Le clans des mouettes

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 Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:11

La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu au Mali depuis 2012, à la suite d'une insurrection de groupes armés salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad.

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t153-guerre-civile-syrienne#3648
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t135-lettres-de-camille-claudel-liberte-2015-et-y-becca

Le conflit est une des conséquences de la guerre civile libyenne. Après le renversement du régime de Kadhafi, des arsenaux militaires sont pillés par des groupes armés, tandis que des mercenaires touaregs au service de la Jamahiriya arabe libyenne fuient vers le Sahara et rejoignent des mouvements rebelles avec armes et bagages.

Le 17 janvier , les rebelles touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ansar Dine (salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les djihadistes d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne tente un coup d'État en mars qui provoque des affrontements entre « bérets verts » et « bérets rouges » et désorganise les opérations au nord. Les rebelles en profitent et s'emparent de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 6 avril, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad. Les combats ont alors fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Cependant les rebelles se déchirent à leur tour. Les divergences entre le MNLA et Ansar Dine brisent leur alliance et en juin, les indépendantistes sont chassés de Gao par le MUJAO et AQMI et doivent abandonner Tombouctou. En novembre, le MNLA tente une contre-attaque, mais il est repoussé près d'Ansongo, puis il perd le contrôle de Ménaka.

Fin 2012, les négociations échouent et en janvier 2013, les djihadistes salafistes lancent une offensive sur Ségou et Mopti au sud du Mali. Cette attaque provoque l'entrée en guerre de la France, avec le lancement de l'opération Serval, et de plusieurs pays africains de la CEDEAO dans le cadre de la MISMA. En quelques jours, les islamistes sont repoussés à Konna et Diabaly, puis Gao et Tombouctou sont reprises. Les forces djihadistes en déroute abandonnent les villes, dont certaines comme Kidal sont reprises par le MNLA, et se retranchent dans l'Adrar Tigharghar, situé dans l'Adrar des Ifoghas. En mars, Tigharghar, la principale base djihadiste au Mali, est conquise au terme d'une offensive franco-tchadienne.

De nombreux combattants islamistes désertent, changent de camp ou fuient à l'étranger, d'autres en revanche poursuivent la guérilla, posent des mines et mènent des attentats. Des affrontements ponctuels opposent également le gouvernement malien aux indépendantistes qui refusent la venue de l'armée malienne dans la région de Kidal. Finalement le 18 juin 2013, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA signent un accord de cessez-le-feu qui permet le retour des autorités maliennes à Kidal et la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet 2013 dans le nord du pays

De son côté l'ONU prend le relais de la MISMA et met en place la MINUSMA, tandis que l'Union européenne engage la mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Les affrontements entre l'armée malienne et les rebelles touaregs et arabes reprennent en mai 2014. Les Maliens sont vaincus à Kidal et chassés de la ville par les rebelles qui reprennent le contrôle de la quasi-totalité de la région de Kidal et de la plus grande partie de la région de Gao. Rassemblées au sein d'une alliance appelée la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, des milices loyalistes passent alors à l'offensive contre les rebelles, désormais regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Après plusieurs mois de combats, un accord de paix, l'Accord d'Alger, est conclu et signé le 15 mai et le 20 juin 2015. Cependant les djihadistes poursuivent leurs attaques.

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Ibrahim Ag Inawalen
Ibrahim Ag Inawalen
Surnom Bana
Naissance date inconnue
Abeïbara
Décès 18 mai 2015
Au nord-est de Kidal
Mort au combat
Origine Malien, Touareg ifoghas
Allégeance Drapeau du Mali Mali (?-2006)
ShababFlag.svg Ansar Dine (2012-2015)
Grade Colonel (Mali)
Émir (Ansar Dine)
Conflits Guerre du Mali
Commandement Numéro 2 d'Ansar Dine
Faits d'armes Bataille d'Aguel'hoc
Bataille de l'Ametettaï
modifier Consultez la documentation du modèle

Ibrahim Ag Inawalen, dit « Bana », né à Abeïbara et tué par l'armée française la nuit du 17 au 18 mai 2015 au nord-est de Kidal, est un militaire et un chef djihadiste touareg malien.
Biographie

Ibrahim Ag Inawalen intègre l'armée malienne où il obtient le grade de colonel, il déserte cependant en 20061,2.

Lorsque la guerre du Mali débute en 2012, il rejoint Ansar Dine et devient commandant de la région d'Aguel'hoc3,4. En janvier, il prend part à la prise d'Aguel'hoc et pourrait avoir une responsabilité dans le massacre de la garnison malienne2. Il serait aussi responsable, dans cette ville, de la lapidation le 29 juillet 2012, d'un couple qui avait conçu des enfants hors mariage1.

Considéré comme un élément essentiel pour négocier la libération des otages, il est volontairement préservé par les Français lors de l'Opération Serval5. En 2013, il prend cependant part à la violente bataille de Tigharghâr contre les forces françaises et tchadiennes5. Puis en 2013 et 2014, il sert d'intermédiaire avec le Nigérien Mohamed Akotey pour négocier la libération des quatre otages d'Arlit, puis celle de Serge Lazarevic1,6.

À la suite de la mort d'autres chefs djihadistes, il devient selon l'armée française, le numéro deux d'Ansar Dine vers 2014-20151.

Ibrahim Ag Inawalen est tué par l'armée française la nuit du 17 au 18 mai 2015 dans une opération menée à l'extrême nord du Mali. Cette nuit-là il rencontre Abdelkrim al-Targui, un chef d'une katiba d'AQMI, dans une zone au nord-est de Kidal. Les deux chefs, chacun accompagné d'un garde, sont surpris par les militaires français et les quatre djihadistes sont tous tués dans l'affrontement7,8,9,10,11.
Références

↑ a, b, c et d RFI : Qui sont les deux jihadistes abattus par l’armée française au Mali? [archive]
↑ a et b Libération : Au Mali, la terreur perd des têtes mais pas pied [archive], par Jean-Louis Le Touzet.
↑ Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, Tallandier, 2014, p.591.
↑ Le Républicain : Aguel Hoc (Nord Mali) / Aqmi lapide à mort un couple [archive]
↑ a et b RFI : Otages: quand la France utilisait Bana pour obtenir des libérations [archive]
↑ Serge Daniel, Les mafias du Mali ; Trafics et terrorisme au Sahel, p. 181-182.
↑ RFI : Mali: Abdelkrim al-Targui tué dans une opération française [archive]
↑ RFI : Deux chefs jihadistes tués au Mali: une opération longuement préparée [archive]
↑ Ministère de la Défense : Sahel : deux importants chefs terroristes mis hors de combat [archive]
↑ AFP : Mali: deux importants chefs jihadistes tués par l'armée française [archive]
↑ Reuters : Bourse de Paris : Quatre "terroristes" tués au Mali par l'armée française [archive]

Bibliographie
Serge Daniel, Les mafias du Mali : trafics et terrorisme au Sahel, Paris, Descartes & Cie, 2014, 320 p. (ISBN 978-2-84446271-Cool.

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Jacques Fontaine, né le 25 avril 1922 aux Lilas et mort le 31 mai 2015 à Châtenay-Malabry1, est un historien médiéviste et universitaire français, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (AIBL).

Sommaire

1 Biographie
2 Publications
3 Distinctions
4 Notes et références
5 Liens externes

Biographie
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Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 27 mai 1983 au fauteuil de Jean Filliozat.

Il est président de l'AIBL et de l'Institut de France en 1993. En 1968, il préside également la Société des études latines.

Il est membre du comité national du CNRS, du comité de l'association Guillaume-Budé, du comité directeur de la Commission internationale d’histoire ecclésiastique comparée, du conseil scientifique du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de l'université de Poitiers et des conseils d’administration de l’Institut d’études augustiniennes (qu'il présida) et de l' École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Il fait aussi partie de nombreuses académies internationales, à savoir : les Académie royale d'histoire et de beaux-arts et de sciences historiques espagnoles, l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, la British Academy, l'Académie royale d'Irlande et la Medieval Academy of America.

Il est, enfin, docteur honoris causa de l’Université pontificale de Salamanque, de l’Université catholique Jean-Paul II de Lublin et de l’Université catholique du Sacré-Cœur.
Publications
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1959 : Isidore de Séville et la culture classique dans l’Espagne wisigothique.
1960 : Isidore de Séville, Traité de la nature, suivi de l’Épître en vers du roi Sisebut à Isidore, édition critique, traduction annotée et introduction.
1966 : Tertullien. Sur la couronne, édition critique, introduction et annotations.
1967-1969 : Sulpice Sévère, Vie de Saint-Martin, introduction, texte et traduction, commentaire puis commentaire et index.
1968 :
Aspects et problèmes de la prose d’art au IIIe siècle : la genèse des styles latins chrétiens.
Ammien Marcellin, Histoire.
1970 : La littérature latine chrétienne.
1973-1977 : L’art préroman hispanique
1980 : Études sur la poésie latine tardive d’Ausone à Prudence.
1981 : Naissance de la poésie dans l’Occident chrétien. Esquisse d’une histoire de la poésie latine chrétienne du IIIe au VIe siècle.
1985 : Senlis, berceau de la France, avec Anne Fontaine.
1986 : Culture et spiritualité en Espagne du IVe au VIIe siècle.
1988 : Tradition et actualité chez Isidore de Séville.
1992 :
Saint Augustin. Confessioni, Introduzione generale.
Ambroise, Hymnes, édition critique, traduction et commentaires.
2000 : « Histoire et archéologie de la péninsule Ibérique antique, chronique VI (1993-1997), in Revue des études anciennes.
2001 : Isidore de Séville : genèse et originalité de la culture hispanique au temps des Wisigoths.

Distinctions

Officier de la Légion d’honneur
Commandeur des Palmes académiques
Chevalier des Arts et Lettres

Notes et références

↑ « Avis de décès » [archive], avis-de-deces.net.

Liens externes

« FONTAINE Jacques », fiche sur aibl.fr.

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Catégories :

Naissance en avril 1922 Naissance aux Lilas Élève de l'École normale supérieure (rue d'Ulm)Agrégé de lettres Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres Membre de la British Academy Docteur honoris causa Décès en mai 2015Décès à 93 ans Décès à Châtenay-Malabry Officier de la Légion d'honneur Commandeur des Palmes académiques Chevalier des Arts et des Lettres


Dernière édition par yanis la chouette le Sam 8 Oct à 10:45, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:12

Le Nigeria ou Nigéria, sous sa forme longue République fédérale du Nigeria2, en anglais Federal Republic of Nigeria, est un pays d'Afrique de l'Ouest situé dans le golfe de Guinée. Avec plus de 181 millions d'habitants en 20153, le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique et le 7e pays du monde par son nombre d'habitants.

Le Nigeria est la première puissance économique d'Afrique. Toutefois, malgré une production de pétrole importante, le pays demeure relativement pauvre, en raison notamment d'une très forte corruption4. Les dernières élections se sont déroulées en mars 2015.

Depuis 1991, la capitale du Nigeria est la ville nouvelle d'Abuja. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ses habitants sont les Nigérians5.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:13

Géographie humaine et rébellions touarègues

Les Touaregs appartiennent à l'ensemble ethno-linguistique amazigh (Berbères). Leur population générale est difficile à évaluer et serait aux alentours de 1,5 million, dont 550 000 au Mali, (soit à peine 8,6 % de la population totale) 800 000 au Niger, 50 000 en Algérie et au Maroc, le reste au Burkina Faso et en Libye28.

Ce conflit s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rébellions touarègues », qui a non seulement opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger, mais aussi les Touaregs entre eux et les Touaregs avec les autres populations (Songhaï, Peul, Sahraoui, Arabe…).

Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :

La rébellion touarègue de 1916-1917 au Niger.
À partir de 1958, le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), revendique la constitution d'un État touareg28.
La rébellion touarègue de 1962-1964 au Mali, généralement appelé "première rébellion touareg", qui fut très durement réprimée par l'armée malienne28.
Frappés également par la sécheresse des années 1970, les Touaregs se réfugient en Algérie et en Libye où dans les camps les jeunes sont entraînés et enrôlés par l'armée28.
En 1988, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé28.
La rébellion touarègue de 1990-1996 au Mali et au Niger. Elle débuta en 1990, deux ans après la création du Mouvement populaire de libération de l'Azawad. Au Mali, une première période de conflit (octobre-décembre 1990) aboutit à la signature des Accords de Tamanrasset en 1991 et du Pacte national en 199229, mais qui ne marqua pas la fin définitive des hostilités. Des conflits réapparurent en 1994-1995 et la paix fut finalement scellée le 27 mars 1996 à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
La rébellion touarègue de 2006 au Mali, aboutissant aux accords d'Alger (signés le 4 juillet 2006)28.
La rébellion touarègue de 2007-2009, au Niger et au Mali.

Des affrontements inter-communautaires se greffent également au conflit malien, surtout à partir de 2013. Des combats ont ainsi lieu à In Khalil et Bordj Badji Mokhtar entre Touaregs idnanes (proches du MNLA) et Arabes bérabiches (proches du MUJAO, puis du MAA), à Anéfis et Tabankort entre Arabes lamhar (proches du MUJAO, puis du MAA) et Arabes kountas (proches du MNLA) et à Tin-Hama et Anchawadi entre Touaregs imghad (généralement loyalistes maliens) et Peuls (en partie proches du MUJAO)30.

Le nord du Mali est également un important lieu de transit du trafic de drogue, dans lequel sont impliqués de nombreux membres des divers groupes armés. Des affrontements ont parfois lieu entre ces groupes pour le contrôle de certains axes de circulation31,32.
Conséquences de la guerre civile libyenne

Dans les mois suivant la guerre civile libyenne, le Niger et le Mali voient revenir 2 000 à 4 000 soldats touaregs ayant servi dans l'armée de Khaddafi. Certains rejoignent l'armée malienne mais d'autres contribuent à la formation du MNLA33. Natie Pléa, alors ministre malien de la Défense, précise que le risque qu'une organisation comme Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) se saisisse d'un arsenal pouvant servir à des fins terroristes était une « vraie source d'inquiétude » pour les pays de la région, inquiétude partagée par l'envoyé des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest34,35.
Forces en présence lors du conflit
Les rebelles indépendandistes de l'Azawad
Articles détaillés : Mouvement national pour la libération de l'Azawad, Mouvement islamique de l'Azawad, Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad et Mouvement arabe de l'Azawad.
Combattants du MNLA, vers fin 2011, peu avant la rébellion.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est le premier groupe armé indépendantiste créé peu avant le début du conflit. Il se forme le 16 octobre 2011 par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA) et de l'Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM). Des soldats touaregs, déserteurs de l'armée libyenne, rejoignent le mouvement après la chute de Kadhafi28. L'objectif du MNLA est la création d'un état indépendant au nord du Mali, appelé l'Azawad, qui correspond à trois régions administratives maliennes, celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal28,36,37.

Le MNLA a installé son quartier général dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal. En janvier 2012, il revendique un millier d'hommes dont 400 anciens soldats de Kadhafi, six mois plus tard, il revendique 10 000 combattants13. Le secrétaire-général du mouvement est Bilal Ag Cherif et Mohamed Ag Najem est le chef de la branche militaire38,39,33,40. La majorité des combattants du groupe sont des Touaregs issus de la tribu des Idnanes, des Chamanamasses et d'une partie des Ifoghas41,42.

En janvier 2013, à la suite de l'opération Serval, un groupe de transfuges d'Ansar Dine fonde le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Il se démarque des djihadistes et se rapproche du MNLA. Le 19 mai, le mouvement est dissous et rallie le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), fondé par Mohamed Ag Intalla. Alghabasse Ag Intalla devient par la suite secrétaire-général du mouvement et Cheikh Ag Aoussa, le chef de la branche militaire. La majorité des combattants du HCUA sont issus de la tribu touarègue des Ifoghas41.

Le 1er avril 2012, des combattants arabes forment le Front de libération nationale de l'Azawad (FNLA), qui change de nom quelques mois plus tard et devient le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA). Initialement lié au MNLA, des affrontements opposent cependant les deux groupes au début de l'année 2013. Ils se réconcilient en mai au moment de l'accord de Ouagadougou, mais à l'été 2014, le MAA se sépare en deux tendances, l'une proche des rebelles et l'autre loyaliste, qui se rapproche du gouvernement malien.

À l'été 2014, le MNLA, le HCUA et le MAA rebelle forment une alliance baptisée la « Coordination des mouvements de l'Azawad » (CMA).
Les djihadistes
Articles détaillés : Ansar Dine, Al-Qaida au Maghreb islamique, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, Les Signataires par le sang et Al-Mourabitoune.
Combattants d'Ansar Dine, début 2012.

Plusieurs groupes armés jihadistes sont actifs pendant la guerre du Mali : Ansar Dine, AQMI, le MUJAO. Le nombre total des djihadistes est estimé à 6 500 hommes par l'Union africaine12 et environ 3 000 par l'état-major de l'armée française11. Leur objectif est d'établir un État islamique au Mali régi par la charia.

Ansar Dine est créé par Iyad ag Ghali, une ancienne figure des rébellions touarègues maliennes des années 1990. Abou Mohame, dit « Cheikh Aoussa » et Haroune Ag Saïd dit « Abou Jamal », sont considérés comme faisant partie de ses plus proches lieutenants43,44. Alghabasse Ag Intalla, fils de l'amenokal des Ifoghas, est le principal responsable diplomatique d'Ansar Dine45. Celui-ci rompt cependant avec Ansar Dine, en janvier 2013 pour fonder le MIA46. Le principal porte-parole du mouvement est Senda Ould Boumama47

Les forces d'AQMI au Sahara sont initialement dirigées par Nabil Abou Alqama, émir d'AQMI pour le Sahara et le Sahel, cependant ce dernier trouve la mort le 9 septembre 2012 dans un accident de voiture dans la région de Gao au Mali48. Djamel Okacha, dit Yahia Abou el Houmâm lui succède. Celui-ci dispose sous ses ordres d'environ 1 000 hommes49 répartis dans quatre à cinq brigades50 : la katiba Al Ansar, commandée par Hamada Ag Hama ; la katiba Tarik Ibn Ziyad, commandée par Abou Zeid ; la katiba Al Fourghan, commandée initialement par Djamel Okacha, puis par Mohamed Lemine Ould El-Hassen ; la katiba Al-Mouthalimin, commandée par Mokhtar Belmokhtar, qui rompt cependant avec AQMI en décembre 2012 pour former le mouvement indépendant des Signataires par le sang ; et la katiba Youssef Ibn Tachfin, créée plus tardivement en novembre 2012, commandée par Sedane Ag Hita, dit « Abou Abdel Hakim al-Kidali »51,52.

Le haut commandement du MUJAO n'est pas connu avec précision, le fondateur et chef du mouvement est Hamada Ould Mohamed Kheirou, son porte-parole est Adnane Abou Walid Al-Sahraoui53 et Abdel Hakim est présenté comme le chef du MUJAO à Gao54. Le mouvement compte de son côté environ 500 à 1 000 combattants49,55 répartis dans quatre brigades56,39,12 : la katiba Oussama ben Laden, commandée par Ahmed al-Tilemsi57 ; la katiba Ousmane Dan Fodio, commandée par Bilal Hicham, puis remplacé par un Béninois nommé Abdoullah58,59 ; la katiba Salah Dine, commandée par Sultan Ould Bady ; et la katiba Ansar Suna, créée vers fin décembre 2012.

Le mouvement nigérian Boko Haram est également présent à Gao avec 100 à 200 combattants60,55. Par ailleurs des soldats du Front Polisario sont venus servir parmi les jihadistes en tant que mercenaires. Leurs forces sont estimées être de 300 à 700 hommes55.

Le 22 août 2013, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement qui prend le nom d'Al-Mourabitoune61.
Forces armées maliennes
Soldats maliens à l'entrainement à Tombouctou en 2007 lors de l'Opération Enduring Freedom - Trans Sahara.
Article détaillé : Forces armées et de sécurité du Mali.

L'armée malienne a installé son quartier général à Gao. Le général Poudiougou, chef d'État-major général des armées, installé à Bamako coordonne la lutte contre la rébellion. Fidèle du président Amadou Toumani Touré, il connaît bien la région de Kidal pour y avoir été en poste. Les généraux Kalifa Keïta, chef d'état-major de l'armée de terre, et Wali Sissoko, adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air sont sur place à Gao, ainsi que les colonels-majors Didier Dacko, El Hadj Ag Gamou, Touareg de la tribu Imghad qui a été commandant de la région militaire de Gao et Mohamed Ould Meidou, Maure, ancien commandant de la région militaire de Mopti.

Un millier d'hommes déployés fin décembre sont sous leurs ordres. Ils ont le soutien de milices arabes et touarègues ralliées aux autorités maliennes. L'armée est équipée de 4×4, de blindés de reconnaissance de type BRDM, de véhicules de transport de troupes de fabrication sud-africaine (RG-31 Nyala) et de blindés légers ainsi que de deux hélicoptères de combat Mil Mi-24, entretenus et pilotés, pour certains, par des Ukrainiens, et d'avions de reconnaissance. Les États-Unis fournissent un léger soutien logistique aux forces armées et à la population civile. Certains militaires maliens touaregs ont déserté et ont rejoint le MNLA, comme le lieutenant-colonel Mbarek Ag Akly, le colonel Iba Ag Moussa ou le colonel Hassan Ag Mehdi, haut fonctionnaire au ministère malien de la Défense13.

Au début de l'année 2012, les effectifs de l'armée malienne, en incluant les paramilitaires et les milices d'auto-défense, sont d'environ 22 000 à 26 000 hommes1,62,2.

Au début du conflit l'armée de terre compte 7 000 à 7 800 hommes62,2. Concernant les chars et les blindés, l'armée stocke bon nombre de vieux véhicules inutilisables et hors de service comme des T-34/85, des Type 62, des BTR-40 et des BTR-152. Elle possède 14 chars moyens T-54/T-55, handicapés cependant par de nombreux problèmes techniques, 18 chars légers PT-76, 55 automitrailleuses BRDM-2, 44 véhicules de transport de troupes BTR-60PB, 18 camions Lance-roquettes multiples BM-21, trois ou quatre ZSU-23-4, 800 à 1 000 pick-up, dont 192 avec mitrailleuses, 140 camions militaires pour le transport des troupes et peut-être un BTR-152 en état de marche62,2. Pour les pièces d'artillerie, elle compte 8 canons tractés de 122 mm, 60 canons-mitrailleurs bitubes 23 mm sur camionnettes et 92 mortiers62.

Plusieurs des blindés BRDM-2 et BTR-60 et 11 chars PT-76 sont capturés par la rébellion en 20121,63.

L'armée de l'air est forte de 1 000 hommes, en comptant les pilotes, les techniciens, le personnel administratif, une ou deux compagnies de fusiliers commandos de l'air et le groupe de défense aérienne2. Sa force principale est ses quatre hélicoptères Mi-24, cependant l'un d'eux sert de stock pour pièces de rechanges. Un autre hélicoptère est capturé par les rebelles à Gao en avril 2012. Fin 2012, seul deux des quatre hélicoptères Mi-24 sont utilisables mais sans pilote depuis le départ des Ukrainiens qui les pilotaient, dans le contexte du coup d'État du 22 mars 20121. Par la suite des Maliens sont formés, bien qu'inexpérimentés, et les Mi-24 sont à nouveau engagé en janvier 2013.

Pour l'aviation, le Mali possède trois chasseurs MiG-21, deux avions SIAI Marchetti SF.260 offerts par la Libye en 2010, mais aucun n'est opérationnel1,2. L'armée de l'air a également 11 avions légers Tetras, un avion léger Cessna 185 et d'un avion de transport Basler BT-6762.

Le Mali dispose également d'environ 13 500 à 14 600 paramilitaires, dont 3 500 à 4 600 gendarmes, 3 000 gardes nationaux et 7 000 policiers2. Des groupes d'auto-défense, comme Ganda Izo, avaient également été constitués avant le conflit, ses membres sont estimés au nombre d'environ 3 0002.

Trois ans plus tard, au 1er janvier 2015, l'armée de terre malienne compte entre 8 000 et 8 200 soldats dont 3 400 ont suivi le programme de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali64.

Les autorités maliennes cherchent alors à moderniser l'armée et débloquent 1 230 milliards de francs CFA — soit 1,9 milliard d'euros — pour la période 2015-2019. Début 2016, l'armée malienne compte désormais 13 000 soldats et a passé commande de semi-blindés Renault Trucks Defense, de six hélicoptères Super Puma et de six avions A-29 Super Tucano, pour remplacer ses MiG-21 depuis longtemps inutilisables65.
Forces internationales
Articles détaillés : Intervention militaire au Mali et Opération Serval.
France

La France intervient militairement au Mali à partir de janvier 2013, ses objectifs sont de sécuriser les 6 000 ressortissants français au Mali et de protéger les exploitations françaises des mines d'uranium, à Arlit au Niger66,67,68.

Du 11 janvier 2013 au 1er août 2014, la France intervient, dans le cadre de l'opération Serval, sous mandat de l'ONU (résolution 2085 de l'ONU)69,70,71,72.

L'armée française engage 1 448 véhicules, dont plus de 450 blindés avec notamment : 216 VAB, 36 VBCI, 25 AMX-10 RC, 9 ERC-90 Sagaie, 58 PVP, 127 VBL62. Les effectifs en véhicules non blindés sont de : 12 PEB, 16 CLD, 22 LOT 7, 9 KERAX, 79 VTRL, 36 TRM 10000, 22 CCP 10, 305 GBC 180, 36 TRM 2000, 13 VLRA, 205 P4, 20 SURFELD, 37 VLTT62. Pour les pièces d'artillerie, 4 CAESAR et 8 MO 120 sont engagés62. Pour les aéronefs, l'armée déploie 6 hélicoptères Gazelle, 6 hélicoptères Puma, 4 hélicoptères Tigre et 1 Pilatus62.
Tchad
Article détaillé : Armée nationale tchadienne.

Une force tchadienne prépositionnée au Niger, qui compte 550 hommes le 24 janvier73, intervient au Mali en ouvrant une route par l'Est vers Gao. Elle a pour commandant en chef le général Oumar Bikimo, basé à Bamako, où il assure la coordination avec la MISMA74. Elle se compose de l'unité antiterroriste commandée par le général Abdérahmane Youssouf Meïry, de la force de la direction générale des services de sécurités des institutions de l’État (DGSSIE) dirigée par le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby, et de la garde présidentielle74. Cette force, commandée par le général Oumar Bikimo, est nommée « forces armées tchadiennes d'intervention au Mali » (FATIM)75.

Les forces militaires occupant Kidal le 30 janvier 2013 sont composées, outre des forces françaises, de 1 800 soldats tchadiens, soit la quasi intégralité du contingent fourni par N'Djamena76. Partis de Kidal le 7 février 2013, ces derniers renforcent le dispositif français à la suite de la prise de Tessalit et participent aux opérations françaises dans le nord-est du Mali, à proximité de l'Adrar des Ifoghas77.

Le 9 mars 2013, ce contingent intègre la MISMA et obtient une de ses deux vice-présidences78
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
Articles détaillés : Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine et Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

La Force internationale africaine79,80,72 de l'Union africaine81 et de la CEDEAO, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), comprend des contigents du Sénégal70,71, du Nigeria70,71, du Niger82, du Burkina Faso83,84, de Togo79,85 et du Bénin79,85.

Outre son soutien logistique avec l'envoi d'un appareil C-130 au Mali69,86,80,72, le Royaume-Uni a annoncé l'envoi de 240 soldats pour former l'armée malienne et aider les troupes françaises87.

Fin janvier 2013, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest décide d'engager plus de 4 000 hommes dans le cadre de la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012 pour la création de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA)88 : avec notamment 1 200 hommes pour le Nigeria89, 650 pour le Bénin89, 500 pour le Sénégal90, le Niger91, le Togo91, le Burkina Faso91, 144 pour la Guinée92, 120 pour le Ghana92, une section pour le Liberia93 et une compagnie de maintenance pour la Sierra Leone94.

Au 29 janvier 2013, les contingents africains atteignent l’effectif de 2 900 hommes déployés au Mali avec notamment plus de 500 Nigériens, près de 400 Togolais, près de 200 Nigérians, plus de 150 Burkinabés, une centaine de Béninois et une cinquantaine de Sénégalais. La MISMA doit à terme mettre sur pied une force de 4 bataillons de 500 hommes chacun ainsi que les appuis et soutiens associés.

Le 10 mars 2013, avec l'intégration du contingent tchadien de 2 000 hommes, les effectifs sur place se montent à 6 300 hommes.

Depuis le 1er juillet 2013, la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine est devenue une force de maintien de la paix des Nations unies78 sous le nom de Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

En septembre 2013, la Mission engage 6 010 personnels (5 201 militaires et 809 policiers) provenant de trente pays. Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 367 millions de dollars américains95
Union européenne
Article détaillé : Mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Une mission de formation de l'Union européenne au Mali a été lancée en décembre 2012 pour former les militaires maliens. Cette mission est commandée par un général français.
Soutien international

Plusieurs pays ont confirmé leur soutien logistique, d'informations, médical et/ou humanitaire. Parmi ceux-ci, les États-Unis69,96,97,72 ont annoncé qu'ils partageraient leurs informations et participeront aux ravitaillements aériens des appareils français98,86,98,80. L'Allemagne69,72 a confirmé son soutien logistique et médical. La Belgique a annoncé la mise à disposition de deux avions de transport C-130 Hercules et deux hélicoptères Agusta A109 médicalisés (dont un de réserve)99. Le Canada72 a annoncé l'envoi d'un avion de transport C-17 et le Danemark72 l'envoi d'un avion C-130. Le ministère des affaires étrangères français affirme que l'Algérie a ouvert son espace aérien aux appareils français86,100 mais selon le journal Jeune Afrique les avions français sont en réalité passé par le Maroc et ces déclarations n'ont eu pour but que de forcer la main aux autorités algériennes101.

D'autres pays fournissent une aide logistique, comme le Royaume-Uni, le Canada, la Côte d'Ivoire102, le Maroc103, la Turquie104, l'Espagne105,106,107 et la Russie69,108.

Le Conseil de sécurité de l'ONU et Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, ont également soutenu l'action française selon Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies109.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:14

Histoire
Article détaillé : Histoire du Nigeria.

Les Noks sont la civilisation dominante du IIIe au VIe siècle, elle diffuse vers les régions d'Ife et du Benin. Du VIIe au XIe siècle : installation des civilisations Haoussa au nord du pays, et Yoruba au sud-ouest. L'empire du Kanem (jusqu'au XIVe siècle), puis du Kanem-Bornou (à son apogée au XVIe siècle) auprès du lac Tchad a dominé le nord du Nigeria pendant plus de 600 ans, prospérant sur leur position de terminal pour les échanges nord-sud entre les berbères d'Afrique du nord et les peuples des régions forestières. Au début du XIXe siècle, Usman dan Fodio a ramené la plupart des régions du nord du pays sous le contrôle d'un empire islamique dirigé depuis Sokoto.

Les royaumes d'Oyo au sud-ouest et au sud-est du Benin ont conçu des systèmes politiques élaborés au cours du XVe au XVIIe siècle. Les régions d'Ife et du Benin sont aussi connues pour leurs productions artistiques en ivoire, bois, bronze et cuivre. En 1486 Les Portugais établissent des contacts avec le royaume du Benin.

En 1553 les Anglais détruisent les vaisseaux portugais et du XVIIe au XIXe siècle les marchands européens établissent des ports côtiers pour le florissant trafic d'esclaves en direction des Amériques. Ce commerce a été remplacé par celui des matières premières au cours du XIXe siècle.

Le gouvernement du Royaume-Uni établit un statut légal pour la Compagnie royale du Niger en 1886. En 1900, ce territoire est découpé en plusieurs protectorats, et devient une colonie en 1914. En réponse au nationalisme montant après la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques dotent le pays d'un gouvernement représentatif en 1951 puis d'une constitution fédérale en 1954.

En 1958, Taiwo Akinkunmi compose le drapeau nigérian.

Le Nigeria obtient son indépendance totale en 1960. Le pays est alors divisé en trois régions disposant d'une large autonomie.

La première constitution républicaine de 1963 laisse le pays dans le Commonwealth. En 1966 un coup d'État fomenté par différents groupes militaires amène au pouvoir le général Ironsi, d'origine Ibo, qui est assassiné quelques mois plus tard. Les meneurs de ce nouveau coup d'État agrandissent le pouvoir du gouvernement fédéral et changent la subdivision du pays qui est désormais constitué de douze États. Les Ibos, ethnie majoritaire de l'est du pays, sont alors victimes de représailles raciales sanglantes qui aboutissent en 1967 à la sécession de la république du Biafra. S'ensuit une terrible guerre (cf. Guerre du Biafra) qui s'achève par une capitulation des indépendantistes le 12 janvier 1970.

En 1975 un coup d'État, sans effusion de sang, amène Murtala Ramat Mohammed au pouvoir. Il promet un retour rapide à la démocratie, mais il est tué dans un coup d'État avorté et est remplacé par son second Olusegun Obasanjo. Une nouvelle constitution est établie en 1977 et les premières élections arrivent en 1979, gagnées par Shehu Shagari.

Un nouveau coup d'État en 1983 replonge le pays sous la dictature du conseil militaire suprême. En 1993, après des élections annulées par le gouvernement militaire, le général Sani Abacha arrive à la tête de l'État. À sa mort soudaine en 1998, Abdulsalami Abubakar prend le pouvoir et rétablit la constitution de 1979. En 1999, les premières élections démocratiques depuis 16 ans sont gagnées par Olusegun Obasanjo, qui est réélu lors des turbulentes élections de 2003. En 2007 des élections une nouvelle fois agitées amènent au pouvoir le successeur désigné d'Olusegun Obasanjo : Umaru Yar'Adua.

Umaru Yar'Adua décède le 5 mai 2010 des suites de maladie. Goodluck Ebele Jonathan lui succède officiellement le 6 mai 2010. L'Assemblée Nationale approuve le 18 mai 2010 la nomination de Namadi Sambo comme Vice-Président du Nigeria.
Politique
Article détaillé : Politique au Nigeria.

Le Nigeria est une République fédérale d'après la Constitution datant de mai 1999. L'actuel président, à la fois chef de l'État et chef du gouvernement, est Muhammadu Buhari investi le 29 mai 2015

Le pays est soumis à de fortes tensions entre musulmans et chrétiens. Les Igbos, les Yorubas et les Fulanis (Peuls) sont les trois grandes ethnies dominantes ; les Ogonis sont une minorité vivant dans le delta du Niger, qui s'est opposée à Shell en raison de l'exploitation du pétrole sans contre-partie pour eux6. Les Ijaws, ethnie vivant dans le delta du Niger d'où sont extraits les hydrocarbures, se sont soulevés contre le gouvernement qu'ils accusent de connivence dans la pollution de l'environnement. Le MEND, mouvement d'émancipation du Delta du Niger, bien armé et bien entraîné aux tactiques commandos, s'en prend aux intérêts étrangers en enlevant des ingénieurs contre rançons. Pour le gouvernement, le MEND est un groupe criminel qui n'a rien à voir avec la minorité ijaw.[réf. nécessaire]

Depuis fin 2005, des rumeurs de modification constitutionnelle bruissaient. La modification consistait à permettre au président Obasanjo d'effectuer un troisième mandat successif. En mai 2006, les sénateurs menés entre autres par Uche Chukwumerije repoussent l'amendement constitutionnel, ce qui constitue une cinglante défaite pour le People's Democratic Party du président. Le vice-président Abubakar s'était opposé à cette mesure et s'est vu renvoyé du PDP.[pertinence contestée]

En 2014 a été promulguée par le président une loi punissant de 10 ans de prison les personnes affichant publiquement une relation homosexuelle et de 14 ans de prison celles se mariant avec une personne de même sexe, alors que l'homosexualité est déjà sévèrement réprimée au Nigeria. Cette loi a été votée à l’unanimité par les parlementaires nigérians en 20137.
Article détaillé : Insurrection de Boko Haram.

Depuis 2009, les interventions du mouvement Boko Haram, qui vise à contrôler la population du nord-est du pays, et à installer la charia dans l'ensemble des autres États, s'est muée en un conflit armée avec les forces armées nigérianes, et à la marge, celles des pays voisins, Tchad, Cameroun et Niger. Les attaques de Boko Haram ont des répercussions humaines (13.000 morts au Nigeria et plus de 1,5 million de déplacés) et économiques, dont en premier lieu une pénurie alimentaire8.
Diplomatie
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Le Nigeria reste l'un des pays pilotes et phares de la CEDEAO : il a envoyé des soldats au Libéria et en Sierra Leone, et a proposé son aide pour résoudre de nombreuses crises. Récemment, il a proposé l'envoi de soldats pour résoudre le problème de la crise de la partition du Mali, où dans le Nord de ce pays un mouvement fondamentaliste islamique avait tenté d'instaurer un État islamique indépendant. Le Nigeria est lui-même confronté à la secte Islamique Boko Haram qui souhaite la partition du Nigeria, ce qui explique la forte implication de ce dernier au sein de la CEDEAO sans pour autant que la langue ne soit une barrière.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:15

Dead Can Dance - Bylar
https://www.youtube.com/watch?v=eCpR3qbWz7A


Le Siège de Khartoum, qui a duré du 13 mars 1884 au 26 janvier 1885, fut un épisode dramatique de la guerre coloniale britannique menée au Soudan contre l'insurrection Mahdiste. Il s'achèvera par le massacre de la garnison et d'une partie des habitants, parmi lesquels Gordon Pacha, le général en chef britannique, ce qui provoque la chute du gouvernement à Londres. Le chef des assaillants Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi devient maître du Soudan, mais il meurt à son tour quelques mois plus tard (maladie).
Histoire

La fondation de la ville de Khartoum en 1823 est suivie en 1874 par l'annexion du Darfour. Mais en 1881, Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi se proclame le Mahdi et prend la tête d’un soulèvement contre les Égyptiens au Soudan. Venues en Égypte en 1882 mater la révolte d'Arabi Pacha, les troupes britanniques y avaient maintenu une présence. Mais l'administration du Soudan était laissée au gouvernement du Khedive. Les rebelles mahdistes obtiennent une première victoire à El Obeid, en novembre 1883, qui leur permet de s'emparer d'une grande quantité d'équipements militaires.

Charles Gordon est alors envoyé au Soudan, dont il avait été gouverneur général pour le Khédive quelques années plus tôt, pour organiser l'évacuation des Égyptiens de Khartoum. En février 1884, il fait une entrée triomphale à Khartoum, qu'il doit renoncer à évacuer comme il l'avait initialement prévu, les mahdistes s'étant emparés de la ville de Berber, situé en amont. Les forces du Mahdi encerclent Khartoum et coupent le trafic sur le Nil ainsi que le lien télégraphique vers Le Caire, puis massent 30 000 hommes autour de la ville.

Deux sorties, en mars et en septembre, sont des échecs, causant respectivement 200 et 800 morts chez les assiégés, qui sont aussi affamés. Une expédition de secours menée par Sir Garnet Wolseley n'arrive qu'en janvier, subit des attaques, et perd du temps en chemin. À la fin du mois, une armée de 50 000 madhistes s'emparent de la ville décimée par la faim. Tous les hommes de la garnison et les 30 000 habitants qui ont survécu aux privations sont décimés, ou réduits en esclavage. Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi contrôle tout le Soudan, sauf une petite enclave sur le bord de la Mer Rouge.

Le premier ministre William Ewart Gladstone est accusé d'avoir fait traîner l'expédition de secours. La reine Victoria lui envoie un télégramme, dans lequel il est qualifié de "G.O.M." pour "Grand Old Man". Le texte est porté à la connaissance de la presse qui le change en l'anagramme "M.O.G." pour "Murderer Of Gordon". Le gouvernement de William Ewart Gladstone tombe en mars et les anglais crient vengeance.
Références

(en) Michael Asher, Khartoum: The Ultimate Imperial Adventure. London: Penguin, 2005. (ISBN 0-14-025855-Cool.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:18

Subdivisions
Carte administrative du Nigeria
Article détaillé : Subdivisions du Nigeria.
Article connexe : Villes du Nigeria.

Le pays est divisé en

un territoire : le territoire de la capitale fédérale, composé de la ville d'Abuja, nouvelle capitale du pays et de six conseils de zone
36 États eux-mêmes subdivisés en zones de gouvernement local



État d'Abia
État d'Adamawa
État d'Akwa Ibom
État d'Anambra
État de Bauchi
État de Bayelsa
État de Benue
État de Borno
État de Cross River



État du Delta
État d'Ebonyi
État d'Edo
État d'Ekiti
État d'Enugu
État de Gombe
État d'Imo
État de Jigawa
État de Kaduna



État de Kano
État de Katsina
État de Kebbi
État de Kogi
État de Kwara
État de Lagos
État de Nassarawa
État de Niger
État d'Ogun



État d'Ondo
État d'Osun
État d'Oyo
État de Plateau
État de Rivers
État de Sokoto
État de Taraba
État de Yobe
État de Zamfara

Géographie
Article détaillé : Géographie du Nigeria.
Le Zuma Rock près de Suleja

Situé au bord du golfe de Guinée, le Nigeria possède 4 047 km de frontières terrestres, et 853 km de littoral. Il est bordé à l'ouest par le Bénin (773 km), à l'est par le Cameroun (1 690 km), au nord par le Niger (1 497 km), et par le Tchad au nord-est (84 km).

Le pays se divise en une moitié sud au climat équatorial où se situe la majorité des villes importantes, une partie centrale composée de régions de savane et de plateaux, une partie est où l'on trouve le point culminant, le mont Chappal Waddi (2 419 m), et une partie nord au climat aride puisqu'on se trouve dans le Sahel, en bordure du désert du Sahara.

Le sous-sol est riche en ressources naturelles parmi lesquelles le pétrole et le gaz constituent la principale source de revenu du pays. Le pays est le premier producteur d'or noir d'Afrique. Le Nigeria produit également un certain nombre de métaux (étain, fer, plomb, zinc…) ainsi que du charbon.
Économie
États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
Article détaillé : Économie du Nigeria.

Le Nigeria est le seul pays du monde disposant d'importantes ressources pétrolières à présenter un déficit budgétaire9.

Un rapport par l'organisation non gouvernementale Global Financial Integrity du 26 mars 2010 quantifie pour la première fois les fuites illicites de fonds liés à des pratiques financières hors du continent africain10. Le Nigeria y est cité comme le pays étant, de loin11, le plus soumis aux fuites de fonds par des pratiques financières illicites. Il est estimé que de 1970 à 2009, les fuites de capitaux du Nigeria s’élèvent à 89,5 milliards de dollars, à un taux moyen de 10 milliards par an12.

Le rapport indique également que bien que beaucoup d’attention soit généralement accordée aux processus de corruption (le Nigeria est classé à la 130e place mondiale sur 180 dans le classement 200p de Transparency International13), l'indice de corruption est de 2,4/10. Dans l'analyse des flux transfrontaliers illicites, les fonds concernés par ces procédés constituent environ 3 % du total sur l’ensemble de l’Afrique (aucun chiffre n’est donné par pays). Les pratiques criminelles liées au trafic de drogue, au racket, et à la contrefaçon entrent pour 30 à 35 %. Les procédés d'évasion de taxe, principalement à travers les techniques de trucage commercial et financier sont de loin la composante principale en constituant entre 60 à 65 % du total. Ces fuites massives et illégales sont facilitées par une opacité mondiale du système financier12.

Dans son intervention à la Convention sur l'Europe, Eva Joly souligne également que le Nigeria a « été pillé de probablement 20 milliards de dollars en trente années, les fonds se trouvent en Europe, essentiellement en Angleterre, en France, en Suisse »14. D'après le lauréat du prix Nobel d'économie 2001 Joseph E. Stiglitz, l’inefficacité économique a aussi causé la fuite de cent milliards de dollars, venus s'investir à l'étranger plutôt qu'à l'intérieur du pays.

De fait, à peine un quart de la population bénéficie des revenus du pétrole.
Marché à Lagos.

Fin septembre 2005, la Banque mondiale a aidé à récupérer 700 millions de dollars détournés dans des banques suisses par Sani Abacha et son clan pendant qu'il était au pouvoir, 700 millions bloqués par la Suisse à la demande du Nigeria en 1999 (la banque mondiale a reçu 170 millions pour des projets contre la pauvreté). Le milliard et demi de dollars restant détourné par le clan Sani Abacha est essentiellement situé en France (550 millions – non restitués), au Royaume-Uni (60 millions – restitués), au Luxembourg et au Liechtenstein.

Grâce à ses ressources pétrolières, le Nigeria est la première puissance économique du continent, devant l'Afrique du Sud. Cette richesse a peu d'effet sur le niveau de vie de sa population qui est dans la moyenne des pays africains. Ainsi, en 2015, plus de la moitié des Nigérians vit avec moins d'1,25 $ par jour15.

En 2013, les trois plus grandes économies africaines sont16 :
Rang État PIB
1 Drapeau du Nigeria Nigeria 510 milliards de dollars US
2 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 370 milliards de dollars US
3 Drapeau d'Égypte Égypte 262 milliards de dollars US

Des institutions financières telles que Morgan Stanley (États-Unis) ou Renaissance Capital (Russie) avaient estimé que d'ici 2025, le Nigeria deviendrait la première puissance économique africaine17. Toutefois, ces projections avaient ignoré le fait que les bases pour calculer le PIB nigérian n'avaient pas été actualisées depuis 199018.
Pétrole

Le pétrole a été découvert au Nigeria en 1956 dans le delta du Niger. Ce pétrole est intéressant car c'est un brut, dit Bonny Light, adouci à basse teneur en soufre, dont le raffinage est facile19. Le pays rejoint alors l'OPEP en 1970. La ville de Port Harcourt est le principal lieu de production du pays qui a attiré de nombreux travailleurs. Le pétrole nigérian – produit à 40 % par la compagnie Shell – représente 95 % des recettes d'exportation et 80 % du revenu du pays. C'est le 5e producteur de l’OPEP et le 10e au niveau mondial20. Il s'agit du 6e pays exportateur de pétrole. Cependant, si le Nigeria est le premier pays producteur de pétrole d'Afrique, il ne possède pas de raffineries et doit importer son carburant d'Europe et des États-Unis21.

Les procédés des compagnies pétrolières dans la région, appuyées par l'État nigérian, ont été très vivement critiqués, et les tensions entre les riverains et les forces de l'ordre ont donné lieu à plusieurs massacres et assassinats. Dans les années 1990 s'est créé le Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP) pour lutter non violemment contre les agissements de Shell22. Après les exécutions de cinq de leurs leaders (dont Ken Saro-Wiwa le 10 novembre 1995), le mouvement s'est peu à peu éteint, mais des ONG luttent toujours contre les compagnies pétrolières (ainsi Nnimmo Bassey, devenu Président des Amis de la Terre). Un groupe plus violent et encore actif a vu le jour dans les années qui ont suivi, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND).

L'Inde devient en 2014 le premier importateur de pétrole brut nigérian23.

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Épidémie de méningite en Afrique de l'Ouest de 2009-2010
Carte des principaux pays touchés par l'épidémie.

L'épidémie de méningite en Afrique de l'Ouest de 2009-2010 est une épidémie de méningite bactérienne (méningocoque, sérogroupe A et W) apparue sur la côte ouest de l'Afrique en janvier 20091.

Un total de 14 pays ont été touchés par cette épidémie dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigeria. Un premier bilan global en février 2010 fait état de 78 416 cas suspects dont 4 053 mortels2.

Sommaire

1 Contexte
2 Évolution de l'épidémie
2.1 Après 2010
3 Pays les plus touchés en 2009-2010
4 Campagnes de vaccination
5 Voir aussi
6 Références
6.1 Liens externes

Contexte

En Afrique, les épidémies de méningites bactériennes ( à Neisseria meningitidis) touchent régulièrement une zone décrite par Lapeyssonie en 1963, et connue sous le nom de « ceinture de la méningite ». Il s’agit d’une zone concernant 21 pays traversant le continent africain du Sénégal à l’Éthiopie, avec une population de plus de 400 millions d’habitants. Dans cette zone, il existe un fond endémique permanent sur laquelle surviennent des épidémies qui sont définies à partir d'un seuil : plus d'un cas par semaine pour mille habitants.

Ces épidémies surviennent chaque année dans la deuxième moitié de la saison sèche (février à mai) avec des pics imprévisibles tous les 5 à 10 ans. Des conditions climatiques particulières expliqueraient ces périodes : sècheresse, vents de sable (irritation des muqueuses, fragilisant les défenses anti-infectieuses), fraîcheur des nuits (obligeant les humains à s'entasser dans les cases ou sous les tentes)3. L'Afrique de l'Ouest est ainsi frappée par ces épidémies, en majorité de méningocoque sérogroupe A, touchant en moyenne plus de 25 000 personnes, jusqu'à près de 200 000 (pic de 1996)4'5.
Évolution de l'épidémie
Zones habituellement touchées par les épidémies de méningite.

Il s'agit de la plus forte épidémie dans la région depuis 1996. Plus d'un tiers des vaccins d'urgence au monde ont été utilisés soit 2 millions de doses en 20086. La GAVI Alliance a par ailleurs essayé d'obtenir plus de vaccins7.
Infections et morts par pays au 12 mars 20098 Pays Infections Morts
Nigeria 9 086 562
Niger 2 620 113
Burkina Faso 1 756 250
Mali 54 6
Total 13 516 931

Au 4 avril 2009, on signale 32 000 cas de méningite, dont plus de 1 800 décès9.

Au total, le bilan final de la saison 2009 est de 79 296 cas (dont 4288 décès). Le Nigéria représente 70 % des cas ((55 747 cas). Le méningocoque sérogroupe A était majoritaire mais le sérogroupe W135 a été impliqué dans un certain nombre d’épidémies mixtes au Nigéria et au Tchad10.

Le taux de mortalité de cette épidémie approche les 10 %, le décès intervenant généralement dans les 48 heures qui suivent les premiers symptômes. Chaque jour, des milliers d'habitants sont vaccinés contre cette épidémie. Au total, c'est 7,3 millions de personnes qui ont été vaccinées. Des campagnes de vaccination continuent dans certains sites au Nigeria11.

Pendant la saison épidémique de 2010 (semaine 1 à 26), 22 831 cas au total ont été recensés pour 14 pays, et 2415 décès, soit un taux de létalité de 10.6%. Cette épidémie a été plus faible qu'en 2009, mais avec des sérogroupes différents, W135 et X, ainsi que le pneumocoque, ont été plus présents.
Après 2010

Depuis 2010, un nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A a été introduit dans 16 des 26 pays de la ceinture africaine de la méningite. Dans les années qui ont suivi, il y a eu une baisse spectaculaire du nombre de cas de méningite sérogroupe A, avec élimination de ce type d'épidémie. Toutefois, dès 2012, on constate des épidémies à sérogroupe W dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Parallèlement, la proportion relative de cas dus à d’autres sérogroupes X et C, et des méningites à Streptococcus pneumoniae a augmenté.

Selon les prévisions, l’expansion du sérogroupe C devrait se poursuivre dans les années à venir. Selon l'OMS, cette réémergence en Afrique est probablement imputable à une évolution naturelle de la bactérie, plutôt qu’à un phénomène de remplacement suite à l’introduction du nouveau vaccin contre le sérogroupe A12.
Pays les plus touchés en 2009-2010

Au Burkina Faso, 4 départements ont été touchés par l'épidémie13 : Batié, Manni, Solenzo, Toma. Environ 15 % des personnes infectées sont décédées en 2009. En 2010, le Burkina Faso a rapporté le plus grand nombre de cas : 6145 cas dont 863 décès. Au total, 12 des 63 districts ont été déclarés en épidémie10.

Au Mali, 54 personnes ont été atteintes par la méningite dont six sont mortes14. Au moment de l'épidémie, plusieurs organisations ont mené des essais cliniques d'un nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A 15, le MenAfriVac (MAVC).

Au Niger, l'épidémie a commencé fin janvier 2009. Plusieurs cas ont été rapportés dans la région de Zinder, dans le sud du Niger16. 5 districts au Niger ont été gravement touchés par l'épidémie et 8 autres sont en état d'alerte selon l'OMS17. En 2010, le Niger a signalé 2737 cas, dont 227 décès10.

Le Nigeria a été le plus durement touché par l'épidémie en 2009. Au 12 mars, sur 9 082 cas, il y a eu 562 décès8. 333 décès sont survenus dans le pays sur une période de trois mois. Au total, 175 districts sont touchés avec 55 747 cas rapportés. Des campagnes de vaccination ont été lancées dans certains sites du Nigeria11. En 2010, le Nigéria signale 4699 cas, dont 322 décès, dans 5 districts seulement.

Le Tchad, en 2010, a enregistré 3058 cas, dont 231 décès

Au Ghana, en 2010, 911 cas ont été dénombrés, dont 104 décès10.
Campagnes de vaccination

En 2015, le nombre total de personnes vaccinées dans la ceinture africaine de la méningite s’élève à 235,6 millions dans 16 pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo).

Les campagnes de vaccination de masse sont faites avec des vaccins poly-osidiques anti-méningocoques A-C (bivalent) ou A-C-W135 (trivalent), ou du nouveau conjugué A (MAVC, MenAfriVac). La décision de vacciner un district se fait au cas par cas, selon un algorithme prenant en compte les sérogroupes en circulation. Il faut aussi surveiller de près la circulation de sérogroupes émergents afin d’analyser une éventuelle relation avec les campagnes de vaccinations précédentes. L’émergence du sérogroupe X revêt une importance particulière étant donné qu'il n'existe, en 2016, aucun vaccin contre ce sérogroupe.

Même si la charge globale de la méningite dans la ceinture africaine a baissé de manière régulière grâce aux campagnes de vaccination, au moins 10 000 cas suspects et de nombreuses flambées de méningites causées par d’autres pathogènes continuent d’être observés chaque année (21 649 cas et 1577 décès signalés en 2015)12.
Voir aussi

Méningite à méningocoques en Afrique sub-saharienne

Références

↑ (en) West African meningitis outbreak kills 931: UNICEF [archive]
↑ (fr) AFRIQUE DE L'OUEST: Une arrivée précoce et « alarmante » de la méningite [archive], 22 février 2010, IRIN, Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
↑ M. Gentilini, Médecine Tropicale, Flammarion, 1993 (ISBN 2-257-14394-9), p.362
↑ http://www.medicalnewstoday.com/articles/22350.php [archive]
↑ « WHO | World Health Organization » [archive], sur www.who.int (consulté le 28 mai 2016)
↑ (fr) AFRIQUE DE L'OUEST: Le stock d’urgence de vaccins contre la méningite déjà entamé [archive], 6 mars 2009, IRIN, Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
↑ http://www.reuters.com/article/rbssHealthcareNews/idUSLR95915420090327 [archive]
↑ a et b http://www.rttnews.com/Content/GeneralNews.aspx?Node=B1&Id=881558 [archive]
↑ (fr) NIGER-NIGERIA: Les bailleurs interviennent d’urgence pour contrer la méningite [archive], 7 avril 2009, IRIN, Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
↑ a, b, c et d OMS, « Meningitis in Burkina Faso, Chad, Niger, Nigeria and Ghana: 2010 epidemic season », Relevé épidémiologique hebdomadaire,‎ 8 avril 2011
↑ a et b http://allafrica.com/stories/200903091133.html [archive]
↑ a et b OMS, « Lutte contre la méningite dans les pays de la ceinture africaine de la méningite, 2015 », Relevé épidémiologique hebdomadaire,‎ 22 avril 2016
↑ http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/LSGZ-7PLJ9P?OpenDocument [archive]
↑ http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jnqZygqNJdnANb_ojvfZI38jb5vg [archive]
↑ http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr31/en/index.html [archive]
↑ http://allafrica.com/stories/200903120120.html [archive]
↑ http://allafrica.com/stories/200903050913.html [archive]

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Religions
Article détaillé : Religion au Nigeria.

Les deux principales religions sont le christianisme et l'islam3, réparties à part presque égales de la population totale. Le Nord du pays est à majorité musulmane tandis que le Sud est à majorité chrétienne. L'islam nigérian est majoritairement de théologie ash'arite, de jurisprudence malikite et de spiritualité soufie tijani. Les chrétiens nigérians sont pour les trois-quarts protestants évangéliques et pour un quart catholiques.

Le Nord du pays est principalement peuplé d'Haoussas, qui sont majoritairement de confession musulmane. Les autres grands groupes ethniques de cette partie du pays sont les Nupe, Tiv, et les Kanuri. Les Yorubas sont l'ethnie dominante du Sud du pays, ils sont musulmans pour un peu plus de la moitié, chrétiens pour environ 30 à 40%, le reste suivant généralement une religion ancestrale. Enfin le Sud-Est du pays est dominé par les Igbos majoritairement chrétiens.

Depuis plusieurs années, le Nigeria est le théâtre de tensions religieuses entre musulmans et chrétiens. La secte islamiste Boko Haram, qui a pour objectif de faire appliquer l'interprétation salafiste de la charia dans tout le pays25, a mené de nombreuses attaques, essentiellement dans le nord du Nigeria, qui ont fait des milliers de morts depuis la mi-2009.
Langues
Article détaillé : Langues au Nigeria.
Carte des langues parlées au Nigeria

Le nombre de langues actuellement estimé au Nigeria est de 521. Ce nombre comprend 510 langues vivantes, deux langues secondes[pas clair], cent langues maternelles et neuf langues éteintes. Dans certaines régions du Nigeria, les groupes ethniques parlent plus d'une langue. La langue officielle du Nigeria, l'anglais, a été choisie pour faciliter l'unité culturelle et linguistique du pays. Ce choix était lié au fait qu'une partie de la population nigériane parlait anglais à la suite de la colonisation britannique qui a pris fin en 1960.

Les principales langues parlées au Nigéria représentent les trois grandes familles de langues africaines. La majorité sont des langues nigéro-congolaises, comme le yoruba et l'igbo. La langue haoussa est afro-asiatique. Le kanuri, parlé dans le nord-est, principalement dans l'État de Borno, est une langue de la famille nilo-saharienne.

Même si la plupart des groupes ethniques préfèrent communiquer dans leur propre langue, l'anglais, langue officielle, est largement utilisé pour les transactions d'études commerciales et à des fins officielles. L'anglais comme première langue, cependant, demeure une chasse gardée d'une petite minorité de l'élite urbaine du pays, et il n'est pas parlé du tout dans certaines zones rurales. Avec la majorité de population du Nigeria dans les zones rurales, les grandes langues de communication dans le pays restent des langues autochtones. Certains peuples, notamment les Yoruba et les Igbos, ont dérivé des langages standardisées à partir d'un certain nombre de dialectes différents et qui sont largement parlées par ces groupes ethniques. Le pidgin nigérian, souvent appelé simplement « pidgin », broken English ou pidgin English, est aussi une lingua franca populaire, avec plus ou moins d'influences régionales sur le dialecte et l'argot. Il est largement parlé dans les régions du delta du Niger, principalement dans celles Warri, Sapele, Port Harcourt, Agenebode, EWU, et Benin City.

L'article 55 de la constitution indique : « Les affaires du pays sont conduites en anglais ainsi qu’en haoussa, en igbo et en yoruba lorsque des mesures appropriées auront été prises à cet effet ».

Le Nigeria qui est un État anglophone se trouve « enclavé » entre des pays francophones : le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun (bilingue). C'est donc vers la fin des années 1990 et le début des années 2000 qu'il a été fait état de la volonté du gouvernement fédéral nigérian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du français comme langue vivante voire l'institution du français comme seconde langue officielle. Ce projet a néanmoins été freiné ces dernières années, à la suite d'un nouveau rapprochement du Nigeria avec les États-Unis et face à la pénurie de professeurs de français.
Article détaillé : Francisation au Nigeria.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:19

Déroulement du conflit
Attaque de Ménaka, massacre d'Aguel'hoc et siège de Tessalit (janvier – mars 2012)
Articles détaillés : Rébellion touarègue de 2012 et Bataille de Ménaka (janvier 2012).
Une colonne de rebelles touaregs en 2012.

L'attaque de Ménaka le 17 janvier 2012 marque le début du conflit au Mali. Des combattants du MNLA s'emparent de la ville et de la caserne de l'armée malienne, puis attaquent le camp de la garde nationale. Ils sont sur le point de s'en emparer lorsqu'un hélicoptère malien intervient et les force à se replier110,111,33,112. Mais fin janvier, Ménaka est sous le contrôle du MNLA113.

Le 18 janvier, les forces du MNLA, d'Ansar Dine et d'AQMI attaquent simultanément les villes de Tessalit et Aguel'hoc. Tessalit est rapidement conquise et sa population évacuée, en revanche les djihadistes et les rebelles se heurtent aux 800 soldats retranchés dans le camp militaire d'Amachach, situé près de l'aéroport à une quinzaine de kilomètres de la ville. Un long siège de deux mois commence alors114,115,116,117.
Articles détaillés : Bataille d'Aguel'hoc et Bataille d'In Emsal.

De son côté Aguel'hoc, défendue par une garnison de 200 soldats, tient six jours. Le 19 janvier, le colonel Mohammed Ould Meydou sort de Gao avec une colonne de militaires maliens et de miliciens arabes pour tenter de secourir les assiégés. Mais le 20 janvier, les Maliens tombent dans une embuscade au sud d'Aguel'hoc, près de l'oued d'In Emsal, ils battent en retraite après avoir perdu environ 10 hommes d'après le gouvernement malien, 50 à 100 selon les rebelles. Le 24 janvier, à court de munitions, les défenseurs d'Aguel'hoc se rendent mais ils sont presque tous exécutés, égorgés ou tués d'une balle à la tête. Selon l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) et Human Rights Watch, 153 militaires maliens ont été massacrés. Le 25 janvier, le colonel Ag Gamou arrive depuis Kidal avec plusieurs centaines d'hommes soutenus par des hélicoptères, les djihadistes et les rebelles préfèrent se retirer et les Maliens reprennent provisoirement le contrôle de la ville118,21,119,120,121,122,123.
Articles détaillés : Bataille d'Andéramboukane et Combat de Niafunké.

Le 26 janvier, le MNLA s'empare de la commune d'Andéramboukane, située sur la frontière nigérienne et défendue par une quarantaine de soldats maliens qui sont pour la plupart faits prisonniers124,125,123. Le même jour, près de la frontière mauritanienne, Léré est également prise sans combat par le MNLA126, qui le 31 janvier, attaque Niafunké, mais cette fois les Maliens repoussent les assaillants127,128.

Le 4 février, le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lancent depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. L'offre est rejetée par Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du MNLA129.
Combattants du MNLA avec le drapeau de l'Azawad.
Article détaillé : Bataille de Tinzawatène.

Le 7 février, les rebelles attaquent Tinzawatène et s'emparent le lendemain de la ville, abandonnée par les soldats maliens qui s'enfuient en Algérie. La prise de la localité est revendiquée tant par Ansar Dine que par le MNLA130,131,132,133,134.
Article détaillé : Bataille de Goumakoura.

Le 12 février, l'armée malienne reprend sans combattre le contrôle de Léré135, mais quatre jours plus tard, les rebelles du MNLA reprennent à leur tour la ville et l'armée malienne se replie en direction de Nampala136. En février, les forces du MNLA mènent également quelques raids au sud du Mali. Le 18, des combattants du mouvement indépendantiste pillent la gendarmerie de Hombori et sabotant le réseau téléphonique à Youwarou136. Le 24 février, le MNLA attaque le camp militaire de Goumakoura, près de Ségou. La victoire est revendiquée par les deux camps mais les Maliens conservent leurs positions137,138.
Articles détaillés : Combat de Tinsalane et Bataille de Tessalit.

Cependant les principaux combats de février et mars ont lieu dans les environs de Tessalit. Le 10 février, un convoi militaire commandé par le colonel Ag Gamou sort de Kidal et se porte sur Tessalit pour tenter de briser le siège du camp militaire d'Amachach. En chemin, le 11 février, les Maliens se heurtent aux forces rebelles à Tinsalane. Une fois encore les bilans sont contradictoires et la victoire est revendiquée par les deux camps139,140,141. Cependant l'armée malienne parvient à atteindre la périphérie de Tessalit et le 14 février, elle affirme être entrée dans la ville et avoir ravitaillé le camp d'Amachach, ce que les rebelles démentent142,. Du 28 février au 4 mars, les combats se poursuivent près de Tessalit mais les Maliens ne parviennent par à déloger les rebelles de la zone143,144,145,146. Finalement, le 11 mars, le camp d'Amachach est abandonné aux rebelles après près de deux mois de siège. Les 800 soldats de la garnison malienne se replient sur Gao. Les hommes d'Ansar Dine s'emparent d'armes, de munitions, de blindés et capturent une soixantaine de militaires maliens115,147,114.
Articles détaillés : Combat de Tessit, Combat de Fatélé, Combat de Soudere et Combat de Tin-Hama (2012).

Par la suite, des escarmouches ont lieu près de la frontière burkinabè148. Le 15 et le 25 mars, deux combats opposent le MNLA et la milice loyaliste de Ganda Izo à Soudere, près de Tessit, puis à Tin-Hama, les bilans communiqué par les deux camps sont contradictoires mais le chef de Ganda Izo est tué au cours du deuxième affrontement149,150,151,152.

Le 22 mars, le MNLA prend possession du camp militaire d'Anéfis, abandonné par l'armée malienne qui s'est retirée à Gao153et le 25, le colonel de l’armée malienne Malick Ag Acherif et trente de ses hommes désertent pour rejoindre le MNLA154.
Coup d'État militaire (mars – avril 2012)
Articles détaillés : Coup d'État de 2012 au Mali et Contre-coup d'État à Kati et Bamako.
Militaires maliens à Bamako en 2012.

Dans la nuit du 21 au 22 mars, un coup d'État militaire renverse le président malien Amadou Toumani Touré. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), présidé par Amadou Sanogo, annonce la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la République155. Il justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national »156.

Une médiation, menée sous l'égide de la Cédéao par le Burkina Faso, aboutit à un accord le 6 avril : le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président de la République par intérim157.

Le 30 avril, les « bérets rouges », des membres du 33e régiment des commandos parachutiste, l'ancienne garde présidentielle d'Amadou Toumani Touré, tentent un contre-coup d'État à Bamako et Kati. La tentative se solde par un échec, les affrontements font 14 à 30 morts et 83 parachutistes et civils sont arrêtés par les « bérets verts » de Sanogo. Détenus à Kati, les prisonniers sont torturés, au moins 26 bérets rouges sont exécutés sommairement et enterrés dans des fosses communes158,159,6,160,161.

Deux mois après le coup d'État, les autorités de transition peinent à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Le 21 mai, le président de transition Dioncounda Traoré est agressé et blessé à Bamako par des manifestants. Il est temporairement conduit à Paris pour des examens médicaux.
Prise de Kidal, Gao et Tombouctou par les rebelles et les djihadistes (mars – avril 2012)
Pick-up d'Ansar Dine à Tombouctou, en août 2012.
Article détaillé : Bataille de Kidal (2012).

Le 26 mars, les rebelles d'Ansar Dine et du MNLA menés par Iyad Ag Ghali attaquent Kidal tenue par les forces du colonel Gamou. Le 30 mars, ce dernier abandonne la ville qui est conquise par les rebelles. Encerclé au cours de sa retraite par les hommes du MNLA, Gamou ruse en faisant croire qu'il se rallie au mouvement indépendantiste, puis il se réfugie au Niger avec ses 500 hommes162,163,164,165.

Le 31 mars, la junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser Gao « ville ouverte »166,167. Sans rencontrer de résistance, les groupes rebelles et djihadistes s'emparent de Gao le 31 mars, puis de Tombouctou le 1er avril168,169,. Le MNLA fait de Gao sa « capitale » et occupe les bâtiments officiels et l'aéroport, mais le reste de la ville passe sous le contrôle du MUJAO et de la katiba de Belmokhtar170. À Tombouctou, les rebelles touaregs et arabes du MNLA et du FLNA sont les premiers à occuper la ville, mais dés le lendemain les djihadistes d'Ansar Dine et d'AQMI menés directement par Iyad Ag Ghali, Djamel Okacha, Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar arrivent en force dans la cité. Iyad Ag Ghali prend le contrôle de la ville et expulse les rebelles touaregs et arabes, il réprime les pillages, distribue des vivres et fait aussitôt appliquer la charia171,172.

Le 4 avril, le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)173. Le 6, par un communiqué publié sur son site, il déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »174,175,176.
Application de la charia (avril – décembre 2012)
Manifestation à Tombouctou, alors tenue par les djihadistes, dénonçant l'inaction du gouvernement malien au nord du pays.

Véritables maîtres du nord du Mali, les djihadistes mettent en place l'application de la charia. La vente et la consommation d'alcool, de cigarettes ou de drogues est interdite, de même que la musique. Le port du voile islamique est rendu obligatoire pour les femmes et des tribunaux islamiques sont instaurés. Les peines prévues sont le fouet en cas de consommation d'alcool ou de relations sexuelles hors mariage, l'amputation d'une main ou d'une jambe en cas de vol et la lapidation en cas d'adultère177,178.

De avril 2012 à janvier 2013, à Gao, neuf hommes accusés de vols sont condamnés à l'amputation d'une main ou d'une jambe par le MUJAO179,180. Selon Human Rights Watch, deux hommes sont également exécutés dans cette ville début avril et des djihadistes coupent l'oreille d'une femme pour avoir porté une jupe courte178. Une autre personne est amputée de la main droite à Ansongo le 8 août181.

À Tombouctou, une peine d'amputation est prononcée et en octobre Ansar Dine exécute par balle un de ses combattants, condamné à mort pour le meurtre d'un pêcheur182,183. À Kidal, un homme du MNLA a la main tranchée par des hommes d'Ansar Dine178. Fin juillet 2012, à Aguel'hoc, un couple est mis à mort par lapidation pour avoir conçu plusieurs enfants hors mariage184,185.

Les chrétiens ne font pas l'objet de menaces directes, cependant trois églises, une station de radio chrétienne et une école biblique sont pillées à Tombouctou et Gao au moment de la prise de ces deux villes178.

Le 28 juin 2012, l'UNESCO classe Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril à la demande du gouvernement malien186. Visiblement en représailles contre cette décision, au moins une trentaine de membres armés d'Ansar Dine et d'AQMI commencent le 30 juin à détruire trois mausolées qu'ils jugent impies, devant une population non armée déconcertée. Le 1er juillet, sept des seize mausolées érigés pour certains des 333 saints186 que compte la ville sont déjà détruits. La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda qualifie les faits de « crime de guerre »186. L'islamologue Roland Marchal commente : « dans un moment de crispation, mettre l’accent sur la préservation des mausolées n’était peut-être pas la méthode la plus habile pour protéger ces sites »187,188,186.
Conflit entre les djihadistes et le MNLA (juin – novembre 2012)
Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012. (De gauche à droite au premier rang : Alghabass Ag Intalla, fils du chef des Ifoghas, représentant d'Ansar Dine et futur chef du MIA, Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA.

Le 24 mai 2012, des rencontres sont organisées à Tombouctou entre les principaux responsables d'Ansar Dine et d'AQMI. Depuis les montagnes de Kabylie, Abdelmalek Droukdel, le chef d'AQMI conseille à ses combattants, dans un message rendu public, d'imposer « graduellement » la charia pour y « réussir la création d'un État islamique »189.

Le 27 mai, Ansar Dine et le MNLA annoncent leur fusion dans un « protocole d'accord » signé la veille et transmis à l'AFP. Celui-ci indique que « le mouvement Ansar Dine et le MNLA proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad »189. Mais 24 heures après sa signature, l'accord est rompu par les cadres du MNLA190.
Article détaillé : Combat de Tombouctou (2012).

Le premier incident entre Ansar Dine et le MNLA a lieu dans la nuit du 7 au 8 juin, à quelques kilomètres de Kidal, lorsque des combattants de deux véhicules se fusillent, faisant au moins trois blessés graves191,192. Puis le 13 juin, une querelle éclate entre des hommes du MNLA et d'Ansar Dine à un poste de contrôle de Tombouctou, elle dégénère en fusillade et fait au moins deux morts et plusieurs blessés193.
Article détaillé : Bataille de Gao (2012).

La situation bascule le 25 juin 2012 à Gao, lorsqu'un élu local et enseignant de la ville est abattu à bout portant par des inconnus à moto. Le lendemain, des centaines de personnes, excédées, manifestent en ville. La colère de la population de Gao, majoritairement hostile à l'indépendance du nord pays, accablée par les privations régulières d'eau et d'électricité et par l'insécurité, se tourne aussitôt contre le MNLA. Un combattant touaregs ouvre le feu pour disperser les émeutiers, faisant un mort et plusieurs blessés194,195,196. Le 27 juin, les forces du MUJAO et d'AQMI menées par Mokhtar Belmokhtar attaquent les positions du MNLA à Gao. Au cours d'une violente bataille qui fait des dizaines de morts, les islamistes prennent d'assaut le gouvernorat et chassent les rebelles touaregs de la ville, à la satisfaction des émeutiers pro-Mali qui prennent le parti des djihadistes. Bilal Ag Acherif, le secrétaire-général du MNLA, est blessé au cours de la retraite. Le 28 juin, alors que les combats se poursuivent près de l'aéroport, Iyad Ag Ghali arrive à la tête de soixante véhicules. Le 30 juin, il rencontre les chefs du MNLA et parvient à conclure un cessez-le-feu195,197,198,199. Le MNLA abandonne ses positions à Tombouctou le 29 juin et se retire également de Gao200.

Douentza est également abandonnée par le MNLA et brièvement occupée par les miliciens de Ganda Izo. Mais le 1er septembre les hommes du MUJAO menés par Omar Ould Hamaha viennent occuper la ville. Les miliciens n'opposent aucune résistance et sont désarmés201,202,203.
Articles détaillés : Combat de Tagarangabotte, Bataille d'Idelimane et Bataille de Ménaka (novembre 2012).

Les affrontements reprennent le 16 novembre 2012, lorsque le MNLA, basé à Ménaka, lance une offensive sur Ansongo tenue par le MUJAO. Les rebelles touaregs remportent d'abord un succès lors d'une embuscade à Tagarangabotte, mais le MUJAO contre-attaque et reçoit le renfort de la katiba de Mokhtar Belmokhtar. Le MNLA cède du terrain et le 19 novembre, la ville de Ménaka est prise par les djihadistes au terme de combats ayant fait, selon les déclarations, plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de morts204,205,206,207.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:20

Santé

Le paludisme, la poliomyélite, le choléra, la méningite, le SIDA sont des maladies omniprésentes au Nigeria. L'espérance de vie est d'environ 52 ans en 2013. La mortalité infantile est à 20,1 %26. Il y avait 37 médecins pour 100 000 habitants en 200726.
Culture
Masque royal en ivoire du royaume du Bénin
Musiciens de l'État du Plateau
Articles détaillés : Culture du Nigeria et Cuisine nigériane.
Fêtes et jours fériés Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an
variable Vendredi saint
variable Lundi de Pâques
1er mai Fête du Travail
29 mai Fête de la démocratie
1er octobre Fête de l'indépendance du Nigeria
25 décembre Noël
26 décembre Lendemain de Noël
1er shawwal Fête de la rupture du jeûne (Aïd el-Fitr ou Eïd al-Fitr)
10 Dhou al Hidjia Fête du sacrifice (Aïd el-Kebir ou Eïd al-Adha)
Éducation

L'école primaire dure six ans27. Le taux d'alphabétisation était de 57 % en 2005 d'après le National Empowerment Development Strategy, ou de 53,3 % chez les adultes de plus de 15 ans en 2006 d'après le National Bureau of Statistics. Il est plus élevé chez les hommes (61,3 %) que chez les femmes (45,3 %). Le taux d'alphabétisation est en baisse constante par rapport à 1999 (64,1 %) et 1991 (71,9 %). L'étude montre qu'il est nettement plus élevé au sud du pays et particulièrement au sud-est (73,5 %) qu'au nord-ouest (23,2 %, hommes 31,0 ; femmes 15,4 %)28.

Le français fut déclaré seconde langue officielle, de 1997 à 2004, mais son application resta sans suite, et ce statut resta purement virtuel pendant de longues années, faute de financement concret et de volonté politique. Pendant cette période, l'anglais seul continuait à être la langue administrative, sans trace du français, sauf peut-être dans l'enseignement. Devant cette situation absurde, en 2004, il fut décidé que l'anglais était la seule langue officielle. Le statut des langues régionales fut aussi confirmé. Tout en maintenant une certaine promotion du français, surtout dans l'éducation. L'anglais reste l'un des ciments de l'unité du pays.[réf. nécessaire]
Divers

Codes :

selon la liste des codes pays du CIO, le Nigeria a pour code NGR ;
selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), le Nigeria a pour code alpha-2 NG ;
selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), le Nigeria a pour code alpha-3 NGA ;
selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, le Nigeria a pour code WAN ;
selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, le Nigeria a pour code alpha-2 NI ;
selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, le Nigeria a pour code alpha-3 NGA ;
selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, le Nigeria a pour code 5N ;
selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports, le Nigeria a pour code DN.

Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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ICOM, Red List, International Council of Museums [1]
Fabio Maniscalco, Archaeological Looting and the Protection of Cultural Property in Nigeria, in "Web Journal on Cultural Patrimony", vol. 1, 2006 WEB JOURNAL
(en) Ejibunu, Hassan Tai: Nigeria´s Delta Crisis: Root Causes and Peacelessness - EPU Research Papers: Issue 07/07, Stadtschlaining 2007
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:21

Offensive des djihadistes au sud du Mali et intervention militaire internationale (janvier 2013)
Rafale B 113-HO de l'Escadron 2/92 "Aquitaine" de l'armée de l’air française à la sortie d'un ravitaillement en vol lors d'une opération au Mali le 17 mars 2013.
Articles détaillés : Intervention militaire au Mali, Opération Serval, Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, Bataille de Konna et Bombardement de Gao.

Le 3 janvier 2013, un communiqué d'Ansar Dine signé par Iyad Ag Ghali annonce la rupture des négociations et déclare suspendre son offre de cessation des hostilités208. Depuis le 2 janvier, venus des régions de Gao et de Tombouctou, les djihadistes d'Ansar Dine, du MUJAO, d'AQMI et de Boko Haram se rassemblent à Bambara Maoudé209,210. Le 7, ils dépassent Douentza211, le 9 ils franchissent la ligne de démarcation à Dangol-Boré et engagent le combat avec l'armée malienne dans les envions de Konna212. Le 10 janvier, les djihadistes prennent l'avantage sur les soldats maliens qui se replient sur Sévaré, la ville de Konna est prise213,214,215.

Les djihadistes, forts d'environ 1 200 hommes, menacent alors Mopti et Sévaré, dernier verrou avant la capitale, Bamako. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, et lui demande une aide immédiate. Le président français décide dès le 11 janvier dans l'après-midi d'engager l'armée française : c'est le début de l'opération Serval. De l'aide logistique venant de plusieurs nations arrivent au fil des jours pour appuyer cette mission et le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine.

Dès le premier jour de l'opération, des commandos des forces spéciales transportés par avions sont déposés à Sévaré216,217,218 tandis que quatre hélicoptères français Gazelle du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales sont engagés au combat. Les djihadistes se replient sur Konna après avoir perdu quatre véhicules, un pilote français est cependant mortellement touché219. Puis, dans la nuit du 11 au 12, les Mirages 2000D basés à N'Djamena bombardent les jihadistes entre Konna et Léré220,221.

Les moyens aériens français poursuivent leurs frappes dans les environs de Konna, Léré et Douentza. Des Rafale venus de France bombardent plusieurs camps islamistes à Gao, où plus d'une soixantaine de rebelles islamistes sont tués. Le 13 janvier, les djihadistes commencent à abandonner Konna, leurs derniers combattants quittent la ville le 18 janvier. Le lendemain les soldats maliens et des Français des forces spéciales reprennent possession de la ville sous les acclamations de la population222,223. Les combats à Konna ont fait une centaine de morts chez les djihadistes, une douzaine de victimes civiles et officiellement onze tués du côté des militaires maliens224.
Article détaillé : Bataille de Diabaly.

Cependant plus à l'ouest, le 14 janvier, une autre colonne islamiste contourne les lignes maliennes en passant par la Mauritanie et prend d'assaut la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako. La riposte est rapide, quelques heures après la prise de la ville, les djihadistes subissent les frappes de l'aviation française. Pendant trois jours, leurs positions sont bombardées par des avions Rafale et Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre et Gazelle225.

Au sol, les forces maliennes se sont repliées à Markala, près de Ségou. Le 15 janvier, un premier sous-groupement tactique interarmes motorisé français de 180 hommes et 18 chars et blindés ERC-90 Sagaie et VAB quitte Bamako et se positionne à Markala226,227,228,229,230,231,232.

Impuissants contre les frappes aériennes, les islamistes abandonnent Diabaly le 17 janvier et se replient sur Sokolo. Ils laissent derrière eux une cinquantaine de morts et plusieurs dizaines de leurs véhicules ont été détruits. Après quelques missions de reconnaissance, les forces franco-maliennes se mettent en mouvement. Dans la nuit du 19 au 20, une colonne de 30 blindés avec 200 soldats maliens et français quitte Markala et entre dans Niono. Le 21, les militaires reprennent Diabaly sans rencontrer de résistance. Douentza est également reconquise le même jour. Partout, les soldats maliens et français sont acclamés par la population233,234,235,236,237.

Progressivement, les forces militaires se déploient au Mali. Du côté des Français, si les forces spéciales sont engagées très rapidement sur le front, les soldats de la brigade Serval se rassemblent à Bamako transportés par avions depuis la France ou bien venus par la route depuis la Côte d'Ivoire. Le 15 janvier, 800 soldats français sont déployés au Mali, ils sont 1 400 le 17, 2 000 le 19, 3 500 le 30, début février ils sont près de 4 000. Le déploiement de la MISMA et de l'armée tchadienne se met également en place. Les forces africaines décident d'engager 7 700 hommes, ses premiers contingents arrivent au Mali le 17 janvier. Le 24 janvier 1 900 soldats sont déployés, mi-février 1 800 Tchadiens et 2 300 hommes de la MISMA sont au Mali, début mars, les forces africaines ont près de 6 000 soldats, dont 2 400 Tchadiens238.
Reprise des villes du nord du Mali (janvier – février 2013)

L'offensive jihadiste sur Mopti ayant été repoussée, l'état-major-français pense attendre l'arrivée des renforts et de toute la logistique avant de poursuivre vers le nord. Mais François Hollande, obsédé par le risque d'enlisement, ordonne que Tombouctou et Gao soient reprises avant fin janvier23.
Article détaillé : Bataille de Gao (janvier 2013).

Les forces franco-maliennes poursuivent donc l'offensive, deux colonnes font mouvement sur Tombouctou et Gao. Le 25 janvier Hombori est reprise239. Dans la nuit du 25 au 26, les forces spéciales prennent le pont de Wabaria aux jihadistes du MUJAO, puis les Français s'emparent de l'aéroport de Gao sans rencontrer de résistance. Les islamistes prennent la fuite poursuivis par des hélicoptères qui leurs tuent quelques hommes. Environ 25 au total sont tués dans les combats près de Gao240.

À l'extrême est, le colonel Gamou franchit la frontière nigérienne avec 500 soldats, 77 pick-up et 8 blindés BRDM-2. Il prend Ménaka sans combat le 15 janvier, puis il poursuit sur Gao241.

Plus à l'ouest, une autre colonne forte de plusieurs centaines de soldats maliens et de 600 Français de l'infanterie de marine quitte Diabaly avec pour objectif de prendre Tombouctou. Le 25, elle réoccupe Léré242. Dans la nuit du 27 au 28, des parachutistes de la Légion étrangère sautent au nord de Tombouctou. Le 28 les forces franco-maliennes entrent dans la ville abandonnée par les djihadistes243. Quelques jours plus tard, le 2 février, accompagné du président malien par intérim Dioncounda Traoré, le président français François Hollande se rend à Tombouctou où il est accueilli en héros244.

Le 28 janvier, les forces tchadiennes et nigériennes prennent le contrôle des villes d'Andéramboukane et Ménaka245. Ansongo est reprise le 29 janvier par des troupes nigériennes et maliennes venues du Niger246.

Les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine reculent sans opposer de résistance et se réfugient dans l'Adrar des Ifoghas. Le 27 janvier, l'aviation française bombarde des positions stratégiques islamistes sur Kidal et sa région, dans l'extrême Nord-Est du Mali247. De son côté, le MNLA se met également en mouvement et profite de la déroute des islamistes pour prendre le contrôle de plusieurs villes du Nord. Le 28 janvier, le mouvement indépendantiste déclare avoir pris sans combat les villes de Tessalit, Tessit, In Khalil, Tinzawatène, Léré, Anéfif, Talataye et Kidal. Il propose son alliance aux Français et aux Tchadiens, mais déclare qu'il s'opposera par les armes à la venue de l'armée malienne248,249,250.

La progression se poursuit à l'extrême nord du Mali. Dans la nuit du 29 au 30 janvier, au cours d'une opération aéroportée, les forces spéciales françaises prennent position sur l'aérodrome de Kidal, situé au sud-est de la ville. Les militaires prennent contact avec le MNLA251,252,253. Le 3 février, une petite colonne du MNLA accompagnée de forces spéciales françaises prend le contrôle de la ville d'Aguel'hoc254. Le même jour, l'armée tchadienne entre à Kidal255,256

Le 1er février, un hélicoptère Tigre de forces spéciales détruit trois pick-up et tue une douzaine de djihadistes près d'Anéfis257. Le 9, deux Tigre, un Puma et une patrouille de Mirages attaquent un groupe de quatre véhicules entre Gao et Gourma-Rharous et en détruisent deux258.

Le 5 février, les troupes maliennes et françaises à Gao sont renforcées par les forces nigériennes de la MISMA venues de Ménaka. Cependant une quarantaine de combattants du MNLA profitent du départ des Nigériens pour prendre le contrôle de la ville259,260.

Enfin, dans la nuit du 7 au 8 février, les forces spéciales françaises s'emparent de l'aéroport de Tessalit. Elles sont renforcées le lendemain par une cinquantaine de chasseurs parachutistes avec qui elles prennent le contrôle de la ville, là encore sans rencontrer de résistance. Dans les heures qui suivent, l'armée tchadienne et un sous-GTIA français formant une colonne de 90 véhicules arrivent ensuite sur les lieux261,262.
Bataille dans l'Adrar des Ifoghas (février – mars 2013)
Article détaillé : Bataille du Tigharghâr.
Tireur de précision français armé d'un FR-F2 pendant la bataille du Tigharghâr.

Ansar Dine est affaibli par des défections. À la fin du mois de janvier une partie de ses combattants, menés par Alghabasse Ag Intalla et Cheikh Ag Aoussa, font scission et créent le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Ils se détournent des djihadistes et espèrent négocier une paix avec le gouvernement malien et les Français263,264. D'autres combattants fuient à l'étranger, certains gagnent même le Soudan265,266. Enfin, les fidèles d'Iyad Ag Ghali restent sur place et continuent de combattre267. Après leur défaite à Konna et Diabaly, les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine se replient à l'extrême nord du Mali dans l'Adrar des Ifoghas, et principalement dans l'Adrar Tigharghâr et la vallée de l'Ametettaï, situés à l'est d'Aguel'hoc, entre Kidal et Tessalit. Cette zone fortifiée, déjà utilisée comme refuge par les rebelles touaregs lors de la rébellion de 1990-1995, est alors le principal sanctuaire des djihadistes au Mali23.

De la mi-février à la fin mars, près de 3 000 soldats français et tchadiens commandés par les généraux Barrera et Bikimo mènent une grande offensive dans l'Adrar Tigharghâr, où sont retranchés environ 500 djihadistes268,269. Le 18 février, 150 soldats français font une première incursion à l'ouest de l'Adrar pour reconnaître les positions adverses270,271. Des combats ont lieu pendant deux jours, un légionnaire et une trentaine de djihadistes sont tués, les Français se retirent sur Tessalit le 20 février272,273,270.

Le 22 février, les Tchadiens attaquent à leur tour, cette fois-ci à l'est de l'Adrar Tigharghâr. En fin de matinée, ils se heurtent aux djihadistes retranchés dans les grottes et sur les hauteurs, à l'entrée est de la vallée de l'Amettetaï. Les combats, confus, durent jusqu'à la tombée la nuit. Le bilan est particulièrement lourd, les Tchadiens ont 26 tués et environ 70 blessés tandis que les djihadistes laissent au moins 93 morts. Mais l'entrée de la vallée est prise274,275,276.

Le 24 février, les Français reprennent l'offensive avec cette fois-ci deux GTIA forts de 700 hommes chacun277. Le GTIA 3 reprend l'attaque à l'entrée ouest de la vallée de l'Amettetaï, afin de resserrer l'étau et de faire sa jonction avec les Tchadiens qui avancent à l'est. Pendant ce temps, le GTIA 4 se déploie au nord et avance à pied à travers le terrain montagneux pour surprendre les djihadistes278. Les combats sont acharnés et se livrent souvent à de courtes distances, parfois jusqu'au fond des grottes. Abou Zeïd, un des principaux chefs d'AQMI, est tué entre le 22 et le 27 février dans des circonstances obscures279,280,281. Le 3 mars, la vallée de l'Amettetaï est prise, les djihadistes commencent à battre en retraite282,283.

Les combats baissent alors en intensité, tandis que les militaires français et tchadiens fouillent les autres vallées du Tigharghâr. Des missions de reconnaissance sont également menées jusqu'à Boghassa, Abeïbara et Tinzawatène284,285,286. Les opérations s'achèvent le 31 mai. Le bilan est de trois morts et 120 blessés du côté des Français287, tandis que les Tchadiens déplorent 30 tués288. Les pertes des djihadistes sont estimées entre 200 et 300 morts289,290. 80 tonnes de matériel militaire ont été découverts par les Français291.
Article détaillé : Combat du Timétrine.

Alors que les combats font rage dans le Tigharghâr, les forces spéciales françaises mènent également une opération le 24 février dans le Timétrine, à l'ouest de la région de Kidal. Une quinzaine de djihadistes sont repérés et se font tuer jusqu'au dernier. Mohamed Lemine Ould El-Hassen, chef de la katiba al-Fourghan d'AQMI, est reconnu parmi les morts292
Articles détaillés : Attentat de Kidal du 26 février 2013 et Attentat de Kidal du 12 avril 2013.

Le 21 février, un premier attentat-suicide frappe la ville de Kidal, deux personnes sont blessés. Le 26 février, un autre kamikaze se fait exploser avec son véhicule à un poste du MNLA, tuant sept rebelles touaregs et blessant onze autres. Enfin le 12 avril, quatre soldats tchadiens sont tués et trois blessés par un homme équipé d'une ceinture explosive. Ces trois attentats commis à Kidal sont revendiqués par le MUJAO293,294,295.
Guérilla dans la région de Gao (février – avril 2013)
Soldats français en patrouille à Gao en mars 2013.

Après la reconquête des villes du Nord du Mali les combats se poursuivent parallèlement sur deux fronts ; l'Adrar des Ifoghas, où se sont repliés Ansar Dine et AQMI, et la région de Gao, où le MUJAO reste actif et bénéfice en certains endroits, d'un soutien d'une partie de la population. Début février, ce mouvement annonce son intention de créer une « nouvelle zone de conflit », il promet d’attaquer des convois, de poser des mines, d’envoyer des kamikazes et « d’augmenter les attaques contre la France et ses alliés »296. Le 30 janvier, quatre soldats maliens sont tués et cinq autres blessés par l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori297. Le 6 février, un véhicule saute sur une mine entre Douentza et Gao, tuant quatre civils298,299. Le 8 février, un soldat malien est légèrement blessé par un kamikaze touareg300.
Articles détaillés : Troisième bataille de Gao, Quatrième bataille de Gao et Cinquième bataille de Gao.

En février et mars, la ville de Gao est visée par trois attaques du MUJAO, la première a lieu le 10 février, la deuxième le 20 février, et la dernière le 24 mars. Parfois précédés par des kamikazes, des commandos de quelques dizaines de combattants tentent de s'infiltrer dans la ville pourtant tenue par plus d'un millier de soldats. Les islamistes sont à chaque fois détruits ou repoussés lors de ces attaques presque suicidaires. Une dizaine de civils, un soldat malien et environ 30 assaillants sont tués lors de ces combats301,302.

La progression des troupes alliées n'est cependant pas entravée. Le 12 février 2013, les Maliens et les Français prennent le contrôle de la ville de Ménaka sans livrer de combats avec le MNLA qui abandonne la ville260. Le 17 février, des troupes françaises, nigériennes, et maliennes entrent sans combattre à Bourem303, des patrouilles sont organisées pour réduire les poches de résistance des groupes islamistes dispersés dans la région304.
Articles détaillés : Bataille d'Imenas, Combat de Tin Keraten et Bataille d'In Zekouan et Teurteli.

Le 27 février, les Français et les Maliens lancent l'Opération Doro dans la région à l'est de Gao. Leur objectif est de détruire les forces djihadistes dans cette zone et de trouver leurs caches d'armes. Le 2 mars, 100 à 200 hommes du MUJAO sont attaqués par 400 soldats français et maliens dans le village d'Imenas. Le combat est acharné et les djihadistes laissent 52 morts contre un blessé chez les militaires maliens305,306,307. Les forces franco-maliennes affrontent encore les djihadistes à Tin Keraten le 6 mars, puis à In Zekouan et Teurteli du 12 au 17 mars, plus d'une trentaine d'islamistes sont tués dans ces combats, ainsi qu'un soldat malien et un soldat français308.
Soldats maliens à Gao, en avril 2013.
Articles détaillés : Combat de Tombouctou (20-21 mars 2013) et Combat de Tombouctou (30-31 mars 2013).

Après Gao, Tombouctou est visée à son tour par des incursions de commandos djihadistes, une première attaque a lieu le 20 mars, une seconde le 30. Elles sont menées cette fois par des hommes d'AQMI, mais comme à Gao, les djihadistes ne remportent aucun avantage. Ils laissent entre 20 et 30 morts, les Maliens ont trois tués et 18 blessés, les Français un blessé et cinq civils sont tués309,310,311,312.
Article détaillé : Combat de Teghboubinene et In Arab.

Entre le 24 et le 30 mars, des affrontements ont également lieu entre Bourem et Anéfis, opposant le MNLA au MUJAO et aux Signataires par le sang. Le MNLA affirme avoir tué 17 djihadistes, contre cinq morts dans ses rangs313,314.

Le 7 avril, l'armée française lance une vaste opération au nord de Bourem baptisée Gustav. 779 soldats et 150 blindés appuyés par l'aviation encerclent la vallée d'Inaïs, repérée comme étant un sanctuaire du MUJAO. L'offensive est menée trop tard pour intercepter les djihadistes qui parviennent à s'enfuir, mais 18 tonnes de munitions sont saisies lors des fouilles, dont 700 obus, 51 roquettes, 16 bombes d’avion et 17 caisses315,316,317.
Articles détaillés : Attentat d'Hamakouladji et Attentat de Gossi (mai 2013).

Le 12 avril, cinq militaire maliens, dont un colonel, sont tués lors d'un accident d’hélicoptère318. Les 4 et 10 mai, une dizaine de kamikazes du MUJAO mènent des attaque-suicides à Tilemsi, Gossi et Ménaka contre des militaires maliens et nigériens, deux soldats maliens sont tués et une dizaine blessés319,320,321. Le 25 avril, AQMI appelle au djihad contre la France322. Fin avril, une cellule djihadiste du MUJAO est démantelée à Bamako et sept personnes sont arrêtées323. Le 29 avril, un VBL de l'armée française saute sur une mine ou un engin explosif entre Tinzawatène et Boghassa, un soldat des forces spéciales est tué et deux autres sont grièvement blessés324.
Conflit entre le MNLA et le MAA (février – mai 2013)
Articles détaillés : Attentat d'In Khalil, Bataille d'In Khalil, Bataille de Ber et Bataille d'Anéfis (mai 2013).

Parallèlement aux affrontements contre des islamistes, un conflit éclate en février 2013 entre les Touaregs du MNLA et les Arabes du MAA. Les incidents commencent à In Khalil, près de la frontière avec l'Algérie, où les Arabes accusent les Touaregs de la tribu des Idnanes d'exactions et de pillages325. Le 22 février, un double attentat-suicide à In Khalil revendiqué par le MUJAO fait trois morts dans les rangs du MNLA326. Le lendemain, In Khalil est attaquée par une trentaine de pick-up du MAA. Le MNLA accuse aussitôt le MAA d'être lié au MUJAO, ce que le groupe rebelle arabe dément bien que certains de ses combattants aient effectivement combattus dans les rangs djihadistes en 2012327,328,329. L'aviation française intervient et bombarde les positions du MAA, en croyant peut-être avoir à faire à un groupe djihadiste330,328. Les hommes du MAA se replient, In Khalil reste aux mains des Touaregs331.

Le 21 avril, les combats reprennent, le MAA attaque Ber, dans la région de Tombouctou, et chasse le MNLA de la ville. Le combattants arabes se retirent le 6 mai et des militaires du Burkina Faso et de l'armée malienne prennent le contrôle de la ville le lendemain332,333,334. Plus au nord, la ville d'Anéfis est également le théâtre de violences communautaires les 24 et 25 avril qui font au moins six morts335. Le 17 mai, le MAA attaque Anéfis, mais cette fois le MNLA repousse les assaillants336,337. Là aussi certains responsables font état de frappes aériennes françaises en soutien au MNLA, mais l'armée française dément338,339.
Accord de Ouagadougou et déploiement de la MINUSMA (mai – juin 2013)
Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).
Ravitaillement de deux avions Rafale au-dessus du Mali, le 23 avril 2013.

Malgré l'annonce de négociations les tensions restent très vives entre l'armée malienne et le MNLA basé à Kidal340,341. Des personnalités politiques et une partie de la population malienne reprochent à la France d'empêcher l'armée malienne d'attaquer les rebelles à Kidal342. Le 30 mai, 3 000 Maliens manifestent à Gao pour dénoncer l'attitude jugée trop conciliante de la France vis-à-vis du MNLA343. Afin de négocier avec les rebelles de Kidal, le président malien par intérim Dioncounda Traoré nomme Tiébilé Dramé conseiller spécial344.

Afin de favoriser les pourparlers, des représentants touaregs menés par Mohamed Ag Intalla décident de rejeter la lutte armée et de former le Haut Conseil de l'Azawad (HCA), bientôt renommé Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Mohamed Ag Intalla bénéficie rapidement du soutien de son père, l'Amenokal Intalla Ag Attaher, chef coutumier des touaregs Ifoghas qui quitte le MNLA pour rejoindre le HCUA, et de son frère, Alghabass Ag Intalla, qui le 19 mai, annonce la dissolution du MIA et son ralliement au HCUA. Le MNLA n'ose critiquer la décision de l'Amenokal et apporte son soutien au HCUA345,346,347.

Les négociations s'ouvrent en mai à Ouagadougou, sous la médiation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso348. Fin mai, le MAA s'engage à son tour à prendre part aux pourparlers349.

D'abord hostile à la tenue d'élections maliennes à Kidal, le MNLA accepte finalement de permettre la tenue de la présidentielle en juillet, cependant il refuse de laisser entrer l'armée malienne et propose que la sécurité des élections soit assurée par les troupes de l'ONU aussi bien à Kidal que dans l'ensemble de l'Azawad350. Cette proposition est rejetée par le gouvernement malien qui exige la présence de l'armée à Kidal351.

Cependant le 2 juin, la situation s'aggrave à Kidal où le MNLA arrête 180 personnes, une trentaine est relâchée le lendemain mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison . De son côté, le gouvernement malien accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plus habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacué vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza352,353,354. Le 4 juin, l'armée malienne se met en mouvement et s'empare d'Anéfis après un combat contre le MNLA355. La France intervient après le combat, elle envoie une centaine d'hommes à Anéfis et freine l'offensive malienne sur Kidal356

Le 18 juin, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA et du HCUA (Haut conseil pour l'unité de l'Azawad) signent un accord de cessez-le-feu qui doit permettre la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet357.

Afin d'éviter tout débordement entre les soldats maliens et les rebelles, des forces de l'ONU et de la MISMA sont également déployées à Kidal, ainsi le 4 juillet, une trentaine de véhicules guinéens gagne la ville358.

Le 5 juillet, conformément aux accords signés, les forces du MNLA et du HCUA commencent leur retrait sur trois cantonnements, dont deux situés à Kidal, le troisième en périphérie. Le lendemain, 150 soldats maliens font leur entrée dans Kidal. La réaction de la population n'est pas unanime, des échauffourées opposent manifestants pro-Mali et manifestants pro-Azawad, elles font plusieurs blessés359,358,360. Le 18 juillet, de nouvelles émeutes éclatent entre des pro-Mali, en majorité des Songhaï et des pro-Azawad, majoritairement touaregs, elles font un mort et 7 blessés361. Le 20 juillet, cinq agents électoraux et un élu sont enlevés par des hommes armés à Tessalit362. Capturés par des hommes de Baye Ag Diknane, un officier du MNLA hostile à la tenue des élections, ils sont finalement relâchés le lendemain dans des circonstances mal éclaircies363.

Le 31 juillet, un militaire français du 515e régiment du train est tué et un autre est blessé dans un accident de la route près de Douentza364.

Les deux tours de l'élection présidentielle se déroulent sans incidents le 28 juillet et le 11 août. Ibrahim Boubacar Keïta est élu président avec 77,61 % des voix, contre 22,4 % pour Soumaïla Cissé, avec une participation de 48,98 % au premier tour, 45,78 % au deuxième365.

Lors des négociations de Ouagadougou, les différents mouvements rebelles autonomistes parviennent à se réconcilier. Le 8 août, le MNLA, le HCUA et le MAA publient une déclaration commune où ils réclament l'autonomie des peuples de l'Azawad366.

Le 22 août 2013, selon un communiqué signé par Ahmed al-Tilemsi et Mokhtar Belmokhtar, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement61. Celui-ci prend le nom d'Al-Mourabitoune ("Les Almoravides")367.

Le 19 septembre, au Stade du 26 mars à Bamako, une cérémonie est organisée pour marquer le début du mandat d'Ibrahim Boubacar Keïta et la victoire sur les forces jihadistes. Plusieurs chefs d'états sont invités, dont le président français François Hollande, le président tchadien Idriss Déby, le roi du Maroc Mohammed VI et le président ivoirien Alassane Ouattara, également président de la Cédéao368.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:23

Les émeutes à Jos de 2010 sont un ensemble d'événements survenus en janvier 2010 à Jos la capitale de l'État du Plateau (Nigeria) qui ont provoqué la mort d'au moins 465 personnes dont 400 musulmans et 65 chrétiens, 1 000 blessés ainsi que 17 000 déplacés1.

Sommaire

1 Contexte
2 Origines
3 Chronologie
4 Réactions
5 Références

Contexte

Jos est situé dans l'État de Plateau, entre le Nord du Nigéria peuplé d'Haoussas musulmans et le Sud peuplés de Yorubas et d'Igbos chrétiens ou animistes2. La ville est divisée en zone ethnique3. La région de l'État de Plateau était peuplé par des populations Gemai, Afireze, Anaguta et Berom à majorité chrétienne. Les Haoussas et les Fulanis, musulmans4, ont un statut de migrant et non d'indigène3 et n'ont pas les mêmes droits durant les élections3 ou pour accéder aux universités ou aux postes de fonctionnaires4.

En 2001 et 2008, des émeutes importantes ont eu lieu à Jos. Elles ont fait respectivement 1000 et 700 morts d'après Human Rights Watch1. En novembre et décembre 2008, elles étaient liées, selon les sources, aux élections5 ou au meurtre de 5 jeunes pensionnaires d'un internat musulman par de jeunes chrétiens4.
Origines

Les événements ont commencé le dimanche 17 janvier 2010, selon des membres de la société civile cités par Human Rights Watch, à la suite d'une dispute autour de la reconstruction de bâtiments musulmans qui avaient été détruits en 20086. Selon le chef de la police de Jos qui a été démenti par les responsables musulmans, les événements ont été déclenchés par l'attaque de fidèles chrétiens à Nassarawa Gwom par de jeunes musulmans2.

Le professeur Kabiru Mato de l'Université d'Abuja a minimisé le rôle de la religion dans les affrontements :« I don't see anything religious. Wherein religion could be the difference between the two warring factions, fundamentally it's a manifestation of economic alienation. So social apathy, political frustration, economic deprivation and so many factors are responsible. » (Je ne vois rien de religieux. Même si la religion peut être la différence entre les deux factions, fondamentalement c'est la manifestation de la dépendance économique. Donc l'apathie sociale, la frustration politique, la privation économique et d'autres facteurs sont responsables.)7

Le directeur du State Security Service et Inspector General of Police, Ogbonna Onovo, a été envoyé sur place pour enquêter sur les origines des émeutes5,8.
Chronologie

Après un relatif retour au calme le 18 janvier 2010 après un couvre-feu, les émeutes ont repris le 19 janvier 2010 en s'étendant à la banlieue, notamment à Bukuru5 ou à Kuru Karama où 150 corps ont été retrouvés dans des puits du village9. Le 21 janvier 2010, l'armée intervient pour rétablir le calme à la demande de Goodluck Jonathan, le vice-président nigérian5.
Réactions

Abdelmalek Droukdel dit Abou Moussab Abdel Wadoud, émir d'al-Qaida au Maghreb islamique, a proposé d'entraîner et d'armer les musulmans du Nigéria pour qu'ils puissent se défendre contre les chrétiens10.
Références

↑ a et b Le vice-président nigérian confie la sécurité à l'armée à Jos [archive] par Felix Onuah avec Kingsley Igwe de Reuters sur yahoo.fr
↑ a et b Nigeria: la ville de Jos de nouveau en proie aux violences inter-religieuses [archive] par Sulvain Mouillard sur Liberation.fr
↑ a, b et c Nigeria religious riot bodies found in village wells [archive] sur bbc.co.uk
↑ a, b et c L'armée nigériane sépare chrétiens et musulmans [archive] par Pierre Prier sur lefigaro.fr
↑ a, b, c et d Au Nigeria, des violences interreligieuses éprouvent un pouvoir fédéral affaibli [archive] par Jean-Philippe Rémy sur lemonde.Fr
↑ Nouvelle flambée de violences à Jos au Nigeria, 12 morts [archive] par Shuaibu Mohammed de Reuters sur yahoo.fr
↑ (en) James Butty, « Nigerian Professor Says Latest Jos Violence a Result of Many Factors » [archive], Voice of America News,‎ 19 janvier 2010 (consulté le 20 janvier 2010)
↑ « Jos: Jonathan Deploys Troops Across the North » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-04-13 sur thisdayonline.com
↑ Au Nigéria, 150 corps retrouvés dans des puits après des heurts religieux [archive] sur liberation.fr
↑ Nigeria : L'Aqmi propose son aide [archive] sur lefigaro.fr

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Ken Saro-Wiwa
Ken Saro-Wiwa
Données clés Naissance 10 octobre 1941
Bori City (en), Nigeria
Décès 10 novembre 1995
Port Harcourt, Nigeria
Nationalité Drapeau du Nigeria Nigérian
Distinctions
Prix Nobel alternatif
Prix Goldman pour l'environnement

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Kenule Beeson Saro-Wiwa, plus couramment appelé Ken Saro-Wiwa, né le 10 octobre 1941 à Bori et mort — exécuté par pendaison — le 10 novembre 1995 à Port Harcourt, était un écrivain et producteur nigérian, militant écologiste et récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1994.

Sommaire

1 Biographie
2 La littérature et la production télévisuelle
3 La défense du peuple Ogoni
4 L'exécution de Ken Saro-Wiwa
5 Reconnaissance
6 Citation
7 Œuvres
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références
9 Annexes
9.1 Articles connexes
9.2 Bibliographie
9.3 Autres sources
9.3.1 Sites en français
9.3.2 Sites étrangers
9.4 Liens externes

Biographie

Ken Saro-Wiwa faisait partie du peuple Ogoni, une minorité ethnique dans le delta du Niger, dont les terres sont la cible des compagnies pétrolières depuis les années 1950. Il a été porte-parole puis président du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOvement for the Survival of the Ogoni People ou MOSOP), un mouvement créé afin de lutter contre les abus commis par certaines compagnies sur les terres du peuple Ogoni. Saro-Wiwa a été le leader d’une campagne non violente contre des compagnies comme Shell, dénonçant les dégâts écologiques commis dans le delta du Niger. Pour ses actions militantes, il a reçu en 1994 le Prix Nobel alternatif, quelques mois après son arrestation par le régime de Sani Abacha. À la suite d'un procès largement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'homme, il a été condamné à être pendu et exécuté en 1995. Shell a fait l'objet d'une plainte pour complicité dans cette exécution qui s'est conclue par un accord où Shell verse 15,5 millions de dollars1.
La littérature et la production télévisuelle

Saro-Wiwa faisait aussi des affaires dans le milieu de la télévision, produisant des séries. Il était également écrivain, son livre le plus connu est Sozaboy : A Novel in Rotten English, traduit en français sous le titre de "Pétit minitaire", racontant l’histoire d’un garçon recruté par l’armée pendant la guerre civile du Nigéria (1967-1970). Un autre livre On a Darkling Plain, est un recueil de récits de l’expérience de Saro-Wiwa pendant la guerre, alors qu'il servait dans le port de Bonny dans le delta du Niger. Il fut aussi l'auteur de la série de télévision satirique Basye & Co., qui est devenu le soap opera le plus regardé en Afrique.

Au début des années 1970, Saro-Wiwa a travaillé pour la Commission régionale pour l’éducation (Rivers State Cabinet), mais fut démis de ses fonctions en 1973 pour son soutien au peuple Ogoni. Vers la fin des années 1970, il établit plusieurs commerces dans l’immobilier avant de se reconvertir petit à petit dans les années 1980 à l’écriture, au journalisme et à la production télévisuelle.
La défense du peuple Ogoni

En 1990, membre fondateur du MOSOP, Saro-Wiwa se lance plus sérieusement dans la lutte pour sauver le peuple Ogoni. Les demandes du MOSOP sont réunies dans « The Ogoni Bill of Right », un document incluant une revendication à une autonomie plus importante de leur communauté, une taxation juste sur le montant des bénéfices créés par l’extraction du pétrole sur les terres Ogoni et une réparation des dommages écologiques créés par les multinationales en place.

En 1992, Saro-Wiwa est emprisonné par le gouvernement militaire du Nigeria une première fois, il restera plusieurs mois enfermé sans aucun procès.

Peu après sa sortie de prison, le MOSOP organise des manifestations pacifiques d’environ 300 000 personnes – plus de la moitié de la population Ogoni –, cet événement permettra à la communauté internationale de connaître un peu mieux ce qu’il se passait dans le delta du Niger. Après une pression très importante du MOSOP sur la multinationale Shell au Nigeria ainsi que des boycotts organisés au niveau international et relayés par les mouvements altermondialistes, Shell a dû cesser ses opérations au Nigeria la même année. L’image de l’entreprise était entachée des abus commis dans le delta du Niger.
L'exécution de Ken Saro-Wiwa

Ken Saro-Wiwa a été arrêté par le gouvernement nigérian de nouveau en juin 1993, puis remis en liberté un mois plus tard. En mai 1994, il fut arrêté pour la troisième fois et accusé d’incitation au meurtre après la mort de quatre Ogoni. Ken Saro-Wiwa a toujours réfuté les charges retenues contre lui. Après un an d’emprisonnement, il a été déclaré coupable et condamné à mort par un tribunal spécial. Ce procès fut très largement critiqué par les associations internationales de défense des droits de l’homme comme Amnesty International.

Le 10 novembre 1995, Ken Saro-Wiwa et huit autres leaders du MOSOP ont été exécutés par pendaison à Port Harcourt par le gouvernement nigérian du général Sani Abacha. Il laisse deux enfants : le journaliste Ken Wiwa et Zina Saro-Wiwa la réalisatrice et journaliste artistique.

Cet événement a provoqué la suspension du Nigéria dans le Commonwealth qui se réunissait en Nouvelle-Zélande à ce moment-là.

En juin 2009, Shell, qui fait l'objet d'une plainte pour complicité dans l'élimination du militant des droits de l'Homme, a accepté de payer 15,5 millions de dollars pour que le litige soit réglé aux États-Unis. La plainte a été déposée par les familles des victimes, qui s'appuient sur une loi américaine de 1789 qui exige que les firmes ayant une présence importante aux États-Unis respectent les lois américaines dans le monde entier2.

Son exécution est d'ailleurs un évènement clé cité à plusieurs reprises dans le livre "The Other Side of Truth" écrit par Beverley Naidoo en 2000. Dans son livre elle cite Ken Saro-Wiwa comme l'exemple d'un homme qui a protesté pour la justice dans son pays et qui l'a payé de sa propre vie, de la même manière qu'un journaliste fictif du livre a voulu dénoncer la corruption de son pays (Nigeria) ce qui a entraîné la mort de sa femme, assassinée par des hommes de main du gouvernement corrompu dirigé par le général Abacha.
Reconnaissance

Ken Saro-Wiwa a reçu le prix Nobel alternatif en 1994, « pour son courage exemplaire dans la lutte non violente pour les droits civils, économiques et environnementales de son peuple. »a 1 et le Prix Goldman pour l'environnement en 19953.
Citation

« L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace. »

— Ken Saro-Wiwa, s’adressant à l’Organisation des peuples et nations non représentés à Genève, en 1992.
Œuvres

Ken Saro-Wiwa (trad. Samuel Millogo & Amadou Bissiri), Sozaboy : Pétit minitaire, Actes Sud, 2003, 309 p. (ISBN 978-2742742219)

Notes et références
Notes


Références

(fr) von Lüpke / Erlenwein le "Nobel" alternatif, 13 portraits de lauréats, La Plage, Sète, 2008

↑ von ŀüpke-erlenwein 2008

Autres sources

↑ http://www.pbs.org/frontlineworld/stories/bribe/2009/06/shell-settles-15-million-in-nigerian-human-rights-case.html [archive]
↑ Militants tués au Nigeria: Shell paie pour éviter le procès [archive], Le Figaro, éd. du 10 juin 2009
↑ http://www.goldmanprize.org/recipient/ken-saro-wiwa/ [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Ken Saro-Wiwa, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Survival International

Bibliographie

Une biographie de Ken Saro-Wiwa, In the Shadow of a Saint, a été écrite par son propre fils, le journaliste Ken Wiwa.

Son cas est retracé dans certains ouvrages de l’altermondialisme, en particulier dans No Logo où Naomi Klein analyse les dérives du système des marques. La marque Shell et ses actions commises à l'encontre du peuple Ogoni est l’un des principaux exemples choisi par l’écrivaine.

Geseko von Lüpke et Peter Erlenwein, "Nobel" alternatif, 13 portraits de lauréats, Sète, La Plage, 2008, 213 p. (ISBN 978-2842211912), p. 173 à 183
(en) Abdul-Rasheed Na'Allah (dir.), Ogoni's agonies : Ken Saro-Wiwa and the crisis in Nigeria, Africa World Press, Trenton (N.J.) ; Asmara, 1998, 388 p. (ISBN 0-86543-647-9)
(en) Sanya Osha, Ken Saro-Wiwa's shadow : politics, nationalism and the Ogoni protest movement, Adonis & Abbey, Londres, 2007, 193 p. (ISBN 978-1-905068-46-3)

Autres sources
Sites en français

(fr) « Ken Saro-Wiwa: “Seigneur, prends mon âme, mais la lutte continue.” », in :Revue en ligne d', sur http://www.africalog.com, africalog,‎ 2010 (consulté le 28 février 2010)

(fr) Ben Amumwa, « Shell au Nigeria: la lutte pour la responsabilité », in :Revue en ligne de, sur http://www.pambazuka.org, pambazuka.news,‎ 2010 (consulté le 4 mars 2010)

(fr) Rapport d'Amnesty International sur les droits de l'homme au Nigeria
(fr) un compte rendu complet du combat entre Shell et le peuple Ogoni

Sites étrangers
Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
Ken Saro-Wiwa sur le site du prix Nobel alternatif
(en) La Fondation Ken Saro-Wiwa
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La crise dans le delta du Niger fait référence aux tensions constatées depuis le début des années 1990 et l'insurrection de groupes armés depuis 2004 dans le delta du Niger.

Ces tensions, dues notamment des importantes ressources pétrolifères de la région, opposent les sociétés pétrolières présentes, comme Shell, aux populations autochtones.

Le pétrole produit en effet une grande partie du produit intérieur brut du pays.

Les Ijaws et les Ogonis sont les principaux groupes ethniques concernés.

D'un point de vue environnemental, les torchages sont pratiques courantes au Nigéria. Le samedi 5 juin 2010, un universitaire déclare dans le New York Times « Imaginez que l’équivalent de la marée noire de l’Exxon Valdez ait lieu chaque année depuis 50 ans. Plutôt inimaginable, non ? Pourtant, c’est ce que les habitants de la région pétrolifère du delta du Niger, au Nigeria, vivent depuis au moins 50 ans »2.

Sommaire

1 Les opérations militaires en 2008
2 2009 : l'offensive gouvernementale
3 2012 : hausse de la piraterie
4 Références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Lien externe

Les opérations militaires en 2008

En août 2008, le gouvernement nigérian lance une campagne de répression contre l'insurrection. Les soldats patrouillent les eaux à la recherche d'insurgés, fouillent tous les bateaux civils pour trouver des armes et attaquent de nombreux repaires d'insurgés.
2009 : l'offensive gouvernementale

Le 15 mai 2009, les forces armées nigérianes lancent des opérations militaires dans la région contre les insurgés, après que ces derniers aient enlevé plusieurs soldats et des touristes étrangers. Des milliers de Nigérians fuient leur village en raison de l'offensive.

Le 26 juin 2009, le gouvernement nigérian annonce accorder une amnistie de 60 jours aux combattants qui se rendraient entre le 6 août et 4 octobre 2009, signée par le président Umaru Yar'Adua. De nombreux combattants se sont rendus aux autorités avec leurs armes3.

Le 16 octobre 2009, l'insurrection estime ne plus être concernée par le cessez-le-feu et annonce reprendre ses attaques contre l'industrie pétrolière.
2012 : hausse de la piraterie

En octobre 2012, le Nigeria connaît une hausse importante des actes de piraterie le long de ses côtes. Début 2013, il s'agit du deuxième pays le plus touché par la piraterie après la Somalie. Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger est principalement derrière ces attaques.

Depuis octobre 2012, le groupe affirme avoir détourné 12 navires, capturé 33 marins et tué 4 travailleurs pétroliers. Les États-Unis ont envoyé des soldats afin d'entraîner les Nigérians aux tactiques maritimes contre les pirates. Depuis, 33 pirates ont été neutralisés par la marine nigériane.
Références

↑ (en) Nigeria militants end ceasefire [archive], BBC News, 16 octobre 2009
↑ « Nigeria : un ‘Exxon Valdez’ par an depuis un demi-siècle » [archive], sur blog.lemonde.fr (consulté le 16 juin 2010)
↑ (en) Nigeria offers militants amnesty [archive], BBC News, 26 juin 2009

Annexes
Articles connexes

Delta du Niger
Ken Saro-Wiwa
Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger
Subdivisions du Nigéria

Lien externe

(en) [PDF] Rapport d'Amnesty International sur les pollutions pétrolières dans le delta du Niger
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:23

Opérations et incidents après l'accord de Ouagadougou (juin 2013 – mai 2014)
Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).
Soldats maliens à Paris en 2013, lors du défilé militaire du 14 Juillet.
Articles détaillés : Combats de Bordj Badji Mokhtar et d'In Farah, Combat de Fooïta et Combat d'Amazragane.

À partir de l'été 2013, les affrontements baissent en intensité mais des combats ponctuels continuent d'avoir lieu. Malgré la signature des accords de Ouagadougou, quelques incidents sanglants opposent l'armée malienne aux combattants du MNLA. De plus des affrontements intercommunautaires entre Touaregs et Arabes à l'extrême nord et Touaregs et Peuls dans la région de Gao éclatent occasionnellement et des combattants des divers groupes armés y prennent parfois part. Ainsi du 14 au 20 août à Bordj Badji Mokhtar, en Algérie, des combats entre Arabes berabiches et Touaregs idnanes font plusieurs morts, et selon des témoins, des hommes du MAA et du MNLA prennent part aux affrontements bien que leurs commandements aient officiellement condamnés les violences369,370. De plus, des habitants affirment que les brigandages des « coupeurs de routes » sont réapparus depuis le départ des islamistes, plusieurs convois ont été dévalisés principalement sur les routes Anéfif-Kidal, Anéfif-Djebok et Kidal-Gao371. Le 11 septembre, à Foïta, près de Léré, un accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA, les deux camps se rejettent respectivement la responsabilité de l'attaque372. Le MNLA dénonce une violation des accords de Ouagadougou et déclare que les engagements n'ont pas été respectés, selon lui le cantonnement des combattants n'a pas été pris en charge par l'ONU, la MINUSMA est jugée « incompétente », les prisonniers de guerre n'ont pas été libérés et la commission d'enquête de la communauté internationale n'a pas été mise en place. Plusieurs membres du MNLA feraient pression sur Bilal Ag Acherif pour reprendre les armes373. De son côté, la presse malienne dénonce l'indiscipline des combattants du MNLA et affirme que plusieurs d'entre eux se livrent au banditisme374.

Le 17 septembre, des représentants de différents groupes armés ; le MNLA, le HCUA et le MAA et la Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR, réunissant principalement Ganda Koy et Ganda Izo), signent un accord à Bamako, ils annoncent « mettre en commun leurs efforts » pour mettre fin à la crise au nord du Mali. Cet accord est cependant critiqué par des responsables du MNLA et du MAA qui déclarent que les délégués n'avaient pas été mandatés par leurs hiérarchies375. Le 26 septembre, le MNLA, le HCUA, le MAA publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent suspendre les négociations avec le gouvernement malien à la suite du refus du président d'Ibrahim Boubacar Keïta de négocier l'autonomie du nord du Mali376,377,378. Les violences se poursuivent. Le 27, deux militaires maliens sont blessés à Kidal par des jets de grenades379. Le 29, dans la soirée, une escarmouche oppose des soldats maliens à des combattants du MNLA, près du marché et du camp militaire à Kidal. La fusillade dure près d'une heure, mais finalement, les belligérants se replient sur leurs bases alors que Français et les casques bleus de la MINUSMA organisent des patrouilles380. Le lendemain, une nouvelle fusillade éclate à Kidal, plusieurs combattants sont blessés dans ces affrontements, les Français et les Casques bleus de la MINUSMA interviennent pour séparer les belligérants381,382. Le 2 octobre, un homme du MNLA est tué par des habitants à Aguel'hoc383. Le 5 octobre, les groupes armés autonomistes reprennent les négociations avec le gouvernement malien384. Pourtant le 8 novembre, un nouvel accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA à Amazragane, près de Ménaka, faisant au moins trois morts385. Le 16 novembre, à Kidal, le MNLA abandonne les bâtiments publics aux autorités maliennes, mais le 27 et le 28 alors que la visite du premier ministre Oumar Tatam Ly est attendue, l'aéroport de Kidal est envahi par des manifestants pro-Azawad malgré la présence de militaires maliens. Des coups de feu sont tirés, trois personnes sont blessées selon le gouvernement malien, d'après le MNLA un manifestant est tué et cinq autres sont blessés. Le 29 novembre, certains représentants du MNLA annoncent que le mouvement reprend la guerre contre le gouvernement malien, ces déclarations sont cependant contestées par d'autres responsables du mouvement386,387,388. En janvier 2014, l'Algérie propose sa médiation pour négocier avec les groupes armés. Une plate-forme est signée à Alger, mais cet accord est dénoncé par des membres du HCUA et du MAA, alors que le MNLA avait boycotté la rencontre389,390,391.

Pendant ce temps, la MINUSMA se déploie au Mali; Cependant le 16 septembre 2013, 167 casques bleus tchadiens désertent à Tessalit et regagnent Gao. Ces derniers se plaignent de pas avoir reçu leurs primes et leurs salaires et de ne pas avoir été relevés après 9 mois de présence au Mali392,393. Au moins quatre de ces soldats sont accusés de viols à Gao394.
Articles détaillés : Combat de Douaya, Bataille d'Araouane (2013) et Combat de Kondaoui.

De leur côté, les forces françaises continuent de traquer les groupes djihadistes qui tentent d'organiser une guérilla. Le 12 septembre, elles découvrent et détruisent un camion contenant une tonne d'explosifs dans une forêt à 100 kilomètres à l'ouest d'Anéfis395. Le 1er octobre, les Français tuent onze djihadistes près de Douaya, dans la région de Tombouctou396,397. Le 20 octobre, 700 soldats maliens et 500 à 600 soldats français du GTIA Désert lancent l'Opération Hydre dans le nord-est du Mali398. Aucun combat n'a lieu, car les djihadistes évitent le forces militaires. L'opération s'achève le 3 novembre399, son principal bilan est la destruction d'un important dépôt logistique au nord-est de Tombouctou400. La nuit du 13 au 14 novembre, un pick-up est surpris dans le désert par les Français à 200 kilomètres à l'ouest de Tessalit, trois djihadistes sont tués, dont El-Hassen Ould Khalill, dit Jouleibib, lieutenant de Belmokhtar et ancien porte-parole des Signataires par le Sang401,402. Le 10 décembre, l'armée française mène une opération dans les environs d'Araouane, dans le désert au nord de Tombouctou, tue 19 djihadistes et fait huit prisonniers. Les Français se portent ensuite jusqu'à Taoudeni, où il découvrent un camp, mais cette fois les islamistes parviennent à s'enfuir403,404. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 22 au 23 janvier, onze djihadistes sont tués dans un raid des forces spéciales près du village de Kondaoui, non loin d'Araouane405.
Combattants d'AQMI
Articles détaillés : Attentat de Tombouctou, Attentat de Tessalit et Attentat de Kidal du 14 décembre 2013.

Mais les djihadistes mènent également des attaques. À Tombouctou, le 28 septembre 2013, quatre kamikazes conduisant un véhicule piégé se font exploser devant une caserne, tuant deux civils et blessant six militaires406,407. L'attentat est revendiqué le lendemain par AQMI408,409. Le 10 octobre, le MUJAO tire cinq obus sur la ville de Gao, quelques civils et deux soldats maliens sont blessés, dont un mortellement410,411,412,413,414. Le lendemain, un petit pont est dynamité à Bentia415,416. Le 23 octobre, des kamikazes islamistes attaquent la garnison tchadienne à Tessalit, deux soldats tchadiens et cinq jihadistes sont tués417. Le soir du 30 novembre, sept djihadistes sont repérés par des soldats français à Ménaka, près d'un camp où 500 à 700 soldats nigériens et 24 soldats français sont présents. L'un d'eux se fait exploser sans faire de victimes et les autres prennent la fuite418,419,420. Le 14 décembre, deux casques bleus sénégalais sont tués par un kamikaze à Kidal421,422.

Des troubles éclatent aussi à Kati où d'ancien putschistes bérets vert manifestent leur colère contre Amadou Haya Sanogo, promu général de corps d'armée le 14 août. Le 30 septembre et le 1er octobre, une trentaine de mutins réclament à leur tour des grades et des primes et tirent plusieurs coups de feu. Un lieutenant-colonel proche de Sanogo est blessé et retenu prisonnier pendant plusieurs heures423,424,425. Le 4 octobre, l'armée malienne reprend le contrôle du camp de Kati, une vingtaine de mutins sont arrêtés dont le capitaine Amadou Konaré et le colonel Youssouf Traoré426,427. Quatre militaires maliens trouvent la mort dans ces événements428. Plusieurs autres sont portés disparus, dont le colonel Youssouf Traoré, ancien numéro quatre des putschistes, dont le corps est retrouvé près de Kati quelques semaines plus tard429,430,431. Le 27 novembre, le général Amadou Haya Sanogo, accusé de meurtre contre des prisonniers bérets rouges après le coup d'état de 2012, est arrêté à Kati432.
Articles détaillés : Combat de Tin-Hama (2013), Massacre de Tamkoutat et Combat de Labbezanga.

La région de Gao est également secouée par des conflits communautaires. À la fin du mois de novembre 2013, dans les environs de Tin-Hama et Djebok, des violences opposent les Touaregs imghad du général loyaliste El Hadj Ag Gamou à des Peuls insurgés accusés par les Imghad de faire partie du MUJAO. La nuit du 18 au 19 novembre dans le village d'Intakabar, près de Djebok, deux membres de la famille du général Gamou, un vieillard de 70 ans et une petite fille de 3 ans, sont assassinés par des Peuls433. Du 18 au 25 novembre, les combats font plusieurs morts chez les Touaregs et 53 tués du côté des Peuls434,435,436. Le 6 février 2014, une trentaine de civils, majoritairement des Touaregs imghad, sont massacrés près de Tamkoutat. Le gouvernement malien et le MNLA accusent le MUJAO d'être responsables de cette tuerie, d'autres témoins évoquent un conflit communautaire entre Touaregs et Peuls437. En représailles, le MNLA attaque deux jours plus tard les auteurs présumés du massacre près de la frontière nigérienne, après le combat, le mouvement azawadien déclare que six djihadistes et un de ses combattants ont été tués438.

Le 20 février, les 600 à 700 mineurs des mines de sel de Taoudeni sont chassés des lieux par des hommes armés et s'enfuient vers Tombouctou. Le groupe armé auquel ces derniers appartiennent n'est pas identifié. Accusés par certains, le MAA et le MNLA démentent et accusent les djihadistes439. Cependant quelques mois plus tard, le MAA affirmera contrôler les mines de Taoudeni440.
Article détaillé : Bombardement de l'Ametettaï.

En février, des habitants signalent de nombreux mouvements djihadistes au nord du Mali. Des familles abandonnent leurs villages, une dizaine de cadres du MNLA ont également été assassinés par des hommes d'AQMI. Le 20 février, près de Tessalit un hélicoptère français Tigre est la cible de tirs qui blessent légèrement un pilote. Le retour de combattants d'Ansar Dine est également signalé à Abeïbara, où ils distribuent de l'argent à des habitants, et à Boghassa, où ils forcent les villageois qui ne leur sont pas favorable à s'exiler441,442. Quant à AQMI, des témoignages indiquent son retour dans les environs de l'Adrar Tigharghar, notamment à Telakak, Bakasso et dans la vallée de Dorayat441. Le 4 mars, des drones Reaper repèrent un groupe de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï. Les Français engagent des Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre qui tuent 11 rebelles salafistes443, dont Omar Ould Hamaha444.
Article détaillé : Combat de Dayet en Maharat.

Le 15 mars 2014, Abou Dardar, un chef djihadiste du MUJAO se rend aux Français qui le remettent aux autorités maliennes445. Le 20 mars, le ministre français Jean-Yves Le Drian annonce que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013, il déclare : « La guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée »446,447. Pourtant les combats continuent. Le 17 avril, les forces spéciales françaises repèrent et attaquent deux pick-up djihadistes au nord de Tombouctou, tuent une dizaine de combattants et délivrent cinq humanitaires maliens pris en otages par le MUJAO depuis le 8 février448,449. Selon RFI, une trentaine de rebelles islamistes auraient été tués par les Français dans les trois première semaines du mois d'avril450, dont Abou Bakr Al-Nasr, le chef de Al-Mourabitoune451,452. Dans la nuit du 24 au 25 avril, un important chef d'Ansar Dine, Haroune Ag Saïd, dit Abou Jamal est tué au nord de Kidal par les forces spéciales française44,453.
Article détaillé : Combat d'Inabohane et Ebahlal.

Le 29 et le 30 avril 2014, un affrontement oppose des combattants du MNLA et d'Al-Mourabitoune qui se seraient rencontrés par hasard près de Bourem. Selon le MNLA, le combat fait quatre morts dans ses rangs contre sept tués et neuf prisonniers chez les djihadistes454,455.

La nuit du 6 au 7 mai, un légionnaire français est tué et deux autres blessés lorsque leur véhicule est touché par l'explosion d'un engin explosif improvisé lors d'une opération dans l'Adrar Tigharghar456,457.
Reprise des combats à Kidal entre le Mali et les groupes armés du Nord (mai – juillet 2014)
Articles détaillés : Bataille de Kidal (17 mai 2014), Bataille de Kidal (21 mai 2014) et Attentat d'Aguel'hoc.

Le 17 mai 2014, la visite du Premier ministre malien Moussa Mara à Kidal provoque des affrontements entre les l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. Les rebelles prennent l'avantage et s'emparent du gouvernorat après des combats qui font plusieurs dizaines de morts. La MINUSMA et les Français de l'opération Serval interviennent et parviennent à obtenir un accord de cessez-le-feu entre l'armée malienne et les rebelles458,459. Le 19 mai, les groupes armés appellent à l'apaisement et « la relance du processus de paix »460, mais le 18 à Gao, le Premier ministre Moussa Mara déclare que « La république du Mali est en dorénavant en guerre »459.

Quatre jours plus tard, sans en avertir la France et la MINUSMA, l'armée malienne lance une offensive sur Kidal avec près de 2 000 hommes. Mais en quelques heures, les groupes armés du nord repoussent l'attaque malienne et s'emparent du camp malien. Les forces gouvernementales sont mises en déroute et se replient sur Gao, en laissent au moins 50 morts et un même nombre de prisonniers. Le même jour, les rebelles occupent sans combattre Ménaka, Andéramboukane et Anéfis461,462,463.

Le 22 mai, des négociations sont organisées à Kidal avec la médiation de Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie et de l'Union africaine. Un accord de cessez-le-feu est conclu entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord en vue de revenir à l'accord préliminaire de Ouagadougou. Les rebelles conservent toutefois leurs positions à Kidal et Ménaka464,465.
Articles détaillés : Bataille d'Anéfis (2014) et Premier combat de Tabankort.

Après la chute de Kidal et la reprise d'Anéfis par les rebelles, des groupes armés loyalistes s'organisent et forment un rassemblement appelé la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, comprenant le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), l'aile loyaliste du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination des Mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR) et le Mouvement populaire pour le salut de l'Azawad (MPSA)466. Ils s'opposent alors aux rebelles regroupés sous la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui comprend le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une aile du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA)467.

Le 24 mai, une première escarmouche éclate entre les deux branches du MAA et fait sept morts à Tabankort, dans la région de Gao468,469,470,471,472. Quelques jours plus tard, un nouveau combat éclate à Tabankort, le 2 juillet, entre le MNLA et la faction loyaliste du MAA473. Le 11 juillet, les combats reprennent à Tabankort mais aussi à Anéfis que les loyalistes tendent de prendre sans succès, les affrontements font plusieurs dizaines de morts474. Du 19 au 22 juillet la bataille s'engage à nouveau entre les groupes armés dans les environs de Tabankort, au sud-est d'Anéfis, faisant encore des dizaines de victimes475.

Finalement, le 16 juillet, les négociations s'ouvrent à Alger entre le gouvernement malien, les loyalistes de la Plateforme et les rebelles de la CMA476,477,478,479.
Fin de l'opération Serval et début de l'opération Barkhane (juin – août 2014)
Article détaillé : Opération Barkhane.

Le soir du 9 juin, un Mirage 2000D de l'armée française de retour d'une mission au Mali s'écrase accidentellement au Niger à cause d'un problème technique alors qu'il regagnait sa base à Niamey. Les deux pilotes parviennent cependant à s'éjecter480.
Article détaillé : Attentat d'Aguel'hoc.

Le 11 juin, quatre militaires tchadiens de l'ONU sont tués lors par un attentat à la voiture piégée à Aguel'hoc481.

Le 13 juillet 2014, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce la fin de l'opération Serval et la mise en place dans les jours suivants de l'opération Barkhane. Celle-ci prévoit le déploiement de 3 000 soldats dans l'ensemble du Sahel et du Sahara afin de mener des opérations de « contre-terrorisme »482,483.

Le 14 juillet en fin d'après-midi, un pick-up piégé conduit par un kamikaze attaque une patrouille blindée française près d'Almoustarat, entre Bourem et Anéfis. Sept soldats français sont blessés dans l'explosion, dont un mortellement et deux autres grièvement484,485.

Le 1er août 2014, la France lance l'Opération Barkhane qui n'est plus basée au Mali mais qui vise à lutter contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel486,487.
Renouvellement du mandat de la MINUSMA (juin – octobre 2014)
Des soldats néerlandais de la MINUSMA au Mali, le 11 septembre 2014.

Le 25 juin 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au 30 juin 2015, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays488. Le 30 juin, un véhicule de la MINUSMA saute sur une mine entre Goundam et Tombouctou. Sept casques bleus du contingent Burkinakè sont blessés, dont trois grièvement et un mortellement489.

Le 9 août, une escarmouche a lieu à Lerneb, près de la frontière mauritanienne, opposant les deux branches du MAA490,491

Le 16 août, à Ber, deux soldats burkinabè sont tués et quatre autres blessés par l'explosion d'un pick-up conduit par deux kamikazes492,493,494,495. Le 18 août, deux soldats maliens sont tués accidentellement à Tessalit par l'effondrement d'un mur496. Le 2 septembre, quatre soldats tchadiens sont tués et quinze blessés, dont six grièvement, par l'explosion d'une mine entre Aguel'hoc et Kidal497. D'autres attaques suivent ; le 14 septembre, un véhicule saute sur une mine près d'Aguel'hoc, un soldat tchadien est tué et quatre autres sont blessés498. Puis le 18 septembre, cinq soldats tchadiens sont tués et trois blessés entre Aguel'hoc et Tessalit par un engin explosif499. Deux civils maliens sont également tués presque au même endroit la nuit du 18 au 19500.

Le 16 septembre, cinq Touaregs sont enlevés à Zouéra, au nord de Tombouctou par des hommes d'AQMI. Quatre des otages sont par la suite relâchés mais le cinquième, accusé par les djihadistes d'être un informateur de l'armée française, est retrouvé décapité le 23 septembre à Zouéra501,502,503.
Article détaillé : Embuscade d'Idelimane.

Le 3 octobre, deux djihadistes équipés de lance-roquettes RPG-7, tendent une embuscade à un convoi de la MINUSMA près d'Idelimane entre Ansongo et Ménaka. Neuf casques bleus nigériens sont tués dans l'attaque et deux véhicules sont détruits, ainsi qu'une citerne504,505,506,507. Le 7 octobre, des islamistes tirent quatre ou cinq roquettes sur le camp de la MINUSMA à Kidal, un casque bleu sénégalais est tué et un autre blessé508.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:26

Événements

À partir du 17 janvier : début de l'offensive Tempête du désert, qui mènera à la neutralisation de l'armée irakienne et à la fin de la Guerre du Golfe, par une victoire de la coalition.
30 juillet : sommet américano-soviétique, qualifié de « premier sommet de l'après Guerre froide » à Moscou.
31 juillet : signature à Moscou du Start 1 (strategic arms reduction talks) entre l'Union soviétique et les États-Unis, prévoyant une réduction de 30 % des armements nucléaires stratégiques, c'est-à-dire de plus de 5 500 km de portée mais leur nombre va passer de 12 081 à 10 395 pour les États-Unis et de 10 841 à 8 040 pour l'Union soviétique.
6 août : Tim Berners-Lee lance le World Wide Web1, le premier site web.
17 septembre : l'ONU passe à 186 membres avec l'admission des deux Corées, des trois États baltes, de la Micronésie et des Marshall2.
20 décembre : fondation du Conseil de Coopération Nord Atlantique.
Le prix Nobel de la paix est attribué à la Birmane Aung San Suu Kyi3.

Afrique

13 janvier : victoire de l'opposition aux élections législatives au Cap-Vert4.
27 janvier : chute du gouvernement somalien du général Siad Barre, vaincu par le Congrès de la Somalie unifiée (CSU) et remplacé par le chef des rebelles Ali Mahdi Muhammad.

25 février-10 juin : conférence nationale au Congo5.
Mars : le président Momoh se prononce pour le multipartisme en Sierra Leone
23 mars : guerre civile de Sierra Leone (fin le 18 janvier 2002).
24 mars : Nicéphore Soglo gagne l'élection présidentielle au Bénin face à Mathieu Kérékou.
26 mars :
Émeutes à Bamako. Au Mali, un coup d'État militaire dirigé par Amadou Toumani Touré met fin à 23 ans de dictature de Moussa Traoré.
Nouvelle constitution au Gabon6.
12 avril : multipartisme au Togo7.
22 avril : multipartisme en Centrafrique8.

29 mars : Amadou Toumani Touré instaure au Mali un régime de « Transition démocratique » et s'octroie la présidence du « Comité de Transition pour le Salut du Peuple » (CTSP) ; réhabilitation des « figures historiques du Mali moderne ». Alpha Oumar Konaré sera élu démocratiquement à la présidence en 1992. Cessez-le-feu entre le gouvernement malien et la rébellion touarègue.
Avril-mai : agitation politique au Cameroun.
8 mai : Multipartisme en Guinée-Bissau9.
18 mai : guerre civile en Somalie. L'ancien Somaliland déclare unilatéralement son indépendance. Guerre des clans (1991-1996).
21 mai (Éthiopie) : le colonel Mengistu Haile Mariam abandonne le pouvoir après la victoire des rebelles érythréens et tigréens contre l'armée régulière.
28 mai : Meles Zenawi, du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien est élu président démocratiquement en Éthiopie.
31 mai :
Constitution adoptant le multipartisme au Rwanda10
Guerre civile angolaise : Signature d'un accord de paix entre le président de la République populaire d'Angola, José Eduardo dos Santos et le chef de l'UNITA, Jonas Savimbi.

2 juin :
Abolition des dernières lois d'apartheid en Afrique du Sud.
Constitution démocratique au Burkina Faso.
3-5 juin : conférence d'Abuja : les membres de l'OUA discutent de la création d'un projet de communauté économique africaine à développer en six phases d'ici 202511.
16 juin : pour la première année, la Journée de l'enfant africain est célébrée en souvenir du Massacre de Soweto.
Juin : gouvernement provisoire du FPLE en Érythrée.

8 juillet - 28 août : conférence nationale au Togo.
9 juillet : après 30 ans de suspension, l'Afrique du Sud réintègre le mouvement olympique.
12 juillet : constitution instaurant le multipartisme en Mauritanie12.
29 juillet :
Ouverture à Bamako (Mali) de la « Conférence nationale » présidée par Amadou Toumani Touré, qui, en quinze jours, adoptera un projet de Constitution, un Code électoral, une Charte des partis politiques, ainsi qu'un texte sur l'état de la Nation !
Conférence nationale au Niger.

7 août : conférence nationale au Zaïre13 (fin en 1992).
Août : forum pour la Restauration de la Démocratie au Kenya.
6 septembre : cessez-le-feu entre le Marc et le Front Polisario ; fin de la guerre du Sahara occidental14.
23-24 septembre : violentes émeutes au Zaïre. Pillage à Kinshasa et dans les grands centres urbains15.
24 octobre : création de la Commission Goldstone en Afrique du Sud pour enquêter sur les violences visant à torpiller les négociations sur le démantèlement de l’apartheid.

30 octobre : conférence tripartite sur les élections législative au Cameroun.

1er novembre : l'opposant Frederick Chiluba devient président de la Zambie après sa victoire à la présidentielle sur le président Kenneth Kaunda.
19-21 novembre : à Paris, le 4e sommet de la Francophonie invite les États africains à poursuivre le processus de « démocratisation ».

3 décembre : multipartisme aux Seychelles16.
10 décembre : instauration du multipartisme au Kenya17.
12 décembre : Abuja devient la capitale fédérale du Nigeria, située dans un territoire fédéral de 7 315 km², au centre du pays pour équilibrer les pouvoirs ethniques et religieux.
18 décembre18 : massacre d'Arhiba. Début de la révolte afare à Djibouti.

Algérie

6 janvier : à Tamanghasset, signature entre le gouvernement du Mali et les représentants de la rébellion touareg des accords mettant un terme à la rébellion de 1990-1991.
25 mai : pour protester contre le vote d'une nouvelle loi électorale, le FIS décide d’organiser une grève générale pour faire pression sur le gouvernement. Mais la grève sera émaillée par de nombreuses violences contre les non-grévistes et d'importantes émeutes dans les grandes villes comme Alger et Oran.
2 juin : Les manifestants du FIS occupent depuis la grève générale du 25 mai les principales places publiques de la capitale. L'armée intervient alors et tire sur les émeutiers. On relève une centaine de morts. Instauration de l'Etat de siège et arrestation de milliers de manifestants islamistes.
29 novembre : attentat contre une caserne militaire à Guemmar. 3 soldats tués.

26 décembre : succès du Front islamique du salut (FIS) aux premier tour des élections législatives en Algérie, qui remporte 188 des 430 sièges de l'assemblée nationale. Préparation d'un putsch par les généraux de l'armée.

Amérique
Articles détaillés : 1991 au Canada et 1991 aux États-Unis.

14 janvier : Jorge Antonio Serrano Elías, président du Guatemala (fin en 1993)
7 février : première présidence de Jean-Bertrand Aristide en Haïti (fin le 29 septembre).
26 mars : traité d'Asunción entre le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay. Fondation du Mercosur, marché commun du « cône sud » de l'Amérique.
1er avril, Argentine : loi de convertibilité de Carlos Menem qui arrime la parité de la monnaie nationale à celle du dollar, sur une base de un austral pour un dollar, supprimant tous les contrôles de change19.
Plan du ministre de l'économie Domingo Cavallo contre l'inflation en Argentine : abaissement considérable des droits de douane, privatisation massives, réformes fiscales pour accroître les recettes et réduction des dépenses, convertibilité totale de l'austral en dollar à taux fixe (en 1992, le nouveau peso vaut un dollar), interdiction faite à la banque centrale de financer les déficits budgétaires par la création de monnaie, fin de l'indexation des salaires et des contrats financiers. Grâce au plan Cavallo, l'inflation chute de 800 % par an en 1990 à moins de 5 % en 1995—un taux néanmoins trop élevé pour un peso lié au dollar, d'où une détérioration de la balance des comptes courants, une augmentation du chômage, un ralentissement de la croissance très perceptible à partir de 1995. L'année suivante, Menem renvoie Cavallo.
Plus de 100 000 fonctionnaires perdent leur emploi en Argentine (1991-1992), allégeant la masse salariale de l'État de 10 % et 200 000 enseignants sont transférés à la charge des provinces.
10 mai (Brésil) : le second « Plan Collor », entraîne la démission du ministre de l'économie, Zélia Cardoso de Mello, et d'une grande partie de son équipe. Collor, face au milieu des entreprises et aux paulistes, nomme un banquier orthodoxe, Marcilio Marques, comme ministre de l'économie, qui parvient à négocier la dette extérieure mais ne vient pas à bout de la « stagflation ».
15 juin : fondation du Bloc québécois.
19 juin : Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellín âgé de 41 ans, considéré comme l'un des plus grands criminels du XXe siècle, se livre aux autorités colombiennes et reçoit l'assurance de ne jamais être extradé vers les États-Unis. Impliqué dans l'assassinat de trois candidats à la présidence, d'un ministre de la justice, d'un procureur de la Nation, et de plus de 200 policiers, il bénéficiera d'une sécurité maximale dans la prison tout confort qu'il a lui-même choisie.
27 août : tornade à Maskinongé, Québec, Canada (voir Tornade de Maskinongé le 27 août 1991).
11 septembre : retrait d'une part des soldats soviétiques de Cuba.
25 septembre : Acte de New York. Début des négociations pour la fin de la guerre civile au Salvador (1991-1992). Elle a fait 80 000 morts en douze ans.
29 septembre : en Haïti, à la suite d'un coup d'État militaire, le président Jean-Bertrand Aristide est déposé.
13 décembre : protocole de Tegucigalpa20. Relance du MCCA, marché commun des pays d'Amérique centrale.
31 décembre : accords de paix entre le gouvernement du Salvador et le FMLN négociés par le Secrétaire général de l'ONU Javier Pérez de Cuéllar.

Antarctique, Océanie et Pacifique

23 janvier : déclaration Honiara21. Accord de paix entre les séparatistes de Bougainville et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
4 octobre : accord sur le protocole de Madrid sur la protection de l'environnement concernant l'Antarctique après deux ans de lobbying de la France et de l'Australie.
20 décembre : Paul Keating, devient Premier ministre travailliste en Australie (fin en 1996).

Asie
14 juin : éruption du Pinatubo

10 janvier : en République populaire de Chine, la loi martiale instaurée le 20 mai 1989, est levée.
23 février : coup d'État militaire en Thaïlande. Une junte militaire renverse le gouvernement du général Chatichai Choonhavan, élu six mois auparavant et lui substitue un gouvernement civil provisoire. Début de la dictature du général Suchinda Kraprayoon.
6 mars (Inde) : Rajiv Gandhi dénonce une affaire d'écoute téléphonique qui provoque la démission du Premier ministre Chandra Shekhar.
16-19 avril : visite de Mikhaïl Gorbatchev au Japon. Accord frontalier sino soviétique.
29 avril : le cyclone Gorky au Bangladesh fait plus de 138 000 morts.
12 mai (Népal) : le PCN gagne les premières élections multipartites organisées depuis trente-deux ans.
20 mai-15 juin : nouvelles élections en Inde22. Le Congrès remporte les élections, sans avoir la majorité absolue. Le BJP devient le second parti de l'Inde avec 119 sièges. Sonia, veuve de Rajiv Gandhi, ayant décliné l'offre de lui succéder à la tête du Congrès, Narasimha Rao est désigné comme président du Congrès, puis Premier ministre. Il choisit son gouvernement au sein du Congrès.
21 mai (Inde) : Rajiv Gandhi est assassiné pendant la campagne électorale par des Tamouls.
26 mai :
Népal : le secrétaire général du parti du Congrès népalais, Girija Prasad Koirala, frère de Bisheswar Prasad Koirala, est nommé Premier ministre.
un Boeing 767 de la compagnie Lauda Air s'écrase en Thaïlande. Il s'agissait du vol 004. L'accident ne laisse aucun survivant parmi les 223 passagers et membres d'équipage.

14 juin :
700 morts dans l'éruption du volcan Pinatubo aux Philippines. Importante pluie de cendres.
L'Assemblée des députés du peuple tibétain adopte la Charte des Tibétains en exil, future Constitution du Tibet.

23 juillet : fin de la guerre civile au Cambodge. Accord de paix entre les diverses factions cambodgiennes. Le pays est placé temporairement sous tutelle des Nations unies, qui est chargé de surveiller la démobilisation des forces armées, le retour des 370 000 réfugiés et la tenue d'élections libres.
Juillet-Août (Inde) : Le gouvernement de Narasimha Rao porte de 40 à 51 % la part de capitaux étrangers dans les entreprises indiennes. Le FMI promet alors un prêt de 6 milliards de dollars.
8 août : Vo Van Kiet, Premier ministre du Vietnam.
16 septembre (Philippines) : le bail de la base américaine de Clark (aérienne) et de la base navale de Subic Bay expire. Les États-Unis négocient avec le gouvernement de Cory Aquino pour en obtenir le renouvellement pour dix ans. Après d'âpres discussions sur le montant de l'indemnité annuelle, un traité est signé, mais il est rejeté par le sénat philippin, en dépit d'un assentiment populaire fondé sur les pertes d'emplois qu'occasionnerait la fermeture des bases. Comme au même moment l'éruption du volcan Pinatubo interdit l'utilisation de l'aéroport de Clark, les États-Unis acceptent de quitter la base, puis rendent un an plus tard Subic Bay, leur plus grande base navale à l'étranger.
17 septembre : les deux Corée adhérent aux Nations unies, et les deux pays signent des accords en matière d'armement nucléaire et de réconciliation.
23 octobre : retour du prince Norodom Sihanouk au Cambodge après un exil de 12 ans. Fin de la guerre au Cambodge.
12 novembre : massacre au Timor oriental, perpétré par les troupes indonésiennes en novembre lors d'une manifestation pour l'indépendance (peut-être 200 000 morts sur 700 000 habitants). Les combats se poursuivent entre l'armée indonésienne et les partisans du Fretilin. Les négociations menées sous l'égide des Nations unies n'aboutissent à aucune solution tangible.

Décembre : visite du Premier ministre chinois Li Peng à New Delhi.

Les États-Unis installent une antenne diplomatique à Hanoï afin d'organiser la recherche des militaires américains portés disparus et d'amorcer le renouveau diplomatique.
Des relations plus cordiales reprennent entre le Vietnam et la République populaire de Chine sans que soit réglé un litige concernant les frontières maritimes entre les deux pays.

Asie centrale et Caucase

9 avril : indépendance de la Géorgie.
Au printemps, les troupes soviétiques entreprennent de vider les villages arméniens situés sur le territoire de l'Azerbaïdjan.
26 mai : Zviad Gamsakhourdia président de la Géorgie.
Août : le soviet suprême est dissous au Kazakhstan.
30 août : indépendance de l'Azerbaïdjan.
31 août :
Indépendance de l'Ouzbékistan (célébrée le 1er septembre).
Indépendance du Kirghizistan.
2 septembre : le Haut-Karabagh proclame son indépendance à la suite d'un référendum. À la fin de l'année les autorités azerbaïdjanaises répondent aux revendications nationalistes du Haut-Karabagh par l'abolition du statut d'autonomie. Les Arméniens répliquent en proclamant l'indépendance du Haut-Karabagh. Les combats s'intensifient (bombardements, blocus, vagues de réfugiés).
5 septembre : à la suite d'un coup d'État, le général Djokhar Doudaïev devient président de la République de Tchétchéno-Ingouchie.

9 septembre : indépendance du Tadjikistan.
21 septembre : référendum en Arménie. Les électeurs arméniens approuvent la déclaration d'indépendance présentée par l'URSS.
23 septembre : l'Arménie proclame son indépendance.

16 octobre : Levon Ter-Petrossian est élu, au suffrage universel, à la présidence de la République en Arménie, avec 84 % des votes.
27 octobre : indépendance du Turkménistan.

2 décembre : Rahmon Nabiev (Rakhman Nabiyev) est élu président du Tadjikistan.
Résurgence de l'islamisme au Tadjikistan. Des milliers de mosquées sont construites. Des combats entre procommunistes et démocrates islamistes déchirent le pays, conduisant finalement à la démission du président Rahmon Nabiev (1991-1992), chef du parti communiste de la RSS tadjike au début des années 1980.
16 décembre : indépendance du Kazakhstan.
29 décembre : Islom Karimov est réélu président de l'Ouzbékistan.

La population de l'Ouzbékistan comprend 72 % d'Ouzbeks, 8 % de Russes, 5 % de Tadjiks et 4 % de Kazakhs.
Au Kazakhstan, 40 % de Kazakhs coexistent avec 38 % de Russes, 6 % d'Allemands et 5 % d'Ukrainiens.

Proche-Orient
17 janvier : Guerre du Golfe.. Opération Tempête du désert
7 février : incendie des puits de pétrole koweïtiens
28 février : défaite des forces iraquiennes. La route de la mort

9 janvier : Tarek Aziz, ministre irakien des Affaires étrangères rencontre son homologue américain James Baker à Genève. Baker menace l'Irak d'un recours à la force. Entre le 10 et le 13 janvier, le Congrès des États-Unis donne tout pouvoir au président Bush pour utiliser les forces américaines en vue de libérer le Koweït.

17 janvier : début de l'opération Tempête du désert, phase aérienne de l'intervention militaire alliée contre l'Irak au Koweït (jusqu'au 24 février).
25 janvier : l'Irak commence à déverser plusieurs millions de barils de pétrole dans le Golfe.
7 février : l'Irak déclenche l'incendie des puits de pétrole koweïtiens, gênant les offensives aériennes alliées.
15 février : jour butoir de la Résolution 678 du Conseil de sécurité des Nations unies. L'URSS envoie Ievgueni Primakov qui parvient à rouvrir le dialogue avec Saddam Hussein, qui accepte la résolution 660 mais demande en échange le retrait israélien des territoires et le départ des forces de la coalition du Golfe.
22 février : Primakov obtient un calendrier de retrait irakien du Koweït en trois semaines. Les États-Unis, qui veulent détruire le potentiel militaire irakien, demandent un retrait immédiat.
24 février : début de l'opération Sabre du désert : phase terrestre des opérations militaires alliées contre l'Irak (fin le 28 février).
28 février :
Le Koweït est libéré (mais les Irakiens incendient ses puits de pétroles) et Saddam Hussein accepte un cessez-le-feu.
Fin de la Guerre du Golfe.
3 mars :
Dans les jours qui suivent la libération du Koweït, le régime organise une campagne de répression contre les collaborateurs supposés des Irakiens, essentiellement les populations palestiniennes. Plusieurs milliers de personnes sont victimes d'exécutions sommaires, puis le gouvernement lance une action plus régulière avec jugements. 300 000 Palestiniens sont expulsés et se réfugient en partie en Jordanie.
Insurrection en Irak. La coalition ne marche pas sur Bagdad de peur de déstabiliser la région. Saddam Hussein se maintient au pouvoir en Irak et règne par la terreur. Sa garde républicaine restée intacte écrase les rébellions kurdes au nord et chiite au sud. Les insurgés chiites se replient sur l'Iran à la mi-mars.
6 mars : déclaration de Damas établissant une coopération et une coordination entre les États membres du Conseil de coopération du Golfe, la Syrie et l'Égypte. Une « force arabe de paix » destinée à « assurer la sécurité et l'intégrité des États arabes du Golfe » est mise en place.
Début avril, les Kurdes fuient par milliers d'Irak vers la Turquie.
5 avril : l'ONU réagit à la répression contre les Kurdes et les Chiites révoltés par Saddam Hussein par la résolution 688 qui exprime sa préoccupation pour le sort des populations civiles irakiennes et considère que la répression menace la paix et la sécurité de la région.
13 avril : les Américains lancent l'opération « Provide comfort » destinée à apporter une aide humanitaire aux Kurdes. Une zone d'exclusion aérienne est créée et les régions kurdes acquièrent une autonomie de fait, renforcée par les négociations entre les mouvements kurdes et le régime irakien. Les réfugiés kurdes peuvent renter. Les deux partis kurdes (PDK et UDK) entrent en rivalité pour le contrôle de la région.
8 mai : Moubarak annonce le retrait des forces égyptiennes du Koweït et de l'Arabie saoudite.

Juillet (Liban) : les Palestiniens du Liban-Sud sont désarmés et l'OLP pratiquement interdite. L'entrée de l'armée libanaise dans la zone sous le contrôle de la FINUL entraîne la réaction d'Israël.
Automne (Liban) : les milices évacuent l'agglomération de Beyrouth.
30 octobre : conférence de paix israélo-arabe, à Madrid, sous le parrainage des États-Unis et de l'URSS, et avec la participation de l'OLP, des israéliens, des Jordaniens et des Syriens, pour assurer la stabilité du Proche-Orient par le règlement pacifique du contentieux arabo-israélien. Les conversations qui se poursuivent à Washington n'aboutissent pas, car le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, obsédé par la sécurité de son pays, se montre de plus en plus méfiant vis-à-vis de des États-Unis. Le gouvernement américain, furieux de la poursuite d'installation de colons juifs dans les territoires occupés, en vient à refuser sa garantie à des emprunts israéliens.
21 décembre (Liban) : Omar Karamé forme un gouvernement dans lequel certains chefs de milices obtiennent des portefeuilles (Samir Geagea, Elias Hobeika, Walid Joumblatt, Soleimane Frangié). La stabilisation politique est rétablie au début 1992.

Égypte : épreuve de force des islamistes contre le régime, essentiellement en Haute Égypte. Le régime prolonge l'état d'urgence et proclame une loi « contre la subversion armée » (8 juillet 199223).
Des manifestes accusant le régime d'avoir fait de l'Arabie saoudite un protectorat américain sont diffusés. Les opposants se regroupent dans un « comité de défense des droits légitimes » et exigent, au nom de la loi islamique, une véritable représentation politique et une participation au pouvoir. Le régime répond par une répression policière et contraint les opposants à s'exiler. Le roi Fahd tente un politique d'ouverture politique : le 1er mars 199224 il forme un conseil consultatif de 60 membres nommés, choisit dans les mêmes milieux sociaux que ceux des islamistes. Une loi fondamentale du royaume fixe pour la première fois le rôle de la monarchie et de la famille royale.
L'Arabie saoudite finance la moitié de l'effort de guerre, soit environ 50 milliards de dollars. Le royaume décide d'augmenter sa production en profitant de l'absence de l'Irak sur le marché et passe de 5,4 millions de barils par jour en 1990 à 8 millions en 1991. Ces mesures n'empêchent pas l'Arabie saoudite de connaître une crise financière, accentuée par des achats massifs et inconsidérés d'armements.

Europe
Article détaillé : 1991 en Europe.
Europe orientale

Réouverture de l'Alliance française Ostrava, après 50 ans de fermeture.
8 janvier : par un acte unilatéral et illégal, la banque nationale serbe - investie par un vote secret et unilatéral de l'Assemblée de la république de Serbie en date du 28 décembre 1990 - opère un détournement sans précédent dans le système monétaire yougoslave. Pas moins de 18,2 milliards de dinars (1,8 milliard de dollars) en argent scriptural sont placés illégalement à la disposition de la banque centrale de Serbie sans que ces moyens-là aient la moindre couverture légale. Le premier ministre fédéral, Ante Marković, qualifiera cet acte de « pillage du siècle », considérant qu'il signe l'arrêt de mort de la fédération yougoslave.
13 janvier : répression des manifestations indépendantistes dans les pays baltes : 14 morts à Vilnius en Lituanie.
21 janvier : répression des manifestations indépendantistes dans les pays baltes : 4 morts à Rīga en Lettonie.
25 février : lors d'une réunion de ses États-membres à Budapest (Hongrie), le Pacte de Varsovie, la décision de dissoudre le pacte en tant qu'organisation militaire, le 1er juillet 1991 est prise.
26 février : une région autonome serbe de Slavonie, Baranya et Syrmie occidentale est proclamée par des séparatistes serbes à l'est de la Croatie.
17 mars(Union soviétique) : référendum sur la question « pensez-vous qu'il est essentiel de préserver l'URSS sous forme d'une fédération renouvelée de républiques souveraines et égales où les droits et les libertés de chacun, quelle que soit la nationalité, seront pleinement garanties ? ». 76,4 % des électeurs répondent oui dans les neuf républiques où a lieu la consultation ; six républiques (Estonie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Arménie, Géorgie), refusent d'y participer. Le même jour les Russes décident que leur président sera désormais élu au suffrage universel. À Novo-Oragedo, près de Moscou, les neuf républiques concernées rédigent avec la Russie un traité qui leur transfère une grande partie des pouvoirs réservés jusqu'alors au centre, tout en conservant un président, élu directement par le peuple, à la tête d'une Union des Républiques Souveraines Soviétiques. Le traité doit être signé le 20 août.
31 mars : victoire du parti communiste albanais aux premières élections libres car les ruraux sont attachés au statu quo, tandis que les citadins préfèrent l'opposition. L'exode vers l'Italie reprend. Une grève générale contraint Ramiz Alia à constituer un gouvernement d'union nationale. Le parti communiste change de nom pour devenir le parti socialiste albanais.
1er avril : la Région autonome serbe de Krajina fait sécession de la Croatie.
9 avril : indépendance de la Géorgie.
Mai : une crise constitutionnelle éclate lorsque la Serbie et ses alliés bloquent l'installation d'un Croate à la tête de la présidence collective de la Yougoslavie.
12 mai : référendum dans la province serbe de Krajina (Croatie) pour le maintien dans la Yougoslavie.
19 mai : référendum pour l'indépendance de la Croatie.

26 juin : début de l'explosion de la Yougoslavie

.

21 mai : le Soviet suprême de Union soviétique vote un projet de loi libéralisant les voyages à l'étranger et l'émigration.
Juin : les troupes d'Union soviétique entament leur retrait de Hongrie et de Tchécoslovaquie.
12 juin : élection de Boris Eltsine comme président de la république de Russie. Alexandre Routskoï, vice-président.
12 juin : les habitants de Leningrad se prononcent par référendum pour que leur ville reprenne son nom d'origine, Saint-Pétersbourg.
19 juin : l'Albanie devient le trente-cinquième État participant à la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE)
25 juin :
Indépendance de la Croatie.
Indépendance de la Slovénie : début de l'explosion de la Yougoslavie.
La Slovénie et la Croatie, partisanes d'une confédération avec des pouvoirs limités à la politique étrangère, à la défense et à la monnaie, s'opposent à la Serbie et au Monténégro, qui veulent une fédération plus centralisée, alors que la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine cherchent un compromis. Le gouvernement fédéral ordonne à l'armée, dominée par les Serbes, d'éliminer les sécessionnistes.
27 juin : intervention militaire fédérale yougoslave (serbe en fait) en Slovénie.
Une guerre de dix jours a lieu en Slovénie terminé par la défaite de l'armée fédérale serbe.
28 juin : dissolution du CAEM (COMECON) à Sofia, Bulgarie.
1er juillet : dissolution du Pacte de Varsovie.
19 juillet : début de la guerre entre Croates et Serbes en Yougoslavie.
La guerre en Croatie oppose les troupes fédérales et les milices serbes aux forces croates pendant sept mois. En Bosnie-Herzégovine comme en Croatie, les Serbes forment des Régions autonomes serbes (RAS). Le refus de ces RAS par le gouvernement bosnien conduit au conflit armé entre les Serbes et les non-Serbes.
18 août : tentative ratée de putsch communiste en URSS voulant réimposer un contrôle communiste centralisé. Gorbatchev est placé en résidence surveillée en Crimée. Des troupes sont déployées dans les rues de Moscou. Mais le putsch est mal préparé. En quatre jours, les réformateurs menés par le président russe Boris Eltsine maîtrisent le coup d'État et commencent à démanteler l'appareil du parti.
20 août : rétablissement de l'indépendance de l'Estonie. Manifestations devant le Parlement.
21 août : affrontements autour du Parlement, 3 morts. Eltsine prend le commandement des forces armées. Gorbatchev rentre à Moscou dans la nuit.
22 août : arrestation des putschistes.
23 août : sur la demande de B. Eltsine, M. Gorbatchev signe un décret interdisant le PCUS.
24 août : indépendance de l'Ukraine.
25 août : indépendance de la Biélorussie.
27 août : indépendance de la Moldavie - Fête nationale.
Août : attaque massive de l'armée serbe en Slavonie occidentale (Croatie).
5 septembre : avec l'Union soviétique au bord de l'explosion, le Congrès des députés du peuple accepte d'instaurer un gouvernement de transition au sein duquel un Conseil d'État, dirigé par Gorbatchev et comprenant les présidents des Républiques participantes, exercerait des pouvoirs d'exception. Le parti communiste est dissous et ses biens confisqués.
6 septembre : le gouvernement soviétique reconnaît officiellement l'indépendance de la Lituanie, de l'Estonie et de la Lettonie. les pays baltes deviennent membres de l'Organisation des Nations unies à la fin septembre.
10 septembre : le gouvernement soviétique reconnaît officiellement l'indépendance de l'Arménie.
8 septembre : référendum sur l'indépendance en Macédoine.
26 septembre : référendum clandestin sur l'indépendance du Kosovo.
Octobre : traité d'union économique entre neuf républiques de l'URSS : la propriété privée et la libre entreprise sont les bases de la reprise économique.
11 octobre : suppression du KGB.
15 octobre :
Référendum clandestin sur l'indépendance du Sandjak.
Vote du parlement Bosnien sur la souveraineté.
27 octobre : élections législatives libres en Pologne. Une majorité parlementaire ne se dégage pas, et une trentaine de partis sont représentés à la Diète.

8 décembre : Communauté des États indépendants

1er décembre : l'Ukraine vote par référendum son indépendance.
8 décembre-21 décembre : sommet de Minsk. La Russie, la Biélorussie et l'Ukraine créent la CEI (Communauté des États indépendants), l'URSS est dissoute. Le traité sera confirmé à Alma-Ata.
9 décembre : en Pologne, Lech Wałęsa est élu président de la République.
12 décembre : Leonid Kravtchouk, ancien chef du parti communiste ukrainien, président de l'Ukraine.
16 décembre : le Kazakhstan devient indépendant.
21 décembre(Conférence d'Alma-Ata,Kazakhstan) : fin de l'URSS. Sept autres républiques de l'URSS rejoignent la CEI : l'organisation se dote d'un conseil des chefs d'état et d'un conseil des chefs de gouvernement, la Russie récupère les armes nucléaires de l'Ukraine, de la Biélorussie, du Kazakhstan.
24 décembre : la Russie est reconnue par les Occidentaux comme État continuateur de l'Union soviétique et lui succède au Conseil de sécurité des Nations unies.
25 décembre : Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de président de l'Union soviétique puis transmet à Boris Eltsine, président de la Russie, le contrôle de l'armement nucléaire.
26 décembre : le Soviet suprême se réunit et dissout formellement l'URSS.
Décembre : les dirigeants de la Transnistrie proclament leur indépendance vis-à-vis de la Moldavie.

Le gouvernement hongrois signe des accords de coopération avec la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Russie et l'Ukraine (1991-1992).
Au début de l'année, en Tchécoslovaquie, 98 % du PIB provient encore du secteur étatique. Trois méthodes sont prévues pour privatiser : la restitution à leurs anciens propriétaires des actifs nationalisés par le régime communiste ; la transformation des entreprises d'État en sociétés de droit privé vendues à des particuliers ; la distribution de coupons (vouchers) gratuits à la population.
L'Union soviétique sombre dans la dépression économique. Chaque république se replie sur elle-même et procède à des échanges avec ses voisines sous forme de troc ; l'espace économique se fragmente ; nombre de production baissent d'environ 10 %. L'inflation commence à atteindre des niveaux vertigineux. Le pouvoir, paralysé, n'ose pas prendre les mesures économiques qui s'imposent.
Le Soviet Suprême légalise la « dénationalisation » des entreprises d'État en URSS.

Europe occidentale
Articles détaillés : 1991 en Belgique, 1991 en France, 1991 en Italie et 1991 en Suisse.

17 janvier : mort du roi Olav V de Norvège ; son fils lui succède comme le roi Harald V.
21 mars : abolition de la poll tax au Royaume-Uni.
15 avril : inauguration à Londres de la banque européenne pour la reconstruction et le développement, présidée par Jacques Attali.
1er mai : publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, qui conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.
Mai : grèves en Espagne.
20 juin (Allemagne) : Le Bundestag vote à une faible majorité (337 voix contre 320) le transfert de la capitale de Bonn à Berlin pour 1999.
Juin : en Irlande, catholiques et protestants commencent à négocier.
Juillet : charte des citoyens au Royaume-Uni.
Août : exode massif d'Albanais, au minimum 20 000, vers l'Italie du Sud. Le gouvernement répond par des mesures d'urgence suivies par des rapatriements forcés.
18 juillet : assassinat du politicien socialiste Belge André Cools.
19 septembre : découverte de Ötzi l'homme des glaces.
29 septembre : le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) de Klaus Wedemeier perd la majorité absolue, qu'il détenait depuis 1955 au parlement du Land de Brême.
4 octobre :
Défaite électorale du parti social démocrate en Suède. Carl Bildt devient Premier ministre en Suède d'une coalition réunissant les partis modérés, du centre, libéral et démocrate-chrétien.
Adoption en Suisse de la loi fédérale sur les Écoles polytechniques fédérales (EPF).
6 octobre (Portugal) : les conservateurs reculent de 13 sièges aux législatives mais conservent la majorité absolue (50,6 % des voix et 135 députés sur 250).
22 octobre : la CEE et l'AELE signent le traité créant l'EEE.
31 octobre (Portugal) : Anibal Cavaco Silva forme son troisième gouvernement.
9 décembre : traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
Décembre : le gouvernement de John Major signe les accords de Maastricht mais rejette le chapitre social.


Politique libérale en Suède : privatisation de 35 entreprises d'État, réduction importante des dépenses gouvernementales (y compris dans le domaine des prestations sociales), ouverture du pays à l'implantation d'industries étrangères.

Chronologies thématiques
Articles détaillés : 1991 en science, 1991 dans les chemins de fer, 1991 en aéronautique, 1991 en sport, 1991 en informatique, 1991 au cinéma, 1991 en musique, 1991 en musique classique, 1991 en littérature, 1991 au théâtre, 1991 en architecture, 1991 en arts plastiques, 1991 en bande dessinée, 1991 à la télévision et Liste d'élections en 1991.

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Prix Nobel

Prix Nobel de physique : Pierre-Gilles de Gennes
Prix Nobel de chimie : Richard R. Ernst
Prix Nobel de physiologie ou médecine : Erwin Neher et Bert Sakmann
Prix Nobel de littérature : Nadine Gordimer
Prix Nobel de la paix : Aung San Suu Kyi
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:26

Recrudescence des affrontements entre loyalistes et rebelles et échec des pourparlers d'Alger (octobre 2014 – février 2015)
Article détaillé : Combat de N'Tillit.

Le 16 octobre, des Imghad du GATIA attaquent des Imghad du MNLA à N'Tillit, l'affrontement fait au moins sept morts et les loyalistes s'emparent de la commune509,510. Le 26 octobre, les forces rebelles du MNLA, HCUA et MAA s'emparent de la localité d'In Afarak ou In Farah, près d'In Khalil, les miliciens loyalistes prennent la fuite sans combattre511,512.
Article détaillé : Combat de l'Ametettaï (2014).

La nuit du 28 au 29 octobre, les Français attaquent un campement d'une trentaine de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï, près de l'Adrar Tigharghar, au moins 20 djihadistes sont tués, ainsi qu'un soldat français513,514.

Le 2 novembre, deux soldats maliens sont tués et quatre autres blessés par un engin explosif près d'Almoustarat, au nord de Gao515. Le même jour à Boulekessi, un accrochage entre l'armée malienne et le HCUA fait au moins un mort chez les rebelles tandis que plusieurs autres sont faits prisonniers, ainsi que des civils516,515,517,518,519,520. Le 20 novembre, les corps de deux Touaregs proches du HCUA sont retrouvés égorgés près de Kidal521,522. Le 22 novembre, selon l'armée malienne, des combattants islamistes enlèvent 12 enfants entre Kidal et Aguel'hoc afin d'en faire des enfants-soldats et deux d'entre eux sont tués en essayant de s'échapper523. Le 25 novembre, un véhicule de l'armée malienne saute sur une mine entre Gao et Bourem, faisant deux morts et cinq blessés, dont un mortellement524,525. Le 30, un homme du MNLA est tué dans une embuscade au nord de Kidal526.
Article détaillé : Deuxième combat de Tabankort.

La nuit 10 au 11 décembre 2014, l'armée française attaque un groupe de djihadistes dans la région de Gao. Ces derniers perdent une dizaine d'hommes dont Ahmed al-Tilemsi, un des principaux chefs d'Al-Mourabitoune527.

Le 26 décembre, des hommes du GATIA et du MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Bamba528. Trois jours plus tard ils attaquent un véhicule du MAA rebelle, les loyalistes revendiquent 5 ou 6 morts et 2 prisonniers chez les rebelles contre aucune perte dans leurs rangs, le MAA rebelle parle quant à lui d'un mort et un disparu parmi ses hommes529,530,531,532. Le 2 janvier, les forces du MAA loyaliste et du GATIA arrivent en vue de la ville de Ber, tenue par le MAA rebelle et le MNLA. Les deux camps se font face et tiennent leurs positions533. Mais la MINUSMA menace d'ouvrir le feu si les loyalistes décident de lancer l'assaut, ces derniers prennent la menace au sérieux et se replient534.
Articles détaillés : Combat de Nampala (2015) et Premier combat de Ténenkou.

Le 5 janvier, la ville de Nampala est attaquée et prise pendant quelques heures par les djihadistes, onze militaires maliens sont tués, les autres prennent la fuite535,536. Puis la nuit du 6 au 7 janvier, des djihadistes attaquent la localité de Djoura, dans la région de Mopti, ils incendient la mairie, tuent un civil, puis se replient537. Le 16 janvier, ils attaquent Ténenkou mais ils sont repoussés après un combat qui fait une dizaine de morts538,539,540. Plus au nord, à Kidal, la base de la MINUSMA est attaquée le 17 janvier par un camion-suicide et des djihadistes armés mais les casques bleus Tchadiens repoussent l'attaque, quelques assaillants sont tués, un militaire tchadien est tué et un autre blessé541,542,543.
Articles détaillés : Troisième combat de Tabankort et Combat de Tabrichat.

Le 16 et le 17 janvier, des escarmouches opposent loyalistes et rebelles à Tabankort, les échanges de tirs ne font cependant pas de victimes544,545. Les rebelles maintiennent leurs forces près de la localité et demandent à la MINUSMA de se retirer, ce qu'elle refuse546. Le 20 janvier, un hélicoptère néerlandais de la MINUSMA intervient et ouvre le feu sur un véhicule du MNLA qui transportait de armes lourdes près de Tabankort, au moins onze rebelles sont tués et une vingtaine blessés547,548,549. La MINUSMA déclare dans un communiqué avoir été « contrainte de recourir à la force en réponse à des tirs directs à l'arme lourde sur ses Casques bleus » et précise avoir procédé à des tirs de sommation550. De son côté la coordination des Mouvements de l'Azawad accuse les forces de l'ONU d'« absence de neutralité », déclare « suspendre toute collaboration sur le plan sécuritaire » mais affirme demeurer « attachée au respect du cessez-le-feu »551. Le 24 janvier, la MINUSMA et les rebelles concluent un accord pour l'établissement d'une zone temporaire de sécurité près d'Anéfis et d'Almoustarat552. Cet accord est dénoncé par au moins un millier d'habitants de Gao qui manifestent violemment contre la MINUSMA le 27, des casques bleus rwandais ouvrent le feu, tuent trois manifestants et en blessent quatre autres553,554,555,556,557. Le 28, la MINUSMA annonce retirer son projet de sécurisation à Tabankort558. Le même jour, les loyalistes attaquent une position rebelle près de Tabrichat, les combats font une dizaine de morts. Des kamikazes auraient notamment pris part à l'attaque aux côtés des loyalistes559,560,561.

Le 25 janvier, trois soldats maliens sont tués lors d'un échange de tirs avec des hommes armés entre Tombouctou et Goundam562. Le 26, à Bamako, le général malien Mohamed Abderrahmane Ould Meydou échappe à une tentative d'assassinat commise par deux hommes d'Al-Mourabitoune, il est cependant blessé par les tirs563,564.

Le 19 février, le gouvernement malien et les rebelles de la coordination des Mouvements de l'Azawad valident un nouveau document de cessation des hostilités alors que les négociations pour un accord de paix se poursuivent à Alger565. Le 1er mars, un accord de médiation est proposé par l'Algérie, le document est paraphé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes mais les représentants de la CMA hésitent et demandent un délai avant de parapher le texte en raison de l'hostilité d'une large partie de la base des mouvements rebelles à un texte qui ne prévoit ni autonomie ni fédéralisme pour le nord du Mali566,567,568,569,570,571,572,573,574,575. Finalement, le 10 avril, la CMA annonce qu'elle refuse de parapher l'accord en l'état576,577.
Poursuite des opérations françaises et attaques djihadistes (février – mai 2015)

Du 26 février au 26 mars, 770 soldats français ratissent à nouveau l'Adrar Tigharghar. Le 2 mars, ils ont un accrochage avec un groupe de huit à dix djihadistes. Quatre sont tués, les autres parviennent à s'enfuir. Des stocks d'obus et de munitions sont saisis et détruits578,579.
Article détaillé : Attentat de Bamako du 7 mars 2015.

Le 7 mars, à Bamako, un commando de deux hommes ouvre le feu dans bar-restaurant-boîte de nuit, tuant cinq personnes, dont trois Maliens, un Français et un Belge, et faisant huit blessés. L'attaque est revendiquée par Al-Mourabitoune580,581,582. Le même jour à Gao, deux jeunes Arabes suspectés d'être des poseurs de bombes sont surpris par des habitants et lynchés à mort par la foule qui brûle ensuite leurs corps583. Le 8 mars, des tirs de roquettes et d'obus de mortier à Kidal, tuent un casque bleu tchadien et deux enfants584.

Le 17 mars, un hélicoptère Apache néerlandais s'écrase accidentellement au nord de Gao, les deux pilotes sont tués585,586. Le 19, un véhicule malien saute sur une mine près de Diabaly, deux soldats sont tués et cinq blessés587. Le même jour, à la foire de Tichift, au nord de Tombouctou, des hommes d'AQMI tuent puis décapitent publiquement un Touareg accusé d'être informateur au service des Français588,589. Le 28 mars, cinq rebelles de la CMA un nombre inconnu de djihadistes d'Al-Mourabitoune sont tués dans un combat à Inazol, au sud-ouest de Ménaka590. Le 30 mars, un employé du CICR est tué dans une attaque d'Al-Mourabitoune au nord de Gao591,592. Le 1er avril, l'armée malienne affirme avoir tué trois « bandits armés » près de la frontière avec le Burkina Faso593,594,595. Le matin du 6 avril 2015, les forces spéciales françaises mènent une opération dans la région de Tessalit. Deux djihadistes sont tués, deux autres faits prisonniers et l'otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé par AQMI à Tombouctou en 2011, est délivré596,597,598,599. Le 12 avril, deux soldats maliens sont tués par une mine à Diabaly600. Le 15, un attentat-suicide à Ansongo tue trois civils et fait 16 blessés, dont neuf casques bleus nigériens601. Le 17 et le 20, des djihadistes assassinent trois chauffeurs civils de la MINUSMA près de Gao602,603. Le 21, des hommes d'AQMI attaquent un poste du MNLA à Talabit, à 40 kilomètres d'Aguel'hoc, les rebelles ont deux tués et trois blessés tandis que les djihadistes se replient sans avoir eu de pertes604,605.

Le 13 mai 2015, une des deux composantes d'Al-Mourabitoune, celle du MUJAO, annonce prêter allégeance à l'État islamique dans un communiqué signé de l'émir Adnane Abou Walid Al-Sahraoui606,607,608. Mais deux jours plus tard, Mokhtar Belmokhtar dément l'allégeance d'Al-Mourabitoune à l'EI et déclare que le communiqué d'Al-Sahraoui « n'émane pas du Conseil de la Choura »609.

Quatre djihadistes sont tués par les Français la nuit du 18 au 19 mai 2015 dans la région de Kidal. Parmi eux deux chefs : Hamada Ag Hama, dit « Abdelkrim al-Targui », chef d'une katiba d'AQMI et Ibrahim Ag Inawalen, dit « Bana », un chef d'Ansar Dine610,611.

La nuit du 25 au 26 mai, pour la première fois à Bamako la MINUSMA est la cible d'une attaque meurtrière ; des hommes d'Ansar Dine ouvrent le feu sur des casques bleus bangladais, l'un d'eux est tué, un autre blessé612,613.
Prise de Ménaka par les loyalistes, représailles des rebelles et signature de l'accord d'Alger (avril – juin 2015)
Articles détaillés : Combat de Léré, Deuxième combat de Ténenkou et Combat de Tin Telout.

Les heurts reprennent fin avril entre les rebelles de la CMA et les forces gouvernementales. Le 27 avril, le GATIA et le MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Ménaka. Peu nombreuses, les forces du MNLA se replient presque sans combattre, laissant au moins cinq prisonniers614,615,616,617,618,619. Les rebelles ne tardent pas à mener plusieurs attaques en représailles. Le matin du 29 avril, à Goundam, deux gardes nationaux maliens et un enfant sont tués dans une attaque commise par des hommes du MNLA et du HCUA. Dans l'après-midi, les rebelles touaregs assaillent ensuite Léré. Les Maliens reçoivent des renforts et repoussent les assaillants après des combats ayant fait au moins une vingtaine de morts de part et d'autres620,621. Le 30 avril, une cinquantaine de combattants de la CMA font un raid sur Bintagoungou, des pillages sont commis, une personne tuée et huit membres du GATIA sont capturés622,623,619. Le même jour à Gao, un minibus saute sur une mine, trois civils sont tués et 28 blessés624. Le 2 mai, les hommes de la CMA prennent Diré avant d'en être chassé par une contre attaque de l'armée malienne, les rebelles auraient laissé deux tués et cinq prisonniers625,626. Le 5 mai, Ténenkou est attaquée a son tour, mais là encore les rebelles sont repoussés, laissant 10 morts selon l'armée malienne627. Cependant le 11 mai, neuf soldats maliens sont tués dans une embuscade rebelle près de Tin Telout, entre Goundam et Tombouctou628. Malgré ces combats, la Coordination des mouvements de l'Azawad paraphe l'accord d'Alger le 14 mai629, mais refuse de signer le texte630.

Le 15 mai à Bamako, l'accord de paix est signé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes ainsi que plusieurs états et organisations au nom de la médiation internationale : l'Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, l'Union africaine, l'ONU, la Cédéao, l'OCI, l'Union européenne et la France, mais sans la présence des représentants de la CMA631,632,633,634.

Les violences se poursuivent entre les loyalistes et la CMA. Le 18 mai, le MAA rebelle tue trois soldats maliens à Bambara Maoudé635,636,637. Le 21, la ville de Tin-Hama est attaquée par le MNLA, 3 à 16 civils sont tués. L'armée malienne et les rebelles s'accusent mutuellement d'être responsables de leur exécution638,639,640,641,642,643. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme attribuera cependant au GATIA la responsabilité de la tuerie à Tin Hama et l'exécution de six personnes dans un rapport publié en décembre 2015644,645. Le 22 mai, les rebelles s'emparent de Tessit, capturent 19 soldats maliens, puis se retirent du village le lendemain646,647,648. Le 23, les combattants de la CMA relâchent 10 prisonniers de Ganda Koy et les remettent à la MINUSMA à Ber649,648. Le 26 mai, une importante manifestation a lieu à Bamako pour soutenir les accords de paix650.
Article détaillé : Accord d'Alger (2015).

L'accord de paix est finalement signé par la Coordination des mouvements de l'Azawad le 20 juin à Bamako après trois ans et demi de conflit et plus d'une année de négociations651,652,653.
Les « pactes d'honneurs » (juillet – octobre 2015)

Le 20 juillet, des combats ont lieu Talataye et Idelimane, près d'Ansongo selon la CMA qui affirme avoir eu deux tués dans ses rangs contre 12 morts et 15 blessés chez les milices pro-gouvernementales qu'elle accuse également de la mort de trois civils654.
Articles détaillés : Bataille d'Anéfis (2015) et Combat d'Inafarak.

Le 15 août, des accrochages opposent la CMA et les mouvements de la Plateforme au sud de Kidal, pour la première fois depuis la signature de l'accord d'Alger655,656. Le 17, le GATIA viole le cessez-le-feu en attaquant les forces de la CMA à Anéfis et en s'emparant de la ville657,658. Cependant, à la suite des pressions de la médiation internationale, de la MINUSMA et même du gouvernement malien, les loyalistes commencent à se retirer le 5 septembre, et le 18 la CMA reprend le contrôle d'Anéfis659,660,661.*

Un nouvel affrontement entre loyalistes et rebelles éclate le 17 septembre à Inafarak, près d'In Khalil662,663. Cependant dans les semaines qui suivent une phase de « décrispation » est observée, un échange de prisonniers a lieu début octobre, le Mali libère 30 rebelles et la CMA 16 miliaires maliens664. Le 16 octobre, après trois semaines de discussions, la Plateforme et la CMA scellent la paix lors de « pactes d’honneur »665,666.

Les 1er et 2 février 2016, entre plusieurs centaines et un millier d'hommes du GATIA menés par Ag Gamou entrent à Kidal avec le « consentement » de la CMA. Des tensions ont cependant lieu, certains membres de la CMA dénonçant une démonstration de force du GATIA, mais le 6 février un accord est conclu entre les deux factions et le GATIA s'engage à alléger son dispositif militaire à Kidal. Certains combattants se retirent vers Gao ou Ménaka dans les jours qui suivent665,667,668,669,670,671,672,673,674.

Cependant des affrontements éclatent entre deux tribus touarègues à Inékar, à 50 kilomètres à l'ouest de Ménaka, après l'assassinat le 16 février d'un vieux chef. Du 16 au 23, les combats font une dizaine de morts675,676. Six autres personnes sont tuées dans les derniers jours de février à Inekar dans des circonstances obscures677.
Poursuite des attaques djihadistes après les accords de paix (juin 2015 – juillet 2016)
Article détaillé : Combat de la forêt de Sama.

À partir de juin 2015, les djihadistes se signalent pour la première fois à l'extrême sud du Mali, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire. La première attaque a lieu le 10 juin à Misséni, les assaillants tuent un gendarme, incendient des véhicules et hissent leur drapeau noir dans le camp militaire avant de disparaître678. Le 28 juin, une nouvelle attaque a lieu près de la frontière ivoirienne, des hommes armés se réclamant de la branche sud d'Ansar Dine prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Fakola sans rencontrer de résistance, avant de se replier679,680,681. Le 16 juillet, l'armée malienne attaque et démantèle un camp djihadiste dans la forêt de Sama, près de Fakola. Une vingtaine d'islamistes sont tués ou capturés682,683,684,685,686.
Article détaillé : Combat de Nara.

Des affrontements ont également lieu dans le centre du Mali, le 16 juin cinq combattants de la Force de libération du Macina sont tués et un soldat malien blessé près de Mopti687. Le 27 juin, une attaque djihadiste est repoussée par l'armée malienne à Nara, trois soldats maliens et neuf islamistes sont tués688.
Articles détaillés : Embuscade de Takoumbaout, Combat de Gourma-Rharous et Attaque de l'hôtel Byblos de Sévaré.

Le 2 juillet, AQMI tend une embuscade à Takoumbaout, entre Goundam et Tombouctou, à un convoi de casques bleus du Burkina Faso, ces derniers laissent six morts et cinq blessés689,690,691,692. Le 1er août, deux soldats maliens sont tués et quatre blessés dans une embuscade près de Toulé, entre Nampala et Diabaly. Puis le 3, un groupe de djihadistes attaque Gourma-Rharous et tue onze gardes nationaux693,694. Le 7, un petit commando djihadiste fait un incursion à Sévaré et tue cinq contractuels de la MINUSMA, quatre soldats maliens et quatre assaillants sont également tués dans les affrontements qui suivent695.

Le 9 août, 10 à 12 civils sont tués par des hommes armés dans le village de Gaberi, près de Gourma-Rharous696,697,698.

Le 1er septembre, un check-point de l’armée malienne est attaqué près de Tombouctou, deux soldats sont tués, un blessé et un porté disparu699. Le 20, une dizaine d'hommes de la Force de libération du Macina entrent à Bi et tuent deux policiers et deux civils700. Le 13 octobre, entre Gao et Gossi, des djihadistes attaquent un convoi de sous-traitants de l'ONU, six civils sont tués701. Le 27 octobre, l'armée malienne débute une opération anti-djihadiste baptisée Seno, et quadrille les environs des communes de Mopti, Koro et Bandiagara dans le pays Dogon702. Douze djihadistes présumés sont arrêtés le premier jour703. Le soir du 28, un affrontement éclate dans la forêt de Tiébanda, à une trentaine de kilomètres du Burkina Faso, sept djihadistes sont tués et dix blessés par l'armée malienne qui affirme n'avoir eu aucune perte704,705.
Article détaillé : Attentat du Radisson Blu de Bamako.
Vue du Radisson Blu de Bamako lors de l'attaque du 20 novembre.

En octobre, AQMI assassine deux Touaregs accusés d'« espionnage » pour le compte des Français706,707. Le 20 novembre, deux hommes d'Al-Mourabitoune pénètrent dans l'hôtel Radisson Blu de Bamako et massacrent 20 personnes, principalement des clients étrangers, avant d'être abattus par les forces françaises et maliennes708. Le 28 novembre, le camp de la MINUSMA à Kidal est frappé par des tirs de mortiers revendiqués par Ansar Dine, deux casques bleus guinéens sont tués, ainsi qu'un civil contractuel, et 14 à 20 personnes blessées709,710,711.

Le 4 décembre, Abdelmalek Droukdel annonce officiellement le ralliement à Al-Qaïda au Maghreb islamique d'Al-Mourabitoune et de son émir Mokhtar Belmokhtar712,713.

Le 13 décembre, des militaires maliens sont attaqués par des djihadistes d'Ansar Dine à Niono, un d'entre eux est tué, un autre blessé, deux sont portés disparus et un véhicule est emporté714,715,716. Le 17 décembre à Tombouctou, trois personnes, dont un animateur, sont assassinées par un homme armé devant la radio Tahanite717,718.

En décembre 2015, plusieurs centaines de réfugiés syriens sont signalés dans le nord du Mali. Après être arrivés en Mauritanie par avion, ces derniers cherchent alors à gagner l'Algérie en passant par le Mali qui ne réclame pas de visa. La plupart franchissent la frontière à Bassikounou en passant par le camp de réfugiés de M'bera, puis ils gagnent la ville de Ber, pour ensuite se rendre à In Khalil719,720,721,722.

La nuit du 19 au 20, l'armée française attaque un groupe de combattants près de Ménaka. Selon l'armée française une dizaine de djihadistes du groupe Al-Mourabitoune sont tués723,724. Cependant le 22 décembre, le MAA loyaliste, de la Plateforme pro-Bamako, affirme que l'attaque française a été menée en réalité contre ses forces à In Araben et que douze de ses hommes ont été tués. L'armée française dément725,726,727,728,729,730,731.
Article détaillé : Combat de Talahandak.

Le 19 décembre, le MNLA mène un raid du côté de Boghassa dans lequel quatre djihadistes sont tués et quatre autres faits prisonniers. En représailles, le 24 décembre, Ansar Dine prend d'assaut le poste du MNLA à Talahandak, tue une dizaine de combattants et délivre les prisonniers, puis tend une embuscade le lendemain à des forces envoyées en renfort. Au total, 21 combattants du MNLA et 15 hommes d'Ansar Dine auraient été tués dans ces combats732,733,734.

Le 15 janvier 2016, une embuscade près de Goundam contre un convoi de vivres fait deux morts et trois blessés parmi les soldats maliens, quatre assaillants sont tués et trois autres blessés et capturés. Un paramilitaire est également tué le même jour par des djihadistes dans une autre attaque à Dioura735,736,737. La CMA accuse l'armée malienne d'avoir en représailles assassinée six personnes dans le village de Zenzene et près du camp militaire de Goundam738. Trois gendarmes sont tués la nuit du 19 au 20 janvier dans une embuscade près de Mopti739. Quatre soldats maliens sont tués le 28 janvier, un par balles près de Tombouctou et trois autres par l'explosion d'une mine près de Douentza740. Le 5 février, un petit groupe de combattants d'AQMI attaque un camp de policiers de la MINUSMA, à l'ancien l'hôtel La Palmeraie à Tombouctou, quatre assaillants sont tués, dont un kamikaze, tandis que l'armée malienne déplore un officier tué et trois soldats blessés741,742,743. Le 9 février, l'explosion d'une mine à Mondoro dans la région de Mopti fait trois morts et deux blessés dans les rangs de l'armée malienne744,745. Non loin de là, le 11 février, un douanier et deux civils sont tués à Hombori par trois hommes armés745. Le matin du 12 février, une pluie de roquettes s'abat sur le camp de la MINUSMA à Kidal et un véhicule conduit par un kamikaze mauritanien se fait exploser, sept soldats guinéens sont tués, dont une femme, et 35 autres casques bleus sont blessés, l'attaque est revendiquée par Ansar Dine746,747,748,749,750,751,752,753,754. Le même jour, une embuscade revendiquée par AQMI entre Tombouctou et Goundam coûte la vie à trois soldats maliens et fait deux blessés755,756.

Le 8 mars 2016, un collectif regroupant responsables gouvernementaux, élus locaux, chefs religieux, associations et notables, affirme être parvenus, au cours de plusieurs semaines de négociations et d'une « campagne de sensibilisation », à convaincre 200 jeunes hommes de quitter les rangs des djihadistes. Il s'agirait selon eux essentiellement de membres du Front de libération du Macina dans la région de Mopti757,758,759.

Le 25 février et le 12 mars, à Kidal et Tessalit des incidents éclatent au sein de l'armée tchadienne et font quatre morts. Les soldats se plaignent de leurs difficiles conditions de vie, certains n'ayant pas été relevés du front malien depuis 2013760.

Le soir du 21 mars, au moins deux djihadistes attaquent l'hôtel de l'EUTM Mali à Bamako, après quelques minutes de fusillades avec des soldats Tchèques, un des assaillants est tué et l'autre prend la fuite après avoir été blessé. L'attaque est revendiquée le lendemain par AQMI761,762,763,764,765. Le 28 mars, deux soldats maliens sont tués par un engin explosif à Bambara Maoudé766. Pendant le mois de mars, les armées française et malienne mène une opération baptisée « Ossau » dans la région de Gao dans laquelle une dizaine d'insurgés sont « neutralisés »767,768,769. Le 29 mars, Souleymane Keïta, chef d'Ansar Dine dans le sud du Mali, est arrêté près de Sokolo par les forces spéciales des services de renseignements maliens770. Cinq autres djihadistes sont arrêtés par les Maliens le 7 avril près de la frontière mauritanienne767. Le 12 avril, trois soldats français sont tués ou mortellement blessés par l'explosion d'une mine près de Tessalit771,772,773. Le 13 avril, des djihadistes attaquent la localité de Boni ; un assaillant est tué et cinq autres sont arrêtés selon des militaires maliens, Ansar Dine revendique l'attaque et affirme avoir tué cinq soldats maliens774. Le 23 avril, deux soldats maliens sont tués dans une embuscade entre Goundam et Acharane775.

Le 18 avril, des femmes et des jeunes manifestent à l'aéroport de Kidal contre les forces étrangères en dénonçant des arrestations « arbitraires », deux manifestants sont tués par des tirs venus des casques bleus776,777,778,779,780,781.

Des troubles communautaires secouent également la région de Mopti avec l'émergence du Front de libération du Macina, un groupe mystérieux à dominante peule782,783. L'association « Kawral poulakou » (« L'Union des Peuls ») accuse l'armée malienne d'avoir tué environ 15 civils peuls pendant le mois d'avril 2016784,785,786. Le 1er mai, des affrontements communautaires éclatent dans les centre du Mali, opposant Peuls et Bambaras dans les localités de Koroguiri, Djoura et Maléimana, dans le Cercle de Ténenkou, et faisant 30 à 60 morts. Les miliciens bambaras affirment avoir affronté des djihadistes liés au Front de libération du Macina, tandis que les Peuls dénoncent des amalgames. Le calme revient au bout de quelques jours787,788,789,790,791,792.

Des affrontements communautaires opposent également des Peuls de Ganda Izo à des Touaregs imghad du GATIA. Le 14 mai, un incident entre les deux groupes à Ndaki, dans la commune de Gossi, fait trois morts793,794. La nuit du 11 au 12 juin, de nouveaux combats ont lieu à Gandamia et dans le village de Tiofol Ngoradji795. Le 12 juin, des responsables des deux groupes se rencontrent à Bamako pour faire la paix796,797,798. Le 21 juin, une milice d'autodéfense peule est fondée : l'Alliance nationale pour la sauvegarde de l'identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), qui tout en s'opposant au djihadisme et à l'indépendantisme affirme que son « premier ennemi sur le terrain est l’armée malienne »17.

Le mois de mai 2016 est particulièrement meurtrier. Le 11 mai, des soldats maliens tombent dans une embuscade entre Hombori et Gossi, deux militaires sont tués dont le colonel Salif Baba Daou, chef adjoint de la région militaire de Gao799,800. La nuit du 13 au 14 mai, un médecin militaire malien est assassiné à Gao801. Le 18 mai, cinq casques bleus tchadiens sont tués et trois blessés, dont un mortellement, dans une embuscade tendue près d'Aguel'hoc par des hommes d'Ansar Dine802,803,804. Le soir du 21 mai, des hommes armés à bord de deux véhicules attaquent un groupe de soldats maliens près de Goundam, ils leur tuent un homme et font quatre blessés805. Le 27 mai, cinq soldats maliens sont tués et quatre blessés par l'explosion d'une mine, suivie d'une embuscade, entre Ansongo et Idelimane806,807. Le 29 mai, cinq casques bleus togolais sont tués, et un autre grièvement blessé, dans une embuscade entre Ténenkou et Sévaré808,809,810,811. La nuit du 31 mai au 1er juin, une attaque menée par quatre djihadistes de la katiba Al-Mourabitoune d'AQMI vise le camp de la MINUSMA et le service de lutte antimines à Gao, trois assaillants, un casque bleu chinois et un employé contractuel Français sont tués, tandis que 11 travailleurs civils de la MINUSMA, quatre casques bleus et deux gardes de sécurité Maliens sont blessés812,813,814,815. Fin mai, l'armée française mène des opérations dans les régions de Kidal et Gao816,817. Dans un communiqué publié le 4 juin, AQMI reconnait la mort de quatre de ses hommes dans des combats contre les Français817. Le 29 juin, quatre militaires maliens sont tués dans une embuscade tendue par AQMI entre Goundam et Tombouctou818. La nuit du 30 juin au 1er juillet, deux gendarmes sont tués à Ménaka par deux hommes armés819,820. Le 9 juillet, deux soldats maliens sont tués à Dinangourou821. Un chef d'AQMI, le Mauritanien El Arbi Ould Dah, dit Aboubakar Al-Chinguetti, est également tué lors de ce combat822,823

Le 12 juillet, malgré l'interdiction plusieurs centaines de jeunes manifestent contre la création d'autorités intérimaires prévu par l'Accord d'Alger. Les forces de sécurité maliennes tirent à balles réelles, faisant quatre morts et 31 blessés824,825,826,827,828,829.
Article détaillé : Combat de Nampala (2016).

Le 19 juillet, les djihadistes d'Ansar Dine et des rebelles peuls de l'ANSIPRJ attaquent la ville Nampala. La garnison malienne est mise en déroute, au moins 15 soldats sont tués et 35 blessés. Les assaillants incendient le camp militaire et des bâtiments publics avant de se replier830.

Le 21 juillet, quatre hommes de la CMA sont tués par des djihadistes dans l'attaque d'un camp à une trentaine de kilomètres au nord de Ber831,832.
Rupture des « pactes d'honneur » (depuis juillet 2016)
Article détaillé : Bataille de Kidal (2016).

À Kidal, la situation se dégrade en juin entre les Touaregs imghad du GATIA et les Ifoghas du HCUA en lutte d'influence pour la gestion administrative et sécuritaire de la ville. Le 21 juillet, les combats éclatent entre les deux groupes, faisant plusieurs dizaines de morts. Le GATIA se retire de la ville le 22833,834,835. Le 30 juillet, le GATIA et la CMA s'affrontent à nouveau à Edjerère, à 65 kilomètres au nord-est de Kidal, faisant de nouvelles victimes dans les deux camps836,837,838,839. Les combats reprennent au même endroit les 9 et 10 août840,841,842,843. Le 16 septembre, un nouvel accrochage à Intachdayte, à 85 kilomètres au nord-est de Kidal, fait une dizaine de morts844,845. Après avoir échoué à prendre Kidal, le GATIA cherche alors à isoler la ville en prenant d'autres localités de la région et en coupant les axes routiers, il prend ainsi sans rencontrer de résistance le contrôle de In Khalil et Inekabawatane846,847,848,849,850. Le 21 septembre la médiation internationale exige la fin des affrontements et menace les belligérants de sanctions851,849,852,853. À cette période, les relations entre l'armée française et les groupes de la CMA se tendent également854.

De leur côté, les djihadistes poursuivent leurs attaques. Le 31 juillet, deux soldats maliens sont tués et trois blessés par l'explosion d'une mine près de Gossi837. Le 7 août, un véhicule tchadien saute sur une mine entre Aguel'hoc et Anéfis, un casque bleu est tué et quatre autres blessés855. Le 7 et le 8 août, deux embuscades sont menées par Ansar Dine contre l'armée malienne à Diafarabé et Dia, cinq soldats et un djihadiste sont tués856,857,858. Le 2 septembre, les djihadistes prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Boni859,860. Après cette attaque, le ministre malien de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly, est limogé861. Puis le 6 septembre, l'armée malienne lance une offensive dans le centre du pays862. Mais le 9 septembre, trois gardes nationaux sont tués et deux blessés dans une embuscade près Boni revendiquée par l'ANSIPRJ863. Le 3 octobre, deux casques bleus sont tués à Aguel'hoc par des tirs de mortier864.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:27




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   « L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace. »

— Ken Saro-Wiwa, s’adressant à l’Organisation des peuples et nations non représentés à Genève, en 1992.

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Lettre de Camille Claudel à Paul Claudel


Je réclame la liberté à grands cris.

En 1927, Camille Claudel (8 décembre 1864 – 19 octobre 1943) est internée dans l’asile de Montdevergues depuis 13 ans. Paranoïaque, elle s’imagine victime d’un complot, principalement de la part de son ancien amant, le célèbre sculpteur Auguste Rodin. Dans cette lettre à son frère, l’écrivain Paul Claudel, né ce même jour en 1868, quasiment le seul qui viendra lui rendre visite, elle raconte son quotidien et ses préoccupations dans cet exil psychiatrique.

3 mars 1927

Mon cher Paul,

J’ai eu de tes nouvelles dernièrement indirectement, j’ai appris que tu avais envoyé une certaine somme d’argent à Monsieur le Directeur pour améliorer mon sort dans la mesure du possible. Tu as bien fait d’avoir confiance en mr. le Directeur car c’est un homme qui a une grande réputation d’honnêteté et en même temps il a une grande bienveillance à mon égard. Tu peux être sûr que dans tous les cas il fera tout ce qu’il pourra pour moi et toi-même je suis sûre que ton intention est de me soulager, tu fais de bien gros sacrifices pour moi ce qui est d’autant plus méritoire de ta part que tu as des charges extraordinaires de tous les côtés. Cinq enfants et que de frais, que de voyages, que d’hôtels à payer.

Je me suis demandé souvent comment tu peux en venir à bout. Il faut que tu aies la tête solide pour gouverner les choses avec tant d’intelligence et d’en venir à bout, de triompher de toutes les difficultés ! Ce n’est pas moi qui serais capable d’une chose pareille !
Ton intention est bonne et aussi celle de mons. le Directeur mais dans une maison de fous les choses sont bien difficiles à obtenir, les changements sont bien difficiles à faire ; même si on le veut, il est bien difficile de créer un état de choses supportables. Il y a des règlements établis, il y a une manière de vivre adoptée, pour aller contre les usages, c’est extrêmement difficile ! Il s’agit de tenir en respect toutes sortes de créatures énervées, violentes, criardes, menaçantes, il faut pour cela un ordre très sévère, même dur à l’occasion autrement on n’en viendrait pas à bout. Tout cela crie, chante, gueule à tue-tête du matin au soir et du soir au matin. Ce sont des créatures que leurs parents ne peuvent pas supporter tellement elles sont désagréables et nuisibles. Et comment se fait-il que moi, je sois forcée de les supporter ? Sans compter les ennuis qui résultent d’une telle promiscuité. Ca rit, ça pleurniche, ça raconte des histoires à n’en plus finir avec des détails qui se perdent les uns dans les autres ! que c’est ennuyeux d’être au milieu de tout cela, je donnerai 100 000 si je les avais pour en sortir de suite. Ce n’est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu : après 14 ans aujourd’hui d’une vie pareille je réclame la liberté à grands cris. Mon rêve serait de regagner tout de suite Villeneuve et de ne plus en bouger, j’aimerais mieux une grange à Villeneuve qu’une place de 1ère pensionnaire ici. Les premières ne sont pas mieux que les 3èmes c’est exactement la même chose surtout pour moi qui ne vis que de mon régime ; il est donc inutile d’augmenter les frais à ce point. L’argent que tu as envoyé pourrait servir à payer la 3ème classe.
Ce n’est pas sans regret que je te vois dépenser ton argent dans une maison d’aliénés. De l’argent qui pourrait m’être si utile pour faire de belles œuvres et vivre agréablement ! quel malheur ! J’en pleurerais. Arrange-toi avec mr. le Directeur pour me remettre de 3ème classe ou alors retires-moi tout de suite d’ici, ce qui serait beaucoup mieux ; quel bonheur si je pouvais me retrouver à Villeneuve ! Ce joli Villeneuve qui n’a rien de pareil sur la terre !

Il y aujourd’hui 14 ans que j’eus la désagréable surprise de voir entrer dans mon atelier deux sbires armés de toutes pièces, casqués, bottés, menaçants en tous points. Triste surprise pour un artiste : au lieu d’une récompense, voilà ce qui m’est arrivé ! c’est à moi qu’il arrive des choses pareilles car j’ai toujours été en but à la méchanceté. Dieu ! ce que j’ai supporté depuis ce jour-là ! Et pas d’espoir que cela finisse. Chaque fois que j’écris à maman de me reprendre à Villeneuve, elle me répond que sa maison est en train de fondre c’est curieux à tous les points de vue. Cependant j’ai hâte de quitter cet endroit ; Plus ça va, plus c’est dur ! Il arrive tout le temps de nouvelles pensionnaires, on est les unes sur les autres, foussi comme on dit à Villeneuve, c’est à croire que tout le monde devient fou. Je ne sais pas si tu as l’intention de me laisser là mais c’est bien cruel pour moi ! On me dit que tu vas revenir pour le mariage de ta fille le 20 Avril. Il est fort probable que tu n’auras pas le temps de t’occuper de moi ; on s’arrangera pour t’envoyer encore à l’étranger faire des conférences. On saura t’éloigner de Paris et de moi surtout, j’ai bien peu de chance de vous toucher. Le départ d’ici est la seule chose que je souhaite, aucune modification ne peut me rendre heureuse ici ; il n’y a rien de bien de possible. Nous avons eu un hiver terrible : du mistral sans arrêter pendant six mois, l’océan glacial arctique n’est rien à côté de ça !

Dire qu’on est si bien à Paris et qu’il faut y renoncer pour des lubies que vous avez dans la tête.

J’ai entendu dire que Reine avait été très malade et qu’elle avait subi une opération très douloureuse. Espérons qu’elle va mieux à présent. Il parait que Louise aussi a été bien malade, tout cela me fait trembler. Surtout s’il arrive quelque malheur, ne m’abandonne pas ici toute seule et ne fais rien sans me consulter. Etant donné que je connais les mœurs de l’établissement c’est moi qui sait ce qu’il me faut.

Heureusement que j’ai la protection du docteur Charpenel et celle de mons. le Directeur, je te remercie de t’adresser à eux.
Ne prends pas ma lettre en mauvaise part.

Si tu n’as pas l’intention de venir me voir, tu devrais décider maman à faire le voyage, je serais bien heureuse de la voir encore une fois. En prenant le rapide, ce n’est pas si fatigant qu’on le dit, elle pourrait bien faire cela pour moi malgré son grand âge.

Là-dessus je te quitte en t’embrassant ainsi que ta fille Gigette qui je crois est encore avec toi.
Ta femme n’a pas voulu me voir ni les autres. Je n’espère plus les revoir.

Ta sœur Camille.

claudelcouv
( Camille Claudel, Correspondance, Ed. Gallimard, 2008 ) - (Source image : Camille Claudel (Fère-en-Tardenois (Aisne), le 8 décembre 1864 - Villeneuve-lès-Avignon, le 19 octobre 1943) était une sculptrice française. Sur cette photo, elle est âgée de 20 ans. © Wikimedia Commons)

Prix Goldman pour l'environnement
Prix Goldman pour l'environnement
Image associée à la récompense
Fuiono Senio et Paul Cox, récipiendaires du prix en 1997.
Nom original The Goldman Environmental Prize
Description Rend hommage à des personnes impliquées dans la protection de l'environnement
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de création 1er septembre 1989
Dernier récipiendaire Drapeau de l'Afrique du Sud Desmond D'Sa
Drapeau de l'Inde Ramesh Agrawal
Drapeau de la Russie Suren Gazaryan
Drapeau de l'Indonésie Rudi Putra
Drapeau des États-Unis Helen Slottje
Drapeau du Pérou Ruth Buendía
Site officiel http://www.goldmanprize.org

---------------------------------------------------------

Le prix Goldman pour l'environnement est un prix remis annuellement à des défenseurs de l'environnement répartis en six zones géographiques : l'Afrique, l'Asie, l'Europe, les nations insulaires, l'Amérique du Nord, et l'Amérique centrale et du Sud. Ce prix est créé en 1990 par Richard Goldman (en), un philanthrope californien et sa femme Rhoda Goldman.

C'est la récompense la plus lucrative offerte aux défenseurs de l'environnement à titre individuel puisqu'elle est remise avec un montant de 125 000 $.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:31

Pertes maliennes

Le 26 février 2013, selon un premier bilan de la direction de l’information et des relations publiques de l’Armée malienne (DIRPA), 37 soldats maliens ont été tués et 138 blessés entre le 11 janvier et le 26 février 2013865.

Dans un deuxième bilan publié le 27 mars 2013, la DIRPA déclare que 63 de ses soldats sont morts depuis le 11 janvier866. Le bilan de l'armée malienne étant aggravé par principalement par les décès de plusieurs blessés et par plusieurs accrochages867. Le 5 avril, le bilan de la DIRPA passe à 66 tués et près de 200 blessés868.

Le 6 mai 2013, la DIRPA affirme que 208 soldats maliens ont été tués depuis le 12 janvier 2012, dont 75 depuis le 11 janvier 201319.

Cependant d'après l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), le massacre d'Aguel'hoc a causé à lui seul la mort de 153 militaires maliens118, soit un nombre plus important que celui donné par la DIRPA pour toutes les pertes de l'année 2012. Le bilan de l'AMDH est repris par Human Rights Watch21.

Le 23 mars 2014, lors d'une cérémonie en mémoire des soldats tués lors de la guerre, le ministre malien de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, déclare que la reconquête du nord du Mali a fait 75 morts et 300 blessés dans les rangs de l'armée malienne869. Le 25 mai, il déclare qu'environ 50 soldats sont morts lors de la bataille du 21 mai à Kidal870,871.

Les pertes des FAMA au cours de l'année 2015 sont de 82 soldats tués, 126 blessés, 3 otages et 13 véhicules enlevés, 13 endommagés ou détruits selon l'état-major de l'armée malienne872. 30 soldats ont notamment été tués dans les combats contre les rebelles de la CMA entre le 27 avril et le 22 mai 2015873,736.

Selon le Ministère de la Défense, plus de 140 soldats ont été tués et 374 blessés de mai 2014 à février 201665.
Pertes françaises
Article détaillé : Pertes militaires françaises au Mali.

Le 20 et le 21 mars 2013, un bilan est effectué à la suite de la visite au Mali du général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). La brigade Serval compte 4 morts et 199 blessés, dont 62 au combat, 111 par accident ou en dehors des actions de combat et 26 victimes de troubles d'ordre psychologique. Les forces spéciales, engagées dans le dispositif Sabre, déplorent 1 mort et un nombre non communiqué de blessés287.

Début juillet 2013, le général Barrera déclare que les pertes françaises sont de 6 morts, dont 4 pour la brigade Serval, et environ 300 blessés, dont la moitié ont été évacués. La majorité des blessures sont accidentelles, principalement des entorses, environ 50 hommes sont blessés au combat874.

Le nombre des soldats français tués au Mali s'élève à 1622.
Pertes tchadiennes

À la mi-avril 2013, les pertes de l'armée tchadiennes sont de 36 morts875. Le 13 mai, les pertes de l'armée tchadienne sont officiellement de 38 tués et 84 blessés selon le gouvernement tchadien876. En octobre 2014, elles sont de 54 tués et 107 blessés877. Trois autres soldats tchadiens sont tués entre octobre 2014 et mai 2015 selon la MINUSMA878 et cinq autres le 18 mai 2016802.
Pertes djihadistes

Au 27 mars 2013, la DIRPA estime à environ 600 le nombre des rebelles salafistes tués en 2013866. En juin 2013, les Français estiment que les pertes djihadistes sont de 600 à 700 morts23.

Fin avril 2013, le nombre des prisonniers djihadistes ou suspects est de 340 selon la gendarmerie malienne879,880. Selon un reportage d'Envoyé spécial diffusé le 17 octobre 2013, 430 prisonniers ont été faits au cours des opérations26.

De janvier à juin 2013, 47 islamistes ont été capturés par le MNLA et enfermés dans la prison de Kidal27.

Selon des sources sécuritaires algériennes, 140 « terroristes » sont tués et 49 autres sont capturés au sud de l'Algérie, près des frontières maliennes, de janvier à septembre 2013881.

Le 20 mars 2014, le ministre français Jean-Yves Le Drian déclare que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013446,447. Par la suite, le 14 décembre, il affirme que 200 djihadistes ont été tués ou faits prisonniers en un an24.
Autres pertes

Les armées de plusieurs autres pays, notamment celles engagées au sein de la MISMA, puis de la MINUSMA, déplorent également des pertes :

Bangladesh : au moins 1 mort612
Burkina Faso : au moins 10 morts882,689,489,492 ;
Chine : au moins 1 mort813 ;
Guinée : au moins 9 morts709,752 ;
Niger : au moins 10 morts507,878 ;
Pays-Bas : au moins 4 morts586,883 ;
Sénégal : au moins 3 morts878 ;
Togo : au moins 7 morts884,810

Pertes des Nations Unies

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, intégrant les forces tchadiennes, a eu, au 10 janvier 2015, 43 soldats tués885. En 2014, elle a eu 28 morts et 75 blessés886.
Pertes civiles

Selon le service de lutte anti-mines de la MINUSMA, 138 civils — dont plus de la moitié sont des enfants — ont été tués par des restes explosifs de guerre entre janvier 2012 et décembre 2015887,888. Selon Human Rights Watch, au moins 44 civils sont tués par des combattants des groupes armés islamistes pendant l'année 2015889.
Réactions
Article détaillé : Réactions au conflit malien de 2012-2013.
Réactions à l'intervention française
Articles détaillés : Opération Serval#Réactions et Intervention_militaire_au_Mali#Réactions.

Dans l'ensemble, la majorité des États africains ainsi que les États occidentaux soutiennent l'intervention de la France890. En France, environ 55 % des Français déclarent soutenir l'intervention au Mali en janvier 2013891. Mais, ils ne sont plus que 45 % en mars892.

Des critiques et doutes voient le jour dans l'opinion française, quand la presse s'interroge sur une attitude « néo-colonialiste » de la France893. Il s'agit de la 50e Opex (Opération extérieure de la France) en Afrique depuis 1958. Le terme de « guerre contre le terrorisme » est contesté894. De plus, un enlisement dans une guerre longue se profile comme ce fut le cas en Afghanistan895. La presse dénonce également le risque d'instrumentalisation de cette guerre à des fins partisanes896.

Des critiques sont exprimées également au niveau associatif et international (Algérie)897.

Reporters sans frontières dénonce, le 16 janvier 2013, l'impossibilité pour les journalistes de mener à bien leur travail sur le terrain : « En période de conflit, c’est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu’ils sont prêts à prendre dans la collecte de l’information »898.
Situation des Droits de l'Homme
Au nord du Mali

L'organisation non gouvernementale Médecins du monde annonce le 6 février 2012 la suspension temporaire de « ses activités sanitaires et nutritionnelles dans le nord du Mali », alertant sur « la dégradation sécuritaire au Mali (qui) risque de priver les populations d'une aide indispensable »899. Le 5 avril, Amnesty International publie un communiqué que les régions du nord sont « au bord d'un désastre humanitaire majeur », précisant que « toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui » avec comme conséquence des populations qui « font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines ». Amnesty International relate « dans les villes de Gao et de Ménaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées »900.

L’Agence France-Presse relate des témoignages d'habitants et d'organisations non gouvernementales faisant état d’enlèvements et de viols de femmes, de saccages et de pillages d’édifices publics et privés à Gao et Tombouctou901.

Le 8 avril, Maliki Alhusseini Maiga, président du Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) dénonce lors d’une conférence de presse tenue à Bamako les exactions des rebelles dans le nord du pays : « Aujourd’hui, nous faisons face à un désastre humanitaire parce que notre pays est occupé par des terroristes et des extrémistes islamistes qui ont tué des centaines de nos frères à Gao, Kidal et Tombouctou (…) Ils ont violé nos sœurs, ont brûlé les bâtiments administratifs. Ils ont détruit nos villes et ils terrorisent la population ». Il demande la mis en place d’un corridor humanitaire afin de secourir les maliens bloqués dans la région902.

Entre mars 2012 et mai 2013, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a recensé au moins 2 785 cas de violences sexuelles dans le nord du Mali (viols, mariages forcés et commerce sexuel)903. En novembre 2014, 80 victimes de violences sexuelles portent plainte904.

Le 30 novembre 2013, Amnesty International publie un rapport de 47 pages sur les exactions commises de la guerre du Mali
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:33


Mississippi Masala, réalisé par Mira Nair, sorti en 1991. Le film débute par l'expulsion d'Ouganda d'un couple d'origine indienne, chassé par le régime d'Amin Dada en 1972.
Kahawa, roman de Donald Westlake.
Le Dernier Roi d'Écosse (The Last King of Scotland), film anglais réalisé par Kevin McDonald en 2006, où Forest Whitaker interprète le rôle d’Amin Dada, rôle qui lui permet de remporter l’Oscar du meilleur acteur en 2007. Le film, fondé sur le roman éponyme, inspiré de faits réels, de Giles Foden, retrace à travers les yeux d'un médecin proche du dictateur cette période de dictature de l'Ouganda.
L'école de magie de Uagadou, dans l'univers de Harry Potter se situe en Ouganda. La seule adresse jamais donnée est Montagnes de la Lune.


L'Ouganda, en forme longue la République d'Ouganda ou la République de l'Ouganda, en anglais Uganda et Republic of Uganda, en swahili Uganda et Jamhuri ya Uganda, est un pays d'Afrique de l'Est. Il est aussi considéré comme faisant partie de l'Afrique des Grands Lacs. Il est entouré par la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie. Le Sud du pays englobe une vaste partie du lac Victoria. L'Ouganda tire son nom de l'ancien royaume de Buganda, qui couvrait autrefois les régions les plus au sud, dont la capitale et plus grande ville est Kampala.

Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Ouganda.

Le pays est situé sur le plateau Est-africain, pour la plus grande partie entre les 4e parallèle nord et 2e parallèle sud et entre les 29e et 35e méridiens est. Son altitude moyenne est de 1100 mètres, en descente abrupte vers la plaine soudanaise au nord. Le centre s’articule autour du lac Kyoga, entouré de zone marécageuses.

La quasi totalité du territoire ougandais se trouve dans le bassin du Nil. Le Nil sort du lac Victoria pour rejoindre le lac Kyoga puis le lac Albert, sur la frontière congolaise. Une petite région située tout à l’est est drainée par le fleuve Turkwel, qui fait partie du bassin drainant du lac Turkana.

Le lac Kyoga fait grossièrement office de frontière linguistique entre les langues bantoues au sud et nilotiques au nord. Cette frontière, orientée du nord-ouest au sud-est, ne reflète que partiellement la division politique entre le nord et le sud.
Le mont Kadam.

La superficie de l'Ouganda est de 241 550 km2, soit environ la taille du Royaume-Uni.
Topographie et hydrologie
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On retrouve sur le territoire de l'Ouganda plusieurs sites de minerais inexploités, notamment le cuivre et le cobalt qui sont les principaux.
Climat

Largement équatorial, le climat subit toutefois de larges variations selon l’altitude. Le sud du pays est plus humide et frais, avec des précipitations réparties sur toute l’année et une température moyenne de 20 °C. À Entebbe, sur la rive nord du lac Victoria, la plus grande partie des précipitations tombe entre mars et juin, puis entre novembre et décembre. La région de Rwenzori, une chaîne montagneuse aux sommets enneigés, connaît d’abondantes précipitations toute l’année.

Plus au nord, avec une température moyenne de 33 °C, la saison sèche se fait graduellement plus chaude et plus marquée : à Gulu, à 120 km au sud de la frontière sud-soudanaise, les mois de novembre à février sont beaucoup plus secs que le reste de l’année. La région de Karamoja, au nord-est, connaît le climat le plus sec et peut subir des sécheresses certaines années.
Environnement et conservation

L’Ouganda compte 60 zones protégées, dont 10 parcs nationaux: la Forêt impénétrable de Bwindi et le Parc national Rwenzori Mountains (tout deux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO), le Parc national de Kibale, le Parc national Kidepo Valley, le Parc national du lac Mburo, le Parc national des gorilles de Mgahinga, le Parc national Mount Elgon, le Parc national Kenya, le Parc national Murchison Falls, le Parc national Queen Elizabeth, et le Parc national Semuliki.
Transport
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Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Ouganda.
Période pré-coloniale

Les peuples formant l’Ouganda actuel étaient des chasseurs-cueilleurs jusqu’à 700 à 300 av. J.-C. Des population de langue et culture bantoue, probablement originaire d’Afrique centrale, migrèrent vers le sud du pays, apportant avec eux le travail du fer et de nouvelles organisations sociales et politiques. Aux XIVe siècle et XVe siècle, l’Empire du Kitara couvrait la plus grande partie de l’Afrique des Grands Lacs, entre le lac Albert, le lac Tanganyika, le lac Victoria et le lac Kyoga. Son gouvernement était basé dans ce qui devint le royaume Ankole, aux mains de la dynastie Bachwezi, succédant elle-même à la dynastie semi-légendaire des Batembuzi.

Au nord et à l’est du pays, des peuples nilotiques pratiquant l’élevage et l’agriculture, dont les Luo et les Ateker, colonisèrent la région au début du IIe siècle, ce qui aurait causé la chute de l’Empire Chwezi. Les jumeaux Rukidi Mpuuga et Kato Kintu auraient été les premiers rois Bunyoro et Buganda après la fin de l’Empire Chwezi et auraient fondé les dynasties Babitto et Bambejja. Certains Luos s’installèrent dans les territoires Bunyoro et s’y assimilèrent, fondant la dynastie babiito de l’actuel Omukama des Bunyoro-Kitara.

Les migrations des Luos durèrent jusqu’au XVIe siècle, vers l’est de l’Ouganda comme sur les rives orientales du lac Victoria, sur les territoires des actuels Kenya et Tanzanie. Les Ateker (Karimojong et Iteso) s’établirent au nord-est et à l’est du pays et certains fusionnèrent avec les Luos au nord du lac Kyoga.

À partir des années 1830, des commerçants arabes arrivèrent à l’intérieur des terres à partir des côtes d’Afrique de l’Est. Ils furent suivis trente ans plus tard par des explorateurs britanniques à la recherche des sources du Nil. Des missionnaires protestants puis catholiques arrivèrent respectivement en 1877 et 1879. Le Royaume-Uni plaça la région sous l’autorité de la Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est en 1888 et l’administra comme un protectorat à partir de 1894.

Au cours des années 1890, 32 000 ouvriers originaires des Indes britanniques furent embauchés pour travailler à la construction de chemins de fer. Après la fin des travaux, 6 724 d’entre eux décidèrent de rester en Afrique de l’Est.

Après intégration de plusieurs autres chefferies et territoires, le protectorat nommé Ouganda prit sa forme définitive en 1914.
L'indépendance

Le 9 octobre 1962, à l'indépendance de l'Ouganda, se pose de manière aiguë le problème des structures politiques. La solution retenue, exprimée dans la première Constitution, est de type fédéral - elle associe les quatre anciens royaumes - mais le Bouganda maintient sa prépondérance jusque dans le nom du nouvel État, l'Ouganda, pays des Bagandas. Le Kabaka Mutesa II en devient le président à vie. Milton Obote, fondateur en 1960 du Congrès du peuple ougandais (Uganda People's Congress ou UPC), devient Premier ministre. L'UPC, à l'image de son dirigeant, est le parti des populations nilotiques du Nord, opposées à la domination économique et politique du Bouganda et, donc, favorable à la centralisation. Dès lors, les tensions entre le Nord nilotique et le Sud bantou s'exacerbent. En mai 1966 : Milton Obote, afin d'imposer la centralisation, envoie l'armée au Bouganda et dépose le roi Kabaka Mutesa II avec l'appui de son chef d'état-major, Idi Amin Dada. Ce dernier appartient à une ethnie musulmane minoritaire du nord-ouest. Obote fait promulguer, l'année suivante, une nouvelle constitution abolissant les royaumes, et instituant un régime présidentiel à parti unique. La résistance des Baganda, que la politique de nationalisation du commerce entreprise par Obote menace directement dans leurs intérêts, la dégradation économique et les accusations de corruption se conjuguent pour déstabiliser Obote.
La dictature d'Amin Dada

Le 25 janvier 1971, Idi Amin Dada prend le pouvoir par un coup d'État. Au départ soutenu par les pays occidentaux qui craignaient une orientation trop socialiste du régime précédent, Amin Dada va être lâché par ces derniers au fur et à mesure que son régime devient tyrannique et sanguinaire. En huit ans de pouvoir, le régime va être accusé de la mort ou de la disparition de près de 300 000 Ougandais. Privé de l'aide occidentale, après l'expulsion du pays des 50 000 Indo-Pakistanais (qui détenaient le commerce et beaucoup d'entreprises) et l'oppression de l'intelligentsia, l'économie s'effondre. En 1978, avec la chute du cours du café, principale exportation du pays, l'Ouganda frôle la faillite et le gouvernement ougandais est aidé financièrement par les États arabes amis d'Idi Amin Dada. En 1979, après des mutineries de l'armée, Idi Amin Dada, aux abois, déclenche la Guerre ougando-tanzanienne. La Tanzanie contre-attaque et avec l'aide du mouvement de résistance ougandais, le renverse en avril 1979. L'ex-dictateur s'exile alors en Libye puis en Arabie saoudite où il meurt en 2003.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Ouganda.

On retrouve sur le territoire ougandais un peu d’hydrocarbure, dont du pétrole qui provient du lac Albert. Le pays produit environ 10 000 barils par jour. L'entreprise pétrolière britannique Tullow Oil n'en est encore qu'à l'exploration mais elle a déjà obtenu, de la part de l'État, une dizaine de licences de forage, comme à Kigogole sur les rives du lac Albert. Le climat et les terres riches favorisent l'agriculture. Les principales productions sont le café (dont l’Ouganda est un des premiers exportateurs dans le monde), la canne à sucre, le coton et la patate douce. Ces éléments sont les principales activités économiques du secteur primaire. L'État peine à relancer une économie rurale (80 % de la population vit de l'agriculture).
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Ouganda.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en millions d'habitants.

L'Ouganda compte plus de 38 millions d'habitants en 20164. Le pays connaît l'une des plus fortes croissances démographiques au monde avec un taux de fécondité estimé à environ 6 enfants par femme. La population du pays a ainsi été multipliée par 8 entre 1950 et 20155.

D'après le recensement de 2002, la population de 24,2 millions d'habitants se répartit entre les différents groupes ethniques comme suit6 :
Répartition des groupes ethniques en Ouganda (2002) Groupe ethnique Hommes Femmes Total Pourcentage
Acholis 557 469 587 888 1 145 357 4,7 %
Alur 259 974 270 346 530 320
Baamba 17 998 17 626 35 624
Babukusu 7 303 7 741 15 044
Babwisi 32 693 35 806 68 499
Bafumbira7 218 392 230 526 448 918
Baganda 1 989 527 2 136 843 4 126 370 17,2 %
Bagisu 550 377 567 284 1 117 661 4,7 %
Bagungu 23 803 25 137 48 940
Bagwe8 37 265 37 992 75 257
Bagwere 198 022 210 783 408 805
Bahehe 1 611 1 792 3 403
Bahororo 84 570 90 031 174 601
Bakenyi 30 980 31 029 62 009
Bakiga 815 002 864 517 1 679 519 7 %
Bakhonzo 296 678 313 089 608 767
Banyabindi9 7 084 6 836 13 920
Banyankole 1 136 640 1 193 572 2 330 212 9,8 %
Banyara 10 316 10 299 20 615
Banyarwanda 155 388 159 599 314 987
Banyole10 169 594 170 913 340 907
Banyoro 326 385 340 701 667 086
Baruli 68 925 70 592 139 517
Basamia11 136 955 143 017 279 972
Basoga 992 672 1 070 248 2 062 920 8,6 %
Basongora 5 306 5 293 10 599
Batagwenda 22 098 22 402 44 500
Batoro 297 074 309 857 606 931
Batuku 10 162 10 374 20 536
Batwa 3 291 3 447 6 738
Chope 10 252 10 379 20 631
Dodoth 158 593 169 989 328 582
Ethur 25 972 28 340 54 312
Ik (Teso) 8 427 7 867 16 294
Iteso 767 801 800 962 1 568 763 6,6 %
Jopadhola 176 465 183 237 359 702
Jie 73 256 73 405 146 661
Jonam 41 341 45 351 86 692
Kakwa 64 632 64 953 129 585
Karimojong 124 436 135 681 260 117
Kebu (Okebu) 17 106 16 718 33 824
Kuku 17 245 17 454 34 699
Kuman 85 542 88 725 174 287
Langi 730 136 755 301 1 485 437 6,2 %
Lendu 5 832 5 325 11 157
Lugbara 502 122 520 118 1 022 240 4,3 %
Madi 147 632 148 721 296 353
Mening 1 189 1 038 2 227
Mvuba 439 431 870
Napore 16 235 14 356 30 591
Nubi 12 945 13 173 26 118
Nyangia 8 106 7 176 15 282
Pokot 37 732 32 665 70 397
Sabiny 89 463 91 206 180 669
So (Tepeth) 10 608 10 926 21 534
Vonoma 72 56 128
Autres 47 568 45 902 93 470
Total 11 643 701 12 235 035 23 878 736 100 %
Politique et administration
Article détaillé : Politique en Ouganda.
Yoweri Museveni, président de l'Ouganda depuis 1986.

Jusqu'en 2005, l'Ouganda est une république à parti unique, tous les citoyens ougandais étant membres du parti unique. Les partis politiques sont de facto autorisés en tant que regroupements mais les candidats de l'opposition se présentent comme candidats indépendants aux élections.[réf. nécessaire]

Le 29 juillet 2005, un référendum populaire valide la modification constitutionnelle et autorise à nouveau le multipartisme. Le oui obtient 92,6 % des voix et la participation est seulement de 47 %. L'opposition qui dans sa grande majorité avait appelé au boycott dénonce des chiffres de participation fantaisistes.

Les dernières élections législatives et présidentielle ont eu lieu le 23 février 2006, et ont permis la réélection de Yoweri Museveni (au pouvoir depuis 1986) avec 59 % des voix, contre 37 % pour son principal adversaire, Kizza Besigye. Le Forum pour le changement démocratique de M. Besigye dénonce des fraudes.

De 1988 à 2006, l'Armée de résistance du Seigneur a combattu l'armée régulière dans le Nord du pays, afin, sans succès, de renverser Museveni.
Subdivisions territoriales
Districts
Article détaillé : Districts de l'Ouganda.
Carte des subdivisions de l'Ouganda.

L'Ouganda est divisé en 111 districts (depuis juillet 2010) répartis entre quatre grandes régions (Nord, Est, Centre et Ouest). Les districts sont tous nommés d'après leur ville principale respective.

Les districts sont divisés en sous-districts, en comtés, en sous-comtés, en paroisses et en villages.
Royaumes

Parallèlement aux subdivisions administratives, six royaumes traditionnels bantous ont été préservés avec une autonomie limitée, essentiellement culturelle. Ce sont le Toro, l'Ankole, le Busoga, le Bunyoro, le Bouganda et le Rwenzururu.
Éducation

L'analphabétisme est fréquent en Ouganda, notamment parmi les femmes12. Dans la période de 2002–2005 les dépenses publiques pour l'éducation étaient de 5,2 % du PIB12. L'Ouganda a des universités privées et publiques. En 2007, on comptait plus de 90 % de jeunes ougandais qui fréquentaient les établissements scolaires primaires. En revanche, la même année, on ne dénombrait qu'environ un adolescent sur trois dans l’enseignement secondaire. Ce déséquilibre est lié au coût trop élevé de l'éducation, au manque d'établissements scolaires et au désintérêt des étudiants13.
Santé

Le SIDA est fréquent en Ouganda. L'espérance de vie féminine était de 52,4 ans, et l'espérance de vie masculine était de 51,4 ans en 200712. En 2007, l'espérance de vie en bonne santé était de 44 ans12. Les dépenses gouvernementales pour la santé étaient de 39 $ (parité de pouvoir d'achat) par habitant en 200712.
Justice

Depuis un projet de loi déposé en octobre 2009, l'Ouganda envisage de pratiquer la peine de mort pour les homosexuels « récidivistes » (c'est-à-dire les personnes qui ont des relations homosexuelles librement consenties) et d'infliger de lourdes sanctions à leurs complices14. Plusieurs magazines français se sont émus de cette aggravation de la pénalité envers les homosexuels. L'Ouganda rejoindrait alors la liste des 9 pays qui appliquent la peine de mort pour les homosexuels15 : Iran, Afghanistan, Arabie saoudite, Soudan, Mauritanie, Nigeria (États du nord), Pakistan, Émirats arabes unis et Yémen. En juin 2011, la session parlementaire a été ajournée sans débattre de ce projet de loi16.

En février 2014, le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi (Anti-Homosexuality Act, 2014) durcissant la répression de l’homosexualité15 : celle-ci prévoit notamment la prison à perpétuité pour « délit d’homosexualité » (« offense of homosexuality »). L’Église catholique locale17,18,19, ainsi que la conférence épiscopale des africains du Sud20, et le Vatican21, conformément à la doctrine catholique, se sont opposé à cette loi. La loi interdit également toute promotion de l'homosexualité et sa reconnaissance22,23.
Culture et patrimoine
Article détaillé : Culture de l'Ouganda.
Langues
Article détaillé : Langues en Ouganda.

Les langues officielles sont l'anglais et le swahili; d'autres langues sont également parlées, dont l'Acholi, le kiganda, le kiswahili, le konjo, le lusoga ou le luganda.
Religions
Article détaillé : Religion en Ouganda.
Une église à Entebbe.

Le poids démographique des religions présentes dans le pays a été dénombré lors du recensement général de la population et de l'habitat de l'Ouganda de 201424 :

Chrétiens : 82,4 % (catholiques : 39,3 % ; anglicans : 32,0 % ; pentecôtistes : 11,1 % (4,7 % en 2002))
Musulmans : 13,7 % (12,4 % en 2002 et 10,5 % en 1991)
autres : 3,4 %

Beaucoup de convertis continuent cependant à pratiquer les religions traditionnelles ou certains de leurs rites.
Sport

Le premier champion olympique de l'Ouganda est John Akii-Bua, en 1972 à Munich au 400 m haies.
Le deuxième champion olympique de l'Ouganda est Stephen Kiprotich, en 2012 à Londres au Marathon.
L'Ouganda est le premier pays africain et le premier pays tropical à avoir participé aux Jeux paralympiques d'hiver, avec un représentant en ski de fond aveugle en 1976 et en 1980 (cf. : Ouganda aux Jeux paralympiques).
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:33

Populations déplacées et réfugiées

Le 18 avril 2012, l'OCHA estime qu'il y a eu « plus de 268 000 déplacés à la suite de la crise au nord du Mali, dont plus de 161 000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie »907.

Le 15 août 2012, le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien908.

Le 15 janvier 2013, l'ONU estime à près de 150 000 le nombre de Maliens réfugiés dans les pays voisins, et à 230 000 le nombre de personnes déplacées dans le pays. On compte 54 100 réfugiés en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso, et 1 500 en Algérie909.

Selon l'ONU, 480 000 déplacés rentrent chez eux entre janvier 2013 et janvier 2016, mais 200 000 demeurent encore dans les camps de réfugiés18.
Les prisonniers de guerre

Le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc, les prisonniers maliens sont massacrés par les assaillants. Si plusieurs groupes rebelles (le MNLA, Ansar Dine et AQMI), ont pris part au combat contre l'armée malienne, le gouvernement malien accuse principalement les combattants d'AQMI910,911.

Début mars 2012, trois soldats maliens capturés à Léré par le MNLA sont relâchés et remis au CICR912.

Le 14 avril 2012, les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats913,914,915,916.

Dans une vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier 560 soldats maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. La vidéo fait notamment mention de 9 rescapés d'Aguel'hoc. Les prisonniers sont libérés après avoir « donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia de l’islam »917.

En avril 2012, un premier échange de prisonniers est effectué entre le gouvernement malien et le MNLA, le premier relâche deux femmes militantes du MNLA, les seconds libèrent de leur côté 29 soldats maliens918.

Le 24 mai 2012, le gouvernement malien libère 8 prisonniers rebelles, dont des membres du MNLA et d'autres groupes armés, ils sont remis au CICR919.

Après le combat de Kati, et la tentative manquée d'un contre-coup d'état par les Bérets rouges, au moins 80 personnes, majoritairement des parachutistes, sont arrêtées. Le 24 juin 2012, à la suite de pressions exercées par les familles des détenus et leurs avocats, par des organisations locales et internationales de défense des droits humains dont Amnesty International, et par le ministre malien de la Justice, 43 détenus sont transférés au camp 1 de la gendarmerie, où leurs conditions de détention s'améliorent. Cependant, en juillet 2012, selon Human Rights Watch, au moins 20 soldats prisonniers ont disparu et des dizaines d'autres ont été torturés par les « Bérêts verts ». Les prisonniers ont subi des passages à tabac, des viols et des brûlures920. Le 18 janvier, le juge d'instruction chargé du dossier ordonne la remise en liberté de 29 prisonniers, dont 26 « bérets rouges » parachutistes et trois civils, parmi lesquels Malamine Konaré, fils d'Alpha Oumar Konaré921

En août 2012, selon le MNLA, au moins 13 azawadiens sont emprisonnés par le gouvernement malien922.

En août 2012, 79 soldats maliens sont détenus dans les environs de Tinzawatène par le MNLA comme prisonniers de guerre, l'un d'eux, malade, est relâché et remis au CICR923,924,916. Le MNLA a déclaré respecter la Conventions de Genève de 1949925,926,927,928.

De janvier à début avril, 200 personnes, djihadistes ou suspects, sont emprisonnés sur Bamako. Selon les données des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des organismes humanitaires, une quarantaine sont cependant signalés comme introuvables. Sur les prisonniers recensés, âgés de 20 à 76 ans, 80 % sont des Songhaïs ou des Peuls, les autres sont des Touaregs, des Arabes et quelques étrangers, dont quatre Nigérians suspectés d'être de Boko Haram. Dans un accord signé le 8 mars, le gouvernement malien s'engage à éviter « tout acte de torture » ainsi que l'application de la peine de mort contre les jihadistes929.

Lors de la bataille de Tigharghâr, les Français capturent au moins 13 jihadistes930,931,932. Considérés comme des terroristes par la France, ils ne bénéficient pas du statut de prisonnier de guerre régi par les Conventions de Genève933. Deux prisonniers, de nationalité française, sont extradés vers la France934,929. Officiellement, la France remet 16 prisonniers au Mali, dont 6 mineurs. Ces derniers sont placés dans un centre de rééducation, et assistés par l'Unicef et le Comité international de la Croix-Rouge929. Certains prisonniers sont cependant torturés selon Human Rights Watch, deux touarerg meurent dans la nuit 6 au 7 avril, à la suite de blessures dues à leur mauvais traitement935.

Selon la gendarmerie malienne, à la date du 24 avril 2013, 340 jihadistes ou suspects ont été faits prisonniers dans le nord du Mali et transférés à Bamako879,880.

Le 5 janvier 2012, 14 combattants du MNLA sont arrêtés par des soldats algériens près de Djanet. Venus de Libye, ils transportaient une cargaison d'armes dans quatre pick-up. Ils sont jugés à Ouargla et sont condamnés, le 19 mai 2013, à 20 ans de prison pour trafic d’armes936.

En février le MNLA capture une trentaine de jihadistes dans l'Adrar des Ifoghas, ceux-ci sont détenus Kidal. Le 24 septembre, ils sont libérés par le MNLA et conduits à Mopti avec le concours des hommes de la MINUSMA où ils sont remis à des notables maliens. Les mineurs sont remis au Comité international de la Croix-Rouge qui les rendent à leurs familles à Gao937.

Le 2 octobre, le gouvernement malien libère 23 hommes du MNLA capturés entre mars et août 2013938.
Exactions lors du conflit
Accusations contre les islamistes

82 soldats maliens ont été égorgés ou tués d’une balle dans la tête le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc par des combattants d'Al-Qaida au Maghreb islamique911.

D'après, Human Rights Watch, 7 soldats maliens, dont 5 blessés, sont exécutés sommairement par des islamistes lors de la prise de la ville de Konna. Selon un rapport d'Amnesty International, cinq soldats maliens blessés et un civil ont été exécutés sommairement par les islamistes le 14 et le 15 janvier à Diabaly939.

Le 11 mars 2013, quatre commerçants sont égorgés par des hommes armés entre Tonka et Bintagoungou. La presse malienne accuse les jihadistes940,941.

Le 2 novembre, deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, sont enlevés à Kidal par des hommes armés et exécutés quelques heures plus tard à l'extérieur de la ville942. Trois des quatre ravisseurs sont identifiés par les services de renseignement français, il s'agit de djihadistes d'AQMI ayant servi dans la katiba d'Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb, avant de rejoindre le forces du MIA puis du HCUA après la défaite des islamistes943.

D'après Iknane Ag Attaher, un cadre du MNLA, trois membres de son mouvement sont assassinés par des djihadistes dans la région de Kidal vers fin octobre 2013 pour avoir informé les Français sur l'action des groupes islamistes943.

Le gouvernement malien et le MNLA accuse le MUJAO d'être l'auteur du massacre de Tamkoutat commis le 6 février 2014, au cours duquel environ 30 marchands, majoritairement Touaregs, avaient été tués, dont une femme et un enfant437

En mai 2014, selon RFI, 11 personnes accusées de servir d'informateurs pour les militaires français ou les hommes du MNLA ont été assassinées en une année par les islamistes d'AQMI et du MUJAO944.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, des mines et des restes d'explosifs de guerre (REG), posées aussi bien par l'armée que par les groupes armés, ont causés 28 incidents graves de mars à fin août 2012 et fait 43 morts, dont 24 enfants6.
Accusations contre le MNLA

Les combattants indépendantistes du MNLA ont été accusés d'exactions à plusieurs reprises. Selon la presse malienne et des réfugiés, les combattants du MNLA, en partie constitués de mercenaires, ont commis des exactions contre les populations civiles, notamment des meurtres, viols, tortures, destructions de biens, et vols945.

Selon Human Rights Watch, en mars et avril 2012, essentiellement à Gao, Tombouctou, Niafunké et près de Diré, les combattants du MNLA ont commis de nombreuses exactions contre les populations, notamment par des viols, enlèvements et pillages d'une ampleur supérieure à celles commises par les islamistes. Des civils auraient même bénéficié de la protection de combattants d'Ansar Dine. Selon des témoignages, au moins 17 femmes et adolescentes, sont enlevées et violées par des rebelles, presque tous issus du MNLA. Quatre patients de l'hôpital de Gao décèdent également à la suite du pillage du bâtiment. Des témoins ont également fait mention de la présence d'enfants soldats de 13 ans parmi les indépendantistes178. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, un vieillard, deux femmes et un adolescent ont été tués début avril au cours des pillages6.

Le 23 février 2013, le MAA accuse le MNLA d'exactions contre les Arabes à In Khalil, notamment des saisies de véhicules, pillages de commerces et viols sur des femmes946. Selon la presse malienne, ces exactions ont lieu à In Khalil, au cours d'une manifestation du MNLA visant à réclamer l'autonomie. Des commerçants arabes ayant refusé de se joindre à la marche auraient alors été agressés par les rebelles, et leurs boutiques pillées. Des combattants du MNLA se seraient également porté à un campement où trois femmes auraient été victimes de viols collectifs42. En mars, dans un communiqué, une commission de notables arabes déclare que : « Des Idnanes agissant au nom du Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) se sont rendus responsables à El khalil d’extorsions de fonds, braquages, tortures, assassinats, viols, enlèvements et livraison d’Arabes aux forces françaises sous des prétextes fallacieux »947. Ces exactions brisent l'alliance entre le MNLA et le MAA et provoque en partie la bataille d'In Khalil.

Début 2013, un officier français à Kidal affirme que « la fiabilité du MNLA est très moyenne, et c'est exact qu'il y a parmi eux de vrais bandits »948.

Le 20 mars, le village de Bougoumi, dans la commune de Ténenkou, est attaqué par des hommes armés. 20 personnes sont tuées, des viols et des vols sont commis. Le ministre malien de la Défense, le général Yamoussa Camara, accuse les rebelles du MNLA. Ces derniers démentent et affirment ne pas avoir de troupes dans cette partie du Mali949,950. En février 2014, Timoré Tioulenta, ancien député de Ténenkou, parle de son côté d'un massacre ou une vingtaine de passagers auraient été ligotés, les yeux bandés, égorgés ou fusillés et drainés dans les profondeurs d’un puits le 18 mars 2013 à Doungoura435,951.

Les 24 et 25 avril, des exactions sont commises à Anéfif par des hommes du MNLA contre des civils arabes, selon différents témoignages, il y aurait eu 4 à 7 victimes, dont un enfant952,953,954.

Le 2 juin 2013, le MNLA effectue environ 100 à 180 arrestations parmi les populations noires, la plupart des peronnes arrêtées sont relâchées, mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison. Le gouvernement malien réagit et accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plusieurs habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacués vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personne interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza. Selon Human Rights Watch, de nombreux prisonniers ont été frappés et roués de coups par les hommes du MNLA352,353,955.
Accusations contre l'armée malienne

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, le 4 février 2012, neuf militaires touaregs de la garde nationale de Tombouctou auraient été pourchassés, et sept d'entre exécutés par des militaires maliens. Le HCDH indique cependant que « ces informations n’ont pas pu être vérifiées auprès des sources militaires maliennes »6.

En février 2012, près d'Anéfif, une tribu marabout des Kal-Assouk est bombardée par des hélicoptères pilotés par des mercenaires ukrainiens au service de l'armée malienne956. Selon le MNLA, entre une et quatre personnes ont été tuées par ce bombardement et 13 blessées, majoritairement des vieillards, des femmes et des enfants957. D'après Médecins sans frontières qui a pris en charge les blessés avec une équipe du ministère de la Santé malien, une petite fille a été mortellement blessée dans le bombardement et 10 personnes sont blessées, dont 9 femmes et enfants et 3 grièvement958.

Selon Human Rights Watch, le 2 avril 2012, à Sévaré, quatre touaregs, dont deux gendarmes, un gendarme cadet et ancien soldat, sont exécutés par des militaires maliens178.

Après le combat de Kati, 21 prisonniers bérets rouges sont assassinés par les bérets verts. Le 4 décembre 2013, leurs corps sont retrouvés dans un charnier à Diago, à 5 kilomètres de Kati959.

Le 9 septembre 2012, l'armée malienne exécute 16 seize pèlerins de la secte Dawa à Diabaly, dont certains de nationalité mauritanienne6,960.

D'après le MNLA, 9 autres civils sont exécutés par des soldats maliens près de Sokolo le 22 octobre961,6 et 52 autres sont exécutés le 25 octobre à Tolletene près de Djoura, dans la Région de Mopti962.

En janvier 2013, le MUJAO accuse l'armée malienne d'avoir massacré 40 Peuls soupçonnés de liens avec les Islamistes963.

Selon des habitants, après la bataille de Konna, plusieurs prisonniers islamistes ou des suspects sont exécutés sommairement par des soldats maliens dans des camps militaires à Sévaré, parmi lesquels des blessés pris à Konna, des témoins évoquent notamment un charnier de 25 à 30 corps ou des cadavres jetés dans des puits964.

Selon la FIDH, les forces de sécurité maliennes auraient arrêté et sommairement exécuté des citoyens maliens accusés d'« intelligence » avec les islamistes. La FIDH parle d'une dizaine de cas présumés à Sévaré. Selon un habitant de Mopti, d'autres arrestations et exécutions auraient eu lieu dans cette ville. Le FDIH met en garde contre les tensions ethniques et les sentiments de vengeance nés du conflit965. D'après un rapport d'Human Rights Watch, au moins 13 personnes ont été exécutés sommairement par des soldats maliens et 5 autres ont disparu entre le 9 et le 18 janvier à Sévaré, Konna et les villages environnants939.

Selon l'agence d'informations en ligne mauritanienne ANI qui cite des témoins oculaires, les corps de plusieurs personnes, dont trois commerçants arabes arrêtés par l'armée malienne, sont découverts dans le désert près de Tombouctou 8 février, information non confirmé selon Jeune Afrique966.

Des médecins et militaires maliens, des soldats français rapportent que les soldats maliens, mal contrôlés par leurs officiers, ont régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects. Un soldat français en poste à Gao ou Tombouctou déclare notamment que les soldats maliens « traitent leurs prisonniers comme des chiens »967.

L'Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad (ARVRA), proche indépendantistes touareg, accuse l'armée malienne d'avoir exécutée ou enlevée 200 personnes entre le 11 janvier et le 15 février 2013. Elle cite comme exemple l'exécution d'une vingtaine de personnes dans région de Tombouctou, 12 touaregs tués à Léré, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen968.

Le 14 février, au moins 5 personnes, dont quatre Arabes et un Songhaï, sont enlevées à Tombouctou et portées disparues depuis. Human Rights Watch déclare : « Notre recherche suggère que les hommes ont été arrêtés par des soldats. Et il semblerait qu'ils aient été tués quelques jours plus tard alors qu'ils se trouvaient sous leur contrôle. » Par la suite six soldats maliens sont arrêtés à Tombouctou et rappelés à Bamako où une enquête est ouverte969.

Le 25 février 2013, le capitaine Modibo Naman Traoré, de la direction de l'information publique des armées maliennes, fait savoir que plusieurs soldats maliens accusés d'exactions ont été arrêtés et conduits à Bamako pour être « mis à la disposition des autorités judiciaires »970.

Le 23 avril 2013, le MNLA accuse l'armée malienne de massacres et déclare que « depuis le déclenchement de cette opération, plus de 380 azawadiens ont été assassinées par l'armée malienne au vu et au su de l'armée française »971.

Selon un communiqué du MNLA, daté du 30 mai, l'armée malienne exécute un touareg à Douentza le 25 mai et deux autres à Gossi le lendemain972.

L'Association malienne des droits de l’homme (AMDH) affirme que des militaires maliens ont commis des exactions à Gao : « Selon nos enquêtes, nous pouvons établir que, de janvier à mai, les militaires ont tué au moins une dizaine de civils, torturé une vingtaine de personnes, violé au moins une femme. Et on leur attribue au moins deux disparitions. Nous avons les preuves, les images, les films. » Ce bilan est appuyé par Human Rights Watch qui déclare que « ce bilan est conforme à nos enquêtes ». Selon un témoin : « À Gao sévissait il y a quelque temps un capitaine qui se baladait avec un collier de doigts humains. Il a été rapatrié, mais pas puni pour autant ». Les wahhabites et les membres de la secte Adawa accusés de soutenir le MUJAO sont le principales cibles de ces exactions973.

Dans un rapport publié le 7 juin 2013, Amnesty International estime que plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, torturées ou victimes de « disparitions » depuis le début de l'Opération Serval. Selon l'organisation, il y a eu plus de 20 cas d'exécution extrajudiciaire ou de disparition forcée commises par l'armée malienne. De plus, plusieurs des 80 à 200 personnes emprisonnées à Bamako ont été torturés, au moins cinq prisonniers sont morts en avril, à la suite de mauvais traitements974. Le même jour, Human Rights Watch publie également un rapport dans lequel l'association affirme qu'au moins 24 peronnes, rebelles présumés ou simples villageois, ont été torturés ou roués de coups par des militaires maliens dans la région de Mopti955. Selon les ONG des droits de l'homme, 24 civils ont été assassinés au Mali lors de l'année 2013 et 11 autres sont portés disparus975. Dans un communiqué publié le 21 mars 2014, Human Rights Watch estime qu'en 2013, dans le nord du Mali, les militaires maliens ont commis « 26 exécutions extrajudiciaires, 11 disparitions forcées et plus de 70 instances de torture ou de mauvais traitements de personnes soupçonnées d’être des rebelles islamistes ». L'organisme ajoute que « pratiquement aucun de ces dossiers n'a toutefois fait l’objet d’une enquête, et aucune des personnes présumées responsables des crimes n’a été traduite en justice »976.
Accusations contre l'armée française

Selon le journal britannique The Independent, 12 civils maliens, dont trois enfants, ont été tués par des bombardements français lors de la bataille de Konna977. Selon Amnesty International au moins 5 civils dont 3 enfants ont été tués dans les bombardements du 11 janvier à Konna978. Cependant selon Jean-Christophe Notin, ces cinq civils n'ont pas été tués par les frappes aériennes françaises mais ont en réalité été victimes de tirs d'hélicoptères Mi-24 de l'armée malienne979.

En mars 2013, lors de la bataille de l'Adrar de Tigharghâr, Ansar Dine accuse les armées françaises et maliennes d'avoir utilisé des bombes d'uranium appauvri et d'avoir empoisonné les puits dans des zones proches de l'Adrar des Ifoghas980.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:34

Ouganda: pas de débat au parlement sur la loi homophobe finalement
— 13 mai 2011 à 14:19
Le texte prévoyait notamment dans sa forme initiale la peine de mort pour le viol d'un mineur par une personne du même sexe ou en cas de transmission du sida.

Ouganda: pas de débat au parlement sur la loi homophobe finalement

Le parlement ougandais a ajourné sa session vendredi sans avoir débattu d'un projet loi anti-homosexualité, en discussion depuis 2009 et qui avait suscité un tollé international, a-t-on appris de source officielle.

"J'ajourne la session", a déclaré le président de l'assemblée, Edward Ssekandi, au dernier jour de réunion plénière de la session parlementaire.

"Au cas où nous aurons besoin de nous réunir à nouveau, nous le ferons", a cependant souligné M. Ssekandi.

"Le président (de l'assemblée) a clôturé la session" parlementaire, a indiqué pour sa part à l'AFP la porte-parole du parlement, Helen Kawesa.

A relire --> «En Afrique, les homosexuels sont des boucs émissaires»

Un comité parlementaire avait tenu des auditions la semaine dernière sur ce projet de loi controversé introduit en octobre 2009, ouvrant la voie à son possible examen avant la fin de la session parlementaire en cours, selon plusieurs organisations de défense des droits de l'homme.

Le texte prévoyait notamment dans sa forme initiale la peine de mort pour le viol d'un mineur par une personne du même sexe ou en cas de transmission du sida. L'actuel code pénal ougandais prévoit déjà que toute personne reconnue coupable de relation homosexuelle encourt la réclusion à perpétuité.

L'ajournement de la session parlementaire met en théorie fin au débat et signifie l'abandon de la loi, à moins que les députés ne décident de son réexamen lors de la prochaine session parlementaire.

"Nous devons attendre", a simplement commenté à ce propos le député à l'origine de ce texte, David Bahati.

"Nous avons déjà fait beaucoup en soulevant le débat, et cela continuera", a assuré à l'AFP M. Bahati, laissant entendre que le débat reprendrait lors de la prochaine session.

"Désormais, il est presque certains que le projet de loi ne sera pas examiné" dans l'immédiat, a jugé pour sa part un militant ougandais des minorités sexuelles, Frank Mugisha, qui a cependant mis en garde sur un possible réexamen du texte lors d'une prochaine session parlementaire.

(Source AFP)

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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:35

Les otages pendant le conflit malien

Au début de la guerre du Mali, sept civils français sont retenus comme otages par les islamistes, dont six détenus par AQMI et un autre par le MUJAO. Le 16 septembre 2010, sept employés d'un site d'extraction d'uranium d'Areva sont capturés à Arlit au Niger. Une Française, malade, et les deux otages malgache et togolais sont relâchés le 24 février 2011. Le 24 novembre 2011, deux autres français sont capturés à Hombori. Le 20 novembre 2012, un septième français est enlevé près de Kayes981.

Le 19 mars 2013, dans un communiqué, AQMI déclare avoir exécuté un otage français, Philippe Verdon, dix jours plus tôt, par décapitation982,983,981. Cependant selon le général Puga, chef d'état-major particulier du président de la République, des écoutes téléphoniques laissent à penser que Philippe Verdon serait mort de maladie984. Au début du mois de juillet, le corps de Philippe Verdon est retrouvé par les Français dans le nord du Mali, selon les conclusions de l'autopsie effectuée à Paris, l'otage a été exécuté d'une balle à la tête985. Un sous-officier du MNLA affirme avoir découvert le corps de Philippe Verdon dans la vallée de Tahort, près de l'Adrar de Tigharghâr, à 40 kilomètres au sud de Tessalit lors d'une patrouille effectuée à la demande des forces spéciales françaises, par 14 hommes sur deux pick-up. L'otage français aurait été tué par des jihadistes en repli lors de la bataille de Tigharghâr986. L'Agence de presse mauritanienne Sahara Media estime que selon des informations d'individus proches d'AQMI, Philippe Verdon aurait été tué près de Tigharghâr lors d'une tentative d'évasion987.

Le 25 novembre 2011, quatre européens sont attaqués à Tombouctou par des hommes d'AQMI. Un Allemand, qui tente de résister, est tué, et un Suédois, un Néerlandais et un homme de nationalité britannique et sud-africaine sont faits prisonniers981.

Le 5 avril 2012, sept diplomates algériens sont capturés à Gao par le MUJAO. À la suite de négociations secrètes, trois d'entre eux sont libérés en juillet. Cependant, à la suite de l'arrestation de trois membres d'AQMI par les forces spéciales algériennes, et au refus du gouvernement algérien de les libérer, le MUJAO déclare le 1er septembre que l'un des otages, Taher Touati, a été exécuté988,989. Par la suite, un autre captif, le consul Boualem Saïes, meurt en détention des suites d'une maladie. Les deux derniers otages sont finalement relâchés près de Bordj Badji Mokhtar le 30 août 2014990.

Le 17 avril 2012, une otage italienne, enlevée par AQMI le 2 février 2011 en Algérie, est libérée à Tessalit et conduite par avion au Burkina Faso991.

Le 15 avril 2012, une Suissesse nommée Béatrice Stockly est enlevée à Tombouctou par des hommes armés ayant l'intention de la revendre à AQMI. Le lendemain, poursuivis par des combattants d'Ansar Dine, ils abandonnent l'otage après des échanges de coups de feu. Le 24 avril, à Tombouctou, Béatrice Stockly libérée par Ansar Dine et remise à un général burkinabé et deux diplomates suisses venus par hélicoptère du Burkina Faso992,993. Selon RFI, sa libération aurait été effectuée contre le paiement d'une rançon994, ce qu'Ansar Dine avait démenti995. Revenue à Tombouctou, elle est enlevée une deuxième fois le 7 janvier 2016996.

Le 19 août 2012, trois otages européens sont relâchés près de Gao par le MUJAO. Ces trois otages, un homme, une femme espagnols et une femme Italienne avaient été capturés dans un centre de réfugiés près de Tindouf, en Algérie, le 23 octobre 2011. Ils sont relâchés en échange de la libération de trois jihadistes, ainsi que du versement d'une rançon de 15 millions d'euros d'après le MUJAO997,998.

Le 29 octobre 2013, les quatre derniers otages d'Arlit ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, sont libérés. 20 à 25 millions d'euros auraient été dépensés pour payer la rançon et les intermédiaires999,1 000,1 001.

Le 14 janvier 2014, Abounehiya Ag Attayoub, responsable du MNLA à Tessalit, est enlevé chez lui probablement par des djihadistes1 002,1 003.

Le 8 février 2014, un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge transportant cinq employés maliens (dont quatre du CICR et un vétérinaire d'une autre organisation humanitaire) disparaît au sud d'Anéfif, sur la route de Kidal à Gao1 004. Le 11, leur enlèvement est revendiqué par Yoro Abdoulsalam, un chef du MUJAO1 005. Ils sont délivrés par les forces spéciales française le 17 avril 2014 lors d'un combat près de Tombouctou449.

Le 22 avril 2014, Yoro Abdoul Salam, un commandant du MUJAO, annonce à l'AFP la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans. Aucune information n'est cependant donnée sur les circonstances et la date de sa mort1 006.

Le dernier otage français, Serge Lazarevic, est relâché par AQMI le 9 décembre 2014. Quatre hommes d'AQMI sont libérés en contrepartie1 007,1 008,1 009,1 010,1 011,1 012,1 013.

Le matin du 6 avril 2015, lors d'une opération dans la région de Tessalit, très au nord du Mali, les forces spéciales françaises délivrent l'otage néerlandais Sjaak Rijke596,597.

Le 16 avril 2016, trois travailleurs humanitaires du CICR sont enlevés près d'Abeïbara. Ansar Dine revendique l'action le 21 et réclame la libération d'un élu de la région de Kidal, Miyatène Ag Mayaris, servait de guide à l'équipe du CICR au moment de son arrestation par les soldats français1 014. Les trois otages sont relâchés le 22 avril1 015.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:36


Tchad : le consortium pétrolier de Doba condamné à payer 68,1 milliards d’euros à l’État
05 octobre 2016 à 16h24 — Mis à jour le 05 octobre 2016 à 18h24



Le Tribunal de grande instance de N’Djaména a condamné mercredi le consortium pétrolier de Doba qui était poursuivi par le ministère des Finances et du Budget pour des redevances pétrolières impayées. Le consortium est dirigé par l’américain ExxonMobil, qui exploite le bassin de Doba dans le sud du pays et payait depuis 2009 une redevance située en dessous du taux légal de 2% selon le ministère des Finances et du Budget.

Mise à jour le mercredi 5 octobre 2016 : sollicité par Jeune Afrique, le siège d’ExxonMobil à Houston indique « être en désaccord avec la décision du Tchad et évaluer les prochaines étapes ».

Les douanes tchadiennes lui réclamaient plus de 300 milliards de francs CFA d’arriérés d’impôts. Ce à quoi le tribunal s’est dit favorable mercredi matin condamnant le consortium au paiement de 483,6 milliards de F CFA de redevances, assorties de pénalités astronomiques de 44 294 milliards de F CFA de pénalités, soit un total de 44 700 milliards (68,1 milliards d’euros). Un appel a été déposé par le consortium à N’Djaména et un arbitrage introduit devant la Cour international d’arbitrage de Paris.

Depuis 2009, la major pétrolière, qui s’appuie sur une convention signée avec l’État tchadien, paye une redevance à un taux de 0,2% alors que celle-ci est fixée à 2% par la loi. Les douanes estimaient le manque à gagner à 380 milliards de francs CFA (579 millions d’euros). Un pactole en ces temps de vaches maigres, et de comptes publics grevés par le cours du pétrole, qui représentait début 2014 environ 2/3 du PIB et plus de 70 % des recettes de l’État, selon les données de l’African Economic Outlook.

Au siège du consortium à N’Djaména, on accusait le coup mercredi. «Nous sommes en désaccord avec ce verdict. Nous sommes entrain d’évaluer les étapes futures » a indiqué à JA un responsable du consortium. Apparemment, on attend des instructions de Houston (Texas) où se trouve le siège de la compagnie.

Si la somme devait être réglée dans son intégralité, elle représenterait près de six fois le montant total perçu par l’État du Tchad depuis le démarrage de l’exploitation pétrolière. Le Tchad avait en effet perçu 12 milliards de dollars de revenus fin 2015, selon Exxon.

Premier litige en 2014

Exxon, qui a contesté la compétence du tribunal de grande instance de N’Djaména, avait ouvert parallèlement des négociations avec l’administration tchadienne. Le même contentieux avait été soulevé en mars 2014 mais N’Djaména avait fini par suspendre son action en justice après négociation.

À lire aussi :
Tchad : nouveau bras de fer entre Exxon et les douanes

Oléoduc Doba-Kribi

La construction de l’oléoduc Doba-Kribi (Cameroun), long de 1 076 km, a nécessité un investissement de 3,7 milliards de dollars (2000-2003), portés à 97% par un consortium pétrolier formé en 2000 et composé d’Esso Tchad (ExxonMobil, États-Unis), de l’américain Chevron (25 %) — dont les parts ont ultérieurement été revendues à l’État du Tchad — et de la compagnie malaisienne Petronas (35 %).

Selon un rapport d’étape de mi-2010, édité par Esso Exploration and Production Chad Inc., opérateur du consortium pétrolier, 125 000 barils par jour étaient alors extraits à Doba.

Capture du jugement rendu par le Tribunal de N’Djamena mercredi

DR

Nako Madjiasra
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Energie

Eau : en Afrique, l’ONEE se résout au service minimum
Mozambique : ENI conclut un accord avec BP sur le gaz naturel liquéfié
Cameroun : un trio franco-américain au chevet de la modernisation du réseau électrique

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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:36


Eau : en Afrique, l’ONEE se résout au service minimum
Publié le 07 octobre 2016 à 10h56
Par Omer Mbadi
52 partages

Alors que le contrat d’affermage de sa filiale au Cameroun touche à sa fin, le groupe marocain ne reproduira pas l’expérience ailleurs. Ses finances ne lui permettent pas de proposer mieux qu’une assistance technique.
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Pour le Marocain Brahim Ramdane, directeur général de la Camerounaise des eaux (CDE), la partie est loin d’être jouée. Pourtant, de nombreux journaux locaux, sûrs de leur fait, annoncent sentencieusement « le départ des Marocains » du secteur de la distribution de l’eau au Cameroun.

Des informations fondées sur le contenu d’une correspondance de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence, transmettant au Premier ministre, Philémon Yang, « les hautes instructions » du chef de l’État, Paul Biya : ne pas renouveler le partenariat avec la CDE, filiale d’un consortium marocain formé par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Delta Holding et la Caisse de dépôt et de gestion (chacun détenant un tiers du capital).

Cette lettre a été suivie d’une autre du même acabit, le 3 août, cette fois-ci signée du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Basile Atangana Kouna, et adressée à Brahim Ramdane. D’ores et déjà, le palais d’Etoudi a demandé au ministère d’explorer divers scénarios sur la future configuration du secteur après février 2018.

S’il est difficile de connaître les motivations de Paul Biya, nombre d’acteurs proches du dossier font valoir une note que lui a adressée, l’année dernière et à l’insu de Basile Atangana Kouna, l’ancien patron de Cameroon Water Utilities Coporation (Camwater). Jean William Sollo, débarqué en février, préconisait alors un retour de la distribution de l’eau potable, redevenue rentable, dans le giron de l’opérateur public, propriétaire du réseau.

« Nous irons jusqu’au bout de ce que prévoit le cahier des charges. »

À la CDE, on ne semble pas prendre au tragique le choix de Yaoundé. « L’extension de l’affermage pour une période de cinq ans était une option prévue dans le contrat, et nous l’avons demandée. Nous respectons la décision des autorités », glisse Brahim Ramdane, qui met en avant ses résultats.

Plus de 160 000 nouveaux branchements ont pu être effectués entre 2008 et 2015 – certes en deçà de l’objectif initial de 350 000 –, portant le parc d’abonnés à 390 000 et le taux de desserte à 60 %. En progression de 17 %, le chiffre d’affaires de la CDE est passé de 18 milliards à 21 milliards de F CFA (de 27 millions à 32 millions d’euros) entre 2008 et 2014.

Le directeur général tient à rassurer pour les deux prochaines années : « Nous irons jusqu’au bout de ce que prévoit le cahier des charges. » Pour le moment, la CDE a déjà investi 14 milliards de F CFA, notamment pour réduire les pertes sur le réseau, dont le taux est passé de 42 % à 26 %. « Dans l’ensemble, nous sommes en phase avec nos engagements », se félicite Brahim Ramdane.

La société, qui est censée investir 24 milliards de F CFA pendant la durée de l’affermage, est toutefois victime du retard pris dans les travaux d’augmentation des capacités de production d’une part, d’extension du réseau de distribution d’autre part. Le coût de ces chantiers est estimé à 400 milliards de F CFA sur la même période, un fardeau en grande partie supporté par Camwater.

Halte dans l’expansion africaine

Pour le moment, l’ONEE ne compte pas explorer de nouvelles opportunités sur le continent pour dupliquer l’expérience de la CDE. Ses difficultés de trésorerie au Maroc, son principal marché, l’en dissuadent. La dette héritée de l’Office national de l’électricité (ONE), lors de sa fusion en 2012 avec l’Office national de l’eau potable (Onep), continue de peser sur ses comptes. Et la croissance de l’endettement, de l’ordre de 56 milliards de dirhams (environ 5,1 milliards d’euros), a lourdement affecté le résultat 2015, qui s’est soldé par un déficit de 4,3 milliards de dirhams.

Tout en bénéficiant de l’accompagnement de l’État marocain à travers un contrat-programme, l’opérateur essaie de sortir la tête de l’eau en convertissant ses créances commerciales. Le 15 septembre, il levait 2 milliards de dirhams au terme d’une nouvelle opération de titrisation visant à combler ses besoins en liquidités. Il a ainsi pu, ces trois dernières années, mobiliser 5,2 milliards de dirhams par le même mécanisme.

Mais dans un secteur hautement capitalistique comme celui de l’eau, sa situation financière ne peut que l’empêcher de s’engager sur d’autres fronts. « Contrairement au secteur de l’électricité, il est extrêmement difficile de rentabiliser les investissements consentis, explique Brahim Ramdane.

Des partenariats financés par des bailleurs de fonds bilatéraux

C’est la raison pour laquelle, dans la plupart des pays, l’État est généralement obligé de supporter la majeure partie du fardeau. » C’est aussi pour cela que l’ONEE se contente d’un service minimum en Afrique en apportant une assistance technique (transfert d’expertise, contrôle de la qualité, assainissement, maintenance des installations) aux producteurs et distributeurs locaux au Burkina Faso, au Bénin, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Guinée, au Mali et en Mauritanie.

Des partenariats du reste financés par des bailleurs de fonds bilatéraux, comme le Japon ou la France, ou multilatéraux, comme la BAD ou la Banque islamique de développement. Au terme de son contrat, l’activité de l’ONEE au Cameroun pourrait se réduire à ce type de prestations.
Omer Mbadi
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:37

Les images de l'ouragan Matthew en Floride

Les habitants de la côte est de la Floride se sont levés vendredi matin sous les bourrasques (plus de 100 km/h) et des pluies torrentielles. Après avoir fait au moins 300 morts en Haïti et laissé des champs de ruines sur son passage, l’ouragan Matthew a atteint le sud des Etats-Unis. S’il a faibli, il demeure «extrêmement dangereux», selon le centre américain de surveillance des ouragans.



L'Union européenne dévoile son nouveau corps de gardes-frontières
VIDÉO

A la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, et devant les caméras, l’Union européenne a présenté ce jeudi sa nouvelle police des frontières. Dispositif transnational, celle-ci – qui dépendra donc directement de l’UE, et non des Etats – comprendra 1500 hommes, contre 400 aujourd’hui pour Frontex. Principale mission de l’agence : la gestion des flux migratoires aux frontières extérieures de l’Europe.
Sylvain Moreau
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:38


Tchad : à N’Djamena, les étudiants se mobilisent pour leurs bourses d’études
29 septembre 2016 à 08h05

Suppression des bourses, réduction drastique des primes allouées aux agents de l'État : la colère gronde chez les étudiants tchadiens, qui se sont à nouveau mobilisés mercredi à N'Djamena. Selon le syndicat étudiant, une trentaine d'arrestations ont eu lieu, un bilan que n'ont pas confirmé les autorités.
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Une manifestation interdite par le ministère de l’Intérieur, qui avait prohibé mardi 27 septembre tout rassemblement dans l’ensemble du pays.

Cette décision avait été prise au lendemain d’un premier rassemblement, pendant lequel quatre étudiants avaient été arrêtés. Mardi, trois autres personnes avaient également été interpellées, affirment des représentants des syndicats étudiants. Parmi eux, le président de l’Union nationale des étudiants du Tchad (Unet), libéré mercredi midi.

Des interpellations qui n’ont pas empêché une nouvelle mobilisation mercredi 28 septembre. Les étudiants se sont à nouveau rassemblés en nombre dans l’université de la capitale, décidés à battre le pavé pour protester contre la suppression des bourses d’études.

« Nous ne reculerons pas sur la bourse d’études »

Mais face à l’interdiction du ministère de l’Intérieur et à l’intervention des forces de l’ordre, le défilé n’a pas eu lieu. « Les étudiants ont rapidement été dispersés et des débordements ont ensuite eu lieu », raconte Barka Gael, représentant de l’Unet dans la ville de Biltine, venu à N’Djamena pour protester pacifiquement contre la suppression des bourses d’études.

« Sans cette bourse annuelle de 360 000 francs CFA [557 euros], il est très difficile de poursuivre des études », explique cet étudiant en architecture âgé de 25 ans. Après la manifestation, le syndicat étudiant a fait état d’une trentaine d’arrestations, un bilan que les autorités n’ont pas confirmé.

« Le Premier ministre avait dit qu’il nous recevrait, mais la rencontre a été annulée. Depuis les arrestations, il y a eu rupture du dialogue. Nous sommes prêts à le reprendre quand nos camarades seront libérés, mais nous ne reculerons pas sur la bourse d’études », explique Barka Le Roi, président de l’Unet contacté par téléphone après sa libération.

Grogne sociale

Depuis la rentrée, les établissements scolaires tournent au ralenti. Collèges et lycées publics sont restés fermés dans la capitale, pendant que les étudiants ont organisé le blocage des universités.

Une grogne sociale qui affecte plusieurs secteurs de la fonction publique. En cause, les seize mesures d’austérité adoptées le 31 août, quelques semaines après l’investiture d’Idriss Déby Itno à un cinquième mandat. Parmi elles, la « révision des critères d’attribution des bourses des étudiants », ou encore la réduction de 80% des indemnités des agents de l’État. Des mesures qui font bondir les syndicats, qui promettent de ne pas en rester là.
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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:39

Dead Can Dance - "Cantara"
https://www.youtube.com/watch?v=BNxa0odpCJU

Un profiteur de guerre est une personne physique ou morale qui, de manière légale, spéculative ou délictueuse, tire un enrichissement personnel d'un conflit armé. Historiquement, le terme fut en particulier utilisé pour qualifier les acteurs économiques, plus ou moins occultes, fauteurs de guerre ou qui, dans un conflit, fournirent des biens - et tout particulièrement des armes - à tous les belligérants, indistinctement alliés ou adversaires, ou encore qui furent actifs, pour leur plus grand bénéfice, comme forceurs de blocus. Si ces activités ne sont pas toujours, à proprement parler, considérées comme illégales par les États, elles n'en paraissent pas moins ordinairement contraires à l'« éthique des affaires » pour l'opinion publique. Le terme « profiteur de guerre » reste donc marqué d'une forte connotation péjorative, que ce soit dans la conversation courante ou le discours politique - son pendant, en temps de paix, étant celui de « profiteur de crise », en particulier dans les temps de situation économique difficile.

Le « profit de guerre » peut en effet présenter différents aspects légalement, socialement, politiquement ou moralement admissibles ou non et avoir différentes origines, légales ou au contraire abusives voire délictueuses : ventes d'armements ou d'équipements aux belligérants, spéculation, spoliation, marché noir, contrebande, trafic d'armes, etc.

Sommaire

1 Le « profit de guerre »
2 Les « profiteurs de guerre » dans l'Histoire
2.1 Révolution française et Premier Empire
2.2 Conflits de l'époque coloniale et de l'Ère industrielle
2.3 Première Guerre mondiale
2.4 Guerre du Chaco
2.5 Seconde Guerre mondiale
2.6 Époque contemporaine
2.6.1 Katanga
2.6.2 Guerre du Viêt Nam
2.6.3 Moyen-Orient
3 Aspects éthiques, juridiques, politiques et économiques
3.1 Aspects économiques
3.2 Aspects éthiques et juridiques
3.3 Aspects sociologiques et politiques
4 Les « profiteurs de guerre » dans la culture
5 Articles connexes
5.1 Articles biographiques
5.2 Articles historiques
6 Bibliographie
7 Liens externes
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références

Le « profit de guerre »
Article détaillé : Profit de guerre.

Le profit de guerre ne doit pas être confondu avec le butin de guerre pris sur l'ennemi et ne constitue pas non plus une quelconque forme d'Indemnisation des dommages de guerre.
Les « profiteurs de guerre » dans l'Histoire

Si les conflits des époques pré-industrielles - de l'Antiquité au Siècle des Lumières - eurent pour origines, pour l'essentiel, des différends territoriaux ou dynastiques voire des causes religieuses, le développement des empires coloniaux et du commerce international et les prémices de l'ère industrielle amenèrent dès le XVIIIe siècle les intérêts économiques - voire les calculs affairistes - à jouer un rôle de plus en plus important dans les relations internationales au point de parfois en devenir des casus belli entre nations en tant que motivation occulte ou déclarée des belligérants ou de groupes d'intérêts agissant dans l'ombre : le rôle central joué par la Compagnie des Indes orientales dans l'histoire militaire agitée de l'Extrême-Orient asiatique aux XVIIIe et XIXe siècle est à cet égard symptomatique1. Au cours et à la suite de la Seconde Guerre mondiale, d'autres « Majors » comme Opel ou IBM ont été qualifiés de « profiteurs de guerre » pour leur participation à l'effort de guerre du Troisième Reich - les complexes militaro-industriels prêtant particulièrement le flanc à cette accusation d'une manière générale.

Le terme ne s'applique toutefois pas uniquement à des personnes morales : au cours des guerres, des personnes privées - civiles ou militaires - se sont également enrichies de manière indélicate voire délictueuse ou criminelle. Profitant de situations de pénurie et de rationnement engendrées par les conflits, des personnels militaires ont tiré profit de détournements d'équipements ou de nourriture pour se livrer à la contrebande et alimenter le marché noir. Sous le couvert de pseudo-activités de résistance et d'aide aux victimes du régime nazi - juifs, résistants traqués par la Gestapo - le docteur Petiot assassina plusieurs dizaines de personnes, accumulant une fortune colossale - les estimations des sommes détournées se montant jusqu'à 200 millions de francs - en s'appropriant les biens de ses victimes.
Révolution française et Premier Empire

Jusqu'à la complète militarisation des services d'intendance et de logistiquenote 1 et l'adoption de cadres légaux pour l'adjudication des marchés publics au XIXe siècle, les fournitures de biens et même de services (transports logistiques) aux armées se faisaient par le biais de procédures de « soumissions » - demandes ouvertes visant à obtenir le meilleur prix - ou de commandes directes trop souvent faussées par le jeu de relations privilégiées ou d'influences, voire entachées de corruption, en raison notamment de cahiers des charges inexistants ou très sommaires ou de collusion entre les fonctionnaires publics et les fournisseurs privés. Un exemple de ces pratiques peu orthodoxes est donné par la manufacture d'armes de Versailles, « manufacture d'état » que Bonaparte, Premier consul, donne en entreprise à Nicolas-Noël Boutet le 1er septembre 1800 pour une durée de 18 ans, avec la garantie d'une commande annuelle2.

Ces défaillances ou irrégularités furent une source d'enrichissement pour de nombreux « profiteurs de guerre » sous la Révolution et l'Empire, l'histoire ayant plus particulièrement retenu parmi ceux-ci le nom de Gabriel-Julien Ouvrard. Arrêté un première fois en 1800 sous le coup d'une suspicion de malversations comptables, il le sera à nouveau de 1809 pour dette impayée puis condamné à trois d'emprisonnement en raison de sa tentative de négocier une paix secrète avec l'Angleterre en vue de mettre fin au blocus continental si préjudiciable aux affaires, ce qui ne l'empêchera pourtant pas de rester l'un des principaux fournisseurs de l'armée, munitionnaire général aux armées pendant les Cent-Jours après avoir déjà été chargé de cette fonction auprès de l'armée du pays basque en avril 1813. L'un des grands scandales auquel son nom sera lié sera la fourniture de chaussures en faux cuir et semelles de carton à la veille de la campagne de Russie3.
Conflits de l'époque coloniale et de l'Ère industrielle

Guerres anglo-birmanes.

Champs de pavots en Birmanie. Le lucratif commerce de l'opium en direction de la Chine fut l'une des causes occultes de la troisième guerre anglo-birmane en 1885, à la suite de l'interdiction faite par le roi Thibaw Min d'en permettre la culture sur le territoire de son royaume. Ce commerce fut déjà à l'origine des Guerres de l'Opium livrées par la France et le Royaume-Uni à l'Empire du Milieu.

Contrairement à une croyance trop répandue, la conquête de l'Empire des Indes - dont le territoire s'étendait bien au-delà des actuelles frontières de l'état indien - ne fut pas le fait de l'armée britannique mais celui des armées privées de la Compagnie des Indes orientales (East India Company), qui se développèrent au point de surpasser en effectifs les armées des États souverains européens contemporains4.

À partir de 1824, la toute-puissante Compagnie, forte de ses appuis politiques à Londres, se lança dans une série d'opérations militaires « privées » - pour des prétextes parfois des plus douteux - contre le royaume de Birmanie dans le but notamment d'assurer le contrôle du Golfe du Bengale pour y asseoir sa mainmise économique, guerres qui aboutiront finalement à l'occupation totale du pays qui sera annexé à l'Empire des Indes5.

Si la première guerre anglo-birmane (1824 - 1826) eut pour motif officiel un différend frontalier entre le Royaume d'Ava et la Compagnie, le second conflit (1852) éclata sous le prétexte de tirs non identifiés essuyés par les vaisseaux britanniques dépêchés sur place à la suite d'accusations de meurtre faites par les autorités birmanes à l'encontre de deux capitaines de navires anglais. Certaines rumeurs coururent quant à l'origine de ces coups de feu qui n'atteignirent finalement par leurs cibles : quelque temps plus tôt, un trafiquant interlope du nom de Crisp, pressentant un conflit imminent, avait livré de la poudre et des armes à Maung Ok, un gouverneur provincial et potentat local birman, mais n'avait jamais été payé6. Ses plaintes auprès de Lord Dalhousie, le Gouverneur-général des Indes à cette époque, se virent opposer une ferme fin de non-recevoir - et les coups de feu pourraient avoir été tirés par des trafiquants anglais qui avaient tous profits à tirer d'un conflit, la Compagnie elle-même saisissant finalement ce prétexte douteux pour donner suite à ses propres visées sur le royaume7.

Première guerre de l'opium (1839 - 1842).
Guerre de Sécession (1861 - 1865).

Article détaillé : Aspects socio-économiques de la guerre de Sécession.
Accusé d'être un « profiteur de guerre », Simon Cameron, le premier secrétaire d'État à la Guerre du président de l'Union Abraham Lincoln fut contraint à la démission.

La guerre de Sécession, première guerre totale de l'Époque contemporaine8, est aussi celle qui mit en exergue le rôle du facteur économique dans la conduite d'un conflit moderne9. Elle fut aussi marquée par de nombreuses fraudes et malversations liées aux marchés militaires et à l'approvisionnement des troupes, tant au Nord qu'au sein de la Confédération sudiste. La victoire de l'Union s'accompagna de l'activité d'une autre espèce de profiteurs, les carpetbaggers.

Le False Claims Act.

Le False Claims Act, adopté par le Congrès des États-Unis le 2 mars 1863, marque une première tentative des États-Unis pour répondre à des fraudes avérées là où le département de la Justice s'était montré réticent à poursuivre ces cas. L'acte fut adopté à la suite d'une affaire de mules fourbues : au début de la guerre civile, des entrepreneurs sans scrupules vendirent en effet à l'armée de l'Union des chevaux et des mules décrépies et en mauvaise santé, des munitions et des fusils défectueux ou encore des rations et des provisions avariées, entre autres malversations10. Il prévoyait l'offre d'une récompense à ceux qui les dénonçaient, en vertu de la notion jurique du « qui tam » qui permet aux citoyens d'intenter des poursuites au nom du gouvernement et de recevoir un pourcentage des fonds récupérésnote 2.
Première Guerre mondiale
« Uncle Sam with empty treasury », affiche américaine de James Montgomery Flag (1920) - une référence à la situation économique de l'après-Première Guerre mondiale. Dans son ouvrage War Is a Racket (en), Smedley Butler dénonce les bénéfices exorbitants réalisés par certains profiteurs de guerres au détriment des finances publiques américaines pendant ce conflit.

Le major-général Smedley Butler, USMC, a critiqué les profits de guerre réalisés par les entreprises américaines au cours de la Première Guerre mondiale dans son pamphlet War Is a Racket. Il y décrit notamment comment certaines entreprises et sociétés accrurent leurs revenus et bénéfices jusqu'à 1 700 % et comment nombre d'entreprises vendirent sciemment du matériel et des fournitures qui n'avaient pas d'utilité pour l'effort de guerre. Dans son livre, Butler a déclaré qu'« il a été estimé par les statisticiens, les économistes et les chercheurs que la guerre a coûté à l'Oncle Sam 52 milliards de dollars. Sur cette somme, 39 milliards ont été dépensés pendant la période de la guerre même. Cette dépense a généré 16 milliards de dollars en profits11. »
Guerre du Chaco

On a prétendu que la guerre du Chaco, qui se déroula entre 1932 et 1935 aurait opposé la Bolivie et le Paraguay pour le contrôle de la majeure partie du Gran Chaco sur la base de rumeurs (qui se révélèrent totalement infondées) selon lesquelles on avait trouvé du pétrole dans cette région. Le conflit aurait ainsi débordé en fait le cadre d'un différend frontalier purement local en mettant en cause des enjeux dépassant les seuls belligérants – en l'occurrence la géopolitique du pétrole – la Bolivie étant soutenue par la compagnie pétrolière américaine Standard Oil (le « cartel des sept sœurs ») et le Paraguay par la Royal Dutch Shell anglo-hollandaise. En causant la mort du quart des combattants engagés, elle reste une des guerres proportionnellement au nombre de combattants les plus meurtrières. À l'issue du conflit, la majeure partie du Grand Chaco revint au Paraguay victorieux et l'intervention supposée des deux compagnies pétrolières, qui n'a pas à ce jour (2014) connu le moindre début de confirmation, continue d'être mentionnée12.

Ainsi, à l'occasion de la signature officielle du traité de paix entre le Paraguay et la Bolivie, le 27 avril 2009, sous les auspices de la présidente argentine Cristina Kirchner, celle-ci tira le constat amer que la guerre du Chaco « avait senti le pétrole comme tant d'autres guerres de ces temps-là et d'aujourd'hui » et que « ..d'autres, qui ne se trouvaient pas précisément en Amérique du Sud, en ont tiré parti. »
Seconde Guerre mondiale
Ateliers de montage de bombes volantes V1 et V2 au camp de concentration de Dora à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le complexe militaro-industriel allemand tira de considérables profits de l'économie parallèle esclavagiste mis en place par le « Wirtschafts-Verwaltungshauptamt » - chargé notamment de l'administration des camps de concentration - dirigé par Oswald Pohl au sein de la tentaculaire administration de l'« Allgemeine SS ».

La collaboration économique.
L'empire économique de la SS.
Trafics et marché noir.
Le complexe militaro-industriel japonais et la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale.

Époque contemporaine
Katanga

La Sécession katangaise (1960 - 1963) et l'indépendance du Sud-Kasaï (1960 - 1961).

Le 11 juillet 1960, dans l'imbroglio consécutif à l'indépendance du Congo belge, la province du Katanga fit sécession et déclara unilatéralement son indépendance de la toute jeune république du Congo, soit moins de deux semaines après celle du « Congo-Kinshasa ». La « sécession katangaise » se fit sous l'impulsion de Moïse Tshombe et des milieux d'affaires pro-occidentaux, au premier rang desquels la toute-puissante Union minière du Haut Katanga (UMHK). Le contrôle des formidables ressources minières de la province fut l'un des motifs occultes de cette sécession à laquelle il ne fut mis fin qu'au prix d'un sanglant conflit au cours duquel des mercenaires furent engagés aux frais des « sponsors » affairistes de celle-ci.

Une situation similaire survint dans la province du Sud-Kasaï, des conflits ethniques et les tensions politiques entre les dirigeants du gouvernement central congolais et les dirigeant locaux - peu ou prou attisées depuis l'étranger - se cristallisant autour des ressources diamantifères locales, la Société internationale forestière et minière du Congo, société d'exploitation minière au capital belgo-américain, en constituant l'enjeu. Après une campagne militaire sanglante de quatre mois durant laquelle des milliers de civils furent massacrés, le gouvernement central congolais reprit le contrôle de la région et arrêta l'empereur fantoche Kalonji le 30 décembre 1961, entérinant la fin de la sécession du Sud-Kasaï.
Guerre du Viêt Nam

La guerre du Viêt Nam dure de 1955 à 1975.
Moyen-Orient

Les guerres du Golfe et la guerre d'Afghanistan.

Plus récemment, des sociétés ayant contribué à l'approvisionnement des forces de la coalition dans les guerres en Irak, tels que Bechtel, KBR, Halliburton ou Blackwater, ont été accusées de tirer profit de ces conflits en « surchargeant » le prix de leurs services, voire d'en être les instigateurs occultes13, l'accusation « du sang pour du pétrole » – thème récurrent des slogans anti-guerre – illustrant cette opinion. Steve Clemons, un membre éminent du think tank de la « New America Foundation », est allé jusqu'à accuser l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey d'avoir à la fois profiter de la guerre et de l'avoir encouragée14. Le « Center for Public Integrity » a indiqué que la sénatrice américaine Dianne Feinstein et son mari, Richard Blum, ont engrangé des millions de dollars en provenance d'Irak et d'Afghanistan par le biais des contrats de son entreprise, Perini15, Feinstein ayant voté en faveur de la résolution donnant au président George W. Bush le pouvoir d'envahir l'Irak. Le defense contractor Brent R. Wilkes, qui fait l'objet d'une inculpation, a été dépeint comme « extatique » à l'annonce que les États-Unis allaient entrer en guerre avec l'Irak : « Lui et certains de ses cadres supérieurs étaient vraiment des va-t-en-guerre », a déclaré un ancien employé. « Brent disant que cela créerait de nouvelles opportunités pour l'entreprise. Il était vraiment heureux de faire des affaires au Moyen-Orient »16
Aspects éthiques, juridiques, politiques et économiques
« La nourriture est une arme - ne la gaspillez pas ». Affiche de propagande américaine de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des conflits, nourriture et biens de consommation destinés aux civils faisant l'objet d'un rationnement deviennent l'enjeu de trafics profitables comme le marché noir ou la contrebande, sources d'enrichissement des « profiteurs de guerre ». S'ils tirent leur origine d'activités notoirement illégales, les « profits de guerre » peuvent dès lors faire l'objet de poursuites, civiles et pénales, devant les tribunaux.

Tirer des profits déraisonnables de la guerre étant largement considéré comme contraire à l'éthique et constituant dans tous les cas un acte profondément impopulaire, les tentatives pour sanctionner les excès de l'affairisme, telles que l'imposition des profits excessifs, reçoivent généralement un très large soutien politique et populaire en temps de guerre. Il reste toutefois bien difficile de définir de façon exacte la notion d' « excessif » en pareille situation et il est fréquent que de telles tentatives de législation permettent à des cas douteux de « profits de guerre » abusifs de rester impunis tandis qu'elles frappent les revenus d'autres entreprises impliquées loyalement dans l'effort de guerre au point de les mettre en déficit.

Une situation de guerre conduit invariablement à des rationnements voire à des pénuries en matière de biens de consommations et même de biens de première nécessité comme la nourriture et de matières premières indispensables à l'effort de guerre, entraînant ainsi des hausses de prix générant des revenus plus élevés.
Aspects économiques
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Aspects éthiques et juridiques

En juillet 1946 a été mené en Saxe un référendum – Überführung der Betriebe von Kriegs- und Naziverbrechern in das Eigentum des Volkes, litt. : Transfert dans le domaine public des entreprises des criminels de guerre et criminels nazis – visant à une éventuelle expropriation de profiteurs de guerre criminels. Si le souhait des partis démocratiques de voir sanctionner ces profits illégitimes et poursuivre les auteurs était unanime, une polémique a toutefois surgi sur la définition des faits passibles de sanctions, les « profits de guerre » et les « intérêts de guerre » pouvant tout aussi bien être sanctionnés. Cette proposition du SED rencontra donc l'opposition des partis démocratiques au motif qu'une définition vague des griefs pouvait prêter le flanc à l'arbitraire - reposant ainsi la problématique d'une définition juridique des profits « légitimes/admissibles » ou « condamnables » pour la société civile17.

La législation aux États-Unis.

Le False Claims Act et ses amendements.

Des cas de « profits de guerre » ont régulièrement été soumis aux juridictions civiles dans le cadre du False Claims Act, promulgué en 1863 pour lutter notamment contre les profiteurs de guerre lors de la guerre de Sécession18.

Bien qu'adopté dans la foulée de malversations relatives à des fournitures militaires au cours de ce conflit, cet acte était à l'origine un texte législatif visant à poursuivre globalement et au seul niveau civil tout acte de fraude au détriment des pouvoirs publics et il n'était donc pas spécifiquement destiné à sanctionner les seuls « profiteurs de guerre », n'ayant par ailleurs aucune portée au niveau pénal. Le False Claims Act fut amendé en 1943 puis en 1986. Après l'adoption d'amendements renforçant la loi à l'occasion de cette dernière modification, le texte a été utilisé principalement à l'encontre de defense contractors mais à la fin des années 1990, et particulièrement sous l'administration Bush, l'accent a toutefois été déplacé vers la répression de la fraude aux soins de santé qui représenta ainsi par la suite la majorité des plaintes déposées par les dénonciateurs et par le gouvernement. En 2009, une nouvelle révision du texte amena la promulgation du Fraud Enforcement and Recovery Actnote 3.

Le War Profiteering Prevention Act.

Le War Profiteering Prevention Act adopté en 2007 vise à instaurer des sanctions pénales à l'encontre des profiteurs de guerre et d'autres qui exploitent les efforts financés par le contribuable en Irak et ailleurs dans le monde19.

Le Fraud Enforcement and Recovery Act.

Aspects sociologiques et politiques
La rhétorique politique des factions les plus dures du Mouvement altermondialiste assimile globalement le système socio-économique capitaliste à un « profiteur de guerre. »

Le terme de « profiteur de guerre » reste associé à deux stéréotypes dans la culture politique populaire : le riche homme d'affaires qui vend des armes aux gouvernements et le trafiquant du marché noir qui vend des biens aux citoyens ordinaires.

L'image « politique » de « businessman-profiteur » sous-entend la capacité d'user de son influence et de ses pouvoirs pour provoquer une guerre pour s'enrichir plutôt que de simplement en tirer profit passivement. Après la Première Guerre mondiale, l'existence de tels « profiteurs de guerre » a largement été affirmée et dénoncée, tant par la Gauche que par la Droite chez qui un tel discours était par ailleurs souvent associé avec un discours antisémite. La propagande antisémite nazie utilisa ainsi largement l'image du « juif profiteur de guerre et de crise » en mettant notamment en parallèle les prétendus profits « indécents » de la « juiverie internationale » - banquiers et affairistes israélites de Wall Street ou de la City - avec la misère du peuple allemand après la Première Guerre mondiale et le krach boursier de 1929.

Des hommes politiques ayant reçu - ou simplement soupçonnés d'avoir reçu - des pots-de-vin et des faveurs de sociétés ayant contribué à la production de guerre ont également été étiquetés comme « profiteurs de guerre ». Le premier secrétaire d'État à la Guerre du président Abraham Lincoln, Simon Cameron, a ainsi été contraint de démissionner au début de 1862 après que des accusations de corruption concernant les contrats de guerre eurent été portées à son encontre. En 1947, le représentant du Kentucky au Congrès, Andrew J. May, président du puissant « United States House Committee on Armed Services », a été condamné pour avoir obtenu des dessous de table en échange de contrats de guerre.
Les « profiteurs de guerre » dans la culture
Le peintre allemand George Grosz.

Après la Première Guerre mondiale, les « profiteurs de guerre » — hommes politiques ou hommes d'affaires — furent dénoncés et fustigés en France par des auteurs nationalistes comme Maurice Barrès ou Léon Daudet et cette dénonciation constitua aussi un thème récurrent dans la culture allemande de l'époque comme l'illustre notamment l'œuvre du peintre George Grosz ou encore la pièce Mère Courage et ses enfants du dramaturge Bertolt Brecht, construite autour de la figure centrale d'une « Kriegsgewinnlerin ».

En août 1934, Le Petit Vingtième commence la diffusion, en épisodes, du Lotus bleu, cinquième opus des Aventures de Tintin du dessinateur Hergé, qui démarre à la veille de la guerre de Shanghai. Il y met en scène le personnage de Mitsuhirato, trafiquant d'opium japonais à la solde d'une organisation criminelle internationale et espion et agent provocateur dont le rôle est de trouver coûte que coûte un prétexte à l'invasion de la Chine par le Japon. Pour cela il fait exploser une voie de chemin de fer, que l'on suppose appartenir à une compagnie japonaise, et rejette la responsabilité de cet attentat sur des bandits chinois, entraînant l'invasion de l'armée japonaise pour « maintenir l'ordre menacé en Chine » par les patriotes qui combattent le trafic d'opium auquel il se livre.

En 1935, Hergé publie l'album L'Oreille cassée avec pour toile de fond une guerre entre deux petites nations sud-américaines pour un territoire supposé pétrolifère, chacune soutenue par une compagnie pétrolière différente et faisant appel au même marchand d'armes, Basil Bazaroff, avatar littéraire de Sir Basil Zaharoff, le directeur puis président de la société d'armement britannique Vickers. Il fait ainsi clairement allusion à la guerre du Chaco qui venait de se terminer et au rôle occulte qu'y tinrent trafiquants d'armes internationaux — Zaharoff fut l'un des fournisseurs des deux belligérants — et consortiums pétroliers. Après la guerre, Hergé lui-même fut un moment qualifié de « profiteur de guerre. »

Dans son roman Au bon beurre de 1952, Jean Dutourd trace le portrait d'un crémier opportuniste et peu scrupuleux se livrant au marché noir en se convaincant du bien-fondé de ses actes tandis que le film Le Troisième Homme met en scène un « profiteur de guerre » nommé Harry Lime, aux motivations ambiguës, qui vole de la pénicilline dans les hôpitaux militaires pour la revendre au marché noir. Mais le « profiteur de guerre » est aussi parfois porteur d'une image positive : ainsi en est-il de la figure d'Oskar Schindler, dans le film La Liste de Schindler, qui exploite toutes les opportunités que lui offrent les nécessités de l'effort de guerre du Troisième Reich pour sauver des Juifs.
Articles connexes

Complexe militaro-industriel - Conflit d'intérêts
Nouveau riche

Articles biographiques

Adolphe d'Espie
Gabriel-Julien Ouvrard
Marcel Petiot
Oswald Pohl
Louis Renault
Basil Zaharoff

Articles historiques

Guerre de course - Bien national
Traité de Nankin
Forceur de blocus - Chemins de fer confédérés dans la guerre de Sécession - Carpetbagger - Aspects socio-économiques de la guerre de Sécession
Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis - Aryanisation - Épuration à la Libération en France - Affaire des comptes en déshérence
U.S. Senate Special Committee to Investigate the National Defense Program
Irangate - Diamants de conflits

Bibliographie

Henri Amouroux :

La vie des Français sous l’Occupation, éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », Paris, 1961, 577 p. ; version en 2 tomes, parue aux Éditions J'ai lu leur aventure, no A102/103 & A104/105.
La Grande Histoire des Français sous l'Occupation, dix vol., éd. Robert Laffont, 1976-1993.

François Bouloc : Les profiteurs de guerre, 1914-1918, Éditions « Complexe », 2008 (ISBN 2804801527) (ISBN 9782804801526).
François Chartrain : Causes de la Guerre du Chaco - Éléments de jugement, Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien Caravelle no 14 - 1970 (extrait du mémoire de diplôme de l'Institut des hautes études internationales de Paris I - Panthéon, 1967 consultable aussi à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine).
Richard Cobden, M.P. : How wars are got up in India: the origin of the Burmese war - les origines de la seconde guerre anglo-birmane.
Arthur Lévy : Un grand profiteur de guerre sous la Révolution, l'Empire et la Restauration : G.-J. Ouvrard, Calmann Levy 1929.
Karl Marx et Friedrich Engels : La Guerre civile aux États-Unis, UGE, collection 10/18, 1970.
Serge Noirsain : La Confédération sudiste 1861-1865 - Mythes et réalités, Collection Campagnes et Stratégies - Ed. Economica, Paris 2006 (ISBN 9782717851793).
Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850, Osprey Publishing Ltd Men-at-Arms Series n°453, Londres 2009. (ISBN 9781846034602)
Patrick Mortal, Les Armuriers de l'État : du Grand Siècle à la globalisation 1665-1989, Presses univ. Septentrion, 2007

Liens externes

Les Profiteurs de la Grande Guerre. Histoire culturelle et socio-économique - Thèse de doctorat de M. François Bouloc
(en) A Responsible Plan to End the War in Iraq - legislation

Notes et références

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profiteur, sur le Wiktionnaire

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « War profiteering » (voir la liste des auteurs).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « False Claims Act » (voir la liste des auteurs).

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Kriegsgewinnler » (voir la liste des auteurs).

Notes

↑ Le corps d'intendance militaire est créé par Louis XVIII par une ordonnance du 29 juillet 1817.
↑ « Qui tam » est l'abréviation de l'expression latine « qui tam quam pro rege Domino pro se ipso in hac parte sequitur » qui signifie « celui qui porte une affaire au nom de notre seigneur le roi, comme ainsi que pour lui-même ». Dans une action qui tam, le citoyen-plaignant est appelé « relateur ». Par une exception aux règles générales du droit, les tribunaux ont jugé que les « relateurs » sont partiellement intéressés à la cause et au préjudice subi par le gouvernement, rendant ainsi leurs actions recevables. Voir Nathan D. Sturycz : The King and I ? - An Examination of the Interest Qui Tam Relators Represent and the Implications for Future False Claims Act Litigation [archive], 28 St. Louis Pub. L. Rev. 459 (2009).
↑ Cette section est un résumé de l'article en anglais False Claims Act.

Références

↑ Voir l'ouvrage de Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850 (Bibliographie) - présentation de l'ouvrage par l'éditeur [archive].
↑ Mortal 2007, p. 60.
↑ Aimé Malvardi, Napoléon et sa légende, Paris, Lions et Azzaro, 1965, p. 215.
↑ Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850, présentation de l'ouvrage - Op. cité.
↑ Collectif : collection The British Empire n° 34 Enlarging the Jewel - The conquest of Burma and Ceylon, BBC TV - Time-Life International(Nederland) N.V. Norwich 1972.
↑ The British Empire, Op. cité p.937.
↑ Richard Cobden, M.P. : How wars are got up in India: the origin of the Burmese war (Bibliographie). Richard Cobden, Membre du Parlement, se montra particulièrement critique à l'égard des prétextes invoqués lors du déclenchement de ce conflit.
↑ Dominique Sanches et Pierre Dobson : La guerre de Sécession, premier conflit moderne in magazine Vae Victis, n° 7, mar-avr. 1996.
↑ (en) The US Civil War,the First Modern War [archive]
↑ (en) Larry D. Lahman : Bad Mules: A Primer on the Federal False Claims Act [archive]
↑ Smedley Butler : War Is a Racket, Feral House, Los Angeles 1935 - (ISBN 0-922915-86-5)
↑ (en) The Gran Chaco War [archive]
↑ (en) Les profiteurs de guerre et le conflit en Irak [archive]
↑ (en) « WOOLSEY WATCH: Woolsey Needs to Make a Choice Between Being a War Profiteer or War Pundit » [archive] (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) « Windfalls of War » [archive] (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) Politics Case shines light on how war contracts are awarded [archive]
↑ (de) Dieter Felbick : Schlagwörter der Nachkriegszeit 1945-1949 [archive], page 577, Walter de Gruyter GmbH, Berlin 2003, ISBN 3-11-017643-2.
↑ (en) Alan Grayson, « House Subcommittee on Crime, Terrorism, and Homeland Security » [archive],‎ 2007 (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) « Senate Judiciary Holds Hearing on Combating War Profiteering » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 12-07-2008

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre du Mali, République fédérale du Nigeria et Y'becca   Ven 7 Oct à 9:41

10 mars 1913. Camille Claudel est jetée à l'asile à la demande de sa mère et de son frère Paul
Victime d'un complot familial, Camille passe les 30 dernières années de sa vie enfermée, sacrifiée par son frère Paul.
Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos

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1.3 Les présentes conditions générales d’utilisation ne s’appliquent qu’aux contenus édités exclusivement par LE POINT sur le site LePoint.fr. Sont exclus de leur champ d’application, et ne peuvent relever le cas échéant que des conditions générales d’utilisation des partenaires du POINT, les contenus édités par un tiers ou en partenariat avec un tiers, même s’ils apparaissent sous une charte graphique du POINT, s’ils sont accompagnés des marques du POINT, ou s’ils sont hébergés par LE POINT ou un hébergeur technique du POINT (par exemple, sans que cette liste soit limitative : contenus tiers en framing, contenus édités sous marque "blanche" ou "grise", lien hypertexte renvoyant vers le site d’un partenaire…).

1.4 La présence sur le site LePoint.fr de contenus édités par les partenaires du POINT, ou la possibilité d’accéder à de tels contenus à partir du site, ne constitue pas une validation de ces contenus par LE POINT. La responsabilité du POINT ne saurait donc être engagée du fait des informations, des opinions, des recommandations ou des services proposés par les partenaires du POINT, et LE POINT ne pourra connaître des réclamations, plaintes, poursuites, litiges concernant ces contenus.

1.5 Sont également exclus du champ d’application des présentes conditions générales d’utilisation les espaces et annonces publicitaires apparaissant sur le site LePoint.fr.

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ARTICLE 2 : Fonctionnement et utilisation du site Le Point.fr

2.1 LE POINT ne donne aucune garantie relativement au fonctionnement du site Le Point.fr. L’utilisateur reconnaît expressément qu’en aucun cas LE POINT ne pourra être tenu pour responsable des conséquences résultant de la modification, de la discontinuité ou de la suppression du service, pour quelque raison que ce soit et notamment en raison de contraintes ou de limitations d’ordre technique.

2.2 LE POINT est libre de modifier ou de supprimer à tout instant le service proposé.

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En particulier, l’utilisateur s’engage :
• à ne faire usage d’aucun logiciel malveillant (notamment virus, ver, cheval de troie, composeur, logiciel espion…)
• à ne diffuser aucun spam et plus généralement à n’utiliser aucune technique d’envoi massif et/ou automatique de messages
• à n’utiliser aucune technique de crawling ou d’aspiration de pages web, et plus généralement aucune technique permettant de copier ou télécharger de manière massive les contenus du site. L’utilisation d’une telle technique serait considérée comme un acte de contrefaçon violant les droits de propriété intellectuelle du POINT tels que rappelés à l’article 4 des présentes conditions générales d’utilisation.

2.4 Pour accéder à certaines fonctionnalités du site et bénéficier de certains services proposés sur le site, l’utilisateur doit créer un compte personnel (« Mon compte »).

Lors de la création de son compte, l’utilisateur s’engage à fournir des informations exactes, actualisées et complètes.

L’utilisateur doit choisir un mot de passe et fournir une adresse email valide.

L’activation du compte personnel s'effectue en cliquant sur un lien d’activation intégré à un email de confirmation adressé par LE POINT (contact@compte.infos-lepoint.fr).

L'utilisateur pourra ensuite optimiser l'utilisation de son compte en fournissant d'autres informations telles que son sexe, son code postal, son pays, son année de naissance et son numéro d'abonné au Point, le cas échéant. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, il est précisé si les données que l'utilisateur est invité à soumettre sont facultatives ou obligatoires.
Seuls les abonnés à la version papier ou numérique du Point disposant d’un compte LePoint.fr ont la possibilité de poster des commentaires.
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Toute saisie d’informations fausses, inexactes, non actualisées ou incomplètes ou d’un nom d’utilisateur ou pseudo contenant des termes, injurieux, diffamants, violents, obscènes ou plus généralement des termes inappropriés, pourra donner lieu à la suspension ou à la fermeture du compte utilisateur.

Plus généralement, LE POINT se réserve la possibilité de suspendre ou de supprimer le compte d’un utilisateur malveillant ou en cas de violation des présentes conditions générales d’utilisation ou de violation de dispositions légales ou réglementaires.

Seront supprimés, en particulier, les comptes utilisateurs usurpant l'identité d'un tiers ou visant à poster des commentaires sous l'identité d'un tiers. LE POINT se réserve par ailleurs toute action et notamment toute action en garantie dans cette hypothèse. Il est rappelé que l’usurpation en ligne de l’identité d’un tiers, par le biais de toute donnée permettant d’identifier ce dernier (notamment : son nom, son adresse e-mail, sa photographie) est un délit puni par la loi (article 226-4-1 du code pénal).

Une fois son compte personnel activé, l'utilisateur pourra accéder à tout moment aux paramètres de son compte et les mettre à jour. Il a également la possibilité de conserver et consulter l’ensemble de ses contributions ainsi que leur état (commentaires validés).

L’utilisateur est seul responsable de l’usage de son compte, sans pouvoir opposer au Point un quelconque usage frauduleux par un tiers. Ainsi, l’utilisateur veille à la confidentialité de ses identifiants de connexion. Il prend toutes les mesures nécessaires à leur conservation.

L’utilisateur, en s’inscrivant à la newsletter du Point, accepte de recevoir des informations du Point. A tout moment, il pourra accéder à ses abonnements aux informations et newsletters du Point et les modifier.
ARTICLE 3 : Charte et modération

3.1 L’utilisateur abonné est responsable des commentaires qu’il adresse au site Le Point.fr ; il est tenu au respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur, en particulier celles qui répriment les abus de la liberté d’expression.

Il veille à ce que ses commentaires ne comportent pas, notamment :
• de propos à caractère discriminatoire, raciste, xénophobe, antisémite, homophobe, négationniste, pornographique, pédophile, pédopornographique,…
• de propos injurieux, délibérément choquants, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, et plus généralement aux droits de la personnalité de quiconque
• de propos incitant à la violence, au suicide, au terrorisme, à l’utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illicites ou réglementées par la loi (drogues, tabac, alcool,…)
• de propos dénigrant, dégradant ou harcelant tout autre utilisateur, LE POINT ou ses journalistes
• de propos portant atteinte à la dignité humaine
• de propos incitant à la commission de crimes ou de délits ou qui en font l’apologie et plus particulièrement les crimes contre l’humanité
• de contenus violant les droits de propriété intellectuelle de tiers (notamment articles, ouvrages), pour lesquels l’utilisateur ne dispose pas des autorisations nécessaires des auteurs et/ou ayants droit
• de contenus faisant la promotion de services à but lucratif
Les messages ne respectant pas ces règles peuvent être supprimés sans préavis. De plus, LE POINT est libre de publier ou non les commentaires de son choix, ce choix étant entièrement discrétionnaire y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant les adresses de contact du site (en indiquant votre pseudo et URL de l’article concerné), mais aucun commentaire faisant allusion au travail de la modération ne sera mis en ligne.
En cas de non-respect régulier de ces règles, LE POINT se réserve le droit de refuser systématiquement les commentaires d’un utilisateur, de suspendre temporairement ou définitivement l’accès au service de commentaire de l’utilisateur.

La modération ne permettant pas de déceler a priori tous les contenus illicites et notamment les contenus portant atteinte aux droits des tiers, l’utilisateur garantit LE POINT contre toute action ou réclamation consécutive à la mise en ligne de son commentaire, si celui-ci s’avère illicite.

Il est également rappelé à l’utilisateur que si son commentaire présente un caractère illicite, les données permettant de l’identifier ou d’identifier son ordinateur pourront être communiquées par les hébergeurs du site LePoint.fr à l’autorité judiciaire, si cette dernière le requiert, conformément à l’article 6-II de la loi du 21 juin 2004.

3.2 Le site Le Point.fr, s’il permet de confronter des opinions sur des débats d’actualité, n’est en aucune façon un site de rencontre. Les utilisateurs abonnés peuvent réagir aux commentaires mis en ligne, mais il leur est demandé d’éviter toute agressivité, invective, interpellation ou sollicitation. Ils ne pourront en aucun cas échanger des coordonnées afin d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs du site. Tout échange ou contact direct entre deux utilisateurs sera considéré comme contraire à la présente charte, et sera donc, le cas échéant, de la seule responsabilité de ces derniers. En aucun cas LE POINT ne pourra être poursuivi ni sa responsabilité recherchée du fait d’un échange ou contact direct entre utilisateurs.

3.3 L’utilisation du site LePoint.fr par les personnes mineures se fait sous la responsabilité et la surveillance de leurs parents et responsables légaux.

3.4 LE POINT met à disposition de l’utilisateur un dispositif lui permettant de signaler les abus et les commentaires pouvant être considérés comme non conformes aux présentes conditions générales d’utilisation ou à la loi.

LE POINT sera libre des suites données à cette alerte. Il sera par conséquent libre de retirer un commentaire qu’il estime non conforme aux présentes conditions générales d’utilisation ou à la loi, et ceci sans formalité ni avertissement préalable.

3.5 L’équipe de modération du POINT examine chaque commentaire reçu avant de le mettre en ligne. Il est donc demandé à l’utilisateur de ne pas réitérer inutilement l’envoi d’un commentaire, de ne pas poster le même commentaire sous différents articles ou différents pseudos, et de bannir toute technique de type spam, "junk mail", "troll"…
L’utilisateur veillera à éviter le hors sujet, les rumeurs infondées, les fausses informations, les plaisanteries de mauvais goût et les comparaisons douteuses. Pour être compris de tous, l’utilisateur rédigera des messages lisibles et compréhensibles : pas de langage SMS, de commentaires en majuscules ou en langue étrangère (sauf exception). Un commentaire ne sera jamais modifié en vue de répondre aux exigences de la charte mais directement supprimé. Les commentaires répondant à un commentaire supprimé sont susceptibles d’être également supprimés.
L’utilisateur en adressant son commentaire accepte que celui-ci soit reproduit selon les règles d’indexation et de mise en forme et de mise en valeur qui sont du seul ressort du POINT, en sa qualité d’éditeur du site Le Point.fr.
LE POINT se réserve la possibilité d’interrompre un débat qui deviendrait redondant ou qui serait investi par un flux de militants pour quelque cause que ce soit.

3.6 L’utilisateur abonné reconnaît que son commentaire adressé au POINT est une simple réaction sur un sujet d’information, postée sur un site de presse, et qu’à ce titre il est public, libre de droits, et peut être librement diffusé, réutilisé, commenté. A toute fin utile et dans l’hypothèse où un commentaire serait susceptible de supporter des droits de propriété intellectuelle et notamment un droit d’auteur, l’utilisateur, en postant ce commentaire, accepte de céder gracieusement au POINT l’ensemble de ses droits, comportant le droit de reproduction, de représentation, d’adaptation, de traduction, de diffusion et ce pour toute la durée de la protection légale. Cette autorisation est donnée pour la publication du commentaire sur le site LePoint.fr tel que défini à l’article 1 ci-dessus, quelle que soit la forme de cette publication et les procédés de mise en valeur du commentaire. Toujours dans le cadre de cette autorisation gracieuse, LE POINT pourra sélectionner le commentaire et le publier en tout ou partie dans le magazine LE POINT ou dans toute autre publication éditée par LE POINT, ses filiales ou toute société du même groupe. La présente cession de droits vaut pour tout support et tout mode de consultation (y compris tous supports numériques, applications mobiles…), et sans limitation de territoire.
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LE POINT est titulaire exclusif ou ayant droit de tous les droits de propriété intellectuelle sur le site Le Point.fr et les différents contenus édités par LE POINT, notamment : les chartes graphiques, les titres, les formes, les plans du site, les textes, les photographies, les images, les vidéos et tout autre contenu informationnel, ainsi que les logo et marque LE POINT.

LE POINT consent à l’utilisateur une licence conférant un simple droit d’usage privé, non collectif et non exclusif sur les contenus édités par LE POINT.

Ce droit d’usage comprend le droit de reproduction aux seules fins suivantes : stockage aux fins de représentation sur un écran monoposte (sur tout support y compris supports mobile), et reproduction en un exemplaire pour effectuer une copie de sauvegarde ou un tirage papier (fonction « imprimer »).

En dehors des fonctions proposées par LE POINT sur le site Le Point.fr et permettant de partager un contenu sur des réseaux sociaux ou de l’adresser par mail à un proche, toute mise en réseau, toute rediffusion, sous quelque forme que ce soit, même partiellement, sont interdites.

Toute commercialisation, sous quelque forme que ce soit, de tout ou partie du contenu du site, est interdite.

L’utilisateur s’interdit, sauf autorisation expresse et préalable du POINT, de reproduire et d’utiliser les marques et logos apparaissant sur le site Le Point.fr, qui sont déposés.

Tout usage autre que les usages expressément autorisés ou interdits par les stipulations qui précèdent est soumis à autorisation expresse et préalable du POINT.

Pour toute information et demande de reproduction sur support électronique et/ou papier, l’utilisateur pourra adresser sa demande à l’adresse internet suivante : droitsrepro@lepoint.fr

Toute violation de la présente clause s’analysera comme une contrefaçon et pourra entraîner des poursuites civiles et/ou pénales conformément à la loi.

ARTICLE 5 : Données personnelles

5.1 Les données à caractère personnel collectées par LE POINT sont celles que l’utilisateur transmet volontairement au POINT au moment de la création de son compte personnel et de l’envoi d’un commentaire. Elles sont notamment constituées d’un pseudo, qui peut être le nom de l’utilisateur, ainsi que d’une adresse de messagerie électronique valide et d'un mot de passe.
L’utilisateur s’engage à transmettre au POINT des données personnelles sincères. LE POINT met en œuvre toutes mesures appropriées aux fins de restreindre les risques de perte, détérioration ou mauvaise utilisation des données collectées.

Les données personnelles ainsi collectées peuvent être utilisées :
• par l’équipe de modération du POINT, pour la sélection et la gestion des commentaires
• à des fins de prospection : elles pourront être transmises à des partenaires commerciaux du POINT dans le cadre notamment de cession, location ou échange de fichiers clients
• pour sécuriser nos services : certaines données de navigation doivent légalement être conservées pour nous permettre d'assurer la sécurité de nos services de communication électronique et de détecter, d'éviter ou de retrouver des tentatives de piratage.
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Conformément à la loi informatique et libertés, l’utilisateur dispose d’un droit d’accès et de rectification des données à caractère personnel le concernant. Il peut également s’opposer, pour des motifs légitimes, au traitement de ces données. Il peut s’opposer sans motif à l’utilisation des données à des fins de prospection notamment commerciale. Ce droit d’accès, de rectification et d’opposition pourra être exercé à tout moment en adressant un message au correspondant Informatique et liberté du POINT, à l’adresse suivante : contactcnil@lepoint.fr.

Le droit de s'opposer sans motif à l'utilisation commerciale des données peut être exercé également en ne cochant pas la case "Je souhaite recevoir les offres des partenaires du Point ", lors de la création du compte utilisateur.

Il pourra demander à tout moment la suppression de son compte personnel et adressant sa demande à support-compte@lepoint.fr dont le service est externalisé chez L2J, au 9 rue du Grimpet, 60730 CAUVIGNY, une filiale de la société Biwing, appartenant au groupe GLI.

5.2 Lorsqu’un utilisateur s’inscrit à la newsletter en renseignant son adresse e-mail via les blocs dédiés en colonne de droite ou en pied des articles du site, il consent de recevoir la newsletter quotidienne du Point (éditions matinale et de la mi-journée) ainsi que les offres du Point par e-mail.
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5.3 LE POINT n’est pas responsable du traitement des données personnelles qui pourraient être communiquées par l’utilisateur dans le cadre de services proposés par des partenaires du POINT sur le site Le Point.fr ou de services accessibles à partir du site.

ARTICLE 6 : Les cookies
L’utilisateur du site Le Point.fr dans ses versions web est informé que LE POINT souhaite implanter un "cookie" dans son ordinateur. Un "cookie" est un fichier texte qui enregistre des informations relatives à la navigation sur le site. Il ne peut pas être utilisé pour récupérer des données sur le disque dur de l’utilisateur, installer un virus, lire l’adresse e-mail de l’utilisateur ou encore se procurer des informations personnelles. Il ne permet pas au POINT d’identifier l’utilisateur. En revanche, il enregistre des informations relatives à la navigation, qui pourront être utilisées lors de visites ultérieures.

6.1. Les cookies que nous émettons sur notre site
La seule Les données collectées automatiquement par LE POINT sont :
• l’adresse IP (adresse de l’ordinateur), à l’exclusion de toute autre.
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ARTICLE 7 : Divers

7.1 En se connectant au site Le Point.fr, en créant un compte personnel, et en cochant la case prévue à cette fin, l’utilisateur accepte expressément et sans réserve les présentes conditions générales d’utilisation.

7.2 Tout litige relatif à la validité, à l’interprétation ou à l’exécution des présentes conditions générales d’utilisation sera soumis aux juridictions françaises compétentes.

7.3 LE POINT se réserve le droit de modifier à tout moment les présentes conditions générales d’utilisation. Les conditions générales d’utilisation sont consultables à tout moment sur le site Le Point.fr et peuvent être imprimées. LE POINT invite à cet effet l’utilisateur à prendre régulièrement connaissance des conditions générales d’utilisation.

7.4 Pour toute requête relative au contenu du site ou à l'application des présentes conditions générales d’utilisation, l'utilisateur peut adresser un mail à : servicejuridique@lepoint.fr.
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Accident de train à New York : la rame a accéléré avant d'entrer en gare https://t.co/gPA0CYZkpu https://t.co/Ten9t9tARf
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Comment zen et hypnose aident à vivre mieux https://t.co/SZ8ZnudJp1 https://t.co/dOE0t5HEDW
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Football : France-Bulgarie, la cicatrice demeure https://t.co/AZXRukPgNv https://t.co/U4L4mvm2dY
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Syrie : l'ONU examine en urgence la situation à Alep https://t.co/tOzAU42pDL https://t.co/PL9QzycUQI
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