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 Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:02

La légende de la « pomme d'amour »

À Marmande (Lot-et-Garonne) la légende de la pomme d'amour raconte comment un galant rapporta « des isles » les premières graines de tomate pour les offrir à sa belle115. Dans cette ville, la « Confrérie des chevaliers de la Pomme d'Amour » s'attache à promouvoir et défendre la tomate de Marmande.
Les fêtes de la tomate

De nombreuses fêtes de la tomate sont organisées dans le monde, notamment aux États-Unis, en Europe et dans divers pays comme Israël, l'Argentine ou l'Australie. Ce sont souvent des « fêtes des plantes » axées sur la tomate et souvent d'autres légumes dans lesquelles sont présentées des fruits de nombreuses variétés, des concours des plus belles tomates, et qui sont l'occasion pour les passionnés d'échanger des semences ou de découvrir de nouvelles recettes.

En France, une « fête de la tomate et des légumes anciens » se tient depuis quelques années à la mi-septembre à Haverskerque (Nord)116. À Gunnedah (Nouvelle-Galles du Sud) en Australie, la National Tomato Competition organisée en janvier est un concours de la plus grosse tomate117.

Celle qui est organisée chaque année en août à Bunyol, commune espagnole de la province de Valence118, la Tomatina, se distingue par son caractère de bataille festive dans laquelle les seules munitions utilisées sont des tomates bien mûres Une fête similaire, La Gran Tomatina Colombiana, se déroule en Colombie dans la commune de Sutamarchán chaque année en juin depuis 2005119.
La tomate dans la langue française

Comme celui d'autres fruits et légumes, le nom de la tomate a été attribué à un jour de l'année dans le calendrier républicain, le 29 vendémiaire.

Dans la langue française une « tomate » désigne un cocktail constitué d'un mélange de pastis et de sirop de grenadine. C'est aussi le nom d'une couleur, le rouge tomate (code HTML #DE2916)120.

Expressions, en rapport avec la couleur rouge :

« être rouge comme une tomate », c'est être rouge de honte,
« écraser des tomates », c'est avoir ses règles121.

La tomate dans la littérature

Georges Perec illustre l'importance de la symbolique de la tomate dans l'art lyrique dans son inénarrable « Mise en évidence expérimentale d'une organisation tomatotopique chez la soprano (Cantatrix sopranica L.) »122 dont la version anglaise est publiée au SEUIL collection "La librairie du XX° siècle" dans le recueil CANTATRIX SOPRANICA L. et autres écrits scientifiques.
La tomate dans l'art

Pablo Picasso peignit en août 1944 une série de neuf tableaux représentant un plant de tomate sur le rebord d'une fenêtre. Réalisées dans l'appartement de son ancienne compagne, Marie-Thérèse Walter et de sa fille Maya à Paris, où le peintre s'était réfugié pendant les combats pour la Libération de la capitale, ces peintures sont, selon Jean Sutherland Boggs, « une métaphore pittoresque et décorative de la nécessité pour l'être humain de survivre et prospérer même sous les contraintes de la guerre »123.
Campbell's Soup Cans, l'œuvre exposée au Museum of Modern Art de New-York

En 1962, Andy Warhol produisit une œuvre intitulée Campbell's Soup Cans, constituée d'une série de 32 tableaux représentant une série de boîtes de soupes rouge et blanche de la société Campbell, au premier rang desquelles la soupe de tomate.

Les formes arrondies de la tomate ont inspiré en 1971 au designer finlandais Eero Aarnio le dessin du « fauteuil tomate » (tomato chair)124.

Dans un registre humoristique, Alphonse Allais intitula en 1882 un tableau abstrait uniformément rouge « Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la Mer Rouge »125.
Symbolique

Chez les Bambaras, peuple d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal, Guinée), la tomate est un symbole de fécondité, et les couples doivent en manger avant de s'unir126.

La tomate est l'emblème, fruit ou légume officiel, de plusieurs États américains127 :

Arkansas (fruit et légume officiel), il s'agit d'une variété à fruits roses, la South Arkansas Vine Ripe Pink Tomato ;
Louisiane (légume officiel), variété Creole tomato ;
New Jersey (légume officiel) ;
Ohio (fruit officiel) ;
Tennessee (fruit officiel).

Logo du parti socialiste néerlandais

En outre, le jus de tomate est la boisson officielle de l'Ohio.

Le parti socialiste néerlandais a adopté comme symbole une tomate rouge qui figure dans son logo.
Fruit ou légume ?

D'un point de vue botanique, la tomate est indiscutablement un fruit, puisqu'elle dérive, y compris ses graines, de la transformation de l'ovaire d'une plante à fleurs. Cependant, d'un point de vue culinaire, elle n'a pas le même goût sucré que les fruits consommés comme tels, le plus souvent à la fin du repas, et est généralement servie, comme légume, dans des préparations salées, en entrée ou en salade, ou en accompagnement du plat principal. L'origine de la controverse vient du fait que les tomates sont traitées comme des fruits dans les pratiques de conserve domestique. Les tomates ont en effet une acidité suffisante pour être préparées à l'eau plutôt que dans un stérilisateur à vapeur comme c'est le cas pour les « légumes ».

Cette controverse a eu des implications légales aux États-Unis. En 1887, des droits de douane appliqués aux légumes mais pas aux fruits ont fait du statut de la tomate un sujet d'importance au regard de la loi. La Cour suprême des États-Unis mit fin à la controverse le 10 mai 1893 en déclarant que la tomate était un légume, selon la définition populaire qui classe les légumes, généralement servis au cours du repas et non au dessert, en fonction de leur utilisation (Nix v. Heden (149 U.S. 304))128. La décision s'applique seulement à l'interprétation du tarif douanier du 3 mars 1883 et la Cour ne prétend pas reclasser la tomate pour d'autres considérations que celles relatives au paiement de taxes douanières.

La tomate a été choisie comme légume-emblème officiel par l'État du New Jersey. L'Arkansas en revanche n'a pas tranché entre fruit et légume en faisant de la variété South Arkansas Vine Ripe Pink Tomato à la fois le fruit-emblème et le légume-emblème de l'État, dans une décision unique citant ses usages culinaires et la classification botanique. En 2006, la chambre des représentants de l'Ohio adopta une loi qui devait déclarer la tomate comme le fruit-emblème de l'État, mais elle ne fut pas ratifiée par le Sénat et il fallut attendre avril 2009 pour qu'une nouvelle loi fasse de la tomate le fruit officiel de l'Ohio129. Le jus de tomate est depuis 1965 la boisson officielle de l'Ohio. Alexander W. Livingston, originaire de Reynoldsburg (Ohio), a joué un grand rôle dans la popularisation de la tomate vers la fin des années 1800.

Du fait de la définition scientifique du fruit, la tomate reste considérée comme un fruit aux États-Unis dès lors qu'il ne s'agit pas de questions douanières. Ce n'est d'ailleurs pas le seul fruit botanique consommé comme légume : l'aubergine, le concombre et les courges de toutes sortes partagent la même ambiguïté.
Records
Le pied de tomate tel qu'il est vu par les passagers du circuit Living with the Land à EPCOT.

L'immense pied de tomate qui pousse dans les serres expérimentales du parc Disney d'Orlando en Floride est probablement le plus grand du monde. La plante a été reconnue par le Livre Guinness des records pour sa production de 32 000 tomates d'un poids total de 522 kg. Elle produit des milliers de tomates en même temps sur un seul pied. Yong Huang, directeur de science agricole à EPCOT, a découvert ce plant unique à Pékin (Chine), où il a été créé par hybridation130. Huang en rapporta des graines à Epcot et fit construire une serre spécialisée. Les tomates, qui ont la taille d'une balle de golf, sont servies dans les restaurants du parc Disney. Les visiteurs peuvent voir ce pied de tomate record en empruntant le parcours en bateau Living with the Land du parc d'Epcot131.

La plus grosse tomate jamais récoltée pesait 3,814 kg. Cette tomate de la variété 'Big Zac' fut cueillie aux États-Unis en 2014 dans sa serre au Minnesota par un certain Dan McCoy.

La plus grosse tomate jamais récoltée en Europe pesait 3,795 kg. Cette tomate qui est aussi de la variété 'Big Zac' fut cueillie en France en 2015 dans sa serre en Dordogne à Carsac de Gurson par un certain Fabrice Boudyo.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:03

Noms de la pomme de terre
Article détaillé : Noms de la pomme de terre.

Lorsque les Espagnols ont découvert la Pomme de terre au Pérou au début du XVIe siècle, ils ont très vite retenu le nom local le plus fréquent, la papa, terme du quechua qui était la langue véhiculaire de l’empire Inca. Dans cette langue, papa désignait tout type de tubercule à l’exception de l’oca154. Papa est toujours usité pour désigner la Pomme de terre dans les pays d’Amérique latine de langue espagnole, mais a été supplanté par patata en Espagne, sauf dans les îles Canaries et le sud du pays155.

Le terme espagnol a été emprunté par de nombreuses langues européennes ou non européennes : ainsi on trouve patata en italien, grec (Πατάτα), basque et catalan, patatas en tagalog ; patates en turc, potato en anglais, potet en norvégien, batata en portugais et en arabe (بطاطا), pataca en galicien, patana en occitan, práta en gaélique et potatis en suédois156.

Différents auteurs ont aussi comparé à la truffe ce légume d’un type alors nouveau pour les Européens.

Des noms dérivés de « truffe » désignent la Pomme de terre, par exemple : trunfa en aragonais, trumfa dans les dialectes septentrionaux du catalan157. Le terme de « patate trufle » était utilisé dans le nord-ouest de la France. En Savoie et dans la zone arpitane en général, on lui donne le nom de tartifle (qui a donné la tartiflette)

Quand les Espagnols introduisirent les premières pommes de terre en Italie au XVIe siècle, les Italiens les appelèrent tartufoli (petites truffes). Ce nom, par l’intermédiaire de la forme Tartuffel, est à l’origine du terme allemand Kartoffel et de ses dérivés : cartof en roumain, kartof (Картоф) en bulgare, kartófel (Картофель) en russe, kartoffel en danois, kartul en estonien, kartafla en islandais, kartupel en letton et kartofl en yiddish ou judéoallemand. En français, comme indiqué plus haut, le terme « cartoufle » est employé par Olivier de Serres158.

« Pomme de terre » est une expression figée qui constitue un nom composé, désignant le tubercule mais aussi la plante elle-même. Calquée sur le latin malum terrae, elle est attestée en français depuis 1488 pour désigner diverses plantes à tubercules ou bulbes, telles le cyclamen ou l’aristoloche, ou à gros fruits ronds comme la courge159. Elle a désigné ensuite le topinambour160, probablement sous l’influence du néerlandais aardappel, littéralement « Pomme de terre ». Par la suite, le topinambour a pris son nom actuel à la suite de l’exhibition à Paris de Tupis et le nom de pomme de terre s’est définitivement appliqué à Solanum tuberosum notamment sous l’action de popularisation de ce tubercule entreprise par Parmentier à partir de 1773. L’expression « Pomme de terre » est entrée dans le dictionnaire de l’Académie française dans sa sixième édition en 1835161.

On retrouve le syntagme « pomme de terre » transposé en d’autres langues : terpomo en espéranto, aardappel en néerlandais et les diverses variantes de Erdapfel dans les dialectes méridionaux de l’allemand (en Autriche, en Suisse et dans le sud de l’Allemagne).

« Poire de terre » a également été employé, expression qui se retrouve sous le forme de Grundbirn en allemand, krumpir en croate, krompira en serbe, krompirja en slovène162, crumpena( en roumain, gromper en luxembourgeois et krompir en wallon163.

Même si on emploie couramment le terme de patate pour désigner la pomme de terre, on ne confondra pas ce tubercule avec la patate douce (Ipomoea batatas), qui appartient pour sa part à la famille des Convolvulacées.
Dans les expressions de langue française

Le terme « patate » désigne en français familier une personne que l’on considère comme étant un peu simplette. Ainsi on dira par exemple : « untel est une patate ! » À noter que loin de toute insulte, certains régionalismes lui attribuent une connotation affective.

« En avoir gros sur la patate », en avoir gros sur le cœur.
« Avoir la patate » : être en forme.
« Mettre une patate » : donner un coup (en particulier, un coup de poing ou taper dans un ballon).
« Lâche-pas la patate ! » : expression de la Louisiane et du Québec utilisée pour encourager quelqu’un, synonyme de : « Tu en es capable, tu vas y arriver ! »
« Faire patate » : échouer lamentablement, manquer de chance.
« Se renvoyer (ou se refiler) la patate chaude » : se renvoyer l’un l’autre un problème embarrassant, se renvoyer la balle. Cette expression récente, apparue au Québec dans les années 1970, en Europe dans les années 1990, est un calque d’une expression anglaise plus ancienne : to drop something like a hot potato164.
« Être gros comme une patate » : avoir un surplus de poids significatif.

En mathématiques, une « patate » est une courbe fermée sans forme bien définie qui représente un ensemble. On dit aussi « patatoïde ».
Dans la littérature

En 1775, Barthélemy Imbert écrit cette « Épître à M. de Voltaire, sur un pain qu'il avait composé avec des pommes de terre »165:

« Quoi ! malgré l'orgueil du génie,
Voltaire quitte sans regrets
Le trône pompeux d'Uranie,
Et vient épier les secrets
De la modeste économie !
Digne rivale de Cerès,
Son industrie, à moins de frais
Veut alimenter sa patrie !
Ce fruit qui, racine en naissant,
Vit pomme informe & farineuse,
Cachant toujours, triste & honteuse,
Son teint d'un rouge pâlissant
Et sa surface raboteuse,
Mêlé désormais au froment,
Par lui s'adoucit & s'épure,
Jadis grossiere nourriture ,
Aujourd'hui léger aliment. »



« II est donc vrai sage Voltaire
Non content dléclairer la terre,
Tu prétens encore la nourrir !
Ta bienfaisance salutaire
S'étend même sur l'avenir,
Et le pauvre est ton légataire.
Tu chantas Bellone & l'Amour :
Tes doigts manioient, dès í'enfance,
Lyre & trompette tour-à-tour :
Que j'aime à les voir en ce jour-,
Paîtrir le pain de l'indigence ! »



« Suis tes projets consolateurs :
Quand l'homme a passé l'onde noire,
Ses talens vivent dans l'histoive :
Sa vertu vit dans tous les cœurs.
Que toujours ton âme t'inspire !
Ta muse embellit nos climats;
Orphée eût envié ta lyre :
Mais le défenseur des Calas
Surpasse l'auteur de Zaïre. »

Adam Mickiewicz, grand poète romantique polonais a célébré le rôle joué par la pomme de terre pour sauver son peuple de la famine après les guerres napoléoniennes dans un poème héroïco-comique, en quatre chants, Kartofla, (pomme de terre), écrit en 1819166.

En 1845, la maladie de la pomme de terre inspire à Dumanoir et Clairville un vaudeville en trois actes, Les pommes de terre malades, avec le roi, Pomme de terre 1er, Vitelotte, sa femme, Tubercule, son premier ministre et ses médecins Topinambour et Patate. Jouée pour la première fois au théâtre du Palais Royal le 20 décembre 1845167, cette pièce conçue pour se moquer d'une campagne de publicité du journal L’Époque, connut un certain succès168.

Paulin Gagne, poète français du XIXe siècle classé parmi les « fous littéraires », publie en 1857 L'Unitéide, ou la Femme-Messie, poème universel en 12 chants et en 60 actes, avec chœurs, précédé d’un prologue et suivi d’un épilogue par Mme Gagne (Élise Moreau de Rus). Il met en scène dans l’acte trente-huitième un personnage, la « Pataticulture », qui chante l’avènement de la pomme de terre, mais qui est vaincu à l’acte suivant par la « Carotticulture ».

« Peuples et rois, je suis la Pataticulture
Fille de la Nature et du Siècle en friture ;
...
N’ayant jamais mangé que des pommes de terre
Qui font pour moi des plats de la meilleure chère,
J’ai toujours adoré ce fruit délicieux
Que, dit-on, pour extra mangeaient jadis les dieux !
...
Dans la pomme de terre est le salut de tous ! »

— Paulin Gagne, L’Unitéide, ou la Femme-Messie, 1857169

Le poète chilien Pablo Neruda, prix Nobel de littérature, a chanté la pomme de terre et son identité indienne dans son Oda a la papa (Odes élémentaires).

« Papa
te llamas
papa
y no patata,
no naciste castellana:
eres oscura
como
nuestra piel,
somos americanos,
papa,
somos indios... »

— Pablo Neruda, Odas elementales, 1954


« Papa
tu t’appelles
papa
et non patata,
tu n’es pas née castillane :
tu es sombre
comme
notre peau,
nous sommes américains,
papa,
nous sommes indiens... »

— Pablo Neruda, Odes élémentaires, 1954

Le poète français Francis Ponge s’est intéressé parmi d’autres objets banals à la pomme de terre, dont il tirait un plaisir hédoniste :

« Peler une pomme de terre bouillie de bonne qualité est un plaisir de choix. Entre le gras du pouce et la pointe du couteau tenu par les autres doigts de la même main, l’on saisit — après l’avoir incisé — par l’une de ses lèvres ce rêche et fin papier que l’on tire à soi pour le détacher de la chair appétissante du tubercule.

L’opération facile laisse, quand on a réussi à la parfaire sans s’y reprendre à trop de fois, une impression de satisfaction indicible. Le léger bruit que font les tissus en se décollant est doux à l’oreille et la découverte de la pulpe comestible réjouissante. »

— Francis Ponge, Pièces (1962)

.

« Les patates » est le titre d’un roman de Jacques Vaucherot, publié en 1962 et adapté au cinéma dans le film du même nom de Claude Autant-Lara (1969), qui met en exergue le rôle des pommes de terre dans le ravitaillement d’une famille des Ardennes françaises sous l’occupation allemande.

Selon Alphonse Allais170, « les pommes de terre cuites sont tellement plus faciles à digérer que les pommes en terre cuite. »

La pomme de terre est associée aux fayots dans ce refrain d’une chanson de soldats :

« La France est notre mère
C’est elle qui nous nourrit
Avec des pommes de terre
Et des fayots pourris »

— Les Officiers, chant militaire171
Dans les arts
Céramique pomme de terre de la culture Mochica (musée Larco, Lima).

La pomme de terre a été une culture essentielle dans les Andes depuis l’ère précolombienne. La culture Mochica du nord du Pérou a produit des céramiques sacrées, dont les formes significatives représentaient des thèmes importants. Les pommes de terre y sont représentées tant de manière anthropomorphique que naturelle172.
La pomme de terre dans l’Hortus Eystettensis.

En Europe, de la fin du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle, les représentations de la pomme de terre ont eu surtout des fins scientifiques et documentaires, comme dans la planche ci-contre extraite de l’Hortus Eystettensis de Basilius Besler (1613).

Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux peintres ont représenté la pomme de terre dans des natures mortes ou des scènes de la vie quotidienne des paysans. Plusieurs tableaux de Jean-François Millet montrent des scènes liées à la culture ce tubercule : La Récolte des pommes de terre (1855), les Planteurs de pommes de terre (1862, musée des beaux-arts de Boston) et L'Angélus (1858). Ce célèbre tableau, peint peu après le début de la grande épidémie de mildiou en Europe, aurait dû s’appeler La Mauvaise Récolte173 ou la Prière pour la récolte de pommes de terre174.

On retrouve la pomme de terre dans l’œuvre de Vincent van Gogh en particulier dans Les Mangeurs de pommes de terre (1885, musée Van Gogh, Amsterdam) et d’autres peintres de cette époque : Jules Bastien-Lepage, dans la Récolte des pommes de terre (1879, National Gallery of Victoria), Albert Anker dans la Petite Éplucheuse de pommes de terre (1886), Paul-Élie Ranson (1893) dans Les Éplucheuses de pommes de terre, Julio de Souza Pinto dans la Récolte des pommes de terre (1898, musée d’Orsay), Lucien Simon dans la Récolte des pommes de terre (1907, musée des Beaux-Arts de Quimper).

En 1948, le peintre français Raoul Michau peint La Bataille des pommes de terre, tableau surréaliste exposé au musée d'art moderne de la ville de Paris175.

Les Planteurs de pommes de terre, huile sur toile, Jean-François Millet, 1862, musée des beaux-arts de Boston.

La Récolte des pommes de terre, huile sur toile, Jean-François Millet, vers 1855.

L'Angélus, huile sur toile, Jean-François Millet, 1858, Musée d'Orsay, Paris.

Saison d'octobre, récolte de pommes de terre, huile sur toile, Jules Bastien Lepage, 1879, National Gallery of Victoria, Melbourne.

Les Mangeurs de pommes de terre, huile sur toile, Van Gogh, 1885, Musée Van Gogh.

La petite éplucheuse de pommes de terre, huile sur toile, Albert Anker, 1886, collection privée.

Les Éplucheuses de pommes de terre, Paul-Élie Ranson, 1893, Musée du Prieuré.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

En 1977, dans son œuvre intitulée patate, Giuseppe Penone, sculpteur italien, adepte de l’Arte Povera , s’est servi de la pomme de terre pour réaliser une sorte d’autoportrait. Ce sont les tubercules eux-mêmes qui, en croissant, ont épousé la forme de moules qu’il avait placés dans la terre au printemps, reproduisant ainsi diverses parties de son visage (nez, oreille...)176.

Henri Cueco, écrivain et peintre français du XXe siècle, s’est intéressé à la pomme de terre pour elle-même et en a fait une série de « portraits » qu’il a publié dans le Journal d’une pomme de terre (1993)177.

En 2008, le peintre bolivien Roberto Mamani Mamani a consacré une série de 30 tableaux à la pomme de terre et à ses relations avec la culture indienne Aymara dont il est issu178.

En 2009, le peintre britannique John Dyer fut l'hôte du CIP au Pérou, et réalisa une série de tableaux sur la récolte des pommes de terre et diverses scènes de la vie autour des pommes de terre dans différents sites (parc de la pomme de terre, lac Titicaca, fête de la pomme de terre à Taquile...)179.
Dans les jeux vidéo

La pomme de terre est l’emblème de la campagne de publicité et du jeu en réalité alternée menée par Valve Corporation pour la sortie du jeu Portal 2. L’ensemble de la campagne est désignée sous le nom de Potato Sack, terme anglophone pour Sac à patates. L’intrigue du jeu a en effet un rapport important avec les patates et plus particulièrement avec les possibilités d’utiliser la patate comme électrolyte pour la fabrication d’une pile artisanale.
En héraldique

Des représentations de la pomme de terre, plante entière, tubercule ou fleur, figurent dans le blason de certaines localités d’Europe, notamment en Allemagne, ou d’Amérique latine.

Blason de Dollbergen (Basse-Saxe).

Blason de Lemi (Finlande).

Blason de Tausa (Cundinamarca, Colombie).

Musées
La Saaihalle, siège du musée de la frite à Bruges.

Il existe des musées de la Pomme de terre dans différents pays (États-Unis et Allemagne notamment), ainsi que deux musées de la frite en Belgique :

le Frietmuseum (Frietmuseum) à Bruges ;
le Home Frit Home à Bruxelles.

Fêtes
Article détaillé : Liste des fêtes de la pomme de terre.

La pomme de terre est fêtée dans de nombreux pays du monde, notamment en Amérique du Sud.

Depuis 1986, la Bolivie, qui est l’un des principaux producteurs de pomme de terre du continent sud-américain, célèbre une « fête nationale de la pomme de terre » dans la localité de Betanzos (département de Potosí)180. C’est aussi le cas en Argentine, à Córdoba, depuis 1981181.

Depuis 2005, au Pérou, à l’initiative du ministère de l’Agriculture, le 30 mai a été déclaré « jour national de la pomme de terre »182.

En 2010, l’Équateur a institué officiellement une « journée nationale de la pomme de terre » (Día Nacional de la Papa), organisée le 29 juin dans la ville de Riobamba à l’initiative du consortium des petits producteurs de pommes de terre (Consorcio de Pequeños Productores de Papa - Conpapa) avec l’appui d’institutions telles que l’INIAP (Instituto Nacional Autónomo de Investigaciones Agropecuarias) et le CIP (centre international de la pomme de terre)183.

En France, tous les trois ans depuis 1999, une manifestation appelée « La pomme de terre en fête » se déroule sur trois jours au début du mois de septembre à Plœuc-sur-Lié (Côtes-d'Armor)184. Il y a également Trifòla, la fête de la pomme de terre du plateau de Craponne, à Craponne-sur-Arzon une région de production (en Haute-Loire), fin octobre185.
Emblème

Depuis 2002, la pomme de terre est le légume officiel (official state vegetable) de l’État américain de l’Idaho186. Cet État, surnommé le Potato State (l’État de la pomme de terre), est le principal producteur de ce tubercule aux États-Unis, environ 28 % de la production nationale187, principalement de la variété Russet Burbank.

Comme celui d’autres fruits et légumes, le nom de la pomme de terre a été attribué à un jour de l’année dans le calendrier républicain, le 12 vendémiaire (2 octobre).
Jouet

La forme de la pomme de terre a inspiré M. Patate, jouet pour enfants d’origine américaine créé par Hasbro en 1952. Il est constitué d’une tête en matière plastique de forme patatoïde et de plusieurs éléments pouvant la décorer, moustache, chapeau, nez, etc.
Record

Le record de la plus grosse pomme de terre du monde, détenu précédemment, avec 3,5 kg, par un restaurateur de l’île de Man, Nigel Kermode188 aurait été battu le 4 septembre 2010 par un jardinier amateur anglais qui a présenté au National Gardening Show à Shepton Mallet (Somerset) un tubercule de 3,8 kg189.
Personnalités liées à la pomme de terre
Article connexe : Histoire de la pomme de terre.

Pedro Cieza de León (1520-1554), conquistador espagnol, fit la première description connue de la pomme de terre dans sa Chronique du Pérou (1533).
Antoine Augustin Parmentier (1737-1813), pharmacien et agronome français, contribua à la popularisation de la culture et de la consommation de la pomme de terre en France.
Luther Burbank (1849-1926), horticulteur et sélectionneur américain, fut à l’origine de la variété Russet Burbank, encore employée pour la préparation des frites chez McDonald's.
George Shima (1864–1926), entrepreneur nippo-américain, surnommé le « roi de la pomme de terre ».
John Gregory Hawkes (1915-2007), botaniste britannique fut une autorité mondiale dans le domaine de l’évolution et de la génétique de la pomme de terre.
John S. Niederhauser (1916-2005), phytopathologiste américain, contribua aux programmes internationaux de développement de la pomme de terre.
Harrison McCain (1927-2004) et Wallace McCain (1930-2011), entrepreneurs canadiens, cofondateurs de la société McCain Foods, premier producteur mondial de frites surgelées.
Carlos Ochoa (1929-2008), botaniste et taxonomiste péruvien, obtenteur de plusieurs variétés de pommes de terre.
Andrés Contreras (né en 1943), agronome chilien, spécialiste de la pomme de terre.
David M. Spooner (né en 1949), botaniste américain, spécialiste de la systématique des Solanaceae.

Calendrier républicain
Dans le calendrier républicain, la Pomme de terre était le nom attribué au 11e jour du mois de vendémiaire190.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:06

Le café (de l'arabe قهوة : qahwah, boisson stimulante) est une boisson énergisante psychotrope stimulante, obtenue à partir des graines torréfiées de divers variétés de caféier, de l'arbuste caféier, du genre Coffea. Il fait partie des trois principales boissons contenant de la caféine les plus consommées dans le monde, avec le thé et le maté.

La culture du café est très développée dans de nombreux pays à climat tropical d'Amérique, d'Afrique et d'Asie, dans des plantations qui sont cultivées pour les marchés d'exportation du commerce international, dont il représente souvent une contribution majeure pour l'économie des pays producteurs (économie du café).

Botanique : caféiers
Structure du fruit et de la graine du caféier
1: sillon central ; 2: grain de café (endosperme) ; 3: peau du grain (tégument ou baugue) ; 4: parchemin (endocarpe) ; 5: couche de pectine ; 6: pulpe (mésocarpe) ; 7: peau du fruit (exocarpe)
Fleurs de caféier (Coffea arabica).
Fruits de caféier (Coffea arabica) en cours de maturation.

Les caféiers sont des arbustes des régions tropicales du genre Coffea, de la famille des Rubiacées. Les espèces Coffea arabica (historiquement la plus anciennement cultivée, 75 % de la production environ)) et Coffea canephora (ou caféier robusta), sont celles dont les fruits servent à la préparation de la boisson1. D'autres espèces du genre Coffea ont été testées à cette fin ou sont encore localement utilisées, mais n'ont jamais connu de grande diffusion : Coffea liberica ou l'hybride arabica x robusta (l'arabusta).

Les caféiers sont des arbustes à feuilles persistantes et opposées, qui apprécient généralement un certain ombrage (ce sont à l'origine plutôt des espèces de sous-bois). Ils produisent des fruits charnus, rouges, violets, ou jaunes, appelés cerises de café, à deux noyaux contenant chacun un grain de café (la cerise de café est l'exemple d'une drupe polysperme). Lorsqu'on dépulpe une cerise, on trouve le grain de café enfermé dans une coque semi-rigide transparente à l'aspect parcheminé correspondant à la paroi du noyau. Une fois dégagé, le grain de café vert est encore entouré d'une peau argentée adhérente correspondant au tégument de la graine que l'on peut moudre.

Coffea arabica, qui produit un café fin et aromatique, nécessite un climat plus frais que Coffea canephora (robusta), qui donne une boisson riche en caféine. La culture de l'arabica plus délicate et moins productive est donc plutôt réservée à des terres de montagne, alors que celle du robusta s'accommode de terrains de plaine et offre des rendements plus élevés.

Le plant mère de la plupart des plants d'arabica du monde est conservé au Hortus Botanicus d'Amsterdam. Ce type de caféiers est autopollinisant, ce qui ne facilite pas la diversification génétique, contrairement au Coffea canephora (robusta) qui nécessite une pollinisation croisée2. Autre particularité génétique, C. arabica est l'une des très rares plantes à être allotétraploïde, c'est-à-dire issue de l'hybridation de deux plantes diploïdes (2n=22) formant un descendant 4n= 44 chromosomes2.

Bien qu'il soit techniquement possible de produire des variétés de café génétiquement modifiées, contenant un gène de toxicité aux insectes ou produisant un grain sans caféine3, aucune n’est commercialisée actuellement. Une expérience de plantation en plein champ menée en 2000 par le CIRAD en Guyane française n'a pas pu être menée à son terme en raison de la destruction des plants par des inconnus4.

La principale maladie du café est causée par le champignon Hemileia vastatrix, ou rouille du café, qui donne une coloration caractéristique aux feuilles et empêche la photosynthèse de la plante. En 1869, ce parasite détruisit complètement, en l'espace de dix ans, les plantations du Sri Lanka, autrefois prospères5. Depuis, ce parasite est devenu ubiquiste. Il prolifère surtout sur les plants d'arabica. Le robusta semble y être assez résistant.

Le scolyte du caféier (Stephanoderes hampei) attaque indifféremment les plants de robusta et d'arabica en détruisant les grains. La menace constituée par cet insecte est considérable, d'autant que sa résistance aux insecticides augmente6.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la caféiculture.
Étymologie

Le mot arabe « Cahouah » (قهوة qahwah) proviendrait du mot kahoueh signifiant « ce qui donne de l'appétit » et aurait ainsi la même origine que le mot arabe pour « vin » ; le vin était connu dans le monde arabe depuis fort longtemps et le même nom fut donné au café, boisson nouvelle, peut-être en raison d'une ressemblance (couleur ou amertume)7. Pour d'autres auteurs, le mot serait lié à la province éthiopienne de Kaffa, se transforma en « kahve » en turc puis en « caffè » en italien… et nous serait revenu vers 1863 sous la forme de caoua depuis une origine dialectale du Maghreb. L'usage argotique de caoua connut un grand succès chez les soldats français engagés en Algérie et s'est maintenu dans le langage familier en France8. Le terme français de « café » est apparu vers 1600 par emprunt à l'italien, pour désigner le breuvage préparé avec des graines de l'arbre qu'Antoine de Jussieu appela « cafier » en 1715 qui devint « caféier » en 18359, sur recommandation de l'Académie française.
Origine en Éthiopie

La légende la plus répandue veut qu'un berger d'AbyssinieN 1 (actuelle Éthiopie), Kaldi, ait remarqué l'effet tonifiant de cet arbuste sur les chèvres qui en avaient consommé. Une autre version de la légende soutient que ce berger, ayant accidentellement laissé choir une branche de cet arbuste sur un poêle, aurait remarqué l'arôme délicieux qui s'en dégageait. Il est probable que cette fable, publiée pour la première fois à Rome par Antoine Faustus Nairon (Maronite et professeur de langues orientales à Rome) en 1671 dans l'un des premiers traités sur le café De Saluberrima potione Cahue seu Cafe nuncupata Discursus, a été inventée par les Arabes pour accréditer la thèse d'un café diffusé dans le Proche orient arabe par les soufis10. D'ailleurs, un autre récit légendaire attribue la découverte du caféier au Cheikh Abou Hassan al-Shâdhili, soufi retiré dans une montagne et qui se nourrissait de « l'arbre de café »11.

En réalité, les études génétiques sur le caféier Coffea arabica suggèrent qu'il est probablement originaire d'Éthiopie, dans la province de Kaffa où les ancêtres des Oromos consommaient la café sous différentes formes (boisson mais aussi aliment). Il y serait connu depuis la Préhistoire et n'aurait été transféré qu'au VIe siècle, au Yémen, dans l'Arabie heureuse, vers le port de Moka12.

Les paysans du sud-ouest de l’Éthiopie, d'où le café est originaire et date peut-être du Xe siècle, plus sûrement du XIIIe siècle, torréfiaient probablement les grains du café dans des braises, les broyaient dans une bouillie dans laquelle le café faisait originellement office d'épice aux vertus médicinales, à l'instar du cacao chez les Aztèques13.
Première culture au Yémen (XVe siècle)
Zone d'origine du café

La diffusion du café se répand d'abord probablement au XIIe siècle ou XIIIe siècle dans le Yémen, où sa popularité a très certainement profité de la prohibition de l'alcool par l'islam. Il est alors appelé K'hawah, qui signifie « revigorant », dans les monastères soufis où l'on dispose au XVe siècle des premières traces attestées de consommation de café sous forme de boisson et de la connaissance du caféier14. Les données archéologiques disponibles[réf. nécessaire] aujourd’hui suggèrent que le café n’aurait pas été domestiqué avant le XVe siècle : le processus d'élaboration de la boisson, long et complexe, explique peut-être la découverte tardive des vertus des graines de caféier, au premier abord peu attractives.

En 1685, Philippe Dufour15, un marchand d'épices, écrivait « De tous les endroits du monde, je ne pense qu'il y en ait d'autre qui produise le Café que l'Yémen... Il croît dans des vastes Campagnes tirant vers le Midi, sans culture, et point du tout ailleurs. Étant cueilli, on l'apporte à Moka, à Louyaya, et autres ports de mer, qui sont le long de la mer Rouge, où on le charge sur de petites barques pour Gedda (Djeddah)...là on l'embarque, sur des Vaisseaux et sur des Galères, qui sont ordinairement destinées pour ce transport, jusqu'à Sués (Suez), port de mer à la tête de la mer Rouge, éloigné du Caire d'environ vingt & deux lieuës, où l'on en transporte toutes les années sur des chameaux. Outre cela, il en vient... par la Caravane qui retourne de Médine avec les Pèlerins du Prophète, qui en chargent aussi quatre ou cinq mille [balles] sur des Chameaux pour porter à Damas et à Alep ».
Expansion dans le monde musulman

Au XVe siècle, les pèlerins musulmans de retour de La Mecque, introduisent le café en Perse et dans les diverses parties de l'Empire ottoman, Égypte, Afrique du Nord, Syrie, Turquie. La consommation de café s'étendit à l'Égypte.

De nombreuses « maisons du café » s'ouvrirent au Caire, à Istanbul et à La Mecque au début du XVIe siècle : lieux de convivialité (on y jouait aux échecs, au trictrac, on y récitait des poèmes) à prix modique, ces maisons permettaient un brassage social, un échange des idées. L'émir Khair Bey Mimar, le nouveau gouverneur de La Mecque, convoqua une assemblée de juristes et de médecins pour décider si la boisson était conforme au Coran, qui interdit toute forme d’intoxication16. Après qu'un opposant au café, l'eut déclaré aussi « enivrant » que le vin, l'assemblée des interprètes des Saintes Écritures très prudemment jugèrent que celui-ci avait dû boire du vin pour le savoir et devait donc recevoir une bastonnade et que pour le reste, ils s'en remettaient aux médecins. Quand ceux-ci reconnurent la toxicité du café, le gouverneur en interdit la consommation sous peine de punitions sévères17.

Mais le sultan du Caire, ayant appris l'interdiction, s'en émut et déclara que d'après ses docteurs et lettrés, le café était tout à fait bon pour la santé et agréable à Allah. Au cours du siècle à plusieurs reprises, comme en 1525 et 1534, les controverses sur le caractère diabolique du café réapparurent et les persécutions contre les buveurs de café reprirentN 2,16.

Mouture du café au pilon en Palestine, 1905

Café en Palestine vers 1900

Le succès du caffé de Moka gagna ensuite la Grèce et surtout Constantinople, après la conquête de La Mecque et l'Égypte, en 1516-1517, par le sultan ottoman Selim Ier. À Constantinople, l'ouverture des deux premiers cafés publics par les Syriens, Schems et Hekem, eut lieu en 1554-1555 sous Soliman le Magnifique. « Ces établissements étaient fréquentés par la plupart des savants, des juges, des professeurs, des derviches... Les Turcs s'adonnèrent avec fureur à l'usage de cette boisson, et la capitale fut bientôt remplie de Kawha-Kanés, où l'on distribuait le Café » (Coubard d'Aulnay17 1843). Mais là aussi des controverses se firent jour et des opposants prétendirent que « le café grillé était un charbon et que tout ce qui avait rapport au charbon était défendu par Mahomet. »
Maison de café à Constantinople 1905

Malgré ces incertitudes, la consommation de café continua vaille que vaille de s'étendre à tout l'Orient. Parfois il fut aussi interdit pour des raisons politiques. C'est ainsi qu'une fois à Constantinople, toutes les maisons de café furent fermées parce qu'elles étaient le lieu de réunion des mécontents du pouvoir. Mais l'attrait pour cette boisson, qu'elle soit l'œuvre du DiableN 3 ou de Dieu, finit par l'emporter et en 1630, il y avait paraît-il, un millier de maisons de café au Caire16. Les clients pouvaient, tout en dégustant leur boisson préférée, y admirer des danseuses et écouter des conteurs.

En 1583, un médecin allemand de retour d'un voyage de dix ans au Moyen-Orient, Leonhard Rauwolf, fut le premier Occidental à décrire le breuvage : « une boisson aussi noire que l'encre, utile contre de nombreux maux, en particulier les maux d'estomac. Ses consommateurs en prennent le matin, sans se dissimuler, dans une coupe en porcelaine qui passe de l'un à l'autre et où chacun prend une rasade sonore. Elle est composée d'eau et du fruit d'un arbuste appelé bunnu »18. Ces commentaires attirent l'attention de marchands, que l'expérience du commerce des épices a rendu sensibles à ce genre d'informations.
Introduction en Europe et en Amérique (XVIIe siècle)
Article détaillé : Histoire de la caféiculture.
Un marchand de café ambulant au XVIIIe siècle à Paris.

Le café arrive en Europe aux alentours de 1600 introduit par les marchands vénitiens. Dès 1615, il était régulièrement consommé à Venise (où le Caffè Florian, fondé en 1720, est le plus ancien d'Italie encore en fonctionnement) en provenance d'Égypte8.

On conseille au pape Clément VIII d'interdire le café car il représente une menace d'infidèles. Après l'avoir goûté, le souverain pontife baptise au contraire la nouvelle boisson, déclarant que laisser aux seuls infidèles le plaisir de cette boisson serait dommage. Le café est très vite prisé des moines pour les mêmes raisons qu'il l'est des imams : il permet de veiller longtemps et de garder l'esprit clair. En 1650, un pèlerin musulman à La Mecque, Baba Budan19 parvient à ramener sept plants en Inde, qu'il plante à Mysore et dont les descendants subsistent encore aujourd'hui.

Les négociants hollandais et anglais qui avaient pris goût au café lors de leurs voyages en Orient, le font connaître dans leurs pays. Vers les années 1650, le café commence à être importé et consommé en Angleterre, et des cafés ouvrent à Oxford et à Londres. Les cafés deviennent des lieux où les idées libérales naissent, de par leur fréquentation par des philosophes et lettrés. Les pamphlets et libelles sont distribués dans les cafés. En 1676, cette agitation incite en Angleterre le procureur du Roi à ordonner la fermeture des cafés, citant des crimes de lèse-majesté contre le roi Charles II et le royaume. Les réactions sont telles que l'édit de fermeture doit être révoqué. Les flux d'idées alimentés par le café modifieront profondément le Royaume-Uni. On y compte plus de deux mille cafés en 1700. La célèbre compagnie d'assurances Lloyd's of London est à l'origine un café fondé en 1688 : le Lloyd's Coffee House.
Le Déjeuner 1739 François Boucher

Dès 1644, un aventurier et poète vénitien, du nom de Pietro della Valle avait apporté quelques balles de café à Marseille. Au milieu du XVIIe siècle, des marchands de Marseille qui avaient appris à apprécier le café au Levant commencèrent à ramener des balles de café20. En quelques années, un groupe de marchands et de pharmaciens s'organisèrent pour importer du café d'Égypte. En 1671, le premier café marseillais ouvrait ses portes à une clientèle rapidement nombreuse. Mais il faut attendre 1669 et l'arrivée en grand appareil de l'ambassadeur de la Sublime Porte, Soliman Aga, auprès de Louis XIV, pour que la mode de la consommation du café soit lancée dans la capitale. Recevant avec faste ses invités de marque dans son appartement parisien, il leur offre dans une mise en scène digne des Mille et Une Nuits du café à la turque. Toutes les grandes dames se piquèrent de curiosité pour ce personnage haut en couleur qui se fit brocarder par Molière dans Le Bourgeois gentilhomme8.

À Paris, le premier café parisien est fondé par un Arménien du nom de Pascal en 1672 près du Pont-Neuf, qui fonda ensuite un autre café en 1685 à Londres. Pascal avait aussi fondé le premier café en France vers 166521. Le café Procope est le deuxième café à ouvrir dans cette ville en 1686. On y invente une nouvelle manière de préparer la boisson : en faisant percoler de l'eau chaude dans le café moulu retenu par un filtre. Il innova aussi en acceptant les femmes. Le café devient très prisé durant le Siècle des lumières. Voltaire consomme jusqu'à douze tasses de café par jour et possède une collection de cafetières. À la veille de la Révolution, Paris compte plus de deux mille cafés22.

En Belgique c'est en 1675 qu'on but pour la première fois du café sur le territoire. Cela se passa au château de Freÿr en présence de Louis XIV dont les troupes se battaient à Dinant, lorsqu'un diplomate turc servit cette boisson lors de la signature du traité de Freÿr, depuis lors nommé aussi « Traité du café » entre la France et l'Espagne le 25 octobre 1675.

L'histoire des célèbres cafés de Vienne (les plus anciens encore en fonctionnement étant le café Demel, le Café Central) commence avec la bataille de Vienne de 1683. En 1680, le troisième café ouvrit ses portes, fondé par un Arménien du nom de Stépan21. Des Turcs défaits, l'on saisit des sacs de fèves vertes qui se révèlent être du café. En 1670, le premier café ouvre à Berlin. Au milieu du XVIIIe siècle, chaque ville d'Europe possède des cafés, et, en 1732, Johann Sebastian Bach compose la cantate BWV 211 dite du « café ».

Le café traverse l'Atlantique en 1689 avec l'ouverture du premier établissement à Boston. La boisson gagne en popularité et obtient le rang de boisson nationale après que les rebelles jettent à la mer le thé surtaxé par la couronne britannique au cours de la Boston Tea Party en 1773. Cette opération coup de poing est préparée dans le café du Dragon Vert.

Le café commence à être cultivé dans les colonies anglaises, en particulier à Ceylan, mais les plantations sont ravagées par une maladie et sont finalement remplacées par des plantations de thé. Les Hollandais le font cultiver en Indonésie.

Les Hollandais rapportèrent des caféiers de Batavia dans les serres d'Amsterdam.

Le bourgmestre d'Amsterdam, M. Bancras, offrit un jeune caféier à Louis XIV en 1714, qui fut cultivé avec succès dans les serres du Jardin du Roi et se reproduisit si bien qu'il fut la souche de tous les caféiers des « îles de l'Amérique ». Une première tentative d'implantation de trois plants, confiée au médecin botaniste d'Isemberg en 1716, échoua car celui-ci fut emporté par la fièvre jaune quelques jours après son arrivée à la Martinique.

Une seconde tentative quatre ans plus tard, confiée à M. de Clieux, capitaine d'infanterie fut plus heureuse. « La traversée fut longue, & l'eau nous manqua tellement que, pendant plus d'un mois, je fus obligé de partager la faible portion qui m'était délivrée avec le pied de café » nous conte ce dernier dans une lettre23. Les plants furent plantés sur les pentes de la Montagne Pelée en Martinique. Les premières récoltes abondantes encouragèrent les colons à en planter sur des surfaces importantes lorsqu'un cyclone eut détruit les plantations de cacaoyers. Les planteurs en envoyèrent à Saint-Domingue et à la Guadeloupe où il fut cultivé avec succès.

L'implantation des caféiers aux Mascareignes a suivi une autre voie. D'abord, les plants venaient de la région de Moka au Yémen, ensuite, ils furent envoyés à l'île de Bourbon (La Réunion actuelle) par la Compagnie des Indes en 1717. Il fallut une décennie et de fortes pressions de la Compagnie pour que les planteurs se décident à cultiver le café à grande échelle.

Le roi Louis XV était grand amateur de café et rendit cette boisson très en vogue à la Cour24. Il faisait cultiver des caféiers dans le jardin expérimental du Trianon qui arrivaient à produire quelques livres de café bon an, mal an. Le roi aimait torréfier lui-même sa récolte et se préparer en personne sa boisson préféréeN 4, ne faisant griller que la quantité consommée, la poudre étant jetée dans de l'eau bouillante. On pouvait refaire ainsi douze bouillons successifs25.

La première plantation au Brésil est établie en 1727 par Francisco de Mello Palheta, après sa visite comme ambassadeur à monsieur d’Orvilliers, gouverneur de la Guyane. Après les discussions sur le tracé des frontières, on rapporte que Madame d'Orvilliers se montra très reconnaissante d'une escapade dans les jardins avec le bouillant Francisco, au point de lui confier quelques graines de café26. Sa production reposa sur la pratique de l'esclavage, qui ne sera aboli qu'en 1888.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:07

Quantité de caféine absorbée par jour et par habitant par boisson de café (en brun) ou de thé (en vert) ainsi que la somme des deux (en blanc) pour l'année 1995, d'après les données de la FAO. L'apport de caféine des boissons gazeuses n'est pas représenté. L'apport de caféine du cacao ne dépasse pas 15 mg/jour/hab. pour le Danemark, premier consommateur, et est négligé ici. L'Argentine et le Paraguay sont les deux principaux consommateurs de maté, soit un apport en caféine de 100 et 50 mg/jour/habitant (respectivement), non représenté ici.

Au cours du XVIIIe siècle, la boisson connaît un grand succès en Europe, et pour répondre à la demande, les colons européens introduisent la culture du café dans de nombreux pays tropicaux. Au XIXe siècle, l'offre insuffisante a stimulé l'usage de divers substituts au goût proche, comme la racine de chicorée.

Les principales régions productrices de café sont l'Amérique du Sud (avec notamment le Brésil et la Colombie), le Viêt Nam, le Kenya, la Côte d'Ivoire, et d'autres encore. Hawaii a une petite production de café de grande qualité et de prix élevé, mais parmi les nombreuses variétés développées, le café le plus cher et le plus fameux est désormais le Bourbon pointu (cultivé dans l'île française de La Réunion), ce qui s'explique par sa rareté et le caractère endémique des plants requis pour la culture. Chaque paquet est vendu environ 459 euros le kilogramme, c'est trois fois plus que le Blue Mountain provenant de la Jamaïque.
Evolution conso cafe US.png

Les pays où l'on consomme le plus de café par habitant sont indiqués dans l'histogramme ci-contre. Pour comparaison, les valeurs pour le thé sont indiquées. Une troisième source de caféine non incluse dans ce graphique vient des boissons gazeuses, en constante augmentation. Les plus gros consommateurs sont les Pays-Bas et les pays Scandinaves.

L'évolution de la consommation de ces trois sources de caféine aux États-Unis est présentée dans le graphique ci-contre. Il semble étonnant de voir la place qu'occupe le Brésil dans le classement des pays consommateurs. Cela tient probablement au fait que la consommation locale doit échapper aux chiffres officiels sur lesquels ce graphique est construit.
Culture et préparation des grains
Plantations
Plantation à São João do Manhuaçu City - Minas Gerais - Brésil

Bien que l'image des plantations de café soit souvent associée à celle d'immenses domaines tels que l'on peut en rencontrer dans divers pays, comme au Brésil, la production mondiale de café provient, pour environ 70 %, d'exploitations principalement familiales de superficie inférieure à 10 hectares, le plus souvent en dessous de cinq hectares27.

Les terres que cultivent ces petits producteurs sont souvent accrochées aux flancs de montagne, parfois jusqu’à 2 000 m d’altitude : ce sont des parcelles morcelées, sur lesquelles le café est associé à des cultures vivrières telles que le maïs, le manioc ou la banane plantain. Cette culture traditionnelle est généralement respectueuse de l’environnement, en particulier parce que ce mode de culture nécessite peu de pesticides et d’engrais chimiques28.

Qu'il s'agisse des petits exploitants ou des ouvriers agricoles, la culture du café fait vivre un très grand nombre de personnes, car la cueillette, très rarement mécanisée, requiert un temps de main-d'œuvre important qui forme l'essentiel du coût de production. Ainsi, pour le seul Brésil, on estime de 230 000 à 300 000 le nombre de fermiers vivant du café et à trois millions le nombre de personnes employées.
Répartition géographique des différentes cultures (r : robusta, a : arabica, m : robusta & arabica).

Un jeune caféier est productif trois à quatre ans après plantation. Ensuite l'arbuste peut vivre pendant de nombreuses décennies. La cime est rabattue pour éviter un trop grand développement en hauteur.

Les plantations peuvent être faites à plein découvert, ce qui facilite l'organisation des opérations culturales et augmente la production fruitière, mais diminue la longévité et la résistance aux maladies des caféiers. Les plantations peuvent aussi être faites à mi-ombre (on parle de café d'ombre), ce qui correspond mieux à l'autécologie de l'espèce, mais réduit la productivité et complique la gestion. De nombreuses variations existent sur les modes de culture d'ombre, depuis la plantation directement en forêt jusqu'à de savantes combinaisons d'arbres d'abri taillés en fonction du stade de fructification des caféiers ou jusqu'à des systèmes de polyculture. Les plantations d'ombre induisent généralement une meilleure biodiversité, cependant très variable en qualité selon les systèmes employés et par rapport à l'état initial naturel.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:07

Récolte

Lorsque les fruits parviennent à maturité, six à huit mois après la floraison pour l'arabica, neuf à onze mois pour le robusta, la récolte du café peut commencer. Deux méthodes sont employées, la cueillette ou l'égrappage :

1. La cueillette consiste à cueillir manuellement uniquement les cerises mûres à point. C'est la technique la plus coûteuse qui oblige à repasser plusieurs jours de suite sur le même arbuste mais qui procure les meilleures qualités de café.

2. L'égrappage consiste au contraire à racler la branche de toutes ses cerises, le procédé pouvant éventuellement être mécanisé. On récolte par cette technique expéditive un mélange hétérogène de cerises plus ou moins mûres, à l'origine de cafés plus amers (à cause des fruits encore verts).

Un mode de récolte très particulier permet la production, à faible tonnage, du café crotte, appelé aussi Kopi Luwak, au Vietnam, en Indonésie et aux Philippines, qui est extrait des excréments d'une civette locale. Cette pratique est dénoncée comme particulièrement cruelle envers les animaux par l'unité de recherche universitaire WildCRU (en)29. Dans la même idée, le café éléphant est produit en Thaïlande par extraction des excréments d'éléphant ("black ivory"), son prix atteignant mille euros le kilo30.
Séchage ou lavage
Grains à différentes étapes du séchage

Le fruit du café est un type de drupe, c'est-à-dire que les fèves sont recouvertes de la chair d'un fruit. Après la récolte, le café doit être rapidement débarrassé de son enveloppe charnue par séchage ou par lavage.
Séchage traditionnel à la main, Panama

Le séchage se pratique sur des aires de séchage, où les cerises de café de tout âge sont étalées et régulièrement ratissées. En quelques jours, la partie charnue se déshydrate et se désagrège en partie.

Le lavage ne peut concerner que des fruits bien mûrs (récoltés par cueillette). Le processus consiste, après avoir rompu la peau de la cerise, à faire tremper les fruits dans l'eau assez longtemps pour qu'une fermentation assure la dégradation de la partie charnue. On obtient des cafés lavés, décrits comme « propres et brillants », généralement moins amers et de meilleure teneur en bouche. La technique, souvent mécanisée, nécessite de disposer de cuves et d'un approvisionnement en eau suffisant.
Triage des grains par séparation dans des vases d'eau

À l'issue du séchage ou du lavage, le grain de café se trouve encore enfermé dans le noyau du fruit (l'endocarpe) : c'est le café coque (après séchage) ou le café parche (après lavage). Il faut le trier, afin d'éliminer toute fève pourrie, décolorée ou endommagée. Le triage peut être mécanisé, dans les installations industrielles, à l'aide de caméras à capteur de photoscope (CCD), mais cette opération se fait encore souvent manuellement, dans les pays en développement.

Le café peut être conservé, protégé par sa coque pendant un certain temps. Certaines récoltes sont même ainsi vieillies pour améliorer la saveur du café.

La dernière opération de préparation, permettant d'obtenir le café vert, consiste donc à décortiquer mécaniquement les grains. Elle débarrasse également le grain de sa peau fine argentée (le tégument). Les coques sont généralement récupérées et valorisées comme combustible.

Ce sont les grains séchés ou lavés, puis décortiqués qui s'échangent sur les marchés internationaux.
Décaféination

C'est pour profiter du goût du café sans subir l'excitation qu'ont été développés les processus de décaféination. La diminution de la teneur en caféine se fait aux dépens des qualités gustatives. De plus, la décaféination n'est jamais totale. Une étude d'une équipe américaine a testé neuf marques de café décaféiné par chromatographie en phase gazeuse. Toutes, hormis une, contenaient de la caféine en dose très significatives : de 8,6 mg à 13,9 mg de caféine, pour en moyenne 85 mg dans une dose équivalente de café non décaféiné (donc, 10 à 15 % du caféine du café)31, soit suffisamment pour provoquer une dépendance physique au café chez certains consommateurs de décaféiné32.

Plusieurs procédés existent. Leur principe général consiste à tremper les grains dans de l’eau puis à extraire la caféine du liquide ainsi obtenu par ajout de solvant organique ou par adsorption sur du charbon activé, et enfin à refaire tremper les grains dans le liquide appauvri en caféine afin qu’ils réabsorbent les autres composés toujours présents. Le solvant généralement un solvant chloré (chloroforme, trichloréthylène et dichlorométhane), ou organiques tels que le benzène ou l'acétate d'éthyle, n’est jamais en contact avec les grains, uniquement avec l’eau dans laquelle le grain a trempé. Il est ensuite éliminé par distillation. Il existe aussi une méthode de décaféination utilisant un jet de dioxyde de carbone sous pression, plus récente et réputée moins destructrice pour les arômes.
Torréfaction
Article détaillé : Torréfaction.
Machine à torréfier vers 1930
Niveaux de torréfaction :
blond, cannelle, médium, robe de moine, brun, brun foncé, mi-noir, noir

Arrivés à destination, les grains sont torréfiés (fortement chauffés, on parle aussi de brûlage ou de grillage), ce qui développe leur arôme et leur donne leur couleur foncée. Ils sont ensuite moulus.

Avec la torréfaction, les grains doublent de grosseur. Au début de l'application de la chaleur, la couleur des grains verts passe au jaune, puis au brun cannelle. C'est à ce moment que le grain perd son humidité. Lorsque la température à l'intérieur atteint environ 200 °C, les huiles sortent des grains. En général, plus il y a d'huile, plus le café a de saveur.

Durant la torréfaction, les grains se fissurent d'une façon semblable à celle du maïs soufflé qui explose sous la chaleur. Il y a deux moments « d'explosion », qui sont utilisés comme indicateurs du niveau de torréfaction atteint.

Les grains deviennent plus foncés et libèrent davantage d'huile jusqu'à ce qu'on mette fin à la torréfaction, en les retirant de la source de chaleur.

Jusqu'au XIXe siècle, les grains étaient achetés verts et leur torréfaction se faisait à la poêle.
Mouture
Antonia, moud' ton café, Tonia,
Antonia, moud' ton café na boire un coup…
chanson populaire réunionnaise

Dernière étape de la préparation, les grains de café torréfiés doivent être moulus.

La finesse de la mouture est essentielle à la qualité de la boisson et doit être adaptée à sa méthode de confection. Plus l'exposition à l'eau brûlante est courte, plus la mouture doit être fine pour libérer rapidement les arômes alors que si le contact avec l'eau est prolongé, la mouture doit rester plus épaisse pour éviter de produire un café trop imprégné, au goût fort et amer. Cependant, si la mouture est vraiment trop grossière, il ne peut en résulter qu'une boisson insipide et délavée.

Le café moulu s'oxyde et perd assez rapidement ses arômes car la surface de contact avec l'oxygène de l'air est considérablement augmentée. Pour déguster pleinement un bon café, il est donc recommandé de moudre les grains au dernier moment. À défaut, la conservation sous vide du café moulu limite le contact du café à l'oxygène, et ainsi une trop grande perte d'arôme.
Ancien moulin à café de ménage

Autrefois, les grains de café étaient écrasés à la meule de pierre ou au mortier et au pilon. L'invention et la fabrication du moulin à café, inspirées des moulins à poivre, accompagnent cependant la diffusion du café en Occident : de nombreux modèles professionnels ou domestiques se succèdent. Dès le XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, on fabrique des moulins à café en fer, mais c'est à partir du XIXe siècle que les moulins à café pénètrent réellement de nombreux foyers, notamment les modèles de la société Peugeot frères dont le premier date de 183233. Aujourd'hui, l'énergie électrique a souvent remplacé la manivelle.
Variétés
Article détaillé : Variétés, crus et assemblages de cafés.

Selon l'espèce et la variété cultivée, selon la provenance et le mode de préparation des grains, les cafés présentent un grand éventail de saveurs, appréciées pour leur diversité par les amateurs, les variétés les plus cotées et les plus rares atteignant des prix très élevés.
Consommation
Préparation de la boisson

Il existe de nombreuses manières de préparer la boisson. Le café instantané est l'une d'elles ; les autres méthodes sont plus traditionnelles, recourant aux grains fraîchement moulus, commercialisés moulus sous vide, au café en dosette (variante récente du café filtre et de l'expresso) ou encore au sachet de caféN 5, développé pour offrir la commodité du café instantané et en même temps maintenir la saveur du café filtre. On dénombre six modes de préparation du café, chacun conférant à la boisson obtenue des propriétés organoleptiques et compositions bien distinctes.

La boisson finale peut être plus ou moins concentrée, à côté de l'expresso italien très concentré, il existe des dilutions plus ou moins grandes aboutissant au café de type « américain », encore connu sous le nom de café de « bonne sœur », qui ressemble à une tisane.
Instantané
Article détaillé : café instantané.

Le café instantané est une préparation de café lyophilisée ou atomisée. La poudre obtenue est à dissoudre simplement dans une tasse d'eau chaude. Le café instantané est plus rapide à préparer, facile à transporter et à conserver.
Décoction

Il s'agit de la méthode la plus ancienne. On utilise cette méthode dans la préparation du café turc (ou café oriental, ou café grec, selon les pays). Une mouture extra-fine de café mélangée à de l'eau (environ 3 cuillerées de café pour 300 ml d'eau) est portée à ébullition dans une cafetière arabe ou tout autre pot allant sur le feu. Des épices sont parfois ajoutées dans la mouture, notamment la cardamome.
Infusion
Cafetière à piston permettant l'infusion du café

Cette méthode requiert l'usage d'une cafetière à piston. Dans un récipient en verre, un filtre sous la forme d'un piston permet la séparation du marc de la boisson en l'isolant au fond du récipient. C'est ainsi que les professionnels goûtent le café à partir d'une mouture grossière dans une plantation ou une usine de torréfaction.
Lixiviation

C'est la méthode que l'on utilise couramment avec les cafetières électriques modernes. Le café filtre est préparé en faisant passer lentement de l'eau bouillante dans un filtre rempli de café moulu, donnant un lixiviat. À l'origine, ce filtre était une chaussette[réf. nécessaire], d'où l'expression « jus de chaussette » qui peut, encore aujourd'hui, désigner un café24. De nos jours, les filtres jetables sont généralement en papier. Il existe aussi des filtres permanents, lavables, en nylon, et en acier inoxydable micro perforé.
Percolation
Principe de la cafetière italienne

C'est le procédé utilisé par les cafetières italiennes. Il s'agit d'une lixiviation à vapeur forcée. Ce type de cafetière est constitué de deux compartiments (1) & (2) séparés par un porte-filtre (5) qui contient une dose de café. En chauffant, une partie de l'eau placée dans la cuve en vase clos s'évapore, ce qui produit de la vapeur qui pressurise la cuve (la vapeur occupant plus de volume que l'eau liquide) : ainsi l'eau encore liquide remonte par le tuyau du filtre, traverse le café et déborde en haut de la cheminée pour retomber finalement dans la verseuse. L'appareil sert à la fois à la préparation et au service.

Ces cafetières fonctionnent idéalement sur des plaques (électriques ou cuisinières à foyer bois/charbon). On affirme souvent que, sur le gaz, il faut baisser le feu lorsque l'eau commence à monter. À cela sont données deux motivations. En premier lieu, si l'eau vient à manquer dans la cuve, il y a risque de brûler le joint et le café. Ce risque se réalise toutefois en cas de présence prolongée de la cafetière sur le feu. En second lieu, il faudrait éteindre le feu avant que les « queues de percolation » ne remontent (fin de l'écoulement du café, qui remonte par brusque jaillissements et avec un glougloutement caractéristique) : en effet à ce stade l'eau est trop chaude et détruit certains arômes du café, et/ou extrait certains aromes qui resteraient sinon dans la mouture. Empiriquement les tests de gustations réalisées ne montrent pas d'efficacité ressentie de cette atténuation du feu en phase finale34. Quant aux arômes de brûlé, ils ne semblent pas non plus contrecarrés par cette atténuation du feu. En revanche, divers laboratoires travaillent à des géométries différentes du réservoir d'eau qui pourraient contrecarrer ce phénomène34.
Percolation sous haute pression
La percolation sous haute pression est un procédé qui permet de réaliser un expresso (de l'italien espresso, extrait par pression ; ne pas confondre avec « express », c'est-à-dire « très vite »). La différence avec la méthode précédente vient de la pression qui est établie au moyen d'un système de pompage : pompe rotative pour les machines professionnelles ou à vibration pour le grand public, les machines plus anciennes utilisent un piston hydraulique ou actionné manuellement avec un levier. Elle permet une préparation rapide du café.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:10

Dans la mythologie inca, Cocomama ou Mama Coca était une déesse de la santé et de la joie. Elle était originellement une prostituée qui avait été coupé en deux par ses amants. Son corps renaquit alors dans la plante de coca, dont seuls les hommes eurent le droit de macher les feuilles apportant la santé et le bonheur, après avoir provoqué un orgasme à une femme.

La Pachamama (Terre-Mère), étroitement liée à la fertilité dans la cosmogonie andine, est la déesse-terre dans certaines cultures présentes essentiellement dans l'espace correspondant à l'ancien empire inca. La figure de Pachamama est particulièrement forte chez les peuples Aymara et Quechua. Elle constitue une déesse majeure de la culture pré-inca Tiwanaku en Bolivie.

Sommaire

1 Histoire et tradition
2 Rituel de Pachamama
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Bibliographie
4.3 Liens externes

Histoire et tradition

La culture inca ne distingue pas l'espace et le temps ; l'espace-temps est appelé « pacha », en quechua et en aymara1,2,3. Le nom de Pachamama est intimement associé à ce concept. Les Incas réalisaient en l'honneur de Pachamama, des sacrifices de vigognes.

Avec l'arrivée des Espagnols, l'imposition du Christianisme et l'influence du métissage, la Pachamama a commencé à régresser et à être remplacée par l'image de la Vierge Marie.

Actuellement la tradition de l'offrande se maintient et se pratique toujours, principalement dans les communautés quechuas et aymaras, à travers une offrande appelée Challa ou Pago. La Terre-Mère est considérée comme un être vivant. Elle est à la base de tout : être vivants, végétaux, minéraux, textile, technologie, etc. Il convient donc de lui faire des cadeaux pour s'attirer ses bonnes grâces. Ainsi, on creuse un trou dans le sol, pour y déposer de la nourriture, de la bière et des feuilles de coca, à l'attention de Pachamama ou la Vierge Marie selon ses croyances.
Rituel de Pachamama
Rituel d'offrande à la Pachamama.

Au nord-ouest de l’Argentine, aux abords de la Bolivie, dans la province de Jujuy (à Humahuaca notamment), le rituel de Pachamama s’effectue durant tout le mois d’août.

Ce rituel s’organise entre tous les membres d’un village. Le lieu choisi est généralement dégagé et au point culminant de la ville. Le rituel de Pachamama vise à remercier la Terre pour les offrandes qu'elle nous a accordées durant l’année passée. On la sollicite également pour que l’année à venir soit fructueuse.

Tour à tour les hommes et les femmes creusent un trou, appelé « la Boca », en référence à la bouche de la Terre. Ils considèrent que c’est un canal qui va directement au cœur de la Terre. Une fois la bouche creusée, chacun d’entre eux allume deux cigares qu’ils disposent tout autour de l'orifice. La fumée qui s’en dégage sert à purifier l’environnement et à chasser les mauvais esprits.

Les personnes présentes doivent à leur tour fumer pour montrer qu'elles sont saines. En suivant, ils remercient la Terre en lui versant en son centre une eau bénite. Chacun à son tour, ils se mettent à genoux devant la bouche en la nourrissant de céréales, de feuilles de coca et de nombreux alcools dont la chicha (bière de maïs). L’alcool symbolise le fait que grâce à la Terre, l’Homme peut s’amuser et profiter de la vie.

Une fois tout le monde passé et tous les alcools consommés, ils nourrissent la bouche une dernière fois d’un mélange de purée de maïs et ils la referment chacun un petit peu en priant.

À la suite, les hommes se mettent à jouer de la musique autour de la Boca et tout le monde chante en l’honneur de Pachamama.

Et

À 11 h environ ce vendredi matin, le porte-avions Amiral Kouznetsov est passé au large de Douvres et a commencé sa descente de la Manche. Plus tôt dans la matinée, c’est le remorqueur de haute-mer Nikolay Chiker qui devait passer devant les vigies du Cap Gris-Nez. Ce bâtiment — absolument essentiel, car capable de remorquer, même en pleine tempête, un porte-avions ou de prêter assistance à un sous-marin en perdition — devrait ouvrir un défilé de navires russes. Le noyau dur de l’armada se compose de huit navires, dont le porte-avions Amiral Kouznetsov, un sous-marin lanceur d’engins et le croiseur à propulsion nucléaire Pierre le Grand. La flotte comporte également un bâtiment ravitailleur datant de 1973, le Sergey Osipov, ainsi qu’un destroyer le Severomorsk.

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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:11

Le quechua1 (prononcé en français : /ke.ʃɥa/) est une famille de langues parlée au Pérou, où il a le statut de langue officielle depuis 1975, ainsi que dans d'autres régions des Andes, du sud de la Colombie au nord de l'Argentine. Sa variante équatorienne est appelée kichwa, ou quichua. Il compte environ dix millions de locuteurs2, dont un million et demi en Équateur3, plus de quatre millions au Pérou4 et près de trois millions en Bolivie5. Il se subdivise en de nombreuses variétés. La plus répandue (sud du Pérou et Bolivie) est le quéchua dit « cuzquègne », qui possède une tradition écrite ancienne remontant à l'époque coloniale (XVIe siècle).

Le quechua était la lingua franca de la civilisation inca (mais non sa langue officielle, laquelle était l'aymara). L'extension territoriale actuelle du quéchua est due au fait qu'il a été promu au rang de lengua general par le colonisateur espagnol.

et

Le quechua est une langue agglutinante, construisant ses mots à l'aide de suffixes stables, au nombre d'une centaine.

Le syntagme nominal est constitué d'une base à laquelle viennent s'adjoindre d'éventuels suffixes possessifs (proches des personnes de la conjugaison), des suffixes modificateurs et des suffixes casuels (lesquels sont au nombre de 12). Un éventuel suffixe de non pluralité se place entre les premiers et les seconds.

Le syntagme verbal, situé en fin de phrase, est constitué de marques de temps, d'aspects, de transitions, de post-verbes et de marques de la personne.

La première personne du pluriel est dédoublée en « nous inclusif » (nous, y compris toi) et « nous exclusif » (nous, mais pas toi).

Le concept de genre est inopérant en quechua, et celui de nombre a une importance moindre que dans les langues indo-européennes.

Le quechua est particulièrement riche et nuancé pour exprimer l'implication du sujet dans les processus exprimés, et notamment les modalités de sa connaissance desdits procès (l'Évidentialité).
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:15

Diodore de Sicile (en grec ancien Διόδωρος / Diódôros) est un historien et chroniqueur grec du Ier siècle av. J.-C., contemporain de Jules César et d'Auguste, auteur de la Bibliothèque historique.

Sommaire

1 Biographie
2 Œuvre
3 Bibliographie
4 Liens externes

Biographie
Diodore est originaire d’Agyrium en Sicile. Après avoir visité les contrées d'Europe et d'Asie ainsi que l'Égypte, il s'établit à Rome. Il laisse une œuvre considérable, l'une des plus riches d'informations sur l'Égypte antique, la Grèce antique et la Rome antique. Il travaille pendant 30 ans à la Bibliothèque historique, qui couvre plus de mille ans d'histoire, des temps mythologiques à Jules César. Son œuvre, rédigée en grec ancien, comprend 40 livres dont une vingtaine subsistent ; elle est la première à aborder une histoire universelle. On attribue parfois à Diodore de Sicile la liste des sept merveilles du monde, étant donnée sa description détaillée des jardins suspendus de Babylone au livre II de la Bibliothèque historique.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:16

Le maïs (Zea mays L., ou Zea mays subsp. mays (autonyme)), ou blé d’Inde au Canada1, est une plante herbacée tropicale annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Le terme désigne aussi le grain de maïs lui-même.

Cette espèce, originaire du Mexique, constituait l'aliment de base des Amérindiens avant l'arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La plante fut divinisée dans les anciennes civilisations d’Amérique centrale et méridionale, et était cultivée par les Nord-Amérindiens avec la courge et le haricot en utilisant la technique dite « des trois sœurs ». Introduite en Europe au XVIe siècle, elle est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Avec l’avènement des semences hybrides dans la première moitié du XXe siècle, puis des semences transgéniques récemment, le maïs est devenu le symbole de l’agriculture intensive en Europe de l'Ouest, aux États-Unis et en Chine mais il est aussi cultivé de façon très extensive dans l'Ouest de l'Afrique du Sud ou semi-extensive en Argentine et en Europe de l'Est.

L’origine botanique du maïs, plante qui n’existe pas à l’état sauvage sous sa forme actuelle, a longtemps été sujette à controverses.

De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer l’origine du maïs dans la Mésoamérique, mais deux écoles2 continuent de s’affronter :

celle du maïs sauvage, qui existait avant l’arrivée de l’homme, qui est soutenue par Paul Christoph Mangelsdorf ;
celle de la téosinte ancêtre du maïs, soutenue par Beadle.

Cependant, un très grand nombre de preuves issues de la biologie moléculaire accréditent aujourd’hui la théorie selon laquelle la téosinte est l’ancêtre du maïs cultivé.

Les très grandes différences morphologiques présentes entre le maïs et la téosinte sont dues à un nombre étonnamment faible de gènes. Des croisements entre des plants de maïs cultivés et des plants de téosinte ont montré que les principales différences morphologiques entre ces deux plantes sont codées par des gènes présents dans dix petites zones du génome. Pour deux de ces zones, un seul gène est présent. Notamment le gène tb13 qui contrôle l'architecture de ces plants et leur déterminisme sexuel. Ce gène est identique entre le maïs et la téosinte mais la sélection naturelle s'est effectuée sur le promoteur qui régule ce gène, promoteur qui a une intensité d'expression différente entre la téosinte (d'où son aspect buissonnant avec de nombreuses inflorescences mâles sur les branches), et le maïs marqué par une forte dominance apicale (petit nombre de tiges peu ramifiées et portant de nombreuses inflorescences femelles)4.

La domestication du maïs par sélection de plants de téosinte mutés qui allait aboutir au maïs actuel aurait commencé il y a neuf millénaires dans le bassin du fleuve Balsas, au sud-ouest du Mexique.

Il est originaire de régions clairement reconnues et séparées par l’équateur :

au nord : Mexique, Amérique centrale, Venezuela, Colombie ;
au sud : Pérou, Équateur, Bolivie, Chili, Brésil.

Histoire
Ensilage du maïs par les aztèques, Codex de Florence, fin XVIe siècle
Le maïs (ou blé d’Inde, Zea mays), cultivé comme céréale ou comme plante fourragère, est originaire d’Amérique où il constituait la base de l’alimentation des Amérindiens
Origines au Mexique

L'histoire du maïs commence par la culture de la téosinte il y a 9 000 ans au Mexique dans la haute vallée du Rio Balsas. À partir de -3000, on trouve du maïs dans toutes les basses terres de l'Amérique centrale (Yucatan, Caraïbes, Andes). Les peuples mésoaméricains du centre du Mexique et du Yucatan en étaient très dépendants. Vers l'an 1000, les « Anasazis » sont le probable maillon dans l'adaptation du maïs aux zones tempérées et la création des « Northern flints ». En Arizona, pays des « Pueblos » (Hopis et Zunis), le maïs est alors considéré comme l'enfant des dieux, symbole de vie5. Les Nord-Amérindiens consommaient du maïs soufflé.
Dans la milpa amérindienne, on associe la culture des trois sœurs : courge-haricot-maïs

La technique agricole mixte de cultures complémentaires, dite « des trois sœurs », représente les trois principales cultures pratiquées traditionnellement par diverses ethnies amérindiennes d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale : la courge, le maïs et le haricot grimpant (habituellement le haricot tépari ou le haricot commun).
Les Européens découvrent le maïs

Lorsque les Européens exploraient les Amériques, le maïs était donc déjà cultivé du nord au sud du continent depuis les rives du Saint-Laurent (Canada) à celles du Rio de la Plata (Argentine). Le maïs a été vu par les Européens pour la première fois par Christophe Colomb en 1492 à Cuba6. Magellan le trouva à Rio de Janeiro en 1520 et Jacques Cartier rapporta en 1535 que Hochelaga, la future Montréal se trouvait au milieu de champs de maïs, qu’il comparait à du « millet du Brésil ». Un missionnaire fait l'éloge du blé d'Inde en Huronie:

« (traduit en français moderne) Quand ils vont ainsi en guerre et en pays ennemis, pour leur vivres ordinaires, ils portent quant à eux, chacun derrière son dos, un sac plein de farine de blé rôtie et grillée dans les cendres, qu'ils mangent crue, et sans être trempée, ou bien mouillée avec un peu d'eau chaude ou froide, et évitent par ce moyen à faire du feu pour apprêter leur nourriture, quoiqu'ils en fassent parfois la nuit au fond des bois pour n'être aperçus, et font durer cette farine jusqu'à leur retour, après environ six semaines ou deux mois: car après ils viennent se rafraîchir au pays, finissent la guerre pour cette fois, ou y retournent encore avec d'autres provisions.

Que si les Chrétiens usaient de telle sobriété, ils pourraient entretenir de très puissantes armées à peu de frais, et faire la guerre aux ennemis de l'Église et du nom chrétien, sans la foule du peuple, ni la ruine du pays, et Dieu n'y serait pas si offensé, comme il est grandement, par la plupart de nos soldats, qui semblent plutôt (chez le bon homme) gens sans Dieu, que chrétien né pour le Ciel. Ces pauvres Sauvages (à notre confusion) se comportent ainsi modestement en guerre, sans incommoder personne, et s'entretiennent de leur propre et particulier moyen, sans autre gage ou espérance de récompense, que de l'honneur et louange qu'ils estiment plus que tout l'or du monde.

Il serait aussi désirable que l'on semât de ce blé d'Inde par toutes les Provinces de la France, pour l'entretien et nourriture des pauvres qui y sont en abondance: car avec un peu de ce blé on pourrait facilement les nourrir et entretenir autant que les Sauvages, qui sont de même nature que nous, et ainsi ils ne souffriraient de disette, et ne seraient non plus contraints de mendier par les villes, bourgs et villages, comme ils font chaque jour parce qu'outre que ce blé nourrit et rassasie grandement, pas besoin de sauce ni de viande, poisson, beurre, sel ou épice. »

— F. Gabriel Sagard Theodat, Récollet de St. François, de la Province de St. Denys en France, 16327.
Introduction en Europe

La première introduction du maïs dans le Sud de l'Europe, et dans l’Ancien monde, est due à Christophe Colomb au retour de son premier (4 mars 1493) ou deuxième (11 juin 1496) voyage en Amérique selon son propre témoignage8. Néanmoins cette céréale « étrangère » face à la céréale première qu’était le blé, céréale chrétienne par excellence, ne se diffuse que lentement et son origine se perd rapidement puisque chaque localité croit qu'il est issu d'une contrée voisine, d'où les appellations de « blé d'Égypte » par les Turcs mais « froment de Turquie » en Allemagne, « blé de Sicile » en Toscane mais « blé de Rome » en Lorraine et dans les Vosges, etc9.

Du sud de l’Espagne, il s’est diffusé dans toutes les régions d’Europe méridionale au climat suffisamment chaud et humide, le Portugal (1515) où il est appelé milho (« gros millet marocain »), le Pays basque espagnol (1576), la Galice, le Sud-Ouest de la France et la Bresse (1612), la Franche-Comté alors possession espagnole, et où il est nommé « blé d'Espagne », le reste de la France restant longtemps réticent à sa culture au profit du blé, la Vénétie (1554), puis toute la plaine du Pô. D’Italie, il s’est répandu vers l’est : Serbie, Roumanie (1692), Turquie10. « Brouet des pauvres » en Europe, il devient parfois un plat central ou un marqueur alimentaire en Italie avec la polenta de maïs, au Portugal avec le broa, en Roumanie avec la mămăligă, dans le Sud-Ouest de la France (talo, miches de Gascogne, crêpes de maïs d'Aquitaine) ou en Bresse avec ses gaudes11.

La théorie de la diffusion du maïs de l'Espagne vers le Nord de l'Europe est maintenant complètement abandonnée. On sait maintenant que les populations du Nord et du centre de l'Europe dérivent directement des Northern flints du Canada et du Nord des États-Unis, ramenées par les explorateurs de cette zone, notamment par Jacques Cartier en Normandie12,13. Les maïs de Christophe Colomb et ses successeurs d'origine Caraïbe ne se retrouvent plus qu'au Sud de l'Espagne et la plupart des variétés du Sud de l'Europe viennent d'Argentine (vitreux Italiens et balkaniques).
Ailleurs
En Afrique, le maïs a été introduit d’une part en Égypte vers 1540, par la Turquie et la Syrie, d’autre part dans la région du golfe de Guinée par les Portugais vers 1550.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:17

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.


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MessageSujet: Re: Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier. Mar 24 Mai à 13:46
Des iles, des livres et des cultures.

Les langues s’écartelèrent,
le Silence s'introduit:
La chair de Poule pénètre...!

L’Égalité affronte le racisme...
Les enfants des justes sont mis
sous tutelle d'un mauvais œil.

De là haut, on ramène vers le bas
afin de renforcer ses stratégies
au détriment de l'uniforme
et de la République.

Ainsi pas besoin d'y introduire
des raisons ou des valeurs,
c'est juste le ventre d'une femelle requin.

Au sein de cette discorde, tu
dois préserver et sa réintroduire
propre pomme: Elle est Pépins.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:22

Exemples de signification des prénoms slaves

Les prénoms à lexème unique dérivent de mots de la vie quotidienne ou d'adjectifs, exemples:

Les prénoms féminins :

Vera (foi),
Nadia (espoir),
Vesela (heureux),
Duša (âme),
Zlata (d'or),
Zora (aube),
Sveta (lumière, saint ou fort),
Mila (amour, aimé),
Dobra (bon),
Luba (amour, aimé),
Kveta, Cveta (fleur),
Vesna (ressort),
Slava (renommée, gloire),
Mira (paix),
Rada (heureux),
Brana (protégez),
Živa, Żywia (vivant),
Miluša (aimable),
Snežana (femme de neige),
Jagoda (baie),
Kalina (arbre de sorbe)...



Les prénoms masculins :

Vlad (règle, dirigeant),
Ognjen (le feu),
Dusan (âme),
Vuk (loup),
Radost (bonheur),
Miłosz (amour),
Borya (combat),
Zdravko (santé),
Dragan (très, aimé),
Gniewko (colère, furieux),
Darko (cadeau),
Nemanja (sans possession),
Nebojša (sans peur),
Goran (homme de montagne),
Lasota (homme de forêt),
Nayden (trouvé),
Plamen (le feu),
Yasen (arbre de cendre),
Mladen (jeune)...

Des noms composés de deux lexèmes (préfixe et suffixe), exemples:

Notez que les équivalents féminins finissent habituellement dans la voyelle « a » (par exemple: Bogusław - Bogusława).
Préfixe ou suffixe signification Exemples
bog, boh, boż Dieu, riche, destin, chance Bogna, Bogdan, Bogusław, Bożena, Bohumil, Bogomil
bor combat, combattant Boris, Sambor, Borzysław, Velibor, Ratibor
bron, bran, barn protégez, défendez Bronisław, Branimir, Barnim
ciech, tech, tješ heureux, bonheur Wojciech, Sieciech, Božetech, Tješimir
dan, dar cadeau, recevez Božidar, Damir, Slobodan
dobro qualité, bon Dobrogost, Dobroslav, Dobrawa
dom maison Domasław, Domoľub, Domamir
drag, droh, droh très, aimé Predrag, Dragan, Miłodrag, Dragoslav, Dragomir, Drogomysł
gnev, hněv, gniew colère, furieux Zbigniew, Gniewomir, Spytihněv
gost hôte Radogost, Dobrogost, Gostomysł
jar grave, fort Jaromir, Jarosław, Jaropełk, Jarmila.
lub,ljub, l'ub amour, faveur Lubomir, Luboš, Lubovl, Slavoljub
lud, ljud gens, peuple Ludmila, Ludomir
mil, mił amour, faveur Milan, Milena, Milovan, Vlastimil, Miloš, Ludmila, Jarmila
mir, měr, mierz paix, monde, prestige Casimir, Vladimir, Sławomir, Miroslav, Dragomir
mysl, mysł pensez Premysl, Gostomysl, Przemysław
polk, pluk, pełk régiment Svätopluk, Jaropolk, Jaropełk
rad joie, au soin Radosław, Radomir, Radovan, Radmila, Milorad
slav, sław renommée, gloire Jaroslav, Stanislas, Ladislas, Boleslas, Bogusław, Zdzisław
svjat, svet, svät lumière, saint, fort Sviatoslav, Svätopluk, Svetlana
vjače, wence, vac, więce plus, grand Venceslas, Václav, Wiesław
vlad, volod, wład règle, dirigeant Vladimir, Vladislas, Vladan, Władysław, Wsewolod
voj, woj guerre, guerrier Wojciech, Vojislav
Bibliographie (pl)

A.Cieślikowa (red.) Słownik etymologiczno-motywacyjny staropolskich nazw osobowych t.1, Kraków 2000, ISBN 83-87623-23-7
A.Cieślikowa Derywacja paradygmatyczna w staropolskiej antroponimii, Kraków 1991, ISBN 83-900261-7-1
A. Brückner Słownik etymologiczny języka polskiego, Warszawa 1985
M. Malec Imię w polskiej antroponimii i kulturze, Kraków 2001, ISBN 83-87623-27-X
M. Malec, Obraz rodziny w słowiańskich imionach złożonych, [w:] Rozprawy slawistyczne nr 16, * Słowiańskie composita antroponimiczne, Lublin 2000

Articles connexes

Liste des prénoms d'origine slave

Principale référence

en:Slavic names – Wikipedia anglaise
Notes et références (pl)

↑ a, b, c et d (pl) "Imiona Słowiańskie na ziemiach polskich" [archive]
↑ (pl) "Imiona słowiańskie" [archive]

Liens externes

Prénoms de l'époque païenne (fr)
Noms slaves dans le calendrier (pl)
Origine des noms slaves (en)


Dans la vieille tradition pré-chrétienne, un enfant jusqu'à 7 ou 10 ans portait un prénom de « substitution » (par exemple : Niemój, « pas à moi » ; Nielub, « pas aimé ») qui diminuait l'importance d'un enfant et le protégeait des puissances mauvaises. La raison en était le taux élevé de mortalité d'enfants en bas âge à l'époque1. Un enfant qui a survécu à 7-10 ans était digne de soin et recevait le statut d'un adulte et un nouveau nom adulte pendant le rituel de la première coupe de cheveux.

Les prénoms slaves étaient dominants jusqu'au Concile de Trente (1545-63) quand l'église catholique a décidé que chaque chrétien devrait avoir le prénom de baptême au lieu d'un prénom indigène. En Pologne, la noblesse, particulièrement chez les protestants, a essayé de préserver des prénoms traditionnels, tels que Zbigniew et Jarosław, mais les gens du commun choisissaient seulement des prénoms du calendrier chrétien avec seulement peu de noms de saints d'origine slave comme : Kazimierz (Saint Casimir), Stanisław (Saint Stanislas), Wacław (Saint Venceslas) et Władysław (Saint Ladislaus)2. En plus, on a permis des noms qui se sont rapportés à Dieu (par exemple Bogdan, Bogumił)1. Cette situation a duré jusqu'aux XIXe et XXe siècles, quand pendant les renaissances nationales les prénoms traditionnels ont gagné en popularité, particulièrement des noms de chefs et de héros historiques. Là ont été reconstruits beaucoup de prénoms oubliés comme : Bronisław, Bolesław, Dobiesław, Dobrosław, Jarosław, Mirosław, Przemysław, Radosław, Sławomir, Wiesław, Zdzisław, Zbigniew et des prénoms neufs ont été créés, par exemple Lechosław, Wieńczysław1. De nos jours, des prénoms slaves traditionnels sont acceptés par l'église chrétienne et sont donnés au baptême de l'enfant.

Elohim et Le peuples des Laïques...
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Ven 21 Oct à 9:26

L'ordre du Milan d'or (金鵄勲章, Kinshi Kunsho?) était un ordre japonais établi le 12 février 1875 par l'empereur Meiji "en commémoration de Jimmu Tennō, le Romulus du Japon"1. Il fut aboli par les forces alliées en 1947.

Sommaire

1 Histoire
2 Symbole
3 Quelques récipiendaires
3.1 Première classe
3.2 Deuxième classe
3.3 Troisième classe
3.4 Quatrième classe
3.5 Cinquième classe
3.6 Sixième classe
3.7 Septième classe
3.8 Classe inconnue
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
5.2 Article connexe
5.3 Liens externes

Histoire

L'ordre du Milan d'or était une décoration exclusivement militaire accordé pour bravoure ou bon commandement au combat.

L'ordre comportait 7 classes. Les soldats de rang étaient éligibles de la 7e à la 5e, les sous-officiers, de la 6e à la 4e, les officiers juniors, de la 5e à la 3e, les officiers supérieurs, de la 4e à la 2e et les officiers généraux, de la 3e à la 1re.

Plus de 1 067 492 personnes reçurent cet ordre pendant son existence, surtout des 6es et 7es classes. Seules 41 1res classes et 202 2es classes furent décernées.

Par conflit :

Guerre sino-japonaise (1894-1895) : approx. 2000
Guerre russo-japonaise : approx. 109 600
Première Guerre mondiale : approx. 3000
Incident de Mukden : approx. 9000
Guerre sino-japonaise (1937-1945) : approx. 190 000
Guerre du pacifique : approx. 630 000

La récompense était accompagnée d'une pension annuelle à vie, fixée en 1916. Après la mort du bénéficiaire, sa famille percevait la pension pendant un an. Si le bénéficiaire mourait moins de 5 ans après avoir reçu la décoration, sa famille percevait la pension jusqu'à la fin de la période de 5 ans2. En 1939, les pensions par classe étaient les suivantes :

1re classe - 1500 yen
2e classe - 1000 yen
3e classe - 700 yen
4e classe - 500 yen
5e classe - 350 yen
6e classe - 250 yen
7e classe - 150 yen

La paye mensuelle d'une soldat simple de l'armée impériale japonaise était à l'époque de 8 Yen et 80 Sen. La pension annuelle fut cependant abolie en 1940.

La décoration fut parfois attribuée à un groupe. En octobre 1942, l'ordre fut décerné à titre posthume après des cérémonies au sanctuaire de Yasukuni. 995 lauréats à titre posthume avaient été tués dans de lointains combats de la guerre du Pacifique et 3 031 en Chine. Dans ce cas, l'annonce officielle des lauréats par radio fut suivie par les forces alliées en Asie3. Le nombre de lauréats à titre posthume fut considéré comme très important par les analystes alliés4 Beaucoup de hauts officiers avaient été nommés, en plus de 55 aviateurs de la marine et 9 "membres d'une flottille d'attaque spéciale", probablement l'équipage d'un sous-marin miniature qui avait participé à l'attaque de Pearl Harbor3.

L'ordre du Milan d'or fut officiellement aboli par les forces alliées pendant l'occupation du Japon en 1947.
Symbole
Ordre du Milan doré, plaque de 1re et 2e classe.

La médaille représentait un milan doré, décrit dans l'ancienne chronique japonaise Nihon Shoki comme le messager des Kami qui aida l'empereur Jimmu à vaincre ses ennemis pendant une bataille. L'oiseau se tient sur une étoile à huit branches avec 32 rayons émaillés en rouge. Derrière le milan se croisent deux anciens boucliers samouraï, émaillés en bleu, et deux épées croisées émaillées en jaune avec des poignées en argent. Sur un côté se trouve une hallebarde (émaillé en vert avec des ornements blancs) et le symbole shinto Tomoe sur deux bannières rouges. Le revers est vide.

La médaille était dorée de la 1re à la 5e classe et argentée de la 5e à la 7e. Elle était suspendue à un ruban bleu et vert avec des bandes blanches sur les côtés, porté en écharpe sur l'épaule droite par la 1re classe, en collier par la 2e et 3e classe et sur la poitrine gauche par la 4e et la 5e. Les médailles de 6e et 7e classe n'étaient pas émaillées.

L'étoile de la 1re et 2e classe était similaire à celle de la médaille décrite ci-dessus, mais émaillée en rouge et en jaune. Elle était portée sur la poitrine gauche par la 1re classe et sur la poitrine droite par la 2e classe.
Quelques récipiendaires
Première classe

Armée impériale japonaise

Andō Sadayoshi (1853-1932)
Oku Yasukata (1847–1930).
Ōyama Iwao (1842–1916).
Kamio Mitsuomi (1856-1927).
Kawamura Kageaki (1850–1926).
Kuroki Tamemoto (1844–1923).
Kodama Gentarō (1852–1906)5.
Terauchi Masatake (1852–1919).
Nishi Kanjirō (1846-1912).
Nogi Maresuke (1849–1912)6.
Nozu Michitsura (1840–1908).
Hasegawa Yoshimichi (1850–1924).
Yamagata Aritomo (1838–1922).
Yasuji Okamura (1884–1966).
Shigeru Honjō (1876–1945).
Nobuyoshi Mutō (1868–1933).
Hisaichi Terauchi (1879–1946).
Shunroku Hata (1879–1962).
Matsui Iwane (1878–1948).
Hajime Sugiyama (1880–1945).
Toshizo Nishio (1881–1960).
Tomoyuki Yamashita (1885–1946).
Uchiyama Kojirō (1859-1945)



Marine impériale japonaise

Masafumi Arima (1895–1944).
Ijūin Gorō (1852–1921)
Itō Sukeyuki (1843–1914)
Kantarō Suzuki (1868–1948)
Kamimura Hikonojō (1849–1916).
Kataoka Shichirō (1854–1920).
Mineichi Koga (1885–1944).
Chuichi Nagumo (1887–1944).
Koshirō Oikawa (1883–1958).
Tōgō Heihachirō (1848–1934).
Tamon Yamaguchi (1892–1942)
Yamamoto Gonnohyoe (1852–1933).
Isoroku Yamamoto (1884–1943).
Mitsumasa Yonai (1880–1948)

Deuxième classe

Armée impériale japonaise

Ōkubo Haruno (1846-1915)
Ogawa Mataji (1848-1909)
Ōsako Naoharu (1844-1927)
Ōsako Naomichi (1854-1934)
Ōshima Hisanao (1848-1928)
Umezawa Michiharu (1853–1924)7.
Hayao Tada (1882–1948)
Ichinohe Hyōe (1855-1931)
Inoue Hikaru (1851-1908)
Sadao Araki (1877–1966).
Jun Ushiroku (1884–1973).
Ueda Arisawa (1850-1921)
Yoshinori Shirakawa (1869-1932)



Marine impériale japonaise

Takeo Takagi (1892–1944)8.
Katō Sadakichi (1861-1927)
Uryū Sotokichi (1857-1937)

Troisième classe

Armée impériale japonaise

Kazushige Ugaki (1868–1956)



Marine impériale japonaise

Kantarō Suzuki (1868–1948)9
Yamashita Gentarō (1863-1931)

Quatrième classe
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Cinquième classe

Armée impériale japonaise

Masanobu Tsuji (1902–1961)10.
Tetsuzō Iwamoto (1916-1955)

Sixième classe
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Septième classe
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Classe inconnue

Armée impériale japonaise

Tateo Katō (1903–1942)11.
Yasuji Okamura (1884–1966).
Nagaoka Gaishi (1858-1933)
Shimamura Hayao (1858-1923)
Akashi Motojirō (1864-1919)

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Order of the Golden Kite » (voir la liste des auteurs).

↑ Chamberlain, Basil Hall. (1905) Things Japanese: Being Notes on Various Subjects Connected with Japan for the use of Travellers and Others [archive], p. 114.
↑ The Japan Year Book 1938-1939, Kenkyusha Press, Foreign Association of Japan
↑ a et b "Tokyo Awards List Big Officer Loss; Vice Admiral, 2 Rear Admirals and 2 Major Generals Win Posthumous Honors; 55 Naval Fliers Named; Group Included Covers the Japanese Pacific Dead Up to Mid-February" [archive], New York Times, October 16, 1942.
↑ "Japan's Hero's" [archive], Time. October 26, 1942.
↑ Honor awarded 1907 -- Barry, Richard. "The Passing of Japan's Supreme Genius" [archive], New York Times, July 29, 1906.
↑ "Nogi, Maresuke" [archive], Encyclopædia Britannica (12th ed.), Vol. XXX, p. 1139.
↑ Awarded also third and fourth class of the same order « {{{1}}} »
↑ IJN 6th (Navy (submarine)) fleet Posthumous Admiral. (Solid Gold Hanko 34.8grms) also found belonging to Mr Takagi in Australia; presented with award possibly for a battle in 1943 (as inscribed on Gold Hanko)« {{{1}}} »
↑ Iwata Nishizawa. (1917). "Rear Admiral Suzuki Kantaro" [archive], Japan in the Taisho era, p. 783-784.
↑ Honor awarded 1942 -- Tsuji, Masanobu. (1997). Japan's Greatest Victory, Britain's Worst Defeat, p. 108.
↑ Honor awarded 1942 -- "Tokyo Awards List Big Officer Loss; Vice Admiral, 2 Rear Admirals and 2 Major Generals Win Posthumous Honors; 55 Naval Fliers Named; Group Included Covers the Japanese Pacific Dead Up to Mid-February" [archive], New York Times, October 16, 1942.

et

La Veuve noire (Black Widow en version originale) est le pseudonyme de deux personnages de fiction appartenant à l'univers de Marvel Comics.

Les deux sont des espionnes russes : la première (et la plus connue) est Natalia Romanova ou Natasha Romanoff. Créée par les artistes Stan Lee, Don Rico et Don Heck, elle est d'abord apparue comme ennemie d'Iron Man dans le comic book Tales of Suspense no 52 en 1964, puis reconvertie en super-héroïne. La seconde Veuve noire est Yelena Belova, une création du scénariste Devin Grayson et du dessinateur J. G. Jones (en) apparue pour la première fois dans la mini-série Black Widow: The Itsy-Bitsy Spider en 1999.

Avec

Le cornichon est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitaceae, cultivée pour ses fruits, récoltés avant maturité et consommés principalement comme condiment.

Le nom scientifique est Cucumis sativus. Concombre et cornichon sont une même espèce. Historiquement le concombre était récolté à maturité, à la différence du cornichon, puis des variétés ont été sélectionnées pour produire des cornichons et d'autres des concombres. Les sélections effectuées par l'homme ont accentué les caractères propres à chacun, pour obtenir des cultivars distincts1. Parmi les variétés appréciées de cornichons on peut citer le Fin de Meaux, le Vert petit de Paris, le Délicatesse, l’Amélioré de Bourbonne et le Colet F1.

Le mot cornichon est également, en langage familier, utilisé pour désigner une personne niaise, stupide. C’est aussi le surnom de l’élève de classe préparatoire à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

L’appellation de cornichon de mer est parfois utilisée pour désigner la salicorne d'Europe, une plante d’aspect fort différent des cornichons, qui n’est pas botaniquement de la même famille, et qui ne doit ce surnom qu’à cause d’un usage culinaire similaire. Quand elle est jeune sa tige peut être confite dans le vinaigre et servir de condiment, à la manière d’un cornichon.
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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Sam 19 Nov à 3:32

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

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MessageSujet: Re: Pomme de terre, Solanum tuberosum, Athéna et Y'becca   Jeu 12 Jan à 9:14

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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