous-couches électroniques de chaque période qui détermine la structure du tableau périodique, chaque période étant définie par le retour d'une sous-couche s suivant une sous-couche p de la période précédente.

Exceptions et règle de Hund[modifier | modifier le code]
La règle de Klechkowski est observée pour plus de 80 % des 103 éléments dont la configuration électronique à l'état fondamental est connue avec précision, mais une vingtaine d'éléments y font exception. L'état fondamental est en effet par définition celui dont l'énergie est la plus faible, et le spin des électrons entre en jeu pour déterminer cette énergie : plus le spin résultant des électrons d'une orbitale atomique est élevé, plus la configuration de ces électrons sur cette orbitale est stable (règle de Hund). Il s'ensuit que, pour les éléments du bloc d et du bloc f (métaux de transition, lanthanides et actinides), il est énergétiquement moins favorable de suivre la règle de Klechkowski que de favoriser l'occupation impaire des sous-couches les plus externes lorsque la couche d ou f est vide, à moitié remplie ou entièrement remplie, car l'écart d'énergie entre ces sous-couches est inférieur au gain d'énergie induit par la redistribution des électrons maximisant leur spin résultant (dans le tableau qui suit, les électrons de cœur sont en gris) :

Élément chimique Série chimique Configuration électronique
no 24 Cr Chrome Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d5
no 29 Cu Cuivre Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d10
no 41 Nb Niobium Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d4
no 42 Mo Molybdène Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d5
no 44 Ru Ruthénium Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d7
no 45 Rh Rhodium Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d8
no 46 Pd Palladium Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 4d10
no 47 Ag Argent Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d10
no 57 La Lanthane Lanthanide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 5d1
no 58 Ce Cérium Lanthanide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f1 5d1
no 64 Gd Gadolinium Lanthanide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f7 5d1
no 78 Pt Platine Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s1 4f14 5d9
no 79 Au Or Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s1 4f14 5d10
no 89 Ac Actinium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 6d1
no 90 Th Thorium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 6d2
no 91 Pa Protactinium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 5f2 6d1
no 92 U Uranium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 5f3 6d1
no 96 Cm Curium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 5f7 6d1
no 103 Lr Lawrencium Actinide 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2 4f14 5d10 6p6 7s2 5f14 7p1
Périodicité des propriétés chimiques[modifier | modifier le code]
Le grand intérêt de la classification périodique est d'organiser les éléments chimiques de telle sorte que leurs propriétés physicochimiques puissent être largement prédites par leur position dans la table. Ces propriétés évoluent différemment selon qu'on se déplace verticalement ou horizontalement dans le tableau.

Périodes et groupes du tableau périodique[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : période du tableau périodique et groupe du tableau périodique.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
1 H He
2 Li Be B C N O F Ne
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
6 Cs Ba * Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
7 Fr Ra * Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo

* La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb
* Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No

Tableau périodique des éléments chimiques
Une période désigne une ligne du tableau périodique. Elle se définit par le remplissage progressif des sous-couches électroniques jusqu'à atteindre la sous-couche s de la couche électronique suivante. Les propriétés des éléments varient généralement beaucoup le long d'une période, mais peuvent être localement assez similaires et constituer des séries chimiques complètes, notamment dans le bloc d (métaux dits « de transition ») et surtout dans le bloc f (lanthanides sur la 6e période et actinides sur la 7e période).
Un groupe désigne une colonne du tableau périodique. Chacun des 18 groupes du tableau périodique standard (plus le 19e groupe des éléments du bloc f, lanthanides et actinides) constitue souvent un ensemble d'éléments aux propriétés bien distinctes des groupes voisins, notamment aux extrémités gauche et droite du tableau périodique (c'est-à-dire dans les blocs s et p) où ils se sont vu attribuer des noms d'usage au cours du temps :
métaux alcalins = groupe 1 (bloc s) excepté l'hydrogène
métaux alcalino-terreux = groupe 2 (bloc s)
cristallogènes = groupe 14 (bloc p)
pnictogènes = groupe 15 (bloc p)
chalcogènes = groupe 16 (bloc p)
halogènes = groupe 17 (bloc p)
gaz rares = groupe 18 (bloc p) dont l'hélium (bloc s)
Si les termes cristallogène, pnictogène et chalcogène sont aujourd'hui assez désuets, les quatre autres en revanche sont encore très employés car ils se confondent avec des séries chimiques de même nom.
Variations des propriétés le long d'une période[modifier | modifier le code]

Périodicité de l'énergie d'ionisation1 : chaque période commence par un minimum dans la colonne des métaux alcalins et s'achève par un maximum dans la colonne des gaz rares.
D'une manière générale, le rayon atomique tend à décroître lorsqu'on parcourt une période de gauche à droite. Ceci résulte du fait que la charge électrique du noyau atomique augmente tout au long de chaque période, ce qui augmente l'attraction du noyau sur les électrons et diminue par conséquent le volume des orbitales atomiques ; la contraction des lanthanides illustre très bien ce phénomène. En corollaire, l'énergie d'ionisation et l'électronégativité augmentent lorsqu'on parcourt une période de gauche à droite, puisque les électrons sont liés plus fortement au noyau à la droite du tableau.

L'affinité électronique tend également à croître légèrement, celle des métaux étant généralement inférieure à celle des non-métaux — hormis bien sûr celle des gaz rares.

Variation des propriétés dans un groupe[modifier | modifier le code]
La description quantique de la configuration électronique des atomes permet d'expliquer la similitude des propriétés chimiques au sein d'un groupe par une configuration identique des électrons dans la couche de valence.

Le rayon atomique augmente rapidement de haut en bas d'un groupe, car à chaque période s'ajoute une couche électronique. En corollaire, l'énergie d'ionisation et l'électronégativité diminuent car les électrons périphériques sont moins fortement liés au noyau dans le bas du tableau.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:52

Groupe 1 – métaux alcalins[modifier | modifier le code]
Article détaillé : métal alcalin.
Hormis l'hydrogène, les éléments du premier groupe du tableau périodique constituent la série des métaux alcalins. Il s'agit de métaux peu denses de couleur argentée et à bas point de fusion, plutôt mous à température ambiante, formant des composés ioniques avec les halogènes et chimiquement très réactifs — ils réagissent violemment avec l'eau pour donner des hydroxydes qui sont des bases fortes — de sorte qu'on ne les trouve jamais sous forme élémentaire dans le milieu naturel.
Groupe 2 – métaux alcalino-terreux[modifier | modifier le code]
Article détaillé : métal alcalino-terreux.
Un peu plus durs et plus denses que les métaux alcalins, les métaux alcalino-terreux forment également des composés ioniques avec les halogènes mais ne réagissent pas avec l'eau à température ambiante, seulement avec la vapeur d'eau pour former des hydroxydes très basiques.
Groupe 17 – halogènes[modifier | modifier le code]
Article détaillé : halogène.
Ils existent sous forme élémentaire diatomique et forment des acides forts avec l'hydrogène. Les halogènes constituent des composés ioniques avec les métaux alcalins et les métaux alcalino-terreux.
On peut se souvenir de la liste grâce à la phrase mnémotechnique suivante : Les Fameuses Clochettes des Brebis d'Italie. À noter le génie de Mendeleiev qui laissa une case vide sous l'Iode qu'il appela éka-iode avant la découverte de l'astate.
Groupe 18 – gaz nobles[modifier | modifier le code]
Article détaillé : gaz noble.
Aux conditions normales de température et de pression, ce sont des gaz monoatomiques incolores et inodores quasiment dépourvus de réactivité chimique, dont les points de fusion et d'ébullition sont séparés de moins de 10 °C à pression atmosphérique.
Relations diagonales[modifier | modifier le code]
Outre les analyses par lignes et par colonnes, le tableau périodique permet également d'établir des relations diagonales entre certains éléments chimiques des deuxième et troisième périodes qui se trouvent en diagonale les uns par rapport aux autres dans le tableau. Il s'agit toujours de la direction diagonale allant du haut à gauche vers le bas à droite, car parcourir une période vers la droite et descendre le long d'une colonne se traduisent de façon opposée sur la couche de valence des atomes (respectivement : diminution et augmentation du rayon atomique, et en corollaire : augmentation et diminution de l'électronégativité ; cf. les deux paragraphes précédents). Il s'ensuit certaines similitudes entre éléments diagonaux, qui pourtant ne partagent ni la même période ni le même groupe.

Séries chimiques et autres regroupements[modifier | modifier le code]
Au-delà des lignes, des colonnes et des diagonales, les éléments sont également regroupées en dix séries chimiques aux propriétés physicochimiques homogènes. Aux extrémités gauche et droite du tableau, ces séries se confondent avec les groupes, tandis qu'au centre du tableau elles ont plutôt tendance à se confondre avec les blocs, voire avec les périodes :

Série des métaux alcalins, égale au groupe 1, moins l'hydrogène.
Série des métaux alcalino-terreux, confondue avec le groupe 2.
Série des lanthanides, égale aux éléments du bloc f de la 6e période, plus le lutécium 71Lu.
Série des actinides, égale aux éléments du bloc f de la 7e période, plus le lawrencium 103Lr.
Série des métaux de transition, égale aux éléments du bloc d moins le lutécium 71Lu et le lawrencium 103Lr.
Série des métaux pauvres, comprenant :
sur la période 3 : l'aluminium 13Al ;
sur la période 4 : le gallium 31Ga ;
sur la période 5 : l'indium 49In et l'étain, 50Sn ;
sur la période 6 : le thallium 81Tl, le plomb 82Pb et le bismuth 83Bi ;
sur la période 7 : par défaut, les éléments 113, 114, 115 et 116, qui demeurent néanmoins, en toute rigueur, chimiquement non classésN 3.
Série des métalloïdes :
sur la période 2 : le bore 5B ;
sur la période 3 : le silicium 14Si ;
sur la période 4 : le germanium 32Ge et l'arsenic 33As ;
sur la période 5 : l'antimoine 51Sb et le tellure 52Te ;
sur la période 6 : le polonium 84Po.
Série des non-métaux :
sur la période 1 : l'hydrogène 1H
sur la période 2 : le carbone 6C, l'azote 7N et l'oxygène 8O ;
sur la période 3 : le phosphore 15P et le soufre 16S ;
sur la période 4 : le sélénium 34Se.
Série des halogènes, confondue avec le groupe 17, moins l'élément 117.
Série des gaz nobles, confondue avec le groupe 18, moins l'élément 118.
D'autres regroupements sont également en usage, par exemple :

les terres rares, qui comprennent le scandium 21Sc, l'yttrium 39Y et les lanthanides ;
le groupe du platine, qui regroupe les éléments des groupes 7 à 10 des périodes 5 et 6 excepté le technétium 43Tc.
Limites à la périodicité aux confins du tableau[modifier | modifier le code]
La configuration électronique des éléments est décrite de façon satisfaisante par le modèle des orbitales atomiques jusqu'au milieu de la 7e période ; pour Z >> 100, des effets relativistes deviennent significatifs sur des électrons en interaction avec un noyau très fortement chargé, certaines corrections induites par l'électrodynamique quantique ne peuvent plus être négligées, les approximations considérant les électrons de façon individuelle — approximation du champ central — pour déterminer les orbitales cessent d'être valides, et des effets de couplage spin-orbite redistribuent les niveaux d'énergie, et donc les sous-couches électroniques : il s'ensuit que la distribution des électrons autour du noyau obéit de moins en moins aux règles bien vérifiées pour les six premières périodes, et que les propriétés des éléments dans cette région du tableau cessent d'être prédictibles en fonction de leur groupe.

Ainsi, l'élément 118Uuo devrait être un gaz rare en vertu de son positionnement en bas de la 18e colonne du tableau, mais il s'agirait en fait d'un solide semiconducteur aux propriétés voisines d'un métalloïde2, tandis que l'élément 114Fl, qui devrait être un métal pauvre en bas de la 14e colonne, aurait plutôt les propriétés d'un gaz rare3.

Le copernicium 112Cn, situé parmi les métaux de transition, aurait également des propriétés le rapprochant des gaz rares4 et serait d'ailleurs gazeux5.

Isotopes et radioactivité[modifier | modifier le code]
Isotopes[modifier | modifier le code]
Article connexe : Table des isotopes.
Les éléments chimiques sont identifiés dans le tableau périodique par leur numéro atomique, qui représente le nombre de protons que contient leur noyau, mais il peut exister plusieurs atomes différents pour un même élément chimique, différant les uns des autres par le nombre de neutrons dans leur noyau. Dans la mesure où ces atomes occupent la même case dans le tableau périodique, ils sont dits isotopes — avec une étymologie issue du grec ancien ἴσος τόπος signifiant « au même endroit ».

Les isotopes d'un élément ont généralement exactement les mêmes propriétés chimiques, car leur configuration électronique est identique. Mais la masse du noyau étant différente, on observe un effet isotopique d'autant plus prononcé que l'atome est léger. C'est notamment le cas pour le lithium 3Li, l'hélium 2He (du point de vue de ses propriétés physiques) et surtout l'hydrogène 1H.

L'isotope 2H (deutérium) est suffisamment différent de l'isotope 1H (protium) pour que l'UICPA admette (mais sans le recommander) l'usage d'un symbole chimique spécifique au deutérium (D) distinct de celui de l'hydrogène (H).

Radioactivité[modifier | modifier le code]
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
1 H He
2 Li Be B C N O F Ne
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
6 Cs Ba * Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
7 Fr Ra * Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo

* La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb
* Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No

Pb Un isotope au moins de cet élément est stable
Cm Un isotope a une période d'au moins 4 millions d'années
Cf Un isotope a une période d'au moins 800 ans
Md Un isotope a une période d'au moins 1 journée
Bh Un isotope a une période d'au moins 1 minute
Uuo Aucun isotope connu avec certitude n'a de période dépassant 1 minute
80 des 118 éléments du tableau périodique standard possèdent au moins un isotope stable : ce sont tous les éléments de numéro atomique compris entre 1 (hydrogène) et 82 (plomb) hormis le technétium 43Tc et le prométhium 61Pm, qui sont radioactifs.

Dès le bismuth 83Bi, tous les isotopes des éléments connus sont (au moins très faiblement) radioactifs — l'isotope 209Bi a ainsi une période radioactive valant un milliard de fois l'âge de l'univers. Lorsque la période dépasse quatre millions d'années, la radioactivité produite par ces isotopes devient négligeable et présente à court terme un risque sanitaire très faible : c'est par exemple le cas de l'uranium 238, dont la période est de près de 4,5 milliards d'années et dont la toxicité est avant tout chimique6,7,8, à travers notamment des composés solubles tels que UF6, UO2F2, UO2Cl2 (en), UO2(NO3)2, UF4, UCl4, UO3, certains composés peu solubles tels que UO2 et U3O8 étant quant à eux radiotoxiques9.

Au-delà de Z = 110 (darmstadtium 281Ds), tous les isotopes des éléments ont une période radioactive de moins de 30 secondes, et de moins d'un dixième de seconde à partir de l'élément 115 (ununpentium 288Uup).

Le modèle en couches de la structure nucléaire permet de rendre compte de la plus ou moins grande stabilité des noyaux atomiques en fonction de leur composition en nucléons (protons et neutrons). En particulier, des « nombres magiques » de nucléons, conférant une stabilité particulière aux atomes qui en sont composés, ont été observés expérimentalement, et expliqués par ce modèle10. Le plomb 208, qui est le plus lourd des noyaux stables existants, est ainsi composé du nombre magique de 82 protons et du nombre magique de 126 neutrons.

Certaines théoriesN 4 extrapolent ces résultats en prédisant l'existence d'un îlot de stabilité parmi les nucléides superlourds, pour un « nombre magique » de 184 neutrons et — selon les théories et les modèles — 114, 120, 122 ou 126 protons ; une approche plus moderne montre toutefois, par des calculs fondés sur l'effet tunnel, que, si de tels noyaux doublement magiques seraient probablement stables du point de vue de la fission spontanée, ils devraient cependant subir des désintégrations α avec une période radioactive de quelques microsecondes11,12,13, tandis qu'un îlot de relative stabilité pourrait exister autour du darmstadtium 293, correspondant aux nucléides définis par Z compris entre 104 et 116 et N compris entre 176 et 186 : ces éléments pourraient avoir des isotopes présentant des périodes radioactives de l'ordre de la minute.

Extension du tableau périodique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : éléments de la période 8.
Au-delà des sept périodes standard, une huitième période est envisagée pour classer les atomes — à ce jour inobservés — ayant plus de 118 protons. On ignore jusqu'à combien de protons et d'électrons un même atome peut contenir, la limite théorique se situant vers 173 protons : un 174e proton conférerait à un électron de la couche 1s1/2 une énergie de – 511 keV, égale à la masse au repos d'un électron ou d'un positron ; un tel noyau serait donc instable par rapport à la désintégration β+14,15. La limite d'observabilité pratique est généralement estimée à au plus Z = 13016.

Cette huitième période serait la première à posséder des éléments du bloc g, caractérisés à l'état fondamental par des électrons sur une orbitale g. Néanmoins, compte tenu des limites à la périodicité aux confins du tableau — effets relativistes sur les électrons des très gros atomes — qui deviennent significatifs dès le dernier tiers de la septième période, il est peu probable que la configuration électronique de tels atomes obéisse aux règles observées tout au long des six premières périodes.

Le tableau périodique étendu à la huitième période, organisé selon la configuration électronique de la couche de valence, aurait l'aspect suivant :

s1 s2 g f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8 f9 f10 f11 f12 f13 f14 d1 d2 d3 d4 d5 d6 d7 d8 d9 d10 p1 p2 p3 p4 p5 p6
1 H He
2 Li Be B C N O F Ne
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
6 Cs Ba La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
7 Fr Ra Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo
8 Uue Ubn * Ute Uqn Uqu Uqb Uqt Uqq Uqp Uqh Uqs Uqo Uqe Upn Upu Upb Upt Upq Upp Uph Ups Upo Upe Uhn Uhu Uhb Uht Uhq Uhp Uhh Uhs Uho

g1 g2 g3 g4 g5 g6 g7 g8 g9 g10 g11 g12 g13 g14 g15 g16 g17 g18
* Ubu Ubb Ubt Ubq Ubp Ubh Ubs Ubo Ube Utn Utu Utb Utt Utq Utp Uth Uts Uto


Métalloïdes Non-métaux Halogènes Gaz rares
Métaux alcalins Métaux alcalino-terreux Métaux de transition Métaux pauvres
Lanthanides Actinides Superactinides Éléments non classés

Une neuvième période est parfois évoquée, mais, compte tenu de l'incertitude réelle quant à la possibilité d'observer à terme plus d'une dizaine d'éléments nouveaux sur la huitième période, tous les éléments de numéro atomique supérieur à 130 relèvent a priori de la pure extrapolation mathématique.

Assez peu de laboratoires dans le monde sont équipés d'infrastructures permettant d'atteindre les sensibilités requises — avec des sections efficaces très inférieures au picobarn, grandeur équivalente à 10-40 m2 — pour la détection de noyaux aussi lourds que ceux de la huitième période. Ce sont principalement :

l'Institut unifié de recherches nucléaires (JINR) à Doubna, dans l'oblast de Moscou — un centre de recherche dont fait notamment partie le Flerov Laboratory for Nuclear Reactions (FLNR), à l'origine des dernières synthèses en date d'éléments nouveaux (notamment l'élément 118)
le Laboratoire national de Lawrence Livermore (LLNL) à Livermore, en Californie
le Centre de recherche sur les ions lourds (GSI) à Darmstadt, en Hesse.
l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) à Genève, en Suisse
Le RIKEN au Japon et l'Institut Paul Scherrer (PSI) en Suisse comptent également parmi les organisations notables dans ce domaine de recherches. D'une manière générale, la mise en commun des ressources de ces laboratoires est de mise pour parvenir à des résultats probants, et la synthèse de l'élément 118 au début des années 2000 a été le fruit d'une collaboration entre le JINR russe et le LLNL américain.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:53

Historique[modifier | modifier le code]
De la toute première tentative de classification des éléments chimiques par Antoine Lavoisier en 1789 au tableau périodique de Glenn Seaborg que nous utilisons aujourd'hui, de nombreux hommes de sciences, issus d'horizons — et parfois de disciplines — différents, ont apporté chacun leur contribution, sur une période de près de deux siècles.

Première classification d'Antoine Lavoisier[modifier | modifier le code]
C'est en 1789 que le chimiste français Antoine Lavoisier a publié à Paris son Traité élémentaire de chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes. Cet ouvrage en deux volumes a jeté les bases de la chimie moderne, en faisant le point sur les connaissances de la fin du xviiie siècle dans cette discipline. Il y précise notamment le concept d'élément chimique comme une substance simple qui ne peut être décomposée en d'autres substances, avec en corollaire la loi fondamentale de conservation de la masse de chacune de ces substances simples au cours des réactions chimiques. Il mentionna également le fait que de nombreuses substances considérées comme simples par le passé se sont révélées être en réalité des composés chimiques (par exemple l'huile et le sel marin), et il précisa s'attendre à ce qu'on considère sous peu les terres (c'est-à-dire certains minerais) comme des substances composées de nouveaux éléments.

Il publia dans cet ouvrage un tableau récapitulatif des « substances » considérées à son époque comme des éléments chimiques, en prenant soin d'établir une équivalence avec le vocabulaire hérité des alchimistes afin d'éliminer toute ambiguïté. Ce tableau, qui se voulait exhaustif et outil de référence, mentionnait ainsi, parmi les éléments chimiques, la lumière et le feu, encore considérés à cette époque comme des principes « chimiques » bien que Lavoisier lui-même ait invalidé la théorie du phlogistique :

Noms nouveaux Noms anciens correspondants
Substances simples
qui appartiennent
aux trois règnes
et qu'on peut
regarder comme
les éléments
des corpsN 5 Lumière
Calorique
Chaleur
Principe de la chaleur
Fluide igné
Feu
Matière du feu et de la chaleur

Oxygène
Air déphlogistiqué
Air empiréal
Air vital
Base de l'air vital

Azote
Gaz phlogistiqué
Mossette
Base de la mossette

Hydrogène
Gaz inflammable
Base du gaz inflammable

Substances simples
non-métalliques
oxydables et
acidifiables Soufre
Phosphore
Carbone Charbon pur
Radical muriatiqueN 6 Inconnu
Radical fluoriqueN 7 Inconnu
Radical boraciqueN 8 Inconnu
Substances simples
métalliques
oxydables et
acidifiables Antimoine
Argent
Arsenic
Bismuth
Cobalt
Cuivre
Étain
Fer
Manganèse
Mercure
Molybdène
Nickel
Or
Platine
Plomb
Tungstène
Zinc
Substances simples
salifiables
terreusesN 9 Chaux
Terre calcaire
Chaux

Magnésie
Magnésie
Base du sel d'Epsom

Barite
Barote
Terre pesante

Alumine
Argile
Terre de l'alun
Base de l'alun

Silice
Terre siliceuse
Terre vitrifiable

« Tableau des substances simples » publié par Antoine Lavoisier en 178917.
Les éléments chimiques y sont classés en quatre familles :

Les éléments impondérables (gaz et autres « essences »)
Les non-métaux
Les métaux
Les « terres », à savoir des minerais (oxydes, sulfates) considérés comme corps simples.
Le chlore est désigné comme « radical muriatique », car Lavoisier considérait que tous les acides étaient des oxoacides — le nom oxygène signifie étymologiquement « formant des acides » — et cherchait donc le « radical » que l'oxygène aurait rendu acide — l'acide muriatique désignait l'acide chlorhydrique, qui ne contient cependant pas d'oxygène.

Cette classification a surtout le mérite de clarifier certaines notions fondamentales, mais ne révèle encore aucune périodicité des propriétés des éléments classés : les métaux sont ainsi recensés tout simplement par ordre alphabétique en français.

Triades de Johann Döbereiner[modifier | modifier le code]
La première tentative de classification moderne des éléments chimiques revient au chimiste allemand Johann Wolfgang Döbereiner qui, en 1817, nota que la masse atomique du strontium (88) était égale à la moyenne arithmétique des masses atomiques du calcium (40) et du baryum (137), qui ont des propriétés chimiques semblables (aujourd'hui, ils sont classés parmi les métaux alcalino-terreux). En 1829, il avait découvert deux autres « triades » de ce type : celle des halogènes (la masse atomique du brome (80) étant égale à la moyenne arithmétique (81) de celles du chlore (35,5) et de l'iode (127)) et celle des métaux alcalins (la masse atomique du sodium (23) étant égale à la moyenne arithmétique de celles du lithium (7) et du potassium (39)).

D'autres chimistes identifièrent d'autres séries d'éléments, et Leopold Gmelin publia en 1843 la première édition de son Handbuch der Chemie, qui mentionnait des triades, ainsi que trois « tétrades » et une « pentade » — azote, phosphore, arsenic, antimoine et bismuth, que nous connaissons aujourd'hui comme les éléments du groupe 15.

Tétrades de Jean-Baptiste Dumas[modifier | modifier le code]
En 1859, le chimiste français Jean-Baptiste Dumas généralisa les triades de Döbereiner en les étendant en tétrades incluant les éléments les plus légers, définies non plus par les moyennes arithmétiques, mais par une progression similaire d'une tétrade à l'autre, par exemple :

Fluor = 19 (+ 16,5) Chlore = 35,5 (+ 44,5) Brome = 80 (+ 47) Iode = 127
Magnésium = 24 (+ 16) Calcium = 40 (+ 48) Strontium = 88 (+ 49) Baryum = 137
Bien qu'en apparence similaire à celle de Döbereiner, l'approche de Dumas était potentiellement bien plus féconde car applicable de façon pertinente à un bien plus grand nombre d'éléments : alors que les progressions arithmétiques sont restreintes à quelques groupes d'éléments, l'incrément constaté par Dumas entre éléments successifs aux propriétés similaires mesure précisément la longueur de la période qui sépare ces deux éléments — incrément d'environ 16 entre les deux premiers éléments d'une tétrade, puis incrément d'environ 48 entre deuxième et troisième éléments, puis entre troisième et quatrième éléments.

Vis tellurique de Chancourtois[modifier | modifier le code]
Le premier à remarquer la périodicité des propriétés chimiques des éléments fut le géologue français Alexandre-Émile Béguyer de Chancourtois lorsqu'il classa en 1862 les éléments chimiques alors connus en fonction de leur masse atomique déterminée en 1858 par le chimiste italien Stanislao Cannizzaro. Il normalisa la masse atomique de tous les éléments en prenant celle de l'oxygène égale à 16, et, considérant que « les propriétés des éléments sont les propriétés des nombres, » organisa les éléments chimiques en spirale sur un cylindre divisé en seize parties, de telle sorte que les éléments aux propriétés similaires apparaissent l'un au-dessus de l'autre.

Chancourtois remarqua alors que certaines « triades » se retrouvaient précisément alignées dans cette représentation, ainsi que la tétrade oxygène – soufre – sélénium – tellure, qui se trouvait également avoir des masses atomiques à peu près multiples de seize (respectivement 16, 32, 79 et 128). C'est la raison pour laquelle il appela cette représentation « vis tellurique, » en référence au tellure. C'était la première ébauche de classification périodique des éléments. Celle-ci ne retint cependant pas l'attention de la communauté scientifique, car Chancourtois n'était pas chimiste et avait employé des termes appartenant plutôt au domaine de la géochimie dans la publication qu'il avait adressée à l'Académie des sciences, laquelle fut éditée de surcroît sans ses schémas explicatifs, ce qui rendit le texte abscons.

D'un point de vue conceptuel, c'était une grande avancée, mais, d'un point de vue pratique, Chancourtois n'avait pas identifié la période correcte pour les éléments les plus lourds, de sorte que, dans sa représentation, une même colonne regroupait le bore, l'aluminium et le nickel, ce qui est correct pour les deux premiers mais totalement erroné d'un point de vue chimique pour le troisième.

Loi des octaves de John Newlands[modifier | modifier le code]
Dans la foulée, le chimiste anglais John Alexander Reina Newlands publia en 1863 une classification périodique qui eut, elle, un plus fort retentissement (quoique tardif, et a posteriori), car il avait organisé les premiers éléments alors connus par masse atomique croissante — plus précisément, par masse équivalente croissante — dans un tableau à sept lignes en les arrangeant de telle sorte que leurs propriétés chimiques soient similaires par lignes, sans hésiter à placer deux éléments dans une même case si nécessaire pour éviter de laisser des cases vides par ailleurs.

Ce faisant, il avait identifié une nouvelle triade, dont les extrémités étaient le silicium et l'étain, et dont l'élément médian restait à découvrir : il prédit ainsi l'existence du germanium, en lui assignant une masse atomique d'environ 73. Mais la grande faiblesse de son travail était qu'il n'avait pas laissé de case vide dans son tableau pour accueillir notamment le futur germanium : il avait en fait cherché avant tout à classer les éléments connus dans un tableau complet sans chercher de classification plus large tenant compte de possibles éléments à découvrir, qu'il avait pourtant pressentis. De plus, comme Chancourtois, il avait un problème de périodicité, car si les éléments légers connus à l'époque avaient bien une périodicité chimique tous les sept éléments, cela cessait d'être valable au-delà du calcium, et le tableau de Newlands s'avère alors inopérant :

I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII.
1 H F Cl Co & Ni Br Pd I Pt & Ir
2 Li Na K Cu Rb Ag Cs Tl
3 Be Mg Ca Zn Sr Cd Ba & V Pb
4 B Al Cr Y Ce & La U Ta Th
5 C Si Ti In Zr Sn W Hg
6 N P Mn As Di & Mo Sb Nb Bi
7 O S Fe Se Rh & Ru Te Au Os
Tableau de John Newlands illustrant la « loi des octaves »18, 1865.
La mise en évidence d'une périodicité globale jusqu'au calcium était néanmoins une grande avancée, et Newlands présenta cette classification en l'appelant « loi des octaves » par analogie avec les sept notes de musique, mais ce travail fut assez mal accueilli par ses pairs de la Société de chimie de Londres, qui le tournèrent souvent en ridicule et firent obstacle à sa publication ; ce n'est qu'après la publication des travaux de Dmitri Mendeleïev que la qualité de cette analyse a été reconnue.

Notation d'éléments manquants par William Odling[modifier | modifier le code]
Le chimiste anglais William Odling (en) — secrétaire de la Société de chimie de Londres, et donc rival de Newlands — travaillait également, dans les années 1860, sur une table périodique des éléments chimiques remarquablement proche de celle que publierait Mendeleïev en 1869. Elle était organisée en périodes verticales avec des cases vides pour les éléments manquants et plaçait — à la différence du premier tableau de Mendeleïev — le platine, le mercure, le thallium et le plomb dans les bons groupes. Son action négative à l'encontre de Newlands entacha néanmoins définitivement la renommée d'Odling, et sa contribution à l'élaboration du tableau périodique des éléments est aujourd'hui largement méconnue.

Introduction de la valence avec Lothar Meyer[modifier | modifier le code]
La contribution du chimiste allemand Lothar Meyer est à peine mieux reconnue que celle d'Odling, car ses travaux décisifs ont été publiés après ceux de Mendeleïev alors qu'ils étaient pour la plupart antérieurs. Il publia ainsi une première version de sa classification des éléments en 1864, puis finalisa en 1868 une seconde version plus aboutie qui ne fut intégralement publiée qu'à sa mort, en 1895.

Le premier tableau de Meyer comprenait vingt-huit éléments classés en six familles définies par leur valence : c'était un grand pas en direction de la forme moderne du tableau périodique, organisé en groupes dépendant de la configuration électronique des éléments, elle-même directement en relation avec leur valence ; ce n'était néanmoins pas encore le même tableau qu'aujourd'hui, car les éléments étaient toujours rangés par masse atomique croissante. Le second tableau de Meyer, qui élargissait et corrigeait le premier, fut publié en 1870, quelques mois après celui de Mendeleïev, dont il renforça l'impact sur la communauté scientifique en apportant aux thèses du chimiste russe, encore très contestées, le soutien de travaux indépendants. La grande force de ce travail résidait dans les périodes de longueur variable, avec une disposition des éléments qui permettait d'éviter les regroupements fâcheux de Newlands, tels que le fer, l'or et certains éléments du groupe du platine parmi l'oxygène, le soufre, et les autres éléments du groupe 16 :

I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII. IX.
B = 11,0 Al = 27,3 ? ?In = 113,4 Tl = 202,7
? ? ?
C = 11,97 Si = 28 ? Sn = 117,8 Pb = 206,4
Ti = 48 Zr = 89,7 ?
N = 14,01 P = 30,9 As = 74,9 Sb = 122,1 Bi = 207,9
V = 51,2 Nb = 93,7 Ta = 182,2
O = 15,96 S = 31,98 Se = 78 Te = 128? ?
Cr = 54,4 Mo = 95,6 W = 183,5
? F = 19,1 Cl = 35,38 Br = 79,75 I = 126,5 ?
Mn = 54,8 Ru = 103,5 Os = 198,6
Fe = 55,9 Rh = 104,1 Ir = 196,7
Co = Ni = 58,6 Pd = 106,2 Pt = 196,7
Li = 7,01 Na = 22,99 K = 39,04 Rb = 85,2 Cs = 132,7 ?
Cu = 63,3 Ag = 107,66 Au = 196,2
?Be = 9,3 Mg = 23,9 Ca = 39,9 Sr = 87,0 Ba = 136,8 ?
Zn = 64,9 Cd = 116,6 Hg = 199,8
Tableau périodique des éléments chimiques de Julius Lothar Meyer19, publié en 1870.
Meyer avait également remarqué que si l'on trace une courbe représentant en abscisse la masse atomique et en ordonnée le volume atomique de chaque élément, cette courbe présente une série de maxima et de minima périodiques, les maxima correspondant aux éléments les plus électropositifs.

Classification périodique de Mendeleïev[modifier | modifier le code]

Tableau périodique de Mendeleïev, publié en 1870.

Tableau périodique de 1876 conservé à l'université de Saint-Pétersbourg
Malgré la qualité réelle des travaux de ses contemporains, c'est bien au chimiste russe Dmitri Mendeleïev qu'on doit le premier tableau périodique des éléments s'approchant de celui que nous utilisons aujourd'hui, non seulement dans sa forme mais surtout par la vision qui l'accompagne. À la différence de ses prédécesseurs, Mendeleïev a en effet formulé explicitement en quoi son tableau constituait un outil d'analyse théorique des propriétés de la matière :

Les éléments chimiques, lorsqu'ils sont ordonnés par masse atomique croissante, montrent une périodicité de leurs propriétés chimiques.
Les éléments qui ont des propriétés chimiques semblables ont soit des masses atomiques semblables (osmium, iridium, platine par exemple), soit des masses atomiques croissantes de façon arithmétique (potassium, rubidium, césium par exemple).
La disposition des éléments ou des groupes d'éléments dans la table par masse atomique croissante correspond à leur valence et est en rapport, dans une certaine mesure, avec leurs propriétés chimiques.
Les éléments les plus abondants dans le milieu naturel sont ceux qui ont la plus faible masse atomique.
La valeur de la masse atomique détermine les propriétés des éléments chimiques.
La masse atomique de certains éléments devrait parfois être revue, car le tableau est plus cohérent en réarrangeant certains éléments — typiquement, le tellure — sans tenir compte de leur masse atomique expérimentale.
On doit s'attendre à découvrir des éléments inconnus au moment de la publication de ce tableau, par exemple des éléments analogues à l'aluminium et au silicium, avec une masse atomique comprise entre 65 et 75.
Il est possible de prédire certaines propriétés des éléments à partir de leur masse atomique.
L'avancée était significative :

Mendeleïev prédit ainsi l'existence d'une série d'éléments, dont il précisa certaines propriétés, à commencer par leur masse atomique :
l'eka-bore (44), correspondant au scandium (45), découvert en 1879
l'eka-aluminium (68), correspondant au gallium (69,7), découvert en 1875 — une réussite particulièrement brillante, car Mendeleïev avait prévu une densité de 6 g/cm3 et un bas point de fusion, les valeurs réelles étant 5,9 g/cm3 et 29,78 °C
l'eka-silicium (72), correspondant au germanium (72,6), découvert en 1886 — là encore, avec un remarquable accord entre les observations et les propriétés physico-chimiques prédites par Mendeleïev
l'eka-manganèse (100), correspondant au technétium (99), découvert en 1937
Il identifia par sa théorie une dizaine d'éléments dont la masse atomique avait été déterminée de façon incorrecte
Il réorganisa sans le savoir certains éléments en fonction de leur numéro atomique et non de leur masse atomique
Les travaux de Mendeleïev ont été accueillis avec scepticisme par ses pairs, mais la publication subséquente de plusieurs résultats similaires (ceux de John Newlands et de Lothar Meyer en particulier) obtenus de façon indépendante ont fait basculer le consensus en faveur de cette nouvelle vision des éléments chimiques.

Découverte de l'argon par William Ramsay et Lord Rayleigh[modifier | modifier le code]
C'est en voulant mesurer avec précision la masse atomique de l'oxygène et de l'azote par rapport à celle de l'hydrogène que John William Strutt Rayleigh nota une divergence entre la masse atomique de l'azote produit à partir d'ammoniac et celle de l'azote séparé de l'air atmosphérique, légèrement plus lourd. Employant une méthodologie rigoureuse, William Ramsay parvint en 1894 à isoler l'argon à partir de « l'azote » atmosphérique, et expliqua l'anomalie apparente de la masse atomique de l'azote atmosphérique en déterminant la masse atomique de ce nouvel élément, pour lequel rien n'était prévu dans le tableau de Mendeleïev. Sa nature gazeuse et son inertie chimique l'avaient rendu jusqu'alors invisible aux chimistes.

La masse atomique de l'argon (un peu moins de 40) est très voisine de celle du calcium (un peu plus de 40) et donc supérieure à celle du potassium (39,1), ce qui posa quelques problèmes de classification car il semblait y avoir « plus de place » dans le tableau périodique entre le chlore et le potassium qu'entre le potassium et le calcium. Les choses se compliquèrent encore lorsque Ramsay et Morris Travers découvrirent le néon en 1898, matérialisant, avec l'hélium (découvert en 1868 par l'astronome français Jules Janssen et l'Anglais Joseph Norman Lockyer), le groupe nouveau des gaz rares (ou gaz nobles), appelé « groupe 0 » : la masse atomique du néon (20,2) était exactement intermédiaire entre celles du fluor (19) et du sodium (23). Ainsi, les gaz rares semblaient se positionner tantôt entre un métal alcalin et un métal alcalino-terreux, tantôt entre un halogène et un métal alcalin.

Classement par numéro atomique avec Henry Moseley[modifier | modifier le code]
À la suite de la découverte de l'électron et de celle des isotopes par l'Anglais Joseph John Thomson — qui ont accompagné les débuts de la physique de l'atome avec les travaux de l'Allemand Max Planck, du Néo-Zélandais Ernest Rutherford et du Danois Niels Bohr — les recherches du physicien anglais Henry Moseley sur la corrélation entre la charge du noyau atomique et le spectre aux rayons X des atomes ont abouti en 1913 au classement des éléments chimiques non plus par masse atomique croissante, mais par numéro atomique croissant. C'était une évolution majeure, qui résolvait toutes les incohérences issues du classement en fonction de la masse atomique, lesquelles devenaient gênantes depuis les travaux de systématisation de Dmitri Mendeleïev.

L'argon était ainsi placé entre le chlore et le potassium, et non plus entre le potassium et le calcium, tandis que le cobalt était clairement positionné avant le nickel bien qu'il soit un peu plus lourd. Il confirma que le tellure devait être placé avant l'iode sans nécessiter de revoir sa masse atomique, contrairement à ce qu'avait suggéré Mendeleïev. Il releva également que les éléments de numéro atomique 43 et 61 manquaient à l'appel : l'élément 43 avait déjà été prédit par Mendeleïev comme eka-manganèse (il s'agit du technétium, radioactif, synthétisé en 1937) mais l'élément 61 était nouveau — il s'agit du prométhium, radioactif également, isolé en 1947 :



O I II III IV V VI VII VIII
A B A B A B A B A B A B A B
1
H
2
He 3
Li 4
Be 5
B 6
C 7
N 8
O 9
F
10
Ne 11
Na 12
Mg 13
Al 14
Si 15
P 16
S 17
Cl
18
Ar 19
K 29
Cu 20
Ca 30
Zn 21
Sc 31
Ga 22
Ti 32
Ge 23
V 33
As 24
Cr 34
Se 25
Mn 35
Br 26
Fe 27
Co 28
Ni
36
Kr 37
Rb 47
Ag 38
Sr 48
Cd 39
Y 49
In 40
Zr 50
Sn 41
Nb 51
Sb 42
Mo 52
Te (43)
53
I 44
Ru 45
Rh 46
Pd
54
Xe 55
Cs 79
Au 56
Ba 80
Hg 57-71
Ln 81
Tl 72
Hf 82
Pb 73
Ta 83
Bi 74
W 84
Po 75
Re (85)
76
Os 77
Ir 78
Pt
86
Rn (87)
88
Ra 89
Ac 90
Th 91
Pa 92
U

57
La 58
Ce 59
Pr 60
Nd (61)
62
Sm 63
Eu 64
Gd 65
Tb 66
Dy 67
Ho 68
Er 69
Tm 70
Yb 71
Lu

Structure du tableau périodique des éléments publié en 1913 par Henry Moseley20.
Ce tableau, directement inspiré de celui de John Newlands, constituait l'étape intermédiaire conduisant à la disposition contemporaine. En particulier, la numérotation des groupes avec des chiffres romains de I à VIII, qui remontent à Newlands, et les lettres A et B, introduites par Moseley, étaient encore largement utilisées à la fin du xxe siècle :



I A II A III B IV B V B VI B VII B VIII I B II B III A IV A V A VI A VII A O

1
H 2
He
3
Li 4
Be 5
B 6
C 7
N 8
O 9
F 10
Ne
11
Na 12
Mg 13
Al 14
Si 15
P 16
S 17
Cl 18
Ar
19
K 20
Ca 21
Sc 22
Ti 23
V 24
Cr 25
Mn 26
Fe 27
Co 28
Ni 29
Cu 30
Zn 31
Ga 32
Ge 33
As 34
Se 35
Br 36
Kr
37
Rb 38
Sr 39
Y 40
Zr 41
Nb 42
Mo (43)
44
Ru 45
Rh 46
Pd 47
Ag 48
Cd 49
In 50
Sn 51
Sb 52
Te 53
I 54
Xe
55
Cs 56
Ba 57-71
Ln 72
Hf 73
Ta 74
W 75
Re 76
Os 77
Ir 78
Pt 79
Au 80
Hg 81
Tl 82
Pb 83
Bi 84
Po (85)
86
Rn
(87)
88
Ra 89
Ac 90
Th 91
Pa 92
U (93)
(94)
(95)
(96)
(97)
(98)
(99)


57
La 58
Ce 59
Pr 60
Nd (61)
62
Sm 63
Eu 64
Gd 65
Tb 66
Dy 67
Ho 68
Er 69
Tm 70
Yb 71
Lu

Tableau périodique dans les années 1920-1930, suite aux travaux d'Henry Moseley21.


Il était identique au tableau actuel, hormis pour ce qui avait trait à la septième période.

Concept des actinides de Glenn Seaborg[modifier | modifier le code]
Le physicien américain Glenn Theodore Seaborg contribua dès 1942 au projet Manhattan dans l'équipe du physicien italien Enrico Fermi. Il était chargé d'isoler le plutonium — que lui-même avait synthétisé et caractérisé en février 1941 — de la matrice d'uranium au sein de laquelle il se formait. C'est au cours de ce travail qu'il développa une connaissance approfondie de la chimie particulière de ces éléments. Il établit ainsi que leur position dans le tableau périodique (l'uranium était alors placé sous le tungstène et le plutonium sous l'osmium) ne rendait pas compte de leurs propriétés.

En 1944, il parvint à synthétiser et à caractériser l'américium et le curium (éléments 95 et 96), ce qui lui permit de formaliser le concept des actinides, c'est-à-dire d'une nouvelle série chimique aux propriétés spécifiques et formée des éléments 89 à 103, située sous les lanthanides dans le tableau périodique, qui prit ainsi sa configuration actuelle. Seaborg conjectura également l'existence des superactinides, regroupant les éléments 121 à 153 et situés sous les actinides.

Le tableau périodique utilisé de nos jours est celui remanié en 1944 par Seaborg.

Présentations alternatives[modifier | modifier le code]
De très nombreuses présentations alternatives du tableau périodique ont été proposées tout au long du xxe siècle, et des présentations graphiques innovantes sont encore régulièrement proposées. L'une des plus anciennes et des plus simples est celle d'un autodidacte français par ailleurs inconnu, Charles Janet, qui a donné son nom à une disposition du tableau élaborée au début du xxe siècle et récemment redécouverte par les Anglo-saxons, chez lesquels elle est assez bien connue des spécialistes du sujet (sous les noms de Janet Form ou de Left-Step Periodic Table) car elle a le double mérite de rester familière et de disposer les éléments dans l'ordre naturel des blocs (de droite à gauche), à la différence du tableau usuel :
f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8 f9 f10 f11 f12 f13 f14 d1 d2 d3 d4 d5 d6 d7 d8 d9 d10 p1 p2 p3 p4 p5 p6 s1 s2
H He
Li Be
B C N O F Ne Na Mg
Al Si P S Cl Ar K Ca
Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr Rb Sr
Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe Cs Ba
La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn Fr Ra
Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo Uue Ubn

Tableau périodique organisé à la façon de Charles Janet22.
Une autre représentation est celle de Theodor Benfey, datée de 1960, dont l'objectif était de remédier aux discontinuités du tableau standard à l'aide d'une représentation en spirale :

Tableau périodique en spirale de Theodor Benfey (en).
De nombreux modèles en trois dimensions ont également été proposés afin d'enrichir la représentation des éléments par diverses informations spécifiques23.

Tableau périodique étendu pour définir les propriétés dans le cadre des lanthanides, des actinides, de l'yttrium, le scandium, l'aluminium, le bore, l'hydrogène
Une autre représentation a été proposée par Timmothy Stowe, en losanges par niveaux de remplissage: voir Tableau radial des éléments chimiques)
Le tableau de Mendeleïev a été adapté pour représenter d'autres données physiques des éléments, et été appliqué pour visualiser des éléments totalement différents 24
Usages des éléments de la table dans l'industrie[modifier | modifier le code]
Concernant plus particulièrement les métaux, jusque dans les années 1970, moins de 20 métaux étaient utilisés dans l'industrie. Depuis les années 2000, par suite du développement exponentiel des produits électroniques, des technologies de l'information et de la communication, de l'aéronautique, allié à l'innovation technique dans la recherche de performances et de rendements, la demande en nouveau métaux « high tech » a explosé, et concerne maintenant environ 60 métaux. Pratiquement tous les éléments de la table sont utilisés jusqu'au no 92 (uranium)25. Les réserves de la plupart des métaux au niveau de production 2008 varient de 20 ans à 100 ans26.
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 8:58

Ce graphique montre l'emplacement de la nébuleuse de la Mouette (cercle rouge) dans la constellation du Grand Chien et pas très loin l'étoile la plus lumineuse dans le ciel, Sirius. Cette région de formation d'étoiles, également appelée IC 2177 s'étend le long de la frontière de la constellation voisine, la Licorne.

Par coïncidence cet objet se trouve vraiment très proche dans le ciel de l'emplacement de la nébuleuse du Casque de Thor. Cet objet peu ordinaire a été le vainqueur du concours « Choisissez ce que le VLT Observe (ann 12060) ».

Crédit:
ESO, IAU and Sky & Telescope

Les nébuleuses sont parmi les objets les plus impressionnants visuellement dans le ciel nocturne. Ce sont des nuages interstellaires de poussière, de molécules, d'hydrogène, d'hélium et d'autres gaz ionisés dans lesquels naissent les nouvelles étoiles. Bien qu'elles soient de différentes formes et de différentes couleurs, nombreuses sont celles qui ont une caractéristique commune : quand on les observe pour la première fois, leurs formes bizarres et évocatrices déclenchent l'imagination des astronomes et conduisent à des noms curieux. Cette spectaculaire région de formation d'étoiles, qui s'est vu attribuer le surnom de nébuleuse de la Mouette, n'est pas une exception.
Cette nouvelle image réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager) sur le télescope de 2,2 m MPG/ESO à l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili, montre la tête de la nébuleuse de la Mouette. Il ne s'agit que d'une partie de la nébuleuse connue plus officiellement en tant qu'IC 2177. Elle déploie ses ailes sur une envergure de plus de 100 années-lumière et ressemble à une mouette en plein vol. Ce nuage de gaz et de poussière se trouve à environ 3.700 années-lumière de la Terre. L'oiseau tout entier ressort mieux sur les images à grand champ.

Cette nouvelle image de l’ESO montre une partie d’un nuage de poussière et de gaz brillant appelé la nébuleuse de la Mouette. Ces fins nuages rouges constituent une partie des « ailes » de cet oiseau céleste et cette image révèle un étrange mélange de nuages sombres et de nuages lumineux rouges, se faufilant entre des étoiles brillantes. Cette nouvelle image a été réalisée avec la caméra WFI du télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili.

S'étendant le long de la frontière entre les constellations du Grand Chien et de la Licorne dans le ciel austral, la nébuleuse de la Mouette est un énorme nuage composé principalement d'hydrogène. C'est un bon exemple de ce que les astronomes appellent une région HII. De jeunes étoiles chaudes se forment dans ce nuage et leur intense rayonnement ultraviolet provoque le rougeoiement brillant du gaz environnant.

La teinte rougeâtre sur cette image est un signe révélateur de la présence d'hydrogène ionisé [1]. La nébuleuse de la Mouette, plus formellement appelée IC 2177, est un objet complexe dont la forme composée de trois grands nuages de gaz rappelle celle d'un oiseau. Le nuage Sharpless 2-292 (eso1237) constitue la « tête ». Cette nouvelle image montre une partie de Sharpless 2-296, qui contient les grandes « ailes » et Sharpless 2-297 est un petit ajout compact à l'extrémité de « l'aile » droite de la mouette [2].

Ces objets sont tous répertoriés dans le catalogue de nébuleuses Sharpless, une liste de plus de 300 nuages de gaz lumineux constituée par l'astronome Américain Stewart Sharpless dans les années 1950. Avant de publier ce catalogue, Sharpless était un étudiant diplômé de l'Observatoire Yerkes à proximité de Chicago aux USA, où, avec ses collègues, il publiait des travaux d'observation qui ont permis de montrer que la Voie Lactée est une galaxie spirale dotée de très grands bras courbes.

Les galaxies spirales peuvent contenir des milliers de régions HII, pratiquement toutes concentrées le long de leurs bras spiraux. La nébuleuse de la Mouette se trouve dans l'un des bras spiraux de la Voie Lactée. Mais ce n'est pas le cas pour toutes les galaxies ; alors que les galaxies irrégulières doivent contenir des régions HII, celles-ci sont réparties au travers de la galaxie, et le cas des galaxies elliptiques est encore différent - semblant ne pas avoir du tout de régions de ce type. La présence de régions HII indique qu'une formation stellaire active est toujours en cours dans une galaxie.

Cette image de Sharpless 2-296 a été réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager), une grande caméra installée sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'observatoire de La Silla de l'ESO, au Chili. Elle montre seulement une petite partie de la nébuleuse, un grand nuage formant de manière très active des étoiles chaudes en son sein. Le cliché montre Sharpless 2-296 illuminé par plusieurs jeunes étoiles particulièrement brillantes. Il y a beaucoup d'autres étoiles éparpillées au travers de cette région, dont une si brillante qu'elle semble être de manière flagrante « l'œil » de la mouette sur les images du complexe tout entier.

Les images à grand champ de cette région du ciel montrent une multitude d'objets astronomiques intéressants. Les jeunes étoiles brillantes de la nébuleuse font partie de la région voisine de formation d'étoiles CMa R1, dans la constellation du Grand Chien, remplie de jeunes étoiles et d'amas brillants. Egalement proche de la nébuleuse de la Mouette, se trouve la nébuleuse du casque de Thor, un objet photographié avec le VLT de l'ESO à l'occasion du 50e anniversaire de l'ESO, le 5 octobre 2012 avec l'aide de Brigitte Bailleul – gagnante du concours Tweeter « Votre Chemin vers le VLT ! » (eso1238a).

Notes
[1] Les astronomes utilisent le terme HII pour parler de l’hydrogène ionisé et HI pour l’hydrogène atomique. Un atome d’hydrogène est composé d’un électron lié à un proton, mais dans le gaz ionisé les atomes sont décomposés entre des électrons libres et des ions positifs, qui dans ce cas sont seulement de simples protons.

[2] Ces objets sont officiellement désignés par Sh 2-292, Sh 2-296, et Sh 2-297 dans la base de données astronomique SIMBAD.

Plus d'informations
L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».


La Mouette
de Anton Tchekhov

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Laboratoire d'Astrophysique de Marseille / Institut Pythéas
Marseille, France
Tel: +33 4 95 04 41 06
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Richard Hook
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Mobile: +49 151 1537 3591
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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l'ESO eso1306.

La nébuleuse de la Mouette, IC 2177, se situe dans la constellation de la Licorne, non loin de l'étoile la plus brillante, Sirius. Cette proximité n'est qu'apparente : IC 2177 se trouve à 3700 années-lumière de la Terre, soit 400 fois plus loin que Sirius !

Cette image montre les détails de la « tête » de la mouette, quelque peu difforme, appelée Sh 2-292. L'image a été prise par la caméra Wide Field Image (WFI) du télescope MPG/ESO de l'observatoire de La Silla (Chili).

L'appellation de la nébuleuse est plus compréhensible lorsque que l'on plonge à travers la Voie lactée pour rejoindre Sh 2-292 comme dans cette vidéo. L'envergure de la « mouette » atteint les 100 années-lumière.

La jeune étoile au centre de l'image s'appelle HD 53367. Ses violentes radiations dans l'ultraviolet arrachent des électrons à l'hydrogène environnant, qui brille alors en rouge. Le même phénomène se produit partout au sein de la nébuleuse, véritable crèche stellaire. Des étoiles très chaudes se chargent d'émettre une lumière bleutée qui se réfléchit sur les poussières parsemant les nuages de gaz.

Matthieu Le Chanjour, le 28 septembre 2012.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 9:01

Ce graphique montre l'emplacement de la nébuleuse de la Mouette (cercle rouge) dans la constellation du Grand Chien et pas très loin l'étoile la plus lumineuse dans le ciel, Sirius. Cette région de formation d'étoiles, également appelée IC 2177 s'étend le long de la frontière de la constellation voisine, la Licorne.

Par coïncidence cet objet se trouve vraiment très proche dans le ciel de l'emplacement de la nébuleuse du Casque de Thor. Cet objet peu ordinaire a été le vainqueur du concours « Choisissez ce que le VLT Observe (ann 12060) ».

Crédit:
ESO, IAU and Sky & Telescope

Les nébuleuses sont parmi les objets les plus impressionnants visuellement dans le ciel nocturne. Ce sont des nuages interstellaires de poussière, de molécules, d'hydrogène, d'hélium et d'autres gaz ionisés dans lesquels naissent les nouvelles étoiles. Bien qu'elles soient de différentes formes et de différentes couleurs, nombreuses sont celles qui ont une caractéristique commune : quand on les observe pour la première fois, leurs formes bizarres et évocatrices déclenchent l'imagination des astronomes et conduisent à des noms curieux. Cette spectaculaire région de formation d'étoiles, qui s'est vu attribuer le surnom de nébuleuse de la Mouette, n'est pas une exception.
Cette nouvelle image réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager) sur le télescope de 2,2 m MPG/ESO à l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili, montre la tête de la nébuleuse de la Mouette. Il ne s'agit que d'une partie de la nébuleuse connue plus officiellement en tant qu'IC 2177. Elle déploie ses ailes sur une envergure de plus de 100 années-lumière et ressemble à une mouette en plein vol. Ce nuage de gaz et de poussière se trouve à environ 3.700 années-lumière de la Terre. L'oiseau tout entier ressort mieux sur les images à grand champ.

Cette nouvelle image de l’ESO montre une partie d’un nuage de poussière et de gaz brillant appelé la nébuleuse de la Mouette. Ces fins nuages rouges constituent une partie des « ailes » de cet oiseau céleste et cette image révèle un étrange mélange de nuages sombres et de nuages lumineux rouges, se faufilant entre des étoiles brillantes. Cette nouvelle image a été réalisée avec la caméra WFI du télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili.

S'étendant le long de la frontière entre les constellations du Grand Chien et de la Licorne dans le ciel austral, la nébuleuse de la Mouette est un énorme nuage composé principalement d'hydrogène. C'est un bon exemple de ce que les astronomes appellent une région HII. De jeunes étoiles chaudes se forment dans ce nuage et leur intense rayonnement ultraviolet provoque le rougeoiement brillant du gaz environnant.

La teinte rougeâtre sur cette image est un signe révélateur de la présence d'hydrogène ionisé [1]. La nébuleuse de la Mouette, plus formellement appelée IC 2177, est un objet complexe dont la forme composée de trois grands nuages de gaz rappelle celle d'un oiseau. Le nuage Sharpless 2-292 (eso1237) constitue la « tête ». Cette nouvelle image montre une partie de Sharpless 2-296, qui contient les grandes « ailes » et Sharpless 2-297 est un petit ajout compact à l'extrémité de « l'aile » droite de la mouette [2].

Ces objets sont tous répertoriés dans le catalogue de nébuleuses Sharpless, une liste de plus de 300 nuages de gaz lumineux constituée par l'astronome Américain Stewart Sharpless dans les années 1950. Avant de publier ce catalogue, Sharpless était un étudiant diplômé de l'Observatoire Yerkes à proximité de Chicago aux USA, où, avec ses collègues, il publiait des travaux d'observation qui ont permis de montrer que la Voie Lactée est une galaxie spirale dotée de très grands bras courbes.

Les galaxies spirales peuvent contenir des milliers de régions HII, pratiquement toutes concentrées le long de leurs bras spiraux. La nébuleuse de la Mouette se trouve dans l'un des bras spiraux de la Voie Lactée. Mais ce n'est pas le cas pour toutes les galaxies ; alors que les galaxies irrégulières doivent contenir des régions HII, celles-ci sont réparties au travers de la galaxie, et le cas des galaxies elliptiques est encore différent - semblant ne pas avoir du tout de régions de ce type. La présence de régions HII indique qu'une formation stellaire active est toujours en cours dans une galaxie.

Cette image de Sharpless 2-296 a été réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager), une grande caméra installée sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'observatoire de La Silla de l'ESO, au Chili. Elle montre seulement une petite partie de la nébuleuse, un grand nuage formant de manière très active des étoiles chaudes en son sein. Le cliché montre Sharpless 2-296 illuminé par plusieurs jeunes étoiles particulièrement brillantes. Il y a beaucoup d'autres étoiles éparpillées au travers de cette région, dont une si brillante qu'elle semble être de manière flagrante « l'œil » de la mouette sur les images du complexe tout entier.

Les images à grand champ de cette région du ciel montrent une multitude d'objets astronomiques intéressants. Les jeunes étoiles brillantes de la nébuleuse font partie de la région voisine de formation d'étoiles CMa R1, dans la constellation du Grand Chien, remplie de jeunes étoiles et d'amas brillants. Egalement proche de la nébuleuse de la Mouette, se trouve la nébuleuse du casque de Thor, un objet photographié avec le VLT de l'ESO à l'occasion du 50e anniversaire de l'ESO, le 5 octobre 2012 avec l'aide de Brigitte Bailleul – gagnante du concours Tweeter « Votre Chemin vers le VLT ! » (eso1238a).

Notes
[1] Les astronomes utilisent le terme HII pour parler de l’hydrogène ionisé et HI pour l’hydrogène atomique. Un atome d’hydrogène est composé d’un électron lié à un proton, mais dans le gaz ionisé les atomes sont décomposés entre des électrons libres et des ions positifs, qui dans ce cas sont seulement de simples protons.

[2] Ces objets sont officiellement désignés par Sh 2-292, Sh 2-296, et Sh 2-297 dans la base de données astronomique SIMBAD.

Plus d'informations
L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».


La Mouette
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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l'ESO eso1306.

La nébuleuse de la Mouette, IC 2177, se situe dans la constellation de la Licorne, non loin de l'étoile la plus brillante, Sirius. Cette proximité n'est qu'apparente : IC 2177 se trouve à 3700 années-lumière de la Terre, soit 400 fois plus loin que Sirius !

Cette image montre les détails de la « tête » de la mouette, quelque peu difforme, appelée Sh 2-292. L'image a été prise par la caméra Wide Field Image (WFI) du télescope MPG/ESO de l'observatoire de La Silla (Chili).

L'appellation de la nébuleuse est plus compréhensible lorsque que l'on plonge à travers la Voie lactée pour rejoindre Sh 2-292 comme dans cette vidéo. L'envergure de la « mouette » atteint les 100 années-lumière.

La jeune étoile au centre de l'image s'appelle HD 53367. Ses violentes radiations dans l'ultraviolet arrachent des électrons à l'hydrogène environnant, qui brille alors en rouge. Le même phénomène se produit partout au sein de la nébuleuse, véritable crèche stellaire. Des étoiles très chaudes se chargent d'émettre une lumière bleutée qui se réfléchit sur les poussières parsemant les nuages de gaz.

Matthieu Le Chanjour, le 28 septembre 2012.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 9:04

Véritis Ciconia, la Cigogne verte ou la Lune
Constitution sur Le Secourisme et les Séismes.
Le juge Suprême de la République de l'Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
Ecoutez et faire signe aux scribes de Justice d'écrire : Les Hommes et les prophètes ont toujours condamné les peuples qui n'écoutent que les plus brave d'entre-eux.

Ces Hommes condamnent l'ingratitude, insouciance et le mépris... Ils rappellent les choses... Pour un enfant, Dieu est incarné dans le vent. Alors le prophète condamne les profiteurs et les ignorants.

Celui qui peut prétendre être la République, c'est celui qui veut rassembler autour d'un peuple et d'un enseignement... Ouvrir les Portes aux Laïques...

Pour cela, il faut réellement avoir une vision et une anticipation : Voir la Pauvreté et entendre l'embouteillage. Croire en Yahvé, celui qui n'a pas d'image, L’Éternel ! Celui qui a entendu sa naissance...


Non à l'Esclavage, Non à la Pauvreté, Non à la Torture , Non aux viols physiques et moraux, Non à la Séquestration...
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice

Se préparer à notre vérité, la connaissance est un outil. Le feu de l’Éternel est un phare où les marins ont un repaire. Ses étoiles, sa matière permettent aux sextants de trouver sens dans l’intrigante tempête... Sans roses des sables, la boussole n'indique rien ! Entendre sa plainte et sa soif de République... L'Egalité et ses Enfants ou le Peuple

TAY
La Chouette Effraie
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
------------------------------------------------------------------------------------------------------
La naissance de Marseille par cette danseuse qui choisi son marié autour d'un feu
m'inspire de la force de la Nature sur le pouvoir... Ainsi Naquit le cercle de feu...
Par cette reconnaissance de de la citoyenneté féminine, elle acquiert de pouvoir choisir des mariés ou mariées en dehors de la cité... Ainsi Naquit le cercle de Feu et la restitution du vote des femmes dans les démocraties dite antiques. Le Contrat de Personne en Danger et les Ouvertures de la Justice et de l'Hygiène.

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice


TAY
La chouette effraie
---------------------------------------------------------------------------------------------------------

6 Μαΐου 2016

Στις 20-21 Μαΐου το α2-innohub στην Αθήνα και το π1-innohub στην Πάτρα ανοίγουν ταυτόχρονα τις πόρτες τους για να υποδεχτούν σε ένα δημιουργικό μαραθώνιο φοιτητές, νέους επιστήμονες, μηχανικούς, προγραμματιστές, νέους επαγγελματίες, δημιουργικούς ανθρώπους, οι οποίοι θα συναγωνιστούν σε ομάδες για την επίλυση των 54 προκλήσεων του παγκόσμιου διαγωνισμού ActInSpace με τη χρήση διαστημικών δεδομένων, δημιουργώντας σε 24 ώρες ένα καινοτόμο σχέδιο με ρεαλιστική λύση για την βέλτιστη αντιμετώπιση αυτών των προκλήσεων.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t19-gaia-ou-l-australie-et-le-mexique
Ο διαγωνισμός είναι ανοιχτός στο κοινό και δεν υπάρχει κόστος συμμετοχής, ωστόσο απαιτείται προεγγραφή.

Σκοπός του είναι η δημιουργία νέων καινοτόμων ιδεών και επιχειρηματικών πρωτοβουλιών με την αξιοποίηση διαστημικών τεχνολογιών και η καλλιέργεια του επιχειρηματικού πνεύματος.

Οι διαγωνιζόμενοι καλούνται να επιλέξουν μεταξύ των προκλήσεων, αυτή που τους ταιριάζει, και με την καθοδήγηση εμπειρογνωμόνων και διακεκριμένων μεντόρων να δημιουργήσουν το δικό τους project, το οποίο θα παρουσιάσουν σε επιτροπή στο τέλος της ημέρας.

Ο νικητής που θα αναδειχτεί από τον εθνικό διαγωνισμό στην Αθήνα και Πάτρα θα εκπροσωπήσει την Ελλάδα στον Ευρωπαϊκό τελικό στην Τουλούζη στις 29 Ιουνίου 2016.

Τελικό έπαθλο

Η νικήτρια ομάδα του παγκόσμιου τελικού του ActInSpace θα κερδίσει μια πτήση σε συνθήκες μηδενικής βαρύτητας με το αεροσκάφος όπου εκπαιδεύονται οι αστροναύτες της Novespace. Ακόμα μεταξύ των βραβείων περιλαμβάνονται ένα Voucher αξίας 100.000€ για δορυφορικά δεδομένα από την Airbus Defence and Space, ενώ ένας μεγάλος αριθμός ομάδων θα λάβει υποστήριξη για την περαιτέρω ανάπτυξη της ιδέας του και τη δημιουργία της δικής του start-up.

Εγγραφή

Οι ενδιαφερόμενοι σε Αθήνα και Πάτρα μπορούν να δηλώσουν συμμετοχή έως την Κυριακή 15 Μαΐου 2016: http://www.actinspace.org/en/inscription

To ΑctInSpace, που φέτος πραγματοποιείται ταυτόχρονα σε 27 πόλεις παγκοσμίως, διοργανώνεται από την Ευρωπαϊκή Υπηρεσία Διαστήματος (ESA), τη Γαλλική Υπηρεσία Διαστήματος (CNES), και το ESA BIC Sud France και υποστηρίζεται από την Airbus Defence and Space, την Airfrance/KLM και τη Novespace.

O εθνικός διαγωνισμός του ActInSpace υλοποιείται υπό το συντονισμό του Corallia, φορέα συντονιστή του si-Cluster, με την ευγενική χορηγία των μελών του si-Cluster: Alma Technologies, ESS, Planetek Hellas και GET, την υποστήριξη της ΕΒΙΔΙΤΕ, του IEEE SB NTUA και του IEEE SB University of Patras, την τεχνική υποστήριξη της Lancom και χορηγό επικοινωνίας το The TOC.

Διαβάστε ολόκληρο το Δελτίο Τύπου του si-Cluster εδώ.





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Véritis Ciconia, la Cigogne verte ou la Lune Mar 29 Mar à 15:59


Ouvre le conflit sur une réalité de notre absurde : Notre Sectarisme d'optique au sujet de la volonté individuelle.
TAY
La chouette effraie...

Dans le fonds de la savane, les Hommes de l'Afrique font résonner les tams-tams dans tous le continent... la musique expose ses tendances sans aucune frontière...

Les phares voient leurs messages et la prévention doit être soutenu afin d'éviter toute disparition ou naufrages de Navires...

C'est pour cela que les peuples doivent s'activer car toutes les bonnes volontés peuvent être intégrer...
Cela n'est pas de l'intégration mais la vrai signification d'un secourisme juste généreux et valeureux...

La Femme et l'Homme a plus de valeur qu'une raison d’État... Ce principe n'est pas un don de Générosité mais un Civisme, un sincérité de l’Éducation Laïque: Les Femmes, les Hommes et les Enfants face à la Réalité et au Présent.

TAY
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 9:07

Ciconia Veritis ou La Cigogne Verte.

Galilée le fou de Bassan, Eole l'Albatros et Nagaliew la mouette aux yeux verts se dirigent vers les galapagados ou iles transparentes... Les terribles hurlants sont là pour nous renseigner sur le "El Nino".

" Et la Lune, elle s'éloigne !" : hurle Éole.
" Il a été cependant démontré que la transformation résulte de la pénétration du DNA et de la présence de poussière dans un nuage de gaz qui le refroidissent et qui refroidit jusqu'à une température de l'ordre du zéro absolu et de l'au dessus d'un froid extrême donc encore plus négatif que notre échelle terrestre !" : réponds Galilée.

" Ce rayonnement est millimétrique et la découverte de nuages moléculaires géants ont permis d'éclairer certaines zones d'ombres sur la vitesse, de sa loupe et de toupie sur cette gravitation Martienne." Claironne Nagalïèw.
"Certes, la galaxie tourne, et un noyau tourne dans un sens planétaire. Cela est valable pour Jupiter et La Terre mais si nous étions sujet de Pluton... L'attraction et le Temps... Elles rigolent de notre savoir et s'impliquent dans le temps gravitationnel, il y a encore tant de chemins à explorer grâce à Hubble... Environ trente milliards d'années et la rotation se fait durable malgré les présences de Andromède et de ce petit Nuage." dit Notre brave Galilée.

" Un petit Nuage qui porte mon nom... Il y a des étoiles au delà de l'infini" dit Magellan L'Albatros en portant regard sur Sa fille Nagalïèw, Son gendre Éole et son compagnon de route, Galilée.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Lun 24 Oct à 9:08


http://la-5ieme-republique.actifforum.com/post?t=163&mode=reply

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Sam 19 Nov à 3:32

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Jeu 12 Jan à 9:28

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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MessageSujet: Re: L'infini de la Vie, Galilée, Jan Swammerdam et Y'becca.   Sam 9 Sep à 3:01

SON PRÉNOM EST NINA, DOUCE NUÉE DU MARCHÉ SAINT CYPRIEN


LA JOIE ME FUT JADIS DÉROBÉE PAR MON EXISTENCE OU PAR LE DESTIN LUI MÊME.
UNE CHATTE PRÉNOMMÉE MINOUSKA ME RAPPELA L’ESPÉRANCE ET ME REPRIT AU CROIRE
DE L'ESPOIR. DANS LA PÉRIODE DE LEADER PRICE ET DE MON EXÉMA, ELLE FUT PILIER
DE MON ENTRETIEN AVEC LA NATURE ET LES PRINCIPES DE LA VIE: LA MANIÈRE D’ÊTRE

LA JOIE EST VENUE DANS UN SENTIMENT SIMPLE, PAR UN SOURIRE TIMIDE ET SERVIABLE
QUI PORTE UNE VOIX DOUCE ET AIGRE. CETTE PERSONNE CALME ME REGARDA ET
UN SENTIMENT BIZARRE NAQUIT DANS MON CŒUR: JE FUT SUBJUGUE PAR SON CALME.
DOUCE ET AFFIRMÉE AFFRONTANT LES INTEMPÉRIES DE LA PLUME ET DU VERBE
SACHANT JONGLER SUR LES ASPECTS DU MARCHE ET HUMBLE DE SON CHARME: LA GRÂCE.

AU LIEU DE M’ÉLOIGNER DU MONDE, ELLE M'EN RAPPROCHE CAR ELLE SAIT ESSUYER LE VERBE
SANS LA MOINDRE GRIMACE ! ELLE EST DANS SON ÉQUILIBRE ET CELUI CI EST SON SECRET.
ELLE EST UN MYSTÈRE DANS LA PLÉNITUDE DE SES MOUVEMENTS DIGNE DES BEAUX NUAGES.
DANS SON CALME, J'Y APERÇOIT DES RÊVERIES MYSTÉRIEUSES: DES SONGES ÉNIGMATIQUES.

DANS LA CLARTÉ DE LA LUMIÈRE TOUT COMME DANS LE SONGE DE LA NUIT; IL EST DES FAITS
QUE L'HOMME NE PEUT OUBLIER. JE NE CHERCHE DONC PAS DE RAISONS SUR MES SENTIMENTS.
LA JOIE EST UN MERVEILLEUX SENTIMENT DANS LE BONHEUR TOUT COMME DANS LE MALHEUR.
ELLE FAIT PARTI DE SES PERSONNES QUI ME REDONNE SOIF AU BONHEUR: ELLE EST NINA.

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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