Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire

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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 7:57

Antoni van Leeuwenhoek
Anthonie van Leeuwenhoek (1632-1723). Natuurkundige te Delft Rijksmuseum SK-A-957.jpeg
Antoni van Leeuwenhoek tableau de Jan Verkolje

Biographie
Naissance
24 octobre 1632
Décès
26 août 1723
Activités
Biologiste, scientifique, inventeur, physicien
Domaine
Microscopie
Religion
Église réformée néerlandaise

Antoni van Leeuwenhoek (né le 24 octobre 1632 à Delft et mort le 26 août 1723 à Delft) est un commerçant et savant néerlandais connu pour ses améliorations du microscope et comme l'un des précurseurs de ce que l'on appellera plus tard la biologie cellulaire et la microbiologie. Il a de facto poursuivi l'œuvre de Jan Swammerdam (1637-1680) qui vivait à Amsterdam.

Van Leeuwenhoek développe une technique pour fabriquer des lentilles de microscope d’une qualité et d’une puissance inconnues ailleurs dans le monde scientifique de son époque. Dès 1674, il en tire de nombreuses et étonnantes observations — découverte des protozoaires, des spermatozoïdes — très en avance sur son temps. Il affirme aussi l'existence des bactéries.

Il en fait part immédiatement et régulièrement à la Royal Society de Londres, mais la nécessaire traduction de ses lettres (écrites en néerlandais) – il ne maîtrise ni l’anglais ni le latin - en freine la diffusion. De plus, gardant sa technique de fabrication de lentilles secrète, ses observations ne peuvent être reproduites par ses confrères anglais. Il leur faudra plus de 3 ans et plus de 4 tentatives pour que la réalité de sa découverte des protozoaires - la plus accessible aux autres microscopes de l'époque - soit reconnue, amenant leur confiance sur la fiabilité de ses autres observations et son élection en 1680 comme membre de la Royal Society de Londres et en 1699 comme membre de l’Académie des sciences de Paris.

Sommaire  [masquer]
1 Biographie
2 Ses observations microscopiques
2.1 La découverte des protozoaires
2.2 La découverte des spermatozoïdes
2.3 Leeuwenhoek et la génération spontanée
2.4 Les autres observations
3 Notoriété
3.1 Le jugement des historiens
3.2 Médaille Leeuwenhoek
4 Sources
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Orientation bibliographique
6.2 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Leeuwenhoek1 est baptisé à l’église réformée protestante2. Son père, fabricant de paniers, meurt lorsqu’il est encore très jeune, et sa mère se remarie en 1637. En 1648, il devient apprenti chez un drapier d’Amsterdam. Après son apprentissage, il occupe les fonctions de comptable et de caissier chez son maître2. En 1656, il retourne à Delft  : il s’y marie et ouvre une boutique de drapier et de mercerie, mais on connaît fort peu ses activités commerciales2.

Cinq ans après la mort de sa première femme, il se remarie en 1671. Sa seconde femme décède en 1694, laissant Leeuwenhoek s’occuper seul de son seul enfant, sa fille Maria, seule survivante de ses cinq enfants3.

En 1660, il obtient la fonction de chambellan auprès des juges de Delft. En 1669, il devient « géomètre ». En 1679, Leeuwenhoek devient « jaugeur de vin » et, enfin, à partir de 1677, il occupe également la fonction de directeur général du district de Delft4. Ces différents postes indiquent la position prospère de Leeuwenhoek dans la ville1. Il semble qu’il se sépare de son commerce de draperie peu après 1660, car sa correspondance n’en fait nulle mention5. Ses emplois municipaux lui laissent, semble-t-il, un temps considérable pour la microscopie5.

Ses finances sont bonnes d’autant qu’il hérite d'une maison de la famille de sa première femme. En 1666, il achète un jardin à l’extérieur de la ville et en 1681, il possède un cheval5. Une indication de sa fortune est donnée par l’héritage que laisse sa fille, Maria, à sa mort, en 1745 et qui représente 90 000 guinées, une somme considérable pour l’époque5. Pourtant, certains auteurs notent que Leeuwenhoek « occupa un emploi municipal modeste jusqu’à sa mort »6.

Constantijn Huygens (1596-1687) écrit : « Vous voyez comme ce bon Leeuwenhoeck ne se lasse pas de fouiller partout où sa microscopie peut arriver, si beaucoup d’autres plus savants voulaient prendre la même peine, la découverte des belles choses irait bientôt plus loin »7. Si ces observations suscitent l’émerveillement des scientifiques de son temps, on lui reproche plus tard, son manque de connaissances scientifiques qu’accentue le fait qu’il ne connaît aucune langue étrangère5. Cette absence de connaissance lui permet de réaliser ses observations d’un œil neuf, sans les préjugés des anatomistes de son époque8. Il laisse une œuvre immense uniquement constituée de lettres, environ 300, toutes rédigées en néerlandais, et la plupart envoyée à la Royal Society9. Il écrit, dans une lettre à Henry Oldenburg datée du 30 octobre 1676, qu’il espère recevoir de ses correspondants des objections à ses observations, et qu’il s’engage à corriger ses erreurs10. Il répond d’ailleurs aux premières marques de scepticisme marquant la parution de ses observations par une évidente confiance en lui-même10. Ses observations seront suffisamment fameuses pour lui attirer de nombreux visiteurs de marque comme la reine Marie II d'Angleterre (1662-1694), Pierre le Grand (1672-1725), Frédéric Ier de Prusse (1657-1713)11,12, mais aussi des philosophes et des savants, des médecins et des hommes d’église, etc. Leeuwenhoek réalise devant eux de nombreuses démonstrations. Il fait observer à Pierre le Grand la circulation sanguine dans la queue d’une anguille13.

Il est inhumé dans la Vieille Église de Delft.

Ses observations microscopiques[modifier | modifier le code]

Réplique du microscope de Van Leeuwenhoek
Leeuwenhoek étant drapier, il commença à utiliser le microscope pour vérifier la pureté des étoffes. C’est le médecin et anatomiste néerlandais Reinier de Graaf (1641-1673) qui présente ses premières observations à la Royal Society en 1673 : Leeuwenhoek décrit la structure de moisissure et de l’aiguillon de l’abeille14. Commence alors un intense échange de lettres entre Leeuwenhoek – dans lesquelles il consigne, durant près de quarante ans, ses observations – et les membres de la société savante londonienne, échange qui se poursuivra jusqu’à la mort de Leeuwenhoek en 172315. La Royal Society l’admet en son sein en 1680 et l’Académie des sciences de Paris l’admet comme membre correspondant en 1699.

Leeuwenhoek fait ses observations sur des microscopes simples qu’il réalise lui-même4. Il lègue, à sa mort, 26 microscopes à la Royal Society, qui ne furent jamais utilisés et, un siècle plus tard, étaient déjà perdus16. Deux ans après la mort de sa fille, Maria, un lot de plus de 350 de ses microscopes4, ainsi que 419 lentilles16, est vendu le 29 mai 174716. 247 microscopes étaient complets, souvent avec le dernier objet observé encore en place16. Deux de ces instruments comportaient deux lentilles et un seul en possédait trois16.

Les meilleurs de ses appareils peuvent agrandir 300 fois17. Il ne laisse aucune indication sur sa fabrication des lentilles, et il faudra attendre plusieurs décennies pour disposer à nouveau d’appareils aussi puissants18. Des études ont néanmoins montré qu'il avait fait de profondes recherches et utilisé à la fois le polissage, le soufflage de verre et, au moins sur une lentille d'un de ses microscopes encore existant - et le plus puissant - la technique de la goutte de verre fondue.

On ignore comment et avec quelle intensité il éclairait les objets observés. Le plus puissant de ses instruments conservés aujourd’hui a un taux d’agrandissement de 275 fois et un pouvoir de résolution de 1,4 μm19. S’il fait présent de plusieurs de ses microscopes à ses proches, il n’en vend jamais un seul16. On estime à seulement une dizaine les microscopes qu’il a fabriqués aujourd’hui conservés.

La découverte des protozoaires[modifier | modifier le code]
On ignore quand il commence à observer des bactéries et d’autres micro-organismes. Dans une lettre datée du 7 septembre 167420, il évoque pour la première fois des formes de vie minuscules qu’il a observées dans les eaux d’un lac à proximité de Delft. Après avoir signalé à nouveau ces créatures dans deux lettres du 20 décembre 1675 et du 22 janvier 167620, c’est dans une longue lettre de dix-sept feuillets, datée du 9 octobre 1676, qu’il décrit ce que nous nommons aujourd’hui des protozoaires20, surtout des ciliés auxquels se mêlent des algues (Euglena et Volvox)21.

Il décrit de nombreux organismes dont la détermination est plus ou moins possible aujourd’hui : Vorticella campanula, Oicomonas termo, Oxytricha sp.20, Stylonychia sp., Enchelys, Vaginicola, Coleps21. Mais ces observations sont reçues avec scepticisme par les scientifiques de l’époque, aussi Leeuwenhoek joint-il à une autre lettre (5 octobre 1677) le témoignage de huit personnes, pasteurs, juriste, médecin, tireur à l’arc22 affirmant avoir vu de nombreux et variés êtres vivants. Il reçoit également le soutien de Robert Hooke (1635-1703), qui, dans sa Micrographia, donne la première description publiée d'un micro-organisme, et qui, à la séance du 15 novembre 1677 de la Royal Society, montre les réalités des observations de Leeuwenhoek22. Le traducteur des lettres qui paraissent dans les Philosophical Transactions, la publication de la Royal Society, les nomme animalcula23.

Leeuwenhoek avait joint à une lettre du 1er juin 1674 adressée au secrétaire de la Royal Society, Henry Oldenburg (v. 1618-1677), des échantillons des organismes qu’il a observés.

La découverte des spermatozoïdes[modifier | modifier le code]
C’est en 1677 qu’il mentionne pour la première fois, dans une lettre adressée à la Royal Society, des animalcules très nombreux dans du sperme24.

Leeuwenhoek a tout à fait conscience que ses observations qui montrent que la semence contenue dans les testicules est à l’origine de la reproduction (faire des enfants) des mammifères va heurter le paradigme de son époque10. Car ses observations vont à l’encontre des thèses développées par de grands savants de l’époque comme William Harvey (1578-1657) ou Reinier de Graaf (1641-1673)10.

Leeuwenhoek et la génération spontanée[modifier | modifier le code]
On retient souvent le nom du savant néerlandais comme l’un de ceux qui s’opposent, au xviie siècle, à la théorie de la génération spontanée. Outre Francesco Redi (1626-1697), un autre néerlandais, Jan Swammerdam (1637-1680), avait fait de nombreuses observations sur les insectes et sur leur reproduction.

Leeuwenhoek ne semble pas avoir été opposé à la théorie de la génération spontanée au début de ses observations. Ainsi, au milieu des années 1670, il dissèque des poux, et observe des petits poux dans les œufs se trouvant dans le corps des femelles25. Il fait des expériences similaires sur les puces et leurs œufs (qu’il conserve jusqu’à maturité), mais n’arrive pas à reconnaître dans les larves les puces, et ce malgré les observations de Swammerdam publiées quelques années plus tôt26. Il reviendra quelques années plus tard sur ces animaux.

Leeuwenhoek devient par la suite un adversaire des thèses sur la génération spontanée. Lorsqu’il découvre les animalcules, il pense d'abord qu’ils se forment grâce à la « ségrégation fortuite des particules de l’eau », puis il rejette cette explication en affirmant que ces animalcules ou leurs semences préexistent dans l’eau de pluie27. Il apprend, quelques années plus tard, que l’italien Francesco Redi (1626-1697) a pu prouver que les mouches ne se reproduisaient pas par génération spontanée : Redi utilise des tubes clos dans lesquels il enferme de la viande en décomposition. Aucune mouche n’apparaît dans ces tubes tandis que d’autres, non clos et laissés à l’air libre, donnent des asticots puis des mouches. Pour Redi, l’apparition de mouches dépend d’adultes qui vont pondre dans la viande. Leeuwenhoek tente de reproduire cette expérience, mais les conditions ne sont pas parfaites et il constate la présence d’animalcules même si le tube contenant l’eau est enfermé dans un tube scellé28.

S’intéressant, début 1679, à la présence de vers (Fasciola hepatica) dans le foie de mouton, comme Redi et Swammerdam, il ne comprend pas le cycle de vie de l’animal complexe, lequel ne sera élucidé que bien plus tard.

Les autres observations[modifier | modifier le code]
L’intérêt de Leeuwenhoek se porte sur des objets très variés et ne semble pas suivre un plan prédéfini. Ses observations en zoologie sont nombreuses.

Leeuwenhoek observe que l’anguillule du vinaigre (Anguillula aceti) est vivipare, ce qui confirme son opposition à la théorie de la génération spontanée24.

Il étudie les globules rouges de nombreux animaux et de l’être humain ainsi que le réseau sanguin (les capillaires) de la queue du têtard, du pied des grenouilles, de la nageoire caudale de l’anguille et de l’aile des chauves-souris29.

Leeuwenhoek décrit la structure des divers phanères : plumes de plusieurs espèces d’oiseaux, poils ou fourrure d’ours, des écailles de poissons29.

Comme d’autres microscopistes de son époque, il étudie l’anatomie de nombreux insectes comme des abeilles, des moucherons, des puces, des punaises, des vers à soie29. Il est le premier à observer la différence de postures des larves de moustiques (Culex et Anopheles)29.

En botanique, il étudie la structure des feuilles et du bois de diverses espèces. Il s’intéresse à la relation entre la structure de diverses épices et leur goût (café, poivre, thé, muscade, gingembre, sauge29...).

Toutes les observations de Leeuwenhoek ne sont pas consacrées à des objets du monde vivant. Ainsi il étudie et décrit la poudre à canon avant et après sa combustion29. Il étudie de même la structure de divers métaux ainsi que des roches, des cristaux, des sels29...

Leeuwenhoek, dans une lettre datée du 25 avril 1679, donne ce qui est peut-être la première estimation de la population maximale que pourrait porter la Terre. Il se base sur la densité de la Hollande à son époque (120 personnes par kilomètre carré), et estime que la Terre pourrait accueillir 13,4 milliards d’êtres humains30.

Notoriété
Le jugement des historiens
Les historiens des sciences du passé ont longtemps considéré Leeuwenhœck comme un amateur, un dilettante, simplement chanceux dans ses observations. Son origine commerçante et son ignorance du latin semblent le disqualifier à leur yeux d'une dignité scientifique. Ainsi, pour Julius Victor Carus (1823-1903) dans son Histoire de la zoologie : « Il fut en quelque sorte le premier de ces amateurs qui ne demandent au microscope qu’un tranquille amusement [...] ». Julius von Sachs (1832-1897) dans son Histoire de la botanique dit que « tous ces travaux de botanique sont marqués au coin d’un caractère superficiel qui témoigne d’occupations purement accidentelles et passagères ; l’intérêt qu’il éprouvait pour les problèmes de la philosophie de la nature qui régnait à l’époque dont nous parlons, pour ceux en particulier qui touchent au domaine de la théorie de l’évolution, la curiosité pure et le désir d’aborder des questions mystérieuses, inaccessibles au commun, amenèrent Leeuwenhoek à entreprendre les études dont nous avons parlé. Mais il ne sut pas coordonner les résultats de ses observations de manière à se faire une idée exacte de la structure végétale dans son ensemble »31.

Mais plus loin, Sachs reconnaît néanmoins la qualité des observations de Leeuwenhoek qui démontre, selon lui, la grande puissance des lentilles réalisées par le savant néerlandais, et Julius Victor Carus avoue  : « Il n’y a presque pas de systèmes anatomiques que Leuwenhœck [sic] n’ait enrichi de faits importants » et « On ne fit guère de progrès depuis lui jusqu’à O.-F. Muller »32. Ces opinions positives, difficilement avouées, rejoignent les opinions plus modernes qui font de Leeuwenhoeck un des grands scientifiques de son époque.

Médaille Leeuwenhoek
Son nom a été donné à la Médaille Leeuwenhoek attribuée par l'Académie royale des arts et des sciences néerlandaise depuis 1877 et récompensant l'œuvre d'un microbiologiste.

Sources[modifier | modifier le code]
Philippe Boutibonnes (1999). L'œil de Leeuwenhoek et l'invention de la microscopie, Alliage, 39 : 58-66. (ISSN 1144-5645).
Joel E. Cohen (1995). How Many People Can the Earth Support?, The Sciences, 35 (6) : s.n. – téléchargeable sur le site de la New York Academy of Science.
Bland J. Finlay et Genoveva F. Esteban (2001). Exploring Leeuwenhoek’s legacy : the abundance and diversity of protozoa, International Microbiology, 4 : 125-131. (ISSN 1139-6709)
Brian John Ford (1981). The van Leeuwenhoek Specimens, Notes and Records of the Royal Society of London, 36 (1) : 37-59. (ISSN 0035-9149)
A. Rupert Hall (1989). The Leeuwenhoek Lecture, 1988. Antoni van Leeuwenhoek 1632-1723, Notes and Records of the Royal Society of London, 43 (2), Science and Civilization under William and Mary : 249-273. (ISSN 0035-9149)
Éric Hamraoui (1999). Van Leeuwenhoek Antonie, 1632-1723, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences (LECOURT D. dir.), Presses universitaires de France (Paris) : 970.
L.C. Palm (1989). Leeuwenhoek and Other Dutch Correspondents of the Royal Society, Notes and Records of the Royal Society of London, 42 (2), Science and Civilization under William and Mary : 191-207. (ISSN 0035-9149)
Virginia Parker (1965). Antony van Leeuwenhoek, Bulletin of the Medical Library Association, 53 (3) : 442-447. (ISSN 0025-7338)
J.R. Porter (1976). Antony van Leeuwenhoek: tercentenary of his discovery of bacteria, Bacteriological Reviews, 40 (2) : 260-269. (ISSN 0005-3678)
Maria Rooseboom (1950). Leeuwenhoek, the Man: A Son of His Nation and His Time, Bulletin of the British Society for the History of Science, 1 (4) : 79-85. (ISSN 0950-5636)
Jean Rostand (1943). La Genèse de la vie. Histoire des idées sur la génération spontanée, Hachette (Paris) : 205 p.
Edward G. Ruestow (1983). Images and ideas: Leeuwenhoek's perception of the spermatozoa, Journal of the History of Biology, 16 (2) : 185-224. (ISSN 0022-5010)
Edward G. Ruestow (1984). Leeuwenhoek and the campaign against spontaneous generation, Journal of the History of Biology, 17 (2) : 225-248. (ISSN 0022-5010)
Udo Wiesmann, In Su Choi et Eva-Maria Dombrowski (2006). Fundamentals of Biological Wastewater Treatment, Wiley-VCH Verlag GmnH : 391 p. (ISBN 3527312196)
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ a et b Hall (1989) : 252.
↑ a, b et c Rooseboom (1950) : 79.
↑ Porter (1976) : 266.
↑ a, b et c Rooseboom (1950) : 80.
↑ a, b, c, d et e Rooseboom (1950) : 82.
↑ Par exemple Hamraoui (1999) : 970.
↑ Lettre du 4 mai 1679, tirée des Œuvres complètes de Christiaan Huygens, VIII : 159. consultable en ligne [archive] sur Gallica
↑ Rooseboom (1950) : 83.
↑ Boutibonnes (1999) : 58-59.
↑ a, b, c et d Ruestow (1983) : 187.
↑ Porter (1976) : 263.
↑ Parker (1965) : 443.
↑ Parker (1965) : 443 .
↑ Porter (1976) : 261.
↑ Voir notamment Palm (1989).
↑ a, b, c, d, e et f Porter (1976) : 264.
↑ Wiesmann et al. (2006) : 7.
↑ Wiesmann et al. (2006) : 8-9.
↑ Porter (1976) : 262.
↑ a, b, c et d Boutibonnes (1999) : 59.
↑ a et b Finlay et Esteban (2001) : 125.
↑ a et b Boutibonnes (1999) : 62.
↑ Boutibonnes (1999) : 64.
↑ a et b Hamraoui (1999) : 970.
↑ Ruestow (1984) : 231.
↑ Jan Swammerdam (1669), Historia insectorum generalis, ofte algemeene Verhandeling van de bloedeloose Dierkens (Utrecht) : 74. Cité par Ruestow (1984) : 231.
↑ Rostand (1943) : 31.
↑ On attribue cet échec à la stérilisation incomplète des tubes utilisés. Cf. Rostand (1943) : 32.
↑ a, b, c, d, e, f et g Porter (1976) : 260.
↑ Cohen (1995): 19.
↑ Édition française, Julius von Sachs (1892). Histoire de la botanique du xvie siècle à 1860, Reinwald (Paris) : xvi + 583 p. Le texte cité se trouve en pages 253-254. L’ouvrage est disponible sur le site de Gallica [archive].
↑ Édition française, Julius Viktor Carus (1880). Histoire de la zoologie depuis l’Antiquité jusqu’au xixe siècle, Baillière (Paris) : viii + 623 p. Le texte cité se trouve en pages 314-315. L’ouvrage est disponible sur le site de Gallica [archive].
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]
Robert D. Huerta: "Giants of Delft: Johannes Vermeer and the Natural Philosophers. The Parallel Search for Knowledge during the Age of Discovery". ISBN 0-8387-5538-0
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:00

La génération spontanée est une notion aristotélicienne, tombée en désuétude, attribuant l’apparition d’un être vivant sans ascendant, de nulle part et indépendamment de la matière inanimée.

On trouve une description de l'abiogenèse déjà chez Démocrite, qui aurait selon Diogène Laerce mentionné que les atomes auraient pu en s'assemblant donner naissance aux premiers êtres vivants. Dans l’Organon, Aristote mentionne l'apparition spontanée au bout de quelque temps des moisissures sur les aliments, des mites sur la laine et des souris là où on entasse de vieux vêtements de façon prolongée, donnant naissance au concept de génération spontanée. Cette hypothèse qui a eu cours pendant deux millénaires a été synthétisée dans l’Antiquité par Aristote1, à partir des diverses interprétations de l’apparition des organismes par les philosophes naturelles l’ayant précédé.

Elle a été remise en cause par des scientifiques qui avaient réalisé des expériences au xviie siècle, comme le naturaliste italien Francesco Redi. Il faudra attendre jusqu'au xixe siècle, où elle avait aussi pris le nom de « spontéparité », ou encore d’« hétérogénie », pour que celui-ci soit invalidé par Pasteur avec l'expérience de ses ballons à col de cygne et sa découverte de la pasteurisation, ainsi que par les expériences de John Tyndall. Elle a alors été remplacée par la théorie microbienne et la théorie cellulaire.

et

La viviparité est un mode de reproduction où le zygote se développe à l'intérieur d'une matrice spécialisée en recevant des apports nutritifs (sans apport nutritif, il s'agit d'ovoviviparité).

Sommaire [masquer]
1 Biologie végétale
2 Biologie animale
3 Articles connexes
4 Notes et références
Biologie végétale[modifier | modifier le code]
Le terme viviparité est utilisé en Biologie végétale pour désigner un mode de reproduction où la germination de graines se produit alors que les graines sont encore dans le fruit accroché à la plante-mère

C'est un cas extrême de semences dites récalcitrantes. On peut observer un tel développement dans les mangroves, sur les palétuviers et chez certaines cactées épiphytes cultivées (Epiphyllum phyllanthus ou Rhipsalis pilocarpa par exemple, avec des graines qui s'avèrent viables1. Ce phénomène présente probablement un intérêt évolutif2.

Biologie animale[modifier | modifier le code]
Une espèce animale est qualifiée scientifiquement de vivipare lorsque son mode de reproduction satisfait les deux critères suivants3 :

le développement embryonnaire prend place dans une matrice spécialisée du tractus génital (ex : utérus) ;
le parent ne pond pas des œufs mais met au monde une progéniture viable, que cette dernière soit nidicole ou nidifuge.
Cette qualification est restreinte occasionnellement par un critère supplémentaire : au sein de l'utérus/matrice, l'embryon reçoit un apport nutritif de type matrotrophie durant tout ou partie de son développement. Le processus au cours duquel l'embryon se développe chez une espèce vivipare est appelé gestation.

Il existe plus de 150 lignées de vertébrés vivipares4 présentant diverses stratégies de nutrition de l'embryon, depuis la placentotrophie complète jusqu'à l'adelphophagie. Anecdotiquement, c'est la femelle qui effectue la gestation chez la quasi-totalité des animaux vivipares, mais il existe un taxon (les syngnathidés) chez qui c'est le mâle qui effectue la gestation.

Chez les thériens, la nutrition se fait via le placenta et le cordon ombilical. Il n'y a donc pas de stade externe libre pour l'œuf, celui-ci est conservé dans les voies génitales de la femelle jusqu'à son expulsion. La viviparité est la règle commune chez de nombreux mammifères actuels (placentaires et marsupiaux, exception étant faite des monotrèmes) mais on la retrouve également chez certains reptiles (comme le serpent caméléon), quelques amphibiens (la salamandre), des arthropodes comme chez certains insectes (la pédogenèse des pucerons) ou certains scorpions (le scorpion empereur), certains poissons (la famille des Goodeidés, certains requins (comme le requin marteau) la loquette d'Europe), ainsi que quelques nématodes (par exemple la trichine) et insectes (mouche tsé-tsé ou glossine)

Le fossile représentant la forme la plus ancienne de viviparité d'un vertébré a été découvert dans la formation Gogo par l'équipe de John A. Long, du Museum Victoria à Melbourne. Il s'agit du poisson Materpiscis attenboroughi (un placoderme aujourd'hui éteint) datant d'il y a -380 Ma5 ; ce qui signifie que la viviparité serait apparue 200 millions d'années plus tôt qu'estimé auparavant. La découverte a été publiée dans le journal Nature en 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]
Gestation
Matrotrophie
Oviparité
Ovoviviparité
Ovuliparité
Poisson vivipare
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Lombardi, JA, Viviparity in Rhipsalis pilocarpa Loefgren (Cactaceae) [archive] ; Ciencia e cultura (Sao Paulo) [CIENC. CULT.]. Vol. 45, no. 6, 407 p. 1993.
↑ J. Hugo Cota-Sánche Vivipary in the Cactaceae: Its taxonomic occurrence and biological significance, Flora - Morphology, Distribution, Functional Ecology of Plants ; Volume 199, Issue 6, 2004, Pages 481-490 DOI:10.1078/0367-2530-00175
↑ « "Matrotrophy and placentation in invertebrates: a new paradigm" » [archive](en)
↑ « "Evolution of vertebrate viviparity and specializations for fetal nutrition: A quantitative and qualitative analysis" » [archive](en)
↑ Jean-Luc Goudet, « Le poisson fossile qui allait accoucher » [archive], sur Futura-Sciences,‎ 30 mai 2008
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:02

Ophiuchus le serpentaire, le 13ème signe du zodiaque


Si la majorité d'entre nous connait son signe zodiacal, peu de gens savent qu'en réalité, il n'y a pas seulement 12 constellations dans le Zodiaque, mais bel et bien 13! Le disparu se nomme Serpentaire, ou Ophiuchus, il s'agit d'une constellation regroupant près de 60 étoiles visibles dont la fameuse étoile de Barnard*.


La constellation d'Ophiuchus
Bien que l'astrologie moderne semble ignorer sa présence, c'est une constellation très ancienne, connue probablement depuis plusieurs milliers d'années, et notamment décrite dans les poémes d'Aratus de Soles (-278 à -276 avant J.C.), puis reprise dans la liste des constellations de Ptolémée (vers 150 après J.C.) dans son oeuvre Almageste. Cette constellation se situe sur le plan de l'écliptique (traversé par le soleil et donc, là où il est possible qu'il y'ait une éclipse de soleil), entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire. De nos jours, elle est traversée par le soleil entre le 29 novembre et le 17 décembre : en tout état de cause, une personne née à cette période est donc né sous le "signe" du Serpentaire!

Pourquoi cette constellation a-t-elle été oubliée lors de la création des signes du Zodiaque? Deux hypothèses pourrait l'expliquer : le besoin d'avoir un chiffre pair pour comptabiliser les mois, Ophiuchus aurait donc été écarté pour des raisons "techniques". La seconde hypothèse s'appuie sur la précession de la Terre : l'axe de rotation de la Terre (sa direction) varie avec le temps (sur une période d'environ 26 000 ans), et par conséquent, l'apparence de la voûte céleste et plus précisément du plan de l'écliptique, se modifie. Il en résulte que certaines étoiles se retrouvent en dehors de ce plan de l'écliptique tandis que d'autres y entrent. De plus, le mouvement propre des étoiles modifie l'apparence des constellations, qui se déforment au fil du temps. Du point de vue humain, certaines constellations peuvent disparaître, et d'autres formes naissent. Aucune de ces deux hypothèses n'est cependant confirmée.


Ophiuchus entouré de son serpent
Dans la mythologie, la constellation du Serpentaire représente Asclépios (Asclepius), le médecin qui aurait vaincu la Mort. Selon la légende, Asclépios aurait appris du Centaure Chiron les arts de guérison. Il aurait également coupé un jour un serpent, guéri par la suite à l'aide d'herbes, grâce à l'intervention d'un de ses congénères (les constellations montrent par ailleurs Ophiuchus coupant les deux parties de la constellation du serpent). Cet épisode aurait fait de lui un médecin légendaire, notamment évoqué dans l'Illiade. Grâce au sang de Gorgone livré par Athena, Asclepsios aurait ensuite obtenu le pouvoir d'empêcher la Mort de ses patients. Hadès en colère, par peur de ne plus recevoir les âmes de morts en enfer, prévint alors Zeus, qui foudroya le médecin. Avec retard, Zeus se rendit finalement compte du bien qu'Asclepios avait apporté aux hommes, et en son honneur, le plaça parmi les étoiles.

De nos jours, la présence d'Ophiuchus dans les signes du Zodiaque est très controversée, plusieurs astrologues essayant d'effacer cet oubli en rapelant que les signes du zodiaque ne correspondent pas exactement aux constellations, mais reposent sur un système de partage de l'année en 12 portions égales, sans explications très cohérentes avec le mysticisme inhérent à l'astrologie. Les signes du zodiaque, au nombre de 12, n'auraient alors qu'un rapport lointain avec les constellations du Zodiaque, au nombre de 13. Ce rapport "lointain" parait toutefois étonnant lorsque l'on constate les ressemblances (imparfaites, comme le montre cet article) entre les signes du zodiaque, portant le même nom et placés dans un ordre similaire (de traversée par le soleil) à celui des constellations.

Physiquement, Ophiuchus telle qu'on en conçoit la constellation est bel et bien traversé par le soleil au cours de l'année, or, c'est sur cette constatation que semblent fondées les existences des signes du Zodiaque. Certains auteurs comme Steven Schmidt estiment même qu'un 14ème signe, celui de la Baleine, pourrait figurer dans la liste zodiacale entre les Signes du Bélier et des Poissons.

Nul doute en tous les cas, qu'Ophiuchus pose quelques problèmes de crédibilité dans les fondements de certaines traditions et croyances - un de plus dans la série des incongruités intrinsèques de l'astrologie.

* L'étoile de Barnard est une naine rouge faiblement visible mais connue pour avoir le plus grand mouvement propre de la voûte céleste : chaque année, elle se déplace dans le ciel, par rapport aux étoiles "fixes", de 10,3 secondes d'arc. Cela signifie qu'elle se déplace dans notre ciel, d'un peu plus que la taille de la lune, tous les 180 ans. Toutes les étoiles se déplacent, certaines plus rapidement que d'autres et selon un angle particulier : une étoile peut sembler fixe si elle s'éloigne ou se rapproche de nous, tandis que d'autres vont bouger de manière visible au fil du temps, en se déplaçant de côté (horizontalement et/ou verticalement) par rapport à ces étoiles "fixes". En cohérence avec ce mouvement apparent phénoménal, l'étoile de Barnard est l'une des plus proches de notre système solaire après les trois étoiles du Centaure. Elle se situe à 5.96 années lumière seulement.

et

Antarès (α Scorpii / Alpha Scorpii) est une étoile double du Scorpion dont la plus brillante composante (α Scorpii A / Antarès A) est une supergéante rouge en fin de vie, d'une masse comprise entre 15 et 18 M {\displaystyle \scriptstyle \odot } \scriptstyle\odot et d'un diamètre de 883 fois celui du Soleil, soit un volume 690 millions de fois plus élevé que lui. Elle est située à environ 600 années-lumière de la Terre.

Sommaire [masquer]
1 Propriétés
2 Composante B
3 Observation
4 Noms de l'étoile
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
Propriétés[modifier | modifier le code]
Pour imaginer ce que représente une telle taille, sachant que le Soleil mesure 1,4 million de kilomètres de diamètre, soit 0,01 ua, le rayon d'Antarès équivaut à plus de 4 ua. Autrement dit, ramené au système solaire, elle engloberait très largement l'orbite de Mars.

Sa surface se situerait entre Mars et Jupiter, mais contrairement à celle du Soleil avec "des bords bien nets", la surface d'Antarès serait "floue" car elle est entourée de gaz.

Sa magnitude varie de +0,9 à +1,8. Antarès est environ 10 000 fois plus lumineuse que le Soleil dans le spectre de la lumière visible. Mais sa température de surface, moins élevée que celle du Soleil (~3 300°C contre 5 500 °C), fait qu'elle rayonne une partie considérable de son énergie dans l'infrarouge ; ainsi sa luminosité bolométrique est approximativement de 60 000 fois celle du Soleil1.

Du fait de son statut de supergéante rouge, Antarès explosera sous forme de supernova dans un futur relativement proche (pour une étoile), étant donné sa masse. Elle apparaîtra alors pendant quelques semaines comme un astre aussi brillant que la Pleine Lune.

Composante B[modifier | modifier le code]
Antarès A possède une étoile compagne appelée « Antarès B », découverte le 13 avril 1819 par Johann Tobias Bürg2. C'est une géante bleue, de type spectral B2.5 séparée d'elle de 2,9 arcsecondes, ce qui fait 550 ua1 à cette distance, soit plus de 80 milliards de kilomètres.
Elle a une magnitude de +5,5. C'est seulement 1/370e de la brillance visuelle de Antarès A, mais cela représente tout de même 170 fois la luminosité du Soleil.

Son observation est assez difficile à travers un petit télescope à cause de l'éclat et de la proximité d'Antarès A, mais elle devient facile pour des diamètres au-dessus de 150 mm. Le compagnon est souvent décrit comme étant de couleur verte, mais il s'agit probablement d'un effet de contraste1.
Antarès B peut cependant être observée à travers un petit télescope durant quelques secondes lors des occultations d'Antarès A par la Lune, c'est d'ailleurs durant l'une de ces occultations qu'elle fut découverte.

Son orbite est peu connue et sa période est estimée à 878 ans.

Observation[modifier | modifier le code]
La meilleure période pour observer Antarès est aux alentours du 14 mai, quand l'étoile est en opposition au Soleil. Elle se lève alors au coucher du soleil pour disparaitre à l'aube, elle est donc visible toute la nuit.

Tout près d'Antarès se trouve M4, amas globulaire intéressant à observer bien que ne s'élevant jamais beaucoup au-dessus de l'horizon (dans la partie tempérée de l'hémisphère nord).

Noms de l'étoile[modifier | modifier le code]
Le nom de l'étoile vient de Άντάρης utilisé en grec ancien, signifiant « comme Arès » (Arès est le dieu de la guerre, l'équivalent de Mars dans la mythologie de la Rome antique). Il fait référence à sa couleur rouge, similaire à celle de la planète Mars. Il est réutilisé en Europe à la Renaissance3.

Le nom arabe d'Antarès, Qalb al aqrab (قلب العقرب) qui signifie « le cœur du scorpion », est utilisé de façon très ancienne et semble avoir une origine Sumero-Akkadienne4. Il a été directement translittéré en Europe au Moyen Âge pour donner Calbalacrab ou simplement traduit en latin (Cor Scorpionis)5.

Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ a, b et c (en) James B. Kaler, « Antarès » [archive], sur Stars.
↑ (en) Robert Burnham Jr., Burnham's Celestial Handbook, vol. III : Pavo-Vulpecula, New York: Dover Publications Inc., 1978, 2138 p. (ISBN 0486236730), p. 1666
↑ (en) Paul Kunitzsch et Tim Smart, A Dictionary of Modern Star names: A Short Guide to 254 Star Names and Their Derivations, Cambridge, Massachusetts, Sky Publishing Corp., 2006 (ISBN 978-1-931559-44-7), p 52.
↑ (en) Gwyneth Heuter, « Star names — origins and misconceptions », Vistas in Astronomy, vol. 29,‎ 1986, p. 237–251 (DOI 10.1016/0083-6656(86)90015-2) p 243.
↑ Noms relevés sur des astrolabes du xive siècle, on trouve aussi Alacrab, voir (en) Owen Gingerich, « Zoomorphic Astrolabes and the Introduction of Arabic Star Names into Europe », Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 500,‎ 1987, p. 89–104 (DOI 10.1111/j.1749-6632.1987.tb37197.x) p 98-100.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Arcturus
Bételgeuse
Étoile royale
Rigel
Liste d'étoiles par taille décroissante
Liste des étoiles les plus brillantes
Liens externes[modifier | modifier le code]
(en) Antarès sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
(en) Bright Star Catalogue, « HR 6134 », sur Alcyone
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:05

Quand la Baleine dévore le zodiaque sceptique


Comme vous le savez sûrement, le buzz du moment renvoie à la question du zodiaque astrologique : à cause de la constellation du Serpentaire (voisine des constellations du Scorpion et du Sagittaire), doit-il se référer à 12 signes astrologiques ou bien à 13 constellations astronomiques ? La question n’est pas ici, de savoir si l’astrologie est vraie ou fausse, ce serait botter en touche, mais seulement de s’interroger sur quelques faits astroNOMIQUES simples. Ils sont vérifiables rapidement à l’aide, par exemple, du logiciel libre d’astroNOMIE Stellarium téléchargeable sur tous les bons sites internet :

A l’origine de tous les problèmes, l’écliptique est une ligne géométrique formée par le déplacement apparent du Soleil sur la voûte céleste au fil de l’année. Cette ligne constitue le squelette du zodiaque des astrologues, et si le Soleil traverse bien 12 signes astrologiques, il traverse aussi 13 constellations, dont la fameuse du Serpentaire (ou Ophiucus). Or, il se trouve qu’une 14ème constellation, la Baleine (dont on ne parle jamais), voit ses limites redéfinies par les astronomes il y a seulement quelques dizaines d’années, être si proches de l’écliptique, qu’elle va être traversée de temps en temps par les planètes. La constellation de la Baleine côtoie en effet les constellations des Poissons, du Bélier, et du Taureau. Or, Mercure passera par exemple dans cette constellation en mai 2011, puis en avril 2012. Mars y passera en avril 2011, Jupiter en juillet 2022, Saturne en 2026, Uranus en juin 2012, et ce ne sont là que quelques dates parmi d’autres. Mieux, le 25 janvier 2011 la Lune passe rapidement par la constellation du Corbeau, et Vénus passera rapidement dans la constellation d’Orion en août 2012. Il y a donc besoin de plus de 13 constellations pour pouvoir repérer sur la voûte céleste, les positions de la Lune et des planètes officielles de l’astronomie redéfinies en 2006 : le zodiaque de 13 constellations est donc insuffisant, mal pensé, voire… pas du tout pensé.

D’ailleurs Pluton, toujours utilisée par l’astrologie malgré son déclassement, est passée dans la constellation de la Baleine vers 1866, mais aussi dans celles du Bouvier (1979), de la chevelure de Bérénice (1971), puis Orion (1901,1915). Pourquoi cette omission de la part des critiques, de la plupart des astronomes, et donc de tous ceux qui ont relayé cette drôle d’information selon laquelle ce zodiaque devrait remplacer celui des astrologues ? Le zodiaque des 13 constellations n’est pas utilisable par l’astrologie, laquelle ne peut pas se passer des planètes. L’horoscope de presse classe certes, les individus selon le seul Soleil de naissance, mais la très grande majorité des prédictions qu’on y trouve sont faites à partir des planètes (relativement au Soleil de naissance). De plus, combien d’astrologues dénoncent les horoscopes comme des caricatures de la pratique de l’astrologie (la Fédération Des Astrologues Francophones par exemple) ? Le zodiaque des 13 constellations permettrait donc de réaliser une astrologie pauvre, sans Lune ni planètes…

Mais l’astrologie est-elle remise en question par ces nombreuses constellations ? Et bien non… car elle ne se réfère justement plus aux positions des planètes en constellations depuis près de 2.000 ans (Ptolémée, ~150 ap. JC). Les « positions » interprétées par l’astrologie sont en fait virtuelles, des projections géométriques sur la ligne écliptique, ce que les sceptiques critiquent par ailleurs (site de l’AFIS). Mais ce n’est là qu’un procédé mathématique qui s’est probablement installé du fait que l’on ne savait pas retrouver par le calcul (dans le futur comme dans le passé) les éloignements à l’écliptique des planètes avant Kepler (première moitié du 17ème siècle). Il n’y avait donc que l’écliptique pour les repérer avec un peu de certitudes. Ces éloignements sont nommés latitudes écliptiques, et les positions virtuelles des astres de l’astrologie en signes astrologiques sont affranchies de la question des différentes constellations traversées par le Soleil, la Lune et les planètes.

Ces remarques invalident aussi l’idée selon laquelle les Mésopotamiens auraient eu un zodiaque de 13 constellations dont l’une aurait été enlevée… il aurait fallu pour cela qu’ils soient aveugles ou sceptiques si les constellations étaient si importantes pour eux ! En fait le nombre de constellations a bien changé au fil des siècles en Mésopotamie, le chemin de la Lune en comptait encore 18 vers 1200 av JC, et la constellation de la Balance semble avoir été auparavant une partie de celle du Scorpion (ses pinces)… L’appellation du Journalier a été changée en Bélier bien plus tard, etc. Il y a des mythes présents dans la critique sceptique qu’il serait bon de révéler, ce qui est là, affaire d’histoire des sciences, non de connaissance scientifique. Deux domaines assez différents
C’est ce que tentent avec plus ou moins de bonheur d’expliquer certains astrologues depuis longtemps… et il est bien dommage que les personnes connaissant à la fois l’astrologie et la critique de l’astrologie soient si peu nombreuses, car les débats pourraient être bien plus intéressants et obliger l’astrologie à se remettre en question, mais différemment… C’est pourquoi d’ailleurs, a été créé un site internet consacré intégralement à l’analyse critique de l’astrologie, de l’intérieur : http://www.lastrologie-et-la-raison.net/. Il serait tellement plus juste de conclure que les 2 zodiaques sont des systèmes de repérage aux fondements arbitraires, conclusion nouvelle et pourtant objective…

On le voit, ces deux dernières semaines, on n’a pu que constater dans les pamphlets lancés à l’encontre de l’astrologie, la forte présence de l’argument d’autorité (un astronome avait parlé ; d’autres journalistes avaient validé l’information aux Etats-Unis ; l’information avait été relayée par l’AFP). Il y a eu aussi un appel à l’évidence dans une sorte de procès gagné d’avance contre les astrologues à qui l’on n’a pas proposé de se défendre tant qu’ils n’ont pas manifesté leur mécontentement. Par le biais notamment de la Fédération Des Astrologues Francophones. Il faut constater encore, que la représentation collective de l’astrologie reste très floue, probablement sous le pilonnage médiatique permanent des horoscopes de presse et de leurs auteurs, bien qu’ils n’aient aucun poste clé dans le milieu astrologique. L’amalgame persiste aussi avec la voyance.

L’astrologie est techniquement bien plus complexe, et les problématiques qu’elle soulève, bien plus difficiles à régler que l’on ne pourrait le croire. Un jour peut-être y aura-t-il quelqu’un pour travailler là-dessus sans retomber dans les arguments traditionnels des militants trop engagés pour ou contre l’astrologie ? C’est ce que la chose publique a de mieux à gagner…

Serge Bret-Morel
Master en histoire et Philosophie des Sciences
le 24 janvier 2011
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:06

Le télescope spatial Hubble (en anglais Hubble Space Telescope, en abrégé HST) est un télescope spatial développé par la NASA avec une participation de l'Agence spatiale européenne qui est opérationnel depuis 1990. Son miroir de grande taille (2,4 mètres de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d'arc ainsi que sa capacité à observer à l'aide d'imageurs et de spectroscopes dans l'infrarouge proche et l'ultraviolet lui permettent de surclasser pour de nombreux types d'observation les instruments au sol les plus puissants handicapés par la présence de l'atmosphère terrestre. Les données collectées par Hubble ont contribué à des découvertes de grande portée dans le domaine de l'astrophysique telles que la mesure du taux d'expansion de l'Univers, la confirmation de la présence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies ou l'existence de la matière noire et de l'énergie noire.

Le développement du télescope Hubble, qui tient son nom de l'astronome Edwin Hubble, démarre au début des années 1970 mais des problèmes de financement, de mise au point technique et la destruction de la navette spatiale Challenger repoussent son lancement jusqu'en 1990. Une aberration optique particulièrement grave est découverte peu après qu'il a été placé sur son orbite terrestre basse à 600 km d'altitude. Dès le départ le télescope spatial avait été conçu pour permettre des opérations de maintenance par des missions des navettes spatiales. La première de ces missions en 1993 est mise à profit pour corriger l'anomalie de sa partie optique. Quatre autres missions, en 1997, 1999, 2002 et 2009, permettent de moderniser les cinq instruments scientifiques et remplacer certains équipements défaillants ou devenus obsolètes. La dernière mission de maintenance, réalisée en 2009, immédiatement avant le retrait définitif des navettes spatiales, doit permettre au télescope Hubble de fonctionner jusqu'à la fin de la décennie 2010, sauf imprévu. Pour les observations dans l'infrarouge il doit être remplacé vers 2018 par le télescope spatial James-Webb, aux capacités supérieures.

Sommaire [masquer]
1 Historique
1.1 Contexte : des prémices à la décision de réalisation
1.2 Le projet
1.3 Le rôle de la navette spatiale américaine
1.4 La construction du télescope Hubble
2 Vie opérationnelle et maintenance par les missions de la navette spatiale
2.1 Le lancement du télescope spatial (1990)
2.2 Découverte de l'aberration optique et mise au point d'un dispositif correcteur
2.3 La mission de sauvetage STS-61 (1993)
2.4 STS-82 (1997)
2.5 STS-103 (1999)
2.6 STS-109 (2002)
2.7 STS-125 (2009)
2.8 Observations programmées et fin de vie
3 Description technique
3.1 La partie optique
3.2 Instruments scientifiques
3.2.1 La caméra à large champ WFC3
3.2.2 La caméra et spectromètre infrarouge NICMOS
3.2.3 La caméra ACS
3.2.4 La caméra et spectromètre STIS
3.2.5 Le spectromètre ultraviolet COS
3.2.6 Les instruments retirés
3.3 Énergie
3.4 Le contrôle d'orientation
3.5 Stockage des données et télécommunications
3.6 Système de régulation thermique
3.7 Ordinateur de bord
4 Fonctionnement
4.1 Les structures impliquées dans le fonctionnement de Hubble
4.2 La préparation des observations
4.3 La gestion opérationnelle du télescope
5 Résultats scientifiques
5.1 Mesure de l'âge et de la vitesse d'expansion de l'Univers
5.2 Composition de l'Univers
5.3 Cycle de vie des étoiles
5.4 Exoplanètes et disques protoplanétaires
5.5 Étude des trous noirs, quasars et galaxies actives
5.6 Formation des étoiles
5.7 Lentilles gravitationnelles
5.8 Étude du Système solaire
5.9 Champs profonds
6 Le successeur de Hubble
7 Galerie de photographies de Hubble
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références
8.3 Bibliographie
9 Voir aussi
9.1 Articles connexes
9.2 Liens externes
Historique[modifier | modifier le code]
Contexte : des prémices à la décision de réalisation[modifier | modifier le code]

Lyman Spitzer a joué un rôle majeur dans la naissance du projet de télescope spatial Hubble.
La première mention d'un télescope spatial remonte à 1923 : Hermann Oberth, un des pionniers de l'astronautique, indique dans son ouvrage Die Rakete zu den Planetenräumen (La fusée dans l'espace interplanétaire) qu'une fusée pourrait être utilisée pour placer un télescope en orbite1. On peut retracer à 1946 l'origine du projet du télescope spatial Hubble. Cette année là l'astronome Lyman Spitzer publie un article intitulé Astronomical advantages of an extraterrestrial observatory exposant les avantages présentés par un télescope situé dans l'espace par rapport à un télescope situé sur Terre2. Deux arguments sont mis en avant. D'une part la résolution angulaire n'est plus limitée par les turbulences atmosphériques mais uniquement par la diffraction : à l'époque la résolution d'un télescope de 2,5 mètres ne dépasse pas 0,5 à 1 seconde d'arc à cause de ce phénomène alors que théoriquement elle devrait pouvoir atteindre 0,05 seconde d'arc. Le deuxième avantage d'un télescope spatial est qu'il permet d'observer les rayonnements infrarouge et ultraviolet qui sont pratiquement complètement interceptés par l'atmosphère. Spitzer plaide durant toute sa carrière en faveur d'un projet de télescope spatial. En 1962, soit cinq ans après la mise en orbite du premier satellite artificiel, l'Académie Nationale des Sciences américaine identifie parmi les objectifs scientifiques à mener dans le cadre du programme spatial la réalisation d'un télescope spatial. En 1965 Spitzer est placé à la tête d'une commission chargée de définir les objectifs scientifiques d'un télescope spatial de grande taille3.

En réalité, l'astronomie spatiale débute à une très petite échelle immédiatement après la fin de la Seconde Guerre mondiale : des instruments embarqués sur les premières fusées-sondes parviennent à obtenir un spectre électromagnétique du Soleil dans l'ultraviolet4. À compter de 1962 l'agence spatiale américaine NASA lance la première série de satellites dédiés à l'astronomie : les observatoires solaires Orbiting Solar Observatory (OSO) sont capables d'obtenir des spectres électromagnétiques dans les domaines de l'ultraviolet, des rayons X et des rayons gamma5. Le Royaume-Uni place en orbite la même année son propre observatoire solaire, le satellite Ariel 1. Enfin en 1966 la NASA lance le premier télescope spatial de la série des Orbiting Astronomical Observatory (OAO). OAO-1 est victime d'une défaillance d'une batterie après trois jours mais OAO-2, qui a pour mission d'observer les étoiles et les galaxies dans l'ultraviolet, fonctionne de 1968 à 1972, bien au-delà de la durée d'une année pour lequel il avait été prévu6.

Le projet[modifier | modifier le code]
Les résultats scientifiques obtenus par la série des télescopes spatiaux de la NASA OAO convainquent la communauté des astronomes de se mobiliser pour lancer un projet de grand télescope spatial. En 1970 la NASA crée deux comités pour définir d'une part les caractéristiques techniques d'autre part les objectifs scientifiques de l'instrument. Mais l'agence spatiale américaine peine à obtenir un budget alors que le coût envisagé dépasse de manière importante celui d'un télescope terrestre de taille équivalente. En 1974 les fonds alloués à l'étude du télescope spatial sont entièrement annulés par le comité (en) chargé de préparer le budget national. Malgré la pression de la communauté scientifique appuyée par un rapport de l'Académie des sciences américaines, le Congrès et le Sénat américain ne rétablissent que la moitié du montant demandé par la NASA pour réaliser les premières études détaillées des instruments susceptibles d'être embarqués et pour développer les premiers composants de la partie optique. Confronté à ces difficultés de financement, la NASA choisit de revoir les caractéristiques à la baisse avec une taille du miroir primaire ramenée de 3 à 2,4 mètresNote 1 et l'Agence spatiale européenne est invitée dans le projet en échange d'une allocation de 15 % du temps d'observation : l'ESA doit fournir un des cinq instruments (Faint Object Camera), les panneaux solaires et participer au support opérationnel du télescope. Finalement, en 1977 le Congrès accorde les fonds nécessaires aux premiers travaux de construction du Large Space Telescope (LST), premier nom de l'instrument7.

Le rôle de la navette spatiale américaine[modifier | modifier le code]
Le télescope spatial est conçu dès le départ pour être réparé et amélioré périodiquement, une fois placé en orbite par des astronautes embarqués sur la navette spatiale américaine. Cette dernière est en cours de développement à l'époque et les futures missions de maintenance du télescope constituent progressivement une des raisons majeures de son existence, d'autant que la station spatiale qu'elle devait desservir ne trouve pas de financement. Pour permettre sa maintenance par les astronautes de nombreuses mains courantes peintes en jaune vif sont installées à la surface du télescope. Tous les instruments et de nombreux équipements sont conçus pour pouvoir être remplacés par un astronaute malgré le handicap de la combinaison spatiale rigide et des gants épais : ils sont accessibles derrière des panneaux qui peuvent être démontés avec un seul outil et ils se présentent sous la forme de boîtes aux interconnexions peu nombreuses et faciles à manipuler. Les panneaux solaires peuvent être enroulés et démontés pour être remplacés. La longue phase de développement a permis de mettre au point les outils et les procédures permettant les opérations de maintenance dans l'espace. L'astronaute Bruce McCandless en particulier y a consacré pratiquement 20 années de sa carrière en réalisant des répétitions sur une maquette du télescope spatial placée dans la piscine du Neutral Buoyancy Simulator (en) simulant l'apesanteur8.

Construction du miroir principal

Polissage du miroir principal de Hubble.


Les ingénieurs de Perkin-Elmer inspectent la surface du miroir principal


Inspection finale du miroir principal
La construction du télescope Hubble[modifier | modifier le code]

Dernière phase d'assemblage du télescope Hubble chez le constructeur Lockheed.

Le télescope spatial peu avant son expédition au centre spatial Kennedy pour son lancement.
Plusieurs centres de la NASA et industriels sont impliqués dans la réalisation du télescope spatial. Le centre de vol spatial Marshall, qui souffre de la baisse de son plan de charge depuis l'arrêt du programme Apollo est un ardent promoteur du projet et parvient à convaincre la direction de la NASA d'être désigné comme responsable de la conception, du développement et de la construction du télescope. Au lancement du projet le Centre de vol spatial Goddard dispose d'une grande expérience dans le domaine de l'astronomie spatiale mais ses ressources humaines relativement limitées sont accaparées par d'autres objectifs. Lorsque le projet se concrétise la direction de la NASA lui confie la réalisation des instruments ainsi que l'hébergement du centre de contrôle du télescope. Cette division des tâches suscite de nombreux conflits entre les deux centres spatiauxNote 2, 9. Les principaux industriels impliqués sont Perkin-Elmer qui réalise la partie optique et Lockheed chargé de la fabrication du télescope dans sa globalité et de l'intégration de l'optique. Les deux sociétés disposent dans le domaine d'une grande expérience qui a été acquise en développant les satellites de reconnaissance optique KH-910.

Mais la réalisation de la partie optique du télescope spatial rencontre de graves difficultés. Le cahier des charges prévoit que le miroir primaire soit poli avec une précision inégalée de 10 nanomètres. Son polissage débute en 1979 à partir d'une lentille de verre brut réalisée par Corning. En 1981 les surcoûts et les retards s'accumulent et la NASA décide pour limiter les dépenses d'arrêter le développement du miroir primaire de rechange confié aux sociétés Kodak et Itek (en). Le polissage s'achève fin 1981 mais Perkin-Elmer continue d'accumuler les retards dans la réalisation des autres composants optiques. Les développements confiés à Lockheed ainsi que la fabrication des instruments se heurtent aux mêmes problèmes de dépassement en charge et en délai. En 1983, après une série d'audits poussés qui met en évidence la sous-évaluation initiale du projet, la direction de la NASA, augmente fortement les effectifs du centre Marshall affectés au télescope spatial. Le Congrès de son côté accepte de porter les fonds totaux consacrés au projet à 1,175 milliards US$ contre 475 millions US$ en 1977. L'injection de fonds est utilisée notamment pour limiter les risques : le nombre de composants qui peuvent être remplacés en orbite (Orbital replacement unit ou ORU) qui de 120 avait chuté à 20 pour faire face aux surcoûts repasse à 49 ; des pièces de rechange sont systématiquement réalisées et les phases de test sont allongées. En octobre 1983 le télescope spatial est renommé Edwin P. Hubble Space Telescope, en l'honneur d'un des astronomes américains les plus célèbres11. Le développement du télescope rencontre encore d'importantes difficultés durant l'intégration finale de tous les composants par Lockheed. La destruction de la navette Challenger en janvier 1986, qui cloue les navettes au sol, donne un répit salutaire aux équipes travaillant sur le télescope, qui devait être lancé en juin de la même année. De nombreuses mises au point et corrections mineures sont effectuées dans les locaux de Lockheed à Sunnyvale (Californie), jusqu'au lancement qui a lieu finalement en 1990. Entre temps, le coût du projet atteint 2 milliards US$, faisant du télescope Hubble l'instrument scientifique le plus coûteux de tous les temps,Note 3,12.

Vie opérationnelle et maintenance par les missions de la navette spatiale[modifier | modifier le code]
Il était prévu initialement que le télescope Hubble ait une durée de vie de 15 ans et que la navette spatiale effectue une mission de maintenance tous les deux ans et demi en ramenant si nécessaire le télescope sur Terre pour des travaux plus importants. L'élévation du coût et des risques associés aux missions de la navette spatiale vont bouleverser ces plans. Cinq opérations de maintenance ont été effectuées : en 1993, 1997, 1999, 2002 et 2009. Depuis le retrait de la navette spatiale, devenu effectif en 2011, plus aucune opération de maintenance n'est possible car aucun vaisseau spatial existant ou en développement ne dispose des capacités nécessaires (capacité d'emport de pièces de rechange, autonomie, bras télécommandé) pour effectuer ce travail à l'altitude relativement élevée sur laquelle circule le télescope spatial. Au cours de chacune des opérations de maintenance, plusieurs types de travaux sont réalisés dans le cadre de longues sorties extravéhiculaires :

Réparations d'équipements ou d'instruments défaillants ;
Remplacement d'équipements défaillants, obsolètes ou arrivés en fin de vie (batteries, panneaux solaires, ordinateur embarqué, mémoire de masse) ;
Changement des instruments.
De plus, en raison du freinage atmosphérique, le télescope perd lentement de l'altitude (et gagne de la vitesse). On profite donc de chacune de ces visites d'entretien pour replacer le télescope à une orbite plus haute à l'aide de la navette.

Le lancement du télescope spatial (1990)[modifier | modifier le code]

La navette Discovery, avec le télescope spatial Hubble dans sa soute, décolle du Centre spatial Kennedy lors de son lancement le 24 avril 1990.
Le télescope est lancé le 24 avril 1990 par la mission STS-31 de la navette spatiale Discovery. Une fois celle-ci placée sur l'orbite future du télescope spatial, le 25 avril, l'astronaute et astronome Steven Hawley utilise le bras télécommandé pour sortir le télescope Hubble de la soute cargo. Des commandes sont envoyées pour déclencher le déploiement des antennes et des panneaux solaires. Puis le télescope est libéré du bras et s'oriente de lui-même en utilisant ses capteurs solaires puis une fois l'axe optique écarté de la direction du Soleil, la porte qui protège le télescope est ouverte et les premiers photons viennent frapper le miroir primaire. Le centre de contrôle au sol commence alors une longue phase de calibrage destinée à rendre le télescope opérationnel. La navette spatiale revient au sol avec un équipage confiant dans la réussite de la mission8.

Découverte de l'aberration optique et mise au point d'un dispositif correcteur[modifier | modifier le code]

Une partie de l'optique du mécanisme correcteur de COSTAR.
Dès les premiers jours qui suivent le lancement, des problèmes, qui dans un premier temps semblent mineurs, viennent tempérer la joie des participants au projet. Le télescope spatial se met régulièrement en mode sauvegarde lorsque certains de ses appendices sont mis en mouvement tandis que les senseurs fins, chargés de maintenir le télescope pointé vers la partie du ciel étudiée, ne parviennent pas à se verrouiller sur la zone visée8. Ces problèmes sont progressivement maîtrisés mais pas résolus lorsque, à la mi-juin, les premières images détaillées des champs d'étoiles sont produites. À la stupéfaction des scientifiques et des ingénieurs, les photos sont floues : il apparaît rapidement que l'origine du problème est une aberration sphérique, soit du miroir principal, soit du miroir secondaire, soit des deux, créée par un polissage du verre effectué selon des spécifications erronées. Personne ne comprend comment une erreur aussi grossière n'a pas été détectée durant le développement particulièrement long et coûteux du télescope spatial. Pour la NASA c'est un revers particulièrement cinglant, après l'accident de la navette Challenger, qui met une fois de plus en cause ses méthodes de management13. Avec cette anomalie, Hubble ne parvient pas à fournir de meilleures images que celles des grands télescopes terrestres. Une commission d'enquête, l'Hubble Space Telescope Optical Systems Board of Investigation est créée le 2 juillet 1990 et détermine rapidement que le miroir primaire est trop plat à sa périphérie, de 2 microns. Il en résulte que les rayons réfléchis par le centre et la périphérie du miroir ne convergent pas au même point. À l'origine de cette géométrie erronée du miroir, se trouve un mauvais étalonnage de l'instrument de vérification de courbure utilisé par le fabricant Perkin-Elmer pour contrôler le polissage. L'anomalie de courbure a pourtant été détectée lors des tests finaux effectués avec d'autres instruments de contrôle, mais les responsables de Perkin-Elmer ont délibérément ignoré ces résultats considérant qu'ils étaient dus aux instruments de mesure utilisés14.

Certains redoutent dans un premier temps que la NASA et le Congrès renoncent à toute tentative de correction. Mais la NASA décide de tenter de restaurer les capacités du télescope spatial dans le cadre de la première mission de maintenance assurée par la navette spatiale en 1993. Le défaut de courbure est homogène, ce qui permet de le corriger via un dispositif optique présentant la même anomalie mais inversée15. Les astronomes décident de sacrifier un des cinq instruments, le HSP (High Speed Photometer), pour installer à son emplacement le dispositif correcteur baptisé COSTAR (Corrective Optics Space Telescope Axial Replacement). Celui-ci comprend deux miroirs qui interceptent et corrigent le flux lumineux dirigé vers les instruments FOC, FOS et GHRS16. Le cinquième instrument doit être remplacé par WF/PC 2 dans le cadre de la mission de 1993 et il incorpore directement des optiques correctrices. Il est décidé que les futurs instruments qui doivent progressivement remplacer les instruments d'origine comprendront également un dispositif correcteur éliminant à terme le besoin de recourir à COSTAR (celui-ci sera effectivement démonté et ramené sur Terre en 2002). On décide de remplacer également les panneaux solaires, qui induisent à chaque orbite lors du passage de l'ombre de la Terre au Soleil, des oscillations qui perturbent le pointage. De 1990 à 1993, les défaillances se multiplient et la liste des réparations à réaliser par l'équipage de la navette spatiale s'allonge : deux puis trois des gyroscopes chargés de contrôler son orientation, des problèmes d'alimentation électrique des instruments GHRS et FOC leur font perdre la moitié de leur capacité, deux des mémoires de masse de l'ordinateur embarqué cessent de fonctionner. Au milieu de l'année 1993, la NASA connaît plusieurs échecs cuisants qui accroissent la pression sur la mission de réparation à venir : la défaillance peu après son lancement du satellite météorologique NOAA-13, la sonde spatiale jovienne Galileo incapable de déployer son antenne grand gain, la perte totale de la sonde spatiale Mars Observer en septembre et la défaillance du moteur d'apogée de Landsat-6 (en) en octobre17.

La mission de sauvetage STS-61 (1993)[modifier | modifier le code]
Les astronautes de la première mission d'entretien (STS-61) se sont longuement entrainés pour leur intervention sur le télescope spatial. Toutes les réparations ne pourront peut-être pas être effectuées et des objectifs prioritaires ont été fixés : dans l'ordre l'installation de nouveaux panneaux solaires fournis par l'ESA, le remplacement de deux gyroscopes, l'installation de la caméra à champ large WF/PC-II et de l'instrument COSTAR (en). Le 2 décembre, avec un jour de retard sur le planning, la navette spatiale Discovery décolle et, deux jours plus tard, Claude Nicollier parvient à saisir le télescope à l'aide du bras télécommandé de la navette spatiale et à le ramener dans la soute cargo de la navette pour commencer les travaux de maintenance. Jeffrey A. Hoffman et F. Story Musgrave enchaînent des sorties extravéhiculaires d'une durée de 6 à 8 heures durant cinq jours consécutifs18. Tous les objectifs fixés à la mission sont remplis et un mois plus tard, au vu des résultats produits, le responsable scientifique du programme, déclare publiquement que la réparation du télescope spatial permet de tenir les objectifs les plus ambitieux qui avaient été fixés au projet. En mai 1994, des astronomes annoncent que des observations effectuées à l'aide de l'instrument ont permis pour la première fois d'établir de manière quasi certaine l'existence de trous noirs au centre de la galaxie voisine M-87. À la mi-juillet, le télescope est utilisé pour observer la chute des débris de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter. À la fin de l'année, les conclusions d'inventaires systématiques d'étoiles pouvant constituer la masse manquante de l'univers se concluent par un échec confirmant la théorie de la matière noire19.

Maintenance en orbite : la mission de sauvetage de 1993

Le télescope spatial après sa capture durant la mission STS-61.


Remplacement des panneaux solaires par Kathryn Thornton


Jeffrey Hoffman manipule l'instrument WF/PC1 qui vient d'être retiré du télescope spatial Hubble
STS-82 (1997)[modifier | modifier le code]
La deuxième mission d'entretien du télescope spatial, (STS-82), en février 1997, remplace le spectrographe haute résolution et le spectrographe pour objets faibles par un nouveau spectrographe (STIS) capable d'examiner les objets célestes avec une extrême finesse. L'on ajoute aussi une nouvelle caméra infrarouge couplée à un spectrographe multi-objets (Near Infrared Camera / Multi-Object Spectrograph, NICMOS), pour observer les galaxies très lointaines. L'équipage améliore aussi le système de navigation de Hubble en installant un senseur de guidage et des volants d'inertie refaits à neuf. On le dote, par ailleurs, d'un nouveau disque dur capable de stocker 10 fois plus de données que l'ancien20.

STS-103 (1999)[modifier | modifier le code]
La troisième mission d'entretien du télescope était planifiée pour juin 2000, mais la défaillance successive de trois des six gyroscopes chargés d'orienter le télescope amène la NASA à modifier ses plans. La mission prévue est dédoublée avec une première mission SM3A planifiée pour décembre 1999. Le 13 novembre 1999, un quatrième gyroscope tombe en panne et l'agence spatiale est obligée d'arrêter les observations car le télescope ne peut pas fonctionner avec moins de trois gyroscopes en état de marche. La mission de sauvetage STS-103 est finalement lancée à la date prévue. Au cours de trois sorties extravéhiculaires les gyroscopes défaillants sont remplacés ainsi que l'ordinateur de bord. Le nouveau microprocesseur de type 486 est 20 fois plus rapide que son prédécesseur et bénéficie d'une mémoire six fois plus importante. Une nouvelle mémoire de masse à semi-conducteurs vient remplacer un système à bande magnétique. Enfin les astronautes remplacent un émetteur en bande S et certaines parties du revêtement de protection thermique21.

STS-109 (2002)[modifier | modifier le code]

Vue arrière du télescope Hubble qui vient d'être libéré par les astronautes de la mission STS-125.
La mission d'entretien SM3B (STS-109), en mars 2002, constitue la deuxième partie de la mission SM3 prévue initialement en juin 2000. Son objectif principal est l'installation de l'instrument de troisième génération ACS (Advanced Camera for Surveys) à la place de FOC (Faint Object Camera) qui doit démultiplier les performances du télescope. ACS comprend trois sous-instruments chacun consacré à un domaine d'intervention : observation des galaxies les plus anciennes, images détaillée du centre des galaxies, et un instrument fonctionnant dans l'ultraviolet pour l'observation, par exemple, des phénomènes météorologiques ou magnétiques sur d'autres planètes. La mission est également l'occasion de remplacer d'autres composants22,23 :

Le système de contrôle d'énergie — son remplacement est particulièrement difficile car il n'avait pas été conçu pour être remplacé en orbite et demandait aussi un arrêt total du télescope pour la première fois depuis sa mise en opération ;
Les panneaux solaires sont remplacés pour la troisième fois — les nouveaux panneaux, basés sur ceux des satellites de télécommunications Iridium, ont seulement les deux-tiers de la taille des anciens panneaux, ce qui permet de réduire le freinage atmosphérique, tout en fournissant 30 % de puissance en plus, cette puissance additionnelle permettra à tous les instruments à bord de Hubble de fonctionner simultanément ;
Le système de refroidissement de la caméra infrarouge NICMOS tombé en panne en 1999 redonne au télescope la capacité d'observer dans l'infrarouge ;
Une des quatre roues de réaction ;
Le revêtement thermique, remplacé à plusieurs endroits.
Maintenance en orbite : la mission de 2009

Michael T. Good et Michael J. Massimino réparent l'instrument STIS durant la mission STS-125(2009).


Mise en place de l'instrument COS durant la mission STS-125.


Derniers travaux de maintenance durant la mission STS-125.
STS-125 (2009)[modifier | modifier le code]
À la suite de la décision de retirer rapidement les navettes spatiales du service, l'Agence spatiale canadienne (ASC/CSA), propose d'envoyer un robot afin d'entretenir le télescope Hubble. Début 2005, cette option est annulée, la NASA décidant qu'elle effectuerait une ultime mission d'entretien. Cette mission, désignée STS-125, devait être lancée le 10 octobre 200824 avec la navette spatiale Atlantis. Toutefois, une panne majeure du système permettant le traitement et la transmission des données acquises par le télescope (dont le système de sauvegarde qui fonctionne encore) provoque un décalage de la mission pour le remplacer. La navette a donc décollé le 11 mai 200925,26. Cette dernière mission (STS-125) est réalisée par la navette spatiale à la suite de l'approbation de l'administrateur de la NASA Michael Griffin. La mise à niveau a consisté à installer deux nouveaux instruments scientifiques : le spectrographe des origines cosmiques (COS) et la troisième caméra à grand champ (WFC-3). La mission aura finalement duré 13 jours27.

Synthèse des missions de maintenance et des principaux équipements et instruments remplacés
Mise en orbite SM 1 SM 2 SM 3A SM 3B SM 4
Date Avril 1990 Décembre 1993 Février 1997 Décembre 1999 Mars 2002 Mai 2009
Mission
de la navette STS-31
Discovery STS-61
Endeavour STS-82
Discovery STS-103
Discovery STS-109
Columbia STS-125
Atlantis
Altitude
Rehaussement 618 km 590 km
+ 8 km 596 km
+ 15 km 603 km 577 km
+ 6 km 567 km
Instrument 1 WF/PC WFPC2 WFC3
Instrument 2 GHRS STIS STIS (R)
Instrument 3 (position axiale) HSP COSTAR COS
Instrument 4 FOC ACS ACS (R)
Instrument 5 FOS NICMOS NICMOS (système réfrigérant)
Gyroscope 6 4 (R) 2 (R) 6 (R) 2 (R) 6 (R)
Panneaux solaires SA1 SA2 SA3
Observations programmées et fin de vie[modifier | modifier le code]

Le système d'amarrage installé sur l'arrière du télescope par l'équipage de STS-125.
La dernière mission de maintenance de 2009 a permis de remettre à neuf le télescope Hubble. À la mi-2013, les capacités du télescope, dont de nombreux composants ont pourtant 25 à 30 ans d'existence, sont pratiquement intactes et le responsable du programme à la NASA estime que le télescope pourra sans doute fonctionner jusqu'à la fin de la décennie, permettant de mener des observations en parallèle avec JWST qui devrait être lancé en 2018. Malgré l'apparition de télescopes terrestres de plus en plus puissants (le VLT par exemple), Hubble est toujours aussi prisé par la communauté des astronomes : 180 à 200 demandes d'observation peuvent être honorées chaque année, sur un total de 1 100 requêtes (représentant 3000 à 3 500 orbites sur les 20 000 orbites annuelles). Trois projets d'observation de longue durée sont programmés pour les années à venir28 :

la cartographie d'un tiers des étoiles de la galaxie d'Andromède, voisine de notre Voie Lactée ;
la réalisation de photographies de vastes portions du ciel analogues à celles de champs profonds et montrant les galaxies se formant à tous les âges de l'Univers — ces photos sont destinées à fournir de nouvelles informations sur la formation des trous noirs, la distribution des noyaux galactiques et le déroulement des fusions de galaxies ;
l'étude des amas de galaxies de grande taille pour déterminer la matière noire présente à travers l'effet de loupe gravitationnelle qu'elle suscite.
Début 2013, un des gyroscopes présente des signes de dérive mais l'anomalie peut être corrigée par une modification du logiciel associé. Par le passé le télescope a rencontré de nombreux problèmes avec ce type d'équipement et les équipes assurant le support ont développé des stratégies permettant de faire fonctionner le télescope avec un seul des six gyroscopes. Un des trois capteurs de pointage fin fonctionne de manière irrégulière, mais les opérateurs qui contrôlent le télescope parviennent à contourner l'anomalie en ayant recours plus rarement à cet équipement (seuls deux des trois capteurs sont utilisés simultanément en fonctionnement normal). La caméra infrarouge NICMOS a été arrêtée à la suite d'un dysfonctionnement de son système de réfrigération. La communauté des utilisateurs a décidé de renoncer à cet instrument car la caméra grand champ WFC3 peut réaliser le même type d'observation. La durée de vie du télescope Hubble est néanmoins comptée. En avril 2013, la mission a été prolongée jusqu'à 2016. L'altitude de l'orbite du télescope diminue régulièrement sous l'effet de la trainée créée par l'atmosphère résiduelle. Depuis le retrait de la navette spatiale américaine, la NASA ne dispose plus de vaisseau capable de rehausser l'orbite ; le télescope devrait être détruit en effectuant une rentrée atmosphérique à une date qui dépend de l'activité solaire mais qui se situerait entre 2030 et 2040. L'équipage de la dernière mission de maintenance STS-125 a installé sur l'arrière du télescope un système d'amarrage qui doit permettre à un engin spatial de s'amarrer pour modifier la trajectoire du télescope avant sa rentrée atmosphérique de manière que les zones habitées ne soient pas touchées par d'éventuels débris29. Le désorbitage du télescope spatial est actuellement prévu autour de 2020. En juin 2016, La NASA annonce que le télescope spatial sera maintenu en service au moins jusqu’en 2021.

Description technique[modifier | modifier le code]
Le télescope Hubble a une masse d'environ 11 tonnes, mesure 13,2 mètres de long, a un diamètre maximum de 2,4 mètres et a coûté 1 milliard de dollars US (soit environ 50 millions de dollars par an) dont 76 millions pour le dernier prolongement de mission en date (2013-2016). C'est un télescope réflecteur à deux miroirs ; le miroir primaire mesure à lui seul environ 2,4 mètres de diamètre et a coûté plus de 350 millions de dollars. Il est couplé à divers spectromètres ainsi que trois caméras : une à large champ pour les objets faiblement lumineux, une autre à champ étroit pour les images planétaires et une dernière réservée au domaine infrarouge.


Schéma éclaté du télescope Hubble.
La partie optique[modifier | modifier le code]

Schéma de la partie optique (OTA) du télescope spatial Hubble.
La partie optique du télescope Hubble, OTA (Optical Telescope Assembly), utilise une architecture de type Cassegrain. Celle-ci, la plus courante pour les grands télescopes terrestres, permet d'obtenir une grande longueur focale (57,6 mètres) avec un tube relativement court (6,4 mètres). Hubble dispose d'un miroir de 2,4 mètres beaucoup plus petit que les télescopes terrestres les plus récents (jusqu'à 10 mètres), mais en étant placé au-dessus de l'atmosphère, le rayonnement n'est pas filtré ou perturbé par celle-ci, ce qui lui permet d'atteindre une résolution angulaire bien supérieure, en plus d'effectuer des observations dans l'infrarouge et l'ultraviolet. Un télescope Cassegrain comporte un miroir primaire qui réfléchit la lumière incidente vers un miroir secondaire situé dans l'axe qui la réfléchit à son tour vers les instruments chargés d'enregistrer l'image ou le spectre du rayonnement lumineux. Le télescope Hubble utilise une variante du Cassegrain dite Ritchey-Chrétien qui se caractérise par des miroirs primaire et secondaire hyperboliques, ce qui permet de supprimer le coma et l'aberration sphérique. La lumière incidente pénètre dans le tube optique puis est réfléchie par le miroir primaire de 2,4 mètres de diamètre vers le miroir secondaire de 30 cm de diamètre situé dans l'axe, puis passe par un orifice central de 60 cm de diamètre au milieu du miroir primaire pour atteindre le plan focal situé 1,5 mètre derrière celui-ci. Le flux lumineux est alors dirigé par un système de miroirs vers les différents instruments scientifiques. Le miroir primaire est réalisé dans un verre ayant un taux de dilatation très faible. Sa masse a pu être abaissée à 818 kg (contre environ 3 600 kg pour ses homologues terrestres) grâce à une structure interne en nid d'abeilles. La température du miroir primaire est maintenue constante grâce à une série de radiateurs et sa forme peut être corrigée par 24 vérins montés sur sa face arrière. Le miroir secondaire est réalisé en verre Zerodur recouvert d'une couche réfléchissante de fluorures de magnésium et d'aluminium. Des vérins commandés depuis le sol permettent de modifier son alignement par rapport au miroir primaire30.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:07

Instruments scientifiques[modifier | modifier le code]
Le télescope spatial Hubble dispose de cinq emplacements pour installer des instruments exploitant la lumière collectée par la partie optique. Les cinq instruments peuvent fonctionner de manière simultanée. Tous les instruments d'origine ont été remplacés, dont certains à deux reprises, depuis le lancement de Hubble. Douze instruments ont en tout été installés sur Hubble. Les instruments se distinguent par la taille du champ optique couvert, la partie du spectre électromagnétique observée (infrarouge, ultraviolet, lumière visible) et le fait qu'ils restituent soit des images soit des spectres électromagnétiques.

La caméra à large champ WFC3[modifier | modifier le code]
La caméra à grand champ WFC3 (en) (Wide Field Camera 3) installée en 2009 dans le cadre de la mission constitue la troisième génération de cet instrument équipant Hubble. Elle couvre un spectre très large comprenant l'ultraviolet, la lumière visible et l'infrarouge. WFC3 est utilisée pour observer les galaxies très lointaines, le milieu interstellaire et les planètes du Système solaire. L'instrument comprend deux canaux : UVIS pour l'observation en ultraviolet et en lumière visible (200 à 1 000 nm) et NIR pour le proche infrarouge (800 à 1 700 nm). Un miroir est utilisé pour orienter le faisceau lumineux vers l'un ou l'autre des canaux. L'instrument ne peut pas exploiter les deux canaux en même temps. Pour UVIS la résolution est de 0,04 seconde d'arc par pixel et le champ optique est de 162 × 162 secondes d'arc. Pour NIR la résolution atteint 0,13 seconde d'arc par pixel pour un champ optique de 136 × 123 secondes d'arc31.

La caméra et spectromètre infrarouge NICMOS[modifier | modifier le code]
La caméra et spectromètre NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) fonctionnant dans l'infrarouge proche a été mise en place en 1997 par l'équipage de la mission STS-82. Elle est utilisée pour observer les objets très lointains et en déterminer le spectre électromagnétique. Cet instrument ne fonctionne plus (2013) et les tentatives de réparation à distance ont été abandonnées à la suite d'une consultation de la communauté des utilisateurs car la fonctionnalité peut être prise en charge par la caméra à large champ WFC332.

La caméra ACS[modifier | modifier le code]
La caméra ACS (en) (Advanced Camera for Surveys) est en fait constituée de trois caméras : une à grand champ, une à haute résolution et une fonctionnant dans l'ultraviolet. Elle a été installée en 2002 mais est tombée partiellement en panne en 2007 puis a été réparée par l'équipage de la mission STS-125. L'instrument permet de déterminer la distribution des galaxies et des amas et de réaliser des images à très haute résolution des régions ou se forment les étoiles et leurs planètes33.

La caméra et spectromètre STIS[modifier | modifier le code]
La caméra et spectromètre STIS (Space Telescope Imaging Spectrograph) a été mise en place en 1997 par l'équipage de la mission STS-82. Elle a été réparée en 2009 par l'équipage de STS-125. L'instrument permet d'observer en ultraviolet, lumière visible et proche infrarouge. Elle est utilisée pour obtenir les spectres des galaxies34.

Le spectromètre ultraviolet COS[modifier | modifier le code]
Le spectromètre ultraviolet COS (en) (Cosmic Origins Spectrograph) fournit des spectres électromagnétiques d'objets ponctuels. Cet instrument a été mis en place en 2009 par l'équipage de la mission STS-125. Il est utilisé pour étudier les grandes structures de l'Univers et la composition des nuages de gaz et des atmosphères planétaires35.

Les instruments

CCD de l'instrument ACS (2002)


La caméra grand champ WFC3 avant son chargement dans la navette pour la mission STS-125 (2009).


L'instrument COS.
Les instruments retirés[modifier | modifier le code]

Les instruments suivants ont été installés à bord du télescope spatial puis remplacés au cours d'une des missions de maintenance de la navette spatiale :

Wide Field/Planetary Camera (WFPC) (1990–1993) prédécesseur de WFPC3., Longueur d'onde: 115 - 1100 nm avec une résolution de 0,1 ou 0,043 secondes d'arc/pixel et un champ de vision de 154 × 154 secondes d'arc
Wide Field/Planetary Camera 2 (WFPC2)( 1993–2009). Version modernisée de WFPC avec des caractéristiques identiques et des senseurs améliorés.
Faint Object Camera (FOC) (1990–2002) fourni par l'Agence spatiale européenne. Caméra à très haute résolution pour l'étude des objets très lointains et peu lumineux. Longueur d'onde : 122 - 550 nm avec une résolution de 0,043 - 0,007 secondes d'arc/pixel et un champ de vision compris entre 3,6 × 3,6 et 22 × 22 secondes d'arc
Goddard High Resolution Spectrograph (GHRS) (1990–1997) Longueur d'onde: 115 - 320 avec une résolution 2000 - 100000.
Faint Object Spectrograph (FOS) (1990–1997) Spectrographe avec une sensibilité plus importante que GHRS. Longueur d'onde: 115 - 850 avec une résolution 1150 - 8500.
High Speed Photometer (HSP) (1990–1993). Instrument spécial pour la mesure des changements extrêmement rapides de la luminosité ou de la polarisation des étoiles. Longueur d'onde: 115 - 870 nm avec une vitesse de lecture pouvant aller jusqu'à 100000 Hertz.
Énergie[modifier | modifier le code]

Les panneaux solaires du télescope spatial Hubble sont déployés pour être testés au centre spatial Marshall (1985)

Le système de régulation et distribution électrique.
Le télescope Hubble utilise deux ensembles de panneaux solaires pour produire l'électricité principalement utilisée par les instruments scientifiques et les roues de réaction employées pour orienter et stabiliser le télescope. La caméra infrarouge et le spectromètre multi-objets qui doivent être refroidis à -180 °C font partie des gros consommateurs d'énergie. Les panneaux solaires pivotent autour d'un axe pour optimiser l'incidence des rayons du Soleil tout au long de l'orbite. Les panneaux solaires d'origine fournis par l'Agence spatiale européenne qui créaient des phénomènes vibratoires dus aux changements thermiques ont été remplacés une première fois en 1993 (SM1) puis en 2002. Les panneaux solaires mis en place en 2002 (mission SM3B) et développés pour les satellites Iridium permettent de réduire leur taille (7,1 × 2,6 m contre 12,1 × 3,3 m) en augmentant l'énergie fournie (5 270 watts contre 4 600 watts)36. Six batteries nickel-hydrogène sont utilisées pour stocker l'électricité et la restituer durant les phases de l'orbite où les panneaux solaires se trouvent à l'ombre de la Terre. Les batteries disposent d'une capacité totale de 510 Ah qui permet de faire fonctionner le télescope et ses instruments scientifiques durant 7,5 heures soit 5 orbites. Les batteries d'une masse totale de 428 kg (avec leur conditionnement) sont stockées dans les baies d'équipement 2 et 3. L'énergie est répartie par un système de régulation et de distribution situé dans la baie 4. Les batteries d'origine dont les performances s'étaient logiquement dégradées ont été remplacées dans le cadre de la mission SM3A (1999) ainsi que le système de distribution d'énergie par la mission SM3B (2002)37.

Le contrôle d'orientation[modifier | modifier le code]
Le télescope doit rester fixe par rapport aux étoiles avec un pointage extrêmement précis de manière à pouvoir effectuer des observations de longue durée attendues par les astronomes. Le télescope utilise plusieurs types de capteurs en partie redondants pour déterminer son orientation et mesurer ses mouvements de rotation propres. Trois capteurs de pointage fin FGS (Fine Guidance Sensors) sont utilisés pour maintenir le télescope pointé vers les étoiles en cours d'observation. Quatre capteurs déterminent la direction du Soleil et sont notamment utilisés pour déterminer si le volet de protection situé à l'extrémité du télescope doit être fermé pour protéger les capteurs des instruments scientifiques. Deux magnétomètres permettent de déterminer l'orientation du télescope par rapport au champ magnétique terrestre. Trois systèmes RSU (Rate Sensor Units) contenant chacun deux gyroscopes détectant les mouvements de rotation du télescope sur lui-même selon les trois axes. Enfin, trois viseurs d'étoiles sont également utilisés pour déterminer l'orientation de Hubble par rapport aux étoiles38.

Pour maintenir le télescope pointé avec précision vers les étoiles observées, deux types d'actionneurs sont utilisés38 :

quatre roues de réaction (dont une de rechange) permettant en accélérant (jusqu'à 3 000 tours par minute) ou en ralentissant de modifier la vitesse de rotation du télescope sur lui-même,
quatre magnéto-coupleurs exploitant le champ magnétique terrestre pour désaturer (ralentir) les roues de réaction.
Stockage des données et télécommunications[modifier | modifier le code]
Deux mémoires de masse à base de semi-conducteurs permettent de stocker 12 gigabits de données. Celles-ci peuvent être des données télémétriques ou des données scientifiques. Par ailleurs une mémoire de masse utilisant une bande magnétique ayant une capacité de stockage de 1,2 gigabits, composant d'origine, peut être utilisée en secours39. Le système de télécommunications utilise deux antennes à grand gain orientables avec deux degrés de liberté et un débattement de 100° dans les deux directions. Elles sont utilisées pour transmettre les données scientifiques aux satellites de télécommunications géostationnaires TDRS de la NASA, qui présentent l'avantage d'être visibles depuis n'importe quel point de l'orbite de Hubble. Ceux-ci retransmettent ensuite ces données vers la station de White Sands (Nouveau-Mexique). Deux antennes faible gain omnidirectionnelles avec un champ de 180° sont installées à chaque extrémité du télescope et sont utilisées pour transmettre les données télémétriques et recevoir les commandes transmises depuis la station au sol. Les télécommunications utilisent la bande S40.

Système de régulation thermique[modifier | modifier le code]
Les différentes parties externes du télescope spatial sont tour à tour exposées au rayonnement solaire, qu'aucune atmosphère n'atténue, ou plongées dans l'ombre lorsque la Terre s'interpose entre le Soleil et Hubble. Par ailleurs l'électronique des équipements dégage de la chaleur qu'il faut évacuer. Pour son bon fonctionnement il est essentiel de maintenir les différentes parties du télescope dans une plage de température restreinte, en particulier la partie optique (structure et miroirs) susceptible de se déformer en cas de fluctuation importante des températures. L'essentiel du système de régulation thermique est pris en charge de manière passive par des couches d'isolants qui recouvrent 80% de la surface extérieure du télescope. Différents matériaux sont utilisés. Le MLI (Multilayer insulation ) installé à l'origine est constitué de 15 couches de kapton aluminisé recouvert d'une couche réfléchissante de téflon aluminisé FOSR (flexible optical solar reflector). Certaines parties de ce revêtement, qui s'étaient dégradées avec le temps, ont été remplacées durant les missions de maintenance de la navette spatiale par un revêtement baptisé NOBL (New Outer Blanket Layer) à base d'acier sans étain recouvert de dixoxyde de silicium. Les parties du télescope qui ne sont pas couvertes par des isolants thermiques sont couvertes d'une peinture soit réfléchissante soit absorbante (zone en permanence à l'ombre) ou d'une protection aluminisée ou argentée. Des résistances électriques permettent de combattre le froid. Le système de contrôle thermique surveille et corrige la température des composants du télescope spatial grâce à près de 200 capteurs de température et thermistances41.

Ordinateur de bord[modifier | modifier le code]
Le fonctionnement du télescope spatial est piloté par l'ordinateur de bord AC (Advanced Computer). Celui-ci :

exécute les commandes transmises par les opérateurs au sol
prépare avant leur transmission les données télémétriques qui reflètent l'état de santé de ses différents composants
vérifie de manière continue le fonctionnement du télescope spatial
génère les commandes pour les différents appareils chargés de modifier l'orientation du télescope de manière à le maintenir écarté de l'axe du Soleil et stable et pointé vers la région du ciel dont l'observation est en cours
maintenir l'antenne grand gain pointée vers les satellites de télécommunications
L'ordinateur de bord d'origine a été remplacé au cours de la mission SM3A de 1999 par une unité centrale utilisant un microprocesseur Intel 80486. Il existe en fait trois unités centrales capables de se relayer en cas de défaillance de l'une d'entre elles. Chacune dispose de 2 mégaoctets de mémoire volatile à accès rapide et 1 mégaoctet de mémoire non volatile. Seule une des trois unités centrales contrôle le télescope à un instant donné. L'ordinateur communique avec les différents systèmes du télescope via le DMU (Data Management Unit) chargé d'encoder et décoder les différents messages et paquets de données42.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]
Les structures impliquées dans le fonctionnement de Hubble[modifier | modifier le code]

Le centre STOCC d'où les opérateurs contrôlent le fonctionnement du télescope.
Le volet scientifique des opérations du télescope Hubble est pris en charge par le Space Telescope Science Institute (STScI) dont les bureaux sont installés dans l'enceinte de l'université Johns-Hopkins à Baltimore. Cette structure, qui emploie 500 personnes dont une centaine d'astronomes, a été créée peu avant le lancement du télescope. Elle est gérée par l'AURA (Association of Universities for Research in Astronomy) pour le compte de la NASA. Ses principales tâches sont la sélection des demandes d'utilisation du télescope, la préparation et l’exécution des observations, la gestion du télescope et de ses instruments pour les aspects scientifiques et l'archivage et la distribution des données collectées par Hubble. Une quinzaine d'astronomes européens sont employés par le STScI pour représenter les intérêts de l'Europe dans le projet. De 1984 à 2010, l'Agence spatiale européenne et l'Observatoire européen austral disposaient d'une structure, le Space Telescope-European Coordinating Facility (en) (ST-ECF) implanté près de Munich en Allemagne, chargée d'assister les astronomes européens et de conserver les données scientifiques collectées43.

Le Space Telescope Operations Control Center (STOCC) est un service du Centre de vol spatial Goddard de la NASA chargé de piloter le télescope spatial. Le service assure le maintien du télescope en condition opérationnelle, agrège les demandes d'observation produites par le STScI avec les opérations de maintenance du télescope pour bâtir un planning détaillé des opérations à exécuter. Les opérateurs transmettent l'enchainement des opérations pour exécution par l'ordinateur embarqué du télescope qui les exécute. Les données collectées par Hubble sont vérifiées au STOCC avant d'être retransmises au STScI44.

La préparation des observations[modifier | modifier le code]
La majeure partie des observations effectuées avec le télescope sont préparées plus d'un an à l'avance. Le STScI est chargé de recueillir une fois par an les demandes d'utilisation du télescope Hubble pour l'année suivante, de les évaluer d'un point de vue technique puis d'organiser leur sélection en faisant appel à des spécialistes du domaine issus d'institutions de l'ensemble de la planète. Ceux-ci définissent la pertinence et la priorité des demandes. Un comité constitué par les responsables des différents comités de sélection établit en fonction de ces évaluations le temps alloué aux différentes observations pour l'année suivante. Plus de 20 ans après son lancement Hubble est toujours un instrument très prisé et en 2009 les demandes de temps d'observation représentaient six fois le temps disponible. Cette année là le temps a été alloué aux observations portant sur la cosmologie (26%), les populations stellaires résolues (13%), les étoiles chaudes ou froides (13%), les populations stellaires non résolues et les structures des galaxies (12%), les raies d’absorption des quasars et le milieu interstellaire (12%), le système solaire et les exoplanètes (8%) ainsi que d'autres thèmes de recherche (16%). Les deux tiers des observations planifiées en 2009 concernent les instruments WFC3 et COS qui ont été installés cette année là par la mission STS-125. Le planning des observations peut être modifié en temps réel pour prendre en compte des événements exceptionnels comme l'impact de la comète Shoemaker-Levy 9 sur la planète Jupiter (juillet 1994) ou analyser les débris soulevés par l'impact de la sonde spatiale LCROSS sur le sol lunaire (2009)45.

La gestion opérationnelle du télescope[modifier | modifier le code]
Les observations effectuées à l'aide du télescope Hubble doivent tenir compte de différentes contraintes liées aux caractéristiques de l'instrument et de son orbite. Hubble circule sur une orbite basse située à 560 km au-dessus de la surface de la Terre avec une inclinaison de 28,5°. Le télescope boucle une orbite en 96 minutes et se trouve à l'ombre de la Terre durant 26 à 36 minutes. Le télescope doit maintenir son axe de visée normalement écarté d'au moins de 45° de la direction du Soleil et aucune observation n'est possible quand la Terre ou son limbe s'interposent entre la région visée et le télescope. Compte tenu de ces caractéristiques orbitales, le temps d'observation d'une zone du ciel durant une orbite peut être comprise entre 45 minutes et la totalité de l'orbite. Il existe notamment deux régions du ciel d'un rayon angulaire de 18° autour d'un axe perpendiculaire au plan orbital que le télescope spatial peut observer en continu. Les observations de très longue durée (jusqu'à 11 jours) réalisées pour révéler les galaxies les plus lointaines (Hubble Deep Field et Hubble Ultra-Deep Field) ont été effectuées dans ces portions du ciel. Le temps d'observation peut toutefois être aussi bref qu'une seconde. L'orbite de Hubble lui fait traverser au cours de plus d'une orbite sur deux l'anomalie magnétique de l'Atlantique sud. Durant ces phases, l'électronique et les capteurs du télescope subissent un bombardement de particules chargées qui limite les modes d'observation sur des durées pouvant aller jusqu'à 25 minutes par orbite. Enfin l'angle que fait le Soleil avec les panneaux solaires (dans l'idéal proche de 90°) ainsi que des contraintes thermiques qui imposent que certaines parties du télescope ne soient jamais exposées directement au Soleil, viennent compliquer la planification des observations. Cette dernière est préparée près d'un an à l'avance par le STScI qui est chargé de concilier les contraintes de l'instrument et de son orbite avec les caractéristiques des demandes d'observation. C'est ainsi que l'observation de Vénus n'est possible que durant les très rares moments où la planète se situe à plus de 45° de l'axe du Soleil (l'observation de Mercure trop proche de la direction du Soleil est impossible)46.

Le télescope spatial ne dispose d'aucun système de propulsion et il utilise les roues à réaction pour modifier son orientation. Celles-ci comportent des volants d'inertie dont la vitesse est modifiée pour obtenir un changement d'orientation du télescope. Il faut environ 14 minutes pour modifier de 90° l'axe de visée du télescope. Pour que le télescope pointe de manière précise sur une nouvelle zone d'observation après un changement d'orientation important, le système de contrôle d'attitude du télescope utilise successivement les viseurs d'étoiles qui permettent d'obtenir une précision d'environ 30 secondes d'arc puis deux de ses trois capteurs de pointage fin FGS (Fine Guidance Sensors) qui mettent quelques minutes avant de verrouiller l'axe du télescope en se reposant sur un catalogue d'étoiles guides47.

Résultats scientifiques[modifier | modifier le code]

Détails du Champ profond de Hubble qui illustrent la grande variété des formes, des dimensions et des couleurs des galaxies qui se trouvent dans l'univers lointain.

Impact de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter.
La NASA et la communauté des astronomes ont défini au début des années 1980 trois thèmes clés qui devaient être traités en priorité par le télescope Hubble48 :

L'étude du milieu intergalactique proche pour déterminer sa composition ainsi que la composition gazeuse des galaxies et des groupes de galaxies,
Une étude des champs profonds, c'est-à-dire des régions stellaires les plus reculées et les plus anciennes où peuvent être observées les premières galaxies,
La détermination de la constante de Hubble avec une incertitude réduite à 10 % par la diminution des erreurs d'origine interne et externe sur le calibrage des échelles de distance.
Le télescope Hubble a contribué à fournir des réponses à ces questions importantes mais a également soulevé de nouvelles questions.

Mesure de l'âge et de la vitesse d'expansion de l'Univers[modifier | modifier le code]
L'un des objectifs principaux à l'origine de la réalisation du télescope Hubble est la détermination de l'âge et de la taille de l'Univers. L'observation des céphéides - étoiles dont la luminosité varie selon une périodicité directement corrélée à leur luminosité réelle - a permis d'abaisser l'incertitude sur la valeur de la constante de Hubble de 50 à 10 %. Ces résultats ont pu être vérifiés par la suite grâce à des mesures effectuées par d'autres méthodes. Ils ont permis de déterminer que la vitesse d'expansion de l'Univers atteignait 70 km/s/Mpc, c'est-à-dire que la vitesse d'éloignement des structures due à cette expansion s'accroissait de 70 km/s à chaque fois que celles-ci étaient situées un mégaparsec (3,26 millions d'années-lumières) plus loin de la Terre. Hubble a permis de déterminer que, contrairement aux théories en vigueur, la vitesse d'expansion s'accroissait et que cette accélération avait seulement débuté lorsque l'Univers avait la moitié de son âge actuel49.

Composition de l'Univers[modifier | modifier le code]
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Cycle de vie des étoiles[modifier | modifier le code]
Hubble peut, contrairement aux principaux observatoires terrestres, étudier les étoiles présentes dans d'autres galaxies. Cette capacité unique lui a permis de contribuer à compléter notre compréhension du cycle de vie des étoiles en les observant dans des environnements très différents de notre galaxie50.

Exoplanètes et disques protoplanétaires[modifier | modifier le code]
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Étude des trous noirs, quasars et galaxies actives[modifier | modifier le code]
L'existence des trous noirs est prédite par des théories depuis près de 200 ans mais il est impossible d'observer directement un tel objet et les astronomes n'avaient aucun moyen de vérifier leur existence jusqu'à l'arrivée de Hubble. Celui-ci a permis d'observer l'attraction gravitationnelle sur les objets qui l'entourent. Hubble a également permis de confirmer qu'il était extrêmement probable que des trous noirs supermassifs se trouvent au cœur des galaxies51.

Formation des étoiles[modifier | modifier le code]
La capacité de Hubble à faire des observations dans l'infrarouge a été largement mise à contribution pour étudier les pouponnières d'étoiles, constituées de nuages de gaz dans lesquels se forment les étoiles. La poussière bloque pratiquement tout le rayonnement en lumière visible mais pas celui émis dans l'infrarouge. Hubble a pu ainsi restituer des images détaillées de la nébuleuse d'Orion, pouponnière située dans la Voie lactée, mais également de régions de formation des étoiles situées à très grande distance de notre galaxie et donc que l'on voit telles qu'elles étaient longtemps dans le passé. Toutes ces informations, outre qu'elles ont fourni les plus belles images de Hubble, ont une grande importance scientifique car elles ont permis de mieux comprendre le mode de formation des étoiles telles que le Soleil ainsi que l'évolution dans le temps des caractéristiques de l'Univers52.

Lentilles gravitationnelles[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Lentille gravitationnelle.
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Étude du Système solaire[modifier | modifier le code]
Les images à haute résolution des planètes, lunes et astéroïdes du Système solaire prises par Hubble ont une qualité qui n'est surpassée que par celles réalisées par les sondes spatiales qui survolent ces corps célestes. Hubble a de plus l'avantage de pouvoir faire des observations périodiques sur de longues durées. Il a observé toutes les planètes du Système solaire hormis la Terre, qui est étudiée in situ et par des engins spatiaux spécialisés, et Mercure, trop proche du Soleil. Hubble présente l'avantage de pouvoir suivre des événements inopinés comme la collision de la comète Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter en 199453.

Champs profonds[modifier | modifier le code]
En décembre 1995, Hubble a photographié le « champ profond de Hubble », une région couvrant un trente-millionième du ciel et contenant plusieurs milliers de galaxies. Une autre image, mais du ciel austral, a aussi été faite et est très semblable, renforçant la thèse que l'Univers est uniforme à grande échelle et que la Terre occupe un endroit quelconque à l'intérieur de celui-ci54.



[afficher]
Historique d'observations remarquables (sélection)

Le successeur de Hubble[modifier | modifier le code]
La NASA ne prévoit pas de développer un télescope spatial de la classe de Hubble capable comme celui-ci d'observer la partie du spectre lumineux s'étendant de l'ultraviolet proche à l'infrarouge proche. Les responsables scientifiques ont décidé de concentrer les investigations futures du successeur de Hubble sur l'infrarouge lointain pour pouvoir étudier les objets les plus éloignés (les plus anciens) ainsi que les objets les moins chauds. Cette partie du spectre lumineux est difficile voire impossible à observer depuis le sol, ce qui justifie l'investissement dans un télescope spatial par ailleurs beaucoup plus couteux que son équivalent terrestre. Dans le spectre visible par contre, les télescopes terrestres de très grand diamètre récents ou en cours de construction peuvent avec le recours à une optique adaptative égaler sinon dépasser les performances de Hubble pour un cout bien inférieur à celui d'un télescope spatial. Compte tenu de ce contexte, le projet de remplacement du télescope Hubble, baptisé Next Generation Space Telescope, a débouché sur le développement du télescope spatial James-Webb (JWST pour James Webb Space Telescope). Celui-ci n'est pas du tout une version agrandie et plus puissante de Hubble mais un télescope essentiellement capable d'observer dans l'infrarouge avec une capacité marginale dans le spectre visible (couleurs rouge et orange). Il doit être placé en orbite vers 2018 par un lanceur Ariane 5 autour du point de Lagrange L2, caractérisé par un environnement thermique plus stable. Contrairement à Hubble, il n'est pas prévu de réaliser des missions de maintenance au cours de sa vie opérationnelle pour le réparer ou modifier son instrumentation.

Galerie de photographies de Hubble[modifier | modifier le code]
Les cinq plus belles photos prises par le télescope spatial Hubble selon un classement établi par le site spacetelescope.org65 :

Images prises par Hubble

No 1 : Piliers de la création, version 2014-2015 (M16)


No 2 : Arp 273.


No 3 : NGC 3603.


No 4 : Galaxies des Antennes (NGC 4038 & NGC 4039).


No 5 : Nébuleuse de la Tête de Cheval (vue infrarouge).
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
↑ Les performances de la navette spatiale américaine en cours de développement sont mieux cernées à cette date et l'agence spatiale estime que celle-ci n'a pas la capacité de mettre en orbite un télescope construit autour d'un miroir de 3 mètres (masse totale accrue de 25%).
↑ Marshall est un centre spécialisé dans le développement des lanceurs et la réalisation des vols habités. Sa légitimité dans le domaine scientifique est contestée par Goddard, qui comprend un grand nombre de scientifiques dont plusieurs astronomes.
↑ À lui seul, le stockage durant 4 ans en atmosphère contrôlé avec surveillance des systèmes a coûté 6 millions US$ par mois
Références[modifier | modifier le code]
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↑ spacetelescope.org [archive]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:11

Philippe Cousteau, né le 30 décembre 1940 à Toulon et mort le 28 juin 1979 à Alverca au Portugal, est le second fils de l'explorateur océanographique français Jacques-Yves Cousteau et Simone Melchior, et le frère cadet de Jean-Michel Cousteau.
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Simone Melchior Cousteau (1919-1990) est la première épouse et la partenaire de l'explorateur Jacques-Yves Cousteau. Première femme à plonger avec un scaphandre Cousteau-Gagnan, Simone est aux côtés de son mari durant la plupart de ses aventures sous-marines. Appelée respectueusement « La Bergère » par l'équipage de la Calypso, elle accompagne généralement son mari lors de ses traversées. Elle lui permet de tenir financièrement afin qu'il puisse réaliser son scaphandre autonome, réparer la Calypso, et sauve le bateau de la tempête.

Biographie
Simone est née le 19 janvier 1919 à Toulon. Son père Henri Melchior et ses deux grands-pères paternel, Jules Melchior (1844-1908) et maternel, Jean Baehme sont amiraux dans la marine française. Sa mère, Marguerite Melchior, de manière affectueuse se faisait appeler Guitte. Elle a deux frères : Maurice, et son faux-jumeau, Michel.

Simone rencontre son futur mari durant une fête en 1937. Il est officier de marine, a 27 ans et elle, 18. Ils se marient à Saint-Louis-des-Invalides, à Paris, le 12 juillet 1937.

Après une lune de miel en Suisse et en Italie, les Cousteau s'installent au Mourillon, un quartier bourgeois de Toulon, près du port. Ils ont deux enfants, Jean-Michel né le 6 mai 1938 et Philippe né le 30 décembre 1940. Les deux fils sont nés sur la table de la cuisine familiale.
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Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde supérieure à celle de la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes. Le nom signifie « en dessous du rouge » (du latin infra : « plus bas »), car l'infrarouge est une onde électromagnétique de fréquence inférieure à celle de la lumière visible: le rouge. La longueur d'onde des infrarouges est comprise entre le domaine visible (≈ 0,7 μm) et le domaine des micro-ondes (≈ 1 mm).

L'infrarouge est associé à la chaleur car, à température ambiante ordinaire, les objets émettent spontanément des radiations dans le domaine infrarouge ; la relation est modélisée par la loi du rayonnement du corps noir dite aussi loi de Planck. La longueur d'onde du maximum d'émission d'un corps noir porté à une température absolue T (en kelvin) est donnée par la relation 0,002898/T connue sous le nom de loi du déplacement de Wien. Cela signifie qu'à température ambiante ordinaire (T aux environs de 300 K), le maximum d'émission se situe aux alentours de 10 μm, la plage concernée étant 8-13 μm. Placé à la surface terrestre, un télescope observant dans cette gamme de longueur d'onde serait donc aveuglé par le fond thermique émis par les objets environnants, c'est pourquoi on envoie les télescopes infrarouges dans l'espace.

Cette association entre l'infrarouge et la chaleur n'est cependant due qu'à la gamme de température observée à la surface de la Terre. Selon sa température, un objet émettra spontanément des radiations dans différentes bandes du spectre électromagnétique, en dessous des infrarouges ou même au-dessus, par exemple dans le visible. C'est ainsi qu'une lampe à incandescence produit de la lumière. Inversement, il est possible de générer un rayonnement infrarouge qui ne soit pas thermique, c'est-à-dire dont le spectre ne soit pas celui du corps noir ; c'est le cas, par exemple, des diodes électroluminescentes utilisées dans les télécommandes.

L'analyse scientifique et technique de ces rayonnements est dénommée spectroscopie infrarouge.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:14

La lumière des étoiles
La température, la pression et la densité au coeur des étoiles atteignent des valeurs gigantesques. À titre d'exemple, la température au centre du Soleil est d'environ 15 millions de kelvins, la pression est de plusieurs centaines de milliards d'atmosphères et la densité est de plusieurs centaines. Dans ces conditions, les atomes d'hydrogène (protons) ont une vitesse suffisante pour vaincre la force de répulsion électrostatique et peuvent entrer en collision et fusionner pour former de l'hélium, en perdant de la masse et en libérant de l'énergie sous forme de neutrinos et de photons à haute énergie. C'est ce que l'on appelle la fusion nucléaire. Elle est d'autant plus importante que la température et la densité est grande.

Les neutrinos interagissent très peu avec la matière et sont tout de suite éjectés de l'étoiles.

Les photons, au contraire, mettent plusieurs siècles à quitter l'étoile en ce sens qu'un photon issu d'une réaction de la fusion de deux atomes est presque immédiatement réabsorbé par un autre atome qui réémet à son tour un autre photon et ainsi de suite jusqu'à atteindre la surface de l'étoile où il part vers le milieu interstellaire.

La surface de l'étoile est donc chauffée par les réactions nucléaires qui ont lieu au cœur de l'étoile.

Deux forces agissent globalement sur l'étoile :

la gravité qui tend à attirer les différentes parties de l'étoile les unes vers les autres et qui a donc tendance à faire s'effondrer l'étoile sur elle-même.
la pression qui tend au contraire à dilater l'étoile.
Ces deux forces sont en équilibre tant que la fusion peut se produire dans l'étoile. En effet, imaginons que l'étoile se dilate sous l'effet de la pression. Sa densité va diminuer (puisque l'on a la même quantité de matière dans un volume plus grand). Le taux de réactions nucléaires va également diminuer (il est facile de comprendre que les réactions sont plus faciles si la densité est plus grande puisque les particules sont plus proches de leurs voisines). Moins d'énergie étant produite, la température va baisser. Une dilatation (hypothétique) de l'étoile entraîne donc une diminution de la densité et de la température. Or, la pression est directement proportionnelle à ces deux paramètres. Elle va donc également baisser et la gravité fera se contracter l'étoile.

À l'inverse, si l'étoile se contracte, la densité va augmenter, va faire croître la production d'énergie par fusion donc la température et la pression qui va faire se dilater l'étoile.

definitionQu'est-ce qu'une étoile ?

On peut maintenant esquisser une définition de ce qu'est une étoile : une étoile est donc une boule de gaz, en équilibre, et qui émet de la lumière grâce aux réactions nucléaires qui ont lieu en son sein.

ntroduction

L'espace compris entre les étoiles de notre Galaxie n'est pas vide ; il est constitué d'un mélange extrêmement dilué de gaz et de poussières : le milieu interstellaire, que nous désignerons par l'abréviation MIS dans la suite de chapitre.

Dans ce milieu, le gaz et les grains de poussière sont intimement mêlés. Un milieu interstellaire est présent dans toutes les galaxies spirales, spirales-barrées et irrégulières. Il est quasiment inexistant dans les galaxies elliptiques et lenticulaires.

Le milieu interstellaire est bien visible sur la photo de la galaxie du Sombrero ci-contre. Les zones sombres signalent la présence des poussières qui absorbent la lumière des étoiles. Les poussières, et le gaz associé, sont concentrés dans un disque étroit autour du plan moyen de la galaxie. La photo donne une idée de ce que verrait un observateur extérieur à notre galaxie en l'observant par la tranche.

Le gaz est principalement constitué d'hydrogène, l'élément le plus abondant de l'univers ; ce dernier existe sous forme atomique ou moléculaire. Le gaz interstellaire contient aussi quelques traces d'éléments plus lourds, également sous la forme d'atomes ou de molécules.

La poussière interstellaire se présente sous la forme de grains extrêment petits, dont la taille typique est de l'ordre d'une fraction de micron (1 micron = un millionième de mètre). La composition chimique des grains de poussière interstellaire est variée : on y trouve du graphite, des silicates, des carbonates.

Le milieu interstellaire, mélange de particules gazeuses (atomes et molécules) et de grains de poussière, dans la proportion de 1012 à 1, est extrêmement ténu : on y rencontre des densités de gaz, en nombre de particules par cm3, qui varient de quelques unités dans les zones les plus diffuses, à quelques dizaines ou centaines de milliers dans les régions les plus denses. Ces densités sont extêmement faibles : le milieu interstellaire est plus ténu que les vides les plus poussés que l'on sait réaliser en laboratoire.

Bien qu'extrêmement ténu, le milieu interstellaire occupe un espace si vaste qu'il représente une masse de 10 à 15% de celle de l'ensemble des étoiles de notre Galaxie, c'est à dire de l'ordre de 10 à 15 milliards de fois la masse de notre Soleil. Les grains de poussière représentent 1% de la masse totale du milieu interstellaire.

La photographie de la galaxie Centaurus A montre que le milieu interstellaire a une structure extrêmement complexe. On y observe des régions sombres, nuages où le gaz et la poussière sont intimement mêlés, qui côtoient des zones brillantes, appelées nébuleuses, principalement composées de gaz illuminé par les étoiles voisines.

Le gaz et la poussière ne sont pas les seuls constituants du MIS. Ce dernier baigne en effet dans un rayonnement électromagnétique couvrant toutes les longueurs d'onde, depuis les rayonnements gamma et X, les plus énergétiques correspondant aux très courtes longueurs d'onde, jusqu'au rayonnement radio, le moins énergétique, en passant par les rayonnements ultraviolet, visible et infrarouge.

Ces rayonnements sont produit par les étoiles, les enveloppes et nébuleuses qui leur sont associés à certaines étapes de l'évolution stellaire, et également au sein des différentes composantes (nuages, poussières, nébuleuses...) du MIS, au cours de processus physiques extrêmement variés.

A côté du rayonnement électromagnétique, le MIS est baigné par un rayonnement de type corpusculaire : le rayonnement cosmique, constitué de particules animées de très grandes vitesses, proches de celle de la lumière.

Ces particules sont d'une part, des noyaux d'atomes qui portent une charge électrique positive, essentiellement des protons (noyaux d'atomes d'hydrogène), et des particules alpha (noyaux d'atomes d'hélium) et, d'autre part, des électrons.

Les particules du rayonnement cosmique sont produites lors des explosions de supernovae, ultime étape de l'évolution des étoiles les plus massives. Les particules sont libérées par l'explosion de l'étoile et éjectées dans le milieu interstellaire avec une très grande énergie. Elles peuvent être accélérées en traversant les champs magnétiques, de structures et d'intensités extrêmement variées, qui baignent le MIS.

Le milieu interstellaire est observable directement, notemment en lumière visible, sous la forme de nébuleuses diffuses plus ou moins brillantes et contrastées. La plus brillante, -elle est visible à l'œil nu-, et l'une des plus célèbres, est la nébuleuse d'Orion, représentée dans la figure ci-contre.

Il s'agit d'un nuage d'hydrogène atomique soumis au rayonnement ultraviolet intense émis par quelques étoiles très lumineuses et chaudes (de type spectral O ou B) dont les quatre plus brillantes, formant le trapèze d'Orion, sont visibles sur la photo.

Ces étoiles émettent l'essentiel de leur rayonnement dans le domaine ultraviolet, c'est dire de longueur d'onde inférieure à 300 nm. Les plus énergétiques de ces photons, ceux dont la longueur d'onde est inférieure à 91,2 nm, peuvent ioniser l'atome d'hydrogène en lui arrachant un électron. Une région, composée d'un mélange de protons et d'électrons, appelée région HII, se forme autour des étoiles brillantes.

Les zones brillantes et diffuses que l'on observe sur les photographies, sont dues au rayonnement fluorescent qui est produit lorsque l'electron se recombine sur le proton pour former un atome d'hydrogène. Celui-ci est formé dans un état d'énergie élevée et se désexcite en emettant des photons sous forme de cascades radiatives. Le rayonnement émis s'étend du domaine visible jusqu'aux domaines infrarouge et radio.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:15

L’eau est un corps chimique composé minéral des éléments oxygène et hydrogène, de formule chimique H2O très stable qui est parfois considéré comme ubiquitaire, sur la Terre et dans l'air humide qui peut l'environner. Elle est essentielle pour tous les organismes vivants connus. C'est un constituant biologique important. Sa présence jugée abondante a été aussi reconnue à l'état condensé sur pléthore d'objets célestes.

L'eau quasiment pure se trouve naturellement dans les trois états physiques : liquide, solide sous forme de glace, gazeux (c'est la vapeur présente dans l'atmosphère), minéral reconnu polymorphe dans l'univers. C'est un puissant solvant.

Compte-tenu de son caractère vital, de son importance dans l'économie, et de son inégale distribution sur la Terre, sa maitrise est l'objet de forts enjeux géopolitiques.

L'hydrogène est le constituant principal de l'univers et donc du milieu interstellaire des galaxies. Si les nébuleuses d'hydrogène ionisé sont directement observables en lumière visible (cf page précédente), il a fallu attendre l'avènement de la radioastronomie pour observer l'hydrogène atomique sous la forme neutre.

L'atome d'hydrogène est constitué d'un proton et d'un électron en "orbite" autour de lui. L'électron se comporte comme s'il était animé d'un mouvement de rotation sur lui même. Spontanément, mais avec une très faible probabilité d'une fois tous les 11 millions d'années, le sens de rotation de l'électron s'inverse : ceci entraîne l'émission d'une onde électromagnétique de longueur d'onde 21 cm (de fréquence 1420 MegaHertz), dans le domaine radio.

La raie 21 cm a été observée pour la première fois en 1951 en utilisant des radiotélescopes implantés aux USA, en Australie et aux Pays-Bas. Cette raie est observable partout dans notre Galaxie ; son intensité est plus grande dans une zone étroite correspondant à la Voie Lactée, c'est à dire dans le disque où sont concentrées la grande majorité des étoiles de notre Galaxie. La raie 21 cm est émise au sein de nuages de gaz principalement constitués d'hydrogène neutre et appelés régions ou nuages HI.

La raie 21 cm, peu absorbée par le MIS, permet d'observer toute notre Galaxie, y compris les régions situées au delà du centre. La distribution spatiale des nuages HI, déterminée à partir des variations d'intensité de la raie 21 cm a permis de montrer que notre Galaxie possédait une structure spirale.

La figure ci-contre montre la distribution de l'intensité de la raie 21 cm dans notre Galaxie, en fonction de la longitude et de la latitude galactiques. Les zones brillantes correspondent au maximum d'intensité et donc d'abondance de HI. Cette dernière est maximale dans le plan moyen de la Galaxie (la ligne brillante qui traverse toute la figure). Mais on peut voir que l'hydrogène neutre est présent partout et peut s'étendre à de très hautes latitudes galactiques. Des "ponts" d'hydrogène ayant la forme de filaments reliant le plan de notre Galaxie et ses zones extérieures, son halo, sont nettement visibles sur la figure.

La matière interstellaire n'existe pas que sous la seule forme des nuages atomiques HI, elle est aussi distribuée dans des nuages moléculaires d'extension, de masse, de densité, de température et de morphologie extrêmement variées.

Les nuages moléculaires géants sont constitués d'un mélange de poussières et de gaz composé de plus d'une centaine de molécules différentes (voir plus loin). Ils s'étendent sur plusieurs parsecs, voire dizaines de parsecs. Leur masse peut atteindre plusieurs millions de fois celle du soleil. Ils ont une densité moyenne typique de 1000 particules/cm3 et leur température varie entre 10 et 150 K. La nébuleuse de l'Aigle en est un exemple typique.

Les nuages moléculaires géants sont le siège de la formation des étoiles et sont souvent associés à des régions HII, comme on peut le voir sur l'image de la nébuleuse RCW 38. Ces régions HII sont créées par les étoiles très chaudes et très lumineuses qui se sont formées il y a moins de 10 à 100 millions d'années, c'est à dire tout récemment à l'échelle cosmique. Les étoiles se forment donc au sein des nuages moléculaires de façon continue, et encore de nos jours.

A l'autre extrémité de la séquence des nuages interstellaires, on trouve les nuages diffus qui sont vus en absorption devant des étoiles. Leur masses (quelques dizaines à quelques centaines de masses solaires) et leurs densités (entre dix et quelques centaines de particules/cm3) sont beaucoup plus faibles. Ils sont composés surtout d'atomes neutres (H, C, N, O...) ou ionisés (C+, Mg+, Si+...). Les plus denses d'entre eux contiennent quelques molécules simples neutres (H2, CO, CH, CN, OH, H2O...) ou ionisées (CH+...). Tous ces constituants sont identifiés par leur spectre en absorption devant celui de l'étoile située derrière.

De propriétés physiques voisines, les nébuleuses par réflexion sont des nuages de gaz et de poussières qui diffusent la lumière d'étoiles situées au sein du nuage ou dans son environnement immédiat. Un bel exemple est fourni par la nébuleuse du Caméléon.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:18

La Chouette (en latin Noctua) était une constellation située entre les constellations de l'Hydre et de la Balance. Elle remplaça la constellation plus ancienne Grive solitaire. Son origine est inconnue. Elle est devenue obsolète. Elle remplaca la Grive solitaire au plus tard en 1822, année à laquelle elle apparaît dans un atlas d'Alexander Jamieson. Elle apparaît également dans un atlas d'Elijah Burritt en 1835.
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Le Caméléon est une constellation de l'hémisphère sud. Il s'agit de plusieurs étoiles pâles que l'on a reliées entre elles pour former un caméléon très peu perceptible.

Elle se trouve à proximité du pôle sud céleste. Son étoile la plus brillante est α Chamaeleontis.

Sommaire [masquer]
1 Histoire
2 Étoiles principales
2.1 α Chamaeleontis
2.2 δ Chamaeleontis
2.3 Autres étoiles
3 Objets célestes
4 Voir aussi
Histoire[modifier | modifier le code]
Cette constellation fut proposée par les navigateurs hollandais Pieter Dirkszoon Keyser et Frederick de Houtman à la fin du xive siècle et présentée par l'astronome Johann Bayer dans son atlas stellaire Uranometria en 1603.

Elle tire vraisemblablement son nom de l' « exotisme » de l'animal, Johann Bayer ayant sûrement voulu placer dans les cieux un animal connu depuis peu des Européens et qu'on ne trouvait que dans l'hémisphère sud.

Étoiles principales[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Liste d'étoiles du Caméléon.

Constellation Caméléon
α Chamaeleontis[modifier | modifier le code]
L'étoile la plus brillante de la constellation, logiquement nommée α Chamaeleontis, n'atteint que la magnitude apparente 4,05, ce qui en fait un luminaire particulièrement faible. Il s'agit d'une étoile géante blanche, ce qui est relativement peu courant, assez proche (63,5 années-lumière).

δ Chamaeleontis[modifier | modifier le code]
L'étoile la plus intéressante de la constellation du Caméléon est δ Chamaeleontis. Il s'agit d'une étoile double visuelle, car les deux éléments ne sont en fait pas liés et même distants l'un de l'autre de 10 années-lumière.

La plus brillante (et la plus éloignée, distante de 364 années-lumière) est δ² Chamaeleontis. Il s'agit d'une étoile bleue.

δ1 Chamaeleontis est elle-même une binaire. Le couple, composé de deux étoiles orange assez semblables (magnitude 6,1 et 6,3), est éloigné de 354 années-lumière. Ces deux étoiles produisent ensemble une magnitude 5,46.

Le contraste des couleurs entre δ1 et δ² en fait un objet très intéressant à observer.

Autres étoiles[modifier | modifier le code]
Parmi les principales étoiles de la constellation, deux autres sont doubles : ε Chamaeleontis (magnitudes 5,4 et 6,0) et θ Chamaeleontis (4,34 et 12,44).

Objets célestes[modifier | modifier le code]
La constellation du Caméléon présente la nébuleuse planétaire NGC 3195, un remarquable objet lumineux qui apparaît comme un disque lumineux de la même taille apparente que Jupiter.

Voir aussi[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
la constellation du Caméléon, sur Wikimedia Commons
Liste d'étoiles du Caméléon
[masquer]
v · m
Constellations
Les 88 constellations officielles Aigle · Andromède · Autel · Balance · Baleine · Bélier · Boussole · Bouvier · Burin · Caméléon · Cancer · Capricorne · Carène · Cassiopée · Centaure · Céphée · Chevelure de Bérénice · Chiens de chasse · Cocher · Colombe · Compas · Corbeau · Coupe · Couronne australe · Couronne boréale · Croix du Sud · Cygne · Dauphin · Dorade · Dragon · Écu de Sobieski · Éridan · Flèche · Fourneau · Gémeaux · Girafe · Grand Chien · Grande Ourse · Grue · Hercule · Horloge · Hydre · Hydre mâle · Indien · Lézard · Licorne · Lièvre · Lion · Loup · Lynx · Lyre · Machine pneumatique · Microscope · Mouche · Octant · Oiseau de paradis · Ophiuchus (ou Serpentaire) · Orion · Paon · Pégase · Peintre · Persée · Petit Cheval · Petit Chien · Petit Lion · Petit Renard · Petite Ourse · Phénix · Poisson austral · Poisson volant · Poissons · Poupe · Règle · Réticule · Sagittaire · Scorpion · Sculpteur · Serpent · Sextant · Table · Taureau · Télescope · Toucan · Triangle · Triangle austral · Verseau · Vierge · Voiles
Constellations disparues célèbres Antinoüs · Cerbère · Chouette ou Grive solitaire · Guêpe ou Mouche Boréale · Navire Argo · Petit Triangle
Liste des constellations: officielles (par grandeur) · disparues · par date de création
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La Grive solitaire (en latin Turdus Solitarius) était une constellation créée par Pierre Charles Le Monnier en 1776 à partir d'étoiles de la queue de l'Hydre. Son nom provenait du dronte de Rodriguez1. Elle fut ensuite remplacée par une autre constellation, la Chouette. Aucune de ces constellations n'est utilisée de nos jours
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L'eau dans l'Univers[modifier | modifier le code]
L'eau a été trouvée dans des nuages interstellaires dans notre galaxie, la Voie lactée. On pense que l'eau existe en abondance dans d'autres galaxies aussi, parce que ses composants, l'hydrogène et l'oxygène, sont parmi les plus abondants dans l'Univers.

Les nuages interstellaires se concentrent éventuellement dans des nébuleuses solaires et des systèmes stellaires tels que le nôtre. L'eau initiale peut alors être trouvée dans les comètes, les planètes, les planètes naines et leurs satellites.

Article détaillé : Eau liquide dans l'univers.
La forme liquide de l'eau est seulement connue sur Terre, bien que des signes indiquent qu'elle soit (ou ait été) présente sous la surface d'un des satellites naturels de Saturne, Encelade, sur Europe et à la surface de Mars. Il semblerait qu'il y ait de l'eau sous forme de glace sur la Lune en certains endroits, mais cela reste à confirmer. La raison logique de cette assertion est que de nombreuses comètes y sont tombées et qu'elles contiennent de la glace, d'où la queue qu'on en voit (quand les vents solaires les touchent, laissant une traînée de vapeur). Si l'on découvre de l'eau en phase liquide sur une autre planète, la Terre ne serait alors peut être pas la seule planète que l'on connaît à abriter la vie.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:21

Les nuages moléculaires sombres et les globules se présentent comme des taches sombres plus ou moins régulières masquant la lumière d'étoiles situées en arrière plan. L'un des plus fameux est la nébuleuse de la Tête de Cheval.

Ces nuages interstellaires ont un contenu moléculaire aussi riche que celui des nuages géants, leur densité est comparable, voire plus élevée (quelques dizaines de milliers de particules /cm3), mais ils sont plus froids (une température de l'ordre de 10°K, voire moins). Les poussières dans ces zones denses absorbent plus ou moins complètement la lumière des étoiles situées derrière, d'où leur aspect de taches sombres, particulièrement visibles dans la photographie du globule B 68.

Les nuages sombres peuvent présenter des formes plus complexes comme c'est le cas par exemple des globules de Thackeray.

Les observations en infrarouge ont permis de mettre en évidence la présence de sources ponctuelles au sein de certains nuages sombres . Quelques sources IR ont été identifiées comme des étoiles en formation, dont seul le rayonnement infrarouge, moins absorbé par les poussières, parvient à sortir du nuage.

Le telescope spatial Hubble a même permis de détecter un disque protoplanétaire en formation.

La présence de proto-étoiles et de disques proto-planétaires dans les nuages sombres montrent qu'ils sont, comme les nuages moléculaires géants, le siège d'une formation continue d'étoiles qui se poursuit à l'époque actuelle.

Les premières observations de molécules dans le MIS remontent à 1941 : les molécules : CH, CH+ et CN ont été détectées dans un nuage diffus, grace à leurs raies observées en aborption dans le domaine visible le spectre de l'étoile Dzeta Ophiuchii.

L'avènement de la radioastronomie en ondes centimétriques et décimétriques, outre la découverte de l'hydrogène atomique, a permis la découverte du radical hydroxyle OH (en 1963) et des premières molécules polyatomiques : l'ammoniac NH3 (en 1968), l'eau H2O et le formaldéhyde H2CO (en 1969).

C'est le développement de la radioastronomie dans le domaine des ondes millimétriques et sub-millimétriques, à partir des années 1970, qui a permis de découvrir la plupart des molécules interstellaires. La première molécule découverte dans ce domaine de longueur d'onde est la molécule de monoxyde de carbone CO. C'est la molécule la plus abondante, après H2 : elle sert de traceur du gaz moléculaire dans notre Galaxie et les galaxies extérieures.

A ce jour, 150 molécules ont été identifiées dans le MIS. On peut en consulter la liste sur les sites suivants : http://aramis.obspm.fr/mol/index.html et http://www.cv.nrao.edu/~awootten/allmols.html

On y trouve des molécules simples bien connues, comme par exemple le chlorure de sodium NaCl (sel de cuisine !). Beaucoup de molécules organiques ont été détectées ; parmi les plus courantes : le méthane CH4, l'alcool éthylique C2H5OH, l'acide acétique CH3COOH (qui entre dans la composition du vinaigre !), l'acétone CH3COCH3, et même un sucre : le dihydroxyacétone (CH2OH)2CO.

La molécule la plus complexe découverte jusqu'ici est une longue chaîne carbonée de 13 atomes : le cyanodécapentayne HC11N. Elle fait partie de la famille des cyano-poly-ines dont tous les éléments plus simples : HC3N, HC5N, HC7N et HC9N ont également été détectés dans le MIS.

Il est remarquable que dans un ultra-vide, que sont en fait les nuages interstellaires, où règnent des conditions physiques extrêmes, puissent se former des molécules, et en particulier des molécules organiques, aussi complexes. L'acide aminé le plus simple, la glycine : NH2CH2COOH, est une molécule moins complexe que les molécules les plus complexes détectées à ce jour. Néanmoins, toutes les tentatives de détection de la glycine dans le MIS ont échoué jusqu'ici.

Une autre caractéristique de la composition chimique du MIS est la présence de cations (ions chargés positivement), et en particulier, de cations moléculaires, tels : CH+, SO+, H3 +, HCO+, HCS+, N2H+, H3O+, HOCO+, H2COH+, HCNH+, HC3NH+. Comme nous le verrons plus loin, les cations jouent un rôle fondamental dans la chimie interstellaire. Les anions (ions chargés négativement) sont aussi présents dans le MIS, mais en nombre beaucoup plus restreint.

Identification de molécules interstellaires

Les molécules interstellaires sont formées à partir des éléments les plus abondants de l'univers, à savoir : H, C, N, O et S. On trouve cependant des molécules contenant des éléments beaucoup plus rares. En vous référant à l'une des deux listes de molécules interstellaires indiquées dans le cours :

Question 1)
Pouvez-vous citer cinq molécules interstellaires contenant du silicium Si ?

Question 2)
Combien de molécules différentes contiennent du chlore, Cl ? Pouvez-vous les citer ?

Question 3)
Même question, mais pour des molécules contenant du phosphore, P.

Le nombre, la diversité, la complexité (en particulier des composés organiques) des molécules détectées dans les nuages interstellaires sont la preuve qu'une chimie active et très élaborée est en œuvre dans le MIS.

Aux faibles densités et températures qui règnent dans ce milieu, les collisions entre particules sont extêmement rares : elles se produisent néanmoins et peuvent se transformer en collisions réactives, c'est dire en réactions chimiques conduisant à la transformation d'espèces chimiques. On peut citer en exemple la réaction suivante :

C+ + H2O → HCO+ + H

L'animation ci-dessous présente la suite des réactions qui conduisent à la formation de la molécule CO, la plus abondante après H2. On parle de réactions en phase gazeuse. Seules les réactions exothermiques, c'est à dire qui se produisent spontanément en libérant de l'énergie, participent à la chimie du MIS compte tenu des faibles températures prévalant dans ce milieu.

La synthèse des molécules complexes observées dans le MIS est le résultat d'un ensemble de plusieurs milliers de réactions chimiques en phase gazeuse. Ces réactions chimiques se classent en différents types.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:25

Un mécanisme efficace pour former des molécules

Différentes catégories de réactions chimiques, trop nombreuses pour être détaillées dans ce cours, peuvent conduire à la formation des molécules interstellaires. L'un des processus chimiques les plus efficaces, parce que libérant spontanément une grande quantité d'énergie est la recombinaison, sur un électron, d'un ion moléculaire qui se casse en plusieurs "morceaux" : c'est pourquoi on nomme ce type de réaction une recombinaison dissociative.

Un exemple de recombinaison dissociative est donné dans l'animation qui présente la formation de CO dans la page précédente : il s'agit de la dernière réaction qui conduit à CO :

HCO+ + e- → CO + H

Question 1)
Pouvez-vous indiquer les ions moléculaires les plus simples, observés dans le mileu interstellaire, dont la recombinaison dissociative conduit à : CS, N2, H2O et HCN.

Question 2)
Quelles sont les deux molécules di-atomiques observées auxquelles peut conduire le recombinaison dissociative de l'ion HCO+, dont la formule développée est H-C+=O.

Question 3)
La recombinaison dissociative de l'ion moléculaire H3CO+ peut conduire aux espèces CO (monoxyde de carbone), HCO et H2CO (formaldéhyde), toutes trois observées dans le milieu interstellaire. Pouvez-vous écrire les réactions chimiques correspondantes.

L'enchaînement de réactions chimiques en phase gazeuse peut conduire à la formation des molécules interstellaires, même les plus complexes. Cette production de molécules requiert cependant la présence de la molécule H2, nécessaire au démarrage de toute cette chimie interstellaire active et complexe.

Or, on ne peut pas former H2 directement par collision réactive entre deux atomes d'hydrogène car cette réaction ne peut se produire spontanément dans les conditions physique qui règnent dans le MIS. La formation de H2 interstellaire se produit à la surface des grains de poussière.

Les atomes d'hydrogène qui se déplacent dans le MIS du fait de l'agitation thermique, entrent en collision avec un grain de poussière et se collent à sa surface : c'est le phénomène d'adsorption. Ils ne restent pas immobiles mais sont au contraire animés d'une grande mobilité sur cette surface, se déplaçant très rapidement d'un site à un autre. Il arrive que deux atomes d'hydrogène, présents au même moment sur un même site, se recombinent pour former une molécule, le grain de poussière servant en quelque sorte de "catalyseur". La molécule formée peut alors être ré-injectée dans l'espace environnant : c'est le processus de désorption.

Des expériences de laboratoire et des études théoriques ont montré que la formation de H2 sur les grains de poussière est un processus efficace. A tel point que, si les conditions sont favorables (en particulier en l'absence de rayonnement UV au plus profond des nuages moléculaires), tout l'hydrogène existe sous la forme moléculaire. Cet hydrogène moléculaire initie la chimie interstellaire en phase gazeuse et la formation de molécules de plus en plus complexes.

Les processus conduisant à la formation de H2 sur des grains de poussière peuvent également entrer en jeu pour former d'autres molécules, jusqu'aux plus complexes molécules organiques observées. Une chimie intestellaire à la surface des grains de poussière, au moins aussi active et efficace, coexiste donc avec la chimie gazeuse. Elle semble même plus efficace que cette dernière pour former les molécules les plus complexes.

Des études théoriques et des mesures de laboratoire, couplées à des modèles élaborés de chimie interstellaire, ont permis de comprendre la richesse et la complexité de cette dernière. Les processus chimiques en œuvre, même dans les conditions extrêmes qui prévalent dans le milieu interstellaire, participent pleinement à la "complexification" de la matière cosmique, qui conduit des particules élémentaires aux constituants de la vie.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:40

Ces phénomenes spatiaux et élaboré sur le concept de tableaux prouverons que les travaux de
Antoni van Leeuwenhoek et de Jan Swammerdam (12 février 1637 à Amsterdam – 17 février 1680 à Amsterdam) est un naturaliste néerlandais, pionnier de l'usage du microscope en biologie, s'applique aussi en terme de macrobiologie et en tous termes d'évolution élaborés sur un systéme du tableau ou Le tableau périodique des éléments.

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification périodique des éléments (CPE) ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments chimiques, ordonnés par numéro atomique croissant et organisés en fonction de leur configuration électronique, laquelle sous-tend leurs propriétés chimiques.

La conception de ce tableau est généralement attribuée au chimiste russe Dmitri Mendeleïev, qui construisit en 1869 une table différente de celle qu'on utilise aujourd'huiN 1 mais similaire dans son principe, dont le grand intérêt était de proposer une classification systématique des éléments chimiques connus à l'époque en vue de souligner la périodicité de leurs propriétés chimiques, d'identifier les éléments qui restaient à découvrir, et même de pouvoir prédire les propriétés de ces éléments alors inconnus.

Le tableau périodique a connu de nombreux réajustements depuis lors jusqu'à prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Il est devenu un référentiel universel auquel peuvent être rapportés tous les types de comportements physique et chimique des éléments. En novembre 2014, sa forme standard comportait 118 éléments, allant de 1H à 118Uuo.

et

Son père, apothicaire à Amsterdam, collectionne tout ce que les vaisseaux ramènent des Indes. Le fils est renfermé : il a l'idée de faire un catalogue de la collection de son père et il se passionne pour les insectes.

En 1658, il donne la première description d'un globule rouge.

En 1661, il part étudier à l'université de Leyde, où il a comme maître Franz de le Boë (« Franciscus Sylvius ») et comme condisciples Frederik Ruysch, Reinier de Graaf et Niels Stensen. Il montre à Stensen, avec une sorte de pléthysmographe, que les muscles ne changent pas de volume quand ils sont contractés2. Il passe une année à Saumur et Paris, où il entre en contact avec Melchisédech Thévenot. De retour en Hollande, il collabore avec Gerard Blasius (nl) à Amsterdam (il est membre du cercle où se côtoient Blasius, Matthias Slade3 et Johannes de Raey (en)), puis avec J. Van Horne à Leyde.

Grâce au microscope – ses instruments étaient probablement fabriqués par son ami Johan Hudde, mathématicien et spécialiste de l'optique4 –, il découvre la métamorphose des insectes.

Médecin, Swammerdam semble ne jamais avoir exercé son art, vivant des rentes de son père puis de son héritage5.

Swammerdam avait toujours été d'une religiosité qui faisait parfois craindre pour sa santé mentale6. Vers la fin de sa vie, il devient un disciple de la mystique Antoinette Bourignon. Convaincu que ses études servent, non la gloire de Dieu, mais sa curiosité personnelle, il tente de brûler tous ses manuscrits7,8. Pauvre, malade depuis longtemps, il s'enferme chez lui et meurt en 1680. Sa tombe se trouve dans l'église wallonne d'Amsterdam9. Il avait légué ses manuscrits à son ami le Français Melchisédech Thévenot.

Antoine van Leeuwenhoek poursuivra ses travaux.

Tous ces savants qui furent oubliés et rangés dans les coffres pour entretenir la croyance de ...
On voit une forme de rotation sphérique qui peut démontrer des fluxs de matières et de vagues. L'univers est une forme d'océan où lorsque je m'amuse à faire dire à Un Albatros qu'il a cette sensation qu'il y a des étoiles au delà de l'infini, c'est pour ainsi dire qu'il y a aucune manière d'apercevoir l'aspect de l'infini sans y entendre une source de vie...

Observations et écrits de
TAY
La Chouette effraie et du Clans des mouettes.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:49

Melchisédech ou Melchisédec Thévenot, né vers 1620 et mort à Issy le 29 octobre 1692, est un écrivain et physicien français. Inventeur du niveau à bulle et auteur du premier traité de natation en français, il est également cartographe, diplomate et bibliothécaire du roi. Ses Relations de divers voyages curieux rassemblent tout ce qu'un Européen pouvait savoir sur le monde au xviie siècle. C'est aussi de lui, dit-on, que son célèbre neveu, Jean Thévenot, héritera son goût pour les voyages.

Sommaire [masquer]
1 Sa vie
2 Ses travaux scientifiques
3 L'art de nager
4 Relations de divers voyages curieux
5 Notes et références
6 Annexes
6.1 Bibliographie
6.2 Liens externes
6.3 Articles connexes
Sa vie[modifier | modifier le code]
Issu d'une famille aisée, son prénom de baptême est Nicolas, son second prénom (de confirmation), Melchisédech lui étant certainement donné en hommage à son grand-père maternel, Melchisédech Garnier, avocat au Parlement de Paris, et probablement huguenot. Il était réputé parler l'anglais, le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe et le turc. Il est ambassadeur à Gênes en 1647, puis à Rome dans les années 1650. Il assiste au conclave de 1655 à l'issue duquel sera élu le pape Alexandre VII. Il est bibliothécaire du roi à partir de 1684 et devient membre de l'Académie des sciences en 1685.

Ses travaux scientifiques[modifier | modifier le code]
Ses travaux sont nombreux. Il étudie l'astronomie, la physique, la médecine et les mathématiques. Il mène des expériences sur le siphon et la capillarité, propose l'ipecacuanha comme remède à la dysenterie et prône les bénéfices du jus de citron. Il entretient une correspondance à l'échelle européenne avec les savants de son temps, parmi lesquels Christiaan Huygens, Henry Oldenburg et Jan Swammerdam ; certains d'entre eux séjournent également chez lui à Issy, où Niels Steensen vient un jour disséquer un cerveau humain devant un parterre attentif. Comme autour de Henri Louis Habert de Montmor, dont il fréquente lui-même le cercle, se forme peu à peu autour de Thévenot une académie qui portera son nom et comptera parmi celles dont est née l'Académie des sciences en 1666.

En 1660 ou 1661, Melchisédech Thévenot invente le niveau à bulle. Il remplit son instrument d'alcool, le monte sur pierre et le munit d'une lentille. Il fait part de son invention à Robert Hooke à Londres et à Vincenzo Viviani à Florence. Adrien Auzout en recommandera l'usage à l'Académie des Sciences lorsque celle-ci s'apprête à lancer une expédition à Madagascar en 1666.

L'art de nager[modifier | modifier le code]

« Nager la tête tournée vers le Ciel. »
Illustration de L'Art de nager de Thévenot.
Son Art de Nager demontré par figures avec des avis pour se baigner utilement paraît à Paris en 1696. Le livre est traduit en anglais dès 1699 ; Benjamin Franklin, nageur enthousiaste et inventeur des palmes, est l'un de ses lecteurs. Deux nouvelles éditions paraîtront en France au cours du xviiie siècle, chacune augmentée de dissertations qui en explorent l'histoire et les ramifications. C'est par le biais de ce livre que la brasse se répand en Europe et que les Français, pendant près d'un siècle, apprennent à nager.

Les auteurs de l'Encyclopédie le traiteront toutefois de haut : « M. Thevenot a publié un livre curieux intitulé, l'art de nager, démontré par figures. Et avant lui Everard Digby, anglois, & Nicolas Winman, allemand, avoient déjà donné les regles de cet art. Thevenot n'a fait, pour ainsi dire, que copier ces deux auteurs ; mais s'il se fût donné la peine de lire le traité de Borelli, avec la moitié de l'application qu'il a lu les deux autres, il n'auroit pas soutenu, comme il l'a fait, que l'homme nageroit naturellement, comme les autres animaux, s'il n'en étoit empêché par la peur qui augmente le danger1. »

Relations de divers voyages curieux[modifier | modifier le code]

Table des quatre parties des Relations de divers voyages curieux
Les récits de voyageurs sont l'une de ses passions. Melchisédech Thévenot possédait à la fin de sa vie 290 manuscrits, dont l'inventaire sera dressé en 1692 et la collection achetée par la Bibliothèque du roi en 1712. C'est entre 1663 et 1672 qu'il fait paraître les Relations de divers voyages curieux qui n'ont point esté publiées, et qu'on a traduit ou tiré des originaux des voyageurs français, espagnols, allemands portugais, anglois, hollandois, persans, arabes & autres orientaux, données au public par les soins de Melchisedech Thevenot; le tout enrichi de plantes non décrites, d'animaux inconnus à l'Europe, & de cartes géographiques qui n'ont point encore été publiées. Tel que le perçoit Jean Chapelain, le but de ce recueil, auquel tous les amis de Thévenot sont mis à contribution, est d'« apporter de quoy s’exercer au raisonnement des contemplateurs de la nature2. » Il témoigne surtout de l'intérêt des Européens pour la découverte du monde, à l'époque du lancement des diverses Compagnies des Indes.

Ce volumineux ouvrage (1700 pages) est découpé en quatre parties, regroupées en deux volumes dans certaines rééditions. Il contient en particulier dans sa 3e partie la traduction française de la Description de la Chine3 de Martin Martini, 216 pages remarquables, la première description exhaustive de la Chine par un Européen, après Marco Polo.

De tous les Voyages dont on voit la table dans le cartouche ci-contre, Armand Camus a donné une liste avec notice dans son Mémoire sur la collection des grands et petits voyages (p. 293 et suivantes).

Comme le titre de l'ouvrage l'indique, la sélection des textes y est organisée et harmonisée selon un principe caractéristique de l'époque : la curiosité. Outre un petit nombre d'extraits d'auteurs anciens tels que Cosmas Indicopleustès, on y trouve des récits, parfois inédits, sous forme complète ou abrégée, de voyages effectués entre 1449 et 1672 dans les régions, pays ou continents suivants : Russie, Crimée, Tartarie, Chine, Formose, Inde, Perse, Arabie, Terre sainte, Siam, Bengale, Bornéo, Égypte, Philippines, Japon, Afrique, Amérique. L'ensemble se compose de 55 fascicules réunis en quatre volumes richement illustrés : gravures représentant la flore, la faune, les costumes et les coutumes, reproductions des systèmes d'écriture chinoise, chaldéenne et mandéenne, cartes et plans géographiques dont certains sont dessinés par Thévenot lui-même. Il existe de chaque volume plusieurs éditions dont le contenu varie. Voltaire, Turgot, d’Holbach, de Brosses, Gottfried Wilhelm Leibniz, John Locke, William Beckford et son ami Antoine Galland, le traducteur des Mille et une nuits, en possédaient des copies.

L'ouvrage n'est pas un compte-rendu d'observations naturalistes mais une compilation de relations et de rapports "traduits ou tirés des Originaux des Voyageurs", comme indiqué dans son titre, sans que Thévenot ne porte de jugement sur leur contenu, lequel est évidemment différent des représentations que la science en donne aujourd'hui, notamment pour les animaux4, mais a valeur historique.

Melchisédech Thévenot a participé par ailleurs à la compilation de textes de Confucius parue en 1687 sous le titre Sinarum Philosophus, et sans doute à beaucoup d'autres entreprises dont il ne reste plus aucune trace. Leibniz, qui le comparait en plaisantant à Briarée, monstre de l'antiquité grecque à cent bras et cinquante têtes, a dit de lui qu'il était parmi les hommes « un des plus universels que je connoisse ; rien n’échappe à sa curiosité5. »

Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Article « Nager » dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1758.
↑ Jean Chapelain, Lettre à Carel de Sainte-Garde, 6 février 1664.
↑ En ligne sur BnF-Gallica [archive] et GBook [archive].
↑ Massimo Leone, « Sutures taxidermiques : sémiotique et ontologie », Cygne noir, no 2, 2014. En ligne : http://www.revuecygnenoir.org/numero/article/sutures-taxidermiques-semiotique-et-ontologie [archive].
↑ Gottfried Wilhelm von Leibniz, Lettre à Pellisson-Fontanier, 28 mars 1692.
Annexes[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Trevor McClaughlin, « Sur les rapports entre la Compagnie de Thévenot et l'Académie royale des sciences », Revue d'Histoire des sciences, 1975, XXVIII/3, p. 235-242.
Trevor McClaughlin, « Une lettre de Melchisédech Thévenot », Revue d'Histoire des sciences, 1974, XXVII/2, p. 123-26.
Nicholas Dew, « Reading Travels In The Culture Of Curiosity : Thévenot’s Collection Of Voyages », Journal of Early Modern History 10, nos 1-2 (2006), p. 39-59.
Nicholas Dew, Orientalism in Louis XIV’s France (Oxford : Oxford University Press, 2009).
Liens externes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Melchisédech Thévenot, sur Wikimedia Commons
(fr) Sur Gallica Tome premier et Tome second de l'édition de 1696 des Relations de divers voyages curieux qui n'ont point été publiés et qu'on a traduit ou tiré des Originaux des Voyageurs Français, Espagnols, Allemands, Portugais, Anglais, Hollandais, Perses, Arabes et autres Orientaux par Melchisedec Thévenot.
(fr) Les mêmes sur Archive.
(fr) Réédition récente par Hachette BnF.
(fr) Description de la Chine par Martino Martini, en ligne sur BnF-Gallica et GBook.
(fr) A. G. Camus, Mémoire sur... la collection des voyages de Melchisédech Thévenot, Paris 1802, en ligne sur Archive.
(fr) Bibliotheca Thevenotiana (1694) : Inventaire des manuscrits de Thévenot.
(fr) Étude des effets de vraisemblance dans les représentations des Relations de divers voyages curieux.
(en) Étude sur les Relations de divers voyages curieux.
(en) Biographie et sources bibliographiques.
Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
Articles connexes[modifier | modifier le code]
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:53

Historique[modifier | modifier le code]
De la toute première tentative de classification des éléments chimiques par Antoine Lavoisier en 1789 au tableau périodique de Glenn Seaborg que nous utilisons aujourd'hui, de nombreux hommes de sciences, issus d'horizons — et parfois de disciplines — différents, ont apporté chacun leur contribution, sur une période de près de deux siècles.

Première classification d'Antoine Lavoisier[modifier | modifier le code]
C'est en 1789 que le chimiste français Antoine Lavoisier a publié à Paris son Traité élémentaire de chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes. Cet ouvrage en deux volumes a jeté les bases de la chimie moderne, en faisant le point sur les connaissances de la fin du xviiie siècle dans cette discipline. Il y précise notamment le concept d'élément chimique comme une substance simple qui ne peut être décomposée en d'autres substances, avec en corollaire la loi fondamentale de conservation de la masse de chacune de ces substances simples au cours des réactions chimiques. Il mentionna également le fait que de nombreuses substances considérées comme simples par le passé se sont révélées être en réalité des composés chimiques (par exemple l'huile et le sel marin), et il précisa s'attendre à ce qu'on considère sous peu les terres (c'est-à-dire certains minerais) comme des substances composées de nouveaux éléments.

Il publia dans cet ouvrage un tableau récapitulatif des « substances » considérées à son époque comme des éléments chimiques, en prenant soin d'établir une équivalence avec le vocabulaire hérité des alchimistes afin d'éliminer toute ambiguïté. Ce tableau, qui se voulait exhaustif et outil de référence, mentionnait ainsi, parmi les éléments chimiques, la lumière et le feu, encore considérés à cette époque comme des principes « chimiques » bien que Lavoisier lui-même ait invalidé la théorie du phlogistique :

Noms nouveaux Noms anciens correspondants
Substances simples
qui appartiennent
aux trois règnes
et qu'on peut
regarder comme
les éléments
des corpsN 5 Lumière
Calorique
Chaleur
Principe de la chaleur
Fluide igné
Feu
Matière du feu et de la chaleur

Oxygène
Air déphlogistiqué
Air empiréal
Air vital
Base de l'air vital

Azote
Gaz phlogistiqué
Mossette
Base de la mossette

Hydrogène
Gaz inflammable
Base du gaz inflammable

Substances simples
non-métalliques
oxydables et
acidifiables Soufre
Phosphore
Carbone Charbon pur
Radical muriatiqueN 6 Inconnu
Radical fluoriqueN 7 Inconnu
Radical boraciqueN 8 Inconnu
Substances simples
métalliques
oxydables et
acidifiables Antimoine
Argent
Arsenic
Bismuth
Cobalt
Cuivre
Étain
Fer
Manganèse
Mercure
Molybdène
Nickel
Or
Platine
Plomb
Tungstène
Zinc
Substances simples
salifiables
terreusesN 9 Chaux
Terre calcaire
Chaux

Magnésie
Magnésie
Base du sel d'Epsom

Barite
Barote
Terre pesante

Alumine
Argile
Terre de l'alun
Base de l'alun

Silice
Terre siliceuse
Terre vitrifiable

« Tableau des substances simples » publié par Antoine Lavoisier en 178917.
Les éléments chimiques y sont classés en quatre familles :

Les éléments impondérables (gaz et autres « essences »)
Les non-métaux
Les métaux
Les « terres », à savoir des minerais (oxydes, sulfates) considérés comme corps simples.
Le chlore est désigné comme « radical muriatique », car Lavoisier considérait que tous les acides étaient des oxoacides — le nom oxygène signifie étymologiquement « formant des acides » — et cherchait donc le « radical » que l'oxygène aurait rendu acide — l'acide muriatique désignait l'acide chlorhydrique, qui ne contient cependant pas d'oxygène.

Cette classification a surtout le mérite de clarifier certaines notions fondamentales, mais ne révèle encore aucune périodicité des propriétés des éléments classés : les métaux sont ainsi recensés tout simplement par ordre alphabétique en français.

Triades de Johann Döbereiner[modifier | modifier le code]
La première tentative de classification moderne des éléments chimiques revient au chimiste allemand Johann Wolfgang Döbereiner qui, en 1817, nota que la masse atomique du strontium (88) était égale à la moyenne arithmétique des masses atomiques du calcium (40) et du baryum (137), qui ont des propriétés chimiques semblables (aujourd'hui, ils sont classés parmi les métaux alcalino-terreux). En 1829, il avait découvert deux autres « triades » de ce type : celle des halogènes (la masse atomique du brome (80) étant égale à la moyenne arithmétique (81) de celles du chlore (35,5) et de l'iode (127)) et celle des métaux alcalins (la masse atomique du sodium (23) étant égale à la moyenne arithmétique de celles du lithium (7) et du potassium (39)).

D'autres chimistes identifièrent d'autres séries d'éléments, et Leopold Gmelin publia en 1843 la première édition de son Handbuch der Chemie, qui mentionnait des triades, ainsi que trois « tétrades » et une « pentade » — azote, phosphore, arsenic, antimoine et bismuth, que nous connaissons aujourd'hui comme les éléments du groupe 15.

Tétrades de Jean-Baptiste Dumas[modifier | modifier le code]
En 1859, le chimiste français Jean-Baptiste Dumas généralisa les triades de Döbereiner en les étendant en tétrades incluant les éléments les plus légers, définies non plus par les moyennes arithmétiques, mais par une progression similaire d'une tétrade à l'autre, par exemple :

Fluor = 19 (+ 16,5) Chlore = 35,5 (+ 44,5) Brome = 80 (+ 47) Iode = 127
Magnésium = 24 (+ 16) Calcium = 40 (+ 48) Strontium = 88 (+ 49) Baryum = 137
Bien qu'en apparence similaire à celle de Döbereiner, l'approche de Dumas était potentiellement bien plus féconde car applicable de façon pertinente à un bien plus grand nombre d'éléments : alors que les progressions arithmétiques sont restreintes à quelques groupes d'éléments, l'incrément constaté par Dumas entre éléments successifs aux propriétés similaires mesure précisément la longueur de la période qui sépare ces deux éléments — incrément d'environ 16 entre les deux premiers éléments d'une tétrade, puis incrément d'environ 48 entre deuxième et troisième éléments, puis entre troisième et quatrième éléments.

Vis tellurique de Chancourtois[modifier | modifier le code]
Le premier à remarquer la périodicité des propriétés chimiques des éléments fut le géologue français Alexandre-Émile Béguyer de Chancourtois lorsqu'il classa en 1862 les éléments chimiques alors connus en fonction de leur masse atomique déterminée en 1858 par le chimiste italien Stanislao Cannizzaro. Il normalisa la masse atomique de tous les éléments en prenant celle de l'oxygène égale à 16, et, considérant que « les propriétés des éléments sont les propriétés des nombres, » organisa les éléments chimiques en spirale sur un cylindre divisé en seize parties, de telle sorte que les éléments aux propriétés similaires apparaissent l'un au-dessus de l'autre.

Chancourtois remarqua alors que certaines « triades » se retrouvaient précisément alignées dans cette représentation, ainsi que la tétrade oxygène – soufre – sélénium – tellure, qui se trouvait également avoir des masses atomiques à peu près multiples de seize (respectivement 16, 32, 79 et 128). C'est la raison pour laquelle il appela cette représentation « vis tellurique, » en référence au tellure. C'était la première ébauche de classification périodique des éléments. Celle-ci ne retint cependant pas l'attention de la communauté scientifique, car Chancourtois n'était pas chimiste et avait employé des termes appartenant plutôt au domaine de la géochimie dans la publication qu'il avait adressée à l'Académie des sciences, laquelle fut éditée de surcroît sans ses schémas explicatifs, ce qui rendit le texte abscons.

D'un point de vue conceptuel, c'était une grande avancée, mais, d'un point de vue pratique, Chancourtois n'avait pas identifié la période correcte pour les éléments les plus lourds, de sorte que, dans sa représentation, une même colonne regroupait le bore, l'aluminium et le nickel, ce qui est correct pour les deux premiers mais totalement erroné d'un point de vue chimique pour le troisième.

Loi des octaves de John Newlands[modifier | modifier le code]
Dans la foulée, le chimiste anglais John Alexander Reina Newlands publia en 1863 une classification périodique qui eut, elle, un plus fort retentissement (quoique tardif, et a posteriori), car il avait organisé les premiers éléments alors connus par masse atomique croissante — plus précisément, par masse équivalente croissante — dans un tableau à sept lignes en les arrangeant de telle sorte que leurs propriétés chimiques soient similaires par lignes, sans hésiter à placer deux éléments dans une même case si nécessaire pour éviter de laisser des cases vides par ailleurs.

Ce faisant, il avait identifié une nouvelle triade, dont les extrémités étaient le silicium et l'étain, et dont l'élément médian restait à découvrir : il prédit ainsi l'existence du germanium, en lui assignant une masse atomique d'environ 73. Mais la grande faiblesse de son travail était qu'il n'avait pas laissé de case vide dans son tableau pour accueillir notamment le futur germanium : il avait en fait cherché avant tout à classer les éléments connus dans un tableau complet sans chercher de classification plus large tenant compte de possibles éléments à découvrir, qu'il avait pourtant pressentis. De plus, comme Chancourtois, il avait un problème de périodicité, car si les éléments légers connus à l'époque avaient bien une périodicité chimique tous les sept éléments, cela cessait d'être valable au-delà du calcium, et le tableau de Newlands s'avère alors inopérant :

I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII.
1 H F Cl Co & Ni Br Pd I Pt & Ir
2 Li Na K Cu Rb Ag Cs Tl
3 Be Mg Ca Zn Sr Cd Ba & V Pb
4 B Al Cr Y Ce & La U Ta Th
5 C Si Ti In Zr Sn W Hg
6 N P Mn As Di & Mo Sb Nb Bi
7 O S Fe Se Rh & Ru Te Au Os
Tableau de John Newlands illustrant la « loi des octaves »18, 1865.
La mise en évidence d'une périodicité globale jusqu'au calcium était néanmoins une grande avancée, et Newlands présenta cette classification en l'appelant « loi des octaves » par analogie avec les sept notes de musique, mais ce travail fut assez mal accueilli par ses pairs de la Société de chimie de Londres, qui le tournèrent souvent en ridicule et firent obstacle à sa publication ; ce n'est qu'après la publication des travaux de Dmitri Mendeleïev que la qualité de cette analyse a été reconnue.

Notation d'éléments manquants par William Odling[modifier | modifier le code]
Le chimiste anglais William Odling (en) — secrétaire de la Société de chimie de Londres, et donc rival de Newlands — travaillait également, dans les années 1860, sur une table périodique des éléments chimiques remarquablement proche de celle que publierait Mendeleïev en 1869. Elle était organisée en périodes verticales avec des cases vides pour les éléments manquants et plaçait — à la différence du premier tableau de Mendeleïev — le platine, le mercure, le thallium et le plomb dans les bons groupes. Son action négative à l'encontre de Newlands entacha néanmoins définitivement la renommée d'Odling, et sa contribution à l'élaboration du tableau périodique des éléments est aujourd'hui largement méconnue.

Introduction de la valence avec Lothar Meyer[modifier | modifier le code]
La contribution du chimiste allemand Lothar Meyer est à peine mieux reconnue que celle d'Odling, car ses travaux décisifs ont été publiés après ceux de Mendeleïev alors qu'ils étaient pour la plupart antérieurs. Il publia ainsi une première version de sa classification des éléments en 1864, puis finalisa en 1868 une seconde version plus aboutie qui ne fut intégralement publiée qu'à sa mort, en 1895.

Le premier tableau de Meyer comprenait vingt-huit éléments classés en six familles définies par leur valence : c'était un grand pas en direction de la forme moderne du tableau périodique, organisé en groupes dépendant de la configuration électronique des éléments, elle-même directement en relation avec leur valence ; ce n'était néanmoins pas encore le même tableau qu'aujourd'hui, car les éléments étaient toujours rangés par masse atomique croissante. Le second tableau de Meyer, qui élargissait et corrigeait le premier, fut publié en 1870, quelques mois après celui de Mendeleïev, dont il renforça l'impact sur la communauté scientifique en apportant aux thèses du chimiste russe, encore très contestées, le soutien de travaux indépendants. La grande force de ce travail résidait dans les périodes de longueur variable, avec une disposition des éléments qui permettait d'éviter les regroupements fâcheux de Newlands, tels que le fer, l'or et certains éléments du groupe du platine parmi l'oxygène, le soufre, et les autres éléments du groupe 16 :

I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII. IX.
B = 11,0 Al = 27,3 ? ?In = 113,4 Tl = 202,7
? ? ?
C = 11,97 Si = 28 ? Sn = 117,8 Pb = 206,4
Ti = 48 Zr = 89,7 ?
N = 14,01 P = 30,9 As = 74,9 Sb = 122,1 Bi = 207,9
V = 51,2 Nb = 93,7 Ta = 182,2
O = 15,96 S = 31,98 Se = 78 Te = 128? ?
Cr = 54,4 Mo = 95,6 W = 183,5
? F = 19,1 Cl = 35,38 Br = 79,75 I = 126,5 ?
Mn = 54,8 Ru = 103,5 Os = 198,6
Fe = 55,9 Rh = 104,1 Ir = 196,7
Co = Ni = 58,6 Pd = 106,2 Pt = 196,7
Li = 7,01 Na = 22,99 K = 39,04 Rb = 85,2 Cs = 132,7 ?
Cu = 63,3 Ag = 107,66 Au = 196,2
?Be = 9,3 Mg = 23,9 Ca = 39,9 Sr = 87,0 Ba = 136,8 ?
Zn = 64,9 Cd = 116,6 Hg = 199,8
Tableau périodique des éléments chimiques de Julius Lothar Meyer19, publié en 1870.
Meyer avait également remarqué que si l'on trace une courbe représentant en abscisse la masse atomique et en ordonnée le volume atomique de chaque élément, cette courbe présente une série de maxima et de minima périodiques, les maxima correspondant aux éléments les plus électropositifs.

Classification périodique de Mendeleïev[modifier | modifier le code]

Tableau périodique de Mendeleïev, publié en 1870.

Tableau périodique de 1876 conservé à l'université de Saint-Pétersbourg
Malgré la qualité réelle des travaux de ses contemporains, c'est bien au chimiste russe Dmitri Mendeleïev qu'on doit le premier tableau périodique des éléments s'approchant de celui que nous utilisons aujourd'hui, non seulement dans sa forme mais surtout par la vision qui l'accompagne. À la différence de ses prédécesseurs, Mendeleïev a en effet formulé explicitement en quoi son tableau constituait un outil d'analyse théorique des propriétés de la matière :

Les éléments chimiques, lorsqu'ils sont ordonnés par masse atomique croissante, montrent une périodicité de leurs propriétés chimiques.
Les éléments qui ont des propriétés chimiques semblables ont soit des masses atomiques semblables (osmium, iridium, platine par exemple), soit des masses atomiques croissantes de façon arithmétique (potassium, rubidium, césium par exemple).
La disposition des éléments ou des groupes d'éléments dans la table par masse atomique croissante correspond à leur valence et est en rapport, dans une certaine mesure, avec leurs propriétés chimiques.
Les éléments les plus abondants dans le milieu naturel sont ceux qui ont la plus faible masse atomique.
La valeur de la masse atomique détermine les propriétés des éléments chimiques.
La masse atomique de certains éléments devrait parfois être revue, car le tableau est plus cohérent en réarrangeant certains éléments — typiquement, le tellure — sans tenir compte de leur masse atomique expérimentale.
On doit s'attendre à découvrir des éléments inconnus au moment de la publication de ce tableau, par exemple des éléments analogues à l'aluminium et au silicium, avec une masse atomique comprise entre 65 et 75.
Il est possible de prédire certaines propriétés des éléments à partir de leur masse atomique.
L'avancée était significative :

Mendeleïev prédit ainsi l'existence d'une série d'éléments, dont il précisa certaines propriétés, à commencer par leur masse atomique :
l'eka-bore (44), correspondant au scandium (45), découvert en 1879
l'eka-aluminium (68), correspondant au gallium (69,7), découvert en 1875 — une réussite particulièrement brillante, car Mendeleïev avait prévu une densité de 6 g/cm3 et un bas point de fusion, les valeurs réelles étant 5,9 g/cm3 et 29,78 °C
l'eka-silicium (72), correspondant au germanium (72,6), découvert en 1886 — là encore, avec un remarquable accord entre les observations et les propriétés physico-chimiques prédites par Mendeleïev
l'eka-manganèse (100), correspondant au technétium (99), découvert en 1937
Il identifia par sa théorie une dizaine d'éléments dont la masse atomique avait été déterminée de façon incorrecte
Il réorganisa sans le savoir certains éléments en fonction de leur numéro atomique et non de leur masse atomique
Les travaux de Mendeleïev ont été accueillis avec scepticisme par ses pairs, mais la publication subséquente de plusieurs résultats similaires (ceux de John Newlands et de Lothar Meyer en particulier) obtenus de façon indépendante ont fait basculer le consensus en faveur de cette nouvelle vision des éléments chimiques.

Découverte de l'argon par William Ramsay et Lord Rayleigh[modifier | modifier le code]
C'est en voulant mesurer avec précision la masse atomique de l'oxygène et de l'azote par rapport à celle de l'hydrogène que John William Strutt Rayleigh nota une divergence entre la masse atomique de l'azote produit à partir d'ammoniac et celle de l'azote séparé de l'air atmosphérique, légèrement plus lourd. Employant une méthodologie rigoureuse, William Ramsay parvint en 1894 à isoler l'argon à partir de « l'azote » atmosphérique, et expliqua l'anomalie apparente de la masse atomique de l'azote atmosphérique en déterminant la masse atomique de ce nouvel élément, pour lequel rien n'était prévu dans le tableau de Mendeleïev. Sa nature gazeuse et son inertie chimique l'avaient rendu jusqu'alors invisible aux chimistes.

La masse atomique de l'argon (un peu moins de 40) est très voisine de celle du calcium (un peu plus de 40) et donc supérieure à celle du potassium (39,1), ce qui posa quelques problèmes de classification car il semblait y avoir « plus de place » dans le tableau périodique entre le chlore et le potassium qu'entre le potassium et le calcium. Les choses se compliquèrent encore lorsque Ramsay et Morris Travers découvrirent le néon en 1898, matérialisant, avec l'hélium (découvert en 1868 par l'astronome français Jules Janssen et l'Anglais Joseph Norman Lockyer), le groupe nouveau des gaz rares (ou gaz nobles), appelé « groupe 0 » : la masse atomique du néon (20,2) était exactement intermédiaire entre celles du fluor (19) et du sodium (23). Ainsi, les gaz rares semblaient se positionner tantôt entre un métal alcalin et un métal alcalino-terreux, tantôt entre un halogène et un métal alcalin.

Classement par numéro atomique avec Henry Moseley[modifier | modifier le code]
À la suite de la découverte de l'électron et de celle des isotopes par l'Anglais Joseph John Thomson — qui ont accompagné les débuts de la physique de l'atome avec les travaux de l'Allemand Max Planck, du Néo-Zélandais Ernest Rutherford et du Danois Niels Bohr — les recherches du physicien anglais Henry Moseley sur la corrélation entre la charge du noyau atomique et le spectre aux rayons X des atomes ont abouti en 1913 au classement des éléments chimiques non plus par masse atomique croissante, mais par numéro atomique croissant. C'était une évolution majeure, qui résolvait toutes les incohérences issues du classement en fonction de la masse atomique, lesquelles devenaient gênantes depuis les travaux de systématisation de Dmitri Mendeleïev.

L'argon était ainsi placé entre le chlore et le potassium, et non plus entre le potassium et le calcium, tandis que le cobalt était clairement positionné avant le nickel bien qu'il soit un peu plus lourd. Il confirma que le tellure devait être placé avant l'iode sans nécessiter de revoir sa masse atomique, contrairement à ce qu'avait suggéré Mendeleïev. Il releva également que les éléments de numéro atomique 43 et 61 manquaient à l'appel : l'élément 43 avait déjà été prédit par Mendeleïev comme eka-manganèse (il s'agit du technétium, radioactif, synthétisé en 1937) mais l'élément 61 était nouveau — il s'agit du prométhium, radioactif également, isolé en 1947 :



O I II III IV V VI VII VIII
A B A B A B A B A B A B A B
1
H
2
He 3
Li 4
Be 5
B 6
C 7
N 8
O 9
F
10
Ne 11
Na 12
Mg 13
Al 14
Si 15
P 16
S 17
Cl
18
Ar 19
K 29
Cu 20
Ca 30
Zn 21
Sc 31
Ga 22
Ti 32
Ge 23
V 33
As 24
Cr 34
Se 25
Mn 35
Br 26
Fe 27
Co 28
Ni
36
Kr 37
Rb 47
Ag 38
Sr 48
Cd 39
Y 49
In 40
Zr 50
Sn 41
Nb 51
Sb 42
Mo 52
Te (43)
53
I 44
Ru 45
Rh 46
Pd
54
Xe 55
Cs 79
Au 56
Ba 80
Hg 57-71
Ln 81
Tl 72
Hf 82
Pb 73
Ta 83
Bi 74
W 84
Po 75
Re (85)
76
Os 77
Ir 78
Pt
86
Rn (87)
88
Ra 89
Ac 90
Th 91
Pa 92
U

57
La 58
Ce 59
Pr 60
Nd (61)
62
Sm 63
Eu 64
Gd 65
Tb 66
Dy 67
Ho 68
Er 69
Tm 70
Yb 71
Lu

Structure du tableau périodique des éléments publié en 1913 par Henry Moseley20.
Ce tableau, directement inspiré de celui de John Newlands, constituait l'étape intermédiaire conduisant à la disposition contemporaine. En particulier, la numérotation des groupes avec des chiffres romains de I à VIII, qui remontent à Newlands, et les lettres A et B, introduites par Moseley, étaient encore largement utilisées à la fin du xxe siècle :



I A II A III B IV B V B VI B VII B VIII I B II B III A IV A V A VI A VII A O

1
H 2
He
3
Li 4
Be 5
B 6
C 7
N 8
O 9
F 10
Ne
11
Na 12
Mg 13
Al 14
Si 15
P 16
S 17
Cl 18
Ar
19
K 20
Ca 21
Sc 22
Ti 23
V 24
Cr 25
Mn 26
Fe 27
Co 28
Ni 29
Cu 30
Zn 31
Ga 32
Ge 33
As 34
Se 35
Br 36
Kr
37
Rb 38
Sr 39
Y 40
Zr 41
Nb 42
Mo (43)
44
Ru 45
Rh 46
Pd 47
Ag 48
Cd 49
In 50
Sn 51
Sb 52
Te 53
I 54
Xe
55
Cs 56
Ba 57-71
Ln 72
Hf 73
Ta 74
W 75
Re 76
Os 77
Ir 78
Pt 79
Au 80
Hg 81
Tl 82
Pb 83
Bi 84
Po (85)
86
Rn
(87)
88
Ra 89
Ac 90
Th 91
Pa 92
U (93)
(94)
(95)
(96)
(97)
(98)
(99)


57
La 58
Ce 59
Pr 60
Nd (61)
62
Sm 63
Eu 64
Gd 65
Tb 66
Dy 67
Ho 68
Er 69
Tm 70
Yb 71
Lu

Tableau périodique dans les années 1920-1930, suite aux travaux d'Henry Moseley21.


Il était identique au tableau actuel, hormis pour ce qui avait trait à la septième période.

Concept des actinides de Glenn Seaborg[modifier | modifier le code]
Le physicien américain Glenn Theodore Seaborg contribua dès 1942 au projet Manhattan dans l'équipe du physicien italien Enrico Fermi. Il était chargé d'isoler le plutonium — que lui-même avait synthétisé et caractérisé en février 1941 — de la matrice d'uranium au sein de laquelle il se formait. C'est au cours de ce travail qu'il développa une connaissance approfondie de la chimie particulière de ces éléments. Il établit ainsi que leur position dans le tableau périodique (l'uranium était alors placé sous le tungstène et le plutonium sous l'osmium) ne rendait pas compte de leurs propriétés.

En 1944, il parvint à synthétiser et à caractériser l'américium et le curium (éléments 95 et 96), ce qui lui permit de formaliser le concept des actinides, c'est-à-dire d'une nouvelle série chimique aux propriétés spécifiques et formée des éléments 89 à 103, située sous les lanthanides dans le tableau périodique, qui prit ainsi sa configuration actuelle. Seaborg conjectura également l'existence des superactinides, regroupant les éléments 121 à 153 et situés sous les actinides.

Le tableau périodique utilisé de nos jours est celui remanié en 1944 par Seaborg.

Présentations alternatives[modifier | modifier le code]
De très nombreuses présentations alternatives du tableau périodique ont été proposées tout au long du xxe siècle, et des présentations graphiques innovantes sont encore régulièrement proposées. L'une des plus anciennes et des plus simples est celle d'un autodidacte français par ailleurs inconnu, Charles Janet, qui a donné son nom à une disposition du tableau élaborée au début du xxe siècle et récemment redécouverte par les Anglo-saxons, chez lesquels elle est assez bien connue des spécialistes du sujet (sous les noms de Janet Form ou de Left-Step Periodic Table) car elle a le double mérite de rester familière et de disposer les éléments dans l'ordre naturel des blocs (de droite à gauche), à la différence du tableau usuel :
f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8 f9 f10 f11 f12 f13 f14 d1 d2 d3 d4 d5 d6 d7 d8 d9 d10 p1 p2 p3 p4 p5 p6 s1 s2
H He
Li Be
B C N O F Ne Na Mg
Al Si P S Cl Ar K Ca
Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr Rb Sr
Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe Cs Ba
La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn Fr Ra
Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo Uue Ubn

Tableau périodique organisé à la façon de Charles Janet22.
Une autre représentation est celle de Theodor Benfey, datée de 1960, dont l'objectif était de remédier aux discontinuités du tableau standard à l'aide d'une représentation en spirale :

Tableau périodique en spirale de Theodor Benfey (en).
De nombreux modèles en trois dimensions ont également été proposés afin d'enrichir la représentation des éléments par diverses informations spécifiques23.

Tableau périodique étendu pour définir les propriétés dans le cadre des lanthanides, des actinides, de l'yttrium, le scandium, l'aluminium, le bore, l'hydrogène
Une autre représentation a été proposée par Timmothy Stowe, en losanges par niveaux de remplissage: voir Tableau radial des éléments chimiques)
Le tableau de Mendeleïev a été adapté pour représenter d'autres données physiques des éléments, et été appliqué pour visualiser des éléments totalement différents 24
Usages des éléments de la table dans l'industrie[modifier | modifier le code]
Concernant plus particulièrement les métaux, jusque dans les années 1970, moins de 20 métaux étaient utilisés dans l'industrie. Depuis les années 2000, par suite du développement exponentiel des produits électroniques, des technologies de l'information et de la communication, de l'aéronautique, allié à l'innovation technique dans la recherche de performances et de rendements, la demande en nouveau métaux « high tech » a explosé, et concerne maintenant environ 60 métaux. Pratiquement tous les éléments de la table sont utilisés jusqu'au no 92 (uranium)25. Les réserves de la plupart des métaux au niveau de production 2008 varient de 20 ans à 100 ans26.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 8:59

Ce graphique montre l'emplacement de la nébuleuse de la Mouette (cercle rouge) dans la constellation du Grand Chien et pas très loin l'étoile la plus lumineuse dans le ciel, Sirius. Cette région de formation d'étoiles, également appelée IC 2177 s'étend le long de la frontière de la constellation voisine, la Licorne.

Par coïncidence cet objet se trouve vraiment très proche dans le ciel de l'emplacement de la nébuleuse du Casque de Thor. Cet objet peu ordinaire a été le vainqueur du concours « Choisissez ce que le VLT Observe (ann 12060) ».

Crédit:
ESO, IAU and Sky & Telescope

Les nébuleuses sont parmi les objets les plus impressionnants visuellement dans le ciel nocturne. Ce sont des nuages interstellaires de poussière, de molécules, d'hydrogène, d'hélium et d'autres gaz ionisés dans lesquels naissent les nouvelles étoiles. Bien qu'elles soient de différentes formes et de différentes couleurs, nombreuses sont celles qui ont une caractéristique commune : quand on les observe pour la première fois, leurs formes bizarres et évocatrices déclenchent l'imagination des astronomes et conduisent à des noms curieux. Cette spectaculaire région de formation d'étoiles, qui s'est vu attribuer le surnom de nébuleuse de la Mouette, n'est pas une exception.
Cette nouvelle image réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager) sur le télescope de 2,2 m MPG/ESO à l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili, montre la tête de la nébuleuse de la Mouette. Il ne s'agit que d'une partie de la nébuleuse connue plus officiellement en tant qu'IC 2177. Elle déploie ses ailes sur une envergure de plus de 100 années-lumière et ressemble à une mouette en plein vol. Ce nuage de gaz et de poussière se trouve à environ 3.700 années-lumière de la Terre. L'oiseau tout entier ressort mieux sur les images à grand champ.

Cette nouvelle image de l’ESO montre une partie d’un nuage de poussière et de gaz brillant appelé la nébuleuse de la Mouette. Ces fins nuages rouges constituent une partie des « ailes » de cet oiseau céleste et cette image révèle un étrange mélange de nuages sombres et de nuages lumineux rouges, se faufilant entre des étoiles brillantes. Cette nouvelle image a été réalisée avec la caméra WFI du télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili.

S'étendant le long de la frontière entre les constellations du Grand Chien et de la Licorne dans le ciel austral, la nébuleuse de la Mouette est un énorme nuage composé principalement d'hydrogène. C'est un bon exemple de ce que les astronomes appellent une région HII. De jeunes étoiles chaudes se forment dans ce nuage et leur intense rayonnement ultraviolet provoque le rougeoiement brillant du gaz environnant.

La teinte rougeâtre sur cette image est un signe révélateur de la présence d'hydrogène ionisé [1]. La nébuleuse de la Mouette, plus formellement appelée IC 2177, est un objet complexe dont la forme composée de trois grands nuages de gaz rappelle celle d'un oiseau. Le nuage Sharpless 2-292 (eso1237) constitue la « tête ». Cette nouvelle image montre une partie de Sharpless 2-296, qui contient les grandes « ailes » et Sharpless 2-297 est un petit ajout compact à l'extrémité de « l'aile » droite de la mouette [2].

Ces objets sont tous répertoriés dans le catalogue de nébuleuses Sharpless, une liste de plus de 300 nuages de gaz lumineux constituée par l'astronome Américain Stewart Sharpless dans les années 1950. Avant de publier ce catalogue, Sharpless était un étudiant diplômé de l'Observatoire Yerkes à proximité de Chicago aux USA, où, avec ses collègues, il publiait des travaux d'observation qui ont permis de montrer que la Voie Lactée est une galaxie spirale dotée de très grands bras courbes.

Les galaxies spirales peuvent contenir des milliers de régions HII, pratiquement toutes concentrées le long de leurs bras spiraux. La nébuleuse de la Mouette se trouve dans l'un des bras spiraux de la Voie Lactée. Mais ce n'est pas le cas pour toutes les galaxies ; alors que les galaxies irrégulières doivent contenir des régions HII, celles-ci sont réparties au travers de la galaxie, et le cas des galaxies elliptiques est encore différent - semblant ne pas avoir du tout de régions de ce type. La présence de régions HII indique qu'une formation stellaire active est toujours en cours dans une galaxie.

Cette image de Sharpless 2-296 a été réalisée avec la camera WFI (Wide Field Imager), une grande caméra installée sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'observatoire de La Silla de l'ESO, au Chili. Elle montre seulement une petite partie de la nébuleuse, un grand nuage formant de manière très active des étoiles chaudes en son sein. Le cliché montre Sharpless 2-296 illuminé par plusieurs jeunes étoiles particulièrement brillantes. Il y a beaucoup d'autres étoiles éparpillées au travers de cette région, dont une si brillante qu'elle semble être de manière flagrante « l'œil » de la mouette sur les images du complexe tout entier.

Les images à grand champ de cette région du ciel montrent une multitude d'objets astronomiques intéressants. Les jeunes étoiles brillantes de la nébuleuse font partie de la région voisine de formation d'étoiles CMa R1, dans la constellation du Grand Chien, remplie de jeunes étoiles et d'amas brillants. Egalement proche de la nébuleuse de la Mouette, se trouve la nébuleuse du casque de Thor, un objet photographié avec le VLT de l'ESO à l'occasion du 50e anniversaire de l'ESO, le 5 octobre 2012 avec l'aide de Brigitte Bailleul – gagnante du concours Tweeter « Votre Chemin vers le VLT ! » (eso1238a).

Notes
[1] Les astronomes utilisent le terme HII pour parler de l’hydrogène ionisé et HI pour l’hydrogène atomique. Un atome d’hydrogène est composé d’un électron lié à un proton, mais dans le gaz ionisé les atomes sont décomposés entre des électrons libres et des ions positifs, qui dans ce cas sont seulement de simples protons.

[2] Ces objets sont officiellement désignés par Sh 2-292, Sh 2-296, et Sh 2-297 dans la base de données astronomique SIMBAD.

Plus d'informations
L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».


La Mouette
de Anton Tchekhov

Liens
Photos du télescope MPG/ESO de 2,2 mètres
Autres photos prises avec le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres
Photos de La Silla
Contacts
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Laboratoire d'Astrophysique de Marseille / Institut Pythéas
Marseille, France
Tel: +33 4 95 04 41 06
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Garching bei München, Germany
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Email: rhook@eso.org

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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l'ESO eso1306.

La nébuleuse de la Mouette, IC 2177, se situe dans la constellation de la Licorne, non loin de l'étoile la plus brillante, Sirius. Cette proximité n'est qu'apparente : IC 2177 se trouve à 3700 années-lumière de la Terre, soit 400 fois plus loin que Sirius !

Cette image montre les détails de la « tête » de la mouette, quelque peu difforme, appelée Sh 2-292. L'image a été prise par la caméra Wide Field Image (WFI) du télescope MPG/ESO de l'observatoire de La Silla (Chili).

L'appellation de la nébuleuse est plus compréhensible lorsque que l'on plonge à travers la Voie lactée pour rejoindre Sh 2-292 comme dans cette vidéo. L'envergure de la « mouette » atteint les 100 années-lumière.

La jeune étoile au centre de l'image s'appelle HD 53367. Ses violentes radiations dans l'ultraviolet arrachent des électrons à l'hydrogène environnant, qui brille alors en rouge. Le même phénomène se produit partout au sein de la nébuleuse, véritable crèche stellaire. Des étoiles très chaudes se chargent d'émettre une lumière bleutée qui se réfléchit sur les poussières parsemant les nuages de gaz.

Matthieu Le Chanjour, le 28 septembre 2012.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 9:05

Véritis Ciconia, la Cigogne verte ou la Lune
Constitution sur Le Secourisme et les Séismes.
Le juge Suprême de la République de l'Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
Ecoutez et faire signe aux scribes de Justice d'écrire : Les Hommes et les prophètes ont toujours condamné les peuples qui n'écoutent que les plus brave d'entre-eux.

Ces Hommes condamnent l'ingratitude, insouciance et le mépris... Ils rappellent les choses... Pour un enfant, Dieu est incarné dans le vent. Alors le prophète condamne les profiteurs et les ignorants.

Celui qui peut prétendre être la République, c'est celui qui veut rassembler autour d'un peuple et d'un enseignement... Ouvrir les Portes aux Laïques...

Pour cela, il faut réellement avoir une vision et une anticipation : Voir la Pauvreté et entendre l'embouteillage. Croire en Yahvé, celui qui n'a pas d'image, L’Éternel ! Celui qui a entendu sa naissance...


Non à l'Esclavage, Non à la Pauvreté, Non à la Torture , Non aux viols physiques et moraux, Non à la Séquestration...
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice

Se préparer à notre vérité, la connaissance est un outil. Le feu de l’Éternel est un phare où les marins ont un repaire. Ses étoiles, sa matière permettent aux sextants de trouver sens dans l’intrigante tempête... Sans roses des sables, la boussole n'indique rien ! Entendre sa plainte et sa soif de République... L'Egalité et ses Enfants ou le Peuple

TAY
La Chouette Effraie
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
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La naissance de Marseille par cette danseuse qui choisi son marié autour d'un feu
m'inspire de la force de la Nature sur le pouvoir... Ainsi Naquit le cercle de feu...
Par cette reconnaissance de de la citoyenneté féminine, elle acquiert de pouvoir choisir des mariés ou mariées en dehors de la cité... Ainsi Naquit le cercle de Feu et la restitution du vote des femmes dans les démocraties dite antiques. Le Contrat de Personne en Danger et les Ouvertures de la Justice et de l'Hygiène.

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice


TAY
La chouette effraie
---------------------------------------------------------------------------------------------------------

6 Μαΐου 2016

Στις 20-21 Μαΐου το α2-innohub στην Αθήνα και το π1-innohub στην Πάτρα ανοίγουν ταυτόχρονα τις πόρτες τους για να υποδεχτούν σε ένα δημιουργικό μαραθώνιο φοιτητές, νέους επιστήμονες, μηχανικούς, προγραμματιστές, νέους επαγγελματίες, δημιουργικούς ανθρώπους, οι οποίοι θα συναγωνιστούν σε ομάδες για την επίλυση των 54 προκλήσεων του παγκόσμιου διαγωνισμού ActInSpace με τη χρήση διαστημικών δεδομένων, δημιουργώντας σε 24 ώρες ένα καινοτόμο σχέδιο με ρεαλιστική λύση για την βέλτιστη αντιμετώπιση αυτών των προκλήσεων.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t19-gaia-ou-l-australie-et-le-mexique
Ο διαγωνισμός είναι ανοιχτός στο κοινό και δεν υπάρχει κόστος συμμετοχής, ωστόσο απαιτείται προεγγραφή.

Σκοπός του είναι η δημιουργία νέων καινοτόμων ιδεών και επιχειρηματικών πρωτοβουλιών με την αξιοποίηση διαστημικών τεχνολογιών και η καλλιέργεια του επιχειρηματικού πνεύματος.

Οι διαγωνιζόμενοι καλούνται να επιλέξουν μεταξύ των προκλήσεων, αυτή που τους ταιριάζει, και με την καθοδήγηση εμπειρογνωμόνων και διακεκριμένων μεντόρων να δημιουργήσουν το δικό τους project, το οποίο θα παρουσιάσουν σε επιτροπή στο τέλος της ημέρας.

Ο νικητής που θα αναδειχτεί από τον εθνικό διαγωνισμό στην Αθήνα και Πάτρα θα εκπροσωπήσει την Ελλάδα στον Ευρωπαϊκό τελικό στην Τουλούζη στις 29 Ιουνίου 2016.

Τελικό έπαθλο

Η νικήτρια ομάδα του παγκόσμιου τελικού του ActInSpace θα κερδίσει μια πτήση σε συνθήκες μηδενικής βαρύτητας με το αεροσκάφος όπου εκπαιδεύονται οι αστροναύτες της Novespace. Ακόμα μεταξύ των βραβείων περιλαμβάνονται ένα Voucher αξίας 100.000€ για δορυφορικά δεδομένα από την Airbus Defence and Space, ενώ ένας μεγάλος αριθμός ομάδων θα λάβει υποστήριξη για την περαιτέρω ανάπτυξη της ιδέας του και τη δημιουργία της δικής του start-up.

Εγγραφή

Οι ενδιαφερόμενοι σε Αθήνα και Πάτρα μπορούν να δηλώσουν συμμετοχή έως την Κυριακή 15 Μαΐου 2016: http://www.actinspace.org/en/inscription

To ΑctInSpace, που φέτος πραγματοποιείται ταυτόχρονα σε 27 πόλεις παγκοσμίως, διοργανώνεται από την Ευρωπαϊκή Υπηρεσία Διαστήματος (ESA), τη Γαλλική Υπηρεσία Διαστήματος (CNES), και το ESA BIC Sud France και υποστηρίζεται από την Airbus Defence and Space, την Airfrance/KLM και τη Novespace.

O εθνικός διαγωνισμός του ActInSpace υλοποιείται υπό το συντονισμό του Corallia, φορέα συντονιστή του si-Cluster, με την ευγενική χορηγία των μελών του si-Cluster: Alma Technologies, ESS, Planetek Hellas και GET, την υποστήριξη της ΕΒΙΔΙΤΕ, του IEEE SB NTUA και του IEEE SB University of Patras, την τεχνική υποστήριξη της Lancom και χορηγό επικοινωνίας το The TOC.

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Véritis Ciconia, la Cigogne verte ou la Lune Mar 29 Mar à 15:59


Ouvre le conflit sur une réalité de notre absurde : Notre Sectarisme d'optique au sujet de la volonté individuelle.
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La chouette effraie...

Dans le fonds de la savane, les Hommes de l'Afrique font résonner les tams-tams dans tous le continent... la musique expose ses tendances sans aucune frontière...

Les phares voient leurs messages et la prévention doit être soutenu afin d'éviter toute disparition ou naufrages de Navires...

C'est pour cela que les peuples doivent s'activer car toutes les bonnes volontés peuvent être intégrer...
Cela n'est pas de l'intégration mais la vrai signification d'un secourisme juste généreux et valeureux...

La Femme et l'Homme a plus de valeur qu'une raison d’État... Ce principe n'est pas un don de Générosité mais un Civisme, un sincérité de l’Éducation Laïque: Les Femmes, les Hommes et les Enfants face à la Réalité et au Présent.

TAY
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 9:07

Ciconia Veritis ou La Cigogne Verte.

Galilée le fou de Bassan, Eole l'Albatros et Nagaliew la mouette aux yeux verts se dirigent vers les galapagados ou iles transparentes... Les terribles hurlants sont là pour nous renseigner sur le "El Nino".

" Et la Lune, elle s'éloigne !" : hurle Éole.
" Il a été cependant démontré que la transformation résulte de la pénétration du DNA et de la présence de poussière dans un nuage de gaz qui le refroidissent et qui refroidit jusqu'à une température de l'ordre du zéro absolu et de l'au dessus d'un froid extrême donc encore plus négatif que notre échelle terrestre !" : réponds Galilée.

" Ce rayonnement est millimétrique et la découverte de nuages moléculaires géants ont permis d'éclairer certaines zones d'ombres sur la vitesse, de sa loupe et de toupie sur cette gravitation Martienne." Claironne Nagalïèw.
"Certes, la galaxie tourne, et un noyau tourne dans un sens planétaire. Cela est valable pour Jupiter et La Terre mais si nous étions sujet de Pluton... L'attraction et le Temps... Elles rigolent de notre savoir et s'impliquent dans le temps gravitationnel, il y a encore tant de chemins à explorer grâce à Hubble... Environ trente milliards d'années et la rotation se fait durable malgré les présences de Andromède et de ce petit Nuage." dit Notre brave Galilée.

" Un petit Nuage qui porte mon nom... Il y a des étoiles au delà de l'infini" dit Magellan L'Albatros en portant regard sur Sa fille Nagalïèw, Son gendre Éole et son compagnon de route, Galilée.

Ecrit de
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 24 Oct à 9:09


http://la-5ieme-republique.actifforum.com/post?t=163&mode=reply

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Mer 2 Nov à 4:48

Voilà Ce qui est malheureux, aucuns hommes n’a de pensée similaire de la réalité : cette science de l’exact montre le quiproquo et les peurs de l’Homme ; elle prouve son goût du mensonge et de la Quête inaccessible. Les hommes déforment la réalité en des réalités selon le goût de leur croyance et aucun n’a eu l’audace de l’utiliser de peur d’être dans le rire des autres : Pour eux la réalité est un synonyme du présent, quelles erreurs dû à cette méprise de la réalité et de l’espace… !? N’est ce pas, La réalité s’est l’infiniment grand et petit… Elle fût rien peut-être pas, n’est ce pas, Humain… ? La réalité tout comme la nature de l’univers est une magicienne du Mystère et c’est en cela que je lui avoue un amour et un respect réel bien plus grand que je pourrai donner à un roi… La réalité est une pensée de la force et elle est l’esprit de l’esprit saint de l’Eglise… On la juge par la situation, on la prétend Bonne ou bien mauvaise : Mais elle n’est pas responsable de l’étourderie et de l’incapacité de l’Homme…
Tout comme le dieu Eternel d’Israël et de l’Eglise, elle n’a pas de visage et pourtant elle est corporel tout comme l’esprit d’un ange et possède la valeur des poètes et des philosophes…
La réalité récolte les fruits de ses enfants mais eux ne savent comment se partager cette union… Innocente à l’image de Dieu et pourtant reconnu comme injuste par la justice de l’Homme… Mais, celui qui sera entendre sa parole et qui mettra ses doutes de coté pour enfin apercevoir la robe de la merveille de Dieu : Qui est la Vie… Celui là pour prétendre avoir entendu le message de la rédemption ; car la réalité n’est pas que de vouloir entendre et apprendre : Elle dépasse le commandement, car la Réalité est une prédatrice qui guette l’Heure de sa proie… Il y a la réalité de l’Homme mais l’animal possède lui aussi sa propre réalité : L’homme se détourne de la loi naturelle mais pour parvenir à l’univers, il devra se retourner l’esprit dans la merveilleuse Ethique de Spinoza. Nous avons les moyens de reconstruire nos meubles pour le bien de l’Humanité, de l’Humanisme et de cette éternité chère à votre cœur… Mais diable un peu humanisme que dans votre vision de la réalité, La Réalité est le symbole de la liberté et de la victoire sur le soi : Ainsi pour devenir le Grand. Homme n’est pas le symbole de l’orgueil et de la peur. Mais revenons à la réalité de l’Univers ; une force de mouvement, de gaz et de matière engendré par la distance réelle, fille de la Réalité ou est-ce l’esprit sain de Dieu… ? Car Dieu n’a pas de visage et c’est en cela que réside le Mystère de la création : Cela est la réalité du Divin et qui est aussi l’orgueil du petit Homme… Mais l’Homme n’est pas Dieu et en cela le petit Homme l’a oublié trop rapidement : Il en a perdu le jugement et la vision que lui avait offert la réalité du réelle…
Car tout comme Dieu la réalité peut reprendre ce qu’elle vous a offert : Le labeur et le mouvement. Et l’Homme dans tout cela, on y retrouve l’orgueil mais humanisme est tout comme un nuage dans son caractère : Il est un ingrédient de la recette prénommé l’Orgueil.

Comment l’homme peut il croire que Dieu et la réalité peuvent il être dans l’Orgueil de la vie… ?
Dieu a crée la foudre mais l’espèce a crée la machine : Nous cultivons l’héritage de la vie et de l’orgueil. Pour Spinoza, la nature a crée Dieu et Dieu a crée l’Essence… Après toutes ces guerres, cette vision réelle et irréelle est très romantique et montrent toutes les déviances de la réalité que l’Homme perçoit dans son univers.

Ces guerres ne sont pas toutes venues et ne peuvent être venus de l’Anarchie ; elles viennent de la frénésie. Ainsi, l’Anarchie est une forme de discorde et de parti politique crée par soi, l’Homme et les dérives des patriarches. Elle est politique et renie l’état, l’homme, le temps et l’éducation :

« Il est mort pour un cheval » dit la réalité vers l’Homme et son dieu.
« Mort pour qui… ? Un philosophe ou un roi » : réponds l’Homme vers la réalité du Dieu.
Alors Dieu entends la réponse de l’Homme et devient athée de Dieu… Il donne et aime un fils en lui disant : « occupe-toi d’eux, tu verras leur sens et puis, leur valeur contraire lié au sens provoque la réaction : Et même les plus justes des orateurs devront se lier à l’écriture pour vaincre le manque d’écoute… Je les aime mais eux se détournent de la réalité : Ils ont renié la connaissance et pourtant les plus juste d’entre eux finissent sous les pierres des plus riches.
La querelle mène vers le désordre et si leur pensée évolue vers le bien… Cette pensée n’est pas unique ; le désordre montre leur incapacité et leur envie impitoyable de folie et de puissance. Ils ont le regret de la chose et le choix leur est insupportable ».

Et le fils leur indique le chemin et leur donne des miracles au cœur même du vin
Et de Rome. Jésus fut tué par les riches comme Pierre fut condamné par l’empereur Néron.
Ainsi, le puissant devint par la peur du non-être l’assassin du réconfort et de la fraternité. Les monstres croient être purs et pour cela, il se donne des natures de philosophes mais ce sont des êtres très égoïste et vaniteux.
Du pain du vin et des jeux pour le peuple et, les chairs de l’Homme devinrent le sacrifice de l’homme, de dieu et de la réalité… Dieu regarde son fils et l’arc-en-ciel… Dame nature veille sur l’âme de la vierge, et la mort protège des hontes du faible, de l’envie et de l’orgueil.
Et là réside la faiblesse de l’Homme ; on peut lui offrir le sens et le plaisir : Il se voua à la tristesse et à l’envie… Pourtant nombreux sont à l’image de la Réalité ; je veux dire athée ou croyant de Dieu… Mais les autres que sont-ils… ?


On parle de la croyance alors comment juger le prochain qui est l’image même de l’âme.
Etre croyant s’était croire en Dieu mais aujourd’hui être croyant s’est vouloir penser un aspect de la chose. Et la réalité dans tous cela, elle se promène dans l’univers… La réalité urine sa vie et Dieu admire les contradictions de sa création. Et L’Eternel pense que si le complexifiant n’est pas de dire au meilleur ; il est un juste reflet de ce qui est de mieux : La nature assimilée.

Alors Homme le personnage s’écria vers la vie : « Et le caractère propre … »
Et Dieu de répondre : « Et dans une certaine mesure, oui… Et qui s’en plaindrai ? »
Homme regarda Dieu et lui dit : « La bonté à l’égard des hommes, les routes partent de la ville… »
Dieu sentit le reproche de Homme et s’adressa vers son soi : « Emmanuel (Jésus), le long du fleuve à cause de ta bonté et à l’approche du jour ; vivre sans souci autour du forum de naissance obscur. Autour de ce trou noir, il y avait foule sur la place.


Le fils de Dieu ne pus parler en raison de la Réalité du chagrin de son père qui est Dieu…
Alors Dieu n’est pas mort mais une part de sa réalité est réellement morte : Son grand Jardin… Dans la métaphysique du soi, je dirai que l’Humanisme est mort pour la discorde et le seuil de la solitude.

Nature (ou natyr) est l’ensemble des caractères fondamentaux, physiques ou moraux propres à un être ou à une chose et qui est aussi le principe fondamentale qui donne son caractère propre à l’espèce humaine…

Devant Dieu, Les hommes étaient devenus encore plus nombreux depuis la mort de cet homme et du cheval… Les mouettes avaient traversé l’espace depuis des siècles et malgré le fait que la terre soit encore plate : L’homme se prétendaient encore au dessus.

« Pierre… Tu es coupable d’avoir brûlé Rome. »
Homme regarda l’Empereur et dit :
« Dés l’enfance, l’enfant pousse le navire au port jusqu’à une vieillesse avancée.
Nous avons du loisir pour lire. »
« Tu es l’homme… » : Dit l’empereur.
« Je suis Homme. » : répondit Pierre.
Beaucoup se rassemblaient autour et sur le forum du sénat de Rome. Magistrats nommés pour l’année étaient là hélas pour une telle circonstance.
« Tu es coupable… » : Dit l’Empereur.
« Porter devant soi, Néron… Tu es heureux : (en comparaison) au regard de moi. »
Pierre comprit sa mort et bien qu’une montagne gênât sa marche, il atteignit pourtant l’ennemi. Il avait vaincu l’orgueil malgré la douleur que lui infligeât le cruel empereur.

Il y a aussi la réalité physique existant indépendamment de l’homme qui sont les forces de la nature ; (qui sont des éléments naturels considérée comme non dominés par l’Homme : le temps, l’immortalité, la naissance, la chasse, la mésaventure, la douleur…) et qui provoque pourtant des sentiments dans le commun humains et animaliers : Considérée affectivement et esthétiquement.

Le courage De Pierre montre le sacrifice de cet homme et du mystère de son Eglise dans son évolution. Mais je reviens vers Dieu : Il était devenu ainsi athée de lui-même car il n’avait pu se détourné de ses enfants : L’homme et la Femme. Il nous a envoyé un enfant pour l’Eglise et il donnera un messie pour Israël.

Revenons au courage de Pierre devant la cruauté de l’orgeuil et de la folie : Pierre se savait innocent et pourtant il allait être condamné à mourir. Sa foie était Jésus et à l’instant même de sa mort, il était en union avec jésus l’oint. Dieu ne peut se détourner de l’Homme tant que des hommes, tel que Pierre, se dresseront contre les Tyrans, les fous et les orgueilleux… Par cet acte d’amour, Dieu se rapprocha de toute sa création ; il comprit le rôle de l’animal auprès de la nature : Bien plus que des compagnons, je reste persuadé que l’âme animal est réel. Dieu aime l’Homme et il s’est mis à comprendre sa propre création : Il aime pour ce fait l’animal et l’homme en père qu’il est… Il a évolué dans ce sens pour se dire cela ; le père du messie doit être à l’image de Pierre et de sa mort que du suicide de Néron.
Cela est ma réalité et je l’enseignerai à mes disciples et à mes enfants…

Une autre réalité me fascine car je juge que Nietzsche Friedrich à une compassion et un humanisme : Il a senti la guerre approcher et malgré son impuissance, il a fait preuve d’imagination devant les empire et le racisme. Ainsi parlait Zarathoustra n’est pas un contre évangile : Si le personnage s’écrie que Dieu est mort et bien c’est juste que la guerre devient inévitable et il prévient à tous les états que nuls ne sortiront indemne de cette guerre… Il dénonce l’apogée de la haine et de la mutilation. Il prévient les hommes et pourtant il y aura deux guerres mondiales… Mais Ainsi parlait Zarathoustra n’est pas religieux ; il s’agit d’une œuvre humaniste dédié vers Dieu et la réalité des dérives de l’Homme et de ces Femmes. Son erreur est de croire que Pierre n’a pas été entendu, Nietzsche ressent une profonde solitude : Il est vers le bien mais la réalité de l’Homme est en marche vers une situation… La situation du pire qu’il veut le conduira à la colère et au courage de l’Homme de bien, Son œuvre est titanesque : Les hommes l’ont battu à mort pour avoir défendu un cheval martyrisé et qui allait être battu à mort… Il est un martyr de la nature et de l’instinct. Malgré sa folie il avait perçut le futur : cela fait de lui, une réalité naturelle au même titre que Spinoza. Mort avec un cheval voilà de quoi séduire la Louve de Rome et son naturalisme érotique… Car Rome, Jérusalem et les enfants d’Abraham aiment l’humanisme dans le courage, la lutte et le partage.
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Mar 8 Nov à 10:22

Ode sur l'enthousiasme
Ponce Denis Écouchard LEBRUN-PINDARE (1729-1807)

Aigle qui ravis les Pindares
Jusqu'au trône enflammé des dieux,
Enthousiasme, tu m'égares
A travers l'abîme des cieux.
Ce vil globe à mes yeux s'abaisse ;
Mes yeux s'épurent, et je laisse
Cette fange, empire des rois :
Déjà, sous mon regard immense,
Les astres roulent en silence,
L'Olympe tressaille à ma voix.

Ô muse, dans l'ombre infernale
Ton fils plongea ses pas vivants :
Moi, sur les ailes de Dédale
Je franchis la route des vents.
" Il est beau, mais il est funeste
De tenter la voûte céleste. "
Arrête, importune raison !
Je vole, je devance Icare,
Dussé-je à quelque mer barbare
Laisser mes ailes et mon nom.

Que la colombe d'Amathonte
S'épouvante au feu des éclairs ;
Le noble oiseau qui les affronte
Prouve seul qu'il est roi des airs.
Je brûle du feu qui l'anime :
Jamais un front pusillanime
N'a ceint des lauriers immortels.
L'audace enfante les trophées.
Qu'importe la mort aux Orphées,
Si leurs tombeaux sont des autels ?

Silence, altières pyramides !
Silence, vains efforts de l'art !
Les oeuvres de ses mains timides
N'ont rien d'un généreux hasard.
Ô nature ! ta main sublime
Dans les airs a jeté la cime
De ces Etnas majestueux :
L'art pâlit d'en tracer l'image ;
L'oeil étonné te rend hommage
Par un effroi respectueux.

C'est de là qu'exhalant son âme
Non loin des gouffres de l'enfer,
Encelade vomit la flamme
Contre les feux de Jupiter.
De ses lèvres étincelantes,
L'Incendie aux ailes brûlantes
Fond dans les cieux épouvantés ;
Ses étincelles vagabondes
Couvrent l'air, la terre et les ondes
De leurs foudroyantes clartés.

Vaste Homère ! de ton génie
Ainsi les foudres allumés,
Avec des torrents d'harmonie,
Roulent dans tes vers enflammés.
Des feux de ta bouillante audace
Jaillissent la force et la grâce
De tes divins enfantements,
Comme des mers le dieu suprême
Vit éclore ta beauté même
Du choc de ses flots écumants.

A mes accords, l'aigle charmée
Ralentit son vol orageux,
Et de sa foudre désarmée
S'assoupissent les triples feux.
Tes chants, divine poésie !
Parfument encor l'ambroisie
Que verse aux dieux la jeune Hébé ;
Ton charme atteint le sombre empire
Et devant ta puissante lyre
Le triple monstre s'est courbé.

Qu'il aille aux gouffres du Tartare
De Typhon subir le destin,
Le coeur jaloux, le coeur barbare,
Qui dédaigne cet art divin,
Ce fils des nymphes de mémoire
Qui de la honte et de la gloire
Trace un immortel souvenir,
Et de palmes chargeant sa tête,
Se fait une illustre conquête
De tous les siècles à venir !

Ô génie ! ô vainqueur des âges,
Toi qui sors brillant du tombeau,
Sous de mystérieux nuages,
Souvent tu caches ton berceau.
C'est dans la solitude et l'ombre
Que ta gloire muette et sombre
Prépare ses jours éclatants :
L'oeil profane qui vit ta source
Ne se doutait pas que ta course
Dût franchir la borne des temps.

Tel on voit, dans l'empire aride
Des fils basanés de Memnon,
Le Nil, de son berceau liquide
S'échapper sans gloire et sans nom.
Du haut des rocs ses flots jaillissent,
Et quelque temps s'ensevelissent
Parmi des gouffres ignorés ;
Mais tout à coup à la lumière
Il renaît pour Memphis entière ;
Et ses flots en sont adorés...
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Sam 12 Nov à 10:41

Un acte de croire est de se replier sur soi afin de retrouver son aspect... Un besoin naturel de témoignage sur son propre soi car la lueur est d'entendre sa propre voix afin de mieux s'exprimer dans ses discours et prières. Cela n'est pas une prêche, une morale ou un témoignage. C'est lien qui nous lie au surnaturel de Dieu.

Il y a différentes visions du silence. Il est un regard et il est le véritable signale sur l'aspect d'une personne. On peut se cacher derrière un miroir mais le silence n'échappe pas au regard tout comme le regard n'échappe pas au silence. Le silence est une société qui se passe dans la rue. Le silence est une loi aussi puissante que l'état où la pensée se fait individuellement dans la vie et sa justice: L'orphelin, l'ormetta et les visions.

Non aux Tortures, Esclavages et Viols qu'elles ou ils soient Morales et Physiques.

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 14 Nov à 10:16

Niveaux d'interprétation

« (..) la Langue des Oiseaux ne peut s’apprendre avec les Sens, la mémorisation. Elle ne se laisse pas dévoiler non plus avec la logique limitée du connu actuel. Le mot, la lettre, sont des « koans » déployant, et basés sur, une logique plus logique que la logique officielle ! » : Yves Monin dans son livre Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux pointe là un autre niveau d'interprétation de la langue des oiseaux correspondant à la symbolique graphique et non plus phonétique. En somme la lettre, sa forme en elle-même et dans le mot, combinée avec le sens du mot, recevrait une signification souvent cosmogonique ou ésotérique.

Monin remarque à ce propos que le mot « O.I.s.E.A.U » a la particularité de faire appel à toutes les voyelles. Or, pour les kabalistes, les voyelles sont les lettres du fondement de la création (voir ci-après pour l'explication), comme si en soi il résumait l'essence du cosmos, de là une hypothèse de l'origine de l'expression « langue des oiseaux », non en référence aux volatiles mais au fait qu'elle prend part au plan gnostique.
Un jeu de lettres
Beham, (Hans) Sebald (1500-1550), Grammatica

La « langue des oiseaux » donne une signification particulière aux lettres ; elle s'apparente en cela à la Kabbale qui voit dans chaque lettre une représentation iconique et graphique d'un concept existentiel ou divin, de l'ordre du « cosmos » : le a est la loi, le e le monde. Dante Alighieri, dans son Enfer cite :

« Avant ma descente au deuil infernal / I s'appelait sur la terre le Bien (Suprême) »

Cette conception est à l'origine de certaine lecture occultiste de textes fondateurs comme l'œuvre de Rabelais Pantagruel, dite fondée sur la langue des oiseaux. Les personnages de Grand Gousier, Gargamel, Gargantuas, etc. tireraient leurs initiales de la lettre G représentant la recherche intérieure en langue des oiseaux. En effet, la lettre G est comme retournée sur elle-même. Le P de Pantagruel représenterait alors la quintessence, c'est-à-dire le cinquième élément, en plus des éléments terre eau feu et air, symbole alchimique de la Totalité.

Le S par exemple représente, lui, la recherche « dans tous les sens », sans axe (au contraire du P, qui possède un axe, symbole de l'axis mundi).

Le A symboliserait la création alors que le Z relie les plans céleste et terrestre.

Quant au V il représente une sorte d'entonnoir, la figure symbolique du verre, du vase (le Saint Graal est une des figures possibles) ou encore de l'athanor, ce contenant mystique des alchimistes. De là l'interprétation que les noms données aux eaux minérales commencent toutes par la lettre V telles : Vichy, Vittel, Volvic, Évian ; le dicton latin « In vino veritas » enfin renforce la symbolique comme le souligne Christian Dufour dans son livre Entendre les mots qui disent les maux (2001).

W. John Weilgart a repris cette symbolique des lettres dans la constitution de la langue AUI, langage crée pour communiquer avec les extra-terrestres.
Un jeu de mots

La langue des oiseaux fonctionne sur le registre de la spontanéité et de la compréhension directe.

Un exemple classique des jeux de mots permis par la langue des oiseaux est le nom des auberges : « au lion d'or », nom très fréquent dans le métier. Cette pratique tirerait son origine de l'analphabétisme des voyageurs de l'époque qui, afin de savoir où trouver l'auberge, se contentaient de lire phonétiquement l'enseigne (ce qui donne, si l'on décode les syllabes de façon plus lente : « au lit on dort »)

Luc Bige, dans son Petit dictionnaire en langue des oiseaux. Prénoms, Pathologies Et Quelques Autres dresse une liste de ces expressions courantes tenant du double sens. Il montre également qu'à chaque mot les possibilités augmentent, et qu'à partir d'une phrase simple on peut, selon diverses méthodes (déconstruction des syllabes, homographes, homophonie, champs sémantiques...), obtenir à chaque fois des phrases d'autres sens. Il prend notamment l'exemple du syntagme simple : « Ma chandelle » qui peut donner :

ma chan d'elle > elle m'a chanté > mon chant qui vient d'elle >

mon chandail

ma champ d'elle > mon champ qui vient d'elle

mâ(che) champ d'elle > mâche (laboure, etc.) son champ

mâ(che) chant d'ailes > le chant de ceux qui ont des ailes

À chaque mot, les possibilités de sens sont innombrables, constat renforcé par la nature de la langue française.
Néologismes et fausses étymologies

La langue des oiseaux peut également se reposer sur des éléments latins et grecs, utilisés dans les néologismes scientifiques notamment (technique de la « composition », par opposition à l'étymologie naturelle). Le mot codé acquiert ainsi une interprétation davantage mystique et abstraite :

Par exemple, pour le mot « chandelle », on peut le décomposer en « chan-dele » renvoyant aux morphèmes :

« chan » connoté au substantif « chant »,
« dèle » du grec dêlos qui signifie « apparent ».

On obtient ainsi un sens créé de toutes pièces à la signification propre (« chant apparent »), partagée et réceptionnée que par ceux connaissant le procédé. Cette technique accroît encore le nombre de possibilités de la langue de voir du sens codé dans chaque mot. Elle est à rapprocher du phénomène populaire de la « fausse étymologie ».

Ce procédé est connu des alchimistes ; Paracelse notamment enrichit ses traités de nombre de concepts inventés sur des racines grecques et latines, renvoyant à des sonorités de la langue française, et donc à des mots aux sens précis, non référencés dans le lexique.
Anagrammes

La langue des oiseaux, en plus des possibilités phonétiques, de la forme des lettres et des racines des langues étrangères, use de la permutation des lettres du mot. Les anagrammes sont monnaie courante dans les textes codés. Le patronyme « Rachel » par exemple renvoie au nom de « Charles » dans le cas d'anagramme simple. Mais on peut aussi étendre l'extension du mot à un inventaire de lexiques proches, par la méthode anagrammique du scrabble : le mot « chandelle » renvoie alors à « chaldeen », « allèche », « chenal », « nacelle», etc.

Les permutations étant innombrables, le codage ne peut se faire sans une clé de cryptographie.
Thèmes de la langue des oiseaux
Noms de lieux

La ville de Lyon est au centre de la France, c'est par ses routes que nous (re)« lions » le pays.
Noms anatomiques ou médicaux

Nombreux dont les homonymes et faux-amis complémentaires. Par exemple « dent » (du latin dens) est l'outil qui rentre « dans » (du latin intus) la nourriture pour qu'elle soit digérée « dans » le corps. L'ouvrage de Michel Odoul regorge de ce genre d'analogies entre « mots » & « maux ». Par exemple, les problèmes de « genoux » seraient liés à la sociabilité, c'est-à-dire aux liens entre le « je » et le « nous »27.
Dans les comptines
Pierrot selon Watteau

Les comptines, comme les contes, ont une origine ésotérique certaine. À l'origine, ils ne s'adressaient pas aux enfants mais aux initiés ou aux apprentis. Nombre de références à l'alchimie sont codées au sein des comptines qui sont des mises en histoire dramatique des phases de la quête d'initiation. On peut ainsi voir la célèbre comptine « Au clair de la lune / Mon ami Pierrot » comme un texte codant un autre texte sous-jacent. Le texte originel est :

Au clair de la lune
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot
Ma chandelle est morte
Je n'ai plus de Feu
Ouvre-moi ta porte
Pour l'amour de Dieu

On peut voir alors un autre texte, lu selon la langue des oiseaux :

Au clerc de la lune
Mon ami pie héraut
Prête mots à ta plume.
Pour écrire un mot :
Mâche chant d'ailes, et mots heurte.
Jeu n'est plus de feu,
Ouvre mots à ta porte.
Pour l'âme, hourde d'yeux.

Ce texte contient un message codé et ésotérique qui peut se décomposer comme ci-après :

« Au clerc de la lune » fait référence au messager de l'ombre, le « clerc » étant habillé d'une soutane noire, proche de la nuit. Les versions très anciennes de cette chanson indiquent le mot « lume » et pas « lune », c'est-à-dire « lumière » en français moderne. Le « clerc de la lume » deviendrait alors « le gardien de la lumière », entendu comme « lumière intérieure ». « Mon ami pie héraut » : le clerc est le porteur du message qui est la « pie hérault » qui peut s'entendre comme la source d'inspiration : l'oiseau qui annonce une vérité. « Prête mots à ta plume » fait référence symboliquement aux mots comme des sens volatiles, à interpréter dans un sens figuré, aérien comme les oiseaux. « Mâche chant d'aile, et mots heurte» enjoint à briser la structure des mots pour en faire ressortir le sens phonétique, but de la langue des oiseaux. « Jeu n'est plus de feu » : il existe un sens caché dessous, une autre lumière, « defeü » signifiant en ancien français « misérable » (« je n'est plus misérable »). « Ouvre mots à ta porte » appelle à accepter les mots comme ils sont. Enfin, « Pour l'âme, hourde d'yeux » s'entend : si l'on veut connaître l'initiation, il faut ouvrir les yeux, savoir regarder, ce qui renvoie à la condition de spontanéité nécessaire au décodage de la langue des oiseaux.
Linguistique et langue des oiseaux

Les mécanismes linguistiques mis en œuvre dans la langue des oiseaux sont nombreux ; on peut citer :

La connotation et les champs sémantiques : le mot renvoie à tout un tissu de synonymes proches ou éloignés, ou, au-delà, vers des concepts ou mots par analogie proches.
La permutation des lettres : anagrammes, palindromes surtout, verlan également.

palindrome fondé sur le carré Sator

L'homophonie (le mot a le même son qu'un autre).
L’étymologie dans une certaine mesure, pour le cas des néologismes ou des mots à racines étrangères.
La correspondance, au niveau graphique : la lettre cherche à ressembler à la chose évoquée (dans « éclair » par exemple on peut voir le l comme l'éclair s'abattant).
L’harmonie imitative via le jeu des sonorités : par assonance et allitération le mot cherche à imiter le son réel (comme dans : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » avec le son /s/ évoquant le serpent, de Jean Racine, Andromaque,acte V, sc.5).
L'association d'idées et la synesthésie (association de sens perceptifs).

Ces différents critères en font un outil d'interprétation de sens, notamment employé en mythanalyse, dans la démarche dite d'amplification d'un texte.

L'ouvrage de Bige, Petit dictionnaire en langue des oiseaux. Prénoms, Pathologies Et Quelques Autres dévoile les méthodes créatives pour constituer des jeux de mots symboliques, méthodes qui tiennent indéniablement de la grammaire et de la syntaxe combinatoires. Il propose d'abord de commencer par écrire le mot ou de constituer une périphrase, puis, syllabe par syllabe, d'écrire toutes les possibilités et « dans tous les sens » afin de dévoiler l'ensemble des connotations. Bige donne également comme possibilité d'utiliser le « verlan » (écrire les syllabes dans l'ordre inverse) ou le palindrome (lecture dans les deux sens du mot, avec deux significations différentes). La phase suivante est celle de la suggestion d'autres mots qui ressemblent, ou de les compléter au besoin et selon la symbolique que l'on souhaite suggérer. Enfin, la langue des oiseaux étant avant tout phonétique, Bige conseille de lire à voix haute les mots construits afin de favoriser les échos phoniques et les significations cachées.
En littérature
Jonathan Swift, maître des jeux de mots

Les recours de la littérature à la langue des oiseaux sont divers et variés. Pour Fulcanelli28 : « Les œuvres de François Rabelais et celles de Cyrano de Bergerac, le Don Quichotte de Miguel de Cervantes, les Voyages de Gulliver de Swift, le Songe de Poliphile de Francesco Colonna, les Contes de ma mère l'Oye, de Charles Perrault » sont fondés sur les jeux de mots de cette langue secrète. Cyrano de Bergerac dans Les États et empires du soleil rencontre un oiseau merveilleux qui lui parle en chantant et qui cite certains poètes ayant réussi à parler la langue des oiseaux comme Apollonios de Tyane, Anaximandre ou encore Ésope.

Pour Richard Khaitzine, dans La langue des oiseaux, les poèmes d’amour courtois sont écrits en langue des oiseaux, qui est une langue avant tout positive, heureuse, « qui chante » le Gai Savoir.

Les contes philosophiques dissimulent également un double sens, par le jeu des sonorités et des patronymes, par les fausses étymologies aussi. Jonathan Swift, auteur des Voyages de Gulliver , a d’ailleurs publié un livre sur le « pun », ou art anglais de faire des jeux de mots, ce qui témoigne de sa connaissance de la langue des oiseaux, en 1719, intitulé l’ Ars punicat, the Art of punning or the Flower of languages in 79 rules (l'art punique art du calembour, ou la fleur des langues en 79 règles) , qui peut se traduire par « l’Art du Calembour ». Swift serait ainsi, pour Gérard de Sède, le créateur de la langue « punique » (de « pun » : calembour, non de « punique « ), langue qui « par ses jeux de mots, savait créer les noms propres d’hommes ». L'abbé Boudet s'en serait ainsi inspiré pour coder les noms de lieux mystérieux de son traité. À la suite de Swift, sur son modèle, le comte Joseph de Maistre code ses ouvrages et ses références toponymiques.

Les contes pour enfant ont également recours aux jeux de mots. Roald Dahl dans Le Bon Gros Géant lui fait ainsi dire : « savouricieux, exécrignobles, sanglier et singulier, autruche et Autriche, goût volatile », bon exemple de langue des oiseaux.
Pseudonymes
le Sator forme des anagrammes

De pratique courante en littérature, l'usage d'un pseudonyme permet de contourner la censure ou de protéger sa vie privée. Certains voient dans les pseudonymes des codes permettant d'en dire davantage sur la personnalité ou l'influence de l'auteur. Ainsi le pseudonyme de Jean-Marie Arouet dit « Voltaire » s'expliquerait soit par une anagramme phonétique d'Airvault, nom d'un bourg poitevin d'où est originaire sa famille, ou de « révolté » : révolté devient re-vol-tai, qui donne Voltaire, soit enfin en référence à la locution en ancien français signifiant « celui que l'on voulait-faire-taire » (vol-taire) à cause de sa pensée novatrice.

Le pseudonyme de Jean-Baptiste Poquelin « Molière » a donné lieu également à nombre d'hypothèses ésotériques. On peut y voir l'expression ironique « Mots lient air » renvoyant à la symbolique du tarot et au sens de la langue des oiseaux. Sa pièce Les Femmes savantes semble mettre en scène, en effet, des personnages dont le nom est directement inspiré par la langue des oiseaux : « Trissotin » peut signifier « trois fois sot comme l'abbé Cotin », l'abbé Cotin incarnant à l'époque la Préciosité. Autre exemple, le personnage de « Bélise » pourrait s'entendre comme « bêtise » en raison de sa naïveté et de sa sophistication de langage.

Ainsi, les pseudonymes sont souvent formés sur des anagrammes apportant un sens nouveau à la personnalité de l'auteur, qui ainsi se dissimule tout en révélant une face cachée.
Isotopies littéraires

On a souvent cherché les « clés » de certaines œuvres littéraires dont les personnages représentent des personnalités historiques, critiquées par l'auteur. C'est le cas des portraits de Jean de La Bruyère ou des personnages des romans fleuve de la Préciosité ou des Lumières. En plus de cela, des auteurs construisent le nom de leurs personnages au moyen d'un codage général témoignant de leurs visions du monde.

Ainsi a-t-on pu voir dans les personnages dont le nom se termine par le son /er/ en référence à l'élément « air » dans l'œuvre de Marcel Proust (Cambremer, Albert, Pierre, Robert, Gilberte, entre autres) une résurgence inconsciente de l'asthme de l'auteur. Une telle présence de lexiques se rapportant à un domaine ou à un champ sémantique se nomme, lorsqu'elle est structurée subtilement, isotopie. Elle peut être néanmoins perçue comme une faute de l'auteur ; Gérard de Nerval par exemple ne cesse de commettre la même erreur de graphie en dupliquant la lettre R29

Les surréalistes font également usage de cette possibilité de la langue des oiseaux : induire et suggérer inconsciemment (de manière subliminale) un sentiment ou une impression par l'emploi de sonorités ou de mots symboliques, codés au moyen d'un réseau de renvois et d'échos. L'utilisation en poésie des assonances et allitérations et d'autres figures de style permet des jeux de mots complexes. André Breton dans La clé des champs (1953) parle d'un langage des oiseaux, « idiome phonétique fondé uniquement sur l'assonance » utilisé dans la Kabbale. Nul doute que les surréalistes ont su réutiliser le « langage alchimique » du Moyen Âge : « le tout pour le Surréalisme a été de se convaincre qu'on avait mis la main sur la « matière première » (au sens alchimique) du langage30. »

C'est le cas d'écrivains comme Raymond Roussel, Alfred Jarry (avec son Ubu roi), Maurice Leblanc, le poète Pierre Albert-Birot et Gaston Leroux.

Bien au-delà de la simple isotopie, certains auteurs se plaisent à bâtir une langue propre à leur univers. 'Jennifer Hatte dans La langue secrète de Jean Cocteau. La mythologie personnelle du poète et l'histoire cachée des Enfants terribles, montre que le poète moderne a construit consciemment ou pas une langue secrète, faite d'images et d'échos phoniques qui n'est pas sans rappeler les poèmes codés de la Résistance française sous l'Occupation, dont le poème Les Yeux d'Elsa de Louis Aragon donne un bon exemple des possibilités interprétatives. Certains messages radiodiffusés à la BBC, la radio anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale, en dépit de l'existence a priori d'un code convenu entre les résistants français et le commandement, usent de la langue des oiseaux ; par exemple la phrase « Les noix sont sèches » fait référence au Bombardement de la gare de triage de Noisy-le-sec31.

Signalons la conversation avec des oiseaux qui a lieu dans le film de Pier Paolo Pasolini Uccellacci e Uccellini (des oiseaux petits et grands) de 1966 et enfin le travail sur le langage du plasticien Jean Daviot qui enregistre l'envers de l'envers de la voix et dont l'une de ses vidéos « Les cris de mésanges » parle de la langue des oiseaux.
Notes et références

↑ « Langue des corbeaux » in Dictionnaire des langues imaginaires.
↑ a et b « La Langue des oiseaux » [archive], Cript Kabbale (consulté le 29 décembre 2010), p. 1.
↑ Siculus Diodorus, Histoire universelle de Diodore de Sicile (MDCCXXXVII-MDCCXLIV [1737-1744]) [archive].
↑ Fulcanelli, Les Demeures Philosophales, t. II, p. 267.
↑ « Toute la création peut se résumer dans le seul tracé du nom d'Allah » [archive] sur soufisme.org.
↑ « L’Affaire Fulcanelli » [archive], sur fulcanelli.info (consulté le 15 juin 2016)
↑ Fulcanelli, Les Demeures Philosophales, t. I, p. 159.
↑ Fulcanelli, Les Demeures Philosophales, t. I, p. 164.
↑ Fulcanelli, Les Demeures Philosophales, t. I, p. 167.
↑ « Le rébus de l'église de saint Grégoire-du-Vièvre » [archive], sur hdelboy.club.fr.
↑ « Blasons alchimiques &site=hdelboy.club.fr » [archive].
↑ Le Mystère des cathédrales, t. I, p. 55.
↑ Le Mystère des cathédrales, t. I, p. 56.
↑ Chapitre III : « La langue punique » (au sujet des langues africaines).
↑ La vraie langue celtique, p. 105.
↑ a et b p. 112.
↑ p. 92.
↑ Coran, XXVII, 15.
↑ Voir notamment : L'Université du symbole [archive] et l'Association Hestia Falcignel [archive].
↑ Écrits, éditions du seuil, 2 vol., Paris, 1966, réed. 1999.
↑ www.cgjung.net[réf. incomplète]
↑ Coran teint, souriate XXIII, "gazouillis", p. 191.
↑ Atalante fugitive, p. 309.
↑ La Voie de la Transformation, p. 299.
↑ La Voie de la Transformation, p. 300.
↑ La Voie de la Transformation, p. 325.
↑ Michel Odoul, Dis-moi où tu as mal : le lexique, Paris, Albin Michel, 2003
↑ Les Demeures Philosophales, t. II, p. 269.
↑ Richard Khaitzine, « Le rebis... de Gérard de Nerval à Raymond Roussel » [archive], sur triplov.com.
↑ José Pierre, André Breton et la peinture, L'Âge de l'homme, coll. « Cahiers des Avant-Gardes », 1987 (lire en ligne [archive]), p. 279.
↑ « Ici Londres - Les messages personnels de la BBC » [archive], sur doctsf.com.

Voir aussi
Articles connexes

énochien
linguistique
liste de langues
langues par famille
langues construites
Cabale graphique
Cryptolecte
Cryptophasie
Cryptologie
Cryptographie
Dag le Sage
Glossolalie
Histoire de la cryptographie
Poème holorime
Cratylisme

Liens externes

Un site web généraliste sur la langue des oiseaux
Articles du site de Emmanuel-Yves Monin, auteur et formateur
L’alphabet des oiseaux (pdf) de Robert-Régor Mougeot

Bibliographie

Grasset d'Orcet, Matériaux cryptographiques, Tome Premier, recueillis et assemblés par B. Allieu et A. Barthélémy, 1983
Fulcanelli, Les demeures philosophales et Le Mystère des Cathédrales, Ed. Jean-Jacques Pauvert, 1979
Yves Emmanuel Monin, Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux, 1re édition, Le Point d'Eau édit., 1982. 6e édition, Y.Monin édit., 2006.
Yves Monin (Emmanuel), Traité de Réintégration des Structures de l'Existence (commentaires de Hiéroglyphie, de Langue des Oiseaux et de Grammaire), Auto-édition, 1993. (ISBN 2-910097-00-5)
Attar (Farîd-ud-Dîn), Le langage des oiseaux, Paris, Albin Michel, traduit du persan par Garcin de Tassy, 1996
Henry Boudet, La vraie langue celtique, Ed. Belisane, facsimilé de 1886.
Luc Bige, Petit dictionnaire en langue des oiseaux.Prénoms, Pathologies Et Quelques Autres, (ISBN 978-2912668-31-Cool, Éditeur : Janus, Collection : Systèmes Du Monde, 2006
Richard Khaitzine, La langue des oiseaux : Quand ésotérisme et littérature se rencontrent, Poche, Dervy 2007, (ISBN 2-84454-507-6)
Baudouin Burger, La langue des oiseaux - le sens caché des mots, éd. LE DAUPHIN BLANC, 2003, (ISBN 2-89436-097-5) et La langue des oiseaux - à la recherche du sens perdu des mots, éd. L.Courteau (Québec), 2010, (ISBN 978-2-89239-334-7)
René Guénon, Symboles de la Science sacrée, coll. « Tradition », Éditions Gallimard, 1962

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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Lun 14 Nov à 10:17

http://poesie.webnet.fr/vospoemes/poemes/etienne_champollion/etienne_champollion.html

Un cri s'échappe de Nagaliew qui porte en l'espérance d'une liberté d'être dans les éléments que donne l'aspect des cieux et des éléments. L'égalité des chances devant le chaos qu'engendre une guerre et le passage d'un tourbillon Tsunami. On parle d'une peur que pourrai engendrer le passage d'une force et qui finalement provoque tourmente et trouble au cœur de ceux que l'on souhaite libérer ou de ceux que l'on veut secourir après le passage de la secousse et le rire du Tourment.

On parle d'espérance mais nous devons nous inclure dans une feuille de route et ne pas imposer des impératifs selon le gouvernant et le statut du Personnage; L'égalité des soins devra être Nomades et Établis, être trouvable et être à l'encontre pour éviter les troubles que peut provoquer la Guerre et les Belliqueux. La Sagesse sera l'ombre de la Prudence et la Prudence sera le pilier de la Raison où certains se déguiseront en civils pour provoquer le trouble et la discorde dans nos rangs militaires et diplomates. Ils joueront sur notre aspect de l'Âme et de la Conscience; Et jetterons leurs avocats à nos pieds en exprimant leurs points de vues sur le Jugement et en nous crachant à notre face que nous sommes l'aspect de Satan et du Corrompu. Mossoul.

Y'becca devra être mathématique et prévoyante: Anticiper les mouvements de foules et éviter les piétinements de la crainte et du désordre. Cela n'est plus l'exercice d'un pèlerinage et il s'agit de secourir un navire en détresse sous l'emprise de maitres chanteurs; nous sommes dans un champs de guerre où la réalité des balles perdues existent. Y'becca entre dans son champs action militaires et secouristes; cela n'est plus un pèlerinage.
Et Tel Seth le Chacal; je lève la tête vers le ciel et pointe mes yeux vers le sol.

Cet appel doit être perçu à travers tous les désert de Terre et des cieux, cela n'est plus un pèlerinage et nous entrons dans une action de Guerre; Et la Mouette Nagaliew ne rie plus et pointe ses larmes vers le temps, La Laïcité et l’Éternel. Et c'est une Mauvaise Légende de croire que les Corbeaux se préparent au festin de la guerre car il figure au cœur des libérateurs et pressentent à célébrer leurs martyrs devant le terrorisme. Sous le soleil de la soif, il s’apprêtent tel des fremens à se ruer sur le mauvais empereur ou Calife qui rejoindra la mort ou l'aspect de la frayeur. Pourtant dans cette soif de sang, les rangs de Y'becca devra faire en sorte que les habitants ne sois pas achever sous les mines enfouie s et Laches. La Sagesse sera l'ombre de la Prudence et la Prudence sera le pilier de la Raison dans notre espérance et notre liberté de rendre le gout de l'eau et du partage dans les villes martyrs des Guerres d'Irak, de Syrie, De Indonésie, Du Yémen, De Libye, De France et de tous endroits où résident les Sbires de L'Esclavage, du Viol, de la Torture et de la Censure de l'Esprit. Ceux qui préfèrent le fouet et la mutilation répondront de leurs actes devant l'Honneur, La Mort et Y'becca. Nous verrons leurs réelles visions de la Justices quand ils se retrouveront au banc des accusé"e"s de La Justice des Hommes et de leurs Visions sur le Souverain Divin. La République de L'Olivier est prête à témoigner sur les actes et les siens pour définir une réelle vision sur la Barbarie et l'Existence. Allah, Dieu et Yahvé... Elohim et la Laïque....
Nuremberg et Khartoum... Y'becca devra être mathématique et prévoyante: L'égalité des soins devra être Nomades et Établis, être trouvable et être à l'encontre pour éviter les troubles que peut provoquer la Guerre et les Belliqueux. La Sagesse sera l'ombre de la Prudence et la Prudence sera le pilier de la Raison où certains se déguiseront en civils pour provoquer le trouble et la discorde dans nos rangs militaires et diplomates. Nous, Y'becca, gagnerons la guerre des Armes et des Écritures... Force, Réalité et Honneur sont les piliers de Gordon Pacha... Appliquer la Loi du Désert, de la Glace et des Forets devant l'irréparable et le respect des victimes face aux lois des coutumes et des viols: Les Victimes, Les adoptés et les Orphelins. Nous, Y'becca, gagnerons la guerre des Armes et des Écritures... Non Aux Viols Moraux et Physiques, Non aux Tortures Physiques et Morales et Non aux Esclaves Morales et physiques. Oui à la Gréve, Oui aux Manifestations et Oui à la Lecture Laïque, Athée et Religieuse

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MessageSujet: Re: Antoni van Leeuwenhoek, Y'becca et le Serpentaire   Jeu 12 Jan à 8:33

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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